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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 09:30
(Congo-Brazzaville) Denis Sassou Nguesso rappelle au monde qui il est

Association Survie -

Publié le 5 novembre 2015 par Guillaume Desgranges -

Redouté depuis des mois, annoncé courant septembre, le passage en force de Denis Sassou Nguesso pour rester au pouvoir après 2016 se poursuit. En dépit de déclarations tout en ambiguïté, l’Elysée lâche… les démocrates congolais, une fois de plus.

L’opposition n’est pas restée passive : outre les meetings organisés les semaines d’avant (dont celui du 27 septembre, d’une ampleur historique, cf. Billets n°250, octobre 2015), des manifestations ont lieu dès le 20 octobre dans tout le pays, avec appel à la désobéissance civile [1]. Un climat insurrectionnel règne, des bâtiments sont incendiés (dont trois commissariats à Brazzaville, et des résidences de proches de Sassou).

La démocratie selon Sassou

La réponse du pouvoir : des dizaines d’arrestations, au moins vingt morts, des dizaines de blessés. La ville martyre de Brazzaville [2] se rappelle qui est à la tête du Congo : des hélicoptères survolent les quartiers sud, l’armée tire à balles réelles, les réseaux de télécommunications sont coupés, des émetteurs radios – notamment celui de RFI – n’émettent plus.

Les leaders de l’opposition sont harcelés. Le 20, six porte-paroles de l’opposition sont arrêtés juste avant une conférence de presse, puis relâchés dans la soirée. Le même jour, vingt militants sont arrêtés [3] au domicile de M. Boungouandza (sénateur et membre de l’UPADS, un des principaux partis d’opposition). Du 22 octobre au 2 novembre, l’opposant Guy Brice Parfait Kolelas est encerclé par la Garde présidentielle à son domicile avec une trentaine de personnes.

C’est dans ces conditions que s’est tenu le référendum sur le changement de constitution. Les Congolais ont pu assister au spectacle de bureaux de vote à peu près aussi vides que leur garde-manger ; et à l’annonce sans surprise d’une participation massive – 72 % – plébiscitant la réforme à 93 % des votants. Notons qu’avec l’âge, M. Sassou Nguesso est devenu modeste : le référendum par lequel il a fait valider son coup d’État en 1979 avait prétendument obtenu 97 % des voix.

Le front d’opposition IDC-FROCAD a annoncé son programme : après trois jours de deuil et l’enterrement des leurs, les marches doivent reprendre dans les grandes villes dès le 5 novembre. Un grand meeting est prévu dès le 7, et des journées « ville morte » doivent avoir lieu tous les jeudis et vendredis jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.

(...)

SUITE DE L'ARTICLE : http://survie.org/billets-d-afrique/2015/250-octobre-2015-716/article/denis-sassou-nguesso-rappelle-au-5043

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Association Survie - Guillaume Desgranges - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:10
(Congo-Brazzaville) Le braquage constitutionnel contre le Peuple congolais : le plus dur reste à venir pour le tyrannosaure

Idrissa Diarra -

Comme cela, le dictateur Sassou-N’Guesso pense que tout est gagné pour lui, avec la tenue de la parodie de référendum organisée en plein jour sous le soleil avec pourtant, toute l’apparence d’un référendum braconnier nuitamment organisé avec un corps militaire et policier lourdement armé dans les rues du Congo !

Un sombre référendum donnant toute l’image d’une parade de quelques personnes dans une chambre à coucher privée, hautement surveillée ! Ceux qui ont eu la cynique audace de dire que Sassou avait le droit de se référer à la décision de son Peuple, devraient aussi s’empresser de condamner avec la dernière énergie, la perversion et l’instrumentalisation dans le cas présent, du procédé référendaire, comme moyen de consultation qui commande participation sereine et délibéré du Peuple souverain.

Dans une tribune antérieure, nous avons dit clairement que le Peuple Congolais n’avait plus à compter sur Sassou N’Guesso ou une quelconque puissance étrangère pour espérer à l’émancipation de sa démocratie. Les diplomaties marchent toujours avec le sens dominant du courant ou des forces en présence. La seule voie de salut pour le Congolais d’arracher sa démocratie, c’est de souffrir le sacrifice incontournable de la douleur ! Il n’y a pas une autre voie pour la démocratie ! Il n’y a pas d’exception en ce sens à notre connaissance dans l’Histoire du monde ! Il suffit pour se convaincre, de fouiller dans l’Histoire de pays qui ont atteint un niveau de croisière démocratique (USA, France, Allemagne, etc.) . Le Congo a travers son histoire, n’a certes pas connu moins de douleur, mais chaque pays a sa particularité et le fait de reporter certains assauts déterminants à un moment donné, peut coûter très cher, plus de trente ans de pouvoir. En ce 21ème siècle, le régime trentenaire congolais, apparaît comme un haut iceberg dictatorial très gênant, largement enraciné dans les profondeurs, et plombant royalement au dessus d’un vaste océan où règne un calme plat démocratique dominant.

Tant qu’il n’y a pas un minimum de sagesse, de retenue pour les dirigeants, tant que le goût de ces dirigeants est prononcé pour la dictature moyenâgeuse, le sacrifice des vaillants Martyrs reste incontournable. C’est une question de dignité ! Nous avons un profond respect pour la vie humaine, indiscutablement sacrée, mais c’est un triste constat que nous ne faisons que dresser.

Le dilemme est clair et sans équivoque ! Ou les Congolais acceptent indéfiniment de perdurer dans ce qui s’apparente à l’esclavage et à la servilité sous des formes diverses, ou ils décident de s’affranchir des griffes humiliantes du pouvoir établi pour de bon ! Même si les intérêts économiques restent souvent déterminants, un dirigeant, en l’occurrence François Hollande, d’un pays comme la France qui vient de très loin avec sa Révolution de 1789, doit se sentir profondément gêné de couvrir une telle honte de notre temps !

