Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 20:21
(Congo-Brazzaville) 15 août 1960-15 août 2014 : 54 ans de dépendance et de paupérisation

Le Congo, propriété exclusive du dictateur infâme Sassou-Nguesso et de sa famille, s’apprête à célébrer ses 54 ans d’échecs, de dépendance, et de paupérisation.

Le dictateur Sassou-Nguesso prend en otage le peuple congolais depuis 32 ans !

Ne tirant aucun bilan de son incompétence et de son amateurisme, le dictateur Sassou-Nguesso, fidèle à sa stratégie de l’enfumage, a prononcé le 12 août dernier devant ses parlementaires nommés, tel un perroquet, un discours qu’il n’a pas relu. Avec un peu de bon sens, il aurait pu s’abstenir de prononcer de telles âneries.

Le dictateur Sassou-Nguesso accepte de s’humilier pour conserver son pouvoir. C’est sa seule concession envers ses maîtres et ses faiseurs.

Est-il utile d’y revenir ? Non. Ce dictateur dont les turpitudes sont connues de tous, n’a aucun respect pour le peuple congolais.

Le dictateur Sassou-Nguesso est à l’image du virus Ebola: nuisible et mortel.

54 ans devrait être l’âge de la maturité et de la responsabilité. Au lieu de cela, nombreux de nos compatriotes succombent à petit feu, et n’ont connu que guerres civiles successives, famine, pauvreté, et chômage de masse.

Si le dictateur Sassou-Nguesso avait un cerveau bien oxygéné, il aurait, depuis bien des années, porté le débat de la pérennité du FCFA (Franc des colonies françaises d’Afrique) qui est une propriété de la France, et contrôlée par elle.

On pouffe de rire en attendant le dictateur Sassou-Nguesso parler de développement et de croissance au Congo. Un pays ne peut se développer s’il ne dispose de sa propre monnaie. Le FCFA, imprimé à Chamalière près de Clermont-Ferrand ne peut contribuer au développement du Congo, encore moins à celui de l’Afrique francophone. C’est une monnaie coloniale qui n’est pas la nôtre et qui est nuisible. Il n’y a pas de développement sans notre propre argent.

Le dictateur Sassou-Nguesso, prompt à éliminer ses adversaires politiques et à clochardiser son pays, ferait mieux de lire l’excellent ouvrage du professeur Nicolas Agbohou intitulé « Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique ».

Le dictateur Sassou-Nguesso s’assoit sur le Congo comme il s’assoit sur son trône pour ses besoins eschatologiques.

Prototype du système néocolonial, le dictateur Sassou-Nguesso n’est autre que la voie de la France. Incapable de réfléchir par lui même, le dictateur Sassou-Nguesso assène bobards, balivernes et contre-vérités.

Avec le dictateur Sassou-Nguesso, le Congo ne connaît que des échecs successifs: échec du Programme d’Ajustement Structurel; échec du Programme d’Ajustement Structurel renforcé; manque d’eau, d’électricité, démotivation des enseignants… Bref, le dictateur Sassou-Nguesso a saccagé tous les pans entiers du pays.

Le dictateur Sassou-Nguesso a appauvri les congolais. Dans cette atmosphère délétère, les rentrées nettes sont transférées à la BEAC d’Oyo et non au trésor public congolais. Les recettes exceptionnelles dues aux redevances pétrolières, à l’octroi de nouveaux permis d’exploitation disparaissent au profit du dictateur, de sa famille et des intrigants politico-affairistes.

La satisfaction des besoins de base de la population, comme l’alimentation, les soins médicaux, l’école n’est plus possible à cause de la gabegie et des détournements de fonds demeurés impunis.

Le dictateur Sassou-Nguesso encourage le clanisme et l’ethnicisme, au lieu d’encourager le vivre ensemble, et la construction d’une véritable Nation congolaise. Les frustrations sont telles qu’à compétences égales, les chances de réussir ne sont pas toujours les mêmes.

La « municipalisation accélérée » décrétée par le dictateur d’Oyo n’est qu’un leurre. Au moment où la région de la Lékoumou s’apprête à accueillir les festivités des 54 ans de dépendance et de paupérisation, le quotidien des populations de cette contrée est un véritable chemin de croix. L’avenir des enfants de cette localité n’est que chimère et foutaise.

Après avoir distribué quelques billets à ces populations démunies au lieu de résoudre durablement leurs problèmes, le dictateur Sassou-Nguesso se vantera dans ses médias du « bien-être » présumé de la population.

Nous l’avons tous remarqué, le dictateur Sassou-Nguesso et ses acolytes préfèrent des monologues aux débats. La télévision congolaise est leur sanctuaire, les journaleux corrompus et sans formation, leur porte-voix.

Nous devons prendre notre part de responsabilité en nous mobilisons tous pour chasser sans tarder le dictateur Sassou-Nguesso en 2016, responsable à part entière de l’échec multidimensionnel du Congo.

Nous pouvons et devons réussir en convergeant nos expériences et nos talents respectifs.

Le Congo peut et doit retrouver son rayonnement si nous mettons de côté nos égoïsmes et nos égos respectifs.

Le dictateur Sassou-Nguesso sera chassé du pouvoir en 2016 si nous avons confiance en nous. Les félons et la corruption sont les atouts sur lesquels comptent le dictateur Sassou-Nguesso pour perpétuer ses mensonges.

Notre prise de conscience face à nos difficultés nous permettra de juger le dictateur Sassou-Nguesso. Notre détermination sera un sérieux coup de frein à ses railleries.

54 ans après, les congolais sont toujours au point de départ. A défaut de stratégie cohérente, le dictateur Sassou-Nguesso se délecte de nos hésitations.

Toutes les initiatives susceptibles de chasser le tyran Sassou-Nguesso en 2016 sont à encourager. Pour cela, il nous faut au Congo des relais fiables, capables de répercuter la pertinence de notre combat.

Cette mise en scène du dictateur Sassou-Nguesso devant ses pantins de parlementaires est la dernière. Nous devons le chasser pour lui permettre de se décaper davantage sa peau.

« Aussi étroit soit le chemin, nombreux les châtiments infâmes, je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme »(Nelson Mandela).

Peuple congolais, goutte à goutte, la goutte d’eau finit toujours par creuser le roc.

Olivier Mouebara

Repost 0
Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:53
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso reconnaît ses crimes de génocide contre « les autres »

Au cours de son Message devant son parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville, le chef de l’Etat du Nord Congo, Denis Sassou N’Guesso reconnaît ses crimes de génocide contre les « autres ». Entendre par les « autres » les populations du Sud Congo ce qui signifie qu’à ses yeux ces « autres » ne sont pas des Congolais mais bien des étrangers. Quand on dit que l’Etat du Nord existe depuis longtemps, la preuve irréfragable, irréfutable est là :

« Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message de Denis Sassou N’Guesso, devant le parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville) L’Etat du SUD CONGO est créé pour se prémunir du génocide en préparation car quand Denis Sassou N’Guesso assume « Nous disons ça suffit ! » C’est une manière d’appeler à l’extermination finale des « autres » vivant au Sud de l’ex-République “unie” du Congo.

Souvenez-vous de son discours de clôture de la Conférence Nationale Souveraine « J’ASSUME TOUT ! » Le résultat d’avoir “tout assumé” se trouve résumé dans cette phrase :

« Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. »

Pour ceux qui n’ont pas compris ou qui ne veulent pas comprendre, il s’agit des trois quart de million (750 000) de personnes qui manquent à l’appel dans le sud du Congo, d’après l’estimation des Nations Unies.(Cf. programme post-conflit de novembre 1999 signé par Denis Sassou N’Guesso, Pierre Oba, Mathias Dzon entre autres) et des 353 jeunes gens enfermés vivants dans des containers puis jetés dans le fleuve Congo tandis que d’autres seront jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs. C’est le dossier nommé pudiquement « les disparus du Beach ».

