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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:40
En expulsant des Journalistes, le Congo-Brazzaville est-il une démocratie ?

Après l’expulsion des journalistes Sadio Kanté Morel correspondante de l’agence Reuters, née au Congo, jouissant du droit du sol le 23 septembre et Elie Smith de MNT.V pourtant proche du pouvoir le 26 septembre 2014, pour des motifs relevant de l’époque du communisme, il y a lieu de se poser la question : le Congo-Brazzaville est-il réellement une démocratie et existe-t-il dans ce pays des contre-pouvoirs ?

A la question de savoir si le Congo-Brazzaville est une démocratie, nous savons qu’à la base d’une démocratie, se trouve la constitution. C’est la constitution qui dicte les lois fondamentales régissant l’organisation des institutions politiques d’un Etat. Son contenu permet de savoir si le régime est une démocratie ou une dictature. En démocratie, le pouvoir est divisé. Il y a le pouvoir exécutif qui dirige le pays, le pouvoir législatif qui approuve les lois, les amendes, contrôle ou sanctionne l’action du gouvernement. Il y a le pouvoir judiciaire qui juge ceux qui enfreignent les lois et un quatrième pouvoir, qui n’est pas institutionnel, mais important ce sont la presse et les médias.

Les fondements d’une démocratie sont réunis dès l’instant où les pouvoirs ; exécutif, législatif et judiciaire, sont détenus par des personnes différentes, capables de se contredire et de limiter le pouvoir de chacune envers l’autre. Or, au Congo-Brazzaville, c’est un même individu, avec des ramifications, qui détient tous ces pouvoirs, en primant son intérêt propre sur l’intérêt général. La nature d’un tel régime, peut-elle être une démocratie ?

Les Congolais réclament une démocratie moderne, où se développerait la culture du débat contradictoire, l’intégrité des dirigeants politiques et le vote libre des citoyens. En cas de défaillance du système, les contre- pouvoirs comme la presse et les médias pourraient corriger les choses. Or, la corruption, pourtant réprimée par le code pénal règne partout, les intérêts privés et les privilèges passent avant le bien public. Le culte de l’argent facile et ses effets pervers avec l’apparition de l’individualisme, offre au peuple congolais vivant dans la pauvreté et la misère, un spectacle navrant. L’image du Congo-Brazzaville en Afrique et dans le monde s’en trouve largement dégradée.

Etant donné que tous les pouvoirs sont aux mains d’un seul individu au Congo-Brazzaville, le quatrième pouvoir est celui qui aurait pu empêcher le peuple congolais de tomber dans l’esclavage du pouvoir absolu. Il aurait produit les conditions d’une compétition loyale entre les partis politiques. Il aurait créé le débat nécessaire au bon fonctionnement de la société. Sans le journalisme, il y a un risque de dégradation de l’Etat. Le journalisme a pour rôle d’encadrer l’exercice du pouvoir.

Au Congo-Brazzaville, le pouvoir exécutif qui concentre tous les pouvoirs, veut manipuler l’opinion publique et contrôler la politique éditoriale de la presse et des médias privés.

Or, par rapport aux autres pouvoirs, les médias peuvent apporter une certaine supériorité. Ils sont le biais par lequel le pouvoir doit passer, s’il veut se faire entendre. Le politique utilise les médias s’il veut toucher l’opinion. Cela veut dire, qu’il est obligé d’ajuster son discours aux règles de l’information. Le politique est contraint de se soumettre aux règles des médias et au contrôle de l’opinion. Comme le journaliste est parfois le procureur des maux de la société, souvent un avocat des victimes et défenseur des opprimés, cela ne plait pas au pouvoir exécutif congolais, d’où les mesures d’expulsion indignes, prise à l’endroit de journalistes qui exerçaient leur métier dans les règles de l’art.

La fin du dernier mandat du président de la République étant proche, les velléités de changement de la constitution pour le maintenir au pouvoir ont transformé le climat et l’agenda politique en fournaise. Dans cette atmosphère proche de l’enfer, le pouvoir accumule des fautes graves, qui obscurcissent davantage l’avenir du pays.

Ce pouvoir est-il fondé sur des principes démocratiques et n’a-t-il vraiment rien à se reprocher ?...

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste, écrivain

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Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:09
ETAT DU SUD CONGO : A propos de l'expulsion de deux journalistes par le régime de Sassou Nguesso

Expulsion de deux journalistes du Congo :
Sadio Kanté-Morel et Elie Smi
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La situation actuellement délétère à Brazzaville, exige de nous adresser à vous, Peuple du Sud Congo, et de sensibiliser ceux de nos proches voisins du Nord. En moins d’une semaine, deux journalistes, Sadio Kanté-Morel et Elie Smith, ont été expulsés en dépit du droit et des lois que ce régime se targue d’être l’émanation.

Que ces deux journalistes trouvent ici notre compassion et notre soutien.

Ce n’est là, hélas, que le développement d’une situation qui ne nous étonne guère de la part de ce régime.

En effet, déjà dans l’indifférence des opposants attitrés, autoproclamés, labélisés officiels, 28 cadres et militants du CRDC avaient été enlevés chez eux le 21 août 2013 à 7h30 du matin et séquestrés pendant 9 mois sans jugement à la Maison d’arrêt de Pointe-Noire. Après un faux-procès, le 9 Avril 2014 sur acte d’accusation délivré le 31 mars 2014 par la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", 14 ont été acquittés et 14 autres condamnés à 7 ans de prison ferme pour avoir exigé lors d’un meeting populaire un Gouvernement d’Union Nationale pour un changement de cap dans la gouvernance de ce pays. Ils ont été condamnés pour avoir exigé, devant la misère abyssale d’une population sans recours, sans secours, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale devant permettre, à tous, du Centre, du Nord, du Sud, de l’Est à l’Ouest, d’œuvrer enfin à l’édification d’une Nation qui n’aurait pas pour norme l’exclusion, la discrimination du Sud au profit du Nord, la vassalisation de ceux du Centre, de l’Est, de l’Ouest, ce qui est actuellement le cas et la norme d’aujourd’hui.

Cela aurait pu s’éterniser longtemps encore, si nous n’y avions mis fin en créant et proclamant l’État du Sud Congo en date du 14 Avril 2014.

Beaucoup se sont écriés. Les mêmes se sont souvenus soudain que nous devrions être Un et Indivisibles. Ce sont ceux-là même qui, hier encore, théorisaient la suprématie invasive des ressortissants du Nord sur ceux du Sud marginalisés, infantilisés, martyrisés, assassinés.

Ceux-là même qui s’étaient tus lors de la tragédie du Beach. Ceux-là même qui, en 1997, avaient avalisés le manque à l’appel de 750.000 ressortissants du Sud Congo. Ceux-là même qui, parce que cela arrangeait leurs desseins obscurs, se sont tus à la condamnation, à la déportation de MM.

- Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA, Paul Marie MABIALA MPANDZOU et Valentin TSIAKAKA condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.
- Judicaël MBANZA, Joseph KIMANGOU, Gilbert BIBILA, Antoine MABOYI, René SILAHO, Eloge MATSIMOUNA MOUYEKET, Pierre Placide KIALOUNGOU, Jean Claude TANDOU, Mesmin BANAGOUNA condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.
- Landry LONDE MOUSSA et Sylvain Privat NGOMA condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

Ceux-là même qui aujourd’hui, se lamentent de la disparité inégale du recensement tout en s’apprêtant de participer aux élections qui confirmeront ce corps électoral inique. Ceux-là, toujours eux, qui aujourd’hui se demandent jusqu’où ira ce régime après ces deux expulsions qui, pour aussi spectaculaires qu’elles soient, ne présument que très peu des tribulations à venir sur ces ”Autres“ que nous acceptons dorénavant à demeurer.

Nous, au Sud Congo, conscients d’avoir pris nos responsabilités, que nous assumons sans faillir, sans exclure, sans animosité primaire, c’est non sans inquiétudes que nous observons ce qu’il adviendra de nos sœurs, de nos frères, ressortissants du Nord, tout aussi épris de liberté mais pris au piège par ce régime qui pour se survivre à lui-même, devra nécessairement les exclure pour que ne demeure que le noyau tribal qui commandera à tous, sur ce qui leur reste de territoire.

De Ceux-ci, nous saurons avoir la compréhension à cet acte politique salvateur de la création et la proclamation de l’Etat du Nord Congo qui, à la lucidité alliera l’intégrité morale.

Vive l’Etat du Sud Congo.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés
Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 27 septembre 2014 – 11:16

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 08:07

SUD CONGO

Madame Clarisse AKOUALA parle. Ecoutons-la :

Voici une autre vidéo de Madame Clarisse AKOUALA qui parle des symboles de l’Etat du Sud Congo

https://www.youtube.com/watch?v=TQT_kHhJDxs&list=UUGk1Yyp2qD5yT8NN40OJIfQ

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 20:55
Congo-Brazzaville : L'UPADS accompagne le PCT aux locales

Le miracle n’aura pas lieu. Celui du boycott par l’UPADS, principal parti d’opposition, le parti de Pascal Lissouba, des élections locales du 28 Septembre 2014 convoquées par Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville.

Le meeting de Dolisie du parti des « Trois palmiers » qui a réuni plusieurs milliers de militants et de sympathisants galvanisés pour des batailles futures et chauffés à blanc par Pascal Tsaty Mabiala sur l’offensive, rompu à la magie du verbe, n’était qu’un leurre. On dirait qu’il avait mangé du lion. Très combatif, Pascal Tsaty Mabiala, fleur au fusil, n’a pas eu de mots assez durs pour fustiger et dénoncer les velléités de tricherie du PCT et des épigones du « chemin d’avenir » . Le meeting de Dolisie qui devait constituer la rampe de lancement de la protestation et de la dénonciation du putsch électoral en vue n’était qu’un faux semblant. En définitive, ce n’était qu’un feu de paille.
« Mangoungou ya pamba » ! Les militants de l’UPADS étaient persuadés que le nouveau Tsaty Mabiala était arrivé. C’était une erreur.

La volte-face

Quelques semaines plus tard, la volte-face. Le vernis a craqué. Pascal Tsaty Mabiala a revêtu ses habits de doux agneau au service du PCT et des épigones du « chemin d’avenir ». Le loup « PCT » a mangé l’agneau « UPADS ». A l’UPADS, le changement, ce n’est pas maintenant. Le timing ne pouvait pas être plus mal choisi par le bureau politique de l’UPADS. C’est presque un coup de poignard dans le dos que Pascal Tsaty Mabiala et le bureau de l’UPADS ont asséné aux militants et aux sympathisants après le meeting de Dolisie. Convaincus de la supercherie électorale de Sassou, les militants et les sympathisants étaient préparés à faire mordre la poussière à l’hydre du PCT. Au terme donc de sa réunion du 05 septembre à Brazzaville, le Bureau politique de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), a décidé d’engager ce parti aux prochaines élections locales. La décision a été prise par 96,49% de voix à la suite d’un vote. Est-ce vraiment une surprise ? Non ! Le vote est la conséquence logique d’un débat franc et contradictoire qui a caractérisé cette réunion. A l’issue de ce vote, 110 voix se sont prononcées pour alors 04 voix seulement ont dit "non" (Les Dépêches de Brazzaville, 6 Septembre 2014). C’est une décision politique qui a fait hurler dans les chaumières. L’UPADS, le parti des « maba ma tatu » est devenu un jouet politique entre les mains de Sassou.

Un couple incestueux

Au Congo-Brazzaville, en réalité, en raison des relations incestueuses sous-jacentes entre le PCT et l’UPADS, personne en vérité n’attendait sérieusement du parti de Pascal Lissouba qu’il marque l’histoire politique du Congo-Brazzaville d’une empreinte irrésistible, de quelques actes saillants et faits d’armes héroïques, d’une décision spectaculaire, tels la mobilisation de la population contre l’organisation d’élections locales sur la base du recensement tronqué, d’un meeting de protestation contre les listes électorales, d’un appel au blocage du pays ou pont d’Arcole. On peut rêver. Mais ce n’est pas le genre de l’Upads de mener bataille. Le parti de « ma science na ma technologie », dont les anciens apparatchiks du parti marxiste-léniniste sont foncièrement attachés à leur bout de gras, attend les alouettes tombées du ciel toutes rôties.

Compte tenu de la falsification du recensement, du tronçonnage des listes, de la manipulation de la carte électorale, il aura fallu que le parti de « Ya ba colère vé » opposa un cinglant refus quant à la participation au scrutin du 28 Septembre 2014. Ce n’est malheureusement pas le cas. En échange de quelques sièges de conseillers municipaux et régionaux, Pascal Tsaty Mabiala et le bureau politique de l’UPADS ont trahi leurs militants et sympathisants et ont vendu leur âme au diable. Décrocheront-ils la mairie de Dolisie ? La mairie de Madingou ? La commune de Sibiti ? La commune de Mouyondzi ? Les agglomérations d’Oyo et d’Ollombo ?

Au bout du compte, jouer la carte de la participation électorale pour ne pas prêter le flanc à la stratégie de la chaise vide prônée par le bureau des Assises pour l’Alternance de Jean Luc Malékat, Philippe Youlou, Alexis Miayoukou, Benjamin Toungamani et Bienvenu Mabilémono consacre de facto des assemblées locales tout ouïe, monocolores PCT, aux ordres de Mpila prête à une modification constitutionnelle. A cause de l’appât du gain, les conseillers Upads ne sont pas prêts à sacrifier leurs émoluments. Il est plus facile de demander à un cabri de ne pas brouter l’herbe là où il est attaché qu’à un agent politique du parti des Trois Palmiers de ne pas boire le vin de la collaboration. A entendre l’UPADS aile Tsaty Mabiala aujourd’hui, le décret convoquant le corps électoral pour les élections locales du 28 septembre a été pris sur la base de…. l’ancienne loi électorale et la nouvelle loi, amendée et adoptée par l’Assemblée croupion à laquelle elle participe gaiement, ne garantirait aucune indépendance à la commission d’organisation des élections, mais ouvrirait plutôt un boulevard au pouvoir pour emporter toutes les batailles à venir. « Une fois de plus, nous avons assisté à une volonté de puissance de la part du pouvoir qui va donc nous servir une autre loi scélérate, qui constituera la base juridique de l’organisation, semble-t-il, de leur fameux referendum et de tous les scrutins à venir », a constaté avec dépit Pascal Tsaty Mabiala, qui visiblement vient de retrouver tous ses esprits. Mot pour mot on dirait du Moukouéké ou du Dzon, ces dirigeants de l’opposition " irresponsable " ! (Mwinda.org, 29 Août 2014 : Tsaty Mabiala et l’UPADS englués dans le piège tendu par le PCT) .

Upads/Mcddi : même fourberie

L’abbé Fulbert Youlou et Bernard Kolelas sont les deux seuls maires élus de Brazzaville depuis l’accession du Congo-Brazzaville à l’indépendance. Le MCDDI ne souhaite-t-il pas rééditer l’exploit de 1992 ? L’UPADS n’ambitionne—elle pas de voir un candidat issu de son sein diriger la mairie de la capitale de la France libre ? La victoire de L’UPADS à la mairie de Dolisie, du RDPS à la mairie de Pointe-Noire et du MCDDI à la mairie de Brazzaville n’est pas une utopie. L’organisation d’élections libres et transparentes au Congo-Brazzaville, comme en 1992, rendrait cette hypothèse réalisable en 2014. Voilà, la bataille que devraient mener ces formations politiques. Si, au MCDDI, la taupe du PCT se nomme Bernard Tchibambeléla qui a fait triompher la stratégie de « bikeno koua, nzambi zébi » ; c’est Pascal Tsaty Mabiala qui joue les sous-marins à l’UPADS pour le compte du PCT.

Que s’est-il donc passé dans la tête de Pascal Tsaty Mabiala, Honoré Sayi, les députés de l’UPADS et le suppléant de Guy Parfait Kolelas du MCDDI dont les amendements portant sur la loi électorale ont été balayés d’un revers de la main pour justifier le revirement de leurs formations politiques ? Corruption ? Naïveté ? Peut être . Pragmatisme ? Les militants et les sympathisants de l’UPADS n’en croient pas un mot. Trahison, assurément ! Les « nguiris » de pétro-CFA ont très bien circulé. « Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée », N’est-ce pas ? Le parti du Professeur n’en a que cure.

Pourquoi participer à des élections dont les résultats sont connus d’avance ? Dans les officines de Talangaï, les listes sont prêtes et connues des impétrants. Les heureux gagnants, à l’instar de la fille de papa, Claudia Sassou, toutes dents dehors, n’attendent que le soir du 28 Septembre 2014 pour sabrer le champagne. Histoire d’envelopper du vernis de transparence et de liberté ce simulacre d’élections.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo-Brazzaville : L'UPADS accompagne le PCT aux locales
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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT UPADS
25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 13:43
(CONGO-BRAZZAVILLE) CAMPAGNE ELECTORALE : LES CITOYENS DENONCENT DES PRATIQUES CONFINANT AU CHANTAGE ET A L'EMBRIGADEMENT FORCE

P.C.T./CAMPAGNE ELECTORALE : LES CITOYENS DENONCENT DES PRATIQUES CONFINANT AU CHANTAGE ET A L'EMBRIGADEMENT FORCE 6

Rappelons qu'en ce moment au Congo, le contexte tombe en pleine campagne d'élections locales. Le P.C.T. (Parti Congolais des Tricheurs) n'arrête pas d'innover en matière de pratiques illicites dans notre pays en vue de remporter les élections.

