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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:16
(Congo-Brazzaville) Volte-face du Pasteur et Chef-Cobra Willy Nguesso

Par RIGOBERT OSSEBI -

Sassou-et-l'épouse-pasteur-de-son-neveu-le-pilleur-de-Socotram

Willy César Nguesso, au début de cette année, était on ne plus franc lorsqu’il avait affirmé vouloir mettre la clef sous la porte du « Club 2002 » et ainsi être le premier à quitter le navire de la dictature familiale. Fallait-il croire également à sa « révélation divine » qui lui fit entendre l’appel de Dieu et embrasser sa nouvelle mission de Pasteur ? Mieux vaut tout de même rester prudent… !

Toujours est-il que son jet d’éponge avait été très mal ressenti dans le « clan des Siciliens d’Oyo ». Willy César avait, pour ce dernier, tout l’air d’un Brutus prêt à poignarder son père adoptif. La famille avait fait bloc face à la « tentation de Venise » d’un de ses maillons forts. Son envie de changer de vie, de passer à autre chose, alors qu’il était repu d’une bonne vingtaine d’années de prédation, ne pouvait en aucun cas être acceptée par l’ensemble d’un gang familial encore affamé.

« Si tu avances on te suit, si tu t’arrêtes on te pointe et si tu recules on t’abat ». Ce vieux serment révolutionnaire marxiste est toujours d’actualité dans les réunions et conseils familiaux. Willy en était maintenant devenu la cible, la bête noire. Restait à savoir qui appuierait sur la gâchette… ! Il est des pactes que l’on ne peut rompre : les liens criminels et mafieux unissent leurs membres à jamais. Contraint et forcé, le nouveau Pasteur et toujours patron de la Socotram, à plus de 50 millions de FCFA de salaire net mensuel, fit machine arrière toute pour se remettre dans le rang serré des Nguesso en faveur d’une modification de la Constitution. C’était à l’occasion d’un Congrès extraordinaire du Club 2002 qui s’est tenu en sa présence, le 16 mai 2014, à Pointe Noire.

En réalité, Willy NGuesso n’avait plus beaucoup de choix. Comme bon nombre des membres de cette famille de boukouteurs de notre richesse nationale, il est cerné par les enquêtes de polices internationales, de services de douanes et des Cours de Justice de plusieurs pays. Tous ces derniers sont bien décidés à « se payer » une arrogante famille d’un dictateur africain et aucun cadeau ne sera fait, le moment venu, à aucun d’entre eux… ! Et Willy César Brutus ne sera pas le dernier à tomber dans leurs filets !

Pour preuve, « Paperjam.Lu », un organe de presse luxembourgeois, a consacré un article intitulé « La traque des biens mal acquis », incroyablement bien documenté sur des enquêtes en cours relatives aux malversations de la première famille congolaise.( http://www.paperjam.lu/article/fr/la-traque-des-biens-mal-acquis?fb_action_ids=10203247341564864&fb_action_types=og.likes)

Les faits se déroulent dans le Grand Duché du Luxembourg, un paradis fiscal que tous croyaient très fermé aux investigations fiscales et policières, mais qui n’a pas résisté aux demandes des magistrats parisiens. Maintenant, les enquêtes s’internationalisent et les Etats européens, américains ou canadiens coopèrent dans les échanges d’informations et font tout pour qu’elles aboutissent.

Willy Nguesso est au cœur de ces enquêtes ainsi que les structures qu’il a utilisées (comme nous l’avions écrit http://congo-liberty.com/?p=8304) pour faire disparaître les fruits de ses larcins du Liechtenstein au Canada via le Luxembourg. Il a été le grand initiateur de ces montages sophistiqués dans des paradis fiscaux. Les intermédiaires et avocats les plus retors ont été recrutés comme une ultime assurance de ne jamais être rattrapé … ! Par exemple l’Avocat canadien Stéphane Saintonge condamné par la justice de son pays, cité par Véronique Poujol dans PaperJam.Lu. Elle nous éclaire également sur les véritables propriétaires (au moins jusqu’à 2012) de la Congolaise de Banque qui se dissimulent derrière une cascade de sociétés luxembourgeoises.

On y retrouve des porteurs de parts « à titre fiduciaire » bien connus comme le très voyant Hubert Pendino, patron de la Socofran ou plus discret comme Bernard Beltrando (fournisseur attitré de bijoux de très grande valeur de Madame Antoinette Sassou NGuesso) ou plus discret encore Raymond Ibata, ancien patron de l’ARC et grand maitre franc-maçon.

Porteur de part à titre fiduciaire est un euphémisme juridique pour « homme de paille ». Au-delà des interrogations sur les bénéficiaires économiques de ces montages, il apparait clairement que Monsieur et Madame Sassou Nguesso en sont les deux principaux bénéficiaires.

Le pétrole, les banques (La Congolaise de Banque + la BGFI), les compagnies aériennes (ECAIR + les compagnies de location de jets privés de Cendrine Sassou NGuesso-Ottonelo), la sous-traitance pétrolière, les hôtels etc., etc.. La liste des intérêts du clan des Siciliens d’Oyo est très longue à recenser mais rien ne saurait échapper à la vigilance des enquêteurs tant au Congo qu’à l’étranger.

Willy Nguesso Pasteur et Président d’honneur du Club 2002 rattrapé, au sein de sa propre famille, par les tenants d’une politique dure de conservation du pouvoir sera-t-il, peut-être prochainement, obligé de revêtir en plus sa vieille tenue de combattant Cobra (bottes et chapeau de cow-boy) qu’il arborait encore en 1998-99 ?

Ce clan qui est arrivé au pouvoir en nous chantant « Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! » n’est pas à une contradiction près. Est-il seulement conscient que, cette fois, le chaos vers lequel il nous dirige ne manquera pas de tous les emporter ? La volte-face du Pasteur-PDG-Chef-Cobra Willy Nguesso n’augure rien de bon… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigombert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:43
(Brazzaville-Congo) La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso

La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso -


« Sassou Nguesso et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo à la date de la réception de la requête par l’ONU au risque d’annulation des contrats par les futures autorités du Sud Congo. De plus la justice internationale et Interpol peuvent maintenant le poursuivre. Ceux qui ont déposé la requête à l’ONU savent qu’ils faisaient. C’est la loi. » (dixit un avocat consulté à Brazzaville qui garde l’anonymat).

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à la partition du Congo

POURQUOI

Comme dit la chanson « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… » mais pour les plus anciens : « Rappelez-vous… ». Avant la Conférence Nationale Souveraine en 1991, n’est-ce-pas Sassou Nguesso qui énonçait, qui susurrait à l’oreille de ses compatriotes du Nord dans sa langue Mbochi : « Je fais ça pour vous, il faut la réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand Nord. » Qui payait les mercenaires pour assassiner les cadres du sud ?

Un quart de siècle plus tard, le Sud l’a entendu, l’a compris en enterrant ses morts. Le Sud a relevé la tête. De cette servitude par la peur imposée par les bombardements de gaz moutarde sur toutes les régions du sud du Congo dont les conséquences sont visibles avec les maux des yeux, les maladies des dents, les maladies des jambes qui enflent, la malnutrition apparue ; par les viols des filles et des femmes du sud du Congo pour les punir d’être nées du Sud du Congo ; par l’abattage des arbres fruitiers, la destruction des troupeaux dans les régions Sud du Congo.

Qui a demandé le changement de la Constitution du 15 Mars 1992 par la Constitution du 20 Janvier 2002 ? Et qui veut modifier ou changer la Constitution du 20 Janvier 2002 pour continuer l’œuvre d’épuration ethnique ? Si un article peut être changé alors tous peuvent l’être.

COMMENT

En relisant les données démographiques diffusées par le gouvernement de Sassou Nguesso, lors des différents recensements, il en ressort que :

- près de « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » toutes issues du Sud du Congo ;
- plus de 353 jeunes gens issus aussi du Sud du Congo qui représentaient l’avenir de ces régions ont été assassinés froidement dans des conditions atroces ;
- sans oublier les charniers entre autres de Mbandza-Ndounga.

Ce sont des faits avérés et connus de tous. Les preuves que sont les résultats de ses recensements sont formelles.

Doit-on vivre comme des esclaves sous le joug de la corruption ou mourir parce qu’un nom, une famille, un clan dérange ? Une manière de dire que l’on est condamné par délit d’appartenance ethnique ou de faciès.

Ma réponse suite à cet exposé est farouchement NON. Si pour retrouver la fierté et la dignité, pour sauvegarder le génome du Sud Congo, il faut instaurer une frontière, alors faisons comme les bergers qui protègent leurs troupeaux en érigeant des barrières.

Vivre, c’est savoir se protéger.

Le Sud du Congo a trouvé le courage de dire STOP au génocide programmé. Le Sud du Congo a laissé le temps au temps pour éviter de confondre Acte manqué et Volonté de protéger.

Cette protection est administrative. Elle est maintenant reconnue internationalement. Monsieur Sassou Nguesso ne peut plus user de ses armes acquises ici et là pour se maintenir au pouvoir en faisant la guerre aux régions du Sud du Congo pour sa politique de « réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand-Nord ».

QUE DEVIENT LA REPUBLIQUE DU CONGO ?

En premier, il faudra élire les présidents : celui du Nord et celui du Sud. Monsieur Sassou Nguesso, avant la remise de la requête à l’ONU, l’UA et aux Etats partenaires, était le président de la République du Congo, pas de l’Etat du Nord Congo. Par son souhait de ne jamais être rattraper par la justice internationale, il espère finir ses jours comme Président. Pourrait-il manœuvrer au Nord comme il l’a fait militairement au Sud ? Quelles sont les possibilités qui s’offrent à lui maintenant ?

1. Sans bain de sang, Sassou Nguesso accepte cette scission – vaut mieux un petit chez soi que pas de chez soi du tout – parce que le temps ne joue pas en sa faveur car après 6 mois – après la réception de la requête par l’ONU – la fin de son mandat de Président doit se prononcer. La justice internationale peut diligenter Interpol à ses trousses dès qu’il sortira du Congo et même s’il est à Brazzaville puisque cette ville est située dans le nouvel Etat du Sud Congo.

2. Comme le Sud Soudan et l’Etat d’Israël, ces Etats ont été reconnus par la simple volonté de leurs peuples ; c’est ce qu’a fait le Peuple du Sud Congo en invoquant cette jurisprudence ; ce que Sassou Nguesso ne peut pas contester. Sinon, il risque d’être victime d’un blocus économique international et que ce faisant, lui et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo puisque de facto, lui n’est plus le Président du Congo et que son gouvernement n’est plus celui du Congo. Si d’aventure, ils engagent la signature du Congo en signant des engagements ou des contrats à partir de la date de la réception de la requête par l’ONU, à savoir le 29 AVRIL 2014, cachet de la Poste faisant foi, ces contrats et ses engagements peuvent ne pas être reconnus par les nouvelles autorités qui seront mises en place par référendum par le Peuple du Sud Congo. D’où les investisseurs potentiels doivent regarder cette situation de très près pour ne pas voir leurs investissements non honorés. Les futures autorités du Sud Congo n’auront obligation d’honorer la signature du Congo intervenue après la date du 29 AVRIL 2014. La question qui se pose à Sassou Nguesso est : « souhaite-t-il l’étouffement financier des siens ? »

3. Mieux vaut deux moitiés de pays qui deviennent stables, sans effusion de sang, pour attirer les investisseurs qu’un pays en proie à des violences présentant uns instabilité politique peu rassurante. A l’heure actuelle, il n’y a que quelques Etats qui rentabilisent leur mise de fonds avec une croissance proche de 10%. On peut dire que c’est une excellente devise… pour eux car le Peuple Congolais à plus de 55% est au seuil de pauvreté ; seuil défini par l’ONU et rappelé par l’émission Le dessous des cartes, diffusée le 10/05/2014. Oui, le Congo dirigé naguère par Sassou Nguesso est riche mais pour qui ? Autant grossir le PIB avec une population impliquée dans cet avancement : Travail – Ecole – Santé. Ce triptyque simple (TES) est le soubassement d’un pays équilibré, même si cet équilibre rencontre une découpe !

LIBERTE AMPUTEE

Voici ce que j’ai entendu hier 21/05 au marché de Poto-Poto au cours d’une discussion de jeunes étudiants :

« On nous a amputé de notre liberté et de nos ressources. Dès qu’un fils ou fille du Sud du Congo veut s’exprimer, comme le Président Modeste Boukadia, on le condamné à 30 ans de travaux forcés et les membres de son parti à 7 ans, 5 ans et 2 ans de prison ferme à Pointe-Noire. Nous pouvons dire que nous sommes colonisés par le Nord. Il est temps de dire que nous ne voulons plus être sous le joug du Nord. Nos parents avaient combattu pour ne pas être sous le joug de la France. Mais Sassou et les siens viennent nous soumettre leur joug. Non, ce n’est pas maintenant que nous allons accepter d’être sous le joug de Sassou Nguesso. Est-ce que depuis 1969, le Sud n’a-t-il pas suffisamment donné ? Il est temps que le PCT rende le Congo aux Congolais, le Nord et y compris le Sud. La sécession de fait depuis que l’ONU a pris acte de la requête est une bonne chose. Elle va permettre à la société congolaise d’être consciente que nous sommes passés à côté de l’essentiel, nous avons voulu gérer en égoïste alors que le Congo est un Bien qui appartient à tous et Sassou Nguesso et les Mbochi d’Oyo en ont fait leur propriété. Mais qu’il y a deux Etats parce que c’est la loi, les Congolais vont devoir se respecter mutuellement. Ce sont des gaillards, les Messieurs qui ont signé la requête. Respect Messieurs ! »

Il n’y a rien à ajouter. Sassou Nguesso a manqué sa sortie honorable.

