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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 15:50
Congo-Brazzaville : Une constitution au forceps

I/- Un référendum inique.

Pour le projet de loi constitutionnelle soumis à référendum le 25 Octobre 2015, après avis de la Cour suprême et celui de la Cour Constitutionnelle, le Président de la République s'est fondé sur l'article 110al3 de la Constitution qui stipule: " Il ( Le Parlement) a l'initiative des référendums concurremment avec le Président de la République".

S'entend par initiative des référendums concurremment par le Parlement et le Président de la République, c'est avoir les mêmes prérogatives constitutionnelles sur l'objet référendaire.

Les mêmes prérogatives constitutionnelles reconnues au Parlement et au Président de la République dans l'option référendaire sur son objet, concernent la Révision de la Constitution par le biais du référendum conformément à l'article 186 de la Constitution.

L'article 186 de la Constitution énonce: " Lorsqu'il émane du Président de la République, le projet de révision est soumis directement au référendum, après avis de conformité de la Cour Constitutionnelle.

Lorsqu'elle émane du Parlement, la proposition de révision doit être votée par les deux tiers des membres des deux chambres du Parlement réuni en congrès, après avis de conformité de la Cour Constitutionnelle.

Dans les deux cas, la révision n'est définitive qu'une fois approuvée par référendum.

Ainsi donc, l'initiative du référendum concurremment par le Parlement et le Président de la République découle de la même disposition constitutionnelle.

L'article 110al3 de la Constitution a pour Corollaire, la Révision de la Constitution concurremment par le Parlement et le Président de la République selon les dispositions des articles 185,186 et 187 de la Constitution.

Par ailleurs,ce projet de loi constitutionnelle touchant à la limitation du nombre des mandats présidentiels en violation de l'article 185al3 de la Constitution, ne peut donc relever dans son fondement juridique de l'article 110al3 de la Constitution.

II/- Promulgation du projet de loi après adoption par référendum.

La loi promulguant le projet de loi soumis à référendum, promulgation énoncée par l'article 86al5 de la Constitution, découle d'abord du strict respect de l'article 86 de la Constitution en ses alinéas 1,2,3 et 4.

Ce projet de constitution soumis à référendum :

a) Ne relève pas des dispositions de l'article 86 de la constitution qui ne constitue pas son fondement juridique.

b) Ce projet de loi constitutionnelle, n'a pas fait l'objet de dépôt auprès du bureau de l'Assemblée Nationale.

L'article 118al2 de la Constitution dispose: " Les projets de lois, délibérés en conseil des ministres après avis de la Cour Suprême, sont déposés sur le bureau de l'une ou l'autre chambre."

Le projet de loi constitutionnelle pris par le décret n°2015-941 du 7 Octobre 2015 a été précédé par l'avis n°024/C.S.15 du 02 octobre 2015 de la Cour Suprême.

L'article 116 de la Constitution stipule: " L'inscription des projets et des propositions des lois se fait dans l'ordre de leur dépôt sur le bureau de chaque chambre.

Toutefois, les projets et les propositions de lois, dont l'urgence est reconnue, sont examinées en priorité."

De ce décret pris le 7 Octobre 2015 :

- L'Assemblée Nationale à travers son bureau n'a pas été ensuite saisie du dépôt du projet de loi constitutionnelle, l'Assemblée Nationale siégeant en session à partir du 15 Octobre 2015 conformément à l'article 103al2 de la Constitution qui stipule: " La première session s'ouvre le 2 Mars, la deuxième le 2 Juillet, la troisième le 15 Octobre".

Il faut souligner que le Gouvernement Congolais avait fixé au 9 Octobre 2015 à 00heure, le début de la campagne référendaire liée au projet de loi constitutionnelle.

- Le 8 Octobre 2015 la Conférence des Présidents des deux chambres a fixé l'ordre du jour de la session parlementaire conformément aux dispositions constitutionnelles.

Au cours de cette conférence des présidents, ont été annoncées pour la dixième session de l'Assemblée Nationale, les affaires devant être examinées.

Le projet portant loi constitutionnelle n'y figurant point.

Ainsi donc,l'Assemblée Nationale à travers son bureau, n'a pas été informée de la teneur de ce projet de loi constitutionnelle et ne l'a pas examiné en violation des articles 118al2 et 116 de la Constitution.

L'article 83al2 de la Constitution stipule: " Il ( Le Président de la République) assure la promulgation des lois dans les vingt jours qui suivent la transmission qui en est faite par le Bureau de l'Assemblée Nationale."

La promulgation par le Président de la République de la loi portant adoption de la loi constitutionnelle découle de son dépôt au bureau de l'Assemblée Nationale et in fine de l'examen dudit projet de constitution.

De tout ce qui précède, ce projet de loi constitutionnelle ne peut être promulgué car :

- n'a pas son fondement juridique sur la base de l'article 86 de la Constitution;

- ne remplit pas les conditions requises par les dispositions constitutionnelles ci-dessus énoncées.

-----------------------------------------------------

NDLR : N'empêche que, en dépit de ce qui est exposé ci-dessus, M. Sassou Nguesso est passé outre et a promulgué "sa" constitution. C'est ici qu'on peut évoquer les cas de forfaiture, de parjure et de haute trahison.

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Luc Armand Bocas - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 20:53
(Congo-Brazzaville/Françafrique) Liste non exhaustive des victimes de Sassou Nguesso à Pointe-Noire

Voici la liste non exhaustive des victimes du dictateur Sassou Nguesso à Pointe-Noire pour les journées du 20 au 22 octobre 2015.

Avis à tous les souteneurs (proxénètes) françafricains de Sassou Nguesso.

SUITE DE L'ARTICLE : http://blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/091115/congo-brazzavillefrancafrique-liste-non-exhaustive-des-victimes-de-sassou-nguesso-pointe-noire

(Congo-Brazzaville/Françafrique) Liste non exhaustive des victimes de Sassou Nguesso à Pointe-Noire
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Réseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 19:12
(Congo-Brazzaville/Françafrique) Bathily arrive à Brazzaville, Sassou promulgue sa constitution...

Bathily arrive à Brazzaville, Sassou promulgue sa constitution, suivi de la lettre de François Hollande

« Un médiateur chez le médiateur », tel serait le titre du feuilleton politique qui se joue au Congo-Brazzaville au lendemain du référendum controversé du 25 octobre 2015.


Répétition

En politique comme dans tous les autres domaines, on assiste à d’étranges scènes répétitives où les réflexes dictatoriaux du passé deviennent des symptômes du présent. C’est très souvent sur le champ de la politique que l’on peut avoir le sentiment troublant et parfois désespérant que l’Histoire en Afrique et en Extrême Orient ( Corée du nord) repasse les plats (elle se répète) , ramenant l’actualité du Congo-Brazzaville au Burundi de Pierre Nkurunziza où le changement de Constitution a débouché à la déstabilisation de ce petit pays des Grands Lacs.

Aujourd’hui, en effet, c’est le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, un petit pays pétrolier d’Afrique centrale, qui défraie la chronique par ses étranges comiques de répétition, cela avec un sentiment particulier de déjà vu en Afrique où les présidents rechignent de décrocher et de passer la main.


Médiation

Ironie de l’histoire, Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine doit s’ouvrir à la médiation de l’envoyé spécial de l’ONU en Afrique Centrale, Abdoulaye Bathily, en vue de la résolution de la crise née du scrutin référendaire du 25 octobre 2015 très largement déserté par les populations du Congo-Brazzaville.
Denis Sassou Ngueso veut prendre tout le monde de court : l’IDC-FROCAD, Abdoulaye Bathily et la communauté internationale qui manque de fermeté à son égard. L’homme d’Edou/Penda veut passer en force, avec, en prime, un bras d’honneur au reste du monde.


Promulgation

Ainsi, contre vents et marées, Sassou Nguesso a promulgué, vendredi 6 novembre, la nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 25 octobre 2015. Un référendum contesté par la plate-forme IDC-FROCAD et dont les résultats ont été avalisés vendredi 6 octobre 2015 par la Cour Constitutionnelle d’Auguste Iloki. Selon les chiffres officiels, 94 % des électeurs ont approuvé la Constitution. L’alliance IDC-FROCAD a rejeté avec véhémence ces résultats sortis du chapeau d’Henri Bouka, tel un prestidigitateur. La promulgation de la nouvelle Constitution coïncide avec l’arrivée chez le médiateur de la crise centrafricaine, à Brazzaville, d’Abdoulaye Bathily, l’envoyé spécial de l’ONU en Afrique centrale, venu pour tenter de relancer le dialogue entre Sassou Nguesso, le PCT, les épigones du « chemin d’avenir » et l’alliance IDC-FROCAD. Est-ce un hasard ou un pied de nez à l’endroit de la communauté internationale ?

En tout cas, la promulgation de la constitution de Sassou ressemble à un camouflet au médiateur sénégalais Abdoulaye Bathily. Pour Sassou Nguesso, « j’y suis, j’y reste ». La page est tournée. Que ceux qui souhaitent prendre son fauteuil aillent voir ailleurs s’il y est.


Résistance

L’IDC-FROCAD ne l’entend pas de cette oreille et n’entend pas se coucher. Elle va maintenir la pression jusqu’au retrait de la Constitution. Sous quelle forme ? Un dialogue de sourd s’est installé entre les deux camps. Et, un véritable bras de fer est engagé entre Denis Sassou Nguesso, le PCT, les épigones du « chemin d’avenir » d’une part et la plate-forme IDC-FROCAD d’autre part. Denis Sassou Nguesso et Pierre Nkurunziza, même combat de dictateur ? Abdoulaye Bathily a essuyé un échec en tentant de ramener Nkurunziza à de meilleurs sentiments au Burundi. Réussira-t-il sa mission auprès de Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville ? Abdoulaye Bathily démentira-t-il sa réputation de looser dans la résolution des crises en Afrique Centrale qui lui colle sur la peau comme la tunique de Nessus ? Abdoulaye et Hollande même hypocrisie ?


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Appendice

Un Congolais a écrit à François Hollande pour s’indigner du soutien envers Sassou. L’Elysée lui a répondu ce qui suit :

Le Chef de Cabinet du Président de la République

Monsieur Jacques ITOUA OSSEREONDELE xxxxxxx 93700 MONTFERMEIL

Paris, le 3 novembre 2015

Monsieur,

Le Président de la République m’a confié le soin de répondre au courrier que vous lui avez adressé.

Comme il l’a rappelé lors de son discours prononcé à Dakar, le 29 novembre 2014, le Chef de l’Etat souhaite que les Constitutions soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables. Croyez bien que le Président de la République, qui est profondément attaché à la liberté d’expression, suit avec attention les événements actuels en République du Congo.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

Isabellle SIMA
Urgence signalée.
Cordialement.

Ben Bitadys.

(Congo-Brazzaville/Françafrique) Bathily arrive à Brazzaville, Sassou promulgue sa constitution...
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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:10
(Congo-Brazzaville) Le braquage constitutionnel contre le Peuple congolais : le plus dur reste à venir pour le tyrannosaure

Idrissa Diarra -

Comme cela, le dictateur Sassou-N’Guesso pense que tout est gagné pour lui, avec la tenue de la parodie de référendum organisée en plein jour sous le soleil avec pourtant, toute l’apparence d’un référendum braconnier nuitamment organisé avec un corps militaire et policier lourdement armé dans les rues du Congo !

Un sombre référendum donnant toute l’image d’une parade de quelques personnes dans une chambre à coucher privée, hautement surveillée ! Ceux qui ont eu la cynique audace de dire que Sassou avait le droit de se référer à la décision de son Peuple, devraient aussi s’empresser de condamner avec la dernière énergie, la perversion et l’instrumentalisation dans le cas présent, du procédé référendaire, comme moyen de consultation qui commande participation sereine et délibéré du Peuple souverain.

Dans une tribune antérieure, nous avons dit clairement que le Peuple Congolais n’avait plus à compter sur Sassou N’Guesso ou une quelconque puissance étrangère pour espérer à l’émancipation de sa démocratie. Les diplomaties marchent toujours avec le sens dominant du courant ou des forces en présence. La seule voie de salut pour le Congolais d’arracher sa démocratie, c’est de souffrir le sacrifice incontournable de la douleur ! Il n’y a pas une autre voie pour la démocratie ! Il n’y a pas d’exception en ce sens à notre connaissance dans l’Histoire du monde ! Il suffit pour se convaincre, de fouiller dans l’Histoire de pays qui ont atteint un niveau de croisière démocratique (USA, France, Allemagne, etc.) . Le Congo a travers son histoire, n’a certes pas connu moins de douleur, mais chaque pays a sa particularité et le fait de reporter certains assauts déterminants à un moment donné, peut coûter très cher, plus de trente ans de pouvoir. En ce 21ème siècle, le régime trentenaire congolais, apparaît comme un haut iceberg dictatorial très gênant, largement enraciné dans les profondeurs, et plombant royalement au dessus d’un vaste océan où règne un calme plat démocratique dominant.

Tant qu’il n’y a pas un minimum de sagesse, de retenue pour les dirigeants, tant que le goût de ces dirigeants est prononcé pour la dictature moyenâgeuse, le sacrifice des vaillants Martyrs reste incontournable. C’est une question de dignité ! Nous avons un profond respect pour la vie humaine, indiscutablement sacrée, mais c’est un triste constat que nous ne faisons que dresser.

Le dilemme est clair et sans équivoque ! Ou les Congolais acceptent indéfiniment de perdurer dans ce qui s’apparente à l’esclavage et à la servilité sous des formes diverses, ou ils décident de s’affranchir des griffes humiliantes du pouvoir établi pour de bon ! Même si les intérêts économiques restent souvent déterminants, un dirigeant, en l’occurrence François Hollande, d’un pays comme la France qui vient de très loin avec sa Révolution de 1789, doit se sentir profondément gêné de couvrir une telle honte de notre temps !

Que faire ?

Il appartient maintenant aux Congolais intègres de se montrer plus intelligents que le monarque.

Acte 1 -

Cesser de l’appeler Président de la République.

Acte 2 -

Chaque Congolais, où qu’il soit, à quel que niveau de responsabilité doit s’engager dans ce que j’appelle une vaste campagne de Stress Général Généralisé (SGG). Toute personne proche de Sassou ne doit point se sentir embarrassé de lui désobéir, soit de façon frontale, soit de façon subtile. Pour lui, ce serait de la trahison! Pour le Peuple, ce serait la noble Résistance patriotique! Une telle mesure est de nature à créer la psychose dans le sein du régime, par l’instauration d’une méfiance généralisée en son sein qui va le conduire à sa perte, lentement peut-être, mais sûrement, sans trop de sacrifice de sang du Peuple. Le SGG contraindra certains citoyens trop attachés à la tranquillité au prix de la servilité et de leur dignité, à sortir de leurs cocons douillets du fait d’une certaine tension troublant leur sommeil : c’est une cure homéopathique.

Les leaders politiques du moment en vue, doivent s’armer de courage intrépide et éviter de tomber dans le piège de « l’homme indispensable, incontournable »: pour le besoin de la cause et pour plus d’efficience. Il faut œuvrer activement au bourgeonnement de nouveaux leaders politiques ou publics partout! Sassou ne peut pas garder en résidence des milliers de nouveaux leaders. Le Peuple doit travailler aussi en bonne intelligence avec l’émergence de ces nouveaux leaders.

Acte 3 -

Chaque leader doit se montrer digne de confiance par sa fermeté doublée de constance et d’endurance pour la cause franche de la lutte de libération.

Acte 4 -

J’emprunte le mot d’un fervent militant défenseur des droits de l’homme et de la démocratie: « les Congolais doivent garder leur sang-froid… » et considérer le fade référendum du 25 octobre ou ce triste braquage constitutionnel, comme un non-évènement et travailler intelligemment, vite et bien!

Le plus dur maintenant pour le pouvoir établi, c’est de pouvoir gouverner un Peuple fier contre sa volonté. Il nous revient de noter que le Peuple Congolais est fier et refusera d’être indexé comme la mauvaise illustration de la démocratie dans la mère Afrique.

Courage, intelligence et encore, courage ! Paix à l’âme des Martyrs tombés. Ils reposent honorablement sans douleur et auront vécu utilement pour une noble cause. Condoléances aux familles et proches éplorés.

Idrissa DIARRA
Géographe & politologue
Secrétaire Exécutif du Mouvement
de la Génération Consciente du
Faso (MGC/Faso)
diarra.idrissa@rocketmail.com

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:01
Quid de la promulgation de la Constitution Sassou Nguesso ii au Congo-Brazzaville issue du referendum du 25 octobre 2015


La Constitution est un acte de souveraineté. C'est au sein d'un État démocratique la règle qu'un peuple se donne à lui même.

La Constitution est formellement une norme juridique supérieure à l'ensemble des autres normes juridiques produites et applicables dans l'ordre juridique national. Cette suprématie est en général assurée par des mécanismes de contrôle de constitutionnalité assurés soit par les juges ordinaires, soit par un juge spécialisé, au Congo, le Conseil constitutionnel. La Constitution est élaborée selon une procédure spéciale faisant intervenir directement le Peuple, ou adoptée par ses représentants, le plus souvent selon une procédure particulière. Au Congo, c'est la forme référendaire qui est plébiscitée.

Sur le plan substantiel, une Constitution contient deux types de règles. D'une part des règles relatives au fonctionnement des institutions, d'autre part des règles relatives aux droits garantis aux individus. C'est cette dernière qui est viciée au Congo. Cette conception de la Constitution est inscrite dans l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen selon lequel : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminées, n'a point de Constitution ».

Et malheureusement nous n'avons pas de constitution et pour preuve.
Les rédacteurs de la constitution Sassou Nguesso II ont été d'une incurie et d'une défaillance intellectuelle cruelles. Comment peut-on brader à vil effort les années d'études et des diplômes universitaires obtenus à un crépusculaire désir d'un homme au détriment de ce que nous avons en commun, la nation composée de femmes et d'hommes de valeur? Assurément l'amour de l'argent sale est la source de cette prostitution éhontée d'une certaine intelligentsia congolaise égarée.

Se référent au préambule de la "constitution Sassou Nguesso du 25 octobre 2015, il est heureux de lire qu'elle est arrimée amoureusement aux principes fondamentaux proclamés et garantis par :
- La charte des nations unis ;
- La déclaration universelle des droits de l'homme de 1945 ;
- et à la charte africaine des droits de l'homme.

En conséquence, si elle est promulguée, la saisine de la cour africaine des droits de l'homme et d'autres instances internationales à caractère juridictionnel est inéluctable pour des raisons de fait et de droit exposées ci-dessous.

A- La Constitution Sassou Nguesso II du 25 octobre 2015 affirme une chose et son contraire en violation des textes internationaux ci-dessus cités.

A1- L'auto cannibalisation de la constitution Sassou Nguesso II

Le titre II consacré aux droits, libertés et devoirs des citoyens en son article 8 est en contradiction avec le tristement célèbre article 96 qui donne à monsieur Sassou Nguesso, président de la république, le droit de vie ou de mort sur tout congolais et l'enfile en même temps d'un scaphandre anti juridiction des crimes commis avant, pendant et après avoir servi le Congo Brazzaville.

En effet l'article 8 dispose : " La personne humaine est sacrée et à doit à la vie. L’État à l'obligation de la respecter et de la protéger........La peine de mort est abolie.

Force est de préciser que le sacré dans cette syntaxe est un mot inhérent à DIEU et lui seul a le droit d'ôter la vie à une personne. En donnant à monsieur Sassou Nguesso ce pouvoir, celui-ci se considère comme Dieu le père du Congo Brazzaville, puisque c'est lui l'artisan de cet article.

Il est manifeste que l'article 96 qu'il chérit comme la prunelle des yeux, offshore de l'or noir, contredit non seulement cet article 8 mais aussi les articles 4 et 5 de la charte africaine des droits de l'homme qui disposent : "Art 4 : "La personne humaine est inviolable. Tout être humain a droit au respect de sa vie et à l'intégrité physique et morale de sa personne. Nul ne peut être privé arbitrairement de ce droit."

Article 5 : "Tout individu a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine et à la reconnaissance de sa personnalité juridique. Toutes formes d'exploitation et d'avilissement de l'homme notamment l'esclavage, la traite des personnes, la torture physique ou morale, et les
peines ou les traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdites."

Cet article kamikaze révolutionne extraordinairement les standards en matière des droits de l'homme et a tué dans l'oeuf les prétentions d'une impunité tant rêvée. En effet la déclaration universelle des droits de l'homme de 1945 en son article 16 est sans équivoque sur cette question. Elle dispose : Art. 16. "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution." Lorsque le droit de vie ou de mort est conféré constitutionnellement à un quidam quelconque, la garantie des droits n'est plus assurée.

