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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 21:51

Le tout est plus que la somme des parties.

Habitués au festin de la république, certains pensent que l’aspiration naturelle du peuple congolais au dialogue est un buffet dans lequel il convient de choisir ses interlocuteurs. N’est-il pas dans nos habitudes bantous de recourir au rassemblement quand cela s’impose même si ça doit nous coûter. La gestion de la communauté ne peut exclure une partie de ses représentants sous le seul prétexte qu’il ne plaise pas au Prince.

Nul besoin de revenir sur la genèse de la crise qui secoue le Congo-Brazzaville. Elle découle du changement de la constitution du 20 janvier 2002, du hold-up électoral du 20 mars 2016, de l’emprisonnement des leaders de l’opposition, de la confiscation de nos libertés individuelles et de la guerre du Pool.

Face à la grave crise institutionnelle et morale qui sévit dans notre pays, notre devoir est de ne pas nous laisser aller par cette chienlit. Nous devrons relever la tête, retrousser les manches pour y faire face et y mettre fin. Les séquences désastreuses se succèdent sous la mitraille sans que nous n’arrivons à imposer la volonté du peuple. Nous n’oublions pas non plus que nous vivons sous l’une des dictatures les plus féroces de la planète qui a décidé de faire main basse sur notre beau pays.

Ce serait une grave erreur de penser que la résolution du drame du Pool, qui n’est qu’une partie du problème, ne nécessitera que la participation des fils et filles du Pool. Le Congo est une nation et nombreux congolais sont meurtris par ce qui se passe dans ce département. Le pouvoir veut choisir ses interlocuteurs. Ainsi, les exécutants des basses besognes indiquent la voie choisie. L’appel au dialogue uniquement adressé au Pasteur Ntumi n’est pas recevable. Le terroriste d’hier deviendrait-il le partenaire de dialogue d’aujourd’hui ? Nous avions déjà condamné par le passé cette rhétorique guerrière et cet abus de langage. Il ne saurait y avoir de dialogue sans la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des hostilités dans le Pool et la restauration des libertés fondamentales. Par ailleurs comment demander un dialogue d’une main quand l’autre main continue ses massacres dans le Pool aujourd’hui encore ? C’est de la schizophrénie politique.

Il serait illusoire de penser que la crise congolaise n’est que sécuritaire. Elle est tout autant économique, sociale, sanitaire, culturelle, politique, etc. Le FMI (Fonds monétaire international) est l’invité de la dernière minute dans ce brouhaha à cause de la mauvaise gestion de notre manne financière et le mensonge d’état dans le niveau d’endettement réel de notre pays. Les catastrophes sont rarement le fruit du hasard. Elles résultent généralement d’une succession d’événements malheureux. Pour le bien de notre pays, nous ne pouvons plus faire l’économie d’une rencontre entre les Congolais. Le Congo n’a pas besoin de réactionnaires ni de conservateurs mais de visionnaires et progressistes. "Toute politique qui n'est pas quête de vérité est criminelle" dixit Simone Weil.

Ceux d’entre-nous qui auront la chance de participer à cette rencontre qualifiée de la dernière chance, il faudra qu’ils sachent que l’attente du peuple congolais est grande cette fois-ci. Toutes les résolutions prises devront être suivies d’effet. Nous ne sommes plus au temps des fausses promesses ni de faux semblants. Dire que le pays va mal n’est qu’un doux euphémisme. Il nous revient de bâtir le tissu social  déchiré pour ne pas dire délabré. Il faut que la raison l’emporte sur nos intérêts égoïstes particuliers. La politique est un sacrifice, un sacerdoce, et seul le service rendu, les actions en faveur du peuple fondent la légitimité. La force des armes montre ses limites.

Le peuple congolais a trop souffert. Nous avons fait le diagnostic de ce qui ne va pas. Le temps de l’action est arrivé car nous avons l’impression d’aboyer devant une caravane qui passe et dont les occupants ne daignent même pas nous regarder tant le mépris est grand.

C’est Thomas Sankara qui disait : "L'esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte ne mérite pas que l'on s'apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s'il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d'un maître qui prétend l'affranchir. Seule la lutte libère." Notre lutte doit changer de forme au risque que le Congo-Brazzaville ne devienne la Corée du Nord. Je ne puis y croire ni y penser de mon vivant car ce n’est pas la volonté de la majorité d’entre-nous. En des termes simples c’est l’évaluation de notre projet politique qu’il convient de faire pour ne pas passer à coté de quelque chose d’essentiel. La justice est la clé de voûte de cette société de confiance que nous efforçons à construire.

La diaspora congolaise n’est pas en reste dans cette échéance cruciale qui s’annonce afin d’y apporter sa contribution. Bien que résidant à l’extérieur de notre pays, nous ne pouvons pas nous désintéresser de la vie de nos compatriotes ; Le Congo est la terre de nos ancêtres car "l’aigle volant au firmament, sa carapace revient toujours sur terre".

L’appel au dialogue a été reçu mais les conditions de sa réalisation demeurent insuffisantes. Il n’y a pas de bons congolais d’un coté et les mauvais de l’autre. Notre offre de la main tendue sans arrière pensée aucune reste d’actualité même si nous devons serrer la main du diable. Nous n’avons jamais douté du bien fondé de nos revendications.

Nous sommes des républicains de progrès, ces hommes sans attaches partisanes pour certains, respectueux de l’ordre et de la justice, et convaincus qu’une bonne gestion de l’Etat est seule en mesure d’assurer la pérennité du lien social dans une démocratie et favoriser le développement dans un esprit de justice sociale. Nous faisons de la rigueur morale notre boussole et du sens de l’état notre doctrine. Nous allons bâtir notre pays en appliquant sa devise : unité, travail et progrès.

La réconciliation nationale passe obligatoirement par le dialogue inclusif politique, lieu de l’expression des vérités et de la mise en place des bases de la justice. Le Congo-Brazzaville nous appartient tous et ce n’est qu’ensemble que nous construirons notre cher et beau pays.  Notre rôle est de rassembler les Congolais pour recréer le lien social. Le temps est venu de panser nos blessures, de réduire le fossé qui nous sépare, de construire dans la fraternité.

