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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 11:42
(Congo-Brazzaville) Un gouvernement Mouamba avec du sang contaminé bien plus qu’avec du sang neuf !

Calixte Nganongo -

Par Rigobert OSSEBI -

Tout le monde attendait le Gouvernement de Clément Mouamba. Avec inquiétude et même une certaine impatience. Après l’investiture d’un Denis Sassou Nguesso éternellement menteur et prometteur, les Congolais crédules, ou pas, s’étaient mis à espérer…. Espérer en une équipe efficace qui, comme l’avait affirmé l’Usurpateur dans son dernier discours, allait s’atteler à la lutte contre la corruption, la concussion, le népotisme et autres balivernes présidentielles. Hélas, cela faisait plus de trente ans que le pays était oublié du Père Noël et, en cette fin d’Avril, il n’allait décidément pas passer pour ce gouvernement et encore moins pour la population !

Les moins optimistes, notamment sur ce site, affirmaient « Quelles que soient les personnalités qu’il décidera de nommer aux Finances, au Pétrole, aux Forêts, à la Défense et à l’Intérieur, le véritable ministre en restera Denis Sassou-Nguesso. »

La réalité imprévisible, pauvres de nous, est pire ! Bien pire ! Ce gouvernement qui aurait dû être celui « d’une certaine transition » est en fait celui de « la succession ». Pour ceux qui s’attendait à une injection de sang neuf, ils en ont été pour leur compte ; de la pire des qualités, en réalité du sang contaminé ! L’héritier, Denis Christel, a finalement fait valoir ses prérogatives. Les entrants et les sortants, dans ce gouvernement Mouamba, en sont l’indiscutable reflet à quelques exceptions insignifiantes près.

La vénalité hors-norme de Kiki et son ambition ont été assouvies au-delà du raisonnable. Après avoir été le propriétaire incontestable et incontesté du pétrole congolais, le voilà aujourd’hui qui s’accapare, via un tiers, le portefeuille des Finances du Congo. Son comparse de la SNPC, Calixte Nganongo, le directeur administratif et financier de la société étatique, a pris la place du très corrompu Gilbert Ondongo. Clément Mouamba ne pouvait certainement pas s’opposer à cette nomination calamiteuse. Malgré cette horrible perspective, personne ne regrettera Gilbert Ondongo à qui le Fonds Monétaire International (FMI), l’ingrat jadis à sa botte corruptrice, à Washington lui a tout récemment claqué la porte au nez alors qu’il demandait de l’aide. Mais avec ce nouvel homme à la tête des finances publiques, les hors-la-loi se sont réjouis ; rien ne s’arrangera et ils espèrent voler plus encore. Le prix du pétrole pourrait même dépasser à nouveau les 100 dollars le baril que les Congolais n’en verront pas la couleur.

Comme les Nguesso, les Nganongo volent en famille. Ce petit clan, qui comptait déjà une Conseillère à la Présidence de la République après avoir failli dans le négoce en gros de volailles, s’est toujours plu à plumer le Trésor Public ou les sociétés nationales. Calixte Nganongo était secondé à la SNPC par son cousin Paul Ominga. A Paris, la compagnie pétrolière congolaise avait d’élégants bureaux, avenue de Friedland, à un jet de pierre de l’Arc de Triomphe. Ce cousin s’y faisait traiter de « villageois » par des collègues de travail aux tenues tirées à quatre épingles, tant les siennes, maillot de supporter du PSG et tongs, tranchaient avec les leurs. Mais il ne faut surtout pas confondre mauvais goût vestimentaire avec de la modestie ou pire avec de la probité. Ce directeur administratif-adjoint a été à l’origine des ascensions fulgurantes des Willy Etoka et des Lucien Ebata ; il en a été le découvreur, le bygmalion plutôt que le pygmalion. Ils pourront encore compter sur lui. L’hégémonie des Nganongo, comme celle des Mapapa, sur la SNPC perdurera puisque Raoul Ominga succèdera sans aucun doute à son cousin Calixte ministre, à son poste de DAF. Sa solide réputation de jouisseur ne pourra que s’en renforcer. Dans son approche de la gente féminine, il est reconnu être généreux à défaut d’être délicat. On dit de lui que pour amadouer sa proie, son premier cadeau, et le plus petit qu’il puisse être (littéralement « son plus petit billet »), c’est 30 millions de FCFA…

Au pétrole, rien ne change pour Kiki avec le très transparent Tchikaya, fils de… Comme lot de consolation pour le fiston du dictateur, Jérôme Koko a été viré de la tête de la SNPC ; Kiki en assurera la présidence en attendant que son président de père lui laisse la sienne… Les vieux compagnons de route de ce dernier, les caciques remerciés pourront soigner tranquillement rhumatismes et séquelles d’AVC ou d’excès commis durant ces presque vingt années d’un pouvoir totalitaire. Les Adada, Yoka, Tsiba et autres n’avaient d’ailleurs aucune envie de suivre l’apprenti-clerc de Notaire dans ses folles dérives. C’est bien Denis Christel qui a été à la manœuvre ces dernières semaines, distribuant des paquets d’argent à « ses petits », ses sbires, chargés des fraudes, des agitations, des intimidations encagoulées et des mitraillages dans tous les sens et dans toutes les directions. Ces derniers, fanfarons, ne manquent pas de se vanter de leurs exploits et des sommes pharamineuses que le fils du « perdant » a dû leur débourser pour inverser les scores.

Le semblant de démocratie et d’Etat républicain a définitivement été capté par la voyoucratie des Nguesso, avec ce Proconsul qui est allé au secours de son père. Ce butin des « Finances » est un prix dont la république ne se relèvera jamais. D’ailleurs, ces mêmes valets sanguinaires, enrichis, s’inquiétaient durant la campagne de l’affaiblissement physique d’un président-candidat déjà usé. Ils craignaient une issue fatale tant l’homme perdait ses forces et parfois même sa lucidité. Ce genre d’accident reste dans le domaine du possible, ce qui, dans les conditions actuelles, serait le signal de départ d’une lutte acharnée pour une prise de pouvoir par le plus fort. Ndenguet ne manquera de dégainer les armes de la Police pour son compte personnel – lui que Chirac et de Villepin avaient extrait de sa prison de la Santé à l’aube d’un premier samedi d’Avril 2004. – Ce récidiviste de crimes contre l’humanité pourra s’adonner complètement à son goût pour les crimes de masse en s’opposant au Clan des Nguesso et à l’Armée congolaise, tous armés jusqu’aux dents, dans une guerre triangulaire. Les populations civiles ne seront pas épargnées, ni les biens impayés construits à crédit par les Chinois.

Les « petits » proches de Kiki, pas si inconscients, prédisent que « ce qui se passera alors au Congo sera pire que le Rwanda… »

Voilà où tant d’irresponsabilités accumulées, de corruptions et de complicités silencieuses pourraient nous mener bientôt. La sirène d’alarme en est tirée…

Il y a presque deux décennies un compagnon de « l’avant-première heure de Denis Sassou Nguesso » révélait les secrets du pouvoir de ce dernier. Pour mieux être compris, il s’aidait de sa main. Chaque doigt en était un qu’il expliquait tour à tour de chaque côté ; d’abord le pouce, puis l’auriculaire. Il termina donc par le majeur. En le désignant, il déclara : « Ce doigt est le plus grand et le plus fort, c’est Florent Tsiba ! Il détient une grande force mystique et était dans la chambre du Mistral lors de l’assassinat de Marien N’Gouabi. Il a été de tous les gouvernements de Denis. Il sera de tous les prochains. S’il ne devait plus en être, alors pour Denis cela signifiera sa fin, irrémédiablement ! »

Le tyran n’a pu que consciemment prendre la décision d’écarter Florent Tsiba de ce dernier gouvernement. En a-t-il voulu accélérer sa propre chute ? Les dés en sont jetés pour lui-même et pour le triste sort qui attend désormais le peuple congolais !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 11:14
(Congo-Brazzaville) Le déclin congolais

Par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA -

Dans n’importe quelle démocratie au monde, SASSOU n’aurait jamais été élu ni réélu comme Président de la République, noble tâche pour représenter ses concitoyens. Ce dernier a passé son temps à ruser et en plus il n’a pas de résultat depuis, aucun bilan crédible. Doublement, ce dernier est disqualifié et les faits le prouvent encore avec ce énième gouvernement congolais du 30 avril 2016. Le ridicule ne tue pas au sommet de l’état au Congo, car même ceux qui sont impliqués dans le scandale planétaire de Panama papers sont reconduits dans ce gouvernement. La dissimulation des deniers publics va continuer à la barbe de tous les congolais comme si rien ne s’était passé. Jusqu’à ce jour, la justice congolaise qui brille par sa dépendance vis-à-vis de l’exécutif n’a pas encore réagit. Le fera-t-elle un jour ?

