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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 18:05
[Congo-Brazzaville] Jurisprudence Karim Wade : Kiki, Bouya & Co devront-ils passer par la case prison ?

Par RIGOBERT OSSEBI

sassou-bouya

Au Sénégal, depuis le 31 juillet 2014 la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) juge Karim Wade. La semaine dernière, le parquet avait requis 7 ans de prison ferme, une amende de plus de 380 millions d’euros (250 milliards de FCFA), une confiscation de biens et une privation de droits civiques à l’encontre du fils et ancien ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade. Karim Wade est en détention préventive depuis avril 2013. La décision, en délibéré, sera rendue le 23 mars prochain. En attendant, les avocats mènent la bataille de l’opinion.

Pour Me Sow, l’un des avocats de la partie civile (République du Sénégal) « Karim Wade gagnerait à demander pardon au peuple sénégalais pour s’être enrichi illicitement sur son dos alors qu’on lui avait confié des pouvoirs exorbitants ».

Au lieu de cela, la défense avait prétendu que Karim avait fait fortune dans la finance avant que son père ne préside le Sénégal. Pourtant à la fin des années 90, alors qu’il travaillait pour la Banque Warburg de Londres (avant qu’elle ne soit absorbée par l’UBS), Karim n’avait rien d’un millionnaire lors de ses fréquentes visites à Brazzaville. Il avait fini par apparaître dans un montage financier destiné à couvrir des intérêts privés congolais. Pas de quoi faire fortune, loin de là ! Cela lui avait tout de même permis de créer des liens très étroits avec la dictature congolaise.

Selon l’Agence Reuters, « à Lusaka en Zambie, ce 25 février, un ancien ministre des mines de ce pays a été reconnu coupable de corruption pour son rôle dans l’attribution des licences de prospection à une compagnie minière chinoise en 2009. Dans son jugement de l’affaire, le magistrat Lameck Mwale a affirmé que l’accusation a prouvé que Maxwell Mwale avait interféré dans l’attribution de licences à Zhonghui International Mining Group. Plusieurs témoins ont déclaré que Mwale était intervenu dans le processus d’octroi de licences à des fins personnelles et que la société chinoise par conséquent avait pu obtenir les licences.

Mwale est en prison dans l’attente du verdict le 27 février 2015. L’infraction pour laquelle il a été reconnu coupable, abus d’autorité du mandat, est passible d’une peine maximale d’emprisonnement de 14 ans. (Reportage par Chris Mfula, édité par Toby Chopra) »

Aujourd’hui, du fait de la coopération étroite des différents services de police à travers le monde, plus aucun schéma, même très sophistiqué, de fraude ne résiste à la pression des enquêteurs. Nous l’avons vu encore très récemment avec les perquisitions et saisies de l’affaire BMA chez le pasteur Willy Nguesso, bénéficiaire de la Socotram, et chez son frère Edgard dans son triplex de 638m2 à Neuilly.

Qu’en sera-t-il pour nos oligarques ventripotents qui se sont assis, de tout leur poids, sur la loi et sur la Constitution congolaise, notamment les articles :

- 47 (sur la corruption, l’enrichissement illicite, la concussion, le détournement ou la dilapidation des deniers publics),

- 48 (déclaration de patrimoine)

- 58 (conditions d’éligibilité à la présidence de la République – « s’il n’est de bonne moralité »)

- 69 (Serment de protéger et de respecter le bien public, de consacrer l’intégralité des ressources naturelles au développement de la Nation) ?

Peu importe le verdict qui sera prononcé à l’encontre de Karim Wade au Sénégal ou la condamnation de l’ex-ministre des mines zambien ! Aucun pays au monde, et ceux du continent africain inclus, n’échappent pas à la soif de justice des peuples, particulièrement par ces temps incertains de crise économique durable.

La liste au Congo de ceux qui auront des comptes à rendre est longue, très longue. L’article 8 de la Constitution précise que « tous les citoyens sont égaux devant la loi ».

Il sera difficile qu’à cause d’un lien de parenté quelconque ou une proximité politique ou affective avec celui qui a si mal conduit le Congo depuis trois décennies qu’une femme ou un homme soit exonéré de l’obligation de répondre à la Justice de notre pays, un jour prochain. Les « ri-KIKI, Bouya & Co » n’auront d’autre choix que de s’y soumettre volontairement. Karim Wade devant ses juges actuellement ne peut qu’apparaitre comme un enfant de chœur, un menu fretin par rapport à ces derniers tant les abus commis au Congo sont incomparablement plus importants !

L’alternative à une justice responsable et sereine ne pourrait être qu’un déferlement de la colère populaire, celle qu’ils ont déjà durement ressentie le soir du 31 janvier 2015 après l’élimination des Diables Rouges de la CAN 2015. Claudia Sassou Nguesso avait fait les frais de l’avertissement le plus cinglant avec le saccage de sa permanence à Talangaï par « les jeunes » de son quartier. Ce n’était qu’un ballon d’essai, soyons-en assurés !

Les gueux et les miséreux, ou « les sans-dent » comme il se dit maintenant, seront les véritables comptables de leurs abus et de leurs détournements. Ils pèseront de toutes leurs souffrances endurées depuis leur naissance pour qu’une justice exemplaire, prononcée par des hommes et des femmes au-dessus de tout soupçon, statue enfin sur le cas de chacun d’entre eux ! Sinon rien ne pourra empêcher le feu de se répandre dans la rue ; dans toutes les rues ! N’a-t-on pas enregistré une même colère à Oyo et Ollombo ?

Et que l’on ne vienne pas nous faire croire qu’un Jean-Michel Bokamba-Yangouma, dont une des filles est incarcérée depuis près de deux années, présumée coupable d’un détournement de deux milliards de FCFA à La Congolaise de Banque (une autre de ses filles, Mireille, avait disparu dans « l’accident » -selon la dénomination instaurée par l’innocent Denis Sassou Nguesso – du DC 10 d’UTA ) servira de rempart dans un prétendu dialogue ; de même pour Joachim Yhomby acquis au même dialogue qui, au prétexte d’avoir dormi dans un lit en or massif, (en réalité un modeste lit en laiton acheté chez Conforama et offert par un ami français homme d’affaires, Michel B.) connut douze années de prison sans le moindre jugement… !

Le Congo, dans quelques semaines, quelques mois ou dans un peu plus d’une année, ne saurait se tenir à l’écart d’une mise en ordre généralisée de ses finances publiques. Celles et ceux qui en auraient abusées auront tout intérêt à s’y soumettre volontairement. Aucun pays ne pourra leur offrir un refuge durable ! Pour cela, il faut impérativement restaurer un véritable Etat de droit et qu’à sa tête se trouvent des femmes et des hommes irréprochables. Fort heureusement nous en comptons !

Nous devrons suivre l’exemple du Sénégal et de la Zambie. Les hyper-délinquants en col blanc doivent être jugés et condamnés selon les crimes commis. Par contre, nous risquons d’être confrontés à un problème majeur : celui d’un nombre insuffisant de cellules de prison !

Jean-Jacques Bouya l’ancien pêcheur à la sagaie, si toutefois il devait être reconnu coupable d’enrichissement illicite, de concussion et de détournement de deniers publics, aura alors tout le loisir de réfléchir, en compagnie de ses oncles et cousins (dont ri-Kiki le pétrolier), frères et sœurs, neveux et nièces, à son manque de professionnalisme et à son déficit de formation à la fonction qu’il a trop longtemps occupée et dont il a exagérément profitée !

Alors, il n’y aura rien de pire pour toutes ces personnes, qui se détestaient déjà dans l’opulence et la liberté, que de recréer un « Huis clos », à l’instar de celui de Sartre, dans lequel elles seraient toutes, vivantes, réunies dans quelques cellules pendant quelques années… !

Point besoin de songer à des actes de tortures primitifs et inhumains, elles ne sauraient connaître de pire châtiment !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Belinda Ayessa et le Cartel d’Oyo préfèrent le 7ème arrondissement de Paris…Par Rigobert OSSEBIDircab d’Edgar Nguesso, Rémy Ayayos un hyper riche congolais ! Par RIGOBERT OSSEBIWILLY ETOKA : DE LA RUE MIADEKA À LA VIE DE ROI DU PÉTROLE ! Par Rigobert Ossebi

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Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 09:56
[Congo-Brazzaville] Le dictateur Sassou-Nguesso planifie-t-il de tuer les congolais avant de « s’exiler » en Russie ?

poutine-sassou

Après l’échec de sa tentative avortée de s’exiler à Cuba, le dictateur Sassou-Nguesso a secrètement négocié avec la Russie de Poutine pour s’y exiler une fois chassé du pouvoir en 2016.

Fidèle à sa duplicité, le dictateur Sassou-Nguesso vient de signer en catimini avec les autorités russes un accord secret. Lequel dispense désormais de visa « tout congolais au service du dictateur Sassou-Nguesso, détenteur d’un passeport diplomatique ».

Qui d’autre au Congo peut disposer d’un passeport diplomatique, si ce n’est le dictateur et sa cour ?

Cerné de toutes parts, le dictateur Sassou-Nguesso joue son va-tout. Acculé, il s’accroche au pouvoir comme il peut. Mourir au pouvoir comme son gendre Omar Bongo, est son obsession. En a-t-il encore les atouts au moment où tout ce qu’il entreprend se transforme en plomb?

Après avoir externalisé le Trésor Public (sa pompe à fric) à Oyo, le dictateur Sassou-Nguesso s’adonne à ce qu’il sait faire de mieux: s’armer pour intimider et tuer en masse le peuple congolais. Le pogrom qu’il planifie méthodiquement, l’aidera, pense-t-il, à se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.

Des containers d’armes de 20 pieds affluent quotidiennement au Congo. N’ayant retenu aucune leçon des explosions de Mpila, ces armes sont stockées dans tous les coins dits stratégiques du pays.

Alors que le dictateur Sassou-Nguesso est un mauvais redoublant, les Congolais ne lui demandent qu’une chose: respecter sa Constitution écrite au coin d’une table au bord de l’Alima.

Dès lors, pour quelles raisons planifie-t-il en douceur ses velléités de tuer un peuple aux mains nues ?

Criminel intemporel et incontesté, le bourreau-dictateur vit dans sa bulle qui l’empêche de voir les mutations du monde. S’il a fait de l’impunité la règle pendant sa dictature, la CPI l’attend au tournant. Une goutte de sang des Congolais en août 2016, ou avant, sera de trop, et signera sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité.

S’il est connu de tous que le tyran du bord de l’Alima aime le sang, nous devons faire preuve de vigilance et d’intelligence pour ne pas lui donner l’occasion de tuer en masse des innocents.

Lâché de toutes parts, pressés par Obama et Hollande de déguerpir, le dictateur Sassou-Nguesso est au bord de la dépression. Voire de la « très pression ».

Pendant qu’il achète des armes de guerre en quantité industrielle pour nous tuer, le dictateur Sassou-Nguesso est contesté par Jean-Jacques Bouya et Jean Dominique Okemba qui lorgnent son fauteuil (cousin et neveu du tyran qui s’opposent à son scénario de vouloir se maintenir au pouvoir). D’ici là à ce que sa carotide soit également sectionnée comme il le fit pour Marien Ngouabi, il n’y a qu’un pas.

Le Mal Sassou-Nguesso étant très profond, l’avenir de notre pays ne doit pas être abordé avec légèreté.

Il est capital de mobiliser toutes nos forces, nos intelligences, nos énergies, pour nous débarrasser de ce cancer (Sassou-Nguesso) en phase terminale.

Dans l’état actuel de notre pays, l’élection présidentielle est loin d’être une priorité. La réclamer à cor et à cri, fait le jeu du dictateur Sassou-Nguesso.

Nous devons inéluctablement mettre en place une période de TRANSITION pour assainir les mœurs politiques de notre pays. Aux grands maux, nous devons apporter de grands remèdes. Des hommes et des femmes insoupçonnables doivent poser les bases d’un Congo nouveau.

Au-delà du départ du dictateur Sassou-Nguesso, notre réflexion doit également porter sur le rôle de notre armée. Les forces armées congolaises doivent jouer le rôle qui leur est dévolu, celui d’assurer la sûreté de l’ensemble des congolais. Une armée qui doit être neutre, dont la mission est de protéger le peuple et non d’en faire une chair à canon.

La refonte du fichier électoral est un impératif. Sans cela, aucune élection libre, transparente, crédible, et démocratique ne peut être garantie.

Après « Oko montre la mer à Tati », le dictateur Sassou-Nguesso a réussi le tour de force de faire croire sans sourciller que le Nord serait plus peuplé que le Sud du Congo. Accepter d’organiser les élections présidentielles avec un fichier électoral truqué, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso. Ce serait un cauchemar que le Congo se réveille demain avec son clone.

L’appel de Mabio-Mavoungou au PCT de soutenir un candidat du RDPS à l’élection présidentielle de 2016 ne peut pas être pris au sérieux. Cela relève plus de l’intrigue que de la maturité politique. A peine dévoilé, son positionnement vient d’être taillé en pièces par les caciques de son parti.

La Justice doit être au cœur du Congo que nous bâtirons demain. Les perquisitions menées tambour battant par les juges français dans le cadre des Biens mal acquis devraient nous inspirer. Des détournements colossaux d’argent public par le dictateur Sassou-Nguesso et son clan sont prouvés. Que dire davantage alors que la paupérisation quotidienne du peuple congolais est insupportable ?

Le Congo n’est pas en guerre, alors que le resquilleur en chef d’Oyo, le dictateur Sassou-Nguesso s’arme. Ses armes ne nous détournerons pas de notre cible. D’ici là, cette vieille peau ne sera qu’un vieux meuble de rangement dans une cellule désaffectée de la CPI.

L’heure est grave et appelle à la responsabilité de tous. Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice pour libérer notre pays de la tutelle de la famille Nguesso et de la dictature de son metteur en scène.

« La colère populaire, disait Thomas Sankara, résiste à la bombe atomique ». Cette colère est palpable dans l’ensemble du pays. Dans les quartiers Nord principalement, les populations veulent en découdre.

Le dictateur Sassou-Nguesso et ses mercenaires n’auront pas le temps d’utiliser ces armes. Son site de stockage connu et repéré, il sera happé avant la mise en œuvre de son bain de sang. La conjonction des étoiles est telle, que la fin du dictateur Sassou-Nguesso est inéluctable.

Ce n’est pas parce que le dictateur Sassou-Nguesso est un incapable, que son successeur doit être un intrigant. Son exil sera un enfer. Sous les feux des projecteurs, Poutine finira par le faire extrader vers la CPI. Incapable de construire une phrase, les auditions du dictateur Sassou-Nguesso seront cocasses. Qui vivra, verra !

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 11:28
Congo-Brazzaville : Le patrimoine de l'Etat à la trappe

Depuis le retour aux affaires de Denis Sassou Nguesso en 1997, le patrimoine du Congo-Brazzaville se réduit comme la peau de chagrin de Balzac. La capacité de préserver les bijoux de famille dans l’escarcelle de l’Etat par Sassou, le PCT et les épigones du « Chemin d’avenir » est incertaine voire nulle.

La sécurité des biens tant mobiliers qu’immobiliers exige et recommande une action publique plus rigoureuse et efficace. Faute d’un classement des sites de la République, meubles et immeubles, l’arbitraire devient le modèle dans la gestion du patrimoine.

De fait, au Congo-Brazzaville, le patrimoine public est livré à la loi du plus fort conformément à la fable de Jean de La Fontaine (Le loup et l’agneau). Dans cet exercice, les vainqueurs de la guerre du 5 juin 1997 se taillent la part du lion. En la matière, on y trouve des perles. En l’occurrence le centre-ville de Brazzaville est devenu l’antre du lion. Centre-ville, centre-vide (selon le mot de Roland Barthes) ; tous les signes de notre histoire urbaines ont été vidés de leur symbolique archéologique et les référents architecturaux évacués de la mémoire urbaine sans coup férir. La « Brazzaville Blanche » de Georges Balandier est devenue le lieu de recyclage de l’argent sale des épigones/squatteurs. Quant aux « Brazzavilles Noires » observées dans les années 1950 par l’anthropologue, celles-ci font, depuis le coup d’état, l’objet d’un blanchiment de l’argent du pétrole dans des OPA immobilières ayant pour effet de jeter des familles entières à la rue.

Boulimie immobilière

C’est un genre d’inventaire à la Prévert qui, chaque année depuis le putsch sanglant de Sassou contre Pascal Lissouba, énumère les expropriations du patrimoine de l’Etat et l’accaparement des biens mobiliers et immobiliers du Congo-Brazzaville par les épigones du « Chemin d’avenir » . Il n’est pas rare que les badauds et les taximens égrainent dans les quartiers populaires des grandes villes la liste des biens immobiliers publics devenus par la force des choses des propriétés des nouveaux riches et hommes forts du régime du Congo-Brazzaville. Mais, là où, Jacques Prévert faisait un inventaire poétique se terminant par le célèbre « Raton laveur », les populations du Congo-Brazzaville, ahuries, agacées impuissantes et éberluées, donnent dans un genre plus aride puisque ses têtes de chapitre de leur liste noire vont de Brazzaville à Pointe-Noire en passant par Dolisie et Makabana ; du dépôt CFCO à la Poste Centrale de Brazzaville, aux anciennes résidences d’Air Afrique en passant par le bord de mer de Pointe-Noire. Rien n’est épargné. La boulimie immobilière des épigones du « Chemin d’avenir » est à son comble. « Pousse-toi que je m’y mette. » ou « Vas voir dehors si j’y suis. » Et, ceci au vu et au su de tout le monde. L’impunité a été érigée en mode de gouvernement. « J’y suis, j’y reste » : slogan du squatteur effronté.

