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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 00:08
 
Une Commission (Affaires étrangères ?) de l'Assemblée nationale française traite du cas du Congo-Brazzaville. Mais la France et ses lobbies industriels politico-mafieux continuent de soutenir et protéger des criminels. Tant que ce ne sont pas des Blancs à fortiori des Français qui sont massacrés, il n'y a pas à s'inquiéter.
 
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Une Commission de l'Assemblée nationale française discute du cas du Congo-Brazzaville. Est-ce des Affaires étrangères ? Ecoutons :

 

2017 10 17 VIDEO 00000694 Le Congo traite a l'Assemblée nationale francaise © Congo Mfoa

 

Mais la France et ses lobbies industriels politico-mafieux continuent de soutenir et protéger des criminels. Tant que ce ne sont pas des Blancs à fortiori des Français qui sont massacrés, il n'y a pas à s'inquiéter.

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 19:29

TRIBUNE LIBRE OPINION

Humeur : Le “bondélage” honteux de Sassou Nguesso à Ntumi

Par Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain

Le «bondélage », vous connaissez ? Je pense que nombreux d’entre vous diront non !  Je vois déjà  tous ces jeunes de la nouvelle génération qui n’ont pas poussé des jouets faits avec des matériaux de récupération (fils de fer, cartons de sucre ou boites de sardine), couru dans la rue et poussé  un cerceau avec un petit bâton, fait le «Kukulu élombe » (jeu de cache-cache » ou jouer aux billes ou encore crié dans la rue «Qui veut di bon ? Qui veut di bon ! » pour inviter tous les amis à venir jouer aux billes. Ils  ne sauront donc pas définir ce mot qui, pourtant, est conçu à partir du mot lingala  « bondéla » qui, en français,  veut tout simplement dire tendre la main à son ennemi.

En effet, après une dispute ou une bagarre qui abimait nos journées, nous, de la vieille génération, avions la sale et mauvaise habitude de devenir des ennemis.  On ne devait plus se parler. On ne devait plus jouer ensemble ou se partager un bout de pain pendant une certaine période.

Et, la personne qui était la première à tendre la main à son ennemi était couverte de toute sorte d’injures et de moqueries. C’est donc cette main tendue à son ennemi que nous appelions «bondélage ».

 Nous la prenions pour un lâche parce que nous pensions qu’il fallait rester  ennemis pendant une longue période.  Nous étions trop jeunes et ne connaissions pas le pardon et l’humilité.  Je baisse ma tête, pose ma main droite sur ma poitrine et ferme mes yeux.  Je confesse !

Mais,  ce « bondélage » que nous avions critiqué et pris pour une faiblesse hier, peut-il  encore être pris aujourd’hui  pour une lâcheté?

Main tendue de Sassou à Ntumi : acte de courage ou de lâcheté ?

Je sais que les avis seront partagés sur le cas précis de Denis Sassou Nguesso qui  aujourd’hui,  tend la main à Ntumi et ses miliciens, et veut négocier avec eux, alors que hier, hier seulement,  ils les a tous traités de terroristes.

Peut-on donc tendre la main ou négocier avec un ou des terroristes qui détruisent les ponts construits sur une route lourde?

Cette  question, je  voudrais  la poser  au premier ministre, Clément Mouamba, au ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungala,  et à tous les jusqu’aux-boutistes  de la Mouvance présidentielle qui ne voulaient pas entendre parler du dialogue national. Pourtant, je voudrais épargner mon très cher collègue du lycée, Asie Dominique de Marseille, qui doit encore être sous le choc des élections législatives.

Pourtant, depuis que Sassou Nguesso a demandé au président de son assemblée d’amorcer le dialogue avec Ntumi et mis en route le roi des Batéké et Mgr Louis Portella,  aucune  démission n’a été enregistrée ni au gouvernement ni au Parti congolais du travail, le parti de Denis Sassou Nguesso. Encore moins dans les rangs de la majorité présidentielle on attendait qu’Elvis Okombi  Ntsalissa donne le ton, lui  qui était le premier à s’opposer au dialogue avec Ntumi après la rencontre de Sassou Nguesso avec  les sages du Pool.

Cependant, si certains diront que le «bondélage » est un acte courageux ; d’autres comme Elvis Okombi Ntsalissa  s’il ne change pas de point de vue aujourd’hui, diront que c’est une lâcheté.  C’est un acte qui affaiblit  l’Etat.

Pourtant, beaucoup d’autres personnes sont encore dans le questionnement et le doute. Elles rêvent encore et  ne croient pas à cette main tendue. Parce que le bondélage de Sassou Nguesso à Ntumi leur  donne le tournis  et  casse leurs méninges. Même si la vie n’est qu’une succession de choix !   

Néanmoins, elles  trouvent ici l’occasion de demander  à tous ceux qui sont au pouvoir au Congo Brazzaville d’aller, chacun,  consulter un  psychiatre.    

Parce que comment comprendre qu’ en l’espace de quelques mois seulement, alors qu’ils avaient, au cours d’une rencontre avec  les  sages et les rois des Loango ainsi que ceux  des Batékés,  brillé par l’arrogance et la fanfaronnade, traitant ainsi  Ntumi et ses miliciens de terroristes, et que brusquement comme par miracle ou par enchantement  à  l’issue d’une autre rencontre : celle-ci avec des soi-disant  sages du Pool, le département en guerre, qu’ils  parlent de négociations avec eux, après tant de morts et de dégâts matériels?

Alors que depuis le début de cette crise, les partis politiques de l’opposition, la société civile et les personnalités religieuses  n’ont  fait que demander ce dialogue, mais en vain.    

Quelles seraient les raisons de ce brusque revirement ?

D’emblée, il faut signaler que si Sassou Nguesso tend la main à Ntumi et  à ses partisans, ce n’est pas parce qu’il veut faire la paix, dialoguer  et réconcilier les Congolais entre eux ; mais c’est parce qu’il a le dos contre le mur et craint, par ailleurs d’être emporté par la grogne  qui va grandissante dans tout le pays. Il n’arrive plus, en réalité, à cacher sa panique face à l’ampleur de la crise politique, économique, financière et sociale que connait le Congo.  Il ne compte que sur la violence et la corruption comme l’indique cette information publiée dans les réseaux sociaux : « Sur les deux milliards de francs CFA qui se trouvaient dans la caisse du trésor public – soit un peu plus de 3,7millions de dollars US. La répartition prioritaire et au compte goute est la suivante: 268 millions de CFA ont été remis à madame Sassou dans le cadre de Congo assistance (priorité au lobbying et à l’achat de conscience), 450 millions de CFA au Burundi (priorité aux mercenaires burundais), 320 millions CFA à la DGSP ( priorité à la police politique et à la sureté du régime), 310 millions de CFA au domaine présidentiel (priorité à l’apparence présidentielle) et 300 millions à la garde prétorienne (priorité à la sécurité du tyran). »

Aussi, Sassou Nguesso n’est pas sûr d’obtenir la totalité du fonds d’aide demandé au Fonds monétaire international qui pourra le permettre de tenir bon  jusqu'à la remontée du prix du baril du pétrole.

Le Fmi va-t-il exiger un gouvernement d’union nationale ?

Bien que le Conseil d’administration du Fmi ne se prononcera  sur la demande du Congo qu’en février de l’année prochaine (2018), une grosse rumeur sort déjà des couloirs de cette institution financière internationale.

Elle fait état du dialogue avec  la vraie opposition et la formation d’un gouvernement d’union nationale pour gérer le fonds d’aide, vu la mauvaise gouvernance de Sassou Nguesso.

C’est ainsi que devant le déclin inattendu de son pouvoir et le tableau triste qui se dessine dans le ciel congolais, mais aussi les deux principales conditions que poserait le Fmi avant de débloquer le fonds, Denis Sassou Nguesso  panique et s’agite. Il veut courir plus vite que tous les Congolais comme dans le débat sur le changement de la constitution qui a eu lieu en 2015. Il veut anticiper les choses  pour  dire  au Fmi  et à toute la communauté internationale que la paix est revenue dans tout le pays, notamment dans le département du Pool,  et le dialogue avec l’opposition a eu lieu.

Devant cette énième ruse de Sassou Nguesso à laquelle les Congolais sont bien habitués,  le destin du Congo est dès  lors  mis entre  les mains de Ntumi qui a deux options.  La première est celle d’aller seul au dialogue avec Sassou Nguesso. Ce qui va avoir comme conséquence majeur le statut quo. Sassou veut dépoussiérer la stratégie de 2000 lorsqu’il avait signé un accord de paix avec Ntumi.

Cette stratégie avait réussi puisqu’ elle  lui avait permis  à écarter de la scène politique Bernard Kolelas  qui était reconnu comme vrai et grand  opposant.

