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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 20:43
(Congo-Brazzaville) Du Congo faisons un empire

by Officiel Brazzanews -

Chronique politique -

Aujourd’hui, l’heure est aux propositions. Tout le monde veut être bien vu de l’homme de Mpila, Denis Sassou Nguesso. Alors, au lieu de nous disperser sur la question du changement ou non de la Constitution, je propose une idée géniale à mes compatriotes de l’intérieur et de l’extérieur du Congo.

Ma proposition est meilleure que celle de Pierre Mabiala, l’actuel ministre de la réforme foncière du Gouvernement de Sassou Nguesso, et Martin Koumba, président de l’Assemblée nationale – tous les deux mobilisateurs et financiers des sages du Niari, qui ont imploré notre bienfaiteur de modifier la Constitution du 20 janvier 2002.

Qu’est ce qui peut être si honorable, si gratifiant, pour faire plaisir à l’homme au destin exceptionnel ? Quelle reconnaissance la nation doit-elle témoigner à ce grand- homme qui a apporté la paix au Congo ? L’homme, auteur de multiples érections qui ont tant transformé nos familles et nos villes. Cet homme qui fera du Congo un pays émergent en 2025. Soyons sages : écoutons le colonel Peya, ce chercheur- penseur illustre, qui demain sera certainement décoré par le chef lui-même. Quel honneur ! Non, juste reconnaissance de l’intelligence. Peya, dans son livre « Entre le bon sens et l’alternance absolue ; l’Afrique à la croisée des chemins », incite les africains à réfléchir sur le choix politique à faire : l’alternance à tout prix n’est pas la panacée. Pourquoi le modèle oppressif et autocratique abandonné par de nombreuses sociétés, ne serait-il pas le modèle africain ? PEYA pense que s’il existe un modèle asiatique, il devrait aussi exister un modèle africain, donc un modèle congolais, par extrapolation. Mais moi le modèle congolais, sous le règne de notre bienfaiteur, je le cherche et je ne le trouve pas.

Ah le modèle congolais, c’est le règne de l’impunité, de la dilapidation des deniers publics, de l’occupation illégale du domaine public, de l’enrichissement ex nihilo d’une poignée de privilégiés. D’ailleurs une question me turlupine, que j’aimerais poser au Colonel PEYA : Colonel, en tant que militaire, que pensez-vous d’une armée qui, une fois la guerre finie, arrête des jeunes hommes (350 au total) et va les assassiner (ce qui constitue une violation totale des règles qui régissent les guerres) ? Le colonel Peya devrait s’exprimer sur ce sujet qui le concerne au premier chef en tant qu’officier de cette armée qui protège des criminels de guerre. Et, quand on protège des criminels, on peut aussi être condamné pour complicité dans un modèle autre que celui que vous voulez protéger.Cette armée, c’est celle du modèle africain que les africains devraient sauvegarder? Le modèle africain ou le modèle congolais, c’est celui pour lequel nous invite Jean-Claude Nsilou, président du Rassemblement citoyen (RC), à réfléchir sur l’impunité de nos anciens dirigeants, de leurs familles et amis au moment de leur retraite.

Dormons donc, l’homme au « destin exceptionnel » (cf conférence débat dont le thème était itinéraire d’un homme d’exception organisé par Belinda AYESSA) s’occupe de tout. Suivons les conseils de notre grand professeur Egyptologue qui pense que le Congo a un déficit en hommes capables de le diriger. Je le cite « On se connait tous, supposons qu’en 2016 Sassou rentre chez lui à Oyo et nous laissait le pays, qui va le remplacer ? Quel leader a une assise nationale pour maitriser le pays ? ». Sur les quatre millions de congolais que nous sommes, un seul est à la hauteur pour exercer les fonctions de chef d’Etat. Le pauvre homme qui a sacrifié sa vie pour son pays. Il s’est donné corps et âme pour le bien être du Congo et de son peuple. Vous vous rendez compte ! Trente cinq ans durant sans repos ! Non, je n’ai pas oublié, il y a eu 5 ans de repos entre 1992 et 1997. Vous appelez ça repos quand on y pense tout le temps pour préparer les conditions du retour par tous moyens !

Ma proposition, qui est la meilleure de toute, qui dépasse de loin, de très loin celle de tous ceux qui se limitent seulement à la modification ou au changement de la constitution, c’est de faire du Congo un Empire et notre bienfaiteur Empereur.

Alors pourquoi pas ! Mais Jean-Bedel l’a fait. Il a même été encouragé et soutenu par la France. Celle-ci l’a même aidé financièrement pour organiser la mascarade de son couronnement. Pourquoi toujours les autres et pas nous ?Notre bienfaiteur mérite bien ça. Et, d’alleurs, il s’agirait simplement de rendre officielle une situation que les congolais vivent déjà.

Si ma mémoire est bonne, je pense que le futur empereur a fait un prêt en RCA. Si les centrafricains ne peuvent pas rembourser, ils n’ont qu’à nous donner, en échange, la couronne impériale laissée par Jean-Bedel Bokassa. Ça pourra faire l’affaire pour le couronnement qui aura lieu à Oyo. Car Oyo sera la capitale impériale. La cour impériale existe déjà. Ses courtisans s’étaient réunis le 11 mai 2012, pour apporter leur soutien à l’empereur. Vous vous souvenez, deux mois après les explosions de Mpila (voir vidéo sur le site Zenga-Mambu).

La première Dame, excusez-moi, je voulais écrire l’Impératrice Antoinette, est bien dans son rôle. D’ailleurs, son comportement dénote du caractère impérial de sa personne. Elle a fêté son anniversaire, l’année dernière, à Saint Tropez, meilleure manière de se rapprocher de ses semblables, car cette ville est le lieu où de nombreuses têtes couronnées et personnalités célèbres se retrouvent. Rencontrerait-elle certainement des têtes couronnées qui ont du sang impérial comme elle, l’ancienne roturière anoblie par l’argent du pétrole. Le pétrole extrait dans les profondeurs marines du Kouilou. Le couple impérial passe ses vacances en Espagne, une autre monarchie, où le couple va distribuer quelques euros aux pauvres habitants de ce petit village de Carratraca, une municipalité située dans la province de Malaga. Le mois d’août approche, les habitants doivent certainement s’impatienter à l’idée de revoir leur bienfaiteur. Le même argent que l’impératrice distribue à tour de bras aux membres de la cour impériale et aux artistes de la RDC , dont les compatriotes sont frappés aujourd’hui par l’opération « mbata ya bakolo », pour les inciter à chanter ses louanges. Elle ne s’en cache pas, puisqu’elle le fait devant les caméras. Avec les fonds publics, qu’ils ont privatisés, elle fait des dons, la main sur le cœur, à travers sa fameuse Fondation, CONGO ASSISTANCE.

La famille Impériale est suffisamment grande, comme ça on ne manquera pas d’héritier sur le trône. On sera tranquille pendant plusieurs années. Il faudra prier dieu pour que le destin exceptionnel soit héréditaire. Au moins cela rassurera et dissipera les inquiétudes de notre professeur Egyptologue, car le problème de pénurie d’hommes capables pour diriger le Congo est réglé pendant un bon moment. Le seul souci, vu le nombre de descendants, est qu’il n’y a aucune assurance que chaque héritier pourra avoir une petite province à diriger, en attendant d’hériter de l’empire. Mais il faut se dépêcher de couronner l’empereur, car Robert Poaty Mpangou et Modeste Mboukadia veulent faire sécession en vue de créer un nouvel état qui s’appellerait Etat du sud Congo. Si jamais, leur projet, bien que farfelu, aboutissait; l’empire se verrait amputer d’une partie très importante de sa richesse nationale ; ce qui risquerait de réduire le train de vie de la famille impériale. Aie ! Aie ! Catastrophe ! C’est la partie du Congo où il y a le pétrole, la principale richesse de l’empire.

Mais si vous pensez que mon idée est complètement loufoque, c’est à vous de prendre position sur ce qui est en train de se préparer au Congo pour 2016, c’est-à-dire, la structuration d’un pouvoir à vie pour l’homme de Mpila. Ceux qui pensent que le Congo a besoin du sang neuf, qu’on a besoin d’une alternance démocratique pour notre pays, faites le savoir en manifestant votre désapprobation à ce projet.

Gare au silence complice et coupable ! Ne laissez pas le destin de tout un peuple entre les mains d’un seul et même homme, au pouvoir depuis 1979, avec un bilan on ne plus catastrophique, si ce n’est la succession de slogans oiseux (vivre durement aujourd’hui pour vivre mieux demain, l’autosuffisance alimentaire pour l’an 2000, une école un champ, le Congo pays émergent en 2025, nouvelle espérance ou plutôt nouvelle désespérance, Chemin d’avenir et j’en passe). Pendant qu’il distrait le peupleen faisant miroiter un avenir meilleur avec des projets décousus du type municipalisation accélérée, lui-même, sa famille et ses amis, c’est au présent qu’ils baignent dans le bien être.

Pour rendre ce départ possible, il faut se mobiliser. Il faut rejoindre l’ASSOCIATION ASSISES NATIONALES DU CONGO dont l’objectif est d’AGIR ENSEMBLE POUR L’ESSOR DES VALEURS RÉPUBLICAINES, POUR LA PROMOTION DE L’ETAT DE DROIT ET DE LA DEMOCRATIE VERITABLE EN RÉPUBLIQUE DU CONGO, POUR LA PREVENTION ET LA RÉSOLUTION DES CONFLITS.

Le pouvoir a des armes et de l’argent à sa disposition. Nous, nous avons la soif de l’alternance chevillée au corps. Soyons nombreux ! Nous vaincrons !

Sinon ma proposition de faire du Congo un empire que l’on peut juger certainement loufoque aujourd’hui, peut, si l’on ne fait pas barrage au coup d’Etat institutionnel de Sassou et ses sbires, devenir une réalité. Vous savez un proverbe dit que l’appétit vient en mangeant. Comme tout réussit à Sassou, il peut bien prendre ses fantasmes pour réalités et faire du Congo une monarchie et personne l’en empêchera.

TEBOLA BABINS

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Tebola Babins - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 06:52
(Congo-Brazzaville) Querelles intestines au MCDDI : lettre de trois membres du BEN à l’attention du Frère Secrétaire Général Brice Parfait Kolélas

L’épître des "frères" du MCDDI à leur frère Guy Brice Parfait Kolélas

Les dysfonctionnements et autres faiblesses observés dans l’animation de la vie du parti après la disparition du Président Fondateur ont conduit le MCDDI, conformément à ses statuts et règlement intérieur (...) statuer en convention nationale tenue à Kinkala du 22 au 23 décembre 2012.

A l’issue de cette instance nationale, le MCDDI s’est doté d’un Comité Nationale et d’un Bureau Exécutif National (BEN) placés sous votre autorité, assistés de trois secrétaires généraux adjoints, animant chacun un pôle clairement défini.

Les documents juridiques du Parti (statuts et règlement intérieur) donnent le pouvoir au BEN de statuer sur toutes les questions ayant trait à la vie du Parti dans la période post-congrès ou post-convention. Dans le cas contraire toutes décisions prises par le Secrétaire général, seul, sans associer le BEN, n’engage nt nullement les Instances du Parti et, partant, les militants qui attendent de nous l’unité et l’action. ; c’est le principe basique de la démocratie. : le centralisme démocratique et non la pensée unique. Le Secrétaire général est responsable de tels actes et de ses conséquences.

Qu’avons-nous observé ? Vous avez marginalisé le BEN en vous employant de façon unilatérale dans une entreprise pernicieuse à l’unité du parti dont vous seul êtes responsable.

Pour préserver l’unité du parti, nous :

Bernard Tchibambéléla Secrétaire Général Adjoint, Conseiller Politique du Secrétaire Général du MCDDI, Noël Loutoumou Secrétaire général adjoint permanent du parti,

Euloge Landry Kolélas, Secrétaire Général Adjoint chargé des organisations spécialisées et des alliances politiques nationales,

Vous invitons très fraternellement, Monsieur le Secrétaire général, (frère Guy Parfait Kolélas ) à convoquer sans délai le BEN, à revenir au bon sens dans le respect des statuts et des acquis de la deuxième convention nationale, et de retrouver le chemin tracé et légué par le Président Fondateur Bernard Bakana Kolélas qui, dans une constance infaillible ainsi que dans sa dernière volonté, ne cessait de prôner le dialogue au mbongui, la réconciliation, l’unité, la concorde nationale, la paix et le développement du Congo.

En capitalisant la dernière volonté du Président fondateur Bernard Bakana Kolélas, nous, les secrétaires généraux adjoints sus-énumérés, vous invitons, frère Secrétaire Général à retrouver l’ordre statutaire et réglementaire de notre parti.

Nous insistons sur la nécessité de sauvegarder l’alliance avec le PCT, facteur d’unité, de paix et de stabilité politique.

Ainsi nous affirmons notre volonté inlassable de parvenir à redresse la gestion de la l’alliance MCDDI/PCT afin que celle-ci ne dévient pas de sa vocation de socle de l’unité nationale et ne laisse pas compromettre la paix chèrement retrouvée.

Fraternellement

Le Secrétaire Général Adjoint, Conseiller Politique du Secrétaire Général du MCDDI, Bernard Tchibambéléla

Le secrétaire général adjoint permanent du parti, Noël Loutounou

Le Secrétaire Général Adjoint chargé des organisations spécialisées et des alliances politiques nationales Euloge Landry Kolélas.

Commentaire

Ca devient saignant chez les héritiers de Bakana Bernard Kolélas. Si Sassou voulait une preuve supplémentaire d’allégeance de son rival le MCCDI, il est copieusement servi. Mais qu’en pensent les militants, les premiers concernés par ce pacte germano-soviétique ?
Source : congopage.com

(Congo-Brazzaville) Querelles intestines au MCDDI : lettre de trois membres du BEN à l’attention du Frère Secrétaire Général Brice Parfait Kolélas
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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT MCDDI
20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso transfère les membres du CDRC de la maison d’arrêt de Pointe-Noire à Brazzaville

C.D.R.C.


Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Enregistré au Ministère de l’Intérieur sous N°002/MISAT/CAB/DGAT/SAAB du 10 mars 1998 -

COMMUNIQUE DE PRESSE

Relatif au transfert des membres du CDRC de la prison de la maison d’arrêt de Pointe-Noire à celle de Brazzaville. Comme à l’accoutumée, Monsieur SASSOU N’GUESSO qui avait instruit lui-même le Préfet de Pointe-Noire, Monsieur Honoré PACKA, de procéder à l’arrestation du Président Modeste BOUKADIA, n’a pas communiqué les raisons de ce transfert. Nous alertons la presse et les Instances Internationales pour qu’elles veillent et soient garantes de la sécurité de ces hommes dont nous avons perdu la trace.Le transfert concerne les membres du CDRC, arrêtés au nombre de vingt-huit (28) le 21 août 2013 au motif de demande de gouvernement d’union nationale manifestée sur la voie publique et emprisonnés à Pointe-Noire depuis ce jour, jugés le 9 Avril 2014 sur acte d’accusation délivré le 31 mars 2014 par la Cour Criminelle de Pointe-Noire pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" et dont il est impossible à ce jour d’obtenir de la part de la Cour Criminelle signification ou copie du jugement qui libère treize (13) des membres et condamne les quinze (15) autres à de lourdes peines de prisons et de travaux forcés, alors que, pour les mêmes raisons de gouvernement d’union nationale, le pouvoir arbitraire du Parti congolais (communiste) du Travail (PCT) et du Gouvernement d’Oyo de Monsieur SASSOU N’GUESSO vient d’organiser le 5 juillet 2014 au Palais des Congrès à Paris au même motif une manifestation pour l’Union Nationale.

Il s’agit de :

- Messieurs MIAKAMONA NZINGOULA Sylvain, MABIALA MPANDZOU Paul Marie et TSIAKAKA Valentin condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.

- Messieurs MBANZA Judicaël, KIMANGOU Joseph, BIBILA Gilbert, MABOYI Antoine, SILAHO René, MATSIMOUNA MOUYEKET Éloge, KIALOUNGOU Pierre Placide, TANDOU Jean Claude, BANAGOUNA Mesmin condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.

- Messieurs LONDE MOUSSA Landry et NGOMA Sylvain Privat condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

- Monsieur BOUKADIA Modeste, Président du CDRC, condamné par contumace à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES.

Le CDRC rappelle, d’après LE DROIT :

- A la communauté internationale, aux États-Unis d’Amérique qui organise le Sommet USA/Afrique les 5 et 6 août 2014 à la Maison Blanche, à l’organisme FORBES qui tient les 24 et 25 juillet 2014 à Brazzaville le troisième Forum économique que ces condamnations sont arbitraires et mettent en exergue le déni pour la démocratie et les droits de l’Homme par Monsieur SASSOU N’GUESSO ;

- Monsieur SASSOU N’GUESSO exerce la tyrannie à l’égard des populations du SUD CONGO qui sont pacifiques et n’aspirent qu’à l’essentiel, le droit à la vie ;

- A l’auto-détermination du Peuple du SUD CONGO pour la sauvegarde du génome Kongo et pour se préserver des crimes contre l’Humanité, des crimes de guerre condamnés par le procès de Nuremberg dont les populations du SUD CONGO sont victimes.

Le CDRC demande sur la base du DROIT :

- Où Monsieur SASSOU N’GUESSO a-t-il décidé d’aller en légitimant les membres du CDRC des prisonniers politiques dont le seul délit est la demande d’un gouvernement d’unité nationale ?

- LA LIBÉRATION DES MEMBRES DU CDRC ET DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SANS CONDITION et LA REMISE DE CES HOMMES AUX INSTANCES INTERNATIONALES.

Fait à Paris, le 19 juillet 2014

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates
et Républicains du Congo (CDRC)

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT CDRC
20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 09:04
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso débloque les fonds pour l’extension du Mausolée Savorgnan de Brazza

Par RIGOBERT OSSEBI -

Chirac-Bongo-Sassou lors de l’inauguration du Mausolée de Brazza, le 3 octobre 2006

Congo Liberty avait publié, le 12 juillet 2014, une alerte citoyenne en direction des législateurs avant la ratification de nouveaux accords en faveur d’ENI. Malgré tous les avertissements de véritables patriotes, le bradage des intérêts nationaux a été ratifié par une Assemblée Nationale qui compte pour moitié des enfants, des frères et des parents du dictateur congolais et de son épouse.

Le plus scandaleux, dans ces accords léonins, est qu’une partie des avantages concédés aux exploitants pétroliers, qui se chiffrent en centaines de milliards de FCFA, auront un effet rétroactif sur plusieurs années…. Malgré le fait, pour certains qu’ils participent au système, les Députés conscients n’ont eu raison des fous qui dirigent notre pays actuellement.

Certes, la corruption ne saurait être exclue de ces accords et l’octroi de pareils avantages : elle en est l’essence, la condition sine qua non. Dans le pétrole, la corruption est un monopole familial. Mais ces concessions déraisonnables sont avant tout des gages que l’autocrate de l’Alima donne à ses amis étrangers au travers du bradage de la richesse de la nation : nul se saurait, mieux que lui, Denis Sassou Nguesso, permettre pareil abandon ! C’est tout le message qu’il s’emploie à faire passer ! Ses meilleurs agents de propagande, les patrons de l’industrie pétrolière au Congo, chèrement payés comme on peut s’en apercevoir, sauront se dépenser sans compter, dans les capitales importantes, pour que le plus grand soutien lui soit, en contrepartie, apporté.

Messieurs Descalzi, nouveau patron d’ENI, et de Margerie ne sauraient donc se montrer ingrats et avares dans leurs appuis. Pour le premier cité, le renvoi d’ascenseur n’a pas tardé : le nouveau Premier Ministre italien, Monsieur Matteo Renzi, sera en visite officielle à Brazzaville le 24 juillet prochain.

Comment cet homme politique jeune et nouveau, qui est appelé à jouer un rôle important en Europe, alors qu’il s’attaque farouchement à la corruption dans son propre pays, peut-il lors de son tout premier déplacement officiel à l’étranger venir saluer celui qui représente et symbolise cette gangrène ? De plus, la compagnie italienne ne s’encombre même plus de précautions et les conflits d’intérêts, de plus en plus nombreux et apparents, contreviennent totalement à la législation italienne.

Mais là encore, dans ces accords injustes, le pire est ailleurs… !

Dans les documents qui nous ont été transmis par un Honorable Député, un vrai, figure un « tableau récapitulatif des bonus et projets sociaux prévus par les accords approuvés par les lois publiées le 13 juin 2014 ». Pour rappel, les « bonus » sont des contreparties financières liés à l’attribution d’un permis d’exploration et de production. Ce sont des sommes relativement importantes. Dans le cas présent, il s’agit de 60, 25 et 20 millions de US dollars (30, 12,5 et 10 milliards de FCFA) qui ont été « officiellement déclarés ». Alors, lorsque l’on apprend que des projets sociaux sont liés à des « avantages pétroliers exceptionnels » on s’imagine immédiatement que les secteurs de la santé, de l’éducation et de la réduction de la pauvreté pourraient immédiatement en profiter.

Il y a peu, l’organe principal de la propagande du régime, les Dépêches de Brazzaville, reconnaissait un retard dans ces domaines et qu’il fallait s’y consacrer. « Exigence » le mot avait même été employé pour qualifier la tâche qui était à accomplir… !

Mais la cruauté, la mégalomanie, la cupidité de ce pouvoir et de celui qui est à sa tête ne connaissent point de limite. L’argent des pétroliers, petit remerciement en échange d’énormes avantages, n’ira pas aux nécessiteux, aux mal-nourris ou aux mal-soignés ! En voici la destination décidé par l’irresponsable de Mpila :

-Extension du Mausolée Pierre Savorgnan de Bzv (sic)

- Création du Musée de Pointe Noire

- Réhabilitation de la Maison du Gouverneur à Makoua

-Promotion diverses activités culturelles à définir

Curieuse dénomination de « projets sociaux » pour pareille démagogie. C’est à croire que le tyran veut aller plus loin encore dans la provocation et dans le mépris de la population congolaise. Le premier projet, l’extension du Mausolée maudit, ne nécessite pas de précision particulière. Celui de la création du Musée de Pointe Noire permettra de caser une de ses maîtresses, comme il l’a déjà fait pour le Mausolée de Brazzaville. La réhabilitation de Makoua ne sera qu’un geste supplémentaire à l’égard des Sages, qu’il avait humiliés avec l’affaire de Germain Ickonga et dont il a maintenant besoin pour la modification de la Constitution.

Ce pays est sans contestation possible dirigé par des irresponsables et des malades. On pourrait en dire tout autant, de tous les Congolais que nous sommes, qui leur avons finalement permis par notre manque de courage, de volonté et de décision, tout au long de ces trois dernières décennies, d’en terminer avec eux. Nous avons bien les dirigeants que nous méritons et surtout les opposants qui prétendent nous représenter.

Mais le dernier mot reviendra au Peuple. Trop c’est trop, c’est évident : il se soulèvera ! L’extension scandaleuse du Mausolée de la honte ni sera sûrement pas étrangère… !

Rigobert OSSEBI

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso débloque les fonds pour l’extension du Mausolée Savorgnan de Brazza
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 18:27
CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur

CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur Par sadioK -


600 lits dans le futur centre hospitalier d’Oyo, petite bourgade d’un millier d’habitants qui devient de fait le centre dans un sens ou l’autre du Congo.

600 lits là-bas parce que le chef de l’état, natif de ce lieu, le veut ainsi tandis que la demande la plus forte se trouve naturellement à Brazzaville ou à Pointe Noire.

Le conseiller spécial sur les questions de santé du Président Denis SassouNguesso, le Professeur Claude Maylin qui a été l’invité de l’émission « La Grande Interview » du 3 janvier 2014 d’Elie Smith déclare avoir été incapable de convaincre le Président de façon que ce grand hôpital de 600 lits soit construit non à Oyo mais à Brazzaville.

Ce dernier dit n’avoir jamais compris les raisons de ce choix : « Honnêtement, cet hôpital devait être construit à Brazzaville » a t-il dit et a poursuivi : « Vu les manquements cruels qu’il y a au CHU, construire un hôpital de cet envergure à Oyo n’était pas une urgence ».

En temps normal cette question devrait faire l’objet d’un débat en conseil des ministres mais le natif d’Oyo régente tout, tout seul tel un homme-orchestre, comme si les ministres en charge de tel ou tel domaine ne comptent que pour du beurre.

Ainsi chaque année et plusieurs fois par an pour certains, des cadres supérieurs, des fonctionnaires, des ministres lesquelles bénéficient d’une couverture légale de soins, mais sans budget spécial y afférent, comme aussi des parents et amis, sont évacués à cout de plusieurs millions de francs CFA pour des soins de santé ou visites médicales en France. C’est le Trésor Public qui paye, donc le peuple qui en pâtit.

Le Président lui-même se rend régulièrement en Espagne, à Marbella aux mêmes fins.

Où est donc passée la dynamique de 1989 lorsque Mr Sassou disait dans le discours d’inauguration du CHU rénové et entièrement équipé : « plus aucun congolais n’ira se faire soigner à l’étranger ».

Le budget national de l’an 89 ne valait pas les plus de 4000 milliards actuels !

Qu’est ce qui a changé en 25 ans pour entraîner un tel recul ? La guerre de 1997 et autres crises sociopolitiques ? Oui ! Ici on ne manque pas de justifier tout ce qui ne fonctionne pas par cela….

On s’accroche à cette sombre partie de notre histoire comme une ombre indispensable à justifier les tares préfabriquées….

Des dizaines de millions de FCFA par personne et par trimestre quittent le pays pour l’autre pays, la France, qui a pourtant un système de prise en charge qui met ses habitants, riches ou pauvres, à l’abri des déboires de cette question que connaissent et subissent nos concitoyens.

Le Congo aurait pu pourtant égaler l’hexagone en matière de prise en charge de la santé grâce au petro-CFA qui coule à flot.

Pourquoi ne structure-t-on pas le CHU de Brazzaville comme on a pu le faire avec moins en 1989 ?

A ce propos, le Professeur Maylin a également reconnu que le nombre de médecins formés par an estimé à 20 est insuffisant.

Ce nombre devrait être revu à la hausse pour avoisiner les 100 ou 150 médecins ; il a maintes fois soulevé le problème sans suite, tout en faisant constater que « ce n’est pas une affaire d’argent, mais de volonté politique (…).D’ailleurs, c’est sans doute l’une des premières décisions que j’aurais pu prendre si on me nommait Ministre de la santé ».

L’un des derniers évacués sanitaires congolais en date est Me Jean-Martin MBEMBA, ancien ministre et actuel Président de la Commission des Droits de l’Homme, assigné à résidence de fait depuis plus d’1 an jusqu’à fin juin 2014 pour une supposée affaire de « trafic d’armes aux fins de déstabiliser les institutions de la République».

Jusque là aucune preuve de cette affaire n’a été apportée ; aucune arme du lot de « 300 à 400 armes » prétendument « saisies » chez lui, n’a été brandie par la police de Mr NDENGUET.

Le prétendu financier de l’opération a été mis définitivement en liberté il y a belle lurette, faute de preuves.

Pour la première fois, on est présence d’un « coup d’état » sans armes, ni finances et avec simplement 6 citoyens atrocement torturés et toujours détenus, dont l’un, Eric SOUAMI, y a trouvé la mort.

Convoqué, Jean-Martin MBEMBA a refusé de se présenter aux services de la DST, étant donné les violations flagrantes des règles cardinales du code de procédure pénale en pareilles matière.

La police s’est autosaisie sans un seul acte de procédure émanant ni du parquet, ni d’un juge d’instruction.

Depuis mai 2013, Jean-Martin MBEMBA est donc assigné à résidence de fait, sans aucun acte de poursuite encore moins d’un jugement, comme beaucoup d’autres, tels Guy MAFIMBA ou Mathias DZON.

Entre temps, Jean-Martin MBEMBA n’a pu accomplir aucun déplacement, ni professionnel, ni comme Président de la CNDH.

Malgré une hospitalisation de 10 jours programmée à l’hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce à PARIS, Jean-Martin MBEMBA n’a même pas été autorisé de s’y rendre.

On a soutenu que c’est l’implication majeure de Me MBEMBA lors de l’introduction dans la Constitution de 2002 des dispositions intangibles dont l’interdiction d’un 3ème mandat présidentiel qui serait le fondement du courroux à son encontre de ceux qui nous gouvernent.

D’autres avancent le fait que Jean-Martin MBEMBA a été celui qui a préparé, étant Ministre de la Justice en mi- mai 1999, le dossier des disparus du Beach.

En effet, saisi par un autre membre du gouvernement de la situation de désarroi dans laquelle se trouvaient les parents des disparus, Jean-Martin MBEMBA avait alors chargé sa directrice des droits de l’homme de recevoir et entendre tous les jours ouvrables et pendant plus de 2 mois tous les parents concernés, en grande majorité des mères et des sœurs des disparus.

358 dossiers de disparus furent constitués et remis personnellement au Procureur de la République et au Doyen des juges d’instruction aux fins d’ouvrir une information, car il y avait disparitions.

Ce sont sur ces bases que fut organisé en mai le procès de 2005, retransmis en direct à la radio et à la télé ; certains de ceux qui ont comparu des semaines durant dans ces circonstances, bien que malheureusement acquittés, n’ont peut-être pas oublié ce qu’ils ont qualifié d’affront personnel.

Sans le dossier constitué au Ministère de la Justice, il y a à penser que l’affaire des disparus du Beach aurait été étouffée comme bien d’autres.

Conséquence directe - aux dires des praticiens- de l’immobilisation forcée pendant plus d’un an de Jean-Martin MBEMBA, sans contrôle médical – d’autant que ce qui lui est reproché a éloigné bien de praticiens-Me MBEMBA a fait une crise aigüe cette mi-juin : principalement une fièvre élevée, mais surtout qui ne baissait pas.

Jean-Martin MBEMBA a été alors conduit par sa famille au centre le plus proche de sa résidence, au centre médico-social de l’Ambassade de France où il est traité en urgence.

Il fut hospitalisé par la suite dans une clinique de Moungali, puis ré-hospitalisé dans la même semaine sous le contrôle d’un médecin franco-béninois qui ne voyait d’autre issue au maintien à la vie de l’avocat que d’être évacué à l’étranger.

En effet, avant que le médecin franco-béninois de Brazzaville ne fasse réadmette Me MBEMBA dans cette clinique, ce dernier était presque inscrit à l’article de la mort.

Un communiqué a attiré l’attention des autorités, mais elles n’ont pas bougé, jugeant que c’est monsieur Jean-Martin MBEMBA qui est malade et non le Président de la CNDH.

Les proches de l’avocat obtiennent difficilement de lui son accord afin que les autorités soient saisies de façon officielle par le bureau de la CNDH, principalement pour qu’on le laisse sortir comme l’exigent les médecins.

Dit-on qu’après quelques « réunions familiales » et au bout de 2 jours, les autorités « autorisent » enfin l’évacuation du « pestiféré » et sa prise en charge légale, puisqu’il en a droit comme Président de la CNDH.

Pour s’enquérir de la situation, le Ministre d’Etat et directeur de cabinet du chef de l’Etat Firmin AYESSA rend visite à Jean-Martin MBEMBA, Président de la CNDH, dans la clinique mentionnée ci-dessus située dans un quartier populaire de la ville.

C’était un lundi et le vendredi qui suit, l’avocat s’envole avec son médecin traitant, un accompagnateur et son épouse pour être hospitalisé à Paris où il sera admis en réanimation.Trois jours où il pouvait enfin respirer sans assistance médicale.

Coût total de l’évacuation : soins en urgence dans le centre médico-social français, hospitalisation et ré-hospitalisation dans la clinique de Brazzaville,4 billets d’avion, oxygène dans l’avion, frais de mission du malade, du médecin ainsi que de l’accompagnateur, ambulance au départ et à l’arrivée, hospitalisation à Paris pendant plus d’une quinzaine de jours,examens et contrôles externes qui vont suivre pendant une durée plus ou moins égale :63 millions de francs CFA soit un peu moins de 100 mille euros.

Son évacuation en juin 2014 a suscité beaucoup de bruit dans le paysage politique congolais, d’abord parce que l’orgueil de l’homme ne lui permettait pas de faire une deuxième demande de sortie de territoire pour raison de santé à ceux la même qui le lui ont refusé l’année dernière.

Par rapport à d’autres évacuations sanitaires, celle du Président de la Cour Suprême par exemple qui est de nouveau reparti en France, ou d’autres citoyens encore qui ne bénéficient pas d’un statut officiel comme Me MBEMBA ou le Président de la Cour Suprême, le coût de l’évacuation de Me MBEMBA ne semble pas être le plus élevé.

On peut citer l’exemple du Président de l’OCDH (Organisation de la Commission des Droits de l’Homme), Roger BOUKA, ou du Président d’un parti comme le MSD, Blanchard OBA, tous deux évacués par avion médicalisé, alors qu’ils n’ont pas de statut spécial. Il est vrai qu’ils ont eux aussi le droit d’être soignés à n’importe quel prix, parce qu’il s’agit de citoyens congolais.

Les autorités ont une épine de moins dans les pieds, car avec la tension de la question du changement ou non de la constitution qui règne, pour eux, il valait mieux ne pas avoir affaire au cadavre et funérailles de Jean-Martin MBEMBA à l’instar d’autres prédécédés de la République qui n’ont pas manqué d’attirer l’attention de notre confrère dans le magazine « Afrique Education », au point qu’il a tiré dans cette parution : http/www.afriqueeducation.com/index.php?option=com content&view=article&id=325, « sassou aime ses opposants mais une fois morts ».

Maître MBEMBA et d’autres élites et fonctionnaires, par centaines, peuvent avoir des avantages-pièges d’aller se faire soigner dans un contexte où la très grande majorité des congolais ne peut pas rêver de soins tellement la défaillance de structures et de prise en charge de santé à Brazzaville est criante.

En ce moment même, Aurélie 13 ans, vient de rendre l’âme au CHU de Brazzaville après 2 ans d’agonie pour un cancer facial. Ses parents frappent aux portes pour tenter d’avoir de l’aide et pouvoir enterrer la pauvre fille. C’est dire si Aurélie est issue d’une famille totalement démunie….

La fondation EBINA dit avoir fait de son mieux, en vain, par manque de gros moyens, Aurélie s’en est allée sans qu’aucune autorité n’ait eu connaissance ou feint de n’avoir eu connaissance de sa maladie malgré les appels à l’aide lancé par ladite fondation.

Aurélie méritait elle aussi d’être évacuée, au besoin par avion médicalisé : congolaise elle a les mêmes droits et les mêmes égards que monsieur Blanchard OBA ou les parents de hauts fonctionnaires bénéficiant des mêmes avantages.

Mais est-ce la solution de fond ?

Dans tous les cas, Me MBEMBA, les fonctionnaires et autres élites qui bénéficient d’un statut de prise en charge des soins et Aurélie ou ses semblables ne sont-ils pas toutes des victimes de la machine du système ou plus précisément du clan familial qui n’a pas encore décidé de structurer la chose sanitaire pour le bien être de tous les congolais ?

Alors, les ministres de ces différents gouvernements ne sont ils pas responsables dans les différents manquements, dans les différentes structures de l’Etat ?

Se posent éternellement comme questions des congolais médusés…. Pourquoi ces ministres ne démissionnent-ils pas pour souligner qu’ils ne cautionnent pas les actes de leur leader ? QUESTION PERTINENTE ET IMPERTINENTE A LAQUELLE UNE TENTATIVE de réponse pourrait entraîner une autre question : « que changera la démission de quelques ministres si rien ne change ? Car une démission de ministre doit bien servir à quelque chose !

Ici, ceux qui ont démissionné se comptent sur les bouts de deux doigts, des anciens sont soit en exil, soit clochardisés en raison de robinets coupés…. Alors, l’objectif d’une démission si elle doit servir à améliorer ce pourquoi elle a eu lieu n’a jamais été ici atteint.

Non, une démission sous les cieux congolais n’est en rien palliative d’une situation.

Que faut il pour que les congolais d’en haut et d’en bas puissent au même titre être logés à la même enseigne pour les soins dans leur pays et dans leurs hôpitaux ?

Pauvres congolais, élites et pauvres…. Vous êtes à plaindre. C’est en substance les proposdu conseiller à la santé du Président SASSOU qui dit encore : « Il est encore plus difficile de gérer un centre hospitalier au Congo, que de le gérer en France. Et l’une des raisons de cette difficulté réside dans le fait qu’au Congo, des agents sont recrutés sur des bases régionales plutôt que pour leurs compétences », http :// blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/190114/ congo-brazzaville-professeur-claude-maylin-ce-conseiller-de-sassou-qui-pu-dire-un-mot-propos-du-debat-s

SADIO KANTE-MOREL



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CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur
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Sadio-Kante Morel - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 17:51
Congo-Brazzaville : Gilbert Ondongo serait le nouveau propriétaire de l’immeuble l’arc-en-ciel

Scandale Congo Brazzaville: L’opposition exige la démission du Ministre Gilbert Ondongo pour confiscation de biens, abus de pouvoir, et corruption – See more at: http://ivoirebusiness.net/?q=articles/urgent-%E2%80%93-scandale-congo-brazzaville-l%E2%80%99opposition-exige-la-d%C3%A9mission-du-ministre-gilbert#sthash.Jf4ciOQI.3NR4z3E1.dpuf

Véritable pompe à fric du Congo Brazzaville, le Ministre Gilbert Ondongo, ministre d’Etat à la tête de six ministères, est dans le collimateur des opposants au régime du Président Denis Sassou N’guesso et des médias français.
L’opposition congolaise exige ni plus ni moins son départ du gouvernement et l’ouverture d’une enquête sur le rachat de l’immeuble Arc-en-ciel de Brazzaville, propriété de l’ARC (Assurances et Réassurances du Congo). En réalité, les opposants congolais sont excédés par ses scandales de corruption et d’abus de pouvoir à répétition.

Monsieur Gilbert Ondongo est l’actuel ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances, du Plan, du Portefeuille Public, et de l’Intégration du Président Denis Sassou N’guesso. Il est aujourd’hui au cœur d’un énième scandale d’abus de pouvoir, de corruption, et de confiscation de l’immeuble Arc-en-ciel à Brazzaville, pour son propre compte, mais en faisant croire qu’il agit pour le compte de l’Etat. Une entourloupe rondement menée car l’Etat n’a jamais demandé à être propriétaire de cet immeuble appartenant à la société para-étatique ARC (Assurances et réassurances du Congo), sis au rond-point de la Coupole à Brazzaville.

L’opposition congolaise crie au détournement de biens publics et y voit la preuve des abus de pouvoir en tout genre du régime Sassou N’guesso.

L’opposant Jean Luc Maleka, ancien ministre et Coordonnateur des assises de l’alternance démocratique au Congo, exige ni plus ni moins la démission du ministre Ondongo, dans une déclaration transmise par sa chargée de mission Marienta Osseré.
A défaut d’avoir la tête du Roi Sassou N’guesso, l’opposition exige celle du ministre Gilbert Ondongo, Duc et tout puissant Ministre « du Ciel et de la Terre ».

Ces opposants irréductibles à Sassou ont flairé bon le filon. En effet, à la suite d’IvoireBusiness, la presse française s’apprête à faire des gorges chaudes sur cette affaire, et profiter de l’occasion pour rajouter une couche sur l’affaire des biens mal acquis par le Président Sassou.
Les médias français mettront un point d’honneur à vérifier ses théories d’acquisition mafieuses à deux balles, et mettre le nez dans sa gestion décadente des deniers publics, pour se faire une opinion définitive de ce ministre qui commence à devenir gênant pour le Président Denis Sassou N’guesso.

Au moment où celui-ci réfléchit à modifier ou non la Constitution pour rempiler pour un énième mandat à la tête de l’Etat, cette affaire tombe au plus mal.

Ce dernier commençait pourtant à respirer. Ses lieutenants du parti congolais du travail (PCT) viennent pourtant de parader à Paris pour lancer le parti dans l’hexagone, et donner une image rafraîchie du régime. Et voilà la vilaine histoire qui s’invite à table et qui risque d’enrayer la machine.

En cas de grand déballage dans la presse française, le Président Sassou N’guesso, selon des observateurs avertis de la scène politique française, n’aura d’autre choix que de se séparer de son encombrant ministre, fut-il son cousin et fut-il en charge des affaires terrestres et célestes.

Source: ivoirebusiness.net

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ivoirebusiness.net - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:00
(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?

Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon

Le Congo Brazzaville serait-il devenu une gigantesque prison à ciel ouvert et le Consulat de France en serait-il le gardien, au moins pour les opposants au régime dictatorial, par une politique très restrictive d’attribution de visa ?

Nous sommes bien en 2014 et l’idée que cela soit une initiative du Président François Hollande ne saurait venir à l’esprit de quiconque. L’Ambassadeur Jean-Pierre Vidon a fini par remplacer l’incontournable Jean-François Valette et l’on ne pourrait soupçonner le Quai d’Orsay d’avoir établi ce resserrement inopportun très restrictif particulièrement envers toute personne qui ne serait pas en odeur de sainteté avec le dictateur de Brazzaville.

Lors du déroulement des Assises nationales du Congo-Brazzaville pour l’Alternance Démocratique du 7 au 10 Juin 2014 à Paris, il n’avait pas échappé à bon nombre d’entre nous que l’absence de Paul Marie Mpouele, Secrétaire de la plate-forme citoyenne « Sauvons le Congo », était dû au veto des responsables consulaires de l’ambassade de France à Brazzaville ; ces derniers agissant sous l’autorité de l’Ambassadeur et du Quai d’Orsay.

Maître Hervé Malonga avait peu avant subi la même mesure incompréhensible. Elle n’avait pu être prise que parce qu’elle avait été dictée par le pouvoir de Sassou Nguesso.

L’écho qui avait été apporté alors, à ces refus de visa injustes et injustifiés, laissait penser que les autorités suprêmes françaises qui en prescrivent les conditions d’attribution et qui veillent à leur stricte application, allaient faire en sorte qu’ils ne se renouvellent pas.

Or, force est de constater que bon nombre de personnalités congolaises, qui affichent un profil d’opposant déclaré ou pas, ainsi que des membres de leur famille, se sont vus privés encore très récemment du précieux sésame pour un séjour touristique, familial ou pour toute autre raison en France. Aucun de ces Congolais n’avait pourtant le profil d’un futur résident clandestin. Tous avaient de quoi subvenir très largement à leurs frais de séjour voire de traitement médical et bien plus si nécessaire. Leur seul tort, et point qu’ils avaient tous en commun, est qu’ils ne soutiennent pas ou ne soutiennent plus le régime pervers et corrompu qui perdurent coûte que coûte à Brazzaville.

artistes congolais célébrant la coopération entre la France et le Congo

Les plus fidèles soutiens de cette dictature infâme se situeraient-ils dans l’enceinte consulaire française de Brazzaville, prompte à limiter leur mouvement et complice d’un piège qui pourrait, peut-être, se refermer un jour sur certain d’entre eux ? Ce comportement est d’autant plus incompréhensible qu’aucun opposant n’a jamais exprimé un propos contraire aux bonnes relations que le Congo-Brazzaville, sans Sassou Nguesso, devra entretenir avec la France. Il faut rappeler que ce dernier, perfide allié, s’est bien joué de Monsieur Hollande dans le bourbier centrafricain qu’il avait lui-même conçu. Sassou Nguesso a toujours été le premier à réclamer des aides et des effacements de dettes à la France, et à l’Europe, pour mieux confier de juteux marchés à la Chine.

Pour quelle raison un ou des fonctionnaires français au Congo-Brazzaville se mettraient-ils au « service » de ce dictateur en bout de course ? Une réponse pourrait venir à l’esprit : la corruption ! Une autre réponse diplomatique, afin de corriger le tir rapidement et sauver la face, serait aussi : « un dysfonctionnement regrettable ! »

En aucun cas, alors que le dictateur congolais est devenu plus infréquentable que jamais, on ne voudrait et on ne saurait penser, qu’une complicité s’est établie avec ce dernier pour « contrôler » l’opposition congolaise sur ordre du Quai d’Orsay ou de la Rue du Faubourg Saint Honoré !

La France, disait-on, n’a pas d’amis mais que des intérêts. Ce sont bien ces derniers qui devraient conduire sa diplomatie, au moins consulaire, à se faire à l’idée que la page d’une trentaine d’années de dictature n’est plus très loin de se tourner… Son Excellence M. Jean-Pierre VIDON serait bien inspiré d’entreprendre sans délai le ménage en profondeur qui s’impose.

Par RIGOBERT OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:39
(Afrique/Françafrique/UA/Congo-Brazzaville) Les dirigeants africains désormais intouchables ?

C’est fait ! Les dirigeants africains ont franchi une étape supplémentaire pour obtenir l’immunité contre toute poursuite pénale. Lors d’une séance à huis clos, les chefs d’État africains ont voté à l’unanimité une mesure leur octroyant l’exemption des poursuites judiciaires durant leur mandat.

Cependant, cette décision prise le 27 juin lors du 23e sommet de l’Union africaine à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, reste à ratifier. Conséquence : ils deviennent intouchables face à la future Cour africaine de justice et des droits de l’homme (CADH) mise en place pour juger les pires crimes contre leurs propres peuples. Elle ne sera donc pas autorisée à assigner les dirigeants africains et leurs gouvernements.

Cela honore-t-il la mémoire de nombreuses victimes de quelques barbaries des dirigeants inconscients ? Est-ce le signe d’un retour en arrière afin d’étouffer tant de crimes ?

Au-dessus des lois
Politiquement et moralement, les observateurs et analystes estiment que c’est une manière de s’opposer à la lutte contre l’impunité et de faire croire à l’opinion publique que les plus hautes autorités politiques – ou du moins, certaines d’entre elles – seraient au-dessus des lois ! Cependant, juridiquement, cette tentative est vaine car immunité ne veut pas dire impunité, en particulier, devant la Cour pénale internationale (CPI) où des chefs d’Etats en fonction sont déjà sous le coup des poursuites (Omar el-Béchir du Soudan et Uhuru Kenyatta du Kenya).

Pour les activistes des droits de l’Homme, il s’agit incontestablement d’une régression dans la lutte contre les crimes et autres violations des lois en Afrique. Que ce soit en République démocratique du Congo ou dans d’autres pays du monde, des voix critiques s’élèvent et craignent que les dirigeants restent en poste à l’issue de leur mandat, à travers des fraudes électorales et par là éviter toute plainte. « Tant qu’on est au pouvoir, on a rien à craindre », tel est l’axiome, alors qu’on espérait que la nouvelle Cour africaine de justice débuterait sa mission sans ingérence politique.

La meilleure protection
Face à la déception que cette décision provoque, car démontrant clairement les présidents africains ont opté plutôt pour eux-mêmes que penser aux générations futures, il s’avère que la meilleure protection à laquelle ils devraient penser est simplement l’amélioration de leur gouvernance. Celle-ci désignant l’ensemble des processus, politiques, lois et institutions affectant la manière dont un pays, une institution, une société, etc., sont dirigés, administrés ou contrôlés. Elle est considérée comme bonne ou équitable lorsque le fonctionnement des mécanismes respecte les droits et les intérêts des parties prenantes, dans un esprit démocratique. Elle encourage la responsabilité financière et renforce la confiance en la qualité de l’administration par le gouvernement et/ou par la direction.

Dès lors qu’il est de plus en plus largement admis qu’il existe un lien entre la bonne gouvernance et le succès des programmes de développement et de réduction de la pauvreté, et que ce lien a accentué, avec le temps, l’exigence de suivi de la qualité de la gouvernance entre les pays et à l’intérieur des pays, nos dirigeants ne devraient pas redouter l’interventionnisme de la CPI et des pays occidentaux s’ils conduisent convenablement leurs gouvernances.

Poursuivre cette option née à Malabo équivaudrait à une « Sainte-Alliance » mafieuse pour éviter de répondre pénalement des pires crimes commis sous leur autorité. Déjà, actuellement très peu d’entre eux sont écoutés par les peuples africains comme ce fut le cas avec des grands leaders tels que Gamal Abdel Nasser, Ahmed Ben Bella, Kwameh Nkrumah, l’Empereur Haïlé Selassié, Ahmed Sekou Touré, Mohamed V, Modibo Keita, Léopold Sedar Senghor, etc.

Par Tshieke Bukasa

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:04
(Congo-Brazzaville) Hommage à Jacques Opangault

Par wilfried Sathoud -

Monument érigé en mémoire du Vice-président Jacques OPANGAULT au carrefour de la poste (Brazzaville)

Vice-président de la première République du Congo, leader de l’opposition pionnier de l’indépendance et de l’unité nationale

Au lendemain de la 2e guerre mondiale, le Territoire du Moyen-Congo présentait à l’origine un microcosme politique bipolarisée telle que, dans les régions côtières et méridionales du Sud, le Parti Progressiste Congolais (PPC) du député Jean Felix-Tchicaya tenait la dragée haute avant l’ascension fulgurante de l’Union Démocratique pour la Défense de Intérêt Africain (UDDIA) de l’Abbé Fulbert Youlou, pendant que Jacques Opangault et son Mouvement Socialiste Africain (MSA) affilié à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) régnait en maitre dans la partie septentrionale au nord du pays, à double titre. Car contrôlant d’une part cette vaste région occupée en grande partie par la forêt équatoriale très souvent inondée et d’autre part, il assumait les fonctions de greffier au Palais de Justice de Brazzaville.

Ainsi que nous avons eu à le faire pour son principal challenger originel, dans le cadre du colloque sur les relations entre la France et l’Afrique à travers la mémoire du député Jean Félix-Tchicaya, premier parlementaire du Moyen-Congo et du Gabon à l’Assemblée Nationale Française, il serait de bon aloi d’évoquer également la mémoire et la personnalité de Maitre Jacques Opangault qui rentrera dans l’histoire des empereurs de la nation congolaise par la grande porte après sa réconciliation avec l’Abbé Fulbert Youlou, consécutive aux troubles socio-politiques de 1959.

Né en 1907 à Ikagna (District de Boundji) dans la région de l’Alima-Léfinie (actuelle Cuvette), Jacques Opangault trouvera la mort le 20 Aout 1978 à l’hôpital général de Brazzaville des suites d’une longue maladie.

Après avoir débuté ses études primaire dans sa localité natale de Boundji, il accédera par la suite au Séminaire de Brazzaville et de Loango.

Engagé dans l’administration en 1923, il amorcera sa carrière professionnelle au Parquet de Brazzaville comme fonctionnaire de justice commis auxiliaire jusqu’à devenir greffier en chef du tribunal d’instance de Brazzaville , avant de se lancer dans l’arène politique en militant au sein de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) qu’il représentait dans le Territoire du Moyen-Congo, en qualité de Président du Mouvement Socialiste Africain (MSA) à l’instar du député Sénégalais Lamine Gueye à qui il s’apparentera.

Constamment élu conseiller territorial du Moyen-Congo (titre dévolu aux parlementaires de l’époque), il sera investi Vice-président du premier Conseil de Gouvernement de l’histoire du Moyen-Congo, constitué en 1957 sous le régime de l’autonomie interne issu de la loi cadre Gaston Defferre.

Entre temps, le parcours politique élogieux de Jacques Opangault, avait néanmoins connu plusieurs orages qui l’emmèneront à subir une déportation en Oubangui-Chari à l’instar de Léon Mba, le premier Président de la République Gabonaise, pour semble-t-il y être rééduqué selon l’expression coloniale consacrée de l’époque, à cause de ses prises de position contre les abus d’autorité, dont été victime les populations africaines, sous le régime colonial.

Au lendemain de la proclamation de la République du Congo, Jacques Opangault sera encore incarcérer puis assigné à résidence à Kinkala dans le région du Pool, officiellement pour incitation à la violence et trouble à l’ordre publique, suite aux émeutes de 1959 qui opposèrent à la fois les militants du MSA à ceux de l’UDDIA-RDA, à l’allure d’un affrontement ethnique et tribal entre les groupe Mbochi du nord et Bakongo du Sud qui éclabousseront de sang les premières page de l’histoire politique tumultueuse du Congo.

L’un des plus grands mérites de ce grand homme d’Etat ardent défenseur de l’unité nationale qui finira par devenir leader charismatique de l’opposition congolaise et doyen d’âge de l’Assemblée nationale sous la première République reste caractérisé par son combat inlassable pour la réconciliation sincère et l’unité de tous les congolais du nord au sud et de l’est à l’ouest qu’il avait laborieusement enclencher sous la houlette de l’Abbé Fulbert Youlou alors Président de la République qui l’adjoindra comme Vice-président de la République en même temps que Stéphane TCHITCHELLE.

La première génération des leaders politiques de l’histoire du Congo-Indépendant : Jacques Opangault (MSA), l’Abbé Fulbert Youlou et Stéphane Tchitchelle (UDDIA-RDA) fumant le calumet de la paix, l’unité et la réconciliation nationale, en compagnie de Victor Justin Sathoud, au stade Félix Eboue de Brazzaville, après les hostilités de 1959.

Cet œuvre de longue haleine au sujet de laquelle il déclarait en substance ce qui suit dans la perspective de la proclamation de l’indépendance de notre pays, sera brusquement interrompu par la fameuse révolution des 13-14 et 15 Aout 1963 :

ALLOCUTION

Prononcée par M. OPANGAULT, doyen d’âge à l’occasion de la première session de l’Assemblée Nationale

Voici quinze ans que nous participons à la vie politique du Congo. Pour ma part, j’ai toujours fait opposition à des candidats plus ou moins officiels ; vous savez d’ailleurs avec quelle ardeur et quelle persévérance. Peut-être certains parmi vous se sont-ils posé la question de savoir où je puisais cette force que ni l’incompréhension de ceux que je voulais défendre, ni les échecs n’ont pu abattre jusqu’à ce jour. C’est que j’ai toujours fait la part des choses.

J’ai toujours fait la distinction nécessaire entre un adversaire politique et un ennemi, entre les politiciens et les masses, entre les secteurs privés et les secteurs officiels, entre ce qui est du domaine religieux et ce qui ne l’est pas. Je vous assure, j’en suis convaincu, que mon seul but a toujours été l’intérêt des populations congolaises. Aussi, je ne crains pas de défier n’importe qui dans la salle ici présent de prouver que politiquement, j’ai été coupable de quoi que ce soit.

Puisque j’occupe cette tribune par la grâce de l’âge, et que le plus grand défaut des vieillards, dit-on, est de parler du passé à tout propos, je vous invite à jeter ensemble un coup d’œil rapide sur le chemin que nous avons parcouru jusqu’ici afin de mieux voir où nous en sommes.

Nos premières assemblées élues, les assemblées représentatives qui n’avaient qu’un role consultatif, ont fait un travail tel, qu’on peut affirmer que notre pays a changé de physionomie.

De 1957 à 1958, par l’application de la loi-cadre, nous avons connu notre premier Gouvernement africain. Mais malheureusement, malgré notre enthousiasme, il a suffi de peu de temps pour que nous nous apercevions que du Gouvernement bicéphale dont j’assumais la vice-présidence rien de ce que nous escomptions ne pouvait se réaliser. Le bicéphalisme, même en France, ne réussit pas.

En effet, les gouverneurs de territoire, se succédant de père en fils comme Président du Conseil ou Premier ministre, n’avaient qu’un seul objectif : la reconduction de leurs vielles méthodes. Ils paralysaient le régime d’autant plus facilement que certains africains, hommes politiques ou simples politiciens, par esprit de clocher ou par ambition, se mirent de la partie. Ces derniers firent tant et sin bien qu’ils parvinrent à acheter les consciences de certains élus bouleversant ainsi des majorités réelles dans le seul but de s’emparer du pouvoir.

Après le référendum de septembre 1958, bien des gouvernants avaient volontairement négligé de procéder aux nouvelles consultations électorales. Je ne sais pas si cela était bien démocratique mais, de toute façon, on dût s’incliner devant la volonté du peuple. Mais quand on ne peut triompher régulièrement, on a parfois recours à la ruse. C’est ainsi que, pour garder le pouvoir, on imagina un curieux découpage qui a fait des majorités plus ou moins artificielles. Et, fait sans précédent, nous pouvons nous demander si certains élus représentent bien la circonscription dont ils se disent les mandataires.

Qu’a-t-on fait, le pouvoir ainsi conquis ?

Muter et mettre en retraite forcée même renvoyer des fonctionnaires parce qu’ils n’étaient pas du parti gouvernemental. Quant à l’africanisation des cadres, ne devaient en bénéficier arbitrairement que les fonctionnaires du parti au pouvoir. Je pense, pour ma part que cet africanisation doit être revue et corrigée en tenant compte des justes intérêts de toutes les ethnies congolaise.

Je sais bien que, pendant 90 ans, nos anciens colonisateurs n’ont formé aucun homme techniquement valable. Ceci est si vrai que certains Africains se demandent quelle mission s’étaient assignés nos colonisateurs. Que peut-on dire là-dessus sinon que la plupart de ces derniers ont trompé la bonne foi et de leur propre pays et du Congo.

Et, cependant, on ne cesse, ces derniers temps, de nous parler d’indépendance. De France, le General de Gaul nous l’offre. Du Congo le Président Youlou la réclame. Quant à l’homme du peuple, il se demande où on le conduit. Quelle position adopter devant cette situation ?

Dans tous les cas, méme si les Président des deux Républiques française et congolaises sont d’accord pour que le Congo accède à sa souveraineté nationale, il ne s’agit là que de l’opinion de deux hommes qui ne sont ni la France, ni le Congo, aucun referendum n’ayant été organisé à ce sujet.

Pour ma part, je considère l’indépendance comme chose tout à fait normale et même souhaitable. Mais il y a indépendance et indépendance. Peut-on parler de véritable démocratie dans un pays où la majeure partie des citoyens ne sait pas toujours penser par elle-même les problèmes qui se posent à la Nation ? Devons-nous sacrifier le bien matériel de nos populations notre passion du pouvoir ? A quoi nous servira cette souveraineté après laquelle nous soupirons si elle doit se transformer en une pauvreté génératrice d’émeutes et de dictature ?

Nous prétendons être mûrs politiquement. Mais notre administration actuelle, le comportement de nos différents ministres donnent-ils la preuve de cette maturité ? D’accord, mais à condition que nous soyons assurés que notre économie s’organisera rapidement, que la répartition des revenus nationaux s’effectuera d’une façon équitable, qu’à tout point de vue, quelles que soient leurs opinions politiques ou religieuses, tous les citoyens feront l’objet d’une égalité absolue.

DECLARATION

Prononcée par Jacques OPANGAULT leader de l’opposition dans la perspective

de la proclamation de l’indépendance de la République du Congo

(28/07/1960)

Mes chers compatriotes, nous venons de voter par acclamation l’indépendance de notre pays. Que cette constatation ne vous étonne pas venant du Chef de l’opposition. Ne vous méprenez pas sur mes intentions, l’indépendance est un bien : on n’a pas le droit de refuser sa liberté et rien de grand ne se fait sans liberté. Mais il fallait que cette indépendance soit obtenue dans l’amitié, sans rien renier de nos attachements, en conservant l’aide et l’estime de ceux qui nous ont toujours aidés jusqu’à maintenant et auxquels nous demandons qu’ils continuent.

Voilà pourquoi mes amis politiques et moi-même avons soutenu l’action du Gouvernement lors de la poursuite des négociations de Paris qui ont abouti aux accords d’indépendance. Cette indépendance, la liberté d’action qui en découle pour nous, je vous demande donc de la consacrer à l’union et à l’amitié.

En dehors des luttes idéologiques, en dehors de notre opposition démocratique et constructive pour un mieux-être du pays, pour une amélioration toujours poursuivie et toujours plus grande, nous avons tous, nous congolais, des objectifs supérieurs, des devoirs communs impérieux. En face des grandes taches nationales nous n’avons qu’un seul drapeau, qu’une seule devise qu’un seul but : le Congo.

Ce Congo nous le formerons, nous le modèlerons selon nos efforts et selon nos mérites. Nous avons déjà beaucoup progressé, il faut progresser encore, et pour cela travailler, oublier ce qui peut nous diviser, nous accorder pour porter nos pensées et appliquer notre travail sans relâche à ce qui nous unira pour le plus grand profit de notre nation, c’est-à-dire de nous-mêmes.

Nous allons, le Chef du Gouvernement et moi-même, faire incessamment ensemble une tournée commune dans les préfectures du Nord, nous y affirmerons notre union sur les grands problèmes d’ensemble. Nous y verrons de grands travaux où Européens et Africains sont étroitement associés pour apporter une richesse nouvelle à notre pays. Voilà l’exemple que nous devons continuer à mettre en pratique en demandant aux uns comme aux autres , Européens et Africains, Blancs et Noirs d’apporter tous leurs efforts pour perfectionner leur compréhension réciproque, se hausser les uns vers les autres, et œuvrer pour un mieux-être dont c’est l’intérêt de tous qu’il aille en s’améliorant chaque jour un peu plus.

Dans ce beau jour, promettons-nous donc mes amis, que cette indépendance acquise dans la paix et l’amitié nous en cueillerons les fruits, toujours dans la paix et l’amitié.

Par Wilfrid SATHOUD

(Congo-Brazzaville) Hommage à Jacques Opangault
(Congo-Brazzaville) Hommage à Jacques Opangault
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Wilfried Sathoud - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:56
France-Congo : la diplomatie économique peut-elle permettre à elle seule le redressement économique ?

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Après la débâcle électorale du PS aux élections municipales ayant conduit commutativement à la démission du gouvernement Ayrault et à la nomination du gouvernement Vals, l’actuel ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait exigé au président François Hollande de donner un contenu économique fort à la nouvelle diplomatie française.

Ce que l’on a plus retenu de cette exigence c’est le premier couac de ce nouveau gouvernement, bien qu’étouffé par soucis de collégialité, entre Laurent Fabius et Arnaud Montebourg, actuel ministre français de l’économie.

Par cette stratégie rythmée de regroupement au sein du Quai d’Orsay du secrétariat au Commerce extérieur historiquement logé à Bercy, Laurent Fabius voulait créer une dynamique diplomatique qui permettrait de soutenir la conquête des marchés étrangers par les sociétés françaises.

En difficulté sur sa promesse phare d’inverser la courbe de chômage et soucieux de la place de la France dans le monde, le tout couronné d’une pression médiatique dont la base est son impopularité actée par la multiplicité des résultats de sondages, l’actuel locataire de l’Élysée avait fini par se faire convaincre, cédant ainsi à la pression du chef de sa diplomatie.

Sauf que, quatre mois plus tard, d’après les derniers chiffres publiés ce jeudi 09 juillet 2014, la balance commerciale de la France reste désespérément dans le rouge. Après avoir accusé un déficit de 4,1 milliards d’euros en avril, la balance commerciale affiche un trou de 4,9 milliards d’euros en mai. Sur l’ensemble de l’année, le déficit s’élève à 23,1 milliards d’euros, les exportations ayant reculé de 0,2% entre mai 2013 et mai 2014. Source: Finance.yahoo.com.

Après le rapport Védrine-Zinsou « la guerre économique a commencé » paru en décembre 2013 dans la foulée des préparatifs du sommet de l’Elysée, dont les 15 propositions n’ont qu’un contenu intellectualiste et théorique; rapport qui aurait servi de base argumentaire à la stratégie Fabius, le Noyau politique du MCCD se pose la question de savoir si les gouvernements successifs français réalisent-ils vraiment la nécessité de se servir d’exemples de réussite d’autres nations autour d’eux afin d’adapter leur système économique aux enjeux sociaux, humains, géopolitiques du 21ème siècle.

En faisant le choix d’une stratégie économique qui prenne base la politique au service des dictateurs africains dont la caractéristique de gouvernance est l’opacité et la corruption, les gouvernements successifs français se trompent totalement et pourraient réussir le redressement économique de la France.

L’Allemagne, première économie de l’Union européenne, tout comme les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Norvège…, tous ayant une croissance économique, sont des pays qui ont construit leur système économique et financier sur des investissements dans des pays sûrs et des partenaires fiables.

Prenons le cas du Congo Brazzaville. L’une des premières sociétés françaises, « Total » qui avait longtemps le monopole d’exploration, de concessions et d’exploitation du pétrole congolais, s’est lancé dans une stratégie de vente de ses droits à des sociétés soit nationales soit non françaises, dont le seul but est la non exposition à la politique des rétro-commissions dénoncée par de nombreuses organisations. Or, ces sociétés non françaises ne peuvent pas payer des impôts en France. Cela représente donc un gros manque à gagner à l’Etat français qui ne pouvait pas voter son budget en 1997 parce que le Congo Brazzaville était en guerre.

Les exemples simples qui montrent bien le manque à gagner de l’Etat français à travers ses sociétés sont si nombreux que nous ne pourrions les énumérer tous dans cette publication.

Les partenaires économiques et financiers de la Voix du Peuple Libre ont d’ailleurs, sur demande du Noyau politique, mené des travaux là-dessus pour bien comprendre, à qui profitait cette politique. Cette politique profite non pas à l’économie française, mais plutôt à des individus et groupuscules lobbyistes.

Il est clair que les gouvernants successifs français sont en totale erreur en croyant que la France gagne plus en ayant des partenaires peu fiables.

La France ne pourra certainement gagner la guerre économique, telle qu’énoncée dans le rapport Védrine-Zinsou, qu’en rendant sain, son système économique et en ayant des partenaires fiables.

Les gouvernants français doivent comprendre que si les pouvoirs dictatoriaux étaient une garantie pour eux, la place de la France en Afrique n’aurait pas connu une si grande reculade. Les gouvernants français doivent réaliser quelle est la place de la France en Afrique aujourd’hui par rapport à la Chine. Pour ne citer que cet exemple.

Si les gouvernants français ne le réalisent pas, il sera trop tard et l’histoire nous le dira un jour.

L’Allemagne n’a pas besoin d’une Allemagnafrique pour être la première économie de l’Europe.

La diplomatie économique n’a de sens et ne pourrait porter de fruits que si l’on a des partenaires fiables et l’on investit dans des marchés à économies dynamiques.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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