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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 05:48
(Congo-Brazza) L’Association Cardinal Emile BIAYENDA invite la Communauté chrétienne à une veillée de prière...

L’Association Cardinal Emile BIAYENDA invite la Communauté chrétienne à une veillée de prière, le mardi 22 mars 2016, de 19h à 21h à Paris

Messe en mémoire du cardinal Emile BIAYENDA, le dimanche 3 avril 2016 à Paris (France)

(Extrait de congo-liberty)

************************************

SUR LES PAS DU VENERE PASTEUR : ENTRETIEN SPIRITUEL AVEC EMILE CARDINAL BIAYENDA A L’OCCASION DU TRENTE NEUVIEME ANNIVERSAIRE DE SON ASSASSINAT (22/03/1977-22/03/2016)

Le Congo-Brazzaville est sur le point de vivre un grand événement électoral tenant au choix d’un nouveau président de la République. Compte tenu de l’importance d’un tel événement, TAATA N’DWENGA directeur de publication du journal imaginaire du MUUNTU s’est, une fois de plus, rapproché du Vénéré Pasteur pour obtenir son soutien et ses conseils sur la manière d’être et de faire pour mieux construire le « vivre ensemble » qui, n’est toujours pas visible dans les faits et gestes des hommes politiques en dépit de leur discours sur ce point.

LE JOURNAL DU MUUNTU : Bonjour ! Comment-allez-vous Mon très cher et vénéré pasteur Emile BIAYENDA ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Mes pensées et surtout mes prières sont tournées vers le Congo-Brazzaville en l’exhortant au courage, et à la confiance pour son avenir d’autant plus que la lumière est proche. A part ça, je vais bien car la paix et la joie du Christ envahissent tout mon être avec les anges et les saints du monde céleste.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Comme vous le savez, vénéré père, les Congolaises et les Congolais implorent souvent votre bonté pour la paix dans leur pays. Aujourd’hui, ils sont sur le point de vivre quelque chose d’événementiel, c’est-à-dire un scrutin pour l’élection d’un président de la république. Que pouvez-vous nous dire à propos d’un tel événement lequel, dans des pays comme le nôtre, peut engendrer de terribles conséquences sur les plans humain et social ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Eh bein ! mon enfant nous devons, pour cela, beaucoup prier notamment], en nous penchant sur l’enseignement du Christ, en examinant son comportement et en réfléchissant sur son agir. Nous demanderons à l’Esprit de « pénétrer nos intelligences, de nous enraciner dans la foi, de nous rendre capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur…(du cœur de Jésus, foyer de cet amour) qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Eph 3, 18-19),….[ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

Avec Jésus, la loi d’amour prend des nouvelles dimensions ; elle s’élargit et s’épure en même temps. Elevé aux dimensions de son propre cœur, l’amour sort des limites claniques, tribales, régionales, voire nationales, et devient universel ; surnaturel sans borne à l’exemple de l’amour de Dieu lui-même. [ Cardinal Emile Biayenda ibidem.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Mais vénéré père, beaucoup des nôtres Congolais ou Africains deviennent sceptiques face à l’évolution du monde des inégalités considérant à ce titre les Saintes Ecritures comme étant culturellement trop éloignées de nos réalités. Qu’en pensez-vous ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : N’eut été la concision des limites de notre « relation », nous nous serions longuement attardés sur la symbolique du cœur dans l’Ecriture Sainte et dans la tradition congolaise. Toutefois nous tenons, avant de poursuivre notre réflexion, à souligner qu’à la source de toutes nos actions et de tous nos actes, se trouve le « cœur ». Et sur ce point, la pensée juive et la pensée africaine se rejoignent et se complètent d’une façon très surprenante.

L’Ecriture insiste sur l’importance du cœur dans nos relations avec Dieu et avec les hommes. Plus d’une fois, dans l’Ancien Testament, Yahvé fustige les attitudes inacceptables de son peuple.

LE JOURNAL DU MUUNTU : Je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous interrompre mon très cher et vénéré cardinal, une idée me vient à l’instant même sur les maux dont souffre le peuple Congolais, en est il en partie lui-même responsable ?

« Parce que ce peuple ne m’approche qu’en parole, qu’il ne me glorifie que des lèvres, tandis que son cœur reste loin de moi, et que sa religion envers moi n’est que commandements humains, leçons apprises ! Eh bien, je vais continuer à lui prodiguer mes prodiges. La sagesse de ses sages tournera court, l’intelligence de ses intelligents s’éclipsera » (Is 29, 13-14).

Par la bouche de Joël et d’Ezéchiel, Yahvé nous livre son plan : déchirer les cœurs des gens de son peuple ; arracher leurs « cœurs de pierre », leurs « cœurs endurcis », et leur donner des « cœurs de chair », capables d’aimer et de réagir comme le sien.

« Je leur donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en eux un esprit nouveau : j’extirperai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils marchent selon mes lois et qu’ils observent mes coutumes et qu’ils les mettent en pratique. Alors, ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Quant à ceux dont le cœur est attaché à leurs idoles et à leurs pratiques abominables, je leur demanderai compte de leur conduite. Oracle de Yahvé » (Ez 11, 19-21). [ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Mon très cher et vénéré père pensez-vous vraiment que la tradition juive est identique à la tradition congolaise ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Bien évidemment mon enfant ! d’autant plus que], bon nombre d’expressions bibliques existaient, telles quelles dans nos langues avant que nous ayons eu quelque contact avec l’Evangile. Elles définissent le genre de relations que les hommes peuvent avoir entre eux, et déterminent les différents motifs et mobiles qui peuvent les promouvoir.

Signalons-en quelques-unes, en Kituba, Lari et Lingala, par exemple, que nous essayons de traduire assez fidèlement, bien qu’incomplètement, vu toute leur densité :

« Ku vuanda na m’tima » = « avoir du cœur », signifiera à la fois : être social, affable, accueillant, savoir réagir devant la misère et les soucis des autres, oublier le mal qu’on vous a fait, savoir pardonner, savoir partager, en un mot, vivre la loi de charité telle que la définit Saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens…Pour nous, Congolais, « avoir du cœur », c’est jouir d’une bonté et d’une largeur de cœur remarquables. « Avoir un bon cœur » (Ku vuanda na m’tima ya m’bote), c’est avoir ce « cœur nouveau habité par un esprit nouveau » et qui, par décision de Dieu Lui-même et avec son aide, prend la place du « cœur endurci » et insensible.

En revanche, « ne pas avoir du cœur » « lembo ba na m’tima), « un cœur mauvais » (= motema mabé) ou « un cœur dur » (= motema makasi), correspondra au « cœur de pierre » ou au « cœur endurci », pour reprendre les expressions du prophète ; c’est manquer de charité, de tout sentiment humain, de tout sens de l’homme et ignorer ses devoirs vis-à-vis des autres.

