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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 19:02
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle : Déception et Alerte de l'Association Union-Congo

appel-revolte-nord-congo

Le Peuple Congolais en premier et le monde entier ensuite viennent d'assister au holdup électoral que tout le monde a redouté.

Le peuple tout entier, du Nord au Sud, a misé sur cette élection pour mettre un terme à l'éternalisation dynastique des Nguesso & Co à la tête du Congo.

Ailleurs qu'au Congo-Brazzaville toutes les populations seraient descendues dans les rues pour manifester et dénoncer cette mascarade au regard des résultats énoncés.

La communauté internationale, en l'occurrence dans les milieux avertis et bien informés, sait que les résultats annoncés sont faux. Elle sait que ces résultats relèvent d'une fraude massive éhontée.

L'Union Africaine (UA), seule Organisation internationale et supranationale qui a envoyé des Observateurs au Congo, afin de superviser ces élections présidentielles, doit maintenant produire son rapport et dire la VERITE, la vraie VERITE. Pour éviter une déflagration inutile, et aussi des fleuves de sang et de larmes.

Que proposai-je ?

- Si on appelle le Peuple Congolais à descendre dans la rue pour marquer et exprimer son désaccord, sa désapprobation, l'homme qui connaît le goût du sang de la langue blessée, comme il sait le faire, se fera le grand plaisir de se vautrer dans des mares de sang humain qu'il raffole. La liste de ses victimes, à son actif, est déjà très longue.On compte déjà, rien que de 1997 à 2005, plus de 750 000 morts et disparus, en plus des 353 disparus du Beach de Brazzaville..

- Si on appelle à boycotter les intérêts des grandes puissances qui le soutiennent et l'ont placé là, sans l'accord du souverain primaire, cela n'aura certainement aucun impact immédiat sur ceux-ci.

Ce qui resterait au Peuple Congolais, c'est la désobéissance civile illimitée. On verra comment M. Sassou et son clan iront chercher les Congolais, maison par maison, pour les emmener aux "ABATTOIRS". On arrête d'aller au travail, on ferme toutes les administrations, on pénalise toutes les entreprises privées. Personne ne va au boulot tant dans le secteur public que privé.

Cependant, des opérations coup de poing sont organisées sporadiquement ici ou là. L'organisation définira les cibles et les objectifs, etc.

Mais ceci n'est possible que si tout le monde, tous les Congolais et Congolaises, comme un seul homme, se mettent d'accord sur cette stratégie et que les leaders de l'opposition se serrent les coudes. Que les hommes comme MM. OKOMBI SALISSA et OBA BLANCHARD, entre autres, jouent le jeu très sincèrement et très honnêtement, sans faire la girouette, comme on l'a vu en octobre 2015...

Ceci dit, est-ce que MM. MOKOKO, DZON, MIERASSA, OKOMBI SALISSA; PARFAIT KOLELAS, TSATY MABIALA, DAME MUNARI née MABONDZO CLAUDINE, etc., sont-ils prêts à parler comme un seul homme et agir la main dans la main, sans aller voir M. SASSOU en catimini pour lui déclarer sa fidélité à l'instar de M. OKOMBI SALISSA en octobre 2015 ?

C'est aujourd'hui que le Congo est à la croisée des chemins. Si mobilisation il doit y avoir, elle ne doit pas être partielle, elle doit être totale.

Nos compatriotes du Nord doivent être de la partie. Il ne saurait y avoir des veaux ou des brebis à immoler sur l'autel de l'intolérance et les autres attendre dans leur petit coin pour ramasser le fruit mûr tombé grâce aux victimes expiatoires qui payent pour le bien des autres.

Si nos compatriotes du Nord n'appellent pas à la révolte, à la désobéissance civile et aux opérations villes mortes illimitées, alors, que plus personne ne condamne la partition du pays en deux : la création de l'Etat du Sud-Congo.

Ainsi nos compatriotes du Nord pourront garder leurs coreligionnaires qui raffolent les pillages, les viols et les fleuves de sang humain.

Ceci est une réflexion à chaud. Le débat est ouvert dans la courtoisie, sans insultes!

Soyez civilisés !

Merci à vous toutes et tous !

Association UNION-CONGO
e-mail : asso.unioncongo@gmail.com

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Pour compléter la lecture :

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/220316/congo-la-chute-de-sassou-nguesso-est-ineluctable

https://blogs.mediapart.fr/union-du-peuple-gabonais-upg/blog/230316/congo-burundisation-du-congo-lafrique-centrale-desespere-de-ses-dictateurs

Epuration-purification ethnique

Epuration-purification ethnique

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 10:05
Congo-Brazzaville : Lettre ouverte à Monsieur François HOLLANDE, président de la République française sur la forfaiture électorale de Sassou-Nguesso

Hollande-Sassou

Monsieur le Président de la République,

Le Congo Brazzaville vient d’organiser le premier tour d’une élection présidentielle que vous, Monsieur François HOLLANDE, personnellement et individuellement, avez particulièrement souhaitée de tous vos vœux, non pas pour le respect de la démocratie qu’elle susciterait mais pour légitimer un homme au pouvoir depuis plus de trois décennies. Vous en avez vos raisons, que la raison peut ignorer et, comme vous l’avez déclaré au monde entier pour Monsieur Denis SASSOU NGUESSO à l’occasion de l’organisation du référendum illégal qu’il s’était dit être le garant de son éternité au pouvoir, c’est de votre droit de soutenir qui vous voulez, quoi qu’il ait fait contre son peuple, contre les valeurs républicaines françaises, contre la dignité humaine. Le voilà aujourd’hui franchi la dernière pente du défi pour lequel vous, Monsieur François HOLLANDE, pas en tant que chef d’Etat français mais en tant qu’ami de Monsieur SASSOU, vous êtes porté garant pour l’avoir pris pour un démocrate qui avait le droit de « consulter son peuple ». Le même peuple consulté qui l’a vomi et ne veut plus le voir à la tête de leur pays. Vous diriez, Monsieur le Président, qu’être impopulaire, être hué publiquement, n’est pas un critère de lâchement du pouvoir, parce que vous-même le vivez quasi quotidiennement, en tant que le Président le plus impopulaire de la Vè République française. Mais le peuple français qui hue sur vous n’est pas le peuple congolais qui hue sur Monsieur SASSOU NGUESSO. Parce que quand le peuple français hue sur vous, vous passez votre chemin, toute honte bue. Mais quand le peuple congolais hue sur Monsieur SASSOU NGUESSO, il tire sur eux avec les armes de guerre, il le tue. C’est là toute la différence, et elle est profonde.