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 22/05/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

SOURCE : http://femmesdelafrique.wordpress.com/2014/05/22/brazzaville-congo-la-secession-de-fait-du-congo-est-de-la-seule-responsabilite-de-sassou-nguesso/

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PM Leho-Ouamba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:30
(Congo-Brazzaville) La politique de "réconcialition inter-nordiste" conduit à la partition du Congo en deux Etats distincts

Pauline Leho-Ouamba -

Congo-Brazzaville : La politique de "réconciliation inter-nordiste" conduit à la partition du Congo en deux Etats distincts

En réalité, c’est la politique de la « réconciliation inter-nordiste » prônée par Monsieur Sassou Nguesso qui a conduit les signataires de la requête à engager la procédure de divorce à l’amiable s’appuyant sur de la jurisprudence éprouvée que les Nations Unies ne peuvent réfuter pour épargner les vies humaines. La partition du Congo en deux Etats distincts est de la responsabilité totale et entière de Monsieur Sassou Nguesso qui sans cesse modifie les règles du jeu lorsqu’elles ne sont plus à son avantage. Le déclencheur est sans aucun doute sa volonté de vouloir modifier la Constitution du 20 janvier 2002 dont il est l’artisan, la Maître d’œuvre et le Maître d’ouvrage à la fois. Il l’avait tellement bien ficelée qu’il l’a violé dès la première année en se l’appliquant en 2002 pour se faire élire comme si on condamnait quelqu’un sur une loi qui venait d’être votée sur mesure…

Il est clair que procéder à la partition du Congo peut être considérée comme une atteinte à l’intégrité territoriale qui est une conséquence de la modification de la Constitution, c’est là que la responsabilité de Monsieur Sassou Nguesso est totale et entière. Cette responsabilité-là ne peut être amputée aux signataires mais bel et bien au président Sassou Nguesso et ceux qui l’encouragent dans cette voie. Ils leur appartiennent maintenant d’exposer les raisons pour lesquelles la modification ou le changement de la Constitution est indispensable pour l’unité du Congo pour contrer les raisons clairement exposées par les signataires.

De notre point de vue, cette requête est la seule et unique voie pour sortir du blocage du pays. Il est aussi clair que certains peuvent voir là comme une manière de morceler le pays mais en réalité, le pays était déjà divisé depuis fort longtemps. Et ceux qui condamnent cette partition n’ont jamais levé un simple bout de doigt que Monsieur Sassou Nguesso, au nom de la « réconciliation inter-nordiste » allait en croisade contre les régions du Sud du Congo puisqu’il le leur disait : « je fais ça pour vous ».

L’Etat du Sud Congo est devenu une réalité qui ne peut plus être ignoré et renvoyé par un revers de la main. Quelle va être l’attitude du nord vis-à-vis de cette situation puisqu’en toute logique Monsieur Sassou Nguesso qui avait été élu pour une République Une et Indivisible – qui est avec la partition de fait – deux Etats ne peut être reconnu comme le président de la République du Congo mais le chef de l’Etat de fait du Nord Congo. Est-ce que les Congolais du Nord vont-ils le reconnaître comme leur président ou eux aussi vont-ils se séparer de la citadelle Oyo ?

Telles sont les questions qui se posent aujourd’hui auxquelles chacun d’entre nous doit y réfléchir car forcément cela change la donne. Comme le dit Monsieur Koulama sur Facebook « Cette initiative de l’état du sud, risque de faire tâche d’huile dans la société. Pour le reste, No comment !!!! »

Cette tâche d’huile qui risque de gagner un certain nombre de pays est à prendre au sérieux et ce n’est pas par les injures qu’il faut le résoudre mais bien par un débat de fond, à savoir Sassou Nguesso va-t-il continuer à être le président du Nord Congo ?

Voici ci-dessous ma contribution faite suite à la contribution de Monsieur Appolinaire Noël Koulama d’avoir initié le vrai débat…

Pauline Lého sur Facebook : « Monsieur Koulama, vous avez raison de relever « Pour le reste, No comment !!!! » parce que les Nations Unies ne peuvent pas voter mais prennent seulement apte de l’existence de ce nouvel Etat du Sud comme en Crimée, à la différence qu’en Crimée ou au Soudan du Sud, il y a eu guerre et morts d’hommes. Ici, les signataires utilisent la voie diplomatique en s’adressant directement à l’ONU et aux grandes Nations démocratiques – Etats partenaires – pour éviter que le sang des Congolais ne coule. Il y a donc une réelle responsabilité politique chez les signataires. A la différence de Monsieur Sassou Nguesso qui, dans pareille circonstance, aurait sans aucun doute utilisé l’arsenal militaire pour verser le sang congolais au prétexte qu’il y a atteinte de la sûreté de l’Etat. Eux – les signataires – posent une argumentation basée sur la jurisprudence qui ne peut être contestée. Elle est recevable. En d’autres termes, l’Etat du Sud Congo existe bel et bien maintenant.
Monsieur Sassou Nguesso le sait bien mais il feint de ne pas le comprendre. Pourtant, il agit dans ce cadre-là de l’existence de deux Etats puisque le Vendredi 16 Mai 2014 (http://m.starducongo.com/Reforme-du-Conseil-de-Securite-de-l-ONU_a9775.html), il a reçu dans la capitale du Nord Congo, Oyo, le Sommet du comité des dix de l’Union Africaine pour la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies. S’il n’avait pas pris acte de cette séparation, c’est à Brazzaville qu’il aurait reçu cette délégation Africaine. Surtout la Président de la Commission de l’UA a été aussi officiellement saisie pour cette requête. Donc, les présidents qu’il a reçus à Oyo savaient que son hôte n’était plus président du Congo mais d’une partie seulement du pays.
Cela veut dire si Monsieur Sassou Nguesso a été élu en 2009 président d’une République du Congo Une et Indivisible, dès lors que le Sud Congo se sépare, il n’est plus président de ce Congo mais d’une partie seulement. C’est le droit. Parce que l’intégrité territoriale est atteinte.
C’est pourquoi, les signataires ont opposé à Monsieur Sassou Nguesso sa politique clanique la politique de la partition du Congo, une décision légitime puisque ni l’ONU ni l’UA ne doivent voter. Mais ces organisations prennent seulement ACTE.
Ce qui veut dire clairement que tous ceux qui ont perdu des parents dans la politique répressive de Monsieur Sassou Nguesso, depuis Kikanga, Diawara, et ceux de la « semaine rouge » de l’assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat, le cardinal Biayenda, des 353 jeunes gens, ceux du 4 Mars sans oublier les « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » dont Monsieur Pigasse dit sur RFI en 2005 « qu’on aurait pu s’en tirer avec moins de 2000 morts. » ne peuvent être que d’accord avec les signataires.
En définitive, le Congo est arrivé à ce divorce à cause de la politique clanique de Monsieur Sassou Nguesso qui a exposé son clan Mbochi d’Oyo lorsqu’il leur déclarait après chaque tuerie dans le Sud du Congo « je fais ça pour vous. » Aujourd’hui, il est rattrapé par cette politique néfaste de la « réconciliation inter-nordiste » au détriment de l’unité nationale qui s’avère être un jeu de dupes. Là, les signataires lui signifient en bonne et due forme que le Sud se sépare de cette UNION qui ne profite qu’au Nord.
Là, il n’y a pas de doute que le nouvel Etat du Sud Congo va prendre une série d’initiatives comme la saisine de la Haie pour diligenter une atteinte internationale pour que les parents qui ont perdu les leurs puissent avoir accès à la vérité ; là aussi va se poser le problème de la dette du pays que les signataires ne vont pas manquer poser pour savoir qui paye quoi et enfin il v a y avoir le douloureux problème des ressortissants du nord qui se sont installés dans le sud du pays avec des constructions cossues ; que vont-ils faire : rester ou repartir ? Là, certainement Monsieur Sassou Nguesso n’y avait pas pensé… A vouloir trop gagné, à vouloir trop abusé de l’injustice, la justice finit par vous rattraper. Il a voulu avoir le président Modeste Boukadia, ce sont les signataires de la requête qui ont eu le président Denis Sassou Nguesso dont on peut dire aujourd’hui « le président Sassou Nguesso est nu ! »
Sauvons la République du Sud Congo. Il n’y a pas d’autres choix de s’en sortir pour remettre tout à plat.
Merci Monsieur Appolinaire Noël Koulama d’avoir initié le vrai débat…

Appolinaire Noël Koulama a écrit sur Facebook :

« Oum ! C’est la conséquence des politiques qui ne tiennent pas compte des sensibilités nationales et l’histoire des peuples. Le centralisme dirigiste de monsieur Sassou reste insensible, le diktat semble être le moteur pour diriger la société congolaise.
Ce diktat dort, lorsque la liberté de critiquer des congolais n’inquiète pas le régime (on dit que le pays est démocratique, telle est l’image l’on veut se donner à l’étranger), mais lorsque la liberté de critiquer des congolais inquiète le régime, le diktat se réveille, l’appareil militaire, de l’état et de l’audiovisuel sont mobilisés (on dit que le pays est dictatorial, l’opposition et la société civile silencieuse s’inquiètent).
On peut, également, croire à cette initiative, le dégoût de l’accaparement des biens par un clan, la corruption, le népotisme, l’alternance confisquée par les intentions de la modification constitutionnelle et la tricherie de l’appareil de l’état pour le seigneur Sassou N’Guesso.
Autre conséquence de la candidature d’un seul homme : Des congolais ayant de l’expérience professionnelle ne rentreront jamais au pays, s’il n’y pas d’alternance. La boucle est bouclée, c’est le serpent qui mort sa queue. Qui profite de cette situation ? Des congolais peu expérimentée, des courtisans à la cour, des étrangers qui ont l’expérience, dont les soucis du développement du Congo ne les concernent, normal, ils ont leur pays.
La géopolitique actuelle en Afrique centrale est propice à Sassou, Kabila, et Dos Santos … A moins qu’il y ait un conflit entre eux !!!
Cette initiative de l’état du sud, risque de faire tâche d’huile dans la société. Pour le reste, No com
ment !!!!
ANK. »

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 21/05/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

SOURCE : http://femmesdelafrique.wordpress.com/2014/05/21/congo-brazzaville-la-politique-de-reconciliation-inter-nordiste-conduit-a-la-partition-du-congo-en-deux-etats-distincts/

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:14
[Congo-Brazzaville/RDCongo] La RDCongo impose un visa d'entrée aux Congolais de Brazzaville

par VOA -

Kabila-Sassou -

Les relations entre Brazzaville et Kinshasa se sont tendues depuis le lancement, début avril au Congo-Brazzaville, d’une grande opération policière baptisée « Mbata ya bakolo » (la gifle des aînés, en lingala).

La République démocratique du Congo a annoncé mercredi que les ressortissants du Congo-Brazzaville voisin ne pourront plus entrer sur son sol avec un simple laissez-passer et qu’ils devront être munis d’un passeport et d’un visa.

Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, cité par l’AFP, a déclaré que cette mesure visait à rendre la pareille au Congo qui, accuse-t-il, a changé les conditions de voyage des Congolais de RDC souhaitant se rendre à Brazzaville en traversant le fleuve Congo, frontière naturelle entre les deux pays.

« On a vu nos compatriotes refoulés parce qu’ils n’avaient que le laissez-passer, ce qui jusque-là était admis. On a exigé le passeport et le visa. Tout de suite, j’ai donné l’instruction à la DGM [Direction générale de la migration] d’en faire autant », a souligné M. Muyej, selon toujours la même source.

« Nous avons tous été surpris par ce nouveau développement de ce qu’il convient maintenant d’appeler une crise », dont la durée « peut affecter nos bonnes relations avec Brazza », a encore déclaré M. Muyej, ajoutant qu’une nouvelle réunion entre Kinshasa et Brazzaville était prévue.

Selon l’AFP, le ministre de l’Intérieur de la République du Congo, Raymond Mboulou, n’avait pu être joint mercredi en milieu d’après-midi pour apporter la réponse de Brazzaville aux accusations de M. Muyej.

Une réunion interministérielle entre représentants des deux Congos doit avoir lieu vendredi, selon un officiel cité par l’Agence France Presse.

Les relations entre les deux pays se sont tendues depuis le lancement, début avril au Congo-Brazzaville, d’une grande opération policière baptisée « Mbata ya bakolo » (la gifle des aînés, en lingala).

Officiellement, cette opération est destinée à combattre une recrudescence du banditisme imputée aux étrangers, et entre autres aux « kuluna » (délinquants de Kinshasa armés de machettes) réfugiés au Congo pour fuir la répression de la police kinoise.

Brazzaville reconnaît qu’environ un millier de Congolais de RDC ont été expulsés dans le cadre de « Mbata ya bakolo » mais, craignant une expulsion de force, même en règle, et face à la montée d’une hostilité manifeste de la population brazzavilloise, des dizaines de milliers de ressortissants de l’ex-Zaïre sont rentrés au pays

Source: La voix de l’Amérique

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:23
(Congo-Brazzaville) L’Etat Congolais est une continuité : son existence ne peut se réduire à celle d’un homme!

Richard Bouya -

Sassou Nguesso, l'inculte génocidaire au Congo-Brazzaville

En découvrant cette image montrant Denis Sassou Nguesso le sourire jusqu’aux oreilles, lisant un « projet de la constitution… » notamment les articles parlant du nombre de mandats et de l’age des candidats, force est de croire que l’homme s’achemine tout droit vers un changement pure et simple de la constitution et non plus vers une modification de celle-ci car s’il s’hasarde à modifier, simplement, il se disqualifie de fait lui-même, l’article 185 interdisant toute modification du nombre de mandats et l’age limite des candidats d’où la seule issue qui lui reste est celle du changement de la constitution.

Alors question: pourquoi vouloir changer de constitution si ce n’est pour se représenter pour un « troisième mandat » ( ne comptons pas, de grâce, ses 13 ans de 1979 à 1991 plus ses cinq ans de 1997 à 2002 ce qui aurait pour effet de l’amener à son sixième mandat!)?

La réponse est toute évidente: il veut se représenter.

Question: pourquoi doit-il se représenter comme si au Congo il n’y avait que des incapables notamment dans la majorité présidentielle?

Réponse des soutiens (incapables et incompétents) Il est le seul et personne d’autre ne peut réaliser son « projet de chemin d’avenir »

« En écoutant Denis SASSOU-NGUESSO, il est le seul à posséder toutes les vertus :
Il a le monopole : de la paix, de la bonne gouvernance, de la bonne gestion, des bonnes idées, de la vision du pays etc… enfin de tout. » dixit Y. Youlou

Question: S’il a le monopole de la bonne gouvernance pourquoi César Willy Nguesso dit » La nouvelle loi fondamentale devra prendre en compte les exigences de la bonne gouvernance politique et économique… »? remarquez, l’homme n’est pas à son premier mensonge!

Réponse: le pays est mal gouverné, tous ces ministres sont des voleurs.

Question: Si les ministres ne satisfont pas à la bonne gouvernance qui en est responsable?

Réponse: le Président de la république qui est le chef de l’exécutif car les ministres sont responsables devant lui et non devant le parlement.

Question: Pourquoi garde t-il des ministres voleurs et incompétents?

Réponse: Parce que lui même est aussi voleur (référence aux biens mal acquis et autres dossiers brûlants sur les détournements de fonds public)

Question: doit-on réélire Denis Sassou Nguesso pour un troisième mandat? (en 2016 il aura totalisé 32 ans de pouvoir en tant que président)

Réponse: Non on ne doit pas le réélire car:

1 – depuis 1960 jusqu’à 2016 le Congo aura eu 6 présidents et en 56 ans d’indépendance, Sassou aura gouverné pendant 32 ans soit plus que la durée total des cinq autres présidents;

2 – Il a eu le plus de moyens qu’aucun autre chef d’état du Congo n’a eu.
Un Pays Pauvre Très Endetté, PPTE, qui partage de l’argent à tout va à d’autres pays 100 milliards à la Côte d’ivoire, 50 milliards à la Guinée, Plus de 130 milliards à la Centrafrique, pour payer ses fonctionnaires, des milliards pour soutenir tel ou tel autre candidats dans certains pays si ce n’est pour renflouer les comptes de l’UMP, tandis qu’au Congo, les retraites ne sont pas payées, les bourses des étudiants ne sont pas payées tout comme bon nombre d’autres salaries.

3 – La situation du Congo ne s’est pas améliorée, elle s’est empirée; que peut-il faire en 7 ans de plus qu’il n’aura pu faire en 32 ans de pouvoir sans partage?

4 – La paix de Sassou tue plus que la guerre qu’il brandit s’il n’est pas élu ( combien de morts fautes de soins adéquats, combien de morts faute d’électricité, combien de morts faute de salaires convenables, combien de morts à cause de la misère, combien de morts … )

5- Si jamais il crée une guerre, il suffît de le tuer pour arrêter la guerre car dans une meute, il faut éliminer le meneur en premier pour écarter la menace.

IL n’ y aura pas de guerre si Sassou ne fait pas le forcing pour se représenter coûte que coûte, il n’ y aura pas de guerre si les élections sont réellement démocratiques; les élections seront à l’image de celle de 1992.

Richard Bouya

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Richard bouya - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:05
(Congo-Brazzaville) Reporters Sans Frontières s'inquiète de l'attitude partiale des autorités congolaises

La presse Congolaise: Reporters sans frontières s’inquiète de l’attitude partiale des autorités congolaises

by Officiel Brazzanews -

Les deux poids deux mesures du gouvernement congolais sur la concentration des médias : Reporters sans frontières s’inquiète de l’attitude partiale des autorités congolaises envers certains groupes de presse critiques à l’encontre du gouvernement. Le 5 mai, le président du groupe Talassa, qui regroupe un journal économique, un bihebdomadaire, un mensuel, un site internet et une imprimerie (outre une agence de communication), s’est vu notifié l’annulation de son « certificat de déclaration », délivré par le Conseil Supérieur pour la Liberté de la Communication (CSLC) le 30 novembre 2011.

Cette décision, fondée notamment sur l’article 5 de la loi de 2001 sur la liberté de l’information et de la communication qui interdit « toute forme de concentration d’entreprise d’information et de communication », pourrait avoir pour conséquence la fermeture du groupe.

« Reporters sans frontières s’étonne que cette incrimination ne semble cibler que les groupes dont les publications ont tenu des propos critiques envers le gouvernement », déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières. « Des groupes semblables mais dirigés par des proches du pouvoir congolais, ne sont pas sanctionnés. S’agirait-il de réduire au silence les voix critiques à la veille du référendum constitutionnel visant à amender la Constitution de 2002 afin de permettre au président Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997, de briguer un nouveau mandat ? ».

A titre d’exemple, le groupe Bassin du Congo-SA, sous l’autorité de Jean-Pierre Pigasse, un proche du président, possède, l’agence d’information Adiac, financée en majorité par le gouvernement congolais, un quotidien, un site internet et une imprimerie. Le groupe DRTV, qui appartient à un dignitaire du pouvoir, le général Norbert Dabira, possède une radio, deux chaînes de télévision, une société de production musicale et exerce aussi en tant que provider internet. Asie Dominique de Marseille, très proche du pouvoir de Brazzaville est responsable du groupe Just Info.

Il possède un hebdomadaire le Choc, un magazine mensuel Le Choc, un site internet, le journal le Congolais révolté, un autre journal Scoop et fait de la production musicale. Monsieur Maurice Nguesso, le frère ainé du président Sassou Nguesso est responsable du groupe MNCOM. Il possède MNTV (une chaine de télévision à Brazzaville, une autre à Oyo), MNRADIO (une station radio à Brazzaville, une autre à Oyo), le journal le Fanion et une société de gestion de bouquets de télévision par satellite (Agence Mosaïque).

Le démantèlement du groupe de presse Talassa fait suite à la publication en mars 2014 de plusieurs articles mettant en lumière des faits étranges, notamment l’augmentation en flèche du nombre de votants dans les régions favorables au président de la République, ou l’absence d’enquêtes judiciaires dans les circonstances de la mort d’une vingtaine de personnes à Brazzaville lors de l’arrestation par l’armée du colonel Ntsourou en décembre 2013.

L’an dernier, le bihebdomadaire d’information Talassa a été interdit de publication à deux reprises : en juin 2013 en même temps que trois autres journaux connus pour leurs distances d’avec le régime pour » publication d’articles séditieux, propagation de fausses nouvelles, manipulation de l’opinion, incitation à la violence et à la division, diffamation » et le 25 février 2014, pour une durée de quatre mois pour « récidive dans le manque de considération du Conseil ». Le 5 décembre 2013, trois journaux, La Griffe, Le Nouveau Regard et La Vérité , avaient également été « interdits de parution » pour une durée indéfinie, notamment au motif d’avoir porté « atteinte à la sureté nationale » et récidivé dans la déformation et l’altération des faits pour surprendre la bonne foi de quiconque ».

La République du Congo occupe la 82e place, sur 180 pays, dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières .

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 07:45
[Congo-Brazzaville] RSF-CONGO: LES DEUX POIDS DEUX MESURES DE NGUESSO

Les deux poids deux mesures du gouvernement congolais sur la concentration des médias -

Reporters sans frontières s’inquiète de l’attitude partiale des autorités congolaises envers certains groupes de presse critiques à l’encontre du gouvernement.

Le 5 mai, le président du groupe Talassa, qui regroupe un journal économique, un bihebdomadaire, un mensuel, un site internet et une imprimerie (outre une agence de communication), s’est vu notifié l’annulation de son "certificat de déclaration", délivré par le Conseil Supérieur pour la Liberté de la Communication (CSLC) le 30 novembre 2011. Cette décision, fondée notamment sur l’article 5 de la loi de 2001 sur la liberté de l’information et de la communication qui interdit « toute forme de concentration d’entreprise d’information et de communication », pourrait avoir pour conséquence la fermeture du groupe.

"Reporters sans frontières s’étonne que cette incrimination ne semble cibler que les groupes dont les publications ont tenu des propos critiques envers le gouvernement", déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières. "Des groupes semblables mais dirigés par des proches du pouvoir congolais, ne sont pas sanctionnés. S’agirait-il de réduire au silence les voix critiques à la veille du référendum constitutionnel visant à amender la Constitution de 2002 afin de permettre au président Sassou N’Guesso, au pouvoir depuis 1997, de briguer un nouveau mandat ?".

A titre d’exemple, le groupe Bassin du Congo-SA, sous l’autorité de Jean-Pierre Pigasse, un proche du président, possède, l’agence d’information Adiac, financée en majorité par le gouvernement congolais, un quotidien, un site internet et une imprimerie. Le groupe DRTV, qui appartient à un dignitaire du pouvoir, le général Norbert Dabira, possède une radio et deux chaînes de télévision.

Le démantèlement du groupe de presse Talassa fait suite à la publication en mars 2014 de plusieurs articles mettant en lumière des faits étranges, notamment l’augmentation en flèche du nombre de votants dans les régions favorables au président de la République, ou l’absence d’enquêtes judiciaires dans les circonstances de la mort d’une vingtaine de personnes à Brazzaville lors de l’arrestation par l’armée du colonel Ntsourou en décembre 2013.

L’an dernier, le bihebodomadaire d’information Talassa a été interdit de publication à deux reprises : en juin 2013 en même temps que trois autres journaux connus pour leurs distances d’avec le régime pour " publication d’articles séditieux, propagation de fausses nouvelles, manipulation de l’opinion, incitation à la violence et à la division, diffamation" et le 25 février 2014, pour une durée de quatre mois pour "récidive dans le manque de considération du Conseil". Le 5 décembre 2013, trois journaux, La Griffe, Le Nouveau Regard et La Vérité , avaient également été "interdits de parution" pour une durée indéfinie, notamment au motif d’avoir porté "atteinte à la sureté nationale" et récidivé dans la déformation et l’altération des faits pour surprendre la bonne foi de quiconque".

http://fr.rsf.org/les-deux-poids-deux-mesures-du-22-05-2014,46324.html

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 07:19
Despotisme et chantage : Denis Sassou Nguesso plus « couillon » que ses cons ?

by Officiel Brazzanews -

L’obsession du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso de modifier la constitution du 20 janvier 2002, le conduit depuis plusieurs mois à faire du chantage à ses valets qui, pour être chacun rassuré d’un poste ou des miettes de mie de pain qu’il leur distribue après avoir donné le gros lot à ceux de son clan, devraient se mettre au galop de spectacles du con le plus idiot et le plus comique.

Dans ce spectacle des « cons » de Denis Sassou Nguesso dont la longue liste ne nous permet pas d’énumérer toutes les actions déjà réalisées sur le terrain, nous pouvons citer :
1- La demande il y a quelques mois du président de son parlement godillot, Justin Koumba qui, dans un discours au nom des sages du Niari suppliait son chef de modifier la constitution.
2- L’organisation d’un meeting par un de ses ministres que certaines indiscrétions soupçonnent être un de ses multiples plaisirs masculins, Pierre Mabiala qui, au nom de chef de miliciens cocoyes, priait son chef et partenaire de modifier la constitution
3- La rédaction le 05 mai dernier à Sibiti d’un discours par un de ses ministres que certaines sources disent bénéficier de la confiance du dictateur par le simple fait d’une imagination de vertus fétichistes que procureraient des albinos. Ce discours lu par un certain chef des notables de la Lékoumou, était écrit sur du papier portant clairement des logos et initiales du ministère des télécommunications à la charge de Thierry Moungala.

Dans ce jeu compétitif des cons pour le plus idiot et comique que les autres, le dictateur Denis Sassou Nguesso finit par être le plus « couillon » que ses cons couillonnent avec plaisir.

Entre la demande d’un président de parlement au chef de l’exécutif qu’il est censé contrôler de modifier la constitution, la demande d’un ministre de gouvernement à son chef, au nom d’une milice armée de modifier la constitution, et la demande par un imaginaire chef notable de modification de la constitution à travers un discours écrit sur du papier portant des initiales d’un ministère, l’on se pose vraiment la question de savoir si l’obsession du dictateur Denis Sassou Nguesso de mourir au pouvoir, ne met pas de plus en plus en évidence, des soupçons pour soucis de manque de réflexes intellectuels ou d’analyses dans ses pensées.

A qui le général d’armées Denis Sassou Nguesso pourrait-il faire comprendre que le Congo est un pays démocratique et en paix ?
Est-il vraiment conscient d’être couillonné par ses valets dont il croit faire usage comme de petits « cons » ?

De vieux observateurs et connaisseurs de la vie politique congolaise et du parcours politique du dictateur despote se rappelleront certainement que ce n’est pas pour la première que le général d’armées faussement reconverti en homme politique, fait l’objet d’abus de la part de ses valets.

Lors de la campagne présidentielle de 1992, qui avait démocratiquement porté le professeur Pascal Lissouba au pouvoir, monsieur Kissoussou Mboumba, un des valets du candidat du PCT, n’hésitait pas en pleins meetings de demander aux spectateurs de voter pour le PCT, alors qu’il leur présentait ses trois doigts symbolisant les trois palmiers, logo du parti adverse.

Les mêmes spectacles se produisant 22 années après pour un même réalisateur avec des acteurs différents et plus jeunes, pourrait-on considérer que des valets que Denis Sassou Nguesso utilise comme des cons, le considèrent en retour comme un vrai « couillon » qu’ils peuvent couillonner à volonté ?

De toute évidence, le seul acte par lequel Denis Sassou Nguesso montrerait sa grandeur et son intelligence, est le départ sans condition du pouvoir, comme le vaillant peuple congolais le lui conseille gratuitement.

Tant pis pour lui, s’il préfère se rapetisser et faire le choix suicidaire d’affronter la colère de notre peuple meurtri. Il le regretterait tout le reste de ses jours sur cette terre et laisserait son clan dans une situation plus que chaotique.

MCCD

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 15:27
(Congo-Brazzaville) Déclaration des ressortissants du Pool en République du Congo contre le changement de la Constitution

by Officiel Brazzanews -

Nous, Congolaises et Congolais originaires du département du Pool, Nous, enfants du Peuple de l’Histoire et de la Liberté, Nous enfants de la Résistance, issus d’un Peuple martyr Nous enfants d’un Peuple qui a donné tant de personnalités illustres au pays, tels Mabiala Ma Nganga, Bueta Mbongo, les frères Mbiémo et Milongo, Ma Ngunga (comme Mafouta et Kimpa Vita dans l’ancien royaume du Kongo), André Grenard Matsoua, Abbé Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Debat, Bernard Bakana Kolélas, André MILONGO etc.,

Lançons un appel solennel à tous nos frères et sœurs du département :

Considérant que le régime du Président SASSOU qui nous a toujours persécuté veut changer la Constitution du 20 janvier 2002 qu’il a pourtant lui même imposé au pays tout simplement pour continuer l’œuvre diabolique de destruction du Congo qu’il a entrepris depuis des lustres.

Considérant qu’au nombre de ces persécutions figurent l’enlèvement et la disparition de près de 400 jeunes gens tous issus de notre département, la destruction de centaines de villages des départements du pool, de la Bouenza, du Niari et de la Lékoumou accompagnée de milliers d’exécutions et de viols entre fin 1997 et 2000, la mort des milliers de personnes lors des explosions des armes de guerre en Mars 2012 à Mpila dans des circonstances non encore élucidées, le récent assassinat sous couvert d’opération de police des jeunes coupables d’être originaires du département des plateaux en décembre 2013 en plein cœur de Brazzaville, le détournement massif des deniers de l’Etat Congolais au profit de quelques familles et associés qui entraîne la paupérisation extrême des Congolais ( pas d’écoles publiques dignes de ce nom, pas de structures de santé, pas d’emplois pour les jeunes, une économie aux mains d’expatriés mafieux, etc…) et bien d’autres méfaits

Considérant que les forces vives des divers départements du pays sont résolument opposées à cette manœuvre. Que certaines se sont d’ores et déjà exprimées en disant clairement NON ! Notre place est à leurs cotés.

Disons avec force « Non », « Non » et « Non » à la volonté du Président SASSOU de s’accrocher au pouvoir au delà de 2016 en tentant de s’appuyer sur des faux sages « recrutés » dans ses propres rangs, parmi ses vils serviteurs, pour tenter de faire croire que de nombreux départements partagent ce dessein.

Rejetant par avance toute déclaration que pourrait faire des pseudo cadres et sages de notre département en faveur de la modification des dispositions de la constitution de 2002 limitant les mandats à deux et déclarons que notre département n’a pas donné mandat aux Ministres, députés, sénateurs, cadres civils et militaires, et autres « sages autoproclamés » issus du pool pour parler en notre Nom.

Appelons par la même occasion à l’organisation d’une table ronde des forces vives du pays en vue de débattre de l’ensemble des problèmes politiques, économiques et sociaux qui entravent l’avenir de notre pays.

Proclamons à la face du Monde que les informations présentant le Congo Brazzaville comme un pays de paix, d’unité et de progrès sont des actes de pure propagande cachant la cruelle réalité que vivent les Congolais au quotidien à savoir : confiscation du pouvoir par un clan, corruption, apologie de l’incompétence et de la médiocrité, pauvreté, insécurité, absence de liberté, analphabétisme des jeunes, mortalité infantile, pollution massive, insalubrité des villes, etc.…

Vive le Congo,

Vive la République

Les membres de la Diaspora Congolaise originaire du département du Pool. http://youtu.be/6IgxGoseGSE

Département du POOL

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Diaspora du Pool - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 21:44
REPONSE A BIENVENU OKIEMY, MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS.

Au mois de juillet 2012, le Porte-parole du gouvernement congolais a téléphoné à la radio Africa N°1 à Paris, pour exiger que la chaîne interdise désormais le droit d’expression à tout membre de l’opposition congolaise en France. La chaîne n’avait bien entendu pas souscrit à cette demande.

En réaction à cette injonction maladroite, construite sur une ignorance ou une mauvaise compréhension du fonctionnement du système médiatique, j’avais publié une lettre dans le magazine « Afrique Education » N° 355-356 du 1er octobre 2012.

Dans cette lettre, j’avais indiqué au ministre de la communication du Congo ceci :

« La liberté d’opinion et d’expression est l’une des premières libertés politiques et généralement, l’une des premières libertés fondamentales »

« La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d’expression »

« Le journaliste est un professionnel de l’information, un observateur, un interprète et un narrateur qui tente de rendre exacte une réalité »

« Le journaliste, surtout en Afrique, doit être lié à l’essor et à la promotion de la démocratie et de ce fait, il doit revendiquer l’objectivité comme un droit démocratique nécessaire à l’accomplissement de sa mission civique, face à la société. Les journalistes exercent un métier difficile et leurs opinions influencent les citoyens. C’est pourquoi, leurs informations, commentaires et analyses doivent se dégager de toute influence ».

A notre entendement, pour un ministre de la communication, porte parole du gouvernement, l’ignorance de ces principes fondamentaux, semblait être le comble de l’ironie. Nous pouvons aussi observer, à quel point la presse et les médias sont persécutés au Congo, ou à la solde du pouvoir politique.

Le 18 avril 2014, le Porte-parole du gouvernement congolais fait une nouvelle sortie, en « démocrate » sur RFI, pour donner des leçons sur la réforme des institutions :

« Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l’évolution de la société congolaise. Il n’est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle…le pouvoir est à l’écoute du peuple congolais. Dès lors que le peuple voudrait modifier la constitution, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte et éventuellement proposer le référendum »

Il nous paraît important de relever ici que : depuis la fin de la guerre civile en 1997, la démocratie n’a toujours pas réconcilié le peuple congolais et les dirigeants politiques. Etre à l’écoute du peuple, suppose de donner au peuple des conditions de vie dignes et un minimum vital. Le peuple congolais ne réclame pas la modification de la constitution, sauf dans les rêves des dirigeants politiques congolais.

Il est à retenir, qu’au fil du temps, le pouvoir politique s’est refermé sur lui-même et devenu une affaire de famille, en s’acharnant sur les citoyens. Quand on sait que depuis au moins deux décennies, l’eau potable, source de vie n’existe pas pour la majorité du peuple congolais, ainsi que l’électricité nécessaire au développement économique et social, peut-on affirmer que le pouvoir soit à l’écoute du peuple ? Quand l’école publique est détruite et les hôpitaux transformés en mouroir, peut-on affirmer que le pouvoir soit attentif à l’avenir et au bien être social des citoyens ? Dans les grandes villes et surtout dans les campagnes, les scènes de vie quotidienne sont indignes des droits de l’homme. Ces scènes de pauvreté et de misère sociale sont douloureuses à supporter. De ce fait, le peuple congolais, dans son écrasante majorité, a pris des distances avec les dirigeants au pouvoir. Un gouffre les sépare.

L’hypothèse quasiment assurée de la modification de la constitution du 20 janvier 2002, relève de la restauration des coutumes du parti unique. Le président de la République est l’homme fort, le chef du parti, le guide suprême et éclairé, le timonier infatigable, le génie, disons-le « le président à vie »…

Tous les dirigeants politiques actuels, sont quasiment des transfuges du parti unique et adeptes de cette vision stalinienne du chef. Ils ont rarement été démocrates dans leur carrière politique. Ils considèrent le pouvoir, dans un système démocratique, comme un CDI et non comme un CDD. Au fond de chacun d’eux, sommeille un potentiel dictateur.

Les partisans de la modification de la constitution avancent que, le changement en 2016 risque de provoquer une incertitude, une instabilité, des troubles voire un vide, or, la longue durée au pouvoir a affranchi les gouvernants de leurs obligations. Elle a rigidifié le pouvoir au fil des années, en renforçant les clans et en élargissant le cercle des courtisans. Le Congo se trouve sclérosé dans le népotisme et la corruption. Des fortunes colossales se sont constituées et ont été transférées à l’étranger. Pour s’éterniser au pouvoir, les dirigeants ont fait de l’alternance politique un tabou.

Depuis 2002, le pouvoir politique, au moyen d’élections « démocratiques » contestées, se succède à lui-même. Les opposants sont souvent persécutés et n’ont pas droit à la parole dans les médias d’Etat. La presse indépendante et privée est censurée. Depuis l’assassinat du président Marien Ngouabi le 18 mars 1977, c’est l’uniforme kaki et la matraque qui gouvernent le Congo, avec une pause entre 1992 et 1996.

Alors que depuis 1992, le greffon démocratique n’a pas encore pris au Congo et que l’encrage démocratique peine à trouver ses attaches, le pouvoir politique veut ajouter à cette confusion la révision ou la modification de la constitution, dans un pays où en 2016, cela fera 53 ans, qu’une constitution n’a jamais été appliquée, sauf en 1992. Or, en démocratie, c’est le respect, l’application des lois et la stabilité des institutions qui prévaut. Comment peut-on assurer le développement et la grandeur du Congo, sans la justice, le respect et l’application des lois ? L’ivresse du pouvoir et les pétrodollars, ont rendu sourds et aveugles les dirigeants politiques aux cris et à la misère du peuple.

Que dit la Constitution du 20 janvier 2002 ?

-Article 56 : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions publiques »

-Article 57 : « Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois ».

-Article 185 : « Aucune procédure de révision de la Constitution ne peut être engagé sur le nombre de mandats du Président de la République ».

Si en 2016, la loi n’est pas appliquée dans le transfert du pouvoir, comme le prévoit la constitution, le Congo risque de ne jamais connaitre l’alternance politique, nécessaire à la vitalité d’une démocratie et au développement économique et social. On ne change pas les règles de jeu, au moment où le jeu touche à sa fin.

Nous invitons vivement, les parlementaires qui se sont exprimés, ainsi que le Porte-parole du gouvernement et quelques flatteurs environnants, à favoriser la retraite paisible du président Sassou-Nguesso qui a déjà beaucoup travaillé et à permettre à la démocratie congolaise d’être un exemple en Afrique.

Autrement dit, ce qui risque de se produire en 2016, sera un dénie de démocratie, qui va contaminer la sous-région, miner le développement de l’Afrique et troubler les pays d’Europe, avec le phénomène d’immigration massive des peuples africains, fuyant la pauvreté, la misère et les conflits?

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste-Ecrivain

Diplômé de l’INA de Paris

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Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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