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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 03:21
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville

Internet et signal RFI coupés.

(Sassou-Nguesso doit partir quelle que soit la quantité de "nguiris" que Sassou a versés aux politiques français de tout bord qui le soutiennent)

Affrontement entre les forces de l’ordre et la population de Mpaka (Quartier de Pointe-Noire Congo)Peuple Congolais, tu es seul, mais tu vaincras.La chape de plomb et les ténèbres viennent de s’abattre sur toi, avec la complicité de la communauté internationale, mais tu vaincras.Ta richesse (le Pétrole) qui devait améliorer ton quotidien sert à corrompre les agents de l’étranger pour qu’on te massacre à huis clos, mais tu vaincras.La désobéissance civile a bel et bien commencé ce mardi 20 octobre 2015 et s’achèvera à la chute de Sassou-Nguesso.

Manifestation devant l’ambassade du Congo-Brazzaville à Paris, ce mardi 20 octobre 2015

D’après Paul Marie M’Pouele, responsable du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), contacté par Le Monde Afrique, trois commissariats ont été incendiés dans les quartiers de Diata, de Makélékélé et de Kinsoundi. « Les forces de l’ordre tirent en l’air à balle réelle, lancent des gaz lacrymogènes, et un hélicoptère survole les manifestants au moment où je vous parle », raconte l’opposant. La foule qui convergeait vers le stade de Bacongo a été dispersée.

Le quartier de Tâ Nkeoua à Bacongo où se situe la Radio Forum vient d’être encerclé par les milices de Sassou-Nguesso et des tirs nourris sont entendus. Mais, les jeunes érigent des barricades. Idem dans les quartiers de Kinsoundi où l’on déplore déjà 2 morts.

Brazzaville : internet bloqué

L’internet mobile, les services SMS et le signal de la radio française RFI étaient coupés mardi matin à Brazzaville à quelques heures d’une manifestation de l’opposition contre le référendum constitutionnel de dimanche.

Selon le correspondant de la BBC, les habitants de la capitale ont du mal à accéder à Internet et pour écouter les radios internationales, il faut passer par les fréquences de Kinshasa. Le ministre de l’Intérieur a interdit les manifestations dans tout le pays officiellement pour des raisons de sécurité.

Un déploiement inhabituel des forces de l’ordre a pu être observé dans les quartiers sud de la ville, qui passent pour des bastions de l’opposition, alors que partout magasins, écoles et administrations, étaient restés fermés en début de matinée.

Le boulevard des Armées, dans le centre de la capitale, où les dirigeants du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) ont appelé à manifester en début d’après-midi, était désert.

Le peuple congolais sera appelé dimanche prochain à se prononcer sur un projet de nouvelle constitution devant permettre au président congolais Denis Sassou Nguesso, 72 ans cette année, de se représenter pour briguer un troisième mandat en 2016.

Source: BBC

Blindé de la Police dans le quartier de Térinkyo à Méteo (Makélékélé-Brazza)

Désobéissance civile Pointe Noire 20 oct 2

Quartier la Base (Brazzaville)

Quartier la Base (Brazzaville)

La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
La désobéissance civile a commencé ce 20 octobre 2015 au Congo-Brazzaville
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 10:11

Le référendum anticonstitutionnel a été pensé et mis en œuvre par le président de la République au mépris de toutes règles de convenance qui régissent la vie d’une société politique.

Faut-il rappeler que la période de campagne référendaire permet à toutes les forces politiques d‘exprimer leurs points de vue sur la question posée.

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 mènent leurs actions dans le respect des textes en vigueur qui protègent tous les acteurs politiques dans un tel contexte. En principe, les structures de l’Etat, en l’occurrence la force publique, le ministère de la justice, les administrations préfectorales, sont tenues d’observer une attitude de neutralité.

Nous, Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, de l’IDC et de la Société civile réprouvons avec la dernière énergie l’immixtion du procureur de la République dans le déroulement des activités politiques. Les menaces de monsieur OKO-NGAKALA, procureur de la République, à l’endroit des militants et dirigeants de l’opposition congolaise, ne sont pas de nature à permettre des débats apaisés dans ce contexte provoqué par le Président de la République lui-même.

Les propos intolérants et va-t’en guerre des autorités publiques précitées sont responsables des dérapages enregistrés lors du méga-meeting de l’opposition congolaise tenu le 17 octobre 2015 à Pointe-Noire, pratiques ayant occasionné la mort et des blessures graves au sein des militants de l’opposition dont le nombre restent à déterminer, alors que de nombreux jeunes militants de l’opposition et de la société civile sont encore détenus arbitrairement dans les geôles de la police politique.

Les leaders de l’opposition rendus à Pointe-Noire pour animer ce meeting, sont assignés à résidence à MENGO où ils ne disposent d’aucune structure d’accueil, au prétexte qu’ils devraient rester à la disposition du ministère de la justice, comme si le fait de revenir à leurs domiciles respectifs les exonérait de la moindre enquête destinée à clarifier ce drame dont les responsables doivent être absolument découverts avec notre concours et châtiés conformément aux lois de la République.

Ces dérapages de la force publique, couverts par le comportement de l’administration municipale de la ville de Pointe-Noire et les préfectures du Kouilou et de Pointe-Noire ainsi que des propos du procureur de la République, laissent augurer d’une stratégie mise en place par le pouvoir en vue de prétexter le moindre indice devant embraser le pays et décréter l’état d’urgence qui couvrirait l’illégitimité du référendum appelé par le président de la République car, comme l’atteste l’engouement du peuple congolais lors des meetings de l’opposition congolaise, cette procédure inconstitutionnelle du référendum est refusée dans son principe même par le peuple congolais dans sa large majorité, et cela, malgré le comportement partisan des médias publics qui relaient la moindre activité des fanatiques du pouvoir au détriment des actions de l’opposition congolaise.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 dénonçons avec la dernière énergie les provocations et autres manigances du pouvoir. Nous rappelons ici que la violence, option prise par le pouvoir, sera et restera un frein à la paix et l’unité nationale, unité dont le pouvoir se prévaut pourtant d’être le garant, le promoteur et le principal constructeur.

