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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:48
Congo-Brazza : Analyse contextuelle du Président M. Boukadia

Le Président Modeste Boukadia à l’Assemblée Nationale,

le 14.01.2016, la veille de sa séquestration

Le Président Modeste Boukadia est séquestré depuis le 15 janvier 2016 par le Président Sassou sans que jamais l’opposition institutionnelle n’en fasse état :

D’abord, chasser « un dictateur sanguinaire comme en Libye » pose de façon éthique et morale la question de la succession qui aura beau jurer : si c’est pour perdurer ce qui est déjà, cela peut attendre ; aucun dictateur n’étant immortel ! Aussi, où est l’éthique et la morale si c’est pour instaurer « l’instabilité libyenne » ? Merci de reconnaître que le président Sarkozy« chassa un dictateur sanguinaire », la question étant « qu’un train peut en cacher un autre » ; et quand on parle alors de dictature, il s’agit toujours de l’emprise d’un clan voire d’une ethnie sur les autres !

Voilà aussi ce qui semble surtout expliquer la prudence du Président Hollande dans la situation actuelle qui prévaut au Congo-Brazza où l’on veut changer pour ne rien changer en gardant le pouvoir pour « Les Siens » au détriment de « Ces Autres».

Dire à son épigone sapeur qu’il sera reçu à l’Elysée « si pour une fois le Président tient sa promesse » a quelque chose d’enfantin, ce qui permet de sourire au bambin quidam en lui pardonnant. Disons, sans polémiquer en un sens ou l’autre que, quel qu’en soient les raisons, la décision du Président Sarkozy eut pour effet de mettre un terme à la présidence libyenne et tout en mettant en exergue qu’une libération non préparée des égos internes conduit à la chienlit, dixit le Président De Gaulle quand il déclarait en substance qu’après lui il fallait surtout craindre le trop plein, non le vide, le vide de présidentiables bien entendu, ce qui suppose Démocratie et République.

Dans le présent, il faut faire avec la situation libyenne héritée telle qu’elle est, et faire procès d’intention au Président Hollande en voulant l’opposer au Président Sarkozy n’a pas de fondement objectif ; la raison du chaos actuel est dans les égos internes à la Libye en constatant le manque endogène d’esprit Démocratique et Républicain, ce qui n’est pas l’apanage spécifique à la Libye, mais à nombre de pays dans le monde.

Tenter d’opposer le Président Hollande au Président Obama est une vue de l’esprit partisan car tous sont partisans d’Institutions démocratiques et républicaines fortes, ce qui sous-entend des consensus électoraux transparents reconnus par tous, pas seulement en interne, mais à l’international pour nouer des relations de confiance.

Où se fait soigner en confiance l’intelligentsia du Congo ? Certainement pas chez elle ! Et l’on peut toujours dire au dictateur : Qui t’a fait roi ? Certainement pas toi ! La question de l’opposition institutionnelle des barons du régime dictatorial est, vu en externe : Comment se partager le fromage pour que tout change sans rien changer ? Et ce n’est pas avec l’Opposition Institutionnelle qui survit avec les subsides agréés par le pouvoir dictatorial que les Peuples, du Nord au Sud, sont assurés d’un véritable changement de la qualité de vie au quotidien.

D’ailleurs, il est symptomatique que cette Opposition Institutionnelle conteste seulement le résultat de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 alors qu’elle ne conteste aucunement l’élection en elle-même résultant de ce référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, référendum qu’elle ne conteste plus en lui permettant de ne plus jamais parler du Président Boukadia, pratiquement le seul à n’avoir jamais rien reçu du Pouvoir. Comme s’il fallait toujours une personne nguirisée afin de poursuivre l’état de fait ! Justement, c’est une personne de probité internationale reconnue fiable par tous les partenaires qu’il faut pour tous tant pour les Autorités Américaines qu’Européennes.

Personne ne peut s’accorder son propre pardon, désolé, mais c’est ainsi, ni pour un collaborateur (en France la connotation est très sensible avec l’Occupation), ce qui suppose des actions très douteuses dans la participation au génocide perpétré au Sud. Ou bien l’on nie ce génocide, ce qui est confortable ; ou bien on le prend en compte à partir des éléments concrets dont on dispose ; et c’est là où le bât blesse car comment échapper à la désastreuse vérité pour la Communauté Internationale ? Les Présidents Obama et Hollande en ont parfaitement conscience ; ce sont bien les tribulations inavouables du passé qui freinent l’évolution actuelle, non pas par calcul savamment mercantile, mais par simple raison éthique et morale pour éviter le sang.

Telle est la sincère et véritable pensée du Président Boukadia incarcéré et séquestré par le Président Sassou à la satisfaction explicite de l’Opposition Institutionnelle qui n’en parle jamais, trop heureuse de le voir mis sur le banc, voulant simplement rejouer sans lui la finale après avoir accepté le référendum, disant de fait sans le dire « merci Président Sassou d’écarter le Président Boukadia. » Sachant que le seul homme de son pays que le Président Sassou respecte pour son intelligence, sa probité, son courage et son abnégation est le Président Boukadia. C’est cornélien et shakespearien d’être abusé par soi-même, s’il est sincère car, quelle meilleure proposition, pour lui-même, que la réduction de voilure lui permettant de garder la stature et d’attendre de retisser le lien Nord-Sud.

Ne pas donner le véritable taux de participation qui n’atteint pas les 10%, tout en ne stigmatisant pas le principe même d’une élection présidentielle qui se fonde sur le référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, c’est implicitement l’indice d’une connivence de fait entre le Pouvoir et une Opposition qui n’a pu, voire su, se refuser, tout en sachant que l’ordre du tiercé gagnant résulte d’une savante gesticulation ! Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

C’est d’ailleurs la solution la plus sage dans nombre de pays dont le Centre-Afrique et le Congo-Brazza où les réductions de voilure sont impératives pour éviter le sang en attendant de se réconcilier et de se recevoir en amitié pour construire des entités plus fortes dont les Etats-Unis d’Afrique Centrale à partir d’entités à voilure réduite. Telle est encore la vision historique du Président Boukadia pour qui des Etats-Unis suppose au préalable des Etats-à-Unir dans une large vision panafricaine.

L’instabilité qui se profile à l’horizon, c’est quand tous les barons du système ne voudront plus qu’en faire à leur tête, chacun pour soi et dieu pour tous, chacun chassant pour soi avec une diaspora en raid sur le pays d’origine, revenant dans ses pays d’asile laissant le pays d’origine dans les mêmes conditions. Les loups chassent en meute et dévorent leur Chef dès que celui-ci n’assume plus. Demandez les raisons pour lesquelles les Diasporas ne retournent pas au pays ? La dictature a semble-t-il bon dos même si c’est vrai. Et les conditions de vie de là-bas, aucun ne veut les supporter pour sa famille et leurs enfants maintenant binationaux ?Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Alors de grâce, attention aux paroles prononcées, parfois bien à la légère, car c’est bien avec une technologie exogène que l’huile du diable est extraite, une huile sans valeur à l’origine qui n’en a qu’une fois écoulée sur un marché qui l’utilise encore. La rétrocession de la rente ne résultant que d’un partage de la valeur ajoutée où le rôle du pays se réduit au droit de péage pour l’extraction d’un produit sans valeur locale, pays où l’intelligentsia, y compris l’opposition institutionnelle, a vécu du partage de la rente en la dépensant en consommation externe sans construire le pays lui-même. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Qui a dépensé la rente pétrolière en externe sans jamais construire quoi ce soit pour soi-même et par soi-même ? Ce ne sont pas les ex-mentors coloniaux. Les parangons locaux se contentant pour eux-mêmes de la rente et du droit de péage ; c’est ce qui semble d’ailleurs caractériser ce que l’on nomme le système postcolonial où tous les Peuples sont exclus du partage de la valeur ajoutée comme s’ils étaient de trop ! Est-ce là-dessus que le « Sapeur de Barbès » va dialectiser avec le Président Hollande ? Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

D’où l’idée que l’on ne peut faire confiance que de façon relative à ceux qui veulent la direction suprême des Pays, la question étant : que faire des rentrées en devises ? Si c’est pour une dépense en consommation directe en externe, l’endogène est perdu. Changer de Président pour conserver le paradigme ne changera rien pour le Pays ! Ce qui est sûr, c’est que la réduction de voilure est une nécessité absolue pour éviter le sang du Sud sans arme par les milices Nord suréquipées, toujours sur le qui-vive ; la transition ne pourra se faire qu’avec l’appui de la Communauté Internationale pour rééquilibrer la fonction Publique le temps qu’il faudra pour que cesse la ségrégation. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Aucune personnalité de l’Opposition Institutionnelle ne peut donner de gages sûrs et vraiment sérieux parce qu’elle continuera implicitement la domination du Nord sur le Sud instaurée par le Président Sassou. Si elle est du Sud, celle-ci aura été quelque part contribuable à la politique de la Collaboration qui aura été si néfaste pour le Sud. D’où résulte de la réflexion que seule la réduction de voilure transitoire permettra la restauration de l’équilibre républicain repensé par un Homme de vraie probité pour restaurer la confiance du Nord au Sud. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Depuis longtemps les Autorités Américaines concèdent en aparté que c’est la seule solution sans effusion de sang, la question vue de France apparaissant trouble par les liens passés. Cependant, le choix est clair : poursuivre avec la République Congo-Brazza sans changement profond de paradigme, c’est perdurer la ségrégation instaurée par le Président Sassou de 1997 à 2016 par la guerre, les assassinats et les intimidations, sans changement pour le Pays.Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Pour quelle raison fustiger l’affairisme de France plutôt que tel ou tel affairisme de quelque pays qu’il soit, en lui faisant porter la responsabilité du marasme interne ? L’affairisme en général n’en est pas responsable dans la mesure où il rétrocède la rente prélevée sur la valeur ajoutée concrétisée en diffusion externe pour l’essentiel, rente qui assure la sustentation sans investissement du Pouvoir et de l’Opposition ! C’est aisé de désigner la France comme le bouc émissaire et la cause de la misère endémique instaurée petit à petit par la descente vers les Enfers depuis l’éviction du Président Fulbert Youlou voulant instaurer une retraite prélevée sur les Actifs, et non comptée pour l’essentiel comme élément de prix de revient à la source par le Colon. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

La France, Terre des Droits de l’Homme, ce n’est pas un vain mot. C’est une réalité même si parfois nombre d’aventuriers ont donné d’Elle l’image affairiste du gain à courte vue et de l’abomination coloniale cheptellisant les Peuples, certes dépassée par une royauté voisine âpre au gain ayant servi à l’embellissement de sa capitale. Vu de la France ‘profonde’, ce n’était pas l’intention de la République de France qui n’a pas encore su bien remercier tous ces Hommes d’Afrique venus à son secours ; Brazzaville, capitale de la France Libre, c’est un fait éternel pour l’Afrique Centrale ! C’est dans cet esprit d’altruisme réciproque que le Président Boukadia opère, sans revanche, pour édifier la future qualité de vie des Etats-à-Unir d’Afrique Centrale, ce qui en soi n’est pas contradictoire avec la pensée du Président De Gaulle constatant que pour s’Unir faut-il déjà des Etats-à-Unir, ce qu’il objecta à Barthélémy Boganda. Telle est encore l’analyse profonde du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Paris, le 31 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Par Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès

Du Président Modeste Boukadia

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 15:53
(Congo-Brazzaville) Prisonniers politiques victimes de la barbarie de Sassou Nguesso

Des prisonniers politiques au Congo Brazzaville (échantillon) -

VOICI COMMENT SONT TRAITES LES PRISONNIERS AU CONGO DE SASSOU NGUESSO.

Merci de diffuser cette image aussi loin que possible. Les crimes du dictateur Sassou Nguesso. Que celles et ceux qui le protègent et le soutiennent ou qui vivent de lui en prennent conscience. Ce type d'image rappelle une certaine époque...

Il y a aussi :

- MODESTE BOUKADIA (en prison depuis le 15 janvier 2016). Même ceux qui ont purgé leur peine sont toujours retenus en prison.


Liste des 14 condamnés du CDRC du président Boukadia pour avoir manifesté pacifiquement, mais ils sont toujours retenus en prison (*):

- Miakamouna Nzingoula Sylvain, condamné à 7 ans de prison,

- Mabiala Mpandzou Paul Marie, condamné à 7 ans de prison

- Tsiakaka Valentin, condamné à 7 ans de prison

- Baboyi Antoine, condamné à 5 ans de prison

- Banangouna Dominique Mesmin, condamné à 5 ans de prison

- Bibila Gilbert, condamné à 5 ans de prison

- Kialounga Pierre Placide, condamné à 5 ans de prison

- Kimangou Joseph, condamné à 5 ans de prison

- Matimouna Mouyecket Euloge, condamné à 5 ans de prison

- Mbanza Judicaël, condamné à 5 ans de prison

- Silaho René, condamné à 5 ans de prison

- Tandou Jean Claude Davy, condamné à 5 ans de prison

- Ngoma Sylvain Privat, condamné à 2 ans de prison

- Londhet Moussa Landry, condamné à 2 ans de prison

- PAULIN MAKAYA (En prison depuis le 23 novembre 2015)

- Jean Ngouabi (En prison depuis le 07 Mars 2016)

- Bruno Ngouabi (En prison depuis le 7 aout 2015)

- Dieudonné Dhir ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Marcel Mpika ( En prison depuis le 31 mars 2016)

- Anatole Limbongo-Ngoka ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Christine Moyen ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Okombi Salissa (Résidence surveillée depuis le 03 avril 2016)

- Raymond Ebonga ( En prison depuis octobre 2015)

- Serge Blanchard Oba (Interdit de sortie du territoire sans aucun motif ni décision judiciaire)

- Marion Michel Madzimba Ehongo (Porté disparu depuis le 30 Avril 2016)

- Martin Madébana (En prison depuis Mai 2016)

- Jean Marie Michel Mokoko (Résidence surveillée depuis le 03 avril 2016)

- Andy Bemba (En prison depuis Novembre 2015)

- Jacques Banangadzala ( En prison depuis Mars 2016)

- Joseph Kitsadi (En prison depuis le 11 mai 2016)

- Narcisse Mazouta (En prison depuis Mars 2016)

- Anthyme Bahimina ( Porté disparu depuis le 23 mars 2016)

- Patrice Legali (Porté disparu depuis le 23 Mars)

- Jean Claude Sita (En prison depuis Mars 2016)

- Geoffroy Danghat (En prison depuis le 1er Aout 2015)

- Cyr Mvoubi (En prison depuis décembre 2014)

- Et des milliers de congolais anonymes.

Cette liste n’est pas exhaustive

Au Congo-Brazzaville, sous tous les régimes de Sassou Nguesso, depuis 40 ans, il y a jamais eu de VRAIE JUSTICE et le DROIT n'existe pas. A l'exception des "LOIS" ethno-tribalo-claniques régies par les us et coutumes traditionnelles Mbochi d'Oyo sous contrôle Sassou.

Nous vous remercions de votre mobilisation !

L'EQUIPE DU RESEA
U CONGO-MFOA

-----------------------------------

(*) Pour les membres du CDRC condamnés arbitrairement à des peines de prison ferme allant der 7 à 2 ans, se référer à l'AVIS du Conseil des droits de l’homme - Groupe de travail sur la détention arbitraire -
Avis adoptés par le Groupe de travail sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session,
17 au 21 novembre 2014
No 22/2014 (République du Congo)
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:38
CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA

Le 21 octobre 2015 lors de la Conférence de presse à l’Elysée conjointement donnée par le Président Keita du Mali et le Président Hollande, ce dernier fut d’une subtilité magistrale induisant le faux-pas tout aussi magistral du Président Sassou qui y a vu un feu vert subliminal quant à poursuivre dans son référendum du 25 octobre 2015.

En effet, la question tout aussi subtile posée par le journaliste au Président Hollande, en constatant une « forte tension à Brazzaville huit jours avant le référendum », était précisément la suivante : « Est-ce que le Président (sous-entendu Sassou Nguesso) a le droit de consulter son Peuple et quel est le message que Vous lui adressez ? ».

Le Président Hollande dans sa réponse immédiate ne fit que répondre : « Oui, il a le droit de consulter son Peuple » étant sous-entendu dans les conditions permises par sa Constitution, il va de soi, en ne pouvant un instant publiquement faire état d’un Président allant à l’encontre de sa Constitution sans pouvoir diplomatiquement lui en faire la remarque, l’acte n’étant pas encore consommé au moment de la question, ce qui eut été alors un procès d’intention et aussi une ingérence en pays souverain que le Président Sassou n’aurait pas manqué de lui objecter. Le Président Hollande, par sa réponse laconique « piégea » de fait le Président Sassou, celui-ci y ayant perçu un encouragement à poursuivre son idée potentiellement inconstitutionnelle et qui l’ait advenue de fait en d’obscures conditions par l’élection anticipée du 20 mars 2016, la perception d’un ralliement implicite du Président Hollande au Président Sassou par l’Opposition congolaise in situ et par la Diaspora Congolaise mondiale n’étant alors qu’une illusion ayant contribué à encourager le Président Sassou dans son faux-pas, comme le suggère son empressement à « saluer la sagesse » du Président Hollande.

Telle est l’analyse magistrale et immédiate du Président Boukadia s’avérant géniale encore, dès qu’il eut pris connaissance de la réponse du Président Hollande : « Sur le Congo, le Président Sassou peut consulter son Peuple, ça fait partie de son droit et le Peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, ça vaut pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux dire sur la question ». Ce qui en rien ne s’oppose à ses « conseils » fondés sur le fait constitutionnel qu’il était interdit au Président Sassou de modifier, voire de faire modifier la Constitution, au prétexte de se représenter ; à bon entendeur salut ; génial dans cette réponse de ne pas y faire allusion ; il suffisait d’attendre le faux-pas dans le piège tendu, en n’analysant pas la réponse pythique. Génial de n’avoir pas mis en exergue les conditions inadmissibles du référendum de modification de la Constitution nonobstant celles tout autant inadmissibles que celles de l’élection présidentielle qui se profilait à un horizon sans être encore anticipée.

Alain Mabanckou a parfaitement raison de dire à propos de Brazzaville-Mfoa actuel : "Silence, on fraude!" ; tout le monde le sait, ceux qui l’avouent et ceux qui ne veulent pas, la question pour ces derniers étant « encore un quart d’heure s’il vous plait » en n’ayant pas perçu qu’il fallait constater l’ampleur de la fraude organisée pour réagir. Donc, que Alain Mabanckou se rassure, et rassure la Diaspora, au second degré les faits sont rassurants ; la géopolitique a des subtilités jansénistes et jésuitiques que le Président Boukadia maîtrise à merveille avec un héroïsme honorant la Sous-Région, lui qui, parmi d’autres, fut à l’origine de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 contre Sassou, en notant que la thèse économique considérée fondamentale est un poncif qui cache l’arbre de la forêt : ce n’est pas en changeant de mentor que l’on résout la question.

La solution est d’un autre ordre plus subtil dont il est encore trop tôt pour en parler, notant que les atrocités faites dans le Pool, viennent de faire prendre conscience à la Communauté Internationale dont la France qu’il s’agit en fait d’une épuration ethnique qui perdure depuis 1997.

Donc, la question est comment se sortir de ce tragique génocide semblant perdurer aujourd’hui sans que la Communauté Internationale devienne de fait un complice ?

Que la France ait bien compris la situation au Congo-Brazza, on peut y voir un indice avec la ministre de France, Audrey Azoulay, qui vient de remettre à Alain Mabanckou qui professe au Collège de France les insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en rappelant que sa ville de Pointe-Noire a été privée de télécommunication pendant cinq jours lors de la dernière élection, façon de réprouver cette élection en stigmatisant par un carton rouge ceux passés en force contre la volonté du Peuple.

D’autant que la France déclare terminer l’opération Sangaris pour la fin de l’année, que ce 13 mai au matin le Ministère des affaires étrangères du Congo a pris contact avec le représentant du Président Boukadia à Brazzaville pour lui demander : « Qui est votre Président » s’entendant dire : « Consulter votre gros dossier, sinon voyez Sassou, il le connait mieux que quiconque » et qu’on lui ait répondu « qu’une réunion interministérielle à propos de votre Président était prévue et qu’on lui faisait parvenir l’invitation transmise aux différents ministres », une façon de dire que le Président Boukadia, l’Homme Intègre passé sous silence, est au cœur du cyclone, interface providentiel ayant la confiance internationale par sa probité et sa parole en étant dénué de revanche sans laxisme prônant le repli transitoire pour éviter le sang.

D’autant que les Autorités Américaines et Européennes ne reconnaissent pas les dernières élections présidentielles ni la formation le 25 avril du gouvernement, que les Autorités belges ont refusé le 5 mai le visa à Clément Mouamba au motif : « on ne reconnaît pas votre gouvernement, libérez les prisonniers politiques » et que la France vient d’en faire autant, l’ambassadeur de France ayant haussé le ton lors de la dernière réunion, ce qui est inhabituel, pour exiger la libération du Président Boukadia et de tous les prisonniers politiques, y compris les 14 membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (en sigle CDRC, parti du Président Boukadia) séquestrés depuis le 21 août 2013, le Président Boukadia ayant été exfiltré du Congo avec l’appui de la France.

