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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 00:49

NOUS DENONCONS LA VIOLENTE AGRESSION EN COURS DANS LE POOL

Nous savons que ce qui se passe dans le Pool n'est pas du tout justifié du point de vue de la raison - ou même de la politique car le régime dictatorial du monstre de l'Alima n'est pas du tout menacé par le pseudo ennemi mukongo : une fausse protestation localisée à Brazzaville dans l'espace et dans le temps, à propos des faux résultats de l'élection présidentielle, ne peut justifier une guerre contre une partie de notre territoire, une atroce agression déclenchée par l'Etat congolais, un génocide dans le Pool contre des civils innocents. Nous savons que le 4 avril 2016, c'est le régime de Denis Sassou Nguesso qui a créé des troubles à Bakongo pour braquer la cour constitutionnelle obligée de valider de faux résultats la kalachnikov à la tempe. Au quotidien, les policiers de l'ethnie-Etat, les bébés noirs, entre autres barbouzes, en font bien pire mais ce n'est pas pour autant que Denis Sassou Nguesso déclenche la guerre à Talangaï, à Mikalou ou à Ouenzé. Le prétexte Ntumi était pensé, préparé, voulu pour dévaster le Pool, achever l'opération Mouébara I. Cela n'a rien à voir avec Ntumi. La première opération  Mouébara qui a déclenché un holocauste dans le Pool n'avait rien à voir avec le pasteur Ntumi mais avec la haine sempiternelle que Denis Sassou Nguesso voue aux Bakongo. Des populations s'agitent à Djambala ou ailleurs dans le nord du pays  - sans que cela ne déclenche les foudres de Zeus dans ces régions.

Denis Sassou Nguesso avait besoin d'un prétexte pour raser le Pool dont tous les villages ont été rayés de la carte. Cela ne peut s'expliquer que par la haine du Mukongo érigé en ennemi pour cimenter la coalition du nord autour du pouvoir. Sans la haine du Mukongo, comment pourrait donc subsister la cohésion de l'ethnie-Etat ? L'ethnodiscrimination cimente la dictature et, de temps en temps, il faut amplifier cette haine instrumentalisée - par des guerres, des génocides, déjà que les sudistes n'ont pas voix au chapitre au niveau de l'emploi, de l'armée, de la police, de la gendarmerie, de la fonction publique, etc. les membres de l'ethnie-Etat contrôlent toutes les strates du Congo. Nous assistons à un phénomène qui est pire que le nazisme et l'apartheid.

Nous avons appris qu'il se déroule dans le Pool au moment même où nous écrivons ce texte  une agression armée d'envergure soutenue par la milice de l'ethnie-Etat et par les mercenaires venus de l'étranger - notamment de l'Angola - alors même que Dos Santos avait juré de ne pas se mêler des problèmes internes du Congo. Nous espérons que cette nième tentative guerrière échouera. On nous apprend que le pasteur Ntumi est encerclé par la "faiblesse publique" renforcée par les mercenaires angolais. Cette offensive bombarde tous azimuts la forêt de Bangou. Nous attendons de plus amples informations dans les heures qui suivent.

Nous dénonçons fermement les attaques disproportionnées du régime Sassou & PCT à l'encontre des Ninjas-Nsiloulous, des FALC, qui ne ripostent qu'en parfaite légitime défense. Nous comprenons que l'honneur de monsieur Denis Sassou Nguesso en prenne un coup car sa soldatesque ne parvient pas à arrêter un pauvre pasteur qui n'a pas les mêmes moyens qu'un Etat. Cependant, nous lui conseillons la retenue et la raison : va-t-il détruire tout le sud du pays en commençant par le Pool au prétexte de capturer ou de tuer le pasteur Ntumi ? Ne suffit-il pas qu'il ait volé le verdict des urnes pour encore se permettre de massacrer de pauvres paysans ? 

Il est temps de résoudre cette crise par la politique. Il est évident que le monstre de l'Alima se sait protégé par SA fausse constitution qui lui garantit une impunité absolue quels que soient les massacres, les génocides qu'il perpétrera dans notre pays mais qu'il se dise bien que la force n'a toujours jamais le dessus et qu'il arrivera qu'elle ne prévale plus.

Denis Sassou Nguesso avait besoin de détourner l'attention du peuple congolais sur un dérivatif afin qu'on ne parle plus de la fraude électorale précédée d'une fraude constitutionnelle. Il est aisé de comprendre que construite sur la haine du Mukongo, la solidarité au sein de l'ethnie-Etat a besoin de transformer constamment le Mukongo en ennemi - afin de cimenter les forces du mal et de l'arbitraire. POUR QUE VIVE ET SURVIVE L'ETHNIE-ETAT, IL FAUT SE COALISER AUTOUR DU MASSACRE DES BAKONGO. Sans cette haine instrumentalisée, ce régime ne survivrait pas un seul jour de plus.

La bête de l'Alima tient absolument à nous laisser la haine en héritage. Il croit que la force armée fera toujours la loi et qu'il pourra compter sur la division de notre pays pour que son camp s'enracine  au pouvoir ad vitam aeternam. Hélas, l'histoire nous a appris qu'il se produit souvent des retournements insoupçonnés. Ceux qui l'accompagnent dans cette nazification du Congo seront tenus demain pour responsables des crimes contre l'humanité qui sont commis dans notre pays qui tombera un jour dans une atroce guerre civile. Chacun rendra des comptes. En attendant, Kinzinza Kia Nzambi doit résister aux assauts du Diable...

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:06

par Mayala
22 avril 2017

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère.

La Semaine africaine

Rétablissement de la sécurité publique dans le Pool : Une attaque-surprise contre l’armée, qui indigne et suscite des interrogations

Un détachement des F.a.c (Forces armées congolaises), composé des militaires du G.p.c (Groupement para-commandos) et de la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle), a subi une attaque-surprise des ninjas-nsiloulou, à l’aube du mardi 18 avril 2017, dans la zone du village Hérila, située à 27 kilomètres de Kindamba, à mi-chemin de Mayama.

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère, avant la fin de la matinée du jour où l’attaque a eu lieu. Les pertes subies par la force publique ont suscité une grande indignation dans la capitale et des interrogations fusent sur le règlement de la question du Pool.

C’est, sans doute, le quatrième épisode le plus sanglant qu’ont subi les forces de l’ordre, depuis le début de la crise armée dans le Pool, en septembre 2016. Il y a eu des attaques sur le C.f.c.o et sur la route nationale n°1, entre Brazzaville et Kinkala et sur la route carrossable Koubola-Kibossi.

Alors que la Force publique a marqué des points en affaiblissant les groupes armés ninjas-nsiloulou dans plusieurs endroits du Pool, particulièrement dans les districts de Goma-Tsétsé, Mayama, Kindamba, Mindouli, etc.,  et que l’on se préparait à ouvrir les couloirs sécurisés, pour permettre aux ex-combattants de pouvoir sortir sains et saufs, l’attaque-surprise de Hérila est venu tristement rappeler à l’opinion nationale que le rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans le Pool reste encore un grand chantier.

Selon des témoignages, le détachement dirigé par le commandant Thierry Ngambié a été attaqué très tôt, le mardi 18 avril, entre 4h et 5h du matin, par un groupe de ninjas-nsiloulou surgi de la forêt. Le nombre élevé de militaires (neuf) qui ont trouvé la mort sur place et de blessés, une dizaine, prouve que le détachement était pris à la surprise. Parmi les victimes, il y a le commandant Ngambié lui-même, son adjoint, un capitaine, un lieutenant et des sergents. On compte aussi un civil, Mbemba Guy. De source sûre aussi, la Force publique a réagi par une contre-attaque qui aurait déjà fait de nombreux morts dans les rangs des groupes ninjas-nsiloulou.