Pour nous, Congolais, la valeur d’un individu donné est fonction de la valeur de son cœur….[ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Merci beaucoup Mon très cher et vénéré cardinal pour votre éternelle intervention qui est pleine de bon sens, de sagesse et surtout d’espoir d’une véritable paix au Congo et par conséquent d’un « vivre ensemble » tant souhaité par les Congolais eux-mêmes.

Propos recueillis par Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU alias TAATA N’DWENGA, coordonnateur général du cercle KI-MBAANZA OU DES AMIS DE LA NATION CONGOLAISE ( A.N.C.)

(EXTRAIT DE CONGO-LIBERTY)

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ACEB-FRANCE - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 20:38
(Congo-Brazzaville) Elections au Congo : le mercenaire Patrick Klein au secours de Sassou

Le mercenaire Patrick Klein au secours de Sassou

LIRE LA SUITE :

http://www.mondafrique.com/elections-congo-mercenaire-patrick-klein-secours-de-sassou/

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:51
(Congo-Brazzaville) La République du Congo-Brazzaville n'existe plus, place à la République PCT

Appel à tous les économistes et spécialistes de la monnaie !

A tous les spécialistes des domaines de l'économie, de la finance et de la monnaie de mener une enquête au niveau de la Banque des Etats d'Afrique Centrale et de confirmer si ces Billets de banque estampillés "PCT" au niveau du filigrane et utilisés au Congo-Brazzaville sortent bien de leurs réserves, de leurs fourches caudines...


Sont-ils des vrais ou des faux ? Regardez-les bien !

S'ils s'avère qu'ils sont vrais, alors la République du Congo-Brazzaville a disparu et fait place à la REPUBLIQUE PCT DU NORD-CONGO.

C'est comme si le Parti Socialiste, aujourd'hui au pouvoir en France, faisait battre une monnaie à usage national et estampillée "PARTI SOCIALISTE". On aimerait bien voir la tête des Français !

Il y a donc lieu de se demander pourquoi M. Modeste BOUKADIA, qui a prôné la partition du Congo-Brazzaville et proclamé la création de l'Etat du SUD-CONGO dont la requête est à l'ONU, a été condamné à 30 ans de travaux forcés et incarcéré à la Maison d'Arrêt de Pointe-Noire, le 15 janvier 2016 ?

Nous ne demandons qu'une simple confirmation.

Voici cette monnaie douteuse.

Vrai-ou-faux-billets-pct ?

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 12:01
Congo Brazzaville : agonie d’une tyrannie...

Par Pierre Franklin Tavares, 14 mars 2016 -

Sassou-Nguesso Roi d'Oyo-Edou

Sous ce rapport, il serait erroné de considérer le tyrannicide comme une variante de la fin d’une tyrannie, car le meurtre du tyran n’est que l’accident (non nécessité) des trois formes d’abolition indiquées. En revanche, dès lors que l’épreuve de force est engagée et tourne en défaveur du tyran, il ne lui reste plus d’autre option que l’exercice naturel de l’imprescriptible droit de fuite (Hobbes). Ce droit est une nécessité et pas un accident. Tel est le schéma d’ensemble de la fin d’une tyrannie, dans ses formes et sa finalité.

Au Congo Brazzaville, la course secrète des événements, les augures et l’actualité tendent à confirmer cette règle tragique de l’histoire politique, bien que nul ne puisse encore dire, avec certitude, laquelle des trois formes prévaudra ou si elles seront concomitantes voire successives.

En tous les cas, à la veille d’élections controversées, il est désormais manifeste que le chef de l’État congolais enregistre de cuisants revers, dont il ne veut décrypter le sens ni ne peut saisir la signification. Et maints de ses conseillers, soucieux de leurs propres intérêts, ne l’engagent point à penser les faits mais, bien plutôt, lui assurent que le peuple fait corps avec sa personne et qu’en face c’est maïs, pour reprendre une expression célèbre. Or, cet aveuglement organisé est toujours-déjà l’un des signes caractéristiques de la fin imminente d’un régime. Aussi devons-nous rechercher avec curiosité la cécité ou l’amaurose d’un tyran, pour saisir le futur immédiat d’une tyrannie.

Le premier indice se révèle dans la série de défaites diplomatiques subies par Denis Sassou Nguesso et qui, de façon indubitable, donne à penser qu’il a définitivement perdu la bataille des chancelleries. Or, essentielles dans les relations internationales, ces batailles-là deviennent capitales lorsqu’il s’agit des jeunes États africains pour la plupart fragiles, et notamment des systèmes tyranniques. Ainsi, est-il admis que, en Afrique plus que dans les autres parties du monde, un régime politique injuste mais qui sait faire prévaloir son bon droit est assuré de quelque longévité, tandis qu’un régime juste qui ne parvient pas à expliquer ou à légitimer son droit peut être confronté à maintes difficultés.

Toutefois, le Congo Brazzaville offre l’exemple unique dans laquelle les deux considérations précédentes se juxtaposent dans une insurmontable antithèse. En effet, d’un côté, le chef de l’État y dirige un injuste et vieux (1978 – 2016) régime politique (longtemps toléré) et, d’un autre côté, fait nouveau et décisif, il ne parvient plus à le légitimer ou à expliquer la longévité de son régime. Seul l’hebdomadaire Jeune Afrique ne semble pas le comprendre. Car, plus Denis Sassou Nguesso s’explique, plus il perd en crédibilité et, plus encore, il étale aux yeux du monde le caractère tyrannique de son régime. Il est comme piégé par lui-même. Cela s’appelle le « destin » au sens ou l’entend Hegel, à savoir « la conscience de soi-même comme étant son propre adversaire », autrement dit le fait qu’un individu travaille contre lui-même et ne peut faire autrement. Denis est prisonnier de Sassou. C’est un affligeant spectacle. Non libre, il ne peut répandre la liberté.

En effet, après un demi-siècle de pouvoir, dont 33 ans sans partage en tant que président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso ne convainc plus le monde. Il a d’abord perdu la bataille des chancelleries. Ainsi, sans ambages et par anticipation, l’Union Européenne vient de rendre caduque les présidentielles du 20 mars 2016 taillées sur mesure pour sa « victoire ». La France, indécise en apparence, ne le soutient pourtant plus et ses forces spéciales doivent sans doute déjà être en alerte, car le contraire est impensable. Le Parti socialiste français vient de se fendre d’une déclaration qui appelle au report des élections et son porte-parole réclame la mise en place d’une transition politique. La Belgique, dit-on, est encore plus tranchante. Outre atlantique, l’administration américaine, fidèle au Discours d’Accra de Barack Obama, n’a pas varié dans son refus catégorique de l’inviolabilité des constitutions. L’Exécutif brésilien, empêtré dans d’immenses difficultés intérieures, ne sera d’aucune aide. L’Occident paraît donc unanime. À ce fait certain, s’ajoute un autre non moins important : à une semaine des élections présidentielles du 20 mars 2016, l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas encore décidé d’y envoyer un corps d’observateurs. Ce signal est on ne peut plus clair et est renforcé par la prudente position ou le désaveu implicite des grands alliés africains d’hier moins disposés à soutenir un système moribond miné par de grands scandales (Affaire José Veiga, Affaire du Beach, Biens mal acquis, assassinats politiques présumés, etc.). Le Tchad, ex allié de poids, reste muet. L’Angola, dont l’implication militaire fut décisive dans le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir (1997), est à présent plus que réservé et ne cache plus ses réticences. Et l’annonce même du retrait de la vie politique de « Zedu » (Eduardo dos Santos) en 2018 sonne comme un autre grand signe. En tout état de cause, et pour lors, l’Union Africaine est dans l’expectative. Bref, il n’est pas exagéré de dire que le tyran a perdu ses principaux soutiens à l’extérieur. Le peuple congolais l’a fort bien compris. Le glas a sonné.

Totalement défait à l’extérieur, Denis Sassou Nguesso se réfugie à l’intérieur.

Amalgame entre plébiscite et démocratie

Ainsi, après ces lourds échecs internationaux, le tyran en appelle au peuple, plus exactement à « son » peuple, pour tenter de justifier sa violation continue du texte fondamental : « Cela [nombre de mandats], clame-t-il, ne dépend que de la volonté des peuples et non des diktats qui viennent d’autres pays ». Au rebus les constitutions. Et ce fait, longtemps admis, ne peut plus l’être. Il y a comme un retour des principes. Dans ses instructives considérations sur « la science de l’État en abrégé », Hegel rappelait qu’il fallait considérer les constitutions comme la Bible : inviolable. Mais le conseil ne vaut pas pour les tyrans qui n’en n’ont cure. Car chaque tyran croit être la constitution et le peuple. Par suite, il est aberrant de dire que le tyran se croit au-dessus des lois. Dans sa réalité, il est enfermé dans un délirant triptyque dans lequel il est tout à la fois, lui-même, la loi et le peuple. Et il y aura toujours d’ingénieux et d’habiles conseillers pour le lui faire croire. En tyrannie, il n’y a donc pas de peuple. Le souverain, c’est le tyran lui-même. Lorsqu’il « consulte » le peuple, c’est lui-même qu’il interroge. En tyrannie, toutes les élections sont fictives, comme Aristote l’a depuis longtemps affirmé. Dans le cas du Congo Brazzaville, l’Union Européenne et le monde viennent d’en prendre conscience.

C’est pourquoi, et conformément au principe tyrannique, Denis Sassou Nguesso ne cesse de confondre plébiscite et démocratie, pour justifier sa confiscation des institutions au profit d’un petit nombre : lui d’abord, qui est à lui tout seul le véritable exécutif (gouvernement) ; sa famille ensuite, qui forme le parlement congolais ; enfin, son clan (les affidés), qui constitue le peuple. Tout le reste, et chacun le sait, n’est qu’apparence d’institution. Il n’y a plus d’État au Congo Brazzaville. C’est l’inversion même du paradigme obamien, inversion qui peut s’énoncer comme suit : l’Afrique a besoin d’hommes forts et d’institutions faibles.

Si l’on admet les éléments précédents, on comprendre pourquoi le tyran ne craint pas le ridicule idéologique et l’amalgame des idées, dans sa comparaison à Angela Merkel. Aristote a décrit les temps où surgissent des démagogues.

Ô Brazzaville, jadis « capitale de la France libre » aux heures sombres de l’Occupation nazie, et à présent refuge d’une tyrannie sanglante. Mais même le tyrannicide n’est pas à souhaiter. Aussi, pour Denis Sassou Nguesso, si c’est manifestement l’élection de trop, il lui est encore loisible de se retirer de la vie publique. Une bonne médiation pourrait l’y convaincre, avant qu’il ne soit trop tard et que la révolte populaire ne s’empare des rues.

Le lent déclin de l’État congolais

C’est la quasi-faillite des institutions publiques : le système de santé a disparu. L’Éducation nationale s’est effondrée, comme dans toute tyrannie (Montesquieu). L’armée est sous-équipée. La Justice est aux ordres. L’économie est prisonnière d’un homme. La République est impossible, et pour cause. La démocratie, un leurre. La corruption gangrène tout l’édifice public. La tyrannie ne peut avoir de base éthique. Et le « plaisir » du tyran (Aristote) est la seule règle : beaucoup d’hommes humiliés en ont souffert qui ont vu leur épouse séduite ou prise de force. Que de familles à jamais brisées. La jouissance du chef est le décimètre de la vie publique. Cette dégradation de l’esprit public (intérêt général) s’est accompagnée de l’extinction de l’État.

À sa manière, le tyran a installé une oligarchie des incapables (Sophie Coignard) ou plus exactement le « obumitri », sorte d’oligarchie bureaucratique militaro-tribaliste dénoncée par Ange Diawara au début des années 1970. Benoît Koukébéné, dès 1980, parlera volontiers de « la revanche des cancres ». L’affaiblissement des institutions publiques a donc été sciemment organisé. Mais l’opinion publique congolaise ne l’accepte plus.

Un règne trop long a exaspéré le peuple congolais

Il l’a montré et payé de son sang, lors des manifestations de novembre 2015 si durement réprimées. Il a réaffirmé son hostilité par son abstention massive lors du référendum visant à prolonger le règne de Denis Sassou Nguesso. Et sa colère monte. Il est des colères qui sont justes dit Aristote. Mars, qui porte bien son nom, sera peut-être le mois de guerre domestique (civile) qui viendra mettre fin à un règne manifestement trop long.

Il y a plus de 2500 ans, Aristote décrivait et expliquait cette volonté de perdurer au pouvoir. Et son analyse est si actuelle qu’on le croirait en train d’observer et de commenter ce qui arrive au Congo Brazzaville :

« Aujourd’hui [écrit-il …], du fait des avantages que l’on retire des biens publics et du pouvoir, les gens veulent gouverner continuellement, comme si, cela était toujours un gage de santé pour ceux qui gouvernent, si maladifs soient-ils. C’est peut-être cela qui fait qu’on n’a cessé de se ruer sur les magistratures » (Aristote, Les politiques, p. 227). Le Stagirite a énoncé une vérité intemporelle.

En tous les cas, la fraude massive en préparation, une étincelle et tout peut s’embraser à Brazzaville, à Pointe Noire et d’autres grandes villes de l’intérieur du pays. Nous devons anticiper ce chaos. Il faut épargner les populations congolaises et protéger la communauté française. L’armée congolaise, profondément divisée, se rangera majoritairement du côté du peuple.