C’est Winston Churchill qui disait : "Le succès n’est pas définitif. L’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte." Peuple congolais ne baissons pas les bras, car en ce jour le soleil se lève.  

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 18:25
 
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso double langage, double discours. Le nettoyage ethnique continue et suis son cours dans la région du Pool. Cela dure plus d'un an. Le "Préfet de région" de la France au Congo continue son œuvre de purification ethnique. Est-ce la mission à lui confiée en 1997 ?
 
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07/09/2017 17:07:28: Tout un tableau sombre et désolant. Contrairement à ce qu'il semble annoncé dans leurs médias, le gouvernement Congo Brazzaville vient encore une fois de plus poser un crime dans le pool .

Ce mercredi 06 Septembre 2017, de 03 h du matin  jusqu'à présent, des bombardements très intensifs ce sont effectués dans le district de Kinkala plus précisément dans les villages, Malengo, Londe Lami, et autres dans le but d'exterminer la population réfugiée dans les forêts, juste pour effacer les traces et les preuves de ce génocide, actes posés par la force gouvernementale.

Sept (7) femmes, trois (3) enfants et cinq (5) jeunes ont à peine trouver la mort puis enterré à la sauvette d'autres brûler. Ils s'agit de :

1_ Mayela Bernadette âgé de 64 ans ;

2_ Koussolana Émilienne âge de 62 ans ;

3_ Mikamona Germaine âgé de 48 ans ;

4_ Biboussi Louise âgé de 52 ans ;

5_ Biyedi Mélanie âgé de 41 ans ;

6_ Koussimbissa Adeline âgé de 29 ans ;

7_ biyedi Edwige âgé de 21 ans ;

8_ Biyedi juldas Yvon âgé de 9 ans ;

9_ Koussimbissa Belvina âgé de 7 ans ;

10_ Mikamona Élodie Privanie âge de 12 ans ;

11_ Boutindi Jacques âgé de 43 ans ;

12 Malonga fidèle âgé de 48 ans ;

13_ Youboula Emard âgé de 39 ans ;

14 _ Kiyindou julien sophar âgé de 34 ans ;

15_ Bilouboudi Bienvenue 31 ans et plusieurs blessé.

Nous signalons que ces troupes des milliers des militaires sont encore sur le terrain et les effectifs ne font qu'augmenter pour continuer leurs opérations d'extermination de toute une population. Demain nous vous tiendrons au courant de la suite.

Les Populations du Congo en ont marre du "Préfet de région" parachuté par la France par le bout d'un canon en 1997. A la France de retirer son "Préfet".

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 22:49

Edouardo Dos Santos écrit à Joseph Kabila concernant Mbanza Kongo

30.08.2017,

 

José Eduardo dos Santos

Une délégation angolaise conduite par Carolina Cerqueira, ministre angolaise de la Culture et des Arts, a été reçue ce mercredi 30 août 2017 par le président Joseph Kabila à Kinshasa. Cette délégation est venue transmettre au Raïs un message de son homologue angolais, José Edouardo Dos Santos, en rapport avec la région angolaise de Mbanza Kongo, proclamée par l’Unesco, en juillet dernier, « Patrimoine de l’humanité ».

Au sortir de l’audience, Cerqueira a déclaré à la presse que « la proclamation de Mbanza Kongo comme patrimoine de l’humanité est une question qui concerne l’Angola, la RDC, le Congo Brazzaville et le Gabon, vu le grand programme projeté par ces pays de la même région, quant au développement du tourisme, de la culture et des autres richesses ».

A une question sur les élections dans son pays et la relation avec la République démocratique du Congo, la ministre angolaise de la Culture et des Arts, membre du MPLA, a fait savoir que sur les 18 provinces que compte l’Angola, 11 ont déjà confirmé la victoire de ce parti, ajoutant que les nouvelles autorités vont poursuivre la politique de bonnes relations et de bon voisinage avec la RDC. « Nous sommes deux pays frères, deux pays voisins avec la même volonté de cultiver la paix dans la région », a-t-elle ajouté.

Il faut noter que Manuel Domingos Augusto et Dienkupuna Nsadisi José Sita, respectivement vice-ministre angolais des Relations extérieures et ambassadeur d’Angola en RDC, ont également assisté à cette audience. Du côté de la RDC, on a noté la présence de Léonard She Okitundu, Néhémie Mwilanya Wilondja et Kikaya Bin Karubi, respectivement vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, directeur de cabinet du chef de l’Etat et conseiller principal du chef de l’Etat en charge de la diplomatie.


MCNTEAM / mediacongo.net

SOURCE : https://www.mediacongo.net/article-actualite-29942.html

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:26

André Grenard MATSOUA et Modeste BOUKADIA, deux hommes de référence : un seul combat ! 

 

 

Matsoua, au temps de la colonisation, voulait l’émancipation de l’homme africain. Il voulait que l’homme Noir soit l’égal de  l’homme Blanc. Il voulait mettre fin à la colonisation, à la ségrégation, la discrimination dont était victime l’homme Noir. C’est ainsi qu’il fonda avec ses amis de l’époque l’Association AMICALE.

Pour ses opinions et ses propositions, pour avoir été trop en avance par rapport à son temps, il fut arrêté, jugé et jeté en prison, puis condamné à trente ans de travaux forcés. Il mourut au bagne en 1942.

En ces temps actuels, correspondant à plus d’un demi-siècle de son indépendance, le Congo ressemble encore au temps de l’esclavagisme.

A cet effet, Boukadia veut que l’homme Congolais ne soit plus ni la victime d’un autre Congolais, ni celle d’un autre humain, et ne souffre plus ni de discrimination, ni de ségrégation ethnique et/ou tribale voire clanique.

Il veut que le Nord et le Sud forment un tissu indémaillable.

Il a été arrêté, jeté en prison, jugé et condamné à trente ans de travaux forcés et 100 millions de FCFA d’amende, pour ses idées, ses propositions.

Il a été torturé avec l’intention de donner la mort par le directeur de la maison d’arrêt et ses agents.

Aujourd’hui, il est en France dans les établissements spécialisés pour soigner toutes les pathologies relatives aux sévices et tortures subis.

Boukadia veut appliquer au Congo la solution du Président Nelson Mandela-Madiba qui n’avait jamais cherché à se venger, mais au contraire, a fait la paix avec les Afrikaners, pourtant fervents partisans de l’apartheid.

Dans le même état d’esprit, dans la même veine, le salut du Congo ne viendra pas de celles et ceux qui, au nom de leur ventre et de leurs intérêts privés, c’est-à-dire obéissant à la cupidité, ont courbé l’échine, rampé et mangé dans les mains de l’oppresseur. Pressés comme des citrons après avoir donné le meilleur d’eux-mêmes, ils ont été jetés comme des malpropres. C’est alors seulement qu’ils se rendent compte qu’ils s’étaient trompés de chemin.

La main est tendue pour s’entendre, rattraper les années perdues et vivre enfin au XXIème siècle.

Dans l’Histoire du Congo, après André Matsoua, Modeste Boukadia est le seul à encourir la peine de trente ans aux travaux forcés pour ses idées, ses opinions et ses propositions.

Aujourd’hui, pour son mieux vivre chez soi, après André Matsoua, un seul homme mérite d’être écouté et suivi. Cet homme, c’est Modeste Boukadia.

Juste Kela-Ndenzi

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 12:10
 

Chers Amis,

Après 575 jours privé de ses droits citoyens, dont plus de 210 jours sans soins adéquats, Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., a eu le bonheur de retrouver le sol français pour y recevoir les soins assistés de plateformes techniques répondant aux besoins de ses pathologies.

Grâce au travail efficace de la diplomatie française, qui a œuvré sans ménager ses efforts, cette entreprise a été couronnée par cet aboutissement.

Modeste a été rapatrié sanitaire, le 11 août 2017. Mais, le Président du C.D.R.C. est condamné à 30 ans de travaux forcés et une amende de 100 millions de FCFA, pour le motif d’atteinte à la sureté de l’Etat. Cette condamnation a été prononcée le 03/05/2017, mais n’a jamais été signée, donc n’est pas enregistrable.

 Mon mari doit reconstruire sa santé après l’agression physique et torture subies le 15/11/2016 dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Pointe Noire par le directeur de cet établissement carcéral.

Cependant, monsieur Boukadia et moi-même tenons à remercier et à présenter nos sentiments de notre grande considération aux autorités françaises et toutes celles qui ont joué un rôle d’influence, à tous ses amis, aux associations et au Peuple du Congo, sans oublier les membres de son parti dont 11 sont toujours emprisonnés et tous les prisonniers politiques pour avoir exprimés leurs idées et opinions. 

Je tenais à vous remercier personnellement pour votre intervention et implication dans le rapatriement sanitaire de mon mari, pour toutes les demandes et tous les rapports que vous avez envoyés ou fait suivre.

Dr Nadine NAGEL-BOUKADIA

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 21:26

NON madame Mambou Aimée Gnali, les Congolais sont capables de se gouverner !

"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres" dixit Antonio Gramsci.

 

 

Dans la lutte qui est la nôtre et qui a pour but ultime le départ du tyran, il est temps de dire et de clamer haut et fort que la relève est prête. Notre opposition congolaise est une opposition responsable donc de gouvernement.

En ces temps difficiles, nous ne pouvons avoir un discours pessimiste sur notre capacité à conduire les affaires de la nation. Ceci ferait de nous des incapables vis à vis du monde entier et plus précisément face au FMI (Fonds monétaire international) qui arrive au Congo tel le médecin après la mort. Ce n’est pas que nous redoutions cette arrivée ou nous n’osions y croire, mais face au désastre de notre économie occasionné par ces Pieds nickelés, la venue du FMI dans notre monde est perçue comme relevant de la sagesse. Aucun citoyen ne pourra prêter au Congo les sommes astronomiques que notre timonier et sa bande ont soustrait du trésor public congolais. Ce n'est que du bon sens.

J’ai lu avec intérêt l’article "En attendant le FMI" de madame Mambou Aimée Gnali, ancien ministre de son état ce qui n’est pas anodin dans ce contexte. Je partage son analyse sur certains points comme la majorité d’entre-nous désireux de liberté d’expression, de justice sociale et de démocratie. Mais sa conclusion m’interpelle et me laisse perplexe sur la soi-disant preuve établie de l’incapacité des Congolais à se gouverner eux-mêmes.

L’ancienne ministre qu’elle fut avait été aux affaires pour gouverner les Congolais et non pour les distraire. Pareille affirmation équivaudrait à réduire à néant son propre travail au sein du gouvernement dans lequel elle a servi. Il est courant au Congo que les ministres se contentent d’être des gestionnaires du budget de leurs administrations au lieu d’être des acteurs capables de mettre en œuvre des politiques sociales, économiques, éducatives, sanitaires, pour le développement et le bien être des Congolais. C’est en cela qu’il nous faut changer le paradigme de la politique au Congo en faisant émerger ou éclore d’autres us et coutumes teintés de clarté et de probité.

Engagés dans cette lutte de libération de leur pays des mains du prédateur économique, les Congolais sont capables de gouverner et de se gouverner. Ces femmes et ces hommes pétris de discernement n’aspirent qu’à apporter le bonheur, la paix et la joie de vivre aux populations traumatisées avec des visages marqués par la douleur, la souffrance depuis maintenant 33 ans. Il est vrai que la démocratie ne s’accommode nullement dans le monde et encore moins au Congo de la pauvreté ni de la dictature.

Néanmoins, il nous revient d’inventer le nouveau monde politique et économique en tenant compte de nos spécificités. Mais, il nous vient aussi à l’esprit que dans ce monde globalisé devenu un grand village, le Congo ne vit pas en autarcie. Nul honte pour nous d’aller voir ailleurs ce qui a marché afin de pouvoir l’implémenter chez nous.

Si hier, certains Congolais adeptes du socialisme bantou, du marxisme-léninisme et venus à l’économie de marché par pure opportunisme étaient incapables de gouverner, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il s’agit là de notre défi civilisationnel que tous devrions relever car je crois au génie congolais. Le moment propice venu, nous mettrons nos compétences et talents au service de notre beau pays. Pour cela comme dans tout projet, nous devrions définir les contours de notre nouvelle société. Et cela passera nécessairement par "une grande messe" que nous appelons dialogue inclusif. Ce n’est pas parce que nous les affectionnons, n’ayant jamais personnellement participé à aucune d’entre-elles, mais parce que cela est vital pour réconcilier les Congolais marqués par ces années de plomb.

OUI madame la ministre, le Congo nouveau est en marche avec ses nouvelles méthodes. Il sied à ceux qui ont déjà participé à "ces grandes messes" de nous éclairer ou édifier afin de ne plus répéter les mêmes erreurs d’autrefois ; Bien que le droit à l’erreur soit une nécessité fondamentale dans l’apprentissage.

Débarrassés du totalitarisme, les Congolais seront capables de se gouverner eux-mêmes et cela n’est plus qu’une question de temps. Le dire ne saurait faire une offense à personne. C’est l’heure de la clarification car maintenant seul le temps qui passe devient notre pire ennemi.

C’est Sénèque qui écrivait : "Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles". Les dés sont jetés.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Afrique centrale Afrique Oyo
28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:59
 

A l'attention de Pierre PONGUI, Directeur de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire

 

 

 

Bienvenue à Paris au Président Modeste Boukadia qui n'est pas tombé dedans...

 

Mais Pierre PONGUI en a pris pour 20 ans !

 

 

A lui ces roses...

 

 

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 09:29

 

 

Violer « sa » propre constitution taillée sur mesure est le propre de Sassou Nguesso. C’est dans ses habitudes. Le contraire aurait été étonnant si l’homme ne récidivait pas et n'enfreignait pas sa propre règle. Il en fait toujours à sa tête. C’est aux autres de se soumettre à « sa » constitution, pas lui.

 

Au cours de « sa » constitution de 2002, l’homme était déjà passé outre en nommant un Premier ministre de pacotille non prévu dans « sa » constitution taillée sur mesure, comme toujours. 

Aujourd’hui, avec « sa » constitution de novembre 2015, le voici qui, comme à son habitude, encore une fois, passant outre les dispositions énoncées et prescrites dans ladite constitution, nomme un Vice-Premier ministre qui ne figure nulle part dans « sa » constitution. 

Malgré ce fait flagrant de violation flagrante de « sa » constitution et au regard de ce qui s’en suit, M. Clément MOUAMBA est donc déclaré INCOMPETENT. C’est pourquoi le monarque lui a adjoint un second qui le surveillera. Ici, M. Sassou fait d’une pierre deux coups : d’abord contrôler M. MOUAMBA qu’il a tout de même dépouillé de quelques prérogatives et aussi, ensuite, satisfaire ou « consoler » le beau-père dont la fille est le « 2ème », « 3ème ou 4ème bureau » du monarque, comme on dit dans le pays. 

En réalité, avec cette invention inconstitutionnelle et anticonstitutionnelle, le vrai Premier ministre du Congo, c’est M. AYESSA. Cette nomination, c’est le désaveu de Clément MOUAMBA. Par cette nomination, Sassou a repris le contrôle total du pouvoir qui passe sous le contrôle total du Nord-Congo. Il aurait pu nommer son beau-père Premier ministre directement. Mais tout le monde aurait crié au tribalisme, à la ségrégation et à l’apartheid ethno-tribalo-clanique. Alors il a fait les choses à moitié. Ce qui ne change rien absolument. L’apartheid tribalo-clanique est bien là, bien installé depuis des décennies. 

Le paradoxe, c’est que le parlement de pacotille nommé et dominé par la « République du Nord-Congo » ne dit rien devant cette violation flagrante de « sa » constitution par son géniteur lui-même. 

D’abord, un gouvernement pléthorique pour caser les gendres, beaux-pères, neveux et nièces, etc., pour ne pas les décevoir, ensuite un poste nouveau, celui de Vice-Premier ministre qui n’est pas prévu par « sa » nouvelle constitution. Ce n’est pas la première fois. Isidore Mvouba était aussi nommé Premier ministre. Il était un premier ministre en papier, inconstitutionnel. Le cas de M. AYESSA n’est pas nouveau. Cette fois-ci AYESSA est VICE-PREMIER MINISTRE en papier, car son poste ne figure pas, nulle part, dans « sa » constitution (une violation entre autres). Mais, qu’à cela ne tienne et peu importe l’illégalité et l’illégitimité de son poste, cela fait de lui le « VRAI » premier ministre. En clair, MOUAMBA est tellement incompétent et nul que Sassou et son clan lui ont adjoint un Vice-premier ministre. Ainsi, s’il lui arrive quelque chose, l’adjoint le remplace immédiatement. 

Pour le moment, MOUAMBA reste officiellement premier ministre pour qu’on ne dise pas que tous les leviers du pouvoir sont dans les mains des ressortissants du Nord-Congo de la Cuvette et d’OYO. Il est simplement le cache-sexe. Il est maintenu là pour qu’il assume les crimes et les massacres humains (génocides) commis dans la région du Pool. Il est le chef du gouvernement qui décide et donne les ordres. Ce n’est pas Sassou qui va assumer. Il se déchargera sur le Premier ministre, chef du Gouvernement, décideur et donneur d’ordre. C’est Clément MOUAMBA qui va assumer et porter la responsabilité et le poids de tous les crimes commis par le CLAN des SASSOU & NGUESSO, y compris les détournements, les blanchiments et les dettes du Congo. Alors les ARLETTE et consorts peuvent pérorer. Pauvre Clément MOUAMBA ! 

Mais il n’est pas à plaindre. Il est majeur, il sait ce qu’il fait. La « LOGE » est là pour le couvrir. N’est-ce pas lui qui est à l’origine de la banqueroute de la BCC (Banque Commerciale Congolaise) qui avait englouti toutes les économies des Congolais, jamais remboursés ? A côté de la fortune (des milliards de CFA) dont disposent les,KIKI, les Bouya et les Edgard ou Willy qui n’ont jamais travaillé de leur vie, les économies pillées à la BCC, c’est du pipi de chat. 

Toutes ces violations répétées de « sa » constitution, les nouveaux députés nommés ne les voient pas et aucun d’entre eux ne lève son petit doigt et ne moufte. Ils ont peur de perdre leur gagne-pain. Ce n’est pas Tsaty-Mabiala, le patron de l’UPADS, le parti complice dans les crimes et génocides, qui osera piper mot. Ce n’est pas Parfait Kolelas, reconduit dans son poste de député et à qui on a promis le salaire de Chef de l’opposition avec rang de ministre d’Etat qui osera apostropher son « papa ». On peut massacrer toutes les populations du Pool, pourvu qu’ils ne manquent rien à se mettre sous la dent.

Goinfrez-vous, Mesdames, Messieurs ! 

Pourquoi cette pléthore ministérielle? Est-ce pour satisfaire tous les courtisans, prostitués politiques qui soutiennent ces régimes tyranniques? Est-ce à cause de l’incompétence et la médiocrité? Si 15 ministres peuvent gérer les affaires d’une population de plus de 324 millions d’habitants comme aux USA, 18 ministres pour une population de plus 65 millions en France, pourquoi le Congo a-t-il besoin de plus de 30 ministres pour seulement 4 millions d’habitants ? Déjà, à force de massacrer les populations dans la région du Pool (Opération épuration et nettoyage ethniques), la population du Congo doit tourner autour de 3 millions d’habitants. Avons-nous là une preuve que nous avons affaire à un régime plein d’analphabètes et d’ignorants ? Quelle est cette immoralité sur le salaire minimum de moins de 100.000 FCFA, alors que ministres et députés ont 100 plus que ce minimum? 

Quant au cheval de bataille de la ministre qui voudrait développer le pays par les loisirs et les vacances : le tourisme, pourquoi empêcher les gens de rêver si on ne dépense pas de blé pour le faire? Ceci dit, quel individu pourvu de bon sens irait en tourisme en Irak, en Syrie, en Lybie, à Kidal, ou dans des zones où sévissent la bande Boko Ahram, au Venezuela, etc. ? Le Congo de Sassou et son clan fait partie des pays dangereux où sévissent le gangstérisme et le terrorisme d’Etat. Pourquoi commencer une construction par le toit? Comme tout est pris à la légère, madame la ministre est-elle consciente par exemple de ce que pourrait coûter une intoxication alimentaire ? 

Autres aberrations  

Le poste de Ministre d’Etat, Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat; il est Ministre d’Etat. Je veux bien concevoir que le Directeur du Cabinet de M. Sassou ait rang de ministre tout court ou ministre d’Etat, je m’en bas les c… puisque les membres du Clan aiment les titres ronflants surtout celui de ministre, etc. On pourrait dire : M. « X » est Directeur du Cabinet de M. Sassou. Il a rang de ministre, sans figurer dans la liste et dans l’ordre protocolaire des membres du gouvernement. Mais, là où les choses tombent, une fois encore, dans la violation de la constitution, ce qui est une habitude chez M. Sassou, c’est que cette nomination ne figure nulle part dans « sa » constitution. Une fois de plus. 

Première question. Le Directeur du Cabinet du Premier ministre a-t-il rang de simple ministre ? Et celui du Vice-Premier ministre nouvellement créé, qui ne figure nulle part dans la constitution, quel est son titre ? A-t-il rang de Secrétaire d’Etat? 

Dans l’ordre protocolaire, tel qu’il a été donné à la presse, au regard du rang qu’il occupe et de son positionnement, M. Florent NTSIBA (l’homme des « Petits Matins ») vient immédiatement après le Premier ministre Clément MOUAMBA et avant le Vice-Premier ministre AYESSA qui, lui, est en troisième position. 

Deuxième question. Le Directeur du Cabinet de M. Sassou, Florent NTSIBA, quoique ministre d’Etat, est-il plus important et a-t-il plus de poids et de pouvoir que M. AYESSA, Vice-Premier ministre ? 

Troisième question. Etant membre à part entière du Gouvernement, M. Florent NTSIBA participera-t-il aux Conseils des ministres ? 

Quatrième question. Si demain M. Clément MOUAMBA présente la démission de son gouvernement, M. Sassou risque de se retrouver sans Directeur de Cabinet. De ce fait, M. Florent NTSIBA, ministre d’Etat, démissionnera-t-il avec le gouvernement dont il est partie intégrante ? 

Autant d’aberrations et de vices de forme qui font que la constitution est constamment violée par Sassou Nguesso lui-même, en premier. Pourtant, c’est lui qui avait dit : « LORSQUE LA CONSTITUTION EST VIOLEE, LES DEMOCRATES NE DOIVENT PAS L’ACCEPTER… » (sic). 

Que va-t-il faire si demain les démocrates se lèvent parce qu’ils n’acceptent pas ses violations de la constitution? 

Le plus pathétique, c’est que cette constitution est violée au grand jour sous les yeux des députés prétendus. Croyez-vous qu’il y aura un seul qui lèvera son petit doigt pour dénoncer toutes ces violations? Y aura-t-il une motion de censure contre le gouvernement ? 

En République bananière du Gondwana, cela n’existe pas. Tout coule de source. Pourquoi voulez-vous que les choses soient justes ? N’est-il pas dit que le poisson pourrit toujours par la tête ? 

L’homme n’est jamais arrivé au pouvoir par les urnes. La violence, le crime, le pillage sont ses seuls armes et moyens de se maintenir au pouvoir. Pourquoi donc respecter ce qui est déjà frappé du sceau de l’illégalité et de l’illégitimité ? 

Alors, pas de soucis. Tout va bien, très bien même ! « ALLONS SEULEMENT… ! », selon le slogan. 

Nicolas Mputa Mbunzu

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 09:36

Par Patrick Eric Mampouya  - 

 

Sassou et son fils kiki ont ruiné le Congo-Brazzaville

Non content d’avoir conduit le pays dans l’insolvabilité et la banqueroute, monsieur Sassou Nguesso a décidé de livrer notre pays aux fonds vautours. En clair, il a pris la décision de s’associer aux fonds d’investissements spécialisés dans le rachat des dettes pourries communément appelés « Fonds vautours ».
Les congolais se souviennent encore de la misère que ce genre de fonds d’investissements avait fait vivre à notre pays.

Après la désillusion de certains caciques du pouvoir (Kiki, Bouya, Ondongo et Ganongo) en Chine et l’annonce du taux d’endettement de 120% du PIB qui met le pays en situation de surendettement et d’insolvabilité, monsieur Sassou Nguesso, conscient du fait que le FMI reste la seule issue avant la banqueroute, a décidé de lancer l’opération « MBOMA CONGO ».

Les arriérés de paiement aux créditeurs étrangers ont beaucoup augmenté. Ils sont évalués à plus de 56 milliards de FCFA par le FMI (85,3 millions d’euros). C’est à la Chine, son premier prêteur, à qui le Congo-Brazzaville doit le plus d’argent, suivie de la France et du Brésil.

La Chine, son premier prêteur, refuse aujourd’hui de rééchelonner la dette du pays sans autre garantie (les affaires sont les affaires, même entre frères). Pékin verrait finalement dans le FMI un outil propre à contraindre le Congo Brazzaville à une meilleure gouvernance budgétaire.

Nos très rusés frères chinois 

Les caciques du pouvoir congolais croyaient avoir non seulement contourné les mécanismes de bonne gouvernance de la zone Franc, en plaçant les 14 000 Milliards de CFA d’excédents budgétaires accumulés entre 2003 et 2014 dans les comptes personnels et de l’État chinois, avec pour conséquence ce qui s’apparente à une prise d’otage pour notre pays envers la Chine, car possédant toute notre richesse.

C’était sans mesurer la ruse et la force du monstre asiatique. La Chine ne vient pas dans notre pays pour nos beaux yeux ou pour la beauté de notre pays. La chine vient au Congo-Brazzaville pour faire des affaires et dans le domaine des affaires, c’est toujours le plus rusé ou le plus fort qui gagne.

La Chine a ponctionné jusqu’à épuisement les réserves de l’État congolais dans ses banques au titre du remboursement en capital et en intérêts de la colossale dette consentie au Congo-Brazzaville. C’est ainsi qu’il n y a plus rien des Fonds placés en Chine pour le compte de l’État congolais en faveur des générations futures. Ce compte a fait couler beaucoup de salive dans notre pays, chacun se demandait où était passé toute cette manne financière.

En effet, pendant 11ans le Congo Brazzaville avait les budgets les plus importants de la CEMAC, les autorités exhibaient des taux de croissance à deux chiffres et des excédents budgétaires dévolus aux générations comme un gage de bonne gestion.  Aujourd’hui c’est la douche froide, il n’y a plus d’argent pour les générations futures. Plus rien, pas un sou.

S’agissant des Fonds en leurs noms propres, là encore, le géant asiatique a montré toute sa ruse. Ils ne peuvent pas en tant que non résidents, faire des transferts entre la place financière chinoise et d’autres places financières en tant que particuliers , de montants supérieurs à 1 Million de dollars US.

Ils sont donc contraints de reverser dans les comptes de l’État l’argent de leurs comptes privés pour permettre le transfert de plus d’argent.

Mais, problème : Dès qu’ils mettent l’argent dans les comptes de l’État congolais, les banques chinoises raclent automatiquement tout ce qui s’y trouvent en raison du paiement de la dette.

La dernière tentative ou mission conjointe conduite par Denis Christel Sassou Nguesso, Jean Jacques Bouya,  Gilbert Ondongo et Calixte Ganongo pour tenter de convaincre les autorités chinoises d’intervenir pour que « leur argent » soustrait de la comptabilité congolaise, reversé dans les comptes de l’État congolais ne soit pas englouti dans la dette a échoué.

Toutes les combines mafieuses des autorités congolaises sont désormais exposées sur la place publique et, les milieux financiers internationaux qui sont très frileux et sensibles n’accordent plus aucun crédit à notre pays. Après moult hésitations, les agences de notation ont fini par lancer les alertes : le Congo-Brazzaville est désormais un pays dangereux pour les financiers du monde entier.

Conscient de la gouvernance hasardeuse des autorités congolaises, mêmes nos amis chinois multiplient désormais les garanties avant de s’engager. Ainsi, les investissements chinois dans les futures zones économiques spéciales seront transformés en prêts à l’État congolais ; une autre manière de se garantir contre les mauvaises surprises, les investisseurs français prennent des assurances tous risques auprès de la COFACE qui est une agence de l’administration française pour se prémunir contre les investissements dans les pays à risques.

La tentative désespérée de la titrisation de la dette ? 

Pour faire simple, la titrisation c’est mettre sur papier sa dette, ces papiers sont appelés titres. Ces titres sont alors proposés aux entreprises qui vont les acheter et donc transférer sur eux la dette.

La technique financière est simple, il s’agit d’améliorer la solvabilité de l’émetteur en sortant de son bilan ses dettes ou ses créances.

Ce sont donc environ 4 Milliards de dollars de la dette intérieure qui vont être transférés sous formes de titres à des sociétés privées dans les conditions opaques. D’ores et déjà le cabinet Johnson est désigné pour préparer cette titrisation.

L’objectif de ces acrobaties financières pour monsieur Sassou Nguesso est double, baisser le taux d’endettement à moins de 100% du PIB pour se donner une marge dans les négociations avec le FMI et espérer un programme de financement de l’institution financière internationale.

Dans la perspective de l’échec, accepter le dialogue et partir avec des garanties, mais en laissant le pays à la merci des Fonds d’investissements vautours qu’ils mettront sur pieds eux-mêmes ou en deviendront actionnaires.

Le blanchiment de la dette 

En effet, le Congo-Brazzaville n’ayant pas d’entreprises qui peuvent supporter la titrisation d’une dette de 4 Milliards de dollars, ce sont des Fonds spécialisés dans le rachat des dettes qui vont s’emparer de cette dette et dans la situation actuelle, il est possible que même ces sociétés rechignent à acheter la dette du Congo.

Il est alors fort possible que la titrisation ne soit qu’une vaste opération de blanchiment qui visera à trouver le moyen de ramener via ces Fonds d’investissements toute la manne financière qu’ils ont volé à l’État et planquée dans les paradis fiscaux. L’idée étant de ramener l’argent au pays pour la mise en exécution du plan de succession de père en fils.

Monsieur Sassou Nguesso veut laisser le pays dans les mains des Fonds vautours qu’ils vont créer ou prendre des parts pour bien savonner la planche à celui qui le succédera si ce n’est pas son fils.

En effet, dès qu’ils quitteront le pouvoir, pour ne pas que l’on remonte jusqu’à eux, ces titres vont passer d’un fond à un autre et revenant encore plus cher au Congo Brazzaville qui sera contraint de racheter ces titres. En clair, la titrisation de 4 Milliards de dollars pourrait coûter très cher au pays. Surtout dans la situation actuelle, la dette du Congo ne peut être rachetée à un taux raisonnable. L’argent planqué dans les paradis fiscaux servira via les fonds vautours au rachat de cette dette intérieure. Mais le Congo Brazzaville serait alors tenu de payer l’exorbitante dette intérieure qui sera ramené de 4 Milliards de dollars à environ 7 Milliards de dollars en titres sinon plus.

Dans l’éventualité où il arrive à nous imposer son fils, il n y aura aucun problème, les fonds vautours seront remboursés au rythme de monsieur Christel Denis Sassou Nguesso puisqu’en réalité il s’agit de son propre argent. Mais, s’il ne parvient pas à imposer son fils à la présidence de la République, le nouveau pouvoir subira donc les pressions des Fonds vautours et ces titres seront revendus à souhait de façon à multiplier la dette du Congo Brazzaville et empêcher le nouveau pouvoir d’envisager le développement du pays.

C’est ce qu’ils appellent diriger debout. Les congolais ont connus le « voté pour moi si vous ne voulez pas retourner dans les forêts », maintenant on leur propose le « voté pour mon fils si vous ne voulez pas le chaos financier du pays ».

Chers compatriotes mettons nous au travail et dénonçons partout cette escroquerie.

Petit rappel pour mieux comprendre :

Les montants affolants prêtés par monsieur Sassou Nguesso au nom du Congo Brazzaville :

Côte d’Ivoire : 100 milliards de FCFA ; Niger : 50 milliards de francs CFA ; Guinée : 50 milliards de francs CFA ; BDEAC : 50 milliards de francs CFA ; République centrafricaine : 25 milliards de francs CFA.

Ils ont ouverts des comptes privés dans les paradis fiscaux pour cacher l’argent qu’ils ont volé.

Ils ne peuvent pas établir des liens entre ces comptes et ceux de l’État et la lutte contre le blanchiment étant amplifié par celle contre le terrorisme, les transferts de fonds sont devenus un vrai casse tête pour ceux qui ne peuvent pas en justifier l’origine des fonds.

Ils ont ouvert en Chine des comptes de l’État et aussi leurs comptes privés. Depuis 2014, les comptes de l’État congolais en Chine sont ponctionnés pour le remboursement de la dette au point qu’ils sont vides aujourd’hui. Mais dans leurs comptes privés, ils ont énormément d’argent.

Avec la complicité des chinois ils parviennent à faire des virements de leurs comptes privés chinois vers les comptes de l’État congolais en Chine. Mais seulement, à chaque fois que l’argent est viré de leurs comptes privés vers les comptes de l’État congolais, les chinois raclent automatiquement à titre de remboursement de la dette.

Le voyage de la Chine pour essayer de rééchelonner la dette congolaise.

 L’idée c’était de tenter gagner du temps pour surseoir le paiement pendant quelques mois. Ce qui devait donc leur permettre de faire les virements de leurs comptes privés vers les comptes de l’État congolais sans que les chinois ne ponctionnent de cette façon, ils auraient eu assez d’argent pour virer au Congo et pour résister encore et surtout fanfaronner. Mais ça n’a pas marché.

Les chinois ont refusé le rééchelonnement de la dette congolaise. C’est à partir de là qu’ils ont pensé pouvoir virer dans un compte de l’État congolais ailleurs. Mais seulement n’étant pas résident chinois, ils n’ont pas pu faire des opérations financières entre la Chine et l’extérieur au delà d’un certain montant. L’idée c’est que tu ne vis pas ici déjà comment tu as pu accumuler autant d’argent ici et surtout de quel droit et pour quelle raison ponctionnes-tu de notre autant d’argent.

Patrick Eric Mampouya 

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 23:27

par Patrice Miakassissa

 

Sassou à la mouambe

Ça y est. La montagne a accouché d’une souris. Le gouvernement de la rupture tant attendu pour sortir les Congolais de la mouise est la copie conforme des précédents. Point de rupture, mais l’on persiste dans l’erreur. L’on se complaît en adulte immature réfléchissant avec le logiciel du parti unique du XXème siècle. Encore une occasion ratée même pour avoir l’estime de ses partisans. Car même eux ne croient plus en l’homme. Sale temps sur le Congo.

Jamais dans l’histoire contemporaine, l’on a vu un homme incapable de tirer du passé des leçons pour l’avenir. C’est dire qu’il est dépassé par les événements et ceci n’augure rien de bon pour le peuple congolais.

Englué dans une dette cachée sans précédent, une crise économique, sociale et institutionnelle, notre timonier habitué à sa cour nomme encore et toujours ses fidèles courtisans. Ceci nous conforte dans l’idée qu’en dehors de ceux là même qui ont contribué avec lui à couler le pays, désormais aucun congolais digne de ce nom n’accorde du crédit à ce monsieur. Personne ne veut plus s’embarquer dans le Titanic dont le sort est connu de tous à l’avance. A défaut de voir les gens se bousculer pour « aller à la mangeoire », terme congolais consacré pour désigner les lieux de réjouissance, il s’est résolu à renommer en désespoir de cause les mêmes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, à ce rythme la lumière n’est pas au bout du tunnel pour le peuple congolais.

Dans ces conditions comment le FMI (Fonds monétaire international) va-t-il négocier avec ceux-là même qui hier ont mis le pays par terre ? C’est la prime au pyromane qui se profile. Le pari est ailleurs pour ces milliardaires, ces nouveaux riches partisans du moindre effort, tous venus du village et dont les billets pour la plupart ont été payés à Brazzaville dès réception. C’était déjà le début de la vie facile pour eux, des passe-droits et le début des malheurs pour nous.

Je redis bien que le pari devant cette bravade réside dans l’augmentation de la production pétrolière qui pointe à l’horizon. Incapables de diversifier l’économie congolaise, ils retrouvent les vieux réflexes qui leur ont toujours permis de mener une belle vie. Le Congo va augmenter sa production pétrolière avec 50 000 barils par jour en sus, ce qui constitue une manne non négligeable pour ces sangsues. FMI ou pas, la minorité régnante a décidé de faire le pied de nez au peuple congolais. Force est de constater que le lait et le miel vont continuer à couler pour les mêmes alors que le peuple croupit et croupira toujours dans la misère. Nous voilà revenus au fameux slogan d’hier : « Vivre durement aujourd’hui pour mieux vivre demain ». Quasiment dire qu’à cette allure nous allons continuer à crever de faim. L’on demande toujours au même de se serrer la ceinture pendant que de l’autre coté c’est la fête tous les jours. C’est Franklin Boukaka, artiste engagé depuis lors disparu à cause de ces mêmes intolérants qui sévissent aujourd’hui, qui le rappelait dans une des ses chansons « Dia bikola » de l’album « A Paris ». Comme quoi au Congo, les artistes ont toujours eu raison avant les politiques. Chapeau l’artiste, une pensée émue, puisse mon salut révolutionnaire te parvenir dans l’au-delà. Ton combat est toujours d’actualité et ta musique intemporelle continue de traverser les générations sans prendre une ride. Mais, ils persistent toujours dans leurs travers et nos masses peinent à faire l’histoire.

Le jeu de chaise musicale de cette réunion familiale élargie aux obligés qu’est le gouvernement congolais, n’a de cesse que de régler les problèmes de couche. Voilà à quoi est réduite la vie politique congolaise depuis 33 ans. Ainsi, l’inamovible gendre, Maire de Brazzaville et député de Gamboma, encore une incongruité, a finalement cédé son héritage pour un ministère. Son bilan étant tellement catastrophique à la tête de notre capitale qu’il fallut l’extirper telle une chique afin de sauver les apparences. La succession à la mairie de Brazzaville échoit maintenant à un autre gendre de l’aile Nguesso en lieu et place du gendre de l’aile Sassou-Nguesso. C’est « Dallas », version congolaise. Les premiers effets de la nouvelle constitution se font ressentir, à savoir que la mairie de Brazzaville est désormais réservée aux gendres du cobra royal. Pour les coureurs de dot, la chasse est ouverte et c’est une aubaine pour eux.

Revenons à l’homme qui ne veut plus grandir, frappé du syndrome de Peter Pan, et qui ne voit le prisme de la société congolaise qu’au travers de son clan. Son gouvernement fait de bric et de broc ne ressemble qu’aux précédents, celui des loosers ayant conduit le Congo dans l’abîme. On ne s’attendait pas non plus à un miracle de la part de celui qui considère le Congo comme son bien. Dans sa malice, il a réussi à liquider le MCDDI en se servant des enfants Kolélas pour mieux les jeter par la suite. La cupidité a fini par les achever. Ainsi, ce parti autrefois force politique de notre pays n’est plus que l’ombre de lui-même et a perdu son âme. Il a été laminé lors des dernières élections législatives et municipales de la honte. Le même sort aurait pu être réservée à l’association de l’autre n’eut été les menaces que ce dernier proféra à ses maîtres en publiant sa propre liste de députés élus. Le monde à l’envers ! N’est pas politicien qui veut et il ne suffit pas de s’appeler Kolélas pour être un fin tacticien. Ne dit-on pas que la pomme tombe toujours à coté du pommier ? Adieu les étoiles filantes. La lune de miel n’a duré que le temps d’une éclipse solaire. Quel gâchis !

L’autre perdant de cette histoire est l’héritier désigné, Denis Christel Sassou-Nguesso qui n’a pas pu placer ses pions. Sa frénésie pour accéder à la magistrature suprême a été freinée par le clan qui le combat de l’intérieur. Rattrapé par ses affaires louches, son absence lors des agapes de la fête nationale a été très remarquée. Ils commencent à se regarder en chiens de faïence. Mais, le Prince d’Édou veut rester le maître du jeu jusqu’au bout. Il confirme ainsi que n’exerce le pouvoir que celui qui le détient et que le pouvoir par procuration n’existe pas. A moins de faire comme Kabila fils ; Suivez mon regard. Le fruit est pourri de l’intérieur. Ce n’est plus une fuite en avant mais un suicide collectif que le gourou impose à ses ouailles.

Ainsi va la vie dans notre pays le Congo-Brazzaville géré comme une boutique familiale au gré des mariages, divorces, remariages, maîtresses et courtisans. Le peuple congolais que j’exhorte à retrouver sa grandeurd’antan n’a pas dit son dernier mot devant ce cirque. Il ne tient qu’à lui de mettre fin à ce jeu macabre de massacre. Le peuple a besoin d’un chef et le chef a besoin d’un peuple. L’histoire nous crucifiera si nous continuons à nous lamenter au lieu d’agir. Une révolution revêt plusieurs formes et à nous de trouver la meilleure afin que le Congo resplendisse. Ne soyons pas des coupables passifs d’un naufrage collectif.

Comme disait Einstein : « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ». Aux psychiatres congolais d’abréger la souffrance du peuple.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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