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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 21:58
 

 

Hollande / Sassou Hollande / Sassou

 

François Hollande vient de jeter l’éponge pour un deuxième mandat. Il rejoint ainsi la poubelle de l’Histoire dans laquelle Sassou Nguesso jette ses maîtres qui l’ont fait roi, chacun selon sa carrure, son tempérament, son caractère et sa personnalité.

De même qu’il n’a pas attendu la fin du quinquennat pour tirer sa révérence, de même, les Français n’ont pas attendu qu’il quitte l’Élysée pour faire le bilan. Les Africains feront le leur. Mais, on peut dire, d’ores et déjà que, de même qu’il n’est jamais parvenu à faire comprendre aux Français ce qu’il voulait faire, de même, il prend place sur le strapontin de l’Histoire sans avoir réussi à imprimer dans l’esprit des Africains ce qu’aura été sa politique africaine de la France. Son quinquennat aura été marqué par les records battus à la tête du pays. Président le plus impopulaire sous la Ve République, il tient le flambeau de l’ambiguïté des choix, de l’incapacité à trancher, du goût immodéré de la guerre et du compromis, du rétropédalage des décisions et de la manière de soutenir certains autocrates africains.

Ses discours de style, prononcés ici et là dans certaines villes africaines, discours dans lesquels tout nouveau locataire de l’Élysée prend les Africains pour des élèves notés au mérite ou des enfants à qui l’on conditionne le cadeau de Noël par le comportement tenu toute l’année durant, n’ont pas résisté au respect de la parole donnée. Une parole lucide sur les grands principes du respect des libertés et des droits de l’homme, la dette et les crimes de la France en Afrique : François Hollande les dénonce sans jamais prononcer des excuses ou envisager des réparations. Quant au reste des discours, les Africains ne retiendront de François Hollande qu’une parole de continuité de cette politique de la Françafrique, axée notamment sur des considérations sécuritaires dans le pré carré français, couplée à une volonté d’étendre les relations économiques au-delà du périmètre des anciennes colonies. Pour tout résumer, la politique africaine de François Hollande, à l’instar de celle pratiquée par ses prédécesseurs, s’accommode mal de la défense des grands principes proclamés dans sa campagne électorale.

En tout cas les Congolais, en ce qui les concerne, garderont de François Hollande le souvenir amer et douloureux de l’homme qui, par le soutien public, indéfectible et arrogant apporté à Sassou Nguesso dans sa soif du pouvoir à vie, aura prolongé l’agonie qui les assomme depuis les 32 ans que Sassou Nguesso a confisqué le pouvoir au Congo Brazzaville.

Soyons clairs : tout le monde comprend ici que François Hollande n’est ni tributaire à part entière du bilan criminel de Sassou Nguesso ni bouc émissaire du peuple congolais, mais sa gestion de la politique congolaise donne une assez bonne idée de son décalage avec la réalité. Cela permet au passage de mesurer l’ampleur de la catastrophe supplémentaire que ce peuple aurait dû éviter si François Hollande n’avait pas appuyé sur le bouton qui a ouvert à Sassou Nguesso le boulevard de la poursuite des crimes contre son peuple et, de fait, contre l’humanité. Cela permet de mesurer la catastrophe supplémentaire que sa politique aurait infligée aux Congolais si François Hollande avait persisté à se présenter et si, horresco referens, il était parvenu à se faire réélire (j’en frémis à nouveau !).

J’ai souligné, dans mon dernier article sur « L’état de la nation congolaise 2016 », l’antipathie et la haine qu’inspire François Hollande dans les cœurs des Congolais, à tous les niveaux, depuis le jour où il a remis Sassou Nguesso sur le piédestal du pouvoir alors que, vomi par les Congolais, son règne ne tenait plus qu’à un fil. J’ai souligné par ailleurs que les Congolais en veulent plus à François Hollande qu’ils n’en veulent à Sassou Nguesso car son soutien a été accueilli par l’intéressé comme un couronnement de l’Élysée et un « permis » de continuer à massacrer son peuple. La guerre qu’il mène aujourd’hui dans le département du Pool en est l’une des conséquences du soutien de François Hollande et consiste à terroriser pour calmer un peuple qu’il estime hostile à son règne.

En soutenant Sassou Nguesso, François Hollande a oublié que lui a été élu par un peuple qui, seul, est juge de son action : il a renoncé à un deuxième mandat par respect de ce peuple qui a été mécontent de son action. Tel n’est pas le cas de Sassou Nguesso, qui n’a jamais été élu autrement que par des mascarades d’élections, ne respecte pas son peuple, n’en a cure de son avis ou de ses souffrances, et ça François Hollande le sait très bien. Il a continué à le soutenir malgré les trucages, les inversions des résultats et les échecs au référendum et aux élections qu’il lui conseilla d’organiser, malgré la modification de la Constitution pour se maintenir au pouvoir qu’il condamnait dans ses discours. Il continue à le soutenir malgré les bombes qu’il largue - en ce moment même et ce depuis de longs mois -, sur son peuple dans le département du Pool, les mêmes bombes que lui, François Hollande, condamne avec la dernière énergie du Syrien Bachar el-Assad contre son peuple.

La politique congolaise de François Hollande a ainsi mis Sassou Nguesso sous un bouclier de protection qui permet à ce dernier de continuer à mener une guerre silencieuse contre son peuple, une guerre qu’il met sur la tête d’un certain pasteur Ntoumi, le même Ntoumi qu’il vante d’avoir été son ministre mais volatilisé un jour, comme par hasard, dans la nature sans que lui, Sassou Nguesso, ne sache comment et où, et qu’il demande aux victimes de le lui ramener au palais… vif ou mort ! François Hollande aime les guerres, lui aussi et il les assume. Mais il n’a pas attendu de terminer les guerres qu’il a déclenchées ici et là pour renoncer à un deuxième mandat, cependant qu’il soutient les yeux fermés Sassou Nguesso qui donne le prétexte d’œuvrer pour la paix et de se scotcher au pouvoir (depuis 32 ans !) tant qu’il n’aura pas éradiqué toutes les guerres ouvertes par tous… jamais par lui. C’est toute la différence que François Hollande n’intègre pas dans son incroyable soutien à l’ami Sassou Nguesso.

Maintenant que François Hollande, en brave chef des armées et redoutable chef de guerre, vient de renoncer à livrer bataille pour sa réélection, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour se montrer plus audible sur son soutien à son ami Sassou Nguesso dont les records n’ont rien de commun avec les siens ? Maintenant que François Hollande, en fervent briseur de tabous de la mémoire française, a reconnu de la France avoir endetté et maltraité l’Afrique, saura-t-il utiliser ses derniers mois à l’Élysée pour aider le Congo Brazzaville à se débarrasser de celui-là même qui contribue à l’alourdissement de la dette et à la maltraitance de son peuple ? Maintenant que François Hollande, en bon conseiller d’amis « dirigeants » sur la manière de prendre ou de conserver le flambeau du pouvoir, vient d’abandonner en cours de course, conseillera-t-il à son ami Sassou Nguesso sur la bonne manière de quitter la piste avant que le pouvoir ne le quitte ? Autant de questions auxquelles les Congolais attendent les réponses de François Hollande dont, par son renoncement à poursuivre les batailles destructrices et inhumaines, la sagesse est aussi l’autre sacré coup de poignard qu’il est capable de mettre dans le dos de ceux-là mêmes qu’il a eu à soutenir… à tort.

J’ai bien compris de son discours prononcé depuis Abu Dhabi (Émirats arabes unis) où il est allé savourer les premiers jours de son renoncement à briguer un second mandat, qu’il consacrera le reste de son temps à l’Élysée à l’action de protection : « Il faut protéger ceux et celles qui sont les plus fragiles, menacés par les conflits… ». Eh ! ben, il a de quoi faire au Congo Brazzaville.

Ceci étant, les Congolais sont maîtres de leur destin. Il n’appartient donc ni aux présidents français (qui passent comme des météores) ni à une quelconque force extérieure, armée ou institutionnelle soit-elle, de les libérer du mal qui mine leur pays plus de trois décennies durant. Les jérémiades, les larmes, les prières… tout ça c’est bien ! Ce qui est encore mieux dans un pays où l’opposition semble s’éloigner de son rôle et de l’efficacité, c’est l’impératif d’un mouvement populaire de révolte pacifique mais radical et… à mains nues pour chasser le mal et rétablir la démocratie goûtée entre fin 1991 et début 1997.

 

Calixte Baniafouna Calixte Baniafouna

 

 

 

Par Calixte Baniafouna

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:52
 
Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.
Vous dites ONU? Connais pas ! Vous dites ONU? Connais pas !

 

Sassou Nguesso ne reconnaît pas la compétence de l’ONU sur les incarcérations arbitraires.

 

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Il n’accepte pas non plus qu’on pointe du doigt les pilleurs de la République, à commencer par son fils « Kiki le pétrolier pilleur » ou son ministre Gilbert Ondongo arrosé par la société brésilienne Asperbras qui lui a octroyé, gratuitement( ?), Palace à Venise (Italie) et Villa au Portugal.

Ce ne sont pas des délinquants. Ce ne sont pas des criminels. Comme lui-même. Et le président Hollande, au nom de la France, est là pour couvrir ce génocide, ces crimes contre l'humanité. Même la presse internationale est muselée. Jean-Paul Pigasse parcourant le monde, les sacs de "Nguiris" sous les bras, arrosant les agences de presse occientales, notamment européennes.

Pendant ce temps, il mobilise milices et mercenaires de diverses nationalités pour raser la région du Pool, la faire disparaitre de la carte du Congo, avec la complicité du président François Hollande, au nom de la France, où les populations sont livrées à elles-mêmes, fuyant et dormant dans les forêts sous les intempéries et les maladies y relatives. Hommes, femmes et enfants, personne n’y échappe.

Cette fois-ci, la France est comptable de ce génocide.

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville.

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Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html
via Le Monde

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:47
 
Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.
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C'est ça les amis du président François Hollande : "Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple...". Alors que sa Constitution lui interdisait de briguer un troisième mandat. Les adeptes de la mafia françafricaine sont toujours à l'oeuvre, au plus grand mépris des vies humaines...

Aujourd'hui, des centaines de milliers de vies humaines sont massacrées à cause de cette complicité de meurtres et d'assassinats.

Merci beaucoup président Hollande !

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Enquête

Palace à Venise et villa au Portugal : il fait bon être ministre des finances à Brazzaville

Des documents judiciaires révèlent l’ampleur des somptueux cadeaux que le groupe brésilien Asperbras a offerts à Gilbert Ondongo, ministre de Denis Sassou-Nguesso.

LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/02/palace-a-venise-et-villa-au-portugal-il-fait-bon-etre-ministre-des-finances-a-brazzaville_5042096_3212.html

Via Le Monde

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:54

Selon les études menées par le Conseil National de lutte contre le Sida au Congo (CNLS), l'infection VIH est actuellement dans une « phase d'implosion ». Le taux de prévalence national est estimé à 5 % (Env. 250.000 personnes ) avec des disparités d'une ville à l'autre :

Brazzaville :    03,3%
Pointe-Noire : 09,9 %
Ouesso :          05,0 %
Dolisie :          11,3 %

Aujourd'hui a Pointe-Noire, le nombre de personnes touchées par l'infection est comprise entre 90 000 et 150 000, avec une tendance à la féminisation.

Parmi les causes de la propagation vertigineuse et inquiétante du Sida, il y a d'abord :

- La divulgation des films pornographiques dans les cinémas de fortune a banalisé l'activité sexuelle très précoce des jeunes gens de 10 à 12 ans et qui devient une espèce de jeu d'enfant.

- La Misère des ménages demeure une des causes principales de la propagation de l'infection chez les jeunes. Lorsqu'on observe cette frange de la population, on se rend bien compte que beaucoup de jeunes filles sont poussées très tôt vers la prostitution, pour avoir de quoi manger disent-elles.

- L'insalubrité et le manque d'hygiène :

Vivre dans un environnement sain préserve la santé des populations. Lorsqu'on observe, une ville pétrolière comme Pointe-Noire où jonchent des tas d'immondices dans les marchés, les principales artères de la ville, on se rend bien compte que l'hygiène n'est pas une priorité pour les habitants de cette ville et les autorités locales. Le manque d'hygiène a fait ressurgir la Tuberculose, la fièvre typhoïde et dans une ville où l'infection n'est pas encore maîtrisée, le Sida trouve une occasion de se développer de façon exponentielle.

- Les conflits armés que le Congo a connus :

Le Congo a connu plusieurs guerres civiles 1993 - 1997 - 1998. Ceux-ci ont favorisé un déplacement massif de populations fuyant les combats à Brazzaville vers Pointe-Noire, l'unique ville à n'avoir pas été touchée par les conflits armés.

Ce brassage de populations de Brazzaville et Pointe-Noire a multiplié par deux le taux de prévalence, faisant de Pointe-Noire, désormais une ville à haut risque en ce qui concerne l'infection VIH-Sida.

Que fait le gouvernement congolais pour inverser ces tendances ?

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Alain Makaya
Vice Président Stratégies et Développement ORICE

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:16
BARBARIE ET BESTIALITE : SOCLE DE LA DICTATURE AU CONGO-BRAZZAVILLE (*)

Dac-press: Epuration ethnique

 

15 août 1963, la chape de plomb s'abat sur le Congo. Depuis, les mêmes femmes et les mêmes hommes officient aux destinées du Congo-Brazzaville. Du socialisme scientifique au marxisme-léninisme, ils sont passés au capitalisme sauvage insidieusement plus criminel que les premiers. Ceux qui criaient « vive Marx ! », « vive Lénine ! », « vive Mao ! » se sont tus, se sont reniés dans leurs convictions. Ce qui signifie qu'ils n'étaient pas sincères, qu'ils ne croyaient en rien de ce qu'ils disaient ou scandaient à longueur de journées.

Ce sont ces jeunes d'hier qui, en 1963, criaient à tu tête : « A bas les vieux ! », « Place aux jeunes !… ». Curieusement, et comble de malheur, ces jeunes d'hier sont devenus les vieux d'aujourd'hui, contre lesquels est dressé un bilan calamiteux, désastreux, lugubre et macabre. A leur tour, ils subissent la loi de l'âge. A leur tour, ils entendent les jeunes leur dire : « Vous êtes trop vieux, déguerpissez ! », « Vous avez détruit tout le pays », « vous avez tout pillé, saccagé le pays entier » ; « vous avez assassiné vos compatriotes et massacré massivement les populations congolaises, personne d'autre n’a fait autant avant vous, pas même sous la colonisation ».

Pire que le président Youlou, que les mêmes avaient accusé d'avoir tout volé. On se souvient encore, comme si c'était hier, des slogans et chansons des Ndalla Graille, Noumazalayi et consorts : « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau, suffit la liberté… ! »

Malheureusement, ils n'ont rien rebâti, rien reconstruit et point de liberté. Au contraire, ils ont tout broyé, tout saccagé sur leur passage ; ils ont tué, assassiné, massacré massivement. Ils ont pillé à tour de bras, vandalisé le pays. Malgré tout cela, ils sont encore là, toujours là, en train de perpétuer ce qu'ils ont semé le 15 août 1963, en pire, et pire encore, dis-je ! Avec comme corollaire, la dépravation des mœurs.

Aujourd’hui, que peut encore dire M. Claude-Ernest Ndala dit Graille, l’un des rares dinosaures survivants de cette mascarade et, qui plus, est encore Conseiller auprès de son compère-complice-petit-frère Sassou Nguesso ? A plus de 80 ans, ne prenant pas encore sa retraite, croyez-vous que ce personnage soit encore capable de raisonner lucidement ?

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du crime, ont appris à assassiner, aujourd'hui, sans état d'âme.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du vol et du viol ont appris à voler et à violer.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture et l'esprit guerriers ont appris à manier les armes et à faire la guerre aux autres compatriotes.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la logique criminelle sont devenus des criminels impitoyables.

Ajoutées à tout cela, les traditions tribales transposées au niveau national comme mode de gouvernement, dont on voit les effets catastrophiques sur le plan de la gestion de l'État. Qu'ont-ils apporté de rassurant au pays ? Rien, sinon que des fosses communes, des profanations de tombes, une multitude de sectes, des bombardements à l'arme lourde des édifices, des vols massifs, des détournements de fonds publics, des viols, des assassinats, etc. Ils sont devenus des kleptocrates doublés de criminels contre l'humanité, au lieu d'être des démocrates et des hommes de paix. Ce dont ils ont terriblement horreur[1] d’ailleurs.

Depuis, un homme, avec un petit noyau de son clan, s'est mis à tout broyer, ravager, détruire et réduire à néant tout l’existant, au grand bonheur de ses souteneurs. Comme quoi, même en politique, surtout dans ce domaine précis, les proxénètes ne font pas défaut.

Et les Congolais pendant ce temps ? Parce qu'ils ont été cueillis à froid, parce qu'ils sont traumatisés par la violence, la barbarie et la bestialité des milices, la férocité des troupes étrangères de quelques pays voisins et des mercenaires importés, au service du pouvoir par procuration, parachuté et mis en place, avec la bénédiction de quelque Etat européen[2] :

-          Ils ont maintenant peur, très peur pour se révolter, descendre dans la rue pour affirmer, ce qui est de droit, leur dignité, exprimer leur colère et revendiquer leur souveraineté, à l'exemple du peuple ivoirien et Burkinabé.

-          Ils ont oublié qu'ils n'avaient absolument rien fait lorsqu'ils ont été pilonnés à l'arme lourde dans les forêts du Congo où ils avaient essayé de trouver refuge. Pourchassés, exterminés purement et simplement, sans raison. Sinon, subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique[3]. Aujourd’hui même, ils continuent de subir ce châtiment collectif pour appartenance ethnique.

-          Ils ont oublié de penser que le seul moyen d'existence pour leurs bourreaux, comme tout « Ubu », pour se maintenir et rester au pouvoir octroyé par d'autres, c'est la terreur, la violence, le crime tous azimuts. En clair : le gouvernement de la terreur, pour la terreur et par la terreur.

Ceci étant, personne ne se pose plus la question de savoir pourquoi Sassou Nguesso et son petit clan agissent ainsi. L'explication est très simple. C'est parce qu’il est revenu là pour se venger. Mais venger quoi et qui ? Et les Congolais ont peur, très peur.

De l'autre, conscients des méthodes et moyens qu'ils ont utilisés pour revenir au pouvoir, les « faillis », appelons-les comme ça, sont donc obligés de transmettre leur propre peur aux populations congolaises. Et les Congolais, ayant oublié cet élément parce que profondément traumatisés, sont tombés dans le panneau.

Si demain les Congolais se réveillaient, dépassaient leur peur à eux insufflée, relevaient la tête et levaient leur petit doigt, il est sûr et certain que beaucoup de ces criminels et kleptocrates prendraient tout de suite le large. C'est sûr qu'avant de prendre la fuite, ils assassineraient encore d'autres Congolais, puisque c'est leur seul mode opératoire. Mais, ils n'extermineront pas tout le peuple congolais, même si Paris, Ndjamena et Luanda voire Rabah, sont là pour couvrir et cautionner, une fois de plus, leurs crimes contre l'humanité. N'empêche que le génocide rwandais et le coup de force contre le président Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, à l'actif de la France, ne sont pas du tout oubliés. Ce sont là autant de points de repères et de références.

Il est dit que l'homme qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d'un autre s'est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu'elle capte, et l'autre joue de lui comme d'un instrument[4].

C'est pourquoi, avec ce régime né de l'arbitraire, de la barbarie et de la bestialité, et qui ne survit[5] que grâce à l'arbitraire, à la barbarie et à la bestialité, nous disons que nous pourrons signer avec lui autant d'accords que nous voudrons, au nom de la paix, pour la paix, aucun d'entre eux ne sera respecté, appliqué, encore moins suivi d'effet.

L'explication est simple : lorsqu'un homme viole sa propre constitution qu'il s'est taillée sur mesure, la foule aux pieds, au grand mépris de la nation et de la communauté internationale, cet homme-là perd toute sa crédibilité et, dès lors, ne peut se comporter et agir que selon les lois régissant le grand banditisme. Ainsi donc, M. Sassou s'est parjuré.

Dès lors, il n'y a plus d'État, plus de gouvernement, plus de chef d'État. L'Etat n'existe plus. Seules demeurent valables, pour lui, les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales qu'il a érigées en Loi d'État, doctrine et philosophie de gouvernement. L'organisation et le déroulement des dernières élections législatives prétendues de cette année 2007, voire les dernières présidentielles de 2016, qui rentrent dans cette logique, sont autant de preuves pour conforter ce que j'avance et confirme ici. Sans hésitation.

De ce fait, quel que groupe politique que ce soit, qui s'aventurerait dans cette voie, avec l'espoir de consolider la paix, se mettrait le doigt dans l'œil, ne ferait que preuve de naïveté. Car on ne discute pas, on ne négocie pas et on ne construit jamais rien de bon avec des femmes et des hommes sans foi ni loi, qui se renient jusqu'à leur propre signature. Ils n'ont pas le sens de l'honneur. Ils ne savent pas ce que sont la parole donnée, la parole d'honneur qui leur conféreraient toute dignité. La barbarie et la bestialité constituent leur seule règle de vie et de survie : la dictature.

Alors, aux Congolais donc d'en prendre conscience et d'y réfléchir sérieusement, au lieu de tomber dans la sénilité, la cécité et l'amnésie politiques coupables, commandées par la politique du ventre ou par des pulsions qui refoulent la honte et font place à l'indignité.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine,

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association Union-Congo

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(*) Cet article avait été publié en 2008 et un peu réactualisé en 2016, sans grandes modifications.


[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Denoël, Paris, 2007, pp. 151-159.

[2] C’est effectivement pour cela que la France s’y est mouillée jusqu’au cou pour avoir, à son actif, cautionné et/ou couvert les massacres humains perpétrés par son protégé Sassou Nguesso. Le silence de la France, même aujourd’hui, en 2016, en dit long.

[3] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. L’Harmattan, Paris, 2005.

[4] Lanza del Vasto, Les quatre fléaux, Denoël, Paris, 1959, p. 26.

[5] Heureusement que la France, avec ses troupes de substitution (Angola, Tchad, etc) et ses multinationales militaro-industrielles (Total, Bolloré, etc.) sont là pour soutenir et couvrir la barbarie et les atrocités d’un régime honni par les Congolais.

 
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:49
 
Au Congo-Brazzaville : La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables ». Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables »

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MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Congo-Brazzaville : La torture interdite et pratiquée à grande échelle…

Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Le degré suprême de l’inhumanité

En effet, soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.
Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient.
Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a avec M. Ntumi.
Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.
Rien ne peut justifier de telles pratiques. Ce cas supplémentaire témoigne une fois de plus l’usage systématique et à grande échelle de la torture au Congo Brazzaville.
Le Congo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et devraient prendre les mesures utiles pour éviter et réprimer sa pratique. La réalité en est autre.

L’OCDH rappelle qu’en vertu de ces engagements internationaux en la matière, l’Etat a l’obligation de sanctionner les agents de l’Etat responsables d’actes de torture.
Par conséquent, nous exigeons immédiatement une enquête indépendante et sérieuse pour faire la lumière sur ces actes de barbarie. Il est absolument essentiel que les personnes qui se sont rendues coupables de ces actes odieux soient jugées et condamnées.
Au cas contraire, les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques en répondront devant d’autres instances judiciaires d’autres Etats parties, en vertu du principe de compétence universelle en matière de torture.

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Contact OCDH :
ocdh.brazza@gmail.com

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 23:01
 

23 novembre 2016

Le Pool en questions ! Pourquoi le Pool est-il pris en otage ?

Fiche remise aux Chargés de mission du Premier Ministre, venus recueillir la position « claire » de l’UDR-MWINDA sur la question du Pool, pour transmission au Président de la République en réponse à son souhait exprimé lors de sa Conférence de Presse du 9 novembre 2016 à Brazzaville.

Le Congo est une République laïque, une et indivisible.

Le Pool est un département majeur du Congo par ce que frontalier de la capitale du Congo. De par sa situation politique et géopolitique, il doit être l’objet d’une préoccupation nationale et non relégué au simple rang de département. Considérer que le Pool est un simple département serait sectaire et irresponsable de la part de tout homme politique. Le Pool est une partie intangible du Congo dont la fièvre cache mal le cancer en phase terminale qui mine en profondeur le CONGO tout entier !

Contexte

Quand le 4 avril 2016, le peuple congolais est réveillé par les détonations des armes lourdes dans Brazzaville, à une période où tous les carrefours, tous les « buissons des forêts » sont sous haute surveillance par une Force publique hétéroclite, agressive et intransigeante, pour cause de protection des résultats électoraux avec en prime un pays coupé du reste du monde, (internet et portables coupés), tout citoyen lucide et sensé connaître la Loi s’est retourné vers le Pouvoir dont la mission cardinale est la protection des biens et des personnes. En réponse à cette attente, le Pouvoir a réagi en envoyant une expédition punitive dans le Pool. Voilà sept (7) mois et neuf (9) jours aujourd’hui que la Force publique n’arrive pas à « mettre hors d’état de nuire  » les « bandits » retranchés dans « les buissons des forêts  » du Pool.

Selon le triptyque « un Chef, une mission, des moyens », le Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant en Chef, le Général d’Armée Denis SASSOU NGUESSO a dû instruire dès le 4 avril 2016, le Haut Commandement des Forces Armées Congolaises, entendez les « Forces en armées », pour exécuter la mission du genre :« Isoler Ntumi et ses partisans, le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache, qu’on le mette hors d’état de nuire pour l’amener à la justice où il répondra de ses actes…  »

Quel Officier Général a été désigné pour exécuter cette mission avec tous les moyens militaires que nous avons observés ? Qui coordonne ces opérations de harcèlement et de bombardement des populations à partir d’hélicoptères bombardiers avec près de cinq mille fantassins hétéroclites déversés dans tous les « buissons des forêts » ?

Le Commandant en Chef des Forces Armées Congolaises a-t-il manqué à son devoir de commandement en ne désignant pas un Chef de mission au Pool comme il est de coutume en pareille circonstance ? Pourquoi , quand on connait la pléthore d’Officiers Généraux de tout acabit qui roule carrosse sur le macadam des villes ?

Et cette mission de recherche s’avère aujourd’hui infructueuse puisque, publiquement le Président de la République, alors même qu’il a sous sa coupe, dans toutes les instances de la République, des cadres émérites originaires du Pool qu’il expédie régulièrement, avec monnaie sonnante et trébuchante dans leur fief d’origine pour prêcher la bonne parole, le Président de la République vient de lancer le 9 novembre dernier un cri d’alarme et de désespoir en ces termes : « Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président, pour isoler Ntumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu’on le mette hors d’état de nuire..  »

Pour le Chef de l’Etat, le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme, puisqu’il déclare : « Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le Président a annoncé pour le peuple va se réaliser  ».

S’adressant toujours aux populations et dirigeants politiques du Pool, il souligne qu’ « au lieu de fuir, d’avoir peur, ils ne peuvent pas jouer double jeu. Ils doivent prendre position clairement. Qu’ils se mettent avec le Président. On isole Ntumi, on le cherche comme tous les bandits. On ne va pas le tuer mais, on l’amènera à la justice et il répondra de ses actes. » Sic.

La boucle est donc bouclée, c’est le retour vers le citoyen lambda, pourvu qu’il soit du Pool, puisqu’il est question de son département ! Ainsi donc le Président de la République, Père de la Nation vient de nous édifier en révélant ainsi la balkanisation du pays par communauté tribale : à chaque département ses militaires, ses enseignants, ses politiciens, ses médecins, ses bandits, etc.

Le Président de la République oublie que tout conflit, toute crise dans une société survient à la suite d’une contradiction non réglée. La négation de la crise qui secoue le Pool par quiconque suit les évènements qui s’y déroulent, est un acte de mauvaise foi et suicidaire pour notre unité nationale. Le Pool est victime de son identité et de ses choix, telle est la véritable origine de ses malheurs.

Dans le cas d’espèce des évènements regrettables qui se déroulent dans le Pool, ils tirent leur justification dans le holdup électoral opéré le 4 avril 2016. Le Pool n’a pas offert ses suffrages aux Candidats de la Majorité qui le lui font payer par le prix du sang. La guérison du Pool, c’est la santé du Congo.

Pour en sortir, le Président de la République, au lieu de se substituer en Chef d’Equipe de recherche appuyé par les populations et les cadres politiques du Pool dont le seul malheur est d’être né au Pool, doit au contraire puiser dans ses vertus humanistes pour prendre les décisions politiques courageuses qu’impose la situation catastrophique du pays tout entier :

Il doit, sans délais :

1. Retirer toutes les Forces en armes présentes dans le Pool ;
2. Rapatrier et indemniser les populations du Pool déplacées et meurtries ;
3. Annuler le mandat d’arrêt international contre NTUMI ;
4. Libérer sans condition tous les prisonniers politiques ;
5. Convoquer un Dialogue National Inclusif ;
C’est à ce prix que le Congo peut retrouver l’unité nécessaire à son redressement national.

Guy Romain KINFOUSSIA
Président de l’UDR-MWINDA

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/UDR-MWINDA-pourquoi-le-Pool-est-il-pris-en-otage

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:22
Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016, page, 5 tire la sonnette d'alarme : Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenu et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA...

On 11/23/2016 par Relation Presse CDRCdans Droits de l'Homme - Congo Brazzaville, Politique CDRC, Presse - Congo Brazzaville

Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016,page 5 tire la sonnette d'alrme: Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA  à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenue et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA. Ci-dessous, une copie de l'article de presse et un rappel du contexte préoccupant dans cette terre de non droit qu'est devenu le Congo.

1. L’Article du Journal Emmanuel

Pendant que l’opinion nationale et international doit être encore sous le choc, celui d’avoir découvert sur le net les images atroces de la torture subie par Mr. Augustin Kalla Kalla, un proche collaborateur de Mr. André Okombi Salissa de la CADD, un autre drame de ce genre à failli se reproduire à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, la semaine écoulée, avec le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Mr Modeste Boukadia, où ce dernier est incarcéré depuis son arrivée À l’aéroport de Maya Maya À Brazzaville, le 15 janvier 2016.

En effet le 15 novembre dernier À 12h45 minutes exactement, pendant que Monsieur Boukadia disais «Bonjour de la main » aux agents de la brigade de surveillance à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, le directeur de ladite prison [N.D.L.R. : Pierre Pongui] qu’il prenait sa bière au buffet de la prison l’a interpellé, lui signifiant de le suivre dans son bureau. Et dans le bureau Monsieur BOUKADIA fut surpris de constater que Monsieur le directeur voulait lui mettre des menottes aux mains.  «Y a-t-il un problème ? » a demandé Monsieur Boukadia à son directeur, sans obtenir de réponse. Et à côté du bureau du directeur, il y avait une seringue ne contenant pas de produits pharmaceutiques mettre remplie derrière, et prête à être injectée sur quelqu’un. Or selon la déontologie médicale enseignée, … infirmières j’ai pratiqué dans nos dispensaires, une seringue vide, non remplie de produit médical mais seulement d’air est injectée dans le corps humain, provoque aussitôt une interruption de la circulation sanguine dans le corps humain et s’ensuit inévitablement un AVC (accident vasculaire cérébral) au niveau du cerveau, c’est-à-dire une mort subite. Connaissant cette théorie certainement, monsieur Boukadia s’est alors débattu comme un lion et il a appelé «au secours ». Arrivés sur les lieux, les cinq matons (surveillants de la prison) qui étaient policiers, n’ont cependant écouté que la version des faits relatée par le directeur de la prison, version selon laquelle monsieur Boukadia l’aurait menacé. Et Monsieur Boukadia fut menotté par les policiers, effet copieusement «bastonné comme un enfant récalcitrant, puis il fut enfermé au «mitard » (À la prison de la prison) pendant deux heures, avant d’être reconduit dans sa cellule en état fébrile. «et j’ai été nommé par le ministre Mabiala et j’ai agi comme lui. Au Congo il n’y a pas de prisonniers politiques », a souligné et Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Ensuite, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire [N.D.L.R. : Pierre Pongui]  a accusé Monsieur Boukadia à dire d’être en relation secrète avec le pasteur Ntumi qui sèmerait la pagaille dans le pool contre le pouvoir régnant de Brazzaville. «Tant que je serai là (à la maison d’arrêt), tu regretteras le fait d’être là », a-t-il renchéri, en s’adressant avec dédain À Monsieur Boukadia qui venait d’être reconduit dans sa cellule. Cependant selon notre informateur, monsieur le directeur de la prison aurait quand même eu le courage de demander 10 000 Fr. CFA à Monsieur Boukadia, pour sa « bière », reconnaissant le droit d’ainesse à Monsieur Boukadia qui reste tout de même son frères malgré tout, et par conséquent, a-t-il ajouté : la paix devrait y régner entre eux. Profitons de ce mea culpa, monsieur le directeur a fait aussi savoir à Monsieur Boukadia, de dire à son représentant À Pointe-Noire, de faire venir un médecin et une ambulance. Ayant ainsi la double nationalité dont celle de la France, le consulat de France qui est intervenu en vertu de la convention de Viennes, a fait venir un médecin et une ambulance à sa charge, et l’épouse de Monsieur Boukadia, une française de souche, a déposé une plainte à Paris en France. Le médecin demande que soit effectuées : une radiographie ; un scanner et un bilan cardio-vasculaire. Affaire à suivre…

Machiavel Christian Boteba

Journal Emmanuel Numero 239 du mardi 22 nomvembre 2016, page 5


2. Note du Service Presse du CDRC:

Cette tentative d’assassinat, intervient:

  • quelques semaines après un incendie suspect à côté de la cellule où est illégalement détenu le president Modeste Boukadia depuis le 15 janvier 2016,
  • 2 mois apres les rapports alarmants sur la santé de Monsieur KIMANGOU Joseph, autre membre du CDRC en prison pour des motifs politiques selon la constatation du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
  • 2 mois après que le Ministre de la Justice, Pierre Mabiala est declaré au micro de RFI qu’il n’a pas de prisonniers politiques au Congo- Brazzaville, et ce malgré la condamnation du Congo en novembre 2014  par le Groupe de Travail des Detentions Arbitraires de l’ONU pour emprisonnement depuis 2013 et jusqu’à present de 14 membres du CDRC en raison de leurs opinions politiques. 
  • 5 mois après le pourvois en justice du ministre de la Justice Monsieur Mabiala, qui s’est opposé à la decision de justice du tribunal de Pointe-Noire de libérer Monsieur Boukadia après plus de 4 mois de detention sans charges retenues contre lui. Ceci constitue une double violation de la Constitution par le ministre de la Justice (violation des droits de l’Homme et violation de la separation des Pouvoirs).
  • 9 mois apres l’arrestation abusive de Monsieur Boukadia, sans être présenté devant un juge, en toute violation de la legislation sur les jugement par contumace. Le principe de la contumace exige de refaire le proces une fois la personne de retour dans le pays où le jugement par contumace a été prononcé.  Pour rappel, les motifs de sa condamnation n’ont jusqu’a present jamais été présentés à son avocat, ce qui est une contravention aux conventions internationales auxquelles le Congo est partie (notamment la Charte des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Charte des Droits d’Homme de l’Union Africaine).
  • Plusieurs mois après le début de bombardements meurtriers dans le Pool et dans les regions du Congo qui se sont opposées à la modification de la Constitution de 2002. De nombreuses associations dénoncent de nombreux crimes contre les civils, crimes qui ne sont pas sans rappeler les conditions violentes dans lesquelles le regime de Monsieur Sassou Nguesso a commis le coup d’état qui lui a permis de confisquer le pouvoir.

Cette nouvelle tentative d’assassinat nous interpelle car le directeur de la prison qui aurait reçu  des instructions du ministre de la Justice Pierre Mabiala, qui refuse de libérer  Monsieur Boukadia, pourtant en prison depuis 9 mois sans aucune charge retenue contre lui. Les instances internationales sans alertées. 

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Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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1ERE PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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2EME PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

LIRE LA SUITE : https://cdrc-cg.com/2016/11/23/tentative-dassassinat-de-modeste-boukadia/

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NOTRE COMMENTAIRE : Il se dit que le nouveau patron de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire, Pierre Pongui, serait de la famille de feu président Pierre Kinkhounga-Ngot et un autre dont nous taisons le nom pour ne pas lui porter préjudice, car il n'est pas responsable des actes de son parent.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:55

Par Olivier Mouebara

 

« La différence entre une démocratie et une dictature, c’est qu’en démocratie tu votes avant d’obéir aux ordres, dans une dictature tu perds ton temps à voter »(Charles Bukowski).

Les débats des candidats de la primaire de la droite et du centre montrent à quel point l’Afrique, est éloignée de leurs préoccupations.

A aucun moment, les journalistes, dont certains se font tancer comme des écoliers, encore moins les candidats, n’ont esquissé les sujets relatifs à notre continent.

De droite, du centre ou de gauche, tous ces hommes politiques de France et de Navarre, ont un point commun vis-à-vis de l’Afrique: la piller de toutes ses richesses en y maintenant des dictateurs, voire leurs sous-préfets.

Le permis de tuer de Hollande au criminel Sassou-Nguesso obéît à cette logique. Les 600 pages du pavé des deux journalistes du Monde Davet et Lhomme, « un président ne devrait pas dire ça », nous laissent sur notre faim.

Après avoir révélé certains secrets d’Etat, les deux journalistes n’ont pas réussi à arracher les confidences du capitaine du pédalo sur son revirement en faveur du criminel Sassou-Nguesso.

Quoi qu’il arrive, François Hollande qui a pris les congolais pour ce qu’ils ne sont pas, doit être battu à plate couture au mois de mai prochain, s’il commet la maladresse de se représenter à la prochaine élection présidentielle. Notre bulletin de vote sera notre vengeance.

Tous les congolais qui ont le droit de vote en France ont le devoir moral d’aller voter pour faire perdre François Hollande, comme nous l’avons fait, moyennant 2 euros, pour nous débarrasser de Sarkozy.

Les discours de François Hollande sur le respect des principes démocratiques au Congo ressemblent au village de Potemkine. C’est-à-dire, à un trompe-l’œil à des fins de propagande.

Ses prises de position contre Kabila ne sont qu’un mensonge de plus. Pourquoi épargner le criminel Sassou-Nguesso, qui, depuis quarante ans, tue, viole, affame, pille les richesses du pays? Quid des massacres perpétrés dans le Pool? Pourquoi s’acharner sur Bachar El Assad tout en protégeant le dictateur Sassou-Nguesso? Mystère!

Cette ambivalence est préoccupante. C’est la politique étrangère à géométrie variable à la sauce hollandaise.

Dès lors, nous devons prendre notre destin en main. Pour cela, une véritable organisation s’impose pour chasser le criminel Sassou-Nguesso, le cancer de notre pays.

Alors, que faire?

– Réorganiser toutes les structures éparses existantes en une seule entité. Si notre but est réellement de chasser le criminel Sassou-Nguesso, et in fine de libérer notre pays, alors, quel est l’intérêt de la dispersion, si non que d’affaiblir notre lutte?

– On ne peut pas lutter sans argent. Nous devons mener une réflexion sur la manière dont nous pourrions lever des fonds afin de mettre sérieusement en place des stratégies qui affaibliraient le régime de Brazzaville.

– En finir avec les partis politiques qui ne sont au fond, que des relais et des caisses de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays passe par notre courage à braver cette dictature épouvantable. Les congolais l’ont montré au boulevard des armées. Seule la collusion de certains « opposants » avec le criminel Sassou-Nguesso a annihilé cet élan.

– Rejeter toute idée de dialogue avec le dictateur Sassou-Nguesso distillé ici et là. On ne dialogue pas avec un voleur. Y participer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso.

– Encourager, aider financièrement et matériellement nos combattants à amplifier leurs actions.

– Que l’armée, ou ce qu’il en reste, prenne ses responsabilités pour en découdre. Il est temps d’agir. Et vite!

– S’en prendre à tous les édifices qui symbolisent la dictature de Sassou-Nguesso doit faire partie intégrante de notre stratégie.

– Tout congolais, où qu’il soit, doit agir pour contribuer à abréger l’omnipotence de la dictature de Sassou-Nguesso.

– Organiser un référendum pour chasser la France de notre pays.

– Réorganiser l’école afin que les manuels scolaires correspondent à notre propre identité. Nous n’avons aucun intérêt à étudier une histoire qui n’est pas la nôtre.

-En finir avec la monnaie coloniale, le FCFA.

– Boycotter la francophonie qui n’est autre qu’un instrument de la perpétuation de la colonisation à travers la langue française. Nous ne pouvons pas nous émanciper en utilisant une langue qui n’est pas la nôtre. Revaloriser nos langues devrait être une piste de réflexion.

– Tous les congolais qui ont perdu leurs parents pendant la guerre de 1997, au Beach de Brazzaville(353 morts), lors des explosions de Mpila, dans le Pool et autres, doivent déposer plainte avec constitution de parties civiles contre le régime de Brazzaville. Ce qui aura pour conséquence de les empêcher de venir rouler les mécaniques en France.

Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la dictature de Sassou-Nguesso n’a de beaux jours devant elle que grâce à la corruption et à la félonie des uns et des autres. Il ne sert à rien de ne penser qu’à soi au détriment du peuple. Nos divisions et nos querelles stériles ne font que renforcer la brutalité d’un régime criminel qui use de l’appareil d’Etat pour commettre ses forfaits.

La dictature engendre la peur tout en développant un comportement servile. Elle s’épanouit également sur le terreau de l’ignorance. Ce qui explique le saccage du système éducatif par le dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays par tous les moyens de la dictature de Sassou-Nguesso est une affaire de tous. Le dictateur Sassou-Nguesso a perdu les élections et doit partir. Nous y arriverons rassemblés et non divisés. Pourquoi échouerons-nous à le chasser du Congo , alors que d’autres peuples ont réussi à chasser leurs dictateurs?

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 17:33
Mesdames, Messieurs, bonjour.

Discours de Mme Boukadia

Je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous saluer très chaleureusement, d’être présents à cette conférence débat « Dictature et Economie au Congo Brazza », et bien sûr pour la promotion du livre de Modeste Boukadia.

Plus de 20 ans en quelques lignes

Dans les années 90, je découvre le Congo, celui de l'après Conférence Nationale Souveraine avec Modeste Boukadia plein d'espoir de revivre "Brazza la verte". 

Je découvre les spécialités de la gastronomie locale :  poissons, gibiers comme le cibici, le phacochère. Ces mets succulents sont dégustés au restaurant "le sergent recruteur". Nous sommes servis par un monsieur, qui pour l'occasion a enfilé une redingote malgré la chaleur. Mais avec le coup d'état, ce monsieur est assassiné et son restaurant brûlé. D'autres à titre d'exemple, le journaliste sportif Clément Massengo connu sous l'appellation "Docteur Fu Manchu", le restaurateur de "l'île du père Feignant" sont pourchassés et tués.

1996,

Nous sillonnons le pays. Modeste Boukadia commence à se faire connaître dans l'arrière-pays et notamment parmi les Anciens.  Il règle les droits d'inscription (5 millions de FCFA soit plus de 7600€) et se déclare candidat à l'élection présidentielle en sa qualité de Président du CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, c’est le 2ème parti enregistré.

Dans ce pays, ce ne sont pas des mains que l'on sert au marché pour la campagne. Ce sont, des vivres que l'on apporte au village visité en offrandes au Chef pour les villageois. Pour 300km, ce n'est pas 3h d'autoroute ou de nationale, mais 6h de routes pas entretenues, des chemins ravinés et de ponts peu rassurants même en 4X4

Mais le 5 juin 1997, des canons déchirent ce calme. Un conflit fratricide éclate. La population fuit les villes, l'arrivée des milices. Cobras, Ninjas, Cocoyes sont les plus importantes

 Modeste Boukadia se déclare en 2009 candidat à l'élection présidentielle. L'inscription coûte 9 millions de FCFA. Nous reprenons le chemin de battre campagne et de recevoir beaucoup de personnes à la maison. Ces visites arrivent à n'importe quelle heure y compris celle du repas. La table s'allonge naturellement

Cette élection ressemble à un jeu pipé. Aucun candidat n'a accès aux communications médiatiques. Ceux qui acceptent voient leurs rédactions fermées/diffusion de bloquées. Pour pouvoir s'inscrire, le président sortant impose aux candidats 3 consultations médicales.  Modeste Boukadia refuse cette tactique et suspecte des diagnostics pouvant être télécommandés. Sa réponse est que sa femme est médecin. Il se retire et appelle au boycott de ces élections qui ne sont pas si claires et transparentes. La chasse à l'homme commence. Juin 2009 Modeste Boukadia est recherché et retourne en France. 

Il revient au Congo début 2010.

Mars et juin 2013, année de ces 2 grands rassemblements, avec autorisations demandées et accordées + les contributions pour les dits dérangements. 

Une foule importante répond à l'appel et est présente par conviction.

21 Août 2013, des gendarmes ou policiers arrêtent sans présentation de mandat 28 membres du parti à Pointe Noire. Modeste Boukadia arrive à leur échapper et rejoint la France en septembre. Par les voies diplomatiques et le respect du droit, il informe médias, gouvernements et organismes internationaux. L'ONU lui répondra en 2015 que ce sont des arrestations arbitraires et abusives.

2014, l'association FVCB organise une manifestation devant l'ambassade du Congo. 

La raison : ils avaient arrêté un bébé de 8 mois avec sa mère. 

Le prétexte : l'enfant s'appelle Modeste Boukadia et pour eux, ils ont arrêté le président du CDRC.

De 2013-fin 2015, Les associations Union Congo et AFSPP-CB ainsi que tous les amis fidèles et la famille, nous nous mobilisons pour communiquer et informer médias, politiques et organismes nationaux et internationaux de ce kidnapping avec un procès cousu de fil blanc qui se déroule à Pointe Noire, téléphoniquement télécommandé par Brazzaville. 

Sur les 28 détenus, 14 sont libérés, 2 avec 2 ans de détention toujours emprisonnés, cela fait déjà 3 ans.

2016 

 Pour présenter ses vœux à la presse locale, comme chaque année, retrouver MaLoutaya, la maman du Président du CDRC, nous prenons l'avion le 15/01/2016 pour 3 semaines. À Maya Maya, nous attendent 4000 sympathisants, membres du parti et la famille. Face à eux 2000 militaires, gendarmes, policiers garde républicaine et 4 blindés accompagnés d'un hélicoptère.

Une vingtaine d'hommes en uniforme remontent le flux de passagers qui sortent de l'avion et arrêtent Modeste Boukadia au début de la passerelle. Je m'impose et suis mon mari. A un moment, je fouille dans mon sac à main, et un militaire/policier me somme en aboyant de ne sortir ni de téléphone ni appareil photo. 

Dans les bureaux de l'aéroport, ce même homme en chemise noire lui demande s'il reconnaît les faits. Il tend à Modeste Boukadia une feuille de papier tamponnée sans rien d'autre d'officiel, sur laquelle est inscrit la condamnation par contumace à 30 ans de travaux forcés. Modeste Boukadia ne répond rien. Je regarde la feuille posée et lui répond :" nous n'avons rien reçu ni du gouvernement de la République du Congo ni de son ambassade à Paris, nous ne pouvons reconnaître ce que nous ignorons". 

Après avoir ouvert sa mallette, il sort le mémorandum imprimé. Il s'écrit :"ça y est j'ai la preuve". Suite à sa découverte, je lui rétorque :" c'est non seulement sur le net, envoyé aux chefs d'état, aux organismes internationaux. S'il n'y avait pas tant de coupure d'électricité, ce document ne serait pas imprimé". Frustré, il sort le drapeau. Un gradé s'approche et énonce :"il y a du rouge, du jaune, y-a-t-il du vert ?". Leur mauvaise foi évidente me fait lui répondre :" mon mari n'est pas un officiel de la République du Congo." 

Il interpelle un soldat qui sort le drapeau, le pose au sol et s'apprête à le mesurer. De peur qu'il marche dessus, j'énonce :"ce drapeau est enregistré à l'ONU et possède les mesures requises". Le supérieur donne l'ordre de le ramasser. Là encore j'interviens :" ce n'est pas du linge sale, vous l'avez trouvé plier et ranger dans son plastique, je souhaite qu'il retrouve sa situation initiale". 

Nos valises sont ensuite apportées. "Quelle est la valise de monsieur Boukadia ? Ma réponse :"J'imagine monsieur, que vous n'êtes pas marié, car une femme cherche à gagner de la place et ne fait pas une valise par personne". 

Le plus gradé m'annonce que Modeste Boukadia va partir à la maison d'arrêt de Pointe Noire. Pour que j'accompagne mon mari il me faut acheter un billet.

À mon retour, Modeste a été emmené menotté. La foule réagit en le voyant sur la terrasse. Les hommes armés chassent les sympathisants.

Le lendemain, à Pointe Noire, j'achète le droit de visite pour une semaine. Je retrouve mon mari, fatigué. 

1ère action lui apporter un nécessaire de toilette et du linge de rechange. 

La 2ème étape mettre en place son alimentation et eau de l'extérieure. 

3ème temps, rendre visite au Consul et lui expliquer l'arrestation abusive de ce Français Congolais. 

Le consul m'explique que pour les binationaux sont français en France et congolais au Congo. L'exemple de la franco-colombienne, Ingrid de Betancourt, me revient en tête et la France a largement contribué à sa libération. Le consul me dit que Modeste Boukadia a fait un meeting sans autorisation.  Son bras droit présent à mes côtés, lui tend les photocopies prouvant non seulement que le président du CDRC a fait une demande mais que celle-ci lui fut accordée et payée. 

Le consul général, le consul et le consul adjoint vont rendre visites Modeste Boukadia, en janvier, mars et juin. 

De retour sur Brazzaville, j'effectue la tournée de toutes les ambassades y compris la nôtre. A cette dernière, j'entends des inepties dans la bouche de l'ambassadeur.

Le rythme du séjour : visites à Modeste matin et après-midi, courses, administrations, occupent largement la journée sans parler des embouteillages liés à la dégradation extrême de la chaussée au niveau du marché Tsié Tsié. 

Autre élément important :  trouver un avocat capable de plaider ce type de dossier. 

Suite au rendez-vous avec monsieur Brice Makosso, direction à la commission : justice et paix. Bref descriptif de chacun des 3 avocats proposés. Le parcours de l'un retient mon attention. Syndicaliste ayant fait de la prison puis en sortant devient avocat. Je prends RDV avec cet homme qui accepte de plaider la cause.

Février – Mars 2016 : les frais d’inscriptions pour être candidats s’élèvent 25 millions de FCFA soit 32 800€ sans compter les frais de campagne et meeting. Mais un candidat potentiel est retiré d’office des prétendants, à l’insu de son plein gré. Il végète dans une cellule de la maison d’arrêt de Pointe Noire parce qu’il veut un Congo Libre.

4 Avril 2016. Il y a des tirs dans Brazza. L'avion décolle de Roissy avec 4h de retard. A l’arrivée, impossible de sortir du périmètre. Militaires cagoulés sillonnent sur des voitures portant un fusil mitrailleur. A certains carrefours, c'est purement du racket, faisant sortir tout le monde du véhicule, présentation des pièces d'identité. Les passeports étrangers ont du mal à revenir à leurs propriétaires. Le soir, c'est pire encore. Fouille des voitures pour chercher des armes, certains hommes ont même eu le plaisir de se faire palper. 

Même rythme qu'en janvier. Les visites à Modeste ne se déroulent plus au parloir chaud puant et truffé d'insectes mais dans l'espace entre l'enceinte et le bâtiment. C'est beaucoup moins de bruit et mieux ventilé par une brise agréable. 

Brazzaville, un court séjour pour enterrer dignement Marianne Loutaya et représente Modeste qui n'a pas eu l'autorisation de sortir accompagner sa mère à sa dernier demeure. Un greffier a inscrit "devant la caducité de l'événement, la demande de liberté provisoire est rejetée".

Octobre 2016. Changement de directeur de la maison d'arrêt de Pointe Noire. Les promenades sont interdites. Il n'y a plus de privilèges pour personnes. Pas pour tous ! 

"Je suis nommé par le ministre de la justice" m'annonce ce personnage qui confond RDV et audiences. Rassurez-vous, il n'est ni président, ni pape encore moins têtes couronnées puisqu'il n'est que l'exécutant d'un ministre.

Moins de militaires visibles dans les véhicules, mais des blindés toutes sirènes hurlantes traversent la ville pour aller.... à la pompe à essence. Oui, rupture de carburant au pays du pétrole. La longueur de queue peut atteindre 1 km. Les militaires qui montent la garde sont maintenant armés, différence notoire. C'est vrai que l'on est fort avec des armes contre en face, rien que leur malnutrition, leur confiance perdue, mais pas encore l'abnégation.

Novembre 2016. Pour faire sentir que ce régime présidentiel tient la population, on menotte les portes de communications entre parloir et cour des prisonniers, le soir et partant avec la clé. Fait intéressant lorsque les archives s'enflamment spontanément, sans électricité ni mégots ni essence.

Pour fêter son 11ème mois de détention arbitraire et abusive, le directeur de la maison d'arrêt accompagné de 4 gendarmes ont offert à Modeste Boukadia, de beaux bracelets ... au sein même de cet espace carcéral. Non pas pour sortir voir le juge qui ne veut pas le recevoir, pas encore, attendons demain disent-ils. Qui sait peut-être la prochaine étape sera le quartier disciplinaire pour bientôt ? Un homme qui aime et respecte la vie, pour avoir sauvé celle de Denis Sassou, respecté par tous les prisonniers actuellement, n’est-ce pas une provocation pour une insurrection ? Toutes les conditions sont requises.

Pendant ce temps, pour soutenir sa libération, je me suis rendue à un rassemblement de la diaspora congolaise, témoigner sur les prisonniers qui ne mangent qu'un jour sur deux et une cuisse de poulet pour 3 détenus, tellement la trésorerie de cette administration est sur la paille. Ils établissent des listes après d'autres listes de détenus ou prisonniers susceptibles de verser 100000 FCFA soit 153€, le quart d'un salaire d'enseignant. Cette aspiration à construire la société civile qui manque tant au Congo, ne peut être qu’un acte positif avec de jeunes pousses, et pour une fois, que les aînés cèdent leur place pour instruire et construire l’avenir de cette Nation.

Conclusions

Un Sage a dit : "Ma liberté et la vôtre ne peuvent pas être séparées". 

Modeste Boukadia est un unificateur, qui aime son pays et pense " le Ensemble " pour que le Congo puisse se redresser. Que nous le voulions ou non, tous les Congolais sont responsables de ce qui les uniront demain. Modeste Boukadia a créé le CDRC, il l'a implanté et l'a fait grandir. Un parti autonome, conciliant économie, respect, dignité, santé, scolarité, communications et l'honneur d'être l'Union pour Une Nation.

C'est un leader à l'esprit libre. On ne l'emprisonne pas. Ni les barreaux qui retiennent son corps, ni les manipulations ou récupérations de son travail, de son image ou de ses idées en prenant des mégaphones ou outils informatiques.

Il n'y a pas de réconciliation possible sans une pleine acceptation du passé, que chacun endosse ses torts, les explique et s'apaisera les visions du futur grâce à la compréhension et la place exacte de l'Histoire. Le passé doit être d'abord compris non retouché pour être des leçons édifiantes. 

Il n'y a, face au passé, qu'une attitude qui vaille : la lucidité. C'est dans cet état d'esprit que cet ouvrage a été rédigé tout en proposant des possibilités concrètes pour un Congo du XXIème siècle et sa mondialisation. Modeste Boukadia y aborde la monnaie, le travail, les relations nationales et internationales et les richesses dont la plus importante est la population. Un pays sans jeunesse, sans mémoire des anciens, sans culture ni instruction n'est plus qu'un fantôme.

Je conclus par ce proverbe africain : Tant que les lions n’auront pas leur propre histoire, on glorifiera toujours le chasseur.

Merci de votre attention.

 
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