Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:26
Congo-Brazzaville : Les Spin Doctors du Roi denis Ont Tout Faux

Richard Attias-JJ Bouya (la combinazione)

Alors, vous avez célébré le 25ème anniversaire de la signature du protocole de Brazzaville en lieu et place des pays signataires dudit protocole que sont l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba. Quel était votre objectif en célébrant un tel événement qui ne concerne pas au premier chef les congolais qui crèvent la dalle à cause de la patrimonialisation des deniers publics par le Roi Denis ? Voulez-vous mousser l’image du Roi Denis sur la scène internationale comme un faiseur de paix ou était-ce une nième manœuvre pour siphonner les deniers publics ?

Ces questions sont posées parce qu’il a été donné de constater qu’aucun des signataires dudit protocole n’a jamais célébré chez lui ledit événement. Comme tout le monde sait qui avait fait quoi pour l’avènement dudit protocole, la question du bien-fondé de la célébration de cet événement qui n’intéresse pas les congolais au premier chef se trouve posée. Le Congo n’a jamais été une partie prenante aux négociations tripartites entre les belligérants et qui conduisirent à la signature, au siège des Nations unies, le 22 décembre 1988 à l’accord final sanctionnant le processus de l’indépendance de la Namibie et le retrait des troupes cubaines d’Angola.

Aussi, il est étonnant de vous entendre dire que le Roi Denis «a joué un rôle stratégique dans le cadre de la signature du protocole de Brazzaville» ; que le « Protocole de Brazzaville est le fondement de la nouvelle Afrique australe » et qu’il a «conduit à la libération de Nelson Mandela».

Quel rôle stratégique le Roi Denis a-t-il joué pour que l’Angola, Cuba et la RSA signent un protocole d’accord à Brazzaville ? S’il avait joué un quelconque rôle dans le cadre de ce protocole, alors que dirait-on de Javier Pérès de Cuellar, l’ancien secrétaire général de l’ONU? En effet, c’est Mr Pérès de Cuellar qui est l’artisan de la signature du Protocole de Brazzaville. C’est lui qui était parti voir Pieter Botha à l’Union Building à Pretoria pour ficeler les points du protocole qui devait être signé à Brazzaville le 13 décembre 1988. Bien avant la signature de ce protocole de Brazzaville, plusieurs autres accords préliminaires clés avaient étaient signés à Londres, Genève et le Caire dont l’accord du 20 juillet 1988 en 14 points entre les trois protagonistes.

Ce n’est pas parce qu’un accord est signé dans un pays que ce pays a joué un quelconque rôle dans la signature dudit accord. Autrement que diraient les villes de New York et Genève où plusieurs accords internationaux ont été signés ? Le Roi Denis n’a joué aucun rôle dans la signature de ce protocole. Ce que vous avez fait relève de la manipulation et de la récupération qui n’ont pas échappées aux yeux des angolais et cubains qui vous ont copieusement boudé en daignant déléguer à vos festivités que des simples premiers secrétaires de leurs partis respectifs que sont le MPLA et le PCC.

Aussi récupérer l’accord de Brazzaville pour présenter, avec les deniers publics, le Roi Denis comme un faiseur de paix à l’étranger, vu qu’à l’intérieur il est le malheur incarné, est une escroquerie intellectuelle doublée d’une mystification consommée d’autant plus qu’il n’a joué aucun rôle dans la signature dudit protocole. Le Roi Denis n’est pas un artisan de paix, mais plutôt un fauteur de troubles tant au Congo que chez les voisins.

La stature d’homme de paix qu’il n’a pas à l’intérieur même du Congo, le Roi Denis ne peut l’obtenir à l’étranger même à coup de million d’euros. Ce n’est pas Richard Attias & Associates, que vous avez payé en million d’euros pour orchestrer à coup de débauche de moyens cette manipulation grotesque, qui changera cette donne. Le Roi Denis est un produit invendable pestiféré qui n’intéresse personne ni au Congo ni à l’étranger. Si vous avez réellement étudié le Marketing et la Communication, cette évidence devait vous sauter à l’œil. Un mauvais produit, qui ne rencontre pas les besoins du marché, ne peut se vendre malgré les sommes astronomiques que l’on peut dépenser en marketing et en communication. Il restera un flop commercial. C’est le cas du Roi Denis. Vous le savez autant que Richard Atthias & Associates. Bien avant lui, Thierry Saussez s’était essayé à vendre le Roi Denis ; mais pour quels résultats ? À chaque fois que l’on lui parlait de son client, le Roi Denis, Thierry Saussez se mettait dans une colère «blanche» pour éviter de défendre l’indéfendable.

Comme nombreux d’entre vous, les spins doctors du Roi Denis, étaient en culottes ou robes courtes baveux et morveux au moment de la signature de ce protocole d’accord tripartite, permettez que je vous rappelle certains faits historiques.

Ce que vous voulez présenter comme un tableau de chasse du Roi Denis trouve son origine dans la résolution 435 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies le 29 septembre 1978 (Résolution 435/78). Cette résolution concernant la Namibie prévoyait la conclusion d’un cessez-le-feu et la tenue d’élections libres supervisées par l’ONU dans le territoire de namibien. L’Afrique du sud avec le soutien des USA conditionna le retrait de ses troupes de Namibie par celui des troupes cubaines d’Angola.

L’Afrique du sud ayant lié l’indépendance de la Namibie au retrait cubain d’Angola, à partir de mars 1979, une série de longues et éprouvantes négociations auront lieu et qui aboutiront à plusieurs accords. Les parties à ces négociations étaient : l’Angola, l’Afrique du sud et Cuba ; les USA jouaient le rôle de médiateur.

La première rencontre bilatérale entre l’Angola et l’Afrique du sud eut lieu en 1982 au Cap Vert. Plusieurs autres rencontres auront lieu dans 14 différents pays. Mais ces négociations vont s’enliser pour reprendre du poil de la bête qu’en 1988. En effet, du 12 au 20 janvier 1988 la bataille de Cuito-Canavale en Angola faisait rage entre les troupes angolaises(20,000) soutenues par Cuba(5,000) et les maquisards de l’Unita(15,000) soutenue par les sud-africains(7,000). Cette bataille se soldera par un match nul et marquera la limite de la solution militaire au conflit politico-militaire opposant les protagonistes. En conséquence, l’accent va être mis sur une solution négociée – retrait des troupes cubaines de l’Angola contre l’indépendance de la Namibie sur la base de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les négociations diplomatiques sur la base de la résolution 435/78 vont donc s’accélérer au courant de l’année 1988 après la fin de la bataille de Cuito-Canavale. En mai 1988, le Sous-secrétaire d’État américain de l’époque, Chester Crocker dirigea une équipe de médiateurs qui réunit à Londres des diplomates angolais, cubains et sud-africains en présence d'observateurs de l'URSS. Il s'agissait d'obtenir un accord sur les modalités d'application de la résolution 435 du Conseil de Sécurité et celle de l'indépendance de la Namibie.

Les 29 mai et 1er juin 1988, lors d’un sommet à Moscou, les présidents Reagan et Gorbatchev se mirent d’accord sur le retrait des troupes cubaines d’Angola et l’arrêt de l’aide soviétique dès que l'Afrique du Sud se serait retirée de la Namibie.

Le 20 juillet1988, un accord en 14 points fut trouvé entre l'Afrique du Sud, l'Angola et Cuba prévoyant la mise en œuvre de la résolution 435 soit des élections en Namibie sous le contrôle des Nations unies en contrepartie du repli du contingent cubain. Parmi les points de cet accord citant:

  • L’application de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU
  • Les gouvernements angolais et sud-africains devaient coopérer avec le secrétaire général de l’ONU pour assurer l’indépendance de la Namibie
  • Le repli et le retrait par étape des troupes cubaines du territoire angolais
  • La reconnaissance du rôle des états membres permanents du Conseil de sécurité doivent jouer en qualité de garants de l’application des accords qui pourraient conclus
  • La reconnaissance du rôle de médiateur du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.

Plusieurs autres réunions entre l’Angola, la RSA et Cuba eurent lieu au Caire, New York et Genève sous la médiation des USA et avec la participation de l’URSS. Le 8 août 1988 est signé le Protocole de Genève lequel stipule, entre autres, la fin des hostilités à compter du 10 août 1988. Les 8 et 12 août, l’Afrique du Sud et la SWAPO acceptent la cessation des hostilités l’une envers l’autre et le 22 août, l’Accord de Paix est signé entre l’Angola et l’Afrique du Sud à Ruacana (Namibie). Immédiatement suite à cette série d’accords, le président sud-africain, de l’époque, Pieter Botha invita, au mois de septembre 1988, le secrétaire général de l’ONU, Pérès de Cuellar, à l’Union Buildings à Pretoria pour discuter la préparation de l’implantation de la résolution 435/78 du Conseil de sécurité de l’ONU.

De Pretoria, Mr Pérès de Cuellar s’envola pour Luanda pour rencontrer José Eduardo Dos Santos. Les deux rencontres de Pretoria et Luanda avaient donc balisé la voie pour les discussions devant avoir lieu le 13 décembre 1988 à Brazzaville. Sous la médiation des USA, l’Angola, la RSA et Cuba poursuivront donc leurs discussions à Brazzaville qui aboutiront à la signature d’un protocole le 13 décembre 1988. Le 22 décembre 1988, les trois parties, en présence de Chester Crocker, se rencontrèrent au siège des Nations unies pour signer l’Accord Final de Paix dit «Accord de New York» ouvrant ainsi la voie à l’indépendance de la Namibie et aux retraits des cubains d’Angola.

Nulle part d’après ces faits historiques on ne trouve la moindre trace du rôle stratégique joué par le Roi Denis. Ce sont Reagan et Gorbatchev qui avaient tout ficelé lors de leur rencontre des 29 mai et 1er juin 1988 à Moscou. Leur décision sur le retrait des cubains d’Angola et des sud-africains de Namibie sera mise en œuvre par les différents accords qui furent signés de mai à décembre 1988 par les trois protagonistes sous médiation US et la participation de l’URSS et de l’ONU.

Non spin doctors, le Roi Denis n’est pas un homme de paix encore moins un faiseur de paix en Afrique. C’est un trouble-maker tant dans son propre pays que chez les voisins africains, notamment en RCA, en RDC et en Angola, pour ne citer que ces pays. Est-ce un hasard si l’Angola avait envoyé à votre célébration le premier secrétaire du MPLA comme Cuba le premier secrétaire du PCC ? Est-ce un hasard si Alain Bongo Ondimba ou Kabila ont brillé par leur absence ? Le costume d’homme de paix que vous voulez faire porter au Roi Denis ne lui convient pas. Le Roi Denis ne rime pas avec Paix. Paix et le Roi Denis sont incompatibles.

Par ailleurs, vous alléguez que le protocole d’accord de Brazzaville a ouvert la voie à la libération de Nelson Mandela et de l’Afrique australe. Etes-vous au moins conscients de ce que vous faîtes dire au Roi Denis ?

S’il vous plait, refaites vos classes. La libération de Mandela relève d’autres facteurs plus complexes que vous ne saurez appréhendés. Le Roi Denis a financé l’ANC avec les deniers publics congolais, mais il n’a rien fait pour libérer Mandela encore moins l’Afrique Australe. Vous n’êtes que des mystificateurs ! Dilapidez les deniers publics des congolais avec vos nouveaux amis de Richard Atthias & Associaites, mais gardez-vous de prendre les congolais pour des valises avec vos histoires comme quoi le Roi Denis a joué un rôle stratégique dans le protocole de Brazzaville ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à la libération de Nelson Mandela ainsi que de l’Afrique Australe.

Par Nassimina Merii

(Extrait de congo-liberty.com

Repost 0
Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 19:36
Afrique/Congo-Brazzaville : Pour qui travaillent les dirigeants africains ?

Par Franck Cana

Dans un XXI eme siècle bien engagé, de nombreux pays africains accusent un important retard en ce qui concerne le progrès industriel, la recherche médicale, la sécurité alimentaire, la protection de la population ou encore l'amélioration des conditions de vie de leurs citoyens. Dès lors, d'aucuns estiment que la compréhension des causes de ce retard irrationnel devient un impératif. Cela, dans la mesure ou l'Afrique demeure le continent le plus riche sur la planète en ressources naturelles qui ont par ailleurs permis à l'occident de se développer et maintenir le cap jusqu'à ce jour. Mais, sachant que le résultat est toujours au bout du travail, il serait illusoire de croire que le développement sortira ex nihilo, faisant fi de la bonne volonté. En commençant par celle des dirigeants africains qui laisse encore à désirer.

A l'instar de ce chef d'état qui a fait construire un somptueux établissement scolaire dans le district de Chengduo à Yushu en Chine et que cette dernière a réceptionnée au titre de l'amitié entre son pays sous-développé inscrit au point d'achèvement PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) et la Chine. Bien évidemment, tout ceci sans l'accord de ses compatriotes dépourvus d'université de qualité et dont 90 % vivent sous le seuil de pauvreté, selon les organismes des nations unies. Et, le questionnement sur le travail des dirigeants africains a encore du sens lorsqu'on assiste à des actes que ces derniers posent et que sous d'autres cieux les autorités ne se permettraient de faire. Pour preuve, cet autre chef d'état qui après avoir été fait docteur honoris causa de l'université Lyon III en France offrit à cette dernière un chèque de 300 millions de francs cfa alors qu'au même moment dans son pays les étudiants entamaient leur 6eme mois de grève. Ces derniers réclamant principalement le règlement de leurs arriérés de bourses.

Il est courant de voir certaines autorités africaines se déplacer avec des suites pléthoriques comprenant l'essentiel de leurs familles sans pour autant que ces pérégrinations de prestige ne parviennent à changer la vie de leurs concitoyens. D'autres ont amassé des fortunes, fermé les yeux ou encouragé l'enrichissement illicite des membres de leurs familles et de leurs sbires. Pas étonnant qu'une instruction liée aux biens mal acquis avec l'argent des africains soit toujours en cours en France.

Un rapport publié par l'organisme financier euro-américain Global Financial Integrity (GFI) démontre qu'en 38 ans, 854 milliards de dollars ont été détournés d'Afrique vers les places financières occidentales par les africains avec l'aide des occidentaux. Les estimations montrent que l'argent détourné entre 1970 et 2008 suffirait à effacer la totalité de la dette extérieure africaine évaluée à près de 260 milliards de dollars, prévoir 600 milliards de dollars pour la réduction de la pauvreté et stimuler la croissance. Ces milliers de milliards de dollars transférés en occident et qui concourent au développement de ce dernier, précise l'organisme, proviennent des détournements de fonds, de la fraude fiscale, de la corruption et du blanchiment d'argent.

