Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:56
Congo-Brazzaville : Les dernières tentatives du dictateur Sassou Nguesso

Par Richard Balhossa.

Les évènements, qui se sont succédé ces derniers jours, ont fait si peur à Sassou et ses sbires, que ces derniers ont dû avoir recours aux mercenaires et à des milices tribales, pour s’attaquer à des populations civiles, sans arme, éprises de justice et de paix.

En effet, les jours qui ont précédé l’ultimatum donné à Sassou, pour annoncer le retrait de son référendum illégal, les leaders d’opposition et la majorité des Congolais, ont montré partout, sur le territoire national, à travers des manifestations pacifiques, leur ras-le-bol face à un pouvoir dictatorial.

Dès le matin du 20 octobre 2015, date fixée pour la destitution de Sassou par le peuple, pour n’avoir pas annulé son projet référendaire, comme partout au Congo, les habitants de Brazzaville, qui se dirigeaient vers le boulevard Alfred Raoul, pour assister à une manifestation pacifique de l’opposition, ont été dispersés et surtout pourchassés, notamment ceux venant des quartiers sud de Brazzaville.

Pour se défendre, ces populations qui avaient écouté les consignes des leaders d’opposition, qui ont toujours prôné la non-violence dans leurs actions, ont donc érigé des barricades en brûlant des pneus. Ce qui n’a pas empêché la soldatesque de Sassou de s’en prendre particulièrement aux populations du sud de Brazzaville, occasionnant des morts et des blessés.

Ces actes de barbarie qui sont justifiés à la télévision nationale, comme étant une réponse des militaires au vandalisme des jeunes désœuvrés, ne peuvent en aucun cas s’expliquer, d’autant qu’on dénombre parmi les morts des enfants, mais au contraire, font partie de la stratégie de Sassou de créer une psychose, en tentant de jouer la carte tribale, en affectant les esprits fragiles, pour donner l’impression qu’il épargne les habitants des quartiers Nord, qui lui seraient favorables.

Or, les quartiers Nord, à l’instar de Moungali et Ouenzé, sont autant peuplés par les ressortissants du Sud que ceux du Nord. Ayant échoué dans cette tentative de diviser pour mieux régner, Sassou, par sa soldatesque, s’en est aussi pris à ces populations des quartiers Nord de Brazzaville, occasionnant des morts et des blessés, notamment à Talangaï.

Toutes ces populations de Brazzaville ont été agressées, alors qu’elles observaient juste la désobéissance civile, elles n’ont pas cherché à affronter les militaires, composés en réalité des mercenaires, venus notamment du Burundi, car ne sachant pas parler français et des miliciens venus d’Oyo, la ville natale de Sassou, pour défendre leur pouvoir menacé par de simples citoyens animés par la soif de la démocratie et du respect de l’ordre constitutionnel.

Par ailleurs, dans la plupart des départements du Sud et du centre du pays, l’autorité de l’État n’est plus exercée, d’autant que les populations ont envahi les édifices publics, faisant fuir les représentants de l’État. Force est de constater qu’en dehors de Brazzaville et quelques départements du Nord, où les tensions subsistent avec un contrôle partiel des autorités publiques, Sassou n’a plus d’autorité que chez ses partisans, des militaires ayant oublié leur rôle de protéger le peuple, et surtout chez des mercenaires venus à son secours.

N’étant pas en position de force, malgré le fait d’avoir encerclé les domiciles des deux leaders de l’opposition, qui lui font le plus peur, le camp de Sassou ne peut pas peser dans les négociations qui ont cours ces derniers temps, par l’entremise de la communauté internationale. Aussi, les leaders d’opposition, ne devraient-ils pas céder au chantage dont Sassou s’est érigé en maître. Il faut honorer les nombreux morts que la brutalité de Sassou a causé, il en est responsable. D’autres morts peuvent encore subvenir si nécessaire, pourvu que Sassou dégage le plancher.

Au cas où Sassou s’entêterait, le peuple est débout, toujours prêt au sacrifice suprême, il vaincra, car il est le souverain primaire, déterminé à libérer le Congo, qui est en voie de libération, avec pour rappel, plus de la moitié du territoire sous son contrôle.

Malgré cette médiation en cours, le peuple congolais doit rester vigilant et toujours sur le qui vive, car Sassou peut surprendre à tout moment, il userait à loisir d’autres tentatives pour briser l’unité nationale, qui l’a anéanti aujourd’hui, afin de se hisser en sauveur des populations du Nord, tel a été souvent son fer de lance.

Pour maintenir la pression sur Sassou, tout doit être mis en œuvre de façon structurée entre la Diaspora congolaise et les leaders d’opposition, pour contrer les plans machiavéliques de Sassou.

Par exemple, pour parer aux difficultés de communication instaurées par Sassou, il faut mettre des comités d’actions des patriotes, comme au temps de la résistance contre le nazisme, pour pouvoir faire passer l’information, afin de mener des actions concrètes, quitte à faire acheminer des valises satellitaires en pièces détachées, en passant par des diplomates étrangers… d’autres moyens existent qu’on ne peut pas divulguer dans cette tribune, il faut se concerter en comités restreints. Si on échoue contre Sassou, beaucoup périront par des moyens malicieux, dont seul Sassou connaît le secret. La libération du Congo, c’est maintenant ou jamais. On doit donc faire l’impossible pour que ce référendum funeste n’ait pas lieu.

Enfin, tous les leaders d’opposition doivent pouvoir agir activement et efficacement, afin qu’ils se substituent dans leurs rôles, pour que l’isolement des uns, comme c’est le cas pour Parfait Kolélas et Okombi Salissa, ne soient nullement un handicap pour le combat contre la dictature de Sassou et pour la libération du Congo.

Par Richard BALHOSSA.

Repost 0
Richard Balhossa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:46
(Congo-Brazzaville/Françafrique) revirement de François Hollande sur la situation du Congo : les Congolais ne sont pas dupes !

Communiqué de presse – Tournons la Page


Le 22 octobre 2015

« Le Président François Hollande plante un couteau dans le dos du peuple congolais »En déclarant ce mercredi 21 octobre que « M. Denis Sassou N’Guesso peut consulter son peuple », avalisant ainsi le coup d’État constitutionnel en cours au Congo-Brazzaville, M. François Hollande prend ouvertement le parti d’un dirigeant africain soupçonné d’être un criminel de guerre(1), au moment même où celui-ci fait tirer sur la foule. Le Président français trahit à la fois les valeurs de démocratie et d’État de droit et les espoirs de tous les démocrates congolais qui avaient cru en sa parole et en une possible rupture avec la Françafrique.

En novembre 2014 à Dakar, lors du sommet de la Francophonie, M. François Hollande avait envoyé un avertissement clair aux chefs d’État africains contre toute tentative de manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle(2). M. Denis Sassou N’Guesso, visé, avait quitté prématurément le sommet. Moins d’un an plus tard, le Président français a retourné sa veste. Pour quelles raisons ? Protéger les intérêts de Total et d’autres multinationales françaises au Congo ? Assurer un soutien congolais à la politique étrangère française, par exemple pour la conférence sur le climat ou les implications militaires en Afrique ? Historique du financement des partis politiques français ? Nous ne le saurons peut-être jamais.

Le référendum prévu ce 25 octobre au Congo, dans un pays où les fichiers électoraux sont viciés et où le pouvoir contrôle étroitement le résultat des élections, est l’ultime manipulation du Président congolais pour se maintenir au pouvoir après déjà près de 32 ans de règne (1979-1992 et depuis 1997). Il n’a d’autre objectif que d’ôter de la Constitution les limitations d’âge (art.58) et de mandat (art.57) qui interdisent à M. Denis Sassou N’Guesso de se représenter à la présidentielle de 2016. Or, cette révision viole la Constitution dont l’article 185 interdit toute modification de la limitation de mandats, ainsi que la Charte de la Démocratie de l’Union Africaine et les principes affirmés par l’organisation de la Francophonie.

Ces dernières semaines, le régime a manifesté de plus en plus clairement son intention de passer en force : envoi massif de SMS d’intimidation par certains opérateurs ; suspension ces derniers jours de l’antenne de RFI et des communications par internet et par SMS ; assignations à résidence de plusieurs leaders de l’opposition ; tirs à balles réelles sur un foule de manifestants sans armes. Pour seule réaction, M. François Hollande donne un blanc-seing au musèlement de la démocratie par le Président congolais. Ce n’est pourtant pas la seule réponse possible : la veille, l’Union Européenne devant l’Union africaine, par la voix de Federica Moghereni(3), réclamait le respect des Constitutions, les États-Unis ont condamné le coup d’État constitutionnel en cours, de même que le parti socialiste français(4).

Les organisations de la société civile congolaises(5) et européennes rassemblées dans le collectif « Tournons la page », qui avaient envoyé une lettre ouverte à M. François Hollande , dénoncent son mépris envers le peuple congolais qui se bat pour la démocratie. Elles appellent le gouvernement français à condamner vigoureusement le coup d’État constitutionnel et à suspendre toute coopération avec le Congo-Brazzaville.

1. Opinion internationale, « Lourds soupçons sur des crimes contre l’humanité du Président Sassou N’Guesso au Congo-Brazzaville », 19 juillet 2015 : http://www.opinion-internationale.com/2015/07/29/exclu-lourds-soupcons-sur-des-crimes-contre-lhumanite-du-president-sassou-nguesso-au-congo-brazzaville_36379.html

En 2002, la justice française a acté la possibilité de le qualifier comme tel : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20020703.OBS7243/noir-silence-deby-bongo-et-sassou-nguesso-deboutes.html

2. « Il peut y avoir des révisions de constitution mais quand elle a été adoptée par un peuple avec des règles pour les candidatures, il ne peut pas être question, à quelques jours d’un scrutin, de changer l’ordre constitutionnel.

3. Discours devant l’Union Africaine, le 20 octobre 2015 : « Dans sa Charte pour la démocratie, l’Afrique a fixé une bonne règle : si vous changez une constitution, c’est pour votre successeur, pas pour vous. Nous voulons que voir les pays respecter cette règle, qui est dans votre Charte.», http://www.eeas.europa.eu/statements-eeas/2015/151020_01_en.htm

4. Communiqué de presse, 24 septembre 2015 : « République du Congo : le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution » http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-appelle-le-president-congolais-renoncer-son

5. http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-congo/ 6. 13 octobre 2015, « Tournons la Page » demande une condamnation ferme par la France du coup d’État constitutionnel http://tournonslapage.com/republique-du-congo/

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville/Françafrique) revirement de François Hollande sur la situation du Congo : les Congolais ne sont pas dupes !
Repost 0
22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 21:05
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France

En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France

par Bienvenu MABILEMONO -

AVERTISSEMENT : Attention, les images ci-incluses sont très insoutenables et très difficiles à regarder. Personnes sensibles prière de s'abstenir.

En novembre 2014, peu avant le sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à Dakar, François Hollande, dans une interview télévisée, avait clairement mis en garde les chefs d'Etat africains qui voulaient "changer les règles du jeu pour briguer un troisième mandat".

Il était même allé plus loin, dans une allusion claire au vieux dictateur sanguinaire et corrompu congolais, Denis Sassou-Nguesso, il avait évoqué la règle de la limite d'âge (l'âge limite étant fixé à 70 ans dans l'actuelle Constitution du Congo).

D'après nos informations, François Hollande a déjà envoyé plusieurs plusieurs messages à Denis Sassou Nguesso via plusieurs émissaires, mais, droit dans ses bottes, ce dernier ne veut rien entendre et maintient sa décision d'organiser son pseudo-référendum pour se maintenir au pouvoir en 2016.

Aujourd'hui, et alors que Denis Sassou Nguesso est en train de massacrer son peuple dans un huis clos total, c'est ce même François Hollande qui vient de lui donner son feu vert pour qu'il organise son pseudo-référendum dont le résultat est déjà connu d'avance.

Nous constatons donc avec beaucoup beaucoup d'amertume que François Hollande vient tout simplement de céder face à un plus fort que lui, le vieux dictateur congolais. Avec pour conséquence l'affaiblissement général de la parole et de l'influence de la France.

