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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 23:27

Par Rigobert OSSEBI

Rodrigue NGUESSO

En possession de nombreux documents compromettant sur des villas de prestige acquises illicitement par le clan NGuesso aux USA ;  en attendant des poursuites judiciaires à venir de la société civile congolaise qui vient de saisir les autorités américaines, la rédaction de www.congo-liberty.com  a fait le choix de diffuser des informations sur deux (2) villas « Real Estate » de Rodrigue Aymar Ghislain NGUESSO, qui pour gérer ses nombreux Bien Mal Acquis aux USA a créé plusieurs sociétés , dont J & R Purchasing Company et A&E TRANSATLANTIC,  INC..

 Selon les documents (Real Estate Property Taxes)  en notre possession dont nous diffusons ci-dessous deux exemplaires « seulement », Rodrigue NGuesso est entre autres, propriétaire de 2 villas à Miami Beach situées dans le comté de Miami-Dade, dans l’État de Floride, aux États-Unis. Ces 2 propriétés de luxe distantes de 4,5 kilomètres, ne font que 8 minutes en voiture l’une de l’autre.

Rodrigue Nguesso, élevé au biberon du marxisme à Brazzavole possède depuis 2005 , un appartement à Miami sur la lagune acheté à 1 million de dollars, situé au  4775 COLLIN AVENUE # 1202 – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140.

Il vient d’y acquérir en octobre 2016 une somptueuse villa au 5300 PINE TREE Dr – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140 pour la modeste somme de 2,45 millions de dollars. Mais, a-t-il vraiment fait une affaire ?            

Cette résidence construite en 1920, compte 5 chambres et 4 salles-de-bains sur une surface de 355 m2. En 1999, un précédent propriétaire l’avait achetée 250 000 dollars. En 2007, elle avait été cédée contre 1.295 000 dollars avant que la bulle immobilière n’explose avec la crise des « subprimes » et que les prix soient divisés par 2 ou par 3, surtout à Miami. Le marché immobilier a mis une dizaine d’années à retrouver des couleurs mais selon HomeFacts, pas de quoi doubler les prix d’avant la crise. Une juste estimation du bien situe sa véritable valeur à 1.671.000 dollars.         

Nos rois du pétrole, révolutionnaires de façade et capitalistes incompétents, ne sont pas à un million de dollars près. Avec la montée en puissance des nouveaux gisements au Congo, dont celui de l’emblématique Moho Nord, ils auront encore plus d’argent à dépenser au pays de Donald Trump… !

Né en mars 1977, Rodrigue Aymar Ghislain NGUESSO, est le fils de Maurice NGuesso, frère aîné du dictateur Sassou-NGuesso. Ce neveu du tyran, multimillionnaire de son Etat sans jamais avoir travaillé est marié à la charmante  Soraya PEMBE, une Kinoise (RDC) née en 1990, basée à Kinshasa  avec qui, il se la coule douce sur la lagune de Miami Beach. La belle-famille kinoise en profite bien, puisque la belle maman de Rodrigue est l’heureuse propriétaire d’un magasin officiel de la marque ZARA à Kinshasa (RDC). Soraya Pembe et sa mère viennent d’inaugurer un centre commercial avec un magasin qui fait la une s’appelant Lina Pemba by Evalisha (Evalisha est le petit nom d’une autre de ses filles). Bref, ces Kinoises  sont venus s’imposer à Brazzaville .

Un détail super important, le 2ème bureau de Denis Christel Sassou-NGuesso n’est autre que la cousine de Soraya Pembe, la fameuse Nadine BUMBA avec son magasin Rue Faubourg St Honoré payé 4 millions d’euros par Denis Christel dit Kiki le pétrolier. En un mot, les cousins Rodrigue et Kiki se partagent la même famille Kinoise !

Rodrigue NGuesso et son épouse Soraya Pembe sur la baie de Miami Beach

Quelques informations sur les Biens Mal Acquis de Rodrigue NGuesso :

1/ 4775 COLLIN AVENUE # 1202 – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140

Selon les taxes d’habitation de cette propriété, Rodrigue NGuesso dont le Folio Number (numéro fiscal) est 02-3223-018-0490, en est propriétaire depuis 2005, avec un prix d’acquisition d’environ 1 million d’euros.

2/ 5300 PINE TREE Dr – MIAMI BEACH –FLORIDE 33140 ( 5 chambres ; 4 salles de bain ; 355 m2 ) acquise le 16 octobre 2016 à 2.500.000 deux millions cinq cents milles dollars US.

Par Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT ONU USA
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 00:27

Par Victor Kissambou-Makanga

 

Les anciens présidents Yhombi Opango et Sassou NGuesso (28 nov 2016)

Ça ne va pas bien, qu’on se le dise ! En dépit de l’actualité morbide, le cadre, l’érudit et l’intellectuel congolais ont encore du répondant. Incroyable Congo ! Innommable raté que ce faux rendez-vous de cette fin d’année 2016, entre le chef de l’Etat congolais et le président élu (et pas encore investi) des Etats-Unis d’Amérique. Cet incident fait les choux gras de la presse africaine et Outre-Atlantique, et il y a de quoi. Il n’y a pas lieu d’évoquer l’amateurisme des uns ou des autres pour justifier ou expliquer ce gros couac. Ceux qui ont prévu, organisé ou annoncé cette activité diplomatique sont certainement des hommes d’expérience. En toutes choses, il faut savoir faire le bon choix : fait-on toujours prévaloir ses compétences ou n’ose-t-on pas toujours étaler ses atouts ? Telle est la question.

Le Congo est annoncé comme un pays fortement alphabétisé, et cette assertion, très ancienne, est toujours d’actualité. Il se trouve malheureusement que certaines vertus ne sont pas toujours mises en exergue, et à certains égards, ce sont même les paradigmes négatifs qui semblent prendre le dessus. Personne n’ignore qu’un « slogan » anciennement en vigueur stipulait « e bonga e bonga te, toujours meilleur ». Plus tard, au sortir de la guerre dite du 5-Juin, un deuxième a pris forme : « on roule en mbeba ». Et l’autre slogan, qui n’est pas foncièrement congolais, mais repris partout, est celui qui stipule que le ridicule ne tue pas. Curieusement, tout le monde (ou presque) semble s’en accommoder. Mesure-t-on seulement les risques de cette apologie de la médiocrité ?

Le Congo est aussi de ces pays où quelqu’un qui veut faire son travail comme il se doit, s’entend reprocher « Qu’est-ce qu’il veut montrer ». Pourtant, il nous revient cette citation anonyme : « Toute l’intelligence du monde est impuissante contre une idiotie à la mode ». L’auteur aurait dû se faire connaître pour qu’il soit bien congratulé. Il arrivera un jour où la réalité finira par rattraper ceux qui professent ou qui n’ont pas le cran de combattre la médiocrité, et ce de la manière la plus forte.

Aujourd’hui, les congolais éprouvent de la honte. Honte de leur identité. Honte pour leur chef d’Etat ainsi humilié, honte de leur statut de cadre. Au-delà de la honte, il y a même une espèce de crainte à voir un candidat congolais à un emploi international, se voir douter de ses compétences. De ce fait, il est impérieux de restituer la dignité et la respectabilité du cadre et de l’érudit congolais.

Dans toute administration, de quoi a normalement besoin un chef ? D’un flatteur, d’un zélateur, d’un laudateur, d’un vil courtisan, d’un petit rapporteur, ou nécessairement d’un cadre rompu à la tâche ? De la composition de son entourage professionnel, dépendra le rendement de son département. C’est là aussi une question de choix.