Paradoxalement, l'Asie a mis 30 ans à se relever du chaos sans avoir à sa disposition les mêmes richesses que celles du continent africain. Sous-développés hier, les pays comme l'Indonésie, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud ou la Chine se sont hissés au sommet du développement, améliorant considérablement le niveau de vie de leurs populations. De mémoire, en 1970, le PIB (produit intérieur brut) de la Corée du Sud et de la Corée du Nord réunis était inférieur à celui du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. D'autre part, nous gardons le souvenir de l'aide alimentaire apportée en 1976 par le Zaïre du président Joseph Désiré Mobutu à la Chine de Mao en crise.

Des pays comme le Vietnam, brisé par une longue guerre, ayant pour principale richesse le riz et ses eaux poissonneuses entrent dans l'émergence avec une monnaie 27 fois inférieure au franc cfa des pays d'Afrique francophone qui demeurent dans le sous-développement affirmé. En outre, les institutions financières internationales attestent qu'entre 1974 et 2008, la République du Gabon et le Qatar ont perçu les mêmes sommes d'argent en termes de revenus pétroliers. Qu'ont fait les gabonais qui manquent aujourd'hui de l'essentiel de leur argent ?

Condamnant une sorte d'idiosyncrasie de la classe dirigeante africaine, d'aucuns parmi les économistes considèrent que l'Afrique se dit en situation de dépendance, elle se dit pauvre et très endettée alors que ses autorités continuent d'envoyer les ressources nationales dans les pays qui sont paradoxalement leurs créanciers et d'où sont expulsés des Africains parce que sans-papiers.

A noter également, l'absence notable de réactions des autorités subsahariennes face aux souffrances, humiliations, brimades et tortures infligées aux africains noirs par les maghrébins en Afrique du Nord. Une insupportable absence d'assistance des autorités à leurs ressortissants qui a poussé Fabien Didier Yene, témoin et victime au Maroc de ces crimes et violations des droits de l'homme, à exposer ce « martyre noir africain » dans son ouvrage « Migrant au pied du mur » publié aux éditions Seguier en France.

Quant à la paix, elle demeure aux abonnés absents, périodique ou à la carte pour les états extérieurs à l'Afrique australe. Regroupés au sein de l'Union Africaine, financée à 77% par des fonds occidentaux, les dirigeants africains s'avèrent incapables de faire appliquer leurs propres textes. En effet, les coups d'états se succèdent et donnent toujours lieu à une condamnation de pure forme avant la réintégration des putschistes dans le sérail. Rien que ces dernières années, l'Afrique a connu une myriade de renversements anticonstitutionnels de présidences comme en Centrafrique, en Guinée Bissau, en Mauritanie, à Madagascar, au Niger, en Libye, en Égypte ou de nouveau en Centrafrique. Actuellement, le chaos en Centrafrique fait des milliers de morts et au Sud Soudan, la tentative de coup d'état de l'ancien vice-président, Riek Machar, contre le président Salva Kiir a déjà fait près de 15.000 morts et 700.000 réfugiés jetés sur les routes et dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés. La République démocratique du Congo agressée par plusieurs états depuis 15 ans à travers plusieurs groupes rebelles ayant causé la perte de plus de 10 millions de congolais, a été abandonnée à son triste sort avec la présence passive de 20.000 casques bleus de l'ONU.

En ce qui concerne le domaine sanitaire, dans de nombreux pays l'état n'est pas encore à même d'assurer les soins de santé primaires aux populations. Les structures sanitaires font toujours défaut au même titre que l'équipement et le personnel formé. A ce sujet, le cancérologue Claude Maylin, conseiller spécial en matière de santé à la présidence de la République du Congo souligne le manque de volonté politique dans ce domaine. Il estime pourtant avoir interpellé les autorités avec insistance pour que le nombre de médecins formés par année puisse passer de 20 à 150 environ pour couvrir les besoins hospitaliers. Sans résultat pour le moment ! « Ce n'est pas une affaire d'argent, mais de volonté politique...D'ailleurs, c'est sans doute l'une des premières décisions que j'aurais prise si on me nommait Ministre de la Santé. »

Qu'à cela ne tienne, désormais l'espoir africain résiderait dans les projets concrets tels celui de la cimenterie du magnat nigérian Aliko Dangoté au Cameroun qui fera baisser le prix du sac de ciment d'environ 3500 à 1000 francs cfa pour les camerounais. Le début de la coopération Sud-Sud entre la Côte-d'Ivoire et la Guinée Équatoriale dans le domaine agricole et celui des hydrocarbures s'annonce également prometteur.

Du coté de la République démocratique du Congo, avec la bancarisation du règlement des salaires des fonctionnaires, le gouvernement du président Joseph Kabila et son premier ministre Augustin Matata Ponyo, vient de réaliser une prouesse. Depuis belle lurette, les congolais se plaignaient d’être rackettés par des agents véreux au moment de la perception à la main de leur paie. Cette pénitence ainsi que la phlébotomie causée aux finances publiques viennent de prendre fin avec la modernisation, par le virement sur le compte bancaire du fonctionnaire, du règlement des salaires de la fonction publique.

Au Congo Brazzaville, les importants revenus pétroliers n'ont pas toujours permis à la population d’être convenablement fournie en électricité, en eau potable, d'avoir droit à une bonne éducation, d'avoir accès aux soins de santé de qualité, ou d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire pourtant jadis promise à grand bruit. De ce fait, pour y parvenir, les regards sont désormais rivés vers la bonne gestion espérée de l'entreprise Congo Iron dirigée par Aimé Emmanuel Yoka Fils. Cette nouvelle entité économique est dorénavant chargée de piloter le projet Mbalam-Nabeba du plus important gisement de fer. Projet qui devrait rapporter à moyen terme pas moins de 4,7 milliards de dollars qui serviront également à l'amélioration des conditions de vie de la population congolaise, comme l'a laissé entendre son responsable.

Si les attentent demeurent entières du Maghreb à l'Afrique centrale, les pays de l'Afrique australe, regroupés au sein de la SADC, avancent à grand pas vers l'émergence pour y rejoindre l'Afrique du Sud. Les économies telles que celles de l'Angola ou émigrent chaque année des dizaines de milliers de portugais à la recherche d'une vie meilleure, du Mozambique, du Botswana ou de la Zambie sont florissantes. Pour autant, l'idéal serait que le reste de l'Afrique parvienne à offrir a ses fils des infrastructures, l'emploi, la paix et une meilleure répartition de la richesse. Car à ce jour, la croissance à deux chiffres qu'on y trouve, profite uniquement à l'élite, aux grands groupes et aux multinationales.

Franck CANA " Analyste sociopolitique"

cana.franck@orange.fr

Publications :

« L'aube de l'odyssée, » éditions La Bruyère, Paris

« Opération Restore Hope, » éditions La Bruyère, Paris

Repost 0
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 17:10
Congo-Brazzaville : Guerre de tranchée entre Claudia Sassou et Bienvenu Okiemi

S’il y a, en ce début d’année 2014 au Congo-Brazzaville, un département ministériel qui a connu deux cérémonies de présentation des vœux, c’est bien le ministère de la communication. Si Bienvenu Okiémy est le ministre de la communication du « chemin d’avenir », Claudia Sassou est la véritable patronne de la communication du Congo-Brazzaville. Au pays du « chemin d’avenir » donc, comme Janus, l’exécutif de la communication fonctionne avec deux têtes.

L’étoile de Bienvenu Okiémy ne brille plus. Elle a pâli. Présenté naguère comme le « géomètre » de la communication, l’ancien universitaire a multiplié les bourdes. « Si le gouvernement voulait tuer Marcel Ntsourou, il l’aurai fait ». Une vraie gaffe de communication, il « parle trop, il parle mal » : c’est ce que pensent de lui ses adversaires et ses propres amis. Cette dernière boulette aura suffi pour sceller son sort. Ses jours parmi les membres de l’équipe gouvernementale seraient comptés. Bienvenu Okiémy ne trouve plus le bon mot pour soigner la communication de ce pouvoir honni par les populations du Congo-Brazzaville. Tout ce que dit Bienvenu Okiémy se transforme en plomb et plombe davantage le « dictateur vieillissant » selon Olivier Mouébara (Congo-liberty.com, 11 janvier 2014). Claudia Sassou anticipe-t-elle cette sortie du gouvernement pour marcher allègrement sur les plates-bandes de Bienvenu Okiémi ? Le message que ses amis ont adressé à ce perroquet est fort : « Vas voir ailleurs si nous y sommes . » En clair : on ne veut plus te voir. En tout cas ce ne sont pas les Congolais qui vont se lamenter sur ce camouflet.

A l’occasion des cérémonies de présentation des vœux, c’est la fille-chérie, Claudia Sassou, un poids lourd du « Chemin d’avenir » (au propre comme au figuré) qui a volé la vedette au probable ex-ministre Okiémy. En recevant en première instance les professionnels de la communication, Claudia Sassou, la piètre conseillère en communication de Sassou Nguesso, a damé le pion au titulaire du portefeuille ministériel. C’est un coup de l’âne (pour ne pas dire « coup de Jarnac ») que Claudia Sassou a assené au supposé « fort-en-thème » du gouvernement.


La ministre c’est elle, Claudia
C’est naturellement vers Claudia Sassou, qui a l’oreille du chef, que les journalistes du Congo-Brazzaville se sont tourné pour présenter leurs doléances. C’était aussi l’occasion rêvée pour Claudia Sassou de dérouler sa conception de la liberté de la presse et de proférer aux journalistes des menaces à peine voilées sous le prétexte fallacieux de manque de professionnalisme. « Ou vous êtes avec nous, et on vous aide » à l’instar de La Semaine Africaine, des Dépêches de Brazzaville, du Troubadour et du Patriote. « Ou vous n’êtes pas avec nous et vous savez à quoi vous attendre. C’est donnant/donnant ». Philippe Mvouo se chargera d’appliquer la sentence : la censure à l’instar de ce qu’ont subi Thalassa et Le Griot . Sur la communication du « chemin d’avenir », Bienvenu Okiémy et Claudia Sassou se marchent sur les pieds ; se livrant à une guerre de tranchées qui ne dit pas son nom. Les deux têtes de la communication du Congo-Brazzaville n’arrivent pas à accorder leurs violons dans un domaine où la liberté d’expression est synonyme de délit d’opinion et relève du pénal. Il va sans dire que sous Sassou, les journaux d’opposition sont systématiquement suspendus et leurs directeurs de publication emprisonnés.

Africanews ( succursale d’Euronews) a malheureusement succombé aux sirènes de la communication du Congo-Brazzaville, jusqu’au moment où ce média international se rendra compte que la presse y est contrôlée par un vieux tyran mégalomane. Comme chez Molière, ses confrères européens lui diront : « Que diable était-il allé chercher dans cette galère voguant dans les eaux troubles de L’Alima ? »


Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:55
Le Congo de Sassou NGuesso rejoindra bientôt l’Erythrée dans la famine

Par RIGOBERT OSSEBI

Au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, afin de présenter son défi « Zéro Faim », les chiffres de la malnutrition en 2013 ont été rendus publics par le Programme alimentaire mondial (PAM) . Selon l’organisation onusienne, le nombre de personnes souffrant de malnutrition est passé de 870 millions en 2012 à 842 millions en 2013, soit 28 millions de personnes en moins affectées par ce fléau (une baisse de 3,2% en un an).

Parmi les causes de la malnutrition sur le continent africain, le PAM met particulièrement l’accent sur : la pauvreté et le chômage, la forte densité de population avec en parallèle les déplacements de populations réfugiées, un accès limité à la terre, la perte de productivité des sols, les prix élevés de la nourriture et le retard technologique (systèmes d’irrigation) combiné à une faible pluviométrie.

Pour ce qui est du Congo la pluviométrie n’a rien à voir avec la malnutrition, ni la fertilité des sols. La corruption qui y sévit est une des pires au monde et elle est la véritable responsable d’une famine qui tend à se généraliser. La dénomination de cette cause n’est malheureusement plus adaptée à la situation qui prévaut dans gestion des ressources publiques ; « pillage généralisé » conviendrait bien mieux que corruption ! C’est la force d’un système organisé par quelques grands prédateurs à l’encontre de tout un peuple !

En consultant les données fournies par le PAM, non sans surprise, on constate que la République du Congo est classée 38ème sur 44 pays africains qui figurent dans le classement. Sur la carte le pays affamé par l’autocrate d’Edou figure en rouge avec un taux de 37,40% de taux de malnutrition pour la catégorie « tous âges confondus ». Les enfants et les nourrissons devraient être encore plus mal lotis dans les statistiques à venir.

Le Gabon voisin est 8ème avec un taux de 6%. Le Niger, pays qui a bénéficié des milliards prêtés par le dictateur congolais devance notre pays avec un taux de 12,6%, comme la Guinée avec 17,3%. Même la Centrafrique souffre moins de la faim que nous avec un taux de 30%. La Côte d’Ivoire ne restera pas longtemps avec un taux de 21,4%, avec les 200 milliards de FCFA que Saint Denis Sassou NGuesso a donné à ce pays. (Le Libéria nous devance avec un taux de 30% ainsi que le Tchad).

A tous les escrocs du régime, aux menteurs et aux bonimenteurs, aux slogantistes de « l’émergence » en 2025, ces chiffres devraient faire l’effet d’une gifle en pleine face. Aux voleurs de la richesse du pays qui a progressé de 5% en 2013, aux corrupteurs et aux corrompus voilà donc votre œuvre. La faim était une malheureuse caractéristique géographique Est-africaine. On s’aperçoit que grâce au dictateur cruel Denis Sassou NGuesso, et tous ses complices affameurs, notre pays riche de matières premières et de pétrole donné à Kiki, à l’Ouest du continent, se retrouve presque à égalité avec l’Ethiopie (40%) dans la malnutrition.

Alors, quel pourrait être le prochain projet alimentaire des stratèges à l’appétit démesuré qui conseillent l’indéboulonnable Denis Sassou NGuesso ? Avec leur chaine de télévision maintenant associée à Euronews pourquoi ne pas lancer une campagne internationale d’appel à la charité, d’appel aux dons pour le Congo comme cela avait été fait en 1985 pour l’Ethiopie ? Yann Arthus Bertrand se fera un plaisir de filmer les Congolais affamés que le dictateur devra faire maigrir un peu plus ! Le Pam et les autres ONG seront appelés à une plus grande contribution ; mais qui dit « dons » au Congo signifiera automatiquement « détournements » et la population n’aura rien de plus à se mettre dans l’estomac.

Cela demandera moins d’efforts intellectuels aux incapables qui nous gouvernent de nous amener en queue du classement avec les affamés et les miséreux du Continent plutôt qu’à sa tête avec les bien nourris et les bien traités. L’Egypte est la première malgré sa révolution.

Même en triplant la production pétrolière, avec tout l’argent du monde donné, offert ou prêté au gang de truands de l’Alima et les petits coqs costardés, comme les Bienvenu Okiemy et Alain Akouala, qui chantent leurs louanges, il n’y aura ni progrès ni émergence et le peuple congolais ne cessera de s’enfoncer dans la faim et dans la misère comme tous les classements l’attestent les uns après les autres.

« Le poisson pourrit toujours par la tête ». Au Congo, c’est bien la tête du pays qui est pourrie !

Rigobert OSSEBI

Repost 0
Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:30
(France/Europe/Congo-Brazzaville) La chaîne Euronews en affaire avec le dictateur congolais Sassou Nguesso

LA CHAÎNE EURONEWS EN AFFAIRE AVEC LE DICTATEUR CONGOLAIS SASSOU NGUESSO

Le dictateur congolais vient de s’acheter Euronews s’exclame l’opinion publique du Congo-Brazzaville.
En effet, la chaîne européenne Euronews lancera mi-2015 une chaîne d’information multilingue panafricaine, Africanews, basée à Brazzaville, en partenariat avec la télévision publique du Congo, a annoncé la chaîne européenne le lundi 27 janvier 2014.
Le vieux dictateur sanguinaire congolais avait déjà tenté de convaincre en vain le journal français Le Monde de s’installer dans son pays. Mais les syndicats des journalistes s’y étaient opposés au grand dam de l’un de ses principaux actionnaires le banquier Mathieu Pigasse, dont l’oncle Jean-Paul est le spin doctor du despote éclairé de Brazzaville.

Michael Peters, président du directoire d’Euronews, a signé le samedi 27 janvier 2014 avec Jean Obambi, directeur général de TV Congo, l’accord de coopération pour lancer la chaîne. Le journaliste Stephen Smith, ancien spécialiste Afrique à Libération et au Monde, aura un rôle de conseil sur la réflexion éditoriale et stratégique.
Comment expliquer le choix du patron d’Euronews Michael Peters, pour un pays, où les droits de l’homme sont continuellement bafoués, où la liberté d’expression lorsqu’elle n’encense pas le dictateur est synonyme de délit d’opinion et relève du pénal, où les journaux d’opposition sont suspendus et leurs directeurs de publication emprisonnés.
Les journalistes d’Euronews que nous avons contacté s’étonnent de ce choix et avouent n’avoir pas été associés à cette décision qui ne les honorent pas. Sous anonymat certains affirment qu’ils se mobiliseront pour faire barrage à ce projet comme leurs confrères du journal Le Monde. Bien qu’ils ne soient pas contre l’expansion de leur chaîne en Afrique, ils souhaitent qu’Euronews s’installe dans des pays démocratiques, à l’instar des chaînes d’informations internationales CCTV Africa et CNBC Africa installées respectivement au Kenya et en Afrique du Sud.
Une manifestation des congolais de Brazzaville, ainsi que plusieurs organisations des droits de l’homme est prévue dans les jours qui viennent devant les locaux d’Euronews à Lyon.

La Rédaction

par www.congo-liberty.com

Repost 0
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:39
(Afrique/Esclavage) Les Africains sont-ils responsables de l'esclavage?

Les Africains sont-ils responsables de l’esclavage ?

L’argument classique des esclavagistes européens des 17e et 18e siècles, c’est que les responsables de la mise en esclavage des Africains seraient les Africains eux-mêmes.

Cet argument est couramment utilisé au XXIe siècle dans un but révisionniste, pour minimiser le préjudice causé aux Africains et à leurs descendants par la traite et l’esclavage racistes pratiqués par les Européens pendant quatre siècles.

Il a l’avantage d’opposer les descendants d’esclaves aux descendants de colonisés qui les auraient « vendus » et d’éviter toute revendication commune.

Pour prévenir toute contradiction avec le dogme chrétien, universaliste, qui accorde aux Africains la qualité d’hommes, les esclavagistes considéraient, ou feignaient de croire, avec une parfaite hypocrisie, que les Africains qu’ils embarquaient étaient déjà esclaves en Afrique.

C’est grâce à ce argument que Louis XIII, qui refusa dans un premier temps de donner son accord à la mise en place d’une politique esclavagiste de la France, finit par céder : on lui fit valoir que le transport d’Africains païens et déjà esclaves pouvait être un moyen de les convertir, puis de les libérer. C’était en quelque sorte une bonne action.

Voltaire a systématiquement utilisé le procédé de l’Africain esclavagiste.

« Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les nègres : on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Le négoce démontre notre supériorité : celui qui se donne un maître était né pour en avoir. »

L’argumentation insupportable de Voltaire – qui ose soutenir que les Européens démontrent leur supériorité par l’esclavage – ne repose sur aucune vérité. La quasi-totalité des Africains déportés aux Antilles étaient des hommes, des femmes, des enfants libres, arrachés à leur village, capturés pour le compte des négriers européens.

Il était moralement plus acceptable et surtout plus rentable de déléguer les opérations de capture à des subordonnés locaux, à qui l’on fournissait des armes et à qui l’on accordait une rétribution sous forme de marchandises sans valeur ou de denrées avilissantes (l’alcool).

Parfois, le seul salaire des intermédiaires était d’éviter d’embarquer eux-mêmes dans le bateau négrier.

L’utilisation d’intermédiaires locaux était un gain de temps, car plus tôt un bateau négrier arrivant sur les côtes d’Afrique repartait vers les Antilles, moins il y avait à payer et à nourrir l’équipage, plus rentable était l’expédition.

Ces subordonnés n’étaient évidemment qu’une minorité travaillant pour le compte des négriers.

En ce sens, il est absurde et particulièrement malhonnête de faire porter, à tout un continent victime de la traite et de l’esclavage, la responsabilité d’un crime organisé depuis l’extérieur, sous prétexte que quelques collaborateurs auraient participé à ce crime.

La plupart des rois africains ont au contraire résisté autant qu’ils l’ont pu à la mise en esclavage de leur peuple. Mais les esclavagistes européens se sont attachés à favoriser des guerres intestines pour que ces résistants soient remplacés par collaborateurs des opérations de traite.

C’est bien évidemment la surveillance des opérations de traite, de capture et de déstabilisation du continent africain qui a légitimé l’établissement de « comptoirs » européens sur les côtes, qui disposaient de petites garnisons.

Certains « historiens », subventionnés et encouragés par les gouvernements européens, se sont attachés, au début du XXIe siècle, à minimiser le rôle de l’Europe dans la traite raciste organisée à partir du 15e siècle par l’Europe contre l’Afrique. Pour cela, reprenant l’argumentation traditionnelle des négriers, ils ont cherché à mettre en évidence une prétendue « traite africaine » qui aurait existé de toute éternité et ils ont cautionné ces élucubrations de leur autorité « scientifique ».

D’après les travaux d’historiens plus sérieux et plus honnêtes -notamment l’Américain Patrick Manning -tout porte à croire que la traite ne s’est développée en Afrique qu’à partir du 15e siècle, pour subvenir aux besoins des Européens qui ont bouleversé durablement la civilisation de tout un continent.

En ce sens, l’utilisation de collaborateurs pour les opérations de traite aux 17e et 18e siècles préludait aux politiques de déstabilisation consistant à mettre en place, à la tête des gouvernements africains, des hommes de paille ou à provoquer des coups d’État, procédés couramment utilisés à la fin du XXe et au début du XXIe siècle, malgré une décolonisation apparente, pour maintenir, à des fins bien entendu économiques, le continent africain sous la tutelle de l’Europe sous prétexte que l’Afrique ne serait pas mûre pour la démocratie et que les dirigeants seraient corrompus.

SOURCE : http://www.une-autre-histoire.org/les-africains-sont-ils-responsables-de-lesclavage2/

Repost 0
25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 10:41
Sassou Nguesso, un minoritaire preneur d'otages au Congo-Brazzaville

Congo-Brazzaville Sassou Nguesso : un "Minoritaire" preneur d’otages

Sassou Nguesso est un “Minoritaire”, un preneur d’otages qui cherche à tout prix le soutien du Président Français, François HOLLANDE. Le temps n’est plus ni aux constats ni aux compromissions mais à l’action par la Nouvelle Gouvernance avec des compromis pour rassurer les uns les autres et sauvegarder la paix et la sécurité pour tous.”

Le Président Modeste BOUKADIA, soucieux de la Paix et respectueux de la Loi, avait prévenu le 21 août 2013 vers 8h du matin le général MOIGNY, commandant de la Gendarmerie Nationale, le colonel NGOMBE, commandant de la région de Gendarmerie de Pointe-Noire, le colonel AYOUKA, directeur des services des renseignements de Pointe-Noire et le colonel OBARA BAKA, directeur départemental de la Police.

Tous ces officiers ont répondu en chœur « vos hommes ne sont arrêtés pas puisqu’ils n’ont commis ni délit ni infraction.»

C’est la preuve qu’ils sont pris EN OTAGES par SASSOU NGUESSO qui, sachant qu’il ne pouvait pas gagner les élections démocratiques de Juillet 1997, avait troqué l’uniforme des Forces Armées Congolaises contre le treillis de milicien pour devenir le Commandant en Chef des Forces Démocratiques Patriotiques/Forces Démocratiques Unies (FDP/FDU) autrement dit le Chef de guerre des milices Cobras.

Aujourd’hui le Chef de guerre, Denis Sassou Nguesso s’est mué en PRENEUR D’OTAGES pour empêcher le Président Modeste Boukadia d’être candidat aux élections présidentielles de 2016.
Voici ci-dessous l’analyse du 30 août 2013 d’un proche du Ministre Aimé-Emmanuel YOKA, oncle du preneur d’otages :

« C’est la pire des conneries jamais faite que d’arrêter les membres de son parti. Le Président BOUKADIA est devenu très populaire parce qu’il a réussi à donner espoir aux populations du sud du pays et on utilise la violence à son encontre ! Si on ne lève pas le pied, on lui fait son lit… pour la partition du pays en deux Etats et la réconciliation deviendra impossible à réaliser sans lui.
Avant cette connerie, la population avait des doutes sur ses rapports avec le Président Sassou. Maintenant, la population a la preuve qu’il est bien contre le PCT et donc il n’est pas avec le Président. Il n’y a rien d’autres à faire que de lui donner satisfaction avec son Gouvernement d’Union Nationale. Il ne va tout de même pas occuper tous les postes du gouvernement… De plus, ce qu’il propose pour l’économie et l’Emploi est crédible surtout qu’Ondongo n’a jamais exécuté le budget voté en décembre 2012.
Alors avant que le vase ne déborde, il vaut mieux négocier avec lui au lieu de lui opposer la violence inutile et gratuite. A croire qu’on a vite oublié que c’est un homme de réseaux… Maintenant, on lui a donné la verge pour battre le Président car il va se raidir. A longueur de journée, on crie qu’on déstabilise le Congo pour l’affaire Dabira mais avec cette belle connerie, nous venons nous-mêmes de faire pire !
Oui, c’est la pire des conneries que d’avoir fait arrêter ses hommes pour le faire taire… Finalement, c’est lui qui est gagnant dans cette sale affaire ! »

Dixit un très proche d’Aimé-Emmanuel YOKA (Brazzaville, 30 août 2013).

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, le 25 janvier 2014.

Repost 0
Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 10:20
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Est-ce que François Hollande a-t-il jeté ces hommes en prison ?"

François HOLLANDE a-t-il ordonné l’arrestation et l’incarcération de ces hommes pour avoir brandi les pancartes ?Jour de colère : un mouvement réactionnaire ?Le Point.fr – Publié le 24/01/2014 à 06:24

Ce collectif jusqu’alors inconnu appelle, dimanche 26 janvier, à une grande manifestation contre François Hollande afin qu’il démissionne.

Une première manifestation, organisée par le collectif Hollande dégage, a ressemblé quelques centaines de personnes à Paris le 19 janvier dernier. © CITIZENSIDE/ROLAND MACRI / AFP

Denis SASSOU NGUESSO a ordonné l’arrestation et l’incarcération des hommes du CDRC pour avoir brandi les pancartesCARTON ROUGE = DEMISSION DU GOUVERNEMENT CARTON ROUGE = DEMISSION DU GOUVERNEMENTMeeting populaire du 29 juin 2013 à la place de la Gare Tié-Tié à Pointe-Noire (Congo)Pour SASSOU NGUESSO :“C’EST UNE ATTEINTE A LA SÛRETE DE L’ETAT, UNE INSURRECTION ET INCITATION DE LA POPULATION A LA REVOLTE.”Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, le 24 janvier 2014.

Pour lire l'intégralité de ce document, merci de cliquer ici : http://musitsundi.wordpress.com/2014/01/24/sassou-nguesso-est-ce-que-francois-hollande-a-t-il-jete-ces-hommes/

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Est-ce que François Hollande a-t-il jeté ces hommes en prison ?"
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Est-ce que François Hollande a-t-il jeté ces hommes en prison ?"
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Est-ce que François Hollande a-t-il jeté ces hommes en prison ?"
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Est-ce que François Hollande a-t-il jeté ces hommes en prison ?"
Repost 0
Mbuta Muntu - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 18:57
(France/Congo-Brazzaville) Sassou à Paris : 22 minutes chrono d'échange à l'Elysée

Auteur: Direct-Paris


Son rêve a toujours été de rencontrer Hollande en tête à tête afin d’aborder les questions de fond concernant son maintien au pouvoir; et une fois de plus, le déplacement dans le froid parisien de notre petit « Mandela National » n’a été qu’un échec; d’où sa colère une fois de retour à l’hôtel BRISTOL.

Denis Sassou Nguesso « le Madiba d’Edou » qui est passé maitre dans l’art de souffler les braises dans le conflit centrafricain en finançant d’un coté les miliciens de la Séléca et de l’autre les anti-balaka, dans le but de créer le chaos (bourbier) et donc de dissuader l’armée française d’intervenir au Congo en cas de modification de la constitution a encore pris une douche froide.

Cela faisait presque pitié de voir notre champion, expert en médiation internationale, répondre dans l’obscurité aux questions de Télé Congo, en présence d’aucun autre organe de presse, sans projecteur, éclairer presque à la lampe torche ou à la bougie.

Oui, on dit souvent que les dictateurs ont la peau dure mais là, le bâtisseur infatigable, en a pris pour son grade avec cette humiliation de plus. Quand on sait que sa fille chérie, Claudia Ikia Sassou Nguesso dit Coco est à Paris depuis plusieurs semaines pour préparer la venue en fanfares de son père, cette humiliation de plus a pris l’allure d’une messe de requiem.

Abaissé, mortifié, vexé, dégradé et très loin de son fan club, le « leader du top ten » s’est rendu compte qu’en occident il y a des choses qui sont « insalamables ».

Le communique laconique publié sur le site de l’Elysée est assez clair à ce sujet : « Le Président de la République s’est entretenu avec Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo et médiateur de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale pour la crise centrafricaine. Ils ont évoqué la crise en Centrafrique et se sont félicités de l’amélioration progressive de la situation sécuritaire dans ce pays, qui reste toutefois volatile. Le déclenchement de l’opération SANGARIS et le renforcement de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA, sous commandement de l’Union africaine) ont permis une baisse sensible des violences contre les civils.

Au plan politique, les deux Présidents ont pris acte des démissions de Michel DJOTODIA et Nicolas TIANGAYE et appelé à respecter l’esprit et la lettre des différents accords de transition. Le chef de l’Etat a indiqué que la France faisait confiance aux Centrafricains et aux institutions africaines pour choisir une nouvelle équipe de transition. Il a enfin rappelé le souhait de la communauté internationale que cette nouvelle équipe puisse œuvrer au rassemblement des Centrafricains, à l’amélioration de la situation humanitaire et au rétablissement du fonctionnement de
l’Etat. »

Denis Sassou Nguesso qui effectuera mardi un voyage vers la Chine, accompagné de tous ses enfants et de Jean Jacques Bouya aura le temps de digérer cette pantalonnade de plus.

On est loin, très loin, du « Sassou me kiusa passola mbéssé ».

----------------------------------------------

REACTION D'UN PATRIOTE CONGOLAIS :

De mémoire d'observateur de la vie politique et diplomatique française, un chef d'état étranger, reçu seulement à la nuit tombée...jamais vu ! Et si on ajoute que cette "rencontre" ne figurait nulle part dans le timing de François HOLLANDE, le tableau est complété.
Pauvre SASSOU ! Un président reçu à 20h00 (hors planing officiel) et à l'heure où pratiquement tout le monde se met à table, c'est très rare. Mais bon, il faut bien recevoir la personne qui va financer la transition de la RCA. Dans quelques jours on nous annoncera un nouveau prêt (cadeau) de Sassou à la RCA, après avoir financé les deux parties : Bozizé et Séléka. Tarif minimum : 25 milliards de Frs CFA. Heureusement que le FMI a accordé le PPTE au clan de Sassou Nguesso.

Enfin, soulignons ici que le président Hollande n'est pas un barbare. Il est très bien élevé et très bien éduqué. C'est une question de savoir-vivre. Il n'a pas voulu frustrer un homme qui est venu de si loin compte tenu des frais que tout cela engendre pour le rencontrer. Mais pourquoi Sassou avait dans ses bagages son oncle, ministre de la (In)justice, M. Aimé-Emmanuel YOKA? Voulait-il plaider les dossiers des BMA et des DISPARUS DU BEAH, ou celui des membres du CDRC de M. Boukadia qu'il a pris en otage et qui a porté plainte à Paris contre le régime clanique de Mpila-Oyo-Edou pour prise d'otage et séquestration de citoyens Congolais, membres d'un parti politique d'opposition, pour délit d'opinion?

Repost 0
Direct-Paris - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:13
(Afrique/Congo-Brazzaville/Gabon) Les présidents africains les plus bêtes du monde, ils volent leur pays pour donner aux Blancs

Les Présidents africains les plus bêtes du monde, ils volent leur pays pour donner aux blanc

Les africains volent leurs maisons pour donner aux blanc, quel malheur pour l’Afrique noir ? Je pleure quand je lis cet article, nous avons quoi dans la tête, l’Afrique noir est – elle modite ? Je ne comprends pas ses idiots, en tout cas ils n’ont rien dans la tête, c’est les malades mentaux.

C`est un monde enchanté où l`on vogue d`une villa de 9 pièces avec piscine à Nice à un hôtel particulier de l`Ouest parisien. Un univers surréaliste peuplé de Bugatti payées cash plus de 1 million d`euros. Un microcosme constellé d`une myriade de comptes bancaires. Oligarques russes? Rois du pétrole saoudiens? Stars d`Hollywood ? Non : chefs d`Etat africains producteurs de pétrole pour la plupart, mais dont les populations comptent parmi les plus pauvres de la planète.

Le fait que des dirigeants du continent noir investissent dans l`immobilier en France, qu`ils séjournent à Paris dans un luxe inouï, que leurs familles bénéficient de largesses financées dans la plus grande opacité n`est pas une révélation. Mais, cette fois, l`inventaire de ce patrimoine vertigineux n`est pas dressé par des militants tiers-mondistes en lutte contre la « Françafrique ». Il se lit dans les 34 procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 par les policiers de l`Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Cette enquête policière, dont Le Monde a pu prendre connaissance, a été ouverte par le parquet de Paris en juin 2007. Elle faisait suite à une plainte pour « recel de détournement d`argent public » déposée en mars par trois associations françaises, visant cinq chefs d`Etat : le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinabé Blaise Compaoré, l`Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guinéen Teodoro Obiang.

Au fil des centaines de pages du dossier se dessine une singulière carte du Paris africain, sorte de Monopoly où les présidents auraient jeté leur dévolu sur les artères les plus huppées. Foisonnant et cossu, le patrimoine immobilier est surtout localisé « dans des quartiers à forte valeur marchande, soulignent les policiers. Paris 16e, 8e et 7e arrondissements pour Omar Bongo et son épouse, Paris 16e et Neuilly-sur-Seine pour Jeff Bongo [un des fils d`Omar Bongo], Le Vésinet pour le frère de Denis Sassou Nguesso, Courbevoie pour Wilfrid Nguesso [neveu du président du Congo] ou Paris 16e pour Chantal Compaoré [épouse du président burkinabé]« .

La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Elysées et la plaine Monceau, dans le 8earrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d`euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans.

Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M.Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. A Nice, une propriété « est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d`une piscine », précise le procès-verbal.

« Un chef d`Etat, en fonctions depuis quarante ans dans un pays pétrolier et qui a des revenus officiels importants, peut économiser suffisamment d`argent pour acheter plusieurs appartements à Paris, explique Me François Meyer, avocat d`Omar Bongo et de sa famille. Surtout avec les prix très bas de l`immobilier pratiqués il y a vingt ou trente ans. » L’héritage des Bongo passe à la commande du fils,Ali Bongo Ondimba

Selon les policiers, le président Bongo dispose de quatre adresses distinctes à Paris. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7earrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant – souvent – par le 16e arrondissement parisien, l`enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d`Omar Bongo et actuel ministre des affaires étrangères, et d`autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que de filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita.

En comparaison de ce petit empire immobilier, les autres chefs d`Etat visés apparaissent comme de petits propriétaires. Discret, le président congolais Denis Sassou Nguesso ne fait qu` »utiliser », selon les policiers, la Villa Suzette du Vésinet (Yvelines). Cette coquette demeure de 485 m2 était juridiquement la propriété de son frère Valentin, jusqu`à ce que, quelques semaines avant le décès de ce dernier à la fin 2004, elle soit cédée à une société de droit luxembourgeois aux actionnaires anonymes.

Les enquêteurs ont également répertorié un appartement de 9 pièces acheté à Paris (17e) en 2007 pour 2470000 euros par l`épouse du président congolais Antoinette Sassou Nguesso. Ils mentionnent aussi le logement de 10 pièces à 1 600 000 euros acquis en 2005 à Paris par leur fils Denis Christel, ainsi que l`hôtel particulier de 7 pièces avec piscine intérieure à Neuilly-sur-Seine acheté 3,15 millions d`euros en 2006 par Julienne, leur fille cadette.

Les mêmes policiers n`ont découvert aucun bien immobilier appartenant au président angolais Dos Santos ni au Burkinabé Blaise Compaoré. Seule la déclaration d`impôt sur la fortune de Chantal, l`épouse de ce dernier, a montré qu`elle possède deux biens immobiliers à titre personnel dans le 16e arrondissement. Dans le même quartier, le président guinéen Teodoro Obiang est propriétaire d`un appartement. Epluchant les fichiers fiscaux et bancaires, les enquêteurs de l`OCRGDF ont non seulement dressé la liste des biens immobiliers, mais aussi des comptes bancaires accueillant en France les avoirs de dirigeants africains et de leur famille.

Ainsi, Edgar Nguesso ne possède pas moins de 12 comptes dont 7 courants. Mais aucun n`apparaît au nom de son oncle, le président du Congo. Son homologue gabonais, lui, est titulaire de 11 comptes ouverts à Paris, Nice ou Créteil dont 6 comptes courants.

Dans leur élan, visiblement ébahis par leurs découvertes, les policiers ont étendu leurs investigations au domaine des voitures de luxe, qui n`était pas explicitement visé par la plainte. Chez les concessionnaires Mercedes, Bugatti ou Aston Martin, ils ont retrouvé ce qu`ils n`avaient pas obtenu pour les appartements : les chèques et les virements ayant servi aux paiements.

« Le financement de certains véhicules apparaît pour le moins atypique », notent les enquêteurs, maniant l`euphémisme à propos de « ce parc automobile conséquent ». Les deux Ferrari acquises pour près de 400 000 euros par Ali Bongo, la Maybach à 424 477 euros d`Edith Bongo, les trois Bugatti à 1 million d`euros pièce fabriquées spécialement pour Teodoro Nguema Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, ont été payés au moyen de chèques tirés par des sociétés au profil opaque.

De même, notent les policiers, Wilfrid Nguesso, neveu du président congolais, « règle le solde d`achat d`un véhicule Aston Martin type DB9 par un virement émis par Matsip Consulting », une société de droit luxembourgeois aux associés inconnus qui apparaît également comme propriétaire de la Villa Suzette du Vésinet.

Le fils du président de la Guinée équatoriale a, lui, acheté au total en France « une quinzaine de véhicules pour un montant estimé de plus de 5,7 millions d`euros », acquittés là encore par des virements de sociétés intermédiaires. Son nom, Teodoro Nguema Obiang, a été cité en 2004 dans un rapport du Sénat américain sur les transactions suspectes couvertes par la Riggs Bank qui, à Washington, gérait alors plus de 60comptes au nom des responsables de ce petit Etat pétrolier et de leur famille.

En fait de « financement atypique », les enquêteurs français se sont vivement intéressés au chèque de 390 795 euros tiré en février 2004 par la « paierie du Gabon en France » pour régler la « Maybach 57″ (une marque allemande concurrente de Rolls-Royce) de couleur « bleu Côte d`Azur » destinée à « Madame la Présidente Edith-Lucie Bongo-Ondimba ». A en croire ce chèque, dont la copie figure au dossier, l`argent public gabonais financerait le véhicule de grand luxe de la première dame du pays, qui n`a pourtant aucune fonction officielle.

Le même compte de la « paierie du Gabon » ouvert à la Banque de France et utilisé pour régler les frais de fonctionnement de l`ambassade à Paris a servi à financer la moitié d`une Mercedes à 75858euros dotée d`un « toit ouvrant panoramique » achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président, qui est aussi sa directrice de cabinet. Curieusement, le reliquat de 41 370 euros a été acquitté par un chèque signé de Me François Meyer, avocat du président Bongo.

« Cela peut étonner, admet Me Meyer. Mais je peux faire des cadeaux à la fille du président Bongo, que je connais depuis vingt ans. » D`où vient l`argent? Au vu de ce somptueux état des patrimoines, la question de l`origine des fonds s`impose. L`apparente disproportion entre la richesse immobilière accumulée et les revenus publics des propriétaires aurait pu suggérer de poursuivre des investigations dans les comptes bancaires ayant permis pareilles transactions.

Le salaire mensuel officiellement versé par l`Etat gabonais au président Bongo ne se limite-t-il pas à 14 940 euros, selon l`hebdomadaire Jeune Afrique? Celui du président Sassou Nguesso n`est-il pas de 30 000 euros, comme l`indiquent d`autres sources? Quant à Teodoro Obiang, ministre de l`agriculture et des forêts de son père, ne perçoit-il pas officiellement 5 000 dollars (3 400euros) par mois, d`après des sources américaines? Des investigations plus approfondies auraient dépassé le cadre de l`enquête préliminaire de police.

Elles supposeraient l`ouverture d`une information judiciaire et la désignation d`un juge d`instruction. Une telle perspective a été écartée par la décision de classement, notifiée le 15 novembre par le parquet de Paris. Mais le dossier pourrait être rouvert si les associations parvenaient à déposer une nouvelle plainte, assortie cette fois d`une constitution de partie civile, comme elles en nourrissent le projet. Cette formule conduit automatiquement à la désignation d`un juge d`instruction, à condition que les plaignants prouvent leur « intérêt à agir ».

Même si un juge d`instruction était désigné, de sérieux obstacles surgiraient immédiatement sur sa route. Outre l`immunité dont peuvent se prévaloir des chefs d`Etat en exercice – mais pas leurs familles –, la difficulté résiderait dans la mise au jour des opérations à l`origine d`éventuels détournements. Il faudrait enquêter en Afrique, où des infractions auraient été commises, notamment dans les comptes publics. « La preuve que l`argent public a financé des dépenses privées se trouve dans le pays que contrôle précisément… le bénéficiaire », résume un spécialiste du dossier.

Trois des cinq régimes concernés bénéficient du soutien indéfectible de Paris. Cet appui, renouvelé récemment par Nicolas Sarkozy. Françafrique continue encore pour combien de temps ? Qui vivra, verra.

Philippe Bernard
Source : Le Monde

- See more at: http://brazzanews.net/les-presidents-africains-les-plus-betes-du-monde-ils-volent-leur-pays-pour-donner-aux-blanc-2/#sthash.ocZyDiNA.dpuf

Repost 0
Philippe Bernard / Le Monde - dans Afrique Congo-Brazzaville Sassou Nguesso