L’on apprend que le pasteur Ntumi aurait appelé ses fidèles, à l’occasion de la fête de Pâques, de reprendre les attaques armées contre les positions de la Force publique. Toujours introuvable, le pasteur rebelle a fait poster, le 26 mars 2017, une vidéo prouvant qu’il est bien en vie, quelque part dans le Pool. «Je puis vous assurer que je suis bien portant, malgré les bombardements, malgré les traques auxquelles nous sommes assujettis. Mais, Dieu ne nous laissera pas», déclare-t-il dans cette vidéo dont des sympathisants font la promotion sur «You Tube», non pas véritablement parce qu’ils adhèrent au projet de Ntumi, mais beaucoup plus pour exprimer leur opposition au régime du Président Denis Sassou-Nguesso ou, simplement, par chantage.

Après l’attaque de Hérila, nombreux sont les Congolais qui s’interrogent sur le fait qu’on n’arrive pas à attraper Ntumi, un an après le lancement de mandats d’arrêt contre lui et deux de ses proches. L’opposition congolaise, toutes tendances confondues, appelle au dialogue politique, pour régler cette question. Le gouvernement a choisi la voie de la justice, en rapport avec les événements du 4 avril 2016, pour en finir avec l’impunité. Mais, un an après, l’attaque de Hérila semble démontrer que les progrès dans cette voie ne sont pas décisifs. Le pasteur Ntumi, qui a fui avec ses partisans et une famille nombreuse, errant entre dans les forêts des districts de Mayama et Kindamba, est toujours introuvable. Pendant ce temps, les populations civiles payent le plus lourd tribut à cette situation: villages vidés, viols, vols, agressions armées, assassinats, pillage, insécurité, etc., sont devenus le lot quotidien d’une population qui ne sait plus d’où lui viendra le salut. Les déplacés dans les départements limitrophes du Pool et à Brazzaville sont fatigués de vivre une vie de misère, sans assistance humanitaire ou presque, et veulent regagner leurs villages «pour y mourir», mais personne n’entend leurs cris du cœur. La question du Pool semble être un casse-tête chinois à l’Etat congolais. Comment se fait-il que sur le territoire national, la Force publique ne trouve pas trace d’un fugitif, donnant l’impression qu’il s’agit de rechercher une aiguille dans une botte de foin? Conséquence? Les langues se délient: veut-on réellement attraper Ntumi, le soumettre à la justice et mettre fin  à la crise du Pool?

Joël NSONI

© La Semaine africaine

Notre commentaire (Cf. mwinda.org)

Sassou et son allié objectif Ntumi ne sont pas prêts à mettre fin aux massacres dans le Pool. L’un et l’autre n’y ont aucun intérêt.

Sassou, dans sa haine viscérale des populations du sud du pays et notamment celles du Pool, se sert de cette situation pour maintenir un état de guerre, une sorte d’état d’urgence sinon indispensable du moins favorable à la survie de son régime dictatorial.

Quant à Ntumi, sa complicité manifeste avec le dictateur lui permet de continuer d’exister sur l’échiquier politique, ce qui est bon pour ses affaires.

Le grand perdant de cette tragédie : la région du Pool et ses populations abandonnées en premier lieu par ses propres fils et filles, en tête desquels les Nsilou, Kolelas, Tchibambelela et autres Moughany ou Mvouba, lesquels détournent le regard, mangeoire oblige, et se réfugient derrière de faux-semblant, pour éviter d'agir ou de condamner leur bienfaiteur Sassou.

SOURCE : mwinda.org

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
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par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

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NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 13:49
 
(CONGO-BRAZZAVILLE) DROIT DE REPONSE SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA, DETENU DEPUIS LE 15 JANVIER 2016, SANS JUGEMENT...
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DROIT DE REPONSE

SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA

RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA

1) - Dans sa déclaration à RFI, en date du 05/03/2017, concernant l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA, incarcéré illégalement et illégitimement à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre MABIALA, ministre de la justice et des droits humains du régime de M. Sassou Nguesso, a dit attendre une contre-expertise médicale avant de statuer et que le Congo a de bons hôpitaux (sic).

2) - S’agissant du passage à tabac et de la tentative d’assassinat dont M. Modeste BOUKADIA a été l’objet de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et ses agents, M. Pierre MABIALA déclare qu’ « on n’enquête pas sur du néant » et que ces allégations seraient donc des « mensonges » (sic).

Au regard de la désinvolture de M. MABIALA qui se moque des citoyens Congolais embastillés dans des conditions inhumaines dans des établissements qui relèvent de sa juridiction où ils sont quotidiennement battus, torturés et ensuite privés de soins au cours de leur séjour carcéral, l’Association UNION-CONGO fait remarquer :

-          M. MABIALA ne veut pas ouvrir une enquête sur les sévices subis par M. Modeste BOUKADIA, mais il veut une contre-expertise sur son état de santé parce que nous exigeons que M. BOUKADIA soit soigné hors du Congo. Pourquoi faire une contre-expertise sur du néant ? M. MABIALA se contredit.

-          Si vous voulez mourir plus tôt que prévu, il suffit simplement d’aller dans les hôpitaux du Congo. La grève du personnel de l’hôpital A. Cissé de Pointe-Noire est un exemple palpable.

-          Pourquoi l’oncle de M. Pierre MABIALA, Pierre Pongui, ci-devant directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, va-t-il suivre ses traitements en France, puisqu’il y a de bons hôpitaux au Congo ?

-           M. Pierre MABIALA peut-il expliquer pourquoi tous les jours y a-t-il des cohortes d’évacués sanitaires, membres du pouvoir, qui vont se faire soigner en Europe, notamment en France ou en Espagne ?

-          Pourquoi Mme Antoinette Sassou n’est-elle pas soignée dans un hôpital du Congo, voire dans celui d’OYO ?

-          L’Association Union-Congo, en accord avec d’autres Associations du Congo, s’adressera au Ministère français de la Santé pour lui demander de publier la liste des ressortissants Congolais évacués sanitaires soignés en France. Elle mènera la même démarche auprès de l’Union Européenne. Le peuple Congolais a le droit de savoir.

-          M. MABIALA considère que la détérioration de l’état de santé de M. BOUKADIA est un prétexte. Pourquoi ces centaines de morts dans les prisons, les Commissariats et postes de police (Cf. Rapport 2016-2017 de la FIDH, pp. 155-157 ; Rapport 2015 AMNESTY INTERNATIONAL ; Rapport 2017 du CIAN, p. 92 MOCI 12/2016, sur le climat des affaires ; Rapports 2016 de l’OCDH) ?

-          M. Pierre MABIALA déclare que le passage à tabac de M. Modeste BOUKADIA est un mensonge. Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre PONGUI, est l’oncle du ministre de la justice et des droits humain, M. Pierre MABIALA, lui-même. On comprend qu’il ne peut que protéger son oncle auquel il a donné les ordres de liquider physiquement l’opposant Modeste BOUKADIA, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2009. Comme pour les Disparus du Beach qui se seraient suicidés tous seuls, M. MABIALA voudrait-il dire que M. Modeste BOUKADIA se serait tabassé tout seul ?

Quant à l’évacuation sanitaire de M. BOUKADIA, aux dernières nouvelles, c’est M. MABIALA lui-même qui s’opposerait à l‘évacuation de Modeste BOUKADIA, en représailles à la plainte portée contre « X » sur cette nette et abominable agression physique subie par M. Modeste BOUKADIA.

Et ce qui est pathétique et indigne, malgré ce qui précède, c’est de voir des pays comme la France décorer des criminels de la Légion d’Honneur !

Enfin, l’Association UNION-CONGO, en accord avec d’autres association du Congo, s’adressera à l’OMS, au PNUD, l’UNICEF, l’U.E., l’U.A., l’UNESCO et l’ONU pour leur demander de nommer des Commissions d’enquête internationale sur les systèmes carcéral, éducatif et de santé en République du Congo, pour établir la vérité sur la gouvernance de M. Sassou et son clan depuis 1977, à laquelle contribue M. Pierre MABIALA.

Paris, le 08 mars 2017 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

 

LARGE DIFFUSION

 
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 01:36

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Alerte pour l’état de santé de M. Modeste Boukadia,

Président du CDRC, incarcéré depuis le 15/01/2016

 

Modeste BoukadiaDepuis son agression par le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire qui a attenté à sa vie en novembre 2016, M. Modeste Boukadia n’arrête pas les va-et-vient entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire où il est incarcéré pour délit d’opinion.

 

L’Association UNION-CONGO vient d’apprendre que le président Modeste Boukadia est de nouveau hospitalisé à la clinique Guenin depuis le mardi 24/01/2017.

 

Pour rappel, le président Boukadia a été arrêté à Brazzaville, à sa descente d’avion, le 15 janvier 2016, en parfait état de santé. Il ne présentait aucun signe pathologique d’une quelconque maladie. Mais, depuis l’agression sauvage et les tortures (Cf. l'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui prescrivent tous deux que nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants) qu’il a subies et la tentative d’assassinat dont il a été victime de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt, et ses agents, M. Modeste Boukadia présente des signes cardiaques très inquiétants qui mériteraient un suivi beaucoup plus sérieux et approfondi. Le régime de M. Sassou Nguesso a fait de Modeste Boukadia, un cardiaque qu’il n’a jamais été.

 

Le régime de M. Sassou étant un régime criminogène, peut-on en attendre un peu d’humanisme ?

 

L’état de santé du président Modeste Boukadia se dégrade de jour en jour. Malgré l’avis des médecins, MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent de faire évacuer M. Modeste Boukadia en France pour le faire soigner d’autant qu’il est de nationalité française.

 

Pourquoi le régime de Brazzaville refuse-t-il l’évacuation sanitaire en France du président Modeste Boukadia pour le faire soigner ?

  • Est-ce par peur qu’il ne parle et ne fasse des déclarations auprès de la presse pour dénoncer les horreurs du régime et les crimes commis chaque jour par le Clan et son gouvernement ?
  • Est-ce pour en finir avec les prisonniers d’opinion ?
  • Est-ce pour ne pas confronter le directeur de la maison d’arrêt à ses mensonges déposés dans les tuyaux de l’administration du pays ? Se positionner comme victime de monsieur Boukadia, lui l’acteur et auteur de cette forfaiture, a-t-il maintenant peur que cette mascarade se retourne contre lui ?

 

Devant cette situation où la vie d’un homme est en péril, l’Association Union Congo se tourne vers les Organisations humanitaires habilitées, les organisations des droits de l’homme et les Institutions de l’ONU, de l’U.E. voire l’UA pour leur demander de lui prêter main forte afin que M. Modeste Boukadia soit évacué en France pour des soins médicaux.

 

Paris, le 10 février 2017

 

 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

LARGE DIFFUSION

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 00:27
 

15 JANVIER 2016 - 15 JANVIER 2017. Voici un an déjà que M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, a été arrêté et est détenu en prison au Congo-Brazzaville, sans jugement.

 

 

Rapport de l’évaluation de la situation humanitaire dans le Département du Pool (Au 30 Novembre 2016).

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/100117/caritas-congo-rapport-de-l-evaluation-de-la-situation-humanitaire-dans-le-pool

http://la-lettre-du-congo-mfoa.over-blog.com/2017/01/caritas-congo-rapport-de-l-evaluation-de-la-situation-humanitaire-dans-le-pool-au-30-novembre-2016.html

Liste des prisonniers politiques non exhaustive et état de la situation connue au 12 janvier 2017. Elle ne constitue qu'un petit échantillon.

http://congo-liberty.com/?p=17380

Contribution de l'Association UNION-CONGO (asso.unioncongo@gmail.com)

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 14:26

Jamais de mon existence, je n’aurais pu imaginer voir mon pays le Congo sombrer dans une dictature aussi féroce. C’est de mal en pis et nous ne voulons plus aller dans cette direction.

 

Papy après son rendez-vous manqué à New York a décidé de nous rendre gorge. Des boucs émissaires tout trouvés pour apaiser une colère froide. Les compagnons d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui pour avoir défendu la constitution, clé de voûte de la vie d’une nation. Telle dans une jungle, la chasse aux opposants est déclarée cause nationale. C’est ahurissant.

Dans les jours qui viennent ce gouvernement fera l’annonce d’une création de nouvelles prisons car celles qui existent ne pourront jamais contenir les 92% des congolais qui ont dit NON à ce système mafieux qui gangrène le pays. Ils ne se rendent même plus compte qu’à faire pareil zèle, ils sont devenus la risée du monde. La découverte d'armes de guerre dans les domiciles des opposants est devenue le jeu favori d’une dictature aux abois. A croire que nous sommes dans un jeu vidéo.

Le Congo va mal et ce par le fait d’un seul homme nommé Sassou qui a décidé de braver tout un peuple. Il joue son va-tout tant il est vrai que son avenir est de plus en plus sombre et sans issue. Après le Sud, notamment le Pool, il a décidé de s’en prendre frontalement à ceux qui jadis l’ont aidé dans la conquête du pouvoir. C’est le début des règlements de comptes. Tout ceci démontre à suffisance que la contestation est bien nationale et non tribale ou régionale. Aucun congolais n’en veut à ce monsieur parce qu’il est du Nord, mais parce qu’il a tout simplement violé les principes élémentaires d’une vie en société. Notre combat contribue également à refaire son éducation. Mais parvient-on à redresser un arbre aussi tordu sinon que le couper pour éviter qu’il nous cause davantage de drames. Les rats commencent à quitter le navire tant le bateau ivre fonce droit dans l’iceberg.

Pour l’intérêt du Congo, Sassou doit partir. Il est temps que nous prenions nos responsabilités car trop c’est trop. Les mots sur les mauvais maux ne suffisent plus. Il est temps de passer à l’action pour libérer le peuple congolais qui n’a que trop souffert. La bête a repris confiance et sa défiance à notre encontre est une insulte nationale. Les humiliations qu'il nous inflige au jour le jour ne doivent plus être tolérées.

C’est Goethe qui écrivait dans un extrait formidable : "A partir du moment où l'on s'est engagé définitivement, la providence entre alors en scène. Toutes sortes de choses se produisent qui, autrement, ne se seraient jamais produites. De la décision jaillit un flot d'événements qui déterminent en votre faveur quantité d'incidents, de rencontres et d'appuis matériels imprévus qu'aucun homme n'aurait pu imaginer. Ce que vous pouvez faire ou rêver de faire, commencez à le faire. L'audace est porteuse de génie, de puissance ou de magie. Commencez dès maintenant."

Ne ratons pas les débuts comme disait l’autre.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:24

"Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple. Et le peuple doit répondre..." (président François Hollande, Octobre 2015).

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Après le QUITUS, Sassou Nguesso a cru que le président Hollande, au nom de la France, lui avait donné le droit de tuer, de massacrer tout ou partie d'un peuple. Comme entre 1998 et 2005, pendant 7 ans, la région du Pool est à nouveau à feu et à sang. Un véritable châtiment collectif pour appartenance ethnique.

Quand les tueurs claniques des Sassou & Nguesso sont de bonne humeur, ils vous donnent ceci, en cadeau, parce qu'ils vous laissent la vie sauve :

 

01-torture-dgst-brazzaville

 

 

0000000-01-la-torture-02-de-sassou-et-ndengue-22-10-2015-copie

 

Malheureusement, si vous n'avez aucune chance, et quand ces tueurs Tontons macoutes décident autrement, alors il arrive ce qui suit ci-après :

 

01-genocide-4-du-pool

 

 

01-genocide-5-du-pool

 

Aujourd'hui, ceux qui savent se taisent et ceux qui peuvent s'abstiennent. Qu'on ne vienne pas nous dire, demain, qu'on ne savait pas !

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 13:34

Carte du Pool indiquant  la zone où se déroulent les affres  et exactions (surlignée en rouge) 

 

Carte du Pool indiquant les affres et les exactions

Introduction

Depuis avril 2016, il se déroule dans le Département du Pool un conflit armé opposant l’armée aux ex-combattants du Pasteur Ntoumi. La situation humanitaire, déjà alarmante depuis juin 2016, a empiré suite à l’intensification de cette crise. Les populations civiles fuyant les combats abandonnent tous leurs biens et se réfugient  dans les localités où leur survie peut être garantie.

Le présent rapport présente les résultats de l’évaluation de la situation humanitaire réalisée en novembre 2016 par  Caritas Congo dans ce Département.

1 – Méthodologie et outils de travail

Pour cette évaluation, Caritas Congo a effectué des missions de terrain  et a consulté les relais du réseau Caritas Congo se trouvant dans les zones de crise pour une collecte directe des données auprès des déplacés, des responsables religieux, des chefs de quartier, des chefs de village, du Directeur Départementale de l’Action Humanitaire du Pool et des autorités locales  (Représentants de la Préfecture et des Sous-Préfectures touchées par la crise : Kinkala, Goma Tsé-tsé, Mayama, Mindouli, Mbandza-Ndounga ).

Certaines données sur les personnes déplacées nous ont été communiquées par les Comités locaux de crise.

Les sources secondaires ont été mises à profit pour la collecte, l’analyse des données et pour consolider la collecte et le traitement de ces données. L’approche MIRA  « Multi Cluster Initial Rapid Assessment » ou « Evaluation rapide initiale en situation de crise » , les outils de Diro et de Caritas Internationalis ont été aussi utilisée.

2 - Rappel des événements déterminants et sous-jacents de la crise

- Contestation des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 par M. Frédéric BITSANGOU (Pasteur NTOUMI), ancien Délégué Général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre (avec rang de Ministre) et ancien chef rebelle de la milice « Ninja nsiloulou » ;

- Actes de vandalisme et de destruction,  attribués aux ex-combattants de M. BITSANGOU,  des domiciles privés et des structures publiques (Postes de Polices et Commune de Makélékélé) dans les quartiers Sud de Brazzaville, les 03 et 04 avril 2016 ;

 - Pilonnages, le 05  et le 15 avril 2016,  par les hélicoptères militaires des localités de Soumouna, Mayama et Vindza, villages abritant les résidences de M. BITSANGOU ;

-  Déclanchement d’un conflit armé entre les forces publiques et les ex-combattants ;

- Déploiement d’un grand effectif de militaires dans tous les principaux villages du Pool.

3 – Localisation et accessibilité

3.1-Principales zones touchées par la crise

Le conflit armé se déroule dans cinq (5) districts : Mayama, Kinkala, Goma Tsé-tsé, Mindouli et Mbandza-Ndounga. 

[ ... ]

LIRE LA SUITE EN CLIQUANT SUR LE LIEN PDF CI-DESSOUS :

RAPPORT DE L'EVALUATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE DANS LE POOL (30/11/2016) (pdf, 881.3 kB)

CARITAS-POOL : EVALUATION RAPIDE CARITAS - 19/04/2016 (pdf, 6.9 MB)

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:37

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