Et oui, c'est triste à dire, mais, hélas, force est de reconnaître qu'une telle mollesse de la part d'un Président de la France face à un vieux dictateur sanguinaire et corrompu fera des ravages sur l'image et l'influence de la France.

Aujourd'hui, François Hollande et ses conseillers doivent savoir qu'en donnant leur quitus à ce vieux dictateur sanguinaire et corrompu de massacrer son peuple et pour organiser son pseudo-référendum et se maintenir au pouvoir en 2016, c'est avant tout la France qu'ils viennent de rabaisser et non le peuple congolais.

En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France. En effet, quelle envergure et quel poids peut encore avoir la France dans ces conditions ?

Oui, je le dis ici, en faisant plier François Hollande, aujourd'hui c'est bien la France que Denis Sassou Nguesso a vaincu et humilié. C'est devant François Hollande que demain Denis Sassou Nguesso va bomber le torse et non devant le vaillant peuple congolais.

Honte à François Hollande et honte à la France.

Bienvenu MABILEMONO

AVERTISSEMENT : Attention, les images incluses ci-après sont très insoutenables et très difficiles à regarder. Personnes sensibles prière de s'abstenir.

Ci-dessous quelques preuves de la barbarie et la bestialité de Sassou Nguesso et son clan que vient de couvrir le président François Hollande au nom de la cupidité de la France désignée sous le vocable des "INTERETS DE LA FRANCE". Au moins pouvons-nous dire que les Français se nourrissent du sang des Congolais. En voici quelques échantillons.

Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Repost 0
22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 15:49
Congo-Brazza/Françafrique : François Hollande vient de donner le permis de tuer à Sassou Nguesso... Vive la France !

Hollande-Sassou -

François Hollande a appelé ce mercredi le président congolais Denis Sassou Nguesso à « rassembler, respecter, apaiser » alors que de nouveaux affrontements ont eu lieu à Brazzaville en lien avec le référendum constitutionnel de dimanche. « Denis Sassou Nguesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit et le peuple doit répondre. Ensuite il faut toujours veiller à rassembler, respecter et apaiser », a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse commune avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Par cette phrase, le président François Hollande vient de donner le permis de tuer à l'ogre Sassou Nguesso.

Congo-Brazza/Françafrique : François Hollande vient de donner le permis de tuer à Sassou Nguesso... Vive la France !
Congo-Brazza/Françafrique : François Hollande vient de donner le permis de tuer à Sassou Nguesso... Vive la France !
Repost 0
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 03:21
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville

Internet et signal RFI coupés.

(Sassou-Nguesso doit partir quelle que soit la quantité de "nguiris" que Sassou a versés aux politiques français de tout bord qui le soutiennent)

Affrontement entre les forces de l’ordre et la population de Mpaka (Quartier de Pointe-Noire Congo)Peuple Congolais, tu es seul, mais tu vaincras.La chape de plomb et les ténèbres viennent de s’abattre sur toi, avec la complicité de la communauté internationale, mais tu vaincras.Ta richesse (le Pétrole) qui devait améliorer ton quotidien sert à corrompre les agents de l’étranger pour qu’on te massacre à huis clos, mais tu vaincras.La désobéissance civile a bel et bien commencé ce mardi 20 octobre 2015 et s’achèvera à la chute de Sassou-Nguesso.

Manifestation devant l’ambassade du Congo-Brazzaville à Paris, ce mardi 20 octobre 2015

D’après Paul Marie M’Pouele, responsable du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), contacté par Le Monde Afrique, trois commissariats ont été incendiés dans les quartiers de Diata, de Makélékélé et de Kinsoundi. « Les forces de l’ordre tirent en l’air à balle réelle, lancent des gaz lacrymogènes, et un hélicoptère survole les manifestants au moment où je vous parle », raconte l’opposant. La foule qui convergeait vers le stade de Bacongo a été dispersée.

Le quartier de Tâ Nkeoua à Bacongo où se situe la Radio Forum vient d’être encerclé par les milices de Sassou-Nguesso et des tirs nourris sont entendus. Mais, les jeunes érigent des barricades. Idem dans les quartiers de Kinsoundi où l’on déplore déjà 2 morts.

Brazzaville : internet bloqué

L’internet mobile, les services SMS et le signal de la radio française RFI étaient coupés mardi matin à Brazzaville à quelques heures d’une manifestation de l’opposition contre le référendum constitutionnel de dimanche.

Selon le correspondant de la BBC, les habitants de la capitale ont du mal à accéder à Internet et pour écouter les radios internationales, il faut passer par les fréquences de Kinshasa. Le ministre de l’Intérieur a interdit les manifestations dans tout le pays officiellement pour des raisons de sécurité.

Un déploiement inhabituel des forces de l’ordre a pu être observé dans les quartiers sud de la ville, qui passent pour des bastions de l’opposition, alors que partout magasins, écoles et administrations, étaient restés fermés en début de matinée.

Le boulevard des Armées, dans le centre de la capitale, où les dirigeants du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) ont appelé à manifester en début d’après-midi, était désert.

Le peuple congolais sera appelé dimanche prochain à se prononcer sur un projet de nouvelle constitution devant permettre au président congolais Denis Sassou Nguesso, 72 ans cette année, de se représenter pour briguer un troisième mandat en 2016.

Source: BBC

Blindé de la Police dans le quartier de Térinkyo à Méteo (Makélékélé-Brazza)

Désobéissance civile Pointe Noire 20 oct 2

Quartier la Base (Brazzaville)

Quartier la Base (Brazzaville)

La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
Repost 0
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 10:11

Le référendum anticonstitutionnel a été pensé et mis en œuvre par le président de la République au mépris de toutes règles de convenance qui régissent la vie d’une société politique.

Faut-il rappeler que la période de campagne référendaire permet à toutes les forces politiques d‘exprimer leurs points de vue sur la question posée.

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 mènent leurs actions dans le respect des textes en vigueur qui protègent tous les acteurs politiques dans un tel contexte. En principe, les structures de l’Etat, en l’occurrence la force publique, le ministère de la justice, les administrations préfectorales, sont tenues d’observer une attitude de neutralité.

Nous, Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile réprouvons avec la dernière énergie l’immixtion du procureur de la République dans le déroulement des activités politiques. Les menaces de monsieur OKO-NGAKALA, procureur de la République, à l’endroit des militants et dirigeants de l’opposition congolaise, ne sont pas de nature à permettre des débats apaisés dans ce contexte provoqué par le Président de la République lui-même.

Les propos intolérants et va-t’en guerre des autorités publiques précitées sont responsables des dérapages enregistrés lors du méga-meeting de l’opposition congolaise tenu le 17 octobre 2015 à Pointe-Noire, pratiques ayant occasionné la mort et des blessures graves au sein des militants de l’opposition dont le nombre restent à déterminer, alors que de nombreux jeunes militants de l’opposition et de la société civile sont encore détenus arbitrairement dans les geôles de la police politique.

Les leaders de l’opposition rendus à Pointe-Noire pour animer ce meeting, sont assignés à résidence à MENGO où ils ne disposent d’aucune structure d’accueil, au prétexte qu’ils devraient rester à la disposition du ministère de la justice, comme si le fait de revenir à leurs domiciles respectifs les exonérait de la moindre enquête destinée à clarifier ce drame dont les responsables doivent être absolument découverts avec notre concours et châtiés conformément aux lois de la République.

Ces dérapages de la force publique, couverts par le comportement de l’administration municipale de la ville de Pointe-Noire et les préfectures du Kouilou et de Pointe-Noire ainsi que des propos du procureur de la République, laissent augurer d’une stratégie mise en place par le pouvoir en vue de prétexter le moindre indice devant embraser le pays et décréter l’état d’urgence qui couvrirait l’illégitimité du référendum appelé par le président de la République car, comme l’atteste l’engouement du peuple congolais lors des meetings de l’opposition congolaise, cette procédure inconstitutionnelle du référendum est refusée dans son principe même par le peuple congolais dans sa large majorité, et cela, malgré le comportement partisan des médias publics qui relaient la moindre activité des fanatiques du pouvoir au détriment des actions de l’opposition congolaise.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 dénonçons avec la dernière énergie les provocations et autres manigances du pouvoir. Nous rappelons ici que la violence, option prise par le pouvoir, sera et restera un frein à la paix et l’unité nationale, unité dont le pouvoir se prévaut pourtant d’être le garant, le promoteur et le principal constructeur.

Aussi, Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 exigeons-nous la levée, sans délai, de toutes les mesures liberticides prises à l’encontre des membres de l’opposition par la force publique, le ministère de la justice et les autorités préfectorales, partisans dans un débat qui se veut pourtant libre et constructif.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 rappelons à la communauté internationale que les instruments juridiques internationaux pertinents obligent à la solidarité et à l’accompagnement de tout combat pour les droits de l’homme et la démocratie.

Faut-il rappeler que la République du Congo est située dans une zone de turbulence en Afrique Centrale et que l’embrasement de notre pays pourrait avoir des conséquences incalculables dans les pays voisins.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 savons gré à la communauté internationale et aux puissances éprises de paix et de justice de tout ce qu’elle ferait pour éteindre le feu qui menace de brûler le Congo.

Fait à Brazzaville, le 18 octobre 2015

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, l’IDC et la Société civile

Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015
Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015
Repost 0
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 15:36
Congo-Brazzaville : Deuxième lettre-ouverte d'un retraité d'Oyo à Sassou

Par Paul Okouéré Obambi - 12 octobre 2015 -

Sassou m’a ‘’tuer’’. J’ai décidé de sortir encore de ma réserve pour dire aux Congolais que tes bêtises n’engagent en rien tous les mbochis. A cause de toi Sassou, aujourd’hui, le pays risque encore de sombrer. Tu es vraiment malade. Ton projet de référendum, retire-le. Le peuple n’en veut pas. Retire-le s’il te plaît parce que, ce que je vois ici à Oyo, la nuit tombée, derrière comme dans ma maison, ce sont des scènes épouvantables. Je ne dors presque plus. Jamais dans ma vie, je n’ai vu des choses pareilles. Je vois des gens dans la peau d’animaux. Oui, écoute-moi bien, dans la peau d’animaux-totems de chez nous, venir me parler toute la nuit et ne s’en vont qu’aux aurores. Mon dieu, je n’en peux plus. Te voilà prévenu.

J’ai pris le recul et analysé ton parcours, mais je me suis posé la question de savoir d’où te vient cette soif de pouvoir. Chez nous les mbochis, le sang est sacré, sauf chez toi. Comment tu fais ? A cause de toi, Sassou, les Congolais nous prennent pour des sauvages dans ce pays. Des barbares. Des gens qui n’ont aucune éducation et qui passent tout leur temps à tuer leurs frères. Tu m’entends ? Oui, des frères, pas des ennemis parce que mbochis, tékés, bomitabas, bakongos, vilis, bémbés, ndzabi…nous sommes des fils du même pays. Et ils ont toutes les raisons de le penser quand on sait que tu as tué Marien Ngouabi pour le pouvoir. Tu as tué Massamba Debat pour le pouvoir. Je ne cite même pas ceux que tu as empoisonnés et qui te faisaient de l’ombre. Tu as chassé Lissouba du pouvoir en te servant d’un alibi fallacieux, comme quoi tu dormais pour toi et on est venu te chercher. Mon œil ! Tu as déclenché une guerre terrible en tuant des milliers de Congolais pour revenir au pouvoir. Et te voilà aujourd’hui, encore prêt à le faire avec ton projet de changement de constitution dont tu vois très bien que le peuple ne veut pas. Mais qu’as-tu avec le sang des autres, toi Sassou ? Imagine-toi un seul moment ta douleur lorsque tu avais perdu ma petite-fille Edith Bongo. Est-ce que tu peux imaginer cette même douleur des parents dont les enfants sont des victimes de ta soif de pouvoir, la douleur de tous ces Congolais orphelins dont la vie a basculé parce que leurs parents ont été tués à cause de toi ?

Quand on te regarde toi, Sassou derrière tes costumes toujours impeccables, on ne peut pas imaginer que derrière tes apparences douces, se cache un grand monstre. Oui je dis bien un monstre et je ne retire rien. Viens me tuer ici à Oyo, je m’en fous, vu le temps qui me reste à vivre, j’aurais dit des choses qui me pèsent depuis, pour soulager ma conscience.

Tu es resté 32 ans au pouvoir, ça ne te suffit pas ? Puisque tu veux être le roi du Congo, mais en 32 ans, tu aurais pu faire du Congo un paradis comme ces pays du Golfe où ils ne manquent de rien. Avec l’argent du gaz et du pétrole, là-bas, les rois ont donné du travail à leur peuple, construit des écoles, des hôpitaux modernes, des vraies infrastructures. Au lieu de ça, tu as fait le contraire en volant l’argent des Congolais. Mais qui a dit que dans ce pays il n’y a que les Nguesso et les Sassou qui doivent absolument être présidents ? Dans ce pays, nous avons connu Opangault, Youlou, Massambat-Debat, Ngouabi, Yhombi, Lissouba, jamais on a entendu parler de leurs enfants, jamais ils n’ont exposé leurs parents comme tu le fais. Mais pour qui te prends-tu ? Tous tes enfants et parents que tu as placés partout, à part voler, ils ne savent rien faire d’autre. C’est tout le problème du Congo. Vas dans tes administrations de merde pour t’en rendre compte. Rien ne fonctionne. J’ai honte d’être mbochi.

Sassou, tu prends les Congolais pour des imbéciles ou quoi là ? Tu leur demandes d’aller au référendum alors que tout le monde sait que tu n’as jamais gagné la moindre élection dans ce pays sans tricher. Au référendum, tu tricheras aussi comme tu en as l’habitude.

Fulbert Youlou que j’ai connu, disait que le Congo sera dirigé un jour par un fou. Et je crois que ce fou, c’est toi, Sassou. Comme ça, tu appelles les Zairois, tu les payes avec l’argent des Congolais, donc mon argent à moi Okouéré, pour remplir tes meetings, tu achètes des marinières et tu les leur distribues. Mais tu as des sérieux problèmes toi, Sassou. L’argent des Congolais, est ce que c’est ton argent ou celui de ta famille ? Mais les connards dans cette histoire, ce sont les Congolais qui te laissent faire, toi et tes enfants. En les regardant à ta télé, à ton meeting qui a fait flop au boulevard des armées, j’étais mort de rire. Je me suis dit voilà ces imbéciles qui dansent parce qu’on leur a donné 3000 francs et des tee-shirts alors qu’ils auraient pu avoir une vie meilleure si toi et tes enfants ne volaient pas leur argent. Et ces connards viennent applaudir ceux qui les baisent depuis 32 ans. Ah, ce pays est foutu.

Moi, Paul Obambi, fils d’Okouéré, je te dis que les gens qui t’entourent ne t’aiment pas. Chez nous les mbochis, les gens qui t’aiment sont ceux qui te disent la vérité quand tu te trompes, même quand cette vérité est dure à entendre et fait mal. Tu devrais te méfier des gens comme les Firmin Ayessa, Moudoudou, Théophile Obenga, Thierry Moungala, Bienvenu Okiemi, Hellot Mampouya et tous les autres qui cautionnent ta bêtise. Mes fils-là te disent toujours oui, oui, oui chef, mais où tu as vu un chef qui a toujours raison ? Je n’ai pas fait de longues études comme eux, mais j’ai encore toute ma tête. Ces gens-là sont dangereux. Regarde Théophile Obenga qui déclare qu’il n’y a que toi, pour diriger ce pays, mais quand tu vas mourir, tu emporteras le Congo avec toi dans ta tombe ? Comment mon fils Obenga peut-il vraiment dire ce genre de conneries ? Et c’est lui, Obenga qui te critiquait quand tu as construit un mausolée à un colon. Ah les intellectuels de ce pays sont des bon-à-rien. J’en rigole encore. Au fait, comment peux-tu construire un musée à un colon ? Tu es complexé à ce point ? Et tout ça avec l’argent des Congolais, mais tu es malade toi, Sassou.

Je salue la bravoure de mes enfants. Parfait Kolélas, Okombi Salissa, Claudine Munari et d’autres encore que j’ai oubliés. Ceux-là au moins t’ont clairement dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec toi, et ont abandonné leur fromage gras du gouvernement. Je sais qu’ils ne sont pas condamnés à ne manger que le mongwélé et le mukalu comme moi et les millions de Congolais que tu affames, mais ils sont courageux de claquer la porte du pouvoir et de l’argent (facile) volé. Et ils ont raison d’ailleurs. L’histoire leur donnera raison.

Sassou, tu nous parles de démocratie dans ce pays, mais de qui te moques-tu, quand on voit que tous ces jeunes qui sortent dans la rue pour manifester pacifiquement, sont arrêtés par la bande à Ndenguet ? Ah celui-là va mal finir avec toi. Mon fils Jean François Ndenguet est du mauvais côté de l’histoire. Il aura des comptes à rendre aux Congolais, j’en suis sûr, parce que moi Paul Obambi, j’écoute la rue qui gronde et je te dis Sassou, tu n’en as plus longtemps, contrairement à tout ce que tes lèche-culs te disent. C’est vrai que les temps ont changé. Je regrette l’ancien Congo que j’ai connu. Ce Congo où il y avait des vaillants militaires comme les Diawara, Kinganga et d’autres encore. Pas ces femmelettes nommées tous colonels ou généraux, payés pour rien et qui laissent faire alors que le pays part en couille. Même si, ce sont tous nos parents mbochis, je leur dis que ce n’est pas normal de rester les bras croisés alors qu’un seul individu, toi, Sassou, tu es le problème de ce pays.

Paul Okouéré Obambi.

Repost 0
Paul Okouere Obambi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 09:34
(Congo-Brazzaville) Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs...

Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs constitutionnels. -

Par Idrissa Diarra -

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

(…) Les pays africains partagent quasiment le même défi de gouvernance politique, économique et sociale. D’une part, l’attachement à leur fauteuil présidentiel, des dinosaures au pouvoir depuis le siècle dernier, d’autre part, l’écrasement continu de la grande masse du Peuple, sous le poids de la misère et de l’arnaque constitutionnelle.

Ces Présidents adeptes du pouvoir à vie, méprisent trop souvent toute l’importance de la vie après le pouvoir, notamment, le rôle potentiel et l’implication d’un ancien chef d’Etat dans les médiations politiques, pour résorber les violentes crises qui éclatent à l’échelle nationale et/ou internationale. Pour eux, la vie après le pouvoir, « érigée en sens interdit », ne mérite même pas d’être pensée !

Le Burkina Faso, dans sa malheureuse et douloureuse instabilité récurrente au sommet de l’Etat de la période charnière, – fin des années 1970- début des années 1980 -, a sécrété a contrario, ce capital humain, formé d’anciens chefs d’Etat, illustrant par ce fait même, tout l’intérêt de l’alternance au pouvoir, de gré ou de force !

L’ex-Président burkinabé Blaise Compaoré, que l’histoire du putsch manqué du 16 septembre 2015 finit par révéler comme un doux dictateur, farouche adepte du pouvoir à vie, avait pourtant affirmé sans le vouloir peut-être, l’importance de ce riche patrimoine national que constituent les anciens chefs d’Etat.

En effet, Blaise Compaoré créa pendant son règne, un organe consultatif comprenant trois anciens chefs d’Etat burkinabé et d’autres personnalités morales et religieuses influentes de la vie nationale.

Ce collège des Sages créé suite à la grave crise sociopolitique du Burkina Faso, consécutive aux multiples crimes politiques et économiques, dont le paroxysme fut atteint le 13 décembre 1998, par l’assassinat de l’illustre journaliste d’investigation Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, contribua effectivement à faire baisser les tensions, à l’issue de certaines mesures, dont l’organisation de la Journée Nationale du Pardon, célébrée le 30 mars 2001.

Cependant, l’instrumentalisation politicienne des résultats de ce travail, éclate au grand jour à travers le mépris affiché, sinon le rejet total de nombre de recommandations essentielles contenuent dans le rapport du Collège des Sages, daté de 1999, notamment, celle relative à la dissolution pure et simple du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), confiné dans le rôle diffus de garde prétorienne du Chef de l’Etat, et celle relative à la limitation à deux, du nombre de mandats constitutionnels.

A l’ère du numérique, – ce 21ème siècle débutant -, les vieilles méthodes de conservation du pouvoir par les gardes prétoriennes de ces chefs d’Etats se révèlent, assurément dépassées ! Elles sont étouffées par l’élévation du niveau de conscience citoyenne des populations, un éveil dicté non seulement par la lassitude de leurs conditions de vie, mais aussi, par l’accès instantané à l’information et au savoir en particulier, via le canal des TIC (Internet, Facebook, Tweeter, skype, SMS, téléphones portables, télévisions et radios numériques).

Ces populations, désormais plus instruites via des sources extra-scolaires et académiques, mieux formées et plus nombreuses en villes, centres des décisions politiques, mènent massivement des pressions dans les rues pour l’alternance politique alternative.

Mais curieusement, ces chefs d’Etats, largement déconnectés du Peuple et de son intérêt, trouvent selon leurs discours invariables, comme seules sources possibles de leurs départs/maintiens, le Peuple, lui-même via le référendum ! De quel peuple s’agit-il au juste et qu’on ne voit pas massivement en réalité sur le terrain comme soutien?

La disproportion criarde entre les citoyens qu’ils arrivent à mobiliser physiquement sur le terrain et les masses de populations drainées dans les rues par les oppositions contre leurs projets autocratiques, montre au regard de leur discours paradoxalement rassurant pour leurs propres comptes, que d’une part, ces chefs n’accepteront jamais de respecter l’intangibilité des dispositions constitutionnelles limitatives du nombre de mandats présidentiels, et d’autre part, montre qu’ils feront recours à tous les moyens possibles, frauduleux soient-ils, pour demeurer scotchés au pouvoir !

Des raisons valables sans doute pour ces chefs, mais nuls et non-avenus pour les Peuples au regard des Constitutions et de la règle sacrée de la parole donnée, justifient ces conduites autocratiques et monarchiques. Leurs motifs, jamais avoués, de vouloir se maintenir au contraire au pouvoir, justifient au contraire, l’urgence de leur départ !

Ce sont d’une part, la violation de la loi pendant leur règne, compromissions érigées en règle de gouvernance et aggravées proportionnellement à la longévité et pour lesquelles, une fois loin du pouvoir d’Etat, ils n’ont point de garantie de protection.

D’autre part, la misère qu’ils créent eux-mêmes pour le Peuple, c’est-à-dire, pour ceux qui ne détiennent pas le Pouvoir, est redoutée par eux-mêmes ! Ils craignent en effet, de retourner eux-mêmes vivre cette misère, lorsqu’ils cesseront d’exercer le pouvoir. Il s’agit en fin de compte, d’un cercle vicieux, justifiant la nécessité, de bouter avec la forme républicaine, hors du pouvoir, ces chefs aux tendances autocratiques et totalitaires.

Les prisons en particulier, où ils risquent fort d’atterrir pour plusieurs malversations décennales accumulées, sont tenues dans un état inhumain, que nul au monde, dans son plus terrible cauchemar, n’ose s’y imaginer une seule seconde !

Par conséquent, plus le règne de ces dinosaures est long, plus ils sont compromis, et plus, ils ont peur de quitter le pouvoir. Le référendum s’offre à ce titre, comme un subterfuge pour frauder, ni plus, ni moins !

Ces Présidents qui trouvent par réflexe le référendum comme moyen pour trancher sur leur sort au terme de leur dernier mandat constitutionnel, seraient bien inspirés démocratiquement parlant, de faire aussi recours à cet instrument référendaire, pour décider de l’augmentation ou non du salaire des travailleurs/fonctionnaires ou pour répondre aux besoins sociaux divers (santé, éducation, emploi).

Leurs conduites étalent leurs schémas de pensée, qui est tout, sauf démocratique ! Pour ces Présidents monocratiques, le constat est clair ! La prison, c’est pour les autres, l’enfer, c’est pour les autres ! Ce qui est bien pour eux, est bien aussi pour leurs familles, mais jamais pour les autres, jamais pour le Peuple !

Cette attitude foncièrement anti-démocratiques, fonde à dire une fois de plus, que ces chefs, n’ont d’oreilles que pour un seul langage : c’est de les forcer à partir ! Non plus seulement en comptant sur les urnes, souvent entachées massivement de fraudes électorales, mais surtout, en occupant réellement l’espace public, par la démocratie pragmatique, constatée de visu de tous.

Et la communication de masse favorisée par la Révolution TIC – en plein essor en Afrique -, augure de beaux jours à cette démocratie pragmatique de mobilisation des masses sur le terrain réel, pour prescrire la fin de ces dinosaures d’un autre temps, pour annoncer la fin de ces dictatures brutales, et célébrer du coup, leur requiem.

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

Digne Peuple, si tu restes passif ou couché dans la résignation et l’hésitation face à l’imposture flagrante, tu es mort pour toujours dans l’humiliation!

Idrissa DIARRA
Géographe & politologue
Secrétaire Exécutif du Mouvement
de la Génération Consciente du
Faso (MGC/Faso)
diarra.idrissa@rocketmail.com

Burkina Faso, le 11 octobre 2015

Repost 0
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 12:50
Référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville : le grand bluff de Sassou Nguesso

Le 22 septembre dernier, M. Sassou Nguesso annonçait la tenue d'un référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville en vue de changer la constitution du 20 janvier 2002 qui, non seulement limitait le nombre de mandats, mais en plus imposait la limite d'âge. M. Sassou Nguesso étant né hypothétiquement en 1943 - alors qu'en fait il devrait tourner autour de 80 ans -, selon les dispositions de cette constitution, ne devrait plus se représenter en 2016, pour avoir dépassé la limite d'âge, à savoir 70 ans et aussi accompli ses deux mandats, en plus de ses cinq années de sa transition fléxible. Total : 19 ans de pouvoir dictatorial.

M. Sassou Nguesso, acculé et se trouvant le dos au mur, ne voulant pas quitter le pouvoir avec honneur et dignité (qualités qu'il n'a d'ailleurs jamais eues) est obligé de jouer au grand bluff. Dans moins de deux semaines, devrait normalement se dérouler le référendum constitutionnel. Cependant, au jour d'aujourd'hui, en dehors des membres de son clan, personne ne dispose d'une copie de cette fameuse constitution soumise à référendum.

Certes, des rumeurs circulent. On parle d'un article 10 qui stipulerait : "... Sauf cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen ne peut être ni extradé ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit..."

Ici, conscient des affres de sa politique, des crimes économiques et de sang commis par lui et les siens, voire ses amis, M. Sassou Nguesso organise son impunité. A vrai dire, lui et les siens ont peur, très peur de se retrouver devant la CPI ou le TPI, sait-on jamais. Le cas du président Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, les hante.

Toujours dans le cadre de cette impunité à laquelle il tient mordicus, M. Sassou Nguesso aurait encore glissé dans cette fameuse constitution jusqu'ici introuvable, un article (art. 91 dit-on) qui le mettrait à l'abri de tous soucis judiciaires. Cet article disposerait : " Aucune poursuite pour des faits de crimes ou délits commis dans l'exercice de ses fonctions, le président ne peut être poursuivi en justice..."
Cet article serait suivi d'un alinea qui stipulerait : "(...) La violation de ces dispositions constitue crime de forfaiture ou de haute trahison..."

C'est très curieux somme toute. C'est lui, Sassou Nguesso, qui a commis des génocides, des crimes contre l'humanité, des massacres humains et infligé des châtiments collectifs pour appartenance ethnique ; c'est encore lui, Sassou Nguesso, qui édicte des articles pour mettre son clan à l'abri des poursuites judiciaires, et c'est encore lui, Sassou Nguesso, qui menace les citoyens congolais en cas de manquement, de non respect des dispositions qui consacrent son impunité. Et donc, tous ceux qui n'auront pas obéit à cette loi scélérate seront taxés de forfaiture et de haute trahison. Donc passibles de poursuites judiciaires et condamnables à des peines d'emprisonnement. Pourtant, le parjure, la forfaiture et la haute trahison, c'est bien lui et son clan. C'est le monde à l'envers.

Qu'à cela ne tienne, pourquoi cette nouvelle constitution n'est pas mise à disposition du public, surtout du peuple congolais qui est appelé à voter ? Il reste moins de quinze jours et personne ne sait ce que renferme cette fameuse constitution. De quoi Sassou Nguesso et les siens ont-ils peur et que cachent-ils dans cette "nouvelle" constitution qui ne doit pas être vue et lue par tout le monde avant le 25 octobre 2015 ?

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

E-mail : congomfoa@gmail.com

Repost 0
Equipe du Réseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 11:16
(Congo-Brazzaville) Secouons les chefs de l'opposition

Écrit par Musi Kanda -

Qu’avons-nous donc fait au bon Dieu pour mériter ça ? Longtemps, j’ai cru que nous avons l’opposition la plus stupide du monde. La forte mobilisation du 27 septembre a failli me faire croire que je m’étais trompé. Hélas, non. Sans rien modifier à son plan savamment étudié, Sassou déroule son projet avec un mépris souverain comme s’il était seul au monde ou dans un congrès du PCT acquis totalement à sa cause. Et pendant ce temps-là, que font les généraux de l’armée mexicaine qui nous servent de chefs de l’opposition ? Ils bavassent. Ils pérorent. Ils font la pose, se lancent et se perdent dans une kyrielle de déclarations verbeuses quand le peuple meurtri par 31 ans d’un pouvoir corrompu attend une réponse forte. Jugez-en.

Lundi 5 octobre : Sassou annonce la date de son referendum comme si cela allait de soi.

Mardi 6 octobre : les chefs de l’IDC-FROCAD improvisent un de ces points de presse inutiles dont ils ont le secret dans un hôtel à Brazzaville. Pour dire quoi ? Que Sassou fait venir des ressortissants de la RDC pour garnir ses meetings. Un scoop. Qu’est-ce qu’on s’en fout ! A quoi s’attendaient-ils donc ? Que Sassou se croise les bras et les écoute papoter en se morfondant dans son palais contre l’impopularité de son régime ? Que le dictateur attende tranquillement qu’on le déloge du pouvoir ? Mais ils rêvent, nos chefs !

Certes, rien n’est jamais facile. Encore faut-il savoir où l’on va, comment on y va, et avec qui ? A les voir agir, j’ai le sentiment désagréable que faute d’une stratégie clairement définie avec une répartition des rôles entre eux, l’improvisation tient lieu de feuille de route. Sans prétention aucune, ils ont, à mes yeux, tout faux tant ils semblent brouillons. Je reconnais que vivant loin du pays, sans être en prise directe avec la réalité du terrain, la critique est facile. Mais ce que j’écris relève du simple bon sens.

Premièrement : leurs points de presse ne servent à rien parce que les médias publics ne relaient jamais leurs interventions. Ils ont eu 18 ans pour se doter de leurs propres moyens d’information (journaux, radios, télévision.) Ils n’ont rien fait à part pleurnicher. Oublions cette connerie aujourd’hui, et parons au plus pressé et au plus efficace. Que faire pour mobiliser ? Occuper le terrain. Comment ? Campagne d’affichage, tracts, débats sur les places publiques pour haranguer la foule. Chaque jour. Matin, midi et soir, dans des lieux parfaitement ciblés en y laissant chacun s’exprimer librement, les partisans du pouvoir compris.

Deuxièmement : le PCT est coutumier de la triche. Sans la triche, Sassou ne serait plus au pouvoir. Ils le savent très bien puisque la plupart d’entre eux sont des anciens apparatchiks de ce parti et connaissent par cœur ses méthodes fondées sur l’intimidation, les accusations les plus farfelues du genre détention d’armes de guerre, les arrestations arbitraires et les procès sans queue ni tête. Que faire ? Organiser la riposte en créant une cellule spécialement dédiée à cet effet avec un porte-parole commun aux deux plates-formes de l’opposition. Ça évite le cafouillage. C’est à lui que reviendrait le rôle d’animer (s’ils y tiennent) les points de presse.

Et pour ne pas se laisser intimider par les nervis du régime, créer une force de réaction rapide animée par un coordonnateur doté d’un réel sens de l’organisation. Le rôle de cette force est de mobiliser rapidement la riposte partout dans le pays. Je m’explique. A chaque fois qu’un dirigeant ou un militant de l’opposition est harcelé par le pouvoir, rameuter en masse nos partisans pour le soutenir et hurler des slogans hostiles au pouvoir. Cette force doit avoir des unités partout composés de partisans préalablement identifiés comme des hommes et des femmes motivés toujours prêts à se retrouver pour faire nombre.

Troisièmement : revoir de fond en comble la communication qui, aujourd’hui, me donne envie de pleurer. Les déclarations comme celle du 6 octobre est lamentable. Il faut en finir avec ce genre de comme qui remonte aux temps diluviens du MNR avec ce « Peuple congolais, l’heure est grave, ce jour, etc., etc. » suivi d’un charabia épouvantable de trois pages qui se termine par « vive la démocratie, vie la liberté, vive le Congo ». Qu’on le veuille ou non, dans le monde pressé qui est le nôtre, plus personne ne prend le temps de lire ce genre de littérature écrite dans un langage périmé. Ce type de communication est à bannir. Ce qu’il convient de faire : photographier, filmer, interviewer les Congolais dans la rue, dénoncer les agissements des barons du régime et diffuser le tout en temps réel sur les réseaux sociaux. Exemple, l’opposition dit que le régime loge à Kintélé des Congolais de l’autre rive payés pour garnir son meeting. Très bien. Mais où sont les photos, les témoignages qui en apportent la preuve ? Il ne suffit pas de le dire. Il faut en faire la démonstration documents à l’appui.

Quatrièmement : qu’ils cessent d’avoir en permanence le mot président de la république à la bouche en parlant de Sassou. Dites Sassou tout court. Ou Monsieur Sassou s’ils tiennent à être polis. L’autocrate, pour ceux qui veulent être plus près de la réalité, reste le terme exact et recommandé.

Cinquièmement : arrêter d’en appeler aux puissances étrangères. Aide-toi et Dieu t’aidera. La détermination seule des Congolais chassera Sassou du pouvoir. Appuyons-nous sur elle. Ras-le-bol d’entendre parler de Hollande ou d’Obama, qui ne feront rien pour les Congolais. Sassou le sait. Gagnons d’abord la confiance de l’immense majorité des Congolais. Popularisons ensuite notre message en Afrique en étant en permanence présents sur les réseaux sociaux.

Et pour finir, une question. Pourquoi attendre jeudi pour se retrouver en réunion de crise ? Quatre jours après l’annonce de Sassou, vous vous rendez compte ? Ce sont quatre jours de perdu. C’est dans l’heure, messieurs, qu’il vous aurait fallu vous retrouver pour décider de la riposte. Là, rien. Nada. Zéro pointé. Si c’est avec une telle passivité que vous pensez nous débarrasser de Sassou, vous pouvez aller vous rhabiller, messieurs. Mieux vaut tard que jamais, mais c’est le genre de connerie qui coûte cher. Battons le fer tant qu’il est chaud. Et imposons notre calendrier. Ne jamais attendre que le pouvoir fasse un pas pour bouger. Bougeons en permanence. S’arrêter de bouger, c’est mourir. Bougeons. Dès aujourd’hui. Demain, ce sera trop tard. En clair, des meetings. Encore et toujours des meetings. Peu importe leur forme. Minis. Moyens. Mégas. Mais des meetings. Dans les quartiers. Dans les villages. ’Tous les jours. Jusqu’à la chute du tyran.

Musi Kanda

(Extrait de mwinda.org)

Repost 0

Economie