Voilà les crimes de génocide que Denis Sassou N’Guesso reconnaît volontiers avoir commis dans son Message devant son parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés pour crime de démocratie et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 14 août 2014 – 08:08

Repost 0
Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:06
(Congo-Brazzaville) Le paradoxe Sassou Nguesso

Le Serment du 25 octobre 1997

« Devant la Nation et le peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté, moi, Denis Sassou Nguesso, Président de la République, je jure solennellement de respecter et de défendre la forme républicaine de l'Etat, de remplir loyalement les hautes fonctions qui viennent de m'être confiées, de garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques, de protéger et respecter le bien public, y compris les ressources et les richesses naturelles, de garantir, promouvoir et consolider la paix, de rétablir, renforcer et préserver l'unité nationale, l'intégrité du territoire et l'indépendance nationale ».

Du parcours politique aux « discours démocratiques »

Brazzaville, samedi 25 Octobre 1997, au centre de la scène du Palais des congrès un homme prête serment sur l'Acte fondamental de la transition et devant une Cour Suprême nommée six ans plus tôt par lui même. Son nom, Denis Sassou Nguesso.

Dans son discours d'investiture, il s'engage à respecter la forme républicaine de l'État, les libertés fondamentales et les biens publics.

Le 05 Juin 1997, en réaction à une agression dont il dit avoir été victime (alors que seule sa villa aurait été encerclée par dix blindés des forces de sécurité sans qu'aucun tir ou impact de tir n'ait été décelé, comme le rappelle le magazine L’Autre Afrique1, celui qui est désormais Président autoproclamé du Congo Brazzaville se lança dans une guerre qui opposera durant quatre mois et demi, sa milice privée aux forces du Président démocratiquement élu (au moment des faits), mais désormais déchu, Pascal Lissouba. Tout y passera : tirs d'obus, Mig-21, viols de femmes, assassinats d'enfants et d'adultes, destructions des infrastructures de la capitale Brazzaville, etc.

Certains esprits retiendront de cette nuit du 05 Juin 1997, bien qu'accompagnés de dix blindés, que les agents des forces de sécurité ont été dans l'incapacité de procéder à l'interpellation d'un assassin, chez M. Sassou Nguesso, ex-Président devenu simple citoyen au moment des faits, ne détenant aucune arme lourde (?) et qui dormait tranquillement chez lui.

D'autres esprits, quant à eux choisiront, s'ils le souhaitent, de s'interroger sur un phénomène hors du commun qui consiste à partir d'un lit de résidence privée à un siège de Présidence de la République en l'espace de quatre mois et demi, avec au passage plus de 300 000 morts, au total, qui justifient amplement le qualificatif de génocide attribué à la tragédie congolaise de 1997.

Pour notre part, eu égard aux exigences qui sont celles d'un Congo meurtri en ce début du XXIe siècle, nous avons choisi de nous interroger sur le sens et la valeur qu'il convient d'accorder aux promesses faites le 25 Octobre 1997 par le Président autoproclamé du Congo Brazzaville, M. Denis Sassou Nguesso.

M. Denis Sassou Nguesso, tel que le souligne sa biographie bien connue de tous, du moins pour ce qu’il veut qu’on sache, a entamé sa carrière politique, très jeune, sous le Gouvernement Youlou, après avoir suivi une formation d'instituteur, puis par la suite, de militaire dans une école algérienne, dont il sortira sous-officier. Au sortir de cette formation académique, l'homme connaîtra une ascension fulgurante dans les cercles du pouvoir de l'époque au point de jouer un rôle actif, dès 1968. Par exemple, plutôt que de remettre les « auteurs » d’attentats ou de coups d’Etat présumés à la Justice de la République, l’homme Sassou s’illustre dans la répression et l'élimination physique de ces derniers. Pas de témoins, pas de prisonniers, pas de justice. Telle est sa devise. C’est le sort qui fut réservé à Pierre Kinganga en 1970 et à Ange Diawara et compagnons en 1972, etc.,

De mars à avril 1977, suite au décès par coup d'Etat du Président de l'époque, son Excellence Marien Ngouabi, M. Denis Sassou Nguesso qui fut son dernier ministre de la défense assume l'intérim du chef de l'État pendant quinze jours dits « Semaines rouges », avant de confier les rennes du Congo à un autre officier de l'époque, M. Joachim Yhombi. Mais ce fut pour une durée très courte puisque dès le 5 Février 1979, M. Sassou devenu entre temps Colonel s'empare à nouveau du fauteuil Présidentiel, et cela jusqu'en 1992.

Au cours de ces treize années de règne (qui constitue un record de longévité dans l'histoire de la république congolaise), le Congo-Brazzaville, nonobstant d'énormes moyens financiers générés par un secteur pétrolier devenu entre temps la branche motrice de l'Économie, sombrera dans des difficultés dont il ne semble s'être jamais remis. En effet, le système Sassou Nguesso, dès 1979, passera par trois étapes successives, toutes préjudiciables au développement du Congo, à savoir :

Une phase de divination du Chef de l'État

Au cours des premières années de son règne, M. Sassou Nguesso s'attellera à concentrer entre ses mains, à la fois le Pouvoir législatif, le Pouvoir exécutif et le Pouvoir judiciaire, que complètera ensuite le Pouvoir médiatique. Il en découlera un terrorisme d'État tel que le rappelle Albert Bourgi qui, dans une des livraisons du magazine Jeune Afrique, relate la nature policière de l'État congolais de l'époque où le Président Sassou avait droit de vie et de mort sur ses compatriotes.

Il en découla une institutionnalisation de la violence et de l'arbitraire, ainsi que de la présidence à vie (que viendra entraver la conférence nationale de 1991), une accentuation de la tribalisation et de la mercenarisation ensuite des forces de sécurité. « Dans un tel climat, des notions comme « respect des libertés fondamentales » furent réduites à de pures élucubrations ».

Une phase d'appropriation des ressources de l'État congolais

Le système gouvernant le Congo, et incarné par la personne du Président Sassou Nguesso, s'octroya durant cette seconde phase, la plupart des profits dégagés de l'exploitation des ressources du pays, enregistrant sur le compte de l'État le seul passif de ces opérations d'exploitation et de malversation. On assista durant cette période à l'institutionnalisation des détournements non réprimés et orchestrés par une oligarchie au pouvoir, aidée en cela par un secteur privé étranger. Parallèlement, la dette extérieure de l'État congolais s'accentua, puis le pouvoir en place hypothéqua, pour de nombreuses années, les ressources de l'État congolais. Dès lors, une oligarchie d'origine nationale associée à un secteur privé étranger confisqua pour de longues années, la majorité des biens de l'État congolais. En somme, cette phase fut caractérisée par un non respect de l'ensemble des biens publics.

Une phase de tribalisation de la société congolaise

Au cours de cette phase, le Président Sassou Nguesso, s'attela à propulser pratiquement à la tête de tous les secteurs d'activités, bon nombre de ressortissants de la région dont il est originaire, cela au mépris des règles élémentaires de compétence ou encore des exigences de performances relatives à ces fonctions.

Dès lors, les structures concernées furent souvent caractérisées par des dysfonctionnements notoires, au sujet desquels il est permis de penser qu'ils furent fort préjudiciables à l'État congolais, tant sur le plan national qu'international (diplomatie, etc.).

Dans le même temps, des critères officieux (facteurs de discrimination fondés sur l'appartenance ethnique) virent le jour dans l'attribution d'allocation d'études relatives aux formations les plus prestigieuses, cela au nom d'une politique des quotas censée certes servir l'ethnie du président de l'époque (Denis Sassou Nguesso) ; mais il n'est pas certain qu'elle ait contribué à consolider une unité nationale qui aujourd'hui encore fait défaut au Congo.

Sur le plan politique, la prééminence d'un monopartisme à outrance caractérisée par des approches réfractaires à toute aspiration démocratique, eu égard à la répression (voire élimination physique) à laquelle s'exposait tout auteur de contestation ou critique politique relative à l'action du PCT (Parti Congolais du Travail), le parti du Colonel-Président Denis Sassou Nguesso.

