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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 15:20
(Congo-Brazzaville) Trafics d’armes : Nianga-Bouala commande 100 fusils de sniper avec silencieux et laser pour massacrer les Congolais (1ère partie).

Par Rigobert OSSEBI -

Le général Nianga Ngatsé,Mbouala et Sassou Nguesso -

La cupidité, l’argent trop facile, des pétroliers complices et des banquiers véreux forment au Congo un cocktail détonnant. Dans l’ombre, le pouvoir actuel affute ses armes et en commande de nouvelles. Il recrute les sacrificateurs, étrangers pour la plupart, pendant que certains amusent la galerie avec un questionnement constitutionnel ou préparent les Jeux africains.

La guerre civile de 1997, au Congo Brazzaville, avait fait couler beaucoup de sang, congolais, mais pas beaucoup d’encre.

Quelques bonnes pages avaient été rédigées, après coup, par les rares experts des affaires africaines et congolaises, parmi lesquels il fallait compter Antoine Glaser et Stephen Smith avant que ce dernier ne tombe sous le charme irrésistible (sonnant et trébuchant ?) de Denis Sassou Nguesso et de ses acolytes.

Dans l’un de leurs articles écrits à six mains (avec Maria Malagardis) et publié le 4 février 1998 dans Libération, les journalistes titraient :

« Un rôle d’intermédiaire dans le conflit congolais. Quand le président Lissouba avait besoin d’armes contre les rebelles de Sassou N’Guesso, il s’adressait à la Fiba. »

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la Fiba (Banque Française Intercontinentale) était la banque d’Elf. Son président en était Jack Sigolet, alter ego d’André Tarallo pour les affaires congolaises. Pierre Houdray en était le directeur ; tout petit bureau, avenue George V à Paris, mais immenses pouvoirs dans la gestion du sulfureux établissement bancaire.

A l’arrivée de Philippe Jaffret qui remplaçait Le Floch Prigent à la tête d’ELF, la priorité était de mettre la clé de la banque sous la porte.

Pierre Houdray s’occupait déjà de la relever de ses cendres, au Congo et au Gabon, sous le nom de la BGFI pour le compte de Sassou Nguesso et d’Omar Bongo.

Jean-Dominique Okemba, le neveu du dictateur, en est officiellement le Président du Conseil d’administration de la branche congolaise ; en réalité, cet ancien élève d’une petite école de marine de Toulon, qui avait lamentablement échoué à tous ses examens, n’était que la face apparente (ou la marionnette ?) de l’ancien directeur français de la Fiba.

Ainsi donc, en résumé et en conclusion de cet article de Libération, le très stratégique établissement bancaire congolais, BGFI, aurait eu pour principal cadre, dissimulé ou pas, celui qui permettait les achats d’armes, en tous genres, durant la guerre du 5 juin 1997 au travers de la FIBA ; contre les Cobras de Sassou Nguesso ! Houdray n’est pas le seul paradoxe dans les alliances, retournements et complicités dans le domaine des achats d’armes, et de leurs utilisations afin que quelques-uns dominent et écrasent le peuple congolais.

La BGFI profitera-t-elle de l’expérience acquise, sur l’argent et sur le sang des Congolais, par Monsieur Pierre Houdray, pour financer ou acquérir les armes qui nous tueront lors du prochain conflit que le tyran Denis Sassou Nguesso nous prépare ? Cela pourrait bien être possible, à moins que, comme nous le verrons, cela ne passe par le canal d’un échange pétrolier au travers de la SNPC et plus exactement avec Kiki, dit Denis-Christel 1er !

En 1997, Rudolf Wollenhaupt, un Allemand résidant en Afrique du Sud, a été un des principaux bénéficiaires des contrats d’armements consentis par l’angélique Claudine Munari, ministre sous Lissouba (et toujours ministre sous Sassou quasiment depuis son retour) d’un important contrat d’armement. Selon Libération, les livraisons étaient surfacturées et payées d’avance. Rudolf Wollenhaupt, dit Rudy pour les intimes, avait encaissé au 15 Octobre 1997 bien plus d’argent qu’il n’avait livré de matériel (27 millions de dollars payés, pour 20,4 millions de dollars de livraisons surfacturées).

Ce trop perçu avait été l’enjeu d’âpres discussions. Comme le rapportait Libération, même Parfait Kolélas avait fait le voyage auprès du trafiquant pour tenter en vain de le récupérer. Pierre Oba également, pour le nouveau pouvoir installé à Brazzaville, accompagné par l’homme de l’ombre congolais proche de Claudine Munari, qui était chargé de la coordination des livraisons auprès du fournisseur d’armes, n’obtint pas satisfaction ; Wollenhaupt proposant seulement de livrer le reliquat de matériels…

Si Johannesburg a été la base arrière des trafics et livraisons d’armements en 1997, la prochaine guerre que notre tyran prépare semble l’avoir consacrée à nouveau. Les armes seront commandées en Afrique du Sud. Si « Rudy » est hors course maintenant, c’est la société d’un général sud-africain qui en sera la bénéficiaire.

Aussi écœurant que cela puisse paraître, les mêmes Congolais qui supervisaient les expéditions d’armes à partir de Johannesburg en 1997 pour les troupes de Lissouba et aux ordres de Claudine Munari (présentée alors dans l’intimité comme la « Vice-Présidente ») œuvrent maintenant pour Denis Sassou Nguesso et collaborent étroitement avec l’héritier Kiki et son bras droit Willy Etoka dans des contreparties pétrolières.

Et tout aussi écœurant, ces généraux sud-africains, anciens combattants de l’ANC contre l’Apartheid pour lesquels à l’école nous cotisions nos petits 100 francs, arment les artisans de la prochaine boucherie dans notre pays !

Car des commandes d’armes circulent tous azimuts et surtout en Afrique du Sud.

Rien à voir avec Kimongo.

C’est toujours la perte du pouvoir, le grand danger intérieur, qui pousse le Général de Brigade Nianga-Ngatse-Mbouala, le Conseiller Spécial du tyran de la République congolaise et Commandant de la Garde Républicaine à s’adresser à une société de Johannesburg en Afrique du Sud, dirigée par le général Joshua Nxumalo, à lui faire la meilleure offre pour un impressionnant attirail d’armement en tous genres.

Des milliers d’AK47, des armes lourdes, des lances grenades, des missiles et surtout, ce qui donne froid dans le dos, une centaine de fusils de précision (Sniper) avec silencieux et visée laser ; de quoi tuer de loin des compatriotes, avec la plus grande précision, sans le moindre bruit et sans qu’ils aient la moindre chance de s’en échapper. Du tir aux pigeons !

Nous sommes bien en 2015 et à voir cette liste d’armements le pire est sûrement devant nous…

Mais nous ne laisserons pas les chiens de guerre détruire encore une fois, nos parents et notre pays !

(A suivre…)

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

ANTOINE GLASER, MARIA MALAGARDIS ET STEPHEN SMITH 4 FÉVRIER 1998 À 19:30

ENQUÊTE

De juin à octobre à Brazzaville, pendant les quatre mois et demi du

duel d’artillerie qui a opposé son pouvoir aux rebelles du général Denis Sassou N’Guesso, le gouvernement du président Pascal Lissouba s’est tourné vers le «cher monsieur Pierre Houdray, directeur général de la Fiba», la banque africaine d’Elf. Les autorités congolaises d’alors demandaient à leur banquier privilégié, celui qui tient les comptes de leur pétrole, de payer leurs fournisseurs d’armes.

Dans quatre lettres en notre possession, toutes rédigées pendant la guerre civile, tantôt l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Nguila Moungounga-Nkombo, tantôt l’ex-président Pascal Lissouba en personne s’adressent à Pierre Houdray. Dès le 30 juin 1997, Lissouba demande au directeur général de la Fiba de virer 5,7 millions de dollars sur le compte à La Belgolaise d’une firme à Bruxelles, 1,8 million de dollars à la Commercial Bank of Namibia au profit d’une société sud-africaine, Support Systems Corporation, et 5,8 millions de dollars sur le compte Barclay’s à Jersey d’Ebar Management & Trading. Cette dernière, pendant la guerre à Brazzaville qui a fait des milliers de victimes, a perçu à elle seule 27,1 millions de dollars (165 millions de francs), notamment pour la vente de deux avions Antonov et de quatre hélicoptères Puma. Pour des moyens nécessaires aux bombardements aveugles, de même que pour des montagnes d’obus et de munitions, la banque d’Elf a viré l’argent du pétrole, en connaissance de cause.

Officine sud-africaine. Sur le plan du droit, rien ne s’y opposait. On peut même soutenir qu’Elf n’avait pas le choix. Conformément à ses engagements contractuels, la compagnie s’est acquittée des redevances pétrolières auprès des autorités congolaises légales, démocratiquement élues en 1993. Libre aux gouvernants du Congo de disposer de l’argent du pétrole. Seulement, et c’est là l’amalgame, Elf, qui extrait les deux tiers de la production du Congo, tient en même temps la caisse du pétrole, via la Fiba, sa «banque maison». C’est ainsi que Pierre Houdray et la présidente de la Fiba, Bernadette de Bonrepos, la main droite du PDG d’Elf Aquitaine, Philippe Jaffré, ne pouvaient ignorer, par exemple, qu’Ebar était une officine de trafic d’armes. Son patron, Rudolf Wollenhaupt, un Allemand résidant en Afrique du Sud, où il est également codirecteur d’une SA, CED Marketing, était le pivot des commandes d’armements du régime de Lissouba. Contacté par nos soins, Rudolf Wollenhaupt, qui tente actuellement de récupérer un avion cargo Iliouchine-76 ayant servi au Congo mais immobilisé depuis près de cent jours sur le tarmac de la capitale namibienne Windhoek, n’a pas donné suite.

Le 11 décembre, à Johannesburg, Rudolf Wollenhaupt et Parfait Kolelas, fils et«conseiller au transport» de l’ex-Premier ministre congolais, font leurs comptes. De leur «mémorandum d’accord», il ressort qu’avant leur défaite à la mi-octobre, les anciennes autorités du Congo avaient passé des commandes d’une valeur de 42,4 millions de dollars et en avaient déjà payé 27,1 millions. Or, à l’heure de la déroute, la valeur des livraisons et services fournis par Wollenhaupt ne se chiffraient qu’à 20,4 millions de dollars, bien que deux Antonov et leurs équipages ukrainiens aient été surfacturés à un prix «50% trop cher», selon d’autres vendeurs d’armes sur le marché parallèle. La restitution de 7 millions de dollars sur un compte bloqué en Afrique du Sud a été négociée mais jamais exécutée par Rudolf Wollenhaupt, qui a finalement refusé de signer l’accord conclu.

Deux chèques. Le 23 septembre, environ trois semaines avant la chute du régime, Claudine Munari, directrice de cabinet du président Lissouba, écrit à son meilleur fournisseur d’armes. «Nous tenons à votre disposition à notre Banque à Paris (Fiba) deux chèques de 500 000 dollars chacun (n$ 1601 et 1602 American Express), en faveur de BD International et CED (Pty) Ltd en règlement de factures» qu’elle détaille. Deux jours plus tard, Rudolf Wollenhaupt accuse réception des deux chèques, «crédités sur notre compte». Une fois de plus, à minuit moins cinq pour un régime ayant fait donner l’arme lourde sur sa propre capitale, le «cher monsieur Houdray» de la Fiba a fait preuve de diligence. Lorsque le président Lissouba remercie le directeur général de la banque d’Elf de sa «disponibilité», ce ne sont pas là que de vaines paroles.

Cependant, la fortune de la guerre ayant consacré un nouveau régime à Brazzaville, celui du général Sassou N’Guesso, la compagnie française a vite tourné la page et sa banque maison a changé les titulaires des comptes du pétrole. Dès le 26 octobre, au lendemain de sa prise de pouvoir officielle, Sassou N’Guesso a reçu dans sa capitale en ruines le PDG d’Elf, Philippe Jaffré. Depuis, le «monsieur Pétrole» du Congo ayant signature pour un compte secret à Jersey a changé de camp. En même temps, apparemment pour plaire au nouveau régime, la Fiba a bloqué les comptes de la Congolaise société d’assurances et de réassurance (Csar), l’une des tirelires de l’ancien pouvoir. Cette SA, détenue à 65% par un holding financier irlandais, la Socoban, et à 35% seulement par l’Etat congolais, avait été créée en 1996 pour supplanter la compagnie d’assurances d’Etat, l’Arc. Selon Albert Katsi-Ngana, le directeur général adjoint de la Csar, les avoirs bloqués à la Fiba se chiffreraient à 14 millions de francs. Malheur aux vaincus. Double jeu? Elf et sa banque semblent donc toujours gagnantes. Une source dans l’entourage du nouveau président congolais Sassou N’Guesso affirme, sans toutefois en apporter les preuves, qu’Elf aurait aussi financé l’effort de guerre des anciens rebelles, aujourd’hui au pouvoir. Ce que la compagnie française a toujours démenti de façon formelle. Selon ces allégations, un entrepreneur français installé à Libreville, grand fournisseur d’Elf Gabon, aurait servi de «guichet» pour des achats d’armes, notamment en Afrique du Sud. Selon cette source, l’homme en question aurait joué «le double rôle d’une centrale d’achats et d’une banque parallèle». On doit en pâlir de jalousie au siège parisien de la Fiba .

GLASER Antoine SMITH Stephen MALLAGARDIS Maria

(Congo-Brazzaville) Trafics d’armes : Nianga-Bouala commande 100 fusils de sniper avec silencieux et laser pour massacrer les Congolais (1ère partie).
(Congo-Brazzaville) Trafics d’armes : Nianga-Bouala commande 100 fusils de sniper avec silencieux et laser pour massacrer les Congolais (1ère partie).
(Congo-Brazzaville) Trafics d’armes : Nianga-Bouala commande 100 fusils de sniper avec silencieux et laser pour massacrer les Congolais (1ère partie).
(Congo-Brazzaville) Trafics d’armes : Nianga-Bouala commande 100 fusils de sniper avec silencieux et laser pour massacrer les Congolais (1ère partie).
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 16:33
(Congo-Brazzaville) Ecair victime collatérale

Par Benjamin Bilombot Bitadys -

Rien de nouveau sous le soleil du Congo-Brazzaville. Le pays des épigones du « chemin d’avenir » a la réputation de ne pas honorer ses engagements financiers.

En dépit de l’embellie financière dont le Congo-B a bénéficié pendant une décennie à la faveur de la hausse du prix des matières premières et de la bonne conjoncture économique internationale, faisant passer son budget de 1300 milliards de francs CFA en 2007 à 4000 milliards en 2014ramené à 3800 milliards à la suite du collectif budgétaire, le Congo-brazzaville reste lesté de son costume de mauvais payeur, comme la tunique de Nessus. Et, il ne l’a pas volé. Bien au contraire, il le mérite bien. Il est demeuré un mauvais créanciers tant pour les opérateurs économiques nationaux que pour les retraités. Le recouvrement d’une créance auprès des autorités du Congo-Brazzaville tient du parcours du combattant tant l’administration Sassou multiplie des embûches et des chasse-trappes pour échapper à d’éventuelles saisies conservatoires. Et, ceci malgré les décisions de justice du Congo-Brazzaville et de la France enjoignant le gouvernement au payement de la créance.

Les créanciers du Congo-Brazzaville, François Odzali et Serge Berrebi, en ont bavé.
Ils n’ont pas réussi, bon gré mal gré, et après moult rebondissements, à recouvrer leur pécule en tentant de puiser directement dans le bas de laine du Congo-Brazzaville. Les deux hommes d’affaires ne sont pas au bout de leurs peines. Le jeu de cache-cache bancaire se poursuit. Les coffres-forts de la SNPC, la société pétrolière du Congo-Brazzaville domiciliés dans les paradis fiscaux demeurent cadenassés et donc inaccessibles, le secret bancaire faisant foi. Certains secrets, trop lourds peut-être, font de la résistance et refusent de plier.

Comme un scélérat, le Congo-Brazzaville rechigne d’exécuter des décisions judiciaires en faveur de François Odzali et Serge Berrebi dans le différend financier qui les oppose à ce dernier pays d’Afrique Centrale.

« Le négoce du pétrole baigne dans l’opacité la plus totale. Il est quasiment impossible de tracer la circulation des fonds » déplore Serge Berrebi. « J’ai découvert que l’une des sociétés qui vend l’or noir congolais est immatriculée dans le paradis fiscal des îles Vierges. Officiellement, elle dispose d’un bureau exécutif à Beyrouth au Liban, mais son véritable patron opère depuis Monaco, où le secret bancaire est total » ajoute-t-il, amer (Sud-ouest, 17 Mars 2009).

Taper où ça fait mal

Inaccessible pour Serge Berrebi, la galette pétrolière l’est tout autant pour François Odzali et pour l’immense majorité de la population de ce petit pays d’Afrique Centrale de 4 millions d’habitants.

70 % des Congolais survivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins d’un euro par jour. Coriace et tenace, à l’instar de Serge Berrebi, François Odzali n’est pas homme à se laisser abattre. Il a agi. Comme Serge Berrebi, François Odzali a décidé de taper là où ça fait mal. Si pour Serge Berrebi, c’étaient les comptes bancaires du Congo-Brazzaville domiciliés à la BNP qui étaient visés, François Odzali s’est attaqué quant à lui à un symbole de la réussite du « chemin d’avenir ». Le Boeing 757 de la compagnie aérienne congolaise Ecair a fait l’objet d’une saisie conservatoire effectuée en l’occurrence par un huissier de justice de la place
de Paris.

Vol au dessus d’un nid de coucou

La saisie aurait été opérée à la demande de François Odzali, dans le cadre d’un litige l’opposant à l’Etat congolais. Ce dernier chercherait à obtenir l’exécution d’une décision de justice concernant la destruction de son complexe industriel (Brasseries africaines de Brazzaville) lors de la guerre contre les civils au Congo-Brazzaville en 1997.

On ne peut pas reprocher à Odzali d’avoir volé les coucous de Sassou ou de Jean-Jacques Bouya..

La justice congolaise, puis la Cour de Cassation en France ont rendu une décision favorable à l’homme d’affaires mais le Congo ne lui aurait jamais réglé les dommages intérêts (70 millions d’euros) auxquels il a été condamné (La Lettre du Continent, 14 avril 2015). Entretemps, dans sa folie, le Congo-Brazzaville s’est mue en pays créancier, prêtant à tout-va des milliards de frans CFA : 100 milliards à la Côte d’Ivoire, 50 milliards à la Guinée Conakry, 50 milliards à la BDEAC, 25 milliards à la RCA. Qui paye ses dettes, s’enrichit. L’administration Sassou ne l’entend pas de cette oreille. François Odzali et Serge Berrebi, unis pour un même combat, devraient oeuvrer pour le leur faire comprendre par des actions spectaculaires telles que celle bloquant les comptes bancaires du Congo-Brazzaville en France et celle visant à clouer au sol, les aéronefs de la société aérienne Ecair, fiérté du « chemin d’avenir ».

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 16:02
(Congo-Brazzaville) LE MCDDI SONNE LA REVOLTE CONTRE LE CHANGEMENT DE CONSTITUTION

La mise en garde de Barak Obama ne marche pas, l’avertissement de François Hollande ne fonctionne pas, les admonestations de l’Organisation internationale de la Francophonie non plus : pour l’instant, rien ne semble venir à bout de la détermination de Denis Sassou Nguesso de changer la Constitution du 20 janvier 2002, taillée pourtant sur mesure afin d’y mourir au pouvoir. Qui fera entendre raison à Sassou Nguesso ? Ira-t-il jusqu’au casse-pipe ? Joue-t-il la montre pour pouvoir enfin imposer son fils Christel Sassou Nguesso aux présidentielles de 2016 avec le même fichier électoral, le même découpage et la même commission électorale ? Ou seul un rapport de force initié en dernière instance par le MCDDI pariendra à ramener Sassou Nguesso à de meilleurs sentiments ?