Le florilège de ratés et de dérapages, à côté d’un surcroit de désinvolture, nous interpellent et ne plaisent pas. Les puristes feraient bien de se saisir de la plume et du micro pour remettre les choses à plat. L’emploi des mots au Congo prend une tournure inquiétante. Sachant que « sachant » est le participe présent du verbe savoir, il n’y a pas lieu de dire que l’on ferait appel à tout « sachant » pour tel ou tel dossier. « Antivaleur », dans la langue française, est-ce un substantif ou un adjectif ?

Dans le langage administratif ou même politique congolais, ce terme, mis au pluriel, prend le sens du contraire des valeurs. Ce n’est qu’au Congo que l’on peut parler de « municipalisation du département… ». Il y a là deux entités différentes : une municipalité et un département. Doit-on raisonnablement parler de municipaliser un département ? Autre chose, à l’occasion de la présentation d’un important ouvrage, l’allocution de circonstance parlait de la « productibilité d’électricité ». N’eut-ce pas été plus approprié ou simple de parler de production d’électricité? Il y a certainement d’autres énormités, mais il vaut mieux ne pas s’y attarder.

La Bible recommande à l’homme instruit de faire bon usage de ses atouts et compétences : Matthieu 5 : 15 et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

Le Congo est de ces pays où un homme chargé d’une fonction, a peur de présenter un dossier pertinent à son supérieur, avec toute l’expertise qui l’accompagne, de crainte que le chef ne prenne ça mal, ne soit contrarié, ou se dise qu’il s’agit d’un concurrent qui veut prendre son poste. Dans le contexte bantu et tropical où le chef a toujours raison, il y a au moins une limite. Si tel est le cas, il serait bon de retenir ce propos de Napoléon : « Il est quelque fois fatigant d’être contredit, mais il est dangereux de ne pas l’être ».

Y a-t-il aujourd’hui un seul secteur qui échappe à cette vague d’approximations ? Pas évident. La plupart des posters, banderoles et affiches que l’on déploie dans les villes à telle ou telle occasion, contiennent des énormités, de même qu’on en trouve sur les façades de magasins et restaurants. Des serviteurs de Dieu utilisent l’anglicisme « Bishop » et pour d’autres, « Archibishop » (au lieu d’archbishop, en bon anglais) comme pour rajouter de l’onction, alors que ces termes, traduits en français, donnent tout simplement évêque pour bishop et archevêque pour archbishop. Dépendamment des religions auxquelles ils appartiennent, sont-ils vraiment des évêques ou archevêques ? Dans nos écoles privées, les enseignants de nos chers enfants ne présentent pas toujours les garanties d’un savoir élevé. Nos parutions de la presse privée, à quelques exceptions près, ne contiennent que des perles, entre phrases mal bâties, mots mal orthographiés ou idiomes utilisés à contresens. Nos artistes- musiciens ne sont pas en reste, surtout quand il s’agit de se faire pédant.

Alors, faut-il pour autant désespérer de l’intellectuel congolais ? Bien sûr que non. Simplement, chacun ferait œuvre utile de s’inspirer de ce propos entendu dans le film Un taxi pour Tobrouk : « Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche ».
Peut-être qu’en faisant correctement son travail, et en s’abstenant de faire ce qui est contraire au bon sens, chacun à son niveau pourrait éviter de nombreuses violations des droits de la personne et des conflits de toutes natures.

Victor Kissambou-Makanga
Educateur en droits humains.

(Extrait de congo-liberty)

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Victor Kissambou-Makanga - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique USA
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 00:06

Sa vie durant, tout au long de ses décennies au pouvoir, Denis Sassou Nguesso s’est plu à s’entourer d’imbéciles et d’intrigants. Pas forcément de sa région, pas forcément de sa propre famille, c’était la médiocratie congolaise : sa médiocratie !

