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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 19:34
(Congo-Brazzaville) Sassou : un demi-siècle de règne bâti sur la félonie et la lâcheté des Congolais

Par Pascal MALANDA

Les gens ignorent qu’ils détiennent le vrai pouvoir

Qu’on l’adore ou qu’on le déteste, on ne peut nier un fait implacable : Sassou connaît les Congolais au plus profond de leur âme. Jadis vaillant et intrépide au point de chasser l’abbé-président Fulbert Youlou trois ans à peine après l’indépendance du pays au cri de “Youlou a tout volé”, le peuple congolais a progressivement été réduit en esclave sur les terres de ses ancêtres. L’artisan de cet esclavage est sans conteste Denis Sassou Nguesso. Après plus de 50 ans passés au sommet de l’Etat dont plus de 32 ans en qualité de président de la république, l’homme a lamentablement échoué à faire du Congo un Etat moderne et prospère, une nation unie et pacifiée. Quel sera son bilan à l’heure (très prochaine) de quitter le pouvoir ? Et comme si ce champ de ruines socio-économique et politique qu’est devenu le Congo n’était pas suffisant, il se murmure que l’homme nous prépare un successeur en la personne de son fils. Il se murmure aussi que de nombreux Congolais se bousculent déjà au portillon pour l’aider à accomplir cette ignoble mission : installer son fils sur son trône. Fier et valeureux peuple congolais, comment sommes-nous tombés aussi bas !?

L’homme avait pourtant toutes les chances et réunissait toute les conditions de faire du Congo, non pas une petite Suisse, mais un grand Singapour. Singapour est une île indépendante depuis août 1965 (5 ans après le Congo). Cité-Etat de 714 km² et peuplée de 5,5 millions d’habitant, Singapour a été dirigé d’une main de fer par Lee Kuan Yew. En 25 ans, de 1965 à 1990, ce dictateur a fait de Singapour (un territoire sans ressources naturelles et 450 fois plus petit que le Congo) un Etat moderne et prospère. Quand il quitte le pouvoir après un règne sans partage, si son bilan est mitigé sur le plan démocratique, il est insolant sur le plan économique et social. Au Congo, malgré 32 ans de règne sans partage, des richesses colossales, deux booms pétroliers qui ont fait surnommer le pays « Koweit africain », Sassou a réussi l’exploit de faire du Congo un Pays Pauvre Très Endetté, miné par les inégalités et déchiré par la haine et des guerres interminables. Comment cela a-t-il pu arriver ?

Une nation moderne se construit grâce à la légalité et à la légitimité du pouvoir, un véritable pacte entre le peuple et ses dirigeants. Aujourd’hui, n’ayant ni légitimité ni légalité, le pouvoir s’enferme dans la brutalité pour inspirer la peur.

Une légitimité introuvable

L’homme du 5 février 1979 aurait pu rassembler les Congolais dans un grand projet national, une vision de grand bâtisseur. Le tombeur de Yhombi Opango emprunte plutôt la voie du clientélisme le plus abject. Il se débarrasse progressivement de ses compagnons de route avec lesquels il a géré le très trouble « après-Ngouabi ». Marien Ngouabi, mort dans des circonstances non encore élucidées à ce jour (malgré la Conférence Nationale Souveraine) a été sans conteste victime d’une grande félonie. Sous le slogan « Bakongo bâ bomi Marien », les vrais bourreaux ont réussi à inverser les rôles. Combien de politiciens de haut rang se sont rendus coupables de cette mascarade par félonie et lâcheté ? Je ne citerai que Ndala Graille et Thystère Tchicaya. Trois ans à peine plus tard, ces deux-derniers seront victimes d’un procès des plus fallacieux. Depuis lors, le pouvoir qui aurait dû se construire une légitimité en reconquérant le cœur des Congolais, a sombré dans une impopularité qui l’a conduit à la chute en 1992. Revenu par la force en 1997 il a récidivé en abusant de la lâcheté de quelques Congolais véreux, essentiellement du Sud du Congo (Mabiala, Koumba, Mvouba etc) qui, au nom d’une prétendue stabilité et continuité de la construction du pays par le bâtisseur infatigable ont justifié l’injustifiable usurpation du pouvoir le 25 octobre 2015.

Illégalité permanente

Le référendum anticonstitutionnel d’octobre 2015 a plongé le pays dans une illégalité patente. Les présidentielles du 20 mars 2016 ont logiquement abouti à une crise post-électorale interminable. Au lieu de se remettre en cause et de chercher des voies de sortie de cette crise par un vrai dialogue inclusif, le pouvoir a choisi la brutalité.

Brutalité endémique

Au Gabon, la crise postélectorale a fait une dizaine de morts ; haut lieu du pouvoir, le parlement a été incendié, mais les leaders de l’opposition sont libres. Le pseudo vainqueur a même invité les opposants à un dialogue et à un gouvernement d’union nationale. Le gouvernement gabonais introduit une plainte contre les opposants à la Cour Pénale Internationale.

En RDC, l’opposition a appelé les populations à descendre dans la rue. Il y a eu mort d’hommes, sièges de partis saccagés, mais les ténors de l’opposition, en commençant par le plus historique d’entre eux (Etienne Tshisekedi) sont libres de leurs mouvements.

Au Congo, pour masquer un hold-up électoral et punir ceux qui ont eu l’affront de ne pas lui donner leur suffrage, le pouvoir a déclenché depuis le 4 avril 2016, une quasi-guerre civile dans la région du Pool. Guerre qui risque de s’étendre à d’autres régions du pays. Entretemps, instrumentalisant la justice avec des procès inventés de toutes pièces à la stalinienne, le pouvoir traque, torture et embastille les opposants à tour de bras. Chose curieuse, la communauté internationale qui fait pression sur le Gabon et décrète des sanctions contre des dirigeants de la RDC pour dix fois moins que ce qui se passe au Congo, reste étrangement silencieuse sur la situation du Congo-Brazzaville où des trains et véhicules sont attaqués, des citoyens tués à bout portant, des milliers de citoyens sont déplacés.

Félonie et lâcheté

« Monsieur le Président, quand on est déclaré élu à l’issue d’un scrutin majeur comme l’élection présidentielle, on devient Président de tous les Congolais. Vous le savez. Je dis bien président de tous les Congolais : ceux que vous aimez et ceux que vous n’aimez pas, les courtisans, les tricheurs, les gangsters, les super intelligents, les boudeur, les voleurs, les menteurs et ceux qui disent la vérité. Vous êtes le président de tous les Congolais »

Quand un qualifié au deuxième tour d’une élection présidentielle s’adresse au vaincu de ces mêmes-élections en ces termes ci-dessus, pour qualifier pareille déclaration, on a le choix entre la félonie et la lâcheté. Trahir ses électeurs et raser les murs, de nombreux politiciens congolais semblent avoir choisi ce chemin tragique. En politique, il faut avoir le courage de ses opinions. Les petits arrangements avec la vérité historique finissent par paver le chemin d’horribles dictatures.

Une sortie honorable est-elle encore possible ?

Depuis le début de cette crise politique artificielle, contre vents et marrées, j’ai adopté une position claire, nette et constante : Un départ négocié de Sassou en échange de son immunité et d’une continuité de l’Etat. Est-ce encore possible aujourd’hui ? Oui. Un vrai dialogue inclusif permettrait d’arrêter la dérive actuelle et sortir de l’impasse par un consensus politique aboutissant à l’alternance démocratique. Pour cela, il nous faut le courage de dire à Sassou ce qu’il ne veut pas entendre : Il peut prendre sa retraite paisiblement, le Congo Eternel ne mourra pas et aucune chasse aux sorcières n’aura lieu. S’il n’y croit pas, je lui lance personnellement un défi : Je peux organiser un mega-meeting de plusieurs centaines de milliers de Congolais à Brazzaville ou Pointe-Noire avec comme slogan « Pour une retraite pacifique de Sassou » Il verra alors que la grande majorité des Congolais n’aspirent qu’à une chose : Qu’il parte en paix, aucun cheveu ne tombera de sa tête. On l’accompagnera en cortège national à Oyo. Il découvrira qu’il y a une vie en dehors de la présidence de la république. Il pourra même prétendre au prix Nobel de la paix en 2017 et bénéficier d’une immunité supplémentaire. Alors il pourra s’adonner à sa passion : résoudre les conflits politico-militaires en Afrique et peut-être ailleurs dans le monde.

En revanche, si Sassou persiste à écouter les gens qui lui cachent le rejet que le peuple a de son trop long et appauvrissant règne, il devra assumer les inéluctables et tragiques conséquences de ce choix. Aucune circonstance atténuante ne lui sera accordée. Pour la petite histoire, il paraît qu’après trois ans de règne, Youlou, le premier président du Congo était accusé d’avoir tout volé. Refusant de reconnaître son impopularité et signer la lettre de démission que lui présentaient les syndicalistes, il avait exigé de constater lui-même si le peuple le rejetait réellement. Il sortit donc de son bureau pour aller au balcon voir le peuple prétendument révolté. A peine sorti de son bureau, il reçut un coup de pancarte d’un manifestant qui lui intima l’ordre de repartir signer sa démission. Ce qu’il fit, non sans avoir maudit le Congo et son peuple. Sassou connaît bien cette histoire, lui qui était peut-être ce 15 août 1963 dans la foule qui avait vomi Youlou au palais présidentiel. Si Youlou, pour 3 ans de règne et quelques miettes volées avait subi cet horrible sort, à quoi s’expose Sassou après 32 ans de règne et un pays au bord de la faillite, ruiné par des détournements odieux ? N’est-il pas alors plus sage de négocier intelligemment son départ ?

La guerre du Pool, la guerre de trop !

La sagesse populaire affirme qu’un voleur chevronné finit parfois en prison pour avoir commis le vol de trop. Et au fond de sa prison, le voleur regrette de ne pas s’être arrêté avant cet acte fatal. Il aurait pu jouir de ses larcins en toute impunité et respectabilité. Mais cleptomanie oblige, il se fait arrêter en flagrant délit et perd tout ce qu’il a accumulé pendant des années.

Depuis sa création, le PCT s’est spécialisé dans les coups tordus plus ou moins bien maquillés. Le Pool est-il en train de devenir le flagrant délit du pouvoir ? Cela y ressemble de plus en plus. Au hold-up électoral, il fallait ajouter une reconnaissance de la victoire par l’opposition. Comme cette reconnaissance tardait à venir, il fallait créer une situation qui allait détourner l’attention du peuple et de la communauté internationale du larcin électoral. Notre félonie et notre lâcheté à tous ont donné au pouvoir l’impression de tout contrôler. Malheureusement, le djinn sorti de sa bouteille depuis six mois devient de plus incontrôlable.

Le Pool ça saoule

Que le Pool soit trahi par ses propres enfants ne fait l’ombre d’aucun doute, vu les déclarations affligeantes de nombreux cadres de cette région que je ne nommerais pas par pudeur et décence. Les élus du Pool, au lieu de demander fermement l’arrêt de cette sale guerre, ne trouvent pas mieux que de dire au gouvernement : « Nous demandons au Président Sassou d’envoyer l’armée dans la région afin d’en déloger Ntoumi car le problème du Pool, c’est lui Ntoumi. » Pour plus de clarté, ils auraient aussi pu ajouter que « Si Ntoumi est le problème, Sassou est la solution »

Mais au-delà des ressortissants du Pool, notre silence à tous devient insupportable. Nous devons d’une seule voix, vive et puissante exiger l’arrêt de cette guerre absurde et fratricide. Le premier intéressé par cet arrêt doit être Sassou. Ne pas le faire rendrait Sassou encore plus détestable par la majorité des Congolais. Et nous (de moins en moins nombreux) qui prônons sa sortie honorable, n’aurons plus aucun argument face à la vindicte populaire. Chaque jour qui passe isole de plus en plus Sassou et le condamne à une fin de règne lamentable. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Que Sassou sache une chose : Le Pool Sassoule !

Pascal MALANDA

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 13:59
[LIVRE] Ci-gît le Congo-Brazza - Sassou Nguesso m'a tuer

Livre :

Modeste Boukadia

CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA

Sassou-Nguesso m’a tuer

Constant était à la retraite, sans ressources.

Âgé de 65 ans, il avait vu se succéder tous les chefs d’Etat, avides de son argent ; l’argent de sa terre. Malgré la retraite, sa vie n’était pas un long fleuve tranquille, surtout avec les nombreux rapides du Congo… Il vivait à Bacongo, abandonné par les pouvoirs publics, déserté par la police, qui, de temps à autre, venait exercer son racket. Bien sûr, dans les autres quartiers, c’était peut-être pareil là-bas aussi… En ce matin de main, il se réveilla après une nuit très agitée. Sans eau, harassé par la faim, il s’adossa au pied d’un arbre, à l’ombre, pour aspirer à un peu de repos avant de repartir. Subitement, il remarqua une agitation inhabituelle dans les rues. Qu’y avait-il donc de changé ? Les gens étaient dehors comme tous les jours, mais il lui semblait qu’ils riaient tous, avec un livret vert à la main. Enfin, il en découvrit un sur un étal. Il s’intitulait : Bonne gouvernance pour le Congo-Sangha. Il sourit et son visage s’illumina. Dans son rêve, Constant voyait l’émergence d’une société civile et d’une classe moyenne qui s’adonnaient à l’enthousiasme, qui allait devenir le cadre de vie de la Nation toute entière. Une force novatrice était née, entraînant tout le Congo-Sangha vers des lendemains meilleurs. L’histoire était en marche – comme dit le proverbe arabe : « La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol. » -, pour qu’enfin la devise du gouvernement soit de fait : Unité, Travail, Progrès !

Modeste Boukadia, est marié et père d’un enfant. Acteur engagé depuis 1983, sa vision est de rendre au Congo l’amour qu’il lui a donné en agissant pour, et qu’avec ses citoyens, tous puissent vivre en paix. Son objectif est d’unir tous les Congolais pour le rayonnement de son pays. Homme de communication, il est persuadé que le monde ne se construit pas seul mais toujours en groupe. Il milite pour le dialogue des cultures.

Il a été membre de la Commission économique et sociale de la Conférence Nationale Souveraine (1991), et Vice-président du Bureau de l’organisation du référendum constitutionnel pour que les Congolais résidant à l’étranger puissent voter (1992). Il s’est engagé dans la construction de l’Union Africaine (UA) de 1990 à 1993 et a été candidat aux élections présidentielles de 1997 et 2009.

Editions Auteurs du Monde

ISBN : 979-10-91301-42-8

18 €

Modeste Boukadia_Ci-gît le Congo-Brazza - Sassou Nguesso m'a tuer (pdf, 539.6 kB)

REMARQUE :

Modeste BOUKADIA a écrit ce livre avant son incarcération au Congo-Brazzaville pour délit d'opinion et pour avoir fait usage de la liberté d'expression.

Page 4 de la couverture

Page 4 de la couverture

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 00:36
Des nouvelles du Congo-Brazzaville : Le génocide du Pool par Sassou Nguesso & Co

DES NOUVELLES DU CONGO-BRAZZAVILLE : LE GENOCIDE DU POOL (06/10/2016)
Nous nous sommes abstenus de corriger ce témoignage. Nous le publions tel qu
el.

8 h

JD

La série d'arrestation des populations civiles , lancée par l'armée complice des crimes à répétition au service d'un seul homme, au lieu de l'être pour la république, se poursuit dans le pool.

Les différentes personnes mis aux arrêts dans la matinée du 05 octobre 20 16 se présente comme suit: Malanda Nsonde Ulrich, Bayirikila Treize, Diakabana Jackie, Diakounou Rosie, Zingou Gabin Charel.Ces personnes ont été appréhendé dans le quartier Milala au centre de Mayama,

D'autres arrestations ont eu lieu la veille c'est à dire###### le 4 octobre 2016 ######## N'goma-Tsétsé, il s' agit de #######Mme Miatouka-Ntama Denise âgé de 58ans#####, #######Mlle Nkanza-Bakoula Franchelvie âgé de 22ans ######transféré dans les geôles du Commissariat Central de Brazzaville ou elles sont emprisonnées.#### Zoubakela Martine âgé de 49ans####### , Mbanzoulou Odette âgé de 58ans########## Koubaka Cheglide âgé de 22ans#### , Malonga Oumba âgé de 30ans #########sont incarcérés sur place à N'goma-Tsétsé, dans une chambre d'asphyxie se trouvant à l'intérieur de la base militaire installée à N'goma-Tsétsé; Mme Banoka Julienne âgé de 47ans arrête aussi à N'goma Tsétsé à été retrouvé emprisonné dans les geôles personnel de Me Sassou de Mpila ou elle subit des tortures après de longues recherches par sa famille.

Quant à Mme Malanda Rosette âgé de 32 ans et###### Me Mboukou âgé de 30, sont portés disparus, dans la même journée du##### 5 octobre 2016#####, le village Loukouo,dans le district de kindamba a été victimes des bombardements de l'armée qui tue le Peuple au lieu lui défendre, #####le bilan est de 23 morts ###parmi lesquels, le seul enseignant de la localité Connu par le Nom de#### Mr Bouk#### et ##20 autres personnes grièvement blessées,## les populations perdant leur parent et leur unique enseignant, le coin reste sans instituteur, se qui va encore compliqué la rentrée des classes dans cette contrée; toujours ce même jour, un accident de travail s' est produit dans la base ou vie d'une société chinoise d'exploitation implantée dans Mindouli qui a causé l'incendie d'un engin, a crée une sur chauffe entre l'armée et la population des environs.

Cet événement s'est terminé par## l'arrestation de 2 civiles ### qui ont été ### brûlé vif par l'armée,### quelques minutes est arrivé un hélicoptère plané sur les lieux pour disperser la foule qui était sur le point de se soulever contre cette acte inhumain, et aussitôt une grande présence militaire a été également observée pour taire ce mécontentement du peuple.

Alors voilà ce qui est devenu le quotidien des habitants du pool, à cause des envie d'un clan du pouvoir composé des traites originaires du pool en connivence avec des inconscients après avoir triché les élections et veulent tout mettre expressément sur le dos du Révérend pasteur Ntumi Bintsamou Frédéric, c'est comme si cette armée criminelle qui ne fait que tuer et séquestrer la population est sous ses ordres; Par ailleurs nous prenons la communauté internationale à témoin, car tout ce qui se passe dans la région du pool est visible de tout le monde.
"Source sûre depuis Brazzaville"

SOUCE FB :

https://www.facebook.com/groups/lesamisdejustindandila/permalink/945269135578648/

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Bassango Yasassouland

5 octobre, 20:53

LES DERNIÈRES NOUVELLES DU SASSOULAND : POURQUOI, MAIS POURQUOI ? TOUT çA POUR çA ? L'HEURE DU BILAN

LA VIE ROSE BONBON, 6 MOIS APRES C'EST LE GRAND CHAOS. SAUVE QUI PEUT. LES BIENFAITS DE LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE

Changer la constitution pour faire évoluer les institutions. Changer de Constitution pour affermir la dictature du tyran et le pouvoir à vie. Changer de Constitution pour entrer dans une nouvelle République, celle des gros couillons grâce au hold-up électoral. Le scénario était donc longtemps écrit d'avance.

Cette Nouvelle République des gros couillons allait changer la vie des Congolais, parait-il. Le ciel allait être jouissant et la vie rose douillet. 6 mois après les Congolais ont la gueule de bois. En voici le bilan.

- Bébés noirs, les rois du Sassouland.

- Sassouland, le pays de la terreur par excellence

- Le Pool à feu et à sang, livré aux barbouzes du tyran.

- Barbouzeries en tous genres, dans la capitale comme dans la ville océane.

- Mokoko, Makaya, Jean Ngouabi, Boukadia, Augustin Kala Kala et des centaines d'autres, jetés en prison.

- Opposants traqués

- Enlèvements nocturnes des citoyens

- Crise économique, résultat du pillage en bande organisée par le tyran et son clan.

- Bourse, pensions et Salaires impayés.

- Racket en bande organisée avec ce projet de renflouer les caisse du tyran et son clan, moyennant cet impôt "Calixte Ganongo" qui impose aux Congolais, déjà pauvres et démunis, de déclarer leurs sources de revenus.

SOURCE :

https://www.facebook.com/groups/238729376211905/permalink/1104225936328907/

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:34
(Congo-Brazzaville) Avec le Pool, le Congo en danger ! Comment sortir de la crise ?

Par Jean Luc MALEKAT

Dans quelques jours, cela fera une année que la nouvelle constitution illégale, au travers d’un référendum tronqué et truqué, nous a été imposée. Peu importe que la consultation, qui l’avait précédé, ait été déclarée légitime par Monsieur François Hollande le 21 octobre 2015 et qu’aujourd’hui même la France exhorte le président Joseph Kabila à respecter la sienne.

Quoique que cette constitution ait été taillée aux mesures d’une tyrannie qui veut s’éterniser à la tête de notre pays, aucun des droits qui y sont inscrits n’ont été respectés. Tous les droits élémentaires et libertés sont bafoués sans exception. Les prisons sont remplies d’opposants et de démocrates alors que le pays, son économie et ses finances sont aux mains de délinquants notoires qui, eux, sont en liberté. Il ne se passe pas de semaine que dans la presse internationale, de Suisse, du Brésil, du Portugal ou d’Australie, des scandales financiers écornent les dirigeants des mines, du pétrole ou des finances de notre pays.

Quant à la population, chaque jour lui apporte son lot de désolations liées à une mauvaise conduite de l’Etat depuis deux décennies. La crise que traverse le pays est grave et profonde. Les liquidités et les ressources ont disparu comme les carburants aux stations services. Les entreprises ferment et le chômage frappe plus sévèrement que jamais nos compatriotes. La misère est grande, les populations n’arrivent pas à se nourrir normalement, le système éducatif est désintégré, dans un état de délabrement total, notre système de santé moribond, la mortalité n’épargnant aucune frange de la population.

Le Congo n’est pas seulement en situation de faillite, le Congo a été tué économiquement par une bande de prédateurs sans scrupule, sans foi ni loi, mais qui bénéficient surtout d’une impunité totale. Tout a été bradé, vendu, dépouillé au moins offrant du moment qu’il était du clan ou de la famille.

Ce système n’a fait que perdurer dans l’illusion d’un pseudo bon fonctionnement de l’Etat pour permettre l’enrichissement sans limite de quelques-uns. Il se devait de jeter l’éponge. Au lieu de cela, il s’entête et s’acharne sur de malheureuses populations comme pour y trouver des responsables.

Ce qui se passe dans le Pool, depuis le mois d’avril dernier, relève d’une instrumentalisation diabolique d’un conflit, créé de toutes pièces, afin de masquer l’échec d’un règne, sans partage, qui inéluctablement tire à sa fin. C’est pour masquer l’énormité de la déconfiture d’un pouvoir arrogant que l’on bombarde, que l’on mitraille et que l’on tue nos parents, hommes, femmes et enfants, de cette région ; et que les quelques-uns qui ont tué économiquement notre cher pays, y envoient d’autres jeunes militaires, d’autres parents, pour y donner la mort et peut-être l’y trouver eux-mêmes.

Les Forces Armées Congolaises n’ont jamais été constituées, ni destinées à exercer leurs armes contre des populations civiles ; qui plus est de notre propre territoire et plus encore pour servir les intérêts égoïstes et personnels de quelques-uns ! Nous ne tolérons pas ce déchainement de violences à l’encontre de qui que ce soit. Plus que la violation de la dernière constitution, que nous ne reconnaissons pas, ces pertes humaines, ces populations en fuite, ces villages détruits constituent des crimes contre l’humanité pour lesquels les responsables devront rendre des comptes.

Le secours tant attendu ne viendra pas de l’extérieur. Contrairement aux pays voisins, la situation du Congo n’intéresse personne. L’Union Européenne tend à peser de tout son poids au sujet des élections passées au Gabon et à venir en RDC, ou sur la situation qui prévaut au Burundi.

Nous devons nous-mêmes prendre notre destin en main.

Alors c’est au travers d’un Groupe de contact constitué depuis plus de deux mois en France et dans d’autres pays que, Nous, des Congolais de la société civile et des représentants de différentes composantes de la classe politique, notamment de l’opposition au régime de fait de Brazzaville, réclamons et préconisons l’organisation d’une Conférence Internationale sur le Congo entre les parties prenantes de la crise politique en cours au Congo-Brazzaville, sous l’égide de la Communauté internationale.

  • Pour sortir par le haut de l’impasse dans laquelle le projet de changement de constitution a plongé le pays ;
  • Pour espérer concilier les différentes positions au nom de l’intérêt supérieur de la Nation ;
  • Pour convaincre les différentes parties prenantes et investisseurs du Congo que ce dialogue est inéluctable ;
  • Pour réunir les conditions de mettre un terme au dialogue de sourds qui prévaut (chaque partie prônant son approche), afin qu’il ne donne lieu à une foire d’empoigne et ne se termine en queue de poisson.

L’élaboration des Termes de Référence (TDR) de cette Conférence Internationale sur le Congo se fait dans le cadre d’une démarche de travail collaboratif au sein d’un groupe de réflexion.

Parmi les personnalités de l’opposition intérieure soutenant cette démarche, nous pouvons citer entre autres : Jean Marie Michel MOKOKO, Parfait KOLELAS, OKOMBI SALISSA, Charles Zacharie BOWAO, Clément MIERASSA, Jean ITADI etc…

Le Groupe de contact comprend entre autres des représentants des personnalités ci-dessus cités ainsi que des membres de la société civile.

Cependant il est nécessaire que des conditions préalables à cette Conférence Internationale sur le Congo soient respectées et entre autres il faudrait pour ce dialogue :

  • Qu’il soit inclusif, pas un monologue du pouvoir avec « ses opposants » ;
  • Qu’il se tienne à l’étranger dans un pays ami donnant des gages de neutralité ;
  • Qu’il soit précédé par la libération de tous les détenus politiques ;
  • Qu’il soit mis un terme à la traque et répression des leaders de l’opposition ;
  • Qu’il soit mis fin aux hostilités dans toutes les régions du Congo et en particulier dans le Pool ;
  • Qu’il se fasse sous l’égide de la communauté internationale (ONU, UE, UA, France et USA) réunis en Groupe International de Contact [GIC]) et des Forces Morales (Conseil Œcuménique ou autres);
  • Qu’il soit présidé par un médiateur consensuel et indépendant
  • Que la sécurité des délégués de toutes les parties soient assurées pendant et après la rencontre ;

Pour ce faire, des pressions de toutes sortes sont nécessaires afin de parvenir à cela : Actions diplomatiques, Actions judiciaires, Actions économiques et Financières, Solidarités Panafricaines et mondiales etc…

Souvenons-nous, il y a plus de 25 ans, de la Conférence Nationale Souveraine. C’est le peuple congolais tout entier qui a fait l’autopsie du régime monopartiste et au terme d’une Transition, a mis en place une Constitution votée en 1992 et des élections libres, transparentes et non contestées.

Pourquoi ne pas réessayer cette expérience ?

Jean Luc MALEKAT

Membre du Groupe de Contact

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 15:27
Au Congo-Brazzaville : Génocide dans le Pool. Au moins 20 000 déplacés et une centaine de morts

Au Congo-Brazzaville : Génocide dans le Pool. Au moins 20 000 déplacés et une centaine de morts. Face aux hélicoptères qui tirent à l'aveuglette, les chiffres avancés de victimes sont approximatifs. Ils sont des dizaines de milliers de morts. C'est un génocide programmé. Que le président Hollande qui a donné le quitus et le droit de tuer à Sassou Nguesso le sache.

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Suite à la mobilisation internationale de la diaspora congolaise et des Congolais épris de paix sur la situation du Pool, le gouvernement illégitime du dictateur de Sassou-Nguesso vient de nommer un comité interministériel pour évoquer la catastrophe humanitaire au sud de Brazzaville et dans la région du Pool, dont il est lui-même l’instigateur.

Au moins vingt milles 20.000 déplacés.

Ces derniers jours, plus de 4 000 personnes se sont déplacées à l’intérieur du Pool et dans les provinces voisines, selon le gouvernement. « On peut considérer qu’on a autour de 2 200 déplacés vers Kinkala, à peu près 1 500 déplacés autour d’une autre localité, un peu moins d’une centaine se sont déplacés vers Loutete dans la Bouenza », poursuit Thierry Moungalla.

En réalité, le nombre de Congolais qui fuient le génocide en cours dans le Pool sont dix fois plus important que les chiffres communiqués par le pouvoir de Sassou-NGuesso.

Quant aux pertes humaines, elles sont nombreuses selon les déplacés, personnages âgées, femmes et enfants qui meurent de malnutrition, de maladies, lorsqu’elles ne sont pas fauchées par les bombes. On compterait au moins une centaine de mort.

Prétextant d’une attaque des Ninja savamment orchestrée et instrumentalisée par Saasou-NGuesso himself, le génocide dans le Pool a débuté le 4 avril 2016.

(Extrait de congo-liberty)

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 23:56
(Congo-Brazzaville) Le sacrifice du Pool

par Hervé Mahicka -

Mais au contraire, lancé comme un train fou dans cette volonté de se maintenir coûte que coûte dans un pouvoir personnel et autoritaire quitte à laisser aux autres compatriotes le sentiment de ne compter pour rien dans cette République qu'il a tué, le Président sortant avait pleinement pris et assumé le risque de la scission, de la guerre voir même du génocide s'il fallait en passer par là pour que les ors de la République demeurassent à lui et à lui seul, jusqu'à ce que mort s'en suivent.

On ne peut donc pas, aujourd'hui que la crise est là, feindre d'en ignorer les causes ou en rejeter la responsabilité à d'autres que celui qui a décidé de passer par là pour régner sur un peuple divisé, sur des morts et avec un mandat usurpé. Telle est l'unique vérité historique.

Le Pool dont je suis fier de tirer mes profondes racines est connu pour ne pas avoir l'âme servile. Que certains de ses enfants refusent la soumission à la loi barbare du plus fort qui leur est imposée n'est que l'expression du droit naturel d'un peuple sur la terre de ses ancêtres à revendiquer que sa voix soit entendue. La guerre livrée contre eux pour obtenir leur soumission ou carrément leur disparition aux pieds de la volonté du plus fort est humainement, moralement et juridiquement inacceptable.

Le pays a besoin d'un dialogue paritaire et sans tabou, pour que soient entendues toutes les voix, légitimes, et non de la manipulation de quelques politiciens étiquetés du Pool, dont la fonction rémunérée est de servir de caution à tous les massacres des populations qu'ils prétendent représenter et pour qui le courage n'a jamais fait partie du vocabulaire sauf celui de frapper sur les plus faibles.

Ces personnages sont d'autant plus affligeants que les faits pour lesquels ils ont choisi un coupable n'ont fait l'objet d'aucune enquête. Car rien n'est clair. Je peux le dire parce qu'étant parmi les premières victimes des attaques des coupeurs de route attribuées aux "ninja-nsilulu" sur la route Brazzaville-Pointe-Noire. C'était dans la nuit du 12 avril 2016, quand, rentrant de Pointe-Noire ou nous avions trouvé refuge, nous fumes attaqués, mes collaborateurs et moi ainsi que d'autres véhicules personnels, de voyageurs et de marchandises (9 au total), près de l'embranchement de Mayama. Environ 80 personnes prises par une douzaine de personnes armées. Nous fumes séquestrés quelques heures, dépouillés de nos biens et les véhicules furent incendiés sur place. C'est à pied qu'on nous avait laissé reprendre la route, femmes et enfants compris avant de trouver refuge 10 kilomètres plus loin dans une base-vie d'une société chinoise. Un jeune homme de moins de 30 ans pleurait toute la nuit pour avoir perdu son camion dans l'attaque, acheté 9 millions par lui-même, le fruit de 10 ans de travail. Un homme pensait à son grand frère "parisien" pour qui il gérait les deux pick-up qui venaient d'être incendiés, et qui comptaient sur ceux-ci pour se réinstaller au pays.

Réflexions dans cette anecdote: nous avions roulé ce soir-là de Pointe-Noire à Loutété et avions rencontré un barrage de militaires lourdement armés tous les 20 km. Ils ne contrôlaient pas les identités (heureusement pour nous les politiques) mais fouillaient les véhicules à la recherche d'armes. Après Loutété, en entrant dans le Pool, il n'y avait plus aucun contrôle durant plus de 100 kilomètres quand nous sommes surpris par cette attaque. Comme si un périmètre avait été laissé... Au petit matin lorsqu'arrive l'armée régulière pour s'enquérir de la situation auprès des rescapés sur le site chinois, il est plus de 8 heures après les faits, alors que leur base est seulement à Mindouli, 30 minutes de là: ils auraient dû voir dans la nuit les flammes de véhicules brûler et entendre les canons des pneus explosant.

Après avoir pris les informations auprès de victimes, les militaires décidèrent de se rendre sur le lieu des évènements. Je signale à un jeune soldat que les assaillants sont partis avec mon passeport et je lui promets de l'argent s'il me le ramène. Deux heures après, les militaires étaient de retour et j'avais mon passeport. Les prétendus ninjas étaient pourtant partis depuis plus de 10 heures!

Etaient-ils réellement des activistes ninja-nsilulu ou des milices à la solde du pouvoir ou de connivence? Rien n'est clair! Parole de quelqu'un qui les a vu, qui les a entendu parler, agir et qui sait par ailleurs ce qu'est un ninja. Il faut donc ne rien avoir dans la cervelle ou avoir tout vendu, prêt à signer n'importe quelle déclaration, pour condamner des faits aussi flous et désigner des coupables idéaux. Cette réunion de soumis est un théâtre des dupes qui n'a pour nous comme seul intérêt que d'identifier à tout jamais les ennemis du Pool, capables de le tuer les yeux fermés.

Sassou Nguesso n'est pas légitime et il l'a fait par choix. Ce n'est pas le saccage du Pool qui lui rendra cette légitimité, pas plus que la reconnaissance internationale. Cela ne fonctionne pas ainsi, si ce n'est même le contraire.

Aux soit disant cadres du Pool qui viennent de se discréditer, sachez que vous portez la responsabilité de chacun de nos morts par vos appels à l'armée de "pacifier" la région, alors que la question est purement politique. Vous n'êtes pas des politiques, non vous auriez parlé à Sassou et à Ntumi et une solution, fut-elle provisoire, serait en cours, au lieu de privilégier la violence dans votre propre maison.

Vous êtes irresponsables et maudits.

https://www.facebook.com/mahicka/posts/628354760675002

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 13:57
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom

par Abraham Avellan WASSIAMA -

Baluchons sur la tête, les populations du Pool ont repris, non pas le chemin de l’exode, mais celui les dédales marécageux de nos forêts. Poursuivis et bombardés la soldatesque du clan d’Oyo renforcée par des mercenaires étrangers, les habitants du Pool sont abandonnés à eux-mêmes.

L’on ne comprendra jamais les raisons de cet acharnement du pouvoir sur les paisibles populations de cette région, jadis locomotive du pays. Ici l’enfer dépasse les déplorables antagonismes ethniques : ni les querelles électorales, ni les intérêts mafieux des charognards de tout bord, ni même les contorsions du clan scotché au pouvoir depuis un demi-siècle, ne peuvent à eux seuls suffire à expliquer ce drame.

Folie, c’est le seul mot. Combien de morts et disparus faudra-t-il à ce pouvoir afin d’assouvir sa soif de sang ? Ce torrent de sang ininterrompu qu’on se complait à faire couler depuis des décennies témoigne d’un régime ivre. Ivre de sang.

Le pouvoir de Brazzaville qui s’empresse à vouloir jouer les bons offices chez les voisins règle les problèmes chez lui à coup de baïonnettes.

Dans cette contrée Sassou a ses complices. D’anciens ministres issus de cette région emmurée dans un assourdissant silence d’où ils sortent de temps en temps pour condamner le seul Bintsamou dit Ntumi. Il est vrai que condamner la folie de leur mentor les priverait de leurs prébendes. Et les hommes d’église où sont-ils ? Aux abonnés absents. Et nos compatriotes du Nord ? Ils ne se sentent pas concernés tant que le vent de la violence ne les atteint pas

Sous le silence des agneaux la répression s’abat tous azimuts. Les geôles prisons du Congo débordent de prisonniers politiques : J3M, Modeste Boukadia, Paulin Makaya sont les plus connus…

Ceux-là ont de la chance ! Ils n’ont pas encore été empoisonnés ou éliminés physiquement d’une manière ou d’une autre.

Après avoir fait main basse sur les richesses du pays, perverti les institutions de la république et bridé les libertés fondamentales des populations, le pouvoir de Brazzaville, aux allures faussement démocratiques, se veut à présent omnipotent et omniscient.

Il est le seul au monde à s’être octroyé une impunité sur des crimes qu’il pourrait commettre. Et il en commet. En somme, un permis de tuer.

Dès lors, l’impopularité abyssale du régime Sassou et sa haine assumée sur les malheureux habitants méridionaux du pays laissent présager un génocide. Notre liberté se paiera, hélas, au prix de beaucoup de sang et le développement à celui de la sueur. Mais l’avenir, lui, s’écrira par l’éducation.

Le combat des africains, et singulièrement celui des congolais, est une lutte de libération du joug dictatorial dépassant les seuls enjeux électoraux. Le pays, lui, est malade de ses hommes. L’homme providentiel n’étant qu’une légende, une réaction populaire s’impose afin de tourner définitivement cette page.

Abraham Avellan WASSIAMA

Sassou et le Pool, vers un lent génocide? (pdf, 381.2 kB)

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 01:19
(Congo-Brazzaville) Appel à l'aide humanitaire d'urgence pour deux prisonniers politiques

L’Association UNION-CONGO a été informée, depuis le 22 août 2016, de la situation des prisonniers politiques en République du Congo (Brazzaville), et porte aujourd’hui à votre connaissance que deux condamnés arbitraires, MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie, membres du CDRC, incarcérés à la prison de Ouesso sont atteints respectivement l’un d’une paralysie faciale et l’autre de douleurs abdominales insupportables avec gonflements de l’abdomen depuis plus de 18 mois, que les autorités de la République du Congo (Brazzaville) ne veulent pas prendre au sérieux et ne font absolument rien pour les faire soigner.

MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie, privés de soins médicaux et dont leurs vies sont très sérieusement menacées, font partie des prisonniers politiques devant être libérés depuis longtemps, non seulement suite à une information interne de l’administration pénitentiaire qui leur demande de préparer leurs affaires pour leur sortie, mais aussi suite à l’Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire - Avis adopté en sa soixante-onzième session, 17 au 21 novembre 2014 - No 22/2014 (République du Congo) du Conseil des droits de l’homme de l'ONU.

Cette paralysie faciale et ces douleurs abdominales avec gonflement de l’abdomen sont-elles dues à un choc émotionnel ou à une pathologie autre ?

Il est bien entendu que MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie figurent dans le Décret, jamais appliqué, pris par le gouvernement de la République du Congo portant libération des prisonniers politiques. Malheureusement, les bénéficiaires de cette mesure n’ont jamais été libérés, même ceux qui, au jour d’aujourd’hui, malgré le fait d’avoir purgé leurs peines d’emprisonnement, sont toujours maintenus en détention.

L’Association UNION-CONGO voudrait par cette occasion vous rappeler également le cas de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, incarcéré depuis le 15 janvier 2016, dont le dossier est suivi par le CICR.

Ceci étant, faut-il attendre le décès de ces deux hommes ou de plusieurs prisonniers politiques pour prendre la mesure de la gravité de la situation que vivent les prisonniers politiques en République du Congo ?

L’Association UNION-CONGO saisit cette occasion pour faire appel à la mobilisation de toutes les organisations humanitaires et de défense des Droits de l’homme, notamment le CICR, HRW, le HCHR, Amnesty International, voire l’UA, etc., afin d’user de leur influence pour, non seulement permettre à MM. KIMANGOU Joseph et MABIALA MPANDZOU Paul Marie d’être soignés dignement, mais faire libérer tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement, conformément à l’Avis des Nations Unies ci-dessus référencé.

Strasbourg, le 03 septembre 2016

Jean-Claude MAYIMA

Président de l’Association UNION-CONGO

Email : asso.unioncongo@gmail.com

Appel à l'aide humanitaire d'urgence pour deux prisonniers politiques (pdf, 422.4 kB)

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 22:05
CONGO-BRAZZAVILLE. - NOTE D’INFORMATION : ASSASSINATS EN DOUCEUR DES PRISONNIERS POLITIQUES D’OPINION

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA vient d’apprendre avec indignation le cas d’un membre du CDRC, M. KIMANGOU Joseph, emprisonné à Ouesso depuis le 21 août 2013 et qui est atteint d’une paralysie faciale que les autorités de la République ne semblent pas prendre au sérieux et ne font absolument rien pour le faire soigner.

M. KIMANGOU Joseph, privé de soins médicaux et dont la vie est très sérieusement menacée, fait partie des prisonniers politiques devant être libérés depuis longtemps, mais qui ne l’ont jamais été, malgré l’Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire - Avis adopté en sa soixante-onzième session du 17 au 21 novembre 2014 - No 22/2014 (République du Congo) du Conseil des droits de l’homme.

Cette paralysie faciale est-elle due à un choc émotionnel suite à la fausse promesse de libération ou à une pathologie autre ?

Il est bien entendu que M. KIMANGOU Joseph figure dans le Décret, jamais appliqué, pris par le gouvernement de la République du Congo portant libération des prisonniers politiques. Malheureusement, les bénéficiaires de cette mesure n’ont jamais été libérés, même ceux qui, malgré le fait d’avoir purgé leurs peines d’emprisonnement, sont toujours maintenus en prison. Pourquoi ?

C’est par ces méthodes que s’affirme la pratique de prise d’otages par le gouvernement de la République du Congo (Brazzaville).

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA voudrait par cette occasion rappeler également le cas de tous les autres prisonniers politiques d’opinion, notamment celui de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, incarcéré depuis le 15 janvier 2016, mais que le gouvernement de M. Sassou Nguesso refuse de libérer, malgré la décision des Juges de la Cour d’Appel de Pointe-Noire.

Ceci étant, faut-il attendre le décès de cet homme ou de plusieurs prisonniers politiques pour prendre la mesure de la gravité de la situation que vivent les prisonniers politiques en République du Congo ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA saisit cette occasion pour faire appel à la mobilisation de toutes les organisations humanitaires et de défense des Droits de l’homme, notamment le CICR, HRW, le HCHR, voire l’UA, etc., afin d’user de leur influence pour, non seulement permettre à M. KIMANGOU Joseph d’être soigné dignement, mais faire libérer tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement, conformément à l’Avis des Nations Unies ci-dessus référencé.

Paris, le 02 septembre 2016

P. L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Georges-Crépin MASSAKIDY

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 17:52
Congo-Brazza : Beaucoup de nos héros, nos pères fondateurs, ceux de l'indépendance...

Modeste BOUKADIA : Otage de Sassou Nguesso pour délit d'opinion

"Humain, trop humain !" -

Sournois en leurs temps, la société congolaise est, aujourd'hui, la résultante de ce mécanisme destructeur dans le délitement total d'un État qui, à peine né, aura vu ses élites s'adonner à son sabordage systématique : Youlou, Massambat-Debat, Ngouabi, Yombi-Opangault, Sassou Nguesso, Lissouba et les différents acteurs qui n'auront tous été que les marionnettes d'un théâtre d'ombres s'animant dans le tréfonds de nos viscérales haines tribales.

Le calcul mesquin de nos opposants politiques et le cynisme de M. Sassou Nguesso auraient-ils eu raison de nos capacités à nous remettre en cause ? De quoi avons-nous donc peur ? Combien de temps encore pour que nos intelligences saisissent le mouvement de l'Histoire ?

"Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur" (Winston Churchill).

Dans un semblant de cafouillage, tout le monde attend le moment fatidique, la maigre victoire consolatrice qui viendra de la mort inopiné de M. Sassou Nguesso, oubliant que la grande catastrophe est plutôt devant nous. Toutes ces péripéties que nous avons connues jusqu'à lors convergent vers ce choix cornélien qui est celui de "la possibilité d'un vivre ensemble".

Conjurer ce qui est à l'œuvre demande une nette clairvoyance de la part des femmes et des hommes, "nouveaux". Ces femmes et ces hommes auront à cœur de nous sortir de notre position de spectateurs stériles de nos destins, conscients et confiants dans les batailles qui se mènent aujourd'hui pour des enjeux futurs dans ce monde en perpétuel changement où cependant, l'Afrique et l'Homme Noir n'ont pas encore donné toute la mesure qu'est la leur.

C'est à cela que M. Modeste Boukadia nous aura convié en en appelant à l'Union nationale, postulat premier pour en arriver à l'Unité du Peuple dans la reconnaissance de la diversité qu'est la sienne dans cette nation congolaise née dans la confusion le 28 novembre 1958...

Aujourd'hui, de nos sources, nous savons que le Congo-Brazzaville s'achemine lentement mais sûrement vers la cessation de paiement et la baisse du cours de pétrole n'y est pour pas grand-chose !

Le Congo de l'émergence 2025 dont le seul attribut unanimement reconnu est l'emploi sans discernement de la force sur de paisibles populations, est aujourd'hui confronté à la force du droit, celle issue du dépôt aux Nations Unies de la Requête de l'Etat du Sud-Congo par Modeste BOUKADIA. Le refus, par ailleurs, d'appliquer l'Avis des Nations Unies exigeant la libération de Modeste BOUKADIA et des 14 membres, auront conduit la communauté internationale a faire appliquer par les Institutions Internationales la Loi 196 des Accords de Cotonou.

Ainsi, le Congo aura eu à racler les fonds de tiroirs pour sa fête de Madingou où devait être injectés 450 milliards mais, à quelques jours du défilé, il n'y avait que 96 milliards de disponibles. Depuis, avec les conséquences que l'on sait, on ne parle plus de Madingou, éclipsée par le roi moribond...

C'est de cette bérézina qu'il est question dans le texte ci-contre qui date du mois d'août 2012 et écrit par Modeste Boukadia (https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/240816/congo-brazza-tartufferie-lapres-presidence-sassou-nguesso).

La plus grande lucidité est exigée à la jeunesse congolaise car c'est à elle, loin de la cécité de ceux qui les ont précédé, devront s'atteler, sans complaisance et lecture biaisée de notre histoire, de relever "bâtir de nouveau". La déflagration de la violence sans commune mesure viendra de notre attentisme.

Qui d'autre pour cet ultime et salvateur défi ?

LIRE LA SUITE POUR COMPLETER LA LECTURE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/240816/congo-brazza-tartufferie-lapres-presidence-sassou-nguesso

Theophile Mbemba

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