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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 09:48
(Congo-Brazzaville) Corruption, Ebola : Fléaux africains !

Par Rigobert Ossebi -

Les pires maux dont souffre l’Afrique ne sont ni Ebola, ni le Paludisme, mais bien la corruption et l’opacité dans l’exploitation de ses ressources principalement minières et pétrolières.

Si l’épidémie d’Ebola a toutes les chances d’être circonscrite, la corruption en Afrique n’est pas prête d’être éradiquée… ! Les détournements sont incalculables et responsables de l’extrême pauvreté dans des pays au sous-sol particulièrement riche. Les Etats-Unis, suivis de l’Europe, finalement furent les premiers à réagir. En juillet 2010, l’Article 1504 de la loi Dodd Frank Act a été signé et ajouté aux lois des États-Unis. Cette loi représente une étape clé pour la transparence. Elle exige que les entreprises pétrolières et minières cotées sur les marchés boursiers américains, divulguent publiquement les montants versés aux gouvernements étrangers pour l’exploitation de leurs ressources.

Cette information devrait permettre de faire la lumière sur les véritables revenus des pays riches en ressources naturelles, ainsi que d’aider les gouvernements à récolter ce qui leur est dû, et aux citoyens de prendre conscience du plein bénéfice que leur apportent leurs richesses naturelles.

Puis, ce fut le tour de l’Union européenne d’imposer aux multinationales européennes de l’industrie extractive (pétrole, gaz, minerais, mais aussi bois) une transparence accrue. En vertu d’une nouvelle législation adoptée le 9 avril 2013, ces entreprises devront détailler chaque année, pays par pays, projet par projet, la nature de leurs activités et les impôts, taxes et redevances payés aux différents Etats. Initiative saluée par plusieurs ONG, le texte devrait les aider dans leur lutte contre la corruption dans les pays visés.

Le 18 septembre dernier, l’Assemblée nationale française a transposé cette première directive européenne renforçant la transparence des industries extractives. La France avait jusqu’à juillet 2015 pour le faire, la mission vient d’être remplie ; avec pour même objectif, la lutte contre la corruption dans ces secteurs d’activités. Alors il est bienvenu que le Gouvernement britannique, à son tour, fixe des règles aux compagnies d’exploitation ou de négoce qui, en très grand nombre, se sont installées à Londres alors que leurs activités se situent en Afrique. Un projet de loi au Royaume-Uni pour « la transparence des revenus du pétrole et l’exploitation minière » est examiné par le Comité mixte de la Chambre des Communes. Il est en bonne voie pour devenir effectivement une loi en Décembre prochain.

La Suisse a également adopté une règlementation assez stricte. Genève abrite les plus grandes sociétés de négoce pétrolier. C’est ainsi que l’une d’entre-elles, le géant russe Gunvor, s’était fait épinglée depuis 2012, par le Ministère public de la Confédération Helvétique de Berne, dans une affaire présumée de blanchiment et de corruption. Des responsables de la société russe et des proches de Denis-Christel Sassou Nguesso, le fils du président congolais, seraient impliqués dans une opération douteuse de négoce pétrolier de près de 2 milliards de dollars. Depuis, Gunvor a clos ses activités au Congo Brazzaville, où son Directeur Gunvor-Congo, à Pointe Noire, n’était autre qu’un homme de paille « officiel » d’Edgar Nguesso, le neveu du président en charge du Domaine présidentiel.

Encore et toujours l’Afrique ! Selon Médiapart, cette même société, cofondée par un proche de Vladimir Poutine, doit aujourd’hui affronter un scandale de corruption lié à l’achat de pétrole brut en Côte d’Ivoire. Sa direction tremblerait à l’idée de le voir exploser au grand jour. L’affaire remonterait à mars 2014 et ne se trouverait pas encore entre les mains de la justice.

Selon plusieurs sources, elle aurait été entachée de graves irrégularités, aboutissant même à la démission mi-septembre d’un membre du Conseil d’administration de Gunvor. La société Gunvor, si elle se trouve sous les feux de certains projecteurs, n’est malheureusement pas la seule à qui l’on pourrait reprocher certaines pratiques « maintenant répréhensibles ». Dans les industries extractives et dans les négoces, qui en découlent, la corruption n’est que trop souvent la règle ! Les exceptions sont rares tant la convoitise est grande chez les opérateurs de ces secteurs, mais surtout la cupidité et la gourmandise ne connaissent point de limite parmi les Chefs d’Etat africains qui déterminent celui qui obtiendra quid de la concession minière, du bloc d’exploration pétrolière ou de l’allocation d’un tanker de brut à commercialiser… !

Aussi ces bonnes initiatives, pour la plupart occidentales, ne pourront qu’apparaître tardives et d’un effet limité : le principal partenaire de l’Afrique est aujourd’hui la Chine et il est peu probable qu’elle suive le chemin qui vient d’être tracé concernant le renforcement de la transparence et de la lutte contre la corruption….. Les paradis fiscaux de Hong Kong et Macao ont de quoi largement, et pour longtemps, satisfaire notre « élite » africaine corrompue !

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:47
(Congo-Brazzaville) Sassou-Nguesso, le dictateur en voie d’extinction

Par OLIVIER MOUEBARA

Sassou Nguesso le CON-MAÇON

Comme au théâtre, les congolais s’apprêtent à tirer le rideau sur des décennies de dicatature du boucher du bord de l’Alima.

En contact téléphonique permament avec le dictateur déchu Blaise Compaoré, le dictateur Sassou-Nguesso feint de minimiser l’avertissement du peuple burkinabè.

Comme au théâtre, ce dictateur en voie d’extinction oublie qu’il faut quitter la scène quand on ne peut plus jouer la comédie. Sa comédie a en effet trop duré. 38 ans!

Fin manoeuvrier, le bourreau de Mpila ne savoue (pas encore) vaincu. Il vient de convaincre Bokamba Yangouma de l’aider à tirer les ficelles en coulisses afin de persuader l’opposition radicale d’accepter le dialogue national qu’il avait balayé d’un revers de la main il y a peu de temps.

Voulant rouler les congolais dans la farine comme il le fit lors de la conférence nationale souveraine, il est hors de question d’organiser un quelconque dialogue, qui sera téléguidé par le dictateur Sassou-Nguesso. Avertissement est donc lancé au CAP de Jean ITADI, à l’UPADS pro-Sassou de Tsaty Mabiala de ne pas y participer car vous ne pourrez trouver refuge dans vos contrées du Niboland, où nous pleurons encore nos parents que vous n’aviez pu protéger lorsque vous étiez aux affaires sous le Pascal Lissouba. Nous n’hésiterons pas à vous traquer ! Aux enfants Kolelas, barrez-vous avec l’argent que vous avez volé avec votre père adoptif Sassou Nguesso. Faute de quoi, le Peuple du Pool ne vous fera aucun cadeau !

En acceptant de se faire corrompre par le dictateur Sassou-Nguesso, Bokamba Yangouma vient de vendre au diable l’âme de sa fille Mireille, décédée dans l’explosion du vol UTA au dessus du désert de Ténéré.

jean_michel_bokamba_yangouma

Oublié également le chagrin de cet homme qui apparut en marcel, à la télévision, pleurant sa fille.

Copieusement insulté dans son torchon, « Le manguier, le fleuve et la souris », Bokamba Yangouma fut qualifié par le dictateur Sassou-Nguesso, de souris qui lui rongeait sous les pieds.

N’ayant pu résister devant les sacs de nguiris « argent de la corruption », Bokamba Yangouma vient de trahir l’âme de sa fille. Là où elle est, sa fille Mireille doit être toute retournée. Quelle honte!!! Quelle inconséquence! Quel père félon et indigne!

Comme pour faire un bras d’honneur aux congolais qui vivent dans le dénuement, le dictateur Sassou-Nguesso vient d’acquérir deux avions. Le premier, un Falcon 8X lui a permis de se rendre en Guinée, chez Alpha Condé pour commencer à préparer sa fuite imminente. Le second avion qui sera livré dans quelques semaines, sera réservé pour ses valets.

Craignant de se faire exfiltrer par la France comme le fit son ami Compaoré, Le dictateur Sassou-Nguesso ménage sa monture. Les deux avions seront stationnés à Ollombo, prêts à décoller, en cas de menaces sérieuses.

Nous devons rester vigilants et continuer à nous battre. Rien n’est encore acquis. Cette course de fond usera le dictateur.

Dans sa bulle de dictateur, Sassou-Nguesso oublie que le monde a changé. A l’heure des autoroutes de l’information, les congolais sont informés en temps réel. Faire interdire à la Pravda (Télé Congo) de diffuser les images de la fuite de son ami dictateur Compaoré, relève d’un anachronisme consternant.

Lâché par ses frères Francs-maçons, le dictateur Sassou-Nguesso tente de braver Obama et Hollande. Jusqu’auboutiste, son cercle le plus restreint le dissuade d’emprunter cette voie sans issue qui lui serait suicidaire.

Arrivé au pouvoir par la force et le sang avec la complicité de la France de Jacques Chirac, il est hors de question pour nous de tomber dans le piège de la violence que nous tend le dictateur Sassou-Nguesso. Traumatisés par des guerres successives, les congolais ne souhaitent plus vivrent ce remake.

Lui qui disait à ses charlatans avoir la main-mise sur nguèlè, craint pour sa vie.

Lui qui a ôté les vies des milliers des congolais, cherche à préserver la sienne.

Lui qui a brisé des familles entières, cherche à mettre à l’abri ses familles éparses et muliti-recomposées.

Lui qui a pillé les caisses du Congo craint de se retrouver sans sous.

Lui qui a prêté serment devant le peuple congolais en affirmant respecter sa Constitution, cherche à la fouler aux pieds.

Lui qui rêvait de mourir au pouvoir, et avoir des obsèques grandeur nature, doit finir sa vie ne prison, et avec lui, tous ses complices qui l’aida dans sa guerre civile qui endeuilla des milliers de familles congolaises… Dans l’anonymat. Son caveau familial d’Oyo, bâti en marbre, tombera en ruines. Sans sa dépouille.

Son sort est scellé. Il le sait. Pris au piège par sa propre Constitution de fait, le dictateur est en voie d’extinction.

François Hollande ne peut être plus clair. Le temps des modifications constitutionnelles de convenance est révolu. Il ne reste alors au dictateur finissant (72 ans) qu’une alternative: quitter le pouvoir en 2016. De là, naîtra un Congo nouveau, qui fera de l’alternance démocratique son leitmotiv.

Unissons-nous pour ne pas manquer la marche de l’Histoire. Les corrompus et les félons ne sont jamais loin pour donner un coup d’arrêt à l’élan populaire. Adeptes de la facilité, ils sont prêts à tout pour trahir le peuple.

Ne laissons pas aux calculateurs et aux opportunistes voler notre victoire. La liberté, on ne la reçoit pas, on la gagne.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

Youss Band: ça n’arrive pas qu’aux autres !

(Congo-Brazzaville) Sassou-Nguesso, le dictateur en voie d’extinction
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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:19
(Afrique/Burkina Faso) En solidarité avec le peuple Burkinabé

par congo-liberty.com -

thomas-sankara -

Nous, mouvements sociaux, organisations et partis politiques progressistes, personnalités et citoyen-ne-s saluons avec respect et admiration le peuple burkinabè.

Nous nous réjouissons avec le peuple du Burkina de la chute de Blaise Compaoré.

Retrouvant sa dignité, s’inspirant des périodes les plus glorieuses de son histoire, mais aussi des idéaux de Thomas Sankara, nous affirmons qu’il montre l’exemple pour l’ensemble des pays africains et pour l’ensemble des peuples du monde qui luttent pour leur souveraineté et leurs droits fondamentaux.

En solidarité avec le peuple burkinabè :

  • Nous condamnons fermement les actes de la France qui a exfiltré le dictateur Blaise Compaoré,
  • Nous exigeons la fin de l’impunité et par conséquent, nous exigeons que Blaise Compaoré soit rendu à la justice du Burkina Faso,
  • Nous exigeons également que les dignitaires du régime de Blaise Compaoré ne soient protégés dans aucun pays et qu’ils soient également remis à la justice du Burkina.
  • Nous exigeons que Blaise Compaoré soit jugé pour sa participation dans les différentes guerres de la région, Libéria, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, qui ont fait des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de victimes.
  • Nous dénonçons et condamnons les politiques françafricaines.
  • Nous exigeons l’annulation immédiate et sans condition de la dette extérieure publique du Burkina Faso. Cette dette, en vertu du droit international, est largement odieuse et illégitime puisqu’elle a été contractée par un régime dictatorial, à son profit et en toute connaissance des créanciers.
  • Nous rappelons qu’une demande d’enquête parlementaire est déposée devant le parlement français sur l’assassinat de Thomas Sankara, et demandons qu’elle soit mise à l’ordre du jour le plus vite possible et que toutes les archives de l’époque soient accessibles sans restriction.

Nous restons mobilisés avec le peuple burkinabè dans sa conquête de liberté, de justice sociale et de souveraineté.

Discours de Thomas Sankara lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou, le 17 novembre 1986

Signataires :

CADTM international,

Réseau international Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique,

Survie,

AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique),

Afric Avenir International,

Afrique en lutte,

Arbeitskreis Panafrikanismus München,

Association Per à Pace,

ATTAC/CADTM Burkina Faso,

ATTAC/CADTM Maroc,

Balai citoyen Paris,

CADTM Lubumbashi,

Centre Europe – Tiers Monde (CETIM, Genève, Suisse)

Comitato italiano Sankara XX,

Comité Thomas Sankara Montpellier (CTSM),

Édition Page deux (Suisse, Lausanne)

Ensemble! (membre du Front de Gauche),

Femmes en Résistance,

Fondation Frantz Fanon,

Forum civique Bamako Mali,

le Partit Occitan,

Marche mondiale des Femmes (MMF)

Mouvement pour le Socialisme/Bewegung für Sozialismus (MPS/BFS), Suisse

NAD-UNIKIN (RDC),

No Vox Burkina,

No Vox,

NPA,

Parti communiste français (PCF) P

IR (Parti des indigènes de la république)

REPPADD (Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement),

Réseau Sortir du colonialisme,

RNDD Niger,

Union des Populations du Cameroun (UPC),

United Action for Democracy (UAD)

Jean Ziegler (sociologue, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU),

Mariam Sankara,

Samir Amin (président du forum mondial des alternatives, directeur du forum du tiers monde),

Odile Tobner (fondatrice, avec Mongo Beti, de la revue Peuples Noirs-Peuples Africains, ancienne présidente de Survie),

Aminata D. Traoré (membre du FORAM, Forum pour l’Autre Mali),

Bruno Jaffre,

Balufu Bakupa Kanyinda (cinéaste),

Dominique Vidal (journaliste),

Éric Toussaint (porte parole CADTM international),

Mireille Fanon-Mendès-France,

Michel Husson (économiste),

Annie Pourre (No vox),

Clémentine Autain,

Noël Mamère,

Demba Moussa Dembélé (Économiste Sénégal),

Albert Bourgi, professeur des université,

Alhassane Dicko, Association malienne des expulsées

Ameth Lo, Christian Bousquet (journaliste retraité)

André Chassaigne (président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Député du Puy-de-Dôme),

Andy Wynne (Britain),

Angèle Bassolé (poète éditrice),

Anne Grossmann (membre de l’association S.A.R.A),

Antonio Lozano (écrivain),

Bernard Souyris (Ethnologue),

Christian Darceaux,

Clariste Soh Moube (membres du FORAM, Forum pour l’Autre Mali),

Dominique Josse, Responsable Secteur Afrique, Parti Communiste Français (PCF)

Erica Deuber Ziegler (historienne de l’art),

Gabin Dabiré (musicien en Italie),

Ibni Oumar Mahamat Saleh Brahim, Mouvement du 03 Février (M3F),

Ibrahima Kebe, Faso-Kanu, Mali

Idrissa Touré, Joko ni Naaya

Issa N’DIAYE (professeur),

Jacques Casamarta,

Jacques Jouet (auteur de la pièce Sankara et Mitterrand),

Jean Didier Verdenot, Acteur Citoyen du Nande

Jean-Paul Lecoq (PCF, ancien député français, membre de la commission Affaires étrangères),

Juan Montero Gómez (philosophe),

Ladji Traoré, Parti Alliance Populaire Progressiste (APP), Secrétaire Général, Maire adjoint de Sélibaby, Ancien responsable PAI.

Mahamadou Torunsie, ORTM

Mamadou Diallo, Reseau Joko ni Naaya

Mamadou Goïta (directeur exécutif IRPAD/Afrique Bamako),

Michel Galy (politologue, auteur),

Mary Coulibaly, Collectif des Orpailleurs

Mouhieddine Cherbib (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’ Homme en Tunisie),

Nicolai Röschert (AfricAvenir International),

Nicolas Pinoit (Professeur de philosophie),

Nils Andersson (ancien éditeur),

Nouhoum Keita (journaliste Radio Kayira)

Pascale Larenaudie,

Raphaël Granvaud (militant de Survie et auteur du livre Que fait l’armée française en Afrique ?),

Robin Shuffield (cinéaste),

Samy Johsua (militant à Ensemble!),

Sana Seni (coordinateur national de No Vox Burkina),

Sushovan Dhar (political activist and trade unionist, India),

Thuy Tien HO (cinéaste),

Udry Charles-André (économiste, site alencontre.org)

Vincent Ouattara (écrivain professeur),

Yaffa Sekouba (Collectif des orpailleurs de Fokokoch de Kobada – COFK)

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 06:49
[Congo-Brazzaville] Perspectives pour le Sud-Congo : 28 novembre 1958 - 20 novembre 2014

Ma profession de foi :

« Je ne suis pas la millième personne qui désirerait le pouvoir pour le pouvoir, mais bien au contraire, celle qui veut unifier pour l’avenir, celle qui veut faire évoluer les choses et les mentalités, pour le bien et la sécurité des Peuples. Mon but n’est pas la sédition, mais au contraire l’unification. A l’instar de ce qui a été fait dans les pays européens, nous pouvons, nous devons réunir des entités ethniques homogènes pour la stabilité de l’Afrique. Pour ce faire, en l’état et pour le Congo, la réalité nous commande la partition, à l’image de ce qu’elle aura été pour la Tchécoslovaquie. Ainsi émergeront les Etats-Unis d’Afrique Centrale. »

Ignorer l’histoire, c’est revivre les drames…

Vingt et un ans déjà que disparaissait de la carte de l'Europe la République de Tchécoslovaquie. Deux nations, la Tchéquie et la Slovaquie qui, en 1918, décidaient de vivre ensemble. En 1993, d’un commun accord, ils se séparaient pour vivre leur destin dans l'indépendance. Deux nouveaux Etats en résultèrent : la République de Tchéquie et la République de Slovaquie.

La République de Tchécoslovaquie née des ruines de l'empire austro-hongrois après la première Guerre mondiale se proclamait par elle-même le 28 octobre 1918 indépendante. Un petit Etat au centre de l'Europe qui allait devenir l'un des pays les plus développés et industrialisés avant la Seconde Guerre mondiale jusqu’à ce qu’en 1948, les Communistes prennent le pouvoir sans savoir que faire si ce n’est d’assurer leurs propres revenus, en faisant subir aux autres le travail forcé.

En 1968, c’est le Printemps de Prague : tentative de réforme du système totalitaire aux abois ne sachant que faire pour garder leurs prébendes, suivit dans la même année, par l’occupation soviétique du pays pour éviter la contagion. S’en suivra unesombre période de normalisation qui ira jusqu'en 1989.

A partir de 1989, la Tchécoslovaquie se joint au courant européen d’un besoin salvateur de liberté qui conduira à la chute des régimes communistes en Europe. C'est la révolution de velours.

Le 1er janvier 1993, après leur choix fait en des termes démocratiques et consensuels, Prague devient la capitale de la Tchéquie et Bratislava, celle de la Slovaquie. Des indépendances qui auront à cœur de développer les économies internes de leurs Etats naissants en tenant compte des besoins sociaux de chacun de leurs Peuples.

Histoire de la République du Sud Congo : Notre Histoire

Août 1958. Demande expresse du Président de Gaulle auprès des dirigeants du Sud Moyen-Congo, et précisément à Fulbert Youlou lui-même, d’accepter le Nord Moyen-Congo, au nord de la Léfini, dans la future République du Congo en gestation, pour contrer le projet du MSA de Jacques Opangault d’aller siéger à Bangui avec Barthélémy Boganda, lui demandant en échange de voter favorablement le référendum du 28 septembre 1958 en échange d’une reconnaissance rapide de la République Autonome dans le cadre de la Communauté.

28 septembre 1958 : Vote favorable des Territoires Moyen Congo à l’adhésion dans la Communauté française créée par le référendum du 28 septembre du Président de Gaulle.

28 NOVEMBRE 1958 :

- Matin du28 Novembre 1958.C’est la date de la proclamation de la République du Congo, Une et Indivisible, qui aurait dû être l’union du Nord Moyen-Congo et du Sud Moyen-Congo, une union plus qu’éphémère qui ne dura qu’un simple matin, celui du 28 novembre 1958.

- Après-midi du 28 Novembre 1958. Si tous les députés Nord Moyen-Congo et Sud Moyen-Congo votèrent bien au matin du 28 novembre 1958 la création de la République du Congo, l’après-midi du même jour, les députés Nord Moyen-Congo du MSA de Jacques Opangault boycottèrent tous l’Assemblée Territoriale pour ne pas avoir à élire Fulbert Youlou premier Premier Ministre de la nouvelle République, ce qui revenait de fait à se partager et se séparer.

Ce qui veut dire que tous les députés du Nord, reniant leur vote du matin, annulaient leur reconnaissance de la République du Congo, et que l’actuelle République du Congo, Une et Indivisible, n’est jamais que celle du Sud Congo, sans le Septentrion du Nord-Léfini.

En définitive, seuls les membres de la représentation territoriale du Sud Moyen-Congo, regroupée au sein de l’UDDIA de Fulbert Youlou et du PPC de Félix Tchicaya, votèrent la mutation du statut juridique des territoires du Moyen-Congo en République du Congo qui ne peut par conséquent qu’être celle du Sud Congo en lui raccrochant le Nord pour satisfaire la demande du Président de Gaulle de façon telle que ce Nord n’a jamais été dans la République, et ne l’est toujours pas car, jusqu’à ce jour 28 Novembre 2014, aucun texte législatif, n’est venu corriger celui du vote du 28 Novembre 1958, texte voté in fine par les seuls députés du Sud. C’est le DROIT.

4 janvier 1959. Commencement des émeutes initiant un long cycle d'affrontements armés…

15 août 1960. L’indépendance de la République du Congo est proclamée sans modification des conditions du vote du 28 Novembre 1958.

13, 14 et 15 août 1963. Le pouvoir du Président Fulbert Youlou est contesté par les syndicats à la suite d’une augmentation des cotisations sociales, accusé de gabegie, de vol des deniers de l’Etat, de néo-colonialisme (France) et d’impérialisme (USA). Fulbert Youlou attire l’attention du Peuple en ces termes de façon prémonitoire : « les révolutionnaires vous mentent. Ils ne sont là que pour s’enrichir à votre dépend. Ils ne construiront pas le pays ». Manipulé et galvanisé par des slogans anti-impérialistes, le Peuple exige sa démission, chantant « Youlou a tout volé, nous rebâtirons de nouveau… ». Fulbert Youlou remet de lui-même sa démission aux Forces Armées en leur ordonnant de ne pas tirer sur le Peuple. Ces trois jours deviennent les Trois Journées Glorieuses consacrant la révolution au Congo.

Notons, a postériori, l’erreur des syndicats qui n’avaient pas su percevoir dans les cotisations sociales une rémunération différée ; le débat ayant dû porter sur son intégration aux coûts salariaux, et non pas en déduction des salaires nets sous la pression du patronat colonial. Les syndicats se trompaient d’adversaire en ne demandant pas à Fulbert Youlou d’agir par décret pour intégrer ces cotisations dans le coût. Alphonse Massamba-Débat prend le pouvoir en revenant au statu quo antérieur ignorant le progrès du revenu différé.

1968. Coup d’État de Marien Ngouabi. Le Mouvement National de la Révolution (MNR), parti au pouvoir, est remplacé par le Conseil National de la Révolution (CNR) au nom « du socialisme scientifique ». Le Président Alphonse Massamba-Debat est débarqué par les révolutionnaires.

30 décembre 1969. Création du Parti Congolais du Travail (PCT) qui s'arroge le pouvoir de la totalité de la République du Congo en le prostituant en République Populaire du Congo : le parti dirigera désormais l’Etat ! Le Peuple qui pense à haut-niveau dans l’entreprenariat est commandé par le Peuple de moindre qualification, ce qui ne veut pas dire que ce dernier ne soit pas considéré bien au contraire, mais qu’il ne faut pas inverser les facteurs pour que les plus aptes puissent agir dans un cadre donné. C’est le début du règne de la marginalisation voire de la colonisation des ressortissants du Sud Congo par ceux-là mêmes qui n’ont jamais voulu de l’unité et de la continuité du territoire du Congo jusqu’au-delà du Nord de la Léfini.

A partir de 1970 vont se succéder les coups d’État, les assassinats, les épurations de cadres du Sud Congo dans toutes les administrations, les enlèvements, les gabegies financières, la spoliation des biens et des espaces de vie, l’acculturation, l’ostracisme, les velléités génocidaires. Tout ceci, sous la pression essentielle, dictatoriale, des cadres originaires du Nord Léfini.

De février à juin 1991. Tenue de la Conférence Nationale Souveraine pour tenter de colmater les fissures…et retrouver un équilibre entre le Nord et le Sud. La Conférence fut initiée à partir de Paris par la commission de réflexion ad hoc du MPC, dirigée par moi-même, en organisant la Première Marche de l’opposition de la Place Victor Hugo à l’Ambassade du Congo pour exiger la fin du monopartisme, du parti-Etat PCT, pour obtenir le pluralisme démocratique et l’alternance politique.

