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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 11:00
[Congo-Brazzaville] Le cosmétisme "juridique" du dictateur Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA

Marcel Tsourou après sa capture

Tous les congolais ou presque ont entendu sur les antennes de RFI le 16 mars cette incongruité. « La cour suprême de Brazzaville a requalifié le jugement qui a été rendu dans l’affaire NTSOUROU. La peine de cinq ans de travaux forcés avec sursis s’est transformée en une peine de prison ferme ».

Nous le savons tous. Sassou-Nguesso adore les produits cosmétiques. De là à transposer cette pratique en matière juridique relève d’une véritable stupidité.

Le problème qui se pose aujourd’hui au pays, ne concerne même plus le dictateur de Mpila, mais le silence complice d’une frange des « cadres » congolais devant de tels errements.

Comment comprendre le silence des juristes congolais devant une telle aberration ? La faculté de droit de Brazzaville peut fermer, et ses enseignants qui ne font aucune recherche peuvent abuser des étudiantes dans les chambres de passe qui sont légion au Congo, et fréquenter les ngandas pour s’abreuver d’alcool.

Un rappel juridique élémentaire s’impose quant à la décision de la Cour Suprême congolaise.

Le principe « Nullem crimen, nulla poena sine lege » affirme que nul ne peut être puni pour des faits qui n’étaient pas incriminés ou soumis à une peine qui n’était pas prévue par la loi.

Ce principe essentiel, sur lequel repose le droit pénal, est considéré comme un des fondements de la démocratie longtemps bafouée par le dictateur Sassou-Nguesso.

Ce principe est une véritable garantie des libertés individuelles car il fait de l’Etat, un « Etat de droit » dans lequel les infractions pénales sont clairement définies, et impose aux organes judiciaires le respect de la loi.

En l’espèce, dans l’affaire NTSOUROU, la Cour Suprême congolaise ne peut créer de façon fantaisiste de nouvelles incriminations.

En l’espèce, la caisse de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso qui est sa Cour Suprême, aurait appliqué strictement la loi pénale.

En droit pénal, la requalification d’une infraction consiste à donner au fait une « étiquette juridique ». Elle intervient au moment de l’instruction, et relève de la compétence du juge d’instruction.

Cette démarche intellectuelle est nécessaire dans un pays sérieux, et constitue un gage contre l’arbitraire.

Le respect de la procédure pénale impose que la Cour Suprême congolaise motive son accrobatie dans son dispositif. Cette obligation juridique élémentaire pour un juge de motiver sa décision est un principe d’ordre public qu’un juge respectant sa fonction ne peut négliger.

La dictature de Sassou-Nguesso se propage à tous les niveaux tel un virus.

Le juge quel qu’il soit n’est pas un despote. Au service de la loi, il se doit, en choisissant une requalification pénale, de respecter tout simplement la procédure.

Aujourd’hui, en voyant comment le dictateur Sassou-Nguesso et ses complices objectifs mettent au ban le droit, mérite d’être dénoncé avec éclat. L’affaire NTSOUROU est anecdotique. D’autres compatriotes subissent des injustices et des humiliations au quotidien.

Rien n’est possible dans un pays sans le respect du droit, sans la mobilisation de tout un peuple. Dans le Congo dictatorial de Sassou-Nguesso, la télévision et la radio aux ordres jouent le rôle de ciment de la propagande.

Tous les peuples se battent pour leur liberté et le respect du droit. Au Congo, le peuple est trahi par ses pseudo-intellectuels qui ont bradé leurs compétences au dictateur d’Oyo.

Le dictateur Sassou-Nguesso doit se souvenir de ce 18 mars 1977. Il assassinait Marien-Ngouabi comme il assissine sans témoins les congolais.

Sa dictature passe par l’intimidation, les exécutions sommaires, les emprisonnements arbitraires et la mise entre parenthèses du droit.

Tous ceux qui soutiennent le dictateur Sassou-Nguesso dans ses errements le paieront un jour. La roue de l’histoire tourne.

Olivier Mouebara

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:25
[Congo-Brazzaville] Liste des génocidaires du Congo

CONGO: une liste sur laquelle les génocidaires eux mêmes se reconnaîtront, by Officiel Brazzanews

Une liste sur laquelle les génocidaires eux mêmes se reconnaîtront

Denis Sassou-Nguesso
Jean-Marie Tassoua alias Général Giap
Général Yves Montando-Mongo (décédé)
Général Léonard Essongo
Général Pierre Ngombe
Général Jacques Morlende
Général Philippe Longonda
Général Blaise Adoua (décédé)
Général Pierre Oba
Général Hilaire Moko
Général Florent Ntsiba
Général Norbert Dabira
Général Gilbert Mokoki
Général Casimir Bouissa Matoko (décédé)
Général Prosper Konta
Général Jean François Ndengue
Général Dominique Okemba
Général Fulgor Ongombo
Général Charles Mondjo
Général Mongo
Général Ndongo-Mokana
Colonel Olessongo
Général Nianga-Mbouala
Colonel Bonaventure Engobo
Colonel François Okinga
Colonel Marcel Tsourou (en prison)
Général Guy Blanchar Okoî
Colonel Michel Ombeli
Colonel Ngakala
Colonel Patrice Ondele
Colonel Emanuel Avoukou (décédé)
Colonel Serge Oboa
Colonel Mathieu Ngo
Colonel Georges Ngassaki
Colonel Cyril Eyini
Colonel Ngasaki- Lepira
Colonel Dimi
Colonel Adolphe okouere
Colonel M Edgar Nguesso
Colonel Basile Zobi
Colonel Moigny
Colonel Roland Ngouabi
Commandant Bakoua
Ambroise Noumazalaye (décédé)
Itihi Ossetoumba Lekoundzou
Rodolphe Adada
François Ibovi
André Okombi Salissa
Camarra Decamo
Gérard Bitsindou (décédé)
Isidor Mvouba
Mathias Ndzon
Mme Kouakoua Celestine
Gongara Nkoua
Willy Matsanga
Bertin Ossendza
Martin Mbemba
Martin Mbéri
Freddy Menga
Tchibota alias Moubenda

Liste non exhaustive

JEFF KITOKO

SOURCE : http://brazza-news.com/congo-liste-sur-laquelle-les-genocidaires-eux-memes-se-reconnaitrons/

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Jeff Kitoko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:52
[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio

18 MARS 1977 – 18 MARS 2014 = 37 ANS LE CONGO A T-IL ENCORE DES VRAIS KOUYOUS ET DES VRAIS MBOSHIS POUR HONORER LA MÉMOIRE DE MARIEN NGOUABI?

Plusieurs cultures développent dans notre pays un rapport sacré à leurs défunts, comme ne cesse de le démontrer avec arrogance Denis Sassou Nguesso : une ou 2 fois par an en mémoire des membres de sa famille. Ce geste, il l’a fait pour l’immortel Marien Ngouabi jusqu’en 1992 pour distraire le peuple Congolais qui lui reproche de l’avoir assassiné. Mais à l’instauration de la Démocratie conformément aux acquis de la Conférence Nationale souveraine, seuls les membres de la famille du Commandant entourés de quelques militants du PCT s’étaient rendu au mausolée. Malheureusement depuis son retour au pouvoir par les armes, Sassou Nguesso a préféré laisser le mausolée à l’abandon avec le tombeau de l’illustre disparu vidé de ses restes.

Selon une certaine tradition, les Kouyou faisaient partie de ces congolais qu’on ne pouvait humilier en public. Mais depuis 37 ans, papa Ossombo qui faisait la fierté de cette communauté redoutable est en train de se retourner dans sa tombe et pour preuve : il n’y a plus de danse dominicale à la grande école officielle de Poto-poto ni d’Ékongo dans la rue Mbochi, près du pont de Madoukou Tsiékélé qui sépare la mini-Nation de l’arrondissement n°5 Ouénzé.

Me Jacques Okoko le fameux parent de Marien Ngouabi encadré par la veuve et les enfants

En effet depuis le 18 mars 1977 date de l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi par celui que la plupart de nos compatriotes du Nord considérait d’inoffensif, tous les Kouyou sont aujourd’hui à nos yeux : de pauvres types depuis que Yhombi Opango et Jacques Okoko ont fait allégeance au commanditaire qui était considéré par ces derniers de sous homme parce que issu des Batéké Alima devenus Mboshi depuis qu’il s’est autoproclamé khani.

Me Massengo Tiassé constatant la disparition des restes de Marien Ngouabi

Ah Marien! Comment comprendre la lâcheté des membres de ta tribu qui n’osent même pas revendiquer tes ossements aujourd’hui où ta petite-fille clame haut et fort que ton assassin n’a pas fini de t’assassiner? Ne peux-tu pas aujourd’hui demander à ton Dieu d’intercéder pour que cette communauté de ta tribu se libère de ton assassin leur oppresseur qui ne cesse de détruire aussi notre cher et beau pays! Gloire et honneur à toi Marien Ngouabi et honte aux membres de ta tribu complices de ton assassinat et à tous les collabos qui sont là à défendre ton assassin qui va très bientôt rendre compte de tous ses crimes.

http://youtu.be/rvzydhytEls

[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio
[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio
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Mbiki de Nanitelamio - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Marien Ngouabi
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:01
Congo-Brazzaville : Yoka (et la Cour Suprême) condamnent Ntsourou à la prison ferme

RFI -

Explosions de Mpila : prison ferme pour le colonel Ntsourou

Suites judiciaires des explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012 à Brazzaville : la Cour suprême vient de rendre son arrêt après avoir examiné le pourvoi en cassation émis par le procureur général et a finalement décidé de requalifier la peine de l'ex-numéro 2 des services de renseignements. Elle condamne à la prison ferme le colonel Marcel Ntsourou. La Cour suprême casse ainsi le jugement rendu en septembre dernier, et qui condamnait l'ancien officier à 5 ans de travaux forcés avec sursis.

D’aucuns croyaient l’affaire des explosions du 4 mars 2012 terminée. Mais la Cour suprême vient de casser le jugement rendu en septembre dernier : le colonel Marcel Ntsourou, condamné à 5 ans de travaux forcés avec sursis, écope désormais de 5 ans de prison ferme.

Double peine

Une double peine pour l'ex-numéro 2 des services de renseignement puisqu'il est déjà derrière les barreaux depuis mi-décembre suite aux affrontements qui se sont déroulés autour de sa résidence. Une affaire pour laquelle il n’a d'ailleurs pas encore été jugé.

Mais la procédure et les batailles judiciaires sont loin d’être terminées. Pour Maître Yvon Eric Ibouanga, avocat du colonel Marcel Ntsourou, l'ancien officier va introduire une opposition contre cet arrêt de la Cour suprême car le pourvoi en cassation a été émis en violation de l'article 507 du code de procédure pénale.

« Pas de sursis en matière criminelle »

Joint par RFI, le ministre congolais de la Justice se réfère également à la loi. Aimé-Emmanuel Yoka affirme que « si la Cour a révoqué le sursis, elle n'a fait qu'appliquer la loi. Dans notre système de répression au Congo, il n'y a pas de sursis en matière criminelle… Or, les travaux forcés sont une peine criminelle. »

© RFI

Notre commentaire

La magie de la Cour suprême a opéré, à la grande satisfaction du pouvoir qui n'avait jamais digéré le fait de voir Ntsourou rentrer chez lui après le procès des explosions du 4 mars.

Emmanuel Yoka, ci-devant oncle, jurisconsulte personnel de Sassou et accessoirement ministre de la Justice du Congo, a obtenu la peau de Ntsourou, au nom du clan.

Le voilà inventant la théorie selon laquelle « Dans notre système de répression au Congo il n'y a pas de sursis en matière criminelle ».

D'abord, il convient de préciser qu'une condamnation pour crime ou délit peut être assortie du sursis simple. Tout au moins en droit français, celui dont s'inspire largement le droit congolais. Nous disons bien le droit congolais. Pas le droit fabriqué de toutes pièces à Oyo.

Même dans l'hypothèse (farfelue, selon nous) dans laquelle se situe le sieur Yoka, par quel mystère, selon quel texte la Cour Suprême transforme-t-elle (requalifie) une peine assortie du sursis, en peine ferme plutôt que de relaxer Ntsourou ? L’incompétence supposée des magistrats du fond qui ignoreraient qu'il n'y a pas de sursis en matière criminelle au Congo, ne devait-elle pas profiter à l’accusé ? La Cour suprême, plutôt que de " requalifier ", n'aurait-elle pas dû simplement casser la décision et renvoyer l'affaire devant une autre juridiction ou la même autrement composée ?

D'autre part, si la Cour suprême a " révoqué le sursis " comme le soutient Yoka, cela voudrait-il dire que cette juridiction, qui n'en a du reste pas la compétence, aurait évoqué et jugé les faits qui ont conduit récemment à l'arrestation musclée de Ntsourou et que, sur cette base, elle a révoqué le sursis prononcé par les juges de fond ?

Quoiqu'il en soit, les Congolais le savent : il s’agit d’un véritable acharnement vis à vis d'un homme, d’un règlement de comptes entre d’un côté Ntsourou et de l’autre côté le clan Sassou, fort des Okemba, Ndengué et Yoka. On peut les comprendre : Ntsourou avait menacé de faire des révélations sur l’affaire des " Disparus du Beach ". C’est pour cela qu’il vient de prendre de la prison ferme… sur tapis vert. Et il n'a pas fini de payer... Son avocat peut toujours se faire des illusions en comptant sur un appel qui rendrait la décision de la Cour suprême non exécutoire. La prison ferme de Ntsourou avait déjà été actée en famille, au sein du clan, sur les bords de l'Alima et rien ne changera.

Rien ni personne n'entravera la marche vers la modification de la Constitution. Et surtout pas un (pauvre) Téké. " Le pouvoir est pris dans nos filets ! ", avait dit Sassou en langue mbochi aux " sages " de sa contrée, assurant qu'il ne voyait personne le menacer à " Nguélé " (Brazzaville).

Au suivant !

(Mwindapress)

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RFI via Mwindapress - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:46
(Congo-Brazzaville) Pour la mémoire du Cardinal Emile Biayenda

Le Cardinal Émile Biayenda

Cette messe d’action de grâce organisée par l’association Cardinal Emile Biayenda, à laquelle vous êtes tous cordialement conviés, a lieu chaque année. Nous prierons aussi pour toutes les victimes des guerres contre les civils au Congo-Brazzaville.

Lieu – Eglise Saint-Denys de la Chapelle
16-18 rue de la Chapelle, Paris 18e

Association Cardinal Emile Biayenda
3 Cité de l’Amitié – 93000 Bobigny
acebfrance@yahoo.fr
Envoyer un courriel

Qui était le cardinal Emile Biayenda ?

Le cardinal Emile Biayenda est né en 1927, dans le district de Kindamba. Après des études primaires dans les écoles catholiques de ce district et à Boudji (nord du Congo), il entre au petit séminaire Saint-Paul de Mbamou, puis entreprend, de 1950 à 1958, des études de philosophie et de théologie au grand séminaire Libermann de Brazzaville. Ordonné prêtre en 1958, il exerce son ministère dans différentes paroisses de Brazzaville, d’abord comme vicaire, puis comme curé d’août 1959 à juillet 1965.

Responsable diocésain de la Légion de Marie, cette forme d’apostolat lui vaudra l’inimitié de certains hommes politiques. Il est arrêté et torturé, en même temps que le père Robyr de la congrégation du Saint-Esprit. Pour la première fois, il subit dans sa chair le contrecoup des luttes politiques auxquelles il est totalement étranger.

De 1965 à 1969, Emile Biayenda poursuit ses études dans les facultés catholiques de Lyon (France) où il obtient une licence de théologie et un doctorat en sociologie.

Rentré à Brazzaville en mai 1969, il devient rapidement vicaire épiscopal. Le 7 mars 1970, il est nommé archevêque coadjuteur. Il succède à Monseigneur Théophile Mbemba, décédé le 14 juin 1971 à Brazzaville. Le 2 février 1973, il est créé cardinal par le pape Paul VI. En mai de la même année, de retour de Rome, la chrétienté congolaise lui réserve un accueil triomphal.

Mais la situation politique du pays est toujours sous l’emprise marxiste-léniniste. Le gouvernement congolais de l’époque, fortement marqué par cette idéologie, connaît une instabilité certaine du fait des rivalités internes dans le parti unique. Cela aboutit, le 18 mars 1977, à l’assassinat du Président de la République, Marien Ngouabi. En représailles, le 22 mars, le Cardinal est enlevé et froidement assassiné quelques heures plus tard.

Cardinal Biayenda et le Président Marien Ngouabi assassinés en mars 1977

Il nous laisse un message adressé à ses compatriotes peu avant sa mort, message de paix, en quelque sorte son testament et la conclusion de sa mission évangélique parmi nous : « A tous nos frères croyants du Nord, du Centre et du Sud, nous demandons beaucoup de calme, de fraternité et de confiance en Dieu, Père de toutes races et de toutes tribus ; afin qu’aucun geste déraisonnable ne puisse compromettre un climat de paix que nous souhaitons tous. »

Lors de sa venue à Brazzaville, le 5 juin 1980, le pape Jean-Paul II s’est incliné sur la tombe du cardinal Emile Biayenda, son ami, disait-il. Depuis septembre 1996, sa cause en canonisation à été introduite à Rome.

ACEB-France (Association Cardinal Emile Biayenda-France)

Déclarée en la préfecture de la Seine-Saint Denis en décembre 1993, cette association loi 1901 a été créée pour promouvoir la mémoire du cardinal Emile Biayenda à travers des publications et des œuvres humanitaires (santé, éducation, bien-être des populations). Elle a effectué de nombreuses missions humanitaires au Congo-Brazzaville, en collaboration avec les évêques du Congo, et à La Havane (Cuba) près de l’Eglise catholique de Cuba.

In memoriam
Ainsi, chaque année, notre association tient à perpétuer cette mémoire de l’illustre disparu par une messe d’action de grâce.

Gabriel Sounga- Boukono, Président

Le 22 mars 1977, le Congo-Brazzaville devenait le premier pays d’Afrique où un cardinal de l’Eglise catholique, Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, était assassiné. Cet événement intervenait dans un contexte de coup d’Etat, qui coûta la vie au président marxiste-léniniste congolais, Marien Ngouabi, et à l’ancien président « socialiste bantou », Alphonse Massamba-Débat… A lire – Le cardinal Biayenda et le Congo-Brazzaville, de Rémy Bazenguissa-Ganga, Gabriel Sounga-Boukono, René Tabard. Ed. Karthala, 2012 – 26 euros. « Exceptionnellement, ce livre sera vendu au prix de 20 euros ce samedi 22 mars 2014″

(Congo-Brazzaville) Pour la mémoire du Cardinal Emile Biayenda
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Sounga Boukono - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:02
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Le Nord ne doit pas perdre le pouvoir !"

par Rigobert OSSEBI

Vendredi 13 mars 2014, à 10 heures, le Colonel Germain Ickonga-Akindou franchissait la porte de sortie de la maison d’arrêt de Brazzaville après presque deux années passées derrière les barreaux. Il y laissait son double camarade d’infortune, dans la parodie de justice et dans l’incarcération, le Colonel Marcel Ntsourou. Alors que ce dernier croupit depuis trois mois en QD ( cellule disciplinaire), sans lumière ni ouverture, l’ancien directeur général de l’équipement de l’armée congolaise quittait sa prison dorée, libre définitivement de toute poursuite.

Que l’on ne s’y trompe pas, cette décision d’affranchir l’inculpé de détournements de deniers publics liés à l’affaire du 4-Mars n’a rien de judiciaire ou d’humanitaire. Rien à voir avec un éventuel recours instruit par une quelconque haute juridiction ; rien à voir avec une intervention divine en ce jour du « 14 mars décrété sacré »(1) par l’autocrate sanguinaire et rien à voir également avec un lobbying intensif des Ickonga envers leur enfant et frère ainé et leur mécontentement à l’encontre du dictateur.

Dès son incarcération, les parents makouas du colonel Germain Ickonga-Akindou avaient dépêché les Sages de la région auprès de Denis Sassou NGuesso afin d’obtenir la grâce présidentielle pour leur enfant. Firmin Ayessa, faussement à l’écoute des dignitaires de sa famille makoua, n’intervint nullement pour la libération du coupable de détournements, certes, mais vrai bouc-émissaire dans les explosions. Trop soucieux de protéger les vrais responsables, l’homme de l’Alima et son neveu Bouya, le ministre d’Etat, directeur du cabinet présidentiel, contribua à l’humiliation des Sages de Makoua alors que le pouvoir dictatorial s’amusait de leurs suppliques.

Depuis, le chef de guerres civiles n’a cessé de voir le camp de ses partisans se réduire comme une peau de chagrin à force d’empoisonnements, d’emprisonnements et de disparitions en tous genres, accidentelles ou faussement naturelles et surtout de purges ; les Ntourous, Bemba, Okombi Salissa, pour ne citer qu’eux dans les Plateaux, comptaient pourtant parmi ses plus robustes soutiens.

Aussi, tout juste après son voyage d’affaires en Israël, dédié à l’armement, aux munitions et aux technologies et techniques de combats urbains, l’autocrate-massacreur de populations civiles s’est empressé d’aller dans le Nord du pays pour battre le rappel de ses troupes. Le message était clair « Le Nord ne doit pas perdre le pouvoir ! » Dès le 4 mars à Impfondo, l’achat des consciences battait son plein. On s’y serait adressé à lui ainsi : « Monsieur le Président, nous vous prions humblement de modifier la constitution afin que vous continuiez de diriger ce pays dans la paix jusqu’en 2025 ».

A Owendo, chez les parents de Marien NGouabi, les pétrodollars ont produit le même miracle de « ralliements spontanés » et d’encouragements à modifier la constitution ! Des foules amnésiques des assassinats, dont leurs parents et Marien N’Gouabi ont été victimes, auraient ovationné le kleptocrate qui leur abandonnait quelques miettes infâmes de ses larcins.

Et puis, il a bien fallu envisager la réconciliation avec les parents de Makoua. Il parvenait bien au voisin de l’Alima des expressions d’un ras-le-bol, de ressentiments et d’envies de changement voire de renversement du pouvoir actuel ; il préféra ne pas en tenir compte ! Il se montra fort servile à l’opposé des dernières rencontres à Brazzaville. Des bassines remplies de liasses de billets de banque, comme le veut maintenant l’usage dans ces régions septentrionales (2), avaient été déposées en libre-service pour les dignitaires. Pour ces derniers, l’occasion était trop belle de se venger. Avant même que quiconque daigna soustraire une liasse d’une des bassines, le dictateur concéda non seulement la libération du Colonel makoua, mais il s’engagea à le promouvoir prochainement au grade de Général. En dédommagement des deux années de prison, deux millions d’euros, un par année, seront payés à l’indélicat ex-directeur général de l’équipement.

Le dictateur, passé-maître dans l’art des promesses non-tenues, aurait même ajouté : « ce n’est rien deux années dans la vie d’un homme ! Germain retrouvera mieux que son grade et que son poste. Le pays a besoin de lui ! » Denis Sassou NGuesso demanda seulement, et l’obtint, que la libération s’effectue le 14 mars 2014 pour donner de la solennité à cet accord !

Certes, plus que jamais après avoir fait l’inventaire des forces qui lui seraient acquises dans le nouveau bras de fer, sûrement sanglant, qu’il prépare contre la nation congolaise, Denis Sassou NGuesso manquera cruellement de renforts. Mais si toutefois il venait encore une fois à s’imposer, il ne tiendra aucune des promesses qu’il aura faites à Impfondo, à Owendo ou à Makoua ; à Germain Ickonga-Akindou pas plus qu’aux autres !

Le dictateur à une mémoire volontairement des plus volatiles pour ses engagements mais sa rancune est, on ne peut plus, tenace ! Que Marcel Ntsourou, André Okombi Salissa et autres Germain Ickonga-Akindou ne l’oublient, eux, surtout pas ! Ils ne le paieront que plus chèrement !

Rigobert OSSEBI

(congo-liberty)

(1)Date anniversaire du décès de Madame Edith Bongo-Ondimba

(2) Des sacs de farine font parfois l’affaire

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Le Nord ne doit pas perdre le pouvoir !"
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Rogobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 18:33
(Congo-Brazzaville) Quand pour survivre il faut le péril

MAVOUNGOU PAMBOU

Au beau milieu de l’aprè-midi, alors que les rayons de soleil dardaient moyennement, une tempête se leva soudain dans un ciel serein. En conséquence, les vagues commencèrent à grossir de manière fulgurante. Au village, un vent d’une violence inouïe sécoua les arbres. Une nuée de feuilles mortes accompagnée de poussière s’éleva dans l’air. Les cocotiers et palmiers centenaires, soumis à rude épreuve, oscillaient dangereusement au dessus des cases au rythme du vent, mais celui-ci était loin d’avoir raison d’eux, en dépit de sa violence. Ces arbres étaient d’une résistance remarquable, sinon légendaire. De l’Est, du côté du Mayombe, vint un nuage qui assombrit subitement Bwali. Un éclair fulgurant lézarda le ciel, illuminant ainsi la cité d’une lumière éblouissante. La seconde d’après, un grondement de tonnerre proche et assourdissant tonna. L’onde de choc fit tout vibrer au passage. Des poules effrayées, ayant trouvé refuge sous l’auvent des cases et pressentant le danger, caquetèrent instinctivement sur le coup.

Dans la forêt, les animaux pris de peur panique, couraient ça et là à la recherche d’un fourré où se blottir. Le pépiement des oiseaux s’était interrompu net, les singes s’étaient tus. On entendait plus que le hululement de la bourrasque dans son sillage à travers le feuillage. En maints endroits, des arbres cédaient du fait de la violence subie. Ce déchaînement intempestif des éléments était d’autant périlleux que les femmes dans les champs interrompirent les travaux et se hâtèrent de rallier le village.

A quelques encablures de là, en mer, la situation était intenable, car la tempête avait déclenché une houle. L’effet du vent impétueux avait fait perdre à la mer sa sérénité relative. Celle-ci prenait davantage du volume en se hérissant d’une multitude de mamelons mouvants, accentuant ainsi le roulis et le tangage. Pour les deux hommes, la partie de pêche démarée le matin leur avait rapporté quatres grosses prises : un tarpon, un barracuda, un merou et une carpe rouge. Quand le temps dégénèra, ils étaient aux prises avec un requin blanc de grand calibre que Bianiefa venait de harponner. D’ordinaire, la capture de ce poisson au comportement délicat et imprévisible se fait souvent la nuit, mais l’étoile de ces hommes fut telle qu’ils en ferrèrent un en plein jour. Le squale, des profondeurs abyssales, se débattait au bout du harpon à la corde duquel s’étaient fermement agrippés les deux hommes, après avoir donné du mou par moment, du fait des à-coups de l’animal. Ainsi, par intermittence ils effectuaient une traction suivie d’une pause. Il arrivait aussi que la traction inverse exercée par le requin traîne la barque sur une certaine distance. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils avaient affaire à un poisson manifestement combatif, doté d’une défense peu commune, s’avouant difficilement vaincu et qui du reste procura une forte impression aux hommes. La lutte fut âpre entre ce poisson à l’identité particulière et les pêcheurs. Cette pêche au requin fut particulièrement éprouvante. Aussi, non seulement les mains s’en ressentirent tant la douleur était lancinante, mais ils en furent presque éreintés.

Mais leur tâche fut rendue plus pénible à cause du vent turbulent et des lames de fond qui grossissaient de plus en plus au fil des minutes, faisant tanguer dangereusement et sans cesse le frèle esquif. Ce qui malgré tout n’entama guère la hardiesse des hommes. Lors d’une ultime traction ils se rendirent compte que le requin n’opposait presque plus de résistance. Il devait avoir perdu beaucoup de sang et fut cependant gagné par la fatigue. Le poisson réapparu à la surface dans un tourbillon, à quelques dizaines de mètres. Quand il fut près de la barque, le redoutable squale paru ménaçant: de ses puissantes mâchoires il déploya machinalement des dents acérées à tout vent. Sa queue, frétillant nerveusement, battait l’eau, éclaboussant ainsi les deux hommes. Bivuda lui assena un coup de massue sur la tête, alors que Bianiefa tenait fermement la lance dont la pointe comportait une double entailles dont l’autre partie formait un crochet ; laquelle lance avait transpercé le flanc de l’animal au niveau des branchies. Il s’immobilisa net. Les hommes le hissèrent non sans difficulté dans la barque, car il était de loin le plus gros poisson de leur partie de pêche et surtout d’un poids considérable. Ils regroupèrent tous les poissons au milieu de la pirogue, rangèrent les cordes et les lances, et entreprirent de regagner la terre.

Le déchaînement des éléments était tel que les deux hommes devaient redoubler de vigilance et se montrer attentifs aux mouvements à effectuer, car la moindre négligence pouvait s’avérer fatale pour eux. Mais, en dépit de toutes ces précautions, ils subissaient de plein fouet la furie des vagues. Aussi la barque, considérablement alourdie par le poids des poissons, se mouvait péniblement. De manière permanente, elle chevauchait une crête à l’autre tout en piquant du nez, surfant vers des creux abrupts tel un bolide. La récurrence de ces vagues, qui avaient démesurément grossi, induisait un rythme quasiment infernal. La barque était sécouée dans tous les sens. Ces incessants assauts des vagues étaient une véritable terreur digne à flanquer l’effroi, du moins à délencher le mal de mer à plus d’un. Mais les deux hommes, habitués qu’ils étaient à ces démentielles trépidations, démeurèrent étonnamment froids devant le danger. Il n’en demeure cependant pas moins vrai que flirter avec le péril ne manque pas de générer de la peur, mais il fallait la réprimer, afin de donner libre cours à l’entrain et surtout au courage.

Un rouleau d’amplitude singulière se profila soudain derrière eux. La pirogue fut soulevée à une hauteur telle qu’en amorçant la dénivellation elle se retrouva presque en biais par rapport à sa trajectoire. Bianiefa alors qu’il tentait de la redresser d’un vif coup de pagaie, l’eau déferlant de la crête buta voilemment contre le flanc de la barque qui donna dangereusement du gîte. Et une bonne quantité d’eau s’y engoufra. Le choc déséquilibra l’embarcation. La brutale sécousse fit arracher presque simultanément un juron à chacun des hommes.

-a a a bàkúlúé ! “Mes ancêtres !” Lança Bianiefa.

-tátà ándì ! “Mon père !” Hurla Bivuda en écho.

En fait, ceci n’était qu’une façon, en ce moment critique où ils côtoyaient la mort, de solliciter les ancêtres afin qu’ils interviennent pour conjurer le mauvais sort qui planait sur eux. Face à cette terrible situation, les hommes demeuraient inébranlables quant à leur foi en la capacité protectrice et salavatrice des divinités et mânes. Ils avaient également intériorisé le fait qu’on ne transige pas avec les forces de la nature instilant le mal. Aussi étaient-ils résolus à faire preuve de dépassement de soi, allant jusqu’à braver farouchement les éléments.

Bivuda, précipité, manqua in extremis de passer par dessus bord. Il s’affala sur le ventre vers la proue en s’aggripant instinctivement à l’un des flancs de la pirogue d’une main ; la pagaie qu’il eut le reflexe de ne pas lâcher se trouvant dans l’autre. Bianiefa chut sur son séant dans la barque même, mais sans le moins du monde avoir perdu le contrôle de celle-ci. Bivuda, après s’être redressé, s’accroupit et écopa l’eau avant de se remettre à ramer. Partout, les vagues ourlées d’écume déployaient leur incessant et sinistre ballet.

Lorsqu’ils furent à quelques kilomètres de la côte, il se mit à pleuvoir. La pluie tomba drue, tout en rafraîchissant considérablement le temps. Ce qui eût pour effet d’exacerber une situation déjà extrêmement tragique. Comme pour dire qu’un malheur n’arrive jamais seul. Par conséquent, Bivuda devait presque en permanence, écoper l’eau de la pirogue entre quelques coups de rame. Ce surcroît de peine lui fit arracher une exclamation :

nzííngù cíkúúmbù yínnwáánà ábù tí n’káámbà sélééngù.

“Je me bats avec un léopard, c’est alors qu’apparaît une meute de magnans!”

Comme pour dire jamais un sans deux. Ceci était le cri de l’homme face à ce qu’il considérait comme une injustice des plus incompréhensibles et intolérables. Devant cette mésaventure infernale, générée par une perturbation tous azimuts des éléments, ne pouvaient-ils pas croire que la nature s’acharnait contre eux? Il fallait à la fois lutter contre un vent impétueux, une pluie torrentielle, des vagues à vous flanquer le vertige et un froid à vous laisser transi en vous sapant en même temps le moral. Et ceci se comprend bien quand on sait que les hommes n’avaient rien comme vêtement au dessus du nombril. De manière générale, au Loango la tenue vestimentaire des hommes n’était constituée que d’un kilt quand ce n’était qu’un simple pagne en raphia ceind autour de la taille et couvrant essentiellement la partie inférieure du corps.

En fait, la situation telle qu’elle se présentait, il était bien évidemment question de vie ou de mort. Les hommes en avaient la pleine mesure. Pour eux l’épreuve était d’envergure. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils firent preuve d’un sang froid sinon étonnant, du moins déroutant. Leur intrépidité ne fut, par conséquent, ébranlée en rien. La farouche volonté de vaincre et l’esprit de survie dont ils arborèrent leur permirent de braver les éléments et d’être à la hauteur de l’adversité, mieux ils se surpassèrent dans cette épreuve. Une telle attitude illustre à souhait la devise :

líbà lí nsítù líyúkà yí mbáásù.

“Le palmier de brousse est habitué au feu.”

On comprendra que cet arbre, contre toute attente, survit à la redoutable et périlleuse épreuve du feu de brousse qui dévaste tout sur son passage. Mais ce qui est frappant dans l’histoire, c’est qu’après s’être tiré à bon compte d’une situation, qui autrement se serait avérée fatale pour lui, le palmier, arbre providentiel quant à la civilisation considérée, continue à pourvoir aux besoins vitaux des hommes. Cette expression est manifestement une mise en exergue d’une philosophie existentialiste selon laquelle: la souffrance constitue sinon un tremplin, du moins un terreau sans lequel le devenir, l’avenir ne saurait s’élaborer. En somme, la vie est souffrance. L’acceptation de celle-ci constitue une condition sine qua non de l’aboutissement des projets que l’homme s’assigne dans la vie et de son ascenssion ou de sa promotion sociale. Vue sous cet angle, l’adversité ne saurait être perçue comme une fatalité encore moins comme une mauvaise chose en soi.

L’accostage était une ultime épreuve. Il fut rendu d’autant plus redoutable et dangereuse qu’il y avait une marée haute ponctuée d’une houle. Des rouleaux écumants particulièrement rapprochées les unes des autres se succédaient et allaient se fracasser à proximité de la plage dans un grondement assourdissant. Ici, en tous temps les pêcheurs doivent savoir jouer sur le registre de la patience et surtout être davantage sur le qui-vive, car la moindre inattention peut entraîner des conséquences graves. Ce qui renvoie à l’image d’une calebasse pleine d’un liquide précieux qui se brise en arrivant sur le seuil de la case. Malgré tout, les deux hommes, ayant mis leur ingéniosité et leur expertise à contribution, parvinrent à gérer la situation à bon escient et finirent par accoster. La vague déferlante sur laquelle ils firent surfer la barque jusqu’au rivage ne manqua tout de même pas de l’innonder d’eau. En somme, de cette partie de pêche pour le moins périlleuse, on retiendra une chose essentielle: des hommes à l’âme batailleuse survécurent à la furie des éléments. Des miraculés, on aurait dit, sans nulle doute.

Quelques voisins, qui s’inquiétèrent de leur sort, vinrent à leur rencontre, en dépit du temps qu’il faisait, leur prétèrent main forte à vider l’eau de la barque, qu’ils allèrent par la suite placer plus loin sur la plage à l’abri des flots. Le gros requin blanc, poisson de choix à la chair savoureuse, fut mis en quartiers sur place afin de faciliter son transport. Le groupe d’hommes, chacun avec un fardeau de poissons emballés dans des palmes de rônier, prit le chemin de retour pour Bwali sous une pluie battante.

Extait de : Kamangu, le roi thaumaturge (à paraître 2014).

René Mavoungou Pambou

N’tu mbali syalulu wutama Lwangu

“Le libre penseur qui déclame Loango”

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René Mavoungou-Pangou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 19:07
Henri Lopès n'aura pas l'OIF convoitée

Nous savons que le futur successeur d'Abdou DIOUF au poste de Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) s'appelle Bertrand DELANOE, le désormais futur ex-Maire de Paris; ce qui veut dire, en termes beaucoup plus clairs, que Monsieur Henri Marie Joseph LOPES a beau s'agiter, il ne sera jamais Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie).

Bien entendu, nous ne pouvons que nous en réjouir car enfin, ce poste échappera définitivement à Monsieur Henri Marie Joseph LOPES et donc au contrôle du vieux dictateur sanguinaire et corrompu congolais Denis Sassou Nguesso.

En effet, il aurait été vraiment dommage de porter à la tête d'une organisation aussi prestigieuse un homme si lâche et sans aucune envergure comme Henri Marie Joseph LOPES, qui voue une fidélité sans limite à un vieux dictateur sanguinaire et corrompu et à ceux-là mêmes qui ont assassiné son neveu Bruno OSSEBI, journaliste franco-congolais, brûlé vif dans sa maison avec sa femme et leurs trois enfants. Son épouse et leurs trois enfants sont morts dans l'incendie et lui sera finalement achevé dans son lit d'hôpital (à l'hôpital militaire de Brazzaville) la veille de son évacuation sanitaire en France.

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Bienvenu Mabilemono - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 11:36
(Congo-Brazzaville) Théophile Obenga, le griot du Roi Denis 1er d'Oyo

À celles et ceux qui ont, peut-être oublié, qui est Théophile Obenga, veuillez trouver ci-dessous sa lettre d’allégeance au Roi Denis 1er d’Oyo parue dans la Semaine Africaine n° 2890, du mardi 5 mai 2009. Qu’est-ce qu’il y avait en 2009 ? Qu’est-ce qu’il y aura en 2016 ? Vous avez tout compris. Le griot sort et chante toujours quand il sait que son hôte est prêt à délier la bourse.

Par Nassimina Mêrii

***

Le président Denis Sassou Nguesso : un nouvelle épithalame pour le Congo.
par le Professeur Théophile Obenga.


Peut-être avec un havenet incomplet, je m’expose à un risque de propos délibéré, en tentant une esquisse de portrait du président Denis Sassou Nguesso. Tout haut responsable aux grandes charges publiques peut avoir son portrait décrit à larges traits par des concitoyens historiens, biographes ou hagiographes. Or à l’origine, l’hagiographie elle-même fut une branche de l’histoire religieuse. A bien voir, le problème à réflexion est l’habitude du train-train qui, parfois, obscurcit l’entendement. Même le portrait le plus éloquent n’est jamais qu’n simple fragment éluvial d’une roche.

Le Président Denis Sassou Nguesso, admet-on de façon générale, est « twèrè », mot de l’idiome mbochi qui signifie tout à la fois : sage, pondéré, attentif, méticuleux, serein et endurant.

Sa personnalité est aussi faite de méthode rigoureuse, de persévérance, de détermination, sinon de volontarisme. Il apparaît froid, sévère, imperturbable et même imperméable. Cependant, l’homme est profondément sensible, plein de compassion, généreux, affable, tendre et affectueux. Il a un réel culte de la famille, de la parenté, de l’amitié, de la camaraderie. Un puissant sens d’écoute est naturel chez lui. Il hait, au plus haut point, la fourberie, l’hypocrisie, la duplicité. Il a un sentiment philosophique du beau (musique, littérature, architecture, habillement). Il est très éloignés des partisans de Bacchus.

Sassou Nguesso a fait de la rigueur sa norme familière. Il est strict, régulier et ponctuel, même lorsqu’il lance un trait d’humour. Les danses traditionnelles congolaises le comblent de joie, surtout la virile danse èkongo.

Il soigne, assiste avec son aimable épouse à des veillées mortuaires. Il console veuves et orphelins avec raison et sagesse. Il soulage les malades. Il sait pardonner, récompenser ou sanctionner avec clairvoyance et justice. IL relativise le mal qu’on lui fait, car il s’estime responsable numéro un du pays et qu’il ne doit que faire prévaloir l’intérêt général.

Quand le Congo, à maintes reprises, s’est emporté, sans frein, comme une mer tempétueuse, le président Denis Sassou Nguesso, officier général des Forces armées congolaises, est intervenu et a mis fin, avec fermeté est intelligence, à l’explosion subite et violente de la passion politique de ses compatriotes.

De cette façon aussi, il assuma la haine et le ressac de la Conférence nationale et souveraine en 1991. On ne brandissait alors qu’un manuscrit unifolié contre celui qui fut « l’homme des actions concrètes».

Comprenons. Quand la dite « bêtise humaine » manifeste crocs et becs, avec une aveugle intransigeance, Sassou Nguesso, lui, montre au contraire, au grand jour, « l’intelligence humaine ». Heureuse antithèse pour la marche en avant du Congo ! Mais la position du twèrè est historiquement la meilleure et la seule avantageuse pour le Congo.

Tout considéré, le président Denis Sassou Nguesso a fait de la paix sociale un ensemble de principes sur lesquels il fonde et construit sa politique :
- la paix, en lançant divers grands travaux pour la modernisation et le décollage socio-économique et scientifique du pays ;
- la paix, en édifiant un Etat où la règle démocratique prévaut : gestion, administration, justice sociale, solidarité nationale, santé, formation, urbanisation, alimentation, communication, sécurité et défense ;
- la paix en faveur de l’unité et de la solidarité à l’échelle continentale panafricaine, en vue de la construction de l’Etat fédéral africain devant les grandes masses géopolitiques et géostratégiques américaines, européennes, asiatiques, islamiques, etc ;
- la paix, dans le monde où apparaissent de nombreux nouveaux défis à dimension planétaire : défis financiers, défis nucléaires, défis alimentaires, défis climatiques, défis écologiques, défis énergétiques, défis culturels et spirituels, philosophiques et théologiques.

Diriger le Congo, c’est aussi, en même temps, diriger l’Afrique et le monde. Il n’y a pas de « petit pays » ni de « petits chefs d’Etat » pour cela, car ce sont les concepts, les idées, les imaginations, les analyses et les actions pratiques concrètes qui gouvernent l’humanité contemporaine.

Cette paix, si indispensable, est basée elle-même sur une philosophie de l’espoir. L’espoir est synonyme de pensée ouverte sur l’avenir. S’il pense, réfléchit, demande avis et conseil, gouverne, oriente, guide, instruit, décide et agit avec confiance, c’est qu’il a espoir que le peuple congolais vaincra ses majeures difficultés. Tel est Denis Sassou Nguesso, militaire, politique, stratège et philosophe de l’espoir.

Les êtres humains vivent leur vie. La paix, la confiance en soi – ce que les philosophes appellent « la certitude soi » – et l’espoir sont des valeurs qui ne passent pas. Elles amènent le changement, mais elles ne s’altèrent point.

Pour juillet 2009, tous les candidats, à ce qu’il me semble, sont expérimentés, valables, dévoués, compétents et patriotes. Mais, il y a ersatz et ersatz. Ainsi, toute élection, surtout une élection présidentielle, requiert pondération, jugement et choix motivé. La ré-élection du président Denis Sassou Nguesso, en ces temps durs dans le monde entier, serait encore le meilleur choix : un magnifique épithalame pour le Congo.

Prof. Théophile OBENGA.

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:32
[Congo-Brazzaville] Sassou-Ntsourou : Pour le respect du principe du contradictoire

Par OLIVIER MOUEBARA

TSOUROU MARCEL ET SES GEOLIERS

Il est de notoriété publique que la médiocrité est devenue la norme au Congo. Sassou-Nguesso en est l’artiste qui l’a élevé au rang des beaux arts.

Révolu le temps où la faculté de droit de Brazzaville était le laboratoire d’idées avec des conférence-débats de qualité.

Les juristes d’alors regrettent feu Grégoire Mavounia, empoisonné par une main invisible à Brazzaville; Nestor Makunzi-Wollo, décédé il y a quelques années à Paris; Jean-Claude Mavila également décédé à Paris; Cheik-Oumar Diarrah qui aimait débattre et qui a loyalement servi son pays le Mali aux Etats-Unis, Loko Balossa, spécialiste en droit aérien, qui aimait dire à ses étudiants: »le juriste est comme une éponge. Quand on le presse le droit doit couler ». Enfin, Félix Bakounda-Mpélé, en exil forcé en France.

Les recrutements ethnicistes à la faculté de droit de Brazzaville ont considérablement fait baisser le niveau de ce qui était encore considérée comme notre fierté nationale.

Il y a quelques années en arrière, ces juristes respectables auraient publié des écrits à valeur doctrinale pour rappeler au dictateur Sassou-Nguesso, l’exigeance du respect du principe du contradictoire en droit pénal.

Au Congo du dictateur Sassou-Nguesso, la justice est sabordée, laissée entre les mains de l’incompétent-colonel André Oko Ngakala, et de l’impétueux Aimé Emmanuel Yoka. La dictature et le droit ne font pas bon ménage.

Comme l’affirmait Oppetit, le «principe du contradictoire est une réponse à l’exigence supérieure de l’idéal de justice». C’est un élément indispensable permettant à une juridiction d’avoir la qualité de tribunal. Ce principe permet aux parties de présenter à la juridiction leurs points de vue respectifs. Les parties au litige ont également le droit d’avoir accès aux informations qui sont en la possession de leur contradicteur.

«Les procès politiques à la sauce Sassou-Nguesso étant jugés avant d’être instruits», le principe du contradictoire est un «principe directeur du procès en vertu du quel nulle partie ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée». Le principe du contradictoire peut être entendu comme la traduction juridique du bon sens populaire «qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son».

Depuis la capture de Marcel Ntsourou le 16 décembre dernier, les médias aux ordres du dictateur d’Oyo peinent à justifier cet acte musclé, qui a rappelé aux congolais déjà meurtris, de sombres souvenirs. Jusqu’ici, Marcel Ntsourou est illégalement détenu dans un cachot, sans avoir la possibilité de communiquer avec ses avocats.

Seulement, le droit tout entier est justement «l’art du contradictoire». Tout raisonnement juridique est un débat contradictoire, puisque le droit est la science de la contradiction à la différence des autres sciences exactes ou sociales, dans lesquelles «un problème ne saurait normalement comporter qu’une solution».

Ayant instauré le «mbéba» au Congo, c’est-à-dire le désordre, le dictateur-inculte Sassou-Nguesso ignore que l’ordre public est un ensemble des règles obligatoires qui sont édictées dans l’intérêt général. Ces règles sont impératives, c’est-à-dire que l’on ne peut pas en écarter l’application. Comment peut-il le savoir alors que seul l’intérêt familial et ethnique le préoccupe?

Trois principes impliquent trois droits au respect du contradictoire:

- Les parties doivent pouvoir connaître tous les documents qui vont servir à la prise de décision. Ce qui implique que le juge ne peut pas condamner une personne(Marcel Ntsourou) sur le fondement d’une pièce qui a été ignorée des parties.

- Le secret procédural n’est pas opposable aux parties(Marcel Ntsourou): cela signifie que Marcel Ntsourou doit pouvoir accéder au contenu du dossier le concernant.

- Le principe du contradictoire implique le droit de comparaître. Adepte de la fumée noire, il est hors de question pour le dictateur Sassou-Nguesso d’organiser des pseudo-procès, à l’image de celui des disparus du beach.

Au moment où Maître Eric Dupont-Moretti s’apprête à rejoindre les défenseurs de Marcel Ntsourou, l’espoir du respect des droits de la défense renaît.

Sans débat contradictoire, il n’y a en effet pas de réelle défense. Le plein exercice du droit de la défense est un principe fondamental qui domine l’ensemble du procès depuis l’acte introductif d’instance(charabia pour l’inculte Sassou-Nguesso) jusqu’au jugement définitif.

Bête noire des dictateurs, avocat depuis 1984, Maître Eric Dupont Moretti se définit ainsi. «Le temps d’une affaire, j’entre dans la vie de mon client et j’utilise la mienne pour le défendre au mieux. J’arrive dans les villes dont je ne connaîtrai que le palais de justice, ma chambre d’hôtel me sert de bureau. Quand c’est fini, le remballe et repars pour une autre préfecture. Cette vie-là, je l’ai choisie et je l’aime».

Portera t-il l’estocade au dictateur vieillissant et finissant de Mpila?

Les congolais sont amorphes depuis plusieurs années. Privés de leurs droits fondamentaux, ils n’osent braver le dictateur Sassou-Nguesso, pendant que des poches de résistance à toutes les dictatures voient le jour dans certains pays africains.

Fatalisme ou résignation? Telle est la question qui se pose. Le droit et le respect de ses principes sont les fondements d’une société. Les méconnaître en les bafouant comme le fait le dictateur d’Oyo depuis 1997 est insupportable.

Dans ce décorum étouffant, le respect du principe du contradictoire ne se limite pas seulement à la capture de Marcel Ntsourou.

Dictateur et criminel depuis trente ans, Sassou-Nguesso semble oublier la plupart du temps que le crime, pour reprendre l’expression de Robert Badinter, c’est aussi «le lieu géométrique du malheur humain».

Olivier Mouebara

LES PHOTOS DU CARNAGE AU DOMICILE DE MARCEL TSOUROU

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso