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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 10:28

 

 

Le trio des prédateurs du Congo

 

Maître Tony Gilbert MOUDILOU 

EXPRESSION LIBRE

C’est à peine incroyable que les congolais n’aient toujours pas compris la situation dans laquelle les créateurs du Parti congolais du Travail (Parti à l’origine de tous nos maux) les aient imposés et plongés. Est-ce une amnésie ou une accoutumance, une adaptation ou une insensibilisation ; une toxicomanie : c'est-à-dire que les congolais, à force de boire les conneries du PCT jusqu’à la lie ; l’abus, les a carrément rendus insensibles ?

Et quand un peuple EST atteint d’un tel degré de somnolence, d’hibernation, c’est d’autant plus dangereux, que celui-ci arrête de réfléchir. Mais attention à l’hypothermie qui risque d’atteindre notre cœur. Car la prolongation d’un tel système risque de tout annihiler, tout détruire, tout anéantir et nous ramener à un peuple irréfléchi, soumis et carrément inexistant.
Comment un grand peuple comme le nôtre soit vraiment inexistant, au point de ne plus, même se rappeler de son bourreau qui lui a tant fait mal hier : à peine hier. Oui malheureusement c’est cela le peuple congolais.

Il se passe une guéguerre entre des bourreaux comme ça arrive très souvent quand un groupe de truands va dévaliser une banque. Ils vont s’entre-canarder jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un et c’est lui qui s’empare de toute la manne, la part belle.
A Brazzaville depuis bientôt un mois, on assiste à une espèce de dispute entre les vampires, le camp des siciliens. On a même appris qu’entre le barbu Général Nianga mbouala et Dominique Okémba, un duel est en cours. Qu’ils sont en train d’affûter leurs sagaies et coupe-coupe et le feu brûle. Qu’ils ne mangent plus le même pain de mie qu’ils mangeaient ensemble. Que depuis un certain moment, ils veulent embraser notre République.
Quand on voit et entend cela, on se rend compte que nous sommes dans un pays, où les terroristes, à la tête de notre pays, ne sont pas là pour nous mais pour leurs propres intérêts. Et quand ça ne va pas entre eux, ils se règlent les comptes à notre détriment ainsi qu’à celui de notre paix sociale et des problèmes dont nous souffrons. Et aujourd’hui, tout se focalise tout sur des salauds qui n’ont rien à cirer de nos problèmes.

Qu’il y est un perdant ou un gagnant, bientôt un d’entre eux, le perdant certainement sera éjecté du clan des bandits pour venir vous vendre sa virginité. Il viendra vers nous comme un bébé qui vient de naître : innocent, angélique, innocuité, c'est-à-dire faisant semblant de ne pas faire paraître ce dont on lui reproche, faisant le crédule, le naïf, le niais, faisant le doux, insidieux, captieux, sournois : l’inoffensif.

Sous le label de l’insomnie, de la naïveté maladive dont souffrirait le peuple congolais, nous allons bientôt accueillir ces monstres que nous appellerons des »égarés », et comme tels pourront revenir à la bergerie, sans anicroche. Ce n’est pas grave. Ou Nianga mbouala, ou Okemba, un des deux va perdre. Et nous qui ne comprenons rien aux enjeux, allons accueillir dans notre ferme comme un agneau l’un d’entre eux deux. Puis qu’il aura porté un manteau où personne ne soupçonnera qu’il a des couteaux, des lance-roquettes, des PMAK, même des sagaies sous son manteau.

IL Y A UNE GRANDE JURISPRUDENCE EN LA MATIÈRE.

Nous avions commis cette bêtise à la Conférence Nationale Souveraine où, alors que nous avions disséqué Sassou Nguesso et son système et si nous avions suivi les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine à la lettre, nous n’en serions pas là aujourd’hui, avec tous ces morts, ces guerres, ces vols caractérisés. D’où vient notre faute qui nous aurait épargnés ces aléas auxquelles nous assistons now ?

Alors qu’il fallait impérativement mettre entre parenthèse le cynisme de Sassou Nguesso, son mépris de l’homme et son PCT, alors qu’il fallait les rendre infréquentable, inéligibles, alors qu’il fallait les isoler, les mettre dans un zoo comme nous l’avais proposé le scientifique Etienne Mokondzi Mobé : en un mot les mettre tous en prison, voilà que par simple calcul machiavélique et macabre, mais surtout très politicien, l’UPADS, on ne sait pour quel calcul va signer une alliance sordide et mortifère avec les criminels, avec Sassou Nguesso uniquement pour chercher à battre Bernard KOLELAS, la bête noire redoutée de cette coalition.

Sous ce calcul sordide et crapuleux des « bimpoumboulous », voilà que l’UPADS va remettre sur scelle, un fou dangereux largement décrié à la Conférence Nationale ; un machiavel infréquentable. C’est là qu’est né après le lavement des mains le malheur congolais.

L’UPADS dont tous les dirigeants sont l’émanation du PCT ont juste reculé un tout petit peu pour se réentendent avec le PCT. Un jeu que le Président Pascal Lissouba n’avait pas très compris surtout qu’il était dirigé par des bandits infréquentables qui longtemps ensanglanté notre pays : je veux parler de Mbéri Martin, le notoire petit bandit qui avait toujours flirté avec Sassou Nguesso. Nous verrons plus tard en 1997 ce criminel ne va pas se gêner, en tant que Ministre de l’Intérieur, alors que son Pouvoir est attaqué dans un coup d’Etat, lui ne trouve pas mieux que de donner tous les plans à l’ennemi. Et ne nous étonnons pas qu’à l’aboutissement du coup, lui Ministre de l’Intérieur se retrouve dans le Gouvernement de celui qui vient de les renverser.

Et depuis, il est devenu l’ami du Président, ils sont près d’une centaine qui gagnent 15 Millions par mois qu’il vente ou qu’il neige. Qu’il manque des salaires pour les infirmiers et les enfants ou pas, eux doivent avoir leurs 15.Millions de francs par mois. Ainsi, ils s’organisèrent pour battre le MCDDI et son Chef. Ils y arrivent sans trop de difficultés. Et malheureusement, un serpent reste toujours un serpent. Dès lors qu’il a encore son venin, on a du mal à l’apprivoiser. Et le candidat Lissouba, dès qu’il avait gagné s’est rappelé que Sassou Nguesso était infréquentable et que les grands Postes qu’il lui réclamait à savoir : Ministère de la Défense, les Affaires Etrangères, les Finances et l’Economie, ne pouvaient lui être donnés. Qu’il fallait vraiment et certainement être fou pour les leur offrir dans un grand bol. Alors le Président Pascal Lissouba refusa de commettre un tel parjure, une telle hérésie. Et puisqu’ils ont gagné, il faut quand même faire semblant et lui donner ne fut-ce que des miettes ; donc se partager le Pouvoir.

PREMIER SCANDALE, PREMIERE FAUTE POLITIQUE.

Pascal Lissouba refuse de faire la part belle à Sassou Nguesso malgré qu’il l’ait aidé à remporter le Pouvoir. Oui Ambroise Noumazalaye, alors que nous sommes attablés chez lui à Yerres, avec Célestine Nkouankoua, ancienne Maire de Moungali, ancienne Ambassadrice du Congo en Guinée Equatoriale, ce dernier nous affirma que : « c’est sous sa dictée et sous le savoir faire du PCT que Pascal Lissouba avait pu remporter le Pouvoir. Que c’est le PCT qui a permis de renflouer les urnes sinon c’est Bernard Kolélas qui serait élu».

Et Pascal ne donne à son co-équipier que du mini fretin. Des postes ministères sans importance dont le Sport à Okemba et un petit « niangrakata » à Grégoire Lefouoba. Seul Isidore Nvouba, rejeta l’offre et repartit en courant chez son parrain Sassou Nguesso d’où leurs amitiés qui durent quel que soit l’orage. Nous sommes là au premier scandale scandale politique congolais.

Deuxième scandale. DEUXIÈME FAUTE POLITIQUE.

Sassou Nguesso, non content des Postes que lui offrit le Président Pascal Lissouba, vit qu’il s’était fait avoir. Et si malin qu’il est et c’est là la politique, avec ses hauts et ses bas, sa vilainie et son bien être, on dit : « Qu’il y a jamais d’amis ni d’ennemis permanents. Il n’y a que les intérêts qui sont permanents ». Ton ami d’hier peut devenir ton ennemi et vice versa.

Alors, Sassou nous fit sortir sa dernière carte, celle qui cache son intelligente politique infuse. Et pendant que les Noumazalaye et les Moukouéké, Tamba-Tamba et autres apparatchiks des deux Partis pataugeaient dans la « merde », le Serpent lui, était passé à une autre étape. Comme le caméléon, il envoyait sa langue appréhensible sur Kolélas qui du coup, n’était plus l’homme à abattre, le rancunier, etc…Il lui fit les yeux doux au point de le séduire et lui « demander le mariage » carrément. Je veux me marier avec toi. Et quand Kolélas lui rappelle qu’il était déjà marié avec son Frère UPADS, que ce mariage pouvait provoquer des incidents au sein de la famille.

Sassou lui répondit, qu’il s’en foutait. Et quand Kolélas lui rappelle que le mariage risquait d’être annulé pour vice de forme, Sassou Nguesso lui répondit qu’il n’avait pas à s’inquiéter, que toute la justice congolaise est à ses ordres. Qu’il avait déjà déclaré la nullité de ce mariage, qui pour lui était putatif. Car il y avait eu erreur sur la personne. Ce qui entrainait automatiquement la nullité du mariage. Sassou Nguesso dénonça l’ancienne alliance pour mettre en exergue la nouvelle avec Kolélas. Et c’était la guerre de 1992- 1995. Peuple congolais, le mal congolais, c’est Sassou Nguesso mais comme un génocide, ne se fait pas tout seul. Il faut du monde. Et le monde à Sassou Nguesso et sa machine broyeuse, c’est le PCT. Tous ceux qui ont simplement touché, effleuré ce Parti sont atteints de syndrome de contamination.

LES CAS DES KOLELAS, MUNARI, BOWAWO, OKOMBI SADISSA, MANDZIMBA MARION EHOUANGO, MOKOKO.

Le serpent quand il pèle, il ne change jamais de nature, mais mue tout simplement, il change seulement de peau. Donc il reste tel. Le congolais atteint d’amnésie de cécité, est seul capable de montrer sa cachette à un porc-epic affamé, mais jamais le lièvre. L’opposant congolais est capable de confier sa femme à Sassou pour la garder le temps d’une sieste. Hier tous ces opposants ont reçu les gens dont je viens de citer les noms, elle lui a même confié les clefs de sa maison. Les chefs d’opposition tournent entre Kolélas, Munari et Bowawo. C’est à peine croyable. J’ai beau lui dire (opposition) que ces gens là ne sont pas des opposants, au même titre que nous, ou s’ils le sont, ce n’est pas au même entendement que nous. Eux ils sont devenus opposants par dépit, par haine, par vengeance. Or nous, sommes opposants parce que le pays est mal géré, parce qu’il y a gaspillage de la richesse des congolais, la gestion d e notre patrimoine qui est opaque : le vol ; les crimes, les détournements etc….

Kolélas, Munari, Okombi, Mokoko, Bowawo n’ont pas la même conception du mot (opposant) que nous. Eux plus de 10 ans, ils se sont partagés les lambeaux de notre richesse. Ils ont mis à sac notre richesse et ceci sans état d’âme. Personne des noms que j’ai cités ne s’étaient élevés pour dénoncer ces faits criminels quand ils étaient au lait et au miel, quand ils languissaient, vautraient et s’enrichissaient illicitement. Quand nous, nous tirions la langue, eux rigolent et se moquent. Il y en a même qui déclaraient (Papa, tu peux rester au Pouvoir, personne ne viendra t’enlever) vous le connaissez, c’est Parfait qui pour lui, Sassou était son deuxième père, après qu’ils (les Kolelas) fait tuer leur père pour leurs intérêts. Et ça, les congolais éveillés que nous sommes, avons semblé ignorer cela. Quelle amnésie, quelle tristesse !

ON PARLE DES NOUVEAUX ARRIVANTS DONT LE GENERAL NIANGAMBOUALA DANS LA FERME.

Bientôt l’opposition congolaise va s’élargir et ouvrir son tapis rouge à un nouveau venu. C’est un enfant prodige, il était chez Sassou Nguesso par erreur. Maintenant qu’il vient de s’en apercevoir, il faut qu’il rentre au poulailler comme disait Malcom X : « Quand on sort la volaille le matin, elle peut aller manger à 2 voir 3 kilomètres à la ronde. Mais le soir venu, quelque soit le temps, la bourrasque, elle rentre toujours au poulailler ». Niangambouaba veut rentrer au poulailler. Il veut bientôt rentrer à la ferme. La question est celle de savoir si on doit lui ouvrir la Ferme ? Et si oui, à quel titre ?

Les congolais auront tout oublié, il sera, et pourquoi pas le nouveau chef de l’Opposition, comme ils l’ont fait pour les OKOMBI où les Mafimba et autres nécessiteux, ont fait de lui leur chef qui n’a rien fait. Qui est blanc, vis-à-vis de l’étique politique. Pourquoi au Nord, on pense que la politique, c’est ce qu’ils font eux. Dire qu’OKOMBI est propre, c’est vraiment se moquer du peuple congolais. Voilà des bandits qui devraient finir leurs jours en prison car ils ont fait trop de mal à notre peuple. Ne pas lui reconnaître ce qualificatif de terroriste, bandit, c’est dire vraiment qu’en politique, il n’y a pas de morale. Il n’a jamais été à la tête des bandits dans son Association du « Club 400 » qui avait décimé le Pool en 1998. Il a tué et fait tuer même les chiens dans un ratissage inouï. Pour MAFIMBA et MANDZIMBA, comme il n’y a que des bakongos à massacrer, ce n’est pas grave, on doit mordicus le soutenir après tout c’est un fils de la région !

Ils vont lui ouvrir tous les tapis rouges qu’ils ont. Ils feront comme ils en ont fait à Bowawo ce bien cher ancien collègue de Lycée, qui était à la tête du Pouvoir du PCT depuis les massacres des congolais ; d’abord en tant que Secrétaire Général du Gouvernement puis Ministre de la Défense. Il peut certainement nous dire comment avaient-ils décidé (ils les nordistes) de déporter plus de 600.000 personnes du Sud de Brazzaville dans les forêts ? Mais vraiment comment ces gens-là arrivent-ils à dormir avec un tel contentieux si lourd à porter autour de son cou comme une croix ? Croient-ils que ce comportement sera et restera sans suite, quel que soit le temps, les siècles ? Il faut quand même, qu’un jour, ils nous expliquent qu’est-ce qui leur est passé par la tête pour opérer une telle hérésie, un tel sacrilège ? Le Général Yves Motando, Chef d’Etat major Général de leur armée à cette époque qui m’avait laissé un document très accusateur, ce qui lui avait valu, dit-il son poste de Chef d’Etat major Général, en dit long. Il faudra un jour confronter cela aux déclarations des autres.

LES HYPOCRITES NORDISTES.

Le Nordiste vient chez le sudiste pour deux raisons : apprendre et se réfugier. Mais jamais, il ne vient chez l’homme du Sud pour les beaux yeux, jamais ! Sassou Nguesso était parti chez Lissouba en 1992 pour se protéger. Sassou savait qu’il n’allait pas survivre devant l’état dans lequel il avait traité le congolais et la Conférence Nationale, lui avait fait la démonstration de la haine et du pardon qu’il ne pouvait pas prétendre avec eux. Quand il avait compris que sa sécurité n’était plus assurée, il était allé se jeter dans les bras de KOLELAS qu’il traitait pourtant, de tous les noms. Et quand il n’a plus eu besoin de lui. Il l’a éjecté, pourchassé jusqu’à son dernier retranchement. Il le condamna même à mort. Et dès qu’ils se sentent un peu plus en sécurité dans leur zone, ils repartent tous comme des Moutons de Panurge. Tenez le 5 juin 1997 lors du coup de d’Etat de leur parent Sassou Nguesso, 90 % des effectifs des militaires du camp (Béret rouge) à la Base, étaient tous partis rejoindre Sassou armes et bagages dans la nuit du 4 au 5 juin 1997. Le camp militaire était vidé comme un ballon dégonflé.