Nous apprenons des choses étranges qui se pratiquent surtout dans la partie sud du Congo, des pratiques qui sont imaginées et imposées par le P.C.T., le parti des crocodiles de l'Alima, des sauriens prêts à tout pour conserver le pouvoir et la domination du nord sur le sud :

1) Pour être chef de quartier, il faut être membre du P.C.T. comme à l'époque du monopartisme (en fait, nous sommes revenus à cette époque - même si le P.C.T., pour des raisons de théâtralisation politique en vue de produire l'illusion du multipartisme et de la démocratie, permet l'existence de partis totalement dominés, écrasés ou inféodés). C'est une pratique illégale dans la mesure où un chef de quartier n'est pas le représentant d'un parti politique mais une personnalité choisie par ses concitoyens pour les représenter auprès des autorités et rien n'oblige qu'il soit du parti au pouvoir : il devrait même être totalement apolitique ;

2) Les pièces d'Etat civil s'obtiennent sous condition : il faut battre campagne pour le P.C.T. si on veut obtenir une carte d'identité. Ceci est révélateur d'une politique de distribution ciblée des pièces d'état civil : si on ne délivre pas de cartes d'identité aux membres présumés de l'opposition, ceux-ci ne peuvent pas voter. Encore une pratique illégale en complète rupture avec la constitution du pays qui fait valoir que tout Congolais a le droit de posséder une carte nationale d'identité s'il est majeur et en fait la demande, des pièces d'état civil supposées gratuites ;

3) Il faut payer pour se faire embaucher dans une société - quand bien même celle-ci cherche des employés (tous les moyens sont bons pour se faire de l'argent facile) ! Et qui sait si on ne vous demandera pas un jour de verser chaque mois une partie de votre salaire avant de vous recruter ? Vous êtes au chômage, une société recrute mais vous êtes d'abord contraint à verser une certaine somme d'argent pour qu'on vous propose un emploi et encore ! C'est tout simplement du chantage. Et parfois, il faut encore battre campagne pour le P.C.T. ou pour une de ses antennes comme M.A.R. !

Dirigé par un système mafieux appelé P.C.T. quand ce n'est pas cette secte occulte nommée franc-maçonnerie à la congolaise, en fait les deux ne faisant qu'un, la secte dans le parti PCT et le Parti PCT dans la secte, le Congo n'arrête pas d'inventer de nouvelles antivaleurs - soit pour conserver le pouvoir, soit pour avoir de l'argent facile, en fait, les deux versants d'un même processus qui conduit à l'enrichissement mal acquis.

C'est en tenant compte de ce système électoral complètement pipé et truqué de sorte que le P.C.T. l'emporte toujours et par tous les moyens, que nous avons invité les partis de l'"opposition" intérieure à boycotter les élections mais, ils savent que le P.C.T., même s'il s'octroie la part de l'éléphant, laisse quelques os aux autres partis. Et comme des vautours, notre pseudo-opposition intérieure se jette sur ces ossements avariés - question de vivre des restes que le pouvoir des crocodiles de l'Alima veut bien laisser pour créer l'illusion d'un espace démocratique - alors que nous sommes revenus à la dictature pure et dure dans son expression fasciste : le parti unique ! D'ailleurs, n'est-il pas étrange que le P.C.T. ait repris comme logo le drapeau rouge de l'époque du parti unique symbolisant le triomphe et le règne politique du P.C.T. ? Comment un parti politique peut-il avoir pour logo l'emblème d'un ancien drapeau national ? Du jamais vu ! Peut-on imaginer en Allemagne un parti politique officiel qui prendrait pour emblème le drapeau de l'Allemagne de l'époque nazie sous Hitler ? C'est un message que nous avons bien décrypté... LA DICTATURE DU PARTI UNIQUE IS BACK !

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REACTIONS (source : Demain le nouveau congo) :

Bjr Cher LDM,
Passé quelque peut inaperçu un détail non moins important de l'ami correspondant de Ponton qui conclut en écrivant:
"LE PCT TUE SA JEUNESSE DU SUD... CRUEL CE GROUPES D'INDIVIDUS"
C'est de là qu'il faut tout comprendre et poser sans détour et froidement, le postulat d'analyse pour l'avenir de ce pays!

Commentaire n°1 posté par Mudumango hier à 22h10

Mon cher Mudumango, il y a deux poids, deux mesures entre le nord et le sud : hier, quelqu'un dénonçait des barrages sur la route nationale du sud érigés par des douaniers, des policiers et des gendarmes. Voilà que quelqu'un d'autre évoque des pratiques qui ne s'appliquent qu'à la jeunesse du sud ou au sudiste en général. L'ethnorégionalodiscrimination apparaît de plus en plus criarde. C'est l'histoire elle-même qui tirera un jour les conclusions et les décisions qui s'imposent. Arrivera certainement le jour où la jeunesse du sud refusera de mourir...même symboliquement !

Réponse de Le Lion de Makanda (LDM) hier à 23h02

Parfaitement en accord avec vous!
Juste que l'histoire ne pouvant être écrite que par les Hommes, il n'appartient donc qu'à ces mêmes Hommes d'en tirer les conclusions et les décisions qui s'imposent aujourd'hui. Ce jour où cette jeunesse du sud refuse de mourir est arrivé!

(CONGO-BRAZZAVILLE) CAMPAGNE ELECTORALE : LES CITOYENS DENONCENT DES PRATIQUES CONFINANT AU CHANTAGE ET A L'EMBRIGADEMENT FORCE
(CONGO-BRAZZAVILLE) CAMPAGNE ELECTORALE : LES CITOYENS DENONCENT DES PRATIQUES CONFINANT AU CHANTAGE ET A L'EMBRIGADEMENT FORCE
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:51
(Congo-Brazzaville) Sadio Kanté-Morel : Je suis congolaise...

SADIO KANTE: "JE SUIS CONGOLAISE. ILS VEULENT ME REGLER MON COMPTE PARCE QUE JE DERANGE. JE REVIENDRAI CHEZ MOI, JE N' AI PAS BESOIN DE VISA"



http://www.challenges.fr/media/20140923.AFP6703/brazzaville-expulse-une-journaliste-qui-affirme-etre-de-nationalite-congolaise.html

"Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. "

Brazzaville, 23 sept 2014 (AFP) - La police congolaise a annoncé mardi à Brazzaville avoir expulsé vers le Mali une journaliste au motif qu'elle n'a pas de titre de séjour, mais l'intéressée affirme être de nationalité congolaise et dénonce une manoeuvre du pouvoir pour l'éloigner.

"Sadio Kanté, de nationalité malienne, née à Brazzaville en 1968 [...] a été expulsée du territoire congolais pour défaut de titre de séjour", écrit la Direction générale de la police nationale congolaise dans un communiqué.

Jointe au téléphone par l'AFP à Bamako, Mme Kanté a indiqué avoir été expulsée dans la nuit de lundi à mardi. "Je suis congolaise. Ils veulent me régler mon compte parce que je dérange", a-t-elle dit, indiquant être née au Congo d'un père malien et d'une mère sénégalaise.

"Le pouvoir m'avait dans le collimateur depuis un moment", a-t-elle ajouté.

Mme Kanté est l'une des premières à avoir alerté l'opinion sur l'agression dont a été victime au début du mois le journaliste camerounais Elie Smith, attaqué de nuit à son domicile de Brazzaville par des hommes armés, qui ont violé sa soeur.

Ces violences ont été dénoncées ensuite par Reporters sans frontières (RSF), pour qui "le scénario du braquage cacherait en réalité une expédition punitive" pour faire taire un journaliste dont la liberté de ton dérangerait le pouvoir, du président Sassou Nguesso, à la tête de l'Etat depuis 1997.

Aujourd'hui journaliste indépendante, Mme Kanté a collaboré quelque temps avec l'agence de presse Reuters comme vidéaste.

En vertu de la loi congolaise, toute personne née au Congo a droit à la nationalité de ce pays.

Mme Kanté dit être entrée la dernière fois au Congo en 2012 avec un sauf-conduit délivré par le consulat du Congo au Mali, étant donné qu'elle avait perdu son passeport.

Affirmant avoir été brutalisée ou intimidée à plusieurs reprises par les forces de l'ordre depuis un an, Mme Kanté affirme avoir demandé il y a "plusieurs mois" sa carte d'identité congolaise mais que celle-ci ne lui a jamais été délivrée.

"Je reviendrai chez moi, je n'ai pas besoin de visa", dit-elle.

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 16:36
[Congo-Brazzaville] Journalisme en danger : Expulsion au Mali de Sadio Kante-Morel

CONGO-BRAZZAVILLE / JOURNALISME EN DANGER : EXPULSION AU MALI DE SADIO KANTE-MOREL, JOURNALISTE CONGOLAISE D'ORIGINE SÉNÉGALAISE ET MALIENNE. -


Sadio Kante-Morel, journaliste de nationalité congolaise, née à Brazzaville et grandi à Brazzaville, de père malien et de mère sénégalaise, a été expulsée au Mali, un pays où elle n'a jamais vécu.

Sadio Kante-Morel est une journaliste de la place de Brazzaville et connue pour ses prises de positions sans concessions contre les autorités congolaises. Mais, pour elle ce lundi 22 septembre 2014 a été la journée des accusations sans fondement. En effet, madame Kante-Morrel est accusée de trouble à l’ordre publique, consommation de drogue et séjour irrégulier. Contactée par Oeil d’Afrique, elle revient sur son arrestation.


RDV AU BUREAU DE JEAN-FRANÇOIS N'DENGUET

Embarquée vers une heure du matin par des agents de police refusant de lui notifier l’objet de son arrestation. Ce n’est qu’une fois dans les locaux du commissariat central où elle devait selon un membre de la police rencontrer le directeur de la police, Jean-François Ndenguet.


DE NATIONALITÉ CONGOLAISE

Née d’une mère Sénégalaise et d’un père Malien, Sadio Kante-Morel a vu le jour à Poto-Poto, le 3ème arrondissement de Brazzaville. Une situation prévue par la constitution congolaise qui reconnait la nationalité à toute personne née sur son sol. D’ou la surprise de la journaliste lorsqu’on lui explique qu’elle serait en situation irrégulière dans son pays natal, le Congo, vers le mali, pays où elle n'a jamais vécu dans sa vie.


LA PRESSION DANS LE TRAVAIL

La journaliste revient également sur les menaces dont elle fait l’objet. Ces prestations dans l’émission Point de Presse sur la chaîne MNTV ne « sont pas toujours du gout du gouvernement ». Notons qu’elle fut celle qui a mis à la une l’agression du journaliste Elie Smith conduisant à une mauvaise publicité pour Brazzaville.


QUELQUES PHOTOS DU 16 SEPTEMBRE 2013, OÙ LA JOURNALISTE A ÉTÉ TABASSÉE PAR LES AGENTS DE JEAN FRANÇOIS N'DENGUET APRÈS SON REPORTAGE AU PALAIS DE LA JUSTICE.


Image de Sadio Kante Morel après avoir été menottée, taclée et battue par les éléments de police de Jean François N'Denguet.


Image de Sadio Kante Morel après avoir été menottée, taclée et battue par les éléments de police de Jean François N'Denguet.


NOTE :

Cette affaire intervient quelques jours seulement, après l'agression du journaliste camerounais Eli Smith, dont les agresseurs sont soupçonnés avoir été envoyés par le colonel Tsoumou, mécontent de la liberté de parole du journaliste vedette Elie Smith qui avait reçu des menaces du colonel Tsoumou pour avoir publié les photos d'agression des militants d'opposition, qui avaient assisté au meeting de l'opposition à Brazzaville.

À l'approche des élections municipales de cette année (2014) et l'élection présidentielle de 2016, il ne fait pas bon d'être journaliste au Congo-Brazzaville.


Lire, également, l'article suivant :

>> CONGO-BRAZZAVILLE : LE JOURNALISTE CAMEROUNAIS, ELIE SMITH, FUSTIGE LE MUSELLEMENT DE LA PRESSE.

« RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

[Congo-Brazzaville] Journalisme en danger : Expulsion au Mali de Sadio Kante-Morel
[Congo-Brazzaville] Journalisme en danger : Expulsion au Mali de Sadio Kante-Morel
[Congo-Brazzaville] Journalisme en danger : Expulsion au Mali de Sadio Kante-Morel
[Congo-Brazzaville] Journalisme en danger : Expulsion au Mali de Sadio Kante-Morel
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Nerrati-press - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 12:54
COMMUNIQUE DE PRESSE : Etat du Sud Congo : mise en place du Conseil National du Sud Congo et du groupe CAP SUD CONGO

Paris, le 23 septembre 2014 -

COMMUNIQUE DE PRESSE -

Etat du Sud Congo : mise en place du Conseil National du Sud Congo et du groupe CAP SUD CONGO -

Les Membres Signataires de la requête de Déclaration de l’ETAT SUD CONGO, réunis en assemblée ordinaire le 23 septembre 2014, conformément aux dispositions prises lors de la conférence de presse du 10 Juin 2014 aux Salons Hoche, portent à la connaissance du Peuple Sud Congo ainsi qu’à la Communauté Internationale, de :

  • La saisine du Secrétariat Général des Nations-Unies pour la nomination d’un ADMINISTRATEUR JUDICIAIRE qui sera chargé de prévenir tout génocide et assurer la sauvegarde de l’essentiel : le droit à la vie des ressortissants du Sud Congo ;
  • La mise en place du CONSEIL NATIONAL DU SUD CONGO en sigle CNSC, avec pour missions de PROMOUVOIR et INSTALLER l’entité SUD CONGO dans ses caractéristiques politiques, économiques et sociales sur l’ensemble du territoire de ses limites géographiques actuelles ;
  • Le CNSC sera assisté dans ses missions par le Groupe CAP SUD CONGO qui va rassembler et coordonner toutes les compétences techniques et morales permettant de mener à bien le processus de la reconnaissance du nouvel Etat Sud Congo, de l’ancienne Nation Kongo, sur le territoire qui a toujours été que le sien entre la Léfini et l’Océan Atlantique.

Les Membres Signataires de la Déclaration de l’ETAT SUD CONGO rappellent que :

  • L’Administrateur Judiciaire de l’ONU et le Conseil National du Sud Congo auront en charge l’ouverture du compte séquestre pour assurer la continuité de l’Etat, et l’organisation de la mise en place des Institutions de l’Etat Sud Congo par un processus électoral démocratique, lequel nécessite un référendum de partition sous l’égide des Nations-Unies. Ceci, après un recensement général de la Population et de l’Habitat au Sud Congo pour asseoir la légitimité et l’autorité du nouvel Etat ;
  • La partition déclarée s’effectuera à l’image de la Tchécoslovaquie pour construire les Etats du Nord et du Sud dans un respect mutuel, évitant des drames inutiles et des effusions de sang tant du Nord que du Sud. En considérant que le Sud Congo constitue à lui seul une Nation bien définie, historiquement et culturellement antique, de la Nation Kongo.

Pour les membres signataires,
Les Porte-Paroles :

Robert POATY PANGOU / Modeste BOUKADIA

COMMUNIQUE DE PRESSE : Etat du Sud Congo : mise en place du Conseil National du Sud Congo et du groupe CAP SUD CONGO
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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:54
(Congo-Brazzaville) "Sous le régime de la terreur au Congo"

par E.M. -

Précarité, Insécurité et Danger de mort permanent :

Tel est le raisonnable tableau sociopolitique et économique du Congo-Brazzaville Sassouiste.

Les faits sont accablants

Dans sa proposition dès 1995, d’une “Autre vision de l’unité nationale en République du Congo“, le Centre de Mémoire et de Réflexion pour l’Action des Kongos (cemerak) a fait le réel diagnostic sans faux- fuyant en constatant que “ Des premières escarmouches de 1955/1956 on en est arrivé à une guerre civile en 1997/1998 avec des armements lourds et sophistiqués qui ne cessent d'éloigner la naissance d'un peuple avec une conscience nationale intégrante“.

C’est dire que l’Unité, inscrite au premier rang dans la devise du pays, loin d’être acquise, reste hypothétique, à construire.

A la fin de la Conférence Nationale Souveraine (1991), l’absurde cérémonie de lavement de mains, qui plus est sans pardon préalable, était censée passer l’éponge sur les plus de trois mille (3 000) morts et disparus recensés comme victimes de la barbarie monopartite, plus particulièrement Sassouiste. Ce dernier savait – il seulement ce à quoi l’engageait le ‘’J’assume’’ dont il s’est targué la fatuité et l’arrogance devant le pays naïvement indulgent ?

Plutôt oui, car en bon stratège machiavéliste, l’urgence d’une sortie honorable en abusant de la crédulité de ses multiples inquisiteurs du moment s’était imposée à lui.

Un fumant discours

D’ailleurs n’annonçait- il pas déjà les couleurs par le fumant discours le soir de son échec électoral en 1992, de retour à Mpila devant la milice acquise à sa cause et en présence de sa très chère et tendre tout en larmes ?

A peine cinq (5) ans plus tard, juste le temps d’un premier mandat d’une balbutiante démocratie, étaient déclenchées les hostilités conçues, planifiées et mises en œuvre avec l’aide de supplétifs étrangers. Démontrant à qui, naïf, doutait encore que le chef de guerre ne pouvait comme par baguette magique se transmuter instantanément en démocrate.

La guerre de 1997, suscitée par celui qui ‘’dormait tranquillement“, sonnait le glas de la naissante démocratie Congolaise, replongeant ainsi le pays dans l’insécurité et la terreur des temps monopartites pseudo marxiste-léniniste.

Il s’ensuivit l’effroi, le grand péril et l’hécatombe dans le Pool et les pays du Niari, par l’exécution de plans méthodiques d’extermination des populations “récalcitrantes du Sud. A cet effet, médecins sans frontières a clairement et sans ambages fait état d’une ‘’guerre contre les civils’’ (M. Le Pape & P. Salignon ; éd. Karthala, 2001).

Grand péril et hécatombe

Alors que la funeste guerre contre les civils semblait être déclarée finie et gagnée par le nouveau maître, le guet-apens au Beach de Brazzaville en 1999, des centaines de jeunes Kongos (essentiellement du Pool), venait encore rappeler que pour le maintien du pouvoir Mbochi, aucune méthode d’élimination physique des ses ennemis intérieurs n’était exclue. Ces jeunes gens, désarmés, victimes de tri sélectif à leur retour d’exil “RDCéen“ furent faussement rassurés pour leur sécurité par le nouvel homme fort qui n’a pas hésité pour ce faire, d’abuser même de la confiance du CICR (Comité International de la croix Rouge) et du gouvernement voisin de la RDC.

L’objectif d’élimination physique s’est évidemment poursuivi dans le Congo Sassouiste dit en paix retrouvée. Cette fois par les multiples morts subitement naturelles de personnalités politiques et ecclésiastiques, toujours essentiellement du Sud. Ceux-ci mourant l’un après l’autre, presque tous sur les lits d’hôpitaux Français puisque le Congo n’en a plus des dignes. La kyrielle ininterrompue des noms de victimes est effarante.

S’il fallait encore des faits irréfutables pour lever les derniers scepticismes sur la nature criminelle de l’Etat Sassouiste, l’illustration en est la gestion des suites des explosions du 04 mars 2012.

L’origine de ces dernières, présentée d’emblée cyniquement ‘’d’incident de court-circuit“, se profile finalement être non accidentelle. D’où, attaché à contenir un bilan de victimes raisonnablement projetés par milliers, et pour détourner l’opinion d’une opaque enquête s’enlisant, l’état dictatorial s’est orienté vers des arrestations arbitraires à tout va de personnalités pour certains clairement éloignés des faits. C’est le cas des Maîtres A. H. Malonga et G. Hombessa, avocats constitués volontiers à la défense de l’adjoint au Conseil National de Sécurité mis en cause.

Et comme toute occasion est toujours propice à “casser du Mokôngo“, Me Malonga (Sudiste) a nuitamment été l’objet de simulation d’assassinat alors que le client (Téké, Centre-Nordiste) pour qui l’avocat engagé s’est retrouvé aux arrêts n’a jamais été extrait de son geôle pour subir cette épouvante de torture.

" Casser du Mokôngo "

Et puisqu’aucune méthode d’élimination physique n’est exclue, tous les moyens y compris de mal gouvernance délibérée ( ?) ou résultant d’une médiocrité “congénitale“ ( ?), ont été utilisés pour semer la précarité, l’insécurité et le danger de mort permanent.

Ainsi, des crashs à répétition d’avions cercueils volants, jusque sur des zones résidentielles occasionnant des dizaines de victimes, aux récurrentes catastrophes ferroviaires sur l’unique ligne datant de l’époque coloniale, délibérément non entretenue, la mort plane partout et sur tous.

Les incendies et explosions répétés d’arsenaux de guerre accumulés et stockés dans les locaux privés des chiens de garde du régime et/ou dans des casernes en plein quartiers résidentiels, également mal entretenues, ne viennent que compléter la pléiade de méthodes de décimation d’une population désormais tétanisée.

L’insécurité entretenue ou “accidentelle“, plus qu’un sentiment, est palpable et permanente. Elle induit une peur sur les villes et villages, peur qui terrorise les populations. Et en cela cette insécurité relève clairement du terrorisme, qu’aucun niveau de plan de vigilance ne peut venir à bout.

A chaque fois c’est la même rengaine : Insécurité, danger, prix du sang et détresse.

Un éminent officier, Capitaine de vaisseaux de son état, démontrant l’insécurité induite par les méthodes staliniennes d’intimidation par les sbires et autres lampions du régime, décrit “un palmarès de festival macabre, véritable rituel pour l’accomplissement duquel la République du Congo semble avoir contracté un bail renouvelable par tacite reconduction, faisant qu’à des périodes régulières [Le mois de mars revenant souvent de façon non fortuite; ndlr], les Congolais doivent verser un impôt de sang ou le denier du culte pour emprunter au langage chrétien“ (sic) Cl D. Nkouta.

Insécurité entretenue ou “ accidentelle “

L’insécurité est également économique et sociale, perceptible par la précarisation et la paupérisation galopante de près de 70% d’une population vivant avec moins d’1US $ par jour, alors que paradoxalement le PIB par habitant afficherait près de 4 000US $ (plus d’1,5 Million de Francs CFA) à en croire les données Banque Mondiale/FMI 2011.

L’autre drame dans le drame, révélé par l’onde de choc du 04 mars, est l’inexistence de structures sanitaires viables et encore moins de plan d’urgence médicale digne de ce nom à Brazzaville. Ce qui laisse imaginer l’état d’insécurité sanitaire des populations sur le reste du territoire.

Cet état de dénuement médical semble être entretenu à dessein pour induire l’indigence et toujours le danger de mort.

Il est de notoriété publique qu’échanges commerciaux et marchés, moteur de l’emploi et du développement, sont fondés sur la confiance. Or, où l’on évoque des pertes de notation financière susceptibles d’avoir un impact sur la confiance des marchés financiers, le Congo Sassouiste n’apparaît dans aucun rétroviseur des agences “maîtresses“ de notation. L’insécurité des investisseurs mise à nue par les derniers chiffres Doingbusiness http://francais.doingbusiness.org/data/exploreeconomies/congo,-rep~ constitue un réel repoussoir pour les capitaux nationaux ou étrangers.

Cette insécurité des investissements conjuguée à la chronique corruption institutionnalisée et la mal gouvernance, classent le pays parmi les insolvables, à risque majeur accru sur les marchés financiers autres que les complaisants Banque Mondiale et FMI.

A s’interroger en fin de compte quel traitement entrevoir par les Congolais pour un état terroriste de sa propre population. Et de se souvenir ici, d’un ancien Président des Etats – Unis d’Amérique qui admettait à juste titre “qu’Aucun dialogue n’est possible avec les terroristes“ qui ne méritent plutôt que ferme réprobation.

Le droit International reconnaît également aux peuples la possibilité d’actions clairement définies dans l’Article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 24 juin 1793 qui dispose :

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour ce peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs “.

Source : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/article-e-m-sous-le-regime-de-la-terreur-au-congo-106635274.html

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 15:20
(FMI) Congo-Brazzaville : Piètres perspectives à venir, selon le FMI

Le FMI prévoit une croissance de 6%, mais la pauvreté augmente quand même. Sassou a de grands espoirs pour les zones économiques spéciales alors que la fin du pétrole se profile

Entre les lignes, la dernière analyse du Fonds monétaire international de l’économie du Congo-Brazzaville révèle un piètre record de réalisations économiques pour les décennies de règne du président Denis Sassou-Nguesso. Dernièrement, le gouvernement a commencé à montrer de l’enthousiasme pour les Zones Economiques Spéciales, même si l’investissement direct significatif requis aurait d’énormes obstacles à surmonter.

Le taux de pauvreté reste élevé, équivalent à d’autres pays africains ayant un revenu nettement plus bas tandis que son indice de développement humain est bien en dessous de la moyenne des pays avec un produit intérieur brut par habitant similaire. Le taux de croissance économique est décevant, en dépit de dépenses publiques financées par les recettes pétrolières, qui sont parmi les plus élevées des pays exportateurs de pétrole en Afrique. Le Fonds s’attend à ce que la croissance économique soit de 6% par an jusqu’en 2019.

La dépendance à l’égard du secteur pétrolier est même en augmentation, les exportations non pétrolières en baisse en pourcentage du PIB, alors que la fin de l’ère du pétrole approche. La production devrait atteindre un pic en 2017 et diminuer par la suite, pour atteindre des niveaux insignifiants en moins de 20 ans. Les conseils du FMI sont de commencer à planifier la durée de vie limitée restante des réserves de pétrole grâce à l’impôt et à la consolidation de la dette ont été ignorés.

La mise en œuvre des recommandations de politiques convenues avec le FMI est extrêmement limitée, y compris les réformes structurelles pour rendre la croissance plus inclusive et pour déclarer des objectifs de réduction à la pauvreté. Il reste de vastes possibilités, remarque le FMI, d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques et améliorer la transparence.

La plupart des rapport d’étape du FMI sont une mise à jour, soulignant efficacement le peu qui a été fait pour régler les problèmes bien diagnostiqués qui handicapent l ‘économie du Congo et qui ont fait partie d’un programme de réformes convenu avec le FMI figurant dans chaque accord gouvernemental depuis le retour au pouvoir de Sassou-Nguesso en 1997 (AC Vol 53 No 21, Une pauvreté de la stratégie). Pourtant, plutôt que d’examiner la mise en œuvre de la politique, le gouvernement met beaucoup d’actions dans l’établissement des Zones Economiques Spéciales. Deux des quatre d’entre elles sont dans des régions éloignées du Nord, incluant Oyo, le district d’origine du président Sassou-Nguesso d’Oyo, ainsi que Ouesso. La principale, à Brazzaville, implique des entreprises produisant pour le marché intérieur plutôt que pour le marché de l’exportation et ayant accès à de généreuses exonérations fiscales, ce qui conduirait à une perte nette de revenus selon le FMI.

Le ministre des ZES, Alain Akouala Atipault, peut bien être ébloui par les signes tangibles, vers l’extérieur des Zones Economiques Spéciales à Dubaï ou Shenzhen, en Chine, mais ne semble pas au courant, selon des sources locales que les contraintes qui ont entravé l’économie du Congo depuis des décennies seraient toujours à l’œuvre dans ces zones. L’environnement offert aux investissements est généralement considéré comme catastrophique. Le Congo a été classé 185ème sur 189 pays dans le classement Doing Business 2014 de la Banque mondiale sur l’environnement de l’investissement par pays, une position qui est pratiquement inchangée depuis le début de ces enquêtes en 2003. Le FMI note que la première priorité du gouvernement devrait être de «rapidement» mettre en œuvre le plan interministériel d’action longtemps bloqué pour soutenir les exportations non pétrolières, et les notes ici comme ailleurs n’ont pas progressé avec les engagements de réforme du gouvernement. La Banque Mondiale a offert son aide pour promouvoir la compétitivité économique et le développement du secteur privé, mais a rencontré un sérieux manque d’intérêt et d’engagement officiel.

Les infrastructures ont toute l’attention du gouvernement car elles correspondent à ses conceptions du développement, en grande partie des réminiscences de la période où le pays était un allié du bloc soviétique, et incluent des projets de prestige liés à l’organisation des Jeux africains 2015. Malgré des dépenses publiques élevées sur les infrastructures, les profondes faiblesses structurelles de l’économie limitent les réponses de l’offre locale, la quasi-totalité d’entre elles sont couvertes par les importations.

Le programme officiel d’investissement public va de l’avant malgré les préoccupations quant à la qualité de la sélection des projets. Aucun projet n’a été soumis à l’analyse des coûts des prestations par la Banque mondiale, comme promis depuis longtemps. La plupart sont des projets de prestige mal intégrés à la réduction de la pauvreté et à la planification des priorités. La plupart des dépenses d’infrastructures en cours sont financées et construites par des entreprises chinoises garanties par 2,6 milliards de dollars en prêts officiels.

La Chine est désormais le plus grand créancier du pays et le Congo a l’obligation de maintenir un solde créditeur minimum à hauteur de 20% de l’encours des prêts dans un compte séquestre de la Banque Chinoise de l’Import-Export (China’s Exim Bank) adossé à des ventes de pétrole à la Chine. Les prêts ont pour la plupart des conditions de faveur – 0,25% d’intérêt et d’une maturité de 20 ans. Ce sont des termes plus faibles que ce qui sont disponibles à partir de la Banque mondiale et du FMI, mais sont plus attractifs grâce à l’absence de questions posées par la Chine pour ce qui touche la viabilité du projet.

La dette extérieure est à la hausse et a doublé au cours des quatre dernières années depuis que l’allégement de la dette financé par l’Ouest a été accordée dans le cadre du programme des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) en 2010. Malgré la forte hausse de la dette extérieure le Congo a évité de justesse d’être classés à risque de surendettement par le FMI, sauvé par les grands dépôts de l’État auprès de la banque régionale, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), mais a été fortement conseillé d’élaborer une stratégie de la dette et d’améliorer la transparence.

En vertu de la constitution Sassou-Nguesso ne peut pas être réélu pour un troisième mandat de sept ans aux élections présidentielles prévues en 2016, mais il devrait soit modifier la Constitution pour prolonger son règne ou remettre à un membre de la famille – le fils, Denis Christel est préparé pour jouer un rôle plus important – ou un proche allié politique. (Ndlr : les caractères soulignés et en gras l’ont été par le traducteur)

Traduction Rigobert OSSEBI

Selon les rapports du FMI

http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2014/cr14272.pdf

http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2014/cr14273.pdf

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT