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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 16:10
(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville

Message de l’Union diocésaine des religieuses de Pointe-Noire, à l’occasion de la messe pour l’eau -

Mgr Angel Miguel OLAVERRI, Évêque de Pointe-Noire

Prenant conscience de notre rôle dans l’Eglise et dans la société, rôle de communicatrice et de gardienne de la vie, nous, religieuses du diocèse de Pointe-Noire, regroupées dans l’Union Diocésaine des Religieuses (U.d.r), sommes choquées de constater que le quotidien du Ponténégrin est fait, depuis quelques années, de manque d’eau et de bidons jaunes à transporter tous les jours, pour aller à la quête de l’eau qui représente, à nos yeux, la vie. Vivant et voyant cette injustice, nous ne saurions fermer les yeux. C’est pourquoi, faisant référence à la parole de Dieu inscrite dans Jean 4, 7-15, nous voulons rappeler, à tous et particulièrement à nos autorités publiques, que l’eau est source de vie; sans elle, il n’ y a pas de vie possible; sa distribution fait traditionnellement partie des responsabilités d’organismes publics. D’ailleurs, l’eau n’est-elle pas ce qui, au début de la création, existait déjà? (cf. Genèse 1).

L’eau est un droit, car elle est un bien commun et n’est la propriété de personne. Le droit à l’eau, comme tous les droits de l’homme se base sur la dignité humaine et non pas sur des évaluations de type purement quantitatif, qui ne considèrent l’eau que comme un bien économique. Sans eau, la vie est menacée. Le droit à l’eau est un droit universel et inaliénable (cf.Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise n° 485).

Le conseil économique et social des Nations unies, dans son Observation générale n°15 nous rappelle que «le droit à l’eau consiste en un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques de chacun».

En 2005, l’enquête menée par l’Union diocésaine des religieuses a montré que l’eau est, réellement, devenue un problème crucial dans la ville de Pointe-Noire: En témoigne, aujourd’hui, la valse des bidons jaunes devenue un phénomène courant dans la ville. Un autre témoignage de l’acuité de la problématique de l’eau est la présence, à Brazzaville et Pointe-Noire, d’une épidémie de choléra qui nous incite à nous engager davantage et à revendiquer notre droit à l’eau.

Comment comprendre que la municipalisation accélérée de 2004 à Pointe-Noire, avec un budget de 44 milliards de francs Cfa n’ait pu résoudre ce problème de l’eau à Pointe-Noire? Comment pouvons-nous admettre qu’avec des revenus pétroliers d’environ 2000 milliards de francs Cfa, en 2006, l’eau continue à demeurer un luxe pour les populations congolaises?

En conséquence, l’U.d.r lance un pressant appel aux pouvoirs publics pour tout mettre en œuvre, afin d’apporter les solutions attendues et résoudre, durablement, les difficultés rencontrées par les populations en matière d’approvisionnement en eau; de même, elle demande aux institutions financières internationales présentes au Congo d’inscrire cette priorité dans les discussions avec le gouvernement.

Merci à Dieu et aussi à ceux qui nous suivent, aujourd’hui, et qui accepteront de s’engager pour que l’eau puisse couler dans les robinets, car tous, nous y avons droit.

Que Dieu, Père de toute création, nous bénisse et nous soutienne.

Union Diocésaine des Religieuses de Pointe-Noire

(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville
(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville
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Mgr Angel Miguel OLAVERRI - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 15:36
Sassou-Nguesso, le départ c’est maintenant

Par OLIVIER MOUEBARA -

Le dictateur-inculte Sassou-Nguesso a subi un cinglant revers de la part de deux de ses invités majeurs lors de la célébration du 54ème anniversaire du Congo à Sibiti.

En voyant l'état de délabrement avancé de cette localité, le président équato-guinéen Thédoro-Obiam Nguéma s'est épanché devant certains collaborateurs du dictateur congolais en ces termes: "Comment avec autant d'argent, l'intérieur du Congo peut-il dans un état aussi calamiteux, pitoyable et désastreux, alors que tous les équato-guinéens vivant au Gabon sont rentrés, et que notre pays se transforme? Où va l'argent public congolais?".

Le second revers est venu du griot préféré du dictateur Sassou-Nguesso et de sa famille, Koffi Olomidé. Non content d'être allé au bout de son spectacle à Sibiti, ce dernier, dès son retour à Kinshasa, a solennellement demandé sur les antennes d'une chaîne locale de télévision à ses compatriotes d'observer une minute de silence, en mémoire des expulsés de l'opération dite Mbata ya Mokolo.

Quel pied de nez, alors que le dictateur Sassou-Nguesso, son épouse, sa famille et son gouvernement, sont les principaux pourvoyeurs de fonds de Koffi Olomidé, au détriment des musiciens congolais et de la culture congolaise dans son ensemble ?

Cette légèreté du dictateur-fossoyeur renforce notre détermination de mettre un terme à son bail usurpé en 2016.

Selon la propagande de la Pravda(la radio et la télévision congolaises), le Congo du dictateur est le pays des merveilles où tout va bien, et où il fait bon de vivre.

Alors que la contestation est générale dans le pays, le dictateur et ses aficionados ont des œillères. Autistes, ils balaient d'un revers de la main les souffrances de tout un peuple au profit de leurs intérêts privés et mesquins.

Au moment où se dessinent les convergences pour renvoyer le dictateur Sassou-Nguesso dans ses vestiaires d'Oyo ou en exil dans un coin perdu de la planète, il nous faut des solutions alternatives pour redresser le Congo.

Chasser le dictateur n'est pas une fin en soi. Le Congo ne se relèvera pas par la volonté du Saint-Esprit. Nous devons tous nous retrousser les manches pour le remettre à l'endroit.

Aujourd'hui, le Congo est livré à un dictateur, à une bande d'incompétents et d'incapables. Dans une indifférence quasi générale, le Congo-Brazzaville meurt au quotidien, dépecé par une bande de voleurs et de cyniques. Ce qui compte, c'est de pomper le pétrole.

Depuis notre indépendance en 1960, la classe politique congolaise et ses "élites" ont successivement échoué.

Le Congo n'a, depuis plus de trente ans, jamais été gouverné normalement.

Le dictateur Sassou-Nguesso, sa famille, son clan et ses courtisans ont méthodiquement vidé les caisses. L'entourage du tyran d'Oyo s'est enrichi sans vergogne, au détriment d'une population clochardisée.

Cette descente aux enfers a un prix. En 1976, le revenu par habitant de notre pays s'élevait à 500 dollars par an. Dans les années 1985-1986, en plein boom pétrolier, il s'était stabilisé autour de 1000 dollars. Il avait donc doublé en dix ans. Depuis, la décadence crève les yeux. Aujourd'hui, les congolais ne vivent pas, mais survivent...

Pourtant, statistiquement, chaque congolais dispose de 5 tonnes de pétrole. Où va l'argent de l'or noir, pour reprendre l'indignation et l'étonnement du président Théodoro Obiam Nguéma ?

Tous ceux qui connaissent le Congo du dictateur Sassou-Nguesso sont bien en peine de citer le moindre investissement dans les infrastructures, l'école, la santé, l'université, les routes...

Le Congo aurait pu- aurait dû- être un petit paradis, une petite Suisse. Des années de dictature, d'aveuglement, d'errements, de détournements de fonds le mène à l'abîme. Le dictateur Sassou-Nguesso a lamentablement échoué.

Les "universitaires" et les "intellectuels" se taisent par opportunisme, ou adoptent une attitude partisane.

Le Congo du dictateur Sassou-Nguesso est au degré Zéro de la noblesse politique.

Si nous voulons collectivement sauver ce qui reste encore de notre pays, nous n'avons qu'une solution: faire partir en 2016 le tyran Sassou-Nguesso. Cette bataille doit commencer dès à présent, et sans concessions.

N'ayant aucun sens des responsabilités, le dictateur Sassou-Nguesso ne respecte qu'un serment: l'omerta sur ses multiples assassinats politiques perpétrés depuis plus de trente ans au Congo.

Faire partir le dictateur Sassou-Nguesso en 2016 est un devoir de salubrité publique. Nous unir pour préparer l'avenir des futures générations est une gageure.

Après un audit approfondi de l'état de notre pays, l'accent doit être mis sur l'éducation, la formation et l'information.

L'éducation occupe une place prépondérante dans un pays. "Si vous n'éduquez pas votre enfant vous-même, il cesse d'être votre enfant pour devenir un étranger qui est descendu chez vous", disait Amadou Hampaté Bâ. Nos enfants ne doivent pas recycler les antivaleurs des enfants du dictateur Sassou-Nguesso. Ils doivent être exemplaires en tous points.

Nous relèverons notre pays avec des compatriotes formés qui seront à même de comprendre les mutations à venir.

L'information est le troisième pilier qui nous permettra de discerner le bon grain de l'ivraie. La dictature de Sassou-Nguesso a imposé au pays sa propagande via ses traditionnels perroquets. Le Congo est à l'image de la Corée du Nord. Il y règne une véritable absence de la pensée.

Le départ de cet infâme dictateur est à notre portée. Comme en 1990, le peuple évincera les syndicats des dictateurs indécrottables qui s'accrochent au pouvoir en voulant modifier les règles constitutionnelles préétablies.

Traqués par TRACFIN, le dictateur et ses entourages fourre-tout sont priés de justifier leurs avoirs en Europe et dans certains paradis fiscaux. Pris à la gorge, les parents et les courtisans du dictateur construisent tous azimuts de somptueuses villas au Congo, et n'accepteront sous aucun prétexte de le "défendre", au risque de tout perdre. Son proche entourage s'engraisse certes, mais récuse d'être son bouclier.

Le dictateur est nu, isolé, et sent le vent tourné, malgré sa kyrielle de charlatans. Nous le cueillerons inéluctablement comme une mangue mûre sous son manguier d'Oyo ou de Mpila. A ce moment-là, à l'unisson, le peuple congolais ne boudera pas à son plaisir.

Si Sassou-Nguesso s'en va sans résistance, alors naîtra le Congo nouveau de nos vœux. S'il résiste en voulons passer en force nonobstant le verrouillage de l'armée, qui, comme dans d'autres pays doit sauver les institutions, nous le pointerons et l'abattrons, pour paraphraser Marien Ngouabi.

S'il le faut, nous laverons notre pays avec notre sang pour l'éradiquer du virus Sassou-Nguesso.

Ne laissons pas au dictateur Sassou-Nguesso s'asseoir sur nos institutions en humiliant l'ensemble du pays et ses forces vives. A l'impossible, le peuple congolais n'est tenu.