Dans ce contexte, la marginalisation d'une grande partie de la population permit aux congolais de découvrir, avant l'heure, la réalité à laquelle renvoie la notion de « Fracture sociale » employée des années plus tard par un candidat à l'élection présidentielle française.

La démocratie dans ce Congo-Brazzaville des années 1979-1992 apparaissait comme une chose dont ne saurait s'accommoder une classe dirigeante ayant opté pour un communisme tropical caduc fondé sur la perversion des règles de la vie publique, et donc sur la négation de la forme républicaine de l'État.

Il semble donc bien, au vu de ce qui précède, que le parcours et la gestion politiques de M. Denis Sassou Nguesso durant ces treize années (1979-1992) soient aux antipodes des promesses « démocratiques » formulées par le nouveau Président autoproclamé au cours de la cérémonie d'investiture du 25 Octobre 1997, tant du point de vue du respect des libertés fondamentales, que de celui du respect des biens publics ou encore de la forme républicaine de l'État.

Mais qu'en est-il de ses actes et de ses discours les plus récents ?

Dès la fin des années quatre vingt dix, dans la foulée du discours fort célèbre du Président français de l'époque, au cours du sommet de la Baule, et suite au déferlement d'une vague de démocratisation insufflée par un vent venue d'Europe de l'Est, le Congo Brazzaville, au même titre que le Bénin ou encore le Gabon connaîtra une conférence nationale, à l'issue de laquelle les représentants du peuple de ce pays parviendront à contraindre le pouvoir en place à instaurer le multipartisme. Un gouvernement de transition fut mis en place, puis par la suite, en 1992, un nouveau Président, Pascal Lissouba dont le passé était bien connu des congolais, et dont malheureusement le règne sera à l'image de celui de son prédécesseur, fut démocratiquement élu.

Cependant, les esprits les plus lucides relevèrent déjà à l'époque le soutien apporté par M. Sassou et son parti, le PCT, à Pascal Lissouba, au second tour des élections susmentionnées : cette attitude du perdant de 1992, fut alors décrite dans certains milieux crédibles, comme étant la première étape d'un retour prochain de M. Sassou Nguesso à la tête du Congo.

En effet, entre 1992 et 1997, bien que le Congo soit parvenu à atteindre un taux de croissance économique avoisinant les 5%, il n'en demeure pas moins que cela n'eut que peu d'incidence sur l'amélioration des conditions de vie d'une population congolaise qui, en plus de sa misère déjà notoire, connaîtra deux guerres qui la marqueront au fer rouge : M. Lissouba, aidé en cela par son prédécesseur dont de nombreux collaborateurs étaient passés du côté du Président démocratiquement élu, afficha durant ses cinq années de règne une inaptitude chronique à administrer de manière efficiente la Cité congolaise, offrant ainsi la possibilité à son allié de 1992, et désormais successeur, M. Sassou Nguesso, de poser dans son livre la question suivante aux congolais : « Êtes vous plus heureux qu'il y a cinq ans ? »

Une question à laquelle il apporta lui-même, ensuite, toujours dans son livre, une réponse négative, se substituant là encore à un peuple congolais qu'il avait déjà privé de parole durant les treize années de son règne antérieur. Paradoxalement, dans un entretien intitulé « j'ai changé », accordé par M. Sassou Nguesso à un magazine dédié à l’Afrique2, l'homme annonça sa conversion aux vertus de la démocratie, durant sa longue traversée du désert - mise à l'écart des affaires -, affirmant notamment que « si la plupart des dirigeants avaient accepté de se remettre à l'école (de la démocratie), en toute modestie, on aurait pu éviter les heurts de ces dernières années. »

A la question de savoir s'il était convaincu de la nécessité de la démocratisation du continent noir, M. Sassou répondit qu'« on ne peut penser que l'Afrique soit inapte à la démocratie, ou qu'elle doive se contenter d'une démocratie de seconde zone. C'est un processus unique de liberté, de participation des peuples à leur propre existence, à la gestion de la cité. »

Hélas, quelques mois plus tard, des faits concrets allaient ensuite apporter la confirmation de l'ampleur du décalage existant entre les discours et le parcours de M. Sassou Nguesso, attestant ainsi que l'homme n'avait malheureusement pas changé.

En effet, au cours du retour au Congo de l'épouse de ce dernier, après de nombreux mois passés en France, les partisans de M. Sassou Nguesso se chargeront d'accueillir celle-ci à l'aéroport avec des chants guerriers3.

Quelques jours plus tard, un climat analogue, renforcé par la présence d'hommes armés, entourera également le retour au bercail du Général Sassou Nguesso. Il s'en suivra une opposition militaire aux institutions établies, laquelle débouchera sur une atroce guerre, opposant la milice de M. Sassou Nguesso aux autorités en place. Bilan : plus de 10 000 morts avec en plus, un environnement, une économie et un peuple brisés pour longtemps.

Ainsi, comme le dit une sagesse africaine, à beau rester dans l'eau le bout de bois n'était pas devenu crocodile.

Armé d'une détermination qui naquit au premier jour de sa défaite de 1992, M. Sassou, nonobstant un séjour prolongé et forcé au pays des Droits de l'Homme, nonobstant des déclarations verbales d'auto-conversion à la démocratie, est parvenu en cette fin d'année 1997, à reconquérir le pouvoir par la seule force des canons (mortiers, kalachnikovs, lance-roquettes, Mig-21, etc.) d'une milice Cobra, de mercenaires de tous genres et de diverses nationalités et de troupes d'invasion venues de pays voisins (armées angolaise, tchadienne, marocaine, gabonaise, etc.).

Le 25 Octobre 1997 dans le même palais des Congrès qui abrita jadis une conférence nationale qui offrit au Congo ses premières élections démocratiques, celui que l'on appelle désormais le Général-Président s'autoproclama Chef de l'État et du gouvernement congolais.

Au lendemain de cette cérémonie d'auto-investiture, et alors même que le Général-Président appelait à la réconciliation nationale, la milice cobra de M. Sassou, aidée de soldats angolais, procédait à l'extermination de plusieurs jeunes résidant dans le quartier Bacongo de Brazzaville, au seul motif de leur origine ethnique et de leur éventuel soutien antérieur à M. Bernard Kolélas, Député-maire de Brazzaville en exil.

Ainsi fut apportée l'ultime démonstration du paradoxe Sassou Nguesso.

Aussi, à l'heure où le nouvel homme fort, filleul de la Françafrique, parle d'instaurer la démocratie au Congo, nos questions premières reviennent-elles, plus que jamais, en guise de conclusion :

- Quelle crédibilité accorder aux promesses « démocratiques » d'un homme dont les discours sont en décalage avec les actes ?

- Quel sens donner aux assertions d'un homme qui affirma lors de la conférence nationale congolaise qu' « il n'est point nécessaire d'enjamber d'autres corps pour aboutir à la démocratie »4, mais qui, hélas, vient de prendre activement part à l'une des guerres les plus meurtrières qu'ait connues le Congo ?

- A quelles réalités peuvent renvoyer des notions comme « respect des libertés fondamentales, respect des biens publics, respect de la forme républicaine de l'État », lorsqu'elles émanent d'un homme dont les canons viennent de contribuer à la négation du Droit à la vie dont est censé jouir tout congolais ; dont les canons viennent de contribuer à la destruction d'édifices publics et privés ; dont le non respect des institutions établies, non respect matérialisé par la détention illégale d'armes de destruction massive, attestent du peu de crédibilité qu'il accorde à la forme républicaine de l'État ?

- Est-il possible qu'un tel homme puisse croire aux vertus de la Démocratie après avoir laissé parler sa foi en celles des canons lors de son accession au Pouvoir ?

Au-delà du fait que ce livre risque d'être perçu comme une forme d'attaque contre le régime du parachuté de Paris au Congo, puisse-t-il, néanmoins, permettre au pouvoir de Brazzaville de réfléchir et contribuer à une vie plus sereine et viable de telle sorte que tous les Citoyens Congolais se sentent sécurisées et que cessent, le climat de complot permanent, la politique de la terre brûlée, les pratiques et crimes crapuleux dits « politiques », comme cela était de règle sous le système de parti unique.

