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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:55

(Extrait de Mwindapress) -

L’opération " Sassou veut à tout prix mourir au pouvoir " faussement appelée « débat sur le changement ou la modification de Constitution » bat son plein au Congo. Chacun y va de ses lumières. Dernières en date un converti de la dernière heure au sassouisme triomphant a enseigné que la Constitution n’est pas la Bible, entendez qu’elle est susceptible d’être sinon violée, du moins modifiée ou changée.

Sauf que les rédacteurs de la Bible, dans leur infinie sagesse, n’ont jamais prévu, comme le constituant congolais, c’est-à-dire un certain Sassou, dans le texte taillé sur mesure qu’il a octroyé aux Congolais en 2002, que « La forme républicaine, le caractère laïc de l’État, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision » (article 185 de la Constitution de 2002).

Ultime manoeuvre qui confirme que le Congo forme hélas ses juristes à seule fin de dire Amen aux desiderata du chef de l’Etat ou du pouvoir en place. Car c'est de cela qu'il s'agit : Comme Compaoré au Burkina Faso, Sassou est gêné aux entournures par des dispositions de la Constitution qui l’empêchent de briguer à nouveau la présidence. En d'autres termes il veut mourir au pouvoir. Alors les juristes-maison se contorsionnent, inventent des théories pour légitimer son désir et lui faire plaisir. Voilà en quoi consiste le débat politique au Congo depuis quelques mois.

Contribution au " débat " sur cette opération « Sassou veut coûte que coûte mourir au pouvoir », le point de vue de Mathias Dzon.

La modification ou le changement Constitution, un hold-up constitutionnel

Le pouvoir congolais s’apprête à perpétrer un hold up constitutionnel, en changeant ou en modifiant, de façon frauduleuse, les dispositions des articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 janvier 2002 qui interdisent strictement à l’actuel président de la République, lequel achève son deuxième et dernier mandat, le 14 août 2016, à 14h, de briguer un troisième mandat. Face à cette forfaiture, la Cour constitutionnelle, chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois de la République, observe un silence coupable.

Les juristes congolais, dont la vocation est de dire le droit, rasent les murs. Ceux d’entre eux qui prennent la parole, tels que Bienvenu Okiemy, ministre de la communication et Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières, ajoutent leurs voix au concert des partisans de la modification frauduleuse de la Constitution. La vérité constitutionnelle est travestie. Le Congo vit dans un état d’anomie, marqué par l’absence de respect des règles du jeu. La stratégie mise en place repose sur trois piliers: l’instrumentalisation des «comités des sages des départements», la tricherie électorale, la corruption des acteurs politiques et des leaders d’opinion.

L’instrumentalisation des «comités des sages des départements»

Aux fins de se donner le prétexte de violer les articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 janvier 2002, verrous qui frappent le président Denis Sassou Nguesso d’inéligibilité pour l’élection présidentielle de 2016, le pouvoir a entrepris d’instrumentaliser les «comités des sages» de chacun des douze départements du Congo, pour prétendre, en dernière analyse, que le peuple congolais réclamerait, voire exigerait un mandat supplémentaire pour le chef de l’Etat actuel. Dans cette optique, depuis près de deux mois, des hommes du président sillonnent les douze départements du Congo, en vue d’acheter, à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes, les consciences fragiles et de faire dire à Radio-Congo et à Télé-Congo, à quelques personnes nécessiteuses du troisième âge, malléables à merci, que «les populations de leurs départements d’attache demandent au président Denis Sassou Nguesso de modifier la Constitution et de briguer un troisième mandat».

Dans le cadre de cette stratégie, le président de la République lui-même a élaboré un calendrier de visites de travail dans chacun des douze départements, pour recevoir, soi-même, les déclarations d’amour de chaque département. Pour maquiller le caractère électoral de ces visites, le chef de l’Etat s’est inventé des prétextes: pose de première pierre par-ci, inauguration de tels travaux par-là.

Le scénario a déjà été appliqué dans les départements de la Likouala, du Niari et de la Bouenza où, tels des moutons de Panurge, une poignée d’individus alimentaires, dressés tour-à-tour par Messieurs Djombo-Bomondjo, préfet de la Likouala, Alain Moka, président du groupe parlementaire P.c.t à l’Assemblée nationale, Justin Koumba, président de l’Assemblée nationale, Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières et Rigobert Maboundou, ministre de l’agriculture, ont prétendu que les populations de leurs départements respectifs demandaient au président Denis Sassou Nguesso de rempiler. Fort heureusement, ces mensonges ont été dénoncés par les populations de ces départements. Après la Likouala, le Niari, la Bouenza et la Lékoumou, le président de la République se rendra dans la Cuvette-Ouest, la Cuvette, les Plateaux, le Pool et le Kouilou.

Au terme de ce périple de campagne électorale déguisée, financée sur fonds publics et fondée sur la corruption à ciel ouvert, le pouvoir prétendra que les populations des douze départements du Congo ont plébiscité le président Denis Sassou-Nguesso et exigent qu’il révise ou change la Constitution, pour briguer un troisième mandat. Ainsi, fort de ce supposé «soutien populaire», le président de la République convoquera un référendum constitutionnel sur la base du fichier électoral frauduleux issu du recensement administratif spécial réalisé en 2013 par le Ministère de l’intérieur et ses démembrements, et en s’appuyant sur la commission électorale nationale croupion, composée exclusivement des responsables et des membres des partis de la mouvance présidentielle et des partis alimentaires qui se réclament faussement de l’opposition et qui viennent de conclure un deal honteux avec le Parti congolais du travail, parti au pouvoir.

L’instrumentalisation des «comités des sages des départements» est une véritable escroquerie politique. En effet, les «comités des sages des départements» n’ont aucune légitimité populaire. La Constitution du 20 janvier 2002 ne contient ni ne prévoit aucune disposition qui accorde une quelconque légitimité aux «comités des sages des départements», qui sont, du reste, des associations partisanes mises en place par le pouvoir et qui ne regroupent que des partisans de la mouvance présidentielle. Ils ne sont pas habilités à parler au nom des populations des départements et ne sauraient, en aucune manière, les engager. Les positions que ces comités énoncent à la Radio ou à la Télévision n’engagent que leur propre personne.
Vouloir présenter leurs prises de position comme celles de toutes les populations de leurs départements d’appartenance et chercher à s’appuyer sur ces prises de position, pour se prévaloir d’une légitimité populaire est une escroquerie politique. Cette supercherie ne passera pas. C’est dire que les gesticulations de Pierre Mabiala et de Rigobert Maboundou avec les soi-disant sages du Niari ou de la Bouenza n’engagent que leurs auteurs et nullement les populations de ces deux départements qui sont profondément attachées au respect de l’ordre constitutionnel et qui refusent, catégoriquement, d’accorder un mandat supplémentaire au chef de l’Etat.

La tricherie électorale

Les Congolais se souviennent de cette maxime: «Je n’organise pas les élections pour les perdre». Tirant les leçons de cet enseignement, le pouvoir a mis en place un plan de tricherie électorale à grande échelle, dont le recensement administratif spécial, réalisé, de façon unilatérale, par le Ministère de l’intérieur, les partis de la mouvance présidentielle et les partis satellites, est une parfaite illustration.

En effet, ce recensement a été émaillé de fraudes massives que les représentants de l’opposition dite modérée au sein des commissions locales du recensement, ont mises à nu: enrôlement de personnes sans pièces d’identité, fabrication de faux actes de naissance, inscription des jeunes de moins de 18 ans, des personnes décédées et des étrangers, gonflement du nombre des électeurs dans tous les départements de la partie Nord du Congo et minorisation de celui des électeurs dans tous les départements de la partie Sud du pays, départements pourtant plus peuplés que ceux du Nord, validation des listes sans supports (registres), trafic de faux registres par les contrôleurs, falsification des données contenues sur les fiches de numérotation, apposition de fausses signatures en lieu et place des signatures des agents recenseurs de l’opposition dite modérée, manipulation des registres, transmission à la coordination nationale du recensement, des résultats non validés par les commissions locales, etc.

Par ailleurs, dans de nombreux districts de la partie septentrionale du pays, beaucoup de villages fictifs ont été créés, pour gonfler le nombre des électeurs en faveur de la mouvance présidentielle. De même, dans la périphérie de Brazzaville, des parcelles de terrain non habitées se sont vu attribuer des résidents et des électeurs. Toutes ces graves irrégularités ont produit partout des résultats manipulés et frauduleux, comme en témoigne le tableau ci-dessous.

Ces résultats, qui ne reflètent nullement la situation sur le terrain, ont soulevé de vives contestations de la part des partis de l’opposition dite modérée qui avaient participé au simulacre de dialogue de Dolisie et qui ont pris part à la réalisation du recensement administratif spécial.

Malgré les fortes pressions et les opérations de charme du pouvoir qui mise sur le corps électoral et les listes électorales manipulées pour espérer gagner les élections locales et le référendum constitutionnel qu’il se propose d’organiser, ces partis ont systématiquement refusé de valider les résultats frauduleux du recensement administratif spécial. Je demande, en conséquence, l’annulation pure et simple de toutes les opérations du recensement de 2013 et le report des élections locales et sénatoriales à 2015, pour permettre l’organisation apaisée et consensuelle, par la mouvance présidentielle, l’opposition (toutes tendances confondues) et la société civile, d’un nouveau recensement, aux fins de déterminer un corps électoral fiable et d’établir des listes électorales transparentes et acceptables par tous.

Je saisis cette occasion pour dénoncer, avec la plus grande fermeté, l’attitude négative et provocatrice du ministre de l’intérieur qui continue, envers et contre tout, de faire valider les faux résultats du recensement de 2013 et qui exerce des pressions sur le président de la République, afin qu’il recourt à la force brutale, pour imposer ces faux résultats. Le peuple congolais a trop souffert des guerres à répétition. Il ne faut plus lui imposer de nouvelles épreuves. Il aspire à vivre en paix.

La corruption des acteurs politiques et des leaders d’opinion

La corruption est l’un des moyens de pression les plus exploités par le pouvoir, pour tenter de faire accepter, par l’opinion nationale, sa stratégie de révision ou de changement de Constitution. Pour susciter des adhésions, le pouvoir achète à prix d’or tout soutien significatif à son projet. Dans ce cadre, un accent tout particulier a été mis sur les actions de séduction en direction des «comités des sages des départements» sur lesquels le président de la République entend s’appuyer, pour légitimer son hold-up constitutionnel. Ainsi, des mallettes d’argent (nguiris, en lingala) sont distribuées à tous ceux de ces comités qui se prononcent en faveur de la révision ou du changement de Constitution. Dans le dessein de gagner à la cause du pouvoir les «comités des sages des départements», il a été remis des sommes colossales (d’aucuns parlent de cent cinquante millions de francs Cfa) à certains ministres au titre des frais de campagne d’adhésion des «sages» de leur département d’appartenance. Selon une rumeur insistante, chaque parlementaire recevra bientôt soixante-dix millions de francs Cfa, pour corrompre les électeurs de sa circonscription électorale.

Dans la même optique, beaucoup de partis politiques sont copieusement arrosés. Les partis les plus choyés atteignent le milliard de francs Cfa. Parallèlement à la distribution des mallettes d’argent, certains acteurs politiques ont reçu des promesses de postes ministériels dans le gouvernement d’union nationale en préparation. Actuellement, le P.c.t s’emploie fiévreusement à retourner des partis de l’opposition. Certains de ces partis ont déjà mordu à l’appât et ont conclu un deal avec lui. Comme on peut en juger, le Congo est devenu une République des mallettes. La corruption est érigée en méthode de gouvernement. Comble de l’ironie, elle est pratiquée par ceux-là mêmes qui ont le devoir de la punir. Mais qu’ils se rassurent. Le peuple congolais n’est pas dupe. Malgré tout l’argent de la corruption déversé à travers les douze départements du Congo, le projet du pouvoir de modifier ou de changer de constitution se heurte au refus catégorique de l’écrasante majorité des populations et est donc voué à l’échec. Le mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel, en cours de création, contribuera à n’en pas douter à amplifier cette tendance.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je ne le soulignerai jamais assez: les articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 janvier 2002 interdisent strictement au président Denis Sassou Nguesso de modifier les dispositions de cette Constitution relatives à la limitation d’âge et de mandat. Selon l’article 57: «Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il est rééligible une fois». Cette disposition frappe d’inéligibilité le président Denis Sassou Nguesso qui achève son deuxième et dernier mandat, le 14 août 2016, à 14h.

De même, selon l’article 58: «Nul ne peut être candidat à une élection présidentielle s’il n’est âgé de quarante (40) ans au moins et de soixante-dix (70) ans au plus, à la date du dépôt de sa candidature». Cette disposition frappe d’inéligibilité le président Denis Sassou Nguesso qui aura officiellement 73 ans en 2016. Dans le même ordre d’idées, l’article 185, alinéa 3 interdit rigoureusement de modifier les dispositions de la Constitution relatives au nombre de mandats du président de la République, fixé à deux. Or, le mandat actuel du chef de l’Etat est le deuxième et le dernier. A son terme, le 14 août 2016, le président Denis Sassou Nguesso n’a plus le droit de briguer un autre mandat. Du reste, en 2009, à un journaliste qui lui posait la question suivante: «Cela veut-il dire que si vous êtes réélu en juillet 2009, ce sera votre dernier mandat?», le président Denis Sassou Nguesso répondait en ces termes, dans son livre, «Parler vrai pour l’Afrique»: «En tout cas, la Constitution précise que le président ne peut effectuer plus de deux mandats».

Comme on le voit, le chef de l’Etat reconnaît, lui-même, que la Constitution actuelle lui interdit de briguer un troisième mandat. Il est condamné à respecter la vérité constitutionnelle. En tout état de cause, les articles 57, 58 et 185 sont non modifiables; leurs dispositions s’imposent à tous, y compris au président de la République qui, d’ailleurs, a pris l’engagement solennel de respecter et de défendre la Constitution (article 69). Par ailleurs, l’article 50 de la Constitution dispose: «Tout citoyen a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et règlements de la République».

Ne pouvant contourner les verrous que constituent les articles 57, 58 et 185 de la Constitution actuelle, certains partisans du pouvoir conseillent, désormais, au président, de renoncer à modifier la Constitution de 2002 et lui suggèrent en lieu et place, de proposer, au pays, une nouvelle Constitution. Ainsi, dans un rapport daté du 30 avril 2014, la commission de la majorité présidentielle, composée de représentants du P.c.t, du Club 2002 P.u.r, de l’Accor, du P.u.l.p, du R.d.d, du M.a.r, du R.c et du R.d.p.s, chargée de réfléchir sur la Constitution, recommande l’élaboration d’une nouvelle Constitution et le changement de République. Les conclusions de ce rapport sont d’autant plus ridicules que la Constitution du 20 janvier 2002, si elle contient en ses articles 185, 186 et 187, des dispositions relatives à sa révision, ne prévoit rien en matière de changement de Constitution. Alors, sur quelle base juridique le pouvoir organiserait-il un référendum-plébiscite pour changer de Constitution? Comme l’écrivent Moussa Konate et Aristide Kone dans le numéro 390 du journal «Afrique Education»: «(…) Faire un référendum, dans le seul but de régler une difficulté personnelle propre au premier dirigeant actuel du pays, cela s’appelle plébiscite, c’est-à-dire, une véritable déviation du référendum. Et cela ne nous rajeunit pas; ça nous ramène bien des siècles en arrière, au temps des déviations bonapartistes, ou encore, s’agissant de l’Afrique, quelques années en arrière, avec la tentative de triste mémoire de Mamadou Tandja, ancien président du Niger qui a fini par être balayer dans les conditions que l’on sait (…)».
Aujourd’hui, il est établi que le seul mobile des partisans de la modification ou du changement de la Constitution est le maintien au pouvoir, au-delà de 2016, du président Denis Sassou Nguesso, considéré par eux comme le «guide providentiel» dont le départ éventuel du pouvoir serait, pour le Congo, un véritable tsunami. Je précise à l’intention de ces augures de catastrophes que dans un pays, on ne peut envisager de changer de Constitution que si et seulement si le pays est confronté à une crise grave et persistante qui perturbe durablement le bon fonctionnement des institutions.

Or à ce sujet, le pouvoir prétend, tous les jours, que le Congo se porte merveilleusement bien. Dans un tel contexte, qu’est ce qui justifierait alors un éventuel changement de Constitution, si ce n’est la seule volonté de permettre au président de la République actuel de s’accrocher éternellement au pouvoir, après 32 ans de règne sans partage?

Je rappelle qu’en démocratie, une Constitution est impersonnelle. Elle ne doit pas être taillée sur mesure pour un homme, quel qu’il soit. Elle doit transcender les individus, les régimes et le temps. Aujourd’hui, il est politiquement inopportun d’envisager un changement de Constitution, car on ne change pas les règles du jeu en plein match. Il faut laisser le mandat du président Denis Sassou Nguesso aller jusqu’à son terme. Il appartiendra aux nouvelles autorités issues de l’élection présidentielle de 2016, pour laquelle l’actuel président de la République est frappé d’inéligibilité, de juger de l’opportunité de modifier ou de changer la Constitution du 20 janvier 2002.

Qu’on m’entende bien: lorsque je dis qu’aujourd’hui la Constitution de 2002 ne doit être ni modifiée, ni changée, je ne veux pas pour autant dire que cette Constitution est une bonne Constitution. Loin de moi une telle pensée. J’ai toujours considéré que cette Constitution est mauvaise pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’étendrai pas dans le cadre de cette tribune. Dans le «Pacte présidentiel», projet de société que j’ai publié en 2009, la première mesure alternative que j’ai proposée est justement l’abrogation de cette Constitution taillée sur mesure par le président Denis Sassou Nguesso, pour lui-même.

Je milite, aujourd’hui, contre la modification de cette Constitution ou son éventuel changement, parce que la seule motivation de cette modification ou de ce changement est le maintien au pouvoir d’un président de la République dont le dernier mandat autorisé par la Constitution s’achève le 14 août 2016. Une modification ou un changement de la Constitution qui aurait pour unique mobile de permettre à un chef d’Etat en fin de mandat de se maintenir à vie au pouvoir, constitue un coup d’Etat constitutionnel. En tant que démocrate, je m’insurge contre cette façon de faire, car la violation des articles 57, 58 et 185, qui protègent la Constitution contre toute modification frauduleuse, est une source de conflits inutiles.
Pour exorciser ces conflits et préserver la paix civile et l’unité nationale, il n’y a qu’une issue: un vrai dialogue politique national entre le pouvoir et les représentants de la classe politique, toutes tendances confondues, les représentants de la société civile, les représentants des femmes, des jeunes, des travailleurs, des intellectuels et des Congolais de la diaspora.
Dans cette direction, je réitère mon appel au chef de l’Etat. Je l’invite à ne pas suivre les mauvais conseils des faucons de son régime, tel le ministre de l’intérieur qui lui suggère de recourir à la force pour imposer les faux résultats du recensement administratif spécial. Ces faucons qui ne pensent qu’à la préservation de leurs privilèges, veulent entraîner le Congo dans une nouvelle guerre fratricide, comme si les expériences douloureuses de 93, 94, 97, 98 et 99 n’étaient pas suffisamment édifiantes.

J’exhorte le président de la République à respecter la Constitution et à convoquer, dès maintenant, un vrai dialogue politique national, pour débattre sereinement et en toute responsabilité, avec toutes les forces vives de la nation, des différents défis que le pays doit relever et pour construire, ensemble, des solutions innovantes, aux fins de sortir le Congo de la crise globale qui le traverse de part en part.

La modification ou le changement de Constitution est une voie sans issue pour le peuple congolais, mais aussi pour le président lui-même. Elle est explosive à terme. Malgré toutes les opérations d’enfumage tentées par le pouvoir, les populations des douze départements du Congo rejettent, dans leur écrasante majorité, l’idée d’un mandat supplémentaire pour le président Denis Sassou Nguesso, après ses 32 ans de règne. Le chef de l’Etat doit écouter le désir ardent d’une alternance apaisée en 2016 du peuple congolais et s’attacher, désormais, à promouvoir les conditions permissives d’une sortie honorable pour lui-même et d’élections libres, transparentes et équitables.

Mathias DZON
Membre du collège des présidents du Collectif des Partis de l’Opposition,
Président de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD),
Premier secrétaire de l’Union Patriotique pour le Renouveau national (UPRN).

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Mathias Dzon - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:46
[Congo-Brazzaville] Wilfrid "Jésus" Nguesso ressuscité. A quand l'ascension ?

par Moléki Nzéla -

Wilfrid Nguesso, encore plus fort que le Christ : il est resté plus longtemps dans le tombeau que Jésus en personne ; mort le 30 janvier 2014, il est ressuscité 5 mois après ! A quand l'ascension ?

Oyez Congolais ! Wilfrid Nguesso, celui-là même qui avait juré sur la Bible être devenu sourd à la voix des hommes et n’entendre plus que la voix du Seigneur Jésus (lire notre article), a succombé au pain et aux poissons.

Pour ceux qui avaient raté une marche, un rappel. Le 30 janvier 2014 donc, le gaillard annonçait qu’il dissolvait son parti, le Club 2002 PUR dans le PCT de son oncle Sassou, expliquant qu’il marcherait sur l'eau, entendez qu'il allait pour le futur se consacrer au service de Dieu et pour cause : il avait reçu l’appel du Seigneur, non pas à Patmos comme Paul de Tarse (Saint Paul), mais sur l’oreiller conjugal par une nuit sans étoiles, à Edou.

Et puis le 16 et 17 mai dernier, sans crier gare, le voilà tenant, comme un grand, un congrès extraordinaire du parti dissous dont il s’est autoproclamé… patron du « Conseil de surveillance ».

Explications du ressuscité.

« Le 30 janvier 2014, à l’occasion de la célébration du douzième anniversaire de notre parti à Pointe-Noire, j’ai fait l’annonce publique de ma foi et de mon appel à servir le seigneur Jésus Christ. J’ai été sensible à l’émoi suscité par cette annonce. Je le comprends. J’ai tout autant été touché par toutes les sollicitudes et tous les messages des militantes et militants du parti et même au-delà de notre mouvement politique », a déclaré le faux apôtre à cette occasion, la main sur le cœur.

A ceux qui pouvaient en douter, Willy Nguesso est un vrai Nguesso. On reconnaît cette race d'individus à leur talent de dangereux comiques sans foi ni loi. Encore heureux que l'homme ne reçoive visiblement pas beaucoup de lumière céleste autrement il aurait pu, à l'image du Hezbollah, transformer son parti en parti de Dieu !

(Extrait de mwindapress)

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NOTRE COMMENTAIRE :

Il s'est rendu compte que la politique de la tribu-clan faite de crimes, de génocides, de rapine, de prédations est plus rentable que la Bible. De plus, quand on a les mains pleines et imbibées de sang humain, on ne peut toucher à la Bible, au risque de blasphème.

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Moleki Nzela - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:40
(Congo-Brazzaville) Fusillade d'Owando : Le Congo pris la main dans le sac ?

par Langangui -

Le Congo, en bon apprenti sorcier jouerait-t-il, et dans quel but, un double jeu en offrant refuge aux criminels de la RDC ? C'est la question que l'on est en droit de se poser après les révélations des autorités de la RDC suite aux affrontements sanglants de ce week-end à Owando.

L'entourloupe de Sassou mise à nu ?

En effet, depuis hier soir, ces évènements semblent prendre une autre tournure.

On s'en était tenu jusque-là à la version des autorités congolaises : à l'aube de ce samedi 10 mai, la police congolaise menait dans cette ville située à près de 500 Km de la capitale une opération destinée à démanteler un gang suspecté d’avoir auparavant commis des viols, des braquages et des vols.

Cependant, l’opération aurait mal tourné et les présumés bandits se seraient défendus, tuant à l’arme blanche deux officiers et un (ou deux) sous-officier de la police congolaise et blessant de nombreux autre policiers.

Le gang, qui déplorerait quatre ou cinq morts aurait pris la fuite vers Obouya situé à 60 km d'Owando emportant avec lui quelques armes, après avoir braqué en route un véhicule à bord duquel circulaient des Chinois. Un bilan de 11 morts et 10 blessés au total. (lire notre article par ailleurs)

Or, qu’apprend-on du porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende ?

Que parmi les assaillants se trouvait Udjani Mangbama, un criminel recherché par la RDC censé être en prison au Congo...

Udjani Mangbama, surnommé en 2009 Idi Ami Dada est un chef rebelle Enyele qui a semé la terreur dans la province de l’Equateur dans le nord-est de la RDC fin 2009.

Udjani Mangbama avait pris la tête de la communauté Enyele qui se battait pour des étangs piscicoles. Quand l’armée congolaise avait voulu s’interposer les Enyele ont résisté et les combats se sont soldés par une centaine de morts. Acculé par l’armée, Udjani Mangbama s’était réfugié en 2010 au Congo Brazzaville. Jusqu’à ce samedi 10 mai 2014…

D’où les questions de Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la RDC, lequel retourne le couteau dans la plaie des autorités de Brazzaville :

«Les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison».

«Force est de considérer que même à Owando il aurait pu être en prison. Mais les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison. Puisque c’était une villa tout à fait normale que les policiers ont assiégé», a regretté le porte-parole du gouvernement avant de continuer :

«S’il était en prison, je ne vois pas de policiers du Congo-Brazzaville assiéger un établissement de détention de leur pays. Donc c’est quelqu’un qui vivait en liberté».

Pour Mende, «c’est tout à fait regrettable qu’en dépit de tout ce qu’on nous disait, ce monsieur n’était pas en détention».

«Et on se rend compte qu’il était un homme dangereux après qu’il ait tué quatre policiers du Congo Brazzaville, le pays qui lui avait donné asile contre notre avis. Je pense qu’à l’avenir on peut épargner à l’Afrique de telles fins», a-t-il poursuivi.

On attend que Brazzaville démente : par exemple en disant qu’il ne s’agissait pas de Udjani Mangbama mais de son jumeau. Ou bien que ce rebelle s’était évadé de prison…

Quoiqu'il en soit, des policiers congolais (dont un officier qui, semble-t-il, venait de prendre son poste dans la localité il y a quelques jours à peine) seront morts à cause de la turpitude des autorités politiques. Mais ça, ce n'est pas grave, le Congo est riche aux as, le palais indemnisera les ayant droits et on passera à autre chose, le peuple a été habitué à considérer que les peines du coeur font moins mal que les peines du portefeuille, la théorie a été assimilée sur la rive droite du fleuve Congo. Ebonga ebonga té, toujours meilleur ! (Que cela marche ou pas, c'est toujours meilleur !)

NOTRE COMMENTAIRE :

Drôle de coïncidence ! Cela avait commencé le 10 mai 1997 à Owando avant qie la guerre n'envahisse Brazzaville et tout le sud Congo par la suite, particulièrement la région du Pool. Il y eut des morts... comme cette fois-ci. Est-ce le signe avant-coureur?

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:36
(Congo-Brazzaville) La diaspora congolaise pour le changement de Constitution !

par Moléki nzéla -

L’opération « Sassou doit mourir au pouvoir », maquillée sous l’appellation « débat sur le changement de Constitution », poursuit son petit bonhomme de chemin.

Après un départ sur les chapeaux de roue dans le département du Niari avec l’inénarrable Pierre Mabiala, un homme dont les réels talents de griot et d’acteur comique étaient jusque-là méconnus, la caravane a fait escale dans la Sangha, la Likouala, la Bouenza et dans la Lekoumou.

Partout, le spectacle proposé s’est déroulé, à une exception près, sans fausse note. Il faut dire qu’il a été écrit et exécuté par des professionnels de la propagande politique. Le numéro le plus applaudi se décline en un discours conçu dans les officines de Talangaï et d’Oyo, que doit réciter mezza voce, sous la dictée, un porte-parole des « sages » sélectionné par le pouvoir dans les différents départements.

Voici les termes de ce discours : « La constitution actuelle n’est plus à même de favoriser l’éclosion de la Démocratie et de l’Etat de Droit en République du Congo. La loi fondamentale actuelle a fait son temps et a subi l’usure du temps. D’où il faut la changer après consultation du peuple congolais, en tant que souverain primaire ».

Le pouvoir a, bien entendu, pris soin de demander auxdits « sages » de répéter sur tous les tons qu’ils « expriment la volonté des populations » de leur département.

Pourtant, malgré un scénario bien huilé le cirque Sassou a tout de même déploré un couac, révélé par notre confrère « La Semaine africaine » lequel, visiblement pas dans la confidence, avait vendu la mèche : dans le Niari, explique le journal catholique, les doléances exprimées par les populations au chef de l’Etat ne concernaient en rien le changement de Constitution (lire ici) ; ce sont les amis de Sassou eux-mêmes qui avaient, comme des grands, inscrit ce sujet à l'ordre du jour, en faisant croire que telle était la volonté des populations locales. En d'autres termes, la belle histoire des " sages " vociférant au changement de Constitution ne releverait que de leur invention et ne serait que pure manipulation.

Le (mauvais) pli étant pris, il reste que les départements du Pool, du Kouilou, des Plateaux, bref tous les départements du Congo, sous peine d’apparaître comme des ennemis de la paix se croient à présent obligés, malgré eux, de prendre part à ce cirque ambulant financé et piloté depuis la présidence de la République via le PCT. Une pantomime censée donner toute légitimité à l’autre « débat » prévu au niveau des partis inféodés au régime dont il est prévu qu’il doit succéder à la sortie des pseudo sages des départements du Congo.

Et, puisqu’il s’agit moins de se prononcer sur la nécessité de changement du texte constitutionnel que de participer à une opération décidée de longue date depuis les rives de l’Alima, et au terme de laquelle Sassou doit mourir au pouvoir, les sages de la diaspora congolaise en France, par notre voix embouchent la trompette et décident eux aussi que le changement de Constitution s’avère impératif. Paix oblige et... histoire pour nous aussi de prendre place autour de la mangeoire nationale, sans compter qu'il s'agit, comme tout le monde, de gagner au passage de l’argent sans nous fatiguer.

En conséquence, nous disons nous aussi : « La constitution actuelle n’est plus à même de favoriser l’éclosion de la Démocratie et de l’Etat de Droit en République du Congo. La loi fondamentale actuelle a fait son temps et a subi l’usure du temps. D’où il faut la changer après consultation du peuple congolais, en tant que souverain primaire ».

Bien entendu, il va sans dire que nous nous exprimons au nom des Congolais de France. Mieux même : au nom des Congolais du reste de l'univers...

Après ça, il ne nous restera plus, les uns et les autres, qu’à surveiller nos comptes en banque pour voir quand et à quel niveau gonfleront-ils. Ebonga ebonga té, toujours meilleur !

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(Extrait de mwindapress)

(Congo-Brazzaville) La diaspora congolaise pour le changement de Constitution !
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Moleki Nzela - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:31
Congo-Brazzaville : Despotisme et chantage : Denis Sassou Nguesso plus « couillon » que ses cons ?

L’obsession du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso de modifier la constitution du 20 janvier 2002, le conduit depuis plusieurs mois à faire du chantage à ses valets qui, pour être chacun rassuré d’un poste ou des miettes de mie de pain qu’il leur distribue après avoir donné le gros lot à ceux de son clan, devraient se mettre au galop de spectacles du con le plus idiot et le plus comique.

Dans ce spectacle des « cons » de Denis Sassou Nguesso dont la longue liste ne nous permet pas d’énumérer toutes les actions déjà réalisées sur le terrain, nous pouvons citer :

1- La demande il y a quelques mois du président de son parlement godillot, Justin Koumba qui, dans un discours au nom des sages du Niari suppliait son chef de modifier la constitution.

2- L’organisation d’un meeting par un de ses ministres que certaines indiscrétions soupçonnent être un de ses multiples plaisirs masculins, Pierre Mabiala qui, au nom de chef de miliciens cocoyes, priait son chef et partenaire de modifier la constitution

3- La rédaction le 05 mai dernier à Sibiti d’un discours par un de ses ministres que certaines sources disent bénéficier de la confiance du dictateur par le simple fait d’une imagination de vertus fétichistes que procureraient des albinos. Ce discours lu par un certain chef des notables de la Lékoumou, était écrit sur du papier portant clairement des logos et initiales du ministère des télécommunications à la charge de Thierry Moungala.

Dans ce jeu compétitif des cons pour le plus idiot et comique que les autres, le dictateur Denis Sassou Nguesso finit par être le plus « couillon » que ses cons couillonnent avec plaisir.

Entre la demande d’un président de parlement au chef de l’exécutif qu’il est censé contrôler de modifier la constitution, la demande d’un ministre de gouvernement à son chef, au nom d’une milice armée de modifier la constitution, et la demande par un imaginaire chef notable de modification de la constitution à travers un discours écrit sur du papier portant des initiales d’un ministère, l’on se pose vraiment la question de savoir si l’obsession du dictateur Denis Sassou Nguesso de mourir au pouvoir, ne met pas de plus en plus en évidence, des soupçons pour soucis de manque de réflexes intellectuels ou d’analyses dans ses pensées.

A qui le général d’armées Denis Sassou Nguesso pourrait-il faire comprendre que le Congo est un pays démocratique et en paix ?

Est-il vraiment conscient d’être couillonné par ses valets dont il croit faire usage comme de petits « cons » ?

De vieux observateurs et connaisseurs de la vie politique congolaise et du parcours politique du dictateur despote se rappelleront certainement que ce n’est pas pour la première que le général d’armées faussement reconverti en homme politique, fait l’objet d’abus de la part de ses valets.

Lors de la campagne présidentielle de 1992, qui avait démocratiquement porté le professeur Pascal Lissouba au pouvoir, monsieur Kissoussou Mboumba, un des valets du candidat du PCT, n’hésitait pas en pleins meetings de demander aux spectateurs de voter pour le PCT, alors qu’il leur présentait ses trois doigts symbolisant les trois palmiers, logo du parti adverse.

Les mêmes spectacles se produisant 22 années après pour un même réalisateur avec des acteurs différents et plus jeunes, pourrait-on considérer que des valets que Denis Sassou Nguesso utilise comme des cons, le considèrent en retour comme un vrai « couillon » qu’ils peuvent couillonner à volonté ?

De toute évidence, le seul acte par lequel Denis Sassou Nguesso montrerait sa grandeur et son intelligence, est le départ sans condition du pouvoir, comme le vaillant peuple congolais le lui conseille gratuitement.

Tant pis pour lui, s’il préfère se rapetisser et faire le choix suicidaire d’affronter la colère de notre peuple meurtri. Il le regretterait tout le reste de ses jours sur cette terre et laisserait son clan dans une situation plus que chaotique.

http://mccdcongo.com/despotisme-et-chantage-denis-sassou-nguesso-plus-couillon-que-ses-cons

MCCD : La Voix du Peuple Libre

www.mccdcongo.com

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:17
Congo/Centrafrique : le coup de massue d’Abdoulaye Wade à la diplomatie hasardeuse de Denis Sassou Nguesso

by Officiel Brazzanews -

Dans une interview accordée le 26 avril 2014 au journal « Jeune Afrique », l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, a décidé de passer à la vitesse supérieure en donnant un dernier coup de massue à la diplomatie hasardeuse du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso.

En effet, comme le savaient déjà de nombreuses sources diplomatiques, l’ancien président sénégalais, dans la quête d’une reconnaissance et d’une action diplomatique continentale, a longtemps souhaité jouer le rôle de médiateur dans le conflit centrafricain, déclassant directement l’autoproclamé médiateur et à la fois pyromane dans ce conflit.

Voilà ce que l’infatigable politique « Gorgui » (« le vieux » en Wolof) déclarait au micro du journaliste de jeune Afrique, Remi Carayol, « Si on me demande de réconcilier le peuple centrafricain dans ses différentes composantes ethniques et religieuses, je suis prêt à y aller. Mais il me faut le soutien de la France ».

Aurait-on vraiment besoin d’une agrégation en analyse politique et diplomatie internationale pour comprendre ce que veut exactement dire Gorgui ?

Ceux des partisans du dictateur et même certains journalistes griots et légers en analyses politiques qui racontaient que Sassou avait remporté sa compétition contre Idris Deby Itno, en ayant imposé madame Catherine Panza Samba à la tête de la Centrafrique avaient faussement tiré trop vite des conclusions.

Il est clair que le dictateur congolais n’a jamais imposé personne. Sauf qu’il joue au jeu d’équilibriste lui valant justement le nom de pyromane et pompier.

Un médiateur qui n’a jamais organisé une seule réunion chez lui et entouré des représentants des parties en conflit. C’est seulement dans la diplomatie du dictateur congolais que l’on peut assister à ce genre de médiation.

Sassou a brillamment échoué en Centrafrique. Des millions d’euros distribués inutilement aux différents acteurs centrafricains, alors que le peuple congolais souffre. Quelle méchanceté !

Selon nos sources diplomatiques, l’action du vieux wolof serait soutenue par de nombreux chefs d’Etat africains, dont l’Angolais Dos Santos, le Tchadien Idris Deby Itno qui s’étaient vus à Luanda il y a quelques semaines sans Sassou Nguesso bien qu’il ait été annoncé avant.

Le dictateur congolais serait même boudé par son envoyé en Centrafrique, le général jean Marie Michel Mokoko, dont il a perdu tout contrôle. C’est ce qui justifierait le fait que Michel Mokoko refuse de rentrer à Brazzaville rendre compte à son chef.

Saluant et soutenant l’action du Gorgui Abdoulaye Wade, le Noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, souhaite que cette médiation apporte enfin la paix et la sécurité dans ce pays frère, longtemps victime de ses voisins irresponsables et inhumains tel Denis Sassou Nguesso.

MCCD

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:07
(Congo-Brazzaville) La OYOCRATIE s'accapare de tout

by officiel Brazzanews -

Le ministre Mabiala Pierre et le conseiller départemental du kouilou ,Abel Massengo , se dechirent -

Dans l’édition 3063 du 1er février 2011, en page 7, La Semaine Africaine révélait une affaire foncière dont est victime, depuis novembre 2009, à Pointe-Noire, l’ancien député, aujourd’hui conseiller départemental et municipal de Brazzaville, Abel Massengo. Propriétaire, depuis plus de 28 ans, d’un terrain de 1.802,08m2, à la section 1, au centre-ville de Pointe-Noire, sur lequel sont bâtis des entrepôts et des habitations, Abel Massengo se retrouve en contentieux, depuis mai 2011, avec le ministre des affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, qui a fait occuper sa propriété.

Ses multiples démarches pour récupérer sa propriété étant vaines, il entend, maintenant, saisir la justice.

Selon Abel Massengo, à partir de 2009, c’était la direction départementale de la D.c.l.ba (Direction centrale des logements et bâtiments de l’Etat) à Pointe-Noire qui revendiquait sa propriété, sans pouvoir en justifier l’appartenance juridique. Après une longue période où l’ancien député a défendu sa propriété contre la D.c.e.l.ba, le ministre Pierre Mabiala est monté au créneau pour récupérer le dossier. Depuis, il a fait occuper cette propriété par un des hauts cadres de son département ministériel.

Le seul document juridique sur lequel le ministre des affaires foncières s’appuie pour en revendiquer la propriété, c’est un arrêté conjoint daté du 31 mai 2011 qui porte sa signature seule. Le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, à l’époque, ne l’avait pas co-signé. Et pour cause, ses services avaient découvert que ladite propriété n’appartient pas à l’Etat. «Cependant, consécutivement à l’acte de vente du directeur du cadastre de Pointe-Noire en date du 12 septembre 2003, le titre foncier n°8141 a été délivré à Monsieur Massengo Abel sur le même terrain, objet du projet d’arrêté de transfert de propriété», avait, honnêtement, reconnu le ministre Gilbert Ondongo, qui fait ainsi preuve d’homme d’Etat respectueux des droits de ses concitoyens. De même, dans sa missive au ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, en date du 4 juillet 2013, Bernard Tchibambelela, ministre de la pêche et de l’aquaculture, écrit: «En 1992, après la faillite de la Sonacem, le syndic liquidateur ayant constaté que Monsieur Massengo Abel avait des créances dans la société du fait des travaux effectués pour le compte de ladite société, le compensa en affectant le hangar et le bâtiment annexe appartenant à ladite société à ce dernier. C’est à l’issue de cela que Monsieur Massengo Abel devint propriétaire».

Dans une fiche technique au ministre de la pêche, M. Aman Mboussa, agent à la direction départementale de la pêche et de l’aquaculture du Kouilou, conclut, pour le compte d’une enquête syndicale: «Avant de vendre ces immeubles à l’Etat congolais, le syndic liquidateur de la Sicape a procédé à la vente aux enchères publiques du hangar. L’achat a été effectué par Monsieur Kazi qui, par la suite, l’a revendu à la société Sonagem, en 1992. Monsieur Massengo Abel, opérateur économique ayant effectué des travaux pour le compte de la Sonagem, devenait créancier de cette société. Acceptant la compensation entre cette créance et le coût du hangar acheté à Monsieur Kazi, c’est à ce moment que Monsieur Massengo devient propriétaire de ce hangar et de la construction de l’annexe».

Bref, deux ministres du même gouvernement et un syndicat reconnaissent la propriété d’Abel Massengo. S’il y a une cohésion gouvernementale, pourquoi le ministre Pierre Mabiala persiste-t-il dans sa logique incompréhensible de vouloir ravir à l’ancien député, sa propriété immobilière?
Depuis le 12 décembre 2011, l’un des deux locataires en contrat avec le propriétaire a été contraint de quitter les lieux. Le deuxième a été obligé, par les services du Ministère des affaires foncières et du domaine public, de verser le loyer au trésor public et non plus à M. Massengo. La commission nationale de lutte anti-corruption a investigué sur cette affaire. Abel Massengo a été entendu sur procès-verbal. Les investigations de la commission anti-corruption ont abouti à la conclusion que le domaine n’appartient pas à l’Etat, mais bien à M. Abel Massengo. Selon son enquête sur le loyer, ce dernier découvre qu’il y a seulement 4 mois de loyer qui ont été versés au trésor, sur les 17 mois depuis la prise de cette décision. Il a saisi la commission anti-corruption qui, à son tour, a demandé au secrétaire général de la présidence de la République, pour que cette affaire de loyer soit tirée au clair.

Une mission conduite par le directeur de la D.c.l.ba Brazzaville a été envoyée à Pointe-Noire, pour, entre autres, regarder le litige entre le Ministère des affaires foncières et Abel Massengo. Pendant ce temps, ce dernier, pour rentrer dans ses droits, a saisi le tribunal de commerce de Pointe-Noire, pour une ordonnance qui sera rendue, en attendant l’enquête administrative du secrétariat général de la présidence de la République. Par ailleurs, il se réserve la possibilité de saisir la justice quant au fond, sur cette affaire qui lui prive, depuis cinq ans, de jouir de son bien immobilier.

AVEC LA SEMAINEAFRICAINE

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La semaine Africaine - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:25
(Congo-Brazzaville) 0 ans après, Sassou, Bouya et Oba, nous auraient-ils rejoué l’arnaque des avions renifleurs avec ASPERBAS ?

par Rigobert Ossebi -

ASPERBAS est une société brésilienne qui était d’abord spécialisée dans la fabrication de tuyaux pour l’irrigation. Puis elle a évolué dans la construction de bâtiments industriels en s’internationalisant principalement en Afrique ; d’abord en Angola, puis au Congo Brazzaville. Dans notre pays, elle s’est vue confier dans la périphérie nord de Brazzaville, à 40km de la nationale N°2, la réalisation de la zone industrielle et commerciale de Maloukou. Cette zone de 16 usines devrait être construite pour un très modique montant de 500 millions de dollars et terminée en 2014 (5 usines seulement ont été livrées en février 2014).

Le sponsor d’ASPERBAS au Congo, dans le sens saoudien du terme, est Maxime Gandzion. On sait également que ce dernier apparait dans l’affaire des cargaisons de pétrole accordées à GUNVOR par son beau-neveu Kiki, (chef du clan des Mapapa), véritable patron de la SNPC et propriétaire de droit divin du pétrole congolais. Or il se trouvait que ce contrat obligeait le Trader russe à un préfinancement de 500 millions de dollars (c’est-à-dire que Gunvor avait versé à SNPC-Kiki 500 millions de dollars en acompte).

Ce qui est absolument curieux, c’est que la Banque BNP Paribas de Genève qui domiciliait cette opération de près de 2 milliards de dollars, avait affirmé aux enquêteurs et journalistes que ce préfinancement était destiné au partenaire brésilien en charge de la construction d’une zone industrielle au Congo : ASPERBAS. Ainsi donc, ce bien heureux fournisseur lusophone du Congo aurait reçu en 2010 la couverture totale des travaux qu’il allait réaliser au Congo ( et qui ne sont pas encore terminés !). La Justice suisse a 10 ans pour statuer sur cette affaire. Il est bien connu que les Suisses prennent leur temps et réalisent les meilleures montres. Encore un peu de patience et nous saurons tout de ce montage des « Mapapa » !

La plupart de nos lecteurs n’étaient pas nés, lorsque l’affaire des avions renifleurs avaient éclaté en France. Révélée par le Canard Enchainé en 1983, c’est une escroquerie politico-financière qui s’était déroulée entre 1975 et 1979 au détriment de la société ELF. Deux personnages Aldo Bonassoli, un agriculteur italien autodidacte et Alain De Villegas, un aristocrate belge, sont à l’origine d’une pseudo-invention et d’un appareil censé restituer sur un écran la composition du sous-sol. Embarqué dans un avion, ce système, devait déterminer l’emplacement de gisements de pétrole. Au total, 100 milliards de FCFA, furent engagés à l’époque (700 à 800 millions d’euros d’aujourd’hui). (Pour en savoir plus http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_avions_renifleurs ).

Curieusement la société brésilienne spécialisée dans les tuyaux d’irrigation et de bâtiments industriels s’est vue confier, par notre tout puissant et imposant Bouya national, un projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique pour un montant de 200 millions de dollars (100 milliards de FCFA).

« La cérémonie de lancement du projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique s’était déroulée le 1er août 2012 à Brazzaville, sous le patronage du ministre des mines et de la géologie, Pierre OBA, en présence de ses collègues Raphaël LOEMBA, des hydrocarbures, Raymond Zéphirin MBOULOU, de l’intérieur et de la décentralisation, Bruno Jean Richard ITOUA, de la recherche scientifique, du ministre délégué, délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA et des responsables de la société brésilienne ASPERBRAS en charge de la mise en œuvre du projet.

ll s’inscrit dans la perspective de la réforme du secteur minier et du développement durable, afin de concilier les opportunités économiques de l’exploitation minière à celles de la création d’emplois.

Le projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique qui va être réalisé par la Société ASPERBRAS, comprend huit volets, à savoir : la géophysique aéroportée avec 4 aéronefs dont 3 sont déjà opérationnels ; la cartographie géologique avec une production des cartes couleur aux échelles de 1/ 200 000 à 1/100 000 ainsi que des cartes de synthèse régionales à 1/ 500 000 ; l’inventaire minier et prospection des ressources minérales et des matériaux ; la mise en place d’un système d’information géologique et minière qui constitue le support organisationnel de l’ensemble des données compilées et acquises dans le cadre de ce projet ; la reconstitution du fonds documentaire du Ministère des mines et de la géologie ; l’achèvement des travaux de construction du laboratoire de Litholamélage et d’une chaîne de broyage des échantillons de roches au sein du CRGM (centre de recherche en géologie minérale) à Djiri ; la formation et le transfert des compétences ; l’acquisition des équipements technologique du CRGM et du BEEC »

Pour nous rassurer sur tout ce bla-bla destiné à étoffer une proposition curieuse (comme « la reconstitution du fonds documentaire du Ministère…. ; l’achèvement des travaux de construction du laboratoire de Litholamélage…… »), sur le site des Grands Travaux, on peut lire : « Le projet sera réalisé à hauteur de deux cents millions (200.000.000) de dollars, pour un délai d’exécution estimé à douze (12) mois. Il sera suivi et contrôlé par un ingénieur Conseil. » (sic)

Sans mettre cette affaire au même niveau que l’escroquerie « des avions renifleurs », nous étions quelques-uns à être effarés par la légèreté des sieurs Bouya, Oba et Sassou pour avoir confié, pour un montant pharamineux et pour une prétendue technique de géophysique aéroportée, pareille étude à une société (ASPERBAS) qui n’est pas du tout réputée en la matière…. !

Il y a quelques jours, on apprenait que le Tchad avait attribué la réalisation d’un inventaire minier au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique national français. Le projet, d’un montant total de 20,6 millions d’euros, porte sur les régions du Wadi Fira et de l’Enedi dans l’est du pays. Il devrait durer trois ans et demi. (BRGM en matière de recherche minière c’est du sérieux, force est de le reconnaître… !)

Dans son communiqué, le BRGM souligne que ce projet répond au désir du gouvernement tchadien de « disposer de données géologiques fiables et de relancer les activités géologiques et minières dans le pays« . En effet, « le sous-sol du Tchad, dont la géologie et le patrimoine minéral sont encore en grande partie méconnus, constitue un potentiel important », poursuit l’établissement public, placé sous la tutelle des ministères français de l’Économie et de l’Énergie. La nouvelle mission du BRGM permettra au pays « d’acquérir une bonne connaissance du sous-sol du territoire national et de pouvoir, dans un proche avenir, proposer des cibles aux investisseurs privés ou institutionnels« , à qui il reviendra par la suite de faire l’évaluation et d’assurer le développement de ces ressources.

Le Tchad qui figure pourtant parmi les pays les plus corrompus au monde, sur ce dossier d’études géologiques, semble nous faire passer pour des irresponsables, tout au moins les signataires de ce curieux et couteux contrat !

ASPERBAS a normalement terminé son travail qui devait durer un an et qui a coûté 100 milliards de FCFA. Celui du BRGM au Tchad va coûter 26 milliards de FCFA pour durer trois ans et demi. Mais comparons ce qui est comparable. Pour cela, il serait intéressant que les sieurs Bouya, Oba et Sassou nous montrent un peu à quoi ont réellement servis les 100 milliards donnés aux Brésiliens et qu’ils nous rassurent bien que ce n’est pas la farce des avions renifleurs qui nous a été jouée trente années après… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) 0 ans après, Sassou, Bouya et Oba, nous auraient-ils rejoué l’arnaque des avions renifleurs avec ASPERBAS ?
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:16
(Congo-Brazzaville) Volte-face du Pasteur et Chef-Cobra Willy Nguesso

Par RIGOBERT OSSEBI -

Sassou-et-l'épouse-pasteur-de-son-neveu-le-pilleur-de-Socotram

Willy César Nguesso, au début de cette année, était on ne plus franc lorsqu’il avait affirmé vouloir mettre la clef sous la porte du « Club 2002 » et ainsi être le premier à quitter le navire de la dictature familiale. Fallait-il croire également à sa « révélation divine » qui lui fit entendre l’appel de Dieu et embrasser sa nouvelle mission de Pasteur ? Mieux vaut tout de même rester prudent… !

Toujours est-il que son jet d’éponge avait été très mal ressenti dans le « clan des Siciliens d’Oyo ». Willy César avait, pour ce dernier, tout l’air d’un Brutus prêt à poignarder son père adoptif. La famille avait fait bloc face à la « tentation de Venise » d’un de ses maillons forts. Son envie de changer de vie, de passer à autre chose, alors qu’il était repu d’une bonne vingtaine d’années de prédation, ne pouvait en aucun cas être acceptée par l’ensemble d’un gang familial encore affamé.

« Si tu avances on te suit, si tu t’arrêtes on te pointe et si tu recules on t’abat ». Ce vieux serment révolutionnaire marxiste est toujours d’actualité dans les réunions et conseils familiaux. Willy en était maintenant devenu la cible, la bête noire. Restait à savoir qui appuierait sur la gâchette… ! Il est des pactes que l’on ne peut rompre : les liens criminels et mafieux unissent leurs membres à jamais. Contraint et forcé, le nouveau Pasteur et toujours patron de la Socotram, à plus de 50 millions de FCFA de salaire net mensuel, fit machine arrière toute pour se remettre dans le rang serré des Nguesso en faveur d’une modification de la Constitution. C’était à l’occasion d’un Congrès extraordinaire du Club 2002 qui s’est tenu en sa présence, le 16 mai 2014, à Pointe Noire.

En réalité, Willy NGuesso n’avait plus beaucoup de choix. Comme bon nombre des membres de cette famille de boukouteurs de notre richesse nationale, il est cerné par les enquêtes de polices internationales, de services de douanes et des Cours de Justice de plusieurs pays. Tous ces derniers sont bien décidés à « se payer » une arrogante famille d’un dictateur africain et aucun cadeau ne sera fait, le moment venu, à aucun d’entre eux… ! Et Willy César Brutus ne sera pas le dernier à tomber dans leurs filets !

Pour preuve, « Paperjam.Lu », un organe de presse luxembourgeois, a consacré un article intitulé « La traque des biens mal acquis », incroyablement bien documenté sur des enquêtes en cours relatives aux malversations de la première famille congolaise.( http://www.paperjam.lu/article/fr/la-traque-des-biens-mal-acquis?fb_action_ids=10203247341564864&fb_action_types=og.likes)

Les faits se déroulent dans le Grand Duché du Luxembourg, un paradis fiscal que tous croyaient très fermé aux investigations fiscales et policières, mais qui n’a pas résisté aux demandes des magistrats parisiens. Maintenant, les enquêtes s’internationalisent et les Etats européens, américains ou canadiens coopèrent dans les échanges d’informations et font tout pour qu’elles aboutissent.

Willy Nguesso est au cœur de ces enquêtes ainsi que les structures qu’il a utilisées (comme nous l’avions écrit http://congo-liberty.com/?p=8304) pour faire disparaître les fruits de ses larcins du Liechtenstein au Canada via le Luxembourg. Il a été le grand initiateur de ces montages sophistiqués dans des paradis fiscaux. Les intermédiaires et avocats les plus retors ont été recrutés comme une ultime assurance de ne jamais être rattrapé … ! Par exemple l’Avocat canadien Stéphane Saintonge condamné par la justice de son pays, cité par Véronique Poujol dans PaperJam.Lu. Elle nous éclaire également sur les véritables propriétaires (au moins jusqu’à 2012) de la Congolaise de Banque qui se dissimulent derrière une cascade de sociétés luxembourgeoises.

On y retrouve des porteurs de parts « à titre fiduciaire » bien connus comme le très voyant Hubert Pendino, patron de la Socofran ou plus discret comme Bernard Beltrando (fournisseur attitré de bijoux de très grande valeur de Madame Antoinette Sassou NGuesso) ou plus discret encore Raymond Ibata, ancien patron de l’ARC et grand maitre franc-maçon.

Porteur de part à titre fiduciaire est un euphémisme juridique pour « homme de paille ». Au-delà des interrogations sur les bénéficiaires économiques de ces montages, il apparait clairement que Monsieur et Madame Sassou Nguesso en sont les deux principaux bénéficiaires.

Le pétrole, les banques (La Congolaise de Banque + la BGFI), les compagnies aériennes (ECAIR + les compagnies de location de jets privés de Cendrine Sassou NGuesso-Ottonelo), la sous-traitance pétrolière, les hôtels etc., etc.. La liste des intérêts du clan des Siciliens d’Oyo est très longue à recenser mais rien ne saurait échapper à la vigilance des enquêteurs tant au Congo qu’à l’étranger.

Willy Nguesso Pasteur et Président d’honneur du Club 2002 rattrapé, au sein de sa propre famille, par les tenants d’une politique dure de conservation du pouvoir sera-t-il, peut-être prochainement, obligé de revêtir en plus sa vieille tenue de combattant Cobra (bottes et chapeau de cow-boy) qu’il arborait encore en 1998-99 ?

Ce clan qui est arrivé au pouvoir en nous chantant « Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! » n’est pas à une contradiction près. Est-il seulement conscient que, cette fois, le chaos vers lequel il nous dirige ne manquera pas de tous les emporter ? La volte-face du Pasteur-PDG-Chef-Cobra Willy Nguesso n’augure rien de bon… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigombert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:43
(Brazzaville-Congo) La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso

La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso -


« Sassou Nguesso et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo à la date de la réception de la requête par l’ONU au risque d’annulation des contrats par les futures autorités du Sud Congo. De plus la justice internationale et Interpol peuvent maintenant le poursuivre. Ceux qui ont déposé la requête à l’ONU savent qu’ils faisaient. C’est la loi. » (dixit un avocat consulté à Brazzaville qui garde l’anonymat).

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à la partition du Congo

POURQUOI

Comme dit la chanson « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… » mais pour les plus anciens : « Rappelez-vous… ». Avant la Conférence Nationale Souveraine en 1991, n’est-ce-pas Sassou Nguesso qui énonçait, qui susurrait à l’oreille de ses compatriotes du Nord dans sa langue Mbochi : « Je fais ça pour vous, il faut la réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand Nord. » Qui payait les mercenaires pour assassiner les cadres du sud ?

Un quart de siècle plus tard, le Sud l’a entendu, l’a compris en enterrant ses morts. Le Sud a relevé la tête. De cette servitude par la peur imposée par les bombardements de gaz moutarde sur toutes les régions du sud du Congo dont les conséquences sont visibles avec les maux des yeux, les maladies des dents, les maladies des jambes qui enflent, la malnutrition apparue ; par les viols des filles et des femmes du sud du Congo pour les punir d’être nées du Sud du Congo ; par l’abattage des arbres fruitiers, la destruction des troupeaux dans les régions Sud du Congo.

Qui a demandé le changement de la Constitution du 15 Mars 1992 par la Constitution du 20 Janvier 2002 ? Et qui veut modifier ou changer la Constitution du 20 Janvier 2002 pour continuer l’œuvre d’épuration ethnique ? Si un article peut être changé alors tous peuvent l’être.

COMMENT

En relisant les données démographiques diffusées par le gouvernement de Sassou Nguesso, lors des différents recensements, il en ressort que :

- près de « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » toutes issues du Sud du Congo ;
- plus de 353 jeunes gens issus aussi du Sud du Congo qui représentaient l’avenir de ces régions ont été assassinés froidement dans des conditions atroces ;
- sans oublier les charniers entre autres de Mbandza-Ndounga.

Ce sont des faits avérés et connus de tous. Les preuves que sont les résultats de ses recensements sont formelles.

Doit-on vivre comme des esclaves sous le joug de la corruption ou mourir parce qu’un nom, une famille, un clan dérange ? Une manière de dire que l’on est condamné par délit d’appartenance ethnique ou de faciès.

Ma réponse suite à cet exposé est farouchement NON. Si pour retrouver la fierté et la dignité, pour sauvegarder le génome du Sud Congo, il faut instaurer une frontière, alors faisons comme les bergers qui protègent leurs troupeaux en érigeant des barrières.

Vivre, c’est savoir se protéger.

Le Sud du Congo a trouvé le courage de dire STOP au génocide programmé. Le Sud du Congo a laissé le temps au temps pour éviter de confondre Acte manqué et Volonté de protéger.

Cette protection est administrative. Elle est maintenant reconnue internationalement. Monsieur Sassou Nguesso ne peut plus user de ses armes acquises ici et là pour se maintenir au pouvoir en faisant la guerre aux régions du Sud du Congo pour sa politique de « réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand-Nord ».

QUE DEVIENT LA REPUBLIQUE DU CONGO ?

En premier, il faudra élire les présidents : celui du Nord et celui du Sud. Monsieur Sassou Nguesso, avant la remise de la requête à l’ONU, l’UA et aux Etats partenaires, était le président de la République du Congo, pas de l’Etat du Nord Congo. Par son souhait de ne jamais être rattraper par la justice internationale, il espère finir ses jours comme Président. Pourrait-il manœuvrer au Nord comme il l’a fait militairement au Sud ? Quelles sont les possibilités qui s’offrent à lui maintenant ?

1. Sans bain de sang, Sassou Nguesso accepte cette scission – vaut mieux un petit chez soi que pas de chez soi du tout – parce que le temps ne joue pas en sa faveur car après 6 mois – après la réception de la requête par l’ONU – la fin de son mandat de Président doit se prononcer. La justice internationale peut diligenter Interpol à ses trousses dès qu’il sortira du Congo et même s’il est à Brazzaville puisque cette ville est située dans le nouvel Etat du Sud Congo.

2. Comme le Sud Soudan et l’Etat d’Israël, ces Etats ont été reconnus par la simple volonté de leurs peuples ; c’est ce qu’a fait le Peuple du Sud Congo en invoquant cette jurisprudence ; ce que Sassou Nguesso ne peut pas contester. Sinon, il risque d’être victime d’un blocus économique international et que ce faisant, lui et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo puisque de facto, lui n’est plus le Président du Congo et que son gouvernement n’est plus celui du Congo. Si d’aventure, ils engagent la signature du Congo en signant des engagements ou des contrats à partir de la date de la réception de la requête par l’ONU, à savoir le 29 AVRIL 2014, cachet de la Poste faisant foi, ces contrats et ses engagements peuvent ne pas être reconnus par les nouvelles autorités qui seront mises en place par référendum par le Peuple du Sud Congo. D’où les investisseurs potentiels doivent regarder cette situation de très près pour ne pas voir leurs investissements non honorés. Les futures autorités du Sud Congo n’auront obligation d’honorer la signature du Congo intervenue après la date du 29 AVRIL 2014. La question qui se pose à Sassou Nguesso est : « souhaite-t-il l’étouffement financier des siens ? »

3. Mieux vaut deux moitiés de pays qui deviennent stables, sans effusion de sang, pour attirer les investisseurs qu’un pays en proie à des violences présentant uns instabilité politique peu rassurante. A l’heure actuelle, il n’y a que quelques Etats qui rentabilisent leur mise de fonds avec une croissance proche de 10%. On peut dire que c’est une excellente devise… pour eux car le Peuple Congolais à plus de 55% est au seuil de pauvreté ; seuil défini par l’ONU et rappelé par l’émission Le dessous des cartes, diffusée le 10/05/2014. Oui, le Congo dirigé naguère par Sassou Nguesso est riche mais pour qui ? Autant grossir le PIB avec une population impliquée dans cet avancement : Travail – Ecole – Santé. Ce triptyque simple (TES) est le soubassement d’un pays équilibré, même si cet équilibre rencontre une découpe !

LIBERTE AMPUTEE

Voici ce que j’ai entendu hier 21/05 au marché de Poto-Poto au cours d’une discussion de jeunes étudiants :

« On nous a amputé de notre liberté et de nos ressources. Dès qu’un fils ou fille du Sud du Congo veut s’exprimer, comme le Président Modeste Boukadia, on le condamné à 30 ans de travaux forcés et les membres de son parti à 7 ans, 5 ans et 2 ans de prison ferme à Pointe-Noire. Nous pouvons dire que nous sommes colonisés par le Nord. Il est temps de dire que nous ne voulons plus être sous le joug du Nord. Nos parents avaient combattu pour ne pas être sous le joug de la France. Mais Sassou et les siens viennent nous soumettre leur joug. Non, ce n’est pas maintenant que nous allons accepter d’être sous le joug de Sassou Nguesso. Est-ce que depuis 1969, le Sud n’a-t-il pas suffisamment donné ? Il est temps que le PCT rende le Congo aux Congolais, le Nord et y compris le Sud. La sécession de fait depuis que l’ONU a pris acte de la requête est une bonne chose. Elle va permettre à la société congolaise d’être consciente que nous sommes passés à côté de l’essentiel, nous avons voulu gérer en égoïste alors que le Congo est un Bien qui appartient à tous et Sassou Nguesso et les Mbochi d’Oyo en ont fait leur propriété. Mais qu’il y a deux Etats parce que c’est la loi, les Congolais vont devoir se respecter mutuellement. Ce sont des gaillards, les Messieurs qui ont signé la requête. Respect Messieurs ! »

Il n’y a rien à ajouter. Sassou Nguesso a manqué sa sortie honorable.

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 22/05/2014.

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Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

SOURCE : http://femmesdelafrique.wordpress.com/2014/05/22/brazzaville-congo-la-secession-de-fait-du-congo-est-de-la-seule-responsabilite-de-sassou-nguesso/

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PM Leho-Ouamba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT