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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 23:00

 

Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit

Ces personnes ont été arrêtés le 11 octobre dans le nord de la capitale congolaise, alors qu’ils prenaient part à l’organisation d’une activité pacifique prévue pour le 14 octobre.

Selon Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit, les cinq activistes, dont une femme et un bébé, sont venus de Bacongo (au Sud de Brazzaville) pour prêter main forte à une équipe qui préparait une réunion pour le 14 Octobre [dans un quartier au nord de la capitale]. Ils étaient censés à mettre des affiches et dans des besoins petits logistiques.

« Il leur est reproché d’être des ninjas. Dans l’imaginaire de ce régime [de Brazzaville], dès qu’on est ressortissant du sud de Brazzaville et spécifiquement lari, on est ninja », déplore-t-il explique à VOA Afrique.

La manifestation programmée s’inscrit dans le cadre de la lutte pour la démocratie et la vérité des urnes car « nous estimons que l’élection a été volée en mars dernier », affirme à VOA Afrique le coordinateur du Collectif Sassoufit.

Pour Andréa Ngombet, ce genre d’arrestations ne semble être qu’une facette d’une certaine politique dont le département du Pool serait victime.

« En regardant les rapports [sur les droits humains] et les témoignages du terrain, depuis toujours, les personnes visées sont en majorité [celles qui vivent] dans les zones de peuplement de l’ethnie larie. Donc par déduction absolument logique, nous insistons que, comme en 1998, il s’agit d’une épuration ciblant le peuple Bakongo », accuse encore Andréa Ngombet Malewa.

Il dénonce aussi les menaces dont seraient victimes les proches des activistes. Son père, Emmanuel Ngombet, a été interpellé le 7 octobre 2016. Il aurait été somme de faire pression sur son fils pour qu’il cesse son activisme contre le pouvoir en place.

Le coordinateur du Collectif Sassoufit estime que le drame du Pool, est le drame du Congo tout entier.

Source : http://www.voaafrique.com/a/congo-arrestation-de-cinq-activistes-a-brazzaville/3547901.html

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 22:08
(Congo-Brazzaville) Sassou-NGuesso lance un mandat d’arrêt international contre Maître Maurice Massengo Tiassé

Sassou Nguesso – Massengo Tiasse

Le ministre de l’injustice et dernier de sa promotion à l’université Marien NGouabi, Pierre Mabiala, sous l’ordre du tyran Sassou-Nguesso, a ordonné le 12 octobre à Oko-NGakala, pseudo procureur général près la Cour d’appel de Brazzaville aux fins des poursuites judiciaires contre Maurice Massengo Tiassé.

Pierre Mabiala, après fabrication de preuves contre Me Maurice Massengo Tiassé, premier vice-président de la Commission nationale des droits de l’Homme, un mandat d’arrêt international, pour détention illégale d’armes et de munitions de guerre, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’association de malfaiteurs, les mêmes chefs d’inculpation que le général Jean-Marie Michel Mokoko.

Toujours d’après de le ministre de de l’injustice, Massengo-Tiasse serait parmi les complices de Fréderic Bintsamou alias pasteur Ntoumi, chef des miliciens ninjas auteurs d’actes crapuleux, barbares et terroristes dans le département du Pool, à l’origine de plusieurs personnes et de la destruction de biens publics et privés.

Pierre Mabiala a terminé son propos en demandant à la France de livrer Massengo-Tiassé aux autorités congolaises, en rappelant que la République du Congo ayant ratifié les Conventions internationales en matière de droits de l’Homme et signé des accords de coopération judiciaire, nul ne peut, après commission d’une infraction pénale, prétendre échapper à la rigueur de la loi.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 21:22
(Congo-Brazzaville) Sassou-NGuesso : le bourreau qui s’incline devant les cercueils de ses victimes du Pool

Lorsque l’on connait l’homme des MASSacres, Denis Sassou_NGuesso, ministre de la Défense, lisant l’oraison funèbre et s’inclinant devant le cercueil du Président Marien NGouabi qu’il venait d’assassiner avec ses camarades du Comité Militaire du parti (CMP) le 18 mars 1977, on ne s’étonne guère qu’il ait présidé, ce mercredi 12 octobre 2016, une cérémonie en hommage à nos 21compatriotes tués dans le Pool. Mais, cet hommage sélectif ne prend pas en compte les centaines d’anonymes victimes massacrées dans la région d’origine d’André Matsoua, de Mama NGunga et de Massamba-Débat.

Quel cynisme lorsque l’on sait que Sassou-NGuesso pour proclamer sa victoire volée de l’élection présidentielle, du 20 mars 2016, a créé de toute pièce une pseudo guérilla dans la région martyre du Pool, dès le 4 avril 2016 ! Cela afin de détourner l’opinion nationale et internationale de son holdup électoral, et continuer son épuration ethnique du peuple Koongo-Lari, auquel il voue une haine viscérale !

Notre rédaction présente ses condoléances les plus sincères aux familles éprouvées, et nous espérons vivement que les véritables responsables de ces massacres dans le Pool, c’est-à-dire les décideurs actuels civils et militaires, répondront de leurs actes devant un tribunal compétent, tôt ou tard.

CONGO-LIBERTY

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NB : La photo du cobra-chef est de nous.

Le Cobra-chef assasin de Marien Ngouabi.

Le Cobra-chef assasin de Marien Ngouabi.

Ngouabi à gauche, son assassin à droite

Ngouabi à gauche, son assassin à droite

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:00
(Congo-Brazzaville) Tragédie du Pool : l'affaire du coltan entre spéculations médiatiques et darfourisation de fait

On est dans une situation où intox et réalité des faits nous obligent à rester sur nos gardes, et rendent tout texte de réflexion assez délicat face à ce flux d’informations. Ce qui ne change bien entendu pas le sort des populations massacrées.

Autant j’ai dans le passé acquis la certitude (sur la base de faits accumulés au moment où j’enquêtais pour un livre, en 2002-2003), que Ntoumi avait bel et bien été instrumentalisé, et bien sciemment, volontairement, par Sassou durant la guerre du Pool des années 90-2000 (voir mon livre Barbares et Citoyens… publié en 2005), autant je ne lui attribuerais en rien, sans plus ni moins, la responsabilité primaire de la nouvelle tragédie du Pool. Ce serait trop beau pour Sassou! Et le temps n’est pas aux cadeaux, même involontaires, et moins encore à notre bourreau commun.
Ce qui se dit dans le texte de Mediapart et dans certains blogs congolais sur la complicité présumée de Ntoumi dans l’affaire du 4 avril 2016, à Bakongo, des voix me l’avaient susurré à Paris, au lendemain du 4 avril. Et parmi elles, des voix issues des milieux diplomatiques internationaux et de correspondants de presse étrangers accrédités à Brazzaville. J’ai moi-même été diplomate dans le passé, et pense en avoir suffisamment appris sur le fonctionnement des canaux de circulations des informations dans ces milieux, entre intox dûment orchestrée par l’entité tutélaire de la juridiction de représentation, et les faits dûment collectés par les services diplomatiques de la chancellerie du pays représenté. Les rapports périodiques que la chancellerie adresse au pays représenté se nourrissent de ce genre de cocktails. Il s’agira alors, pour chef de mission et ses services, de savoir, en théorie, faire la part des choses pour informer l’entité de tutelle autant que possible avec véracité… Ou très proche d’elle. Pas simple dans la pratique. En cela, s’informer ne suffit pas : il faut faire passer le tout au crible de la grille analytique si l’on tient à rédiger des rapports qui aient de la substance…
J’en parle parce que les informations sur la collusion supposée, actuelle, de Ntoumi avec le boucher du Pool et geôlier du peuple congolais sont par trop explosives et délicates en termes d’analyse, pour qu’on y plonge sans discernement et sans fouiller plus en profondeur.
L’enjeu ici est, en effet, de ne pas diluer la responsabilité criminelle de Sassou sous une vague accusation contre Ntoumi, pour plus que celle-ci semble très documentée…
La classe politique congolaise a le « génie », lors des grandes tragédies nationales dont elle est toujours l’auteur moral et matériel, de diluer sa responsabilité primaire en invitant dans le discours sociopolitique national des formules suffisamment vagues et généralistes, du genre « la bêtise humaine », qui avait été utilisée pour justifier les crimes commis pendant le long coup d’État de 1997… Du coup, on est passé à autre chose sans avoir guéri les blessures provoquées par cette tragédie, et moins encore sans avoir convoqué, demandé et établi, devant une juridiction criminelle, la responsabilité des uns et des autres des acteurs politiques de l’époque, individuels et/ou collectifs. Le procès concernant l’affaire des disparus du Beach avait été une belle comédie, faite sous pression internationale; mais il avait montré que ce pouvoir ne lésinerait sur aucun moyen pour se faire une virginité criminelle… Au contraire, Sassou et Ntoumi ont par la suite trouvé une base d’entente politique, qui permettait au premier de caser et de maîtriser le second sans efforts, en lui octroyant un portefeuille gouvernemental vide, mais accommodant. On aime les honneurs chez nous. Être appelé « Excellence » ou « Honorable » vaut bien dix têtes de parents sacrifiés à Kinkala, Boko, Madingou ou ailleurs, sur l’autel du pouvoir de celui qui garantit ces honneurs et tout ce qui va avec. Telle est la valeur cardinale qui semble guider l’homme politique congolais. Et ici, comme ailleurs, les rares exceptions ne font que confirmer la règle…. On connait la suite, que le ralliement du vieux Békol (quelles qu’en aient été les raisons, compréhensibles ou pas, mais au bout du compte impardonnables pour un homme politique avec son parcours), n’a pas arrangée, puisque Sassou s’est, une fois de plus, trouvé dans le beau rôle du « bon et compréhensif » père de la « grande famille congolaise ». Un rôle payant apparemment, au regard de la complexe situation de la famille Kolelas aujourd’hui face à un pouvoir qui bombarde et massacre une partie substantielle de la base électorale et identitaire de leur famille prise ici dans sa double identité: en tant qu’entité sociale, doublée d’une histoire politique liée tant au parcours du patriarche Bernard Kolelas, qu’à la relève politique représentée aujourd’hui par ses enfants. Au demeurant, la situation du Pool n’est que l’extrême et sanglante épitomisation de la tragédie congolaise globale: celle d’un pays pris en otage, avec une classe politique peu fiable, voire pour la majeure partie complètement discréditée, rendue à la logique du ventre, et qui nous offre sans relâche un spectacle minable, dans lequel les exceptions, trop rares, sont noyées dans la forêt de professionnels de la mangeoire politicienne.
Qui dit la vérité dans tout ce fouillis de données et d’affirmations explosives publiées par un blog Médiapart sur le faramineux projet minier d’exploitation du coltan dont regorgerait le sous-sol de la région martyrisée du Pool? « Vérité vraie », ou écran de fumée, pendant que l’on tue et l’on meurt dans ce pays devenu merdique, et dans ce Pool devenu souffre-douleur d’un clan? Un clan du reste élargi, au sens mafioso, camorriste, s’entend: des gens non pas liés uniquement par la biologie mais par les affaires. Je veux dire par la grosse affaire appelée le pillage et la mise en coupe réglée du Congo par quelques gros bras. Car dans ce clan élargi, on y trouve aussi des enfants du Pool martyrisé, et pas des moindres; lesquels enfants trouvent moyen de faire du zèle de loyauté en se réunissant dans un Hôtel de Brazzaville, pour répéter comme des perroquets bien apprivoisés, et sous l’œil vigilant de l’oncle du Roi (Aimé Emmanuel, Yoka que l’on peut voir sur Youtube, attentif à la lecture de la fameuse déclaration issue de ce conclave de la honte), que c’est la faute de Ntoumi si l’on déverse des bombes et si l’on tue sans pitié les populations de leur région d’origine…
Et, fiction ou pas, intox ou réalité potentielle et prospective, cette affaire du coltan vient apporter une substance à la raison d’être réelle de la nouvelle croisade guerrière de Sassou dans le Pool, et impose un parallèle avec la tragédie du Darfour, au Soudan.
Du Coltan et de la darfourisation du Pool
Il s’agit en effet d’un fait nouveau, qui montrerait, si besoin était, que l’on est en réalité dans un remake de la tragédie du Darfour… On sait que les enjeux pétroliers et de vastes réserves en nappes phréatiques dans cette région du Soudan avaient dicté le sort du peuple du Darfour face aux appétits de l’élite de Khartoum, en alliance avec des intérêts miniers de puissances étrangères… Il a fallu la criminalisation internationale du président soudanais, et la mobilisation de stars de Hollywood (avec des intentions secondaires cachées en ce qui concerne ces derniers, certes, on le sait maintenant, mais c’est là une toute autre histoire…), pour que le monde extérieur (et j’évite expressément d’utiliser le terme « communauté internationale », qui a la faculté de provoquer de plus en plus de crises d’urticaire sur mon corps chaque fois que j’ai la mauvaise idée de le prononcer) se rende compte que l’on était là bel et bien dans une entreprise d’extirpation forcée de populations de leurs lieux ancestraux de résidence, dictée par ce que cachait le sous-sol de leur région.
On s’acheminerait donc vers une darfourisation du Pool, par « la faute » de son sous-sol, et non point par celle de Ntoumi… Cela aurait au moins l’avantage de la clarification par les faits, et non point par la propagande vomie par le mégaphones officiels, par la voix de Pierre Mabiala, de Thierry Moungala et d’autres chantres de la « nouvelle république ». Une première explication, plus logique, sur les tueries du Pool, semble de ce fait se dessiner si de tels faits s’avéraient réels.
Entre criminaliser Ntoumi et « criminaliser » les intérêts miniers : la part des choses
Au point où l’on en est, loin de toute spéculation médiatique, Ntoumi reste et restera LE prétexte absolu. Sauf si, comme l’affirment certains, il y est lui-même impliqué comme partie prenante d’un vaste projet minier… Auquel cas, oui, il y aurait matière à revisiter l’extension de la chaîne de responsabilités dans ce massacre qui dure depuis tant de mois. Pour le moment, et en tout état de cause, le seul responsable primaire et absolu devant l’Éternel en est celui qui se dit chef de l’État, et a pourtant juré sur ses deux Constitutions de protéger le peuple qu’il gouverne, et d’assurer son bien-être… Il est vrai les Constitutions chez nous restent des chiffons de papier, sans valeur effective réelle d’aucune sorte. Surtout sous Sassou…
En tout état de cause, la tuerie dans le Pool n’en subira pas un changement, ni de fond, ni de forme, même à supposer, que, complice présumé, Ntoumi se cache quelque part, sous la protection de ses présumés acolytes en affaires qui dirigent le pays, comme le suggèrent certains bloggeurs congolais… Un doute toutefois sur une telle suggestion: Sassou n’est pas du genre à laisser en vie les témoins de ses assassinats et tueries, comme le montre l’exemple de la tragédie du 18 mars 1977. C’est un professionnel, pas un amateur et moins encore un sentimental. Auquel cas il faudrait peut-être bien admettre la suggestion avancée selon laquelle la soi-disant traque de Ntoumi vise en effet à le faire taire, tout en procédant au délogement programmé des habitants du Pool des terres visées par ledit projet d’exploitation du précieux minerais. Faire d’une pierre deux coups, en somme… Il n’y a là rien d’irréel, il faut l’admettre, surtout venant de la part d’un homme sans scrupules, calculateur froid, implacablement rancunier et vindicatif, et de son clan élargi : le clan biologique, plus des « enfants adoptifs » de celui-ci, qui viennent de toute la République, dont de hauts dignitaires issus de ce même peuple martyrisé du Pool. Signe que plus qu’un homme, c’est un système qui est en cause. On n’a eu de cesse de le dire depuis les premiers éditoriaux publiés dans le blog des Assises du Congo-USA.
L’argent n’a, semble-t-il, pas d’odeur. Le coltan, ce minerai qui fait déjà l’objet des malheurs de l’autre Congo, doit en avoir, même symbolique. Et s’il n’en a pas lui-même, cette odeur viendra de la putréfaction des corps des fils du Pool – du Congo – sur lesquels se fera son éventuelle exploitation, si tel projet venait à prendre corps dans la conjoncture actuelle, sous ce régime anthropophage. Ou tout simplement du fait des sommes qu’empocheraient touts ceux qui y seraient impliqués. Á plus forte raison, elle pourrira les consciences de chacun des enfants du Pool qui, d’une manière ou d’une autre, auront trahi leur propre peuple, qu’ils s’appellent Kolelas, Mampouya ou autres Moungani, et j’en passe… Et Ntoumi, bien entendu, si les informations de Mediapart s’avéraient fondées.
J. M. Tali
(Extrait de congo-liberty)
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 00:11
(Congo-Brazzaville) Témoignage : Contribution à la compréhension du drame du Pool

Pasteur Ntumi

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par Jean-Joseph William Otta

CONTRIBUTION A LA COMPREHENSION DU DRAME QUE CONNAIT LA REGION DU POOL

L'histoire qui s'écrit sous nos yeux concernant les tueries en masse perpétrées par le pouvoir sanguinaire de Denis Sassou Nguesso, me contraint en tant que humaniste de donner quelques indications en ma possession.

Quand la guerre de 1997 qui opposait Sassou à Lissouba commence, me trouvant à Bacongo, fuyant l'offensive des cobras dans la région, j'ai quelque peu assisté au commencement de cette guerre du pool. Mettant moi-même replié à «17 km » pour éviter cette offensive, j'ai vu les premiers déraillements. J'ai vu les cobras se ruer sur des jeunes qui étaient là sans armes. Tout avait l'apparence de règlements de comptes entre des gens qui se connaissaient bien. J'ai vu les premières réactions des populations qui y vivaient et qui disaient en « lari » qu'ils ne comprenaient pas cette sorte d'assaut contre les innocents. Elles disaient en substance que « lorsque le père meure, le nouveau mari de maman, on l'appelle papa ». Pour ces populations, Kolelas les ayant abandonné, celles ci acceptaient l'arrivée de Sassou qui pour elles, même s'il avait la réputation de courir derrière l'argent et les femmes, il les a toujours laissé tranquilles sous Sassou 1.

Fort de ce message, j'ai écrit en tant que humaniste mais aussi, en tant que fils du nord, pourquoi pas, à Sassou qui est du nord comme moi pour lui dire que cette guerre qui apparaissait à tout point de vue comme une pacification à travers la région du Pool, ne se justifiait pas, étant donné qu'il avait gagné et que les populations avaient accepté sa victoire.

Dans cette lettre, je lui présentais les conséquences prévisibles d'une telle manière de faire. La lettre existe. Elle est manuscrite et Sassou l'avait bien reçu...

Mais le phénomène Ntumi, pasteur de son état, a été créé du fait de cette violence contre laquelle les originaires du Pool ont dû s'organiser pour résister.

Donc, c'est au départ une résistance à l'arbitraire et à la violence des vainqueurs. On oublie souvent que c''est cette violence organisée qui a produit cette désolation illustrée par les nombreux disparus du Beach.

Qui, logiquement, accepterait qu'on vienne violenter, assassiner, piller, déstabiliser son espace vital, celui de ses aïeux. En tout cas, pas Sassou qui, pour moins que ça, il le sait, a dû se révolter du pouvoir des Kouyous parce que ceux-ci ne tenaient pas compte de lui, compagnon de Ngouabi pour la prise du pouvoir en 1968, et de son environnement qui était une lisière impraticable. D'où ce qui apparaît aujourd'hui comme une revanche en faisant d'Oyo la nouvelle capitale du Congo qui ne dit pas son nom.

Ntumi a été celui-là qui a arrêté l'offensive militaire des cobras, angolais, tchadiens et autres mercenaires mobilisés pour la prise du pouvoir. Sassou en bon tacticien a dû passer un accord de paix, « la paix des braves ». Il l'a même nommé au gouvernement et lui a donné des moyens de subsistance.

Face à une telle victoire d'une simple résistance, Ntumi a pris conscience de sa force et s'est organisé en conséquence avec des moyens adéquats. Cette force s'est enracinée grâce aussi à la compréhension, l'acceptation et l'action de quelques fils du Pool et des proches politiques et militaires de Sassou jusqu'à ce que certaines complémentarités s'expriment en élection de l'oncle de Sassou, Emmanuel Yoka, comme député de Vindza. Ils ne peuvent pas nous dire le contraire aujourd'hui.

Une force parallèle, paramilitaire, ne peut pas s'implanter dans une région sans conséquences pour les vies humaines. En tant qu'humaniste et fils de ce pays, je ne pouvais pas accepter cette superposition de forces armées dans une région de mon pays. J'ai appelé Ntumi pour lui demander le sens de cet accord qui me paraissait nettement ambiguë. La réponse indirecte était qu'on ne pouvait « laisser le terrain libre à Sassou qui tout simplement jouait à cache cache ».

Cet accord avec Sassou a causé beaucoup de malheurs, beaucoup de douleurs du côté du peuple qui finalement l'a assimilé à Sassou et ne fait pas de différence entre Ntumi et Sassou. Beaucoup pensent que Ntumi agit en complicité avec Sassou pour maltraiter les habitants de sa région.

Comme si ce n'était pas suffisant, les cadres de la région, dévoués à Sassou, sollicitent d'une manière tout à fait perfide, l'implication du peuple dans la recherche de Ntumi, afin que Sassou en termine avec lui. A chaque fois, c'est le pauvre peuple de la région qui paye. L'histoire demain, ne retiendra pas cette version. La version qui va traverser les siècles c'est celle de Monsieur Sassou, originaire du nord du Congo, qui se serait organisé avec ses frères du nord pour aller causer des malheurs au Pool aux fins de conserver un pouvoir du nord qui dure bientôt 50 ans.

C'est par rapport à l'histoire que je me permet aujourd'hui de donner mon point de vue :

La première question qu'il faut se poser aujourd'hui, c'est celle de savoir pourquoi deux alliés hier en sont aujourd'hui à une division militarisée aux conséquences multiples pour les pauvres populations . Ntumi que je n'approuve pas forcément dans toutes ses actions dit clairement que « c'est parce qu' il a refusé de soutenir Sassou aux dernières élections que celui veut se venger, l'arrêter, le juger sinon le tuer ». Comme il a l'habitude de faire, il a divisé Ntumi et son cadet qu'il a armé pour s'opposer à Ntumi. Les Mokoko, Tsourou, Boukadia, Paulin Makaya etc.. payent aujourd'hui ce refus de collaboration avec Sassou. Celui-ci n'accepte pas et n'acceptera jamais que le peuple l'ait désavoué et disqualifié au premier tour des élections qu'il a lui même organisées au profit des deux candidats de l'opposition venus en tête, le général Mokoko et Parfait Kolelas. C'est pour cela aussi qu'il le fait payer à tout le peuple du Congo, au nord, à l'ouest, au sud et à l'est par les menaces et les exactions de toutes sortes ;

La seconde question que l'on peut soulever est celle de savoir pourquoi les cadres, les intellectuels, considérés comme la lumière dans tous les pays, ceux qui éclairent le pays, montrent le chemin, se comportent aujourd'hui comme des aveugles. Toute cette compréhension que l'on fait à l'égard de Sassou par les intellectuels de tout bord ne s'explique pas et ne se justifie pas.

A mon humble avis, Sassou Nguesso s'est disqualifié lui même en violant tous les textes qui soutenaient son pouvoir et surtout, il a été rejeté par le suffrage universel. Monsieur Sassou n'est plus le président du Congo. Toutes les violences perpétrées contre le peuple sont des agissements d'un dictateur, d'un tyran qui a été vomis par son peuple.

Ntumi ne peut pas être seulement perçu comme celui qui fait du mal au peuple. C'est aussi un résistant et il a toujours été un résistant.

Ceux qui pensent que ce sont les gens du nord qui se sont organisés pour massacrer les gens du Pool et pourquoi pas tout le sud du pays, s'ils le font par ignorance qu'ils sachent qu'il n'y a pas un nord politique organisé pour donner la mort aux gens du sud ; s'ils le font par mauvaise foi, l'histoire aussi reconnaîtra qu'au Congo, il n' y a pas des raisons d'une division ethnique, spirituelle ou simplement géographique des congolais. Le peuple congolais réuni toutes les conditions pour être un peuple uni. Le diviseur commun du Congo s'appelle Sassou, son clan et ses amis politiques qui n'ont aucun respect pour l'être humain.

Merci pour votre compréhension.

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 23:52
(Congo-Brazzaville) Témoignage : A propos de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi

Pasteur Ntumi

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Par Yves Lekanda Lekandza Abongui

Le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste ni un rebelle ; c’est un républicain et un légaliste.

En 1998 - 2003, en prenant les armes, il a fait ce que le préambule de la constitution du 15 mars 1992 prévoyait « le droit et l’obligation de tout citoyen de résister par la désobéissance civile, à défaut d’autre recours, à quiconque entreprendrait de renverser le régime constitutionnel, de prendre le pouvoir par un coup d’Etat ou de l’exercer de manière tyrannique.

En 2015, en sa qualité de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, il s’oppose au changement de la constitution du 20 janvier 2002 pour ne pas permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

En 2016, en se fondant sur les dispositions de l’article 10 de la constitution du 20 janvier 2002 qui stipule que « Tout citoyen, tout agent de l'Etat est délié du devoir d'obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L'ordre d'un supérieur ou d'une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques », il a repris les armes pour résister à l’oppresseur et se défendre contre le plan machiavéliquement conçu par monsieur Sassou et son clan visant à terroriser les populations du Pool et à le tuer pour faire diversion et s’autoproclamer président de la république.

Les événements survenus le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville étaient conçus de toute pièce et orchestrés par Denis Sassou Nguesso et son clan pour non seulement faire diversion et détourner l’attention les populations afin que la cour constitutionnelle proclame sa victoire volée mais aussi pour avoir un prétexte d’attaquer le révérend Pasteur Ntumi et de maintenir un climat de tension ou de guerre dans le pays afin de faire avaler son hold up électoral au peuple congolais et de se maintenir au pouvoir.

En organisant sciemment les événements du 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville notamment à Bacongo et Makelékelé dans le but de :

Détourner l’attention des populations et créer la psychose afin de proclamer une victoire volée et non méritée et
Attaquer le révérend Pasteur Ntumi afin de maintenir dans le pays un climat de guerre, pour se maintenir illégalement au pouvoir, monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan sont donc des terroristes.

Alors qu’est-ce qu’un terroriste ?

Un terroriste est un partisan, agent du système de la terreur autrement dit un terroriste est celui qui réalise les actes de terrorisme.

Du latin terror, terreur. Le mot terrorisme a été utilisé pour la première fois en novembre 1794 pour désigner la "doctrine des partisans de la Terreur" pendant la Révolution Française.

Le terrorisme désigne l'usage de la violence par certaines organisations politiques pour atteindre leurs objectifs : faire pression sur l'Etat, contraindre une population à l'obéissance, médiatiser une cause, promouvoir une idéologie….

Le terrorisme peut prendre la forme d'attentats, d'assassinats, d'enlèvements, de sabotages, d'actes d'intimidation, etc. Au-delà des victimes directes, qui sont souvent des civils, le terrorisme cherche à frapper l'opinion publique, à l'intimider, en instaurant un climat de terreur et de peur.

Le terrorisme d'Etat est l'utilisation par un gouvernement de mesures d'exception et d'actes violents à l'encontre d'une partie de ses administrés, sous couvert de raison d'Etat.

Le terme terrorisme désigne aussi une attitude d’intimidation, d’intolérance ou des pratiques abusives dans le domaine de la politique, de l’économie, de la justice, de la culture…

On distingue le terrorisme de la résistance (ou guerre des partisans) qui met en avant un objectif légitime en revendiquant le droit à l'autodétermination des peuples et la lutte contre l'oppression ou contre un envahisseur. Exemple : La Résistance en France pendant l'Occupation allemande, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La guérilla, quant à elle, a des cibles purement militaires et cherche à recueillir le soutien de la population.

Au regard de cette définition, force est de constater que le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste comme veut le faire croire monsieur Sassou à la communauté internationale. Ce qu’il fait c’est de la résistance car son objectif est de lutter contre l’oppression du pouvoir illégal et illégitime de monsieur Denis Sassou Nguesso.

Frédéric Bintsamou alias le révérend Pasteur Ntumi a toujours été faussement accusé par Denis Sassou Nguesso et son clan. En effet, en 1998, pour le diaboliser et le discréditer, le Denis Sassou Nguesso et sa police politique ont menti le peuple congolais et la communauté internationale à propos de son stock d’armes en disant « qu’il était acquis dans le cadre d’un trafic de drogue ». Or la police politique de Denis Sassou Nguesso n’a jamais prouvé ses allégations de trafic de drogue imputé de façon sadique et éhonté

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Yves Lekanda Lekandza Abongui - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool Pasteur Ntumi
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 22:19
(Congo/FMI) Le FMI financera-t-il la guerre de Sassou Nguesso dans le Pool ?

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Par Rigobert OSSEBI

Le corrompu Gilbert Ondongo (en haut à gauche) a soutenu Mme Lagarde le 22 mai 2011 avant l’annonce de sa candidature à la direction du FMI

Le Congo est dans une situation économique proprement dramatique, tant la crise qu’elle traverse est grave et profonde ; cela est connu de tous. En réalité, cet immense gâchis a été permis par de très hauts cadres du FMI, outre une certaine connivence politicienne internationale, durant toute la période qui a précédé l’effacement de la dette congolaise. C’était un chèque en blanc, sans conditions, qui a été fait au kleptocrate-corrupteur qui était déjà en place et qu’il a perçu comme un encouragement à saigner davantage encore les finances de son pays. Ce qu’il n’a pas manqué de faire avec ses enfants et son petit clan.

Cela a été dit et redit et c’est une vérité : le Congo n’aurait jamais dû bénéficier du programme PPTE (Pays Pauvre Très Endetté).

Au début de l’année 2014, Madame Le Gal, qui était à la tête de la « Cellule Afrique » de l’Elysée avouait à l’Avocat d’un créancier de ce pays que « la dette du Congo n’aurait jamais dû être effacée ! »

L’épouse d’un Conseiller, du précédent président français, reconnaissait que « beaucoup avaient profité de cette annulation de dette… » (Version édulcorée !)

Le FMI, avec Strauss Kahn pour Directeur général, avait accordé « le Point d’achèvement », son feu vert, en Janvier 2010 contre toute attente alors que des preuves de faux-rapports décisifs circulaient tant à Washington qu’à Paris. Deux mois plus tard, le Club de Paris, dirigé par Monsieur Ramon Fernandez sous la tutelle de la Ministre des finances Madame Christine Lagarde, concrétisait un effacement de 5 milliards de dollars dont 2,6 milliards d’euros à la charge de la France. Ce Club, structure informelle logée à Bercy, était au courant des faux-rapports. Ces derniers avaient été rédigés, entre autres, par Monsieur Reza Moghadam, alors Directeur de Cabinet de Strauss-Kahn à Washington.

La liste est longue de ceux et celles qui ont contribué à cette funeste fumisterie. La responsable du Département Afrique au FMI en était alors Madame Antoinette Sayeh. Elle se félicitait que « les pré-conditions, y compris dans le cadre de la gouvernance, avaient été remplies afin de permettre au Congo d’atteindre le Point d’achèvement du PPTE ». Son arrogante assurance sur le sujet se basait sur un travail de falsifications, durant cinq années, de Yaya Moussa Représentant résident du FMI à Brazzaville.

Contrairement à José Veiga, partenaire de Denis Sassou Nguesso père et fils, qui est poursuivi par la justice portugaise pour blanchiment et corruption, le Camerounais Yaya Moussa évolue le plus tranquillement du monde à la tête de structures opaques tant à Cotonou (BAIC) qu’à Washington (Kontinent) ; sans être inquiété semble-t-il, par le Département de Justice américain pour cette dernière structure, alors qu’il est l’homme de paille notoire de Kiki-Denis Christel Nguesso, au moins pour les participations dans les champs pétroliers congolais de Total et d’ENI.

Débarrassé de ses dettes anciennes principalement françaises, le Congo de Sassou Nguesso a pu s’endetter à tour de bras auprès de la Chine. Celle-ci faisait les grands travaux à crédit, pendant que la famille présidentielle détournait toutes les liquidités. Une partie de l’argent libéré, par la grâce du FMI et du Club de Paris, avait servi à acheter des armes jusqu’en Corée du Nord. Une bonne partie stockée à Mpila, dans le fief brazzavillois du dictateur, avait alors explosé le 4 mars 2012, causant d’immenses dégâts et pertes humaines. Des milliers de victimes, en réalité, pour trois cents morts reconnus. Pour les survivants, blessés ou pas, ni pansements, ni soins, ni dédommagements. Même pour ces habitants de quartiers Nord, Sassou Nguesso ne s’est pas départi de son habituel mépris pour ses semblables congolais.

En 2016, ce qui n’a pas été anéanti par la duplicité du FMI l’a été par la chute des prix du pétrole. C’est ainsi que l’ex-Directeur général-adjoint de la SNPC, Calixte Ganongo, devenu ministre des finances du Congo alla frapper une première fois à la porte du FMI en juillet dernier ; éconduit, il y retourna à la fin septembre. Il se chuchote que Jean-Louis Borloo, plus proche que jamais de Sassou Nguesso aurait grandement contribué à déverrouiller l’accès de l’Institution aux mains de Christine Lagarde.

Petit monde de la politique et des affaires françaises : Borloo, alors avocat, fut à l’origine de l’ascension de Bernard Tapie ; ce dernier est la cause des ennuis judiciaires français de Christine Lagarde ; et pour terminer Borloo est un homme politique très courtisé pour l’échéance de 2017… Mais rassurez-vous, tout ce joli monde pourrait très bien s’entendre, à nouveau, sur le dos du Congo : Sassou Nguesso a un cruel besoin de financements pour sa guerre dans le Pool et serait prêt à toutes les concessions… !

Cependant, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne. Le FMI a beau eu avoir deux de ses précédents directeurs généraux (Rodrigo Rato[i] et Strauss-Kahn) salement traînés devant les tribunaux et l’actuelle sérieusement inquiétée, il n’en est pas pour autant une « épicerie familiale » dans le sens congolais de l’expression… !

Lors des sauvetages des banques américaines en 2009, par l’Administration Obama, les grandes banques comme Goldman Sachs avaient sauvé leur tête. Simon Johnson, un ancien Chef-économiste du FMI qu’il avait quitté en 2008, s’en était offusqué dans un film qui avait été consacré à cette affaire : « J’ai été assez surpris par la façon d’agir de l’administration OBAMA. Moi, en tant qu’ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, j’ai travaillé sur les crises financières, pendant 20 ans, partout dans le monde et la seule chose que vous ne faites pas c’est de maintenir tous les responsables en place..! Le FMI ne propose jamais de plan de sauvetage sans sanction ! Ce ne serait pas acceptable ! Mais c’est ce qu’ont fait les Etats-Unis ! »

Le FMI de Madame Lagarde a déjà commis une exception à cette règle en recevant Calixte Ganongo, complice de Denis Christel Sassou Nguesso dans la ruine de la SNPC et nommé par ce dernier dans le Gouvernement fantoche de Monsieur Clément Mouamba, paisible retraité appelé à 74 ans pour servir d’homme de paille gouvernemental. Ce dernier n’est pas sans trainer une ou deux casseroles de faillite bancaire au Congo, au moins celle de la BCC, pour couvrir une fois encore le tyran congolais.

De plus, l’Assemblée Nationale et le Sénat du Congo auraient dû être dissous après l’élection truquée du dictateur Sassou Nguesso en Mars 2016. Ce ne fut pas le cas, et il ne manquera pas de se poser le problème de la légitimité des engagements que pourra souscrire un ministre congolais des finances, même autre que Calixte Ganongo. Il faut rappeler que Gilbert Ondongo[ii], éventuel ministre d’Etat de remplacement, responsable de la gestion calamiteuse et criminelle des finances, fait l’objet d’une enquête au Portugal dans l’affaire José Veiga.

Le FMI pour retrouver un semblant de crédibilité au Congo doit refuser de discuter avec cette administration coupable de la catastrophe financière actuelle. « Un second chèque en blanc » pourrait rendre l’institution complice des massacres de populations dans le Pool. Et plus largement dans tout le Congo, comme il est fort à craindre !

L’immunité accordée aux fonctionnaires du FMI pourrait bien tomber du fait des abus qui ont été commis au Congo ou qui le seront. L’effacement de la dette congolaise est un boulet que le FMI traîne déjà, il lui sera difficile d’en ajouter un autre…

Rigobert OSSEBI

(Extrait du congo-liberty)

[i] http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/26/rodrigo-rato-lex-president-du-fmi-sur-le-banc-des-accuses-en-e/ Le site Huffingtonpost, appartenant à Matthieu Pigasse (et dirigé par Anne Sinclair), tellement discret sur les péripéties judiciaires de DSK, s’en donne à cœur-joie sur le prédécesseur. Est-ce parce qu’il n’avait pas été très coopératif sur le « dossier congolais » ?

[ii] La Délégation de l’Union Européenne à Brazzaville n’indique pas de nouvel « Ordonnateur national » qui représente le Congo dans toutes les activités financées sur les ressources du Fonds Européen de Développement (FED). C’est donc un corrompu notoire qui gère les fonds alloués par les contribuables européens… !

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 19:34
(Congo-Brazzaville) Sassou : un demi-siècle de règne bâti sur la félonie et la lâcheté des Congolais

Par Pascal MALANDA

Les gens ignorent qu’ils détiennent le vrai pouvoir

Qu’on l’adore ou qu’on le déteste, on ne peut nier un fait implacable : Sassou connaît les Congolais au plus profond de leur âme. Jadis vaillant et intrépide au point de chasser l’abbé-président Fulbert Youlou trois ans à peine après l’indépendance du pays au cri de “Youlou a tout volé”, le peuple congolais a progressivement été réduit en esclave sur les terres de ses ancêtres. L’artisan de cet esclavage est sans conteste Denis Sassou Nguesso. Après plus de 50 ans passés au sommet de l’Etat dont plus de 32 ans en qualité de président de la république, l’homme a lamentablement échoué à faire du Congo un Etat moderne et prospère, une nation unie et pacifiée. Quel sera son bilan à l’heure (très prochaine) de quitter le pouvoir ? Et comme si ce champ de ruines socio-économique et politique qu’est devenu le Congo n’était pas suffisant, il se murmure que l’homme nous prépare un successeur en la personne de son fils. Il se murmure aussi que de nombreux Congolais se bousculent déjà au portillon pour l’aider à accomplir cette ignoble mission : installer son fils sur son trône. Fier et valeureux peuple congolais, comment sommes-nous tombés aussi bas !?

L’homme avait pourtant toutes les chances et réunissait toute les conditions de faire du Congo, non pas une petite Suisse, mais un grand Singapour. Singapour est une île indépendante depuis août 1965 (5 ans après le Congo). Cité-Etat de 714 km² et peuplée de 5,5 millions d’habitant, Singapour a été dirigé d’une main de fer par Lee Kuan Yew. En 25 ans, de 1965 à 1990, ce dictateur a fait de Singapour (un territoire sans ressources naturelles et 450 fois plus petit que le Congo) un Etat moderne et prospère. Quand il quitte le pouvoir après un règne sans partage, si son bilan est mitigé sur le plan démocratique, il est insolant sur le plan économique et social. Au Congo, malgré 32 ans de règne sans partage, des richesses colossales, deux booms pétroliers qui ont fait surnommer le pays « Koweit africain », Sassou a réussi l’exploit de faire du Congo un Pays Pauvre Très Endetté, miné par les inégalités et déchiré par la haine et des guerres interminables. Comment cela a-t-il pu arriver ?

Une nation moderne se construit grâce à la légalité et à la légitimité du pouvoir, un véritable pacte entre le peuple et ses dirigeants. Aujourd’hui, n’ayant ni légitimité ni légalité, le pouvoir s’enferme dans la brutalité pour inspirer la peur.

Une légitimité introuvable

L’homme du 5 février 1979 aurait pu rassembler les Congolais dans un grand projet national, une vision de grand bâtisseur. Le tombeur de Yhombi Opango emprunte plutôt la voie du clientélisme le plus abject. Il se débarrasse progressivement de ses compagnons de route avec lesquels il a géré le très trouble « après-Ngouabi ». Marien Ngouabi, mort dans des circonstances non encore élucidées à ce jour (malgré la Conférence Nationale Souveraine) a été sans conteste victime d’une grande félonie. Sous le slogan « Bakongo bâ bomi Marien », les vrais bourreaux ont réussi à inverser les rôles. Combien de politiciens de haut rang se sont rendus coupables de cette mascarade par félonie et lâcheté ? Je ne citerai que Ndala Graille et Thystère Tchicaya. Trois ans à peine plus tard, ces deux-derniers seront victimes d’un procès des plus fallacieux. Depuis lors, le pouvoir qui aurait dû se construire une légitimité en reconquérant le cœur des Congolais, a sombré dans une impopularité qui l’a conduit à la chute en 1992. Revenu par la force en 1997 il a récidivé en abusant de la lâcheté de quelques Congolais véreux, essentiellement du Sud du Congo (Mabiala, Koumba, Mvouba etc) qui, au nom d’une prétendue stabilité et continuité de la construction du pays par le bâtisseur infatigable ont justifié l’injustifiable usurpation du pouvoir le 25 octobre 2015.

Illégalité permanente

Le référendum anticonstitutionnel d’octobre 2015 a plongé le pays dans une illégalité patente. Les présidentielles du 20 mars 2016 ont logiquement abouti à une crise post-électorale interminable. Au lieu de se remettre en cause et de chercher des voies de sortie de cette crise par un vrai dialogue inclusif, le pouvoir a choisi la brutalité.

Brutalité endémique

Au Gabon, la crise postélectorale a fait une dizaine de morts ; haut lieu du pouvoir, le parlement a été incendié, mais les leaders de l’opposition sont libres. Le pseudo vainqueur a même invité les opposants à un dialogue et à un gouvernement d’union nationale. Le gouvernement gabonais introduit une plainte contre les opposants à la Cour Pénale Internationale.

En RDC, l’opposition a appelé les populations à descendre dans la rue. Il y a eu mort d’hommes, sièges de partis saccagés, mais les ténors de l’opposition, en commençant par le plus historique d’entre eux (Etienne Tshisekedi) sont libres de leurs mouvements.

Au Congo, pour masquer un hold-up électoral et punir ceux qui ont eu l’affront de ne pas lui donner leur suffrage, le pouvoir a déclenché depuis le 4 avril 2016, une quasi-guerre civile dans la région du Pool. Guerre qui risque de s’étendre à d’autres régions du pays. Entretemps, instrumentalisant la justice avec des procès inventés de toutes pièces à la stalinienne, le pouvoir traque, torture et embastille les opposants à tour de bras. Chose curieuse, la communauté internationale qui fait pression sur le Gabon et décrète des sanctions contre des dirigeants de la RDC pour dix fois moins que ce qui se passe au Congo, reste étrangement silencieuse sur la situation du Congo-Brazzaville où des trains et véhicules sont attaqués, des citoyens tués à bout portant, des milliers de citoyens sont déplacés.

Félonie et lâcheté

« Monsieur le Président, quand on est déclaré élu à l’issue d’un scrutin majeur comme l’élection présidentielle, on devient Président de tous les Congolais. Vous le savez. Je dis bien président de tous les Congolais : ceux que vous aimez et ceux que vous n’aimez pas, les courtisans, les tricheurs, les gangsters, les super intelligents, les boudeur, les voleurs, les menteurs et ceux qui disent la vérité. Vous êtes le président de tous les Congolais »

Quand un qualifié au deuxième tour d’une élection présidentielle s’adresse au vaincu de ces mêmes-élections en ces termes ci-dessus, pour qualifier pareille déclaration, on a le choix entre la félonie et la lâcheté. Trahir ses électeurs et raser les murs, de nombreux politiciens congolais semblent avoir choisi ce chemin tragique. En politique, il faut avoir le courage de ses opinions. Les petits arrangements avec la vérité historique finissent par paver le chemin d’horribles dictatures.

Une sortie honorable est-elle encore possible ?

Depuis le début de cette crise politique artificielle, contre vents et marrées, j’ai adopté une position claire, nette et constante : Un départ négocié de Sassou en échange de son immunité et d’une continuité de l’Etat. Est-ce encore possible aujourd’hui ? Oui. Un vrai dialogue inclusif permettrait d’arrêter la dérive actuelle et sortir de l’impasse par un consensus politique aboutissant à l’alternance démocratique. Pour cela, il nous faut le courage de dire à Sassou ce qu’il ne veut pas entendre : Il peut prendre sa retraite paisiblement, le Congo Eternel ne mourra pas et aucune chasse aux sorcières n’aura lieu. S’il n’y croit pas, je lui lance personnellement un défi : Je peux organiser un mega-meeting de plusieurs centaines de milliers de Congolais à Brazzaville ou Pointe-Noire avec comme slogan « Pour une retraite pacifique de Sassou » Il verra alors que la grande majorité des Congolais n’aspirent qu’à une chose : Qu’il parte en paix, aucun cheveu ne tombera de sa tête. On l’accompagnera en cortège national à Oyo. Il découvrira qu’il y a une vie en dehors de la présidence de la république. Il pourra même prétendre au prix Nobel de la paix en 2017 et bénéficier d’une immunité supplémentaire. Alors il pourra s’adonner à sa passion : résoudre les conflits politico-militaires en Afrique et peut-être ailleurs dans le monde.

En revanche, si Sassou persiste à écouter les gens qui lui cachent le rejet que le peuple a de son trop long et appauvrissant règne, il devra assumer les inéluctables et tragiques conséquences de ce choix. Aucune circonstance atténuante ne lui sera accordée. Pour la petite histoire, il paraît qu’après trois ans de règne, Youlou, le premier président du Congo était accusé d’avoir tout volé. Refusant de reconnaître son impopularité et signer la lettre de démission que lui présentaient les syndicalistes, il avait exigé de constater lui-même si le peuple le rejetait réellement. Il sortit donc de son bureau pour aller au balcon voir le peuple prétendument révolté. A peine sorti de son bureau, il reçut un coup de pancarte d’un manifestant qui lui intima l’ordre de repartir signer sa démission. Ce qu’il fit, non sans avoir maudit le Congo et son peuple. Sassou connaît bien cette histoire, lui qui était peut-être ce 15 août 1963 dans la foule qui avait vomi Youlou au palais présidentiel. Si Youlou, pour 3 ans de règne et quelques miettes volées avait subi cet horrible sort, à quoi s’expose Sassou après 32 ans de règne et un pays au bord de la faillite, ruiné par des détournements odieux ? N’est-il pas alors plus sage de négocier intelligemment son départ ?

La guerre du Pool, la guerre de trop !

La sagesse populaire affirme qu’un voleur chevronné finit parfois en prison pour avoir commis le vol de trop. Et au fond de sa prison, le voleur regrette de ne pas s’être arrêté avant cet acte fatal. Il aurait pu jouir de ses larcins en toute impunité et respectabilité. Mais cleptomanie oblige, il se fait arrêter en flagrant délit et perd tout ce qu’il a accumulé pendant des années.

Depuis sa création, le PCT s’est spécialisé dans les coups tordus plus ou moins bien maquillés. Le Pool est-il en train de devenir le flagrant délit du pouvoir ? Cela y ressemble de plus en plus. Au hold-up électoral, il fallait ajouter une reconnaissance de la victoire par l’opposition. Comme cette reconnaissance tardait à venir, il fallait créer une situation qui allait détourner l’attention du peuple et de la communauté internationale du larcin électoral. Notre félonie et notre lâcheté à tous ont donné au pouvoir l’impression de tout contrôler. Malheureusement, le djinn sorti de sa bouteille depuis six mois devient de plus incontrôlable.

Le Pool ça saoule

Que le Pool soit trahi par ses propres enfants ne fait l’ombre d’aucun doute, vu les déclarations affligeantes de nombreux cadres de cette région que je ne nommerais pas par pudeur et décence. Les élus du Pool, au lieu de demander fermement l’arrêt de cette sale guerre, ne trouvent pas mieux que de dire au gouvernement : « Nous demandons au Président Sassou d’envoyer l’armée dans la région afin d’en déloger Ntoumi car le problème du Pool, c’est lui Ntoumi. » Pour plus de clarté, ils auraient aussi pu ajouter que « Si Ntoumi est le problème, Sassou est la solution »

Mais au-delà des ressortissants du Pool, notre silence à tous devient insupportable. Nous devons d’une seule voix, vive et puissante exiger l’arrêt de cette guerre absurde et fratricide. Le premier intéressé par cet arrêt doit être Sassou. Ne pas le faire rendrait Sassou encore plus détestable par la majorité des Congolais. Et nous (de moins en moins nombreux) qui prônons sa sortie honorable, n’aurons plus aucun argument face à la vindicte populaire. Chaque jour qui passe isole de plus en plus Sassou et le condamne à une fin de règne lamentable. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Que Sassou sache une chose : Le Pool Sassoule !

Pascal MALANDA

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 13:59
[LIVRE] Ci-gît le Congo-Brazza - Sassou Nguesso m'a tuer

Livre :

Modeste Boukadia

CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA

Sassou-Nguesso m’a tuer

Constant était à la retraite, sans ressources.

Âgé de 65 ans, il avait vu se succéder tous les chefs d’Etat, avides de son argent ; l’argent de sa terre. Malgré la retraite, sa vie n’était pas un long fleuve tranquille, surtout avec les nombreux rapides du Congo… Il vivait à Bacongo, abandonné par les pouvoirs publics, déserté par la police, qui, de temps à autre, venait exercer son racket. Bien sûr, dans les autres quartiers, c’était peut-être pareil là-bas aussi… En ce matin de main, il se réveilla après une nuit très agitée. Sans eau, harassé par la faim, il s’adossa au pied d’un arbre, à l’ombre, pour aspirer à un peu de repos avant de repartir. Subitement, il remarqua une agitation inhabituelle dans les rues. Qu’y avait-il donc de changé ? Les gens étaient dehors comme tous les jours, mais il lui semblait qu’ils riaient tous, avec un livret vert à la main. Enfin, il en découvrit un sur un étal. Il s’intitulait : Bonne gouvernance pour le Congo-Sangha. Il sourit et son visage s’illumina. Dans son rêve, Constant voyait l’émergence d’une société civile et d’une classe moyenne qui s’adonnaient à l’enthousiasme, qui allait devenir le cadre de vie de la Nation toute entière. Une force novatrice était née, entraînant tout le Congo-Sangha vers des lendemains meilleurs. L’histoire était en marche – comme dit le proverbe arabe : « La pensée a des ailes. Nul ne peut arrêter son envol. » -, pour qu’enfin la devise du gouvernement soit de fait : Unité, Travail, Progrès !

Modeste Boukadia, est marié et père d’un enfant. Acteur engagé depuis 1983, sa vision est de rendre au Congo l’amour qu’il lui a donné en agissant pour, et qu’avec ses citoyens, tous puissent vivre en paix. Son objectif est d’unir tous les Congolais pour le rayonnement de son pays. Homme de communication, il est persuadé que le monde ne se construit pas seul mais toujours en groupe. Il milite pour le dialogue des cultures.

Il a été membre de la Commission économique et sociale de la Conférence Nationale Souveraine (1991), et Vice-président du Bureau de l’organisation du référendum constitutionnel pour que les Congolais résidant à l’étranger puissent voter (1992). Il s’est engagé dans la construction de l’Union Africaine (UA) de 1990 à 1993 et a été candidat aux élections présidentielles de 1997 et 2009.

Editions Auteurs du Monde

ISBN : 979-10-91301-42-8

18 €

Modeste Boukadia_Ci-gît le Congo-Brazza - Sassou Nguesso m'a tuer (pdf, 539.6 kB)

REMARQUE :

Modeste BOUKADIA a écrit ce livre avant son incarcération au Congo-Brazzaville pour délit d'opinion et pour avoir fait usage de la liberté d'expression.

Page 4 de la couverture

Page 4 de la couverture

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 00:36
Des nouvelles du Congo-Brazzaville : Le génocide du Pool par Sassou Nguesso & Co

DES NOUVELLES DU CONGO-BRAZZAVILLE : LE GENOCIDE DU POOL (06/10/2016)
Nous nous sommes abstenus de corriger ce témoignage. Nous le publions tel qu
el.

8 h

JD

La série d'arrestation des populations civiles , lancée par l'armée complice des crimes à répétition au service d'un seul homme, au lieu de l'être pour la république, se poursuit dans le pool.

Les différentes personnes mis aux arrêts dans la matinée du 05 octobre 20 16 se présente comme suit: Malanda Nsonde Ulrich, Bayirikila Treize, Diakabana Jackie, Diakounou Rosie, Zingou Gabin Charel.Ces personnes ont été appréhendé dans le quartier Milala au centre de Mayama,

D'autres arrestations ont eu lieu la veille c'est à dire###### le 4 octobre 2016 ######## N'goma-Tsétsé, il s' agit de #######Mme Miatouka-Ntama Denise âgé de 58ans#####, #######Mlle Nkanza-Bakoula Franchelvie âgé de 22ans ######transféré dans les geôles du Commissariat Central de Brazzaville ou elles sont emprisonnées.#### Zoubakela Martine âgé de 49ans####### , Mbanzoulou Odette âgé de 58ans########## Koubaka Cheglide âgé de 22ans#### , Malonga Oumba âgé de 30ans #########sont incarcérés sur place à N'goma-Tsétsé, dans une chambre d'asphyxie se trouvant à l'intérieur de la base militaire installée à N'goma-Tsétsé; Mme Banoka Julienne âgé de 47ans arrête aussi à N'goma Tsétsé à été retrouvé emprisonné dans les geôles personnel de Me Sassou de Mpila ou elle subit des tortures après de longues recherches par sa famille.

Quant à Mme Malanda Rosette âgé de 32 ans et###### Me Mboukou âgé de 30, sont portés disparus, dans la même journée du##### 5 octobre 2016#####, le village Loukouo,dans le district de kindamba a été victimes des bombardements de l'armée qui tue le Peuple au lieu lui défendre, #####le bilan est de 23 morts ###parmi lesquels, le seul enseignant de la localité Connu par le Nom de#### Mr Bouk#### et ##20 autres personnes grièvement blessées,## les populations perdant leur parent et leur unique enseignant, le coin reste sans instituteur, se qui va encore compliqué la rentrée des classes dans cette contrée; toujours ce même jour, un accident de travail s' est produit dans la base ou vie d'une société chinoise d'exploitation implantée dans Mindouli qui a causé l'incendie d'un engin, a crée une sur chauffe entre l'armée et la population des environs.

Cet événement s'est terminé par## l'arrestation de 2 civiles ### qui ont été ### brûlé vif par l'armée,### quelques minutes est arrivé un hélicoptère plané sur les lieux pour disperser la foule qui était sur le point de se soulever contre cette acte inhumain, et aussitôt une grande présence militaire a été également observée pour taire ce mécontentement du peuple.

Alors voilà ce qui est devenu le quotidien des habitants du pool, à cause des envie d'un clan du pouvoir composé des traites originaires du pool en connivence avec des inconscients après avoir triché les élections et veulent tout mettre expressément sur le dos du Révérend pasteur Ntumi Bintsamou Frédéric, c'est comme si cette armée criminelle qui ne fait que tuer et séquestrer la population est sous ses ordres; Par ailleurs nous prenons la communauté internationale à témoin, car tout ce qui se passe dans la région du pool est visible de tout le monde.
"Source sûre depuis Brazzaville"

SOUCE FB :

https://www.facebook.com/groups/lesamisdejustindandila/permalink/945269135578648/

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Bassango Yasassouland

5 octobre, 20:53

LES DERNIÈRES NOUVELLES DU SASSOULAND : POURQUOI, MAIS POURQUOI ? TOUT çA POUR çA ? L'HEURE DU BILAN

LA VIE ROSE BONBON, 6 MOIS APRES C'EST LE GRAND CHAOS. SAUVE QUI PEUT. LES BIENFAITS DE LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE

Changer la constitution pour faire évoluer les institutions. Changer de Constitution pour affermir la dictature du tyran et le pouvoir à vie. Changer de Constitution pour entrer dans une nouvelle République, celle des gros couillons grâce au hold-up électoral. Le scénario était donc longtemps écrit d'avance.

Cette Nouvelle République des gros couillons allait changer la vie des Congolais, parait-il. Le ciel allait être jouissant et la vie rose douillet. 6 mois après les Congolais ont la gueule de bois. En voici le bilan.

- Bébés noirs, les rois du Sassouland.

- Sassouland, le pays de la terreur par excellence

- Le Pool à feu et à sang, livré aux barbouzes du tyran.

- Barbouzeries en tous genres, dans la capitale comme dans la ville océane.

- Mokoko, Makaya, Jean Ngouabi, Boukadia, Augustin Kala Kala et des centaines d'autres, jetés en prison.

- Opposants traqués

- Enlèvements nocturnes des citoyens

- Crise économique, résultat du pillage en bande organisée par le tyran et son clan.

- Bourse, pensions et Salaires impayés.

- Racket en bande organisée avec ce projet de renflouer les caisse du tyran et son clan, moyennant cet impôt "Calixte Ganongo" qui impose aux Congolais, déjà pauvres et démunis, de déclarer leurs sources de revenus.

SOURCE :

https://www.facebook.com/groups/238729376211905/permalink/1104225936328907/

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Economie