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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 19:51
(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"

Le retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC et président du Conseil National de l'Etat du Sud Congo, pour l'organisation du Référendum d'autodétermination de l'Etat du "Sud Congo", fait suite à la promulgation d'une nouvelle constitution par M. Denis Sassou Nguesso, lequel l'avait condamné à 30 ans de travaux forcés pour avoir demandé la mise en place d'un gouvernement d'union...

boukadia-modeste-journal-emmanueln197-2015-15decembre2015-page-1-retour-au-congo

Le Secrétariat Général des Nations Unies a reçu, depuis le 15 novembre dernier, la demande officielle, fortement argumentée du Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), M. Modeste BOUKADIA, en qualité d'Autorité politique du « Sud Congo », pour l'organisation du Référendum d'autodétermination de l’État « Sud Congo » qui serait en état de création.

Pour rappel, M. BOUKADIA, lors de sa conférence de presse tenue à Brazzaville, le 3 février 2013, dans les locaux du journal La Semaine Africaine, avait dit, nous citons : « Si Denis Sassou Nguesso modifie et change la Constitution, nous aurons deux Etats, celui du Nord qui est de fait et qui détient 98 % du commandement civil et militaire, et celui du « Sud Congo ». Je ferais ce que je dis », avait-il souligné.

Selon les informations parvenues à notre rédaction, nous croyons savoir que M. BOUKADIA, condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés par la cour criminelle de Pointe-Noire, le 8 avril 2014, va rentrer au Congo dans les prochains jours, certainement en qualité d'autorité politique du « Sud Congo ».

La promulgation de la constitution du 06 novembre 2015 par le chef de l’État annulerait-elle toutes les condamnations pour délit d'opinion politique ? C'est la question. Cependant à l'ONU, il aurait été spécifié aux militants du CDRC que : si M. BOUKADIA rentre au Congo et que ses griefs lui sont signifiés par le Pouvoir de Brazzaville, celui-ci reconnaîtra ainsi l'existence de fait, de l’État du « Sud Congo », dès lors que les Nations Unies ont été saisies à cet effet. Nous osons espérer que rien de fâcheux ne s'opposera à son retour pour éviter le scénario du Soudan et du Soudan du Sud.

Voici, en exclusivité, la copie de la lettre de M. BOUKADIA à la communauté internationale, en vue du Référendum d'auto-détermination du « Congo du Sud », qui a été adressée à la communauté internationale.

Extrait du journal Emmanuel n° 197/2015 du 15/12/2015

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Excellences,

Je vous prie de trouver ci-joint le dossier complet transmis à Son Excellence le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur BAN Ki-moon, pour lui exprimer la volonté irréversible du Peuple Kongo à se saisir du droit international des Peuples à disposer d’eux-mêmes et à choisir de façon libre et souveraine par l’organisation d’un REFERENDUM D’AUTO-DETERMINATION la forme de son régime politique et de la gouvernance démocratique qu’il entend se donner. C’est la seule solution humaniste pour faire face aux drames qui s’annoncent malheureusement à très court terme au Congo Brazzaville.

Face à la vaine légalité républicaine imposée en 1997 et le 25 octobre 2015 ayant conduit à la discrimination la plus complète, avec 98% du pouvoir civil et militaire aujourd’hui détenu par les seuls ressortissants Mbochi d’Oyo et m’appuyant sur la légitimité populaire tant du Nord de la Léfini et quasi absolue au Sud de ladite République soi-disant Une et Indivisible, je considère que le Peuple du Sud Congo m’a conféré cette légitimité populaire. Et que c’est à ce titre d’Autorité Politique du Sud Congo, non pas en ma qualité de président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo que je prends la décision de rentrer au Congo (Brazzaville) après mûre réflexion bien que condamné à TRENTE (30) ANS de travaux forcés au motif de demande d’Union Nationale entre le Nord et le Sud.

Voulant apporter de toutes mes forces la paix, la stabilité et la continuité du Sud Congo fondé par nos Pères fondateurs au matin du 28 novembre 1958, et confirmé par les seuls députés du Sud Congo l’après-midi de ce même jour à Pointe-Noire, je demande un acte simple et équitable : nous rendre notre souveraineté confisquée en 1997, nous rendre nos droits, nous rendre notre liberté et notre autodétermination. Cela pour la sécurité et la paix tant des citoyens du Nord Congo que du Sud Kongo.

Cela au titre que j’incarne légitimement par la volonté populaire du Peuple Kongo, un Peuple meurtri avec 750 000 des siens assassinés sauvagement entre 1997 et 2002 avec la volonté de génocide, pour conquérir et confisqué le Sud Congo. Car je ne veux voir le Peuple Kongo du Sud Congo affronté à mains nues les armées du régime de facto de Brazzaville, ce qui conduirait au massacre final tant souhaité par le clan Mbochi d’Oyo. Ce serait le pire des scénarios.

S'IL VOUS PLAIT, agissez selon le droit international, suivant notre droit souverain !

Je le demande avec insistance, au nom d’un Peuple meurtri, pour que le vecteur de la paix soit et non celui du déchirement d’une nation.

Excellences, je vous prie d'agréer l'expression de mon plus profond respect et de ma gratitude, au nom du Peuple du Sud Kongo et dans le respect de ceux du Nord.

Modeste BOUKADIA,

Alea jacta est, condamné par contumace le 8 avril 2014 à 30 ans de travaux forcés,

Président du Conseil National de l’Etat du Sud Congo (CNESC)
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo
(CDRC)

boukadia-modeste-journal-emmanueln197-2015-15decembre2015-page-3-retour-au-congo

(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"
(Congo-Brazzaville) Retour imminent de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC en tant que Autorité politique de l'Etat du "Sud Congo"
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:09
(Françafrique/Afrique/Congo-Brazzaville) De l’Aide au Développement à l’Aide au Climat

calixte-baniafouna -

Oubliée, l’aide au développement : ça c’était avant ! Le climat, c’est maintenant !

Samedi, 12 octobre 2015. Un Accord vient d’être signé par les 195 pays qui ont participé à la COP21 à Paris. Objectif : limiter l’augmentation de la température entre 2 et 1,5 degrés au cours du siècle. L’Accord est couronné d’une aide de 100 milliards de dollars annuels que les pays riches devraient mettre à la disposition des pays pauvres à partir de 2020 pour faire face aux effets du réchauffement climatique. L’annonce de la signature est suivie d’une scène de liesse, d’accolades, d’embrassades et de larmes de joie de certains négociateurs. Comptent parmi les 195 pays au moins une dizaine de pays africains, anciennes colonies françaises et producteurs de pétrole.

