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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 10:20
(Congo-Brazzaville/Guinée/Françafrique) Alpha Condé manœuvre auprès de Hollande pour Sauver Sassou Nguesso

En politique on dit souvent que le présent à ses racines dans le passé proche et lointain, et l’avenir dépend de ce que l’on fait du présent. Ironie du sort, Alpha Condé, opposant torturé par le régime Conté, semble oublier son passé d’opposant d’hier, puisque c’est lui qui manœuvre auprès de ses amis socialistes français pour sauver le dictateur Sassou-Nguesso qui vient de s’autoproclamer président de la République du Congo après un hold-up électoral.

En effet, Alpha Condé a manœuvré auprès de ses amis socialistes français pour que Bertrand Cochery, précédemment en poste à Conakry rejoigne Brazzaville pour sauver son ami Sassou-Nguesso. Les Congolais issus de la colonisation (d’origine guinéenne en particulier) sont déçus par l’attitude du président Alpha Condé de vouloir sauver le dictateur Sassou-Nguesso. Ce monsieur ignore que l’humanité est une entité collective dont les membres sont solidaires. Puisque le destin politique de l’Afrique est un destin collectif. Chaque président démocrate a une fonction à remplir, à la fois pour son pays et pour les autres pays, en cas de violation des valeurs communes partagées.

D’ailleurs, les plus grands hommes politiques du monde n’hésitent pas à défendre les peuples opprimés et écrasés par la dictature. Plus ils les défendent, plus ils s’élèvent. C’est la même chose aussi pour les grands hommes d’affaires qui n’hésitent pas à distribuer une bonne partie de leurs gains directement ou par l’intermédiaire des diverses associations, plus ils donnent, plus ils s’enrichissent.

Raison pour laquelle, face à l’imposture, face à un hold-up électoral, face à la barbarie et face aux violations répétées des droits de l’homme et des valeurs démocratiques ; nous devons tous nous mobiliser pour barrer la route à la dictature. Que nous soyons Noirs ou Blanc, Jaunes ou Rouges ; cela n’a aucune espèce d’importance, parce que le destin politique de l’humanité sur la planète terre est un destin collectif.

Par conséquent, c’est ensemble que le monde a combattu le nazisme ou l’apartheid. C’est ensemble que nous devons défendre la volonté populaire sortie des urnes au Congo. Défendre le verdict sorti des urnes le 20 mars au Congo, c’est défendre la démocratie et les droits de l’homme. En termes un peu plus claire, c’est participer de manière subtile mais effective à la vie de la communauté humaine.

Pour terminer, « quand tu ne sais pas où tu vas, n’oublie jamais d’où tu viens. » Être démocrate passe par l’exemple, et que malheureusement les bons exemples sont rares chez Alpha Condé. Il ne suffit pas de dire que je suis démocrate. Il ne suffit pas de dire que j’ai été un opposant opprimé. Parce qu’Alpha Condé n’utilise pas ces deux statuts pour faire le bien. Par contre en voulant sauver Sassou-Nguesso à tout prix, il montre qu’il est un dictateur intéressé par l’argent. Ne donne-t-il pas raison à ceux qui affirment que : « lorsque la France soutient un Noir africain, ce Noir est un danger pour le continent? ».

LIRE LA SUITE :

http://guinee28.info/congo-brazzaville-alpha-conde-manoeuvre-aupres-de-hollande-sauver-sassou-nguesso/

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 20:30
France/Congo-Brazzaville) La France trahie par la Françafrique et Sassou-NGuesso

François Mitterrand et les présidents africains lors du 16e sommet franco-africain à La Baule, le 20 juin 1990.

Par Rigobert OSSEBI -

La Gauche, dans l’opposition, n’avait jamais cessé de crier son hostilité à la Françafrique.

Depuis son retour au pouvoir en 2012 jusqu’à la bénédiction hollandaise du référendum anticonstitutionnel de Sassou Nguesso, en octobre dernier, elle est tombée irrésistiblement sous le charme équivoque du dictateur congolais, et de la Françafrique qu’il personnifie ; et elle ne cesse d’avoir pour lui les yeux de Chimène ou de Yamina…

Au prétexte de se débarrasser d’un empêcheur de tourner en rond, Marien N’gouabi qui ne tolérait pas la corruption, la « Francafrique » crut bon de miser en 1977 sur un Denis Sassou Nguesso, noceur impénitent. Le premier choc pétrolier de 1973 avait appelé à une diversification des approvisionnements ; la substitution du Golfe persique par le Golfe de Guinée.

Pour empêcher tout retour en arrière, à Brazzaville, un bain de sang engloutissait deux Présidents et un Cardinal ; dans la même semaine de mars 1977, Jacques Chirac accédait à la mairie de Paris. Le Comité Militaire du Parti (CMP) qui prit la direction du pays ne fit aucune obstruction à l’exploitation pétrolière, bien au contraire.

Dès septembre 1978, un second choc pétrolier s’annonçait à Téhéran avec des émeutes violemment réprimées. C’était le début de la révolution iranienne, qui provoqua la fuite du Shah le 16 janvier 1979. Dans cet environnement bouleversé qui laissait planer des craintes de pénuries de produits pétroliers sur les marchés français et mondiaux, le choix du colonel putschiste se justifiait pleinement alors. Le 5 février 1979, Denis Sassou Nguesso n’eut aucun mal à obtenir les sacs d’argent qui lui permirent d’acheter le Comité Central du PCT et d’envoyer Joachim Yhombi pour dix années de résidence surveillée. En cet espace de temps, le prix du baril de pétrole avait triplé pour se retrouver à 40$ en septembre de la même année.

Sassou I (1979-1992) : Allégeance (partielle)

France et Françafrique, durant ce Sassou I, eurent des intérêts communs. Sassou bénéficia d’une aide massive de la France. Conseillers d’ELF et consultants français affluaient auprès de « l’homme du 5 février » qui n’hésitait pas à poser sur des affiches 4×3 en lunettes noires et tenue de para au côté d’André Tarallo, son bienfaiteur pygmalion-bygmalion, le « Monsieur Afrique » d’ELF. A la faveur du 1er Plan quinquennal, un grand nombre d’entreprises françaises s’installèrent au Congo ; elles profitèrent de la presque totalité des marchés. Cependant, une bonne partie plia bagages à partir de 1986 lorsque le prix du baril retrouva son niveau antérieur au second choc pétrolier, aux alentours de 15 dollars le baril ; avec des recettes divisées par 3. Les mauvais choix économiques, la mauvaise gestion, la déliquescence des mœurs et du rôle des institutions, une corruption progressivement généralisée amenèrent le pays à sa première ruine ; et à la Conférence nationale, qui n’était qu’une révolution avortée, pour avoir été trop à l’écoute de l’ambassade de France.

Seul progrès notable : à mi-parcours de cette première présidence, DSN avait troqué ses tenues militaires pour d’élégants costumes pour mieux déclarer son émancipation et la distance qu’il voulait prendre de ses bienfaiteurs de la première heure.

ELF fut la grande gagnante de cette époque. Elle put rejoindre le Top 10 des Majors pétrolières et intégrer son vaisseau amiral de la Défense à Puteaux ; qui pouvait dire combien de pétrole avait été réellement extrait durant cette période de l’offshore congolais ?

Sassou II (1992-1997) : L’exil dans le désert gabonais et parisien

Contrairement à ce qu’il affirmait à cette période, « cinq ans ce n’est pas très long ! », ces quelques années lui parurent une éternité. Durant celles-ci, du désert à traverser, il avait beaucoup appris de son gendre, feu-Omar Bongo, figure dominante de la Françafrique et de la Franc-maçonnerie. Mais contrairement à ce dernier, foncièrement francophile qui tentait de donner de lui une image d’un homme ouvert et généreux, Sassou-Nguesso forçait volontiers le trait de sa capacité de nuisance, celle d’un homme naturellement mauvais, doublé d’un ego démesuré.

Sassou III (1997-2016) : La vengeance

Ce retour au pouvoir a été l’occasion pour lui de se venger de ceux qui l’avaient abandonné et paradoxalement, aussi, de ceux qui l’avaient aidé lorsqu’il était en exil et en position de faiblesse… (Enigme Jean-François Probst et de quelques autres.) Vingt années ne sauraient suffire à effacer sa rancune envers ceux, dont la France, qui l’avaient poussé à abandonner son pouvoir en 1992. Le même sentiment existe toujours envers les Vilis, qui « nous » avaient vendus (aux esclavagistes) et bien évidemment envers l’ancienne puissance coloniale… Cependant pour masquer son hostilité à l’encontre de cette dernière, ce grand maître de la cosmétique s’achetait les bonnes grâces de ses principaux dirigeants qui préféraient leurs intérêts personnels à ceux du pays qu’ils devaient servir. Il devint alors le Parrain, au sens mafieux, de la Françafrique.

  • Effacement de la dette

La France concéda le plus gros effort, presque 3 milliards d’euros. Remise à zéro des compteurs de Sassou I, le dictateur s’amusa à reprendre ce qu’il avait concédé alors à sa bienfaitrice.

  • Grands Travaux

La Chine attendait l’effacement de la dette pour ouvrir les robinets de ses crédits pour les « grands travaux ». Le Congo de Sassou Nguesso s’est alors offert à la Chine. In fine, la Chine était-elle vraiment moins chère ? Rien n’est moins sûr d’autant plus que le clan familial Nguesso participe au capital de bon nombre d’entreprises chinoises présentes au Congo. Le BTP a été une manne gigantesque pour des sous-traitants divers installés au Congo, Libanais et Français proches du pouvoir. Les grandes sociétés françaises n’obtenant que de rares contrats ; seulement en contrepartie des aides et financements nouveaux apportés par l’Europe ou par la France.