Malheureusement, en Afrique, les Chefs d'État n'apprécient guère ce genre de choses. Pour eux, critiquer et condamner leurs pratiques, méthodes et gestion de la chose publique est un crime de lèse-majesté qui va, en dehors d'autres tracasseries, jusqu'à l'élimination physique de celui qui a osé troubler leur breuvage.

La Nation a besoin de savoir, de connaître la vérité

Tout au long de mon cheminement dans ce livre, je n'ai cessé, au nom du Peuple congolais, et quoi que brièvement - parce que les faits sont connus de tous -, de rappeler à tous ceux et celles qui ont déjà trahi ou à celles et ceux qui, demain, trahiront à leur tour la Mémoire Collective Nationale au nom de leurs « intérêts » égoïstes et particuliers, ce qui doit être fait avant tout autre initiative, si salvatrice soit-elle dans l'intérêt de notre pays.

Des accords divers de paix et/ou de cessation des hostilités, à maintes reprises, ont été signés ici ou là. Il se trouve, aux très grands et profonds regrets du peuple Congolais au nom duquel on les a signés, que ceux-ci n'ont jamais été respectés, appliqués, encore moins suivis d'effet.

Ce qui revient à dire que nous pouvons encore signer, aujourd'hui ou demain, d'autres accords de paix et/ou de gouvernement que ceux-ci, comme d'habitude, ne verront jamais le moindre début d'application. Nous sommes en face d'une certaine race d'individus qui est hors du commun.

Ce n'est pas parce qu'on aura paraphé quelques papiers pour divertir l'opinion internationale que tout ira pour le mieux au Congo.

Ce n'est pas parce qu'on aura pris des lois d'amnistie qui, elles-mêmes sont sélectives, que la paix sera revenue dans le pays.

Après la guerre conventionnelle, l'autre guerre est-elle finie pour autant ? Les armes de la faim, de la soif, de privation de soins médicaux, de privation de la culture et du savoir, sont-elles remisées, enterrées, ont-elles cessées ? Y a-t-on mis fin ? Combien d'enfants suivent un cursus scolaire normal dans les régions sinistrées du Congo ? C'est donc que la guerre continue toujours, sous une autre forme. Celle-là, la communauté internationale ne la voit pas. Elle est incolore et inodore. Les ONG ont beau rédiger leurs rapports en direction de toutes les institutions internationales, on ne verra personne lever son petit doigt, parce que chaque jour qui se lève apporte d'autres priorités. Avant-hier, c'était le Rwanda. Hier, c'était le Kosovo, le Timor Oriental. Aujourd'hui, c'est le Soudan, le Darfour, etc. Et demain ?

Les armes à feu se sont tues au Congo. Le pays n'est donc plus prioritaire. Encore faut-il prouver, démontrer qu'il a jamais été prioritaire. Le droit de véto de quelque pays européen a tout fait pour que le Congo ne devienne jamais une priorité. Au nom du black out colonial.

Le pays regorge de charniers et de fosses communes non identifiés, non répertoriés. Les familles qui ont perdu qui un ou des parents, qui un frère ou une sœur, un cousin, une nièce ou un neveu et autres membres de famille, ont-elles été recensées en vue d'une indemnisation, si modeste soit-elle ? Les sinistrés (survivants) qui ont eu des biens meubles et immeubles détruits ou pillés et qui ont tout perdu (maisons, élevages, commerces, etc.), ont-ils été recensés et indemnisés ?5

Autant de contentieux qui annulent et rendent caducs tous accords de paix, de gouvernement, de réconciliation nationale ou de quelle que nature que ce soit.

Or, en imposant à tout un peuple sa propre volonté, peut-être aussi dictée par des motivations très particulières, celles et ceux qui auront agi dans ce sens n'auront fait que conférer la sacralité de l'impunité.

Les problèmes de la culpabilité ou de l’innocence de l’individu, de la justice rendue à l’accusé et à la victime, est la seule chose qui compte. Tant que la justice ne sera pas passée et le Droit dit, alors rien n'aura été fait pour calmer les esprits.

Nous sommes donc invités à ne pas faire l’impasse sur les victimes et les réparations qui leur sont dues. Les victimes sont souvent l’honneur de la Société. On ne peut donc rendre hommage aux Résistants sans condamner les collaborateurs, c’est-à-dire les bourreaux et les commanditaires.

L’oubli alimente le ressentiment. C’est le contraire du pardon qui ne va pas sans l’aveu, avait déclaré le Cardinal Decourtray à propos de l'affaire Touvier, en France, en avril 1992.

La réparation, morale et matérielle, due aux victimes, réparation dont le possible repentir du coupable ne saurait dispenser, n’a pas eu lieu. C’est un peu comme si les victimes étaient une seconde fois niées dans leurs droits au respect et à la dignité, ou plus simplement encore à la vie.

Nous sommes entrés dans l’Histoire, celle qu’on a l’obligation d’écrire et que l’on doit tout d’abord à ceux qui en furent les acteurs. Car la Nation a besoin de connaître la vérité, sa propre Histoire. Dans le cas où l’impunité survient en hâte, et permet d’esquiver ce travail nécessaire, des pages entières du passé sont arrachées et l’identité est affectée6.

En France, parce que le procès du régime de Vichy n’a pas vraiment eu lieu et que l’on a voulu oublier trop vite cette sombre période, sous prétexte de la réconciliation nationale, la justice a été promue comptable de l’Histoire et l’on a assisté à une dangereuse confusion entre la droite et la mémoire.

« (...) L’amnistie est un rendez-vous manqué de la mémoire nationale » (Henri Rousso, à propos des lois d’amnistie de 1951 en France).

Certes, il faut pardonner. Mais le pardon met à nu l’existence de la souffrance, de l’injustice. Il suppose une relation restaurée, transformée, entre victime et coupable, c’est pourquoi on peut dire que seule la victime est en droit, en position de pardonner.

Le pardon n’excuse rien, il libère la victime de l’obsession, de son tourment et du ressentiment, tandis que le coupable est appelé à se transformer après s’être repenti (s’il en est capable). C’est donc l’offensé qui prononce le pardon.

A ce propos, le Professeur René Rémond écrit d’ailleurs avec justesse :

- « Il n’y a de pardon authentique que dispensé par qui a été offensé ou maltraité et en réponse à un aveu sincère, accompagné d’un vrai repentir (...), sinon c’est confondre miséricorde divine avec le pardon d’homme à homme ».

Tout homme a droit à l’erreur et s’il agit avec intime conviction, sincère, cette attitude diminue sa culpabilité.

Erreur de jugement ou culpabilité de comportement ? Seule la Justice peut répondre, et il est inadmissible de s’y soustraire. Certains actes sont prescrits par le droit et la morale : ainsi la torture et les exécutions sommaires, la discrimination raciale, ethnique, clanique, les prises d’otages, les arrestations arbitraires et les emprisonnements sans jugements. Ce sont là des interdits.

Or, opter pour la sacralisation de l’impunité des tortionnaires, n’est-ce pas banaliser la torture ? En revanche, établir les faits et les responsabilités en toute vérité et justice consiste à semer les graines d’une éducation aux Droits de l’homme qui s’appuie sur la responsabilité individuelle et collective. Cette dernière n’innocentant pas la première.

Une fausse paix qui laisse couver sous la cendre les restes encore vifs d’une idéologie perverse est plus dangereuse que l’affrontement et la contradiction7.

Ce message s’adresse à celles et ceux de l’intérieur comme de l’extérieur du Congo qui, mus par la cupidité séculaire qui les caractérise depuis la nuit des temps, s’arrogent le droit de tout s’approprier.

Jean-Claude Mayima-Mbemba

(Extrait de La violence politique au Congo-Brazzaville. Devoir de mémoire contre l'impunité, L'Harmattan, Paris, 2008. ISBN : 978-2-296-05216-1)

-------------------------

1Cf. : L’autre Afrique, n° 05, p. 18.

2Cf. : Jeune Afrique, n° 1898, pp. 24-26.

3Jeune Afrique, n° 1890, p. 23.

4Jean-Claude Mayima-Mbemba, assassinats politiques au Congo-Brazzaville. Rapport de la Commission Ad'hoc "Assassinats" de la Conférence Nationale Souveraine (25 février-10 juin 1991), ICES, 2004 (épuisé).

5Souvenons-nous qu’à la fin officielle de la guerre en octobre 1997, Sassou Nguesso avait ordonné à ses Cobras (milice privée) : « Je vous laisse carte blanche pendant cinq jours. Puisque je n’ai rien à vous donner, vous faites ce que vous voulez… ». Ce qui fut fait. Tous les quartiers sud de Brazzaville et toutes les régions Sud du pays, particulièrement celle du Pool, furent pillés, vandalisés, saccagés.

6Jean-Claude Mayima-Mbemba, op. cit.

7Jean-Claude Mayima-Mbemba, op. cit.

Repost 0
Jean-Claude Mayima-Mbemba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:44
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Kabila répond à Sassou Nguesso : "Le Congo-Brazzaville aurait pu être une province de la RDC"

août 12, 2014NegronewsACTUALITÉ0 commentaires

Interpellé sur la proposition de Sassou Nguessou de rebaptiser la RDC ( République Démocratique du Congo) en Zaïre,
« Que la république Démocratique du Congo revienne à son ancienne appellation qui était la République du Zaïre, afin d’éviter la confusion sur le Plan international ».

Le président Joseph kabila a répondu avec ironie que « le Congo Brazzaville aurait pu être une petite province de la RDC avec à sa tete le gouverneur Denis Sassou Nguesso »

Il faut dire que les relations entre les deux pays sont au plus mal ces jours ci.
Notamment depuis le rapatriement forcé de plus de 2000 congolais RDC de Brazzaville vers Kinshasa, et dont les images ont fait le tour du monde.

Une humiliation qui n’a pas du tout plu aux congolais RDC, à l’instar de leur président Joseph Kabila.

Les congolais RDC sont accusés par leurs voisins brazzavilois de salir le nom de leur pays dans le monde. comme le stipule le témoignage de cette dame
« Lorsqu’on parle de la prostitution congolaise en Europe et en Belgique en particulier, je sens visée par mes collègues, alors que je ne suis pas zaïroise »

Un sentiment partagé jusqu’au sommet de l’état, qui aurait selon certaines sources, poussé le président Sassou Nguessou à suggérer que le Congo RDC reprenne son nom Zaïre.

NegroNews

Repost 0
Negronews Actualites - dans Congo-Brazzaville RDCongo Sassou Nguesso PCT
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:26
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso parle encore et toujours, des larmes, de sang et de guerre dans son discours du 12 août 2014

par Mingua Biango

Banderole menaçant les Congolais à Brazzaville « Ne toucher pas à Sassou, vous êtes averti »

Nous n’infligerons pas à nos lecteurs le long tissu de mensonges que Sassou Nguesso a servi aux congolais dans son discours du 12 aout 2014, devant ses parlementaires illégitimes. Néanmoins, afin de comprendre l’état d’esprit du tyran de Brazzaville, spécialiste de la démocratie de l’invective, nous vous proposons l’extrait suivant de son allocution :

[…]

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Il n’y a d’action économique performante, de modernisation conséquente du pays, d’avancée sociale régulière, de politique extérieure efficace que si elles sont soutenues et portées par un Etat organisé et stable. Il n’y a de paix et de sécurité durablement établies que lorsqu’elles sont préservées par un Etat responsable. Il n’y a de démocratie véritable que dans un Etat impartial, l’Etat de droit qui, fort de son autorité, garantit les libertés fondamentales, le droit de suffrage, la séparation et l’équilibre des pouvoirs. C’est cet Etat que nous sommes en train de construire. Un Etat que nous voulons solide, avec suffisamment d’autorité pour dominer les intérêts particuliers et partisans. Un Etat qui soit facteur de progrès.

Un Etat qui assure la permanence de la nation et la nécessaire harmonie des institutions. Parce qu’elles sont la règle commune qui nous permet de vivre ensemble, les institutions doivent, non seulement, fonctionner en symbiose, mais, surtout, elles doivent puiser dans le peuple l’indispensable légitimité afin de s’adapter aux temps et aux opportunités. C’est cette démocratie que nous sommes en train de bâtir. Démocratie que chacun de nous appelle de ses vœux : une démocratie apaisée, fraternelle, où chaque citoyen exprime librement ses opinions ; où les grands débats qui déterminent la vie de la nation sont tranchés par le peuple « ALLUSION AU REFERENDUM SUR LE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION DE 2002. »

Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

Pour le temps qui est devant nous, nous allons continuer, dans la paix et la sécurité, à bâtir l’Etat de droit, l’Etat démocratique, en nous inspirant toujours du Chemin d’Avenir qui détermine les moyens et les objectifs de notre action. Ainsi, nous construirons solidement la base sur laquelle notre pays poursuivra sa transformation. […]

L’INTEGRALITE DES MENSONGES DE SASSOU NGUESSO DU 12 AOUT 2014 (Extrait de congo-liberty)

Repost 0
Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Référendum, piège à cons tendu par le dictateur Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

Banderole menaçant les Congolais à Brazzaville « Ne toucher pas à Sassou, vous êtes averti » -

Le référendum est un procédé de démocratie semi-directe par lequel l’ensemble des citoyens d’un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est soumise, concernant « une mesure qu’une autre autorité a prise ou envisage de prendre » et dont l’issue varie selon le type de référendum considéré.

Le dictateur Sassou-Nguesso qui n’est pas à une contradiction près, oublie avoir jeté à la poubelle la Constitution du 15 mars 1992, approuvée par référendum avec 96,3% de Oui.

Dictateur-obscur, Sassou-Nguesso voit le piège de sa Constitution de 2002 se refermer sur lui-même !

Pourquoi vouloir organiser un référendum à présent, alors qu’il avait foulé aux pieds la volonté populaire après son coup d’Etat sanglant ?

Nul n’est dupe. Le dictateur Sassou-Nguesso manipule l’opinion, et veut tout simplement s’accrocher au pouvoir et accessoirement à ses apparats.

Lors de son coup d’Etat du 5 février 1979, le dictateur de l’Alima le qualifiait de « riposte résolue de l’ensemble des forces de gauche de notre pays contre le courant droitier », visant à « rompre avec « la politique d’irresponsabilité, de démission nationale, d’obscurantisme et d’aplatissement devant l’impérialisme des éléments de la bourgeoisie bureaucratique ».

Les congolais ne doivent absolument pas tombé dans le piège du référendum tendu par le dictateur Sassou-Nguesso.

Il faut rompre avec cette cohorte d’irresponsables, d’incompétents, de voleurs, de fossoyeurs du Congo, et d’obscurs kleptocrates.

Un dictateur n’organise pas un référendum pour être désavoué. Se déplacer pour aller « voter », c’est apporter de l’eau à son moulin, en acceptant de facto l’accentuation de nos malheurs.

Incapable de donner une perspective aux congolais, le dictateur Sassou-Nguesso a fait de la corruption généralisée et de l’achat des consciences la clef de voûte de son programme économique. Ses obligés sillonnent les régions du pays pour intimider la population, en distillant le message inaudible du référendum.

Cet épouvantable dictateur a commencé à préparer en amont sa tricherie.

Le dictateur Sassou-Nguesso a récemment organisé un recensement administratif tronqué et éhonté. Pour la première fois dans l’histoire du Congo, le Nord serait plus peuplé que le Sud. Même feu Georges Embana, jadis griot du dictateur ne saurait faire un « lisapo » autour de cette mascarade.

