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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 12:08

LU POUR VOUS : CONTRIBUTION A LA COMPREHENSION DU DRAME QUE CONNAIT LA REGION DU POOL

par le doyen Jean-joseph William Otta

''Le diviseur commun du Congo s'appelle Sassou, son clan et ses amis politiques qui n'ont aucun respect pour l'être humain. Merci pour votre compréhension. ''

Le diviseur commun du Congo

 

L'histoire qui s'écrit sous nos yeux concernant les tueries en masse perpétrées par le pouvoir sanguinaire de Denis Sassou Nguesso, me contraint en tant que humaniste de donner quelques indications en ma possession.

L'acteur officiellement indiqué par le pouvoir est le pasteur NTUMI. J'ai ma connaissance de l'homme. Il s'est présenté à moi dans les années 90 alors que j'habitais le Centre de ville de Brazzaville comme un pasteur qui encadrait les malades mentaux d'autant plus que mon propre cousin, ingénieur agronome, se trouvait parmi ses malades. J'ai même modestement participé à son effort d''organisation. C'est ainsi que plus tard, il décidera d'aller construire un centre de rééducation de ses malades par le travail dans sa région, le Pool.

Quand la guerre de 1997 qui opposait Sassou à Lissouba commence, me trouvant à Bacongo, fuyant l'offensive des cobras dans la région, j'ai quelque peu assisté au commencement de cette guerre du Pool. M'étant moi-même replié à «17 km » pour éviter cette offensive, j'ai vu les premiers déraillements. J'ai vu les cobras se ruer sur des jeunes qui étaient là sans armes. Tout avait l'apparence de règlements de comptes entre des gens qui se connaissaient bien. J'ai vu les premières réactions des populations qui y vivaient et qui disaient en « lari » qu'ils ne comprenaient pas cette sorte d'assaut contre les innocents. Elles disaient en substance que « lorsque le père meure, le nouveau mari de maman, on l'appelle papa ». Pour ces populations, Kolelas les ayant abandonné, celles-ci acceptaient l'arrivée de Sassou qui pour elles, même s'il avait la réputation de courir derrière l'argent et les femmes, il les a toujours laissé tranquilles sous Sassou 1.

Pasteur Ntumi

 

Fort de ce message, j'ai écrit en tant que humaniste mais aussi, en tant que fils du nord, pourquoi pas, à Sassou qui est du nord comme moi pour lui dire que cette guerre qui apparaissait à tout point de vue comme une pacification à travers la région du Pool, ne se justifiait pas, étant donné qu'il avait gagné et que les populations avaient accepté sa victoire.

Dans cette lettre, je lui présentais les conséquences prévisibles d'une telle manière de faire. La lettre existe. Elle est manuscrite et Sassou l'avait bien reçue...

Mais le phénomène Ntumi, pasteur de son état, a été créé du fait de cette violence contre laquelle les originaires du Pool ont dû s'organiser pour résister.

Donc, c'est au départ une résistance à l'arbitraire et à la violence des vainqueurs. On oublie souvent que c''est cette violence organisée qui a produit cette désolation illustrée par les nombreux disparus du Beach.

Qui, logiquement, accepterait qu'on vienne violenter, assassiner, piller, déstabiliser son espace vital, celui de ses aïeux ? En tout cas, pas Sassou qui, pour moins que ça, il le sait, a dû se révolter du pouvoir des Kouyous parce que ceux-ci ne tenaient pas compte de lui, compagnon de Ngouabi pour la prise du pouvoir en 1968, et de son environnement qui était une lisière impraticable. D'où ce qui apparaît aujourd'hui comme une revanche en faisant d'Oyo la nouvelle capitale du Congo qui ne dit pas son nom.

Ntumi a été celui-là qui a arrêté l'offensive militaire des cobras, angolais, tchadiens et autres mercenaires mobilisés pour la prise du pouvoir. Sassou en bon tacticien a dû passer un accord de paix, « la paix des braves ». Il l'a même nommé au gouvernement et lui a donné des moyens de subsistance.

Face à une telle victoire d'une simple résistance, Ntumi a pris conscience de sa force et s'est organisé en conséquence avec des moyens adéquats. Cette force s'est enracinée grâce aussi à la compréhension, l'acceptation et l'action de quelques fils du Pool et des proches politiques et militaires de Sassou jusqu'à ce que certaines complémentarités s'expriment en élection de l'oncle de Sassou, Emmanuel Yoka, comme député de Vindza. Ils ne peuvent pas nous dire le contraire aujourd'hui.

Une force parallèle, paramilitaire, ne peut pas s'implanter dans une région sans conséquences pour les vies humaines. En tant qu'humaniste et fils de ce pays, je ne pouvais pas accepter cette superposition de forces armées dans une région de mon pays. J'ai appelé Ntumi pour lui demander le sens de cet accord qui me paraissait nettement ambiguë. La réponse indirecte était qu'on ne pouvait « laisser le terrain libre à Sassou qui tout simplement jouait à cache cache ».

Cet accord avec Sassou a causé beaucoup de malheurs, beaucoup de douleurs du côté du peuple qui finalement l'a assimilé à Sassou et ne fait pas de différence entre Ntumi et Sassou. Beaucoup pensent que Ntumi agit en complicité avec Sassou pour maltraiter les habitants de sa région.
Comme si ce n'était pas suffisant, les cadres de la région, dévoués à Sassou, sollicitent d'une manière tout à fait perfide, l'implication du peuple dans la recherche de Ntumi, afin que Sassou en termine avec lui. A chaque fois, c'est le pauvre peuple de la région qui paye. L'histoire demain, ne retiendra pas cette version. La version qui va traverser les siècles c'est celle de Monsieur Sassou, originaire du nord du Congo, qui se serait organisé avec ses frères du nord pour aller causer des malheurs au Pool aux fins de conserver un pouvoir du nord qui dure bientôt 50 ans.

C'est par rapport à l'histoire que je me permets aujourd'hui de donner mon point de vue :

La première question qu'il faut se poser aujourd'hui, c'est celle de savoir pourquoi deux alliés hier en sont aujourd'hui à une division militarisée aux conséquences multiples pour les pauvres populations ? Ntumi que je n'approuve pas forcément dans toutes ses actions dit clairement que « c'est parce qu' il a refusé de soutenir Sassou aux dernières élections que celui-ci veut se venger, l'arrêter, le juger sinon le tuer ». Comme il a l'habitude de faire, il a divisé Ntumi et son cadet qu'il a armé pour s'opposer à Ntumi. Les Mokoko, Tsourou, Boukadia, Paulin Makaya etc.. payent aujourd'hui ce refus de collaboration avec Sassou. Celui-ci n'accepte pas et n'acceptera jamais que le peuple l'ait désavoué et disqualifié au premier tour des élections qu'il a lui-même organisées au profit des deux candidats de l'opposition venus en tête, le général Mokoko et Parfait Kolelas. C'est pour cela aussi qu'il le fait payer à tout le peuple du Congo, au nord, à l'ouest, au sud et à l'est par les menaces et les exactions de toutes sortes.

