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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 09:30
Congo-Brazzaville : Le piège de la CENI et du bulletin unique

L'histoire n'est pas linéaire. Elle fait du surplace puis accélère. L’année 2015 va-t-elle être pour le Congo-Brazzaville celle où Denis Sassou Nguesso a réussi son coup d’Etat constitutionnel là où Blaise Compaoré au Burkina Faso a échoué ? Tout pousse et force à le croire. Tant Denis Sassou Nguesso déroule avec une facilité déconcertante son calendrier. Rien ne semble stopper net sa volonté de briguer un troisième mandat.

Chocs


Au Congo-Brazzaville, il ne faut pas seulement renverser la table, mais changer la table et le mobilier qui va avec. Les populations du Congo-Brazzaville et beaucoup de politiques, de chaque camp, le pensent, mais ils sont otages de leurs habitudes et de nos institutions.
L’année 2016 va-t-elle être ainsi celle de chocs institutionnels avec la mise en place de la CENI et l’adoption du bulletin unique qui vont transformer de façon irréversible le Congo-Brazzaville ? C’est l’annonce tonitruante faite le 23 décembre 2015 à Brazzaville par le conseil des ministres en sus de la présidentielle anticipée faite par Denis Sassou Nguesso le 22 décembre 2016. Que vaudraient la CENI et le bulletin unique sans la réfonte du fond en comble du fichier électoral ? La CENI sera-t-elle composée des personnalités indépendantes de la trempe de Monseigneur Louis Portella Mbuyu ? L’évêque de Kinkala est taillé pour le job. Il choisira ses collaborateurs et gérera les finances de sa structure. toutefois, la simple évocation du nom de Monseigneur Louis Portella Mbuyu à la présidence de la CENI fera hurler dans les chaumières du PCT. Qui nommera les membres de la CENI ? Quels seront les critères de leur choix ? Qui la dirigera ? La CENI prendra-t-elle le train des opérations électorales (recensement, fichier, découpage) en marche, opération enclenchée par la CONEL de Henri Bouka ? Les opérations électorales supervisées par la CONEL d’Henri Bouka avaient consacré la supériorité numérique de la partie septentrionale par rapport à la partie méridionale. A l’époque, hormis Clément Miérassa, Guy-Romain Kinfoussia et Mathias Dzon, très peu de voix s’étaient élevées pour dénoncer cette forfaiture. D’ailleurs, les députés de l’alliance IDC-FORCAD ont été élus sur la base de ce fichier électoral tronqué. D’où la gêne de monter au créneau sur ce plan. La CENI aura-t-elle la maîtrise du processus électoral du début jusqu’à la proclamation des résultats ? Ce qui suppose et implique la reprise du recensement de la population dans toute l’étendue du terrritoire du Congo-Brazzaville. Une situation qui remmettrait en cause le découpage et le fichier électoral actuel sur la base duquel s’est tenu le référendum du 25 octobre 2015. La CENI et le bulletin unique est un piége tendu par Denis Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ».

Boycott v/s participation

L’opposition du Congo-Brazzaville rassemblée au sein de l’alliance IDC-FROCAD succombera-t-elle aux sirènes de la CENI et de l’adoption du bulletin unique ? La participation à la présidentielle anticipée de 2016 équivaut à tomber pieds et poings liés dans le panneau . Elle correspondrait de facto à reconnaître la nouvelle Constitution du 6 novembre 2015.
Au sein de la plate-forme IDC-FROCAD deux opinions s’affrontent. Celle des partisans du boycott et donc de la politique de la chaise vide et celle des adeptes de la participation à la présidentielle anticipée et donc de la figuration sachant que la victoire de Denis Sassou Nguesso est connue d’avance. Et, ceci, dès le premier tour. C’est la mode aujourd’hui dans les républiques bananières en Afrique.

Rôle

Les membres de la plate-forme IDC-FROCAD qui prônent la présentation d’un candidat et la participation à la présidentielle anticipée de 2016 sont-ils dans un jeu de rôle ? Sont-ils en service commandé ? Dans la configuration politique actuelle au Congo-Brazzaville dominée par le PCT dans toutes les instances politiques et administratives, candidature unique ou pas de l’alliance IDC-FROCAD, le succès de Denis Sassou Nguesso à la présidentielle anticipée de 2016 est garantie. Denis Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » n’organiseront pas la présidentielle anticipée pour la perdre. Le principe d’une candidature unique n’est pas encore acquis que le débat fait déjà rage. Claudine Munari Mabonzo s’est prononcée pour la participation, Guy-Romain Kinfoussia a rejeté l’idée de la présidentielle anticipé et Romain Bédel Soussa a déclaré sa candidature. Sous nos yeux, l’unité du FROCAD et de l’IDC est en passe de voler en éclats. Sourrire en coin, l’homme d’Edou/Penda pousse un ouf de soulagement et savoure avec délectation la débandade qui commence à gagner l’alliance IDC-FROCAD. Denis Sassou Nguesso est un orfèvre dans l’art de placer les peaux de banane. Qui dira pire ?
La crédibilité de l’alliance IDC-FROCAD passe par l’obtention de la révision des listes électorales , du recensement, du découpage électoral couplés à la CENI et à l’adoption du bulletin unique ainsi que du système biométrique. Ce qui nécessite une période de transition sans Denis Sassou Nguesso. C’est ce que suggèrent les Assises nationales pour l’alternance au Congo-Brazzaville de Jean-Luc Malékat (congopage.com, 24 décembre 2015). Comment y parvenir ?


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 09:03
(Congo-Brazzaville) La mbochisation du Congo est une réalité : l'unité nationale est une escroquerie notoire
Comme l’illustre la liste ci-dessous, presque tous les postes dans l’armée congolaise sont occupés par des militaires de l’ethnie Mbochi du dictateur Sassou-Nguesso. L’administration civile n’est pas en reste. Vive l’unité nationale…!

L’ARMÉE CONGOLAISE : CLANIQUE MBOCHI EN GENERAL.

Commandant en chef de la force publique :

1- Général Denis Sassou Nguesso (Mbochi)

2- Ministre a la Présidence chargé de la Défense : Charles Richard Mondjo (Mbochi)

3- Ministre de l’intérieur et des cultes : Raymond Zéphirin Mboulou (Mbochi)

4- Secrétaire général du Conseil de la sécurité : Jean Dominique Okemba (Mbochi)

5-Chef d’Etat-major Général (CEMG) : Blanchard Guy Okoï (MBOCHI)

6-Commandant de la Gendarmerie : Paul Victor Moigny (Mbochi)

7-Directeur Général de la Police : Jean François Ndengué (Mbochi voir RDC et Bénin)

8-Directeur des Opérations à l’Etat-major : Osselé François (Originaire de Mossaka) clan Mbochi

9- Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre : Gilbert Bokemba (originaire de Mossaka) clan Mbochi-

10- Chef d’Etat-major de la Marine : André Bouagna bea Moundanza (Mbochi)

11-Chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air : Jean Baptiste PhilippeTchicaya (Vili parent de Madame Sassou)

12 – Direction de la Surveillance du Territoire : Philippe Obara (Mbochi) (non c’est un téké)

13- Conseiller spécial, Chef d’Etat-major particulier du Président de la République : Léonard Noël Essongo (Région de la Likouala)

14- Commandant de Zone militaire n°1 de Pointe-Noire : Jean Olessongo Ondaye (Mbochi)

15- Commandant de Zone militaire n°1 de Pointe Noire : Jean Baptiste Gnakalo (Téké – Lari) –

16- Commandant de la Garde Républicaine : Nianga Ngatsé Mbouala (Mbochi)

17- Conseiller spécial Paix et sécurité près la Présidence de la République : Jean Marie Michel Mokoko (Makoua) clan Mbochi

18- Directeur des ressources humaines des Forces Armées congolaises : Léonce NKABI (Téké – Lekana) –

19- Directeur général de l’hôpital militaire Pierre Mobengo : ÉBATA (Mbochi) non c’est un Makoua clan Mbochi

20- Conseiller spécial, directeur généralde la sécurité présidentielle : Serge Oboa (Mbochi)

21- Directeur général de l’Equipement militaire : Aristide Ngakosso Ngama (Mbochi)

22- Secrétaire Général Adjoint du Conseil National de Sécurité : Chryst Bonaventure Engobo (Kouyou) clan Mbochi

23-Directeur général de l’administration, des finances et de l’équipement à la Police Nationale : Rock Cyriaque Galebayi (Mbochi)

24- Sécurité militaire : Colonel Geoffroy Ndinga (Makoua) clan Mbochi

25- Maison militaire : Amiral NGOMBE (région de Mossaka) clan Mbochi

26- Renseignement militaire : Général Grégoire EBADEP MILLA (Ouesso)

27- Commandant des écoles : Colonel Felix Ondzié (Kouyou ou Makoua) clan Mbochi

28- Commandant de la zone N°2 : Colonel Léon BANGUI (Makoua)

REMARQUES:

Toutes les directions de l'administration civile sont également mbochisées

– direction générale des douanes :ALFRED ONANGA

– direction des impôts :NGAKOSSO

– direction général du port un mbochis

– direction générale de la sécurité civile ;IMPFONDO

- DIRECTION général de la CRF EX colonel OTINA RETRAITE depuis plus de dix ans

- direction générale du trésor public NGONDOT admis à la retraite depuis cinq ans

- premier fonde MME MBOULOU épouse du Ministre de l’intérieur.

Par Oyessi

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:56
(Congo-Brazzaville) La mort, le quotidien au Royaume cruel des Nguesso

Par RIGOBERT OSSEBI -

OKO montre la mer à TATY (Sassou Nguesso Conseil des ministres en plein vol)

Ambroise Noumazalaye avait coutume de dire, à des proches, que le Congo était maudit depuis la mort du Cardinal Biayenda. A l’époque où il se laissait aller à ce genre de confidences, « le pays de Marien » n’était pas encore devenu « le pays des Nguesso » et, malgré tout, il n’y faisait pas si mal vivre ! Nous n’étions pas encore tombés dans les travers de la dictature, et dans les guerres civiles des années 90, ni dans le pillage total que nous subissons depuis. Pillage mené sans pitié et sans vergogne par le petit clan familial qui s’est hissé à la tête de l’Etat.

Depuis son retour aux affaires, des voix s’élèvent à longueur d’années sur ses abus économiques et financiers sans qu’il n’en tienne compte. Pourtant chacun d’eux constituait un immense scandale. Dans tout autre pays, des sanctions seraient tombées. Pas au Congo-Brazzaville, car le vol et le détournement sont l’essence de ce pouvoir familial. Ces crimes sont devenus institutionnels et bénéficient même d’une immunité grâce à la dernière Constitution fantoche. Alors, à quoi bon faire des additions ou des soustractions ? Mieux vaut s’inquiéter de leurs conséquences auxquelles, malheureusement, plus personne ne prête attention.

Il y a quelques semaines, au cours de manifestations pacifiques, une quarantaine de nos concitoyens ont trouvé la mort ; des destins brisés, des martyrs de la liberté refusée par un groupe de voleurs et de prédateurs. Pourtant, avant et après ces malheureux sacrifices, dans le silence le plus total, un nombre bien plus important d’enfants, de jeunes et de vieux ont perdu la vie sans que personne ne s’en étonne. Chaque jour, au moins, une bonne dizaine parfois une vingtaine succombe par manque de soins, en silence, dans l’anonymat et dans la résignation. Dans tout le pays, la mort frappe souvent à côté et l’on espère seulement que l’on sera épargné. Les conditions sont souvent identiques. L’Hôpital ne peut répondre aux urgences. Ni soins, ni médicaments, il n’est devenu qu’un mouroir, une simple antichambre de la morgue. Seuls les nantis pourront survivre ; traités dans des cliniques privées ou évacuées en France ou au Maroc.

Denis Sassou Nguesso, dans son numéro habituel de promesses sans lendemain, avait déclaré que les soins du paludisme pour les moins de quinze ans seraient gratuits. Ils l’ont peut-être été, mais depuis fort longtemps en réalité ils ne le sont plus. Une jeune maman de Pointe Noire avait amené son enfant âgé de cinq ans à l’Hôpital de Loandjili en taxi qu’elle avait payé fort cher (l’hôpital a bien une ambulance, elle est en panne et faute de moyens jamais réparée). Arrivée là avec son jeune fils paludéen, elle croyait bien qu’elle y trouverait du secours. « La pharmacie est fermée depuis longtemps ! » lui a-t-on répondu. L’enfant en pleine crise avait perdu connaissance. Munie d’une ordonnance, elle s’était empressée d’aller à la recherche d’une aide financière auprès d’un proche, puis elle se rendit à la Pharmacie Mavré. Tout cela avait pris quelques heures. Pleine d’espoir, les perfusions et le traitement en mains, la jeune maman en courant était enfin arrivée auprès de son enfant ; le petit venait à peine de mourir dans l’indifférence la plus totale !

Jean François Ndenguet, ni ses sbires rwandais, aux ordres de Sassou Nguesso n’avaient eu besoin de tirer une balle sur le pauvre gosse, mais cette mort innocente est toute aussi révoltante que toutes celles des pauvres martyrs dont nous portons le deuil. Et chaque jour que Satan, son fils pétrolier et ses sbires règnent sur le Congo, des cas similaires se répètent cinq, dix, vingt ou trente fois. Peut-être plus, allez savoir combien ?

Depuis deux ans, Françoise Ndinga Andely, sœur de Rigobert Andely l’ex-ministre des finances, a pris la direction de l’Hôpital. Elle en a fait son affaire personnelle. Son prédécesseur n’était pas un modèle parfait du rigoureux gestionnaire, loin de là, mais les salaires étaient payés et la pharmacie constamment approvisionnée pour répondre à la plupart des cas urgents. Aujourd’hui les employés de cet hôpital, toutes catégories confondues, comptent trois mois de retard de salaires. La pharmacie a été fermée faute de trésorerie. Madame Ndinga Andely se rend quasiment, pour quelques jours, toutes les fins de mois aux Etats-Unis où ses enfants étudient (les enfants de Sassou et de ses sbires ont bien de la chance !). A son départ les caisses sont vidées systématiquement. Le temps qu’elles se réapprovisionnent et la voilà repartie. Aux employés mécontents, sans la moindre gêne, elle répond : « vous n’avez qu’à trouver un « poto » plus fort que le mien ! » De quel soutien inconditionnel peut-elle bénéficier ?

Ce qui se passe à Loandjili se reproduit partout ailleurs dans tout le pays. C’est le système « Nguesso » dont quelques-uns profitent ! Certes il est scandaleux que dans la ville de Pointe Noire, où l’on extrait la richesse du Congo, la population soit confrontée à pareille maltraitance, mais ce cancer n’y est pas seulement localisé, ce cancer est généralisé ! Les députés, les sénateurs, et la famille régnante, eux, sont toujours soignés dans le meilleur établissement hospitalier de France, le très coûteux Hôpital Américain de Neuilly. Quelle impudeur dans l’injustice !

Les proportions qu’atteignent ces traitements inhumains sont telles qu’ils deviennent des crimes contre l’humanité. Tant de richesses, tant d’accumulations de biens, tant de fêtes et de plaisirs pour quelques-uns, alors que la grande majorité de la population s’enfonce dans l’extrême pauvreté avec les conséquences que l’on vient de voir ! Il faudra bien y réfléchir un jour… La Haye devrait y penser également !

Que ceux qui espèrent que demain sera meilleur, qu’ils sachent bien que ce cauchemar, ni notre descente aux enfers, ne sont prêts à s’arrêter. L’accélération dans les vols et les détournements a suivi la même croissance que les achats d’armes pour protéger les méfaits que le petit clan a commis.

Mais pour leurs pires crimes, leurs armes ne sont pas nécessaires. La maltraitance et la faim tueront chaque jour davantage car toutes les caisses de l’Etat sont vides ! Plus la jouissance de ces quelques-uns est ostentatoire, plus les Congolais doivent se serrer la ceinture, plus les conditions de vie deviennent inacceptables. « Sassou a tout volé ! » mais ce refrain a encore du mal à sortir des bouches affamées. Le tyran peut bien faire le paon en annonçant les élections présidentielles anticipées et répéter trois fois que « le 20 octobre » ne se reproduira pas ; c’est un non évènement pour les Congolais ! Leur véritable problème, pour chacun d’entre eux, est la survie ! Trouver chaque jour le minimum vital et ils seront très loin d’y parvenir tous !

Le tyran-affameur insensible à la misère de cette population qu’il prétend présider, mais qu’il exploite en réalité, croit encore qu’il peut la rassasier de ses mots et de ses promesses. En fait, il est plus voleur que dictateur. Toujours piètre orateur, il annone les discours que d’autres ont écrits.

Que ne sait-il méditer le vers de Jean de La Fontaine, devenu proverbe, « Ventre affamé n’a point d’oreilles » ? Il aurait depuis longtemps cessé les abus et les excès qu’il a commis. Le leurre d’un Congo émergent en 2025 ne saura remplacer un bon repas quotidien en ce mois de décembre 2015 ou un traitement disponible à l’Hôpital de Loandjili ou ailleurs dans chaque dispensaire de la République du Congo. Pour le malheur de la très grande majorité d’entre nous, elle n’est devenue que le Royaume cruel des Nguesso ! L’enfer au quotidien !

Bonnes fêtes à Tous….. !

Rigobert OSSEBI

(Congo-Brazzaville) La mort, le quotidien au Royaume cruel des Nguesso
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 10:45
(Congo-Brazzaville) DISCOURS DE SASSOU : NO ROAD = IMPASSE – SANS ISSUE – CUL-DE-SAC

Par Jean-Noël Mabiala -

Jean-Noël Mabiala

Ma 1ère réaction après la rhétorique de l’occupant du Palais du Peuple, alias « demi-dieu » (DD) de ce 22 décembre 2015 devant les députés, représentants du Peuple congolais, se résume par une formule : NO ROAD… Sassou engage le pays dans un NO ROAD, une voie sans issue. NO ROAD c’est en fait un sigle que je décline en NOuveau Régime Ouvertement Arbitraire et Anti-Démocratique, avec un avant-goût de Dynastie…

A chaud, je dirais d’abord que comme depuis le début de cette aventure, Demi-Dieu fait tout à sa guise, comme il lui plaît. Ne lui demandez pas de lire Platon avec sa Res Publicus ou de se frotter à Montesquieu avec son principe de la disposition des choses, de sorte que le pouvoir arrête le pouvoir. Trivialement, disons que azo sala oyo alingi, na nko ! La politique du Congo est tombée au ras des pâquerettes, au niveau des bagarres de quartiers, na esprit ya mwana Mpila, na esprit ya bayakuza. A ce niveau, il ne sera pas difficile pour quiconque de faire mieux ! Les jeux sont ouverts ! Évidemment pas en allant prêter un semblant de reconnaissance à sa mascarade d’élection, sans règle opposable à tous !

Ensuite dans le fond, comme plusieurs observateurs l’ont prédit, cette intervention est un non-événement. Je doutais déjà et désespérais que DD soit encore capable de prendre une décision raisonnable et responsable dans l’intérêt supérieur de la Nation. A la place, on a eu droit au déni, à l’intolérance de l’altérité et à son mépris pour l’opinion de la majorité de la population, qui s’oppose à son entreprise de déstabilisation du pays et de distillation de la haine, à sa stratégie funeste visant à concocter le cocktail détonnant du déluge, qu’il appelle de tous ses vœux pour après son interminable règne.

Que dire de la désinvolture avec laquelle le président évoque le flottement entre les deux constitutions ? Cette invention de son cru qui fait railler notre pays sous les chaumières de toutes les chancelleries dans le concert des nations sérieuses. Cet hybride constitutionnel qu’il salue comme le fruit du génie du « souverain primaire, dans sa grande sagesse ». A se demander s’il invoque le Peuple souverain ou ses collaborateurs, initiateurs de sa constitution ! Concentrant lui-même désormais les principaux pouvoirs de la défunte république, il ne serait pas étonnant que dans sa bulle, dans son univers féérique, ses collaborateurs et ses fanatiques remplacent le peuple comme source de légitimité et de souveraineté !

Pour une analyse plus approfondie de tout le discours, je proposerais de commenter cinq passages, pour espérer démystifier un texte que d’aucuns présenteront bientôt comme le discours fondateur, « le discours de la méthode » de la pseudo nouvelle république.

L’élaboration de l’avant-projet de loi électorale

  1. « Tous les partis et autres associations à caractère politique ont été invités à se joindre au ministre de l’intérieur dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet susmentionné. J’ai appris, avec satisfaction, que tous y ont répondu favorablement »,

Quand on se réfère à la fin de non-recevoir réservée récemment à la délégation du FROCAD-IDC qui a voulu répondre à l’invitation du ministre de l’intérieur sur la gouvernance électorale, comment ne pas voir dans ces propos de la mauvaise foi ou une volonté de désinformation !

Ce qui va changer avec la république nouvelle

  1. « La détermination et l’espérance d’un meilleur avenir ont triomphé de la peur et de l’intox. Quelle belle leçon de courage et de civisme ! Quel profond attachement à la démocratie ! Ainsi est née la République nouvelle avec ses promesses d’égalité, de fraternité, de partage et de solidarité ; ses promesses d’équilibre et de collaboration harmonieuse des pouvoirs… »

Après les 15 ans d’un premier règne (1977 à 1992), après une transition flexible de 5 ans (1997-2002) et deux septennats de présidence sans partage, ni anicroche (2002-2015), quel aveu d’échec que de découvrir un président qui confie à de vagues promesses d’un nouveau système politique (sa nouvelle république), les aspirations légitimes du peuple Congolais à l’égalité, la fraternité, la solidarité et au bien-être auquel ils sont en droit de prétendre du fait des abondantes ressources du pays ! Bien malin celui qui devinera pourquoi la nouvelle république ne promet ni la liberté, ni la fin des 4 pénuries chroniques (eau, électricité, essence, emploi) ! Ce sont les 5 obstacles sur lesquels les Congolais ont trébuché en suivant le chemin d’avenir qu’on leur avait promis sans embuche…

Par-dessus tout, une question subsiste : En quoi sa première constitution du 20 janvier 2002, a empêché Sassou de faire régner l’égalité dans le partage des richesses du pays pendant au moins ses deux derniers septennats intangibles, ou depuis qu’il est revenu au pouvoir en 1997 ? Si tel était le cas, pourquoi nous a t-il pondu des bilans annuels mirifiques sur l’État d’une Nation rayonnante et en voie d’émergence ?

Circulez, il n’y a rien à signaler, et alors !

  1. « Il est bon avant tout de constater que ni l’État ni le pays ne sont en situation de crise institutionnelle. » Ah bon ! Et pourquoi tout ce tintamarre ?
  2. Un état qui vogue entre deux constitutions pendant des mois, ne serait pas en crise institutionnelle ?
  3. Un État dont le chef d’État est traqué par ses compatriotes dans les rues de Paris, comme un vulgaire criminel, contraint de s’abriter derrière un bataillon de miliciens ramenés de Brazzaville ou recrutés dans Paris comme en juin 2015 et une colonne de CRS, comme lors de la COP en décembre, ne serait pas un État en crise institutionnelle !
  4. Un pays dont l’ambassade est prise d’assaut par des citoyens qui s’estiment trahis par le non-respect de son serment par le chef de l’Etat ; des citoyens qui considèrent comme un coup d’État la volonté de leur Président de plonger le pays dans le chaos, ce qui au bas mot indiquerait une crise de confiance (condition sine qua non du contrat social), ne serait pas un pays en crise institutionnelle !
  5. Un état dont la femme du chef relègue le ministre de l’enseignement au second rang lors de l’inauguration d’un établissement public construit avec l’argent du contribuable ou le fruit d’une coopération internationale (sûrement la chinoise, en vogue) ; si un tel Etat visiblement théâtre d’un mélange des genres, n’est pas en crise institutionnelle, quel est l’article constitutionnel qui définit les fonctions de l’institution 1ère Dame de la République, avec les rapports de préséance par rapport aux membres du gouvernement ?
  6. Un état dont certains membres du gouvernement rendent compte avant tout à leurs mentors, qui sont les fils, neveux et filles du chef ; qui peuvent ainsi les démettre à leur guise …. Un État où le fils, dont on ne connaît aucune source de revenus privés, à part son salaire à la tête des entreprises publiques, s’érige en bienfaiteur terminant les chantiers qu’une municipalité (pas n’importe laquelle, mais celle de la capitale économique du pays) peine à boucler le budget, équipant des établissements hospitaliers publics, au grand damne du ministre de tutelle… ne serait pas dans une aberrante confusion de rôles ? Le généreux donateur étant élu dans une lointaine circonscription et président de fondation privée… et si aucune instance de l’Etat ne pointe le moindre risque de conflit d’intérêt, cet Etat ne couverait-il pas un dysfonctionnement quelque part ?

Et soit, supposons en effet que le pays n’était pas en crise institutionnelle, jusqu’au funeste projet de changer la constitution, sur quoi se fonde alors ce projet ? La réponse est dans sa nouvelle constitution : volonté de tripatouillage constitutionnel pour modifier le régime politique, sortir de la république ; pour s’aménager un pouvoir à vie, une dynastie, pour une porte de sortie de scène, en toute impunité.

Après les JA, place au JE : l’ouverture des joutes électorales

Je vois venir ceux qui vont tenter de nous convaincre qu’il ne faut pas pratiquer la stratégie de la chaise vide et donc vont argumenter pour une participation de l’opposition à la prochaine mascarade d’élections. Je vous invite simplement à méditer les 4ème et 5ème morceaux choisis :

  1. « Je voudrais ici faire remarquer qu’aux dires de l’ensemble des dirigeants politiques et participants aux diverses concertations organisées dans notre pays, tout a déjà été dit sur la gouvernance électorale. »
  1. « Il ne resterait plus qu’à mettre en œuvre, avec rigueur et un suivi conséquent, les recommandations ou les décisions issues des différents dialogues et concertations. »

D’une part, se fonder sur des ragots, sur des « dires », glanés on sait comment, là où il y a les rapports de Sibiti et de Diata, sans compter ceux des premières concertations, plus inclusives, le procédé relève de l’ironie ou du sarcasme complétement déplacé dans ces circonstances. Ce qui cache à peine la ruse sous-jacente… L’artiste est accoutumé du fait. Et l’emploi du conditionnel dans le second paragraphe (Il ne resterait plus qu’à) est éloquent.

D’autre part, concernant cette formule « Il ne resterait plus qu’à mettre en œuvre » (il n’y a qu’à), le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle traduit soit de la même ironie de la part de l’orateur, soit de la légèreté, de l’inconscience voire de l’incompétence, pour le moins, de la part de ses conseillers. Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler que les conditions d’une élection sincère et transparente sont réclamées en vain depuis plusieurs années, et qu’il y a des recommandations et des conditions qui ne peuvent être réunies, des dispositions qu’il est illusoire d’espérer mettre en place dans le temps fixé d’autorité, là encore sans concertation.

Enfin, le pire, ce qui est plus consternant et pitoyable, c’est le sadisme qui veut que le soi-disant père de la Nation, qui a déploré les attentats de Paris et ses innocentes victimes, n’ait pas eu un mot, pas un seul, pour la douleur des parents qui ont perdu leurs enfants dans les événements du 20 octobre à Brazzaville et Pointe-Noire, ni pour l’élève tué à Dolisie par ses forces de l’ordre, plutôt des suppôts du diable, soi-disant pour avoir refusé un cadeau (un cahier à l’effigie du fils prodige)… Du jamais vu au Congo, même pas aux pires heures du monopartisme, où le culte de sa propre personnalité était à son paroxysme.

S’il dénie à ces enfants le droit d’avoir une opinion différente de celle de ses fanatiques, il aurait au moins pu considérer qu’ils étaient victimes de manipulations et promettre que justice leur sera rendu, quand la justice punira les instigateurs. Non, peine perdue, plus une once d’humanité à attendre de ce personnage !

Il a peut-être dû s’abstenir craignant qu’il ne puisse convaincre qu’il n’est pas lui-même à l’origine de ce désordre !

Pour le reste, c’est la fuite en avant, mais dans une impasse ; jusqu’à ce que le Peuple arrête l’hérésie et l’obscurantisme.

AU NOM DE LA PATRIE, en ces temps de fêtes hélas plutôt sinistres, pour l’ensemble des Congolais, Je formule le vœu que M. Sassou se ressaisisse avant qu’il ne soit trop tard.

Vivement que le soleil se lève sur Notre Congo.

Jean-Noël Mabiala

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Jean-Noël Mabiala - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT Sud-Congo
22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 12:19
(France/Congo-Brazzaville) Laurent Fabius charge Bachar Al-Assad et ménage le tyran Sassou-Nguesso

Sassou-Fabius -

Laurent Fabius a participé le 18 décembre à New York à une réunion du Conseil de sécurité qui a permis l’adoption d’une feuille de route pour la résolution du conflit en Syrie. Dans son allocution, le ministre des Affaires étrangères de la France, M. Laurent Fabius, dont le gouvernement soutient l’une des dictatures les plus immondes de l’Afrique, celle du congolais Denis Sassou-Nguesso, a déclaré ce qui suit :

« [En Syrie, et pour la Syrie, il y a extrême urgence. Depuis cinq ans, 250 000 morts, 4 millions de réfugiés, 13,5 millions de déplacés et le terrorisme de Daesh jusqu’au cœur de nos villes… Comment un homme pourrait-il rassembler un peuple qu’il a en grande partie contribué à massacrer ? Et à ce propos, quelques soient nos idées, nous ne devons pas dissimuler une réalité politique incontournable. Tant que persistera la gouvernance actuelle de M. Bachar Al-Assad, une réconciliation véritable et durable entre la population et l’Etat syrien apparait hors de portée]».

Faisons remarquer à M. Laurent Fabius que la dictature de M. Denis Sassou-Nguesso en plus de 30 ans de règne a déjà à son actif plus de 250.000 morts , principalement dans la partie Sud du Congo-Brazzaville., ainsi que plusieurs milliers de réfugiés. Ajouter que le pouvoir congolais est un facteur d’instabilité en Afrique centrale, car il instrumentalise plusieurs conflits armés comme en Centrafrique.

Le gouvernement français ne peut être offensif contre le syrien Bachar Al Assad et complaisant avec le tyran congolais Denis-Sassou-Nguesso, bien que ce dernier soit l’ami de l’empire néocolonial français que d’autres appellent la Françafrique !

La rédaction

Source :http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/syrie/la-france-et-la-syrie/actualites-2015/article/syrie-lueur-d-espoir-et-resolution-feuille-de-route-18-12-2015

Liste non-exhaustive des Sud-Congolais massacrés pendant la désobéissance civile du 20 octobre 2016

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 19:51
(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"

Le retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC et président du Conseil National de l'Etat du Sud Congo, pour l'organisation du Référendum d'autodétermination de l'Etat du "Sud Congo", fait suite à la promulgation d'une nouvelle constitution par M. Denis Sassou Nguesso, lequel l'avait condamné à 30 ans de travaux forcés pour avoir demandé la mise en place d'un gouvernement d'union...

boukadia-modeste-journal-emmanueln197-2015-15decembre2015-page-1-retour-au-congo

Le Secrétariat Général des Nations Unies a reçu, depuis le 15 novembre dernier, la demande officielle, fortement argumentée du Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), M. Modeste BOUKADIA, en qualité d'Autorité politique du « Sud Congo », pour l'organisation du Référendum d'autodétermination de l’État « Sud Congo » qui serait en état de création.

Pour rappel, M. BOUKADIA, lors de sa conférence de presse tenue à Brazzaville, le 3 février 2013, dans les locaux du journal La Semaine Africaine, avait dit, nous citons : « Si Denis Sassou Nguesso modifie et change la Constitution, nous aurons deux Etats, celui du Nord qui est de fait et qui détient 98 % du commandement civil et militaire, et celui du « Sud Congo ». Je ferais ce que je dis », avait-il souligné.

Selon les informations parvenues à notre rédaction, nous croyons savoir que M. BOUKADIA, condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés par la cour criminelle de Pointe-Noire, le 8 avril 2014, va rentrer au Congo dans les prochains jours, certainement en qualité d'autorité politique du « Sud Congo ».

La promulgation de la constitution du 06 novembre 2015 par le chef de l’État annulerait-elle toutes les condamnations pour délit d'opinion politique ? C'est la question. Cependant à l'ONU, il aurait été spécifié aux militants du CDRC que : si M. BOUKADIA rentre au Congo et que ses griefs lui sont signifiés par le Pouvoir de Brazzaville, celui-ci reconnaîtra ainsi l'existence de fait, de l’État du « Sud Congo », dès lors que les Nations Unies ont été saisies à cet effet. Nous osons espérer que rien de fâcheux ne s'opposera à son retour pour éviter le scénario du Soudan et du Soudan du Sud.

Voici, en exclusivité, la copie de la lettre de M. BOUKADIA à la communauté internationale, en vue du Référendum d'auto-détermination du « Congo du Sud », qui a été adressée à la communauté internationale.

Extrait du journal Emmanuel n° 197/2015 du 15/12/2015

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Excellences,

Je vous prie de trouver ci-joint le dossier complet transmis à Son Excellence le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur BAN Ki-moon, pour lui exprimer la volonté irréversible du Peuple Kongo à se saisir du droit international des Peuples à disposer d’eux-mêmes et à choisir de façon libre et souveraine par l’organisation d’un REFERENDUM D’AUTO-DETERMINATION la forme de son régime politique et de la gouvernance démocratique qu’il entend se donner. C’est la seule solution humaniste pour faire face aux drames qui s’annoncent malheureusement à très court terme au Congo Brazzaville.

Face à la vaine légalité républicaine imposée en 1997 et le 25 octobre 2015 ayant conduit à la discrimination la plus complète, avec 98% du pouvoir civil et militaire aujourd’hui détenu par les seuls ressortissants Mbochi d’Oyo et m’appuyant sur la légitimité populaire tant du Nord de la Léfini et quasi absolue au Sud de ladite République soi-disant Une et Indivisible, je considère que le Peuple du Sud Congo m’a conféré cette légitimité populaire. Et que c’est à ce titre d’Autorité Politique du Sud Congo, non pas en ma qualité de président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo que je prends la décision de rentrer au Congo (Brazzaville) après mûre réflexion bien que condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés au motif de demande d’Union Nationale entre le Nord et le Sud.

Voulant apporter de toutes mes forces la paix, la stabilité et la continuité du Sud Congo fondé par nos Pères fondateurs au matin du 28 novembre 1958, et confirmé par les seuls députés du Sud Congo l’après-midi de ce même jour à Pointe-Noire, je demande un acte simple et équitable : nous rendre notre souveraineté confisquée en 1997, nous rendre nos droits, nous rendre notre liberté et notre autodétermination. Cela pour la sécurité et la paix tant des citoyens du Nord Congo que du Sud Kongo.

Cela au titre que j’incarne légitimement par la volonté populaire du Peuple Kongo, un Peuple meurtri avec 750 000 des siens assassinés sauvagement entre 1997 et 2002 avec la volonté de génocide, pour conquérir et confisqué le Sud Congo. Car je ne veux voir le Peuple Kongo du Sud Congo affronté à mains nues les armées du régime de facto de Brazzaville, ce qui conduirait au massacre final tant souhaité par le clan Mbochi d’Oyo. Ce serait le pire des scénarios.

S'IL VOUS PLAIT, agissez selon le droit international, suivant notre droit souverain !

Je le demande avec insistance, au nom d’un Peuple meurtri, pour que le vecteur de la paix soit et non celui du déchirement d’une nation.

Excellences, je vous prie d'agréer l'expression de mon plus profond respect et de ma gratitude, au nom du Peuple du Sud Kongo et dans le respect de ceux du Nord.

Modeste BOUKADIA,

Alea jacta est, condamné par contumace le 8 avril 2014 à 30 ans de travaux forcés,

Président du Conseil National de l’Etat du Sud Congo (CNESC)
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
(CDRC)

boukadia-modeste-journal-emmanueln197-2015-15decembre2015-page-3-retour-au-congo

(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"
(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:09
(Françafrique/Afrique/Congo-Brazzaville) De l’Aide au Développement à l’Aide au Climat

calixte-baniafouna -

Oubliée, l’aide au développement : ça c’était avant ! Le climat, c’est maintenant !

Samedi, 12 octobre 2015. Un Accord vient d’être signé par les 195 pays qui ont participé à la COP21 à Paris. Objectif : limiter l’augmentation de la température entre 2 et 1,5 degrés au cours du siècle. L’Accord est couronné d’une aide de 100 milliards de dollars annuels que les pays riches devraient mettre à la disposition des pays pauvres à partir de 2020 pour faire face aux effets du réchauffement climatique. L’annonce de la signature est suivie d’une scène de liesse, d’accolades, d’embrassades et de larmes de joie de certains négociateurs. Comptent parmi les 195 pays au moins une dizaine de pays africains, anciennes colonies françaises et producteurs de pétrole.

Du vin frais dans de vieux tonneaux. Le Congo de Sassou Nguesso (3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 31 ans et il en veut davantage !), le Gabon d’Ali Bongo qui succède au père Omar Bongo Ondimba (1,6 million d’habitants, au pouvoir depuis 42 + 4 = 46 ans et il continue !), le Cameroun de Paul Biya (22,3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 33 ans de règne sans partage !), le Tchad d’Idriss Deby (12,9 millions d’habitants, au pouvoir depuis 25 ans et ce n’est pas fini !)… Tous ces chefs d’État, soutenus par l’Élysée - en l’occurrence par François Hollande dans la nouvelle donne climatique - sont à la tête des pays qui ont chacun un tel niveau de ressources et une surface financière suffisamment large qu’ils pouvaient impulser leur développement, même sans recourir à l’aide extérieure. Ce n’est malheureusement pas le cas. Ils ne font qu’enfoncer leurs pays dans la pauvreté proportionnellement à l’augmentation de leur fortune personnelle. Ils préfèrent plutôt voler et profiter outre mesure des richesses de leurs États pour leur propre confort, celui de leurs familles et de leur entourage. Ils font des achats coûteux et injustifiés, avec un train de vie hyper luxueux, au détriment des hôpitaux, des écoles, des routes, de l’urbanisation du pays. Avec la quantité de pétrole qu’ils produisent, ces pays auraient pu rivaliser avec les émirats du golfe. Au contraire des pays du golfe qui évoluent, les leurs régressent chaque jour davantage. Comment faire confiance à des chefs d’État qui ne veulent pas d’alternance et qui sont incapables de réaliser des travaux d’infrastructures basiques (eau potable, électricité, canalisation, systèmes d’égouts), alors qu’ils en ont les moyens ? Oui, comment faire confiance à ces chefs d’État pour mener la lutte contre le réchauffement climatique, sinon que de prendre leur part sur les 100 milliards de dollars destinés à équilibrer les effets de changements climatiques ? On serait naïf cependant de croire qu’avec ces mêmes dirigeants, François Hollande (leur principal soutien) ignore tout de l’échec cuisant prévisible sur la lutte contre les changements climatiques, échec qui ne sera visible que dans plusieurs années et qui incitera les pays du Nord à trouver d’autre prétexte, à mettre sur la table l’enveloppe de dollars d’une autre couleur, dollars toujours destinés à tirer par la corde raide tous les pauvres de la planète.

Acteur principal de la mondialisation du projet, François Hollande n’a pourtant pas hésité de soutenir publiquement l’ami Sassou Nguesso, l’un des plus mauvais élèves à la réussite d’un tel projet. Est-ce pour mieux faire jouer le jeu ou pour faire bénéficier à son ami sa part sur la prime de 100 milliards de dollars annoncés ou encore pour toucher les rétrocommissions, que l’ami Hollande a décidé de le maintenir au pouvoir contre la volonté de la majorité des Congolais ? Vous avez tout compris. Le pétrole ne dérange pas que pour des effets climatiques. Il dérange aussi les esprits. Il abaisse la dignité de l’homme et décrédibilise sa parole. Il fait changer d’opinion. Il pousse au rétropédalage de sorte que celui qui promet ceci au début d’un mandat change d’avis au cours du même mandat. Le pétrole corrompt. En tout cas l’ami Sassou Nguesso, qui a assisté à l’ouverture de la COP21 à Paris, est reparti au Congo avec une petite idée derrière la tête : « 100 milliards de dollars ? ma part sera peut-être de 500 millions de dollars, un terrible coup de pousse ! » Exactement comme il y a 36 ans quand, la toute première fois qu’il accédait au pouvoir, on lui accorda l’Aide au Développement du Congo. Il ne se plaint pas aujourd’hui d’en avoir mis plein les poches et d’avoir développé… son propre parc mobilier et immobilier tant en France qu’au Congo ou au Maroc, ses richesses multiformes, ses réseaux de la Françafrique qu’il faut soudoyer, etc.

Tant pis pour ceux qui qualifient de Biens mal acquis ce développement personnel. En attendant, c’est grâce à ces Biens qu’il parvient à mater son peuple, à contenir le pouvoir de tous les locataires de l’Élysée depuis Valéry Giscard d’Estaing jusqu’à François Hollande en passant par François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, et à mettre dans les rangs François Hollande qui a osé faire semblant de l’ignorer dès son arrivée à l’Élysée. Et qui, aujourd’hui, traîne comme un boomerang le référendum qui sacre l’ami Sassou président à vie. Avec les 100 milliards de dollars en vue, l’ami Sassou a dû lorgner en plus un château en vente par-ci, un fabriquant d’armes bon fournisseur par-là, un logiciel électoral de retournement matriciel ou un souteneur à l’Élysée même s’il n’a rien à craindre des résultats de vote qui sont souvent connus à l’avance. Toute façon, c’est l’Élysée qui ordonne, c’est l’Élysée qui fixe le cap. L’ami Sassou Nguesso le sait. Il suffit de faire bon usage de sa part de prime sur les 100 milliards de dollars annuels qui commenceront à tomber dans les cinq ans à venir. Il le sait d’autant qu’il sera toujours au pouvoir même si l’ami Hollande s’en allait de l’Élysée.

Hier, l’« aide » aux Africains francophones était essentiellement d’origine française, même si le FMI et la Banque mondiale y mettent de leur petit nez pour mieux enrhumer le développement. Aujourd’hui, nouvelle formule. Mondialisée au nom du changement climatique, l’aide associe désormais les Barack Obama dans la boucle. Un autre espoir déçu à ceux-là qui, voyant un semblable parvenir à la tête du monde, rampaient de joie de voir leur sort enfin arrangé. Ceux-là qui, en deux mandats du messie espéré, n’ont pu obtenir ni développement ni démocratie. Et qui, du Burundi au Congo Brazzaville en passant par la République démocratique du Congo ou le Rwanda, assistent, impuissants, leurs dictateurs modifier la Constitution pour s’éterniser au pouvoir sans que Barack Obama, le président de la plus grande puissance du monde et qui avait pourtant donné l’espoir aux peuples de ces pays, ne lève son petit doigt serait-ce pour dire « stop ! ».

Qu’il s’agisse de François Hollande ou de Barack Obama, la loi des intérêts des pays riches au détriment des pays pauvres s’applique de la même façon. Tous les mêmes ! Obama, bientôt la fin de règne – règle d’alternance démocratique oblige -, ne sera plus là quand tombera la première prime sur le climat dans les escarcelles des représentants des pays pauvres d’Afrique qui, eux, seront toujours en place, toujours les mêmes. En matière d’Aide au développement comme en matière d’Aide au climat, les chefs d’État des pays donneurs sont interchangeables, ceux des pays receveurs africains sont immuables dans leur parole comme dans leur action. C’est fait exprès, pour la raison de la cause – une autre règle d’or ! Une leçon qu’au siècle des lumières africaines vite éteintes par les mêmes, des Africains déjà éclairés comme Emery Patrice Lumumba avaient assimilée : le salut de l’Afrique ne viendra ni de Paris ni de Washington et encore moins des palais africains mais des rues de Bujumbura, de Kigali, de Kinshasa, de Brazzaville, de Libreville, de Yaoundé, de Bangui, de Ndjamena, de Lomé, de Cotonou, d’Abidjan, de Niamey ou de Ouagadougou. Encore que… rien ne se fera sans l’union et la conjugaison des efforts de toutes ces rues réunies ! Rien ne sera possible sans unité !

Les Africains devraient réfléchir par sept fois sur les raisons profondes qui ont fait jubiler à Paris les plus grands pollueurs du monde. Est-ce le fait d’avoir vraiment réussi à faire signer l’Accord aux 195 pays présents dont une dizaine seulement sont en réalité concernés par ce qui s’affiche aujourd’hui comme un fléau… sans savoir ce qu’il en sera demain ? Ou bien d’avoir réussi la COP21 et donc, avoir trouvé une raison de plus pour continuer à tirer par la remorque tous les pays pauvres de la Terre, cette fois-ci sous le fallacieux prétexte du… climat ? Ou bien encore, comme hier pour l’Aide au Développement, d’avoir misé sur 100 milliards de dollars pour en faire payer davantage aux Africains via les joyaux serviteurs que sont le modèle de chefs d’État évoqués au début de mon propos ? Ou bien, enfin, d’avoir passé dans les photocopies des brouillons de la COP21 ce qui reste des monts Kilimandjaro, Kenya, Mawenzi, Ruwenzori, Ras Darshan, Méru, Karisimbi, Elgon, Cameroun ou des fleuves Zambèze, Sénégal, Orange, Nil, Niger, Congo ? Reste qu’étant déjà en plein dans le domaine du climat, on demande aux Africains d’échanger leurs saisons avec celles de l’Occident de sorte que, pour réguler le climat, l’hiver devienne africain et la saison sèche, occidentale. Là au moins on aura tout donné ! Et, tout essayé ! Ah ! pauvre Afrique. Pour combien de temps encore… vraiment !

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 12:46
(Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso/Front National) Le curieux soutien d'un investisseur congolais à Marion Maréchal-Le Pen

marion-marechal-lepen

Marion Maréchal-Le Pen, le 7 décembre 2015, à Marseille. Crédit photo: REUTERS/Jean-Paul Pelissier

La candidate du Front national aux élections régionales françaises en Paca a vanté le soutien d'un groupe congolais... très proche de son père.

Dans l'entre-deux tours des élections régionales françaises, la candidate du Front national en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen, a voulu sortir un argument massue contre son adversaire, Christian Estrosi, qui affirme qu'une arrivée du parti d'extrême droite à la tête de la région ferait fuir les entreprises.

La nièce de Marine le Pen a posté sur sa page Facebook une lettre écrite par l'un des responsables du groupe Congo Capital Entreprises SA, qui dit vouloir investir en Paca si le FN s'empare de la région et qui ajoute son «intention de se déplacer dès le lendemain de l’élection de Madame Marion Maréchal-Le Pen en territoire de Provence Alpes Côte d’Azur pour présenter des opportunités d’affaires représentant 3 milliards d’euros de business potentiels aux entreprises de la région».

LIRE LA SUITE : http://www.slateafrique.com/636409/marion-marechal-le-pen-congo

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:13
Le 9 décembre, journée internationale contre la corruption : le cas du Congo-Brazzaville

Le 9 décembre : journée internationale contre la corruption afin de sensibiliser le monde à ce problème et pour faire connaitre le rôle de la Convention en matière de lutte et de prévention.

Selon Transparency International, « la corruption est l’abus de pouvoir reçu en délégation à des fins privées ». Selon cette même institution, le Congo-Brazzaville occupe la 183ème place mondiale. On distingue la corruption active de la corruption passive selon que les actes sont commis par celui qui corrompt ou celui qui se laisse corrompre. « Si un citoyen ou un client donne de l’argent en échange d’une faveur, il s’agit de corruption active. Si quelqu’un se laisse payer pour accomplir certains actes, il s’agit de corruption passive ».

Si le phénomène est universel, les conséquences ne sont pas du même ordre ici et maintenant. En particulier, lorsque les ressources sont limitées, la corruption constitue un fléau aux conséquences désastreuses pour le développement économique, le respect des droits fondamentaux, la qualité de vie, la crédibilité des institutions, ainsi que les aspirations à la démocratie. Les principales victimes en sont les populations les plus vulnérables particulièrement celles dépourvues de moyens de se défendre. Du fait de la confiscation des ressources et de sa mauvaise gestion par une bande de privilégiés, la corruption représente un gâchis de potentialités. Mais pour combattre ce phénomène, son identification est nécessaire afin de produire des indicateurs qui permettent d’appréhender ses formes, ses manifestations et ses mécanismes. L’objet de ce court article est de proposer un résumé des domaines et secteurs où la corruption prospère au Congo-Brazzaville.

La corruption, sous l’appellation locale « madeso ya bana », littéralement « les haricots des enfants », fait partie des mœurs puisqu’elle est tolérée même au plus haut sommet de l’Etat. Deux raisons majeures rendent inefficaces la lutte contre la corruption : le manque de volonté politique et le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire.

La première agit sur les cadres administratifs qui, à dessein, rendent complexes des procédures administratives pour en tirer des pots-de-vin ; la seconde, protège les fraudeurs et autres délinquants à s’en tirer sans peines. En effet, un fonctionnaire de l’Etat pour s’assurer de percevoir son salaire aux guichets des banques ou du trésor public et d’être à l’abri des arnaques des caissiers lors des prochaines paies, doit « sécuriser » son salaire, c’est-à-dire donner à l’avance le pot-de-vin auprès du caissier. Cette impuissance est due certainement au fait que les fonctionnaires perçoivent leur salaire en numéraires. La corruption s’enracine ainsi dans les mœurs et personne n’ose la dénoncer. La contagion est telle que même dans les endroits censés être sacrés du point de vue de leur humanisme, tels les églises, la chambre des députés, les écoles, les universités, la corruption est vraiment une gangrène. Cette attitude peut trahir aussi bien « la misère sociale, le désespoir populaire face à un pouvoir jugé arrogant qui, lui, vole les deniers publics en toute impunité ». La corruption à l’école discrédite toute une génération d’élèves et aussi son corps enseignant. On peut citer en exemple le cas de l’annulation des épreuves du Bac général 2015 au Congo-Brazzaville où des sujets de la veille et du lendemain se sont retrouvés sur la place publique via les réseaux sociaux. La corruption varie considérablement selon les groupes, les sociétés et les juridictions nationales, mais elle est définie comme une transgression des normes. Notons aussi la réalité congolaise qui est en proie à la corruption de communauté de « paroisse », celle qui mobilise des relations de proximité par l’intermédiaire des familles, des ethnies, des partis, des amicales, des corporations.

Au Congo-Brazzaville, l’Etat est presque inexistant dans la mesure où, en dépit de la volonté affichée par ses cadres d’assainir les finances publiques, le vol, la concussion rongent toute la vie au quotidien et devient une gangrène. C’est en effet la « perception qui sous-tend la démarche d’introduction et d’institutionnalisation de la transparence, de l’obligation de rendre des comptes, défendue et financée par les Nations Unies, le FMI et la Banque Mondiale », ainsi que par la communauté des bailleurs de fonds soutenue par de nombreuses organisations non gouvernementales Car, selon « une étude faite par le cabinet Serty, financé par le Pnud en mai 2011, les douanes ont la palme d’or de la corruption au Congo-Brazzaville : 80%, suivent les impôts : 68%, la police, la justice et le trésor public ». C’est dire que le Congo-Brazzaville est malade de ses hommes.

Aujourd’hui, la corruption a atteint d’autres sommets au Congo-Brazzaville sous les vocables de « ngiriser », « ngirisation », néologisme sémantique. « ngiriser » viendrait du substantif « ngiri », sac à multiples usages. « ngiriser » serait corrompre à l’aide d’un sac ngiri contenant de l’argent. La « ngirisation », opération qui consiste à atteindre un plus grand nombre de personnes à acheter la conscience.

La corruption existe depuis que l’homme existe. Si l’homme est corruptible aujourd’hui, c’est parce que quelque chose a existé in illo tempere c’est-à-dire au grand temps des commencements. Il revient à l’homme d’éradiquer la corruption en servant les intérêts du plus grand nombre. Sony Labu Tansi dans Je soussigné cardiaque, peignait les réalités dans la République du Lebango, pays vendu au nom de toutes les jouissances : « Avant la colonisation, on nous jouait avec la peau. Après la colonisation, les nôtres nous jouent avec le cœur »

Jean Claude BOUKOU

Doctorant, Sociologie du Travail, CNAM, Paris

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NOTRE COMMENTAIRE :

Le 9 décembre, journée internationale contre la corruption : le cas du Congo-Brazzaville
Le 9 décembre, journée internationale contre la corruption : le cas du Congo-Brazzaville
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Jean-Claude Boukou - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso corruption
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 16:31
(Congo-Brazzaville/USA) Aux Etats-Unis l’étau judiciaire se resserre sur le clan Nguesso et ses partenaires pétroliers (suite « Amende colossale Alstom…).

Par Rigobert Ossebi -

Lorsqu’en 1991, Sassou1 abandonna les finances publiques au gouvernement d’André Milongo, les caisses étaient vides. Vides, complètement vides ! Aujourd’hui, en décembre 2015, les caisses publiques, le sont toutes autant.

Après des années d’un pétrole à plus de 100 dollars le baril, après l’effacement de la dette congolaise en 2010, après 8 ou 9 milliards de dollars de crédits offerts par la Chine, après 1,3 milliard de dollars de préfinancements pétroliers récemment offerts par Glencore et Trafigura, les caisses publiques sont vides ! Plus encore, archi-vides après avoir engagé ses livraisons pétrolières pour les cinq prochaines années auprès de ces derniers traders… !

La meilleure preuve que le pays est ruiné, oui RUINé !, ce sont les files d’attentes de véhicules et de taxis à Pointe Noire, la capitale économique et pétrolière du pays. L’essence et le gas-oil existent bien dans les stockages de Matadi en RDC voisine, mais plus personne ne veut livrer les intermédiaires exclusifs du marché congolais que sont la SNPC, Etoka, Ebata et quelques rares autres individus. Tous doivent des sommes colossales aux fournisseurs traders ! Aucun de ces derniers ne veut plus livrer le Congo Brazzaville! Il n’y aura plus de sitôt du carburant régulièrement à la pompe…. De plus, il est fort possible que certains irresponsables, à qui Denis Sassou Nguesso a confié ces juteux marchés d’approvisionnement, au premier rang desquels se trouve notre prochain président Kiki 1er, aient organisé avec la complicité de cadres de la RDC un circuit de livraisons fictives qui leur rapporterait chaque mois une trentaine de millions de dollars sur le dos de la SNPC… Cargaisons jamais livrées physiquement mais que la SNPC se devra de payer… un jour ou l’autre !

Après ces ruptures d’approvisionnement en carburant des véhicules automobiles et des avions, tous les services publics seront affectés : les hôpitaux, les écoles, les bourses, les salaires etc… Mais sauf la Présidence qui, comme toujours, ne saurait réduire son train de vie fastueux et ses loisirs habituels !

Mais le pire n’est pas là ! L’on savait Denis Sassou Nguesso devenu infréquentable, le « pétrole congolais » est en train de le devenir également ! Dans un récent article nous avions exposé les risques importants auxquels étaient confrontés les partenaires pétroliers du Congo du fait de leur trop grande proximité opérationnelle avec les nombreux rejetons et proches du Clan des Nguesso et Mapapa, improvisés « sous-traitants » ou « prestataires de services divers et variés » ou encore « associés » dans des permis pétroliers. Il semblerait bien que les partenaires pétroliers américains du Congo, qui sont nombreux, évitent dorénavant tout contact d’affaires avec les représentants du Congo Brazzaville ; qu’ils soient des officiels, ou pire encore « des officieux » ! Il n’y aurait plus le moindre contact direct ! Tout passerait par des Avocats ! Des pestiférés seraient mieux traités !

Dorénavant, d’après de très récentes informations, l’ombre de la SEC, la redoutable US Securities and Exchange Commission, et celle du Department of Justice planent désormais sur toutes les initiatives d’affaires pétrolières congolaises. Rien de très étonnant à cela. La diaspora congolaise en Amérique du Nord, très active, n’a eu de cesse de multiplier les rencontres avec les institutions et les représentations gouvernementales. L’accent a toujours été mis sur le pillage institutionnel et familial des ressources pétrolières. Elle a été renforcée dans son action de nouveau par celle de l’ONG Global Witness, pendant quelques années désintéressée de ce qui se passait au Congo, et par de nombreux articles de Marcus Leroux du Times de Londres à ce sujet.

L’étau se resserre chaque jour davantage et le moment de premières mesures contraignantes, voire même d’inculpations, ne saurait tarder ! Aux Etats-Unis, l’indépendance de la Justice est absolument sacrée et aucune intervention des lobbyistes de Sassou Nguesso ne pourra ralentir ce rouleau compresseur.

Nous pouvons considérer comme acquis le fait que désormais de sérieuses hypothèques pèsent sur toute l’industrie pétrolière congolaise. Rares ceux qui seront épargnés tant la gangrène a touché chaque branche, chaque ramification du secteur pétrolier. A maintes reprises, l’Assemblée Nationale congolaise a été corrompue, par des intermédiaires du système, pour valider des textes de lois favorables à cette industrie ou à une transaction d’un de ses membres importants ; et il est difficile de trouver un domaine, un marché qui ait échappé à la corruption généralisée !

Pointe Noire ce 03 décembre 2015 était noyée sous les eaux. Combien de temps encore les populations du Congo pourront-elles supporter le mépris et l’arrogance de ses dirigeants ? A patauger dans des torrents de boue, sans véhicule pour s’en échapper, pendant que la classe dirigeante et ses proches jouissent des milliards de dollars détournés, la goutte tant attendue ne tardera plus à faire déborder le vase.

Aucun des investissements réalisés à crédit ne s’est révélé productif. Les zones économiques spéciales construites à grands frais n’ont attiré aucun partenaire sérieux. Le Congo est un pays dans lequel le pillage des ressources naturelles -pétrole, bois et minerais- ou des institutions étatiques est plus aisé que la création de richesses ; Rémy Ayayos ne nous démentira pas !

Mais toute histoire bonne ou mauvaise à une fin ! A force de se payer sur la bête (le Congo) elle finit par ne plus avancer !

L’Etat congolais est ou ne tardera pas très bientôt à être complètement à l’arrêt. Le système complètement pourri et corrompu qui a fait illusion jusqu’à maintenant, grâce aux 40.000 ou 50.000 milliards de FCFA du pétrole congolais, va s’effondrer sur lui-même. Lorsque la majorité de la population congolaise aura enfin la perception qu’effectivement « Sassou a tout volé » la moindre manifestation pourrait alors sonner le glas de ce pouvoir qui prétendait s’éterniser.

Les vols, les détournements et surtout l’incompétence auront enfin eu raison de ce pouvoir mafieux. Et cela ne sera pas trop tôt !

Rigobert Ossebi

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