Référendum

Le Congo-Brazzaville est la patrie des crises politiques institutionnelles. Depuis 1960, année de l’indépendance, le pays a connu huit actes fondamentaux, à la suite de révolution, de coups d’Etat, de guerre . Il a à son actif l’assassinat de deux présidents : Marien Ngouabi et Alphonse Massamba Débat, un archevêque le Cardinal Emile Biayenda et de nombreuses victimes politiques. Il est aussi un incomparable foyer d’instabilité politique. La tradition continue, la fabrique de l’instabilité politique institutionnelle tourne à plein régime. A l’instigation de Denis Sassou Nguesso, elle recouvre cette fois-ci un cas de figure inédit dans l’Histoire du Congo-Brazzaville. Le changement de Constitution du 20 janvier 2002 en vue de permettre à Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat par l’entremise de l’organisation d’un référendum. Denis Sassou Nguesso l’a réaffirmé le 4 avril 2015 sur les ondes de la BBC.


Parfait Non

Ce fut d’abord la position de Guy Brice Parfait Kolelas annoncée le 3 janvier 2015 sur RFI. Ce sera désormais la position officielle du parti de Bernard Kolelas. Lors du premier congrès extraordinaire de son existence, lequel a clôturé ses travaux le samedi 4 avril 2015 à Brazzaville, le MCDDI, deuxième force de la majorité après le Parti congolais du travail (PCT) en termes d’élus et de représentation au gouvernement, a officialisé son opposition à un changement de constitution et annoncé que ce parti présentera un candidat à la présidentielle de 2016.


MCDDI 1, DRD 0

Guy Brice Parfait Kolelas, à l’intérieur du MCDDI, a remporté les sièges et la
bataille politique qui l’opposait à Hellot Matsion Mampouya, Lazare Mouanga Nkéoua, Léonard Sita Bitori et Hervé Moukala Mayika de la DRD. Hellot Mampouya dont les militants sont survoltés à l’idée d’un troisième mandat de Sassou Nguesso, peine à définir une position. Guy Parfait Kolelas a gagné les voix et la bataille arithmétique.

Landry Kolelas, Bernard Tchibambélela et Noël Loutounou, les sous-marins du PCT au sein du MCDDI, sont rentrés dans les rangs. Il a confirmé son aptitude à incarner le ressentiment, la colère, l’amertume des populations du Congo-Brazzaville, pas seulement les militants et les sympathisans du MCDDI ou, pour reprendre une formule fameuse du général de Gaulle « la hargne, la grogne et la rogne » , exprimés récemment encore à l’occasion de la CAN 2015.


Chat et souris

Le MCDDI a retrouvé du poil de la bête. A-t-il conservé sa capacité de mobilisation et surtout son pouvoir de nuisance d’antan ? Sassou Nguesso est confronté à un grand dilemme. Le MCDDI est le plus grand allié du PCT. Comment aller à un référendum et prétendre le gagner alors que tous les grands partis sont coalisés autour du « non » au changement de Constitution ? Après le « non » cinglant, le MCDDI doit-il claquer la porte de la majorité présidentielle ? Doit-il patienter jusqu’à ce qu’il soit débarqué par Denis Sassou Nguesso ? Dans sa campagne de séduction et de charme, Guy Brice Parfait Kolelas avait assené le 3 janvier 2015 sur RFI : « Personnellement, je n’ai jamais fait confiance au PCT. Le projet du PCT, c’est de s’accrocher au pouvoir ». Que diable fait-il encore au gouvernement ? Le MCDDI a-t-il de bonnes raisons de demander au PCT de soutenir son candidat aux présidentielles de 2016 ?

Le MCDDI n’avait-il pas apporté son soutien à Sassou Nguesso, candidat du PCT ? Pourquoi ne pas envisager un renvoi d’ascenseur ? Jusqu’où ira le jeu du chat et de la souris entre le PCT et le MCDDI ? L’accord PCT/MCDDI devrait-il courir jusqu’à l’usure ? L’alliance PCT/MCDDI signée par Denis Sassou Nguesso et Bernard Kolelas le 24 avril 2007 est-elle si stratégique que ni les uns, ni les autres ne pensent à sa dislocation ? Entre le PCT et le MCDDI, les couteaux sont tirés. Qui s’en servira le premier ? Le pire n’est jamais sûr, mais enfin l’Histoire récente du Congo-Brazzaville nous apprend qu’il arrive souvent.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 15:16
[Congo-Brazzaville/Portugal] José Veiga – Sassou Nguesso, tandem perdant 100 milliards FCFA (150 millions d’euros) au Portugal !

Par RIGOBERT OSSEBI -

José Veiga sorcier – gourou de Sassou

Avec pour formation celle d’un instituteur ou d’un carrossier, il est parfois difficile de percer dans la haute finance. Le tandem José Veiga – Sassou Nguesso avait toutes les chances d’être roulé dans la farine. Ils l’ont été copieusement au Portugal, avec l’argent de la misère et de la faim des Congolais ! 150 millions d’Euros (100 milliards de FCFA) ont été perdus en quelques mois !

Au cours du Conseil des ministres du 8 août 2013, la République du Congo avait annoncé la création du Fonds congolais d’investissement, communément appelé « Fonds souverain » dans une opacité que nous avions alors déjà relevée tout en y soulignant nos craintes et nos mises en garde (SASSOU NGUESSO JOUE LE CONGO ET SES TRILLIONS AU CASINO ).

Dix huit mois après, les faits nous ont malheureusement donnés raison… Une partie de nos réserves financières ont été perdues par l’incompétence et l’amateurisme criminel de la dictature congolaise, dans l’un de ses tout premiers placements.

Au Portugal, Banco Espirito Santo (BES)était un empire financier familial en grandes difficultés. Au début août 2014, la banque était scindée en deux entités : l’ancienne conservait les produits toxiques et une nouvelle Novo Banco portait les actifs sains. Tôt dans la même année, le groupe portugais, déjà dans l’impasse, était à la recherche de nouveaux partenaires et surtout d’argent frais.

José Veiga vint frapper à la porte, le 27 janvier 2014, pour lui apporter l’oxygène dont il avait besoin. L’homme d’affaires maintenant bien connu des Congolais, s’était alors présenté au Conseil Supérieur du Groupe Espirito Santo avec une solution « miracle » : l’argent du Fonds Souverain de la République du Congo ! Se disant mandataire du Président Denis Sassou Nguesso, il avait néanmoins déclaré que ce dernier « o investidor que não era um « príncipe » mas… » En français « l’investisseur n’est pas « un prince » mais… » et traduit en termes clairs : « Sassou Nguesso n’est pas un ange (ou un aristocrate ) mais il a l’argent dont vous avez besoin… ! » (Le tyran de l’Alima appréciera..) Curieusement le Conseil Supérieur de la banque était plus réticent sur « le personnage Veiga » trop bien connu au Portugal pour ses démêlés judiciaires que sur le tyran-dictateur congolais à l’argent frais ! Il est vrai que la banque avait connu ses heures de gloire durant la Seconde guerre mondiale (pour ses affaires avec les nazis) et sous la dictature de Salazar !

Malgré nos recherches, aucune trace de Conseillers congolais autour de José Veiga, ni d’un cabinet d’avocats conseils de la République du Congo…

Finalement, les structures qui ont reçu l’investissement congolais (au moins 150 millions d’Euros) Esperito Santo International et Rio Forte (voir ci-après traduction article Sabado), toutes deux au Luxembourg, étaient déclarées en faillite le 17 octobre 2014. Dès le dimanche 03 août 2014, le ministère des finances du Portugal prévenait que « les actionnaires et créanciers non prioritaires de Banco Espirito Santo seront appelés à « assumer les pertes » découlant « d’une activité bancaire qu’ils n’ont pas suffisamment contrôlée »,tuant ainsi tout espoir de récupération pour le Fonds congolais d’investissement. La loi n° 1-2014 du 6 janvier 2014 portant sa création avait été adoptée en urgence pour permettre la démarche du « sorcier-gourou » portugais.

Déjà Sassou 1er, peu avant sa chute, avait été pris dans la faillite de la BCCI dont nous avions déjà parlée. Son voyage du 30 mars 2015 à Luanda avait-il pour raison un lobbying auprès du Président Dos Santos pour qu’il intervienne, auprès des Autorités portugaises, en faveur du Fonds congolais d’investissement ? Le dictateur congolais déteste, par-dessus tout, se faire piquer « ses économies » !

Il y a fort à parier que le Président angolais n’interviendra pas dans cette affaire. Il a été ravi que son orgueilleux voisin se soit fait plumer par l’ancienne puissance coloniale ; Sassou y réfléchira à deux fois, la prochaine fois, avant de chercher à lui faire concurrence dans ce pays. On ne compte plus les partenariats économiques réussis de l’Angola au Portugal, alors que Sassou Nguesso ne peut pas s’en vanter d’un seul en France ; mises à part bien entendu les innombrables poursuites de ses créanciers et des enquêtes de l’affaire des « Biens Mal Acquis » qui ont fait exploser le chiffre d’affaires de ses avocats !

Comme ce fut le cas en 1991-92, Sassou Nguesso ne consentira à lâcher le pouvoir que lorsqu’il aura complètement ruiné le pays !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

http://www.sabado.pt/portugal/detalhe/jose_veiga_o_investidor_que_nao_era_um_principe_mas.html

José Veiga, l’investisseur n’était pas un «prince», mais …
«Nous sommes intéressés à parler à tout le monde», a déclaré Ricardo Salgado aux autres membres du Haut Conseil

Le 27 Janvier 2014, le Conseil du Groupe Espírito Santo avait deux principaux points à l’ordre du jour : restructuration du Groupe – qui comprenait une présentation initiale d’Amilcar Morais Pires – et l’augmentation du capital du Espírito Santo Control SA. . C’est pendant cette réunion que les membres du conseil d’administration ont mis sur la table le nom d’un potentiel investisseur représenté par Jose Veiga.

Le nom de l’ancien impresario de football a été avancée par Pedro Mosqueira do Amaral au terme de la réunion. L’administrateur actuel de Novo Banco, en Allemagne, a informé le Conseil Supérieur que Jose Veiga représente les intérêts de M. Denis Sassou Nguesso, le Président du Congo Brazzaville. Néanmoins interrogé « sur le fait de parler avec José Veiga ? » Ricardo Salgado le dirigeant d’Espirito Santo a répondu : « Nous sommes intéressés de parler à tout le monde. »

Selon ce qui a été dit à la réunion, le Président du Congo serait intéressé d’investir environ 150 millions d’euros dans le Groupe Espírito Santo. La discussion s’est ainsi conclue : José Veiga (pour le compte de Sassou Nguesso) serait invité à investir 30 millions dans Espirito Santo Control et le reste à Rio Forte.

Trois jours plus tard, le 30 Janvier 2014, les membres du conseil de surveillance actaient le fait de discuter de l’augmentation du capital du groupe. Et le nom de José Veiga était matière à discussion. Le sujet était soulevé par Ricardo Salgado. L’ancien impresario de joueurs de football, suscitant à juste titre des inquiétudes. Certains exprimant même des doutes sérieux sur José Veiga. Le Conseil d’administration d’Espírito Santo trouva la solution de lui faire signer un accord de confidentialité.

Contacté, José Veiga a refusé de commenter l’investissement possible dans le Group Espirito Santo ou les conversations tenues par les membres du Conseil sur sa possible entrée dans le capital du groupe.

Le Sorcier portugais de Denis Sassou Nguesso : Antonio José da Silva Veiga, dit “José Veiga”. Par RIGOBERT OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Europe
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:10
CONGO - Franc-Parler Presse LIBRE : Affaire C/SASSOU NGUESSO Denis, YOKA Aimé Emmanuel : ARRESTATIONS ARBITRAIRES, SEQUESTRATIONS, PRISE D'OTAGES

Affaire C/SASSOU NGUESSO Denis, YOKA Aimé Emmanuel :

ARRESTATIONS ARBITRAIRES, SEQUESTRATIONS, PRISE D’OTAGES

OBJET : AUDITION – PLAINTE DE MONSIEUR BOUKADIA Modeste

https://www.facebook.com/pages/CONGO-Franc-Parler-Presse-LIBRE/883536648335319?fref=nf

En effet, le mardi 31 mars 2015, nous avons appris, de source sûre, proche de la Police Française, que Modeste BOUKADIA aurait été auditionné sur procès-verbal deux bonnes heures durant, dans l’affaire qui opposerait son Parti le CDRC à M. le Président de la République du Congo et son Ministre de la Justice Aimée Emmanuel YOKA.

Alors que les Nations Unies aurait recommandé, dans un avis suffisamment motivé, au gouvernement Congolais de libérer sans attendre, les membres du CDRC de Modeste BOUKADIA incarcérés sans raison valable en 2013 à Pointe-Noire par les barbouzes du PCT, et jugés à la va-vite, par un tribunal inquisitoire dont le jugement aurait été botté en touche par les experts en Droit de l’Homme des Nations Unies ; Aimé Emmanuel YOKA, pourtant pressé par les Ambassadeurs des USA, de l’Union Européenne, de la France etc. refuse toujours de s’exécuter, et continue à maintenir les cadres et militants du CDRC en Prison, mettant du coup, son neveu Président du Congo et partant le pays tout entier, dans une position diplomatique inconfortable.

Les hommes de BOUKADIA n’étant toujours pas libérés, les Nations Unies passent à la vitesse supérieure et ordonnent, que soit examiner d’urgence la plainte du CDRC pour enlèvement, séquestration, privation de liberté, déportation et atteinte à la personnalité, déposée au TGI de PARIS en 2013, contre le président Congolais et son Ministre de la Justice dont l’entêtement sans limite ne cesse de souiller la diplomatie Congolaise.

Un nouveau dossier contre le Président SASSOU NGUESSO qui pouvait pourtant être évité. M. SASSOU aurait-il été trompé par son oncle YOKA dans ce dossier, ou serait-il lui-même responsable de ce qui va arriver ?

Seul le temps dira.

Guy Richard MPANDERSON

Le 03 avril 2015

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 15:33
(Congo-Brazzaville) Franc-Parler Presse LIBRE : Et l'Opposition dans tout ça ?

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=933066723382311&id=883536648335319

ET L’OPPOSITION DANS TOUT ÇA ?

Modeste BOUKADIA, pourtant opposant au pouvoir du PCT, a toujours été isolé par les autres opposants qui le trouvent trop libre et direct. Mais en vérité, c’est parce qu’il ne pointerait pas comme eux à la Banque de MPILA. De ce fait, il est comme on sait le dire à Bakongo : « INCOUTICABLE (Non maîtrisable) » et M. SASSOU le sait. Sinon comment expliquer l’inertie des autres opposants Congolais à la suite de l’arrestation des hommes de BOUKADIA qu’ils savaient réellement innocents ? Et lors de la mascarade de procès organisé à Pointe-Noire par les Juges iniques du PCT, l’opposition Congolaise n’a pris aucun avocat pour défendre des gens qui ont été arrêtés pour avoir exigé la démission du gouvernement, donc des vrais opposants ?

En sus, si l’on peut attribuer l’attitude de l’opposition à un manque d’informations, comment expliquer qu’à la suite de la publication de l’avis de la commission des Droits de l’Homme des Nations Unies, avis qui condamne clairement le gouvernement Congolais et ordonne à celui-ci de libérer sans condition après un dédommagement conséquent, les hommes de BOUKADIA (voir lien) que nos vrais faux opposants n’aient pas saisi la balle au bond et conjugués leurs efforts à côté de l’OCDH et du médiateur national pour faire pression au gouvernement qui continue à garder prisonnier des innocents, acquittés par la plus haute institution sur terre : Les Nations Unies. Pourquoi, mais alors pourquoi, l’opposition Congolaise continue à rester stoïque face à l’entêtement du Ministre de la Justice et du PCT, qui continue à les maintenir dans les geôles à des encablures du lieu de leur arrestation, comme s’ils étaient des dangereux criminels, alors que les vrais criminels sont restés dans les prisons à Brazzaville et à Pointe-Noire et d’autres plus dangereux occupent même des hautes fonctions d’État: Quel paradoxe ?

Cette attitude quelque peu surprenante de l’opposition Congolaise, révèle soit un malaise dans les relations entre opposants, ou encore plus, d’une complicité d’une partie de l’opposition avec le gouvernement pour écarter Modeste BOUKADIA de la scène Politique. Ce qui justifie bien la mascarade de procès organisé contre lui à Pointe-Noire et qui avait abouti à sa condamnation à 30 ans de travaux forcés, faisant de lui un vrai MANDELA. Mais, c’était sans compter sur la réactivité de SPARTACUS-BOUKADIA, l’homme aux bras longs, très longs et dont la diplomatie souterraine fonctionne à l’excellence. L’avis des Nations Unies obtenu par BOUKADIA, est une vraie victoire contre la barbarie et l’incivisme des hommes du PCT, qui ont perdu toute notion de Droit Humain pour hiberner dans l’arbitraire et ceux des opposants qui se réjouissaient de cette condamnation, peuvent désormais se raviser puisque SPARTACUS est revenu dans l’arène.

Aujourd’hui, l’opposition Congolaise partage la même honte que le Gouvernement de la République qui, devant la pression des Ambassadeurs de France, des Etats Unis, de l’Union Européenne etc. n’a pour seul argument que de simuler la maladie Alzheimer en prétextant des trous de mémoire, jusqu’à ne pas se souvenir avoir reçu la notification des Nations Unies. Si la honte attrapait par les pieds, il est vraiment certain qu’ils seraient tous devenus "handicapés" ces hommes du PCT ; Quelle honte, monsieur le Ministre Congolais de l’injustice !

Une fois de plus, l’opposition Congolaise a démontré qu’elle est là pour faire opposition au peuple et aux vrais opposants, plutôt qu’à dénoncer les manœuvres du Gouvernement. Sinon, comment expliquera-t-elle son silence devant la violation des droits des citoyens Congolais, pourtant acquittés par les Nations Unies qui, dans un dossier bien motivé à réussi à démontrer le caractère arbitraire des arrestations des hommes de BOUKADIA et a même fait opposition au jugement rendu lors de la mascarade de procès organisé par la justice du PCT ?

Si une opposition ne peut se mobiliser lorsque, les droits fondamentaux des citoyens qu’elle prétend gouverner une fois aux affaires sont bafoués par la majorité en place, à quoi sert-elle en vérité ? Qu’attendre d’une opposition qui ne fait que demander des dialogues avant toute échéance électorale, juste pour récolter un peu d’argent et rentrer tranquillement dans sa coquille tout de suite après ? Non, l’opposition Congolaise n’est plus crédible, surtout lorsqu’elle demande les états généraux, alors que le pouvoir auquel il est sensé s’opposer est arrivé en fin de mandat, et que seul le respect de la constitution de la République parait être l’unique revendication sensée ?

POURQUOI UN TEL LAXISME DE LA PART DE CEUX QUI SONT SENSES JOUER LE ROLE DE CONTRE-POIDS AU POUVOIR DE BRAZZAVILLE ?

Pour répondre à cette question, décryptons sans passion, l’ossature de cette pseudo opposition, toute constituée d’anciens membres du PCT, tout en essayant de relever les relations ambiguës que celle-ci entretiendrait avec Modeste BOUKADIA afin de comprendre ce qui justifie, le silence des opposants Congolais à l’endroit des hommes de BOUKADIA.

La configuration actuelle de l’opposition Congolais semble mettre en avant un homme : Mathias DZON. Les autres, entendez par-là, Guy Romain KIMFOUSSIA, Clément MIERASSA ancien secrétaire général du comité central du PCT… ne sont que des trouble-fêtes sans réelles intentions de conquérir le pouvoir faute d’une base électorale conséquente, ni de soutien à l’international. Vous comprendrez certainement pourquoi nous n’avons pas comptabilisé en parlant de l’opposition, les partis comme le MCDDI et l’UPADS ? C’est simplement que ceux-ci, en signant des accords politiques avec le PCT parti au pouvoir, sont devenus comptable de sa gestion et donc membres de la majorité.

QUI EST EN VERITE MATHIAS DZON et QUELS SONT SES REELLES INTENTIONS ?

Mathias DZON, opposant ou arnaqueur ? C’est la question que se posent aujourd’hui la majorité des Congolais. Tête d’affiche d’un groupe d’opposants au régime PCT parti au pouvoir duquel il est lui-même issu, Mathias DZON est avec Rodolphe ADADA, ceux qui ont orchestré en 1997, le coup d’état contre la Démocratie et les acquis de la Conférence Nationale au Congo. Ce sont eux, qui ont signé pour le compte du Président SASSOU NGUESSO, le contrat qui a occasionné le massacre des Congolais et la déstabilisation des institutions de la République. Mathias DZON est donc celui qui a favorisé le retour du Président SASSOU NGUESSO au pouvoir car lui, n’était pas présidentiable aux dires des financiers du coup d’état, qui le trouvaient plus technocrate que leader politique. C’est donc Mathias DZON qui avait trouvé l’argent sans quoi il n’y aurait pas coup d’état du 5 juin 1997 contre l’UPADS.

Seulement, une fois le pouvoir conquit, Mathias DZON a commencé à se prendre pour un deuxième Chef de l’Etat et cette tentative de doublure, additionnée à la gabegie Financière qu’il avait adopté comme mode de gestion du ministère des finances à la tête duquel, il pensait s’éterniser en mémoire de sa contribution au coup d’état de 1997, avaient fini par perturber la quiétude du Grand Cobra. La réaction du cobra royal ne fit pas attendre : Limogeage à la tête du ministère des finances au sein duquel l’appartenance à la tribu Bangangoulous était le seul visa d’accès. Conscient des services rendus lors de son retour au pouvoir, et pour éviter de faire de lui un adversaire politique (car il était devenu multimilliardaire, mais un milliardaire peu discret, avec un goût trop prononcé pour les petites filles qui aimaient bien l’appeler : « A PESSA A TALA TE, une sorte de distributeur humain des billets de banque) », notre fin cobra lui proposa de demander de quitter le ministère des finances pour jouer le rôle de pseudo opposant, tout en gardant tous les avantages en natures (Salaire payé par l’état Congolais, véhicules de fonction etc…). Rôle que Mathias DZON se plait à jouer aujourd’hui.

De ce qui précède, vous conviendrez avec moi, que Mathias DZON, en sa qualité d’organisateur du coup d’état de juin 1997, pour avoir commis lui aussi des crimes économiques lors de son passage à la tête du ministère des finances, pour avoir financé les massacres du pool, ne peut en aucun cas s’opposer au PCT car, il sait que la fin du règne PCT, sera aussi le sien. Ainsi a-t-il choisi de distraire tout le temps l’opinion publique Congolaise, en sollicitant des dialogues chaque fois qu’il est question d’élection. Aujourd’hui une fois de plus, alors que le mandat présidentiel touche à sa fin, Mathias DZON demande au pouvoir en place d’organiser les états généraux, une démarche anticonstitutionnelle qui vise à valider le désir de changement de la constitution prôné par le PCT. Ainsi, il aura joué son rôle pseudo opposant et donc justifier son salaire en créant s’il obtenait les états généraux, le consensus qui aidera le PCT à changer la constitution et confisqué à nouveau le pouvoir.

Mathias DZON sait qu’il n’est qu’un opposant de surface sans moyens de pression, il sait aussi que la solution au problème électoral du Congo, n’est pas dans les états généraux dont le but réel n’est que d’aboutir à un gouvernement de transition qu’il entend conduire comme premier ministre, peu importe si le PCT continue à piloter les choses. Non, le Congo n’est pas en crise pour chercher des solutions anticonstitutionnelles, la seule vraie crise qu’il y a aujourd’hui au Congo, c’est celle de son opposition qui n’arrive pas à comprendre que la seule vraie exigence à faire au pouvoir de Brazzaville c’est de lui demander de respecter la constitution, la mise en place d’une commission électorale indépendante en vue de maitriser le corps électoral. Mais tout ceci n’intéresse pas le PCT, et l’opposition n’a pas les moyens de pression, c’est pourquoi, elle devrait déjà saisir les Nations Unies et tous ceux qui financent les élections au Congo, et solliciter la nomination d’un médiateur pour le Congo en vue de permettre la transparence des futures opérations électorales.

Si Mathias DZON, pouvait gagner du temps en focalisant le débat sur l’essentiel, cela pourrait déjà faire lever les soupçons d’incompétence sinon, de complicité avec le pouvoir qui planent sur sa tête et sur toutes sa cohorte d’opposants de pacotille.

En vérité, Mathias DZON sait qu’il ne peut pas gagner une seule élection au Congo, en tout cas pas contre son Maître Denis SASSOU NGUESSO et moins encore contre BOUKADIA c’est pourquoi, grande était la réjouissance de DZON Mathias en apprenant la condamnation de Modeste BOUKADIA, à la suite de la mascarade de procès organisée à Pointe-Noire par les juges du PCT. Pour lui, c’était un gêneur de moins, un opposant qui commençait à trop focaliser l’attention du peuple sur lui, surtout après son meeting de Pointe-Noire.

Ce qui dérange le plus Mathias DZON, c’est que la présence de Modeste BOUKADIA à Brazzaville, l’empêche de jouer son rôle de pseudo opposant car ce dernier n’est pas aligné, il ne fréquente pas les milieux de MPILA et pour couronner le tout, le Président BOUKADIA prône la partition du pays en deux Etats. Dans cette démarche, Mathias DZON se retrouve face à son Maître Denis SASSOU NGUESSO, il sait que le combat est perdu d’avance. En sus, Modeste BOUKADIA fonde son argumentaire pour la création de l’Etat du Sud Congo sur les crimes et les disparitions non justifiés des hommes du Sud, à une période où Mathias DZON était Ministre des finances du Congo et donc le pourvoyeur des fonds de toutes les milices qui ont pillé, volé, violé et tué les populations du Sud Congo.

A ce sujet, ce que Modeste BOUKADIA semble reprocher à Mathias DZON et qui le sait, serait, aux dires d’un de ses proches, le fait que ce dernier, alors ministre des finances aurait financé spécifiquement les massacres des cadres du Sud du Congo en particulier ceux du POOL et de la BOUENZA et Modeste BOUKADIA l’a écrit dans son livre à paraitre bientôt.
C’est pourquoi, Mathias DZON ne pourrait jamais s’opposer au régime PCT, non pas par reconnaissance, non, mais par ce qu’il se ferait ARA KIRI, il sait qu’il est impliqué dans les crimes économiques du régime, il est aussi impliqué dans les nombreux massacres contre « LES AUTRES » dont le sang n’a que trop coulé. Par quelle magie, Mathias DZON pense-t-il se faire oublier ? En tout cas, ce n’est pas en jouant au pseudo opposant car les faits qui lui sont reprochés sont lourds et la mémoire des Congolais intacte.

Quand Mathias DZON répondra devant la CPI pour avoir financé les crimes contre les populations du Sud ; quand sonnera l’heure de la justice, Mathias DZON sera interpellé, jugé et condamné.
Le peuple Congolais n’est pas dupe, il attend que le PCT par la voix de son Président se prononce officiellement sur la modification de la constitution et quand la révolution sera en marche, tous les faux opposants seront mis dans le même sac que les cadres du PCT. Le peuple dira : « YA NA MARE » avec les états généraux.

Le PCT est en fin de mandats, et conformément à la constitution que ses dirigeants ont imposée au peuple, leur joker ne peut plus se représenter. Le peuple ne leur demande pas de faire de bilans et moins encore les états généraux, non ; Ce que veut le peuple, c’est qu’ils partent dans le strict respect de la constitution, c’est tout. Et ça, DZON Mathias l’a bien compris, mais, il ne veut pas aborder la question dans ce sens, il feint l’imbécile pensant tromper les Congolais qui l’on pourtant déjà démasqué. Alors, DZON Mathias ne serait-il que la main gantée de l’exécuteur ? Serait-il un arnaqueur politique ?

A SUIVRE

Guy Richard MPANDERSON

Le 03 avril 2015

(Congo-Brazzaville) Franc-Parler Presse LIBRE : Et l'Opposition dans tout ça ?
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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 06:28
(Congo-Brazzaville) Dzon Mathias : La gloire à tout prix...

MATHIAS DZON : LA GLOIRE A TOUT PRIX - article actualisé -
(Première publication septembre 2008) -

Au moment où l’opposition étudie les moyens de virer Sassou en 2016, Mathias Dzon a déjà déclaré sa candidature présidentielle.

Chacun connaîtra un moment de célébrité, ANDY WARHOL l’avait promis . Il n’avait pas prévu que ses paroles trouveraient une parfaite illustration au Congo-Brazzaville. En l’espace de quelques semaines, deux personnes S’y sont collé, dans des registres differents : dans le people et dans la politique. Dans le people, c’est Sandra Sassou Nguesso (plus tard Antoinette Sassou à Saint Tropez ) et dans la politique Mathias Dzon.

Sandra Sassou

C’est une histoirre toute simple, toute bête, toute triste, une histoire dans laquelle s’illustra Sandrine Sassou-Nguesso à propos d’une bouteille de vin achetée au Palais de la Méditerrannée à Nice, sur la promenade des Anglais sur la Côte d’Azur. Nous sommes en 2008. La valeur de cette bouteille de vin ? 3000 euros soit 2000000 de francs CFA . Afin d’étancher littéralement la soif des courtisans de la cour du roi Sassou tels Okemba, Lopès, Pendino, Tsenzel, Ngoya... Une sorte d’acte gratuit à 3000 euros (2000000 de francs CFA). Notre dame du Palais de la Méditerranée Sandra Sassou Nguesso, figurera au panthéon de la bêtise et de la misère morale.

Antoinette Sassou

Ce 12 mai 2013, pour fêter ses 70 balais, Antoinette Sassou dépensa la bagatelle somme d’un million d’euros. Non, vous ne rêvez pas. D’ailleurs Canal+ se saisit de cet anniversaire st-tropézien où les invités furent rémunérés à hauteur de 10.000 euros per capita. Certains convives débarquèrent (du Congo) dans la ville de Brigitte Bardot en charter. Dans son imagination la plus folle, Andy Warhol n’aurait jamais envisagé célébrité à ce coût. Cette fête aussi fastueuse qu’un sacre d’impératrice continue de faire des vagues dans la mémoire collective des Congolais et des médias occidentaux.

Mathias Dzon

En 2008 nous écrivions ceci :

L’homme qui a fait sensation avec une sortie tonitruante, pour se faire remarquer (pour faire du buzz), c’est Mathias Dzon. Il faut aussi citer son nom, puisqu’il figurera au panthéon de la bêtise et de la médiocrité politique. Faut-il en rire ou en pleurer ? Le littéral compagnon de fortune de Denis Sassou Nguesso lors du putch de Juin 1997 découvre subitement les faiblesses de la nouvelle espérance. Opportunisme ? Mauvaise foi ? Cynisme ? Besoin de notoriété publique et politique ? Sans aucun doute ! « Les Congolais ne doivent plus accepter de vivre dans la précarité alors que leur pays n’a jamais été aussi riche depuis son indépendance il y a 48 ans, avec un budget de près de 2000 milliards de FCFA, le plus élevé de son histoire, et une économie florissante dans tous les secteurs »
déclara M. Dzon, ancien ministre des finances, actuellement directeur de l’agence nationale de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) au Congo-Brazzaville. « On ne peut comprendre qu’avec une croissance économique sans pareille qui frôle les 9,5%, le Congo-Brazzaville puisse connaître des problèmes tels que le manque d’eau potable et d’électricité » (certains quartiers de Brazzaville peuvent être privés d’électricité pendant une à deux semaines) », a déploré M. Dzon (Cf APA, 13 Septembre 2008). La perspective électorale de 2009 autorise-t-elle un tel niveau de démagogie ? Non !

Etre ou ne pas être : telle est la question. Peut-on être après avoir déjà été ? Non ! Peut-on tirer du vin dans des vieilles outres ? Non ! Quels souvenirs les Congolais ont-ils gardé du passage de Dzon au ministère de l’Economie et des Finances ? Rien ! Avait-il contribué à l’amélioration des conditions de vie des congolais ? Non ! Avait-il procedé à la refonte de la grille salariale de la fonction publique ? Non ! S’était-il attelé à la mise sur pied d’un système bancaire dont l’une des missions serait le soutien de l’activité économique ? Nenni ! Sous l’égide de Mathias Dzon, le Congo-Brazzaville avait-il réussi à conclure un accord avec le F.M.I et la Banque Mondiale ? Nada ! Mathias Dzon avait-il apporté la transparence dans la gestion du secteur pétrolier tant souhaitée par les institutions de Bretton Woods ? Luvunu ! D’ailleurs, n’est-il pas avec Sassou Nguesso à l’origine de la création de la SNPC, ce fromage de la république devenue la chasse gardée des agents de la nouvelle espérance et très fortement convoitée par les rats et les souris ? Mathias Dzon, habile prestidigitateur, avait-il réduit de quelques millions de dollars la lourde dette du Congo-Brazzaville ? Nada ! Et, depuis, le compteur de la dette n’en a pas fini de tourner. Mathias Dzon, fin dribleur politique,
s’était-il investi dans le processus de diversification de l’économie du Congo-Brazzaville qui est restée une économie de rente ? Niet ! Voici donc venu le temps des imposteurs, celui de l’élection présidentielle. Mathias Dzon surfe sur l’état de paupérisation des populations du Congo-Brazzaville pour s’attirer, croit-il, la gloire politique que lui vaudrait ses envolées lyriques.
C’est ce que nous écrivions déjà. Nous concluions en ces termes :

Dans leur quête maladive de reconnaissance, il n’est pas surprenant que Sandra et Mathias fassent d’ici là la couverture de Voici , Gala ou Paris Match. Dans tous les cas, Sandra Nguesso, Antoinette Nguli Sassou et Mathias Dzon ont connu leur moment de célébrité, ANDY WARHOL l’avait prédit. Cependant, il ne savait pas que le Congo-Brazzaville ferait les frais de ces extravagances.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 06:12
[Congo-Brazzaville] L’Amont et l’Aval pétroliers congolais mettent l’Etat en situation de faillite frauduleuse…

Par RIGOBERT OSSEBI -

De margerie Sassou-nguesso Qatar

Lorsque vous ne pouvez plus payer vos fournisseurs, vos créanciers et que vos ressources financières ne couvrent plus vos engagements courants et récurrents, si vous êtes une entreprise vous devez vous déclarer « en faillite ». Si vous êtes un Etat, qui ne peut répondre à ses engagements, il faut alors se déclarer en cessation de paiements.

Si les faits qui ont conduit à la faillite de l’entreprise relèvent de détournements et de prélèvements criminels ou interdits, la faillite est alors frauduleuse. Les coupables et leurs complices ne pourront alors échapper à de sévères peines d’emprisonnements ; comme pour la cessation de paiements… !

A cause de la chute des prix du pétrole, à cause d’une folie dépensière, d’une incompétence notoire, du manque de prévoyance, d’une prédation permanente et de l’inconséquence de la gouvernance familiale monarchique qui s’est imposée à la tête du Congo, les caisses de l’Etat sont vides, on ne peut plus vides !

La cigale-piranhas de l’Alima, Sassou Nguesso, est passée par là !

Pire, les rentrées dites pétrolières qui normalement alimentent à 90% le Trésor Public sont quasiment inexistantes depuis des mois et cela ne risque pas de s’améliorer avant longtemps. Le Congo unijambiste se traine à terre comme un « cul de jatte »… ! (1)

Ici et ailleurs, nous vous avons souvent parlé de « l’Aval pétrolier », tenu comme vous le savez depuis longtemps par « Kiki le pétrolier, le Roi du pétrole congolais », et également par « le clan des Mapapa » ce réseau familial flamboyant et inculte qui signe des contrats de milliards de dollars, qui voyage en jets privés et vit dans des palaces pendant que la population croupit dans la misère la plus totale !

Mais qui dit « Aval » doit aussi, forcément, penser « Amont » !

« L’Amont » c’est la production. Vous y avez principalement TOTAL et ENI. Maintenant, il faudrait plutôt dire ENI et TOTAL parce que l’opérateur italien vient de prendre le dessus pour ce qui est de la production et des réserves « officielles » au Congo.

Les opérateurs italiens, français, américains au Congo, ont leurs propres matériels et équipes mais ils doivent faire en grande partie appel à la sous-traitance, à l’intérieur du Congo, pour différentes prestations ou locations de matériels, engins maritimes ou sous-marins, aériens comme des hélicoptères ou des avions. Dans la production proprement dite, des unités flottantes de production et de stockage peuvent être acquises (en Corée du Sud principalement) ou louées. Parfois comme pour le champ de Nkossa, acquisitions et locations vont de pair : une société monégasque loue et opère un FSO pour les gaz de pétrole (LPG)- [uniquement cité à titre d’exemple].

La sous-traitance, dans des conditions normales d’exercice de la production pétrolière, peut dépasser les 50% du coût de revient d’un baril de pétrole. Pareil champ d’activité ne pouvait laisser indifférents les piranhas de l’Alima, espèce particulièrement gloutonne et carnivore… Un petit exemple, la restauration d’entreprise (le catering) est un énorme marché. Les véritables opérateurs sont rares, connus et reconnus. Cependant, « par complaisance » un enfant Sassou Nguesso recevra un contrat d’un pétrolier qu’il lui suffira de sous-traiter avec l’industriel qui en a la véritable compétence. Un simple jeu de facturation ou plutôt de surfacturation, car le coût aura doublé pour la compagnie pétrolière qui le répercutera automatiquement sur son prix de revient du baril ! En définitive, cela ne sort pas de sa poche mais de celle du Congo !

Aussi, un contrat de cinq ans d’une compagnie pétrolière pour la location d’un « Supply » peut faire de vous un homme riche. Acheté en Chine, ce bateau de transport de matériels (pipes etc…) pourra être amorti en un rien de temps, suivant votre degré d’influence pour le coût de la facturation. Inutile de revenir sur les véhicules automobiles de location à 3 millions de FCFA et plus par mois et que les pétroliers doivent obligatoirement louer aux enfants et neveux ; et les villas et les immeubles entiers loués à des prix démentiels auprès des mêmes….

Tous les domaines de la sous-traitance relèvent maintenant de l’autorité du gang familial. Il serait difficile de penser qu’un seul marché puisse y échapper ; de la location de jet privé à la fourniture de trombones et de ramettes de papier ! C’est la raison pour laquelle le coût de production du baril de pétrole congolais doit se situer dans les prix de revient les plus élevés au monde… Le coût véritable pourrait bien en être augmenté de 50% voire plus !

Il y a quelques semaines [cf Zenga Mambu] le directeur irlandais d’United Safety, une société américaine réputée, spécialisée dans les équipements de sécurité de la production pétrolière et gazeuse (http://www.unitedsafety.net/) a été interpellé comme un malpropre et jeté en prison à la demande du maintenant « bien connu » Marc Emmanuelli (ex-directeur de Gunvor Congo) qui est, de notoriété publique ponténégrine, l’homme de paille d’Egard Nguesso (le bienheureux neveux propriétaire des 638 m2 du triplex de Neuilly près de Paris). Malgré le paiement d’un million de dollars (véritable rançon) Monsieur Ronan Mooney était resté dans sa geôle pestilentielle ; les piranhas de l’Alima ne sauraient se contenter de miettes… [petite question : Marc Emmanuelli instrumentalisait-il la « justice congolaise » pour son compte personnel ou pour celui de son employeur habituel ?]

Le gisement de Moho Bilondo découvert par TOTAL nécessite pour le développement de sa phase 1 Nord la somme astronomique de dix milliards de dollars. Le Qatar avait été invité à une augmentation de capital (dans Total Congo) de 1,5 milliard des mêmes dollars. Tout cela aurait-il pu se faire sans que les piranhas Sassou Nguesso ne montrent leurs jolies quenottes ? On peut toujours rêver… !

Le racket, l’extorsion de fonds ne sont pas forcément le quotidien de l’industrie pétrolière au Congo, mais tout participe, semble-t-il, d’une méthode librement et largement consentie : tout sera ajouté au coût de revient du baril à partir duquel les contrats « partage-production » doivent s’appliquer ! C’est sans doute la raison pour laquelle des modifications, que nous avions dénoncées, y avaient été apportées l’année dernière, approuvées par l’Assemblée nationale fantoche.

Tout cela se pratique donc au détriment de l’intérêt de l’Etat congolais et au niveau du prix de vente actuel du baril de pétrole, il ne reste strictement rien pour le Trésor Public après l’écrémage « Aval » de « Kiki le pétrolier » ou du Clan des Mapapa, comme vous le voudrez !

Ce gonflement exorbitant des coûts de production ne saurait s’exonérer, à la chute de ce pouvoir criminel, d’un « audit » véritable qui n’a jamais été réalisé à ce jour depuis le démarrage de l’exploitation pétrolière au Congo…. ! Il serait incontournable si l’Etat post-Nguesso voulait conquérir un minimum de crédibilité !

Aujourd’hui, le Congo et les Congolais sont devenus la risée de toute l’Afrique ! Aucun pays, aucune population ne saurait se reconnaître en nous et accepter ce que cette famille de prédateurs nous impose ! Un site camerounais bien connu vient de titrer : « CONGO : DETOURNEMENT DE BIENS PUBLICS PAR SASSOU FILS : TEL PERE, TEL FILS ! » Rien à dire, ni à ajouter !

Il y a peu, le papa-piranhas, Denis Sassou Nguesso, avait convoqué le directeur d’ENI Congo. Il lui a exprimé un besoin d’argent important (200 à 400 millions de dollars selon certains). Le responsable italien lui a répondu qu’il ne pouvait lui accorder cette « facilité ». Il lui proposa d’augmenter la production, ce que Sassou Nguesso refusa puisque plus rien ou presque ne lui revenait (par son Etat congolais). Le dirigeant local d’ENI s’est alors laissé aller en souriant à une proposition qui a été très mal encaissée par le dictateur de l’Alima : « C’est le moment de piocher dans vos économies ! » Le tyran l’aurait vraiment très mal pris ! Il est hors de question pour lui ou pour les siens de restituer un tant soit peu de ce qui avait été volé !

Pourtant, les besoins d’argent sont énormes ! Il en faut aussi et surtout pour terminer les équipements des prochains Jeux africains…

Sassou Nguesso était arrivé au pouvoir pour le pétrole et pour l’argent ! Il en partira par le pétrole et par l’argent !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

(1) En cette fin mars 2015, le cours du Brent sur lequel est indexé le brut congolais se trouve aux environs de $58 le baril et le Dollar monnaie de référence de l’industrie pétrolière est au taux avantageux de 0,92 contre l’Euro, ce qui atténue l’impact de la chute du prix de l’or noir (de 15 à 20%) ; mais encore faut-il avoir des rentrées en dollars !

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 17:01
(Congo-Brazzaville) Le PCT souhaite-t-il la partition du Congo ?

Par le Dr Pascal MALANDA

Nous avons choisis de diffuser des larges extraits de cette excellente tribune du Dr Pascal MALANDA, dont l’intégralité est téléchargeable à la fin du texte !

Le danger des partis ethniques

En 2012 le site Congoliberty, tout à ses débuts, organisait une rencontre citoyenne à Paris. Le thème était…J’y pris part en présentant une réflexion intitulée : Evolution ou Révolution : utiliser Sassou pour préparer l’après-Sassou.

Au cours de mon exposé, j’avais évoqué le caractère ethnocentré de la plupart des grands partis politiques congolais. Il m’avait suffi pour cela de projeter sur un écran la composition ethnique des organes centraux de ces partis. Je montrai ainsi comment le PCT, malgré ses racines remontant au monopartisme était resté un parti essentiellement « nordiste » avec domination dans les instances dirigeantes des ressortissants de la Cuvette Centrale. Et même dans la Cuvette Centrale, l’hégémonie du triangle Oyo-Olombo-Owando était palpable. L’U.PA.DS affichait des instances dominées par les ressortissants du Grand Niari. Le MCDDI et le RDPS étaient quant à eux basés respectivement sur le Pool et le Kouilou. Et pour finir, le RDD recrutait essentiellement autour d’Owando.

Je proposais de tenir compte du poids de nos prisons tribales dans nos démarches politiques. Mon souhait était de voir une plus grande mixité dans les deux camps, mais surtout une plus grande responsabilité citoyenne et nationale.

Robert Poaty Pangou

A la fin des débats, je fus surpris par une question frontale : « Êtes-vous pour ou contre l’Etat du Sud Congo ? » La question venait de Robert Poaty Pangou. Ma réponse fut tout aussi frontale et claire : « Je ne crois pas un seul instant à l’utopie d’un Sud-Congo ». Je croyais que mon interlocuteur allait me permettre de développer ma pensée dans un débat contradictoire. Il se contenta d’un « merci pour votre sincérité » et s’en alla.

J’avais tant voulu dire à Poaty Pangou que l’échec de la construction nationale ou une grande partie du pays se sentait exclue, humiliée, paupérisée etc. ne justifiait pas une réaction aussi primaire que la partition du pays. Et d’ailleurs qu’elles étaient les garanties que Kongo-Lari, Nibolek et ressortissants du Kouilou n’allaient pas reprendre, dans ce Sud-Congo rêvé qu’il appelait de tous ses vœux, les mêmes travers tribaux ? Niboleks et Tcheks avaient-ils attendu cet hypothétique Sud-Congo pour s’étriper gaillardement en 1992-1994 ?

Le règne de l’injustice

Depuis 1997, le PCT est revenu au pouvoir. Les injustices tribales qui se faisaient de façon sournoise se sont installées en plein jour. Les vainqueurs de la guerre ne se gênent plus. Plus de complexe du tout. Plus grave encore, le PCT a instauré après 1997 un système de plus en plus clanique et familial de la gestion du pays. Le Sud, longtemps seule victime, a été rejoint par des pans entiers du Nord du pays progressivement exclus de la gestion du pouvoir.

Revenu au pays en 2010, après de longues années d’absence, j’avais retrouvé ma ville natale coupée en deux : un Brazza-nord et centre plus prospère, et un Brazza-Sud baignant dans la misère. Les grands travaux urbains avaient la fâcheuse tendance de se concentrer dans le Nord de la ville : grandes infrastructures routières, usines, université Sassou Nguesso, Stade Olympique avec grand complexe, nouveaux quartiers modernes etc. Brazza-Sud se contentait de quelques réalisations en trompe-l’œil pour essayer de masquer l’injustice. Et cerise sur le gâteau, la plus grande mosquée d’Afrique centrale était projetée à Bacongo !

Sur le plan individuel, les constructions dans Brazza-Nord reflétaient une plus grande captation des revenus nationaux que Brazza-Sud dont les populations étaient moins représentées dans la nouvelle classe moyenne.

Ce clivage Brazza-Nord Brazza-Sud masquait mal des poches de pauvreté dans la zone nord de la ville. L’injustice semblait continuer son œuvre au-delà de la frontière ethnique. Oyo s’était transformé en véritable ville tandis que les autres localités du Nord se contentaient de jouer les figurants.

Pointe-Noire n’échappait pas à cette déchéance programmée. La grande ville pétrolière, à l’exception de quelques îlots de prospérité, végétait dans la misère la plus crasse.

Dolisie, la capitale de l’or vert me donna l’impression d’une ville fantôme. Très partiellement reconstruite après la guerre, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Payait-elle au prix fort d’être restée le fief de Pascal Lissouba ?

Un pays coupé en deux ?

Depuis quelques temps, le débat sur la partition du pays est en train de prendre une tournure inquiétante. A l’approche des élections de 2016, tout le monde redoute une guerre qui aurait pour cause le refus du PCT de respecter la constitution qu’il avait imposée au pays en 2002. Des voix de plus en plus nombreuses et puissantes commencent à poser cette question vitale : « Voulons-nous vivre ensemble dans un pays uni où règnent l’égalité, la paix et la fraternité, ou devons-nous aller vers une sécession pour éviter des guerres inutiles ? »

Si en 2012, ma réponse à Poaty Pangou avait été un NON catégorique, aujourd’hui, je sens un malaise grandissant en moi. Mes compatriotes du Nord Congo se rendent-ils compte de cette situation ? Que pourrais-je répondre à des Sudistes désabusés qui diraient : « Nous sommes fatigués de vivre comme des sous-hommes dans notre propre pays. Nous voulons tenter une nouvelle expérience en créant le Sud-Congo. Les Erythréens se sont détachés de l’Ethiopie, le Sud-Soudan est devenu indépendant, le ciel n’est pas tombé…Plus loin de nous, la Yougoslavie a éclaté, le Kosovo s’est détaché de la Serbie…Les frontières bougent, là où l’injustice perdure ». Quel argument crédible pourrais-je leur opposer ? Le PCT est-il capable d’assumer les résultats d’un référendum ou la question serait : « Voulez-vous changer de constitution ou diviser le pays en Congo-Nord et Congo-Sud ? » Pour vivre ensemble, il faut commencer par le vouloir et cela implique le respect les uns des autres. Le PCT embarque l’ensemble de la nation dans une aventure dangereuse aux conséquences potentiellement catastrophiques. Ce parti est conscient que s’il était dans l’opposition il n’aurait jamais accepté pareille escroquerie. D’où vient donc cette obstination à vouloir imposer aux autres ce qu’on ne peut pas tolérer de ces derniers ? Les autres seraient-ils des sous-hommes ?

Le PCT peut encore se ressaisir

Le PCT est-il conscient de jouer avec le feu ? Arrivé au pouvoir en 1997 grâce à l’appui des forces étrangères, croit-il pouvoir rééditer cet « exploit » en 2016 ? Croit-il pouvoir imposer sa volonté au reste de la nation par les armes et l’argent ? Je crois que les choses ont énormément changé sur le plan national et international. La gestion catastrophique du PCT a provoqué un tel malaise que ce parti ne pourra pas gagner une élection libre et transparente en 2016. Il en est conscient. D’où cette obstination à vouloir imposer un débat d’un autre âge : Changer une constitution 12 ans à peine après son introduction. L’échec annoncé du PCT n’est pas un échec du Nord comme veulent le faire croire certains, mais l’échec d’un parti politique. De nombreux compatriotes au Nord du pays s’en rendent d’ailleurs de plus en plus compte. Espérons qu’ils auront le courage de convaincre les extrémistes de tout bord de revenir au bon sens, car le destin du pays est en jeu. L’unité et la cohésion du pays sont menacées par ceux-là mêmes qui prétendent la défendre en prenant le risque de déstabiliser les institutions de la république.

La démocratie a ceci de merveilleux qu’elle contraint le pouvoir à un bilan régulier. Les élections sont ce magique moyen par lequel le peuple peut sanctionner ou récompenser un pouvoir après lui avoir confié les commandes du pays. La perte du pouvoir, quelle que désagréable qu’elle soit, n’est pas une fatalité. Un passage à l’opposition permet alors de mieux préparer des arguments de retour pacifique au pouvoir. Après 19 ans de gestion sans partage, le PCT gagnerait à faire une cure d’opposition afin de revenir avec de meilleures propositions en 2023. Mais un parti qui a fait sien dès sa naissance le slogan « Le pouvoir ne se donne pas, il s’arrache » est-il capable de faire sa mue démocratique et accepter le verdict des urnes ? Wait and see.

L’homme à qui l’histoire a donné raison

Si demain un choix cardinal s’imposait à moi sous la forme suivante : « vivre comme esclave dans un Congo uni et dominé par un parti incompétent et égoïste ou vivre libre dans un Sud-Congo expérimental », ma réponse est aujourd’hui prête : Je voterai pour ce Sud-Congo, malgré le saut dans l’inconnu que cela représente. Je le ferais la mort dans l’âme car je reste convaincu qu’un Congo uni et juste a plus de chance de s’imposer dans un monde globalisé.

Je vois avec de plus en plus d’appréhension l’idée d’un Sud-Congo gagner du terrain. Mirage ou dure réalité ? J’espère que les chantres du PCT se rendent compte qu’ils sont en train de faire le lit de la partition du Congo. Le Sud du Congo est aujourd’hui un volcan endormi. Il peut se réveiller d’une manière brutale. J’aimerais tant que Poaty Pangou ait tort devant l’histoire, mais j’ai l’impression que le PCT s’apprête à lui donner raison.

Poaty sera-t-il l’homme à qui l’histoire a fini par donner raison ? Pauvre Congo !

Télécharger l’intégralité du texte : PCT souhaite diviser le Congo

Dr Pascal Malanda (Congoalternance2016@gmail.com)

(Extrait de congo-liberty)

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Dr Pascal Malanda - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 05:21
[Congo-Brazzaville] L’arme favorite de destruction massive de Sassou Nguesso : l’argent !

Par RIGOBERT OSSEBI

Dans un de ses livres, qu’un nègre avait rédigé pour lui et que Nelson Mandela n’avait pas préfacé, Denis Sassou Nguesso affirmait, qu’à l’âge incertain de 10 ou 12 ans, il découvrit en 48 heures tous les transports modernes (la voiture, l’avion et le train) pour se rendre de son trou perdu d’Oyo, à son collège près de Dolisie, dans le Niari. Il n’est dit nulle part, où et quand, il tint pour la première fois dans sa main un billet de banque…

Il serait bon de le savoir car, longtemps après, il en a fait son arme principale en s’affirmant comme l’un des dictateurs les plus implacables que l’Afrique n’ait jamais connus.

Sassou I (1979-1992), tout à ses intrigues, ne s’autorisait que quelques coups de poignard dans l’orthodoxie financière et le respect de l’argent public. Il hésitait à franchir franchement le pas tant le pays était encore marqué par son éducation coloniale et par ses prédécesseurs Youlou, Massamba Debat et N’Gouabi !

Il lui a fallu sa traversée du désert à Libreville et à Paris pour découvrir le pouvoir de l’argent qu’il n’avait plus.(1) “Retrouver le pouvoir et l’argent” était devenu pour lui une obsession, une question de vie ou de mort, au point qu’il sombrait dans la dépression dans son appartement de l’avenue Rapp à Paris.

Deux mentors lui dictèrent alors les voies qu’il devait suivre.

Le premier fut Mobutu qu’il rencontrait dans le sud de la France, à Cap Martin, près de Monaco. Le président zaïrois lui disait qu’il fallait prendre exemple sur lui pour le mépris qu’il avait de ses populations, pour son manque de respect du bien public qui était devenu le sien et d’encourager partout le crime pour que personne ne vienne lui reprocher les siens (ce qu’il avait déjà commencé à faire dès 1979). Seul devait compter son bien être, même et surtout, au détriment de celui de tous les Congolais ; peu importe qu’ils vivent comme des chiens et même pire ! « Plus tu les humilies, mieux tu les tiens ! »

La leçon a bien été retenue ! Après dix-huit années au pouvoir, celui que nous appelons tous maintenant “le tyran”, a parfaitement mis en pratique les conseils de Mobutu…

Le second mentor fut Omar Bongo, son gendre. Ils avaient tous deux en commun la haine des Vilis “qui les avaient vendus” durant la traite négrière et ils étaient d’accord, tous deux pour les maltraiter autant qu’ils le pouvaient.

Le président gabonais avait une longue expérience avec les hommes politiques français et l’offrit à son tout jeune beau-père. « Il fallait arroser, arroser, arroser ! » Dans cette discipline l’élève eut tôt fait de dépasser le maître ! Il arrosa tellement que Brazzaville compta vite bien plus que Libreville auprès de toute la Francafrique. Cette dernière alla jusqu’à, sur l’insistance du tyran d’Oyo, refuser d’effacer la dette gabonaise. Il a fallu l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy à l’Elysée pour que la France consente à soulager le Gabon de 30% de ce qu’elle lui devait ; contrairement au Congo-Brazzaville qui avait obtenu 100%. Ceci n’est qu’un petit exemple de la perfidie du dictateur congolais, « toujours se retourner contre celui qui l’a aidé (souvent en abusant de l’épouse ou de l’enfant) et mordre la main qui l’a nourri ! » La liste en est longue d’Adoua à Yves Motando en passant par les dossiers non clos comme ceux d’André Okombi Salissa et de Jean Marie Tassoua.

Au petit jeu, d’étrangler son peuple en l’affamant et par ailleurs jouer les grands seigneurs, Sassou Nguesso avait su occuper les devants de la scène internationale. Mais les temps ont changé, les informations circulent, l’air du temps est contre les dictatures et l’homme a fini par être détesté ; sauf par des nouveaux venus, comme le tout jeune Matteo Renzi qui n’aura peut-être jamais le temps de le connaître parfaitement…!

Mais avant d’être le président de la République, Denis Sassou Nguesso en est le véritable ministre des finances, du pétrole et de la défense intérieure. Rien ne s’effectue dans ces domaines sans son accord !

Aujourd’hui, la peur ne le quitte plus ! Son premier réflexe a été de verrouiller encore plus les sorties d’argent. Il lui fallait assécher le pays de manière à ce que personne ne puisse bouger contre lui. A Brazzaville, plus que jamais l’argent ne sort plus, ni pour le peuple, ni pour les services, ni pour les entreprises. Certes la chute des prix du baril de pétrole est passée par là ! Mais les restrictions actuelles dépassent de beaucoup l’impact qu’elle aurait dû avoir.

Depuis son retour à la tête de l’Etat, l’argent a été son instrument de pouvoir favori. Il en a couvert les vauriens, les méchants et les imbéciles de tous bords ; au premier rang desquels figuraient sa propre famille, ses enfants et ses neveux. Il s’est amusé à en exclure toute une population et deux générations de jeunes au moins qu’il a privées de soins, d’éducation et même de nourriture. Plus d’un tiers de la population congolaise vivait en 2014 en situation de sous-alimentation selon le PAM.

Le tyran de l’Alima s’est servi du Trésor Public congolais non pas pour le bien-être de sa population mais comme un instrument de domination, comme une arme de destruction massive. Il en a privé avant tout ceux qui auraient pu un jour lui faire de l’ombre, mettre en question sa

tutelle monarchique. Il a tout brisé dans l’oeuf. Toutes les têtes qui dépassaient ont été décapitées, au propre comme au figuré. Il a détruit des vies entières, des carrières, à petit feu pour faire durer son plaisir. Pas un élève brillant congolais fut encouragé par son pays pour aller dans une grande école ou une grande université étrangère. Le Congo n’a enregistré aucun parcours exemplaire , aucune élite bien formée !

Aujourd’hui le ressentiment est grand contre l’homme-démon et sa famille. Du Nord au Sud, même à Oyo, les populations n’en veulent plus. Les abus financiers, que nous avons toujours rapportés en détails, ont maintenant ouverts les yeux du plus grand nombre. L’argent, qui faisait sa force, son pouvoir et son arrogance, creuse le trou béant dans lequel ils s’engouffreront tous. Leurs fortunes, bien mal acquises, serviront leur perte. Le nom des Nguesso sera synonyme de “voleur” pour les générations futures, il sera encore plus difficile à porter que celui de Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga.

Ce dernier avait utilisé des prête-noms monégasques pour dissimuler dans le paradis fiscal de la Principauté les trésors qu’il avait dérobés tout au long de son règne brutal.. A sa mort, le pactole avait disparu dans les 2 km2 du plus petit Etat au monde sans que jamais personne ne puisse en retrouver la trace.

Voilà bien une leçon que notre dictateur, plus mal aimé que jamais, ne veut méditer. L’argent volé ne sera pas emporté en enfer pas plus qu’au paradis. Cette arme qu’il a aimée utiliser contre les autres finira très bientôt par se retourner contre lui et tous les siens. Et toutes ses psychoses sécuritaires, comme celle de transformer Brazzaville en ville morte à chaque fois qu’il la traverse, n’y changeront rien !

RIGOBERT OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

  1. Une partie de son magot avait été confiée au grand homme d’affaires congolais dont il était associé. Ce dernier avait tout perdu et il avait été aussi à l’origine de la faillite de la BIDC. L’autre partie était dans un compte à la BCCI, une banque fondée au Pakistan qui avait également fait faillite.
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