Finalement, peut-être a-t-il compris qu’il ne peut s’en prendre qu’à lui-même, s’il est aujourd’hui la risée de l’Afrique entière et qu’il a perdu le peu de crédit qui lui restait ? Africains en général, et Congolais en particulier, auraient tort de s’en réjouir. Le camouflet, bien mérité, reçu dans sa quête pathétique d’une reconnaissance américaine, nous déshonore tous presque autant que lui… ! Les peuples n’ont-ils pas les dirigeants qu’ils méritent ?

Nul ne sait vraiment où il se trouve ! Quelque part sûrement sur le chemin de son retour à Canossa. Ces dernières quarante-huit heures, les informations les plus folles ont circulé en même temps que leurs contraires et ce fut le plus improbable des scénarii qui s’est joué sous nos regards stupéfiés. Certes, prise également dans cette tourmente, notre opposition active s’est manifestée et, aux premières heures de ce 29 décembre, elle savait qu’elle avait gagné cette bataille ; celle de la non-rencontre avec un Donald Trump que certains traitaient encore de clown, il y a peu… !

Pourtant plein d’assurance, lundi dernier l’usurpateur avait embarqué, conquérant, à destination des Etats-Unis dans son insaisissable avion de location ; insensible tyran, il abandonnait derrière lui une malheureuse population dans un pays inondé par des pluies diluviennes. Il avait été salué par la souriante ambassadrice Sullivan, nommée par Obama-président-placebo en Afrique, sous le regard sceptique d’un Henri Djombo regrettant toujours le refus canadien à sa demande de visa d’émigration. PigasseNews, de son côté, s’empressait de faire ses choux gras d’une visite qui pourrait sauver son empire de presse. Sous les clairons d’un Thierry Moungalla plus arrogant et suffisant que jamais, Denis Sassou Nguesso toujours avide d’honneurs et de reconnaissance allait droit au devant de son plus cuisant échec : ce déplacement avait été concocté par un Denis Christel inassouvi de dizaines de millions de dollars qu’il pouvait soutirer à son père ! Une escroquerie supplémentaire à porter à son crédit infâme !

Arrivé sur le territoire américain, le vieux dirigeant s’est fait balader comme un bleu. Malgré toutes les déconvenues, mercredi, dans l’après-midi à Palm Beach, ville balnéaire de Floride, où se situe Mar-a-Lago la résidence de vacances de Donald Trump, le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Ngakosso, stupidement tentait d’entretenir l’espoir d’une rencontre. Hélas, trois fois hélas ! Le ridicule en a été multiplié d’autant !

Lorsque l’usurpateur retrouvera enfin le territoire national, l’heure des comptes sonnera. La tête d’un Moungalla ou d’un Ngakosso ne saurait redorer son blason, ni sauver les meubles. Certes, ce serait amusant de découvrir un cas ou deux d’emprisonnements en partie justifiés, mais il en faudrait beaucoup plus pour que sa crédibilité personnelle soit retrouvée. Quel Chef d’Etat dorénavant pourra se rendre, à Brazzaville, auprès de celui qui s’est humilié à attendre, dans une chambre d’hôtel de New-York ou de Floride, le bon vouloir d’un homologue, fût-il prochain président des Etats-Unis ? Denis Sassou Nguesso a toujours revendiqué, enveloppes à l’appui, un droit de se mêler des affaires d’autrui ; raisonnablement pourra-t-il le faire encore ?

Le doute n’aura pas épargné ses parrains français, insulaires et du Gay d’Orsay, médusés de le voir courir après l’onction yankee. A l’instar d’un Richard III qui proposait « mon Royaume pour un cheval », ils pouvaient bien l’imaginer s’écrier : « tout mon pétrole pour voir Trump ! » De quoi mettre, le vieillissant homme d’Oyo sur un siège éjectable ! C’est plus qu’évident que ses relations avec les pétroliers français ne manqueront pas d’en pâtir !

