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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 03:27

Par Pascal Malanda

 

Nianga Mbouala dans son Palais de Brazzaville

Analyse à froid du conflit avorté ou reporté entre Nianga-Mbouala et Jean Domique Okemba

A peine venons-nous de commémorer le quarantième anniversaire de la mort de Marien Ngouabi que les stratèges du PCT nous préparent un nouveau scénario macabre. Mais pour leur malheur, si en mars 1977 la seule source d’information au Congo était la presse officielle, 40 ans plus tard, l’apparition des réseaux sociaux et leur phénoménale puissance d’information est venue brouillée les cartes. Ces dernières semaines, la rumeur fait état de façon persistante d’un conflit larvé entre Nianga-Mbouala et Jean Domique Okemba  (JDO). Le conflit aurait même atteint des sommets avec la convocation de Nianga-Mbouala au parquet d’Oko Ngakala. Sachant comment se sont soldées les précédentes interpellations de personnalités, on était en droit de s’attendre à une arrestation pure et simple de Nianga-Mbouala. En effet, le scénario est rôdé et usé jusqu’à la corde depuis belle lurette.

Le féticheur jean dominique Okemba

D’abord, une cabale médiatique est montée contre la future victime à l’aide du journal le Troubadour. Une fois l’opinion publique « acquise » à la cause, on passe à la phase pratique : Convocations, inculpation, arrestation, emprisonnement. Cela s’est passé ainsi pour Paulin Makaya, Mokoko, Okombi et maintenant Nianga-Mbouala. Avant cela, le scénario a été appliqué avec la même précision du métronome au cas Ntsourou qui vient de mourir en prison. Quand est-ce que ce système arrêtera de torturer et tuer ses propres enfants ?

L’affaire Nianga-Mbouala n’est pas encore conclue qu’on entend déjà les rumeurs d’une éventuelle arrestation de Parfait Kolélas. Comme toujours, c’est le Troubadour qui monte à la charge. Serions-nous en face d’un vaste complot dont la finalité est la prise du pouvoir ? Si c’est le cas, de quel droit, ceux qui ont ramené Sassou au pouvoir par les armes au seul prétexte de mettre fin à sa « démocratie de l’intimidation » de Lissouba nous serviraient-ils ce désolant spectacle ? Pourquoi les différents courants qui s’affrontent désormais à découvert au sein du pouvoir ne passent pas par la voie démocratique en présentant chacun son projet de société au peuple, seul souverain primaire puisque c’était la raison du retour forcée en 1997 ?

On a l’impression d’être revenu en pire à la sinistre époque des Mabouaka, Ngayo et autres trublions de la JMNR. Sommes-nous un pays maudit incapable d’inventer une gouvernance civilisée ?

Il s’agit ici d’une analyse à froid d’une situation qui risque de replonger notre pays dans l’horreur. L’analyse est basée sur la presse locale et les éléments circulant sur les réseaux sociaux. Que vaut une rumeur au Congo ou ailleurs ? A l’heure de l’intox et des « fake news », on a le devoir d’avancer prudemment. Toutefois la presse ayant  pignon sur rue à Brazza agit ces derniers temps d’une façon qui ne laisse aucun doute : Elle est au service d’une cause obscure, use et abuse de la manipulation.

Pour revenir au cas Nianga-JDO, force est de constater qu’au sommet de l’Etat, une dérive est en train de s’installer au vu et au su de tout le monde. Tout le monde semble impuissant à arrêter cette tragicomédie destructrice, d’où ce cri de gueule pour interpeller la nation entière.

La rumeur, toujours la même, prête à certains cercles proches du pouvoir en 1977 l’affirmation suivante : « Mieux vaut perdre un homme que perdre le pouvoir. » C’est sur l’autel de cette ambition hégémonique que Marien aurait été sacrifié. Malheureusement, ces fameux cercles obscurs n’avaient pas eu le courage d’assumer leur forfait. Aujourd’hui, face à l’échec patent de Sassou sur le plan économique et sécuritaire d’une part  et d’autre part la velléité de plus en plus manifeste de son fils à prétendre au pouvoir suprême, des voix s’élèvent pour s’opposer à une succession dynastique.

Nous avons déjà exprimé ici-même notre opposition catégorique à toutes les démarches anticonstitutionnelles depuis la violation en octobre 2015 de la constitution de 2002 jusqu’au hold-up électoral de mars 2016. Tous les fallacieux prétextes avancés le 05 juin pour justifier l’injustifiable sont aujourd’hui mis à nue. Nous avons aussi montré comment le PCT est passé en 20 ans d’un pouvoir du grand nord à un pouvoir de la Cuvette Centrale et de ce dernier au pouvoir d’Oyo et environs. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans la phase finale : concentration du pouvoir au sein de la famille biologique, d’où les tensions actuelles qui en sont un aboutissement logique. Ceux qui en doutent n’ont qu’à aller consulter les listes des candidats du PCT aux législatives. Ils y trouveront la main mise d’un clan sur tous les leviers du pouvoir.

On aurait pu se réjouir de ces conflits qui fragilisent un pouvoir autocratique et donc augmentent les chances d’un retour potentiel à la démocratie. Sauf que le risque est immense de voir le pays sombrer dans une nième guerre civile aux conséquences catastrophiques. Un ami parisien du PCT auquel je confiais récemment mon inquiétude de voir deux barrons d’un pouvoir illégitime prendre tout un pays en otage a éclaté de rire en me disant : « Laisse ces irresponsables s’entredéchirer, en politique, il faut une certaine dose de cynisme. » Combien de Congolais sont de cet avis ? Il est à craindre que la majorité de nos concitoyens soient aujourd’hui, de guerre lasse, acquis à cette thèse. Ce que cette probable majorité oublie, c’est qu’un conflit entre deux courants dans un pouvoir autocratique conduit rarement à une solution démocratique. En 1977, ceux qui ont sacrifié Marien pour conserver le pouvoir au nord n’ont pas fait grand-chose pour faire avancer le Congo sur le plan politique, économique et social. Bien au contraire ! Plus grave encore, ils ont réussi à faire passer leur complot pour un crime commis par les Bakongo : « Bakongo ba bomi Marien »

Bakongo ba bomi Sassou :

Je n’ai jamais adhéré à la pensée politique de Marien Ngouabi, mais je ne me suis jamais réjoui de sa mort ignoble. Bien au contraire, j’y trouve une des causes de notre drame actuel : l’incapacité de concevoir un système politique qui transcende les clivages ethnocentrés. Sassou Nguesso a accentué les clivages ethniques du Congo. Incroyable mais vrai, il a même réussi à détruire le socle de son pouvoir : « l’unité » politique du nord-Congo. Dans la dérive dynastique, il n’a pas hésité à sacrifier tous ceux qui l’ont accompagné dans sa difficile et douloureuse reconquête du pouvoir. Tout porte aujourd’hui à croire qu’il a définitivement cédé à la tentation d’une succession dynastique à la Bongo ou Eyadéma. La démarche en soi déjà est exécrable. Elle suscite en plus un rejet légitime d’une grande partie de la population. Le réflexe atavique d’une population qui a subi trois décennies d’un pouvoir autocratique aux résultats socio-économiques misérables est de se poser la question suivante : « Pour quelle raison et quel bénéfice nous taperions-nous le fils pendant des années après avoir subi le père pendant des décennies ? »

Aveuglés par l’ivresse du pouvoir d’une part et l’obsession de couvrir ses arrières d’autre part, père et fils se sont lancés dans une opération de charme vouée à l’échec car condamnée par sa nature antidémocratique. Sont-ils encore capables d’entendre la voix de la raison ? Je l’espère bien, mais j’y crois de moins en moins. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir milité depuis 2014 en faveur d’une sortie honorable de Sassou Nguesso. Inexorablement, le piège se referme sur les Nguesso et leurs affidés. L’unique issue pour eux est la sortie démocratique, un retour à octobre 2015, donc à l’ordre constitutionnel. L’alternative est une lutte fratricide au sommet, lutte dont ils sortiront laminés. Le phénomène est connu dans l’empire ottoman où celui qui accède au trône s’empresse de liquider tous ses rivaux, de peur de se faire tuer lui-même. Comme mentionné plus haut, on aurait pu s’en réjouir, sauf que la perfidie des courants qui se livrent à cette bataille de tranchée est telle qu’ils auront vite fait de faire porter le chapeau à leur souffre-douleur désigné : La région-martyre du Pool. En effet, quoi de plus facile que de pousser un Parfait Kolélas à la faute en privant son parti de compétition électorale ? Yuki qui a présenté un candidat à la magistrature suprême serait brusquement devenu un parti hors-la-loi. Casus-belli tout trouvé pour soulever Brazza-sud. Les pêcheurs en eau trouble n’auront plus qu’à laisser les hordes de Kolélas ou de Ntoumi avancer jusqu’à Mpila. Une fois sur place, dans la confusion la plus totale, on règlerait froidement le cas de Sassou comme ce fut pour Marien en mars 1977. Le reste ne serait qu’un petit jeu, lancer la chanson : Bakongo ba bomi Sassou »

Politique-fiction ? Je vous le concède. Cette analyse est cependant basée sur la stricte observation de la scène politique congolaise depuis des décennies. Une scène où la bassesse et l’hypocrisie le discutent à la félonie et à la lâcheté.

Messieurs Nianga et Okemba, arrêtez de prendre le peuple en otage. Arrêtez de croire que le peuple est idiot et ne voit pas vos magouilles cousues de fil blanc. Vous avez soi-disant ramené ou aidé à ramener la démocratie à coups de canon en 1997. Nous vivons en démocratie ? alors épargnez-nous vos postures belliqueuses. Présentez-nous plutôt vos projets de société, vos solutions de sortie de la crise aiguë où vous avez plongé le pays. Présentez-vous devant le peuple en personnes civilisées capables de ramener l’ordre constitutionnel d’avant octobre 2015. Le faire, c’est répondre à l’appel de Sassou qui disait : « Quand l’ordre constitutionnel est menacé, tous les républicains se lèvent. » Le peuple souverain vous en sera reconnaissant et vous accordera peut-être des circonstances atténuantes. Et pour cela, vous n’avez pas besoin de tuer Sassou. Vous pourriez alors braver les urnes placées par une commission électorale réellement indépendante dans un pays apaisé. De grâce, ne nous replongez pas dans les affres de 1977. L’analyse vaut bien sûr pour tous les officiers républicains soucieux de l’ordre constitutionnel.

Pascal Malanda

 

NOTRE COMMENTAIRE :

Sassou avait aussi dit : "Quand la constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l'accepter" (sic).

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:01
Par Tony Gilbert MOUDILOU
gilbert-tony-moudilou
Alliance de malheur et de toutes les guerres que connait notre pays depuis 1958. //Nord : Mbochis Cuvette centre ; le Niari et dans la moindre mesure la Bouénza. Voilà une alliance qui a chaque fois enflammé et incendié notre pays. Une Alliance qui a toujours saigné notre pays à blanc et qui, à la moindre incidence, ont toujours sorti : qui des sagaies, les coupe-coupe, les flèches pour les Mbochis et les couteaux pour les couteaux pour ceux du Niari. Deux cultures très belliqueuses et qui au moindre contact avec l’eau froide, provoquent incendie.
CONTRE :

L’Alliance de paix sociale et de développement économique // Sud : POOL- Kouilou – les Plateaux, la Cuvette ouest et la Likouala : une alliance qui a toujours milité pour la paix sociale au Congo. Une identité très civilisée à la culture démocratique, républicaine et pacifiste. Elle règle tout par le dialogue et non l’affrontement car celui-ci n’a jamais su arranger les choses ; bien au contraire, elle les détruit.

ET ENFIN L’AUTRE ALLIANCE NATIONALE QUI A OPTE POUR : TOUT SAUF LE POOL.

Cette Alliance qui consiste à mettre en exergue le proverbe qui dit : « Un singe qui ne peut pas attraper un fruit qu’il convoite tant, dit toujours aux autres ; qui eux peuvent l’attraper : « il est amer ». Pourquoi, pour qu’il ne profite à personne. Et c’est de la mauvaise foi. Aussi j’emprunterai cette formule que j’aime bien et que je formule de cette façon : « Vous êtes nés 5 frères dans une famille. 2 ont brillamment réussi. Ils sont et restent les piliers de la famille. Ils sont ceux sans lesquels, rien n’est possible, mais alors absolument rien ne peut être entrepris ou réglé sans eux. Les trois autres n’ont rien, même pas un « pikini », un centime pour faire face à toute circonstance.

Et ils sont des sorciers très virulents : jaloux, convoitant leurs deux frères qui pourtant, les protègent et cachent leur pauvreté à eux trois. Que vont-ils faire ? Ils vont ôter leur vie de façon qu’ils restent au même pied d’égalité : « PAUVRES ». Ils préfèrent rester ainsi. Cette attitude néfaste, c’est celle qu’on voit au Congo depuis 1968.

Tout le monde aime et admire les prouesses du Pool. Tout le monde admire le Pool. Tout le monde essaie d’imiter le Pool, veut manger et même faire l’amour avec la femme du Pool pour avoir une progéniture qui ressemblerait à l’homme du Pool. Cependant, on ne veut pas voir le retour de l’homme du Pool au Pouvoir. Pourtant, tout le monde sait que l’absence du Pool au Pouvoir a dégradé, ramené notre pays à l’âge de la pierre taillée, mais rien à faire, les gens semblent s’en accommoder, se plaire et faire avec. Et si ceci n’est pas triste, comment pourrions-nous qualifier cela ?

Les Nordistes revendiquaient le leadership. Le chef de fil, Ambroise Noumazalaye alors qu’il était Secrétaire Général du MNR avant qu’il ne soit nommé Premier ministre qui a entraîné tout le Nord dans cette requête déclarait en 1967 au Président Alphonse Massamba-Débat :

« Avant la fin de votre quinquennat, le Nord arrivera au pouvoir ».

Et le Nord est arrivé une année plus tard. Et Sassou Nguesso le félin va supplanter tout le monde Yhombi, Marien Ngouabi et l'initiateur Noumazalaye, qui aujourd'hui revendique sa place ce et pense que son temps est venu pour être Président de la République tout juste après le génocide des Bakongos en 1998 : c’est la chasse de Yves Motando au Poste de Chef d’Etat Major Général. « »

Au village des aveugles, les bornes sont tous devenus Rois ». D’où la guerre entre Lissouba et Noumazalaye au sein du MNR sous Alphonse Massamba-Débat. Et dans cet imbroglio, le Pool en tant grand frère de tous, tenta de s'interposer et ce qui lui coûta très cher. C'est lui qui, à chaque fois paye les pots cassés.

« La vérité et toute la vérité ! Oui en effet, la vérité est tout ce qui reste à l’homme quand plus rien n’existe ». (Général Yhombi Opango à la Conférence Nationale Souveraine).

LA MISE EN GARDE SOLENNELLE DU PRESIDENT FRANCOIS MITTERRAND.

Le 13 février 1990, me recevant à l’Elysée, alors que je me battais pour arracher la tenue de la Conférence Nationale, le Président François Mitterrand m’apprend :

« Il y a deux personnes dans votre pays ; tant qu’elles resteront debout, votre pays ne connaîtra jamais de paix » :

Ces deux personnes sont sans nul contexte ; incontestablement, indubitablement, assurément, indiscutablement, formellement identifiés, sans aucun doute, d’une manière certaine : Sassou Nguesso et Pascal Lissouba (qui ont eu comme Lieutenants : Ambroise Noumazalaye et Mbéri Martin qui ont eu comme parrains au passé sulfureux au sein de la JMNR et du MNR. Ces deux têtes de turcs ont ensanglanté notre pays par personnes interposées dans les années 60 sous Massamba-Débat parce qu’elles se battaient comme des chiffonniers pour le leadership ; pour la place, pour savoir à quel moment ils arriveraient, ils détrôneraient le Pool pour lui arracher son leadership naturel. D’où leur alliance mortifère à l’origine de tous nos maux. Ils le firent d’abord en massacrant les trois fonctionnaires afin de discréditer le Pouvoir du Pool et surtout l’homme pieux qu’était Massamba-Débat comme ça, on dira qu'au Pool aussi il y a des assassins (d’où les assassinats des Trois Hauts fonctionnaires en 1965 :

-Lazare MATSOKOTA doué d’une intelligence hors pair, hors du commun, un crac comme dirait un savant du 20 ème siècle, que les deux têtes de Turc : Pascal Lissouba et Ambroise Noumazalaye rivalisaient à mort et qui dans le quartier latin en France où ils étaient venus étudier, ne pouvaient égaler ni même se rapprocher de l’homme le plus intelligent de leur promotion et de l’histoire congolaise qui : quand il parlait, discourait, les châtaigniers d’or descendaient à terre pour le caresser. Il était inique, écrira Maître Jacques Vergès dans :

« La Justice est un jeu » Ed Albin Michel. Maître Jacques Vergès dit de son ami et Collègue en Doctorat, qu’il était : « brillant, éloquent, truculent, symptomatique ». Il était ce qui est aujourd’hui, Blé Goudé en Côte d’Ivoire. C’était un crack hors paire, doué d’une intelligence trop brillante, ce qui malheureusement, lui attirait toutes les convoitises, les jalousies, les haines les plus monstres et les plus féroces au point de plonger notre Congo dans une guerre qui continue à se faire entre alliés et contre alliés des deux camps et fait beaucoup de dégâts.

LA GUERRE DE DEUX COQS QUI NE PEUVENT PAS CHANTER DANS UN MEME POULAILLER.

Arrivés au Congo, la guerre de positionnement s’est poursuivie sur place et dans l’administration et dans sur les ministères. Et en février 1965, les frustrés passèrent à l’action en assassinant les Trois Hauts Fonctionnaires qui leur faisaient beaucoup d’ombrage et ne les laissaient pas dormir. Il fallait impérativement les faire disparaître pour qu’ils aient plus de liberté d’agir. Ce sont : Joseph Pouabou Magistrat, Anselme Massouémé Prêtre et Lazare Matsokota Procureur Général de la République.

TOUT A COMMENCE AU SORTIR DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE.

Vous conviendrez avec moi que même à cette époque, ceux qui font la politique, la vraie, sont à 90 % originaires du Pool ; que ce soient chez Jacques Opangault que chez Félix Tchicaya la majorité vient du Pool. Tenez et regardez avec moi :

La liste de Jacques Opangault pour le MSA : Yaoué Charles, Senga Clément, Bouboutou Raphael, Bala François, Sakana Albert, Concourmeau Antoine, Loko, Casaban Mazérolles (5 sur 8) sont Bakongo.

La liste de Félix Tchicaya pour le P.P.C. : il aligne : Lounda Aubert, Mvouama Louis, Kitoko André, Decorads Prospère, Mouzekakani Romuald, Bakala Nicolas, Niakissa Jean Baptiste, NTounda Néré, Mamaki Jean (dont 6 sur 9).

La liste de Samba Delhot aligne : Bankaites Jacques, Dinghat Jacques, Kimbalou Marcel, Koubemba Michel, Nkounkou Ange surnommé Mantiama, Mouangou Mathieu, Ndoulou Jules et Mpélé Dagobert.

La liste de Jacques Makanda se compose : Jacques Makanda, Mouekolo Jacques, Moungany, Gayo Ignace, Kazzi Simon, Mbemba Camille, Zidialo, Eckaband Jean Marie, Dokoumbaye et Ayela Ambroise.

La liste de Tadet Emmanuel : Nzalakanda Dominique, Nouroumby François, Samba Lévy, Louzala Daniel, Malanda, Bouendé Prospère, Locko Mathieu, Malonga Jacques.

LE POOL VEUT ET TIENT A REPRENDRE SON LEADERSHIP.

Le refus opposé par Jacques Opangault à renoncer à ces appuis « colonialistes » va alors orienter, en désespoir de cause les populations du Pool à faire le choix sur un des fils ; le leur et c’est sur l’Abbé Fulbert Youlou. « Avant de le choisir, la même délégation ira d’abord consulter Alphonse Massamba-Débat, alors Directeur de l’école de Mindouli le 15 août 1955 pour prendre la tête à la compétition électorale.

Cette délégation sera composée entre autres de Joseph Senso, Prospère Locko, Yves Mfouna, lui demandant instamment de « sauver le pays », selon leur propre expression, c'est-à-dire ; de se présenter contre Félix Tchikaya, « défaillant » Alphonse Massamba-Débat déclinera l’honneur et la sollicitude bienveillante de ses frères, en donnant comme argument : « le respect de Droit d’ainesse » Mais la vérité est qu’il ne pouvait naturellement pas combattre son chef de file dont l’action venait d’être compromise sérieusement par la maladie et l’hostilité que lui vouaient, malgré l’amendement qu’aurait pu constituer sa collaboration actuelle avec l’administration, tous les colons qui continuaient à l’accuser d’agent communiste et faisaient tout pour élever le leader Jacques Opangault. Alors, il leur demanda d’aller voir le grand Frère ; l’Abée Fulbert Youlou qui n’était pas loin de là, mais juste à la Paroisse.

Après son refus et sous sa recommandation, la même délégation ira deux mois après voir l’Abbé Fulbert Youlou à Mindouli (encore et encore Mindouli !). Il ne faut pas ignorer qu’à cette époque l’Abbé Fulbert Youlou avait des idées quelque peu progressistes, assez avancées pour sa fonction de Clerc. Cela lui apportera du crédit et quelques-uns de ses écrits dans les journaux locaux, qu’il signait sous le pseudonyme de Bindi (Bindi) étant le nom de son père, suscitèrent quelques intérêts.

Avant et au sortir de la deuxième guerre mondiale la Région du Pool était à tous les fronts pour la décolonisation de son pays. Et curieusement, c’est comme si elle était toute seule pour ce job qui l’avait bien marqué et avec lui tout le pays sur le terrain de la bataille où tous les noms des héros qui ont marqué notre histoire commune sont tous du Pool. Je me demande où étaient les autres régions ? Notamment ceux qui au Nord de notre République aujourd’hui, se sont accaparés de tout notre héritage légué par nos parents.

Quand en 1941 Buttafoco au nom du colonialiste assassine notre Héros national, André Grenard MATSOUA, le Pool est presque laminé. Il plia mais ne rompt pas. Mais il dut se résoudre à méditer sur son lendemain. Fallait-il continuer la guerre, la lutte quand tout avait été presque décimé ? Le Pool se résolut à une autre forme de lutte. Beaucoup optèrent pour ne plus reconnaître la légitimité du colonialiste à qui ils ne donnèrent plus un chèque en blanc. Ils refusèrent et ils refusent encore aujourd’hui le pouvoir issu du blanc : ce sont les « Corbeaux, les Matsouanistes » qui refusèrent tout ce qui parlait de la France. D’où leur vote symbolique de voter « blanc » mais plutôt les « bihichis » symbolisant les os d’André Grenard Matsoua. D’autres cependant étaient partis nombreux se jeter dans les bras de Félix Tchicaya et une autre partie alla vers Jacques Opangault. Et si on a pu remarquer la montée de Félix Tchicaya au Parlement français et sur le Territoire nationale, c’est en grande partie à la présence des fils du Pool à ses côtés.

En dépit de la cause, le Pool fit allégeance au premier venu même ceux qui brillèrent par leur absence sur le terrain de la libération du pays. Et celui-ci a duré jusqu’en 1956 quand enfin, la région reprit conscience et son état, et opta pour la reprise de son leadership du pays.

Alors un sursaut d’orgueil régionaliste, un élan régionaliste s’éleva, inspira les sieurs Senso qui allèrent demander à Alphonse Massamba-Débat de reprendre le bâton de commandement car le Pool était fatigué de transporter les sacs des autres.

LA PANIQUE DANS L’ALLIANCE M.S.A DE JACQUES OPANGAULT ET G.P.E. DE KIKOUNGA-NGOT UNE VRAIE FRIPOUILLE QUI N’AVAIT JAMAIS AIME LE POOL.

Qui était Kikounga-Ngot : une fripouille, une crapule, un kimpoumboulou, un vrai frustré qui, intrinsèquement n’avait jamais porté le Pool dans son cœur. Et pourquoi : tout simplement parce que cet homme voulait être médecin. Et l’administration colonialiste procédait à une sélection pour retenir les candidats. Ils étaient deux : Samba-Delhot et Kikounga-Ngot. Le plus intelligent comme Dieu l’a toujours voulu, c’était Samba-Delhot. Ce malade comme, il n’était pas retenu, pourtant par la France, en voulait et en a voulu jusqu’à sa mort au Pool. Et dans son Testament qu’il a laissé et dont j’ai la teneur, il avait écrit : « Jamais d’Alliance avec le Pool ». Il s’adresse là à ses parents du NIBOLEK. à qui il a contaminé sa frustration, sa haine et sa convoitise lesquelles corrosions sont nocives. explosives, destructives, désagrègent;

Donc fils du Pool, vous savez avec qui vous mangez, parlez et travaillez. Vos amis sûrs sont du Kouillou, rappelez-vous que c'est vous qui avez fait Félix Tchicaya ; c’est vous. Ils sont tékés de quel que coin où ils sont : ce sont vos frères. Les mbochis sont vos pires ennemis. Qu’on me traîne devant les tribunaux et je vous démontrerai tout ça. Toute façon mon livre est beaucoup plus explicite, mieux et scientifiquement détaillé. (Ceux qui vous font croire qu’ils compatissent avec vous le Pool, se moquent bien de vous quand ils se retrouvent dans leurs Alliances obscures. Et s'ils avaient la force de vous détruire, ils vous détruiraient sans autre forme de procès. Ils ne vous aiment pas.Vous haïssent à mort. Conseil : entre vous, soyez unis pour vaincre l'adversité. Sinon, vous serez détruits.

Et l’Abée accepta de reprendre le bâton de commandement pour la région et pour sauver le pays. C’est la naissance de l’U.D.D.I.A. qui connut une naissance fulgurante, digne de la puissance du Pool. Et quand en 1958, il fait ce que font d’autres parties dans d’autres pays où la démocratie règne en maîtresse,

Ce geste sera mal interprété par les autres notamment l’Alliance Opangault / Kikounga-Ngot. Et dans un langage purement guerrier, Kikounga-Ngot demande et pousse sa région du Niari à faire la guerre pour ce peu. Mais était-il fort pour gagner cette guerre qu’il initia ? Avait-il les couilles bien modelées pour affronter le Pool parce que l’Abée Fulbert Youlou coopta un de ses Députés en la personne de Yambot ? Les déclarations guerrières de Kikounga-Ngot de retour de France qui ne choisit pas une autre procédure, un autre moyen de régler un litige seront sans nul doute déterminantes et si notre pays s’est enflammé : c’est à cause d’un malade comme lui.

Les 16 – 20 Février 1959 quand les problèmes non solutionnés ou mal interprétés peuvent venir à la surface rappeler la vérité.
La guerre de 1959.

« L’inconscience d’un déséquilibré provoque la réaction de ceux qui en sont victimes. » et « quand on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites » disait le Général de Gaule.

Conformément au droit pénal : « N’est pas seulement criminel, celui qui prend une arme à feu, une arme blanche : un couteau, une flèche, une machette, une sagaie ou une hache et tue. Celui qui incite au meurtre, celui qui dicte des mots meurtriers, criminels, celui qui énonce des concepts incitatives est aussi criminel ». Kikounga-Ngot. Il est mort sans qu’on ne l’ait jugé pour incitation à la guerre.

En ce mois de décembre 1958, où il vient d’allumer une étincelle qui couvait, un feu qui va bientôt enflammer toute la République, Kikounga Ngot rentre de Paris où il vient de prendre contact avec la maison mère de son mouvement, à savoir le Parti communiste Français, quand, dès son retour il entonne la chanson guerrière :

« Je vous invite à vous unir et, s’il le faut, à faire la guerre, la guerre civile pour obtenir l’écrasement de ce gouvernement qui ne représente rien et se refuse à de nouvelles élections ainsi qu’il avait été précisément convenu »

Tout avait été énoncé : « guerre civile ». L’intention était là, la préméditation, les hommes mobilisés, incités à cet effet et chauffés à bloc pour faire la guerre. Cette guerre était bel et bien là l’œuvre d’un fils du Niari. Quant bien même que tous les éléments étaient déjà remplis. Le même Kikounga Ngot ajouta à qui voulait l’entendre :

« Le peuple du Niari ne se laissera pas faire. Nous allons provoquer de nouvelles élections. Et s’il le faut, nous les imposerons par les armes. Ce n’est pas Youlou qui commande mais Vial qui a beaucoup d’argent et fait ses quatre volontés. Mahé qui a trahi et torturé ses frères de race pendant l’occupation Allemande et Christian Jayle ; si ceux là viennent à Dolisie, nous les pendrons par les pieds, s’il le faut, j’irai jusqu'à la guerre civile ».

C’est à peine imaginable : le ton les mots et l’endroit !

Il existe un grand miroir collectif national et mondial dans lequel, tous les hommes politiques devraient se mirer afin de sortir toute ineptie et surtout apercevoir leurs immondices, leurs ignominies. Mais aucun n’ose s’y regarder. Ils ont peur de découvrir leurs perfidies, leurs bosses et leurs crimes, car la vérité les choquerait. Soucieux de préserver la tranquillité des esprits et la paix sociale, nous avons voulu dire et écrire cette partie de notre histoire contemporaine, sans passion, sans esprit partisan, n’occultant aucun détail, ne laissant aucun point d’interrogation nulle part, aucune exclamation en suspens. Aussi, nous ne sommes pas comme François Mauriac, qui, dans son bloc-notes en 1958, se demanda : « Pourquoi compter le linge sale, si vous savez d’avance qu’il ne peut y avoir de lessive et qu’il n’y en aura pas ? »

ET DEPUIS ARRIVÉE DE L’ÈRE DÉMOCRATIQUE AU CONGO ET LA POURSUITE DE LA POLITIQUE DE LA MARTYRISATION DE LA RÉGION DU POOL.

Avec l’arrivée de Pascal Lissouba, le Pool continue à être saigné et des plus belles d’ailleurs. C’est pourquoi, il faut rétablir la vérité historique. En toute chose, toute œuvre, il y a certains domaines où il est possible de se rattraper. Mais cette évidence est impossible, quand un pouvoir a versé du sang de ses concitoyens. Le sang est et reste une tâche indélébile. Et depuis l’arrivée du Président Pascal Lissouba, il s’est démarqué avec son peuple. Tout le cirque avait commencé le lendemain de la proclamation des résultats du deuxième tour. Normalement et conformément aux textes en vigueur, c’était le Conseil supérieur et le Gouvernement de Transition qui devraient faire le lit du nouveau pouvoir.

L’artichaut se mange feuille par feuille, mais nos frères du NIBOLEK, brûlant d’impatience, ont tout fait pour passer outre, ce principe. Ils avaient déjà envie pour manger le cœur de l’artichaut. On comprend que ce légume n’existe pas dans le NIBOLEK, mais il n’y a pas de demander à ceux qui savent pour vous indiquer. Trop gourmand et dans la précipitation, on avait tout raté : les débuts, comme le disait M. Yhombi-Opango. Le nouveau gouvernement ne devrait entrer en fonction que vers le 15 octobre. Monsieur le nouveau Président et ses cow-boys manifestaient une certaine impatience fort-étonnante, les poussant à aller plus vite que la musique. S’ils étaient en Amérique où on est élu au mois de Novembre et ne prendre les fonctions le 20 janvier, avec eux, il y aurait guerre s’ils ne prenaient pas le pouvoir tout de suite, aussitôt élu.

En effet, tout juste les résultats du deuxième tour connus, on a vu les dirigeants de l’UPADS, aller jusqu'à la Présidence de la République, à la Primature, au Conseil supérieur de la République et à d’autres Instances et Ministères exiger de procéder à la passation de service, alors que le nouveau gouvernement n’était même pas encore connu. Dès lors, nous avons compris qu’il aura des clowns à la tête de notre Etat et le nouveau Congo démocratique connaîtra des problèmes.

LA GUERRE DE 1992-95 OU L’ALLIANCE ANIMÉE ENTRE DES CRAPULES : DES « BIMPOUMBLOUS » VENUS DE LA JUNGLE.

Le 11 février 1993 .

A la case du peuple de Sibiti située à la Place de la Gare, un Ministre de la République, le nommé François NGUIMBI, lance le pavé dans la mare. Suivant à la lettre la leçon dictée par son Chef spirituel, l’autre pyromane Kikounga-Ngot. Ici, il répéta la malheureuse phrase du Président Pascal Lissouba qu’il mit à son compte.

« La Démocratie, c'est l'art de l'intimidation ».

Il alluma le feu et c'était le prélude de la guerre de 1993. Il ne s’était pas arrêté là. Comme ils ont dans cette partie de notre pays l’art de l’intrigue, il déclara en substance, haut et fort à qui voulait l'entendre avec le même accent que son parent Kikounga-Ngot que :

« Si les événements du 30 novembre arrivaient à se répéter, aucun ressortissant du Pool ne doit sortir vivant du NIBOLEK. » (François Nguimbi).

Cette phrase prémonitoire et pathétique résonna dans les oreilles des NIBOLEKOIS comme une incitation à la guerre, comme l’avait fait 35 ans plus tôt son parent Kikounga-Ngot. Fortement ovationné par une foule surchauffée à bloc et venue exceptionnellement l'écouter ; celle-ci répondra comme par télépathie en chœur. « Message bien accueilli et faites de sorte, Monsieur le Ministre François Nguimbi, comme si c'est déjà exécuté !»

C’est une déclaration qui suscita un climat de grande psychose au sein des ressortissants du Pool émigrés nombreux dans cette sous-région (près de 100.000). Mais vous comprendrez encore que dans cette même sous-région, l'histoire bégaye toujours car en 1958 c'est de Dolisie qu'est prononcé le discours incitatif qui quelques jours après, enflammera le pays et là, il n’avait fallu que cet espèce de dérapage pour que le Congo s’allume et commence à compte ses morts. C’est toujours l’Alliance Nord / Niari. Ou Nord NIBOLEK.

Ramenons les choses à leur juste contexte pour que l’on ne se méprenne pas. Vingt deux ans durant, le Parti Congolais du travail a tenté d’écraser la région du Pool, en la muselant et en prenant comme appui l’actuel « NIBOLEK ». Mais si le Pool gémissait de douleur, le NIBOLEK n’en était pas moins offusqué dans sa dignité, non par compassion pour le Pool agonisant, mais plutôt pour le second rôle auquel il était soumis durant tout le règne du PCT schématiquement et de façon brute, on disait ceci, si le Pool était le prisonnier du PCT, sa bête de somme, le NIBOLEK était son esclave, son homme à tout faire. C’est par lui que la Cuvette essayait de marcher sur la Pool, mais aucune force centrifuge ne peut marcher sur le Pool. Au Congo, cette force n’est pas encore née. Et c’est donc par lui que le PCT essayait de donner à son pouvoir une cohésion nationale que réellement elle n’avait pas.

Au moment où la démocratie vient de libérer toutes les énergies, la quasi-totalité des cadres du NIBOLEK évoluant au PCT étaient tous allés s’agglutiner à l’UPADS comme à un refuge semble t-il, et le PCT ne s’en émouvât pas pour autant, car actuellement, il a son regard tourné du côté du Pool d’où il craint une « vendetta ». Aussi va t-on crier à cor et à cri à l’intégrisme des revanchards du Pool, oubliant que du même coup, on faisait le lit du troisième larron. Le NIBOLEK, de son côté menait une offensive sur deux fronts, contre le PCT son ancien mentor et contre le Pool sa bête noire.

Et à la première sonnette d’alarme, on l’a vu faire un chorus avec le PCT pour garder le Pool dans son état de « région vaincue et soumise » alors qu’en même temps, il caressait le PCT dans le sens de ses poils rien que pour l’endormir en fredonnant la chanson : « fais dodo, PCT mon grand frère, fais dodo etc, etc... »

Pour Sassou-Nguesso et le PCT, le danger ne pouvait survenir que du Pool, oubliant qu’un esclave qui voudrait s’affranchir est plus dangereux qu’un prisonnier en quête de liberté. L’esclave connaît parfaitement les habitudes, les réactions, les goûts, les ruses, les loisirs de son maître. Ceci explique tout le reste, tant la passe magistrale qui a porté l’UPADS au pouvoir et le non respect de l’accord PCT/ UPADS avait été un jeu du chat et de la souris.

Oui Pascal Lissouba et Sassou-Nguesso avaient joué « au chat et à la souris ». Le dernier, Sassou Nguesso, voulant prendre sa revanche à tout prix. Voyant les choses se détériorer avec son nouveau mari, mettant en pratique la réflexion selon laquelle : « en politique, il n’y a jamais d’amis et d’ennemis permanents. Seuls les intérêts sont permanents ».

Alors Mister Dénis Sassou-Nguesso, ne voyant aucun gène va courir s’agenouiller aux pieds de Bernard Kolélas à qui il a fait tant mal, et beaucoup de tort au vaillant peuple du Pool, lui demander pardon de le recueillir car devenu errant. Il avait peur de se voir rejeter par tous. Mais qu’est ce qu’un pardon à côté du pouvoir ? Alors, il fallait le récupérer, ce lionceau en liberté, essayer de l’adopter et le dompter pour lui enseigner surtout les grandes leçons de démocratie et de savoir vivre en société et plus tard le jeter dehors car il reste toujours dangereux même bien éduqué. Un sauvageon reste toujours un sauvageon. il a fait trop de mal à non peuple, à ma région qui ne peut le pardonner. Alors plus tard on le renverra à son état sauvage qui, évidemment le rendra plus agressif, plus dangereux encore.

Dénis Sassou-Nguesso a voulu faire feu de tout bois. Il a mis à profit des générations qui ont divisé le pays à partir du PCT. Il faut berner Pascal Lissouba. Alors qu’il avait déjà signé l’accord URD/PCT, il n’avait cessé de rassurer ce dernier que rien de tel n’était et que la cogitation URD/PCT n’était que l’affaire d’Ambroise Noumazalaye.

Pour mettre Pascal Lissouba en confiance, Dénis Sassou-Nguesso avait dû cesser les services d’un « banni » de la politique Lékoundzou Ethi Ossétouma. C’est ce que « JR » de Dallas appelle : « jouer au jeu de haute gamme. Car on ne sait jamais de quel côté se trouve la carte gagnante ». Mais malheureusement qu’il y a un espoir terrible et profond en l’homme disait Malraux. Aussi aux sollicitations du groupe URD/ PCT qui lui demandaient de changer de gouvernement, Pascal Lissouba allait-il opposer une assurance béate ?

L’URD va en avoir des frissons. Elle criait d’être trompée, elle aussi par le PCT une seconde fois et décide d’effectuer le voyage d’Oyo pour en avoir le cœur net. Dénis Sassou-Nguesso les accueille comme des vrais amis contrairement à la délégation de l’UPADS, qui, elle avait été reçue hostilement et avait attendu de bonnes heures dehors avant d’être reçue. Là il a étalé sa grande politique, surtout quand on a affaire à une bête, un animal rusé que lui. « Si nous mettons notre visage à découvert à l’UPADS, elle risque de nous prendre par le dos ».
Rassurée, l’URD va regagner Brazzaville et adopter une attitude silencieuse qui a été la sienne. Elle a été payante car pendant ce temps le noyau dur de l’UPADS orchestré par la bande des quatre mousquetaires n’arrêtait d’aller rassurer le Président de la République que la présidence de l’Assemblée reviendra à l’UPADS. Quant à la motion de censure, elle ne passerait pas.

Sur ces entre faits, pour la réalité et oubliant dès l’instant que : « le lièvre, si malin soit-il, a toujours fini par se faire prendre ».
Pourtant, il prenait son argent comptant, la subtile argumentation fournie par Dénis Sassou Nguesso selon laquelle le PCT serait traversée par deux courants (les vieux et les jeunes) et que par conséquent, l’URD ne saurait obtenir les voix que lui donnerait la majorité parlementaire. « Malin, malin et demie ».

Deux déceptions cardinales vont faire prendre la boussole à M. Pascal Lissouba. D’abord la porte de la Présidence de l’Assemblée nationale, défaite qu’il a eue du mal à digérer. Il n’a pas réussi à se doter d’une assemblée nationale qui soit l’UPADS bis ou tout au moins, la copie conforme de l’UNR, toujours prête à lui faire les éloges, l’idolâtrer.

« La guerre n'est qu'une partie des rapports politiques mal réglés et mal énoncés et par conséquent nullement quelque chose d'indépendant».(Carloon Clauseroitz)

(Lire suite Partie 2)
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:28

 

 

Le trio des prédateurs du Congo

 

Maître Tony Gilbert MOUDILOU 

EXPRESSION LIBRE

C’est à peine incroyable que les congolais n’aient toujours pas compris la situation dans laquelle les créateurs du Parti congolais du Travail (Parti à l’origine de tous nos maux) les aient imposés et plongés. Est-ce une amnésie ou une accoutumance, une adaptation ou une insensibilisation ; une toxicomanie : c'est-à-dire que les congolais, à force de boire les conneries du PCT jusqu’à la lie ; l’abus, les a carrément rendus insensibles ?

Et quand un peuple EST atteint d’un tel degré de somnolence, d’hibernation, c’est d’autant plus dangereux, que celui-ci arrête de réfléchir. Mais attention à l’hypothermie qui risque d’atteindre notre cœur. Car la prolongation d’un tel système risque de tout annihiler, tout détruire, tout anéantir et nous ramener à un peuple irréfléchi, soumis et carrément inexistant.
Comment un grand peuple comme le nôtre soit vraiment inexistant, au point de ne plus, même se rappeler de son bourreau qui lui a tant fait mal hier : à peine hier. Oui malheureusement c’est cela le peuple congolais.

Il se passe une guéguerre entre des bourreaux comme ça arrive très souvent quand un groupe de truands va dévaliser une banque. Ils vont s’entre-canarder jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un et c’est lui qui s’empare de toute la manne, la part belle.
A Brazzaville depuis bientôt un mois, on assiste à une espèce de dispute entre les vampires, le camp des siciliens. On a même appris qu’entre le barbu Général Nianga mbouala et Dominique Okémba, un duel est en cours. Qu’ils sont en train d’affûter leurs sagaies et coupe-coupe et le feu brûle. Qu’ils ne mangent plus le même pain de mie qu’ils mangeaient ensemble. Que depuis un certain moment, ils veulent embraser notre République.
Quand on voit et entend cela, on se rend compte que nous sommes dans un pays, où les terroristes, à la tête de notre pays, ne sont pas là pour nous mais pour leurs propres intérêts. Et quand ça ne va pas entre eux, ils se règlent les comptes à notre détriment ainsi qu’à celui de notre paix sociale et des problèmes dont nous souffrons. Et aujourd’hui, tout se focalise tout sur des salauds qui n’ont rien à cirer de nos problèmes.

Qu’il y est un perdant ou un gagnant, bientôt un d’entre eux, le perdant certainement sera éjecté du clan des bandits pour venir vous vendre sa virginité. Il viendra vers nous comme un bébé qui vient de naître : innocent, angélique, innocuité, c'est-à-dire faisant semblant de ne pas faire paraître ce dont on lui reproche, faisant le crédule, le naïf, le niais, faisant le doux, insidieux, captieux, sournois : l’inoffensif.

Sous le label de l’insomnie, de la naïveté maladive dont souffrirait le peuple congolais, nous allons bientôt accueillir ces monstres que nous appellerons des »égarés », et comme tels pourront revenir à la bergerie, sans anicroche. Ce n’est pas grave. Ou Nianga mbouala, ou Okemba, un des deux va perdre. Et nous qui ne comprenons rien aux enjeux, allons accueillir dans notre ferme comme un agneau l’un d’entre eux deux. Puis qu’il aura porté un manteau où personne ne soupçonnera qu’il a des couteaux, des lance-roquettes, des PMAK, même des sagaies sous son manteau.

IL Y A UNE GRANDE JURISPRUDENCE EN LA MATIÈRE.

Nous avions commis cette bêtise à la Conférence Nationale Souveraine où, alors que nous avions disséqué Sassou Nguesso et son système et si nous avions suivi les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine à la lettre, nous n’en serions pas là aujourd’hui, avec tous ces morts, ces guerres, ces vols caractérisés. D’où vient notre faute qui nous aurait épargnés ces aléas auxquelles nous assistons now ?

Alors qu’il fallait impérativement mettre entre parenthèse le cynisme de Sassou Nguesso, son mépris de l’homme et son PCT, alors qu’il fallait les rendre infréquentable, inéligibles, alors qu’il fallait les isoler, les mettre dans un zoo comme nous l’avais proposé le scientifique Etienne Mokondzi Mobé : en un mot les mettre tous en prison, voilà que par simple calcul machiavélique et macabre, mais surtout très politicien, l’UPADS, on ne sait pour quel calcul va signer une alliance sordide et mortifère avec les criminels, avec Sassou Nguesso uniquement pour chercher à battre Bernard KOLELAS, la bête noire redoutée de cette coalition.

Sous ce calcul sordide et crapuleux des « bimpoumboulous », voilà que l’UPADS va remettre sur scelle, un fou dangereux largement décrié à la Conférence Nationale ; un machiavel infréquentable. C’est là qu’est né après le lavement des mains le malheur congolais.

L’UPADS dont tous les dirigeants sont l’émanation du PCT ont juste reculé un tout petit peu pour se réentendent avec le PCT. Un jeu que le Président Pascal Lissouba n’avait pas très compris surtout qu’il était dirigé par des bandits infréquentables qui longtemps ensanglanté notre pays : je veux parler de Mbéri Martin, le notoire petit bandit qui avait toujours flirté avec Sassou Nguesso. Nous verrons plus tard en 1997 ce criminel ne va pas se gêner, en tant que Ministre de l’Intérieur, alors que son Pouvoir est attaqué dans un coup d’Etat, lui ne trouve pas mieux que de donner tous les plans à l’ennemi. Et ne nous étonnons pas qu’à l’aboutissement du coup, lui Ministre de l’Intérieur se retrouve dans le Gouvernement de celui qui vient de les renverser.

Et depuis, il est devenu l’ami du Président, ils sont près d’une centaine qui gagnent 15 Millions par mois qu’il vente ou qu’il neige. Qu’il manque des salaires pour les infirmiers et les enfants ou pas, eux doivent avoir leurs 15.Millions de francs par mois. Ainsi, ils s’organisèrent pour battre le MCDDI et son Chef. Ils y arrivent sans trop de difficultés. Et malheureusement, un serpent reste toujours un serpent. Dès lors qu’il a encore son venin, on a du mal à l’apprivoiser. Et le candidat Lissouba, dès qu’il avait gagné s’est rappelé que Sassou Nguesso était infréquentable et que les grands Postes qu’il lui réclamait à savoir : Ministère de la Défense, les Affaires Etrangères, les Finances et l’Economie, ne pouvaient lui être donnés. Qu’il fallait vraiment et certainement être fou pour les leur offrir dans un grand bol. Alors le Président Pascal Lissouba refusa de commettre un tel parjure, une telle hérésie. Et puisqu’ils ont gagné, il faut quand même faire semblant et lui donner ne fut-ce que des miettes ; donc se partager le Pouvoir.

PREMIER SCANDALE, PREMIERE FAUTE POLITIQUE.

Pascal Lissouba refuse de faire la part belle à Sassou Nguesso malgré qu’il l’ait aidé à remporter le Pouvoir. Oui Ambroise Noumazalaye, alors que nous sommes attablés chez lui à Yerres, avec Célestine Nkouankoua, ancienne Maire de Moungali, ancienne Ambassadrice du Congo en Guinée Equatoriale, ce dernier nous affirma que : « c’est sous sa dictée et sous le savoir faire du PCT que Pascal Lissouba avait pu remporter le Pouvoir. Que c’est le PCT qui a permis de renflouer les urnes sinon c’est Bernard Kolélas qui serait élu».

Et Pascal ne donne à son co-équipier que du mini fretin. Des postes ministères sans importance dont le Sport à Okemba et un petit « niangrakata » à Grégoire Lefouoba. Seul Isidore Nvouba, rejeta l’offre et repartit en courant chez son parrain Sassou Nguesso d’où leurs amitiés qui durent quel que soit l’orage. Nous sommes là au premier scandale scandale politique congolais.

Deuxième scandale. DEUXIÈME FAUTE POLITIQUE.

Sassou Nguesso, non content des Postes que lui offrit le Président Pascal Lissouba, vit qu’il s’était fait avoir. Et si malin qu’il est et c’est là la politique, avec ses hauts et ses bas, sa vilainie et son bien être, on dit : « Qu’il y a jamais d’amis ni d’ennemis permanents. Il n’y a que les intérêts qui sont permanents ». Ton ami d’hier peut devenir ton ennemi et vice versa.

Alors, Sassou nous fit sortir sa dernière carte, celle qui cache son intelligente politique infuse. Et pendant que les Noumazalaye et les Moukouéké, Tamba-Tamba et autres apparatchiks des deux Partis pataugeaient dans la « merde », le Serpent lui, était passé à une autre étape. Comme le caméléon, il envoyait sa langue appréhensible sur Kolélas qui du coup, n’était plus l’homme à abattre, le rancunier, etc…Il lui fit les yeux doux au point de le séduire et lui « demander le mariage » carrément. Je veux me marier avec toi. Et quand Kolélas lui rappelle qu’il était déjà marié avec son Frère UPADS, que ce mariage pouvait provoquer des incidents au sein de la famille.

Sassou lui répondit, qu’il s’en foutait. Et quand Kolélas lui rappelle que le mariage risquait d’être annulé pour vice de forme, Sassou Nguesso lui répondit qu’il n’avait pas à s’inquiéter, que toute la justice congolaise est à ses ordres. Qu’il avait déjà déclaré la nullité de ce mariage, qui pour lui était putatif. Car il y avait eu erreur sur la personne. Ce qui entrainait automatiquement la nullité du mariage. Sassou Nguesso dénonça l’ancienne alliance pour mettre en exergue la nouvelle avec Kolélas. Et c’était la guerre de 1992- 1995. Peuple congolais, le mal congolais, c’est Sassou Nguesso mais comme un génocide, ne se fait pas tout seul. Il faut du monde. Et le monde à Sassou Nguesso et sa machine broyeuse, c’est le PCT. Tous ceux qui ont simplement touché, effleuré ce Parti sont atteints de syndrome de contamination.

LES CAS DES KOLELAS, MUNARI, BOWAWO, OKOMBI SADISSA, MANDZIMBA MARION EHOUANGO, MOKOKO.

Le serpent quand il pèle, il ne change jamais de nature, mais mue tout simplement, il change seulement de peau. Donc il reste tel. Le congolais atteint d’amnésie de cécité, est seul capable de montrer sa cachette à un porc-epic affamé, mais jamais le lièvre. L’opposant congolais est capable de confier sa femme à Sassou pour la garder le temps d’une sieste. Hier tous ces opposants ont reçu les gens dont je viens de citer les noms, elle lui a même confié les clefs de sa maison. Les chefs d’opposition tournent entre Kolélas, Munari et Bowawo. C’est à peine croyable. J’ai beau lui dire (opposition) que ces gens là ne sont pas des opposants, au même titre que nous, ou s’ils le sont, ce n’est pas au même entendement que nous. Eux ils sont devenus opposants par dépit, par haine, par vengeance. Or nous, sommes opposants parce que le pays est mal géré, parce qu’il y a gaspillage de la richesse des congolais, la gestion d e notre patrimoine qui est opaque : le vol ; les crimes, les détournements etc….

Kolélas, Munari, Okombi, Mokoko, Bowawo n’ont pas la même conception du mot (opposant) que nous. Eux plus de 10 ans, ils se sont partagés les lambeaux de notre richesse. Ils ont mis à sac notre richesse et ceci sans état d’âme. Personne des noms que j’ai cités ne s’étaient élevés pour dénoncer ces faits criminels quand ils étaient au lait et au miel, quand ils languissaient, vautraient et s’enrichissaient illicitement. Quand nous, nous tirions la langue, eux rigolent et se moquent. Il y en a même qui déclaraient (Papa, tu peux rester au Pouvoir, personne ne viendra t’enlever) vous le connaissez, c’est Parfait qui pour lui, Sassou était son deuxième père, après qu’ils (les Kolelas) fait tuer leur père pour leurs intérêts. Et ça, les congolais éveillés que nous sommes, avons semblé ignorer cela. Quelle amnésie, quelle tristesse !

ON PARLE DES NOUVEAUX ARRIVANTS DONT LE GENERAL NIANGAMBOUALA DANS LA FERME.

Bientôt l’opposition congolaise va s’élargir et ouvrir son tapis rouge à un nouveau venu. C’est un enfant prodige, il était chez Sassou Nguesso par erreur. Maintenant qu’il vient de s’en apercevoir, il faut qu’il rentre au poulailler comme disait Malcom X : « Quand on sort la volaille le matin, elle peut aller manger à 2 voir 3 kilomètres à la ronde. Mais le soir venu, quelque soit le temps, la bourrasque, elle rentre toujours au poulailler ». Niangambouaba veut rentrer au poulailler. Il veut bientôt rentrer à la ferme. La question est celle de savoir si on doit lui ouvrir la Ferme ? Et si oui, à quel titre ?

Les congolais auront tout oublié, il sera, et pourquoi pas le nouveau chef de l’Opposition, comme ils l’ont fait pour les OKOMBI où les Mafimba et autres nécessiteux, ont fait de lui leur chef qui n’a rien fait. Qui est blanc, vis-à-vis de l’étique politique. Pourquoi au Nord, on pense que la politique, c’est ce qu’ils font eux. Dire qu’OKOMBI est propre, c’est vraiment se moquer du peuple congolais. Voilà des bandits qui devraient finir leurs jours en prison car ils ont fait trop de mal à notre peuple. Ne pas lui reconnaître ce qualificatif de terroriste, bandit, c’est dire vraiment qu’en politique, il n’y a pas de morale. Il n’a jamais été à la tête des bandits dans son Association du « Club 400 » qui avait décimé le Pool en 1998. Il a tué et fait tuer même les chiens dans un ratissage inouï. Pour MAFIMBA et MANDZIMBA, comme il n’y a que des bakongos à massacrer, ce n’est pas grave, on doit mordicus le soutenir après tout c’est un fils de la région !

Ils vont lui ouvrir tous les tapis rouges qu’ils ont. Ils feront comme ils en ont fait à Bowawo ce bien cher ancien collègue de Lycée, qui était à la tête du Pouvoir du PCT depuis les massacres des congolais ; d’abord en tant que Secrétaire Général du Gouvernement puis Ministre de la Défense. Il peut certainement nous dire comment avaient-ils décidé (ils les nordistes) de déporter plus de 600.000 personnes du Sud de Brazzaville dans les forêts ? Mais vraiment comment ces gens-là arrivent-ils à dormir avec un tel contentieux si lourd à porter autour de son cou comme une croix ? Croient-ils que ce comportement sera et restera sans suite, quel que soit le temps, les siècles ? Il faut quand même, qu’un jour, ils nous expliquent qu’est-ce qui leur est passé par la tête pour opérer une telle hérésie, un tel sacrilège ? Le Général Yves Motando, Chef d’Etat major Général de leur armée à cette époque qui m’avait laissé un document très accusateur, ce qui lui avait valu, dit-il son poste de Chef d’Etat major Général, en dit long. Il faudra un jour confronter cela aux déclarations des autres.

LES HYPOCRITES NORDISTES.

Le Nordiste vient chez le sudiste pour deux raisons : apprendre et se réfugier. Mais jamais, il ne vient chez l’homme du Sud pour les beaux yeux, jamais ! Sassou Nguesso était parti chez Lissouba en 1992 pour se protéger. Sassou savait qu’il n’allait pas survivre devant l’état dans lequel il avait traité le congolais et la Conférence Nationale, lui avait fait la démonstration de la haine et du pardon qu’il ne pouvait pas prétendre avec eux. Quand il avait compris que sa sécurité n’était plus assurée, il était allé se jeter dans les bras de KOLELAS qu’il traitait pourtant, de tous les noms. Et quand il n’a plus eu besoin de lui. Il l’a éjecté, pourchassé jusqu’à son dernier retranchement. Il le condamna même à mort. Et dès qu’ils se sentent un peu plus en sécurité dans leur zone, ils repartent tous comme des Moutons de Panurge. Tenez le 5 juin 1997 lors du coup de d’Etat de leur parent Sassou Nguesso, 90 % des effectifs des militaires du camp (Béret rouge) à la Base, étaient tous partis rejoindre Sassou armes et bagages dans la nuit du 4 au 5 juin 1997. Le camp militaire était vidé comme un ballon dégonflé.

De la même façon tous les Nordistes : Grégoire Lefouoba, Bokamba Yangouma, Yhombi, Obenga Théophile etc…, et les petits fretins comme Mafimba. Et comme ils n’ont pas trouvé leurs comptes, aujourd’hui ils tournent entre Yhombi et Okombi Salissa pour voir où est-ce que ça mordre en premier. Le cas de Yhombi est épatant. Il faut lire son discours qu’il nous vomit à la Conférence Nationale. Et quand vous revoyez ce que ce monstre nous a faits sous Lissouba, on se dit : ces gens-là sont tout sauf élégants. Ils sont tout simplement trop méchants. Cet homme qui avait failli finir ses jours, on ne sait dans quel prison, si moi MOUDILOU n’avait pas arraché la tenue de la Conférence Nationale, qui avait permis de le libérer, il allait certainement finir ses jours en prison. Mais il faut voir comme avait-il traité le Pool ?

MORALITÉ : Il ne faut pas accueillir tous ceux qui sont chassés par le pouvoir du PCT, ce sont des monstres qui finiront par nous faire du mal, quand ils auront repris leur nature, se tourner contre vous et vous traqueront par la suite. Sassou l’a fait et le fait toujours, Yhombi l’avait fait sous Lissouba ; ceux que vous croyez être les agneaux qui sont venus du Pouvoir du PCT, vous le feront sans retenue et sans état d’âme.

L’amnésie est une maladie qui se soigne bien. Il suffit de voir le Dr MOUDILOU, il vous prescrira le traitement approprié et conséquent. N’OUBLIEZ JAMAIS CEUX QUI VOUS ONT FAIT DU MAL MAIS PAS AVANT QU’ILS N’AIENT RECONNU LEURS CRIMES !

J’ai parlé !

Maître Tony Gilbert MOUDILOU.

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SOURCE ET LIRE LA SUITE : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/3649-2017-06-19-13-51-30.html

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 22:43

CRIME CONTRE L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE

Si ce n’est pas un génocide, alors un crime contre l’humanité est donc en train de se commettre au Congo-Brazzaville, à la grande indifférence de la France qui y a installé ce régime politique en 1997 et de la Communauté internationale, sur fond d’une interminable guerre d’épuration ethnique et de fleuves de sang et de larmes.

S’il vous plaît, ne jetez pas ce message à la poubelle. Transmettez-le à une personne de votre connaissance qui pourra en assurer le relai et l’envoyer aux Autorités et Elus français (Députés, Sénateurs, Ministres, Président de la République, etc.) et européens. Votre action sauvera au moins une vie humaine !

 

 

 

Contact : Association UNION-CONGO : asso.unioncongo@gmail.com

 

 

APPEL A SOLIDARITE CONTRE LE GENOCIDE ET CRME L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE (pdf, 129.6 kB)

 

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 19:53

Par Pascal Boniface

Pascal BONIFACE

Le président français, Emmanuel Macron, va effectuer son deuxième déplacement en Afrique en un mois, après avoir reçu à Paris les présidents ivoirien et sénégalais. En conformité avec son annonce de campagne électorale, il fait ainsi du continent africain une priorité.

Nul n’est besoin de rappeler la longue histoire qui unit la France à l’Afrique, ses pages parfois glorieuses et parfois honteuses, ses bienfaits et ses méfaits. Mais, ce socle historique ne peut être suffisant pour déterminer l’avenir des relations franco-africaines. En Afrique francophone, la France ne bénéficie plus du monopole stratégique, économique et culturel dont elle disposait auparavant. L’Afrique est entrée de plain-pied dans la mondialisation et multiplie les partenariats avec des puissances non européennes. C’est une opportunité pour les pays africains et un challenge pour la France. À cette dernière de le relever. De son côté, la France ne peut pas se contenter de son pré-carré francophone et doit également se tourner vers l’Afrique anglophone et lusophone.

Au sein de la zone sahélienne, où va se rendre E. Macron, la véritable bataille à mener – et à gagner – par la France et ses partenaires africains est celle de la sécurité et du développement. Ces deux voies ne sont pas antagonistes mais, au contraire, fondamentalement complémentaires. Il faut agir sur les deux fronts de manière simultanée afin de provoquer un cercle vertueux : une sécurité qui permet le développement, gage lui-même de sécurité, et non pas se laisser entraîner dans le cercle vicieux de l’insécurité et du sous-développement.

La France bénéficie d’une présence militaire ancienne de soutien à la sécurité et la stabilité au sein du Sahel et du Sahara, renouvelé après 2013 et l’opération Serval. Lors de sa visite aux troupes françaises à Gao, E. Macron a déclaré : « J’agirai en Afrique en toute transparence loin des réseaux de connivence ». Il n’y a qu’envers l’Afrique que de tels propos sont régulièrement émis, soit pour les justifier, soit pour les critiquer. Il faut « simplement » traiter l’Afrique comme les autres pays, dans le même esprit de partenariat aux intérêts réciproques.

Né une génération après les indépendances de 1960, E. Macron doit éviter les discours largement ressassés sur le passé et ceux dépassés de culpabilisation qui arrangent et déresponsabilisent les élites dirigeantes en Afrique sans régler les problèmes de fond politiques et économiques. Il ne s’agit pas de nier l’Histoire mais de se projeter vers un avenir où chacun assume sa part de responsabilité immédiate et future.

L’Afrique a besoin de moins d’État si cela signifie une bureaucratie étouffante et paralysante mais plus d’État s’il s’agit de mettre en place les infrastructures nécessaires. La consolidation des administrations est indispensable afin d’éviter un retour aux clans et tribus de la période précoloniale. Les armées des pays africains doivent être non seulement plus professionnelles mais également plus nationales avec des bases moins ethnico-régionales ou religieuses.

La lutte contre le terrorisme ne doit pas plus justifier aujourd’hui les manquements à la bonne gouvernance, au respect des droits de l’homme et à l’État de droit que ne le faisait la lutte contre le communisme hier. Cette dernière a permis de blanchir le soutien à des régimes détestables qui ont laissé des héritages catastrophiques, source de nombreux maux actuels. Les pratiques flagrantes de corruption qui discréditent les régimes, désespèrent les jeunes, en les poussant à la rébellion, au trafic divers ou à l’immigration, doivent être combattues.

Le combat indispensable contre le terrorisme ne peut se faire en acceptant les pratiques délétères qui le nourrissent. La France n’a pas à choisir les régimes africains à leur place mais, au moment où elle connaît un renouvellement de son personnel politique de très forte magnitude, elle ne peut soutenir de façon inconditionnelle tous les régimes africains. Elle doit avoir des relations avec tous mais conserver ses distances avec certains. Il faut surtout, dans les pays où la démocratie est encore imparfaite, développer les liens avec la société civile. Il ne s’agit pas ici de moralisme mais de realpolitik.

Article co-signé avec Ahmedou Ould Abdallah, ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et président du Centre pour la stratégie et la sécurité dans le Sahara Sahel (Centre4s).

Source : www.iris-france.org

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 00:23

 

Depuis dimanche dernier, le Congo souffre d'une coupure internet qui permet néanmoins depuis quelques jours  un accès restreint aux réseaux sociaux ou aux boîtes mail indiquant un faible streaming comme si la bande passante avait été réduite. Certains me signalent que les images ne sont plus chargées ou que les vidéos sont difficilement lisibles (ce qui était déjà le cas pour les vidéos). La raison évoquée par le régime venu des bords de l'Alima : la section d'un câble WACS (West Africa Cable System) par un bateau de pêche. Etant donné que l'ethnie-Etat s'est déjà autorisée une coupure volontaire lors de la dernière élection présidentielle, nous restons sceptiques. Au pays du mensonge d'Etat chronique, du mensonge devenu religion d'Etat, il faut se poser des questions légitimes :

- Quelle preuve a-t-on que cette coupure n'est pas un acte volontaire de notre Anti-Etat ? Si la cause de l'interruption d'internet semble connue, les preuves de la véracité de cette information manquent néanmoins. Nous aurions apprécié une preuve visuelle plus factuelle. Nous avons en mémoire les propos du ministre des postes et télécommunications monsieur Léon Juste Ibombo - qui menaçait de couper internet, le régime se sentant incapable de rivaliser avec les opposants de l'Etat assassin sur la toile et sur les réseaux sociaux...

- Comment s'est produit l'accident ? Répondre à cette question permettrait d'éviter les accidents dans l'avenir.

- De quel bateau s'agit-il ? On prétend qu'il s'agit d'un bateau de pêche.  Quel est son nom  ? A quelle société de pêche appartient-il ? Quel est son armateur ? Quand a-t-il obtenu son permis de pêche sur notre littoral et nos côtes, dans quelles limites ? Si c'est un accident, cela n'empêche pas que le Congo demande des réparations à ce dernier.

- Qui a fait le constat de l'accident  ? A quel endroit s'est produit l'accident  ? A quelle heure  ? 

- Étant donné que les câbles marins sont au fond de l'eau, comment s'est produit l'accident puisque le bateau flotte en hauteur  ?

- Si par miracle, le bateau a pu gratter le fond de l'océan où se trouve enfoui le câble, comment a-t-il pu venir à bout de l'épais blindage du fameux câble WACS  ?

Un ami mbochi me dit un jour : " Dès que Denis Sassou Nguesso ouvre la bouche, c'est un mensonge qui sort - même lorsqu'il bâille..."Denis Sassou Nguesso est le grand prêtre de la religion LOKUTA (BUKA LOKUTA, MATABISSI NA OYO) ; nous savons qu'il ne faut pas toujours croire la "sainte" parole mensongère officielle.  Quand on règne par la terreur, par l'arbitraire, on ne peut s'accommoder de la vérité car les faits sont toujours contre vous. Et dans ce cas, on tend largement les bras au mensonge. L'Etat assassin devient vite un Etat menteur. Le pays vit alors dans un état mensonger permanent...

Avec un anti-Etat qui s'embarrasse peu de vérité, les Congolais doivent s'habituer au doute. Ils doivent exiger des preuves. Si par malheur le ministre des finances Calixte Ganongo avouait que la situation du pays est économiquement difficile, on est en droit de se dire que la faillite a certainement atteint un sommet et que de la faillite, on est passé à la banqueroute. En effet, lorsqu'un menteur professionnel d'anti-Etat est obligé d'avouer une situation, c'est qu'elle se trouve au-delà de ce qu'il affirme. Il s'agit toujours dans le cas où ils sont obligés de dire la vérité de la minimiser à l'extrême. Nous suivons peu les mensonges officiels d'Etat car depuis très longtemps, notre anti-Etat n'est plus crédible. Il suffit de vous inspirer de l'exemple de Denis Sassou Nguesso face à un journaliste de France 24 pour vous en convaincre : comment a-t-il pu nier la crise dans le Pool ? Dans quel univers vit-il ? Sur la balance de la vérité, la parole de l'anti-Etat, totalement dévaluée, penche outrageusement vers le mensonge. Aussi prenons-nous toute information non prouvée qui vient du régime Sassou-PCTue avec des pincettes.

J'ai enfin pu terminer cet article !

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

SOURCE / LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/coupure-d-internet-interrogations?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:48

Congo-Brazzaville :
Pour La Libération de Modeste Boukadia
Par Gilles Marchand, Président d'Informations sans Frontières

SOURCE : http://www.informationssansfrontieres.com/infos.html

 
Nous sommes nombreux, en France et en Afrique, parmi les proches de l'opposant Modeste Boukadia, président du Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC) et au-delà, à s'alarmer de son état de santé et à demander à ce qu'il soit évacué en France pour y recevoir des soins.

 

Ex-candidat à la présidentielle de 2009, Modeste Boukadia a été condamné par contumace en 2014 à 30 ans de travaux forcés, puis arrêté à son retour dans son pays il y a un an, placé en détention à Pointe-Noire où il est depuis plusieurs mois hospitalisé dans une clinique privée. Son entourage assure que cet établissement n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires. Le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, dit avoir demandé une contre-expertise médicale avant de statuer.

Nous tenions à faire le point sur cette situation en publiant l'entretien donné par son épouse à Ziana TV, le 31 mai 2017, interview qui dresse, avec une grande dignité, un bilan global des faits. Elle y fait montre d'un courage et d'une détermination exemplaires. Et souligne plusieurs incohérences dans ce dossier.

Nous sollicitons instamment la mansuétude des autorités de la République du Congo-Brazzaville, afin que cette affaire soit résolue de manière humaine et pacifique, et ce dans les délais les plus courts possibles. Il apparait chaque jour plus clairement que nous ne devons pas laisser les choses se détériorer et qu'une intervention de son président devient déterminante et cruciale afin de résoudre cette crise et de trouver les mots qui iront dans le sens d'un apaisement.

Tout repose sur les décisions qui seront prises par les autorités et sur la qualité de la relation qui s'établira entre elles et les nouvelles instances françaises ainsi que vis-à-vis des décideurs européens. Il faut que les hommes qui sont en mesure de décider de son sort fassent maintenant preuve d'une responsabilité et d'une droiture sans faille.

Nous souhaitons voir rapidement prononcé son retour sous forme de rapatriement sanitaire afin que soit sauvegardée sa santé et que la situation trouve un dénouement positif qui fasse toute sa place à ce happy end que nous appelons de nos vœux. Toutes les forces démocratiques doivent à présent développer des complémentarités afin de voir la famille congolaise réunie autour d'un projet qui permette de nouvelles synergies pour l'avenir de ce grand pays autour de la figure de son président.

Quelque chose d'essentiel serait irrémédiablement brisé dans le cas contraire. Mais il faut absolument s'interdire cette éventualité afin de voir réussi le futur du Congo-Brazzaville. Nous sommes nombreux qui contribuerons de manière désintéressée de près ou de loin à cet avenir que nous espérons radieux pour tous et pour toutes.

Gilles Marchand
Président
Informations sans Frontières

11 Juin 2017

Visitez le Site de Soutien de Modeste Boukadia

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 00:51
Dans sa livraison no3699, du mardi 13 juin 2017, le journal catholique La Semaine Africaine a publié un article intitulé « Pour Alphonse Claude N’Silou, le drame du Pool aurait pu être évité! ». Cet article, signé par Le Collectif des partisans du R.C [Rassemblement citoyen, le parti du ministre Alphonse Claude N’Silou], se présente comme une réaction à un article publié dans le journal Sel Piment, rapportant des propos présumés du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou. Si l’on sait lire entre les lignes, la lecture de cet article suscite deux préoccupations majeures, auxquelles l’article apporte lui-même, de façon malencontreuse, des éclairages on ne peut plus troublants pour un observateur averti de la presse et de la vie politique congolaises.

La première préoccupation est liée à un vice de forme, donc un problème de professionnalisme au niveau du journal La Semaine Africaine. Le fait que l’auteur réagit à un article publié dans un journal, pour en contester la validité des faits rapportés, fait de sa réaction ce que l’on appelle un droit de réponse. Mais, en principe, un droit de réponse doit être publié dans le même journal où l’article incriminé a été publié, et ce, dans les mêmes proportions (même rubrique, même longueur, etc.). On se demande donc pourquoi un droit de réponse à un article publié dans Sel Piment se retrouve dans les colonnes de La Semaine Africaine. Est-ce un manque de professionnalisme de la part de la Semaine Africaine? Ce qui étonnerait, lorsqu’on sait que ce journal est dirigé par l’un des meilleurs journalistes congolais, formé à l’École supérieure de journalisme de Lille (France) et qui a fait ses preuves dans le métier. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce journal, qui a toujours été dirigé par de vrais professionnels du journalisme, était jusque-là considéré comme le plus fiable et le meilleur de la place. 

La réponse à cette question réside ailleurs, notamment dans le militantisme politique qui a fini par s’infiltrer au cœur même de la rédaction de ce journal dit « catholique ». En effet, depuis quelques années, le directeur de publication de ce journal s’est fait conseiller en communication du ministre d’État et président du Rassemblement citoyen, Alphonse Claude N’Silou. Il s’en suit que cet organe de presse apparaît aujourd’hui comme une caisse de résonnance des activités liées au ministre N’Silou. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le nombre d’articles ou de publi-reportages qui lui sont consacrés dans ce journal. Par ailleurs, comme le pseudonymat est une pratique courante dans la presse congolaise, il ne serait pas surprenant d’apprendre un jour que ce soit le directeur de publication lui-même qui se cacherait dernière ce nom de Collectif des sympathisants du R.C. Plusieurs journalistes congolais sont en effet employés comme agents de communication ou attachés de presse dans des partis politiques. Leur tâche consiste en la promotion des actions du parti mais surtout au soin de l’image et à l’accroissement de la notoriété de son leader, ce qui se confirme ici : le président du RC a été égratigné par la presse, il faut soigner son image. Pour cela, il fallait passer par un journal qui jouit encore d’une certaine crédibilité et d’une audience assez large, quitte à enfreindre la déontologie du métier.

Voilà ce que l’on peut comprendre de cette faute professionnelle. La Semaine Africaine était en réalité le seul journal qui, jusque-là, échappait à l'infiltration politique. Mais, avec de telles pratiques qui enfreignent la déontologie du journalisme, son image de neutralité vis-à-vis du militantisme politique est plus qu’entachée. Ce genre de pratiques confirme en effet le procès fait à son directeur de publication et rédacteur en chef de s’être volontairement détourné de la ligne éditoriale originelle du journal.

La seconde préoccupation est liée au contenu même de l’article. En résumé, la réaction du Collectif des sympathisants du RC révèle que la cause de la guerre actuelle dans le département du Pool réside dans le fait que Guy Brice Parfait Kolelas avait rompu l’alliance entre le PCT et le MCDDI, en se présentant à l’élection présidentielle de 2016 : « Foulant aux pieds l’esprit de cet accord, ce dernier ambitionna de se présenter à l’élection présidentielle, sans entente avec son allié […] ». Tout est dit : il y a la guerre dans le Pool parce que le fils de Bernard Kolelas a osé affronter Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle! Ceci veut dire que si Guy Brice Parfait Kolelas ne s’était pas opposé à Denis Sassou Nguesso, il n’y aurait pas de guerre dans le Pool. Car, dit l’article, le « grand frère », qu’est le ministre d’État Alphonse Claude N’Silou, l’avait déjà prévenu : « Si tu fais ça, voilà les conséquences qui risquent de se produire et ton peuple [les populations du Pool et de Brazzaville Sud] qui est encore convalescent, va souffrir ». On comprend facilement que les souffrances actuelles des populations du Pool sont la conséquence de la confrontation politique entre Denis Sassou Nguesso et Guy Brice Parfait Kolelas. La faute des populations du Pool qui leur vaut toutes ces souffrances, c’est d’avoir voté massivement Guy Brice Parfait Kolelas à l’élection présidentielle de 2016, en lieu et place de Denis Sassou Nguesso dont les partisans originaires du Pool ne cessaient de scander pendant la campagne électorale : « Si vous ne votez pas l’éléphant [l’emblème du candidat Denis Sassou Nguesso], vous retournez dans la forêt », l’expression « retourner dans la forêt » signifiant ici revivre les affres de la guerre.

Sans le vouloir certainement, le Collectif des sympathisants du parti du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou vient d’apporter la réponse que tout le monde attendait au sujet de cette nébuleuse qu’est la crise armée dans le Pool : il s’agit d’une punition infligée par Denis Sassou Nguesso à Guy Brice Parfait Kolelas, le fils de son défunt allié politique,  tout comme il l’avait fait à son père, entre 1998 et 2003, lorsque ce dernier avait rompu cette fameuse alliance politique, avant de la rétablir en 2005. Les populations du Pool sont donc en train de revivre le même « châtiment collectif pour appartenance ethnique »[1] que le même commanditaire leur avait fait subir entre 1998 et 2013. C’est donc le président Sassou Nguesso qui est en train de faire tuer les populations et détruire les villages du Pool, pour la simple raison qu’un rejeton du Pool, qu’il avait lui-même fait ministre de son gouvernement, a osé le défier politiquement. Merci donc à ce collectif d’avoir rendu service à la vérité, bien que de façon non intentionnelle : il a permis en effet de comprendre le vrai enjeu et le vrai commanditaire des massacres actuels dans le département du Pool.

La leçon à tirer de cette opération de communication ratée, c’est qu’elle va plus desservir le président du RC qu’il ne le servira : comment réagira en effet le président Sassou Nguesso qui y est désigné comme le commanditaire des massacres dans le département du Pool? En voulant protéger son propre président du parti, tout en cherchant à jeter l’opprobre sur Guy Brice Parfait Kolelas, ce collectif a inconsciemment mis à nu la responsabilité du président Denis Sassou Nguesso dans les massacres des populations du Pool. On ne voit pas comment Guy Brice Parfait Kolelas pourrait être responsable de cette tragédie, lui qui n’a fait que chercher à s’affranchir d’une tutelle politique qu’il estimait ne plus être à sa convenance, et ce, de façon démocratique. Serait-ce un péché, voire un crime de s’affranchir d’une tutelle politique ou de s’affronter démocratiquement avec un allié politique?

Pourtant des exemples de ce type ne manquent pas dans ce monde! Le plus récent et le plus pathétique vient de nous être offert par la France dont singeons pourtant les institutions : le désaccord politique, puis la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron. On sait bien que c’est François Hollande qui avait promu Emmanuel Macron en politique, jusqu’à faire de lui un grand ministre. Pourtant cela n’a pas empêché Emmanuel Macron de faire prévaloir ses propres ambitions, le moment venu, et de se libérer de la tutelle de son mentor auquel il a finalement fini par se succéder. Belle leçon de démocratie! On objectera que ceci s’est passé dans un pays d’Europe, une vielle démocratie, de surcroît. Soit! Mais cela s’est aussi réalisé dans un pays africain, en l’occurrence le Sénégal, entre l’ancien président Abdoulaye Wade et l’actuel président Macky Sall. Au Congo-Brazzaville, la rupture d’une alliance politique aboutit toujours à des affrontements armés, et ce, depuis 1959. Allez-y comprendre quelque chose!

Mattathias Bilelo

[1] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Paris, L’Harmattan, 2005.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 08:43

Le Pdt Alpha Condé et son compatriote François LOUNCENY FALL, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique centrale

Les associations de promotion, protection et défense des droits de l’Homme signataires de la présente déclaration et membres de la campagne Tournons la Page – Congo, préoccupées par la situation sécuritaire et humanitaire en République du Congo et particulièrement dans le Département du Pool, s’insurgent contre les propos tenus sur Radio France International (RFI) le 08 juin 2017 par M. François LOUNCENY FALL, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique centrale.

En effet, répondant à la question de RFI : « De nombreux témoignages de déplacés, de nombreux déplacés font état d’exactions commises par les partisans du Pasteur Ntumi, mais aussi et surtout par les forces armées congolaises. J’imagine que ça vous interpelle ?». Monsieur François LOUNCENY FALL a répondu: « Sur ce plan, nous avons lu beaucoup de rapports venant des ONG. Il nous est très difficile de confirmer ou d’infirmer […]. Et le gouvernement devrait aussi beaucoup plus communiquer sur la situation du Pool, et non pas laisser les ONG seulement dire ce qu’elles veulent ».

Tournons la Page – Congo dénonce cette formulation injurieuse envers les organisations indépendantes de la société civile congolaise, formulation qui révèle le mépris du travail sérieux, des risques encourus et des efforts fournis dans un contexte difficile, pour mettre fin aux souffrances et aux violations des droits humains au Congo. En outre, Tournons la Page – Congo estime que cette prise de parole est révélatrice de la légèreté avec laquelle la communauté internationale considère la situation qui prévaut actuellement dans le Département du Pool.

Tournons la Page-Congo rappelle que les rapports des ONG sur les exactions commises dans le Pool résultent bel et bien de témoignages concordants recueillis auprès de populations prises en étau dans les zones de conflit, et s’inscrit en faux contre l’opinion qui considère que les ONG disent « ce qu’elles veulent ». Ces témoignages – recueillis sur le terrain, par téléphone et auprès de rescapés ou de leurs familles – font état d’exactions commises par les forces gouvernementales, dont des exécutions sommaires, des actes de torture, des viols, des arrestations et détentions arbitraires, des disparitions forcées etc. De plus, ce constat ne concerne pas seulement les zones de conflit mais aussi les quartiers sud de Brazzaville ainsi que Pointe-Noire, où des rafles de jeunes sont opérées par la force publique sur la base de leurs origines ethniques ou du délit de faciès, qui les assimilent ainsi à des pseudos ninjas – appellation attribuée aux rebelles. Des enlèvements en échange de rançons sont également constatés de manière récurrente. Ces actes ont donné lieu à des dénonciations de la société civile sans pour autant que le gouvernement ou la justice ne daignent apporter des réponses adéquates à ces interpellations. Au contraire, le gouvernement appelle sans cesse la société civile à condamner uniquement les agissements attribués aux ninjas, et refusent dans le même temps d’autoriser la venue d’une mission d’observateurs indépendants dans le département du Pool.

Dans le même entretien, M. LOUNCENY FALL affirme que les Nations Unies ont « fortement » encouragé l’opposition à participer aux élections législatives qui doivent se tenir le 16 juillet 2017. Tournons la Page – Congo s’étonne de cette prise de position, alors que ce scrutin se tiendra dans un environnement démocratique encore plus dégradé que lors de l’élection présidentielle de 2016, qui ne réunissait pas les conditions d’un scrutin libre et transparent selon l’avis de la communauté internationale. De même, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale semble systématiquement défendre les initiatives gouvernementales telles que les « dialogues » sans prendre en compte le contexte réel de restrictions des libertés. Cette posture traduit au mieux une méconnaissance des réalités congolaises, et au pire, une complaisance à l’égard des régimes autoritaires. Aucun des dialogues successifs auxquels se réfèrent M. LOUNCENY FALL n’a abouti à une avancée significative sur le plan démocratique, et dans leur forme actuelle, ces réunions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de progrès. La refonte totale du fichier électoral et la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante constitueraient en effet les réformes de fond indispensables à toute amélioration du processus électoral, comme Tournons la Page-Congo l’a toujours recommandé à plusieurs reprises.

Ainsi, en dépit des appels à un véritable dialogue des ONG au regard de la dégradation de l’environnement social, économique et politique du Congo, la communauté internationale semble ne pas être particulièrement motivée à apporter sa médiation afin de mettre un terme aux exactions, enlèvements, et séquestrations, arrestations arbitraires que subissent les populations actuellement. Tournons la Page – Congo exprime sa profonde inquiétude à l’égard de ces propos qui mettent directement en danger les défenseurs des droits de l’homme, et qui renforcent le contexte de dénigrement de la société civile indépendante. Comment une organisation internationale garante de la démocratie et des droits de l’homme peut-elle aveuglément prendre de telles positions, sans mesurer les conséquences pour la liberté d’expression dans les pays concernés ?

Tournons la Page – Congo enjoint le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale à mesurer la gravité de ses propos et prient les institutions nationales et internationales ainsi que les organisations internationales de défense des droits de l’Homme de bien vouloir intervenir d’urgence pour garantir la paix et le dialogue au Congo Brazzaville.

Pour les OSC congolaises, membres de la Campagne Tournons La Page

Action Evangélique pour la Paix (AEP)

Pasteur Samuel Boukambou

Cercle des Droits de l’Homme et de Développement (CDHD)

Roch Euloge NZOBO

Commission Diocésaine Justice et Paix de Pointe Noire (CDJP)

Brice MACKOSSO

Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP)

Abbé Félicien MAVOUNGOU

Fondation Niosi

Samuel NSIKABAKA

La Conscience Libre

Wilfried KIVOUVOU

Mouvement pour la Culture Citoyenne

Anthyme BAYIMINA

Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH)

Trésor NZILA KENDET

Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH)

Christian MOUNZEO

Plate forme pour le respect de la Constitution du 20 janvier 2002

Alex DZABANA WA IBACKA

Réseau d’Association des Jeunes Leaders Congolais (RAJLC)

Me Welcom NZABA

Contacts de presse :

Christian MOUNZEO

Président RPDH

Téléphone : 00242 05 766 18 96

Email : cmounzeo@gmail.com

Brice MACKOSSO

Secrétaire Permanent CDJP

Téléphone : 00242 05 557 90 81

Email : bricemackosso@yahoo.fr

 

Source : http://tournonslapage.com/reaction-aux-propos-de-m-fall-representant-special-du-secretaire-general-des-nations-unies-pour-lafrique-centrale/

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 01:24

CONGO Intelligence

12 juin, 17:32 ·

Travaux forcés :

LES MYSTÈRES DE L’AFFAIRE BOUKADIA
#Congointelligence #Congomedia1 #CongoBrazza #Boukadia #Sassou

 
Homme politique originaire du sud Congo, Modeste Boukadia, président d’une formation politique, le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), a été condamné le 3 mai dernier par la Cour criminelle de Pointe-Noire à 30 ans de travaux forcés. Motif ? Officiellement, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Factuellement, il lui est reproché d’avoir participé ou plus ou moins, inspiré une manifestation non autorisée le 21 août 2013 à Pointe-Noire au cours de laquelle des manifestants auraient brandi des pancartes sur lesquelles l’on aurait pu lire : « Gouvernement = carton rouge », ou encore « gouvernement démission ». Le point le plus « grave » de l’accusation porte sur l’affirmation selon laquelle quelques pneus auraient été brûlés.

 

On mesure ici la gravité des faits et la peine surréaliste qui a été infligée à Modeste Boukadia pour sa participation – présumée ! – à de tels « événements », susceptibles donc d’attenter dangereusement à la sûreté de l’Etat de la République du Congo.

Précisons que Modeste Boukadia qui possède la double nationalité française et congolaise a été arrêté en janvier 2016 au pied de l’avion d’Air France alors qu’il rentrait LIBREMENT dans son pays, venant de Paris.

BASTONNADE

Une impressionnante force d’un millier de militaires lourdement armés avait été mobilisée à cette occasion pour procéder à l’arrestation du sexagénaire, ex-candidat à la présidentielle de son pays.

Incarcéré à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Boukadia affirme y avoir été copieusement agressé et torturé, ceci sous la responsabilité du directeur de la maison d’arrêt, M. Pierre Pongui, un parent du ministre de la Justice, M. Pierre Mabiala. Une certitude, maints certificats médicaux attestent de la profonde détérioration de l’état de santé du détenu depuis son passage à la maison d'arrêt. Vertèbres lombaires très abîmées et surtout de graves troubles cardiaques et d'hypertension artérielle sévère consécutifs à ces mauvais traitements. Il est établi que ces problèmes cardiaques nécessitent un traitement spécifique que la clinique dans laquelle il est actuellement hospitalisé ne peut pas lui dispenser.

Lors de son procès, c’est sur une chaise roulante qu’il a comparu. Ceci pour une unique audience, longue de 11 heures.

« DU N’IMPORTE QUOI ! »

11 longues heures donc durant lesquelles l’accusation conduite par Norbert Nkoukouli, procureur général près la cour d’appel de Pointe-Noire, sera incapable de prouver la simple présence de Modeste Boukadia à la manifestation d’août 2013. L’accusation ayant d’ailleurs le plus grand mal à établir le simple fait qu’il y a eu effectivement une manifestation ce jour-là ! Aucune photo, aucun blessé et à fortiori aucun décès. Juste une accusation bricolée de toutes pièces.

Mais qu’importe les faits. Le Procureur général réclame la confirmation des 30 ans de travaux forcés infligés par contumace, et sera suivi par le « jury ».

« C’est du n’importe quoi », résumera maître Magloire Sengha, avocat de la défense, en faisant observer la disproportion hallucinante entre la lourdeur de la peine et les faits mis en évidence lors des débats : « On a l’impression que cette décision a été parachutée d’ailleurs », ajoute l’avocat un brin diplomate.

Pour être extravagant à tous points de vue, ce jugement n’en existe pas moins. Enfin presque ! Car curieusement, depuis que la décision a été rendue, soit il y a plus d’un mois, la « grosse », le document qui officialise une décision de justice, n’a toujours pas été signée ni remise aux parties. Sans aucune explication. Par ses avocats, M. Boukadia a donc dû faire constater par huissier l’absence de cette pièce essentielle et sans laquelle la décision rendue par la Cour criminelle de Pointe-Noire n’existe tout simplement pas.

Avec une conséquence incontournable : Modeste Boukadia est actuellement détenu depuis un mois sur aucune base légale, sa condamnation n’existant pas juridiquement.

On dira que c’est là un détail, sans grande importance au regard du caractère surréaliste de l’accusation, du procès, comme de la peine prononcée.

Reste que tant d’incompétence, d’amateurisme, et de grossièreté dans l’exécution de consignes venues « d’ailleurs » interpellent tant la mise en musique des dites consignes, concourt à discréditer, ridiculiser la justice congolaise.

Or, à défaut d’être indépendants ou courageux, les magistrats de Pointe-Noire ne sont pas pour autant tous des imbéciles.

Aussi, pour donner un sens à l’absurdité de la situation, certains observateurs de ce procès kafkaïen émettent l’hypothèse d’une vengeance personnelle. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice n’aurait pas digéré les accusations de torture portées contre son parent, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Une « vendetta » en somme.

NÉGOCIATIONS SECRÈTES

D’autres évoquent un bras de fer bien plus politique, opposant des forces au sein de « l’Etat profond » congolais. Il apparaît en effet que Modeste Boukadia n’a pas toujours été considéré comme une dangereuse menace pour la sécurité nationale du coté de Mpila. Ainsi, lorsque surgit la soi-disante manifestation d’août 2013, c’est au moment même où des contacts confidentiels sont pris entre Modeste Boukadia et Denis Sassou N’Guesso autour d’un projet de gouvernement d’union nationale. Gouvernement, dont aurait donc fait partie Modeste Boukadia.

Un agenda très précis dresse la liste des contacts pris par Boukadia à cette fin : On notamment été associés à ces tractations : Firmin Ayessa, directeur de cabinet du chef de l’Etat, Henri Lopes, ambassadeur de la République du Congo en France, Jean-Marie Ewengue, ex-ambassadeur à Paris et oncle du Président. Jean Dominique Okemba, (premier responsable de la « sécurité nationale » !).

ANTOINETTE : DISCRÈTE "MISSI DOMINICI"

Mieux encore, au tout premier rang des interlocuteurs de Modeste Boukadia figure la propre épouse de Denis Sassou N’Guesso, Antoinette ! Une liaison assurée par Mme Okoumou (du cabinet du chef de l’Etat).

« Madame Antoinette Sassou N’Guesso devait préparer le rendez-vous entre le chef de l’Etat et mon mari. Monsieur Oba Bouya, le conseiller politique du président de la République voulait connaître les desiderata de Modeste Boukadia, c’est ce qui fut fait, à savoir les ministères d’Etat de la Défense, de l’Intérieur, de la Sécurité, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire dans le cadre du Gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud », assure ainsi son épouse, Nadine Boukadia qui ajoute : « Jean-Dominique Okemba et Jean-Jacques Bouya avaient approuvé que Modeste Boukadia entre au gouvernement pour apaiser le pays et reconstruire l’union nationale. A l’époque, le président congolais dit avoir renoncé à modifier la Constitution. Il affirme vouloir mettre en place un gouvernement d’union nationale (Nord Sud donc) lequel devait voir le jour en septembre 2013».

UNE PROVOCATION DU PCT ?

Selon cet agenda , un rendez-vous est ainsi prévu entre le 15 et 20 août entre Président du CDRC et Mme Sassou N’Guesso à Pointe-Noire.

C'est le sens du discours de Sassou Nguesso le 15 août 2013 au cours duquel il avait parlé de Mbongui ou du Kanda pour unir ce qui est épars parce que "les opinions contraires ne sont pas contradictoires."

Le rendez-vous sera finalement annulé le 20 août pour être, en théorie, repoussé à septembre, au terme des vacances en Espagne du couple présidentiel.

C'est à la suite de ce report, le 20 août que Modeste Boukadia monte dans l'avion pour retrouver sa femme.

C’est le lendemain, le 21 août qu’a lieu la manifestation qui permettra ultérieurement d’enclencher la procédure pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et aboutir à la condamnation que l’on sait.

Mais soyons rassuré ; M. Mabiala, ministre de la justice, l’a encore rappelé il y a peu : « il n’y pas de prisonnier politique en République du Congo ».

https://www.facebook.com/CONGOINTELLIGENCE/

 

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