Sassou Nguesso réhabilite Ntumi pour être reconnu comme un homme de paix

Sassou Nguesso réhabilite donc Ntumi pour  faire croire à toute la communauté internationale qu’il est vraiment un homme de paix et est toujours capable de pardonner ses ennemis.

 A l’issue de ce scenario, Ntumi aura  donc quelques ministres dans le prochain gouvernement et réussira à ramener la paix dans le Pool ;  mais aussi  à faire sortir de la maison d’arrêt et de toutes les prisons ses partisans qui y croupissent.

Pourtant, dans cette option et pour prendre Ntumi aux sentiments, Sassou Nguesso pourra lui signifier la plainte sur la guerre du 5 juin 1997, portée contre lui par les avocats français d’origine congolaise, et lui donner beaucoup de moyens financiers pour réparer tous les dégâts enregistrés dans ses affaires, notamment la reconstruction de ses églises.

Aussi, pourra-t-il lui dire pour le convaincre que  « tu as été dans la brousse, personne d’entre les opposants n’est venue  te soutenir. C’est avec toi. Toi seul que j’ai fait la guerre.  Et, la paix, c’est avec toi, toi seul que je vais la faire. Le dialogue national, c’est  donc une affaire  entre toi et moi.»

Cependant, pour  protéger Ntumi  contre la plainte des avocats français, Sassou Nguesso pourra  promettre à Ntumi son  parapluie qui est  la constitution  de 2015 qui protège le président et les dignitaires de son pouvoir contre toutes les poursuites judiciaires pour les crimes et les délits commis dans leurs fonctions.

Deuxième option : Ntumi, s’il veut sauver le Congo et les Congolais, pourra exiger la libération de tous les prisonniers politiques et la tenue d’un dialogue national sous l’égide de la Communauté internationale.

Avec cette dernière option, Sassou Nguesso perdra le pouvoir parce que trois alternatives  seulement sont possibles : le respect de la Constitution de 2002 et l’organisation des élections générales anticipées ; la reconnaissance de Sassou Nguesso comme président de fait et la nomination d’un premier ministre issu de l’opposition pour diriger une transition, ainsi que  mettre le Congo sous tutelle des Nations unies pendant une certaine période jusqu'à l’organisation des élections générales.

Mais,  Ntumi résistera-t-il à la corruption et à toutes les promesses politiques que lui fera Sassou Nguesso ? Sans le savoir, Sassou Nguesso a donné à Ntumi  la clé non seulement de la sortie de la crise ; mais aussi celle de la porte qui  pourra le mettre dehors. 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:26

André Grenard MATSOUA et Modeste BOUKADIA, deux hommes de référence : un seul combat ! 

 

 

Matsoua, au temps de la colonisation, voulait l’émancipation de l’homme africain. Il voulait que l’homme Noir soit l’égal de  l’homme Blanc. Il voulait mettre fin à la colonisation, à la ségrégation, la discrimination dont était victime l’homme Noir. C’est ainsi qu’il fonda avec ses amis de l’époque l’Association AMICALE.

Pour ses opinions et ses propositions, pour avoir été trop en avance par rapport à son temps, il fut arrêté, jugé et jeté en prison, puis condamné à trente ans de travaux forcés. Il mourut au bagne en 1942.

En ces temps actuels, correspondant à plus d’un demi-siècle de son indépendance, le Congo ressemble encore au temps de l’esclavagisme.

A cet effet, Boukadia veut que l’homme Congolais ne soit plus ni la victime d’un autre Congolais, ni celle d’un autre humain, et ne souffre plus ni de discrimination, ni de ségrégation ethnique et/ou tribale voire clanique.

Il veut que le Nord et le Sud forment un tissu indémaillable.

Il a été arrêté, jeté en prison, jugé et condamné à trente ans de travaux forcés et 100 millions de FCFA d’amende, pour ses idées, ses propositions.

Il a été torturé avec l’intention de donner la mort par le directeur de la maison d’arrêt et ses agents.

Aujourd’hui, il est en France dans les établissements spécialisés pour soigner toutes les pathologies relatives aux sévices et tortures subis.

Boukadia veut appliquer au Congo la solution du Président Nelson Mandela-Madiba qui n’avait jamais cherché à se venger, mais au contraire, a fait la paix avec les Afrikaners, pourtant fervents partisans de l’apartheid.

Dans le même état d’esprit, dans la même veine, le salut du Congo ne viendra pas de celles et ceux qui, au nom de leur ventre et de leurs intérêts privés, c’est-à-dire obéissant à la cupidité, ont courbé l’échine, rampé et mangé dans les mains de l’oppresseur. Pressés comme des citrons après avoir donné le meilleur d’eux-mêmes, ils ont été jetés comme des malpropres. C’est alors seulement qu’ils se rendent compte qu’ils s’étaient trompés de chemin.

La main est tendue pour s’entendre, rattraper les années perdues et vivre enfin au XXIème siècle.

Dans l’Histoire du Congo, après André Matsoua, Modeste Boukadia est le seul à encourir la peine de trente ans aux travaux forcés pour ses idées, ses opinions et ses propositions.

Aujourd’hui, pour son mieux vivre chez soi, après André Matsoua, un seul homme mérite d’être écouté et suivi. Cet homme, c’est Modeste Boukadia.

Juste Kela-Ndenzi

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 01:13
 
Frappé à son tour par l'ingratitude de ses parents tribaux, le journaliste Asie Dominique de Marseille, la Voix de son Maître, le Griot-clairon de service, est amère. il découvre enfin, à son tour, ce que le système fait aux autres... Est-il à plaindre ?
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« La Voix de son Maître », Griot inlassable du Clan est amère.

« En vérité je vous le dis… !

 

asie-dominique-de-marseille-2

 

Durant toute mon éducation familiale et scolaire, il m'a été inculqué la notion de l'élévation par l'effort. C'est ainsi que je me suis attelé à cultiver cette notion et voilà pourquoi j'ai toujours été de tous les combats avec détermination.

Je n'ai jamais été victime de ce qui s'est passé à EWO pendant les élections législatives. Je n'ai jamais vu une victoire transformée en échec et un échec transformé en victoire. Non, ça donne du vertige et ce n'est que dans notre pays que ce genre d'acrobatie est possible.

Sur un total de 36 bureaux de vote et sur 4 candidats en compétition, je termine loin devant les trois autres en réalisant 51,98%. Le candidat de PCT 37% , celui de l'UPADS 1% et le dernier (indépendant) 9%. (Je me garde de vous donner les parties décimales des différents scores de mes adversaires).

Par qu'elle alchimie électorale le candidat du PCT bien battu dès le premier tour passe de la défaite à la victoire sans gêne ?

C'est un cauchemar que de réaliser que sur 36 bureaux de vote, le candidat du PCT n'est premier que sur 6 bureaux. Le deuxième indépendant sur deux bureaux, celui de l'UPADS sur aucun bureau, et moi sur 28 bureaux de vote.

Comment ce député va-t-il présider aux destinées des populations qui ne l'ont pas élu ?

Comment la CNEI et les hautes autorités de l'Etat sont-elles arrivées à monter pareille ignominie à l'égard d'un autre membre de la majorité ? J'ai noyé le peu d'économie que j'avais étant certain de ma victoire. Aujourd'hui je me retrouve sans argent et sans ma victoire pourtant  méritée.

Est-ce que ces différentes autorités ont essayé de capitaliser mon humble apport au soutien du pouvoir actuel ? Je suppose que j'ai toujours crié mon appartenance à la Majorité présidentielle, donc n'étant pas opposant, le PCT et les hautes autorités de la République ne devraient pas s'inquiéter à me voir député.

Quels sacrifices je n'ai pas enduré pour défendre notrepouvoir ? Deux empoisonnements sous le règne de Lissouba, révocation de la Fonction publique toujours sous Lissouba, tout ceci au motif que je suis un défenseur du président SASSOU. En prison, le ministre de la justice de l'époque disait: On verra comment SASSOU viendra te sortir...

J'ai mis ma tête à couper pour prendre position sur tous les dossiers chauds qui ont déstabilisé notrepouvoir: Les disparus du beach; les Biens mal acquis; le changement de la Constitution... et je n'en finis pas. Débats sur les plateaux de télévision dans le monde,  conférences-débat partout je croyais jouer ma partition en faveur du président SASSOU.

Mais... que me reproche t-on ?

Quelle erreur j'ai commise pour que « mon » propre pouvoir me lâche en faveur de mon adversaire qui est encore un inconnu pour ce pouvoir par rapport aux combats que j'ai menés  en faveur du  même pouvoir ?

Muliplier par RIEN tous les efforts que j'ai fournis, peut être pris comme un acte d'ingratitude au plus haut niveau.

Enfin, ce qui me fait très très mal, ce sont les dires des autres qui se moquent éperdument de moi et mes parents qui me disaient toujours:Tu prends trop de risques espérant que tu en sortes bénéficiaire.

Pour terminer, je vous dis que même si je ne suis pas député, mon souhait est que la vérité soit rétablie un jour pour que je puisse me sentir en paix avec moi-même. Je persiste, je certifie et je signe que ma victoire a été volée avec l'accord des plus hautes autorités de la République.

Merci à vous tous qui m'envoyer des messages de soutien et de consolation.

ASIE Dominique de Marseille

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 01:24

CONGO Intelligence

12 juin, 17:32 ·

Travaux forcés :

LES MYSTÈRES DE L’AFFAIRE BOUKADIA
#Congointelligence #Congomedia1 #CongoBrazza #Boukadia #Sassou

 
Homme politique originaire du sud Congo, Modeste Boukadia, président d’une formation politique, le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), a été condamné le 3 mai dernier par la Cour criminelle de Pointe-Noire à 30 ans de travaux forcés. Motif ? Officiellement, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Factuellement, il lui est reproché d’avoir participé ou plus ou moins, inspiré une manifestation non autorisée le 21 août 2013 à Pointe-Noire au cours de laquelle des manifestants auraient brandi des pancartes sur lesquelles l’on aurait pu lire : « Gouvernement = carton rouge », ou encore « gouvernement démission ». Le point le plus « grave » de l’accusation porte sur l’affirmation selon laquelle quelques pneus auraient été brûlés.

 

On mesure ici la gravité des faits et la peine surréaliste qui a été infligée à Modeste Boukadia pour sa participation – présumée ! – à de tels « événements », susceptibles donc d’attenter dangereusement à la sûreté de l’Etat de la République du Congo.

Précisons que Modeste Boukadia qui possède la double nationalité française et congolaise a été arrêté en janvier 2016 au pied de l’avion d’Air France alors qu’il rentrait LIBREMENT dans son pays, venant de Paris.

BASTONNADE

Une impressionnante force d’un millier de militaires lourdement armés avait été mobilisée à cette occasion pour procéder à l’arrestation du sexagénaire, ex-candidat à la présidentielle de son pays.

Incarcéré à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Boukadia affirme y avoir été copieusement agressé et torturé, ceci sous la responsabilité du directeur de la maison d’arrêt, M. Pierre Pongui, un parent du ministre de la Justice, M. Pierre Mabiala. Une certitude, maints certificats médicaux attestent de la profonde détérioration de l’état de santé du détenu depuis son passage à la maison d'arrêt. Vertèbres lombaires très abîmées et surtout de graves troubles cardiaques et d'hypertension artérielle sévère consécutifs à ces mauvais traitements. Il est établi que ces problèmes cardiaques nécessitent un traitement spécifique que la clinique dans laquelle il est actuellement hospitalisé ne peut pas lui dispenser.

Lors de son procès, c’est sur une chaise roulante qu’il a comparu. Ceci pour une unique audience, longue de 11 heures.

« DU N’IMPORTE QUOI ! »

11 longues heures donc durant lesquelles l’accusation conduite par Norbert Nkoukouli, procureur général près la cour d’appel de Pointe-Noire, sera incapable de prouver la simple présence de Modeste Boukadia à la manifestation d’août 2013. L’accusation ayant d’ailleurs le plus grand mal à établir le simple fait qu’il y a eu effectivement une manifestation ce jour-là ! Aucune photo, aucun blessé et à fortiori aucun décès. Juste une accusation bricolée de toutes pièces.

Mais qu’importe les faits. Le Procureur général réclame la confirmation des 30 ans de travaux forcés infligés par contumace, et sera suivi par le « jury ».

« C’est du n’importe quoi », résumera maître Magloire Sengha, avocat de la défense, en faisant observer la disproportion hallucinante entre la lourdeur de la peine et les faits mis en évidence lors des débats : « On a l’impression que cette décision a été parachutée d’ailleurs », ajoute l’avocat un brin diplomate.

Pour être extravagant à tous points de vue, ce jugement n’en existe pas moins. Enfin presque ! Car curieusement, depuis que la décision a été rendue, soit il y a plus d’un mois, la « grosse », le document qui officialise une décision de justice, n’a toujours pas été signée ni remise aux parties. Sans aucune explication. Par ses avocats, M. Boukadia a donc dû faire constater par huissier l’absence de cette pièce essentielle et sans laquelle la décision rendue par la Cour criminelle de Pointe-Noire n’existe tout simplement pas.

Avec une conséquence incontournable : Modeste Boukadia est actuellement détenu depuis un mois sur aucune base légale, sa condamnation n’existant pas juridiquement.

On dira que c’est là un détail, sans grande importance au regard du caractère surréaliste de l’accusation, du procès, comme de la peine prononcée.

Reste que tant d’incompétence, d’amateurisme, et de grossièreté dans l’exécution de consignes venues « d’ailleurs » interpellent tant la mise en musique des dites consignes, concourt à discréditer, ridiculiser la justice congolaise.

Or, à défaut d’être indépendants ou courageux, les magistrats de Pointe-Noire ne sont pas pour autant tous des imbéciles.

Aussi, pour donner un sens à l’absurdité de la situation, certains observateurs de ce procès kafkaïen émettent l’hypothèse d’une vengeance personnelle. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice n’aurait pas digéré les accusations de torture portées contre son parent, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Une « vendetta » en somme.

NÉGOCIATIONS SECRÈTES

D’autres évoquent un bras de fer bien plus politique, opposant des forces au sein de « l’Etat profond » congolais. Il apparaît en effet que Modeste Boukadia n’a pas toujours été considéré comme une dangereuse menace pour la sécurité nationale du coté de Mpila. Ainsi, lorsque surgit la soi-disante manifestation d’août 2013, c’est au moment même où des contacts confidentiels sont pris entre Modeste Boukadia et Denis Sassou N’Guesso autour d’un projet de gouvernement d’union nationale. Gouvernement, dont aurait donc fait partie Modeste Boukadia.

Un agenda très précis dresse la liste des contacts pris par Boukadia à cette fin : On notamment été associés à ces tractations : Firmin Ayessa, directeur de cabinet du chef de l’Etat, Henri Lopes, ambassadeur de la République du Congo en France, Jean-Marie Ewengue, ex-ambassadeur à Paris et oncle du Président. Jean Dominique Okemba, (premier responsable de la « sécurité nationale » !).

ANTOINETTE : DISCRÈTE "MISSI DOMINICI"

Mieux encore, au tout premier rang des interlocuteurs de Modeste Boukadia figure la propre épouse de Denis Sassou N’Guesso, Antoinette ! Une liaison assurée par Mme Okoumou (du cabinet du chef de l’Etat).

« Madame Antoinette Sassou N’Guesso devait préparer le rendez-vous entre le chef de l’Etat et mon mari. Monsieur Oba Bouya, le conseiller politique du président de la République voulait connaître les desiderata de Modeste Boukadia, c’est ce qui fut fait, à savoir les ministères d’Etat de la Défense, de l’Intérieur, de la Sécurité, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire dans le cadre du Gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud », assure ainsi son épouse, Nadine Boukadia qui ajoute : « Jean-Dominique Okemba et Jean-Jacques Bouya avaient approuvé que Modeste Boukadia entre au gouvernement pour apaiser le pays et reconstruire l’union nationale. A l’époque, le président congolais dit avoir renoncé à modifier la Constitution. Il affirme vouloir mettre en place un gouvernement d’union nationale (Nord Sud donc) lequel devait voir le jour en septembre 2013».

UNE PROVOCATION DU PCT ?

Selon cet agenda , un rendez-vous est ainsi prévu entre le 15 et 20 août entre Président du CDRC et Mme Sassou N’Guesso à Pointe-Noire.

C'est le sens du discours de Sassou Nguesso le 15 août 2013 au cours duquel il avait parlé de Mbongui ou du Kanda pour unir ce qui est épars parce que "les opinions contraires ne sont pas contradictoires."

Le rendez-vous sera finalement annulé le 20 août pour être, en théorie, repoussé à septembre, au terme des vacances en Espagne du couple présidentiel.

C'est à la suite de ce report, le 20 août que Modeste Boukadia monte dans l'avion pour retrouver sa femme.

C’est le lendemain, le 21 août qu’a lieu la manifestation qui permettra ultérieurement d’enclencher la procédure pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et aboutir à la condamnation que l’on sait.

Mais soyons rassuré ; M. Mabiala, ministre de la justice, l’a encore rappelé il y a peu : « il n’y pas de prisonnier politique en République du Congo ».

https://www.facebook.com/CONGOINTELLIGENCE/

 

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:47

Denis-Christel et son dictateur de père

S’il est vrai que présidentielle de 2021 au CONGO-Brazzaville n’a toujours pas livré tous ses secrets, le désir de succession de Dénis Christel Sasssou Nguesso à son père apparaît désormais comme inéluctable. Dans ce dossier que nous avons réalisé grâce à nos sources crédibles de Kinshasa à Paris en passant par Brazzaville, Cotonou, Abu Dhabi, Miami, nous vous révélons en exclusivité les manœuvres de celui qu’on surnommé « Kiki le pétrolier ». Une enquête inédite d’un escroc en col blanc.

Un réseau tissé et entretenu depuis la République Démocratique du CONGO

Les différents réseaux de l’autre côté du fleuve CONGO,  d’hommes d’affaires, de proxénètes et de groupuscules mafieux au service de Dénis Christel Sassou Nguesso sont désormais connus. Ces différents réseaux ont initié depuis plusieurs semaines un plan machiavélique destiné à faire voler en éclats d’abord sa propre famille et ensuite toute personne ayant des ambitions autour du père, Dénis Sassou Nguesso.

Nous apprenons ainsi de nos sources crédibles proches de Kiki lui-même, que ce dernier détient désormais d’importantes parts dans plusieurs Médias à Brazzaville comme VOX TV ( dont il est le propriétaire et qu’il a confié à Vérone Mankou), mais aussi en RDC et également des médias européens et panafricains à Paris et Bruxelles. Ces Médias non seulement financés avec l’argent du contribuable congolais, ont clairement reçu pour injonction de déclencher de façon hebdomadaire, tous les dossiers pouvant éliminer ou écarter de potentiels futurs candidats à la succession de son père au sein de sa propre famille. Au niveau de Brazzaville, l’homme aux manettes et qui s’occupe des sales besognes de Kiki s’appelle Aimé Hydevert Mouagni, chef de milices.Ce délinquant notoire, repris de justice, connu par les services de police français qui se proclame féticheur est beaucoup plus connu pour ses talents d’escroquerie, de braquage et de violences inouïes contre les femmes.

Affaiblir, diviser pour régner, anéantir…..plus rien n’arrête Dénis Christel

Des congolais de la RDC parcourent ainsi depuis deux semaines les capitales européennes avec des dossiers explosifs parfois imaginaires contre ses propres frères et plusieurs membres de sa famille. En témoigne les dossiers contre les frères Willy et Edgard Nguesso exposés dans les médias européens depuis quelques semaines. D’abord Radio France Internationale, ensuite les Médias de la RDC, puis la Lettre du Continent dans ses parutions du 29 Mars et du Dimanche 2 Avril dernier ; La Tribune Afrique et VOA.  Le conflit entre la Société congolaise de transports maritimes (Socotram) de Guy Wilfrid Nguesso avec Total Congo d’une part et la récente publication de plusieurs sites panafricains qui remettaient à jour un ancien document datant de plus de 8 ans de Transparency International sur les activités de Edgard Nguesso à la Réserve de Paris dans le 8è arrondissement d’autre part en sont l’illustration. Mais l’obsession de Kiki le pétrolier pour le fauteuil présidentiel en 2021 n’a pas d’égal. Dans l’entourage du président Sassou Nguesso c’est une purge que le jeune Kiki a lancé. Il veut faire main basse sur La GLC, la Grande loge du Congo, lançant ainsi une guerre sans pitié à l’encontre de Jean Dominique Okemba alias JDO comme révélé dans le N°746 DU 01/02/2017 de la Lettre du Continent. Dans ce combat au sein de cette loge, Dénis Christel fait croire à qui veut l’entendre qu’il aurait reçu l’onction de son père pour écarter Jean Dominique Okemba. Ce qui évidemment relève d’une pure illusion.

Mais ce n’est pas tout, Dénis Christel a considérablement affaibli d’autres poids lourds de la scène politique congolaise qui, selon ses propres dires, devenaient de plus en plus encombrants. Il s’agit d’abord de Gilbert Odongo débarqué du ministère des Finances ( actuel ministre du développement industriel et promotion du secteur privé ) sur insistance de Dénis Christel au profit de son homme de main Calixte Ganongo qui fut nommé en 2010 directeur général adjoint chargé des Finances et de la Comptabilité à la SNPC. Sa nomination a été imposée au président par Dénis Christel.

De son côté Jean Jacques Bouya toujours au gouvernement est aussi dépouillé de tout pouvoir de décision. J-J. Bouya peine à convaincre le Ministre des Finances Calixte Ganongo qui met son veto sur plusieurs dossiers chauds.  Dans ce système de chasse aux sorcières, de bâillonnement,  Rodrigue et Teddy Nguesso sont également en difficulté. C’est Dénis Christel qui, par le biais de son réseau entretenu à Miami par le Gabonais Dominique Sibi, a balancé l’affaire de l’appartement acheté par Rodrigue Nguesso à Miami  pour 2 millions dollars comme révélé dans le N°742 DU 30/11/2016 de la Lettre du Continent. Enfin, Teddy Nguesso vit une situation ubuesque à La SNPC. L’homme est devenu transparent et inexistant au sein de la Société. Il n’a plus aucun pouvoir de décision, son autorité serait désormais fortement contestée au sein de son département, enfonçant encore plus la cohésion familiale.

Mais malheureusement pour Dénis Christel Sassou, son acharnement sur les uns et les autres à coups d’argent crée désormais une guerre au sein de ses nombreux chargés de mission à Paris particulièrement.

On apprend ainsi de source digne de foi que ses émissaires de la RDC qui sillonnent les capitales occidentales pour payer les Médias, les activités et blogueurs seraient en conflit pour le partage du gâteau; les sommes destinées à chaque mission de dénigrement ont toutes été détournées et divisées par 2 ou 3, ce qui a fini par déclencher une guerre entre ses chargés de mission qui menacent depuis quelques jours de tout balancer sur ce mystérieux donneur d’ordre basé à Brazzaville qui leur fait parvenir des enveloppes remplies d’euros.

D. Christel adepte du vaudou » béninois et à la tête d’un système de blanchiment d’argent avec le Bénin et la Guinée Bissau

Pour parvenir à ses fins, Dénis Christel Sassou ne lésine ni sur les moyens financiers ni logistiques. Exemple édifiant, dans la soirée du 26 Mars 2017, Dénis Christel reçoit successivement à l’un de ses domiciles de Brazzaville plusieurs délégations. Mais deux ont particulièrement retenu notre attention. une délégation du Bénin, composée de chefs traditionnels et de prête-noms. Cette rencontre, témoigne une source présente, nous informe que ce genre de réunion serait récurrente et qu’elle prend souvent des heures puisque les rituels s’enchaînent les uns après les autres entre Kiki le Pétrolier et les marabouts béninois.

Notre témoin va plus loin et nous apprend que des bœufs blancs sont régulièrement immolés et enterrés en guise de sacrifice tous les vendredis. Ces marabouts béninois à qui Kiki paie des billets d’avion sur la compagnie Trans Air Benin et TAC, viendraient de la région de l’ancien président du Bénin Boni Yayi, c’est à dire le Nord du Bénin. C’est ce dernier qui par le biais de ses enfants Rachelle et Chabi Yayi, veillerait sur le petit Kiki à travers ce réseau de marabouts.

Pour en revenir à Rachelle Yayi installée aux USA, c’est non seulement la petite amie de Kiki mais aussi et surtout sa communicante attitrée. Rachelle Yayi-Paraïso, fille et ex-secrétaire particulière de l’ancien chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi (2006-2016), soigne officiellement l’image de Denis Christel Sassou Nguesso mais pas que. Plusieurs sociétés écrans et comptes en banques opaques ont été découverts au Bénin à l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon sous le nom de Rachelle Yayi-Paraïso. Le président Talon qui au départ avait menacé vigoureusement de tout révéler s’est finalement ravisé après sa réconciliation avec Boni Yayi, qui est connu pour avoir battu le record de voyages Cotonou – OYO- Brazzaville pour rendre visite au président Dénis Sassou Nguesso. Ces nombreuses visites de Boni Yayi cachait aussi un vaste réseau de blanchiment orchestré par Kiki le Pétrolier et les enfants de l’ancien président béninois. Cependant, il apparaît logique de se poser certaines questions:  Contre qui Dénis Christel veut-il se protéger à travers ses sacrifices de bœufs  ? À qui veut-il nuire ? Le vaudou l’aidera t-il à accéder à la magistrature suprême ? Les questions restent posées et chaque jour qui passe nous rapprochera de la vérité.

La seconde délégation reçue par D. Christel ce fameux 26 Mars est celle de la Guinée Bissau. Avec ce pays Dénis Christel entretien un réseau de blanchiment d’argent spectaculaire. Le petit Kiki prend une bonne partie de la rente du pétrole, les fait transférer  dans les paradis fiscaux, ensuite par le biais de structures opaques d’investissements prêtent ces fonds à la Guinée Bissau avec des taux d’intérêt quasiment nuls, et quelques mois plus tard, l’argent est « remboursé »  tout « propre » aux réseaux mafieux entretenus par le même Christel. Le président congolais Dénis Sassou Nguesso est-il informé de l’existence d’un tel réseau de blanchiment orchestré, entretenu et financé par son fils ? La question mérite qu’on s’y attarde.

Dénis Christel Sasssou, un homme qui manque de sagesse à tous  les étages

Dans sa position actuelle à la SNPC et avec le statut de « Fils de », Dénis Christel fait preuve d’un manque de sagesse aux répercutions parfois inimaginables.

Un éminent professeur agrégé de philosophie au Bond University d’Australie nous analyse à froid l’attitude de Dénis Christel:  » de nos jours, avoir l’âme d’un hériter est une faiblesse, un manque de couille et une incapacité évidente à gérer le pouvoir d’état.  Celui qui se trouve au sommet pense toujours que rien ne pourra entraver son action. Cette faculté de Dénis Christel à vouloir tout contrôler, tout avoir et tout détruire lorsqu’on n’est pas avec lui, est totalement suicidaire. Dénis Christel doit retenir une chose, diviser pour régner est le moyen le plus sûr que tous les hommes de pouvoir ou aspirants au pouvoir ont utilisé pour se  retrouver seuls et haïs. »

Dénis Christel Sassou, un entourage de plus en plus  fissuré

Dénis Christel Sassou qui convoite désormais le fauteuil de Député de Dolisie est certainement assis sur une mine qui ne devrait pas mettre du temps à lui exploser en pleine figure. Dans l’entourage du « petit prince » l’argent apparaît comme la seule motivation prioritaire. Un de ses plus proches collaborateurs qui requiert l’anonymat nous a confié :  » nous sommes bien payés avec le « Petit », nous mettons nos familles à l’abri mais au moment opportun, on ne prendra certainement pas quelqu’un comme lui, un bébé gâté. Il ne sait même pas ce que c’est que la gestion d’un pays. Nous ne sommes ni au Gabon, ni au Togo, encore moins au Maroc. »

Une chose est certaine, à ce jour, nous sommes en droit de confirmer à nos lecteurs qu’ils seront désormais informés des faits et gestes de Dénis Christel Sassou Nguesso, le ressortissant congolais le plus corrompu aux yeux de la Justice Internationale. Que cela soit à son domicile à Brazzaville ou à sa Fondation et à la SNPC, en passant par ses réseaux à Kinshasa, Cotonou, Paris, Miami, Dubai, New York et Bruxelles, nous avons infiltré tout le système et nous allons publier dans notre prochaine parution la liste des membres dudit réseau, photos à l’appui, qui s’occupent des sales besognes de Dénis Christel Sassou.

À bon entendeur !

Presnel Tshibanda

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 22:15
 

Par Pascal Malanda

kolelas-yombi-et-lissouba

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Tôt ou tard, Sassou Nguesso sera obligé de quitter la tête du pays. A l’allure où vont les choses, par la déliquescence avancée de son système, son départ est plus proche que d’aucuns, à commencer par lui-même, ne le soupçonnent. Nous avons déjà souligné un des piliers de son pouvoir : la félonie et la lâcheté des Congolais . Le temps est venu de pointer un autre héritage de l’ère Sassou : un pays profondément divisé.

Depuis quelque temps, suite aux différentes réactions de Brazza-Nord et Brazza-Sud lors du référendum d’octobre 2015 et des présidentielles de mars 2016, le débat fait rage sur l’unité nationale. Certains affirment haut et fort que nous vivons dans un pays uni, indivisible où règne la grande fraternité des tribus, bref, dans un paradis qui ne dit pas son nom. D’autres au contraire pensent que nous sommes à la veille d’une partition pure et simple du pays et que nous vivons plutôt dans un enfer à ciel ouvert. Nous allons essayer de montrer ici, que si Sassou Nguesso est le grand fossoyeur de l’unité nationale, il n’a fait que surfer sur la profonde animosité que nourrissent nos tribus les unes envers les autres. Si les politiciens instrumentalisent la division, ni les intellectuels ni les populations elles-mêmes ne font assez d’effort pour s’opposer à cette dangereuse dérive. Très peu de nos concitoyens osent critiquer la dérive tribale surtout si celui qui en est responsable est un membre de sa propre communauté.

Enfant de Poto-Poto, ayant baigné dès ma tendre enfance dans le melting-pot que constitue ce quartier, je constate avec effroi l’aveuglement des uns et la surdité des autres. Il est vrai qu’il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut entendre ni plus aveugle que celui qui refuse de voir.

Né en mars 1960, donc sous la colonisation, je n’ai vécu que 5 mois cette période de notre histoire. Ce que j’en sais ne me vient que des lectures scolaires et académiques ainsi que des récits de mes parents et grands-parents. Ce que je tire de cet enseignement, c’est que la période coloniale a essayé de forger un embryon de nation en mettant dans un même espace politico-administratif des tribus qui ne se supportaient pas toujours, loin de là. Nous sommes devenus Congolais par la volonté du colonisateur français. Une fois l’indépendance acquise, rien n’a été fait pour consolider la protonation héritée de la France. Bien au contraire, les antagonismes précoloniaux se sont réveillés. Dans chaque région, ces rivalités ancestrales subsistent encore. On les note aujourd’hui entre les Bembés, les Mikengués et les Bembés sim’dianiari sur le petit plateau de Mouyondzi. Entre les Bembés et les Soukado à Bouansa. Entre les Kongo de Boko et les Lari de Kinkala. Entre les Kougnis de la Bouenza et ceux du Niari. Entre les Vilis de la côte et les Yombés de la forêt. Entre les Téké-Koukouyas et les Gangoulou. Entre les Mbochis et les Kouyous. On pourrait ainsi trouver des antagonismes plus ou moins grands entre clans, tribus et ethnies sur toute l’étendue du territoire congolais.

Entendons-nous bien, ces rivalités et chicaneries ne sont pas en soi un problème. Toutefois, mal gérées ou instrumentalisées, elles peuvent déboucher sur des conflits ouverts d’une violence inouïe. L’histoire du Congo est émaillée de ces déchirements dont les plus récents sont ceux qui ont opposé les Tcheks aux Niboleks. A ces conflits, il faut aussi ajouter les guerres civiles itératives  qui masquent mal leur arrière-fond tribal comme la guerre du Pool en cours ou le coup d’Etat de 1997 avec l’opération Mouébara assimilée à un génocide dans le sud du Congo.

Enfant de Poto-Poto, mes amis à l’école Sainte Jeanne d’Arc étaient du Nord comme du Sud. En classe, ou dans la cour de récré, nous travaillions et jouions sans nous référer à nos origines ethniques. Ibaliko ou Moutombo, Elenga ou Malonga, Inkari ou Tchikaya, nous ne faisions aucune différence entre nous. Le mérite scolaire ne brisait pas notre camaraderie.

Si l’enfant que j’étais, baignais dans l’insouciance, l’adolescence m’a vite confronté aux premiers signes du poids de la tribu. Au moment de l’orientation à l’étranger, le nombre de mes condisciples nordistes étaient étonnement plus élevé que les sudistes. Esprit pointilleux, j’ai même participé à l’établissement de statistiques qui prouvaient ce que nous dénoncions déjà en ces années 1980 : une prédominance d’étudiants nordistes parmi les boursiers tandis que dans la population, le ratio était inverse. C’est à côté de mes aînés Raymond Mavoungou Bongo et Georges Ballay et sous la direction de Bizenga que je fais mes premiers pas en politique au sein de l’UGGEC et sa mouvance autonomiste. C’est dans cet espace que j’apprendrai à dénoncer les injustices et les dérives d’où qu’elles viennent. De ces années, j’ai gardé l’exigence de l’autocritique constructive que nous puisions dans la brochure « Autocritique du M 22 ». Diawara, Ikoko, Oluka, Bakékolo sont à nos yeux des héros qui n’hésitent pas à sacrifier leur vie pour sauver un pays en pleine dérive tribale et bureaucratique.

C’est avec amertume que l’adulte que je suis devenu a constaté que Mavoungou (du Kouilou) et Ballay (de la Likouala) se sont retrouvés au comité central du PCT, cautionnant directement ou indirectement la destruction systématique de l’embryon de nation que j’ai trouvé à ma naissance. A la décharge de Ballay, je noterai qu’il a été parmi les rares (trois en tout) membres du Comité Central du PCT à voter ouvertement contre le changement de la constitution ; les autres, très nombreux à désavouer cette démarche de leur parti, n’avaient pas osé franchir le Rubicon. Par peur de représailles ou perte de leurs prébendes, ils avaient courbé l’échine et rasé les murs. Par leur lâcheté, ils contribuent au délabrement du tissu social. Chaque jour qui passe nous éloigne un peu plus de l’idéal d’une nation apaisée. Au-delà des clivages idéologiques, aurons-nous un jour le courage de tout remettre à plat pour repartir sur de nouvelles bases et construire une vraie nation ? Oserons-nous un jour emprunter la voie des nations modernes où le citoyen vote, non pas pour sa tribu, mais pour son idéal politique ?

Pour le moment, nous assistons, impuissants, à l’approfondissement de la crise identitaire dans le pays. Je n’en veux pour preuve que le fait suivant. Deux amis, membres de la direction de l’UPADS s’étaient rapprochés des chancelleries à Brazza. Je tairais les noms des ambassades visitées et de ses deux amis. Il leur aurait été systématiquement dit que la communauté internationale ne souhaitait pas l’arrivée d’un sudiste au pouvoir pour la simple raison que cela pourrait déclencher une terrible revanche. Si c’est le cas, pourquoi alors ne pas nommer tout simplement un président étranger qui dirigerait le pays comme une colonie ? Non, notre pays mérite plus que le triste spectacle que nous offrons aux yeux du monde. Nous avons suffisamment de ressources humaines et intellectuelles pour transcender nos divergences et bâtir une nation unie et prospère.

Charles Bowao pour lequel je n’ai jamais caché mon respect et mon admiration a écrit un essai dans lequel il pointe les grands maux qui minent notre construction nationale. Dans « L’imposture ethnocentriste – Plaidoyer pour une argumentation éthique du politique » il ébauche une sortie de la quadrature de cercle actuelle par la création de partis véritablement nationaux. Il montre par ailleurs que le CADD-MJ était un mouvement qui évoluait dans ce sens et devenait une menace au système PCT basé sur la tribu. D’où sa dissolution pure et simple.

Nous sommes capables de nous remettre en cause et bâtir une nation moderne, mais malheureusement, nous sommes les victimes collectives et consentantes d’un système basé sur des partis ethniques et qui ne s’en gênent pas, bien au contraire.

PCT, chronique d’une mort annoncée

Le referendum de 2015 et la présidentielle de 2016 ont montré les limites du PCT. Ce parti, lourde  et couteuse structure ne mobilise plus. Malgré l’immensité des fonds jetés à perte dans les campagnes référendaire et présidentielle, le PCT n’a pas su démontrer la popularité de son candidat d’où la nécessité d’un passage en force aboutissant à la crise postélectorale actuelle. Pouvait-il en être autrement ?  Parallèlement, on assiste à la création d’une multitude de structures qui cachent mal leur intention de supplanter le PCT qui serait devenu un véritable boulet aux pieds de ceux qui veulent paver le chemin de la monarchie au Congo. Pour ce faire, on nous sert des structures comme Pona Ekolo – Samouna Bouala. Curieusement, le cache-sexe tribal sous le vocable complémentaire samounabouala a vite disparu pour céder la place à l’intention première : Pona Ekolo, c’est-à-dire une pseudo-nation à dominance tribale.

Autopsie des partis ethniques

UPADS la perle jetée aux pourceaux

Si sa base électorale était constituée des trois régions du Grand Niari surnommé Niboland, le parti avait su affirmer sa présence dans les régions comme la Likouala et la Sangha. Avec une forte implantation à Pointe-Noire, le parti avait vocation à consolider son ambition nationale. Quel gâchis alors de voir comment cette puissante machine électorale a échoué à devenir le socle d’une construction nationale. A la place, on a eu droit à l’hégémonie bembé déclinée sous forme de « ngoul’ mou mako », au repli du Niari assiégeant la présidence de la république pour essayer de rééquilibrer le rapport de force au pouvoir, à la frustration des Sukado (Sundi, Kamba, Dondo) qui vont se cristalliser autour de Bounkoulou, à la marginalisation de la Lékoumou, bref à une véritable descente aux enfers.

Il y a deux ans, me retrouvant face à Oba Blanchard chez son ami Martin Kimpo au quartier La Poudrière à Brazzaville, je demandai à ce dernier s’il trouvait normal que dans le premier gouvernement de Lissouba en 1992, il y eut 7 ministres ressortissants de la seule région de la Bouenza. Et surtout que sur ces 7 ministres, 6 étaient Bembé. Sa réponse me fit froid au dos : « 6 ministres seulement ? Nous avions bien droit à plus que ça ! » Sa sincérité m’avait laissé pantois. La grande UPADS de Pascal Lissouba a coulé avec toute sa splendeur. Elle est aujourd’hui réduite à une épicerie familiale avec à sa tête un gérant nommé et payé par le PCT tandis qu’une officine familiale liée au pouvoir tire les ficelles dans l’ombre.

MCDDI un nid d’intégristes messianistes

Qui osera nier aujourd’hui qu’en dehors des sectes du genre déterreurs Andziba au nord du pays et Mindjoula au sud, la grande majorité des illuminés mystico-religieux congolais est concentrée dans la région du Pool ? Malgré mon respect et ma sympathie affichée pour le Pasteur Ntoumi, il reste un adepte du messianisme parfois burlesque qui caractérise cette région. Quelle que soit la noblesse de son combat politique actuel, son message est très vite brouillé par la dimension religieuse et le sectarisme, ce qui peine à lui donner un caractère national. Le fait qu’il tienne tête au pouvoir lui attire logiquement la sympathie de nombreux déçus de l’alternance démocratique évanouie. Le Pasteur Ntumi devra donner une dimension réellement nationale à son combat en sortant du messianisme archaïque.

Que dire de Parfait Kolélas et sa gestion calamiteuse du MCDDI ? Héritier de son père, malgré ses études universitaires, il n’a pas su apporter la modernité tant souhaitée à un parti dont la démarche féodale ne fait l’ombre d’aucun doute. La fratrie Kolélas a du reste réussi à écœurer ce qui pouvait encore prétendre à une gestion moderne de ce parti devenu une véritable épicerie familiale prenant ses ordres à Mpila. Pas étonnant dès lors, que les Kolélas soient au MCDDI ce que les Nguesso sont au PCT : des affairistes purs, durs et dangereux. Plus grave encore, les deux partis ont conclu des alliances incestueuses qui sont en grande partie responsable du drame congolais actuel.

PCT le chantre du tribalisme, malgré son passé de parti unique

Tout a été dit au sujet de ce parti qui est parfois, à tort ou à raison, assimilé à l’incarnation du mal absolu au Congo. Toute la tragédie que vit le pays aujourd’hui peut être réduite à un seul facteur : la volonté manifeste d’un groupe d’individus de mettre tout un pays sous la coupe d’une région, d’un clan, d’une famille et aujourd’hui d’une partie d’une famille. Aujourd’hui, le projet de société du PCT se résume à une chose : préparer la succession dynastique à la tête du pays. Tout est fait pour que dans 5 ans (ou peut-être moins), à la place d’un Nguesso, on en ait un autre ; à la place de Denis, on nous prépare sans gêne Christel. Le PCT, parti unique de 1969 à 1992 avait tout pour jeter les bases d’une vraie unité nationale. Au contraire, en un quart de siècle, il a été l’ardent fossoyeur de la démocratie et de l’unité nationale. Il a institutionnalisé l’hégémonie d’une partie du pays sur une autre, d’une famille sur tout un peuple, détruisant au passage l’embryon d’Etat-nation issu de la colonisation.

RDPS un requin sans dents

Dans son fief électoral qu’est le Kouilou, le RDPS peine à sortir de son rôle de second couteau. Réputés pacifistes et non-violents, les Vilis et Yombés gèrent tant bien que mal leur frustration. En effet, installés depuis des siècles dans la région qui fournit 80% des recettes budgétaires du pays, ils vivent dans une pauvreté qui contraste avec l’opulence des gouvernants. En aout 2015, visitant la réserve naturelle de Conkouati, j’étais ahuri de voir à la tombée de la nuit, comment les pauvres paysans des villages environnants sombraient dans la nuit la plus noire. La misère de ces populations était indescriptible. A partir du fleuve Numbi qu’on traverse par un bac vétuste, les 30 km qui conduisent au lac Conkouati sont une plaine de sable pratiquement infranchissable. Le désarroi des populations atteint son comble car les maigres récoltes qui devraient être le fruit de leur dur labeur, elles doivent les partager avec les éléphants de la réserve naturelle. Espèce protégée, les éléphants saccagent les plantations des paysans réduits à l’impuissance absolue. Leur cri de détresse : « Sur les terres de nos ancêtres, nous avons moins de droits que des animaux. »

Le RDPS vient de porter à sa tête Marc, le fils de Jean Pierre Thystère Tchikaya. Comme on le voit, le népotisme fait des émules dans notre pays.

On pourrait ainsi passer en revue tous les partis congolais et constater avec tristesse à quel point ils incarnent tous la dégénérescence de l’embryon de nation et l’apocalypse économique. Là où le colon imposait la mobilité administrative pour encourager l’émergence du sentiment national, les partis congolais ont construit des murs et des bastions. A l’intérieur de ces forteresses, les populations sont transformées en bétail électoral. Pas question qu’un ressortissant du Pool vote pour Munari ou qu’à l’inverse un ressortissant de la Bouenza vote pour Kolélas. Quand Pointe-Noire vote massivement pour Mokoko, l’explication est vite trouvée : Les sudistes veulent remplacer Sassou, le rempart du Nord par Mokoko un faiblard, une femmelette dont ils ne feront qu’une bouchée à la moindre occasion pour récupérer le pouvoir qui leur revient de droit. Triste Congo ! Et il se trouve des Congolais pour venir nous vendre l’illusion d’une nation unie et prospère, une et indivisible ! Non le Congo est divisé, profondément divisé à dessein. Mais loin d’être une fatalité qui nous conduirait droit à la séparation entre le sud et le nord, cette division peut être combattue, à condition de ne pas se voiler la face et de pointer les vrais problèmes. Proposer des solutions courageuses et sortir le pays du cercle vicieux actuel.

A ceux qui pensent que la division au Congo se limite au clivage nord-sud, je signalerai ce fait souvent passé sous silence par les chantres d’une république du Sud-Kongo. En 1991, le Lari Kolélas soutient la candidature du Kongo Milongo à la primature de la transition. Le contrat tacite est que le Kongo Milongo prépare l’accession de Kolélas à la présidence. Sauf qu’on avait oublié que le pouvoir corrompt très vite. Sous des prétextes fallacieux, Milongo se présentera quand même à la présidentielle, affaiblissant ainsi la position du Lari Kolélas. Que serait le Congo aujourd’hui, si Milongo n’avait pas été candidat et si Lissouba n’avait pas sollicité le soutien du PCT ? C’est vrai qu’avec des ‘si’ on mettrait Paris dans une bouteille, mais il est aussi vrai que le paysage politique congolais serait autre si les politiciens congolais avaient privilégié, non pas la tribu, les ambitions démesurées et le jeu malsain des alliances contre nature, mais la démarche idéologique au service d’une vision de la nation. Un officier supérieur de ma communauté sachant ma proximité avec un candidat à la présidence, me jeta sans ambages le reproche suivant : « Pourquoi soutiens-tu cet étranger, il n’y a pas de candidat de chez nous qui mérite ta préférence? » Mon colonel avait une idée bien précise de l’unité nationale.

Une nation comme une Union se construit sans relâche chaque jour. La moindre pause déclenche aussitôt le processus de désintégration. On le voit avec le beau projet qu’est la construction européenne. Tant que des visionnaires et des bâtisseurs étaient à la manœuvre, l’Europe faisait rêver. Les Robert Schuman, Jean Monnet, Conrad Adenauer, Jacques Delors etc. avaient une idée bien précise de l’Europe. Depuis quelque temps, les commandes de l’Europe sont dans les mains de technocrates gris et de fonctionnaires sans ambitions. Résultat ? Brexit et une Union menacée de s’effilocher.

Le Congo n’a jamais eu de visionnaire en matière de construction nationale. Bien au contraire, le sort nous a imposé des fossoyeurs acharnés d’une proto-unité déjà si fragile. Pas étonnant que le tissu national soit en lambeaux, une véritable charpie de tribus que nous gagnerons tous à transformer enfin en une vraie NATION.

Dr Pascal Malanda

Nation et Héritage

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 10:43

Par David Londi

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Le plaidoyer que je fais ici est à la hauteur de ma peine et souffrance. J’aurais exprimé la même indignation si c’était la Cuvette, les Plateaux, le Kouilou, tous les départements du Congo que je veux uni et prospère, un pays dans lequel chaque individu devrait trouver un équilibre social, moral, psychologique et économique.

Un pays baigné de fleuves majestueux, des plaines fleuries, où jadis, enfant, j’allais chercher les champignons à la belle période, un pays couvert d’une forêt, un des poumons du monde et enfin un pays béni des dieux, parce que riche. Ce pays est entré dans une période de folie par la volonté d’un seul individu qui se croit surnaturel, omnipotent et intouchable.

Ce peuple qu’il est en train de détruire puise ses racines dans les profondeurs du IVe siècle après JC, mené par des rois qui avaient déjà, à l’époque, le sens de l’organisation, le sens du commerce et de l’industrie, le sens de la bonne gouvernance, le sens de la valeur humaine. Ce peuple a échangé avec les Puissances politiques, économiques et sociales du XVè siècle, je cite le Portugal et l’Espagne qui se partageaient le monde.

Ce peuple a donné son nom au pays dans lequel nous vivons tous. Ce peuple qui préférait le commerce à la guerre, la bonne gestion à la cupidité et l’enrichissement sans cause, ce peuple est aujourd’hui réduit à vivre dans les forêts, à la belle étoile à la merci de toutes les maladies, de la faim et à la désespérance.

Ce peuple, pour des raisons que seuls les pseudo-constitutionnalistes connaissent, s’est fait déposséder le vocable de sa langue, elle a été qualifiée de Kituba au lieu de Kikongo qui reste son appellation en Angola (13% de locuteurs), dans le Bas-congo, cet héritage laissé par nos glorieux aïeux, enseigné dans les universités et possède même un MBA. Si l’on suit leur logique, le Français est parlé par les Français, l’Allemand par les Allemands, le Kikongo par les Kongos, le Kituba serait donc parlé par les Tubas, groupe qui n’existe nulle part en Afrique. Ils ont substitué la langue écrite depuis le XVè s à sa forme créole.

Pourquoi cet acharnement, pourquoi un régime dévoyé, voleur et sanguinaire s’entête-t-il à vouloir effacer toute une culture, tout un peuple qui ne lui a jamais cherché « noise » mais qui refuse tout simplement de se prosterner devant un individu qui a perdu la raison ?

Pourquoi pourchasse-t-il des hommes et des femmes qui ne l’ont jamais agressé depuis qu’il est au pouvoir ? Ce peuple, cher petit dictateur de Brazzaville, porte en lui une mémoire que tu ne pourras jamais effacer depuis ses grandes migrations du nord de l’Afrique jusqu’au bassin du Congo, il a porté son arche d’alliance qui fait son ciment.

Détrompe-toi, ce n’est pas pauvre « Mukongo », il est du rang des seigneurs et constitue le socle de la république, aussi longtemps que tu appelleras ce pays, Congo, il a la mémoire Kongo chevillée à toutes structures, ses mentalités et son développement ne peut se concevoir sans son apport essentiel.

Tout ce que tu es en train de faire c’est comme un plâtre sur une jambe en bois, tout s’envolera avec le vent qui a commencé à souffler et ton nom ne sera plus qu’une curiosité historique comme Néron, Caligula et Hitler. Tout sera réduit en poussière pendant que le peuple Kongo renaîtra de ses cendres parce qu’il a traversé 18 siècles d’histoire et dans son giron accueillera tous les enfants de ce pays, du nord au sud, de l’est à l’ouest parce que dans son ADN.

Ce peuple est pacifique et sait bien faire la part des choses, ce ne sont pas les paisibles gens de la Cuvette, de la Likouala, etc. qui viennent lui faire la guerre mais toi et ton clan. Vive le Congo uni, nous vaincrons !

Par David Londi

(Extrait de congo-liberty)

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:31

Par Rigobert OSSEBI

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Alors que Denis le père, autoproclamé à la présidence usurpée de la République du Congo, massacre dans le Pool, et que le frère Kiki siphonne pétrole et minerais, Coco rackette les entreprises.

Le 5 septembre dernier, toutes les entreprises établies au Congo ont reçu une lettre de la Présidence de la République, du Département de la Communication et des Relations publiques, leur annonçant leur obligation de figurer dans l’Agenda Présidentiel de la « Nouvelle République 2017 ».

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Bien entendu, rien de gratuit !

En même temps que la correspondance, une facture de 5 millions de francs CFA était jointe, ainsi qu’un Rib, pour être payée par virement ; le terme utilisé pour annoncer la facture étant « assujetti » qui signifie : « rendre sujet, soumettre à sa domination ; maintenir sous sa domination ; astreindre, obliger à faire… »  Quant à son paiement, le verbe échoir a été utilisé, signifiant : « qui advient par l’effet d’une loi ou d’une règle non écrite ! »

S’agissant d’une insertion publicitaire, la correspondance ne mentionne rien des éléments techniques nécessaires à son impression ; seule compte, semble-t-il, le virement bancaire !

On imagine aisément l’accueil, d’une pareille imposition d’office, auprès d’entreprises, pour la plupart exsangues, sur le point de mettre la clé sous la porte. Deux cents entreprises, qui s’y soumettraient, cotiseraient alors un bon milliard de francs CFA pour la fille préférée du tyran.

Cette tyrannie familiale, sans pudeur, n’a pour seule force que la faiblesse de l’opposition. Mais à force de tirer sur la corde, elle finira bien un jour par casser !

Rigobert OSSEBI 

(Extrait de congo-liberty)

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 21:38
(Congo) Nouvelles du CHU de Brazzaville : Est-il mort ?

Il s'agit du Directeur de l'économie et des finances du CHU de Brazzaville. Il semblerait qu'il soit bien mort. Ou, s'il a fait semblant de mourir, alors les siens ont aussi fait semblant de l'enterrer... Au Congo-Brazzaville, dans les années 1980, on disait : "LE PARTI DIRIGE L'ETAT". Aujourd'hui, depuis l'année 2000, on dit : "L'ETHNIE-TRIBU-CLAN DIRIGE L'ETAT".

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Il semblerait qu'il soit bien mort. Ou, s'il a fait semblant de mourir, alors les siens ont aussi fait semblant de l'enterrer... Sa chronique nécrologique :

Je suis de l'ethnie,

J'ai été nommé(e) par l'ethnie,

Moi aussi, je nomme des ressortissants de l'ethnie.

Nous sommes de l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO...

Il y a 6 mois, à Brazzaville, Mme Ambiero Alliandzi a été faite Directrice générale du CHU. Le moins plus petit hôpital du pays [pas plus de 300 lits pour 2 millions d'habitants], le pire mouroir d'Afrique. Pas sûr que même le Niger ou la Centrafrique, les deux pays les plus appauvris du continent puissent envier ce CHU.

Madame la DG donc ! Nous pouvons lui trouver des qualités, mais nous nous mentirions de ne pas relever qu'elle doit ce poste à l'ethnie.

Notons cependant qu'elle a eu le courage d'annoncer son intention de mettre hors d'état de nuire à la collectivité ceux qu'elle a désignés par ''opérateurs économiques véreux''. Des personnes qui, souvent - par petits arrangements entre véreux -, obtiennent des marchés de l'hôpital. Et qui ne les accomplissent pas du tout, ou que partiellement, ou avec d'infinies malfaçons, laissant l'hôpital à l'état de champ de ruines permanentes.

Mise au travail, elle n'a pas tardé à débusquer le maestro ; cet homme-orchestre qui est derrière ce que tout(e) Congolais(e) a toujours perçu comme une entreprise gigantesque de détournement de fonds publics. Des crédits normalement destinés aux soins et bien-être des malades, à la rémunération des personnels hospitaliers, etc.

Le nom du coupable : M.OBENDZA, Directeur de l'économie et des finances du CHU.

Débarqué illico, cet homme aurait trouvé la mort, suite à un accident de la circulation. Mort dans les heures, dans les jours immédiats qui ont suivi sa mise à l'écart et, surtout, après le début de l'examen [on ne parle pas d'audit] des comptes qu'il était censé tenir avec professionnalisme.
Ce cadre, spécialiste ''de haut vol'', expert en marchés truqués était aussi de l'ethnie.

Et notre nouvelle patronne du CHU de le remplacer. Quoi de plus normal. Mais parmi les 4 à 5 millions de Congolais(es), entre les 70 à 90 tribus-ethnies qui composent le peuple congolais, Madame la Directrice du CHU n'a trouvé de digne cadre que dans l'ethnie.

Le directeur de l'économie et des finances du CHU de Brazzaville, issu de l'ethnie, a été remplacé par M. EKANDZA, un autre membre de la même ethnie. Tous de l'ethnie de Madame la Directrice générale, elle-même ayant succédé à deux autres DG, MM.NGAKALA et OVOULAKA, toujours de la même tribu-ethnie ou aire géographique.

Ainsi, depuis bientôt 20 ans, les principaux postes du CHU de Brazzaville sont tenus - tel un animal pris dans le filet d'un chasseur - par des membres de l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO.

Peut-on établir une relation de cause à effet, entre la tribu-ethnie et l'état lamentable, la réalité mouroir du CHU de Brazzaville ?

[....]
L'Ami(e),
Il y a ce ministre qui passe son temps à entretenir le sentiment tribalo-régionalisme, dans l'esprit des ressortissants de son village. Même pas 6 mois au poste, et il en est déjà à sa 3è réunion tribale, voire plus. Nous en discutions hier, à peine.

Aujourd'hui, nous découvrons le cas de cette dame, nommée, presque en même temps que le premier. Toujours de la même ethnie.
Que c'est à vomir ce tribalo-régionalisme!

On finit par se demander s'il peut sortir de l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO des Congolais(es) qui rejetteraient la tare du repli ethnique. Or il en existe. Il doit en exister, forcément ! Il est impossible que la Nature ait fait de toute une ethnie d'irréductibles tribalistes !.

Non, il y a bel et bien parmi l'ethnie de M.SASSOU-NGUESSO, des compatriotes normaux. Et ils doivent même être la majorité. Mais, à l'occasion, ils gardent le silence. Ou qu'ils sont gênés, ou complices, ou coupables par transitivité, par recel. Ils se taisent trop sur cette maladie endémique, partout observée dans le pays, dans le Civil, comme dans les Forces armées :

- Discrimination ethnique dans l'accès aux plus hautes responsabilités ;
- Discrimination ethnique dans l'embauche, promotions & privilèges ;
- Discrimination ethnique dans l'attribution de bourses d'études, stages et formations ;
- Discrimination ethnique dans l'aménagement du territoire national, et dans l'accès aux maigres logements publics.

Ce mal, ethnique, est si profond et systématique que, en dehors de l'ethnie de M.SASSOU-NGESSO, partout dans le pays, nos parents, nos enfants ont le sentiment profond d'endurer un apartheid, de vivre dans une société coupée en deux. Entre, au-dessus, ''la tribu des lions'' [c'est le surnom que se sont donnés des petits-fils de M.SASSOU], des membres de l'ethnie et quelques privilégiés. Et en bas, les autres Congolais(es). Une masse de Congolais délaissés, écrasés de plus par tous les Étrangers du pays.

Or, le Congo appartient -à stricte égalité- à toutes les filles et fils du pays, disparus, vivants et à naître ; de toute ethnie, de toute tribu et de toute famille qui composent sa population, par le sang, par la naissance ou par acquisition de droit.

Nous devons donc agir dans le sens du rétablissement de cette égalité. Le Congo doit revenir à tous ses enfants, sans exclusive.
Ce qui revient à dire que, contrairement à la liberté de faire du tribalisme, et donc de détruire le sentiment national dont ceux [pas tous évidemment] de M.SASSOU ont joui durant les bientôt 20 dernières années, nous ne devons plus laisser aux tribalo-régionalistes cette liberté de s'approprier tout le pays, de monopoliser l’État et ses dépendances, d'exclure le reste du peuple congolais.

Et donc, nous savons qu'il est ouvert le livre-journal du peuple : nous y notons tous les actes de Décision publique, comme ces tribalo-régionalismes ; nous consignons les auteurs nominatifs, avec dates, les interpellations que nous leur adressons, les réponses éventuelles des Responsables concernés, etc.

[...]
Mon Ami(e),
Au jour du peuple, ce livre-ci, également, sera ouvert...

Il y a des personnes qui ne mériteront plus de compter parmi le peuple congolais. Il faudra, sans s'attendrir, les chasser de la communauté nationale, leur retirer la citoyenneté congolaise, à eux comme à leurs enfants, sans droit de revenir même dans leurs villages. Ils n'iront qu'à s'acheter quelque île sur des mers lointaines, et y vivre entre eux.

Cela, sans préjudice de telle ou telle autre sanction, condamnations, etc.

Et nous savons ! Malgré le silence évoqué supra, les tribalo-régionalistes ne sont pas toute l'ethnie, qu'il existe de ceux-ci dans d'autres ethnies du peuple. Tous, sans faiblesse ni pardon, subiront le même sort.

Merci !
Le Papou, L'Iconoclaste.

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