En lieu et place de la rupture tant promise, comme tous les serments non assumés depuis des lustres, SASSOU veut faire du neuf avec du vieux et quelques fanatiques aveuglés. Le Congo mérite mieux et nous ne cesserons de le dire. L’on ne peut comprendre que dans la Nouvelle République, que le Premier ministre, Chef du gouvernement, soit flanqué de trois ministres d’état, en quelque sorte trois Premiers ministres bis. L’autorité du Chef du gouvernement vient d’être sapée par son premier acte, celui de la nomination des ministres de son gouvernement. SASSOU est toujours à la manœuvre et il ne fait même plus semblant de s’en cacher tant sa mégalomanie, qui le perdra, a atteint un niveau non encore égalé à ce jour. Au pied du mur, il n’a pu se réformer et c’est un mauvais signal qu’il nous envoie. On prend les mêmes et en recommence, car dans cette république ce qui prime c’est la fidélité au Chef et non l’intérêt général. Les vrais dinosaures, les piliers du pouvoir, les hommes de la tribu, les gardiens du temple, sont là à des postes régaliens. Et le discours de politique générale du Premier ministre sera prononcé devant quelle assemblée ?

Nous aurions tous dit que nous n’attendions rien de ce système. C’est bien là notre erreur, notre tort, car ce monsieur est la tête de notre beau pays, le Congo, qu’il dégrade au jour le jour, d’année en année. Nous assistons à notre propre mort sans réagir devant celui qui a décidé de casser notre bien commun. La démocratie n’est pas la dictature de la majorité mais la prise en compte des aspirations de l’ensemble du peuple.

Au moment où certains pays font le pari de la mondialisation, du numérique, de la génétique, de la robotique, etc., le Congo tel un beau diable se bat encore pour la liberté d’expression, l’accès à l’eau potable, l’accès à l’électricité, l’accès à des soins de qualité, l’accès à une éducation de qualité, la réduction de la pauvreté et de la faim, maux que nombreux pays ayant acquis l’indépendance au XXème siècle comme nous, ont en partie résolus. Pire encore, le Congo n’a pas réussi à garder ses acquis issus de la période de la décolonisation tant le détricoteur est passé par là. L’heure est grave car nous ne nous battons pas contre une dictature, mais contre le temps qui file et les dégâts qui s’accumulent. Ce dernier gouvernement fait de bric et de broc n’est pas là pour nous rassurer. Ce pouvoir nous ressert les vieux plats tel un marmiton sans inspiration ni créativité là où nous sommes en droit d’attendre un repas gastronomique agrémenté de bons vins, tant le Congo est un joyau qui mérité l’excellence. C’est le moment pour les élites congolaises de prendre en main les problèmes difficiles, le destin de notre pays, car c’est de là qu’elles tireront leur légitimité. Ecrire, vociférer ne suffisent plus et montrent ses limites. Changeons de stratégie.

Cette dictature commence sa 33ème année de pouvoir, en espérant que ce soit celle de son chemin de croix qui l’emmènera vers sa perdition avec une crucifixion politique tant le mal qu’elle fait aux congolais est énorme. Nous ne pouvons plus nous permettre de tolérer la médiocrité dans laquelle certains veulent nous enfermer au dépend du mérite. Pendant la deuxième guerre mondiale, c’est une machine qui est venu au bout d’une autre « Enigma » en décodant les messages nazis. C’est un homme qui viendra au bout de cette mafia, car parfois ce sont des personnes que l’on imagine capables de rien qui font les choses que personnes n’auraient imaginé. Et ces personnes ordinaires, c’est vous et moi. Hissons-nous à la hauteur de l’enjeu que l’histoire congolaise nous impose, sinon ce sera le chaos. Pour notre pays, nos enfants et petits-enfants, nous n’avons plus le droit d’échouer.

A nos peines des bombardements dans le Pool, des massacres de la population congolaise, de l’absence de corridor humanitaire dans le Pool, de l’emprisonnement et de la torture des nos camarades, s’ajoute celle de l’absence de vision pour notre pays. Collectivement disons NON et‪#‎SASSOUFIT‬.

C’est Arthur SCHOPENHAUER qui disait : « La difficulté n’est pas de voir ce que personne n’a jamais vu, mais de penser comme personne n’a jamais pensé au sujet de quelque chose que tous voient. »

Au travail citoyens !

—-

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

(Extrait de congo-liberty)
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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 16:44
(Congo-Brazza) C'est fait. Pour l'ONU l'avenir de Sassou Nguesso et les siens se révèle incertain

Qui voudrait présider le Congo, avec une région du Pool dépeuplée selon le plan Mouébara, une Nation divisée ou avec un Sassou Nguesso et les membres de son clan libres de leur mouvement dans un pays régi par la constitution anti prison du 06 novembre 2015 : validée par certains de nos compatriotes qui se retrouvent aujourd’hui prisonniers de leur soif de pouvoir contre la volonté du Peuple qui ne veut plus de leur bourreau?

Les moyens de réussir une révolution sociale sont souvent pénibles. Le prix à payer pour atteindre le but exige un vrai sens d’engagement patriotique sacerdotal et surtout, un lourd tribu en perte de vies humaines : le tout basé sur un seul idéal qui définit bien le changement à apporter et non, sur un individu qu’on veut voir arriver au pouvoir. Ces difficultés bien que vrai qui apparaissent au grand jour parce que n’étant pas RASSEMBLÉS, renforcent l’idée selon laquelle les Congolais regroupés dans des associations de supporters et fanatiques d’individus sont des combattants ou résistants à Sassou Nguesso devenus problématiques.

Heureusement, il y a des exceptions, des vrais opposants au régime et pouvoir de Sassou Nguesso dans ces associations, même si quelques caméléons continuent à vouloir toujours s’opposer au RASSEMBLEMENT de tous ceux qui sont acquis au départ sans condition de Sassou Nguesso avec tout son système. Des Compatriotes veulent de l’harmonie dans notre combat, ils tiennent comme moi depuis longtemps à définir LE CHANGEMENT et non de l’alternance. Les jeunes, ces compatriotes qui n’ont connu que que Sassou Nguesso depuis leur tendre enfance sont conscients de la valeur et des crimes de sang et économiques qui continuent de déstabiliser notre cher pays le Congo et d’hypothéquer leur avenir, depuis plus de trente deux (32) ans. Leur engagement garantit ma vision sur la fin de pouvoir de Sassou Nguesso et les siens dont l’avenir n’est autre que celui de Mobutu ou Ceaucescu d’ici au 15 août 2016.

Acculé, c’est toujours par son geste coutumier de criminel depuis sa tendre enfance, son comportement original dans les assassinats Marien Ngouabi, Cardinal Émile Bayenda, Massaba Débat pour se camoufler auprès des Kouyous et, de tuer ses adversaires qui le caractérise, sa manière d’être toujours à lui : que Sassou Nguesso a toujours fait recours à traumatiser spécialement les populations des quartiers de Brazzaville Sud et de la région du Pool. Il aime le goût du sang et de voir couler les larmes de ces gens qui ont toujours été le moteur du changement et les défenseurs de la restauration de la démocratie socle de le réconciliation et de l’unité nationale que Sassou Nguesso a toujours bafouiller pour sauvegarder un peu de sa gloire auprès de ses extrémistes supporters , fanatiques et collabos qui s’accommodent des miettes de peu de valeur qui font briller leurs yeux de paresseux.

Enfin, face maintenant que le tyran Sassou Nguesso qui s’est auto proclamé élu avec 8% du suffrage est mis à nu par la communauté internationale, l’Union Africaine, l’union Européenne et l’ONU qui ne le reconnaissent pas comme président : à NOUS de capitaliser tout ce poids par un RASSEMBLEMENT chargé de définir le VRAI CHANGEMENT que veut le Peuple loin de nos idoles, ces Moïse et Josué, pour vite libérer sauver le Pool dans la libération du Congo.

LIRE LA SUITE : https://mbikidenanitelamio.com/2016/04/28/cest-fait-pour-lonu-lavenir-de-sassou-nguesso-et-les-siens-se-revele-incertain/

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Mbiki de Nanitelamio - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 17:19
(Congo-Brazza) Appel à l'éveil de la conscience nationale du peuple congolais

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs, l’heure est grave !

Oui très grave ! Elle est non seulement grave pour le Congo-Brazzaville, mais aussi pour son Peuple, car elle appelle à une véritable prise de conscience au niveau national.

En effet, combien de temps va-t-on encore attendre ou accepter que Monsieur Denis Sassou-Nguesso, non pourvu de l’onction du Peuple Congolais pour la présidentielle du 20 mars 2016, en dépit des moyens de l’Etat utilisés par ce dernier, puisse impunément demeurer au pouvoir ?

Comme vous le savez, le Premier Secrétaire du PCT, Monsieur Pierre Ngolo, en cherchant à défendre l’indéfendable, est venu confirmer que l’ancien président de la République, Monsieur Denis Sassou-Nguesso, n’a pas obtenu plus de 60% des suffrages exprimés au premier tour, car il a été battu dans le département du Pool, à Pointe-Noire, dans les trois départements du grand Niari ainsi qu’à Brazzaville.

Quand on sait que tous ces départements représentent, à eux seuls, plus de 70% de la population congolaise, on peut alors se poser la question suivante : par quel calcul algébrique, son mentor a pu obtenir plus de 60% dès le premier tour de la Présidentielle. En principe, au vu des résultats énoncés par le Secrétaire Général du PCT, on peut conclure que, ses calculs défient toutes les lois de la mathématique.

Faut-il rappeler que le peuple congolais, aiguillonné par son opposition, après avoir refusé le pseudo referendum constitutionnel de Monsieur Denis Sassou Nguesso, a réussi à mettre en échec le plan machiavélique de ce dernier, tendant à pérenniser son pouvoir à la tête de l’Etat congolais.

Monsieur Denis Sassou Nguesso, qui n’a jamais gagné une élection, cherche à faire taire, de quelle que manière que ce soit, toutes les velléités de contestation, en intimidant, en confisquant tous les médias de l’Etat, en optant pour le bombardement des populations civiles sans défense, dans les pays de Mpangalas (Kindamba, Vindza, Mayama, Mpangala), ainsi qu’à Soumouna (où se trouve monsieur Fréderic Bitsangou alias le pasteur Ntoumi), au séminaire de Mbamou d’où sont sortis de nombreux cadres , prêtres, évêques et archevêques comme le cardinal Emile BIAYENDA, Monseigneur Barthélémy BATANTOU, Monseigneur Ernest NKOMBO, Monseigneur Hervé ITOUA, Monseigneur Anatole MILANDOU, Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, le Père Didace MALANDA, l’Abbé Dominique KIMBEMBO, pour ne citer que quelques uns.

Même Goma Tsé-tsé, village mythique et chargé d’histoire où vivait Monseigneur Auguste NKOUNKOU, n’a pas été épargné par les bombardements des hélicoptères de combat des Forces Armées Congolaises.

Malgré les nombreux enfants de moins de douze ans, de femmes et d’hommes qui sont victimes des atrocités qu’on peut qualifier de génocide, force est de constater la totale indifférence de la communauté internationale.

Il n’est plus permis de rêver d’une quelconque ingérence humanitaire dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville, à la suite des bombardements perpétrés dans cette région par le pouvoir sanguinaire et arbitraire de Monsieur Denis Sassou Nguesso sèchement battu et éliminé dès le premier tour du scrutin présidentiel du 20 mars 2016.

A dire vrai, l’heure n’est plus de pleurnicher ni de compter sur qui que ce soit encore, moins encore sur la prétendue communauté internationale, qui n’intervient ou n’existe que lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des grandes nations qui la constituent.

Ce n’est pas parce que le Congo-Brazzaville est une ex-colonie de la République Française que les Congolaises et les Congolais doivent toujours faire recours à cette dernière lorsque leur pays est confronté à de graves crises politiques.

Mes chers Compatriotes, ne soyons pas naïfs. En effet, chaque fois que la France est intervenue au Congo-Brazzaville, cela a toujours été dans le but de préserver ses intérêts et non dans le but de défendre les Congolais encore moins pour assurer la paix dans notre pays.

Vous vous souviendrez que bien qu’Elu au suffrage universel direct et ce, à la suite d’une véritable élection libre et transparente organisée au mois de juillet 1992, le président Pascal LISSOUBA a été contraint et forcé de quitter le pays en octobre 1997, à la suite d’un coup d’état de Monsieur Denis Sassou Nguesso soutenu par les forces angolaises ayant notamment bénéficié de fait de l’approbation ou du soutien du président français de l’époque, Monsieur Jacques Chirac.

Lors de ce coup d’état ayant conduit à la destitution du président Pascal Lissouba, un président jouissant de la légitimité populaire, de par son élection libre et transparente reconnue comme telle par toute la classe politique congolaise, la soi-disant communauté internationale n’avait pas été visible.

Comme dirait l’un des pères fondateurs de la république du Congo, le premier président du Congo-Brazzaville, le président-abbé Fulbert YOULOU, « il nous revient de tenir compte plus que jamais de la situation politique de l’heure. Et cette situation doit être minutieusement analysée. C’est votre rôle. C’est urgent. C’est d’autant plus urgent qu’il est urgent d’empêcher ce qui doit être empêché. Cette analyse doit se faire sans passion et sans parti pris. Cette analyse doit être objective. »

Combien de temps peut-on encore fermer les yeux devant cette bestialité primitive orchestrée par un général qui extermine son peuple en toute impunité ?

Combien de vies devons-nous encore perdre pour que la communauté internationale, la France viennent assister le Peuple du Congo abusé, martyrisé, piétiné, avili, déshonoré et qui est complètement noyé dans un océan de larmes ?

Est-il légitimement et humainement permis de reconnaître un pouvoir qui viole toutes les conventions internationales qu’il a ratifiées, qui a entaché sciemment l’élection présidentielle du 20 mars 2016 afin de falsifier les résultats ?

Pourquoi le peuple Congolais doit-il être condamné au mépris ou à une sorte de damnation perpétuelle tout simplement pour cause de richesses que recouvre son sous-sol ? Toutes ces interrogations nous invitent à construire une véritable résistance pour aboutir à un véritable changement systémique au Congo-Brazzaville.

Les bombardements des populations de la région du Pool sont inacceptables, le génocide programmé et planifié dont cette région est victime doit être dénoncé et sévèrement condamné d’autant plus qu’il avait été clairement préparé puisque l’ancien président de la République monsieur Denis Sassou-Nguesso s’était illustré à Kinkala aux populations de cette localité sous forme de menaces à peine voilées déclarant :

« quand on ne s’est jamais blessé à la langue, on ne connait pas le goût du sang ».

En s’exprimant en ces termes, Monsieur Denis Sassou Nguesso faisait implicitement allusion aux massacres de plus de 353 disparus du Beach de Brazzaville, à la guerre dans la région du pool en 1998 et dans un passé lointain à l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda, des condamnés injustement exécutés du tribunal d’exception à l’occasion de l’assassinat de Marien Ngouabi, et que sont : « l’ancien Président de la république Alphonse Massamba-Debat, le capitaine Kikadidi , Ndoudi-Nganga, Samba-Dia Nkoumbi, Mizélé, Nkandza » , la liste est loin d’être exhaustive sur le fleuve de sang qui l’a fait couler au Pool et dans toutes les régions du Congo.

Depuis longtemps, le peuple Congolais le sait que Monsieur Denis Sassou Nguesso est viscéralement un tribaliste envers les populations sud du Congo-Brazzaville. Son combat politique a toujours consisté à éliminer l’homme politique qui paraîtrait à ses yeux un sérieux concurrent.

Monsieur Denis Sassou Nguesso est le type même de l’homme politique africain non patriote, manipulable, choisi, protégé par les anciennes puissances coloniales à l’effet de mieux diviser, opposer les Africains, de mieux les affaiblir et par voie de conséquence de mieux, sur fond de crises internes meurtrières et fratricides les détourner des intérêts supérieurs de leurs nations.

L’homme est choisi et protégé parce qu’il est plus malin qu’intelligent et son intelligence maligne ne lui sert qu’à tuer, éliminer ses adversaires notamment ceux qui sont mieux placés pour lui succéder, violer, bafouer les intérêts de ceux qui sont censés être ses compatriotes et qui, malheureusement ne le sont pas et ne le deviendront jamais par manque d’intelligence et de vision de l’homme méchant qu’il est.

D’où, entre autres, la malédiction de sa progéniture comme cela est de même pour tous les dictateurs sans intelligence et sans vision.

Si les droits humains ou les droits de l’Homme et du citoyen sont scrupuleusement garantis entre les grandes composantes de ce qu’on appelle soi-disant la communauté internationale, à l’occasion des conflits qui peuvent naître ici et là, à l’échelle planétaire, ceux-ci deviennent chimères et cauchemars lorsqu’il s’agit des crises qui surgissent dans des pays d’Afrique noire en raison des ressources naturelles comme le pétrole que recouvrent leurs sous-sols.

C’est dire que, la libération et surtout l’indépendance des nations africaines et en particulier celles du Congo-Brazzaville, l’instauration d’un ordre juridico-institutionnel reconnu par tous les fils et filles de la Nation Africaine viendraient de nous-mêmes et non de la tenue des réunions ou conférences dites internationales organisées ici et là à l’échelle mondiale.

Au Congo-Brazzaville, s’est instaurée depuis plusieurs décennies une dictature qui ne dit pas son nom et qui est savamment maintenue, entretenue par des puissances étrangères qui, de nos jours et contrairement aux années 1950 agissent malignement derrière des firmes internationales.

Les crises, les conflits qui opposent les Africains et plus particulièrement les Congolais doivent être résolus par eux-mêmes.

Par le passé, nos anciens, à l’instar de Mabiala Mâ Nganga, Bueta Mbongo, Simon Kimbangu, André Grenard Matsoua, Mâ Ngunga ont su s’organiser pour dénoncer et lutter contre les injustices instituées par le colonisateur français et belge sur le sol congolais. Les moyens qui étaient les leurs n’étaient pas plus sophistiqués que ceux des nôtres aujourd’hui.

Certes aujourd’hui, la tâche paraît beaucoup plus complexe puisque l’ennemi de la nation n’est plus directement le colonisateur. L’ennemi de la nation est aussi malheureusement fils de la nation et qui, en raison d’une vision trop courte qui le caractérise et essentiellement tournée vers des maudits intérêts matériels teintés, entre autres, d’une certaine avidité quant aux honneurs de représentations nationales, n’hésite guère à jouer le jeu de l’ancien colonisateur.

