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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 18:13
Le Congo-Brazzaville et Monaco négocient les excréments du diable

Par Rigobert Ossebi

Le Docteur Nick Stolls, d’Harleston Norfolk au Royaume Uni, est un dentiste expérimenté de 56 ans, au Harleston Dental Practice , dans Redenhall Road. Père de deux enfants adultes, il a fait le choix de dédier un peu de son temps au bénévolat pour l’ONG MercyShips. Ces deux semaines passées en Octobre dernier, à Pointe Noire, étaient sa seconde mission en Afrique. Il occupait un des 8 fauteuils que compte le navire hôpital américain. Durant son court séjour, il a extrait 350 dents de bouches qu’aucun dentiste n’avait jamais examinées.

Au terme de sa mission, le verdict du praticien fut sans appel : « le Congo est un des pays les plus pauvres du monde ! C’est un pays extrêmement pauvre. La nécessité pour tous les types de soins de santé y est énorme. » C’est ce que l’on pouvait lire, le 7 mars dernier, sur un site d’informations régionales en Angleterre http://www.dissexpress.co.uk/news/latest-news/harleston-dentist-on-his-mercy-ship-mission-to-africa-1-5906474

Quelques jours plus tôt, le 27 février 2014, lors de la signature du Communiqué conjoint entre le Congo et Monaco à la Chancellerie de Monaco à Paris, Madame Sophie Thevenoux se félicitait de l’accord conclu entre les deux Etats en ces termes : « Dans une Afrique en pleine éclosion économique en général, le Congo est en particulier une terre promise pour tous les investisseurs compte tenu de ses atouts naturels, de sa grande stabilité et de la paix qui y règne. Cette position fait du Congo un nouveau partenaire où nous aurons des tas de choses effectivement à développer… »

Alors qui croire ?

Le Docteur Nick Stolls qui charitablement a apporté des soins à une population congolaise qui n’en reçoit jamais.(« Une goutte dans l’océan des besoins locaux mais qu’il avait été heureux d’apporter »). Ou bien la diplomate d’un paradis fiscal qui est devenu une des plaques tournantes des détournements colossaux qui sont opérés du Congo et qui en assure le blanchiment ? Des employés de banques monégasques se rendent régulièrement, pour certains deux fois par mois, dans cet eldorado du business juteux et du pillage organisé.

Déjà des enfants du dictateur sont résidents monégasques (en bonne et due forme). L’administration du Rocher ne s’était pas inquiétée de la provenance criminelle des fonds dont ils se prévalaient. (Comme chacun sait, tous les rejetons Sassou NGuesso sont visés par l’enquête des Biens Mal Acquis, quelque peu en berne actuellement du fait de l’incendie allumé au Centrafrique par Denis Sassou NGuesso himself.) Elle s’était plus intéressée à la collection de jets privés de ces nouveaux résidents qu’à la misère sanitaire et au manque de soins dont souffre la quasi-totalité de la population. « Business is business » Monaco a raison de vouloir s’attacher la fidélité de ces indécents nouveaux riches, à l’instar d’un rejeton NGuesso qui jetait sur la piste de danse de l’hôtel Sarakawa à Lomé (fin février 2014) des billets de banque pour impressionner sa belle famille togolaise.

Nulle doute que pareille attitude, dans les établissements de nuit de l’avenue Princesse Grâce à Monaco, ne manquera pas de connaître un certain succès. Tout comme les repas à 3000 euros (2 millions de FCFA) que le blanchisseur officiel et marseillais d’Edgar NGuesso s’offre au restaurant Louis XV d’Alain Ducasse à chaque fois qu’il va relever les compteurs dans les établissements bancaires de la place.

L’Administration américaine vient de mettre le nom du dirigeant de la Société Gunvor, Monsieur Timchenko, sur la liste des personnes visées par des sanctions. La société Gunvor est l’objet d’une enquête pour blanchiment et corruption menée par le Procureur de Berne, en Suisse, pour une opération de 2 milliards de dollars avec la République du Congo. Suite à cette enquête la Banque BNP Paribas Genève, qui était la banque historique du Congo pour ses affaires pétrolières, a cessé toute activité avec ce pays on ne peut plus corrompu et corrupteur. Gunvor a une filiale à Pointe Noire au Congo dirigée toujours par un proche marseillais d’Edgar NGuesso.

Le Pape François a dit que « l’argent était l’excrément du diable ». La très catholique Principauté de Monaco, très respectueuse de Rome, concernant les excréments de Denis Sassou NGuesso le satanique dictateur congolais, ne voudra rien faire de plus que de se bander les yeux et de se pincer les narines. Pour se racheter auprès du Ciel, elle a ses bonnes œuvres de la Croix-Rouge et peut-être qu’elle fera un petit geste pour MercyShips pour continuer à soigner les miséreux et misérables congolais.

Rigobert OSSEBI

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:12
(Congo-Brazzaville) La maison d'arrêt de Brazzaville : un enfer carcéral au Congo, mais aussi le temple de grand racket...

La maison d’arrêt de Brazzaville: un enfer carcéral au Congo mais aussi le temple de grand racket des prisonniers, by Officiel Brazzanews

La Maison d’arrêt centrale de Brazzaville (MACB), est un établissement pénitentiaire, le plus grand du Congo, construit pour environ 150 prisonniers. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il héberge à ce jour près de 750 prisonniers à la barbe des autorités politiques, judiciaires et militaires !

Elle comprend 6 quartiers et 28 cellules où s’entassent les détenus parfois au nombre de 65 pour une cellule ! La Maison d’arrêt est surpeuplée au point d’avoir enregistré 5 morts rien qu’en 10 mois ! Le grand danger c’est qu’en cas d’épidemie à la Maison d’Arrêt, les morts se compteront par centaines. En plus, le placement des détenus dans les quartiers ne répond à aucune organisation objective ou à une catégorie. Mais, tout dépend de la somme que vous versez aux gendarmes et aux agents de l’admnistration pénitentiaire.

Pour être admis au VIP il faut débourser la somme de 80.000Frs !

La transformation du quartier des mineurs en quartier VIP date de la période correspondant aux arrestations consécutives à l’affaire du 4 Mars 2012. Pour y être admis, il faut débourser la somme de 80.000Frs au titre du loyer payé aux gendarmes ou agents pénitentiers ! Le placement au quartier fonctionnaire et à la cellule 14 est conditionné par le paiment d’une somme allant de 21.000Frs à 45.000Frs ! Les quartiers défavorisés ne sont pas toujours gratuits ! La somme payée pour le loyer varie de 10.000Frs à 15.000Frs.

