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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 15:27

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Débit de boisson sans clients 1er janvier 2017

Lettre ouverte aux généraux chargés de la Sécurité

Messieurs,

Jean Dominique OKEMBA S.G du Conseil National de Sécurité

Jean Baptiste Gnakalo Commandant de zone militaire de Brazzaville

Victor MOIGNY Commandant de la Gendarmerie

Jean François NDENGUET Directeur Général de la Police Nationale

Vous avez la responsabilité de l’ordre et de la sécurité des congolais et tout particulièrement à Brazzaville. Votre première mission est celle d’assurer la liberté de tous.
Seulement vous avez privé les habitants de Bacongo des fêtes de Noël et du Nouvel An, les seules fêtes que les congolais célèbrent, au prix de nombreux sacrifices pour offrir à la famille un moment de réjouissances. Vous avez changé ce temps de fête en moment de peur et de violence, interdisant les gens à ne pas occuper l’espace public.et orchestrant un cortège incessant de BJ remplis d’hommes armés jusqu’aux dents ?

Est-ce assurer la sécurité en terrorisant les populations ? Les confiner dans les limites de leurs parcelles ? D’où viendraient les ninjas si vous avez occupé tout le Pool et les entrées de Brazzaville ? S’il en fallait c’est donc la preuve que vous les considérer tous comme des ninjas : il en est bien ainsi : les jeunes gens sont raflés, enfermés et libérés sous caution de 30000 à 120000Frs.

Ces malheureux, qui manquent de travail, d’eau et d’électricité, ne demandent qu’à vivre. Vous les avez privés de tout, vous prenez le peu de liberté qui leur reste. La traque de Ntoumi, n’est donc qu’un prétexte pour exterminer les Kongo ?

Bacongo, une prison à ciel ouvert pendant que les quartiers nord fêtent paisiblement.
Vous porterez la responsabilité, de ces drames qui se déroulent sous votre commandement.

Aujourd’hui je dis seulement MERCI mon Général pour le travail que vous faites.

Seven Goma

sevenngoma71@gmail.com

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 13:21

Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?

Emotion sélective

Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.

Quitus

Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie  », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».

Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre  ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire :  Roland Gambou est mort victime des sévices.

Brèche

Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.

« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !

Crimes

Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités  » ou «  le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires  » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.

Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?

L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.

Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:57
 
drole-de-noel

 

 

Drôle de Noël !!. Que le Congo-Brazzaville est en passe de célébrer. Un noël qui ressemble le mieux à un navire en dérive qui tente de s'accrocher vaille que vaille à l'embarcation et retenir de sa main libre les corps repêchés des noyés pour qu'ils ne soient pas engloutis par la mer. C’est une navire marquée par plusieurs plaies mortifères . C’est une navire ou la subsistance ne tient qu’a un fil tant la pauvreté côtoie l’arrogance et l’intolérance.…Une pensée particulière à tous les congolais et surtout aux ressortissants de la région du Pool, embarqué dans ce navire en dérive mortifère à huis clos.

Drôle de Noël !!. Pour ces centaines d’enfants et adultes congolais qui ont perdu soit la vie ou soit leur liberté pour vouloir défendre simplement ce que nous avions de plus cher le Droit d’exister.  la Terreur des miliciens du régime en place a transformé leur quotidien en mouroir. L’enfant congolais du département du POOL abandonné et marqué par les scènes de violence, des tirs nourris d’une armée déshumanisée ne connaîtra certainement pas le bonheur et la joie d’une fête de NOËL en famille.

Drôle de Noël !!. Cet amère constat que le pool est presque aujourd’hui synonyme de département des sans-abris, sans nourriture et sans attention, car le gouvernement ayant décidé de punir toute une population pour des raisons de politique politicienne égoïstes.

Drôle de Noël !!. Pour ses enfants du POOL, la fête des guirlandes, des vitrines bourrées de victuailles, des jouets plus merveilleux les uns que les autres sera certainement un rêve insaisissable. Ces enfants regarderaient tout ça, lorsqu’ils le pourront, d’un air émerveillés sans plus. Partout, il y aura des choses qui leur donneraient envie et pourtant ne leur seront pas accessibles par le seul choix complètement archaïque et diviseur de Mr HUIT POUR SANG  d'affamer ces pauvres gosses.

Ce sentiment d’amertume est bien visible non seulement dans les yeux des enfants du POOL remplis de larmes dans un silence effroyable, mais également dans ceux de leurs parents persécutés et obligés de se terrer avec leurs enfants.

Drôle de Noël !!. Que de vivre ce sentiment inhumain et pénible de devoir imaginer que nos enfants du POOL vont passer les fêtes , tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un encerclement absurde et complètement disproportionné, un boycott ferme et ferraillé, raison de plus de penser que la volonté du pouvoir en place serait l’extermination du POOL.

Drôle de Noël !!. De voir ces horreurs d’une guerre imposés par les hommes sans foi ni loi. Aux gémissements des mourants, Mr HUIT POUR SANG est sourd. Anesthésié par son élan de vengeance et sa volonté de soumettre. Mr HUIT POUR SANG se noie dans le massacre de ses propres frères. En intensifiant les bombardements contre les populations du POOL, en les acculant chaque jour un peu plus dans la forêt ou vers un exil risqué en ces temps de fêtes de fin d’années, signerait là son bannissement.

Drôle de Noël !!. Que les festivités grandioses sont célébrées avec fastes dans les étables dorés ou le vin et la nourriture rivalisent en quantité l’étalage d’une opulence presque obscène des nouveaux rois du Congo, chez la majorité des Congolais, c’est l’envie de s’abriter contre la misère étouffante , les arrestations et les tortures banalisées.

Noël est une fête de l’amour et de l’espoir, c’est pourquoi mes frères et sœurs prions pour nos enfants du POOL ne serait-ce que ces quelques instants pour que ces derniers puissent trouver ne fusse qu’une bouffée d’air frais et agréable afin qu’ils connaissent un Noël sans bombes.

Que la magie de Noël s’opère et que nos pleurs et souffrances s’estompent. . Notre souhait ne saurait être exaucé qu'avec l'avènement d'une nation véritablement démocratique ou le Droit primera sur la force bestiale des hommes sans foi.

Gardons la foi en un avenir meilleur au Congo-Brazzaville pour 2017.

 

jcberi

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

LIRE LA SUITE : http://berijc.over-blog.com/2016/12/congo-brazzaville-drole-de-noel-2016.html

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:49

 

Nul besoin de revenir sur le terrible drame du Pool que nous impose le Prince d’Edou, et que nous portons au fond de nos entrailles depuis maintenant 09 mois.

Cette douleur nous marquera à jamais au fer rouge. Seul le temps fera son devoir d’oubli, mais sans les réparations morale, juridique et matérielle des victimes. Nous autres, fils et filles du Pool, avions perdu notre âme faute de ne pas avoir secouru les nôtres. C’est une croix que nous porterons fort longtemps. Mais qu’aurions-nous pu faire face à la barbarie d’un pouvoir sans pitié qui tient malgré l’évidence à se maintenir coûte que coûte aux affaires nonobstant le désaveu populaire.

Tout homme est complexe. Ainsi, en l‘Homme peut coexister des sentiments de bonté et de méchanceté. A la veille de Noël et des fêtes de fin d’année, il est temps que Sassou retrouve un peu d’humanité en acceptant la trêve des confiseurs. Cette période pendant laquelle les armes doivent se taire pour permettre aux plus démunis et aux enfants de retrouver le sourire, la joie de vivre, et de croire au père Noël. Les séquelles psychiques de ce conflit sont énormes, incommensurables, et nous allons en payer le prix.

Ce n’est pas seulement le moral des troupes de ce qui reste de l’armée congolaise et des mercenaires qui est au plus bas. C’est toute une nation qui assiste médusée, tétanisée à une guerre sans raison après le saccage de son économie. La haine du tyran contre une partie de son peuple est si viscérale qu’elle lui éjecte les yeux de ses globes oculaires. Triste visage.

Sassou doit entendre raison car une armée aussi puissante soit-elle n’a jamais pu contenir un peuple en furie. Qu’il médite le sort de Mobutu, Idi Amin Dada, Pinochet, Compaoré, Samuel Doe, et il comprendra que les dictateurs finissent toujours mal. Échappera-t-il à la règle, rien n’est moins sûr. A-t-il pensé à son patronyme dur à porter qu’il léguera à ses rejetons tant il est devenu tristement célèbre et voué aux gémonies.

Il est temps de se recentrer sur les vrais problèmes de la nation au lieu de nous divertir avec la traque et l’emprisonnement des opposants congolais. Tout individu sur cette terre a droit à une vie décente. Il est de notre devoir nous qui sommes en charge de la communauté d’y veiller. En ces périodes de fêtes, la sagesse commande l’arrêt des hostilités car nul doute que personne n’a la tête à faire la fête tant nos problèmes ne sont pas réglés et nous tournons en rond. L’année 2016 a été une Annus horribilis.

Malgré son sacrifice humanitaire des populations du Pool, l’économie congolaise n’est guère reluisante. Il est temps de retrouver la raison et comprendre que la société congolaise hétérogène dans son ensemble aspire à vivre dans la sérénité, la quiétude. L’homme des masses populaires a vécu et il est temps qu’il s’en aille. Adieu les tam-tams, le folklore, le carnaval, la mascarade, pour laisser place à ceux qui ont le sens de l’état et de l’intérêt général.

Nul ne doute qu’à Mpila et Oyo, le champagne teinté du sang de nos victimes coulera à flot en cette fin d’année. Mais, vivons-nous tous sur la même planète ?

Cet homme ne laissera aucune trace dans l’histoire du Congo, sinon son goût immodéré pour le pouvoir quand bien même que la baraka l’a quittée et le peuple l’a désavoué. Tel un rat pris dans un piège, il ne peut plus s’échapper, alors que son sort ne fait plus aucun doute. Tout système a une fin et il serait dérisoire de vouloir jouer les prolongations. En ces temps des fêtes, qu’il nous surprenne un instant à la « Yahya Jammeh » en arrêtant sa foutue guerre civile. Après, il pourra retomber dans ses travers lui qui n’a jamais dans sa vie respecté aucun engagement ni serment.

C’est Jonathan Swift qui écrivait : “Je ne m’étonne jamais de voir des hommes mauvais, mais je m’étonne souvent de ne les point voir honteux.” S’amendera-t-il ?