Que faire ?

Il appartient maintenant aux Congolais intègres de se montrer plus intelligents que le monarque.

Acte 1 -

Cesser de l’appeler Président de la République.

Acte 2 -

Chaque Congolais, où qu’il soit, à quel que niveau de responsabilité doit s’engager dans ce que j’appelle une vaste campagne de Stress Général Généralisé (SGG). Toute personne proche de Sassou ne doit point se sentir embarrassé de lui désobéir, soit de façon frontale, soit de façon subtile. Pour lui, ce serait de la trahison! Pour le Peuple, ce serait la noble Résistance patriotique! Une telle mesure est de nature à créer la psychose dans le sein du régime, par l’instauration d’une méfiance généralisée en son sein qui va le conduire à sa perte, lentement peut-être, mais sûrement, sans trop de sacrifice de sang du Peuple. Le SGG contraindra certains citoyens trop attachés à la tranquillité au prix de la servilité et de leur dignité, à sortir de leurs cocons douillets du fait d’une certaine tension troublant leur sommeil : c’est une cure homéopathique.

Les leaders politiques du moment en vue, doivent s’armer de courage intrépide et éviter de tomber dans le piège de « l’homme indispensable, incontournable »: pour le besoin de la cause et pour plus d’efficience. Il faut œuvrer activement au bourgeonnement de nouveaux leaders politiques ou publics partout! Sassou ne peut pas garder en résidence des milliers de nouveaux leaders. Le Peuple doit travailler aussi en bonne intelligence avec l’émergence de ces nouveaux leaders.

Acte 3 -

Chaque leader doit se montrer digne de confiance par sa fermeté doublée de constance et d’endurance pour la cause franche de la lutte de libération.

Acte 4 -

J’emprunte le mot d’un fervent militant défenseur des droits de l’homme et de la démocratie: « les Congolais doivent garder leur sang-froid… » et considérer le fade référendum du 25 octobre ou ce triste braquage constitutionnel, comme un non-évènement et travailler intelligemment, vite et bien!

Le plus dur maintenant pour le pouvoir établi, c’est de pouvoir gouverner un Peuple fier contre sa volonté. Il nous revient de noter que le Peuple Congolais est fier et refusera d’être indexé comme la mauvaise illustration de la démocratie dans la mère Afrique.

Courage, intelligence et encore, courage ! Paix à l’âme des Martyrs tombés. Ils reposent honorablement sans douleur et auront vécu utilement pour une noble cause. Condoléances aux familles et proches éplorés.

Idrissa DIARRA
Géographe & politologue
Secrétaire Exécutif du Mouvement
de la Génération Consciente du
Faso (MGC/Faso)
diarra.idrissa@rocketmail.com

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:33
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso, fossoyeur des forêts primaires congolaises, invité d'honneur de la Cop 21

Par Rigobert Ossebi

Le timing, le bon timing, anglicisme du « bon moment », est toujours très important et particulièrement en politique où il est essentiel. Avant, c’est trop tôt ; après c’est trop tard !

En a-t-il été ainsi pour la manifestation du 27 septembre 2015 alors que l’opposition IDC-FROCAD avait donné son accord pour que les manifestations contre le Référendum soient reportées à cette date après les Jeux africains, grande messe dédiée à la gloire corruptrice de Denis Sassou Nguesso ?

Il est clair que si le rassemblement de l’opposition s’était tenu plus tôt au début du mois de septembre, l’histoire du Congo en aurait été sûrement changée. Comme il est impossible de la réécrire et qu’il est inutile de rechercher des boucs émissaires, mieux vaut simplement que chacun tente d’en tirer les leçons qu’il pourra, surtout pour les prochains évènements.

Incontestablement la COP21 sera l’occasion majeure d’attirer « peut-être » l’attention des médias internationaux sur ce qui se sera passé au Congo-Brazzaville avant son déroulement du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris.

Déjà, les lobbyistes et proches de « Monsieur Zigzag », comme le Canard Enchainé vient de surnommer François Hollande, tentent de recoller les morceaux de la « solidarité socialiste avec l’Afrique » brisée par l’inattendue soutien historique au dictateur congolais Denis Sassou-Nguesso du 22 octobre 2015 qui a rejoint, dans l’histoire du continent africain, celle non moins historique de Nicolas Sarkozy dans son discours de Dakar du 26 juillet 2007.

Les dégâts, comme l’on en s’était aussitôt rendu compte par la vigueur des réactions dans toute l’Afrique, sont immenses. Le pire pour le Parti Socialiste et pour les ambitions futures de François Hollande en sont les intentions de vote manifestées par la communauté franco-africaine en faveur des Verts ou plus encore pour le Front National. Il faut reconnaître que les déclarations du député européen Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen, ont été parfaitement équilibrées et particulièrement appréciées par les électeurs d’origine franco-africaine en général et franco-congolaise en particulier, qui en étaient la cible.

Dans les années soixante jusqu’aux années quatre-vingt-dix, le « vote juif », en France, était souvent mis en avant pour avoir été, prétendument ou pas, décisif. Or cette communauté n’a jamais dépassé les 800.000 personnes et son niveau est bien retombé depuis. En 2008, on comptait dans ce pays 1 239 000 personnes issues de l’immigration subsaharienne. Il est fort à parier aujourd’hui que le chiffre de deux millions n’est plus éloigné. On peut mesurer alors l’intérêt de Monsieur Louis Aliot et la juste inquiétude du camp Hollande.

Le timing est parfait pour réveiller cet électorat qui sommeillait profondément comme un Denis Sassou Nguesso au matin du 5 juin 1997 à Mpila… Par courrier ou sur les marchés de toute la France, il faudra le dire aux candidats PS qui solliciteront votre vote lors des scrutins du 6 et 13 décembre prochain ; en plein déroulement de la COP21.

Après avoir lu et entendu toutes les réactions négatives à la déclaration de Monsieur Zigzag, le vote franco-africain portera et il se fera savoir dans les résultats ; à moins, bien entendu, d’un évènement extraordinaire et improbable, d’ici-là, auquel certains veulent nous faire croire… !

(Voir photo en bas de page)

C’est également le bon timing pour communiquer auprès des élus du monde entier et en particulier des écologistes qui viendront à la COP21. Denis Sassou Nguesso, en plus du sang frais de nos derniers martyrs qui colle aux mains de ses sbires, n’est pas des leurs. Il n’est certes pas « le » responsable du réchauffement climatique mais il y a contribué indiscutablement en se glissant dans la peau d’un Tarass Boulba de nos forêts primaires.

La production de bois sous toutes ses formes culminait au Congo, avant son brutal retour en 1997, entre 500 et 600.000 m3 par an. Elle a été depuis multipliée par près de 5 aux environs de 2,5 millions de m3 par an. Le bois est essentiellement exploité par des membres du clan ou proches d’eux au travers de sociétés personnelles ou dans lesquelles ils sont associés comme dans les permis attribués à des compagnies asiatiques. Même le monsieur propre anti-corruption, la légende africaine Jerry Rawlings, a également trempé son bras dans le container de miel congolais, par celui de son épouse interposée, en reprenant le permis du Français Jean-Louis Bonnafous chassé pour lui faire de la place à Ignélé dans la Likouala.

Sassou-Nguesso-Tarass-Boulba, dans son style qui lui est propre (celui de vouloir pour lui « le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière »), rase nos forêts du Bassin du Congo et attend de la COP21 qu’elle lui réserve une part importante des 100 milliards de dollars annuels qui seront attribués aux pays en voie de développement. Le tyran congolais qui rémunère très généreusement ses lobbyistes, parfois à l’intérieur même des institutions internationales comme ce fut le cas lors de l’accession du riche Congo au PPTE (Pays Pauvres Très Endettés), est encore une fois sûr de son coup… ! Il ramassera comme toujours un gros paquet, quitte à laisser des miettes aux mêmes relais.

Son gendre, le Maire de Brazzaville, Hugues Ngouélendélé, que l’on dit être la personnalité la plus influente et active du pays auprès des réseaux, veille de très près à la réception à laquelle son tyran de beau-père aura droit à Paris. Par son implication continue dans l’AIMF (Association Internationale des Maires Francophones) dont Anne Hidalgo est la présidente, il a obtenu que beau-papa soit l’invité d’honneur du prochain sommet qui se tiendra, en plein COP21 le 4 décembre 2015. Joli coup, mais sacré pétrin dont les organisateurs vont sans aucun doute vouloir se sortir !

Un certain Jacques Chirac s’était déjà servi de la Mairie de Paris et de l’AIMF comme d’un tremplin pour la présidence de la République française à laquelle il accéda en 1995. Anne Hidalgo, qui ne cache plus avoir cette même ambition, a veillé à rencontrer Denis Sassou Nguesso le matin du 4 septembre 2015 avant la cérémonie d’ouverture des Jeux africains à laquelle elle assista joyeusement. C’est si bon de venir rire et s’éclater au Congo Brazzaville quand 70% de la population vit dans l’extrême pauvreté… !

Anne Hidalgo aux Jeux Africains de Brazzaville (4 septembre 2015) - voir photo en bas de page

Quand on connait le rôle essentiel que joua Denis Sassou Nguesso auprès de Jacques Chirac et vice-versa, on comprend la disponibilité de Madame la Maire de Paris et l’on peut légitimement se demander si cette dernière n’aurait pas influencé le Président français dans sa sortie de route, zigzag catastrophique, du 22 octobre dernier…

(Voir programme de Mme Hidalgo en bas de page)

D’ailleurs dans l’environnement de François Hollande, Madame Hildalgo n’est pas la seule à avoir eu de l’intérêt pour rencontrer le charme particulier de Denis Sassou Nguesso. Avant elle, l’ont été Madame Christiane Taubira, avant et après sa campagne électorale de 2002 (qui en partie disqualifia Lionel Jospin), Christine Ockrent épouse Kouchner, Yamina Benguigui qui était aussi souvent ou presque à Brazzaville qu’à Paris lorsqu’elle faisait partie du gouvernement et Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaire étrangères au Parlement qui refusa de recevoir l’opposition congolaise mais laissa filer son époux au dernier Forum Forbes Africa alors que le Département d’Etat du temps d’Hillary Clinton refusa que Bill y mette les pieds ; ceci dit sans misogynie aucune, bien entendu… !

Le timing est doublement excellent pour que l’opposition congolaise se manifeste intelligemment et efficacement. Les noms d’oiseaux inutilement lancés lors des manifestations parisiennes avaient été mal accueillis et mal sentis au Quai. Ils ne justifiaient pas pour autant les remontrances sévèrement paternalistes administrées, par Jean-Christophe Belliard le patron de la direction Afrique et océan indien (DAOI) du Ministre des Affaires étrangères, aux visiteurs congolais.

La présence de Denis Sassou Nguesso à Paris lors de la COP21, finalement n’est plus le problème de l’opposition congolaise, elle est devenue le problème de la France, socialiste ou pas, qu’elle va déranger. Ce monsieur est devenu encombrant ! Dérangeant ! Il sera plus mal venu que jamais du fait de sa notoriété récente, gagnée par son référendum-coup-d’Etat-constitutionnel truqué et au score volontairement exagéré pour mieux insulter les Chefs d’Etat qui s’y étaient opposés et qui seront présents à ce prochain sommet dédié à la lutte contre le réchauffement climatique.

Il faudra accentuer la communication et le discours des politiques sur la kleptocratie, le vol, les détournements, l’accaparement des ressources naturelles et dernièrement des permis pétroliers qui dépassent de beaucoup tout ce qui se fait dans les autres pays mêmes fortement corrompus. Ainsi, toute personne qui sera sensée se rapprocher de notre tyran verra peser sur elle de légitimes soupçons de corruption. Pour preuve, il suffit de se rappeler le déchainement médiatique dont nous avions été à l’origine, dans ce registre, lorsque Jean-François Copé et Rachida Dati s’étaient rendus à Brazzaville en 2013. Répondant aux leaders socialistes, Jean-Christophe Cambadélis et autres, la presse française s’était lâchée contre les visiteurs. De nos jours, les encartés PS, sommet y compris, n’hésitent plus à rendre visite à notre dictateur, dans son étage réservé d’un palace parisien ou au fin fond du bled sans que personne n’y trouve à redire. On se demande bien en quoi il serait devenu soudain fréquentable à part le faux prétexte de l’incendie centrafricain rallumé comme par hasard le 27 septembre dernier.

Le timing est on ne peut plus excellent pour marquer les points qui manquent à l’opposition. Cette dernière doit plus que jamais, à l’intérieur comme à l’extérieur, avancer en rangs serrés et les absents n’auront plus d’excuses… Nous ne sommes plus en 1977, ni en 1997 sans moyens de communication comme l’internet et les réseaux sociaux.

Nous sommes en 2015, Monsieur Denis Sassou Nguesso, Mesdames et Messieurs les inconditionnels de la France-A-Fric et le monde a changé… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso, fossoyeur des forêts primaires congolaises, invité d'honneur de la Cop 21
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso, fossoyeur des forêts primaires congolaises, invité d'honneur de la Cop 21
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso, fossoyeur des forêts primaires congolaises, invité d'honneur de la Cop 21
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 10:01
Quid de la promulgation de la Constitution Sassou Nguesso ii au Congo-Brazzaville issue du referendum du 25 octobre 2015


La Constitution est un acte de souveraineté. C'est au sein d'un État démocratique la règle qu'un peuple se donne à lui même.

La Constitution est formellement une norme juridique supérieure à l'ensemble des autres normes juridiques produites et applicables dans l'ordre juridique national. Cette suprématie est en général assurée par des mécanismes de contrôle de constitutionnalité assurés soit par les juges ordinaires, soit par un juge spécialisé, au Congo, le Conseil constitutionnel. La Constitution est élaborée selon une procédure spéciale faisant intervenir directement le Peuple, ou adoptée par ses représentants, le plus souvent selon une procédure particulière. Au Congo, c'est la forme référendaire qui est plébiscitée.

Sur le plan substantiel, une Constitution contient deux types de règles. D'une part des règles relatives au fonctionnement des institutions, d'autre part des règles relatives aux droits garantis aux individus. C'est cette dernière qui est viciée au Congo. Cette conception de la Constitution est inscrite dans l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen selon lequel : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminées, n'a point de Constitution ».

Et malheureusement nous n'avons pas de constitution et pour preuve.
Les rédacteurs de la constitution Sassou Nguesso II ont été d'une incurie et d'une défaillance intellectuelle cruelles. Comment peut-on brader à vil effort les années d'études et des diplômes universitaires obtenus à un crépusculaire désir d'un homme au détriment de ce que nous avons en commun, la nation composée de femmes et d'hommes de valeur? Assurément l'amour de l'argent sale est la source de cette prostitution éhontée d'une certaine intelligentsia congolaise égarée.

Se référent au préambule de la "constitution Sassou Nguesso du 25 octobre 2015, il est heureux de lire qu'elle est arrimée amoureusement aux principes fondamentaux proclamés et garantis par :
- La charte des nations unis ;
- La déclaration universelle des droits de l'homme de 1945 ;
- et à la charte africaine des droits de l'homme.

En conséquence, si elle est promulguée, la saisine de la cour africaine des droits de l'homme et d'autres instances internationales à caractère juridictionnel est inéluctable pour des raisons de fait et de droit exposées ci-dessous.

A- La Constitution Sassou Nguesso II du 25 octobre 2015 affirme une chose et son contraire en violation des textes internationaux ci-dessus cités.

A1- L'auto cannibalisation de la constitution Sassou Nguesso II

Le titre II consacré aux droits, libertés et devoirs des citoyens en son article 8 est en contradiction avec le tristement célèbre article 96 qui donne à monsieur Sassou Nguesso, président de la république, le droit de vie ou de mort sur tout congolais et l'enfile en même temps d'un scaphandre anti juridiction des crimes commis avant, pendant et après avoir servi le Congo Brazzaville.

En effet l'article 8 dispose : " La personne humaine est sacrée et à doit à la vie. L’État à l'obligation de la respecter et de la protéger........La peine de mort est abolie.

Force est de préciser que le sacré dans cette syntaxe est un mot inhérent à DIEU et lui seul a le droit d'ôter la vie à une personne. En donnant à monsieur Sassou Nguesso ce pouvoir, celui-ci se considère comme Dieu le père du Congo Brazzaville, puisque c'est lui l'artisan de cet article.

Il est manifeste que l'article 96 qu'il chérit comme la prunelle des yeux, offshore de l'or noir, contredit non seulement cet article 8 mais aussi les articles 4 et 5 de la charte africaine des droits de l'homme qui disposent : "Art 4 : "La personne humaine est inviolable. Tout être humain a droit au respect de sa vie et à l'intégrité physique et morale de sa personne. Nul ne peut être privé arbitrairement de ce droit."

Article 5 : "Tout individu a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine et à la reconnaissance de sa personnalité juridique. Toutes formes d'exploitation et d'avilissement de l'homme notamment l'esclavage, la traite des personnes, la torture physique ou morale, et les
peines ou les traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdites."

Cet article kamikaze révolutionne extraordinairement les standards en matière des droits de l'homme et a tué dans l'oeuf les prétentions d'une impunité tant rêvée. En effet la déclaration universelle des droits de l'homme de 1945 en son article 16 est sans équivoque sur cette question. Elle dispose : Art. 16. "Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution." Lorsque le droit de vie ou de mort est conféré constitutionnellement à un quidam quelconque, la garantie des droits n'est plus assurée.

Somme toute, nous avons ici tout un argumentaire juridique solide pour contester cette "constitution Sassou Nguesso II". La base juridique de la saisine des juridictions est prospère et justifiée.


A2- De la difficulté d'une promulgation

La constitution de 2002 dans son TITRE V DU POUVOIR EXÉCUTIF article 83 dispose :

"Le Président de la République a l'initiative des lois, concurremment avec les membres du Parlement. Il assure la promulgation des lois dans les vingt jours qui suivent la transmission qui lui en est faite par le bureau.

La promulgation est l’acte par lequel une loi définitivement adoptée par le Parlement ou approuvée par le peuple via un référendum, devient exécutoire. Elle prend la forme d’un décret du président de la République. Le Président ne peut pas refuser cette promulgation.

DE QUOI S'AGIT- IL ? Il s'agit tout simplement au président de la république de signer le décret qui traîne sur son bureau depuis toujours pour rendre exécutoire cette constitution.
S'il le fait, il signe son acte autarcique de la communauté internationale, son isolément et donc la perte totale de ses infinitésimaux et hypothétiques soutiens d'un soir qui lui resteront après la COP21 de Paris financée gracieusement par le pouvoir pour les raisons de la cause.

Quand on aime sa constitution, on ne compte pas.

- Promulguer un texte constitutionnel qui porte en son sein les stigmates de plusieurs vices de forme et de fond? Qui plus est une constitution élaborée SANG le peuple, en catimini et soumise à référendum à coups de canon et à un vote quantitativement et humainement anorexique.

- Promulguer un texte criminogène et liberticide, c'est faire un saut sans parachute de la tour Eiffel à l’Élysée. Le GOKI et le KOBA, les plats constitutionnellement prisés au bord de l'Alima ne valent-elles pas la chandelle ?

Alors que reste t-il à monsieur Sassou Nguesso comme porte de sortie? AAHHH le fameux dialogue qui pourra peut-être lui confectionner un acte de décès sur mesure car DIEU ne peut pas se déjuger..., trop fier de sa personne.

Sylvain SENDA

Docteur en Droit, Avocat,
Ancien membre du Conseil de l'Ordre du barreau de la Seine saint Denis

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 01:31
Congo-Brazzaville : le régime de Sassou Nguesso sous protection française traque et persécute...

Nous remercions vivement celui ou celle qui apportera ou remettra en mains propres les témoignages ci-après au Président François Hollande et son ministre des Affaires étrangères pour qu'ils prennent conscience du "QUITUS" accordé à M. Sassou Nguesso et du "PERMIS DE TUER" qu'ils lui ont délivré.

Témoignage rapporté par Marie-Louise Abia

Le témoignage bouleversant du professeur Marion Michel Madzimba Ehouango
"Le 21 octobre, alors qu'on nous conduisait à la DGPN , dans le bus, nous étions accompagnés par des " policiers" surexcités qui nous ont assénés de chants folkloriques mbochis ...." Sassou nzambe a tsengué..." . insultant les autres ethnies, molestant certains d'entre nous...
C'est en ce moment que j'ai vraiment pris la mesure de la césure ethnique dans laquelle ce gars a plongé notre pays.....Quant à la mise en scène d'un procureur de la République qui a cherché séance tenante à fabriquer un " flagrant délit" pour nous inculper de " terrorisme"..., je vous laisse imaginer l'atmosphère.

En fait nous nous sommes fait arrêter parce que nous étions intervenus face aux supplétifs de la police qui effectuaient des rafles dans les parcelles à Diata. Arrêtant tout jeune âgés de 15 ans et plus....
Au moins cet incident a fait cesser ce ramassage de jeunes de ce quartier.
Oui...Faisons l'effort de nous affranchir de ce piège. Même au cours des réunions de l'opposition je frémis en écoutant certains propos de gens avec lesquels je crois, pourtant, partager certains idéaux de la démocratie.
Le fait que la police ait encadré (voir même accompagné) des cortèges de carnaval de militants emmaillotés de la mouvance présidentielle dans la partie nord, au moment même où des jeunes opposants étaient tués dans la partie sud de Brazzaville devrait choquer y compris les propres parents du Chef de
l'État.

Je vois bien certains hypocrites me faire le reproche de relater ces faits, mais il vaut mieux que ce soit moi qui le fasse plutôt qu'un homme du sud. (...) Ayons le courage de dénoncer l'animalité qui semble prendre le contrôle de certains d'entre nous. Si non, ce Congo restera déchiré même après le départ de Sassou.
Ils ne m'ont pas frappé... mais ils ont frappé Bongouandza, Mierassa et Kinfousia... j'aurais aimé qu'ils me frappent aussi. Tellement j'avais ho
nte..."

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2ème Témoignage (réaction) : Marie-Louise Abia, une femme traquée, parce qu'elle ose... briser l'omerta...

Chers amis, cherchez l'erreur: j'ai juste dit tout haut ce que Sassou Nguesso - seul - fait subir aux populations du sud qu'il juge "têtues" d'après ses propres proches. Je n'ai accusé personne d'autre et vous venez impliquer tous les frères et soeurs du Nord-Congo dans ces crimes que commet Sassou Nguesso. Cherchez vraiment l'erreur! ai-je dit que tous les congolais du nord tuent les congolais du sud? Les crimes de Sassou Nguesso seraient-ils endossables par tous les congolais du nord? quand les mercenaires et miliciens de Sassou Nguesso doivent massacrer les congolais, dans quelle partie du Congo commettent-ils ces massacres?

Si nous n'avons même pas l'honnêteté de voir un problème que peut voir un aveugle, c'est que nous faisons bien preuve de naiveté ou d'hypocrisie! Je répète, je persiste et je signe: parce que la plupart des richesses du Congo se trouvent dans la partie sud du Congo, et que les Congolais du sud ont le courage de dire "NON" quand leur souffrance a atteint le comble du paroxysme.

Denis Sassou Ngesso - seul - a planifié l'extermination pure et simple des congolais du sud, c'est une information qui vient de son propre milieu. Tous ceux qui viennent exposer leur naiveté en m'accusant de tous les noms d'oiseaux sont complices de ce génocide. Ne perdez pas votre temps à m'insulter, si vous vous sentez si concernés que cela, allez plutôt vous renseigner pour que vous ne mouriez pas bête!

Marie-Louise ABIA

Congo-Brazzaville : le régime de Sassou Nguesso sous protection française traque et persécute...
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 21:55
Le Congo-Brazzaville est fermé pour cause "Opération Ville Morte"

CONSIGNES POUR L'OPERATION VILLES MORTES DU LUNDI AU MARDI 2 ET 3 NOVEMBRE 2015

Les lundi 2 et mardi 3 novembre ont été décrétés « JOURNEES VILLES MORTES » par les Démocrates Congolais, afin de défendre la démocratie, protester contre la dictature du régime de Mpila et rendre hommage aux 30 Martyrs de la démocratie abattus lâchement le 20 octobre par les assassins de Mpila.

Devant la folie sanguinaire des miliciens et des mercenaires de Mpila, les Démocrates ont opté pour une « résistance passive et puissante » pour ne pas livrer le peuple aux loups. C'est ainsi que le mot d'ordre de Ville Morte et de grève sur toute l'étendue du territoire national a été lencé pour lundi et mardi.

Le principe n'est pas d'affronter les miliciens de Sassou, mais de paralyser les villes et villages, d'empêcher toute activité économique lundi et mardi.

Au nom de la démocratie, de la Justice, de la Liberté et pour honorer les 30 enfants, jeunes, femmes et hommes assassinés le 20 octobre pour la défense de la LOI, nous vous donnons les sept (7) consignes suivantes :

1 – N'allez pas travailler lundi 2 et mardi 3 novembre 2015. Restez chez vous comme vous l'avez fait le 25 octobre 2015 ;

2 – Diffusez ce mot d'ordre à vos proches, parents, amis et collègues ;

3 – Aux Jeunes courageux qui aspirent à un Congo meilleur, n'affrontez pas en face les miliciens de Sassou, mais faites tout pour empêcher la circulation des véhicules ;

4- Pour empêcher la circulation des véhicules, que chacun puisse mettre sur les avenues et les ruelles en un temps « X » ou une personne va vous arrêter : pneus brûlés, bois, graviers, sables, carcasses, fûts, tôles, briques, etc ;

5 – Trouez les pneus des véhicules et camions qui circuleront ;

6 – Menez les actions dans chaque quartier de chaque ville ;

7 – Soyez malins et ne vous faites pas prendre.

La résistance va continuer jusqu'à la chute de Denis Sassou Nguesso.

A faire circuler aux Congolais et aux démocrates africains résidant aux Congo et à l'étranger. Utilisez tous les moyens possibles pour paralyser Sassou et ses suppôts. Chacun doit contribuer activement à sa façon .

Vive le Congo !

Vive la démocratie !

Honneur à nos martyrs !

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 15:32
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?

par Calixte Baniafouna -

Par la naïveté la plus salvatrice qui soit, certains Congolais ont très vite pris François HOLLANDE pour le président français qui ferait exception dans le soutien indéfectible des dictateurs installés dans les anciennes colonies françaises d’Afrique. Voici arrivé le messie, croyait-on, le « gentil » HOLLANDE face aux « méchants » GISCARD, MITTERRAND, CHIRAC, SARKOZY qui ont tour à tour déroulé le tapis rouge à l’« ami » SASSOU et qui, tour à tour l'ont laissé en place à la fin de leur mandat, perché au piédestal sur lequel ils l’ont trouvé, comme bientôt l’« ami » HOLLANDE l’y laissera d’ailleurs à son tour, mieux perché que jamais !

Il a fallu que l’« ami » SASSOU eût été mis en difficulté face à la colère de plus en plus montante de la majorité de la population de son pays, colère manifestée pour contrer les manœuvres liées au changement de la Constitution qui le maintiendrait au pouvoir pour que l’« ami » HOLLANDE montre à la face du monde son vrai visage en ayant nargué le peuple congolais : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit ». Comme ça fait partie du droit de l’« ami » HOLLANDE de se livrer aux rétropédalages qu’il a pris l’habitude de faire dans bien de domaines se riant ainsi de la responsabilité commune qui implique la girouette politique et le criminel dans l’établissement historique des crimes économiques et humains !

Que reste-t-il donc de ces déclarations faites par l’« ami » HOLLANDE qui ont engagé la France à Kinshasa le 13 octobre 2012 : « La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l’Homme, le pluralisme, le respect de la liberté d’expression, l’affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants ? » ; à Alger le 20 décembre 2012 : « Je reconnais ici les souffrances que la colonisation française a infligées au peuple… qui a été soumis à un système profondément injuste et brutal ? » ; à Dakar le 30 novembre 2014 : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie… on ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel ? » ; à Cotonou le 2 juillet 2015 : « Je suis attaché à ce que soient respectés les textes constitutionnels, les échéances électorales et les rythmes de la démocratie… si je suis ici c’est pour montrer qu’il y a des exemples à donner ? »… Que de la poudre aux yeux du monde ! Que des blablas hollandais vite oubliés et jetés dans la poubelle de l’Histoire !

Fini le temps où la honte des affaires sur les Biens mal acquis, les Disparus du Beach, les assassinats individuels et en masse, le non-respect des principes sur les droits de l’Homme et de la démocratie, l’élasticité des mandats à durée indéterminée, la révision des Constitutions en vue de se maintenir au pouvoir … hantait la conscience de l’« ami » HOLLANDE. Fini le temps où l’« ami » HOLLANDE tournait le dos à l’« ami » SASSOU pour lui tendre la main sur le perron de l’Élysée. Fini le temps où l’« ami » HOLLANDE assénait sans réplique la leçon de la démocratie et du respect des constitutions aux « méchants » dont SASSOU était particulièrement pointé sur le viseur du « gentil » enfant.

Il est indéniable que le soutien de HOLLANDE à son « ami » SASSOU pour la tenue d’une mascarade de référendum n’est pas qu’un simple falot portatif d’arrogance du plus fort venu au secours d’un « ami » criminel en difficulté et qui, face aux mécontentements grandissants des Congolais, répondrait à la guerre du pot de fer contre le pot de terre. C’est beaucoup plus profond que cela. L’« ami » HOLLANDE a su choisir le moment qu’il fallait pour lancer son boulet dans le dos des mécontents congolais : l’approche de la date de la tenue du référendum et la montée vertigineuse des mécontentements. Sachant le référendum pipé à l’avance comme tout élu de l’Élysée a toujours su le faire, l’« ami » HOLLANDE a ainsi cherché à marquer les esprits, à décourager et à arrêter net la détermination du peuple congolais qui tient à mettre hors d’état de nuire un homme perçu par lui comme le pire criminel du pays mais qui est accueilli par l’« ami » HOLLANDE comme le bon samaritain, serviteur des intérêts divers depuis 31 ans… et de qui l’Élysée en attend davantage ! L’« ami » HOLLANDE en ayant ainsi choisi ce moment stratégique pour décourager les attentes des Congolais a cru parvenir à porter l’influence de l’Élysée sur les victimes de l’« ami » SASSOU et à freiner leur hardiesse en vue de l’aider à se maintenir au pouvoir. La déception des Congolais est bien évidemment au-delà des espoirs qu’ils ont fondés sur HOLLANDE par qui ils croyaient trouver l’appui qui les aiderait à se débarrasser d’un criminel devenu gênant pour l’avenir de leur pays.

Le rétropédalage de l’« ami » HOLLANDE sur l’« ami » SASSOU appelle les Africains en général, les

Congolais en particulier, à en tirer les leçons et à réagir au prix des sacrifices sans lesquels ils seraient repartis pour 100 ans de domination supplémentaires.

La première leçon à tirer résulte de la classique arrogance née du pouvoir colonial et du complexe de supériorité qui en dépend. Des années 1950 aux années 2015, tel devenu un mode du vivre ensemble, considéré comme naturel, tout dirigeant français n’a plus cru que Français et Africains pourraient un jour traiter d’égal à égal : le simple fait même d’y penser serait pire folie. Figée à jamais dans l’esprit et le crâne, la notion de pré carré permet au dirigeant français de se comporter en Maître absolu.

D’où cette sorte de syndrome de Fachoda qui, dans l’imaginaire du dirigeant français, considère la tentative de prise d’indépendance par une ancienne colonie française d’Afrique comme une profonde humiliation infligée par un « assujetti » triomphant, hautain et forcément de mauvaise foi. D’où la théorie des intérêts qui contraint la France via ses multinationales de poursuivre les pillages systématiques des richesses de ses anciennes colonies d’Afrique, d’occulter l’histoire voire de ne pas les compter comme parti pris dans l’Histoire pour faire en sorte que les anciennes colonies d’Afrique soient toujours tenues à la remorque de leur ancien colonisateur. D’où le Permis de Continuer à Tuer (PCT) accordé depuis les années 1970 et réactualisé par l’« ami » HOLLANDE à l’« ami » SASSOU.

Une preuve qu’au-delà du soutien de l’« ami » SASSOU perçu par l’« ami » HOLLANDE comme un simple jeu de rôle et la colère du peuple congolais comme une bouteille d’eau jetée dans la mer, le vrai message que l’« ami » HOLLANDE a voulu adresser au monde est le message de la sauvegarde du pré carré dont il est le garant à un moment donné de l’Histoire de France, et que personne – des tenants de la politique néocoloniale qui lui prêtaient l’intention de chercher à casser la Françafrique ou des Congolais qui ont vite pris pour monnaie comptant ses déclarations sur la démocratie – ne s’attende à ce que par lui s’échappe le pré carré.

La deuxième leçon à tirer du rétropédalage de l’« ami » HOLLANDE sur son « ami » SASSOU est la notion de la démocratie. Vue de l’Élysée, la définition de la démocratie varie selon qu’elle s’applique aux Occidentaux ou aux Africains, aux pays africains pétroliers ou aux pays africains non pétroliers, selon les intérêts en présence. La démocratie en Occident est, pour l’Élysée, synonyme d’élections transparentes, de respect des droits de l’Homme, de respect de la Constitution, d’alternance, cependant que la même Élysée considère la démocratie en Afrique comme, certains diraient même un luxe, la capacité de tout dirigeant africain de garantir les intérêts français avec toutes les conséquences que l’on sait : mandats à durée indéterminée, élections truquées, répressions, manque de liberté d’expression, manque d’alternance, etc.