A noter qu’un jugement rendu en Cour d’Appel à Pointe-Noire (sans 1ère instance) relâcha 14 des 28 personnes arrêtées le 21 août 2013 et condamna les 14 autres à des peines d’emprisonnement dont certaines très lourdes pour des motifs reconnus illégitimes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU saisie par le Président Boukadia en novembre 2013 et signifié par l’ONU au Président Sassou en décembre 2014, celui-ci ayant depuis fait le dos rond devant toutes tentatives de la diplomatie internationale qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts à Brazzaville, les promesses de libération immédiate étant systématiquement non tenues et les emprisonnements arbitraires de l’opposition s’étant généralisés au point de créer un climat de terreur.

Donc, remarquable politique prévoyante du silence du Président Hollande relevant comme au judo dans l’attente de la faute de l’Autre pour pouvoir lui signifier un motif réel et sérieux, à savoir l’arrestation du Président Boukadia le 15 janvier dernier qui s’est présenté à l’aéroport de Maya Maya retournant au pays avec une condamnation par contumace de la cour de Pointe-Noire du 9 avril 2014, condamnation qui ne lui a jamais été signifiée et dont il est toujours impossible de s’en procurer une copie, une arrestation rocambolesque qui n’a jamais été médiatisée avec 1900 militaires, quatre chars et un hélicoptère militaire plus un appareil politico-judiciaire ayant investi tout l’aéroport pour accueillir et adouber le Président Boukadia et son épouse, celui-ci se voyant opposé le jugement par contumace aux mêmes motifs que ses hommes (des motifs reconnus abusifs par l’ONU au regard du droit international), puis séparé et embarqué sur un vol partant pour Pointe-Noire où il est depuis séquestré sans motif, le motif le plus grave retenu contre Lui et ses hommes ayant été « atteinte à la sûreté de l’Etat pour demande de gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud » avec brandissement de pancartes « Carton rouge » à l’égard du gouvernement, une situation ubuesque qui porterait à en rire si de nombreuses vies n’étaient pas en jeu.

De source sûre, il semble que la Gendarmerie Nationale Congolaise fasse pression sur la Magistrature pour que celle-ci sorte le Président Boukadia. Celle-ci répond que l’on veut bien l’extraire car « le Changement ne viendra que de Lui », la question étant ses Hommes, le Président Boukadia conditionnant sa propre sortie à la leur et celle de tous les prisonniers politiques du Pays, lui-même étant reconnu comme tel par la Croix-Rouge Internationale nonobstant l’Avis de la Commission Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU pour libérer ses Hommes et implicitement lui-même, l’auteur de la Requête à l’ONU incarcéré pour les mêmes motifs que ses Hommes.

En effet, rappelons, malgré l’omerta généralisée de l’Opposition Institutionnelle du Congo-Brazza à propos du Président Boukadia dont le nom brûle les langues même parmi les ténors de la Diaspora pour des raisons compréhensibles d’égo personnel, que celui-ci, ayant la double nationalité française et congolaise ayant prévenu lui-même les Autorités Congolaises et Françaises de son retour le 15 janvier 2016, fut arrêté ce jour en présence de son épouse à sa descente d’avion à Maya-Maya venant de Paris, se voyant opposé par ces Autorités le jugement jamais notifié rendu par contumace contre lui le 9 avril 2014, même jugement introuvable ce jour depuis toujours, et ayant condamné quatorze de ses compagnons politiques du C.D.R.C. à de lourdes peines d’emprisonnement et libérant les quatorze autres tous arrêtés le 21 août 2013 aux motifs reconnus abusifs par la Commission des Droits de l’Homme sur une requête émanant de lui-même, des recommandations signifiées au Président Sassou le 23-12-2014 qui depuis s’enferme dans un autisme diplomatique.

Après quatre mois d’incarcération, les raisons ayant prévalu à la séquestration du 15 janvier dernier du Président Boukadia abusives au regard du droit international, par la Commission Internationale de Droits de l’Homme, toutes les demandes de remise en liberté se sont révélées sans suite par raison d’absence de motifs réels et sérieux. Conséquence collatérale de ce déni de justice dictatoriale, le Président Boukadia n’a pu enterrer sa mère décédée le troisième mois de la détention du Président du stress provoqué par la condamnation inique de son fils à trente (30) ans de travaux forcés.

Derniers événements, le commandant de zone de la Likouala assure avoir reçu note officielle pour procéder au transfert des 14 prisonniers politiques du CDRC détenus arbitrairement au regard du droit international par le Nord Congo et de 15 militaires attachés au colonel NTsourou, transfert qui devait se faire à Brazzaville pour procéder à leur libération officielle le 9 mai 2016 avec le Président Modeste Boukadia. Mais ce dimanche 8 mai, quand l’avion de la TAC affrété par l’Union Européenne est arrivé à Impfondo, il n’a pu embarquer que 9 militaires du colonel NTsourou et aucun membre du CDRC, ce qui est un détournement par le Président Sassou de la mission officielle de l’avion UE qui était la libération du Président Boukadia, de tous ses Hommes et de tous les prisonniers politiques, dont celle du colonel NTsourou et de ses hommes, ce qui est l’origine même du haussement de ton de l’Ambassadeur de France lui-même.

Paris, le 15 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès du Président Modeste Boukadia

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/190516/congo-brazza-grande-strategie-des-presidents-hollande-et-boukadia

CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 14:35
(Congo-Brazzaville) QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE ?!! QUI ?


par Theophile Mbemba

QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE ?!! QUI ?

"Personne dans le monde, aucune nation dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui les opprimaient." Assata Shakur

Il y a ceux-ci, de la diaspora, sans autre ambition que celui de "faire du vieux avec du vieux", décrétant un "Tout sauf Boukadia." De messes basses entre soi, en désinformation auprès de l'Elysée et autres institutions internationales, tout y est passé ! Ne comprenant rien à la mutation en cours dans la société congolaise...

Impassibilité et constance pour celui qui, nous dit-on maintenant, ses actuels géôliers surnomment "Le Grand Tigre."

Il y a ceux-là, du système, ayant cru remporter la palme à son retour sur Brazzaville en le faisant arrêter par une armada d'hommes en treillis, une victoire à la Pyrus en réalité, à s'en mordre les doigts.

Il y a le Peuple qui lui, ivre de son bon droit, attend avec patience que vienne l'Heure ou l'Aigle se posera, enfin, sur la plus Haute branche du Fromager.

Il y a Modeste Boukadia qui, de Son Silence, fait Loi, une seule question depuis : Mais qui est-Il donc ?!!

Il y a ceux-ci, nombreux congolais-es, jeunes et vieux, fracassés par les espoirs suscités par des marchands d'illusions, tous issus de la même matrice qui aujourd'hui, oppresse sans distinction du Nord au Sud, de l'Ouest à l'Est.

Et toujours la lancinante question : "Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!!"

Ils se l'ont posé aux Nations-Unis lorsqu'il a obtenu la condamnation du système actel et la demande de remise en liberté de ces hommes, tous du C.D.R.C., pris en otage croyant ainsi pouvoir l'obliger. Peine perdue !

Elle s'est aussi imposée à l'Union Europénne, et les congolais-es, tels des errants dans le désert auprès des oasis, boivent sans trop se poser de question sur la provenance de l'eau, s'emerveillent des sanctions de l'UE et des EU, ces défections d'entreprises en cascade, ces mises en porte à faux diplomatiques, ces exigences de liberté contre ce régime inique.

Ceux du système, ce sont aussi posés la question, l'oeil en coin sur leur chef : "Mais qui est donc ce Modeste Boukadia ?!" Le mutisme en guise de réponse, car comme on le dit couramment chez nous, "il n'y a plus de temps de choix d'aimer, ou pas, se baigner, si c'est au crocodile que tu as affaire !"

Ils étaient prévenus, ils ont néanmoins osé. A leur dépend !

_ 3 février 2016, en urgence : Avis de réunion N° 000325 /MAEC-SG/DAM/DONU. Sur la convocation, cette litote toute congolaise : « Allégations d’arrestations d’opposants congolais - "Cas Boukadia"…

La réunion eut lieu.

Conclusion : relaxe pure et simple de M. Modeste Boukadia ainsi que des 14 cadres du C.D.R.C.

"Tu avances, tu meurs. Tu recules, tu meurs. Alors pourquoi tu recules ?" Obosso ! Telle est la devise alors que s’amoncellent plein Sud, sur les pierres tombales, des noms effacés…

Emmanuel Yoka, étrange ministre des Affaires Etrangères, dans son agacement à ne pouvoir savoir "Qui est Modeste Boukadia", campera cette stupide loghorée diplomatique : "Les Nations-Unis ? Je ne connais pas ! " Il y a de la mesure ...

Leur inhumanité caractérielle se manifestera le 10 avril 2016, au décès de Mâ Lutaya, mère de Modeste Boukadia… Qui pour l’accompagner ? Qui pour honorer Celle qui a enfanté ? Au Fils, cela ne sera pas permis ! De faux fuyants en tergiversations, leur misérable morale croira ainsi triompher de l’Homme. Que nenni, on attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Cette mésintelligence primaire dira sa béance le 11 avril 2016 : lors de l’audience de remise en liberté de M. Modeste Boukadia, pour ne pas y souscrire et sans autre raison juridique valable, ce motif abscon : "maintenu en prison pour sa sécurité car ne voulant pas qu’il soit mêlé aux foyers de tensions en cours." Rien que ça et pas moins ! Le 4 avril avec ses tours de passe-passe était passé par-là.

"Travaillons seulement", comme dirait l'autre. Hè bien, du Zenith au Nadir, nous avons travaillé, et plutôt bien ! La diplomatie elle, ne dort pas ! Et "aussi dure que soit la pierre, l'eau finira par en venir à bout."

Menaces de sanctions, sanctions. Et sans s'y attendre, la France qui enfin entend la voix de la raison et ce qu'elle n'avait su entendre dans le bras de fer sur les referendums, elle s'y met, les faits l'y contraignent. Le fusil a changé d'épaule.

Sur la nouvelle liste, plus exigeante que la première, le 1er d'entre ses Egaux, Modeste Boukadia suivi de ses hommes, puis de Marcel Ntsourou et ses hommes, ceux de Jean-Martin Mbemba, Paulin Makaya, ainsi que de ces autres, victimes ...

Liberté pour ces femmes et ces hommes incarcérés par l'ignorance, pressions, sanctions, la "Loi 196 des Accords de Cotonou" est alors invoquée. Piteuse capitulation.

Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!! Ils ont arrêté de se poser la question devant l'évidence des faits. Le 9 avril 2016, n'eut été ce détournement d'avion de la TAC, affrété par l'UE pour le transport des "détenus malgré eux et malgré l'élémentaire raison." Les dirigeants de ce pays qu’est le Congo-Brazzaville, ne reculent devant rien. La honte ne les tue pas, cela doit leur être reconnu.

Nous attendons de lire ce qui sera écrit sur le prochain avis de convocation. Que mettront-ils cette fois-ci en lieu et place de l’usité "Allégations" ?

La faute de l’opposition congolaise, tant soit peu que nous nous entendons sur le mot opposition, est de n’avoir pas pris, mais on le dira jamais assez, la mesure du combat à mener pour que naisse de nouveau, l'espoir d'Une Union, prélude à l'Unité. "Jamais ne faire confiance dans l’alliance avec l’homme puissant", nous dit Virgile, et eux, tous tels qu’ils sont, face au système qui les a enfantés et abreuvés, ne sont rien, sinon, une prime à cette dictature !

A l’Homme sage qui sait cacher la feuille convoitée dans la forêt, quoique "seul un criquet soit en mesure de juger du sommeil d’un autre criquet", au-delà ces jugements sans savoir, de ces postures sans lendemains, des jérémiades de ceux qui, à la tête des Hommes perdent la leur, il est plus que temps, à chacun d’entre nous, Peuple, de nous poser la question : Qui est donc Modeste Boukadia ? Probablement que nous n'aurons pas d'autres réponses que les perspectives de nos avenirs car, assurément, il est de ceux qui les dessinent...

"Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien." (Voltaire).

LIRE LA SUITE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/180516/congo-brazzaville-qui-donc-peur-de-voir-modeste-boukadia-libre

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 15:19
(Congo-Brazzaville) POUR LE POOL, L’ESPERANCE D’UNE REPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE, C’EST DESORMAIS TROP TARD !

par Daniel NKOUTA -

On avait jusqu’ici pu croire que le Nord était uni autour de SASSOU ; voilà que la candidature inattendue de Jean Marie Michel MOKOKO est venue porter un cinglant démenti. Si les Mboshis venaient à trouver un autre fils du Nord, peu importe, c’est désormais avéré, ils renieront SASSOU. Ne dit-on pas que c’est lorsque les vagues se retirent que l’on découvre ceux qui se baignaient nus ? Toutefois, c’est au Pool de payer la facture de ce qui est vécu au septentrion comme un acte de trahison.

En effet, le lundi 4 avril au petit matin, les Congolais ont été réveillés par une fracassante et ubuesque déclaration de Thierry Lézin MOUNGALA, le cornemuseur du Pouvoir, annonçant une infiltration dans Brazzaville sud des prétendus ex-ninjas nsiloulou qui auraient attaqué la position militaire de MAYANGA.

Le lendemain, fort curieusement, NTUMI déclare sur les antennes de RFI, que s’il ne soutenait ni ne condamnait cette infiltration, il comprenait toutefois que la jeunesse empêchée de manifester librement, prenne les armes, car 32 ans de pouvoir c’est trop ! Etc.

Le prétexte attendu par le Pouvoir est désormais là pour justifier l’abattage programmé du troupeau dans la région rebelle. C’est ici que le montage tissé de fil blanc pourtant, dont l’intelligibilité échappe aux Congolais, apparaît avec netteté. Ces Congolais faisant preuve de cécité politique ont alors supposé NTUMI innocent pour accabler le Pouvoir coupable d’avoir organisé un montage. Alors, soi cette bande armée est effectivement composée des jeunes ulcérés par le Pouvoir ainsi que l’affirme NTUMI, l’accusation portée contre le Pouvoir d’avoir organisé un montage s’avère dès lors insensée ; soi, il s’agit bien d’un montage du Pouvoir usant de pseudo-ninjas nsiloulou ; alors pourquoi NTUMI a-t-il parlé d’une jeunesse ulcérée ?

En tout cas, toute cette conception événementielle sous la forme dans laquelle les uns et les autres nous l’ont transmise, suppose un postulat, à savoir : que les deux versions, celle NTUMI et celle d’un montage par le Pouvoir sont concomitamment vraies. Or, la critique intelligente étayée notamment par les faits, n’autorise pas de l’admettre. Les deux versions ne pouvant se justifier concomitamment, une des deux est nécessairement inexacte ; une des deux versions se trouve donc, à cet égard, entièrement controuvée et, quelque désagréable que puisse paraître pour les fanatiques d’un bord comme de l’autre une opération aussi radicale, il ne reste qu’à la supprimer d’un trait de plume.

En effet, la situation du moment permet de penser que cette bande armée est le fait des jeunes qui exprimaient là leur exaspération contre le Pouvoir en place. Mais cette possibilité théorique, outre un certain nombre de difficultés de nature variée, se heurte à un argument décisif : on le sait, ces fameux ninjas infiltrés dans Brazzaville, sont bien des ninjas qui constituaient jusque là, la garde rapprochée de NTUMI, qui ne peut pas les avoir pris pour un groupe de jeunes exprimant leur ras-le-bol. D’autre part, les Brazzavillois ont pu, la veille du meeting de Parfait Brice KOLELAS, voir NTUMI rentrer dans la capitale avec une cohorte prétorienne dans une file de véhicule 4X4, entrée fracassante qui a été suivie de tirs nourris dans le quartier de Moukounzi Ngouaka.

Voici le récit de la vérité nue comme un ver de terre :

Toute honte bue jusqu’à la lie, après une vaste entreprise de tripotage des résultats, il fallait pour le Pouvoir créer une atmosphère d’insécurité au moment de rendre public nuitamment comme dans une République des hiboux, par la Cour constitutionnelle ou ce qui en tient lieu, cette horreur consommée des résultats falsifiés de ce pantomime ridicule, puis enfin la cérémonie de prestation de serment. Comme il est évident que la seule réaction redoutée pour perturber ces deux évènements ne viendrait que des quartiers Sud de Brazzaville ; nonobstant l’impressionnant dispositif militaire déployé dans cette zone de rébellion chronique ; il fallait compléter ce dispositif par l’intervention d’un groupe des ex Ninjas .et cobras rassemblés pour la circonstance. Pour ce faire, après avoir lâché sur le terrain ces éléments minutieusement et préalablement rassemblés par le Pouvoir lui-même, par la voix de Thierry MOUNGALA, le scribe saltimbanque, il fallait mettre la forme en proclamant dans un premier temps, que le Gouvernement de la République n’avait pas encore la preuve que des candidats pour leur soutien soient impliqués dans cette affaire, annonçant par là-même l’ouverture d’une enquête. On peut ab initio lire en filigrane dans cette déclaration, la volonté du Pouvoir d’impliquer coûte que coûte l’opposition ; l’enquête annoncée, en réalité, ne sera que la méthode pour trouver le bouc émissaire. C’est ici que NTUMI, sur ordre du Pouvoir, doit entrer en scène. La déclaration arrangée de NTUMI, sera le timbre qui permettra l’affranchissement de l’opération dite de police. Ce ne fut qu’un montage, car en réalité, produit du Pouvoir en place créé en décembre 1998, depuis sa sortie arrangée de la forêt où il fut en mission de déstabilisation du Pool, NTUMI a infiltré l’opposition au profit du Pouvoir. Personne n’est dupe dans mon terroir en tout cas, la bestialité avec laquelle est menée cette campagne militaire contre un peuple désarmé, déborde amplement le cadre d’une simple opération de police, dans un pays par ailleurs où Police et Armée frisent désormais la confusion qui met en surface l’évidence d’une volonté délibérée de destruction humaine en vue de la conservation d’un pouvoir vomi par la population.

Comment donc espérer l’érection d’une nation congolaise dans cet univers géré par un Pouvoir foncièrement tribalisé, qui s’est employé à acquérir un impressionnant arsenal militaire dans le seul but de placer un groupe ethnique sous pression jusqu’à inanition ? Où se trouvait donc cet arsenal militaire lorsque les troupes angolaises ont franchi nos frontières à Kimongo avec une intention manifestement belliqueuse ? Et oui ; la toile d’araignée est faite pour les mouches ! C’est le lieu d’en appeler une fois pour toutes, avec force, les filles et fils du Pool-koongo, sur cette question récurrente de la construction d’une Nation congolaise. Pour nous autres Koongo, c’est désormais définitivement trop tard ! Il nous faut nous organiser pour sortir de ce bordel ; ce lacis de paramètres culturels qui ne favorisera plus jamais la naissance d’une réelle nation du Nord au Sud. Depuis plusieurs années, j’ai proclamé avec force et vigueur, au point de m’attirer l’antipathie des tribalistes du Nord, que l’histoire a définitivement montré que l’espérance d’une nation congolaise avec les Mboshis, était vaine. J’ai depuis proclamé qu’il nous fallait coûte que coûte revendiquer l’autonomie de notre Région, voire nous battre pour la sécession. Cette approche récemment récupérée par Modeste BOUKADIA qui l’a hélas travestie, et plus récemment par Parfait KOLELAS comme unique programme politique pour sa candidature, a souvent été déclarée dangereuse a-t-on dit pour l’unité nationale. Cela m’a toujours fait sourire, évidemment, tant que ce reproche est venu de ceux-là même qui ne doivent leurs carrières qu’au tribalisme.

Dans mon ouvrage qui vient de paraître chez L’Harmattan : ‘’AUTOUR DE L’ETAT-NATION EN AFRIQUE, LE CAS DU CONGO’’, que je recommande à tous ceux qui hésitent encore ; je dis sans détours, que l’aventure de la construction d’une Nation congolaise composite du Nord au Sud dans sa forme imposée par l’Administration coloniale a duré un demi-siècle. Nous considérons que depuis, les tampons de l’espérance ont heurté le butoir, la situation est extrêmement grave, il y a péril en la demeure, et des mesures urgentes d’une prophylaxie efficace de la pneumocystose sociale s’imposent urgemment pour prévenir l’extension des bactéries pathogènes cancérigènes d’une cohabitation vectrice à la fois de la médiocrité et des pulsions antidémocratiques dont nos camarades Mboshis sont porteurs. Le mental de ces gens se satisfait d'illusions : argent, honneurs, gloire, vanité, auxquelles ils s'agrippent comme un naufragé à sa bouée. Ces hommes sont en fait prisonniers de leurs cautères sur une jambe de bois ; ils ont l'impression que s'ils les lâchent, ils se noieront ; ces bandages illusoires qui s’expriment par la jalousie morbide, la libido imperandi, les instincts guerriers, l’appétit sexuel effréné, et ce sens de l'honneur dont on se drape pour excuser la bestialité et l'agressivité : ma femme, ma maison, mon argent, mon peuple m'appartiennent, j'ai besoin d'eux pour vivre ; je préfère les supprimer plutôt que de les lâcher. Voilà ce qu’ils ruminent au quotidien ! Dans un tel univers, j’affirme avec la force de ma conviction, parce que telle est la réalité, que la Nation ne dépend pas du fait de vivre ensemble, mais elle dépend du sang. C’est en vain que l’on espérerait forger la Nation congolaise par liposuccion du sang pour injecter ensuite un même sang à tous les membres actuels du pays. Non pas seulement que cela est techniquement irréalisable, mais surtout cela conduirait seulement à un mélange de sang qui aurait pour seul mérite d’abaisser irréfutablement le niveau de chaque communauté en présence. Le résultat final d'un tel décapage criminel serait inéluctablement pour les communautés, l’extinction des qualités, autrement dit les énergies civilisatrices qui ont autrefois fait notre fierté et notre histoire, ce qui par ailleurs a déjà été énormément amorcé.

Cinq décennies de tentative de construction d’une Nation congolaise, cinquante six ans de vaine espérance nationale, il nous faut tirer la leçon. S’inspirant d’une pensée du Président malgache TSIRANANA, Fulbert YOULOU avait affirmé de façon prémonitoire : «Rien ne sert d’être indépendant si on n’a pas la capacité de former une nation ». De là s’infère que rien ne sert de poursuivre une tentative de création d’une Nation, dès lors que nos particularismes s’y opposent résolument. L’érection de la démocratie est un vœu pieux ; certaines peuplades de notre pays il faut le dire, n’ont pas la culture juridique, le texte de la Constitution n’a pas à leurs yeux la moindre valeur, sinon un simple vernis exhibitionniste destiné à épater l’opinion internationale, pour se donner l’allure d’Etat.

Pour paraphraser cet illustre personnage Martin Luther KING, je dirais : quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la première Constitution et de l’Hymne national : LA CONGOLAISE, ils espéraient avoir ainsi signé un billet à l'ordre de chaque Congolais.C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Après quatre décennies du power mboshi, il paraît aujourd'hui évident que le Congo notre pays a irrévocablement manqué à cet engagement. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, le pouvoir mboshi a passé aux ressortissants de la partie méridionale un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunité de notre pays. Alors notre devoir est d’exiger le paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.

Ce que je m’apprête à dire, j’en ai pleinement conscience, a les allures d’un tabou brisé, d’un secret de famille pieusement dissimulé que je dévoile. Et pourtant ; ci-gît la réalité : La Nation congolaise dans sa formule actuelle postcoloniale est un réel mythe. La formule de la fusion dans un modèle national coercitif, que favorisa la décolonisation par le jeu des circonstances et des découpages autoritaires au pantographe des intérêts exclusifs de la puissance coloniale, en regroupant mécaniquement sous le même toit national artificiel qui nie les particularismes des communautés ethniques qui par le passé s’étaient peu fréquentées et pour certaines beaucoup combattues dans l’histoire, est l’exclusive cause de nombreuses tensions qui expliquent le délitement du sentiment de cohabitation au sein de cet enclos de 342.000 Km2 que prolonge l’espace de 12 milles marins sur l’Océan, véritable étouffoir de nos valeurs.

Depuis la proclamation de la République du Congo, il y a déjà un demi-siècle, l’on a pu observer que la question de notre existence en tant que Nation est revenue périodiquement avec l’assaut qui accompagne toujours les étapes de toute évolution sociale. Depuis cette date, la réalité congolaise présente un décalage entre une superstructure sociale désagrégée prête à s’effondrer, et une infrastructure bouillonnante qui peine à s’exprimer et s’imposer. La collectivisation forcée des mesures sociales et cette tentative maladroite d’une uniformisation des mœurs, ont standardisé des modes de vie qui ont généré un mode de pensée frelaté, pour affranchir des contraintes traditionnelles conventionnelles gardiennes de la morale. Il en est résulté une expression transfigurée de l’affectivité et de l’intellectualité qui a modifié profondément les pulsions internes du comportement de l’individu, le mauvais ayant littéralement empoisonné le bon. Tout ceci autorise de dire avec fermeté qu’il est donc intellectuellement décent et sociologiquement correct, qu’en prenant pour point de départ le sens originel de la tradition, l’on évitera assurément le risque de se cloîtrer dans une problématique d’inspiration complètement allogène à notre mode de pensée. L’idée nationale congolaise ne se bâtira qu’avec les matériaux disponibles sur le terrain et non par ce verbiage de la scolastique décadente, qui nous suggère depuis 1958, une Nation scoliotique. La problématique spécifique liée au concept de la Nation propre à l’aire culturelle négro-africaine existe ; il faut simplement la dégager sans hypocrisie réciproque et en termes précis, afin de la proposer comme thème pour une réflexion sur l’organisation sociale de notre pays. Espérer une Nation par cette combinaison allergénique d’ethnies différentes, c’est véritablement procéder autrement et courir le risque de proposer un débat autour d’un faux problème se situant très en deçà de l’étiage de l’espérance logique de notre collectivité sociale ; c’est mentir proprement.

Il est une certitude historique que plus une société est constituée de façon illogique et plus obscure,artificielle et incompréhensible est la définition qui sert à la décrire. Pour espérer emberlificoter les faibles d’esprits qui sont encore légion dans le pays, on a jusqu’ici recouru à des chenus Professeurs constitutionnalistes, moins tenus de l’obligation de vérité que forcés de justifier une des plus monstrueuses théories falsificatrices qui, s’abstenant de considérer les faits, s’abritent derrière un fatras de principes moralisants en apparence, par le biais desquels on a généré le monstre le plus informe des temps modernes que l’on nomme par abus de langage ici aussi et depuis quelques années : Nation congolaise, un cheptel humain de communautés ethniques dont les membres disposent des neurones qui ont reçu une orientation culturelle et cultuelle disparates et antagoniques. Sous le fondement de cette théorie absconse que les faits peinent à corroborer pourtant, les propagandistes sans honneur se rendent aux objurgations de ceux qui, sous le visa de la réalité, s’insurgent contre cette prétendue Nation. Ces ahuris qui ont fait un usage frivole du concept de Nation, adorateurs du principe de légitimité, affirment sans honte que ceux qui sont appelés à constituer cette fameuse Nation n’ont pas voix au chapitre. Pour eux,le fait qu'une Nation volontairement confondue avec l’Etat existe sur le papier, suffit à la rendre inviolable et sacrée.Pour sécuriser cette théorie manifestement démentielle, on prône l'adoration servile de ce qu'on appelle l'autorité de l'Etat. Dans la cervelle de ces gens-là, le moyen de vient en un tournemain le but définitif. L'Etat n'est plus fait pour servir ses membres, mais ces derniers ont le devoir impératif d’adorer cette autorité de l'Etat.

Au Congo, cette conception absurde et pernicieuse est violemment défendue par nombre d’intellectuels étourdis qui répandent avec un certain succès auprès des faibles d’esprit, sans y croire eux-mêmes, que la communauté de vie suffit à transformer nos différentes ethnies en Nation congolaise. En réalité, c’est une inconcevable faute de raisonnement que d’espérer faire surgir une Nation de cet infect matériau composite.

Pour ma part, il est vrai, je ne dispose désormais plus d’aucune raison pour croire encore à la possibilité de l’érection d’une Nation congolaise sous la forme héritée du colonialisme. Je me demande combien de crimes faut-il encore, combien de sacrifices humains faut-il encore pour que ceux qui hésitent jusqu’ici de prendre position comprennent qu’il est suicidaire de poursuivre cette aventure de cohabitation ?

Dialogue oui ! Mais uniquement pour examiner ensemble dans la sérénité, sans le bruit des kalachnikovs, comment mettre en place un cadre fédéral. Si cela échoue, alors, allons à la sécession !

A ceux qui ont transformé l’espace dit national en une prison à ciel ouvert interdisant désormais la liberté d’expression ; il faut rappeler que le pouvoir politique, s’il emprunte l’intelligence et la volonté de l’homme, est l’incarnation du milieu social qu’il s’emploie à dominer et dont il résume, en principe, les aspirations. Le pouvoir politique n’existe qu’à travers la reconnaissance dont il jouit de la collectivité sociale et sans laquelle il n’aurait pas d’assise ; il doit donc être consenti. Le défaut d’une atmosphère de confiance dans les rapports de commandement et d’obéissance entre le gouverné et le gouvernant généré par la moindre éclipse autoritaire du gouvernant, entraîne la désagrégation de l’édifice social dont la confiance était l’unique ciment ; le sort des empires qui n’ont pas survécu aux revers des despotes est le témoignage le plus éloquent quant à la certitude qu’il n’y a pas d’ordre politique solide qui défierait l’impérative présence de l’union dans une commune énergie la volonté du gouvernant et la confiance du gouverné. La confiance populaire est l’expression du pactum subjectionis, cette convention tacite de laquelle les sujets reconnaissent l’autorité du prince, à la condition que celui-ci n’en use que dans l’intérêt du bien commun. Il s’infère de ce principe que sans consentement populaire, il n’y a plus que règne de la force, c’est la dictature. Pour user de la sémantique moderne, en élisant le Président de la République, le souverain primaire n’a pas entendu une fois pour toutes faire abandon de ses droits à celui-ci. Il n’a reçu qu’une délégation restreinte dans l’intérêt des commettants que sont les citoyens ; tout abus de sa part dans l’exercice de cette délégation, rompt ipso facto le pactum subjectionis et délie les citoyens du devoir d’obéissance.

Cette cohabitation héritée du colonialisme, avec des cultures qui exhalent des miasmes pestilentiels, saccage d’actes parfaitement conscients le labeur incessant de toute notre civilisation originelle. La décote de nos valeurs culturelles du fait de cette cohabitation allergogène peut occasionner des chocs mortels. Nous n’allons pas continuer à nous abîmer dans cet univers qui a donné depuis longtemps la preuve de sa dangerosité. L’espérance d’une nation congolaise du Nord au Sud est comme le nombre complexe en mathématiques, sa partie réelle est nulle ; cette cohabitation au forceps a rendu impossible la formation d’un vrai égrégore par défaut d’émission de vibrations fortes et surtout identiques car, on le sait, plus grand sera le nombre de personnes qui communieront dans cette pensée commune, plus forte sera l'efficacité de cette entité psychique. Or, dans le cas du Congo, depuis un demi-siècle, notre tentative de formation d’égrégore national se repait de pensées si contradictoires et antagoniques qu’il finit par vampiriser notre santé mentale.

La répugnance ressentie réciproquement entre nos différentes communautés ethniques, comme l'imaginaire, est réelle, chacun de nous en est parfaitement conscient ; on ne le nie jamais efficacement avec de belles paroles ou des déclarations d'intention; les mots n'arrêtent pas un fleuve en cru. Il faut connaître son dégoût, l'admettre et l'analyser pour en trouver la thérapeutique adéquate. Je dis, parce que le moment me semble venu, il y a un moment pour observer, puis un moment pour agir. Aristote disait que le bonheur est le produit de la raison contemplant la vérité. Je crois que c'est beaucoup plus simple que cela ; le bonheur est le produit de l'être débarrassé des scories de la pensée, plongé ici et maintenant dans l'Océan du Réel ; le reste le décorum, n’est qu’un apparat protocolaire. Nos rancœurs désormais trop profondes, après un demi-siècle de tentative de cohabitation entre le Nord et le Sud nous interpellent. Tout ce qui concourt à la destruction les physiciens appellent cela l'entropie, elle est plus rapide et plus intense que ce qui concourt à l'édification de systèmes complexes que les physiciens appellent néguentropie ; et la vie, le bonheur, l'amour sont des systèmes complexes à édifier sur cette terre. Accoucher d'un égrégore malfaisant ne demande nulle connaissance spéciale, et pas beaucoup d'effort, il suffit de haïr fortement, c'est tout, et la haine réciproque entre nos différentes ethnies, hélas, est un des sentiments les plus courants dans notre univers social. La mesure de l’entropie sociale dans notre pays est devenue après cinquante six ans d’expérimentation particulièrement inquiétante ; la cohabitation forcée dans cet univers congolais gangrené par cette colonie d’ectoplasmes qui entourent le dictateur, nous fait sombrer inéluctablement dans l'idolâtrie et la superstition.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 18:03
(Congo-Brazzaville/ONU) Affairisme dans l’armée : L’ONU paye la note et le général Dabira s'en met plein les poches...

Affairisme dans l’armée de Sassou Nguesso : L’ONU paye la note et le général Dabira s’en met plein les poches. On ne jette pas les Mbochis en prison. C'est pour les autres. Sassou Nguesso ne l'arrêtera pas et ne le mettra pas en prison. Nous aimerions être démentis... -

Dans le cadre du déploiement des contingents congolais en Centrafrique et leur intégration au sein de la Minusca, les pressentis au déploiement suivent une formation dispensée par des instructeurs français et américains au centre d’instruction de Bilolo.

Pendant 6 mois, au cours de cette formation, outre le droit humanitaire, les principes et règles d’engagements des troupes des Nations unies sur les théâtres des opérations, les militaires sont également formés à la guérilla urbaine , la contre insurrection, en combat de ville et techniques d’occupation de terrain.

La dernière vague d’hommes issue de cette formation ne sera pas expédiée en Centrafrique mais plutôt dans la région du Pool. Il se pose ainsi la question de la neutralité des Nations Unies dont les troupes seraient finalement utilisées pour mater les populations innocentes du sud du Congo. Les Nations Unies ainsi abusées par l’Etat congolais seraient bien avisées de mettre un terme à ces sessions de formation.

Au titre de l’appui en équipement, outre les équipements individuels tel les casques de combat, les gilets pare-balles et autres les FAC ont été dotés en véhicules blindés VAB (de fabrication française). Matériel jusqu’ici inexistant dans le catalogue des Forces Armées Congolaises.

Une compensation pour l’envoi par les Nations Unies de militaires congolais en mission à l’étranger se fait par le biais d’un forfait appelé Troop Cost. Il s’agit d’un forfait par homme et par mois de 1101$ versés à posteriori aux pays contributeurs (et non pas aux militaires eux-mêmes). Cette compensation a été relevée, à l’issue de négociations et des recommandations du Senior Advisory Group on rates of reimbursement to troop contributing countries and other related issues ( en octobre 2012) de 6,75%.

En revanche, pour l’indemnisation de certaines capacités telles que les policiers et les observateurs militaires, l’ONU verse directement et mensuellement aux hommes et femmes qu’elle emploie une MSA (Mission Subsistence Allowance) dont le montant varie en fonction des pays où ces capacités sont envoyées.

De plus, l’ONU, qui a fait le choix de ne plus posséder d’équipements militaires en propre, loue du matériel militaire, aux États. En fait, elle rembourse les matériels mis à disposition par les pays contributeurs selon un catalogue précis : le Contingent Owned Equipment (COE). Plus le matériel est lourd, rare et cher (chars, balayeuses de piste d’aviation, génie, radars sophistiqués), plus l’ONU le rembourse à un taux élevé. Ceci permet à certains États qui déploient ce genre de capacités de le faire à moindre frais.

A titre d’information, le coût direct d’un militaire sous la bannière onusienne (casque bleu) est d’environ 20 000$ par an (indemnités, nourriture, logement). Il est sensiblement le même pour les observateurs militaires et les policiers. Si l’on tient compte du coût global de la mission, le «coût global de possession » d’un militaire varie du simple au double selon les missions des Nations Unies. Par exemple, le déploiement d’un soldat de la MINUS revient à 113 000$, celui de l’ONUCI et de la MINUSTAH est estimé à 72 000 $ et celui de la MONUC à 80 000 $. Avec un contingent congolais en Centrafrique évalué à 850 hommes, on peut clairement reconnaitre qu’il s’agit d’un business très lucratif.

L’Etat congolais a un hélicoptère MI 17 déployé sur la base de M’Poko à Bangui, une série de blindé ZBF105, des blindés ACMAT et des VAB en déploiement. Chacun de nous peut donc imaginer la manne qui revient mensuellement au pays. Le Congo sort largement bénéficière l’aventure à Bangui. L’hélicoptère nous a été remboursé 3 fois son prix d’achat. Ce qui nous a permis d’acquérir pour la police un MI 8 pour remplacer les 2 MI-2 Hoplite qui s’étaient écrasés vers Gamboma en 2013.

Les généraux n’étant pas en reste des business générés par les conflits armés au Congo (voir affaire Ollesongo http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-au-haut-commandement-militaire-ollessongo-desormais-businesman/ ) et dans la sous région, les cargos de l’armée sont exploités à titre privé par le Général Dabira. Pour son compte personnel. A cet effet ces cargos ne sont pas peints aux couleurs de l’armée, hormis le Casa c-235. Ce général affairiste qui s’est illustré dans les affaires avec sa chaine de télévision DRTV, détient un certain monopole dans le pays à telle enseigne qu’aucune autre compagnie ne dispose d’autorisation pour exploiter un cargo au cargo au Congo Brazzaville. Les autres compagnies aériennes TAC, Ecair, Aerofret Business, Canadian… ne peuvent s lancer dans cette entreprise à moins de la céder en leasing au général Dabira. La compagnie TAC dispose d’un Boeing 737-500 cloué sur le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire parce qu’elle refuse de céder son appareil à Dabira and co.

Il est à noter qu’en plus des transports militaires, ces cargos servent aux officiers généraux pour transporter leurs marchandises privées,celles de leurs nombreuses maitresses et les « courses » de leurs enfants faites en Asie plus particulièrement.

Sassou Nguesso, chef des armées qui se présente désormais comme l’apôtre de la rupture, n’ignore rien de l’environnement mafieux qui prospère au sein de ses troupes. Serait-ce le moyen de rémunérer ses fidèles associés (officiers de l’armée) dans l’œuvre criminelle engagée pour se maintenir au pouvoir. Serait-ce une compensation au regard de la baisse des ressources du pays ? Serait-ce un moyen pour le dictateur infatigable de se rémunérer lui-même via cette bande d’officiers voyous infiltrés dans l’armée ? Allons seulement…

Edo GANGA

LIRE LA SUITE : http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-dans-larmee-lonu-paye-la-note-et-dabira-sen-met-plein-les-poches/

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 14:43
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso et ses tueurs à gage

par Edo GANGA, brazzanews.fr -

Ils sont connus des congolais pour avoir servi le dictateur Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ».⎪© Photo brazzanews

Voici la liste des tueurs à gage et escadrons de la mort entretenus et financés par le dictateur Sassou Nguesso et son clan.

Le référendum illégal organisé par le gouvernement congolais pour un changement de constitution permettant à Sassou de se présenter à nouveau aux élections présidentielles après 32 ans cumulés de pouvoir a déclenché une vive opposition de la population qui dénonce un déni de démocratie et un refus de l’alternance.

Le passage en force de Denis Sassou Nguesso qui n’a totalisé que 8% des suffrages exprimés aux élections de mars dernier, arrivant ainsi en 4eposition après les candidats Guy Brice Parfait Kolelas, Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, est vécu par les congolais comme une trahison. Ces derniers ont massivement manifesté leur désapprobation de ces pratiques soviétiques et des méthodes staliniennes employées par le pouvoir de Brazzaville pour frauder aux élections et réprimer violemment la population.

En plus d’avoir eu droit à l’interruption des communications téléphoniques, SMS et Internet lors du référendum pour le changement de la constitution et le scrutin présidentiel, les personnes qui ont manifesté leur désaccord à ce régime ou qui ont participé activement à la campagne présidentielle des candidats de l’opposition cités ci-dessus se sont vus exposées au système répressif du pouvoir mis en place par Sassou Nguesso et les sécurocrates du régime, à savoir l’amiral Jean Dominique Okemba (dit JDO), conseiller spécial du président et numéro 1 du Conseil National de Sécurité (CNS) ; le général Jean François Ndenguet (directeur général de la Police Nationale) ; le général Philippe Obara de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et tous les membres du CNS. Ces derniers, se servant des moyens de l’Etat, ont mis en place des escadrons de la mort, des unités d’hommes en armes, des milices s’appuyant sur des éléments de la force publique et des civils pour mater toute velléité contestataire et traquer les opposants. Ces unités sont pilotées par des chefs de gang sanguinaire dont Brazza News se propose de dresser le portrait :

1-Romuald Tchikambou alias Romuald MOUBENDA

Romuald MOUNBENDA, ce criminel qui sème la terreur et la désolation dans la ville de Pointe-Noire, est notoirement connu des congolais pour avoir servi Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ». Il est aujourd’hui le chef d’une milice financée directement par Denis Christel Nguesso. MOUBENDA a 300 miliciens sous ses ordres et reçoit directement ses instructions de Jean Dominique OKEMBA, Denis Christel Sassou Nguesso (fils du président) et Edgard Nguesso (directeur du domaine présidentiel et neveu du président).

Les miliciens de Moubenda sont arrivés à Pointe-Noire début mars 2016. Depuis nous enregistrons une centaine de morts et disparus. Il faudrait plus d’un article pour dresser la liste des crimes commis par Moubenda et son « équipe » et qui nous ont été rapportés de mars à ce jour. Le plus récent date du vendredi 22 Avril 2016 où, suite à une affaire somme toute banale, la bande de ce criminel a enlevé et tué à coups de fouet le vigile du bar le « Selfie » à Pointe-Noire. D’après des témoins de la scène un des miliciens de Moubenda qui avait bu un verre au Selfie quelques minutes avant avait oublié son portefeuille contenant 120 000 Frs et deux passeports comprenant des visas ukrainiens. Le milicien est revenu avec sa bande de loubards pour réclamer leur portefeuille et ont kidnappé le vigile pour le conduire en zone militaire où ce dernier a été fouetté jusqu’au sang en dépit des supplications du propriétaire du bar qui leur proposait le double de la somme perdue en échange de la libération de son employé. Le vigile du bar que les habitants du quartier appelaient affectueusement « Jarule 1 mètre 60 » a succombé à ses blessures le jour même.

2-Hydevert Mouagny

Actuel député du PCT à Moungali et milicien Cobra lors des guerres civils de 1997 et 1998, comme son prédécesseur, à la solde de Sassou Nguesso, Mouagny est un assassin connu et reconnu. Cet homme n’a d’ailleurs pas surpris les congolais lorsque le vendredi 25 Mars 2016 il a présenté sa propre milice au journal de 20 heures sur la chaîne nationale Congolaise. Sa milice est financée par Edgard Nguesso.

Hydevert Mouagny n’est plus à présenter. S’abritant sous son parapluie de député et l’immunité qui va avec il a, en Mars 2015, joué un rôle dans le viol de la fille de 14 ans de Paul Marie Mpouelet, l’ancien coordonnateur de la coalition de l’opposition FROCAD, le viol s’étant déroulé dans les locaux de sa permanence au quartier Moungali.

Des sources proches des services de sécurité prétendent que les fausses attaques de Ninjas le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville sont du fait de ses hommes appelés les « caméléons ».

3-Armand Mpan

Un homme très apprécié par les hommes de main de Sassou Nguesso pour son expertise dans l’infiltration des opposants. Il a été vu avec une fausse carte de presse au nom de France 24 et se fait passer pour un journaliste lorsqu’il est en mission à l’extérieur du pays. Sa spécialité étant l’infiltration des milieux opposés à Sassou Nguesso, il a pour mission de récupérer photos et identités pour les transmettre à qui de droit : Jean Dominique OKEMBA et Francois Ndenguet.

Armand Mpan n’est pas seulement spécialiste dans l’infiltration. Il est aussi utilisé comme tueur à gage du régime. Il le dit haut et fort et n’hésite pas à s’en vanter : << J’ai tué le capitaine Justin Mouaka, il a été soupçonné par JDO de préparer un coup >> . Tuer sur la base de suspicions et infiltrer opposants et journalistes, voilà ce à quoi se résume la vie de ce triste personnage dont la maîtresse est une journaliste de la chaîne MNTV. Cette dernière a pour mission de lui fournir des informations circulant dans le milieu journalistique.

4-Jean Paul Obissi

Officiellement en poste à la Direction Générale de la Police Nationale à Brazzaville, Jean Paul Obissi sert dans les rangs officieux de Gordon Sécurity, une milice maquillée en société de sécurité appartenant au général Jean François Ndenguet. Cette milice est composée d’éléments d’ethnie mbochi et de ressortissants d’Afrique de l’ouest, de la RDC et de la République centrafricaine. Les hommes de Gordon Sécurity sont en pointe dans l’intervention armée au Pool où la mort est gratuitement distribuée aux populations de cette région.

5-Sabin Assima

Ce commissaire du poste de police de Moukondo à Brazzaville doit sa nomination aux services macabres rendus au tristement célèbre Jean François Ndenguet. Sabin Assima et Ndenguet, c’est un couple qui marche à la perfection quand il s’agit d’enlever et mater les jeunes militants de l’opposition. Sabin Assima a à son actif l’agression de l’opposant Paulin Makaya, président de l’UPC, le 17 novembre 2014.

Le 10 octobre 2015 il n’hésitait pas à menacer de façon très explicite sur l’esplanade de la CNRTV avant d’asperger les militants du CADD (parti du candidat André Okombi Salissa) de gaz lacrymogène : « j’ai reçu des ordres du général Ndenguet d’abattre les opposants André OKOMBI SALISSA, Oba Blanchard, Guy Brice Parfait Kolelas. Nous avons éliminé Kolelas Père, fait fuir Lissouba. Pour notre pouvoir que vous voulez prendre nous allons vous tuer ».

6-Morgan

Morgan est un autre exécuteur macabre de Ndenguet nommé commissaire au poste de police de Poto Poto Ntinguindi. Il a notamment agressé un journaliste du journal français Le Monde (Christophe Châtelot) ainsi que deux envoyés spéciaux de l’Agence France Presse le mercredi 23 mars au sortir de la conférence de presse donnée par le candidat Jean Marie Michel Mokoko.

7-Amboulou Ondele alias Zulu Bad (Zouloubad)

Ce énième gros bras de Ndenguet est un ancien milicien cobra (décidemment) recruté à la Police et affecté à Pointe-Noire au sein de la Brigade Spéciale d’Intervention Rapide (BSIR). Il est notoirement connu pour avoir ouvert le feu sur des manifestants pacifiques en marge du meeting de l’opposition (IDC-FROCAD) du 27 septembre à Pointe-Noire. Zouloubad est également connu pour avoir usé de méthodes plus que musclées dans l’exécution de l’opération « Mbata Ya Ba Kolo » où l’expulsion de ressortissants de la RDC a été accompagné de mauvais traitements et d’atteintes flagrantes à la dignité humaine.

Cette brochette d’assassins est loin d’être exhaustive. Ndenguet s’est constitué un vivier de miliciens à qui sont attribuées diverses missions pour intimider et affaiblir l’opposition et éliminer ses représentants les plus zélés.

Edo GANGA, brazzanews.fr

SOURCE :

http://www.africa-info.org/afrique/politique/9236-congo-brazzaville-le-dictateur-sassou-nguesso-et-ses-tueurs-a-gage.html

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 15:46

La fumée blanche est sortie du palais de Mpila et est montée vers le ciel trouble du Congo-Brazzaville post-électoral. Le gouvernement Sassou à la sauce Mouamba a livré son verdict le 30 avril 2016, une semaine après la nomination du prémier ministre et chef du gouvernement. D’autant plus bâtie sur une immense fraude constitutionnelle, l’équipe gouvernementale de la nouvelle République n’a pas fait que des heureux. Si tant est qu’on puisse plaindre une bande d’escrocs, cette équipe a fait aussi des déçus ; les déçus du Chemin d’avenir.

Tonnerre de Brest ! Parmi les recalés figurent en bonne place Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla. Des larmes ont coulé sur leurs joues. Des larmes de déception. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla croyaient, croix de bois, croix de fer, en leur bonne étoile. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla étaient persuadés qu’ils étaient inamovibles (ininguissables diraient les milosiens ) forts de leur amitié avec Sassou Nguesso. C’était mal connaître le cynisme mêlé d’ingratitude de Sassou alias Monsieur 8%. Pire : Mvouba a été débarqué d’un avion Air France en partance pour Paris. Cet ancien Premier ministre de paille a été débarqué par des hommes en armes au service de Sassou son ami de quarante ans.

Muets comme une carpe

Alors que les bombardements de la région du Pool à l’aide d’hélicoptères de combat battent leur plein, ces deux hommes étaient plus préoccupés par leur maintien et leur reconduction au gouvernement que par le sort des habitants de la région surnommée « locomotive » du Congo-Brazzaville (selon la métaphore du chemin de fer de Pascal Lissouba) habitants sur lesquels pleuvent des engins de la mort larguées sur les ordres de Denis Sassou Nguesso. Il est vrai que dans ce Département, Sassou n’a pas dépassé la barre de 1% aux récentes élections. Les deux députés du Pool, l’un de Kindamba et l’autre de Mbanza Ndounga, sont muets comme une carpe. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla ne se soucient guère du traitement de leurs administrés de la région du Pool. Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla n’entendent rien, ne voient rien et ne disent rien. Motus et bouche cousue. Idem pour le député Mbochi de Vinza, Aimé Emmanuel Yoka, le juriste consul de Denis Sassou Nguesso. Après leur évictions de la mangeoire, les deux députés sont dépités. C’est le moins qu’on puisse dire.

Champ de résistance

Quid le Pool ? Ce n’est pas n’importe quelle région qui souffre le martyr. Il s’agit de la région du Pool, bastion de la résistance aux attaques de tout genre. Cette partie du Congo est comme prédestinée aux douleurs. Ce n’est pas la première fois que la région fait l’objet du courroux du pouvoir. Comme chez les Vendéens du 19ème siècle, l’insurrection chez les Kongo-Lari est un état d’esprit en butte avec l’esprit jacobin. La région du Pool a déjà croisé le fer avec les différentes forces de la colonisation incarnée par les Butaffoco et les armées des régimes militaro-marxistes incarnées par Marien Ngouabi. L’administration française s’est heurtée dans la région du Pool à la résistance menée par Mabiala Ma Nganga, Bouéta Mbongo, Mama Ngounga, Tata Mbiémo, Balou Constant , André Grenard Matsoua. Le lieutenant Ange Diawara et Ikoko ont donné du fil à retordre au régime communiste du commandant Marien Ngouabi, du commandant Joachim Yhombi Opango et du capitaine Denis Sassou Nguesso. Ange Diawara prit le maquis dans la jungle de Monseigneur Roch Auguste Nkounkou à Goma-Tsétsé dans la région du Pool dont les forêts comme à Sherwood servaient de refuge à Robin des Bois. Aujourd’hui, un autre prélat, Mgr Louis Portella Mbuyu y joue avec héroïsme la partition de la théologie de la Libération, comme les hommes d’Eglise de la natale Amérique Latine du Pape François.

Brutus

Isidore Mvouba, redoutable homme d’affaires à l’instar des dignitaires du pouvoir, natif de Kindamba et Bernard Tchibambeléla natif de Mbanza Ndounga dans la région du Pool, se sont battus comme le diable dans un bénitier en vue de conserver leur beefsteak ministériel.

Cheville ouvrière de la déstabilisation du MCDDI aux côtés de Landry Euloge Kolelas, Bernard Tchibambeléla était à la fois la taupe de Sassou Nguesso au sein du MCDDI et le Brutus de Bernard Kolélas. Tribun hors pair formaté à l’école du marxisme et piètre politique, la justification d’Isidore Mvouba sur les bombardements des populations du Pool (C’était, plaida-t-il, les gens du Pool qui avaient imploré que Sassou leur largue des bombes sur la tête, pour déloger Ntoumi) lui colle à la peau comme la tunique de Nessus. Par conséquent, les sorts d’Isidore Mvouba et de Bernard Tchibambeléla n’intéressent personne. Aucune larme versée pour ces deux canailles qui, de toute manière, méritent leur châtiment.

Monnaie de singe

La langue mbochi que pratique Isidore Mvouba avec maestria et la traîtrise assumée de Bernard Tchibambeléla , n’ont pas été des éléments suffisants pour que Denis Sassou Nguesso et ses compagnons de la révolution marxiste les reconduisent à un poste ministériel qui, de toute façon, n’a jamais été que décoratif. Combien d’usines installées, combien d’emplois industriels créés et quel est le prix du kilo de poisson ?
Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla entreront dans l’histoire comme les Brutus ayant poignardé les leaders du Pool. Les habitants de la région bombardés avec leur aval (qui ne dit mot consent) auront toujours à leur égard la formule de Jules Auguste César : « Même vous nos fils ! ». Au bout du compte, comme Juda, les Pharisiens de la Cuvette les ont payés en monnaie de singe. A leur mort (c’est une façon de parler) leurs tripes comme celles d’Iscariote seront dévorées par des charognes après s’être pendu dans un champ qui portera les malédictions de la trahison. D’ailleurs avec l’assignation à résidence de Mvouba, le salaire du péché commence à lui être versé.

Isidore Mvouba et Bernard Tchibambeléla ont perdu leur maroquins ministériels. Ils sont inconsolables. Les habitants du Pool reçoivent des bombes sur la tête. Ils sont meurtris. Qui mérite la compassion ? Dans les deux cas, la réponse est claire.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso Sud-Congo
4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:53

Gabegie, tribalisme et terreur d'Etat! II n'y a de rupture que systémique... le peuple ne s'y était pas trompé: c'est bel et bien allons plus loin dans le " lé dza, lé nwa, lé yiba mbongo ya l'Etat..."

D'Après le griot du Régime François Soudan sur la rupture: "en définitive c'est à une alternance avec lui même qu'est convié Denis Sassou Nguesso. Où aura-t-il la force et la volonté? " La réponse à ce tardif et honteux aveux est claire, cinglante et navrante pour l’auteur de ces lignes et les naïfs qui s’illusionnaient encore. Sauf a comprendre que pour monsieur Soudan la rupture et l'alternance consiste à placer sa femme Arlette Nonault, une quinqua qualifiée de jeune, officiellement au cœur de l’appareil d’Etat, même lui ne peut que constater l'évidence: Monsieur Sassou est congénitalement incapable de changement. Le système Sassou ne peut être autre chose que ce que les congolais subissent depuis quatre décennies. Une indigeste et insupportable dictature clanique, clientéliste et mafieuse.

En catimini et à la hussarde le pouvoir s'est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mars 2016, par le désormais fameux et mondialement connu, african-dictators friendly plébiscite, un coup KO.
Le président sortant a par un prodigieux miracle mathématique et comptable converti ses 8% de voix recueillies en 60 % des suffrages exprimé, par les congolais, en sa faveur.
Un tel score dans n'importe quel contrée de la planète vous assure une tranquillité d'esprit et surtout une incontestable légitimité car reflétant une massive adhésion populaire.

Un coup KO! Pourtant l'on est réduit à quémander et monnayer la reconnaissance d'un fait aussi évident.

Un coup KO! Et pourtant l'on embastille et menace l'arme à la main les soi-disant candidats malheureux battu afin qu'ils reconnaissent ce qui est censé être acté et légitimé. La victoire à 60%, le quinquennat de la rupture et de l'économie?

C’est que malgré tous les roulements de mécaniques et les démonstrations de force brutales, le pouvoir usurpateur réalise qu'il a négligé l'essentiel dans sa volonté de passer en force.
Lorsqu'une nation est en marche vers la démocratie, il n y'a qu'un préalable majeur qui donne le fondement légal : la légitimité populaire sortie des urnes. Et dans le cas de notre pays, en dépit de la volonté de lui imposer un stalinisme à la sauce tropicale, le peuple congolais réclame le respect de sa vo
lonté.

On a beau vociférer, montrer ses muscles, molester, terroriser, torturer, assassiner ça coince.

Ni les congolais, ni la communauté internationale qui hausse le ton, ne sont dupent : le « président sortant » n’est pas le « président élu » mais le « président investi » par la force.
Ce gangstérisme électoral, ne cache pas le fait que nous somme bel et bien dans une crise poste électorale. Et celle ci ne peut se résoudre par une fuite en avant et la reconduction du système laminé par les urnes, mais bien par le dialogue.

Il faut un dialogue qui nous amènerait à l’arrêt des violences dans le Pool et à trouver des solutions pour une gestion démocratique du pays.

La légitimité précède la légalité. Le peuple souverain est le seule qui légitimise et par voie de conséquence permet la légalisation d'un pouvoir par les instruments et les instances dont il s'est librement doté.
Vouloir passer outre comme le pouvoir de Sassou le fait depuis quatre décennies, c'est abolir le peuple et installer la tyrannie. Les faits sont têtus, et toutes les gesticulations guerrières et vociférations sont en la matière, vaines. Denis Sassou Nguesso n’est donc ni le Président de la République du Congo, ni le chef de l’État, mais un simple chef de guerre à la tête d’une milice armée, à l’image de Charles Taylor (Liberia) ou de Foday Sankoh (Sierra Leone) hier. Et à ce type de leadership le peuple a clairement dit Sassouffit le 20 mars 2016, quel que soit le bout par lequel le pouvoir prend les résultats des urnes.

Une république bananière et clanique nous ridiculise aux yeux du monde en s'enfermant dans un vain jusqu’au-boutisme. On ressort de la naphtaline un apparatchik faillitocrate, Clément Mouamba, pour encadrer le casting des écuries de la marmaille présidentielle : Coco(Claudia) Kiki(Christel denis) et Gaya(Edgard) Nguesso. Laissez, les enfants s’amusent c'est la rupture!

"Gouvernement ya ndzala" (Justin Lekoundzou)

On est tellement dans la rupture qu'on reconduit plus de 75 % d’une équipe dont les logiques et le bilan ont été laminés par le vote des congolais. Petits bricolages familiaux, on déplace le désormais trop sulfureux Ondongo pour ses casseroles portugaises et latino américaines des finances pour le remplacer par un membre de l’écurie mafieuse de la SNPC, dirigé par kiki le pétrolier, dont la réputation de bon gestionnaire et de transparence n'est plus à démontrer (Panama Papers…). Et après l'ambassadeur exhibitionniste, voici l’entrée fracassante au gouvernement d’un autre pornocrate dont les seules compétences sembles être ses exploits étalés sur la toile et sa capacité à organiser de joyeuses bamboula. Bravo!
Encore heureux qu’on ne nous ai pas vendu le changement ou la révolution , on aurait eu droit à encore pire parce qu’a part la rupture d’avec le bon sens, l’honneur et ne parlons pas de la morale…Nous sommes bien en OYOCRATIE décadente.

Combien de temps durera cette drôlerie quand le pays paralysé ne compte plus les nuits blanches d'angoisse et les jours stressants? Quand nos partenaires et toute notre économie suffoque sous le poids de l'incertitude, de l’attentisme, du racket organisé, pris à la gorge d'une conjoncture fatale.

Donc, allons plus loin avec l'endettement à outrance de la Chineafrique. Allons plus loin avec le clientélisme opaque et mafieux de la Françafrique de Jean-Louis Borloo, Yamina Benguigui, Cecilia Attias(ex-Sarkozy) et consorts...venus jouer les cautions morales de Mister 8% en échange du financement de leur marottes personnelles : Le forum des femmes francophones que Benguigui peine à faire vivre, le forum Build Africa que Monsieur Attias a réussi à refourguer au père Sassou en mal de communication ( il cherche désespérément des événements pouvant redorer sa désastreuse image) et l'appui du dictateur pour son agence d'électrification de l'Afrique pour l'ami Jean-Louis. De l’humanisme à peu de frais sur le dos des congolais...
L'argent n'a pas d'odeur, surtout pas celui du pétrole congolais...le tout pendant que des enfants, des vieillards et des femmes sont bombardés dans le pool, que le sang des congolais coule à flot...après tout quelques nègres de moins et vous savez ces gens là…

On a inoculé le germe de la peur, pour que tout le monde se taise, alors qu’au moins 92% de gens ne sont pas content de la manière dont le pays est géré.

On pourchasse, rafle, emprisonne, torture et bombarde à l'arme lourde et hélicoptères de combat une partie du peuple censé vous avoir plébiscité. Donc on se dit dés lors problème réglé. Et bien non, il n'y a pas de paix, le pays s'est crispé. Le tempo de terreur qu’imposent le pouvoir et le fait du prince bloque tout.

Mais nous le redisons haut et fort, il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde. La puissance du peuple dépasse la puissance des armes et il y'a une réelle possibilité de paix des cœurs et des esprits si nous avons le leadership qui convient.
Un leadership en prise avec le peuple. Non pas l'homme providentiel que l'on nous vend, mais l'homme que les autres admirent, regardent comme un modèle et qui est capable de conduire une collectivité nationale...Il ne s'agit pas du pouvoir personnel de quelqu'un qui gère le pays comme il veut, s'accapare des ressources du pays avec son clan comme il veut...mais un leader qui a le soucis du vivre ensemble, du peuple, de tout le peuple congolais.

Déterminé à faire valoir les droits et la voix du peuple confisqués, personne ne nous amènera à reconnaître une élection que l’on conteste même si on cherche à nous affamer par un siège digne du Moyen-âge. Ce ne sont clairement pas ce genre de manœuvre qui vont résoudre les problèmes de fond du Congo. Nous contestons les résultats de l’élection présidentielle car ils ne sont pas conformes à la réalité des urnes. Non partisans de la violence nous déplorons la chape de peur qui s’est abattue sur le Congo. Mais ce n’est pas parce qu’on contrôle l’armée et la police qu’on peut diriger sereinement un pays.

" Il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde… Je suis serein. Comme l’ont montré mes actions passées, j’ai toujours été opposé à la violence et je suis sûr qu’on peut construire l’avenir du Congo sans le recours aux armes."

LIRE LA SUITE :

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:51
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Mgr Louis Portella Mbuyu - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo

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