  • Pétrole

TOTAL-ELF détenait toutes les cartes et permis ou presque à l’aube de Sassou I. ENI, sleeping partner, fut longtemps confiné au rôle de 5ème roue du carrosse. Le mariage de Cendrine Sassou Nguesso avec l’Italien Fabio Ottonello fut un des éléments qui inversa la situation. Aujourd’hui ENI détient 4 à 5 fois plus de réserves prouvées que le Français. TOTAL ainsi qu’ENI voient, d’un sale œil, aujourd’hui des sociétés sangsues (AOGC, Kontinent, Petro Congo) entrer à leurs côtés dans l’exploitation de certains permis.

  • Forêts

Les partenaires français traditionnels ont été remplacés par les enfants du clan présidentiel. Les concessions sous-traitées à des opérateurs asiatiques. De 500.000m3 en 1997, la production forestière tourne à près de 2.500.000 m3 maintenant. Le Mayombe (dans le Sud) est en voie d’être rasé par des opérateurs malaysiens proches du couple présidentiel.

Les plantations d’Eucalyptus, près de Pointe Noire, créées par la France, CTFT (Centre Technique Forestier Tropical) sont exploitées par des Canadiens et leurs partenaires asiatiques également proches du pouvoir congolais. Cédées par ce dernier pour un sac de billes, elles ont rapporté des centaines de millions de dollars aux exploitants.

  • Mines

Le domaine minier congolais avait été parfaitement exploré à l’époque coloniale. A l’indépendance seule la mine de Potasse, dans le Kouilou, avait subsisté jusqu’à son inondation (politique) à la fin des années 70. Depuis 1997, sous la férule de Pierre Oba, Ministre des mines, qui venait se faire soigner régulièrement en France, tous les permis d’exploitation ont été accordés à des sociétés non-françaises (chinoises, australiennes, canadiennes etc.). Ces permis ont fait l’objet d’un commerce lucratif (notamment pour MagIndustries impliquées dans l’exploitation des forêts d’Eucalyptus et dans la production chimérique de magnésium) jusqu’à l’effondrement des cours des matières premières qui a donné un coup d’arrêt fatal à l’industrie minière au Congo.

  • Agriculture et élevage

Le Congo, paradoxalement, est un quasi désert agricole. Rien ne s’y produit ou presque. Un exploit pour des terres aussi riches et aussi naturellement irriguées. Les barrières opposées au développement agricole frisent le génie, maléfique évidemment. La France n’a pu y exporter son savoir faire. Les autres pays non plus. Seules exceptions, Saris Congo à Nkayi du groupe français Vilgrain parvient à maintenir sa production de cannes à sucre ; et le ranch du dictateur congolais à Oyo demeure la seule structure d’élevage dans tout le pays…

  • Flux migratoires

La présence française au Congo est insignifiante, si l’on ne tient pas compte des binationaux franco-congolais, au regard de la relation historique entre les deux pays et de la progression remarquable d’autres nationalités, dont la chinoise. Inversement la communauté congolaise et franco-congolaise en France tournerait autour de 200.000 personnes et constitue la plus forte diaspora congolaise de l’étranger.

  • Terrorisme et sécurité aérienne

De tous les pays d’Afrique, le Congo est incontestablement celui qui a enregistré le plus « d’accidents » et d’attentats dans les transports aériens.

10 mars 1984 : DC-8 F-BOLL avion parti de Brazzaville, explosion à Ndjamena soute à bagages

5 Février 1987 : Avion privé de Michel Baroin (mort avec 7 personnes) . Parti de Brazzaville

24 juillet 1987 : DC10 Air Afrique RK55 départ Brazza Détourné sur Genève. 1 mort français

19 sept 1989 : DC10 UTA Explosion en plein vol. Parti de Brazzaville 170 morts

19 juin 2010 : Vol Aero Service pour Sundance Resources. Crash 11 morts

  • Sécurité régionale

Finalement, dans la crise centrafricaine les masques sont tombés. Denis Sassou Nguesso n’est pas l’homme de paix qu’il veut bien dire ; à Bangui ou dans le Pool… !

Avec un pareil bilan de la coopération congolaise avec la France, il faut saluer la capacité de persuasion des réseaux françafricains qui font accepter le dictateur congolais comme un grand ami de cette dernière. A un tel niveau de désinformation, ce n’est plus de la tromperie mais bien de la trahison… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:48
Congo-Brazza : Analyse contextuelle du Président M. Boukadia

Le Président Modeste Boukadia à l’Assemblée Nationale,

le 14.01.2016, la veille de sa séquestration

Le Président Modeste Boukadia est séquestré depuis le 15 janvier 2016 par le Président Sassou sans que jamais l’opposition institutionnelle n’en fasse état :

D’abord, chasser « un dictateur sanguinaire comme en Libye » pose de façon éthique et morale la question de la succession qui aura beau jurer : si c’est pour perdurer ce qui est déjà, cela peut attendre ; aucun dictateur n’étant immortel ! Aussi, où est l’éthique et la morale si c’est pour instaurer « l’instabilité libyenne » ? Merci de reconnaître que le président Sarkozy« chassa un dictateur sanguinaire », la question étant « qu’un train peut en cacher un autre » ; et quand on parle alors de dictature, il s’agit toujours de l’emprise d’un clan voire d’une ethnie sur les autres !

Voilà aussi ce qui semble surtout expliquer la prudence du Président Hollande dans la situation actuelle qui prévaut au Congo-Brazza où l’on veut changer pour ne rien changer en gardant le pouvoir pour « Les Siens » au détriment de « Ces Autres».

Dire à son épigone sapeur qu’il sera reçu à l’Elysée « si pour une fois le Président tient sa promesse » a quelque chose d’enfantin, ce qui permet de sourire au bambin quidam en lui pardonnant. Disons, sans polémiquer en un sens ou l’autre que, quel qu’en soient les raisons, la décision du Président Sarkozy eut pour effet de mettre un terme à la présidence libyenne et tout en mettant en exergue qu’une libération non préparée des égos internes conduit à la chienlit, dixit le Président De Gaulle quand il déclarait en substance qu’après lui il fallait surtout craindre le trop plein, non le vide, le vide de présidentiables bien entendu, ce qui suppose Démocratie et République.

Dans le présent, il faut faire avec la situation libyenne héritée telle qu’elle est, et faire procès d’intention au Président Hollande en voulant l’opposer au Président Sarkozy n’a pas de fondement objectif ; la raison du chaos actuel est dans les égos internes à la Libye en constatant le manque endogène d’esprit Démocratique et Républicain, ce qui n’est pas l’apanage spécifique à la Libye, mais à nombre de pays dans le monde.

Tenter d’opposer le Président Hollande au Président Obama est une vue de l’esprit partisan car tous sont partisans d’Institutions démocratiques et républicaines fortes, ce qui sous-entend des consensus électoraux transparents reconnus par tous, pas seulement en interne, mais à l’international pour nouer des relations de confiance.

Où se fait soigner en confiance l’intelligentsia du Congo ? Certainement pas chez elle ! Et l’on peut toujours dire au dictateur : Qui t’a fait roi ? Certainement pas toi ! La question de l’opposition institutionnelle des barons du régime dictatorial est, vu en externe : Comment se partager le fromage pour que tout change sans rien changer ? Et ce n’est pas avec l’Opposition Institutionnelle qui survit avec les subsides agréés par le pouvoir dictatorial que les Peuples, du Nord au Sud, sont assurés d’un véritable changement de la qualité de vie au quotidien.

D’ailleurs, il est symptomatique que cette Opposition Institutionnelle conteste seulement le résultat de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 alors qu’elle ne conteste aucunement l’élection en elle-même résultant de ce référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, référendum qu’elle ne conteste plus en lui permettant de ne plus jamais parler du Président Boukadia, pratiquement le seul à n’avoir jamais rien reçu du Pouvoir. Comme s’il fallait toujours une personne nguirisée afin de poursuivre l’état de fait ! Justement, c’est une personne de probité internationale reconnue fiable par tous les partenaires qu’il faut pour tous tant pour les Autorités Américaines qu’Européennes.

Personne ne peut s’accorder son propre pardon, désolé, mais c’est ainsi, ni pour un collaborateur (en France la connotation est très sensible avec l’Occupation), ce qui suppose des actions très douteuses dans la participation au génocide perpétré au Sud. Ou bien l’on nie ce génocide, ce qui est confortable ; ou bien on le prend en compte à partir des éléments concrets dont on dispose ; et c’est là où le bât blesse car comment échapper à la désastreuse vérité pour la Communauté Internationale ? Les Présidents Obama et Hollande en ont parfaitement conscience ; ce sont bien les tribulations inavouables du passé qui freinent l’évolution actuelle, non pas par calcul savamment mercantile, mais par simple raison éthique et morale pour éviter le sang.

Telle est la sincère et véritable pensée du Président Boukadia incarcéré et séquestré par le Président Sassou à la satisfaction explicite de l’Opposition Institutionnelle qui n’en parle jamais, trop heureuse de le voir mis sur le banc, voulant simplement rejouer sans lui la finale après avoir accepté le référendum, disant de fait sans le dire « merci Président Sassou d’écarter le Président Boukadia. » Sachant que le seul homme de son pays que le Président Sassou respecte pour son intelligence, sa probité, son courage et son abnégation est le Président Boukadia. C’est cornélien et shakespearien d’être abusé par soi-même, s’il est sincère car, quelle meilleure proposition, pour lui-même, que la réduction de voilure lui permettant de garder la stature et d’attendre de retisser le lien Nord-Sud.

Ne pas donner le véritable taux de participation qui n’atteint pas les 10%, tout en ne stigmatisant pas le principe même d’une élection présidentielle qui se fonde sur le référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, c’est implicitement l’indice d’une connivence de fait entre le Pouvoir et une Opposition qui n’a pu, voire su, se refuser, tout en sachant que l’ordre du tiercé gagnant résulte d’une savante gesticulation ! Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

C’est d’ailleurs la solution la plus sage dans nombre de pays dont le Centre-Afrique et le Congo-Brazza où les réductions de voilure sont impératives pour éviter le sang en attendant de se réconcilier et de se recevoir en amitié pour construire des entités plus fortes dont les Etats-Unis d’Afrique Centrale à partir d’entités à voilure réduite. Telle est encore la vision historique du Président Boukadia pour qui des Etats-Unis suppose au préalable des Etats-à-Unir dans une large vision panafricaine.

L’instabilité qui se profile à l’horizon, c’est quand tous les barons du système ne voudront plus qu’en faire à leur tête, chacun pour soi et dieu pour tous, chacun chassant pour soi avec une diaspora en raid sur le pays d’origine, revenant dans ses pays d’asile laissant le pays d’origine dans les mêmes conditions. Les loups chassent en meute et dévorent leur Chef dès que celui-ci n’assume plus. Demandez les raisons pour lesquelles les Diasporas ne retournent pas au pays ? La dictature a semble-t-il bon dos même si c’est vrai. Et les conditions de vie de là-bas, aucun ne veut les supporter pour sa famille et leurs enfants maintenant binationaux ?Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Alors de grâce, attention aux paroles prononcées, parfois bien à la légère, car c’est bien avec une technologie exogène que l’huile du diable est extraite, une huile sans valeur à l’origine qui n’en a qu’une fois écoulée sur un marché qui l’utilise encore. La rétrocession de la rente ne résultant que d’un partage de la valeur ajoutée où le rôle du pays se réduit au droit de péage pour l’extraction d’un produit sans valeur locale, pays où l’intelligentsia, y compris l’opposition institutionnelle, a vécu du partage de la rente en la dépensant en consommation externe sans construire le pays lui-même. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Qui a dépensé la rente pétrolière en externe sans jamais construire quoi ce soit pour soi-même et par soi-même ? Ce ne sont pas les ex-mentors coloniaux. Les parangons locaux se contentant pour eux-mêmes de la rente et du droit de péage ; c’est ce qui semble d’ailleurs caractériser ce que l’on nomme le système postcolonial où tous les Peuples sont exclus du partage de la valeur ajoutée comme s’ils étaient de trop ! Est-ce là-dessus que le « Sapeur de Barbès » va dialectiser avec le Président Hollande ? Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

D’où l’idée que l’on ne peut faire confiance que de façon relative à ceux qui veulent la direction suprême des Pays, la question étant : que faire des rentrées en devises ? Si c’est pour une dépense en consommation directe en externe, l’endogène est perdu. Changer de Président pour conserver le paradigme ne changera rien pour le Pays ! Ce qui est sûr, c’est que la réduction de voilure est une nécessité absolue pour éviter le sang du Sud sans arme par les milices Nord suréquipées, toujours sur le qui-vive ; la transition ne pourra se faire qu’avec l’appui de la Communauté Internationale pour rééquilibrer la fonction Publique le temps qu’il faudra pour que cesse la ségrégation. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Aucune personnalité de l’Opposition Institutionnelle ne peut donner de gages sûrs et vraiment sérieux parce qu’elle continuera implicitement la domination du Nord sur le Sud instaurée par le Président Sassou. Si elle est du Sud, celle-ci aura été quelque part contribuable à la politique de la Collaboration qui aura été si néfaste pour le Sud. D’où résulte de la réflexion que seule la réduction de voilure transitoire permettra la restauration de l’équilibre républicain repensé par un Homme de vraie probité pour restaurer la confiance du Nord au Sud. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Depuis longtemps les Autorités Américaines concèdent en aparté que c’est la seule solution sans effusion de sang, la question vue de France apparaissant trouble par les liens passés. Cependant, le choix est clair : poursuivre avec la République Congo-Brazza sans changement profond de paradigme, c’est perdurer la ségrégation instaurée par le Président Sassou de 1997 à 2016 par la guerre, les assassinats et les intimidations, sans changement pour le Pays.Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Pour quelle raison fustiger l’affairisme de France plutôt que tel ou tel affairisme de quelque pays qu’il soit, en lui faisant porter la responsabilité du marasme interne ? L’affairisme en général n’en est pas responsable dans la mesure où il rétrocède la rente prélevée sur la valeur ajoutée concrétisée en diffusion externe pour l’essentiel, rente qui assure la sustentation sans investissement du Pouvoir et de l’Opposition ! C’est aisé de désigner la France comme le bouc émissaire et la cause de la misère endémique instaurée petit à petit par la descente vers les Enfers depuis l’éviction du Président Fulbert Youlou voulant instaurer une retraite prélevée sur les Actifs, et non comptée pour l’essentiel comme élément de prix de revient à la source par le Colon. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

La France, Terre des Droits de l’Homme, ce n’est pas un vain mot. C’est une réalité même si parfois nombre d’aventuriers ont donné d’Elle l’image affairiste du gain à courte vue et de l’abomination coloniale cheptellisant les Peuples, certes dépassée par une royauté voisine âpre au gain ayant servi à l’embellissement de sa capitale. Vu de la France ‘profonde’, ce n’était pas l’intention de la République de France qui n’a pas encore su bien remercier tous ces Hommes d’Afrique venus à son secours ; Brazzaville, capitale de la France Libre, c’est un fait éternel pour l’Afrique Centrale ! C’est dans cet esprit d’altruisme réciproque que le Président Boukadia opère, sans revanche, pour édifier la future qualité de vie des Etats-à-Unir d’Afrique Centrale, ce qui en soi n’est pas contradictoire avec la pensée du Président De Gaulle constatant que pour s’Unir faut-il déjà des Etats-à-Unir, ce qu’il objecta à Barthélémy Boganda. Telle est encore l’analyse profonde du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Paris, le 31 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Par Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès

Du Président Modeste Boukadia

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 11:37
(Congo-Brazzaville) Alain Mabanckou : « La durée de vie d’une dictature dépend de l’ampleur de notre silence »

Entretien croisé avec les écrivains Alain Mabanckou et Abdourahman Waberi. Le Franco-Congolais et le Djiboutien expliquent leur vision de l’intellectuel engagé.

Le 10 mai, l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou publie une lettre ouverte à François Hollande l’alertant sur la situation au Congo-Brazzaville. Le professeur invité au Collège de France y dénonce les élections truquées, les arrestations arbitraires, les violences à l’encontre d’opposants exercées par le régime de Denis Sassou-Nguesso, au pouvoir depuis trente-deux ans. Et pointe le silence de la France.

Pour Le Monde Afrique, Alain Mabanckou discute avec l’écrivain djiboutien Abdourahman A. Waberi du rôle de l’intellectuel africain face à des régimes autoritaires.

Lire aussi : Au cœur de la leçon inaugurale d’Alain Mabanckou au Collège de France

Dans votre lettre ouverte à François Hollande, vous qualifiez le Congo comme une « république bananière » dirigée par un « tyran ». Qu’est-ce qui vous a poussé à l’écrire ?

Alain Mabanckou La multitude de lettres que m’envoient de jeunes Congolais. Dans leurs missives transparaît un profond désespoir, comme si leur horizon était bouché à jamais. La lettre d’un Congolais de 19 ans m’a particulièrement ému :

« Vous ne pouvez pas rester dans votre confort, dans les applaudissements qu’on vous fait en Europe alors que nous autres, au Congo, nous sommes en train de mourir à cause du silence des gens. »

Le jeune homme soulignait le silence des intellectuels du Congo, qui est pourtant un terreau d’écrivains. On peut citer Emmanuel Dongala, Wilfried N’Sondé, Maxime N’Debeka et bien d’autres. Mais nous restions muets et sourds aux cris de la jeunesse. Ce n’était plus supportable. Ce jeune compatriote m’a décidé.

Abdourahman A. Waberi Cette lettre est puissante et a déclenché un débat, en France et au Congo, où elle a provoqué des réactions grotesques de la part du régime. Ce qui a fait bouger les lignes et affaibli un peu plus cette dictature et sa fiction du discours officiel.

Que ce soit à Djibouti, au Congo ou dans d’autres dictatures africaines, il s’agit pour l’intellectuel africain de contrecarrer les fictions de ces régimes. Lorsque des intellectuels interviennent pour parasiter leurs messages, démystifier leurs mensonges, les dictateurs paniquent. Le fait qu’Alain, moi-même et d’autres existions, sans leur devoir quoi que ce soit, est un problème pour eux.

Lire aussi : Répression à huis clos au Congo-Brazzaville

Littérature et combat politique vont-ils toujours de pair ?

A. A. W. C’est ça ou rien. A Djibouti, au Centre culturel français, seul endroit où je pouvais m’exprimer, le simple fait de ne pas remercier [le président] Ismaïl Omar Guelleh avant de parler était un crime de lèse-majesté. Il faudrait, au XXIe siècle, faire allégeance et remercier le président de vivre, de manger, de parler, de penser. Ces dictateurs africains veulent éradiquer toute pensée libre.

« On est un peu des snipers de dictateurs » Abdourahman Waberi

« Plus on est silencieux, mieux la dictature se porte » Alain Mabanckou

Nous avons essayé de rester silencieux, de nous tenir loin de la politique qui est chronophage, et franchement pas très intéressante. Mais nous sommes interpellés par les jeunes restés au pays. Donc on fait ce qu’on peut. On est un peu des snipers de dictateurs.

A. M. En tant qu’écrivain, notre rôle, c’est de faire en sorte que les questions essentielles ne soient pas diluées pour permettre aux autocrates de prospérer. Car la durée de vie d’une dictature dépend de l’ampleur de notre silence. Plus on est silencieux, mieux la dictature se porte. Dès qu’on parle, qu’on décrit la situation, le dictateur se redresse, contre-attaque, car il ne comprend pas que la parole puisse être plus puissante que ses armes. D’où cette lettre à François Hollande.

Pourquoi s’être tourné vers l’ancienne puissance coloniale ?

A. M. A quoi bon écrire à Denis Sassou-Nguesso ? Il ne lirait pas. Il ne comprendrait pas. J’ai écrit une lettre au président d’un pays démocratique. C’est comme au billard : pour atteindre une boule, il faut parfois tirer à côté et jouer avec les bandes. Et puis, cette dictature qui me traite de « nègre de salon » ne dépend que de la France, premier partenaire économique et politique du Congo. Les derniers dictateurs d’Afrique vivent souvent de la nourriture de l’ancienne puissance coloniale.

A. A. W. Guelleh et Sassou appartiennent à un ancien monde. Celui de ces derniers pays africains soumis à la puissance politique et économique d’une France qui a changé. Les réseaux de la Françafrique ont nourri leur semblant de puissance. Or la Françafrique appartient aussi à l’ancien monde. Ces dictateurs anachroniques ne perçoivent pas les changements. Pour les atteindre, il semble inévitable de parler à leur maître.

Lire aussi : « Sassou », maître du Congo jusqu’en 2031 ?

A. M. Pour régler les problèmes du Congo, il faut discuter avec la France et avec le Congo. Avec les mamelles et le bébé en train de téter. Parler seulement avec le bébé n’apporte pas de solution. Et ce bébé est agacé de voir qu’un intellectuel a aussi accès à sa mamelle. Je vais d’ailleurs rencontrer le président François Hollande début juin.

Vous enseignez tous deux la littérature africaine dans des universités américaines. En quoi cet éloignement a-t-il nourri votre réflexion d’écrivain de langue française ?

A. A. W. Cela permet de prendre de la hauteur. Aux Etats-Unis, le rapport à l’Afrique est plus neutre. Il n’y a pas cette culpabilité coloniale ou ses réseaux comme en France. Penser l’Afrique de Washington permet aussi de réfléchir à la France et de se confronter à des postures exigeantes de la Maison Blanche, de la Banque mondiale, d’ONG… Cela donne plus de force, car on comprend plusieurs langages, plusieurs visions.

A. M. Ce sont les Etats-Unis qui ont fait qu’on puisse voir Waberi et Mabanckou. Inviter l’enseignement de la littérature africaine au Collège de France [Alain Mabanckou y dirige le cycle « Lettres noires : des ténèbres à la lumière » du 29 mars au 31 mai] a montré aux Français qu’ils ne peuvent pas saisir la littérature française s’ils ne comprennent pas ce que les Africains disent de l’Europe. Et cela se trouve dans le roman africain. La littérature négro-africaine, absente des programmes scolaires en France, ce n’est pas seulement Senghor et Césaire. Quid du sénégalais Boubacar Boris Diop, de l’Ivoirien Ahmadou Kourouma, du Guinéen Tierno Monénembo, de Fiston Mwanza Mujila du Congo-Kinshasa, du Mauritanien Mbarek Beyrouk ?

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Le dynamisme de la littérature africaine n’a pas vraiment d’écho en France. Or il y est parfois fait grand procès à l’Occident. Et c’est bien dommage que l’accusé tourne le dos. Car le jour où il sera de face, ce sera trop tard, il sera condamné !

Vos œuvres sont interdites dans vos pays. Pourtant, vous y êtes lus. Quels liens entretenez-vous avec vos lecteurs congolais et djiboutiens ?

A. A. W. Tout livre intéressant est très difficile à se procurer à Brazzaville ou à Djibouti.

A. M. On y trouve facilement les bouquins de Marc Levy, Guillaume Musso et Denis Sassou-Nguesso.

A. A. W. Que des textes subtils ! Dès qu’il y a un zeste de métaphore, d’allégorie et de pensée, le livre est interdit et devient un objet clandestin. Il circule sous le manteau ou se raconte oralement.

A. M. Ah ça oui, quand le gars dit qu’il a lu le livre et qu’il le raconte autour de lui, c’est magique ! Parfois, il ne l’a pas lu et improvise. Mais c’est beau.

A. A. W. Le livre devient vivant. Paradoxalement, si la dictature fait tout pour interdire les productions d’intellectuels africains, nous n’avons jamais été aussi médiatisés qu’aujourd’hui en France ou aux Etats-Unis. Lorsque [l’auteure nigériane] Chimamanda Ngozi Adichie donne une conférence dans une université prestigieuse, elle a droit à tous les égards.

Lire aussi : Le féminisme rayonnant de Chimamanda Ngozi Adichie

A. M. Lorsque je vivais au Congo, la lecture se méritait. Nous allions parfois dormir au Centre culturel français où l’on trouve notamment les livres de Waberi et les miens. Et ces livres circulent, les gens les emportent, les photocopient. Faute de lucidité, la dictature fabrique elle-même le prototype de l’homme qui peut la faire trembler. Car les écrivains engagés et leurs lecteurs la feront trembler un jour !

Quel effet cela fait-il d’écrire des récits qui se déroulent souvent dans vos pays, où vous êtes désormais interdits de séjour et menacés ?

A. A. W. Cela fait sept ans que je n’ai pas foulé le sol de Djibouti. La dernière fois, c’était sur invitation de l’Unesco. Comme au Congo, le pouvoir intimide, menace les écrivains libres. Mes proches restés au pays en font les frais. Le pouvoir a même initié une réunion pour que mon clan se dédise de moi. S’il m’arrive un pépin, mon clan, étant prévenu, ne réagira pas. J’ai dit à mon clan qu’il ne s’inquiète pas. Et je ne me considère pas comme membre d’un clan.

« C’est une vieille tradition de l’écrivain africain que de venir en appui des forces progressistes » Abdourahman Waberi

A. M. Comme Abdourahman, il y a une sorte de fatwa contre moi. Il paraît que je suis visé par une instruction pour « divulgation de fausses nouvelles et outrage à magistrat ». Le point positif, c’est que la justice travaille au Congo. J’attends de voir les poursuites contre Denis Christel Sassou-Nguesso, le fils du président, dont le nom figure dans les « Panama papers ». Mais aussi les autres affaires comme les « disparus du Beach », les détournements des revenus pétroliers par la famille du président, les « biens mal acquis »…

Lire aussi : « Panama papers » : comment le pétrole congolais s’évapore dans les paradis fiscaux

J’ai évoqué des périodes douloureuses du Congo comme la guerre civile des années 1990 dans Les Petit-Fils nègres de Vercingétorix (éd. Points, 2006). Il y a des critiques sociales dans nos livres, mais les dictateurs ne comprennent pas les paraboles. Donc on doit parfois leur faire des croquis niveau école élémentaire, comme cette lettre ouverte, qu’ils ont pu comprendre.

A. A. W. Les petites mains des dictatures chargées de lire nos livres se contentent de chercher les passages faisant allusion à la politique, à leur régime… Souvent, ils ne comprennent pas qu’un animal puisse être une incarnation de leur maître.

Je me souviens avoir croisé par hasard un premier ministre de Djibouti dans un aéroport : « J’ai aimé ton livre », me dit-il. Je lui demande à quel livre il fait allusion. Et il me répond : « Celui où tu parles d’Amérique et d’Afrique. » Comme ce livre, Aux Etats-Unis d’Afrique (éd. J.-C Lattès, 2005), ne parlait pas de Djibouti, il l’avait apprécié !

Lire aussi : « Disparus du Beach » de Brazzaville : les familles suspendues à la poursuite de l’instruction française

A. M. Ma lettre semble avoir donné de l’urticaire au ministre de la communication du Congo qui s’agite, me dénie la nationalité congolaise, m’accuse de ne pas payer mes impôts au Congo… Un monsieur triste et ignorant. Que cela lui plaise ou pas, je suis congolais. Et je suis le Congolais qui a fait connaître au monde entier la ville de Pointe-Noire, les tréfonds de ses quartiers et son histoire.

Cette « politique d’inimitié », comme le dirait Achille Mbembe, ne peut pas prospérer. Il va falloir parler à ces gens-là dépourvus de culture et de la base intellectuelle nécessaire pour débuter le dialogue. Mais comment discuter avec un régime dont le nouveau ministre de la culture [Léonidas Mottom, nommé le 30 avril] défraie déjà la chronique pornographique avec des images de ses ébats circulant sur le web ? C’est répugnant, humiliant pour le Congo. Mais ce « ministre du Kama-Sutra » n’a pas été limogé, tant le Congo de Denis Sassou-Nguesso a toujours méprisé la culture. Or c’est par la culture que ces Etats peuvent se sauver, enrayer les divisions ethniques, et inspirer la jeunesse.

Lire aussi : En Afrique, le printemps des dinosaures

Comment conciliez-vous écriture et engagement politique ?

A. A. W. C’est une vieille tradition de l’écrivain africain qui de venir en appui des forces progressistes. Le nigérian Wole Soyinka [prix Nobel de littérature en 1986] a passé vingt-deux mois en prison [entre 1967 et 1969] pour un appel au cessez-le-feu qui fut interprété par le pouvoir comme un soutien au mouvement rebelle du Biafra. L’écrivain kényan Ngugi wa Thiong’o a été emprisonné un an [en 1977] car il voulait faire du théâtre populaire en langue kikuyu, ce qui fut interprété comme une tentative de révolte paysanne… Quand la situation est bloquée, il faut alors un outsider, un esprit libre et indépendant.

« La jeunesse peut trouver dans la parole de l’écrivain une clé pour ouvrir la cage dans laquelle les dictatures enferment les gens » Alain Mabanckou

A. M. L’écrivain africain engagé ne peut pas être un simple spectateur qui regarde la tauromachie et prend le temps de peindre la couleur du sang car c’est excitant et que ça plaît au public. Ces dictatures nous considèrent toujours comme des amuseurs publics qui font des belles phrases. Mais ils ne mesurent pas que la parole de l’écrivain peut croiser les angoisses de la population. Et que la jeunesse peut trouver dans cette parole une clé pour ouvrir la cage dans laquelle les dictatures enferment les gens.

Ce n’est pas une simple posture. C’est une situation d’urgence. On ne voit pas comment s’en sortir sans dire à ces dictateurs ce qu’ils sont, ce qu’ils font et ce qu’ils font subir à leur peuple. L’art n’a de liberté que si le territoire où il s’exerce ou d’où il provient respire la liberté. Or il n’y a pas de liberté à Djibouti, au Congo et dans d’autres pays d’Afrique. Donc s’indigner est une sorte d’allégorie. On ne le fait pas que pour ces deux pays. L’Afrique cherche à aller vers la modernité mais traîne encore des dinosaures usant d’armes, de violence, de treillis militaires pour se maintenir au pouvoir.

Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

A. A. W. La chance de la littérature africaine, c’est qu’elle est familiale. On peut s’asseoir sur les genoux de nos géants. J’ai rencontré Léopold Sédar Senghor lorsque j’étais étudiant, mais aussi Aimé Césaire et Bernard Dadié.

Lire aussi : Sony Labou Tansi dit tous les hommes

Alain a grandi en lisant des grandes plumes congolaises comme Sony Labou Tansi, Tchicaya U Tam’si et d’autres. Moi, je suis pétri des mots de l’écrivain somalien Nuruddin Farah, de l’Ethiopien Heruy Wolde Selassie, mais aussi de Senghor ou Cheikh Anta Diop. C’est notre nourriture intellectuelle.

« Nous nous revendiquons de ces intellectuels africains qui ont osé intervenir et peser sur les débats de société » Alain Mabanckou

Frantz Fanon nous a enseigné qu’il fallait faire au moins aussi bien que le colonisateur et se battre. L’écrivain africain est cofondateur de ce continent et a une tâche intellectuellement « himalayesque ». D’autres ont fini par abdiquer et mettre leur plume au service d’un dictateur, comme le Camerounais Ferdinand Oyono.

A. M. Nous sommes tous deux le produit d’une tradition littéraire de la contestation. Nous sommes les fils ou petits-fils de l’écrivain malien Yambo Ouologuem, du Camerounais Mongo Béti… Nous nous revendiquons de ces intellectuels africains qui ont osé intervenir et peser sur les débats de société. Nous sommes le résultat de ces géants de la littérature africaine qui est née avec la contestation de l’image de l’Africain dans la littérature coloniale. Désormais, ce n’est plus l’image caricaturale de la littérature coloniale que nous contestons. C’est l’image de l’Afrique que renvoient nos dictateurs que nous voudrions effacer. Pour mettre en avant une Afrique libre et éclairée.

LIRE LA SUITE : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/05/23/alain-mabanckou-la-duree-de-vie-d-une-dictature-depend-de-l-ampleur-de-notre-silence_4924633_3212.html#JeooOG7pMzoLOT53.99

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 15:53
(Congo-Brazzaville) Prisonniers politiques victimes de la barbarie de Sassou Nguesso

Des prisonniers politiques au Congo Brazzaville (échantillon) -

VOICI COMMENT SONT TRAITES LES PRISONNIERS AU CONGO DE SASSOU NGUESSO.

Merci de diffuser cette image aussi loin que possible. Les crimes du dictateur Sassou Nguesso. Que celles et ceux qui le protègent et le soutiennent ou qui vivent de lui en prennent conscience. Ce type d'image rappelle une certaine époque...

Il y a aussi :

- MODESTE BOUKADIA (en prison depuis le 15 janvier 2016). Même ceux qui ont purgé leur peine sont toujours retenus en prison.


Liste des 14 condamnés du CDRC du président Boukadia pour avoir manifesté pacifiquement, mais ils sont toujours retenus en prison (*):

- Miakamouna Nzingoula Sylvain, condamné à 7 ans de prison,

- Mabiala Mpandzou Paul Marie, condamné à 7 ans de prison

- Tsiakaka Valentin, condamné à 7 ans de prison

- Baboyi Antoine, condamné à 5 ans de prison

- Banangouna Dominique Mesmin, condamné à 5 ans de prison

- Bibila Gilbert, condamné à 5 ans de prison

- Kialounga Pierre Placide, condamné à 5 ans de prison

- Kimangou Joseph, condamné à 5 ans de prison

- Matimouna Mouyecket Euloge, condamné à 5 ans de prison

- Mbanza Judicaël, condamné à 5 ans de prison

- Silaho René, condamné à 5 ans de prison

- Tandou Jean Claude Davy, condamné à 5 ans de prison

- Ngoma Sylvain Privat, condamné à 2 ans de prison

- Londhet Moussa Landry, condamné à 2 ans de prison

- PAULIN MAKAYA (En prison depuis le 23 novembre 2015)

- Jean Ngouabi (En prison depuis le 07 Mars 2016)

- Bruno Ngouabi (En prison depuis le 7 aout 2015)

- Dieudonné Dhir ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Marcel Mpika ( En prison depuis le 31 mars 2016)

- Anatole Limbongo-Ngoka ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Christine Moyen ( En prison depuis le 27 Mars 2016)

- Okombi Salissa (Résidence surveillée depuis le 03 avril 2016)

- Raymond Ebonga ( En prison depuis octobre 2015)

- Serge Blanchard Oba (Interdit de sortie du territoire sans aucun motif ni décision judiciaire)

- Marion Michel Madzimba Ehongo (Porté disparu depuis le 30 Avril 2016)

- Martin Madébana (En prison depuis Mai 2016)

- Jean Marie Michel Mokoko (Résidence surveillée depuis le 03 avril 2016)

- Andy Bemba (En prison depuis Novembre 2015)

- Jacques Banangadzala ( En prison depuis Mars 2016)

- Joseph Kitsadi (En prison depuis le 11 mai 2016)

- Narcisse Mazouta (En prison depuis Mars 2016)

- Anthyme Bahimina ( Porté disparu depuis le 23 mars 2016)

- Patrice Legali (Porté disparu depuis le 23 Mars)

- Jean Claude Sita (En prison depuis Mars 2016)

- Geoffroy Danghat (En prison depuis le 1er Aout 2015)

- Cyr Mvoubi (En prison depuis décembre 2014)

- Et des milliers de congolais anonymes.

Cette liste n’est pas exhaustive

Au Congo-Brazzaville, sous tous les régimes de Sassou Nguesso, depuis 40 ans, il y a jamais eu de VRAIE JUSTICE et le DROIT n'existe pas. A l'exception des "LOIS" ethno-tribalo-claniques régies par les us et coutumes traditionnelles Mbochi d'Oyo sous contrôle Sassou.

Nous vous remercions de votre mobilisation !

L'EQUIPE DU RESEA
U CONGO-MFOA

-----------------------------------

(*) Pour les membres du CDRC condamnés arbitrairement à des peines de prison ferme allant der 7 à 2 ans, se référer à l'AVIS du Conseil des droits de l’homme - Groupe de travail sur la détention arbitraire -
Avis adoptés par le Groupe de travail sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session,
17 au 21 novembre 2014
No 22/2014 (République du Congo)
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 08:43
(Congo-Brazzaville) Le tyran Sassou Nguesso et Jean-Claude Gakosso avalent une nouvelle couleuvre européenne !

Saskia De Lang et le dictateur Sassou-Nguesso

par Rigobert OSSEBI

Tant par la presse officielle, Pravda d’un autre âge, que par le ministère congolais des Affaires étrangères, les séides du pouvoir vacillant du tyran congolais redoublent d’efforts pour contredire l’affirmation de François Soudan, relative à la défaite de Sassou-Nguesso sur le terrain de la communication. Napoléon 1er réaliste et clairvoyant, d’une autre trempe que « l’homme de Kimongo » disait : « je redoute plus trois journaux que 100.000 baïonnettes ».

Quelques dizaines de milliards de dollars,- deux, trois (10 ou 15000 milliards de FCFA),- depuis 1998, ont été détournées du Trésor Public congolais et de la SNPC pour rejoindre des paradis fiscaux et des banques étrangères. Une partie de cet argent a été investie pour la corruption, l’achat des consciences, la communication et le silence des médias sur les méfaits du gang des Nguesso. Des sommes qui dépassent l’entendement ont durant des décennies servi à entretenir l’aura factice d’un tyran. En pure perte ! Contre vents et marées, la véritable nature de son pouvoir assassin et kleptocrate a toujours été dénoncée ; par Congo-Liberty entre autres… !

Le grand corrupteur de l’Alima n’a pas digéré cet aveu « Jeunafricain » d’un presque parent, Soudan, habituellement à sa botte. Alors ceux qui ont été à la tête du système d’approche, de corruption des politiques, des religieux et des médias ont dû redoubler d’efforts après les foudres qui se sont abattues sur eux.

Il leur a fallu tenter de marquer le coup et de frapper les esprits. Pour cela naturellement, ce pouvoir de lâches s’est tourné automatiquement vers une femme : Saskia De Lang, une héroïne que les Congolais viennent de se découvrir en la personne de l’Ambassadrice de l’Union Européenne. Les couards, tels des hyènes, en isolant son sort de celui de sa jumelle Stéphanie Sullivan, l’Ambassadrice des USA, ont demandé son rappel par Bruxelles. Bien sûr, jamais les pleutres n’auraient osé en faire de même avec l’Américaine qui a été tout aussi loin dans son soutien envers certains responsables de l’opposition et contre la tyrannie en place.

Aussi, le gang mafieux et corrupteur espérait obtenir la tête de Madame Saskia De Lang à bon compte. Pour lui, par Rome (en la très chère personne de Monsieur Matteo Renzi qui avait fait de Brazzaville son premier voyage officiel à l’étranger) et par Milan (avec le quasi filleul Claudio Descalzi qu’il soutint tout au long de sa carrière « de petit ingénieur à Pointe Noire jusqu’à la présidence d’ENI ») il lui avait semblé que la Commissaire Federica Mogherini n’y opposerait aucune résistance.

Hélas, trois fois hélas, ce fut l’occasion d’un nouveau camouflet pour Jean Claude Gakosso, le ministre des affaires étrangères d’un gouvernement et d’une présidence non-reconnus, qui s’était rendu tout spécialement à Bruxelles ; l’U.E. lui a réaffirmé son total soutien à Madame Saskia De Lang ! On ne saurait dire pour qui, du ministre ou de son maître, la couleuvre fut la plus difficile à avaler !

Comme toujours, le pouvoir pervers, corrompu et corrupteur de Brazzaville pensait que ses lobbyistes officiels ou mafieux, lui permettraient d’obtenir gain de cause. Il faut tout de même rappeler que plusieurs dizaines de millions d’euros, imprimés par la Banque Centrale d’Italie, avaient été retrouvées à Lisbonne par les enquêteurs portugais dans les coffres des demeures du corrompu ministre des finances du Congo, Gilbert Ondongo, et de José Veiga, l’homme d’affaires préféré du dictateur congolais, maintenant emprisonné ; cela pour confirmer le rôle ambiguë que jouent certains partenaires du Congo !

Alors parlerons-nous italien prochainement, comme la France occupée s’était mise au bilinguisme germain ? Sassou pourrait bien nous l’imposer en reconnaissance du soutien des pétroliers pour qu’il reste au pouvoir. Ou bien rejoindrons-nous l’Afrique anglophone pour en finir une bonne fois pour toutes avec les dérives répétées de la Francopholie ?

Tout récemment, il se disait que le Gouvernement canadien allait intervenir auprès de sa ressortissante Madame Michaelle Jean, la Secrétaire Générale de la Francophonie, afin qu’elle durcisse sa position à l’encontre de Brazzaville. Trop tard ? Cette dernière a tout récemment apporté son soutien au dictateur congolais ; un digne successeur des Duvalier d’Haïti qu’elle avait fuit.

Mais que Sassou Nguesso et ses sbires n’enregistrent surtout pas ce ralliement comme une victoire. Avant elle, Madame Yamina Benguigui, ministre de la francopholie dans le gouvernement Ayrault, s’était affichée sans la moindre retenue au côté du soudard dictateur corrupteur. Elle avait fait de Brazzaville son étape favorite et elle y a multiplié ses séjours jusqu’à la récente investiture. Sur la scène politique française et internationale cette personne ne valait pas grand-chose ; aujourd’hui, elle ne vaut plus rien même si la proximité qu’elle a entretenue avec le dictateur congolais pourrait largement l’en consoler…

Demain, il en sera de même avec Madame Michaelle Jean. Ira-t-elle au bout de son mandat ? Peut-être, mais elle n’en aura pas d’autre… ! Elle s’est déjà dévaluée ; grillée et carbonisée par le faux-pas de trop qu’elle vient de commettre pour Sassou Nguesso ! Avec certitude, nous pouvons affirmer, compte tenu des distances qu’Henri Lopès a prises avec son ex-patron, qu’il n’aurait jamais reconnu cette élection s’il avait été lui-même à la tête de la Francopholie.

Il n’y a pas si longtemps, le ministre français de la défense, Monsieur Jean-Yves Le Drian déclarait : « Avec la Françafrique, je flirte mais je ne couche pas ! » Flirter n’est déjà pas très digne et nous ne compterons pas la multitude d’hommes et de femmes de la politique, de l’administration et des médias français, ou pas, qui se sont vautrés dans le lit de Sassou Nguesso.

Malgré tous les efforts de ce dernier, cette stratégie ira d’échecs en échecs jusqu’à sa chute prochaine. Il faut ajouter à la bataille perdue de la communication, celle de l’économie et des finances. Le FMI, récemment à Washington, a fermé sa porte devant un ministre Ondongo notoirement corrompu qui venait demander son aide. Toujours nourrie de la première, il faut revenir sur cette implacable défaite de la diplomatie congolaise. L’U.E. et les USA ne sont pas les seuls à prendre leurs distances avec cet Etat voyou aux mains des Nguesso.

L’Ambassadeur de France, Jean-Pierre Vidon, s’est empressé de faire ses adieux au Congo au prétexte qu’il avait atteint l’âge de la retraite. Dans cette période particulièrement incertaine, il laisse un vide, sans mauvais jeu de mots, dont on ne sait quand et par qui il sera comblé… ? Une réponse du berger à la bergère, la République du Congo, qui n’a toujours pas d’ambassadeur à Paris…

Tout cela n’augure rien de bon pour celui qui s’est pris pour le parrain de la Françafrique, le caïd du continent. Un vent mauvais, ou une marée humaine, finiront bien par l’emporter avec tous ses sbires et rejetons… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 11:38
CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA

Le 21 octobre 2015 lors de la Conférence de presse à l’Elysée conjointement donnée par le Président Keita du Mali et le Président Hollande, ce dernier fut d’une subtilité magistrale induisant le faux-pas tout aussi magistral du Président Sassou qui y a vu un feu vert subliminal quant à poursuivre dans son référendum du 25 octobre 2015.

En effet, la question tout aussi subtile posée par le journaliste au Président Hollande, en constatant une « forte tension à Brazzaville huit jours avant le référendum », était précisément la suivante : « Est-ce que le Président (sous-entendu Sassou Nguesso) a le droit de consulter son Peuple et quel est le message que Vous lui adressez ? ».

Le Président Hollande dans sa réponse immédiate ne fit que répondre : « Oui, il a le droit de consulter son Peuple » étant sous-entendu dans les conditions permises par sa Constitution, il va de soi, en ne pouvant un instant publiquement faire état d’un Président allant à l’encontre de sa Constitution sans pouvoir diplomatiquement lui en faire la remarque, l’acte n’étant pas encore consommé au moment de la question, ce qui eut été alors un procès d’intention et aussi une ingérence en pays souverain que le Président Sassou n’aurait pas manqué de lui objecter. Le Président Hollande, par sa réponse laconique « piégea » de fait le Président Sassou, celui-ci y ayant perçu un encouragement à poursuivre son idée potentiellement inconstitutionnelle et qui l’ait advenue de fait en d’obscures conditions par l’élection anticipée du 20 mars 2016, la perception d’un ralliement implicite du Président Hollande au Président Sassou par l’Opposition congolaise in situ et par la Diaspora Congolaise mondiale n’étant alors qu’une illusion ayant contribué à encourager le Président Sassou dans son faux-pas, comme le suggère son empressement à « saluer la sagesse » du Président Hollande.

Telle est l’analyse magistrale et immédiate du Président Boukadia s’avérant géniale encore, dès qu’il eut pris connaissance de la réponse du Président Hollande : « Sur le Congo, le Président Sassou peut consulter son Peuple, ça fait partie de son droit et le Peuple doit répondre. Ensuite, une fois que le peuple aura été consulté, ça vaut pour tous les chefs d’Etat de la planète, il faut toujours veiller à respecter et à apaiser. Voilà ce que je peux dire sur la question ». Ce qui en rien ne s’oppose à ses « conseils » fondés sur le fait constitutionnel qu’il était interdit au Président Sassou de modifier, voire de faire modifier la Constitution, au prétexte de se représenter ; à bon entendeur salut ; génial dans cette réponse de ne pas y faire allusion ; il suffisait d’attendre le faux-pas dans le piège tendu, en n’analysant pas la réponse pythique. Génial de n’avoir pas mis en exergue les conditions inadmissibles du référendum de modification de la Constitution nonobstant celles tout autant inadmissibles que celles de l’élection présidentielle qui se profilait à un horizon sans être encore anticipée.

Alain Mabanckou a parfaitement raison de dire à propos de Brazzaville-Mfoa actuel : "Silence, on fraude!" ; tout le monde le sait, ceux qui l’avouent et ceux qui ne veulent pas, la question pour ces derniers étant « encore un quart d’heure s’il vous plait » en n’ayant pas perçu qu’il fallait constater l’ampleur de la fraude organisée pour réagir. Donc, que Alain Mabanckou se rassure, et rassure la Diaspora, au second degré les faits sont rassurants ; la géopolitique a des subtilités jansénistes et jésuitiques que le Président Boukadia maîtrise à merveille avec un héroïsme honorant la Sous-Région, lui qui, parmi d’autres, fut à l’origine de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 contre Sassou, en notant que la thèse économique considérée fondamentale est un poncif qui cache l’arbre de la forêt : ce n’est pas en changeant de mentor que l’on résout la question.

La solution est d’un autre ordre plus subtil dont il est encore trop tôt pour en parler, notant que les atrocités faites dans le Pool, viennent de faire prendre conscience à la Communauté Internationale dont la France qu’il s’agit en fait d’une épuration ethnique qui perdure depuis 1997.

Donc, la question est comment se sortir de ce tragique génocide semblant perdurer aujourd’hui sans que la Communauté Internationale devienne de fait un complice ?

Que la France ait bien compris la situation au Congo-Brazza, on peut y voir un indice avec la ministre de France, Audrey Azoulay, qui vient de remettre à Alain Mabanckou qui professe au Collège de France les insignes d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres, en rappelant que sa ville de Pointe-Noire a été privée de télécommunication pendant cinq jours lors de la dernière élection, façon de réprouver cette élection en stigmatisant par un carton rouge ceux passés en force contre la volonté du Peuple.

D’autant que la France déclare terminer l’opération Sangaris pour la fin de l’année, que ce 13 mai au matin le Ministère des affaires étrangères du Congo a pris contact avec le représentant du Président Boukadia à Brazzaville pour lui demander : « Qui est votre Président » s’entendant dire : « Consulter votre gros dossier, sinon voyez Sassou, il le connait mieux que quiconque » et qu’on lui ait répondu « qu’une réunion interministérielle à propos de votre Président était prévue et qu’on lui faisait parvenir l’invitation transmise aux différents ministres », une façon de dire que le Président Boukadia, l’Homme Intègre passé sous silence, est au cœur du cyclone, interface providentiel ayant la confiance internationale par sa probité et sa parole en étant dénué de revanche sans laxisme prônant le repli transitoire pour éviter le sang.

D’autant que les Autorités Américaines et Européennes ne reconnaissent pas les dernières élections présidentielles ni la formation le 25 avril du gouvernement, que les Autorités belges ont refusé le 5 mai le visa à Clément Mouamba au motif : « on ne reconnaît pas votre gouvernement, libérez les prisonniers politiques » et que la France vient d’en faire autant, l’ambassadeur de France ayant haussé le ton lors de la dernière réunion, ce qui est inhabituel, pour exiger la libération du Président Boukadia et de tous les prisonniers politiques, y compris les 14 membres du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (en sigle CDRC, parti du Président Boukadia) séquestrés depuis le 21 août 2013, le Président Boukadia ayant été exfiltré du Congo avec l’appui de la France.

A noter qu’un jugement rendu en Cour d’Appel à Pointe-Noire (sans 1ère instance) relâcha 14 des 28 personnes arrêtées le 21 août 2013 et condamna les 14 autres à des peines d’emprisonnement dont certaines très lourdes pour des motifs reconnus illégitimes par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU saisie par le Président Boukadia en novembre 2013 et signifié par l’ONU au Président Sassou en décembre 2014, celui-ci ayant depuis fait le dos rond devant toutes tentatives de la diplomatie internationale qui pourtant n’a pas ménagé ses efforts à Brazzaville, les promesses de libération immédiate étant systématiquement non tenues et les emprisonnements arbitraires de l’opposition s’étant généralisés au point de créer un climat de terreur.

Donc, remarquable politique prévoyante du silence du Président Hollande relevant comme au judo dans l’attente de la faute de l’Autre pour pouvoir lui signifier un motif réel et sérieux, à savoir l’arrestation du Président Boukadia le 15 janvier dernier qui s’est présenté à l’aéroport de Maya Maya retournant au pays avec une condamnation par contumace de la cour de Pointe-Noire du 9 avril 2014, condamnation qui ne lui a jamais été signifiée et dont il est toujours impossible de s’en procurer une copie, une arrestation rocambolesque qui n’a jamais été médiatisée avec 1900 militaires, quatre chars et un hélicoptère militaire plus un appareil politico-judiciaire ayant investi tout l’aéroport pour accueillir et adouber le Président Boukadia et son épouse, celui-ci se voyant opposé le jugement par contumace aux mêmes motifs que ses hommes (des motifs reconnus abusifs par l’ONU au regard du droit international), puis séparé et embarqué sur un vol partant pour Pointe-Noire où il est depuis séquestré sans motif, le motif le plus grave retenu contre Lui et ses hommes ayant été « atteinte à la sûreté de l’Etat pour demande de gouvernement d’Union Nationale entre le Nord et le Sud » avec brandissement de pancartes « Carton rouge » à l’égard du gouvernement, une situation ubuesque qui porterait à en rire si de nombreuses vies n’étaient pas en jeu.

De source sûre, il semble que la Gendarmerie Nationale Congolaise fasse pression sur la Magistrature pour que celle-ci sorte le Président Boukadia. Celle-ci répond que l’on veut bien l’extraire car « le Changement ne viendra que de Lui », la question étant ses Hommes, le Président Boukadia conditionnant sa propre sortie à la leur et celle de tous les prisonniers politiques du Pays, lui-même étant reconnu comme tel par la Croix-Rouge Internationale nonobstant l’Avis de la Commission Internationale des Droits de l’Homme de l’ONU pour libérer ses Hommes et implicitement lui-même, l’auteur de la Requête à l’ONU incarcéré pour les mêmes motifs que ses Hommes.

En effet, rappelons, malgré l’omerta généralisée de l’Opposition Institutionnelle du Congo-Brazza à propos du Président Boukadia dont le nom brûle les langues même parmi les ténors de la Diaspora pour des raisons compréhensibles d’égo personnel, que celui-ci, ayant la double nationalité française et congolaise ayant prévenu lui-même les Autorités Congolaises et Françaises de son retour le 15 janvier 2016, fut arrêté ce jour en présence de son épouse à sa descente d’avion à Maya-Maya venant de Paris, se voyant opposé par ces Autorités le jugement jamais notifié rendu par contumace contre lui le 9 avril 2014, même jugement introuvable ce jour depuis toujours, et ayant condamné quatorze de ses compagnons politiques du C.D.R.C. à de lourdes peines d’emprisonnement et libérant les quatorze autres tous arrêtés le 21 août 2013 aux motifs reconnus abusifs par la Commission des Droits de l’Homme sur une requête émanant de lui-même, des recommandations signifiées au Président Sassou le 23-12-2014 qui depuis s’enferme dans un autisme diplomatique.

Après quatre mois d’incarcération, les raisons ayant prévalu à la séquestration du 15 janvier dernier du Président Boukadia abusives au regard du droit international, par la Commission Internationale de Droits de l’Homme, toutes les demandes de remise en liberté se sont révélées sans suite par raison d’absence de motifs réels et sérieux. Conséquence collatérale de ce déni de justice dictatoriale, le Président Boukadia n’a pu enterrer sa mère décédée le troisième mois de la détention du Président du stress provoqué par la condamnation inique de son fils à trente (30) ans de travaux forcés.

Derniers événements, le commandant de zone de la Likouala assure avoir reçu note officielle pour procéder au transfert des 14 prisonniers politiques du CDRC détenus arbitrairement au regard du droit international par le Nord Congo et de 15 militaires attachés au colonel NTsourou, transfert qui devait se faire à Brazzaville pour procéder à leur libération officielle le 9 mai 2016 avec le Président Modeste Boukadia. Mais ce dimanche 8 mai, quand l’avion de la TAC affrété par l’Union Européenne est arrivé à Impfondo, il n’a pu embarquer que 9 militaires du colonel NTsourou et aucun membre du CDRC, ce qui est un détournement par le Président Sassou de la mission officielle de l’avion UE qui était la libération du Président Boukadia, de tous ses Hommes et de tous les prisonniers politiques, dont celle du colonel NTsourou et de ses hommes, ce qui est l’origine même du haussement de ton de l’Ambassadeur de France lui-même.

Paris, le 15 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès du Président Modeste Boukadia

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/190516/congo-brazza-grande-strategie-des-presidents-hollande-et-boukadia

CONGO-BRAZZA : GRANDE STRATEGIE DES PRESIDENTS HOLLANDE ET BOUKADIA
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 14:35
(Congo-Brazzaville) QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE ?!! QUI ?


par Theophile Mbemba

QUI DONC, DU POUVOIR ACTUEL OU DE SA DITE OPPOSITION A PEUR DE VOIR MODESTE BOUKADIA LIBRE ?!! QUI ?

"Personne dans le monde, aucune nation dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui les opprimaient." Assata Shakur

Il y a ceux-ci, de la diaspora, sans autre ambition que celui de "faire du vieux avec du vieux", décrétant un "Tout sauf Boukadia." De messes basses entre soi, en désinformation auprès de l'Elysée et autres institutions internationales, tout y est passé ! Ne comprenant rien à la mutation en cours dans la société congolaise...

Impassibilité et constance pour celui qui, nous dit-on maintenant, ses actuels géôliers surnomment "Le Grand Tigre."

Il y a ceux-là, du système, ayant cru remporter la palme à son retour sur Brazzaville en le faisant arrêter par une armada d'hommes en treillis, une victoire à la Pyrus en réalité, à s'en mordre les doigts.

Il y a le Peuple qui lui, ivre de son bon droit, attend avec patience que vienne l'Heure ou l'Aigle se posera, enfin, sur la plus Haute branche du Fromager.

Il y a Modeste Boukadia qui, de Son Silence, fait Loi, une seule question depuis : Mais qui est-Il donc ?!!

Il y a ceux-ci, nombreux congolais-es, jeunes et vieux, fracassés par les espoirs suscités par des marchands d'illusions, tous issus de la même matrice qui aujourd'hui, oppresse sans distinction du Nord au Sud, de l'Ouest à l'Est.

Et toujours la lancinante question : "Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!!"

Ils se l'ont posé aux Nations-Unis lorsqu'il a obtenu la condamnation du système actel et la demande de remise en liberté de ces hommes, tous du C.D.R.C., pris en otage croyant ainsi pouvoir l'obliger. Peine perdue !

Elle s'est aussi imposée à l'Union Europénne, et les congolais-es, tels des errants dans le désert auprès des oasis, boivent sans trop se poser de question sur la provenance de l'eau, s'emerveillent des sanctions de l'UE et des EU, ces défections d'entreprises en cascade, ces mises en porte à faux diplomatiques, ces exigences de liberté contre ce régime inique.

Ceux du système, ce sont aussi posés la question, l'oeil en coin sur leur chef : "Mais qui est donc ce Modeste Boukadia ?!" Le mutisme en guise de réponse, car comme on le dit couramment chez nous, "il n'y a plus de temps de choix d'aimer, ou pas, se baigner, si c'est au crocodile que tu as affaire !"

Ils étaient prévenus, ils ont néanmoins osé. A leur dépend !

_ 3 février 2016, en urgence : Avis de réunion N° 000325 /MAEC-SG/DAM/DONU. Sur la convocation, cette litote toute congolaise : « Allégations d’arrestations d’opposants congolais - "Cas Boukadia"…

La réunion eut lieu.

Conclusion : relaxe pure et simple de M. Modeste Boukadia ainsi que des 14 cadres du C.D.R.C.

"Tu avances, tu meurs. Tu recules, tu meurs. Alors pourquoi tu recules ?" Obosso ! Telle est la devise alors que s’amoncellent plein Sud, sur les pierres tombales, des noms effacés…

Emmanuel Yoka, étrange ministre des Affaires Etrangères, dans son agacement à ne pouvoir savoir "Qui est Modeste Boukadia", campera cette stupide loghorée diplomatique : "Les Nations-Unis ? Je ne connais pas ! " Il y a de la mesure ...

Leur inhumanité caractérielle se manifestera le 10 avril 2016, au décès de Mâ Lutaya, mère de Modeste Boukadia… Qui pour l’accompagner ? Qui pour honorer Celle qui a enfanté ? Au Fils, cela ne sera pas permis ! De faux fuyants en tergiversations, leur misérable morale croira ainsi triompher de l’Homme. Que nenni, on attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Cette mésintelligence primaire dira sa béance le 11 avril 2016 : lors de l’audience de remise en liberté de M. Modeste Boukadia, pour ne pas y souscrire et sans autre raison juridique valable, ce motif abscon : "maintenu en prison pour sa sécurité car ne voulant pas qu’il soit mêlé aux foyers de tensions en cours." Rien que ça et pas moins ! Le 4 avril avec ses tours de passe-passe était passé par-là.

"Travaillons seulement", comme dirait l'autre. Hè bien, du Zenith au Nadir, nous avons travaillé, et plutôt bien ! La diplomatie elle, ne dort pas ! Et "aussi dure que soit la pierre, l'eau finira par en venir à bout."

Menaces de sanctions, sanctions. Et sans s'y attendre, la France qui enfin entend la voix de la raison et ce qu'elle n'avait su entendre dans le bras de fer sur les referendums, elle s'y met, les faits l'y contraignent. Le fusil a changé d'épaule.

Sur la nouvelle liste, plus exigeante que la première, le 1er d'entre ses Egaux, Modeste Boukadia suivi de ses hommes, puis de Marcel Ntsourou et ses hommes, ceux de Jean-Martin Mbemba, Paulin Makaya, ainsi que de ces autres, victimes ...

Liberté pour ces femmes et ces hommes incarcérés par l'ignorance, pressions, sanctions, la "Loi 196 des Accords de Cotonou" est alors invoquée. Piteuse capitulation.

Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!! Ils ont arrêté de se poser la question devant l'évidence des faits. Le 9 avril 2016, n'eut été ce détournement d'avion de la TAC, affrété par l'UE pour le transport des "détenus malgré eux et malgré l'élémentaire raison." Les dirigeants de ce pays qu’est le Congo-Brazzaville, ne reculent devant rien. La honte ne les tue pas, cela doit leur être reconnu.

Nous attendons de lire ce qui sera écrit sur le prochain avis de convocation. Que mettront-ils cette fois-ci en lieu et place de l’usité "Allégations" ?

La faute de l’opposition congolaise, tant soit peu que nous nous entendons sur le mot opposition, est de n’avoir pas pris, mais on le dira jamais assez, la mesure du combat à mener pour que naisse de nouveau, l'espoir d'Une Union, prélude à l'Unité. "Jamais ne faire confiance dans l’alliance avec l’homme puissant", nous dit Virgile, et eux, tous tels qu’ils sont, face au système qui les a enfantés et abreuvés, ne sont rien, sinon, une prime à cette dictature !

A l’Homme sage qui sait cacher la feuille convoitée dans la forêt, quoique "seul un criquet soit en mesure de juger du sommeil d’un autre criquet", au-delà ces jugements sans savoir, de ces postures sans lendemains, des jérémiades de ceux qui, à la tête des Hommes perdent la leur, il est plus que temps, à chacun d’entre nous, Peuple, de nous poser la question : Qui est donc Modeste Boukadia ? Probablement que nous n'aurons pas d'autres réponses que les perspectives de nos avenirs car, assurément, il est de ceux qui les dessinent...

"Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien." (Voltaire).

LIRE LA SUITE : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/180516/congo-brazzaville-qui-donc-peur-de-voir-modeste-boukadia-libre

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 08:17
(Congo-Brazza) Les Ambassadrices de l’Union Européenne et des Etas-Unis infligent...

L’ambassadeur des USA, Mme Stéphanie S. Sullivan et le dictateur Sassou Nguesso

Les Ambassadrices de l’Union Européenne et des Etas-Unis infligent un camouflet à Jean-Claude Gakosso, le ministre des Affaires étrangères du sinistre dictateur Sassou Nguesso, le PGCC.

Par Rigobert OSSEBI

Depuis la journée du samedi 14 mai, des rumeurs couraient à Brazzaville que le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean Claude Gakosso, avait empêché l’Ambassadrice de l’Union Européenne (U.E.), Madame Saskia de Lang, de participer à une réunion du corps diplomatique devant lequel il devait s’exprimer, en son ministère.

Il faut surtout comprendre que les services de ce ministre aient cherché à sauver sa face en diffusant une fausse information sur ce qui s’était réellement produit ce jour-là. L’incident dans l’usage diplomatique n’est pas des moindres et se situerait pas très loin d’une rupture prochaine, pas seulement entre l’Union Européenne et le Congo, mais également entre les Etats-Unis et le Congo, de l’usurpateur Denis Sassou Nguesso.

En effet, alors que le ministre des affaires étrangères de ce dernier tentait maladroitement de vendre un énième programme bidon de « la marche vers le développement…. qui nécessiterait la mobilisation d’appuis multiformes de la part de tous les partenaires au développement du Congo », les ambassadrices de l’Union Européenne, Madame Saskia De Lang, et des Etats Unis, Madame Stéphanie Sullivan, ont toutes deux quitté la salle avant même la fin de la communication d’un Jean-Claude Gakosso tétanisé.

L’affront est de taille. Et ce n’est pas un Denis Sassou NGuesso qui osera convoquer ces ambassadrices-courage pour les rappeler à l’ordre, ou mieux se plaindre auprès du Département d’Etat. Au plus, s’en remettra-t-il au valet Gakosso pour tenter d’essuyer le camouflet, ou encore pour ce qui est de l’Union Européenne, par Milan (ENI) et Rome (l’ami Matteo Renzi) essayera-t-il une intervention auprès de la Commissaire Federica Mogherini.

Toutes les femmes qui sont en poste à Brazzaville ne sont pas tentées de suivre l’exemple docile donné par les Yamina Benguigui (ex-ministre de la francophonie qui passait la moitié de son temps à Brazzaville), Anne Hidalgo (Maire de Paris, admiratrice de la très coûteuse politique de la ville du Dictateur) et Michaelle Jean (Secrétaire Générale de la Francophonie qui brille par son silence dans toutes les langues).

Les Congolais devront beaucoup à ces deux femmes de caractère, que sont ces deux ambassadrices, et qui, depuis des mois, sont toujours aux avant-postes de la résistance aux abus commis par la dictature congolaise.

C’est une belle leçon qu’elles ont infligée à Jean-Claude Gakosso et à son président. Dommage que les ambassadeurs, hommes, présents ne leur aient pas emboîté le pas.

Chapeau bas, Mesdames !

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT USA UE UA
13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 06:19
Le Congo-Brazzaville serait-il en État de Siège Politique et militaire ?

Par Antoine OYABI

Le Congo-Brazzaville serait-il en État de Siège Politique et militaire ?
Le Congo-Brazzaville serait-il en État de Siège Politique et militaire ?
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Antoine Oyabi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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