La situation actuelle est d’autant plus complexe que, le fils de la nation qui s’est notoirement illustré en traître et valet local des puissances étrangères, est aussi lourdement armé par celles-ci jouissant ainsi grandement du pouvoir de donner la mort sans qu’il soit inquiété, de quelle que manière que ce soit.

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs et Chers combattants de la liberté, nous avons, plus que tout, le devoir de sauver notre pays, le Congo-Brazzaville, de le soustraire des forces occultes d’exploitation de l’homme par l’homme. Pour cela, nous devons créer toutes les conditions nécessaires qui devront aboutir à la libération du Congo-Brazzaville. Etant entendu qu’aucun mouvement de libération nationale ne pourra effectivement parvenir à ses fins, si nous nous abstenons à observer avec sagesse et intelligence, ce que nous avons été par le passé.

Il nous sera difficile d’aller de l’avant, si nous ne nous accordons pas le temps de la réflexion. Celui d’une analyse sérieuse et responsable de nos faiblesses et surtout de nos atouts qui sont notamment susceptibles de nous faire rassembler, au-delà de nos différences ethniques, philosophiques et politiques pour créer une dynamique de développement et de conscience à l’échelle nationale.

Sur ce point, s’y atteler, c’est donc donner la place à l’histoire plus précisément à notre histoire, celle des femmes et des hommes qui, pour l’amour du Congo-Brazzaville n’ont pas hésité, en leur temps à se lancer dans le combat du respect et de la défense des libertés fondamentales.

Soyons donc imaginatifs, courageux et prêts à aller au combat de la liberté et de la délivrance de notre pays des mains des traîtres qui, malheureusement font aussi partie des nôtres.

Comme le disait le Père de la Nation Congolaise, le président-abbé Fulbert YOULOU, « le courage doit caractériser une jeunesse [Tout comme un peuple qui aspire à la liberté] désintéressée et consciente, respectueuse des valeurs fondamentales du pays. A tout moment, elle doit être le moteur déterminant de toutes les décisions capitales et de toutes les démarches, comme aussi elle doit en être le ferment. »

Aussi, nous devons initier des actions, créer des ateliers, des espaces de réflexion, comme du temps de nos ancêtres, à l’instar des Mbongi, lesquels, en raison de la situation politique qui prévaut à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville devront être, quel que soit l’objet du rassemblement, des espaces de conscientisation de la jeunesse et du peuple Congolais.

Au final, comme le déclarait, le président-abbé Fulbert YOULOU :

« Peuple congolais, soldats, gendarmes, agents de police, jeunesse, conjuguons tous nos efforts, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver notre pays qui est en train de se perdre, s’il ne l’est déjà. »

« Une nécessité s’impose donc à nous. Rechercher, dès à présent, dans nos propres ressources, les moyens qui sont nécessaires à notre existence. Cela doit être l’œuvre de tout le peuple.

C’est le concours de la Nation tout entière qui est encore requis. Chacun, dans son domaine, doit concourir à cette tâche immense.

Le fardeau est moins lourd quand on est plusieurs à le porter et quand les charges sont bien réparties. La Nation donc acceptera les sacrifices qui lui seront demandés. »

En somme, ce qui se passe à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville et ce, il y a bien des décennies doit être pour nous une occasion de prise de conscience de toutes ces réalités qui s’imposent à nous qui ne sont ni agréables ni faciles à combattre.

Toutefois, elles exigent de nous une prise de conscience nationale qui doit nous inviter au sens du devoir, à la prise des charges ou de responsabilités partout où nous sommes dans le seul but de concourir à la libération et au développement de notre Nation.

Soyons Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs réceptifs au message des pères fondateurs de la république du Congo-Brazzaville notamment de celui de notre premier président qui, dans son discours tenu le 14 août 1962, exhortait le peuple Congolais à l’amour de la Patrie, au sens du devoir et du civisme. Ou de celui du père national Jacques OPANGAULT aux termes desquels :

« En dehors des luttes idéologiques, en dehors de notre opposition démocratique et constructive pour un mieux-être du pays, pour une amélioration toujours poursuivie et toujours plus grande nous avons tous, nous congolais, des objectifs supérieurs, des devoirs communs impérieux. En face des grandes tâches nationales nous n’avons qu’un seul drapeau, qu’une seule devise, qu’un seul but. Ce Congo, nous le formerons, nous le modèlerons selon nos efforts et selon nos mérites »

Et quant à l’abbé Fulbert YOULOU, il ajoutait avec espoir et convictions qu’il pouvait compter sur son peuple et que grâce à son labeur, à son dévouement et à son amour passionné pour notre Congo, le jour est maintenant proche où sous les plis frémissants de notre drapeau tout un peuple triomphant marchera en chantant sur les routes de la prospérité, du progrès et du bonheur.

Que vive la liberté !

Que vive le Congo-Brazzaville !

COLLECTIF DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA

MBONGI NATIONAL DE LA RESISTANCE CONGOLAISE

Les initiateurs : Maurille LOUZALA Enseignant chercheur, homme politique

Maître Rudy MBEMBA Avocat, Kôngoloque

Maître Philippe YOULOU Avocat

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Rudy Mbemba, Philippe Youlou, Maurille Louzala - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 10:47
(France/Congo-Brazza) Communiqué final de la table ronde des "Indignés du 242", Paris
(France/Congo-Brazza) Communiqué final de la table ronde des "Indignés du 242", Paris
Communiqué final de la table ronde organisée par les indignés du 242 à Paris (Lire le Comminiqué en bas de page)

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SASSOU NGUESSO OU L'IMMORALITE ET LA PERVERSITE AU SOMMET DE L'ETAT

Sassou Nguesso, sombrant dans un comportement psychopathe, cultive le vice au point de commettre un adultère en public. Avoir l’outrecuidance et l’impudence d’embrasser outrageusement une femme d’autrui sur la bouche, sans le consentement de celle-ci et plus grave encore en présence du mari de cette dernière ainsi que de la complice de Sassou Nguesso et propre épouse Antoinette. Et tout ceci se passe sous les yeux de tous les invités à la cérémonie d’investiture à une présidence, au demeurant, usurpée. L’infortuné mari, accessoirement président de Namibie, ainsi cocufié et humilié publiquement, rit jaune de cet acte de pure perversité. Comment peut-on se permettre de soumettre des êtres humains, en l’occurrence des hôtes de marque, à une telle mésaventure relevant d’un affront public. A l’évidence, Sassou Nguesso non seulement qu’il n’a pas de grandeur d’âme, mais il méprise la dignité humaine.

Le moins que l’on puisse dire c’est que Sassou Nguesso est diabolique, il est donc viscéralement une personne de mauvaise moralité et peut recommandable. Il est tellement empêtré et égaré dans la folie des grandeurs ainsi que dans la luxure qu’il se permet, délibérément de battre en brêche le sens de la correction, de la rectitude et de la bienséance. On dirait même qu’il est vacciné contre la honte.

Voici en substance ce que Sassou Nguesso à promis dans son discours d’investiture, concernant sa prétendue “nouvelle société” :

“ A compter d’aujourd’hui, de la base au sommet de l’Etat, du citoyen au responsable politique ou administratif, du fonctionnaire au ministre, adoptons une seule manière d’être et d’agir, une seule manière de servir l’Etat, la République et la nation.

A compter d’aujourd’hui, créons la rupture avec les mentalités déviantes et les comportements pervers du passé : la paresse, le laxisme, l’irresponsabilité, l’inconscience, la corruption, la fraude, la concussion, l’ethnocentrisme ou l’instinct grégaire, le népotisme et la tendance à la gabegie.

A compter d’aujourd’hui, renouons tous avec l’esprit du travail, de la rigueur, de la discipline, de la responsabilité, de la probité, de l’unité nationale, du respect de la chose publique et de l’amour de la patrie.

A la rentrée scolaire prochaine, ces valeurs qui procèdent de l’éthique républicaine seront enseignées dans toutes les écoles de la République.

Aujourd’hui, nous entrons dans une nouvelle société. Chaque jour qui passe, chacun de nous doit en donner la preuve. J’y veillerai.”

Sassou Nguesso y a bien fait mention de “la rupture avec les mentalités déviantes et les comportements pervers du passé.” Comment alors comprendre qu’il puisse aussitôt commettre un acte délictueux, contredisant ainsi sa propre parole? On aura donc compris que Sassou Nguesso ne croit nullement en ce qu’il dit. De toute les façons, il n’a jamais été un homme de parole. En effet, il est loin de rompre avec sa mentalité déviante et son comportement pervers. Alors, s’il est incapable de prêcher par l’exemple, à quoi peut-il s’attendre des citoyens congolais? Un proverbe chinois nous ne dit-il pas que : “Le poisson pourrit toujours par la tête? Au Congo-Brazzaville c’en est hélas la dramatique réalité!

