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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Référendum, piège à cons tendu par le dictateur Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

Banderole menaçant les Congolais à Brazzaville « Ne toucher pas à Sassou, vous êtes averti » -

Le référendum est un procédé de démocratie semi-directe par lequel l’ensemble des citoyens d’un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est soumise, concernant « une mesure qu’une autre autorité a prise ou envisage de prendre » et dont l’issue varie selon le type de référendum considéré.

Le dictateur Sassou-Nguesso qui n’est pas à une contradiction près, oublie avoir jeté à la poubelle la Constitution du 15 mars 1992, approuvée par référendum avec 96,3% de Oui.

Dictateur-obscur, Sassou-Nguesso voit le piège de sa Constitution de 2002 se refermer sur lui-même !

Pourquoi vouloir organiser un référendum à présent, alors qu’il avait foulé aux pieds la volonté populaire après son coup d’Etat sanglant ?

Nul n’est dupe. Le dictateur Sassou-Nguesso manipule l’opinion, et veut tout simplement s’accrocher au pouvoir et accessoirement à ses apparats.

Lors de son coup d’Etat du 5 février 1979, le dictateur de l’Alima le qualifiait de « riposte résolue de l’ensemble des forces de gauche de notre pays contre le courant droitier », visant à « rompre avec « la politique d’irresponsabilité, de démission nationale, d’obscurantisme et d’aplatissement devant l’impérialisme des éléments de la bourgeoisie bureaucratique ».

Les congolais ne doivent absolument pas tombé dans le piège du référendum tendu par le dictateur Sassou-Nguesso.

Il faut rompre avec cette cohorte d’irresponsables, d’incompétents, de voleurs, de fossoyeurs du Congo, et d’obscurs kleptocrates.

Un dictateur n’organise pas un référendum pour être désavoué. Se déplacer pour aller « voter », c’est apporter de l’eau à son moulin, en acceptant de facto l’accentuation de nos malheurs.

Incapable de donner une perspective aux congolais, le dictateur Sassou-Nguesso a fait de la corruption généralisée et de l’achat des consciences la clef de voûte de son programme économique. Ses obligés sillonnent les régions du pays pour intimider la population, en distillant le message inaudible du référendum.

Cet épouvantable dictateur a commencé à préparer en amont sa tricherie.

Le dictateur Sassou-Nguesso a récemment organisé un recensement administratif tronqué et éhonté. Pour la première fois dans l’histoire du Congo, le Nord serait plus peuplé que le Sud. Même feu Georges Embana, jadis griot du dictateur ne saurait faire un « lisapo » autour de cette mascarade.

Pierre Mabiala, qui avait quintuplé sa première année de droit, assène des balivernes en racontant aux ressortissants démunis du Niari que le dictateur Sassou-Nguesso serait l’un des leurs. Moyennant une maigre enveloppe, Pierre Mabiala s’évertue à acheter les consciences des populations dans le but d’assouvir sa nouvelle vocation de râtelier.

Et que dire de Thierry Moungalla, qui, pendant des années, à travers d’articles assassins, n’y allait pas avec le dos de la cuillère pour torpiller le dictateur Sassou-Nguesso. La soupe dictatoriale est bonne. Elle a dilué son pseudo combat pour la démocratie au pays.

La liste des félons est longue (Okiémy, Koumba, Ellot Mampouya, Parfait Kolélas, Alain Akouala, Munari…).

Une fois encore, notre détermination est totale. Soit le dictateur Sassou-Nguesso dégage le plancher en 2016, soit nous le ferons partir comme les autres dictateurs. Sans trousse de toilette comme fut chassé son frère maçonnique Bozizé.

En 1997, avant son putsch, le nègre du dictateur Sassou-Nguesso écrivait ceci dans son ouvrage Le manguier, le fleuve et la souris: «Lorsqu’on parle de démocratie, il faut aller jusqu’au bout du raisonnement, c’est-à-dire admettre que les peuples, avant de se lancer dans cette aventure, ne sont pas aveugles… Sous couvert de démocratie, beaucoup de ceux qui prétendaient la défendre ou la promouvoir, avaient une fâcheuse tendance à mépriser les peuples et à ne les considérer que comme des masses manœuvrables à merci »(pages 73-74).

Si le dictateur Sassou-Nguesso méprise le peuple congolais, il oublie qu’il n’est guère manœuvrable et manipulable.

Les congolais veulent la démocratie et non la dictature.

Les congolais veulent la démocratie et non la démocrature, c’est-à-dire, la falsification de la démocratie.

Les congolais ont en marre et vous demandent de respecter votre Constitution qui vous interdit de vous représenter en 2016. Le rejet des congolais vis-à-vis de votre dictature est palpable.

Du Nord au Sud, aucun congolais ne réclame l’organisation d’un pseudo référendum, dont le résultat est connu d’avance.

Les congolais vous demandent de respecter votre serment, et non d’utiliser des manœuvres dilatoires.

Les congolais vous demandent d’aller vous occuper de votre pâturage dans votre village natal, et non de découvrir que votre propre Constitution serait devenue subitement inadaptée.

Les congolais vous demandent de répondre de vos crimes économiques et politiques.

Où sont les 353 disparus du Beach? Qui a tué Ngouabi et Katali ? Qui a crevé les yeux de Massambat-Débat avant de l’achever ? Pourquoi les sinistrés de la guerre de 1997 ne sont toujours pas indemnisés ? Et ceux du 4 mars 2012 ?… Telles sont les questions auxquelles vous devez répondre.

Quoi que vous fassiez, votre référendum est un coup d’épée dans l’eau de l’Alima. Les congolais vous envoient paître. Nous n’y participerons pas. Comme votre région est devenue la plus peuplée du Congo, votre référendum aura lieu dans votre contrée.

Nous voulons retrouver notre liberté, nous débarrasser de votre gestion clanique et ethnique du Congo. Le pays va mal, et vous êtes l’homme du passé.

Peuple Congolais, téléma ! Peuple congolais, debout !

Le dictateur Sassou-Nguesso tergiverse. Il est moins serein et moins sûr de lui. Accentuons la pression pour le chasser du pouvoir et du Congo. Il est l’incarnation de tous nos maux et un cancer. Il ne rendra pas son tablier (même maçonnique) de son propre gré. Hanté par ses démons, seul un soulèvement populaire le fera partir.

Mettons ensemble nos forces, nos énergies, notre volonté et notre intelligence pour libérer le Congo. Le dictateur Sassou-Nguesso profite de nos divisions pour se maintenir au pouvoir. Unissons-nous pour rejeter en bloc et en détails son projet de référendum qui n’est qu’un alibi pour conserver un pouvoir usurpé.

2016 est l’occasion rêvée de mettre hors d’état de nuire le dictateur Sassou-Nguesso, son clan, sa famille, sa kyrielle de féticheurs et ses courtisans. Nous devons engager un bras de fer pour lui tordre le bras, et nettoyer le pays au kärcher.

Les congolais doivent se débarrasser de la vermine et de la mauvaise graisse.

Après avoir privatisé au profit de sa famille tous les secteurs économiques et politiques du pays, séquestré toutes les richesses du Congo, la société civile doit veiller de ne pas tomber mains et pieds joints dans le piège à cons du référendum tendu par le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso.

Sassou-Nguesso est l’incarnation du Moi surdimensionné, de la violence, des anti-valeurs, et de l’échec du Congo.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 13:51
(Congo-Brazzaville) Sassou demande au Cobras vivant à l'étranger de rentrer à Brazzaville

Sassou sait qu'il peut toujours compter sur la fibre de la solidarité ethnique pour faire revenir quelques cobras fanatiques qui croient en la défense d'un pouvoir ethnique ou tribal - même s'ils n'ont pas personnellement grand' chose à y gagner. Les cobras mis au frais à l'étranger sont en effet les plus coriaces, notamment des drogués sans moralité, prêts à tuer sur gages ou sur commande dès que le kani leur en donne l'ordre. Certains se sont illustrés dans le Pool lors de l'opération MOUEBARA où ils ont tiré sur tout ce qui bouge.

Si Denis Sassou Nguesso demande aux plus coriaces de ses cobras de revenir au bercail, ce n'est pas pour rien : c'est en prévision du pire quand il aura annoncé le changement de constitution. Nul ne peut présager de la réaction de cet apathique peuple congolais. Aussi, qui veut la paix prépare la guerre. De même qui veut imposer une injustice ou perpétrer un putsch constitutionnel prépare la matraque. Or, la matraque n'est rien sans le matraqueur, la kalachnikov sans le cobra...

Denis Sassou Nguesso, épargnez-nous de nouveaux troubles, vous qui avez dit qu'il n'y aura plus de violence au Congo. Vous n'avez pas le droit de changer la constitution car aucune disposition dans la constitution du 20 janvier 2002 ne le permet. Seule une révision est possible mais sans concerner les articles qui garantissent l'alternance démocratique. Donc référendum ou pas, il est hors de question de changer de constitution. Rien n'empêche que l'on rajoute des articles qui donnent du pouvoir à l'assemblée ou qui permettent un meilleur partage des pouvoirs. A ce propos, je ne m'en tiendrai qu'aux propos de Parfait Kolélas qui reconnaît que le MCCDI a été berné en matière de partage de pouvoir - donc cet argument qu'on nous sert à toutes les sauces ne tient pas debout. Si Denis Sassou Nguesso veut partager le pouvoir, nul besoin de changer la constitution. Il n'est pas question de nous priver d'alternance démocratique.

Toute tentative dans ce sens prouvera aux yeux du monde entier que Denis Sassou Nguesso est un dictateur - sans scrupules puisqu'il ne respecte même pas sa propre parole donnée lors d'un serment où il a promis de protéger la constitution...

Les anciens cobras qui rentrent au pays finiront par comprendre que les promesses de Denis Sassou Nguesso n'engagent que ceux qui les prennent au sérieux. Ils risquent de se retrouver dans la nature, obligés de mendier auprès du pouvoir des miettes pour leur survie. Un serpent reste un serpent - même dans un corps d'éléphant. L'appât pour vous revenir sera alléchant mais la réalité au pays sera cruel.

SOURCE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/article-nous-sommes-au-courant-que-sassou-demande-aux-anciens-cobras-vivant-a-l-etranger-de-rentrer-a-brazza-124267065.html

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Mouvimat Ibouanga Loundou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:19
(Congo-Brazzaville) A Washington, le lobbying de Sassou a fait flope

Si le périple de Sassou Nguesso aux Etats-Unis à l’occasion du sommet USA/Afrique du 4 au 6 Août 2014 devait être la clé de voûte de lancement du débat sur le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 au Congo-Brazzaville, c’est raté. Aussi bien sur la visibilité de l’hôte de Mpila à Washington que sur la lisibilité des arguments politiques et des arguties juridiques avancés pour justifier l’éventualité d’un troisième mandat. L’allusion à Jean-Claude Juncker et Angela Merkel a fait pouffer de rire toutes les chancelleries occidentales et africaines de Washington. La délégation du Congo-Brazzaville était dans ses petits souliers à la suite de la sortie hasardeuse de son chef Sassou.

On s’en méfie comme la peste

En effet, si Claudia Sassou, conseiller en communication de son père, dépêchée à Washington plusieurs semaines auparavant, sait se montrer incontournable au Congo-Brazzaville, privant par exemple de voyage de Washington Isidore Mvouba, Rodolphe Adada et Alain Akouala (congo-liberty, 7 Août 2014) , elle a été incapable d’arracher le moindre tête-à-tête avec un officiel américain de premier plan. Et, ceci, en dépit d’un lobbying acharné à coup de millions de dollars. Le carnet d’adresses dans les milieux des démocrates et des républicains de Stéphane Fuchs, patron de Havas worldwide ex EuroRSCG n’y a rien fait. Sassou du Congo-Brazzaville fait peur comme la peste. Aucun homme politique américain ne souhaitait s’afficher avec Sassou. Pas de photo de poignée de mains de Sassou en compagnie de Barak Obama. Pas d’articles évoquant le voyage de Sassou à Washington dans la prestigieuse presse américaine telle The Washington Post, The New York Times, Los Angeles Times…

Pas plus qu’une interview de Sassou dans les médias audiovisuels américains CNN, CBS, Fox news... L’image de Sassou est difficilement vendable. Entre l’incompétence des équipes de Claudia qui a damné le pion à Bienvenu Okiémi et l’intransigeance de Barak Obama et John kerry sur les valeurs démocratiques, la voie devenait étroite pour Sassou. C’était, pour Sassou, passer entre l’écorce et l’arbre. La queue entre les pattes, Sassou s’est fait tout petit, au détour d’un couloir, en tentant de convaincre le secrétaire d’Etat américain John Kerry de la volonté de la population de son maintien au pouvoir.

Echec et mat

L’administration Obama n’ignore rien des pratiques de Sassou : corruption, clientélisme, détournement des deniers publics, manipulation des scrutins électoraux, assassinats politiques.
A l’issue donc du sommet, les USA ont réaffirmé leur volonté aux Chefs d’Etat africains de ne pas cautionner un quelconque changement de constitution. « Vous voulez changer la Constitution ; Moi, c’est vous que je veux qu’on change » a martelé Barack Obama qui est en train d’entamer son dernier mandat. A Washington, c’est échec et mat pour Sassou, l’homme « fort ». « Pas d’Institutions fortes sans hommes forts » a déclaré Blaise Compaoré (NetAfric.net). Sassou a dû boire du petit lait en entendant ça. Des hommes forts à la tête de pays à économies faibles : c’est cette incongruité que Barack Obama veut voir disparaître en Afrique.
Après le flop de Washington, l’équipe clanique de Sassou devrait rentrer à Brazzaville ce samedi 9 août, la queue entre les jambes. Des nguiri de Cfa ont été distribués aux « organisations des masses » pour que le « peuple » lui réserve un triomphal accueil, à sa descente à Maya-Maya. Après le flop de Washington, c’est ce qui s’appelle jouer à « Qui perd, gagne ».

Le camouflet de Washington

Il y a eu l’avant Washington. Il y a l’après Washington. Aucun accueil, fut-il digne de Mobutu, ne peut adoucir la pilule du sommet américain avalée par Sassou. Désormais, Le Congo entame sa dernière ligne droite vers la date butoir de 2016. Sassou a envie de suspendre le vol du temps. Le temps politique lui est compté et, c’est un homme totalement décrédibilisé qui rentre à Brazzaville. Washington a été Waterloo pour le Napoléon d’Oyo. Tous les scénarios sont envisageables. Frustré par le camouflet de Washington, l’homme fort d’Oyo va sortir ses griffes, bête blessée cernée par les chasseurs. « Je ne me laisserai pas faire. Je me battrais jusqu’à la mort. Je vais modifier la Constitution. Advienne que pourra. Au Congo ça sera pire qu’en Centrafrique. Moi vivant, mon successeur enviera le sort que j’avais réservé à Lissouba, etc. etc. » (Brazzanews) aurait-il lâché au conseil de kani avant de se rendre en Amérique d’où, on a tous vu, il va revenir plus diminué que jamais.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilbombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 21:16
(Congo-Brazzaville) Avant son départ aux USA, Sassou Nguesso a reçu les Kani et autres  » jamais je ne quitterai ce pouvoir  »

by Officiel Brazzanews -

Avant son départ aux USA, Sassou Nguesso a reçu comme à son habitude les Kani et autres touèré mbochis du village et des villagesenvironnants. Apeurés par la position américaine sur le changement des constitutions, les sages mbochis ont demandé à Sassou de laisser le pouvoir en 2016 mais surtout, de dégager la zone nord de ses armes sophistiquées et de ses mercenaires. Courroucé, le dictateur a répondu que jamais ni personne le fera quitter le pouvoir.

Si les occidentaux me font partir de force, il faut qu’ils me tuent comme Khaddafi,autrement, celui qui va me remplacer n’aura pas de tranquillité. J’ai des mercenaires à Léfini et un peu partout dans les départements du pays, ils vont faire des attentats partout pour rendre ce pays ingouvernable. Ayez confiance en moi et n’ayez pas peur, Obama ne me fera rien, d’ailleurs je vais précéder tous les chefs d’État là-bas et je donnerai une conférence de presse et tous me suivront dans cette ligne.

Oyo bo monaki tango ya Lissouba, éko zala moké. Sassou veut donc de la guerre et on comprend pourquoi les talibans etautres mercenaires libanais sont présents au Congo. Le fameux Odjani qu’on prétendait avoir tué a été vu à la DGST dans le même mois de sa prétendu mort et jamais son corps n’a été présenté au public. Aux dernières nouvelles, ce Odjani serait au Rwanda.

Olivier Eyeni

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Olivier Eyeni - Brazzanews - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 21:11
Le Congo Brazzaville à la croisée des chemins entre la Démocratie et le Sassouisme

by Officiel Brazzanews -

Le Président SASSOU NGUESSO a effectué deux interventions médiatiques depuis son arrivée aux USA pour assister au Premier Sommet USA – Afrique de l’Histoire. Le Vendredi 1er Août 2014, devant le NATIONAL PRESS CLUB à WASHINGTON, et le Samedi 02 Août 2014 une interview à RFI matin. En écoutant ses propos et son argumentation pour défendre le projet de changement constitutionnel, la majorité des Citoyens Congolais ont été estomaqué devant l’obstination « machiavélique » de Denis SASSOU NGUESSO. Notre Pays, la République du Congo et le Peuple Congolais ne méritent pas d’être dirigés par un président de type SASSOU NGUESSO qui prend plaisir dans la conservation de l’archaïsme politique dans son propre Pays, et qui profère des menaces à peine voilée contre tout le peuple avec son « populisme funéraire ».

Le Peuple Congolais admire certains Pays Africains comme le Sénégal, le Ghana, le Nigéria, le Benin etc. dans lesquels la démocratie pluraliste est en train de s’enraciner dans la paix, la maturité et le patriotisme de leurs politiciens. Le Peuple Congolais admire les déclarations pleines de bon sens et de patriotisme du Président Béninois YAYI BONI qui garantit irrévocablement que le respect de la Constitution et de l’alternance démocratique est un principe sacré au BENIN, et que nul Béninois ne peut remettre en cause ces principes hautement républicains.

Denis SASSOU NGUESSO se montre incapable de suivre cet exemple de « hauteur d’esprit », cet exemple de « haute idée » de notre République ; SASSOU préfère le chemin de « l’indignité d’esprit » en reniant même la Charte de l’Union Africaine pour la Démocratie qu’il a signé en 2008, car cette Charte interdit toute démarche de modification Constitutionnelle qui empêche l’alternance démocratique.

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par démagogie morbide, affirme sur RFI que seul le Peuple décidera ou pas du Changement de la Constitution et que ce n’est pas sa volonté personnelle. NON ! Monsieur SASSOU le Peuple ne vous demande pas de changer la Constitution, mais le Peuple vous demande de quitter le Pouvoir. Le Peuple n’est pas dupe, tout le monde connait vos méthodes de corruption, d’embrigadement, d’intimidation, dignes de la secte Boko Haram ; méthodes par lesquelles vous poussez les pauvres paysans à lire à TELE CONGO des déclarations qu’ils ne comprennent même pas, ils demandent sous la contrainte le changement d’une Constitution qu’ils n’ont jamais lu. Ces pratiques d’embrigadement aveugle sont dignes du Nazisme. Du point du vue du totalitarisme sécuritaire intérieur et de l’embrigadement des consciences, le Sassouisme est égal au Nazisme.

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par une aberration analytique, affirme sur RFI que sa volonté d’avoir un troisième mandat est comparable aux mandats de la Chancelière Allemande qui en est à son 3ème mandat et qui peut légalement prétendre à un 4ème mandat. Cette analyse est erronée car l’homologue de SASSOU n’est pas la Chancelière (Premier Ministre), mais le Président de la République Fédérale d’Allemagne qui est élu par le Bundestag pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. SASSOU avoue implicitement ses intentions de s’éterniser au Pouvoir, en présentant sur RFI une argumentation de caniveau où il se compare aux Premiers Ministres étrangers alors qu’il a un statut de Président de la République.

Quelle honte ! Les systèmes politiques Allemands et Luxembourgeois sont des systèmes parlementaires où les partis majoritaires conservent la primature aussi longtemps qu’ils ont la majorité ; il est donc institutionnellement normal dans leur contexte, que le Premier Ministre reste le même lorsque son Parti conserve la majorité parlementaire. Par l’absurde, Mme MERKEL est Chanceliere depuis 2005 seulement et SASSOU est au Pouvoir depuis 32 ans. C’est cela la véritable explication politique de l’Allemagne et du Luxembourg, mais pas les élucubrations inutiles de SASSOU sur RFI. Toute cette argumentation erronée est celle d’un Président Communiste, Marxiste, Léniniste qui veut mourir au Pouvoir. Du point de vue de l’éthique politique et de l’idéologie politique, le Sassouisme est une « Aporie ».

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par son populisme funéraire, affirme devant le NATIONAL PRESS CLUB que le développement de la démocratie au Congo doit tenir compte du maintien de la stabilité et de l’ordre pour garantir la Paix. NON ! Monsieur SASSOU ne peut pas se présenter comme le seul rempart de la Paix, il ne doit pas dire que sans lui le Congo va connaitre la Chaos, car au contraire si le Congo a connu des drames depuis 1977, c’est à cause de sa soif disproportionnée du Pouvoir. Si le Congo est en Paix aujourd’hui, il n’en n’est pas le seul auteur car plusieurs acteurs politiques ont consenti la nécessité de rétablir la Paix et l’Unité au Congo après la guerre du 05 Juin 1997. Le groupe de Douala y a joué un rôle crucial en 1999. Nous estimons que la paix est un état d’esprit et non seulement l’absence des hostilités guerrières.

Et, tant que le taux de chômage en milieu jeune sera à plus de 50%, les systèmes éducatif et sanitaire seront peu performants, la grande majorité des Congolais n’auront pas accès à l’eau potable, à l’électricité ni à un logement social décent ; le taux de pauvreté général des populations sera à plus de 70% ; bref, tant que l’indice de développement humain placera le Congo à la 172ème place sur 189 pays et tant que l’Etat de droit ne sera pas instauré dans la République, la notion de paix sera pour les citoyens un épouvantail politique inoculé par SASSOU NGUESSO qui veut se maintenir éternellement au pouvoir. En outre, comme le prouve l’histoire de l’humanité et de notre pays, Il serait prétentieux qu’un simple mortel, comme un Président de la République, se drape d’atouts d’éternité. En effet, le développement humain est le fruit de la transmission du patrimoine commun de génération en génération. C’est ainsi que le travail des générations antérieures est repris, développé et amélioré par les générations suivantes. Les démocraties n’élisent pas des présidents à vie. Les élus doivent rendre compte au peuple et faire renouveler leur mandat à certains intervalles fixes. Cela signifie que les autorités doivent accepter l’éventualité de se faire retirer ce mandat.

Cela est une garantie de l’alternance au pouvoir qui est consacré par la déclaration universelle des droits de l’Homme en son article 21 alinéa 2 que : « Toute personne a le droit d’accéder dans des conditions d’égalité aux fonctions publiques de son pays ». Ce principe est réaffirmé par l’article 25 du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Au plan national, la Constitution du 20 janvier 2002 consacre également des garanties pour l’alternance démocratique à travers les dispositions de l’article 185. Monsieur SASSOU NGUESSO doit définitivement comprendre ce qui suit : On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi n’est pas l’amélioration de notre système démocratique et de notre mode de gouvernance.

On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi est la consécration de la dévolution monarchique, familiale et traditionnelle du Pouvoir. On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi est de faire sauter le principe de la limitation du nombre de mandat présidentiel. Cela constituerait une violation flagrante des Acquis vertueux de la Conférence Nationale au nom desquels tant de sang et de sueur ont coulé depuis 1958 jusqu’à 1999. On ne peut pas changer la Constitution pour satisfaire les aspirations d’une seule personne.

La théorie de l’indispensabilité n’est pas applicable dans une République moderne, elle est plutôt appropriée dans une monarchie, mais le Congo n’est pas une monarchie. La Constitution est un Pacte Républicain liant le Peuple, les politiques et les Institutions, elle peut être éventuellement amendée, mais jamais changée ; cela constituerait un Coup d’Etat et le régime qui en sortirait serait politiquement illégitime. D’ici 2016, respecter la lettre et l’esprit de la Constitution du 20 Janvier 2002, c’est consolider la forme républicaine et démocratique du Congo.

Le 13 Aout 2014 ou toute autre date future, si dans son allocution SASSOU annonce la suspension de la Constitution et l’organisation d’un referendum ; la suspension de la Constitution du 20 Janvier 2002 signifiera la destitution de « TOUTES » les Institutions de la République, dont l’Assemblée Nationale, le Gouvernement et la Présidence de la République, dans cette configuration SASSOU deviendrait illégitime et auteur d’un Coup d’Etat anti républicain.

Dans cette perspective, que les Officiers généraux et les Officiers supérieurs formés selon l’esprit des Valeurs de la République, dans des prestigieuses écoles militaires comme Saint Cyr, puissent prendre leur « responsabilité » en destituant SASSOU NGUESSO, afin de sauver la Forme Républicaine et Démocratique du Congo.
Que ces Officiers Républicains puissent alors rétablir la Constitution du 20 Janvier 2002 et la poursuite du processus démocratique constitutionnel.

Si le 13 Août ou après nous assistons à un Coup Constitutionnel, que TOUS les Démocrates de la Majorité et de l’Opposition puissent se lever comme un « Seul Homme » pour arrêter radicalement cette violation de l’Ordre Constitutionnel. Dans un Pays où 70% de la population à moins de 40 ans, un vieillard de 80 ans ne peut plus diriger le Congo comme une « épicerie familiale » avec ses femmes, ses enfants, ses neveux et ses concubines, en jouissant à eux seul des richesses qui reviennent de droit à « TOUS » les Congolais.

Le Front des Jeunes Nationalistes (FJN)

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 16:55
(Congo-Brazzaville) Qui sera prêt à mourir pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju…et les autres rejetons de Sassou Nguesso !

Claudia dit Coco Sassou et le père Denis -

Pour le centenaire du déclenchement de la guerre 14-18 les manifestations de commémoration se succèdent à travers l’Europe. Le vieux continent avait partiellement commencé à creuser sa tombe, il y a un siècle, en donnant ce signal de départ à son déclin. L’Incroyable boucherie de cette première guerre mondiale et de celle qui l’a suivie ont finalement fait comprendre aux Européens l’importance de la paix et de la vie humaine.

Si la leçon a fini par porter, auprès de ces vieilles puissances il y a peu encore ennemies héréditaires, on ne peut que se demander quand il en sera de même pour nos guerres fratricides ? Quand verrons-nous fleurir une commémoration pour notre guerre du 5 juin 1997, ou pour les explosions du 04 mars 2012 ? Quand les responsables politiques, tous corps et tous bords confondus, viendront-ils enfin se recueillir et demander un pardon, même symbolique, à toutes celles et tous ceux qui ont été les victimes de leurs ambitions contrariées, ou satisfaites, et de leurs désaccords ? Quand un monument même modeste sera-t-il dressé à Brazzaville pour recevoir ces cérémonies ? Pourquoi un mémorial fastueux et clinquant pour l’Explorateur et pas la moindre pierre, pas le moindre bloc de marbre pour les dizaines de milliers de victimes que nous continuons de pleurer ?

Le travail de mémoire et la repentance sont indispensables à la prévention de tout conflit et de toute folie futurs. Il est sûr que le pouvoir politique actuel, comme pour masquer ses propres responsabilités depuis bientôt deux décennies, n’a jamais fait la moindre démarche dans ce sens. Si certains, dans un autre siècle, se disaient prêts à mourir pour l’Alsace et la Lorraine aujourd’hui, chez nous, qui voudrait donner sa vie pour Kiki et pour Coco ?

Le nouveau conflit qu’une seule famille nous prépare, dans l’hypothèse où nous refuserions ses tripatouillage pour rester à la tête de l’État, pourrait être bien plus sanglant que ceux que nous avons déjà connus et bien plus dramatique que la guerre actuelle au Centrafrique.

Dès le 15 octobre 1997, les neveux d’abord, puis les enfants, ont fortement marqué de leur empreinte, et surtout de leur appétit, les décisions qui furent prises. Le pétrole fut alors confié à une potiche, feu le ministre poète Tati Loutard, et tous les autres postes-clés livrés à des gens malléables à souhait. Aujourd’hui plus besoin d’hommes de paille, de marionnette, la prise de pouvoir a été totale et ostentatoirement apparente comme les insolents butins de leurs prédations. Ils ne cachent plus leurs immeubles, leurs hôtels, leurs villas, leurs 4×4 par dizaines et leurs jets-privés !

A peine le calme revenu, les chefs de guerre ou chefs politiques les plus précieux ont été, un à un, mis sur la touche ou froidement éliminés ; de Blaise Adoua à André Okombi Salissa en passant par le Colonel Ntsourou, sans oublier Yves Motando. Même dans la nouvelle garde, ceux au caractère trop affirmé sont sciemment mis de côté. La médiocrité régnante ne saurait s’encombrer de gens valables et courir le danger de les voir s’affirmer.

Notre Monsieur émergence, Alain Akouala bateleur infatigable de ce mirage dont il nous rebat les oreilles avec ses zones spéciales qui finiront toutes comme des éléphants blancs, a vu son nom gommé de la liste des passagers de l’avion présidentiel pour Washington ; tout comme Rodolphe Adada et Isidore Mvouba, relégués au simple rôle de ministre bouche-trou réussissant à chaque fois de justesse l’examen de passage pour rester au gouvernement.

Le Sommet USA Africa de Washington a vu arriver avant toutes les autres délégations celle du Congo Brazzaville, bien plus monarchique que républicaine ; un tyran souverain, précédé ou accompagné d’une représentation presque totalement familiale. Coco (Claudia Lemboumba Sassou Nguesso) s’impose toujours sur le devant de la scène mais sait se montrer encore plus efficace dans les coulisses. Elle a, au moins, l’oreille de son père et n’a eu aucun mal à priver de Washington, et de sommet, Alain Akouala.

Sassou persona non grata obligé de parler à John Kerry à la sauvette dans les couloirs. Pourquoi ?

Une question et son idée même, sont saugrenues ? La domination est telle dans ce milieu familial devenu « mafia » qu’elle s’inscrit totalement dans une relation « dominant-dominé ». Dans le célèbre livre de Primo Levi, « Si c’était un homme » le héros, prisonnier d’un camp de concentration pendant la Seconde Guerre Mondiale victime d’une brimade réagit ainsi : « Warum ? », dis-je dans mon allemand hésitant. « Hier ist kein warum » (Ici, il n’y a pas de pourquoi) »

Alain Akouala sait parfaitement qu’il évolue dans un régime totalitaire et il n’a sûrement pas posé cette question. Il savait que Coco lui aurait répondu : kanga monoko na yo…olinga, olinga té, mwana mokonzi ezali ngaï, traduction française « ta gueule, la fille du président c’est moi, et je décide ! ».

Jusqu’à quand les rares compagnons de route, de ce monarque encore sans couronne, accepteront-ils d’avaler des humiliations successives. Pour Washington, les enfants avaient préféré la politique de la chaise vide dans les rencontres à caractère politique plutôt que d’autoriser la présence d’un étranger dans leurs réunions avec de potentiels investisseurs américains. Cette monarchie de fait qui s’est maintenant instaurée à la tête de l’Etat ne s’encombre pas du moindre principe et de la moindre pudeur. Des rendez-vous avaient été confirmés de longue date, notamment celui de la Table Ronde organisée par le National Endowment for Democracy (NED). Aucun représentant du dictateur n’y était présent, attestant ainsi sa volonté de ne pas discuter avec des opposants véritables qu’il n’ait « fabriqués » ou au moins achetés !

Aujourd’hui le paysage politique est parfaitement dessiné, c’est une famille de prédateurs farouchement décidés à ne rien lâcher de la proie, un pays tout entier, qu’ils tiennent de tous leurs crocs, de toutes leurs griffes. Ils sont aidés de quelques serpillères qui se sont vendues à eux pour des maigres restes de leurs festins.

Alors, il faut se demander, parmi ceux qui restent encore de leur côté, qui sera prêt à sacrifier sa vie, et celle des siens, pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju, Ninelle, Wemba, Christelle, Caroline, Wilfrid, César, Edgar, Maurice, Jean-Dominique, Jean-Jacques et tous les autres……. ?

Ci dessous une vidéo de la délégation tribale : Entre Père, enfants , neveux et vieille maitresse…

http://youtu.be/t7T47-EAMMA

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Qui sera prêt à mourir pour Kiki, Coco, Cendrine, Juju…et les autres rejetons de Sassou Nguesso !
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 21:55
(Congo-Brazzaville) Pourquoi Sassou Nguesso ne veut pas quitter le pouvoir...

SASSOU NGUESSO ne veut pas rester au pouvoir pour achever ni son oeuvre (inexistante) ni conduire le pays à l'emergence (parcequ'il ne peut rien en 7 ans faire ce qu'il n'a pas pu en plus de 3 decennies), mais plutot pour se garantir une immunité à vie pour échapper ainsi à ses responsabilités concernant les crimes humains et économiques liés à son régime, à l’exemple des dossiers imprescriptibles des 750 000 Congolais du Sud suppliciés, des 353 disparus du Beach, des victimes du 04 mars 2012 et ceux des biens mal acquis.

Oui, il peut dire merci à Paris, et surtout à cette Droite dite républicaine française qui l'a placé là dans des conditions que l'on sait, sur fond de fleuves de larmes et de sang...

C'est pourquoi nous disons, à chacun son Dacko et son Bockassa. Si le président Valéry Giscard d'Estaing a emporté l'ancien président David Dacko dans une soute d'avion en remplacement du président ou empéreur Jean-Bedel Bockassa dont il avait financé les frasques ubuesques, au Congo-Brazzaville, le président Jacques Chirac, quant à lui, a eu à catapulter, par le bout d'un canon français, l'ancien président Sassou Nguesso, qui n'est d'ailleurs jamais arrivé au pouvoir par les urnes, en remplacement de M. Pascal Lissouba, le seul chef de l'Etat élu au suffrage universel après le président Fulbert Youlou...

Il espère, de tous ses voeux, voir revenir la Droite française au pouvoir, parce que celle-ci enterrera tous les dossiers pour lesquels il est poursuivi...

J'ai dit !

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 18:52
Où va le Congo-Brazzaville ?

OU VA LE CONGO ? -

Paris le 30 juillet 2014 -

On pose généralement ce type de question, lorsqu’on s’est trompé de direction. Le Congo-Brazzaville est-il dans la bonne direction ? A cette interrogation pertinente, il y a lieu d’en rajouter deux autres : d’où vient le Congo-Brazzaville et où en est-il ?

Le Congo-Brazzaville était le pays où l’école publique permettait aux enfants, quel que soit leur milieu social, d’accéder à l’instruction et aux méritants d’accéder au sommet de l’Etat. Un pays où l’enseignement supérieur n’avait rien à envier aux standards internationaux. Un pays où le système de santé publique était exemplaire. Les Congolais n’allaient pas mourir à l’étranger. Un pays où les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités et les bourses des étudiants étaient honorés dans les délais. Un pays où le pouvoir judiciaire était respecté. Un pays où les médias publics remplissaient leurs missions correctement. Un pays où la culture, les Arts, les lettres, le théâtre, la musique et le sport faisaient référence en Afrique. Un pays où le travail était reconnu et récompensé à sa juste valeur. Un pays où les Congolais avaient en permanence l’eau potable et l’électricité. Un pays qui était en Afrique, à l’avant-garde de la lutte contre le colonialisme, le néocolonialisme, l’Apartheid et l’impérialisme. Enfin, un pays où, pour tous, le rêve était possible, malgré une instabilité politique et en reconnaissant que tout n’était pas toujours parfait.

Cet état des lieux était une réalité à l’époque où, l’Etat congolais avait très peu de ressources financières, ayant comme pour principale matière première le bois, contrairement à la période actuelle où les redevances pétrolières font du pays un petit Emirat-équatorial. Le budget de l’Etat dépasse ces dernières années plus de 4.000 milliards de francs CFA. Il est souvent excédentaire. Il faut ajouter à cela, l’annulation totale en 2010 de la dette extérieure du Congo-Brazzaville, dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Comment expliquer, que dans une période aussi prospère, le peuple congolais s’enlise dans la pauvreté en milieu urbain et la situation est en détresse en milieu rural ? Comment comprendre, que pendant ce temps, le gouvernement prête des milliards de francs CFA à certains Etats africains, sans consulter le Parlement ?

La réponse à toutes ces questions renvoie naturellement à la responsabilité de la classe dirigeante. Ces interrogations ne peuvent absoudre non plus les autres acteurs de la vie politique et la société civile. Chacun a sa part de responsabilité. Or, la réponse à ces interrogations, a toujours été traitée sous l’angle des règlements de compte, de la vengeance voire de la vindicte. C’est-à-dire : il y a d’un côté, le pouvoir en place qui fonctionne souvent en oligarchie et de l’autre, des opposants et des supposés opposants, qui revendiquent la bonne gouvernance et un partage équitable des richesses nationales.

Un constat affligeant a été établi par des observateurs les plus neutres, indiquant que : « Pour ne pas avoir tiré les leçons calamiteuses de l’héritage du parti unique, les dirigeants politiques congolais semblent être en marge des évolutions démocratiques qui se sont produites en Afrique depuis le début des années 1990 ». Les élections ne se déroulent pas dans la transparence et ne reflètent pas la volonté réelle du peuple Congolais. La culture démocratique peine à s’enraciner.

Le débat sur la révision, la modification ou l’abrogation de la constitution du 20 janvier 2002, qui divise la classe politique à l’heure actuelle, apparaît comme la volonté du pouvoir en place, de se maintenir et d’assurer sa pérennité, au lieu de se préoccuper des problèmes cruciaux des Congolais. La décadence du Congo-Brazzaville, qui pourrait emporter le pays tout entier, est visible sur l’état moral et physique d’un peuple désespéré, abîmé et usé par la pauvreté et la misère sociale.

Le débat sur la Constitution du 20 janvier 2002, pose la question élémentaire de la définition de la loi. La loi a un caractère général et impersonnel. La constitution est un rempart contre l’arbitraire. Si cette Constitution est taxée à présent d’anomalie par ceux là même qui l’avaient promulguée et qui exigent sa révision ou son abrogation, c’est sans doute parce qu’elle n’avait pas été élaborée pour l’intérêt général et la stabilité du pays. Dans un Congo qui peine à solder le passif colossal du parti unique, où le pouvoir n’a jamais été octroyé par la loi, sauf en 1992, le débat sur la Constitution du 20 janvier 2002 ne règle rien, mais ajoute une confusion supplémentaire, qui assombri davantage l’avenir d’un pays déjà miné par l’injustice, la violence et la corruption.

Aimé Césaire a dit : « Lorsqu’une civilisation ne parvient plus à résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement, c’est une civilisation décadente ». Par extension, nous pouvons affirmer que : « Lorsqu’un régime politique ne parvient plus à résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement, c’est un régime politique décadent ».

La Constitution du 20 janvier 2002 avait été proposée par le pouvoir, approuvée par référendum et promulguée par le chef de l’Etat, pour permettre aux institutions politiques de fonctionner conformément à la loi. Pourquoi veut-on la réviser ou l’abroger, alors qu’il est prévu dans ses articles, des dispositions claires permettant de régler les questions liées à la limitation des mandants et à la limite d’âge à l’élection présidentielle? Il n y a pas de vide juridique, parce que la loi a tout prévu.

Dans une démocratie, on ne modifie pas la loi avant de régler un litige, au contraire, on applique la loi pour le régler. Quel Congolais, justiciable ou non, peut-il accepter, que la loi soit modifiée avant de départager les parties dans un litige ou un conflit ? Dans ces conditions, à quoi sert la loi et que veut-on régler ? Cela est grave en droit commun et une source d’insécurité et d’instabilité lorsqu’il s’agit de la Constitution sensée régler le fonctionnement de l’Etat et des institutions politiques. C’est un appel d’air aux aventuriers. La création par ci par là, « des comités de sages » exigeant la modification de la constitution pour permettre au président Denis Sassou N’Guesso d’être candidat à sa propre succession en 2016, n’est prévue nulle part dans la constitution. Pourquoi fait-on ce que la loi n’a pas prévu ? Pourquoi ces « sages » n’avaient-ils pas été consultés au moment de l’élaboration de cette constitution ? On semble renouer avec une tradition politique tant décriée, où la conspiration était la méthode de prédilection pour s’emparer du pouvoir politique. Il n’existe pas au Congo-Brazzaville une jurisprudence sur la transmission légale du pouvoir par la loi sauf par un coup d’Etat.

Ce qui parait consternant, c’est qu’en 2016 le Congo-Brazzaville aurait pu expérimenter et corriger pour la première fois de son histoire cette tare, or, la démarche des prétendus « sages » et de certains dirigeants au pouvoir, vise à rendre impossible l’application de la Constitution. C’est comme si, une allergie chronique empêchait certains dirigeants politiques congolais de respecter et d’appliquer les lois. C’est une attaque contre le droit et la démocratie. Comment une Démocratie peut-elle exister, dans un contexte politique où les lois constitutionnelles ne sont jamais appliquées ni respectées ?

Ce constat étant fait, il s’agit de proposer des solutions efficaces et d’agir au plus vite. Plus le temps passe, plus les dégâts de la mauvaise gouvernance produisent des effets irréversibles. D’autre part, il y a lieu d’éviter les erreurs du passé, c’est-à-dire, tout ostracisme et tout manichéisme. Eviter tout jugement hâtif, excessif et sans nuance. Reconnaitre ce qui a été bien fait pour rassembler le plus largement possible le peuple Congolais il serait faux et injuste d’affirmer que le gouvernement n’a rien fait. L’unité nationale demeure le socle fondamental sur lequel doit se fonder toute action politique. Le combat politique doit être centré sur l’application des lois, pour le respect du peuple congolais, la stabilité, la crédibilité et l’honneur du Congo. Le Congo est en retard, il doit s’arrimer au plus vite, à l’élite des pays Africains engagés pour la liberté, la démocratie, le respect et l’application des lois.

Lorsqu’en décembre 2010, les révoltes arabes éclatent et entrainent la chute de certains gouvernements autocratiques, les régimes d’Afrique noire où la démocratie est encore imaginaire, tremblent. Une certaine opposition congolaise réclame d’urgence un dialogue national sans exclusive, pour mettre tous les Congolais sous l’arbre à palabre afin de se pardonner mutuellement et amnistier les bourreaux qui diront la vérité pour déboucher sur la mise en place de nouvelles règles de jeux politiques justes et équitables. Le pouvoir en place réagi et invite tous les acteurs de la vie politique, les confessions religieuses et les associations à une concertation nationale. Une frange radicale de l’opposition refuse et réclame les états généraux de la Nation et qualifie d’escroquerie la proposition du pouvoir. Pendant ce temps, une autre opposition se réuni en congrès à Genève au mois d’avril 2014 pour réclamer le départ sans condition du président Sassou N’Guesso et de son système en 2016. Une autre organise à Paris en juin 2014 les premières assises nationales pour l’alternance démocratique au Congo-Brazzaville.

Dans ce petit pays, où la politique est un exercice national et permanent, le peuple a souvent compris la marche de l’histoire bien avant les dirigeants politiques. Si la révolution socialiste a été un leurre, le parti unique une escroquerie et la démocratie pour l’instant une fiction, c’est parce que certains dirigeants politiques, aux yeux du peuple Congolais ont souvent été des aventuriers et des opportunistes, rarement à la hauteur des enjeux.

Il ne s’agit pas de faire la guerre aux dirigeants politiques en place, mais de les remplacer et de démontrer, que le Congo peut être gouverné autrement, dans l’unité, la justice, la fraternité, la solidarité, la paix et la transparence pour l’intérêt général. Il est impérieux d’enraciner par l’éducation et la culture les fondements de la démocratie, cela prendra beaucoup de temps.Autrement dit, le Congo ne survivra pas aux crises ni aux soubresauts politiques. La culture du Pardon, peut aider à sauver le Congo par la réconciliation.

La priorité maintenant, est de proposer et de mettre en place un programme alternatif de développement économique et social qui apportera des réponses concrètes aux problèmes de la pauvreté et de la misère sociale qui déciment les Congolais. Pour cela, il faut des dirigeants politiques exemplaires, honnêtes et crédibles aux yeux du peuple. Or, sur ce point, plusieurs dirigeants politiques dans la majorité et certains dans l’opposition rasent les murs. Il y a visiblement un vide à combler. Le peuple congolais regorge de talents, de bonnes volontés et de vocations plus que par le passé, qui ne demandent qu’à s’investir et agir, sans rancune et sans vindicte, pour l’intérêt du Congo. L’exemple unique et sans précédent de Nelson Mandela en Afrique du sud, peut servir de modèle dans cette démarche.

Qui est capable aujourd’hui de rassembler l’ensemble du peuple Congolais et de proposer un projet politique viable,garantissant les libertés, la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la liberté de la presse, l’arrêt de la corruption, de l’impunité, la répartition équitable des efforts et des richesses et surtout une économie diversifiée garantissant le plein emploi, le bien-être social de tous, tout en prévoyant celui des générations futures ?C’est ce que le peuple congolais attend en vain depuis des décennies.

Le Congo-Brazzaville n’est pas encore une démocratie, parce que l’alternance politique n’est pas encore une réalité. Il est dans une impasse politique, entre des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir et déterminés à le conserver et une opposition disparate, sans leader, mal organisée, sans moyens, sans programme, mais déterminée à lutter. Pendant ce temps, le peuple Congolais s’enlise dans la pauvreté et la misère sociale. Ce bras de fer ne permet pas pour l’instant à quiconque, de savoir exactement où va le Congo-Brazzaville, alors que tout le monde sait d’où il vient et où il en est.

Paris, le 30 juillet 2014

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste, écrivain

Diplômé de l’INA de Paris

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:02
(Congo-Brazzaville) C'est la fête...

C’est la fête…

C’est la fête…

Dans les années 1970-1975, un chanteur français, Michel Fugain, prônait le changement à travers une chanson entraînante :

“Tiens tout a changé ce matin
Je n’y comprends rien
C’est la fête, la fête
Jeunes et vieux grands et petits
On est tous amis
C’est la fête, la fête…”

Utopie ou rêve ! Tout dépend du pays.

Le 15 Août est un jour de fête puisqu’il a été déclaré et enregistré comme la journée de la fête nationale au Congo.

Cela devrait être un moment de liasse, de joie. Qu’en sera-t-il ?

Avec un président qui se terre dans son village, qui décide depuis Washington au cours d’une conférence de presse qu’il y aura modification de la constitution par voie référendaire…, qui nomme ses descendants à des postes-clés dans la gouvernance du Congo-Brazzaville, comment va se dérouler cette fête du 15 août ? Qui sera invité, et le must de ce quizz, qui répondra favorablement et sera présent à cette invitation "trappe" ?

Lorsque la vie professionnelle (y compris politique) suit le soleil dans sa course vers l’horizon, le souvenir, l’empreinte que vous laisserez est le fruit de votre travail. Un monarque entend crier à ses oreilles : "A mort le roi ! Vive le roi !". Oui, c’est bien une page qui doit se tourner. Lorsque les clameurs ne font que murmurer, les grondements se préparent. Le rossignol ne tardera pas à chanter le déclin.

Cette digression pour tenter de répondre à cette devinette : quel(s) pays "ami(s)" sera ou seront présent(s) le 15 août au Congo pour célébrer la fête ? Comme tous ceux qui surveillent les humeurs d’Eole, il ne faut pas hisser la grand-voile par vent fluctuant, au risque de dessaler. Mieux vaut pratiquer le cabotage. Mais pour cela, il faut savoir lire une carte maritime et connaître la côte. Sinon le remède est pire que le mal.

Qui osera s’afficher dans cette période de tourmente politique, de récession économique aux côtés de Monsieur Sassou ?

On fête l’indépendance, journée populaire par ces festivités, journée du souvenir et souvent journée chômée. L’année est composée de 52 semaines. Comment vivre et gouverner pendant ces 364 autres jours ? L’union fait la force dit un proverbe.

Cette union, qu’elle soit volontaire, orientée ou programmée entrave cette indépendance au profit d’un marché, d’un respect d’échange ou de paix. C’est ce que Monsieur Étienne de la Boétie dans son discours de la servitude volontaire soufflait dans les consciences. Mieux vaut choisir ses chaînes.

N’est-ce-pas Monsieur Boukadia, qui au nom de la démocratie, de la paix et de l’union nationale, vous avez écopé de 30 ans de travaux forcés, qui vous sont tombés du ciel… eh oui, vous avez choisi le respect de votre prochain, vous suscitez des jalousies et il faut bien tenter de "plomber l’ambiance", sinon on risquerait d’oublier que ce pays est sous l’emprise d’un dictateur depuis 35 ans officiellement, mais comme j’aime ce que l’on appelle "les années de nourrice", ou l’on apprend à tirer les ficelles, je compterais plutôt 45 ans…

Pas trop usé depuis ce temps ! Si cette fatigue se mesure par vos réalisations, vous avez plus tenu dans vos bras le "sceptre" que d’ouvrir vos bras pour recueillir des idées constructives et ainsi maintenir le Congo comme pays phare, à l’époque de Brazzaville-La-Verte, à l’époque de Monsieur l’abbé Fulbert Youlou. Cet homme du Sud qui a investi et misé sur l’avenir, avenir que vous lui avez "écourté", en lui subtilisant tout.

Idem sur le plan des relations internationales. Vous êtes devenu Monsieur le futur ex-président de la République du Congo, un peu comme une gorgone qui rode dans un cercle très fermé, un peu comme un piège, que vous avez élaboré.

Votre nasse est tressée par la corruption de personnalités internationales, de procès, d’une constitution qu’il s’apprête à auto-piétiner, sans raviver des douleurs associées à la disparition d’un quart de la population congolaise. Je ne parle pas des trois quart de million qui « manquent à l’appel » dans le sud du Congo.

La reine de Sabbat et Cléopâtre se lavaient avec du lait d’ânesse, pour préserver leur jeunesse. Le sang que vous avez sur les mains, autre fluide corporel ne présente pas ces mêmes atouts. Dommage ! Pour la jeunesse, il vous reste le botox ou la chirurgie plastique.

La Russie à l’époque où elle était qualifiée de "grande" avait intrinsèquement un vivier de penseurs. Votre regard, Monsieur Sassou est toujours tourné vers l’est.

Est-ce pour observer l’évolution de l’Ukraine et de sa partition ? Votre force est qu’aucun média international ne rapporte vos exactions puisque pour vous tout s’achète, et vous y mettez le prix, comme d’habitude. Mais grâce à vous, en France, Monsieur Sarkozy est entré en disgrâce pour les futures élections présidentielles. Soixante millions pour une conférence ou pour un soutien indirect de la France ? Vous omettez un détail : le respect ne s’achète pas. Il s’acquiert.

Autre camouflet, en dehors de la déclaration de l’Etat Sud Congo, le pays qui tient à cœur à Monsieur Denis Sassou, la R.C.A, ou bien volontiers, il se propose comme médiateur, vient aussi de demander la partition entre le Nord et le Sud. Dans l’astrologie arabe, "Dieu Sauve la Nation" est-il du signe du couteau ? Probablement puisqu’avec un couteau, des blessures surviennent et le sang coule. Mais reprenons le fil de cet exposé, la Fête Nationale du 15 Août, qui n’est pas la fête de l’indépendance – un pays sûrement très riche pour avoir 2 jours de fête ! – aura-t-elle bien lieu ?

Grandes cérémonies ! Probablement comme Denis Sassou sait le faire royalement, en éclaboussant ses concitoyens par des fastes évènementiels ! Est-ce normal lorsque la majorité de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté ? Mais à cela, le président actuel y est peu attentif.

Un président qui parade malgré ses tracas pendant que Mademoiselle Sassou engrange de gros bénéfices lors de ces transactions ? C’est bien cette dame qui négocie avec les investisseurs…

En dehors de cette ombre que la famille présidentielle repousse d’un revers de main, il y a un autre point noir : les prisonniers, ceux qui ont été arbitrairement arrêtés chez eux, parce qu’ils sont membres d’un part politique autre que le PCT. Parce qu’ils sont du sud. Parce qu’ils sont Kongo. Ceux-ci sont "promenés" aux 4 coins du pays, si celui-ci était une figure géométrique, parce qu’ils n’ont pas renié leur appartenance au C.D.R.C. Exactement comme on déportait les Juifs. Heureusement la résistance est une gangrène qui ne se contrôle pas d’une tour de contrôle. Dommage !

Pourquoi maintenir des Hommes emprisonnés (avec un grand H car c’est aussi un échantillon de l’Humanité) depuis presque un an, alors que le tribunal de Pointe-Noire avait rendu un non-lieu, faute de preuve ? Parce que tout simplement, ils sont du sud du Congo. Donc, pas des humains.

Les exhibe-t-il comme un chasseur montre ses trophées ?

Au moins Ben-Hur montait dans son char personnellement et paradait au centre de l’arène. Dommage que le Congo-Brazzaville ne possède pas d’école équestre. À défaut de dresser les Congolaises et les Congolais pour se faire vénérer, il suffirait de dresser la plus belle conquête de l’homme, le cheval !

Sont-ils des appâts de chasse ? Et si tel est le cas, pour attraper qui ? Est-ce pour pousser Modeste Boukadia à la guerre pour qu’il lui ressemble ?

De gros nuages s’amoncèlent, et cette fête risque de prendre l’eau surtout avec l’annonce de la modification de la constitution depuis Washington comme pour défier son propre peuple… Parce qu’il a le soutien de Poutine, mais Monsieur Poutine a fort à faire avec l’Europe malgré les vacances (excuse irréprochable) ; quant aux États-Unis, le président Obama tisse des relations pour qu’une ovation lui soit tirée lors de son départ de la Maison Blanche…

Que restera-t-il sur cette mappemonde ? L’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique ?

Au Moyen-Orient, l’été sera très chaud. Il faut désamorcer cette situation explosive… sinon on risque de s’acheminer vers une plus grande catastrophe que personne ne pourra plus jamais arrêtée.

En Afrique, 2015 et 216, des années très électorales. Chaque candidat va compter ses brebis et ses prédateurs. Les concurrents à la course présidentielle ou celle du Sénat, ont fort à faire pour élaborer leur programme qui les rendra éligible. Donc peu de candidats aux mondanités internationales.

L’Asie et plus précisément la Chine et l’Inde, pays intégrants le "BRIC", émergents grâce à des hommes d’affaires, allant vers l’intérêt de leur pays, servant les leurs. C’est de la logique pure… car l’inverse ruine le pays, par un pillage visible aux yeux de tous.

En politique comme dans les affaires, il n’y a pas d’amis, nom très usité pour les saluer uniquement, mais des partenaires, des relations plus ou moins mondaines, des relais ou des concurrents.

Quels que soient "ces amis", les contacts s’entretiennent et la parole se respecte pour faire perdurer ces relations. Monsieur Esope, prédécesseur de Jean de La Fontaine, lui-même prédécesseur d’un illustre inconnu qui faisait déjà parler les animaux. Comme la morale de la fable de "La belette dans le grenier" est qu’il ne faut pas confondre les affaires des autres avec celles qui nous préoccupent.

Donc, ma préoccupation que je souhaite partager est : est ce que le15 août 2014 sera-t-il fêté ? Ce jour-là est aussi consacré à Marie dans la religion chrétienne. En clair, une journée lumineuse. Le sera-t-elle pour tout le monde ?

Si lors de cette Fête Nationale, les défilés et festoiements se préparent, où auront-ils lieu ?

Je me permets de souligner que Brazzaville est toujours la capitale de notre beau pays qui tombe en lambeaux mais qui se trouve géographiquement dans le Pool qui précisément fait partie de l’Etat du Sud Congo.

Si Monsieur Sassou est logique, c’est à Oyo que cela devrait se faire parce que cette contrée est devenue la capitale de l’Etat du Nord Congo pour confirmer la rupture de l’unité du pays qu’il a engagé avec la partition du pays. Cette hypothèse pourrait mettre à mal les hypothétiques invités.

Ne rien faire ? Après avoir entériné le jugement de Jésus de Nazareth, le condamnant à la crucifixion, Pons Pilate s’en lava les mains. Comment après autant d’années aux commandes du Congo, peut-on rejeter ce que l’on a tant adulé ? Ne rien faire c’est aussi reconnaître que l’on passe le relais, mais à qui ?

Les propositions sont les bienvenues.

Merci de m’avoir suivi dans mes alertes, cris pour un pays que j’aime, pour tous nos enfants qui souhaitaient apprendre à lire et à écrire, et que pour certains, ils sont devenus des enfants soldats, arrachés à leur famille pour apprendre… les armes.

Souhait que chaque famille éparpillée de par le monde puisse se retrouver dans le pays qui est aussi leur berceau.

Espoir pour l’avenir en tirant cette sonnette d’alarme, pour rebâtir tous ensemble, enfin ceux qui voudront. Je ferais partie de ces femmes présentes à la nouvelle naissance du Congo, celui ou tout citoyen a le droit de recevoir instruction, soins, et respect, ou chaque Congolais (femmes et hommes) puisse se nourrir grâce à un travail, se draper dans la dignité, et développer ensemble routes, eaux, énergie pour le confort de nos Anciens, pour le nôtre, et enfin pour celui de nos enfants et celui des générations futures.

Non, ce n’est ni le rêve du Pasteur Martin Luther King ni celui de Mandela, c’est un avenir qui est à notre portée si nous le voulons VRAIMENT.

Je vais, en conclusion, plagier la formule du CDRC "Ensemble, construisons l’avenir". Beau programme, est-ce aussi le vôtre ?

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).

Moungali, le 02 août 2014.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 17:57
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso, le crétin dictateur a étalé son inculture sur les antennes de RFI

Faut-il rire ou pleurer devant l’inculture du dictateur Sassou-Nguesso ? Grassement rémunérés, ses conseillers sont aussi incultes que le dictateur lui-même, en le laissant asséner des âneries sur les antennes de RFI le week-end dernier.

« La culture est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale ».

Le dictateur Sassou-Nguesso s’est lancé dans une comparaison abracadabrantesque pour justifier son tripatouillage constitutionnel qui pointe à l’horizon. Voyant que son ballon d’essai s’est dégonglé en plein vol, il tente de reprendre maladroitement la main.

Si le dictateur Sassou-Nguesso n’avait pas fait l’école buissonnière, il aurait appris que le Luxembourg est une monarchie constitutionnelle dans la tradition européenne.

La base de l’Etat du Luxembourg est démocratique car, en vertu de la Constitution, la nation est la source de la puissance souveraine et c’est devant les représentants de la nation souveraine que le Grand-Duc, prête le serment prévu par la Constitution.

Si le dictateur Sassou-Nguesso consacrait son temps libre à la lecture, il aurait également appris que l’Allemagne est une démocratie parlementaire, fondé sur une séparation souple des pouvoirs; contrairement au régime présidentiel où la séparation des pouvoirs est stricte.

Si le dictateur Sassou-Nguesso s’était procuré le régime politique Allemand pour les Nuls, il aurait appris qu’Angela Merkel avait été élue chancelière après la victoire relative de la droite allemande lors des élections fédérales, le 22 novembre 2005 par les membres du Bundestag, en prenant la tête d’une grande coalition alliant la CDU et le Parti Social-Démocrate.

Angela Merkel est reconduite dans ses fonctions à la suite d’élections libres et démocratiques. Son parti a remporté les élections de 2009 et 2013, ce qui lui permet d’être réélue pour un troisième mandat et de former un nouveau gouvernement de coalition.

Comparer Angela Merkel au dictateur Sassou-Nguesso est une perte de temps. Toutefois, quelques rappels s’imposent:

1) Angela Merkel assume son âge, contrairement au dictateur Sassou-Nguesso(72 ans) qui a tenté en vain de falsifier le sien. La tricherie, même éhontée fait partie de l’ADN du dictateur Sassou-Nguesso.

2) Angela Merkel exerce un troisième mandat à la faveur d’élections libres et démocratiques, alors que le dictateur Sassou-Nguesso n’a jamais remporté d’élections au Congo, même au prix d’une corruption active.

3) L’Allemangne est un pays développé, son budget est excédentaire et à l’équilibre, alors que le Congo du dictateur Sassou-Nguesso fait partie des PPTE (pays pauvre très endetté) et son budget est déficitaire.

4) L’Allemagne est régie par une Constitution appelée Loi fondamentale(Grundgesetz) depuis belle lurette, dont le respect ne souffre d’aucune entorse.

La Constitution du dictateur Sassou-Nguesso date de 2002 seulement, et il l’estime obsolète. Il souhaite la changer ou la modifier par une mascarade qu’il appelle « référendum ».

Le débat actuel au Congo n’est pas de modifier ou de changer de constitution. Le peuple congolais demande ni plus ni moins le départ du dictateur Sassou-Nguesso en 2016. Le reste n’est que diversion et grossière manipulation.

5) Les mains d’Angela Merkel ne sont pas immaculées du sang des innocents, alors que celles du dictateur Sassou-Nguesso dégoulinent de crimes, assassinats, et empoisonnements de tout genre.

6) Angela Merkel travaille pour l’Intérêt général, alors que le dictateur Sassou-Nguesso se préoccupe des intérêts privés de son ethnie, de son clan, de sa famille, de sa région, de ses courtisans… L’Etat congolais est privatisé, les « institutions » ne sont qu’un décorum.

7) L’Allemagne est championne du monde de football, alors que le dictateur Sassou-Nguesso a réussi l’exploit de saborder ce sport populaire. Les mauvaises langues disent que le dictateur Sassou-Nguesso a étouffé dans l’œuf la vulgarisation du football dans le pays à cause de sa démarche en zig-zag. L’unique succès du Congo dans ce domaine remonte à 1972 avec le Club Athlétique Aiglon CARA.

« Un chien ne change jamais sa manière de s’asseoir ».

Le dictateur Sassou-Nguesso est malhonnête, et il le restera jusqu’à la fin de sa vie. Il lui reste encore quelques mois pour ravaler ses velléités de tricherie.

Qu’il sache que les congolais sont déterminés. Nous irons le chercher même dans un trou dans son village natal.


Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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