Aussi, ceux qui autour de lui composent le « système Sassou» et qui l’ont toujours reconnu comme « Chef » de leur bande (de pilleurs et de profiteurs) seront sûrement tentés de le mettre sur une voie de garage définitif. Cependant, le pays est dans un tel état de décomposition avancée que nul nouveau venu ne pourrait résister au mécontentement populaire.

Et pour finir, laisser encore gonfler ce dernier, gavé encore plus par ce dernier épisode américain, exposerait définitivement plus encore le gang mafieux ; Sassou, membres du clan familial et tous les complices ! Denis Sassou Nguesso l’a bien compris : le vent a tourné indiscutablement et dangereusement ! Fétiches, gris-gris et prières sataniques ne sont plus d’aucun effet ! La page de ses quarante années de pouvoir se tourne irrémédiablement et pas le moindre demi-idiot capable de lui succéder !

La voie empruntée depuis plus d’une année n’était pas la bonne ! Il est encore temps de sauver le peu qui pourrait être sauvé ! L’inutile escalade doit cesser ! Les Nguesso n’ont maintenant nulle part où aller !  Qui voudrait les accueillir ? Et à quoi bon échauffer les esprits pour que le pays s’embrase ; le Congo n’a que trop souffert !

Le dialogue va s’imposer très bientôt à tous. Denis au fond de son cuisant échec a retrouvé un peu de l’humanité qu’il n’a jamais eue. Déjà, dans sa souffrance et dans ses craintes, il a pu avoir pitié de lui-même, ce qui est énorme en-soi. Ne croyons pas qu’il pourrait en avoir pour les trois millions de Congolais qu’il a abaissé à l’extrême pauvreté. Ce dialogue, qui est plus proche que jamais, se dessine parce que Denis l’usurpateur se retrouve défait complètement, comme il l’était Avenue Rapp en 1995-1996 durant sa traversée du désert ! Et parce que les Congolais, maltraités comme jamais, n’ont plus rien à perdre !

La raison et le dialogue sont les toutes dernières chances pour le Congo. Il convient à chacun d’en être conscient. Sinon les hyènes et les chacals, pendant que les sangs couleront pour longtemps, livreront armes et munitions alors que les cargaisons, qui prendront le large, les paieront doublement !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 08:17
(Congo-Brazza) Les Ambassadrices de l’Union Européenne et des Etas-Unis infligent...

L’ambassadeur des USA, Mme Stéphanie S. Sullivan et le dictateur Sassou Nguesso

Les Ambassadrices de l’Union Européenne et des Etas-Unis infligent un camouflet à Jean-Claude Gakosso, le ministre des Affaires étrangères du sinistre dictateur Sassou Nguesso, le PGCC.

Par Rigobert OSSEBI

Depuis la journée du samedi 14 mai, des rumeurs couraient à Brazzaville que le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso, avait empêché l’Ambassadrice de l’Union Européenne (U.E.), Madame Saskia de Lang, de participer à une réunion du corps diplomatique devant lequel il devait s’exprimer, en son ministère.

Il faut surtout comprendre que les services de ce ministre aient cherché à sauver sa face en diffusant une fausse information sur ce qui s’était réellement produit ce jour-là. L’incident dans l’usage diplomatique n’est pas des moindres et se situerait pas très loin d’une rupture prochaine, pas seulement entre l’Union Européenne et le Congo, mais également entre les Etats-Unis et le Congo, de l’usurpateur Denis Sassou Nguesso.

En effet, alors que le ministre des affaires étrangères de ce dernier tentait maladroitement de vendre un énième programme bidon de « la marche vers le développement…. qui nécessiterait la mobilisation d’appuis multiformes de la part de tous les partenaires au développement du Congo », les ambassadrices de l’Union Européenne, Madame Saskia De Lang, et des Etats Unis, Madame Stéphanie Sullivan, ont toutes deux quitté la salle avant même la fin de la communication d’un Jean-Claude Gakosso tétanisé.

L’affront est de taille. Et ce n’est pas un Denis Sassou NGuesso qui osera convoquer ces ambassadrices-courage pour les rappeler à l’ordre, ou mieux se plaindre auprès du Département d’Etat. Au plus, s’en remettra-t-il au valet Gakosso pour tenter d’essuyer le camouflet, ou encore pour ce qui est de l’Union Européenne, par Milan (ENI) et Rome (l’ami Matteo Renzi) essayera-t-il une intervention auprès de la Commissaire Federica Mogherini.

Toutes les femmes qui sont en poste à Brazzaville ne sont pas tentées de suivre l’exemple docile donné par les Yamina Benguigui (ex-ministre de la francophonie qui passait la moitié de son temps à Brazzaville), Anne Hidalgo (Maire de Paris, admiratrice de la très coûteuse politique de la ville du Dictateur) et Michaelle Jean (Secrétaire Générale de la Francophonie qui brille par son silence dans toutes les langues).

Les Congolais devront beaucoup à ces deux femmes de caractère, que sont ces deux ambassadrices, et qui, depuis des mois, sont toujours aux avant-postes de la résistance aux abus commis par la dictature congolaise.

C’est une belle leçon qu’elles ont infligée à Jean-Claude Gakosso et à son président. Dommage que les ambassadeurs, hommes, présents ne leur aient pas emboîté le pas.

Chapeau bas, Mesdames !

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT USA UE UA
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 16:31
(Congo-Brazzaville/USA) Aux Etats-Unis l’étau judiciaire se resserre sur le clan Nguesso et ses partenaires pétroliers (suite « Amende colossale Alstom…).

Par Rigobert Ossebi -

Lorsqu’en 1991, Sassou1 abandonna les finances publiques au gouvernement d’André Milongo, les caisses étaient vides. Vides, complètement vides ! Aujourd’hui, en décembre 2015, les caisses publiques, le sont toutes autant.

Après des années d’un pétrole à plus de 100 dollars le baril, après l’effacement de la dette congolaise en 2010, après 8 ou 9 milliards de dollars de crédits offerts par la Chine, après 1,3 milliard de dollars de préfinancements pétroliers récemment offerts par Glencore et Trafigura, les caisses publiques sont vides ! Plus encore, archi-vides après avoir engagé ses livraisons pétrolières pour les cinq prochaines années auprès de ces derniers traders… !

La meilleure preuve que le pays est ruiné, oui RUINé !, ce sont les files d’attentes de véhicules et de taxis à Pointe Noire, la capitale économique et pétrolière du pays. L’essence et le gas-oil existent bien dans les stockages de Matadi en RDC voisine, mais plus personne ne veut livrer les intermédiaires exclusifs du marché congolais que sont la SNPC, Etoka, Ebata et quelques rares autres individus. Tous doivent des sommes colossales aux fournisseurs traders ! Aucun de ces derniers ne veut plus livrer le Congo Brazzaville! Il n’y aura plus de sitôt du carburant régulièrement à la pompe…. De plus, il est fort possible que certains irresponsables, à qui Denis Sassou Nguesso a confié ces juteux marchés d’approvisionnement, au premier rang desquels se trouve notre prochain président Kiki 1er, aient organisé avec la complicité de cadres de la RDC un circuit de livraisons fictives qui leur rapporterait chaque mois une trentaine de millions de dollars sur le dos de la SNPC… Cargaisons jamais livrées physiquement mais que la SNPC se devra de payer… un jour ou l’autre !

Après ces ruptures d’approvisionnement en carburant des véhicules automobiles et des avions, tous les services publics seront affectés : les hôpitaux, les écoles, les bourses, les salaires etc… Mais sauf la Présidence qui, comme toujours, ne saurait réduire son train de vie fastueux et ses loisirs habituels !

Mais le pire n’est pas là ! L’on savait Denis Sassou Nguesso devenu infréquentable, le « pétrole congolais » est en train de le devenir également ! Dans un récent article nous avions exposé les risques importants auxquels étaient confrontés les partenaires pétroliers du Congo du fait de leur trop grande proximité opérationnelle avec les nombreux rejetons et proches du Clan des Nguesso et Mapapa, improvisés « sous-traitants » ou « prestataires de services divers et variés » ou encore « associés » dans des permis pétroliers. Il semblerait bien que les partenaires pétroliers américains du Congo, qui sont nombreux, évitent dorénavant tout contact d’affaires avec les représentants du Congo Brazzaville ; qu’ils soient des officiels, ou pire encore « des officieux » ! Il n’y aurait plus le moindre contact direct ! Tout passerait par des Avocats ! Des pestiférés seraient mieux traités !

Dorénavant, d’après de très récentes informations, l’ombre de la SEC, la redoutable US Securities and Exchange Commission, et celle du Department of Justice planent désormais sur toutes les initiatives d’affaires pétrolières congolaises. Rien de très étonnant à cela. La diaspora congolaise en Amérique du Nord, très active, n’a eu de cesse de multiplier les rencontres avec les institutions et les représentations gouvernementales. L’accent a toujours été mis sur le pillage institutionnel et familial des ressources pétrolières. Elle a été renforcée dans son action de nouveau par celle de l’ONG Global Witness, pendant quelques années désintéressée de ce qui se passait au Congo, et par de nombreux articles de Marcus Leroux du Times de Londres à ce sujet.

L’étau se resserre chaque jour davantage et le moment de premières mesures contraignantes, voire même d’inculpations, ne saurait tarder ! Aux Etats-Unis, l’indépendance de la Justice est absolument sacrée et aucune intervention des lobbyistes de Sassou Nguesso ne pourra ralentir ce rouleau compresseur.

Nous pouvons considérer comme acquis le fait que désormais de sérieuses hypothèques pèsent sur toute l’industrie pétrolière congolaise. Rares ceux qui seront épargnés tant la gangrène a touché chaque branche, chaque ramification du secteur pétrolier. A maintes reprises, l’Assemblée Nationale congolaise a été corrompue, par des intermédiaires du système, pour valider des textes de lois favorables à cette industrie ou à une transaction d’un de ses membres importants ; et il est difficile de trouver un domaine, un marché qui ait échappé à la corruption généralisée !

Pointe Noire ce 03 décembre 2015 était noyée sous les eaux. Combien de temps encore les populations du Congo pourront-elles supporter le mépris et l’arrogance de ses dirigeants ? A patauger dans des torrents de boue, sans véhicule pour s’en échapper, pendant que la classe dirigeante et ses proches jouissent des milliards de dollars détournés, la goutte tant attendue ne tardera plus à faire déborder le vase.

Aucun des investissements réalisés à crédit ne s’est révélé productif. Les zones économiques spéciales construites à grands frais n’ont attiré aucun partenaire sérieux. Le Congo est un pays dans lequel le pillage des ressources naturelles -pétrole, bois et minerais- ou des institutions étatiques est plus aisé que la création de richesses ; Rémy Ayayos ne nous démentira pas !

Mais toute histoire bonne ou mauvaise à une fin ! A force de se payer sur la bête (le Congo) elle finit par ne plus avancer !

L’Etat congolais est ou ne tardera pas très bientôt à être complètement à l’arrêt. Le système complètement pourri et corrompu qui a fait illusion jusqu’à maintenant, grâce aux 40.000 ou 50.000 milliards de FCFA du pétrole congolais, va s’effondrer sur lui-même. Lorsque la majorité de la population congolaise aura enfin la perception qu’effectivement « Sassou a tout volé » la moindre manifestation pourrait alors sonner le glas de ce pouvoir qui prétendait s’éterniser.

Les vols, les détournements et surtout l’incompétence auront enfin eu raison de ce pouvoir mafieux. Et cela ne sera pas trop tôt !

Rigobert Ossebi

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