Pierre Mabiala, qui avait quintuplé sa première année de droit, assène des balivernes en racontant aux ressortissants démunis du Niari que le dictateur Sassou-Nguesso serait l’un des leurs. Moyennant une maigre enveloppe, Pierre Mabiala s’évertue à acheter les consciences des populations dans le but d’assouvir sa nouvelle vocation de râtelier.

Et que dire de Thierry Moungalla, qui, pendant des années, à travers d’articles assassins, n’y allait pas avec le dos de la cuillère pour torpiller le dictateur Sassou-Nguesso. La soupe dictatoriale est bonne. Elle a dilué son pseudo combat pour la démocratie au pays.

La liste des félons est longue (Okiémy, Koumba, Ellot Mampouya, Parfait Kolélas, Alain Akouala, Munari…).

Une fois encore, notre détermination est totale. Soit le dictateur Sassou-Nguesso dégage le plancher en 2016, soit nous le ferons partir comme les autres dictateurs. Sans trousse de toilette comme fut chassé son frère maçonnique Bozizé.

En 1997, avant son putsch, le nègre du dictateur Sassou-Nguesso écrivait ceci dans son ouvrage Le manguier, le fleuve et la souris: «Lorsqu’on parle de démocratie, il faut aller jusqu’au bout du raisonnement, c’est-à-dire admettre que les peuples, avant de se lancer dans cette aventure, ne sont pas aveugles… Sous couvert de démocratie, beaucoup de ceux qui prétendaient la défendre ou la promouvoir, avaient une fâcheuse tendance à mépriser les peuples et à ne les considérer que comme des masses manœuvrables à merci »(pages 73-74).

Si le dictateur Sassou-Nguesso méprise le peuple congolais, il oublie qu’il n’est guère manœuvrable et manipulable.

Les congolais veulent la démocratie et non la dictature.

Les congolais veulent la démocratie et non la démocrature, c’est-à-dire, la falsification de la démocratie.

Les congolais ont en marre et vous demandent de respecter votre Constitution qui vous interdit de vous représenter en 2016. Le rejet des congolais vis-à-vis de votre dictature est palpable.

Du Nord au Sud, aucun congolais ne réclame l’organisation d’un pseudo référendum, dont le résultat est connu d’avance.

Les congolais vous demandent de respecter votre serment, et non d’utiliser des manœuvres dilatoires.

Les congolais vous demandent d’aller vous occuper de votre pâturage dans votre village natal, et non de découvrir que votre propre Constitution serait devenue subitement inadaptée.

Les congolais vous demandent de répondre de vos crimes économiques et politiques.

Où sont les 353 disparus du Beach? Qui a tué Ngouabi et Katali ? Qui a crevé les yeux de Massambat-Débat avant de l’achever ? Pourquoi les sinistrés de la guerre de 1997 ne sont toujours pas indemnisés ? Et ceux du 4 mars 2012 ?… Telles sont les questions auxquelles vous devez répondre.

Quoi que vous fassiez, votre référendum est un coup d’épée dans l’eau de l’Alima. Les congolais vous envoient paître. Nous n’y participerons pas. Comme votre région est devenue la plus peuplée du Congo, votre référendum aura lieu dans votre contrée.

Nous voulons retrouver notre liberté, nous débarrasser de votre gestion clanique et ethnique du Congo. Le pays va mal, et vous êtes l’homme du passé.

Peuple Congolais, téléma ! Peuple congolais, debout !

Le dictateur Sassou-Nguesso tergiverse. Il est moins serein et moins sûr de lui. Accentuons la pression pour le chasser du pouvoir et du Congo. Il est l’incarnation de tous nos maux et un cancer. Il ne rendra pas son tablier (même maçonnique) de son propre gré. Hanté par ses démons, seul un soulèvement populaire le fera partir.

Mettons ensemble nos forces, nos énergies, notre volonté et notre intelligence pour libérer le Congo. Le dictateur Sassou-Nguesso profite de nos divisions pour se maintenir au pouvoir. Unissons-nous pour rejeter en bloc et en détails son projet de référendum qui n’est qu’un alibi pour conserver un pouvoir usurpé.

2016 est l’occasion rêvée de mettre hors d’état de nuire le dictateur Sassou-Nguesso, son clan, sa famille, sa kyrielle de féticheurs et ses courtisans. Nous devons engager un bras de fer pour lui tordre le bras, et nettoyer le pays au kärcher.

Les congolais doivent se débarrasser de la vermine et de la mauvaise graisse.

Après avoir privatisé au profit de sa famille tous les secteurs économiques et politiques du pays, séquestré toutes les richesses du Congo, la société civile doit veiller de ne pas tomber mains et pieds joints dans le piège à cons du référendum tendu par le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso.

Sassou-Nguesso est l’incarnation du Moi surdimensionné, de la violence, des anti-valeurs, et de l’échec du Congo.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 13:51
(Congo-Brazzaville) Sassou demande au Cobras vivant à l'étranger de rentrer à Brazzaville

Sassou sait qu'il peut toujours compter sur la fibre de la solidarité ethnique pour faire revenir quelques cobras fanatiques qui croient en la défense d'un pouvoir ethnique ou tribal - même s'ils n'ont pas personnellement grand' chose à y gagner. Les cobras mis au frais à l'étranger sont en effet les plus coriaces, notamment des drogués sans moralité, prêts à tuer sur gages ou sur commande dès que le kani leur en donne l'ordre. Certains se sont illustrés dans le Pool lors de l'opération MOUEBARA où ils ont tiré sur tout ce qui bouge.

Si Denis Sassou Nguesso demande aux plus coriaces de ses cobras de revenir au bercail, ce n'est pas pour rien : c'est en prévision du pire quand il aura annoncé le changement de constitution. Nul ne peut présager de la réaction de cet apathique peuple congolais. Aussi, qui veut la paix prépare la guerre. De même qui veut imposer une injustice ou perpétrer un putsch constitutionnel prépare la matraque. Or, la matraque n'est rien sans le matraqueur, la kalachnikov sans le cobra...

Denis Sassou Nguesso, épargnez-nous de nouveaux troubles, vous qui avez dit qu'il n'y aura plus de violence au Congo. Vous n'avez pas le droit de changer la constitution car aucune disposition dans la constitution du 20 janvier 2002 ne le permet. Seule une révision est possible mais sans concerner les articles qui garantissent l'alternance démocratique. Donc référendum ou pas, il est hors de question de changer de constitution. Rien n'empêche que l'on rajoute des articles qui donnent du pouvoir à l'assemblée ou qui permettent un meilleur partage des pouvoirs. A ce propos, je ne m'en tiendrai qu'aux propos de Parfait Kolélas qui reconnaît que le MCCDI a été berné en matière de partage de pouvoir - donc cet argument qu'on nous sert à toutes les sauces ne tient pas debout. Si Denis Sassou Nguesso veut partager le pouvoir, nul besoin de changer la constitution. Il n'est pas question de nous priver d'alternance démocratique.

Toute tentative dans ce sens prouvera aux yeux du monde entier que Denis Sassou Nguesso est un dictateur - sans scrupules puisqu'il ne respecte même pas sa propre parole donnée lors d'un serment où il a promis de protéger la constitution...

Les anciens cobras qui rentrent au pays finiront par comprendre que les promesses de Denis Sassou Nguesso n'engagent que ceux qui les prennent au sérieux. Ils risquent de se retrouver dans la nature, obligés de mendier auprès du pouvoir des miettes pour leur survie. Un serpent reste un serpent - même dans un corps d'éléphant. L'appât pour vous revenir sera alléchant mais la réalité au pays sera cruel.

SOURCE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/article-nous-sommes-au-courant-que-sassou-demande-aux-anciens-cobras-vivant-a-l-etranger-de-rentrer-a-brazza-124267065.html

Repost 0
Mouvimat Ibouanga Loundou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:19
(Congo-Brazzaville) A Washington, le lobbying de Sassou a fait flope

Si le périple de Sassou Nguesso aux Etats-Unis à l’occasion du sommet USA/Afrique du 4 au 6 Août 2014 devait être la clé de voûte de lancement du débat sur le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 au Congo-Brazzaville, c’est raté. Aussi bien sur la visibilité de l’hôte de Mpila à Washington que sur la lisibilité des arguments politiques et des arguties juridiques avancés pour justifier l’éventualité d’un troisième mandat. L’allusion à Jean-Claude Juncker et Angela Merkel a fait pouffer de rire toutes les chancelleries occidentales et africaines de Washington. La délégation du Congo-Brazzaville était dans ses petits souliers à la suite de la sortie hasardeuse de son chef Sassou.

On s’en méfie comme la peste

En effet, si Claudia Sassou, conseiller en communication de son père, dépêchée à Washington plusieurs semaines auparavant, sait se montrer incontournable au Congo-Brazzaville, privant par exemple de voyage de Washington Isidore Mvouba, Rodolphe Adada et Alain Akouala (congo-liberty, 7 Août 2014) , elle a été incapable d’arracher le moindre tête-à-tête avec un officiel américain de premier plan. Et, ceci, en dépit d’un lobbying acharné à coup de millions de dollars. Le carnet d’adresses dans les milieux des démocrates et des républicains de Stéphane Fuchs, patron de Havas worldwide ex EuroRSCG n’y a rien fait. Sassou du Congo-Brazzaville fait peur comme la peste. Aucun homme politique américain ne souhaitait s’afficher avec Sassou. Pas de photo de poignée de mains de Sassou en compagnie de Barak Obama. Pas d’articles évoquant le voyage de Sassou à Washington dans la prestigieuse presse américaine telle The Washington Post, The New York Times, Los Angeles Times…

Pas plus qu’une interview de Sassou dans les médias audiovisuels américains CNN, CBS, Fox news... L’image de Sassou est difficilement vendable. Entre l’incompétence des équipes de Claudia qui a damné le pion à Bienvenu Okiémi et l’intransigeance de Barak Obama et John kerry sur les valeurs démocratiques, la voie devenait étroite pour Sassou. C’était, pour Sassou, passer entre l’écorce et l’arbre. La queue entre les pattes, Sassou s’est fait tout petit, au détour d’un couloir, en tentant de convaincre le secrétaire d’Etat américain John Kerry de la volonté de la population de son maintien au pouvoir.

Echec et mat

L’administration Obama n’ignore rien des pratiques de Sassou : corruption, clientélisme, détournement des deniers publics, manipulation des scrutins électoraux, assassinats politiques.
A l’issue donc du sommet, les USA ont réaffirmé leur volonté aux Chefs d’Etat africains de ne pas cautionner un quelconque changement de constitution. « Vous voulez changer la Constitution ; Moi, c’est vous que je veux qu’on change » a martelé Barack Obama qui est en train d’entamer son dernier mandat. A Washington, c’est échec et mat pour Sassou, l’homme « fort ». « Pas d’Institutions fortes sans hommes forts » a déclaré Blaise Compaoré (NetAfric.net). Sassou a dû boire du petit lait en entendant ça. Des hommes forts à la tête de pays à économies faibles : c’est cette incongruité que Barack Obama veut voir disparaître en Afrique.
Après le flop de Washington, l’équipe clanique de Sassou devrait rentrer à Brazzaville ce samedi 9 août, la queue entre les jambes. Des nguiri de Cfa ont été distribués aux « organisations des masses » pour que le « peuple » lui réserve un triomphal accueil, à sa descente à Maya-Maya. Après le flop de Washington, c’est ce qui s’appelle jouer à « Qui perd, gagne ».

Le camouflet de Washington

Il y a eu l’avant Washington. Il y a l’après Washington. Aucun accueil, fut-il digne de Mobutu, ne peut adoucir la pilule du sommet américain avalée par Sassou. Désormais, Le Congo entame sa dernière ligne droite vers la date butoir de 2016. Sassou a envie de suspendre le vol du temps. Le temps politique lui est compté et, c’est un homme totalement décrédibilisé qui rentre à Brazzaville. Washington a été Waterloo pour le Napoléon d’Oyo. Tous les scénarios sont envisageables. Frustré par le camouflet de Washington, l’homme fort d’Oyo va sortir ses griffes, bête blessée cernée par les chasseurs. « Je ne me laisserai pas faire. Je me battrais jusqu’à la mort. Je vais modifier la Constitution. Advienne que pourra. Au Congo ça sera pire qu’en Centrafrique. Moi vivant, mon successeur enviera le sort que j’avais réservé à Lissouba, etc. etc. » (Brazzanews) aurait-il lâché au conseil de kani avant de se rendre en Amérique d’où, on a tous vu, il va revenir plus diminué que jamais.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
Benjamin Bilbombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Tribune libre opinion
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 21:16
(Congo-Brazzaville) Avant son départ aux USA, Sassou Nguesso a reçu les Kani et autres  » jamais je ne quitterai ce pouvoir  »

by Officiel Brazzanews -

Avant son départ aux USA, Sassou Nguesso a reçu comme à son habitude les Kani et autres touèré mbochis du village et des villagesenvironnants. Apeurés par la position américaine sur le changement des constitutions, les sages mbochis ont demandé à Sassou de laisser le pouvoir en 2016 mais surtout, de dégager la zone nord de ses armes sophistiquées et de ses mercenaires. Courroucé, le dictateur a répondu que jamais ni personne le fera quitter le pouvoir.

Si les occidentaux me font partir de force, il faut qu’ils me tuent comme Khaddafi,autrement, celui qui va me remplacer n’aura pas de tranquillité. J’ai des mercenaires à Léfini et un peu partout dans les départements du pays, ils vont faire des attentats partout pour rendre ce pays ingouvernable. Ayez confiance en moi et n’ayez pas peur, Obama ne me fera rien, d’ailleurs je vais précéder tous les chefs d’État là-bas et je donnerai une conférence de presse et tous me suivront dans cette ligne.

Oyo bo monaki tango ya Lissouba, éko zala moké. Sassou veut donc de la guerre et on comprend pourquoi les talibans etautres mercenaires libanais sont présents au Congo. Le fameux Odjani qu’on prétendait avoir tué a été vu à la DGST dans le même mois de sa prétendu mort et jamais son corps n’a été présenté au public. Aux dernières nouvelles, ce Odjani serait au Rwanda.

Olivier Eyeni

Repost 0
Olivier Eyeni - Brazzanews - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 21:11
Le Congo Brazzaville à la croisée des chemins entre la Démocratie et le Sassouisme

by Officiel Brazzanews -

Le Président SASSOU NGUESSO a effectué deux interventions médiatiques depuis son arrivée aux USA pour assister au Premier Sommet USA – Afrique de l’Histoire. Le Vendredi 1er Août 2014, devant le NATIONAL PRESS CLUB à WASHINGTON, et le Samedi 02 Août 2014 une interview à RFI matin. En écoutant ses propos et son argumentation pour défendre le projet de changement constitutionnel, la majorité des Citoyens Congolais ont été estomaqué devant l’obstination « machiavélique » de Denis SASSOU NGUESSO. Notre Pays, la République du Congo et le Peuple Congolais ne méritent pas d’être dirigés par un président de type SASSOU NGUESSO qui prend plaisir dans la conservation de l’archaïsme politique dans son propre Pays, et qui profère des menaces à peine voilée contre tout le peuple avec son « populisme funéraire ».

Le Peuple Congolais admire certains Pays Africains comme le Sénégal, le Ghana, le Nigéria, le Benin etc. dans lesquels la démocratie pluraliste est en train de s’enraciner dans la paix, la maturité et le patriotisme de leurs politiciens. Le Peuple Congolais admire les déclarations pleines de bon sens et de patriotisme du Président Béninois YAYI BONI qui garantit irrévocablement que le respect de la Constitution et de l’alternance démocratique est un principe sacré au BENIN, et que nul Béninois ne peut remettre en cause ces principes hautement républicains.

Denis SASSOU NGUESSO se montre incapable de suivre cet exemple de « hauteur d’esprit », cet exemple de « haute idée » de notre République ; SASSOU préfère le chemin de « l’indignité d’esprit » en reniant même la Charte de l’Union Africaine pour la Démocratie qu’il a signé en 2008, car cette Charte interdit toute démarche de modification Constitutionnelle qui empêche l’alternance démocratique.

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par démagogie morbide, affirme sur RFI que seul le Peuple décidera ou pas du Changement de la Constitution et que ce n’est pas sa volonté personnelle. NON ! Monsieur SASSOU le Peuple ne vous demande pas de changer la Constitution, mais le Peuple vous demande de quitter le Pouvoir. Le Peuple n’est pas dupe, tout le monde connait vos méthodes de corruption, d’embrigadement, d’intimidation, dignes de la secte Boko Haram ; méthodes par lesquelles vous poussez les pauvres paysans à lire à TELE CONGO des déclarations qu’ils ne comprennent même pas, ils demandent sous la contrainte le changement d’une Constitution qu’ils n’ont jamais lu. Ces pratiques d’embrigadement aveugle sont dignes du Nazisme. Du point du vue du totalitarisme sécuritaire intérieur et de l’embrigadement des consciences, le Sassouisme est égal au Nazisme.

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par une aberration analytique, affirme sur RFI que sa volonté d’avoir un troisième mandat est comparable aux mandats de la Chancelière Allemande qui en est à son 3ème mandat et qui peut légalement prétendre à un 4ème mandat. Cette analyse est erronée car l’homologue de SASSOU n’est pas la Chancelière (Premier Ministre), mais le Président de la République Fédérale d’Allemagne qui est élu par le Bundestag pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. SASSOU avoue implicitement ses intentions de s’éterniser au Pouvoir, en présentant sur RFI une argumentation de caniveau où il se compare aux Premiers Ministres étrangers alors qu’il a un statut de Président de la République.

Quelle honte ! Les systèmes politiques Allemands et Luxembourgeois sont des systèmes parlementaires où les partis majoritaires conservent la primature aussi longtemps qu’ils ont la majorité ; il est donc institutionnellement normal dans leur contexte, que le Premier Ministre reste le même lorsque son Parti conserve la majorité parlementaire. Par l’absurde, Mme MERKEL est Chanceliere depuis 2005 seulement et SASSOU est au Pouvoir depuis 32 ans. C’est cela la véritable explication politique de l’Allemagne et du Luxembourg, mais pas les élucubrations inutiles de SASSOU sur RFI. Toute cette argumentation erronée est celle d’un Président Communiste, Marxiste, Léniniste qui veut mourir au Pouvoir. Du point de vue de l’éthique politique et de l’idéologie politique, le Sassouisme est une « Aporie ».

Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, par son populisme funéraire, affirme devant le NATIONAL PRESS CLUB que le développement de la démocratie au Congo doit tenir compte du maintien de la stabilité et de l’ordre pour garantir la Paix. NON ! Monsieur SASSOU ne peut pas se présenter comme le seul rempart de la Paix, il ne doit pas dire que sans lui le Congo va connaitre la Chaos, car au contraire si le Congo a connu des drames depuis 1977, c’est à cause de sa soif disproportionnée du Pouvoir. Si le Congo est en Paix aujourd’hui, il n’en n’est pas le seul auteur car plusieurs acteurs politiques ont consenti la nécessité de rétablir la Paix et l’Unité au Congo après la guerre du 05 Juin 1997. Le groupe de Douala y a joué un rôle crucial en 1999. Nous estimons que la paix est un état d’esprit et non seulement l’absence des hostilités guerrières.

Et, tant que le taux de chômage en milieu jeune sera à plus de 50%, les systèmes éducatif et sanitaire seront peu performants, la grande majorité des Congolais n’auront pas accès à l’eau potable, à l’électricité ni à un logement social décent ; le taux de pauvreté général des populations sera à plus de 70% ; bref, tant que l’indice de développement humain placera le Congo à la 172ème place sur 189 pays et tant que l’Etat de droit ne sera pas instauré dans la République, la notion de paix sera pour les citoyens un épouvantail politique inoculé par SASSOU NGUESSO qui veut se maintenir éternellement au pouvoir. En outre, comme le prouve l’histoire de l’humanité et de notre pays, Il serait prétentieux qu’un simple mortel, comme un Président de la République, se drape d’atouts d’éternité. En effet, le développement humain est le fruit de la transmission du patrimoine commun de génération en génération. C’est ainsi que le travail des générations antérieures est repris, développé et amélioré par les générations suivantes. Les démocraties n’élisent pas des présidents à vie. Les élus doivent rendre compte au peuple et faire renouveler leur mandat à certains intervalles fixes. Cela signifie que les autorités doivent accepter l’éventualité de se faire retirer ce mandat.

Cela est une garantie de l’alternance au pouvoir qui est consacré par la déclaration universelle des droits de l’Homme en son article 21 alinéa 2 que : « Toute personne a le droit d’accéder dans des conditions d’égalité aux fonctions publiques de son pays ». Ce principe est réaffirmé par l’article 25 du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Au plan national, la Constitution du 20 janvier 2002 consacre également des garanties pour l’alternance démocratique à travers les dispositions de l’article 185. Monsieur SASSOU NGUESSO doit définitivement comprendre ce qui suit : On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi n’est pas l’amélioration de notre système démocratique et de notre mode de gouvernance.

On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi est la consécration de la dévolution monarchique, familiale et traditionnelle du Pouvoir. On ne peut pas changer la Constitution si le but réel poursuivi est de faire sauter le principe de la limitation du nombre de mandat présidentiel. Cela constituerait une violation flagrante des Acquis vertueux de la Conférence Nationale au nom desquels tant de sang et de sueur ont coulé depuis 1958 jusqu’à 1999. On ne peut pas changer la Constitution pour satisfaire les aspirations d’une seule personne.

La théorie de l’indispensabilité n’est pas applicable dans une République moderne, elle est plutôt appropriée dans une monarchie, mais le Congo n’est pas une monarchie. La Constitution est un Pacte Républicain liant le Peuple, les politiques et les Institutions, elle peut être éventuellement amendée, mais jamais changée ; cela constituerait un Coup d’Etat et le régime qui en sortirait serait politiquement illégitime. D’ici 2016, respecter la lettre et l’esprit de la Constitution du 20 Janvier 2002, c’est consolider la forme républicaine et démocratique du Congo.

Le 13 Aout 2014 ou toute autre date future, si dans son allocution SASSOU annonce la suspension de la Constitution et l’organisation d’un referendum ; la suspension de la Constitution du 20 Janvier 2002 signifiera la destitution de « TOUTES » les Institutions de la République, dont l’Assemblée Nationale, le Gouvernement et la Présidence de la République, dans cette configuration SASSOU deviendrait illégitime et auteur d’un Coup d’Etat anti républicain.

Dans cette perspective, que les Officiers généraux et les Officiers supérieurs formés selon l’esprit des Valeurs de la République, dans des prestigieuses écoles militaires comme Saint Cyr, puissent prendre leur « responsabilité » en destituant SASSOU NGUESSO, afin de sauver la Forme Républicaine et Démocratique du Congo.
Que ces Officiers Républicains puissent alors rétablir la Constitution du 20 Janvier 2002 et la poursuite du processus démocratique constitutionnel.

Si le 13 Août ou après nous assistons à un Coup Constitutionnel, que TOUS les Démocrates de la Majorité et de l’Opposition puissent se lever comme un « Seul Homme » pour arrêter radicalement cette violation de l’Ordre Constitutionnel. Dans un Pays où 70% de la population à moins de 40 ans, un vieillard de 80 ans ne peut plus diriger le Congo comme une « épicerie familiale » avec ses femmes, ses enfants, ses neveux et ses concubines, en jouissant à eux seul des richesses qui reviennent de droit à « TOUS » les Congolais.

Le Front des Jeunes Nationalistes (FJN)

Repost 0

Economie

Catégories