Squatters en treillis

Le siège de l’Agence congolaise d’information (ACI) a été bradée à une organisation humanitaire appartenant à Claudia Sassou. L’ONG, qui n’a d’humanitaire que le nom, prendra et l’ACI et l’ancien cinéma Vog en face de la Délégation Générale aux Grands Travaux. Aussi, depuis quelque temps le voisinage de l’ancien siège de la Télévision Nationale est fortement squatté par les dignitaires hyper riches de la République. Quelques maisons sont déjà tombées dans leurs griffes. Des terrains sont rachetés et des villas réhabilitées. Et la conquête des biens se poursuit (Severin News, 6 février 2015). Ces raids se font sans même déverser le franc symbolique. Les abords du port fluvial de Brazzaville et des anciens chantiers de construction navale (Chacona) sont pris d’assaut par les militaires haut gradés des FAC et les proches du pouvoir qui y ont érigé des villas, des hôtels et restaurants. Après le transfert de Radio Congo vers le site de Nkombo Matari à Mfilou dans le septième arrondissement de Brazzaville, le vaste terrain de l’Etat ou du ministère de la communication a été morcelé, vendu ou redistribué à tout vent.

L’ancien siège de la radio est d’ailleurs devenu une caserne militaire, alors que tout autour ont poussé à la vitesse d’éclair des villas, propriétés des dignitaires congolais. Le terrain qui abritait l’ancienne Voix de la Révolution Congolaise est devenu la propriété de Madame Antoinette Andzouana, épouse d’Albert Andzouana, ancien directeur général des Impôts. Antoinette Andzouana a poussé l’outrecuidance jusqu’à éjecter des lieux le Centre de Documentation pour les Médias (CDM) et démolir le siège.

De fâcheux précédents

Dans le bradage des bijoux de famille, le Congo-Brazzaville est coutumier du fait. Déjà en 2010 , Sassou et les épigones du « Chemin d’avenir » avaient défrayé la chronique. L’événement avait eu lieu le 16 juin 2010 avec l’annonce de l’attribution par la mairie centrale de Brazzaville du domaine de la Faculté des sciences de l’Université Marien Ngouabi à la République de Guinée Equatoriale afin d’y ériger sa chancellerie, les résidences de son chef de l’Etat et de l’ambassadeur accrédité au Congo-Brazzaville. Quel culot ! Quel obscurantisme ! Quel cynisme ! (Cf. Congopage.com, 2 juillet 2010 , « Université Marien Ngouabi : silence, on brade »).

Claudia Ikia

Les épigones du « chemin d’avenir « se sont lancés dans une course effrénée à l’expropriation du patrimoine de l’Etat en dépit des gesticulations de Pierre Mabiala, piètre bonhomme qui cogne les faibles, caresse les forts. Qui arrêtera ces caïds de la guerre de 1997 dans cette folie immobilière ?

Les populations du Congo-Brazzaville n’ont pas la mémoire courte. Claudia Ikia Sassou en a fait les frais, victime de la colère populaire.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 17:30
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso et ses mercenaires de Tchambitcho sous la menace des drones…

RIGOBERT OSSEBI -


Au bord de la rivière Alima, à deux pas d’Oyo, non loin d’Ollombo et de l’aéroport international privé de Denis Sassou Nguesso, se situe le village de Tchambitcho. Depuis des années, la réserve personnelle de mercenaires du dictateur congolais y réside.

Véritable Mecque de l’internationale terroriste, des soldats de fortune venus de tous horizons géographiques et idéologiques se retrouvent dans cette Tour de Babel de la terreur : des Rwandais, des Tchadiens, des Libyens, des Cubains, des Angolais, des Nord-Coréens, des membres du Hezbollah ainsi que des djihadistes égarés parmi des pilotes ukrainiens (pour les hélicos de combat) et sud-africains (pour les Mirage F-1). Simples soldats perdus ou instructeurs ces hommes constituent la véritable capacité de nuisance intérieure de l’autocrate de l’Alima. Sans état d’âme, au moindre signal, ils pourraient fondre sur les malheureuses populations congolaises. Pour le tyran, peu importe l’ethnie des prochaines victimes. A ses yeux, il suffit que les Congolais soient terrorisés par cette horde de sauvages ! Alors, ils lui demanderont grâce, quitte à ce qu’il reste indéfiniment au pouvoir !

L’argent, les armes, les hommes ! Un aéroport international, celui d’Ollombo, totalement dédié à l’importation du matériel de guerre et des munitions (même un Boeing 747-400 cargo bourré jusqu’à la gueule pourrait y atterrir) ! Denis Sassou Nguesso disposait de tous les ingrédients pour que ce plan réussisse ! Sauf que le monde entier en a assez de lui et au tout premier rang de ces mécontents, figurent Barak Obama et François Hollande. Et là, il faut reconnaître qu’ils auraient fait fort. Très fort !

Récemment, et pour la toute dernière fois c’était le 18 février 2015, Tchambitcho qui est aux Nguesso, ce que Kandahar est aux Talibans, a été survolé à plusieurs reprises par des drones, à une altitude suffisamment basse pour que les futurs sacrificateurs de Congolais puissent les apercevoir. A chaque fois, les caméras extrêmement puissantes qui équipent ces engins ont pu envoyer, en direct, aux QGs des commanditaires (américains ou français ?) les images de panique et de débandade généralisées. Les terroristes, terrorisés par un ennemi presque invisible, couraient dans tous les sens en quête d’un impossible abri. Bien plus qu’une simple intimidation, ces survols répétés du territoire d’un Etat souverain représentent des avertissements gratuits à leur chef de bande (l’autocrate de l’Alima voisine) : « il nous suffirait simplement d’appuyer sur le bouton, sur le joystick, comme dans un jeu vidéo, et boum ! » Ces vidéos se retrouveraient alors sur Youtube : « le survol d’Oyo, l’approche de Tchambitcho, les cibles qui sont identifiées et qui apparaissent dans le cadran du viseur. Puis quelques secondes s’écoulent et l’écran qui s’embrase : le missile vient de toucher son but ! »

« Déjà vu ! » diriez-vous ! Oui mais ces éliminations ciblées se déroulaient au Pakistan et en Afghanistan ! Là, cela pourrait bien se passer en Afrique, chez nous, au Congo !

Nous pourrions assister également sur le tarmac de l’aéroport d’Ollombo à la destruction, de la même manière, du tout nouvel avion de Denis Sassou Nguesso, le Falcon 7X de Dassault, avec lequel il pensait pouvoir atteindre n’importe quelle destination étrangère sans escale, ou du dernier hélicoptère Augusta qui lui a été offert par ENI… Restera alors la bonne vieille pirogue pour tenter de sauver sa vieille peau !

Qu’il est loin le bon temps de Jacques Chirac et du gendre Salat-Barroux (Secrétaire Général de l’Elysée) qui lui passaient tout, et même de Nicolas Sarkozy avec les amis Tapie, Balkany et Kouchner qui arrondissaient toujours les angles !

Cette histoire de drones, c’est du sérieux, du solide, du perfide même et qui ne laisse aucun espoir de conservation de pouvoir ; même plus : de survie en cas de faux pas… ! Il n’existe pas d’exemple connu de ce type d’intervention (une intrusion répétée dans l’espace aérien quasiment privé d’un chef d’Etat en exercice) pour un pays qui se situe en dehors d’une zone de conflit.

N’oublions pas que Denis Sassou Nguesso est l’homme de Kimongo et qu’il n’avait d’aucune manière résisté, même verbalement, à l’invasion angolaise de 2013.

De plus, les récentes perquisitions aux domiciles des neveux Nguesso ainsi que les saisies de valeurs, de bijoux et de voitures de luxe ont été accompagnées d’un silence assourdissant du tigre de papier de Mpila. Aucune déclaration tonitruante, aucun bombement de torse superflu, aucun appel téléphonique débordant d’insultes à l’Elysée i pour obtenir la restitution des biens saisis, aucune menace de rupture des relations diplomatiques.

Le tyran fauve de l’Alima aurait-il enfin pris conscience de la matière, cellulosique, qui le compose ? Peut-être… !

En fait, il a été ramené sans le moindre ménagement à la réalité et à l’extrême précarité de sa situation… Encore une fois, sans la moindre protestation de sa part !

Pouvons-nous en espérer la non-modification de la Constitution et une alternance démocratique ? Sans doute… !

Qui est le commanditaire de ces missions ?

La description qui a été rapportée de l’engin (une vingtaine de mètres d’envergure et une dizaine de longueur) correspond au drone de combat MQ-9 Reaper de General Atomics qui équipe l’armée américaine et depuis près d’une année l’armée française, avec succès, au Mali. Ce modèle constitue un des fers de lance de la stratégie américaine de lutte contre Al-Qaïda et les Talibans, notamment au Pakistan dans les zones tribales. Les Etats-Unis auraient pu mener ces missions au départ de Sao Tomé, voire du Cameroun. Cependant, si la France souhaitait les déployer ailleurs qu’au Mali, au départ du Centrafrique par exemple, elle devait contractuellement solliciter l’autorisation des autorités américaines. Les missions effectuées au-dessus de Tchambitcho auraient nécessité vraisemblablement un accord entre les deux armées américaines et françaises. Ce qui démontrerait plus encore la ferme détermination de Barack Obama et de François Hollande de mettre un terme définitif au pouvoir calamiteux et tri-décennal de Denis Sassou Nguesso.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

i Comme ce fut le cas lors de l’incarcération à Paris de Jean-François Ndenguet en 2004 pour l’affaire des Disparus du Beach. Sassou Nguesso avait obtenu sa libération immédiate dès le lendemain après avoir fait tiré de son lit en pleine nuit, le juge des libertés et copieusement menacé Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Oyo
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:33
Congo-Brazzaville : Belinda Ayessa et le Cartel d’Oyo préfèrent le 7ème arrondissement de Paris…

Par Rigobert OSSEBI -

belinda ayessa bureau boudoir mémorail Pierre Savorgnan de Brazza

Les révélations de scandales et d’abus financiers, dont Congo Liberty s’est fait la spécialité, se succèdent ainsi que saisies et perquisitions dans le petit clan des pillards de la République. Hasard ou coïncidence, ils appartiennent tous au gang des Nguesso ! Alors, le mécontentement gronde dans les cercles rapprochés du système, toutefois sans que le véritable « Coordonateur » de ces mauvaises actions, Denis Sassou Nguesso, ne les blâme publiquement ni intervienne, en privé, pour les ralentir ou les réprimer.

Cet étalage dans la presse internationale d’espèces et de biens de luxe confisqués fait plus penser à des opérations de Police contre des narcotrafiquants sud-américains qu’à des membres d’une famille présidentielle, même africaine. Pourtant le déshonneur ne risque pas de les atteindre, il n’ont jamais reçu d’éducation qui leur inculque des valeurs et leur respect. Ils ne sont animés que par le vol, le détournement, l’argent et la femme d’autrui, et ils n’auront aucun souci de la vie humaine pour conserver tous leurs avantages.

Le Congo, par leurs comportements indignes, est devenu la honte et la risée de toute l’Afrique. Insensibles à l’opprobre dont le nom des « Nguesso » est maintenant couvert, les délinquants, qui nous gouvernent, n’ont que faire de l’exécration publique au-delà de nos frontières ; et encore moins de celle des Congolais. Le rythme et le volume du pillage, avec leurs comparses, ne cessent d’augmenter et peu leur importe s’ils vont dans le mur à toute vitesse. Ils continueront jusqu’à la dernière minute à s’alimenter directement au Trésor Public ou aux puits de pétrole de la République ; avec la bénédiction du « grand Coordonateur » de ces pillages, Denis Sassou Nguesso !

Belinda Ayessa, la fille du ministre d’Etat Firmin Ayessa, a depuis longtemps figuré à proximité immédiate de ce premier cercle de prédateurs. Son père qui était au séminaire de Makoua n’a pas pu lui inculquer les valeurs qu’il y avait apprises avant d’en être renvoyé en classe de 4ème. En 1997, elle eut pour pygmalion Jean Paul Pigasse qui lui fit gravir à toute vitesse les échelons de simple journaliste à Editorialiste puis Rédactrice en Chef des Dépêches de Brazzaville ; avant que Sassou Nguesso ne la lui ravisse en lui faisant deux petits.

Depuis son inauguration, elle est à la tête du Musée-mausolée Savorgnan de Brazza dont la visite est devenue une obligation incontournable pour tout visiteur étranger du père de ses enfants. Longtemps favorite du tyran, elle habite une somptueuse demeure à deux pas de la Résidence de Mpila. Sous son impulsion le mémorial inutile va être agrandi, avec la construction (financée par Unicongo) d’un amphithéâtre, d’un musée, d’une salle de conférences, d’une galerie d’art et de boutiques. Bélinda est maintenant classée, par Jeune Afrique, parmi les 30 personnalités les plus influentes du Congo.

Toujours très proche de son ancien patron Pigasse, Belinda Ayessa qui a un goût immodéré (comme les Nguesso) pour les bijoux et les toilettes hors de prix, a eu le privilège de poser ses valises dans un très luxueux pied-à-terre dans le 7ème arrondissement de Paris, rue de Belgrade, non loin de la rue Vaneau, siège parisien des Dépêches de Brazzaville (et non loin également de l’avenue Rapp où se trouve l’appartement du père de ses enfants). Ce quartier ultra-résidentiel se situe au pied de la Tour Eiffel. Les immeubles de style haussmannien sont entourés de petits parcs clôturés. C’est un extrême privilège que d’habiter pareil endroit. Il faut débourser aux alentours de 20.000 euros par m2 (13 millions de FCFA) parfois plus.

2 rue de Belgrade Paris

Dans un de ses éditoriaux resté célèbre, celui du 26 avril 2004 (Cf Congopage), aux accents faussement patriotiques et désintéressés, elle plagiait un discours de John Fitzgerald Kennedy qui disait à ses concitoyens : « Ne vous demandez pas ce que la nation peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour la nation… »

Il serait bon de savoir ce qu’elle a bien pu faire pour le Congo pour se permettre d’acheter un appartement dans pareil quartier ? Compte tenu de la folie des grandeurs dont sont atteints tous les membres de ce petit gang, un investissement pour un appartement de 200 m2 devrait dépasser les 4 millions d’euros.

Les proches du chef du cartel d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, bien moins généreux pour les pauvres que Pablo Escobar l’était à Medellin, sont maintenant indexés comme de vulgaires malfaiteurs ou trafiquants et ne bénéficient plus d’aucune protection. Comment en serait-il autrement puisque Médiapart, s’agissant du triplex de 628m2 d’Edgard Nguesso, a diffusé des documents officiels relatifs aux saisies ? Les services de police et de justice de nombreux Etats les suivent à la trace. Le jour où ce régime immonde s’effondrera les saisies et les arrestations s’effectueront en cascade en un rien de temps. Ils n’auront nulle part ou aller et il n’est pas sûr que l’Algérie leur offre un bout de sable hostile.

La crise que nous vivons au Congo n’est pas constitutionnelle. Elle s’inscrit totalement dans une logique de conservation du pouvoir mais plus encore et surtout d’un maintien du racket familial permanent de la SOCOTRAM à la SNPC en passant par le Trésor Public et les Grands Travaux ! Voilà pourquoi l’affrontement avec Denis Sassou Nguesso apparait certain car ce dernier sait parfaitement bien ce qu’il adviendra de ses biens « personnels » et de ceux de ses proches. Il fera tout pour retarder le moment de sa chute inéluctable ; quitte à entrainer tout le monde avec lui ! Et il n’existe nulle part au monde quelqu’un qui puisse lui faire entendre raison… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville : Belinda Ayessa et le Cartel d’Oyo préfèrent le 7ème arrondissement de Paris…
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 03:20
Congo-Brazzaville : Allah sauvera-t-il Sassou Nguesso ?

Par Mingwa Biango

Du premier cercle familial, aux pillards et criminels de tout poil qui gravitent autour de la nébuleuse Sassou Nguesso, la question n’est plus de savoir si la dictature de Brazzaville survivra à 2016, mais comment s’enfuir le jour où elle s’effondrera pour échapper à la vindicte populaire ? Cette question est d’autant plus d’actualité, car les émeutes qui ont suivi l’élimination de notre équipe nationale de football à la CAN 2015 ont principalement éclaté dans les quartiers nord de Brazzaville (Talangaï, Mikalou, Nkombo…), réputés être des fiefs inconditionnels de M. Sassou Nguesso, et par ailleurs, lieux de résidence des principaux Ayatollah du pouvoir.

Le pouvoir de Brazzaville est aux abois et bien peu de monde se précipite pour monter au créneau afin de défendre un régime dont les jours sont comptés. Les propagandistes du chemin d’avenir rasent les murs et les jadis nombreux courtisans fondent comme neige au soleil.

Conséquence : Denis Sassou Nguesso adepte du stalinisme s’en remet à Dieu le Tout-Puissant. Ne dit-on pas, chacun pour soi, Dieu pour tous !

C’est dans ce cadre, qu’Antoinette « mère Antou » l’épouse de Denis Sassou Nguesso, a missionné M. Collinet Makosso, son ancien directeur de cabinet, actuellement en charge de la Jeunesse et de l’Éducation civique dans l’exécutif du monarque congolais, de monter en première ligne pour sauver ce qui peut encore l’être !

Mais beaucoup au sein du pouvoir doutent de l’efficacité du protégé de mère Antou, qui n’a de ministre que le nom, et doit sa promotion ministérielle à sa courtisanerie qui trouva grâce aux yeux de M. Sassou Nguesso avec la publication de son ouvrage « Pour Edith », rendant un hommage posthume à Edith Bongo née Sassou Nguesso, résumé par le vers « Fille de chef d’Etat, épouse de chef d’Etat, ainsi tu as vécu, destin quasi unique dans l’Afrique d’aujourd’hui et même au-delà…». La Fontaine dans sa fable le Corbeau et le Renard ne disait-il pas que « Le flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » !

En effet, à la lettre de quatre pages « Je récuse » de l’ancien ministre de la défense M. Charles Zacharie Bowao adressée à M. Denis Sassou Nguesso, le soldat Collinet Makosso incapable de synthétiser son propos, s’est empressé de répondre à son ancien collègue du gouvernement par une lettre intitulée « Je rétorque », pérorant sur douze longues pages interminables.

Comble de l’irresponsabilité ou aveux d’impuissance, les autorités de Brazzaville, par le biais de Collinet Makosso, ont organisé des réunions de travail le 7 février 2015 à Brazzaville, avec les délégations du Conseil œcuménique, du Conseil supérieur des églises de réveil du Congo, de l’église Kimbanguiste du Congo, ainsi que celle du Conseil supérieur islamique du Congo.

Face à toutes ces délégations, un seul message, celui de M. Denis Sassou Nguesso dixit M. Collinet Makosso : « la charge d’encadrer la jeunesse revient aussi à l’église par le biais du catéchisme, et de la mosquée à travers l’école coranique ». Le ministre Makosso s’est dit surpris du comportement peu civique et malheureux que les jeunes ont affiché à l’issue des matches de football livrés par les Diables Rouges en Guinée Équatoriale. «Cela nous a rappelés la vulnérabilité de la société dans laquelle nous sommes à cause de la violence. Il est vrai que de temps en temps, on déplorait un certain nombre d’activités, mais on était loin d’imaginer que ces choses qu’on déplorait prendraient le tournant que nous avons connu ces deux dernières semaines». En d’autres termes, M. Sassou Nguesso accuse les religieux de ne pas remplir leur mission d’éducation et d’instruction de la Jeunesse.

Encore sous l’émotion des émeutes ravageuses, le gouvernement de M. Sassou Nguesso a sollicité un partenariat avec les religieux pour encadrer les jeunes en déclarant par la voix de M. Collinet Makosso : « Je voudrais officiellement vous confier la mission d’intercession en faveur de notre jeunesse, vous soumettre comme une intention de prière du gouvernement pour que dans la mission qui est la vôtre, vous puissiez à partir de ce mois de février consacrer peut-être tout le mois à prier pour la jeunesse ».

A l’issue de ces réunions avec le ministre en charge de la jeunesse et l’instruction civique, plusieurs représentants des confessions religieuses se sont étonnées que M. Collinet Makosso n’ait pas présenté un plan d’action du gouvernement spécifique à la jeunesse congolaise en déshérence et désespérance. Alors, posons la question essentielle à M. Collinet Makosso : Quelles sont les mesures qui ont été prises par M. Denis Sassou Nguesso pour l’insertion professionnelle des jeunes et la lutte contre le chômage de cette catégorie de la population ?

Cet intérêt soudain de M. Denis Sassou Nguesso pour la jeunesse congolaise n’est pas sans arrière-pensée politique et laisse dubitatif. Les trois décennies de règne sans partage du dictateur de Brazzaville n’ont été que mépris envers cette catégorie de la population. Aucune action du bâtisseur infatigable pour la jeunesse ne vient contredire notre propos ci-dessus. Le quotidien de notre jeunesse se résume, à la famine, le manque de structures scolaires et universitaires, sans compter le manque de soins primaires et un chômage endémique… Les seuls jeunes dont il se soit préoccupé durant toutes ces années furent ses enfants et ses neveux qu’il a couvert d’or, d’argent, de jets privés et d’hôtels particuliers dans tous les beaux quartiers des plus grandes villes de la planète !

Qui d’Allah ou Jesus-Christ sauvera Denis Sassou Nguesso ?

Avant de devenir l’un des présidents les plus riches du monde en dilapidant nos richesses nationales, M. Sassou Nguesso se revendiquait communiste dans une autre vie. Il s’est surement rappelé de la célèbre phrase de Karl Marx : « la religion est l’opium du peuple ». Son approche à n’en point douter est de pousser la maxime du philosophe allemand dans son cynisme le plus machiavélique, à savoir, que les religieux l’aide à canaliser la colère et la soif de liberté et de Justice, non seulement des jeunes, mais aussi de toute la société congolaise qui rêvent d’une Révolution comme en Tunisie et au Burkina-Faso qui ont chassé du pouvoir les dictateurs Ben ALI et Blaise Compaoré.

Les évêques catholiques ayant pris position contre la modification de la constitution qui permettrait à M. Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat présidentiel , en violation de la loi fondamentale, il ne reste plus qu’Allah pour venir au secours du tyran, qui a tout fait pour s’attirer les bonnes grâces du monde musulman, par El Hadj Djibril Bobaka interposé. Ce dernier est connu pour rémunérer les porteuses de burka à Brazzaville, qui pour la plupart sont des femmes en très grande détresse sociale. Leur nombre croissant interpelle et inquiète la population congolaise pourtant très tolérante, et qui a toujours cohabité avec la nombreuse communauté musulmane originaire d’Afrique de l’ouest dont la descendance est toute de nationalité congolaise. Le miracle de la multiplication de cet habit, traditionnel plus que religieux, ravit les sponsors saoudiens et qataris heureux de financer l’habile initiateur.

L’instrumentalisation politique de l’Islam par le pouvoir de M. Sassou Nguesso inquiète la paisible communauté musulmane du Congo-Brazzaville, dont le dynamisme économique est un exemple à suivre.

La famille Nguesso compte déjà fort heureusement son El Hadj, le seul garçon élevé au palais de Mpila, Abdallah Sassou Nguesso (ex-Denis dit Denidet). Le fils adoptif et neveu du tyran qui a embrassé la foi musulmane en récitant la shahada « profession de foi » sous la tente personnelle de son parrain le Colonel libyen Mouhamar Kadhafi assassiné le 20 octobre 2011, inciterait fortement son père à franchir le pas. Peut-être qu’il serait bien avisé d’en faire de même. Sa nouvelle religion pourrait alors, en cas de fuite précipitée, lui garantir l’asile en Arabie Saoudite comme le défunt et sinistre dictateur ougandais Idi Amin DADA. En effet, le Royaume saoudien est réputé pour ne jamais extrader les fugitifs musulmans, même originaires d’un autre pays musulman.

A défaut de parvenir à calmer la jeunesse congolaise qu’il a tellement maltraitée, Allah pourrait bien lui faire la faveur de lui trouver un abri. A Ryad, à Damas ou à Téhéran, seul l’avenir nous le dira, Inch’Allah !

Mingwa Biango

(Extrait de congo-liberty)

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Mingwa Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 17:27
Congo-Brazzaville/ONU/Centrafrique : Les Nations Unies désavouent Denis Sassou Nguesso sur la Centrafrique

LES NATIONS UNIES DÉSAVOUENT DENIS SASSOU NGUESSO SUR LA CENTRAFRIQUE

Les Nations unies ont peu apprécié l’accord de cessez-le-feu intervenu entre ex-milices Seleka et anti-Balaka, le 22 janvier, à Nairobi, sous l’égide de l’ex-président de l’Assemblée nationale kenyane, Kenneth Otiato Marende. Dans une lettre adressée à la présidence congolaise le 8 février (cliquez ici) Abdoulaye Bathily, le représentant spécial de Ban Ki-moon au sein de la médiation internationale sur la Centrafrique, a demandé à Denis Sassou Nguesso d’intervenir pour mettre un terme à cette initiative…

Catherine Samba Panza danse avec des fauves…

Par RIGOBERT OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville/ONU/Centrafrique : Les Nations Unies désavouent Denis Sassou Nguesso sur la Centrafrique
Congo-Brazzaville/ONU/Centrafrique : Les Nations Unies désavouent Denis Sassou Nguesso sur la Centrafrique
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 19:04
(Congo-Brazzaville) Fin de partie (Game Over) pour la vOYOucratie congolaise

Sassou Nguesso et son neveu le pasteur Willy Nguesso et son épouse -

Les mauvais signes s’accumulent, nous le savons tous, dans cette fin de septennat d’un pouvoir totalitaire tri-décennal. Nul besoin d’être grand sorcier ou marabout ouestaf !

Le principal intéressé, le dictateur-autiste se refuse à les voir ou à les entendre. Pourtant, ils l’ont tous ébranlé : les mises en garde, et à l’index, de Washington et de Paris ; la disparition incompréhensible de Christophe de Margerie ; la chute du prix du pétrole et la ruine financière qui en découle ; le ras le bol de la population ; la crise centrafricaine qui lui explose à la figure ; le PCT qui devient incontrôlable et la chute de l’équipe nationale de football devant celle de la RDC le samedi 31 janvier en quart de finale de la CAN.

Mais le Ciel ou l’Enfer peuvent bien attendre pour le tyran resté insensible aux mauvaises augures…

Pourtant le jeudi 29 janvier à Paris, il a accusé un terrible coup de semonce administré à l’un des pires symboles de sa vOYOucratie familiale : la SOCOTRAM de Guy Wilfrid César Nguesso dit « Willy ».

Les convocations, par la Police française, du personnel de la société s’étaient multipliées les dernières semaines. Puis il y eut le comble, pour le membre éminent du clan Nguesso, la saisie de ses 16 voitures de luxe (Aston Martin, Porsche, Lamborghini, Ferrari, Hummer, Bentley etc… – cf demainlenouveaucongobrazzaville.org-) en même temps que les perquisitions jusque tard dans la nuit de ce même jeudi, au bureau parisien de la Socotram avenue Marbeuf (véritable siège opérationnel international de l’entreprise) et au domicile du neveu Nguesso à Courbevoie dans la région parisienne. Un épisode digne de celui que nous avions connu avec Teodorin Obiang Nguema, le fils du président de la Guinée Equatoriale, mais pour lequel les caméras des télévisions françaises n’ont pas été conviées. Précaution qui apparait comme superflue alors que le lion, en fin de règne, n’est plus que vieux et usé ! De plus Willy n’était même pas présent, sûrement retenu à Toronto pour une audience devant la Cour Fédérale :

Hearing Lists / Rôle

ONTARIO SITTINGS

Last updated on MONDAY, FEBRUARY 2, 2015 at 07:15 A.M.

IMM-1144-14 WILFRID NGUESSO c. MCI
(CMC/TC-French)
Imm – Appl. for leave & jud. review – Arising outside Canada0213:301h

Il y a encore 6 mois, pour bien manifester sa colère et montrer ses crocs, notre dictateur de la République bananière du Congo aurait aisément pu rappeler « son » ambassadeur. Mais Denis Sassou Nguesso n’est plus celui qu’il croyait être et puis, depuis Dakar, l’ambassadeur Lopès n’a plus remis les pieds Avenue Paul Valéry ; il ne s’est toujours pas remis de l’affront subi au Sommet de la Francophonie. Curieusement dans cette affaire de perquisitions et de saisies de voitures de luxe, le général-instituteur a fait profil bas, très bas…

Avant d’être touché par la « grâce divine », le Pasteur Wilfrid Nguesso a longtemps été attiré irrésistiblement par les paradis terrestres, surtout les paradis fiscaux. Il les a beaucoup fréquentés du Lichtenstein (Bürotel International AGLandstrasse 163, 9494 Schaan) au Luxembourg pour les secrets qu’ils promettent de garder en même temps que les fortunes confiées. Afin de s’acheter une honorabilité chère à sa tranquillité dans le pays de son épouse, il ne devrait pas tarder à obtenir la nationalité canadienne. Heureuse coïncidence, dans ce pays froid, les sociétés réellement anonymes y fleurissent comme à Vaduz ou à Schaan (Lichtenstein) ; numérotées sans possibilité de découvrir le réel propriétaire. Blanchi comme la neige du Canada, le magot Mal Acquis de Willy pourra s’expatrier encore aux USA, la nouvelle terre promise des Nguesso…. Très rares sont les membres de cette famille qui n’auraient pas acquis –mal- un bien dans ce pays ; Miami restant l’endroit de prédilection de ce petit clan pour le « bling-bling » qu’il adore afficher.

Ceux qui, il n’y a pas si longtemps, braillaient « Impérialisme à bas » et « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ! » peuvent y rouler en Rolls-Royce ou en Ferrari sans que personne ne s’en préoccupe !

Mais aussi loin que l’on puisse aller, les enfants et neveux du dictateur-pilleur congolais seront toujours rattrapés par leur passé, et leurs méfaits, à l’instar des enfants Ben Ali, Kadhafi et Saddam. Celui qui rackette le trafic maritime congolais vient seulement d’en faire la douloureuse expérience ce dernier jeudi de Janvier à Paris. Longtemps, bientôt vingt ans que le neveu préféré du dictateur taxe (c’est vraiment le terme qui convient) les marchandises à l’arrivée et au départ du Congo. Tout y passe, le pétrole à l’export et les denrées de première nécessité à l’import. Dans ces presque deux décennies de racket, sans contrepartie aucune, notre bon et désintéressé Pasteur aurait empoché entre 200 et 300 milliards de FCFA. Même Kiki (qu’il surnomme « Rikiki ») n’a pu faire l’économie de cette taxe pour les tankers de la SNPC et pour ceux qui disparaissent dans le triangle des Bermudes (les Bermudes sont également un paradis fiscal très prisé).

L’accélération de l’affaire des Biens Mal Acquis, bénéficie du triplement de l’effectif des policiers à son service. Ces derniers, complètement libérés des volets gabonais et équato-guinéens, sont tous aux trousses des rejetons pillards ; et ce ne sont pas les biens luxueux et extravagants qui manquent pour satisfaire à leur occupation. Un Jet-privé aurait été également saisi (Cf JT France2). Il pourrait bien appartenir à Jean-Jacques Bouya…

Aucun membre de la vOYOucratie congolaise n’échappera à la lancée des enquêteurs, qu’il soit Congolais ou de toute autre nationalité. Les têtes et les biens ne manqueront pas de tomber avant même le départ définitif (précipité ou pas) de Denis Sassou Nguesso. Les saisies automobiles récentes sont un signal on ne peut plus clair.

Que l’autocrate de l’Alima veuille en tenir compte ou pas. Les dés en sont déjà jetés !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 09:14
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso et ses mercenaires

Par Rigobert Ossebi -

Blaise Compaoré avait entamé sa 28ème année de pouvoir lorsque le soulèvement populaire du 30 octobre 2014 le contraignit à la démission. Peu de victimes et peu de dégâts matériels ont été enregistrés dans ce pays aux 16 millions d’habitants. Au terme de cette journée historique, «l’Homme Fort » qu’était le « tombeur » de Thomas Sankara s’est finalement sagement incliné devant la volonté du peuple.

A comparer Compaoré à Sassou Nguesso, le plus tyran des deux est bien le « tombeur » de Marien NGouabi et de Pascal Lissouba , notre putschiste multi-récidiviste.

Sans perdre de temps, Ouagadougou et le Burkina Faso ont retrouvé, depuis la nomination (le 25 novembre 2014) d’un Président (Michel Kafando) et d’un Gouvernement de Transition dirigé par Yacouba Issac Zida, une vie complètement normale et paisible. La page Compaoré semble définitivement tournée sans le moindre soubresaut ou tentative de retour en arrière. Et surtout aucune force hostile étrangère, incorporée aux forces publiques intérieures n’a été décelée.

L’automne africain burkinabé semble avoir trouvé la voie, contrairement aux pays des printemps arabes, d’une évolution démocratique pacifique et conforme aux attentes de sa population.

Il est clair maintenant que Blaise Compaoré n’a jamais pensé se maintenir à la tête de son pays par la force ou par un usage disproportionné de celle-ci, au risque de le détruire totalement ; ce qui ne sera peut-être malheureusement pas le cas de notre Congo.

« L’Afrique a la forme d’un révolver dont la gâchette se trouve au Congo » disait Frantz Fanon. Et il est vrai que l’on y a la gâchette plutôt facile ! De plus, les informations et les rumeurs s’y multiplient concernant des achats d’armes sophistiquées, l’entretien de forces troubles et les arrivées incessantes de mercenaires. Tour à tour, il est question de Rwandais, d’Angolais, de Cubains, du Hezbollah et dernièrement même de membres de l’Armée islamique. On ne saurait se rassurer en affirmant que « ce ne sont que des rumeurs sans fondement » !

Aussi, il serait inconscient de ne pas tenir compte des leçons du passé et de l’usage immodéré, qu’a fait Sassou Nguesso, de ses chiens de guerre étrangers qu’il avait lâchés, à maintes reprises, sur sa propre population.

Au début de cette semaine, une spectaculaire opération policière a été menée dans la soirée du mardi 20 janvier 2015 à Comines, à la frontière franco-belge. Elle serait liée à un «trafic d’armes» et a été menée à la demande des autorités françaises, selon le parquet de Tournai (ouest de la Belgique). D’abord présumée liée aux récents évènements tragiques qu’a connus Paris, il semblerait « seulement » que ce soit la mouvance d’extrême droite flamande qui serait visée, selon le journal Nord Eclair. Une figure locale des ultras d’extrême droite, un certain Claude Hermant, ainsi que son épouse, avaient été placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Lille.

Claude Hermant est loin d’être un inconnu au Congo-Brazzaville. C’est un ancien membre du service d’ordre du Front national (DPS), l’organisation, mise en place par Bernard Courcelle, chef du DPS de 1994 à 1999, qui était chargée « d’opérations clandestines de déstabilisation et d’infiltration » en France et en Afrique. Claude Hermant s’était retrouvé au Congo plus ou moins dans le cadre de ces opérations. Cette organisation, dont le coût annuel s’élevait à plusieurs millions d’euros, aurait été alors financée par la vente d’armes et le mercenariat.

Le 6 juin 2001, le quotidien Libération publiait le témoignage de Claude Hermant. Selon lui, un groupe paramilitaire secret de 30 à 60 personnes, surnommées les « fantômes », qu’il avait formés devait mener des actions répressives en banlieue parisienne, infiltrer des associations de lutte contre le racisme et tenter d’assassiner l’ancien ministre des finances congolais Moungouga N’Guila, maintenant disparu.

Ce dernier avait annoncé, dès le lendemain de cette publication, qu’il allait déposer une plainte avec constitution de partie civile à Paris pour «tentative d’assassinat» ainsi que pour l’organisation d’un faux complot qui lui a valu d’être condamné, fin 1999, à Brazzaville, pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Ce qui pouvait s’apparenter à une «escroquerie au jugement» assortie de «faux témoignages».

Claude Hermant, qui avait relaté en détail ces deux opérations conduites par Bernard Courcelle, avait révélé qu’elles avaient été commanditées par le ministre congolais de l’Intérieur de l’époque, Pierre Oba. Le pouvoir congolais s’était servi des mercenaires de Courcelle pour faire croire que Mougounga N’Guila était l’organisateur d’un coup d’Etat visant à renverser le président Sassou NGuesso, toujours selon Claude Hermant. Ce dernier aurait alors été incarcéré pendant quelques mois à Brazzaville pour conforter cette version…

Le FN avait démenti les accusations de Claude Hermant. Cette organisation avait disparu après le renvoi, en 1999, de Bernard Courcelle et de la découverte, par le parti d’extrême droite, de ces opérations occultes.

Ce mercenaire du début des années 2000 ne semble plus du tout être concerné par les plans qu’élabore actuellement Denis Sassou Nguesso pour sauvegarder son pouvoir à défaut de réussir à modifier sa Constitution.

D’autres que lui, des « soldats perdus » préparent leurs armes. Chèrement payés, ils n’auront que faire du sang congolais qu’ils feront couler. Munis de vrai-faux passeports et de papiers congolais, l’important pour eux sera de ne pas accepter en paiement des faux billets comme le font couramment le tyran d’Oyo et son neveu JDO. Ils devront également bien faire attention à leur peau, après avoir fait leur sale boulot. Dans une première hypothèse, peu probable, qu’ils maintiennent au pouvoir le petit clan d’irréductibles pilleurs de l’Etat congolais : ils seront trucidés comme les Adoua, Motandeau et autres bons serviteurs.

Très sûrement, dans une seconde hypothèse, ils auront tout le peuple congolais uni face à eux et, comme leurs commanditaires, ils maudiront alors leur mère de les avoir mis au monde….

Reste que le choix le plus audacieux, le plus courageux, le plus téméraire, et surtout le plus honorable, sera celui de la paix. Il serait temps que le dictateur surmonte ses peurs, et ses cauchemars, qui lui dictent de rester accroché au peu qu’il lui reste de son pouvoir, et qu’il tende enfin la main à une transition démocratique pacifique nécessaire à la reconstruction de tout ce qu’il a pendant trop longtemps détruit : le Congo !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:23
[Congo-Brazzaville] La RPDH s'interroge sur le rôle de Mvouo dans la liberté de la presse

La RPDH s'interroge sur le rôle de Mvouo dans la liberté de la presse -

Publié par Arsène SEVERIN -

Catégories : #Droits Humains -

La RPDH

Dans une note de situation publiée le 10 décembre à Pointe-Noire où elle est basée, la Rencontre pour la paix et les droits de l'Homme (RPDH) que dirige Christian Mounzéo a dénoncé l'expulsion des journalistes Elie Smith de MNTV et Sandio Kante de Reuters Video et s'est ensuite attaquée au Conseil supérieur de la liberté de communication que préside Philippe Mvouo qui exercerait un rôle flou-bizarre. Pour la RPDH, le Conseil supérieur de la liberté de communication ne fait restreindre la liberté de la presse plutôt que de la garantir, à en croire son mutisme face aux expulsions des journalistes et autres atteintes graves à la liberté de communiquer et de diffuser les informations.

Voici en intégralité la note de situation publiée par la RPDH :

Introduction :

A l’occasion de la célébration du soixante sixième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH) rappelle qu’au Congo, la nécessité de protéger effectivement les droits de l’homme demeure une préoccupation majeure ; quoi que la Constitution de janvier 2002 affirme « l’attachement » du Congo aux principes des droits de l’homme tels que définis dans la Charte des Nations Unies de 1945, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, et consacrés dans la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981. La mise en place d’un Ministère de la justice et des droits humains avec une direction générale spécialement dédiée à la promotion et protection des droits humains et des libertés, et la création d’une Commission Nationale des Droits de l’Homme ne suffisent pas au regard du contexte de confirmer l’ambition du Congo de faire bonne figure en cette matière.

  1. Constats :
  1. Une force publique de plus en plus nerveuse et stressée

En dépit de la ferveur diplomatique du pays à marquer sa présence au plan international, une recrudescence des violations des droits de l’homme est notoire au fur et à mesure que l’échéance de l’élection présidentielle de 2016 se rapproche. La force publique censée protéger les citoyens agit à contre courant des engagements du pays. Les arrestations et détentions arbitraires sont de plus en plus flagrantes. On note également des cas d’exécution sommaire et extrajudiciaire. Des citoyens sont ainsi victimes d’abus réguliers, en violation des articles 7 et 9 de la Constitution, qui disposent : « La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger…Nul ne peut être arbitrairement accusé, arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui garantissant les droits de la défense. Tout acte de torture, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est interdit ». Dans les centres de détention, les mauvais traitements et la torture sont monnaie courante pour extorquer des aveux, malgré le fait que le Congo ait ratifié la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. En outre, le fait que le Code de procédure pénale ne prévoit pas de sanctions spécifiques à l’encontre des actes de torture, contribue à la perpétuation de cette pratique.

  1. Atteintes aux libertés d’opinion, d’expression et de communication :

L’article 19 de la constitution érige en principe sacro saint la liberté d’expression et consacre les libertés d’opinion et d’expression en ces termes : « Tout citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autre moyen de communication. La liberté de l’information et de la communication est garantie. La censure est prohibée. L’accès aux sources d’information est libre. Tout citoyen a droit à l’information et à la communication ». Pourtant, ces libertés sont constamment ignorées, voire méprisées. En effet, malgré une diversité de titres qui dénote d’une liberté de façade, la réalité des médias est faite de manipulations, d’achat de conscience, de harcèlements, menaces et intimidations. A titre purement illustratif, on peut mentionner les évidences suivantes:

  • Le journaliste camerounais Elie SMITH, exerçant à Brazzaville au sein de la chaîne privée MNTV et victime d’agression à son domicile dans la nuit du 9 au 10 septembre 2014, de la part d’individus armés munis de rangers, assimilables à la force publique. Cet acte criminel a été conclu par le viol de la sœur cadette du journaliste. Menacé de mort, ce dernier a assisté passivement au pillage de son matériel professionnel ; acte survenu deux jours après le relai sur les réseaux sociaux par celui-ci d’informations et d’images de partisans de l’opposition molestés par des personnes jusqu’alors non identifiées, au sortir d’un meeting tenu au Palais des Congrès de Brazzaville, le 7 septembre 2014. Sa détermination à poursuivre ses présumés agresseurs et leurs commanditaires supposés devant la justice a conduit à son expulsion immédiate du territoire congolais le 26 septembre 2014, au motif d’après les autorités policières du pays, d’avoir perpétré des actes et propos séditieux et subversifs et entretenu une intelligence avec les puissances étrangères œuvrant contre les intérêts de la République du Congo. Le caractère fantaisiste desdites accusations ne peut que dénoter d’une volonté manifeste d’intimider voire de conditionner les professionnels des médias exerçant librement au Congo.
  • Le 11 septembre 2014, une autre journaliste, Sadio KANTE, a été victime d’intimidation de la part de plusieurs haut gradés de la police nationale congolaise, lui reprochant d’avoir relayé à son tour sur les réseaux sociaux, les images de l’agression du journaliste Elie SMITH et de sa sœur. C’est dans ces conditions que le 21 septembre 2014, cette dernière a été expulsée du territoire congolais pour entre autres motifs, défaut de titre de séjour, alors même que la journaliste est congolaise, car née au Congo de parents étrangers. Signalons qu’elle n’en était pas à ses premiers démêlés avec la police. En effet, le 16 septembre 2013, elle fut battue par des policiers au Palais de Justice de Brazzaville alors qu’elle réalisait un reportage sur le procès lié à l’affaire du 4 mars 2012. Ces actes constituent une violation flagrante de la loi n°8-2001 du 12 novembre 2001, sur la liberté de l’information et de la communication, dont l’article 1 prévoit : « La liberté de la presse garantie par la Constitution s’exerce dans le cadre des dispositions de la présente loi qui a pour objet de fixer des règles du droit de l’information, des droits et devoirs des journalistes au Congo ».
  1. Du rôle ambigu joué par le CSLC dans la protection de l’intégrité des médias :

La RPDH déplore l’indifférence du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) face aux turpitudes vécues par la presse au Congo, alors même que cet organe est supposé se charger de veiller au bon fonctionnement de la liberté de l’information et de la communication (articles 161 et 162 de la Constitution du 20 Janvier 2002). La loi n°4-2003 du 18 Janvier 2003 fixe d’ailleurs ses missions, s’agissant notamment de :« suivre les médias et assurer leur protection contre les menaces et entraves dans l’exercice de leur fonction d’information libre et complète ». Or, au lieu de garantir la liberté de communication, le Conseil s’attèle à la restreindre, à travers des suspensions abusives des médias trop critiques du pouvoir ainsi que par des interpellations régulières et des menaces non voilées à l’endroit des journalistes, les suggérant régulièrement d’éviter de diffuser des informations susceptibles « de troubler la paix ». Le point culminant a été atteint avec la fermeture définitive en mai 2014 du journal Talassa ; journal taxé par le CSLC d’avoir posé des actes visant à la manipulation de l’opinion, l’incitation à la violence et l’atteinte à la sureté nationale. Pourtant le CSLC, qui a la mission de garantir la liberté de la presse au Congo, demeure étrangement muet face aux actes de harcèlement et d’intimidation dont font l’objet les journalistes.

  1. Restriction des libertés de réunion et de manifestation :

La liberté de réunion, bien que garantie par la Constitution n’est pas effectivement respectée. Les groupements politiques désireux d’organiser des réunions publiques doivent préalablement requérir l’autorisation du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation ainsi que des autorités locales compétentes. Dans la pratique, les autorités opposent le plus souvent une fin de non recevoir à ces requêtes au motif que les réunions ou manifestations envisagées troubleraient l’ordre public. Des obstacles sont érigés à la délivrance des autorisations quand la police n’est pas simplement utilisée pour empêcher la tenue des réunions « non autorisées ».

Ces pratiques sont en parfaite contradiction avec les déclarations officielles du Chef de l’Etat sur la démocratie, l’Etat de droit et le respect des droits de l’homme, notamment lorsqu’il s’exprimait devant la tribune des Nations Unies à New York, à l’occasion de la 69e Assemblée Générale du 26 septembre 2014, en ces termes :« Monsieur le président, Excellences, Mesdames et Messieurs ! Avant de terminer j’aimerais solennellement réaffirmer l’engagement de mon pays en faveur de la promotion et de la protection des droits et libertés fondamentaux de l’homme ainsi que son attachement aux différents mécanismes de protection des droits de l’homme et au processus de l’examen périodique universel auquel nous avons activement participé. C’est dans cet esprit que le Congo s’emploie à enrichir le cadre juridique et institutionnel par le renforcement du système national de promotion et de protection des droits de l’homme avec la pleine participation de la société civile ». Des propos en total déphasage avec la réalité de terrain, qui illustre des violations récurrentes des droits et libertés fondamentaux par ceux-là même qui devaient en garantir une protection effective. Le 07 septembre 2014, soit quelques jours seulement avant l’allocution du Président de la République devant la tribune des Nations Unies, des militants de l’opposition ont été la cible de projectiles lancés par des inconnus alors qu’ils sortaient d’un meeting tenu au Palais des Congrès à Brazzaville. Ce meeting étant autorisé par les autorités préfectorales de Brazzaville, il appartenait à la police de sécuriser non seulement l’intérieur du Palais des Congrès mais aussi les alentours, en vue d’une tenue apaisée de cette activité de l’opposition congolaise qui visait, d’après celle-ci, à dévoiler les manœuvres politiciennes du parti au pouvoir au sujet de l’organisation des élections locales du 28 septembre 2014 et du fameux référendum sur le changement de la Constitution.

Le mardi 4 novembre 2014, des éléments de la police nationale ont dispersé une réunion au domicile de Clément MIERASSA, président du Parti Social Démocrate Congolais (PSDC). Alors qu’ils étaient réunis en assemblée générale, plusieurs membres du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre constitutionnel, une plate forme de l’opposition, ont été arrêtés par des agents de la police nationale en uniforme et en tenue civile. Violant le domicile de Clément MIERASSA, ces derniers ont proféré des menaces à l’encontre de la foule avant de lancer des bombes lacrymogènes en direction des participants. A l’intérieur du domicile, les policiers ont molesté les participants, détruit et emporté des biens mobiliers et immobiliers. Les personnes interpellées, au nombre desquelles les professeurs Anaclet TSOMAMBET, MAKITA-MBAMA, Henri BOUKOULOU et le bloggeur Patrick Eric MAMPOUYA, ont séjourné six (06) jours durant dans des conditions inhumaines dans les geôles de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) à Brazzaville. Cette attaque de la police nationale au domicile d’un responsable de l’opposition est scandaleuse et constitue une violation flagrante des libertés de réunion et de manifestation. De même, le samedi 29 novembre 2014, jour d’ouverture du Sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie à Dakar, l’opposant Paulin MAKAYA a été empêché d’organiser un meeting à Pointe-Noire par les autorités policières dudit département.

  1. Conclusions et Recommandations :

La RPDH déplore les violations répétées des droits de l’Homme et des libertés fondamentales au Congo. L’Organisation rappelle qu’aucune démocratie ne peut se construire sans le respect effectif des droits humains en général, et de la liberté de l’information et de la communication, en particulier. Ainsi, aucune restriction injustifiée desdites libertés ne peut être admise dans un Etat qui se veut démocratique. Il est évident que la protection des droits de l’homme ne peut devenir une réalité sans une justice impartiale et des institutions indépendantes. De ce point de vue, l’ampleur de l’impunité, ne laisse nullement de chance à la réalisation des promesses des autorités en matière des droits de l’homme.

Tenant compte de cet environnement, la Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme formule les recommandations ci-après au Gouvernement :

- Se conformer aux dispositions de la Constitution du 20 janvier 2002, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ainsi que de tous les instruments juridiques internationaux pertinents dûment ratifiés par la République du Congo, qui garantissent le respect des droits et libertés fondamentaux ;

- Garantir la liberté d’expression, la liberté de la presse et la liberté de réunion en tant que droits fondamentaux de la personne humaine, en mettant un terme immédiat et définitif à toute forme de harcèlement, de menaces et d’intimidations à l’encontre des organes de presse, des journalistes, des membres de l’opposition et de la société civile ;

- Doter les institutions publiques de réels pouvoirs et d’indépendance, notamment celles en charge de réguler les mécanismes de l’Etat de droit au Congo ;

- Promouvoir la liberté de la presse, l’indépendance et le pluralisme des médias, la démocratie, la paix et la tolérance, au même titre qu’une justice indépendante et impartiale ;

- Garantir la tenue libre des activités des partis de l’opposition et de la société civile ;

- Garantir l’intégrité physique et psychologique des journalistes, des leaders politiques et des leaders citoyens ;

Fait à Pointe-Noire, le 10 décembre 2014

Le Bureau Exécutif

Contact presse :

+242055955246

+242055504520

Source : http://severinnews.over-blog.org/2014/12/la-rpdh-s-interroge-sur-le-role-de-mvouo-dans-la-liberte-de-la-presse.html

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Arsène SEVERIN - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT