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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 18:24

Par Patrick Mampouya

C’est le site du Times qui explique le contexte dans lequel Total a obtenu le renouvellement de ses concessions au Congo-Brazzaville.

Total a signé avec le gouvernement du Congo-Brazzaville un accord de renouvellement de trois concessions pétrolières offshore, représentant une production de plusieurs centaines de millions de barils de pétrole brut.

Pour obtenir ce renouvellement, l’entreprise pétrolière française a dû céder une partie de ses parts à des entreprises « locales ». Mais celles-ci sont totalement opaques et paraissent étroitement liées aux cercles du pouvoir congolais.

Dans une note du 8 juillet 2015, une directive émanent de la présidence de la République signée par Mr Bernard OKIORINA impose au groupe de négociation des accords relatifs aux permis d’exploitation du secteur Sud de PNGF de travailler sans appel d’offre avec la Société Africa Oil and Gas Corporation (AOGC) de Denis Gokana, PETROCONGO (PETCO) et KONTINENT Congo SA de Yaya Moussa dans les permis d’exploitation TCHENDO II, TCHIBOUELA II, TCHIBELI-LITANZI II avec des pourcentages affolants de participation de 10%, 5%, et 10%.

On sait peu de choses des trois entreprises privées qui détiennent ensemble une participation de 25% dans les trois champs pétroliers offshore de Total, dont la production s’élève à 20 000 barils par jour. L’une d’elles est l’Africa Oil and Gas Company (AOGC), fondée par Denis Gokana, président de la compagnie pétrolière nationale congolaise et proche de M. Sassou Nguesso. AOGC a été dénoncée comme une entreprise « fictive » contrôlée par M. Gokana dans un jugement de la Haute Cour de Londres en 2005.

Une autre des trois entreprises locales à avoir acquis des participations dans les gisements de pétrole est Kontinent Congo. C’est une filiale locale de Kontinent LLC, une entreprise enregistrée aux États-Unis par Yaya Moussa, un ancien dirigeant camerounais du Fonds monétaire international, qui a forgé des relations délictueuses avec le gouvernement de Monsieur Sassou Nguesso durant l’une de ses affectations à Brazzaville. Un porte-parole de la société Total a refusé de nommer les propriétaires ultimes de ses nouveaux partenaires, qui, selon elle, ont été choisis par le gouvernement congolais.

Les prochains renouvellements de licence  devront se faire dans les mêmes conditions, ainsi que les prochaines licences. La société Total a dit qu’elle refuserait une fois de plus quitte à fermer la filiale du Congo Brazzaville car la société Total est quottée à la bourse américaine, donc il y a des choses qui ne peuvent pas passer, des malversations qu’ils ne peuvent pas cautionner. Kontinental, AOGC et Petrocongo ont des pourcentages que rien ne justifient, ces sociétés sont dirigées par le clan de Sassou Nguesso et ce sont les mêmes personnes qui sont à la tête de la SNPC.

Éclairage

Tous les champs de Total et ENI ont des licences d’exploitation qui courent sur une durée donnée.

A la fin de cette durée, le champ et les installations reviennent à l’État qui fait un appel d’offre pour les redonner à une autre société ou à l’exploiter lui même si la licence n’est pas renouveler par la première société : ENI ou Total.

Maintenant Monsieur Sassou Nguesso (l’État c’est moi) exige que dans tous les cas, renouvellement ou pas, l’entrée de ses sociétés fictives. En clair,  AOGC, PETROCONGO et KONTINENTAL qui ne sont pas des sociétés nationales doivent entrer impérativement dans le partage de production.

La société Total accepte d’abord l’accord, puis la justice américaine intervient. Total est obligé de faire marche arrière, finalement la société Total décide de céder la licence d’exploitation du champ PNGF Sud dont la licence arrivait à expiration.

Plutôt que de permettre à Total, de renouveler la licence Sassou Nguesso fait intervenir une société appelée PERENCO ayant les capacités d’opérer les champs matures car la SNPC n’a pas la technicité nécessaire pour le faire.

PERENCO reprend donc le champ avec les conditions que Total avait refusé, c’est à dire l’entrée des sociétés fictives qui appartiennent au clan de Sassou Nguesso (AOGC, PETROCONGO, KONTINENTAL).

Le prochain champ dont la licence arrive à expiration s’appelle KLL. Le même problème va se poser et la société Total risque de le perdre.

Nous sommes allé sur Wikipédia pour savoir qui est PERENCO ce mercenaire du Business qui dame le pion à la société Total au Congo Brazzaville.

PERENCO est une compagnie pétrolière indépendante franco-britannique. Elle est active en mer du Nord (Royaume-Uni), en Afrique centrale (Cameroun, Gabon, Congo-Brazzaville, Congo Kinshasa), en Amérique latine (Guatemala, Colombie, Pérou et Venezuela) sur le pourtour méditerranéen (Tunisie, Égypte et Turquie) et au Vietnam. Elle détient des permis d’exploration au Brésil, au Gabon au Belize. Le siège de la société est à Londres qui est le paradis fiscal le mieux protégé en Europe.

Son fondateur, Hubert Perrodo (1944-2006), a commencé ses activités à Singapour en 1975, en créant une compagnie de services maritimes pour l’industrie du pétrole. Il se spécialisa ensuite dans les appareils de forage, fondant Techfor en 1978. En 1982, l’acquisition de Cosifor lui permit de renforcer sa flotte. À la revente de celle-ci en 1992, l’achat d’actifs en production, commencé dès 1986, faisait accéder son entreprise du statut de compagnie de forage à celui de compagnie d’exploration et de production.

Le modèle initial de PERENCO est l’acquisition de champs pétroliers dits « matures », dont l’exploitation n’est plus jugé rentable. Reprenant l’activité, PERENCO parvient à ralentir ou stopper le déclin de leur production, l’augmentant même dans certains cas. Des campagnes d’exploration et de délinéation ont permis de consolider la position de l’entreprise. François Perrodo, fils aîné de Hubert Perrodo, est désormais à la tête de cette entreprise familiale.

Ce qu’il faut bien comprendre est que ces sociétés fictives entre dans le partage de production pour tout nouveau contrat (licence d’exploitation) et lorsqu’une ancienne licence expire et qu’il faut la renouveler ou la céder à un autre opérateur.

Ces sociétés entre impérativement dans le partage de production alors qu’elles n’ont rien investit en amont. En terme technique on dit qu’elles se font porter. C’est comme si on décidait de faire une affaire et chaque partenaire met de l’argent à disposition pour les dépenses en amont.

Normalement le pourcentage de chacun lors du partage dépend du capital d’investissement de chacun, sauf pour la société étatique qui lui a des prérogatives. Actuellement même les sociétés nationales investissent en amont dans les autres pays pour augmenter leur pourcentage lors du partage de la production.

Or, les sociétés de monsieur Sassou Nguesso qui en outre ne sont pas des sociétés nationales, n’investissent rien et il les impose cependant dans le partage de la production avec des pourcentages hallucinants.

Patrick Eric Mampouya

SOURCE : congo-liberty.com

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 12:09

Par Rigobert OSSEBI

 

Voyage à la racine du mal. L’interview de Madame Emilie Makosso, que Congo-Liberty a mise en ligne, témoigne de la grève des étudiants de 1974 et de la répression policière qui s’était déchainée à cette occasion.

C’était le 10 janvier 1974, le récit de la jeune fille, qu’elle était,  embarquée par la police politique en civil de l’époque et la longue randonnée inquiétante, du Commissariat Central vers l’Etat Major, où elle rejoignit les autres étudiants entassés dans une seule pièce. A 22heures, elle en fut extraite pour être amenée devant un officier pour un interrogatoire. L’homme n’était autre que Denis Sassou Nguesso. Il  était assisté de Marcel Yves  Ibala qui dactylographiait le procès-verbal. Pour mémoire, Ibala dirigea la Garde présidentielle de Pascal Lissouba une vingtaine d’années plus tard.

Le récit de Madame Makosso, si court qu’il soit, est édifiant. Ce qu’elle nous révèle et nous apprend, de ce début des années 70, est que nous sommes dans un même schéma autoritaire et liberticide, diaboliquement imposé par un même homme ivre de pouvoir, de capitaine à président, pour tout contrôler de notre pays : les hommes, les femmes et ses ressources ; à son seul profit. Plus flic que militaire, Denis Sassou Nguesso, voulait et a toujours voulu tout savoir de ce qui se trame dans « son » pays.

« Il faut reconnaître à Sassou une conscience forte des enjeux stratégiques » affirme l’opposant Andréa Ngombet !

Andrea NGombet

Déjà à cette époque, « LE PETROLE » était au cœur de sa préoccupation. Déjà, la jeunesse estudiantine, l’élite congolaise en devenir, était son ennemie ! Et nous nous en apercevons chaque jour maintenant depuis 43 ans, rien n’a changé dans le royaume maudit que le tyran de l’Alima s’est bâti !

Denis Sassou Nguesso face à la jeune Emilie Mackosso affirmait que la nombreuse représentation des étudiants originaires du Sud sur le campus universitaire : « c’est à cause du pétrole ! » La paranoïa était déjà bien profondément enracinée, ces étudiants « avaient été approchés par leurs Grands ». Il savait alors qu’il fallait faire obstacle à la formation, à la connaissance, aux sciences et aux valeurs humaines ; contrairement à un Marien N’Gouabi qui en  1977 voulut abdiquer pour retourner à ses études à l’université. Denis Sassou Nguesso avait déjà fait son choix d’opprimer l’intelligence et les élites congolaises ; tout au long de ses années à la tête de l’Etat, il ne privilégiera que les incapables et les médiocres. Souvent de vrais imbéciles !

Quarante années et plus à la manœuvre, la médiocratie congolaise s’est institutionnalisée. Les conditions de vie et de travail des étudiants congolais n’ont pas changé depuis cette époque. Au contraire, elles ont empiré. L’espoir de la nation est plus maltraité que jamais !

Deux générations ont été perdues, par un manque de qualité et des mauvaises conditions dans lesquelles les cours ont été délivrés. Ceux qui avaient réussi à décrocher un diplôme au Congo, ou ailleurs, sont restés pour la très grande majorité sans emploi. Deux générations sacrifiées,  tout est prêt pour qu’il en soit de même pour une troisième ! En 2017, le Congo ne compte aucune structure viable de production qui ne soit pas liée au pétrole ! Oubliez l’agriculture et l’élevage ! Tout est importé ! Il n’était pas question de favoriser une industrie quelconque. Un groupe puissant, privé et indépendant, qui aurait pu se construire au Congo serait devenu un rival potentiel, un concurrent évident, du système obscur, familial et étatique que le dictateur projetait de contrôler !

Tous les pouvoirs et toutes les richesses ont été concentrés dans les mains de quelques-uns, principalement de la famille du tyran !

TOUT A DISPARU… !

Le pétrole a été hypothéqué pour des années… !

Les caisses sont vides… !

Les prisons sont pleines… ! (L’époux d’Emilie Mackosso, Monsieur Limbongo-NGoka est lui-même emprisonné…)

Le Congo est endetté bien au-delà de ce qu’il avait été avant l’effacement de sa dette en 2010 par le FMI de Dominique Strauss Kahn et le Club de Paris de Madame Christine Lagarde. Le chèque en blanc qui avait été donné, les yeux volontairement fermés, à Sassou Nguesso a plongé inévitablement le pays dans le précipice dans lequel nous nous trouvons.

Face à ce désastre, tous se taisent ! Et ce n’est pas le dernier article courageux de Maria Malagardis dans Libération (« Congo-Brazzaville : la France aux abonnés absents face aux curieux résultats des élections législatives ») qui réveillera les consciences plus achetées qu’absentes ou endormies… !

Nul n’a envie que l’on n’ouvre la boîte de Pandore ! Mieux vaut mille fois encore qu’un feu purificateur consume toutes les traces de quarante années de complicités criminelles.

Congolais, ils n’auront que faire de vos larmes !

Rigobert Ossebi

 

Emilie MAKOSSO témoigne de son interrogatoire à la police politique par Sassou NGuesso en 1974 © CONGOLIBERTY-TV
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 13:08
 
Si en France il y a des "Sans dents" et des "Riens", au Congo-Brazzaville nous avons des "Barbares et des médiocres" au pouvoir... La preuve par les chiffres.

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LA BARBARIE ET LA MEDIOCRITE CLANIQUES AU POUVOIR

QUELQUES ÉLÉMENTS DE LA TRICHERIE ÉLECTORALE DU PCT : LE GONFLEMENT DU CORPS ÉLECTORAL

District de Mokeko 30241 habitants/corps électoral 31062
District de Ngbala 4614 habitants/corps électoral 5863
District de Pikounda 3513 habitants/corps électoral 5415
District de Souanké 9712 habitants/corps électoral 11573
District de Abala 11296 habitants/corps électoral 19484
District de Mbon 3163 habitants/corps électoral 3320
District de Ollombo 21277 habitants/corps électoral 25755
District de Ougogni 12184 habitants/corps électoral 15222
District de Boundji 16033 habitants/corps électoral 16075
Districk de Ngoko 2867 habitants/corps électoral 3881
Districk de Tchikapika 5978 habitants/corps électoral 8423
Districk de Enyellé 21194 habitants/corps électoral 22474

La détermination du corps électoral et le découpage électoral ne suivent aucune logique; comment peut-on prétendre à des élections législatives justes et crédibles ?

QUELQUES ÉLÉMENTS DE LA TRICHERIE DU PCT : LE DÉCOUPAGE ÉLECTORAL

Cuvette District de Owando 40174 habitants 2 Députés
Plateaux District de Gamboma 43221 habitants 2 députés
Lékoumou District de Sibiti 46608 habitants 2 Députés
Likouala District de Impfondo 47951 habitants 1 Député
Pool District de Mindouli 53584 habitants 2 Députés
Bouenza District de Madingou 62800 habitants 1 Député

La détermination du corps électoral et le découpage électoral ne suivent aucune logique; comment peut-on prétendre à des élections législatives justes et crédibles ?

QUELQUES ÉLÉMENTS DE LA TRICHERIE DU PCT À BRAZZAVILLE : LE DÉCOUPAGE ÉLECTORAL

Commune de Makélékélé 298292 habitants 5 Députés
Commune de Bacongo 98106 habitants 2 Députés
Commune de Poto-Poto 93106 habitants 3 Députés
Commune de Moungali 166719 habitants 3 Députés
Commune de Ouenzé 182057 habitants 4 Députés
Commune de Talangaï 337986 habitants 6 Députés
Commune de Mfilou 196440 habitants 2 Députés

La détermination du corps électoral et le découpage électoral ne suivent aucune logique; comment peut-on prétendre à des élections législatives justes et crédibles ?

Patrick Eric Mampouya

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REACTION :

C'est la loi de la minorité qui devient majorité. La dictature a horreur du calcul et des mathématiques. C'est pourquoi, pour simplifier elle préfère les élections où ses candidats sont élus à 100% et, au lieu de partager, elle préfère massacrer les autres pour avoir une part plus grosse et garder tout pour son CLAN.

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- "Un homme meurt chaque fois que l'un d'entre nous se tait devant la tyrannie" (Wole Soyinka, Prix Nobel de Littérature).
- "Everytime somebody keep silent when faced with tyranny, someone else dies" (Wole Soyinka, Nobel Price for Literature).
- "La seule chose de bien à l'action de la violence, c'est l'action des hommes de bien" (Jean-Claude Mayima-Mbemba).

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 22:08
 
Déclaration du président national du mouvement des élèves et étudiants du Congo en sigle MEEC
 

 

 

 

 

Chers étudiants et anciens de l'Université Marien Ngouabi, chers membres du bureau exécutif national,

Notre Université traverse aujourd'hui le moment le plus sombre de son histoire.

Depuis plus de deux semaines, je suis pourchassé et recherché avec deux collaborateurs directs de notre mouvement par le Général Jean-François NDENGUET, les policiers du Commissariat central dont le commissaire BOUITY, les autorités militaires plus précisément Philippe OBARA de la DGST, la DGP, service secret de la Présidence de SASSOU NGUESSO et quelques services de la sécurité territoriale à cause de notre mouvement de grève lancé depuis le 19 juin 2017.

Aujourd'hui, nous vivons dans la clandestinité, sacrifiés par les généraux du pouvoir de Brazzaville. Mon domicile à Brazzaville a été saccagé et les familles de mes collaborateurs menacées de mort.

Le Doyen de l’Université, visiblement sous la menace de la dictatur, a signé une note en vue de notre exclusion. Notre tort est d’avoir dénoncé la mafia du Doyen Dieudonnée STOKINI de la faculté des lettres et des sciences humaines ainsi que les autres corrompus qui ont pris en otage l’université et font vivre un enfer économique, social et pédagogique aux étudiants.

Chers étudiants et anciens, ne baissez pas les bras, notre cause est juste. Notre avenir dépend bel et bien de la réussite de notre grève. Nous sommes encore en vie et l’action doit continuer jusqu’à la satisfaction de toutes nos exigences légitimes.

Notre université et notre avenir ont été vendus à cause de la dictature du pouvoir en place. Il est temps d’agir tous ensemble pour reprendre en main notre destin.

Vive le MEEC !
Vive l’Université Marien Ngouabi !
Vive le Congo !

Je vous remercie !

Nelson APANGA
Président National du MEEC aujourd'hui en clandestinité

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 03:20
 

 

Le 3 juillet dernier, le Mouvement de la jeunesse de l’opposition qui se réclame des trois principales plateformes de l’opposition congolaise, avait décidé de hausser le ton contre Denis Sassou Nguesso,  en organisant une manifestation pour appeler au boycott des élections législatives et locales du 16 juillet prochain. Il entendait ainsi dénoncer le climat d’insécurité régnant dans la région du Pool au Sud du Congo ainsi que le marasme socio-économique dans lequel baigne le pays et contraindre le régime à « s’asseoir avec les autres composantes de la vie politique pour échanger et trouver des solutions qui vont pour le bien du pays ». Mais c’était sans compter avec la hargne du camp d’en face qui a décidé de bander les muscles  en déployant sur les lieux de la manif, un impressionnant dispositif policier. Les manifestants, intimidés par cette armada, ont alors vite fait de renoncer à leur projet en promettant cependant de poursuivre leur combat pacifiquement, jusqu’à ce que soit entendue leur cause.

 

Denis Sassou Nguesso a beaucoup appris de son passé

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette brusque montée d’adrénaline à l’orée des élections est des plus normales, les consultations électorales, surtout au Gondwana, étant connues pour être  des facteurs de division.  Ce qui l’est moins, c’est le tour de vis que donnent les autorités congolaises aux libertés démocratiques inscrites dans la Loi fondamentale,  surtout au moment où elles appelleront bientôt les populations à la libre expression de leur choix. Mais pouvait-il en être autrement ?  Assurément non ! D’abord, Denis Sassou Nguesso a beaucoup appris de son passé. En effet, après s’être brûlé les doigts en accordant la liberté à son peuple qui lui avait alors préféré Pascal Lissouba,  l’homme s’est juré de ne plus perdre le pouvoir. Il a donc pris l’option de se fossiliser au pouvoir, même s’il devrait enjamber des milliers de cadavres de ses compatriotes. Ensuite, le pouvoir congolais fait montre de frilosité, parce qu’il est aussi bien conscient de la fragilité de son assise.  Il a organisé au forceps un référendum pour légitimer son maintien au pouvoir et a dû sortir l’artillerie lourde contre certains de ses opposants, pour imposer sa victoire à l’élection présidentielle. Il prend donc toutes les dispositions, craignant une possible jonction entre les irréductibles rebelles du Pool et le reste du Congo. Ce faisant, il est bien dans la posture de Néron quand il disait à propos de ses sujets : « qu’ils me haïssent s’ils veulent, pourvu qu’ils me craignent ». Et s’il devrait brûler le Congo sur l’autel de son pouvoir comme l’avait fait le tristement célèbre dictateur de l’Antiquité romaine, il le ferait sans hésiter. Et pour preuve, l’homme n’avait pas hésité à bombarder avec des hélicoptères de combat, son opposition. Cela dit, l’on peut se poser la question de savoir si le peuple congolais que la communauté internationale semble avoir abandonné aux mains du dictateur, ne mérite pas son sort. « Les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent », a-t-on coutume de dire. Car, en refusant de braver l’interdiction de manifester tout comme il l’avait fait lors des manifs contre le référendum, le peuple congolais semble s’être résigné.  Les Congolais ne semblent pas prêts à aller au sacrifice suprême pour conquérir leur liberté et semblent avoir le regard tourné vers l’extérieur. Or, comme le disait feu Thomas Sankara, « l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort ». Et Denis Sassou Nguesso, connaissant bien son peuple, en profite à souhait.

Aucune armée n’est jamais venue à bout d’un peuple debout et déterminé

Au lieu donc de baisser les bras face au dictateur, l’opposition congolaise et au-delà, toutes les oppositions africaines en lutte contre les dictatures qui survivent encore sur le continent, doivent se montrer plus imaginatives.  Pour ce faire, l’une des solutions serait de rallier à la cause des peuples en lutte, la Grande muette qui est si souvent du côté des satrapes. Cela passe nécessairement par la lutte pour des armées véritablement républicaines, dont le rôle est de protéger les institutions démocratiques et non d’être les bras armés des dictatures.  Dans ce combat, la communauté internationale a son mot à dire. Mais en attendant que l’opposition congolaise trouve les moyens de se remobiliser pour apporter la réponse qu’il faut au pouvoir en place, Denis Sassou Nguesso devrait aussi se garder de dormir sur ses deux oreilles. Il sait bien qu’il ne pourra pas éternellement continuer à embastiller ses opposants et à réprimer éternellement son peuple. Du reste, c’est connu, aucune armée, aussi puissante soit-elle, n’est jamais venue à bout d’un peuple debout et déterminé. «  Aussi longue que soit la nuit, dit le proverbe, le jour finit par se lever ».  Si le peuple congolais ne parvient pas à se décharger lui-même de son fardeau, la nature finira par le faire. Et puis, il y a cette autre solution bien connue des révolutions de palais. Encore  faut-il que dans l’entourage du président, il se dégage un Congolais qui rompe avec l’image bien connue du Congolais sapeur et viveur, pour la mettre en œuvre.

« Le Pays »

SOURCE : http://lepays.bf/repression-congo-brazza-sassou-neron/#9EUYMAcDBJQyTXXc.99

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 03:00

 

 

 
16/07/2017 20:16:08: VIOLENCES ÉLECTORALES, BOYCOTT ACTIF, REJET DES ELECTIONS BILAN DU 1ER TOUR DES LÉGISLATIVES TRUQUÉES

 

Ce premier tour des législatives truquées a tourné à l’insurrection citoyenne sur toute l’étendue du territoire national et marque la fin de l’idée d’un Nord acquis à Denis Sassou NGUESSO.

ET LA CUVETTE OUEST SE SOULÈVE

La journée s’est ouverte sur des violences électorales dans la Cuvette-Ouest au Nord du Pays. Les manifestants se sont emparés des urnes très tôt ce matin à KELLÉ contre une élection mal organisée en chassant les candidats du PCT le Parti au pouvoir. Les manifestants scandaient “Sous préfet corrompu, HOBIÉ ennemi de KELLÉ”.
Un manifestant arrêté par la milice a été frappé, des côtes cassées et se trouve en observation au centre médical de KELLÉ.
Des scènes similaires ont été signalées à EWO et MBOMO avec des tirs à balles réelles sur les populations.
À MBOMO refus par la population du candidat du PCT, OPIMBAT. Les urnes ont été brûlées.

LA SANGHA LÂCHE LES HOMMES-PANTHÈRES AUX TROUSSES DU PCT

Biens implantés dans la région, les Hommes-Panthères qui représentent le Collectif Sassoufit ont été d’une efficacité redoutable.

À OUESSO malgré le cambriolage de son QG de campagne par les hommes de main du régime, la liste du maire sortant, Thierry EBOME dit la tortue, est la plus populaire aux élections locales.

Les candidats du PCT aux législatives ont mis en place le stratagème de photographier les bulletins uniques pour être payé 5000 cfa. Boycott actif pour les uns, chasse aux candidats du pouvoir pour les autres.

À SOUANKÉ, le capitaine NZE RODIN gérant et propriétaire de l'hôtel LESSOAH situé en face de la mairie de SOUANKÉ est en garde à vue à la gendarmerie de SOUANKÉ. Il a été arrêté en train de bourrer les urnes en faveur de ZONIABIA Le candidat du PCT et homme de main de Denis Christel SASSOU NGUESSO.
Le capitaine a été appréhendé avec sur lui une forte somme d’argent et des bulletins pour le vote fictif.

LA LIKOUALA N’EST PAS À VENDRE

Zone de trafic de diamants et d’exploitation sauvage des ressources forestières, la LIKOUALA a vu s’affronter à Impfondo l’homme du régime Mr MOKA et le jeune avocat Steve BAGNE.
Malgré les intimidations et les menaces de mort, le dispositif de vigilance contre les fraudes a fonctionné.

Dans l’attente des résultats, les populations ont juré ne pas accepter les fraudes au profit au candidat du PCT Alain MOKA. De nouvelles violences en perspectives sont à craindre.

C’est dans la LIKOUALA que déjà les correspondants de TV5 monde avaient fait l’objet d’une incarcération arbitraire en 2016.

DUELS DE LA CUVETTE : OWANDO VILLE DES TROIS PRÉSIDENTS DIT #SASSOUFIT

Menaces, intimidations et tentatives d’achat de Jean-Jacques Serge Yhombi Opango par le tueur ENGOBO, retrait de candidature contre 100 millions de FCFA (environ 150.000€), ont émaillé la journée.

Des procurations blanches signées par Bernard ITOUA LEKONDZA, officier d'état civil, pour des électeurs fictifs ont circulé dès samedi soir.

À OWANDO les populations ont dit non au PCT, des urnes bourrées ont été trouvées chez les partisans du PCT, le risque d’affrontement est à son maximum.

NGOKO : On en reparlera de lui encore, Magloire DAMBENDZE, non pas pour ses uppercuts saillants mais comme candidat indépendant à NGOKO où il affronte le candidat sortant du PCT, un certain AMBETO.
Ce dernier très en difficulté a demandé l'intervention de NGOLO, premier secrétaire du PCT pour qu'on l'aide à gagner. Débordé de tous les côtés par des appels au secours des candidats PCT en déroute et des populations qui ne veulent pas de ces élections , il n'a pas trouvé mieux que de demander à MBOULOU le ministre de l'intérieur d'intervenir. C'est ainsi qu'à sa grande surprise, le nouveau sous-préfet, un colonel à la retraite au nom d'ONDZE reçoit un coup de fil de MBOULOU qui lui dit : “Monsieur le sous-préfet, est ce qu'on vous a mis là pour faire perdre Sassou? Donc, arrange-toi pour que le candidat du PCT l'emporte !"

Ce que MBOULOU ne sait pas, c'est que le suppléant de DAMBENDZE est l'oncle du sous-préfet ! Entre l'enclume et le marteau, le sous-préfet ne sait plus à quel saint se vouer.

À OLLOMBO le clan se déchire : Ça se passe entre le candidat indépendant Maître OKO Emmanuel et le candidat du PCT Bruno Jean Richard ITOUA, ministre de l’enseignement supérieur, cité dans l’affaire des Panama Papers.

Samedi 15 juillet 2017, Pierre NGOLO est descendu en personne à OLLOMBO pour demander à Maître OKO de faire le bilan général de ses dépenses afin de retirer sa candidature et se faire rembourser pour que Bruno ITOUA reste seul en lice. Il serait de facto élu au premier tour.

OKO, qui est très apprécié par la population d'Ollombo, n'a pas digéré cet affront et a aussitôt fait une crise qui l'a conduit à l'hôpital. Il est depuis à l'hôpital Édith Lucie Bongo d'Oyo.

BRAZZAVILLE : UNION SACRÉE DU NORD ET DU SUD

Une fois de plus le déploiement militaire a empêché toutes contestations de rue au rond point Koulounda à Ouenzé Brazzaville. Les Brazzavillois du Nord au Sud sont massivement restés chez eux suivant ainsi l’appel des Organisations de la société civile et des plateformes de la nouvelle majorité républicaine FROCAD-IDC-CJ3M.

BRAZZAVILLE NORD DIT #SASSOUFIT

À TALANGAI la fraude s’organise en faveur d’OBAMBI le poulain de NGAKALA.
Claudia SASSOU NGUESSO a envoyé les bérets rouges pour aller voter en faveur du candidat du PCT. Les militaires ont reçu leurs primes au domicile de Claudia SASSOU à MAYANGA et on été acheminés dans les bureaux de vote dans un coaster et les BJ de la DGSP.

Le président de Commission des Élections de TALANGAI a déserté son poste à cause de la pression.

À Djiri au Nord de Brazzaville, Exaucé NGAMBILI candidat PCT a été surpris en pleine fraude électorale par les militants de l'indépendant Gilles LATRAN. Exaucé NGAMBILI a voté deux fois dans une circonscription tenue par son directeur de campagne.
Plusieurs Irrégularités avant l'ouverture des bureaux de vote ont aussi été signalées.
Face à la foule, Exaucé NGAMBILI a pris la fuite en abandonnant son véhicule sur les lieux de son forfait.

Tricherie à Poto Poto 3 : 3 bureaux de vote fictifs découverts ce matin. Le suppléant du candidat du PCT Férréol NGASSAKYS, grand organisateur de la magouille, a fait voter des citoyens non inscrits sur les listes électorales.

Poto Poto 1 : Le colonel à la retraite EBA membre du PCT a gardé 1223 cartes d'électeurs chez lui à remettre aux jeunes moyennant 5000 FCFA ( environ 7 €) pour voter le beau fils des NGUESSO le nommé Kourissa Jean De Dieu.

La police, à l'appel des autres candidats, ont déplumé EBA de ses liquidités mais protégé directement par un NGUESSO, la police n’a pas pu l'arrêter pour fraude. Elle a juste retiré les cartes d’électeurs pour éviter l’agitation des autres candidats.

BRAZZAVILLE SUD VOMIT LES KOLELAS LANDRY ET GUY BRICE PARFAIT

Vive tension à MAKELEKELE, après la découverte d'un bureau de vote fictif au domicile de Landry KOLELAS, le frère de Guy Brice Parfait KOLELAS ancien candidat à l'élection présidentielle.

Des bureaux de vote fictifs ont été découvert au siège de Landry KOLELAS, situé à quelques mètres de l'église évangélique de MAKÉLÉKÉLÉ.

La population en colère a voulu saccager ce siège mais la milice, la BSIR et la police militaire ont dispersé la foule puis transporté ces urnes dans une direction inconnue.
Dans l’ensemble des circonscriptions de BRAZZAVILLE SUD bastion de Guy Brice Parfait KOLELAS les bureaux de vote sont restés désespérément vides. Le YUKI ne fait plus recette.

BRAVO AU CEMG OKOY

Le Chef d’état Major le Général OKOY réputé proche de Jean Marie MICHEL MOKOKO a demandé à la Commission sécurité des élections de faire la lumière sur la fraude massive orchestrée par le PCT malgré les interventions du Général à la retraite Jean François NDENGUET, criminel de guerre poursuivi pour crimes contre l’humanité dans l’affaire des disparus du BEACH.

Pour une première fois au Congo le commissariat Central est rempli de fraudeurs du PCT venus de tous les arrondissements par des membres de l’opposition.
30.159 cartes d’électeurs et environ 98 millions FCFA (près de 150.000 €) ont été retrouvés chez les fraudeurs du PCT transférés au commissariat central.

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La résistance congolaise - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Pool PCT Afrique dictature
15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 23:13

Par Pascal MALANDA

JDO et NDenguet : l’ivresse du pouvoir de 2 assassins notoires

Le Congo s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise. En 2014 quand apparaissent les premiers signes d’une tentative de changer la constitution afin de briguer un troisième mandat, nous nous sommes inscrits dans la démarche de « La voie du milieu ». L’idée fondamentale était et reste la consolidation de la démocratie à travers l’acceptation de l’alternance politique au sommet de l’Etat. Cela consiste à renforcer l’Etat de droit en respectant la Constitution. Le poids de la guerre de juin 1997 était tel que certains ont cru que le départ de Sassou du pouvoir allait déclencher une chasse aux sorcières par les perdants revanchards d’octobre 1997. L’épouvantail d’une déstabilisation du pays a été brandi avec une légèreté coupable. Aujourd’hui, après la violation de la Constitution en octobre 2015 et le hold-up électoral de mars 2016, le Congo traverse l’une des plus graves crises post-électorales de son existence.

Nous avons souligné à plusieurs reprises l’absurdité d’une fuite en avant dont les résultats sont connus d’avance. Nous avons montré comment d’un pouvoir du grand nord on est passé à un pouvoir de la Cuvette Centrale, puis au pouvoir centré autour d’Oyo que d’aucuns qualifient d’oyocratie. Aujourd’hui, nous avons entamé la dernière phase de concentration du pouvoir : le passage du pouvoir clanique au pouvoir familial dont la finalité est une succession dynastique annoncée et assumée. La preuve de cette évolution est la prétention vulgaire et sans gêne aucune, des membres de la famille régnante. Une bonne dizaine de fils, neveux, oncles, tantes, siègera probablement à la future assemblée qu’on pourrait dès lors qualifier de familiale. Si à cette belle brochette on ajoute les gendres, beaux-frères, courtisans qui s’assument, on arrive à une vingtaine ou une trentaine de députés capables de former un groupe parlementaire et peser sur les décisions d’un parlement-croupion. La voie d’une succession dynastique serait alors largement ouverte.

Sauf que dans cette machine trop bien huilée, quelques grains de sable sont apparus. On prête à JDO des ambitions présidentielles qui l’auraient poussé à un affrontement quasi ouvert avec Nianga-Mbouala . Le conflit a certes été gelé, mais le mal est fait ; sauf miracle l’un des deux aura la peau de l’autre avec les conséquences qui s’imposent : chasse à l’homme programmée. L’autre grain de sable est la guerre du Pool et la crise économico-financière gravissime qui commence à faire vaciller les bases du pouvoir. En effet, le pouvoir acculé craint comme la peste le déclenchement de grèves sauvages capables de l’emporter. C’est dans le cadre de l’une de ces grèves que monsieur Ndenguet en sa qualité de chef de la police a cru bon de menacer un syndicaliste étudiant en la personne de Mambéké.

L’élément sonore retraçant cette menace a circulé sur les réseaux. En l’écoutant, j’ai d’abord cru à un montage. En réécoutant le message mes doutes ont progressivement disparu. La reconnaissance vocale a entre-temps permis de confirmer l’originalité de l’orateur. A partir de ce moment une question s’est imposée : Ndenguet avait-il été piégé par ses détracteurs (ils doivent être nombreux par les temps qui courent) ou a-t-il agi en connaissance de cause sous l’ivresse du pouvoir ? L’histoire répondra à cette énigme. Pour l’heure, le constat est simple : monsieur Ndenguet s’est fourré dans une situation délicate. En est-il vraiment conscient ? Dans un Etat de droit, il y aurait une telle levée de bouclier de l’opposition qui aurait forcé le pouvoir à accepter ou forcer sa démission. Connaissant la faiblesse de l’opposition politique actuelle ainsi que le balbutiement de la société civile, le cas évoqué n’aura pas de retentissement particulier au Congo. Mais qu’en est-il sur le plan international ?

ECOUTER LA BANDE AUDIO DANS LAQUELLE NDENGUET MENACE LE SYNDICALISTE MAMBEKE : AUD-20170714-WA0005-1.mp3

C’est là où les choses risquent de se compliquer pour notre chevalier du pouvoir. A lire les réactions sur les réseaux, la question semble intéresser beaucoup d’activistes qui y voient le moyen idéal de confirmer les soupçons qui pesaient depuis longtemps sur les dérives sécuritaires du pouvoir. Monsieur Ndenguet a étalé à la face du monde le mode opératoire de la police nationale. Tous les masques sont tombés, aucun doute n’est plus permis. Arrestations arbitraires, enlèvements, disparitions, etc. tout y passe. Le sort réservé à monsieur Mambéké sera symptomatique. Nous espérons que monsieur Ndenguet reculera devant ce geste de trop.

Tout le monde a tiré une conclusion simple. Monsieur Mambéké était dans l’exercice de ses fonctions de syndicaliste dont les droits sont reconnus par la Constitution, même celle frelatée d’octobre 2015. Il n’avait violé aucune disposition juridique. Son interpellation enregistrée et publiée trahit un fonctionnement de la police qui en expose les acteurs à des poursuites judiciaires au niveau international.

Les défenseurs de Ndenguet ont allumé les contre-feux en arguant que les déclarations de leur maître ne signifiaient nullement une « liquidation » physique. A les croire, « liquider » signifie mettre en prison. Ce qu’ils ignorent, c’est que le message est d’une clarté effroyable qui donne l’impression que l’auteur offre à ses détracteurs la corde avec laquelle il sera pendu.

Ayant opté pour « la voie du milieu », nous avions cru qu’il était possible d’obtenir un départ pacifique de Sassou du pouvoir en garantissant sa sécurité et celle de ses proches collaborateurs et serviteurs zélés parmi lesquels se trouve vraisemblablement monsieur Ndenguet. La démarche a été condamnée en son temps comme un blanc-seing naïf offrant une impunité à une racaille qui devait être pendue haut et court jusqu’à ce que mort s’en suive. Il était déjà difficile de trouver des circonstances atténuantes aux agissements du pouvoir et de sa police. Depuis, la Constitution a été violée et un hold-up électoral a eu lieu. La guerre du Pool s’est enlisée. Au lieu de circonstances atténuantes, on assiste à une accumulation vertigineuse de circonstances aggravantes.

Maintenant que la guerre de succession est ouverte et fait rage au sein même du pouvoir, quel sera le sort réservé à Ndenguet et ses collaborateurs en cas de perte de pouvoir ? A lire les réactions sur les réseaux sociaux et à voir comment a été traitée l’ex-directrice du CHU, madame Ambiero, le mystère n’est pas très épais. Le Congolais est un peuple qui encense les vainqueurs, traque et lynche les vaincus.

Le drame pour monsieur Ndenguet, c’est qu’il est condamné à être du côté des vainqueurs pour sauver sa peau, ce qui n’est pas gagné d’avance. Or, dans la fuite en avant actuelle, les futurs vainqueurs seront obligés de marcher, comme en 1997-1998 sur les milliers de cadavres des vaincus. Une nouvelle victoire au prix du sang de certains vainqueurs d’octobre 1997. Oui, l’histoire est cruelle, elle qui a déjà conduit certains vainqueurs de 1997 en prison malgré les sacrifices et les services rendus. Qui de Nianga-Mbouala et de JDO sera le prochain vainqueur de 1997 à se retrouver en prison comme Ntsourou ? Quel sera le sort de Ndenguet dans ce combat de titans ? Nombreux sont les Congolais qui se réjouissent de cette guerre intestine. Ils rêvent en sourdine d’un troisième larron républicain et intègre qui viendra délivrer le pays  de la gangrène.

La politique est une question de conjoncture et de probabilité. Demain, monsieur Ndenguet se trouvera soit du côté des nouveaux vainqueurs, soit de celui des nouveaux vaincus. Dans un cas comme dans l’autre, partisan inconditionnel de l’Etat de droit, je condamnerai sans réserve le Ndenguet vainqueur ayant versé le sang et les larmes des autres pour consolider son pouvoir et je protégerai le Ndenguet vaincu voué à la vindicte populaire et condamné au lynchage d’un peuple lâche. Oui, c’est aujourd’hui qu’il nous faut nous lever tous comme un seul homme pour empêcher que Ndenguet lynche Mambéké devant nos yeux de lâches. Oui, demain, je me lèverai, seul si cela s’impose, contre tous pour protéger le Ndenguet livré à la vindicte populaire, car dans l’Etat de droit que nous voulons construire demain, et que nous appelons de tous nos vœux, même Ndenguet aura droit à un procès humain en respectant sa présomption d’innocence. Et si la cour constate et prouve sa culpabilité, qu’elle le condamne à purger sa peine, quelle qu’elle soit. Aucun peuple ne s’est construit par des exécutions extra-judiciaires qui nous rapprochent plus de la bestialité (et encore ?) que de l’humanité, la vraie humanité. Une nation est une patiente construction par quintessence, par élévation de l’animalité vers la divinité en passant par l’humanité.

Ayant dit ceci, je vous prie de m’épargner d’avance vos critiques infondées et désobligeantes. Je ne suis pas un défenseur de Ndenguet, JDO, Nianga-Mbouala,  etc. Ils sont adultes et responsables de leurs actes passés, actuels et futurs. La seule chose qui m’intéresse et pour laquelle je me bats, c’est l’avènement de l’Etat de droit, tout l’Etat de droit, rien que l’Etat de droit avec ses aspects agréables et moins agréables. Et parmi ces aspects de l’Etat de droit, il y a la présomption d’innocence dont bénéficie tout justiciable devant une Cour intègre. Et dans le cas d’espèce, Ndenguet, quels que soient les actes qui lui seront un jour reprochés devra bénéficier de la présomption d’innocence au lieu d’être pendu par une foule déchaînée telle qu’on l'a vue se défouler sur madame Ambiero il y a quelques jours dans l’enceinte du CHU.

Pour finir, aux compatriotes qui nous livrent un spectacle barbare et pitoyable de succession dynastique chaotique inavouée qui déshonore notre pays. Il paraît que vous vous êtes battus en juin 1997 pour réinstaurer la démocratie menacée par Lissouba. Qu’est-ce qui vous empêche aujourd’hui d’observer les exigences élémentaires de la démocratie obtenue au prix du sang de tant d’innocents ? Pourquoi imposer un tel calvaire à la région martyre du Pool ? Pourquoi toutes ces arrestations, toutes ces intimidations, tous ces prisonniers politiques (parmi lesquels tant de vos anciens compagnons de route) ? Croyez-vous sincèrement qu’un parlement de pacotille taillé sur la mesure de vos ambitions dynastiques sortira ce pays de la crise ? Pourquoi menacer de somaliser le Congo ; notre pays n’a-t-il pas assez souffert ?

Le Congo ne vous appartient pas, à vous et votre famille. Le CONGO ETERNEL qui nous survivra est un bien commun que nous devons préserver par un dialogue inclusif. Chaque jour qui passe nous éloigne d’une solution civilisée. Ressaisissons-nous, ressaisissez-vous, car vous ne serez pas les gagnants à tous les coups et l’histoire du Congo est faite de violences que nous devons apprendre à surmonter.

Pascal Malanda

LE CONGO ETERNEL

Nation et Démocratie

 

LE GENERAL NDENGUET PROMET DE TUER TOUS LES SYNDICALISTES © La Voix du Peuple Libre
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 19:37
 
Après avoir menacé de mort et de disparition le syndicaliste étudiant Mambeke-Boucher, et conscient de sa bourde, le général de police, M. Jean-François Ndenguet, semble rattraper le coche. Lisons !
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Pour désamorcer la bombe et calmer la tempête provoquées et entraînées par ses propos tenus au téléphone et qui se sont répandus comme un tsunami sur les réseaux sociaux, Jean-François NDENGUET a été obligé de se faire prendre en photo avec l’homme qu’il a menacé de mort, de faire disparaître. Le fameux Mambeke qui a enregistré sa conversation téléphonique qui a été postée sur Brazzanews. Il l'a reçu hier, le 14/07/2017.

A regarder la photo, ils sont copain-copain. Pourquoi l'avoir menacé de mort ?

Reconnaissons tout de même que les propos du général ne sont pas tendres et pas dignes d'un général quand même !

La rencontre avait bien eu lieu hier, 14/07/2017, avec le jeune Mambéké qui, sûrement, doit pour s'en être sorti indemne à cette précaution prise d'avoir diffusé la conversation avant cette rencontre potentiellement mortifère pour lui ! Comme quoi...

Il se dit aussi, à propos que ce jeune homme, Mambeke Boucher, avait seulement demandé à ses collègues de boycotter la session des examens en sa qualité de syndicaliste étudiant mais que, brazzanews, avait renchérit en parlant de boycott des élections...

Cependant, il a aussi la vie sauve parce qu'il a un NOM bien connu : MAMBEKE BOUCHER... S’il s’appelait MASSAMBA ou MALONGA, il est très fort probable qu’il n’y aurait jamais eu une telle photo.

Que la paix soit revenue ou pas entre le Général du PCT (Pacte Cannibale des Truands), qui dit avoir acquis leur pouvoir au prix des sacrifices..., il ne reste pas moins que les propos de ´Ndéngue ont fait le tour de la planète. Ils confirment les pratiques systémiques. Celles du boucher. C’est la preuve parfaite qui confirme que le Général procède à des disparitions forcées dans ses Services et Commissariats que ne cessent de dénoncer les ONG des Droits de l’Homme dans leurs rapports.

 

LE GENERAL NDENGUET PROMET DE TUER TOUS LES SYNDICALISTES © La Voix du Peuple Libre

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 21:20

Précisons donc qu’il s’agit de la voix authentifiée du directeur général de la  police nationale , qui a le grade de Général et qui s’appelle Jean-François Ndenguet. Il menace un  étudiant courageux et démocrate auteur d’un tract appelant à la grève générale des étudiants à l’ Université Marien Ngouabi pour lundi 17 juillet . Grève dans le cadre d’un syndicat étudiant dont la présence du Président est exigée par le sinistre Général …. »À mon bureau demain à 10h ». Est-ce aujourd’hui ? Que se passe-t-il depuis ce coup de fil? Nous, de la diaspora, nous avons le devoir d’ alerter la presse internationale et ONG de défense des droits humains. Et d’envoyer ce document aux chancelleries  des pays membres du Conseil de sécurité là-bas à B/ville. Nous devons en appeler à la protection de l’étudiant Mambéké . Jamais on n’a eu un tel document. Il faut bien l’utiliser. Surtout montrer que ce n’est qu’une preuve de plus de la nature sanguinaire d’une dictature dont nous devons boycotter les pseudo- législatives et les pseudo- locales. Clairement

Ndenguet dit qu’il y a la guerre dans le Pool qui est un génocide à petits feux organisé  par le pouvoir. Et Ndenguet montre aussi qu’ils ont besoin de ces pseudo-élections du 16 juillet pour détourner l’attention du président du peuple et des décideurs faisant partie de ce que, par convention,on appelle la communauté internationale.

Toutes les forces vives de la Résistance, faisons campagne pour sauver l’étudiant Mambéké, défendre le syndicalisme étudiant, le syndicalisme ouvrier ( les travailleurs de Total à Pointe Noire). Et soutenir les deux grèves déjà !

Ecoutez la bande audio dans laquelle le Général de Police, M. Jean-François Ndenguet menace de mort le syndicaliste étudiant Mambéké. Ce fichier audio est la preuve irréfutable des crimes commis par le régime de Brazzaville à travers sa police. Le Pacte des Cannibales et des Truands (PCT) est à l'oeuvre :

 

LE GENERAL NDENGUET PROMET DE TUER TOUS LES SYNDICALISTES © La Voix du Peuple Libre
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:04

Congo - Brazzaville : une opération top secrète de Sassou Nguesso dans le Pool, stoppée nette par les services français

Quand on évoque devant lui la situation dans le département du Pool avec l’insurrection qui s’y déroule à huit-clos, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, se montre très irrité. Et pour cause : les miliciens Ninjas Nsiloulou de Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, font régner la terreur dans ce département proche de Brazzaville, perturbant ainsi l’approvisionnement en carburant de la capitale congolaise.

 

sassou-nguesso

Denis Sassou-Nguesso (Reuters)

Pour ne rien arranger à la situation, la traque du chef milicien, organisée par l’armée congolaise s’est enlisée. Pourtant, elle a mobilisé, selon plusieurs sources crédibles, d’importantes sommes d’argent. C’est donc pour arrêter l’hémorragie que certains « Africanistes » du Quai d’Orsay, frères de Lumières comme Denis Sassou Nguesso qui est le grand maître de la grande loge du Congo, lui ont suggéré de recourir au service des mercenaires.

Une discrète rencontre est organisée à Brazzaville et un personnage sulfureux, probablement un ancien membre de la DGSE, utilisant plusieurs patronymes est présenté à Denis Sassou Nguesso. Un accord est conclu entre le ministère de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux et la société Aurel Technologies, l’une des nombreuses et insaisissables sociétés dirigées par celui qui se fait appeler « Jacques Begaud » qui est un alias en réalité. Afin d’éveiller aucun soupçon, il est dissimulé sous le vocable suivant : « études de la cartographie topographique du corridor de la zone MALOUKOU, IGNIE, MAYAMA, KINDAMBA, VINDZA ». En réalité, il s’agit d’une opération de mercenariat destiné à capturer mort ou vif Frédéric Bintsamou.

Alias Jacques Begaud va multiplier des aller/retour entre Paris et Brazzaville sous de fausses et diverses identités. Histoire de semer les services français qui ne verraient pas d’un bon oeil pareilles opération. D’autant que l’activité de mercenariat est interdite en France. Il procède à des recrutements, met une fine équipe en place, dont l’une est chargée de prendre attache avec Frédéric Bintsamou afin de le faire sortir de sa cachette. Celui-ci aurait mordu à l’hameçon. Un lieu et une date de rendez-vous seraient même fixés. L’opération « taire le gourou » est lancée. Elle fera long-feu.

Le problème, c’est que alias Jacques Begaud est repéré par les fins limiers du contre-espionnage français. Il aurait été « vendu » par une personne ressource qu’il aurait contacté pour un coup de pouce, soutient mordicus l’un de ses complices, un certain « Nemer ». Aux dernières nouvelles, alias Jacques Begaud est cueilli le mardi 11 juillet à sa descente d’avion et mis aux frais.

Voilà comment cette opération montée en toute confidentialité et dans le secret par Denis Sassou Nguesso sera éventrée. Un échec cuisant, parce que sans « Jacques Begaud », il n’y pas d’opération. Et le risque, avance son complice, c’est que « les services français qui entretiennent des rapports discrets avec Frédéric Bintsamou ne l’encouragent à capturer les hommes envoyés par Begaud sur le terrain afin de piéger Sassou Nguesso et de l’affaiblir ». Celui-ci organisent en ce moment leur rapatriement. Rien ne dit qu’ils ne seront pas arrêtés à leur tour.

LIRE LA SUITE :

http://www.alwihdainfo.com/Congo-Brazzaville-une-operation-top-secrete-de-Sassou-Nguesso-dans-le-Pool-stoppee-nette-par-les-services-francais_a55993.html

 

NOTRE COMMENTAIRE :

Le roi des coups d'Etat au Congo-Brazzaville, qui n'est jamais arrivé au pouvoir par les urnes, mais qui s'y accroche depuis plus de 40 ans, a décidé d'assassiner le Pasteur Ntumi. Pourtant, lui, Sassou Nguesso, dont on ne compte plus les assassinats, les pogroms, les crimes de guerre, les coups d'Etat meurtriers, lui le va-t-en-guerre, lui le vampire, lui le prédateur, lui dont on ne compte plus les centaines de milliers de morts à son actif, personne ne l'a jamais condamné à mort. Il est vivant, toujours vivant... C'est vrai, comme dit l'adage bien congolais : "On ne marche jamais dans la plantation d'un voleur. Car il sera le premier à crier au voleur !" Heureusement qu'il a toujours ses "protecteurs".

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