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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 15:36
Congo-Brazzaville : Deuxième lettre-ouverte d'un retraité d'Oyo à Sassou

Par Paul Okouéré Obambi - 12 octobre 2015 -

Sassou m’a ‘’tuer’’. J’ai décidé de sortir encore de ma réserve pour dire aux Congolais que tes bêtises n’engagent en rien tous les mbochis. A cause de toi Sassou, aujourd’hui, le pays risque encore de sombrer. Tu es vraiment malade. Ton projet de référendum, retire-le. Le peuple n’en veut pas. Retire-le s’il te plaît parce que, ce que je vois ici à Oyo, la nuit tombée, derrière comme dans ma maison, ce sont des scènes épouvantables. Je ne dors presque plus. Jamais dans ma vie, je n’ai vu des choses pareilles. Je vois des gens dans la peau d’animaux. Oui, écoute-moi bien, dans la peau d’animaux-totems de chez nous, venir me parler toute la nuit et ne s’en vont qu’aux aurores. Mon dieu, je n’en peux plus. Te voilà prévenu.

J’ai pris le recul et analysé ton parcours, mais je me suis posé la question de savoir d’où te vient cette soif de pouvoir. Chez nous les mbochis, le sang est sacré, sauf chez toi. Comment tu fais ? A cause de toi, Sassou, les Congolais nous prennent pour des sauvages dans ce pays. Des barbares. Des gens qui n’ont aucune éducation et qui passent tout leur temps à tuer leurs frères. Tu m’entends ? Oui, des frères, pas des ennemis parce que mbochis, tékés, bomitabas, bakongos, vilis, bémbés, ndzabi…nous sommes des fils du même pays. Et ils ont toutes les raisons de le penser quand on sait que tu as tué Marien Ngouabi pour le pouvoir. Tu as tué Massamba Debat pour le pouvoir. Je ne cite même pas ceux que tu as empoisonnés et qui te faisaient de l’ombre. Tu as chassé Lissouba du pouvoir en te servant d’un alibi fallacieux, comme quoi tu dormais pour toi et on est venu te chercher. Mon œil ! Tu as déclenché une guerre terrible en tuant des milliers de Congolais pour revenir au pouvoir. Et te voilà aujourd’hui, encore prêt à le faire avec ton projet de changement de constitution dont tu vois très bien que le peuple ne veut pas. Mais qu’as-tu avec le sang des autres, toi Sassou ? Imagine-toi un seul moment ta douleur lorsque tu avais perdu ma petite-fille Edith Bongo. Est-ce que tu peux imaginer cette même douleur des parents dont les enfants sont des victimes de ta soif de pouvoir, la douleur de tous ces Congolais orphelins dont la vie a basculé parce que leurs parents ont été tués à cause de toi ?

Quand on te regarde toi, Sassou derrière tes costumes toujours impeccables, on ne peut pas imaginer que derrière tes apparences douces, se cache un grand monstre. Oui je dis bien un monstre et je ne retire rien. Viens me tuer ici à Oyo, je m’en fous, vu le temps qui me reste à vivre, j’aurais dit des choses qui me pèsent depuis, pour soulager ma conscience.

Tu es resté 32 ans au pouvoir, ça ne te suffit pas ? Puisque tu veux être le roi du Congo, mais en 32 ans, tu aurais pu faire du Congo un paradis comme ces pays du Golfe où ils ne manquent de rien. Avec l’argent du gaz et du pétrole, là-bas, les rois ont donné du travail à leur peuple, construit des écoles, des hôpitaux modernes, des vraies infrastructures. Au lieu de ça, tu as fait le contraire en volant l’argent des Congolais. Mais qui a dit que dans ce pays il n’y a que les Nguesso et les Sassou qui doivent absolument être présidents ? Dans ce pays, nous avons connu Opangault, Youlou, Massambat-Debat, Ngouabi, Yhombi, Lissouba, jamais on a entendu parler de leurs enfants, jamais ils n’ont exposé leurs parents comme tu le fais. Mais pour qui te prends-tu ? Tous tes enfants et parents que tu as placés partout, à part voler, ils ne savent rien faire d’autre. C’est tout le problème du Congo. Vas dans tes administrations de merde pour t’en rendre compte. Rien ne fonctionne. J’ai honte d’être mbochi.

Sassou, tu prends les Congolais pour des imbéciles ou quoi là ? Tu leur demandes d’aller au référendum alors que tout le monde sait que tu n’as jamais gagné la moindre élection dans ce pays sans tricher. Au référendum, tu tricheras aussi comme tu en as l’habitude.

Fulbert Youlou que j’ai connu, disait que le Congo sera dirigé un jour par un fou. Et je crois que ce fou, c’est toi, Sassou. Comme ça, tu appelles les Zairois, tu les payes avec l’argent des Congolais, donc mon argent à moi Okouéré, pour remplir tes meetings, tu achètes des marinières et tu les leur distribues. Mais tu as des sérieux problèmes toi, Sassou. L’argent des Congolais, est ce que c’est ton argent ou celui de ta famille ? Mais les connards dans cette histoire, ce sont les Congolais qui te laissent faire, toi et tes enfants. En les regardant à ta télé, à ton meeting qui a fait flop au boulevard des armées, j’étais mort de rire. Je me suis dit voilà ces imbéciles qui dansent parce qu’on leur a donné 3000 francs et des tee-shirts alors qu’ils auraient pu avoir une vie meilleure si toi et tes enfants ne volaient pas leur argent. Et ces connards viennent applaudir ceux qui les baisent depuis 32 ans. Ah, ce pays est foutu.

Moi, Paul Obambi, fils d’Okouéré, je te dis que les gens qui t’entourent ne t’aiment pas. Chez nous les mbochis, les gens qui t’aiment sont ceux qui te disent la vérité quand tu te trompes, même quand cette vérité est dure à entendre et fait mal. Tu devrais te méfier des gens comme les Firmin Ayessa, Moudoudou, Théophile Obenga, Thierry Moungala, Bienvenu Okiemi, Hellot Mampouya et tous les autres qui cautionnent ta bêtise. Mes fils-là te disent toujours oui, oui, oui chef, mais où tu as vu un chef qui a toujours raison ? Je n’ai pas fait de longues études comme eux, mais j’ai encore toute ma tête. Ces gens-là sont dangereux. Regarde Théophile Obenga qui déclare qu’il n’y a que toi, pour diriger ce pays, mais quand tu vas mourir, tu emporteras le Congo avec toi dans ta tombe ? Comment mon fils Obenga peut-il vraiment dire ce genre de conneries ? Et c’est lui, Obenga qui te critiquait quand tu as construit un mausolée à un colon. Ah les intellectuels de ce pays sont des bon-à-rien. J’en rigole encore. Au fait, comment peux-tu construire un musée à un colon ? Tu es complexé à ce point ? Et tout ça avec l’argent des Congolais, mais tu es malade toi, Sassou.

Je salue la bravoure de mes enfants. Parfait Kolélas, Okombi Salissa, Claudine Munari et d’autres encore que j’ai oubliés. Ceux-là au moins t’ont clairement dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec toi, et ont abandonné leur fromage gras du gouvernement. Je sais qu’ils ne sont pas condamnés à ne manger que le mongwélé et le mukalu comme moi et les millions de Congolais que tu affames, mais ils sont courageux de claquer la porte du pouvoir et de l’argent (facile) volé. Et ils ont raison d’ailleurs. L’histoire leur donnera raison.

Sassou, tu nous parles de démocratie dans ce pays, mais de qui te moques-tu, quand on voit que tous ces jeunes qui sortent dans la rue pour manifester pacifiquement, sont arrêtés par la bande à Ndenguet ? Ah celui-là va mal finir avec toi. Mon fils Jean François Ndenguet est du mauvais côté de l’histoire. Il aura des comptes à rendre aux Congolais, j’en suis sûr, parce que moi Paul Obambi, j’écoute la rue qui gronde et je te dis Sassou, tu n’en as plus longtemps, contrairement à tout ce que tes lèche-culs te disent. C’est vrai que les temps ont changé. Je regrette l’ancien Congo que j’ai connu. Ce Congo où il y avait des vaillants militaires comme les Diawara, Kinganga et d’autres encore. Pas ces femmelettes nommées tous colonels ou généraux, payés pour rien et qui laissent faire alors que le pays part en couille. Même si, ce sont tous nos parents mbochis, je leur dis que ce n’est pas normal de rester les bras croisés alors qu’un seul individu, toi, Sassou, tu es le problème de ce pays.

Paul Okouéré Obambi.

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Paul Okouere Obambi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 09:34
(Congo-Brazzaville) Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs...

Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs constitutionnels. -

Par Idrissa Diarra -

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

(…) Les pays africains partagent quasiment le même défi de gouvernance politique, économique et sociale. D’une part, l’attachement à leur fauteuil présidentiel, des dinosaures au pouvoir depuis le siècle dernier, d’autre part, l’écrasement continu de la grande masse du Peuple, sous le poids de la misère et de l’arnaque constitutionnelle.

Ces Présidents adeptes du pouvoir à vie, méprisent trop souvent toute l’importance de la vie après le pouvoir, notamment, le rôle potentiel et l’implication d’un ancien chef d’Etat dans les médiations politiques, pour résorber les violentes crises qui éclatent à l’échelle nationale et/ou internationale. Pour eux, la vie après le pouvoir, « érigée en sens interdit », ne mérite même pas d’être pensée !

Le Burkina Faso, dans sa malheureuse et douloureuse instabilité récurrente au sommet de l’Etat de la période charnière, – fin des années 1970- début des années 1980 -, a sécrété a contrario, ce capital humain, formé d’anciens chefs d’Etat, illustrant par ce fait même, tout l’intérêt de l’alternance au pouvoir, de gré ou de force !

L’ex-Président burkinabé Blaise Compaoré, que l’histoire du putsch manqué du 16 septembre 2015 finit par révéler comme un doux dictateur, farouche adepte du pouvoir à vie, avait pourtant affirmé sans le vouloir peut-être, l’importance de ce riche patrimoine national que constituent les anciens chefs d’Etat.

En effet, Blaise Compaoré créa pendant son règne, un organe consultatif comprenant trois anciens chefs d’Etat burkinabé et d’autres personnalités morales et religieuses influentes de la vie nationale.

Ce collège des Sages créé suite à la grave crise sociopolitique du Burkina Faso, consécutive aux multiples crimes politiques et économiques, dont le paroxysme fut atteint le 13 décembre 1998, par l’assassinat de l’illustre journaliste d’investigation Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, contribua effectivement à faire baisser les tensions, à l’issue de certaines mesures, dont l’organisation de la Journée Nationale du Pardon, célébrée le 30 mars 2001.

Cependant, l’instrumentalisation politicienne des résultats de ce travail, éclate au grand jour à travers le mépris affiché, sinon le rejet total de nombre de recommandations essentielles contenuent dans le rapport du Collège des Sages, daté de 1999, notamment, celle relative à la dissolution pure et simple du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), confiné dans le rôle diffus de garde prétorienne du Chef de l’Etat, et celle relative à la limitation à deux, du nombre de mandats constitutionnels.

A l’ère du numérique, – ce 21ème siècle débutant -, les vieilles méthodes de conservation du pouvoir par les gardes prétoriennes de ces chefs d’Etats se révèlent, assurément dépassées ! Elles sont étouffées par l’élévation du niveau de conscience citoyenne des populations, un éveil dicté non seulement par la lassitude de leurs conditions de vie, mais aussi, par l’accès instantané à l’information et au savoir en particulier, via le canal des TIC (Internet, Facebook, Tweeter, skype, SMS, téléphones portables, télévisions et radios numériques).

Ces populations, désormais plus instruites via des sources extra-scolaires et académiques, mieux formées et plus nombreuses en villes, centres des décisions politiques, mènent massivement des pressions dans les rues pour l’alternance politique alternative.

Mais curieusement, ces chefs d’Etats, largement déconnectés du Peuple et de son intérêt, trouvent selon leurs discours invariables, comme seules sources possibles de leurs départs/maintiens, le Peuple, lui-même via le référendum ! De quel peuple s’agit-il au juste et qu’on ne voit pas massivement en réalité sur le terrain comme soutien?

La disproportion criarde entre les citoyens qu’ils arrivent à mobiliser physiquement sur le terrain et les masses de populations drainées dans les rues par les oppositions contre leurs projets autocratiques, montre au regard de leur discours paradoxalement rassurant pour leurs propres comptes, que d’une part, ces chefs n’accepteront jamais de respecter l’intangibilité des dispositions constitutionnelles limitatives du nombre de mandats présidentiels, et d’autre part, montre qu’ils feront recours à tous les moyens possibles, frauduleux soient-ils, pour demeurer scotchés au pouvoir !

Des raisons valables sans doute pour ces chefs, mais nuls et non-avenus pour les Peuples au regard des Constitutions et de la règle sacrée de la parole donnée, justifient ces conduites autocratiques et monarchiques. Leurs motifs, jamais avoués, de vouloir se maintenir au contraire au pouvoir, justifient au contraire, l’urgence de leur départ !

Ce sont d’une part, la violation de la loi pendant leur règne, compromissions érigées en règle de gouvernance et aggravées proportionnellement à la longévité et pour lesquelles, une fois loin du pouvoir d’Etat, ils n’ont point de garantie de protection.

D’autre part, la misère qu’ils créent eux-mêmes pour le Peuple, c’est-à-dire, pour ceux qui ne détiennent pas le Pouvoir, est redoutée par eux-mêmes ! Ils craignent en effet, de retourner eux-mêmes vivre cette misère, lorsqu’ils cesseront d’exercer le pouvoir. Il s’agit en fin de compte, d’un cercle vicieux, justifiant la nécessité, de bouter avec la forme républicaine, hors du pouvoir, ces chefs aux tendances autocratiques et totalitaires.

Les prisons en particulier, où ils risquent fort d’atterrir pour plusieurs malversations décennales accumulées, sont tenues dans un état inhumain, que nul au monde, dans son plus terrible cauchemar, n’ose s’y imaginer une seule seconde !

Par conséquent, plus le règne de ces dinosaures est long, plus ils sont compromis, et plus, ils ont peur de quitter le pouvoir. Le référendum s’offre à ce titre, comme un subterfuge pour frauder, ni plus, ni moins !

Ces Présidents qui trouvent par réflexe le référendum comme moyen pour trancher sur leur sort au terme de leur dernier mandat constitutionnel, seraient bien inspirés démocratiquement parlant, de faire aussi recours à cet instrument référendaire, pour décider de l’augmentation ou non du salaire des travailleurs/fonctionnaires ou pour répondre aux besoins sociaux divers (santé, éducation, emploi).

Leurs conduites étalent leurs schémas de pensée, qui est tout, sauf démocratique ! Pour ces Présidents monocratiques, le constat est clair ! La prison, c’est pour les autres, l’enfer, c’est pour les autres ! Ce qui est bien pour eux, est bien aussi pour leurs familles, mais jamais pour les autres, jamais pour le Peuple !

Cette attitude foncièrement anti-démocratiques, fonde à dire une fois de plus, que ces chefs, n’ont d’oreilles que pour un seul langage : c’est de les forcer à partir ! Non plus seulement en comptant sur les urnes, souvent entachées massivement de fraudes électorales, mais surtout, en occupant réellement l’espace public, par la démocratie pragmatique, constatée de visu de tous.

Et la communication de masse favorisée par la Révolution TIC – en plein essor en Afrique -, augure de beaux jours à cette démocratie pragmatique de mobilisation des masses sur le terrain réel, pour prescrire la fin de ces dinosaures d’un autre temps, pour annoncer la fin de ces dictatures brutales, et célébrer du coup, leur requiem.

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

Digne Peuple, si tu restes passif ou couché dans la résignation et l’hésitation face à l’imposture flagrante, tu es mort pour toujours dans l’humiliation!

Idrissa DIARRA
Géographe & politologue
Secrétaire Exécutif du Mouvement
de la Génération Consciente du
Faso (MGC/Faso)
diarra.idrissa@rocketmail.com

Burkina Faso, le 11 octobre 2015

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 12:50
Référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville : le grand bluff de Sassou Nguesso

Le 22 septembre dernier, M. Sassou Nguesso annonçait la tenue d'un référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville en vue de changer la constitution du 20 janvier 2002 qui, non seulement limitait le nombre de mandats, mais en plus imposait la limite d'âge. M. Sassou Nguesso étant né hypothétiquement en 1943 - alors qu'en fait il devrait tourner autour de 80 ans -, selon les dispositions de cette constitution, ne devrait plus se représenter en 2016, pour avoir dépassé la limite d'âge, à savoir 70 ans et aussi accompli ses deux mandats, en plus de ses cinq années de sa transition fléxible. Total : 19 ans de pouvoir dictatorial.

M. Sassou Nguesso, acculé et se trouvant le dos au mur, ne voulant pas quitter le pouvoir avec honneur et dignité (qualités qu'il n'a d'ailleurs jamais eues) est obligé de jouer au grand bluff. Dans moins de deux semaines, devrait normalement se dérouler le référendum constitutionnel. Cependant, au jour d'aujourd'hui, en dehors des membres de son clan, personne ne dispose d'une copie de cette fameuse constitution soumise à référendum.

Certes, des rumeurs circulent. On parle d'un article 10 qui stipulerait : "... Sauf cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen ne peut être ni extradé ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit..."

Ici, conscient des affres de sa politique, des crimes économiques et de sang commis par lui et les siens, voire ses amis, M. Sassou Nguesso organise son impunité. A vrai dire, lui et les siens ont peur, très peur de se retrouver devant la CPI ou le TPI, sait-on jamais. Le cas du président Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, les hante.

Toujours dans le cadre de cette impunité à laquelle il tient mordicus, M. Sassou Nguesso aurait encore glissé dans cette fameuse constitution jusqu'ici introuvable, un article (art. 91 dit-on) qui le mettrait à l'abri de tous soucis judiciaires. Cet article disposerait : " Aucune poursuite pour des faits de crimes ou délits commis dans l'exercice de ses fonctions, le président ne peut être poursuivi en justice..."
Cet article serait suivi d'un alinea qui stipulerait : "(...) La violation de ces dispositions constitue crime de forfaiture ou de haute trahison..."

C'est très curieux somme toute. C'est lui, Sassou Nguesso, qui a commis des génocides, des crimes contre l'humanité, des massacres humains et infligé des châtiments collectifs pour appartenance ethnique ; c'est encore lui, Sassou Nguesso, qui édicte des articles pour mettre son clan à l'abri des poursuites judiciaires, et c'est encore lui, Sassou Nguesso, qui menace les citoyens congolais en cas de manquement, de non respect des dispositions qui consacrent son impunité. Et donc, tous ceux qui n'auront pas obéit à cette loi scélérate seront taxés de forfaiture et de haute trahison. Donc passibles de poursuites judiciaires et condamnables à des peines d'emprisonnement. Pourtant, le parjure, la forfaiture et la haute trahison, c'est bien lui et son clan. C'est le monde à l'envers.

Qu'à cela ne tienne, pourquoi cette nouvelle constitution n'est pas mise à disposition du public, surtout du peuple congolais qui est appelé à voter ? Il reste moins de quinze jours et personne ne sait ce que renferme cette fameuse constitution. De quoi Sassou Nguesso et les siens ont-ils peur et que cachent-ils dans cette "nouvelle" constitution qui ne doit pas être vue et lue par tout le monde avant le 25 octobre 2015 ?

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

E-mail : congomfoa@gmail.com

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Equipe du Réseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 11:16
(Congo-Brazzaville) Secouons les chefs de l'opposition

Écrit par Musi Kanda -

Qu’avons-nous donc fait au bon Dieu pour mériter ça ? Longtemps, j’ai cru que nous avons l’opposition la plus stupide du monde. La forte mobilisation du 27 septembre a failli me faire croire que je m’étais trompé. Hélas, non. Sans rien modifier à son plan savamment étudié, Sassou déroule son projet avec un mépris souverain comme s’il était seul au monde ou dans un congrès du PCT acquis totalement à sa cause. Et pendant ce temps-là, que font les généraux de l’armée mexicaine qui nous servent de chefs de l’opposition ? Ils bavassent. Ils pérorent. Ils font la pose, se lancent et se perdent dans une kyrielle de déclarations verbeuses quand le peuple meurtri par 31 ans d’un pouvoir corrompu attend une réponse forte. Jugez-en.

Lundi 5 octobre : Sassou annonce la date de son referendum comme si cela allait de soi.

Mardi 6 octobre : les chefs de l’IDC-FROCAD improvisent un de ces points de presse inutiles dont ils ont le secret dans un hôtel à Brazzaville. Pour dire quoi ? Que Sassou fait venir des ressortissants de la RDC pour garnir ses meetings. Un scoop. Qu’est-ce qu’on s’en fout ! A quoi s’attendaient-ils donc ? Que Sassou se croise les bras et les écoute papoter en se morfondant dans son palais contre l’impopularité de son régime ? Que le dictateur attende tranquillement qu’on le déloge du pouvoir ? Mais ils rêvent, nos chefs !

Certes, rien n’est jamais facile. Encore faut-il savoir où l’on va, comment on y va, et avec qui ? A les voir agir, j’ai le sentiment désagréable que faute d’une stratégie clairement définie avec une répartition des rôles entre eux, l’improvisation tient lieu de feuille de route. Sans prétention aucune, ils ont, à mes yeux, tout faux tant ils semblent brouillons. Je reconnais que vivant loin du pays, sans être en prise directe avec la réalité du terrain, la critique est facile. Mais ce que j’écris relève du simple bon sens.

Premièrement : leurs points de presse ne servent à rien parce que les médias publics ne relaient jamais leurs interventions. Ils ont eu 18 ans pour se doter de leurs propres moyens d’information (journaux, radios, télévision.) Ils n’ont rien fait à part pleurnicher. Oublions cette connerie aujourd’hui, et parons au plus pressé et au plus efficace. Que faire pour mobiliser ? Occuper le terrain. Comment ? Campagne d’affichage, tracts, débats sur les places publiques pour haranguer la foule. Chaque jour. Matin, midi et soir, dans des lieux parfaitement ciblés en y laissant chacun s’exprimer librement, les partisans du pouvoir compris.

Deuxièmement : le PCT est coutumier de la triche. Sans la triche, Sassou ne serait plus au pouvoir. Ils le savent très bien puisque la plupart d’entre eux sont des anciens apparatchiks de ce parti et connaissent par cœur ses méthodes fondées sur l’intimidation, les accusations les plus farfelues du genre détention d’armes de guerre, les arrestations arbitraires et les procès sans queue ni tête. Que faire ? Organiser la riposte en créant une cellule spécialement dédiée à cet effet avec un porte-parole commun aux deux plates-formes de l’opposition. Ça évite le cafouillage. C’est à lui que reviendrait le rôle d’animer (s’ils y tiennent) les points de presse.

Et pour ne pas se laisser intimider par les nervis du régime, créer une force de réaction rapide animée par un coordonnateur doté d’un réel sens de l’organisation. Le rôle de cette force est de mobiliser rapidement la riposte partout dans le pays. Je m’explique. A chaque fois qu’un dirigeant ou un militant de l’opposition est harcelé par le pouvoir, rameuter en masse nos partisans pour le soutenir et hurler des slogans hostiles au pouvoir. Cette force doit avoir des unités partout composés de partisans préalablement identifiés comme des hommes et des femmes motivés toujours prêts à se retrouver pour faire nombre.

Troisièmement : revoir de fond en comble la communication qui, aujourd’hui, me donne envie de pleurer. Les déclarations comme celle du 6 octobre est lamentable. Il faut en finir avec ce genre de comme qui remonte aux temps diluviens du MNR avec ce « Peuple congolais, l’heure est grave, ce jour, etc., etc. » suivi d’un charabia épouvantable de trois pages qui se termine par « vive la démocratie, vie la liberté, vive le Congo ». Qu’on le veuille ou non, dans le monde pressé qui est le nôtre, plus personne ne prend le temps de lire ce genre de littérature écrite dans un langage périmé. Ce type de communication est à bannir. Ce qu’il convient de faire : photographier, filmer, interviewer les Congolais dans la rue, dénoncer les agissements des barons du régime et diffuser le tout en temps réel sur les réseaux sociaux. Exemple, l’opposition dit que le régime loge à Kintélé des Congolais de l’autre rive payés pour garnir son meeting. Très bien. Mais où sont les photos, les témoignages qui en apportent la preuve ? Il ne suffit pas de le dire. Il faut en faire la démonstration documents à l’appui.

Quatrièmement : qu’ils cessent d’avoir en permanence le mot président de la république à la bouche en parlant de Sassou. Dites Sassou tout court. Ou Monsieur Sassou s’ils tiennent à être polis. L’autocrate, pour ceux qui veulent être plus près de la réalité, reste le terme exact et recommandé.

Cinquièmement : arrêter d’en appeler aux puissances étrangères. Aide-toi et Dieu t’aidera. La détermination seule des Congolais chassera Sassou du pouvoir. Appuyons-nous sur elle. Ras-le-bol d’entendre parler de Hollande ou d’Obama, qui ne feront rien pour les Congolais. Sassou le sait. Gagnons d’abord la confiance de l’immense majorité des Congolais. Popularisons ensuite notre message en Afrique en étant en permanence présents sur les réseaux sociaux.

Et pour finir, une question. Pourquoi attendre jeudi pour se retrouver en réunion de crise ? Quatre jours après l’annonce de Sassou, vous vous rendez compte ? Ce sont quatre jours de perdu. C’est dans l’heure, messieurs, qu’il vous aurait fallu vous retrouver pour décider de la riposte. Là, rien. Nada. Zéro pointé. Si c’est avec une telle passivité que vous pensez nous débarrasser de Sassou, vous pouvez aller vous rhabiller, messieurs. Mieux vaut tard que jamais, mais c’est le genre de connerie qui coûte cher. Battons le fer tant qu’il est chaud. Et imposons notre calendrier. Ne jamais attendre que le pouvoir fasse un pas pour bouger. Bougeons en permanence. S’arrêter de bouger, c’est mourir. Bougeons. Dès aujourd’hui. Demain, ce sera trop tard. En clair, des meetings. Encore et toujours des meetings. Peu importe leur forme. Minis. Moyens. Mégas. Mais des meetings. Dans les quartiers. Dans les villages. ’Tous les jours. Jusqu’à la chute du tyran.

Musi Kanda

(Extrait de mwinda.org)

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 02:17
Référe,dum de Sassou Nguesso : vers l'éclatement du Congo-Brazzaville ?

Si Sassou Nguesso s’entête à organiser son référendum le 25 octobre 2015, les populations des cinq territoires du Sud-Congo, où M. Sassou va toujours prélever ses victimes expiatoires, devront alors demander à l’ONU, l’UE et l’UA d’organiser un référendum d’autodétermination. Et la scission du Congo devra être effective.

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Congo-Mfoa - dans Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 20:26

DECLARATION DES PLATE-FORMES IDC-FROCAD SUITE A L’ANNONCE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA DATE DE LA TENUE D’UN REFERENDUM EN VUE DU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002

Peuple congolais, l’heure est grave, ce jour 06 octobre 2015.

Le 22 septembre dernier, le Président de la République, dans un message à la Nation, avait annoncé le principe de la tenue d’un référendum en vue du changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

A ce sujet, au cours du méga-meeting historique tenu le dimanche 27 septembre dernier au Boulevard Alfred RAOUL, les plates-formes IDC-FROCAD avaient, dans une légitime symbiose avec le peuple congolais, mis en garde le Président de la République et son gouvernement du danger qu’ils feraient courir au pays en voulant, coûte que coûte, imposer une démarche hors la loi en référence à la Constitution du 20 janvier 2002, tel que voulu par la majorité de notre peuple.

Faut-il le rappeler, l’actuelle Constitution est l’émanation de sa propre initiative depuis son retour au pouvoir en 1997, après une guerre fratricide ayant lourdement endeuillé les familles congolaises et désarticulé le tissu socioéconomique de notre pays.

Après avoir gouverné pendant une transition flexible de cinq ans, le peuple congolais, conformément à la loi fondamentale, lui a accordé deux mandats successifs qui lui ont permis de pourvoir aux destinées du Congo en toute sérénité.

Cependant, au moment où le second et dernier mandat présidentiel arrive à son terme, conformément à l’article 57 de la Constitution de la République du Congo qui objectivement limite à deux le nombre de mandats, le président de la République, dans une sorte de boulimie digne d’un ogre, manifeste sans gêne, ni élégance, sa faim abyssale à vouloir maintenant et pour toujours se cramponner au pouvoir en imposant aux Congolais un pathétique référendum en vue du changement de la Constitution actuelle, lui ouvrant ainsi les portes de l’exercice à vie de la magistrature suprême.

L’annonce, nuitamment ce 05 octobre 2015, par le porte-parole du gouvernement de la date du fameux scrutin référendaire fixé officiellement au 25 octobre prochain est la manifestation devant l’opinion nationale et internationale d’un comportement brutal qui caractérise l’esprit du président de la République dont le seul leitmotiv est de faire de l’exercice du pouvoir présidentiel une propriété exclusive et/ou privée.

Parlons-en de cette Constitution !

Pour votre gouverne, Peuple congolais, deux dispositions cimentent la prochaine Constitution que l’on va vous imposer. A titre de repères, je citerais en exemple deux dispositions de la future Constitution.

Article 10 qui stipule ceci : « Sauf en cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen congolais ne peut être ni extradé, ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. »

Et pour enfoncer le clou du Roi Soleil, l’article 91 stipule ceci : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction, ne peut être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions »

Un alinéa prévoit ce qui suit : « La violation des dispositions ci-dessus constitue un crime de forfaiture ou de haute trahison, conformément à la loi. »

Chers compatriotes,

En jetant le pavé dans la mare et en éclaboussant les règles strictes régissant les civilisations modernes, le président de la République plonge volontairement, à compter de ce jour, le Congo dans une voie pleine d’incertitude et d’obscurantisme.

Pourtant, le dimanche 27 septembre 2015 au Boulevard Alfred RAOUL, dans la paix, la dignité, la responsabilité, le peuple congolais a lancé au Président de la République un signal patriotique de ressaisissement et de sagesse afin de renoncer à cette démarche hasardeuse qui ne l’honore pas et fait honte à notre pays.

Peuple congolais, ayant épuisé toutes les initiatives susceptibles d’amener le Président de la République à se mettre en conformité avec le droit, l’éthique et la morale, en respectant scrupuleusement son serment prêté devant l’opinion nationale et internationale, conformément à l’article 69 de la Constitution qui stipule :

« Devant la Nation et le Peuple Congolais seul détenteur de la souveraineté : MOI (nom de l’élu), Président de la République, je jure solennellement :

  • « de respecter et de défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat « (…),

En effet, lui-même n’étant pas au-dessus de la loi et s’exposant, dans sa démarche, au parjure et à la haute trahison vis-à-vis du peuple congolais,

Nous, Forces politiques et sociales engagées résolument dans le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique en 2016, lançons, à compter de ce jour 06 octobre 2015, à tous les Congolaises et Congolais épris de liberté et d’espoir en la démocratie, un appel à se tenir prêts, sans peur de qui que ce soit ou de quoi que ce soit, pour déclencher le processus de la désobéissance civile et de braver, en qualité de détenteurs du pouvoir souverain, les forces du mal qui dressent devant nous le spectre épouvantable de la gouvernance par la terreur et l’arrogance, méthodes staliniennes d’un autre âge, rejetés et décriés lors de l’Historique Conférence Nationale Souveraine de 1991.

Peuple congolais, n’acceptons pas ce retour en arrière. Le monstre est connu. Avec votre main puissante, neutralisons-le et mettons-le hors d’état de nuire comme ce fut le cas en août 1963.

Faut-il le rappeler, tout changement de Constitution induit une abrogation. Et l’abrogation de la Constitution induit sans appel la déchéance de toutes institutions qui lui sont attenantes. Visiblement, le Président de la République et son gouvernement conduisent notre pays dans une impasse.

En violant ainsi notre Constitution de manière éhontée, le Président de la République devrait en tirer les conséquences et mettre fin, dès ce jour, à ses fonctions.

Nous prenons à témoin la Communauté Internationale de constater le désordre qui s’installe en République du Congo.

Chers compatriotes, Congolaises, Congolais,

Il n’y aura pas de vote référendaire au Congo.

Vive la démocratie,

Vive la liberté,

Vive le Congo.

Fait à Brazzaville, le 06 octobre 2015

Les Plateformes IDC/FROCAD

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FROCAD - IDC - dans Congo-Brazzaville PCT Sud-Congo FROCAD IDC
5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:57
Ordre préparatoire pour la désobéissance civile

I. SITUATION GENERALE

Le Parti Congolais du Travail(P.C.T) veut que le Président SASSOU NGUESSO et sa famille ne quittent plus le pouvoir après son dernier mandat en 2016.

II. SITUATION PARTICULIERE

Alors, pour rester éternellement au pouvoir, la famille NGUESSO et le P.C.T ont choisi de défier la loi et le peuple, d’imposer le silence et la peur par la terreur des armes.

III. REPONSE DU PEUPLE

Le peuple constate que Monsieur SASSOU NGUESSO abuse de son pouvoir.

Le peuple lui fait observer qu’il n’est rien sans le complot des policiers, gendarmes et militaires traîtres, y compris les agents de la sécurité d’Etat.

Le peuple reconnaît que les magistrats n’étant pas armés, sont, dans leur grande majorité, aussi terrorisés comme nous et obéissent hélas, pistolets sous la tempe, à des ordres manifestement illégaux. Vous bénéficiez des circonstances atténuantes et nous vous relaxons au bénéfice du doute.

Cependant, le peuple attaché à sa loi, débaptise les agents de la sécurité d’Etat, les policiers, les gendarmes et les militaires complices de la famille NGUESSO et du P.C.T.

Désormais, ils seront identifiés et reconnus comme « les bras armés de la famille NGUESSO » et non de l’Etat.

Ainsi donc :

a) En vue de préparer la désobéissance civile et pacifique en vertu des articles 10 de la Constitution du 20 Janvier 2002 et 26 de la Charte des droits et libertés du 29 Mai 1991, nous peuple souverain, opposés au changement de la constitution, avons commencé les opérations d’identification secrète des domiciles et familles des agents de la sécurité d’Etat, des policiers, gendarmes et militaires appelés ‘’BRAS ARMES DES NGUESSO’’, dans tous les quartiers, arrondissements et villages de la République.

b) Le peuple souverain opposé au coup d’état constitutionnel et à l’éternité au pouvoir du Président SASSOU NGUESSO, entend s’attaquer aux familles des policiers, gendarmes et militaires qui réprimeraient avec violence incivique et illégale le peuple de la grande marche de la désobéissance civile.

c) Le peuple souverain confirme qu’aucune famille des policiers, gendarmes et militaires reconnus comme intègres et républicains ne sera inquiétée. Au contraire, elle bénéficiera d’une protection populaire.

d) Pour cela, chaque policier, gendarme et militaire attaché à la cause de la famille NGUESSO et du P.C.T est invité à héberger sa famille dans la caserne avant le jour dit de la marche.

e) La liberté du peuple et la survie de la démocratie sont à ce prix.’’ C’est le temps de l’action’’.

L’identification des ‘’bras armés DES NGUESSO ET DU P.C.T’’ prend effet dès la publication du présent ordre préparatoire à la désobéissance civile.

Fait en République du Congo au temps du passage à l’acte.

Le Peuple souverain

N.B : LIRE, FAIRE LIRE ET PASSER LE MESSAGE

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La Résistance congolaise - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 08:38
Magouilles frontalières et apartheid kilométrique au Congo-Brazzaville

Après avoir soufflé sur les braises de la xénophobie comme le précise le rapport Amnesty international sur l’opération « Mbata ya Bakolo », le régime totalitaire de Brazzaville a subitement décidé de faire tomber les barrières entre les deux capitales les plus rapprochées au monde.

Nous pourrions saluer cet accord de libre circulation s’il n’était pas entaché d’une irrégularité et d’une ignoble arrière-pensée politicienne.
En effet, l’accord de libre circulation ne concerne que les habitants dans un rayon de 50km des deux capitales. Cette disposition est anticonstitutionnelle car elle créé de facto une rupture d’égalité entre les citoyens congobrazzavillois. Est-on moins citoyen quand on habite au-delà de 50km de la capitale ? Cette disposition introduit ou plutôt réintroduit un apartheid kilométrique comme jadis du temps colonial ou l’accès à la « ville blanche » était interdit ou soumis à laissez-passer pour les indigènes des faubourgs.

L’arrière-pensée politique du régime totalitaire de Brazzaville, c’est de faire venir massivement des citoyens de la RDC pour meubler les meetings Pro-changement de la constitution. De plus, d’une source du Ministère de l’intérieur, nous savons que le régime s’est lancé dans une dynamique de naturalisation massive et illégale puisque ne répondant à aucun des critères de la loi (durée minimum de séjour au congo Brazzaville, maîtrise linguistique, contrat de travail, logement etc.) pour mieux manipuler les listes électorales et s’assurer la réussite de façade du référendum illégal.

Le régime de Brazzaville entre dans une dérive totalitaire dangereuse pour la sécurité et la stabilité de l’Afrique centrale. Le crime est devenu, s’il n’a pas toujours été, le mode de gestion de l’Etat. Nous dénonçons l’Apartheid kilométrique qui vient d’être entériné par le gouvernement congolais qui nous ramène au temps des colonies où les indigènes des faubourgs n’avaient pas accès à la ville blanche sans laissez-passer.

Collectif #Sassoufit

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 09:54
(Congo-Brazzaville) Pourquoi les cessions d'intérêts d'ENI et de TOTAL E&P aux pilleurs du régime Sassou Nguesso constituent des crimes économiques ?

Par Alain MIZELLE -

Alain Mizelle -

Depuis le retour aux affaires du Président Denis Sassou Nguesso dans notre cher et beau pays en Octobre 1997, les intérêts pétroliers du Congo sont soumis à rudes épreuves. Une vraie mafia de cols blancs en bandes organisées, bien rodée, s’est installée au plus haut sommet de l’Etat et siphonne allègrement, en toute impunité, les ressources pétrolières de notre pays. Tout ceci se passe au vu et au su des membres du gouvernement et du Parlement Congolais qui sont, soit tous incompétents, ou se figent dans l’omerta alors qu’un petit groupe met les revenus pétroliers potentiels du Congo à sac. Quant aux brillants techniciens congolais du pétrole, ces chers collègues souvent aux ordres de la SNPC, de Total ou d’ENI, c’est bouche-cousue pour protéger leurs emplois et leur pécune ; mais ils sont également soumis aux clauses de confidentialité, ce qui ne saurait constituer véritablement des circonstances atténuantes ; on ne va pas leur en vouloir !

J’ai donc choisi de rompre ce silence des tombes et d’exposer chacune des transactions pétrolières mafieuses conclues au Congo depuis 1997, et ce sur la base de mes compétences pétrolières et d’informations glanées par mes recherches pour le reste de l’année 2015. Cet exercice commencera par les derniers Contrats de cession signés en 2014 et 2015 par ENI Congo et Total E&P Congo et d’expliquer pourquoi ces contrats constituent des crimes économiques potentiels.

En effet depuis 1997, on croit vivre un cauchemar, tant le pillage des intérêts pétroliers de notre pays a atteint des sommets invraisemblables, qui défient l’imagination aussi bien par leur audace que leur voracité. Alors que je me concentre exclusivement sur le secteur amont pétrolier, ces pillages affectent toute la chaine pétrolière incluant le trading pétrolier, le traitement et le raffinage, le transport et le stockage ainsi que la distribution des produits pétroliers. Dans n’importe quel pays normal au monde, la sonnette d’alarme aurait été tirée depuis 1998. Les pilleurs ont pris le silence du peuple et de la classe politico-intellectuelle du Congo comme une validation de leurs forfaits ; alors ils ont débordé d’imagination et d’ingéniosité. On est ainsi passé de commissions de quelques millions de dollars sur les enlèvements de cargos de l’Etat, sous le couvert des menaces de Fonds vautours, à la mainmise sur des participations dans les plus grands gisements de pétrole qui valent plusieurs milliards de dollars. C’est-à-dire, « le beurre et l’argent du beurre » ne leur suffisent plus, ils se sont donc attaqués à la crémière et ayant fini de la déboulonner, maintenant ils s’en prennent carrément aux vaches à lait. Tout naturellement, si ce processus n’est pas arrêté immédiatement, ils vont finir par vendre la ferme familiale, le Congo, notre pays.

Les oligarques russes, à la fin du régime de Boris Eltsine, étaient des cadres et des spécialistes initiés, chacun dans leur domaine, qui usant des informations privilégiées et un accès au sommet de l’Etat avaient mis la main sur des pans entiers de l’économie Russe, depuis les télécommunications, les sidérurgies jusqu’au pétrole par le biais de privatisations. Ce même schéma est en marche au Congo de Denis Sassou Nguesso ou des individus ayant des informations privilégiées sur le domaine pétrolier, et un accès au plus haut sommet de l’Etat, s’affairent à dépecer des morceaux entiers d’intérêts pétroliers qui, en conditions normales, reviennent à l’Etat pour le bénéfice du peuple Congolais.

Pourquoi donc les dernières cessions d’intérêts réalisées en 2014 et 2015 par ENI Congo et Total E&P Congo au profit des sociétés AOGC, Kontinent Congo et Petro Congo constituent des crimes économiques potentiels qui devront faire l’objet d’investigations et, si avérés, être punis dans le Congo post-Sassou Nguesso ? Eh bien, ce sera d’abord sur la forme et le fond de ces transactions et ensuite sur la taille et la valeur monétaire de celles-ci.

  1. Renouvellements des Permis ENI Congo Loango II and Zatchi II et Acquisition par AOGC de 9% en Moyenne dans les gisements Kitina-Djambala-Foukanda-Mwafi:

En ce qui est de cette transaction, pour rappel, en début de l’année 2014, la société ENI Congo (et son partenaire Total E&P Congo) négocient depuis plusieurs mois le renouvellement des CPP (Contrat de Partage de Production) portant sur les gisements Zatchi et Loango préalablement renouvelés le 15 Novembre 1995 sous le CPP Madingo Maritime. Ces deux gisements ont chacun plusieurs milliards de barils de pétrole en place dont seule une petite partie, moins de 20% a été récupérée, Loango est en production depuis 1977 soit depuis 37 ans et Zatchi depuis 1988 soit 26 ans. Sans grands travaux de redéveloppement de ces gisements, la production totale est en baisse et était de 20,000 barils/jour en 2013. Cependant les réserves résiduelles sont conséquentes et se trouveraient entre 300 et 500 millions de barils.

Sur la forme de cette transaction, après respectivement 37 ans et 26 ans d’exploitation, ces gisements dits matures, mais encore juteux, devaient revenir dans le domaine public et l’Etat d’en donner non seulement le titre minier à la SNPC, mais d’en transférer l’exploitation effective à sa société d’Etat. Après 25 ans d’exploitation, et au vu du prix record du baril des 10 dernières années, les opérateurs ENI et Total ont donc récupéré tous les capitaux investis (Capex, Opex, Admex) et fait des profits très respectables. L’Etat n’a donc aucune raison de renouveler ces permis pour un simple bonus de signature tout en laissant à la SNPC un maigre 15% d’intérêt. Dans la mesure où l’Etat se soucie de la baisse potentielle de sa production due à l’incompétence de la SONAREP à gérer des gisements, il y a possibilité de signer des contrats rémunérés O&M (Operations and Management) avec des firmes spécialisées qui continueraient à opérer et produire ces gisements clés en main pour son compte. L’Etat a donc choisi de renouveler ces gisements qui auraient apporté des recettes annuelles brutes – avant coûts – de 328,5 million de dollars US (pour un baril à $45) soit 190 milliards de FCFA.

L’Etat semble donc avoir fait une mauvaise opération au seul profit des opérateurs ENI et Total sur Loango et Zatchi, sauf si vous regardez ce qui vient après, et c’est bien le fond de cette affaire, c’est-à-dire l’entrée de AOGC (Africa Oil and Gas Corporation) dans les gisements Kitina (10%), Djambala (8%), Mwafi (10%) et Foukanda (8%). AOGC – société indexée par les ONG y compris Global Witness dans les scandales de détournements de fonds et des commissions de vente de cargaisons de pétrole, durant la période des fonds vautours entre 1999 et 2007 – est une société officiellement dirigée par Dieudonné BANTSIMBA et Narcisse LOUFOUA mais dont le propriétaire principal bien connu à Brazzaville, Paris et Rome n’est autre que Mr. Denis Auguste Marie GOKANA Chairman de la SNPC et Conseiller Spécial en matière d’Hydrocarbures du Président Sassou Nguesso. Au Congo les devoirs fiduciaires et les conflits d’intérêts n’existent pas. Il semblerait donc au fond, que les décideurs pétroliers du Congo que sont le Président Sassou Nguesso, son fils Denis Christel Nguesso et Mr. GOKANA aient décidé de renouveler les permis Loango et Zatchi en échange d’un bonus et de l’entrée de AOGC dans les gisements Kitina, Djambala, Mwafi et Foukanda. Vous vous dites peut être que les intérêts impliqués sont minimes de 8 à 10%, sauf si vous êtes du domaine et mesurez la valeur monétaire de telles transactions surtout à la lumière de la misère du peuple congolais.

Plateforme Gisement Kitina (voir photo en fin de page)

Voici donc les chiffres; En 2013, le gisement de Kitina produisait 15,000 barils/jour, tandis que les 3 autres gisements (Foukanda-Djambala-Mwafi) produisaient 7,300 barils/j. La production totale de ces gisements s’élevait donc à 22,300 barils/j en 2013. Les gisements pétroliers subissent un déclin naturel de 1-5% par an dépendant du type et des conditions du réservoir, alors en 2015 la production totale de ces gisements devrait être autour de 20,000 barils/j. AOGC engrangerait donc une production journalière brute d’environ 1,800 barils/j soit 657,000 barils/an. Si nous assumons un prix du baril de pétrole à $45/bbl, AOGC fera donc des entrées de trésorerie brutes annuelles de 29MM$ (17 milliards FCFA) avant déductions des royalties, profit oil de l’Etat et taxes. D’après Global Witness, ENI semble avoir divulgué auprès des media Italiens le paiement d’un bonus de signature de 22MM$ ; on se sait pas si celui ci correspond au renouvellement de Loango-Zatchi II ou Kitina-Djambala-Foukanda et Mwafi. Si ce montant a été payé par ENI et son associé, alors AOGC aurait payé au pro-rata 1.98MM$ de bonus pour ses 9% moyens sur les 4 gisements. Que nos vaillants économistes fassent le ratio profits sur investissements d’une telle transaction : autant dire qu’AOGC a été mis devant un tiroir caisse ! Dans l’industrie pétrolière, les réserves d’un gisement en production coûtent cher, les sociétés payent de 15-20$/baril. Moins de 50% des réserves initiales de Kitina ont été produites et les réserves totales des 4 gisements se situent donc au minimum à 100 millions de barils, ce qui donne à AOGC environ 10 millions de barils de réserves dont la valeur nominale non risquée se situe entre 150 et 200MM$ (87 et 116 milliards de FCFA).

Plateforme gisement Tchibouela (voir photo en fin de page)

  1. Renouvellement du Permis couvrant le Secteur Sud Total E&P Congo incluant les gisements Tchibouela, Tchendo, Tchibeli-Litanzi et Acquisition par AOGC, Kontinent Congo et Petro Congo d’un total de 25%:

Dans le cadre de cette opération, la troïka à la tête du pétrole des Congolais avait décidé d’ajouter à AOGC, déjà décrite ci-dessus, les sociétés inconnues Kontinent Congo et Petro Congo. Kontinent Congo, dont les véritables actionnaires ne sont pas apparents. Kontinent Congo, semble être une filiale de la petite société incorporée aux USA et basée à Washington D.C., Kontinent LLC (http://www.kontinentllc.com) qui elle est dirigée par Yaya MOUSSA. Mr. MOUSSA est camerounais et est l’ancien directeur du Bureau FMI (Fond Monétaire International) de Brazzaville à l’époque de Dominique Strauss Kahn avec qui il avait œuvré pour aider le Congo à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Mr. MOUSSA s’est tissé un réseau à la tête de l’Etat et une amitié avec Denis Christel Sassou Nguesso qu’il va utiliser à des fins personnelles quand il se retire du FMI. Il crée tout de suite une plateforme médiatique, Africa Today tv (http://africatodaytv.com) pour faire la gloire des dictateurs Africains et Kontinent LLC va se lancer dans les activités de conseil et trading pétroliers et de projets pétroliers et miniers par retour d’ascenseur. En clair derrière Kontinent Congo, se cache Denis Christel Sassou Nguesso. Nous creusons encore pour établir la propriété de Petro Congo qui semble être toujours détenue par le clan des Mapapa.

Sur la forme, grande a donc été ma surprise devant le discours tenu par Total Congo après les demandes de réponse pressantes de Global Witness et du Times of London quant à la propriété de ces entreprises choisies sans appel d’offres sur des intérêts aussi importants. Voici ce que Total a dit en substance dans l’article du Times de Londres, et je cite « Parmi les mesures prises, nous nous sommes efforcé à identifier les bénéficiaires ultimes de chacune des sociétés congolaises. A travers ces efforts Total a obtenu le confort nécessaire pour aller de l’avant avec l’association telle que structurée dans ces circonstances». La syntaxe clé de cette excuse de Total est «telle que structurée dans ces circonstances». Ni Total, ni moi même, ni aucun Congolais pourvu d’une petite parcelle de cervelle ne pouvait s’attendre que la troïka structure ces sociétés en montrant gratuitement les vrais actionnaires ! La troïka a structuré ces sociétés en plaçant les Narcisse LOUFOUA et Yaya MOUSSA comme directeurs de façade et en nommant des actionnaires fictifs dans les registres corporatifs et la « due diligence » de Total a vu ce qu’elle voulait voir ; ne dit-on pas «qu’il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ?». Mais de grâce, que Total ou ENI ne nous disent pas qu’ils ne connaissent pas les vrais propriétaires de ces sociétés ! Qui est donc suffisamment puissant au Congo pour obliger Total Congo à regarder ailleurs alors qu’une transaction d’une valeur nominale de près de 4 milliards de dollars (2,300 milliards FCFA) est en marche ?

Le 14 Juillet 2015, alors que la France célébrait la Bastille, Total E&P Congo annonce la signature du Protocole d’Accord pour le renouvellement des permis d’exploitation Tchendo II, Tchibouela II, Tchibeli-Litanzi II dont les termes incluent des cessions aux sociétés congolaises AOGC (10%), Kontinent Congo (10%) et Petro Congo (5%). Comme dans le deal précédent qui impliquait ENI Congo, les gisements principaux de Tchendo et Tchibouela arrivent en fin de terme de leur permis d’exploitation après 30 ans. La pratique normale dans un pays pétrolier, qui se respecte, aurait voulu que ces gisements tombent dans le domaine public et que l’Etat les attribuent à sa société nationale qui continuera leur exploitation pour le grand bonheur des Congolais. Mais c’est sans compter avec le nouveau toupet et la gourmandise sans limite des rois du pétrole congolais qui semblent avoir convaincu Total du bien fondé de cette cession de 25% des parts du projet qui au pire devaient revenir à la SNPC et ce, sous le couvert de la Loi sur le local Content (Contenu Local) encore non promulguée au Parlement. Le fond de cette affaire semble donc être un deal noir opaque entre Total et la troïka, « renouvellement du permis couvrant le Secteur Sud sous de meilleurs termes fiscaux à condition que vous acceptiez l’entrée des sociétés que nous mettons sur table » comme dans les films d’Al Capone sur la mafia de Chicago, concussion, racket, extorsion et ormeta.

Dans la foulée, Pierre Jessua, le General Manager de Total E&P Congo nous annonce que Total a obtenu de meilleurs termes fiscaux dans le cadre de cette transaction et que les réserves qui restent à récupérer sur ce permis ne sont que de 100 millions de barils. Vraiment ? Voici les vrais chiffres de cette transaction : la production des gisements du secteur Sud est passée de 26,000 barils/j en 2012 à environ 22,608 barils/j en 2013, déclin naturel oblige. Nous pouvons assumer que cette production se situe aujourd’hui autour de 21,000 barils/j, ce qui donne à AOGC/Kontinent Congo/Petro Congo un total de 5,250 barils/j pour les 25%, soit une production annuelle de 1,916,250 barils générant un revenu brut de 86MM$ (50 milliards FCFA) avant déduction des royalties, profit oil de l’Etat et taxes avec un prix de baril conservateur à $45/bbl. Ce qui est intéressant c’est que ces gisements et notamment Tchibouela ont déjà récupéré 400 millions de barils sur 30 ans et ils devront encore produire pendant très longtemps avec des opérations de reprises/workovers et le forage de nouveaux puits tant les réserves résiduelles sont importantes. Le chiffre de 100 millions de barils de Pierre Jessua est archifaux ! Qu’il consulte ses géologues, géophysiciens et autres ingénieurs subsurface. Tchibouela et Tchendo ont ensemble tout près de 4 milliards de barils en place dont 400 millions récupérés jusqu’en 2015. Le gisement de Tchibouela seul a un STOIIP de 2.4 milliards de barils dont seulement 16% ont été récupérés. Or d’un réservoir de type Tchibouela on devrait récupérer un minimum de 25% de l’huile en place, soit 600 millions de barils. Donc les réserves résiduelles potentielles minimum de Tchibouela devraient être de 200 millions de barils (600MMBls moins 400MMBls déjà récupérés). Le gisement de Tchendo a 1,5 milliards de barils d’huile lourde en place encore non produits et qui peuvent être développés avec les puits horizontaux et les techniques de complétion/stimulation modernes, dont Tchendo Sénonien (850 MMBls en place et 85MMBls récupérables) et Tchendo Sendji C (635MMBls en place et 60MMBls récupérables) soit un total de 145 millions de barils de réserves additionnelles. Les réserves de Tchibouela et Tchendo seuls sont ainsi donc de 345 millions de barils. AOGC et compagnie s’octroient ainsi des réserves de 86 millions de barils soit en gros 100 millions de barils si nous ajoutons les réserves de Litanzi et Tchibeli par simple jeux d’écriture. En acceptant un prix du baril à 45$/bbl, ces réserves ont une valeur nominale non risquée, de 4.5 milliards de dollars (2600 milliards de FCFA) avant déductions des royalties, profit oil de l’Etat et taxes. La pratique dans l’industrie pétrolière est d’acheter les réserves en production à un prix de $15-20/bbl, ce qui fait que les 25% acquis valent entre 1.5 milliards de dollars US (1000 milliards FCFA) et 2 milliards de dollars US (1160 milliards de FCFA). Combien Gokana et Cie ont-ils payé à l’Etat?

La responsabilité corporative et fiduciaire des multinationales est désormais engagée. Aussi bien ENI Congo SA que Total E&P Congo en tant que sociétés européennes, tombent sous les dispositions des lois de l’OCDE, de l’Union Européenne et de leurs propres codes d’éthique portant sur la corruption active, passive ou autre. Le Code de Conduite du Groupe Total remis sur pied depuis l’an 2000 inclue des dispositions pratiques que les employés et responsables de Total doivent observer dans la conduite des affaires et la prise des décisions au quotidien. Ce Code dispose en particulier que «Total rejette la corruption sous toutes ses formes, publique et privée, active et passive». Il faut penser qu’au Congo de Sassou Nguesso de telles grossièretés se passent sans que personne au sein des partis politiques ne bronche, alors que le Président du Guatemala, Otto Perez Molina vient d’être destitué et incarcéré pour corruption dans les services douaniers d’un montant d’environ 3.7MM$ (moins de 2 milliards de FCFA). Un changement de régime au Congo permettrait de mettre à plat ces deals opaques iniques qui n’ont pour but que de perpétuer l’enrichissement illicite d’un clan au détriment du peuple qui continue de croupir dans la misère la plus totale. Entre-temps des associations congolaises et la société civile ont la possibilité d’interpeller ces majors pétroliers devant les instances européennes dont l’UE, L’OCDE, les Nations Unies pour arrêter la vente sur le marché international par AOGC, Kontinent Congo et Petro Congo, de barils de pétrole pillés, dont les bénéficiaires authentiques devraient être les populations du Congo qui manquent de tout, depuis l’eau potable, l’électricité, les infrastructures de santé de base et sont assujettis à un ’indice de développement humain parmi les plus bas de la planète.

POURQUOI LES CESSIONS D’INTERETS AUX PILLEURS DU REGIME SONT CRIMINELLES ( télécharger la version word)

Alain MIZELLE

(Extrait de congo-liberty)

A propos de l’Auteur: Né à Brazzaville au Congo,il passe sa tendre jeunesse dans les pays du Niari notamment à Dolisie, établi actuellement à Montréal au Canada. Homme d’affaires, PDG de la société Prevail Energy Limited (www.prevailenergy.com) et Pasteur Évangélique diplômé en Etudes Chrétiennes Hébraïques de Woodlands au Texas. Ingénieur Minier et géologue pétrolier détenteur d’un Master en Ingénierie Minier de Wits University, une Maitrise en Sciences de la Terre et une formation pétrolière à Oxford (Angleterre). Coordonateur pour le compte de la Société Pétrolière Sud Africaine Engen (Energy Africa) du projet d’exploration Haute Mer et du développement du gisement Nkossa entre 1996 et 2002, participe notamment aux découvertes des gisements de Moho-Bilondo. Recommande l’entrée de Energy Africa sur le permis Kouilou et le gisement M’Boundi, gère le gros du portefeuille exploration au Gabon et recommande l’entrée de Energy Africa en Guinée Equatoriale conduisant aux grandes découvertes des gisements Ceiba et le complexe Okoumé. Au Canada depuis 2003, fonde GGPC (Gulfofguinea Petroleum Corporation) qui négocie et signe des Contrats Pétroliers au Gabon en 2004 et entre à la Bourse AIM de Londres sous le nom FirstAfrica Oil Plc. Depuis 2005 dirige Prevail Energy Limited, société qui avait acquis 20% d’intérêts dans le projet MKB au Congo et négocie des projets Pétroliers partout en Afrique, USA et en Asie.

Plateformes gisements Kitina et Tchibouela
Plateformes gisements Kitina et Tchibouela

Plateformes gisements Kitina et Tchibouela

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 15:51
Diendéré, ancien chef d’une milice de tortionnaires et d’assassins, transformé en homme clé de la sécurité de la région par les Français et les Américains

Général Gilbert Diendéré

Burkina : Le Régiment de Sécurité présidentielle rappelle aux yeux du monde son passé putschisteLe coup d’Etat au Burkina Faso n’est pas tout à fait une surprise. La crise était annoncée car ce Régiment de la sécurité présidentielle, ses officiers et Gilbert Diendéré qui les contrôlaient sentaient leur fin proche s’ils ne tentaient pas quelque chose avant les élections qui étaient prévues pour le 11 octobre.

Les informations qui nous parviennent du Burkina restent parcellaires. Le RSP (Régiment de sécurité présidentielle) a pris en otage, mercredi soir, jour du Conseil des ministres, Le Président de la Transition, Michel Kafando, le Premier ministre Issac Zida, et les autres ministres présents. Des négociations se sont engagées avec la hiérarchie militaire sans succès.

Quelques heures plus tard, les preneurs d’otage précisaient leurs intentions. Ils déclaraient prendre le pouvoir, portaient à la présidence le Général Diendéré et annonçaient la mise en place d’un Conseil national de la démocratie dont la première mesure serait d’organiser des élections « inclusives ». Plusieurs maisons de leaders de la société civile ont été attaquées, les leaders du Balai citoyen particulièrement visés. Smockey nous a informés que la sienne a été attaquée au lance-roquettes, sa famille ayant pu s’enfuir par-dessus un mur. Un incendie a pu être court-circuité grâce à l’intervention du voisinage.

La réaction n’a pas tardé, des appels à se rassembler place de la révolution jeudi matin ont circulé. Des groupes de jeunes sont descendus dans la rue par petits groupes pour disperser les soldats du RSP. Les syndicats et la Coalition contre la vie chère ont immédiatement appelé à une grève générale illimitée. La répression aurait fait une dizaine de morts et de nombreux blessés, mais ne serait l’œuvre que des seuls éléments du RSP. Au nombre de 1300, ils ne contrôleraient en réalité que la capitale, et encore. Des internautes ont posté aussi des photos de manifestation dans plusieurs villes de province. Et vendredi matin, RFI annonçait des manifestations à Bobo Dioulasso, à Yako où la maison de Gilbert Diendéré a été incendiée et à Po.

Le Président du Conseil national de la Transition, Cheriff Sy, dans un communiqué à déclarer assumer « désormais les pouvoirs dévolus au chef de l’Etat », et « inviter le chef d’Etat-major des armées et les chefs d’Etat-major des différentes régions militaires à prendre immédiatement toutes les dispositions pour que cette forfaiture soit arrêtée puisque c’est un groupe armé qui s’oppose à la volonté du peuple ». Cheriff Sy n’est autre que le fils du général Baba Sy, qui a toujours été, de son vivant, très respecté par l’armée.

Un coup d’Etat probablement préparé depuis longtemps

Par trois fois déjà, le RSP, sous la houlette de Diendéré, ont perturbé le Conseil des ministres. On se rappelle que la nomination d’Issac Zida comme Président, lors de l’insurrection, résultait d’un consensus entre le RSP, et les autres chefs militaires. Mais rapidement Zida, peu connu bien que numéro deux du RSP, en mal de popularité parmi les insurgés, se lançait dans des déclarations fracassantes, teintées de populisme, affirmant sa volonté de prendre en compte les aspirations des insurgés. Il annonçait en particulier la réouverture des affaires Sankara, l’ancien président révolutionnaire dont l’assassinat n’est pas officiellement élucidé, et Norbert Zongo, le journaliste assassiné par des hommes de la sécurité présidentiel.

Zida épousant la cause des insurgés, les autres chefs du RSP, se sentant trahis, ont plusieurs fois séquestrés le Conseil des ministres, le Président et le Premier ministre, avançant à chaque fois de nouvelles revendications et s’opposant à la dissolution de leur régiment, demandée par la société civile. En réalité cette revendication est apparue la première fois parmi les propositions du Conseil des sages, mis en place la suite du puissant mouvement de protestation contre l’assassinat de Norbert Zongo.

Avec le recul, l’hypothèse d’une préparation minutieuse d’un coup d’Etat, par un affaiblissement progressif des forces au sein du gouvernement pouvant s’y opposer apparait crédible. Ainsi, en février 2015, à la suite du deuxième mouvement d’humeur du RSP, des proches de Blaise Compaoré furent nommés à des postes clé: Boureima Kéré, pourtant accusé de torture par deux témoignages très précis (voir http://www.thomassankara.net/spip.php?article1739 et http://www.thomassankara.net/spip.php?article1738 ) comme chef d’Etat major particulier du Président etle lieutenant-colonel Coulibaly, ancien aide de camp de Blaise Compaoré, comme chef de corps du RSP. Ce dernier devait partir en stage de formation en France.

En juillet dernier, les chefs du RSP exigèrent la démission des 4 ministres militaires du gouvernement. Les tractations durèrent cette fois plusieurs jours. Ils n’obtinrent pas totalement satisfaction, mais suffisamment pour pouvoir envisager un coup d’Etat dans de bonnes conditions. Le premier ministre fut déchargé de la Défense, et surtout le lieutenant-colonel Auguste Barry, le ministre le plus populaire parmi les insurgés, perdit son poste de ministre de l’intérieur et de la sécurité. Il venait de déjouer une première tentative de coup d’Etat. N’est-ce pas parce qu’il essayait de reprendre la main sur le système mis en place par Diendéré, chef de la sécurité intérieur du pays sous Blaise Compaoré, qui entretenait à ce titre des rapports étroits avec les officiers des troupes françaises et américaines ? Un des derniers obstacles de taille était levé qui permettait d’envisager un coup d’Etat victorieux.

Diendéré, ancien chef d’une milice de tortionnaires et d’assassins, transformé en homme clé de la sécurité de la région par les français et les américains

Gilbert Diendéré, avait remplacé Blaise Compaoré à la tête du CNEC (Centre national d’enseignement commando), lorsque ce dernier devint chef d’Etat après un coup d’Etat qui se solda par l’assassinat de Thomas Sankara en 1987. C’est lui qui est aussi à l’origine de l’exécution des capitaines Jean Baptiste Lingani et d’Henri Zongo, les deux autres leaders « historiques » de la révolution, aux côtés de Blaise Compaoré et de Thomas Sankara. Ce sont des hommes sous son commandement qui ont tué Thomas Sankara et ses compagnons. Il en était le chef au moment de la période la plus noire du régime, marquée par des assassinats politiques, et lorsqu’on torturait ceux qui se refusaient à déclarer allégeance au régime.

Le RSP est issu du CNEC et Gilbert Diendéré en a gardé le commandement jusqu’à sa nomination comme chef d’Etat-major particulier de Blaise Compaoré. De nombreuses exactions, commises par les hommes de ce régiment, sont restées jusqu’ici impunies. Le journaliste Norbert Zongo a lui aussi été assassiné par des hommes du RSP. Gilbert Diendéré a été plusieurs fois cité lors du procès de Charles Taylor, puis dans des rapports de l’ONU, pour avoir détourné l’embargo au profit des rebelles ivoiriens. C’est lui qui avait le premier retrouvé l’avion d’Air Algérie qui s’était crashé au Mali, révélant ainsi l’efficacité de son système d’information mis en place. Et c’est encore lui qui a organisé la fuite de Blaise Compaoré en collaboration avec les forces spéciales françaises basées non loin de Ouagadougou.

Mais Gilbert Diendéré est aussi un ami de la France, et la Transition, en tout cas son Président, joue plutôt la diplomatie que l’affrontement avec la France qui va financer en partie les élections. Nous écrivions en effet le 5 février 2015 : « C’est ce même Gilbert Diendéré qui a été décoré de La légion d’honneur en France en 2008. Il était proche du général Emmanuel Beth, premier chef de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, directeur de la Coopération militaire et de la défense au Quai d’Orsay qui sera nommé Ambassadeur de la France au Burkina en 2010, son frère Frédéric Beth dirigeant alors les COS (commandement des opérations spéciales basées à Ouagadougou) avant de devenir le numéro deux de la DGSE. Diendéré et Emmanuel Beth, très proches, avaient l’habitude de faire ensemble des sauts en parachute » (voir http://blogs.mediapart.fr/blog/bruno-jaffre/050215/burkina-faso-la-transition-entre-arrogance-du-regiment-de-securite-presidentielle-et, -volonte-de-re) .

Il est aussi l’ami des américains, dont des troupes sont aussi stationnées au Burkina. Ainsi peut-on lire dans un document du service de communication du RSP : « Pour le Général Gilbert Diendéré, qui n’est plus à présenter, il a été souhaité que l’on exploite ses compétences indéniables, comme conseiller par exemple ; au lieu de s’en débarrasser. Des américains auraient dit : « si vous n’en voulez plus, donnez-le nous… ». Il est l’un des rares officiers généraux de la sous-région qui maîtrise autant les questions sécuritaires dans la zone sahélo-saharienne » (voir http://www.lefaso.net/spip.php?article63183).

Elections inclusives, le faux prétexte

Le préambule de la Charte de la Transition, adoptée par consensus, quelques jours après l’insurrection affirme « la nécessité d’une transition politique, démocratique, civile, apaisée et inclusive ». Effectivement les partis de l’ex majorité ont pu bénéficier de 10 sièges de députés au Conseil national de la Transition.

Lorsque le Conseil national de la Transition (CNT) a modifié la loi électorale, interdisant aux anciens partisans de la modification de l’article 37, donc à Blaise Compaoré, de se représenter, les protestations se firent rares alors, pour s’amplifier légèrement, surtout parmi les partisans de l’ex majorité et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et finalement retomber tout récemment. En réalité, trois mois après l’insurrection, cette réforme fut la première qui apparaissait aller dans le sens de ce qu’attendaient les anciens insurgés. Pour eux, l’insurrection s’était soldée par une trentaine de morts et des centaines de blessés qui méritaient le respect. Il n’est pas possible de voir revenir par les urnes les principaux dirigeants du régime précédent, responsables du pillage des principales ressources du pays, ceux qui viennent d’être chassés du pouvoir par un rejet massif. Tous les partis politiques de l’ex-opposition soutenaient cette réforme. En terme, d’exclusion, il convient d’ ajouter que les autorités de la Transition, les ministres, les députés du CNT n’ont pas le droit non plus de se présenter.

La CEDEAO s’opposa aussi à cette loi, non sur le fond en réalité, mais pour son imprécision qui semblait écarter tous les partisans de la modification de l’article 37, sans exception. Le Président de la Transition déclara que son pays se soumettrait à l’avis de la CEDEAO. Mais finalement le Conseil constitutionnel, rejeta les candidatures des ministres et des députés ayant voté cette modification, précisant ainsi de fait le critère d’inéligibilité. Une quarantaine de députés furent écartés des législatives mais purent être remplacés par d’autres personnes. Quant aux présidentielles, les candidatures de plusieurs personnalités comme le Président du CDP(Congrès pour la Démocratie et le Progrès, Parti de Blaise Compaoré) Eddie Komboïgo, Djibril Bassolet, ancien ministre des affaires étrangères et Gilbert Ouedraogo , président du RDA (Rassemblement démocratique africain) furent aussi écartées.

Finalement, les exclus ont tous déclaré, il y a quelques jours, se ranger aux décisions du Conseil constitutionnel. Et l’on s’orientait vers des élections paisibles, d’autant plus qu’à sa dernière réunion, la CEDEAO avait finalement réitéré son soutien aux autorités de la Transition. C’est dans ce contexte que les putschistes disent vouloir organiser des élections « inclusives ».

Gilbert Diendéré sous la menace d’une inculpation

Un faux prétexte ! La réalité, c’est que la justice se rapprochait de Gilbert Diendéré, dont l’inculpation dans l’affaire Sankara devait se traduire à court terme par son inculpation. Le jour du coup d’Etat, les avocats devaient être informés des avancées de l’enquête et des résultats. D’autres témoins, victimes de tortures se sont fait connaitre et ont raconté les sévices qu’ils ont subis. De plus, , une commission d’enquête avait été annoncée, pour déterminer les responsabilités des tirs à balles réelles pendant l’insurrection causant la mort d’une quinzaine de personnes et de très nombreux blessés . Or ce sont encore les soldats du RSP qui en sont les auteurs. et pour couronner le tout, la Commission des réformes et de réconciliation, mise en place par la Transition avait déposé son rapport dans lequel la dissolution du RSP était de nouveau proposée.

Un dernier baroud suicidaire ?

Si Diendéré a pu séduire officiers des troupes étrangères pour ses compétences dans la sécurité de la région, s’il semble avoir bien préparé ce coup d’état militaire, on peut s’interroger sur ses qualités d’homme politique après ce triste épisode que connait aujourd’hui le Burkina. Certes sa proximité avec les services français et américains ont pu lui faire croire, non sans raison qu’ils le soutenaient encore.

Mais nous ne sommes plus au début des années 80, où quelques officiers arrivaient à contrôler un pays en quelques heures. La population est aujourd’hui beaucoup plus urbanisée, plus largement politisée, l’information circule rapidement. L’armée est certes composée d’officiers nommés sous Blaise Compaoré, mais peu d’entre eux se risqueraient à accompagner un putschiste dans une telle aventure tant les risques d’échec sont élevés. Le parti de Blaise Compaoré, Le CDP, a subi quelques revers ces derniers temps montrant que ses capacités de mobilisation déclinaient. Surtout, après avoir multiplié les déclarations affirmant vouloir respecter la démocratie et les institutions, quel homme politique serait assez bête pour déclarer soutenir les putschistes ? Il y en a bien quelques-uns que l’on entend déclarer soutenir le coup d’Etat, mais tout observateur politique sait qu’ils signent là la fin de leur carrière politique. Bien sûr certains se réjouissent, mais combien oseront s’afficher aux côtés de Gilbert Diendéré ?

L’affrontement était inévitable nous l’avions annoncé, car l’impunité de Diendéré ne pouvait durer bien longtemps. Fort de ses soutiens, sans doute s’est-il cru indispensable. Le RSP ne pouvait non plus continuer à séquestrer les Conseils des ministres, à chaque fois qu’il avait des revendications à faire valoir. Et la population qui a massivement participé à l’insurrection, ne pouvait supporter encore très longtemps que Diendéré puisse rester plastronner à Ouagadougou.

Isolé à l’intérieur du pays, déconsidéré à l’extérieur, en tout cas officiellement, ce putsch n’a guère d’avenir. Diendéré non plus, si ce n’est en prison ou dans un lointain exil, toujours sous la menace de la justice internationale. Et le peuple burkinabè, aux longues traditions de lutte, n’est pas prêt d’accepter une telle forfaiture. Il a besoin de notre solidarité.

Bruno Jaffré

Source: http://blogs.mediapart.fr/blog/bruno-jaffre/180915/burkina-le-regiment-de-securite-presidentielle-rappelle-aux-yeux-du-monde-son-passe-putschiste

Diendéré, ancien chef d’une milice de tortionnaires et d’assassins, transformé en homme clé de la sécurité de la région par les Français et les Américains
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