Somme toute, nous avons ici tout un argumentaire juridique solide pour contester cette "constitution Sassou Nguesso II". La base juridique de la saisine des juridictions est prospère et justifiée.


A2- De la difficulté d'une promulgation

La constitution de 2002 dans son TITRE V DU POUVOIR EXÉCUTIF article 83 dispose :

"Le Président de la République a l'initiative des lois, concurremment avec les membres du Parlement. Il assure la promulgation des lois dans les vingt jours qui suivent la transmission qui lui en est faite par le bureau.

La promulgation est l’acte par lequel une loi définitivement adoptée par le Parlement ou approuvée par le peuple via un référendum, devient exécutoire. Elle prend la forme d’un décret du président de la République. Le Président ne peut pas refuser cette promulgation.

DE QUOI S'AGIT- IL ? Il s'agit tout simplement au président de la république de signer le décret qui traîne sur son bureau depuis toujours pour rendre exécutoire cette constitution.
S'il le fait, il signe son acte autarcique de la communauté internationale, son isolément et donc la perte totale de ses infinitésimaux et hypothétiques soutiens d'un soir qui lui resteront après la COP21 de Paris financée gracieusement par le pouvoir pour les raisons de la cause.

Quand on aime sa constitution, on ne compte pas.

- Promulguer un texte constitutionnel qui porte en son sein les stigmates de plusieurs vices de forme et de fond? Qui plus est une constitution élaborée SANG le peuple, en catimini et soumise à référendum à coups de canon et à un vote quantitativement et humainement anorexique.

- Promulguer un texte criminogène et liberticide, c'est faire un saut sans parachute de la tour Eiffel à l’Élysée. Le GOKI et le KOBA, les plats constitutionnellement prisés au bord de l'Alima ne valent-elles pas la chandelle ?

Alors que reste t-il à monsieur Sassou Nguesso comme porte de sortie? AAHHH le fameux dialogue qui pourra peut-être lui confectionner un acte de décès sur mesure car DIEU ne peut pas se déjuger..., trop fier de sa personne.

Sylvain SENDA

Docteur en Droit, Avocat,
Ancien membre du Conseil de l'Ordre du barreau de la Seine saint Denis

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 01:31
Congo-Brazzaville : le régime de Sassou Nguesso sous protection française traque et persécute...

Nous remercions vivement celui ou celle qui apportera ou remettra en mains propres les témoignages ci-après au Président François Hollande et son ministre des Affaires étrangères pour qu'ils prennent conscience du "QUITUS" accordé à M. Sassou Nguesso et du "PERMIS DE TUER" qu'ils lui ont délivré.

Témoignage rapporté par Marie-Louise Abia

Le témoignage bouleversant du professeur Marion Michel Madzimba Ehouango
"Le 21 octobre, alors qu'on nous conduisait à la DGPN , dans le bus, nous étions accompagnés par des " policiers" surexcités qui nous ont assénés de chants folkloriques mbochis ...." Sassou nzambe a tsengué..." . insultant les autres ethnies, molestant certains d'entre nous...
C'est en ce moment que j'ai vraiment pris la mesure de la césure ethnique dans laquelle ce gars a plongé notre pays.....Quant à la mise en scène d'un procureur de la République qui a cherché séance tenante à fabriquer un " flagrant délit" pour nous inculper de " terrorisme"..., je vous laisse imaginer l'atmosphère.

En fait nous nous sommes fait arrêter parce que nous étions intervenus face aux supplétifs de la police qui effectuaient des rafles dans les parcelles à Diata. Arrêtant tout jeune âgés de 15 ans et plus....
Au moins cet incident a fait cesser ce ramassage de jeunes de ce quartier.
Oui...Faisons l'effort de nous affranchir de ce piège. Même au cours des réunions de l'opposition je frémis en écoutant certains propos de gens avec lesquels je crois, pourtant, partager certains idéaux de la démocratie.
Le fait que la police ait encadré (voir même accompagné) des cortèges de carnaval de militants emmaillotés de la mouvance présidentielle dans la partie nord, au moment même où des jeunes opposants étaient tués dans la partie sud de Brazzaville devrait choquer y compris les propres parents du Chef de
l'État.

Je vois bien certains hypocrites me faire le reproche de relater ces faits, mais il vaut mieux que ce soit moi qui le fasse plutôt qu'un homme du sud. (...) Ayons le courage de dénoncer l'animalité qui semble prendre le contrôle de certains d'entre nous. Si non, ce Congo restera déchiré même après le départ de Sassou.
Ils ne m'ont pas frappé... mais ils ont frappé Bongouandza, Mierassa et Kinfousia... j'aurais aimé qu'ils me frappent aussi. Tellement j'avais ho
nte..."

----------------------------------------------------

2ème Témoignage (réaction) : Marie-Louise Abia, une femme traquée, parce qu'elle ose... briser l'omerta...

Chers amis, cherchez l'erreur: j'ai juste dit tout haut ce que Sassou Nguesso - seul - fait subir aux populations du sud qu'il juge "têtues" d'après ses propres proches. Je n'ai accusé personne d'autre et vous venez impliquer tous les frères et soeurs du Nord-Congo dans ces crimes que commet Sassou Nguesso. Cherchez vraiment l'erreur! ai-je dit que tous les congolais du nord tuent les congolais du sud? Les crimes de Sassou Nguesso seraient-ils endossables par tous les congolais du nord? quand les mercenaires et miliciens de Sassou Nguesso doivent massacrer les congolais, dans quelle partie du Congo commettent-ils ces massacres?

Si nous n'avons même pas l'honnêteté de voir un problème que peut voir un aveugle, c'est que nous faisons bien preuve de naiveté ou d'hypocrisie! Je répète, je persiste et je signe: parce que la plupart des richesses du Congo se trouvent dans la partie sud du Congo, et que les Congolais du sud ont le courage de dire "NON" quand leur souffrance a atteint le comble du paroxysme.

Denis Sassou Ngesso - seul - a planifié l'extermination pure et simple des congolais du sud, c'est une information qui vient de son propre milieu. Tous ceux qui viennent exposer leur naiveté en m'accusant de tous les noms d'oiseaux sont complices de ce génocide. Ne perdez pas votre temps à m'insulter, si vous vous sentez si concernés que cela, allez plutôt vous renseigner pour que vous ne mouriez pas bête!

Marie-Louise ABIA

Congo-Brazzaville : le régime de Sassou Nguesso sous protection française traque et persécute...
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 21:55
Le Congo-Brazzaville est fermé pour cause "Opération Ville Morte"

CONSIGNES POUR L'OPERATION VILLES MORTES DU LUNDI AU MARDI 2 ET 3 NOVEMBRE 2015

Les lundi 2 et mardi 3 novembre ont été décrétés « JOURNEES VILLES MORTES » par les Démocrates Congolais, afin de défendre la démocratie, protester contre la dictature du régime de Mpila et rendre hommage aux 30 Martyrs de la démocratie abattus lâchement le 20 octobre par les assassins de Mpila.

Devant la folie sanguinaire des miliciens et des mercenaires de Mpila, les Démocrates ont opté pour une « résistance passive et puissante » pour ne pas livrer le peuple aux loups. C'est ainsi que le mot d'ordre de Ville Morte et de grève sur toute l'étendue du territoire national a été lencé pour lundi et mardi.

Le principe n'est pas d'affronter les miliciens de Sassou, mais de paralyser les villes et villages, d'empêcher toute activité économique lundi et mardi.

Au nom de la démocratie, de la Justice, de la Liberté et pour honorer les 30 enfants, jeunes, femmes et hommes assassinés le 20 octobre pour la défense de la LOI, nous vous donnons les sept (7) consignes suivantes :

1 – N'allez pas travailler lundi 2 et mardi 3 novembre 2015. Restez chez vous comme vous l'avez fait le 25 octobre 2015 ;

2 – Diffusez ce mot d'ordre à vos proches, parents, amis et collègues ;

3 – Aux Jeunes courageux qui aspirent à un Congo meilleur, n'affrontez pas en face les miliciens de Sassou, mais faites tout pour empêcher la circulation des véhicules ;

4- Pour empêcher la circulation des véhicules, que chacun puisse mettre sur les avenues et les ruelles en un temps « X » ou une personne va vous arrêter : pneus brûlés, bois, graviers, sables, carcasses, fûts, tôles, briques, etc ;

5 – Trouez les pneus des véhicules et camions qui circuleront ;

6 – Menez les actions dans chaque quartier de chaque ville ;

7 – Soyez malins et ne vous faites pas prendre.

La résistance va continuer jusqu'à la chute de Denis Sassou Nguesso.

A faire circuler aux Congolais et aux démocrates africains résidant aux Congo et à l'étranger. Utilisez tous les moyens possibles pour paralyser Sassou et ses suppôts. Chacun doit contribuer activement à sa façon .

Vive le Congo !

Vive la démocratie !

Honneur à nos martyrs !

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 15:32
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?

par Calixte Baniafouna -

Par la naïveté la plus salvatrice qui soit, certains Congolais ont très vite pris François HOLLANDE pour le président français qui ferait exception dans le soutien indéfectible des dictateurs installés dans les anciennes colonies françaises d’Afrique. Voici arrivé le messie, croyait-on, le « gentil » HOLLANDE face aux « méchants » GISCARD, MITTERRAND, CHIRAC, SARKOZY qui ont tour à tour déroulé le tapis rouge à l’« ami » SASSOU et qui, tour à tour l'ont laissé en place à la fin de leur mandat, perché au piédestal sur lequel ils l’ont trouvé, comme bientôt l’« ami » HOLLANDE l’y laissera d’ailleurs à son tour, mieux perché que jamais !

Il a fallu que l’« ami » SASSOU eût été mis en difficulté face à la colère de plus en plus montante de la majorité de la population de son pays, colère manifestée pour contrer les manœuvres liées au changement de la Constitution qui le maintiendrait au pouvoir pour que l’« ami » HOLLANDE montre à la face du monde son vrai visage en ayant nargué le peuple congolais : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit ». Comme ça fait partie du droit de l’« ami » HOLLANDE de se livrer aux rétropédalages qu’il a pris l’habitude de faire dans bien de domaines se riant ainsi de la responsabilité commune qui implique la girouette politique et le criminel dans l’établissement historique des crimes économiques et humains !

Que reste-t-il donc de ces déclarations faites par l’« ami » HOLLANDE qui ont engagé la France à Kinshasa le 13 octobre 2012 : « La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l’Homme, le pluralisme, le respect de la liberté d’expression, l’affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants ? » ; à Alger le 20 décembre 2012 : « Je reconnais ici les souffrances que la colonisation française a infligées au peuple… qui a été soumis à un système profondément injuste et brutal ? » ; à Dakar le 30 novembre 2014 : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie… on ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel ? » ; à Cotonou le 2 juillet 2015 : « Je suis attaché à ce que soient respectés les textes constitutionnels, les échéances électorales et les rythmes de la démocratie… si je suis ici c’est pour montrer qu’il y a des exemples à donner ? »… Que de la poudre aux yeux du monde ! Que des blablas hollandais vite oubliés et jetés dans la poubelle de l’Histoire !

Fini le temps où la honte des affaires sur les Biens mal acquis, les Disparus du Beach, les assassinats individuels et en masse, le non-respect des principes sur les droits de l’Homme et de la démocratie, l’élasticité des mandats à durée indéterminée, la révision des Constitutions en vue de se maintenir au pouvoir … hantait la conscience de l’« ami » HOLLANDE. Fini le temps où l’« ami » HOLLANDE tournait le dos à l’« ami » SASSOU pour lui tendre la main sur le perron de l’Élysée. Fini le temps où l’« ami » HOLLANDE assénait sans réplique la leçon de la démocratie et du respect des constitutions aux « méchants » dont SASSOU était particulièrement pointé sur le viseur du « gentil » enfant.

Il est indéniable que le soutien de HOLLANDE à son « ami » SASSOU pour la tenue d’une mascarade de référendum n’est pas qu’un simple falot portatif d’arrogance du plus fort venu au secours d’un « ami » criminel en difficulté et qui, face aux mécontentements grandissants des Congolais, répondrait à la guerre du pot de fer contre le pot de terre. C’est beaucoup plus profond que cela. L’« ami » HOLLANDE a su choisir le moment qu’il fallait pour lancer son boulet dans le dos des mécontents congolais : l’approche de la date de la tenue du référendum et la montée vertigineuse des mécontentements. Sachant le référendum pipé à l’avance comme tout élu de l’Élysée a toujours su le faire, l’« ami » HOLLANDE a ainsi cherché à marquer les esprits, à décourager et à arrêter net la détermination du peuple congolais qui tient à mettre hors d’état de nuire un homme perçu par lui comme le pire criminel du pays mais qui est accueilli par l’« ami » HOLLANDE comme le bon samaritain, serviteur des intérêts divers depuis 31 ans… et de qui l’Élysée en attend davantage ! L’« ami » HOLLANDE en ayant ainsi choisi ce moment stratégique pour décourager les attentes des Congolais a cru parvenir à porter l’influence de l’Élysée sur les victimes de l’« ami » SASSOU et à freiner leur hardiesse en vue de l’aider à se maintenir au pouvoir. La déception des Congolais est bien évidemment au-delà des espoirs qu’ils ont fondés sur HOLLANDE par qui ils croyaient trouver l’appui qui les aiderait à se débarrasser d’un criminel devenu gênant pour l’avenir de leur pays.

Le rétropédalage de l’« ami » HOLLANDE sur l’« ami » SASSOU appelle les Africains en général, les

Congolais en particulier, à en tirer les leçons et à réagir au prix des sacrifices sans lesquels ils seraient repartis pour 100 ans de domination supplémentaires.

La première leçon à tirer résulte de la classique arrogance née du pouvoir colonial et du complexe de supériorité qui en dépend. Des années 1950 aux années 2015, tel devenu un mode du vivre ensemble, considéré comme naturel, tout dirigeant français n’a plus cru que Français et Africains pourraient un jour traiter d’égal à égal : le simple fait même d’y penser serait pire folie. Figée à jamais dans l’esprit et le crâne, la notion de pré carré permet au dirigeant français de se comporter en Maître absolu.

D’où cette sorte de syndrome de Fachoda qui, dans l’imaginaire du dirigeant français, considère la tentative de prise d’indépendance par une ancienne colonie française d’Afrique comme une profonde humiliation infligée par un « assujetti » triomphant, hautain et forcément de mauvaise foi. D’où la théorie des intérêts qui contraint la France via ses multinationales de poursuivre les pillages systématiques des richesses de ses anciennes colonies d’Afrique, d’occulter l’histoire voire de ne pas les compter comme parti pris dans l’Histoire pour faire en sorte que les anciennes colonies d’Afrique soient toujours tenues à la remorque de leur ancien colonisateur. D’où le Permis de Continuer à Tuer (PCT) accordé depuis les années 1970 et réactualisé par l’« ami » HOLLANDE à l’« ami » SASSOU.

Une preuve qu’au-delà du soutien de l’« ami » SASSOU perçu par l’« ami » HOLLANDE comme un simple jeu de rôle et la colère du peuple congolais comme une bouteille d’eau jetée dans la mer, le vrai message que l’« ami » HOLLANDE a voulu adresser au monde est le message de la sauvegarde du pré carré dont il est le garant à un moment donné de l’Histoire de France, et que personne – des tenants de la politique néocoloniale qui lui prêtaient l’intention de chercher à casser la Françafrique ou des Congolais qui ont vite pris pour monnaie comptant ses déclarations sur la démocratie – ne s’attende à ce que par lui s’échappe le pré carré.

La deuxième leçon à tirer du rétropédalage de l’« ami » HOLLANDE sur son « ami » SASSOU est la notion de la démocratie. Vue de l’Élysée, la définition de la démocratie varie selon qu’elle s’applique aux Occidentaux ou aux Africains, aux pays africains pétroliers ou aux pays africains non pétroliers, selon les intérêts en présence. La démocratie en Occident est, pour l’Élysée, synonyme d’élections transparentes, de respect des droits de l’Homme, de respect de la Constitution, d’alternance, cependant que la même Élysée considère la démocratie en Afrique comme, certains diraient même un luxe, la capacité de tout dirigeant africain de garantir les intérêts français avec toutes les conséquences que l’on sait : mandats à durée indéterminée, élections truquées, répressions, manque de liberté d’expression, manque d’alternance, etc.

De même, l’Élysée considère que les droits de l’Homme en Occident sont un ensemble des prérogatives dont peut bénéficier n’importe quel individu. Tel n’est pas sa vision des droits de l’Homme quand il s’agit de l’Afrique où l’oppression sans faire des vagues tient lieu des droits de l’Homme et du Citoyen.

Idem pour la Paix, que l’Élysée considère en Occident comme une absence de conflit, de guerre, de violence… La même Élysée ferme les yeux quand – au milieu des affamés, des démunis en eau potable et en électricité, des silencieux forcés par la résignation -, les dictateurs qu’elle installe et soutient en Afrique vantent la paix dans les pays à la tête desquels ils se trouvent.

Il apparaît en définitive que l’« ami » HOLLANDE se pose en Maître pour démontrer aux yeux de la communauté internationale que c’est Lui qui a le contrôle du Congo, même s’il ne le dira jamais qu’il est également comptable des crimes à venir qu’aura forcément commis l’« ami » SASSOU en l’ayant maintenu au pouvoir.

Pas un seul Français pourtant ne pouvait parier un kopeck que la Chine marcherait un jour devant la France. Attention aux leçons de l’Histoire !

Congolais debout !

Par Calixte Baniafouna

(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:01
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:23
Congo-Brazza : Le "kuenda vutuka" (va-et-vient) de François Hollande

Le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso a pulvérisé les us et coutumes de la diplomatie de l’Hexagone. D’habitude parlant d’une seule voix, à l’occasion du referendum du 25 octobre 2015 du Congo-Brazzaville, L’Elysée et le Quai d’Orsay ont donné l’impression de se livrer à une course à l’échalote, frôlant la cacophonie. C’est le Quai d’Orsay qui annonce les couleurs.

Et, L’Elysée rame derrière. Histoire d’éteindre l’incendie. Pour les populations du Congo-Brazzaville et partant celles de l’Afrique, le mal est fait. Deux lobbies s’affrontent dans ce qui est communément appelé le domaine réservé de l’Elysée : la politique étrangère de la France. Désormais, à la lumière du referendum du Congo-Brazzaville, la politique africaine de la France s’élabore au quai d’Orsay. Laurent Fabius s’est érigé en deus ex machina de la politique africaine de la mère patrie. Laurent Fabius décide, François Hollande exécute.

Ouaga versus Brazza

Le lobby du ministère des affaires étrangères a remporté la bataille. Ce puissant lobby impose ses vues. La diplomatie économique a pris le dessus sur toute autre considération. Business is business. Et, pour le Congo-Brazzaville, la diplomatie du pétrole a fait le reste. Elle a pesé lourd sur la balance. Les raisons du revirement spectaculaire de François Hollande sur le changement de Constitution au Congo-Brazzaville trouvent leur cause de ce côté-là. Denis Sassou Nguesso a joué la carte du pétrole. Blaise Compaoré doit se mordre les doigts. Le sous-sol du Burkina Faso ne regorge pas de matières premières susceptibles d’aiguiser les appétits des grandes puissances.

Le général de Gaulle l’a dit : « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts à défendre » François Hollande s’est rappelé aux bons souvenirs des propos du général. Il a avalé son chapeau. Exit le discours de Dakar du 29 novembre 2014. Exit les grands discours. Exit les bons sentiments. La bourde de François Hollande ? Il n’y en a point. « Brazza n’est pas Ouaga », le compagnon de Julie Gayet n’en pense pas moins. Quitte à faire voler en éclat la belle unanimité qui existait jusque là entre les Etats-Unis et la France contre les changements de Constitution en Afrique. Le « ton pied, mon pied » entre Barak Obama et François Hollande, qui a fait rêver Guy Brice Parfait Kolelas, André Okombi Salissa et les populations du Congo-Brazzaville et d’Afrique en soif d’alternance démocratique a fait long feu. François Hollande a déçu de milliers d’africains.

Malentendu

Envisageable il y a seulement quelques mois, l’idée de chasser Denis Sassou Nguesso du pouvoir s’est éloignée à mesure que François Hollande s’alignait sur les positions de Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense et du général Benoît Puga, le chef d’Etat major spécial. L’histoire de François Hollande avec les populations du Congo-Brazzaville restera celle d’un grand malentendu. La France n’est pas toujours ce qu’on croit. Et, la France fut très souvent ce qu’on ne croit pas. La preuve vient d’être administrée par François Hollande au Congo-Brazzaville où Denis Sassou Nguesso a réussi l’exploit de retourner les faiseurs des rois nègres.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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