Aussi, Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 exigeons-nous la levée, sans délai, de toutes les mesures liberticides prises à l’encontre des membres de l’opposition par la force publique, le ministère de la justice et les autorités préfectorales, partisans dans un débat qui se veut pourtant libre et constructif.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 rappelons à la communauté internationale que les instruments juridiques internationaux pertinents obligent à la solidarité et à l’accompagnement de tout combat pour les droits de l’homme et la démocratie.

Faut-il rappeler que la République du Congo est située dans une zone de turbulence en Afrique Centrale et que l’embrasement de notre pays pourrait avoir des conséquences incalculables dans les pays voisins.

Nous, Forces politiques et sociales opposées au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et œuvrant pour l’alternance démocratique apaisée en 2016 savons gré à la communauté internationale et aux puissances éprises de paix et de justice de tout ce qu’elle ferait pour éteindre le feu qui menace de brûler le Congo.

Fait à Brazzaville, le 18 octobre 2015

Les Forces politiques et sociales regroupées au sein du FROCAD, l’IDC et la Société civile

Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015
Congo-Brazzaville : Déclaration suite au mega-meeting de Pointe-Noire du 17/10/2015
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:15
Congo-Brazzaville : la parole d'un usurpateur félon...

L’ÉTRANGE REVIREMENT D'UN POLITIQUE ÉGOÏSTE

Et s'il lui était retourné cette prose résolument acquise au respect du texte qui fonde l'organisation et le fonctionnement de notre pays?

Denis Sassou-Nguesso: Verbatim

1. "... Jamais je ne pourrai accepter que la Constitution soit violée (...) J'insiste pour dire que lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l'accepter..."

2. "Je crois... je crois que tous les responsables de ce pays (le Congo-Brazzaville) doivent penser aux intérêts du peuple à la paix et à l'unité nationale."

3. "Partout ailleurs en Afrique, où les dirigeants se sont permis de méprise sur ces questions, ces dirigeants ont plongé leurs peuples dans les drames que nous connaissons".

4. "J'appelle... Je lance un appel aux dirigeants de ce pays, au président de la république pour que la paix et l'unité nationale ne soient pas mises en danger. J'appelle... Je lance un appel au président de la république pour que nous sauvions la Constitution, pour que nous sauvions la démocratie et pour que nous sauvions la paix.

5. Pour moi c'est un principe cardinal: le respect de la parole donnée. Le président Lissouba est en fin de mandat, des élections présidentielles qui devaient avoir lieu, pour le premier tour, le 27 juillet dernier, n'ont pas eu lieu; donc nous allons vers la fin du mandat du président Lissouba sans élection et il est en fin de mandat. L'espèce de Conseil Constitutionnel qu'il ont mis en place à la hâte pour les manipulations politiciennes, que vous observez , déclaraient que le président Lissouba pourrait rester au pouvoir jusqu'à la tenue d'élections présidentielles au Congo. Et puis, un Conseil Constitutionnel qu'on a formé, on sait comment, s'est retrouvé un jour dans une chambre avec 18 députés et sénateurs sur les 200 que compte le parlement pour se faire une investiture et puis, ensuite, pour recevoir les requêtes du pouvoir et perpétrer ce que j'appelle un coup d'état constitutionnel. L'avis du Conseil Constitutionnel, c'est un coup d'état constitutionnel, parce-que vous pouvez lire toute la Constitution: les articles 69, 70 et 71 en question, on n'a pas besoin d'être un grand clerc pour conclure que nulle part, la Constitution ne donne au Conseil Constitutionnel, le pouvoir de proroger les mandats du président de la république. Nulle part!

6. La Constitution prévoit qu'à plus de 70 ans, on n'est plus éligible...

SOURCE : http://blogs.mediapart.fr/blog/justb/171015/l-etrange-revirement-dun-politique-egoiste

NOTRE COMMENTAIRE :

C'est le propre de tout truand. Avez-vous déjà vu M. Sassou respecter sa parole d'officier supérieur? Quand un homme en arrive à renier sa propre signature, foule aux pieds son serment prêté, combien de fois voulez-vous qu'il respecte sa parole? Il n'en a jamais eu et il n'en aura jamais! Comme tout poltron, il l'est et il le restera, à vie! Chez Sassou, tout fonctionne conformément aux us et coutumes traditionnelles ethno-tribales claniques mbochis dominées par la BARBARIE et la BESTIALITE.C'est aussi la parole d'un officier félon, puisque Sassou se dit militaire.

Il n'y a que le distributeur FRANCAIS de pouvoir en Afrique francophone (son pré carré) qui ne le comprend pas ou le préfère aux hommes de bons sens. La garantie des intérêts de la France au Congo commande-t-elle le soutien et le maintien d'un d'un criminel pilleur à la tête de ce pays?

Alors, dans ce cas, c'est donc vrai que le principe du pouvoir en Afrique (francophone) est simple : celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les "INTERETS DE LA FRANCE", celui-là, même reconnu mondialement criminel, est jugé apte à gouverner ses compatriotes, peu importe les génocides qu'il aura commis dans son pays et son degré de barbarie et de bestialité...

La France, qui l'a placé là en 1997 sur fond de fleuves de sang et de larmes, serait-t-elle un Etat vampire, charognard, cannibale?

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 08:31
Congo-Brazzaville : La date fatidique du 20 octobre 2015

Au Congo-Brazzaville, à l’approche du referendum du 25 octobre 2015 annoncé par Denis Sassou Nguesso aux fins de briguer un nouveau mandat, mourir au pouvoir, échapper aux poursuites judiciaires et de l’avènement à grandes enjambées de la date butoir de l’ultimatum lancé par l’alliance IDC-FROCAD, tout semble s’être figé. Les populations du Congo-Brazzaville ne savent pas de quoi demain sera fait au lendemain du 19 octobre 2015. Tout le monde retient son souffle. Tout est désolant dans la crise institutionnelle créée ex nihilo par Denis Sassou Nguesso et devenue en quelques mois un psychodrame national.

Jusqu’à la date fatidique du 20 octobre 2015, le PCT et les épigones du «chemin d’avenir» d’un côté, l’IDC et le FROCAD de l’autre, restent l’arme au pied, en attendant les résultats de la médiation. L’action diplomatique vise à faire entendre raison à Denis Sassou Nguesso d’annuler son referendum et de retirer son projet de nouvelle Constitution. C’est empêcher les eaux du fleuve de s’écouler vers l’océan. Il s’agit pour l’IDC-FROCAD de faire feu de tout bois, d’obtenir de garanties en cas de représailles armées qu’une partie de l’armée soutiendra le peuple et d’épuiser toutes les voies diplomatiques avant de se lancer à mains nues à l’assaut de la citadelle du palais de Mpila. Le pari n’est pas sans risque. Aussi, c’est le seul moyen de dégager Sassou Nguesso du pouvoir car, l’homme d’Edou/Penda dispose d’un arsenal militaire imposant sans égal. La plate-forme IDC-FROCAD a choisi de mettre à profit ce moment de répit pour organiser des meetings à travers les grandes agglomérations du Congo-Brazzaville. Des meetings qui reçoivent un grand engouement et rencontrent un franc succès, grâce au bouche à oreille et en dépit du black-out des médias nationaux contrôlés par le PCT. Ce qui témoigne du rejet par les populations du Congo-Brazzaville du referendum du 25 octobre 2015.

Denis Sassou Nguesso, c’est l’histoire du Bourdon qui tape contre la vitre et pense qu’il va passer en force.

L’événement politique qui se profile au Congo-Brazzaville est aussi rare que symboliquement fort. Les populations galvanisées par les leaders de l’alliance IDC-FROCAD vont déferler le 20 octobre 2015 chasser Denis Sassou Nguesso du palais. La dernière fois, c’était en 1963 avec la chute de l’abbé Fulbert Youlou, à la suite de la jacquerie syndicalo-ouvrière. Plus de cinquante ans après, c’est dans un autre contexte politique que le rassemblement et le soulèvement se produiront. Qui endossera la responsabilité en cas d’échec du mouvement ? Qui récoltera les fruits du succès ? D’où la nécessité de la désignation d’un porte-parole de la plate-forme IDC-FROCAD pour éviter une éventuelle guerre d’égo.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:28
(Congo-Brazzaville) Sassou : le faux démocrate en sursis

Par Abraham Avellan WASSIAMA -

Article 96 de la nouvelle constitution de Sassou : « Tous les crimes que je commettrai en tuant les Congolais pendant que je serai en fonction sont d'avance amnistiés. En d'autres termes, j'ai le droit de vous tuer dans l'exercice de mes fonctions, on n'a pas le droit de me juger. Et si vous le faites, vous commettriez une forfaiture, donc un crime ".

Article 10 :« Il est interdit de m'extrader vers la CPI comme Gbagbo ou Charles Taylor pour quelque motif que ce soit. Et puisqu'en cas de crime, l'article 96 m’amnistie d’avance et me protège, je suis donc intouchable ».

Congolais, allez donc au référendum dire oui à ou non à cette nouvelle constitution du sénile Sassou. Au Congo, la réalité dépasse la fiction. Les Congolais sont en train de se faire enculer bien profond. Ils sont la risée de l'Afrique. Circulez, il n y a plus rien à voir. La honte. J'ai honte à mon pays...

32 ans, Sassouffi !

L’annonce du presque mort-né référendum clôt le pseudo débat de diversion sur la réforme constitutionnelle. Dès lors qu’il vient de jeter aux orties la loi fondamentale lui conférant la déjà douteuse légitimité, Sassou devient illégitime et sa présidence de la République quasi illégale. Cette forfaiture provoque un lever de bouclier au sein de la population susceptible de faire vaciller à court terme le pouvoir de Sassou.

Un homme, Sassou, étouffe l’émergence de la démocratie et l’éclosion des talents nécessaires au développement du pays. Détenteur d’un curieux master en de démocratie, il s’emploie à s’éterniser au pouvoir en dépassant les limites du raisonnable après 32 ans de règne de triste mémoire. Faussement convaincu qu’il est porteur de modernité, il estime que l’avenir du pays passe par lui et repose, non pas sur la jeunesse, mais sur sa propre progéniture et son clan à qui il finirait par céder le trône, le cas échéant, dans le cadre d'une succession dynastique.

Les multiples cris et hurlements, venus du monde entier, n’ont suffi à raisonner le vieil homme qui a même tenté de rectifier son âge se passant pour aussi jeune que son enfant afin de se mouler éventuellement dans sa dernière Constitution qu’il vient de trahir.

Cette volonté de « mourir au pouvoir » appelant aujourd‘hui, les congolais à gorges nouées au pseudo vote référendaire, n’a trouvé ni son véritable milieu porteur, ni ses témoins, ni ses martyrs. L’hostilité manifeste des populations congolaises qui, désormais, affrontent à mains nues leur dictateur laisse présager une rude saison politique tumultueuse au Congo.

Après des années de corruption, de gabegie, de tribalisme, d’impunité, de concussion d’arrogance…, le régime de Brazzaville entame inexorablement son crépuscule et par conséquent sa descente aux enfers car le peuple congolais semble redresser sa colonne vertébrale.

Dans la mouture de sa virtuelle constitution version 2015 qu’il considère être une avancée, l’homme demeure égal à lui-même adaptant, sans cesse, les textes du pays à ses propres désirs très éloignés des aspirations des populations. Pour la énième fois, histoire de se maintenir au pouvoir Sassou modifié encore une fois la Constitution pour l’adapter au son profil de criminel plutôt aux abois.

En effet, peut-on y lire article 96, « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction, ne peut être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions ».

Vous avez bien compris : Sassou se donne le droit de tuer des Congolais pendant son « mandat » et s’assure d’avance l’impunité ! Des crimes, l’homme en a tellement accumulés qu’il veut s’autoamnistier en instrumentalisant les institutions. Une telle désinvolture interpelle notre conscience sur le degré zéro du patriotisme des dirigeants africains et nous renvoie à la faiblesse des structures politiques et administratives de nos pays qu’il faudra bien un jour réformer.

Selon son nouvel article 10, « Sauf en cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen congolais ne peut être ni extradé, ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. »

Point n’est besoin de s’étendre sur ce sujet. Dans cette virtuelle constitution, Sassou parle de Sassou. L’homme redoute le Cour pénale internationale. Récemment, il a été publié dans la presse internationale, documents à l’appui, des faits passibles de crime contre l’humanité où Sassou serait impliqué personnellement.

Toutes « ces gentilles recommandations » seront examinées éventuellement, sans rétroactivité, non pas lors du vote référendaire qui n’aura pas lieu, selon l’opposition et à juste titre, mais après que le peuple ait récupéré son total pouvoir souverain.

La colère du peuple congolais a atteint un niveau d’exaspération jamais égalé. Le calendrier des meetings prévus par les dirigeants de l’opposition mérite une sérieuse adaptation. Le pouvoir politique étant basé à Brazzaville, capitale politique et siège du pouvoir, il est, on ne peut plus imprudent, dans le contexte actuel que de laisser cet espace libre à Sassou et son clan ne serait-ce qu’un seul jour.

En effet, le meeting de Pointe-Noire serait ajourné au profit des initiatives (ville morte, meetings tous les deux jours voire quotidien, …) à Brazzaville, voire sur l’ensemble du territoire congolais. Car, le pouvoir ayant accéléré son rythme, il pourrait envisager de bloquer l’ensemble des dirigeants de l’opposition, réunis à Pointe-Noire pour un meeting, pendant des jours, étranglant et affaiblissant ainsi la dynamique de leur mouvement. Les dirigeants de l’opposition doivent exercer une vigilance accrue afin d’accompagner efficacement la volonté populaire qu’ils semblent incarner : 32 ans ça suffit !

Nos ancêtres qui avaient une culture orale plus affirmée savaient que l’on a des yeux pour voir et que la violence s’installe dans la cité dès lors que la parole n’est plus entendue. Manifestement, le pouvoir de Brazzaville souffre aussi d’un déficit culturel bantou susceptible d’éclairer sa lanterne en ce moment.

Dans la mesure où la dictature de Brazzaville feint de ne pas entendre ni comprendre que c’est elle que les congolais veulent changer, il faut s’attendre désormais à un face à face entre la population et le pouvoir. Après le Burkina et le Burundi, Congo-Brazza est dans l’œil du cyclone.

Abraham Avellan WASSIAMA

Notre commentaire

Les dispositions des articles 10 et 96 de la constitution de Sassou (nous ne les avons pas lues, nous ne lirons jamais ce texte), en tout cas de ce que l'on en rapporte, constituent un aveu : Sassou a conscience d'avoir commis des crimes, il sait qu'il en commettra d'autres et il a une peur bleue de la justice et de la CPI. Il veut que la constitution et le pouvoir lui assurent protection, en ayant un droit de vie et de mort sur les Congolais. C'est donc la raison pour laquelle il s'accroche au pouvoir. Claude Nsilou était bien informé et nous, nous sommes rassurés... Le gars n'est pas fou. C'est pire : il est malade. Fulbert Youlou, le premier chef d'Etat congolais avait raison : Il y a plus de cinquante ans, il avait prédit : " Vous acclamerez un jour des malades mentaux dans ce pays ! ". En conseil des ministres, Moungalla et ses collègues ont déjà commencé à le faire. Et tout ça, pour le ventre. Où va le Congo ? J'ai honte à mon pays !

Source : mwinda.org

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Abraham Avellan Wassiama - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 22:22

Le Doyen Moudoudou : un drôle de constitutionnaliste, rédacteur de la nouvelle constitution de la République du Congo Brazzaville

Posté par admin


Ce dossier a été établi par des plagiés du Doyen Placide Moudoudou – Sylvie Torcol, Maître de conférences (HDR) en droit public à l’Université de Toulon, membre du Conseil national des université (2e section, Droit public), Vincent Foucher, Chargé de recherche au CNRS, analyste principal pour l’Afrique de l’Ouest de l’International Crisis Group, et Cédric Milhat, docteur en droit, membre associé du CERDRADI (Univ. de Bordeaux 4), Directeur juridique territorialavec l’appui de Jean-Noël Darde, éditeur du blog Archéologie du copier-coller.

* * *

Les citoyens de la République du Congo sont invités le 25 octobre prochain à approuver par référendum une nouvelle constitution. Mais à deux semaines avant ce référendum, le texte n’était toujours pas à la disposition des citoyens [13 octobre : il vient d’être mis en ligne]. À en croire les commentaires de la presse, cette nouvelle constitution permettrait au Président Denis Sassou N’Guesso de se maintenir une dizaine d’années de plus au pouvoir et le mettrait à l’abri de toutes espèces de poursuites, aujourd’hui comme Président et demain, s’il choisissait un jour de quitter le pouvoir, comme ex-Président.

Le décret présidentiel n° 2015-915 du 21 septembre 2015 a désigné Placide Moudoudou, ancien Doyen de la Faculté de droit de l’Université Marien-Ngouabi (Brazzaville), à la présidence de la Commission d’élaboration de cette nouvelle constitution.

LIRE LA SUITE : http://archeologie-copier-coller.com/?p=13007

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 15:36
Congo-Brazzaville : Deuxième lettre-ouverte d'un retraité d'Oyo à Sassou

Par Paul Okouéré Obambi - 12 octobre 2015 -

Sassou m’a ‘’tuer’’. J’ai décidé de sortir encore de ma réserve pour dire aux Congolais que tes bêtises n’engagent en rien tous les mbochis. A cause de toi Sassou, aujourd’hui, le pays risque encore de sombrer. Tu es vraiment malade. Ton projet de référendum, retire-le. Le peuple n’en veut pas. Retire-le s’il te plaît parce que, ce que je vois ici à Oyo, la nuit tombée, derrière comme dans ma maison, ce sont des scènes épouvantables. Je ne dors presque plus. Jamais dans ma vie, je n’ai vu des choses pareilles. Je vois des gens dans la peau d’animaux. Oui, écoute-moi bien, dans la peau d’animaux-totems de chez nous, venir me parler toute la nuit et ne s’en vont qu’aux aurores. Mon dieu, je n’en peux plus. Te voilà prévenu.

J’ai pris le recul et analysé ton parcours, mais je me suis posé la question de savoir d’où te vient cette soif de pouvoir. Chez nous les mbochis, le sang est sacré, sauf chez toi. Comment tu fais ? A cause de toi, Sassou, les Congolais nous prennent pour des sauvages dans ce pays. Des barbares. Des gens qui n’ont aucune éducation et qui passent tout leur temps à tuer leurs frères. Tu m’entends ? Oui, des frères, pas des ennemis parce que mbochis, tékés, bomitabas, bakongos, vilis, bémbés, ndzabi…nous sommes des fils du même pays. Et ils ont toutes les raisons de le penser quand on sait que tu as tué Marien Ngouabi pour le pouvoir. Tu as tué Massamba Debat pour le pouvoir. Je ne cite même pas ceux que tu as empoisonnés et qui te faisaient de l’ombre. Tu as chassé Lissouba du pouvoir en te servant d’un alibi fallacieux, comme quoi tu dormais pour toi et on est venu te chercher. Mon œil ! Tu as déclenché une guerre terrible en tuant des milliers de Congolais pour revenir au pouvoir. Et te voilà aujourd’hui, encore prêt à le faire avec ton projet de changement de constitution dont tu vois très bien que le peuple ne veut pas. Mais qu’as-tu avec le sang des autres, toi Sassou ? Imagine-toi un seul moment ta douleur lorsque tu avais perdu ma petite-fille Edith Bongo. Est-ce que tu peux imaginer cette même douleur des parents dont les enfants sont des victimes de ta soif de pouvoir, la douleur de tous ces Congolais orphelins dont la vie a basculé parce que leurs parents ont été tués à cause de toi ?

Quand on te regarde toi, Sassou derrière tes costumes toujours impeccables, on ne peut pas imaginer que derrière tes apparences douces, se cache un grand monstre. Oui je dis bien un monstre et je ne retire rien. Viens me tuer ici à Oyo, je m’en fous, vu le temps qui me reste à vivre, j’aurais dit des choses qui me pèsent depuis, pour soulager ma conscience.

Tu es resté 32 ans au pouvoir, ça ne te suffit pas ? Puisque tu veux être le roi du Congo, mais en 32 ans, tu aurais pu faire du Congo un paradis comme ces pays du Golfe où ils ne manquent de rien. Avec l’argent du gaz et du pétrole, là-bas, les rois ont donné du travail à leur peuple, construit des écoles, des hôpitaux modernes, des vraies infrastructures. Au lieu de ça, tu as fait le contraire en volant l’argent des Congolais. Mais qui a dit que dans ce pays il n’y a que les Nguesso et les Sassou qui doivent absolument être présidents ? Dans ce pays, nous avons connu Opangault, Youlou, Massambat-Debat, Ngouabi, Yhombi, Lissouba, jamais on a entendu parler de leurs enfants, jamais ils n’ont exposé leurs parents comme tu le fais. Mais pour qui te prends-tu ? Tous tes enfants et parents que tu as placés partout, à part voler, ils ne savent rien faire d’autre. C’est tout le problème du Congo. Vas dans tes administrations de merde pour t’en rendre compte. Rien ne fonctionne. J’ai honte d’être mbochi.

Sassou, tu prends les Congolais pour des imbéciles ou quoi là ? Tu leur demandes d’aller au référendum alors que tout le monde sait que tu n’as jamais gagné la moindre élection dans ce pays sans tricher. Au référendum, tu tricheras aussi comme tu en as l’habitude.

Fulbert Youlou que j’ai connu, disait que le Congo sera dirigé un jour par un fou. Et je crois que ce fou, c’est toi, Sassou. Comme ça, tu appelles les Zairois, tu les payes avec l’argent des Congolais, donc mon argent à moi Okouéré, pour remplir tes meetings, tu achètes des marinières et tu les leur distribues. Mais tu as des sérieux problèmes toi, Sassou. L’argent des Congolais, est ce que c’est ton argent ou celui de ta famille ? Mais les connards dans cette histoire, ce sont les Congolais qui te laissent faire, toi et tes enfants. En les regardant à ta télé, à ton meeting qui a fait flop au boulevard des armées, j’étais mort de rire. Je me suis dit voilà ces imbéciles qui dansent parce qu’on leur a donné 3000 francs et des tee-shirts alors qu’ils auraient pu avoir une vie meilleure si toi et tes enfants ne volaient pas leur argent. Et ces connards viennent applaudir ceux qui les baisent depuis 32 ans. Ah, ce pays est foutu.

Moi, Paul Obambi, fils d’Okouéré, je te dis que les gens qui t’entourent ne t’aiment pas. Chez nous les mbochis, les gens qui t’aiment sont ceux qui te disent la vérité quand tu te trompes, même quand cette vérité est dure à entendre et fait mal. Tu devrais te méfier des gens comme les Firmin Ayessa, Moudoudou, Théophile Obenga, Thierry Moungala, Bienvenu Okiemi, Hellot Mampouya et tous les autres qui cautionnent ta bêtise. Mes fils-là te disent toujours oui, oui, oui chef, mais où tu as vu un chef qui a toujours raison ? Je n’ai pas fait de longues études comme eux, mais j’ai encore toute ma tête. Ces gens-là sont dangereux. Regarde Théophile Obenga qui déclare qu’il n’y a que toi, pour diriger ce pays, mais quand tu vas mourir, tu emporteras le Congo avec toi dans ta tombe ? Comment mon fils Obenga peut-il vraiment dire ce genre de conneries ? Et c’est lui, Obenga qui te critiquait quand tu as construit un mausolée à un colon. Ah les intellectuels de ce pays sont des bon-à-rien. J’en rigole encore. Au fait, comment peux-tu construire un musée à un colon ? Tu es complexé à ce point ? Et tout ça avec l’argent des Congolais, mais tu es malade toi, Sassou.

Je salue la bravoure de mes enfants. Parfait Kolélas, Okombi Salissa, Claudine Munari et d’autres encore que j’ai oubliés. Ceux-là au moins t’ont clairement dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec toi, et ont abandonné leur fromage gras du gouvernement. Je sais qu’ils ne sont pas condamnés à ne manger que le mongwélé et le mukalu comme moi et les millions de Congolais que tu affames, mais ils sont courageux de claquer la porte du pouvoir et de l’argent (facile) volé. Et ils ont raison d’ailleurs. L’histoire leur donnera raison.

Sassou, tu nous parles de démocratie dans ce pays, mais de qui te moques-tu, quand on voit que tous ces jeunes qui sortent dans la rue pour manifester pacifiquement, sont arrêtés par la bande à Ndenguet ? Ah celui-là va mal finir avec toi. Mon fils Jean François Ndenguet est du mauvais côté de l’histoire. Il aura des comptes à rendre aux Congolais, j’en suis sûr, parce que moi Paul Obambi, j’écoute la rue qui gronde et je te dis Sassou, tu n’en as plus longtemps, contrairement à tout ce que tes lèche-culs te disent. C’est vrai que les temps ont changé. Je regrette l’ancien Congo que j’ai connu. Ce Congo où il y avait des vaillants militaires comme les Diawara, Kinganga et d’autres encore. Pas ces femmelettes nommées tous colonels ou généraux, payés pour rien et qui laissent faire alors que le pays part en couille. Même si, ce sont tous nos parents mbochis, je leur dis que ce n’est pas normal de rester les bras croisés alors qu’un seul individu, toi, Sassou, tu es le problème de ce pays.

Paul Okouéré Obambi.

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Paul Okouere Obambi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 09:34
(Congo-Brazzaville) Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs...

Appel des Peuples Congolais à persévérer dans la Résistance offensive contre les Dictateurs et Arnaqueurs constitutionnels. -

Par Idrissa Diarra -

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

(…) Les pays africains partagent quasiment le même défi de gouvernance politique, économique et sociale. D’une part, l’attachement à leur fauteuil présidentiel, des dinosaures au pouvoir depuis le siècle dernier, d’autre part, l’écrasement continu de la grande masse du Peuple, sous le poids de la misère et de l’arnaque constitutionnelle.

Ces Présidents adeptes du pouvoir à vie, méprisent trop souvent toute l’importance de la vie après le pouvoir, notamment, le rôle potentiel et l’implication d’un ancien chef d’Etat dans les médiations politiques, pour résorber les violentes crises qui éclatent à l’échelle nationale et/ou internationale. Pour eux, la vie après le pouvoir, « érigée en sens interdit », ne mérite même pas d’être pensée !

Le Burkina Faso, dans sa malheureuse et douloureuse instabilité récurrente au sommet de l’Etat de la période charnière, – fin des années 1970- début des années 1980 -, a sécrété a contrario, ce capital humain, formé d’anciens chefs d’Etat, illustrant par ce fait même, tout l’intérêt de l’alternance au pouvoir, de gré ou de force !

L’ex-Président burkinabé Blaise Compaoré, que l’histoire du putsch manqué du 16 septembre 2015 finit par révéler comme un doux dictateur, farouche adepte du pouvoir à vie, avait pourtant affirmé sans le vouloir peut-être, l’importance de ce riche patrimoine national que constituent les anciens chefs d’Etat.

En effet, Blaise Compaoré créa pendant son règne, un organe consultatif comprenant trois anciens chefs d’Etat burkinabé et d’autres personnalités morales et religieuses influentes de la vie nationale.

Ce collège des Sages créé suite à la grave crise sociopolitique du Burkina Faso, consécutive aux multiples crimes politiques et économiques, dont le paroxysme fut atteint le 13 décembre 1998, par l’assassinat de l’illustre journaliste d’investigation Norbert Zongo et ses compagnons d’infortune, contribua effectivement à faire baisser les tensions, à l’issue de certaines mesures, dont l’organisation de la Journée Nationale du Pardon, célébrée le 30 mars 2001.

Cependant, l’instrumentalisation politicienne des résultats de ce travail, éclate au grand jour à travers le mépris affiché, sinon le rejet total de nombre de recommandations essentielles contenuent dans le rapport du Collège des Sages, daté de 1999, notamment, celle relative à la dissolution pure et simple du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), confiné dans le rôle diffus de garde prétorienne du Chef de l’Etat, et celle relative à la limitation à deux, du nombre de mandats constitutionnels.

A l’ère du numérique, – ce 21ème siècle débutant -, les vieilles méthodes de conservation du pouvoir par les gardes prétoriennes de ces chefs d’Etats se révèlent, assurément dépassées ! Elles sont étouffées par l’élévation du niveau de conscience citoyenne des populations, un éveil dicté non seulement par la lassitude de leurs conditions de vie, mais aussi, par l’accès instantané à l’information et au savoir en particulier, via le canal des TIC (Internet, Facebook, Tweeter, skype, SMS, téléphones portables, télévisions et radios numériques).

Ces populations, désormais plus instruites via des sources extra-scolaires et académiques, mieux formées et plus nombreuses en villes, centres des décisions politiques, mènent massivement des pressions dans les rues pour l’alternance politique alternative.

Mais curieusement, ces chefs d’Etats, largement déconnectés du Peuple et de son intérêt, trouvent selon leurs discours invariables, comme seules sources possibles de leurs départs/maintiens, le Peuple, lui-même via le référendum ! De quel peuple s’agit-il au juste et qu’on ne voit pas massivement en réalité sur le terrain comme soutien?

La disproportion criarde entre les citoyens qu’ils arrivent à mobiliser physiquement sur le terrain et les masses de populations drainées dans les rues par les oppositions contre leurs projets autocratiques, montre au regard de leur discours paradoxalement rassurant pour leurs propres comptes, que d’une part, ces chefs n’accepteront jamais de respecter l’intangibilité des dispositions constitutionnelles limitatives du nombre de mandats présidentiels, et d’autre part, montre qu’ils feront recours à tous les moyens possibles, frauduleux soient-ils, pour demeurer scotchés au pouvoir !

Des raisons valables sans doute pour ces chefs, mais nuls et non-avenus pour les Peuples au regard des Constitutions et de la règle sacrée de la parole donnée, justifient ces conduites autocratiques et monarchiques. Leurs motifs, jamais avoués, de vouloir se maintenir au contraire au pouvoir, justifient au contraire, l’urgence de leur départ !

Ce sont d’une part, la violation de la loi pendant leur règne, compromissions érigées en règle de gouvernance et aggravées proportionnellement à la longévité et pour lesquelles, une fois loin du pouvoir d’Etat, ils n’ont point de garantie de protection.

D’autre part, la misère qu’ils créent eux-mêmes pour le Peuple, c’est-à-dire, pour ceux qui ne détiennent pas le Pouvoir, est redoutée par eux-mêmes ! Ils craignent en effet, de retourner eux-mêmes vivre cette misère, lorsqu’ils cesseront d’exercer le pouvoir. Il s’agit en fin de compte, d’un cercle vicieux, justifiant la nécessité, de bouter avec la forme républicaine, hors du pouvoir, ces chefs aux tendances autocratiques et totalitaires.

Les prisons en particulier, où ils risquent fort d’atterrir pour plusieurs malversations décennales accumulées, sont tenues dans un état inhumain, que nul au monde, dans son plus terrible cauchemar, n’ose s’y imaginer une seule seconde !

Par conséquent, plus le règne de ces dinosaures est long, plus ils sont compromis, et plus, ils ont peur de quitter le pouvoir. Le référendum s’offre à ce titre, comme un subterfuge pour frauder, ni plus, ni moins !

Ces Présidents qui trouvent par réflexe le référendum comme moyen pour trancher sur leur sort au terme de leur dernier mandat constitutionnel, seraient bien inspirés démocratiquement parlant, de faire aussi recours à cet instrument référendaire, pour décider de l’augmentation ou non du salaire des travailleurs/fonctionnaires ou pour répondre aux besoins sociaux divers (santé, éducation, emploi).

Leurs conduites étalent leurs schémas de pensée, qui est tout, sauf démocratique ! Pour ces Présidents monocratiques, le constat est clair ! La prison, c’est pour les autres, l’enfer, c’est pour les autres ! Ce qui est bien pour eux, est bien aussi pour leurs familles, mais jamais pour les autres, jamais pour le Peuple !

Cette attitude foncièrement anti-démocratiques, fonde à dire une fois de plus, que ces chefs, n’ont d’oreilles que pour un seul langage : c’est de les forcer à partir ! Non plus seulement en comptant sur les urnes, souvent entachées massivement de fraudes électorales, mais surtout, en occupant réellement l’espace public, par la démocratie pragmatique, constatée de visu de tous.

Et la communication de masse favorisée par la Révolution TIC – en plein essor en Afrique -, augure de beaux jours à cette démocratie pragmatique de mobilisation des masses sur le terrain réel, pour prescrire la fin de ces dinosaures d’un autre temps, pour annoncer la fin de ces dictatures brutales, et célébrer du coup, leur requiem.

Digne Peuple du Congo Brazzaville/Kinshasa, rappelle-toi Patrice Lumumba dans son noble combat intrépide pour la dignité et la liberté qui te profite aujourd’hui !

Digne Peuple, si tu restes passif ou couché dans la résignation et l’hésitation face à l’imposture flagrante, tu es mort pour toujours dans l’humiliation!

Idrissa DIARRA
Géographe & politologue
Secrétaire Exécutif du Mouvement
de la Génération Consciente du
Faso (MGC/Faso)
diarra.idrissa@rocketmail.com

Burkina Faso, le 11 octobre 2015

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 12:50
Référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville : le grand bluff de Sassou Nguesso

Le 22 septembre dernier, M. Sassou Nguesso annonçait la tenue d'un référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville en vue de changer la constitution du 20 janvier 2002 qui, non seulement limitait le nombre de mandats, mais en plus imposait la limite d'âge. M. Sassou Nguesso étant né hypothétiquement en 1943 - alors qu'en fait il devrait tourner autour de 80 ans -, selon les dispositions de cette constitution, ne devrait plus se représenter en 2016, pour avoir dépassé la limite d'âge, à savoir 70 ans et aussi accompli ses deux mandats, en plus de ses cinq années de sa transition fléxible. Total : 19 ans de pouvoir dictatorial.

M. Sassou Nguesso, acculé et se trouvant le dos au mur, ne voulant pas quitter le pouvoir avec honneur et dignité (qualités qu'il n'a d'ailleurs jamais eues) est obligé de jouer au grand bluff. Dans moins de deux semaines, devrait normalement se dérouler le référendum constitutionnel. Cependant, au jour d'aujourd'hui, en dehors des membres de son clan, personne ne dispose d'une copie de cette fameuse constitution soumise à référendum.

Certes, des rumeurs circulent. On parle d'un article 10 qui stipulerait : "... Sauf cas de perte ou de déchéance de la nationalité, aucun citoyen ne peut être ni extradé ni livré à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit..."

Ici, conscient des affres de sa politique, des crimes économiques et de sang commis par lui et les siens, voire ses amis, M. Sassou Nguesso organise son impunité. A vrai dire, lui et les siens ont peur, très peur de se retrouver devant la CPI ou le TPI, sait-on jamais. Le cas du président Laurent Gbagbo, en Côte d'Ivoire, les hante.

Toujours dans le cadre de cette impunité à laquelle il tient mordicus, M. Sassou Nguesso aurait encore glissé dans cette fameuse constitution jusqu'ici introuvable, un article (art. 91 dit-on) qui le mettrait à l'abri de tous soucis judiciaires. Cet article disposerait : " Aucune poursuite pour des faits de crimes ou délits commis dans l'exercice de ses fonctions, le président ne peut être poursuivi en justice..."
Cet article serait suivi d'un alinea qui stipulerait : "(...) La violation de ces dispositions constitue crime de forfaiture ou de haute trahison..."

C'est très curieux somme toute. C'est lui, Sassou Nguesso, qui a commis des génocides, des crimes contre l'humanité, des massacres humains et infligé des châtiments collectifs pour appartenance ethnique ; c'est encore lui, Sassou Nguesso, qui édicte des articles pour mettre son clan à l'abri des poursuites judiciaires, et c'est encore lui, Sassou Nguesso, qui menace les citoyens congolais en cas de manquement, de non respect des dispositions qui consacrent son impunité. Et donc, tous ceux qui n'auront pas obéit à cette loi scélérate seront taxés de forfaiture et de haute trahison. Donc passibles de poursuites judiciaires et condamnables à des peines d'emprisonnement. Pourtant, le parjure, la forfaiture et la haute trahison, c'est bien lui et son clan. C'est le monde à l'envers.

Qu'à cela ne tienne, pourquoi cette nouvelle constitution n'est pas mise à disposition du public, surtout du peuple congolais qui est appelé à voter ? Il reste moins de quinze jours et personne ne sait ce que renferme cette fameuse constitution. De quoi Sassou Nguesso et les siens ont-ils peur et que cachent-ils dans cette "nouvelle" constitution qui ne doit pas être vue et lue par tout le monde avant le 25 octobre 2015 ?

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

E-mail : congomfoa@gmail.com

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Equipe du Réseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 19:29
(Congo-Brazzaville) Le bulldozer Sassou Nguesso

La situation politique au Congo-Brazzaville n’est pas aisée depuis qu’un violent tacle a été assené le 22 septembre 2015 aux institutions du 20 janvier 2002. Moins difficile pour Sassou Nguesso, l’auteur du mauvais geste politique qui déroule pour l’instant son calendrier avec une facilité déconcertante, que pour l’opposition du Congo-Brazzaville, IDC-FROCAD, chargée de faire échec au referendum du 25 octobre 2015 annoncé par Sassou Nguesso et soutenu mordicus par le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ».


Barbarie

Sur des dehors d’une démocratie, le Congo-Brazzaville est une des plus féroces dictatures d’Afrique. Il a à son actif l’assassinat de deux chefs d’Etat, Marien Ngouabi et Alphonse Massamba Débat, d’un homme de l’Eglise, le cardinal Emile Biayenda, l’éviction de deux présidents Fulbert Youlou et Pascal Lissouba, plusieurs coups d’Etat et de nombreuses victimes politiques.


Dilemme

A ce titre, il ne fait pas de quartier à l’opposition. Denis Sassou Nguesso dispose de tout. L’armée, la police, les renseignements, le Trésor Public. Dans ce contexte, l’alliance IDC-FROCAD peut-elle créer une force de réaction rapide dirigée par un coordonnateur ? A quoi ressemblerait cette force ? A une milice ? Scander les slogans hostiles à Sassou Nguesso et au PCT suffirait-il à protéger un dirigeant ou des militants de l’opposition harcelés par le pouvoir du Congo-Brazzaville ? Dans un système dictatorial tel celui du Congo-Brazzaville, l’alliance IDC-FROCAD pouvait-elle se doter de ses propres moyens d’information tels les journaux, les radios et les chaînes de télévision sans s’attirer les foudres du pouvoir de Sassou Nguesso ? Les titres de presse qui ont tenté de faire entendre un autre son de cloche ont été purement et simplement interdits de publication par l’organe de censure du PCT dirigé par Philippe Mvouo, naguère présidé par Jacques Bananganzala, aujourd’hui passé à l’opposition.


Médias manipulés

Mangeant dans sa main, l’homme d’Edou-Penda dispose aussi d’un puissant réseau d’amis à l’étranger. Les médias nationaux et internationaux sont à son service. Il dispose aussi d’un puissant lobby payé à coups de millions de dollars chargé de plaider sa cause et de façonner son image à l’international. Conséquence : les condamnations de l’annonce du referendum du 25 octobre 2015 et la couverture médiatique du coup d’Etat constitutionnel se font rares.

N’eût été l’existence des sites d’information congopage.com, journalmwinda.org, congo-liberty.com, brazzanews.info, zenga-mambu.com, dac-presse.com, les péripéties politiques du Congo-Brazzaville passeraient inaperçues.
L’erreur de l’opposition est d’avoir négligé ou sous-estimé le rôle des nouveaux outils de communication dans leur stratégie de conquête du pouvoir. Qui contrôle l’information, détient le pouvoir. Ce n’est pas un hasard si Sassou Nguesso et Thierry Moungala traînent les pieds à déployer et développer l’internet au Congo-Brazzaville.


Milice

Les partisans du « NON » au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et les farouches opposants au referendum du 25 octobre 2015 ont les yeux rivés ver l’alliance IDC-FROCAD en attente d’hypothétiques mots d’ordre. Ils sont prêts à croiser le fer avec les nervis de Sassou Nguesso. Est-ce la bonne fenêtre de tir ? Quelle sera l’attitude de l’armée contrôlée par les proches de Sassou Nguesso ? Est-ce le moment d’envahir la rue, ériger les barricades et bloquer le pays pour faire plier Sassou Nguesso tout en préservant les vies humaines ?


Que faire ?

La tâche de l’alliance IDC-FROCAD n’est pas facile. Il s’agit de prendre la bonne décision parmi les moins bonnes et les moins mauvaises et au bon moment. « Politik yi koubidi » disait Bernard Kolelas. Certes, le temps est compté pour dégager Sassou Nguesso et le système PCT du plancher. Les populations du Congo-Brazzaville s’impatientent. Toutefois, ne confondons pas vitesse et précipitation. Denis Sassou Nguesso, qui s’accroche au pouvoir, est un monstre froid qu’il faut manipuler avec dextérité. Pour rester dans la métaphore sportive, le ballon est pour l’instant dans le camp de l’IDC-FROCAD.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Congo-Brazzaville) Le bulldozer Sassou Nguesso
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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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