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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:02
Congo-Brazzaville : François Hollande face à Sassou Nguesso, une relation à replacer dans son contexte géopolitique

Le 21 octobre 2015, en conférence avec le président malien IBK, en difficulté sur l’affaire Tomi, François Hollande a créé la surprise en affirmant : « le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit ». Il ne s’agit pas d’un simple point de vue politique ; d’un point de vue juridique, la réforme de la constitution maquillée en changement de constitution est anti-constitutionnelle et illégale, en plus d’être décidée pour convenance personnelle par un président depuis 31 ans au pouvoir. Soit François Hollande était mal informé ou a commis une erreur, soit il se pliait aux pressions de Sassou Nguesso.

Sa conseillère Afrique, Hélène le Gal, après la mise au point de l’Elysée dans la soirée du 22 octobre, alors que la protestation se répandait, a dans un message très peu formel à ‘Tournons La Page’, orienté vers une espèce d’erreur de communication, une omission, du président, qui n’aurait pas pensé à l’évidence de devoir rappeler son discours de Dakar des 29 et 30 novembre 2014, alors que celui-ci serait encore dans toutes les têtes.

Dans son livre sorti mi-octobre 2015 « Hollande l’Africain »[1], à propos de la lettre de François Hollande à Blaise Compaoré, juste avant sa chute, Christophe Boisbouvier parle de « diplomatie de la loterie » selon Magaye Gaye, de « lettre à double détente », et de « tactique (avec) deux discours en poche ». Sur le Congo Brazzaville, le président français agit face à des pressions contraires et à des contraintes opposées. Le non-choix est patent : serait-ce le début d’une tactique à double détente ? La correction de la communication le lendemain ne le laisse pas penser.

En outre, le changement de point de vue du Parti Socialiste qui, du 24 septembre, passe du « viol à la fois la Charte de la démocratie de l’Union africaine et de la Constitution congolaise » à une « organisation légale d’un tel référendum », semble montrer que l’Elysée insiste pour faire reconnaître un caractère légal à ce qui est anti-constitutionnel. Entre le 22 et le 24 octobre, la mobilisation des congolais dans la rue a baissé, les doutes sont apparus. Ce qui est resté intact c’est un consensus sur le boycott du referendum, pour un peuple, habitué aux mascarades électorales depuis 1997 et donc habitué aux boycotts.

La question du respect des constitutions sur le nombre de mandats présidentielles est très présente en Afrique, à un tel point que Barack Obama appuyé par John Kerry et de très nombreux diplomates américains, a basé toute sa politique africaine, à peu de frais, sur cette question. La liste des pays concernés est connue de longue date et très médiatisée depuis au moins un an. Après le Sénégal, le Burkina Faso, le Togo, en raison de l’Accord politique global de 2006, et le Burundi, il restait, le Congo Brazzaville, et il reste la RDC et le Rwanda.

La diplomatie française est aussi porteuse d’un passif non soldé, puisque les suppressions des limitations de mandats dans les ex-colonies françaises, entre 1997 et 2010 se sont faites pendant une période de soutiens constants de Chirac puis Sarkozy aux dictateurs : Togo en 2002 (Eyadéma), Gabon en 2003 (Omar Bongo), Tchad en 2005 (Idriss Déby), Cameroun en 2008 (Paul Biya), Algérie en 2008 (Abdelaziz Bouteflika), Djibouti en 2010 (Ismaïl Omar Guelleh). Plusieurs peuples sont encore sous le joug d’un dictateur qui a fortement bénéficié d’ingérence et de complaisances françaises, et observent avec attention la position du pouvoir français dans les pays actuellement victimes du même accaparement.

Une à une les grandes institutions internationales ont à partir de mi-2014 multiplié les prises de positions, toujours contre le changement des constitutions, avec plus ou moins de fermeté. Les américains sont les plus présents et les plus fermes. De l’autre côté, l’Onu joue surtout la carte du dialogue et son secrétaire général semble parfois dépendant de la personnalité et des qualités variables de ses envoyés spéciaux régionaux [2]. L’Union européenne (Ue) qui a démarré très tard après une année 2014 marquée par un changement d’exécutif affermit progressivement sa position. L’Union africaine (Ua) oscille entre la détermination de sa présidente de la commission, Nkosazana Dlamini-Zuma, associé à la défense de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, et les points de vue divers et variés des chefs d’Etat. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de Michaelle Jean est hésitante, sans doute faute de moyens, en particulier depuis, au Togo en mai 2015, son échec sur la qualité du processus électoral et sa confrontation avec l’ONU et la présidence ivoirienne [3]. Acteur non politique, l’église catholique du pape François, lui-même silencieux, accompagne le débat par des prises de positions régulières décentralisées dans les Conférences épiscopales nationales. Le pouvoir français semblait être dans une position intermédiaire progressiste jusqu’au couac du 21 octobre 2015.

Une liste de citations sur les constitutions et le nombre de mandats met en évidence le côté très décalé et hors du réel de l’intervention du 21 octobre du président François Hollande, dans le contexte géopolitique africain. Son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius rencontrait le 21 octobre son homologue congolais Jean-Claude Gakosso. Laurent Fabius est parfois considéré comme le ‘gardien du temple’ de la Françafrique socialiste et de ses secrets inavouables [4].Sassou Nguesso en sait beaucoup. Dans le contexte de crise et avec l’historique de la relation France – Congo Brazzaville, accepter de recevoir Jean-Claude Gakosso sans aucune précaution participait d’un choix politique.

En 2015, Faure Gnassingbé avait réussi l’exploit de réaliser en quelques semaines un coup d’Etat militaire, constitutionnel et électoral. L’expression « coup d’Etat constitutionnel », utilisée entre autre par la campagne Tournons la page dans son rapport du 4 avril 2015, ‘En Afrique comme ailleurs, pas de démocratie sans alternance’ [5], s’est imposée en 2015. Les effets des coups d’Etat militaires, les plus dénoncés internationalement, des coups d’Etat électoraux, autre nom pour les présidentielles et législatives avec inversion de résultat, les plus nombreux, et les coups d’Etat constitutionnels se rejoignent pour empêcher et ralentir la démocratisation du continent. Actuellement, la lutte pour le respect des constitutions et l’application des limitations du nombre de mandats, est le seul levier disponible pour les populations et la communauté internationale, pour relancer un processus de démocratisation continental et ainsi « faciliter indirectement, la prévention des crises »[6].

François Hollande et Laurent Fabius, aidés par le traitement étrangement édulcoré de l’information de RFI et de Jeune Afrique[7], ont tiré le débat vers le bas. Suite à la crise du Burundi, la question qui se posait sur le Congo Brazzaville était celle d’une application plus rapide et plus ferme qu’au Burundi de sanctions contre les organisateurs d’un coup d’Etat constitutionnel. Pour éviter le même échec qu’au Burundi dans la défense de la démocratie, des organisations de société civile et politique française et africaine autour de la campagne Tournons la Page et du Collectif de Solidarité avec les luttes sociales et politiques, à Paris, avaient commencé le 13 octobre 2015 un plaidoyer actif vers l’Elysée et vers l’Union européenne, sur la nécessité de menaces de sanctions rapides contre le régime congolais en raison du coup d’Etat constitutionnel et pas uniquement en raison d’atteintes aux droits humains[8].

Le vendredi 23 octobre, la tentative de lancer un faux débat sur la légalité prouve une volonté élyséenne de résister contre vents et marées à l’évidence et à brouiller le jeu diplomatique international. La communauté internationale est arrivée au jour du referendum sans avoir précisé que le résultat serait d’avance ‘nul et non avenu’. Que ce soit volontaire ou non, le message de François Hollande et la rencontre des ministres des affaires étrangères le 21 octobre à Paris ont eu au moins quatre effets favorables à Sassou Nguesso : installer un doute sur le soutien international à la démocratie dans l’esprit des acteurs démocrates congolais, éviter que la question des sanctions contre le coup d’Etat constitutionnel n’intervienne rapidement dans le débat européen en lien avec les accords de Cotonou alors que se discutait le cas burundais[9], casser un potentiel consensus international avant l’arrivée sur place de l’émissaire de l’ONU Abdoulaye Bathily, empêcher une condamnation internationale univoque et préalable du referendum d’un point de vue qualité du processus électoral.

Si François Hollande ne veut pas que son bilan sur la démocratie en Afrique soit profondément terni, comme il l’a déjà été en 2013 par l’alliance avec Idriss Déby sans garanties sur la démocratie et l’Etat de droit au Tchad, il lui appartient de fournir rapidement une nouvelle preuve de son attachement à la démocratisation du continent africain, en montrant que l’exécutif français a définitivement lâché Sassou Nguesso, quels que puissent être ses arguments. Par défaut, toute nouvelle position française ambigüe qui ne condamnerait pas explicitement la dictature congolaise installée depuis 31 ans serait comprise par les populations africaines en attente de changement comme une continuation du néocolonialisme et de la Françafrique.

Régis Marzin, Paris, 26 octobre 2015

[1] Page 281

[2] Mohamed Ibn Chambas en Afrique de l’Ouest est un soutien de la dictature togolaise depuis 2005, https://regardexcentrique.wordpress.com/2015/05/04/togo-une-mascarade-electorale-de-plus-une-mascarade-electorale-de-trop, alors qu’Abdoulaye Bathily en Afrique centrale est connu pour son soutien du respect des limitations de nombre de mandats.

[3] https://regardexcentrique.wordpress.com/2015/05/04/togo-une-mascarade-electorale-de-plus-une-mascarade-electorale-de-trop

[4] 14.2.12, Survie, http://survie.org/francafrique/gabon/article/laurent-fabius-prepare-t-il-de

[5] http://tournonslapage.com/wp-content/uploads/2015/01/Rapport-Tournons-la-Page.pdf, La carte des « coups d’Etat constitutionnel » en Afrique, Les recommandations de la campagne « Tournons la page »

[6] 27 octobre 2014, Collectif de Solidarité avec les luttes sociales et politiques en Afrique, Paris « Burkina Faso, Afrique : limitation du nombre de mandats présidentiels, aucune exception n’est plus acceptable », https://electionsafrique.wordpress.com/2014/10/27/communique-burkina-faso-afrique-limitation-du-nombre-de-mandats-presidentiels-aucune-exception-nest-plus-acceptable/

[7] « François Soudan, directeur de la rédaction (de JA) est marié à une nièce de Sassou Nguesso, Arlette Soudan-Nonault, membre du bureau politique du parti-État »,http://survie.org/billets-d-afrique/2015/250-octobre-2015-716/article/sassou-franchit-le-pas-5032

[8] 15 octobre 2015, Lettre ouverte à François Hollande « Tournons la Page » demande une condamnation ferme par la France du coup d’État constitutionnel,http://tournonslapage.com/republique-du-congo/, 15 octobre 2015, Congo Brazzaville – Coup d’Etat constitutionnel – Lettre ouverte à l’Union européenne du , Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique,https://electionsafrique.wordpress.com/2015/10/15/congo-brazzaville-coup-detat-constitutionnel-lettre-ouverte-a-lue/

[9] 26.10.15 : http://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2015/10/26-burundi/?utm_source=dsms-auto&utm_medium=email&utm_campaign=Burundi%3a+l%27UE+demande+l%27ouverture+de+consultations+dans+le+cadre+de+l%27article+96+de+l%27accord+de+Cotonou+

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« Paris : Deuxième Forum Économique de la Francophonie : Le business avant la démocratie ?A l’occasion du deuxième Forum Économique de la Francophonie, qui se tiendra à Paris le 27 octobre « Tournons la Page » interpelle l’Organisation Internationale de la Francophonie sur le respect de l’État de droit et des principes démocratiques par les dirigeants d’Afrique francophone.

Organisé par Richard Attias, soutien indéfectible des Présidents Ali Bongo et Denis Sassou N’Guesso, ce forum Économique de la Francophonie, sous l’égide de l’OIF et du Ministère français des Affaires étrangères et du Développement international, accueillera la Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, le Président François Hollande et plusieurs Chefs d’Etats africains, Macky Sall, Hery Rajaonarimampianina, Faure Gnassingbé et Ali Bongo.

Au cours des derniers mois, plusieurs Chefs d’Etat africains notamment au Togo, au Burundi, en République Démocratique du Congo, au Rwanda, au Cameroun, et récemment en République du Congo, sont soupçonnés d’avoir muselé et réprimé les militants pro-démocrates, truqué les élections, et procédé à des coups de force pour modifier leur Constitution à des fins personnelles en vue de se maintenir au pouvoir.

L’invitation de Faure Gnassingbé et Ali Bongo à ce forum est troublante puisque ces deux chefs d’Etat sont au pouvoir après leur père, suite à la suppression des limitations de mandats, et se maintiennent par des mascarades électorales. Cette invitation est aussi paradoxale face à la situation que vit aujourd’hui le peuple en République du Congo, qui cherche à se libérer, comme précédemment au Burkina Faso, de la confiscation du pouvoir par un Président inamovible. Quitte à organiser un référendum relevant d’une manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle !

Aussi nous espérons vivement que le gouvernement français saisira l’occasion de ce forum pour rappeler les principes qu’il défend sur la qualité des processus démocratiques, le renforcement de l’État de droit, la gouvernance et les droits humains.

Les régimes corrompus génèrent une mauvaise gouvernance et font perdurer des systèmes de prédation et de clientélisme, qui contredisent la stratégie économique de l’OIF en faveur d’une « Francophonie économique au service d’un développement humain durable ». L’Histoire démontre que des processus démocratiques dévoyés appauvrissent les populations des États, malgré les ressources naturelles et minières sur lesquelles ils reposent.

Pour les membres de la campagne internationale « Tournons la page », il n’y aura pas de réel développement économique durable et équitable sans un véritable processus démocratique où les citoyens sont pleinement libres de choisir leur modèle de société et de développement. Lors de notre appel du 15 octobre 2014, nous avions repris dans ses termes le slogan privilégié des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux « L’Afrique – continent de l’avenir ! » Mais l’avenir de qui ? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes ? L’économie internationale a besoin des richesses de l’Afrique, mais peut-elle décemment prospérer sans les Africains ? « L’avenir du continent n’appartiendra aux Africains qu’à la condition d’une véritable démocratie. Or, pas plus qu’ailleurs, il n’est de démocratie en Afrique sans alternance ».

Face aux dirigeants africains qui se maintiennent au pouvoir au mépris des droits et de la volonté de changement de leurs peuples rassemblés en mouvements citoyens pacifiques et non-partisans, les organisations africaines et européennes du collectif «Tournons la Page » dénoncent l’accaparement du pouvoir et le dévoiement des processus démocratiques, et demandent :

– à l’OIF et au gouvernement français de prendre position sur les coups d’État constitutionnels en particulier sur la République du Congo,

– à l’OIF de stopper toute coopération qui renforce des régimes non démocratiques comme ceux du Togo et du Gabon,

– à l’OIF d’être attentif à la qualité des processus électoraux en cette période d’élections multiples, en particulier en soutenant les initiatives des démocrates et des sociétés civiles de tous les pays, et notamment du Gabon avant la présidentielle de 2016.

Source: http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-du-26-octobre-2015/

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 15:23
Congo-Brazzaville : Appel au Peuple Kongo des Cinq Terres à l'auto-détermination

DÉCLARATION DE MODESTE BOUKADIA*

«J’appelle le Peuple Kongo des CINQ Terres à l’Auto-Détermination»

Peuple du Congo,

Mes Chers Compatriotes,

Congolaises et Congolais du Nord et du Sud,

Vous n’êtes pas sans savoir que notre pays s’engage dans une crise politique sans précédent dans l’histoire de nos institutions.

En effet, M. Sassou N’Guesso dont vous avez subi la dictature pendant plus de 30 sns veut se maintenir, coûte que coûte, en tant que président auto-proclamé pour un troisième mandant au Congo et cela dans un cadre non constitutionnel.

La Francophonie, la France, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Européenne se sont opposés fermement et officiellement, par la voix de leurs représentants politiques, à ce que M. Sassou N’Guesso modifie la Constitution et ne perpétue un coup d’Etat constitutionnel.

Vous aussi Peuple Congolais, vous vous êtes opposés, le 27 septembre 2015 à ce que M. Sassou N’Guesso se maintienne au pouvoir. La Constitution que lui-même a fait adopter le 20 Janvier 2002 l’empêche de se représenter.

Aussi, en ma qualité de président du CDRC, Cercle des Démocrates et Républicains du Congo, j’attire votre attention sur les pièges du référendum constitutionnel que propose M. Sassou N’Guesso.

Conformément à la Constitution actuelle au Congo, il lui est impossible de convoquer une consultation nationale sur ce thème.
Si M. Sassou N’Guesso s’entêtait à passer outre la Constitution et qu’il organise une consultation nationale portant sur le changement de la constitution alors :
– Premièrement, si la consultation du Peuple congolais est organisé par le régime autocratique en place, le résultat sera en faveur du dictateur auto-proclamé, M. Sassou N’Guesso.
– Deuxièmement, si vous n’allez pas voter mais que vous manifestiez dans la rue, le régime actuel sera plébiscité et il vous reprochera de n’avoir pas été voté en se frottant les mains et validera un 3ème mandat au régime en place.

Nous ne pouvons plus supporter la Présence de M. Sassou N’Guesso à la tête du Pays, dont le régime autocratique est responsable d’un génocide dont le bilan s’élève à plus de 750 000 morts.
C’est la raison pour laquelle, je vous demande de vous mobiliser pour que soit organisé, sous l’égide des Nations-Unies, un Référendum Populaire d’Auto-Détermination pour les CINQ Terres du Sud avec toutes les conséquences que cela implique.

Vive la Démocratie et Vive le Congo !
Paris, France, Terre des Droits de l’Homme et de la Démocratie, le 04 octobre 2015.

*Président du Conseil de l’État du Sud Congo

Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

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Sud-Congo _ Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Modeste Boukadia
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:00
Congo-Brazzaville : Les casseroles sanglantes et trébuchantes de Sassou Nguesso

Par Jean-Baptiste Naudet

Compromis dans de nombreuses affaires, l'autocrate de Brazzaville organise aujourd'hui un référendum pour changer la Constitution et se maintenir au pouvoir.

"Le congo n'est pas la propriété de Nguesso" : le 27 septembre 2015, un manifestant de l'opposition à Brazzaville. (AFP / LAUDES MARTIAL MBON)

À lire aussiCongo : "Sassou Nguesso est rattrapé par ses vieux démons"

Lesté de sérieuses casseroles, le président du Congo-Brazzaville Denis Sassou Nguesso, 71 ans, s'accroche au pouvoir. L'ex-lieutenant parachutiste marxiste, arrivé à la tête du pays en 1979 après un coup d'Etat militaire pro-soviétique, veut faire modifier la Constitution par un référendum, ce dimanche 25 octobre, afin d'effectuer un troisième mandat.

Sassou Nguesso, devenu un autocrate libéral, a dirigé le pays à l'époque du parti unique de 1979, jusqu'aux élections pluralistes de 1992 qu'il a perdues. Il est revenu au pouvoir en 1997 par les armes, à l'issue d'une sanglante guerre civile et de massacres, avec le soutien de la compagnie pétrolière française Elf (aujourd'hui Total) qui exploite l'or noir du pays, comme l'explique Loïk Le Floch-Prigent à Eric Decouty, dans le livre d'entretiens "Affaire Elf, affaire d'État" (Gallimard).

Autant dire que Denis Sassou Nguesso ne recule devant rien pour garder son siège et ses privilèges. Pourtant, son bilan est particulièrement catastrophique dans bien des domaines.

[...]

LIRE L'ARTICLE INTEGRAL : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20151021.OBS8050/congo-les-casseroles-sanglantes-et-trebuchantes-de-sassou-nguesso.html

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 20:06
(Congo-Brazzaville) Referendum : votes monnayables au Congo

NOUVELLES DE BRAZZAVILLE, 25 OCTOBRE 2015, JOUR DE VOTE POUR LE REFERENDUM CONSTITUTIONNEL, C'EST-A-DIRE LE COUP D'ETAT CONSTITUTIONNEL SACRALISE PAR LA FRANCE

À Talangaï et dans les quartiers nord de Brazzaville, on a ouvert la stratégie des votes multiples monnayables.
Moyennant un billet de 10 000 CFA un individu peut voter dans plusieurs bureaux de vote. Pas d'observateurs, pas d'opposants dans les bureaux de vote.

Dans certains quartiers sud de Brazzaville, il n'y a même pas de bureau de vote. Au quartier Mfilou par exemple, ce sont les militaires en tenues de combat et armés jusqu'aux dents qui tiennent les bureaux de vote.

Vive la Démoncrature Congolaise.

Notre commentaire :

Merci au Président François Hollande qui, au nom de la FRANCAFRIQUE, a accordé son quitus à un criminel récidiviste connu du monde entier, mais lui a quand même délivré le PERMIS DE TUER.

(Congo-Brazzaville) Referendum : votes monnayables au Congo
(Congo-Brazzaville) Referendum : votes monnayables au Congo
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 08:04
Congo-Brazzaville : Des mercenaires burundais auprès de Sassou Nguesso pour des basses besognes contre les opposants?

Une source indépendante captée à Brazzaville indique que le samedi, 17 octobre 2015 à 18h 00, un avion en prévenance de la République du Burundi aurait atterri à l’aéroport d’Ollombo. A l’intérieur de cet appareil se trouveraient environ 87 éléments cagoulés, en tenues militaires noires. Ils seraient des tueurs à gage, à la solde du président burundais, Pierre Nkurunziza, venus renforcer la police politique de son homologue et ami congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

A leur descente d’avion, ces éléments auraient aussitôt été transportés à bord de 6 véhicules hermétiquement bâchés, en direction de Brazzaville, où ils devraient quadriller tous les quartiers de la capitale contestataires au référendum constitutionnel du 25 octobre 2015, sous la supervision du général Ndengué, directeur général de la police, et du commandant Gopaka, Chef des commandos de la Garde Républicaine (G.R.), patron de l’Escadron de la mort à la Présidence de la République du Congo et ancien aide de camp du Général Nianga Mbouala.
Ces éléments devraient être rejoints par une autre vague, en renfort, en prévenance de Bujumbura, capitale du Burundi, et devraient rester déployés sur l’ensemble des 12 départements du Congo jusqu’à la date de l’élection présidentielle prévue pour juillet 2016.

Selon une autre source, digne de foi, le dispositif militaire qui a permis au pouvoir de M. Sassou de bloquer la marche et le meeting de l’Opposition congolaise du mardi 20 octobre 2015 au Boulevard Alfred Raoul puis en direction du Palais présidentiel, serait composé non seulement de soldats congolais ; de bandits civils vêtus des tee – shirts bleus pour certains et noirs pour d’autres, mais aussi d’un grand nombre des mercenaires étrangers habillés en tenue militaire des Forces Armées Congolaise (FAC), notamment des Burundais, des Tchadiens et des Centrafricains proches des anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. Ce dispositif resterait le même pour surveiller la tenue du référendum constitutionnel du dimanche 25 octobre 2015 ainsi que de l’élection présidentielle de juillet 2016.

Au regard de ce qui précède, la solidarité dont bénéficierait le président congolais de la part de son homologue burundais Pierre Kurunziza ainsi que de ses anciens homologues centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia ne saurait surprendre les observateurs avertis des relations privilèges entre Denis Sassou-N’Guesso et ses trois complices. Il nous souviendra, par exemple, que Denis Sassou-N’Guesso a souvent été soupçonné d’aider financièrement François Bozizé et Michel Djotodia pour entretenir leurs milices privées à Bangui.

De même, le dirigeant congolais aurait pesé de tout son poids financier pour que Pierre Nkurunziza organise l’élection présidentielle et mate les contestataires à son troisième mandat actuel de 5 ans au pouvoir (2015-2020). Comme quoi, si les faits se confirment, en envoyant des francs- tireurs à Brazzaville, NKurunziza n’aurait fait que renvoyer l’ascenseur à Sassou- N’Guesso, son bienfaiteur d’hier, confronté aujourd’hui à une contestation populaire contre un troisième mandat à la tête du Congo, qu’il voudrait briguer en juillet 2016 alors que la Constitution du 20 janvier 2002 en vigueur le lui interdit. Ce seraient ces mêmes Burundais, mélangés à quelques rares Congolais, qui ont bouclé, jeudi 22 octobre 2015 à partir de 5 heures du matin, la sortie principale de la résidence du Secrétaire général du MCDDI et membre de l’IDC à Bacongo – Brazzaville, Guy Brice Parfait Kolélas. Ce dernier, accompagné de ses collègues, était attendu le même jour à l’Archevêché de Brazzaville par Monseigneur Anatole Milandou, puis dans diverses ambassades accréditées au Congo.

En somme, pour qui sait lire entre les lignes et pour qui sait observer les signes des temps, ou qui a le sens du discernement, Denis Sassou-N’Guesso s’est rangé dans le camp des dirigeants qui voudraient mourir au pouvoir au moyen de la force, à l’exemple du monarque Mobutu Sese Seko du Zaïre(1965-1997) qui, à la manière du singe, voulait mourir avec son fruit. Pourtant, c’est le même Mobutu qui disait du haut de la tribune des Nations-Unies, en octobre 1973 à New-York, qu’ « un fruit ne tombe que quand il est mûr ; mais, devant la tempête et l’ouragan de l’Histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même ! ». Denis Sassou N’Guesso qui était venu au Pouvoir par la force militaire du 5 février 1979 au 31 août 1992, puis du 15 octobre 1997 à nos jours, continuera- t-il à conserver à vie le pouvoir devant le vent du changement incarné par le peuple congolais qui mérite d’être appuyé par la Force publique congolaise républicaine et par la Communauté internationale, notamment les forces occidentales de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique- nord) : Etats-Unis, Canada, France, Angleterre, Allemagne, Italie… ?

Pour tout dire, « aux grands maux, les grands remèdes », dit l’adage. De l’avis de plusieurs analystes politiques, «l’alternance démocratique pour remplacer le régime militaire de Brazzaville requiert une intervention militaire, au cas où aucune solution diplomatique ne serait trouvée à l’issue d’une médiation nationale ou internationale ».

Ghys Fortune BEMBA DOMBE

(Extrait de brazza-news)

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Ghys Fortune Bemba Dombe - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Sud-Congo
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:56
Congo-Brazzaville : Les dernières tentatives du dictateur Sassou Nguesso

Par Richard Balhossa.

Les évènements, qui se sont succédé ces derniers jours, ont fait si peur à Sassou et ses sbires, que ces derniers ont dû avoir recours aux mercenaires et à des milices tribales, pour s’attaquer à des populations civiles, sans arme, éprises de justice et de paix.

En effet, les jours qui ont précédé l’ultimatum donné à Sassou, pour annoncer le retrait de son référendum illégal, les leaders d’opposition et la majorité des Congolais, ont montré partout, sur le territoire national, à travers des manifestations pacifiques, leur ras-le-bol face à un pouvoir dictatorial.

Dès le matin du 20 octobre 2015, date fixée pour la destitution de Sassou par le peuple, pour n’avoir pas annulé son projet référendaire, comme partout au Congo, les habitants de Brazzaville, qui se dirigeaient vers le boulevard Alfred Raoul, pour assister à une manifestation pacifique de l’opposition, ont été dispersés et surtout pourchassés, notamment ceux venant des quartiers sud de Brazzaville.

Pour se défendre, ces populations qui avaient écouté les consignes des leaders d’opposition, qui ont toujours prôné la non-violence dans leurs actions, ont donc érigé des barricades en brûlant des pneus. Ce qui n’a pas empêché la soldatesque de Sassou de s’en prendre particulièrement aux populations du sud de Brazzaville, occasionnant des morts et des blessés.

Ces actes de barbarie qui sont justifiés à la télévision nationale, comme étant une réponse des militaires au vandalisme des jeunes désœuvrés, ne peuvent en aucun cas s’expliquer, d’autant qu’on dénombre parmi les morts des enfants, mais au contraire, font partie de la stratégie de Sassou de créer une psychose, en tentant de jouer la carte tribale, en affectant les esprits fragiles, pour donner l’impression qu’il épargne les habitants des quartiers Nord, qui lui seraient favorables.

Or, les quartiers Nord, à l’instar de Moungali et Ouenzé, sont autant peuplés par les ressortissants du Sud que ceux du Nord. Ayant échoué dans cette tentative de diviser pour mieux régner, Sassou, par sa soldatesque, s’en est aussi pris à ces populations des quartiers Nord de Brazzaville, occasionnant des morts et des blessés, notamment à Talangaï.

Toutes ces populations de Brazzaville ont été agressées, alors qu’elles observaient juste la désobéissance civile, elles n’ont pas cherché à affronter les militaires, composés en réalité des mercenaires, venus notamment du Burundi, car ne sachant pas parler français et des miliciens venus d’Oyo, la ville natale de Sassou, pour défendre leur pouvoir menacé par de simples citoyens animés par la soif de la démocratie et du respect de l’ordre constitutionnel.

Par ailleurs, dans la plupart des départements du Sud et du centre du pays, l’autorité de l’État n’est plus exercée, d’autant que les populations ont envahi les édifices publics, faisant fuir les représentants de l’État. Force est de constater qu’en dehors de Brazzaville et quelques départements du Nord, où les tensions subsistent avec un contrôle partiel des autorités publiques, Sassou n’a plus d’autorité que chez ses partisans, des militaires ayant oublié leur rôle de protéger le peuple, et surtout chez des mercenaires venus à son secours.

N’étant pas en position de force, malgré le fait d’avoir encerclé les domiciles des deux leaders de l’opposition, qui lui font le plus peur, le camp de Sassou ne peut pas peser dans les négociations qui ont cours ces derniers temps, par l’entremise de la communauté internationale. Aussi, les leaders d’opposition, ne devraient-ils pas céder au chantage dont Sassou s’est érigé en maître. Il faut honorer les nombreux morts que la brutalité de Sassou a causé, il en est responsable. D’autres morts peuvent encore subvenir si nécessaire, pourvu que Sassou dégage le plancher.

Au cas où Sassou s’entêterait, le peuple est débout, toujours prêt au sacrifice suprême, il vaincra, car il est le souverain primaire, déterminé à libérer le Congo, qui est en voie de libération, avec pour rappel, plus de la moitié du territoire sous son contrôle.

Malgré cette médiation en cours, le peuple congolais doit rester vigilant et toujours sur le qui vive, car Sassou peut surprendre à tout moment, il userait à loisir d’autres tentatives pour briser l’unité nationale, qui l’a anéanti aujourd’hui, afin de se hisser en sauveur des populations du Nord, tel a été souvent son fer de lance.

Pour maintenir la pression sur Sassou, tout doit être mis en œuvre de façon structurée entre la Diaspora congolaise et les leaders d’opposition, pour contrer les plans machiavéliques de Sassou.

Par exemple, pour parer aux difficultés de communication instaurées par Sassou, il faut mettre des comités d’actions des patriotes, comme au temps de la résistance contre le nazisme, pour pouvoir faire passer l’information, afin de mener des actions concrètes, quitte à faire acheminer des valises satellitaires en pièces détachées, en passant par des diplomates étrangers… d’autres moyens existent qu’on ne peut pas divulguer dans cette tribune, il faut se concerter en comités restreints. Si on échoue contre Sassou, beaucoup périront par des moyens malicieux, dont seul Sassou connaît le secret. La libération du Congo, c’est maintenant ou jamais. On doit donc faire l’impossible pour que ce référendum funeste n’ait pas lieu.

Enfin, tous les leaders d’opposition doivent pouvoir agir activement et efficacement, afin qu’ils se substituent dans leurs rôles, pour que l’isolement des uns, comme c’est le cas pour Parfait Kolélas et Okombi Salissa, ne soient nullement un handicap pour le combat contre la dictature de Sassou et pour la libération du Congo.

Par Richard BALHOSSA.

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Richard Balhossa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 13:46
(Congo-Brazzaville/Françafrique) revirement de François Hollande sur la situation du Congo : les Congolais ne sont pas dupes !

Communiqué de presse – Tournons la Page


Le 22 octobre 2015

« Le Président François Hollande plante un couteau dans le dos du peuple congolais »En déclarant ce mercredi 21 octobre que « M. Denis Sassou N’Guesso peut consulter son peuple », avalisant ainsi le coup d’État constitutionnel en cours au Congo-Brazzaville, M. François Hollande prend ouvertement le parti d’un dirigeant africain soupçonné d’être un criminel de guerre(1), au moment même où celui-ci fait tirer sur la foule. Le Président français trahit à la fois les valeurs de démocratie et d’État de droit et les espoirs de tous les démocrates congolais qui avaient cru en sa parole et en une possible rupture avec la Françafrique.

En novembre 2014 à Dakar, lors du sommet de la Francophonie, M. François Hollande avait envoyé un avertissement clair aux chefs d’État africains contre toute tentative de manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle(2). M. Denis Sassou N’Guesso, visé, avait quitté prématurément le sommet. Moins d’un an plus tard, le Président français a retourné sa veste. Pour quelles raisons ? Protéger les intérêts de Total et d’autres multinationales françaises au Congo ? Assurer un soutien congolais à la politique étrangère française, par exemple pour la conférence sur le climat ou les implications militaires en Afrique ? Historique du financement des partis politiques français ? Nous ne le saurons peut-être jamais.

Le référendum prévu ce 25 octobre au Congo, dans un pays où les fichiers électoraux sont viciés et où le pouvoir contrôle étroitement le résultat des élections, est l’ultime manipulation du Président congolais pour se maintenir au pouvoir après déjà près de 32 ans de règne (1979-1992 et depuis 1997). Il n’a d’autre objectif que d’ôter de la Constitution les limitations d’âge (art.58) et de mandat (art.57) qui interdisent à M. Denis Sassou N’Guesso de se représenter à la présidentielle de 2016. Or, cette révision viole la Constitution dont l’article 185 interdit toute modification de la limitation de mandats, ainsi que la Charte de la Démocratie de l’Union Africaine et les principes affirmés par l’organisation de la Francophonie.

Ces dernières semaines, le régime a manifesté de plus en plus clairement son intention de passer en force : envoi massif de SMS d’intimidation par certains opérateurs ; suspension ces derniers jours de l’antenne de RFI et des communications par internet et par SMS ; assignations à résidence de plusieurs leaders de l’opposition ; tirs à balles réelles sur un foule de manifestants sans armes. Pour seule réaction, M. François Hollande donne un blanc-seing au musèlement de la démocratie par le Président congolais. Ce n’est pourtant pas la seule réponse possible : la veille, l’Union Européenne devant l’Union africaine, par la voix de Federica Moghereni(3), réclamait le respect des Constitutions, les États-Unis ont condamné le coup d’État constitutionnel en cours, de même que le parti socialiste français(4).

Les organisations de la société civile congolaises(5) et européennes rassemblées dans le collectif « Tournons la page », qui avaient envoyé une lettre ouverte à M. François Hollande , dénoncent son mépris envers le peuple congolais qui se bat pour la démocratie. Elles appellent le gouvernement français à condamner vigoureusement le coup d’État constitutionnel et à suspendre toute coopération avec le Congo-Brazzaville.

1. Opinion internationale, « Lourds soupçons sur des crimes contre l’humanité du Président Sassou N’Guesso au Congo-Brazzaville », 19 juillet 2015 : http://www.opinion-internationale.com/2015/07/29/exclu-lourds-soupcons-sur-des-crimes-contre-lhumanite-du-president-sassou-nguesso-au-congo-brazzaville_36379.html

En 2002, la justice française a acté la possibilité de le qualifier comme tel : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20020703.OBS7243/noir-silence-deby-bongo-et-sassou-nguesso-deboutes.html

2. « Il peut y avoir des révisions de constitution mais quand elle a été adoptée par un peuple avec des règles pour les candidatures, il ne peut pas être question, à quelques jours d’un scrutin, de changer l’ordre constitutionnel.

3. Discours devant l’Union Africaine, le 20 octobre 2015 : « Dans sa Charte pour la démocratie, l’Afrique a fixé une bonne règle : si vous changez une constitution, c’est pour votre successeur, pas pour vous. Nous voulons que voir les pays respecter cette règle, qui est dans votre Charte.», http://www.eeas.europa.eu/statements-eeas/2015/151020_01_en.htm

4. Communiqué de presse, 24 septembre 2015 : « République du Congo : le Parti socialiste appelle le président congolais à renoncer à son projet de révision de la Constitution » http://www.parti-socialiste.fr/communiques/republique-du-congo-le-parti-socialiste-appelle-le-president-congolais-renoncer-son

5. http://tournonslapage.com/communique-de-presse-de-tournons-la-page-congo/ 6. 13 octobre 2015, « Tournons la Page » demande une condamnation ferme par la France du coup d’État constitutionnel http://tournonslapage.com/republique-du-congo/

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville/Françafrique) revirement de François Hollande sur la situation du Congo : les Congolais ne sont pas dupes !
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 22:06
Congo-Brazzaville : Les USA demandent au dictateur Sassou Nguesso d'annuler son referendum du 25 octobre 2015

Les USA demandent au dictateur Sassou-Nguesso d’annuler son référendum du 25 octobre 2015. ( Sassou-Nguesso doit partir) -

John Kirby -

Etats-Unis / France : des communiqués historiques

La présidence française, dans une déclaration sans ambiguïté le 21 octobre 2015, a manifesté, contre toute attente, son soutien au processus anticonstitutionnel avancé par Denis Sassou Nguesso au travers du Référendum du 25 octobre 2015.

Dans la soirée du même jour, à Washington, le Département d’Etat rendait public une déclaration par son porte-parole, l’Amiral John Kirby, dont on peut lire la traduction ci-dessous.

Sassou Nguesso est un vieux dictateur qui a accédé au pouvoir, déjà dans le sang en 1977. L’Histoire est un éternel recommencement et il faut savoir en tirer toutes ses leçons.

Lors de la Transition dirigée de 1991 à 1992 par André Milongo, un jour de Janvier 1992, poussés par les « pétroliers », soutenus par Denis Sassou Nguesso et par ses habituels relais extérieurs, les chars de l’Armée congolaise s’étaient dirigés vers le siège du Gouvernement de Transition. La Transition, sans défense, devait brutalement arriver à son terme ce jour-là.

Un membre de ce gouvernement put alors utiliser un bon canal, un bon réseau.

Dans la demi-heure qui suivit, l’Ambassadeur des Etats-Unis, James D. Phillips, diffusait un communiqué dans lequel il déclarait que son pays soutenait le processus démocratique au Congo et le Gouvernement de Transition.

Aussitôt les chars rentrèrent dans leurs casernes. La Transition pouvait alors aller jusqu’à son terme et organiser des élections démocratiques indiscutables. Tout le monde connait la suite heureuse et malheureuse…

Ce communiqué récent du Département d’Etat ressemble beaucoup à celui de l’Ambassadeur Philips. Dans l’esprit c’est presque du copier-coller ; l’histoire aime être ironique.

Par ailleurs, il y aura toujours des Michèle Alliot-Marie pour soutenir des Ben Ali, des Jacques Toubon (nommé par François Hollande « Défenseur des droits ») pour déclarer que les élections au Congo ont été libres et transparentes.

Les Congolais suivront, seuls, le chemin qui les mènera enfin à la liberté… !

Rigobert OSSEBI

La déclaration faite hier par le porte-parole du Département, l’Amiral John Kirby, sur le Congo Brazzaville au début de l’exposé du Secrétaire.

Washington, le 20 Octobre 2015

Sur le Congo, les Etats-Unis condamnent fermement la violence d’aujourd’hui dans la République du Congo et exhortent toutes les parties à faire preuve de retenue immédiatement. Jusqu’à présent, il y a deux décès confirmés, plus sont rapportés, et des dizaines de blessés. Nous encourageons fortement les côtés opposés à se réunir dans le dialogue pour désamorcer la situation et à rechercher un consensus sur un vrai moyen d’avancer sans nouvelles effusions de sang.

La violence a éclaté lors de manifestations de l’opposition contre une proposition d’un référendum constitutionnel le 25 octobre qui surmonterait les limites immuables de mandat, et permettrait au Président Sassou sortant, de se présenter pour un autre mandat. Comme auparavant, nous croyons que de pacifiques, libres, et transparents transferts de pouvoir respectant la limitation existante des mandats sont essentiels pour le développement démocratique et la stabilité à long terme.

Nous appelons le président SASSOU à reporter le référendum, pour désamorcer la situation actuelle, et permettre le dialogue et la discussion.

LE PRÉSIDENT FRANÇAIS FRANÇOIS HOLLANDE SOUTIENT LE DICTATEUR CONGOLAIS SASSOU NGUESSO (Le Balai Citoyen du Burkina Faso))

ALLÉGRESSE ANNONCÉE A LA CHUTE D’UN BOURREAU. Par Dina Mahoungou

Congo-Brazzaville : Les USA demandent au dictateur Sassou Nguesso d'annuler son referendum du 25 octobre 2015
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 21:05
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France

En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France

par Bienvenu MABILEMONO -

AVERTISSEMENT : Attention, les images ci-incluses sont très insoutenables et très difficiles à regarder. Personnes sensibles prière de s'abstenir.

En novembre 2014, peu avant le sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à Dakar, François Hollande, dans une interview télévisée, avait clairement mis en garde les chefs d'Etat africains qui voulaient "changer les règles du jeu pour briguer un troisième mandat".

Il était même allé plus loin, dans une allusion claire au vieux dictateur sanguinaire et corrompu congolais, Denis Sassou-Nguesso, il avait évoqué la règle de la limite d'âge (l'âge limite étant fixé à 70 ans dans l'actuelle Constitution du Congo).

D'après nos informations, François Hollande a déjà envoyé plusieurs plusieurs messages à Denis Sassou Nguesso via plusieurs émissaires, mais, droit dans ses bottes, ce dernier ne veut rien entendre et maintient sa décision d'organiser son pseudo-référendum pour se maintenir au pouvoir en 2016.

Aujourd'hui, et alors que Denis Sassou Nguesso est en train de massacrer son peuple dans un huis clos total, c'est ce même François Hollande qui vient de lui donner son feu vert pour qu'il organise son pseudo-référendum dont le résultat est déjà connu d'avance.

Nous constatons donc avec beaucoup beaucoup d'amertume que François Hollande vient tout simplement de céder face à un plus fort que lui, le vieux dictateur congolais. Avec pour conséquence l'affaiblissement général de la parole et de l'influence de la France.

Et oui, c'est triste à dire, mais, hélas, force est de reconnaître qu'une telle mollesse de la part d'un Président de la France face à un vieux dictateur sanguinaire et corrompu fera des ravages sur l'image et l'influence de la France.

Aujourd'hui, François Hollande et ses conseillers doivent savoir qu'en donnant leur quitus à ce vieux dictateur sanguinaire et corrompu de massacrer son peuple et pour organiser son pseudo-référendum et se maintenir au pouvoir en 2016, c'est avant tout la France qu'ils viennent de rabaisser et non le peuple congolais.

En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France. En effet, quelle envergure et quel poids peut encore avoir la France dans ces conditions ?

Oui, je le dis ici, en faisant plier François Hollande, aujourd'hui c'est bien la France que Denis Sassou Nguesso a vaincu et humilié. C'est devant François Hollande que demain Denis Sassou Nguesso va bomber le torse et non devant le vaillant peuple congolais.

Honte à François Hollande et honte à la France.

Bienvenu MABILEMONO

AVERTISSEMENT : Attention, les images incluses ci-après sont très insoutenables et très difficiles à regarder. Personnes sensibles prière de s'abstenir.

Ci-dessous quelques preuves de la barbarie et la bestialité de Sassou Nguesso et son clan que vient de couvrir le président François Hollande au nom de la cupidité de la France désignée sous le vocable des "INTERETS DE LA FRANCE". Au moins pouvons-nous dire que les Français se nourrissent du sang des Congolais. En voici quelques échantillons.

Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
Congo-Brazza/Françafrique : En s'inclinant lâchement face à Denis Sassou Nguesso, François Hollande a affaibli la parole et le poids de la France
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 15:49
Congo-Brazza/Françafrique : François Hollande vient de donner le permis de tuer à Sassou Nguesso... Vive la France !

Hollande-Sassou -

François Hollande a appelé ce mercredi le président congolais Denis Sassou Nguesso à « rassembler, respecter, apaiser » alors que de nouveaux affrontements ont eu lieu à Brazzaville en lien avec le référendum constitutionnel de dimanche. « Denis Sassou Nguesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit et le peuple doit répondre. Ensuite il faut toujours veiller à rassembler, respecter et apaiser », a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse commune avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Par cette phrase, le président François Hollande vient de donner le permis de tuer à l'ogre Sassou Nguesso.

Congo-Brazza/Françafrique : François Hollande vient de donner le permis de tuer à Sassou Nguesso... Vive la France !
Congo-Brazza/Françafrique : François Hollande vient de donner le permis de tuer à Sassou Nguesso... Vive la France !
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