De la même façon tous les Nordistes : Grégoire Lefouoba, Bokamba Yangouma, Yhombi, Obenga Théophile etc…, et les petits fretins comme Mafimba. Et comme ils n’ont pas trouvé leurs comptes, aujourd’hui ils tournent entre Yhombi et Okombi Salissa pour voir où est-ce que ça mordre en premier. Le cas de Yhombi est épatant. Il faut lire son discours qu’il nous vomit à la Conférence Nationale. Et quand vous revoyez ce que ce monstre nous a faits sous Lissouba, on se dit : ces gens-là sont tout sauf élégants. Ils sont tout simplement trop méchants. Cet homme qui avait failli finir ses jours, on ne sait dans quel prison, si moi MOUDILOU n’avait pas arraché la tenue de la Conférence Nationale, qui avait permis de le libérer, il allait certainement finir ses jours en prison. Mais il faut voir comme avait-il traité le Pool ?

MORALITÉ : Il ne faut pas accueillir tous ceux qui sont chassés par le pouvoir du PCT, ce sont des monstres qui finiront par nous faire du mal, quand ils auront repris leur nature, se tourner contre vous et vous traqueront par la suite. Sassou l’a fait et le fait toujours, Yhombi l’avait fait sous Lissouba ; ceux que vous croyez être les agneaux qui sont venus du Pouvoir du PCT, vous le feront sans retenue et sans état d’âme.

L’amnésie est une maladie qui se soigne bien. Il suffit de voir le Dr MOUDILOU, il vous prescrira le traitement approprié et conséquent. N’OUBLIEZ JAMAIS CEUX QUI VOUS ONT FAIT DU MAL MAIS PAS AVANT QU’ILS N’AIENT RECONNU LEURS CRIMES !

J’ai parlé !

Maître Tony Gilbert MOUDILOU.

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SOURCE ET LIRE LA SUITE : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/3649-2017-06-19-13-51-30.html

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 22:43

CRIME CONTRE L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE

Si ce n’est pas un génocide, alors un crime contre l’humanité est donc en train de se commettre au Congo-Brazzaville, à la grande indifférence de la France qui y a installé ce régime politique en 1997 et de la Communauté internationale, sur fond d’une interminable guerre d’épuration ethnique et de fleuves de sang et de larmes.

S’il vous plaît, ne jetez pas ce message à la poubelle. Transmettez-le à une personne de votre connaissance qui pourra en assurer le relai et l’envoyer aux Autorités et Elus français (Députés, Sénateurs, Ministres, Président de la République, etc.) et européens. Votre action sauvera au moins une vie humaine !

 

 

 

Contact : Association UNION-CONGO : asso.unioncongo@gmail.com

 

 

APPEL A SOLIDARITE CONTRE LE GENOCIDE ET CRME L'HUMANITE AU CONGO-BRAZZAVILLE (pdf, 129.6 kB)

 

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 19:53

Par Pascal Boniface

Pascal BONIFACE

Le président français, Emmanuel Macron, va effectuer son deuxième déplacement en Afrique en un mois, après avoir reçu à Paris les présidents ivoirien et sénégalais. En conformité avec son annonce de campagne électorale, il fait ainsi du continent africain une priorité.

Nul n’est besoin de rappeler la longue histoire qui unit la France à l’Afrique, ses pages parfois glorieuses et parfois honteuses, ses bienfaits et ses méfaits. Mais, ce socle historique ne peut être suffisant pour déterminer l’avenir des relations franco-africaines. En Afrique francophone, la France ne bénéficie plus du monopole stratégique, économique et culturel dont elle disposait auparavant. L’Afrique est entrée de plain-pied dans la mondialisation et multiplie les partenariats avec des puissances non européennes. C’est une opportunité pour les pays africains et un challenge pour la France. À cette dernière de le relever. De son côté, la France ne peut pas se contenter de son pré-carré francophone et doit également se tourner vers l’Afrique anglophone et lusophone.

Au sein de la zone sahélienne, où va se rendre E. Macron, la véritable bataille à mener – et à gagner – par la France et ses partenaires africains est celle de la sécurité et du développement. Ces deux voies ne sont pas antagonistes mais, au contraire, fondamentalement complémentaires. Il faut agir sur les deux fronts de manière simultanée afin de provoquer un cercle vertueux : une sécurité qui permet le développement, gage lui-même de sécurité, et non pas se laisser entraîner dans le cercle vicieux de l’insécurité et du sous-développement.

La France bénéficie d’une présence militaire ancienne de soutien à la sécurité et la stabilité au sein du Sahel et du Sahara, renouvelé après 2013 et l’opération Serval. Lors de sa visite aux troupes françaises à Gao, E. Macron a déclaré : « J’agirai en Afrique en toute transparence loin des réseaux de connivence ». Il n’y a qu’envers l’Afrique que de tels propos sont régulièrement émis, soit pour les justifier, soit pour les critiquer. Il faut « simplement » traiter l’Afrique comme les autres pays, dans le même esprit de partenariat aux intérêts réciproques.

Né une génération après les indépendances de 1960, E. Macron doit éviter les discours largement ressassés sur le passé et ceux dépassés de culpabilisation qui arrangent et déresponsabilisent les élites dirigeantes en Afrique sans régler les problèmes de fond politiques et économiques. Il ne s’agit pas de nier l’Histoire mais de se projeter vers un avenir où chacun assume sa part de responsabilité immédiate et future.

L’Afrique a besoin de moins d’État si cela signifie une bureaucratie étouffante et paralysante mais plus d’État s’il s’agit de mettre en place les infrastructures nécessaires. La consolidation des administrations est indispensable afin d’éviter un retour aux clans et tribus de la période précoloniale. Les armées des pays africains doivent être non seulement plus professionnelles mais également plus nationales avec des bases moins ethnico-régionales ou religieuses.

La lutte contre le terrorisme ne doit pas plus justifier aujourd’hui les manquements à la bonne gouvernance, au respect des droits de l’homme et à l’État de droit que ne le faisait la lutte contre le communisme hier. Cette dernière a permis de blanchir le soutien à des régimes détestables qui ont laissé des héritages catastrophiques, source de nombreux maux actuels. Les pratiques flagrantes de corruption qui discréditent les régimes, désespèrent les jeunes, en les poussant à la rébellion, au trafic divers ou à l’immigration, doivent être combattues.

Le combat indispensable contre le terrorisme ne peut se faire en acceptant les pratiques délétères qui le nourrissent. La France n’a pas à choisir les régimes africains à leur place mais, au moment où elle connaît un renouvellement de son personnel politique de très forte magnitude, elle ne peut soutenir de façon inconditionnelle tous les régimes africains. Elle doit avoir des relations avec tous mais conserver ses distances avec certains. Il faut surtout, dans les pays où la démocratie est encore imparfaite, développer les liens avec la société civile. Il ne s’agit pas ici de moralisme mais de realpolitik.

Article co-signé avec Ahmedou Ould Abdallah, ancien Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et président du Centre pour la stratégie et la sécurité dans le Sahara Sahel (Centre4s).

Source : www.iris-france.org

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 00:23

 

Depuis dimanche dernier, le Congo souffre d'une coupure internet qui permet néanmoins depuis quelques jours  un accès restreint aux réseaux sociaux ou aux boîtes mail indiquant un faible streaming comme si la bande passante avait été réduite. Certains me signalent que les images ne sont plus chargées ou que les vidéos sont difficilement lisibles (ce qui était déjà le cas pour les vidéos). La raison évoquée par le régime venu des bords de l'Alima : la section d'un câble WACS (West Africa Cable System) par un bateau de pêche. Etant donné que l'ethnie-Etat s'est déjà autorisée une coupure volontaire lors de la dernière élection présidentielle, nous restons sceptiques. Au pays du mensonge d'Etat chronique, du mensonge devenu religion d'Etat, il faut se poser des questions légitimes :

- Quelle preuve a-t-on que cette coupure n'est pas un acte volontaire de notre Anti-Etat ? Si la cause de l'interruption d'internet semble connue, les preuves de la véracité de cette information manquent néanmoins. Nous aurions apprécié une preuve visuelle plus factuelle. Nous avons en mémoire les propos du ministre des postes et télécommunications monsieur Léon Juste Ibombo - qui menaçait de couper internet, le régime se sentant incapable de rivaliser avec les opposants de l'Etat assassin sur la toile et sur les réseaux sociaux...

- Comment s'est produit l'accident ? Répondre à cette question permettrait d'éviter les accidents dans l'avenir.

- De quel bateau s'agit-il ? On prétend qu'il s'agit d'un bateau de pêche.  Quel est son nom  ? A quelle société de pêche appartient-il ? Quel est son armateur ? Quand a-t-il obtenu son permis de pêche sur notre littoral et nos côtes, dans quelles limites ? Si c'est un accident, cela n'empêche pas que le Congo demande des réparations à ce dernier.

- Qui a fait le constat de l'accident  ? A quel endroit s'est produit l'accident  ? A quelle heure  ? 

- Étant donné que les câbles marins sont au fond de l'eau, comment s'est produit l'accident puisque le bateau flotte en hauteur  ?

- Si par miracle, le bateau a pu gratter le fond de l'océan où se trouve enfoui le câble, comment a-t-il pu venir à bout de l'épais blindage du fameux câble WACS  ?

Un ami mbochi me dit un jour : " Dès que Denis Sassou Nguesso ouvre la bouche, c'est un mensonge qui sort - même lorsqu'il bâille..."Denis Sassou Nguesso est le grand prêtre de la religion LOKUTA (BUKA LOKUTA, MATABISSI NA OYO) ; nous savons qu'il ne faut pas toujours croire la "sainte" parole mensongère officielle.  Quand on règne par la terreur, par l'arbitraire, on ne peut s'accommoder de la vérité car les faits sont toujours contre vous. Et dans ce cas, on tend largement les bras au mensonge. L'Etat assassin devient vite un Etat menteur. Le pays vit alors dans un état mensonger permanent...

Avec un anti-Etat qui s'embarrasse peu de vérité, les Congolais doivent s'habituer au doute. Ils doivent exiger des preuves. Si par malheur le ministre des finances Calixte Ganongo avouait que la situation du pays est économiquement difficile, on est en droit de se dire que la faillite a certainement atteint un sommet et que de la faillite, on est passé à la banqueroute. En effet, lorsqu'un menteur professionnel d'anti-Etat est obligé d'avouer une situation, c'est qu'elle se trouve au-delà de ce qu'il affirme. Il s'agit toujours dans le cas où ils sont obligés de dire la vérité de la minimiser à l'extrême. Nous suivons peu les mensonges officiels d'Etat car depuis très longtemps, notre anti-Etat n'est plus crédible. Il suffit de vous inspirer de l'exemple de Denis Sassou Nguesso face à un journaliste de France 24 pour vous en convaincre : comment a-t-il pu nier la crise dans le Pool ? Dans quel univers vit-il ? Sur la balance de la vérité, la parole de l'anti-Etat, totalement dévaluée, penche outrageusement vers le mensonge. Aussi prenons-nous toute information non prouvée qui vient du régime Sassou-PCTue avec des pincettes.

J'ai enfin pu terminer cet article !

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

SOURCE / LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/coupure-d-internet-interrogations?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 01:48

Congo-Brazzaville :
Pour La Libération de Modeste Boukadia
Par Gilles Marchand, Président d'Informations sans Frontières

SOURCE : http://www.informationssansfrontieres.com/infos.html

 
Nous sommes nombreux, en France et en Afrique, parmi les proches de l'opposant Modeste Boukadia, président du Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC) et au-delà, à s'alarmer de son état de santé et à demander à ce qu'il soit évacué en France pour y recevoir des soins.

 

Ex-candidat à la présidentielle de 2009, Modeste Boukadia a été condamné par contumace en 2014 à 30 ans de travaux forcés, puis arrêté à son retour dans son pays il y a un an, placé en détention à Pointe-Noire où il est depuis plusieurs mois hospitalisé dans une clinique privée. Son entourage assure que cet établissement n'est pas en mesure de lui apporter les soins nécessaires. Le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, dit avoir demandé une contre-expertise médicale avant de statuer.

Nous tenions à faire le point sur cette situation en publiant l'entretien donné par son épouse à Ziana TV, le 31 mai 2017, interview qui dresse, avec une grande dignité, un bilan global des faits. Elle y fait montre d'un courage et d'une détermination exemplaires. Et souligne plusieurs incohérences dans ce dossier.

Nous sollicitons instamment la mansuétude des autorités de la République du Congo-Brazzaville, afin que cette affaire soit résolue de manière humaine et pacifique, et ce dans les délais les plus courts possibles. Il apparait chaque jour plus clairement que nous ne devons pas laisser les choses se détériorer et qu'une intervention de son président devient déterminante et cruciale afin de résoudre cette crise et de trouver les mots qui iront dans le sens d'un apaisement.

Tout repose sur les décisions qui seront prises par les autorités et sur la qualité de la relation qui s'établira entre elles et les nouvelles instances françaises ainsi que vis-à-vis des décideurs européens. Il faut que les hommes qui sont en mesure de décider de son sort fassent maintenant preuve d'une responsabilité et d'une droiture sans faille.

Nous souhaitons voir rapidement prononcé son retour sous forme de rapatriement sanitaire afin que soit sauvegardée sa santé et que la situation trouve un dénouement positif qui fasse toute sa place à ce happy end que nous appelons de nos vœux. Toutes les forces démocratiques doivent à présent développer des complémentarités afin de voir la famille congolaise réunie autour d'un projet qui permette de nouvelles synergies pour l'avenir de ce grand pays autour de la figure de son président.

Quelque chose d'essentiel serait irrémédiablement brisé dans le cas contraire. Mais il faut absolument s'interdire cette éventualité afin de voir réussi le futur du Congo-Brazzaville. Nous sommes nombreux qui contribuerons de manière désintéressée de près ou de loin à cet avenir que nous espérons radieux pour tous et pour toutes.

Gilles Marchand
Président
Informations sans Frontières

11 Juin 2017

Visitez le Site de Soutien de Modeste Boukadia

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 00:51
Dans sa livraison no3699, du mardi 13 juin 2017, le journal catholique La Semaine Africaine a publié un article intitulé « Pour Alphonse Claude N’Silou, le drame du Pool aurait pu être évité! ». Cet article, signé par Le Collectif des partisans du R.C [Rassemblement citoyen, le parti du ministre Alphonse Claude N’Silou], se présente comme une réaction à un article publié dans le journal Sel Piment, rapportant des propos présumés du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou. Si l’on sait lire entre les lignes, la lecture de cet article suscite deux préoccupations majeures, auxquelles l’article apporte lui-même, de façon malencontreuse, des éclairages on ne peut plus troublants pour un observateur averti de la presse et de la vie politique congolaises.

La première préoccupation est liée à un vice de forme, donc un problème de professionnalisme au niveau du journal La Semaine Africaine. Le fait que l’auteur réagit à un article publié dans un journal, pour en contester la validité des faits rapportés, fait de sa réaction ce que l’on appelle un droit de réponse. Mais, en principe, un droit de réponse doit être publié dans le même journal où l’article incriminé a été publié, et ce, dans les mêmes proportions (même rubrique, même longueur, etc.). On se demande donc pourquoi un droit de réponse à un article publié dans Sel Piment se retrouve dans les colonnes de La Semaine Africaine. Est-ce un manque de professionnalisme de la part de la Semaine Africaine? Ce qui étonnerait, lorsqu’on sait que ce journal est dirigé par l’un des meilleurs journalistes congolais, formé à l’École supérieure de journalisme de Lille (France) et qui a fait ses preuves dans le métier. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce journal, qui a toujours été dirigé par de vrais professionnels du journalisme, était jusque-là considéré comme le plus fiable et le meilleur de la place. 

La réponse à cette question réside ailleurs, notamment dans le militantisme politique qui a fini par s’infiltrer au cœur même de la rédaction de ce journal dit « catholique ». En effet, depuis quelques années, le directeur de publication de ce journal s’est fait conseiller en communication du ministre d’État et président du Rassemblement citoyen, Alphonse Claude N’Silou. Il s’en suit que cet organe de presse apparaît aujourd’hui comme une caisse de résonnance des activités liées au ministre N’Silou. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le nombre d’articles ou de publi-reportages qui lui sont consacrés dans ce journal. Par ailleurs, comme le pseudonymat est une pratique courante dans la presse congolaise, il ne serait pas surprenant d’apprendre un jour que ce soit le directeur de publication lui-même qui se cacherait dernière ce nom de Collectif des sympathisants du R.C. Plusieurs journalistes congolais sont en effet employés comme agents de communication ou attachés de presse dans des partis politiques. Leur tâche consiste en la promotion des actions du parti mais surtout au soin de l’image et à l’accroissement de la notoriété de son leader, ce qui se confirme ici : le président du RC a été égratigné par la presse, il faut soigner son image. Pour cela, il fallait passer par un journal qui jouit encore d’une certaine crédibilité et d’une audience assez large, quitte à enfreindre la déontologie du métier.

Voilà ce que l’on peut comprendre de cette faute professionnelle. La Semaine Africaine était en réalité le seul journal qui, jusque-là, échappait à l'infiltration politique. Mais, avec de telles pratiques qui enfreignent la déontologie du journalisme, son image de neutralité vis-à-vis du militantisme politique est plus qu’entachée. Ce genre de pratiques confirme en effet le procès fait à son directeur de publication et rédacteur en chef de s’être volontairement détourné de la ligne éditoriale originelle du journal.

La seconde préoccupation est liée au contenu même de l’article. En résumé, la réaction du Collectif des sympathisants du RC révèle que la cause de la guerre actuelle dans le département du Pool réside dans le fait que Guy Brice Parfait Kolelas avait rompu l’alliance entre le PCT et le MCDDI, en se présentant à l’élection présidentielle de 2016 : « Foulant aux pieds l’esprit de cet accord, ce dernier ambitionna de se présenter à l’élection présidentielle, sans entente avec son allié […] ». Tout est dit : il y a la guerre dans le Pool parce que le fils de Bernard Kolelas a osé affronter Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle! Ceci veut dire que si Guy Brice Parfait Kolelas ne s’était pas opposé à Denis Sassou Nguesso, il n’y aurait pas de guerre dans le Pool. Car, dit l’article, le « grand frère », qu’est le ministre d’État Alphonse Claude N’Silou, l’avait déjà prévenu : « Si tu fais ça, voilà les conséquences qui risquent de se produire et ton peuple [les populations du Pool et de Brazzaville Sud] qui est encore convalescent, va souffrir ». On comprend facilement que les souffrances actuelles des populations du Pool sont la conséquence de la confrontation politique entre Denis Sassou Nguesso et Guy Brice Parfait Kolelas. La faute des populations du Pool qui leur vaut toutes ces souffrances, c’est d’avoir voté massivement Guy Brice Parfait Kolelas à l’élection présidentielle de 2016, en lieu et place de Denis Sassou Nguesso dont les partisans originaires du Pool ne cessaient de scander pendant la campagne électorale : « Si vous ne votez pas l’éléphant [l’emblème du candidat Denis Sassou Nguesso], vous retournez dans la forêt », l’expression « retourner dans la forêt » signifiant ici revivre les affres de la guerre.

Sans le vouloir certainement, le Collectif des sympathisants du parti du ministre d’État Alphonse Claude N’Silou vient d’apporter la réponse que tout le monde attendait au sujet de cette nébuleuse qu’est la crise armée dans le Pool : il s’agit d’une punition infligée par Denis Sassou Nguesso à Guy Brice Parfait Kolelas, le fils de son défunt allié politique,  tout comme il l’avait fait à son père, entre 1998 et 2003, lorsque ce dernier avait rompu cette fameuse alliance politique, avant de la rétablir en 2005. Les populations du Pool sont donc en train de revivre le même « châtiment collectif pour appartenance ethnique »[1] que le même commanditaire leur avait fait subir entre 1998 et 2013. C’est donc le président Sassou Nguesso qui est en train de faire tuer les populations et détruire les villages du Pool, pour la simple raison qu’un rejeton du Pool, qu’il avait lui-même fait ministre de son gouvernement, a osé le défier politiquement. Merci donc à ce collectif d’avoir rendu service à la vérité, bien que de façon non intentionnelle : il a permis en effet de comprendre le vrai enjeu et le vrai commanditaire des massacres actuels dans le département du Pool.

La leçon à tirer de cette opération de communication ratée, c’est qu’elle va plus desservir le président du RC qu’il ne le servira : comment réagira en effet le président Sassou Nguesso qui y est désigné comme le commanditaire des massacres dans le département du Pool? En voulant protéger son propre président du parti, tout en cherchant à jeter l’opprobre sur Guy Brice Parfait Kolelas, ce collectif a inconsciemment mis à nu la responsabilité du président Denis Sassou Nguesso dans les massacres des populations du Pool. On ne voit pas comment Guy Brice Parfait Kolelas pourrait être responsable de cette tragédie, lui qui n’a fait que chercher à s’affranchir d’une tutelle politique qu’il estimait ne plus être à sa convenance, et ce, de façon démocratique. Serait-ce un péché, voire un crime de s’affranchir d’une tutelle politique ou de s’affronter démocratiquement avec un allié politique?

Pourtant des exemples de ce type ne manquent pas dans ce monde! Le plus récent et le plus pathétique vient de nous être offert par la France dont singeons pourtant les institutions : le désaccord politique, puis la passation des pouvoirs entre François Hollande et Emmanuel Macron. On sait bien que c’est François Hollande qui avait promu Emmanuel Macron en politique, jusqu’à faire de lui un grand ministre. Pourtant cela n’a pas empêché Emmanuel Macron de faire prévaloir ses propres ambitions, le moment venu, et de se libérer de la tutelle de son mentor auquel il a finalement fini par se succéder. Belle leçon de démocratie! On objectera que ceci s’est passé dans un pays d’Europe, une vielle démocratie, de surcroît. Soit! Mais cela s’est aussi réalisé dans un pays africain, en l’occurrence le Sénégal, entre l’ancien président Abdoulaye Wade et l’actuel président Macky Sall. Au Congo-Brazzaville, la rupture d’une alliance politique aboutit toujours à des affrontements armés, et ce, depuis 1959. Allez-y comprendre quelque chose!

Mattathias Bilelo

[1] Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Paris, L’Harmattan, 2005.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 08:43

Le Pdt Alpha Condé et son compatriote François LOUNCENY FALL, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique centrale

Les associations de promotion, protection et défense des droits de l’Homme signataires de la présente déclaration et membres de la campagne Tournons la Page – Congo, préoccupées par la situation sécuritaire et humanitaire en République du Congo et particulièrement dans le Département du Pool, s’insurgent contre les propos tenus sur Radio France International (RFI) le 08 juin 2017 par M. François LOUNCENY FALL, représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique centrale.

En effet, répondant à la question de RFI : « De nombreux témoignages de déplacés, de nombreux déplacés font état d’exactions commises par les partisans du Pasteur Ntumi, mais aussi et surtout par les forces armées congolaises. J’imagine que ça vous interpelle ?». Monsieur François LOUNCENY FALL a répondu: « Sur ce plan, nous avons lu beaucoup de rapports venant des ONG. Il nous est très difficile de confirmer ou d’infirmer […]. Et le gouvernement devrait aussi beaucoup plus communiquer sur la situation du Pool, et non pas laisser les ONG seulement dire ce qu’elles veulent ».

Tournons la Page – Congo dénonce cette formulation injurieuse envers les organisations indépendantes de la société civile congolaise, formulation qui révèle le mépris du travail sérieux, des risques encourus et des efforts fournis dans un contexte difficile, pour mettre fin aux souffrances et aux violations des droits humains au Congo. En outre, Tournons la Page – Congo estime que cette prise de parole est révélatrice de la légèreté avec laquelle la communauté internationale considère la situation qui prévaut actuellement dans le Département du Pool.

Tournons la Page-Congo rappelle que les rapports des ONG sur les exactions commises dans le Pool résultent bel et bien de témoignages concordants recueillis auprès de populations prises en étau dans les zones de conflit, et s’inscrit en faux contre l’opinion qui considère que les ONG disent « ce qu’elles veulent ». Ces témoignages – recueillis sur le terrain, par téléphone et auprès de rescapés ou de leurs familles – font état d’exactions commises par les forces gouvernementales, dont des exécutions sommaires, des actes de torture, des viols, des arrestations et détentions arbitraires, des disparitions forcées etc. De plus, ce constat ne concerne pas seulement les zones de conflit mais aussi les quartiers sud de Brazzaville ainsi que Pointe-Noire, où des rafles de jeunes sont opérées par la force publique sur la base de leurs origines ethniques ou du délit de faciès, qui les assimilent ainsi à des pseudos ninjas – appellation attribuée aux rebelles. Des enlèvements en échange de rançons sont également constatés de manière récurrente. Ces actes ont donné lieu à des dénonciations de la société civile sans pour autant que le gouvernement ou la justice ne daignent apporter des réponses adéquates à ces interpellations. Au contraire, le gouvernement appelle sans cesse la société civile à condamner uniquement les agissements attribués aux ninjas, et refusent dans le même temps d’autoriser la venue d’une mission d’observateurs indépendants dans le département du Pool.

Dans le même entretien, M. LOUNCENY FALL affirme que les Nations Unies ont « fortement » encouragé l’opposition à participer aux élections législatives qui doivent se tenir le 16 juillet 2017. Tournons la Page – Congo s’étonne de cette prise de position, alors que ce scrutin se tiendra dans un environnement démocratique encore plus dégradé que lors de l’élection présidentielle de 2016, qui ne réunissait pas les conditions d’un scrutin libre et transparent selon l’avis de la communauté internationale. De même, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale semble systématiquement défendre les initiatives gouvernementales telles que les « dialogues » sans prendre en compte le contexte réel de restrictions des libertés. Cette posture traduit au mieux une méconnaissance des réalités congolaises, et au pire, une complaisance à l’égard des régimes autoritaires. Aucun des dialogues successifs auxquels se réfèrent M. LOUNCENY FALL n’a abouti à une avancée significative sur le plan démocratique, et dans leur forme actuelle, ces réunions ne peuvent pas être considérées comme des moteurs de progrès. La refonte totale du fichier électoral et la mise en place d’une commission électorale véritablement indépendante constitueraient en effet les réformes de fond indispensables à toute amélioration du processus électoral, comme Tournons la Page-Congo l’a toujours recommandé à plusieurs reprises.

Ainsi, en dépit des appels à un véritable dialogue des ONG au regard de la dégradation de l’environnement social, économique et politique du Congo, la communauté internationale semble ne pas être particulièrement motivée à apporter sa médiation afin de mettre un terme aux exactions, enlèvements, et séquestrations, arrestations arbitraires que subissent les populations actuellement. Tournons la Page – Congo exprime sa profonde inquiétude à l’égard de ces propos qui mettent directement en danger les défenseurs des droits de l’homme, et qui renforcent le contexte de dénigrement de la société civile indépendante. Comment une organisation internationale garante de la démocratie et des droits de l’homme peut-elle aveuglément prendre de telles positions, sans mesurer les conséquences pour la liberté d’expression dans les pays concernés ?

Tournons la Page – Congo enjoint le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale à mesurer la gravité de ses propos et prient les institutions nationales et internationales ainsi que les organisations internationales de défense des droits de l’Homme de bien vouloir intervenir d’urgence pour garantir la paix et le dialogue au Congo Brazzaville.

Pour les OSC congolaises, membres de la Campagne Tournons La Page

Action Evangélique pour la Paix (AEP)

Pasteur Samuel Boukambou

Cercle des Droits de l’Homme et de Développement (CDHD)

Roch Euloge NZOBO

Commission Diocésaine Justice et Paix de Pointe Noire (CDJP)

Brice MACKOSSO

Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP)

Abbé Félicien MAVOUNGOU

Fondation Niosi

Samuel NSIKABAKA

La Conscience Libre

Wilfried KIVOUVOU

Mouvement pour la Culture Citoyenne

Anthyme BAYIMINA

Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH)

Trésor NZILA KENDET

Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH)

Christian MOUNZEO

Plate forme pour le respect de la Constitution du 20 janvier 2002

Alex DZABANA WA IBACKA

Réseau d’Association des Jeunes Leaders Congolais (RAJLC)

Me Welcom NZABA

Contacts de presse :

Christian MOUNZEO

Président RPDH

Téléphone : 00242 05 766 18 96

Email : cmounzeo@gmail.com

Brice MACKOSSO

Secrétaire Permanent CDJP

Téléphone : 00242 05 557 90 81

Email : bricemackosso@yahoo.fr

 

Source : http://tournonslapage.com/reaction-aux-propos-de-m-fall-representant-special-du-secretaire-general-des-nations-unies-pour-lafrique-centrale/

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 01:24

CONGO Intelligence

12 juin, 17:32 ·

Travaux forcés :

LES MYSTÈRES DE L’AFFAIRE BOUKADIA
#Congointelligence #Congomedia1 #CongoBrazza #Boukadia #Sassou

 
Homme politique originaire du sud Congo, Modeste Boukadia, président d’une formation politique, le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), a été condamné le 3 mai dernier par la Cour criminelle de Pointe-Noire à 30 ans de travaux forcés. Motif ? Officiellement, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Factuellement, il lui est reproché d’avoir participé ou plus ou moins, inspiré une manifestation non autorisée le 21 août 2013 à Pointe-Noire au cours de laquelle des manifestants auraient brandi des pancartes sur lesquelles l’on aurait pu lire : « Gouvernement = carton rouge », ou encore « gouvernement démission ». Le point le plus « grave » de l’accusation porte sur l’affirmation selon laquelle quelques pneus auraient été brûlés.

 

On mesure ici la gravité des faits et la peine surréaliste qui a été infligée à Modeste Boukadia pour sa participation – présumée ! – à de tels « événements », susceptibles donc d’attenter dangereusement à la sûreté de l’Etat de la République du Congo.

Précisons que Modeste Boukadia qui possède la double nationalité française et congolaise a été arrêté en janvier 2016 au pied de l’avion d’Air France alors qu’il rentrait LIBREMENT dans son pays, venant de Paris.

BASTONNADE

Une impressionnante force d’un millier de militaires lourdement armés avait été mobilisée à cette occasion pour procéder à l’arrestation du sexagénaire, ex-candidat à la présidentielle de son pays.

Incarcéré à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Boukadia affirme y avoir été copieusement agressé et torturé, ceci sous la responsabilité du directeur de la maison d’arrêt, M. Pierre Pongui, un parent du ministre de la Justice, M. Pierre Mabiala. Une certitude, maints certificats médicaux attestent de la profonde détérioration de l’état de santé du détenu depuis son passage à la maison d'arrêt. Vertèbres lombaires très abîmées et surtout de graves troubles cardiaques et d'hypertension artérielle sévère consécutifs à ces mauvais traitements. Il est établi que ces problèmes cardiaques nécessitent un traitement spécifique que la clinique dans laquelle il est actuellement hospitalisé ne peut pas lui dispenser.

Lors de son procès, c’est sur une chaise roulante qu’il a comparu. Ceci pour une unique audience, longue de 11 heures.

« DU N’IMPORTE QUOI ! »

11 longues heures donc durant lesquelles l’accusation conduite par Norbert Nkoukouli, procureur général près la cour d’appel de Pointe-Noire, sera incapable de prouver la simple présence de Modeste Boukadia à la manifestation d’août 2013. L’accusation ayant d’ailleurs le plus grand mal à établir le simple fait qu’il y a eu effectivement une manifestation ce jour-là ! Aucune photo, aucun blessé et à fortiori aucun décès. Juste une accusation bricolée de toutes pièces.

Mais qu’importe les faits. Le Procureur général réclame la confirmation des 30 ans de travaux forcés infligés par contumace, et sera suivi par le « jury ».

« C’est du n’importe quoi », résumera maître Magloire Sengha, avocat de la défense, en faisant observer la disproportion hallucinante entre la lourdeur de la peine et les faits mis en évidence lors des débats : « On a l’impression que cette décision a été parachutée d’ailleurs », ajoute l’avocat un brin diplomate.

Pour être extravagant à tous points de vue, ce jugement n’en existe pas moins. Enfin presque ! Car curieusement, depuis que la décision a été rendue, soit il y a plus d’un mois, la « grosse », le document qui officialise une décision de justice, n’a toujours pas été signée ni remise aux parties. Sans aucune explication. Par ses avocats, M. Boukadia a donc dû faire constater par huissier l’absence de cette pièce essentielle et sans laquelle la décision rendue par la Cour criminelle de Pointe-Noire n’existe tout simplement pas.

Avec une conséquence incontournable : Modeste Boukadia est actuellement détenu depuis un mois sur aucune base légale, sa condamnation n’existant pas juridiquement.

On dira que c’est là un détail, sans grande importance au regard du caractère surréaliste de l’accusation, du procès, comme de la peine prononcée.

Reste que tant d’incompétence, d’amateurisme, et de grossièreté dans l’exécution de consignes venues « d’ailleurs » interpellent tant la mise en musique des dites consignes, concourt à discréditer, ridiculiser la justice congolaise.

Or, à défaut d’être indépendants ou courageux, les magistrats de Pointe-Noire ne sont pas pour autant tous des imbéciles.

Aussi, pour donner un sens à l’absurdité de la situation, certains observateurs de ce procès kafkaïen émettent l’hypothèse d’une vengeance personnelle. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice n’aurait pas digéré les accusations de torture portées contre son parent, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire. Une « vendetta » en somme.

NÉGOCIATIONS SECRÈTES

D’autres évoquent un bras de fer bien plus politique, opposant des forces au sein de « l’Etat profond » congolais. Il apparaît en effet que Modeste Boukadia n’a pas toujours été considéré comme une dangereuse menace pour la sécurité nationale du coté de Mpila. Ainsi, lorsque surgit la soi-disante manifestation d’août 2013, c’est au moment même où des contacts confidentiels sont pris entre Modeste Boukadia et Denis Sassou N’Guesso autour d’un projet de gouvernement d’union nationale. Gouvernement, dont aurait donc fait partie Modeste Boukadia.

Un agenda très précis dresse la liste des contacts pris par Boukadia à cette fin : On notamment été associés à ces tractations : Firmin Ayessa, directeur de cabinet du chef de l’Etat, Henri Lopes, ambassadeur de la République du Congo en France, Jean-Marie Ewengue, ex-ambassadeur à Paris et oncle du Président. Jean Dominique Okemba, (premier responsable de la « sécurité nationale » !).

ANTOINETTE : DISCRÈTE "MISSI DOMINICI"

Mieux encore, au tout premier rang des interlocuteurs de Modeste Boukadia figure la propre épouse de Denis Sassou N’Guesso, Antoinette ! Une liaison assurée par Mme Okoumou (du cabinet du chef de l’Etat).

« Madame Antoinette Sassou N’Guesso devait préparer le rendez-vous entre le chef de l’Etat et mon mari. Monsieur Oba Bouya, le conseiller politique du président de la République voulait connaître les desiderata de Modeste Boukadia, c’est ce qui fut fait, à savoir les ministères d’Etat de la Défense, de l’Intérieur, de la Sécurité, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire dans le cadre du Gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud », assure ainsi son épouse, Nadine Boukadia qui ajoute : « Jean-Dominique Okemba et Jean-Jacques Bouya avaient approuvé que Modeste Boukadia entre au gouvernement pour apaiser le pays et reconstruire l’union nationale. A l’époque, le président congolais dit avoir renoncé à modifier la Constitution. Il affirme vouloir mettre en place un gouvernement d’union nationale (Nord Sud donc) lequel devait voir le jour en septembre 2013».

UNE PROVOCATION DU PCT ?

Selon cet agenda , un rendez-vous est ainsi prévu entre le 15 et 20 août entre Président du CDRC et Mme Sassou N’Guesso à Pointe-Noire.

C'est le sens du discours de Sassou Nguesso le 15 août 2013 au cours duquel il avait parlé de Mbongui ou du Kanda pour unir ce qui est épars parce que "les opinions contraires ne sont pas contradictoires."

Le rendez-vous sera finalement annulé le 20 août pour être, en théorie, repoussé à septembre, au terme des vacances en Espagne du couple présidentiel.

C'est à la suite de ce report, le 20 août que Modeste Boukadia monte dans l'avion pour retrouver sa femme.

C’est le lendemain, le 21 août qu’a lieu la manifestation qui permettra ultérieurement d’enclencher la procédure pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et aboutir à la condamnation que l’on sait.

Mais soyons rassuré ; M. Mabiala, ministre de la justice, l’a encore rappelé il y a peu : « il n’y pas de prisonnier politique en République du Congo ».

https://www.facebook.com/CONGOINTELLIGENCE/

 

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 02:12
 
En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants...
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Par Rigobert OSSEBI

 

 

Bernard Madoff est un financier américain qui s’est révélé être un escroc lorsque son fonds d’investissements, basé sur un système « Ponzi » (les nouveaux entrants permettant le paiement d’intérêts élevés aux prédécesseurs), s’est écroulé. Son escroquerie a porté sur plus de 50 milliards de dollars. L’aigrefin américain a battu tous les records des grandes escroqueries financières mais Denis Sassou Nguesso, encore impuni, a-t-il été plus fort que lui ?

En 1977, Denis Sassou Nguesso est un colonel, ministre de la défense. Au prétexte de sauver le pouvoir marxiste-léniniste et de préserver le socialisme, avec quelques officiers congolais et pétroliers français complices, il lança son entreprise de conquête personnelle et d’appropriation d’un pays de 342.000 km2, riche de pétrole, de minerais et de forêts primaires pour 3 millions d’habitants, à cette époque.

Si l’on n’avait pas eu à déplorer tant d’assassinats, de crimes de guerres civiles, d’attentats, de malheurs accumulés, de misère, de pauvreté, de mépris des droits humains, Denis Sassou Nguesso aurait facilement pu être reconnu comme le maître incontesté de tous les escrocs et pilleurs de la planète. Devant Bernard Madoff !

Toutes les ressources du pays, depuis son retour au pouvoir en 1997, ont été destinées principalement à l’enrichissement de sa famille au détriment de 75% de la population congolaise qui connait maintenant l’extrême pauvreté. Les courtisans membres de son clan ont reçu des miettes consistantes qui leur ont permis un semblant d’opulence. Les complices n’ont pas manqué ; tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le savoir-faire des pétroliers était à l’origine du complot de la prise du pouvoir, en 1977 et l’a été aussi vingt ans après, dès le 5 juin 1997.

Les proches de Sassou-Madoff n’ont pas été en reste. Hormis les célèbres méfaits du précurseur Willy Nguesso et du fiston Denis Christel, un de ses gendres (déjà dans le collimateur des justices nigérianes et italiennes)  s’est constitué une très solide fortune, dans des transactions douteuses, totalement sous le sceau d’un trafic d’influences au sommet des institutions corrompues de l’Etat congolais. Le Congo, débarrassé de Sassou Nguesso ne saurait tarder à rejoindre le Nigéria dans sa quête de justice. Un autre, un ami seulement, avait tellement bénéficié de sa proximité avec le président kleptocrate, qu’une de ses participations dans une opération pétrolière a attiré l’attention de la très redoutable S.E.C. (Securities and Exchange Commission) de New-York. Cette dernière, sûrement dépassée par l’ampleur des connections politico-maffieuses du secteur pétrolier au Congo ou peut-être simplement téléguidée par l’ancien patron d’EXXON, le Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, aurait saisi le Justice Department  à Washington pour enquêter sur les opérateurs pétroliers présents au Congo-Brazzaville. Cette information n’a pas encore été confirmée officiellement mais la source est de toute première qualité. Si tel était bien le cas, c’est un large pan des complicités, dont Denis Sassou Nguesso a bénéficié, qui sera révélé. Sans conteste possible, les sanctions seront lourdes, très lourdes … !

Les banques qui ont permis les préfinancements, les traders qui les ont organisés devraient se faire également un peu de mouron ; surtout ceux qui livraient à MPila, dans des petites valises à roulettes, un petit dollar en espèces par baril… Le petit péché mignon du tyran qui, en différentes devises, aimait savourer le goût délicieux de « son » juteux pétrole ! [i] D’autres banques, plus discrètes ont organisé le blanchiment de faux prêts mais avec de vrais remboursements de centaines de millions de dollars.

Ces affaires, les unes ou les autres, comme une marée noire, finiront bien un jour par remonter à la surface. Le plus tôt serait le mieux… L’impact médiatique sera énorme et contribuera largement à l’effondrement définitif d’un pouvoir moribond qui ne tient plus qu’à un fil. Le monde entier pourrait alors connaître les véritables méfaits de la tyrannie congolaise, l’ampleur de ses crimes et de ses détournements.

L’éducation nationale au Congo, dès que Sassou Nguesso avait pris le contrôle du pays, était une des meilleures d’Afrique. Une quarantaine d’années plus tard, sous sa botte taillée sur mesure, les élèves congolais s’entassent jusqu’à 398 par classe souvent à même le sol, sans banc ni table pour un pays qui exporte 2,5 millions de m3 de bois par an.

Par les armes, par son totalitarisme, le pillard de l’Alima, s’est assuré une impunité sur le plan national. Par sa complaisance sur les conditions de l’exploitation pétrolière, par la corruption d’élites et d’élus de toutes nationalités, français et européens en particulier, le dictateur kleptocrate a eu droit à une reconnaissance internationale, à des aides et à des éloges TOTALement usurpés. Des Evêques et des Cardinaux à l’intérieur même du Vatican ont servi cette même cause, avec les mêmes moyens et aux mêmes fins… Idem à Bruxelles, au siège de l’Union Européenne toujours silencieuse s’agissant des élections ou de la situation politique au Congo.

Exsangue financièrement et économiquement le pays est mort, complètement mort. Aucune structure de production agricole ou d’élevage n’existe réellement au Congo pour répondre aux besoins d’une demande intérieure et encore moins pour l’exportation.

Suscitées pour masquer la faillite financière, le pays est actuellement la proie de grandes violences. La tentation pourrait être grande chez certains de laisser, sans mot dire, le sang congolais couler à flots, comme nous le voyons déjà dans le Pool, et laisser le pays s’embraser dans un feu purificateur qui effacerait toutes traces de complicités, comme ce fut le cas en 1997-1998. Cela n’avait alors dérangé personne. Cependant, ce coup de poker sera très difficile à répéter.

Denis Sassou Nguesso n’est pas un dirigeant africain tout à fait comme les autres. Il est temps de démasquer l’escroc-dictateur congolais et de dresser son bilan catastrophique. La farce a assez duré : perte d’influence, instabilité politique, guerres à répétition, émigrations et sous-développement. La France derrière le Président Macron vient de se débarrasser de sa vieille classe politique. C’est un exemple qui devrait servir à toute l’Afrique et principalement au Congo avec ses vieux réseaux françafricains.

Par Rigobert OSSEBI  

(Extrait de congo-liberty)

[i] Tanker Suezmax = 1 million de barils

Tanker VLCC (Very Large crude carrier) = 2 millions de barils

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 01:31
 
Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.
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Tags:République du Congo

 

mgr-louis-portella-eveque-kinkala-dans-departement-pool-congo-brazzaville-0-730-537

Mgr Louis PORTELLA, évêque de Kinkala, dans le département du Pool (Congo Brazzaville). / Emanuela DE MEO/CPP/CIRIC

9 juin 2017 

Dans une déclaration publiée jeudi 25 mai, Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala (Congo Brazzaville) dénonce la « véritable tragédie humanitaire » de la crise du Pool, ce département du sud du pays secoué par des combats depuis 2016.

« Le département du Pool est le théâtre d’une véritable tragédie humanitaire » note Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala au sud-ouest de la République du Congo où la guerre civile s’enlise entre forces de sécurité et partisans de l’ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi, depuis la réélection contestée du président Denis Sassou N’Guesso en avril 2016.

Selon Mgr Louis Portella, « la population est ballottée, malmenée, déstabilisée, humiliée, déshonorée ne sachant à quel saint se vouer » poursuit-il tout en se disant inquiet de « déplacés chassés de leurs villages respectifs, pour se retrouver dans des lieux d’accueil, souvent de fortune, dans l’impossibilité de subvenir à leurs propres besoins et donc réduits à la mendicité ».

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Interrogé par Urbi et orbi Africa, le Père Claver Boundja, aumônier national des universités congolaises et membre de la commission doctrinale de la Conférence épiscopale du Congo, estime que « la question de la région du Pool n’est qu’un aspect de la crise globale qui gangrène le pays avec la forte présence, sur l’ensemble du territoire, des groupes armés qui avancent largement vers la capitale Brazzaville ».

Pour cet expert proche de la Conférence des évêques du Congo, « l’Église a toujours proposé, en vain, un dialogue pour mettre les acteurs politiques et les chefs de groupes armés autour d’une table en vue de résoudre la crise. Mais, à l’heure actuelle, elle manque d’interlocuteurs crédibles auprès des autorités qui, malheureusement, ne privilégient que la solution militaire pour juguler la crise », explique-t-il.

Le Père Claver Boundja va même jusqu’à dénoncer « un régime militaire réprimant tous ceux qui expriment leur ras-le-bol à travers des groupes de réflexions citoyens ou des manifestations pacifiques ». Face aux autorités qui « s’obstinent et ne s’ouvrent pas au dialogue, les nombreux fidèles catholiques attendent plutôt des évêques non seulement des déclarations mais une confrontation directe pour dire non au pouvoir en place à l’instar du cardinal martyr congolais Émile Biayenda qui a joué un rôle central pour pacifier le pays dans les années 1970 ».

L’appel à l’apaisement

S’adressant aux responsables politiques, Mgr Louis Portella leur demande de « manifester plus fortement une préoccupation solidaire dans la recherche efficace d’une solution de paix définitive mettant fin à la souffrance de la population (…) exposée à des traitements inhumains ». Dans la même ligne, l’évêque de Kinkala demande aux rebelles de tourner la page du « cycle interminable de violences et de cruautés ».

À en croire les estimations de l’ONU, au moins 13 000 personnes ont connu l’exode dans le Pool sans compter « beaucoup de jeunes appréhendés par les forces de l’ordre, parce que facilement assimilés à des (rebelles) ninjas, certains sont simplement éliminés, d’autres croupissent dans des prisons » dont fait état la déclaration de Mgr Louis Portella. Cette situation se dégrade malgré les appels à la paix du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican lors de sa visite à Brazzaville au mois de février denier pour marquer le 40e anniversaire des relations diplomatique du Saint-Siège avec la République du Congo.

LIRE LA SUITE : http://urbi-orbi-africa.la-croix.com/afrique/cri-dalarme-de-leglise-congolaise-contre-guerre-pool/

 

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Jean-Paul Musangania

 

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NOTRE COMMENTAIRE :

Selon la dernière déclaration du Représentant du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Afrique centrale, ce ne sont pas 13 000 personnes mais plus de 81 000 qui ont connu l'exode dans le Pool où le régime en place applique l'Opération "Hérode" qui consiste à appréhender tous les jeunes de la région, sous prétexte qu'ils sont tous des (rebelles) ninjas.

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