1992 - 1997. Malgré les élections démocratiques, rien n’y fait. L’intolérance ne connaît pas de répit. Les violences politiques se transforment en guerre contre les civils pour aboutir au coup d’Etat du 5 Juin 1997 avec ses prolongements et ses horreurs qui vont durer de 1997 à 2005,et dont Jean-Paul PIGASSE dira sur LCI : « on aurait pu s’en tirer avec moins de 2 000 morts ».

12 août 2014. Lors de son message à la nation, explicite envers ceux du Nord-Léfini, Denis Sassou confirme son rapport dominateur sur ces Autres, comme il nous nomme : les 750 000 ressortissants du Sud Congo manquent à l'appel ; les 350 jeunes gens « disparus du Beach », enfermés vivants puis jetés dans le fleuve Congo pour certains, jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs, pour d’autres ; les 350 familles enterrées à Kimaza, au Bas-Congo, en RDC ; les charniers de Mbanza-Ndounga, de Kibouéndé (Baratier), etc.

Il entérine sa vassalité de ces Autres : sur les 54 généraux de l'armée, 90 % sont du Nord et 65 % de ceux-ci sont de sa région ; sur les récents 500 étudiants envoyés à Cuba pour leurs études en médecine, 400 sont originaires du Nord ; en 2004, seuls 4 citoyens du Sud parmi les 84 envoyés se former à l'étranger pour gérer le port de Pointe-Noire.

Tout cela pour soumettre, assujettir, vassaliser, asservir, discriminer, coloniser, les AUTRES, faire des esclaves, comme bien clairement exprimé par Théophile Obenga, en 2001 : « […] Si les choses ne sont pas vus de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… »

14 avril 2014. Devant la menace d'une extermination programmée par le pouvoir autocratique et génocidaire des Mbochi d'Oyo, et constatant l'état de perdition de la nation Kongo, des Congolais scellent et signent à Paris, Terre des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’État du Sud Congo pour protéger le génome du Peuple du Sud Congo. Elle vise tout aussi à promouvoir, dans une continuité d'Esprit émancipateur du 28 novembre 1958, ce Congo, Un et Indivisible. Matrice de l’indivision conçue depuis la guerre contre les civils de juin 1997 à mars 2005 comme étant la domination du Grand Nord de Sassou sur le Sud Congo du peuple Kongo, de la Léfini à l’Océan.

30 avril 2014. Les Nations-Unies (ONU) prennent acte de la Requête de Déclaration de l’Etat du Sud Congo. Au Nom du droit inaliénable des Peuples à l'Auto-détermination, il est maintenant question de la tenue du Référendum sous l'Egide de l'ONU, pour laisser la liberté au seul Peuple du Sud de se déterminer en toute conscience.

Voilà notre Histoire passée véritable. A nous d’en écrire les prochaines pages, à la faire évoluer autrement que la direction qui lui est imposée en ce moment, 56 ans après l’Acte Fondateur du 28 Novembre 1958 de la République Kongo du Sud Congo !

Perspectives pour l’instauration de la qualité de vie en République SUD CONGO

L’Afrique en général et le Sud Congo en particulier ont la population la plus jeune du monde. Plus de la moitié des Kongo ont moins de 25 ans. Des jeunes représentant l’avenir du Sud Congo de plus en plus nombreux et de moins en moins formés. Quels défis et quelles opportunités pour qu’ils participent pleinement au développement de leur Pays, le Sud Congo ?

Au nombre de nos défis, il y a celui prioritaire de l'Emploi. Pour le résoudre, nous allons créer le marché intérieur en développant la production. Il nous faut donc relever ce défi de l'industrialisation. L'impact premier de cette politique industrielle sera le levier idoine pour assurer à toute notre jeunesse active un revenu qui se dépensera dans ce marché. Nos opportunités pour ce défi majeur sont immenses. Il s'agit de mettre à disposition des outils et des moyens indispensables pour que notre jeunesse et nos jeunes deviennent les principaux acteurs de leur épanouissement, de notre développement. C'est le rôle que doit s'assigner le gouvernement du SUD CONGO.

Parmi les autres défis, il y a également celui de la stabilité. Aussi, la solution politique que nous proposons n'est pas la sédition, mais la mise en adéquation d'espaces culturels, sociologiques et ethniques homogènes. La mise en place de ces grands ensembles régionaux distincts mais coopérants, en participant in fine, à la réduction drastique de conflits et à l'efficience économique dans le tournant géostratégique qui se fait. Nous deviendrons, enfin, des partenaires crédibles, et non plus ces simples réservoirs à matières premières.

Ce n’est que par l’instauration d’un système de revenu immédiat et différé que l’on peut assurer la qualité de vie d’un peuple quel qu’il soit en général, et en particulier, pour le Sud Congo où, le gouvernement sera le garant dans les domaines de la santé, de l’enseignement, de la prévention sociale, de la formation professionnelle, des retraites, des pensions comme des soldes avec une revalorisation par rapport au niveau de vie et au statut social, la réhabilitation en grade et solde de nos soldats en fonction de leur classe. Sans oublier les indemnisations de toutes les victimes innocentes comme le font les gens en Nord-Léfini en protégeant les leurs.

Le projet de gouvernement auquel je m’attelle pour l’industrialisation du Congo et ses activités agricoles tiendra une place de choix permettant à l’ensemble de nos cadres qui sont à l’étranger de rentrer pour participer à la reconstruction du Sud Congo en leur offrant toutes les garanties, les revenus et les structures d’accueil propices à leur insertion dans le pays en lien avec leur formation, leur compétence et leur spécialité. Il est anormal que ces cadres n’exercent pas dans notre pays alors qu’en Europe ils sont sous-rémunérés. C’est pourquoi, il est indispensable dans un premier temps d’œuvrer à installer l’Etat Sud Congo, la République du Congo de nos Pères-Fondateurs, dans ses dimensions sociales, économiques et politiques pour l’installation de la démocratie, condition essentielle de création des Etats-Unis d’Afrique Centrale en tant que Marché Intérieur.

Notre initiative de partition, à l'instar de celle ayant conduit à la naissance de la Slovaquie et de la Tchéquie vise à la stabilité des Peuples et à la prospérité des deux Nations, nulle haine ne la sous-tend, aucun ressentiment ne l'anime, sinon le constat évident de l’impossibilité actuelle à cheminer ensemble sans fiançailles consenties, que chacun fasse sa régression face au crime.

C'est le motif de notre initiative de Référendum d'Auto-Détermination du Peuple du Sud Congo. Nous agissons dans le dessein de faire émerger enfin cette République Une et Indivisible qu’est effectivement la Nation Kongo de la République du Sud Congo dite République du Congo au souhait du Président de Gaulle, et pour laquelle tant d'Enfants, de Femmes et d'Hommes ont perdu la vie par le génocide de la colonisation Mbochi d’Oyo du fait de notre appartenance à ce Sud.

A l'instar de la Tchéquie et de la Slovaquie, nous bâtirons, dans la cordialité, la réciprocité équitable, la reconnaissance et la confiance avec ceux qui seront nos partenaires commerciaux.

"Comparaison n'est pas Raison", c'est vrai. Nous étions les premiers, sinon les seuls à mettre en garde notre Peuple contre les conclusions trop hâtives tirées des événements du Burkina Faso car la spécificité, qui est la nôtre avec le Congo sassouiste et ses génocides et ses crimes contre l’Humanité, et que le Burkina Faso n’a pas connu, induit la dimension de survie après génocide.

Les événements en cours au Faso laissent penser, comme nous l'avions analysé et exposé, à la récupération du pouvoir sur fond de sacrifice de Blaise Compaoré, président déchu. Mais de cela aussi, comment aurait-il pu en être autrement ? Ce pouvoir, comme celui qui sévit actuellement au Congo, a saturé les administrations de l’État de leurs affidés. Qu'un semblant de révolution se fasse, ce seront les mêmes castes qui seront reconduites, et c'est depuis 1968 que cela dure.

Aussi, rien à attendre de probant du pouvoir actuel de Sassou ou de celui qui, par un jeu de dupes, le remplacera dans le but non avoué de mieux préserver que les intérêts Mbochi d’Oyo.

De même, pour nous tous Kongo du Sud Congo, l’idée d’un GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE n’est plus et ne saurait être jamais à l’ordre du jour dès lors que des membres du CDRC ont été arrêtés et sont encore embastillés et que moi-même suis condamné pour lui avoir proposé cette issue de sortie par la grande porte. C’est la confiance qui est en cause et qui nous oblige à voir en face ce génocide indélébile.

La date est solennelle. Le moment sera important. Il Vous appartiendra, Vous, Peuple du Sud Congo de choisir, par Référendum d’Auto-Détermination le monde que nous aurons à léguer à ceux qui vont suivre, entre l'esclavage et la liberté, entre la soumission et la dignité, entre la mendicité et la réalisation, entre la hauteur et la boue, entre la lucidité et le déni, entre la responsabilité et la démission, entre la prévarication et le labeur du travail, entre la juste répartition et la dissimulation frauduleuse, enfin entre Notre Survie et leurs viols consécutifs.

En ce 28 NOVEMBRE 2014, 56ème anniversaire de la création de l’Etat Congo du Sud Congo en pays ponténégrin, jamais nous ne devons oublier que nous sommes tous le produit de notre passé, mais aussi les visionnaires de notre avenir. Celui du Sud Congo. Soyez tous assurés de notre détermination sans faille quant à l’émergence du vaste projet qu’est notre CONGO NA BISO.

Vive la République du Congo.

Modeste BOUKADIA

Président du Conseil de la République Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, France : Terre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, le 28 novembre 2014.

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:41
(Congo-Brazzaville) Des flots et des larmes pour les riverains de la « Tsiémé » et de Ngamakosso – Brazzaville

Le Congo de Sassou n'a pas d'eau potable, mais elle noie les villes du pays.

Deux ans de municipalisation accélérée de Jean Jacques Bouya, le gourou du BTP du Congo-Brazzaville, pour la ville capitale n’y ont rien fait. La soif des brazzavillois de voir leur ville se moderniser est restée intacte. Les deux ans n’ont pas suffi à redonner espoir aux riverains de la « Tsiémé » tout comme ceux de Ngamakosso, de « Mama Mboualé » et « Petit chose », une zone où on ne pense plus que les habitants sont prêts à se jeter à l’eau pour soutenir le candidat Sassou comme jadis. Les travaux d’Hercules du Baron Haussmann du « chemin d’avenir » peinent à convaincre. Les résultats escomptés de l’assainissement de Brazzaville tout comme de Pointe-Noire se font toujours attendre. Après les trois morts officiels dus aux fortes pluies, espérons que les électeurs de ces quartiers réfléchiront par deux fois avant de confier leur destin à Sassou.

Alors que sous d’autres cieux (pays du Sahel, Burkina-Faso) les pluies sont attendues et accueillies avec hardiesse, au Congo-Brazzaville, elles sont source d’angoisse. Les habitants de Brazzaville et Pointe-Noire sont désespérés et ne savent pas à quel saint se vouer pour intercéder auprès de Dieu afin d’arrêter le déluge. Surtout pas à Hugues Ngouolondelé, le maire de Brazzaville qui passe son temps à mouiller la barbe à ses agents et est, nolens volens, maintenu à son poste par Denis Sassou Nguesso pour un troisième mandat (congopage.com, 1er novembre 2014). Autant dire que les Brazzavillois vont encore boire la tasse. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis le maire Fulbert Youlou (1959) jusqu’à Hugues Ngouolondélé (2014) en passant par Hervé Mayordome. La dynamique municipale est allée décroissante, s’illustrant par des projets qui se sont réduits comme peau de chagrin.

Les pieds dans l’eau

Bonjour les dégâts
« Bonjour tristesse » s’écria Françoise Sagan : tel est l’état d’esprit des riverains de la « Tsiémé » ainsi que les habitants de Ngamakosso, « Mama Mboualé » et « Petit’chose » en proie à la furie des eaux, au manque d’infrastructures d’assainissement et à l’urbanisation anarchique. Les conséquences ont été désastreuses pour les riverains de la Tsiémé. Du pont de Mikalou au pont de la Tsiémé en passant au-dessus des ponts de l’avenue des Ancêtres et de Papa Gâteaux, jusqu’au-delà de l’école de la Tsiémé et de l’Eglise Saint Augustin. Rien n’a été épargné. Le presbytère de Saint Augustin est menacé. Le bilan évoque quelque 200 à 300 familles qui ont abandonné leurs habitations pour se mettre à l’abri, loin de la zone touchée. « C’est absolument énorme. Les maisons et les ruelles ont été submergées », souligne Pierre Ngaya, un habitant de la zone. « Je n’ai jamais vu ça, un petit cours d’eau qui s’est transformé en un véritable torrent », confie une riveraine de la Tsiémé (Les dépêches de Brazzaville, 22 novembre 2014). A Ngamakosso, on dénombre trois morts.

Brikolelas
Comment en est-on arrivé là ? Depuis plusieurs décennies, la rivière La « Tsiémé » n’a pas bénéficié de travaux d’assainissement ni de simple opération de curage sauf sous le mandat de Bernard Kolelas à la mairie de Brazzaville sous la présidence de Pascal Lissouba. Un curage réalisé avec les moyens du bord : pelles, brouettes, houes, pioches etc… C’était du bricolage. Du « brikolelas » qui a apporté un peu de confort et de réconfort aux habitants de Brazzaville. Durant cette période, les inondations avaient sensiblement été réduites. Le répit avait été de courte durée. Le curage des ruisseaux de Brazzaville qui drainent les eaux dans le fleuve Congo amorcé par Bernard Kolelas avait été abandonné par la nouvelle équipe municipale dirigée par Benoît Moundelé Ngolo et installée à la suite du putsch de Sassou du 5 juin 1997. Pourquoi n’avait-on pas continuer dans cette lancée ? Lambert Galibali, Gabriel Obongui, Louis Zatonga, Gabriel Emouéngué, Jean Jules Okabando, tous anciens maires de Brazzaville, n’avaient pas jugés indispensables l’engagement des travaux d’assainissement de cette rivière qui traverse la capitale. Résultat : pendant la saison des pluies, la rivière La « Tsiémé », totalement ensablée et servant de dépotoir de déchets et ordures ménagères, de tombe (sans jeu de mot) aux détritus domestiques, déborde et sème la désolation. Les services de voirie étant inexistants, les ruisseaux de Brazzaville servent de décharge publique.

Le document de stratégie pour la croissance, l’emploi et la réduction de la pauvreté (DSCERP) 2012-2016, indique que le système de collecte et de traitement des déchets solides dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire sont peu développés. A peine 5 % des déchets produits quotidiennement seraient collectés. Ce pourcentage est insignifiant par rapport au pays ayant un PIB par habitant similaire comme le Maroc, d’après l’Agence française de développement (AFD).

Madoukou /Mfoa

Les différentes équipes municipales se sont caractérisées par le manque de compassion, l’incompétence, l’imprudence et l’impunité. Les riverains de La « Tsiémé » touchés par les inondations sont des spectateurs et des victimes éberlués par les manquements des anciens maires de Brazzaville, passant leur temps à naviguer à contre-courant. Et, surtout, par l’incompétence et le cynisme de l’actuel maire Hugues Ngouolondelé et Jean Jacques Bouya chargé de gérer le budget d’investissement du Congo-Brazzaville.

La saison des pluies bat son plein. Les riverains de la « Tsiémé » vivent au rythme des inondations sous le regard goguenard des épigones du « chemin d’avenir ». Reste aux habitants des rives de la « Tsiémé », aux habitants des quartiers Ngamakosso, « Mama Mboualé » et « Petit ’chose » d’implorer la commisération de l’Agence française de développement (AFD) de soulager leurs souffrances en finançant les travaux d’assainissement de Brazzaville, comme elle s’est engagée à le faire pour les quartiers Bacongo et Makélékélé qui ont conservé l’image de gros villages.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Congo-Brazzaville) Des flots et des larmes pour les riverains de la « Tsiémé » et de Ngamakosso – Brazzaville
(Congo-Brazzaville) Des flots et des larmes pour les riverains de la « Tsiémé » et de Ngamakosso – Brazzaville
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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 07:38
(Congo-Brazzaville) Priver les Congolais d’eau potable est un crime contre l’humanité !

Par RIGOBERT OSSEBI -

Que l’on soit riche ou pauvre , dans quasiment tous les pays d’Europe, et particulièrement en France, il est un confort minimum auquel tout le monde a droit : c’est celui d’entrer dans une salle de bains, petite ou grande, d’allumer la lumière électrique et de faire couler l’eau d’un robinet.

Au total, un peu plus d’une vingtaine de litres d’une eau pure et transparente, pour se raser et se brosser les dents, pour une douche chaude – tiède ou froide – et pour tirer la chasse. Une eau souvent sans arrière goût que l’on peut boire sans inquiétude. Il en subsistera encore une bonne trentaine de litres à consommer pour le restant de la journée avant d’atteindre le quota-minimum : celui reconnu comme « un droit et un respect de la dignité humaine ».

Allez expliquer cela aux parents restés au bled, qui suffoquent sous les grandes chaleurs, sans eau pour se doucher… Ou comme ces derniers jours, à cause de grandes pluies, lorsque l’eau se remet à couler – d’un aspect boueux – et qu’elle est impropre à la consommation. Que faire, autrement que de la boire, lorsque l’on n’a pas les 500 FCFA pour s’offrir une bouteille d’Eau de Mayo et qu’il en faudrait trois ou quatre par jour pour toute la parcelle ? Alors, on ne compte plus les mortalités, les infections dont on se débarrasse difficilement, comme les amibes, et d’autres séquelles auxquelles on finit par ne plus faire attention.

Cela ne saurait déranger les nantis du régime. Il parait que bon nombre d’entre eux se font livrer l’Eau de Mayo par bonbonnes entières pour leurs douches et leurs bains.

Des centaines de milliards de FCFA de marchés attribués à des entreprises chinoises ou brésiliennes proches du tyran, et de l’incontournable Jean-Jacques Bouya, n’ont donné strictement aucun résultat, sauf l’enrichissement des quelques mêmes prédateurs. (Combien de puits ont été effectivement forés par ASPERBRAS pour les 400 millions de dollars qu’ils auraient déjà encaissés ?)

Trente années d’un pouvoir absolu du généralissime autocrate de l’Alima n’ont pas permis, à la population congolaise, un accès à l’eau potable. Mais cela ne saurait empêcher le dictateur de vouloir briguer un nouveau mandat présidentiel.

Alors, l’Eau de Mayo est devenue au Congo aussi indispensable à la vie que l’air que l’on y respire. Cela tombe bien, elle est entre les mains d’un ami du régime qui serait, selon de bien mauvaises langues, toujours prompt à organiser un anniversaire à l’épouse du président ou à verser, en quantité, du liquide à sa ministre de tutelle, l’indéboulonnable multicartes Claudine Munari… Affaire on ne peut plus juteuse dans un pays qui déborde d’eau que l’on ne veut pas rendre potable ! Vous avez bien lu : « que l’on ne veut pas rendre potable ! » L’argent du Congo a été prêté, par centaines de millions de dollars, à des pays africains bien plus pauvres qui ont assuré à leur population la fourniture d’eau et d’électricité dont les Congolais ne peuvent, eux, bénéficier !

Bafoué au Congo, ce droit à l’eau est tellement fort partout ailleurs, qu’au début de cette année le Tribunal Civil de Charleroi en Belgique, a interdit à la SWDE (Société Wallonne Des Eaux) de couper la fourniture d’eau à un abonné qui persistait pourtant à ne pas payer ses factures. Dans cette décision inédite, il a dit « qu’ordonner la coupure totale de la fourniture d’eau à un abonné, même si cet abonné accumule un grand retard de paiement, est, en l’état actuel de notre société, inconcevable […], contraire à la notion de dignité humaine”.

Et le Tribunal d’ajouter : “ ………il n’est pas raisonnable qu’une personne soit privée totalement d’eau. […] Les traités internationaux consacrant le droit à l’eau et la Constitution belge garantissant que chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine, nécessitent […] que le juge « s’interroge” quand il lui est demandé de couper l’eau à un consommateur. » Pour le tribunal, “l’eau constitue une ressource commune et vitale à laquelle tout être humain a droit”.

Pour le Tribunal Civil de Charleroi, en effet, la SWDE “a une mission de service public qui touche aux droits fondamentaux de tout être humain, mission manifestement incompatible avec la possibilité qui lui sera donnée de procéder à une coupure totale en cas de défaut persistant du paiement des factures”. C’est une décision de principe, qui fera jurisprudence, puisque rendue par trois magistrats et pas par un juge seul ; et définitive, puisque statuée en Appel.

A moins de penser que les Congolais appartiennent à une autre espèce ou qu’ils vivent sur une autre planète, voilà qui devrait inspirer nos Juristes amis ! Et surtout inquiéter les dirigeants de la République du Congo, le Président Denis Sassou Nguesso précédant ceux de la SNDE et surtout le ministre des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya, qui avaient tous les moyens financiers pour s’acquitter de leur devoir d’alimenter en eau les Congolais ; ils ont totalement failli à leur mission en préférant détourner massivement les fonds qui devaient y être consacrés….

Il se pourrait bien alors que cette défaillance persistante depuis trois décennies, pour favoriser l’enrichissement personnel considérable que ces personnes ont enregistré avec leur entourage, relève d’une juridiction spéciale, en France pour sa compétence internationale et pourquoi pas celle du Tribunal Pénal International de La Haye ?

Pour nous éclairer, voici la définition des crimes contre l’humanité selon le Droit Pénal Spécial en France : « Les crimes contre l’humanité désignent des atteintes à la vie et à la dignité de la personne humaine, commises en exécution d’un plan concerté, à l’encontre d’un groupe de personnes civiles, en temps de guerre ou non. Ces atteintes peuvent consister en la déportation, la réduction en esclavage, la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvement suivie de disparition, de la torture ou d’actes inhumains. Les crimes contre l’humanité doivent être inspirés pour des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux. La commission de ces crimes, comme leur tentative et leur planification, sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté. »

Le fait que deux à trois millions de personnes depuis si longtemps soient privées d’un accès permanent à de l’eau potable – reconnu comme une atteinte à la dignité humaine selon la jurisprudence de Charleroi – et à une alimentation électrique suffisante, dans un pays riche de pétrole et de matières premières, pourrait-il justifier la citation des personnes susnommées devant une Cour Spéciale à Paris ou à La Haye ?

La réponse est : Oui !

Cet été à Marbella, dans son Palais, le dictateur avait piqué une colère contre ses enfants. Il est de notoriété publique que tous ses rejetons, issus d’une multitude de lits différents, se détestent au plus haut point. Aussi, ils ont été très nombreux à s’être rendus auprès de leur père durant ses vacances espagnoles, chacun à bord de son jet privé personnel ou de location. En apprenant que l’aéroport le plus proche, celui de Malaga Pablo Ruiz Picasso, était encombré par leurs petits avions, le dictateur était alors entré dans une colère noire. Il leur avait hurlé : « Vous ne savez pas qu’on nous observe en permanence ! Les Espagnols, les Français, les Américains regardent ce que nous faisons ! Vous croyez qu’ils ne voient pas comment vous vous déplacez avec vos avions et vos hélicoptères ? Vous voulez ma perte ? Vous voulez qu’ils me chassent ? »

Il est difficile de prédire ou de pronostiquer qui sera responsable du départ de Denis Sassou Nguesso et de toute sa clique, mais cet élément de jurisprudence mis en avant par ce Tribunal de Charleroi, qui n’est qu’à 200 kilomètres de La Haye et presqu’autant de Paris, ouvre une nouvelle perspective juridique et médiatique. Il serait absolument pertinent de saisir l’une ou l’autre de ces juridictions pour ce motif tout aussi valable que les Disparus du Beach, et qui a le mérite d’être encore présent et très aisément vérifiable.

Toutefois, dans un contexte politique délicat dans toute l’Afrique subsaharienne, le mécontentement des populations gronde particulièrement au bord du fleuve Congo. Il serait fort à craindre, et fort regrettable également, que cette « affaire d’eau » ne dégénère et ne pousse un jour prochain les Congolais excédés à la régler « à la Samuel Doe »… !

Sans mauvais jeu de mots… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 06:45
(Congo-Brazzaville) Confidentiel: Les dessous de la réunion extraordinaire du Bureau Politique du PCT

par le Camarade M.A. NKAM, membre du Comité Central du PCT



Il s’est tenu le 07 novembre 2014 à Brazzaville dans la salle des banquets du palais des congrès, la réunion extraordinaire du Bureau Politique du PCT.
Ce jour là, tout le Peuple Congolais avait les oreilles et les yeux rivés sur les membres du Bureau Politique et sur tout le PCT.
Le Peuple savait que le PCT, à travers cette réunion voulait précipiter son agenda sur le fameux changement programmé de la Constitution du 20 janvier 2002.
Après moult et sulfureux échanges, le PCT a rendu public un insipide communiqué final évitant pour l’instant, précautionneusement, au Congo le scénario Burkinabé.
Mais, comme un Peuple échaudé craint l’eau froide, cette reculade du PCT n’a pas fait baisser la garde aux Congolais, qui du reste demeurent vigilants et n’ont jamais oublié que le PCT a toujours été et restera un parti comploteur, récupérateur et manipulateur pour se donner le beau rôle le moment venu.
Aussi, le Peuple Congolais a dans son viseur tous les membres du Bureau Politique et du Comité Central du PCT, en toute circonstance de temps et de lieu.

Il est désormais clair que le Bureau Politique du PCT, pris de peur, n’a pas osé affronter la grogne populaire en tranchant le débat en faveur du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Le syndrome du Burkina-Faso et la chute de Blaise COMPAORE, « l’ami intime » du Président SASSOU, règnent dans tous les esprits.

Le Bureau Politique a été informé pendant le déjeuner de la contestation populaire qui se préparait dans les différentes villes du TCHAD.
Le Peuple Congolais félicite le Professeur Charles Zacharie BOWAO que SASSOU a voulu noyer dans l’affaire du 04 Mars, alors que ce sont les entreprises des enfants du Président, KIKI, COCO, KAKA… qui ont perçu par 3 fois l’argent du Trésor Public, sans pour autant déplacer les camps militaires.
Le Professeur BOWAO a mis les deux pieds dans le plat en interpellant la conscience de ses camarades du PCT. Il a demandé avec courage que soit examinée la seule option possible, celle de trouver « une porte de sortie honorable » pour le Président du Comité Central du PCT Denis SASSOU NGUESSO.
Seul à l’avoir soutenu, le Camarade Richard EYENI, bravo à ce doyen qui a demandé que soit considérée la proposition « très pertinente » du vaillant Camarade BOWAO. Le Peuple doit connaître ses grands esprits du PCT !

Les Camarades Pierre NGOLO, Michel NGAKALA, d’habitude très offensifs, ont préféré reculer et botter en touche. Ils ont compris que l’instrumentalisation orchestrée du Conseil National des Sages à la tête duquel ils avaient placé l’oncle du chef, Mr EWENGUE, ne pourra porter ce projet « incivique » de changement constitutionnel.

C’est pour cela que le Peuple demande au PCT de se ressaisir et d’aider le Président SASSOU à quitter le Pouvoir avec Honneur et garanties, pour qu’il bénéficie demain des circonstances atténuantes. Cela lui épargnera le sort des Ben Ali, Laurent Gbagbo, Kadhafi, Moubarack, Campaoré, etc. Le Président SASSOU ne mérite pas cela, à lui de savoir discerner les Signes astraux des Temps. Pour le parti de Compaoré, c’est maintenant l’archevêque de Bobo Diolasso qui plaide pour ses membres, désormais considérés comme des Ebola politiques.

Les Camarades OBAMI ITOU, Rodolphe ADADA, Jean Jacques BOUYA, Jeanne DAMBENDZE, Henri OSSEBI (qui avait pourtant insulté copieusement SASSOU pendant la CNS), Henri DJOMBO, François IBOVI (qui a fuit comme un lâche la réunion), Arlette NONAULT SOUDAN, (qui a abandonné son mari à Paris pour des aventures impudiques à Brazzaville), NZOMBILA…vous et d’autres que nous citerons bientôt, vous avez demandé que l’on change la Constitution de notre Patrie, malgré le SYNDROME BURKINABE ; le Peuple vous a enregistré à travers ses dignes fils qui siègent avec vous à l’intérieur du PCT. On sait bien que ce n’est pas votre intime conviction, mais comme l’homme de Mpila écoute tout, pour ne pas risquer d’être évincé de vos postes respectifs, vous avez choisi de sacrifier le Peuple pour vos intérêts égoïstes, partisans et mesquins.

Le Peuple vous en sait gré et demande à vos proches de prendre toutes les dispositions utiles, afin de vous sauver de ce gouffre où l’histoire de notre Pays vous comptera parmi les fossoyeurs et les indignes fils du Congo.

Quant à ADADA, DJOMBO et NTSIBA qui attendaient la passe du Président SASSOU, au cas où il ne se présente pas ; lui même SASSOU sait ce que chacun de vous pense de lui et vos différents calculs et lâchages à certains moments et à certains endroits, comme aux Nations Unies, dans vos écrits, propos et causeries familiales, pendant lesquelles vous ne cessez de diaboliser l’homme de Mpila que vous espérez pourtant succéder à la Présidence. Les mêmes calculs de succéder au Président SASSOU, sont aussi faits dans les laboratoires d’ONDONGO, BOUYA, NDENGUET et JD OKEMBA comme quoi le Vieillard de Mpila est vraiment lâché. En bon rusé légendaire, le Président SASSOU le sait et feint de ne pas voir, de ne pas savoir. Mais méfiez – vous, l’Astre d’Oyo vous a à l’œil et il aura le dernier mot !

Tout ce beau monde, le Peuple connaît vos somptueuses villas au Congo. Prochainement nous allons publier les photos de ces villas, que nous allons incendier comme à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. Blaise n’est pas parti à Yamoussoukro avec tous ses dignitaires ; les autres dignitaires et maîtres-chanteurs se sont volatilisés dans la nature pour échapper au châtiment du Peuple souverain, le même qui leur avait prévenu de ne pas toucher à sa Constitution.

Les camarades membres de la fameuse commission mise en place par le Bureau Politique, soyez lucides, impartiaux, républicains et patriotes. Et, pensez à vos noms de familles qui engagent tous vos proches parents et postérité. Le Peuple connaît tous vos immeubles, vos maîtresses, vos activités économiques…

Camarades COUSSOU-MAVOUNGOU, Ferdinand SABAYE, Charles Zacharie BOWAO, pendant que vous méritez encore que l’on vous appelle camarades, n’oubliez pas que vous êtes des jeunes cadres compétents dans vos domaines respectifs. Vos mains sont encore propres, ne les salissez donc pas à l’autel de l’éphémère et du saut vers l’inconnu. Aujourd’hui au Burkina les jeunes cadres qui se sont laissés embarquer les yeux fermés par Blaise, sont désormais sans repères dans la nature.

SABAYE, le Président SASSOU ne vous a jamais fait Ministre malgré votre fidélité et votre compétence. Il a préféré des « Traîtres » notoires comme les Moungalla, Mabiala, Maboundou, même Kimpouni et autres transfuges. Ce n’est pas le bon moment pour vous d’aller dans un Gouvernement de « suicide collectif ». N’oubliez pas que même le TITANIC avait eu quelques 1500 survivants.

Attention, Le Peuple seul détenteur du Pouvoir vous regardera sans désemparer jusqu’en 2016 ;car l’Histoire du Congo nous enseigne que notre Digne Peule, le Peuple Congolais n’a pas attendu le printemps burkinabé pour prendre conscience , il avait déjà par le passé, chassé , par le biais d’ insurrections YOULOU (1963), MASSAMBA-DEBAT(1968), YHOMBI OPANGAULT(1979) ; et même SASSOU NGUESSO a eu droit à ses frémissements insurrectionnels avec la gigantesque grève des syndicats en 1990 qui engendra la Conférence Nationale Souveraine. Puis ipso facto, son départ en 1992 avec seulement près de 17% de Congolais favorables à lui.

Pierre MABIALA, Bienvenu OKIEMI et Justin KOUMBA, les trois maîtres- chanteurs, n’ont cessé de nous fredonner que le changement de la Constitution dont ils parlent, est une aspiration du Peuple Congolais. Blaise COMPAORE chantait le même refrain jusqu’au jour où il a été chassé par le « même » Peuple Burkinabé. Il n’a même pas osé quitter le Burkina sous les yeux curieux du même Peuple qu’il disait acquis à 100%, à sa modification « incivique » de la Constitution.

Tous les membres du Bureau Politique et même ceux du Comité Central doivent prendre avec « philosophie » les réactions du Peuple lors des obsèques de Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA et de Willy MATSANGA.
Comme quoi, on ne peut pas tromper tout le Peuple tout le Temps, et surtout après 32 ans de pouvoir sans partage, dans l’écrasement et l’humiliation du Peuple.

Lorsqu’on a géré 50.000 milliards de F CFA sans résultats probants pour le Bien être des Congolais, quel est ce membre du Bureau Politique qui peut s’engager vers une décision « hasardeuse » et « aventurière » de changer la Constitution pour permettre à un seul individu de gérer 100.000 milliards de FCFA, pour son bonheur personnel et celui de sa seule famille ?

Alors, pendant qu’il est encore temps, pour votre intérêt et celui de votre famille, mettez vous en quarantaine volontaire avant que le virus d’Ebola Politique qui vous guette, ne vous frappe irrémédiablement.

Bravo au Camarade André OKOMBI SALISSA qui était le « premier » poids lourd du PCT, tel un visionnaire, qui avait déjà dit « haut et fort » son opposition de principe au changement de la Constitution, avec entre autre ses célèbres déclarations : « Par la force des idées et le courage d’agir. Dans l’histoire, les idées ont fait trembler des empires. Victor Hugo disait que personne ne peut rien contre une idée dont l’heure est venue. Nous sommes à la fin d’un cycle de l’histoire. Une nouvelle page va s’ouvrir. Ceux qui ne le comprennent pas, ou ne l’acceptent pas, sont dépassés et seront retournés avec la page. Il y a une masse de jeunes qui attend qu’on leur propose un avenir. Ils attendent depuis longtemps, certains sont entrés dans la quarantaine ou la cinquantaine sans n’avoir rien eu. Ceux qui les suivent ont peur de l’avenir parce qu’ils n’ont rien sur quoi s’accrocher. Ils sont tous impatients. », et aussi : « Je crois, cependant, que le débat sur la succession du Président SASSOU NGUESSO est inéluctable, il s’imposera même à ceux qui veulent nier la finitude de l’humain. La Constitution actuelle du Congo fait que le Président SASSOU ne pourra plus se représenter à la fonction suprême de l’Etat. C’est un fait avec lequel notre parti doit faire. Il ne faut pas chercher à tromper l’Histoire. La seule vraie question, de mon point de vue, pour tous ceux qui ont accompagné le Président SASSOU dans sa longue vie politique, est de mettre un cadre pour lui éviter un faux pat sur le dernier virage. Il faille mettre toute notre expérience politique à profit et mobiliser toutes les ressources pour consolider son Legs à la Nation. Vouloir biaiser avec l’évidence de la fin d’un cycle de l’histoire, c’est prendre des risques inutiles, pour lui-même, et pour le Pays. Le Pays est, actuellement, stable, c’est, déjà, un très bel héritage, sur lequel il faut construire. On est, parfois, plus grand par la façon de quitter le pouvoir que par la façon d’y accéder. Mandela avait réussi les deux. C’est un Grand Homme. ». Ces deux déclarations du Camarade André OKOMBI SALISSA qui datent de plus d’une année, touchent le vif du sujet aujourd’hui.

Ces réflexions Okombistes prouvent qu’au sein du PCT, il y a aussi des démocrates, il faille pour eux ménager une voie de « Sortie Honorable » à leur Très Cher camarade Président, fidèle continuateur de l’œuvre de l’immortel Marien NGOUABI ; car le Ngouabisme se conjugue avec le Patriotisme, l’attachement à la République et à l’Unité Nationale. Le Ngouabisme est radicalement contre les velléités de Monarchie, chers camarades, faisons Honneur au « Fondateur du PCT », le Président Marien NGOUABI.

SOURCE : http://www.zenga-mambu.com/fiche.php?id=4768

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 15:24
Fin de règne : les escapades du dictateur congolais se terminent sur la tombe de son ancien ennemi et allié Bernard Kolélas

info@mccdcongo.com

Annoncé depuis plusieurs jours à Paris pour un voyage de dernier désespoir diplomatique et de lobbying, le dictateur congolais Denis Sassou Nguesso dont la chute est plus que jamais éminente, a finalement décidé de mettre fin à son escapade en allant ironiquement se recueillir et déposer une gerbe de fleurs le jeudi 13 novembre 2014 sur la tombe de son ancien ennemi et allié, Bernard Kolélas.

S’il y a l’une des qualités que l’on reconnait du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso, c’est sa capacité de changer, en peu de temps et sans difficulté, d’attitude et de comportement en passant « de bourreau à ami » de ses victimes, comme un batracien qui mue et s’adapte à tout climat. C’est peut-être l’une des raisons l’ayant conduit à se surnommer « Cobra ». Et nombreuses de ses victimes en ont d’ailleurs fait les frais.

En allant ironiquement déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l’homme dont il avait menacé de tirer l’avion qui allait l’embarquer, le dictateur congolais veut montrer au clan de Bernard Kolélas que même mort, ce dernier compte toujours parmi ses faux amis qu’il peut utiliser pour satisfaire ses besoins et ses caprices.

Mais ce que le dictateur congolais oublie c’est que, comme en 1990 lorsque le peuple congolais lui exigeait la conférence nationale souveraine, malgré ses multiples nuits passées sur les tombes de ses victimes, le même peuple lui exigera le départ, malgré ses apparitions qui certainement se multiplieront, sur des tombes de certaines de ses victimes.

Croit-il vraiment que les enfants Kolélas dont le papa avait clairement qualifié son ancien allié de l’URD-PCT de « diable avec sa longue queue », pourraient-ils vraiment oublier toutes les souffrances qu’ils ont vécues en exil avec une maman ne supportant pas les différents et changeants climats du Mali et de la France ?

Les enfants Kolélas qui bien que recevant des miettes tout en étant méprisés pourraient-ils oublier que « leur retour au pays avait été obtenu au prix de leur humiliation par un dictateur inhumain faisant du chantage à leur père qui avait dans ses bras, le corps de la femme de toute sa vie et mère de ses enfants » ? Même s’ils avaient pardonné par manque de choix, ses enfants oublieront-ils, le chantage subit de la part d’un dictateur sans pitié, pour obtenir après un long refus l’établissement d’un passeport congolais permettant ainsi à leur maman chérie (paix à son âme) d’être évacuée du Mali en France pour bénéficier des soins médicaux ?

Denis Sassou Nguesso réalise-t-il que les enfants Kolélas et les militants du Mcddi, sont bien conscients qu’ils auront beaucoup plus à gagner dans un Congo démocratique que dans un Etat policé et dictatorial dont le général d’armées et ses sbires sont les seuls maitres ?

Qu’à cela ne tienne, la fin d’escapade du dictateur Denis Sassou Nguesso sur la tombe de son ancienne victime qui le traitait de « Diable ayant une longue queue » est un signal de plus d’un homme aux abois, faisant désespéramment et par pratiques secto-maléfiques, confiance aux morts.

Que le despote Denis Sassou Nguesso et ses laquais le notent et le comprennent pour toujours : « ni des morts, ni des lobbies françafricains ne pourraient le défaire du piège pacifique et populaire dans lequel il s’est pris ». Et surtout pas la dépouille de Bernard Kolélas.

Puisse la terre être toujours légère à Bernard Kolélas et son âme se reposer en paix, qui ne devrait pas être perturbée par la longue queue du diable.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:40
[Congo-Brazzaville] Que sont les lois sans les moeurs, que sont les moeurs sans les lois ?

par Marcel Abigna -

Cette question lancinante d’Horace est l’une des questions fondamentales que doivent se poser nos élites surtout ceux des partisans du changement de la constitution ; les mœurs de la vie politique congolaise sont les plus rétrogrades quand on analyse en profondeur les travers que les congolais ont connu ; trois guerres civils, plus sept coups d’états, treize constitutions dont six en régimes d’exception, sans parler de crimes économiques ; comme on peut le constater la situation est d’une telle gravité que l’opposition a raison de solliciter auprès du pouvoir la mise à plat de tous ses maux.

C’est pourquoi dans les débats qui secouent notre pays les partisans du changement de la constitution font semblant de ne pas scruter en profondeur les arguments de l’opposition, des Assises Nationales, et ceux de la société civile qui sont d’une pertinence inouïe car ils oublient un peu trop vite notre passé commun, en un mot notre histoire.

A ceux qui ont la mémoire courte Karl Max dans sa grille de lecture nous le rappelle à juste titre que l’on connait les hommes par leurs pratiques sociales et leurs actes ; les vestiges de la culture du parti unique sont encore présents dans nos mémoires et dans nos esprits ; on se rappellera des faux procès contre Tchystère Tchicaya, Yombi Opangault, les tueries sommaires de Kibouala Kaya et bien d’autres, les arrestations arbitraires, les empoisonnements et autres pratiques d’un passé communiste jamais révolu.

Aussi une notre grille de lecture c’est celle des pères de la psychanalyse, qui, dans l’étude de la psychologie des profondeurs arrivent à déceler en nous nos déviances cachées, nos perversions, notre moi ; c’est ainsi que Freud, Nietzche, Karl Yung, nous aident à identifier la part cacher des comportements de nos hommes politiques, une chose est sûre c’est que nous avons identifié en plus de 30 ans de vie politique plusieurs maladies infantiles des hommes politiques congolais : c’est l’instinct de domination, l’instinct de conservation, l’égocentrisme, l’opportunisme, le mensonge, le narcissisme, la manducation, etc…

A la lumière de ces deux grilles on peut observer que les premières républiques postindépendance avaient plus de mérite, de vertu, que celles de l’ère du parti unique. La constance la plus courante des hommes politique congolais c’est celle de la régulation de la vie politique par la violence. Combien des hommes et des femmes sont morts par l’instinct de domination des uns et par l’instinct de la conservation du pouvoir.

L’autre grande faute enracinée dans nos mœurs c’est celle du non-respect de la norme et des règles communément admises; le pouvoir en place ne respecte pas les valeurs et les principes qui régissent toute démocratie ; plus grave les valeurs et les principes que lui-même s’est donné et qui sont contenus dans sa propre constitution à savoir la liberté, l’unité nationale, l’égalité, la justice.

Ces valeurs ne sont pas respectées au Congo ; en témoigne les récentes expéditions punitives contre Tsourou, maitre Malonga, Mpouele, Mankelé, et les membres de l’opposition congolaise dont Clément Miérassa et bien d’autres ; ces méthodes et ces habitudes ont toujours été celles du système en place : la régulation de la vie politique par la violence, le mensonge, la pensée unique, en un mot un système sans fondement moral. Les conséquences d’une telle vie politique sont multiples, c’est ce que l’opposition appelle crise multidimensionnelle.

Commençons par l’une des plaies des mœurs politiques congolaises c’est la politique politicienne dont le trait dominant est la politique d’arrangement, de combinaisons obscures, et autres artifices ; en effet nul n’ignore que hier le socle commun de la vie politique s’articulait autour des idéologies ; l’idéologie d’inspiration communiste, d’inspiration capitaliste, d’inspiration socialiste, d’inspiration social-démocrate ; les uns et les autres se regroupaient et tissaient des alliances en fonction du rapprochement de leurs valeurs ; et les acteurs s’affrontaient et se mouvaient selon qu’ils appartenaient à tel ou tel camp ; aujourd’hui au Congo les affrontement ne s’organisent plus sur les questions d’ordre idéologiques mais sur la question de savoir qui va contrôler au mieux le pouvoir d’Etat pour assouvir ses besoins et ceux de son clan et son groupe ethnique.

Une autre dimension des mœurs politiques congolaises c’est celle de la possession des biens matériels, car depuis l’aube des temps les responsables politiques congolais ont toujours pensé que la vie politique se résumerait pour eux dans l’enrichissement et dans la possession des biens matériels ce dans l’intérêt d’entretenir leur être biologique et de jouir des plaisirs des sens ; vivant dans une telle obsession ils sont sous l’emprise de la manducation c’est-à-dire la gourmandise qui est l’excès du boire et du manger ; or l’excès du boire et du manger ; c’est le sensualisme usurpant la place du spiritualisme ; c’est la chair victorieuse dans sa lutte contre l’esprit ; et pour y parvenir à cette fin les responsables politiques congolais ont pris en otage l’Etat et y ont fait de la fonction politique une fonction d’enrichissement afin de leur garantir le bien être.

Une des plus grandes faiblesses des mœurs politiques congolaises c’est la faiblesse d’ordre éthique, l’un des plus grands philosophes Athéniens Aristote qui a le plus penser la politique définit celle-ci comme une science du comportement dans la cité ; d’où l’importance qu’il a accordé aux vertus qui sont les rayons de lumière qui doivent éclairer ceux qui ont la prétention de pouvoir gouverner les autres. Aristote et son maitre Platon ont d’ailleurs classifié les vertus entre celles qui élèvent l’homme et les qualités qui abaissent l’homme ; au Congo les hommes politiques ont plus brillé par les qualités qui abaissent, telles, la haine, l’orgueil, l’intolérance, l’intempérance, la lâcheté, etc.…on comprend bien pourquoi le Congo est en manque des grands hommes d’Etat.

Soulignons aussi l’autre grand mal qui mine la société congolaise qui est la corruption. Aujourd’hui notre république est parmi la plus corrompue au monde, elle a atteint toutes les couches sociales ; en effet lorsque la république est corrompue, c’est-à-dire altérée, elle est rendue autre, elle n’est plus elle-même, elle est morte. Montesquieu dans l’esprit des lois disait qu’il faut obliger l’homme politique « d’avoir la vertu politique en république car elle concerne ceux qui ont charge l’Etat, pour qu’ils ne se mettent pas à le piller aussi, que les citoyens pour qu’ils ne préfèrent pas à sacrifier la rigueur indispensable au bien commun au profit de leurs commodités personnelles, sinon la république est une dépouille et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques-uns ».

Après les indépendances la morale du pays élevait au pouvoir des hommes éminents surtout des hommes qui gardaient et observaient les mœurs de nos ancêtres et celles reçues de l’ordre colonial qui mettaient l’accent sur certaines vertus civiques telles l’honnêteté, le respect, la sobriété, la loyauté, l’effort dans le travail etc.…

Pour terminer notre propos on peut dire que le maintien de la concorde nationale n’est pas possible sans justice, car la justice est l’une des vertu cardinale de la bonne gouvernance de la république, or s’il n’ y a pas de droit sans justice, le droit n’incarne pas à lui seul la justice, la justice est une vertu publique, elle nécessite des hommes justes pour l’incarner dans leurs mœurs c’est-à-dire dans leurs manières d’êtres ; Machiavel nous montre avec une clairvoyance inouïe le rapport entre république et vertu publique qui rejoint d’ailleurs l’interrogation d’Horace, Machiavel écrit que « de même que les bonnes mœurs, pour se conserver, ont besoin des lois, et les lois, pour être observées, ont besoin des bonnes mœurs ». Les bonnes lois sont insuffisantes seules, il faut des bons gouvernants vertueux qui ont une haute idée du Bien et de l’intérêt général pour qu’ils puissent les observer.

On est en droit de se poser la question de savoir si la république du Congo Brazzaville ne ressemble pas à la république romaine avant sa chute ; c’est ce qui fait dire à Cicéron que les causes principales de la chute de Rome ce sont les vices, l’injustice, la corruption, en un mot l’immoralité des romains.

Le philosophe Sénèque précepteur de Néron n’avait pas tardé de faire ce constat amer sur la république de Rome, il déclare : « ce ne sont point les barbares qui ont détruit l’empire romain, ce sont les vices qui ont vaincu les triomphateurs du monde et tout ce que la vertu avait élevé s’écroula par les excès » ; Juvénal n’est pas en reste quand il déclare que : « l’univers asservi par les romains réclamait des vengeurs ; c’est la corruption, plus formidable que les armes qui s’est chargée de cette exécution. Tous les crimes, toutes les scélératesses ont fondu sur nous depuis que Rome a perdu sa pauvreté ; le luxe et les richesses ont brisé notre puissance »

Ce dont le peuple congolais redoute et reproche au pouvoir c’est de revivre pendant plus de 5 ans dans ce système faite de violence, de la corruption, du mensonge, du manque de liberté, d’intrigue, d’immoralité, d’injustice, de la police politique, d’intolérance, d’arrogance, du manque de respect des autres bref, on connait le lourd tribu que cela nous a couté alors faisons nôtre cette réflexion d’un politique italien du 18è siècle qui disait : « les nations vivent des qualités et des vertus de leurs hommes politiques ; elles meurent de leurs défauts, de leurs fautes, et de leurs crimes ». Que le peuple congolais nous donne ces nouveaux hommes et ces nouvelles femmes imbues des hautes vertus morales et spirituelles pour que le Congo Brazzaville retrouve sa beauté première qui a fait de notre pays le haut lieu de la liberté.

Marcel ABIGNA.

(Source : congo-liberty.com)

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Marcel Abigna - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:24
(Congo-Brazzaville) Industrialisation du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan, par Référendum Supranational d’Auto-Détermination


Avant-propos

« Cet article est destiné à la nouvelle génération politique pour qu’elle sache d’où elle vient et où elle doit mener le Congo, héritage de nos Pères-Fondateurs, Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle légué le 28 Novembre 1958.

Trop de sang a été versé. Trop de sacrifices ont été consentis pour une “Unité et une Indivisibilité“ introuvables.

Aussi, il est temps de tourner cette page sombre de notre Histoire. Il est temps de CONSTRUIRE l’avenir avec Sérénité, Enthousiasme et Ferveur.

C’est ainsi que nous pourrons rendre HONNEUR à toutes nos Victimes Innocentes. Nos Martyrs.

Rien n’est impossible à l’Homme déterminé.

Mon objectif fondamental dans le combat politique que je mène depuis plus de 30 ANS est L’INDUSTRIALISATION du Congo qui est le Sud Congo par l’instauration de la démocratie et que le Congo, cette République de nos Pères-Fondateurs, devienne une Nation dans tout le sens du terme en tant qu’Etat dans ses dimensions sociales, économiques et politiques en vue de la création du Marché des Etats-Unis d’Afrique Centrale.

Surtout, n’oubliez pas, n’oubliez jamais que nous sommes tous le produit de notre passé, et je le souhaite, les visionnaires de notre avenir ! »

Conférence de presse du 10 juin 2014 (Salons Hoche, Paris)

Aux populations du Sud Congo : se soumettre, s’assujettir, se vassaliser, s’asservir, se laisser coloniser, accepter la discrimination, être les esclaves... « ... Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Verset du DIKTAT de Théophile OBENGA, 2001).Pourquoi le Référendum d’Auto-détermination ?Permettre aux « AUTRES », Ceux du SUD CONGO, de se prononcer par OUI ou NON s’ils veulent vivre avec Ceux de l’au-delà Nord-Léfini, les Mbochi d’Oyo. Pour ne pas se laisser duper par le faux débat de la modification de la Constitution et d’un Congo qui serait Un et Indivisible, Sassou ou un Autre du Nord, c’est du pareil au même pour le Sud Congo, pour continuer Asservissement et Pauvreté !

Pour un débat serein et constructif :

28 novembre 1958.

La République dite “Une et Indivisible” n’est autre que la République Sud Moyen-Congo, c’est-à-dire les Territoire Sud Moyen Congo transformés en République du Congo Une et Indivisible, en étant jamais que la République Sud Congo, par sa Représentation Nationale le 28 novembre 1958 siégeant à Pointe-Noire et que les députés du MSA de Jacques Opangault ont boycottée.

De ce fait l’au-delà Nord-Léfini, désigné sous le vocable Nord Moyen-Congo n’a jamais fait partie de la République Une et Indivisible du Congo parce que ses représentants de l’époque n’ont jamais validé leur adhésion à la République Une et Indivisible du Congo en ayant transféré son siège à Mfoa.

2001.

Sassou insuffle et Théophile Obenga décode les versets de leur DIKTAT aux « AUTRES » : se soumettre, s’assujettir, se vassaliser, s’asservir, accepter la discrimination, la ségrégation, se laisser coloniser, subir l’esclavage pour toujours du pouvoir Mbochi d’Oyo à l’issue des “hostilités criminellesde Denis SASSOU ayant conduit au génocide des Kongo, conséquences de ces termes : « ... Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition » (dixit son livre « Pour le Congo-Brazzaville, Réflexions et Proposition » Ed. L’Harmattan, 2001).

14 avril 2014.

Constatant l’état de fait que le Peuple du Congo est ad vitam aeternam dans une prison à ciel ouvert, Neuf (9) Représentants du SUD CONGO signent et scellent à PARIS, Terre de la Patrie des Droits de l’Homme, la Requête de Déclaration de l’Etat du SUD CONGO en vue de protéger le génome des Kongo menacé d’extermination par la politique génocidaire des Mbochi d’Oyo.

30 avril 2014.

Réception par les Nations-Unies (ONU) de la Requête de Déclaration de l’Etat Sud Congo, lesquelles par leur accusé prennent acte de l’état de fait en entérinant l’existence de l’Etat Sud Congo dont les Neuf Signataires demandent un Référendum d’Auto-détermination au Nom du droit inaliénable à l’Auto-détermination des Peuples sous l’Egide de l’ONU pour laisser la liberté du choix du Peuple du Sud Congo de se déterminer en son âme et conscience.

12 août 2014.

Denis SASSOU confirme le génocide des Kongo : 750 000 personnes du Sud Congo manquent à l’appel, 353 jeunes gens disparus du Beach,350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC, charniers de Mbanza-Ndounga et de Kibouende entre autres ; Sassou entérine la vassalité des « AUTRES » : sur 54 généraux de l'armée, 90% sont du Nord, dont 65% sont de la Cuvette (une seule région), sur 500 étudiants envoyés à Cuba pour les études de médecine, 400 sont du Nord, sur 84 personnes envoyées à l'étranger pour la gestion du port de Pointe-Noire en 2004, seuls 4 étaient du Sud, des membres du CDRC sont jetés en prison pour avoir exigé un gouvernement d’union nationale, une manière de faire comprendre aux « AUTRES » qu’un esclave n’a rien à exiger, en ces termes : « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message sur l’état de la Nation du 12 août 2014, sous-entendu du Nord Congo).

Certains ressortissants du Sud Congo, comme ceux nombreux au Nord du Sud Congo, disent que le Congo est, et doit demeurer, un pays uni et indivisible, alors qu’il n’a jamais été unifié par la simple désertion de ses 22 représentants du Nord Léfini le 28 novembre 1958 pour ne pas élire Fulbert Youlou.

Mais pour autant, en y regardant de plus près, en les écoutant, en les lisant dans leurs libres propos, par un raisonnement inintelligible à leur propre entendement, les uns et les autres ne se reconnaissent plus dans leurs propres régions, leurs tribus et leurs ethnies que dans ce Congo qu'ils proclament, haut et fort, uni et indivisible, ce qui est vrai du point de vue du Sud Congo parce qu’étant originellement que d’obédience Kongo de la Léfini à l’Océan, Sud Congo qui a bien réalisé depuis 1958 sa conversion en République Une et Indivisible, ce qui n’est pas le cas au Nord de la Léfini balkanisé en nombre d’ethnies originelles. En notant que les Mbochi ne se sont installés en Cuvette, près d’Oyo, et vers Ollombo en Plateaux, que vers 1850, venant en migration depuis la Région des Grands Lacs de l’Afrique Orientale. En nous connaissant, nous pourrons bâtir des partenariats viables dans le respect mutuel. Aussi, connaissons mieux nos Sœurs et Frères du Nord pour construire ensemble deux Etats souverains à l’image de la TCHECO-SOLOVAQUIE. C'est un fait indiscutable.

A y regarder de près, la Requête de Déclaration de l’Etat Sud Congo du 14 avril 2014 n’est pas une création de l’Etat Sud Congo puisque tout le Sud est de fait transformé en République par ses Pères Fondateurs Fulbert Youlou et Félix Tchicaya le 28 novembre 1958. C’est de fait le rejet même du Nord Moyen Congo des instances de la République de Fulbert Youlou et Tchicaya, un rejet de la demande pressante qui leur fut faite par le Président Charles de Gaulle en 1958, un rejet motivé par les exactions génocidaires du Nord, la spoliation du Sud, le piratage des devises.

Dans nos publications et dans les débats initiés en d'autres lieux comme sur les réseaux sociaux, nous n’avons de cesse que de rappeler l'Histoire de nos indépendances, la scission de fait opérée le 28 Novembre 1958 par les députés du MSA, députés du Nord Moyen-Congo hostiles à l’unité et l’indivision avec les Kongo du Sud Congo, aujourd'hui si sournoisement chères aux ressortissants Nord du Sud Congo. Nous avons rappelé les exactions sur les Hommes, le cheptel, les arbres fruitiers, l’environnement, la spoliation des richesses, la déshumanisation, la vassalisation culturelle, la domination rampante et effective ; mais aussi les crimes par trop nombreux commis par ceux du Nord sur ceux du Sud par leurs actes de génocide.

C'est ce débat-là, le nôtre, que M. Marion Michel Madzimba Ehouango (professeur de droit dans son état) reprend en ces termes, via BrazzaNews, le 14 octobre à 15:34 analysant la pertinence qu’il pense absurde du référendum du Sud Congo :

"Humm. ... Si Mr. Sassou estime que le peuple peut décider de tout... Pourquoi pas ? Voilà que, le poursuivant dans la philosophie de l'absurde, Modeste Boukadia invite le président à franchir le Rubicon... Dans notre système constitutionnel le recours au référendum est bien encadré. Le seul référendum évoqué est celui concernant la loi organique... La constitution ne prévoit pas le référendum pour abroger le texte fondamental, ni pour diviser le pays... Ceux qui considèrent que le Président de la République a le droit de changer la constitution (parce que "vox populi, vox dei...") doivent également considérer comme possible l'aventure "boukadienne"... Quand on ouvre la boîte de pandore, on doit être capable d'en assumer les conséquences. Moi je voterai contre la partition, tout comme je voterai contre le changement de la Constitution... Heureusement que les deux hypothèses sont, toutes les deux, aussi absurdes que dangereuses. Merci à mon frère Modeste, de toujours nous rappeler cette dangereuse absurdité."

HYPERLINK "https://www.facebook.com/marionmichelm/posts/794343390607971?comment_id=797664726942504¬if_t=like"

« Mon cher frère Marion du Nord Sangha, l’on voit bien les effets de manche de votre rhétorique consistant à asséner une affirmation non démontrée, considérée évidente pour le quidam, à savoir la philosophie de l’absurde comme maître mot caractérisant Sassou et moi-même. De la manière dont vous présentez la situation, il apparaît que vous en être un redoutable adepte. Et puis, mon frère Marion, ce ne n’est pas à Sassou d’estimer ou pas si le Peuple peut décider tout ; c’est toujours Lui en cas de crise qui décide parce qu’il paie le plus souvent le prix du sang ; allez demander à Compaoré ce qu’il en pense, voire à Ben Ali en Tunisie ou à Moubarak en Egypte !

Cela est d’autant plus piquant qu’en mathématique existe la méthode de raisonnement par l’absurde consistant à supposer une affirmation vraie et à montrer qu’on aboutirait à l’absurde par l’existence simultanée impossible du contraire au moyen d’une suite de déductions logiques. Cela ne constitue pas en soi une philosophie, désolé de vous le rappeler, cher frère Marion. Il va vous falloir maintenant bien définir ce que vous entendez par une philosophie absurde dont vous affublez les autres pour tenter de les discréditer et de les ridiculiser, vous présentant en mentor.

Il vous faut répondre explicitement en quoi est absurde le souhait du Référendum de Sassou sur le changement de Sa Constitution qu’il a établie lui-même en 2002 cinq ans après avoir envahi par ses milices cobras tout le Sud Congo, ex-Territoire Sud Moyen Congo muté en République ? Mais il vous faudra alors montrer comment le Nord Moyen-Congo n’a en définitive que jouer le squatter et l’envahisseur du Sud Congo en n’ayant jamais voté ses propres mutations restant en quelque sorte colonie de la France, en étant le seul Pays d’Afrique à ne pas avoir transformé ses Assemblées Territoriales, en ayant mené un génocide programmé le menant au banc du Monde.

Réfléchissez bien, mon cher frère Marion, qui est dans l’absurdité ? De quel côté est la force du raisonnement institutionnel et diplomatique ? Qui s’est mis en difficulté en faisant la politique de l’autruche en acceptant voire en participant de façon active aux génocides programmés ? Sur le plan de la rhétorique historique, notre démarche est fondée, cela d’autant plus à bien y réfléchir que c’est la seule, celle que nous proposons, pour rétablir des rapports distants et courtois. »

Au regard de nombreuses interpellations, nous avons répondu le 20 octobre, 18:12, ce qui suit : « Dans le débat qui a été lancé sur les réseaux sociaux par notre publication du 12 octobre 2014 – Référendum de partition pour le Sud Congo - ressort plusieurs éléments. Il est important que chacun ait en mémoire les propos du conseiller de M. Sassou, Théophile Obenga en 2001, qui traduisent clairement que les « AUTRES » devaient se soumettre, rappelant d'abord ses propos : « Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (sic !), alors que les massacres des Civils, Enfants, Femmes, Hommes, perpétrés au Sud Congo, étaient en cours depuis 1997, ce qui n’a rien de prémonitoire puisque Théophile Obenga ne faisait que rapporter l’odieux génocide perpétré selon un strict programme des commandos de la mort.

Il nous faut entendre, quand Théophile Obenga parle, que c’est Denis Sassou lui-même qui va s’exprimant, sinon Théophile Obenga n’aurait pas été autorisé voire contraint de l’écrire. Il nous faut sculpter ces paroles dans le marbre afin que personne ne puisse, plus tard, les contester, tout en remarquant qu’elles n’ont jamais été contestées, bien que très explicites. Que Théophile Obenga puisse ainsi écrire suggère qu’il considérait que le génocide était d’une telle ampleur qu’il n’y aurait plus un Kongo pour le lire et que personne n’irait dénicher ses écrits uniquement à usage interne pour « les Humanistes du Nord Léfini » et la postérité de leurs descendants.

Cela induisait d’emblée une acceptation volontaire de la servitude. C’est écrit. Personne n’avait contesté. Le Nord devenait ipso facto le Mentor incontesté du Sud : “Oko montre l’océan à Taty” (manuel scolaire édité par le PCT). Un nordiste où il n’y a pas l’Océan qui le montre à Taty, né et grandi au bord de l’Océan. Des petites choses simples, mais qui traduisent bien la pensée profonde des envahisseurs nordistes.

Cela étant dit, je m'attarderais ici volontiers à clarifier les positions qui sont les nôtres, à répondre aux interventions me paraissant pertinentes et laissant les invectives à leurs auteurs.

Par volonté délibérée de démocratie, les Neuf Signataires de la Requête d’Indépendance du Sud Congo, faite à l’ONU le 30 avril 2014, laissent le choix à l’ensemble des citoyens du Sud Congo, et seulement à ceux du Sud Congo, afin que chacune et chacun se détermine par OUI ou par Non au moyen d’un Référendum d'Auto-détermination à organiser sous l’Egide de l’ONU sur une question simple style : « Êtes-vous d'accord pour que la république SUD CONGO initiée par Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, le 28 novembre 1958, soit un sujet de droit international ? »,une question analogue que posèrent les Autorités Tatares en organisant le 21 mars 1992 leur propre référendum d’auto-détermination pour se libérer de la tutelle soviétique de Moscou, à savoir :« Êtes-vous d'accord pour que la république tatare soit un sujet de droit international ? »

Le recours à l’ONU est bien entendu le seul gage de confiance pour organiser à la fois le recensement et le déroulement du Référendum d’Auto-détermination dans la transparence.

L’objectif de l’Etat Sud Congo, existant depuis le 28 novembre 1958 par la volonté de ses Pères, Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, est de rappeler son existence depuis cette date et de vivre catégoriquement depuis le 30 avril 2014 sans les Territoires Nord Moyen Congo alias Nord-Léfini (comme je l’avais explicité lors du Meeting du 29 juin 2013 à la Place de la gare de Tié-Tié, Pointe-Noire) qui lui avait été rattaché pour répondre favorablement à la demande faite par le Président Charles de Gaulle à Fulbert Youlou et Félix Tchicaya d’accepter le Nord Moyen-Congo en une même entité internationale sur promesse de devenir un « sujet de droit international » à court terme.

Le motif de ne plus vivre avec les Territoires Moyen Congo, tout en conservant des relations d’amitiés, est clair : permettre l'émergence du Sud Congo marginalisé, spolié, avili, massacré, asservi, avec l'approbation tacite sinon complice des populations du Nord dont une partie n’hésite pas à encourager Sassou par cette phrase qui traduit très clairement leur état d’esprit : « Vous les Bakongo, ça vous apprendra de contester. Sassou, tue-les bien ! Extermine-les bien, pour qu’on ne parle plus jamais d’eux ! » Des faits incontestables effectivement par le génocide pratiqué de 1997 à 2005 !

Sur la méconnaissance du Droit International : Dans les quelques interventions pertinentes lues çà et là, il apparaît, par gradation, que la mesure de notre démarche est caricaturée jusque dans ces implications concrètes. Il se fait un amalgame savamment distillé arbitrairement par certains apôtres du droit mettant en parallèle le fait référendaire pour le changement de la Constitution, qui relève du droit interne à chaque Etat, en l’occurrence celui du Nord Congo de Sassou jamais muté en République en étant resté colonie de la France, et le Référendum d'Auto-détermination au Sud Congo muté en République le 28 novembre 1958 ; donc, des confusions patentes entre la constitutionnalité nationale et le droit international entre Etats, entre Nord-Léfini et Sud Congo.

Sur la proclamation de l'Etat du Sud Congo qui existe depuis le 28 novembre 1958 : Le but ultime de l’Etat SUD CONGO est la protection de la vie des « AUTRES » que sont les Nôtres de ces mouvements génocidaires encore en préparation que personne ne conteste. Le Référendum d’Auto-détermination a pour but de prendre l’avis de ses concitoyens du Sud afin de redonner à nos destins la part lui revenant de droit, cela dans la paix avec le consensus de l’ONU.

Sur le référendum d’Auto-détermination au Sud Congoqui n’a pour motif que faire entériner par une majorité du Peuple du Sud Congo de savoir s’il veut continuer de vivre ou non avec les Territoires Nord Léfini imposés par le Président de Gaulle.Il s’agit d’un acte politique fort pour revenir au strict vote du 28 novembre 1958 qui ne concerne que les citoyens du Sud Congo, étendant la citoyenneté à ceux ayant au moins un des parents, père ou mère, ayant la citoyenneté du Sud Congo, de la Léfini à l’Océan.

Sur le processus référendaire initié par M. Sassou.S'agissant du référendum dont se prévaut le pouvoir Mbochi d’Oyo pour se perpétuer à lui-même et maintenir le SUD CONGO dans l’avilissement qui semble bien convenir à tous ceux de l’au-delà Nord-Léfini, il appartient à la constitution de cette République dite, à tort, “Une et Indivisible”, et à sa classe politique, d'en apprécier l'opportunité par un référendum sur le Nord. Mais Nous, nous n'en sommes plus là !

Au Sud Congo, nos ambitions sont d'un tout autre ordre. D'une toute autre nature. Nous avons à libérer un Peuple, le Peuple du SUD CONGO de la mainmise de prédateurs manipulateurs sans scrupules agissant en colonisateurs nordistes noirs sur le peuple noir Kongo du Sud Congo.

Au Sud Congo, Nous fondant sur l’acte de la Fondation de la République Sud Congo votée par les seuls 23 députés du Sud le 28 novembre 1958 avec la conversion de notre Assemblée Territoriale de Pointe-Noire en Assemblée de la République pour siéger à Mfoa, en l'état actuel, nous relevons de la seule autorité supranationale, les Nations-Unies (ONU), qui supplante de fait cette constitutionnalité interne, et qui n’est que la Constitution de l’envahisseur nordiste mise en place avec une faible participation en 2002, après cinq ans de transition dite flexible, en ayant aboli celle de 1992 votée par 92% des citoyens, et qui nous est imposée par la force de l’étranger nordiste.

Au Sud Congo, Nous refusons l’analyse d’un pays étranger, le Nord-Léfini resté étranger de son fait le 28 novembre 1958 par ses 22 députés MSA, dont Jacques Opangault lui-même, pays étranger qui fait sciemment la sourde oreille sur le droit international parce que tous au Nord savent que le droit est pour le Sud, et qu’ils ont commis l’erreur en 1958, confiant qu’ils étaient d’aller siéger tous à Bangui, mais qui en définitive se heurtèrent à la volonté du Président Charles de Gaulle pour qui, il fallait des Etats à Unir pour faire les Etats-Unis d’Afrique Centrale.

Opposer constitutionnalité de la modification d’une Constitution par voie référendaire et référendum d’Auto-détermination relevant du droit international, c'est insulter l'intelligence de ses concitoyens que penser que des pays qui sont déjà fondés chacun sur une constitutionnalité n’incluent pas dans leurs textes fondamentaux fédéraux les conditions de leur séparation.

La partition, dans le cas du Sud Congo, résulte de constatations répétées de faits iniques sur un Peuple en danger. Les euphémismes juridiques nationaux, à ce stade, ne sont plus d'aucun recours car obsolètes. Je rappelle qu’il y va de la vie, de la vie des Enfants, des Femmes et des Hommes du Sud Congo vassalisés en esclaves que les cobras traitaient de « serpents ».

Pour ceux qui s’accrochent à l’argument d’une République soi-disant “Une et Indivisible”, se rappeler que tous les députés des entités qui s’unissent à un moment donné en entité Une et Indivisible ont tous alors voté leur Union à l’Unanimité, ce qui n’est pas le cas du 28 novembre 1958 quand les députés Nord Moyen Congo (22 députés du MSA y compris Jacques Opangault) quittèrent l’Assemblée Territoriale de Pointe Noire l’après-midi pour ne pas muter l’Assemblée Territoriale en Assemblée de la République et se voir imposer Fulbert Youlou par les 23 députés majoritaires du Sud Moyen Congo au nom de la démocratie, le Nord restant alors indéterminé.

Voilà pourquoi, l’on ne peut comparer le référendum de modification de la constitution nordiste imposée par les milices cobra de Sassou qui agit en envahisseur étranger au Sud Congo avec le Référendum d'Auto-détermination du Sud Congo que tous les signataires de la déclaration de la création de l'Etat du Sud CONGO proposent de façon démocratique à leurs concitoyens sous l’égide de l’ONU pour raison de génocide et de maltraitances avérés sans contestes possibles.

Les deux démarches ne sont pas au même niveau institutionnel ; confondre ces deux processus référendaires, que ceux qui nous interpellent à ce propos disent, nous disent, ce qu'ils savent de la répartition des devises entre régions, de la partialité dans les nominations au niveau national ; des exactions meurtrières dans le Sud Congo tout particulièrement dans le Pool depuis 1997 ?

Ceux du Nord, peuvent-ils dire ce qu'ont été leurs actions dans l'Unité et l'Indivisibilité pour arrêter ces mouvements génocidaires des milices cobras de Sassou ? Avaient-ils au moins perçu, entendu, les cris des Enfants, des Femmes et des Hommes que l'on persécutait en leur nom pour asseoir l'autorité, la suprématie du Nord sur le Sud ? Se trouvera-t-il, ne fut-ce qu’un d'entre eux, galvanisé par le pavlovien diptyque Unité-Indivisibilité pour répondre avec courage et avouer le honteux forfait ?

Nous attendons. Comment faire si ce n’est en réinitialisant le système au 28 novembre 1958 avec la création de deux Républiques, celle du Sud existant depuis, celle du Nord restant toujours en l’état de limbe puisque jamais leurs Institutions Territoriales ne se sont mutées !

Pour Nous au Sud Congo, au point de vue juridique existe véritablement une République Une et Indivisible qui est celle que l’on peut nommer de Youlou, de Tchicaya et Tchitchelle, nos Pères Fondateurs, qui ont bien muté le Territoire Sud-Moyen-Congo le 28 novembre 1958 et auxquels leur fut demander par Charles de Gaulle en août 1958 d’intégrer le Nord Moyen-Congo.

Donc, ceux qui s’accrochent à l’argument d’une République soi-disant “Une et Indivisible”, c’est à cette République-là, de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle, qu’ils ont au cœur, et ils ont raison. Pour se libérer de l’envahisseur Mbochi d’Oyo qui a conquis notre pays par les milices cobras de Sassou. C’est pourquoi, il nous faut rejeter cet envahisseur par voie diplomatique en montrant leurs exactions et génocides. Ce sont des arguments juridiques irréfutables pour l’organisation par les Nations-Unies (ONU) d’un Référendum d’Auto-détermination qui ne relève que du droit supranational.

Même la France dans son 1er article stipule que : "la France est une république indivisible...", ce qui ne l'a pas empêchée d''autoriser la Nouvelle Calédonie à organiser un référendum d'auto-détermination par les accords de Nouméa de 1998, référendum prévu entre 2014 et 2018, tout en remarquant que la situation calédonienne est différente du Sud Congo puisque celui-ci est muté en République indépendante depuis le 28 novembre 1958 votée explicitement par tous les députés du Sud Congo et que le Référendum d’Auto-détermination demandé par les Signataires de la Requête à l’ONU le 30 avril 2014 se réduit à faire jouer sa souveraineté pour ne plus vivre avec le Nord Moyen-Congo que le Président Charles de Gaulle avait demandé d’intégrer en 1958 à la République de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle. En contrepoint, ce rejet devient in fine paradoxalement la Création de la République Nord-Léfini.

MIEUX ENSEMBLE SI NOUS NOUS SEPARONSDerrière les calculs et les arrière-pensées dominateurs, enfin nous n'entendrons plus : « Vous les Bakongo, ça vous apprendra de contester. Sassou tue-les, massacre-les, extermine-les pour qu’on ne parle plus d’eux ! »

Nous ne serons plus partagés et perplexes devant nos filles, nos fils, nos parents qui nous auront trahi pour un Maître sans égards ni considérations pour nous, ces "AUTRES" jusqu'à en être les ultimes bourreaux.

Nous ne nous attristerons plus de l'insalubrité de nos villes capitales, recevant aujourd'hui des subsides avec parcimonie contreparties de soumission et commisération.

Nous n'entendrons plus l'insidieux message de séparation dans le Peuple du Sud : qu'il paraitrait que ceux de la Bouenza s'opposeront à ceux du Pool ; que ceux du Niari en veulent secrètement à ceux de la Bouenza ; que ceux de la Lékoumou auraient fait allégeance à ceux au-delà de la Léfini ; et que le Kouilou deviendrait une principauté. Tout cela ce sont des balivernes au profit des mêmes !

Tout cela est du déjà vu, du déjà connu, par les divisions injectées entre Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat, le parallélisme entre Pascal Lissouba et Bernard Kolélas, la suspicion entre Jean-Pierre Thystère-Tchicaya et Bernard Kolélas, le conflit sans fondement entre les NIBOLEK et les TCHEK à l'actif de Sassou qui tirait les ficelles dans l'ombre. Des schémas éculés. Plus de TCHEK ni de NIBOLEK, plus de contradiction entre Kinkala et Boko. Il n’y a que la République SUD CONGO alias la dite République de Youlou, Tchicaya et Tchitchelle de 1958, de la Conférence Nationale Souveraine donnant la Constitution de 1992 approuvée par 92%.

Enfin, pour que le sujet soit complet, chacun d'entre nos Etats, sans en incriminer l'autre, n'aura qu'à se consacrer à la mise en œuvre de l’épanouissement de nos Etats respectifs par l’industrialisation, du Sud Congo déjà muté en République indépendante et du Nord du Sud Congo, à lui de choisir sa forme !

NOUS « AUTRES » assemblés en République Sud Congo devons être conscients que l’opposition à la modification de la Constitution qui s’exprime ici et là n’est qu’un LEURRE identique au sel que l’on donne aux moutons pour la docilité et suivre le Maître Sassou par le biais d’associations ou de mouvements voire l’opposition dite officielle. Tous sont d’accord sur un fait : le pouvoir restera au Nord coûte que-coûte. Denis Sassou procédera soit par voie de Congrès, soit par voie référendaire à la modification de SA CONSTITUTION, pour mieux coloniser le SUD CONGO. Pour ne pas subir le même sort qu’au Faso, SASSOU nommera à sa place son "homme de paille".

NOUS, FILLES ET FILS KONGO DU SUD CONGO, soyons prêts à exprimer notre volonté, à répondre par le Référendum d’Auto-détermination à organiser sous l’Egide des Nations-Unies pour une partition façon TCHECO-SLOVAQUIE où le Sud Congo ne fait que reprendre sa liberté et son autonomie qu’il avait signifiée le 28 novembre 1958 en votant la République de Fulbert Youlou et Félix Tchicaya, République qui était d’abord celle de tout le Sud Congo du Peuple Kongo unis derrière ses Pères Fondateurs Fulbert Youlou, Félix Tchicaya et Stéphane Tchitchelle auxquels Charles de Gaulle demanda d’accepter le Nord-Léfini que maintenant nous rejetons !

C'est à l'aune de cette probable perte de pouvoir, et d'aisances matérielles pour le Nord-Léfini, auxquels les expose notre Référendum d'Auto-détermination qui a pour effet de les rejeter après les exactions subies par le Sud et les spoliations en tous genres, que nous voyons certains et nombre d’intellectuels du Nord tenir le discours lénifiant et fallacieux d’Unité et d’Indivision. Car ne vous y trompez pas, Peuple du Sud Congo, toute unité et indivisibilité vu de leur point de vue est de maintenir la colonisation Mbochi du Nord sur le Peuple Kongo du Sud Congo, tout en notant bien que c’est la première fois qu’un Peuple Noir va se libérer d’une colonisation Noire !

Nous sommes tous le produit de notre passé, je le souhaite, les visionnaires de notre avenir !

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocrate et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 06 novembre 2014 – 09:46

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