Une économie à bout de souffle

L’autre facteur de crise est la crise économique et budgétaire, qui devrait advenir dès le mois de mai prochain. Et comment ne pas rappeler ici comme le fait Benoît Koukébéné que, outre l’effondrement du Mur de Berlin, ce facteur a déjà été l’une des causes majeures de la transition politique impulsée par la Conférence nationale souveraine (1991) qui chassa Denis Sassou Nguesso du pouvoir (1991 – 1997). En effet, la forte chute du prix du baril de pétrole et la baisse des recettes fiscales qui en résulte annoncent, selon Jean-Luc Maleka, un second semestre 2016 marqué par le non-paiement des salaires des fonctionnaires, le ralentissement de l’activité, etc. Cette crise rendra insupportable le fait que Denis Sassou Nguesso et son clan détiennent 85% de l’économie congolaise, phénomène unique au monde.

Alternance et unité nationale

Le peuple est prêt à prendre la rue pour congédier le tyran. Le droit des peuples à l’insurrection est irrécusable (Hegel). Les chancelleries et les organisations internationales ne peuvent l’ignorer. Tous les ingrédients de la fin imminente d’une tyrannie sont rassemblés au Congo Brazzaville. Il est grand temps et impératif d’organiser, dès à présent, la transition démocratique et l’alternance républicaine.

Si, au Congo Brazzaville, le général républicain (rôle durant la Conférence nationale en 1991), Jean-Marie Michel Mokoko, originaire du Nord, est incontestablement l’homme qui peut assurer et assumer l’alternance et/ou la transition, sur le front extérieur, l’ingénieur pétrolier Benoît Koukébéné, fils du Sud, a pris une part éminente dans ce combat, en parvenant à mobiliser des forces comme peu ont pu le faire avant lui. L’addition d’autres hommes politiques congolais peuvent et doivent permettre une nouvelle ère de l’histoire institutionnelle du Congo Brazzaville. Les dés sont jetés.

LIRE LA SUITE : http://www.pftavares.fr/congo-brazzaville-agonie-dune-tyrannie

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 05:46
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle du 20 mars 2016 : Un combat de trop pour Denis SASSOU NGUESSO

La journée du samedi 12 mars 2016, du côté de la porte océane congolaise, Rond-Point LUMUMBA, est entrée dans les annales de l’Histoire politique de la République du Congo comme le jour où nombre des jusqu’au-boutistes du pouvoir de Brazzaville se sont finalement rendu compte qu’il faut savoir quitter le pouvoir...

S’ils ne l’avouent pas publiquement aujourd’hui parce que la déculottée n’est encore digérable en ce moment, ils l’écriront certainement dans leur mémoire ou testament, si la nature leur en donne le temps.

Car, jamais, mais vraiment au grand jamais ! dans l’Histoire du Congo, un candidat à l’élection présidentielle n’a autant fait l’unanimité à tous les quatre points cardinaux du Congo comme l’a fait l’illustre Général Jean-Marie Michel MOKOKO, challenger du Président-Candidat, qui a gagné un quatrième M à Pointe-Noire (comme on gagne les galons à l’Armée, pour finalement devenir Jean-Marie Michel MOKOKO MOÏSE, son bâton LOANGO à la main), à un moment où la jeunesse universelle indignée se trouve déçue par les Politiques.

Ce Général du Peuple, sans parti politique ni parti pris, est en passe d’être le tombeur d’un SASSOU NGUESSO mal conseillé : car, mieux aurait valu que Denis SASSOU NGUESSO ne rempile point, mais parte du pouvoir sur une note positive en faveur de l’alternance politique, à savoir, les Jeux Africains et le Complexe Sportif de KINTELE, pour laisser le reste des chantiers à son successeur, quel qu’il eût été. S’il avait au moins écouté le dernier des Mohicans de la Refondation du PCT et du Non au changement de la Constitution de 2002 pour s’éterniser au pouvoir, le philosophe politique Charles Zacharie BOWAO, dans son fameux ‘‘Je récuse’’ de l’inspiration de ZOLA, il n’aurait peut-être pas perdu son titre historique de l’Homme des Masses, que les Ponténegrins lui ont révolutionnairement retiré pour le donner à Jean-Marie Michel MOKOKO, l’homme selon le cœur du Peuple. Et, en l’état, on peut se demander si la passation de pouvoir à Jean-Marie Michel MOKOKO après le 20 mars 2016 se fera avec le Président sortant ou avec le Peuple…

En tout cas, faute de conseillers efficients auprès du Prince régnant, tout ce qui est arrivé après les Jeux africains avec lui a vraiment été de trop. Car, on ne gagne pas à tous les coups ; encore moins quand on a déjà connu tout ce que l’on peut connaître dans une très très longue carrière politique, avec l’usure du pouvoir, coups de force et pardon du peuple inclus : généralement, son tombeur, bien ou mal intentionné, vient toujours de son propre entourage plutôt que d’ailleurs… ; comme pour dire, qu’en y prenant garde, une transmission de témoin dans la paix politique électorale aurait toujours pu être envisageable, notamment quand on sait lire les signes du temps, et bien les interpréter surtout !

Hélas, pour le cas présent, faute de Conseillers du Prince qui servent vraiment la nation plutôt que leurs propres intérêts, cette solution n’a pu être retenue par le Prince régnant.

Pour rafraîchir la mémoire à la Jeunesse congolaise

Comment cette jeunesse domptée et instrumentalisée a-t-elle pu se permettre de mépriser si facilement l’icône même de la fierté des Forces Armées Congolaises, qu’est l’AET Jean-Marie Michel MOKOKO, si elle n’est tout simplement pas ignorante des temps glorieux du passé congolais ?

J4M sera à coup sûr pour DSN ce tombeur que les mémoires politiques congolaises n’oublieront jamais.

En toute Fleuvitude : Denis SASSOU NGUESSO n’a-t-il pas révélé le fond de sa pensée, par le passé, à propos de Jean-Michel BOKAMBA YANGOUMA sur l’avènement de la Conférence Nationale au Congo, dans un livre, après que le pouvoir lui avait été retiré par le peuple en 1992 et qu’il voulait le reconquérir coûte que coûte ? Une colle à la jeunesse congolaise qui entre en politique sans en maîtriser les tenants et les aboutissants, et, surtout, sans se constituer une mémoire d’éléphant avant que de se mêler du combat des éléphants : elle ignore que, quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe, la veuve et l’orphelin et le territoire qui en pâtissent.

Jeunesse du Peuple versus Jeunesse Nguirisée

Face à la Jeunesse révoltée de Ndindji, capitale économique du Congo (forcément moins politisée que celle de Brazzaville, capitale politique), la Jeunesse Nguirisée a reçu la claque du Peuple ; avant que d’être achevée par celle indignée et furieuse de Brazzaville (matée et humiliée un 20 octobre 2015), le 17 mars 2016 au Boulevard Alfred RAOUL (nom d’un autre militaire d’honneur), à l’occasion du meeting final des 5 candidats de la Majorité populaire.

C’est ce que nous avons nommé par REVOLUTION DE KINKELIBA, un mouvement populaire salutaire pour bousculer le statu quo et déconstiper la société congolaise depuis peu à la merci des AVC, ACV ou AVD (pour Accident Vasculo-Démocratique) et des opportunistes de la 25ème heure. Car le match se joue sur la Jeunesse, on le sait maintenant au Congo ; mieux encore, depuis que cette Jeunesse a été le bouc émissaire de la Constitution de 06 Novembre 2015 sans qu’aucun Congolais de 40 ans (même plus jeune) ne soit présent à l’élection présidentielle devant consacrer cette nouvelle Constitution toujours sous polémique.

De même, ce que la Jeunesse instrumentalisée et Nguirisée ignorait en vendant la peau de MOKOKO avant de l’avoir tué, c’est ce que nous présentons ici : quand un éléphant veut battre au combat un autre éléphant, il ne combat guère à la manière des éléphants, bien connue de son adversaire ; c’est la tactique politique appliquée par le Général Jean-Marie Michel MOKOKO, en se laissant quelque peu malmené pour bien épuiser son adversaire, et, surtout, éviter des dommages collatéraux. Il s’est même mué en crocodile de Mossaka, pour mieux neutraliser son compère Eléphant par sa trompe, aux confluents d’Ekiembongo Mbouéta Bobé.

Une addition très salée pour le candidat SASSOU NGUESSO
De toute l’armada impressionniste dégainée par le candidat Denis SASSOU NGUESSO, le peuple ne retiendra que le fait qu’il a été dupé, humilié et nargué, en vivant dans la pauvreté, sans eau, ni électricité (et de tous les autres biens de première nécessité), pendant que celui qui était censé présider à sa destinée des années durant fait aujourd’hui une démonstration de force avec une campagne électorale bien trop onéreuse, qui prouve que lui se l’est toujours coulé douce avec des communications tapageuses du déni dénisien.

En empêchant les autres candidats de se mouvoir librement comme le candidat SASSOU NGUESSO, les lieutenants sassouistes les ont hissés en position favorable de victimes, en leur faisant ainsi bénéficier de la sympathie du Peuple et de la Communauté internationale qui n’est pas indifférente à toute cette injustice démocratique (l’Organisation Internationale de la Francophonie vient d’entrer en jeu pour la surveillance des votes du 20 mars 2016…). N’en déplaise aux mauvaises langues et aux oiseaux de mauvais augure, le candidat MOKOKO a été reçu à OWANDO comme l’incarnation de l’enfant chéri d’OMBELE, l’Immortel Marien NGOUABI (assassiné au pouvoir le 18 mars 1977, sans avoir pu achever son projet d’installation d’un Socialisme Scientifique en Afrique).

On ne peut plus douter à présent que le 20 mars 2016, le Peuple congolais voudrait donner au candidat Jean-Marie Michel MOKOKO, par la voix des urnes, l’occasion d’achever le travail qu’il avait commencé en 1991 (Monseigneur KOMBO n’étant plus de ce monde, paix à son âme).

Dans tous les cas, fraude électorale ou pas, ce Peuple, réveillé et requinqué depuis le début de ce mois de mars, n’ayant plus aucune peur, est maintenant déterminé à ravir le pouvoir à quiconque l’usurpera au candidat MOKOKO qu’il a nommé MOÏSE ; quitte à passer par une insurrection ou une désobéissance civile ; d’autant qu’il a entendu de la bouche de son Libérateur, J4M, des paroles qui l’honore : « La puissance du Peuple dépasse la puissance des armes. », et « Lorsqu’un peuple est debout, les armes se taisent d’elles-mêmes. »

Au fait, une deuxième Fleuvitude, pour la route : de celui qui a tous les prénoms les plus significatifs de l’Eglise à lui tout seul (Jean-Marie Michel MOKOKO), Monseigneur KOMBO disait qu’il est « le dernier espoir de sa génération pour sauver et développer le Congo ».

Finalement, avec MOKOKO, on vient déjà d’avoir les arrhes de l’espérance : le Tribalisme est mort, parce qu’il a eu raison des intentions de vote ethnique, sans achat de consciences aucun.

Aimé EYENGUE

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:21
(Congo-Brazzaville) Fraude à la Carte Nationale d'Identité

Alain Makaya a partagé la photo de ORICE. -

ORICE

DISTRIBUTIONS MASSIVES ET SAUVAGES DE CARTES D'IDENTITÉ CONGOLAISES

Il est porté à l'attention de tous, de prendre conscience et connaissance des dangers auxquels le Congo se trouvera confronté dans un avenir proche, conséquences des récentes distributions de cartes d'identité congolaises aux étrangers.

Ces manoeuvres malsaines auxquelles se prête le pouvoir de Brazzaville est une sérieuse atteinte à la sûreté et à l'intégrité territoriale.

Nous demandons aux congolais dignes et intègres de rester vigilants et de dénoncer toute manoeuvre visant à déstabiliser la bonne marche des événements à venir.

Nous demandons également aux mouvements de l'opposition congolaise de constater et dénoncer officiellement ces faits qui constituent une infraction à la législation en vigueur et pouvant conduire à la disqualification du candidat en infraction.

Si des cartes d'identité avaient été retrouvées chez l'un des candidats de l'opposition, le pouvoir n'aurait nullement hésité à procéder par des Incarcérations.

Prenons nos responsabilités !

La Présidence ORICE

SOURCE : https://www.facebook.com/groups/162938287211680/permalink/511105719061600/

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Alain Makaya - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 20:33
(Congo-Brazzaville) Mokoko, Sassou : sur les starting block

En cas de renversement de vapeur, Sassou regrettera, à jamais, de n’avoir pas entendu les cris venus de la terre entière et en voudra, jusqu’à la fin de ses jours, à tous ses courtisans qui lui ont monté le bourrichon, au lieu de négocier la sortie. Parce qu’il est candidat, Jean-Marie Michel Mokoko, sorti fraichement des allées du pouvoir, se voit infliger des humiliants kwenda-vutuka (va-et-vient, en congolais) auprès d’un procureur quelque peu éméché mais surtout au service du pouvoir.

Ces kwenda-vutuka sont les signes manifestes d’une hésitation quant au prochain musellement de Mokoko. Ce Général, très populaire, pourrait finir en prison, ou être le point de départ d’une révolte populaire potentielle. Dans les geôles du pouvoir de Brazzaville, croupit arbitrairement, entre autres, Modeste Boukadia pour ses opinions séparatistes dénonçant, non sans arguments, le caractère ethno sélectif de la violence du pouvoir.

Les congolais qui ont tant soif de changement, voient en ce général, celui qui peut défier Sassou et son clan. Des tréfonds de son impopularité, ce dernier promet une « victoire » dès le premier. Mais en dépit des règles biaisées de ce simulacre d’élections, Mokoko qui s’est lancé dans le démantèlement du pouvoir, conteste tant la crédibilité des structures chargées de superviser ces pseudos scrutins que la victoire que le pouvoir entend voler au peuple.

A travers ces meetings drainant des foules compactes à chaque fois, Jean-Marie Michel Mokoko (J3M) endosse les habits de leader capable de déposer le régime de Brazzaville. L’invincibilité de Sassou tient d’une fausse légende alimentée par la peur. Celle-ci semble gagner le pouvoir de plus en plus fébrile.

Politiquement, Sassou relève du passé. Sa place n’est plus, selon la jeunesse désabusée, à la tête du pays mais devant les juges nationaux et internationaux afin de décrypter les différentes énigmes qui jalonnent son règne. Sa mauvaise lecture du paysage politique hostile à son régime, composé essentiellement des personnes l’ayant côtoyé, le rend davantage vulnérable. Seule sa puissance de feu qu’il a étalée dernièrement à Pointe-Noire peut le maintenir en apnée. Mais la population ponténégrine qui est un sérieux baromètre, vient de lui répondre par une marée humaine au méga meeting du général Jean-Marie Mokoko ce samedi 12 mars 2016. Ce dernier se veut être le candidat du peuple.

Au-delà de l’immensité de ses richesses réelles, le Congo de Sassou est classé au rang de pays pauvres tant les populations broient la misère. Enfermée dans l’oisiveté, la jeunesse tente de déchiffrer le mystère de son unique chemin ; celui de son avenir. Il convient de noter qu’une impressionnante frange de celle-ci erre à longueur de journée, sans compter le cortège des enfants de rue.

Avec un taux de chômage qui explose et une dette colossale, la jeunesse congolaise exige de nouvelles mœurs politiques arrimées à la modernité. Agrippés aux mamelles de l’état, le régime de Brazzaville qui n’a jamais cessé de confondre le trésor public avec ses poches privées a sorti ses griffes. L’intimidation et la violence.

Lorsque l’on sait comment se sont constituées les fortunes, la question de biens mal acquis constitue une donnée de taille. Porté de 12 millions à 25 millions, la caution de participation à ce folklore électoral est d’un ridicule sans nom. Ne pouvaient s’inscrire à ces pseudos scrutins que ceux qui ont pu, à un moment ou un autre, ouvrir les vannes du trésor public. Tout le monde le sait. Ces élections ne sont qu’une mascarade visant simplement la reconduction des potentats incarnant les dictatures les plus féroces. Alors, l’IDC-FROCAD (plate-forme de l’opposition officielle) et Mokoko se doivent d’absoudre leur frisottement avec le pouvoir de Brazzaville en mettant fin à ce régime.

Dans le cas du Congo-Brazzaville où les contorsions sont scrutées par les voisins pour un éventuel exercice d’imitation, le pouvoir, vieux en diable (un demi-siècle bientôt), ne peut convaincre ses concitoyens d’être l’exact représentant de l’avenir ni même porteur des aspirations des populations essorées à merci.

Infoutu de constater l’imminence d’un mouvement insurrectionnel, enivré par le pouvoir qu’il ne daigne se sevrer, du haut de ses 72 ans et de ses 32 ans de règne, l’homme qui roule les mécaniques au Congo avec ses chars d’assaut et ses hélicoptères en guise de parade électorale, se veut omnipotent et omniscient. Sassou promet un coup ko à tous ceux qui veulent lui faire de l’ombre.

Depuis toujours, sa foi en la force de sa poudre et de sa soldatesque qu’il ne cesse de renforcer par des contingents étrangers, n’a subi aucune n’altération. Le coup ko qu’il promet, peut aller jusqu’à marcher à nouveau sur les cadavres de ses concitoyens afin d’assouvir sa soif du « goût du sang » mais surtout pour s’assurer une protection contre l’étau judiciaire.

Sur les starting-blocks donc, neuf candidats participent au sprint organisé par le pouvoir dictatorial congolais au terme d’une sélection sous pression ce 20 mars 2016. Une duperie visant la simple conservation du pouvoir orchestrée par le pouvoir qui, sans opérer une mue à défaut d’une mutation, fait basculer le pays en dictature des plus sclérosées et rétrogrades.

Une telle mascarade serait sans intérêt tant l’opposition avait été laminée depuis des lustres au point de croire à l’inexistence définitive de celle-ci. La curiosité qui interpelle surgit dès lors que l’on se retrouve en présence d’une opposition officielle composée essentiellement des acteurs venus des rangs du pouvoir, donc le connaissant. Ce sont donc des « sachant ».

Sont-ils des simples inconscients jouant les sous-marins et servant de caution « démocratique » ou des réels chevaux blancs habités par l’esprit patriotique et rongés suffisamment par des regrets d’avoir servi une monstruosité ? C’est en étant déterminés et percutants qu’ils vont lever les doutes dans ces foules qui, à leur tour, vont les porter.

Abraham Avellan WASSIAMA

LIRE LA SUITE : http://mwinda.org/fr/actualites/actualites-a-la-une/actualites/383-mokoko-sassou-sur-les-starting-block

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 07:45

Dans la bataille qui s’annonce âpre et homérique du contrôle, de la supervision et du décompte des bulletins de vote dans les urnes, en vue d’en déterminer l’heureux vainqueur, la plate-forme IDC-FROCAD est décidée de ne pas lâcher d’une semelle les épigones du « chemin d’avenir » réputés pour leur propension à la ticherie. A la stratégie d’encerclement, de saturation et de contournement échaffaudée par l’opposition en vue de l’étouffement du candidat du PCT, Denis Sassou Nguesso, s’est dorénavant greffé le marquage à la culotte. Il s’agit pour la plate-forme IDC-FROCAD de ne pas lâcher prise.

Penalty

Comme au football, Clément Miérassa de l’alliance IDC-FROCAD a été choisi pour un marquage strict de Henri Bouka du PCT. C’est donc à Clément Miérassa qu’incombe la mission de porter l’estocade à Henri Bouka, faire le « tacle » pour rester dans la métaphore sportive. La présidentielle anticipée du 20 mars 2016 , dont le report a été exigé par le parti socialiste français le 7 mars 2016, ne devrait pas être, comme l’a prédit Denis Sassou Nguesso, une promenade de santé. La réaction effarouchée de l’exécutif à la demande de report de la présidentielle du 20 mars 2016 du parti socialiste français dénonçant le paternalisme et le colonialisme en est la parfaite illistration. La déclaration de François Hollande en faveur du référendum du 25 octobre 2015 de Sassou Nguesso avait pourtant tourné en boucle sur les chaînes publiques Télé Congo et Radio Congo. A l’époque, « du paternalisme et du colonialisme » de la France, il n’y en avait point.

« Penalty », c’est le titre de l’une des chansons du Trio Madjesi. C’est aussi la figure de style empruntée par Denis Sassou Nguesso pour justifier son hold-up présidentiel du 20 mars 2016. Le kalife d’Oyo a utilisé la métaphore du buteur pour qualifier la présidentielle du 20 mars 2016 : « Le 20 mars, ça sera un penalty tiré et marqué et puis c’est la victoire » a-t-il affirmé à (La voix de l’Amérique, 8 mars 2016). Certains footballeurs tirent et manquent le penalty. Denis Sassou Nguesso comptera peut-être parmi les joueurs qui ont envoyé le ballon dans le décor ou ceux qui ont vu le ballon arrêté par le gardien de buts. Que celui qui n’a jamais raté un penalty lève la main. Même le roi Pelé et Diego Maradona ne s’amuseront pas à porter en faux cette assertion. Pour les épigones du PCT qui soutiennent Sassou Nguesso et qui souhaitent sa victoire dès le premier tour, c’est « un coup, KO ». Pour les populations du Congo-Brazzaville qui rêvent d’alternance, « après le KO, ce sera le chaos ».

CENI v/s CTE

Dans un pays gangrèné par la corruption et le clientélisme, miné par le soupçon où la parole officielle a perdu toute crédibilité et où les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, les populations du Congo-Brazzaville avaient compris la nécessité d’une réforme électorale et appelé de leurs vœux l’institution d’une commission électorale véritablement indépendante. C’était pourtant une bonne idée que les populations du Congo-Brazzaville avaient applaudi des deux mains. Les commentaires saluant la constitution de la CENI étaient unanimes. L’objectif de la CENI était accueilli avec enthousiasme. C’est ensuite que les choses se sont gâtées. Sur le fond, un certain nombre de dispositions ont été introduites par Denis Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir », de façon précipitée, brouillonne et opaque, au moment de la dernière ligne droite : le vote de la nouvelle loi électorale et la constitution de la CENI. Exit la composition paritaire de la CENI dont la disposition figure pourtant dans la loi électorale nouvellement promulguée, Exit le principe de l’indépendance de la CENI et enfin Exit la coupure du cordon ombilical qui lie la CENI à l’administration c’est-à-dire au ministère de l’Intérieur de Zéphirin Mboulou. Les populations du Congo-Brazzaville devront désormais se plier à la disparition de l’essence et la philosophie qui correspondaient à l’esprit et à la lettre de la CENI : l’indépendance.

Légitimité

Les épigones du « chemin d’avenir » ont dévoyé la CENI. La CONEL a été transformée en CENI, une machine électorale au service de la victoire de Sassou Nguesso. Dès cet instant, toute confiance et toute fiabilité en la CENI se sont émoussées.
La Commission nationale électorale indépendante (CNEI) récemment mise en place avait « tout sauf le qualificatif d’indépendant » a déclaré l’ancien chef d’Etat major. Jean-Marie Michel Mokoko a jugé légitime de « douter de la sincérité du processus électoral ». La commission technique des élections (CTE) est désormais l’alter ego de la commission électorale nationale indépendante (CENI). Deux légitimités s’affronteront à la présidentielle anticipée du 20 mars 2016. La légitimité institutionnelle dont la CENI de Henri Bouka est le porte-flambeau et la légitimité populaire incarnée par la CTE de Clément Miérassa. Les hommes de la CTE de Clément Miérassa seront déployés dans tous les bureaux de vote et transmettront les résultats affichés dans les bureaux après dépouillement au poste de contrôle (PC) qui les publiera. Les deux structures se balanceront les chiffres à la face. Une confrontation en perspective. Pas seulement des chiffres, des hommes aussi. Moto a séparé té.
Le statisticien Clément Miérassa de la CTE fera face au magistrat Henri Bouka de la CENI. Chaque structure électorale rendra publics les résultats. La guerre des scores sera engagée. Qui l’emportera ? Quel score sera plus fiable ? La CENI de Henri Bouka pourra-t-elle proclamer la victoire d’un candidat de l’IDC-FROCAD ? Quelle sera l’attitude de la communauté internationale au cas où la défaite de Sassou Nguesso serait annoncée par la CTE de Clément Miérassa ? De quels moyens disposen la CTE de Clément Miérassa pour imposer et faire valoir ses résultats ? Le score de la CTE sera-t-il jugé crédible et fiable par la communauté internationale, l’Union européenne, l’organisation internationale de la francophonie (OIF) et l’Union africaine (UA) ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT FROCAD IDC
11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 07:53
(Congo-Brazzaville) Vive l'apartheid ethno-tribal des Nguesso & Co

CHAPÔ : Au Congo de Sassou, en cette période de campagne pour l'élection présidentielle, tout le monde peut aller n'importe où sauf dans la chasse gardée des Nguesso & Co : les régions du Nord-Congo...Vive l'apartheid ethno-tribal ! Et vive les pourvoyeurs de pouvoir en Afrique francophone, au nom de la cupidité, même à des truands et des criminels !

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Comment y croire ?

Tout le monde est à la remorque du monarque d’Oyo.

Le voilà qui bat campagne avec tous les moyens de l’Etat. Personne ne dit mot ! Personne ne dénonce cette escroquerie.

Le voilà qui bat campagne dans le Sud et dans le Nord qui est devenu une chasse gardée.

Le Nord : à Sassou, et personne ne doit y aller battre campagne.

Surtout pas à Oyo et Edou !

Personne ne tousse pour dénoncer cet apartheid !

Tout le monde se rue dans les départements du Sud pourtant honnis par les Nordistes !

Pas dans ceux du Nord. Pourquoi ?

Dans sa vidéo, le Général J3M l’a clairement dit : Il n’aime pas les Sudistes.

Il n’en veut pas.

Selon lui, ils (les Sudistes) seraient TRIBALISTES et REVANCHARDS.

Pourtant ses propres propos ne disent pas le contraire. Ils affirment son tribalisme à lui, à ciel ouvert.

Okombi Salissa, même de la classe de Jean-Marie Tassoua, le Général GIAP, qui voulait aller à Mbé a été bloqué en cours de route. Interdit de se rendre même chez lui.

Par qui ? Par le « Monarque » d’Oyo-Edou, l’Empereur du Nord où personne d’autre que lui n’a le droit d’aller battre campagne.

Le général J3M ne peut aller battre campagne à Makoua, chez lui ; interdiction lui est faite de sortir de Brazzaville, parait-il. Pourquoi ?

Cependant, curieusement, on va chez ceux qu’on traite de TRIBALISTES et de REVANCHARDS. Par « SUDISTES » entendez le POOL et ses POOLOIS.

Bizarre !!!

Et le Général Jean-Marie-Michel Mokoko ne trouve les TRIBALISTES et les REVANCHARDS que dans le Sud (Pool). Mais Parfait KOLELAS n’a chassé personne dans le Pool comme le fait SASSOU NGUESSO dans le Nord où tout le monde, même les originaires et natifs du Nord, sont interdits d’y aller pour battre campagne.

TROUVEZ-VOUS CELA NORMAL ?

Même ceux qui sont nés au Nord sont interdits de se rendre dans leur département natal pour battre campagne !

Personne ne tousse pour dénoncer cet apartheid ethno-tribalo-clanique.

Pendant ce temps, personne, même parmi les Candidats prétendus, je dis bien personne, ne lève son petit doigt pour dénoncer cette discrimination, cette ségrégation ethno-tribale.

Comme s’ils s’étaient tous entendus à ce sujet !

La scission, la partition du Congo-Brazzaville est consommée !

Sassou l’exprime et la proclame ouvertement.

Après, on condamne celles et ceux qui prônent et revendiquent la SCISSION, la PARTITION du Congo-Brazzaville.Modeste BOUKADIA et Robert POATY-PANGOU ne s'y sont pas trompés. Même si, Poaty-Pangou, manipulé par un petit groupe de l'UPADS pour l'opposer à Boukadia qu'ils détestent, mène cabvalier seul. Je ne donne pas les noms de ses manipulateurs.

La scission, la partition du Congo, ce n’est pas le Sud qui en est à l’origine, mais SASSOU NGUESSO et son CLAN des NGUESSO & Co.

Moleka-Nzela

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Moleka-Nzela - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 18:05
(Congo-Brazzaville) Sassou-Nguesso est-il (vraiment) un franc-maçon ?

Le Chef de l’Etat du Congo est Grand Maître de la Grande Loge du Congo (GLC), mais l’on peut pourtant se demander s’il est, au plus profond de lui-même, un véritable maçon.

« Sassou franc-maçon ? Il y a longtemps que je ne le reconnais plus comme tel », lâche un franc-maçon congolais de Paris. Personnage clivant, le président du Congo n’en finit plus de s’attirer les critiques d’une majorité de sœurs et frères de Lumière de l’étranger, qui lui dénient même toute véritable appartenance maçonnique. Pour eux, de toute évidence Sassou n’est pas « sorti de la caverne », il n’a pas tué le « vieil homme » en lui. L’oxymoron qui le caractériserait le mieux serait plutôt celui de « franc-maçon profane ». Car l’initiation ne confère pas systématiquement le statut de franc-maçon. Encore faut-il en être digne, et que la communauté à laquelle vous aspirez à appartenir vous reconnaisse comme tel !

Pour le sociologue Michel Maffesoli, l’universalisme n’est pas consubstantiel à la franc-maçonnerie, qui s’attache plutôt à développer une pensée progressiste incluant les particularismes. La franc-maçonnerie congolaise a aussi ses spécificités. Il n’en reste pas moins qu’elle a pour principe, entre autres, le respect de soi-même et des autres, et la tolérance mutuelle.

Des principes totalement étrangers au président du Congo : en effet, le frère Sassou ne supporte aucun opposant à sa politique, tout comme à sa maçonnerie. Il manque à la fois de retenue et de mesure. Est son ennemi celui qui ne pense pas comme lui ; est son ennemi celui qui n’admire pas son visage… En témoigne la « case prison », où il envoie ses adversaires politiques, dont certains sont des initiés, comme ce qu’il prétend être. Il n’a pas fait sienne la célèbre phrase d’Antoine de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser tu m’enrichis. » Par ailleurs, il a privilégié sa géographie personnelle au détriment de la collectivité : seuls les gens de sa région, sinon de son clan, sont habilités à occuper des postes stratégiques au Congo. Sous son « règne », la corruption s’est répandue dans tout le pays et on ne compte plus les scandales financiers, nationaux et internationaux.

Animé d’une indéfectible volonté de puissance, Sassou ne vit que pour le rapport de force. Il apprécie d’humilier, au gré de son humeur, ses opposants et même ses amis. Aussi a-t-il interdit à cinq candidats à l’élection présidentielle du 20 mars prochain (dont certains sont également des initiés) de quitter Brazzaville. Comment, dans ces conditions, pourraient-ils faire campagne ? Autant qu’il se déclare vainqueur avant même la tenue du scrutin ! L’Union européenne a d’ailleurs annoncé, dans un communiqué, qu’elle n’enverrait pas d’observateurs au Congo pour ladite élection, tant la nouvelle loi électorale ne garantit aucune transparence.

La parole perdue

Du coup, d’aucuns estiment, mezzo voce, que tout le mal du Congo vient peut-être de Sassou lui-même, et par extension de la maçonnerie telle qu’il la pratique. Il est étrange que la Grande Loge Nationale Française (GLNF), obédience dont dépend la GLC, ne le rappelle pas à l’ordre. Pour quelles raisons ? Nul ne le sait. Quoiqu’il en soit, les frères de cette obédience - qui se veut pourtant rigoureuse et observant strictement les obligations morales édictées par les fondateurs anglo-saxons - demeurent silencieux sur celui qui a fait de la plupart des obédiences maçonniques congolaises les apanages de sa puissance.

Pour avoir combattu le Changement de Constitution de 2002, Charles Zacharie Bowao a subi les foudres de la radiation de la GLC. Sassou enfonce ainsi davantage la franc-maçonnerie congolaise dont l’image est déjà très abîmée. Pitoyable !

Le GOLAC (Grant Orient et Loges associées du Congo) et le GOCB (Grand Orient du Congo-Brazzaville), obédiences a-dogmatiques et libérales, sont en effet dirigées désormais par deux de ses proches, respectivement par Jérôme Koko, directeur de la SNPC (Société nationale des pétroles congolais) et Laurent Tengo, conseiller juridique de Sassou lui-même. À l’occasion des REHFRAM (Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique et Madagascar), qui se sont tenues en février 2016 à Douala (Cameroun), les deux Grands Maîtres congolais sus cités ont conversé avec leur homologue du Grand Orient de France, Daniel Keller. Que lui ont-ils dit à propos du Congo ? Rien ! Pour eux tout va bien…

Durant le débat sur le changement de Constitution, ils sont demeurés tout aussi silencieux, très probablement par crainte de représailles. Ce mutisme s’explique peut-être aussi par le fait que le chemin le plus court pour disposer d’une automobile 4X4 et d’une maison climatisée passe par… le Très Respectable Grand Maître Sassou Nguesso ! La parole s’est perdue, c’est le cas de le dire ! Au Congo de Sassou, on est comme dans Quelque part dans l’inachevé de Vladimir Jankélévitch : un espace où le silence fait alliance avec les ténèbres, décomposant ainsi la pureté du silence. L’on peut donc se demander si ce soi-disant franc-maçon du Congo ne s’apparenterait pas plutôt à Néron jouant de la lyre dans le silence de la nuit, alors que Rome brûle.

Bedel Baouna

Source : Mikiliweb

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Bedel Baouna - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT