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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:05
[Congo-Brazzaville] Sassou : secouer le Pool pour conserver le pouvoir

par Abraham Avellan WASSIAMA

Dans sa splendeur géographique, le Pool abrite les deux capitales les plus proches au monde où se pose simultanément la problématique de l’alternance politique : Kinshasa et Brazzaville.

Qu’il s’agisse du Pool Malébo où veut s’éterniser Kabila ou du Département du Pool rive droite (côté Brazzaville) où s’est fossilisé Sassou-Nguesso, la situation est devenue anxiogène au travers des velléités extraconstitutionnelles des pouvoirs autocratiques en place visant leur conservation respective.

Historiquement, le département du Pool a toujours été à la pointe des revendications des populations du Congo. Le président Pascal Lissouba, en son temps, avait fini par reconnaitre, certes tardivement, le rôle incontournable de ce département.

L’on ne peut gouverner le Congo-Brazzaville sans une attention particulière à ce département qui s’apparente à l’œil du peuple du fait de sa proximité. Ainsi, les différents conflits qui éclatent au Congo-Brazzaville trouvent leur théâtre d’expression dans le Pool.

S’en servir en marchant sur les cadavres de ses habitants est une réalité qui se déroule régulièrement sous nos yeux. Les principaux acteurs devant allumer, consciemment ou inconsciemment, la mèche sont déjà sur les starting-blocks.

A Kinkala, le président Sassou a prévenu de ce qu’il adviendrait si la réforme constitutionnelle qu’il entreprend se heurtait à une quelconque résistance. On se souviendra longtemps de son stupéfiant « gout du sang ».

Malgré des nombreuses années passées au gouvernement, Parfait Kolélas est resté, en fait, indomptable par le pouvoir. Mieux, dans le cadre de l’alliance conclue entre le pouvoir et le MCDDI, il revient au PCT de soutenir cette fois-ci le candidat du MCDDI, argue-t-il. Par conséquent, la réforme constitutionnelle voulue par Sassou constitue une duperie, à ses yeux. Alors, exit Parfait Kolélas du gouvernement.

Mais un Kolélas s’en va, un autre entre au gouvernement et le père Bernard Kolélas se retourne dans sa tombe. Avec la nomination de Landry Kolélas mettant dans sa poche sa sœur, Sassou conserve le label Kolélas et espère récupérer les voix des récalcitrants militants du MCDDI tout en brûlant la maison Kolélas.

En effet, l’implosion d’une famille par des querelles intestines n’a aucune valeur nationale. Cependant, l’explosion que subit cette fratrie à travers le parachutage de Landry Kolélas nuitamment à Brazzaville et son irruption dans l’appareil gouvernemental est un acte politique d’importance.

Il s’agit là de la très connue main noire du pouvoir de Brazzaville qui se lance dans la diversion tout azimut, sur fond de panique. Opposer les frères Kolélas afin de déplacer progressivement de la difficile équation de conservation du pouvoir au-delà des limites autorisées par la loi fondamentale, vers d’autres terrains et notamment celui du Pool via le MCDDI, appelle à la vigilance.

Humilier davantage son défunt rival charismatique en se servant de sa progéniture comme paillasson ne constitue-t-il pas un odieux acte triomphant d’un vainqueur lui-même ko ?

Les frères Kolélas finiront bien, hélas, par se rendre compte que l’on ne mange jamais avec le diable, même avec une longue cuillère, une fois que toute la famille aura été écrasée et expédiée aux enfers. Ce baiser de minuit que Landry Kolélas vient de donner au président congolais aux abois dégage des effluves de lisier mêlées.

Il revient à ce fils Kolélas d’épargner surtout le département du Pool des querelles inutiles, et, au pays tout entier, de lui dispenser toute effusion de sang promise par le Chef de l’état à Kinkala. Quelques fois, il est préférable que les oreilles ne dépassent pas la tête, disaient nos ancêtres.

La relative naïveté, mélangée à l’irresponsabilité ambiante, qui tourbillonne actuellement dans chez les Kolélas, pourrait servir de marchepied à un président capable de récidiver dans l’embrasement du pays.

Ce déchirement, en apparence familial, est une subtile manœuvre de transfert du face à face brûlant au sein du PCT opposant les partisans du maintien de Sassou au pouvoir à ceux qui espèrent son éviction, en conflit ouvert chez les Kolélas et par ricochet au sein du MCDDI.

Cet affrontement interne à la machine dictatorial masqué par le débat sur la réforme constitutionnelle est un poison inoculé dans le pays en vue d’échapper à l’officialisation du bilan calamiteux du pouvoir de Brazzaville et des conséquences politiques et juridiques qui en découleraient.

Ainsi de proche en proche, l’on toucherait le turbulent département du Pool à travers des acteurs préfabriqués, comme par le passé. Puis, une fois la mue de ce pseudo débat en cacophonie assourdissante réalisée, l’on décrètera l’état d’urgence.

Pour l’instant, le cordon sanitaire établi par le MCDDI de parfait Kolélas a résisté en renvoyant hors du champ ce fauteur de trouble à la solde du pouvoir.

Longtemps la dictature brouillait les pistes de ses forfaits en agitant les spécificités ethniques. A l’heure actuelle, il est erroné de voir dans les aspirations des populations du Congo essorées par la misère, l’ombre d’une quelconque démarche tribale.

Ce département du Pool paie constamment un très lourd tribut. Les guerres et ravages économiques de ces dernières décennies l’ont totalement dévasté. La vie dans Brazzaville s’en ressent terriblement par l’absence des produits locaux, d’où la flambée des prix…

Comme partout au Congo, de Mindouli, de Ngamaba, de Boko, Mayama, Kindamba, Mbandza-Ndounga, Kinkala, Ngabé … l’école, dans ce département, a tellement été saccagée qu’elle en est repartie aux temps antiques.

Endeuillé pour longtemps, ce département reste pourtant digne. Aucun responsable n’a réellement pris le temps de jeter un regard de compassion à ces vaillants habitants multi orphelins comme ceux du Niari… que l’on tente de fourvoyer par des clopinettes du voyeurisme estampillé « municipalisation accélérée ».

En référence à la chanson « sur la route … Mayama », il importe d’arrêter ce robinet de sang qui continue de couler dans le pays et édifier un Congo nouveau mettant en avant les valeurs humaines, l’éducation et la formation des jeunes.

Pendant ce temps, le vieux projet phare du Pool-Malébo notamment celui du pont sur le Congo sensé relier Zanaga, Kivou, Boko, Kisangani, Lubumbashi et Ouesso attend toujours les dignes fils talentueux et avertis des enjeux du développement du pays.

Abraham Avellan WASSIAMA

(Extrait de mwinda-press)

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 05:05
Congo-Brazzaville : Pierre Ngolo au pilori, sauvons André Okombi Salissa

par Diaz Mahindou -




Je croyais avoir vu pire, mais non. Dans le registre de la médiocrité et de la couardise dans toute sa splendeur, je connaissais les Thierry Moungalla, Alain Akouala, Bienvenu Okiemy et quelques autres. Il faut dorénavant compter avec notre Ngolo national. Interrogé par Christophe Boisbouvier sur RFI, Ngolo nous explique sans ambages que : « si on redoute tant Sassou, c’est parce qu’il est le meilleur de tous et être le meilleur n’est pas une faute ». Ne rigolez pas. C’est une belle perle, je vous le concède. Mais franchement, j’étais très loin de m’imaginer que le système sassou pouvait encore nous fabriquer pareil tartuffe. Quelle horreur !

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a amené la culture de la violence et des assassinats politiques sous toutes ses formes au Congo.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il n’est pas capable de fournir eau, électricité, écoles, hôpitaux dignes de ce nom, aux Congolais, alors que le pays n’a jamais été aussi riche.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi l’exploit de faire du Congo, sa propriété privée, celle de sa famille, et du trésor public, son fond de tiroir-caisse.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a laissé ses parents voler l’argent des Congolais, faisant d’eux des riches nababs qui se substituent à l’Etat.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi à diviser les Congolais et à instaurer le tribalisme, comme nul avant lui.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi une première mondiale, personne encore ne l’avait fait avant lui : multiplier les forages d’eau (des solutions de brousse ou de désert) en pleine ville, alors que le fleuve est juste derrière sa maison.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi l’exploit de voler, piller, violer les institutions sans qu’aucun Congolais ne bronche.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a trahi le Congo en daignant même de respecter la constitution sous laquelle il a prêté par deux fois serment.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous parce qu’il a réussi à pervertir des élites de ce pays et à nous fabriquer des monstres. Vous en êtes la preuve vivante.

- Oui Mr Ngolo, Sassou est le meilleur d’entre nous, en jouant au pompier pyromane comme il l’a toujours
fait, et comme il le fait maintenant envers Okombi Salissa et ses amis.

Voilà le bilan de votre mentor que vous défendez bec et ongle, même quand celui-ci crève les yeux et que vous niez l’évidence. Mais n’en déplaise à vous Mr Ngolo, Sassou se comporte comme un voyou, qui ne respecte ni ses engagements, ni sa parole en violant sa propre constitution. Vous le savez très bien. Et les Congolais veulent vous voir disparaître à jamais, vous avec votre mentor et toute cette élite corrompue et complètement pourrie. Parce que vous nous faites honte.

Je ne suis pas un Okombiste, rassurez-vous. Ma liste de griefs contre lui est longue comme le bras, mais au regard des derniers soubresauts et de l’acharnement dont il est victime, voir le domicile de Mr Okombi Salissa, assiégé par vos hommes de main, est affligeant et tout simplement inacceptable. Cela ne vous grandit pas ni votre mentor. A quoi rime donc votre fameuse démocratie que vous brandissez à tout-va aux Congolais? A chanter les louanges de votre Sassou ?

Si Okombi Salissa est ce mec là, suffisamment couillu, pour nous débarrasser définitivement de Sassou et des Congolais de votre espèce, alors les yeux fermés, sans sourciller, il a tout mon soutien. Et je ne pense pas me tromper en disant que c’est aussi celui des Congolais, pour peu que Mr Okombi ne tombe pas dans votre piège.

A vouloir vous acharner contre Mr Okombi Salissa, vous en faites un héros, d’où sa popularité toujours aussi croissante. Rien que pour ça, les Congolais vous disent mille fois merci.

Les Congolais connaissent vos méthodes et vous voient venir. Avec exactement le même mode opératoire, vous avez eu Marcel Ntsourou, vous savez ? Cet officier qui croupit en taule et dont Sassou, votre mentor s’est copieusement servi avant de le jeter en disgrâce. Ne vous en faites pas, votre tour viendra.

Que Mr Okombi et ses amis ne tombent pas dans votre piège si grotesque. Parce que derrière vos manœuvres, on le sait et on le voit bien, vous voulez coffrer Okombi et sa bande que vous craignez tant, pour croyez vous à tort, instaurer un état d’urgence et ainsi réaliser votre coup d’état constitutionnel.

Mais cette fois-ci, vos carottes sont bien cuites. Les Congolais sont enfin sortis des 40 années de léthargie sassouiste. Conscients que l’histoire est en train de se dérouler, là, sous leurs yeux, Ils ne vous laisseront pas faire.

La plume libre !

Diaz
Mahindou

(Extrait de zenga-mambu)

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 18:27

ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO-BRAZZAVILLELE

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le jeudi 30 juillet 2015 à Paris, il a été créé par des citoyens français l’"ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE".

L’Association a pour but de soutenir sous toutes les formes les prisonniers politiques du CDRC de Modeste BOUKADIA, ceux proches du colonel Marcel NTSOUROU et lui-même ainsi que ceux proches de Jean-Martin MBEMBA et tous les autres.

A l’occasion de la Fête de l’Indépendance du 15 Août prochain, l’"ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE" :

  • Dénonce et condamne la mort du maréchal de logis Éric Régis SOUAMI, le 11 février 2014 dans les locaux de la Maison d’Arrêt de Brazzaville, suite aux tortures subies ;
  • Interpelle le gouvernement du Congo de prononcer la libération sans conditions des QUATORZE (14) cadres et membres du CDRC condamnés à CINQ (5) et SEPT (7) de prison fermes ;
  • Dénonce et condamne l’assaut militaire et policier, du 16 décembre 2013, au domicile du colonel Marcel NTSOUROU, assaut s’étant soldé par la mort, sans raison, d’une trentaine des citoyens congolais ;
  • Condamne cette politique, systématique, de prise d’OTAGES POLITIQUES de Monsieur SASSOU N’GUESSO et du Pouvoir congolais ;
  • Rappelle que tous ces citoyens congolais croupissent aujourd'hui en prison, sans soins médicaux et subissent des actes de torture d'une inhumanité avérée ; certains ont même fait l'objet de déportation dans les Commissariats spécifiques à plus de 500 km de Brazzaville ;
  • Exige l’annulation de la condamnation de TRENTE (30) ANS de travaux forcés du président Modeste BOUKADIA assortie d’un NON-LIEU JUDICIAIRE conformément à l’Avis adoptés par le Groupe detravail sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session, 17 au 21 novembre 2014 – N°22/2014 (République du Congo);
  • Demande la libération des TRENTE CINQ (35) citoyens congolais, collaborateurs et proches parents du colonel Marcel NTSOUROU et de lui-même ;
  • Exige la libération sans conditions des TROIS (3) citoyens congolais, proches de Jean-Martin MBEMBA et de tous les autres otages politiques qui croupissent dans les Commissariats, les Maisons d’Arrêt et les locaux de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (Renseignements Généraux du Congo).

Fait à Paris, le 10 août 2015

Pour l’"ASSOCIATION FRANCAISE DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE"

Le Président

Jean-Pierre APARICIO

Spécialiste des droits de l’Homme

Contact :

45, rue du Mont-Cenis 75018 Paris

Tél. : +33 (0) 695 001 248

Email : soutienprisonnierspolitiquescb@gmail.com

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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 10:03
Congo-Brazzaville : Discours de l'opposant Sassou Nguesso à Brazzaville, en 1992

POUR MEMOIRE

DISCOURS DE L'OPPOSANT DENIS SASSOU NGUESSO

LORS DU MEETING URD-PCT AU BOULEVARD DES ARMEES

LE 29 NOVEMBRE 1992

« Nienh, nienh,

Dans un premier temps, je vais saluer la population de Brazzaville, elle a réussi ce grand rassemblement sous l'égide de l'Alliance URD-PCT. Pendant des longues années on s'est battu pour la paix, pour l'unité nationale et nous en avons donné les preuves.

Cependant, est vrai le fait que jamais, je ne pourrais accepter que la Constitution soit violée, et aujourd'hui, je dois dire solennellement à nos amis de l'URD qui sont, et nous l'avons testé, des hommes de parole et d'honneur, et que nous avons dit, nous avons dit que tant que nos partenaires maintiendront ces positions qui respectent les engagements pris, les intérêts des partis, les intérêts de notre peuple, la défense de la démocratie et des libertés, nous resterons fermes sur ces positions, et j'ai dit tout à l'heure d'entrée de jeu, que nous avons ainsi réalisé, et vous le voyez, le véritable socle de l'unité nationale et de la paix.

J'insiste pour dire que lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l'accepter. Jamais, jamais, jamais nous n'accepterons qu'un gouvernement censuré organise les élections dans un pays et nous prenons l'opinion internationale à témoin.

Jamais, jamais nous n'accepterons que soient organisées des élections hors la loi. Là aussi, nous prenons l'opinion internationale à témoin.

Je crois, je crois que tous les responsables de ce pays doivent penser aux intérêts de ce peuple, à la paix et à l'unité nationale. Partout ailleurs en Afrique, où les dirigeants se sont permis le mépris de toutes ces questions, ces dirigeants ont plongé leur peuple dans les drames que nous connaissons.

J'appelle, je lance un appel à tous les dirigeants de ce pays, au Président de la République pour que la paix et l'unité nationale ne soient pas mis en danger.

J'appelle, je lance un appel au Président de la République pour que nous sauvions la Constitution, pour que nous sauvions la démocratie et pour que nous sauvions la paix. »

QUAND L'HISTOIRE NOUS RATTRAPE !

<a href="https://www.facebook.com/OriceCongo/videos/867829259950425/"></a><p>SASSOU AUSSI A ETE DEMOCRATE...</p>

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Sassou Nguesso - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 07:36
(Congo-Brazzaville) Sassou : après l'arbitraire, la fuite ou le suicide ?

par Abraham Avellan WASSIAMA -

Tribune libre -

En élongation horaire, l’histoire post coloniale du Congo-Brazzaville se résume, pour une large part, aux années Sassou caractérisées par d’innombrables deuils inconsolables. L’homme et son système battent les tristes records d’encroutement au pouvoir et des dilapidations des richesses du pays pour lesquelles, dans un Etat de Droit, lui et son système mériteraient cent fois des châtiments exemplaires.

Pour avoir déjà livré des joutes militaires en pleine ville en vue d’arracher le pouvoir qu’il considère être au bout du fusil, l’homme s’est forgé une conviction d’invincibilité béate. Il brandit constamment la baïonnette et l’argent, instillant ainsi et concomitamment la peur et l’arbitraire. Miné par la corruption, le pays place désormais ses espoirs sur cette fin de mandat prévue en 2016.

Mais enivré par le pouvoir qu’il a confisqué durant près d’un demi-siècle, le président congolais s’est longtemps cru propriétaire du Congo et n’admet pas qu’une nouvelle génération, beaucoup plus vertueuse, puisse lui contester aujourd’hui ses élucubrations moyenâgeuses.

L’enjeu de l’éviction de la dictature est si ardent que les initiatives extraconstitutionnelles à travers des pseudos sages et dialogues incongrus visant l’évitement du bilan désastreux et la conservation du pouvoir, lui ont davantage couvert de poussière, loin du but cherché. S’y ajoutent, des révélations sur la responsabilité directe et personnelle de président congolais dans les guerres civiles qu’a connues le Congo-Brazzaville, d’après les médias.

Ivre de son pouvoir, le chef de l’Etat congolais doute désormais sur son âge, sur le nombre de ses mandats à la tête du pays, sur son devoir à la fin de ses mandats, sur les institutions, sur son domicile personnel, sur ses forfaits et crimes, sur ses avoirs, sur ses réels partisans et ses amis de moins en moins nombreux, même au sein de son propre exécutif …

Jugé inenvisageable, hélas, le respect de la Constitution lui aurait pourtant permis de sortir par le haut tout en sollicitant la clémence du peuple à travers une opération vérité ponctuée éventuellement par une amnistie. Mais, le chef de l’Etat a fait le choix d’imposer, par étapes, une réforme constitutionnelle qui s’apparente à un scaphandre de sauvetage.

Dès lors, il n’apparait plus que deux options possibles aussi cruelles l’une comme l’autre auxquelles le président Sassou peut recourir : le suicide politique par entêtement à quelques encablures des présidentielles, l’ombre d’un mouvement insurrectionnel rodant ou la fuite.

Les prochains mois seront décisifs. Déjà, apparaissent de graves fissures au niveau de l’Exécutif, des appels de plus en plus stridents au boycott des Jeux Africains prévus pour le mois de septembre prochain et à la démission du président de la République. Le malaise et la misère du peuple étant palpables, tout devient inflammable.

Le décès brutal du patron du consortium Total ayant fragilisé le président congolais et ne sachant plus vivre comme un congolais ordinaire, le président scrute l’horizon avec minutie tant les terres d’accueil pour un tel personnage plutôt encombrant et potentiellement client de la Cour Pénale Internationale, sont rares.

Témoin groggy de ce désastre, le peuple garde son sang-froid et reste coi. Cependant, sous les pieds endoloris des congolais jusque dans les entrailles du pays, gronde le magma de la révolte.

Afin d’espérer étouffer l’explosion qui s’annonce, le pouvoir de Brazzaville use de ses réflexes de répression et de coercition visant à transformer cette période de relative accalmie en moment de terreur à travers des restrictions et privations de liberté. Des voix s’élèvent dénonçant de graves atteintes à des vies humaines. De plus en plus, l’on déplore des opérations d’intimidation, des disparus et arrestations … bref, l’arbitraire à l’instar des « tontons Macoutes ». La suspension de l’internet précède celle des radios libres. Ainsi brule le torchon au Congo.

Actuellement, la barbarie ne se déroule au grand jour et à la place publique qu’épisodiquement. Mais des méthodes plus insidieuses sont orchestrées et distillées sournoisement au quotidien par des agents recrutés spécialement. Cette dilution de la torture dans l’invisible provoque des effets désastreux.

Débarrassé de la charge émotionnelle qui suscitait jadis l’indignation de la communauté internationale, ce nouveau mode opératoire s’est installé dans l’univers africain et singulièrement au Congo-Brazzaville, rendant aux indécrottables pouvoirs dictatoriaux, un visage faussement humain.

C’est dans ce contexte que l’on se targue d’organiser des « référendums ou élections » démocratiques auxquelles personne ne croit et complètement caricaturales, fourvoyant au passage les observateurs étrangers.

L’examen du fichier électoral du Congo-Brazzaville, par exemple, montre des aberrations ahurissantes. Tandis que les morts et non congolais y figurent en masse, nombreux sont ceux qui, congolais, en sont exclus et écopent le refus de se voir délivrer une pièce d’identité au seul motif de résider ou d’être ressortissants d’un département réputé hostile au pouvoir central.

Oui, il y a des apatrides au Congo-Brazzaville. Comment peut-on être étranger dans son propre pays ? Reconnaissance et dignité humaines constituent des exigences pour lesquelles les africains se battent depuis les temps immémoriaux. Bonnet d’âne donc pour le Congo-Brazzaville.

Quel que soit le pays, le bilan lié à de telles pratiques est lourd. Des fleuves, lagunes et buissons qui jouxtent les villes africaines sont là pour dissimuler autant que possible les preuves des différents forfaits.

En se vissant au pouvoir sans y apporter le moindre salut capable d’améliorer sensiblement les conditions de vie des populations contraintes au débrouillardise, les dictatures africaines sont coupables des crimes odieux au tant que le fut le colon.

Depuis les années 60, marquant les indépendances, combien de victimes sont-elles tombées en Afrique ? Les viols insupportables des femmes érigés en armes de guerre actuellement au Congo « démocratique », les enfants soldats, les opérations absurdes de type « Mbata ya ba kolo » … prouve l’incapacité et surtout la déliquescence de l’Etat, la médiocrité ayant pris le pas sur la raison.

Abraham Avellan WASSIAMA

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Abraham Avellan Wassiama - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 20:34
(Congo-Brazzaville) IL (Sassou) DOIT RESTER VIVANT...

IL DOIT RESTER VIVANT... POUR PAYER

Dans notre dernier numéro du 5 juin 2008, nous avons repris le « discours » (bien sûr fictif) de Nicolas Sarkozy au Beach de Brazzaville. Quand la censure frappe, il faut que des confrères prennent le relais de ceux qui sont censurés pour dire au monde que la liberté d’expression, la liberté de la presse sont intangibles et non négociables. Voici, l’un des articles publiés à Brazzaville par le journal L’Amicale, et qui lui a valu sa suspension.

Le 15 août 1963, par un coup d’Etat, le premier de l’histoire du Congo, le premier président élu du Congo, l’abbé Fulbert Youlou est renversé. Le coup d’Etat est aussitôt baptisé « révolution ». Parmi les tombeurs de Youlou se trouve, tapis dans l’ombre derrière Noumazalayi, un nommé Denis Sassou (qui ajoutera plus tard à son nom celui de Nguesso), camarade de promotion de feu Barthélémy Kikadidi mort dans des conditions jamais élucidées à ce jour.

C’est vrai, l’homme n’est pas seul, puisque dans le lot figurent Marien Ngouabi, Yhombi-Opango, Justin Lekoundzou, Ndalla Graille, Combo-Matsiona, etc. Les mêmes que, voici 40 ans déjà, l’on retrouve encore aujourd’hui sous Sassou IV, en 2003, de façon discontinue, sans traversée de désert.

Nous braquons nos projecteurs sur un homme. Un seul : Denis Sassou Nguesso. Parce qu’il est présenté aujourd’hui, au regard de son palmarès lourd de conséquences, comme étant le Responsable de toutes les tragédies que ne cessent de connaître le Congo et les Congolais.

Il est donc clairement établi, à n’en point douter, que cet homme, Sassou Nguesso, est le « Number One » de toutes les calamités et tous les malheurs que vivent les Congolais. A ce titre, il est vital pour la manifestation de la vérité que cet homme reste impérativement vivant afin qu’il instruise, le moment venu, les juridictions compétentes – le Tribunal pénal international de La Haye (TPI) ou la Cour pénale internationale (CPI) – comment le Congo en est-il arrivé là !

Le président Bush avait conseillé à Saddam Hussein de partir en exil pour lui épargner une fin de règne indigne ! Mais Saddam savait qu’il y avait au tournant l’ombre du TPI qui rodait quelque part et autour de lui pour lui exiger, le moment venu, des explications sur l’extermination de 9 000 kurdes gazés par ses services.

Le « pétro-dictateur » d’Irak avait compris que lorsque les USA font le ménage, ils ne s’arrêtent jamais en cours de route… comme les Européens. Saddam s’est rappelé de la Yougoslavie avec ses criminels de guerre – les Milosevic & Co de la même trempe que les Radovan Karadzic et leurs crimes de guerre, crimes contre les droits de de l’Homme, dictature et complicité d’actes terroristes…

Pour Sassou Nguesso. Que dit la onzième chambre de la Cour d’appel de Paris dans ses attendus du 3 juillet 2002 ? Qu’il est établi que : « Sassou Nguesso est définitivement et officiellement un « dictateur », auteur de « crimes contre l’humanité » et d’évoquer sa « complicité » dans l’attentat du DC10 d’UTA, donc Sassou est un « terroriste ».

Qui dit mieux !

Pour l’Irak, à notre connaissance aucune juridiction européenne n’avait reconnu Saddam responsable de tous les maux qu’on lui attribue aujourd’hui pour le chasser. Tout le monde savait que Saddam est un « pétro-dictateur » au même titre que Sassou Nguesso. Ce qualificatif en soi est déjà un grand crime qui mérite d’être traduit devant les autorités compétentes, c’est-à-dire le TPI par exemple. Mais tout le monde se taisait.

Pour Sassou, tout le monde sait et les tribunaux ont des attendus…

Voilà pourquoi il serait hautement souhaitable que Sassou Nguesso, ce franc-maçon de la Grande Loge Nationale de France, explique un jour au Tribunal pénal international de La Haye, et à la communauté internationale pourquoi a-t-il ordonné le viol de 3 422 femmes du Pool (Cf. : Agence de presse PANA du 2 août 2002), le déplacement de plus de 66 000 personnes du Pool vers d’autres régions et le massacre « officiel » de plus de 200 000 personnes (Cf. : Agence IRIN, Nairobi, 30 juillet 2002) ?

Autre argument : Sassou doit rester impérativement en vie et traduit devant le TPI pour que les parents des victimes de sa dictature aient une réponse à la disparition des leurs. Le tuer, c’est laisser les gens avec des questionnements et donc des blessures morales inguérissables, donc impossibles à se cicatriser…

Enfin, en guise de subsidiarité, il faudrait que Sassou explique au Congo tout entier et à la communauté internationale :

  • pourquoi Katali a été assassiné ?

  • pourquoi l’assassinat du commandant Kiyindou ?

  • pour quelles raisons le capitaine Anga a été également assassiné ?

  • les raisons qui ont prévalues à l’assassinat ignoble des présidents Ngouabi et Massamba-Débat ?

  • l’assassinat de Pierre Kinganga, Ange Diawara, Barthélémy Kikadidi, Auxence Ikonga, etc. ?

  • à l’église le pourquoi de l’assassinat du Cardinal Biayenda ?

  • le comment du pourquoi avoir mis le président Yhombi-Opango en prison puis en résidence surveillé, massacré ensuite les parents du président Yhombi alors qu’ils n’avaient rien à voir dans l’engagement politique de leur enfant ?

  • l’affaire des bombes de Maya-Maya et l’embastillement de Thystère-Tchicaya et Ndalla Graille dans cette affaire, même si ces temps derniers mangent aujourd’hui dans sa main ?

  • la mise à sac de son palais de La Glacière, construit dans les années 90, en quittant le pouvoir en 1992 ?

  • l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville dont les corps n’ont jamais été rendus à leurs familles ?

  • le massacre programmé à grande échelle des populations de la région du Pool ?

  • etc.

Naturellement, cette énumération n’est pas exhaustive. Mais au TPI ou à la CPI, il y a les compétences nécessaires qui permettront de mettre en lumière les zones d’ombre qui ont fait qu’un pays comme le Congo, avec un taux de population faible et des richesses nationales importantes deviennent le pays le plus pauvre et le plus endetté de la planète.

Le cardinal Decourtray n’avait-il pas dit, en avril 1992, à propos de l’affaire Touvier, en France : « L’oubli alimente le ressentiment. C’est le contraire du pardon qui ne va pas sans l’aveu. »

« La réparation morale et matérielle due aux victimes, réparation dont le possible repentir du coupable ne saurait dispenser, n’a pas eu lieu. C’est un peu comme si les victimes étaient une seconde fois niées dans leurs droits au respect et à la dignité, ou plus simplement encore à la vie », a dit en 1992, André Jacques, président de l’ACAT.

Nous devons entrer dans l’histoire, celle qu’on a l’obligation d’écrire et que l’on doit tout d’abord à ceux qui en furent les acteurs. Car la Nation a besoin de connaître la vérité, sa propre Histoire. Dans le cas où l’impunité survient en hâte, et permet d’esquiver ce travail nécessaire, des pages entières du passé sont arrachées et l’identité en est affectée.

L’amnistie, telle que nous la brandit le régime en place, est un rendez-vous manqué de la mémoire nationale. Certes, il faut pardonner. Mais le pardon met à nu l’existence de la souffrance et de l’injustice. Il suppose une relation restaurée, transformée entre victime et coupable, c’est pourquoi on peut dire que seule la victime est en droit et en position de pardonner. Le pardon n’excuse rien, il libère la victime de l’obsession, de son tourment et du ressentiment, tandis que le coupable est appelé à se transformer après s’être repenti (s’il en est capable). C’est donc l’offensé qui prononce le pardon et non le bourreau. Il n’y a de pardon authentique que dispensé par qui a été offensé ou maltraité et en réponse à un aveu sincère, accompagné d’un vrai repentir, sinon c’est confondre miséricorde divine avec le pardon d’homme à homme. Tout homme a droit à l’erreur et s’il agit avec intime conviction, sincère, cette attitude diminue sa culpabilité.

Erreur de jugement ou culpabilité de comportement ? Seule la justice peut répondre et il est inadmissible de s’y soustraire. Certains actes sont prescrits par le droit et la morale : ainsi la torture et les exécutions sommaires, la discrimination raciale, tribale, clanique, les prises d’otages, les arrestations arbitraires et les emprisonnements sans jugements. Ce sont là des interdits. Or, accorder l’impunité aux tortionnaires, c’est-ce pas banaliser la torture ?

En revanche, établir les faits et les responsabilités en toute vérité et justice consiste à semer les graines d’une éducation aux droits de l’homme qui s’appuie sur la responsabilité individuelle et collective. Cette dernière n’innocentant pas la première.

En conclusion, une fausse paix qui laisse couver sous la cendre les restes encore vifs d’une idéologie perverse est plus dangereuse que l’affrontement et la concertation.

Voilà pourquoi, il est nécessaire que Sassou reste impérativement en vie pour qu’il rende aux Congolais leur Histoire, celle de tous les Congolais pour qu’ils amorcent la vraie réconciliation.

Toutes ces questions méritent d’avoir une réponse… sans cela, les plaies ne recevront jamais le baume apaisant qui scelle toute unité nationale.

Pour la paix pérenne au Congo !

MOUKALOU & BOUAKABOUENI

(Extrait du journal L’Amicale, numéro 132, du 12 février 2008)

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Moukalou et Bouakaboueni - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion
9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 11:02
(Congo-Brazzaville) Révélation de Brazzaville - Stratégie de Sassou Nguesso &amp; Co

LARGE DIFFUSION

La révélation ci-après va sidérer plus d'un. D'aucuns n'y croiront pas du tout, mais il faut bien se dire que c'est la vérité, car l'homme Sassou et son clan sont tout sauf des êtres humains respectables et dignes de foi. Ce sont des individus de moralité peu recommandable. Ne se réjouissent de ces individus que leurs souteneurs (proxénètes) politiques de la Droite Républicaine française, à savoir l'ex-RPR/UMP devenue, depuis, "Les Républicains". Dès lors, l'on peut donc considérer que les crimes de Sassou Nguesso sont les crimes de la France. Aujourd'hui, personne ne peut dire et mesurer, pour demain, les conséquences de cette politique esclavagiste franco-africaine de la Droite française, tellement elle est abjecte et criminelle. Car c'est le RPR/UMP qui nous a imposé ce lugubre personnage sur fond de fleuves de sang et de larmes, pour mieux se goinfrer, sauvegarder et garantir leurs intérêts égoïstes, comme si, après leur "Requin", le pétrole du Congo, la vache à lait, s'envolerait avec lui et que, malgré les crimes et massacres humains commis, ils sont obligés de le maintenir à la tête du Congo-Brazzaville (CF. J.-F. Probst : "Chirac, mon ami de trente ans", éd. Denoël, Paris). Après lecture de ce qui suit, ils vont continuer à le soutenir, coûte que coûte... ! AVIS A L'EX-RPR/UMP DEVENU "LES REPUBLICAINS", entre autres...

1) - Les congolais boivent, mangent et se lavent avec de l'eau souillée par les excréments et urines de Sassou Nguesso et ses enfants - 6 août 2015, 02:33

"Pendant 18 ans, les congolais ont bu, manger et se sont lavés avec de l'eau souillée par les excréments et urines de Sassou Nguesso et de ses enfants Christel et Claudia "

Découvrez les détails…

MISE AU POINT DE TANDJA BACHIR

Marabout-Medium de Sassou Nguesso et clan

Je suis Tandja Bachir du Niger. Suite à tout ce qui se dit au sujet de ma personne en rapport avec le président Sassou, je fais cette mise au point en raison des contrevérités qui me reviennent, je me vois obliger de déroger à l'omerta qui est pourtant la règle dans notre métier de medium.

J'espère bien que mes collègues du corps ne m'en tiendront pas rigueur. Je rappelle que je suis marabout de profession, je suis de nationalité Nigérienne (Niger). Cette activité est la principale source de mes revenus. Loin de me vanter, je puis affirmer faire partie des 3 plus puissants marabouts du continent dans le domaine de la DOMINATION.

Dans mon travail, je fais usage des techniques de la science à ma portée pour répondre aux attentes des clients contre rémunération de mes prestations. Nous ne faisons pas exception de personnes et sommes disposés à travailler pour tout potentiel client qui nous consulte comme cela se passe entre médecin et malade.

C'est dans ce contexte qu'il sied de situer des rapports avec le président Sassou qui avait, comme tant d'autres avant lui, librement sollicité mes prestations en envoyant son proche collaborateur Mr Tsienzel me chercher au Niger, le 21 décembre 1997.

Je confirme avoir travaillé pour mon client qui est le président Sassou de décembre 1997 à avril 2015. D'emblée, j'affirme que pendant toute cette période, il n'y a en ce qui me concerne, aucun sacrifice humain.

Néanmoins, pour le travail de Domination demandé par mon client, j'ai eu recours au rituel dit de l'eau mystiquement travaillée.

Ce rituel consistait à recueillir les excréments et les urines de mon client, le président Sassou que je mélangeais avec d'autres objets mystiques que je déversais par la suite après incantations nocturnes dans les usines d'eau de la SNDE sous forme de produit, à Brazzaville et à Pointe noire.

A partir de 2001, le rituel avait été étendu à l'eau de Dolisie où j'y avais été conduit par l'avocat Pierre Mabiala, sans toutefois confirmer s'il était au courant des détails de ma mission.

En début de l’année 2002, les instructions avaient été données par mon client de travailler mystiquement pour que ses enfants puissent dominer également et à cela j'ai commencé à ajouter également les excréments et les urines de ses enfants, Denis Christel et Claudia. Le rituel avait lieu deux fois par semaine.

C'est Jean Dominique Okemba qui me faisait parvenir les excréments et les urines du président Sassou et quant à ses enfants, eux-mêmes me les déposaient dans des boîtes. Il arrivait parfois que mon client m'instruise de travailler au cas par cas sur certains dignitaires du régime afin qu'il les domine mystiquement, c'était ses propres collaborateurs ( civile et militaire) aussi de l'opposition et de la société civile.

J'ai encore souvenance de mes deux derniers travaux qui avaient pour cibles MM. Tsaty Mabiala, Dzon, Mierassa, Mpouelet, Okombi Salissa, Parfait Kolelas, etc., mais qui n'ont pas connu leur achèvement suite à un désaccords survenu entre mon client et moi en présence de Mr Yoka, désaccord sur lequel je reviendrais plus bas.

Il apparaît donc clairement jusqu'ici que je n'ai ôté la vie humaine des congolais . Mais je parle pour mon cas. Je n'en sais rien pour ce qui est des autres marabouts engagés par mon client.

Nous étions environ une quinzaine de marabouts et personne de nous ne savait ce que faisait l'autre.

Pour ce qui est de la mort de feu Monseigneur Nkombo, paix à son âme, je n'y suis pas du tout lié. Je sais seulement qu'au bout d'un certain temps, je ne sais par quel moyen, le prélat se trouvait être au courant de la pratique du rituel de l'eau. De là, à lier sa mort au fait qu'il détenait cette information, je ne peux l'affirmer.

Concernant la somme d'argent qui m'avait été versée par mon client fin mars, celle-ci représentait le solde cumulé de mes honoraires pour le travail de Domination mené avec brio.

Dans notre monde des marabouts, ce sont les résultats qui parlent. Et ici, n'a-t-il pas régné sans partage pendant 18 ans sur tout le pays ?

Le denier paiement reçu par moi n’était donc pas, comme le prétendent certains membres de l'entourage de mon client, destiné au travail pour la PRÉSIDENCE A VIE, travail pour lequel je ne serais pas à la hauteur au regard des difficultés que mon client rencontre pour ce projet et cela ne relève pas de mon domaine, moi c'est la domination.

A ce sujet, un profond désaccord était survenu entre mon client et moi. De mon côté , je lui proposais de travailler mystiquement pour une retraite dorée et adulée par toute l'Afrique et faire de lui, un peu comme un second Mandela pour l'histoire. Il suffisait pour cela, simplement d'adapter le rituel à cette nouvelle tâche.

Une telle vision est porteuse de paix et d'amour dans toutes les couches sociales du pays. Donc une véritable aubaine pour un plus grand rayonnement du pays tout entier. Mais à ma grande déception, il tomba aussitôt dans un état de total désarroi et insista sur sa vision de la Présidence à Vie.

Ayant certainement constaté mon manque d'enthousiasme pour ce plan, il m'ordonna d'aller me reposer un temps et qu'il me contacterait ultérieurement. Sur ce, je pris congé de lui en présence de Mr Yoka et de Mr Jean Dominique Okemba, le 15 avril 2015.

J'aurais appris, qu’après mon départ, mon client se serait tourné du cote du Grand Centre Mystique de Calcutta et que les premières estimations pour un travail complet de Présidence à vie s'élèveraient à 2 milliards $ en argent et de 10 000 âmes en sacrifices humains.

J'ignore à ce jour le point atteint par leurs négociations. Par cette mise au point, je coupe court à toutes les fausses rumeurs de sacrifices humains, d'implication dans la mort du prélat et de réception d'une colossale somme d'argent pour un travail de présidence à vie pour lequel je ne serais point à la hauteur...

Quant au rituel dit de l'eau mystiquement travaillée, ma conscience, même devant Allah, demeure tranquille, car cette pratique n'est pas de nature à donner la mort à quelqu’un. Et j’étais d'autant plus réconforté par mon client qui me rappelait qu'il avait recouru à ce rituel pour obtenir la stabilité nécessaire qui lui permettait de travailler en toute tranquillité, car pour mon client les Laris étaient trop têtus. Je ne trouvais pas cela méchant puisqu'au final, c’était pour le bien être de son peuple.

source: congo révélations

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2) – STRATEGIE DE GUERRE ET PREPARATION DES PROCHAINS MASSACRES HUMAINS

Marie-Louise Abia : Voici ce que Sassou serait en train de mijoter:

- En ce moment précis, Sassou Nguesso distribue massivement des armes lourdes de guerre à quelques civils Mbochis et nordistes qui lui vouent adoration.

- Sassou Nguesso va faire assassiner - par ses agents - quelques ressortissants Mbochis nordistes résidant dans les quartiers sud de Brazzaville, à Pointe-Noire, Dolisie, etc.

- Cette situation va créer la psychose, l'effroi et la colère dans tout le pays

- Sassou Nguesso va réunir ses collaborateurs Mbochis et du nord pour leur demander d'ameuter les populations mbochis et du nord, pour les inciter à se venger de ces pseudo-assassinats.

- La poignée des Mbochis et nordistes - serviteurs de Sassou - qui ont reçu des armes vont commencer à canarder les sudistes partout où ils se trouvent

- Quand il y aura beaucoup de morts et que la communauté internationale commencera à s'intéresser au cas "Congo", Sassou fera croire au monde entier qu'il n'y a que lui qui peut maîtriser cette situation.

- Et Sassou Nguesso viendra calmer ses tueurs, la paix reviendra au Congo, et voila Sassou Nguesso confirmé apôtre de paix qui doit demeurer le président du Congo à vie.

Cette information est à prendre au sérieux à 98%, tout en accordant un espace de 2% au doute.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 09:19
(Congo-Brazzaville) SUD-CONGO : Création de l'association &quot;Les Cinq Pays&quot;

(Congo-Brazzaville) SUD-CONGO : Création de l'association "Les Cinq Pays"

OFFICIEL : Création de l’association « LES CINQ PAYS» du SUD CONGO

OBJET : Promouvoir la démocratie, le pluralisme, le dialogue social et les valeurs humanistes dans les régions : Pool, Lékoumou, Bouenza, Niari et Kouilou du Sud Congo ; l’association a également vocation à promouvoir un renouveau économique de ces régions et à développer l’accès de toutes et tous à l’éducation ; enfin l’association promeut le développement culturel de ces régions et les échanges culturels.

SIEGE SOCIAL : 45, rue du Mont-Cenis, 75018 Paris.

DATE DE LA DECLARATION : 24 juillet 2015.

Pour “Les Amis du Congo
Jean-Pierre APARICIO

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 18:28
(Congo-Brazzaville) Modeste BOUKADIA hausse le ton face au Gouvernement et prend l'ONU à témoin

Face à l'entêtement du régime de Sassou, à Brazzaville, dans la libération des membres du CDRC incarcérés arbitrairement depuis 2013, malgré les injonctions du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme, Modeste BOUKADIA hausse le ton face au Gouvernement et prend l’ONU à témoin.

Dans un courrier daté du 16 juillet 2015 et adressé au Secrétaire du Groupe de travail de l’Organisation des Nations Unies (ONU), M. Miguel de la LAMA, récemment en visite à Brazzaville où son Groupe a rencontré les autorités congolaises sur la détention arbitraire des militants du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (C.D.R.C.) que dirige M. Modeste Boukadia, l’ordre de les libérer aurait été reçu par nos autorités qui, jusqu’à ce jour, n’ont jamais obtempéré.

Voilà pourquoi, M. Modeste BOUKADIA dans une correspondance publiée « partout » et parvenue à notre table de rédaction, hausse le ton face au Gouvernement de la République du Congo et prend à témoin l’Organisation des Nations Unies.

C.D.R.C.

Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Enregistré au Ministère de l’Intérieur sous N°002/MISAT/CAB/DGAT/SAAB du 10 mars 1998

Modeste BOUKADIA
Président du C.D.R.C.

13 bis, avenue d'Aligre

F - 28000 CHARTRES

E-mail : boukadia@msn.com

CONCERNE :

Suite pour solliciter la libération des cadres et membres

Du CDRC arrêtés sans motif à Pointe-Noire depuis le 21 août 2013

Avis n°44/2014 (République du Congo) adopté le 19/11/2014.

Paris, le 16 Juillet 2015

ORGANISATION DES NATIONS UNIES

Monsieur Miguel de la Lama

Secrétaire

Groupe de travail sur la Détention Arbitraire

Monsieur le Secrétaire,

Permettez-moi très respectueusement de revenir vers vous au sujet de la détention arbitraire des membres de mon parti (CDRC) dont je suis le Président, et qui a fait l’objet d’un avis exécutoire signifié au Président du Congo Brazzaville.

Les ambassades de votre Organisation, de l'Union Européenne, et du Gouvernement OBAMA sur place à BRAZZAVILLE (Congo) semblent se heurter au refus systématique du Gouvernement de Monsieur SASSOU d’exécuter votre Avis exécutoire.

Malheureusement, force est de constater que le Président autoproclamé Denis SASSOU N’GUESSO, par l’intermédiaire de son oncle Ministre de la Justice, qui a ordonné l’incarcération de mes compatriotes dans des prisons où il est impossible de les joindre, se moque littéralement de vos représentants et ne semble pas disposer à vous écouter et entendre raison.

De passage en France, malgré les protestations de rue à son encontre, il continue de se moquer des institutions internationales, sachant très bien qu’elles ne seront pas en mesure de lui interdire d’une part de réviser sa constitution malgré les très fermes positions de Monsieur François HOLLANDE et d’autre part le refus catégorique voire l’impossibilité de présenter vivants les membres de mon parti.

J’ai saisi par l’intermédiaire de mon Avocat Me ALLOUCH la CPI de LA HAYE, laquelle lui a répondu que sa compétence, telle qu’elle est définie, ne peut instruire un dossier sans la preuve de la disparition physique de personnes concernées. Hors, à ce jour, aucune autorité internationale n’a pu obtenir de Monsieur SASSOU à présenter Vivants les membres incarcérés de mon parti, ce que je trouve irrespectueux et vexatoire pour l’ONU et pour l’Union Européenne, d’autant que cette non-exécution de votre Avis du 19 novembre 2014 transforme cette incarcération en prise d’otages depuis cette date. En effet, la seule loi qu’il connaisse est celle qu’il a promulguée. Les Magistrats de mon pays, sous contrôle étroit de son Gouvernement, ont fait fi des règles de droit élémentaire, à savoir un jugement équitable et contradictoire où les intéressés dont je fais partie, auraient été cités à comparaître suivant les règles de droit, c’est-à-dire par citation, et représentés par des avocats libres.

Le juge d’Instruction désigné par le pouvoir s’est cru autorisé à rendre une ordonnance aux fins de non-lieu partiel ? Ceci ne veut rien dire, et montre son incompétence.

Comme je vous l’avais déjà indiqué la notion de justice n’existe pas au Congo de Monsieur SASSOU ou bien elle dépasse le niveau intellectuel de ses Magistrats et où seuls ses parents et amis sont nommés à ces postes.

Monsieur le Secrétaire, auriez-Vous sincèrement la même mansuétude encore pour moi si je demandais à mes concitoyens de prendre les armes, ce qui n’est pas dans mon optique actuelle ?

L’Union Européenne, que j’avais saisie dès le début, m’avait affirmé qu’elle allait transmettre ses préoccupations au sujet de ces détentions au gouvernement congolais. Malheureusement la réponse de celui-ci s’est faite sous couvert d’un simulacre de justice renvoyant mes compatriotes devant une Cour d’Appel à la solde de Monsieur SASSOU par l’intermédiaire d’un Procureur Général retenant les dossiers pendant des mois en n’ayant aucun grief envers mes compatriotes et moi-même.

Vous aurez compris les manœuvres du Gouvernement Congolais d’essayer de m’évincer de la candidature de la Présidence de la République en 2016 en lançant un Mandat d’Arrêt à mon encontre et m’interdisant ainsi mon libre accès dans mon pays, ce qui est en soi un déni de démocratie.

J’ai été condamné à 30 ans de travaux forcés par contumace !!!

Pouvons-nous, Monsieur le Secrétaire, tolérer encore longtemps un tel déni de justice qui risque de déchaîner les passions voire entraîner le Congo dans une guerre civile dont je décline toute responsabilité, guerre que j’ai réussie à éviter pour le moment, mais jusqu’à quand, et dont vous seul avait la connaissance et les clés d’un règlement immédiat et pacifique.

En ma qualité de Candidat Officiel à la Présidence de la République du Congo, je vous demande de prendre ou de faire prendre toutes les sanctions immédiates à l’encontre de Monsieur SASSOU N’GUESSO jusqu’à la libération de mes concitoyens devenus otages et la levée immédiate et sans discussion du Mandat d’arrêt à mon encontre qui n’a de légitime que dans l’esprit de Monsieur N’GUESSO ou de ses sbires du Ministère de la Justice en vue de m’écarter de l’élection présidentielle.

L’art 7 de la constitution de mon pays établie par Monsieur SASSOU indique « La personne humaine est sacrée et a droit à la vie – l’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. »

Force est de constater que Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO ne respecte même pas sa propre constitution et qu’il va d’ailleurs modifier à son profit seulement pour se représenter.

Convaincu de votre impartialité, je vous demande de bien vouloir user de votre haute autorité et des pouvoirs qui sont les vôtres afin de nommer Madame Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères ou/et Monsieur Olivier Stirn, ancien Ministre des Affaires Etrangères français, avec mon avocat pour contrôler l’état de santé de mes concitoyens incarcérés.

C’est pourquoi, Monsieur le Secrétaire, j'attends en dehors « des avis exécutoires non exécutés de l’ONU » que justice soit faite et que les cadres de mon parti soient libérés enfin immédiatement.

Je vous demande de faire chiffrer les indemnités dues par le Gouvernement SASSOU au profit de mes concitoyens, du CDRC et de moi-même afin de permettre à mon Avocat de faire exécuter votre sanction sur le territoire français sur les biens du Gouvernement SASSOU, ce qui aura pour mérite d’obliger ce dernier à prendre position et peut-être à libérer mes concitoyens, si ceux-ci sont encore vivants ? Ce dont je doute !

Ainsi que je vous l’ai déjà indiqué, sachez, Monsieur le Secrétaire, que je n’abandonnerai pas dans mon action à retrouver la trace de mes Hommes et à les faire libérer s’ils sont encore en vie.

Il est anormal que certains dirigeants d'autres pays soient condamnés pour les mêmes causes que Monsieur SASSOU et que celui-ci échappe à toute sanction pour des faits hautement plus graves, à savoir le génocide des 750 mille Kongos (750 000) sur trois millions pratiqué par Monsieur Sassou de 1999 à 2005 dont les détails sont dans la Requête de Création de l’Etat Sud Congo remise à l’ONU du 30 avril 2014 et dont je suis l’un des Signataires.

Y aurait-il des avantages financiers voire politiques pour angéliser les actions criminelles de Monsieur Denis SASSOU N'GUESSO, ce qui expliquerait l’impossibilité actuelle à faire libérer les prisonniers du CDRC devenus de fait des otages reconnus par l’ONU depuis le 19 novembre 2014 ?

Notre Institution Internationale, l’ONU, dont le Congo est membre de la commission des Droits de l'Homme en tant qu’Instance suprême de la Communauté Internationale, se verrait ainsi bafouée et perdrait sa raison d’exister dès lors que ses décisions ne sont suivies d'aucune contrainte.

Comme vous le constatez, vous me voyez terriblement inquiet par les limites de l’ONU à faire appliquer ses Avis pourtant exécutoires à preneur d'otages qui a pourtant à son actif la disparition de trois quart de million (750 000) personnes qui manquent à l'appel du fait de sa guerre contre les civils de 1999 à 2005 contre les populations du sud du Congo, ceci pouvant expliquer cela.

Sans oublier le fameux dossier désigné sous le nom de "Disparus du Beach". Comme je l'ai argumenté dans la requête, transmise à Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, pour la déclaration de l'Etat du Sud Congo pour préserver les vies humaines.

Il apparaît donc que Monsieur SASSOU ne veut pas obtempérer à votre Avis exécutoire de libération des cadres et des membres de mon parti parce qu'ils sont tout simplement "LES AUTRES", soit des étrangers, parce qu’issus du Sud du Congo justifiant ainsi la création de l’Etat Sud Congo.

Je sais, Monsieur le Secrétaire, que vous comprenez que je ne peux laisser mes compatriotes privés de leur liberté citoyenne pour le simple fait d'avoir exigé un Gouvernement d'Union Nationale.

Monsieur le Secrétaire du Groupe de travail sur la détention arbitraire, recevez l’assurance de ma plus grande détermination, de ma très haute considération et de mon profond respect.

Modeste BOUKADIA

Président du Cercle des Démocrates

et Républicains du Congo (CDRC)

Document joint : Cour Pénale Internationale CPI_EM_T04_OTP-CR-81_15 (non joint ici)

Ampliations :

- Monsieur Basile IKOUEBE, Ministre congolais des Affaires Etrangères ;

- Représentation des Nations Unies au Congo ;

- Monsieur Barack OBAMA, Président des Etats-Unis d’Amérique ;

- Madame Saskia De LANG, Ambassadeur de l'Union Européenne au Congo ;

- Madame Stephanie SULLIVAN, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Congo ;

- Madame Hélène Le GAL, Conseiller Afrique du Président François Hollande ;

- Monsieur Thomas MELONIO, Conseiller à l’Elysée ;

- Monsieur Nicolas GIACOMONI, ministère français des Affaires Etrangères.

Siège : 79, rue N'Gamaba - Brazzaville Arrondissement 1 Makélékélé

Résidence : 11, rue Massamba Pierre Brazzaville Makélékélé – Mansimou

Tél. : (+242) 057 824 500 / (+242) 066 452 325

Contact Europe : 13, avenue d’Aligre F – 28000 Chartres

Tél. : (+33) 237 834 108 / (+33) 952 693 705 / (+33) 662 929 540

Web site : https://sites.google.com/a/congo-sangha.com/cdrc/home - Email: sudcongo@gmail.com

Ensemble

Construisons

L'Avenir

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« Me Marc ALLOUCH, avocat de Modeste BOUKADIA, écrit au Monsieur Aimé Emmanuel YOKA, ministre de la Justice du Congo ».

Marc ALLOUCH

AVOCAT A LA COUR

Chevalier dans l’Ordre du Mérite National et du Mérite Agricole

132 rue de Courcelles

75017 – PARIS

Paris, le 18:52:57

Monsieur Aimé Emmanuel YOKA

Ministre de la Justice du Congo

Ambassade du Congo

37 bis, rue Paul Valéry

75016 - PARIS

Aff : CDRC c/CONGO Brazzaville
Aux bons soins de Monsieur Henri LOPES
Ambassadeur du Congo à Paris

Monsieur le Ministre de la Justice,

Vous n’êtes pas sans connaître la décision de l’Avis exécutoire de l’ONU concernant les quatorze (14) personnes appartenant au CDRC que vous détenez illégalement dans vos prisons depuis le 21 Août 2013.

Monsieur Modeste BOUKADIA, Président duCercle des Démocrates et Républicains du Congo (C.D.R.C.) et candidat à l’investiture de la Présidence de la République du Congo Brazzaville, et dont j’ai l’honneur d’être l’Avocat, m’a demandé de vous rappeler ma précédente lettre dont vous n’avez vraisemblablement pas eu le temps ou le loisir de répondre tant elle était précise pour ne pas dire courtoise.

Peut-être son excellence Monsieur l’Ambassadeur du Congo à Paris ne vous a-t-il pas transmis ma lettre ?

Ne pensez-vous pas Monsieur le Ministre qu’il est temps maintenant de libérer ces pauvres gens qui n’ont rien fait d’autre que d’exprimer publiquement un vœu que vous avez considéré injustement comme une menace pour votre gouvernement ?

Vous vous retranchez derrière votre Ministre des affaires étrangères afin de vous dédouaner d’une injustice qui ne vous incombe pas, quoique Ministre de la Justice, puisque vous n’avez aucune idée ni du lieu d’incarcération de ces quatorze personnes, ni même de leur présence.

Peut-être vos services de renseignements vous ont-ils mal renseignés ?

Pourtant vos services judiciaires vous ont informés qu’aucune charge n’avait été retenue à leur encontre et c’est donc arbitrairement que ces personnes sont toujours incarcérées dans vos prisons (que j’espère confortables !).

Je suis pour ma part très respectueux des règles de justice de chaque pays et notamment du vôtre, mais encore beaucoup plus attaché aux règles d’humanité que vous semblez méconnaître, ce que je regrette.

Vous foulez aux pieds les règles élémentaires du droit International, pour lesquels le Congo Brazzaville avait adhéré. Monsieur Le Président BOUKADIA transmettra les termes de ma lettre à Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU, afin de lui permettre de prendre une décision.

Encore une fois, Monsieur le Ministre, je vous demande de bien vouloir exécuter la décision de l’ONU et de libérer vivantes les quatorze personnes avant que nous décidions d’une procédure qui ne grandira ni votre pays ni son Président actuel.

Je me permets d’insister afin de voir ordonner à vos services de prendre une décision rapide concernant l’annulation des décisions d’incarcération des membres du CDRC et de condamnation du Président BOUKADIA qui a été condamné par contumace sans être convoqué par la justice.

Je n’ai pour ma part aucun doute que ma lettre restera sans effet, mais j’ose encore espérer qu’un Grand Ministre de la Justice comme vous, répondra à un avocat français que je suis.

En vous remerciant de prendre lecture de ma lettre qui j’espère ne sera pas ennuyeuse pour vous et ne vous créera pas un surplus de travail, je vous prie d’accepter Monsieur le Ministre de la Justice l’expression de ma très haute et respectueuse considération.

Maître Marc ALLOUCH

Avocat à la Cour

Portable : 06 80 91 43 75

Tel : 01 42 27 01 02

Email : marc-allouch@orange.fr

Fax : 01 64 97 15 11

Toque B 0042

Ampliation :

- Président de la République du Congo

- Représentation des Nations Unies au Congo

- Représentation de l’Union Européenne au Congo

- Ambassade de France au Congo

- Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Congo

- Ambassade d’Italie au Congo

- Ministère des Affaires Etrangères du Congo

(Congo-Brazzaville) Modeste BOUKADIA hausse le ton face au Gouvernement et prend l'ONU à témoin
(Congo-Brazzaville) Modeste BOUKADIA hausse le ton face au Gouvernement et prend l'ONU à témoin
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 21:56
LE CONGO-BRAZZAVILLE FACE AUX DEUX &quot;MONOLOGUES&quot;

LE CONGO FACE AUX DEUX "MONOLOGUES"

ou la course à l'échalote des deux camps

dont la victime est et sera toujours le Peuple Congolais

La réunion du Comité Central élargi du PCT érigée en monologue tenue à Sibiti vient de fermer ses portes. Dans la foulée, en réaction à ce monologue, l'opposition a, elle aussi, organisé son « DIALOGUE ». Pourtant il aurait dû, en fait, être appelé « CONCERTATION DES FORCES VIVES DE LA NATION » pour être plus cohérent. Mais au lieu de ça, comme toujours, ils courent derrière les idées et les thèmes du système en place pour mieux les récupérer ou pour en faire une bonne publicité. Mais, par manque d'imagination et en retenant le même mot, à savoir : « DIALOGUE », l'opposition a fait une exacte réplique de Sibiti, mais à Diata en tenant elle aussi son MONOLOGUE. Comme un jeu de rôle. Bref, là n'est pas le problème.

Côté Opposition

Dans les coulisses du MONOLOGUE de l’opposition, on a entendu dire que "A PESSA A TALA TE" et le "PATRON DU FRONT 400" sont décidés à faire la guerre à leur associé SASSOU N’GUESSO, s’il change ou s’il modifie la constitution. Tout le monde les a applaudis surtout qu’il y a eu la présence des membres du gouvernement.

Ceci dit, une question de fond se pose : cette guerre que veut faire le duo va se dérouler où ?

- A Brazzaville pour aller encore « ratisser cm² par cm² », afin de finir les quelques Kongo qu’ils n’ont pas réussis à éradiquer lors de la guerre de 1998-2005 où ils ont participé activement et dont les fosses communes et les charniers jonchent le sud du Congo ?

- Ou dans les Plateaux, cette fois-ci, pour que ces derniers aussi connaissent les affres de la guerre, c’est-à-dire le génocide des Ngangoulou ?

Côté Sassou, PCT et Apparentés

Le PCT a tenu son MONOLOGUE que l'opposition a condamné. Aussi curieux que cela puisse paraître, la même opposition tient un MONOLOGUE à son tour. Ce qui veut dire que le PCT devrait le condamner. Les deux camps sont pareils. L’opposition dit en substance « Sassou, tu as trop duré et le peuple ne veut plus de toi ; quitte le pouvoir et on va te remplacer, sinon nous allons tous perdre nos Biens mal acquis. Tu dois le comprendre, c’est pour protéger nos intérêts bien compris. »

A l’arrivée, les deux MONOLOGUE du PCT et de l’opposition ont pondu chacun un cahier de charges pour que Sassou ait sur sa table les deux propositions : celle du PCT qui prône le changement de Constitution et donc le référendum constitutionnel et celle de l’opposition qui réclame un gouvernement d’union nationale, afin que chacun puisse se retrouver au gouvernement. Voilà la raison pour laquelle les MUNARI, les KOLELAS et autres professionnels de la politique, de vrais requins, se sont invités dans l’opposition pour se retrouver dans le prochain gouvernement dans lequel figureront des membres de l'opposition.

Curieusement, un Gouvernement d'Union Nationale pour lequel M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, et ses militants ont respectivement été condamnés à 30 ans de TRAVAUX FORCES pour le premier et à 5 et 7 ans de prison pour les autres.

Et pour montrer le jeu de rôle des uns et des autres, avant que Sassou ne choisisse entre les deux propositions, l’opposition monte au créneau en condamnant déjà la tenue du référendum constitutionnel avec la menace de boycotter ce référendum.

Mais, croient-ils le Peuple si bête à ce point ?

Nous rappelons à cette opposition, qui imite à chaque instant le PCT, que SASSOU n’a pas encore dit son mot quant à la modification ou le changement de la constitution. Jusqu'ici, nous considérons que c'est la proposition du Comité Central élargi du PCT qui s’est tenu à Sibiti. Et puis, depuis quand des responsables politiques peuvent-ils appeler le Peuple à sortir dans la rue ? C’est faire preuve d’irresponsables à moins que ce soit d’abord leurs enfants et leur famille, de ces opposants, qui doivent être au premier rang.

Faire la guerre à SASSOU, c’est faire le jeu de SASSOU. Parce que, c'est ce qu'il attend de pieds fermes.

De plus, menacer de boycotter le référendum constitutionnel, c’est permettre à SASSOU de modifier et de changer la constitution puisqu’il a été élu avec 92% du taux d’abstention. Alors, pour SASSOU l’essentiel est qu’il y ait le référendum puisque le taux de participation n’est pas son problème.

Alors, à notre avis, il faut attendre que Sassou lui-même décide et annonce clairement qu’il va convoquer le référendum constitutionnel, alors là le Peuple saura quoi lui dire, en réponse. Mais l’opposition n’a pas le droit de déclarer la guerre à Sassou sous des prétextes fallacieux, pour faire un autre génocide, celui des Kongo. Les Kongo ont suffisamment donné. Parce que c'est toujours eux qui donnent…

Quant à l’arme fatale… d’appeler au boycott du référendum constitutionnel, c’est à mourir de rire puisque c’est un pétard mouillé !

APRES LES DEUX « MONOLOGUES »

La vraie question est de savoir vers où allons-nous aller ?

D'un côté, ceux qui aiguisent les couteaux, rassemblent leurs forces, recrutent les mercenaires de diverses nationalités, comme en 1997 et, de l'autre, ceux qui se battent, à mains nues, pour que les horreurs vécues ne se répètent plus. A jamais !

Malheureusement, nous sommes dans un pays multiculturel où les us et coutumes traditionnelles ancestrales des uns ne sont pas compatibles avec celles des autres. D'un côté les va-t’en guerre qui font des guerres interminables, dont les moments de répits ne sont que de simples trêves, comme dans la culture mbochi et, de l'autre, les pacifiques qui ont la culture du consensus, du « mbongui », avec leur « arbre à palabre ». Deux mondes diamétralement opposés.

En effet, le Congo est une mosaïque de micros-nationalités en quête d'identité nationale. Cette quête d'identité nationale, voici plus d'un demi-siècle, est introuvable. La faute aux puissances coloniales qui, autour d'une table à Berlin, en 1885, lors du dépeçage et du saucissonnage de l'Afrique, n'ont pas tenu compte des entités humaines, des réalités sociologiques, culturelles et démographiques du continent. C'était d'ailleurs là le dernier de leurs soucis. Ainsi, ces puissances coloniales ont mis ensemble des peuples qui ne se connaissaient pas auparavant et n'avaient historiquement aucun passé commun.

Aujourd'hui, devant le fait accompli, les peuples d'Afrique s'affrontent jusqu'à s'autodétruire. Pour ce qui nous concerne, au Congo-Brazzaville, comme ailleurs peut-être, nous sommes à la merci des hommes sans scrupules qui se mettent au service d'un autre, plus puissant. Or l'homme, à l'instar de M. Sassou (avec sa Cour), qui tombe au pouvoir du Mage perd la conduite de sa vie parce que la volonté d'un autre s'est projetée au cœur de son être, à la source de sa conscience qu'elle capte, et l'autre joue de lui comme d'un instrument. C'est ce qui arrive quand on a vendu son âme au diable.

Du jeu de la politique

Nous le savons presque tous. La politique est maintenant un jeu réglé auquel s'entraînent des équipes qu'on nomme partis politiques et qu'on désigne par une couleur ou par la place qu'elles occupent dans le cirque où elles sont aux prises.

Nous voyons les joutes dans notre pays, depuis l'arrivée des Vautours et autres Prédateurs, à la tête de notre pays, non encore assagis du sang humain qu'ils versent depuis 1965, prenant souvent le malin « plaisir » (?) de faire disparaître les corps des victimes suppliciées (Cas de Joseph POUABOU, feu président MASSAMBA-DEBAT et des DISPARUS DU BEACH, entre autres).

C'est pourquoi nous disons à ces caciques et autres membres de la synarchie du parti marxiste-léniniste du PCT, que Marx n'était pas un assoiffé de sang ni de puissance, il faut lui rendre cette justice, et il ne rêvait pas de fonder un nouvel empire… A travers leurs comportements et pratiques politiques, nous voyons juste, dans tout cela, une simple affaire de soif d'ascension sociale et non de souci de bien commun ni d'intérêt national. Or l'ascension sociale se faisant sans échelle, ceux qui se dégagent et s'élèvent ne peuvent que monter sur les épaules et sur la tête de ceux qu'ils enfoncent… (Lanza del Vasto).

Ainsi surgissent les abus au cœur desquels nous sommes. Cependant, pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sage (Lanza del Vasto).

S'agissant du pouvoir, il est évident que plus un ordre viole la nature, l'habitude et la norme, et plus l'usage de la violence lui est indispensable. Monsieur Sassou Nguesso & Co en ont fait leur marque de fabrique. Ils ont oublié que le pouvoir est de commandement, non de jouissance… Mais, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n'a pas de pire rival que son plus proche par le sang ; et ce droit de vie et de mort sur tous que les puissants s'arrogent finit par se retourner contre leur propre sang. Nous espérons que M. Sassou & Co sauront méditer sur cet enseignement.

Une autre chose qui est plus qu'évidente et à laquelle nous assistons et participons également sans que personne n'y prenne garde, c'est cette soif légitime et bien justifiée de changement de système et de régime politiques que tout le monde appelle de tous ses vœux. S'en sortir avec la barbarie et la bestialité tribales qui écrasent le Congo depuis 1968. Or, et personne n'y pense, « changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c'est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre : la poussière soulevée (celle du moins qu'on n'aura pas avalée) retombera d'où elle vient » (Lanza del Vasto). C'est contre cela que nous devons prendre garde.

Parce que, dès à présent même, pendant que nous sommes en train de nous débattre, nous sommes en train de semer l'ivraie qui étouffera nos légumes que nous allons semer demain. Regardons en notre sein et autour de nous. Qui voyons-nous au sein de notre OPPOSITION ? Des individus qui ont été formés à l'école du monopartisme, des individus férus de marxisme-léninisme, des individus qui ont juré fidélité à l'empereur de l'Alima-Oyo-Edou. Les voilà là, en train de nous divertir et nous enfariner. Changeront-ils de comportements, de pratiques, de modes et de méthodes de gouvernement ? Rien n'est moins sûr ! Pouvez-vous changer un faucon, un vautour en colombe ? Je ne peux qu'en douter. Car on peut changer de veste, de costume, de chemise ou de cravate, il ne reste pas moins que le corps qui les porte reste le même.

Je viens de le dire ci-dessus, pour supprimer les abus, il ne suffit pas de supprimer ceux qui abusent. Il faut bien prendre garde à ceux qui les remplaceront et se demander quelle discipline, quelle purification les aura rendus meilleurs, et quelle doctrine, plus sage.

Sans cela, nous balayerons la chambre sans ouvrir la fenêtre et la poussière soulevée, celle que nous n'aurons pas avalée, retombera d'où elle vient, et rebelote, bis repetita et retour à la case départ !

Le vrai changement passe par ne plus reprendre les mêmes personnes, comme des dinosaures, pour reproduire les mêmes horreurs.

A chacun de nous tous de faire nôtre ce document pour mieux choisir nos dirigeants de demain, afin que personne ne dise, après, qu'on ne savait pas ou que personne ne nous avait prévenus !

Que celui qui des oreilles entende !

Oyo a zali na matoyi a yoka !

Yina ke na makutu yandi ku wa !

We na makutu ka wa !

A bon entendeur, salut !

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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