En outre, il est de notoriété publique que Sassou Nguesso est loin de faire preuve d’humanisme, ne voue aucun respect aux valeurs morales ancestrales et méprise les lois de la République. C’est pourquoi toute sa vie il s’est toujours comporté en hors-la-loi. Le Congo-Brazzaville ne mérite donc pas d’avoir à sa tête un homme qui allègrement s’illustre dans la criminalité, l’immoralité ainsi que la délinquance sénile. En vérité, notre pays est tombé plus bas que terre à cause de ce criminel invétéré dont l’œuvre foncièrement maléfique lui vaut de finir à la CPI.

Veuillez visionner la vidéo du délit:

https://youtu.be/oz0Sd94omwQ

René MAVOUNGOU PAMBOU

Combattant de la liberté et leader d’opinion

Unis Pour le Congo

Secrétaire chargé des questions éducatives et socio-culturelles

(Extrait de congo-liberty)

(France/Congo-Brazza) Communiqué final de la table ronde des "Indignés du 242", Paris
(France/Congo-Brazza) Communiqué final de la table ronde des "Indignés du 242", Paris
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Roland Nitou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:58
(Congo-Brazzaville) LE BANQUEROUTIER CLEMENT MOUAMBA : 1er ministre de pacotille du dictateur Sassou-Nguesso

Par Mingwa BIANGO -

Sassou-Nguesso et Clément Mouamba en juin 2015 à Brazzaville

En nommant 1er ministre son ami, l’économiste Clément MOUAMBA (73 ans), le dictateur et président autoproclamé Sassou-Nguesso, en diabolique marchand d’illusions, tente de recycler perpétuellement ses vieilles chimères en voulant donner de la cohérence à son discours d’investiture du 16 avril 2016. Sans la moindre gêne, il déclarait vouloir mettre tout en œuvre pour lutter contre le chômage, qu’il n’a pu juguler en 32 années de règne sans partage, avec un baril de pétrole à plus de 100 dollars, et qui n’oscille depuis plusieurs mois qu’autour de 30 dollars.

Qui est Clément MOUAMBA ?

Pour les Congolais, Clément MOUAMBA est d’abord un banqueroutier. Directeur Général Président de la Banque Commerciale Congolaise (BCC), celle qui fut la plus grande banque congolaise sous le précédent règne de Sassou-Nguesso (1979-1991) fit faillite sous l’autorité du nouveau 1er ministre congolais qui cumulait à l’époque le poste de conseiller économique à la présidence. Le début d’autopsie, que fit la Conférence Nationale Souveraine en 1991, de cette institution bancaire mit en exergue la gestion hasardeuse et chaotique de Clément MOUAMBA, qui ne refusait rien à la clientèle du pouvoir de l’époque.

Malgré son passif, tel un phénix, cet ancien apparatchik du parti unique (PCT) rebondit comme ministre des finances du président Pascal LISSOUBA élu démocratiquement le 31 aout 1992 à la stupéfaction générale de ses partisans. Le président Pascal LISSOUBA crut naïvement que Clément MOUAMBA, originaire du département de la Lekoumou, l’un de ses fiefs électoraux, lui apporterait à une période où le pays était en cessation de paiement, la connaissance nécessaire des circuits financiers mafieux de l’ancien régime… en vain ! Ces derniers étaient verrouillés par un certain Loïk Le Flock Prigent, PDG d’ELF Aquitaine… !

Après des bons et loyaux services, Pascal Lissouba néanmoins lui fit bénéficier d’un parachute doré en le mettant à la disposition de la Banque Africaine des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), où il officia comme président de l’Office monétaire d’Afrique centrale (OMAC), et conseiller spécial du Gouverneur de la Banque ; jusqu’à sa retraite.

Trahir Pascal Lissouba pour se réconcilier avec Sassou-Nguesso.

De son exil confortable à Yaoundé, pour revenir en grâce auprès du monarque, Clément MOUAMBA devait donner un signal fort. Il accepta de trahir ceux qu’il avait servis, et l’occasion lui en a été donnée lors du procès qui condamna par contumace, le 28 décembre 2001, le président Pascal Lissouba à 30 ans de travaux forcés pour haute trahison avec une amende de 25 milliards FCFA (37 millions d’euros) dans l’affaire du contrat pétrolier entre le gouvernement congolais avec la société américaine OXY. Dans ce même procès, MM. Benoit Koukébéné et Nguila Moungounga Nkombo respectivement ministre du Pétrole et des finances furent condamnés par contumace à 20 ans de travaux forcés. Le rôle de Clément Mouamba qui était ministre de l’Economie dans le gouvernement qui signa cet accord pétrolier, fut d’accréditer la thèse du pouvoir dans ce procès stalinien, selon laquelle le professeur pascal Lissouba et ses ministres précédemment cités, avaient bien détourné une partie des 150 millions de dollars dudit contrat, malgré ses mises en garde.

Une ordonnance de non-lieu fut prononcée pour disculper Clément Mouamba, ainsi qu’une certaine Madame Claudine Munari à l’époque des faits, ministre et directrice du cabinet du président condamné.

Un pouvoir et son prétendu 1er Ministre dans un cul-de-sac

Clément MOUAMBA, au sortir du prétendu dialogue de Sibiti, aurait eu une once de légitimité en acceptant ce poste. Sassou Nguesso n’avait pas accompli sa forfaiture référendaire, ni son holdup électoral du 20 mars dernier et encore moins ses crimes contre l’humanité en bombardant les populations civiles du Pool, ni les assassinats et les arrestations arbitraires. Alors qu’est-ce qui a bien pu pousser ce retraité paisible à emprunter cette fonction à hauts risques qui vient de lui être offerte ?

Denis Sassou Nguesso, restera un dictateur-président non-reconnu pas la Communauté internationale (la récente réunion de la COP 21 à New-York le 22 avril dernier lui a été interdite). Clément MOUAMBA ne pourra en aucun cas être un 1er Ministre accepté et reconnu par cette même Communauté ; sauf à Pékin, Moscou, NDjamena et Bujumbura. Quelles que soient les personnalités qu’il décidera de nommer aux Finances, au Pétrole, aux Forêts, à la Défense et à l’Intérieur, le véritable ministre en restera Denis Sassou-Nguesso. Que l’on ne vienne pas nous faire croire que le nouveau 1er Ministre pourra nettoyer les écuries d’Augias. Il ne pourra même pas s’en approcher et encore moins demander des comptes à un Denis Christel Sassou-Nguesso, ni même à un Willy Etoka ou à un Lucien Ebata.

De plus, dès la nomination de son Gouvernement promulguée, Clément MOUAMBA pourra être tenu responsable des exactions qui seront commises dans le Pool ou dans toute autre partie du territoire congolais. Ces charges n’auront rien à voir avec ce qui pouvait lui être reproché par le passé.

S’il s’était tiré une balle dans la tête, ou dans le pied, cela aurait été d’un même effet que cette acceptation à la Primature de cette présidence fantoche. Ces deux compères semblent bien, tous deux, avoir complètement perdu la raison que normalement leur confère leur même âge !

Clément MOUAMBA contre Tsaty-Mabiala : UPADS contre UPADS.

Bien que le dictateur Sassou-Nguesso ait volé la victoire du peuple en s’autoproclamant président de la République, l’un des enseignements de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 est le rejet total de Pascal Tsaty-Mabiala dans les fiefs électoraux de l’UPADS fondé par Pascal Lissouba.

En effet, les électeurs de ces contrées ont massivement voté pour le Général Mokoko, lassés disent-ils, des trahisons et de l’incapacité notoire à s’entendre des dirigeants politiques qui se réclament du Lissoubisme.

Ayant marginalisé tous les acteurs historiques de l’UPADS avec le soutien de Sassou-Nguesso par le biais de Pascal Ngamassa (cousin de Lissouba), l’actuel secrétaire général de ce parti Tsaty-Mabiala se retrouve seul contre tous, avec pour adversaire toute la nébuleuse du CAP de MM. Itadi, Mounkouenke, Tamba-Tamba, Tsaty-Mboungou… sans oublier l’actuel 1er ministre Clément Mouamba avec qui la rupture de bancs est totale.

TSATY MABIALA piégé par son excès de zèle.

L’excès de zèle de Tsaty-Mabiala l’a conduit à reconnaitre la victoire de Sassou-Nguesso, tout en appelant ses militants à s’armer pour les élections législatives futures ; ce qui a fini par le décrédibiliser. Sauf que le dictateur Sassou-Nguesso à ces prochains scrutins voudra renforcer politiquement son allié Clément Mouamba à qui, il attribuera les postes de députés ; puisque ceux-ci sont nommés et non élus. Il est fort à parier que Tsaty-Mabiala perdra son mandat de député de Loudima aux prochaines législatives, comme ce fut le cas aux dernières pour MM. Mounkoueke et Tamba-Tamba.

Clément Mouamba aura non seulement la main sur les nominations politiques, mais aussi sur celles de l’administration civile et militaire. Entre l’UPADS de Tsaty-Mabiala qui deviendra rapidement une coquille vide, les traitres du Grand Niari et les transfuges de l’UPADS rallieront à la vitesse de l’éclair la galaxie sassouiste de l’actuel 1er ministre.

En 2017, l’UPADS entrera dans sa phase de naufrage définitif…

Pauvre Pascal LISSOUBA !

Pauvre Congo !

Par Mingwa BIANGO

(Extrait de congo-liberty)

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 07:32
Congo-Brazzaville. Clément Mouamba, Premier ministre, Sassou Nguesso déroule son calendrier

Il faut désormais se rendre à l’évidence. Au Congo-Brazzaville, contre vents et marées, entre deux sorties d’hélicoptères de combat dans la région du Pool pour « casser » du Moukongo, Denis Sassou Nguesso déroule de manière insidieuse et déconcertante son calendrier. Rien ne semble empêcher la réalisation de sa stratégie de conservation du pouvoir par le groupe ethnique Mbochi. Après le référendum du 25 octobre 2015, après la présidentielle anticipée du 20 mars 2016 et après la prestation de serment du 16 avril 2016, l’homme d’Edou/Penda s’est attaqué à la dernière tâche de l’édifice du pouvoir, le dernier étage de la fusée : la nomination du premier ministre. Denis Sassou Nguesso roule les mécaniques. Tout baigne pour le khalife d’Oyo.

Primature

Martin Mbéri avait battu campagne pour Denis Sassou Nguesso dans la région de la Bouenza dans la perspective d’occuper le poste de chef du gouvernement. C’est raté. Martin Mbéri a fantasmé. Denis Sassou Nguesso l’a fait rêver. Il l’a roulé dans la farine comme bien d’autres. Le nom de Guy Brice Parfait Kolelas n’est pas sorti du chapeau au grand dam de ses détracteurs qui attendaient là une occasion en or pour faire le parallèle avec son pater Bernard Kolelas et taper comme un sourd sur le fils du Nkoumbi de Total et ainsi épiloguer sur la malédiction de la famille Kolelas. Clément Mouamba, un cadre de l’UPADS fraîchement débarqué du parti du Professeur, a décroché la timbale.

Outsider

Méprisé par la bande des « quatre » de l’UPADS (Claudine Munari, Martin Mbéri, Nguila Moungounga Nkombo Nguila et Victor Tamba Tamba), Clément Mouamba fut évincé du ministère des finances sans ménagements et remplacé au forceps par Moungounga Nkombo Nguila. L’ancien ministre des finances de Pascal Lissouba a taillé des croupières à l’ancien ministre de l’Intérieur du Professeur Pascal Lissouba. Les deux anciens membres imminents du parti des « maba ma tatu » se sont livrés à une course à l’échalote, chacun, à sa manière et avec son style, multipliant excès de zèle au sein de l’UPADS et gestes d’allégeance à l’endroit de Denis Sassou Nguesso ( consultations de Brazzaville et dialogue de Sibiti). Martin Mbéri s’est agité pour la primature, Clément Mouamba l’a arraché, prenant ainsi une revanche sur la bande des « quatre » de l’UPADS.

Casseroles

Les deux anciens apparatchiks de l’UPADS traînent des casseroles. Martin Mbéri, créateur des milices zoulous, est accusé d’avoir commandité la fusillade de la marche du centre culturel français (CCF) en 1992 . Ancien cadre de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Clément Mouamba est l’homme qui a précipité dans la faillite la Banque commerciale congolaise (BCC), une banque naguère portée par Ange Edouard Poungui, après avoir dirigé la Banque internationale du Congo (BIDC) dont le coup de grâce a été assené par Mathias Dzon.

Enjeux

On prend les mêmes et on recommence. Peut-on tirer du vin dans de vieilles outres ? Clément Mouamba aura-t-il les coudées libres pour s’attaquer au grand chantier de la diversification de l’économie du Congo-Brazzaville malmenée par la chute du prix du baril de pétrole ? Dispose-t-il d’assez d’autorité pour lutter contre la corruption, devenue la marque de fabrique du pouvoir de Denis Sassou Nguesso , Clément Mouamba a-t-il assez d’influence politique face aux faucons du régime (Aimé Emmanuel Yoka, Pierre Oba, Raymond Zéphirin Mboulou, Jean-François Ndengué, Philippe Obara, Michel Ngakala, Jean-Dominique Okemba) pour imposer ses vues ? Quelle est la position de Clément Mouamba sur les bombardements de la région du Pool d’André Grenard Matsoua, Mabiala Ma Nganga, Tata Mbiémo, Mama Ngounga ? Le premier ministre Clément Mouamba autorisera-t-il le déploiement dans la région du Pool d’une commission d’enquête internationale indépendante ? Réussira-t-il à rallier les membres de la plate-forme IDC-FROCAD et Jean Michel Mokoko afin de constituer un gouvernement de transition chargé d’organiser les élections législatives véritablement libres, régulières et transparentes en vue de rassembler et apaiser ? Clément Mouamba utilisera-t-il la vieille ficelle du débauchage des cadres de l’opposition ? Qui mordra à l’hameçon ? L’UPADS de Pascal Tsaty Mabiala a d’ores et déjà appelé ses militants à se préparer pour les échéances électorales prochaines à l’instar des législatives et des sénatoriales. Qu’en pense le MCDDI de Guy Brice Parfait Kolelas ? Jean-Marie Michel Mokoko, Charles Zacharie Bowao et André Okombi Salissa participeront-ils à ces échéances électorales ?

La Nouvelle République prônée par Denis Sassou Nguesso continue avec les vieilles habitudes. Chasser le naturel, il revient au galop. Le renouveau de la classe politique au Congo-Brazzaville, ce n’est pas pour maintenant.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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REACTION DU Pr MARION MICHEL MANDZIMBA

Clément Mouamba, premier ministre. Une nomination qui ne manquera pas de susciter des remous au sein du PCT et apparentés, mais aussi au sein de l'opposition, si tant est que l'UPADS est encore un parti de l'opposition. Mais bien plus que tout, cette nomination nous permet de savoir si Mr.Sassou et son clan sont prêts à entamer la logique de rupture qu'il a annoncé (en riant....) lors de son discours d'investiture.

Nous le saurons bientôt en analysant la composition du gouvernement, puisqu'il faut bien que cette équipe soit négociée entre le chef du gouvernement et le président de la République qui, lui-même, doit pouvoir arbitrer entre les appétits de son clan et ceux de ses " partenaires" politiques.

Mais il y a plus important. Le premier ministre est nommé dans un contexte bien particulier où l'opposition n'a pas encore reconnue la validité des résultats ayant favorisé celui qui l'a nommé. Des opposants sont en prison ,les principaux challengers de monsieur Sassou sont en résistance surveillée, se considérant plutôt comme ses prisonniers personnels dans un contexte de rapports privés.

Les opérations militaires dans le Département du Pool sont contestées par la communauté internationale qui réclame des éclaircissements....
Le dialogue national inclusif réclamé par la communauté internationale et accepté par l'opposition reposera sur ses responsabilités de chef de gouvernement.

J'ai hâte de voir comment monsieur le premier ministre va s'accommoder d'une administration, surtout celle des régies financières, devenue entretemps la chasse gardée d'un groupe dont les membres,longtemps choyés, se croient devenus intouchables.

Comment monsieur le premier ministre négociera t-il les coudées franches pour rappeler à l'ordre tous ces gens, militaires, magistrats, administrateurs des SAF, etc., qui ont pris la mauvaise habitude de ne respecter qu'un président laxiste, qui a fait reposer tout son pouvoir sur la paresse grassement payée, la corruption et l'impunité ?
Décidément, le "grand Clément" n'est pas à envier....

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Clement Mouamba PCT Sassou Nguesso
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 06:59
(Afrique/Congo-Brazzaville) Gouvernance des États africains : de l’homme providentiel à l’intelligence collective

Gouvernance des États africains : de l’homme providentiel à l’intelligence collective. Les africains comprennent ils vraiment le jeu de la démocratie ? Pourquoi sont-ils à la quête d’un homme qui va les sauver ?

Les africains comprennent ils vraiment le jeu de la démocratie ?
Pourquoi sont ils à la quête d’un homme qui va les sauver ?

A. LES CONSEQUENCES DE L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AU SUFFRAGE UNIVERSEL DIRECT

Nul n’est besoin de remonter à l’histoire des Etats africains depuis les années 1960. Ce qui se passe actuellement est suffisamment éloquent.

Les djiboutiens ont crié, crié… mais leur président Omar Guelleh a rempilé pour un 4e mandat de 5 ans avec 86,68% des voix dès le 1er tour du 8 avril 2016.

Les congolais ont crié, crié… leur président Sassou Nguesso a été réélu après 32 ans de règne avec plus de 60% des voix dès le premier tour du 20 mars 2016.

Les tchadiens ont crié, crié… leur président Idriss Déby au pouvoir depuis 26 ans a été réélu au premier tour le 10 avril 2016 avec 61,56% des voix.

Les burundais avaient crié, crié… leur président Pierre Nkurunziza fut réélu dès le premier tour du 21 juillet 2015 avec plus de 69% des voix en dépit d’un 3e mandat qualifié d’anti-constitutionnel.

Les guinéens avaient crié, crié… leur président sortant Alpha Condé à été réélu avec plus de 57% des suffrages dès le premier tour du 11 octobre 2015.

Les equatoguinéens crient, crient… leur président Teodoro Obiang ne pourra pas ne pas être réélu dès le premier tour ce dimanche 24 avril 2016 après 37 ans à la tête du pays.

Les gabonais crient, crient… mais réussiront ils à faire élire un autre candidat que leur Président Ali Bongo aux elections présidentielles à un tour prévues durant l’été 2016?

Et le peuple continue à croire en une démocratie africaine basée sur l’élection présidentielle au suffrage universel direct?

Décidément, la Bible a plus que raison en déclarant que « Mon peuple périt faute de connaissance » (Osée chap.4 verset 6).

B. POURQUOI DEVONS-NOUS ABOLIR L’ELCTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU SUFFRAGE UNIVERSEL DIRECT DANS LES ETATS AFRICAINS ?

Qui n’avance pas recule. Depuis 1960, les Etats africains n’ont pas avancé en matière de démocratie. Voici donc pourquoi nous devons abolir l’élection du Président de la République au suffrage universel direct dans nos États.

La Fédéralitude propose de s’inspirer du système politique Suisse qui est considéré comme le plus démocratique au monde:

1. Le citoyen élit les députés et Sénateurs qui vont représenter son territoire dans un Parlement national… (Nota : Dans le système proposé par la Fédéralitude, l’entité politique parfaite à laquelle on fera référence sera l’Etat subfédéral. Par le terme « territoire » on entendra donc « micro État local » ou « État fédéré » doté d’une triple autonomie territoriale, politique et économique).

2. Tous les 4 ou 5 ans, tous les députés et sénateurs du pays élisent ensemble 7 (ou 9) Sages parmi leurs pairs. Ceux ci sont alors les ministres qui forment un gouvernement d’union nationale tenant compte de la diversité des partis politiques, des régions et des ethnies.

3. Chaque année, les députés et sénateurs se réunissent pour désigner celui qui parmi les Sages assumera le rôle de Président de la République pour un an. (Nous parlons de « rôle » car « président » sera un titre honorifique dont le détenteur restera un membre de gouvernement parmi ses pairs… il assumera de petites tâches supplémentaires : animer les réunions ministérielles des Sages, prononcer le discours de fin d’année à la nation, accréditer les ambassadeurs et les organisations internationales dans le pays, représenter la nation à l’extérieur).

En abolissant l’élection du président de la république au suffrage universel direct, la Fédéralitude fera passer les peuples africains du mythe de l’homme providentiel à l’intelligence collective et au consensus des peuples.

LIRE LA SUITE :

https://federalitude.wordpress.com/2016/04/23/gouvernance-des-etats-africains-de-lhomme-providentiel-a-lintelligence-collective/

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:08
François Hollande, soutien complice des dictateurs africains

Par Olivier MOUEBARA -

François Hollande est ainsi fait. Que ce soit dans sa vie privée ou politique, « monsieur petites blagues » a toujours eu du mal à trancher. Cette fois-ci, sa blague de soutenir les dictateurs africains ne passe pas.

Elu par défaut grâce au rejet suscité par Sarkozy, François Hollande a fait voler en éclats tous les espoirs portés par son élection.

A un an de la fin de son mandat, le capitaine de pédalo a trahi les 60 engagements de sa campagne.

Conditionnant sa candidature à l’inversion de la courbe du chômage, monsieur Fraise des bois s’est tiré une balle dans le pied. Il nous tarde de le voir quitter le pouvoir, chasser de l’Elysée tel un félon qui n’aura récolté que ce qu’il aura semé.

Avec François Hollande, la parole publique a perdu toute crédibilité. L’engagement 58 de son programme n’était qu’une diversion pour se moquer des sans dents africains.

En s’engageant de « rompre avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité », il a fait l’inverse tout au long de son quinquennat.

Depuis son arrivée à l’Elysée, son ami dictateur Alpha Condé de Guinée dort paisiblement.

Mahamadou Issoufou du Niger peut jeter en prison son adversaire, le torturer, trafiquer les élections, il reçoit une chaleureuse lettre de félicitations du président français.

Idriss Déby Itno peut bafouer le suffrage des tchadiens, il trouve grâce auprès du compagnon de Julie Gayet, au nom d’un hypothétique soutien de ce dictateur contre Daech.

Sassou-Nguesso qui ne respecte aucun serment est encouragé par François Hollande de modifier une Constitution que ce dictateur avait juré de respecter. Largement rejeté par le peuple après avoir inversé le vote des congolais, les bombardements qui se déroulent dans le Pool ne suscitent aucune réaction de l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste.

Le soutien complice de François Hollande et de son gouvernement aux dictateurs africains montre les limites de leur réflexion sur notre continent. Les slogans et les incantations ne suffisent plus. La France a tout à gagner à encourager l’arrivée d’une nouvelle génération sur la scène politique africaine. Prétendre que seuls ces tyrans peuvent garantir leurs intérêts ou ce qu’il en reste en Afrique, est une aberration.

Alors que la soif des africains pour la liberté, l’autodétermination, la démocratie, l’initiative est palpable, maintenir les africains dans des schémas caducs et désuets de l’asservissement, des dictatures et du néocolonialisme, conduit à des frustrations susceptibles d’être incontrôlables.

Il n’est pas trop tard pour François Hollande et son gouvernement de changer de braquet. Tous les peuples ont le droit de choisir librement leurs dirigeants. Les principes démocratiques ne doivent pas être à la carte encore moins à géométrie variable.

Pourquoi condamner avec véhémence Bachar El Assad et épargner le dictateur Sassou-Nguesso? Quelle différence y a t-il entre bombarder Alep et la région du Pool?

Léa Salamé qui conduit sans permis et sans assurance automobile aurait dû poser cette question à François Hollande lors de l’émission Dialogues citoyens du 14 avril dernier sur France 2. En l’escamotant volontairement, cette séquence nous a fait penser à L’ORTF. Alors que nous avons écrit en masse pour ne pas que cette chaîne fasse l’impasse sur le Congo, la Syrie a été privilégiée à notre pays. La censure a encore de beaux jours devant elle.

La France est un frein au développement de l’Afrique. Capitale de l’Afrique noire francophone, elle tire les ficelles, encourage la mafia, soutien les dictateurs, maintien le franc CFA, alors qu’elle a abandonné le franc français pour l’Euro.

Las de vivre dans un pays qui ne nous reconnaît pas à notre juste valeur, diplômés et formés, nous voulons mettre nos compétences au profit de nos pays respectifs. Quoi qu’il en soit, notre soif de liberté et de libération reste intacte. Se débarrasser des dictateurs africains et de la tutelle française est notre combat. Le cul entre deux chaises, nous en avons assez de vivre un exil contraint et forcé.

A moins d’un miracle, François Hollande est plus près de la sortie que de la réélection. Même en descendant dans les bas-fonds des sondages, il n’est pas certain de trouver le pétrole congolais. Le dictateur Sassou-nguesso a tout volé pour arroser les mafieux qui l’ont poussé à changer d’avis, piétinant ainsi son discours de Dakar de novembre 2014.

« Si les africains ne sont pas assez rentrés dans l’histoire », l’histoire retiendra le soutien de François Hollande aux dictateurs africains. Lui président est leur caution morale et politique. Une tâche de sang de son quinquennat.

L’Observateur Paalaga qui a le sens de la formule assassine n’a pas hésité à tirer à vue sur François Hollande: « Il y a des soutiens et des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux ».

Conscients de votre inconséquence et de votre soutien actif aux dictateurs africains, le vote de toutes les diasporas pèsera pour vous faire perdre en 2017.

Ne baissons pas les bras. Unis, nous vaincrons. Divisés renforcera le maintien des dictateurs au pouvoir en Afrique. Notre aspiration à la liberté et à la démocratie ne doit pas être étouffée par les velléités de François Hollande, des tyrans, des tricheurs, des dictateurs, des voleurs éhontés et de quelques mafieux de la France à fric. Tous seront balayés par notre volonté d’émancipation et de liberté.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 06:02
(Congo-Brazzaville) La traque de Ntumi dans le Pool : Un prétexte pour justifier l’intervention de la G.R

par Ghys Fortuné DOMBE BEMBA -

Après la milice « Bébés Noirs » et celle d’Hydevert Mouagni, des pseudos Ninjas sèment la terreur à Brazzaville et dans le département du Pool, pendant que les adeptes de Ntumi se défendent contre la Garde Républicaine (G.R) et autres mercenaires étrangers. Mais qui sont ces Ninjas déguisés, qui les arme et qui les gère ?
Pour répondre à ces questions, il suffit de rappeler les actes de provocations des 4 et 13 avril 201
6.

En effet, la veille de la Pâque, célébrée le dimanche 27 mars 2016, une délégation des éléments de la force publique est partie de Brazzaville pour se rendre chez Ntumi, au village Soumouna, situé entre Brazzaville et Kinkala, sur la Route nationale n°1, dans le département du Pool. Le but était d’avoir un entretien avec le « Maître de Soumouna ». Malheureusement, cette délégation n’avait pas été reçue. Rentrée à Brazzaville, cette délégation est venue dire du mensonge à sa hiérarchie. Au lieu de dire tout simplement la vérité, qu’elle n’avait pas été reçue par Ntumi, elle a plutôt rapporté que Ntumi avait fait dresser des barricades sur la route Brazzaville-Kinkala.