Ce peuple qui affronte la mort depuis que Monsieur SASSOU NGUESSO s’est autoproclamé à la tête de leur pays il y a 33 ans, vient, une fois de plus, de le désavouer par les urnes, aussi opaque ait été l’élection présidentielle,et qu’il vient d’usurper en se proclamant vainqueur. C’est de vous, en qualité de son premier conseiller, qu’il a très certainement reçu l’ordre de se couper du monde (téléphone, Internet, tous les réseaux sociaux, transports aériens coupés), incapable aux Congolais de l’étranger de joindre leurs parents serait-ce pour prendre les nouvelles de leurs maladies et souffrances au quotidien. Monsieur la Président de la République, vos mains, à vous Monsieur François HOLLANDE, sont déjà tachées de sang humain de Monsieur SASSOU NGUESSO à cause de votre visa au référendum pour lequel il s’est encore et toujours permis de tuer les Congolais qui ont cherché à le défier, parmi lesquels des victimes innocentes, comme toujours.

Aujourd’hui désavoué mais autoproclamé, dites-lui, Monsieur le Président, que s’en est fini. Comme on ne lâche pas ses amis, appelez-le à Paris, où il a hypothéqué meubles et immeubles de son misérable peuple, pour y passer le restant de sa vie afin d’épargner un bain de sang supplémentaire, parce que, déclaré vaincu, il n’hésiterait pas d’assassiner encore et encore ! L’ami que vous êtes, diriez tout simplement « avoir pris acte » des résultats de l’élection, et par ricochet, de la destruction des vermines qu’auraient pu être un peuple qui aspire au même droit de vie et de dignité que le peuple français. Vous avez, Monsieur le Président de la République, un rendez-vous avec l’Histoire. Votre ami SASSOU NGUESSO ne peut pas gagner des élections au milieu d’un peuple qu’il bafoue au quotidien. Tout résultat en sa faveur vous est redevable, parce que c’est vous, Monsieur François HOLLANDE, qui l’avez repêché de la révolte populaire qui aurait déjà marqué sa fin en lui ayant ouvert le boulevard d’un référendum illégal et meurtrier. Ces morts là, vous n’en avez jamais parlé et vous n’en parlerez jamais, Monsieur François HOLLANDE. Si vous en attendiez d’autres, encore et encore, il y en aura toujours. Car, vous êtes des amis, Monsieur SASSOU NGUESSO et vous, mais à la différence que si vous avez osé faire tirer sur les agriculteurs qui vous ont humiliés au dernier salon de l’agriculture à Paris, vous ne seriez plus à l’Elysée aujourd’hui, alors que vous soutenez que Monsieur SASSOU NGUESSO reste dans son Palais après qu’il ait tiré sur des mécontents.

Le peuple congolais attend beaucoup non plus de Monsieur SASSOU NGUESSO mais de vous, Monsieur François HOLLANDE, qui vous êtes autoproclamé, pas au nom de la France républicaine mais en votre alliance à deux, mentor de ce tyran aujourd’hui difficile à défendre aux yeux du monde. Vous êtes d’ores et déjà comptable du devenir du peuple congolais face au criminel éhonté qu’est votre ami SASSOU NGUESSO. Honte à vous !.

Avec tous mes respects que je vous dois, Monsieur le Président de la République.

Docteur Dauphinois Paris IX Calixte BANIAFOUNA

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 16:59
Congo-Brazzaville : Sassou serait mis KO dès le 1er tour ?

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Sassou, candidat à sa propre succession. Les premiers résultats des urnes le placent en 4è voire en 5ème position après Mokoko (38%), Koléla (20%), Sassou-Nguesso n’a pu recueillir que 11% des voix arrivant en 4e position après Okombi Salissa. C’est le comble pour un Président sortant qui avait promis l’Apocalypse pour ses adversaires.

Si le dépouillement total confirme ces chiffres, alors Sassou aura été le premier à contredire le théorème des tricheurs selon lequel « En Afrique on n’organise pas les élections pour les perdre. »

Enseignements

Il y a beaucoup d’enseignements à tirer de cette élection d’un genre particulier.
Le premier enseignement : Sassou s’est tiré une balle dans la jambe lorsqu’il a résolu d’anticiper les choses. Prévues pour le mois d’août 2016, contre toute attente, il ramena les élections au mois de mars. Tout s’est passé comme si l’histoire a voulu rendre justice aux Congolais en leur épargnant d’attendre cinq mois supplémentaires alors qu’ils avaient bu la coupe du sassouisme jusqu’à la lie, ce durant plus de trente ans. Les choses se sont précipitées dès que le vieux tyran avait résolu de faire son référendum pour changer la Constitution afin de briguer un 3ème mandat. Si Sassou n’était pas allé vite en besogne, peut-être qu’aurait-il régné jusqu’à la fin du monde.

Deuxième enseignement : en coupant le signal internet, paradoxalement, le dictateur infatigable n’a réussi qu’à braquer le regard de la terre entière sur le Congo.

Troisième enseignement, en craignant que l’Opposition ne proclame de faux résultats, c’est son ministre Zéphyrin Mboulou qui aura le plaisir d’annoncer la victoire du rival de son poulain Sassou. Le comble de l’humiliation pour un homme dont le patron avait promis le KO à ses adversaires.

Troisième enseignement de cette élection : n’ayant pas été prévue pour se dérouler en deux tours, on se retrouve dans le scenario où ce sont deux alliés qui passent le cap du premier tour. Comme si Bayrou et Juppé s’affrontaient au 2è tour en 2017.

La situation est inédite. Que vont faire Mokoko et Kolélas ?
Iront-ils au bout de cette logique absurde ?

Ironie du sort : nous voilà dans une situation où Sassou qui se croyait invincible en est réduit à appeler à voter pour l’un de ses deux heureux adversaires. Bien sûr s’il n’est pas mauvais perdant...

Yi Wiri eeeeeeeee !

Simon Mavoula

Lire la suite : http://www.congopage.com/Sassou-serait-mis-KO-des-le-1er-tour

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Simon Mavoula - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 11:51
(Congo-Brazzaville) Où va Denis Sassou Nguesso cornaqué par Pigasse... ?

par Olivier MOUEBARA -

Sassou Nguesso et J.P Pigasse le 20 mars 2016 à Brazzaville

Où va Denis Nguesso ? Quelle voix entend-il ? Qui a bien pu l’amener à l’impasse dans laquelle il se trouve et dont-il ne pourra sortir qu’en se servant des armes qu’il a accumulées ? Ce n’est sûrement pas son épouse, Antoinette, qui l’aura poussé à se fourvoyer de la sorte. Madame Sassou Nguesso était bien à côté de son président de mari, mais elle avait du mal à dissimuler son inquiétude face à la mascarade d’élection à laquelle elle était contrainte de participer.

Le putschiste récidiviste n’avait pas un sourire franc et détendu en introduisant son bulletin dans l’urne, bien au contraire… Il paraissait inquiet comme toute l’assistance autour de lui. Le seul homme à afficher un visage serein et presque souriant n’était autre que Jean-Paul Pigasse, son conseiller diabolique, l’homme des réseaux, de la presse et de la liaison avec la Françafrique. L’homme des Dépêches de Brazzaville a toujours été, dans son canard, à la pointe de la défense du référendum anticonstitutionnel. Dans cette avant-dernière étape, avant la proclamation du coup KO du premier tour, il ne pouvait être qu’au côté de celui qu’il accompagne depuis le 5 juin 1997.

Pigasse a été de tous les combats qu’il a soutenus au travers de la bien pensante ADIAC ; les fraternels, qui ont poussé les populations dans les forêts, et les politiques qui a réduit les opposants à la merci du tyran qu’il a fait grandir. Pigasse, homme de réseaux, a mis ces derniers à son entière disposition. Ceux qui s’étonnaient du silence des médias français n’y voyaient d’autre intervention que la sienne. Il a construit un empire de presse au Congo. Des proches en faisaient de même grâce à sa proximité avec le dictateur congolais.

On peut bien comprendre que ces jours décisifs, pour le Congo, le sont d’autant plus pour lui. Il a beaucoup trop à perdre et cela explique qu’il soit si près du tyran.

Son choix comptera pour beaucoup dans les heures prochaines. Transition pacifique ou sanglante, lui seul connaît peut-être la suite de notre histoire….

Olivier MOUEBARA

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 06:05
(Congo-Brazzaville) SASSOU-NGUESSO demande aux opérateurs de téléphonie de couper les SMS et INTERNET à partir du 20 mars 2016

On ne change pas les méthodes qui marchent, même lorsqu’elles sont criminelles et mortifères peut-on dire, à la lecture de la circulaire du 18 mars 2016 de M. Raymond Zéphirin MBOULOU, ministre de l’intérieur du dictateur congolais SASSOU-NGUESSO, exigeant aux opérateurs de téléphonie de restreindre les communications électroniques sur tout le territoire congolais.

Tous les signaux des radios étrangères, RFI, BBC…seront également coupés afin que ne soit pas relayée l’information sur les graves violations des droits humains planifiés à partir de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.

Le gouvernement du tyran congolais avait déjà coupé les communications téléphoniques et électroniques pendant la désobéissance civile déclenchée le 20 octobre 2015 par l’opposition ce qui avait permis au pouvoir de Brazzaville de massacrer les manifestants à huis clos.

Toutes ces mesures de la dictature congolaise aux abois ne font que renforcer la détermination du peuple congolais qui n’acceptera pas que Sassou-NGuesso se perpétue au pouvoir au-delà du 20 mars 2016.

(Extrait de congo-liberty)

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 05:48
(Congo-Brazza) L’Association Cardinal Emile BIAYENDA invite la Communauté chrétienne à une veillée de prière...

L’Association Cardinal Emile BIAYENDA invite la Communauté chrétienne à une veillée de prière, le mardi 22 mars 2016, de 19h à 21h à Paris

Messe en mémoire du cardinal Emile BIAYENDA, le dimanche 3 avril 2016 à Paris (France)

(Extrait de congo-liberty)

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SUR LES PAS DU VENERE PASTEUR : ENTRETIEN SPIRITUEL AVEC EMILE CARDINAL BIAYENDA A L’OCCASION DU TRENTE NEUVIEME ANNIVERSAIRE DE SON ASSASSINAT (22/03/1977-22/03/2016)

Le Congo-Brazzaville est sur le point de vivre un grand événement électoral tenant au choix d’un nouveau président de la République. Compte tenu de l’importance d’un tel événement, TAATA N’DWENGA directeur de publication du journal imaginaire du MUUNTU s’est, une fois de plus, rapproché du Vénéré Pasteur pour obtenir son soutien et ses conseils sur la manière d’être et de faire pour mieux construire le « vivre ensemble » qui, n’est toujours pas visible dans les faits et gestes des hommes politiques en dépit de leur discours sur ce point.

LE JOURNAL DU MUUNTU : Bonjour ! Comment-allez-vous Mon très cher et vénéré pasteur Emile BIAYENDA ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Mes pensées et surtout mes prières sont tournées vers le Congo-Brazzaville en l’exhortant au courage, et à la confiance pour son avenir d’autant plus que la lumière est proche. A part ça, je vais bien car la paix et la joie du Christ envahissent tout mon être avec les anges et les saints du monde céleste.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Comme vous le savez, vénéré père, les Congolaises et les Congolais implorent souvent votre bonté pour la paix dans leur pays. Aujourd’hui, ils sont sur le point de vivre quelque chose d’événementiel, c’est-à-dire un scrutin pour l’élection d’un président de la république. Que pouvez-vous nous dire à propos d’un tel événement lequel, dans des pays comme le nôtre, peut engendrer de terribles conséquences sur les plans humain et social ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Eh bein ! mon enfant nous devons, pour cela, beaucoup prier notamment], en nous penchant sur l’enseignement du Christ, en examinant son comportement et en réfléchissant sur son agir. Nous demanderons à l’Esprit de « pénétrer nos intelligences, de nous enraciner dans la foi, de nous rendre capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur…(du cœur de Jésus, foyer de cet amour) qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Eph 3, 18-19),….[ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

Avec Jésus, la loi d’amour prend des nouvelles dimensions ; elle s’élargit et s’épure en même temps. Elevé aux dimensions de son propre cœur, l’amour sort des limites claniques, tribales, régionales, voire nationales, et devient universel ; surnaturel sans borne à l’exemple de l’amour de Dieu lui-même. [ Cardinal Emile Biayenda ibidem.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Mais vénéré père, beaucoup des nôtres Congolais ou Africains deviennent sceptiques face à l’évolution du monde des inégalités considérant à ce titre les Saintes Ecritures comme étant culturellement trop éloignées de nos réalités. Qu’en pensez-vous ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : N’eut été la concision des limites de notre « relation », nous nous serions longuement attardés sur la symbolique du cœur dans l’Ecriture Sainte et dans la tradition congolaise. Toutefois nous tenons, avant de poursuivre notre réflexion, à souligner qu’à la source de toutes nos actions et de tous nos actes, se trouve le « cœur ». Et sur ce point, la pensée juive et la pensée africaine se rejoignent et se complètent d’une façon très surprenante.

L’Ecriture insiste sur l’importance du cœur dans nos relations avec Dieu et avec les hommes. Plus d’une fois, dans l’Ancien Testament, Yahvé fustige les attitudes inacceptables de son peuple.

LE JOURNAL DU MUUNTU : Je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous interrompre mon très cher et vénéré cardinal, une idée me vient à l’instant même sur les maux dont souffre le peuple Congolais, en est il en partie lui-même responsable ?

« Parce que ce peuple ne m’approche qu’en parole, qu’il ne me glorifie que des lèvres, tandis que son cœur reste loin de moi, et que sa religion envers moi n’est que commandements humains, leçons apprises ! Eh bien, je vais continuer à lui prodiguer mes prodiges. La sagesse de ses sages tournera court, l’intelligence de ses intelligents s’éclipsera » (Is 29, 13-14).

Par la bouche de Joël et d’Ezéchiel, Yahvé nous livre son plan : déchirer les cœurs des gens de son peuple ; arracher leurs « cœurs de pierre », leurs « cœurs endurcis », et leur donner des « cœurs de chair », capables d’aimer et de réagir comme le sien.

« Je leur donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en eux un esprit nouveau : j’extirperai de leur corps le cœur de pierre et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils marchent selon mes lois et qu’ils observent mes coutumes et qu’ils les mettent en pratique. Alors, ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Quant à ceux dont le cœur est attaché à leurs idoles et à leurs pratiques abominables, je leur demanderai compte de leur conduite. Oracle de Yahvé » (Ez 11, 19-21). [ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Mon très cher et vénéré père pensez-vous vraiment que la tradition juive est identique à la tradition congolaise ?

LE CARDINAL EMILE BIAYENDA : [ Bien évidemment mon enfant ! d’autant plus que], bon nombre d’expressions bibliques existaient, telles quelles dans nos langues avant que nous ayons eu quelque contact avec l’Evangile. Elles définissent le genre de relations que les hommes peuvent avoir entre eux, et déterminent les différents motifs et mobiles qui peuvent les promouvoir.

Signalons-en quelques-unes, en Kituba, Lari et Lingala, par exemple, que nous essayons de traduire assez fidèlement, bien qu’incomplètement, vu toute leur densité :

« Ku vuanda na m’tima » = « avoir du cœur », signifiera à la fois : être social, affable, accueillant, savoir réagir devant la misère et les soucis des autres, oublier le mal qu’on vous a fait, savoir pardonner, savoir partager, en un mot, vivre la loi de charité telle que la définit Saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens…Pour nous, Congolais, « avoir du cœur », c’est jouir d’une bonté et d’une largeur de cœur remarquables. « Avoir un bon cœur » (Ku vuanda na m’tima ya m’bote), c’est avoir ce « cœur nouveau habité par un esprit nouveau » et qui, par décision de Dieu Lui-même et avec son aide, prend la place du « cœur endurci » et insensible.

En revanche, « ne pas avoir du cœur » « lembo ba na m’tima), « un cœur mauvais » (= motema mabé) ou « un cœur dur » (= motema makasi), correspondra au « cœur de pierre » ou au « cœur endurci », pour reprendre les expressions du prophète ; c’est manquer de charité, de tout sentiment humain, de tout sens de l’homme et ignorer ses devoirs vis-à-vis des autres.

Pour nous, Congolais, la valeur d’un individu donné est fonction de la valeur de son cœur….[ Cardinal Emile Biayenda Extrait de son exposé au congrès international des prêtres Paray-le-Monial, 12-18 septembre 1974.]

LE JOURNAL DU MUUNTU : Merci beaucoup Mon très cher et vénéré cardinal pour votre éternelle intervention qui est pleine de bon sens, de sagesse et surtout d’espoir d’une véritable paix au Congo et par conséquent d’un « vivre ensemble » tant souhaité par les Congolais eux-mêmes.

Propos recueillis par Rudy MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU alias TAATA N’DWENGA, coordonnateur général du cercle KI-MBAANZA OU DES AMIS DE LA NATION CONGOLAISE ( A.N.C.)

(EXTRAIT DE CONGO-LIBERTY)

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ACEB-FRANCE - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 20:38
(Congo-Brazzaville) Elections au Congo : le mercenaire Patrick Klein au secours de Sassou

Le mercenaire Patrick Klein au secours de Sassou

LIRE LA SUITE :

http://www.mondafrique.com/elections-congo-mercenaire-patrick-klein-secours-de-sassou/

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:51
(Congo-Brazzaville) La République du Congo-Brazzaville n'existe plus, place à la République PCT

Appel à tous les économistes et spécialistes de la monnaie !

A tous les spécialistes des domaines de l'économie, de la finance et de la monnaie de mener une enquête au niveau de la Banque des Etats d'Afrique Centrale et de confirmer si ces Billets de banque estampillés "PCT" au niveau du filigrane et utilisés au Congo-Brazzaville sortent bien de leurs réserves, de leurs fourches caudines...


Sont-ils des vrais ou des faux ? Regardez-les bien !

S'ils s'avère qu'ils sont vrais, alors la République du Congo-Brazzaville a disparu et fait place à la REPUBLIQUE PCT DU NORD-CONGO.

C'est comme si le Parti Socialiste, aujourd'hui au pouvoir en France, faisait battre une monnaie à usage national et estampillée "PARTI SOCIALISTE". On aimerait bien voir la tête des Français !

Il y a donc lieu de se demander pourquoi M. Modeste BOUKADIA, qui a prôné la partition du Congo-Brazzaville et proclamé la création de l'Etat du SUD-CONGO dont la requête est à l'ONU, a été condamné à 30 ans de travaux forcés et incarcéré à la Maison d'Arrêt de Pointe-Noire, le 15 janvier 2016 ?

Nous ne demandons qu'une simple confirmation.

Voici cette monnaie douteuse.

Vrai-ou-faux-billets-pct ?

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 12:01
Congo Brazzaville : agonie d’une tyrannie...

Par Pierre Franklin Tavares, 14 mars 2016 -

Sassou-Nguesso Roi d'Oyo-Edou

Sous ce rapport, il serait erroné de considérer le tyrannicide comme une variante de la fin d’une tyrannie, car le meurtre du tyran n’est que l’accident (non nécessité) des trois formes d’abolition indiquées. En revanche, dès lors que l’épreuve de force est engagée et tourne en défaveur du tyran, il ne lui reste plus d’autre option que l’exercice naturel de l’imprescriptible droit de fuite (Hobbes). Ce droit est une nécessité et pas un accident. Tel est le schéma d’ensemble de la fin d’une tyrannie, dans ses formes et sa finalité.

Au Congo Brazzaville, la course secrète des événements, les augures et l’actualité tendent à confirmer cette règle tragique de l’histoire politique, bien que nul ne puisse encore dire, avec certitude, laquelle des trois formes prévaudra ou si elles seront concomitantes voire successives.

En tous les cas, à la veille d’élections controversées, il est désormais manifeste que le chef de l’État congolais enregistre de cuisants revers, dont il ne veut décrypter le sens ni ne peut saisir la signification. Et maints de ses conseillers, soucieux de leurs propres intérêts, ne l’engagent point à penser les faits mais, bien plutôt, lui assurent que le peuple fait corps avec sa personne et qu’en face c’est maïs, pour reprendre une expression célèbre. Or, cet aveuglement organisé est toujours-déjà l’un des signes caractéristiques de la fin imminente d’un régime. Aussi devons-nous rechercher avec curiosité la cécité ou l’amaurose d’un tyran, pour saisir le futur immédiat d’une tyrannie.

Le premier indice se révèle dans la série de défaites diplomatiques subies par Denis Sassou Nguesso et qui, de façon indubitable, donne à penser qu’il a définitivement perdu la bataille des chancelleries. Or, essentielles dans les relations internationales, ces batailles-là deviennent capitales lorsqu’il s’agit des jeunes États africains pour la plupart fragiles, et notamment des systèmes tyranniques. Ainsi, est-il admis que, en Afrique plus que dans les autres parties du monde, un régime politique injuste mais qui sait faire prévaloir son bon droit est assuré de quelque longévité, tandis qu’un régime juste qui ne parvient pas à expliquer ou à légitimer son droit peut être confronté à maintes difficultés.

Toutefois, le Congo Brazzaville offre l’exemple unique dans laquelle les deux considérations précédentes se juxtaposent dans une insurmontable antithèse. En effet, d’un côté, le chef de l’État y dirige un injuste et vieux (1978 – 2016) régime politique (longtemps toléré) et, d’un autre côté, fait nouveau et décisif, il ne parvient plus à le légitimer ou à expliquer la longévité de son régime. Seul l’hebdomadaire Jeune Afrique ne semble pas le comprendre. Car, plus Denis Sassou Nguesso s’explique, plus il perd en crédibilité et, plus encore, il étale aux yeux du monde le caractère tyrannique de son régime. Il est comme piégé par lui-même. Cela s’appelle le « destin » au sens ou l’entend Hegel, à savoir « la conscience de soi-même comme étant son propre adversaire », autrement dit le fait qu’un individu travaille contre lui-même et ne peut faire autrement. Denis est prisonnier de Sassou. C’est un affligeant spectacle. Non libre, il ne peut répandre la liberté.

En effet, après un demi-siècle de pouvoir, dont 33 ans sans partage en tant que président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso ne convainc plus le monde. Il a d’abord perdu la bataille des chancelleries. Ainsi, sans ambages et par anticipation, l’Union Européenne vient de rendre caduque les présidentielles du 20 mars 2016 taillées sur mesure pour sa « victoire ». La France, indécise en apparence, ne le soutient pourtant plus et ses forces spéciales doivent sans doute déjà être en alerte, car le contraire est impensable. Le Parti socialiste français vient de se fendre d’une déclaration qui appelle au report des élections et son porte-parole réclame la mise en place d’une transition politique. La Belgique, dit-on, est encore plus tranchante. Outre atlantique, l’administration américaine, fidèle au Discours d’Accra de Barack Obama, n’a pas varié dans son refus catégorique de l’inviolabilité des constitutions. L’Exécutif brésilien, empêtré dans d’immenses difficultés intérieures, ne sera d’aucune aide. L’Occident paraît donc unanime. À ce fait certain, s’ajoute un autre non moins important : à une semaine des élections présidentielles du 20 mars 2016, l’Organisation internationale de la Francophonie n’a pas encore décidé d’y envoyer un corps d’observateurs. Ce signal est on ne peut plus clair et est renforcé par la prudente position ou le désaveu implicite des grands alliés africains d’hier moins disposés à soutenir un système moribond miné par de grands scandales (Affaire José Veiga, Affaire du Beach, Biens mal acquis, assassinats politiques présumés, etc.). Le Tchad, ex allié de poids, reste muet. L’Angola, dont l’implication militaire fut décisive dans le retour de Denis Sassou Nguesso au pouvoir (1997), est à présent plus que réservé et ne cache plus ses réticences. Et l’annonce même du retrait de la vie politique de « Zedu » (Eduardo dos Santos) en 2018 sonne comme un autre grand signe. En tout état de cause, et pour lors, l’Union Africaine est dans l’expectative. Bref, il n’est pas exagéré de dire que le tyran a perdu ses principaux soutiens à l’extérieur. Le peuple congolais l’a fort bien compris. Le glas a sonné.

Totalement défait à l’extérieur, Denis Sassou Nguesso se réfugie à l’intérieur.

Amalgame entre plébiscite et démocratie

Ainsi, après ces lourds échecs internationaux, le tyran en appelle au peuple, plus exactement à « son » peuple, pour tenter de justifier sa violation continue du texte fondamental : « Cela [nombre de mandats], clame-t-il, ne dépend que de la volonté des peuples et non des diktats qui viennent d’autres pays ». Au rebus les constitutions. Et ce fait, longtemps admis, ne peut plus l’être. Il y a comme un retour des principes. Dans ses instructives considérations sur « la science de l’État en abrégé », Hegel rappelait qu’il fallait considérer les constitutions comme la Bible : inviolable. Mais le conseil ne vaut pas pour les tyrans qui n’en n’ont cure. Car chaque tyran croit être la constitution et le peuple. Par suite, il est aberrant de dire que le tyran se croit au-dessus des lois. Dans sa réalité, il est enfermé dans un délirant triptyque dans lequel il est tout à la fois, lui-même, la loi et le peuple. Et il y aura toujours d’ingénieux et d’habiles conseillers pour le lui faire croire. En tyrannie, il n’y a donc pas de peuple. Le souverain, c’est le tyran lui-même. Lorsqu’il « consulte » le peuple, c’est lui-même qu’il interroge. En tyrannie, toutes les élections sont fictives, comme Aristote l’a depuis longtemps affirmé. Dans le cas du Congo Brazzaville, l’Union Européenne et le monde viennent d’en prendre conscience.

C’est pourquoi, et conformément au principe tyrannique, Denis Sassou Nguesso ne cesse de confondre plébiscite et démocratie, pour justifier sa confiscation des institutions au profit d’un petit nombre : lui d’abord, qui est à lui tout seul le véritable exécutif (gouvernement) ; sa famille ensuite, qui forme le parlement congolais ; enfin, son clan (les affidés), qui constitue le peuple. Tout le reste, et chacun le sait, n’est qu’apparence d’institution. Il n’y a plus d’État au Congo Brazzaville. C’est l’inversion même du paradigme obamien, inversion qui peut s’énoncer comme suit : l’Afrique a besoin d’hommes forts et d’institutions faibles.

Si l’on admet les éléments précédents, on comprendre pourquoi le tyran ne craint pas le ridicule idéologique et l’amalgame des idées, dans sa comparaison à Angela Merkel. Aristote a décrit les temps où surgissent des démagogues.

Ô Brazzaville, jadis « capitale de la France libre » aux heures sombres de l’Occupation nazie, et à présent refuge d’une tyrannie sanglante. Mais même le tyrannicide n’est pas à souhaiter. Aussi, pour Denis Sassou Nguesso, si c’est manifestement l’élection de trop, il lui est encore loisible de se retirer de la vie publique. Une bonne médiation pourrait l’y convaincre, avant qu’il ne soit trop tard et que la révolte populaire ne s’empare des rues.

Le lent déclin de l’État congolais

C’est la quasi-faillite des institutions publiques : le système de santé a disparu. L’Éducation nationale s’est effondrée, comme dans toute tyrannie (Montesquieu). L’armée est sous-équipée. La Justice est aux ordres. L’économie est prisonnière d’un homme. La République est impossible, et pour cause. La démocratie, un leurre. La corruption gangrène tout l’édifice public. La tyrannie ne peut avoir de base éthique. Et le « plaisir » du tyran (Aristote) est la seule règle : beaucoup d’hommes humiliés en ont souffert qui ont vu leur épouse séduite ou prise de force. Que de familles à jamais brisées. La jouissance du chef est le décimètre de la vie publique. Cette dégradation de l’esprit public (intérêt général) s’est accompagnée de l’extinction de l’État.

À sa manière, le tyran a installé une oligarchie des incapables (Sophie Coignard) ou plus exactement le « obumitri », sorte d’oligarchie bureaucratique militaro-tribaliste dénoncée par Ange Diawara au début des années 1970. Benoît Koukébéné, dès 1980, parlera volontiers de « la revanche des cancres ». L’affaiblissement des institutions publiques a donc été sciemment organisé. Mais l’opinion publique congolaise ne l’accepte plus.

Un règne trop long a exaspéré le peuple congolais

Il l’a montré et payé de son sang, lors des manifestations de novembre 2015 si durement réprimées. Il a réaffirmé son hostilité par son abstention massive lors du référendum visant à prolonger le règne de Denis Sassou Nguesso. Et sa colère monte. Il est des colères qui sont justes dit Aristote. Mars, qui porte bien son nom, sera peut-être le mois de guerre domestique (civile) qui viendra mettre fin à un règne manifestement trop long.

Il y a plus de 2500 ans, Aristote décrivait et expliquait cette volonté de perdurer au pouvoir. Et son analyse est si actuelle qu’on le croirait en train d’observer et de commenter ce qui arrive au Congo Brazzaville :

« Aujourd’hui [écrit-il …], du fait des avantages que l’on retire des biens publics et du pouvoir, les gens veulent gouverner continuellement, comme si, cela était toujours un gage de santé pour ceux qui gouvernent, si maladifs soient-ils. C’est peut-être cela qui fait qu’on n’a cessé de se ruer sur les magistratures » (Aristote, Les politiques, p. 227). Le Stagirite a énoncé une vérité intemporelle.

En tous les cas, la fraude massive en préparation, une étincelle et tout peut s’embraser à Brazzaville, à Pointe Noire et d’autres grandes villes de l’intérieur du pays. Nous devons anticiper ce chaos. Il faut épargner les populations congolaises et protéger la communauté française. L’armée congolaise, profondément divisée, se rangera majoritairement du côté du peuple.

Une économie à bout de souffle

L’autre facteur de crise est la crise économique et budgétaire, qui devrait advenir dès le mois de mai prochain. Et comment ne pas rappeler ici comme le fait Benoît Koukébéné que, outre l’effondrement du Mur de Berlin, ce facteur a déjà été l’une des causes majeures de la transition politique impulsée par la Conférence nationale souveraine (1991) qui chassa Denis Sassou Nguesso du pouvoir (1991 – 1997). En effet, la forte chute du prix du baril de pétrole et la baisse des recettes fiscales qui en résulte annoncent, selon Jean-Luc Maleka, un second semestre 2016 marqué par le non-paiement des salaires des fonctionnaires, le ralentissement de l’activité, etc. Cette crise rendra insupportable le fait que Denis Sassou Nguesso et son clan détiennent 85% de l’économie congolaise, phénomène unique au monde.

Alternance et unité nationale

Le peuple est prêt à prendre la rue pour congédier le tyran. Le droit des peuples à l’insurrection est irrécusable (Hegel). Les chancelleries et les organisations internationales ne peuvent l’ignorer. Tous les ingrédients de la fin imminente d’une tyrannie sont rassemblés au Congo Brazzaville. Il est grand temps et impératif d’organiser, dès à présent, la transition démocratique et l’alternance républicaine.

Si, au Congo Brazzaville, le général républicain (rôle durant la Conférence nationale en 1991), Jean-Marie Michel Mokoko, originaire du Nord, est incontestablement l’homme qui peut assurer et assumer l’alternance et/ou la transition, sur le front extérieur, l’ingénieur pétrolier Benoît Koukébéné, fils du Sud, a pris une part éminente dans ce combat, en parvenant à mobiliser des forces comme peu ont pu le faire avant lui. L’addition d’autres hommes politiques congolais peuvent et doivent permettre une nouvelle ère de l’histoire institutionnelle du Congo Brazzaville. Les dés sont jetés.

LIRE LA SUITE : http://www.pftavares.fr/congo-brazzaville-agonie-dune-tyrannie

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 05:46
(Congo-Brazzaville) Election présidentielle du 20 mars 2016 : Un combat de trop pour Denis SASSOU NGUESSO

La journée du samedi 12 mars 2016, du côté de la porte océane congolaise, Rond-Point LUMUMBA, est entrée dans les annales de l’Histoire politique de la République du Congo comme le jour où nombre des jusqu’au-boutistes du pouvoir de Brazzaville se sont finalement rendu compte qu’il faut savoir quitter le pouvoir...

S’ils ne l’avouent pas publiquement aujourd’hui parce que la déculottée n’est encore digérable en ce moment, ils l’écriront certainement dans leur mémoire ou testament, si la nature leur en donne le temps.

Car, jamais, mais vraiment au grand jamais ! dans l’Histoire du Congo, un candidat à l’élection présidentielle n’a autant fait l’unanimité à tous les quatre points cardinaux du Congo comme l’a fait l’illustre Général Jean-Marie Michel MOKOKO, challenger du Président-Candidat, qui a gagné un quatrième M à Pointe-Noire (comme on gagne les galons à l’Armée, pour finalement devenir Jean-Marie Michel MOKOKO MOÏSE, son bâton LOANGO à la main), à un moment où la jeunesse universelle indignée se trouve déçue par les Politiques.

Ce Général du Peuple, sans parti politique ni parti pris, est en passe d’être le tombeur d’un SASSOU NGUESSO mal conseillé : car, mieux aurait valu que Denis SASSOU NGUESSO ne rempile point, mais parte du pouvoir sur une note positive en faveur de l’alternance politique, à savoir, les Jeux Africains et le Complexe Sportif de KINTELE, pour laisser le reste des chantiers à son successeur, quel qu’il eût été. S’il avait au moins écouté le dernier des Mohicans de la Refondation du PCT et du Non au changement de la Constitution de 2002 pour s’éterniser au pouvoir, le philosophe politique Charles Zacharie BOWAO, dans son fameux ‘‘Je récuse’’ de l’inspiration de ZOLA, il n’aurait peut-être pas perdu son titre historique de l’Homme des Masses, que les Ponténegrins lui ont révolutionnairement retiré pour le donner à Jean-Marie Michel MOKOKO, l’homme selon le cœur du Peuple. Et, en l’état, on peut se demander si la passation de pouvoir à Jean-Marie Michel MOKOKO après le 20 mars 2016 se fera avec le Président sortant ou avec le Peuple…

En tout cas, faute de conseillers efficients auprès du Prince régnant, tout ce qui est arrivé après les Jeux africains avec lui a vraiment été de trop. Car, on ne gagne pas à tous les coups ; encore moins quand on a déjà connu tout ce que l’on peut connaître dans une très très longue carrière politique, avec l’usure du pouvoir, coups de force et pardon du peuple inclus : généralement, son tombeur, bien ou mal intentionné, vient toujours de son propre entourage plutôt que d’ailleurs… ; comme pour dire, qu’en y prenant garde, une transmission de témoin dans la paix politique électorale aurait toujours pu être envisageable, notamment quand on sait lire les signes du temps, et bien les interpréter surtout !

Hélas, pour le cas présent, faute de Conseillers du Prince qui servent vraiment la nation plutôt que leurs propres intérêts, cette solution n’a pu être retenue par le Prince régnant.

Pour rafraîchir la mémoire à la Jeunesse congolaise

Comment cette jeunesse domptée et instrumentalisée a-t-elle pu se permettre de mépriser si facilement l’icône même de la fierté des Forces Armées Congolaises, qu’est l’AET Jean-Marie Michel MOKOKO, si elle n’est tout simplement pas ignorante des temps glorieux du passé congolais ?

J4M sera à coup sûr pour DSN ce tombeur que les mémoires politiques congolaises n’oublieront jamais.

En toute Fleuvitude : Denis SASSOU NGUESSO n’a-t-il pas révélé le fond de sa pensée, par le passé, à propos de Jean-Michel BOKAMBA YANGOUMA sur l’avènement de la Conférence Nationale au Congo, dans un livre, après que le pouvoir lui avait été retiré par le peuple en 1992 et qu’il voulait le reconquérir coûte que coûte ? Une colle à la jeunesse congolaise qui entre en politique sans en maîtriser les tenants et les aboutissants, et, surtout, sans se constituer une mémoire d’éléphant avant que de se mêler du combat des éléphants : elle ignore que, quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe, la veuve et l’orphelin et le territoire qui en pâtissent.

Jeunesse du Peuple versus Jeunesse Nguirisée

Face à la Jeunesse révoltée de Ndindji, capitale économique du Congo (forcément moins politisée que celle de Brazzaville, capitale politique), la Jeunesse Nguirisée a reçu la claque du Peuple ; avant que d’être achevée par celle indignée et furieuse de Brazzaville (matée et humiliée un 20 octobre 2015), le 17 mars 2016 au Boulevard Alfred RAOUL (nom d’un autre militaire d’honneur), à l’occasion du meeting final des 5 candidats de la Majorité populaire.

C’est ce que nous avons nommé par REVOLUTION DE KINKELIBA, un mouvement populaire salutaire pour bousculer le statu quo et déconstiper la société congolaise depuis peu à la merci des AVC, ACV ou AVD (pour Accident Vasculo-Démocratique) et des opportunistes de la 25ème heure. Car le match se joue sur la Jeunesse, on le sait maintenant au Congo ; mieux encore, depuis que cette Jeunesse a été le bouc émissaire de la Constitution de 06 Novembre 2015 sans qu’aucun Congolais de 40 ans (même plus jeune) ne soit présent à l’élection présidentielle devant consacrer cette nouvelle Constitution toujours sous polémique.

De même, ce que la Jeunesse instrumentalisée et Nguirisée ignorait en vendant la peau de MOKOKO avant de l’avoir tué, c’est ce que nous présentons ici : quand un éléphant veut battre au combat un autre éléphant, il ne combat guère à la manière des éléphants, bien connue de son adversaire ; c’est la tactique politique appliquée par le Général Jean-Marie Michel MOKOKO, en se laissant quelque peu malmené pour bien épuiser son adversaire, et, surtout, éviter des dommages collatéraux. Il s’est même mué en crocodile de Mossaka, pour mieux neutraliser son compère Eléphant par sa trompe, aux confluents d’Ekiembongo Mbouéta Bobé.

Une addition très salée pour le candidat SASSOU NGUESSO
De toute l’armada impressionniste dégainée par le candidat Denis SASSOU NGUESSO, le peuple ne retiendra que le fait qu’il a été dupé, humilié et nargué, en vivant dans la pauvreté, sans eau, ni électricité (et de tous les autres biens de première nécessité), pendant que celui qui était censé présider à sa destinée des années durant fait aujourd’hui une démonstration de force avec une campagne électorale bien trop onéreuse, qui prouve que lui se l’est toujours coulé douce avec des communications tapageuses du déni dénisien.

En empêchant les autres candidats de se mouvoir librement comme le candidat SASSOU NGUESSO, les lieutenants sassouistes les ont hissés en position favorable de victimes, en leur faisant ainsi bénéficier de la sympathie du Peuple et de la Communauté internationale qui n’est pas indifférente à toute cette injustice démocratique (l’Organisation Internationale de la Francophonie vient d’entrer en jeu pour la surveillance des votes du 20 mars 2016…). N’en déplaise aux mauvaises langues et aux oiseaux de mauvais augure, le candidat MOKOKO a été reçu à OWANDO comme l’incarnation de l’enfant chéri d’OMBELE, l’Immortel Marien NGOUABI (assassiné au pouvoir le 18 mars 1977, sans avoir pu achever son projet d’installation d’un Socialisme Scientifique en Afrique).

On ne peut plus douter à présent que le 20 mars 2016, le Peuple congolais voudrait donner au candidat Jean-Marie Michel MOKOKO, par la voix des urnes, l’occasion d’achever le travail qu’il avait commencé en 1991 (Monseigneur KOMBO n’étant plus de ce monde, paix à son âme).

Dans tous les cas, fraude électorale ou pas, ce Peuple, réveillé et requinqué depuis le début de ce mois de mars, n’ayant plus aucune peur, est maintenant déterminé à ravir le pouvoir à quiconque l’usurpera au candidat MOKOKO qu’il a nommé MOÏSE ; quitte à passer par une insurrection ou une désobéissance civile ; d’autant qu’il a entendu de la bouche de son Libérateur, J4M, des paroles qui l’honore : « La puissance du Peuple dépasse la puissance des armes. », et « Lorsqu’un peuple est debout, les armes se taisent d’elles-mêmes. »

Au fait, une deuxième Fleuvitude, pour la route : de celui qui a tous les prénoms les plus significatifs de l’Eglise à lui tout seul (Jean-Marie Michel MOKOKO), Monseigneur KOMBO disait qu’il est « le dernier espoir de sa génération pour sauver et développer le Congo ».

Finalement, avec MOKOKO, on vient déjà d’avoir les arrhes de l’espérance : le Tribalisme est mort, parce qu’il a eu raison des intentions de vote ethnique, sans achat de consciences aucun.

Aimé EYENGUE

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