Les détenus incapables de verser ces sommes, sont soumis à la brimade et autres traitements dégradants. Par ailleurs, si le gros de l’argent que se font racketter les prisonniers échoue dans les poches des administrateurs pénitentiaires, une partie sert tout de même à l’organisation de la cellule et de la vie carcérale. Bien entendu, à l’approvisionnement en produits de première nécessité.

Les tenanciers de la Maison d’Arrêt

Toujours concernant cette Maison d’Arrêt de Brazzaville, elle est dirigée par un directeur ou régisseur, un certain ¨Ngongniélé Lambert¨, secondé par un surveillant général, Mr Kiba, les deux assistés par des agents de l’administration pénitentiaire dont parmi eux, un surnommé ¨Alino¨. Le veinard qui convoite le poste de chef de détention ! La sécurité est assurée par une dizaine de gendarmes qui se relaient pour une durée de 7 jours. Les visites des détenus qui ne sont pas en régime de confinement se font tous les jours, du lundi au dimanche moyennant la somme de 200Frs par visiteur, payable autant de fois qu’il y accède ! La discipline y est de rigueur, sinon vous êtes isolés pour quelques heures ou des jours au quartier disciplinaire, dénommé « Q.D ».

Les mauvais traitements à la Maison d’Arrêt

En dépit de cette rigueur, la plupart du temps, les détenus sont battus avec une violence inouie par les gendarmes et/ou les agents de l’administration pénitentiaire. Nombreux sont soumis à la torture dans un pays ayant ratiffié les conventions internationales contre cette pratique ; à la privation du sommeil en leur aspergeant de l’eau froide au milieu de la nuit ; à des bains de pluies battantes en pleine nuit… ! Les nouveaux arrivants, jeunes pour la majorité, sont frappés et maltraités avant leur placement en cellule (le phénomène « baptème ») ou bien passent leur première nuit au Quartier Disciplinaire (Q.D). Certains en sortent blessés tandis que d’autres avec des membres fracturés ou foulés. Et pour cause, là-bas, le baptème frise l’inhumain ! A la Maison d’Arrêt de Brazzaville, les mauvais traitements ont lieu au vu et au su de tous les agents et prisonniers. Ils peuvent durer des heures. Tout porte à croire qu’ils ont été officialisés ! Les prisonnières ne sont pas en reste, car, elles subissent aussi les mêmes traitements que les hommes.

Les tortionnaires ¨Longangué¨et ¨Régis Massouendé¨


Le groupe de gendarmes le plus célèbre dans le mauvais traitement des prisonniers est celui du Maréchal de Logis-Chef « Longangué », qui se distingue par une violence et cruauté barbares envers les détenus. Lorsqu’il prend la relève, c’est le traumatisme total et la peur dans le ventre des détenus. Un jour, un détenu dénommé ¨Christian¨, accusé de viol, a essuyé plusieurs coups de fouets au pénis jusqu’à écoulement de sang ! Un autre avait été battu nu, comme un vers sortant de terre, en présence des prisonnières, vu que tout ceci a lieu au quartier femme où se trouve le Q.D. Une Dame nommée Huguette a dernièrement été sévèrement battue, mennottes aux poignets, jusqu’à l’intervention d’un colonel, lui même détenu à la Maison d’Arrêt. Malgré les remarques faites au directeur et au surveillant, aucun changement n’a été constaté. Certains éléments de l’ex-colonel Ntsourou ont passé 20 jours au Q.D sur instruction et sans justification aucune. Ce fameux Q.D. n’a ni électricité, ni douches, ni latrines, ni autres commodités.

Au sortir de là, ils ont tous eu droit aux furoncles, maux d’yeux et autres maladies cutanées. Tandis que d’autres (éléments de Marcel Ntsourou) sont encore au régime de confinement dans une cellule après leur passage devant le procureur de la République, et ce, depuis plus de 2 mois. Leurs visiteurs leur apportent la nourriture, et c’est à ce seul moment où ils reçoivent les provisions, qu’ils voient la lumière du jour ! Pour avoir réclamé des meilleurs conditions de détention, ils ont tous été battus le lundi 20 janvier 2014 à 12h. Il s’agit d’officiers et sous-officiers maltraités par les maréchaux de logis agissant sous les ordres du lieutenant « Regis Massouende ». C’est donc dire que les droits de l’homme ne sont que de bonnes paroles dépourvues de sens pour les autorités de la maison d’Arrêt où les traitements dégradants ont lieu tous les jours : c’est un secret de polichinelle !

La Maison d’Arrêt : un « baisodrôme » géant

Qui plus est, une prostitution déguisée a cours à la maison d’Arrêt de Brazzaville entre détenus femmes et hommes avec la complicité des autorités pénitentiaires, moyennant pourboire ! Les prisonniers qui ne sont pas en manque d’argent n’ont donc aucune peine à vider leur gourme. Le pire, selon nos sources, est que certains matchs sexuels se jouent sans botines, étant donné que la plupart des prisonniers sont sans le sou. S’agissant des conditions de couchage des prisonniers, une partie des lits et des matelas fournis par le Projet d’Actions pour le Renforcement de l’Etat de Droit et des Associations (PAREDA), de l’Union Européenne, aurait pris une autre direction. Conséquence, plusieurs prisonniers dorment encore à même le sol à la Maison d’Arrêt de Brazzaville.

Le grand racket des prisonniers

Par ailleurs, qui l’aurait cru ? La justice congolaise (pas comme celle du Cameroun classée comme la plus corrompue au monde), reste de loin l’une des institutions les plus gangrénées par la corruption. En son sein, le record est battu par le parquet qui ne rate aucune occasion pour se remplir les poches. Un magistrat, aujourd’hui patron de la Maison d’Arrêt, à l’époque fonctionnaire au tribunal de Poto-Poto, s’est illustré par des magouilles de toutes sortes, au point d’être déclaré personna non grata dans ce quartier jusqu’à ce jour. « Il aurait baigné dans la vente des terrains d’autrui », soutiennent ses détracteurs ! Autres faits, il se ferait souvent payer, à coup de millions de Cfa, la libération des prisonniers VIP de la Maison d’Arrêt à savoir, les détourneurs de fonds, les chinois amateurs d’ivoire, faussaires camerounais ou nigérians. A cela, il faut ajouter les libanais présents dans tous les coups fourrés à Brazzaville et qui se font choper par la police.

En fait, de tous les prisonniers, ceux qui sont écroués pour escroquerie et vol d’argent sont les préférés puisqu’ils constituent pour ce magistrat, un pactole. C’est sa chasse gardée ! Le cas du chinois collectionneur et vendeur d’ivoires dont la libération aurait été échangée contre quelques millions de Fcfa. Idem pour la libération du détenu arrêté par Intepol à Kinshasa pour vol de 475 millions de Fcfa au ministère des Eaux et Forêts de Henri Djombo, alors que cette affaire a coûté la liberté à deux officiers accusés à tort, les colonels Bongoye et Okhia. Ledit magistrat aurait en plus bénéficié dans cette transaction, d’une maison à Kinshasa où il s’est rendu dernièrement, le Samedi surpassé.

La légèreté des magistrats congolais est devenue tellement criarde que certains OPJ ne mettent plus les gants pour la dénoncer. Un officier de police exerçant au commissariat central ne s’est pas gêné de déclarer un jour : « pour la libération des malfrats déférés à la Maison d’Arrêt, certains magistrats empochent les sommes dérisoires que les policiers refusent de prendre, comme si ces derniers savent arrêter les bandits et peuvent les appréhender quand ils sont armés » ! Quelle honte ! Tous les prisonniers ou presque sortent de cet établissement pénitentiaire après avoir octroyé des sommes aux magistrats. La chasse aux clients est menée par des démarcheurs, des courtiers, eux-mêmes commis de justice.

Plus triste encore, ces écuries raquettes bien souvent les prisonniers sans suite favorable si ce n’est pour augmenter les mises ! Ainsi un véritable business et chantage a lieu autour du prisonnier à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. Mais, que peuvent les pauvres prisonniers étant entendu que la liberté n’a pas de prix ! Pour des cas très graves, les magistrats demandent, avant la libération du prisonnier, la possibilité pour la famille de ce dernier d’offrir à leur enfant un voyage à l’étranger aussitôt mis hors de la Maison d’Arrêt, question de ne pas s’attirer les foudres des plaignants. Tout est donc possible avec les magistrats congolais qui ne refusent rien à qui a les poches bien pleines ! Pourtant, il faut voir comment donnent-ils des leçons aux journalistes convoqués devant leur tribunal.

Daniel Nsion (Brazza-news)

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Daniel Nsion - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:39
(Congo-Brazzaville) APPOLINAIRE NGOLONGOLO : « RÉPONSE À THÉOPHILE OBENGA, HISTORIEN, ÉCRIVAIN, LINGUISTE ET ÉGYPTOLOGUE ».

En affirmant récemment : « qu’il n’y a aucun mal à modifier la Constitution du Congo, et qu’elle est cette Constitution dans ce monde qui n’a jamais été amendée ? » notre éminent égyptologue a ; soit fait une crise d’amnésie, soit il n’a pas cerné le problème fondamental qui mine la vie politique congolaise depuis des décennies et qui empêche le peuple congolais, d’accéder au bien être social. Cela veut dire que notre égyptologue fait partie du problème.


Appolinaire N'Golongolo, Écrivain, journaliste congolais.

Le problème au Congo-Brazzaville remonte à 1963. Depuis cette date, qui correspond à la chute du président Fulbert Youlou, aucune Constitution n’a jamais été appliquée. L’accession au pouvoir se fait par la conspiration et par effraction, sauf en 1992 avec l’élection de Pascal Lissouba à la présidence de la République. Les consultations électorales sont entachées d’irrégularités et de fraudes. La responsabilité de cette situation incombe aux dirigeants politiques du pays, qui n’ont jamais eu le courage ni l’honnêteté intellectuelle, de demander au peuple congolais de se prononcer librement, sans pression sur ses choix politiques. La médiocrité de ces dirigeants politiques est connue du peuple congolais. La sortie pour le moins rocambolesque de notre éminent philosophe ne souscrit-elle pas à cette médiocrité ?

Bien sûr que dans plusieurs pays du monde, les Constitutions sont amendées, mais la question fondamentale qui se pose au Congo, ce n’est pas celle de l’amendement de la Constitution, mais celle de son application, ce qui n’a jamais été le cas depuis des décennies. Quand, la loi aura-t-elle enfin, au Congo, un droit de cité ? Notre écrivain-philosophe semble avoir éludé la question suivante : Pourquoi, quand et comment une Constitution doit-elle être amendée ? On ne modifie pas les règles de jeux pendant le déroulement du jeu, autrement dit, c’est un mépris du peuple congolais et une ignorance totale des principes démocratiques.

Si on se fie aux déclarations de Théophile Obenga, les dirigeants politiques congolais pourraient en 2016 continuer à transgresser les lois. L’enjeu en 2016, c’est la crédibilité du Congo en Afrique et dans le monde. Pour que cette crédibilité soit effective, la classe dirigeante au pouvoir doit cesser d’agir comme dans une jungle. On ne peut pas manipuler la loi fondamentale, qui permet la stabilité, la sécurité, la paix et le progrès économique et social d’un pays, au gré des humeurs, des caprices, des ambitions incontrôlées et des intérêts partisans. Cette manipulation doit cesser, si non le peuple congolais continuera à subir sans fin, le dictat de dirigeants politiques périmés et incompétents.

En s’interrogeant : « Qui va remplacer Sassou et quel leader a une assise nationale pour maîtriser le pays ? » Théophile Obenga s’enlise dans l’amnésie. La stabilité, la crédibilité et le développement économique et social du Congo ne passe pas par un quelconque messie, mais par le vote libre du peuple congolais et par le respect et l’application des lois. Ce n’est pas à Sassou-Nguesso de maîtriser le pays, c’est à la loi de le faire, en toute impartialité comme dans toutes les démocraties du monde. Pour qu’une démocratie soit effective, la primauté doit être accordée au respect et à l’application des lois. Or, notre brillant écrivain-linguiste semble l’ignorer.

Si cette manipulation de la Constitution venait à se produire, elle aurait pour effet, de condamner le Congo à ne jamais monter dans le train du progrès économique et social. Si notre philosophe-linguiste a des lacunes en droit constitutionnel, il a sans doute des compétences en matière d’histoire, pour savoir que le Congo est ravagé, depuis des décennies, par l’injustice, la violence, la corruption et la violation des lois.

L’enjeu, c’est d’épargner à notre pays, l’humiliation chronique de l’autocratie, pour l’introduire enfin dans la modernité. Cela passe impérativement par le respect et l’application des lois mais surtout de la Constitution. Notre peuple a toujours eu la sagesse et l’intelligence qui font défaut aux dirigeants politiques, pour faire une lecture lucide de la situation politique. Après le départ du président Sassou Nguesso en 2016, ce peuple saura élire à la tête du pays, un compatriote compétent et dévoué pour le bien être social de tous. Ces compatriotes éligibles sont nombreux, au Congo et dans le monde. C’est pourquoi, le vide auquel fait allusion notre égyptologue après le départ du président Sassou Nguesso, est une offense au génie créateur de notre peuple.

Le peuple congolais doit parler et s’exprimer librement, parce que la liberté d’expression est un capital que l’on ne doit pas économiser. Comme le disait Horace : « celui qui vit dans la peur ne sera jamais libre ». « Le mot résister doit se conjuguer au présent » comme le disait Lucie Aubrac. Notre éminent linguiste-philosophe-écrivain et les dirigeants politiques qui envisagent de s’éterniser au pouvoir, ne doivent pas oublier, que, si le peuple congolais est traumatisé par les guerres civiles, harcelé par des intimidations, ossifié par la malnutrition et un quotidien semé de privations, les racines de la résistance sont si profondes qu’elles ne cesseront de repousser.

Appolinaire NGOLONGOLO, Journaliste, écrivain.

Source : Nerrati-press

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Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 19:21
Congo-Brazzaville : Sasou Nguesso élargit Germain Ickonga Akindou

L’échéance présidentielle de 2016 est dans tous les esprits au Congo-Brazzaville. Et, encore davantage dans celui de Denis Sassou Nguesso qui n’entend pas décrocher du pouvoir et perdre ainsi son immunité présidentielle. Une situation qui le conduirait de facto devant les instances de la justice internationale pour répondre des chefs d’accusation de crimes contre l’humanité en vertu du principe de la compétence internationale. Une perspective judiciaire qui provoque des cauchemars auprès de Sassou Nguesso et des épigones du « chemin d’avenir ». D’où sa stratégie de séduction envers les Makoua en leur offrant la liberté de l’un des leurs : Germain Ickonga Akindou.

Par décision personnelle de Sassou Nguesso, le colonel Germain Ickonga Akindou ex directeur de l’équipement des forces armées congolaises (FAC) condamné à 5 ans de prison et au paiement de près de 490 millions de francs CFA dans le cadre de l’affaire de l’explosion du 4 mars 2012 a été libéré.

Frère Germain, le veinard

L’annonce a été faite à l’occasion du quatrième anniversaire de la mort d’Edith Lucie Bongo en présence du malien Ibrahim Boubacar Keita, du guinéen Alpha Condé, du béninois Yayi Boni et du sierra léonais Ernest Baï Koromo. Et, pourtant, le déroulement du procès du 4 mars 2012 nous a appris que : « la construction de la soute à munitions de Bilolo par des entreprises non qualifiées a été un véritable échec . Après avoir retiré des époux Kouyaté près de 490 millions de francs CFA décaissé auprès du Trésor public destinés à la construction de la soute à munitions de Bilolo, le colonel Germain Icckonga Akindou n’a pas pu livrer aux Forces Armées Congolaises la soute à munitions de Bilolo qui s’est effondrée parce qu’elle a été mal construite ». En d’autres termes, le colonel Germain Ickonga Akindou est l’un des véritables responsables de l’explosion du 4 mars 2012. Et, c’est ce colonel makoua, Germain Ickonga Akindou (un veinard), qui a bénéficié des largesses de Denis Sassou Nguesso, pendant que le colonel téké Marcel Ntsourou, sa femme et sa fille Ruth croupissent en prison après leur arrestation rocambolesque du 16 novembre 2013. Pourquoi ? Sassou croit que la femme et la fille de Ntsourou seraient dépositaires des fétiches du colonel téké comme autrefois il soupçonna la sœur de Pierre Anga de détenir les fétiches de son frère, lors des événements d’Ikonongo dans les alentours d’Owando.

Pour passer entre les mailles du filet de la justice internationale, Sassou a échafaudé un stratagème : procéder à la modification de la Constitution de 2002, taillée pourtant sur mesure, en vue de se maintenir au pouvoir et échapper ainsi aux tracasseries judiciaires. La récente sortie de Théophile Obenga, mbochi de Boundji, sur la modification de la Constitution participe de cette logique. Pour y parvenir, Sassou Nguesso a besoin du soutien de toute la partie Nord du Congo-Brazzaville, son vivier naturel. Sceller l’unité de la partie septentrionale s’avère indispensable. Il est hors de question de s’aliéner une des ethnies du groupe mbochi et avoir à dos les cadres civils et militaires ainsi que les originaires de makoua dont est issu Firmin Ayessa. En effet, les makouas avaient très mal vécu l’emprisonnement de l’un de leurs fils Germain Ickonga Akindou, qui plus est, est le fils d’Auxence Ickonga. L’objectif est clairement de renforcer l’union sacrée de l’axe Ollonmbo-Boundji-Owando afin qu’aucune fêlure ne vienne compromettre la conservation du pouvoir tant rêvé par Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ». Les Makoua qui comptent comme membre éminent le général Mokoko, n’avaient jamais digéré le sévère verdit infligé au colonel Germain Ickonga.


La rançon d’une alliance

Donc le groupe Akoua avait fait savoir dans les conclaves mbochi ceci : « Tout le monde vole dans ce pays, pourquoi avoir seulement sanctionné Ickonga ? ». L’argument fit mouche. De toute façon il se suppute que la déposition d’Ickonga fut une habile mise en scène. L’alliance Mbochi lato sensu avait demandé à Ickonga, comme jadis Sassou, de tout « assumer » au sujet de la collusion avec les époux Kouyaté.« Tu couvres Mme Kouyaté née Mbochi. Ensuite, tu fais un peu de prison et, on te libère » promit le haut conseil mbochi présidé par le kani Sassou. Manifestement après la fleur que vient de faire le roi d’Oyo aux « makouéens, » à la cérémonie du souvenir d’Edith Bongo née Sassou, l’accord a parfaitement fonctionné. D’ordinaire c’’est rare que Sassou tienne parole. Mais là il y va de l’union du septentrion. C’est la rançon de la difficile alliance Makoua/Owando/Oyo.
Ainsi, tout le monde peut vaquer à ses affaires courantes et reprendre le flambeau du célèbre slogan de « Ebonga, ébonga té, toujours meilleur » avec les mêmes méthodes, la même volonté de puissance, avec la même appétence pour l’argent facile et le même goût pour la corruption.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:36
[Congo-Brazzaville] Les Rois et Chefs Tékés disent "NON" à Sassou Nguesso

Par RIGOBERT OSSEBI -

Délégation des Tékés

Le culte de la personnalité présidentielle, ou plutôt dictatoriale, était à son comble le vendredi 14 mars 2014 à Oyo, le village natal de Denis Sassou-N’Guesso, élevé maintenant au rang de capitale politique de la République du Congo.

Pour célébrer le 5ème anniversaire du décès, en 2009, au Maroc, d’Édith-Lucie Bongo-Ondimba, ancienne première dame du Gabon et fille du dictateur congolais, une messe d’Action de grâces a été dite en sa mémoire et en présence des corps constitués nationaux et étrangers ainsi que des présidents Ernest Baï Koroma (Sierra Leone), Thomas Yayi Boni (Bénin), Alpha Condé (Guinée) et Ibrahim Boubacar Keïta (Mali).

La déférence de ces derniers à l’égard de l’autocrate congolais est soigneusement dissimulée à leur opinion nationale ainsi qu’à leurs médias. Ce déplacement n’avait fait l’objet d’aucune communication dans les pays concernés. Ces chefs d’Etat africains prennent bien soin de cacher comment, grâce à la folie dépensière de Denis Sassou NGuesso riche de nos pétrodollars qu’il détourne allègrement, ils parviennent à arrondir grassement leurs fins de mois !

Seul un journal guinéen ou deux, sans connaître la véritable raison de ce déplacement, s’en sont étonnés : http://guineenews.org/2014/03/alpha-conde-a-brazzaville-sur-la-pointe-des-pieds-les-dessous-dune-visite-discrete/

Au lendemain de cette énième fiesta et manifestation à sa gloire ou à celle de sa famille, le véritable général en chef des forces armées congolaises s’attendait à la visite des Chefs des terres Tékés, du Roi de Mbaya, du Roi Makoko de Mbé, Auguste Nguempio, et de la reine Ngalefourou et autres chefs Tékés dont celui de Lekana. Pour ce faire, des 4×4 Pajero, Land Cruiser, Mercédès flambants neufs avaient été dépêchés auprès de chacun d’eux afin de les amener à lui, le souverain et tyran suprême de l’Alima.

Cette solution avait été choisie non sans raison ; tous dans l’entourage de l’autocrate, Florent Ntsiba et Alain Akouala y compris, craignaient des mouvements de foules hostiles s’il s’aventurait en territoire Téké. Le mieux, avaient-ils décidés, était de faire venir les chefs traditionnels à lui, à Oyo. « Les différends avec leurs représentants politiques ou militaires (Marcel Ntsourou, André Okombi Salissa, Mathias Ndzon, Jean Martin Bemba etc.), ne devaient pas les concerner ! Outre les véhicules neufs, quelques bassines de billets et le tour devrait être joué ! A la fin de la journée, les Rois, les Chefs traditionnels, et les féticheurs qui vont avec, se prononceraient pour un ralliement sans condition à la modification de la Constitution et une réélection jusqu’en 2025! » Tel était le plan et le programme organisés pour ce 15 mars 2014 à Oyo ; étape essentielle pour Denis Sassou NGuesso dans la reconstitution de ses forces du Nord, après la tournée à Impfondo, Owando et Makoua !

Hélas pour notre corrupteur national, si la veille aucun des invités prestigieux n’avait refusé mallettes et malles qui convenaient à leur déplacement à Oyo, aucun de nos Rois et Chefs tékés n’a accepté de faire le voyage infamant ! Les véhicules sont tous rentrés vides. Pas question pour eux de faire allégeance au tortionnaire en chef de leurs sujets, au bourreau de Madame Ntsourou et de sa nièce la petite Ruth Nguina ! Pas question pour eux également de prendre les véhicules ou les billets de celui qui avait ordonné l’exécution de dizaines de martyrs pour s’emparer du Colonel Marcel Ntsourou ! De plus, un message bien clair a été envoyé au Roi d’Oyo : « C’est définitif ! Ce n’est plus la peine de nous envoyer quiconque pour tenter de nous faire changer d’avis ! » Sûrement un signal envoyé à Alain Akouala ou à Hugues Ngouélendélé… !

Sur l’échiquier de ses troupes et forces qu’il croit avoir organisées dans le Nord du pays dont il abuse, le tyran de l’Alima ne peut, qu’avec le plus grand désespoir, constater le vide béant causé par la désertion des Tékés !

Pour ajouter à son accablement, le principal soutien de son régime, le directeur général de la Police Jean-François Ndenguet, a été humilié par son frère pour certains, par son neveu Edgard ou Jean Dominique pour d’autres. Il est très fréquent de voir un chien fidèle un jour mordre son maître ; cela pourrait se produire prochainement entre le tyran de l’Alima et son très dévoué Ndenguet. Ce dernier, pourtant, avait poussé la déférence et la soumission en cultivant sa ressemblance avec le tyran jusqu’à adopter la « coiffe Sassou » avec sa satanique pointe qui avance sur le front. D’aucuns préconisent qu’à l’instar des signes et des saluts nazis interdits presque partout dans le monde, la « coiffe Sassou », dès la chute du dictateur, devrait l’être également sur l’ensemble du territoire congolais !

Cependant ce que craint le plus le tyran de l’Alima, c’est que cette défection des Plateaux fasse école dans tous le pays. Les signes ne trompent pourtant pas, c’est bien ce qui se produira à très brève échéance. Il n’est pas interdit d’espérer et de croire que la contagion atteindra le Nord du pays et qu’elle s’écoulera vers le Sud jusqu’à rejoindre l’Océan Atlantique à Pointe Noire.

L’histoire est en marche pourraient dire certains… !

Rigobert OSSEBI

(Congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 11:00
[Congo-Brazzaville] Le cosmétisme "juridique" du dictateur Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA

Marcel Tsourou après sa capture

Tous les congolais ou presque ont entendu sur les antennes de RFI le 16 mars cette incongruité. « La cour suprême de Brazzaville a requalifié le jugement qui a été rendu dans l’affaire NTSOUROU. La peine de cinq ans de travaux forcés avec sursis s’est transformée en une peine de prison ferme ».

Nous le savons tous. Sassou-Nguesso adore les produits cosmétiques. De là à transposer cette pratique en matière juridique relève d’une véritable stupidité.

Le problème qui se pose aujourd’hui au pays, ne concerne même plus le dictateur de Mpila, mais le silence complice d’une frange des « cadres » congolais devant de tels errements.

Comment comprendre le silence des juristes congolais devant une telle aberration ? La faculté de droit de Brazzaville peut fermer, et ses enseignants qui ne font aucune recherche peuvent abuser des étudiantes dans les chambres de passe qui sont légion au Congo, et fréquenter les ngandas pour s’abreuver d’alcool.

Un rappel juridique élémentaire s’impose quant à la décision de la Cour Suprême congolaise.

Le principe « Nullem crimen, nulla poena sine lege » affirme que nul ne peut être puni pour des faits qui n’étaient pas incriminés ou soumis à une peine qui n’était pas prévue par la loi.

Ce principe essentiel, sur lequel repose le droit pénal, est considéré comme un des fondements de la démocratie longtemps bafouée par le dictateur Sassou-Nguesso.

Ce principe est une véritable garantie des libertés individuelles car il fait de l’Etat, un « Etat de droit » dans lequel les infractions pénales sont clairement définies, et impose aux organes judiciaires le respect de la loi.

En l’espèce, dans l’affaire NTSOUROU, la Cour Suprême congolaise ne peut créer de façon fantaisiste de nouvelles incriminations.

En l’espèce, la caisse de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso qui est sa Cour Suprême, aurait appliqué strictement la loi pénale.

En droit pénal, la requalification d’une infraction consiste à donner au fait une « étiquette juridique ». Elle intervient au moment de l’instruction, et relève de la compétence du juge d’instruction.

Cette démarche intellectuelle est nécessaire dans un pays sérieux, et constitue un gage contre l’arbitraire.

Le respect de la procédure pénale impose que la Cour Suprême congolaise motive son accrobatie dans son dispositif. Cette obligation juridique élémentaire pour un juge de motiver sa décision est un principe d’ordre public qu’un juge respectant sa fonction ne peut négliger.

La dictature de Sassou-Nguesso se propage à tous les niveaux tel un virus.

Le juge quel qu’il soit n’est pas un despote. Au service de la loi, il se doit, en choisissant une requalification pénale, de respecter tout simplement la procédure.

Aujourd’hui, en voyant comment le dictateur Sassou-Nguesso et ses complices objectifs mettent au ban le droit, mérite d’être dénoncé avec éclat. L’affaire NTSOUROU est anecdotique. D’autres compatriotes subissent des injustices et des humiliations au quotidien.

Rien n’est possible dans un pays sans le respect du droit, sans la mobilisation de tout un peuple. Dans le Congo dictatorial de Sassou-Nguesso, la télévision et la radio aux ordres jouent le rôle de ciment de la propagande.

Tous les peuples se battent pour leur liberté et le respect du droit. Au Congo, le peuple est trahi par ses pseudo-intellectuels qui ont bradé leurs compétences au dictateur d’Oyo.

Le dictateur Sassou-Nguesso doit se souvenir de ce 18 mars 1977. Il assassinait Marien-Ngouabi comme il assissine sans témoins les congolais.

Sa dictature passe par l’intimidation, les exécutions sommaires, les emprisonnements arbitraires et la mise entre parenthèses du droit.

Tous ceux qui soutiennent le dictateur Sassou-Nguesso dans ses errements le paieront un jour. La roue de l’histoire tourne.

Olivier Mouebara

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:25
[Congo-Brazzaville] Liste des génocidaires du Congo

CONGO: une liste sur laquelle les génocidaires eux mêmes se reconnaîtront, by Officiel Brazzanews

Une liste sur laquelle les génocidaires eux mêmes se reconnaîtront

Denis Sassou-Nguesso
Jean-Marie Tassoua alias Général Giap
Général Yves Montando-Mongo (décédé)
Général Léonard Essongo
Général Pierre Ngombe
Général Jacques Morlende
Général Philippe Longonda
Général Blaise Adoua (décédé)
Général Pierre Oba
Général Hilaire Moko
Général Florent Ntsiba
Général Norbert Dabira
Général Gilbert Mokoki
Général Casimir Bouissa Matoko (décédé)
Général Prosper Konta
Général Jean François Ndengue
Général Dominique Okemba
Général Fulgor Ongombo
Général Charles Mondjo
Général Mongo
Général Ndongo-Mokana
Colonel Olessongo
Général Nianga-Mbouala
Colonel Bonaventure Engobo
Colonel François Okinga
Colonel Marcel Tsourou (en prison)
Général Guy Blanchar Okoî
Colonel Michel Ombeli
Colonel Ngakala
Colonel Patrice Ondele
Colonel Emanuel Avoukou (décédé)
Colonel Serge Oboa
Colonel Mathieu Ngo
Colonel Georges Ngassaki
Colonel Cyril Eyini
Colonel Ngasaki- Lepira
Colonel Dimi
Colonel Adolphe okouere
Colonel M Edgar Nguesso
Colonel Basile Zobi
Colonel Moigny
Colonel Roland Ngouabi
Commandant Bakoua
Ambroise Noumazalaye (décédé)
Itihi Ossetoumba Lekoundzou
Rodolphe Adada
François Ibovi
André Okombi Salissa
Camarra Decamo
Gérard Bitsindou (décédé)
Isidor Mvouba
Mathias Ndzon
Mme Kouakoua Celestine
Gongara Nkoua
Willy Matsanga
Bertin Ossendza
Martin Mbemba
Martin Mbéri
Freddy Menga
Tchibota alias Moubenda

Liste non exhaustive

JEFF KITOKO

SOURCE : http://brazza-news.com/congo-liste-sur-laquelle-les-genocidaires-eux-memes-se-reconnaitrons/

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Jeff Kitoko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:52
[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio

18 MARS 1977 – 18 MARS 2014 = 37 ANS LE CONGO A T-IL ENCORE DES VRAIS KOUYOUS ET DES VRAIS MBOSHIS POUR HONORER LA MÉMOIRE DE MARIEN NGOUABI?

Plusieurs cultures développent dans notre pays un rapport sacré à leurs défunts, comme ne cesse de le démontrer avec arrogance Denis Sassou Nguesso : une ou 2 fois par an en mémoire des membres de sa famille. Ce geste, il l’a fait pour l’immortel Marien Ngouabi jusqu’en 1992 pour distraire le peuple Congolais qui lui reproche de l’avoir assassiné. Mais à l’instauration de la Démocratie conformément aux acquis de la Conférence Nationale souveraine, seuls les membres de la famille du Commandant entourés de quelques militants du PCT s’étaient rendu au mausolée. Malheureusement depuis son retour au pouvoir par les armes, Sassou Nguesso a préféré laisser le mausolée à l’abandon avec le tombeau de l’illustre disparu vidé de ses restes.

Selon une certaine tradition, les Kouyou faisaient partie de ces congolais qu’on ne pouvait humilier en public. Mais depuis 37 ans, papa Ossombo qui faisait la fierté de cette communauté redoutable est en train de se retourner dans sa tombe et pour preuve : il n’y a plus de danse dominicale à la grande école officielle de Poto-poto ni d’Ékongo dans la rue Mbochi, près du pont de Madoukou Tsiékélé qui sépare la mini-Nation de l’arrondissement n°5 Ouénzé.

Me Jacques Okoko le fameux parent de Marien Ngouabi encadré par la veuve et les enfants

En effet depuis le 18 mars 1977 date de l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi par celui que la plupart de nos compatriotes du Nord considérait d’inoffensif, tous les Kouyou sont aujourd’hui à nos yeux : de pauvres types depuis que Yhombi Opango et Jacques Okoko ont fait allégeance au commanditaire qui était considéré par ces derniers de sous homme parce que issu des Batéké Alima devenus Mboshi depuis qu’il s’est autoproclamé khani.

Me Massengo Tiassé constatant la disparition des restes de Marien Ngouabi

Ah Marien! Comment comprendre la lâcheté des membres de ta tribu qui n’osent même pas revendiquer tes ossements aujourd’hui où ta petite-fille clame haut et fort que ton assassin n’a pas fini de t’assassiner? Ne peux-tu pas aujourd’hui demander à ton Dieu d’intercéder pour que cette communauté de ta tribu se libère de ton assassin leur oppresseur qui ne cesse de détruire aussi notre cher et beau pays! Gloire et honneur à toi Marien Ngouabi et honte aux membres de ta tribu complices de ton assassinat et à tous les collabos qui sont là à défendre ton assassin qui va très bientôt rendre compte de tous ses crimes.

http://youtu.be/rvzydhytEls

[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio
[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio
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Mbiki de Nanitelamio - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Marien Ngouabi
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:01
Congo-Brazzaville : Yoka (et la Cour Suprême) condamnent Ntsourou à la prison ferme

RFI -

Explosions de Mpila : prison ferme pour le colonel Ntsourou

Suites judiciaires des explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012 à Brazzaville : la Cour suprême vient de rendre son arrêt après avoir examiné le pourvoi en cassation émis par le procureur général et a finalement décidé de requalifier la peine de l'ex-numéro 2 des services de renseignements. Elle condamne à la prison ferme le colonel Marcel Ntsourou. La Cour suprême casse ainsi le jugement rendu en septembre dernier, et qui condamnait l'ancien officier à 5 ans de travaux forcés avec sursis.

D’aucuns croyaient l’affaire des explosions du 4 mars 2012 terminée. Mais la Cour suprême vient de casser le jugement rendu en septembre dernier : le colonel Marcel Ntsourou, condamné à 5 ans de travaux forcés avec sursis, écope désormais de 5 ans de prison ferme.

Double peine

Une double peine pour l'ex-numéro 2 des services de renseignement puisqu'il est déjà derrière les barreaux depuis mi-décembre suite aux affrontements qui se sont déroulés autour de sa résidence. Une affaire pour laquelle il n’a d'ailleurs pas encore été jugé.

Mais la procédure et les batailles judiciaires sont loin d’être terminées. Pour Maître Yvon Eric Ibouanga, avocat du colonel Marcel Ntsourou, l'ancien officier va introduire une opposition contre cet arrêt de la Cour suprême car le pourvoi en cassation a été émis en violation de l'article 507 du code de procédure pénale.

« Pas de sursis en matière criminelle »

Joint par RFI, le ministre congolais de la Justice se réfère également à la loi. Aimé-Emmanuel Yoka affirme que « si la Cour a révoqué le sursis, elle n'a fait qu'appliquer la loi. Dans notre système de répression au Congo, il n'y a pas de sursis en matière criminelle… Or, les travaux forcés sont une peine criminelle. »

© RFI

Notre commentaire

La magie de la Cour suprême a opéré, à la grande satisfaction du pouvoir qui n'avait jamais digéré le fait de voir Ntsourou rentrer chez lui après le procès des explosions du 4 mars.

Emmanuel Yoka, ci-devant oncle, jurisconsulte personnel de Sassou et accessoirement ministre de la Justice du Congo, a obtenu la peau de Ntsourou, au nom du clan.

Le voilà inventant la théorie selon laquelle « Dans notre système de répression au Congo il n'y a pas de sursis en matière criminelle ».

D'abord, il convient de préciser qu'une condamnation pour crime ou délit peut être assortie du sursis simple. Tout au moins en droit français, celui dont s'inspire largement le droit congolais. Nous disons bien le droit congolais. Pas le droit fabriqué de toutes pièces à Oyo.

Même dans l'hypothèse (farfelue, selon nous) dans laquelle se situe le sieur Yoka, par quel mystère, selon quel texte la Cour Suprême transforme-t-elle (requalifie) une peine assortie du sursis, en peine ferme plutôt que de relaxer Ntsourou ? L’incompétence supposée des magistrats du fond qui ignoreraient qu'il n'y a pas de sursis en matière criminelle au Congo, ne devait-elle pas profiter à l’accusé ? La Cour suprême, plutôt que de " requalifier ", n'aurait-elle pas dû simplement casser la décision et renvoyer l'affaire devant une autre juridiction ou la même autrement composée ?

D'autre part, si la Cour suprême a " révoqué le sursis " comme le soutient Yoka, cela voudrait-il dire que cette juridiction, qui n'en a du reste pas la compétence, aurait évoqué et jugé les faits qui ont conduit récemment à l'arrestation musclée de Ntsourou et que, sur cette base, elle a révoqué le sursis prononcé par les juges de fond ?

Quoiqu'il en soit, les Congolais le savent : il s’agit d’un véritable acharnement vis à vis d'un homme, d’un règlement de comptes entre d’un côté Ntsourou et de l’autre côté le clan Sassou, fort des Okemba, Ndengué et Yoka. On peut les comprendre : Ntsourou avait menacé de faire des révélations sur l’affaire des " Disparus du Beach ". C’est pour cela qu’il vient de prendre de la prison ferme… sur tapis vert. Et il n'a pas fini de payer... Son avocat peut toujours se faire des illusions en comptant sur un appel qui rendrait la décision de la Cour suprême non exécutoire. La prison ferme de Ntsourou avait déjà été actée en famille, au sein du clan, sur les bords de l'Alima et rien ne changera.

Rien ni personne n'entravera la marche vers la modification de la Constitution. Et surtout pas un (pauvre) Téké. " Le pouvoir est pris dans nos filets ! ", avait dit Sassou en langue mbochi aux " sages " de sa contrée, assurant qu'il ne voyait personne le menacer à " Nguélé " (Brazzaville).

Au suivant !

(Mwindapress)

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RFI via Mwindapress - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:46
(Congo-Brazzaville) Pour la mémoire du Cardinal Emile Biayenda

Le Cardinal Émile Biayenda

Cette messe d’action de grâce organisée par l’association Cardinal Emile Biayenda, à laquelle vous êtes tous cordialement conviés, a lieu chaque année. Nous prierons aussi pour toutes les victimes des guerres contre les civils au Congo-Brazzaville.

Lieu – Eglise Saint-Denys de la Chapelle
16-18 rue de la Chapelle, Paris 18e

Association Cardinal Emile Biayenda
3 Cité de l’Amitié – 93000 Bobigny
acebfrance@yahoo.fr
Envoyer un courriel

Qui était le cardinal Emile Biayenda ?

Le cardinal Emile Biayenda est né en 1927, dans le district de Kindamba. Après des études primaires dans les écoles catholiques de ce district et à Boudji (nord du Congo), il entre au petit séminaire Saint-Paul de Mbamou, puis entreprend, de 1950 à 1958, des études de philosophie et de théologie au grand séminaire Libermann de Brazzaville. Ordonné prêtre en 1958, il exerce son ministère dans différentes paroisses de Brazzaville, d’abord comme vicaire, puis comme curé d’août 1959 à juillet 1965.

Responsable diocésain de la Légion de Marie, cette forme d’apostolat lui vaudra l’inimitié de certains hommes politiques. Il est arrêté et torturé, en même temps que le père Robyr de la congrégation du Saint-Esprit. Pour la première fois, il subit dans sa chair le contrecoup des luttes politiques auxquelles il est totalement étranger.

De 1965 à 1969, Emile Biayenda poursuit ses études dans les facultés catholiques de Lyon (France) où il obtient une licence de théologie et un doctorat en sociologie.

Rentré à Brazzaville en mai 1969, il devient rapidement vicaire épiscopal. Le 7 mars 1970, il est nommé archevêque coadjuteur. Il succède à Monseigneur Théophile Mbemba, décédé le 14 juin 1971 à Brazzaville. Le 2 février 1973, il est créé cardinal par le pape Paul VI. En mai de la même année, de retour de Rome, la chrétienté congolaise lui réserve un accueil triomphal.

Mais la situation politique du pays est toujours sous l’emprise marxiste-léniniste. Le gouvernement congolais de l’époque, fortement marqué par cette idéologie, connaît une instabilité certaine du fait des rivalités internes dans le parti unique. Cela aboutit, le 18 mars 1977, à l’assassinat du Président de la République, Marien Ngouabi. En représailles, le 22 mars, le Cardinal est enlevé et froidement assassiné quelques heures plus tard.

Cardinal Biayenda et le Président Marien Ngouabi assassinés en mars 1977

Il nous laisse un message adressé à ses compatriotes peu avant sa mort, message de paix, en quelque sorte son testament et la conclusion de sa mission évangélique parmi nous : « A tous nos frères croyants du Nord, du Centre et du Sud, nous demandons beaucoup de calme, de fraternité et de confiance en Dieu, Père de toutes races et de toutes tribus ; afin qu’aucun geste déraisonnable ne puisse compromettre un climat de paix que nous souhaitons tous. »

Lors de sa venue à Brazzaville, le 5 juin 1980, le pape Jean-Paul II s’est incliné sur la tombe du cardinal Emile Biayenda, son ami, disait-il. Depuis septembre 1996, sa cause en canonisation à été introduite à Rome.

ACEB-France (Association Cardinal Emile Biayenda-France)

Déclarée en la préfecture de la Seine-Saint Denis en décembre 1993, cette association loi 1901 a été créée pour promouvoir la mémoire du cardinal Emile Biayenda à travers des publications et des œuvres humanitaires (santé, éducation, bien-être des populations). Elle a effectué de nombreuses missions humanitaires au Congo-Brazzaville, en collaboration avec les évêques du Congo, et à La Havane (Cuba) près de l’Eglise catholique de Cuba.

In memoriam
Ainsi, chaque année, notre association tient à perpétuer cette mémoire de l’illustre disparu par une messe d’action de grâce.

Gabriel Sounga- Boukono, Président

Le 22 mars 1977, le Congo-Brazzaville devenait le premier pays d’Afrique où un cardinal de l’Eglise catholique, Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, était assassiné. Cet événement intervenait dans un contexte de coup d’Etat, qui coûta la vie au président marxiste-léniniste congolais, Marien Ngouabi, et à l’ancien président « socialiste bantou », Alphonse Massamba-Débat… A lire – Le cardinal Biayenda et le Congo-Brazzaville, de Rémy Bazenguissa-Ganga, Gabriel Sounga-Boukono, René Tabard. Ed. Karthala, 2012 – 26 euros. « Exceptionnellement, ce livre sera vendu au prix de 20 euros ce samedi 22 mars 2014″

(Congo-Brazzaville) Pour la mémoire du Cardinal Emile Biayenda
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Sounga Boukono - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

Economie