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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 07:09
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso et ses morts-vivants

SASSOU NGUESSO ET SES MORTS-VIVANTS . Par Olivier Mouebara

Si quelques incrédules doutaient encore du cynisme de l’autocrate d’Oyo, la mort de son ancien Secrétaire Général à la présidence au lendemain du coup d’État de 1997, Gabriel Longombé, illustre depuis toujours l’état d’esprit du dictateur. Ce sanguinaire né, manque cruellement de sentiments. Tel un croque-mort devant une dépouille ! Ce dictateur épouvantable a véritablement un cœur en pierre.

Ses parents d’Oyo affirment que Sassou-Nguesso a déjà pleuré à chaudes larmes sans filet, en public, à trois reprises.

La première fois fut en direct à la télévision congolaise lors du décès du président angolais Antonio Aghotisno Néto.

La deuxième fois fut lors du décès de la maman qui a le même patronyme que moi, sa mère, mama Mouébara, à l’aéroport de Maya-Maya. Même feu Georges Embana n’avait pu retenir ses sanglots en direct au micro de la radio nationale, invitant d’aileurs tous les Congolais à pleurer avec Sassou Nguesso au moment où le cercueil de la génératrice du dictateur débarquait de l’avion,affrété aux frais du contribuable congolais.

La troisième fois » voir la photo ci-dessus » qui a fait le tour du monde, lors du décès de sa fille Édith Bongo au Maroc, devant sa famille médusée et désemparée.

« Il vous arrive aussi de pleurer monsieur le dictateur ? » s’interrogeait un journaliste de la RDC dans un bel article. Ce dictateur « n’est qu’un tigre de papier ».

Alors, que l’on ne s’étonne pas aujourd’hui que Sassou-Nguesso n’ait eu aucune compassion et n’ait versé aucune larme lors du décès de son ancien sherpa, Gabriel Longombé. Il est ainsi fait. En réalité pas tout à fait. « Ses roses ne poussent même pas à l’intérieur ».

Foudroyé par un arrêt cardiaque, l’ancien collaborateur du chef des cobras(qui peinait pour monter dans un avion à cause de son surpoids) a été inhumé dans l’anonymat. Sassou-Nguesso préférant se rendre à Marbella. Il s’était illustré à distribuer l’argent du peuple congolais à une partie de la population de cette contrée espagnole.

Militant actif de l’UJSC à Orléans, Gabriel Longombé y avait obtenu un doctorat en droit maritime avec la mention passable.

De là est née une amitié indéfectible avec Laurent Tengo, l’actuel conseiller juridique du dictateur, qui s’ingénie pour faire modifier la Constitution congolaise. Principalement, les dispositions qui empêchent son Prince-dictateur de se représenter à l’élection présidentielle de 2017. Lié à son compère Laurent Tengo qu’il a rencontré à la Faculté de droit d’Orléans, leur amitié, devenue quasi fraternelle, s’était poursuivie jusqu’à leur intégration à l’université Marien Ngouabi. Encadreurs de travaux dirigés tous les deux en 1988, les premières dissensions entre les deux frères-amis apparurent au moment de la Conférence Nationale Souveraine. Originaire du Kouilou, Laurent Tengo s’était illustré à la tribune, en accusant Sassou-Nguesso de tous les maux. Par solidarité régionale, Gabriel Longombé apportait son quitus au chef des cobras.

Nommé Secrétaire Général de la présidence par Pascal Lissouba, Laurent Tengo n’était guère intervenu pour faire libérer son ami Gabriel Longombé brièvement incarcéré à l’issue de la Conférence Nationale Souveraine.

Renversé en 1997 par le coup d’Etat sanglant orchestré par Sassou-Nguesso, Gabriel Longombé succéda à Laurent Tengo au poste de Secrétaire Général de la présidence.

Diviser pour mieux régner a toujours été la devise de Sassou-Nguesso.

En exil à Saint-Maurice au sein de sa belle-famille, Laurent Tengo a cherché en vain à se faire recruter dans une université parisienne ou de sa proche banlieue.

Titulaire d’une carte de séjour temporaire d’un an, Laurent Tengo s’est marié illico pour régulariser sa situation administrative. Une fois sa famille à l’abri des tracasseries administratives, Laurent Tengo s’est rapproché d’Antoinette Sassou, vilie comme lui, qui a plaidé sa cause et négocié son retour au pays, au près du cobra-royal.

Pilier du régime du dictateur Sassou-Nguesso, ses parents s’inquiètent pour son avenir. Sera t-il aussi foudroyé par une crise cardiaque comme Gabriel Longombé ? Pour ne rien arranger, son nom, ainsi que celui de son ami Benjamin BOUMAKANI, actuel secrétaire général du gouvernement sont cités dans l’épineux dossier des biens mal acquis. Ils seraient à l’origine de la plainte initiale déposée à Paris.

Plus la fin de règne du cobra-royal approche, plus sa démarche devient moins sûre. Des plaques inquiétantes apparaissent sur son visage, et les Congolais comparent sa coiffure à un string. Ces signes somatiques révèlent un stress aigu selon certains observateurs.

Partira-t-il seul ? C’est la question qui tourmente sa kyrielle de conseillers. Les plus lucides ont eu le courage de le déconseiller de s’accrocher au trône. Les jusqu’au-boutistes, au contraire, lui conseillent l’inverse. Toutes les hypothèses sont dans la balance.

C’est pourquoi, de Laurent Tengo, en passant par sa cohorte de conseillers inutiles, tous ont mis leur famille respective à l’abri dans la région parisienne. De quoi ont-ils peur s’ils sont démocrates, ou s’ils pensent servir un homme qui serait en phase avec le respect de la légalité ?

Les Congolais ne tomberont plus pieds et mains liés dans la violence dévastatrice. L’heure des baïonnettes « intelligentes » est révolue.

Si Sassou-Nguesso est arrivé au pouvoir par la force, nous le ferons partir pacifiquement. La violence est l’humus qui lui permet de se maintenir au pouvoir.

A Brazzaville, nos compatriotes ne cessent de dire que « Sassou-Nguesso est comme la mauvaise herbe qui refuse de mourir ».

Nous disons à tous ces pessimistes « qu’en agissant on se trompe parfois, en ne faisant rien on se trompe toujours ». Alors, unissons nos forces et nos intelligences pour faire partir Sassou-Nguesso, cette mauvaise herbe qui pollue le Congo.

Par Olivier Mouébara

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:19
La GLNF doit chasser le dictateur Sassou Nguesso

La GLNF doit chasser le dictateur Sassou Nguesso

La Grande Loge Nationale Française doit chasser le dictateur Sassou Nguesso ! Par RIGOBERT OSSEBI

Pour la Grande Loge nationale française, (GLNF), la page François Stifani a été définitivement tournée.

Par ordonnance n°1541 du 4 décembre 2012, trois jours après son élection, le nouveau Grand Maître de la GLNF, Jean-Pierre Servel, a suspendu François Stifani pour « comportement contraire à l’éthique maçonnique, violation des textes fondateurs, le tout portant gravement atteinte au principes fondamentaux de l’ordre et étant de nature à compromettre le fonctionnement harmonieux de l’association, ainsi qu’à nuire à son image ». Dans le même document, « le Grand Maître :

- Interdit à François Stifani la fréquentation de toute loge, conseil ou assemblée dépendant de la GLNF;

- Interdit à toute loge de le recevoir;

- Ordonne que soient saisies les instances disciplinaires de la GLNF selon les délais et disposition réglementaire de la GLNF. »

Pourtant, la GLNF en a-t-elle terminé avec les mauvaises pratiques et les mauvaises fréquentations que l’on pouvait reprocher à l’ancien Grand Maître ?

Il est impossible de ne pas penser à la mauvaise influence qu’a pu exercer et qu’exerce toujours le dictateur-président congolais Denis Sassou NGuesso sur la GLNF. La Grande Loge Nationale Française est la Loge-mère de toutes les Grandes Loges d’Afrique francophone et donc du Congo Brazzaville dont l’autocrate congolais en est le Grand Maître. Mais, ce dernier vise également le titre de doyen des Grands Maîtres des loges maçonniques de la grande région qui va de Dakar, au Sénégal, à Pointe Noire, en République du Congo, en passant par Ouagadougou au Burkina Faso. Bozizé l’ancien président du Centrafrique avait été initié et intronisé par Denis Sassou NGuesso. (http://www.slateafrique.com/88481/congo-sassou-nguesso-parrain-franc-maconnerie ).

Denis Sassou NGuesso a toujours bénéficié du soutien et de la collaboration pleine et entière des Grands Maitres successifs de la GLNF, Claude Charbonniaud, Jean-Charles Foellner. François Stifani semble être allé beaucoup plus loin dans la fraternité avec le dictateur et cela n’étonnera personne. La GLNF serait-elle encore restée sur cette lancée ?

Il faut rappeler que la GLNF exige de toutes les loges qui lui sont associées le strict respect de la règle en 12 points (voir le site de la GLNF). Ainsi, notamment le point 3 énonce : « 3) La franc-maçonnerie est un Ordre auquel ne peuvent appartenir que les hommes libres et respectables qui s’engagent à mettre en pratique un idéal de paix, d’amour et de fraternité. » Et le point 9, « Les francs-maçons ne doivent admettre dans leurs Loges, que des hommes majeurs de réputation parfaite, gens d’honneurs, loyaux et discrets, dignes en tous points d’être leurs frères et aptes à reconnaître les bornes du domaine de l’homme et l’infinie puissance de l’éternel. »

Denis SASSOU NGUESSO, chef de cruelles guerres civiles et objet de poursuites judiciaires, est curieusement reconnu par la GLNF comme « un homme de réputation parfaite ». Qu’en sera-t-il demain lorsqu’il ne manquera pas d’être cité, très certainement, dans une procédure pour « crime contre l’humanité » ? Ce sera dans un premier temps dans l’affaire des « disparus du Beach » puis, sans aucun doute, dans celle du «des explosions du 4 mars 2012 ».

Pour l’instant aucun éloignement, rupture, mise à l’index n’est à l’ordre du jour. Le portrait de Sassou NGuesso orne toujours, en très bonne place, les bureaux de Grands Maîtres de la GLNF, même dans leurs résidences secondaires. Dernièrement une curieuse et discrète initiative a été prise par ses plus hautes instances :

ENI, le groupe pétrolier italien, a fait une énorme découverte pétrolière dans l’offshore congolais. Un méga gisement, dans le permis Nene Marine situé dans le bloc marine XII (un potentiel de 600 millions de barils d’huile et 20 milliards de m3 de gaz). Le pétrolier italien prévoit un énorme potentiel supplémentaire à cette découverte. De quoi accrocher encore davantage Denis Sassou NGuesso à son pouvoir et aiguiser tous les appétits.

ENI est un acteur majeur en Amont du pétrole dans le Golfe de Guinée et dans l’Aval du « gaz » en Europe. Sur le plan judiciaire, ENI a de sérieux ennuis en Italie avec des pratiques avérées de la corruption notamment en Algérie. Son Directeur Général, Paolo Scaroni, est au centre d’enquêtes menées par le Parquet de Milan. Des rumeurs de son remplacement circulent dans des milieux autorisés.

Curieusement dernièrement, le Conseil d’Administration d’ENI à Milan aurait été approché « discrètement » par de hauts responsables de la GLNF pour lui signaler « qu’elle avait de grands intérêts en Afrique, notamment dans le Golfe de Guinée, et qu’il faudrait veiller à ce que la nomination du successeur de Paolo Scaroni soit respectueuse de ces derniers ».

Décryptage :

Denis Sassou NGuesso a propulsé ses enfants et ses neveux dans la sous-traitance pétrolière. Les principaux producteurs-opérateurs au Congo sont TOTAL et ENI. Pour ces derniers peu importe le montant des factures de la sous-traitance « obligée » de la famille présidentielle, il est automatiquement inclus dans le coût de production (« cost oil »). La sous-traitance n’est alors qu’une forme déguisée de la corruption. L’augmenter pour cette raison leur permet d’en faire de même avec leurs propres coûts. Raison pour laquelle le « cost oil » congolais est le plus élevé au monde.

La famille présidentielle contrôle tout ou presque, avec des hommes de paille ou non : les logements, les hôtels, les restaurants, le catering, les véhicules (interdiction pour les compagnies de les acheter donc obligation de les louer), les jets-privés, les travaux publics, certains équipements et jusqu’au choix des partenaires majeurs dans la construction des barges, des « supply » et des FPSO en Corée ou en Chine….

Pour être bien sûr de conserver ce lucratif business, dans les coulisses la candidature d’un Directeur d’ENI, ancien Directeur d’ENI-Congo marié à une Congolaise (que certains, un temps, disaient de la famille de Madame Antoinette Sassou NGuesso), est très discrètement soutenue en exerçant des pressions subtiles.

La démarche de la GLNF entrerait bien alors dans ce sens, représentée par quelques membres influents et acquis au dictateur.

La Grande Loge nationale française, après s’être enfin libérée de la mauvaise influence de François Stifani, gagnerait beaucoup à en faire de même avec le dictateur congolais qui a été en grande partie l’associé ou le responsable des grandes dérives reprochées à l’avocat antibois. Comme la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) avait retiré le 12 septembre 2012 sa reconnaissance à la GLNF, cette dernière devrait en faire de même avec la Grande Loge du Congo Brazzaville.

De son côté Ali Bongo Ondimba, le président du Gabon, pour s’exonérer de la tutelle du très gênant Grand Maître de Brazzaville, et de ses alliés parisiens, a fait commencer la réalisation d’un temple maçonnique pharaonique, pour un montant de 130 millions d’euros, dans les sous-sols de l’hôtel Pozzo di Borgo rue de l’Université à Paris qu’il a récemment acquis.

Aux mêmes motifs que ceux reprochés à François Stifani et aux mêmes conséquences, le nouveau Grand Maître de la GLNF, Jean-Pierre Servel, devrait prendre sans trop attendre l’initiative de rompre avec cette Grande Loge dont les rites initiatiques et l’instrumentalisation politique n’ont rien à voir avec le message d’humanité que la Franc-maçonnerie déclare vouloir apporter.

Par Rigobert OSSEBI

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 07:36
Congo-Brazzaville : Problèmes d'âge chez les Nguesso

couple sassou-nguesso

Difficile de garder son sérieux et sa sérénité quand on entend les inepties qui se répandent à Brazzaville et dans la diaspora. Ainsi, le président du Congo a retrouvé son Acte de naissance. Lequel ? Le même qui a été établi par l’administrateur l’année de sa naissance, sur la foi du témoignage de la sage-femme ou du personnel de la maternité où il était né ? Celui découvert à Nantes en 2008 par Thystère Tchikaya -lequel doit bien se retourner dans sa tombe- qui indiquait 1938 comme année de naissance? Celui qui a servi à ses nombreux biographes d’écrire des pamphlets à sa gloire? Celui qui ne peut que se juxtaposer avec les événements de la vie ?

Un âge, quelque soit ce qu’on peut en faire, n’a de véritable sens que si les faits de la vie s’y conforment, outre les témoignages des congénères. Démonstration:

Maintenant qu’il se dit que l’enfant Denis a vu le jour en l’an de grâce du Seigneur 1949, cela va laisser pantois même le plus expérimenté des biographes titre comparatif, tout lecteur peut faire l’effort de voir ce qui est dit de ses étapes de vie dans Wikipédia. Si l’on peut expressément omettre les années qu’il a passées à ce que l’on appelle aujourd’hui « l’Ecole des 3 présidents » à Owando – c’est-à-dire Ngouabi, Yhomby, Sassou-, passons directement au parcours effectué à Mbounda, pour la formation d’instituteur, c’est-à-dire de 1956 à 1960. Cela revient à dire qu’il avait exactement 7 ans quand le colonisateur ou ceux qui préparaient les futures élites indigènes, avaient choisi de l’envoyer très loin de sa contrée de naissance. 7 ans pour intégrer un cycle secondaire! A qui avons-nous donc affaire? A un génie? ou à un enfant d’une précocité des plus rares ? Même Pierre Mendès-France, bachelier à 15 ans, et plus jeune avocat de France à 21 ans , pâlirait d’envie devant une telle prouesse. Le brillant instituteur en formation finit Mbounda en 1960, à l’âge (supposé) de 11 ans et ne se dirige pas vers le tableau noir, car certainement trop jeune pour enseigner ses congénères. Il prend donc le chemin de la formation militaire en Algérie, l’année suivante, donc à 12 ans. Là encore on peut estimer que le phénomène d’enfant soldat étant tout récent, il était tout à fait possible d’effectuer cette formation, nécessaire parce que la nation qui vient d’accéder à l’indépendance, cherche à former des cadres pour la défendre. C’est en 1962 (donc à 13 ans si l’on calcule bien) qu’il quitte l’étape française de sa formation, avec le beau grade de sous-lieutenant. A cet âge là les jeunes qui sont actuellement dans les prytanées militaires viennent enfin de boucler leur première année, et passent en classe de 5è! Là s’arrête la comparaison…qui n’est pas sans raison !

La suite, si on bascule vers la vie sentimentale, ne nous concerne pas, car dans ces conditions, la défunte Edith était née quand son papa n’avait que 15 ans. Si elle n’était pas sa fille aînée, il faut donc se demander de qui il s’agit, et à quel âge il l’aurait eu! Précocité quand tu nous tiens! On pourrait donc continuer comme ça à transposer les faits à côté de l’âge pour se demander si certaines choses valent la peine d’être évoquées. Bref, tout ça pour ne pas avoir plus de 70 ans en 2016! Quelle fébrilité !

De l’autre côté, parlons de sa côte. Dans une parution du bi-hebdomadaire La Semaine Africaine au cours du mois de mai 2010, ce journal catholique très sérieux félicitait la première dame, à l’occasion de son 65ème anniversaire. Pour ne pas rester en marge, des courtisans se sont empressés pour renchérir, congratulant ainsi Mère Antou, Ngouli, la très inspirée et généreuse fondatrice de Congo Assistance. Il ne fallait pas rater la belle enveloppe qui allait suivre cette subtile attention. Donc le lecteur averti aura compris en cette circonstance que la première dame serait née en mai 1945, ce qui est facile à situer sur le plan historique, car la période correspondait avec la fin de la seconde guerre mondiale sur le théâtre européen. Alors, d’où vient-il que trois (3) ans plus tard, l’on parle de la célébration, non pas du 68è , mais du 70ème anniversaire, avec tout le faste tropézien qui a fait le buzz tout l’été? Comprenne qui pourra, pour ma part, je constate que chez le couple présidentiel, le calendrier est vraiment à …chronologie variable.

Par SAM BOUSKY

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:01
Angola-Congo : Dos Santos imposera sa loi à Sassou Nguesso

Par Rigobert Ossebi

Le cocktail explosif (Pointe Noire-Rwandais-FLEC) concocté par Denis Sassou NGuesso, sur le fond de ses mauvaises relations avec le pouvoir angolais, vient de lui exploser à la figure…. Cela fait également des années que le président angolais, Edouardo Dos Santos, refuse de le rencontrer.

Les apprentis sorciers ne sont pas toujours les seuls à commettre des erreurs. Parfois les grands maîtres, en sorcellerie ou pas, en font aussi.

Tous les peuples aspirent à la paix. Certains chefs ont fait de la guerre le socle de leur pouvoir, mais il est bien connu que « Qui vit par l’épée périra par l’épée » (Ei qui gladio vixerint, gladio occident). Denis Sassou NGuesso, maintenant, doit craindre plus que jamais ce destin funeste.

« F.L.E.C./POSITION MILITAIRE »

Certains, du « F.L.E.C./position militaire », affirment que l’intrusion d’un bataillon de l’armée angolaise dans la zone de Kimongo remonte déjà à une semaine et que l’ingrat autocrate de l’Alima a d’abord recherché une solution discrète et amicale avec Dos Santos, son bienfaiteur de 1997.

Toujours selon eux, « le F.L.E.C./position militaire » ne peut pas s’aventurer sur le territoire congolais et ne pouvait donc pas donner un motif de poursuite aux forces angolaises. Depuis l’affaire togolaise en 2010, le « F.L.E.C/position militaire » a changé de stratégie, par manque de moyens (leurs financiers français mécontents avaient alors opposé leur veto).

Pointe Noire trop voisine de Cabinda

Après 20 années d’une très sanglante guerre civile, l’Angola, trèsriche et toujours amie du Congo qui avait permis son indépendance, avec force de moyens et d’investissements, ne pense qu’à tourner cette page. La paix est un élément fondamental de progrès et d’attraction pour les partenaires étrangers dont le développement de l’Angola a besoin pour s’imposer, avec ses 2 millions de barils/jour de pétrole (auxquels la province de Cabinda contribue pour moitié) et sa croissance annuelle de près de 10%. L’Angola avance à grand pas dans toutes les directions, jusqu’à investir des milliards de dollars chez son ancienne puissance coloniale, le Portugal, en quasi faillite. Le PIB du pays lusophone est dix fois plus élevé que celui de la République du Congo. Il en est de même pour sa puissance militaire.

Le risque de contamination en Afrique est toujours grand. Aujourd’hui, le Président Dos Santos ne peut apprendre, sans inquiétude, que son homologue congolais est dans une stratégie de conservation du pouvoir qui pourrait le pousser à « mettre le feu » à Pointe Noire. Au-delà des ressentiments qu’Edouardo Dos Santo a pu accumuler à l’encontre de l’ingrat Sassou NGuesso, l’arrivée de près de 1000 combattants Rwandais, génocidaires-patentés cantonnés au camp militaire de Makola non loin de Pointe Noire et de Cabinda, ne pouvait que l’irriter au plus haut point.

Pointe Noire « en feu » livrée aux Rwandais et aux Cobras (même si les biens dissimulés ou pas des NGuesso et de leurs amis seraient épargnés), cela en aucun cas Edouardo Dos Santos ne pourrait l’accepter ! Le risque de contagion au Cabinda serait trop grand ! Après l’exploitation du Coltran dans l’Est-RDC, « l’éponge de pétrole » du Cabinda pourrait aussi exciter l’appétit des Rwandais-génocidaires en recherchant à collaborer, d’une manière ou d’une autre, avec le F.L.E.C..

L’incursion, le 15 octobre dernier, de l’armée angolaise à Kimongo et villages alentours avec la capture des 47 militaires, est un signal « on ne peut plus fort » qu’une limite a été franchie par Denis Sassou-NGuesso.

Il faut absolument noter que la presse angolaise est restée muette sur le sujet et tout particulièrement « Agence Angola Presse ». Preuve que la diplomatie de la canonnière choisie par Luanda se veut discrète et suffisamment impressionnante pour obliger Denis Sassou NGuesso à faire marche arrière.

Le moment est particulièrement bien choisi car Dos Santos peut profiter de l’affaiblissement et du discrédit international de Sassou Nguesso. Lors de l’intronisation officielle d’IBK à Bamako, il y a peu, nombreux ont été les Chefs d’Etats qui s’étaient plaints auprès de François Hollande de l’interventionnisme malsain de leur homologue congolais dans les affaires du Continent. L’Angola pouvait alors agir d’autant plus facilement que tous accueilleraient favorablement un « recadrage » du très orgueilleux et très comploteur président congolais.

Denis Sassou NGuesso est quasiment échec et mât ! Cela explique le silence officiel actuel. La Pravda de Brazzaville n’a pas écrit une ligne à ce sujet. Le dictateur n’a pas dénoncé cette incursion-invasion auprès de l’Union Africaine. Pourquoi ? Ni à l’ONU non plus. Pourquoi ? Il en est réduit à manger son chapeau pendant que les proches se défilent un à un….

Le Congo avec ses généraux d’opérettes déguisés en militaires de Bokassa, n’a pas d’autre possibilité que de capituler. Les Cobras ne sont forts qu’avec les vieillards et les fillettes. Le retrait des Rwandais de la zone donnerait un fort signal à la contestation ponténégrine qui ne manquera pas de prendre le contrôle à court terme de la ville.

Aussi, Sassou NGuesso est aujourd’hui complètement nu ! L’illusion de son pouvoir fort est complètement submergée par l’incompétence et la nullité de tous et de ses proches principalement. Ses soutiens vont le lâcher. Il n’aura d’autre choix qu’à se soumettre à la loi angolaise.

Quelle sera-t-elle ?

Dos Santos ne veut pas que la région retombe dans les conflits et que le développement économique de son pays soit entravé par l’instabilité et par des combats peut être même à l’intérieur de ses frontières ou au moins de celles de sa province de Cabinda.

Le Président angolais va donc veiller à ce que son homologue congolais règle au plus vite les problèmes de son pays « démocratiquement ». Un forum avec l’opposition, des Etat Généraux ? C’est par la discussion que la crise congolaise devra être réglée avant qu’elle n’explose, également donc, au détriment de l’Angola voisin.

Ce ne serait aussi pas par hasard que la date du 15 octobre, date anniversaire de 1997, aura été choisie pour l’incursion angolaise…

Dos Santos envoie ainsi à son ancien ami un message clair : « Je t’ai fait ! Je peux te défaire ! »

Nous serions alors tentés de crier fort, très fort : « Vive l’amitié angolo-congolaise ! »

Par Rigobert OSSEBI

Généraux de Sassou

Angola-Congo : Dos Santos imposera sa loi à Sassou Nguesso
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:31
Embastillés de Pointe-Noire : Ne les oublions surtout pas

Depuis un certain temps, l'actualité congolaise occupe pas mal d'espace mediatique.

Les perquisitions en France des maisons des dignitaires congolais, les interpellations des memes dignitaires dans les dossiers des biens mal acquis et ceux des disparus du beach de Brazzaville, les incendies d'immeubles ici et là comme la presidence de la republique, de la SNE ou celui d'AGIR a Pointe-Noire, font oublier certains autres.

Depuis le 21 aout, des Congolais, membres du CDRC de M. Modeste Boukadia, croupissent en prison, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire. Leur crime? Avoir manisfesté dans la rue et reclamer la demission du gouvernement pour mettre en place un gouvernement d'union nationale. Ces 27 braves compatriotes ont ete enleves a leur domicile respectif, devant famille, femme et enfants ou parents...

On savait que le regime de Brazzaville savait faire dans la violence de toute nature, mais on ignorait qu'il excellait aussi dans les prises d'otages. Aujourd'hui, avec ces compatriotes embastillés arbitrairement, la preuve est faite.

Neanmoins, selon les infos en notre possession, avant de s'envoler pour Ouagadougou, M. Sassou Nguesso avait donné l'ordre à son oncle de ministre de la Justice de relâcher ces malheureux innocents. Mais, il se trouve que l'oncle, M. Emmanuel Yoka, ne l'entend pas de cette oreille. Nos compatriotes ne sont pas encore relâchés. Pourquoi ?

C'est pourquoi nous en appelons à la solidarité de tous les Congolais et disons :

NE LES OUBLIONS PAS !

Cela n'arrive pas qu'aux autres !

ASSO CONGO-MFOA

Embastillés de Pointe-Noire : Ne les oublions surtout pas
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 15:38
DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).

Par Rigobert Ossebi

L’interpellation du ministre Pierre Oba et la perquisition à son domicile de Sartrouville ont suscité une incroyable colère de l’autocrate congolais, Denis Sassou NGuesso. Elle n’était pas retombée qu’elle explosa de plus belle, le 11 octobre 2013, lorsque Médiapart publia, de Fabrice Arfi, l’article « A Paris, le shopping de la corruption du clan Sassou NGuesso »

Il commençait ainsi « C’est une promenade policière dans le Paris du luxe qui donne la nausée ».

Il ne saurait en être autrement à la lecture de la folie dépensière et des excès de la famille qui s’est accaparée, pour son usage et son profit personnels, toutes les richesses du Congo.

Aussi clair et « incomplet » que puisse être l’article de Fabrice Arfi, il mérite néanmoins des précisions et un décryptage.

Denis Christel ne lave pas ses chemises

Il n’y a pas là une allusion quelconque à l’hygiène vestimentaire du roi du pétrole congolais.

Halary, situé au 15 avenue Victor Hugo à Paris, a longtemps fabriqué les chemises sur-mesure, très haut de gamme, de Denis Christel Sassou NGuesso. De 500 à près de 1000 euros (300.000 à 600 000 FCFA) la chemise….

Mensuellement, le responsable de l’aval pétrolier se retrouvait avec des factures de 70.000 euros. Ainsi, il pouvait changer de chemise trois fois par jour. La chemise n’était jamais portée qu’une seule fois. « Pourquoi s’encombrer avec du linge sale lorsqu’il est si facile de commander des chemises neuves à près de 1000 euros la pièce et de les jeter comme un kleenex usagé, une fois qu’elles ont été portées… ! » aimait à commenter un de ses proches… ! Un million cinq cent mille francs CFA de chemises sur-mesure jetés à la poubelle chaque jour ! Quarante millions de francs CFA de chemises par mois pour Monsieur Kiki !

La folie des montres

Rares sont les vendeurs de montres à Paris, à Genève ou à Monte-Carlo, qui n’aient pas reçu un jour la visite d’un membre du gang des prédateurs. Les policiers chargés de l’enquête n’ont pas pu consacrer tout le temps nécessaire au recensement de leurs achats. De plus, des mois ou des années après, les commerçants ont peut-être eu tout le loisir d’effacer des ventes réalisées en espèces. Toujours selon des proches de Kiki 1er, ce dernier aurait des collections entières de montres (une bonne centaine) entre 50.000 et 150.000 euros (entre 30 et 100 millions FCFA) la montre et quelques-unes autour et dépassant les 500.000 euros l’unité. Dans la démesure, le vainqueur serait toutefois le responsable des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya avec une pièce exceptionnelle, une montre et son bracelet sertis de diamants dont le prix atteindrait le milliard de FCFA.

Les achats compulsifs d’Antoinette Sassou NGuesso

L’épouse du président n’apparait que très modestement dans le listing produit par Médiapart.

Pourtant la première dame s’est constituée un véritable trésor de guerre en diamants et bijoux de toutes sortes. Juste contrepartie de la bonne centaine d’enfants adultérins que son président de mari a essaimé tout au long de sa trentaine d’années au pouvoir alors qu’elle était toujours à ses côtés.

Autant de parures de bijoux à un million d’euros que d’enfants reconnus ou pas.

Des factures d’achats que les policiers français ou suisses ne trouveront jamais, soit que les acquisitions se sont effectuées auprès du Joaillier brazzavillois de « Madame » ou par l’intermédiaire de courtiers qui se rendent très fréquemment à Brazzaville pour lui présenter leurs collections. Antoinette Sassou NGuesso est une des plus grandes acheteuses de bijoux de la planète…. !

A cela, il faut ajouter deux appartements récemment acquis à Paris et encore en cours de travaux : 400 m2 avenue Victor Hugo et 400 m2 avenue Foch pour son fils Chris Bongo Nouara et pour sa fille Blandine. Pour la Reine mère jet-setteuse tropézienne, un palais au Maroc est également en travaux d’achèvement.

Jean Jacques Bouya en mission « secrète » au Maroc

L’expression la plus employée actuellement dans les sphères du pouvoir est : « ça sent mauvais à Brazzaville ! »Aussi les « barons », par précaution, ont envoyé depuis longtemps leurs épouses et rejetons à l’abri chez le « très critiqué » François Hollande.

Pour le clan présidentiel, il en va tout autrement, la France n’apparait plus comme un pays ami, une terre d’asile ou de refuge. La Russie, la Chine sont bonnes pour les armes et les affaires, mais pour un long séjour ou pour toute une vie d’exil, rien ne vaut un Riad ou un joli palais à Marrakech chez le parent Mohammed VI.

La visite de Jean-Jacques Bouya, le 2 octobre dernier, à Mohand Laenser, le ministre de l’Intérieur marocain, aurait été programmée pour préparer un accord dans ce sens :

«Nous avons été reçus par le ministre de l’Intérieur, parce que nous sommes porteur d’un message à S.M. le Roi du président de la République du Congo», a déclaré Bouya à la presse à l’issue de cette audience.

Alors combien, Jean-Jacques Bouya (le complice du blanchisseur Philippe C.), a-t-il négocié d’appartements à construire par passeports et de cartes de séjour marocains ? La centaine d’enfants du dictateur congolais auxquels il faut ajouter leurs propres enfants et conjoints, cela représente une sacrée colonie !

Laenser_Bouya au Maroc

N.B. Depuis cette visite au ministre de l’Intérieur, ce dernier Mohand Laensar a été nommé ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire et remplacé à l’Intérieur par Mohamed Hassad. Mohand Laensar a-t-il été sanctionné pour avoir affiché une trop grande générosité pour l’accueil de « futurs exilés » congolais ?

Les petits fours étaient chauds et le champagne était frais

Ce 24 juillet 2011, à Brazzaville, Rodolphe Adada, encore rassuré la veille par son complice de toujours, le président Denis Sassou NGuesso, vérifiait bien auprès du traiteur que tout serait parfait pour le banquet qu’il allait offrir à ses parents et amis pour célébrer dignement sa nomination à la tête du Parti Congolais du Travail (PCT). Les petits fours achevaient leur cuisson et les bouteilles de champagne millésimé étaient prises dans la glace.

Hélas, pour la caution intelligente du président congolais, toujours présent à ses côtés dans les négociations pointues, l’homme sans lequel Denis Sassou NGuesso serait resté coincé à vie avenue Rapp à Paris, la nuit à défaut d’être bonne conseillère avait permis au clan des neveux et des rejetons, « Mapapa ou pas », de s’y opposer farouchement : Adada, Secrétaire Général du PCT, représentait un réel danger pour la succession et un concurrent sérieux pour un coup d’Etat institutionnel à l’image de celui qu’il avait réalisé lui-même en 1979.

Le dictateur, pour sauver ce qu’il pouvait de sa face, ressortit alors une vague rumeur de corruption d’Adada par Omer Hassan Al-Bashir, le président du Soudan, à l’origine de la démission de ses fonctions de Chef de l’UNAMID à Khartoum le 31 août 2009. Le clan de Boundji, qui ne cessait « d’avaler des couleuvres » (parfois venimeuses comme s’en plaint encore Justin Leckoundzou) vécut alors la nomination de Pierre Ngolo à la tête du PCT comme le pire affront et jura de se venger et de faire valoir, le moment venu, cette « jurisprudence ».

adada au soudan

Les révélations de Médiapart sur les trafics crapuleux de Jean-Jacques Bouya avec son blanchisseur français, Philippe C., installé en Suisse, représentent l’opportunité, tant attendue, d’appliquer la « jurisprudence Adada » que le clan de Boundji serait bien décidé à ne pas laisser passer… !

Par Rigobert OSSEBI

DANS LES COULISSES DU POUVOIR DE SASSOU NGUESSO »achats compulsifs et conspiration ! » (volet n°2).
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 05:18

ECOUTEZ CETTE MUSIQUE ET PEUT-ETRE VOUS COMPRENDREZ D'OU VIENNENT LES ENERGUMENES DE TYPE SASSOU NGUESSO, ENTRE AUTRES :

http://www.youtube.com/watch?v=Ezb2Rg0QIX8&feature=share

C'est très édifiant !

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 17:41
Affaire des Disparus du Beach : l'Amiral et d'plomate Hilaire Moko, neveu de Sassou Nguesso, en fuite à Brazzaville

AFFAIRE DES DISPARUS DU BEACH : L’amiral et diplomate Hilaire Moko en fuite à Brazzaville…

Publié le 10/10/2013 par minguabiango

Nommé sénateur à vie et intouchable de son pays, l’ancien président et dictateur chilien, le général Augusto Pinochet accédait à l’immunité diplomatique. Le vieillard se croyait donc à l’abri de toute arrestation en dehors de son pays. Son arrestation le 16 octobre 1998 à Londres et son assignation à résidence étaient donc un précédent dans le droit international. La longue bataille judiciaire déboucha sur un fait : l’immunité diplomatique ne couvre pas les crimes contre l’humanité.

L’affaire dite des disparus du Beach de Brazzaville ayant été requalifiée par la justice française de crime contre l’humanité, explique l’interpellation et l’audition à Paris malgré leur immunité diplomatique des généraux congolais Norbert Dabira, mais surtout du général et ministre des mines Pierre Oba, qui à l’époque des faits était le ministre de l’intérieur de Sassou Nguesso.

C’est donc tout naturellement que les observateurs de cette affaire judiciaire qui empêche Sassou Nguesso de dormir, avaient parié sur la prochaine interpellation et audition de l’amiral Hilaire Moko, bien que jouissant de l’immunité diplomatique puisqu’en poste comme attaché militaire à l’ambassade du Congo-Brazzaville à Paris. En effet, il était à l’époque des faits, directeur de la sécurité présidentielle de Sassou Nguesso.

Mais depuis l’interpellation de Pierre Oba à Paris, l’amiral Hilaire Moko est introuvable et serait rentré en catastrophe à Brazzaville pour se mettre à l’abri croit-il, et à la demande du dictateur congolais Sassou Nguesso.

Selon les spécialistes de ce dossier, se seraient les gardes présidentiels dirigés par Hilaire Moko et la garde républicaine du général Blaise Adoua mort empoisonné, qui auraient procédé à la sélection et ensuite au massacre des réfugiés congolais ‘’originaire des régions sud du pays et hostiles à sassou’’ débarqués au Beach de Brazzaville et en provenance de Kinshasa (RDC).

Lorsqu’on sait que les différents acteurs civils et militaires impliqués dans les massacres du Beach de Brazzaville meurent de mort suspecte, il est à parier que la choix de Hilaire Moko de prendre la poudre d’escampette et rentrer à Brazzaville était cornélien. Prendre le risque d’une interpellation et incarcération en France ou remettre sa vie en les mains de son maître !

Quel en sera l’épilogue, les paris sont ouverts…une chose est sûre, les fantômes du Beach de Brazzaville hantent le palais de Mpila !

La Rédaction

(Extrait de www.congo-liberty.com)

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 10:01
Dans les coulisses du pouvoir de Sassou Nguesso...

par Rigobert Ossebi

Retard stratégique dans le déroulement des prochaines élections locales.

Dans toute la République du Congo, sur l’étendue de tout son territoire, le 23 juillet dernier, financé en partie par des fonds européens, le recensement administratif spécial aurait dû démarrer. L’absence de communication à ce sujet laisse penser qu’il faudra enregistrer un très sérieux retard quant à son achèvement. Pourtant, arrivés à leur fin de mandat le 30 juin 2013, les Conseils départementaux et communaux ne siègent plus. Avant la mise en place effective de nouveaux Conseils, au terme des élections locales qui ne se dérouleront vraisemblablement pas avant la mi-2014, les bureaux de ces Conseils expédient les affaires courantes, sans que les conseillers puissent intervenir sur de nouveaux sujets.

Le retard apporté à ces élections, qui étaient vaguement fixées à la fin 2013, dans une indifférence quasi-totale, à une importance stratégique pour la pseudo-démocratie en place. Faute de pouvoir faire accepter une modification de la Constitution de 2002, il est important dès maintenant d’enregistrer un retard conséquent sur l’organisation de ces élections locales, qui diffèreront d’autant, voire plus, les élections sénatoriales prévues en 2014, suivant le calendrier, à 2015 au moins. Cela dans le but ultime que l’élection présidentielle de 2016 ne puisse se dérouler avant 2017, avec l’espoir, à peine dissimulé, que le Président François Hollande ne soit plus alors le locataire de l’Elysée.

Mouvement diplomatique à Brazzaville

La confirmation lui en était parvenue alors qu’il était en vacances à Marbella. Informé de longue date par ses barbouzes parisiennes, Denis Sassou NGuesso avait reçu sans surprise l’annonce officielle du départ de l’Ambassadeur Valette, que son entourage surnommait sournoisement « l’ambassadeur Malette ». Déjà son remplaçant, son nom à peine connu, Jacques Maillard, perfidement et dans le même registre, était baptisé d’un sobriquet qui se voulait prometteur « d’ambassadeur Milliard ». Le dictateur en avait bien ri, toutefois sans trop d’illusions… !

Même s’il avait bénéficié d’un coup de pouce corrézien, le 25 avril 2007 juste avant le départ de l’Elysée de Jacques Chirac, pour trois années paradisiaques d’ambassadeur de France à l’Île Maurice, sa nomination dans « l’enfer brazzavillois » relèverait maintenant beaucoup plus de la mission commandée du grand nettoyage des écuries d’Augias que de la poursuite de « la diplomatie de complicité complaisance » de son prédécesseur (Voir ci-dessous la grande ressemblance entre Denis Sassou NGuesso et le Roi Augias).

Il n’a pas échappé à l’Elysée, et même au très conservateur Quai d’Orsay, que Brazzaville est le lieu de tous les trafics, que la corruption la plus insensée y sévit et que beaucoup de diplomates et de fonctionnaires internationaux quittent ce pays grande fortune faite.

(N.B. Le nettoyage des écuries d’Augias est le cinquième des douze travaux d’Héraclès.

Augias, roi d’Élide, possédait d’énormes troupeaux de bétail. Mais ses écuries étaient tellement sales qu’on ne pouvait plus y rentrer, elles n’avaient plus été nettoyées depuis trente ans.

La tâche d’Héraclès fut de nettoyer ces écuries, ce qu’il fit en une seule journée, en détournant les eaux des fleuves Alphée et Pénée, les décrassant en profondeur.

Ce travail ne fut cependant pas comptabilisé ; Eurysthée prétexta qu’Héraclès avait demandé à Augias d’être payé pour la tâche. Augias ne versa jamais ce paiement (il lui avait promis 300 bœufs)et chassa Héraclès quand il vint le lui réclamer. Irrité, Héraclès leva une armée, prit la ville d’Élis, et tua Augias ainsi que tous ses fils sauf un, Phylée, qui avait pris le parti d’Héraclès. En récompense, le héros le plaça sur le trône d’Élide, le faisant ainsi succéder à son père.)

Pressions des « affaires » et inquiétudes du pouvoir…

L’interpellation dans le cadre de l’affaire des Disparus du Beach du Général Norbert Dabira avait profondément irrité Denis Sassou NGuesso. De Marbella et de son palace andalou, le dictateur avait appelé, le 4 septembre dernier, les représentants des partis de la majorité réunis, à Brazzaville, autour d’Aimé Emmanuel Yoka, l’oncle ministre de la justice et du Secrétaire Général du PCT, Pierre NGolo. Dans une conférence téléphonique, le dictateur les avait salués de s’être retrouvés et s’était alors plaint « d’être presque traqué au sujet de l’Affaire des Disparus du Beach. A cela s’ajoute la crise née des explosions du 4 Mars.Où veut en arriver l’Occident (France en tête suivie de l’Allemagne, l’Angleterre et les USA) ? Je me le demande. Au point où même le recensement administratif que nous avons demandé est vu comme une manœuvre politicienne. »

S’agissant du premier point, à savoir Les Disparus du Beach :

« Il faut savoir que le rebondissement de cette affaire avec la mise en examen du Général Norbert Dabira n’est pas anodin. Il procède d’un agenda caché. Aussi tous les partis de la majorité doivent organiser des meetings pour soutenir l’action du Gouvernement afin que l’opinion internationale se rende compte que nous avons tout le pays derrière nous et que ce n’est pas le moment de remettre en cause la paix si chèrement obtenue. Pour cela, Aimé Emmanuel Yoka trouvera comment faire appuyer les meetings des débats télévisés au cours desquels, en homme de droit, il démontrera l’autorité de la chose jugée. C’est l’autorité de la chose jugée qui doit l’emporter. »

La manifestation « spontanée » à la révolte anti-française du 14 septembre avait été clairement ordonnée par le dictateur congolais. (N.B. Dans le document qui a été transmis, il est surnommé « la vache folle » par le narrateur de la réunion téléphonique à laquelle il avait assisté.)

Il ajouta alors : « Le risque d’intervention de la France en Syrie ne nous épargne pas. Au contraire, l’Afrique centrale risque d’être le théâtre d’affrontements dans les mois à venir pour changer de force les régimes en place. Je vous invite à la réflexion sur cette question. »

Deuxième Point : Les Biens Mal Acquis

« Là aussi, il y a un rebondissement qui nous met mal à l’aise. Nous ne sommes pas les seuls à avoir des biens au Congo( ?) . Si nous sommes déstabilisés, nous allons tous perdre. Or parmi vous ; nombreux n’ont des biens qu’au Congo. Donc ce n’est pas mon affaire personnelle. A chacun de jouer sa partition pour que nous protégions au moins nos biens qui sont au Congo. Et il martèle : je répète que ce n’est pas mes biens que je vous invite à défendre, parmi vous qui n’en a pas ? »

Troisième Point : Le recensement administratif

« J’apprends que le recensement est vu comme une attitude pour nous de monopoliser le pouvoir et que même au sein des partis de la majorité, il y a des voix discordantes. Je vous invite à l’unité et à l’unification de nos forces. Ce n’est plus le temps de dissiper nos forces. Parlons d’une même voix ; notre salut en tant que majorité en dépend. »

Conclusion :

« Il a insisté que le fait que bientôt ce sera la rentrée des classes augure un bon temps pour une telle campagne de soutien à son action politique. Il faut pour se faire vanter les bienfaits de la Municipalisation Accélérée, télévision à l’appui. Il faudra pour cela montrer chaque soir des films sur les municipalisations déjà passées, précédés ou suivis des débats sur la paix et ses dividendes que sont la prospérité économique et sociale. Donc mettre la jeunesse et les femmes à contributions, surtout dans les régions qui sont acquises au pouvoir. »

N.B. La manifestation du 14 septembre n’avait pas réduit la détermination des Juges français. Des perquisitions et des interpellations ont eu lieu chez l’ancien ministre de la défense au moment des faits, Monsieur Justin Leckoundzou et chez le ministre de l’Intérieur d’alors, Monsieur Pierre Oba.

Le ressentiment du président congolais à l’égard de son homologue français a alors atteint son paroxysme. Sa réaction à cette escalade ne pouvait alors que se rapprocher de celle qu’avaient eu, dans un passé peu éloigné, le Rwanda et la Guinée Equatoriale à l’égard de ce partenaire, c’est-à-dire la rupture des relations diplomatiques. La menace en devrait être contenue dans un courrier très récemment adressé au Président François Hollande.

Inquiétudes du pouvoir (suite)…

Denis Sassou NGuesso est un habitué des Assemblées Générales de l’O.N.U. à New-York, rendez-vous qu’il ne rate pour rien au monde, même si son train de vie indécent est régulièrement épinglé par la presse américaine. Le luxe n’a vraiment un sens qu’à New-York et chaque année il se plait à montrer qu’il compte plus que jamais parmi les quelques « rois du monde » !

Or depuis son retour d’Espagne, ses services de renseignements intérieurs et extérieurs ne cessent de pondre des notes alarmantes sur des tentatives imminentes de renversement de son pouvoir. Pas question alors de faire ce déplacement à New-York qu’il aime tant ! Le problème, avec cette conspiration permanente et généralisée, est qu’il n’y a pas un « Chef » ou une « région » en pointe ! Personne ou pas de groupe de personnes parfaitement identifiés contre lesquels envoyer ses chars, ses hélicos et ses hommes de main. L’ennemi est invisible … !

De Pointe Noire, pourtant la contestation gronde plus que de coutume. Aussi un détachement de 240 hommes (Rwandais, exilés zaïrois de la DSP et autres assassins patentés), précédemment stationné à Tsambitso, vient d’être envoyé à Pointe Noire, histoire d’être prêt à calmer férocement toute velléité de soulèvement populaire.

Denis-Christel Sassou NGuesso peut continuer tranquillement son hold-up pétrolier permanent, « Papa » couvre ses arrières… ! Mais pendant combien de temps encore ?

Inquiétudes du pouvoir (suite et fin).

Le Colonel Marcel Ntsourou, depuis sa libération après une parodie grotesque de procès, parle beaucoup. Certes sa déclaration de disponibilité à témoigner devant les Juges français de l’affaire des « Disparus du Beach » a beaucoup intéressé les magistrats en question mais a irrité au plus au point son ancien patron. Les autres provocations publiées dans le journal « le Glaive » à Brazzaville ont encore jeté de l’huile sur le feu. Des émissaires de sa région, dont Maxime Gandzion (du Clan des Mapapa), ont été dépêchés auprès de lui afin qu’il accepte un exil doré à Libreville, copieusement pourvu et indemnisé.

Le Colonel a la dent dure ( contre Sassou ?). Il a rejeté toutes les propositions !

Catégoriquement !

Enfin, une bonne nouvelle pour Denis Sassou NGuesso

L’ordonnance de non-lieu en faveur de l’ancien président Nicolas Sarkozy, délivrée par le Juge Gentil de Bordeaux le 7 octobre 2013, a été célébrée joyeusement par le dictateur congolais tant malmené par son successeur François Hollande. L’espoir est grand, à nouveau, de retrouver en 2017 un ami au Palais de l’Elysée ! Brazzaville sera sans aucun doute la destination préférée d’ici-là des financiers de ses compétiteurs.

Crédit illimité, sans aucun doute, pour s’assurer du départ du Président François Hollande…. !

« SASSOU NGUESSO USE DE SON ARGENT COMME D’UN MOYEN POLITIQUE ». Jean Yves Ollivier (un ami intime du dictateur congolais)

Par Rigobert Ossebi

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 10:22
Congo : Sassou ne veut pas rendre les restes mortuaires d'autrui !

Sassou ne veut pas rendre les restes mortuaires d’autrui !

Fuite en avant ou désir de gagner du temps, histoire de sauver la face ?

Suite à l’arrêt du 11 septembre de la Cour d’Appel de Paris, qui a ordonné à Sassou de rendre dans les trois mois à ses descendants la dépouille du colonisateur Savorgnan de Brazza (lire notre article), réinhumé en grande pompe en 2006 à Brazzaville, le Congo, représenté par Sassou, va se pourvoir en cassation.

De Bazza : un " humaniste " ? Mon oeil !

C’est en tout cas ce qu’a annoncé à l’AFP Me Pierre Versini-Campinchi, l’avocat de Sassou dans cette affaire. « Nous allons conseiller à notre client de former un pourvoi en cassation » aurait déclaré ce dernier. Commentant l’arrêt de la Cour d’appel l’avocat français considère qu’ « il y a eu une dénaturation du protocole par la cour d'appel » car selon lui, le protocole d’accord signé entre Sassou et les descendants de De Brazza prévoyait une dizaine de conditions. " Son annulation n'était envisageable que si l'ensemble de ses prescriptions n'était pas respectée ", aurait-il estimé...

Rappelons que la Cour de Cassation ne juge pas les faits mais simplement le droit. La Haute juridiction française vérifiera si la Cour d’Appel a fait une bonne application du droit, en l’occurrence si elle a bien interprété la volonté des contractants signataires du protocole d’accord.

Mais pour les Congolais le problème qui se pose est moins juridique que moral, éthique. Nos compatriotes, dont l’avis n’a jamais été demandé lors de cette curieuse et obscure réinhumation d’un colonisateur sur la terre de leurs ancêtres s’interrogent sur la question de savoir pourquoi refuser de rendre la dépouille mortelle d’un homme que sa famille réclame. Au nom de quoi peut-on s’approprier les dépouilles d’un homme, d’une femme et de ses enfants dont la famille demande leur restitution ? Hélas cette histoire de restes mortuaires recèle malheureusement dans l'esprit de certains une dimension mystique qui complique tout.

Décidément la chicotte et la matraque que les colons blancs ont administré des années durant à nos aînés ont laissé des traces indélébibles (dont un réel complexe d'infériorité) sur leur psychique ! (1)

(1) François Soudan de " Jeune Afrique ", interviewer depuis plus d'une décennie de Sassou l'avait un jour interrogé sur le point de savoir s'il admirait un Congolais qui s'est distingué dans l'histoire de son pays. Silence de sassou, incapable d'avancer un seul nom. Puis il demanda s'il y avait un personnage étranger qu'il admirait. Et là, la réponse fusa : le général Bigeard. Vous savez, cet officier français dont le nom reste associé aux guerres de défense des colonies françaises (Indochine, Algérie)...

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