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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 12:42
(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !

par congo-liberty.com

La Terre a-t-elle cessé de tourner depuis le 30 octobre pour le Burkina Faso et plus encore depuis le lendemain, l’historique 31 octobre 2014, jour de la chute de Blaise Compaoré ? Le Mouhoun (Volta Noire) s’est-il tout à coup asséché comme les autres Volta, Blanche et Rouge ? Et le soleil s’est-il arrêté de briller sur la déjà malheureuse Afrique ou sur un autre continent ?

Rien de tout cela ! Dès le lendemain, des hommes jeunes et vieux s’affairaient à effacer les stigmates, parfois encore fumants, causés à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso lors de leur soulèvement. Et l’on s’est rendu compte, depuis, que « l’automne africain » avait beaucoup appris des « printemps arabes » et qu’il y a de réelles chances pour qu’il ne suive les mêmes dérives.

Alors une autre question se pose, le peuple congolais pourrait-il être à la hauteur du peuple burkinabé et des soixante ethnies qui le composent ?

A l’aube des indépendances, enviés des autres colonies, nous étions les premiers de la classe tant par les équipements de nos villes et de notre capitale, que par la qualité de la formation de nos cadres et de notre population qui était aussi basée sur un solide socle de valeurs ancestrales. Il est vrai que depuis nous avons accumulé toutes les mauvaises expériences possible et surtout suivi, trop souvent contraints et forcés, les pires dirigeants qui soient…

Ne faut-il pas revenir sur le premier d’entre eux que nous avions chassé au prétexte « qu’il avait tout volé » ? L’histoire serait drôle s’il n’avait pas connu une fin malheureuse et que notre pays ne s’était alors engouffré dans une spirale tragique dont il ne s’est toujours pas affranchi. Et si nous devions aujourd’hui sortir dans la rue comme nos parents et grands-parents l’avaient fait lors des « Trois glorieuses » des 13, 14 , 15 août 1963, nous aurions cinq cents fois plus de raisons de le faire qu’ils n’en avaient alors !

Sassou Nguesso, notre tyran actuel, n’a pas tout volé ! Il nous a simplement tout pris ! Nos richesses, notre passé, notre présent et surtout notre avenir ! Et il ne nous a rien laissé ! Le patrimoine national est devenu son bien personnel. Cette conviction est très fortement ancrée en lui. Il en dispose sans jamais penser devoir en rendre compte à quiconque… Pas même un jour au peuple congolais !

Sassou Nguesso n’est pas le Roi Soleil, il est le prince des Ténèbres, il est « l’Etat » ! Et « l’Etat », c’est « Lui » (comme Louis XIV). Au point qu’il croit pouvoir tout détruire de ce qui a été construit dans notre pays ces dernières années, s’il devait abandonner le pouvoir ou s’il venait à en être chassé…

A la chute de Youlou, sans le pétrole du Kouilou, le déficit commercial n’était que de quatre milliards de FCFA, mais surtout le pays ignorait la pauvreté ! Il faut le marteler et le répéter avec force : toutes les familles congolaises avaient droit à leurs trois repas quotidiens ! La faim n’existait pas !

La misère qui touche bien plus que la moitié de la population, sans que le pays ne produise la moindre goutte de pétrole, nous était alors totalement inconnue. Le Congo à cette époque avait le choix de ses partenaires et il en était apprécié. Son président, l’abbé Fulbert Youlou, avait été accueilli en grandes pompes, le 8 juin 1961, par un très grand président des Etats Unis, John Kennedy et dès son arrivée au Washington National Airport par un très émouvant discours que vous pouvez écouter en cliquant sur le lien suivant : http://www.jfklibrary.org/Asset-Viewer/Archives/JFKWHA-039-003.aspx

Maintenant, le « grand président congolais » qui se veut croire toujours indispensable à l’avenir et à la paix de notre pays attend toujours que son homologue américain, Barack Obama, daigne lui envoyer une invitation ; ce qu’il ne fera jamais ! Il n’est seulement reçu, qu’en catimini, par un François Hollande qui ne consent pas à descendre la moindre marche du perron de l’Elysée pour le saluer, et qui lui donne le dos en même temps qu’il lui tend la main.. !

Avec toutes les richesses dont le tyran dispose, et dont il s’est accaparé, il a instauré la faim et la pauvreté en système de domination plus que de gouvernance. D’abord au lendemain de guerres civiles qu’il avait déclenchées dès le 5 juin 1997, il s’était servi de la pauvreté qu’il a fabriquée comme d’une vitrine pour obtenir l’effacement de ses dettes, pour l’essentiel qu’il avait contractées lors de sa première magistrature-dictature. Durant près de treize années, alors que la production de pétrole et que son prix ne cessaient de croitre, il a sciemment augmenté la pression à l’appauvrissement et à la famine. Pour moitié trompées et pour une autre moitié complices et corrompues, les institutions internationales finirent par lui concéder en 2010 l’effacement de ses dettes.

Qu’en a-t-il fait ? La pauvreté et la famine ont-elles reculées ? Ont-elles retrouvé le niveau « zéro » que nous connaissions du temps de « Youlou qui a tout volé » ? Bien sûr que non !

Kleptocrate et mégalomane « Sassou qui nous a tout pris et ne nous a rien laissé » est alors tombé dans un autre travers: il s’est alors vu, non plus seulement comme le Roi d’Oyo ou du Congo, mais comme le Roi du Monde en jetant son argent (« Notre Argent ») à toute personnalité étrangère qui venait à se prosterner devant lui, ou pour le moins le saluer. Ainsi nous avons vu défiler la moitié de la planète de pseudo-dirigeants, de politiques véreux, d’ex-ministres et premier-ministres, et également de Prix Nobel pigistes à la présence chèrement taxée par l’entremise d’un Attias et d’une ex-Sarkozy.

Mais ce pouvoir est en réalité creux et vide comme le Palace de l’Alima qu’il s’est construit à Oyo et désert comme son aéroport international quasi-privé d’Ollombo, comme cette capitale politique déjà fantôme qu’une seule vieille maman balaye et qui est reliée au reste du monde par des jets privés que des pillards se sont offerts sur le dos du Trésor congolais. Rien n’est produit en vérité. Tout n’est que mirage et pillage !

Au cœur de cette illusion de prospérité, Edgar Nguesso, neveu aux dents longues et poursuivi dans l’enquête des Biens Mal Acquis, se construit entre Ollombo et Oyo, sur la lagune de l’Alima, un palais de 24.000 m2 pour abriter son ambition démesurée comme la prédation de toute sa famille. C’est l’équivalent en surface de 300 appartements pour cet ancien élève de l’Ecole des Cadets qui n’a jamais brillé par son intelligence ni par ses diplômes… mais qui finira sûrement comme Nicolas Fouquet, le surintendant de Louis XIV (encore), après la fête qu’il avait donnée à Vaux-le-Vicomte !

Le pouvoir de Sassou Nguesso, répétons-le, est aussi vide que les estomacs de la plupart des enfants congolais auxquels pour la fête de Noël des associations ont distribué des jouets. Peut-être ont-ils été acquis grâce aux 30 milliards de FCFA d’allocations annuelles du pétrolier TOTAL ? Cache misère et bonne conscience acquise à minima… !

Depuis ces pseudo « Trois Glorieuses », plus de cinquante années perdues se sont écoulées auxquelles il faudra bien mettre un terme. Cela dépasse le cadre du faux problème constitutionnel, bafoué complètement.

Le véritable bilan du général-instituteur TOTALement incompétent ne réside pas dans des constructions réalisées à crédit par des Chinois, mais bien dans la pauvreté, dans la misère et dans la faim qu’il a imposées à une majorité de Congolais pendant qu’il s’accaparait, avec ses enfants et neveux, les véritables richesses de notre pays.

« Sassou n’a pas tout volé, il nous a tout pris ! Il ne nous a rien laissé ! »

Il est temps pour lui de nous quitter tranquillement et de tourner la page. Il n’est pas indispensable à notre avenir, bien au contraire, ni à notre paix civile car nous n’avons jamais connu de conflit qu’il n’ait au préalable allumé !

Cette page se tournera qu’il le veuille ou non, car l’exaspération est à son comble…. ! Et le fleuve Congo ne cessera de couler, ni la Terre de tourner !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Monseigneur Louis Portella sera t-il assassiné comme le Cardinal Emile Biayenda ?

- (photo : aéroport international du village de Sassou vide toute l’année)

- (Photo : Les présidents John kennedy et Fulbert Youlou)

(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !
(Congo-Brazzaville) Sassou n’a pas tout volé, il nous a simplement tout pris !
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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 18:41

Liberez les prisonniers politiques du CDRC,Otages du régime Sassou N’Guesso.

Le 21 août 2013, à l’instigation du régime de Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, les autorités militaires et policières de Pointe-Noire au Congo Brazzaville ont procédé à l’arrestation de plusieurs membres du parti politique du CDRC dont le président est Modeste BOUKADIA.

Ces arrestations suivies d’incarcérations, au nombre de 28 personnes, ont été décidées de façon arbitraire par le régime de Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO au motif que certaines parmi ces 28 personnes manifestaient dans les rues de Pointe-Noire pour réclamer la création d’un gouvernement d’union nationale entre le Nord et Sud Congo, sans le moindre procès.

Pour les personnes qui ne manifestaient pas, elles ont été interpellées à leur domicile.

Il est à noter un fait absolument incroyable : les autorités congolaises, pensant arrêter le Président du CDRC Modeste BOUKADIA ce même jour, ont procédé à l’arrestation et à l’incarcération d’un bébé de 8 mois avec sa mère au seul motif qu’il portait le même nom que celui du président du CDRC. Ce bébé et sa maman n’ont été relâchés qu’au bout d’une semaine !

Le Président du CDRC Modeste BOUKADIA, contraint de s’exiler en France, est intervenu de nombreuses fois, notamment durant le second semestre 2013, pour solliciter les interventions : de l’Elysée et du Quai d’Orsay en France, du Département d’Etat américain, de la Chine, de la Russie, de l’ONU et notamment l’OHCHR, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, du Gabon, du Cameroun, de l’Angola, du Tchad, du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, du Bénin, du Burkina Faso et du Vatican en vue de la libération de ces prisonniers politiques.

C’est à la suite des pressions exercées par ces différents pays, notamment celles de la France et de l’Union européenne, que le régime Sassou N’Guesso a daigné organiser un unique procès qui s’est déroulé auprès de la Cour d’Appel de Pointe-Noire le 7 avril 2014, sans procès en première instance ce qui est illégal au regard du droit congolais, avec comme chef d’accusation : « incitation et trouble à l’ordre public. »

L’élève Rodeche Nestide MAYELA, interpellé à son domicile le 21 août 2013, a été libéré avant le procès.

A l’issue de cet unique, inique et cynique procès, pour le même chef d’accusation, 13 personnes ont été libérées et 14 condamnées à des peines de prison allant de 2 ans à 7 ans.

En plus de ces 14 condamnations, le Président du CDRC Monsieur Modeste BOUKADIA, n’ayant reçu ni acte d’accusation ni d’assignation à comparaître, s’est vu condamné à une peine de 30 ans de travaux forcés pour le même motif ! Il est à noter un fait tout à fait remarquable tant il est incroyable : le délibéré du jugement de Modeste BOUKADIA demeure à ce jour introuvable.

Au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous demandons la libération immédiate des cadres et militants du CDRC.

Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, au Nom de la Démocratie, au Nom du Respect des Droits de l’Homme et du Citoyen, et au Nom du Droit à la Liberté d’Expression, nous vous demandons de libérer les membres du CDRC suivants incarcérés depuis le 21 août 2013 : (Liberez les prisonniers politiques)

Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Paul Marie MABIALA MPANDZOU condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Valentin TSIAKAKA condamné injustement à 7 ans de détention ferme,

Judicaël MBANZA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Joseph KIMANGOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Gilbert BIBILA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Antoine MABOYI condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

René SILAHO condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Euloge MATIMOUNA MOUYECKET condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Pierre Placide KIALOUNGOU ou KIALOUNGA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Jean Claude Davy TANDOU condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Dominique Mesmin BANANGOUNA condamné injustement à 5 ans de détention ferme,

Sylvain Privat NGOMA condamné injustement à 2 ans de détention ferme,

Landri LONDHET MOUSSA condamné injustement à 2 ans de détention ferme.

(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
(Congo-Brazzaville) Campagne pour la libération des prisonniers politiques, otages du régime de Sassou Nguesso
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 18:11
(Congo-Brazzaville) François Hollande décerne la légion d’honneur au chef d’état major congolais, le général Guy Blanchard Okoï

par congo-liberty.com

le-général-Guy-Blanchard-Okoï et Jean-Pierre Vidon -

Au nom du Président français François Hollande, l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville, Jean Pierre Vidon, a procédé le 9 décembre à Brazzaville, à la remise des insignes d’officier de la Légion d’honneur au chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FAC), le général de division Guy Blanchard Okoï.

Le Congo-Brazzaville va vraisemblablement entrer dans une période de vives tensions politiques à l’approche de 2016, année de la fin du mandat présidentiel du tyran congolais Sassou Nguesso. Malgré que sa propre constitution le lui interdise, les velléités du vieux dictateur pour changer la loi fondamentale, et se pérenniser au pouvoir à vie, ne font plus aucun doute.

Pour plusieurs observateurs, de nombreux mercenaires, mais surtout d’importantes armes de guerre accumulées par le clan au pouvoir circulent au Congo-Brazzaville. Aucune solution pérenne disent-ils ne sera trouvé sans y associer l’armée, bien que celle-ci aujourd’hui soit exclusivement au service de Sassou Nguesso. Mais, en n’était-il autrement pour l’armée de Blaise Compaoré au Burkina Faso ?

Pour une partie de l’opposition congolaise, la légion d’honneur que vient de décerner François Hollande au chef d’état-major congolais, est un signal fort envoyé aux officiers supérieurs de Brazzaville, afin qu’ils se ressaisissent et soient d’abord au service de la Nation et non au service d’un tyran. Alors, la sortie de crise à Brazzaville est-elle militaire, un coup d’état contre Sassou Nguesso serait-il salutaire pour restaurer la démocratie et éviter les massacres des populations planifiées par les ayatollahs qui entourent Sassou Nguesso ?

Selon l’article R.128 en son 1er alinéa du code de la légion d’honneur, c’est Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères de la France, avec un dossier justifiant « les services rendus à la France ou les causes qu’elle soutient »propose à la légion d’honneur des étrangers résidants hors de France. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que la légion d’honneur attribuée aux étrangers résidant hors de France, n’est pas publiée au journal officiel de la France, donc, c’est une légion d’honneur de seconde zone !

La rédaction

(Extrait de congo-liberty)

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 20:11
(Congo-Brazzaville) Les nuits tourmentées de Sassou et les quartiers sud de Brazzaville

LES NUITS TOURMENTEES DE SASSOU ET LES QUARTIERS SUD DE BRAZZAVILLE -

Les mises en garde de Barak Obama et François Hollande sur lés velléités de changement de Constitution ont laissé de marbre Sassou Nguesso. Telle la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, Sassou Nguesso les a balayées d’un revers de la main, en les considérant comme une marque d’ingérence étrangère.

Cas de la Centrafrique et du Mali
Le principe de non-ingérence invoqué par Sassou Nguesso serait-il le permis de changer la Constitution de son pays à sa guise ? Sassou Nguesso a passé sous silence le principe de non-ingérence, ne trouvant rien à y redire lorsqu’il s’est s’agi pour lui d’endosser et d’enfiler le costume de médiateur dans la crise centrafricaine. Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas tari d’éloges à l’endroit de François Hollande pour l’intervention militaire de la mère patrie au Mali. C’est, en effet, la France, ancienne puissance colonisatrice, qui a extirpé in extremis le Mali des griffes de la bande d’Ansar Dine qui marchait allègrement vers Bamako. Le Congo-Brazzaville a même financé la logistique des troupes tchadiennes engagées dans la guerre du Mali aux côtés des militaires français. Dans ces deux cas, le principe de non-ingérence aurai-il perdu toute pertinence ? Quid de l’intervention de l’armée angolaise de José Edouardo Dos Santos en 1997 au Congo-Brazzaville ? Quid de l’aide de la France de Jacques Chirac à Sassou Nguesso contre Pascal Lissouba en 1997 ? Deux poids, deux mesures ? C’est un doux euphémisme d’affirmer que Denis Sassou Nguesso n’a pas la suite dans les idées.

Du tic au tac
De retour de Cuba, le tsar d’Oyo à répondu aux grands de ce monde, à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville le 6 décembre 2014, en réitérant sa volonté de soumettre la question de changement de la Constitution du 20 janvier 2002 au referendum. Une réponse du berger à la bergère qui claque comme une déclaration de guerre. Sassou Nguesso a-t-il les reins assez solides pour s’engager dans cette voie ? Dispose-t-il des moyens de son ambition de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016 ? Le projet de referendum n’est-il qu’une fausse piste pour brouiller les cartes ? Ne serait-ce qu’un écran de fumée pour mieux positionner son fiston Christel Sassou Nguesso en 2016 avec le même fichier, le même découpage et la même commission électorale validés par les élections locales du 28 septembre 2014 ?

Sassou Nguesso n’est pas assez fou pour oser braver l’autorité de Barak Obama et François Hollande. A moins que Sassou Nguesso se prenne pour Robert Mugabé, un combattant de l’indépendance. Toutefois, n’est pas le dictateur Robert Mugabé qui veut.

Contestations
Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » sont sur le qui-vive. Ils guettent le moindre faits et gestes servant de mèche qui embraserait l’édifice du pouvoir de Sassou. Et, les regards des faucons du pouvoir se tournent naturellement vers les quartiers Sud de Brazzaville d’où pourraient partir la contestation du régime de Sassou Nguesso, pensent-ils. Comme si le Nord de la capitale, Pointe-Noire, Dolisie, Gamboma, Owando, Ouesso, Impfondo échappaient à la mauvaise gestion du clan Sassou et du système PCT. Et si les troubles qui emporteraient Sassou émanaient concomitamment de Pointe-Noire, Dolisie, Owando et Ngamakosso ? Sassou Nguesso a-t-il oublié les péripéties qui ont émaillé les obsèques de Jean Pierre Thysstère Tchicaya ?

Fixation et banderole rebelle
Les habitants de Bacongo, Makélékélé, OMS et Sangolo hantent les nuits de Sassou. Pourquoi une fixation du pouvoir sur les quartiers Sud de Brazzaville ?

Il y a quelques mois, A Brazzaville, à l’entrée du quartier sud de la capitale du Congo-Brazzaville, au rond point de l’Institut culturel français, une banderole a été déroulé : « Bacongo dit non au changement de la Constitution ».
Il ne s’agissait pas de n’importe quel message, il s’agissait d’un Non radical à Sassou. Il ne s’agissait pas de n’importe quel quartier ; il s’agissait de la « commune » de Bacongo et des quartiers Sud de Brazzaville, bastion de la contestation et de la résistance aux dérives de tout genre. Surveiller les quartiers Sud de Brazzaville, le nid des « contre-révolutionnaires », comme le lait sur le feu, telle est la mission dévolue à Jean-Dominique Okemba, Jean François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala et Philippe Obara. Les habitants de Bacongo, Makélékélé, OMS, Sangolo sont depuis soumis à des fouilles et au contrôle d’identité. Les entrées et les sorties des quartiers Sud de Brazzaville sont filtrés. Dieu merci, la corniche surélevée au bord du fleuve Congo n’est encore qu’une maquette car elle pourrait servir de point de tirs sur les « Brazzavilles Sud » en cas de révolte en 2016.

L’arsenal militaire déployé dans les quartiers Sud de Brazzaville suffira-t-il à Sassou Nguesso de faire passer son projet de changement de la Constitution du 20 janvier 2002 comme une lettre à la poste ? Rien n’est moins sûr.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilomboty Bitadys - dans Sassou Nguesso PCT Congo-Brazzaville Sud-Congo
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 19:18
(Congo-Brazzaville) De l'inconfortable imposture de l'opposition congolaise : on ne sort de l'ambigüité qu'à ses dépends !

De l’inconfortable imposture de l’opposition congolaise : on ne sort de l’ambigüité qu’à ses dépens !

Par Jean-François NKOUKA -

Il se joue actuellement au Congo-Brazzaville un jeu de billard à trois bandes, un jeu faussé par une opposition atone, peu crédible et qui, malgré l’impopularité constatée des gouvernants actuels, ne convainc pas le peuple quant aux intentions qui les animent une fois le pouvoir reçu.

A quoi donc tient la crédibilité de ceux qui, autoproclamés opposants, prennent la posture de dire au peuple congolais, la gabegie et la décadence du pays, ce n’est pas nous, c’est eux, le PCT ?

C’est à ceux-là, nombreux, que s’adresse l’article de Jeune Afrique de ce 10/12/2014 : "Congo : Brazza n’est pas Ouaga". On y nargue, n’en déplaise à ceux qui ont l’habitude de se bomber la poitrine pour tout et pour rien, non pas le Peuple, mais LES OPPOSANTS que M. Sassou a fabriqués durant son long règne. Cet article les appelle à avoir le courage de se reconnaitre inconséquents, veules et sans autres projets que celui d’être Calife à la place du Calife, sans que le bien être du peuple pour lequel tant de dissimulations sont entretenues, ne soit la finalité de leurs actions.

Que dit donc cet article de si interpellant ? Je le cite : « Pour l’instant, Sassou Nguesso fait ce qu’il a toujours fait : il attend, immobile, en guettant les têtes qui finiront bien par surgir des hautes herbes de la savane, avant de bondir. » fin de citation.

Alors quoi ? Les opposants qui nous moussent pour des voyages interrompus, pour des meetings non tenus, pour des suspicions de meurtres à leur encontre, pour des hauts rassemblements tenus ça et là sur ce que la France connait de salles exigües, etc., ne le feraient-ils que pour du beurre ? Il faut croire que OUI !

Sassou Nguesso ne les considère donc pas comme ses opposants… Un fameux dicton dit si bien : « Seul le propriétaire du sac en connait le contenu ! » Assurément, ils sont sortis du sac de M. Sassou. Assurément, c’est Sassou qui les en a sortis. Assurément, il les connait assez, sinon trop bien pour les croire ses opposants. « Si vous voulez éprouver le caractère d’un homme, donnez-lui le pouvoir », disait Abraham Lincoln. De Sassou, ils avaient, tous, reçu et pouvoir et argent et considérations, ils n’ont pas, plus de secret pour lui. Ils lui doivent ce qu’ils sont, ils sont de sa poche !

C’est la leçon qui vient d’être administrée à ces trop nombreux hommes politiques congolais qui ne se découvrent opposants qu’une fois éjectés des affaires !

Rien n’a surgi. Ou plutôt, rien n’a surgi depuis ! Il semblerait que Sassou Nguesso, lucide, avait pris les devants, pressentant où se nichait la capacité à faire, à être, à tenir la dragée haute à ce régime et tout ce qu’il représente. Condamné à 30 ans de travaux forcés pour RIEN, ou plutôt, pour avoir demandé un gouvernement au service du peuple ! A lui Sassou n’a pas de redevance à réclamer en retour, ni postes de donnés, ni richesses indûment acquises, ni quelconque positionnement social dû de son fait, RIEN !

C’est ce qui fait qu’aucun parti politique n’a eu à condamner l’oppression dont ce leader politique a été l’objet ainsi que nombreux de ces militants. M. Modeste Boukadia n’est pas de la poche de M. Sassou ! Cela a suffit pour que la meute se ligue elle aussi, contre lui.

Un combat de titans qui dépasse les opposants autoproclamés.

L’adepte de la manière forte versus le féru de la diplomatie des actes. Entre les deux, les herbes qui poussent dans le pré de l’homme du 5 février 1979. Ainsi le dit Jeune Afrique« Sassou attend qu’une herbe pousse pour décapiter ».C’est reconnaitre explicitement que Mathias Dzon n’est pas de la mauvaise herbe pour Sassou Nguesso ; elle se trouve dans sa propre savane.

Qui d’autre au Congo-Brazzaville a subi un tel jugement inique ? M. Modeste Boukadia ne parlait pas de faire un putsch, il parlait de réconciliation, de pardon, d’unité, etc., et pour cela, il a pris 30 ans de travaux forcés ! La vérité était ailleurs… La vérité était dans les échéances à venir, celles de 2016, écarté le seul rival capable de lui faire de l’ombre, l’exiler du pays pour maîtriser son espace !

Manque de pot, l’adepte de la diplomatie souterraine a montré ce dont il est capable en posant l’acte salvateur politique qui n’a jamais été posé depuis 1958, la seule proposition en l’état, pouvant sortir le Congo de la longue crise d’agonie qui le tue ainsi que son peuple depuis la proclamation de la République soi-disant Une et Indivisible, la seule proposition en mesure de faire naître et de pérenniser l’état de paix et de stabilité du Congo : la partition du Congo en deux États souverains, le Sud Congo et le Nord-Léfini comme il le nomme. Une position qu’il a défendue auprès des Autorités françaises, allemandes, américaines en informant l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations-Unies et qui en ont pris acte.

Acculé, Sassou Nguesso ne peut se prévaloir de la modification de sa Constitution pour convenances personnelles tout en déniant au Peuple du Sud Congo son référendum d’Auto-détermination.

Dans ce jeu de billard à trois bandes, le PCT et les opposants autoproclamés s’entrainent à viser M. Modeste Boukadia. Qu’ils le sachent, ce n’est pas aussi facile que cela peut leur paraitre. Il a le Peuple et l’Histoire avec lui !

Jean-François NKOUKA

(Congo-Brazzaville) De l'inconfortable imposture de l'opposition congolaise : on ne sort de l'ambigüité qu'à ses dépends !
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Jean-François Nkouka - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 09:48
(Congo-Brazzaville) Corruption, Ebola : Fléaux africains !

Par Rigobert Ossebi -

Les pires maux dont souffre l’Afrique ne sont ni Ebola, ni le Paludisme, mais bien la corruption et l’opacité dans l’exploitation de ses ressources principalement minières et pétrolières.

Si l’épidémie d’Ebola a toutes les chances d’être circonscrite, la corruption en Afrique n’est pas prête d’être éradiquée… ! Les détournements sont incalculables et responsables de l’extrême pauvreté dans des pays au sous-sol particulièrement riche. Les Etats-Unis, suivis de l’Europe, finalement furent les premiers à réagir. En juillet 2010, l’Article 1504 de la loi Dodd Frank Act a été signé et ajouté aux lois des États-Unis. Cette loi représente une étape clé pour la transparence. Elle exige que les entreprises pétrolières et minières cotées sur les marchés boursiers américains, divulguent publiquement les montants versés aux gouvernements étrangers pour l’exploitation de leurs ressources.

Cette information devrait permettre de faire la lumière sur les véritables revenus des pays riches en ressources naturelles, ainsi que d’aider les gouvernements à récolter ce qui leur est dû, et aux citoyens de prendre conscience du plein bénéfice que leur apportent leurs richesses naturelles.

Puis, ce fut le tour de l’Union européenne d’imposer aux multinationales européennes de l’industrie extractive (pétrole, gaz, minerais, mais aussi bois) une transparence accrue. En vertu d’une nouvelle législation adoptée le 9 avril 2013, ces entreprises devront détailler chaque année, pays par pays, projet par projet, la nature de leurs activités et les impôts, taxes et redevances payés aux différents Etats. Initiative saluée par plusieurs ONG, le texte devrait les aider dans leur lutte contre la corruption dans les pays visés.

Le 18 septembre dernier, l’Assemblée nationale française a transposé cette première directive européenne renforçant la transparence des industries extractives. La France avait jusqu’à juillet 2015 pour le faire, la mission vient d’être remplie ; avec pour même objectif, la lutte contre la corruption dans ces secteurs d’activités. Alors il est bienvenu que le Gouvernement britannique, à son tour, fixe des règles aux compagnies d’exploitation ou de négoce qui, en très grand nombre, se sont installées à Londres alors que leurs activités se situent en Afrique. Un projet de loi au Royaume-Uni pour « la transparence des revenus du pétrole et l’exploitation minière » est examiné par le Comité mixte de la Chambre des Communes. Il est en bonne voie pour devenir effectivement une loi en Décembre prochain.

La Suisse a également adopté une règlementation assez stricte. Genève abrite les plus grandes sociétés de négoce pétrolier. C’est ainsi que l’une d’entre-elles, le géant russe Gunvor, s’était fait épinglée depuis 2012, par le Ministère public de la Confédération Helvétique de Berne, dans une affaire présumée de blanchiment et de corruption. Des responsables de la société russe et des proches de Denis-Christel Sassou Nguesso, le fils du président congolais, seraient impliqués dans une opération douteuse de négoce pétrolier de près de 2 milliards de dollars. Depuis, Gunvor a clos ses activités au Congo Brazzaville, où son Directeur Gunvor-Congo, à Pointe Noire, n’était autre qu’un homme de paille « officiel » d’Edgar Nguesso, le neveu du président en charge du Domaine présidentiel.

Encore et toujours l’Afrique ! Selon Médiapart, cette même société, cofondée par un proche de Vladimir Poutine, doit aujourd’hui affronter un scandale de corruption lié à l’achat de pétrole brut en Côte d’Ivoire. Sa direction tremblerait à l’idée de le voir exploser au grand jour. L’affaire remonterait à mars 2014 et ne se trouverait pas encore entre les mains de la justice.

Selon plusieurs sources, elle aurait été entachée de graves irrégularités, aboutissant même à la démission mi-septembre d’un membre du Conseil d’administration de Gunvor. La société Gunvor, si elle se trouve sous les feux de certains projecteurs, n’est malheureusement pas la seule à qui l’on pourrait reprocher certaines pratiques « maintenant répréhensibles ». Dans les industries extractives et dans les négoces, qui en découlent, la corruption n’est que trop souvent la règle ! Les exceptions sont rares tant la convoitise est grande chez les opérateurs de ces secteurs, mais surtout la cupidité et la gourmandise ne connaissent point de limite parmi les Chefs d’Etat africains qui déterminent celui qui obtiendra quid de la concession minière, du bloc d’exploration pétrolière ou de l’allocation d’un tanker de brut à commercialiser… !

Aussi ces bonnes initiatives, pour la plupart occidentales, ne pourront qu’apparaître tardives et d’un effet limité : le principal partenaire de l’Afrique est aujourd’hui la Chine et il est peu probable qu’elle suive le chemin qui vient d’être tracé concernant le renforcement de la transparence et de la lutte contre la corruption….. Les paradis fiscaux de Hong Kong et Macao ont de quoi largement, et pour longtemps, satisfaire notre « élite » africaine corrompue !

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:47
(Congo-Brazzaville) Sassou-Nguesso, le dictateur en voie d’extinction

Par OLIVIER MOUEBARA

Sassou Nguesso le CON-MAÇON

Comme au théâtre, les congolais s’apprêtent à tirer le rideau sur des décennies de dicatature du boucher du bord de l’Alima.

En contact téléphonique permament avec le dictateur déchu Blaise Compaoré, le dictateur Sassou-Nguesso feint de minimiser l’avertissement du peuple burkinabè.

Comme au théâtre, ce dictateur en voie d’extinction oublie qu’il faut quitter la scène quand on ne peut plus jouer la comédie. Sa comédie a en effet trop duré. 38 ans!

Fin manoeuvrier, le bourreau de Mpila ne savoue (pas encore) vaincu. Il vient de convaincre Bokamba Yangouma de l’aider à tirer les ficelles en coulisses afin de persuader l’opposition radicale d’accepter le dialogue national qu’il avait balayé d’un revers de la main il y a peu de temps.

Voulant rouler les congolais dans la farine comme il le fit lors de la conférence nationale souveraine, il est hors de question d’organiser un quelconque dialogue, qui sera téléguidé par le dictateur Sassou-Nguesso. Avertissement est donc lancé au CAP de Jean ITADI, à l’UPADS pro-Sassou de Tsaty Mabiala de ne pas y participer car vous ne pourrez trouver refuge dans vos contrées du Niboland, où nous pleurons encore nos parents que vous n’aviez pu protéger lorsque vous étiez aux affaires sous le Pascal Lissouba. Nous n’hésiterons pas à vous traquer ! Aux enfants Kolelas, barrez-vous avec l’argent que vous avez volé avec votre père adoptif Sassou Nguesso. Faute de quoi, le Peuple du Pool ne vous fera aucun cadeau !

En acceptant de se faire corrompre par le dictateur Sassou-Nguesso, Bokamba Yangouma vient de vendre au diable l’âme de sa fille Mireille, décédée dans l’explosion du vol UTA au dessus du désert de Ténéré.

jean_michel_bokamba_yangouma

Oublié également le chagrin de cet homme qui apparut en marcel, à la télévision, pleurant sa fille.

Copieusement insulté dans son torchon, « Le manguier, le fleuve et la souris », Bokamba Yangouma fut qualifié par le dictateur Sassou-Nguesso, de souris qui lui rongeait sous les pieds.

N’ayant pu résister devant les sacs de nguiris « argent de la corruption », Bokamba Yangouma vient de trahir l’âme de sa fille. Là où elle est, sa fille Mireille doit être toute retournée. Quelle honte!!! Quelle inconséquence! Quel père félon et indigne!

Comme pour faire un bras d’honneur aux congolais qui vivent dans le dénuement, le dictateur Sassou-Nguesso vient d’acquérir deux avions. Le premier, un Falcon 8X lui a permis de se rendre en Guinée, chez Alpha Condé pour commencer à préparer sa fuite imminente. Le second avion qui sera livré dans quelques semaines, sera réservé pour ses valets.

Craignant de se faire exfiltrer par la France comme le fit son ami Compaoré, Le dictateur Sassou-Nguesso ménage sa monture. Les deux avions seront stationnés à Ollombo, prêts à décoller, en cas de menaces sérieuses.

Nous devons rester vigilants et continuer à nous battre. Rien n’est encore acquis. Cette course de fond usera le dictateur.

Dans sa bulle de dictateur, Sassou-Nguesso oublie que le monde a changé. A l’heure des autoroutes de l’information, les congolais sont informés en temps réel. Faire interdire à la Pravda (Télé Congo) de diffuser les images de la fuite de son ami dictateur Compaoré, relève d’un anachronisme consternant.

Lâché par ses frères Francs-maçons, le dictateur Sassou-Nguesso tente de braver Obama et Hollande. Jusqu’auboutiste, son cercle le plus restreint le dissuade d’emprunter cette voie sans issue qui lui serait suicidaire.

Arrivé au pouvoir par la force et le sang avec la complicité de la France de Jacques Chirac, il est hors de question pour nous de tomber dans le piège de la violence que nous tend le dictateur Sassou-Nguesso. Traumatisés par des guerres successives, les congolais ne souhaitent plus vivrent ce remake.

Lui qui disait à ses charlatans avoir la main-mise sur nguèlè, craint pour sa vie.

Lui qui a ôté les vies des milliers des congolais, cherche à préserver la sienne.

Lui qui a brisé des familles entières, cherche à mettre à l’abri ses familles éparses et muliti-recomposées.

Lui qui a pillé les caisses du Congo craint de se retrouver sans sous.

Lui qui a prêté serment devant le peuple congolais en affirmant respecter sa Constitution, cherche à la fouler aux pieds.

Lui qui rêvait de mourir au pouvoir, et avoir des obsèques grandeur nature, doit finir sa vie ne prison, et avec lui, tous ses complices qui l’aida dans sa guerre civile qui endeuilla des milliers de familles congolaises… Dans l’anonymat. Son caveau familial d’Oyo, bâti en marbre, tombera en ruines. Sans sa dépouille.

Son sort est scellé. Il le sait. Pris au piège par sa propre Constitution de fait, le dictateur est en voie d’extinction.

François Hollande ne peut être plus clair. Le temps des modifications constitutionnelles de convenance est révolu. Il ne reste alors au dictateur finissant (72 ans) qu’une alternative: quitter le pouvoir en 2016. De là, naîtra un Congo nouveau, qui fera de l’alternance démocratique son leitmotiv.

Unissons-nous pour ne pas manquer la marche de l’Histoire. Les corrompus et les félons ne sont jamais loin pour donner un coup d’arrêt à l’élan populaire. Adeptes de la facilité, ils sont prêts à tout pour trahir le peuple.

Ne laissons pas aux calculateurs et aux opportunistes voler notre victoire. La liberté, on ne la reçoit pas, on la gagne.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

Youss Band: ça n’arrive pas qu’aux autres !

(Congo-Brazzaville) Sassou-Nguesso, le dictateur en voie d’extinction
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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 06:49
[Congo-Brazzaville] Perspectives pour le Sud-Congo : 28 novembre 1958 - 20 novembre 2014

Ma profession de foi :

« Je ne suis pas la millième personne qui désirerait le pouvoir pour le pouvoir, mais bien au contraire, celle qui veut unifier pour l’avenir, celle qui veut faire évoluer les choses et les mentalités, pour le bien et la sécurité des Peuples. Mon but n’est pas la sédition, mais au contraire l’unification. A l’instar de ce qui a été fait dans les pays européens, nous pouvons, nous devons réunir des entités ethniques homogènes pour la stabilité de l’Afrique. Pour ce faire, en l’état et pour le Congo, la réalité nous commande la partition, à l’image de ce qu’elle aura été pour la Tchécoslovaquie. Ainsi émergeront les Etats-Unis d’Afrique Centrale. »

Ignorer l’histoire, c’est revivre les drames…

Vingt et un ans déjà que disparaissait de la carte de l'Europe la République de Tchécoslovaquie. Deux nations, la Tchéquie et la Slovaquie qui, en 1918, décidaient de vivre ensemble. En 1993, d’un commun accord, ils se séparaient pour vivre leur destin dans l'indépendance. Deux nouveaux Etats en résultèrent : la République de Tchéquie et la République de Slovaquie.

La République de Tchécoslovaquie née des ruines de l'empire austro-hongrois après la première Guerre mondiale se proclamait par elle-même le 28 octobre 1918 indépendante. Un petit Etat au centre de l'Europe qui allait devenir l'un des pays les plus développés et industrialisés avant la Seconde Guerre mondiale jusqu’à ce qu’en 1948, les Communistes prennent le pouvoir sans savoir que faire si ce n’est d’assurer leurs propres revenus, en faisant subir aux autres le travail forcé.

En 1968, c’est le Printemps de Prague : tentative de réforme du système totalitaire aux abois ne sachant que faire pour garder leurs prébendes, suivit dans la même année, par l’occupation soviétique du pays pour éviter la contagion. S’en suivra unesombre période de normalisation qui ira jusqu'en 1989.

A partir de 1989, la Tchécoslovaquie se joint au courant européen d’un besoin salvateur de liberté qui conduira à la chute des régimes communistes en Europe. C'est la révolution de velours.

Le 1er janvier 1993, après leur choix fait en des termes démocratiques et consensuels, Prague devient la capitale de la Tchéquie et Bratislava, celle de la Slovaquie. Des indépendances qui auront à cœur de développer les économies internes de leurs Etats naissants en tenant compte des besoins sociaux de chacun de leurs Peuples.

Histoire de la République du Sud Congo : Notre Histoire

Août 1958. Demande expresse du Président de Gaulle auprès des dirigeants du Sud Moyen-Congo, et précisément à Fulbert Youlou lui-même, d’accepter le Nord Moyen-Congo, au nord de la Léfini, dans la future République du Congo en gestation, pour contrer le projet du MSA de Jacques Opangault d’aller siéger à Bangui avec Barthélémy Boganda, lui demandant en échange de voter favorablement le référendum du 28 septembre 1958 en échange d’une reconnaissance rapide de la République Autonome dans le cadre de la Communauté.

28 septembre 1958 : Vote favorable des Territoires Moyen Congo à l’adhésion dans la Communauté française créée par le référendum du 28 septembre du Président de Gaulle.

28 NOVEMBRE 1958 :

- Matin du28 Novembre 1958.C’est la date de la proclamation de la République du Congo, Une et Indivisible, qui aurait dû être l’union du Nord Moyen-Congo et du Sud Moyen-Congo, une union plus qu’éphémère qui ne dura qu’un simple matin, celui du 28 novembre 1958.

- Après-midi du 28 Novembre 1958. Si tous les députés Nord Moyen-Congo et Sud Moyen-Congo votèrent bien au matin du 28 novembre 1958 la création de la République du Congo, l’après-midi du même jour, les députés Nord Moyen-Congo du MSA de Jacques Opangault boycottèrent tous l’Assemblée Territoriale pour ne pas avoir à élire Fulbert Youlou premier Premier Ministre de la nouvelle République, ce qui revenait de fait à se partager et se séparer.

Ce qui veut dire que tous les députés du Nord, reniant leur vote du matin, annulaient leur reconnaissance de la République du Congo, et que l’actuelle République du Congo, Une et Indivisible, n’est jamais que celle du Sud Congo, sans le Septentrion du Nord-Léfini.

En définitive, seuls les membres de la représentation territoriale du Sud Moyen-Congo, regroupée au sein de l’UDDIA de Fulbert Youlou et du PPC de Félix Tchicaya, votèrent la mutation du statut juridique des territoires du Moyen-Congo en République du Congo qui ne peut par conséquent qu’être celle du Sud Congo en lui raccrochant le Nord pour satisfaire la demande du Président de Gaulle de façon telle que ce Nord n’a jamais été dans la République, et ne l’est toujours pas car, jusqu’à ce jour 28 Novembre 2014, aucun texte législatif, n’est venu corriger celui du vote du 28 Novembre 1958, texte voté in fine par les seuls députés du Sud. C’est le DROIT.

4 janvier 1959. Commencement des émeutes initiant un long cycle d'affrontements armés…

15 août 1960. L’indépendance de la République du Congo est proclamée sans modification des conditions du vote du 28 Novembre 1958.

13, 14 et 15 août 1963. Le pouvoir du Président Fulbert Youlou est contesté par les syndicats à la suite d’une augmentation des cotisations sociales, accusé de gabegie, de vol des deniers de l’Etat, de néo-colonialisme (France) et d’impérialisme (USA). Fulbert Youlou attire l’attention du Peuple en ces termes de façon prémonitoire : « les révolutionnaires vous mentent. Ils ne sont là que pour s’enrichir à votre dépend. Ils ne construiront pas le pays ». Manipulé et galvanisé par des slogans anti-impérialistes, le Peuple exige sa démission, chantant « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau… ». Fulbert Youlou remet de lui-même sa démission aux Forces Armées en leur ordonnant de ne pas tirer sur le Peuple. Ces trois jours deviennent les Trois Journées Glorieuses consacrant la révolution au Congo.

Notons, a postériori, l’erreur des syndicats qui n’avaient pas su percevoir dans les cotisations sociales une rémunération différée ; le débat ayant dû porter sur son intégration aux coûts salariaux, et non pas en déduction des salaires nets sous la pression du patronat colonial. Les syndicats se trompaient d’adversaire en ne demandant pas à Fulbert Youlou d’agir par décret pour intégrer ces cotisations dans le coût. Alphonse Massamba-Débat prend le pouvoir en revenant au statu quo antérieur ignorant le progrès du revenu différé.

1968. Coup d’État de Marien Ngouabi. Le Mouvement National de la Révolution (MNR), parti au pouvoir, est remplacé par le Conseil National de la Révolution (CNR) au nom « du socialisme scientifique ». Le Président Alphonse Massamba-Debat est débarqué par les révolutionnaires.

30 décembre 1969. Création du Parti Congolais du Travail (PCT) qui s'arroge le pouvoir de la totalité de la République du Congo en le prostituant en République Populaire du Congo : le parti dirigera désormais l’Etat ! Le Peuple qui pense à haut-niveau dans l’entreprenariat est commandé par le Peuple de moindre qualification, ce qui ne veut pas dire que ce dernier ne soit pas considéré bien au contraire, mais qu’il ne faut pas inverser les facteurs pour que les plus aptes puissent agir dans un cadre donné. C’est le début du règne de la marginalisation voire de la colonisation des ressortissants du Sud Congo par ceux-là mêmes qui n’ont jamais voulu de l’unité et de la continuité du territoire du Congo jusqu’au-delà du Nord de la Léfini.

A partir de 1970 vont se succéder les coups d’État, les assassinats, les épurations de cadres du Sud Congo dans toutes les administrations, les enlèvements, les gabegies financières, la spoliation des biens et des espaces de vie, l’acculturation, l’ostracisme, les velléités génocidaires. Tout ceci, sous la pression essentielle, dictatoriale, des cadres originaires du Nord Léfini.

De février à juin 1991. Tenue de la Conférence Nationale Souveraine pour tenter de colmater les fissures…et retrouver un équilibre entre le Nord et le Sud. La Conférence fut initiée à partir de Paris par la commission de réflexion ad hoc du MPC, dirigée par moi-même, en organisant la Première Marche de l’opposition de la Place Victor Hugo à l’Ambassade du Congo pour exiger la fin du monopartisme, du parti-Etat PCT, pour obtenir le pluralisme démocratique et l’alternance politique.

1992 - 1997. Malgré les élections démocratiques, rien n’y fait. L’intolérance ne connaît pas de répit. Les violences politiques se transforment en guerre contre les civils pour aboutir au coup d’Etat du 5 Juin 1997 avec ses prolongements et ses horreurs qui vont durer de 1997 à 2005,et dont Jean-Paul PIGASSE dira sur LCI : « on aurait pu s’en tirer avec moins de 2 000 morts ».

12 août 2014. Lors de son message à la nation, explicite envers ceux du Nord-Léfini, Denis Sassou confirme son rapport dominateur sur ces Autres, comme il nous nomme : les 750 000 ressortissants du Sud Congo manquent à l'appel ; les 350 jeunes gens « disparus du Beach », enfermés vivants puis jetés dans le fleuve Congo pour certains, jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs, pour d’autres ; les 350 familles enterrées à Kimaza, au Bas-Congo, en RDC ; les charniers de Mbanza-Ndounga, de Kibouéndé (Baratier), etc.

Il entérine sa vassalité de ces Autres : sur les 54 généraux de l'armée, 90 % sont du Nord et 65 % de ceux-ci sont de sa région ; sur les récents 500 étudiants envoyés à Cuba pour leurs études en médecine, 400 sont originaires du Nord ; en 2004, seuls 4 citoyens du Sud parmi les 84 envoyés se former à l'étranger pour gérer le port de Pointe-Noire.

Tout cela pour soumettre, assujettir, vassaliser, asservir, discriminer, coloniser, les AUTRES, faire des esclaves, comme bien clairement exprimé par Théophile Obenga, en 2001 : « […] Si les choses ne sont pas vus de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… »

14 avril 2014. Devant la menace d'une extermination programmée par le pouvoir autocratique et génocidaire des Mbochi d'Oyo, et constatant l'état de perdition de la nation Kongo, des Congolais scellent et signent à Paris, Terre des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’État du Sud Congo pour protéger le génome du Peuple du Sud Congo. Elle vise tout aussi à promouvoir, dans une continuité d'Esprit émancipateur du 28 novembre 1958, ce Congo, Un et Indivisible. Matrice de l’indivision conçue depuis la guerre contre les civils de juin 1997 à mars 2005 comme étant la domination du Grand Nord de Sassou sur le Sud Congo du peuple Kongo, de la Léfini à l’Océan.

30 avril 2014. Les Nations-Unies (ONU) prennent acte de la Requête de Déclaration de l’Etat du Sud Congo. Au Nom du droit inaliénable des Peuples à l'Auto-détermination, il est maintenant question de la tenue du Référendum sous l'Egide de l'ONU, pour laisser la liberté au seul Peuple du Sud de se déterminer en toute conscience.

Voilà notre Histoire passée véritable. A nous d’en écrire les prochaines pages, à la faire évoluer autrement que la direction qui lui est imposée en ce moment, 56 ans après l’Acte Fondateur du 28 Novembre 1958 de la République Kongo du Sud Congo !

Perspectives pour l’instauration de la qualité de vie en République SUD CONGO

L’Afrique en général et le Sud Congo en particulier ont la population la plus jeune du monde. Plus de la moitié des Kongo ont moins de 25 ans. Des jeunes représentant l’avenir du Sud Congo de plus en plus nombreux et de moins en moins formés. Quels défis et quelles opportunités pour qu’ils participent pleinement au développement de leur Pays, le Sud Congo ?

Au nombre de nos défis, il y a celui prioritaire de l'Emploi. Pour le résoudre, nous allons créer le marché intérieur en développant la production. Il nous faut donc relever ce défi de l'industrialisation. L'impact premier de cette politique industrielle sera le levier idoine pour assurer à toute notre jeunesse active un revenu qui se dépensera dans ce marché. Nos opportunités pour ce défi majeur sont immenses. Il s'agit de mettre à disposition des outils et des moyens indispensables pour que notre jeunesse et nos jeunes deviennent les principaux acteurs de leur épanouissement, de notre développement. C'est le rôle que doit s'assigner le gouvernement du SUD CONGO.

Parmi les autres défis, il y a également celui de la stabilité. Aussi, la solution politique que nous proposons n'est pas la sédition, mais la mise en adéquation d'espaces culturels, sociologiques et ethniques homogènes. La mise en place de ces grands ensembles régionaux distincts mais coopérants, en participant in fine, à la réduction drastique de conflits et à l'efficience économique dans le tournant géostratégique qui se fait. Nous deviendrons, enfin, des partenaires crédibles, et non plus ces simples réservoirs à matières premières.

Ce n’est que par l’instauration d’un système de revenu immédiat et différé que l’on peut assurer la qualité de vie d’un peuple quel qu’il soit en général, et en particulier, pour le Sud Congo où, le gouvernement sera le garant dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de la prévention sociale, de la formation professionnelle, des retraites, des pensions comme des soldes avec une revalorisation par rapport au niveau de vie et au statut social, la réhabilitation en grade et solde de nos soldats en fonction de leur classe. Sans oublier les indemnisations de toutes les victimes innocentes comme le font les gens en Nord-Léfini en protégeant les leurs.

Le projet de gouvernement auquel je m’attelle pour l’industrialisation du Congo et ses activités agricoles tiendra une place de choix permettant à l’ensemble de nos cadres qui sont à l’étranger de rentrer pour participer à la reconstruction du Sud Congo en leur offrant toutes les garanties, les revenus et les structures d’accueil propices à leur insertion dans le pays en lien avec leur formation, leur compétence et leur spécialité. Il est anormal que ces cadres n’exercent pas dans notre pays alors qu’en Europe ils sont sous-rémunérés. C’est pourquoi, il est indispensable dans un premier temps d’œuvrer à installer l’Etat Sud Congo, la République du Congo de nos Pères-Fondateurs, dans ses dimensions sociales, économiques et politiques pour l’installation de la démocratie, condition essentielle de création des Etats-Unis d’Afrique Centrale en tant que Marché Intérieur.

Notre initiative de partition, à l'instar de celle ayant conduit à la naissance de la Slovaquie et de la Tchéquie vise à la stabilité des Peuples et à la prospérité des deux Nations, nulle haine ne la sous-tend, aucun ressentiment ne l'anime, sinon le constat évident de l’impossibilité actuelle à cheminer ensemble sans fiançailles consenties, que chacun fasse sa régression face au crime.

C'est le motif de notre initiative de Référendum d'Auto-Détermination du Peuple du Sud Congo. Nous agissons dans le dessein de faire émerger enfin cette République Une et Indivisible qu’est effectivement la Nation Kongo de la République du Sud Congo dite République du Congo au souhait du Président de Gaulle, et pour laquelle tant d'Enfants, de Femmes et d'Hommes ont perdu la vie par le génocide de la colonisation Mbochi d’Oyo du fait de notre appartenance à ce Sud.

A l'instar de la Tchéquie et de la Slovaquie, nous bâtirons, dans la cordialité, la réciprocité équitable, la reconnaissance et la confiance avec ceux qui seront nos partenaires commerciaux.

"Comparaison n'est pas Raison", c'est vrai. Nous étions les premiers, sinon les seuls à mettre en garde notre Peuple contre les conclusions trop hâtives tirées des événements du Burkina Faso car la spécificité, qui est la nôtre avec le Congo sassouiste et ses génocides et ses crimes contre l’Humanité, et que le Burkina Faso n’a pas connu, induit la dimension de survie après génocide.

Les événements en cours au Faso laissent penser, comme nous l'avions analysé et exposé, à la récupération du pouvoir sur fond de sacrifice de Blaise Compaoré, président déchu. Mais de cela aussi, comment aurait-il pu en être autrement ? Ce pouvoir, comme celui qui sévit actuellement au Congo, a saturé les administrations de l’État de leurs affidés. Qu'un semblant de révolution se fasse, ce seront les mêmes castes qui seront reconduites, et c'est depuis 1968 que cela dure.

Aussi, rien à attendre de probant du pouvoir actuel de Sassou ou de celui qui, par un jeu de dupes, le remplacera dans le but non avoué de mieux préserver que les intérêts Mbochi d’Oyo.

De même, pour nous tous Kongo du Sud Congo, l’idée d’un GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE n’est plus et ne saurait être jamais à l’ordre du jour dès lors que des membres du CDRC ont été arrêtés et sont encore embastillés et que moi-même suis condamné pour lui avoir proposé cette issue de sortie par la grande porte. C’est la confiance qui est en cause et qui nous oblige à voir en face ce génocide indélébile.

La date est solennelle. Le moment sera important. Il Vous appartiendra, Vous, Peuple du Sud Congo de choisir, par Référendum d’Auto-Détermination le monde que nous aurons à léguer à ceux qui vont suivre, entre l'esclavage et la liberté, entre la soumission et la dignité, entre la mendicité et la réalisation, entre la hauteur et la boue, entre la lucidité et le déni, entre la responsabilité et la démission, entre la prévarication et le labeur du travail, entre la juste répartition et la dissimulation frauduleuse, enfin entre Notre Survie et leurs viols consécutifs.

En ce 28 NOVEMBRE 2014, 56ème anniversaire de la création de l’Etat Congo du Sud Congo en pays ponténégrin, jamais nous ne devons oublier que nous sommes tous le produit de notre passé, mais aussi les visionnaires de notre avenir. Celui du Sud Congo. Soyez tous assurés de notre détermination sans faille quant à l’émergence du vaste projet qu’est notre CONGO NA BISO.

Vive la République du Congo.

Modeste BOUKADIA

Président du Conseil de la République Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, France : Terre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, le 28 novembre 2014.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:24
(Congo-Brazzaville) Industrialisation du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan, par Référendum Supranational d’Auto-Détermination


Avant-propos

« Cet article est destiné à la nouvelle génération politique pour qu’elle sache d’où elle vient et où elle doit mener le Congo, héritage de nos Pères-Fondateurs, Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle légué le 28 Novembre 1958.

Trop de sang a été versé. Trop de sacrifices ont été consentis pour une “Unité et une Indivisibilité“ introuvables.

Aussi, il est temps de tourner cette page sombre de notre Histoire. Il est temps de CONSTRUIRE l’avenir avec Sérénité, Enthousiasme et Ferveur.

C’est ainsi que nous pourrons rendre HONNEUR à toutes nos Victimes Innocentes. Nos Martyrs.

Rien n’est impossible à l’Homme déterminé.

Mon objectif fondamental dans le combat politique que je mène depuis plus de 30 ANS est L’INDUSTRIALISATION du Congo qui est le Sud Congo par l’instauration de la démocratie et que le Congo, cette République de nos Pères-Fondateurs, devienne une Nation dans tout le sens du terme en tant qu’Etat dans ses dimensions sociales, économiques et politiques en vue de la création du Marché des Etats-Unis d’Afrique Centrale.

Surtout, n’oubliez pas, n’oubliez jamais que nous sommes tous le produit de notre passé, et je le souhaite, les visionnaires de notre avenir ! »

Conférence de presse du 10 juin 2014 (Salons Hoche, Paris)

Aux populations du Sud Congo : se soumettre, s’assujettir, se vassaliser, s’asservir, se laisser coloniser, accepter la discrimination, être les esclaves... « ... Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Verset du DIKTAT de Théophile OBENGA, 2001).Pourquoi le Référendum d’Auto-détermination ?Permettre aux « AUTRES », Ceux du SUD CONGO, de se prononcer par OUI ou NON s’ils veulent vivre avec Ceux de l’au-delà Nord-Léfini, les Mbochi d’Oyo. Pour ne pas se laisser duper par le faux débat de la modification de la Constitution et d’un Congo qui serait Un et Indivisible, Sassou ou un Autre du Nord, c’est du pareil au même pour le Sud Congo, pour continuer Asservissement et Pauvreté !

Pour un débat serein et constructif :

28 novembre 1958.

La République dite “Une et Indivisible” n’est autre que la République Sud Moyen-Congo, c’est-à-dire les Territoire Sud Moyen Congo transformés en République du Congo Une et Indivisible, en étant jamais que la République Sud Congo, par sa Représentation Nationale le 28 novembre 1958 siégeant à Pointe-Noire et que les députés du MSA de Jacques Opangault ont boycottée.

De ce fait l’au-delà Nord-Léfini, désigné sous le vocable Nord Moyen-Congo n’a jamais fait partie de la République Une et Indivisible du Congo parce que ses représentants de l’époque n’ont jamais validé leur adhésion à la République Une et Indivisible du Congo en ayant transféré son siège à Mfoa.

2001.

Sassou insuffle et Théophile Obenga décode les versets de leur DIKTAT aux « AUTRES » : se soumettre, s’assujettir, se vassaliser, s’asservir, accepter la discrimination, la ségrégation, se laisser coloniser, subir l’esclavage pour toujours du pouvoir Mbochi d’Oyo à l’issue des “hostilités criminellesde Denis SASSOU ayant conduit au génocide des Kongo, conséquences de ces termes : « ... Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition » (dixit son livre « Pour le Congo-Brazzaville, Réflexions et Proposition » Ed. L’Harmattan, 2001).

14 avril 2014.

Constatant l’état de fait que le Peuple du Congo est ad vitam aeternam dans une prison à ciel ouvert, Neuf (9) Représentants du SUD CONGO signent et scellent à PARIS, Terre de la Patrie des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’Etat du SUD CONGO en vue de protéger le génome des Kongo menacé d’extermination par la politique génocidaire des Mbochi d’Oyo.

30 avril 2014.

Réception par les Nations-Unies (ONU) de la Requête de Déclaration de l’Etat Sud Congo, lesquelles par leur accusé prennent acte de l’état de fait en entérinant l’existence de l’Etat Sud Congo dont les Neuf Signataires demandent un Référendum d’Auto-détermination au Nom du droit inaliénable à l’Auto-détermination des Peuples sous l’Egide de l’ONU pour laisser la liberté du choix du Peuple du Sud Congo de se déterminer en son âme et conscience.

12 août 2014.

Denis SASSOU confirme le génocide des Kongo : 750 000 personnes du Sud Congo manquent à l’appel, 353 jeunes gens disparus du Beach,350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC, charniers de Mbanza-Ndounga et de Kibouende entre autres ; Sassou entérine la vassalité des « AUTRES » : sur 54 généraux de l'armée, 90% sont du Nord, dont 65% sont de la Cuvette (une seule région), sur 500 étudiants envoyés à Cuba pour les études de médecine, 400 sont du Nord, sur 84 personnes envoyées à l'étranger pour la gestion du port de Pointe-Noire en 2004, seuls 4 étaient du Sud, des membres du CDRC sont jetés en prison pour avoir exigé un gouvernement d’union nationale, une manière de faire comprendre aux « AUTRES » qu’un esclave n’a rien à exiger, en ces termes : « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message sur l’état de la Nation du 12 août 2014, sous-entendu du Nord Congo).

Certains ressortissants du Sud Congo, comme ceux nombreux au Nord du Sud Congo, disent que le Congo est, et doit demeurer, un pays uni et indivisible, alors qu’il n’a jamais été unifié par la simple désertion de ses 22 représentants du Nord Léfini le 28 novembre 1958 pour ne pas élire Fulbert Youlou.

Mais pour autant, en y regardant de plus près, en les écoutant, en les lisant dans leurs libres propos, par un raisonnement inintelligible à leur propre entendement, les uns et les autres ne se reconnaissent plus dans leurs propres régions, leurs tribus et leurs ethnies que dans ce Congo qu'ils proclament, haut et fort, uni et indivisible, ce qui est vrai du point de vue du Sud Congo parce qu’étant originellement que d’obédience Kongo de la Léfini à l’Océan, Sud Congo qui a bien réalisé depuis 1958 sa conversion en République Une et Indivisible, ce qui n’est pas le cas au Nord de la Léfini balkanisé en nombre d’ethnies originelles. En notant que les Mbochi ne se sont installés en Cuvette, près d’Oyo, et vers Ollombo en Plateaux, que vers 1850, venant en migration depuis la Région des Grands Lacs de l’Afrique Orientale. En nous connaissant, nous pourrons bâtir des partenariats viables dans le respect mutuel. Aussi, connaissons mieux nos Sœurs et Frères du Nord pour construire ensemble deux Etats souverains à l’image de la TCHECO-SOLOVAQUIE. C'est un fait indiscutable.

A y regarder de près, la Requête de Déclaration de l’Etat Sud Congo du 14 avril 2014 n’est pas une création de l’Etat Sud Congo puisque tout le Sud est de fait transformé en République par ses Pères Fondateurs Fulbert Youlou et Félix Tchicaya le 28 novembre 1958. C’est de fait le rejet même du Nord Moyen Congo des instances de la République de Fulbert Youlou et Tchicaya, un rejet de la demande pressante qui leur fut faite par le Président Charles de Gaulle en 1958, un rejet motivé par les exactions génocidaires du Nord, la spoliation du Sud, le piratage des devises.

Dans nos publications et dans les débats initiés en d'autres lieux comme sur les réseaux sociaux, nous n’avons de cesse que de rappeler l'Histoire de nos indépendances, la scission de fait opérée le 28 Novembre 1958 par les députés du MSA, députés du Nord Moyen-Congo hostiles à l’unité et l’indivision avec les Kongo du Sud Congo, aujourd'hui si sournoisement chères aux ressortissants Nord du Sud Congo. Nous avons rappelé les exactions sur les Hommes, le cheptel, les arbres fruitiers, l’environnement, la spoliation des richesses, la déshumanisation, la vassalisation culturelle, la domination rampante et effective ; mais aussi les crimes par trop nombreux commis par ceux du Nord sur ceux du Sud par leurs actes de génocide.

C'est ce débat-là, le nôtre, que M. Marion Michel Madzimba Ehouango (professeur de droit dans son état) reprend en ces termes, via BrazzaNews, le 14 octobre à 15:34 analysant la pertinence qu’il pense absurde du référendum du Sud Congo :

"Humm. ... Si Mr. Sassou estime que le peuple peut décider de tout... Pourquoi pas ? Voilà que, le poursuivant dans la philosophie de l'absurde, Modeste Boukadia invite le président à franchir le Rubicon... Dans notre système constitutionnel le recours au référendum est bien encadré. Le seul référendum évoqué est celui concernant la loi organique... La constitution ne prévoit pas le référendum pour abroger le texte fondamental, ni pour diviser le pays... Ceux qui considèrent que le Président de la République a le droit de changer la constitution (parce que "vox populi, vox dei...") doivent également considérer comme possible l'aventure "boukadienne"... Quand on ouvre la boîte de pandore, on doit être capable d'en assumer les conséquences. Moi je voterai contre la partition, tout comme je voterai contre le changement de la Constitution... Heureusement que les deux hypothèses sont, toutes les deux, aussi absurdes que dangereuses. Merci à mon frère Modeste, de toujours nous rappeler cette dangereuse absurdité."

HYPERLINK "https://www.facebook.com/marionmichelm/posts/794343390607971?comment_id=797664726942504¬if_t=like"

« Mon cher frère Marion du Nord Sangha, l’on voit bien les effets de manche de votre rhétorique consistant à asséner une affirmation non démontrée, considérée évidente pour le quidam, à savoir la philosophie de l’absurde comme maître mot caractérisant Sassou et moi-même. De la manière dont vous présentez la situation, il apparaît que vous en être un redoutable adepte. Et puis, mon frère Marion, ce ne n’est pas à Sassou d’estimer ou pas si le Peuple peut décider tout ; c’est toujours Lui en cas de crise qui décide parce qu’il paie le plus souvent le prix du sang ; allez demander à Compaoré ce qu’il en pense, voire à Ben Ali en Tunisie ou à Moubarak en Egypte !

Cela est d’autant plus piquant qu’en mathématique existe la méthode de raisonnement par l’absurde consistant à supposer une affirmation vraie et à montrer qu’on aboutirait à l’absurde par l’existence simultanée impossible du contraire au moyen d’une suite de déductions logiques. Cela ne constitue pas en soi une philosophie, désolé de vous le rappeler, cher frère Marion. Il va vous falloir maintenant bien définir ce que vous entendez par une philosophie absurde dont vous affublez les autres pour tenter de les discréditer et de les ridiculiser, vous présentant en mentor.

Il vous faut répondre explicitement en quoi est absurde le souhait du Référendum de Sassou sur le changement de Sa Constitution qu’il a établie lui-même en 2002 cinq ans après avoir envahi par ses milices cobras tout le Sud Congo, ex-Territoire Sud Moyen Congo muté en République ? Mais il vous faudra alors montrer comment le Nord Moyen-Congo n’a en définitive que jouer le squatter et l’envahisseur du Sud Congo en n’ayant jamais voté ses propres mutations restant en quelque sorte colonie de la France, en étant le seul Pays d’Afrique à ne pas avoir transformé ses Assemblées Territoriales, en ayant mené un génocide programmé le menant au banc du Monde.

Réfléchissez bien, mon cher frère Marion, qui est dans l’absurdité ? De quel côté est la force du raisonnement institutionnel et diplomatique ? Qui s’est mis en difficulté en faisant la politique de l’autruche en acceptant voire en participant de façon active aux génocides programmés ? Sur le plan de la rhétorique historique, notre démarche est fondée, cela d’autant plus à bien y réfléchir que c’est la seule, celle que nous proposons, pour rétablir des rapports distants et courtois. »

Au regard de nombreuses interpellations, nous avons répondu le 20 octobre, 18:12, ce qui suit : « Dans le débat qui a été lancé sur les réseaux sociaux par notre publication du 12 octobre 2014 – Référendum de partition pour le Sud Congo - ressort plusieurs éléments. Il est important que chacun ait en mémoire les propos du conseiller de M. Sassou, Théophile Obenga en 2001, qui traduisent clairement que les « AUTRES » devaient se soumettre, rappelant d'abord ses propos : « Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (sic !), alors que les massacres des Civils, Enfants, Femmes, Hommes, perpétrés au Sud Congo, étaient en cours depuis 1997, ce qui n’a rien de prémonitoire puisque Théophile Obenga ne faisait que rapporter l’odieux génocide perpétré selon un strict programme des commandos de la mort.

Il nous faut entendre, quand Théophile Obenga parle, que c’est Denis Sassou lui-même qui va s’exprimant, sinon Théophile Obenga n’aurait pas été autorisé voire contraint de l’écrire. Il nous faut sculpter ces paroles dans le marbre afin que personne ne puisse, plus tard, les contester, tout en remarquant qu’elles n’ont jamais été contestées, bien que très explicites. Que Théophile Obenga puisse ainsi écrire suggère qu’il considérait que le génocide était d’une telle ampleur qu’il n’y aurait plus un Kongo pour le lire et que personne n’irait dénicher ses écrits uniquement à usage interne pour « les Humanistes du Nord Léfini » et la postérité de leurs descendants.

Cela induisait d’emblée une acceptation volontaire de la servitude. C’est écrit. Personne n’avait contesté. Le Nord devenait ipso facto le Mentor incontesté du Sud : “Oko montre l’océan à Taty” (manuel scolaire édité par le PCT). Un nordiste où il n’y a pas l’Océan qui le montre à Taty, né et grandi au bord de l’Océan. Des petites choses simples, mais qui traduisent bien la pensée profonde des envahisseurs nordistes.

Cela étant dit, je m'attarderais ici volontiers à clarifier les positions qui sont les nôtres, à répondre aux interventions me paraissant pertinentes et laissant les invectives à leurs auteurs.

Par volonté délibérée de démocratie, les Neuf Signataires de la Requête d’Indépendance du Sud Congo, faite à l’ONU le 30 avril 2014, laissent le choix à l’ensemble des citoyens du Sud Congo, et seulement à ceux du Sud Congo, afin que chacune et chacun se détermine par OUI ou par Non au moyen d’un Référendum d'Auto-détermination à organiser sous l’Egide de l’ONU sur une question simple style : « Êtes-vous d'accord pour que la république SUD CONGO initiée par Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, le 28 novembre 1958, soit un sujet de droit international ? »,une question analogue que posèrent les Autorités Tatares en organisant le 21 mars 1992 leur propre référendum d’auto-détermination pour se libérer de la tutelle soviétique de Moscou, à savoir :« Êtes-vous d'accord pour que la république tatare soit un sujet de droit international ? »

Le recours à l’ONU est bien entendu le seul gage de confiance pour organiser à la fois le recensement et le déroulement du Référendum d’Auto-détermination dans la transparence.

L’objectif de l’Etat Sud Congo, existant depuis le 28 novembre 1958 par la volonté de ses Pères, Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, est de rappeler son existence depuis cette date et de vivre catégoriquement depuis le 30 avril 2014 sans les Territoires Nord Moyen Congo alias Nord-Léfini (comme je l’avais explicité lors du Meeting du 29 juin 2013 à la Place de la gare de Tié-Tié, Pointe-Noire) qui lui avait été rattaché pour répondre favorablement à la demande faite par le Président Charles de Gaulle à Fulbert Youlou et Félix Tchicaya d’accepter le Nord Moyen-Congo en une même entité internationale sur promesse de devenir un « sujet de droit international » à court terme.

Le motif de ne plus vivre avec les Territoires Moyen Congo, tout en conservant des relations d’amitiés, est clair : permettre l'émergence du Sud Congo marginalisé, spolié, avili, massacré, asservi, avec l'approbation tacite sinon complice des populations du Nord dont une partie n’hésite pas à encourager Sassou par cette phrase qui traduit très clairement leur état d’esprit : « Vous les Bakongo, ça vous apprendra de contester. Sassou, tue-les bien ! Extermine-les bien, pour qu’on ne parle plus jamais d’eux ! » Des faits incontestables effectivement par le génocide pratiqué de 1997 à 2005 !

Sur la méconnaissance du Droit International : Dans les quelques interventions pertinentes lues çà et là, il apparaît, par gradation, que la mesure de notre démarche est caricaturée jusque dans ces implications concrètes. Il se fait un amalgame savamment distillé arbitrairement par certains apôtres du droit mettant en parallèle le fait référendaire pour le changement de la Constitution, qui relève du droit interne à chaque Etat, en l’occurrence celui du Nord Congo de Sassou jamais muté en République en étant resté colonie de la France, et le Référendum d'Auto-détermination au Sud Congo muté en République le 28 novembre 1958 ; donc, des confusions patentes entre la constitutionnalité nationale et le droit international entre Etats, entre Nord-Léfini et Sud Congo.

Sur la proclamation de l'Etat du Sud Congo qui existe depuis le 28 novembre 1958 : Le but ultime de l’Etat SUD CONGO est la protection de la vie des « AUTRES » que sont les Nôtres de ces mouvements génocidaires encore en préparation que personne ne conteste. Le Référendum d’Auto-détermination a pour but de prendre l’avis de ses concitoyens du Sud afin de redonner à nos destins la part lui revenant de droit, cela dans la paix avec le consensus de l’ONU.

Sur le référendum d’Auto-détermination au Sud Congoqui n’a pour motif que faire entériner par une majorité du Peuple du Sud Congo de savoir s’il veut continuer de vivre ou non avec les Territoires Nord Léfini imposés par le Président de Gaulle.Il s’agit d’un acte politique fort pour revenir au strict vote du 28 novembre 1958 qui ne concerne que les citoyens du Sud Congo, étendant la citoyenneté à ceux ayant au moins un des parents, père ou mère, ayant la citoyenneté du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan.

Sur le processus référendaire initié par M. Sassou.S'agissant du référendum dont se prévaut le pouvoir Mbochi d’Oyo pour se perpétuer à lui-même et maintenir le SUD CONGO dans l’avilissement qui semble bien convenir à tous ceux de l’au-delà Nord-Léfini, il appartient à la constitution de cette République dite, à tort, “Une et Indivisible”, et à sa classe politique, d'en apprécier l'opportunité par un référendum sur le Nord. Mais Nous, nous n'en sommes plus là !

Au Sud Congo, nos ambitions sont d'un tout autre ordre. D'une toute autre nature. Nous avons à libérer un Peuple, le Peuple du SUD CONGO de la mainmise de prédateurs manipulateurs sans scrupules agissant en colonisateurs nordistes noirs sur le peuple noir Kongo du Sud Congo.

Au Sud Congo, Nous fondant sur l’acte de la Fondation de la République Sud Congo votée par les seuls 23 députés du Sud le 28 novembre 1958 avec la conversion de notre Assemblée Territoriale de Pointe-Noire en Assemblée de la République pour siéger à Mfoa, en l'état actuel, nous relevons de la seule autorité supranationale, les Nations-Unies (ONU), qui supplante de fait cette constitutionnalité interne, et qui n’est que la Constitution de l’envahisseur nordiste mise en place avec une faible participation en 2002, après cinq ans de transition dite flexible, en ayant aboli celle de 1992 votée par 92% des citoyens, et qui nous est imposée par la force de l’étranger nordiste.

Au Sud Congo, Nous refusons l’analyse d’un pays étranger, le Nord-Léfini resté étranger de son fait le 28 novembre 1958 par ses 22 députés MSA, dont Jacques Opangault lui-même, pays étranger qui fait sciemment la sourde oreille sur le droit international parce que tous au Nord savent que le droit est pour le Sud, et qu’ils ont commis l’erreur en 1958, confiant qu’ils étaient d’aller siéger tous à Bangui, mais qui en définitive se heurtèrent à la volonté du Président Charles de Gaulle pour qui, il fallait des Etats à Unir pour faire les Etats-Unis d’Afrique Centrale.

Opposer constitutionnalité de la modification d’une Constitution par voie référendaire et référendum d’Auto-détermination relevant du droit international, c'est insulter l'intelligence de ses concitoyens que penser que des pays qui sont déjà fondés chacun sur une constitutionnalité n’incluent pas dans leurs textes fondamentaux fédéraux les conditions de leur séparation.

La partition, dans le cas du Sud Congo, résulte de constatations répétées de faits iniques sur un Peuple en danger. Les euphémismes juridiques nationaux, à ce stade, ne sont plus d'aucun recours car obsolètes. Je rappelle qu’il y va de la vie, de la vie des Enfants, des Femmes et des Hommes du Sud Congo vassalisés en esclaves que les cobras traitaient de « serpents ».

Pour ceux qui s’accrochent à l’argument d’une République soi-disant “Une et Indivisible”, se rappeler que tous les députés des entités qui s’unissent à un moment donné en entité Une et Indivisible ont tous alors voté leur Union à l’Unanimité, ce qui n’est pas le cas du 28 novembre 1958 quand les députés Nord Moyen Congo (22 députés du MSA y compris Jacques Opangault) quittèrent l’Assemblée Territoriale de Pointe Noire l’après-midi pour ne pas muter l’Assemblée Territoriale en Assemblée de la République et se voir imposer Fulbert Youlou par les 23 députés majoritaires du Sud Moyen Congo au nom de la démocratie, le Nord restant alors indéterminé.

Voilà pourquoi, l’on ne peut comparer le référendum de modification de la constitution nordiste imposée par les milices cobra de Sassou qui agit en envahisseur étranger au Sud Congo avec le Référendum d'Auto-détermination du Sud Congo que tous les signataires de la déclaration de la création de l'Etat du Sud CONGO proposent de façon démocratique à leurs concitoyens sous l’égide de l’ONU pour raison de génocide et de maltraitances avérés sans contestes possibles.

Les deux démarches ne sont pas au même niveau institutionnel ; confondre ces deux processus référendaires, que ceux qui nous interpellent à ce propos disent, nous disent, ce qu'ils savent de la répartition des devises entre régions, de la partialité dans les nominations au niveau national ; des exactions meurtrières dans le Sud Congo tout particulièrement dans le Pool depuis 1997 ?

Ceux du Nord, peuvent-ils dire ce qu'ont été leurs actions dans l'Unité et l'Indivisibilité pour arrêter ces mouvements génocidaires des milices cobras de Sassou ? Avaient-ils au moins perçu, entendu, les cris des Enfants, des Femmes et des Hommes que l'on persécutait en leur nom pour asseoir l'autorité, la suprématie du Nord sur le Sud ? Se trouvera-t-il, ne fut-ce qu’un d'entre eux, galvanisé par le pavlovien diptyque Unité-Indivisibilité pour répondre avec courage et avouer le honteux forfait ?

Nous attendons. Comment faire si ce n’est en réinitialisant le système au 28 novembre 1958 avec la création de deux Républiques, celle du Sud existant depuis, celle du Nord restant toujours en l’état de limbe puisque jamais leurs Institutions Territoriales ne se sont mutées !

Pour Nous au Sud Congo, au point de vue juridique existe véritablement une République Une et Indivisible qui est celle que l’on peut nommer de Youlou, de Tchicaya et Tchitchelle, nos Pères Fondateurs, qui ont bien muté le Territoire Sud-Moyen-Congo le 28 novembre 1958 et auxquels leur fut demander par Charles de Gaulle en août 1958 d’intégrer le Nord Moyen-Congo.

Donc, ceux qui s’accrochent à l’argument d’une République soi-disant “Une et Indivisible”, c’est à cette République-là, de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle, qu’ils ont au cœur, et ils ont raison. Pour se libérer de l’envahisseur Mbochi d’Oyo qui a conquis notre pays par les milices cobras de Sassou. C’est pourquoi, il nous faut rejeter cet envahisseur par voie diplomatique en montrant leurs exactions et génocides. Ce sont des arguments juridiques irréfutables pour l’organisation par les Nations-Unies (ONU) d’un Référendum d’Auto-détermination qui ne relève que du droit supranational.

Même la France dans son 1er article stipule que : "la France est une république indivisible...", ce qui ne l'a pas empêchée d''autoriser la Nouvelle Calédonie à organiser un référendum d'auto-détermination par les accords de Nouméa de 1998, référendum prévu entre 2014 et 2018, tout en remarquant que la situation calédonienne est différente du Sud Congo puisque celui-ci est muté en République indépendante depuis le 28 novembre 1958 votée explicitement par tous les députés du Sud Congo et que le Référendum d’Auto-détermination demandé par les Signataires de la Requête à l’ONU le 30 avril 2014 se réduit à faire jouer sa souveraineté pour ne plus vivre avec le Nord Moyen-Congo que le Président Charles de Gaulle avait demandé d’intégrer en 1958 à la République de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle. En contrepoint, ce rejet devient in fine paradoxalement la Création de la République Nord-Léfini.

MIEUX ENSEMBLE SI NOUS NOUS SEPARONSDerrière les calculs et les arrière-pensées dominateurs, enfin nous n'entendrons plus : « Vous les Bakongo, ça vous apprendra de contester. Sassou tue-les, massacre-les, extermine-les pour qu’on ne parle plus d’eux ! »

Nous ne serons plus partagés et perplexes devant nos filles, nos fils, nos parents qui nous auront trahi pour un Maître sans égards ni considérations pour nous, ces "AUTRES" jusqu'à en être les ultimes bourreaux.

Nous ne nous attristerons plus de l'insalubrité de nos villes capitales, recevant aujourd'hui des subsides avec parcimonie contreparties de soumission et commisération.

Nous n'entendrons plus l'insidieux message de séparation dans le Peuple du Sud : qu'il paraitrait que ceux de la Bouenza s'opposeront à ceux du Pool ; que ceux du Niari en veulent secrètement à ceux de la Bouenza ; que ceux de la Lékoumou auraient fait allégeance à ceux au-delà de la Léfini ; et que le Kouilou deviendrait une principauté. Tout cela ce sont des balivernes au profit des mêmes !

Tout cela est du déjà vu, du déjà connu, par les divisions injectées entre Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat, le parallélisme entre Pascal Lissouba et Bernard Kolélas, la suspicion entre Jean-Pierre Thystère-Tchicaya et Bernard Kolélas, le conflit sans fondement entre les NIBOLEK et les TCHEK à l'actif de Sassou qui tirait les ficelles dans l'ombre. Des schémas éculés. Plus de TCHEK ni de NIBOLEK, plus de contradiction entre Kinkala et Boko. Il n’y a que la République SUD CONGO alias la dite République de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle de 1958, de la Conférence Nationale Souveraine donnant la Constitution de 1992 approuvée par 92%.

Enfin, pour que le sujet soit complet, chacun d'entre nos Etats, sans en incriminer l'autre, n'aura qu'à se consacrer à la mise en œuvre de l’épanouissement de nos Etats respectifs par l’industrialisation, du Sud Congo déjà muté en République indépendante et du Nord du Sud Congo, à lui de choisir sa forme !

NOUS « AUTRES » assemblés en République Sud Congo devons être conscients que l’opposition à la modification de la Constitution qui s’exprime ici et là n’est qu’un LEURRE identique au sel que l’on donne aux moutons pour la docilité et suivre le Maître Sassou par le biais d’associations ou de mouvements voire l’opposition dite officielle. Tous sont d’accord sur un fait : le pouvoir restera au Nord coûte que-coûte. Denis Sassou procédera soit par voie de Congrès, soit par voie référendaire à la modification de SA CONSTITUTION, pour mieux coloniser le SUD CONGO. Pour ne pas subir le même sort qu’au Faso, SASSOU nommera à sa place son "homme de paille".

NOUS, FILLES ET FILS KONGO DU SUD CONGO, soyons prêts à exprimer notre volonté, à répondre par le Référendum d’Auto-détermination à organiser sous l’Egide des Nations-Unies pour une partition façon TCHECO-SLOVAQUIE où le Sud Congo ne fait que reprendre sa liberté et son autonomie qu’il avait signifiée le 28 novembre 1958 en votant la République de Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, République qui était d’abord celle de tout le Sud Congo du Peuple Kongo unis derrière ses Pères Fondateurs Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle auxquels Charles de Gaulle demanda d’accepter le Nord-Léfini que maintenant nous rejetons !

C'est à l'aune de cette probable perte de pouvoir, et d'aisances matérielles pour le Nord-Léfini, auxquels les expose notre Référendum d'Auto-détermination qui a pour effet de les rejeter après les exactions subies par le Sud et les spoliations en tous genres, que nous voyons certains et nombre d’intellectuels du Nord tenir le discours lénifiant et fallacieux d’Unité et d’Indivision. Car ne vous y trompez pas, Peuple du Sud Congo, toute unité et indivisibilité vu de leur point de vue est de maintenir la colonisation Mbochi du Nord sur le Peuple Kongo du Sud Congo, tout en notant bien que c’est la première fois qu’un Peuple Noir va se libérer d’une colonisation Noire !

Nous sommes tous le produit de notre passé, je le souhaite, les visionnaires de notre avenir !

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 06 novembre 2014 – 09:46

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Modeste Boukadia - Sud-Congo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Etat du Sud-Congo Sud-Congo
4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 16:59
(Burkina-Faso/Congo-Brazzaville) Seul point commun : la dictature. La stabilité de l'Afrique Centrale dépend de l'Etat du Sud-Congo

Burkina Faso et Congo de Sassou, seul point commun : la dictature !

La stabilité de l’Afrique Centrale dépend de l’Etat du Sud Congo

« Je crois que l’impatience avec laquelle on court vers son but est souvent l’obstacle qui fait échouer le meilleur des hommes.» (Johann Christian Friedrich Hölderlin).

Conférence de presse 3 février 2013 (Brazzaville, Salle Louis Badila journal La Semaine Africaine)

« Dans les conditions actuelles, que Denis Sassou modifie ou non “SA” Constitution, qu’il change ou non “SA” Constitution, cela ne changera rien. D’une façon ou d’une autre, c’est toujours Sassou qui sera au pouvoir ou son “homme de paille”.

Au cas où l’onde de choc du Burkina Faso arriverait au Congo de Sassou, ce sont ses propres généraux Mbochi d’Oyo qui prendront le pouvoir. Il ne faut pas s’y tromper.

Chacun doit le comprendre, l’intégrer maintenant et agir en conscience et en connaissance de cause pour faire le choix du Congo qu’il veut construire, qu’il souhaite laisser aux générations futures entre la continuité de la politique dévastatrice du PCT sous Sassou et/ou son “homme de paille” ou encore d’un de ses généraux et celle de la construction de vrais Etats en allant au Référendum d’Auto-détermination du Sud Congo lui-même sous l’Egide de l’ONU.

Opposons-nous Tous au passe-passe d’embrouillaminis pour l’accès au pot de confiture. Pour ne pas reproduire les printemps arabes qui n’ont pas du tout réglé les problèmes. Nous, nous avons une vraie exigence de démocratie, de République et de bonne gouvernance pour les Peuples du Nord et du Sud pour unifier les ethnies et les tribus pour la stabilité de l’Afrique Centrale et construire l’avenir. »

Blaise Compaoré vient d’être démis de son poste de président de la République du Faso, sous la pression populaire. Tout démocrate en général, et africain en particulier, ne peut que se réjouir de ce retournement après les conditions de forfaiture que l’on sait, qui l’ont placé et maintenu 27 ans durant sur cette haute marche au pays des « Hommes Intègres ».

Je me réjouis de la chute de la dictature au Faso comme je me réjouirais de celle qui sévit au Congo de Sassou. Avec le Peuple du Faso qui vit sa liberté aujourd’hui, avec le Peuple du Sud Congo qui va effectivement l’expérimenter par le Référendum d’Auto-détermination qui se fera sous l’égide des Nations-Unies (ONU), le Faso comme le Sud Congo attendent surtout de la liberté, des conditions de vie dignes qui éradiquent la pauvreté.

Nous savons, et je sais depuis toujours, que le Peuple du Sud Congo attend la liberté avec la même force et une impatience qui ne doit pas être manipulée par l’aventure qui consisterait à oublier le génocide de ces « AUTRES », du Sud Congo, par le clan Mbochi d’Oyo, où une opposition clanique voudrait ériger en duperie les républicains que nous sommes en nous désignant , nous, et par opposition à eux, comme claniques !

Cependant, il nous faut faire bien attention à ce qui prévaut dans certaines analyses mimétiques entre ce qui s’est passé et se passe encore au Faso et la situation qui nous concerne : ce parallélisme, proclamé par des slogans salvateurs, ne peut être que de forme.

Oui, Nous au Sud Congo, Nous Nous réjouirons lorsqu’enfin, nos Sœurs et Frères au Nord du Sud Congo, seront arrivés à la conformité de l’Humanisme qu’ils ne cessent de proclamer, sans effets probants jusque-là, en mettant fin à la dictature génocidaire du Nord-Léfini sur le Sud Congo et que ceux-ci créeront leur propre Etat, l’Etat Nord Sangha, par la conversion de leur Assemblée Territoriale en vue d’établir dans le futur une feuille de route permettant la création d’une République. Car pour s’apparenter, même en République, faut-il encore être libres, nous soyons deux, distincts.

Mettre un terme au règne sans fin du monarque Sassou est une chose, ce n’est pas la plus titanesque et la moins évidente à notre avis. Mais, il y a dans son ombre des clones, innombrables, tapis, qui attendent leur heure pour perpétuer le système de domination, une stratégie que tout le monde subodore, que chacun pourtant feint d’ignorer l’existence, et la matérialité évidente.

Dans les conditions actuelles du système dictatorial qui y sévit, se trouverait-il une femme, un homme qui, du Nord du Sud Congo, oserait rétablir cet équilibre rompu dans les administrations qui veut que ceux-ci s’accaparent de l’espace professionnel au détriment des ressortissants du Sud Congo ?

Rendons-nous à l’évidence, Sassou est pour eux le bouc émissaire idéal devant leur permettre de nous duper, encore une fois, en nous abrutissant avec ce diptyque vide de sens qu’est l’Unité et l’Indivisibilité des peuples, des territoires, sous la bannière d’Oyo. Souvenons-nous : de quoi Marien Ngouabi est-il donc mort ? Sinon d’avoir voulu redonner le pouvoir au Sud ! Le silence observé dans la dénonciation des crimes de ces régimes venus du nord de la Léfini n’ont qu’un seul but véritable, la CONSERVATION DU POUVOIR PAR DEVERS TOUT, PAR DEVERS VOUS ! Rien d’autre à en attendre.

Non, les conditions au Faso et au Congo de Sassou ne sont en rien semblables, sinon cette dictature et cette association de criminels !

Au Faso, si clan il y a eu, il est celui de personnes réunies autour d’un idéal, communiste et révolutionnaire, sans référencement aux appartenances ethno-régionalistes de ceux-ci ou de ceux-là, et d’ailleurs, dans la situation actuelle d’accaparement du pouvoir, c’est cette même tendance qui est à l’œuvre. L’idéologie, même après l’assassinat de Thomas Sankara, aura toujours été la ligne de clivage entre les uns et les autres.

En ex-République du Congo Brazzaville, depuis l’émergence de Denis Sassou à la Présidence en 1979, l’appartenance au Nord, au-delà de la Léfini, tient lieu d’idéologie et de ligne de démarcation entre Eux, le Nord, et Nous les « AUTRES » au Sud comme ils Nous désignent.

Au Faso, au-delà des règlements de compte dans le cercle des Hommes de Pouvoir, on n’a pas eu à déplorer des assassinats de masse sous forme de génocide qui se seraient étendus dans la population du simple fait de l’appartenance à telle ou telle autre région.

En ex-République du Congo Brazzaville, depuis le départ forcé de Fulbert Youlou en 1963 ; de celui d’Alphonse Massamba-Débat en 1968 ; de l’assassinat non-encore élucidé, officiellement, de Marien Ngouabi en 1977 ; de l’ignoble exécution d’Alphonse Massamba-Débat, pour cause de vengeance disent-ils, de la part de ceux du Nord du Sud Congo, sur un ancien président du Sud Congo.

En cette même année 1977, il faut ajouter les exactions du CMP avec les "Petits matins" ; le départ rocambolesque de son suprême dirigeant, Joachim Yhombi Opango, qui vit l’émergence de Denis Sassou à la présidence, des expéditions pour éliminer sommairement les opposants ; de l’évincement traître de Pascal Lissouba.

Fait inique, dans le génocide des Kongo du Sud Congo : 750 000 personnes manquant à l’appel, 353 jeunes gens du « Dossier des Disparus du Beach », les charniers de Mbanza-Ndounga, les 350 familles enterrées à Kimaza dans le Bas-Congo en RDC, l’abattage de tous les arbres fruitiers du Sud Congo, la destruction de tout le cheptel du Sud Congo, l’empoisonnement des cours d’eau du Sud Congo, l’utilisation des bombes à gaz moutarde sur les civils du Pool, la discrimination, etc. Le pouvoir actuel, du clan Mbochi d’Oyo, issu de l’idéologie du PCT, se sera illustré que dans un seul but : CONSERVER LE POUVOIR AU NORD DE LA LEFINI !

Pensez-vous que c’est prêt de s’arrêter dans les conditions actuelles ?

Ne vous leurrez pas, c’est, NON !

Ainsi, sans pour autant OUBLIER et dans l’Espoir de lendemains encore possibles entre nous, lors du Meeting du 11 Mai 2013 à la Place Emblématique du Centre Sportif, je demandais la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale entre le Nord Congo et le Sud Congo.

En vain notre discours conciliateur sur le dépassement des faits de crimes à grande échelle sur ceux du Sud Congo.

En vain, l’effacement d’ardoises de ceux qui, sans vergogne et au détriment de tous, mais surtout de ceux du Sud Congo, se sont accaparés de nos richesses, de nos territoires, ont préempté toutes les fonctions, tant dans le Public que dans le Privé, l’État et la Nation c’est seulement eux et pas Nous.

En vain notre appel, dans le but que cesse cette situation dramatique de monopole du pouvoir clanique du Nord-Congo sur le Sud Congo. En vain notre main tendue, que ceux du clan d’Oyo, par avidité atavique n’ont pas saisie.

Il s’est avéré, comme je m’en doutais, que cette politique de conciliation au-delà du pardon était impossible, et la veuve de Thomas Sankara nous le dit dans son Appel, N’OUBLIEZ PAS ! Cela ne fera que renforcer le crime, cela ne fera qu’accentuer l’impunité qui comme ceux qui, hier encore avait trahi Thomas Sankara, se battent pour conserver leur pouvoir après avoir lâché Blaise Compaoré !

A notre exigence de BONNE GOUVERNANCE, le PCT a répondu par des ARRESTATIONS, des DEPORTATIONS, des EMPRISONNEMENTS de ceux de nos MILITANTS et CADRES du CDRC, à ma propre condamnation, comme du temps, depuis longtemps révolu des bagnards en France, à Trente ans de travaux Forcés !

Au Nom de quoi ? Au Nom de rien, si ce n’est celui seul admis à un ressortissant du Sud Congo, de se TAIRE et de SUBIR en silence ! Plus précisément parce que nous sommes ces « Autres » tant haïs ; ces « Autres » d’ethnies du Sud Congo ; ces « Autres » parce que Kongo !

Cette latence dans la compréhension de notre démarche d’alors nous aura ainsi démontré l’impossibilité du clan d’Oyo à appréhender cette sage demande, en soi hautement politique pour réformer dans la paix et la réciprocité cette situation de conquête de fait du Nord sur le Sud. La mise en place d’un tel Gouvernement d’Union Nationale aura vécu, elle ne restera qu’une vue de l’esprit, tant cet acharnement à nous soumettre demeure encore et pour longtemps, le mode de fonctionnement de ceux au Nord de la Léfini.

Mes chers compatriotes du Sud Congo, à tous je vous abjure de bien réfléchir pour que votre mécontentement ne soit pas utilisé, manipulé, pour que tous ceux qui ont vécu du système Sassou ne tuent leur propre mécène, pour mieux le remplacer, et pour longtemps encore, et ne vous entrainent dans ce jeu de dupes dans lequel, à votre corps défendant, vous serez les artisans de votre malheur et de celui de nos générations à venir. Nous ne pouvons leur laisser, l’errance, la mendicité, la servilité, les fers et le joug, pour héritage ! Pensez-y.

Le Faso de Blaise Compaoré et le Congo de Sassou ont en commun l’éternel dilemme de la conservation des positions dominantes par les clans au pouvoir de façon à garder ces positions par quelques moyens que ce soient en chargeant le dictateur en place de tous les maux, en l’accablant le cas échéant et en jurant qu’ils n’y étaient tous pour rien, riches de votre ignorance, pour le remplacer à moindre frais. En clair, il s’agit pour eux de conserver le doigt dans le pot de confiture.

Indépendamment du motif, et tant mieux s’il y en a un bon, mais sans considérer l’éradication de la misère en s’interrogeant à chaque moment sur les causes et sur les moyens réel d’y parvenir. Chasser un dictateur le plus souvent en cache un autre provenant des mêmes horizons. Et Il n’y aura pas de pire hypocrisie, pour nous, de n’appeler dictature que la première, en feignant d’occulter la matrice de la seconde, celle qui les conditionne toutes.

J’emprunte au Rhénan Johann Christian Friedrich Hölderlin (1770 à 1843) une pensée que je crois fort à propos pour ce qui Nous concerne, Nous, au Sud Congo : « Je crois que l’impatience avec laquelle on court vers son but est souvent l’obstacle qui fait échouer le meilleur des hommes. » Qu’un dictateur soit chassé par la volonté du Peuple est certes une bonne chose, mais à la condition que le même clan voire d’autres n’en mettent pas un autre bien plus jeune pour conserver, beaucoup plus longtemps encore, les privilèges sans s’intéresser aux Peuples, en reportant sans cesse et en partant du principe qu’il s’agit de conserver un pouvoir clanique.

Aussi, mes chers compatriotes du Sud Congo, à défaut de les chasser tous, dictateurs, tels qu’ils sont, au-delà de la joie de chasser celui qui est en place, tout en gardant à l’esprit que ce problème n’est plus le Nôtre, mais de ceux au-delà du Nord de la Léfini, rappelons-nous ce proverbe de nos sagesses africaines qui dit : « qu’il vaut mieux un vieux crocodile édenté qu’un jeune aux dents longues » !

Je puis vous assurer que les Signataires de la Requête d’Indépendance adressée à l’ONU le 30 avril 2014, avec la proclamation de l’Etat du Sud Congo, agissent dans l’esprit républicain pour les intérêts supérieurs de la Nation du Sud Congo, n’ayant jamais à l’esprit, en paroles, ni en écrits, de marquer des différences entre les ethnies et les tribus. Notre volonté est dans la complémentarité des uns et des autres pour l’épanouissement de Tous dans le respect mutuel, bannissant le crime politique et de masse entre Nous et envers nos voisins comme moyen de gestion et de réalisation des ambitions claniques. Le Nord-Léfini, comme le Sud Congo, devront s’y résoudre. Pour la paix, la stabilité, la seule solution juridique viable, c’est la partition à l’image de la TCHECO-SLOVAQUIE !

Que ceux du clan Mbochi qui s’imaginent, par effet de miroir, faire la même chose qu’au Burkina Faso en faisant partir Denis Sassou en le remplaçant par son CLONE, ceux-là ne doivent à aucun instant douter de notre détermination à voir naitre l’État du Sud Congo.

Que Denis Sassou ou le Clone qui le survivra, conserve un pouvoir au Nord en mutant le Nord Sangha en une République comme le firent Fulbert Youlou et Félix Tchicaya en 1958, est la voie humaniste et altruiste mettant en place des Etats dignes, évitant des drames inutiles et répondant aux impératifs des Peuples dans le respect mutuel.

Mes Chers Compatriotes du SUD CONGO, mes Sœurs et Frères en Humanité du Nord, la partition que nous proposons n’est pas la sédition mais l’unification à l’instar de ce qui a été fait dans les pays européens, en réussissant à réunir nos ethnies pour la stabilité de l’Afrique. Ces deux Etats ainsi créés seront les piliers des futurs Etats-Unis de l’Afrique Centrale, une aire géographique qui va unifier pour l’avenir et le bien des Peuples d’Afrique.

Opposons-nous, Tous, aux tours de passe-passe et d’embrouillaminis pour l’accès au pot de confiture. Dans la confusion des désirs mimétiques, ne reproduisons pas en vain les printemps arabes qui n’ont abouti à rien, sinon sans la concertation et l’intelligence de la démarche telle que nous la proposons pour le Sud Congo, à appauvrir encore un peu plus les Peuples. Parce que nous avons une vraie exigence de démocratie, de République et de bonne gouvernance.

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 3 novembre 2014 – 21:49

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