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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 10:02
(Congo-Brazzaville) C'est la fête...

C’est la fête…

C’est la fête…

Dans les années 1970-1975, un chanteur français, Michel Fugain, prônait le changement à travers une chanson entraînante :

“Tiens tout a changé ce matin
Je n’y comprends rien
C’est la fête, la fête
Jeunes et vieux grands et petits
On est tous amis
C’est la fête, la fête…”

Utopie ou rêve ! Tout dépend du pays.

Le 15 Août est un jour de fête puisqu’il a été déclaré et enregistré comme la journée de la fête nationale au Congo.

Cela devrait être un moment de liasse, de joie. Qu’en sera-t-il ?

Avec un président qui se terre dans son village, qui décide depuis Washington au cours d’une conférence de presse qu’il y aura modification de la constitution par voie référendaire…, qui nomme ses descendants à des postes-clés dans la gouvernance du Congo-Brazzaville, comment va se dérouler cette fête du 15 août ? Qui sera invité, et le must de ce quizz, qui répondra favorablement et sera présent à cette invitation "trappe" ?

Lorsque la vie professionnelle (y compris politique) suit le soleil dans sa course vers l’horizon, le souvenir, l’empreinte que vous laisserez est le fruit de votre travail. Un monarque entend crier à ses oreilles : "A mort le roi ! Vive le roi !". Oui, c’est bien une page qui doit se tourner. Lorsque les clameurs ne font que murmurer, les grondements se préparent. Le rossignol ne tardera pas à chanter le déclin.

Cette digression pour tenter de répondre à cette devinette : quel(s) pays "ami(s)" sera ou seront présent(s) le 15 août au Congo pour célébrer la fête ? Comme tous ceux qui surveillent les humeurs d’Eole, il ne faut pas hisser la grand-voile par vent fluctuant, au risque de dessaler. Mieux vaut pratiquer le cabotage. Mais pour cela, il faut savoir lire une carte maritime et connaître la côte. Sinon le remède est pire que le mal.

Qui osera s’afficher dans cette période de tourmente politique, de récession économique aux côtés de Monsieur Sassou ?

On fête l’indépendance, journée populaire par ces festivités, journée du souvenir et souvent journée chômée. L’année est composée de 52 semaines. Comment vivre et gouverner pendant ces 364 autres jours ? L’union fait la force dit un proverbe.

Cette union, qu’elle soit volontaire, orientée ou programmée entrave cette indépendance au profit d’un marché, d’un respect d’échange ou de paix. C’est ce que Monsieur Étienne de la Boétie dans son discours de la servitude volontaire soufflait dans les consciences. Mieux vaut choisir ses chaînes.

N’est-ce-pas Monsieur Boukadia, qui au nom de la démocratie, de la paix et de l’union nationale, vous avez écopé de 30 ans de travaux forcés, qui vous sont tombés du ciel… eh oui, vous avez choisi le respect de votre prochain, vous suscitez des jalousies et il faut bien tenter de "plomber l’ambiance", sinon on risquerait d’oublier que ce pays est sous l’emprise d’un dictateur depuis 35 ans officiellement, mais comme j’aime ce que l’on appelle "les années de nourrice", ou l’on apprend à tirer les ficelles, je compterais plutôt 45 ans…

Pas trop usé depuis ce temps ! Si cette fatigue se mesure par vos réalisations, vous avez plus tenu dans vos bras le "sceptre" que d’ouvrir vos bras pour recueillir des idées constructives et ainsi maintenir le Congo comme pays phare, à l’époque de Brazzaville-La-Verte, à l’époque de Monsieur l’abbé Fulbert Youlou. Cet homme du Sud qui a investi et misé sur l’avenir, avenir que vous lui avez "écourté", en lui subtilisant tout.

Idem sur le plan des relations internationales. Vous êtes devenu Monsieur le futur ex-président de la République du Congo, un peu comme une gorgone qui rode dans un cercle très fermé, un peu comme un piège, que vous avez élaboré.

Votre nasse est tressée par la corruption de personnalités internationales, de procès, d’une constitution qu’il s’apprête à auto-piétiner, sans raviver des douleurs associées à la disparition d’un quart de la population congolaise. Je ne parle pas des trois quart de million qui « manquent à l’appel » dans le sud du Congo.

La reine de Sabbat et Cléopâtre se lavaient avec du lait d’ânesse, pour préserver leur jeunesse. Le sang que vous avez sur les mains, autre fluide corporel ne présente pas ces mêmes atouts. Dommage ! Pour la jeunesse, il vous reste le botox ou la chirurgie plastique.

La Russie à l’époque où elle était qualifiée de "grande" avait intrinsèquement un vivier de penseurs. Votre regard, Monsieur Sassou est toujours tourné vers l’est.

Est-ce pour observer l’évolution de l’Ukraine et de sa partition ? Votre force est qu’aucun média international ne rapporte vos exactions puisque pour vous tout s’achète, et vous y mettez le prix, comme d’habitude. Mais grâce à vous, en France, Monsieur Sarkozy est entré en disgrâce pour les futures élections présidentielles. Soixante millions pour une conférence ou pour un soutien indirect de la France ? Vous omettez un détail : le respect ne s’achète pas. Il s’acquiert.

Autre camouflet, en dehors de la déclaration de l’Etat Sud Congo, le pays qui tient à cœur à Monsieur Denis Sassou, la R.C.A, ou bien volontiers, il se propose comme médiateur, vient aussi de demander la partition entre le Nord et le Sud. Dans l’astrologie arabe, "Dieu Sauve la Nation" est-il du signe du couteau ? Probablement puisqu’avec un couteau, des blessures surviennent et le sang coule. Mais reprenons le fil de cet exposé, la Fête Nationale du 15 Août, qui n’est pas la fête de l’indépendance – un pays sûrement très riche pour avoir 2 jours de fête ! – aura-t-elle bien lieu ?

Grandes cérémonies ! Probablement comme Denis Sassou sait le faire royalement, en éclaboussant ses concitoyens par des fastes évènementiels ! Est-ce normal lorsque la majorité de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté ? Mais à cela, le président actuel y est peu attentif.

Un président qui parade malgré ses tracas pendant que Mademoiselle Sassou engrange de gros bénéfices lors de ces transactions ? C’est bien cette dame qui négocie avec les investisseurs…

En dehors de cette ombre que la famille présidentielle repousse d’un revers de main, il y a un autre point noir : les prisonniers, ceux qui ont été arbitrairement arrêtés chez eux, parce qu’ils sont membres d’un part politique autre que le PCT. Parce qu’ils sont du sud. Parce qu’ils sont Kongo. Ceux-ci sont "promenés" aux 4 coins du pays, si celui-ci était une figure géométrique, parce qu’ils n’ont pas renié leur appartenance au C.D.R.C. Exactement comme on déportait les Juifs. Heureusement la résistance est une gangrène qui ne se contrôle pas d’une tour de contrôle. Dommage !

Pourquoi maintenir des Hommes emprisonnés (avec un grand H car c’est aussi un échantillon de l’Humanité) depuis presque un an, alors que le tribunal de Pointe-Noire avait rendu un non-lieu, faute de preuve ? Parce que tout simplement, ils sont du sud du Congo. Donc, pas des humains.

Les exhibe-t-il comme un chasseur montre ses trophées ?

Au moins Ben-Hur montait dans son char personnellement et paradait au centre de l’arène. Dommage que le Congo-Brazzaville ne possède pas d’école équestre. À défaut de dresser les Congolaises et les Congolais pour se faire vénérer, il suffirait de dresser la plus belle conquête de l’homme, le cheval !

Sont-ils des appâts de chasse ? Et si tel est le cas, pour attraper qui ? Est-ce pour pousser Modeste Boukadia à la guerre pour qu’il lui ressemble ?

De gros nuages s’amoncèlent, et cette fête risque de prendre l’eau surtout avec l’annonce de la modification de la constitution depuis Washington comme pour défier son propre peuple… Parce qu’il a le soutien de Poutine, mais Monsieur Poutine a fort à faire avec l’Europe malgré les vacances (excuse irréprochable) ; quant aux États-Unis, le président Obama tisse des relations pour qu’une ovation lui soit tirée lors de son départ de la Maison Blanche…

Que restera-t-il sur cette mappemonde ? L’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique ?

Au Moyen-Orient, l’été sera très chaud. Il faut désamorcer cette situation explosive… sinon on risque de s’acheminer vers une plus grande catastrophe que personne ne pourra plus jamais arrêtée.

En Afrique, 2015 et 216, des années très électorales. Chaque candidat va compter ses brebis et ses prédateurs. Les concurrents à la course présidentielle ou celle du Sénat, ont fort à faire pour élaborer leur programme qui les rendra éligible. Donc peu de candidats aux mondanités internationales.

L’Asie et plus précisément la Chine et l’Inde, pays intégrants le "BRIC", émergents grâce à des hommes d’affaires, allant vers l’intérêt de leur pays, servant les leurs. C’est de la logique pure… car l’inverse ruine le pays, par un pillage visible aux yeux de tous.

En politique comme dans les affaires, il n’y a pas d’amis, nom très usité pour les saluer uniquement, mais des partenaires, des relations plus ou moins mondaines, des relais ou des concurrents.

Quels que soient "ces amis", les contacts s’entretiennent et la parole se respecte pour faire perdurer ces relations. Monsieur Esope, prédécesseur de Jean de La Fontaine, lui-même prédécesseur d’un illustre inconnu qui faisait déjà parler les animaux. Comme la morale de la fable de "La belette dans le grenier" est qu’il ne faut pas confondre les affaires des autres avec celles qui nous préoccupent.

Donc, ma préoccupation que je souhaite partager est : est ce que le15 août 2014 sera-t-il fêté ? Ce jour-là est aussi consacré à Marie dans la religion chrétienne. En clair, une journée lumineuse. Le sera-t-elle pour tout le monde ?

Si lors de cette Fête Nationale, les défilés et festoiements se préparent, où auront-ils lieu ?

Je me permets de souligner que Brazzaville est toujours la capitale de notre beau pays qui tombe en lambeaux mais qui se trouve géographiquement dans le Pool qui précisément fait partie de l’Etat du Sud Congo.

Si Monsieur Sassou est logique, c’est à Oyo que cela devrait se faire parce que cette contrée est devenue la capitale de l’Etat du Nord Congo pour confirmer la rupture de l’unité du pays qu’il a engagé avec la partition du pays. Cette hypothèse pourrait mettre à mal les hypothétiques invités.

Ne rien faire ? Après avoir entériné le jugement de Jésus de Nazareth, le condamnant à la crucifixion, Pons Pilate s’en lava les mains. Comment après autant d’années aux commandes du Congo, peut-on rejeter ce que l’on a tant adulé ? Ne rien faire c’est aussi reconnaître que l’on passe le relais, mais à qui ?

Les propositions sont les bienvenues.

Merci de m’avoir suivi dans mes alertes, cris pour un pays que j’aime, pour tous nos enfants qui souhaitaient apprendre à lire et à écrire, et que pour certains, ils sont devenus des enfants soldats, arrachés à leur famille pour apprendre… les armes.

Souhait que chaque famille éparpillée de par le monde puisse se retrouver dans le pays qui est aussi leur berceau.

Espoir pour l’avenir en tirant cette sonnette d’alarme, pour rebâtir tous ensemble, enfin ceux qui voudront. Je ferais partie de ces femmes présentes à la nouvelle naissance du Congo, celui ou tout citoyen a le droit de recevoir instruction, soins, et respect, ou chaque Congolais (femmes et hommes) puisse se nourrir grâce à un travail, se draper dans la dignité, et développer ensemble routes, eaux, énergie pour le confort de nos Anciens, pour le nôtre, et enfin pour celui de nos enfants et celui des générations futures.

Non, ce n’est ni le rêve du Pasteur Martin Luther King ni celui de Mandela, c’est un avenir qui est à notre portée si nous le voulons VRAIMENT.

Je vais, en conclusion, plagier la formule du CDRC "Ensemble, construisons l’avenir". Beau programme, est-ce aussi le vôtre ?

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).

Moungali, le 02 août 2014.

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 17:57
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso, le crétin dictateur a étalé son inculture sur les antennes de RFI

Faut-il rire ou pleurer devant l’inculture du dictateur Sassou-Nguesso ? Grassement rémunérés, ses conseillers sont aussi incultes que le dictateur lui-même, en le laissant asséner des âneries sur les antennes de RFI le week-end dernier.

« La culture est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale ».

Le dictateur Sassou-Nguesso s’est lancé dans une comparaison abracadabrantesque pour justifier son tripatouillage constitutionnel qui pointe à l’horizon. Voyant que son ballon d’essai s’est dégonglé en plein vol, il tente de reprendre maladroitement la main.

Si le dictateur Sassou-Nguesso n’avait pas fait l’école buissonnière, il aurait appris que le Luxembourg est une monarchie constitutionnelle dans la tradition européenne.

La base de l’Etat du Luxembourg est démocratique car, en vertu de la Constitution, la nation est la source de la puissance souveraine et c’est devant les représentants de la nation souveraine que le Grand-Duc, prête le serment prévu par la Constitution.

Si le dictateur Sassou-Nguesso consacrait son temps libre à la lecture, il aurait également appris que l’Allemagne est une démocratie parlementaire, fondé sur une séparation souple des pouvoirs; contrairement au régime présidentiel où la séparation des pouvoirs est stricte.

Si le dictateur Sassou-Nguesso s’était procuré le régime politique Allemand pour les Nuls, il aurait appris qu’Angela Merkel avait été élue chancelière après la victoire relative de la droite allemande lors des élections fédérales, le 22 novembre 2005 par les membres du Bundestag, en prenant la tête d’une grande coalition alliant la CDU et le Parti Social-Démocrate.

Angela Merkel est reconduite dans ses fonctions à la suite d’élections libres et démocratiques. Son parti a remporté les élections de 2009 et 2013, ce qui lui permet d’être réélue pour un troisième mandat et de former un nouveau gouvernement de coalition.

Comparer Angela Merkel au dictateur Sassou-Nguesso est une perte de temps. Toutefois, quelques rappels s’imposent:

1) Angela Merkel assume son âge, contrairement au dictateur Sassou-Nguesso(72 ans) qui a tenté en vain de falsifier le sien. La tricherie, même éhontée fait partie de l’ADN du dictateur Sassou-Nguesso.

2) Angela Merkel exerce un troisième mandat à la faveur d’élections libres et démocratiques, alors que le dictateur Sassou-Nguesso n’a jamais remporté d’élections au Congo, même au prix d’une corruption active.

3) L’Allemangne est un pays développé, son budget est excédentaire et à l’équilibre, alors que le Congo du dictateur Sassou-Nguesso fait partie des PPTE (pays pauvre très endetté) et son budget est déficitaire.

4) L’Allemagne est régie par une Constitution appelée Loi fondamentale(Grundgesetz) depuis belle lurette, dont le respect ne souffre d’aucune entorse.

La Constitution du dictateur Sassou-Nguesso date de 2002 seulement, et il l’estime obsolète. Il souhaite la changer ou la modifier par une mascarade qu’il appelle « référendum ».

Le débat actuel au Congo n’est pas de modifier ou de changer de constitution. Le peuple congolais demande ni plus ni moins le départ du dictateur Sassou-Nguesso en 2016. Le reste n’est que diversion et grossière manipulation.

5) Les mains d’Angela Merkel ne sont pas immaculées du sang des innocents, alors que celles du dictateur Sassou-Nguesso dégoulinent de crimes, assassinats, et empoisonnements de tout genre.

6) Angela Merkel travaille pour l’Intérêt général, alors que le dictateur Sassou-Nguesso se préoccupe des intérêts privés de son ethnie, de son clan, de sa famille, de sa région, de ses courtisans… L’Etat congolais est privatisé, les « institutions » ne sont qu’un décorum.

7) L’Allemagne est championne du monde de football, alors que le dictateur Sassou-Nguesso a réussi l’exploit de saborder ce sport populaire. Les mauvaises langues disent que le dictateur Sassou-Nguesso a étouffé dans l’œuf la vulgarisation du football dans le pays à cause de sa démarche en zig-zag. L’unique succès du Congo dans ce domaine remonte à 1972 avec le Club Athlétique Aiglon CARA.

« Un chien ne change jamais sa manière de s’asseoir ».

Le dictateur Sassou-Nguesso est malhonnête, et il le restera jusqu’à la fin de sa vie. Il lui reste encore quelques mois pour ravaler ses velléités de tricherie.

Qu’il sache que les congolais sont déterminés. Nous irons le chercher même dans un trou dans son village natal.


Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 16:56
(Congo-Brazzaville) Pour un troisième mandat, Sassou se drape dans les habits de Merkel et de Juncker

POUR UN 3ème MANDAT, SASSOU SE DRAPE DANS LES HABITS DE MERKEL ET DE JUNCKER

Le voyage à Washington pour le sommet Etats-Unis/Afrique aura été une formidable aubaine pour Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville de fendre l’armure et se jeter dans l’arêne politique. C’est trop fort pour Sassou, l’homme d’Edou penda. Sa volonté de mourir sur le trône l’emporte sur toute autre considération. Une occasion aussi pour le tsar d’Oyo de se mêler les pinceaux des mécanismes institutionnels confondant ainsi régime présidentiel et régime parlementaire.

Sassou en campagne

Cela ne faisait déjà guère de doute, c’est devenu une certitude : Denis Sassou Nguesso sera bien candidat à sa propre réélection en Août 2016. Bien sûr, Sassou ne l’a pas dit ouvertement ce samedi 2 Août 2014 sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). Toutefois, tout dans l’interview de Sassou sur RFI le laissait transparaître et le suggérait. Comme souvent avec Sassou, le subliminal compte autant que l’explicite. Et, le subliminal, ce samedi 2 Août 2014 à Washington sur RFI pouvait se résumer ainsi : « J’y suis, j’y reste ». Désormais, Sassou a les yeux rivés vers Août 2016 et ne se fixe plus d’autres échéances d’importance d’ici là hormis les locales de septembre 2014 gagnées d’avance sur la base d’un recensement tronqué et un fichier électoral biaisé.

Comparaison n’est pas raison

Lorsque Sassou affirme sur RFI : « Je n’engage pas une polémique sur cette question-là. En Allemagne, lorsque les Allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait encore peut-être lui en donner un quatrième. Le Premier ministre du Luxembourg [Jean-Claude Juncker, ndlr] est resté très longtemps [à son poste], c’est maintenant seulement qu’il va à la Commission de l’Union européenne. C’est la volonté des peuples. Il faut toujours l’interpréter comme ça et non pas le voir à travers quelques volontés de puissances. »

1. Il faut comprendre qu’il entend encore être là, lui Sassou, après 2016 et que la campagne, c’est maintenant. Pourquoi Sassou se met-il dans les jupons d’Angela Markel et le costume de Jean-Claude Juncker pour justifier son coup de force constitutionnel ? Ignorance, confusion, mauvaise foi ?

2. L’Allemagne est une démocratie parlementaire comme le Luxembourg dont le chef du gouvernement « le chancelier » est le chef de la majorité parlementaire. Elle peut être renverser par son parti comme ça l’a été pour Margaret Thatcher que son propre parti à renverser pour mettre John Major.

Aussi, le chancelier peut être remplacé à la suite d’un renversement de majorité au Bundestag. Dans l’histoire récente de l’Allemagne, il y a eu des chanceliers de l’Union chrétienne-démocrate CDU (Helmut Kohl, Angela Merkel née Angela Dorothea Kasner) et des chanceliers du parti social démocrate d’Allemagne SPD (Willy Brandt, Gerhard Schöder).

La démocratie parlementaire dans son essence ne peut limiter les mandats exécutifs du chef de la majorité qui peut changer. C’est la raison pour laquelle Angela Merkel est à son 3e mandat. A la différence du Congo-Brazzaville qui a été tour à tour depuis son indépendance le 15 Août 1960 un régime présidentiel et un régime semi-présidentiel avec un président élu au suffrage universel lors d’un scrutin uninominal à deux tours pour un mandat successivement de cinq et sept ans renouvelable une fois.

Le peuple a bon dos

Sassou n’en a que cure de la limitation du nombre de mandat. « Mais cela dépend de la volonté populaire. De toute façon, la Constitution, si elle doit être changée, elle ne peut l’être qu’à travers un référendum. Et s’il y a référendum populaire, je ne vois pas quelle est la force de la démocratie qui pourrait être déçue de la volonté du peuple exprimé par référendum ».

Le peuple est convoqué à toutes les sauces pour assouvir la soif de pouvoir d’un homme : Sassou Nguesso. 2000 frs cfa par personne aux meeting du PCT. Ce sont ces figurants que Sassou appelle « Peuple ». Ce dimanche 3 août le vrai peuple (le Congo profond) s’est réuni au Palais des Congrès à Brazzaville à l’appel des partis de l’Opposition. Capacité de la salle 1500. Or plus de 1000 personnes ont fait le déplacement. Ce peuple-là n’a pas eu besoin de casting comme sait le faire Pierre Ngolo lorsqu’il veut éviter d’être hué et conspué durant ses meetings de propagande sur le Boulevard des Armées.

Depuis Washington où Sassou est en train de délirer devant un certain club de la presse américaine corruptible , il a dû entendre la clameur de la population majoritaire qui dit non au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 ? En professionnel de la manipulation, du mensonge et de la désinformation, Sassou sait que pour réussir son putsch constitutionnel, il faut trois facteurs : rassembler son camp, affaiblir son opposition et soigner son image à l’international. C’est la stratégie mise en branle par Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » depuis quelques mois. C’est le moment pour l’opposition du Congo-Brazzaville de se réunir autour de Jean Luc Malékat, Philippe Youlou, Alexis Miayoukou, Benjamin Toungamani, Bienvenu Mabilemono et Noël Magloire Ndoba pour contrer les visées machiavéliques de Sassou.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:25
Congo-Brazzaville : Communiqué de presse relatif à l'interview de Sassou Nguesso à Washington

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 4 Août 2014.

Les propos peu amènes, peu courtois et peu diplomatiques de Monsieur Sassou Nguesso tenus à Washington à l’égard de son hôte démontrent le manque de convenances internationales et le mépris de fait qu’il porte à des personnalités aussi honorables que la Chancelière Madame Angela Merkel et le Président Jean-Claude Junker, en se comparant indûment à eux par son action passée, et auxquels Nous, porte-paroles de l’Etat du Sud Congo nouvellement constitué, présentons toutes nos excuses car personne ne peut être comparé à un génocidaire qu’un autre génocidaire.

Le SUD CONGO, par la voix de ses porte-paroles, tient à réexprimer expressément auprès du Président Barack OBAMA que les propos tenus, et les engagements qui pourraient être pris par Denis SASSOU NGUESSO lors du Forum Etats-Unis/Afrique des 4,5,6 août 2014 à Washington, n’engageaient que l’État Mbochi d’Oyo du Nord Congo, et nullement l’État du SUD CONGO lequel ne reconnaîtra aucun accord qui pourrait être signé par lui, comme Nous avons déjà eu l’occasion de le dire et de l’exprimer au Président Barack OBAMA, dans le sens de son opposition aux mutations hâtives des Constitutions tendant à perdurer les mandats.

- Modeste Boukadia

- Robert Poaty Pangou

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:19
(Congo-Brazzaville) A propos de l'interview de Sassou à RFI

A propos de l’interview de Sassou sur RFI :

« L’essentiel, quand on n’a rien à dire, c’est de le faire savoir ! »

Il est intéressant, qu’en ce qui concerne le Centre Afrique, Monsieur Sassou ait bien voulu « parler avec toutes les parties » en jouant les Messieurs bons offices vis-à-vis des parties qui ne sont pas les siennes. Il est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil de l’autre : que n’en a-t-il pas fait autant à Brazzaville pour son propre pays ?

Et que vaut un accord signé « avec l’un des vice-présidents de l’organisation de la Seleka » seulement quand on sait la façon de Monsieur Sassou d’obtenir un accord, reconnaissant lui-même « qu’il y a quelques divergences au sein de la Seleka » et que nombre de « personnes ne croient pas aux efforts engagés à Brazzaville en vue de permettre la cessation des hostilités et qu’il faut que ces personnes-là aient une alternative » dont lui-même, pompier pyromane d’occasion allumant des contre-feux afin de diversion pour mieux conserver le pouvoir, en faisant fi de ses concitoyens ? Est-ce à lui qu’il songe en écrivant « que ces personnes-là aient une alternative » ?

Aussi voir le Président de la République Nord Congo, Monsieur Sassou, déclarer en conclusion de son interview à RFI le 1er août 2014 : « engager des dialogues (au RCA) en vue de la réconciliation nationale et la mise en place d’institutions définitives à travers des élections », que n’en a-t-il pas fait autant dans feu l’ancienne République du Congo faite de la réunion arbitraire et autoritaire du Sud Congo au Nord Congo ?

Se comparer à la Chancelière Angela Merkel et au Président Jean-Claude Junker ne manque pas d’air de sa part, lui qui a un bilan aussi négatif quant à la qualité de vie de ses concitoyens du Nord après avoir tant spolié ceux du Sud avec un génocide de trois quarts de million de Kongo et un autre en préparation pour conserver sa place, tout cela pour justifier son troisième mandat qu’il prépare en sous-main pour 2016.

Quel cynisme de sa part à évoquer le respect « de la volonté des peuples, sans y voir quelques volontés de puissances » de la part des puissants en place, sous condition de confiance et de transparence, alors que Monsieur Sassou refuse depuis toujours l’établissement d’un recensement général au Congo afin d’éviter de faire apparaître le génocide des Kongo du sud de la période 1997-2002 dite de transition ayant abouti à l’actuelle Constitution de 2002 établie par lui-même, et le limitant à deux mandats.

Effectivement quand Monsieur Sassou déclare sans ambages à RFI aux Etats-Unis, et non à Oyo chez lui : « La question qui est à l’ordre du jour, c’est celle de savoir si on change la Constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie, ou pas », faut-il encore qu’il dise aux Congolais du Nord en quoi ce changement ira « dans l’intérêt du pays » et qu’il souligne en quoi la Constitution de 2002 établie par lui-même l’a empêché de réaliser son « Chemin d’Avenir » dans l’intérêt du Pays ? Qui ne voit que le seul intérêt, pour Monsieur Sassou, est d’échapper en 2016 aux poursuites internationales pour crimes contre l’humanité et génocide envers le Sud.

On comprend Monsieur Sassou répondant avec empressement au journaliste de RFI, « Je n’engage pas une polémique sur cette question-là », lequel lui soulignait que « selon le président Barack Obama, quand un homme ou une femme reste troplongtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer, et non pour le bien du pays » et que « La Maison Blanche et le département d’Etat étaient contre l’idée de modifier la Constitution pour prétendre à un mandat supplémentaire », celui-ci lui répondant « quela Constitution actuelle (la sienne même) avait atteint certaines limites » sans dire lesquelles, mais qui ne sont jamais que la limitation actuelle avec deux mandats. Quelle outrecuidance, chez son hôte, que lui dire tout de go son désaccord sur une question de démocratie fondamentale, un piètre visiteur de commerce augurant mal.

Dire sur un ton patelin que cela dépend « de la volonté populaire » et « que ce débat (sur le changement de Constitution) se développe au niveau du peuple parce qu’elle a atteint certaines limites » et que, s’il y a changement, cela ne pourra se faire que « à travers un référendum populaire », et qu’il ne voit pas comment « quelle force de la démocratie pourrait être déçue de la volonté du peuple », c’est quelque part se moquer de tous, car la démocratie suppose des listes fiables pour exprimer la vox populi, listes supposant le recensement général auquel s’oppose Monsieur Sassou depuis toujours pour ne pas faire apparaître son génocide programmé des Kongos.

L’on voit tout son art de la manipulation dans sa réponse en se retranchant derrière le choix populaire sans opter sur la façon préalable de le cerner par le recensement, et qu’il compte sur une très faible participation pour faire passer un vote positif à la façon de sa dernière élection présidentielle, avec une participation entre 5 et 10%, alors que la Constitution de 1992 fut adoptée à 92% avec une participation de 95%.

Cette attitude quelque peu ubuesque, avec déplacement tribal occupant en famille et fanfare, pour des raisons de lobbying, les antichambres trois ou quatre jours avant l'ouverture du sommet Etats-Unis/Afrique des 4, 5, 6 août à Washington, est de toute évidence liée à l’échéance de son 2ème mandat en 2016, visé par la limite d’âge et le plafond des mandats, clauses inscrites dans sa propre Constitution de 2002, et en butte à la Maison-Blanche ayant clairement affiché son opposition à toute révision de Constitution en ce sens. Tout cela apparaît de fait comme le deal grossier « gagnant-gagnant » comme le suggère Monsieur Sassou lui-même : je te donne, tu me donnes !

Que n’a-t-il fait de partenariats sincères « gagnant-gagnant », d’URSS à la Chine via l’Europe. Pourquoi en ferait-il maintenant ? Et même sait-il vraiment si cela existe, lui qui n’a aucune notion de macroéconomie, si ce n’est la technique des enveloppes et du bâton qu’il manie si bien à l’égard de la majorité ayant moins d’un dollar par jour ?

Qu’on nous explique ce qui changerait dans la vie des Peuples Nord Congo si Monsieur Sassou était réélu avec un référendum de modification de Constitution et une nouvelle élection présidentielle en 2016 avec une participation à moins de 10%, cela indépendamment des clauses nouvelles ou modifiées par le souhait autocrate ?


Constater avec Monsieur Sassou que « l’Afrique est la cinquième roue du carrosse » et s’indigner telle la dame patronnesse « L’Afrique ne va pas continuer éternellement d’être la cinquième roue du carrosse » : mais à qui la faute, pas à nos clients, quels qu’ils soient, surtout s’ils vous règlent au cours international où les autres quidams s’en sortent bien, voyez les Pays Arabes du Golfe à faible population autochtone ? La question qui se pose à nous, c’est tout l’art de la réutilisation des devises étrangères non pas pour acheter les consciences et « faire vivre ses proches, ivres de tout les délices de l'univers » tellement ivres qu’ils en perdent le sens de la véritable réalité.

« Pourquoi donc tout à coup la Constitution devient une affaire de vie ou de mort » me demande-t-on ? Oui, elle l’est du point de vue de Monsieur Sassou, car il se sait coupable et qu’il n’a de choix que d’être réélu ou choisir le successeur voire mourir. Oui, « il lui faut trouver ou créer un problème là où il n'en existe pas » voire en « créer là où il est impossible d'en créer ». Que lui reste-t-il, « que le ciel nous tombe sur la tête » tout en se plaignant ne pas encore l’avoir vu chuter pour partir tous ensemble !

« La pertinence de la démarche des signataires de la création de l’Etat Sud Congo » résulte de son « outrecuidance à vouloir un référendum sur l'impensable ». En quoi la Constitution de 2002, rédigée par lui-même, l’aurait-t-elle empêché sur son « Chemin d’Avenir » car il était bien seul habilité à le mener à son terme ce projet ? L’essentiel, quand on n’a jamais rien eu à dire, c’est de le faire savoir pour montrer qu’on existe !

Modeste Boukadia

Paris le 3 août 2014

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Sud-Congo, Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 19:58
Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso : L'Honorable Robert Poaty Pangou nous avait prévenu...

Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso : L'Honorable Robert Poaty Pangou nous avait prévenu...

Voici la vidéo qui dévoile ce que Denis Sassou Nguesso avait comme plan sordide.

Cette vidéo date du Samedi 27 Mars 2010.

Visualisons la et suivons l'intervenant attentivement.

http://www.dailymotion.com/video/xcwavv_robert-poaty-pangou-au-grand-debat_news.

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Robert Poaty Pangou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 11:21
Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) A Washington, Sassou ose tous les mensonges en corrompant le National Press Club

Sassou Denis incapable de mettre son oreillette

Le 1er août dernier à Washington DC, Denis Sassou Nguesso a été l’invité « payant » au prix fort, sans aucun doute, du National Press Club (NPC). La soupe lui a été servie sans la moindre vague par le président du Club, Myron Belkind ; un André Ondélé plus petit, plus gros mais tout aussi caressant dans le sens du poil. Pour ceux qui pouvaient croire qu’au pays du Prix Pulitzer tous les journalistes étaient de grands professionnels, le NPC nous oblige à réfléchir au contraire.

L’autocrate de l’Alima a l’habitude de prendre la parole, et seulement, devant des salles qui lui sont complètement acquises. Il ne courait pas le moindre risque d’entendre le plus petit murmure de désapprobation ou de contradiction. Aucun micro ne circulait dans la salle. Les questions uniquement formulées à la tribune par le André Ondélé local avaient été pesées et soupesées afin que l’instit puisse ânonner une fois encore ses mêmes bobards sur la paix qu’il a apportée au Congo et surtout au Centrafrique. Notre dictateur use de méthodes qui ont fait leurs preuves. Hitler ne disait-il pas : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. » ? Ce ne sont pas les Disparus du Beach qui pourront venir le démentir… !

Totalement euphorique tant dans le préambule de présentation que dans « l’interview soviétique» bien plus qu’américaine, il s’est complètement lâché dans les affirmations mensongères : la paix, les infrastructures, l’éducation (100% des enfants congolais scolarisés à la charge de l’Etat jusqu’à 16 ans- Part de l’éducation dans le Budget : 25%), la paix encore la paix, au Congo et au Centrafrique (deux pays dans lesquels il a été intimement lié aux déclenchements des conflits).

Finalement, la question tant attendue (par nous) a été posée. Sassou n’exclut pas de rester en fonction lorsque son second mandat de 7 ans en tant que président prendra fin en 2016. «Le peuple devra décider » par référendum s’il faut changer la constitution de son pays pour permettre plus de deux mandats, a-t-dit. «Je vais laisser le débat se poursuivre et voir où cela nous mène. »

Il a dit aussi que les États-Unis et les autres pays avancés ont besoin d’être «plus réalistes» et «humbles» pour juger les pays africains, dont beaucoup ont été indépendants de la domination européenne depuis seulement 50 ans. Il a fait remarquer que son pays compte quelques 150 partis politiques, et qu’il faudra plus de temps pour les institutions politiques et gouvernementales pour arriver à maturité (on croirait entendre Jacques Chirac disant que les Africains n’étaient pas prêts pour la démocratie). Il a cité faussement modeste des « lueurs d’espoir » dans la lutte contre la pauvreté, l’injustice et l’instabilité dans la région, y compris, et encore une fois, les efforts de son pays pour régler les différends internes et régionaux.

Interrogé sur la récente épidémie du virus Ebola en Afrique, Sassou a déclaré que les pays concernés auront des «efforts draconiens» à fournir pour contenir la maladie, mais que « la communauté internationale doit prêter main-forte. » (Alpha Condé pour sa part et pour la Guinée avait annoncé que l’épidémie avait été maîtrisée chez lui. Il n’a pas le sens inné de Denis 1er pour faire payer les Blancs, lui qui préfère voler avec ses enfants l’argent du peuple plutôt que de construire des installations médicales décentes !)

Mais cerise sur le gâteau, après avoir défendu son gouvernement contre les critiques de son bilan en matière de droits, il a pour terminer fait l’éloge de la liberté de la presse (honteusement absente dans la salle du NPC à Washington) en insistant qu’elle était totale et en ajoutant qu’«il y a une abondance de liberté autant que je peux dire. » Les médias fermés récemment ne le contrediront pas tout comme le Colonel Ntsourou et Ruth Nguina… !

Les Congolais sont des ignares, malgré les 25% du budget consacré à l’Education, qui ignorent qu’ils vivent dans un pays, celui de Denis, béni des Dieux. Un vrai paradis pour eux et pour les futurs investisseurs américains !

Rigobert OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 09:25
Congo-Brazzaville/Françafrique) De l'argent sale pour Nicolas Sarkozy à Brazzaville

Auteur: Marcel OKIKA



« Un chien ne change jamais sa manière de s’asseoir » cela veut dire : qu’un homme malhonnête reste malhonnête. Il ne change jamais malgré son âge. Proverbe africain.

Nicolas Sarkozy aime l’argent. Il veut de l’argent et l’argent il en a bien besoin et il en aura toujours besoin à tout prix pour payer ses dettes, ses avocats et voire, sa future campagne présidentielle de 2017. Et Sarkozy aime tellement l’argent, qu’il va le chercher même avec les dents tel un chien qui cherche l’os dans une poubelle nommée le Congo Brazzaville. Tant pis. Même si c’est de l’argent sale provenant de la part d’un despote qui ne respecte ni l’argent, ni l’homme ni les droits de l’homme c’est toujours bon à prendre : «On assume complètement cette conférence » a-t-on déclaré dans son entourage.

Visiblement, Nicolas Sarkozy qui veut tout changer en 2017 en France, ne veut pas lui changer. Ni sa personne, ni son rapport avec l’argent, ni ses relations avec les dictateurs africains. Et pire pour la France les français, c’est au moment où la France pleure une cinquantaine de ses ressortissants que, voilà un ancien Président de la République de la France et qui veut le redevenir à tout prix en 2017 nommé Sarkozy qui, au lieu d’être en communion avec la France entière et les français pour le deuil qui frappe la France suite au crash du vol AH5017 d’air Algérie. Non. Pour de l’argent donc, Nicolas Sarkozy a oublié la France endeuillé, il a interrompu ses vacances en famille au Cap Nègre avec la belle « Carla » (Ce n’est plus du sérieux entre eux) pour aller chez un autre Nègre : le dictateur et sanguinaire Denis Sassou Nguesso à Brazzaville au Congo dans un seul but : aller chercher de l’argent gratis au près de celui qu’on appelle à Brazzaville « Moyibi ya mbongo ya Congo ti na suka » (le voleur infatigable des deniers publics du Congo) « a pessa a tala té » (celui qui donne sans compter) combien à t-il donné à Sarkozy ? Via une opération d’enfumage « donner une conférence au Forum économique Forbes » alors qu’il ne faisait pas partie de la liste des intervenants prévus, contrairement à Jacques Attali, les journalistes Christine Ockrent, Olivier Galzi ou encore Macky Sall du Sénégal etc… contre la modique somme de 100.000 euros ? "Ça peut donner des idées" a dit Sarkozy.

L’argent appelle l’argent disait Pamelo Mounka. Et oui ! "Ça peut donner des idées" à telle enseigne que Sarkozy aurait ainsi déjà, annoncé sa candidature pour le prochain forum Forbes Afrique pour continuer ainsi sa Communion avec l’argent.

Aussi, " Ca peut donner des idées" aux français dignes de ce nom, pour bien comprendre qui est cet homme nommé Nicolas Sarkozy qui, a beaucoup d’idées pour redevenir Président de la France. Pourquoi faire quoi de la France qu’il n’a pu faire quand il fut Président au fait ? Pour de l’argent ! Assurément.

A Brazzaville la personnalité la plus applaudie a clairement été Nicolas Sarkozy. Nous, nous n’applaudirons pas cet homme qui fait honte à la France et à la fonction présidence de la République qu’il a occupé. Sarkozy fallait-il l’inviter au Forum Forbes à Brazzaville ? Non. Au vu de son bilan économique catastrophique durant sa mandature. Quelle leçon d’économie Sarkozy qui a mal géré la France peut-il prétendre donner et à qui ?

Le peuple français comprendra que le voyage de Sarkozy à Brazzaville est donc strictement égoïste et alimentaire. Et pour le tyran Sassou Nguesso qui veut à tout prix qui veut modifier sa constitution afin de se représenter en 2016 pour continuer à piller le Congo, Sarkozy à Brazzaville, c’était une très belle occasion pour lui, de montrer aux Con-golais qu’il a encore de l’aura international en réunissant un parterre de personnalités y compris, ceux qui s’en foutent royalement de l’Afrique, du Congo et de son économie (la dernière d’Afrique).

Comme quoi, tous ceux qui aiment l’argent tels Sarkozy et Sassou Nguesso, peuvent s’assembler autour de l’argent. Tant pis pour les droits de l’homme et la démocratie et vive et l’homme blanc européen nommé Nicolas Sarkozy qui est rentré dans l’histoire en allant prendre l’argent sale d’un dictateur africain et qui est, d’un pays pauvre et très endetté (PPTE). Quelle bonne leçon d’économie à 100.000 euros ?

Quand on voit l’état de délabrement des établissements scolaires et la misère dans laquelle vivent les étudiants congolais, on est en droit de se poser les questions sur l’état psychique du vieux dictateur sanguinaire congolais.

((Extrait de Zenga-Mambu)

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 15:22
(Congo-Brazzaville) «Sassou N’Guesso pense qu’il est celui que Dieu a choisi pour diriger le Congo éternellement»

Anatole Limbongo-Ngoka : «Sassou N’Guesso pense qu’il est celui que Dieu a choisi pour diriger le Congo éternellement» -

by Officiel Brazzanews -

Le débat en cours au Congo Brazzaville qui porte le changement de Constitution n’a pas laissé la société civile indifférente. Notre rédaction s’est rapprochée d’Anatole Limbongo Ngoka, acteur politique, co-fondateur de la Plateforme de la société civile pour le respect de la Constitution du 20 janvier 2002 et président de la Confédération africaine des travailleurs chrétiens (CATC), pour recueillir son point de vue. Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accordée, il explique les raison qui ont fait que leur Plateforme se lancé dans débat pour dénoncer les motivations de ceux qui sont actuellement au pouvoir, le Parti congolais du travail. Ce changement dont il est question aujourd’hui, n’est qu’une façon pour le président Denis Sassou N’Guesso de se maintenir au pouvoir.

BrazzaNews : Vous avez fait une déclaration sur la Constitution de 2002 placée sous le thème : La Constitution de 2002 et la bonne gouvernance. Pourquoi ce thème ?

Anatole Limbonga-Ngoka : Nous avons choisi ce thème à cause du débat actuel qu’il y a dans le pays sur le changement de Constitution. Actuellement, le parti au pouvoir, les hommes du président Sassou veulent faire croire à la population que la Constitution de 2002 pourrait être une source de sclérose du pays. C’est pour cette raison que nous avons choisi ce thème pour montrer que la Constitution ne peut en rien êtreun obstacle à la bonne gouvernance et encore moins à l’approfondissement de la démocratie comme veulent le faire croire les gens du pouvoir. Dans une première phase on a défini la place et le rôle d’une Constitution dans un pays et plus quelles sont, dans la terminologie actuelle,ce que l’on entend par bonne gouvernance et puis on a regardé en quoi cette Constitution n’empêche pas la bonne gouvernance mais intègre les éléments qui permettent aux dirigeants de bien gouverner. Il n’y a aucune disposition qui peut promouvoir la mauvaise gouvernance. Il n’y a rien du tout. Ce sont-là des arguments qui n’ont aucun fondement.

Vous dites aussi aller au changement de Constitution c’est donner une fois de plus la chance au président actuel de demeurer au pouvoir…

Évidemment si l’on change cette Constitution c’est justement pour qu’il puisse se maintenir au pouvoir et préparer certainement un successeur. Lui le souhaite et non pas tel que le Parti congolais du travail peut le vouloir… En fait le président Denis Sassou N’Guesso a une conception du pouvoir très égocentrique et oligarchique. Ça se sent d’ailleurs dans tout son parcours. Quand on regarde le Pct et sa façon de fonctionner ; on dirait même que ce parti est devenu un petit moziki. Parce qu’aujourd’hui le Pct n’a plus de programme. A l’époque de Marien Ngouabi, il y avait des programmes qui étaient esquissés au niveau du parti. Aujourd’hui, il suit la volonté d’un homme : Sassou. S’il dit on va à gauche, tout le monde va à gauche ; s’il dit à droite, tout le monde va à droite. Et personne ne peut proposer une autre trajectoire si ce n’est lui-même.

En quoi les articles 57 et 58 font-t-ils alors peur ?

S’ils font peur c’est simplement parce qu’ils limitent le nombre de mandats ; puisqu’on dit qu’un président n’est rééligible qu’une seule fois et que par ailleurs l’âge limite est de 70 ans. Comme on le sait tous, le président Sassou a dépassé 70 ans, donc il ne peut pas prétendre d’être candidat. Il est en train de terminer son deuxième mandant et sur ces deux dispositions, il ne peut plus être candidat. Et l’homme ça ne l’intéresse pas. Il pense qu’il est certainement celui que Dieu a choisi pour diriger le Congo sésé-séko (Ndlr : éternellement). Il n’y a pas d’homme sésé-séko malheureusement. Il y en a un qui avait le nom de sésé-séko qui a même fuit son village. Il n’avait pas peut-être bien évaluéles choses à temps. C’est vraiment inutile de faire ce genre de choses.

Puisque vous vous opposez au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Quels sont les points positifs qu’elle contient quand bien même elle aurait été taillée sur mesure?

Bien sûr qu’elle avait été taillée sur mesure. Puisque Sassou n’a toujours eu que des Constitutions qui lui convenaient. On va faire un petit rappel historique. Nous sommes en 1979, le Comité militaire du parti vient de terminer ; le 3ème congrès extraordinaire du Pct vient de se tenir et Sassou est président du Comité central du Pct. En juillet une Constitution est votée. Mais taillée sur mesure par Sassou, dans laquelle nous avons un régime inventé par lui-même ; il est président de la République mais il y a un premier ministre qui n’est pa du tout responsable devant le Parlement. Et il a géré les premiers ministres : Louis Sylvain Ngoma et Ange Edouard Mpoungui. Il les a gérés sans qu’ils n’aient eu la moindre responsabilité que devant lui-même.

Après arrive la Conférence nationale souveraine, c’est peut-être parce qu’il a été devant un rapport de force qui lui a été défavorable. On se souvient encore de tous ces gens du Pct qui sillonnaient encore le pays en disant à bas le multipartisme… Jusqu’à ce qu’il y ait la grève de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo pour qu’il accepte pour que le multipartisme se passe tout de suite. Comme le rapport de force lui était défavorable, le Pct avait voté la Constitution du 15 mars 1992.Il l’avait fait par opportunisme. Il l’a démontré d’ailleurs lorsqu’il y a eu crise institutionnelle, ils ont bloquéLissouba. Et après la guerre de 1997, en tirant donc les leçons de tout ça que le président Sassou a choisi cette Constitution avec un régime présidentiel.

Un régime qui est très antimonarchique d’ailleurs. Tel qu’il a été conçu aux Etats Unis. Parce que la nouveauté de ce régime vient des Etats-Unis, en 1787. La séparation des pouvoirs est claire. Nous avons un pouvoir exécutif, un pouvoir législatif et un pouvoir judiciaire. A ce moment-là, c’est entre ces trois pouvoirs que les intérêts de la Nations doivent être trouvés. Il faut qu’il y ait un dialogue entre ces trois pouvoirs. Ça fait 226 ans que les Américains gèrent avec ça. Treize (13) petites colonie de 4 000 000 d’habitants, devenue une puissance économique et militaire avec près de 50 Etats et 30 000 000 d’habitants, vit avec la même Constitution. Il n’y a pas mieux que l’Amérique. Qu’on ne nous raconte pas des histoires. J’ai même entendu le ministre ThierryMoungalla dire que cette Constitution empêche l’approfondissement de la démocratie. Quel est le pays le plus démocrate que les Etats-Unis ? Mais si le régime présidentiel empêchait l’approfondissement de la démocratie, les Etats Unis ne seraient pas un Etat démocratique.

Au sein de Pct il y a ceux qui pensent qu’il est souhaitable que Sassou-N’Guesso parte en 2016 c’est-à-dire qu’ils sortent par la grande porte et d’autres qui pensent qu’il doit être reconduit pour achever son programme de société…

Certainement mais beaucoup ne veulent pas s’exprimer ouvertement. Au moins, il y a deux personnes qui se sont exprimées : l’une par les médias de façons ouverte, c’est André Okombi Salissa, qui a donné sa position en disant « non » au changement de la Constitution, et il y a Charles Zacharie Bowawo, qui a écrit un ouvrage intitulé l’imposture ethnocentrique. Lui aussi, il donne même un conseil au président Sassou : il y a deux chemins à prendre celui de Mndela qui a quitté humblement le pouvoir ou celui de Moungabé qui change les Constitutions, qui fait des coups d’état de Palais. Quant aux autres membres du Pct, ils attendent peut-être les débats au sein du parti… Ce qui est sûr, il y a deux éminents membres qui se sont exprimés en disant qu’il ne faut pas changer de Constitution.

Que peut être votre commentaire sur les propos de Pierre Ngolo quand il invite les militants et membres du parti à se préparer au débat sur la Constitution et d’attendre entre temps les orientations de la direction politique ?

Mais les membres éminents du parti se sont déjà exprimés. Justin Kumba, Pierre Mabiala, Thierry Moungalla, EtékaYémet… Ca ressemble à un secrétaire général Hypocrite. Puisque tout le Pct s’exprime au moins pour la tendance qui est pour le changement de Constitution. Tantôt on entend qu’il y a les jeunes et les femmes de Bacongo qui ont demandé le changement de la Constitution de 2002 ou alors c’est Makabana (département du Niari, au sud du Congo Brazzaville) pour nous faire croire que c’est le peuple qui s’est exprimé. Mais un peuple s’exprime à travers les débats. Comment voulez-vous qu’un peuple qui se lève un matin (dont la grande majorité n’a même pas lu les grandes lignes de cette Constitution) pour demander le changement de cette Constitution ? Vous voyez bien que ça ne repose sur rien ; c’est de la manipulation. Eux, ils sont habitués à la manipulation. Ils n’ont appris que ça dans les pays de l’est. Ils ont été formés pour faire de la propagande noire ou blanche.

C’est cette manipulation à laquelle le Pct s’est habitué depuis sa création. Si Pierre Ngolo les fait attendre c’est simplement parce que le président Sassou doit devoir évaluer par rapport à la communauté internationale : comment ces gens vont réagir s’il faisait un passage en force ? Et il veut se rassurer. Ngolo est obligé de faire attendre les gens comme quoi le président n’est pas encore prêt. C’est ce que ça veut dire. Ils n’ont aucune vision pour le pays. Lui-même Pierre Ngolo n’a aucune vision pour le Pct. Il n’y a qu’à voir la façon qu’il a été élu, lui qui est un conservateur. Il n’a rien et fait ce que Sassou lui demande de faire.

Propos recueillis par Patrice Oko

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Patrice OKO - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 12:11
(Congo-Brazzaville) Le vieux dictateur Sassou Nguesso se compare à Angela Merkel et confond sa dictature à la démocratie allemande

Le président du Congo-Brazzaville ne ferme pas la porte à un nouveau mandat. Denis Sassou Nguesso est arrivé à Washington bien avant l’ouverture du sommet Etats-Unis/Afrique des 4, 5, et 6 août. Son deuxième mandat arrive à échéance en 2016. En théorie, il ne peut pas se représenter : il est visé par la limite d’âge et le plafond des mandats, mais cet obstacle pourrait être levé par une révision de la Constitution, n’en déplaise à la Maison Blanche. Il s’en explique longuement sur RFI, interviewé par Nicolas Champeaux.

RFI : Vous êtes arrivé à Washington tôt avant le sommet, flanqué de trois ministres. Est-ce à dire que ce sommet Etats-Unis/Afrique suscite votre enthousiasme ? Quelles retombées attendez-vous ?

Denis Sassou Nguesso : Nous pensons que c’est une rencontre importante. Les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique ont un partenariat important dans tous les domaines à développer. Et il est heureux que le président Obama ait pris l’initiative d’organiser ces deux rencontres. L’Afrique ne va continuer éternellement d’être la cinquième roue du carrosse.

Beaucoup d’observateurs pensent qu’au cours de ce siècle, l’Afrique peut connaître une marche en avant. Il est important que la plus grande puissance économique, militaire, technologique du monde s’intéresse à un continent comme celui-là. Nous allons donc échanger avec le président Obama sur ce thème. Si cela débouche sur la définition d’un partenariat gagnant-gagnant, ce serait un bon message qu’on passerait au monde.

La Maison Blanche et le département d’Etat l’ont dit à plusieurs reprises : ils sont contre l’idée de modifier la Constitution pour pouvoir prétendre à un mandat supplémentaire. Envisagez-vous de modifier la Constitution en 2016 pour pouvoir de nouveau vous présenter ?

Nous n’avons pas ce débat au Congo. Le débat qui se développe au niveau du peuple, c’est le débat en vue d’un changement de la Constitution parce qu’on pense que la Constitution actuelle a atteint certaines limites. Il s’agit du débat pour changer la Constitution, pas pour qu’un président par une volonté de puissance veuille changer la Constitution pour lui, mais pour le pays, pour que les institutions du pays progressent.

La modification de la Constitution ne doit pas nécessairement toucher, selon vous, la limite d’âge pour se présenter au pouvoir ou le nombre maximum de mandats ?

Mais cela dépend de la volonté populaire. De toute façon, la Constitution, si elle doit être changée, elle ne peut l’être qu’à travers un référendum. Et s’il y a référendum populaire, je ne vois pas quelle est la force de la démocratie qui pourrait être déçue de la volonté du peuple exprimé par référendum.

Si on résume ce que vous nous dites, aujourd’hui vous ne fermez pas la porte à une nouvelle candidature en 2016 ?

Cette question n’est pas à l’ordre du jour. La question qui est à l’ordre du jour, c’est celle de savoir si on change la Constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie, ou pas.

L’intérêt des pays africains, selon le président Barack Obama, c’est le renouvellement du sang neuf. Il a dit devant de jeunes cadres africains : « Quand un homme ou une femme reste trop longtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer et non pour le bien du pays. » Est-ce que vous partagez son analyse ?

Je n’engage pas une polémique sur cette question-là. En Allemagne, lorsque les Allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait encore peut-être lui en donner un quatrième. Le Premier ministre du Luxembourg [Jean-Claude Juncker, ndlr] est resté très longtemps [à son poste], c’est maintenant seulement qu’il va à la Commission de l’Union européenne. C’est la volonté des peuples. Il faut toujours l’interpréter comme ça et non pas le voir à travers quelques volontés de puissances.

A Brazzaville, vous avez réuni les principaux belligérants sur la Centrafrique autour de la table. Ils ont accepté de signer un accord, ce qui n’était pas gagné d’avance. En revanche, les combats se poursuivent. On l’a vu notamment dans le nord du pays. Cet accord est contesté par certains membres de la Seleka. Comment faire en sorte qu’il soit vraiment appliqué ?

Nous avons à Brazzaville voulu parler avec toutes les parties. Les Seleka étaient représentées. L’accord a été signé par l’un des vice-présidents de l’organisation de la Seleka et par les responsables anti-balaka et autres responsables religieux, des ONG et des partis politiques.

Maintenant s’il y a quelques divergences au sein de la Seleka… On a déjà vu des cessez-le-feu violés par certaines parties. Mais les personnes qui ne croient pas aux efforts qui ont été engagés à Brazzaville en vue de permettre la cessation des hostilités, il faut que ces personnes-là aient une alternative. S’il n’y a pas d’alternative, nous pensons avoir posé ce premier pas très important, et il faut poursuivre ce travail à l’intérieur de la RCA. Nous ne pensons pas que la Seleka ait une autre alternative qui dépasse de fait d’abord de cesser les hostilités et d’engager des dialogues en vue de la réconciliation nationale et la mise en place d’institutions définitives à travers des élections.

Source: http://www.rfi.fr/emission/20140802-denis-sassou-guesso-afrique-peut-connaitre-une-marche-avant/

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