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:12

Madame,

Monsieur,

Chers amis, bonjour,

Merci de nous accorder un peu de votre temps. Des Sites Internet et Blogs qui traitent et dénoncent la tragédie de la région du Pool, au Congo-Brazzaville, où s'opère une épuration ethnique sans précédent, ont été bloqués pour que nos publications ne soient plus référencées dans les Alertes des moteurs de recherches comme celui de Google, Rubrique Congo-Brazzaville et/ou Sassou Nguesso, etc. Ainsi, jouent-ils le jeu de Sassou Nguesso et son clan.

Les moteurs de recherches comme ceux de Google ne reprennent plus en référence les articles que nous publions sur l'Internet. Exemple, le titre de cet article ne sera plus repris dans les moteurs de recherches ou cité dans les Alertes de Google dans les Rubriques CONGO-BRAZZAVILLE ou SASSOU NGUESSO.

Nous avons constaté ce fait depuis la dernière tournée des popotes des médias et des maisons de presse européennes de M. Jean-Paul Pigasse, le gourou de Sassou Nguesso. Vérifiez si les publications de votre Site ou Blog sont reprises ou citées dans les Alertes des moteurs de recherches comme ceux de Google par exemple.

Excusez-nous aussi d'abuser d'une expression que nous ne méritons peut-être pas, celle de "GENOCIDE". Mais que dire d'autre lorsqu'un homme, Sassou Nguesso, s'est donné pour seule mission, celle d'exterminer tout un peuple dans le Pool à travers des opérations militaires dénommées "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara I", "Mouebara II", etc, depuis 1998. Ce que nous avons appelé dans un livre écrit par un des nôtres, Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", L'Harmattan, Paris, 2005.

Votre silence, aujourd'hui, sera coupable, demain.

Merci de votre attention !

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Sassou et la dictature du génocide

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

De ce massacre des Kongos-Tékés qui se déroule depuis neuf mois, dans le Pool et la Bouénza, le Congo saigne. Un génocide y est bel et bien en cours, à huis clos. L’intentionnalité de ce crime contre l’humanité ne fait plus de doute. En effet, l’extermination de cette population avait été codifiée au nom d’une macabre opération dite «  Mouébara » dénoncée par la presse internationale.

Il y eut d’abord un grand coup de tonnerre dans le ciel congolais avec le triple assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat et Emile Biayenda, deux anciens présidents et un prélat de renom, Cardinal de son Ministère. S’ensuivirent des exécutions sommaires des cadres et ressortissants du Pool. Ainsi démarra l’ère Sassou. L’accession de ce dernier au pouvoir qui apparaissait comme un banal accident de l’histoire, se révèle être une tragédie, faisant du Congo le cœur des ténèbres.

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

Outre la folie d’un homme, ce génocide est dicté par des enjeux capitalistes mondiaux d’accaparement des terres africaines favorisé ici par la cupidité et le manque de patriotisme et de clairvoyance des dirigeants congolais.

La réduction des réserves d’eau douce sur le plus mondial, la nécessité de nourrir plus de sept milliards des humains et l’envie de disposer à volonté des richesses que renferment nos sous-sols annonçaient déjà, dès le milieu du 20ème siècle, les futures guerres. Nous y voilà, avec l’avancée sino-américaine en filigrane.

Le capitalisme chinois exerce une énorme pression sur nos dirigeants. Ceux-ci, peu soucieux des aspirations des populations et englués dans des pratiques mystico-fétichistes, imposent au peuple  le « goût du sang » qu’il exècre.

Dès lors que des gangsters se sont emparés des Institutions, des décennies durant, et ont achevé d’installer leur mafia dans les moindres recoins de la République, parvenant même à s’autoamnistier constitutionnellement de leurs crimes encore non commis, il fallait s’attendre à un éventuel massacre de masse. Force est de constater que celui-ci est en cours dans le Pool.

Redoutant malgré tout le retour du bâton, le pouvoir de Brazzaville efface les traces de ses forfaits. Ainsi, les victimes sont ensachées et brûlés. Des habitants sont parfois rassemblés dans des maisons puis brûlés avec. On a connu, dans le monde, des villages brûlés par les chasseurs de scalps. Mais ici des villages entiers sont transformés en crématoriums géants par la puissance publique en proie avec sa propre paranoïa. Plus d’une centaine de villages du Pool, y compris leurs habitants n’existent plus. Stupéfiant !

Les récentes photos de Modeste Boukadia-Loutaya démontrent le caractère diabolique du régime Sassou. De Jean Ngouabi, à Modeste Boukadia en passant par Augustin Kala-Kala et Jean-Marie Michel Mokoko et tant d’autres, le Congo saigne.

Y a-t-il un Dieu là-haut ? Si oui, alors Père, fais ce que tu sais faire afin de sauver tes brebis.

On pleure en silence à Brazza, à Dolisie, à Pointe-Noire … Et partout dans le pays, c’est le silence qui prévaut car la dictature est dans sa phase azimutée la plus horrible. Paradoxalement, ce silence favorise aussi les exactions.Bébé victime de la barbarie de Sassou et son clan

En effet, si la dictature tue, le silence aussi. Les bombardements tuent, le silence aussi. Les bébés noirs tuent, le silence aussi. Les mercenaires tuent, le silence aussi. La torture tue, le silence aussi. L’insalubrité tue, le silence aussi.

Après plusieurs décennies de règne sans partage, le bilan de Sassou se résume tristement en une kyrielle de hautes trahisons et holdup innommables auxquels s’ajoute un gangstérisme d’Etat qui déverse, sans discontinuer, un torrent de larmes et de sang dans le pays. Une économie de gribouille totalement exsangue côtoie, sur le plan social,  la sacralisation des antivaleurs. Cette distorsion des mœurs n’en finit point de désarticuler les bases de notre société axées autrefois sur les valeurs humaines et le  travail.

C’est justement par ce biais du travail et des valeurs humaines  que les Ntinu ou Ntotila ou Mani au travers les Nzinga, les Ngola, …  les Lukéni, dès le XVème siècle œuvraient et espéraient élever le pays Kongo au rang de société ouverte, organisée et prospère. Mais en un demi-siècle de pouvoir, jamais Sassou ne s’est inscrit, ni inspiré, ni même référé à cet héritage historique en ancrant son action dans les racines du pays afin de se projeter vers l’avenir. Pire, il se révèle être le bourreau de ce même peuple qu’il décime au travers des guerres à répétitions et bombardements incessants avec l’aide des mercenaires.

Exterminer une population ne peut tenir lieu d’un quelconque projet de « modernisation des institutions » et encore moins de projet de société. Il s’agit là d’un crime contre l’humanité. Sassou avait-il un projet réel pour ce pays ?

Abraham Avellan WASSIAMA

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:24
15/12/2016
Modeste Boukadia Modeste Boukadia
Le 15 novembre 2016, jour pour jour, le président Modeste Boukadia fut sauvagement agressé par M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, sous le prétexte que M. Boukadia l’aurait menacé, alors qu’en réalité, c’est lui, Modeste Boukadia, que M. Pierre Pongui avait entraîné dans un guet-apens dans le but de lui injecter de l’air dans les veines en vue de provoquer la mort subite par AVC. A ce sujet, M. Pierre Pongui n’a d’ailleurs jamais arrêté de dire qu’il avait agi sur ordre de son ministre de tutelle (Cf. Journal Emmanuel, n° 239 du 22/11/2016)

 

Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette tentative d’assassinat à l’actif de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, qui a dit avoir agi sur ordre de son ministre de tutelle.

A l’initiative du Consulat de France à Pointe-Noire, puisque M. Boukadia jouit de la double nationalité (Française et Congolaise), il avait été conduit à la Clinique Guenin pour y recevoir des soins médicaux, suite à son agression et aux sévices subis.

Cependant, il convient de rappeler et préciser que le Consulat de France avait fait hospitaliser M. Modeste Boukadia le 5 décembre 2016. Le même jour, M. Pongui, Directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et parent de feu président Kikhounga-Ngot, avait envoyé à la clinique 3 véhicules Toyota BJ remplis de policiers pour y extraire de force, avec la brutalité qu’on leur connaît, le malade et le ramener à la prison, arrachant au passage la perfusion qui lui était administrée, foulant aux pieds les règles sanitaires et médicales appliquées à tous patients. Ainsi n’y sera-t-il finalement et définitivement admis que le lendemain, le 06/12/2016, sur injonction expresse du Consulat de France à Pointe-Noire.

De source digne de foi, nous apprenons que M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) est sorti de la clinique Guenin et a donc réintégré sa cellule hier, 14 décembre 2016, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, bien que n'étant pas encore complètement guéri.

Selon la source, le président Modeste Boukadia doit être dans un environnement calme et non bruyant, et ne doit subir aucune violence physique ni psychologique.

Ceci dit, notre interrogation est simple : Est-ce le cas dans une maison d'arrêt ? Surtout celle de Pointe-Noire avec ce Pierre PONGUI qui est à l'origine des problèmes actuels de santé de M. Modeste Boukadia, et qui a juré d’avoir sa peau, la peau du président Modeste Boukadia ?

L’incident qui a entrainé cette hospitalisation a été provoqué par un Agent de l’administration pénitentiaire. L'hospitalisation et les examens dans une clinique étant payants, qui va prendre en charge l'ensemble des frais de cette hospitalisation et les autres frais annexes et subséquents à suivre ? Seront-ils à la charge du patient ou de Pierre PONGUI, responsable de la tentative d’assassinat, ou du ministre Pierre Mabiala qui l'a nommé là à ce poste de haute responsabilité, sachant que la personne se droguait, ou le ministère de la justice voire la maison d'arrêt de Pointe-Noire ?

Pourquoi le président Boukadia, qui n’est pas un délinquant ou un prisonnier de droit commun, n’est-il pas placé dans une résidence surveillée ?

Est-ce parce que M. Modeste Boukadia est originaire du sud ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

M. BOUKADIA est sorti de l'hôpital, le 14/12/2016 (pdf, 613.7 kB)

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:04

Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Le président de l’association pour les droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC) n’est pas tendre avec les autorités congolaises. Loamba Moke, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a dressé récemment à Brazzaville, un tableau sombre pour le Congo. En toile de fond, de nombreux cas de violations des droits humains.

Neuf mois après la crise électorale du 4 Avril dernier, les ONG parlent. Loamba Moke a regretté que la torture et les enlèvements soient au top 5 dans le pays. Il est le responsable de l’ONG ADHUC. «Ce ne sont même plus des arrestations », prévient-il. Selon lui, «des enlèvements qui s’opèrent tard dans la nuit, et de façon permanent ». « Cela est contraire à notre législation nationale», a-t-il indiqué.

Il a également affirmé qu’il détiendrait des images liées aux violences post-électorales au Congo. «Nous les avons protégées, afin de montrer comment les populations subissent la torture», a-t-il poursuivi.

Mais les autorités congolaises ont estimé que ces paroles ne sont que des ‘’allégations’’. Mieux, elles disent que c’est de la ‘’critique stérile’’. Elle est savamment entretenue par les « pamphlétaires en matière des droits de l’Homme ». C’est la réplique de Pierre Mabiala, ministre de la justice et des droits de l’homme.

«Le temps des critiques stériles des pamphlétaires en matière de Droit de l’Homme est révolu au Congo », a-t-il mentionné. Pour lui, le pays travaille et avance».

Venant à se prononcer à son tour, Trésor Nzila Kendet a balayé d’un revers de la main les arguments du ministre Mabiala. Il est le Directeur exécutif de l’Observatoire Congolaise des Droits de l’Homme (OCDH).

«Il a raison en tant que membre du gouvernement de tout nier, mais il a tord d’ignorer la réalité. Des arrestations arbitraires et des tortures sont en hausse dans le pays depuis la fin des élections». Soutient-il. Pour lui, des citoyens sont interpellés même pour des faits politiques.

Dix mois après l’élection présidentielle au Congo Brazzaville, certains citadins se disent toujours inquiets pour leur sécurité. Et le pire est que d’autres sont quasiment injoignables depuis lors.

LIRE LA SUITE : http://www.africtelegraph.com/congo-brazzaville-haro-violations-droits-de-lhomme/

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 00:00

Moi, Michel Terrot, député français et complice d'épuration ethnique

 

Touche pas à l'Article 57·jeudi 8 décembre 2016

 

Député Michel Terrot Député Michel Terrot

Une délégation des députés français conduite par Michel Terrot, président du groupe d’amitié France-Congo, a été reçue par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso. Que cherche donc Monsieur Terrot, soutien de François Fillon, à Brazzaville dans l'une des dictatures les plus corrompues de la planète ? Les voies du Nguiri sont insondables.

Michel Terrot n'est plus un inconnu pour les activistes de la cause du Congo libre. En 2013 lors d'un voyage avec M. Gerard Charasse, Avi Assouly et Boinali Saïd, il avait marqué son appétence pour la censure des réseaux sociaux et son intérêt pour les bonnes relations entre le dictateur et l'exécutif français.

"Il importe que les relations se maintiennent entre nos deux pays et que le Président N’Guesso soit reçu au plus haut niveau." - Rapport parlementaire 2013

Cette curieuse visite qui se passe juste un an jour pour jour après les explosions du 4 mars 2012 à Brazzaville, ne fait aucune mention de la précarité dans laquelle vivent les victimes de l'explosion. Ce curieux voyage a été prolongé le samedi 9 mars pour Monsieur Terrot et Boinali, la visite s'arrêtant pour Monsieur Charasse visiblement gênant sous l'oeil de monsieur Assouly dès le vendredi 8 mars. Il est clair pour nous aujourd'hui que Michel Terrot a été un des artisans de la réception de Sassou Nguesso à l'élysée et un soutien fervent à son 3eme mandat.

Michel Terrot est peut être aussi un raciste notoire. Dans un interview que nous avions dénoncer il dit :

"La démocratie que nous connaissons en Occident ne peut s'appliquer stricto sensus en Afrique ou ailleurs, car il faut tenir compte des aspects culturels." - Entretien Les Afriques

La récidive dans le soutien au troisième mandat de son ami et potentiel financier Sassou est totale. Cet entretien scandaleux est publié le 27 mai 2016 alors que les bombardements, enlèvements et emprisonnement battent le plein à Brazzaville.

Nous ne sommes pas en face de quelqu'un qui, ignorant la réalité locale se serait trompé. Nous sommes en face d'un relais endurci de la dictature Brazzavilloise pour qui, une vie à Oullins a plus de valeur que celle d’un nègre à Bacongo ou Kinkala.

Il faut se douter que comme le révèle l'affaire de la Route de l'Atlantique actuellement en jugement au Portugal, l'argent sale congolais influence déjà l'élection présidentielle française comme il a à travers le financement illicite du parti des Travailleurs de Lula et Rousseff influencé la politique brésilienne.

Michel Terrot est donc bien pour suivre le jugement de la cour canadienne sur Wilfrid Nguesso Membre d'un clan Mafieux et complice d'épuration ethnique, fraude, fraude fiscale et recyclage des produits de la criminalité. Sa visite pour louer la contribution du Congo à la MINUSCA est une injure supplémentaire aux victimes des exactions des troupes congolaise en RCA.

"Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014."- RCA : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix

Tant d'aveuglement, tant de mauvaise foi :

"En vertu de quel principe la France peut s’opposer au choix qui relève de la souveraineté pleinement entière du peuple congolais », s’est-il [ Michel Terrot ] interrogé. - Les dépêches de brazzaville Michel Terrot salue l’engagement du Congo dans la stabilisation de l’Afrique centrale

En vertu des conventions et des traités internationaux sur la protection des droits humains, en vertu de l'humanisme dont visiblement Monsieur Terrot semble dépourvu. Ni le corps meurtri d'Augustin Kala-Kala et de Jugal Mayangui, ni le témoignage de la volonté d'extermination des Bakongos n'infléchissent la ligne de l'amoureux du nguiri.

Monsieur Terrot doit savoir que sa guerre contre le peuple congolais aura des conséquences désastreuses pour lui. Il n'y a pas d'avenir pour la Françafrique au Congo. Nous prenons l'engagement solennelle de le faire juger au Tribunal Pénal international de Brazzaville qui sera chargé de juger ce régime et ses complices. Si par malheur sa mort interviendrait avant la libération du Congo, ses ossements seront profanés et juger comme ont pu l'être les grands criminels du 20e siècle pour que demeure à jamais le souvenir de sa félonie et de son inhumanité.

Vive le Congo Libre !

#Appeler à la permanence de monsieur Michel TERROT. Une plainte sera déposée contre lui pour corruption avérée et complicité de crimes contre l'humanité au Congo.

8 rue Victor Hugo 69600 Oullins tel 04 78 50 50 50 fax 04 78 86 00 44 mail : terrotmichel@gmail.com

LIRE LA SUITE : https://www.facebook.com/notes/touche-pas-%C3%A0-larticle-57/moi-michel-terrot-d%C3%A9put%C3%A9-fran%C3%A7ais-et-complice-d%C3%A9puration-ethnique/915507708551233

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NOTRE REACTION : Nous recommandons à M. Le Député Terrot et ses collègues de visionner et écouter cette vidéo :

DEMOCRATIE, GOUVERNANCE, CONFLIT ET PAIX EN AFRIQUE CENTRALE AVEC LESLIE VARENNE : https://youtu.be/7lTAFneZCvg

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:06

C’était attendu. Et, ça n’a pas raté. Le coup de menton du khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, pointant un doigt accusateur sur les leaders politiques de la région du Pool, a été entendu cinq sur cinq par les courtisans en attente d’un point de chute. L’œil griset un ton menaçant, Denis Sassou Nguesso a sommé les hommes politiques originaires du Pool à sortir du double jeu et à soutenir le gouvernement pour traquer Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi sous peine d’être impliqué pour intelligence et complicité.

L’argument a fait mouche et a provoqué le branle-le bras de combat dans les rangs des membres de la majorité présidentielle originaire de la région martyr du Pool. Les premiers à flairer le danger de la marginalisation et à prendre la mesure de la menace proférées par le boucher de Mpila Denis Sassou Nguesso sont Isidore Mvouba « molinga a komi civil  » et Claude Alphonse Nsilou.

Isidore Mvouba Médor

Isidore Mvouba Isidore Mvouba

Pendant que Denis Sassou Nguesso évoque les actes de banditisme perpétrés par le pasteur Mtoumi, en déclarant qu’il n’y avait pas de crise dans le Pool alors que la région du Pool croule sous les bombes larguées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, Isidore Mvouba « matoyi ma ngongi », lui, accélère et surenchérit la rhétorique en parlant de « coup d’Etat  », « putsch » et « renversement des institutions » par Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi le 4 mars 2016. I. Mvouba, l’enfant de Ouenzé, dévoile ses premières propositions à l’adresse des populations du Pool. Isidore Mvouba, locuteur de la langue Mbochi et au teint jaune papaye, a déclaré : « Frédéric Bintsamou a été pris la main dans le sac d’une tentative de coup d’Etat, d’un putsch contre le pays et il s’est réfugié dans les forêts du Pool où il pille, vole, viole et tue » (Les Dépêches de Brazzaville, 21 novembre 2016.) Le député de Kindamba, Isidore Mvouba, « sassouiste assumé  » rejette le terme de brocardeur des populations de la région du Pool.

Rebondir coûte que coûte, tel est le défi à relever par les recalés du dernier remaniement ministériel. Parmi les hommes du Pool qui se sont livrés à la danse du ventre des recalés figure en bonne place alors l’inusable Isidore Mvouba, redoutable homme d’affaires à l’instar des dignitaires du pouvoir, natif de Kindamba dans la région du Pool. Ce kongo d’Oyo se bat comme un diable dans un bénitier en vue de conserver son beefsteak pécétiste. Tribun hors pair formaté à l’école du marxisme et piètre politique, la justification d’Isidore Mvouba sur les bombardements des populations du Pool entre 1998 et 2002 frisait la schizophrénie. C’était, plaida-t-il, «  les gens du Pool qui avaient imploré que Sassou leur largue des bombes sur la tête, pour déloger Ntoumi ». Ce délire verbal lui colle à la peau comme la tunique de Nessus.

Alphonse Silou filou

De son côté, le ministre d’Etat, Claude Alphonse Silou, a invité ses compatriotes de la région de mettre tout leur savoir-faire en pratique afin de « ramener la paix dans le Pool », là où Jean Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, Serge Oboa, Charles Richard Mondjo et Guy Blanchard Okoï appuyés par des mercenaires angolais, centrafricains, tchadiens, zaïrois, sud-africains et des instructeurs israéliens ont échoué jusqu’ici. Comprenez qu’il encourage la délation et la dénonciation  comme la police de Vichy sous l’Occupation.

Isidore Mvouba et Claude Alphonse Nsilou, les deux enfants terribles du Pool, ont enfourché et embouché le discours de la stigmatisation des populations du Pool. Pour ces deux hommes, l’équation est simple : «  livrer le pasteur Ntoumi à Sassou pour ne plus recevoir les bombes sur la tête ». Denis Sassou Nguesso a poussé le ridicule en implorant les sages et le roi téké et vili de lui « ramener  » le afin d’initier le dialogue que le pouvoir de Brazzaville freine des quatre fers.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:21

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 «  La culture d’une nation est le miroir où se reflètent ses connaissances, ses croyances et ses traditions originales. C’est, en bref, une clé à l’aide de laquelle on peut ouvrir la porte de la connaissance de son peuple et de ses institutions. Un jugement clair reposant sur des informations exactes est, à son tour, le vrai chemin vers l’amitié et la sympathie parmi les nations du monde. »

Le Prince F. KONOYE

  1. APERCU SUR LA CREATION DU ROYAUME DE KOONGO

Il existe une documentation abondante sur l’Histoire de l’ancien royaume de Koongo. Une liste des sources et travaux concernant l’histoire de l’ancien royaume a été publiée en 1953 par Mgr J. CUVELIER. Du XVIe au XVIIIe, les récits de voyage et les relations des missionnaires ont composé des tableaux plus ou moins détaillés de la société et de la civilisation Koongo.

A dire vrai, c’est à la fin du XIXe siècle que les historiens attachés à la connaissance de l’ancien royaume de Koongo, vont pondre des travaux d’une importance capitale. A titre d’exemple, PAIVA MANSO a effectué, en 1877, une publication de sources portugaises qui fut complétée par A. DE ALBUQUERQUE FELNER en 1933. Puis le mouvement de recherche s’est accéléré ; le révérend père ANTONIO BRASIO fait paraître, coup sur coup, les quatre premiers volumes des Monumenta Missionaria Africana (1953-1954) où figurent des textes originaux du XVIe siècle se rapportant à Koongo et à l’Angola ; Mgr J. CUVELIER édite diverses relations, puis, avec la collaboration de l’abbé J. JADIN, commence à publier en 1954 une vaste documentation intitulée : L’ancien Congo d’après les archives romaines (1518-1640)

D’après l’auteur inconnu de l’Historia do reino do Congo, rapporté par le sociologue et Kongologue Français Georges BALANDIER, le royaume de Koongo aurait été crée en 1275, mais pour la plupart des auteurs ou anciens chroniqueurs, ayant séjourné à Mbanza Koongo ou San Salvador, la capitale du royaume de Koongo, celui-ci aurait été crée à la fin du XIVe siècle.[ BALANDIER G. « La vie quotidienne au royaume de Kongo du XVIe au XVIII siècle » Hachette 1965 P.22. ]  [VANSINA « Les anciens royaumes de la savane » Presses universitaires du Zaïre 2e édition Kinshasa 1976 P.31.

Le héros fondateur du royaume de Koongo est NIMI LUKENI qui, au moment de son accession au trône adopte l’appellation de NTINU WENE, c’est-à-dire du grand chef ou roi. Les traditions locales recueillies par les anciens chroniqueurs affirment que ce dernier était originaire d’un petit royaume dénommé VUNGU (situé sur la rive septentrionale du royaume de Koongo).

Après avoir réussi ses premières conquêtes que constituent la province de SUNDI, une des six provinces du royaume, NIMI ou NTINU WENE sera confronté par un haut dignitaire et grand propriétaire des terres sur lesquelles, il entendait exercer son autorité royale dénommé NSAKU. Pendant plusieurs mois NSAKU ne voudra guère du jeune NIMI LUKENI qu’il considérera comme un usurpateur. Ce n’est qu’à la suite d’une médiation menée par des notables des contrées environnantes que NSAKU mettra fin aux hostilités en acceptant le jeune NIMI et surtout en lui confiant l’administration des affaires politiques du royaume. NSAKU lui-même étant chargé du pouvoir spirituel et, entre autres, de l’intronisation du roi et de ses successeurs.

  1. LES COMPOSANTES ETHNIQUES DE L’ANCIEN ROYAUME DE KOONGO

L’illustre kongologue congolais Raphaël BATSIKAMA, rapporte que la création du royaume de Koongo aurait connu trois grandes étapes évolutives qui sont : [L’Ancien Royaume du Congo et les BaKongo, L’Harmattan 1999 P.180.]

  1. L’ETABLISSEMENT DU PREMIER FOYER DANS LA FONDATION DU ROYAUME DE KOONGO : LE KOONGO-DYA-MPANGALA

L’aïeule de tous les Congolais ou Koongo est NZINGA, fille de NKUWU, elle fut mariée à NIMI et eurent trois enfants (deux garçons et une fille) : VITA NIMI, MPANZU’A NIMI et LUKENI LWA NIMI.

  • VITA NIMI : Fils aîné du couple NZINGA-NIMI, il est aussi appelé NE VUNDA ou NSAKU, le diplomate, le négociateur, celui qui prépare les voies et aplanit toutes les difficultés.
  • MPANZU’A NIMI: réputé pour être un audacieux, un courageux. Il fut un excellent agriculteur et un habile cuisinier. C’est ainsi qu’il fut appelé NDAMB’A NGOLO.
  • LUKENI LWA NIMI : Unique fille d’une fratrie de trois enfants, elle fut aussi appelée VUZI du fait de son caractère difficile.

En somme, la famille (lignage) NZINGA, la responsable pour la création et l’administration de ce premier foyer congolais, fut, à cause de toutes ces caractéristiques du pays, dénommée KYANGALA.

  1. L’ETABLISSEMENT DU SECOND FOYER OU DE KOONGO-DYA-MULAZA

Après que les Bâtisseurs de Koongo aient réussi à instaurer un ordre socio-politique à Mbanza Koongo ayant de surcroît une forte influence dans les contrées environnantes, le lignage de NSAKU fut principalement chargé d’envoyer quelques membres en missions de reconnaissance et d’exploration. Ceux-ci, s’orientèrent vers l’Est en réussissant par mettre à l’actif de leurs conquêtes des terres ou des régions que sont :

Mpângala, Matâmba, Nsôngo, Nsuku, Nsûndi, Mbâmba, Nsânga, Mpindi, Mpûmbu, Mbûnda, Ngôyo, Bêmbe, Mbînda, Mpêmba, Nsônso, Mbwêla, Lemba, Ndîngi, Kimbôngo, Kindûndu, Zânga, Kôngo, Kikôngo, Kingôyi, Kinsaku, Kinsâsa, Zâmba, Boko, Kimbânda, Kimbîmbi, Ngômbe, Pâza, Ngûngu, Ngându, Lukuni, Mpese, Luwânda, Kinzûndu, Kimpângu, Musânda, Kûmbi.

Ces régions ou territoires, selon qu’ils aient appartenu aux NZINGA, aux NSAKU, ou aux MPANZU portaient des dénominations suivantes

  • NZINGA : Mbâmba, Ngôyo, Mazînga, Kinânga, Mbinda, (Kabînda), Mpângala (Sud)
  • NSAKU : Mpêmba, Kakôngo, Mbata, Nsânga, Zômbo, Lêmba, Kiyaka, etc (Centre)
  • MPANZU : Mpângu, Nsûndi, Vûngu, Lwângu, Nsôngo, Nsuku, Mpûmbu, Ndôngo, Dôndo, Yombe, Kimbangu, etc (Nord)
  1. L’ETABLISSEMENT DU TROISIEME FOYER OU KOONGO DYA MPANZU

D’après Raphaël BATSIKAMA dont les sources bibliographiques sont très abondantes sur l’histoire de l’ancien royaume de Koongo, le Koongo-dya-Mpânzu semble être la partie territoriale où les ethnologues européens ont le mieux réussi à fabriquer des races et des tribus. [ BATSIKAMA R. Opcit. P.211.]

Les lignages, les mêmes que partout ailleurs dans le Royaume du Congo, comme on a pu le remarquer, deviennent, observe-t-il, au Kôngo-dya-Mpânzu autant des peuples, des races et des tribus. Parfois même, les descendants d’un même lignage, bien que parlant une même langue, constituent, conclut-il, plusieurs tribus, plusieurs races, plusieurs peuples.

Ainsi l’on y compte, pour le lignage (la famille) de :

  1. MPÂNZU: des Bêmbe, des Dôndo, des Lâmba, des Lûmbu, des Lwângu, des Pûnu, des Sûndi, des Wûmbu, des Yômbe, etc.
  1. NSAKU: des Kâmba, des Kota, des Tsângi, des Vili, des Yaka, etc.
  1. NZÎNGA : des Bwênde, des Ghângala, des Kabinda, des Kunyi, des Mbâma, des Minkenge, des Nyânga, des Woyo, des Yînda, des Lâdi ou habitants d’une partie du Nsûndi établis notamment sur la rivière Lulâdi (Lunzadi), des Batséké, des Yâ-Ntatu,

Il ressort ainsi de cette étude monographique que les originaires des régions sud du Congo-Brazzaville sont les descendants directs de NIMI LUKENI ou NTINU WENE autrement dit sont des Koongo du moins pour la plupart à savoir :

SÛNDI, BÊMBE, LÂDI, DÔNDO, KÂMBA, VILI, GHÂNGALA, KUNYI, KOTA, LÛMBU, MINKENGE, WÛMBU, WOYO, PUNU ETC.

Dans son ouvrage sur « Les Kongo Nord-Occidentaux » publié aux éditions Presses Universitaires de France en 1959, Marcel SORET dresse une liste des composantes ethniques Koongo avec leurs variantes au niveau des appellations que sont :

  1. LAADI : Ladi, Lali, Lari, Ballali, Balari, Bwende…
  2. FUMBU : Bafoumbou, Bamfumu…
  3. KOONGO : Koongo tséké, Koongo yâ Ntâ-ntu…
  4. SUNDI : Nsundi, Bassoundi, Bazundi…
  5. GANGALA : Bahangala, Bagangala, Bagaangala…
  6. NYANGA : Minyanga, Manianga, Bamanyanga, Mayangasi…
  7. BEMBE : Babembe, Babeembe…
  8. KENGE : Kenge, Mikenge, Mikengue…
  9. DONDO : Badondo ; et peut être Ba Inda…
  10. KAMBA : Bakamba, Bakemba, Bakaamba, Nsuku…
  11. KUNYI : Bacougni, Bacoungni, Bakougni, Bakouni, Bakuni…
  12. YOMBE : Bayombe, Bayumbi, Mayombe, Mayumbe…
  13. WOYO : Bahoyo, Bawoyo, Bayoyo, Bawooyo…
  14. VILI : Bavili, Vili, Kabinda…[ SORET M. « Les Kongo nord-occidentaux » P.U.F. 1959 P.2.]

Par RUDY MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU (TAATA N’DWENGA)

(Extrait de congo-liberty)

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