De même, l’Élysée considère que les droits de l’Homme en Occident sont un ensemble des prérogatives dont peut bénéficier n’importe quel individu. Tel n’est pas sa vision des droits de l’Homme quand il s’agit de l’Afrique où l’oppression sans faire des vagues tient lieu des droits de l’Homme et du Citoyen.

Idem pour la Paix, que l’Élysée considère en Occident comme une absence de conflit, de guerre, de violence… La même Élysée ferme les yeux quand – au milieu des affamés, des démunis en eau potable et en électricité, des silencieux forcés par la résignation -, les dictateurs qu’elle installe et soutient en Afrique vantent la paix dans les pays à la tête desquels ils se trouvent.

Il apparaît en définitive que l’« ami » HOLLANDE se pose en Maître pour démontrer aux yeux de la communauté internationale que c’est Lui qui a le contrôle du Congo, même s’il ne le dira jamais qu’il est également comptable des crimes à venir qu’aura forcément commis l’« ami » SASSOU en l’ayant maintenu au pouvoir.

Pas un seul Français pourtant ne pouvait parier un kopeck que la Chine marcherait un jour devant la France. Attention aux leçons de l’Histoire !

Congolais debout !

Par Calixte Baniafouna

(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?
(Congo-Brazzaville/France/Françafrique) Que penser du soutien de HOLLANDE à son "ami" SASSOU ?
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 09:01
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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:23
Congo-Brazza : Le "kuenda vutuka" (va-et-vient) de François Hollande

Le Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso a pulvérisé les us et coutumes de la diplomatie de l’Hexagone. D’habitude parlant d’une seule voix, à l’occasion du referendum du 25 octobre 2015 du Congo-Brazzaville, L’Elysée et le Quai d’Orsay ont donné l’impression de se livrer à une course à l’échalote, frôlant la cacophonie. C’est le Quai d’Orsay qui annonce les couleurs.

Et, L’Elysée rame derrière. Histoire d’éteindre l’incendie. Pour les populations du Congo-Brazzaville et partant celles de l’Afrique, le mal est fait. Deux lobbies s’affrontent dans ce qui est communément appelé le domaine réservé de l’Elysée : la politique étrangère de la France. Désormais, à la lumière du referendum du Congo-Brazzaville, la politique africaine de la France s’élabore au quai d’Orsay. Laurent Fabius s’est érigé en deus ex machina de la politique africaine de la mère patrie. Laurent Fabius décide, François Hollande exécute.

Ouaga versus Brazza

Le lobby du ministère des affaires étrangères a remporté la bataille. Ce puissant lobby impose ses vues. La diplomatie économique a pris le dessus sur toute autre considération. Business is business. Et, pour le Congo-Brazzaville, la diplomatie du pétrole a fait le reste. Elle a pesé lourd sur la balance. Les raisons du revirement spectaculaire de François Hollande sur le changement de Constitution au Congo-Brazzaville trouvent leur cause de ce côté-là. Denis Sassou Nguesso a joué la carte du pétrole. Blaise Compaoré doit se mordre les doigts. Le sous-sol du Burkina Faso ne regorge pas de matières premières susceptibles d’aiguiser les appétits des grandes puissances.

Le général de Gaulle l’a dit : « La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts à défendre » François Hollande s’est rappelé aux bons souvenirs des propos du général. Il a avalé son chapeau. Exit le discours de Dakar du 29 novembre 2014. Exit les grands discours. Exit les bons sentiments. La bourde de François Hollande ? Il n’y en a point. « Brazza n’est pas Ouaga », le compagnon de Julie Gayet n’en pense pas moins. Quitte à faire voler en éclat la belle unanimité qui existait jusque là entre les Etats-Unis et la France contre les changements de Constitution en Afrique. Le « ton pied, mon pied » entre Barak Obama et François Hollande, qui a fait rêver Guy Brice Parfait Kolelas, André Okombi Salissa et les populations du Congo-Brazzaville et d’Afrique en soif d’alternance démocratique a fait long feu. François Hollande a déçu de milliers d’africains.

Malentendu

Envisageable il y a seulement quelques mois, l’idée de chasser Denis Sassou Nguesso du pouvoir s’est éloignée à mesure que François Hollande s’alignait sur les positions de Laurent Fabius, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense et du général Benoît Puga, le chef d’Etat major spécial. L’histoire de François Hollande avec les populations du Congo-Brazzaville restera celle d’un grand malentendu. La France n’est pas toujours ce qu’on croit. Et, la France fut très souvent ce qu’on ne croit pas. La preuve vient d’être administrée par François Hollande au Congo-Brazzaville où Denis Sassou Nguesso a réussi l’exploit de retourner les faiseurs des rois nègres.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 12:19
(CONGO-BRAZZAVILLE) Sud-Congo : Formation d'un Gouvernement Provisoire de Transition

COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL AU CONGO DU DICTATEUR DENIS SASSOU -

Formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition

« Pour éviter les massacres des populations du Sud Congo et pour les protéger d’un nouveau génocide, contraint par l’intransigeance du dictateur Sassou, j’ai usé du droit inaliénable de l’Etat du Sud Congo de jure qui siège aux Nations Unies et conformément à la Requête déposée aux Nations Unies le 20 Avril 2014, d’informer le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon de la formation d’un Gouvernement Provisoire de Transition ; de même, j’ai donné instruction à mes Conseils d’ester en justice contre la Sté TOTAL SA pour que les redevances du Congo soient versées dans un compte séquestre jusqu’à ce que la situation revienne sous contrôle pour la sauvegarde des vies et des biens pour la sécurité des populations des Cinq Terres du sud du Congo » (Modeste BOUKADIA, Paris 29 octobre 2015).

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