Du vin frais dans de vieux tonneaux. Le Congo de Sassou Nguesso (3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 31 ans et il en veut davantage !), le Gabon d’Ali Bongo qui succède au père Omar Bongo Ondimba (1,6 million d’habitants, au pouvoir depuis 42 + 4 = 46 ans et il continue !), le Cameroun de Paul Biya (22,3 millions d’habitants, au pouvoir depuis 33 ans de règne sans partage !), le Tchad d’Idriss Deby (12,9 millions d’habitants, au pouvoir depuis 25 ans et ce n’est pas fini !)… Tous ces chefs d’État, soutenus par l’Élysée - en l’occurrence par François Hollande dans la nouvelle donne climatique - sont à la tête des pays qui ont chacun un tel niveau de ressources et une surface financière suffisamment large qu’ils pouvaient impulser leur développement, même sans recourir à l’aide extérieure. Ce n’est malheureusement pas le cas. Ils ne font qu’enfoncer leurs pays dans la pauvreté proportionnellement à l’augmentation de leur fortune personnelle. Ils préfèrent plutôt voler et profiter outre mesure des richesses de leurs États pour leur propre confort, celui de leurs familles et de leur entourage. Ils font des achats coûteux et injustifiés, avec un train de vie hyper luxueux, au détriment des hôpitaux, des écoles, des routes, de l’urbanisation du pays. Avec la quantité de pétrole qu’ils produisent, ces pays auraient pu rivaliser avec les émirats du golfe. Au contraire des pays du golfe qui évoluent, les leurs régressent chaque jour davantage. Comment faire confiance à des chefs d’État qui ne veulent pas d’alternance et qui sont incapables de réaliser des travaux d’infrastructures basiques (eau potable, électricité, canalisation, systèmes d’égouts), alors qu’ils en ont les moyens ? Oui, comment faire confiance à ces chefs d’État pour mener la lutte contre le réchauffement climatique, sinon que de prendre leur part sur les 100 milliards de dollars destinés à équilibrer les effets de changements climatiques ? On serait naïf cependant de croire qu’avec ces mêmes dirigeants, François Hollande (leur principal soutien) ignore tout de l’échec cuisant prévisible sur la lutte contre les changements climatiques, échec qui ne sera visible que dans plusieurs années et qui incitera les pays du Nord à trouver d’autre prétexte, à mettre sur la table l’enveloppe de dollars d’une autre couleur, dollars toujours destinés à tirer par la corde raide tous les pauvres de la planète.

Acteur principal de la mondialisation du projet, François Hollande n’a pourtant pas hésité de soutenir publiquement l’ami Sassou Nguesso, l’un des plus mauvais élèves à la réussite d’un tel projet. Est-ce pour mieux faire jouer le jeu ou pour faire bénéficier à son ami sa part sur la prime de 100 milliards de dollars annoncés ou encore pour toucher les rétrocommissions, que l’ami Hollande a décidé de le maintenir au pouvoir contre la volonté de la majorité des Congolais ? Vous avez tout compris. Le pétrole ne dérange pas que pour des effets climatiques. Il dérange aussi les esprits. Il abaisse la dignité de l’homme et décrédibilise sa parole. Il fait changer d’opinion. Il pousse au rétropédalage de sorte que celui qui promet ceci au début d’un mandat change d’avis au cours du même mandat. Le pétrole corrompt. En tout cas l’ami Sassou Nguesso, qui a assisté à l’ouverture de la COP21 à Paris, est reparti au Congo avec une petite idée derrière la tête : « 100 milliards de dollars ? ma part sera peut-être de 500 millions de dollars, un terrible coup de pousse ! » Exactement comme il y a 36 ans quand, la toute première fois qu’il accédait au pouvoir, on lui accorda l’Aide au Développement du Congo. Il ne se plaint pas aujourd’hui d’en avoir mis plein les poches et d’avoir développé… son propre parc mobilier et immobilier tant en France qu’au Congo ou au Maroc, ses richesses multiformes, ses réseaux de la Françafrique qu’il faut soudoyer, etc.

Tant pis pour ceux qui qualifient de Biens mal acquis ce développement personnel. En attendant, c’est grâce à ces Biens qu’il parvient à mater son peuple, à contenir le pouvoir de tous les locataires de l’Élysée depuis Valéry Giscard d’Estaing jusqu’à François Hollande en passant par François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, et à mettre dans les rangs François Hollande qui a osé faire semblant de l’ignorer dès son arrivée à l’Élysée. Et qui, aujourd’hui, traîne comme un boomerang le référendum qui sacre l’ami Sassou président à vie. Avec les 100 milliards de dollars en vue, l’ami Sassou a dû lorgner en plus un château en vente par-ci, un fabriquant d’armes bon fournisseur par-là, un logiciel électoral de retournement matriciel ou un souteneur à l’Élysée même s’il n’a rien à craindre des résultats de vote qui sont souvent connus à l’avance. Toute façon, c’est l’Élysée qui ordonne, c’est l’Élysée qui fixe le cap. L’ami Sassou Nguesso le sait. Il suffit de faire bon usage de sa part de prime sur les 100 milliards de dollars annuels qui commenceront à tomber dans les cinq ans à venir. Il le sait d’autant qu’il sera toujours au pouvoir même si l’ami Hollande s’en allait de l’Élysée.

Hier, l’« aide » aux Africains francophones était essentiellement d’origine française, même si le FMI et la Banque mondiale y mettent de leur petit nez pour mieux enrhumer le développement. Aujourd’hui, nouvelle formule. Mondialisée au nom du changement climatique, l’aide associe désormais les Barack Obama dans la boucle. Un autre espoir déçu à ceux-là qui, voyant un semblable parvenir à la tête du monde, rampaient de joie de voir leur sort enfin arrangé. Ceux-là qui, en deux mandats du messie espéré, n’ont pu obtenir ni développement ni démocratie. Et qui, du Burundi au Congo Brazzaville en passant par la République démocratique du Congo ou le Rwanda, assistent, impuissants, leurs dictateurs modifier la Constitution pour s’éterniser au pouvoir sans que Barack Obama, le président de la plus grande puissance du monde et qui avait pourtant donné l’espoir aux peuples de ces pays, ne lève son petit doigt serait-ce pour dire « stop ! ».

Qu’il s’agisse de François Hollande ou de Barack Obama, la loi des intérêts des pays riches au détriment des pays pauvres s’applique de la même façon. Tous les mêmes ! Obama, bientôt la fin de règne – règle d’alternance démocratique oblige -, ne sera plus là quand tombera la première prime sur le climat dans les escarcelles des représentants des pays pauvres d’Afrique qui, eux, seront toujours en place, toujours les mêmes. En matière d’Aide au développement comme en matière d’Aide au climat, les chefs d’État des pays donneurs sont interchangeables, ceux des pays receveurs africains sont immuables dans leur parole comme dans leur action. C’est fait exprès, pour la raison de la cause – une autre règle d’or ! Une leçon qu’au siècle des lumières africaines vite éteintes par les mêmes, des Africains déjà éclairés comme Emery Patrice Lumumba avaient assimilée : le salut de l’Afrique ne viendra ni de Paris ni de Washington et encore moins des palais africains mais des rues de Bujumbura, de Kigali, de Kinshasa, de Brazzaville, de Libreville, de Yaoundé, de Bangui, de Ndjamena, de Lomé, de Cotonou, d’Abidjan, de Niamey ou de Ouagadougou. Encore que… rien ne se fera sans l’union et la conjugaison des efforts de toutes ces rues réunies ! Rien ne sera possible sans unité !

Les Africains devraient réfléchir par sept fois sur les raisons profondes qui ont fait jubiler à Paris les plus grands pollueurs du monde. Est-ce le fait d’avoir vraiment réussi à faire signer l’Accord aux 195 pays présents dont une dizaine seulement sont en réalité concernés par ce qui s’affiche aujourd’hui comme un fléau… sans savoir ce qu’il en sera demain ? Ou bien d’avoir réussi la COP21 et donc, avoir trouvé une raison de plus pour continuer à tirer par la remorque tous les pays pauvres de la Terre, cette fois-ci sous le fallacieux prétexte du… climat ? Ou bien encore, comme hier pour l’Aide au Développement, d’avoir misé sur 100 milliards de dollars pour en faire payer davantage aux Africains via les joyaux serviteurs que sont le modèle de chefs d’État évoqués au début de mon propos ? Ou bien, enfin, d’avoir passé dans les photocopies des brouillons de la COP21 ce qui reste des monts Kilimandjaro, Kenya, Mawenzi, Ruwenzori, Ras Darshan, Méru, Karisimbi, Elgon, Cameroun ou des fleuves Zambèze, Sénégal, Orange, Nil, Niger, Congo ? Reste qu’étant déjà en plein dans le domaine du climat, on demande aux Africains d’échanger leurs saisons avec celles de l’Occident de sorte que, pour réguler le climat, l’hiver devienne africain et la saison sèche, occidentale. Là au moins on aura tout donné ! Et, tout essayé ! Ah ! pauvre Afrique. Pour combien de temps encore… vraiment !

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 12:46
(Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso/Front National) Le curieux soutien d'un investisseur congolais à Marion Maréchal-Le Pen

marion-marechal-lepen

Marion Maréchal-Le Pen, le 7 décembre 2015, à Marseille. Crédit photo: REUTERS/Jean-Paul Pelissier

La candidate du Front national aux élections régionales françaises en Paca a vanté le soutien d'un groupe congolais... très proche de son père.

Dans l'entre-deux tours des élections régionales françaises, la candidate du Front national en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marion Maréchal-Le Pen, a voulu sortir un argument massue contre son adversaire, Christian Estrosi, qui affirme qu'une arrivée du parti d'extrême droite à la tête de la région ferait fuir les entreprises.

La nièce de Marine le Pen a posté sur sa page Facebook une lettre écrite par l'un des responsables du groupe Congo Capital Entreprises SA, qui dit vouloir investir en Paca si le FN s'empare de la région et qui ajoute son «intention de se déplacer dès le lendemain de l’élection de Madame Marion Maréchal-Le Pen en territoire de Provence Alpes Côte d’Azur pour présenter des opportunités d’affaires représentant 3 milliards d’euros de business potentiels aux entreprises de la région».

LIRE LA SUITE : http://www.slateafrique.com/636409/marion-marechal-le-pen-congo

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 11:13
Le 9 décembre, journée internationale contre la corruption : le cas du Congo-Brazzaville

Le 9 décembre : journée internationale contre la corruption afin de sensibiliser le monde à ce problème et pour faire connaitre le rôle de la Convention en matière de lutte et de prévention.

Selon Transparency International, « la corruption est l’abus de pouvoir reçu en délégation à des fins privées ». Selon cette même institution, le Congo-Brazzaville occupe la 183ème place mondiale. On distingue la corruption active de la corruption passive selon que les actes sont commis par celui qui corrompt ou celui qui se laisse corrompre. « Si un citoyen ou un client donne de l’argent en échange d’une faveur, il s’agit de corruption active. Si quelqu’un se laisse payer pour accomplir certains actes, il s’agit de corruption passive ».

Si le phénomène est universel, les conséquences ne sont pas du même ordre ici et maintenant. En particulier, lorsque les ressources sont limitées, la corruption constitue un fléau aux conséquences désastreuses pour le développement économique, le respect des droits fondamentaux, la qualité de vie, la crédibilité des institutions, ainsi que les aspirations à la démocratie. Les principales victimes en sont les populations les plus vulnérables particulièrement celles dépourvues de moyens de se défendre. Du fait de la confiscation des ressources et de sa mauvaise gestion par une bande de privilégiés, la corruption représente un gâchis de potentialités. Mais pour combattre ce phénomène, son identification est nécessaire afin de produire des indicateurs qui permettent d’appréhender ses formes, ses manifestations et ses mécanismes. L’objet de ce court article est de proposer un résumé des domaines et secteurs où la corruption prospère au Congo-Brazzaville.

La corruption, sous l’appellation locale « madeso ya bana », littéralement « les haricots des enfants », fait partie des mœurs puisqu’elle est tolérée même au plus haut sommet de l’Etat. Deux raisons majeures rendent inefficaces la lutte contre la corruption : le manque de volonté politique et le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire.

La première agit sur les cadres administratifs qui, à dessein, rendent complexes des procédures administratives pour en tirer des pots-de-vin ; la seconde, protège les fraudeurs et autres délinquants à s’en tirer sans peines. En effet, un fonctionnaire de l’Etat pour s’assurer de percevoir son salaire aux guichets des banques ou du trésor public et d’être à l’abri des arnaques des caissiers lors des prochaines paies, doit « sécuriser » son salaire, c’est-à-dire donner à l’avance le pot-de-vin auprès du caissier. Cette impuissance est due certainement au fait que les fonctionnaires perçoivent leur salaire en numéraires. La corruption s’enracine ainsi dans les mœurs et personne n’ose la dénoncer. La contagion est telle que même dans les endroits censés être sacrés du point de vue de leur humanisme, tels les églises, la chambre des députés, les écoles, les universités, la corruption est vraiment une gangrène. Cette attitude peut trahir aussi bien « la misère sociale, le désespoir populaire face à un pouvoir jugé arrogant qui, lui, vole les deniers publics en toute impunité ». La corruption à l’école discrédite toute une génération d’élèves et aussi son corps enseignant. On peut citer en exemple le cas de l’annulation des épreuves du Bac général 2015 au Congo-Brazzaville où des sujets de la veille et du lendemain se sont retrouvés sur la place publique via les réseaux sociaux. La corruption varie considérablement selon les groupes, les sociétés et les juridictions nationales, mais elle est définie comme une transgression des normes. Notons aussi la réalité congolaise qui est en proie à la corruption de communauté de « paroisse », celle qui mobilise des relations de proximité par l’intermédiaire des familles, des ethnies, des partis, des amicales, des corporations.

Au Congo-Brazzaville, l’Etat est presque inexistant dans la mesure où, en dépit de la volonté affichée par ses cadres d’assainir les finances publiques, le vol, la concussion rongent toute la vie au quotidien et devient une gangrène. C’est en effet la « perception qui sous-tend la démarche d’introduction et d’institutionnalisation de la transparence, de l’obligation de rendre des comptes, défendue et financée par les Nations Unies, le FMI et la Banque Mondiale », ainsi que par la communauté des bailleurs de fonds soutenue par de nombreuses organisations non gouvernementales Car, selon « une étude faite par le cabinet Serty, financé par le Pnud en mai 2011, les douanes ont la palme d’or de la corruption au Congo-Brazzaville : 80%, suivent les impôts : 68%, la police, la justice et le trésor public ». C’est dire que le Congo-Brazzaville est malade de ses hommes.

Aujourd’hui, la corruption a atteint d’autres sommets au Congo-Brazzaville sous les vocables de « ngiriser », « ngirisation », néologisme sémantique. « ngiriser » viendrait du substantif « ngiri », sac à multiples usages. « ngiriser » serait corrompre à l’aide d’un sac ngiri contenant de l’argent. La « ngirisation », opération qui consiste à atteindre un plus grand nombre de personnes à acheter la conscience.

La corruption existe depuis que l’homme existe. Si l’homme est corruptible aujourd’hui, c’est parce que quelque chose a existé in illo tempere c’est-à-dire au grand temps des commencements. Il revient à l’homme d’éradiquer la corruption en servant les intérêts du plus grand nombre. Sony Labu Tansi dans Je soussigné cardiaque, peignait les réalités dans la République du Lebango, pays vendu au nom de toutes les jouissances : « Avant la colonisation, on nous jouait avec la peau. Après la colonisation, les nôtres nous jouent avec le cœur »

Jean Claude BOUKOU

Doctorant, Sociologie du Travail, CNAM, Paris

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NOTRE COMMENTAIRE :

Le 9 décembre, journée internationale contre la corruption : le cas du Congo-Brazzaville
Le 9 décembre, journée internationale contre la corruption : le cas du Congo-Brazzaville
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Jean-Claude Boukou - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso corruption
8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 16:31
(Congo-Brazzaville/USA) Aux Etats-Unis l’étau judiciaire se resserre sur le clan Nguesso et ses partenaires pétroliers (suite « Amende colossale Alstom…).

Par Rigobert Ossebi -

Lorsqu’en 1991, Sassou1 abandonna les finances publiques au gouvernement d’André Milongo, les caisses étaient vides. Vides, complètement vides ! Aujourd’hui, en décembre 2015, les caisses publiques, le sont toutes autant.

Après des années d’un pétrole à plus de 100 dollars le baril, après l’effacement de la dette congolaise en 2010, après 8 ou 9 milliards de dollars de crédits offerts par la Chine, après 1,3 milliard de dollars de préfinancements pétroliers récemment offerts par Glencore et Trafigura, les caisses publiques sont vides ! Plus encore, archi-vides après avoir engagé ses livraisons pétrolières pour les cinq prochaines années auprès de ces derniers traders… !

La meilleure preuve que le pays est ruiné, oui RUINé !, ce sont les files d’attentes de véhicules et de taxis à Pointe Noire, la capitale économique et pétrolière du pays. L’essence et le gas-oil existent bien dans les stockages de Matadi en RDC voisine, mais plus personne ne veut livrer les intermédiaires exclusifs du marché congolais que sont la SNPC, Etoka, Ebata et quelques rares autres individus. Tous doivent des sommes colossales aux fournisseurs traders ! Aucun de ces derniers ne veut plus livrer le Congo Brazzaville! Il n’y aura plus de sitôt du carburant régulièrement à la pompe…. De plus, il est fort possible que certains irresponsables, à qui Denis Sassou Nguesso a confié ces juteux marchés d’approvisionnement, au premier rang desquels se trouve notre prochain président Kiki 1er, aient organisé avec la complicité de cadres de la RDC un circuit de livraisons fictives qui leur rapporterait chaque mois une trentaine de millions de dollars sur le dos de la SNPC… Cargaisons jamais livrées physiquement mais que la SNPC se devra de payer… un jour ou l’autre !

Après ces ruptures d’approvisionnement en carburant des véhicules automobiles et des avions, tous les services publics seront affectés : les hôpitaux, les écoles, les bourses, les salaires etc… Mais sauf la Présidence qui, comme toujours, ne saurait réduire son train de vie fastueux et ses loisirs habituels !

Mais le pire n’est pas là ! L’on savait Denis Sassou Nguesso devenu infréquentable, le « pétrole congolais » est en train de le devenir également ! Dans un récent article nous avions exposé les risques importants auxquels étaient confrontés les partenaires pétroliers du Congo du fait de leur trop grande proximité opérationnelle avec les nombreux rejetons et proches du Clan des Nguesso et Mapapa, improvisés « sous-traitants » ou « prestataires de services divers et variés » ou encore « associés » dans des permis pétroliers. Il semblerait bien que les partenaires pétroliers américains du Congo, qui sont nombreux, évitent dorénavant tout contact d’affaires avec les représentants du Congo Brazzaville ; qu’ils soient des officiels, ou pire encore « des officieux » ! Il n’y aurait plus le moindre contact direct ! Tout passerait par des Avocats ! Des pestiférés seraient mieux traités !

Dorénavant, d’après de très récentes informations, l’ombre de la SEC, la redoutable US Securities and Exchange Commission, et celle du Department of Justice planent désormais sur toutes les initiatives d’affaires pétrolières congolaises. Rien de très étonnant à cela. La diaspora congolaise en Amérique du Nord, très active, n’a eu de cesse de multiplier les rencontres avec les institutions et les représentations gouvernementales. L’accent a toujours été mis sur le pillage institutionnel et familial des ressources pétrolières. Elle a été renforcée dans son action de nouveau par celle de l’ONG Global Witness, pendant quelques années désintéressée de ce qui se passait au Congo, et par de nombreux articles de Marcus Leroux du Times de Londres à ce sujet.

L’étau se resserre chaque jour davantage et le moment de premières mesures contraignantes, voire même d’inculpations, ne saurait tarder ! Aux Etats-Unis, l’indépendance de la Justice est absolument sacrée et aucune intervention des lobbyistes de Sassou Nguesso ne pourra ralentir ce rouleau compresseur.

Nous pouvons considérer comme acquis le fait que désormais de sérieuses hypothèques pèsent sur toute l’industrie pétrolière congolaise. Rares ceux qui seront épargnés tant la gangrène a touché chaque branche, chaque ramification du secteur pétrolier. A maintes reprises, l’Assemblée Nationale congolaise a été corrompue, par des intermédiaires du système, pour valider des textes de lois favorables à cette industrie ou à une transaction d’un de ses membres importants ; et il est difficile de trouver un domaine, un marché qui ait échappé à la corruption généralisée !

Pointe Noire ce 03 décembre 2015 était noyée sous les eaux. Combien de temps encore les populations du Congo pourront-elles supporter le mépris et l’arrogance de ses dirigeants ? A patauger dans des torrents de boue, sans véhicule pour s’en échapper, pendant que la classe dirigeante et ses proches jouissent des milliards de dollars détournés, la goutte tant attendue ne tardera plus à faire déborder le vase.

Aucun des investissements réalisés à crédit ne s’est révélé productif. Les zones économiques spéciales construites à grands frais n’ont attiré aucun partenaire sérieux. Le Congo est un pays dans lequel le pillage des ressources naturelles -pétrole, bois et minerais- ou des institutions étatiques est plus aisé que la création de richesses ; Rémy Ayayos ne nous démentira pas !

Mais toute histoire bonne ou mauvaise à une fin ! A force de se payer sur la bête (le Congo) elle finit par ne plus avancer !

L’Etat congolais est ou ne tardera pas très bientôt à être complètement à l’arrêt. Le système complètement pourri et corrompu qui a fait illusion jusqu’à maintenant, grâce aux 40.000 ou 50.000 milliards de FCFA du pétrole congolais, va s’effondrer sur lui-même. Lorsque la majorité de la population congolaise aura enfin la perception qu’effectivement « Sassou a tout volé » la moindre manifestation pourrait alors sonner le glas de ce pouvoir qui prétendait s’éterniser.

Les vols, les détournements et surtout l’incompétence auront enfin eu raison de ce pouvoir mafieux. Et cela ne sera pas trop tôt !

Rigobert Ossebi

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 10:18
(France/Françafrique/Congo-Brazzaville) COP  : un discours de plus aux Africains

par Calixte Baniafouna -

Contexte. La « Conférence Of the Parties (COP) » est la 21e Conférence des Parties (COP21) sur les changements climatiques. Ce genre de réunion est organisé par l’ONU. Elle se tient chaque année dans une ville différente, depuis la première conférence du genre tenue à Berlin en mars 1995. La COP21 se tient à Paris du 29 novembre au 11 décembre 2015. Les participants devraient décider des mesures à mettre en place pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Un réchauffement désormais considéré comme néfaste pour l’avenir de la planète et de ses habitants, et ce à très court terme. Officiellement, l’objectif de la réunion est d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant. Il s’agit de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’impulser la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres en carbone. Si les pays développés (grands consommateurs d’énergies fossiles depuis la révolution industrielle) ont atteint le paroxysme de leur développement, il est évident qu’ils soient concernés au premier chef, et donc les premiers à s’en inquiéter. En ce qui concerne les pays émergents (Chine, Brésil, Inde), leur développement dépend des émissions du CO2, comme l’ont été les pays actuellement développés, normal donc qu’ils mettent en avant leur droit à se développer.

Problématique.

On a pu voir à Paris les présidents ou leurs représentants de la RDC, du Congo Brazzaville, du Gabon, de la Centrafrique, du Cameroun, du Tchad, du Togo, du Bénin, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso… bref tous ces pays dont le cordon ombilical de l’ancien colonisateur a cloué à la communauté du sort pour le développement de leurs États. Quel a été le rôle de leur présence à Paris ? Quel rapport leurs pays respectifs ont-ils avec le réchauffement climatique ? Que pourraient comprendre du réchauffement climatique les 80% de leurs concitoyens qui, abandonnés à eux-mêmes et vivant aux dépens, croulent sous le poids de la misère absolue et ne pensent qu’à leur survie ? En brûlant des tonnes de carburant pour effectuer leur voyage, a-t-on évalué la quantité des fameux gaz à effet de serre (GES) émise ? N’auraient-ils pas mieux fait de consacrer aux services de l’énergie, de la santé, de l’hygiène ou du développement les sommes astronomiques dépensées dans les transports, le séjour et les hôtels parisiens ? Autant de questions qui méritent une prise de conscience approfondie de tous ceux-là qui prônent la sortie de l’Afrique de toutes ces dépendances qui obligent les Africains de toujours payer, même pour des causes qui ne sont pas les leurs. Qu’en est-il en réalité ?

Réalité des faits.

Manque d’électricité. La majorité des ménages vivent dans des villes poubelles. Où il n’existe ni poubelle publique ni poubelle individuelle et encore moins service de voirie, la ville faisant elle-même office de poubelle. Où les ordures sont soit tassées dans un coin de rue, devant la maison, soit enterrées dans un trou creusé à la va-vite dans la rue. Où l’eau sale de cuisine, de vaisselle ou de lessive est jetée dans la rue. Où les toilettes se font dans un trou creusé au coin de la parcelle, qui expose les habitants à des effets nauséabonds, des désagréables odeurs ammoniaques, et de la cohabitation avec les mouches, les moustiques et les asticots. Où les populations dorment avec des bougies ou des lampes tempêtes et passent leur nuit à respirer du CO2 au point de se réveiller avec les verres de lampes complètement noircis par le carbone jusqu’à s’intoxiquer. Où il n’existe aucun baromètre d’évaluation du niveau de pollution. Où tout est pollué, à commencer par les êtres humains, les voitures, les maisons d’habitation, l’eau des puits qui fait office à la fois d’eau potable et d’eau de bain et de lessive. D’un côté, la poubelle des villes, d’ordre industriel qui, transformée en déchets non traités et emportée par les eaux des pluies, finit par se déverser dans la mer et les océans. De l’autre côté, la quantité de pétrole brut ou bien de produits pétroliers déversée à la mer volontairement ou accidentellement et qui est ramenée vers la côte par l’effet des marées, des vents et des courants, notamment dans les pays producteurs de pétrole en Afrique, les plus convoités par les puissances occidentales. Les poubelles des villes pauvres et les marées noires réunies perturbent durablement la faune et la flore. Elles génèrent de graves dégradations au niveau biotique et de l'écosystème, ce qui cause l'asphyxie totale du milieu. L'habitat de nombreux animaux ainsi que les fonds marins sont détruits et bien évidemment, la faune et la flore des zones côtières sont elles aussi gravement touchées. Les poubelles des villes pauvres et les marées noires réunies finissent par former une catastrophe industrielle et écologique due à l’échouement de la nappe d’hydrocarbures en zone côtière. Et, comme la mer ne connaît pas de frontières entre pays riches et pays pauvres, riches et pauvres s’embarquent dans le même bateau pour pâtir ensemble des effets néfastes dus à la mauvaise gestion des pays africains à la tête desquels l’Élysée installe et soutient des « amis » pour les diriger. Au final, ce qui n’était qu’un malheur des pays pauvres devient un malheur collectif planétaire qui n’épargne plus aucune catégorie de populations du monde. Et, on demande aujourd’hui à tout le monde de payer.

Enjeux.

195 pays ont été invités à rendre une contribution dans laquelle ils précisent leurs futurs engagements. Objectif : préparer les débats avant Paris et inciter les États à fournir un plan ambitieux de réduction de gaz à effet de serre (GES). Le rendu, au départ fixé au 31 mars, a finalement été repoussé au 1er octobre. Pour le continent africain, seuls sept États (Bénin, Djibouti, Gabon, Ethiopie, Kenya, Maroc, RDC) ont rendu leur copie à la date limite. Les documents – plus ou moins volumineux et plus ou moins clairs - remis à la convention climatique permettent aussi d’y voir plus clair dans les besoins de financement pour respecter les engagements de ces pays. Dans ces documents transparaissent des situations économiques variables allant d’une croissance florissante de 10% en moyenne pour l’Ethiopie à une économie qui peine à se lancer en RDC. Les ressources économiques et naturelles fluctuent elles aussi selon les États. L’économie marocaine repose essentiellement sur le secteur énergétique alors que le Bénin est principalement alimenté par l’agriculture. Si l’on ajoute à ces États tous ceux des pays africains qui n’ont pas rendu leur copie, le constat commun est sans équivoque : ils sont tous unis par l’indice de développement humain des plus faibles du monde. Les 100 milliards de dollars (89 milliards d’euros) d’aide annuelle promis par les pays riches devraient répondre à 50% des besoins de l’ensemble des pays pauvres de la planète. À condition bien sûr que ces financements soient au rendez-vous. Et, ironie du sort, l’Ethiopie à elle seule chiffre le coût de son projet à 150 milliards de dollars d’ici à 2030.

Un cadeau de plus à une catégorie des dirigeants africains.

La COP21 paraît, pour François Hollande, comme un événement capital. Il s’arrange à en amplifier la portée pour faire comme si c’était une première dans l’histoire des luttes contre les changements climatiques. Il en donne un cachet universel pour mieux marquer les esprits. Il n’est pas assez naïf cependant au point d’ignorer qu’au nom de la lutte contre les changements climatiques, les milliards de dollars versés à un Sassou Nguesso, par exemple, ne serviraient qu’à élargir son parc de Biens mal acquis. La COP21 pour Sassou Nguesso se réduirait à un 21e Compte Officiel des Privilèges (COP21) à lui conférés par l’ancien colonisateur. Et, à inscrire sur le chapitre de la reconnaissance que lui doit l’Élysée par rapport à son singulier activisme au sein de la Françafrique. Cadeau de François Hollande à l’ami Sassou Nguesso pour la tenue de son référendum contre le peuple congolais afin de continuer à le mater. Cadeau de François Hollande à l’ami Sassou Nguesso pour le 21e compte des privilèges coloniaux qui font de lui un incontournable ami de l’Élysée. On ne peut pas faire mieux pour venir en aide aux amis reconnaissants, surtout en temps de guerres multiformes (d’influence géopolitique, climatiques, terroristes, etc.) toutes menées en parallèle. On pourrait toujours se demander qui aide qui entre ceux qui font la guerre et ceux qui cherchent soi-disant à se développer. Mais ça, c’est une autre histoire. Car c’est aussi cela l’écologie à la sassou/hollande !

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 09:16
(Congo-Brazzaville) Au Congo, l'amende colossale d'ALSTOM donne des sueurs froides aux pétroliers TOTAL S.A. et ENI

Avertissement à nos lecteurs, Congolais ou pas, qui résident en République du Congo : la diffusion des informations publiées dans cet article est interdite dans ce pays. La nouvelle constitution promulguée par le dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, réprime sévèrement la dénonciation des crimes et délits commis par lui-même et par ses proches.

Par Rigobert OSSEBI -

Avertissement à nos lecteurs, Congolais ou pas, qui résident en République du Congo : la diffusion des informations publiées dans cet article est interdite dans ce pays. La nouvelle constitution promulguée par le dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, réprime sévèrement la dénonciation des crimes et délits commis par lui-même et par ses proches.

Ce dernier vendredi 13 novembre, une importante information est passée complètement inaperçue du fait des évènements dramatiques que la France a connus le même jour.

« Un juge fédéral du Connecticut a condamné ALSTOM, le vendredi 13 novembre 2015, à une amende de 772,3 millions de dollars (475 milliards de FCFA) dans une affaire de corruption.

Il s’agit de la plus importante amende infligée à une entreprise par le gouvernement fédéral américain pour violation de la législation des Etats-Unis relative à la corruption.

Selon le département de la Justice, le groupe industriel français a déboursé plus de 75 millions de dollars de pots-de-vin pour s’assurer quelque quatre milliards de dollars de contrats à travers le monde. »

ALSTOM constructeur du TGV, de rames de métro et de centrales thermiques n’était pas spécialement réputé pour ce genre de pratiques commerciales. La société française a donc été condamnée à payer une amende qui représente 10 fois les montants versés à des décideurs ou à leurs intermédiaires…

N’importe quel Congolais pourrait être indifférent à cette dépêche et ne pas se sentir concerné par une décision de justice étrangère. Pourtant, chacun peut en être sûr, elle n’a pas échappé aux directions générales des compagnies minières et pétrolières qui ont des activités de production en Afrique et tout particulièrement au Congo-Brazzaville. Elles en ont parfaitement enregistré le contenu et son importance ; et plus encore, celles qui comme TOTAL et ENI sont cotées à la Bourse de New-York.

Comme nul ne l’ignore, la République du Congo, est devenue un des pires pays de la planète s’agissant, entre autres, de la corruption. L’exploitation pétrolière est sa première ressource. La famille Nguesso qui se l’est appropriée, contrôle, selon le bon vouloir de Kiki, sa distribution. D’autres, demi-frères et demi-sœurs, oncles et tantes sans oublier le chef de clan-président, interviennent dans tous les secteurs des fournitures et des services parapétroliers. Rien ne saurait échapper à leurs griffes tentaculaires et à leur insatiabilité criminelle : locations de logements, restauration, hôtellerie, locations de véhicules lourds et légers, locations d’avions et d’hélicoptères, engins spéciaux, bateaux, travaux publics, travaux sous-marins, personnels intérimaires, gardiennage, locations de barges (de la plus petite jusqu’à la plus grande), construction de pipeline et contribution au développement des nouveaux champs. Sans oublier la participation à des permis pétroliers, comme nous l’avons déjà vu avec Likouala SA et les associations dans les blocs du secteur Sud (avec AOGC, Kontinent, Petro-Congo). Les Sassou ou Nguesso sont partout et même la fourniture d’enveloppes (vides) est soumise à leur racket et toute marchandise transportée se plie à la taxation obligatoire de la sulfureuse SOCOTRAM de Willy Nguesso.

Durant la guerre de 1997, les bureaux d’ELF à Brazzaville avaient été incendiés, sans déplaisir ni chagrin pour les dirigeants de la compagnie française. Grâce au Ciel (et au « Cloud » qui permet maintenant la sauvegarde de toutes les données), nous n’en sommes pas encore là, à Paris ou à Milan. A la Défense, on aurait tout de même ordonné aux cadres de Pointe Noire de plus avoir de documents sensibles dans les bureaux au début février 2016 au plus tard. Pour quelles raisons ? Mystère…

Cependant, il se pourrait bien que tous les domaines, cités plus haut dans lesquels intervient la monarchie prédatrice congolaise, aient fait l’objet d’appels d’offres publiques. Grâce au génie et à la capacité créatrice des membres de cette dernière, il est fort possible qu’à chaque fois elle aurait été la moins-disante avec sans conteste la meilleure offre ; les contractants n’auraient alors aucun souci à se faire. Mais au cas contraire, tous marchés accordés de gré à gré sans appel d’offres à un même groupe de personnes seraient très difficiles à justifier.

Quoi qu’il en soit, tant que Monsieur Denis Sassou Nguesso préside l’Etat Voyou de la République du Congo tous ses partenaires économiques, et complices, n’ont pas le moindre souci à se faire. N’allons pas croire que sa prétendue capacité à stabiliser son pays et plus largement la sous-région est la raison pour laquelle personne d’autre que lui ne pourrait être à la tête du Congo. Nous l’avons bien vu, le tyran congolais est devenu totalement infréquentable. Lors du récent sommet extraordinaire de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale) qui était consacré, le 25 novembre dernier à Libreville, à la sortie de crise en Afrique Centrale et au Burundi, aucun des 10 autres Chefs d’Etat n’avait consenti à faire le déplacement pour se retrouver à ses côtés.

Sassou Nguesso en Afrique Centrale n’est pas la solution, il en est le principal problème ! Alors le soutien dont il bénéficie à Paris, à Rome et à Bruxelles ne se justifie en rien dans cette pseudo capacité à maintenir la région et son pays dans la paix. Bien au contraire… !

Il y a un an et demi, la banque BNP Paribas avait été condamnée à une amende record de 10 milliards de dollars aux Etats Unis pour son rôle joué en Irak dans le programme « pétrole contre nourriture ». Depuis, alors qu’elle avait été la banque de référence du pétrole congolais dès 1999 avec ses fameux préfinancements, BNP-Paribas s’interdit tout contact d’affaires avec le régime de Brazzaville/Oyo.

A l’aune des amendes infligées à ALSTOM et à BNP-Paribas, il est aisé d’imaginer que des inspecteurs de la SEC (Security Exchange Commission) de la Bourse de New-York pourraient s’en donner à cœur-joie s’ils étaient autorisés à débarquer au Congo-Brazzaville. Les amendes potentielles qui pourraient frapper les principaux partenaires du Congo pourraient atteindre aisément le double, voire le triple de celle qui a déjà frappé la banque du Bd des Italiens à Paris…

Ce scénario-catastrophe est fort heureusement exclu, le tyran est sur la voie royale d’une présidence à vie à laquelle son héritier pourra succéder. Trente années supplémentaires de pouvoir pour les Nguesso et tous les dossiers tordus seront prescrits et jetés aux oubliettes. Que l’Europe pouvait offrir de mieux à quelques-unes de ses plus puissantes compagnies ? Peu importe que les Congolais s’enfoncent de plus en plus dans la misère ou qu’ils soient obligés de s’exiler même au diable !

Les crimes de sang rejoindront bientôt les crimes économiques et l’Europe saura rester muette. Les activités de production ne s’arrêteront pas pour autant, comme ce fut le cas en 1997 ; pour le plus grand bonheur des acteurs de cette industrie et de leurs actionnaires !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 16:30
(Congo-Brazzaville) La mbochisation du Congo est une réalité: l'unité nationale est une escroquerie
Comme l’illustre la liste ci-dessous, presque tous les postes dans l’armée congolaise sont occupés par des militaires de l’ethnie Mbochi du dictateur Sassou-Nguesso. L’administration civile n’est pas en reste. Vive l’unité nationale…!

L’ARMÉE CONGOLAISE EST CLANIQUE MBOCHI EN GENERAL.

Commandant en chef de la force publique :

1 - Général Denis Sassou Nguesso (Mbochi)

2 - Ministre à la Présidence chargé de la Défense : Charles Richard Mondjo (Mbochi)

3 - Ministre de l’intérieur et des cultes : Raymond Zéphirin Mboulou (Mbochi)

4 - Secrétaire général du Conseil de la sécurité : Jean Dominique Okemba (Mbochi)

5 - Chef d’Etat-major Général (CEMG) : Blanchard Guy Okoï (Mbochi)

6 - Commandant de la Gendarmerie : Paul Victor Moigny (Mbochi)

7 - Directeur Général de la Police : Jean François Ndengué (Mbochi voire RDC et Bénin)

8 - Directeur des Opérations à l’Etat-major : Osselé François (Originaire de Mossaka) clan Mbochi

9 - Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre : Gilbert Bokemba (originaire de Mossaka) clan Mbochi-

10 - Chef d’Etat-major de la Marine : André Bouagna bea Moundanza (Mbochi)

11 - Chef d’Etat-major de l’Armée de l’Air : Jean Baptiste PhilippeTchicaya (Vili parent de Madame Sassou)

12 – Direction de la Surveillance du Territoire : Philippe Obara (Mbochi) (non c’est un téké)

13 - Conseiller spécial, Chef d’Etat-major particulier du Président de la République : Léonard Noël Essongo (Région de la Likouala)

14 - Commandant de Zone militaire n°1 de Pointe-Noire : Jean Olessongo Ondaye (Mbochi)

15 - Commandant de Zone militaire n°1 de Pointe Noire : Jean Baptiste Gnakalo (Téké – Lari) –

16 - Commandant de la Garde Républicaine : Nianga Ngatsé Mbouala (Mbochi)

17 - Conseiller spécial Paix et sécurité près la Présidence de la République : Jean Marie Michel Mokoko (Makoua) clan Mbochi

18 - Directeur des ressources humaines des Forces Armées congolaises : Léonce NKABI (Téké – Lekana) –

19 - Directeur général de l’hôpital militaire Pierre Mobengo : ÉBATA (Mbochi) non c’est un Makoua clan Mbochi

20 - Conseiller spécial, directeur généralde la sécurité présidentielle : Serge Oboa (Mbochi)

21 - Directeur général de l’Equipement militaire : Aristide Ngakosso Ngama (Mbochi)

22 - Secrétaire Général Adjoint du Conseil National de Sécurité : Chryst Bonaventure Engobo (Kouyou) clan Mbochi

23 -Directeur général de l’administration, des finances et de l’équipement à la Police Nationale : Rock Cyriaque Galebayi (Mbochi)

24 - Sécurité militaire : Colonel Geoffroy Ndinga (Makoua) clan Mbochi

25 - Maison militaire : Amiral NGOMBE (région de Mossaka) clan Mbochi

26 - Renseignement militaire : Général Grégoire EBADEP MILLA (Ouesso)

27 - Commandant des écoles : Colonel Felix Ondzié (Kouyou ou Makoua) clan Mbochi

28 - Commandant de la zone N°2 : Colonel Léon BANGUI (Makoua)

REMARQUES:
Toutes les directions sont également mbochisées :

– direction générale des douanes :ALFRED ONANGA

– direction des impôts :NGAKOSSO

– direction général du port un mbochis

– direction générale de la sécurité civile ;IMPFONDO

- DIRECTION générale de la CRF EX colonel OTINA RETRAITE depuis plus de dix ans

- direction générale du trésor public NGONDOT admis à la retraite depuis cinq ans

- premier fonde MME MBOULOU épouse du Ministre de l’intérieur.

Par Oyessi

(Extrait de congo-liberty)

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 21:46
(Congo-Brazzaville) Les voyous en col blanc

La police congolaise ne s’inquiète pas pour le terrorisme qui est entrain de gangrener le monde entier. Elle continue d’octroyer sans enquête préalable aux syriens, aux égyptiens, et à tous les autres musulmans dont certains passent par le Liban avant d’atteindre Brazzaville.

Cette même police donne des passeports CEMAC aux musulmans qui présentent des faux documents moyennant finance (200 000 FCFA).

Ainsi, monsieur El Hadj Djibril Bopaka, un ressortissant de Mossaka qui s’est construit un fond de commerce très rémunérateur avec son conseil supérieur islamique du Congo, s’est donné pour mission de protéger tous les musulmans qui habitent au Congo Brazzaville en profitant de sa relation privilégiée avec monsieur Denis Sassou Nguesso.

Monsieur El Hadj Djibril Bopaka exerce un trafic d’influence néfaste sur la police congolaise pour empêcher celle-ci de faire son travail auprès de la communauté musulmane du congo.

Pour preuve, quand un musulman est convoqué par la police congolaise pour quelque motif que ce soit, monsieur El Hadj Djibril Bopaka s’impose pour annuler l’enquête parce que chaque mosquée implantée au Congo Brazzaville a l’obligation de lui reverser une certaine somme d’argent pour le fonctionnement de son conseil supérieur islamique. Notons que les Libanais musulmans ne sont pas sous la tutelle de monsieur El Hadj Djibril Bopaka.

C’est pour cela les différentes opérations de la police congolaise tel que « Mbata ya Bakolo » ne touche jamais les musulmans qui sont en situation irrégulière au Congo Brazzaville.

Malgré l’influence de monsieur El Hadj Djibril Bopaka, le projet de la plus grande mosquée d’Afrique central qu’on devait érigé à Brazzaville a fini par avorter. Notons que les mosquées au Congo Brazzavile sont des plateformes de blanchiment d'argent au vu et au su de tout le monde.

A suivre....

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INVESTIR AU CONGO POUR LE CLAN SASSOU NGUESSO

Le Congo pillé par le clan est en voie de privatisation. Investir au Congo. C'est le nouveau rassemblement d'hommes et de femmes d'affaires à Brazzaville qui s'est ouvert du 18 au 20 novembre 2015.

Ce qui devait être une rencontre entre les apporteurs d'affaires, les BOPAKA et autres NGALLESSAMY qui se font passer pour des operateurs économiques a tourné en boudin. Comme à leur habitude, les promoteurs de l'initiative ne sont rien d'autres que les enfants du dictateur congolais en l'occurrence Christel SASSOU NGUESSO, son oncle maternel Aimé MBEMBÉ, ses poissons pilotes dans les affaires familiales Willy ETOKA et Serge IKIEMI. Ce n'est plus Investir pour le Congo, mais Investir pour le clan familial de Sassou.

Lorsqu'on voit toute la débauche d'argent pour financer cette manifestation on se gêne pour les membres du gouvernement qui jouent les supplétifs devant les cameras. La privatisation de l'État est en marche.

L'objectif de cette croisière familiale SASSOU NGUESSO et Cie qui s'amuse, ce n'est plus ni plus ni moins un moyen de blanchir l'argent du pétrole des congolais.

Le fils de notre dictateur, principal ordonnateur du forum Investir au Congo s'est fait épaulé par notre milliardaire maison qui est aussi son ami, monsieur Willy ETOKA, l'exécutant financier de Kiki. Ce sont eux qui avaient Monté toutes les opérations pour contrer les manifestations de l'opposition avec des concerts de musique, des offres de permis de conduire, des soins médicaux gratuits et même des bourses scolaires.

Au départ monsieur Willy Etoka était un petit à tout faire du vieux Peter (Pierre Oba). Il l'avait placé dans l'exploitation et la reprise de Sangha-Palme. Willy Etoka n’est autre qu’un prête-nom qui s'est enrichi derrière la croisière familiale sans jamais avoir fait des études ni travaillé avec son cerveau. Maintenant il serait entre autre trader trader pétrolier. Vive la chienlit familiale des SASSOU NGUESSO !

Pour compléter cette "chienlit congolaise" en cours, nous vous informons que depuis quelques semaines, le 12ème étage de la SNPC, celui de Kiki, a été vidé de tous ses cadres et employés congolais. Il n’y a plus que des Européens aux affaires et même la particulière de Denis Christel Kiki Sassou Nguesso a été mise sur la touche.

D’autre part, les préfinancements contractés auprès de différents traders et banques ne pourront être remboursés dans les conditions prévues initialement. Les finances publiques gérées par Denis Sassou Nguesso et tous les Remy Ayayos de service ont sombré aussi profondément que les prix du baril de pétrole.

L’État en faillite n’a plus d’autre choix que de vendre ses bijoux de famille ; ceux de la République du Congo, pas les leurs bien entendu ! Il ne serait pas étonnant que dans les prochaines semaines nous apprenions que les entreprises clés de notre pays passeront dans le giron d’une AOGC ou pourquoi pas de TRAFIGURA et GLENCORE.

Il se pourrait bien également que, même partiellement, la SNPC fasse partie du lot… !

LIRE LA SUITE :

http://www.mampouya.com/2015/11/les-voyous-en-col-blanc.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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Patric Eric Mampouya - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 09:50
(Congo-Brazzaville) Après la main-basse sur les champs pétroliers, les Nguesso vendent nos bijoux de famille...

Par Rigobert OSSEBI -

Avertissement à nos lecteurs, Congolais ou pas, qui résident en République du Congo : la diffusion des informations publiées dans cet article sont formellement interdites dans ce pays. La nouvelle constitution promulguée par le dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, réprime sévèrement la dénonciation des crimes et délits commis par lui-même et par ses proches.

Après la main-basse sur les champs pétroliers, les Nguesso vendent nos bijoux de famille…

AOGC, KONTINENT, PETRO CONGO sont maintenant des sociétés connues de tous pour leurs participations dans les différents champs et permis pétroliers que compte notre pays, la République du Congo. Les fils et petits fils de paysans, pour la plupart, qui en sont les véritables propriétaires, n’ont jamais développé le moindre génie commercial, scientifique ou financier. Ils ont simplement bénéficié d’une proximité avec Sassou Nguesso et d’une impunité totale tout au long de ces presque deux dernières décennies.

Ils ont fait main basse sur la ressource pétrolière de tout un pays. Après les tankers, les voilà propriétaires des champs pétroliers en position idéale pour profiter à fond de l’augmentation de la production programmée par Total et par ENI.

Cela ne saurait suffire à satisfaire l’insatiable appétit de ces prédateurs hors normes. Ils vont avoir le droit de blanchir une partie de leurs magots en achetant à bon compte les sociétés étatiques que le pouvoir a décidé de mettre en vente. Selon Jeune Afrique (dont le Groupe est associé à l’opération*) « Le gouvernement a d’ailleurs impulsé un plan de privatisation de 46 sociétés publiques opérant notamment dans l’agro-industrie, l’hôtellerie et le tourisme, l’activité forestière, le commerce ou encore l’eau et l’électricité. Ce plan est piloté par Congo Capital Entreprises, le cabinet de Claude Wilfried Etoka, qui dirige également la société de trading pétrolier SARPD Oil ».

Une fois encore le golden boy de la rue Miadeka est aux avants postes comme pour les campagnes électorales de son protecteur, le chef du Clan des Mapapa, Denis Christel Sassou Nguesso. Ce jeudi 19 novembre, un forum s’est ouvert au Palais des congrès de Brazzaville. Près de 800 participants, dont une forte délégation marocaine, sont attendus durant les deux jours que durera cette rencontre. Isidore Mvouba, le ministre congolais du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé a promis que «le forum qui s’ouvre aujourd’hui a pour ambition d’ouvrir grandes les portes du pays à toutes celles et tous ceux qui désirent faire des affaires avec nous. Ils n’auront pas à le regretter. » Ce vieux complice du tyran kleptocrate sait pourtant très bien que les très bonnes affaires bradées ne seront réservées qu’à un même petit clan. Les autres affaires moins rentables et nécessitant des investissements conséquents ne trouveront pas forcément preneurs. Au cas où des insensés franchiraient le pas, Sassou Nguesso et ses sbires sauront toujours les déposséder le moment opportun. L’histoire des SOCAVILOU saura se répéter.

En attendant le régime est aux abois. Déjà, beaucoup des sociétés et entreprises, qui seront mises en vente, ont vu leurs liquidités financières confisquées afin de satisfaire les exigences financières des contractants chinois pour achever les travaux (pharaoniques) des Jeux africains. « Alors, le Gouvernement découvre tout à coup qu’il y a urgence à sortir de cette dépendance au pétrole », selon le média réputé pour employer François Soudan, « – plus de la moitié du PIB, 75 % des recettes budgétaires et 80 % des recettes d’exportations – en diversifiant l’économie. » Et nous ressort le bobard et leurre institutionnel : « Pour atteindre l’émergence dans une décennie, il faut porter la part de l’industrie de 5 % actuellement à 17 % du PIB à l’horizon 2020, estiment les autorités congolaises. »

Depuis quelques semaines, le 12ème étage de la SNPC, celui de Kiki, a été vidé de tous ses cadres et employés congolais. Il n’y a plus que des Européens aux affaires et même la particulière de Denis Christel Kiki Sassou Nguesso a été mise sur la touche. D’autre part, les préfinancements contractés auprès de différents traders et banques ne pourront être remboursés dans les conditions prévues initialement. Les finances publiques gérées par Denis Sassou Nguesso et tous les Remy Ayayos de service ont sombré aussi profondément que les prix du baril de pétrole. L’Etat en faillite n’a plus d’autre choix que de vendre ses bijoux de famille ; ceux de la République du Congo, pas les leurs bien entendu !

Il ne serait pas étonnant que dans les prochaines semaines nous apprenions que les entreprises clés de notre pays passeront dans le giron d’une AOGC, d’une Kontinent ou pourquoi pas de Trafigura ou de Glencore. Il se pourrait bien également que, même partiellement, la SNPC fasse partie du lot… !

La rue congolaise de Ouesso à Pointe Noire finira bien par saisir la véritable dimension du holp up permanent que ces charognards imposent au pays tout entier, du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Ce jour-là ne saurait tarder !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

*Africa Communication Events, une division du Groupe Jeune Afrique, participe à l’organisation du Forum ICB 2015.

Le pétrolier TOTAL en association de malfaiteurs avec la mafia au pouvoir à Brazzaville

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