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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:54

Selon les études menées par le Conseil National de lutte contre le Sida au Congo (CNLS), l'infection VIH est actuellement dans une « phase d'implosion ». Le taux de prévalence national est estimé à 5 % (Env. 250.000 personnes ) avec des disparités d'une ville à l'autre :

Brazzaville :    03,3%
Pointe-Noire : 09,9 %
Ouesso :          05,0 %
Dolisie :          11,3 %

Aujourd'hui a Pointe-Noire, le nombre de personnes touchées par l'infection est comprise entre 90 000 et 150 000, avec une tendance à la féminisation.

Parmi les causes de la propagation vertigineuse et inquiétante du Sida, il y a d'abord :

- La divulgation des films pornographiques dans les cinémas de fortune a banalisé l'activité sexuelle très précoce des jeunes gens de 10 à 12 ans et qui devient une espèce de jeu d'enfant.

- La Misère des ménages demeure une des causes principales de la propagation de l'infection chez les jeunes. Lorsqu'on observe cette frange de la population, on se rend bien compte que beaucoup de jeunes filles sont poussées très tôt vers la prostitution, pour avoir de quoi manger disent-elles.

- L'insalubrité et le manque d'hygiène :

Vivre dans un environnement sain préserve la santé des populations. Lorsqu'on observe, une ville pétrolière comme Pointe-Noire où jonchent des tas d'immondices dans les marchés, les principales artères de la ville, on se rend bien compte que l'hygiène n'est pas une priorité pour les habitants de cette ville et les autorités locales. Le manque d'hygiène a fait ressurgir la Tuberculose, la fièvre typhoïde et dans une ville où l'infection n'est pas encore maîtrisée, le Sida trouve une occasion de se développer de façon exponentielle.

- Les conflits armés que le Congo a connus :

Le Congo a connu plusieurs guerres civiles 1993 - 1997 - 1998. Ceux-ci ont favorisé un déplacement massif de populations fuyant les combats à Brazzaville vers Pointe-Noire, l'unique ville à n'avoir pas été touchée par les conflits armés.

Ce brassage de populations de Brazzaville et Pointe-Noire a multiplié par deux le taux de prévalence, faisant de Pointe-Noire, désormais une ville à haut risque en ce qui concerne l'infection VIH-Sida.

Que fait le gouvernement congolais pour inverser ces tendances ?

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Alain Makaya
Vice Président Stratégies et Développement ORICE

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:00
 
Qu’en est-il des « Bébés Noirs » ? Ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa.
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Qu’en est-il des « Bébés Noirs » ? Ce terme est le symbole d’une violence urbaine morbide équivalente à celle accouchée, voici peu, par les kuluna, autres enfants terribles de la délinquance urbaine exportée par Kinshasa.

Bandits des zones périurbaines de Talangaï, les Bébés Noirs sont une sorte d’épouvantail brandi épisodiquement par ceux qui n’ont eu que 8% aux dernières élections. Et ça semble marcher. Tous ceux qui ont eu affaire à ces féroces lionceaux humains dont l’âge varie entre 15 et 30 ans, ne sont près de l’oublier mais se murent dans un éloquent silence. On parle d’un niveau d’attaque bestial ne faisant pas de quartier. Les victimes s’en sortent délestées de leurs biens avec, à la clef, de profondes balafres au visage, des bras amputées quand elles n’y laissent pas leur vie.

Notons qu’à part un petit coup de gueule de l’impayable Oko Ngakala à la télé, il y a un noir silence sur les Bébés Noirs. Or pour avoir, semble-t-il, été accusé sans preuves le 4 avril, Ntoumi est, à ce jour, poursuivi par Sassou comme Obama Bin Laden. Sa région, le Pool, est bombardée comme le Viêt-Nam d’Ho Chi Min par les Américains. Qu’attend Sassou, puisque c’est sa méthode, qu’attend-il pour nettoyer Talangaï au napalm comme il le fait dans les villages du Pool pour neutraliser Ntoumi ?

Noir c’est noir

Pourquoi « Noirs » ? Pourquoi « Bébés » ? Seraient-ce des pionniers qui honorent une néo-négritude senghorienne dans la Brazzaville Noire septentrionale ? Sans blague. Allons seulement. On verra des noirs desseins. « Black is beautiful » ? Oui mais pas cette fois-ci. L’enfant Noir de Camara Laye n’est pas ici un camarade. C’est un tueur ; un killer kind. C’est le Johny Chien méchant dont parle Emmanuel Dongala dans une ville cruelle comme peut l’être Brazzaville depuis la guerre civile de 1997.

Les Congolais avec leur manie de l’oxymore sont étonnés qu’on puisse être adolescent et se comporter en boucher ! D’où ce hiatus entre la poétique du nom et le sanglant empirisme auquel renvoie le phénomène incriminé. A titre comparatif vénal, l’histoire du fascisme italien avait généré ses sinistres « Chemises noires » sous Mussolini, une milice composée de jeunes fanatiques jouant les bras répressifs de l’idéologie brune.

Les Bébés Noirs, arborent des cagoules noires quand ils passent à l’attaque, preuve que ceux qui sont attaqués sont des connaissances qui pourraient les reconnaître. « Ce sont des garçons du voisinage qui ont mal tourné » dénonce, amer, un taximan. Or la cagoule est un attribut des escadrons de la police officielle quand elle entreprend des opérations de type barbouze comme jadis le mouvement éponyme de la Cagoule et comme sait s’y prendre le directeur général de la police selon les témoignages entendus au procès du colonel Marcel Ntsourou en 2013.

Une parisienne en vacance à Brazzaville raconte : « Parfois, tu prends un taxi et tu te retrouves dans une embuscade. Tu te fais dévaliser ou tuer par les bébés noirs sous l’œil indifférent du taximan car il s’agit d’un complice  »

Un témoin se souvient : « Vers le marché Dragage, ils ont dévalisé une villa en pleine journée alors que les propriétaires étaient absents. Morts de panique, les riverains les ont vus remplir des camions et sont partis en toute quiétude, laissant derrière eux la femme de ménage ligotée comme un mouton, muselée comme un chien. » Peur sur la ville. D’où tiennent-ils leurs véhicules ? Il y a anguille sous roche. Mais surtout, vers quelle destination emportent-ils leur butin alors qu’il s’agit de SDF ?

Genèse

La nature ayant horreur du vide, ces pitbulls humains auraient alors surgi dans l’univers urbain après l’opération « Mbata ya bakolo » censée vider Brazzaville de « Kuluna » (bandits kinois). Virer les bandits d’origine kinoise pour avoir la paix, c’est l’équation envisagée par le général (de triste mémoire ) Jean-François Ndenguet. Echec et mat. Pour avoir la paix ou pour les substituer par des Kuluna du cru ? Allons seulement... dans les questionnements.

A vrai dire, en virant les Kulunas, le génial général avait juste oublié que les contradictions économiques dues à la gestion calamiteuse de nos richesses par le clan d’Oyo pouvaient également cristalliser des mécontentements dans la population brazzavilloise puis accoucher de rébus sociaux comme les « sauvageons » de Jean-Pierre Chevènement ou la « racaille » de Sarkozy dans les banlieues en France.

Liens de parenté

Il n’est que trop évident que Kuluna et Bébés Noirs vivaient en bonne intelligence sur le terreau de la misère économique engendrée par Sassou et sa famille. Il se peut même que la délinquance kuluna kinoise prise à partie par le génie policier du général Ndenguet a simplement ratifié celle des Bébés Noirs, bien évidemment, antérieure à celle venue d’outre-fleuve. Nos lecteurs plus âgés ont sûrement une idée de la sous-culture dite « Yankee  » ou « Gourba » à laquelle adhéraient les jeunes désœuvrés à la fin des années 1960 dans les rues de Poto-Poto. Car tout phénomène urbain accouche d’une violence. C’est vrai à Abidjan, à Dakar, à Lagos, à Kinshasa et à Brazzaville.

Il n’y a donc rien de nouveau sous le soleil de Satan. Les Bébés Noirs ont des liens de parenté ethnologiques avec les « groupes Makayabou » qui glaçaient les cœurs des populations dans les rues de Poto-Poto des années 1970. Et ce n’est pas fortuit si l’extension sauvage urbaine de Brazzaville a également transplanté cette sous-culture vers Talangaï, berceau d’un désœuvrement grandissant. Pour l’anecdote, la dénomination makayabou vient des vols à la roulotte que les « Gourba  » ou « Yankee » opéraient à la gare ferroviaire du Centre-ville de Brazzaville en délestant les wagons de sacs de morues. La faim les sortaient du bois.

Mais là où il y a rupture entre « Yankee » et « Bébés Noirs », c’est sur le mode opératoire, sur les cibles et les connivences. Les armes blanches (machette, hache de fortune, poignard, coutela, marteau) servent de moyens d’attaque aux Bébés Noirs et leurs attaques portent sur les biens et les personnes provoquant larmes et goût du sang chez les autres. Les Yankee des années 60/70, quant à eux, se servaient uniquement de leurs poings et de « coups têtes » avec, certes, cette assurance, que donnent les Kamons (rite de la force) et se bornaient d’attaquer les wagons de la PV remplis de poissons salés. C’était donc pour manger. Aucune main noire n’était derrière les Yankee. Or les Bébés Noirs semblent l’objet d’une instrumentalisation. Ces « Petits anges » poursuivent une politique du gourdin qui ne dit pas son nom.

Qui tirent les ficelles ?

Les autres parents des Bébés Noirs

Peu avant le viol de la Constitution par Sassou, les Congolais, bouche bée, découvrent à la télévision nationale le visage d’une milice composée d’hommes en noir dont le leader est un député du PCT, un certain Hyldevert Mouhani. Le commando qui se présente à l’antenne menace de représailles quiconque oserait contester Sassou sur la voie publique. Armés de fusils en bandoulière, coiffés de cagoules, on aurait pu confondre les miliciens de Mouhani avec les Indépendantistes corses ou les djihadistes de Daesh n’eut été cette peur au ventre qui se voyait chez nos cagoulards en herbe made in Oyo. Car c’étaient des faux durs ; le genre qui s’en prend aux civils désarmés comme Kata-Kata laissé récemment pour mort à la morgue de Brazzaville.

Question : les « Bébés Noirs » seraient-ils la tare infantile de la milice d’auto-défense de Mouhani ? L’hypothèse la plus vraisemblable est que les « Bébés Noirs » sont le bras armé de l’escadron créée par le député de Moungali. Ou alors, autre hypothèse, les Bébés bénéficient de l’indulgence voire de la protection du député Mouhani puisque les représailles promises par ledit député épargnent curieusement nos Noirs Bébés, alors que ces derniers troublent à souhait l’ordre public avec des homicides à la clef. Qui donc a pour habitude de sous-traiter la répression par des supplétifs sinon le général Jean-François Ndenguet. Nous y sommes : les Bébés Noirs sont des petits-fils du général qui dirige le commissariat de Ouenzé Manzanza, laboratoire notoire du crime comme cela a été démontré au procès des auteurs présumés des explosions de la caserne militaire de Mpila (ECCRAMU).

Débordement

La zone d’action : les quartiers Nord, notamment Talangaï, du rond-point Koulounda à Etatolo. Récemment, comme pour montrer qu’ils peuvent franchir des caps, les Bébés ont mené des attaques à Moungali, au Plateau des 15 ans, spécifiant ainsi un débordement qui en promet d’autres. Il reste que, les quartiers sud sont épargnés par la nuisance des venimeux Bébés. Sans doute parce que les Cobras en route pour les expéditions punitives dans le Pool se chargent, au passage, de semer la terreur à Bacongo, Makélékélé, Simou Djoué. Le mode opératoire change, mais chacun a sa part.

A l’une de leurs sorties inopinées, la rancune tenace, les Bébés Noirs avaient pris prétexte sur le meurtre d’un des leurs par la police pour passer à l’attaque. Aléatoires, leurs représailles frappent pêle-mêle femmes, hommes, filles et garçons qu’ils trouvent sur leur chemin d’avenir. Parfois (mais rarement) les policiers font les frais de leur violence aveugle. Témoin : la famille d’un colonel de l’Armée de Sassou dont la fille a été récemment blessée mortellement après que sa route eut croisé celle des Bébés.

Qu’il y ait des ripoux dans la police nationale congolaise, voilà qui ne pourrait surprendre que des naïfs comme François Hollande qui prend Sassou pour le meilleur constitutionaliste au monde.

Connivence

Curieusement, ces Bébés sont insaisissables comme le vent. Leur forfait commis, ils s’évanouissent rapidement dans la nature comme des fantômes alors que les quartiers nord et toute la ville sont infestés d’agents de police en civil et en uniforme.
Ou cette pléthore de cognes est aveugle ou alors est complice. Pire, elle est aveugle parce que complice.
Car si ce n’est de la magie noire, comment font les Bébés aux noirs désirs pour passer au travers les mailles du filet de l’implacable Ndenguet ? C’est ici que la thèse de la connivence se conforte. Etant donné la déconcertante facilité avec laquelle les Bébés opèrent, indiscutablement ces diablotins sont de mèche avec la police officielle de Sassou, dans la pure tradition des films de série noire.

Lumpenprolétariat

Nous pensons que les Bébés Noirs correspondent à ces sous-prolétaires en haillons dont parle Karl Marx et qui servent de réservoir au pouvoir dominant pour alimenter la terreur et la répression.

La terreur, estime Denis Sassou-Nguesso, est le carburant du pouvoir. Or que font les Bébés en terrorisant les paisibles populations de Talangaï, Nkombo, Massengo, Thomas Sankara, Mama Mboualé, Simba Pelle ? Ne donnent-ils pas du grain à moudre à Monsieur 8%.

Thierry Oko

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/Les-Bebes-Noirs-une-milice-de-Sassou-en-culottes-courtes

 
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:04
kiki-beyina-eyessi-moussa
Ces « enfants pilleurs d’Etat » qui pratiquent un sport devenu familial et national sont en fait dépourvus de toutes leçons d’exemplarité. A tels points, que la conscience nationale les considère comme des mauvais exemples qui s’enracinent dans la société du fait de l’impunité qu’ils bénéficient : Cas de Denis Christel SASSOU NGUESSO, Fatima Beyina-MOUSSA et bien d’autres… à l’instar de Jean Domique Okemba, Jean Jacques Bouya, Edgard Nguesso, Willy Nguesso, Jean François Ndenguet…

 

Nous ne le dirons jamais assez, le pouvoir de Mr 8% ne tient pas que par la capacité de nuisance de ce dernier, mais bien par la volonté de demeurer au pouvoir par ceux qui gravitent autour de ce pouvoir. Les plus nuisibles ce sont en effet ces petites mains qui ordonnent et exécutent les consignes venant parfois de leurs propres volontés. Les plus actifs dans ce domaine ce sont les enfants de ces « rois » qui se croient tout permis , transgressant la morale, l’usage traditionnel du droit au respect des plus âgés et pour en finir s’érigeant jusqu’au droit de tuer. Ceci en obéissant qu’à une seule règle : ce qui appartient au père m’appartient. Seulement, le Congo n’est pas un bien privé qui doit être géré comme une épicerie familiale et traditionnelle.

 

Kiki Sassou patron pilleur Kiki Sassou patron pilleur

 

Denis Christel SASSOU NGUESSO, le patron pilleur

Lorsque Denis Christel SASSOU NGUESSO s’active à corrompre tout azimuts les combattants, les congolais où que vous soyez, aux USA, France, CANADA, Afrique du Sud… c’est une autre façon d’étouffer dans l’œuf le combat pour une libération du Congo. Ce n’est ni de la générosité, ni de l’assistance humanitaire, ni de l’aide à l’éducation pour nos enfants, ni encore moins l’aide à la prévention sanitaire, tout ceci ne résulte que du maquillage politique. Denis Christel SASSOU NGUESSO est bel et bien dans la stricte vision de la reproduction du système enfanté par son père. C’est le changement dans la continuité de la dictature. Il bénéficie du système des abus et des privilèges inouïs dont bénéficie la « mafia des enfants » des politiques congolais, que ces pratiques soient légales ou illégales.

Ce député propulsé à OYO et qui siège à l’Assemblée nationale en dents de scie est pourtant suspecté de détournement de plusieurs milliards de francs CFA, de banque route de plusieurs sociétés, de délits d’initié dans plusieurs affaires, de possession de plusieurs maisons à Brazzaville et dans la capitale économique (Pointe-Noire) et dont les ressources permettant toutes ses acquisitions n’ont fait l’objet d’aucune déclaration, ni justification. Ce n’est plus ou moins qu’un pervers financier, fiscal et un partisan des avantages divers et variés aux frais de la République dont ils font une belle et confortable rente de situation en ces temps où plusieurs congolais sont en train de subir une crise multidimensionnelle.

Denis Christel SASSOU c’est l’exemple même du congolais qui ne sait rien de la vraie vie. Celle des délestages des salaires chaque fin de mois, celles des gymnastiques quotidiennes des courses à faire pour la semaine, des repas à préparer pour les enfants, de la voiture qui tombe en panne au mauvais moment, des transports en commun bondés, toujours en retard et dont les congolais ont baptisés « mal à l’aise »

De tous ces petits détails, qui empoisonnent la vie quotidienne de tout congolais, il n’a jamais connu l’ombre d’une miette, à l’exception de son sport favori le détournement des cargaisons de pétrole, des femmes et enfants pour ses envies débridées. De la vie des congolais, il ne connaît que celle qu’il s’est construit en consacrant l’essentiel de son temps à atteindre le seul objectif qu’il s’est fixé : TOUJOURS AMASSER PLUS DE FONDS POUR MAINTENIR SON TRAIN DE VIE.

Denis Christel SASSOU NGUESSO oublie une chose c’est que le virus sympathique du départ, cette envie de transformer la société congolaise, la volonté d’aider son prochain, se mue progressivement en une maladie incurable. Cette maladie se résume par : celui qui sait tout, dont la parole devient évangile, la volonté de puissance remplace celle de bien faire. Ce sentiment de surhomme qui l’habite en ce moment disparaitra comme poussière le moment venu. Simplement, il vient d’un système destructeur qui porte en lui les germes de sa propre destruction.

Le système Sassou(père)  est le plus rétrograde de l’Afrique centrale car il est marqué par un clanisme destructeur et porte en lui les signes d’une régression sociétale. C’est cela l’exemple qu’il faut suivre ?

Où sont dans les faits la mise en scène des valeurs de « l’égalité » ou du « Vivre ensemble ». Lorsqu’on compare les pays comme le RWANDA, la GUINEE EQUATORIALE, L’ANGOLA qui montrent la voie, malgré que ce soient aussi des dictatures, celle d’une organisation sociale plutôt harmonieuse, sans trop de conflits, et respectueuse des biens collectifs: éducation, santé, transports publics et environnement, on est très loin de votre auto-satisfaction d’homme exemplaire.

Fatima Beyina-MOUSSA, la patronne « vol gratuit »

Que dire de Fatima Beyina-Moussa, l’actuelle patronne de la tristement célèbre compagnie d’aviation congolaise nommée ECAIR (compagnie aérienne nationale Equatorial Congo Airlines) ?

 

fatima-belinda-mousa-ayessi

 

Comme Denis Christel SASSOU-NGUESSO, Fatima Beyina-MOUSSAest la fille de Pierre MOUSSA, ancien ministre congolais de l’Économie et du Plan, et actuel président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Pourtant, malgré les études économiques assez brillantes en France, au Canada et aux États-Unis, Mme Fatima Beyina-MOUSSA défraie la chronique aujourd’hui avec ce qu’on appelle le SCANDALE ECAIR.

ECAIR, depuis son premier vol en Septembre 2011,  était devenu un objet de fierté nationale qu'il ne fallait surtout pas ébrécher. Le signe d’une aviation nationale qui marquait son entrée dans le concert des pays d’Afrique centrale qui décollaient économiquement. Il y a à peu près quatre mois maintenant, la compagnie ECAIR a décidé d'arrêter son exploitation. En effet, les quelques appareils de la flotte congolaise sont clouées au sol et ne décolleront plus en direction de Pointe-Noire, Lomé, Dubaï, ou Paris au grand dam des congolais. Qu'est-ce qui a poussé la compagnie ECAIR a arrêtée l'exploitation ?

Le problème, c’est de notoriété publique, le Congo a du mal à se défaire de cette triste habitude de mettre, même en ces temps difficiles, des hommes et de femmes capables de relever ses énormes défis du moment. Alors, sans complaisance, le pays doit faire des choix judicieux. Placés des hommes qui répondent à l’attente du peuple et non déroulé le tapis à une progéniture noyés dans la mafia ayant perdu toute considération de l’intérêt du bien public.

De 2011 jusqu’à ce jour, les signes d’alertes ont été pourtant lancés par les congolais qui prenaient régulièrement les vols ECAIR Paris-BRAZZA ou inversement. Une gestion chaotique qui se résumait par les excès de billets gratuits octroyés aux membres du gouvernement y compris familles et maitresses séjournaient à Paris sans payer un centime, sans compter l’absence de maîtrise des effectifs du personnel. Cette attitude, pour les congolais un peu plus âgés, se souviendront, ayant déjà causée la perte de LINA CONGO et AIR CONGO avec des « YAKA NOKI NOKI » n'est pas une nouveauté. 

La médiocrité quand tu nous tiens ! Le Congo friand de ce tar enfonce encore sa crédibilité dans la boue avec des opérations de détournement abyssal sur le dos des employés d’ECAIR. Comment pouvait-on croire qu’une entreprise de ce type avec à sa tête un conglomérat des affairistes maffieux de la trempe de Jean-Jacques BOUYA, Jean-Dominique OKEMBA et Fatima Beyina-MOUSSA pouvait être rentable dans le contexte où le clan a pour mission de servir ses propres intérêts et non ceux des congolais. On est passé de 300 milliards de f CFA déboursés par le Trésor-Public pour renflouer une perte dont aucune justificative n’a été donné aux congolais, à 457 millions d’euros via la BGFI encore là soutirés des comptes d’Etat congolais pour être injectés dans une entreprise dont la mort clinique ne faisait plus aucun doute. Qu’a fait Fatima Beyina-MOUSSA ?

Beh rien ! A part continuer à percevoir son salaire exorbitant gravitant autour de 10 à 15 millions de F CFA. A cela s’ajoute les divers avantages qui résultaient de son statut de directrice. Pourtant Fatima Beyina-MOUSSA se targue de dire aux congolais « …qu’elle est là parce qu’elle est compétente et possède les qualités requises pour mener à bien la mission qui lui a été confiée.. »

A travers ces propos de Fatima Beyina-Moussa, et il en est de même pour Christel Denis Sassou Nguesso, qu’au Congo-Brazzaville, on a l'impression d'être en présence de fille, fils  atteint  une pathologie incurable à savoir la transmission familiale des gènes d’incompétence et de pillage des fonds publics.

Nous supposons que la mission de Fatima Beyina-Moussa était d’abandonner plus de 787 employés sur le tarmac sans ressources et sans secours dans certains pays africains ? Sa mission était d’aggraver la dette congolaise de plus 135 milliards empruntés aux divers organismes financiers (BEADC, CEMAC, BGFI…) ?

Mais les congolais ne sont dupes. Tous ces fils et filles  de dignitaires (Christel et Fatima) forment un conglomérat bien tassé dont les avancements socio-professionnels portent les couleurs d’une même fabrique du favoritisme. Une fabrique uniformisée procédant d’un immobilisme dangereux.

Au Congo-Brazzaville, ceux qui ont la noble mission d’occuper les hautes fonctions de l’Etat, sont choisis au sein de la famille proche de Mr 8% ou cooptés par lui. En l’absence de tout pouvoir de contrôle et de sanction, la gabegie et le détournement des deniers publics sont les actes les plus rependus dans notre pays. La rupture prônée par Sassou est un mot creux dès lors qu’il lui est impossible de sanctionner les membres de sa propre famille.

Dénis Christel Sassou Nguesso et Fatima Beyina-Moussa ne sont pas les seuls membres de la famille de Sassou à s’illustrer par la gabegie et les détournements des fonds publics. Prochainement, nous allons nous attarder sur Jean Domique Okemba, Jean Jacques Bouya, Edgard Nguesso, Willy Nguesso, Jean François Ndenguet et bien d’autres…

Toujours, dans le couronnement des détournements des fonds publics, nous apprenons, avec tristesse, qu’une enveloppe allouée pour l’achat des antirétroviraux de plus de trois milliards de CFA, au ministère de la Santé (1) est detournée .

Malgré la suspension des prétendus malfaiteurs par le ministre de la santé, aucun d’eux ne remboursera les fonds volés et ne passera à la case prison.

Oh, Dieu seul sait qu’au Congo-Brazzaville, la prison est réservée uniquement à ceux qui s’opposent à ce système tribal et maffieux.

Or, « l’acte fait l’Homme ». On ne substitue donc pas facilement l’exemplarité. L’exemplarité n’est pas une notion génétique qui se transmet de père en fils, ni encore moins une notion mathématique mais nous pensions que cela soit une notion intégrant l’ensemble des qualités d’un individu, un pari fait sur les chances de voir une collectivité bien gérée, ensuite sur les risques de dérapages d’ordre personnel avec des répercussions publiques.

Nous devons donc combattre aussi ceux qui militent et qui donnent du crédit aux opérations de séductions menées par ces filles et fils à la science infuse débordante de fausseté.

- http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/sciences-a-sante/3451-2016-11-30-14-33-57.html

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

 

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:16
BARBARIE ET BESTIALITE : SOCLE DE LA DICTATURE AU CONGO-BRAZZAVILLE (*)

Dac-press: Epuration ethnique

 

15 août 1963, la chape de plomb s'abat sur le Congo. Depuis, les mêmes femmes et les mêmes hommes officient aux destinées du Congo-Brazzaville. Du socialisme scientifique au marxisme-léninisme, ils sont passés au capitalisme sauvage insidieusement plus criminel que les premiers. Ceux qui criaient « vive Marx ! », « vive Lénine ! », « vive Mao ! » se sont tus, se sont reniés dans leurs convictions. Ce qui signifie qu'ils n'étaient pas sincères, qu'ils ne croyaient en rien de ce qu'ils disaient ou scandaient à longueur de journées.

Ce sont ces jeunes d'hier qui, en 1963, criaient à tu tête : « A bas les vieux ! », « Place aux jeunes !… ». Curieusement, et comble de malheur, ces jeunes d'hier sont devenus les vieux d'aujourd'hui, contre lesquels est dressé un bilan calamiteux, désastreux, lugubre et macabre. A leur tour, ils subissent la loi de l'âge. A leur tour, ils entendent les jeunes leur dire : « Vous êtes trop vieux, déguerpissez ! », « Vous avez détruit tout le pays », « vous avez tout pillé, saccagé le pays entier » ; « vous avez assassiné vos compatriotes et massacré massivement les populations congolaises, personne d'autre n’a fait autant avant vous, pas même sous la colonisation ».

Pire que le président Youlou, que les mêmes avaient accusé d'avoir tout volé. On se souvient encore, comme si c'était hier, des slogans et chansons des Ndalla Graille, Noumazalayi et consorts : « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau, suffit la liberté… ! »

Malheureusement, ils n'ont rien rebâti, rien reconstruit et point de liberté. Au contraire, ils ont tout broyé, tout saccagé sur leur passage ; ils ont tué, assassiné, massacré massivement. Ils ont pillé à tour de bras, vandalisé le pays. Malgré tout cela, ils sont encore là, toujours là, en train de perpétuer ce qu'ils ont semé le 15 août 1963, en pire, et pire encore, dis-je ! Avec comme corollaire, la dépravation des mœurs.

Aujourd’hui, que peut encore dire M. Claude-Ernest Ndala dit Graille, l’un des rares dinosaures survivants de cette mascarade et, qui plus, est encore Conseiller auprès de son compère-complice-petit-frère Sassou Nguesso ? A plus de 80 ans, ne prenant pas encore sa retraite, croyez-vous que ce personnage soit encore capable de raisonner lucidement ?

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du crime, ont appris à assassiner, aujourd'hui, sans état d'âme.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture du vol et du viol ont appris à voler et à violer.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la culture et l'esprit guerriers ont appris à manier les armes et à faire la guerre aux autres compatriotes.

Avec eux, ceux qui n'avaient pas la logique criminelle sont devenus des criminels impitoyables.

Ajoutées à tout cela, les traditions tribales transposées au niveau national comme mode de gouvernement, dont on voit les effets catastrophiques sur le plan de la gestion de l'État. Qu'ont-ils apporté de rassurant au pays ? Rien, sinon que des fosses communes, des profanations de tombes, une multitude de sectes, des bombardements à l'arme lourde des édifices, des vols massifs, des détournements de fonds publics, des viols, des assassinats, etc. Ils sont devenus des kleptocrates doublés de criminels contre l'humanité, au lieu d'être des démocrates et des hommes de paix. Ce dont ils ont terriblement horreur[1] d’ailleurs.

Depuis, un homme, avec un petit noyau de son clan, s'est mis à tout broyer, ravager, détruire et réduire à néant tout l’existant, au grand bonheur de ses souteneurs. Comme quoi, même en politique, surtout dans ce domaine précis, les proxénètes ne font pas défaut.

Et les Congolais pendant ce temps ? Parce qu'ils ont été cueillis à froid, parce qu'ils sont traumatisés par la violence, la barbarie et la bestialité des milices, la férocité des troupes étrangères de quelques pays voisins et des mercenaires importés, au service du pouvoir par procuration, parachuté et mis en place, avec la bénédiction de quelque Etat européen[2] :

-          Ils ont maintenant peur, très peur pour se révolter, descendre dans la rue pour affirmer, ce qui est de droit, leur dignité, exprimer leur colère et revendiquer leur souveraineté, à l'exemple du peuple ivoirien et Burkinabé.

-          Ils ont oublié qu'ils n'avaient absolument rien fait lorsqu'ils ont été pilonnés à l'arme lourde dans les forêts du Congo où ils avaient essayé de trouver refuge. Pourchassés, exterminés purement et simplement, sans raison. Sinon, subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique[3]. Aujourd’hui même, ils continuent de subir ce châtiment collectif pour appartenance ethnique.

-          Ils ont oublié de penser que le seul moyen d'existence pour leurs bourreaux, comme tout « Ubu », pour se maintenir et rester au pouvoir octroyé par d'autres, c'est la terreur, la violence, le crime tous azimuts. En clair : le gouvernement de la terreur, pour la terreur et par la terreur.

Ceci étant, personne ne se pose plus la question de savoir pourquoi Sassou Nguesso et son petit clan agissent ainsi. L'explication est très simple. C'est parce qu’il est revenu là pour se venger. Mais venger quoi et qui ? Et les Congolais ont peur, très peur.

De l'autre, conscients des méthodes et moyens qu'ils ont utilisés pour revenir au pouvoir, les « faillis », appelons-les comme ça, sont donc obligés de transmettre leur propre peur aux populations congolaises. Et les Congolais, ayant oublié cet élément parce que profondément traumatisés, sont tombés dans le panneau.

Si demain les Congolais se réveillaient, dépassaient leur peur à eux insufflée, relevaient la tête et levaient leur petit doigt, il est sûr et certain que beaucoup de ces criminels et kleptocrates prendraient tout de suite le large. C'est sûr qu'avant de prendre la fuite, ils assassineraient encore d'autres Congolais, puisque c'est leur seul mode opératoire. Mais, ils n'extermineront pas tout le peuple congolais, même si Paris, Ndjamena et Luanda voire Rabah, sont là pour couvrir et cautionner, une fois de plus, leurs crimes contre l'humanité. N'empêche que le génocide rwandais et le coup de force contre le président Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, à l'actif de la France, ne sont pas du tout oubliés. Ce sont là autant de points de repères et de références.

Il est dit que l'homme qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d'un autre s'est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu'elle capte, et l'autre joue de lui comme d'un instrument[4].

C'est pourquoi, avec ce régime né de l'arbitraire, de la barbarie et de la bestialité, et qui ne survit[5] que grâce à l'arbitraire, à la barbarie et à la bestialité, nous disons que nous pourrons signer avec lui autant d'accords que nous voudrons, au nom de la paix, pour la paix, aucun d'entre eux ne sera respecté, appliqué, encore moins suivi d'effet.

L'explication est simple : lorsqu'un homme viole sa propre constitution qu'il s'est taillée sur mesure, la foule aux pieds, au grand mépris de la nation et de la communauté internationale, cet homme-là perd toute sa crédibilité et, dès lors, ne peut se comporter et agir que selon les lois régissant le grand banditisme. Ainsi donc, M. Sassou s'est parjuré.

Dès lors, il n'y a plus d'État, plus de gouvernement, plus de chef d'État. L'Etat n'existe plus. Seules demeurent valables, pour lui, les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales qu'il a érigées en Loi d'État, doctrine et philosophie de gouvernement. L'organisation et le déroulement des dernières élections législatives prétendues de cette année 2007, voire les dernières présidentielles de 2016, qui rentrent dans cette logique, sont autant de preuves pour conforter ce que j'avance et confirme ici. Sans hésitation.

De ce fait, quel que groupe politique que ce soit, qui s'aventurerait dans cette voie, avec l'espoir de consolider la paix, se mettrait le doigt dans l'œil, ne ferait que preuve de naïveté. Car on ne discute pas, on ne négocie pas et on ne construit jamais rien de bon avec des femmes et des hommes sans foi ni loi, qui se renient jusqu'à leur propre signature. Ils n'ont pas le sens de l'honneur. Ils ne savent pas ce que sont la parole donnée, la parole d'honneur qui leur conféreraient toute dignité. La barbarie et la bestialité constituent leur seule règle de vie et de survie : la dictature.

Alors, aux Congolais donc d'en prendre conscience et d'y réfléchir sérieusement, au lieu de tomber dans la sénilité, la cécité et l'amnésie politiques coupables, commandées par la politique du ventre ou par des pulsions qui refoulent la honte et font place à l'indignité.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine,

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association Union-Congo

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(*) Cet article avait été publié en 2008 et un peu réactualisé en 2016, sans grandes modifications.


[1] Jean-François Probst, Chirac, mon ami de trente ans, Denoël, Paris, 2007, pp. 151-159.

[2] C’est effectivement pour cela que la France s’y est mouillée jusqu’au cou pour avoir, à son actif, cautionné et/ou couvert les massacres humains perpétrés par son protégé Sassou Nguesso. Le silence de la France, même aujourd’hui, en 2016, en dit long.

[3] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. L’Harmattan, Paris, 2005.

[4] Lanza del Vasto, Les quatre fléaux, Denoël, Paris, 1959, p. 26.

[5] Heureusement que la France, avec ses troupes de substitution (Angola, Tchad, etc) et ses multinationales militaro-industrielles (Total, Bolloré, etc.) sont là pour soutenir et couvrir la barbarie et les atrocités d’un régime honni par les Congolais.

 
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:49
 
Au Congo-Brazzaville : La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables ». Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

La barbarie du tyran Sassou-Nguesso dans toute son horreur « des images de tortures insoutenables »

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MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Congo-Brazzaville : La torture interdite et pratiquée à grande échelle…

Brazzaville, le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Le degré suprême de l’inhumanité

En effet, soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.
Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient.
Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.

Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime a avec M. Ntumi.
Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de
MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.
Rien ne peut justifier de telles pratiques. Ce cas supplémentaire témoigne une fois de plus l’usage systématique et à grande échelle de la torture au Congo Brazzaville.
Le Congo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et devraient prendre les mesures utiles pour éviter et réprimer sa pratique. La réalité en est autre.

L’OCDH rappelle qu’en vertu de ces engagements internationaux en la matière, l’Etat a l’obligation de sanctionner les agents de l’Etat responsables d’actes de torture.
Par conséquent, nous exigeons immédiatement une enquête indépendante et sérieuse pour faire la lumière sur ces actes de barbarie. Il est absolument essentiel que les personnes qui se sont rendues coupables de ces actes odieux soient jugées et condamnées.
Au cas contraire, les présumés auteurs et notamment leurs chefs hiérarchiques en répondront devant d’autres instances judiciaires d’autres Etats parties, en vertu du principe de compétence universelle en matière de torture.

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Contact OCDH :
ocdh.brazza@gmail.com

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 23:01
 

23 novembre 2016

Le Pool en questions ! Pourquoi le Pool est-il pris en otage ?

Fiche remise aux Chargés de mission du Premier Ministre, venus recueillir la position « claire » de l’UDR-MWINDA sur la question du Pool, pour transmission au Président de la République en réponse à son souhait exprimé lors de sa Conférence de Presse du 9 novembre 2016 à Brazzaville.

Le Congo est une République laïque, une et indivisible.

Le Pool est un département majeur du Congo par ce que frontalier de la capitale du Congo. De par sa situation politique et géopolitique, il doit être l’objet d’une préoccupation nationale et non relégué au simple rang de département. Considérer que le Pool est un simple département serait sectaire et irresponsable de la part de tout homme politique. Le Pool est une partie intangible du Congo dont la fièvre cache mal le cancer en phase terminale qui mine en profondeur le CONGO tout entier !

Contexte

Quand le 4 avril 2016, le peuple congolais est réveillé par les détonations des armes lourdes dans Brazzaville, à une période où tous les carrefours, tous les « buissons des forêts » sont sous haute surveillance par une Force publique hétéroclite, agressive et intransigeante, pour cause de protection des résultats électoraux avec en prime un pays coupé du reste du monde, (internet et portables coupés), tout citoyen lucide et sensé connaître la Loi s’est retourné vers le Pouvoir dont la mission cardinale est la protection des biens et des personnes. En réponse à cette attente, le Pouvoir a réagi en envoyant une expédition punitive dans le Pool. Voilà sept (7) mois et neuf (9) jours aujourd’hui que la Force publique n’arrive pas à « mettre hors d’état de nuire  » les « bandits » retranchés dans « les buissons des forêts  » du Pool.

Selon le triptyque « un Chef, une mission, des moyens », le Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant en Chef, le Général d’Armée Denis SASSOU NGUESSO a dû instruire dès le 4 avril 2016, le Haut Commandement des Forces Armées Congolaises, entendez les « Forces en armées », pour exécuter la mission du genre :« Isoler Ntumi et ses partisans, le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache, qu’on le mette hors d’état de nuire pour l’amener à la justice où il répondra de ses actes…  »

Quel Officier Général a été désigné pour exécuter cette mission avec tous les moyens militaires que nous avons observés ? Qui coordonne ces opérations de harcèlement et de bombardement des populations à partir d’hélicoptères bombardiers avec près de cinq mille fantassins hétéroclites déversés dans tous les « buissons des forêts » ?

Le Commandant en Chef des Forces Armées Congolaises a-t-il manqué à son devoir de commandement en ne désignant pas un Chef de mission au Pool comme il est de coutume en pareille circonstance ? Pourquoi , quand on connait la pléthore d’Officiers Généraux de tout acabit qui roule carrosse sur le macadam des villes ?

Et cette mission de recherche s’avère aujourd’hui infructueuse puisque, publiquement le Président de la République, alors même qu’il a sous sa coupe, dans toutes les instances de la République, des cadres émérites originaires du Pool qu’il expédie régulièrement, avec monnaie sonnante et trébuchante dans leur fief d’origine pour prêcher la bonne parole, le Président de la République vient de lancer le 9 novembre dernier un cri d’alarme et de désespoir en ces termes : « Je dois demander aux populations et aux dirigeants politiques du Pool de se mettre avec le Président, pour isoler Ntumi et ses partisans. Que nous nous mettions tous à le rechercher dans les buissons des forêts où il se cache et qu’on le mette hors d’état de nuire..  »

Pour le Chef de l’Etat, le Pool ne vit pas actuellement une situation de crise mais plutôt une forme de banditisme, puisqu’il déclare : « Pour moi, il n’y a pas de crise. Le pays va continuer sa marche et va se construire. Le programme que le Président a annoncé pour le peuple va se réaliser  ».

S’adressant toujours aux populations et dirigeants politiques du Pool, il souligne qu’ « au lieu de fuir, d’avoir peur, ils ne peuvent pas jouer double jeu. Ils doivent prendre position clairement. Qu’ils se mettent avec le Président. On isole Ntumi, on le cherche comme tous les bandits. On ne va pas le tuer mais, on l’amènera à la justice et il répondra de ses actes. » Sic.

La boucle est donc bouclée, c’est le retour vers le citoyen lambda, pourvu qu’il soit du Pool, puisqu’il est question de son département ! Ainsi donc le Président de la République, Père de la Nation vient de nous édifier en révélant ainsi la balkanisation du pays par communauté tribale : à chaque département ses militaires, ses enseignants, ses politiciens, ses médecins, ses bandits, etc.

Le Président de la République oublie que tout conflit, toute crise dans une société survient à la suite d’une contradiction non réglée. La négation de la crise qui secoue le Pool par quiconque suit les évènements qui s’y déroulent, est un acte de mauvaise foi et suicidaire pour notre unité nationale. Le Pool est victime de son identité et de ses choix, telle est la véritable origine de ses malheurs.

Dans le cas d’espèce des évènements regrettables qui se déroulent dans le Pool, ils tirent leur justification dans le holdup électoral opéré le 4 avril 2016. Le Pool n’a pas offert ses suffrages aux Candidats de la Majorité qui le lui font payer par le prix du sang. La guérison du Pool, c’est la santé du Congo.

Pour en sortir, le Président de la République, au lieu de se substituer en Chef d’Equipe de recherche appuyé par les populations et les cadres politiques du Pool dont le seul malheur est d’être né au Pool, doit au contraire puiser dans ses vertus humanistes pour prendre les décisions politiques courageuses qu’impose la situation catastrophique du pays tout entier :

Il doit, sans délais :

1. Retirer toutes les Forces en armes présentes dans le Pool ;
2. Rapatrier et indemniser les populations du Pool déplacées et meurtries ;
3. Annuler le mandat d’arrêt international contre NTUMI ;
4. Libérer sans condition tous les prisonniers politiques ;
5. Convoquer un Dialogue National Inclusif ;
C’est à ce prix que le Congo peut retrouver l’unité nécessaire à son redressement national.

Guy Romain KINFOUSSIA
Président de l’UDR-MWINDA

LIRE LA SUITE : http://www.congopage.com/UDR-MWINDA-pourquoi-le-Pool-est-il-pris-en-otage

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:22
Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016, page, 5 tire la sonnette d'alarme : Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenu et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA...

On 11/23/2016 par Relation Presse CDRCdans Droits de l'Homme - Congo Brazzaville, Politique CDRC, Presse - Congo Brazzaville

Le Journal Emmanuel, dans son Numero 239 du mardi 22 novembre 2016,page 5 tire la sonnette d'alrme: Tentative d'assassinat de Modeste BOUKADIA  à Pointe-Noire. Le Consulat de France est intervenue et une plainte a été déposée à Paris en France. Le directeur de la Maison d’Arrêt [N.D.L.R. : Pierre Pongui] dit avoir agi sous ordre de sa tutelle, le ministère de la justice, Monsieur MABIALA. Ci-dessous, une copie de l'article de presse et un rappel du contexte préoccupant dans cette terre de non droit qu'est devenu le Congo.

1. L’Article du Journal Emmanuel

Pendant que l’opinion nationale et international doit être encore sous le choc, celui d’avoir découvert sur le net les images atroces de la torture subie par Mr. Augustin Kalla Kalla, un proche collaborateur de Mr. André Okombi Salissa de la CADD, un autre drame de ce genre à failli se reproduire à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, la semaine écoulée, avec le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Mr Modeste Boukadia, où ce dernier est incarcéré depuis son arrivée À l’aéroport de Maya Maya À Brazzaville, le 15 janvier 2016.

En effet le 15 novembre dernier À 12h45 minutes exactement, pendant que Monsieur Boukadia disais «Bonjour de la main » aux agents de la brigade de surveillance à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, le directeur de ladite prison [N.D.L.R. : Pierre Pongui] qu’il prenait sa bière au buffet de la prison l’a interpellé, lui signifiant de le suivre dans son bureau. Et dans le bureau Monsieur BOUKADIA fut surpris de constater que Monsieur le directeur voulait lui mettre des menottes aux mains.  «Y a-t-il un problème ? » a demandé Monsieur Boukadia à son directeur, sans obtenir de réponse. Et à côté du bureau du directeur, il y avait une seringue ne contenant pas de produits pharmaceutiques mettre remplie derrière, et prête à être injectée sur quelqu’un. Or selon la déontologie médicale enseignée, … infirmières j’ai pratiqué dans nos dispensaires, une seringue vide, non remplie de produit médical mais seulement d’air est injectée dans le corps humain, provoque aussitôt une interruption de la circulation sanguine dans le corps humain et s’ensuit inévitablement un AVC (accident vasculaire cérébral) au niveau du cerveau, c’est-à-dire une mort subite. Connaissant cette théorie certainement, monsieur Boukadia s’est alors débattu comme un lion et il a appelé «au secours ». Arrivés sur les lieux, les cinq matons (surveillants de la prison) qui étaient policiers, n’ont cependant écouté que la version des faits relatée par le directeur de la prison, version selon laquelle monsieur Boukadia l’aurait menacé. Et Monsieur Boukadia fut menotté par les policiers, effet copieusement «bastonné comme un enfant récalcitrant, puis il fut enfermé au «mitard » (À la prison de la prison) pendant deux heures, avant d’être reconduit dans sa cellule en état fébrile. «et j’ai été nommé par le ministre Mabiala et j’ai agi comme lui. Au Congo il n’y a pas de prisonniers politiques », a souligné et Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Ensuite, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire [N.D.L.R. : Pierre Pongui]  a accusé Monsieur Boukadia à dire d’être en relation secrète avec le pasteur Ntumi qui sèmerait la pagaille dans le pool contre le pouvoir régnant de Brazzaville. «Tant que je serai là (à la maison d’arrêt), tu regretteras le fait d’être là », a-t-il renchéri, en s’adressant avec dédain À Monsieur Boukadia qui venait d’être reconduit dans sa cellule. Cependant selon notre informateur, monsieur le directeur de la prison aurait quand même eu le courage de demander 10 000 Fr. CFA à Monsieur Boukadia, pour sa « bière », reconnaissant le droit d’ainesse à Monsieur Boukadia qui reste tout de même son frères malgré tout, et par conséquent, a-t-il ajouté : la paix devrait y régner entre eux. Profitons de ce mea culpa, monsieur le directeur a fait aussi savoir à Monsieur Boukadia, de dire à son représentant À Pointe-Noire, de faire venir un médecin et une ambulance. Ayant ainsi la double nationalité dont celle de la France, le consulat de France qui est intervenu en vertu de la convention de Viennes, a fait venir un médecin et une ambulance à sa charge, et l’épouse de Monsieur Boukadia, une française de souche, a déposé une plainte à Paris en France. Le médecin demande que soit effectuées : une radiographie ; un scanner et un bilan cardio-vasculaire. Affaire à suivre…

Machiavel Christian Boteba

Journal Emmanuel Numero 239 du mardi 22 nomvembre 2016, page 5


2. Note du Service Presse du CDRC:

Cette tentative d’assassinat, intervient:

  • quelques semaines après un incendie suspect à côté de la cellule où est illégalement détenu le president Modeste Boukadia depuis le 15 janvier 2016,
  • 2 mois apres les rapports alarmants sur la santé de Monsieur KIMANGOU Joseph, autre membre du CDRC en prison pour des motifs politiques selon la constatation du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
  • 2 mois après que le Ministre de la Justice, Pierre Mabiala est declaré au micro de RFI qu’il n’a pas de prisonniers politiques au Congo- Brazzaville, et ce malgré la condamnation du Congo en novembre 2014  par le Groupe de Travail des Detentions Arbitraires de l’ONU pour emprisonnement depuis 2013 et jusqu’à present de 14 membres du CDRC en raison de leurs opinions politiques. 
  • 5 mois après le pourvois en justice du ministre de la Justice Monsieur Mabiala, qui s’est opposé à la decision de justice du tribunal de Pointe-Noire de libérer Monsieur Boukadia après plus de 4 mois de detention sans charges retenues contre lui. Ceci constitue une double violation de la Constitution par le ministre de la Justice (violation des droits de l’Homme et violation de la separation des Pouvoirs).
  • 9 mois apres l’arrestation abusive de Monsieur Boukadia, sans être présenté devant un juge, en toute violation de la legislation sur les jugement par contumace. Le principe de la contumace exige de refaire le proces une fois la personne de retour dans le pays où le jugement par contumace a été prononcé.  Pour rappel, les motifs de sa condamnation n’ont jusqu’a present jamais été présentés à son avocat, ce qui est une contravention aux conventions internationales auxquelles le Congo est partie (notamment la Charte des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Charte des Droits d’Homme de l’Union Africaine).
  • Plusieurs mois après le début de bombardements meurtriers dans le Pool et dans les regions du Congo qui se sont opposées à la modification de la Constitution de 2002. De nombreuses associations dénoncent de nombreux crimes contre les civils, crimes qui ne sont pas sans rappeler les conditions violentes dans lesquelles le regime de Monsieur Sassou Nguesso a commis le coup d’état qui lui a permis de confisquer le pouvoir.

Cette nouvelle tentative d’assassinat nous interpelle car le directeur de la prison qui aurait reçu  des instructions du ministre de la Justice Pierre Mabiala, qui refuse de libérer  Monsieur Boukadia, pourtant en prison depuis 9 mois sans aucune charge retenue contre lui. Les instances internationales sans alertées. 

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Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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1ERE PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

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2EME PARTIE : Tentative d’assassinat de Modeste Boukadia, prisonnier politique au Congo Brazzaville

LIRE LA SUITE : https://cdrc-cg.com/2016/11/23/tentative-dassassinat-de-modeste-boukadia/

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NOTRE COMMENTAIRE : Il se dit que le nouveau patron de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire, Pierre Pongui, serait de la famille de feu président Pierre Kinkhounga-Ngot et un autre dont nous taisons le nom pour ne pas lui porter préjudice, car il n'est pas responsable des actes de son parent.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:55

Par Olivier Mouebara

 

« La différence entre une démocratie et une dictature, c’est qu’en démocratie tu votes avant d’obéir aux ordres, dans une dictature tu perds ton temps à voter »(Charles Bukowski).

Les débats des candidats de la primaire de la droite et du centre montrent à quel point l’Afrique, est éloignée de leurs préoccupations.

A aucun moment, les journalistes, dont certains se font tancer comme des écoliers, encore moins les candidats, n’ont esquissé les sujets relatifs à notre continent.

De droite, du centre ou de gauche, tous ces hommes politiques de France et de Navarre, ont un point commun vis-à-vis de l’Afrique: la piller de toutes ses richesses en y maintenant des dictateurs, voire leurs sous-préfets.

Le permis de tuer de Hollande au criminel Sassou-Nguesso obéît à cette logique. Les 600 pages du pavé des deux journalistes du Monde Davet et Lhomme, « un président ne devrait pas dire ça », nous laissent sur notre faim.

Après avoir révélé certains secrets d’Etat, les deux journalistes n’ont pas réussi à arracher les confidences du capitaine du pédalo sur son revirement en faveur du criminel Sassou-Nguesso.

Quoi qu’il arrive, François Hollande qui a pris les congolais pour ce qu’ils ne sont pas, doit être battu à plate couture au mois de mai prochain, s’il commet la maladresse de se représenter à la prochaine élection présidentielle. Notre bulletin de vote sera notre vengeance.

Tous les congolais qui ont le droit de vote en France ont le devoir moral d’aller voter pour faire perdre François Hollande, comme nous l’avons fait, moyennant 2 euros, pour nous débarrasser de Sarkozy.

Les discours de François Hollande sur le respect des principes démocratiques au Congo ressemblent au village de Potemkine. C’est-à-dire, à un trompe-l’œil à des fins de propagande.

Ses prises de position contre Kabila ne sont qu’un mensonge de plus. Pourquoi épargner le criminel Sassou-Nguesso, qui, depuis quarante ans, tue, viole, affame, pille les richesses du pays? Quid des massacres perpétrés dans le Pool? Pourquoi s’acharner sur Bachar El Assad tout en protégeant le dictateur Sassou-Nguesso? Mystère!

Cette ambivalence est préoccupante. C’est la politique étrangère à géométrie variable à la sauce hollandaise.

Dès lors, nous devons prendre notre destin en main. Pour cela, une véritable organisation s’impose pour chasser le criminel Sassou-Nguesso, le cancer de notre pays.

Alors, que faire?

– Réorganiser toutes les structures éparses existantes en une seule entité. Si notre but est réellement de chasser le criminel Sassou-Nguesso, et in fine de libérer notre pays, alors, quel est l’intérêt de la dispersion, si non que d’affaiblir notre lutte?

– On ne peut pas lutter sans argent. Nous devons mener une réflexion sur la manière dont nous pourrions lever des fonds afin de mettre sérieusement en place des stratégies qui affaibliraient le régime de Brazzaville.

– En finir avec les partis politiques qui ne sont au fond, que des relais et des caisses de résonnance du dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays passe par notre courage à braver cette dictature épouvantable. Les congolais l’ont montré au boulevard des armées. Seule la collusion de certains « opposants » avec le criminel Sassou-Nguesso a annihilé cet élan.

– Rejeter toute idée de dialogue avec le dictateur Sassou-Nguesso distillé ici et là. On ne dialogue pas avec un voleur. Y participer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso.

– Encourager, aider financièrement et matériellement nos combattants à amplifier leurs actions.

– Que l’armée, ou ce qu’il en reste, prenne ses responsabilités pour en découdre. Il est temps d’agir. Et vite!

– S’en prendre à tous les édifices qui symbolisent la dictature de Sassou-Nguesso doit faire partie intégrante de notre stratégie.

– Tout congolais, où qu’il soit, doit agir pour contribuer à abréger l’omnipotence de la dictature de Sassou-Nguesso.

– Organiser un référendum pour chasser la France de notre pays.

– Réorganiser l’école afin que les manuels scolaires correspondent à notre propre identité. Nous n’avons aucun intérêt à étudier une histoire qui n’est pas la nôtre.

-En finir avec la monnaie coloniale, le FCFA.

– Boycotter la francophonie qui n’est autre qu’un instrument de la perpétuation de la colonisation à travers la langue française. Nous ne pouvons pas nous émanciper en utilisant une langue qui n’est pas la nôtre. Revaloriser nos langues devrait être une piste de réflexion.

– Tous les congolais qui ont perdu leurs parents pendant la guerre de 1997, au Beach de Brazzaville(353 morts), lors des explosions de Mpila, dans le Pool et autres, doivent déposer plainte avec constitution de parties civiles contre le régime de Brazzaville. Ce qui aura pour conséquence de les empêcher de venir rouler les mécaniques en France.

Nous devons avoir l’honnêteté de reconnaître que la dictature de Sassou-Nguesso n’a de beaux jours devant elle que grâce à la corruption et à la félonie des uns et des autres. Il ne sert à rien de ne penser qu’à soi au détriment du peuple. Nos divisions et nos querelles stériles ne font que renforcer la brutalité d’un régime criminel qui use de l’appareil d’Etat pour commettre ses forfaits.

La dictature engendre la peur tout en développant un comportement servile. Elle s’épanouit également sur le terreau de l’ignorance. Ce qui explique le saccage du système éducatif par le dictateur Sassou-Nguesso.

La libération de notre pays par tous les moyens de la dictature de Sassou-Nguesso est une affaire de tous. Le dictateur Sassou-Nguesso a perdu les élections et doit partir. Nous y arriverons rassemblés et non divisés. Pourquoi échouerons-nous à le chasser du Congo , alors que d’autres peuples ont réussi à chasser leurs dictateurs?

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 17:33
Mesdames, Messieurs, bonjour.

Discours de Mme Boukadia

Je voudrais vous souhaiter la bienvenue et vous saluer très chaleureusement, d’être présents à cette conférence débat « Dictature et Economie au Congo Brazza », et bien sûr pour la promotion du livre de Modeste Boukadia.

Plus de 20 ans en quelques lignes

Dans les années 90, je découvre le Congo, celui de l'après Conférence Nationale Souveraine avec Modeste Boukadia plein d'espoir de revivre "Brazza la verte". 

Je découvre les spécialités de la gastronomie locale :  poissons, gibiers comme le cibici, le phacochère. Ces mets succulents sont dégustés au restaurant "le sergent recruteur". Nous sommes servis par un monsieur, qui pour l'occasion a enfilé une redingote malgré la chaleur. Mais avec le coup d'état, ce monsieur est assassiné et son restaurant brûlé. D'autres à titre d'exemple, le journaliste sportif Clément Massengo connu sous l'appellation "Docteur Fu Manchu", le restaurateur de "l'île du père Feignant" sont pourchassés et tués.

1996,

Nous sillonnons le pays. Modeste Boukadia commence à se faire connaître dans l'arrière-pays et notamment parmi les Anciens.  Il règle les droits d'inscription (5 millions de FCFA soit plus de 7600€) et se déclare candidat à l'élection présidentielle en sa qualité de Président du CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, c’est le 2ème parti enregistré.

Dans ce pays, ce ne sont pas des mains que l'on sert au marché pour la campagne. Ce sont, des vivres que l'on apporte au village visité en offrandes au Chef pour les villageois. Pour 300km, ce n'est pas 3h d'autoroute ou de nationale, mais 6h de routes pas entretenues, des chemins ravinés et de ponts peu rassurants même en 4X4

Mais le 5 juin 1997, des canons déchirent ce calme. Un conflit fratricide éclate. La population fuit les villes, l'arrivée des milices. Cobras, Ninjas, Cocoyes sont les plus importantes

 Modeste Boukadia se déclare en 2009 candidat à l'élection présidentielle. L'inscription coûte 9 millions de FCFA. Nous reprenons le chemin de battre campagne et de recevoir beaucoup de personnes à la maison. Ces visites arrivent à n'importe quelle heure y compris celle du repas. La table s'allonge naturellement

Cette élection ressemble à un jeu pipé. Aucun candidat n'a accès aux communications médiatiques. Ceux qui acceptent voient leurs rédactions fermées/diffusion de bloquées. Pour pouvoir s'inscrire, le président sortant impose aux candidats 3 consultations médicales.  Modeste Boukadia refuse cette tactique et suspecte des diagnostics pouvant être télécommandés. Sa réponse est que sa femme est médecin. Il se retire et appelle au boycott de ces élections qui ne sont pas si claires et transparentes. La chasse à l'homme commence. Juin 2009 Modeste Boukadia est recherché et retourne en France. 

Il revient au Congo début 2010.

Mars et juin 2013, année de ces 2 grands rassemblements, avec autorisations demandées et accordées + les contributions pour les dits dérangements. 

Une foule importante répond à l'appel et est présente par conviction.

21 Août 2013, des gendarmes ou policiers arrêtent sans présentation de mandat 28 membres du parti à Pointe Noire. Modeste Boukadia arrive à leur échapper et rejoint la France en septembre. Par les voies diplomatiques et le respect du droit, il informe médias, gouvernements et organismes internationaux. L'ONU lui répondra en 2015 que ce sont des arrestations arbitraires et abusives.

2014, l'association FVCB organise une manifestation devant l'ambassade du Congo. 

La raison : ils avaient arrêté un bébé de 8 mois avec sa mère. 

Le prétexte : l'enfant s'appelle Modeste Boukadia et pour eux, ils ont arrêté le président du CDRC.

De 2013-fin 2015, Les associations Union Congo et AFSPP-CB ainsi que tous les amis fidèles et la famille, nous nous mobilisons pour communiquer et informer médias, politiques et organismes nationaux et internationaux de ce kidnapping avec un procès cousu de fil blanc qui se déroule à Pointe Noire, téléphoniquement télécommandé par Brazzaville. 

Sur les 28 détenus, 14 sont libérés, 2 avec 2 ans de détention toujours emprisonnés, cela fait déjà 3 ans.

2016 

 Pour présenter ses vœux à la presse locale, comme chaque année, retrouver MaLoutaya, la maman du Président du CDRC, nous prenons l'avion le 15/01/2016 pour 3 semaines. À Maya Maya, nous attendent 4000 sympathisants, membres du parti et la famille. Face à eux 2000 militaires, gendarmes, policiers garde républicaine et 4 blindés accompagnés d'un hélicoptère.

Une vingtaine d'hommes en uniforme remontent le flux de passagers qui sortent de l'avion et arrêtent Modeste Boukadia au début de la passerelle. Je m'impose et suis mon mari. A un moment, je fouille dans mon sac à main, et un militaire/policier me somme en aboyant de ne sortir ni de téléphone ni appareil photo. 

Dans les bureaux de l'aéroport, ce même homme en chemise noire lui demande s'il reconnaît les faits. Il tend à Modeste Boukadia une feuille de papier tamponnée sans rien d'autre d'officiel, sur laquelle est inscrit la condamnation par contumace à 30 ans de travaux forcés. Modeste Boukadia ne répond rien. Je regarde la feuille posée et lui répond :" nous n'avons rien reçu ni du gouvernement de la République du Congo ni de son ambassade à Paris, nous ne pouvons reconnaître ce que nous ignorons". 

Après avoir ouvert sa mallette, il sort le mémorandum imprimé. Il s'écrit :"ça y est j'ai la preuve". Suite à sa découverte, je lui rétorque :" c'est non seulement sur le net, envoyé aux chefs d'état, aux organismes internationaux. S'il n'y avait pas tant de coupure d'électricité, ce document ne serait pas imprimé". Frustré, il sort le drapeau. Un gradé s'approche et énonce :"il y a du rouge, du jaune, y-a-t-il du vert ?". Leur mauvaise foi évidente me fait lui répondre :" mon mari n'est pas un officiel de la République du Congo." 

Il interpelle un soldat qui sort le drapeau, le pose au sol et s'apprête à le mesurer. De peur qu'il marche dessus, j'énonce :"ce drapeau est enregistré à l'ONU et possède les mesures requises". Le supérieur donne l'ordre de le ramasser. Là encore j'interviens :" ce n'est pas du linge sale, vous l'avez trouvé plier et ranger dans son plastique, je souhaite qu'il retrouve sa situation initiale". 

Nos valises sont ensuite apportées. "Quelle est la valise de monsieur Boukadia ? Ma réponse :"J'imagine monsieur, que vous n'êtes pas marié, car une femme cherche à gagner de la place et ne fait pas une valise par personne". 

Le plus gradé m'annonce que Modeste Boukadia va partir à la maison d'arrêt de Pointe Noire. Pour que j'accompagne mon mari il me faut acheter un billet.

À mon retour, Modeste a été emmené menotté. La foule réagit en le voyant sur la terrasse. Les hommes armés chassent les sympathisants.

Le lendemain, à Pointe Noire, j'achète le droit de visite pour une semaine. Je retrouve mon mari, fatigué. 

1ère action lui apporter un nécessaire de toilette et du linge de rechange. 

La 2ème étape mettre en place son alimentation et eau de l'extérieure. 

3ème temps, rendre visite au Consul et lui expliquer l'arrestation abusive de ce Français Congolais. 

Le consul m'explique que pour les binationaux sont français en France et congolais au Congo. L'exemple de la franco-colombienne, Ingrid de Betancourt, me revient en tête et la France a largement contribué à sa libération. Le consul me dit que Modeste Boukadia a fait un meeting sans autorisation.  Son bras droit présent à mes côtés, lui tend les photocopies prouvant non seulement que le président du CDRC a fait une demande mais que celle-ci lui fut accordée et payée. 

Le consul général, le consul et le consul adjoint vont rendre visites Modeste Boukadia, en janvier, mars et juin. 

De retour sur Brazzaville, j'effectue la tournée de toutes les ambassades y compris la nôtre. A cette dernière, j'entends des inepties dans la bouche de l'ambassadeur.

Le rythme du séjour : visites à Modeste matin et après-midi, courses, administrations, occupent largement la journée sans parler des embouteillages liés à la dégradation extrême de la chaussée au niveau du marché Tsié Tsié. 

Autre élément important :  trouver un avocat capable de plaider ce type de dossier. 

Suite au rendez-vous avec monsieur Brice Makosso, direction à la commission : justice et paix. Bref descriptif de chacun des 3 avocats proposés. Le parcours de l'un retient mon attention. Syndicaliste ayant fait de la prison puis en sortant devient avocat. Je prends RDV avec cet homme qui accepte de plaider la cause.

Février – Mars 2016 : les frais d’inscriptions pour être candidats s’élèvent 25 millions de FCFA soit 32 800€ sans compter les frais de campagne et meeting. Mais un candidat potentiel est retiré d’office des prétendants, à l’insu de son plein gré. Il végète dans une cellule de la maison d’arrêt de Pointe Noire parce qu’il veut un Congo Libre.

4 Avril 2016. Il y a des tirs dans Brazza. L'avion décolle de Roissy avec 4h de retard. A l’arrivée, impossible de sortir du périmètre. Militaires cagoulés sillonnent sur des voitures portant un fusil mitrailleur. A certains carrefours, c'est purement du racket, faisant sortir tout le monde du véhicule, présentation des pièces d'identité. Les passeports étrangers ont du mal à revenir à leurs propriétaires. Le soir, c'est pire encore. Fouille des voitures pour chercher des armes, certains hommes ont même eu le plaisir de se faire palper. 

Même rythme qu'en janvier. Les visites à Modeste ne se déroulent plus au parloir chaud puant et truffé d'insectes mais dans l'espace entre l'enceinte et le bâtiment. C'est beaucoup moins de bruit et mieux ventilé par une brise agréable. 

Brazzaville, un court séjour pour enterrer dignement Marianne Loutaya et représente Modeste qui n'a pas eu l'autorisation de sortir accompagner sa mère à sa dernier demeure. Un greffier a inscrit "devant la caducité de l'événement, la demande de liberté provisoire est rejetée".

Octobre 2016. Changement de directeur de la maison d'arrêt de Pointe Noire. Les promenades sont interdites. Il n'y a plus de privilèges pour personnes. Pas pour tous ! 

"Je suis nommé par le ministre de la justice" m'annonce ce personnage qui confond RDV et audiences. Rassurez-vous, il n'est ni président, ni pape encore moins têtes couronnées puisqu'il n'est que l'exécutant d'un ministre.

Moins de militaires visibles dans les véhicules, mais des blindés toutes sirènes hurlantes traversent la ville pour aller.... à la pompe à essence. Oui, rupture de carburant au pays du pétrole. La longueur de queue peut atteindre 1 km. Les militaires qui montent la garde sont maintenant armés, différence notoire. C'est vrai que l'on est fort avec des armes contre en face, rien que leur malnutrition, leur confiance perdue, mais pas encore l'abnégation.

Novembre 2016. Pour faire sentir que ce régime présidentiel tient la population, on menotte les portes de communications entre parloir et cour des prisonniers, le soir et partant avec la clé. Fait intéressant lorsque les archives s'enflamment spontanément, sans électricité ni mégots ni essence.

Pour fêter son 11ème mois de détention arbitraire et abusive, le directeur de la maison d'arrêt accompagné de 4 gendarmes ont offert à Modeste Boukadia, de beaux bracelets ... au sein même de cet espace carcéral. Non pas pour sortir voir le juge qui ne veut pas le recevoir, pas encore, attendons demain disent-ils. Qui sait peut-être la prochaine étape sera le quartier disciplinaire pour bientôt ? Un homme qui aime et respecte la vie, pour avoir sauvé celle de Denis Sassou, respecté par tous les prisonniers actuellement, n’est-ce pas une provocation pour une insurrection ? Toutes les conditions sont requises.

Pendant ce temps, pour soutenir sa libération, je me suis rendue à un rassemblement de la diaspora congolaise, témoigner sur les prisonniers qui ne mangent qu'un jour sur deux et une cuisse de poulet pour 3 détenus, tellement la trésorerie de cette administration est sur la paille. Ils établissent des listes après d'autres listes de détenus ou prisonniers susceptibles de verser 100000 FCFA soit 153€, le quart d'un salaire d'enseignant. Cette aspiration à construire la société civile qui manque tant au Congo, ne peut être qu’un acte positif avec de jeunes pousses, et pour une fois, que les aînés cèdent leur place pour instruire et construire l’avenir de cette Nation.

Conclusions

Un Sage a dit : "Ma liberté et la vôtre ne peuvent pas être séparées". 

Modeste Boukadia est un unificateur, qui aime son pays et pense " le Ensemble " pour que le Congo puisse se redresser. Que nous le voulions ou non, tous les Congolais sont responsables de ce qui les uniront demain. Modeste Boukadia a créé le CDRC, il l'a implanté et l'a fait grandir. Un parti autonome, conciliant économie, respect, dignité, santé, scolarité, communications et l'honneur d'être l'Union pour Une Nation.

C'est un leader à l'esprit libre. On ne l'emprisonne pas. Ni les barreaux qui retiennent son corps, ni les manipulations ou récupérations de son travail, de son image ou de ses idées en prenant des mégaphones ou outils informatiques.

Il n'y a pas de réconciliation possible sans une pleine acceptation du passé, que chacun endosse ses torts, les explique et s'apaisera les visions du futur grâce à la compréhension et la place exacte de l'Histoire. Le passé doit être d'abord compris non retouché pour être des leçons édifiantes. 

Il n'y a, face au passé, qu'une attitude qui vaille : la lucidité. C'est dans cet état d'esprit que cet ouvrage a été rédigé tout en proposant des possibilités concrètes pour un Congo du XXIème siècle et sa mondialisation. Modeste Boukadia y aborde la monnaie, le travail, les relations nationales et internationales et les richesses dont la plus importante est la population. Un pays sans jeunesse, sans mémoire des anciens, sans culture ni instruction n'est plus qu'un fantôme.

Je conclus par ce proverbe africain : Tant que les lions n’auront pas leur propre histoire, on glorifiera toujours le chasseur.

Merci de votre attention.

 
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 22:15
 

Par Pascal Malanda

kolelas-yombi-et-lissouba

kolelas-yombi-et-lissouba

Tôt ou tard, Sassou Nguesso sera obligé de quitter la tête du pays. A l’allure où vont les choses, par la déliquescence avancée de son système, son départ est plus proche que d’aucuns, à commencer par lui-même, ne le soupçonnent. Nous avons déjà souligné un des piliers de son pouvoir : la félonie et la lâcheté des Congolais . Le temps est venu de pointer un autre héritage de l’ère Sassou : un pays profondément divisé.

Depuis quelque temps, suite aux différentes réactions de Brazza-Nord et Brazza-Sud lors du référendum d’octobre 2015 et des présidentielles de mars 2016, le débat fait rage sur l’unité nationale. Certains affirment haut et fort que nous vivons dans un pays uni, indivisible où règne la grande fraternité des tribus, bref, dans un paradis qui ne dit pas son nom. D’autres au contraire pensent que nous sommes à la veille d’une partition pure et simple du pays et que nous vivons plutôt dans un enfer à ciel ouvert. Nous allons essayer de montrer ici, que si Sassou Nguesso est le grand fossoyeur de l’unité nationale, il n’a fait que surfer sur la profonde animosité que nourrissent nos tribus les unes envers les autres. Si les politiciens instrumentalisent la division, ni les intellectuels ni les populations elles-mêmes ne font assez d’effort pour s’opposer à cette dangereuse dérive. Très peu de nos concitoyens osent critiquer la dérive tribale surtout si celui qui en est responsable est un membre de sa propre communauté.

Enfant de Poto-Poto, ayant baigné dès ma tendre enfance dans le melting-pot que constitue ce quartier, je constate avec effroi l’aveuglement des uns et la surdité des autres. Il est vrai qu’il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut entendre ni plus aveugle que celui qui refuse de voir.

Né en mars 1960, donc sous la colonisation, je n’ai vécu que 5 mois cette période de notre histoire. Ce que j’en sais ne me vient que des lectures scolaires et académiques ainsi que des récits de mes parents et grands-parents. Ce que je tire de cet enseignement, c’est que la période coloniale a essayé de forger un embryon de nation en mettant dans un même espace politico-administratif des tribus qui ne se supportaient pas toujours, loin de là. Nous sommes devenus Congolais par la volonté du colonisateur français. Une fois l’indépendance acquise, rien n’a été fait pour consolider la protonation héritée de la France. Bien au contraire, les antagonismes précoloniaux se sont réveillés. Dans chaque région, ces rivalités ancestrales subsistent encore. On les note aujourd’hui entre les Bembés, les Mikengués et les Bembés sim’dianiari sur le petit plateau de Mouyondzi. Entre les Bembés et les Soukado à Bouansa. Entre les Kongo de Boko et les Lari de Kinkala. Entre les Kougnis de la Bouenza et ceux du Niari. Entre les Vilis de la côte et les Yombés de la forêt. Entre les Téké-Koukouyas et les Gangoulou. Entre les Mbochis et les Kouyous. On pourrait ainsi trouver des antagonismes plus ou moins grands entre clans, tribus et ethnies sur toute l’étendue du territoire congolais.

Entendons-nous bien, ces rivalités et chicaneries ne sont pas en soi un problème. Toutefois, mal gérées ou instrumentalisées, elles peuvent déboucher sur des conflits ouverts d’une violence inouïe. L’histoire du Congo est émaillée de ces déchirements dont les plus récents sont ceux qui ont opposé les Tcheks aux Niboleks. A ces conflits, il faut aussi ajouter les guerres civiles itératives  qui masquent mal leur arrière-fond tribal comme la guerre du Pool en cours ou le coup d’Etat de 1997 avec l’opération Mouébara assimilée à un génocide dans le sud du Congo.

Enfant de Poto-Poto, mes amis à l’école Sainte Jeanne d’Arc étaient du Nord comme du Sud. En classe, ou dans la cour de récré, nous travaillions et jouions sans nous référer à nos origines ethniques. Ibaliko ou Moutombo, Elenga ou Malonga, Inkari ou Tchikaya, nous ne faisions aucune différence entre nous. Le mérite scolaire ne brisait pas notre camaraderie.

Si l’enfant que j’étais, baignais dans l’insouciance, l’adolescence m’a vite confronté aux premiers signes du poids de la tribu. Au moment de l’orientation à l’étranger, le nombre de mes condisciples nordistes étaient étonnement plus élevé que les sudistes. Esprit pointilleux, j’ai même participé à l’établissement de statistiques qui prouvaient ce que nous dénoncions déjà en ces années 1980 : une prédominance d’étudiants nordistes parmi les boursiers tandis que dans la population, le ratio était inverse. C’est à côté de mes aînés Raymond Mavoungou Bongo et Georges Ballay et sous la direction de Bizenga que je fais mes premiers pas en politique au sein de l’UGGEC et sa mouvance autonomiste. C’est dans cet espace que j’apprendrai à dénoncer les injustices et les dérives d’où qu’elles viennent. De ces années, j’ai gardé l’exigence de l’autocritique constructive que nous puisions dans la brochure « Autocritique du M 22 ». Diawara, Ikoko, Oluka, Bakékolo sont à nos yeux des héros qui n’hésitent pas à sacrifier leur vie pour sauver un pays en pleine dérive tribale et bureaucratique.

C’est avec amertume que l’adulte que je suis devenu a constaté que Mavoungou (du Kouilou) et Ballay (de la Likouala) se sont retrouvés au comité central du PCT, cautionnant directement ou indirectement la destruction systématique de l’embryon de nation que j’ai trouvé à ma naissance. A la décharge de Ballay, je noterai qu’il a été parmi les rares (trois en tout) membres du Comité Central du PCT à voter ouvertement contre le changement de la constitution ; les autres, très nombreux à désavouer cette démarche de leur parti, n’avaient pas osé franchir le Rubicon. Par peur de représailles ou perte de leurs prébendes, ils avaient courbé l’échine et rasé les murs. Par leur lâcheté, ils contribuent au délabrement du tissu social. Chaque jour qui passe nous éloigne un peu plus de l’idéal d’une nation apaisée. Au-delà des clivages idéologiques, aurons-nous un jour le courage de tout remettre à plat pour repartir sur de nouvelles bases et construire une vraie nation ? Oserons-nous un jour emprunter la voie des nations modernes où le citoyen vote, non pas pour sa tribu, mais pour son idéal politique ?

Pour le moment, nous assistons, impuissants, à l’approfondissement de la crise identitaire dans le pays. Je n’en veux pour preuve que le fait suivant. Deux amis, membres de la direction de l’UPADS s’étaient rapprochés des chancelleries à Brazza. Je tairais les noms des ambassades visitées et de ses deux amis. Il leur aurait été systématiquement dit que la communauté internationale ne souhaitait pas l’arrivée d’un sudiste au pouvoir pour la simple raison que cela pourrait déclencher une terrible revanche. Si c’est le cas, pourquoi alors ne pas nommer tout simplement un président étranger qui dirigerait le pays comme une colonie ? Non, notre pays mérite plus que le triste spectacle que nous offrons aux yeux du monde. Nous avons suffisamment de ressources humaines et intellectuelles pour transcender nos divergences et bâtir une nation unie et prospère.

Charles Bowao pour lequel je n’ai jamais caché mon respect et mon admiration a écrit un essai dans lequel il pointe les grands maux qui minent notre construction nationale. Dans « L’imposture ethnocentriste – Plaidoyer pour une argumentation éthique du politique » il ébauche une sortie de la quadrature de cercle actuelle par la création de partis véritablement nationaux. Il montre par ailleurs que le CADD-MJ était un mouvement qui évoluait dans ce sens et devenait une menace au système PCT basé sur la tribu. D’où sa dissolution pure et simple.

Nous sommes capables de nous remettre en cause et bâtir une nation moderne, mais malheureusement, nous sommes les victimes collectives et consentantes d’un système basé sur des partis ethniques et qui ne s’en gênent pas, bien au contraire.

PCT, chronique d’une mort annoncée

Le referendum de 2015 et la présidentielle de 2016 ont montré les limites du PCT. Ce parti, lourde  et couteuse structure ne mobilise plus. Malgré l’immensité des fonds jetés à perte dans les campagnes référendaire et présidentielle, le PCT n’a pas su démontrer la popularité de son candidat d’où la nécessité d’un passage en force aboutissant à la crise postélectorale actuelle. Pouvait-il en être autrement ?  Parallèlement, on assiste à la création d’une multitude de structures qui cachent mal leur intention de supplanter le PCT qui serait devenu un véritable boulet aux pieds de ceux qui veulent paver le chemin de la monarchie au Congo. Pour ce faire, on nous sert des structures comme Pona Ekolo – Samouna Bouala. Curieusement, le cache-sexe tribal sous le vocable complémentaire samounabouala a vite disparu pour céder la place à l’intention première : Pona Ekolo, c’est-à-dire une pseudo-nation à dominance tribale.

Autopsie des partis ethniques

UPADS la perle jetée aux pourceaux

Si sa base électorale était constituée des trois régions du Grand Niari surnommé Niboland, le parti avait su affirmer sa présence dans les régions comme la Likouala et la Sangha. Avec une forte implantation à Pointe-Noire, le parti avait vocation à consolider son ambition nationale. Quel gâchis alors de voir comment cette puissante machine électorale a échoué à devenir le socle d’une construction nationale. A la place, on a eu droit à l’hégémonie bembé déclinée sous forme de « ngoul’ mou mako », au repli du Niari assiégeant la présidence de la république pour essayer de rééquilibrer le rapport de force au pouvoir, à la frustration des Sukado (Sundi, Kamba, Dondo) qui vont se cristalliser autour de Bounkoulou, à la marginalisation de la Lékoumou, bref à une véritable descente aux enfers.

Il y a deux ans, me retrouvant face à Oba Blanchard chez son ami Martin Kimpo au quartier La Poudrière à Brazzaville, je demandai à ce dernier s’il trouvait normal que dans le premier gouvernement de Lissouba en 1992, il y eut 7 ministres ressortissants de la seule région de la Bouenza. Et surtout que sur ces 7 ministres, 6 étaient Bembé. Sa réponse me fit froid au dos : « 6 ministres seulement ? Nous avions bien droit à plus que ça ! » Sa sincérité m’avait laissé pantois. La grande UPADS de Pascal Lissouba a coulé avec toute sa splendeur. Elle est aujourd’hui réduite à une épicerie familiale avec à sa tête un gérant nommé et payé par le PCT tandis qu’une officine familiale liée au pouvoir tire les ficelles dans l’ombre.

MCDDI un nid d’intégristes messianistes

Qui osera nier aujourd’hui qu’en dehors des sectes du genre déterreurs Andziba au nord du pays et Mindjoula au sud, la grande majorité des illuminés mystico-religieux congolais est concentrée dans la région du Pool ? Malgré mon respect et ma sympathie affichée pour le Pasteur Ntoumi, il reste un adepte du messianisme parfois burlesque qui caractérise cette région. Quelle que soit la noblesse de son combat politique actuel, son message est très vite brouillé par la dimension religieuse et le sectarisme, ce qui peine à lui donner un caractère national. Le fait qu’il tienne tête au pouvoir lui attire logiquement la sympathie de nombreux déçus de l’alternance démocratique évanouie. Le Pasteur Ntumi devra donner une dimension réellement nationale à son combat en sortant du messianisme archaïque.

Que dire de Parfait Kolélas et sa gestion calamiteuse du MCDDI ? Héritier de son père, malgré ses études universitaires, il n’a pas su apporter la modernité tant souhaitée à un parti dont la démarche féodale ne fait l’ombre d’aucun doute. La fratrie Kolélas a du reste réussi à écœurer ce qui pouvait encore prétendre à une gestion moderne de ce parti devenu une véritable épicerie familiale prenant ses ordres à Mpila. Pas étonnant dès lors, que les Kolélas soient au MCDDI ce que les Nguesso sont au PCT : des affairistes purs, durs et dangereux. Plus grave encore, les deux partis ont conclu des alliances incestueuses qui sont en grande partie responsable du drame congolais actuel.

PCT le chantre du tribalisme, malgré son passé de parti unique

Tout a été dit au sujet de ce parti qui est parfois, à tort ou à raison, assimilé à l’incarnation du mal absolu au Congo. Toute la tragédie que vit le pays aujourd’hui peut être réduite à un seul facteur : la volonté manifeste d’un groupe d’individus de mettre tout un pays sous la coupe d’une région, d’un clan, d’une famille et aujourd’hui d’une partie d’une famille. Aujourd’hui, le projet de société du PCT se résume à une chose : préparer la succession dynastique à la tête du pays. Tout est fait pour que dans 5 ans (ou peut-être moins), à la place d’un Nguesso, on en ait un autre ; à la place de Denis, on nous prépare sans gêne Christel. Le PCT, parti unique de 1969 à 1992 avait tout pour jeter les bases d’une vraie unité nationale. Au contraire, en un quart de siècle, il a été l’ardent fossoyeur de la démocratie et de l’unité nationale. Il a institutionnalisé l’hégémonie d’une partie du pays sur une autre, d’une famille sur tout un peuple, détruisant au passage l’embryon d’Etat-nation issu de la colonisation.

RDPS un requin sans dents

Dans son fief électoral qu’est le Kouilou, le RDPS peine à sortir de son rôle de second couteau. Réputés pacifistes et non-violents, les Vilis et Yombés gèrent tant bien que mal leur frustration. En effet, installés depuis des siècles dans la région qui fournit 80% des recettes budgétaires du pays, ils vivent dans une pauvreté qui contraste avec l’opulence des gouvernants. En aout 2015, visitant la réserve naturelle de Conkouati, j’étais ahuri de voir à la tombée de la nuit, comment les pauvres paysans des villages environnants sombraient dans la nuit la plus noire. La misère de ces populations était indescriptible. A partir du fleuve Numbi qu’on traverse par un bac vétuste, les 30 km qui conduisent au lac Conkouati sont une plaine de sable pratiquement infranchissable. Le désarroi des populations atteint son comble car les maigres récoltes qui devraient être le fruit de leur dur labeur, elles doivent les partager avec les éléphants de la réserve naturelle. Espèce protégée, les éléphants saccagent les plantations des paysans réduits à l’impuissance absolue. Leur cri de détresse : « Sur les terres de nos ancêtres, nous avons moins de droits que des animaux. »

Le RDPS vient de porter à sa tête Marc, le fils de Jean Pierre Thystère Tchikaya. Comme on le voit, le népotisme fait des émules dans notre pays.

On pourrait ainsi passer en revue tous les partis congolais et constater avec tristesse à quel point ils incarnent tous la dégénérescence de l’embryon de nation et l’apocalypse économique. Là où le colon imposait la mobilité administrative pour encourager l’émergence du sentiment national, les partis congolais ont construit des murs et des bastions. A l’intérieur de ces forteresses, les populations sont transformées en bétail électoral. Pas question qu’un ressortissant du Pool vote pour Munari ou qu’à l’inverse un ressortissant de la Bouenza vote pour Kolélas. Quand Pointe-Noire vote massivement pour Mokoko, l’explication est vite trouvée : Les sudistes veulent remplacer Sassou, le rempart du Nord par Mokoko un faiblard, une femmelette dont ils ne feront qu’une bouchée à la moindre occasion pour récupérer le pouvoir qui leur revient de droit. Triste Congo ! Et il se trouve des Congolais pour venir nous vendre l’illusion d’une nation unie et prospère, une et indivisible ! Non le Congo est divisé, profondément divisé à dessein. Mais loin d’être une fatalité qui nous conduirait droit à la séparation entre le sud et le nord, cette division peut être combattue, à condition de ne pas se voiler la face et de pointer les vrais problèmes. Proposer des solutions courageuses et sortir le pays du cercle vicieux actuel.

A ceux qui pensent que la division au Congo se limite au clivage nord-sud, je signalerai ce fait souvent passé sous silence par les chantres d’une république du Sud-Kongo. En 1991, le Lari Kolélas soutient la candidature du Kongo Milongo à la primature de la transition. Le contrat tacite est que le Kongo Milongo prépare l’accession de Kolélas à la présidence. Sauf qu’on avait oublié que le pouvoir corrompt très vite. Sous des prétextes fallacieux, Milongo se présentera quand même à la présidentielle, affaiblissant ainsi la position du Lari Kolélas. Que serait le Congo aujourd’hui, si Milongo n’avait pas été candidat et si Lissouba n’avait pas sollicité le soutien du PCT ? C’est vrai qu’avec des ‘si’ on mettrait Paris dans une bouteille, mais il est aussi vrai que le paysage politique congolais serait autre si les politiciens congolais avaient privilégié, non pas la tribu, les ambitions démesurées et le jeu malsain des alliances contre nature, mais la démarche idéologique au service d’une vision de la nation. Un officier supérieur de ma communauté sachant ma proximité avec un candidat à la présidence, me jeta sans ambages le reproche suivant : « Pourquoi soutiens-tu cet étranger, il n’y a pas de candidat de chez nous qui mérite ta préférence? » Mon colonel avait une idée bien précise de l’unité nationale.

Une nation comme une Union se construit sans relâche chaque jour. La moindre pause déclenche aussitôt le processus de désintégration. On le voit avec le beau projet qu’est la construction européenne. Tant que des visionnaires et des bâtisseurs étaient à la manœuvre, l’Europe faisait rêver. Les Robert Schuman, Jean Monnet, Conrad Adenauer, Jacques Delors etc. avaient une idée bien précise de l’Europe. Depuis quelque temps, les commandes de l’Europe sont dans les mains de technocrates gris et de fonctionnaires sans ambitions. Résultat ? Brexit et une Union menacée de s’effilocher.

Le Congo n’a jamais eu de visionnaire en matière de construction nationale. Bien au contraire, le sort nous a imposé des fossoyeurs acharnés d’une proto-unité déjà si fragile. Pas étonnant que le tissu national soit en lambeaux, une véritable charpie de tribus que nous gagnerons tous à transformer enfin en une vraie NATION.

Dr Pascal Malanda

Nation et Héritage

 

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