Olivier Mouebara.

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 17:59
(Congo-Brazzaville) Mathias Dzon, future 1er ministre de Sassou Nguesso ?

par minguabiango -

Mathias Dzon le 24 aout 2014 à Clichy la Garenne

Mathias DZON, l’ancien argentier du dictateur Sassou Nguesso de 1997 à 2002, et actuel président du FPOC, une plateforme politique qui se réclame de l’opposition, a organisé une rencontre avec ses partisans le dimanche 24 août 2014 à Clichy La Garenne en banlieue parisienne. Signalons néanmoins que plusieurs personnes qui ont assisté à cette réunion se sont senties offensées car passées au détecteur de métaux comme des vulgaires malfrats, comme si le président de l’UPRN craignait pour sa vie à Paris. Paranoïa, excès de zèle ou réelle menace…Dieu seul le sait !

Devant ses militants, le natif de Gamboma a dressé un réquisitoire sans concession de la gabegie financière et de la tyrannie de Sassou Nguesso, qui auraient commencé à partir de 2002, omettant soigneusement la période où il était au gouvernement. On peut donc sous-entendre qu’après la fin de la guerre de 1997 jusqu’en 2002, les finances publiques étaient gérées dans l’orthodoxie et que tous les crimes dont on accuse le pouvoir de Brazzaville sont imaginaires…

Néanmoins, ayons l’honnêteté de reconnaitre que les propos de Dzon Mathias ont le mérite d’être clairs : Non à la modification de la constitution, donc Sassou doit partir en 2016. Non au recensement spécial « truqué » et au découpage actuel des circonscriptions électorales, qui ne respectent pas les normes internationales.

Mais le plus important à retenir, c’est de savoir que celui qui veut être Calife à la place du Calife, fait des propositions pour sortir pacifiquement de la crise politique au Congo-Brazzaville, qui risque d’entrer dans une zone de turbulence, avec le coup d’état constitutionnel en préparation, c’est-à-dire le changement de la constitution de 2002, qui interdit à Sassou Nguesso de briguer un 3e mandat, synonyme d’une présidence à vie, lui dont le mandat prend fin le 14 août 2016 à 14h.

Mathias DZON, candidat malheureux aux législatives de 2012 dans la circonscription de Gamboma, propose un Dialogue National de toutes les forces vives du pays « partis politiques, associations de la société civile, personnalités religieuses, la diaspora et autres … ». Cette palabre nationale devra aboutir à l’élection d’une Assemblée constituante, mais aussi à un gouvernement d’union nationale transitoire, dont le 1er Ministre devra sortir de l’opposition, avec pour charge l’organisation d’élections libres et transparentes. Selon des indiscrétions du dictateur congolais rapportées par Mathias DZON, Sassou Nguesso souhaite que l’enfant de Gam City qu’il est, en soit le 1er Ministre, car, interdiction sera faite à ceux qui animeront les principales institutions transitoires de se porter candidat à l’élection présidentielle !

Le Président de cette période transitoire sera bel et bien M.Denis SASSOU NGUESSO qui transmettra gentiment le flambeau à son successeur le 14 août 2016. Que c’est beau le monde merveilleux et imaginaire de Mickey et Disneyland !

La Rédaction

(Extrait de congo-liberty)

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Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 17:08
(Congo-Brazzaville/Guinée) La Guinée et Alpha Condé blaguent avec l’argent congolais et l’envoient à Dubaï !

alpha condé-sassou nguesso -

Comme chaque année après les cérémonies des « municipalisations accélérées », après l’effervescence liée aux décaissements massifs de billets, Brazzaville entre dans sa torpeur administrative estivale. Les mêmes intervenants, publiques ou privés, congolais ou étrangers, tous repus, ivres de leurs richesses, n’ont plus qu’une seule hâte : quitter au plus vite le Congo pour profiter de vacances qu’ils croient bien méritées.

Il est vrai que cela a dû être épuisant d’abuser du « Trésor Public congolais » et de dépenser dans un trou comme Sibiti plus de 450 milliards de FCFA (l’équivalent d’un milliard de dollars). Cette enveloppe représente environ 50% du budget d’investissements de la Ville de Paris pour 2014. Pour quels résultats ? Pour Sibiti et pour le pays, aucun bien entendu ! Certes, avec des coûts de revient multipliés par 10 (comme pour les prétendus 4000 puits à forer par Asperbras) le résultat ne peut être que pitoyable, comme dans toutes les autres régions qui ont bénéficié du programme « municipalisation »…

A tout saigneur tout honneur ! Pardon ! A tout seigneur tout honneur ! Le signal du départ a été donné comme toujours par l’indéboulonnable homme aux incalculables mandats présidentiels (six selon la Constitution de 1992). C’est le premier à s’être extirpé de la puanteur brazzavilloise dans son avion-joujou de président ; direction Marbella, résidence officielle d’été de la dictature congolaise. Il pourra, comme à son habitude, y pratiquer son sport favori, que tout le monde lui connait : « le lancer de billets ! » aux populations européennes ignorantes et reconnaissantes qui le saluent chaleureusement dans la rue. Les drapeaux rouges sont restés dans les placards du PCT. Dans les valises de l’autocrate, on y a mis tout ce qu’il a de plus pimpant et de plus étincelant (bling-bling) pour pouvoir briller auprès de ses amis « jet-setteurs » brigands milliardaires en dollars comme lui, (Russes, Saoudiens, Qataris), qu’il va retrouver chaque été.

Néanmoins, avant son départ, l’immortel Sassou Nguesso a pris soin de jeter quelques billets de banque au général Yhombi Opangault qui est arrivé à Paris le 24 aout 2014, par le vol air France , dans un très piteux état, porté sur le dos de sa femme mama Marie Noëlle, ayant surement économisé sur la course de l’ambulancier. Eh oui, la crise oblige ! Prions pour notre ex-président car le pire est à craindre.

Antoinette, la « maman-Lumandé », a pris un autre jet un peu plus petit, dans une autre direction : celle de l’Afrique du Sud pour goûter à la fraîcheur de l’hiver austral, sûrement loin de sa « Dir-Cab Blandine » et pour mieux s’en reposer.

Les rejetons, nombreux, très nombreux, iront profiter de cette longue récréation dans les meilleurs endroits de la planète bien éloignés d’un pays qui ne les supporte plus, tous autant qu’ils sont. Ils ont carrément tous leur jet-privé qu’ils prennent comment nous prenons notre RER ; mais la comparaison s’arrête là… !

Alors que dans leurs palaces ou dans leurs maisons de rêve, les voyous qui nous gouvernent « se la coulent douce à Miami[i]» ou à Marbella, les débats constitutionnels dans toute l’Afrique font rage et sont une diversion bien utile. Heureusement pour tout ce monde de pilleurs, pour les Congolais et pour tous les autres Africains, chacun y va du commentaire de son article et de la nécessité de le respecter ou de le changer. L’essentiel est pourtant ailleurs !

Le véritable enjeu de l’avenir du Congo et de l’Afrique est la gouvernance, LA BONNE GOUVERNANCE et rien d’autre ! Ceux, et ils sont pléthore, qui ne l’ont pas respectée devraient être automatiquement exclus des débats et bien entendu de toute possibilité de se maintenir au pouvoir d’une manière ou d’une autre.

A chacun des crédits irresponsables, que notre autocrate-monarque Sassou 1er avait accordés à ses amis dictateurs comme lui, nos protestations n’avaient pas suffi à les interdire. Il aurait fallu que les Congolais manifestent dans les rues de Brazzaville, de Pointe Noire et de Paris ; défendre son bien, comme on défend sa vie ! Hélas, ils ne l’ont pas fait, mais cela ne saurait tarder…

Alpha Condé avec la Guinée avait été un des premiers à bénéficier des largesses et de la folie prévaricatrice et corruptrice de Sassou 1er. Rien d’étonnant qu’un mauvais usage ait été fait de nos 56 millions de dollars que « nous » lui avions prêtés en 2011 et qu’il ne nous remboursera jamais ! Depuis ce pays d’Afrique de l’Ouest aurait obtenu de la grande compagnie minière Rio Tinto une avance de 700 millions de dollars dont la population n’a pas vu la couleur.

Il y a quelques jours cependant, un site d’informations sénégalais Seneweb (http://www.seneweb.com/news/Diplomatie/la-douane-met-la-main-sur-les-devises-du_n_133436.htmlb) a révélé qu’un colis, de 4 milliards de FCFA en plusieurs devises (dollars et euros), en transit d’un petit avion privé vers un avion de ligne Emirates à destination de Dubaï, avait été intercepté par la Douane sénégalaise. La présidence à Conakry aurait immédiatement réagi pour qu’il parvienne bien à Dubaï.

La Banque Centrale de la République de Guinée (PCRG) pour se justifier et couvrir l’opération a publié alors un document qui la liait avec le transporteur officiel MSS Security. Curieusement, on découvre, et Congo-Liberty est bien le premier à s’en rendre compte, qu’il ne s’agit pas seulement de 10 millions de dollars, mais au total en réalité de près de 85 millions de dollars…. ($58 millions+€20 millions). Certes, si le transport n’est pas clandestin mais bien officiel, il reste que l’on ne peut que s’étonner du montant et de la destination, Dubaï, qui a été prise par les coupures de banque européennes et américaines.

Chaque coupure, américaine ou européenne, a pour vocation de retourner un jour auprès de la Banque Centrale qui l’a émise (imprimée).

Qu’allaient faire les 85 millions de dollars à Dubaï ? Du tourisme ? Du shopping ?

Tout ce que vous voudrez, mais sûrement pas une transaction officielle ! Pour certains, il s’agissait d’alimenter des comptes chez des correspondants ; pour d’autres des comptes bancaires à New-York.

Alors, pourquoi Dubaï et non pas New-York ou Francfort ? Le ministre des finances guinéen se comporte comme une commerçante analphabète d’un marché de Conakry ou de Brazzaville ; la maman sait compter, mais elle n’y connait rien aux chèques et aux virements ; alors pour elle, seules les bonnes liasses de billets bien gras peuvent être utiles pour s’acquitter d’une dette ou régler un achat ! Mais ce genre de pratique n’a pas cours, ni pour une entreprise et encore moins pour une Banque Centrale ! Les billets de banque auraient dû retourner vers la Réserve Fédérale pour les dollars et vers la BCE (Banque Centrale Européenne) ou au moins vers le compte de la Guinée en euros à la Banque de France.

Autre hypothèse : la Banque Centrale de la République de Guinée blanchirait-elle de l’argent sale (congolais ou guinéen) à Dubaï ?

Conakry, et Monsieur Alpha Condé en premier, sur bien des plans se sont montrés comme des vassaux de l’autocrate-monarque Sassou 1er. Force est de constater que le mépris de l’orthodoxie financière et de la bonne gouvernance, à entendre le mécontentement violent qui gronde à ce sujet chez les Guinéens, est au même niveau en Guinée que celui que l’on déplore au Congo-Brazzaville.

Comme pour les parasites qui nous gouvernent, qui chaque été partent profiter de sites idylliques hors d’Afrique, les sommes colossales générées par l’exploitation minière ou pétrolière, s’évadent en permanence et de la même manière vers leurs paradis (fiscaux) des Virgin Islands, de Singapour, de Hong-Kong, de Macao et de Dubaï !

Mais qu’ils en profitent tant qu’ils le peuvent encore. Les faux débats constitutionnels seront bientôt clos d’une manière ou d’une autre et tous les trésors cachés, congolais et guinéens, seront tous retrouvés… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

[i] Serge Gainsbourg « Le poinçonneur des Lilas »

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Afrique
25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 14:59
(Congo-Brazzaville) L'esprit libre : construire le Sud Congo

L’histoire est toujours le fil conducteur du futur. Celui qui l’ignore est contraint de la revivre. La puissance d’un dictateur ou d’un preneur d’otages s’arrête à la peur qu’il imprime. Nous avons vaincu cette peur depuis les meetings populaires de Brazzaville du 11 mai 2013 et de Pointe-Noire le 29 juin 2013.»

Aux Nôtres…L’Etat du Sud Congo est créé au Nom de tous les nôtres assassinés et aussi de tous les nôtres pris en otage par le régime Sassou et au Nom de la paix pour protéger notre Peuple.

21/08/2013 – 21/08/2014 :

- Au bébé de 8 mois et à sa maman, le plus jeune prisonnier au monde, incarcéré pour crime de porter le même nom que celui du président du CDRC.

- Aux 14 membres du CDRC privés de leur liberté citoyenne pris en otage par l’autocrate Denis Sassou et disséminés dans les geôles du Nord Congo pour avoir exigé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale et brandi des banderoles au cours d’un meeting populaire autorisé « Carton rouge = démission du gouvernement ».

Il s’agit de :

- Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA, Paul Marie MABIALA MPANDZOU et Valentin TSIAKAKA condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme.

- Judicaël MBANZA, Joseph KIMANGOU, Gilbert BIBILA, Antoine MABOYI, René SILAHO, Eloge MATSIMOUNA MOUYEKET, Pierre Placide KIALOUNGOU, Jean Claude TANDOU, Mesmin BANAGOUNA condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme.

- Landry LONDE MOUSSA et Sylvain Privat NGOMA condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme.

- Aux 14 autres membres du CDRC libérés après 8 mois d’emprisonnement.

- A l’ensemble des familles des membres du CDRC incarcérés qui subissent la privation de leur parent au nom de rien sans avoir la possibilité d’aller leur rendre visite.

- Au « trois quart (750 000) de million de personnes qui manquent à l’appel »

- Aux 353 jeunes gens du dossier "disparus du Beach" qui ont été triés pour leur origine Kongo ; certains enfermés vivants dans des containers et jetés dans le fleuve Congo, d’autres jetés dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs.

- Aux 350 familles enterrées à Kimaza au Bas-Congo en RDC.

Pour toutes ces victimes parce qu’ils sont nés Kongo du Sud Congo, il n’y a eu ni indignation ni condamnation des soi-disant opposants et des Congolais du Nord. Ce silence s’identifie à une approbation.

Rien n’est plus difficile qu’une séparationL’Europe dans sa conquête des nouveaux territoires avait pensé, imaginé, préconisé pendant la Conférence de Berlin de novembre 1884 à février 1885 qu’il fallait pour le Bien des Peuples d’Afrique, constituer des Entités Régionales moyennant des contrats dépassant les limites ancestrales de nos royaumes autochtones. Pour le Congo, il fallait réunir au Peuple Kongo du royaume Kongo restreint depuis la rive droite du fleuve Congo jusqu’à l’Océan, les divers Peuples habitant au-delà de l’Alima. Cela bien avant l’arrivée des Européens. Qui n’aurait pas vu cela d’un bon œil puisque c’était pour le bien de tous sans discrimination ?

C’est ainsi que nos Pères-Fondateurs scellèrent le pacte de la République du Congo Une et Indivisible le 28 Novembre 1958 où chaque individu serait un concitoyen à part entière sans discrimination aucune. L’indivision supposant le respect réciproque.

Entre MSA/UDDIA. Entre Mbochi/Kongo qui se transforme en conflit avec une dizaine de morts et de blessés, cette difficulté de s’entendre entre Mbochi et Kongo est la conséquence immédiate du schisme congénital de la fondation de la République du Congo le 28 novembre 1958 « qui pousse le leader du MSA à soutenir Barthélemy Boganda dans le projet de "République du Centre-Afrique" où serait annexé le nord du Congo. Un projet de consultation par voie référendaire des populations du nord du Moyen-Congo (actuelles régions de la Cuvette, de la Sangha et de la Likouala) avait été envisagée en 1959 pour savoir si elles se maintiendraient ou non au sein de la République du Congo, dans ses limites territoriales confirmées par la Loi-cadre de 1956. Ce projet n’avait pas été conduit à son terme, malgré la préparation par le président de l’Assemblée législative, Christian Jayle, d’un texte dans ce sens. Aussi fallait-il, pour l’abbé Fulbert Youlou, construire un cadre politique capable de générer un certain type de gestion politique fondée sur l’efficacité, et une forme de consensus, qu’il obtiendra d’ailleurs à partir de sa réconciliation avec Jacques Opangault. » (Achille Kissita. Congo : trois décennies pour une démocratie introuvable, Ed. SED, Brazzaville, Congo, 1993).

Rien n’est plus difficile qu’une séparation surtout lorsqu’on a cru pouvoir sceller une merveilleuse histoire en commun dans une République Une et Indivisible en présence de la France qui affichait officiellement sa volonté de nous apporter ses lumières et son progrès. Ainsi le dit le Général de Gaulle, Président de la Communauté Française, dans son Message à l’Abbé Fulbert Youlou, Premier ministre du Gouvernement provisoire du Congo « En complet accord et en pleine amitié avec la République Française, la République du Congo accède à la souveraineté Internationale ce 15 Août 1960. Brazzaville, ville pour toujours illustre dans le monde des peuples libres, hier haut lieu de la France combattante, aujourd’hui centre de développement de tout un peuple, devient la capitale d’un Etat Indépendant. Unis au sein de la communauté, la République Française et la République du Congo poursuivront fraternellement leur vœu. C’est mon vœu le plus ardent. Vive le Congo. Vive la France. » (Lettre du Général de Gaulle à l’Abbé Fulbert Youlou au sujet de l’Indépendance du Congo, 15 août 1960. DAM, Quai d’Orsay-REF/323 QONT 10).

De ce vœu ardent, il nous reste de précieux, bien malgré elle, sa langue devenue aussi l’une des nôtres, si bien adaptée à véhiculer les connaissances et le progrès quels qu’ils soient.

Mais l’assurance de ce vœu n’évacue pas les tensions malgré la réconciliation entre Jacques Opangault et Fulbert Youlou puisque Denis Sassou mènera une guerre contre les civils des régions du Sud Congo en 1998 pour « venger son frère tué dans le conflit de 1959 » dira-t-il. Il ira jusqu’à exiger de l’archevêque de Brazzaville de lui présenter des excuses pour qu’il arrête la guerre contre le Pool et les autres régions du Sud.

Théophile OBENGA, initiateur de la scission, de la partition du Congo« … Il était question de guerres civiles [...]. Après c’est normalement tout le monde qui gagne avec le parti gagnant, pour bâtir ensemble avec toutes les ethnies, toutes les régions, toute la nation retrouvée [...]. A la fin des hostilités criminelles ce n’est pas l’une des 3 nations belligérantes qui a gagné mais bien le Congo à travers les vainqueurs [...]. Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition… » (Théophile Obenga, Pour le Congo – Brazzaville, Réflexions et Proposition, Ed. L’Harmattan, 2001).

CQFD.

Question pertinente : que Monsieur OBENGA dise qui sont ces trois nations belligérantes dans une République considérée a priori Une et Indivisible ? Et qu’elle est celle ou celles qu’il considère parmi les vainqueurs lesquels se sont rendus génocidaires des Kongo ?

Depuis, la République qu’on croyait Une et Indivisible s’est « nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Le sang et les larmes des autres qui ont trop coulé. » La discrimination a pris le pas sur la concitoyenneté. C’est ainsi qu’il faut interpréter l’implication sous toutes les formes de Denis Sassou dans le jeu centrafricain. Créer la République du Centre-Afrique en incluant le Nord Congo. La volonté de modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 obéit à l’impératif d’avoir la mainmise sur les devises du Sud Congo dont il a besoin pour finaliser la création de la République du Centre-Afrique en facilitant successivement l’arrivée au pouvoir de François Bozizé puis de Michel Djotodia à la condition d’être à son service. D’où la création d’une Banque Centrale à Oyo qui serait la capitale de cette Nouvelle République du Centre-Afrique. C’est ce que dit en substance François Bozizé sur RFI « on confie la médiation au Pompier-pyromane. » La création de l’Etat du Sud Congo est venue contrecarrer son dessein. C’est la raison pour laquelle Denis Christel Sassou, dans sa vidéo projetée lors d’un meeting en salle, traite les Sud Congolais de « vipères qui divisent le pays » et son père Denis Sassou dans son Message du 12 août devant son Parlement réuni en congrès qui acclame fiévreusement, s’adresse aux signataires de la requête qui ont déclaré la création de l’Etat du Sud Congo en ces termes « Evitons d’enfermer le Congo dans le piège des égoïsmes. Plaçons les intérêts supérieurs du peuple et de la nation au-dessus de tout. »

Peut-on le condamner d’avoir rompu l’unité et l’indivision du Congo pour préserver les siens « des autres » ? Quelle réponse adéquate doit-on apporter à la rupture sibylline de cette indivision sous un tel prétexte aussi fallacieux ? Peut-on condamner les signataires de la requête de déclaration de l’Etat du Sud Congo, seul rempart pour la survie des populations du Sud, de vouloir échapper au génocide ? Vouloir préserver l’essentiel, le droit à la vie pour assurer notre sécurité en tant que les « autres » serait-il un crime ? Doit-on comprendre que les Congolais qui tiennent mordicus au semblant d’une République Une et Indivisible avec sa fausse paix et sa sécurité introuvable cautionnent le génocide commis par Denis Sassou ?