La seconde question que l'on peut soulever est celle de savoir pourquoi les cadres, les intellectuels, considérés comme la lumière dans tous les pays, ceux qui éclairent le pays, montrent le chemin, se comportent aujourd'hui comme des aveugles ? Toute cette compréhension que l'on fait à l'égard de Sassou par les intellectuels de tout bord ne s'explique pas et ne se justifie pas.

A mon humble avis, Sassou Nguesso s'est disqualifié lui-même en violant tous les textes qui soutenaient son pouvoir et surtout, il a été rejeté par le suffrage universel. Monsieur Sassou n'est plus le président du Congo. Toutes les violences perpétrées contre le peuple sont des agissements d'un dictateur, d'un tyran qui a été vomis par son peuple.

Ntumi ne peut pas être seulement perçu comme celui qui fait du mal au peuple. C'est aussi un résistant et il a toujours été un résistant.

Ceux qui pensent que ce sont les gens du nord qui se sont organisés pour massacrer les gens du Pool et pourquoi pas tout le sud du pays, s'ils le font par ignorance qu'ils sachent qu'il n'y a pas un nord politique organisé pour donner la mort aux gens du sud ; s'ils le font par mauvaise foi, l'histoire aussi reconnaîtra qu'au Congo, il n' y a pas des raisons d'une division ethnique, spirituelle ou simplement géographique des congolais. Le peuple congolais réuni toutes les conditions pour être un peuple uni. Le diviseur commun du Congo s'appelle Sassou, son clan et ses amis politiques qui n'ont aucun respect pour l'être humain.

Merci pour votre compréhension.

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Jean-Joseph William Otta - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool
18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 23:08

Depuis le 4 avril 2016, comment décrire ce qui se passe dans le Pool ? Est-ce une "opération de police" contre des "bandits" qui tourne mal ? Une "guerre totale" comme le pense la LC ? Dans ce cas, contre qui ? Tous les habitants du Pool ? Autrement, elle ne serait pas totale ! Quelle intention véritable poursuit Denis Sassou Nguesso dans le Pool ? Et bientôt au-delà - puisque la Bouenza a déjà été bombardée ? Si la cible est Ntumi, comment expliquer les bombardements aveugles et la destruction de tous les villages de cette région dont les maisons sont brûlées comme si on ne voulait pas que les populations reviennent ? Tous les habitants du Pool sont-ils devenus des "bandits" à abattre aux yeux de Denis Sassou Nguesso ? En effet, dans la représentation du monstre de l'Alima, Ntumi est passé de "terroriste" à "bandit" (cf. sa dernière conférence à Maya-Maya). Si on doit tuer un terroriste, on se doit de capturer un bandit. Ce glissement d'échelle n'est pas anodin. Le monstre de l'Alima a bien spécifié que Ntumi ne sera pas tué mais capturé pour être jugé. En attendant, Brazzaville alimentée par le Pool commence à ressentir le coût de cette opération MOUEBARA II sur la vie de tous les jours. Que les conséquences soient l'asphyxie économique de Brazzaville importe peu au régime de Mpila qui fait venir sa nourriture par avion de l'étranger. Denis Sassou Nguesso importe même ses mangues - alors que le pays en produit de très bonnes. De toute façon, ceux qui subissent une crise alimentaire dans ce génocide planifié, ce sont les populations bakongo de Brazzaville forcées de recevoir des parents ayant déserté la région du Pool. Le moungouélé a beaucoup maigri - même si son prix lui a augmenté - et il faut encore le partager à Diata ou à Bacongo avec ceux qui ont réussi à s'extirper du piège tendu par monsieur OUI POUR SANG dans le Pool... 

Nous avons l'habitude de lire la presse internationale qui s'efforce de fournir une information quelque peu neutre - sans parti pris, ce qui est un exercice difficile. Cependant, lorsque des enjeux économiques entrent en ligne de compte, on se soucie plus de profit, de chiffre d'affaires que de vérité. Nommer les choses comme il se doit devient très délicat. Lorsque la presse utilise des mots, elle les choisit à dessein. Souvent, pour éviter des attaques, des procès, elle fait usage d'euphémismes qui édulcorent la réalité. Non, dans le Pool, il n'y a pas guerre car il n'y a pas face à face deux armées qui se combattent selon les règles conventionnelles de genève régissant la guerre - même si on peut noter des actions de guérilla, somme toute de défense, de la part des proches du pasteur Ntumi. Il n'y a pas guerre quand on bombarde et détruit des villages, rasant les maisons, brûlant le reste. Nous avons entendu Denis Sassou Nguesso demander aux populations de ne pas fuir mais d'attendre tranquillement les bombes et les balles perforantes de ses mercenaires. Ici, dans le cas du Pool, on ne peut pas parler de guerre, tellement les moyens des mercenaires publics sont disproportionnés par rapport à ceux des hommes du pasteur Ntumi qu'on ne voit même pas sur le terrain - que la dictature venue des bords de l'Alima est obligée de fabriquer de faux ninjas-nsiloulous ! 

Dans le Pool, il y a un assaillant, avec volonté d'anéantissement : Denis Sassou Nguesso et de l'autre, un homme, un pasteur, forcé de se cacher et de SE DEFENDRE. Ntumi se trouve en situation de légitime défense. Monsieur OUI POUR SANG, le sang des autres, veut raser le Pool, l'effacer de la carte, quel qu'en soit le prix. Ntumi ? Un simple prétexte. Tant que l'opération d'anéantissement régional n'aura pas atteint son objectif, rien ne changera. Ce qui démontre en suffisance que Denis Sassou Nguesso n'est pas pressé de capturer l'homme qui tient dans la main droite une kalachnikov et dans la gauche une Bible. Des rumeurs font état d'ordres de repli donnés alors que Ntumi serait en ligne de mire. C'est une rumeur, disons-le, mais chez nous, la rumeur est la queue de la vérité.

Qui se préoccupe au niveau international de ce génocide contre les Bakongo ? Personne. La France est absorbée dans sa politique intérieure avec probable renouvellement des élites politiques lors de la prochaine élection présidentielle tandis que l'Amérique se demande que va faire Trump nouveau président élu. Et il ne faut pas oublier l'Irak, la Syrie et Daesh avec pour conséquence des tensions terroristes plus fortes. Nous ne pouvons compter sur personne. Le Pool est une poule encerclée par des vautours qui veulent la déchiqueter.  La Bête de l'Alima a du temps devant lui pour atteindre son objectif d'anéantissement du Pool. En attendant, il consolide son pouvoir volé au peuple congolais. Il recherche des solutions pour faire face à la faillite qui guette l'Etat. Distraire le peuple en l'obligeant à s'apitoyer sur le trauma causé dans le Pool pour faire oublier et la crise économique et la crise politique. Voilà, des conséquences bénéfiques au régime - sans compter de l'affaiblissement de la seule force de résistance qui reste au peuple congolais : les FALC ou Forces Armées de Libération du Congo.

    LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTUPRESSE/POOL : GUERRE TOTALE OU PROJET D'ANEANTISSEMENT TOTAL D'UNE REGION ?

LIRE LA SUITE :

http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/11/presse/pool-guerre-totale-ou-projet-d-aneantissement-total-d-une-region.html

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 20:03

Par Gabriel SOUNGA-BOUKONO

cathedrale-facade-brazza

Tout d’un coup, on assiste à un déchaînement des attaques contre l’Eglise catholique au Congo. Insidieuses, ouvertes, inspirées, frontales : l’Eglise en tant qu’Institution est descendue en flamme, ses agents voués aux gémonies. Ils sont dépeints en véreux, en corrompus, en affairistes, en sournois visant le pouvoir, en personnes entretenant une confusion suspecte sur le présent et l’avenir du Congo, en opposants même.

Répondre à chacune des attaques qui ont vu le jour ces jours-ci sur les réseaux sociaux et les médias serait impossible. Réfuter chaque ligne de venin publiée au nom de la bonne foi et de l’attitude correctement immuable de l’Eglise catholique est impossible. Mais laisser faire également. Car ce serait accréditer les hypothèses les plus viles et les plus dangereuses, de celles qui nous ont conduits aux pires catastrophes de notre histoire. Nous, Association cardinal Emile Biayenda-France (ACEB) avons décidé de nous poser en défenseurs sinon de la vertu de l’Eglise catholique au Congo, du moins de la nette séparation des pouvoirs entre ce qui relève du domaine souverain de l’Etat et de la démarche reconnue et admise des citoyens. Car les catholiques ne constituent pas une entité à part au Congo : ils souffrent avec les populations qui ont du mal à atteindre les deux bouts, à recueillir la moindre goutte d’eau du robinet,  meurent de manque d’aspirine dans les hôpitaux ou qui fuient, balluchons sur la tête, devant les exactions des soudards de Ntoumi, autoproclamé pasteur d’une Eglise qui n’est pas fondée sur la fraternité et l’amour, mais la prédation et la violence, la destruction du peu de bien qui nous est acquis en tant que Nation.

Le disant, nous ne fermons pas les yeux devant les exactions de nos forces de l’ordre qui, dans la confusion créée par Ntoumi depuis le 4 avril dans les quartiers sud de Brazzaville, et dans le Département du Pool, ne se conduisent pas toujours de manière irréprochable face aux populations civiles. Nous voulons appeler l’opinion nationale à se retrouver autour de nos problèmes les plus sérieux sans céder à la démagogie de ceux qui voudraient nous voir divisés, encore une fois, en un Nord et en un Sud antagonistes par atavisme.

C’est pourquoi nous réaffirmons les quelques points essentiels suivants, qui infirment aussi au passage les accusations portées contre la hiérarchie catholique congolaise qui s’est toujours montrée citoyenne malgré les violences subies depuis les années 1960, l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda en 1977, les violences plus ou moins voilées subies.

1.    L’Eglise catholique n’est pas un parti d’opposition

Les enseignements des différents magistères insistent sur le fait que l’Eglise catholique, au Congo comme ailleurs, exerce son mandat dans la délimitation bien reconnue des pouvoirs qui reviennent à l’Etat et de ses prérogatives propres qui sont dans l’assistance spirituelle à ceux qui adhèrent à sa foi ou qui acceptent ses services en toute connaissance de cause. Depuis l’indépendance et même bien avant, l’Eglise catholique au Congo a formé avec abnégation des milliers de cadres grâce à ses écoles,  lycées (Javouhey, Chaminade) et séminaires (Mbamou, Loango, Makoua), soigné des millions de Congolais dans ses centres de santé, apporté sa contribution chaque fois que l’Etat lui demandait de mobiliser pour le Bien commun. Mais dans le sens de justice qui lui est reconnu aussi, elle dit son point de vue lorsque des dérives risquent de conduire les Congolais dans des tensions les uns contre les autres. Elle le fait notamment, en rappelant constamment le devoir de respecter la vie des citoyens, de promouvoir leur bien-être, de veiller à la juste répartition des Biens de la Nation, et notamment des fruits de l’exploitation de notre pétrole et de notre bois, nos principales ressources. Que les partis politiques bâtissent leurs stratégies sur l’un ou l’autre de ces aspects est une coïncidence fortuite, pas une identité de visées ni une accointance complice.

L’Eglise catholique ne parle pas au nom d’une tribu

Les catholiques congolais se recrutent sur tout le territoire de la Nation. Qu’ils appartiennent à des tribus différentes est un fait, mais un fait qui s’annule en Eglise vécue comme « famille des fils et filles de Dieu ». Nos pasteurs ont mandat de servir là où ils sont établis, et d’abord par volonté de la hiérarchie et non désir servir d’abord ses parents. L’Eglise du Congo compte trois expatriés qui servent hors de leur pays ; les autres  Evêques sont placés à la tête d’entités diocésaines où ils n’agissent pas d’abord comme envoyés de leurs tribus. L’oublier, c’est chercher à nous diviser à tout prix. De par ses structures et son organisation, l’Eglise catholique du Congo renforce l’unité des Congolais : beaucoup de ses agents du Nord ont été formés à Mbamou, dans le Sud ; beaucoup de ses agents originaires du Sud ont été formés à Boundji, dans le Nord, ou à Makoua. Ce fait nous regarde comme un défi heureux devant les tentations de nous replier et de nous regarder en ennemis. Ainsi, l’Archevêque de Brazzaville peut aller dire la messe, bénir des grottes mariales, célébrer baptêmes, mariages et funérailles partout sur le périmètre de sa juridiction diocésaine : il est partout chez lui, partout chez ses diocésains qu’il ne regarde pas en hommes et femmes du Nord, en proches ou non du pouvoir politique. Un catholique, c’est celui qui adhère à la foi de l’Eglise, point barre.

  L’Eglise catholique n’est pas corrompue

Sans constituer une entité coupée des réalités de notre pays, l’Eglise catholique que nous servons tous a toujours prôné la saine gestion de la chose publique, et condamné l’enrichissement illicite qui se fait sur le dos de nos populations pauvres. L’Etat, auquel nous obéissons tous catholiques ou non, a eu des gestes forts que nous avons appréciés : construction du clocher de la basilique Sainte-Anne du Congo endommagée par la guerre de 1997 et la vieillesse ; construction du siège de l’Association des Evêques d’Afrique centrale ; convoyage des pèlerins aux divers événements de l’Eglise à Rome ou dans le monde… Ces gestes sont des gestes citoyens ; ils ne constituent pas un achat des consciences catholiques. Qui plus est, aucun de nos Evêques ne s’illustre par un train de vie d’opulence. Et si un de nos jeunes prêtres peut avoir dépassé les limites de la sobriété, l’opprobre ne doit pas retomber sur la totalité d’une Institution reconnue comme « experte en humanité ».

L’aventure de Ntoumi n’est pas une aventure d’Eglise

Des voix ont tenté de faire croire, à la suite d’une déclaration hâtive de quelques prêtres, que l’Eglise catholique avait partie liée avec cet homme. Nous récusons de la manière la plus formelle que nos Evêques, originaires du Pool ou non, aient eux quelque complaisance envers Frédéric Bintsamou dont les premières victimes ont toujours été ses propres parents, un de nos Évêques ayant même subi des violences insensées à Soumouna, son ancien fief. Ntoumi reste un danger pour les Congolais,  et nous appelons nos compatriotes à tout mettre en œuvre pour l’amener à la raison. Que ses griefs contre le Président Sassou-Nguesso ne soient pas motifs pour paralyser toute une Nation qui souffre de pénurie de carburant et de vivres, du fait de l’arrêt du trafic sur la voie ferrée. Ntoumi n’est pas un catholique ; les catholiques ne se reconnaissent pas dans son action insensée. Son objectif est de détruire l’Eglise catholique, d’installer sa secte, de déscolariser les enfants du Pool, d’appauvrir, d’abrutir les gens sous sa coupe et de les exploiter, pendant que son business à lui prospère. Que cela soit dit une fois pour toutes. Nous, Association Cardinal Emile Biayenda-France, nous le disons ainsi. Que les opposants politiques exercent leurs prérogatives ; que le pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso leur réponde, mais que cela ne soit pas une occasion de nous diviser, de chercher des boucs émissaires ou encore d’insulter nos Evêques.

A Bobigny, le 18 novembre 2016

Pour l’Association Cardinal Emile Biayenda-France

Gabriel SOUNGA-BOUKONO

Président

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 18:45
Devant le carnage, les opérations d'épuration et de purification ethniques, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il y a un président de la République au Congo-Brazzaville. A entendre M. Sassou Nguesso, on croit se trouver en face du CHEF DE TRIBU MBOCHI qui parle aux populations du Pool qu'il a vassalisées...Le Congo-Brazzaville n'est plus une République...

Monsieur Sassou Nguesso vient de déclarer qu'il n'y a pas de crise dans la région ou département du Pool.
Que font donc les hélicoptères de combat dans cette région qui y pilonnent matin, midi et soir, toutes les localités, massacrant toutes vies humaines et animales, avec ces scènes de pillages ordonnées par le pouvoir en place, c'est-à-dire Sassou Nguesso lui-même..

Pour traquer un seul homme et ses compagnons dont on ne sait même pas combien sont-ils, faut-il des centaines de milliers de mercenaires (angolais, tchadiens, rwandais, ukrainiens, etc.) et de militaires(?) ou miliciens cobras congolais ?

Le génocide est en route, il est là !

Nous vous laissons visionner et écouter les fichiers audiovisuels (video) ci-annexés !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA


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DECLARATION DE SASSOU NGUESSO SUR LA TRAGEDIE DU POOL :

Il dit :

"Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président pour isoler Ntoumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu'on le mette hors d'état de nuire"

"Pour moi, il n'y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire...", estime M. Sassou Nguesso, l'expert en coups d'Etat au Congo-Brazzaville, cet homme qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, sinon par des tragédies sanglantes.

 

Déni de génocide © ZIANA TV - (Source ZIANA TV via IciBrazza)

Mais, malgré la bravade de Sassou Nguesso, le roi des coups d'état sanglants et des génocides dans le pays, écoutons la prise de position de l'Ambassadeur d'Italie au Congo-Brazzaville. Pour lui, il y a crise au Congo, et pas celui qui prétend en être le président. Sassou Nguesso est pris en flagrant délit de mensonge et de parjure. S'il n'y a pas crise, pourquoi est-il allé s'incliner sur les cercueuils des victimes militaires (milices et mercenaires) tombés sur le champ de bataille ?

Ecoutons ce très respecté diplomate digne de foi :

Parole de la dignité et de l'honneur © Convention Cdi

(Source Zenga-Mambu)

A vous de juger !

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 23:37

 

La Cour Pénale Internationale, à la Haye en Hollande

Comment peut-on prêter serment de protéger, de défendre son peuple et au final le massacrer sans ménagement - en le bombardant sans sommation, comme le fait Denis Sassou Nguesso dans le Pool, par exemple ? Comment peut-on ordonner à une force soi-disant publique de massacrer les populations qu'elle se propose de protéger et de défendre - même s'il s'agit de faire couler le sang des autres, les larmes de ceux qui n'appartiennent pas à son ethnie ? Comment peut-elle exécuter un tel ordre contre-nature qui la décrédibilise ? Faut-il être crétin, malade ou défoncé du bocal pour devenir un soldat flingueur de son propre peuple qui lui a donné la vie ? Il y a là un paradoxe qui pose toute la problématique de la force dite publique au sommet de laquelle trône un dictateur - en qualité de chef suprême des armées. A notre avis, plus une force d'Etat, une force dictatoriale qu'une force publique. Ce n'est pas ici, hélas, le propos, la problématique. Il faudra certainement y consacrer un autre article. Sur le plan éthique, il est inacceptable et révoltant de voir un criminel de masse se vautrer dans l'impunité absolue - au prétexte d'une immunité politique somme toute déplacée - car elle n'existe que dans le but de protéger les peuples et non de les vouer à holocauste. Si les justices nationales sont défaillantes, il faut invoquer un stade au-dessus en appliquant le droit international. C'est ce qui justifie certainement l'existence de la Cour Pénale Internationale, en sigle CPI. Il faut bien protéger les peuples de leurs bourreaux, tous les bourreaux et non juste quelques-uns.

D'entrée de jeu, disons ici que nous n'apprécions pas la Cour Pénale Internationale, cette "justice" injuste qui existe juste pour les hommes politiques et soldats de pays faibles, dans son fonctionnement actuel. Une justice internationale avec droit de veto ressemble à la loi du plus fort. Et quand la force exerce la justice, elle est souvent sans pitié et injuste pour les faibles. Cela ne veut en aucun cas dire que notre planète n'a pas besoin du droit international. Notre exigence est la suppression d'une justice avec deux poids et deux mesures. La justice ne peut s'exercer sous adhésion mais en tout lieu et en toute circonstance de crime et de délit. Néanmoins, cette institution paraît nécessaire pour protéger les peuples désarmés contre les dictatures et les dictateurs - comme les peuples subtropicaux.

Notre compatriote Davy Albano nous avait averti en affirmant que le régime de Brazzaville allait chercher à sortir le Congo de la Cour Pénale Internationale. Il aurait pu ajouter que selon saint ndzokou, serviteur de Satan, la chose allait se faire comme si c'était le voeu du peuple congolais lui-même. Voir madame Douckaga, ministre de sa dictature, agiter la jeunesse achetée et corrompue du P.C.T. pour manifester afin de demander la sortie du Congo de la CPI nous attriste car le régime manipule nos jeunes compatriotes qui ne savent rien ni du statut de Rome, ni de la CPI. Remettre à Pierre Mabiala un gros document que les jeunes n'ont manifestement pas eu le temps de rédiger est une arnaque. Le ministre de l'injustice Pierre Mabiala a reçu des mains de madame Douckaga sa propre arnaque. L'apparence est sauve même si elle est grotesque.

Attendez, qu'on ne me dise pas que Denis Sassou Nguesso ne se sent pas assez protégé par sa nouvelle fausse constitution qui lui octroie le droit de tuer avec impunité absolue - même s'il venait à quitter le pouvoir. Il a même fait de tout accusateur dans ce sens un criminel constitutionnel, c'est-à-dire, un criminel sans recours. De quoi a-t-il donc peur ? Le mastodonte de l'Alima sait que cette fausse constitution ne le met pas à l'abri d'une condamnation de la CPI où plusieurs plaintes ont été déposées à son encontre par de nombreux compatriotes comme maître Massengo Tiassé, entre autres. Il a visiblement peur. Il sait que ce qui se déroule dans le Pool accrédite un génocide, un crime contre l'humanité imprescriptible. Le président Béchir du nord-Soudan est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la cour pénale internationale. Cela limite fortement ses déplacements. Denis Sassou Nguesso n'est pas encore sous le coup d'un mandat d'arrêt international. C'est juste une question de temps. Nombreux sont les ténors de son régime qui sont sous le coup d'une arrestation afin de venir répondre devant la justice française. Nous l'avons dit : la justice est la bête noire des dictateurs. C'est pour cela qu'il faut qu'elle soit universelle quand elle se prétend internationale. La CPI n'est pas parfaite même si nous la reconnaissons nécessaire. Elle doit s'améliorer. Certes, les hommes d'Etat occidentaux ne massacrent pas leurs peuples respectifs mais ils commettent des crimes de masse au-delà de leurs frontières. C'est ce qu'il faut certainement prendre en compte pour passer d'une justice partiale à une justice impartiale. Un Sarkozy ou un George Bush fils doivent rendre des comptes tout comme Denis Sassou Nguesso ou Pierre Nkuruzinza du Burundi.

LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/11/congo/cpi-vouloir-en-sortir-est-un-aveu-de-culpabilite-du-regime.html

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:57

Sassou et son ministre délégué Ntumi

Sassou et son ministre délégué Ntumi  - 

 

La fracture était perceptible avec la déclaration de Clément Mouamba devant la représentation nationale selon laquelle : «  Il n’y a jamais eu de bombardement dans le Pool ni d’État de siège. Je suis désolé d’entendre pareilles choses au niveau de la représentation nationale  », répondant à l’une des questions du député de Kinkala, Guy Brice Parfait Kolelas. Elle est dorénavant flagrante avec la sortie de Denis Sassou Nguesso devant la presse nationale et internationale du 9 novembre 2016 à propos de la situation dans la région du Pool , le jour où Rodolphe Adada présentait à Paris sa lettre de créance à François Hollande.

Pour le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso : le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme. Sans rire et sans sourciller, le khalife d’Oyo a martelé : . «  Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le président a annoncé pour le peuple va se réaliser », a-t-il indiqué (Cf vidéo de la conférence de presse,Zenga-mambu, 9 novembre 2016). Pour finir, Denis Sassou Nguesso a utilisé la terminologie péjorative. Donc, le Pasteur Ntoumi ne serait plus un opposant politique mais un vulgaire bandit. En l’espace de quelques semaines, les actes et les agissements du Pasteur Ntoumi sont passé du terrorisme au banditisme. Il y a un glissement sémantique. La communication a évolué. Le vocable de terroriste ne correspondant pas à la situation du Pool, les stratèges de Mpila, forts en thèmes, ont accolé un nouveau qualificatif au Pasteur Ntoumi puisé dans le registre de la délinquance ordinaire, celui du droit commun.

Déni de Denis

La stratégie du déni mise en œuvre à l’occasion des disparus du Beach est réactivée alors que les populations des localités du Pool sont quotidiennement sous les bombes. L’affaire des Disparus du Beach a eu droit au début au ricanement de l’administration Sassou pour s’achever par un vrai faux procès reconnaissant la responsabilité de l’Etat. A l’étranger, l’affaire des Disparus du Beach est devenue une véritable épée de Damoclès au dessus de la tête des généraux Pierre Oba, Norbert Dabira et Jean-François Ndengué. La stratégie de communication de l’équipe de Denis Sassou Nguesso sur les événements du Pool s’inscrit dans la même logique. A l’endroit de l’opinion internationale, la chorale de Sassou Nguesso dirigée par Jean-Paul Pigasse, l’hebdomadaire catholique La Semaine Africaine et Le Troubadour de François Bikindou orchestre un tintamarre médiatique pour détourner l’attention et nier l’évidence. Les événements du Pool ont d’abord été qualifiés d’actes terroristes et comparés à Boko Haram et Fréderic Bintsamou alias Pasteur Ntoumi de terroriste en chef. Mais, les faits sont têtus. Quand les Cobras de Denis Sassou Nguesso arrivent dans les localités de la région du Pool, ils brûlent les villages, abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre  » écrivait Honoré de Balzac.

Au cours du point de presse, Denis Sassou Nguesso feint d’ignorer la crise politique née du changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et du hold-up électoral du 20 mars 2016. Il fait fi du message des Evêques du Congo-Brazzaville du 16 octobre 2016 appelant au dialogue comme mode de résolution de la crise.

Dans son interview, Denis Sassou Nguesso fait semblant d’ignorer les bombardements aériens effectués à l’aide des hélicoptères de combat pilotés par des ukrainiens et au sol par des engins blindés, des populations civiles de la région du Pool.

Denis Sassou Nguesso n’a aucun mot de compassion et AUCUNE PAROLE de soutien POUR CEUX QUI ONT PERDU LES MEMBRES DE LEURS FAMILLES, NI POUR LA POPULATION du Pool QUI TRAINE DANS LES FORETS, SANS NOURRITURE NI SOINS MÉDICAUX, AUX ENFANTS QUI NE PARTENT PLUS A L’ÉCOLE, A TOUT CEUX QUI ONT PERDU LEURS BIEN. Denis Sassou Nguesso n’a manifesté aucun signe de solidarité à l’égard des populations du Pool regroupées dans les camps de réfugiés à Kinkala et Mindouli.

Pêché de lèse majesté

Denis Sassou Nguesso a la rancœur tenace et la rancune chevillée au corps. Les populations du Pool ont commis le pêché de lèse majesté de ne pas avoir voté Dassou Nguesso. « Il semble que le président ne soit pas arrivé en tête des suffrages dans le Pool. Cela a été accepté parce que c’était la volonté des populations. Elles se sont exprimées ainsi ». C’est l’inconscient de Denis Sassou Nguesso qui parle. Les populations du Pool payent leur ingratitude à l’égard de l’homme d’Edou Penda. C’est la rançon du rejet de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool qui n’a pas une mémoire courte. Jean-François Ndengué, le député Ildevert Moigny entouré de miliciens paradant à Télé Congo en uniformes militaires et certains dignitaires du PCT pendant les meetings de la campagne avaient averti : « si vous ne votez pas Sassou, vous allez repartir dans des forêts  ». . Nous y sommes. Actuellement, la région du Pool est confrontée à une crise politique, sociale, économique et humanitaire. Chose promise, chose due. Les véritables bandits de la République ont tenu parole.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Extrait de congo-liberty.com)

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SASSOU-NGUESSO PROMET DE FAIRE GOUTER LE SANG AUX CONGOLAIS !

 

© CONGOLIBERTY-TV

 

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Epuration ethnique, Serge Ngueri, 43 ans, mort parce que Lari

Serge NGueri

Serge NGueri

Nous continuons à dénoncer inlassablement l’épuration ethnique opéré par les milices de Sassou dans le Pool.
Dans cette entreprise macabre il apparait désormais que le régime de Brazzaville bénéficie de l’assistance technique d’un ancien du Mossad Shabtai Shavit de la société de mercenaires Athena Security implementation.
Nous avons aussi dénoncé la présence des armes du marchands de mort Ivor Ichikowitz.
Désormais Sassou Nguesso plus fou que jamais nie l’existence de la crise du Pool qui n’est que la conséquence directe de son coup d’état constitutionnel.

Serge Ngueri est mort parce que présumé Lari, c’est inacceptable. Voici le récit de sa mort.

Serge NGUERI avait 43 ans, il habitait à Mayaka dans la périphérie du village Kibouéndé dans la région du Pool au Congo Brazzaville.

Ce 25 Octobre 2016, comme tous les matins, Serge NGUERI se rend au champ pour couper du bois, pendant que sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants étaient restés dans le village.
Sur son chemin il croise un groupe de militaires. Ces derniers lui ont sommé de se présenter mais ne lui laisseront aucune chance. Les hommes présumés laris sont systématiquement assimilés à des ninjas.
Nous sommes le 25 Octobre 2016 à 7H du matin, Serge NGUERI est froidement exécuté.

Le village de Mayaka est situé à 3km environ de la gare de Kibouéndé. Sa maman, qui se trouvait à la gare ce matin là, prend le chemin qui emmène vers Mayaka.
Elle longe le chemin de fer sur 1km, puis prend la déviation à droite. Puis à quelques encablures du chemin de fer, se trouve un cours d’eau et c’est là qu’elle entend les pas et les voix du groupe de militaires.
Elle se cache, puis poursuit son chemin.
Et juste après le cours d’eau, elle découvre le corps de son fils Serge NGUERI gisant dans son sang.
Choquée, elle reprend le chemin dans le sens inverse pour aller à la rencontre des militaires qui venaient juste de rejoindre la gare de Kibouéndé.

Les militaires dépêchent un camion pour récupérer la dépouille de Serge NGUERI et le dépose dans le village de Mayaka.
Sa femme et ses quatre enfants découvrent son corps méconnaissable. Ils veilleront toute la nuit autour de lui.

Serge NGUERI sera enterré le lendemain matin. Ses proches se sont attelés toute la nuit pour fabriquer son cercueil de fortune.
Sa maman, sa femme enceinte de sept mois et ses quatre enfants sont obligés dès le lendemain de prendre la route de Brazzaville. Ils arriveront après deux jours de marche.

Serge NGUERI né et grandi à Kibouéndé était passionné de la campagne et de la nature.

Il a un nom, un visage, a laissé quatre enfants et une femme enceinte de sept mois, puis un corps criblé de balles enterré dans un endroit connu des villageois de Kibouéndé.

Source : Collectif Sassoufit

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:06

Le PGCC Génocidaire

 

 

Des centaines de jeunes de la majorité présidentielle, ont  manifesté dans les rues de Brazzaville  ce jeudi 03 novembre 2016, plaidant pour le retrait du Congo de la Cour pénale internationale (CPI). A voir les nombreuses demandes de poursuites déposées contre le président Sassou Nguesso, l’on s’achemine vers le retrait du Congo de la CPI.

 

[…]

Mais là où la marche des jeunes pro-Sassou inquiète, c’est à cause des nombreuses plaintes pour violations des droits de l’homme déposées contre le régime congolais depuis 1997. La dernière situation au sujet de laquelle la Cour de La Haye devra prochainement ouvrir des enquêtes préliminaires est le massacre des populations de la région du Pool. Prétextant d’une attaque d’un poste de police à Brazzaville il y a quelques mois, le président Sassou Nguesso s’est engagé dans des expéditions punitives  à l’encontre des populations de la région. Le Pool, est justement le fief du pasteur Ntumi, dont les miliciens Ninja sont soupçonnés par le pouvoir d’être à la base de l’attaque. Au vu de ces éléments, il est de plus en plus indéniable que le président Sassou a fait un pas de plus vers la sortie de son pays de la CPI. La prochaine étape sera certainement un vote favorable au parlement, entièrement acquis à la cause du président congolais. Cette phase sera juste suivie de la promulgation de la loi, au nom de la volonté du peuple, encore que la nouvelle constitution, interdit le jugement d’un Congolais par une juridiction étrangère.

Christophe SESSOU

SOURCE :

http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/4043-congo-denis-sassou-fait-un-pas-vers-la-sortie-de-son-pays-de-la-cpi

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NOTRE COMMENTAIRE :

L’article 10 de la nouvelle constitution de Sassou interdit que tout Congolais soit jugé par une juridiction étrangère. Mais, en fait de « Tout Congolais », il s’agit plutôt de Sassou et son clan qui ne veulent pas être extradés, livrés à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. Même pour les crimes de guerre, contre l’humanité et les génocides. Ils refusent d’être jugés par une juridiction étrangère.

Et, pour enfoncer le clou, M. Sassou et son clan, les bons élèves de la françafrique, ordonnent :

Article 96 : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions.

La violation des dispositions ci-dessus constitue le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi. »

Qui dit et garantit à M. Sassou et son clan que cette constitution ne sera pas abrogée et que ces dispositions ne seront jamais appliquées ?

Comble de ridicule, ce n’est pas le citoyen lambda qui a prêté serment. Ce n’est pas le citoyen lambda qui détient le pouvoir politique, gouverne, pille, vole et commet des crimes de sang. En quoi peut-il donc être accusé de forfaiture ou de haute trahison ? Parce qu’il aura dénoncé les pillages, les vols, les crimes de sang et les génocides commis par le président de la République ? Cela devient-il un crime de forfaiture ou de haute trahison ? Or, ne commet un acte de forfaiture et donc de parjure et de haute trahison que celui qui a prêté serment. Le seul à le faire n’est que le Président de la République.

N’est-ce pas assez clair ? Donc, qu’il le veuille ou non, M. Sassou Nguesso, son clan et leurs amis seront bien poursuivis et jugés pour parjure, forfaiture, haute trahison, crimes de sang et génocides, le moment venu.

Ils seront donc jugés soit à l’intérieur, soit à l’extérieur du pays.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 22:28
 
INVITATION A LA CONFERENCE-DEBAT. ENTREE LIBRE !

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CONFERENCE-DEBAT AU NOVOTEL-CHARENTON, LE 19 NOVEMBRE 2016

Métro Liberté, ligne 8

Thèmes :

- Dictature et économie au Congo-Brazzaville

- Présentation du livre "CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA. SASSOU NGUESSO M'A TUER"

de Modeste BOUKADIA

aujourd'hui otage de Sassou Nguesso, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, depuis le 15 janvier 2016, pour délit d'opinion

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 17:20
 
Le groupe sud-africain, avec un Marauder deux fois plus imposant que le Tiger GAZ, a ainsi supplanté la Russie dans la fourniture de véhicules blindés. Le choix du dictateur congolais s’est porté sur le matériel le plus puissant et le plus performant dans sa capacité meurtrière.
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Par Rigobert OSSEBI

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La police congolaise de Jean-François Ndenguet est équipée d’armes de guerre, ou pour le moins d’équipements qui s’y apparentent. Aujourd’hui, son principal fournisseur en est la société sud-africaine Paramount Group. Elle appartient à Ivor Ichikowitz, qui la préside. Dans son droit de réponse, du 15 avril 2016, après la publication par le NouvelObs d’un article soulignant la participation financière de sa fondation familiale à une tournée de l’Alma Chamber Orchestra en Afrique du Sud, il a rejeté le terme péjoratif de « marchand d’armes » en mettant en avant « la fabrication de matériel de défense » de son groupe.

Outre ses activités philanthropiques dans le domaine musical que tout le monde connaît maintenant, Ivor Ichikowitz revendique d’avoir été un collecteur de fonds, à l’âge de 22 ans, pour l’ANC et qu’il avait ainsi contribué à la fin de l’apartheid et à la libération de Nelson Mandela. Ce volontaire de la paix et de la fraternité en Afrique tolère curieusement que ses « véhicules de défense », comme le Marauder, soient achetés et utilisés par la Police congolaise.

Le groupe sud-africain, avec un Marauder deux fois plus imposant que le Tiger GAZ, a ainsi supplanté la Russie dans la fourniture de  véhicules blindés. Le choix du dictateur congolais s’est porté sur le matériel le plus puissant et le plus performant dans sa capacité meurtrière.

Le Marauder est un monstre d’acier blindé, pesant jusqu’à 17 tonnes équipé pour le combat. Avec sur son toit une mitrailleuse lourde de 14,5 mm en tourelle, ce véhicule est une machine à tuer, sans risque, des combattants peu armés ou pour le moins à semer la terreur auprès de paisibles populations civiles. On ne saurait ignorer sa destination criminelle en acceptant  de livrer ces engins et véhicules, ainsi équipés, aux couleurs de la police congolaise. Cette dernière doit être la seule au monde, avec celle de la Corée du Nord, à bénéficier de véhicules blindés avec mitrailleuses lourdes. Le peuple congolais en sera reconnaissant ! Merci Denis Sassou Nguesso !

Mère Antou et les marchands d'armes

Ivor Ichikowitz- Antou Sassou et Jean Yves Ollivier

Le Group Paramount est également fournisseur d’hélicoptères, dont le Mi Super 17, qui serait utilisé dans différentes missions dans le Pool. Ses capacités sont multiples, autant que ses équipements de combat, du lancement de missiles, de mitraillage lourd ou de bombardement.

L’acquisition de ces « matériels de défense » atteste de la préméditation des évènements que l’on connait actuellement dans le Pool. Ces « matériels » n’attendaient que le moment propice de leur utilisation. Le plan du hold-up électoral était depuis longtemps établi. La moindre contestation devait être sauvagement réprimée au moyen d’équipements sophistiqués. Quant à tout mouvement de révolte, il serait qualifié de « terroriste » par l’usurpateur qui avait reçu du président François Hollande, la permission de consulter son peuple, pour un référendum truqué ! Malgré tout, le tyran a toujours la trouille au ventre. Dès la tombée de la nuit, les carrefours importants de Brazzaville sont bouclés par des barrages tenus par des éléments armés étrangers (Rwandais, Angolais, Centrafricains) qui comprennent mal le français… Il est risqué de se promener après 21h30 et l’état de guerre s’est invité dans la capitale.

Denis Sassou Nguesso s’est imposé, sur le continent africain, comme un modèle dans le contournement des aspirations démocratiques et pour la maltraitance des populations. Les principes à suivre en sont l’accaparement des ressources nationales, l’orientation de l’Armée et de la Police en une force d’occupation du pays, et l’usage sans limite d’une communication positive pour masquer tous les travers de son pouvoir. Ainsi, on pouvait remarquer, le 17 août 2014 dans la tribune officielle du défilé militaire de la fête de l’Indépendance du Gabon, les symboles de cette trilogie qui s’impose désormais dans toute l’Afrique Centrale. En brochette, curieusement côte à côte :

  • Claudio Descalzi, le patron d’ENI,
  • Ivor Ichikowitz, Paramount Group,
  • Richard Attias, le communiquant.

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    Descalzi-Ichikowitz-Attias, le, le 17-août-2016 à Libreville (Gabon)

Tour à tour, chacun joue sa partition aux ordres du Chef d’Orchestre, Denis Sassou Nguesso, pour participer au pillage, pour aider aux massacres ou pour entonner les hymnes à sa gloire !

 Les plans du tyran se déroulent comme prévus ; les revenus ont été complètement pillés ; les protestataires sont emprisonnés, éliminés ou terrorisés ; les grandes voix se taisent concernant le Congo-Nguesso après avoir été nourries grassement dans des forums bidons, oscillants entre lobbying et corruption.

Les nouvelles qui nous parviennent du Pool, de plus en plus alarmantes, doivent conforter le tyran tout en indisposant de plus en plus ses soutiens. L’étonnante coalition de libérateurs de Nelson Mandela, autour de l’autocrate sans pitié, ne lui permettra pas de s’extirper du piège dans lequel il s’est lui-même fourré. Pour tous nos parents sous les bombes et pour tous ceux qui ont été emprisonnés, il est grand temps que cette tragédie se termine.

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 20:38

« Lorsque la vertu cesse, la République est une dépouille » Montesquieu

Par Pierre Franklin Tavares,  le 31 octobre 2016 à 09:53

Il n’y a pas si longtemps, en septembre dernier, un haut responsable politique français rencontrait M. Benoît Koukébéné et, conversant, il s’étonnait de l’impossibilité pour les opposants congolais de se rassembler, contrairement à ceux des autres pays d’Afrique centrale. Ce qui est vrai. Car dans aucun pays de cette région, l’opposition n’est aussi divisée qu’au Congo Brazzaville.

Dans les chancelleries occidentales, il a fini par s’installer la conviction selon laquelle ces opposants ne voulaient pas ou ne pouvaient pas se réunir, pour préparer une alternative. Or cela n’est pas tout à fait vrai ni même juste.

Au vrai, cette objection vaut plutôt comme une excuse, pour masquer les compromissions de certains grands dirigeants français avec le pouvoir tyrannique de Denis Sassou Nguesso. En effet, tout citoyen sincère remarquera combien la classe politique française est muette, qui n’entend pas les éclats des bombardements du Pool ou qui a oublié les opposants embastillés, et fouettés comme au temps de l’esclavage avec d’affligeantes cicatrices. Rien qui ne leur arrache une quelconque émotion, indignation ou protestation.

M. Denis Sassou Nguesso est un ami et même un intime du Premier ministre Manuel Valls. Les journaux en ont fait mention. L’opinion publique internationale, les résistances africaines et toute la diaspora congolaise ne cessent de s’en offusquer. Mais rien n’y change, et pas même l’esquisse d’une gêne, pour les donneurs de leçons sur la morale publique et les droits universels de l’homme.

Mais tel n’est pas mon propos. Car il appartient aux Congolais de faire ou de refaire l’histoire de leur État, et à nul autre.

Revenons donc à la division de l’opposition congolaise, l’objet de cet article. Tous les commentaires faciles convergent vers un même argument : l’Ethnie, la clé de toutes les divisions politiques. Cette vision coloniale et néocoloniale a tant été martelée qu’elle est désormais admise comme allant de soi par les élites brazzavilloises, même les mieux formées ou les plus sincères. C’est une commodité, qui repose sur le refus des écoles et des idéologies ethnologiques françaises et congolaises de rechercher les causes secrètes de cette division dans le système tyrannique qui domine le Congo Brazzaville depuis bientôt un demi-siècle !

Si les opposants congolais ne peuvent se rassembler, c’est non parce qu’ils sont d’ethnies qu’on essaie d’opposer, mais en raison de l’une des principales caractéristiques de la tyrannie qui est de diviser. Un tyran est toujours minoritaire. Il ne doit sa survie qu’à la division. Sous ce rapport, M. Denis Sassou Nguesso a réussi. Et c’est peut-être même la seule réussite qu’il ait obtenue.

Plus que de longues analyses, qu’il me soit ici permis de citer longuement Aristote, afin que tous les patriotes du Congo Brazzaville prennent conscience que leur division à sa source dans la tyrannie qui les écrase, parfois plus qu’ils ne le croient eux-mêmes.

Le texte d’Aristote ci-dessous est extrait des Considérations politiques sur les coups d’État de Gabriel Naudé.  Le lecteur, s’il le souhaite, peut directement se reporter au livre d’Aristote, Les Politiques, paru chez GF Flammarion, à Paris, en 1990, qui présente une version légèrement modifiée et en français actuel :

« Pour le maintien de la tyrannie, il faut faire mourir les plus puissants et les plus riches, parce que de telles gens se peuvent soulever contre le tyran par le moyen de l’autorité qu’ils ont. Il est aussi nécessaire de se défaire des grands esprits et des hommes savants, parce qu’ils peuvent trouver, par leur science, le moyen de ruiner la tyrannie ; il ne faut pas même qu’il y ait des écoles, ni autres congrégations par le moyen desquelles on puisse apprendre les sciences, car les gens savants ont de l’inclination pour les choses grandes, et sont par conséquent courageux et magnanimes, et de tels hommes se soulèvent facilement contre les tyrans. Pour maintenir la tyrannie, il faut que le tyran fasse en sorte que les sujets s’accusent les uns les autres, et se troublent eux-mêmes, que l’ami persécute l’ami, et qu’il y ait de la dissension entre le menu peuple et les riches, et de la discorde entre les opulents. Car en ce faisant ils auront moins de moyen de se soulever à cause de leur division. Il faut aussi rendre pauvres les sujets, afin qu’il leur soit d’autant plus difficile de se soulever contre le tyran. Il faut établir des subsides, c’est-à-dire des grandes exactions et en grand nombre, car c’est le moyen de rendre bientôt pauvres le sujets. Le tyran doit aussi susciter des guerres parmi les sujets, et même parmi les étrangers, afin qu’ils ne puissent négocier aucune chose contre lui. Les royaumes se maintiennent par le moyen des amis, mais un tyran ne se doit fier à personne pour se conserver en la tyrannie.

Et au texte suivant qui est le XII, voilà comment il [Aristote] enseigne l’hypocrisie et le simulacre :

Il ne faut pas qu’un tyran, pour se maintenir dans la tyrannie, paraisse à ses sujets être cruel, car s’il leur paraît tel il se rend odieux, ce qui les peut plus facilement faire soulever contre lui : mais il se doit rendre vénérable pour l’excellence de quelque éminente vertu, car on doit toute sorte de respect à la vertu ; s’il n’a pas cette qualité excellente il doit faire semblant qu’il la possède. Le tyran se doit rendre tel, qu’il semble à ses sujets qu’il possède quelque éminente vertu qui leur manque et pour laquelle ils lui portent respect. S’il n’a point de vertus en effet, qu’il fasse en sorte qu’ils croient qu’il en ait » .

M. Denis Sassou Nguesso n’a rien créé. Il applique, à son pays, les plus vieilles recettes des tyrannies. En conséquence de quoi, abolir la tyrannie congolaise, c’est refonder l’unité nationale.

LIRE LA SUITEhttp://www.pftavares.fr/congo-brazzaville-des-opposants-divises/

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