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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 17:34
Que les Congolais ne se plongent pas trop dans la distraction que constitue l'élection présidentielle française. Qu'il pensent et agissent pour la région du Pool vouée à "la solution finale"...
 
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Au moment où nous parlons (18h à Brazzaville), ce Dimanche, l'armée de Sassou Nguesso appuyée par des mercenaires de plusieurs nationalités ont encerclé le Pool. Certains sont en train de foncer vers Kinkala à l'instant même, dans des Bus Coaster de l'academie militaire.

A l'aube, demain Lundi des bombardements vont avoir lieu proche des frontières du Pool avec la Lekoumou, la Bouenza et les Plateaux.
Ces Bombardement permettront aux mercenaires positionnés à Yamba et Kingoue (Bouenza), Djambala (Plateau) Mpe et Miango (Pool Nord), Mbomo et Madzounou (Lekoumou Est) de foncer dans le Pool par le Nord, l'Ouest et le Sud-Ouest...

C'est un carnage en préparation...
PRIONS POUR LES COMPATRIOTES QUI SONT BLOQUÉS DANS LES FORÊTS ET LES VILLAGES DU POOL PROFOND.

D’autres sources concordantes nous indiquent que les esprits noirs de Mpila préparent un nouveau simulacre d’attaques sur les quartiers sud de Brazzaville pour provoquer un embrasement général qui leur permettra de neutraliser tous les opposants en liberté, et de neutraliser aussi tous les barons du PCT et de l’armée qui ne veulent pas voir KIKI succéder à son père à la Présidence de la République. L’heure est grave, réveillons nous.

Ce simulacre d’attaques devrait avoir lieu dans ce mois de Mai.

NON ! Le Congo mérite une autre histoire, une autre trajectoire, un autre rêve !
Les crises sanglantes du Congo de ces 30 dernières années, n’ont jamais été en réalité des crises ethniques, mais elles sont le fruit de manipulations meurtrières sur le Peuple pour maintenir au pouvoir une mafia familiale sanglante, celle de la famille de Sassou Nguesso.

Peuple Congolais libère toi des chaînes politiques, psychologiques et spirituelles qui te lient.

Ensemble Libérons le Peuple !

Front de Jeunes Patriotiques

NB: j'ai récité, j'ai transmis. Informez autour de vous aussi !

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 01:13

Par David LONDI

La mauvaise gestion du pays se traduit par  le tarissement des ressources budgétaires qui précipite les pans entiers de l’économie dans une descente aux enfers laissant sur le carreau des milliers de Congolais , déstructurant tous les services éducatifs et sanitaires alors que notre pays a des atouts économiques formidables :   ressources naturelles abondantes (minerais, pétrole, bois) donnant un  PIB de 14,135 milliards au 122ème sur 248 devant le Gabon, la Syrie, l’Albanie, la Macédoine, les Bahamas, le Rwanda, la  Namibie, par exemple. Si cette richesse était équitablement répartie le congolais disposerait d’un PIB / habitant de 3073 $USD (2014) devant le Maroc, Nigeria, Vietnam, Philippines, Ghana, Kenya, Cameroun, Sénégal, etc.  Où peut donc passer toute cette richesse créée par les hausses des prix des matières premières, pétrole en tête, de la dernière décennie ?  Les infrastructures sont en-deçà de ce que l’on pourrait attendre d’un pays riche en ressources et dont le développement économique, même s’il repose sur l’exportation de cette richesse brute, est en pleine expansion : Transports, écoles, hôpitaux, tout manque et n’est pas à la hauteur des attentes de la population, dont la misère est indescriptible ; taux de mortalité infantile (57,92%), taux d’alphabétisation 79,31% (2015), IDH : Indice de Développement Humain (138ème rang) 0,592 / 1 (2015). A tout ceci viennent s’ajouter la non existence des politiques de gestion d’exode rural impactant directement l’urbanisation des grands centres urbains et le développement stratégique de l’ensemble du territoire national, amorcé par Massamba Débat pour fixer les populations, surtout jeunes, sur leur lieu de naissance et éviter ainsi l’engorgement des villes insalubres : Brazzaville : 1 716  728 habitants, Pointe-Noire : 1 063 054 habitants, Dolisie : 83 798 habitants pour une densité de 14 h / km2 sur une superficie de 341 821 km2, l’une des plus faibles d’Afrique. Sur le plan industriel et commercial, l’impact est encore plus frappant, jugez-en vous-mêmes :

Baker Huhes a perdu 85% de son personnel en l’espace de 4 mois ;

Halliburton a perdu 45% de son personnel ;

Schlumberger a perdu 47% de son personnel ;

WireGroup et Panalpina sont en train de fermer leurs protes ;

Weatherford a perdu 65% de son personnel ;

SPIE Congo a perdu 65% de son personnel ;

Niledutch est en pleine négociation de départ avec ses employés ;

MAERSK a perdu 20% de ses employés ;

RENCO a perdu 40% de ses employés ;

SICIM a perdu 40% de ses employés ;

MPD, Congo Mining, Magalloy, Exxaro ont fermé leurs portes

SCPE a fermé ses portes ;

MURPHY a fermé ses portes ;

SESI CONGO – SOCIETE D’ENTRETIEN ET DE SERVICES INDUSTRIELS a licencié plus de 30% de ses employés.

Tous les indicateurs économiques sont au rouge. Aujourd’hui, les banques (LCB Bank, BMCE, BGFI Bank, etc.) qui lui prêtaient avec une certaine complaisance ont peur d’éroder en totalité les dépôts de leurs clients, au risque de se faire tirer les oreilles par la COBAC, se rétractent devant une nouvelle sollicitude du boucher de Brazzaville. Sur congo-liberty, la position du FMI a été exposée et nous n’y reviendrons donc plus parce que ce n’est pas le propos principal de cet article. Comment en sommes-nous donc arrivés à une situation aussi désastreuse ? Quelle est la part du tribalisme politique dans cette banqueroute économique annoncée ?

Le Congo a des richesses énormes. Mais celles-ci sont peu ou mal redistribuées. Où peut donc passer toute cette richesse créée par les hausses des prix des matières premières, pétrole en tête, de la dernière décennie ?

Aujourd’hui les faits démontrent que le Congo est mal géré par un clan qui vit de collusion, de corruption, de concussion, d’enrichissement illicite et de gaspillage des ressources.  Des entrepreneurs véreux ont fleuri, issus tous du même clan : Christel Denis Sassou Nguesso, Maurice Nguesso, Pierre Oba, Jean-François Ndenguet pour ne citer que ceux-là. Ces messieurs ayant encaissé des milliards de FCFA en exploitant une activité entrepreneuriale rechignent à verser les droits de licenciement et s’affranchissant de toutes les règles économiques et administratives d’attribution des marchés publics et de la gestion des compétences. Ce pays qui possède des structures de formation dans tous les domaines a négligé la compétence des cadres nationaux tout simplement parce qu’ils ne venaient pas du clan. L’érection du Tribalisme en système de gouvernement d’où qu’il vienne a fatalement des impacts dans le développement économique et social d’un pays. Il est donc temps de s’y pencher sérieusement et d’en faire un élément de réflexion sous l’angle économique.

Le tribalisme au sens négatif (survalorisation de son identité propre, négation et rejet de l’autre) est connu pour être un obstacle à la démocratisation car contraire à la culture de l’acceptation de la différence d’autrui et de l’alternance pacifique du pouvoir. Mais ce tribalisme est aussi un obstacle au développement économique.

Comment ?

Le tribalisme nourrit le patronage dans la société s’éloignant ainsi de la méritocratie. Que ce soit pour un emploi ou un appel d’offres dans le secteur public et privé, ce qui compte n’est pas ce que l’on sait faire, mais celui que l’on connaît. Par conséquent, ce ne sont pas les plus compétents qui sont engagés et ce ne sont pas les entreprises les plus efficientes qui accèdent aux opportunités des affaires. Dès lors, plus que la compétence et l’efficacité, c’est l’origine ethnique ou régionale, la filiation  qui deviennent le critère de l’allocation des ressources. Autant dire un non sens économique parce que les ressources ne reçoivent pas leur meilleure valorisation, ouvrant la porte aux gaspillages et à la gabegie.

Cet accès aux ressources fondé sur l’identité sociale nourrit les ressentiments car ce patronage à base tribale ou ethnique conduit à l’exclusion politique et économique des compétences des autres tribus ou ethnies éloignées du cercle du pouvoir. Ainsi, dans un contexte de rareté de ressources et de méfiance généralisée, le tribalisme conduit chaque groupe à voter sur une base ethnique afin de placer leur représentant dans les rouages de l’appareil étatique. Ce faisant, ils vont tenter via leur représentant élu de capter les subventions, les nominations et les services publics pour les détourner vers leurs groupes au détriment du reste des autres factions. Il en découle une sorte de course effrénée à l’appropriation de l’État car c’est le seul moyen de contrôler les ressources publiques et de s’enrichir. D’où l’émergence d’une économie rentière fondée sur le patronage, le clientélisme et la corruption. Cette situation contribue aussi à généraliser l’incompétence parce que l’on trouve rarement l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est ainsi que l’on retrouve à la tête des grandes entreprises stratégiques des incompétents qui précipitent l’économie dans les fonds abyssaux laissant sur le carreau des milliers de nos concitoyens.

Le tribalisme, en justifiant la fermeture des communautés les unes aux autres, limite les opportunités d’échange entre elles, ce qui rend la taille du marché restreinte. Cela réduit les débouchés pour les entrepreneurs et donc les opportunités d’investissement. Avec un marché à taille réduite, il n’est pas rentable d’investir en technologie et en innovation en raison des coûts fixes élevés. Ceux-ci ont besoin d’un volume de production conséquent pour être amortis, donc des  marchés plus grands afin de rentabiliser les investissements. C’est la raison pour laquelle les marchés domestiques africains demeurent exigus. Cette étroitesse des marchés, combinée à la fragmentation des économies africaines, constituent un réel obstacle au décollage économique de l’Afrique. En effet, comme l’a bien expliqué Adam Smith, l’origine du développement vient de l’accroissement de l’étendue du marché qui permet d’élever le degré de division du travail et de spécialisation – donc de productivité et in fine d’augmentation des revenus. Malheureusement, la fragmentation des économies africaines illustrée parfaitement par la faiblesse du commerce intra-africain qui est de 11,3%, contre 50% en Asie et 70% en UE, prive les entreprises africaines d’économies d’échelle permises par une taille plus étendue du marché. Cela trouve son origine dans le tribalisme qui empêche la consolidation de l’économie de marché.

Si celle-ci n’est pas développée en Afrique, c’est parce que  l’économie de marché est un grand réseau de relations anonymes. Or, par définition, le tribalisme limite les relations, en l’occurrence économiques, aux membres de la famille, du clan ou de la tribu. En instaurant une sorte de méfiance généralisée, le tribalisme empêche d’échanger avec les étrangers. Il empêche aussi de conclure des contrats avec les étrangers. La dynamique de densification des réseaux d’échange, de partenariats et d’association entre les différents acteurs économiques, s’en trouve dès lors limitée. D’ailleurs, si la plupart des entreprises en Afrique sont familiales et de petite taille c’est en raison de ce manque de confiance en autrui. Une méfiance qui est portée par ce tribalisme pénalisant la dynamique d’investissement dans les économies africaines car plusieurs projets sont abandonnés faute de pouvoir faire confiance à quelqu’un d’étranger.

Ces replis et isolement économiques nourris par le tribalisme expliquent la marginalisation économique de l’Afrique qui a raté le train de la mondialisation comparativement aux pays asiatiques par exemple. Ainsi, L’Afrique ne reçoit que 2% des IDE dans le monde et sa part dans le commerce mondial ne dépasse pas les 3%.

Si le tribalisme a été utilisé jadis par les colons pour garder leur mainmise sur les pays africains, depuis l’indépendance il a été instrumentalisé par les dirigeants africains aussi pour garder leur pouvoir selon le principe « diviser pour mieux régner ». Ainsi, le tribalisme a justifié le nationalisme et le chauvinisme, ce qui a fait le lit du protectionnisme. Au lieu de s’ouvrir et d’apprendre des autres, nos dirigeants nous ont enfermé dans des logiques réactionnaires de type « Nous contre eux », « nous devons faire tout nous mêmes », « nous n’avons pas besoin des autres ». Cela s’est traduit par de mauvaises stratégies et politiques de développement : l’auto-suffisance, la substitution aux importations, les industries industrialisantes, etc. Des politiques qui n’ont fait au final que consolider la dépendance économique de l’Afrique, exacerber la pauvreté et creuser les inégalités, poussant les africains à se réfugier dans un tribalisme protecteur. Un véritable cercle vicieux !

Maintenant, ce n’est qu’en dépassant la voie étroite du tribalisme que nous serions en mesure d’offrir plus d’opportunités de créer de la richesse et des emplois. La reconstitution d’un grand marché africain boostera non seulement nos investisseurs, mais surtout offrira aux dirigeants africains un plus grand pouvoir de négociation lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts de leurs pays. C’est cela qui a permis à la Chine de s’imposer comme la seconde puissance économique mondiale, et non pas de simples slogans creux de chauvinisme et de sectarisme qu’ils soient à base religieuse, nationaliste, ethnique ou tribale.

Arrêtons de nous décharger systématiquement sur la France ou les pays occidentaux quand nous créons, nous-mêmes, les conditions qui  nous maintiennent dans un sous-développement chronique. Nous tolérons à la tête de nos états une classe d’assoiffés du pouvoir qui ont fait du tribalisme politique leur fonds de commerce. Cette nouvelle classe interéthnique allant de Sassou à Kolélas en passant par Tsaty et Dzon constitue autant de béquilles qui vont tenir ce pouvoir encore debout. Il est temps de considérer maintenant que le Tribalisme politique est le tremplin de chacun d’entre eux pour arriver aux responsabilités dans le pays ou pour jouir des largesses économiques et sociales de celui-ci. Toute la violence sociale et économique qui se déchaîne dans le pays n’est destinée qu’à la préservation des intérêts des uns et des autres. Aucun d’eux n’a intérêt à ce que ce système disparaisse du haut de leurs partis éthnocentrés, c’est leur Graal et le peuple trinque. Mais pour combien de temps encore ? Nous devons résister. Résister, c’est le début de la victoire, a déclaré Adolf Pérez Esquivel. C’est effectivement le début d’une grande transition à l’aube du XXIe siècle, de sujets soumis à citoyens, de spectateurs impassibles à acteurs. La résistance civile pour vaincre l’oppression, l’imposition, la violence de l’indiscutable… De la peur et la résignation à l’action résolue. Nous avons ce devoir de dénoncer cet état de faits pour chasser cette classe confortablement installée sur la misère du peuple du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Nous devons déciller les yeux du peuple pour qu’il se mobilise et les dégage tous, comme le dit Mélenchon !

Par David LONDI

Sources : Dr. Hicham El Moussaoui, Maître de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc) – 2 avril 2014

Congo-Brazzaville : Les effets de la mauvaise gestion politique et économique (Jean-Claude Beri et Elie Smith (Lettre du Congo-mfoa))

www.poulationdata.net

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 00:49

NOUS DENONCONS LA VIOLENTE AGRESSION EN COURS DANS LE POOL

Nous savons que ce qui se passe dans le Pool n'est pas du tout justifié du point de vue de la raison - ou même de la politique car le régime dictatorial du monstre de l'Alima n'est pas du tout menacé par le pseudo ennemi mukongo : une fausse protestation localisée à Brazzaville dans l'espace et dans le temps, à propos des faux résultats de l'élection présidentielle, ne peut justifier une guerre contre une partie de notre territoire, une atroce agression déclenchée par l'Etat congolais, un génocide dans le Pool contre des civils innocents. Nous savons que le 4 avril 2016, c'est le régime de Denis Sassou Nguesso qui a créé des troubles à Bakongo pour braquer la cour constitutionnelle obligée de valider de faux résultats la kalachnikov à la tempe. Au quotidien, les policiers de l'ethnie-Etat, les bébés noirs, entre autres barbouzes, en font bien pire mais ce n'est pas pour autant que Denis Sassou Nguesso déclenche la guerre à Talangaï, à Mikalou ou à Ouenzé. Le prétexte Ntumi était pensé, préparé, voulu pour dévaster le Pool, achever l'opération Mouébara I. Cela n'a rien à voir avec Ntumi. La première opération  Mouébara qui a déclenché un holocauste dans le Pool n'avait rien à voir avec le pasteur Ntumi mais avec la haine sempiternelle que Denis Sassou Nguesso voue aux Bakongo. Des populations s'agitent à Djambala ou ailleurs dans le nord du pays  - sans que cela ne déclenche les foudres de Zeus dans ces régions.

Denis Sassou Nguesso avait besoin d'un prétexte pour raser le Pool dont tous les villages ont été rayés de la carte. Cela ne peut s'expliquer que par la haine du Mukongo érigé en ennemi pour cimenter la coalition du nord autour du pouvoir. Sans la haine du Mukongo, comment pourrait donc subsister la cohésion de l'ethnie-Etat ? L'ethnodiscrimination cimente la dictature et, de temps en temps, il faut amplifier cette haine instrumentalisée - par des guerres, des génocides, déjà que les sudistes n'ont pas voix au chapitre au niveau de l'emploi, de l'armée, de la police, de la gendarmerie, de la fonction publique, etc. les membres de l'ethnie-Etat contrôlent toutes les strates du Congo. Nous assistons à un phénomène qui est pire que le nazisme et l'apartheid.

Nous avons appris qu'il se déroule dans le Pool au moment même où nous écrivons ce texte  une agression armée d'envergure soutenue par la milice de l'ethnie-Etat et par les mercenaires venus de l'étranger - notamment de l'Angola - alors même que Dos Santos avait juré de ne pas se mêler des problèmes internes du Congo. Nous espérons que cette nième tentative guerrière échouera. On nous apprend que le pasteur Ntumi est encerclé par la "faiblesse publique" renforcée par les mercenaires angolais. Cette offensive bombarde tous azimuts la forêt de Bangou. Nous attendons de plus amples informations dans les heures qui suivent.

Nous dénonçons fermement les attaques disproportionnées du régime Sassou & PCT à l'encontre des Ninjas-Nsiloulous, des FALC, qui ne ripostent qu'en parfaite légitime défense. Nous comprenons que l'honneur de monsieur Denis Sassou Nguesso en prenne un coup car sa soldatesque ne parvient pas à arrêter un pauvre pasteur qui n'a pas les mêmes moyens qu'un Etat. Cependant, nous lui conseillons la retenue et la raison : va-t-il détruire tout le sud du pays en commençant par le Pool au prétexte de capturer ou de tuer le pasteur Ntumi ? Ne suffit-il pas qu'il ait volé le verdict des urnes pour encore se permettre de massacrer de pauvres paysans ? 

Il est temps de résoudre cette crise par la politique. Il est évident que le monstre de l'Alima se sait protégé par SA fausse constitution qui lui garantit une impunité absolue quels que soient les massacres, les génocides qu'il perpétrera dans notre pays mais qu'il se dise bien que la force n'a toujours jamais le dessus et qu'il arrivera qu'elle ne prévale plus.

Denis Sassou Nguesso avait besoin de détourner l'attention du peuple congolais sur un dérivatif afin qu'on ne parle plus de la fraude électorale précédée d'une fraude constitutionnelle. Il est aisé de comprendre que construite sur la haine du Mukongo, la solidarité au sein de l'ethnie-Etat a besoin de transformer constamment le Mukongo en ennemi - afin de cimenter les forces du mal et de l'arbitraire. POUR QUE VIVE ET SURVIVE L'ETHNIE-ETAT, IL FAUT SE COALISER AUTOUR DU MASSACRE DES BAKONGO. Sans cette haine instrumentalisée, ce régime ne survivrait pas un seul jour de plus.

La bête de l'Alima tient absolument à nous laisser la haine en héritage. Il croit que la force armée fera toujours la loi et qu'il pourra compter sur la division de notre pays pour que son camp s'enracine  au pouvoir ad vitam aeternam. Hélas, l'histoire nous a appris qu'il se produit souvent des retournements insoupçonnés. Ceux qui l'accompagnent dans cette nazification du Congo seront tenus demain pour responsables des crimes contre l'humanité qui sont commis dans notre pays qui tombera un jour dans une atroce guerre civile. Chacun rendra des comptes. En attendant, Kinzinza Kia Nzambi doit résister aux assauts du Diable...

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 08:28

par Loic Creteilla

Lettre à Sassou Nguesso, celui qui aurait dû être ma source d'inspiration et de sagesse.

Je t'ai vu pleurer comme un gamin le jour où la mort est entrée dans ta maison. j'ai vu la douleur et la tristesse de ceux qui perdent des êtres chers envahir tes yeux. J'ai aussi vu les crevasses sur ton visage hagard et fatigué par les hurlements sordides de la mélancolie de la mort, et qui me rappelaient par moment que tu fûs un être humain . Je n'ai pas honte de te dire que j'aurais pu epprouver de la compassion si je ne connaissais pas ta véritable nature, celle du monstre froid capable de faire couler du sang, celui des autres, des enfants, des mères, des pères de familles innocents pour assurer ton bien être matériel et celui de ta descendance.

Mais sais-tu seulement que ces pauvres gens que tu massacres dans le pool s'appellent aussi Edith, comme celle que tu pleuras et que tu pleures dans les nuits sombres des cauchemars éhontés, Claudia, Lucie, Ninelle, Julienne, Antoinette,  Emilienne que ton coeur aime à chérir? Ce ne sont que des femmes de champs, des congolaises comme celles d'Oyo éprises d'amour, de bonté, de désir de vivre, qui ressentent aussi la douleur dans leurs chairs, de la tristesse dans leurs coeurs, et qui vivent des vies simples, loin de la politique et du faste du pouvoir que tu convoites tant.

Sais-tu que ces enfants s'appellent Denis,  Junior, Alicia, Monica, Julia, Tom, chloé, et que ce sont des enfants comme tes petits enfants,  qui ne rêvent que de poupées et de petites voitures, de bonbons à travers leurs rires innocents et leur insouciance, loin du faste des champagnes, caviar et saumon que tu tiens tant à préserver?

Ces innocents s'appellent Thomas, Jean,  Marcel, David, Paul, Denis, Maurice, Julien... Ce sont des hommes de terre et des rivières comme ceux de Tongo, d'Olombo, d'Oyo,  qui par la force de leurs poignets et par la sueur de leurs fronts, et sans gémir nourrissent  et soignent  difficilement les leurs, loin des fastes des 4x4 et des boeings que tu veux coûte que coûte préserver.

Ces hommes, femmes, enfants que  tu as décidé de tuer par égoisme et par tribalisme, pour satistisfaire et préserver malhonettement tes désirs de 4x4, de voyages, de palais, de caviar, de champagne, d'or...  laissent derrière eux des orphelins, des veufs, des veuves, des parents en détresse et marqués à jamais.

Sais-tu aussi que la barbarie, le tribalisme et le népotisme que tu as érigés en doctrine politique ont fait beaucoup de tort au développement économique et social du pays et qu'ils ont détruit l'unité et la cohésion nationale, ainsi que nos valeurs ancestrales d'altruisme et d'humanisme?  Dorénavant la haine a fait place à l'amour,  la cruauté à la bonté et à l'altruisme, et la guerre à la paix.

Penses-tu que la violence et le fusil soient les seules remèdes à tes problèmes?

Est cela l'héritage que tu souhaites nous leguer, à moi le congolais anonyme dont la vie ne vaut rien à tes yeux, et à Christel, Ninelle, Claudia, Julienne ... pour qui les vies mériteraient le sacrifice de la mienne, et de tant d'hommes, de femmes et d'enfants qui n'ont rien demandés, sinon que de vivre.

Comment voudrais-tu que je te voie à présent, ainsi que tes enfants et petits enfants après tout ça?
Comme des compatriotes? Comme des frères ou soeurs avec qui j'aurais à construire l'avenir du Congo après toi, ou comme des énémies avec qui je me regarderai en chiens de faïence, prêt à nous entretuer pour perpétuer ton héritage? Je crains fort que ça ne soit cela notre destinée et notre futur. Sois en sûr qu'il ne gagneront toujours pas et toi avec.

Tu as choisi la voie de l'irresponsabilité à un âge où nous,  les fils et filles du Congo attendions de toi plus de sagesse, afin de nous conduire vers un avenir meilleur.

Mais crois moi, chaque cuillière de caviar que toi et ta progéniture avalerez, chaque palais que vous construirez, chaque limousine que vous acheterez sera marqué par le sceau du sang, du sang des âmes innocentes que tu as détruits sciemment pour les plaisirs éphémères de ce monde.

Sois, toi et ta progéniture maudits pour l'éternité.

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Loïc Creteilla - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:06

par Mayala
22 avril 2017

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère.

La Semaine africaine

Rétablissement de la sécurité publique dans le Pool : Une attaque-surprise contre l’armée, qui indigne et suscite des interrogations

Un détachement des F.a.c (Forces armées congolaises), composé des militaires du G.p.c (Groupement para-commandos) et de la D.g.s.p (Direction générale de la sécurité présidentielle), a subi une attaque-surprise des ninjas-nsiloulou, à l’aube du mardi 18 avril 2017, dans la zone du village Hérila, située à 27 kilomètres de Kindamba, à mi-chemin de Mayama.

La force publique a subi de lourdes pertes, avec notamment la mort, sur place, de 9 éléments, tandis qu’une dizaine d’autres militaires ont été grièvement blessés. Les corps, les blessés et les rescapés ont été ramenés à Brazzaville par hélicoptère, avant la fin de la matinée du jour où l’attaque a eu lieu. Les pertes subies par la force publique ont suscité une grande indignation dans la capitale et des interrogations fusent sur le règlement de la question du Pool.

C’est, sans doute, le quatrième épisode le plus sanglant qu’ont subi les forces de l’ordre, depuis le début de la crise armée dans le Pool, en septembre 2016. Il y a eu des attaques sur le C.f.c.o et sur la route nationale n°1, entre Brazzaville et Kinkala et sur la route carrossable Koubola-Kibossi.

Alors que la Force publique a marqué des points en affaiblissant les groupes armés ninjas-nsiloulou dans plusieurs endroits du Pool, particulièrement dans les districts de Goma-Tsétsé, Mayama, Kindamba, Mindouli, etc.,  et que l’on se préparait à ouvrir les couloirs sécurisés, pour permettre aux ex-combattants de pouvoir sortir sains et saufs, l’attaque-surprise de Hérila est venu tristement rappeler à l’opinion nationale que le rétablissement de l’ordre et de la sécurité dans le Pool reste encore un grand chantier.

Selon des témoignages, le détachement dirigé par le commandant Thierry Ngambié a été attaqué très tôt, le mardi 18 avril, entre 4h et 5h du matin, par un groupe de ninjas-nsiloulou surgi de la forêt. Le nombre élevé de militaires (neuf) qui ont trouvé la mort sur place et de blessés, une dizaine, prouve que le détachement était pris à la surprise. Parmi les victimes, il y a le commandant Ngambié lui-même, son adjoint, un capitaine, un lieutenant et des sergents. On compte aussi un civil, Mbemba Guy. De source sûre aussi, la Force publique a réagi par une contre-attaque qui aurait déjà fait de nombreux morts dans les rangs des groupes ninjas-nsiloulou.

L’on apprend que le pasteur Ntumi aurait appelé ses fidèles, à l’occasion de la fête de Pâques, de reprendre les attaques armées contre les positions de la Force publique. Toujours introuvable, le pasteur rebelle a fait poster, le 26 mars 2017, une vidéo prouvant qu’il est bien en vie, quelque part dans le Pool. «Je puis vous assurer que je suis bien portant, malgré les bombardements, malgré les traques auxquelles nous sommes assujettis. Mais, Dieu ne nous laissera pas», déclare-t-il dans cette vidéo dont des sympathisants font la promotion sur «You Tube», non pas véritablement parce qu’ils adhèrent au projet de Ntumi, mais beaucoup plus pour exprimer leur opposition au régime du Président Denis Sassou-Nguesso ou, simplement, par chantage.

Après l’attaque de Hérila, nombreux sont les Congolais qui s’interrogent sur le fait qu’on n’arrive pas à attraper Ntumi, un an après le lancement de mandats d’arrêt contre lui et deux de ses proches. L’opposition congolaise, toutes tendances confondues, appelle au dialogue politique, pour régler cette question. Le gouvernement a choisi la voie de la justice, en rapport avec les événements du 4 avril 2016, pour en finir avec l’impunité. Mais, un an après, l’attaque de Hérila semble démontrer que les progrès dans cette voie ne sont pas décisifs. Le pasteur Ntumi, qui a fui avec ses partisans et une famille nombreuse, errant entre dans les forêts des districts de Mayama et Kindamba, est toujours introuvable. Pendant ce temps, les populations civiles payent le plus lourd tribut à cette situation: villages vidés, viols, vols, agressions armées, assassinats, pillage, insécurité, etc., sont devenus le lot quotidien d’une population qui ne sait plus d’où lui viendra le salut. Les déplacés dans les départements limitrophes du Pool et à Brazzaville sont fatigués de vivre une vie de misère, sans assistance humanitaire ou presque, et veulent regagner leurs villages «pour y mourir», mais personne n’entend leurs cris du cœur. La question du Pool semble être un casse-tête chinois à l’Etat congolais. Comment se fait-il que sur le territoire national, la Force publique ne trouve pas trace d’un fugitif, donnant l’impression qu’il s’agit de rechercher une aiguille dans une botte de foin? Conséquence? Les langues se délient: veut-on réellement attraper Ntumi, le soumettre à la justice et mettre fin  à la crise du Pool?

Joël NSONI

© La Semaine africaine

Notre commentaire (Cf. mwinda.org)

Sassou et son allié objectif Ntumi ne sont pas prêts à mettre fin aux massacres dans le Pool. L’un et l’autre n’y ont aucun intérêt.

Sassou, dans sa haine viscérale des populations du sud du pays et notamment celles du Pool, se sert de cette situation pour maintenir un état de guerre, une sorte d’état d’urgence sinon indispensable du moins favorable à la survie de son régime dictatorial.

Quant à Ntumi, sa complicité manifeste avec le dictateur lui permet de continuer d’exister sur l’échiquier politique, ce qui est bon pour ses affaires.

Le grand perdant de cette tragédie : la région du Pool et ses populations abandonnées en premier lieu par ses propres fils et filles, en tête desquels les Nsilou, Kolelas, Tchibambelela et autres Moughany ou Mvouba, lesquels détournent le regard, mangeoire oblige, et se réfugient derrière de faux-semblant, pour éviter d'agir ou de condamner leur bienfaiteur Sassou.

SOURCE : mwinda.org

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 01:16

ETATS D’AME ET PRISE DE CONSCIENCE

PAR CEUX DE NOS COMPATRIOTES AU NORD DU CONGO ?

par Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

 

Cela fait vingt-quatre ans depuis que le phénomène des milices privées est né au Congo-Brazzaville, sous le régime du président Pascal Lissouba. Nous étions en 1993.

 

Naïveté, mauvaise foi ou volonté délibérée, nous ne le saurons jamais. Les responsables politiques de l’époque étaient tombés dans le traquenard tendu par leur adversaire du Pct, en l’occurrence Denis Sassou Nguesso. S’en suivirent les tragédies successives vécues par les populations au sud Congo et notamment, celle de la région du Pool.

A l’origine, la création des milices privées en raison de la guerre de 1993-1994 provoquée par M. Sassou Nguesso dans sa stratégie de reconquête du pouvoir perdu par en 1992.

Cependant, sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, il se trouve, malheureusement, des individus sans discernement mus par une haine aveugle, incurable et indécrottable qui ne comprennent pas et n’ont jamais cherché à comprendre comment est né le phénomène des milices privées.

Devant des évidences et la réalité quotidienne, ceux de nos compatriotes au nord du Congo, fer de lance dans la reconquête du pouvoir par Denis Sassou Nguesso, s’interrogent et acceptent aujourd’hui sur le fait que l’homme qu’ils avaient soutenu jusqu’ici est dangereux, très dangereux pour l’union des congolais et pour eux-mêmes.

A cet effet, un document/témoignage, sous le titre : Cet homme nous met tous en danger, circule en ce moment dans les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.

En s’attaquant et éliminant, l’un après l’autre, tous ceux de son camp avec qui ils ont repris le pouvoir, fut-il par la violence, ils ont donc mis en place la machine à broyer. Cette politique d’élimination des témoins, de peur qu’ils ne parlent et ne témoignent un jour des crimes qu’ils ont commis ensemble, va provoquer le tsunami qui les emportera.

Ce document,  Cet homme nous met tous en danger, sera suivi d’un autre, intitulé : “Lettre ouverte au Général Paul Mbot, un courrier effectivement adressé au Général Paul Mbot, alors directeur général de la police nationale, sous le président Lissouba. Il est, ici aussi, question de création de milices et notamment : reproche lui est fait d’avoir conseillé au président Lissouba et à son ministre de l’intérieur, Martin Mberi, de créer une milice privée, désignée à l’époque sous l’appellation de Réserves ministérielles, les fameux Aubevillois qui deviendront successivement : Zoulous, Mamba, etc. Début du calvaire insurrectionnel que connaissent aujourd’hui les congolais.

C’est donc ainsi que tout le monde a eu sa milice privée : les Ninjas pour Kolelas ; les Condors et Cobras pour Sassou Nguesso ; les Mambas pour Thystère-Tchicaya, etc.

A tous ceux et celles qui, enfin, aujourd’hui, s’aperçoivent qu’il faut changer de trajectoire, de voie, pour la paix et l’UNION NATIONALE, le moment est venu, non pas de tendre la main,  mais de reconnaitre que nous avons tous fait fausse route, certains plus que d’autres.

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

-       Auteur,

-       Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise

auprès de l’union Européenne (1994-2005),

-       Ancien Rapporteur de la Commission Ad hoc « Assassinats » de la CNS (1991),

     Président de l’Association UNION-CONGO

 

***

 

DOCUMENT 1

 

Cet homme nous met tous en danger,

document signéBRDiem

Cet homme, celui dont il est ici question n’est autre que Sassou Nguesso Denis.

 

Extrait :« Pour nous qui lui sont si proche, nous l’appelons Mouène, pour d’autres, il est l’os Lekoubèou encore la belle noix de palme Otsouèmbè. Malgré tous ces noms attirant, l’homme est une bombe ambulante et une machine répression machiavélique.

 

Avec un recul, je me rends compte que Mouènen’a jamais aimé personne. Nous sommes beaucoup à le penser. Mais, avec l’infiltration bien profonde du système, nous ne nous faisons plus confiance. Nous nous espionnons entre frères, entre amis, entre parents.

J’ai approché Mouène après avoir été viré de mes fonctions militaires, suite au fameux code 104. A cette époque, je n’étais qu’Adjudant. J’ai été parmi de ceux qui ont aidé Mouène“. Nous avons commencé par la formation des jeunes pour la résistance. Ceux que nous appellerons par la suite Condors et Cobras. Nous avons fait des erreurs de jugement, aujourd’hui je le sais.

Tout est parti de la création de cette résistance dite Cobra, malheureusement Mouène avait son plan. Je parle aujourd’hui de Plan, je vois tout ce qui se passe. Rien ne va dans le plan qu’il nous avait présenté. Nous avons formé et détruit la jeunesse de ces jeunes congolais. Aujourd’hui, tout ne tourne qu’autour de sa famille et des amis. Nous les fidèles, nous qui avons pris des risques depuis 1993, nous ne sommes que pour la forme.

Si cela continue, nous aussi allons devenir des victimes. Victimes, parce que : Yves Motando, Blaise Adoua, Emmanuel Avoukou, Fréddy Menga… Toutes ces personnes de valeurs, ayant donné jusqu’à la dernière énergie, ont péri pour avoir un jour soit donné conseils ou tenu tête à Mouène.

Partant du grade d’adjudant, considérant la traversée du désert et aujourd’hui Lieutenant-Colonel, vous vous doutez que j’ai vécu des choses ? Oui j’en ai vécu, c’est pourquoi, je m’exprime. Pour l’instant, mon nom ne vous sera pas révélé. Pour des raisons de sécurité, je ne citerais pas d’autres personnes, pour ne pas mettre au péril des familles. Je vais donc commencer par relater les opérations et tout le cheminement des opérations depuis 1994 jusqu’à ce jour. Vous allez bien comprendre qui est Mouène ?

La peur de perdre le pouvoir : Après les événements de Bacongo (Sarajevo) en 1993, nous avons reçu mandat d’empêcher à Lissouba de travailler. Le maintien de la pression par des braquages et des tueries, malgré la création des forces d’interposition ont dégradé la situation sécuritaire du pays. Voir les Aubévillois à Gamboma n’arrangeait nos déplacements. Entre Brazzaville et Oyo, il nous fallait maitriser les allées et venues des personnes. Une propagande anti Lissouba a vite été mise à pied d’œuvre. Tous nos jeunes, condors, cobras, recherchés étaient soit à Mpila, pour des opérations ou encore à Oyo pour formation. Beaucoup de Jeunes des quartiers nord de la capitale (Mpila, Ouénze, Talangaï, Texaco, Mikalou, Kombo, Petit-chose, Mamboualé …) allaient à Oyo pendant les vacances scolaires pour ne pas éveiller les soupçons. Mpila était une bonne position, nous bénéficions des appuis des quartiers comme Poto-Poto (la porte d’entrée), Mpila (la porte de sortie), Ouénzé (Bretelle de dégagement), les autres quartiers venaient en support en cas d’attaque.  Tous les quartiers acquis à notre cause étaient minés d’armes. Ces armes que nous sortirons en juin 1997, même dans certaines églises de réveil.

Après le retour aux affaires, Mouène a commencé à nous montrer son vrai visage. Nous pensions qu’il s’agissait  de la gestion d’après-guerre. Mais, nous n’avions rien compris. Seul Blaise Adoua à l’époque l’avait compris. Les personnes ayant fait un nom pour bravoure en pleine guerre se sont vu pousser des ailes. Cela dérangeait Mouène. Le général Blaise Adoua, a aidé beaucoup de jeunes à sortir du pays, ce qui lui valut cette  notoriété. Hélas, il est mort parce qu’il devenait populaire, de peur qu’il prenne le pouvoir un jour.

Jean Marie  Tassoua, aussi populaire a commencé lui aussi à avoir des soucis, il a été accusé de tout. Mouène a vite oublié le rôle qu’’il a joué pendant les hostilités. La proximité entre Tassoua et Motando, un autre homme fort, a précipité Yves Motando dans la tombe. Car il était, lui, considéré comme le soutien armé de Tassoua. On a commencé à l’accuser d’infiltré. Le Saboter en habillant les ninjas acquis à notre cause en tenue Mongounia a leka te“ (l’ennemi ne passeras), la tenue que nous portions pendant les événements de 1998. Il a même été accusé d’avoir voulu tuer Mouène pendant la guerre du 5 juin à Kombo, dans la maison de Jean Marie TASSOUA.

Nous avons joué le meilleur des atouts qui se présentaient à nous. Il fallait commencer par émietter les partis forts du moment. Il y a eu beaucoup d’argent, pour bousculer l’UPADS, le MCDDI, UDR-MWINDA, le RDPC et le PCT. Avec les tensions internes, Mouène était tranquille.

Ensuite, nous sommes passés par l’épreuve des intimidations. Un budget a été mis en place pour faire venir les guerriers se trouvant hors du pays, pour intimider les hommes politiques, qui ne rentraient dans la boite. C’est lorsque nos propres petits ont commencé à mourir, par décision de Mouène, ou du maître moro a nzambéJDO, que même nous sentons déjà en insécurité. Si eux sont traités comme ça, pourquoi pas nous ?, entre eux et nous y a pas de différences. Gaulois Freddy Menga, Seigneur Willy Matsanga et bien d’autres …

Simulacre d’une opposition : Il fallait créer une opposition pour rendre crédible un changement de textes de lois, la constitution. Tout avait été orchestré, pour arriver au plan de  Mouènè. Mais, il y a des gens qui ne pouvaient être manipulés ou nguirisés. Il s’agit de certaines personnalités de l’IDC-FROCAD, de madame Aimé Mambou-Gnali, et bien d’autres jeunes que nous ne contrôlons pas. Ceux même qui sont fatigués de la politique de Mouène.

La technique adoptée était de préparer une élection avec un deuxième tour entre Mouène et Pako Parfait Kolélas, puisque Okombi Salissa échappait à tout contrôle. Même la proposition d’un deuxième tour entre lui Mouènè ne l’ébranlait pas. Dans le milieu, on disait qu’il était un petit incontrôlable. On ne peut pas faire de lui un enfant prodige. Il risque de s’allier avec l’aille du PCT des amis de Marien Ngouabi. Si c’est le cas, Le projet de la Nouvelle Espérance, celle qui a but d’être remplacé par ses propres enfants, tombera à l’eau.    C’est comme ça qu’un pacte secret a été mis en place : Il fallait infiltrer l’opposition. Préparer un second tour entre Sassou – Kolelas.

Un opposant inattendu : L’arrivé de Mokoko dans la course au pouvoir a tout changé. Tous les plans et projets ont été révisés. Il a bien été infiltré à Bangui, comment avons-nous laissé échapper de telles informations ? Comment Léonard Essongo, avec tout le budget pour le surveiller a failli ? A toutes ces questions, nous ne pouvions répondre. Mokoko a toujours fait l’objet d’une surveillance particulière et accrue. Avec son arrivé dans la course, le projet du 2è tour à la présidentielle devait disparaître. C’est comme ça qu’est né le Coup KO. Il fallait commencer par l’intimider. La mission a été confiée à Barack Obama Philippe Obara qui chargea Jean François Ndenguet, ordres donnés par JDO. Grosse erreur, il ne fallait pas l’attaquer. Après cette attaque, tout ce que nous avons ventilé comme informations, que Mokoko était avec nous, qu’il jouait un double jeu, n’avait plus d’échos. Nous avons-nous-mêmes tué notre stratégie. Mouène  était très en colère.

Changement de stratégie et perte de contrôle : Avec l’arrivée de Mokoko, C’est là que j’ai compris que Même Mouène avait peur de Mokoko. La machine a été mise en marche. Une machine aujourd’hui contrôlée par des personnes qui ne maîtrisent rien. Ils ont commencé par les problèmes de coup d’état et de guerres. Tout portait sur la sécurité nationale. Quelle sécurité ? Nous sommes jetés dans le jeu d’accuser tous nos voisins, RCA, RDC, Angola, Gabon et même les sud-africains, dans de prétendues préparations de guerre. Même nos propres frères d’armes sont devenus des suspects. L’armée s’est vu le retrait de son matériel de travail : son armement. Le vrai problème, c’est que Mouène a perdu toute crédibilité chez les congolais, du nord au sud. Il fallait revoir les stratégies : Infiltration des opposants, surveillance, espionnage, intimidation, incarcération, soudoyer la population …

Mon récit ne s’arrête pas là, vous aurez la suite si je vous juge digne de confiance. Le comment et les procédures vous seront révélés …

Pour l’instant je suis BRDiem, pour vous.

 

***

 DOCUMENT 2.

RETROSPECTIVE : LA GENESE DES MILICES PRIVEES

LETTRE OUVERTE AU GENERAL PAUL MBOT, Directeur Général de la Police Nationale (publiée dans “Le Combat”, Bulletin d’information et d’opinionde l’Opposition congolaise, Numéro Spécial - Août 1993)

Le document qui suit avait été publié, pour la première fois, dans un Bulletin de l’Opposition, en 1993, dans le but de faire comprendre au Directeur Général de la Police Nationale de l’époque, le Général Paul MBOT, que le conseil qu’il venait de donner au Président Lissouba était contraire aux dispositions de la Constitution et un crime contre la paix, un crime contre l’humanité.

Après avoir servi “loyalement” le Président Lissouba à la tête de la Police Nationale, après avoir été nommé “loyalement” Préfet de la Région de la Sangha par le même Président Lissouba, le Général Paul MBOT est passé du côté de l’ex-Président Sassou Nguesso qui, actuellement, affronte les milices privées de son protagoniste, créées et formées sur les conseils du même Général Paul Mbot. Ce dernier est donc aujourd’hui, en 1997, obligé de se battre contre sa propre création, ses propres créatures.

Paris le 25 août 1993,

“Mon” Général,

Suite à la lettre commune de Monsieur le Président de la République aux Ministres d’Etat respectivement de la Défense et de l’Intérieur, en date du 3 août 1993, permettez que je me donne la liberté de vous adresser cette lettre que j’ai voulue ouverte afin que l’opinion nationale et internationale le sache également.

“Mon” Général, à la Conférence Nationale Souveraine, en 1991, dans ma lecture du Rapport de la Commission Ad hoc “Assassinats”, par une improvisation voulue, citant un philosophe de notre temps, Lanza Del Vasto, j’ajoutai en fin de lecture, en guise de conclusion, ceci :

- “Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c’est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qu’on n’aura pas avalée) retombera d’où elle vient”.

Au cours de ce même Grand Forum, citant toujours le même penseur, je disais :

- “Pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sages”.

Ce furent-là deux avertissements qui s’adressaient non seulement au Peuple Congolais dans son intégrité et toute son intégralité, mais à vous aussi qui en êtes une partie intégrante.

Aujourd’hui, au regard de la situation qui prévaut dans notre pays, je constate avec une stupéfaction et une horreur non feintes, mais très profondément ressenties, que vous êtes devenu (depuis quand cela ?) le Conseiller, l’éminence grise, le cerveau-penseur-auteur d’une stratégie lugubre pour les besoins du pogrom mis en œuvre par un régime qui agit dans l’illégalité la plus totale. D’un côté, l’application des accords de Libreville et, de l’autre, les préparatifs pour un génocide national programmé.

“Mon” Général, me référant donc à la lettre ci-dessus référencée relative au recrutement des éléments devant composer une police parallèle (milice) - les salaires des fonctionnaires déjà existants sont impossibles à payer -, ma stupéfaction et mon horreur sont aussi grandes et profondes que j’ai du mal à croire que vous, l’initiateur, l’instigateur, le meneur en 1973 d’une grève “congolaise” à l’Académie Militaire (Section Police) de Bucarest (Roumanie), où vous étiez en formation, pour revendiquer l’égalité des droits et de traitement, le respect de la dignité humaine et luttiez donc contre l’injustice, la brimade et le mauvais traitement, soyez passé du côté de la barbarie, des bourreaux.

En effet, en ce temps-là, par rapport à ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays, vous n’étiez pas, à ce que je sache, vous et vos quatre autres collègues, menacés de mort. Pourtant, malgré l’absence de cet argument majeur - menace de mort -, vous n’aviez pas hésité de vous révolter, de vous rebeller. Dans votre rébellion, vous vous étiez même convenus de rentrer au bercail, ce quel que soit le résultat des négociations qui furent d’ailleurs bien menées par le très regretté et courageux Ambassadeur, Eugène MANKOU. De vous tous, dans ces turpitudes, un seul avait le sens de l’honneur, de la parole donnée et surtout de celle d’Officier. Ce Congolais dont je tais volontairement le nom - pour des raisons de sécurité - rentra au Congo. Rien pourtant ne l’obligeait à le faire, puisque tout était rentré dans l’ordre. Mais sa conscience, l’honneur d’Officier et le sens de la dignité avaient pris le dessus. Il appliqua, seul, à la lettre, ce que d’un commun accord vous aviez décidé.

En fait, en d’autres temps et dans une Armée digne et respectable, appliquant scrupuleusement les règles disciplinaires qui régissent une Armée Nationale ou une Police Nationale digne du nom, rien qu’à considérer cet acte d’insoumission, vous ne seriez même plus, ni dans l’Armée, ni dans la Police; vous ne seriez même pas nommé “Général” aujourd’hui, car vous auriez été radié du Corps de la Police, voire de l’Armée tout court, pour mutinerie, rébellion et félonie, surtout que cela se passait en terre étrangère où vous aviez souillé l’image et de la Police et de l’Armée, mais aussi et surtout celle de notre pays. C’était de l’indiscipline caractérisée intolérable. Ceci dit, je vous laisse, “mon” Général, la liberté d’expliquer ce fait à tous ceux qui liront la présente Lettre Ouverte.

"Mon" Général, ma stupéfaction et mon horreur sont d’autant plus grandes et profondes, disais-je, que pour un strapontin somme toute éphémère et pour quelques malheureuses miettes - même si, pour acheter votre conscience, on vous donne 10 ou 20 milliards de Francs CFA (pour services rendus), ce sont toujours des miettes -, vous conseillez au Président Lissouba de constituer un Corps Spécial de Police - en somme une milice privée, parallèle, personnelle du Chef de l’Etat - dont vous n’aurez même pas le contrôle, afin de mâter tous ceux et toutes celles qui se battent pour la démocratie, la liberté et la paix dans notre pays, cela ne fait que faire se retourner dans leur tombe tous les martyrs de notre pays, desquels vous vous en foutez d’ailleurs puisque vous en fabriquez d’autres.

"Mon" Général, loin de vouloir faire de cette lettre ouverte un blâme public, mais plutôt un Appel à la prise de conscience patriotique, je voudrais surtout que vous vous rappeliez, à tout moment, de ceci :

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

"Mon" Général, ceci dit, en conseillant au Président Lissouba (Cf. sa Lettre du 03/08/1993 aux Ministres d’Etat de la Défense et de l’Intérieur) de créer un Corps parallèle de la Police (milice privée) qui sera sous les contrôle et ordres exclusifs de M. Jean Da Costa (frère de l’autre ancien Premier Ministre) qui s’était déjà illustré, de triste mémoire, dans les années 1964-1965 et hier maquisard dans le F.L.C. du Cabinda, qui croyez-vous libérer par l’assassinat, le génocide et le pogrom déjà organisés et institutionnalisés ?

En tout état de cause, disait Mô-Tsé, je cite : - “Tuer un homme pour le bien du monde, ce n’est pas faire le bien du monde. S’offrir soi-même en sacrifice pour le monde, voilà qui est bien faire”.

Et Gandhi d’ajouter : - “(...) Il est lâche de tuer les autres. Qui croyons-nous libérer par l’assassinat ?”

Or, "Mon" Général, depuis le 30 novembre 1992 à ce jour, comme en 1965, le Congo ne compte plus ses morts. Plus de 1000 citoyens congolais sont morts, assassinés, partout, sur toute l’étendue du territoire national, en moins d’un an de pouvoir Lissouba. Les uns sont jetés, enfermés vivants ou décapités dans des sacs, dans le fleuve Congo; d’autres sont purement et simplement enterrés vivants ou décapités aussi. Ceci se passe dans les pays du Nibolek et à Brazzaville, sous vos yeux, allant inspecter quotidiennement les victimes, les suppliciés dans les divers centres de tortures, sans doute pour vous assurer de l’efficacité du travail qui y est effectué par les nombreux “Ngayo” qui y opèrent en toute impunité. 

Dans les Services d’Etat, tous les cadres de la Mouvance présidentielle (civils et militaires) se promènent avec des pistolets. Dans le même temps, au lieu d’obliger ces civils partisans de la Mouvance présidentielle à rendre ces armes de guerre qu’ils trimbalent dans les rues jusque dans les bureaux, au vu et au su de tous, vous préférez organiser des razzia sous le prétexte d’aller ramasser les armes de guerre que détiendraient les membres et partisans de l’Opposition. Voilà l’injustice et la ségrégation ethno-tribale. 

Je ne parle même pas des quatorze (14) malheureux citoyens congolais, extraits de votre Commissariat Central et remis à l’un de vos Corps de police : le S.A.S.P.N., aujourd’hui portés disparus (Cf. Documents du Commissariat Central), selon le Rapport d’Activités de la Commission de Médiation et de Négociation menée du 29 au 30 juillet 1993. Vous savez où ils se trouvent, ces 14 disparus de vos geôles. Depuis cette date à ce jour, ce nombre peut être multiplié par 10, 20, 30 voire 100 fois, au train où va la barbarie à visage humain.

Général MBOT, vous savez autant que moi que “plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

"Mon" Général, aujourd’hui vous ressemblez à cet homme qui tombe au pouvoir d’un Mage; car en effet, un homme qui tombe au pouvoir du Mage (pour un strapontin éphémère, un galon et quelques miettes qu’il ramasse sous la table où mange le roi) perd la conduite de sa vie parce que la volonté d’un autre s’est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu’elle capte, et l’autre joue de lui comme d’un instrument.

Je crois, "mon" Général, vous avoir assez dit. Mais en guise de conclusion, pour avoir fait votre choix comme moi aussi j’ai fait le mien depuis plus de 20 ans aujourd’hui, il n’est nullement besoin de vous rappeler les principes qui régissent votre Corps de métier, si ce n’est faire appel à votre conscience d’homme et de citoyen et vous répéter ce qui suit :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander (Ndlr : même si vous en êtes devenu le Conseiller, le Cerveau penseur, l’Eminence grise) si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

C’est pourquoi je dis que la vie et la survie de notre patrie est une perpétuelle bataille, et la guerre patriotique pour la sauvegarde des acquis démocratiques, la paix et la liberté le haut devoir du Citoyen, le vrai et digne de foi.

En espérant vous avoir dit tout haut ce que tous les Congolais pensent tout bas - du moins ceux qui ne pensent pas et n’agissent pas comme vous et ils sont majoritaires -, je vous prie de recevoir, "mon" Général et cher ami, l’expression de mes sentiments très patriotiques.

Paris, le 25 août 1993

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Chef du Département de la Communication

Coordination Europe de l’Opposition Congolaise

 

***

 Deux documents, l’un récent et anonyme, l’autre plus ancien et "sourcé". A ces deux documents, pour une meilleure compréhension, il nous faudrait peut-être adjoindre un 3ème, plus récent que les deux premiers : l’interview de Claude Ernest Ndalla, Conseiller de Denis Sassou Nguesso, sur une chaine Web de la diaspora congolaise en France. 

L’analyse du document de "Brdiem" et celui de Claude Ernest Ndalla montre une convergence qui ne peut qu’en troubler plus d’un.

Constat non exhaustif :

·         Les batailles dites de libération du pays ont toutes été des guerres tribales menées par des milices ethniques dédiées et formées à dessein

·         Le document de "Brdiem", s’il fait part d’une désillusion, ce n’est pas dans les atrocités commises mais dans le partage du butin de l’après-guerre. Le remord y est absent.

 ·         Dans ce document tout comme dans l’interview de Claude Ernest Ndalla, un président ressortissant du nord du Congo est perçu comme "la caution nationale" à la quiétude, entérinant de ce fait le terrifiant pronostic, pour l’unité d’un pays, que ceux du sud en veulent à ceux du nord. Remarquez que Tony Moudilou, dans la préparation de son coup d’Etat qui avait avorté, en était arrivé à cette conclusion-là aussi, si nous en croyons ce qu’en affirme Jean Marie Michel Mokoko dans la vidéo.

·         Dans les 3 cas donc (celui de Tony Moudilou en plus), Jean Marie Michel Mokoko, homme du nord du Congo et militaire est perçu comme un moyen sans que l’on ne s’interroge sur ce fait-là, précisément.

Questions non exhaustives :

·         Est-ce un énième coup d’Etat qui se joue pour le compte des mêmes ? Quid alors de l’Unité et de l’indivisibilité de la Nation ? Tous Congolais ?

 

Etats d'âme et/ou prise de conscience par ceux de nos compatriotes au Nord du Congo ? (pdf, 546.8 kB)

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 20:47
Congo : Début des procès des prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire

Comme l’a annoncé l’Association UNION-CONGO le 16/04/2017, est-ce les prémices du début des procès concernant les prisonniers politiques d’opinion, otages de l’arbitraire ?

Il n’y a pas besoin de faire des commentaires. La Cour d’Appel de Pointe-Noire vient de confirmer le programme des procès envisagés contre les prisonniers politiques. Celui de M. Modeste BOUKADIA aura lieu le mercredi 03 mai 2017, à Pointe-Noire.

Les vrais criminels vont juger un innocent, une victime expiatoire, comme toujours !

Projet de rôle des audiences criminelles
 
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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 19:53
 
Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.
 
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Sassou veut simuler un coup d’Etat pour parachever son œuvre d’extermination, d’épuration ethnique dans le Pool et de massacres de tous les prisonniers politiques.

17/04/2017 19:20:02: Charles Zacharie Bowao a écrit : "Le pouvoir voudrait simuler un coup d'État militaire afin d'arrêter les dirigeants de l'Opposition congolaise et procéder à des purges au sein de l'appareil d'État et du PCT. Ceci pour neutraliser tous ceux qui sont opposés à  une dévolution monarchique du pouvoir. Ce serait la dernière étape de conservation clanique du pouvoir, après le coup d'État anticonstitutionnel de 2015 et le hold-up présidentiel de 2016.
Il s'agit d'un scénario turc tropicalisé..."

 

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Ce coup d’Etat dont les raisons n’existent que dans la tête de Sassou Nguesso et son clan n’a pour but que de parachever leur œuvre d’extermination, d’épuration ethnique entamée dans la région du Pool depuis 1997 à ce jour et justifier le massacre de tous les prisonniers politiques qu’ils n’ont pas envie de juger, car ils ont peur que l’opinion et toute la communauté internationales ne soient mises au courant et n’apprennent les atrocités commises et les méfaits de leur barbarie.

C’est ce qui explique le message ci-dessous qui fait état d’un parachutage des cargaisons d’armes de guerre dans le Pool au profit des Ninjas. Sauf que cette information est totalement fausse. Elle est l’émanation de la manipulation des officines (Services de la désinformation) de Sassou Nguesso lui-même et le PCT. Pour, une fois de plus, justifier l’injustifiable, à savoir : un carnage d’une ampleur sans précédent, jamais égalée.

Non, il n’y a pas eu de largage d’armes et de munitions de guerre dans la région du Pool au profit des ninjas . Cette information sert à justifier les desseins macabres de Sassou Nguesso et son clan, dont voici, ci-après le texte en circulation pour justifier l’injustifiable. Est-ce le remake de décembre 1998 ?

18/04/2017 13:28:27: Alerte! ! ! « Les ninjas ont reçu des renforts en armes conventionnelles venant d'une source que le gouvernement Mouamba n'arrive pas à ficeler. Il est dit que ces armes ont été parachutées par deux avions non identifiés. Les services secrets de Sassou soupçonnent les États-Unis, jusque-là ils n'ont aucune preuve d'inculpation contre Washington. Il se dit aussi dans les couloirs de la Présidence et de l'état-major, que les ninjas se prépareraient à lancer une offensive généralisée sur Brazza et à libérer tous les prisonniers politiques détenus injustement par le tyran Sassou… ».

D'où vous remarquez l'installation des bouchons militaires  dans les grandes artères de la capitale. Ces bouchons n'ont pas été érigés pour traquer les bébés noirs comme veulent nous faire croire les sassouistes. Les bébés noirs existent depuis longtemps et c'est une création de Ndenguet Jean François avec Jean Dominique Okemba. Pourquoi n'y avait-il pas eu des bouchons avant lorsque les bébés noirs terrorisaient la population et pourquoi ces bouchons ne sont érigés que maintenant ? Ndenguet n'a pas besoin des bouchons militaires pour mettre fin au phénomène des « bébés noirs », c'est sa création, il peut les rappeler à l'ordre à tout moment.

Ces bouchons que vous voyez à Brazzaville sont en réalité en rapport avec la fameuse attaque que prépareraient les forces de libération du Congo encore appelée ninjas

Souvenez-vous ! L’information de l’attaque des ninjas en décembre 1998 était partie du Colonel Nkonta pour berner et induire en erreur (manipulation) M. Bernard Kolelas. C’est Madame Nkonta qui convaincra Bernard Kolelas de faire une déclaration depuis les USA. Voilà le prétexte qui permit Sassou Nguesso, à l’époque, d’attaquer la zone sud de Brazzaville et toute la région du Pool. La suite, nous la connaissons tous !

Aujourd’hui, Sassou Nguesso veut répéter le coup de 1998, avec cette affaire de coup d’Etat et des armes et munitions de guerre au profit des ninjas pour justifier l’œuvre d’extermination des populations du sud en général et du Pool en particulier.

Laissons donc Sassou et son clan trouver le prétexte justificatif de leurs massacres humains tous seuls. Ce sont des experts en crimes contre l’humanité. Cela relève de leurs us et coutumes ethno-tribales. C’est une affaire de chromosomes.

Brazzaville, le 18 avril 2017

TOKO ZABA (pour le Réseau Congo-Mfoa)

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POUR COMPLETER LA LECTURE :

18/04/2017 17:09:11: https://www.afriqueeducation.com/politique/congo_brazzaville_18_soldats_du_dictateur_tu_s_ce_matin_dans_le_pool

AFFAIRE BOURGI / FILLON

https://www.franceinter.fr/justice/robert-bourgi-francois-fillon-je-ne-lui-ai-jamais-rien-demande

Interview de J.-L. Mélenchon

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/sierra-leone/problems-never-end/article/reponse-au-comite-gbagbo-contre-la

Gambie : le premier faux pas d'Adama Barrow

http://www.journaldebrazza.com/article.php?aid=9391

Gamboma : le Tribunal de Grande Instance en proie aux flammes

http://lesechos-congobrazza.com/faits-divers/2851-gamboma-le-tribunal-de-grande-instance-en-proie-aux-flammes

C’est très fort et pertinent surtout, regardez

https://senepeople.com/2017/04/17/cette-dame-veut-a-certains-chefs-detat-africains-video/

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 12:24

par Christophe SESSOU 17 avril 2017

 

Adama Barrow Adama Barrow

 

Le président gambien, Adama Barrow était au Congo Brazzaville, ce vendredi 14 avril 2017, dans le cadre d'une visite d'État auprès de son homologue Denis Sassou Nguesso dont il dit vouloir bénéficier de la riche expérience en matière de gouvernance. Mais pour qui connaît la gouvernance au Congo et le signe de démocratie sous lequel le nouveau chef de l' État gambien a été élu, le choix de Brazzaville pourrait se réveler comme celui d'une mauvaise école  de modèle démocratique. Source : beninmondeinfos.com

Le nouveau président gambien, Adama  Barrow a rendu une visite d'État à son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso. Au menu de cette visite de 24 heures, il y a d'une part, le renforcement de l'axe Brazzaville-Banjul.  De l'autre, M. Barrow a voulu tirer un enseignement de l'expérience de son hôte en matière de gouvernance.

"Nous avons des gens qui ont de l'expérience, qui ont été aux affaires depuis longtemps. Tous les jeunes présidents devraient apprendre auprès d'eux", a martelé Adama Barrow avant d'enchaîner : "Le président Sassou Nguesso pourrait être un excellent conseiller".

Certes, la coopération entre un nouveau chef d'État et ses pairs est capitale. Mais s'il faut choisir une adresse en matière de bonne gouvernance, Sassou-Nguesso n'est pas le bon choix. En effet, le chef de l'État congolais s'est illustré par des persécutions d'opposants et une gouvernance économique à polémique. Les massacres de civils en cours dans le département  depuis un an dans le département du Pool est une illustration du non respect de l'État de droit dans ce pays.

Au plan économique, la gestion du président congolais est marquée par l'emprise d'un clan au pouvoir sur les ressources de l'État. Pour ce faire, des proches du président sont dans le viseur de la justice internationale au sujet de l'affaire des biens mal acquis.

Au vu de ces éléments, il serait absurde pour un président venu au pouvoir pour mettre fin à 22 ans de dictature et de mauvaise gouvernance, de chercher des enseignements auprès d'un Denis Sassou-Nguesso. C'est en cela que l'homme du 1er décembre commet sa première erreur. Car comme le dit si bien un proverbe africain « à force de fréquenter  l’hyène, on finit par manger de la chair non cuite ».

Christophe SESSOU / beninmondeinfos.comSource : beninmondeinfos.com

 

SOURCE : http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/6688-gambie-le-premier-faux-pas-d-adama-barrow

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 18:37

PROCES MODESTE BOUKADIA - NOTRE TEMOIGNAGE

 

L’Association UNION-CONGO a appris avec beaucoup de stupeur et d’émotions que le procès en criminelle de Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) avec d’autres détenus politiques d’opinion, aurait lieu d’ici la fin de ce mois d’avril. Des dates auraient même été avancées. Selon le calendrier :

 

-          Le 18/04/2017 serait la date du choix des membres du Jury

-          Le 28/04/2017 débuterait la session criminelle avec au programme 32 dossiers dont celui de Modeste BOUKADIA classé parmi les derniers.

1) – La réalité de la tenue de la session criminelle sera effective avec le choix du jury  le 18/04/2017

2) – La Notification aux deux avocats ne se ferait que 15 jours avant le début de la session criminelle.

C’est le moment de vérité et peu importe la nature du procès, qu’il soit de Droit (ce dont il doute) ou politique.

Rien n’est fortuit dans la vie d’une femme ou d’un homme qui se consacre dans l’action politique. Tout est lié. Pour l’avènement de l’Union Nationale pour la dignité de tout un peuple, il sera condamné et maintenu en otage pour avoir, au cours de ses meetings publics et autorisés, exigé LA MISE EN PLACE D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE POUR PRESERVER LES VIES HUMAINES. Dans la mesure où il n’a ni volé, ni tué ou assassiné, l’homme est prêt et serein !

Ce procès sera le moment de vérité de cette République que l’on présente, hypocritement, UNE et INDIVISIBLE. La guerre qui est  menée au Pool, les intimidations faites aux ressortissants des régions autres que ceux des tenants du système,  les préférences économiques orientées sans tenir compte de la situation sociale des implantations d’usines, des hôpitaux et autres structures indispensables au développement d’un pays, à l’élévation de tout un peupledémontrent que cette République est morte, et c’est sur les CENDRES de cette République que va sortir la Vraie Nouvelle République pour l’émergence des Etats-Unis de l’Afrique Centrale en tant que marché intérieure,

Tenir bon le cap. Haut les Cœurs !

***

Mais que ceux qui jugent ou vont condamner Modeste Boukadia n’oublient surtout pas les analyses du Groupe de Travail de l’ONU à ce sujet.

Qu’ils se souviennent et gardent à l’esprit que, même ceux des membres de son parti qui avaient été condamnés à deux (2) ans de prison ferme en 2014, alors qu’ils étaient arrêtés en 2013, sont toujours maintenus en prison, alors qu’ils ont déjà effectué leur peine.

Un Etat de Droit, respectueux des Lois et des Règles de la République, les aurait libérés, depuis. Mais, la loi de la Barbarie et de l’arbitraire prime celle du Droit et de la Vraie Justice, c’est pourquoi le ministre MABIALA ne s’en soucie pas, parce que ce sont ses otages.

En vérité, selon ce qu’en dit le Professeur René Rémond dont M. Pierre MABIALA devrait s’inspirer  :

« Un Etat de Droit, c'est un Etat où la Loi, écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir, garantit le droit à la vie. Un Etat où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l'Etat. Un Etat où tout est réglé par les voies juridiques, et non par les voies de l'arbitraire. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi, etc.».

Ce PROCES qui va se tenir, bientôt, d’ici la fin de ce mois d’avril 2017, relèvera de l’arbitraire.

Paris, le 16 avril 2017

Pour l’Association UNUIN-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA 

***

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/160417/proces-des-prisonniers-politiques-au-congo-brazzaville

Pour le Procès de Modeste Boukadia - Témoignage de l'Association Union-Congo (pdf, 1.3 MB)

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