Analyse du Message de Denis SassouDepuis le coup d’Etat du 5 juin 1997 qui lui a permis de reprendre le pouvoir, Denis Sassou a toujours œuvré pour la réalisation de l’Etat du Nord Congo avec l’appui des Plateaux pour la promesse de constituer le Grand Nord. La guerre de 1998 contre les civils avait pour but d’éliminer tous les cadres du Sud Congo pour accélérer la rupture de l’unité et l’indivision, sacrifiant la concitoyenneté au profit de la discrimination.

L’analyse approfondie du Message sur l’état de la soi-disant Nation prononcé par Denis Sassou devant son Parlement réuni en congrès le mardi 12 août 2014, contrairement à ce qu’il pourrait paraître, n’est pas un chapelet de répétitions, comme radoter sur les mêmes promesses, les mêmes réalisations. Bien au contraire, le Message est un discours riche de vérités. Ce Message montre bien les avancées des réalisations. Le plus important est de savoir situer où ces avancées et ces réalisations extraordinaires ont été faites. Si on remplace le Congo par le Nord Congo dans tous ses discours, alors L’Espérance, La Nouvelle Espérance, Le Chemin d’Avenir, et le Message du 12 août 2014, devant le parlement réuni en congrès du PCT, sur l’état de la Nation (Nord Congo) mettent en exergue les étapes accomplies pour L’Emergence 2025 de l’Etat du Nord Congo.

De l’invective et « des autres »

« Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » (Message de Denis Sassou le 12/08/2014)

Mais qui l’invective, ceux qui font état du génocide des Kongo du Sud Congo, ceux qui font état des disparus du Beach dans les conditions atroces que l’on connaît ? L’Invective étant par définition une suite de paroles injurieuses contre quelqu’un. Où est donc l’injure à partir du moment où la personne qui l’énonce est à la plus haute fonction d’un système ayant conduit à un génocide programmé des populations du Sud Congo en vertu de la Politique Grand Nord de Denis Sassou pour faire main-basse sur l’ensemble du Sud Congo ?

De la confiance

S’agissant de la « confiance dans l’avenir et des sacrifices consentis par tous », dont fait état Denis Sassou dans son Message du 12 août 2014 devant son Parlement, ces propos impliquent, par le « consensus par tous », que tous ses compatriotes à partir de la rive gauche de la Léfini, puisqu’il qualifie ceux de la rive droite des « autres », étaient alors d’accord, ce que nous ne croyons pas, afin de pratiquer le génocide des trois quart de million de Kongo qui manquent à l’appel. C’est l’objet réel de la guerre contre les civils au Sud Congo entre 1997 et 2005 dont fait état Théophile Obenga.

Ces propos marquent, dans l’esprit de Denis Sassou, sa volonté de génocide du Sud Congo en impliquant les siens, car le « par tous » ne peut impliquer le peuple Kongo lui-même, de la Léfini à l’Océan.

Quelle audace à se prévaloir de « ses choix politiques » et de la confiance en eux « par tous », y compris ceux à qui s’appliquait sa « Politique Grand Nord » par son génocide systématique, de sa Guerre contre les Civils, pendant la « transition » 1997 à 2002. Est-ce à dire implicitement maintenant que le « travail » est fait par le génocide de trois quart de million de Kongo, que ceux du Nord doivent avoir « confiance en l’avenir tant les horizons paraissent ouverts et les perspectives prometteuses » ? Tous ces propos sont implicitement caractéristiques de la psychologie profonde de celui qui les prononce devant un tel parterre de la Représentation Nationale aussi contestable soit-elle, non pas par les Hommes, mais par l’adoubement autocratique.

Et quel affront, de la part du génocidaire lui-même à venir dire : « Quel lourd tribut collectivement payé afin que s’ouvre à nous (nord Congo) la voie du renouveau et de la cohésion nationale ». Comment la victime peut aimer de plein gré son bourreau ? Encore un aveu se comprenant bien, en se positionnant du point de vue Grand Nord. Au mieux, ce vœu de « cohésion nationale » ne concerne que ceux du Grand Nord où multiples Peuples coexistent par la force des armes, non par la volonté du cœur, car au sud, de la Léfini à l’Océan, la cohésion nationale est de fait étant tous des Kongo. Ce que comprennent tout à fait tous nos partenaires pour la pérennité du commerce.

D’où l’on déduit encore de ses propos la scission de Monsieur Sassou, sa volonté de construire l’ex-République du Congo en ayant attribué 99% du commandement aux ressortissants du nord et confisqué le produit de la totalité des richesses du sud, pour établir sur le sud une colonisation Mbochi noire substituée à une colonisation blanche. D’où les expressions du type dans les manuels scolaires édités ayant cours au Congo : Oko montre la mer à Taty. Oko, un ressortissant du Nord où il n’y a ni mer ni océan, se permet de montrer à Taty l’océan Atlantique, alors que Taty, ressortissant du Sud a toujours vécu en présence de l’océan. D’où aussi sa partition de l’ex-République imputable à la politique Grand Nord avec crimes avérés de Monsieur Sassou contre l’Humanité par le génocide massif des Kongo.

De la vérité génocidaire à ne pas oublier et à restituer

Monsieur Sassou entend des voix : il faut être bien jeune pour dire, ou faire dire, que « le Congo a toujours été tel qu’il est aujourd’hui » alors que c’est Lui sciemment qui l’a détruit. La vérité est simple, et l’on ne devrait jamais cesser de la restituer : c’est sa Guerre contre les Civils opérée en 1997 contre le Président Lissouba puis, dans le cadre de sa politique « Grand Nord » pendant la transition 1997-2002 pratiquée avec ardeur, folie meurtrière et un génocide de masse contre les Kongo, la cause, lequel implore « sa réconciliation nationale », un génocide qu’il vient qualifier de « tragédie de 1997 » ingénument, après avoir fait détruire et rendu « meurtri et exsangue » le Sud Congo.

C’est cette vérité génocidaire que les Congolais du Sud Congo ne doivent jamais oublier et ne cesseront de restituer, et non pas comme il le dit : la « vérité que l’on (Vous Nord Congo) ne devrait jamais cesser de restituer », car la vérité officielle du point de vue Nord Congo n’est faite que d’omissions et de négationnisme.

Aussi, le Message du 12 août 2014 se traduit aisément du point de vue Nord Congo, partisan que Denis Sassou a toujours été du Nord Congo jamais dans la soi-disant République Une et Indivisible : « redonner confiance et espoir au (Nord) Congo afin qu’il (Nord Congo) redevînt maître de son destin. C’est ce que nous avons fait. Ensemble (Nous, Nord Congo). Grâce à l’effort national (Nord Congo) que nous avons conduit sans relâche, avec patience et abnégation, nous (Nord Congo) avons réuni les conditions les plus favorables du développement de notre pays (Nord Congo ayant asservi le Sud avec commandement à 99% et capture de ses devises) ».

C’est ce que le Peuple Congolais du Sud Congo vous reproche, « avoir substitué la noire à la blanche » et la raison pour laquelle Nous, Congolais du Sud Congo, avons toujours pris votre « Chemin d’Avenir » proclamé en 2009 pour un marché de dupe. Votre ambition affichée « de transformer le Congo, de le moderniser, de l’industrialiser en vue de le conduire avec assurance à la prospérité » n’étant pris que du point de vue Nord Congo en gardant les devises.

De quelle paix, parle-t-on ?

De quelle paix parle-t-il : « La paix est durablement établie. Le spectre de la violence est à jamais éloigné ». N’est-ce pas là le cri de victoire de trop qui montre que la Guerre contre les civils Kongo du Sud Congo était bel et bien entre le Nord et le Sud ? Et de poursuivre en clamant : « Les institutions politiques remplissent convenablement leur office conformément à leurs missions ». De quelles missions secrètes s’agit-il, d’asservir les Kongo du Sud Congo en dirigeant et confisquant tout pour le Nord ? N’est-ce pas reconnaître que toute Institution Politique au Sud est de fait asservie ? On comprend sa congratulation : « nous ne pouvons pas nous empêcher de dire que de grandes avancées ont été accomplies dans l’approche de nos objectifs », tout cela d’un point de vue nordiste destiné à maintenir sa gouvernance sur le Sud.

Prise d’otages politiques entre Etat Nord Congo et Sud Congo

Avec audace risible, l’affirmation autocratique « Notre démocratie s’affermit chaque jour ». De quelle démocratie, celle qui s’avère précaire avec sa prise d’otages politiques qu’il a capturés le 21 août 2013 à Pointe-Noire et jugés pour atteinte à la sûreté de l’Etat le 8 avril 2014 pour demande de démission du gouvernement et instauration d’un gouvernement d’Union Nationale, chef d’accusation connu le 31 mars 2014 avec un jugement du 8 avril 2014 libérant la moitié (14) des accusés, condamnant l’autre moitié (14) autres à de lourdes peines de prison ? Quant à moi-même, condamné par contumace à trente ans (30) de travaux forcés, équivalant dans l’esprit de l’Autocrate à un bannissement à vie de fait pour m’éloigner et me neutraliser. Lui qui vient d’auréoler feu le Président Nelson Mandela contre la colonisation blanche, surtout, en particulier contre le génocide blanc en Afrique du Sud, alors qu’il est lui-même l’auteur d’un génocide opéré par la colonisation Nord Congo sur les Kongo.

Aussi, par ce texte, je tiens à interpeller la Communauté Internationale pour qu’elle se porte garante de la sécurité des Hommes emprisonnés à Pointe-Noire depuis le 21 août 2013, dispersés le 17 juillet 2014 par Monsieur Sassou dans les geôles du Nord Congo par groupe de deux ou trois de qui nous n’avons depuis plus aucune nouvelle. Les Autorités Internationales, tenues informées au jour le jour, suivent la situation, s’agissant d’une prise d’otages politiques entre les Etats Nord Congo et Sud Congo.

Identité sémantique et Relativité politiqueIl est temps d’éclaircir une question d’Identité Sémantique et de Relativité Politique. Par un effet relatif, dire qu’il existe une entité dite Sud Congo implique de facto la reconnaissance de l’existence d’autres entités telles Nord Congo, Ouest Congo, Est Congo, sans être exhaustif, en ajoutant tous les qualificatifs en suffixe ou en préfixe possibles et imaginables, ayant toutes en commun la même racine moderne Congo. Il est très important de faire très attention à cette sémantique qui peut se retourner, car ceux au nord (rive gauche) de la Léfini ne sont pas en droit de porter l’ethnonyme ancestral de Kongo n’étant que Congo, mais seulement que dans le cadre de la République Unie de l’ex-Congo Brazzaville.

Seule l’ex-République Unie du Congo Brazzaville pouvait le faire par un effet même de la République où ceux du Sud concédaient la consonance de l’ethnonyme Kongo en gage de bonne volonté à leur participation associative à la République naissante des Indépendances sous la forme écrite Congo, ayant même consonance que celle de Kongo, mais sans concession de leur ethnonyme Kongo.

D’où la subtilité qui est le fondement même de la différentiation entre Kongo, étant un ethnonyme ancestral, inaliénable et incessible, et le vocable moderne Congo ayant même consonance, n’ayant en fait jamais concédé que la consonance, où Congo est l’usufruit de la consonance Kongo, et Kongo la nue-propriété de l’ethnonyme Kongo.

D’où la subtilité à désigner la République du Sud Congo issue du partage contraint de la République Unie du Congo Brazzaville où les Kongo du Sud Congo apportaient la consonance de Congo à la République sans concession de leur ethnonyme Kongo, d’une part, et d’autre part, le qualificatif Brazzaville, ville Kongo du Sud Congo, siège de la capitale de la République Unie du Congo Brazzaville, pour la différencier de la République Démocratique du Congo, qui est aussi partiellement Kongo vers le Sud.

Disons que, dans le cadre de l’ex-République Unie du Congo Brazzaville, la création de l’Etat du Sud Congo, vue de l’ancienne République dans le cadre moderne Congo, équivaut à la création de l’Etat Sud Kongo, vu des Pays d’ethnonyme ancien Kongo, lequel Etat Sud Kongo alias Sud Congo pour le différencier des autres Kongo des pays amis d’Angola, du Cameroun, du Gabon et de Kinshasa, mais cela vu relativement dans le cadre ancestral de l’aire géographique des Kongo.

Aussi, dans ce poème du Sud Congo = Sud Kongo, il apparaît préférable de garder comme écriture l’ethnonyme Kongo qui fait référence à tous les Kongo ayant l’avantage d’être prononcé Congo dans le cadre du Sud Congo. L’écriture ou l’entendement Kongo/Congo est une diversité qui avait besoin d’être précisée :

Kongo, ô Kongo,
Mon beau Pays tant vénéreras,
Sang pétri de nos Ancêtres,
Ma belle Patrie tant aimeras.

Kongo, ô Kongo,
A ton si Grand Cœur Africa,
A ton Étoile faite de splendeur,
De Nos Ancêtres, guide, restera.

Kongo, ô Kongo,
Sang de tes enfants coulera,
Contre Nous de la tyrannie,
Mais Nkutu Mballa renaîtra.

Kongo, ô Kongo,
Pour ceux jamais ne reverrons,
Larmes d’Ambre, Pleurs Kalunga,
Maux et Malheurs encore souffrons.

Kongo, ô Kongo,
Debout, Enfants de la Patrie,
Soleil Nouveau resplendira,
En avant Kongo, avec Lambi.

Kongo, ô Kongo,
Altruisme de nos Pères, soyons,
Libres et Solidaires, serons,
Kongo et Progrès, bâtissons.
Sous le Drapeau.

Revenons au Message du 12 août 2014Peut-on se glorifier d’un système en déficit ?

Pour revenir à ce discours d’intendance Nord Congo de Monsieur Sassou prononcé devant la dite Représentation Nationale le 12 août 2014, le préambule montre d’énormes insuffisances des connaissances financières internationales. Pour un chef d’Etat, il est impossible de se glorifier, ni d’un système en déficit, ni d’un système en excédent qui appelle nécessairement l’inflation. Et même si partout un système n’est sain par définition que s’il s’équilibre. Mais il n’est pas nécessaire de demander à un général d’avoir des principes profonds sur sa solde, et surtout sur la provenance des moyens financiers qui permettent ses rétributions. Et quant à dire que « la condition sociale s’améliore », d’où vient-on avec un revenu à moins d’un dollar par jour pour plus de la moitié de nos compatriotes, Nord et Sud ?

Il n’est pas non plus nécessaire de souligner qu’entre rentrées et sorties, il existe une infinité de points d’équilibre !

Donc, cette litanie sur les réalisations faites ou en cours n’influe en rien sur la qualité de vie de l’immense majorité des concitoyens. Tous les objectifs des entreprises ont pour but essentiel de vendre en externe sans se soucier du revenu dépensé au Pays. C’est un bât blessant, s’agissant de « communistes disant se soucier du Peuple ». Quand bien même une production se fera au Sud, les devises acquises iront au Nord. Et comme le revenu essentiel provient des ressources pétrolières lesquelles sont exprimées en devises, toute dite croissance ne provient que du marché international. Donc, une croissance exogène aléatoire s’opposant à une croissance endogène, car il est plus aisé pour les tenants du système de toucher une rente plutôt que de créer !

Peut-on encore croire à Denis Sassou ?

Qui peut croire Monsieur Sassou quand il minaude, disant vouloir « une démocratie apaisée, fraternelle, où chaque citoyen exprime librement ses opinions » ; quand Monsieur Sassou dit d’un ton patelin : « Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » ? Qui se nourrit « du sang et des larmes des autres » si ce ne sont ceux qui ont opéré le génocide des Congolais du Sud en tant que Kongo ? Et comment recevoir cette qualification des « autres » si ce n’est pas faire référence aux Kongo, ce qui laisse supposer que Monsieur Sassou les considère de fait comme des étrangers, ce qu’ils sont effectivement vu de son point de vue du Nord Congo !

Evidemment, à vouloir nier la vérité et faire disparaître les témoignages accablants, il s’agit pour lui de gagner du temps à défaut d’en répondre devant l’Eternité. Aussi, chacun comprendra, dans ces conditions, que la solution sage est celle d’aller dans le sens de Monsieur Sassou qui n’a pas hésité à sacrifier la République du Congo par un partage de fait, ne suivant pas l’objectif du Président Marien Ngouabi en 1972 qui assignait au PCT l’objectif d’une République Unie, ce qui supposait de fait un équilibre entre le Sud Congo et le Nord Congo.

L’esprit libre, construire l’avenir, notre futur autrementAussi pour se prémunir d’un nouveau génocide des Congolais du Sud, les Kongo, par l’Etat nordiste de fait siégeant à Oyo, la solution la plus sage pour tous est celle que nous avons préconisée : la création de l’Etat du Sud Congo effectuée par la remise de la requête d’Indépendance aux Nations Unies le 30 avril 2014 qui est irréversible.

Charge aux Citoyens du Nord d’élire, voire de conserver leur Président par la modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 comme le veut Monsieur Sassou ; ce qui lui laisse la possibilité d’échapper aux poursuites internationales en ayant l’immunité présidentielle. Il faut être clair sur cette procédure : le Peuple du Sud Congo (Kouilou, Niari, Bouenza, Lékoumou et Pool) ne doit pas être impliqué dans ce référendum de modification de la Constitution. Le seul référendum où notre Peuple du Sud Congo sera impliqué est celui de l’Autodétermination organisé par les Nations Unies lorsque seront nommés l’Administrateur Judiciaire et le Gouvernement Provisoire de l’Etat du Sud Congo. Tout cela pour libérer enfin les consciences du Sud Congo de cette ère et pour recréer la confiance des Peuples entre eux, et l’esprit libre construire l’avenir, notre futur autrement.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
Condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés

Pour crime d’être démocratie et d’exigence de bonne gouvernance.

Paris, le 25 août 2014 – 09:09

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 20:23
(Congo-Brazzaville) L'opposition en question et des hommes qui l'animent

L’OPPOSITION EN QUESTION ET DES HOMMES QUI L’ANIMENT -

D'abord, convenons-en, le Congo actuel est une mosaïque de micro nationalités en quête d'identité nationale. C'est ce Congo-là qui, depuis des décennies, est à la merci des vandales et des prédateurs de tous bords.

Les avanies, les tortures, les oppressions, les guerres, les massacres humains subis par les peuples qui le composent font, qu'aujourd'hui, des voix s'élèvent ici et là pour dénoncer et, par voie de conséquence, chercher à en finir avec la barbarie et la bestialité érigées en loi, mode, doctrine et philosophie de gouvernement. D'où l'amorce en marche de la création de l'ETAT DU SUD-CONGO pour éviter de subir d’autres génocides, d’autres pogroms ou programmes d’épurations ethniques.

Depuis 1963 à aujourd'hui, les mêmes hommes officient aux destinées de ce pays que nous devons certainement tous aimer. Ce sont ces femmes et ces hommes qui, conscients du mal qu'ils font à ce pays, s'accrochent au pouvoir acquis par procuration pour ne pas rendre des comptes à ce peuple meurtri, paupérisé.

Aujourd'hui, certains d'entre eux ont été exclus du cercle de la grande goinfrerie. Ce sont ces hommes-là qui animent ce qui s'appelle Opposition congolaise. Pourtant, à bien y regarder, ce sont également les mêmes, avec leurs écuries, qui ont fait des ravages dans la partie sud du Congo en général et dans la région du Pool en particulier. Parmi eux, entre autres, des hommes comme Okombi-Salissa, Mathias Dzon qui ont procédé aux ratissages de toutes les zones Sud du Congo mètre par mètre (sic).

M. Okombi Salissa, avec sa milice satellite du PCT, le CAD machin, avait été l'un des miliciens Cobras les plus virulents dans les massacres dans le Pool, aux côtés du Colonel Marcel Ntsourou. C’est ce qui a fait qu’il ait été récompensé d’un ministère pour services rendus à la cause tribale… Tandis que M. Mathias DZON, lui, était le Trésorier-Payeur de tous les mercenaires et de toutes les milices communément appelées Cobras, au service de M. Sassou Nguesso. Il avait été gratifié, pour services rendus, du ministère de l’économie et des finances.

Au regard de ce qui précède, il y a lieu de se poser la question de savoir s'il faut être exclu du cercle de la grande goinfrerie pour se découvrir opposant, et ne plus se considérer comme tel une fois qu'on est réintégré dans le cercle.

Ces hommes ont-ils conscience qu'ils ont le sang humain dans les mains et/ou ont-ils peur de leurs crimes, voilà pourquoi ils cherchent à se camoufler derrière le vocable OPPOSITION ?

Ici se pose la question de la dignité et de la crédibilité que seuls les Congolais du Nord et du Sud ont le droit de porter un jugement.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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Réseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 18:21
(Congo-Brazzaville) Marion Madzimba Ehouango lance un défi aux juristes de Sassou

Écrit par Moleki Nzela -

Marion Michel Madzimba Ehouango est professeur de droit et de science politique à l’université. Plusieurs fois directeur de cabinet dans différents ministères dont celui de la Défense du temps de Lekoundzou, candidat à la présidentielle en 2009 sous les couleurs de l'Association Marien Ngouabi et Ethique, l’universitaire est un pourfendeur de longue date de la constitution du 20 janvier 2002.

« Il faut revenir à la Constitution de 1992 qui a été votée par 98% de la population. Monsieur Sassou Nguesso est arrivé au pouvoir à l'issue d'un coup d'état, et sa Constitution sur mesure lui donne tous les pouvoirs », déclarait-il il y a quelques années.

Lors de son intervention à l’occasion du Meeting organisé conjointement par la plateforme le Congo et le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel, il a lancé un défi aux juristes entourant M. Sassou pour débattre de la Constitution.

Evidemment aucun camarade membre du PCT n’a relevé le défi pour l’instant, tant il est vrai que sur Télé Congo, on préfère le monologue et la propagande du PCT au débat sur cette question renvoyé sur les ondes de RFI. Sans doute le pouvoir répondra-t-il, comme à son habitude par le biais d’une attaque ad hominem de l’opposant, par exemple dans un article d'un journal accrédité au palais.

Lire ci-dessous l'intervention de Marion Michel Madzimba Ehouango lors de ce meeting.

Comment pouvez-vous accepter que tout aille mal parce qu’un homme, son nombre de mandats, son âge l’empêchent d’être candidat en 2016 ? En réalité c’est ça le problème. Tout ce vacarme n’a qu’une seule explication : c’est que cette constitution du 20 janvier 2002, nombreux parmi vous savent que j’avais dit qu’elle était mauvaise, je l’ai écrit plusieurs fois. Mais ceux-là même qui l’ont soutenue, qui vous ont donné des billets de 5 000 F, 10 000 F pour voter cette constitution, aujourd’hui ils reconnaissent qu’elle est mauvaise.

Mais dites donc, mais comment vous pouvez expliquer que ceux qui savaient que cette Constitution était mauvaise, ils l’aient usée et abusée ? Maintenant qu’ils arrivent au terme de leur mandat, en ce qui concerne l’âge et le nombre, on se rend subitement compte que cette constitution elle est mauvaise. Mais de qui se moque-t-on ? Pourquoi on ne respecte pas ce peuple-là ? Ce peuple à qui on a fait croire que sans cette constitution il y aurait la guerre, ce peuple à qui on a fait croire que cette constitution devait nous amener la prospérité parce qu’il fallait qu’un seul individu gère le pays avec sa famille. Et aujourd’hui que cette famille s’est enrichie, que cette famille ne sait plus où mettre son argent on dit bon, on peut vous donner une constitution démocratique, parce que nous nous sommes repus, nous avons suffisamment d’argent, alors on peut vous faire cadeau de la démocratie.

Mais dites donc, moi j’ai soutenu ce régime, j’ai participé à la chute du régime de Lissouba, parce que je croyais que nous étions en train de défendre la démocratie. Mais aujourd’hui, ce qui se passe est beaucoup plus grave que ce qu’a fait Lissouba, parce que Lissouba a fait la guerre, or ce régime a fait la guerre ! Lissouba a seulement tenté de violer la constitution en voulant prolonger son mandat de quelques jours et nous avions dit non à l’époque. Et aujourd’hui, calmement, on va à l’étranger, parce qu’on ne peut pas le dire ici, on va déclarer à l’étranger que l’on doit changer la constitution !

A ce moment-là, je vais parler en spécialiste. Je parle en spécialiste. Cette constitution est mauvaise, soit. Mais cette constitution, en son article 86, permet des correctifs. C’est-à-dire qu’une constitution, aussi mauvaise soit-elle permet des dispositions qui voudraient que, par des lois organiques on la corrige progressivement. Parce que le président de la République a choisi l’exemple du Luxembourg et de l’Allemagne. Mais l’Allemagne a une constitution de 1948 ! Et le dernier aménagement, pas changement mais aménagement, a été fait en 1990. Le Luxembourg a une constitution de 1848 ! 19è siècle ! On ne l’a pas changée. Et on veut nous faire croire que notre constitution, qui n’a que quelques années et qui n’a bénéficié d’aucune loi organique, on dit qu’il faut la changer. Mais on ne doit pas changer !

On ne peut pas changer cette constitution ! Je défie, et c’est là où je lance un défi à tous les juristes qui entourent le président de la République, à tous ceux qui travaillent avec lui, que nous pouvons faire un débat à la télévision, pour que le peuple comprenne qu’ils sont en train de tricher. (En lingala) On vous ment ! On vous fait croire qu’ils travaillent mais qu’ils n’auraient pas encore fini leur travail. Mais nos logements à nous, depuis combien de temps attendent-ils d’être refaits ? Leurs maisons à eux, à plusieurs niveaux, construites en un temps record, croyez-vous qu’il est plus facile de bâtir leurs maisons à eux que d’améliorer nos logements ? Donc, il faut encore leur accorder sept ans supplémentaires ? Ils construisent des immeubles à plusieurs niveaux, avec climatiseurs, Internet. Vous n’en posséderez jamais car vous ne pourrez jamais vous les payer. Pourquoi leur accorder sept ans de plus ?

Je demande aux juristes qui entourent le président Sassou : mais pourquoi est-ce que vous le laissez dire ce genre de choses à l’étranger qui laissent croire qu’il n’y a pas de compétences dans ce pays ?

N’importe quel juriste de première année de droit sait qu’une constitution se modifie ! Toute constitution dispose de mécanismes de son adaptation au contexte. On ne la change pas ! C’est pour cela qu’on parle d’amendements concernant les USA. C’est pourquoi on parle de loi organique. Mais pourquoi vous faites croire au président de la République qu’il doit changer la constitution ? Evidemment, je comprends : parce que la seule disposition qu’il ne peut pas changer c’est concernant le nombre de mandats. Mais alors, le président de la République vient de vous lancer un message subliminal. Quand vous écoutez ce qu’il a dit aux Etats unis, il a cité l’exemple de deux Premiers ministres. Mais peut-être veut-il être simplement Premier ministre ! Les exemples qu’il a choisis, Merkel en Allemagne et Juncker au Luxembourg, mais ce sont des Premiers ministres ! C’est pour ça que leur mandat n’est pas limité ! Parce que le mandat du président en Allemagne est limité à cinq ans ! Quant au Luxembourg, c’est un Duché, un royaume, sauf si l’on veut transformer le Congo en royaume. Mais cela aussi la constitution refuse ! J’attire l’attention des gens du PCT : votre président du comité central vient de vous dire qu’il préférait être Premier ministre pour terminer son travail. Prenez vos responsabilités, présentez-nous un candidat que nous allons battre en 2016 !

(Retranscrit par mwinda)


(Extrait de mwinda.org)

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Moleki Nzela - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 17:20
(Congo-Brazzaville) Une nation buissonnière

Par Dina Mahoungou -

dina-mahoungou -

Tout ce que nous avions de prospère depuis les indépendances à été laminé : la santé, l’éducation, le civisme et la solidarité. Une Nation toute factice. Nous ne pouvions pas douter plus longtemps du sort qui nous avait été préparé par l’atroce ingéniosité de la tribu dominante.

Derrière le flot continu des actes barbares du tyran et de ses affidés, derrière le flot ininterrompu de sa bêtise obstinée, de ses abus disproportionnés, de ces aberrations pernicieuses, nous avions tout perdu, l’atmosphère y est particulière.

Après la guerre civile, nous voilà dans une nouvelle montée des périls, le poids de la haine dans ses linéaments essentiels, le dégoût de l’autre. Toute l’amertume de l’existence pour haïr son prochain.

Plus de dix années plus tard, la folie lucide, les soleils noirs, toutes ces horreurs d’après les événements envahissent réellement tout le Congo, bordant sans interruption tout l’arrière pays, des régions entières. Cette furie expansive et contractive à l’égard de l’autre. Tous ces lieux qui pendant longtemps étaient entourés de morts restent sans mots.

Dans nos têtes, l’on se rappelle cette brutalité animée et sensitive de chaque coup reçu. Dans ces paysages, des hurlements sans fin qui s’agrandissaient sans cesser d’éclore toutes nos habitations. Tous les stigmates de toutes ces batailles sont ici dans leurs milieux ambiants, se meuvent et s’affichent. Nous autres, esclaves crucifiés, mendiants, laboureurs, colporteurs dans nos périples, un complot gigantesque d’un vaste tout a ruiné la Nation de tous ses vaillants fils, aujourd’hui morts, exilés, déplacés, assignés à résidence, captifs et humiliés, prostrés à domicile : un peuple évaporé.

Il n’y a rien du tout chez nos pauvres, un dénuement qui dépasse absolument les forces de l’imagination humaine, l’envie de besoin, les difficultés qui absorbent le petit peuple au quotidien, perdu de stupeur. Tous les maux qu’ils ont prévus pour créer la panique et la mort ont fait leurs effets, dans les paroxysmes et les frénésies.

Ici, c’est la survie, des petites périodes de limitation, le chaos discordant et tumultueux d’une Nation vraiment malade et désaccordée. Une irradiation à partir d’un conflit dramatique interethnique et tribal, l’amour a dépéri ……………. la réclusion ……….. des vengeances silencieuses, des haines qui s’exhalent et se réalisent par dilatation et contraction. L’Eden circonscrit de ses rêves, les hommes ne se parlent plus.

Au jour le jour, le climat se dégrade et toute cette vie qui tourne au quotidien dans la même série de misères. Tout notre passé fonctionne avec le silence des fantômes, l’irrémédiable est ponctuelle, toute aventure est propice, du tourbillonnement à la monstruosité. Une Nation qui jadis grandissait et la fatalité qui l’imprègne, un pays où l’on suffoque désormais dans des immenses délires.

La Nation est déchiquetée, prise dans le vertige de l’aquabonisme. Ᾱ l’amplitude de leurs rêves, tous ces maraudeurs, ces dépeceurs qui s’acharnent sur le bien du peuple et trouvent dans ce carnage leur assouvissement, leurs appétits galvaniques et extasiés.

Une immense liberté périphérique est là, devant nous, la volonté de combattre le mal et tous les moyens qui l’engendrent. Mais par-dessus tout, nous connaissons le mal qu’il faut combattre. La politique tribale unilinéaire et monocentrique du brigand Sassou N’Guesso et de ses valets doit être vigoureusement combattue.

Sous le battement des éventails, aucun rapprochement avec leurs représentants. Toutes nos actions se disposent autour d’un axe orienté : libérer le peuple, créer l’enthousiasme, l’ambiance est mauvaise, il faut rénover !

Une Nation sans obstruction, sans opacité doit advenir. Chez ces gens-là la probité n’exprime rien, sinon la pure représentation d’une apparence, leur univers se construit concentriquement à partir des éléments de la tribu, ils constituent une clôture pour mieux isoler les indésirables. Un chef comme centre d’éclairage, tous les autres moutons du troupeau se contentent de jouer le rôle d’arrière-plan, l’épais remous de la pénombre. Des petits personnages comiques et tragiques, doués d’un relief singulier sont des militants du Parti-Ẻtat, une pléthore qui joue son va-tout pour être à côté du soleil qui brille. Tout se tient et se lie par principe de composition.

La dictature au Congo est visible, repérable sous toutes les formes comme des pans de murs qui tombent, la Nation congolaise est un agrégat de sectarismes particuliers. Le roi est enragé, le peuple est en droit d’être bien régicide. Tous ces gaillards qui nous ont gouvernés de manière tribunicienne doivent dégager, nous allons rompre le contrat social, trop c’est trop. Des copains comme cochons, on n’en veut plus, nous sommes le pays réel.

Un Congo souverain, sans satrapes, le système a fait son temps ….. Y’a basta ! Tous les visages éteints de ces arlésiennes en farandole. Le mandat n’a pas été respecté, on le reprend, le pays chancelant s’est effondré. Peut-être le coup de Jarnac …….. une jacquerie ! Ᾱ quand l’initiative populaire ? Ils ont tout osé, c’est à çà qu’on les a reconnus, les saccageurs, les fraudeurs et compagnie.

Dans tous les quartiers populaires, des gamins malingres mal nourris, les gueux, l’affamé maudit, le visage raviné de l’écorché : pauvre Congo qui se clôt sur la face martyrisée de l’innocent.

Chez ces gens-là, dans la haute société, les égocentriques, les parasites, les fauteurs d’iniquité, les chalands dans une folie collective sont les réceptacles d’un délire fantastique, ils tuent à petit feu des êtres de chair et de sang. C’est horripilant de cynisme. Toute cette respectabilité nouvelle, des petits granulats de froideur, indicateurs de police, bourreaux institués, sont devenus les petits chefaillons qui régentent la Nation.

Voir la montée des périls de nos yeux est horrible. Un cercle favorise des intégrés, attise les peurs, les passions et les préjugés de façon spectaculaire et traumatisante avec leurs harangues haineuses et des méthodes de basse police, leurs cruels châtiments. Les gens ordinaires qui gagnent du galon peuvent s’avérer épouvantables. Qu’ils trouvent une jubilation graveleuse à distiller le mal chez les nous-autres, les écroteux, la souillure de la Nation. Ce n’est pas parce que les bourreaux nous ont désignés comme boucs émissaires qu’ils ont compris nos malheurs. Tous nos hauts fonctionnaires ont été réduits en commis aux écritures.

Dans cette fatalité absolue et atroce, un tribalisme latent. Avec tout ça, le temps ne sera pas à l’apaisement, ni à l’oubli, l’attente a été longue à geindre comme larbins et spectateurs, il nous fallut beaucoup de patience, d’amour, pour nous munir des ailes de la délivrance. Ce qui devait éclore aura lieu. Nous souffrons d’indignité dans ce climat émoluant des tropiques, nous avons souffert du deuil.

Dorénavant, dans nos vies soufflera un vent de nouveauté bienvenu. Le principe est d’optimiser notre résistance.

Toujours dans la rhétorique de la conspiration, au milieu de ses caciques, des irréductibles, la bêtise du tyran mûrit lentement. Face aux victimes cardinales, aux opprimés, aux persécutés, Sassou a construit une œuvre et étouffe toute une Nation par la simple pulsion d’autoconservation. Pour la reconnaissance mémorielle, le jour J viendra. Dans nos identités dévaluées, stigmatisées, la justice vaincra, face à cette clientèle ignorante du charlatanisme tribal. Il y aura une vérité du principe de responsabilité … Nous voici sur les chemins de la liberté !

Que peut la raison, quelles sont ses limites ?

Sassou observe, il n’est nullement affecté de toutes ses terreurs que causent ses mercenaires. Il a proposé au citoyen l’usage de la peur. Vivre et mourir pour l’affermissement de la République, telle est la devise du peuple souverain. Nous allons reconquérir le Congo pour reconstruire l’Ẻtat.

L’immoralisme, la décadence des mœurs c’est du passé, le pays aura des lieux de médiation et d’échange.

En 2016, la volonté générale à laquelle nous concourrons s’appliquera à Sassou comme à chacun des protagonistes dans les mêmes conditions. Tous les meurtriers potentiels, les magouilleurs et leurs serviteurs vont répondre devant la justice de notre pays. Pas de travail de l’effaçage, nous nous attaquons au réel, plus de gang pour caviarder les éléments de paix. Plus de rhétorique pour justifier l’injustifiable, les truqueurs invétérés, les fieffés menteurs, la police de la pensée seront mis hors-circuit … Plus de jeu de déni.

Dans la revue « ESPRIT » de mars 1950, Emmanuel Mounier écrivait :

« Il arrive que l’Histoire récompense ceux qui s’obstinent et qu’un rocher bien placé corrige le cours d’un fleuve »

Vers une Nation des hommes libres, nous donnons de l’espoir.

Dina Mahoungou

Diffusé le 24 août 2014 , par www.congo-liberty.com

Ecrivain et journaliste médias

Auteur du roman : « Agonies en Françafrique » aux éditions l’Harmattan

Auteur du recueil de nouvelles : « Les parodies du bonheur » aux éditions Bénévent

(Extrait de congo-liberty)

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Dina Mahoungou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 16:14

by Officiel Brazzanews -

Le Mardi 12 Août 2014 devant le Parlement Congolais réuni en Congrès, le Président de la République du Congo, Denis SASSOU NGUESSO s’est adressé à la Nation. La dimension politique de son discours a été marquée par ses paroles ci – après : « … Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

Pour le temps qui est devant nous, nous allons continuer, dans la paix et la sécurité, à bâtir l’Etat de droit, l’Etat démocratique, en nous inspirant toujours du Chemin d’Avenir qui détermine les moyens et les objectifs de notre action. Ainsi, nous construirons solidement la base sur laquelle notre pays poursuivra sa transformation… ». La référence de SASSOU sur « le sang et les larmes des autres » relève d’un cynisme effroyable, comment peut – il se permettre cette phrase ? Il insulte le Peuple Congolais et la mémoire des victimes de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960.

En outre, le Peuple Congolais a été scandalisé en voyant les députés du PCT ovationner Sassou Nguesso lorsqu’il a prononcé cette funèbre expression à « 6 reprises » dans son discours. Qu’avait – il d’extraordinaire dans ces propos présidentiels que ces députés ont acclamé ? Se réjouissent – ils des milliers de victimes, des milliers de martyrs que la terre Congolaise a connus depuis 1960 ? Se réjouissent – ils d’avoir bâti leur richesse d’aujourd’hui sur le sang et les larmes du Peuple Congolais ? Car en réalité, Sassou Nguesso aurait dû dire «… le Sang et les Larmes du Paisible Peuple Congolais, que nous avons fait coulé, Moi le Premier… ». Alors que le Président lui même qui prononçait ces paroles, avait un temps grave, froid et funèbre tout en les fixant de ses yeux, ces députés du PCT riaient et acclamaient, étant en déphasage total avec leur propre Chef. Comment expliquer cela ? Ces députés du PCT ont confirmé en direct à la Télé devant tout le Peuple Congolais, qu’ils souffrent de « Défaillance Mentale Criminogène».

Les députés Congolais ont tous la mémoire para normalement courte, et il sied de leur rappeler les Martyrs de la barbarie des politiciens Congolais depuis 1960 : Marcel IBALICO (Assassiné en 1964 à Léopoldville, RDC) ;

Anselme MASSOUEME, Me Lin Lazare MATSOCOTA, Me Joseph POUABOU, Jean BIKOUMOU

(Assassinés en 1965 à Brazzaville) ; Me Jean Marie NGANZARI (Assassiné en 1967 à Brazzaville) ;

KOUVOUAMA-DIA-NGANDOU (Assassiné en 1968 à Brazzaville) ; Lieutenant Pierre KINKANGA, Albert MIAWAMA, NKOUTOU, Jean Marie MANGO (Assassinés en 1970 à Brazzaville) ; Franklin BOUKAKA, Adolph ITSOUHOU (Assassinés en 1972 à Brazzaville) ; Sous-lieutenant Prosper MATOUMPA MPOLLO (Assassinés en 1972 sur la route du Cabinda, KOUILOU) ; Aspirant Jean Marie DOUNGANGOYE (Assassiné dans la Foret de Bangou à Kindamba) ; Sergent Jean Pierre BAKEKOLO, Lieutenant Ange Farimaka DIAWARA, Sous-lieutenant Jean Baptiste IKOKO, Sous-Sergent Jean Pierre OLOUKA, Sergent TALA (Assassinés en 1973 à Brazzaville), Commandant KIYINDOU ; Abbe Fulbert YOULOU (Empoisonné, mort à Madrid en 1973) ;

Commandant Marien NGOUABI, Thaddée KOURISSA, Capitaine Luc KIMBOUALA NKAYA, Sergent

ELOUO, Sous-lieutenant MBORO, Sergent OUANDO, Alphonse MASSAMBA DEBAT, Cardinal Emile BIAYENDA, Victor DOTE, KANDZA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; MIZELE, SISSOULOU et 7 de ses compagnons (Fusillés en 1978 à Brazzaville) ; Capitaine Barthelemy KIKADIDI (Fusillés à Brazzaville en 1978) ; Capitaine David MAFOUTA (Assassiné en 1980 à Brazzaville) ; Commandant Antoine MABOUAKI (Assassiné en 1981 à Owando) ; Capitaine « Marie-Marie » AKWALA (Assassiné en 1983) ; Capitaine Pierre ANGA (Assassiné en 1988 au Gabon) ; Lieutenant Ernest BOUKAKA « Maitre Charlie » (parodie d’accident, mort en 1990 à Brazzaville) ; Colonel Victor TSIKA-KABALA (Assassiné en 1990 à Pointe Noire) ; Professeur Grégoire MAVOUNIA (Assassiné le 21 février 1991 lors de l’ouverture de la Conférence Nationale à Brazzaville) ;

Marien NGOUABI Junior (Assassiné en 1991 à Brazzaville dans une boite de nuit) ; Roger MASSEMA (Président de la commission assassinat à la Conférence Nationale, empoisonné et mort en 1992 à Paris en France) ;

Antoine NGAYOT, commandant MOUANDA (Assassinés en 1993 à Brazzaville) ; Herbert MASSAMBA, Eloi Marien BADILA (Assassinés en 1977 à Brazzaville) ; Colonel Frederick NKOUNKOU (Assassiné en 1998 à Brazzaville) ; Sergent TOUANGA et 352 compagnons (Fusillés en 1999 à Brazzaville). En ajoutant à ce décompte macabre des politiciens Congolais, le 15 000 morts de la guerre civile de 1993, les 30 000 morts des guerres de 1997 et 1999, les 350 disparus du Beach de Brazzaville et les 1000 victimes du 4 Mars. « 90 % » de ce décompte macabre est directement ou indirectement lié à la personne même de Sassou Nguesso. Alors lorsqu’il dit : « …Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !… » ; Il aurait dû dire « …Je ne vais plus recommencer, car j’ai trop fait coulé le sang et les larmes des paisibles Congolais … ».

Et, le fait de ne pas être sincère avec lui-même, alors que nous parlons des vies humaines qu’il a ôté dans sa conquête personnelle du pouvoir ; fait de lui le Président de la République le plus cynique au Monde, Sassou Nguessoest d’un cynisme « para normal » qui dépasse l’entendement naturel. Nous sommes d’accord avec le Président Sassou Nguesso lorsqu’il dit « … Nous disons : ça suffit !… ». Justement ça suffit ! Le Peuple Congolais est mature, il a conscience que l’Histoire du Congo est complexe et ensanglantée, Histoire dans laquelle il n’y a pas d’anges, car « toute la classe politique » est impliquée directement ou indirectement dans le funeste dénombrement de nos Martyrs.

Par conséquent, le Président Sassou Nguesso ne doit pas craindre, car contrairement à lui, le Peuple sait faire preuve d’Hauteur d’esprit et de pardon. Le futur « 7ème Président » de la République du Congo ne va pas le livrer à la CPI, mais va lui donner l’immunité et l’honneur dû à son rang dans l’Histoire, à condition bien sûr que Sassou Nguesso honore ses deux serments, respecte strictement l’esprit et la lettre de notre Constitution, et se retire de la Présidence dans la Paix et la Sérénité. En Janvier 1997, après son triomphal retour au Pays, Denis Sassou Nguesso accusait Pascal Lissouba avec véhémence, de violer les Acquis de la Conférence Nationale, de détruire l’esprit de la Démocratie et de faire obstruction à l’Alternance démocratique.

Comment 17 ans après Sassou Nguesso veut il lui-même poser les mêmes égarements politiques de Lissouba qu’il dénonçait ? NON ! Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, par « Honneur » vis-à-vis de vos « Serments », par « Honneur » vis-à-vis de la Mémoire de Nelson MANDELA que vous présentez comme l’un de vos Maîtres politiques, laissez le Pouvoir dans la « Paix » et la « Civilité » au terme de vos deux mandats « légaux » ; le Peuple Congolais vous en sera « infiniment » reconnaissant, et ce, pour toujours !

FJN

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FJN - Brazzanews - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 15:13
(Congo-Brazzaville) Tous ensemble pour débarquer le génocidaire Sassou-Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

La France a célébré avec ses alliés le 15 août dernier le 70ème anniversaire du débarquement.

Le Congo s’apprête à débarquer le génocidaire Sassou-Nguesso sans alliés. Le vaillant peuple congolais attend patiemment 2016 pour chasser du pouvoir et du Congo le tyran d’Oyo.

Le génocidaire Sassou-Nguesso prend au sérieux la détermination du peuple congolais.

Il s’est essayé à la course à pieds le 15 août à Sibiti. Essoufflé après avoir couru un petit mètre dans la poussière, voyant ses produits cosmétiques dégouliner sur son visage, le dictateur-génocidaire sait que le temps lui est compté. Jamais, au plus grand jamais, on m’appellera » ex président » dixit le dictateur !

A tous ses visiteurs du soir comme du jour, le génocidaire Sassou-Nguesso assène: « Ils m’ont eu pendant la Conférence Nationale. Cette fois-ci, ils enjamberont mon cadavre pour prendre le pouvoir ».

L’authenticité de ses propos prouvent à suffisance que le dictateur Sassou-Nguesso n’est pas prêt de quitter le pouvoir. Il va falloir le déloger de gré ou de force. Ses artifices de référendum ne sont que des alibis et des manœuvres dilatoires.

A l’observer, le dictateur est tendu, faute de soutiens. Même en distribuant à tour de bras les FCFA, aucun président africain ne veut s’afficher à ses côtés. Seuls Faure Eyédama du Togo, et Théodoro Obiam Nguéma de la Guinée Equatoriale, ont accepté d’être présents au 54ème anniversaire de l’indépendance du drapeau du Congo.

La société civile doit exploiter la fébrilité du dictateur Sassou-Nguesso pour s’opposer fermement à toute modification constitutionnelle.

Mettons entre parenthèses nos « lâchetés », en pensant que le hasard, Dieu, ou le destin viendrait à notre rescousse.

Non, l’inaction n’est jamais une solution. Se résigner et baisser les bras, c’est laisser le dictateur Sassou-Nguesso mourir tranquillement au pouvoir dans son lit, alors que nombreux de nos compatriotes gisent dans des fosses communes, ou sont dépourvus de sépultures.

C’est à cause de notre passivité que le dictateur Sassou-Nguesso détruit le pays, qu’il pille en toute impunité les deniers publics, que l’école publique est à la dérive et qu’il fait du Congo le pays le plus endetté au monde par tête d’habitants.

Les congolais sont loin d’être des omelettes que le dictateur-génocidaire peut tourner dans tous les sens.

Vivant dans la haine et le ressentiment, le dictateur Sassou-Nguesso a retenu la leçon suivante: « J’ai compris, mais trop tard, que l’homme qui était à la tête de la Confédération m’avait trahi et que je ne disposais plus d’aucun relais dans cette organisation où chaque section était à ses ordres. Comme me l’a expliqué un jour un vieux sage de mon village à qui je racontais cette histoire, « la souris qui te ronge le talon se trouve toujours sous ton lit »(page 75, ouvrage sous-cité).

N’ayant pas sa place dans un environnement civilisé dans lequel les règles écrites ne sont pas transgressées, le dictateur Sassou-Nguesso voit le mal partout. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un conflit avec Bokamba Yangouma. Son seul traître est la main des rédacteurs de sa propre Constitution de 2002.

Esseulé et isolé, le dictateur Sassou-Nguesso, comme toujours, en appelle à la France en ces termes: « Je dis à la France que je vais remettre de l’ordre dans le pays, que j’ai la volonté de coopérer plus étroitement avec elle et qu’elle est plus que jamais la bienvenue au Congo »(Le manguier, Le fleuve et la chauve-souris, page 166).

Dix-sept ans après son coup d’Etat meurtrier en 1997, le dictateur Sassou-Nguesso n’est plus en odeur de sainteté avec ceux qui l’ont porté au pouvoir.

Jacques Chirac malade, boudé par Dos Santos, lâché par Ali Bongo, embourbé dans l’amateurisme de la médiation du conflit centrafricain, le dictateur Sassou-Nguesso dépense l’argent du Congo dans le renseignement.

Médiateur sans talent, le dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso est rejeté par l’ensemble des protagonistes centrafricains. Obtus et dans l’impasse, le tyran de Mpila s’évertue à organiser des rencontres au frais du contribuable congolais qu’il est incapable de tenir avec ses pairs. Il veut tout savoir, écoute tout de tout le monde, et tout le monde. Même les conversations les plus futiles.

Maître Mbemba, alors avocat du colonel Nzalankanda, s’étonnait lors du procès truqué des « poseurs de bombe » présumés du cinéma Star de Brazzaville, de lire dans certains procès-verbaux, les fréquentations bénignes de son client rapportées au dictateur-génocidaire. Telle est la psychologie du chef des cobras.

Manipulateur, cynique, amuseur public, le dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso a fait installer des tentes de fortune à Sibiti qu’il appelle colonie de vacances, pendant que lui-même se la coule douce actuellement dans son palais de Marbella (Espagne), où il distribuera encore des billets de banque, et que sa propre famille vit dans l’opulence avec l’argent du pays en Europe et aux Etats-Unis.

450 millions de FCFA ont été dépensés lors des festivités de Sibiti. A-t-on besoin de dépenser autant alors que localement les besoins sont immenses ?

Visiblement, le dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso inverse les priorités. Il dépense inutilement, à tour de bras, dans l’espoir de détourner l’attention des congolais de notre principal objectif: le débarquer sans concessions et sans pitié en 2016.

En ces temps de sursaut national, le débarquement du dictateur-génocidaire Sassou-Nguesso ne sera effectif que si nous agissons dans l’intérêt du pays. La peur, dans la vie publique comme dans la vie privée, n’est jamais porteuse d’avenir.

Dans ce compte à rebours, où la résistance et le courage s’imposent, la lâcheté est l’ennemie, dont il faut combattre.

Le dictateur-génocidaire qui ne comprend rien à l’Histoire, feint d’ignorer ce qui est arrivé à Samuel Doe du Libéria, Mobutu, mort en exil et inhumé au Maroc, ou ce qu’il a fait subir à Diawara, Ikoko, Marien Ngouabi à qui il avait sectionné la carotide, Ndoudi Ganga, Kimbouala Nkaya, Emile Biayenda, Massamba-Débat… La liste de ses forfaits est loin d’être exhaustive.

Que tous ceux, de près ou de loin, encouragent le génocidaire Sassou-Nguesso dans la voie sans issue de se maintenir coûte que coûte au pouvoir se ressaisissent.

De la RDC au Burkina-Faso, la société civile est debout comme un seul Homme pour dire NON au tripatouillage constitutionnel.

« Il n’est pas de problèmes qu’une absence de solution ne fasse empirer ». Encore faut-il avoir le courage de nous unir et de mettre en œuvre le débarquement du génocidaire Sassou-Nguesso, et la lucidité de reconstruire notre beau pays.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty.com)

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