Or, le jour où nous nous sommes déportés sur Soumouna pour vérifier les faits, nous n’avons remarqué aucun barrage. Plutôt, nous avons trouvé sur place des milliers et des milliers des fidèles du Pasteur Ntumi qui fêtaient leur Pâques dans le calme.

Mais, quelque temps après, plus précisément le lundi 4 avril 2016, le jour de la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle, « le pouvoir de Brazzaville a simulé des attaques armées dans plusieurs commissariats de police des quartiers-sud de Brazzaville », selon le président du Comité de Coordination de la plate-forme de l’opposition IDC-FROCAD, le professeur Charles Zacharie Bowao.

Ces attaques ont causé la mort de plusieurs personnes et donné lieu à des interpellations. Parmi les personnes interpellées, six (6) sont décédées dans les geôles de l’Escadron de la Gendarmerie, situé en face de l’entrée du quartier La Glacière et couramment appelée « Camp Milice », (à Bacongo) deuxième arrondissement de Brazzaville). L’un des décédés porte le nom de Matsika Gabin, domicilié au 28 de la rue Badianseké, à Kinsoundi, dans le premier arrondissement de Brazzaville. Il a été inhumé mercredi 20 avril dernier à Brazzaville.

Sous prétexte de traquer les ex-Combattants Ninjas accusés d’être responsables des attaques des commissariats au sud de Brazzaville, la G.R. et plusieurs unités spécialisées de la Force publique ont quitté Brazzaville pour aller bombarder plusieurs localités du Pool, à l’aide des hélicoptères de combat, à défaut de tirer à balles réelles et à bout portant par les unités au sol ou fantassins sur leurs cibles supposées. Ces affrontements ont naturellement poussé les populations civiles à se réfugier dans les forêts pour les unes, ou à gagner Brazzaville à pied, pour les autres.

Comme si cela ne suffisait pas, le mercredi 13 avril 2016, des éléments de la G.R. ont tenté d’aller piller des vélomoteurs de marque Djakarta et bien d’autres matériels appartenant aux adeptes du Pasteur Ntumi à Soumouna. Ils ont été les premiers à tirer sur le site supposé abandonné du Pasteur Ntumi, pour voir s’il y avait encore des habitants. Mais, le célèbre ex-Combattant Ramsès et d’autres fidèles du Pasteur Ntumi ont riposté avec leur dernière énergie pour ne pas se laisser dépouiller par leurs agresseurs. Bilan des affrontements : plusieurs morts du côté des militaires « loyalistes » de la G.R.

Les assaillants ainsi réduits à leur plus simple expression ont dû demander un renfort d’effectifs à Brazzaville. Ce sont ces militaires-là qui sont allés piller puis incendier ce site du Pasteur Ntumi à Soumouna, à côté duquel se trouvent des maisons des civils et une école primaire publique qu’ils ont détôlées sauvagement. Le ministre de l’enseignement primaire Anatole Collinet Makossso devrait en rougir.

Mais, avec quelles armes Ramsès et compagnie ont-ils réagi ? Des questions sans réponses

Parmi les questions que le commun des mortels se pose, figure celles relatives à la provenance des armes dont se sont servis les ex-Combattants du Pasteur Ntumi, à l’identité de celui qui les leur a fournies, puisque ces ex-Combattants Ninjas sont censés avoir été démobilisés et désarmés depuis 2007. Qui ne sait pas que depuis 2008, le Pasteur Ntumi avait dissout la milice Ninja ?

Par contre, qui ne sait pas que le directeur général de la police, le général Jean-François Ndengué, entretient un groupe d’ex-Ninjas et de bandits qui pratiquent les arts martiaux et autres, aujourd’hui cooptés par la milice « Les Douze apôtres » ? Tous ces bandits ont la particularité de rouler à bord des véhicules de la police, et de porter des tenues aux poches bien garnies d’argent soit extorqué ou reçu de leur commanditaire.

Qui ne sait pas que l’ancien secrétaire général du Conseil National des Républicains (CNR), le parti du Pasteur Ntumi, Chrys Antoine Walembaud, aujourd’hui leader de la Convention des Démocrates Africains (CODEMA) gère aussi un groupe d’ex-Ninjas ? Qui ne sait pas que l’ancien Ninja « Mâ-Ntchéché » est en connivence avec la Force publique ? Qui ne sait pas que Hydevert a aussi une milice ?

Voilà pourquoi, plusieurs analystes pensent que, au lieu d’incriminer le Pasteur Ntumi d’être le commanditaire des attaques des commissariats de police du 4 avril 2016 ou de l’incendie de 9 véhicules perpétré le 12 avril dernier sur la route Brazzaville-Pointe-Noire, ne pourrait-on pas penser aussi que ces attaques aient été l’œuvre des activistes armés par Ndengué, Walembaud, Hydevert et Jean Dominique Okemba (J.D.O). A propos de ce dernier, l’on est en droit de s’étonner du fait qu’il n’ait pas été au courant de tout ce qui se tramait à Brazzaville ou dans le Pool avant la date du 4 avril 2016, lui qui a les moyens de surveiller la moindre herbe qui bouge sur l’ensemble du territoire national et même à l’extérieur.

Espérons que l’enquête de police ouverte depuis le 4 avril dernier répondra assurément à ces nombreuses interrogations. Pourvu que cette enquête soit impartiale.

En attendant, l’histoire semble se répéter : qui provoque qui ?

Devoir de mémoire oblige ! L’on se souviendra que c’était à la veille de la Pâque 2002, plus précisément le 30 mars, que le pouvoir de Brazzaville alla provoquer le Pasteur Ntumi, qui préparait alors cette fête dans une localité proche du village Intsini, (district de Vindza), au nord-ouest du Pool.

Le pouvoir de Brazzaville fit stationner 500 militaires près d’Intsini. Cette présence militaire inattendue poussa le Pasteur Ntumi à dépêcher des émissaires auprès de ces éléments de la Force publique, pour savoir les raisons de leur attroupement. Malheureusement, les émissaires du Pasteur furent accueillis à balles réelles, sans avoir eu le temps d’échanger la moindre parole avec leurs interlocuteurs.

Lorsqu’ils retournèrent auprès du Pasteur Ntumi pour lui montrer les blessures provoquées par les balles qu’ils avaient essuyées, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance (CNR) décida de s’attaquer, en guise de représailles, à un symbole de l’Etat, notamment, un train-voyageurs qui traversait le Pool, en provenance de Pointe-Noire et en partance pour Brazzaville.

C’était le 02 avril 2002. De là, partit à nouveau, une autre série d’attaques et contre-attaques entre le pouvoir (qui utilisait notamment des hélicoptères de combat) et la Résistance du Pasteur Ntumi au Pool.

L’on se souviendra, par exemple, de la tentative d’attaque contre des hélicoptères menée par les Ninjas, le 14 juillet 2002, à la base aérienne Marien N’Gouabi de Brazzaville. En représailles, le domicile de Willy Mansanga à Kinsoundi, censé être le refuge des assaillants Ninjas après leur forfait sur le train et sur les hélicoptères, fut incendié par la Force publique.

Bref, les mêmes causes provoquant les mêmes effets, les Congolais craignent aujourd’hui que la traque de Ntumi, déclenchée le 04 avril 2016, après la fête de Pâques, ne leur fasse revivre les mêmes perturbations de 2002 après la fête de Pâques, près d’Intsini, dans le Pool. A noter que ces troubles ne prirent définitivement fin que sept (7) ans plus tard, le 28 décembre 2009, lorsque le Pasteur Ntumi sortit des forêts pour prendre ses fonctions de délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre à Brazzaville.

Cet heureux dénouement de la guerre du Pool est à mettre à l’actif d’une médiation des Evêques du Congo et des acteurs de la société civile, conduite par l’actuel Evêque de Kinkala, Monseigneur Louis Portella Mbuyu. Ce dernier ne pourrait-il pas à nouveau être sollicité aujourd’hui, pour proposer la sortie de l’actuelle crise du Pool, qui a commencé le 04 avril 2016 ?

Comment Sassou-N’Guesso, qui vient d’être réélu à plus de 60% peut-il commencer son mandat sur fond de bain de sang, de larmes et de déplacements des populations ? Pourquoi le nouvel élu veut-il ressembler à son homologue burundais Pierre Nkurunziza ? Pourquoi les acteurs politiques congolais ne peuvent-ils pas tourner la page et dialoguer ?

Tout compte fait, la confusion, la complicité et les intrigues qui s’observent du côté de la Mouvance présidentielle et de l’Opposition sont si grandes qu’il serait souhaitable, pour les Chrétiens censés ne rien comprendre des arcanes de la Politique politicienne, de prier profondément pour une paix durable au Congo (Psaumes 37 : 7-9).

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA

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Ghys Fortuné DOMBE BEMBA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo