Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:31
Embastillés de Pointe-Noire : Ne les oublions surtout pas

Depuis un certain temps, l'actualité congolaise occupe pas mal d'espace mediatique.

Les perquisitions en France des maisons des dignitaires congolais, les interpellations des memes dignitaires dans les dossiers des biens mal acquis et ceux des disparus du beach de Brazzaville, les incendies d'immeubles ici et là comme la presidence de la republique, de la SNE ou celui d'AGIR a Pointe-Noire, font oublier certains autres.

Depuis le 21 aout, des Congolais, membres du CDRC de M. Modeste Boukadia, croupissent en prison, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire. Leur crime? Avoir manisfesté dans la rue et reclamer la demission du gouvernement pour mettre en place un gouvernement d'union nationale. Ces 27 braves compatriotes ont ete enleves a leur domicile respectif, devant famille, femme et enfants ou parents...

On savait que le regime de Brazzaville savait faire dans la violence de toute nature, mais on ignorait qu'il excellait aussi dans les prises d'otages. Aujourd'hui, avec ces compatriotes embastillés arbitrairement, la preuve est faite.

Neanmoins, selon les infos en notre possession, avant de s'envoler pour Ouagadougou, M. Sassou Nguesso avait donné l'ordre à son oncle de ministre de la Justice de relâcher ces malheureux innocents. Mais, il se trouve que l'oncle, M. Emmanuel Yoka, ne l'entend pas de cette oreille. Nos compatriotes ne sont pas encore relâchés. Pourquoi ?

C'est pourquoi nous en appelons à la solidarité de tous les Congolais et disons :

NE LES OUBLIONS PAS !

Cela n'arrive pas qu'aux autres !

ASSO CONGO-MFOA

Embastillés de Pointe-Noire : Ne les oublions surtout pas
Repost 0
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 15:38
DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).

Par Rigobert Ossebi

L’interpellation du ministre Pierre Oba et la perquisition à son domicile de Sartrouville ont suscité une incroyable colère de l’autocrate congolais, Denis Sassou NGuesso. Elle n’était pas retombée qu’elle explosa de plus belle, le 11 octobre 2013, lorsque Médiapart publia, de Fabrice Arfi, l’article « A Paris, le shopping de la corruption du clan Sassou NGuesso »

Il commençait ainsi « C’est une promenade policière dans le Paris du luxe qui donne la nausée ».

Il ne saurait en être autrement à la lecture de la folie dépensière et des excès de la famille qui s’est accaparée, pour son usage et son profit personnels, toutes les richesses du Congo.

Aussi clair et « incomplet » que puisse être l’article de Fabrice Arfi, il mérite néanmoins des précisions et un décryptage.

Denis Christel ne lave pas ses chemises

Il n’y a pas là une allusion quelconque à l’hygiène vestimentaire du roi du pétrole congolais.

Halary, situé au 15 avenue Victor Hugo à Paris, a longtemps fabriqué les chemises sur-mesure, très haut de gamme, de Denis Christel Sassou NGuesso. De 500 à près de 1000 euros (300.000 à 600 000 FCFA) la chemise….

Mensuellement, le responsable de l’aval pétrolier se retrouvait avec des factures de 70.000 euros. Ainsi, il pouvait changer de chemise trois fois par jour. La chemise n’était jamais portée qu’une seule fois. « Pourquoi s’encombrer avec du linge sale lorsqu’il est si facile de commander des chemises neuves à près de 1000 euros la pièce et de les jeter comme un kleenex usagé, une fois qu’elles ont été portées… ! » aimait à commenter un de ses proches… ! Un million cinq cent mille francs CFA de chemises sur-mesure jetés à la poubelle chaque jour ! Quarante millions de francs CFA de chemises par mois pour Monsieur Kiki !

La folie des montres

Rares sont les vendeurs de montres à Paris, à Genève ou à Monte-Carlo, qui n’aient pas reçu un jour la visite d’un membre du gang des prédateurs. Les policiers chargés de l’enquête n’ont pas pu consacrer tout le temps nécessaire au recensement de leurs achats. De plus, des mois ou des années après, les commerçants ont peut-être eu tout le loisir d’effacer des ventes réalisées en espèces. Toujours selon des proches de Kiki 1er, ce dernier aurait des collections entières de montres (une bonne centaine) entre 50.000 et 150.000 euros (entre 30 et 100 millions FCFA) la montre et quelques-unes autour et dépassant les 500.000 euros l’unité. Dans la démesure, le vainqueur serait toutefois le responsable des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya avec une pièce exceptionnelle, une montre et son bracelet sertis de diamants dont le prix atteindrait le milliard de FCFA.

Les achats compulsifs d’Antoinette Sassou NGuesso

L’épouse du président n’apparait que très modestement dans le listing produit par Médiapart.

Pourtant la première dame s’est constituée un véritable trésor de guerre en diamants et bijoux de toutes sortes. Juste contrepartie de la bonne centaine d’enfants adultérins que son président de mari a essaimé tout au long de sa trentaine d’années au pouvoir alors qu’elle était toujours à ses côtés.

Autant de parures de bijoux à un million d’euros que d’enfants reconnus ou pas.

Des factures d’achats que les policiers français ou suisses ne trouveront jamais, soit que les acquisitions se sont effectuées auprès du Joaillier brazzavillois de « Madame » ou par l’intermédiaire de courtiers qui se rendent très fréquemment à Brazzaville pour lui présenter leurs collections. Antoinette Sassou NGuesso est une des plus grandes acheteuses de bijoux de la planète…. !

A cela, il faut ajouter deux appartements récemment acquis à Paris et encore en cours de travaux : 400 m2 avenue Victor Hugo et 400 m2 avenue Foch pour son fils Chris Bongo Nouara et pour sa fille Blandine. Pour la Reine mère jet-setteuse tropézienne, un palais au Maroc est également en travaux d’achèvement.

Jean Jacques Bouya en mission « secrète » au Maroc

L’expression la plus employée actuellement dans les sphères du pouvoir est : « ça sent mauvais à Brazzaville ! »Aussi les « barons », par précaution, ont envoyé depuis longtemps leurs épouses et rejetons à l’abri chez le « très critiqué » François Hollande.

Pour le clan présidentiel, il en va tout autrement, la France n’apparait plus comme un pays ami, une terre d’asile ou de refuge. La Russie, la Chine sont bonnes pour les armes et les affaires, mais pour un long séjour ou pour toute une vie d’exil, rien ne vaut un Riad ou un joli palais à Marrakech chez le parent Mohammed VI.

La visite de Jean-Jacques Bouya, le 2 octobre dernier, à Mohand Laenser, le ministre de l’Intérieur marocain, aurait été programmée pour préparer un accord dans ce sens :

«Nous avons été reçus par le ministre de l’Intérieur, parce que nous sommes porteur d’un message à S.M. le Roi du président de la République du Congo», a déclaré Bouya à la presse à l’issue de cette audience.

Alors combien, Jean-Jacques Bouya (le complice du blanchisseur Philippe C.), a-t-il négocié d’appartements à construire par passeports et de cartes de séjour marocains ? La centaine d’enfants du dictateur congolais auxquels il faut ajouter leurs propres enfants et conjoints, cela représente une sacrée colonie !

Laenser_Bouya au Maroc

N.B. Depuis cette visite au ministre de l’Intérieur, ce dernier Mohand Laensar a été nommé ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire et remplacé à l’Intérieur par Mohamed Hassad. Mohand Laensar a-t-il été sanctionné pour avoir affiché une trop grande générosité pour l’accueil de « futurs exilés » congolais ?

Les petits fours étaient chauds et le champagne était frais

Ce 24 juillet 2011, à Brazzaville, Rodolphe Adada, encore rassuré la veille par son complice de toujours, le président Denis Sassou NGuesso, vérifiait bien auprès du traiteur que tout serait parfait pour le banquet qu’il allait offrir à ses parents et amis pour célébrer dignement sa nomination à la tête du Parti Congolais du Travail (PCT). Les petits fours achevaient leur cuisson et les bouteilles de champagne millésimé étaient prises dans la glace.

Hélas, pour la caution intelligente du président congolais, toujours présent à ses côtés dans les négociations pointues, l’homme sans lequel Denis Sassou NGuesso serait resté coincé à vie avenue Rapp à Paris, la nuit à défaut d’être bonne conseillère avait permis au clan des neveux et des rejetons, « Mapapa ou pas », de s’y opposer farouchement : Adada, Secrétaire Général du PCT, représentait un réel danger pour la succession et un concurrent sérieux pour un coup d’Etat institutionnel à l’image de celui qu’il avait réalisé lui-même en 1979.

Le dictateur, pour sauver ce qu’il pouvait de sa face, ressortit alors une vague rumeur de corruption d’Adada par Omer Hassan Al-Bashir, le président du Soudan, à l’origine de la démission de ses fonctions de Chef de l’UNAMID à Khartoum le 31 août 2009. Le clan de Boundji, qui ne cessait « d’avaler des couleuvres » (parfois venimeuses comme s’en plaint encore Justin Leckoundzou) vécut alors la nomination de Pierre Ngolo à la tête du PCT comme le pire affront et jura de se venger et de faire valoir, le moment venu, cette « jurisprudence ».

adada au soudan

Les révélations de Médiapart sur les trafics crapuleux de Jean-Jacques Bouya avec son blanchisseur français, Philippe C., installé en Suisse, représentent l’opportunité, tant attendue, d’appliquer la « jurisprudence Adada » que le clan de Boundji serait bien décidé à ne pas laisser passer… !

Par Rigobert OSSEBI

DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).
Repost 0
14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 05:18

ECOUTEZ CETTE MUSIQUE ET PEUT-ETRE VOUS COMPRENDREZ D'OU VIENNENT LES ENERGUMENES DE TYPE SASSOU NGUESSO, ENTRE AUTRES :

http://www.youtube.com/watch?v=Ezb2Rg0QIX8&feature=share

C'est très édifiant !

Repost 0
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 17:41
Affaire des Disparus du Beach : l'Amiral et d'plomate Hilaire Moko, neveu de Sassou Nguesso, en fuite à Brazzaville

AFFAIRE DES DISPARUS DU BEACH : L’amiral et diplomate Hilaire Moko en fuite à Brazzaville…

Publié le 10/10/2013 par minguabiango

Nommé sénateur à vie et intouchable de son pays, l’ancien président et dictateur chilien, le général Augusto Pinochet accédait à l’immunité diplomatique. Le vieillard se croyait donc à l’abri de toute arrestation en dehors de son pays. Son arrestation le 16 octobre 1998 à Londres et son assignation à résidence étaient donc un précédent dans le droit international. La longue bataille judiciaire déboucha sur un fait : l’immunité diplomatique ne couvre pas les crimes contre l’humanité.

L’affaire dite des disparus du Beach de Brazzaville ayant été requalifiée par la justice française de crime contre l’humanité, explique l’interpellation et l’audition à Paris malgré leur immunité diplomatique des généraux congolais Norbert Dabira, mais surtout du général et ministre des mines Pierre Oba, qui à l’époque des faits était le ministre de l’intérieur de Sassou Nguesso.

C’est donc tout naturellement que les observateurs de cette affaire judiciaire qui empêche Sassou Nguesso de dormir, avaient parié sur la prochaine interpellation et audition de l’amiral Hilaire Moko, bien que jouissant de l’immunité diplomatique puisqu’en poste comme attaché militaire à l’ambassade du Congo-Brazzaville à Paris. En effet, il était à l’époque des faits, directeur de la sécurité présidentielle de Sassou Nguesso.

Mais depuis l’interpellation de Pierre Oba à Paris, l’amiral Hilaire Moko est introuvable et serait rentré en catastrophe à Brazzaville pour se mettre à l’abri croit-il, et à la demande du dictateur congolais Sassou Nguesso.

Selon les spécialistes de ce dossier, se seraient les gardes présidentiels dirigés par Hilaire Moko et la garde républicaine du général Blaise Adoua mort empoisonné, qui auraient procédé à la sélection et ensuite au massacre des réfugiés congolais ‘’originaire des régions sud du pays et hostiles à sassou’’ débarqués au Beach de Brazzaville et en provenance de Kinshasa (RDC).

Lorsqu’on sait que les différents acteurs civils et militaires impliqués dans les massacres du Beach de Brazzaville meurent de mort suspecte, il est à parier que la choix de Hilaire Moko de prendre la poudre d’escampette et rentrer à Brazzaville était cornélien. Prendre le risque d’une interpellation et incarcération en France ou remettre sa vie en les mains de son maître !

Quel en sera l’épilogue, les paris sont ouverts…une chose est sûre, les fantômes du Beach de Brazzaville hantent le palais de Mpila !

La Rédaction

(Extrait de www.congo-liberty.com)

Repost 0
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:01
Dans les coulisses du pouvoir de Sassou Nguesso...

par Rigobert Ossebi

Retard stratégique dans le déroulement des prochaines élections locales.

Dans toute la République du Congo, sur l’étendue de tout son territoire, le 23 juillet dernier, financé en partie par des fonds européens, le recensement administratif spécial aurait dû démarrer. L’absence de communication à ce sujet laisse penser qu’il faudra enregistrer un très sérieux retard quant à son achèvement. Pourtant, arrivés à leur fin de mandat le 30 juin 2013, les Conseils départementaux et communaux ne siègent plus. Avant la mise en place effective de nouveaux Conseils, au terme des élections locales qui ne se dérouleront vraisemblablement pas avant la mi-2014, les bureaux de ces Conseils expédient les affaires courantes, sans que les conseillers puissent intervenir sur de nouveaux sujets.

Le retard apporté à ces élections, qui étaient vaguement fixées à la fin 2013, dans une indifférence quasi-totale, à une importance stratégique pour la pseudo-démocratie en place. Faute de pouvoir faire accepter une modification de la Constitution de 2002, il est important dès maintenant d’enregistrer un retard conséquent sur l’organisation de ces élections locales, qui diffèreront d’autant, voire plus, les élections sénatoriales prévues en 2014, suivant le calendrier, à 2015 au moins. Cela dans le but ultime que l’élection présidentielle de 2016 ne puisse se dérouler avant 2017, avec l’espoir, à peine dissimulé, que le Président François Hollande ne soit plus alors le locataire de l’Elysée.

Mouvement diplomatique à Brazzaville

La confirmation lui en était parvenue alors qu’il était en vacances à Marbella. Informé de longue date par ses barbouzes parisiennes, Denis Sassou NGuesso avait reçu sans surprise l’annonce officielle du départ de l’Ambassadeur Valette, que son entourage surnommait sournoisement « l’ambassadeur Malette ». Déjà son remplaçant, son nom à peine connu, Jacques Maillard, perfidement et dans le même registre, était baptisé d’un sobriquet qui se voulait prometteur « d’ambassadeur Milliard ». Le dictateur en avait bien ri, toutefois sans trop d’illusions… !

Même s’il avait bénéficié d’un coup de pouce corrézien, le 25 avril 2007 juste avant le départ de l’Elysée de Jacques Chirac, pour trois années paradisiaques d’ambassadeur de France à l’Île Maurice, sa nomination dans « l’enfer brazzavillois » relèverait maintenant beaucoup plus de la mission commandée du grand nettoyage des écuries d’Augias que de la poursuite de « la diplomatie de complicité complaisance » de son prédécesseur (Voir ci-dessous la grande ressemblance entre Denis Sassou NGuesso et le Roi Augias).

Il n’a pas échappé à l’Elysée, et même au très conservateur Quai d’Orsay, que Brazzaville est le lieu de tous les trafics, que la corruption la plus insensée y sévit et que beaucoup de diplomates et de fonctionnaires internationaux quittent ce pays grande fortune faite.

(N.B. Le nettoyage des écuries d’Augias est le cinquième des douze travaux d’Héraclès.

Augias, roi d’Élide, possédait d’énormes troupeaux de bétail. Mais ses écuries étaient tellement sales qu’on ne pouvait plus y rentrer, elles n’avaient plus été nettoyées depuis trente ans.

La tâche d’Héraclès fut de nettoyer ces écuries, ce qu’il fit en une seule journée, en détournant les eaux des fleuves Alphée et Pénée, les décrassant en profondeur.

Ce travail ne fut cependant pas comptabilisé ; Eurysthée prétexta qu’Héraclès avait demandé à Augias d’être payé pour la tâche. Augias ne versa jamais ce paiement (il lui avait promis 300 bœufs)et chassa Héraclès quand il vint le lui réclamer. Irrité, Héraclès leva une armée, prit la ville d’Élis, et tua Augias ainsi que tous ses fils sauf un, Phylée, qui avait pris le parti d’Héraclès. En récompense, le héros le plaça sur le trône d’Élide, le faisant ainsi succéder à son père.)

Pressions des « affaires » et inquiétudes du pouvoir…

L’interpellation dans le cadre de l’affaire des Disparus du Beach du Général Norbert Dabira avait profondément irrité Denis Sassou NGuesso. De Marbella et de son palace andalou, le dictateur avait appelé, le 4 septembre dernier, les représentants des partis de la majorité réunis, à Brazzaville, autour d’Aimé Emmanuel Yoka, l’oncle ministre de la justice et du Secrétaire Général du PCT, Pierre NGolo. Dans une conférence téléphonique, le dictateur les avait salués de s’être retrouvés et s’était alors plaint « d’être presque traqué au sujet de l’Affaire des Disparus du Beach. A cela s’ajoute la crise née des explosions du 4 Mars.Où veut en arriver l’Occident (France en tête suivie de l’Allemagne, l’Angleterre et les USA) ? Je me le demande. Au point où même le recensement administratif que nous avons demandé est vu comme une manœuvre politicienne. »

S’agissant du premier point, à savoir Les Disparus du Beach :

« Il faut savoir que le rebondissement de cette affaire avec la mise en examen du Général Norbert Dabira n’est pas anodin. Il procède d’un agenda caché. Aussi tous les partis de la majorité doivent organiser des meetings pour soutenir l’action du Gouvernement afin que l’opinion internationale se rende compte que nous avons tout le pays derrière nous et que ce n’est pas le moment de remettre en cause la paix si chèrement obtenue. Pour cela, Aimé Emmanuel Yoka trouvera comment faire appuyer les meetings des débats télévisés au cours desquels, en homme de droit, il démontrera l’autorité de la chose jugée. C’est l’autorité de la chose jugée qui doit l’emporter. »

La manifestation « spontanée » à la révolte anti-française du 14 septembre avait été clairement ordonnée par le dictateur congolais. (N.B. Dans le document qui a été transmis, il est surnommé « la vache folle » par le narrateur de la réunion téléphonique à laquelle il avait assisté.)

Il ajouta alors : « Le risque d’intervention de la France en Syrie ne nous épargne pas. Au contraire, l’Afrique centrale risque d’être le théâtre d’affrontements dans les mois à venir pour changer de force les régimes en place. Je vous invite à la réflexion sur cette question. »

Deuxième Point : Les Biens Mal Acquis

« Là aussi, il y a un rebondissement qui nous met mal à l’aise. Nous ne sommes pas les seuls à avoir des biens au Congo( ?) . Si nous sommes déstabilisés, nous allons tous perdre. Or parmi vous ; nombreux n’ont des biens qu’au Congo. Donc ce n’est pas mon affaire personnelle. A chacun de jouer sa partition pour que nous protégions au moins nos biens qui sont au Congo. Et il martèle : je répète que ce n’est pas mes biens que je vous invite à défendre, parmi vous qui n’en a pas ? »

Troisième Point : Le recensement administratif

« J’apprends que le recensement est vu comme une attitude pour nous de monopoliser le pouvoir et que même au sein des partis de la majorité, il y a des voix discordantes. Je vous invite à l’unité et à l’unification de nos forces. Ce n’est plus le temps de dissiper nos forces. Parlons d’une même voix ; notre salut en tant que majorité en dépend. »

Conclusion :

« Il a insisté que le fait que bientôt ce sera la rentrée des classes augure un bon temps pour une telle campagne de soutien à son action politique. Il faut pour se faire vanter les bienfaits de la Municipalisation Accélérée, télévision à l’appui. Il faudra pour cela montrer chaque soir des films sur les municipalisations déjà passées, précédés ou suivis des débats sur la paix et ses dividendes que sont la prospérité économique et sociale. Donc mettre la jeunesse et les femmes à contributions, surtout dans les régions qui sont acquises au pouvoir. »

N.B. La manifestation du 14 septembre n’avait pas réduit la détermination des Juges français. Des perquisitions et des interpellations ont eu lieu chez l’ancien ministre de la défense au moment des faits, Monsieur Justin Leckoundzou et chez le ministre de l’Intérieur d’alors, Monsieur Pierre Oba.

Le ressentiment du président congolais à l’égard de son homologue français a alors atteint son paroxysme. Sa réaction à cette escalade ne pouvait alors que se rapprocher de celle qu’avaient eu, dans un passé peu éloigné, le Rwanda et la Guinée Equatoriale à l’égard de ce partenaire, c’est-à-dire la rupture des relations diplomatiques. La menace en devrait être contenue dans un courrier très récemment adressé au Président François Hollande.

Inquiétudes du pouvoir (suite)…

Denis Sassou NGuesso est un habitué des Assemblées Générales de l’O.N.U. à New-York, rendez-vous qu’il ne rate pour rien au monde, même si son train de vie indécent est régulièrement épinglé par la presse américaine. Le luxe n’a vraiment un sens qu’à New-York et chaque année il se plait à montrer qu’il compte plus que jamais parmi les quelques « rois du monde » !

Or depuis son retour d’Espagne, ses services de renseignements intérieurs et extérieurs ne cessent de pondre des notes alarmantes sur des tentatives imminentes de renversement de son pouvoir. Pas question alors de faire ce déplacement à New-York qu’il aime tant ! Le problème, avec cette conspiration permanente et généralisée, est qu’il n’y a pas un « Chef » ou une « région » en pointe ! Personne ou pas de groupe de personnes parfaitement identifiés contre lesquels envoyer ses chars, ses hélicos et ses hommes de main. L’ennemi est invisible … !

De Pointe Noire, pourtant la contestation gronde plus que de coutume. Aussi un détachement de 240 hommes (Rwandais, exilés zaïrois de la DSP et autres assassins patentés), précédemment stationné à Tsambitso, vient d’être envoyé à Pointe Noire, histoire d’être prêt à calmer férocement toute velléité de soulèvement populaire.

Denis-Christel Sassou NGuesso peut continuer tranquillement son hold-up pétrolier permanent, « Papa » couvre ses arrières… ! Mais pendant combien de temps encore ?

Inquiétudes du pouvoir (suite et fin).

Le Colonel Marcel Ntsourou, depuis sa libération après une parodie grotesque de procès, parle beaucoup. Certes sa déclaration de disponibilité à témoigner devant les Juges français de l’affaire des « Disparus du Beach » a beaucoup intéressé les magistrats en question mais a irrité au plus au point son ancien patron. Les autres provocations publiées dans le journal « le Glaive » à Brazzaville ont encore jeté de l’huile sur le feu. Des émissaires de sa région, dont Maxime Gandzion (du Clan des Mapapa), ont été dépêchés auprès de lui afin qu’il accepte un exil doré à Libreville, copieusement pourvu et indemnisé.

Le Colonel a la dent dure ( contre Sassou ?). Il a rejeté toutes les propositions !

Catégoriquement !

Enfin, une bonne nouvelle pour Denis Sassou NGuesso

L’ordonnance de non-lieu en faveur de l’ancien président Nicolas Sarkozy, délivrée par le Juge Gentil de Bordeaux le 7 octobre 2013, a été célébrée joyeusement par le dictateur congolais tant malmené par son successeur François Hollande. L’espoir est grand, à nouveau, de retrouver en 2017 un ami au Palais de l’Elysée ! Brazzaville sera sans aucun doute la destination préférée d’ici-là des financiers de ses compétiteurs.

Crédit illimité, sans aucun doute, pour s’assurer du départ du Président François Hollande…. !

« SASSOU NGUESSO USE DE SON ARGENT COMME D’UN MOYEN POLITIQUE ». Jean Yves Ollivier (un ami intime du dictateur congolais)

Par Rigobert Ossebi

Repost 0
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:22
Congo : Sassou ne veut pas rendre les restes mortuaires d'autrui !

Sassou ne veut pas rendre les restes mortuaires d’autrui !

Fuite en avant ou désir de gagner du temps, histoire de sauver la face ?

Suite à l’arrêt du 11 septembre de la Cour d’Appel de Paris, qui a ordonné à Sassou de rendre dans les trois mois à ses descendants la dépouille du colonisateur Savorgnan de Brazza (lire notre article), réinhumé en grande pompe en 2006 à Brazzaville, le Congo, représenté par Sassou, va se pourvoir en cassation.

De Bazza : un " humaniste " ? Mon oeil !

C’est en tout cas ce qu’a annoncé à l’AFP Me Pierre Versini-Campinchi, l’avocat de Sassou dans cette affaire. « Nous allons conseiller à notre client de former un pourvoi en cassation » aurait déclaré ce dernier. Commentant l’arrêt de la Cour d’appel l’avocat français considère qu’ « il y a eu une dénaturation du protocole par la cour d'appel » car selon lui, le protocole d’accord signé entre Sassou et les descendants de De Brazza prévoyait une dizaine de conditions. " Son annulation n'était envisageable que si l'ensemble de ses prescriptions n'était pas respectée ", aurait-il estimé...

Rappelons que la Cour de Cassation ne juge pas les faits mais simplement le droit. La Haute juridiction française vérifiera si la Cour d’Appel a fait une bonne application du droit, en l’occurrence si elle a bien interprété la volonté des contractants signataires du protocole d’accord.

Mais pour les Congolais le problème qui se pose est moins juridique que moral, éthique. Nos compatriotes, dont l’avis n’a jamais été demandé lors de cette curieuse et obscure réinhumation d’un colonisateur sur la terre de leurs ancêtres s’interrogent sur la question de savoir pourquoi refuser de rendre la dépouille mortelle d’un homme que sa famille réclame. Au nom de quoi peut-on s’approprier les dépouilles d’un homme, d’une femme et de ses enfants dont la famille demande leur restitution ? Hélas cette histoire de restes mortuaires recèle malheureusement dans l'esprit de certains une dimension mystique qui complique tout.

Décidément la chicotte et la matraque que les colons blancs ont administré des années durant à nos aînés ont laissé des traces indélébibles (dont un réel complexe d'infériorité) sur leur psychique ! (1)

(1) François Soudan de " Jeune Afrique ", interviewer depuis plus d'une décennie de Sassou l'avait un jour interrogé sur le point de savoir s'il admirait un Congolais qui s'est distingué dans l'histoire de son pays. Silence de sassou, incapable d'avancer un seul nom. Puis il demanda s'il y avait un personnage étranger qu'il admirait. Et là, la réponse fusa : le général Bigeard. Vous savez, cet officier français dont le nom reste associé aux guerres de défense des colonies françaises (Indochine, Algérie)...

Repost 0
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 10:26
(Congo-Brazzaville) Explision du 4 mars 2012 : Le coup d'Etat manqué de Jean-Dominique Okemba

Explosion du 4 mars 2012: Le coup d’Etat manqué de Jean Dominique OKEMBA

Drame du 04 mars 2012,

Auteur du complot le Contre amiral Jean Dominique Okemba.

Cette histoire commence au moment où le Colonel Sassou Nguesso Denis est Vice-président du CMP en 1977 sous la présidence de Yhombi Opangault, après l’assassinat du Président Marien Ngouabi le 18 mars 1977, suivi des exécutions sommaires de l’ancien président Alphonse Massambat Débat, du prélat catholique le Cardinal Emile Biayenda, etc… Pour préparer son ascension politique future, le colonel Sassou Nguesso, Vice-président du Comité militaire du Parti (CMP), s’est arrangé à faire affecter son neveu Jean Dominique Okemba, sous-officier au grade de second maître (sergent) à la chancellerie du Congo à Kinshasa comme agent consulaire. Durant son séjour diplomatique kinois, Mr Jean Dominique Okemba va s’illustrer avec beaucoup de dévotion dans la contrebande et la vente des diamants zaïrois avec l’aide de son épouse d’origine RDC (Zaïroise) au profit de son oncle le colonel Denis Sassou Nguesso Vice-président du CMP afin d’avoir un trésor financier.

Sur le plan ésotérique et mystique dans les pays mbochis, Mr Sassou s’est approprié le titre prestigieux de Kani, une espèce de roi chez les Mbochis, qui règne sur les populations et le pays, il a droit de mort et de vie sur tous les êtres humains et les animaux qui sont sous sa juridiction, un Kani semble-t-il est capable de parler aux vivants et aux morts, il est intronisé par des prêtres qu’ils appellent Otweré ; Jean Dominique Okemba est quant à lui, un Obali, Vice-roi en pays mbochis et celui-ci ne peut prétendre au trône du Kani que lorsque ce dernier sera mort, parce que le pouvoir du Kani est à vie et l’un de ses attributs de pouvoir c’est le balai et la queue de boeuf ou de cheval. Il faut rappeler que pour l’initiation au trône traditionnel, Sassou a jeté son dévolu sur Okemba Jean Dominique parce que ses propres enfants étaient encore tous immatures, en dehors de sa fille aînée, Edith Lucie Sassou Nguesso qui a préféré convoler en noces avec feu le président gabonais Albert Bernard Bongo Ondimba.

Après l’escapade diplomatique de Kinshasa et le trafic des diamants au profit de Sassou, Mr Okemba rentre à Brazzaville où il devient l’intendant principal de Sassou et le porteur attitré du sac des fétiches et autres bibelots des marabouts de Sassou.

Pendant la période de la traversée du désert de Mr Sassou qui a commencé à partir de la conférence nationale souveraine de 1991, 2

plusieurs officiers comme : Florent Tsiba, Adoua Blaise, Okemba Jean Dominique, Nianga Mbouala, Aboya, etc… vivront reclus à Oyo et ce jusqu’au coup d’état du 5 juin 1997 . Redevenu Président par effraction et la force des armes, grâce à Jacques Chirac, aux supplétifs de l’armée angolaise, des mercenaires tchadiens et marocains, Mr Sassou va faire de son neveu Jean-Dominique Okemba, son adjoint à tout point de vue ; il le nomme conseiller spécial, Contre-amiral, gestionnaire de tous ses fonds politiques, Obali pour le compte des affaires mystiques, tout en gardant ses fonctions occultes de porteur du sac des fétiches et autres filtres magiques donnés par les marabouts du monde entier à Sassou, en sa qualité d’ancien griot et danseur. Sassou l’intronise grand maître adjoint de la GLC, dans sa loge du Congo dont il est le grand maître.

Content du travail d’initiation ésotérique effectué sur son neveu et très confiant en lui, Mr Sassou, désormais se fait accompagner par Jean Dominique Okemba dans tous ses déplacements à l’étranger, il l’envoie le représenter et porter des messages auprès de ses homologues présidents et chefs d’Etat étrangers.

Alors, Jean Dominique Okemba, commence à prendre goût aux fastes des palais et jouissant de toute la confiance et l’attention de son oncle Sassou, Jean Dominique Okemba profite pour agrandir son cercle personnel d’amis et dévoués en faisant nommer plusieurs de ses hommes de main aux hautes fonctions de l’Etat, au gouvernement de la république, dans toute la force publique. Ainsi, tour à tour, on peut citer comme exemple de son activisme pêle-mêle les nominations de Jean Alfred ONANGA, Directeur général des douanes, Jean François Ndenguet au grade de Général de brigade et Directeur général de la police nationale, Moigny, Général de brigade et commandant en second de la gendarmerie pour suivre et surveiller de près le Général Gilbert Mokoki considéré comme un potentiel candidat au trône de Sassou en cas d’accident de parcours, Okoye au grade de Général, commandant du groupement aéroporté, les Colonels Ilobakima et Emerson comme délégués du Conseil national de sécurité dans les départements du Kouilou et Niari malgré leur mise à la retraite, le maintien du Général de brigade Moundele Ngolo au poste de Préfet à vie de la ville de Brazzaville, les ministres Maboundou, Nguimbi Pierre Michel, Emile Ouosso, Adélaïde Moungani, Rosalie Kama et je passe sous silence les hommes et femmes que Jean Dominique Okemba a fait nommer dans l’administration civile aux postes de DG et autres directeurs centraux.

Sur le plan politique contrairement à toute la famille, monsieur Okemba Jean Dominique n’a pas de parti politique qu’il dirige en sous main, en 3

dehors d’une hypothétique association dénommée « Génération Okemba Dominique de Komono » oeuvre d’un de ses anciens camarades de l’école primaire qu’ il a nommé dans son cabinet, question de mettre un peu de coloration parmi ses collaborateurs ; comme son oncle Sassou dont il suit attentivement les initiatives et imite les faits et gestes, Jean Dominique Okemba prend vite conscience de son handicap sur le plan politique et tente de combler ce vide à travers l’achat des consciences : il est la seule personne autorisée à donner et à venir en aide aux indigents de la république, aux hommes d’Etat de tout acabit (anciens et nouveaux) par l’utilisation des fonds particuliers du président Sassou Nguesso. Chez lui au bureau ou à son domicile de Talangaï, déferlent des ministres, des hommes politiques (de la majorité et de l’opposition), essentiellement des frères de lumière ayant un problème social ou autres (achat de maison, de voitures, évacuation sanitaire, anniversaire, voyage de plaisance, deuil, mariage, positionnement, nomination, frais d’hospitalisation, divorce, etc.) à résoudre. Quant aux officiers supérieurs et subalternes en difficulté, ceux-ci devaient déposer, suivant les affinités, leur demande d’aide soit directement au « Spécial » lui-même ou passer par la maison militaire tenue par l’amiral Gombe et attendre la réponse. Tout passait par lui.

Dans ce jeu, Jean Dominique Okemba a construit son petit réseau de fidèles et courtisans de la première heure, pouvant le soutenir si un jour, il arrivait une bataille de partage ou de conservation du pouvoir entre lui, les enfants Sassou, les autres neveux et nièces et les parents mais une pièce manquait toujours à son puzzle : tant que traditionnellement le Kani Sassou est debout il ne peut prétendre au trône en tant qu’Obali, la seule issue possible ne pouvant se faire que si Sassou le Kani accepté de tous venait à disparaître.

Face à ce dilemme, Jean Dominique Okemba a mis en place avec les seconds couteaux un plan devant lui permettre d’accéder rapidement au trône en coupant la tête de son mentor et prendre la direction du pays en main avec l’aide de tous ses affidés. Pour y parvenir il a conçu un plan dont :

Le premier acte : visait à anéantir la force militaire de Sassou par la destruction d’une bonne partie de l’armement lourd stocké à Mpila dont il connaît les conditions d’acquisition et les quantités ;

Deuxième acte : arrestation ou élimination de Sassou dans la foulée. Comme ce dernier a pris l’habitude de se rendre chaque week-end quand il est présent à Brazzaville, jouer au tennis a son domicile de Mpila (ce 4

domicile est à près de 1450 m du lieu l’épicentre des déflagrations de Mpila), ceci allait faciliter la tâche des insurgés pour le capturer puisque n’ayant autour de lui qu’une petite équipe de gardes ;

Acte 3 : Une fois Sassou arrêté ou assassiné, le neveu hériterait du pouvoir après des obsèques organisées avec faste, accessoirement il prendra aussi la femme, Antoinette Sassou, et les enfants pour être en conformité avec la coutume mbochie.

Concernant le déroulement des faits, la garde actuelle de Sassou est composée essentiellement des jeunes pêcheurs venus de Tsambitso, des anciens FAZ de Mobutu, des supplétifs angolais et des jeunes originaires du nord du pays triés dans le tas. Depuis l’avènement de Sassou au pouvoir par coup d’Etat en 1977, les manoeuvres militaires sont prohibées sauf pour sa garde personnelle ; à Brazzaville on ne voit plus par exemple les para commandos faire des sauts d’entraînement, cependant seule la garde personnelle de Sassou a le droit de s’entraîner uniquement pour les exercices de tir avec des armes de poing et de petit calibre.

Son plan en main, Jean Dominique Okemba a ordonné son exécution. Quelques éléments de la garde de Sassou acquis à la cause de Jean Dominique Okemba et d’autres sont arrivés du village de Tsambitso depuis le 1er mars 2012 prétextant des permissions comme le prévoyait le déroulement des actions. Après le repérage des lieux plusieurs jours avant, ils ont fini par incendier les différents dépôts d’armes de Mpila très tôt en matinée dans la journée du dimanche 04 mars 2012 en minimisant l’effet que cela devait produire.

Pendant ce temps, le bras droit de Jean Dominique Okemba, le Général Ndenguet Jean François qui vit dans une villa située à 300 voir 450 mètres du lieu du drame était déjà curieusement hors de sa maison en cette matinée du 04 mars 2012 aux alentours de 08h00 avec toute sa famille, il s’est retrouvé sur la route du nord en train de fuir, histoire de dire après l’assassinat de Sassou que je me trouvais en week-end hors de Brazzaville avec ma famille.

Face aux fortes détonations qu’ils n’ont jamais entendues de leur vie de miliciens en treillis, la panique a gagné les rangs des insurgés dont certains sont venus de Tsambitso et qui ont préféré prendre la fuite au lieu de se diriger vers le palais où ils devaient ensuite attenter à la vie de Sassou comme cela s’était déroulé le 18 mars 1977 pour Marien Ngouabi 5

en pleine journée et mettre cet assassinat sur le dos de personnes non identifiées.

Pendant que se déclenchent les déflagrations, Sassou est seul au palais avec quelques éléments de sa garde, tous les membres du haut commandement des FAC comme par hasard sont injoignables ou encore les téléphones sont off. Les yeux hagards Sassou ne sachant plus ou donner la tête, demande au téléphone à tous ses enfants qu’il arrive à joindre et qui se trouvaient à Brazzaville, de fuir se protéger dans une ambassade de la place.

Pendant ce temps devant les fortes intensités des déflagrations, une bonne partie des membres du clan Sassou a fini par fuir avec femmes, enfants et valises de billets de banque sur la route du nord en abandonnant à son triste sort leur champion Sassou, l’essentiel étant de sauver d’abord sa peau et voir la suite après. C’est sur le tronçon de la route nationale qui mène dans la partie du nord du pays que le ministre délégué à la défense Charles Bowao en compagnie de son homologue de l’intérieur Raymond Mboulou, feront une communication dans une chambre, avec comme objectif premier de remobiliser les troupes qui étaient en débandade et annoncer que ce n’est pas un coup d’Etat contre le régime mais un court-circuit qui a provoqué ces déflagrations, il n’y a pas de morts d’hommes sauf des dégâts mineurs…

Sassou au palais, pris lui aussi par la panique, se réfugie dans le bunker de la résidence au sous-sol ne pouvant fuir en direction de Kinshasa, la Princesse (yacht de Sassou) étant en panne et amarrée au Beach de Brazzaville derrière le restaurant Mamiwata au bord du fleuve Congo, il ne réapparaitra dans Brazzaville que dans l’après-midi pour aller constater uniquement au niveau de l’hôpital militaire les premiers sinistrés et blessés qui affluaient de tous cotés ; il suffit de revoir les images, vous verrez que les ministres présents sont tous en bras de chemise, tout comme le beau-fils Ngouolondele en boubou, hébété tournant en rond quand Sassou faisait son show devant les journalistes triés dans le volet pour relayer l’info.

Il y a aujourd’hui un vrai malaise perceptible dans la bande à Sassou et sa famille ; ne pouvant résoudre les graves problèmes de gouvernance, d’exclusion, de mal-vivre et de corruption dans le pays, Sassou Nguesso préfère choisir la protection des siens et la tactique du pourrissement des situations. 6

Observateur averti des dictateurs africains, nous nous acheminons lentement et inexorablement vers la fin du règne sombre et macabre de Sassou, qui sera à ne point douter tragique, comme cela a été pour plusieurs dictateurs avant lui, comme par exemple la fin tragique de son ami et frère Mouammar Kadhafi a qui il avait conseillé de refuser mordicus les propositions de sortie de crise proposées par toute la communauté internationale.

La seule issue possible à ce jour sans d’autres dégâts collatéraux à venir serait d’engager une enquête nationale dirigée par des magistrats, des parlementaires à parité égale provenant de l’opposition et de la majorité et des experts internationaux.

Cette commission sera capable d’entendre sous serment, le président Sassou lui-même en sa qualité de chef suprême des armées et ministre de la défense, les ministres, les civils, tout le Haut Commandement de l’armée, les différents organes de renseignements intérieurs, le Conseil National de Sécurité, la police nationale, la DGST qui agit dans l’illégalité puisque dissoute par la Conférence nationale souveraine par l’acte N°135, le deuxième bureau des FAC, la gendarmerie nationale et certains chefs de corps .

Un proverbe des pays du Mayombe dit : « Un bananier ne pousse que dans un lieu étroit où se trouvent déjà plusieurs autres rejetons ». Cela veut dire, que c’est au milieu de plusieurs contradictions, convoitises avouées et inavouées entre neveux, enfants de sang de Sassou et d’adoption, parents proches, que Jean Dominique Okemba, Grand Maître adjoint de la GLC, Obali chez les Mbochis, a voulu tenter sa chance de démettre le Kani, grand maître de la Grande Loge du Congo, Mr Sassou .

La question que l’on peut se poser : comment Jean Dominique Okemba est-il arrivé à ce point pour éliminer son oncle, un Kani ?

1- Souvenez-vous, Jean Dominique Okemba, est devenu l’homme incontournable du système : pour avoir l’argent, il fallait faire la courbette devant lui et non chez Sassou, pour un poste il fallait le voir, parce que tout ce qu’il disait à son oncle Sassou, ce dernier était toujours approbateur mais lors du dernier remaniement gouvernemental, Mr Okemba Jean Dominique a proposé un homme que je tairai le nom au poste de ministre de la défense, Sassou a refusé, tout comme certaines de ses propositions à d’autres postes ministériels, seules les propositions faites par les enfants Sassou ont été agréées

par leur père. Bienvenu Okiemy est devenu ministre à cause de Christel Sassou Nguesso, Henri Ossebi, ministre, cas d’Edgard Nguesso. Pour ternir davantage son image même les fonds politiques présidentiels qu’il gérait allégrement lui ont été confisqués réduisant ainsi son influence d’antan.

2- Autre motivation, les officiers : Général Jean François Ndenguet, Général Blaise Adoua, Général Norbert Dabira, Colonel Marcel Tsourou, Colonel Jean-Aive Alakoua, avaient fait un serment d’allégeance pour servir coûte que coûte Mr Sassou Nguesso, mais voilà que sur ordre de ce dernier, ils vont par excès de zèle, provoquer l’irréparable, un carnage de 350 jeunes gens congolais qui revenaient de Kinshasa au mois de mai 1999, après les différentes guerres civiles que le pays a connu, en croyant bénéficier de l’immunité du pouvoir dont ils sont les socles. Malheureusement pour eux, cette affaire des 350 disparus du Beach de Brazzaville, s’est internationalisée. Résultat immédiat, les Généraux Jean François Ndenguet, Norbert Dabira, Blaise Adoua, et les Colonels Jean Aive Alakoua, Marcel Tsourou sont bannis, indésirables, recherchés par les tribunaux européens et américains pour crimes contre l’humanité et tous ces officiers savent, qu’ils ne peuvent plus bien dormir, puisque Mr Sassou Nguesso bien que président du Congo, est dans l’impossibilité de les protéger indéfiniment face à la machine judiciaire impitoyable européenne qui finira par les rattraper pour leur transfèrement, quel que soit le futur régime au Congo, dans les prisons françaises ou celle de la CPI – dans la mesure où un crime contre l’humanité est imprescriptible…

Conscients qu’ils ont été instrumentalisés pendant que Sassou Nguesso, jouit de l’immunité accordée aux chefs d’Etat en fonction, eux ruminent tous les jours malgré l’illusion momentanée de belle vie à Brazzaville comment réagir ; aujourd’hui, ils sont tous dans l’incapacité de sortir en dehors du Congo, sauf au Maroc ou Sassou Nguesso possède des biens ou aux Emirats Arabes Unis où le clan Sassou cache des sommes d’argent importantes et acquiert des biens immobiliers, mais pour combien de temps encore ?

3- Sur le plan international, Jean Dominique Okemba ayant obtenu la légion d’honneur de la part du gouvernement français a cru voir en cela, une reconnaissance internationale pouvant lui faire pousser des ailes ;

4- Enfin Au niveau sous-régional, fier des relations qu’il entretient avec certains responsables des services de sécurité des pays voisins, Mr Jean Dominique Okemba a travaillé afin que du côté de la RDC, on puisse lui donner un coup de main compte tenu de l’antipathie ambiante entre les deux présidents (Sassou et Kabila), due particulièrement à plusieurs contentieux fâcheux non encore élucidés. En parfait imitateur de son oncle qui avait déjà usé du même subterfuge en 1997 contre le président Lissouba, Mr a prévu dans son plan que l’on balance quelques salves d’obus en direction de Kinshasa, question d’effaroucher le président Kabila et le convaincre à lui prêter main forte pour le renversement de Sassou Nguesso qui héberge toujours les Munene et autres opposants au régime Kabiliste.

Ce qui est certain ils ou leurs hommes finiront comme pour le président Marien Ngouabi, par avoir la tête de Sassou et tenter de monnayer leur liberté aux yeux du peuple congolais.

L’apprenti Kani, Contre-amiral, adjoint au grand maître de la GLC, connaissant tous les féticheurs et marabouts de Sassou, griot et danseur de groupe folklorique à ses heures perdues, a cru que son heure était arrivée pour détrôner Mr Sassou Nguesso dont il dit d’ailleurs qu’il est affaibli par la maladie et ne tient plus debout que grâce aux massages que lui fait chaque matin un jeune lieutenant physiothérapeute et aux injections de morphine et autres drogues que lui administre chaque matin son médecin traitant avant d’aller au bureau ou en déplacement.

Jean Otweré Koumou Odzambé

Repost 0
Jean Otweré Koumou Odzambé - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Jean-Dominique Okemba
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 17:59
(Sassou Nguesso) Affaire De Brazza : Extrait de la Grosse délivrée aux partiess

(Sassou Nguesso) Affaire De Brazza : Extrait de la Grosse délivrée aux partiess

14 septembre 2013 | Par Jecmaus

SASSOU NGUESSO DOIT RESTITUER LES OSSEMENTS DE SAVORGNAN DE BRAZZA DANS LE DÉLAI DE 3 MOIS

Publié le 14/09/2013 par minguabiango

Chirac-Bongo-Sassou posant la 1ere pierre du mausolée De Brazza à Brazzaville en 2005

EXTRAIT DE LA GROSSE DÉLIVRÉES AUX PARTIES :

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
COUR D’APPEL DE PARIS
Pñle 2 – Chambre 1

ARRET DU 11 SEPTEMBRE 2013

Qu’ au regard des termes du préambule du Protocole insistant en particulier sur l’intensité des relations entre Pierre SAVORGNAN de BRAZZA et le roi MAKOKO Iloo 1 er, l’absence de la statue de ce dernier et l’état de délabrement de la piste devant relier BRAZAVILLE a MBE, capitale du Royaume TEKE dont ce souverain est le chef spirituel d’une part, l’absence d’entretien constant du lycée Pierre SAVORGNAN de BRAZZA d’autre part, caractérisent des manquements graves de la République du Congo aux obligations énoncées par l’article 3 du Protocole ; que des lors, les Consorts PUCCI DI BARSENTO sont fondés à demander la résolution judiciaire de l’accord de 2006 et la restitution de la dépouille mortelle de leur aíeul ainsi que réparation du préjudice moral dont les modalités seront déterminées, dans la limite de leurs demandes, dans les termes du dispositif du présent arrét ; que par voie de conséquence, la République du Congo doit étre déboutée de son appel incident relatif à sa demande de dommages- intéréts pour procédure abusive ;

Considérant que l’équité commande de faire application de l’article 700 du Code de procédure civile dans les termes du dispositif du présent arrét ;

  • PAR CES MOTIFS,CONFIRME le jugement déféré en ce qu’il a débouté la RÉPUBLIQUE DU CONGO, prise en la personne de son Président, de sa demande de dommages et intéréts pour procédure abusive,INERME pour le surplus,
    STATUANT A NOUVEAU dans cette limite,PRONONCE la résolution du Protocole signé a Rome le 29 septembre 2006 entre les descendants de Savorgnan de Brazza (les Consorts PUCCI DI BARSENTO ) que sont
    Madame Idanna PUCCI DI BARSENTO, Monsieur Gianozzo PUCCI DI BARSENTO, Madame Micaela PICCOLOMINI ADAMI, Monsieur Alberto BRACCI TESTASECCA, Madame Elena BRACCI TEST ASECCA, Madame Margherita BRACCI TEST ASECCA, Madame Flavia DI SEREGO ALIGHIERI, Madame Maddalena DI SEREGO ALIGHIERI, Monsieur Sperello DI SEREGO ALIGHIERI, Monsieur Pietro DI SEREGO ALIGHIERI, Madame Benedetta PAPAFAVA DEI CARRARESI, Madame Luisa SAN BONIFACIO, Monsieur Federico SAN BONIF ACIO, Monsieur CarIo RUSPOLI DI MORlGNANO et la RÉPUBLIQUE DU CONGO, prise en la personne de son Président, dans la limite de la demande des ces derniers,
  • EN CONSÉQUENCE, ORDONNE la restitution aux descendants de Savorgnan De Brazza « les Consorts PUCCI DI BARSENTO » , ou tout représentant expressément désigné par ceux-ci, des restes mortuaires de Pierre SAVORGNAN de BRAZZA dans le délai de trois mois a compter de la signification du présent arrét et, passé ce délai en cas d’inexécution, sous astreinte de 8000 € par mois de retard, la Cour se réservant le pouvoir de liquider cette astreinte,
  • CONDAMNE la RÉPUBLIQUE DU CONGO, prise en la personne de son Président,à verser aux descendants de Savorgnan de Brazza « les Consorts PUCCI DI BARSENTO » ,la somme de 3000 € chacun, a titre de dommages-intéréts, CONDAMNE la RÉPUBLIQUE DU CONGO, prise en la personne de son Président, à verser aux descendants de Savorgnan de Brazza « les Consorts PUCCI DI BARSENTO » la somme de 1 000 € chacun, sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile, REJETTE toutes autres demandes des parties, CONDAMNE la RÉPUBLIQUE DU CONGO, prise en la personne de son Président, au paiement des entiers dépens de premiére instance et d’appel avec admission, pour ceux d’appe1, de 1′avocat concemé au bénéfice des dispositions de l’article 699 du code de procédure civile.

    LEGREFFIER
    Cour d’ Appe1 de París
    Póle 2 – Chambre 1


    LE PRÉSIDENT
    ARRET DU 11 SEPTEMBRE 2013
    RG n° 11/20904

Repost 0
Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 17:09
[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

[Congo-Brazzaville] Arrestation à Pointe-Noire des cadres du CDRC, le parti de M. Modeste Boukadia

23 août 2013 | Par Jecmaus

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 août 2013

L’arrestation des cadres et militants du Cercle des démocrates et républicains du Congo (C.D.R.C.) pose des problèmes au sommet de la hiérarchie militaire et de la Police

23 AOÛT 2013 : Les cadres et les militants sont toujours dans les locaux de la gendarmerie de Km 4 et dans les locaux de la DGPN de Pointe-Noire.

22 AOÛT 2013 : Les responsables de la Police reconnaissent que les deux (2) militants du C.D.R.C. n’étaient pas détenteurs d’armes. Ni les cadres du C.D.R.C. ni les militants arrêtés n’ont commis ni infraction ni délits. De source policière, les deux militants ont déclarés :
« Nous avons manifesté parce que nous en avons marre. Le Président Sassou dans son discours ne s’est pas adressé à ceux qui souffrent, qui ne travaillent pas alors que nous avons terminé nos études depuis longtemps et nous sommes sur le carreau. Oui, nous voulions manifester pour demander la démission du gouvernement PCT, pour exiger un Gouvernement d’Union Nationale et une Conférence Nationale pour mettre les choses à plat. »
Cette contestation tuée dans l’œuf est l’œuvre des étudiants qui n’ont jamais travaillé et ont initié une manifestation parce que le discours de Sassou Nguesso ne nous a pas convaincu.

Les deux (2) armes montrées au public par la chaîne TPT1 appartenaient aux braqueurs sans lien avec le C.D.R.C.

D’après les services de Police, M. Sassou a ordonné que :
« Les deux (2) militants du C.D.R.C. ne devraient subir aucun mauvais traitement de quelque nature que ce soit et doivent être déférés à Brazzaville pour qu’ils répètent devant lui ce qu’ils ont dit » dans les locaux de la DGPN (Direction Générale de la Police Nationale). »

22 AOÛT 2013 : La Télé-Congo a diffusé aux infos un grotesque montage montrant 2 militants du CDRC avec 2 armes alors que la population qui a assisté à l’arrestation dément avoir vu les armes lorsque les 2 militants du C.D.R.C. ont été arrêtés. C’est la présence de ces deux (2) qui justifie la rafle dont est victimes tous les cadres et militants du CDRC sur instruction du Préfet de Pointe-Noire à la région de gendarmerie de Pointe-Noire alors que le Commandant de la Gendarmerie Nationale a instruit son second, colonel de grade, de Pointe-Noire de libérer les militants et les cadres du C.D.R.C. Ce dernier reste sourd aux injonctions de son supérieur mais souhaite avant tout de discuter d’abord avec le Président du C.D.R.C.

Cette attitude du commandant de la région de gendarmerie de Pointe-Noire met l’armée en ébullition qui de fait s’est divisée en deux contre l’attitude du Préfet qui continue de maintenir les cadres et militants du C.D.R.C. en détention. Sassou Nguesso est allé se reposer en Espagne. Es-ce sur ses instructions que le CDRC se trouve dans le collimateur du Préfet de Pointe-Noire où le 29 juin dernier il avait tenu un Meeting monstre ?

21 AOÛT 2013 : Sur instruction du Préfet de Pointe-Noire, la gendarmerie a arrêté le vice-Président du CDRC, Sylvain MIAKAMONA, le Secrétaire général du Kouilou du CDRC, BIBILA, le fils du vice-Président, Syl MIAKAMONA, M. MAYALA Ruden et le sergent Alexandre MALONGA, accompagnant le Président du C.D.R.C. en visite privée. D’autres militants ont été interpellés, y compris une femme et un bébé de 8 mois, Mme TSIAKAKA Valentin et son bébé. Le motif invoqué par le Préfet non fondé : préparatif d’une insurrection.

En réalité, le Préfet a peur que la visite privée du président du C.D.R.C. à Pointe-Noire soit le point de départ d’une contestation populaire à l’image du Meeting du 29 juin qui avait rassemblé une immense foule. D’ailleurs de jeunes gens se sont immédiatement transportés au commissariat de Tié-Tié avec des pancartes DEMISSION DU GOUVERNEMENT parce que le discours du 12/08 dernier n’a pas répondu aux attentes des jeunes. Le commandant du commissariat de Police de Tié-Tié a expliqué aux policiers et a insisté :
« Les jeunes n’ont rien et c’est de leur droit de manifester ; ce n’est ni un délit ni une infraction. De plus, le C.D.R.C. est un parti politique dûment enregistré au Ministère de l’Intérieur, il a le droit de faire manifester ses militants. Il y a les opérations du recensement, alors il faut éviter les problèmes inutiles avec le Président Modeste Boukadia. »

Ayant appris l’arrestation de ces jeunes, des cadres du C.D.R.C. sont partis demander des explications et ils ont été à leur tour détenus au poste de la police centrale de Pointe-Noire. Le président Modeste BOUKADIA a joint les plus hautes autorités de la Police et de la Gendarmerie qui lui ont dit : « ils ne sont pas arrêtés, ils doivent signer leur procès-verbaux et ils seront libérés. Mais depuis hier, ils sont toujours détenus, les cadres au poste de la gendarmerie de Km4 et les autres au poste central de la police. »

A l’issue des arrestations la Police est revenue sur les lieux de son forfait où elle a procédé au pillage de la résidence, et de certaines maisons appartenant aux membres du C.D.R.C.
Selon nos informations dignes de foi, à la suite de l’arrestation des cadres du C.D.R.C., le ministre de l’Intérieur, M. Mboulou aurait remis sa démission avant que Denis SASSOU ne prenne son avion hier en direction de l’Espagne pour un congé bien mérité de 3 semaines !

Certaines supputations commencent à se faire jour : le C.D.R.C. doit être décapité à cause de son insistance sur la demande du Gouvernement d’Union Nationale et de la Conférence Nationale, comme évoqué au Meeting de Pointe-Noire ; de même, la dernière publication « Le PCT se doit de tirer les conséquences sur « l’affaire Isidore MVOUBA » a accéléré cette prise de décision au plus haut sommet de l’Etat.

UN GROS POINT D’INTERROGATION : Qui veut décapiter le C.D.R.C. en mettant ses cadres et ses militants en prison ? SASSOU serait-il celui qui a jeté la pierre et qui a caché sa main derrière le Préfet de Pointe-Noire alors que les autorités militaires et de la sécurité ont donné instruction au Préfet de faire libérer les cadres et les militants du C.D.R.C. pour éviter des drames inutiles ?

Repost 0
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 18:38
[Congo-Brazzaville] Sassou a tout volé ! Hurlons-le dans la rue !

par Rigobert Ossebi

[Congo-Brazzaville] Sassou a tout volé ! Hurlons-le dans la rue ! par Rigobert Ossebi

Les NGuesso, dans le privé, sont des incorrigibles noceurs.

Tout est prétexte à fêter (souvent avec l’argent public), à faire couler le champagne ! Toujours dans le luxe des grands hôtels, dans les palaces, de Paris, New-York, Miami et Saint-Tropez. Et lorsqu’il n’y pas dans leur village de pêcheurs, un trou qui s’appelle OYO, d’endroit digne où faire la fête, on y construit un palace 5 étoiles , Alima, qu’il faudra rembourser aux Chinois avec l’argent du Peuple Congolais. Cet hôtel a été livré récemment. Il devait y être célébré en grandes pompes le 50ème anniversaire d’OYO !

Curieusement Denis Sassou NGuesso n’y avait pas assisté. Des rumeurs de coup d’Etat(s) ? Une très grande fatigue ? Nul ne sait vraiment, peu importe ! Voilà un anniversaire tout aussi insignifiant pour l’ensemble des Congolais que l’anniversaire de leur première coupure d’électricité !

Aussi, depuis que son pouvoir monarchique s’est imposé à la République du Congo, le général deux fois putschiste a fait en sorte que des évènements de sa vie personnelle deviennent, de fait, de véritables jours fériés, du moins pour son gouvernement familial et pour sa Cour.

A côté de cela, « Denis la malice » pour certains, « Denis Machiavel » pour d’autres, n’hésite pas à escamoter une date essentielle de l’histoire récente du Congo. Un anniversaire important pourrait être célébré dans les prochains jours et pourtant Denis Sassou NGuesso volontairement le passe à la trappe !

Congolaise, Congolais, peu importe le regard que vous avez sur cet évènement. Pour certains, il a été à l’origine de la longue dérive du pays. Pour d’autres, la première expression populaire ! Que « Youlou ait tout volé ou pas ! » c’est avant tout l’anniversaire du Peuple Congolais dans la rue !

Ces 13, 14 et 15 août prochains seront le 50ème ANNIVERSAIRE DES TROIS GLORIEUSES CONGOLAISES !

Le pire cauchemar de Denis Sassou N’Guesso, qui ne cesse de revenir à lui, est que les populations de Pointe Noire et de Brazzaville, dans un mouvement de ras-le-bol généralisé, sortent dans les rues et se mettent à hurler « Sassou a tout volé ! Sassou a tout volé ! Sassou a tout volé ! »

Congolaises, Congolais, Très bon 50ème Anniversaire !

« Sassou a tout volé ! Sassou a tout volé ! »

Par Rigobert OSSEBI

Repost 0