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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 19:42
[Congo-Brazzaville] Recensement : La machine à tricher du PCT est en marche

par Meraf Ossebi



On savait depuis longtemps que la tricherie était dans les gènes des dirigeants du chemin d’avenir mais avec les résultats du recensement publiés hier à Brazzaville, nous sommes passés à l’étape supérieure, celle de l’industrialisation de la fraude.

Avec cette vaste manœuvre grossière, on est au moins sûr que le pouvoir de Brazzaville n’a pas l’intention d’organiser des élections transparentes et crédibles.

En effet, pour le ministre Raymond-Zéphirin Mboulou et ses agents recenseurs par exemple, les départements du Nord seraient devenus plus peuplés que ceux du Sud.

Selon les chiffres du ministère de l’intérieur :

- Le département de la Likouala a autant d’électeurs que la somme des électeurs du Niari et du Kouilou,
- Le département de la Sangha a deux fois plus d’électeurs que le Kouilou,
- Le département de la Cuvette a plus d’électeurs que le Pool,
- Les plateaux ont plus d’électeurs que la Bo
uenza.

Ci-dessous le récapitulatif des premiers résultats du recensement :

- Département du Kouilou : 30.217 électeurs en 2014 contre 45.977, en 2007,
- Département du Niari : 96.231 électeurs en 2014 contre 115.635 en 2007,
- Département du Pool : 92.824 électeurs en 2014 contre 118.297 en 2007,
- Département de la Bouenza : 112.894 électeurs en 2014 contre 154.536 en 2007,
- Département de la Likouala : 121.881 électeurs en 2014 contre 77.057 en 2007,
- Département de la Cuvette : 121.213 électeurs en 2014 contre 78.022 en 2007,
- Département de la Sangha : 60.622 électeurs en 2014 contre 42.869 en 2007,
- Département de la Cuvette-Ouest : 44.412 électeurs en 2014 contre 36.499 en 2007,
- Département des Plateaux : 116.913 électeurs en 2014 contre
87.295 en 2007.

Comme on le voit, le nombre d’électeurs a baissé dans tous les départements de la partie sud du Congo et a augmenté dans tous les départements du nord, fiefs électoraux de Monsieur Sassou. Dans la même période, le département de la Likouala, l’un des plus enclavés et le moins peuplé est devenu celui qui a le plus grand nombre d’électeurs.

Est-ce que le pouvoir de Brazzaville peut-il nous expliquer ce miracle démographique ?
Une chose est sûre, les partis politiques qui valideront cette mascarade seront considérés dorénavant comme des collabos.
Avec ce recensement tronqué, le candidat du PCT est au moins sûr d'obtenir la majorité dès le premier tour de l'élection présidentielle.
Pour le peuple congolais qui aspire au changement et à l’alternance, ce recensement est nul et ne peut être considéré comme un support fiable pour la démocratie que nous attendons de nos
vœux.

NOTRE COMMENTAIRE :

Le recensement administratif spécial tourne au vinaigre. D'aucuns commencent à dénoncer la tricherie. Et si, à bien y regarder, les chiffres étaient vrais ? Cela fait des décennies, depuis 1965 à aujourd'hui 2014, que Sassou Nguesso, ses amis, ses souteneurs et son clan, mettent en place et activent, sans arrêt, des "OPERATIONS D'EXTERMINATION ET D'EPURATIONS ETHNIQUES. Ce sont des centaines de milliers de nos compatriotes qui ont été suppliciés, massacrés, jetés dans des tombes (charniers) anonymes, inconnues, quand ils ne sont pas brûlés et/ou jetés dans le Djoué ou le fleuve Congo vivants. Combien de Congolais du Sud ont été ainsi massacrés au cours des opérantions dites "Colombes I et II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara", etc., au cours desquelles un homme, un mercenaire françafricain, a très activement participé ? Cet homme s'appelle JEAN-PAUL PIGASSE, l'oncle de l'autre. C'est cet homme-là qui avait déclaré sur le plateau de LCI, en 2005 : "On aurait pu s'en tiré avec au moins 2000 morts" (sic), comme si à ses yeux, 2000 morts, c'est rien du tout, c'est du pipi de chat. Or, un seul être humain, mort assassiné, est une hécatombe sur le plan de l'humanité. Depuis des décennies, de 1965 à aujourd'hui en 2014, nous ne cessons de dire haut et fort que Sassou Nguesso et ses souteneurs (proxénètes politiques français) sont des génocidaires et des criminels contre l'humainté. Il massacre tellement de Congolais pour ses "intérêts égoïstes personnels avec son clan" et ceux de ses "souteneurs" qui l'y ont installé que la démographie du Sud-Congo soit en baisse. Mais, malgré ces massacres à grande échelle, la démographie de la partie nord du pays ne saurait dépasser celle du sud. Pour que la partie Nord-Congo soit démographiquement supérieure à celle du Sud-Congo, il faudra une enquête internationale (ONU et autres Institutions des Droits de l'Homme) pour déterminer le chiffre réel des suppliciés, des charniers, afin de savoir combien de Congolais du Sud Sassou Nguesso, son clan et ses "amis" ont massacré depuis 50 ans. Faute de quoi, nous dirons que, comme toujours, la machine à tricher de Sassou Nguesso, son clan et le PCT, est toujours en marche.

Mais il ne faut pas s'étonner. On a déjà eu au Congo-Brazzaville, des élections gagnées avec des pourcentages de 101% de voix.

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Meraf Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 19:20
(Congo-Brazzaville) Recensement administratif special : Le Parti de l'Alternance de l'alternance démocratique (PAD) claque la porte

Emmanuel Ngouélondélé Mongo

Le PAD a officiellement annoncé son retrait du processus de recensement administratif spécial (RAS) dans une déclaration rendue publique le 1er mars à Brazzaville, au cours d’une conférence de presse animée par le vice-président de ce parti de l’opposition, Jean-Félix Demba Ntelo.

Le parti, incarné par le général retraité Emmanuel Ngouélondélé Mongo, explique ce refus par les importants écarts et défaillances qu’il aurait constatés dans le déroulement du processus.

Le premier motif est lié aux résultats provisoires du RAS des dix départements, excepté Brazzaville et Pointe-Noire, qui, selon le PAD, sont entachés de graves irrégularités.

Dans ces résultats provisoires, dont des copies ont été brandies à la presse, le PAD épingle l’éternel problème de gonflement des électeurs sur les listes dans les localités situées dans la partie septentrionale du pays, dont la population est plus faible que dans la partie méridionale.

« En conséquence, le PAD retire de la suite des opérations ses délégués dans l’ensemble des organes du recensement administratif spécial en cours d’achèvement, dans l’espoir d’un ressaisissement de la part du gouvernement », stipule la déclaration.

Dans la même déclaration, le PAD invite le gouvernement à arrêter sans préalable le processus en cours.

« En considération d’énormités constatées dans les résultats provisoires des dix départements, en dehors de Brazzaville et Pointe-Noire, le PAD lance un appel patriotique au gouvernement pour arrêter sans préalable le processus en cours d’achèvement du recensement administratif spécial en vue d’une prise du dialogue indispensable à un consensus électoral, véritable gage de la paix et de la stabilité dans notre pays », conclut le PAD dans sa déclaration.


Firmin Oyé

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Firmin Oyé - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 18:33
[Congo-Brazzaville] 4 Mars 2014 : Sassou Nguesso méprise les vivants et les morts congolais

Par RIGOBERT OSSEBI

4 mars 2012 femme seule dans les décombres

Il faut avoir un cœur dur, un cœur de pierre, pour laisser vivre ses congénères dans pareilles conditions et pire encore ses compatriotes et frères. On finit par être lassé d’énumérer et de répéter à longueurs d’articles et de colonnes tous les maux dont nous souffrons du fait de la volonté, de la perversité, de la méchanceté et de la soif de pouvoir d’un seul homme ; du pire personnage que dans son histoire ancienne et récente le Congo n’ait jamais connu…. !

Il suffit de parcourir seulement quelques centaines de mètres au-delà de la nouvelle capitale, Oyo, qu’il s’est construite, pour se rendre compte que les habitants de cette partie de la Cuvette n’ont pas un sort beaucoup plus enviable que celui des Congolais des autres régions. D’ailleurs, depuis longtemps, les paysans du coin se sont partagés les troupeaux de bœufs et de moutons du dictateur. Ils n’attendent que le signal de sa chute pour en prendre possession et pour enfin le goûter en méchoui et en brochettes. C’est dire que ce monsieur, s’il hait tant les Congolais, ces derniers, à de très rares exceptions près, le lui rendent bien. Voilà pour les « vivants » !

Il y a quelques semaines, l’autocrate général-instituteur-éleveur d’ovins et de bovins, dans une mascarade forum-attrape-nigauds-internationaux commandée et chèrement payée au couple Attias, avait fêté un lointain anniversaire que nous ignorions pour la plupart d’entre-nous. Une 25ème commémoration sortie de nulle part à la vérité historique plus que douteuse. Pour ce faire, le tyran de l’Alima bénéficie d’une mémoire complaisante qui se plait à créer des évènements fictifs à sa gloire. En contrepartie, il compose avec une amnésie sélective qui gomme méticuleusement toutes ses mésaventures, imbibées du sang de ses innombrables victimes, qui lui vaudraient d’aller s’asseoir à côté de son ami Jean-Pierre Bemba devant le TPI avant d’aller rôtir en enfer, en brochettes comme ses moutons.

Dans cette rubrique du souvenir et du culte, la très catholique fête de la Toussaint s’est hissée grâce à lui au rang de Fête Nationale qui dépasse, par l’importance qu’il lui accorde, le respect que tout à chacun doit accorder à la célébration du 15 août. Certes, ne sont honorés que ses « chers disparus ». Piteusement toute sa Cour, et tous ceux qui pensent jouer un rôle politique, se rendent auprès de lui et de ses morts au cimetière familial d’Edou dans un recueillement hypocrite. Seuls ses trépassés comptent ! Ce-jour là, tous les nôtres, selon lui, ne valent pas le respect de notre présence, où qu’ils reposent! Ces Congolais qui se prêtent à cette cérémonie sont descendus bien bas, plus bas que la terre qui les recouvrira un jour !

Alors, il ne faut pas s’étonner que le 4 mars 2013 aucune cérémonie ne se soit déroulée dans le champ de ruines et de désolation des explosions de l’année précédente à Talangaï et à Mplia. L’infatigable démolisseur de la nation congolaise, des quartiers nord de Brazzaville et de Bacongo n’a pas daigné offrir la moindre couronne de fleurs pour honorer la mémoire des milliers de disparus de cette date tragique et de toutes les autres.

Les Congolais, principalement à cause du génie maléfique d’un seul homme, souffrent et meurent par milliers, par dizaines de milliers. Mais le tyran craint par-dessus tout qu’à force de réveiller les mauvais souvenirs cela attise encore davantage la haine des Congolais à son égard. Ce en quoi il n’a pas totalement tort !

Ceux du 4 Mars 2012 sont morts du fait de son inconscience et de son irresponsabilité. Dans tout autre pays, il aurait été immédiatement démis. De ne pas l’avoir été n’a fait qu’augmenter le mépris qu’il éprouve pour ses concitoyens. Innocentant d’office ses neveux Bouya et Okemba, il s’est empressé de jeter en prison des « désignés coupables », dont une gamine de moins de quinze ans avec son Oncle le Colonel Marcel Ntsourou. Dans cette logique, bien d’autres ont suivi et suivront pareillement.

Le cruel tyran de l’Alima, plutôt que de s’approcher des familles qu’il a jetées dans le deuil et la désolation, préférera une fois encore s’échapper à ce devoir le plus élémentaire de compassion et de soutien. Un autre forum, celui du Forum International sur les peuples autochtones d’Afrique Centrale (FIPAC) le retiendra à Impfondo du 4 au 7 mars. Encore une fois, les victimes du 4 mars ne seront pas honorées en 2014, comme toutes celles du 5 juin 1997 seront passées dans les oubliettes de l’histoire concoctée par Denis Sassou NGuesso et par ses propagandistes. Elles n’ont pas de place dans son inconscience ni dans celles de ses complices. Cependant, il faut croire et espérer que les esprits de ces morts inspireront leurs descendants vivants. Ce pouvoir assassin méritera sa fin ! Voilà pour les « morts » !

Rigobert OSSEBI

(congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:40
[Congo-Brazzaville] Etat de Droit ou Droit de l'Etat ?

par Nadine NAGEL

Lorsque l'on contacte des avocats au Congo, ils pensent à vous présenter le montant de leurs honoraires que de réfléchir à leur stratégie d'attaque ou de défense.

Il est vrai que de contacter le neveu du Ministre de la Justice, ne donne que trop peu de liberté à ce représentant de la Justice qui devrait être un homme indépendant, libre et honoré de servir et de représenter cette Grande Dame aveugle qu'est la Justice. Sa balance dans certains pays semble un peu déséquilibrée, ou son bandeau sur les yeux a glissé, pour que ces avocats ne se nourrissent de "m'as-tu-vu" à grand coup de millions de FCFA.

Comment peut-on avoir un État de Droit où les Droits de ce dit État s'achètent... ? Cet État pousse à valider la fausse monnaie ou à accepter la corruption.

Cette liberté a été arrachée à vingt-sept familles de Pointe-Noire, le vingt-huitième ayant été l'anguille dans leur filet.

Pendant ces longs s

Nous avons à leur présenter un document du TGI du mois d’octobre ? 2013, document que je qualifierais d'officiel, exprimant la raison de leur incarcération arbitraire : rébellion !

Si le Congo était un Paradis, il n'y aurait pas de motif de ce type d'action, et même au Paradis, enfin je le présume, les Sages qui y siègent doivent savoir écouter, et rétablir cette douceur de vivre. Démonstration très rapide que le Congo, en l'Etat actuel, est à des années lumières de cet idéal.

Petit aparté, sur ce papier durement tamponné, les 27 embastilles devraient "partiellement" être libres, puisqu'il y a eu d'établir un non-lieu "partiel". Téléphonant à des avocats de ma connaissance exerçant dans différents continents de ce monde, tous, unanimes, m'ont dit que cette notion parcellaire était impossible.

Comme il est impossible que le chef d'accusation, d'autant plus pour le 28ème inculpé "en cavale" soit le chef de la rébellion, lui le président d'un parti politique dûment enregistré par les services du Ministère de l’Intérieur de ce même pays.

Liberté et autonomie se conjuguent un peu comme pour la Nation Congo, les mots Droits et Devoirs, cela est Un et Indivisible. A moins que le nouveau blason du pays devienne l'ancien logo de la société Pathé Marconi, "la voix de son Maître".

Au moins Monsieur Bokassa a été au bout de sa vision de l'Etat, en être l'Empereur. Qu'attendent les dirigeants de ce pays pour proposer cette nouvelle version de la Démocratie !

Un parti né au cœur du pays s'exprime publiquement, dans un pays qui est enregistré comme démocratie et le plus cocasse de l'histoire, c'est que le représentant élu aux hautes fonctions de président de la République du Congo, est le médiateur pour le respect des Droits de l'Homme dans la zone "Afrique subsaharienne". Doit-on offrir un balai ou une pince à épiler pour retirer la paille de l'œil ?

Comment vivre et s'exprimer publiquement lorsque le parti est indépendant des pensées et bourses des dirigeants ? Lorsque la parole est publique elle devient synonyme de rébellion, parce qu'elle est en direct, immédiate et ne peut être censurée, comme pour la presse écrite locale. Est-ce une crise de jalousie ou le désir de tenir entre ses mains du sable fin sans que celui-ci ne vous glisse entre les doigts ?

Chaque grain de ce sable est une Congolaise, un Congolais et le 29ème inculpé en cavale, qui est aussi le président du CDRC, est ce cément qui rassemble, qui unit cette silice, constituant du verre et de la transparence, en un peuple digne et debout sans besoin de tuteur.

« Un Etat de Droit, c’est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l’Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l’arbitraire...» (Pr. René Rémond).

Nadine NAGEL

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NOTRE COMMENTAIRE :

Nous ne sommes pas des Juristes. Mais au regard des documents ci-annexés, nous avouons être dépassés par les événements. A ne rien y comprendre !

1 – Le document est signé par un Greffier, pas par le Juge d’Instruction. Nous sollicitons l’avis des Juristes pour nous dire si cette procédure est légale.

2 – Il est question d’un non-lieu partiel. Nous nous y perdons. Ce que nous savons, c’est qu’il y a non-lieu ou pas et celui-ci est total. Nous n’avons jamais entendu parler de non-lieu partiel. Dans le cas d’espèce, à qui ce non-lieu s’applique-t-il ? Qui sont ces « autres » non désignés nominativement ? Nous sollicitons l’avis des Juristes pour nous éclairer.

3 – Ailleurs, le droit de manifester est garanti par la Loi. Dans la Constitution congolaise de 2002, taillée sur mesure sur Sassou Nguesso, ce droit y est consacré. Récemment, en France, lors des dernières manifestations, des pancartes avec la mention : « HOLLANDE DEMISSION » ont été brandies dans les rues de Paris et ailleurs dans d’autres villes de France.

Au Congo-Brazzaville, la même pancarte portant la mention « GOUVERNEMENT DEMISSION » est un acte de « REBELLION » méritant la prison (sans mandat d’arrêt, sans mandat de dépôt, sans inculpation, sans jugement et donc sans condamnation…).

Au Congo-Brazzaville, lorsqu’il s’agit de ramasser (piller, voler, détourner) de l’argent, des fonds de l’Etat, vous ne trouverez personne d’autre qu’un membre du Clan au pouvoir, le Clan des Nguesso et autres courtisans. Mais quand il s’agit d’assumer des actes de barbarie et de bestialité, on ne trouve plus aucun membre du Clan des Nguesso et courtisans. Pour preuve, cet acte crapuleux de barbarie et de pure bestialité révélant au grand jour les us et coutumes ethno-tribalo-claniques traditionnelles des Nguesso, où la Loi de l’Etat de Droit est foulée aux pieds pour n’appliquer que la loi tribalo-clanique, qu’on a donné à signature à un ressortissant du Sud-Congo, un Greffier d’origine Bémbé. Le Juge d’Instruction qui devait y apposer sa signature s’est dérobé. Il s'est débiné. C’est le Greffier qui saisit le Procureur de la République, pas le Juge d'Instruction.

Voilà le machiavélisme clanique !

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Nadine Nagel - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:03
Congo-Brazzaville : Justice, politique et droits de l'homme en vedette dans la presse

Presse Congolaise. DR.

L’interpellation des autorités judiciaires du Congo à la suite du décès d’un détenu à la maison d’arrêt de Brazzaville, le prochain mandat de Sassou N’Guesso à la tête du pays et les droits de l’homme, sont en vedette dans les journaux ce mercredi à Brazzaville.

« Le gendarme Eric Souami, inculpé dans l’affaire Jean –Martin Mbemba, est tombé à la maison d’arrêt et décédé à l’hôpital militaire Pierre Mobengo ! », titre l’hebdomadaire ‘’Le manager horizon’’.

« Dans cette affaire Me Mbemba accusé d’avoir voulu organiser un coup d’Etat contre le pouvoir en place (…) tous les incarcéré sont abandonnés par leur président Me Mbemba (…). Le mardi 11 février, le gendarme Eric Souami détenu depuis 10 mois (avril 2013), est mort », rapporte cet hebdomadaire .

La Semaine Africaine, un autre hebdomadaire, relève qu’« Après le décès du maréchal des logis-chef Eric Souami, ses avocats dénoncent une mort suite aux tortures subies à la maison d’arrêt ».

« Eric Régis Souami, ancien officier d’ordonnance de Jean Martin Mbemba, président de la Commission nationale des droits de l’homme, incarcéré à la maison d’arrêt dans une affaire visant Jean Martin Mbemba, est mort à la suite de tortures à la maison d’arrêt », souligne ce journal qui affirme avoir eu l’information de la part des avocats du défunt détenu.

De son côté l’hebdomadaire Talassa titre, à propos des droits de l’homme : « FIDH, OCDH et cie haussent le ton sur les droits humains : tortures, persécutions politiques et attaques contre les libertés syndicales ».

« La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) ont rendu public le 8 février 2014 à Brazzaville, au cours d’une rencontre avec la presse, une note de situation dans laquelle elles expriment leurs vives préoccupations face à la détérioration des droits humains et des libertés fondamentales au Congo », rapporte ce journal.

L’hebdomadaire Manager Horizon réserve sa Une à la politique en s’interrogeant sur l’avenir politique du Congo avec ce titre : « Okombi Salissa peut-il succéder à Sassou ? ».

« Ministre de Sassou N’Guesso, de 97 à 2013, éminent membre du bureau politique du PCT (Parti congolais du travail, au pouvoir), André Okombi Salissa se positionne comme le recours, l’actuel homme fort du Congo ne pouvant plus se représenter à l’élection présidentielle de 2016. Est-il celui qui pourrait sauver la majorité présidentielle ? », s’interroge cet hebdomadaire.

De son côté Talassa titre : « Sassou N’Guesso n’a pas le soutien de Paris pour un nouveau mandat. »

SOURCE : afriscoop

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 17:12
[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda

Par Wilfrid SATHOUD

La maquette du Barrage de Sounda (EDF)

Considéré à l’origine comme fer de lance du développement économique et de l’industrialisation tant de notre pays, que de la sous région et du continent africain en général, par les gouvernants de la première République du Congo, qui eurent le mérite de poser solennellement, en leur temps, les bases de sa réalisation à ce jour inachevé ;

Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda reste une œuvre de plusieurs générations, demeuré longtemps mis en veilleuse et relégué en second plan des priorités de développement des différents gouvernements successifs depuis la chute de l’Abbé Fulbert YOULOU et du régime de la première République du Congo consécutive à la révolution des 13-14 et 15 aout 1963, jusqu’au renouveau démocratique post-conférence nationale souveraine, marqué par l’arrivé au pouvoir du Professeur Pascal LISSOUBA en 1992, ne cesse de faire coulé actuellement tant d’encre et de salive, au point d’interpeller l’attention de nombreux investisseurs, représentants des Ongs, experts et autres acteurs du développement intéressés par l’exploitation des potentialités économiques du continent africain récemment réunis à Brazzaville du 6 au 7 février 2014, dans le cadre du Forum international « Build Africa » sur le développement des infrastructures en Afrique, qui aurait remis de nouveau sur la sellette cet ambitieux projet d’intégration avec effet multiplicateur à grande échelle impactant sur plusieurs pays membres de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale).

Par devoir de mémoire pour la postérité et sur l’optique de faire œuvre utile à l’antériorité, nous revenons à la suite sur l’épopée du projet de construction du barrage hydroélectrique de Sounda.

24 mars 1961 : Cérémonie officielle de lancement des travaux préliminaires de construction du barrage hydroélectrique de Sounda, l’Abbé Fulbert Youlou accompagné des ministres Stéphane Tchitchelle, Germain Bicoumat, Alphonse Massamba-Debat, Victor Sathoud et Issac Ibouanga, en présence de deux hôtes de marques : le représentant du gouvernement Français Pierre Bokanowski et le leader sécessionniste de la province du Katanga (RDC) Moise Tshombé (premier à partir de la droite).

Pour l’histoire, il convient de souligner que c’est depuis l’époque coloniale, après la réalisation des travaux du chemin de fer Congo-océan (construit de 1921 à 1934) pour relier Brazzaville à Pointe-Noire, sur une distance de 512 kilomètre, traversant la forêt du Mayombe avec 11 tunnels et 27 viaduc, en plus du port en eau profonde de Pointe-Noire, de la mise en exploitation du terminal pétrolier de la Pointe-Indienne par la Société des Pétroles de l’Afrique Equatoriale et la construction de la ligne ferroviaire reliant la région de Franceville, dans le Haut-Ogooué à la voie ferrée Congo océan, pour l’évacuation des minerais de manganèse produit par la Compagnie Minière de l’Ogooué (COMILOG) que prendra forme, entre 1956 et 1957, le projet d’érection d’un gigantesque barrage utilisant les énormes potentialités hydroélectriques du fleuve Kouilou-Niari, situé à environ 70Km du port de Pointe-Noire, dans le magnifique site de Sounda, où serait construit un important barrage de retenue des eaux qui conduirait à la formation d’un lac artificiel de 1800 Km2 permettant de produire 7 à 8 milliards de Kwh/an d’énergie électrique à un cout relativement faible (environ 0,40 FCFA le Kwh).

Cette affaire fructueuse intéressait déjà plusieurs groupes d’origines Américaine, Allemande et Française parmi lesquels figurait entre autre les firmes : US Steel, Mobil et Pechiney qui envisageaient de transformer la bauxite de Guinée.

En effet, c’est la production de l’aluminium qui était à la base du dit projet économique far de la première République du Congo et, la production estimative initiale était évaluée à environ 300 000 tonnes, avec possibilité d’obtenir plusieurs dérivés comme tels que : le ferromanganèse, ferro-silicium, silicio-manganèse,, magnésium, carbure de silicium et phosphore pour former à la fois un complexe métallurgique et électrochimique (pate à papier, nitrate d’ammoniac, urée, phosphate d’ammoniac, chlore, soude, etc…), sur un investissement global d’environ 100 milliards pour la réalisation des travaux de construction du barrage et de l’ensemble électrométallurgique qui devait à terme créer plus de 5 000 emplois directes à Pointe-Noire et conduire à une extension considérable des installations du Port de Pointe-Noire, appelé à devenir avec le sud-Gabon le principal centre névralgique d’implantation du capital français et européen en Afrique.

Pour ce faire, le ministre français des travaux publics d’alors, M. Robert Buron affirmait en substance que :

« le Kouilou retient l’attention combinée de l’industrie de l’aluminium, de l’industrie des ferro-alliages, des industries de l’azote et du phosphore, et même dans une certaine mesure des industries nucléaires, puisqu’il n’est pas exclu que la séparation isotopique, à l’échelle européenne soit conduite à chercher une solution de son problème au Congo. »

Vue aériennes du site de Sounda sur le fleuve Kouilou-Niar

Pierre Bokanowski, représentant du gouvernement français, l’Abbé Fulbert Youlou, président de la République du Congo et Germain Bicoumat, ministre congolais des travaux publiques

De son coté, le ministre des travaux publics de la République du Congo, M. Germain BICOUMAT présentant officiellement le site de Sounda révélait entre autre que :

« la découverte du fabuleux site de Sounda remonte depuis les années 1887-1888 par un français, l’ingénieur hydrographe Jacob, au cours des recherches d’itinéraire de la voie-ferrée qui devait relier la cote à Brazzaville. Son étude prévoyait déjà l’établissement d’un barrage devant permettre la navigabilité du fleuve Kouilou.

En 1898, la mission Marchand fit des reconnaissances dans le même but et, en 1952, à la demande du Territoire du Moyen-Congo, un avant projet d’ouvrage hydroélectriques fut établit pour les besoins éventuels de Pointe-Noire.

En 1954, à la suite de l’avant projet EDF décida d’entreprendre l’étude d’un barrage susceptible de fournir la totalité d’énergie evaluée à environ 7 milliards de Kwh/an. A partir de 1957, la route Pointe-Noire/Sounda commence à être réalisée avec quelques travaux préparatoires exécutés sur le site conformément aux études de détails minutieusement élaborées par le laboratoire national de Chatou en France, où la délégation gouvernementale du Congo conduite par le Vice-président de la République, Stéphane TCHITCHELLE découvrait avec émerveillement en Octobre 1960, la maquette du barrage de Sounda fidèlement reproduite avec tout son environnement et l’eau qui bouillonnait jusqu’à la projection cinématographique développant la mise en place, si délicate du batardeau, premier élément de la voute provisoire de retenue d’eau ».

A ce moment, le Congo ayant accédé à la souveraineté, l’Assemblée Nationale légifèrera le 20 Décembre 1960 sur le caractère d’utilité publique des travaux préliminaires d’aménagement du site de Sounda confiés à un consortium Franco-Allemand dans lequel faisait parti la société Forges et Ateliers du Creusot (Usine Schneider) chargé de réaliser les travaux préliminaires d’aménagement et de construction du barrage démarré grâce a un premier financement de la France, interrompu après la révolution.

Les tentatives de relance de ce projet, sur montage financier Sud-Africain, préconisé en son temps par le gouvernement du Président Pascal LISSOUBA s’étant une fois de plus soldés par un échec en 1997, va-t-on enfin espérer voir un jour la réalisation de ce projet ambitieux, afin de pallier au déficit énergétique criard constaté au Congo et dans la sous région ?


Par Wilfrid SATHOUD

sathoudwilfrid@yahoo.fr

[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda
[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda[Congo-Brazzaville] L'épopée du Barrage hydroélectrique de Sounda
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Wilfrid Sathoud - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:31
(Congo-Brazzaville) Le Procureur perd son sang-froid, par Etroubeka

RFI

Congo-Brazzaville: le procureur met en garde les avocats de Ntsourou

Les conditions de détention de Marcel Ntsourou, ancien numéro 2 des renseignements du Congo-Brazzaville, sont difficiles, déplore un collectif d'avocats qui le défend. Pour le procureur de la République, ces avocats ne cherchent rien d'autre qu'à embraser le Congo. Il menace désormais de les poursuivre.

Un peu plus de soixante jours après l’arrestation de Marcel Ntsourou et ses proches, notamment son épouse Charlotte et une nièce encore mineure, les quatre avocats qui les défendent, constitués en collectif, ne manquent pas de mots pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils sont détenus à la maison d’arrêt. Ils affirment que leurs clients n’ont même pas accès à la lumière du jour. Ils soutiennent que le dossier de leurs clients traîne entre les mains du procureur de la République.

Ce dernier est sorti de sa réserve ce week-end. S’adressant à un groupe de journalistes dans son cabinet, en présence du régisseur de la maison d’arrêt, André Ngakala Oko a dénoncé le comportement de ces avocats qui d’après lui font de « l’amalgame, cherchent à embraser le pays en amenant les questions de droit commun dans la rue et sur les médias. Le désordre est fini. Je ne veux plus du désordre. Je veux engager des poursuites contre ces avocats qui cherchent à enflammer le Congo », a-t-il menacé en rappelant qu’il est le garant des libertés de tous les Congolais.

© RFI

Notre commentaire

Un Procureur qui perd son sang froid, obligé de menacer et d'intimider des avocats... parce que ceux-ci exercent les droits de la Défense et font donc leur travail. C'est du jamais vu dans les annales de la justice congolaise, même aux heures les plus sombres du monopartisme sassouiste triomphant. Observons néanmoins qu'il ne s'agit pas là d'un signe d'assurance dont fait montre ce magistrat du parquet. On peut le comprendre : il est difficile de rester serein, surtout quand on a entre les mains un dossier si friable. A quand la présentation du prévenu devant un juge ? Deux mois de garde à vue, sauf erreur.... Il va falloir relire le Code de procédure pénale congolais ou que, comme à son habitude, Bienvenu Okiemy, porte-parole du gouvernement, monte au créneau sur les ondes de RFI pour nous expliquer en l'espèce, à nous autres profanes, les subtilités du droit congolais ...

Pour rappel, le sieur Oko Ngakala avait exhibé Ntsourou à la presse congolaise le 18 décembre 2013 tel un trophée, avec ces mots historiques qui grandiront sans nul doute la justice congolaise :

« Je vais vous présenter tout à l’heure le colonel Tsourou Marcel pour constater avec nous naturellement qu’il est bel et bien en vie. Il n’est pas mort. Il est bel et bien en vie, en lieu sûr et en garde à vue. Tout cela pourquoi, c’est pour mettre un terme définitivement aux spéculations de toute sorte, aux rumeurs fantaisistes, à la manipulation de l’opinion entretenue par certains organes de presse» (…)

«Je vous rappelle que lorsque vous allez visiter la cellule, vous n’alliez passer aucune interview, vous n’allez pas lui poser des questions, vous allez seulement constater s’il est là, assis ou debout. Aucune question ne lui sera posée ».

(mwinda-press)

(Congo-Brazzaville) Le Procureur perd son sang-froid, par Etroubeka
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:18
(Congo-Brazzaville) Eric Souami aurait-il succombé à la torture ?

Le Procureur André Ngakala Oko avait des raisons de perdre son sang-froid (lire notre article) : un homme emprisonné dans les geôles du pouvoir depuis près d'un ,sans avoir jamais été présenté à un juge, est mort ces derniers jours, semble-t-il suite à des tortures...

Congo: polémique sur la mort d'un gendarme condamné pour atteinte à la sûreté de l'Etat

BRAZZAVILLE, 17 février 2014 (AFP) - Les causes de la mort d'un gendarme condamné à Brazzaville pour atteinte à la sûreté de l'Etat divergent entre le procureur de la République, qui évoque une maladie mortelle, et les avocats du défunt, qui parlent de tortures ayant entraîné le décès.

Le gendarme Eric Régis Souami, 35 ans, commis à la garde du président de la Commission nationale des droits de l'homme, était détenu à la prison de Brazzaville depuis avril 2013, après une condamnation pour "détention illégale d'armes de guerre, atteinte à la sûreté de l'Etat et association de malfaiteurs", selon le colonel André Gakala Oko, procureur de la République.

Le 12 février, après avoir été admis la veille à "l'hôpital militaire", il est décédé " d'un accident cardiovasculaire (AVC), d'après le diagnostic de son médecin traitant", a expliqué le colonel André Gakala Oko.

"Il n'y a pas eu de signes précurseurs pour annoncer un drame qui pourrait survenir", a-t-il souligné.

Les avocats du défunt ont une toute autre version. "Le gendarme a subi des tortures physiques et morales. On a découvert sur son corps des traces (de coups) et des caillots au niveau de sa tête", a indiqué à l'AFP, Me Hervé Ambroise Malonga, un avocat de la victime.

"Il est mort en prison", a-t-il part ailleurs affirmé, ajoutant que "la responsabilité de l'Etat est bien établie".

Me Malonga a indiqué qu'en dix mois de détention ''aucune audience n'a pu être programmée pour le gendarme et aucune demande de mise en liberté n'a pu être examinée''.

"Nous craignons qu'il s'agisse des morts programmées" contre d'autres personnes qui croupissent en prison sans jugement, a lancé l'avocat.

Des ONG congolaises telles que la Fédération congolaise des droits de l'Homme (Fecodho) et l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) ont récemment rendu publics des rapports dans lesquels elles soutiennent que "la torture est devenue systématique et banalisée dans les lieux de détention comme les commissariats de police".

© AFP.

Notre commentaire

A propos de la torture, pratique qui est monnaie courante au Congo, nous renvoyons le sieur Oko Ngakala, Procureur à la lecture du rapport 2013 de l'Office congolais des droits de l'Homme (OCDH)

En voici quelques extraits :

En cette année 2013, quelques cas de torture ont encore été enregistrés. On peut citer à titre d’exemple : Monsieur Moungoto Antoine, père de famille de la quarantaine révolue avait été appréhendé dans sa concession familiale au village Moukanda (District de Sibiti, Département de la Lékoumou), aux environs de cinq (5) heures du matin par les policiers en patrouille le samedi 20 juillet 2013.

Il a été embarqué dans le véhicule, et emmené à 5 kilomètres de Moukanda, précisément à Mongo, où il a été sévèrement torturé jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le corps sans vie de Monsieur Moungoto Antoine a été ensuite abandonné au milieu de la route pour maquiller le crime en un accident de circulation (…)

Monsieur Blaise Kouadili Nzengbolo, de nationalité congolaise, arrêté pour vol en avril 2012, est mort en détention à la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville le 12 février 2013 suite aux traitements inhumains et dégradants subis. Cet acte est resté impuni. Aucune enquête n’a été ouverte jusqu’à ce jour (…)

Lire le rapport de l'OCDH

(mwinda-press)

(Congo-Brazzaville) Eric Souami aurait-il succombé à la torture ?
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mwinda-press - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:14
Congo-Brazzaville : Les Spin Doctors du Roi denis Ont Tout Faux

Richard Attias-JJ Bouya (la combinazione)

Alors, vous avez célébré le 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville en lieu et place des pays signataires dudit protocole que sont l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba. Quel était votre objectif en célébrant un tel événement qui ne concerne pas au premier chef les congolais qui crèvent la dalle à cause de la patrimonialisation des deniers publics par le Roi Denis ? Voulez-vous mousser l’image du Roi Denis sur la scène internationale comme un faiseur de paix ou était-ce une nième manœuvre pour siphonner les deniers publics ?

Ces questions sont posées parce qu’il a été donné de constater qu’aucun des signataires dudit protocole n’a jamais célébré chez lui ledit événement. Comme tout le monde sait qui avait fait quoi pour l’avènement dudit protocole, la question du bien-fondé de la célébration de cet événement qui n’intéresse pas les congolais au premier chef se trouve posée. Le Congo n’a jamais été une partie prenante aux négociations tripartites entre les belligérants et qui conduisirent à la signature, au siège des Nations unies, le 22 décembre 1988 à l’accord final sanctionnant le processus de l’indépendance de la Namibie et le retrait des troupes cubaines d’Angola.

Aussi, il est étonnant de vous entendre dire que le Roi Denis «a joué un rôle stratégique dans le cadre de la signature du protocole de Brazzaville» ; que le « Protocole de Brazzaville est le fondement de la nouvelle Afrique australe » et qu’il a «conduit à la libération de Nelson Mandela».

Quel rôle stratégique le Roi Denis a-t-il joué pour que l’Angola, Cuba et la RSA signent un protocole d’accord à Brazzaville ? S’il avait joué un quelconque rôle dans le cadre de ce protocole, alors que dirait-on de Javier Pérès de Cuellar, l’ancien secrétaire général de l’ONU? En effet, c’est Mr Pérès de Cuellar qui est l’artisan de la signature du Protocole de Brazzaville. C’est lui qui était parti voir Pieter Botha à l’Union Building à Pretoria pour ficeler les points du protocole qui devait être signé à Brazzaville le 13 décembre 1988. Bien avant la signature de ce protocole de Brazzaville, plusieurs autres accords préliminaires clés avaient étaient signés à Londres, Genève et le Caire dont l’accord du 20 juillet 1988 en 14 points entre les trois protagonistes.

Ce n’est pas parce qu’un accord est signé dans un pays que ce pays a joué un quelconque rôle dans la signature dudit accord. Autrement que diraient les villes de New York et Genève où plusieurs accords internationaux ont été signés ? Le Roi Denis n’a joué aucun rôle dans la signature de ce protocole. Ce que vous avez fait relève de la manipulation et de la récupération qui n’ont pas échappées aux yeux des angolais et cubains qui vous ont copieusement boudé en daignant déléguer à vos festivités que des simples premiers secrétaires de leurs partis respectifs que sont le MPLA et le PCC.

Aussi récupérer l’accord de Brazzaville pour présenter, avec les deniers publics, le Roi Denis comme un faiseur de paix à l’étranger, vu qu’à l’intérieur il est le malheur incarné, est une escroquerie intellectuelle doublée d’une mystification consommée d’autant plus qu’il n’a joué aucun rôle dans la signature dudit protocole. Le Roi Denis n’est pas un artisan de paix, mais plutôt un fauteur de troubles tant au Congo que chez les voisins.

La stature d’homme de paix qu’il n’a pas à l’intérieur même du Congo, le Roi Denis ne peut l’obtenir à l’étranger même à coup de million d’euros. Ce n’est pas Richard Attias & Associates, que vous avez payé en million d’euros pour orchestrer à coup de débauche de moyens cette manipulation grotesque, qui changera cette donne. Le Roi Denis est un produit invendable pestiféré qui n’intéresse personne ni au Congo ni à l’étranger. Si vous avez réellement étudié le Marketing et la Communication, cette évidence devait vous sauter à l’œil. Un mauvais produit, qui ne rencontre pas les besoins du marché, ne peut se vendre malgré les sommes astronomiques que l’on peut dépenser en marketing et en communication. Il restera un flop commercial. C’est le cas du Roi Denis. Vous le savez autant que Richard Atthias & Associates. Bien avant lui, Thierry Saussez s’était essayé à vendre le Roi Denis ; mais pour quels résultats ? À chaque fois que l’on lui parlait de son client, le Roi Denis, Thierry Saussez se mettait dans une colère «blanche» pour éviter de défendre l’indéfendable.

Comme nombreux d’entre vous, les spins doctors du Roi Denis, étaient en culottes ou robes courtes baveux et morveux au moment de la signature de ce protocole d’accord tripartite, permettez que je vous rappelle certains faits historiques.

Ce que vous voulez présenter comme un tableau de chasse du Roi Denis trouve son origine dans la résolution 435 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 septembre 1978 (Résolution 435/78). Cette résolution concernant la Namibie prévoyait la conclusion d’un cessez-le-feu et la tenue d’élections libres supervisées par l’ONU dans le territoire de namibien. L’Afrique du sud avec le soutien des USA conditionna le retrait de ses troupes de Namibie par celui des troupes cubaines d’Angola.

L’Afrique du sud ayant lié l’indépendance de la Namibie au retrait cubain d’Angola, à partir de mars 1979, une série de longues et éprouvantes négociations auront lieu et qui aboutiront à plusieurs accords. Les parties à ces négociations étaient : l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba ; les USA jouaient le rôle de médiateur.

La première rencontre bilatérale entre l’Angola et l’Afrique du sud eut lieu en 1982 au Cap Vert. Plusieurs autres rencontres auront lieu dans 14 différents pays. Mais ces négociations vont s’enliser pour reprendre du poil de la bête qu’en 1988. En effet, du 12 au 20 janvier 1988 la bataille de Cuito-Canavale en Angola faisait rage entre les troupes angolaises(20,000) soutenues par Cuba(5,000) et les maquisards de l’Unita(15,000) soutenue par les sud-africains(7,000). Cette bataille se soldera par un match nul et marquera la limite de la solution militaire au conflit politico-militaire opposant les protagonistes. En conséquence, l’accent va être mis sur une solution négociée – retrait des troupes cubaines de l’Angola contre l’indépendance de la Namibie sur la base de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les négociations diplomatiques sur la base de la résolution 435/78 vont donc s’accélérer au courant de l’année 1988 après la fin de la bataille de Cuito-Canavale. En mai 1988, le Sous-secrétaire d’État américain de l’époque, Chester Crocker dirigea une équipe de médiateurs qui réunit à Londres des diplomates angolais, cubains et sud-africains en présence d'observateurs de l'URSS. Il s'agissait d'obtenir un accord sur les modalités d'application de la résolution 435 du Conseil de Sécurité et celle de l'indépendance de la Namibie.

Les 29 mai et 1er juin 1988, lors d’un sommet à Moscou, les présidents Reagan et Gorbatchev se mirent d’accord sur le retrait des troupes cubaines d’Angola et l’arrêt de l’aide soviétique dès que l'Afrique du Sud se serait retirée de la Namibie.

Le 20 juillet1988, un accord en 14 points fut trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba prévoyant la mise en œuvre de la résolution 435 soit des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain. Parmi les points de cet accord citant:

  • L’application de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU
  • Les gouvernements angolais et sud-africains devaient coopérer avec le secrétaire général de l’ONU pour assurer l’indépendance de la Namibie
  • Le repli et le retrait par étape des troupes cubaines du territoire angolais
  • La reconnaissance du rôle des états membres permanents du Conseil de sécurité doivent jouer en qualité de garants de l’application des accords qui pourraient conclus
  • La reconnaissance du rôle de médiateur du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs autres réunions entre l’Angola, la RSA et Cuba eurent lieu au Caire, New York et Genève sous la médiation des USA et avec la participation de l’URSS. Le 8 août 1988 est signé le Protocole de Genève lequel stipule, entre autres, la fin des hostilités à compter du 10 août 1988. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’Accord de Paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana (Namibie). Immédiatement suite à cette série d’accords, le président sud-africain, de l’époque, Pieter Botha invita, au mois de septembre 1988, le secrétaire général de l’ONU, Pérès de Cuellar, à l’Union Buildings à Pretoria pour discuter la préparation de l’implantation de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

De Pretoria, Mr Pérès de Cuellar s’envola pour Luanda pour rencontrer José Eduardo Dos Santos. Les deux rencontres de Pretoria et Luanda avaient donc balisé la voie pour les discussions devant avoir lieu le 13 décembre 1988 à Brazzaville. Sous la médiation des USA, l’Angola, la RSA et Cuba poursuivront donc leurs discussions à Brazzaville qui aboutiront à la signature d’un protocole le 13 décembre 1988. Le 22 décembre 1988, les trois parties, en présence de Chester Crocker, se rencontrèrent au siège des Nations unies pour signer l’Accord Final de Paix dit «Accord de New York» ouvrant ainsi la voie à l’indépendance de la Namibie et aux retraits des cubains d’Angola.

Nulle part d’après ces faits historiques on ne trouve la moindre trace du rôle stratégique joué par le Roi Denis. Ce sont Reagan et Gorbatchev qui avaient tout ficelé lors de leur rencontre des 29 mai et 1er juin 1988 à Moscou. Leur décision sur le retrait des cubains d’Angola et des sud-africains de Namibie sera mise en œuvre par les différents accords qui furent signés de mai à décembre 1988 par les trois protagonistes sous médiation US et la participation de l’URSS et de l’ONU.

Non spin doctors, le Roi Denis n’est pas un homme de paix encore moins un faiseur de paix en Afrique. C’est un trouble-maker tant dans son propre pays que chez les voisins africains, notamment en RCA, en RDC et en Angola, pour ne citer que ces pays. Est-ce un hasard si l’Angola avait envoyé à votre célébration le premier secrétaire du MPLA comme Cuba le premier secrétaire du PCC ? Est-ce un hasard si Alain Bongo Ondimba ou Kabila ont brillé par leur absence ? Le costume d’homme de paix que vous voulez faire porter au Roi Denis ne lui convient pas. Le Roi Denis ne rime pas avec Paix. Paix et le Roi Denis sont incompatibles.

Par ailleurs, vous alléguez que le protocole d’accord de Brazzaville a ouvert la voie à la libération de Nelson Mandela et de l’Afrique australe. Etes-vous au moins conscients de ce que vous faîtes dire au Roi Denis ?

S’il vous plait, refaites vos classes. La libération de Mandela relève d’autres facteurs plus complexes que vous ne saurez appréhendés. Le Roi Denis a financé l’ANC avec les deniers publics congolais, mais il n’a rien fait pour libérer Mandela encore moins l’Afrique Australe. Vous n’êtes que des mystificateurs ! Dilapidez les deniers publics des congolais avec vos nouveaux amis de Richard Atthias & Associaites, mais gardez-vous de prendre les congolais pour des valises avec vos histoires comme quoi le Roi Denis a joué un rôle stratégique dans le protocole de Brazzaville ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ainsi que de l’Afrique Australe.

Par Nassimina Merii

(Extrait de congo-liberty.com

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 19:07
(Congo-Brazzaville) Le hold-up constitutionnel annoncé du dictateur Sassou Nguesso

Sassou Nguesso pensif…bientôt la fin !

Le Congo s’apprête à aborder un virage capital de son histoire politique et constitutionnelle qui s’annonce préoccupant au moment où s’achève théoriquement le mandat « présidentiel » du dictateur Sassou-Nguesso.

Un habitué bien introduit à Mplila et à Oyo, nous confiait à l’issue de l’inutile forum Build Africa suivi de la célébration le 11 février, à Brazzaville du 25ème anniversaire de la signature de l’accord de paix pour l’Afrique australe, que l’autocrate d’Oyo se prépare à rempiler. Coûte que coûte. L’hypothèse de passer la main n’est pas inscrite dans sa psychologie.

Si depuis La Baule le vent de la démocratie avait soufflé en Afrique, aujourd’hui, c’est la mode des tripatouillages constitutionnels, avalisée par certains cercles mafieux français.

Le hold-up constitutionnel annoncé par le dictateur Sassou-Nguesso répond à une demande dont il est le seul à connaître les vraies motivations. Inscrit dans son ADN, la tricherie, pour s’éterniser au pouvoir est son seul dénominateur commun.

S’il est normal de procéder à une révision constitutionnelle, celle que s’apprête à faire subir aux congolais le dictateur Sassou-Nguesso, est tout simplement opportune, et ne repose sur aucune base juridique sérieuse. Elle porte simplement sur la prolongation de son mandat présidentiel.

En droit constitutionnel, deux procédés de modifications constitutionnelles sont possibles: la voie référendaire, et la voie parlementaire.

Minoritaire et largement rejeté par la majorité du pays, le dictateur Sassou-Nguesso choisira, sans aucun doute, la voie parlementaire qui lui permettra de s’accrocher au pouvoir. Ayant nommé lui-même ses parlementaires, la corruption à grande échelle de ces derniers, est du pain béni pour celui qui s’apprête à faire modifier sa propre constitution.

Sassou-Nguesso n’envisage pas une seconde de quitter le pouvoir en 2016, auquel sa constitution de 2002 lui interdit pourtant de se présenter.

Il a commencé par verrouiller l’armée, à intimider l’opposition (plusieurs personnalités sont privées de la liberté d’aller et venir), et se présente comme le parrain sans cagoule du continent en arrosant sans compter, au grand dam de la misère de « son peuple ».

Voulant rester au pouvoir au-delà de 2016 pour un troisième mandat successif, les articles 57, 58 et 185 de sa propre constitution l’empêchent de se représenter pour des raisons liées à l’âge(73 ans en 2016), et pour avoir déjà usurpé deux mandats successifs de 7 ans.

Le peuple congolais n’a plus rien à perdre. Cependant, le dictateur SASSOU-NGUESSO à tout à perdre s’il s’entête à s’accrocher au pouvoir en voulant faire modifier sa constitution.

Sa technique, bien connue, est simple: Il arrose, grâce à la planche à billets et à la manne pétrolière les valets de toutes les régions du Congo qui lui servent de caution morale, et de complices objectifs. Depuis, il multiplie les consultations avec les experts du dimanche en droit constitutionnel pour faire modifier sa constitution à son avantage, en violant(même s’il en a l’habitude) l’article 185 qui interdit toute modification constitutionnelle s’agissant le nombre des mandats.

A défaut d’avoir des idées, les congolais devraient s’inspirer de ce qui se passe au Burkina-Faso. Tout le pays clame en chœur le respect des principes constitutionnels. Acculé devant la pression populaire, et comme toujours, l’Elysée est en quête d’offrir une porte de sortie « honorable » au dictateur Blaise Compaoré. Afin d’épargner le pays du syndrome centrafricain, l’Elysée envisage de le faire parachuter à la tête de la francophonie, en remplacement d’Abdou Diouf.

La peur doit changer de camp. Ce n’est pas au dictateur Sassou-Nguesso de nous imposer un rythme, mais il nous revient de lui imposer notre tempo. Sans stratégie, sans relais, sans leader, sans fric, la chute du dictateur Sassou-Nguesso paraît peu plausible. Seul notre courage serait susceptible de l’évincer.

Le tripatouillage constitutionnel est une technique de monopolisation du pouvoir par tous les dictateurs, et un instrument de pérennisation d’un système politique mafieux, qui renvoie aux calendes grecques les préoccupations populaires.

Si toute constitution est une œuvre humaine, elle est faite pour être adaptée à l’évolution de la société. Ce qui est loin de correspondre aux « aspirations » du dictateur Sassou-Nguesso. A défaut de prôner l’alternance qu’il méconnaît, l’autocrate d’Oyo cherche à manipuler les textes.

Sassou-Nguesso s’apprête à conserver le pouvoir, comme il conserve l’appareil génital de Pierre Anga, après avoir marché et craché sur sa dépouille à Oyo, en disant: « Viens prendre le pouvoir ».

Ce dictateur en voie de disparition est prêt à tout. Réussira-t-il à faire un bras d’honneur à plus de trois millions de congolais?

Par Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso