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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:28

 

 

Le trio des prédateurs du Congo

 

Maître Tony Gilbert MOUDILOU 

EXPRESSION LIBRE

C’est à peine incroyable que les congolais n’aient toujours pas compris la situation dans laquelle les créateurs du Parti congolais du Travail (Parti à l’origine de tous nos maux) les aient imposés et plongés. Est-ce une amnésie ou une accoutumance, une adaptation ou une insensibilisation ; une toxicomanie : c'est-à-dire que les congolais, à force de boire les conneries du PCT jusqu’à la lie ; l’abus, les a carrément rendus insensibles ?

Et quand un peuple EST atteint d’un tel degré de somnolence, d’hibernation, c’est d’autant plus dangereux, que celui-ci arrête de réfléchir. Mais attention à l’hypothermie qui risque d’atteindre notre cœur. Car la prolongation d’un tel système risque de tout annihiler, tout détruire, tout anéantir et nous ramener à un peuple irréfléchi, soumis et carrément inexistant.
Comment un grand peuple comme le nôtre soit vraiment inexistant, au point de ne plus, même se rappeler de son bourreau qui lui a tant fait mal hier : à peine hier. Oui malheureusement c’est cela le peuple congolais.

Il se passe une guéguerre entre des bourreaux comme ça arrive très souvent quand un groupe de truands va dévaliser une banque. Ils vont s’entre-canarder jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un et c’est lui qui s’empare de toute la manne, la part belle.
A Brazzaville depuis bientôt un mois, on assiste à une espèce de dispute entre les vampires, le camp des siciliens. On a même appris qu’entre le barbu Général Nianga mbouala et Dominique Okémba, un duel est en cours. Qu’ils sont en train d’affûter leurs sagaies et coupe-coupe et le feu brûle. Qu’ils ne mangent plus le même pain de mie qu’ils mangeaient ensemble. Que depuis un certain moment, ils veulent embraser notre République.
Quand on voit et entend cela, on se rend compte que nous sommes dans un pays, où les terroristes, à la tête de notre pays, ne sont pas là pour nous mais pour leurs propres intérêts. Et quand ça ne va pas entre eux, ils se règlent les comptes à notre détriment ainsi qu’à celui de notre paix sociale et des problèmes dont nous souffrons. Et aujourd’hui, tout se focalise tout sur des salauds qui n’ont rien à cirer de nos problèmes.

Qu’il y est un perdant ou un gagnant, bientôt un d’entre eux, le perdant certainement sera éjecté du clan des bandits pour venir vous vendre sa virginité. Il viendra vers nous comme un bébé qui vient de naître : innocent, angélique, innocuité, c'est-à-dire faisant semblant de ne pas faire paraître ce dont on lui reproche, faisant le crédule, le naïf, le niais, faisant le doux, insidieux, captieux, sournois : l’inoffensif.

Sous le label de l’insomnie, de la naïveté maladive dont souffrirait le peuple congolais, nous allons bientôt accueillir ces monstres que nous appellerons des »égarés », et comme tels pourront revenir à la bergerie, sans anicroche. Ce n’est pas grave. Ou Nianga mbouala, ou Okemba, un des deux va perdre. Et nous qui ne comprenons rien aux enjeux, allons accueillir dans notre ferme comme un agneau l’un d’entre eux deux. Puis qu’il aura porté un manteau où personne ne soupçonnera qu’il a des couteaux, des lance-roquettes, des PMAK, même des sagaies sous son manteau.

IL Y A UNE GRANDE JURISPRUDENCE EN LA MATIÈRE.

Nous avions commis cette bêtise à la Conférence Nationale Souveraine où, alors que nous avions disséqué Sassou Nguesso et son système et si nous avions suivi les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine à la lettre, nous n’en serions pas là aujourd’hui, avec tous ces morts, ces guerres, ces vols caractérisés. D’où vient notre faute qui nous aurait épargnés ces aléas auxquelles nous assistons now ?

Alors qu’il fallait impérativement mettre entre parenthèse le cynisme de Sassou Nguesso, son mépris de l’homme et son PCT, alors qu’il fallait les rendre infréquentable, inéligibles, alors qu’il fallait les isoler, les mettre dans un zoo comme nous l’avais proposé le scientifique Etienne Mokondzi Mobé : en un mot les mettre tous en prison, voilà que par simple calcul machiavélique et macabre, mais surtout très politicien, l’UPADS, on ne sait pour quel calcul va signer une alliance sordide et mortifère avec les criminels, avec Sassou Nguesso uniquement pour chercher à battre Bernard KOLELAS, la bête noire redoutée de cette coalition.

Sous ce calcul sordide et crapuleux des « bimpoumboulous », voilà que l’UPADS va remettre sur scelle, un fou dangereux largement décrié à la Conférence Nationale ; un machiavel infréquentable. C’est là qu’est né après le lavement des mains le malheur congolais.

L’UPADS dont tous les dirigeants sont l’émanation du PCT ont juste reculé un tout petit peu pour se réentendent avec le PCT. Un jeu que le Président Pascal Lissouba n’avait pas très compris surtout qu’il était dirigé par des bandits infréquentables qui longtemps ensanglanté notre pays : je veux parler de Mbéri Martin, le notoire petit bandit qui avait toujours flirté avec Sassou Nguesso. Nous verrons plus tard en 1997 ce criminel ne va pas se gêner, en tant que Ministre de l’Intérieur, alors que son Pouvoir est attaqué dans un coup d’Etat, lui ne trouve pas mieux que de donner tous les plans à l’ennemi. Et ne nous étonnons pas qu’à l’aboutissement du coup, lui Ministre de l’Intérieur se retrouve dans le Gouvernement de celui qui vient de les renverser.

Et depuis, il est devenu l’ami du Président, ils sont près d’une centaine qui gagnent 15 Millions par mois qu’il vente ou qu’il neige. Qu’il manque des salaires pour les infirmiers et les enfants ou pas, eux doivent avoir leurs 15.Millions de francs par mois. Ainsi, ils s’organisèrent pour battre le MCDDI et son Chef. Ils y arrivent sans trop de difficultés. Et malheureusement, un serpent reste toujours un serpent. Dès lors qu’il a encore son venin, on a du mal à l’apprivoiser. Et le candidat Lissouba, dès qu’il avait gagné s’est rappelé que Sassou Nguesso était infréquentable et que les grands Postes qu’il lui réclamait à savoir : Ministère de la Défense, les Affaires Etrangères, les Finances et l’Economie, ne pouvaient lui être donnés. Qu’il fallait vraiment et certainement être fou pour les leur offrir dans un grand bol. Alors le Président Pascal Lissouba refusa de commettre un tel parjure, une telle hérésie. Et puisqu’ils ont gagné, il faut quand même faire semblant et lui donner ne fut-ce que des miettes ; donc se partager le Pouvoir.

PREMIER SCANDALE, PREMIERE FAUTE POLITIQUE.

Pascal Lissouba refuse de faire la part belle à Sassou Nguesso malgré qu’il l’ait aidé à remporter le Pouvoir. Oui Ambroise Noumazalaye, alors que nous sommes attablés chez lui à Yerres, avec Célestine Nkouankoua, ancienne Maire de Moungali, ancienne Ambassadrice du Congo en Guinée Equatoriale, ce dernier nous affirma que : « c’est sous sa dictée et sous le savoir faire du PCT que Pascal Lissouba avait pu remporter le Pouvoir. Que c’est le PCT qui a permis de renflouer les urnes sinon c’est Bernard Kolélas qui serait élu».

Et Pascal ne donne à son co-équipier que du mini fretin. Des postes ministères sans importance dont le Sport à Okemba et un petit « niangrakata » à Grégoire Lefouoba. Seul Isidore Nvouba, rejeta l’offre et repartit en courant chez son parrain Sassou Nguesso d’où leurs amitiés qui durent quel que soit l’orage. Nous sommes là au premier scandale scandale politique congolais.

Deuxième scandale. DEUXIÈME FAUTE POLITIQUE.

Sassou Nguesso, non content des Postes que lui offrit le Président Pascal Lissouba, vit qu’il s’était fait avoir. Et si malin qu’il est et c’est là la politique, avec ses hauts et ses bas, sa vilainie et son bien être, on dit : « Qu’il y a jamais d’amis ni d’ennemis permanents. Il n’y a que les intérêts qui sont permanents ». Ton ami d’hier peut devenir ton ennemi et vice versa.

Alors, Sassou nous fit sortir sa dernière carte, celle qui cache son intelligente politique infuse. Et pendant que les Noumazalaye et les Moukouéké, Tamba-Tamba et autres apparatchiks des deux Partis pataugeaient dans la « merde », le Serpent lui, était passé à une autre étape. Comme le caméléon, il envoyait sa langue appréhensible sur Kolélas qui du coup, n’était plus l’homme à abattre, le rancunier, etc…Il lui fit les yeux doux au point de le séduire et lui « demander le mariage » carrément. Je veux me marier avec toi. Et quand Kolélas lui rappelle qu’il était déjà marié avec son Frère UPADS, que ce mariage pouvait provoquer des incidents au sein de la famille.

Sassou lui répondit, qu’il s’en foutait. Et quand Kolélas lui rappelle que le mariage risquait d’être annulé pour vice de forme, Sassou Nguesso lui répondit qu’il n’avait pas à s’inquiéter, que toute la justice congolaise est à ses ordres. Qu’il avait déjà déclaré la nullité de ce mariage, qui pour lui était putatif. Car il y avait eu erreur sur la personne. Ce qui entrainait automatiquement la nullité du mariage. Sassou Nguesso dénonça l’ancienne alliance pour mettre en exergue la nouvelle avec Kolélas. Et c’était la guerre de 1992- 1995. Peuple congolais, le mal congolais, c’est Sassou Nguesso mais comme un génocide, ne se fait pas tout seul. Il faut du monde. Et le monde à Sassou Nguesso et sa machine broyeuse, c’est le PCT. Tous ceux qui ont simplement touché, effleuré ce Parti sont atteints de syndrome de contamination.

LES CAS DES KOLELAS, MUNARI, BOWAWO, OKOMBI SADISSA, MANDZIMBA MARION EHOUANGO, MOKOKO.

Le serpent quand il pèle, il ne change jamais de nature, mais mue tout simplement, il change seulement de peau. Donc il reste tel. Le congolais atteint d’amnésie de cécité, est seul capable de montrer sa cachette à un porc-epic affamé, mais jamais le lièvre. L’opposant congolais est capable de confier sa femme à Sassou pour la garder le temps d’une sieste. Hier tous ces opposants ont reçu les gens dont je viens de citer les noms, elle lui a même confié les clefs de sa maison. Les chefs d’opposition tournent entre Kolélas, Munari et Bowawo. C’est à peine croyable. J’ai beau lui dire (opposition) que ces gens là ne sont pas des opposants, au même titre que nous, ou s’ils le sont, ce n’est pas au même entendement que nous. Eux ils sont devenus opposants par dépit, par haine, par vengeance. Or nous, sommes opposants parce que le pays est mal géré, parce qu’il y a gaspillage de la richesse des congolais, la gestion d e notre patrimoine qui est opaque : le vol ; les crimes, les détournements etc….

Kolélas, Munari, Okombi, Mokoko, Bowawo n’ont pas la même conception du mot (opposant) que nous. Eux plus de 10 ans, ils se sont partagés les lambeaux de notre richesse. Ils ont mis à sac notre richesse et ceci sans état d’âme. Personne des noms que j’ai cités ne s’étaient élevés pour dénoncer ces faits criminels quand ils étaient au lait et au miel, quand ils languissaient, vautraient et s’enrichissaient illicitement. Quand nous, nous tirions la langue, eux rigolent et se moquent. Il y en a même qui déclaraient (Papa, tu peux rester au Pouvoir, personne ne viendra t’enlever) vous le connaissez, c’est Parfait qui pour lui, Sassou était son deuxième père, après qu’ils (les Kolelas) fait tuer leur père pour leurs intérêts. Et ça, les congolais éveillés que nous sommes, avons semblé ignorer cela. Quelle amnésie, quelle tristesse !

ON PARLE DES NOUVEAUX ARRIVANTS DONT LE GENERAL NIANGAMBOUALA DANS LA FERME.

Bientôt l’opposition congolaise va s’élargir et ouvrir son tapis rouge à un nouveau venu. C’est un enfant prodige, il était chez Sassou Nguesso par erreur. Maintenant qu’il vient de s’en apercevoir, il faut qu’il rentre au poulailler comme disait Malcom X : « Quand on sort la volaille le matin, elle peut aller manger à 2 voir 3 kilomètres à la ronde. Mais le soir venu, quelque soit le temps, la bourrasque, elle rentre toujours au poulailler ». Niangambouaba veut rentrer au poulailler. Il veut bientôt rentrer à la ferme. La question est celle de savoir si on doit lui ouvrir la Ferme ? Et si oui, à quel titre ?

Les congolais auront tout oublié, il sera, et pourquoi pas le nouveau chef de l’Opposition, comme ils l’ont fait pour les OKOMBI où les Mafimba et autres nécessiteux, ont fait de lui leur chef qui n’a rien fait. Qui est blanc, vis-à-vis de l’étique politique. Pourquoi au Nord, on pense que la politique, c’est ce qu’ils font eux. Dire qu’OKOMBI est propre, c’est vraiment se moquer du peuple congolais. Voilà des bandits qui devraient finir leurs jours en prison car ils ont fait trop de mal à notre peuple. Ne pas lui reconnaître ce qualificatif de terroriste, bandit, c’est dire vraiment qu’en politique, il n’y a pas de morale. Il n’a jamais été à la tête des bandits dans son Association du « Club 400 » qui avait décimé le Pool en 1998. Il a tué et fait tuer même les chiens dans un ratissage inouï. Pour MAFIMBA et MANDZIMBA, comme il n’y a que des bakongos à massacrer, ce n’est pas grave, on doit mordicus le soutenir après tout c’est un fils de la région !

Ils vont lui ouvrir tous les tapis rouges qu’ils ont. Ils feront comme ils en ont fait à Bowawo ce bien cher ancien collègue de Lycée, qui était à la tête du Pouvoir du PCT depuis les massacres des congolais ; d’abord en tant que Secrétaire Général du Gouvernement puis Ministre de la Défense. Il peut certainement nous dire comment avaient-ils décidé (ils les nordistes) de déporter plus de 600.000 personnes du Sud de Brazzaville dans les forêts ? Mais vraiment comment ces gens-là arrivent-ils à dormir avec un tel contentieux si lourd à porter autour de son cou comme une croix ? Croient-ils que ce comportement sera et restera sans suite, quel que soit le temps, les siècles ? Il faut quand même, qu’un jour, ils nous expliquent qu’est-ce qui leur est passé par la tête pour opérer une telle hérésie, un tel sacrilège ? Le Général Yves Motando, Chef d’Etat major Général de leur armée à cette époque qui m’avait laissé un document très accusateur, ce qui lui avait valu, dit-il son poste de Chef d’Etat major Général, en dit long. Il faudra un jour confronter cela aux déclarations des autres.

LES HYPOCRITES NORDISTES.

Le Nordiste vient chez le sudiste pour deux raisons : apprendre et se réfugier. Mais jamais, il ne vient chez l’homme du Sud pour les beaux yeux, jamais ! Sassou Nguesso était parti chez Lissouba en 1992 pour se protéger. Sassou savait qu’il n’allait pas survivre devant l’état dans lequel il avait traité le congolais et la Conférence Nationale, lui avait fait la démonstration de la haine et du pardon qu’il ne pouvait pas prétendre avec eux. Quand il avait compris que sa sécurité n’était plus assurée, il était allé se jeter dans les bras de KOLELAS qu’il traitait pourtant, de tous les noms. Et quand il n’a plus eu besoin de lui. Il l’a éjecté, pourchassé jusqu’à son dernier retranchement. Il le condamna même à mort. Et dès qu’ils se sentent un peu plus en sécurité dans leur zone, ils repartent tous comme des Moutons de Panurge. Tenez le 5 juin 1997 lors du coup de d’Etat de leur parent Sassou Nguesso, 90 % des effectifs des militaires du camp (Béret rouge) à la Base, étaient tous partis rejoindre Sassou armes et bagages dans la nuit du 4 au 5 juin 1997. Le camp militaire était vidé comme un ballon dégonflé.

De la même façon tous les Nordistes : Grégoire Lefouoba, Bokamba Yangouma, Yhombi, Obenga Théophile etc…, et les petits fretins comme Mafimba. Et comme ils n’ont pas trouvé leurs comptes, aujourd’hui ils tournent entre Yhombi et Okombi Salissa pour voir où est-ce que ça mordre en premier. Le cas de Yhombi est épatant. Il faut lire son discours qu’il nous vomit à la Conférence Nationale. Et quand vous revoyez ce que ce monstre nous a faits sous Lissouba, on se dit : ces gens-là sont tout sauf élégants. Ils sont tout simplement trop méchants. Cet homme qui avait failli finir ses jours, on ne sait dans quel prison, si moi MOUDILOU n’avait pas arraché la tenue de la Conférence Nationale, qui avait permis de le libérer, il allait certainement finir ses jours en prison. Mais il faut voir comme avait-il traité le Pool ?

MORALITÉ : Il ne faut pas accueillir tous ceux qui sont chassés par le pouvoir du PCT, ce sont des monstres qui finiront par nous faire du mal, quand ils auront repris leur nature, se tourner contre vous et vous traqueront par la suite. Sassou l’a fait et le fait toujours, Yhombi l’avait fait sous Lissouba ; ceux que vous croyez être les agneaux qui sont venus du Pouvoir du PCT, vous le feront sans retenue et sans état d’âme.

L’amnésie est une maladie qui se soigne bien. Il suffit de voir le Dr MOUDILOU, il vous prescrira le traitement approprié et conséquent. N’OUBLIEZ JAMAIS CEUX QUI VOUS ONT FAIT DU MAL MAIS PAS AVANT QU’ILS N’AIENT RECONNU LEURS CRIMES !

J’ai parlé !

Maître Tony Gilbert MOUDILOU.

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SOURCE ET LIRE LA SUITE : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/3649-2017-06-19-13-51-30.html

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 22:43

CRIME CONTRE L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE

Si ce n’est pas un génocide, alors un crime contre l’humanité est donc en train de se commettre au Congo-Brazzaville, à la grande indifférence de la France qui y a installé ce régime politique en 1997 et de la Communauté internationale, sur fond d’une interminable guerre d’épuration ethnique et de fleuves de sang et de larmes.

S’il vous plaît, ne jetez pas ce message à la poubelle. Transmettez-le à une personne de votre connaissance qui pourra en assurer le relai et l’envoyer aux Autorités et Elus français (Députés, Sénateurs, Ministres, Président de la République, etc.) et européens. Votre action sauvera au moins une vie humaine !

 

 

 

Contact : Association UNION-CONGO : asso.unioncongo@gmail.com

 

 

APPEL A SOLIDARITE CONTRE LE GENOCIDE ET CRME L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE (pdf, 129.6 kB)

 

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:48

Congo-Brazzaville :
Pour La Libération de Modeste Boukadia
Par Gilles Marchand, Président d'Informations sans Frontières

SOURCE : http://www.informationssansfrontieres.com/infos.html

 
Nous sommes nombreux, en France et en Afrique, parmi les proches de l'opposant Modeste Boukadia, président du Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC) et au-delà, à s'alarmer de son état de santé et à demander à ce qu'il soit évacué en France pour y recevoir des soins.

 

Ex-candidat à la présidentielle de 2009, Modeste Boukadia a été condamné par contumace en 2014 à 30 ans de travaux forcés, puis arrêté à son retour dans son pays il y a un an, placé en détention à Pointe-Noire où il est depuis plusieurs mois hospitalisé dans une clinique privée. Son entourage assure que cet établissement n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires. Le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, dit avoir demandé une contre-expertise médicale avant de statuer.

Nous tenions à faire le point sur cette situation en publiant l'entretien donné par son épouse à Ziana TV, le 31 mai 2017, interview qui dresse, avec une grande dignité, un bilan global des faits. Elle y fait montre d'un courage et d'une détermination exemplaires. Et souligne plusieurs incohérences dans ce dossier.

Nous sollicitons instamment la mansuétude des autorités de la République du Congo-Brazzaville, afin que cette affaire soit résolue de manière humaine et pacifique, et ce dans les délais les plus courts possibles. Il apparait chaque jour plus clairement que nous ne devons pas laisser les choses se détériorer et qu'une intervention de son président devient déterminante et cruciale afin de résoudre cette crise et de trouver les mots qui iront dans le sens d'un apaisement.

Tout repose sur les décisions qui seront prises par les autorités et sur la qualité de la relation qui s'établira entre elles et les nouvelles instances françaises ainsi que vis-à-vis des décideurs européens. Il faut que les hommes qui sont en mesure de décider de son sort fassent maintenant preuve d'une responsabilité et d'une droiture sans faille.

Nous souhaitons voir rapidement prononcé son retour sous forme de rapatriement sanitaire afin que soit sauvegardée sa santé et que la situation trouve un dénouement positif qui fasse toute sa place à ce happy end que nous appelons de nos vœux. Toutes les forces démocratiques doivent à présent développer des complémentarités afin de voir la famille congolaise réunie autour d'un projet qui permette de nouvelles synergies pour l'avenir de ce grand pays autour de la figure de son président.

Quelque chose d'essentiel serait irrémédiablement brisé dans le cas contraire. Mais il faut absolument s'interdire cette éventualité afin de voir réussi le futur du Congo-Brazzaville. Nous sommes nombreux qui contribuerons de manière désintéressée de près ou de loin à cet avenir que nous espérons radieux pour tous et pour toutes.

Gilles Marchand
Président
Informations sans Frontières

11 Juin 2017

Visitez le Site de Soutien de Modeste Boukadia

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 00:51
Dans sa livraison no3699, du mardi 13 juin 2017, le journal catholique La Semaine Africaine a publié un article intitulé « Pour Alphonse Claude N’Silou, le drame du Pool aurait pu être évité! ». Cet article, signé par Le Collectif des partisans du R.C [Rassemblement citoyen, le parti du ministre Alphonse Claude N’Silou], se présente comme une réaction à un article publié dans le journal Sel Piment, rapportant des propos présumés du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou. Si l’on sait lire entre les lignes, la lecture de cet article suscite deux préoccupations majeures, auxquelles l’article apporte lui-même, de façon malencontreuse, des éclairages on ne peut plus troublants pour un observateur averti de la presse et de la vie politique congolaises.

La première préoccupation est liée à un vice de forme, donc un problème de professionnalisme au niveau du journal La Semaine Africaine. Le fait que l’auteur réagit à un article publié dans un journal, pour en contester la validité des faits rapportés, fait de sa réaction ce que l’on appelle un droit de réponse. Mais, en principe, un droit de réponse doit être publié dans le même journal où l’article incriminé a été publié, et ce, dans les mêmes proportions (même rubrique, même longueur, etc.). On se demande donc pourquoi un droit de réponse à un article publié dans Sel Piment se retrouve dans les colonnes de La Semaine Africaine. Est-ce un manque de professionnalisme de la part de la Semaine Africaine? Ce qui étonnerait, lorsqu’on sait que ce journal est dirigé par l’un des meilleurs journalistes congolais, formé à l’École supérieure de journalisme de Lille (France) et qui a fait ses preuves dans le métier. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce journal, qui a toujours été dirigé par de vrais professionnels du journalisme, était jusque-là considéré comme le plus fiable et le meilleur de la place. 

La réponse à cette question réside ailleurs, notamment dans le militantisme politique qui a fini par s’infiltrer au cœur même de la rédaction de ce journal dit « catholique ». En effet, depuis quelques années, le directeur de publication de ce journal s’est fait conseiller en communication du ministre d’État et président du Rassemblement citoyen, Alphonse Claude N’Silou. Il s’en suit que cet organe de presse apparaît aujourd’hui comme une caisse de résonnance des activités liées au ministre N’Silou. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le nombre d’articles ou de publi-reportages qui lui sont consacrés dans ce journal. Par ailleurs, comme le pseudonymat est une pratique courante dans la presse congolaise, il ne serait pas surprenant d’apprendre un jour que ce soit le directeur de publication lui-même qui se cacherait dernière ce nom de Collectif des sympathisants du R.C. Plusieurs journalistes congolais sont en effet employés comme agents de communication ou attachés de presse dans des partis politiques. Leur tâche consiste en la promotion des actions du parti mais surtout au soin de l’image et à l’accroissement de la notoriété de son leader, ce qui se confirme ici : le président du RC a été égratigné par la presse, il faut soigner son image. Pour cela, il fallait passer par un journal qui jouit encore d’une certaine crédibilité et d’une audience assez large, quitte à enfreindre la déontologie du métier.

Voilà ce que l’on peut comprendre de cette faute professionnelle. La Semaine Africaine était en réalité le seul journal qui, jusque-là, échappait à l'infiltration politique. Mais, avec de telles pratiques qui enfreignent la déontologie du journalisme, son image de neutralité vis-à-vis du militantisme politique est plus qu’entachée. Ce genre de pratiques confirme en effet le procès fait à son directeur de publication et rédacteur en chef de s’être volontairement détourné de la ligne éditoriale originelle du journal.

La seconde préoccupation est liée au contenu même de l’article. En résumé, la réaction du Collectif des sympathisants du RC révèle que la cause de la guerre actuelle dans le département du Pool réside dans le fait que Guy Brice Parfait Kolelas avait rompu l’alliance entre le PCT et le MCDDI, en se présentant à l’élection présidentielle de 2016 : « Foulant aux pieds l’esprit de cet accord, ce dernier ambitionna de se présenter à l’élection présidentielle, sans entente avec son allié […] ». Tout est dit : il y a la guerre dans le Pool parce que le fils de Bernard Kolelas a osé affronter Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle! Ceci veut dire que si Guy Brice Parfait Kolelas ne s’était pas opposé à Denis Sassou Nguesso, il n’y aurait pas de guerre dans le Pool. Car, dit l’article, le « grand frère », qu’est le ministre d’État Alphonse Claude N’Silou, l’avait déjà prévenu : « Si tu fais ça, voilà les conséquences qui risquent de se produire et ton peuple [les populations du Pool et de Brazzaville Sud] qui est encore convalescent, va souffrir ». On comprend facilement que les souffrances actuelles des populations du Pool sont la conséquence de la confrontation politique entre Denis Sassou Nguesso et Guy Brice Parfait Kolelas. La faute des populations du Pool qui leur vaut toutes ces souffrances, c’est d’avoir voté massivement Guy Brice Parfait Kolelas à l’élection présidentielle de 2016, en lieu et place de Denis Sassou Nguesso dont les partisans originaires du Pool ne cessaient de scander pendant la campagne électorale : « Si vous ne votez pas l’éléphant [l’emblème du candidat Denis Sassou Nguesso], vous retournez dans la forêt », l’expression « retourner dans la forêt » signifiant ici revivre les affres de la guerre.

Sans le vouloir certainement, le Collectif des sympathisants du parti du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou vient d’apporter la réponse que tout le monde attendait au sujet de cette nébuleuse qu’est la crise armée dans le Pool : il s’agit d’une punition infligée par Denis Sassou Nguesso à Guy Brice Parfait Kolelas, le fils de son défunt allié politique,  tout comme il l’avait fait à son père, entre 1998 et 2003, lorsque ce dernier avait rompu cette fameuse alliance politique, avant de la rétablir en 2005. Les populations du Pool sont donc en train de revivre le même « châtiment collectif pour appartenance ethnique »[1] que le même commanditaire leur avait fait subir entre 1998 et 2013. C’est donc le président Sassou Nguesso qui est en train de faire tuer les populations et détruire les villages du Pool, pour la simple raison qu’un rejeton du Pool, qu’il avait lui-même fait ministre de son gouvernement, a osé le défier politiquement. Merci donc à ce collectif d’avoir rendu service à la vérité, bien que de façon non intentionnelle : il a permis en effet de comprendre le vrai enjeu et le vrai commanditaire des massacres actuels dans le département du Pool.

La leçon à tirer de cette opération de communication ratée, c’est qu’elle va plus desservir le président du RC qu’il ne le servira : comment réagira en effet le président Sassou Nguesso qui y est désigné comme le commanditaire des massacres dans le département du Pool? En voulant protéger son propre président du parti, tout en cherchant à jeter l’opprobre sur Guy Brice Parfait Kolelas, ce collectif a inconsciemment mis à nu la responsabilité du président Denis Sassou Nguesso dans les massacres des populations du Pool. On ne voit pas comment Guy Brice Parfait Kolelas pourrait être responsable de cette tragédie, lui qui n’a fait que chercher à s’affranchir d’une tutelle politique qu’il estimait ne plus être à sa convenance, et ce, de façon démocratique. Serait-ce un péché, voire un crime de s’affranchir d’une tutelle politique ou de s’affronter démocratiquement avec un allié politique?

Pourtant des exemples de ce type ne manquent pas dans ce monde! Le plus récent et le plus pathétique vient de nous être offert par la France dont singeons pourtant les institutions : le désaccord politique, puis la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron. On sait bien que c’est François Hollande qui avait promu Emmanuel Macron en politique, jusqu’à faire de lui un grand ministre. Pourtant cela n’a pas empêché Emmanuel Macron de faire prévaloir ses propres ambitions, le moment venu, et de se libérer de la tutelle de son mentor auquel il a finalement fini par se succéder. Belle leçon de démocratie! On objectera que ceci s’est passé dans un pays d’Europe, une vielle démocratie, de surcroît. Soit! Mais cela s’est aussi réalisé dans un pays africain, en l’occurrence le Sénégal, entre l’ancien président Abdoulaye Wade et l’actuel président Macky Sall. Au Congo-Brazzaville, la rupture d’une alliance politique aboutit toujours à des affrontements armés, et ce, depuis 1959. Allez-y comprendre quelque chose!

Mattathias Bilelo

[1] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Paris, L’Harmattan, 2005.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 02:12
 
En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants...
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Par Rigobert OSSEBI

 

 

Bernard Madoff est un financier américain qui s’est révélé être un escroc lorsque son fonds d’investissements, basé sur un système « Ponzi » (les nouveaux entrants permettant le paiement d’intérêts élevés aux prédécesseurs), s’est écroulé. Son escroquerie a porté sur plus de 50 milliards de dollars. L’aigrefin américain a battu tous les records des grandes escroqueries financières mais Denis Sassou Nguesso, encore impuni, a-t-il été plus fort que lui ?

En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants, à cette époque.

Si l’on n’avait pas eu à déplorer tant d’assassinats, de crimes de guerres civiles, d’attentats, de malheurs accumulés, de misère, de pauvreté, de mépris des droits humains, Denis Sassou Nguesso aurait facilement pu être reconnu comme le maître incontesté de tous les escrocs et pilleurs de la planète. Devant Bernard Madoff !

Toutes les ressources du pays, depuis son retour au pouvoir en 1997, ont été destinées principalement à l’enrichissement de sa famille au détriment de 75% de la population congolaise qui connait maintenant l’extrême pauvreté. Les courtisans membres de son clan ont reçu des miettes consistantes qui leur ont permis un semblant d’opulence. Les complices n’ont pas manqué ; tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le savoir-faire des pétroliers était à l’origine du complot de la prise du pouvoir, en 1977 et l’a été aussi vingt ans après, dès le 5 juin 1997.

Les proches de Sassou-Madoff n’ont pas été en reste. Hormis les célèbres méfaits du précurseur Willy Nguesso et du fiston Denis Christel, un de ses gendres (déjà dans le collimateur des justices nigérianes et italiennes)  s’est constitué une très solide fortune, dans des transactions douteuses, totalement sous le sceau d’un trafic d’influences au sommet des institutions corrompues de l’Etat congolais. Le Congo, débarrassé de Sassou Nguesso ne saurait tarder à rejoindre le Nigéria dans sa quête de justice. Un autre, un ami seulement, avait tellement bénéficié de sa proximité avec le président kleptocrate, qu’une de ses participations dans une opération pétrolière a attiré l’attention de la très redoutable S.E.C. (Securities and Exchange Commission) de New-York. Cette dernière, sûrement dépassée par l’ampleur des connections politico-maffieuses du secteur pétrolier au Congo ou peut-être simplement téléguidée par l’ancien patron d’EXXON, le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, aurait saisi le Justice Department  à Washington pour enquêter sur les opérateurs pétroliers présents au Congo-Brazzaville. Cette information n’a pas encore été confirmée officiellement mais la source est de toute première qualité. Si tel était bien le cas, c’est un large pan des complicités, dont Denis Sassou Nguesso a bénéficié, qui sera révélé. Sans conteste possible, les sanctions seront lourdes, très lourdes … !

Les banques qui ont permis les préfinancements, les traders qui les ont organisés devraient se faire également un peu de mouron ; surtout ceux qui livraient à MPila, dans des petites valises à roulettes, un petit dollar en espèces par baril… Le petit péché mignon du tyran qui, en différentes devises, aimait savourer le goût délicieux de « son » juteux pétrole ! [i] D’autres banques, plus discrètes ont organisé le blanchiment de faux prêts mais avec de vrais remboursements de centaines de millions de dollars.

Ces affaires, les unes ou les autres, comme une marée noire, finiront bien un jour par remonter à la surface. Le plus tôt serait le mieux… L’impact médiatique sera énorme et contribuera largement à l’effondrement définitif d’un pouvoir moribond qui ne tient plus qu’à un fil. Le monde entier pourrait alors connaître les véritables méfaits de la tyrannie congolaise, l’ampleur de ses crimes et de ses détournements.

L’éducation nationale au Congo, dès que Sassou Nguesso avait pris le contrôle du pays, était une des meilleures d’Afrique. Une quarantaine d’années plus tard, sous sa botte taillée sur mesure, les élèves congolais s’entassent jusqu’à 398 par classe souvent à même le sol, sans banc ni table pour un pays qui exporte 2,5 millions de m3 de bois par an.

Par les armes, par son totalitarisme, le pillard de l’Alima, s’est assuré une impunité sur le plan national. Par sa complaisance sur les conditions de l’exploitation pétrolière, par la corruption d’élites et d’élus de toutes nationalités, français et européens en particulier, le dictateur kleptocrate a eu droit à une reconnaissance internationale, à des aides et à des éloges TOTALement usurpés. Des Evêques et des Cardinaux à l’intérieur même du Vatican ont servi cette même cause, avec les mêmes moyens et aux mêmes fins… Idem à Bruxelles, au siège de l’Union Européenne toujours silencieuse s’agissant des élections ou de la situation politique au Congo.

Exsangue financièrement et économiquement le pays est mort, complètement mort. Aucune structure de production agricole ou d’élevage n’existe réellement au Congo pour répondre aux besoins d’une demande intérieure et encore moins pour l’exportation.

Suscitées pour masquer la faillite financière, le pays est actuellement la proie de grandes violences. La tentation pourrait être grande chez certains de laisser, sans mot dire, le sang congolais couler à flots, comme nous le voyons déjà dans le Pool, et laisser le pays s’embraser dans un feu purificateur qui effacerait toutes traces de complicités, comme ce fut le cas en 1997-1998. Cela n’avait alors dérangé personne. Cependant, ce coup de poker sera très difficile à répéter.

Denis Sassou Nguesso n’est pas un dirigeant africain tout à fait comme les autres. Il est temps de démasquer l’escroc-dictateur congolais et de dresser son bilan catastrophique. La farce a assez duré : perte d’influence, instabilité politique, guerres à répétition, émigrations et sous-développement. La France derrière le Président Macron vient de se débarrasser de sa vieille classe politique. C’est un exemple qui devrait servir à toute l’Afrique et principalement au Congo avec ses vieux réseaux françafricains.

Par Rigobert OSSEBI  

(Extrait de congo-liberty)

[i] Tanker Suezmax = 1 million de barils

Tanker VLCC (Very Large crude carrier) = 2 millions de barils

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:31
 
Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.
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Tags:République du Congo

 

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Mgr Louis PORTELLA, évêque de Kinkala, dans le département du Pool (Congo Brazzaville). / Emanuela DE MEO/CPP/CIRIC

9 juin 2017 

Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.

« Le département du Pool est le théâtre d’une véritable tragédie humanitaire » note Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala au sud-ouest de la République du Congo où la guerre civile s’enlise entre forces de sécurité et partisans de l’ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi, depuis la réélection contestée du président Denis Sassou N’Guesso en avril 2016.

Selon Mgr Louis Portella, « la population est ballottée, malmenée, déstabilisée, humiliée, déshonorée ne sachant à quel saint se vouer » poursuit-il tout en se disant inquiet de « déplacés chassés de leurs villages respectifs, pour se retrouver dans des lieux d’accueil, souvent de fortune, dans l’impossibilité de subvenir à leurs propres besoins et donc réduits à la mendicité ».

A lire aussi : Congo-Brazzaville : l’inquiétude de l’évêque et des chrétiens

Interrogé par Urbi et orbi Africa, le Père Claver Boundja, aumônier national des universités congolaises et membre de la commission doctrinale de la Conférence épiscopale du Congo, estime que « la question de la région du Pool n’est qu’un aspect de la crise globale qui gangrène le pays avec la forte présence, sur l’ensemble du territoire, des groupes armés qui avancent largement vers la capitale Brazzaville ».

Pour cet expert proche de la Conférence des évêques du Congo, « l’Église a toujours proposé, en vain, un dialogue pour mettre les acteurs politiques et les chefs de groupes armés autour d’une table en vue de résoudre la crise. Mais, à l’heure actuelle, elle manque d’interlocuteurs crédibles auprès des autorités qui, malheureusement, ne privilégient que la solution militaire pour juguler la crise », explique-t-il.

Le Père Claver Boundja va même jusqu’à dénoncer « un régime militaire réprimant tous ceux qui expriment leur ras-le-bol à travers des groupes de réflexions citoyens ou des manifestations pacifiques ». Face aux autorités qui « s’obstinent et ne s’ouvrent pas au dialogue, les nombreux fidèles catholiques attendent plutôt des évêques non seulement des déclarations mais une confrontation directe pour dire non au pouvoir en place à l’instar du cardinal martyr congolais Émile Biayenda qui a joué un rôle central pour pacifier le pays dans les années 1970 ».

L’appel à l’apaisement

S’adressant aux responsables politiques, Mgr Louis Portella leur demande de « manifester plus fortement une préoccupation solidaire dans la recherche efficace d’une solution de paix définitive mettant fin à la souffrance de la population (…) exposée à des traitements inhumains ». Dans la même ligne, l’évêque de Kinkala demande aux rebelles de tourner la page du « cycle interminable de violences et de cruautés ».

À en croire les estimations de l’ONU, au moins 13 000 personnes ont connu l’exode dans le Pool sans compter « beaucoup de jeunes appréhendés par les forces de l’ordre, parce que facilement assimilés à des (rebelles) ninjas, certains sont simplement éliminés, d’autres croupissent dans des prisons » dont fait état la déclaration de Mgr Louis Portella. Cette situation se dégrade malgré les appels à la paix du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican lors de sa visite à Brazzaville au mois de février denier pour marquer le 40e anniversaire des relations diplomatique du Saint-Siège avec la République du Congo.

LIRE LA SUITE : http://urbi-orbi-africa.la-croix.com/afrique/cri-dalarme-de-leglise-congolaise-contre-guerre-pool/

 

A lire aussi : L’offensive diplomatique du Vatican en Afrique

Jean-Paul Musangania

 

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NOTRE COMMENTAIRE :

Selon la dernière déclaration du Représentant du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Afrique centrale, ce ne sont pas 13 000 personnes mais plus de 81 000 qui ont connu l'exode dans le Pool où le régime en place applique l'Opération "Hérode" qui consiste à appréhender tous les jeunes de la région, sous prétexte qu'ils sont tous des (rebelles) ninjas.

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 00:44
 
Les rafles font rage au Congo-Brazzaville, dans toute la partie sud du Congo, de Brazzaville à la ville de Pointe-Noire. Le régime de M. Sassou, produit de la françafrique, fait la chasse des Congolais présumés parents des Ninjas-Nsiloulou. La fable de La Fontaine "Le loup et l'agneau" est la devise clanique des Sassou & Nguesso : "SI CE N'EST TOI, C'EST DONC TON FRERE !".

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Nous attirons l'attention de Monsieur le Président de la République Française, de Monsieur le Premier ministre et son Gouvernement, notamment et très particulièrement de Monsieur Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, actuel ministre des Affaires étrangères, de MM. Delevoye et Jean-Yves Ollivier, etc., amis et vieilles connaissances françafricaines de M. Sassou Nguesso, de faire très attention sur les agissements de leurs protégés. Les crimes de cet homme, Sassou Nguesso et son clan, risqueront de rejaillir sur la France. Les "INTERETS DE LA FRANCE" ne sauront reposer sur les crimes et les massacres humains, même si Georges Clémenceau avait dit : "Une goute de pétrole vaut bien une goute de sang" (sic). Les temps évoluent.

 

LISTE DES DETENUS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE ( récent) INCARCERES POUR AVOIR EU UN PARENT NINJA ( document reçu sous forme PDF)

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 BIBOUMBOU André, Kinkala
02 BIBOUMBOU Adelaïde,  Kinkala
03 MATONDO Aimé,  Kinkala

INCITATION AU TROUBLE A L'ORDRE PUBLIQUE

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 KONGO DIA DJOKOLO Lungela,  Bacongo le 15/01/2016

USURPATION DES INFORMATIONS ET TROUBLE A L'ORDRE PUBLIQUE

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 GANGA DONGUI Christ Belvie Sydney, Palais du Parlement

ATTEINTE A LA SURETE DE L'ETAT
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 KIALOUMBOU  Placide
02 NZINGOULA MIAKAMONA  Sylvain
03 MBANZA

ENFANT DE 15 ANS
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 CYIMANA Prince Tharcisse

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 MALIEMI Dieudonné Roger
02 MOUNGO Antoine
03 MONGOTO Samson
04 MBOUTOU Gaël
05 NKUNDIMANA Joseph
06 RUZINDONA Silas

DETENTION ILLEGALE D’ARMES ET MINUTIONS DE GUERRE ET AUTRES
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 BAKADISSA  Gabriel
02 BAKEKOLO  Blaise
03 BAKOUAT  Jonas
04 BALEHOLA  Noél
05 BALOSSA Dumerland
06 BALOU rolvi
07 BANZOUNGOULA  Belvi Samarange
08 BANZOUNZI Déo Gracias
09 BANZOUNZI Grace
10 BATANTOU MILANDOU  Guibert
11 BAZOLO  Belvany
12 BITSINDOU Tachimy
14 BOUESSO NKOUSOU David
15 BOUKAKA  Sylvain
16 BOUTSINDI BANZOUZI  Fredelia
17 BOUZIKA  Ernest
18 DIAKOUKA  Belmi
19 DIAMONIKA Ardia
20 DIATOUBAKA  Gilbert
21 FOUANI Flavy Symplice
22 KIBEMBE BOUESSO  Stallone
23 KINKODA  Roland Armel
24 KOUBINDAMA  Arnaud
25 LOUBAKI gernese Duval
26 LOUHEMBA BOUBOTE Habib Rodriguez
27 MADIETA  Gislain
28 MAKITA  Jean Pierre
29 MALANDA MIATSOUKINA  Félie
31 MALONGA Doryon
32 MALONGA  Ghislain
33 MALONGA  Borgia
34 MAMONA  Dani
35 MAMPOUYA HOMBISSA Daniel
36 MASSENGO  Brisse
37 MATAMA MBODOU
38 MBENZA  Huvert
39 MBIZI  Trésor
40 MBOKO NKOMBO  Blanchard
41 MBOUMBOU NGANGA  Marnez
42 MENGA  Aurel
43 MEZA Constant Armel
44 MISSAKILA  Franck
45 MOANDA  Hermano Illicth
46 MOUANDA  Herman
47 MPONGUI  Jean Chéri
48 NDALA  Silaho
49 NDILA NGUILA  Dan Paul
50 NGOMA  Christ
51 NSOUZA  Bienvenu
52 NZOUNGA  Bienvenu
53 NZOUZI  Raphael
54 NZOUZI  Richard
55 SAMBA BABEKOUABO Brel
56 TELO  Christian
57 TITIANI  Rado
58 WAKALOUDI MPASSI  Hervé
59 WAMONAHO Ngampara
60 ZATAKINDILA MBEMBA  André

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 23:19
Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), M. Modeste BOUKADIA, a été condamné, le 03/05/2017, par la Cour criminelle de Pointe-Noire, à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES pour, dit-on : « Atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». Ce verdict repose sur le fait qu’en 2013, les militants du parti de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, au cours de leurs meetings autorisés, avaient brandi des pancartes portant l’inscription « Gouvernement=Carton rouge », réclamé la « démission du gouvernement »et la « formation d’un Gouvernement d’union nationale ».

Les magistrats du Tribunal de Pointe-Noire, particulièrement le Procureur général, M. Norbert NKOUKOULI et le président de la cour (Jury), M. TOUTISSA, aux ordres, n’ont pas dit le droit, mais ont obéi à un ordre parti de quelque part.

Rien que pour cela, il est condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés. Mais, curieusement, après avoir eu le « courage( ?) » de prononcer la sentence et condamner un homme dont le dossier est vide, M. TOUTISSA, le président du jury, n’a plus le « courage » de se rendre à ses bureaux pour signer la Grosse du verdict à travers lequel il a pour ainsi dire « condamné à mort » un innocent, M. Modeste BOUKADIA.

Pourquoi, M. TOUTISSA, le courageux magistrat, a-t-il peur maintenant, après avoir rendu un verdict ne reposant sur rien ? Maintenant, le Juge TOUTISSA a peur de signer, d’assumer son acte barbare ordonné par d’autres…

En effet, après André Grenard MATSOUA, en 1940 sous l’ère coloniale, après Nelson MANDELA sous le règne de l’apartheid en Afrique du Sud, nous voici en présence d’un autre cas qui relève de la barbarie pure agissant au nom de la « JUSTICE( ?) ».

Cependant, à notre entendement, telle que nous l’apprécions :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

A chacun de nos compatriotes, de quelque bord qu’il soit, de méditer les enseignements ci-après : 

“Plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

Rappel :

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

Puisse cette page d’appel à la méditation faire réfléchir celles et ceux qui se croient détenir le droit de vie et de mort sur les autres censés être leurs compatriotes.

Paris, le 18 mai 2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (1991)

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association UNION-CONGO

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 10:29

Vive la résistance congolaise !

Oui Sassou, au Congo-Brazzaville il existe des prisonniers politiques, une crise post électorale et une guerre civile dans le Pool qui n’est autre qu’un génocide. Le dire ne saurait être considéré comme une offense à votre triste personnage qui ridiculise notre pays à longueur de journée.

En écoutant la dernière interview du Pol Pot congolais sur France 24, j’ai eu les yeux emplis de larmes tant le mensonge et l’arrogance qui l’habitent en étaient le fil conducteur. Le Congo-Brazzaville est devenu un état voyou dirigé par un mafieux qui a perdu le sens de l’honneur et de la réalité. Cette entrevue laisse un arrière goût amer et ternie encore un peu plus l’image de notre beau pays devenu la risée du monde entier.

Certains d’entre-nous qui l’avons accompagné dans son ascension à la magistrature suprême devrions faire notre mea culpa. Les dégâts qu’il cause deviennent incommensurables.

L’heure n’est plus à la sémantique car nous savons tous que le Congo est une dictature dans laquelle toute opinion contraire à la pensée unique des Khmers rouges congolais est réprimée avec une violence inouïe. Notre combat actuel doit être celui de les faire partir du pouvoir par tous les moyens nécessaires.

Je le réaffirme encore une fois que le Pasteur Ntumi est un résistant pour bon nombre de congolais. Le dialogue inclusif tant espéré pour apaiser la situation n’ayant pas eu lieu, il est de notre devoir citoyen de résister.

Déterminés à ne pas se laisser égorger comme des moutons, les forces armées pour la libération du Congo continuent d’infliger dans le Pool un terrible camouflet avec des pertes mémorables aux mercenaires à la solde de notre petit dictateur qui se cramponne telle une sangsue au fauteuil présidentiel. N’est-ce pas que l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé ?

Le paradoxe de cette lugubre situation, c’est que ce sont les Congolais qui font la guerre aux Congolais. Au Congo-Brazzaville, l’on a décidé d’exterminer tous ceux qui ne pensent pas comme le pouvoir de fait en place. A ce rythme, le Congo de demain ne sera plus qu’un vaste charnier dans lequel chaque famille congolaise ira chercher l’un de ses membres. Je ne puis penser que c’est de cette société que nous voulons. Nous déplorons toutes les morts de ce conflit aberrant que l’on nous impose.

Tout ceci ne contribue qu’à creuser un énorme fossé entre un même et unique peuple. Il est temps que Sassou comprenne que nous ne nous laisserons plus faire. La sagesse lui recommande d’abandonner la violence qui est sa seule forme de règlement de conflit. L’on sait quand l’on commence une guerre mais l’on ne sait jamais quand celle-ci se termine. L’aile politique de la résistance congolaise est prête à discuter au travers d’un dialogue inclusif pour l’intérêt général des Congolais à condition que Sassou retire ses chiens errants du département du Pool, libère les prisonniers politiques, restaure nos libertés fondamentales de peuple civilisé et arrête de nous occire. Au-delà de toutes ces vicissitudes, seuls les Congolaises et Congolais trouveront une solution à ce drame congolais en s’asseyant autour d’une même table. N’ayons pas peur de serrer la main du diable dans l’optique d’une paix des braves car le peuple congolais souffre trop. Le sang et les larmes doivent cesser d’être le quotidien des Congolais. Ni la mer rouge de sang ni l’océan atlantique trop salée ne conviennent au Congolais. Un compromis sans compromission doit être trouvé.

L’horizon s’obscurcit sur la terre de nos ancêtres. Notre génération ne fera plus allégeance à n’importe quel dictateur. C’est le réveil républicain qui s’accompagne du renouveau congolais qui est en marche. Les temps changent et le Congo ne sera plus celui d’un seul Homme, d’une seule famille, d’une seule tribu, d’une seule région ou d’un seul clan mafieux. C’est là notre vraie rupture.

Nous exhortons la population congolaise éprise de paix, de liberté et de démocratie à ne pas baisser les bras car ce pouvoir agonisant vit ses dernières heures. L’espoir a changé de camp. Le Congo mérite mieux que cette bande d’individus qui se maintient illégitimement au pouvoir par la force des armes. Sassou n’est pas l’homme que notre pays mérite et en plus il est hors de son temps. C’est un homme du passé avec un lourd passif qui s’avance dans le néant, son habitat de prédilection.

Debout congolais, le train de la libération est en marche et plus rien ne fera obstacle à notre aspiration légitime de recouvrer la liberté. Notre travail porte ses fruits et je ne puis douter de notre victoire finale. Nous sommes lucides, altruistes, révoltés et incorruptibles, telles sont les caractéristiques imprimés dans nos gènes.

C’est Martin Luther King qui disait : “Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.”

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 06:31
 

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Le 15 janvier 2016, M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), était arrêté à sa descente d’avion, à l’aéroport de Brazzaville, où il voulait se rendre au chevet de sa mère malade qu’il ne verra même pas mourir et encore moins en assurer les obsèques.

Voici plus d’un an qu'il est incarcéré, M. Modeste BOUKADIA n’a jamais été présenté devant aucun Juge, conformément à la loi.

Mais il faut aussi rappeler l’Avis adopté par le Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session,17 au 21 novembre 2014 No 22/2014 (République du Congo.

Cependant, contre toute attente, l'Association UNION-CONGO, est surprise d'apprendre que M. Norbert NKOUKOULI, Procureur Général du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire, vient d’annoncer, au cours d’une interview, à la télévision locale de Pointe-Noire, que le procès de M. Modeste BOUKADIA avec les membres de son parti, le CDRC, aura lieu le 03 mai 2017, à la Cour d’appel de Pointe-Noire.

Ceci étant, il convient de faire remarquer que les membres du CDRC concernés avaient déjà été jugés et condamnés par le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire lors des audiences du 8 avril 2014. Certains d’entre eux, condamnés par exemple à deux ans de prison, ayant déjà purgé leur peine, sont toujours gardés en prison à ce jour.

A cet effet, l'Association UNION-CONGO s'interroge sur la signification et le respect de la loi au Congo-Brazzaville.

C’est pourquoi, en dehors du président Modeste BOUKADIA, l’Association UNION-CONGO s’étonne que ces hommes et ces femmes puissent être jugés deux fois pour une même affaire.

Paris, le 01 mai 2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO 

LARGE DIFFUSION

Communiqué de presse sur le procès de Modeste Boukadia qualifié d'arbitraire par l'ONU (pdf, 705.2 kB)

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville Sud-Congo PCT Modeste Boukadia Pool ONU

Economie