Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 09:29
Crise post-électorale au Congo : Très mitigé bilan d’étape

Par Pascal MALANDA

Le 20 mars 2016 correspond au début d’une crise post-électorale aiguë qui nous pousse déjà au bord du gouffre de la guerre civile... Le PCT en publiant par une Cour Constitutionnelle aux ordres et baïonnette sur la tempe, vient de gagner à la hussarde et sans gloire une bataille à armes inégales, mais il vient de perdre la grande lutte pour la démocratisation.

Peuple congolais, il y a des moyens pacifiques d’arriver à l’alternance. Aucun régime ne peut venir à bout d’un peuple debout. Sony Labou-Tansi, dans son roman prémonitoire « La vie et demie » avait montré qu’un autocrate ne dort plus quand il voit l’œil de sa victime partout. Ô peuple meurtri, il te faut trouver un moyen d’allumer la lampe qui te ramènera ta victoire volée. Il te suffit d’arborer le jaune de la flamme, le jaune de la lumière qui fait disparaître la nuit du hold-up électoral.

Le temps d’un bilan exhaustif viendra. Il sera fait de façon collective par une grande table ronde de la concorde qui jettera par la même occasion les grandes lignes d’un Congo que nous voulons tous moderne, démocratique et apaisé. Cette table ronde fera le point sur l’échec de la mise en œuvre des recommandations de la Conférence Nationale Souveraine ; elle déterminera les causes qui ont ruiné les espoirs de l’expérience démocratique de 1992 à 1997 ; elle expliquera comment la guerre du 5 juin 1997 n’a été qu’une grande imposture ayant conduit au grave recul démocratique dont l’aboutissement est la tragi-comédie du 20 mars 2016.

Le 20 mars 2016 correspond au début d’une crise post-électorale aiguë qui nous pousse déjà au bord du gouffre de la guerre civile. En effet, dans la guerre politique que constitue la crise post-électorale, le PCT en publiant par une Cour Constitutionnelle aux ordres et baïonnette sur la tempe, vient de gagner à la hussarde et sans gloire une bataille à armes inégales, mais il vient de perdre la grande lutte pour la démocratisation.

Essayons de survoler les grands camps en place et faisons le point de l’engagement des uns et des autres en vue de dégager les grandes lignes qui s’imposent à nous dans un futur très proche. Il s’agit ici d’un point de vue dont j’assume personnellement l’entière responsabilité. Je peux me tromper dans mon analyse; mais loin de moi l’intention de nuire à qui que ce soit et encore moins à la grande cause à laquelle je crois intimement : la démocratisation du Congo.

Le pouvoir :

Pas grand-chose à dire, sinon qu’il a lamentablement échoué. Il a raté une occasion en or et unique dans notre histoire d’instaurer une tradition démocratique. J’ai cru jusqu’à la dernière minute que Sassou allait se ressaisir et abandonner l’impasse dans laquelle il plongeait le Congo. Malheureusement, les faucons de son entourage ont eu le dessus. Quand cette crise prendra fin, les colombes du PCT n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Il sera en effet difficile de ne pas déterrer un des actes de la conférence nationale souveraine qui exigeait la déchéance politique pendant 10 ans du PCT. Aujourd’hui, pendant que toute la planète aspire à plus de transparence dans la gestion de la chose publique, pendant que la Suisse abandonne le secret bancaire et que les paradis fiscaux nous livrent leurs sordides secrets, le PCT et ses épigones nous livrent le triste spectacle d’élections aux antipodes de la transparence. Et quand le peuple revendique sa victoire, il est soumis devant le monde entier à une chasse meurtrière. Sur le plan économique, comme si la grave crise que traverse le pays ne suffisait pas à fragiliser le parti au pouvoir, le scandale de Panama Papers vient prouver à qui en doutaient encore, les vraies causes du sous-développement de notre riche pays aux citoyens si pauvres: la corruption endémique à tous les échelons de l’Etat. Au regard des preuves accablantes qui s’accumulent contre le pouvoir, c’est un boulevard vers la CPI que milices et force publique inféodée sont en train de construire. Si les événements passés pouvaient être mis sur le compte de la bêtise collective, ceux auxquels on assiste depuis le 20 mars 2016 ressortent d’une volonté délibérée de nuire et de terroriser toute une partie du peuple. Auront-ils le courage de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard ?

L’opposition :

Longtemps émiettée et fragilisée, elle a joué par le passé un rôle ambigu de faire-valoir. Ces derniers temps, par une sorte de ressaisissement tardif, elle a fait rêver les Congolais. Aujourd’hui, elle vient de perdre une bataille ; aura-t-elle assez de ressource pour rebondir ?

Frocad

Point faible : Constitué de parti ayant entretenu un rapport flou avec le pouvoir au sein d’une opposition républicaine, sa démarche était entachée de soupçon. Sa direction très hétérogène et lourde a été dès le début infiltrée par le pouvoir. Rejoint par l’Idc, elle a cru se faire voler la victoire par des transfuges de la dernière minute en provenance de la majorité présidentielle. Autonomie financière quasi nulle.

Point fort : La recherche permanente du consensus, grande capacité de mobilisation. Il a su redonner à l’opposition une combativité au moment où le pouvoir était en pleine puissance financière et sécuritaire.

IDC

Point faible : Constituée des transfuges du pouvoir qui auraient dû rejoindre le Frocad pour le renforcer. S’estimant mieux structurée, elle ne l’a pas fait pour garder une autonomie de fonctionnement. Issus des rangs du PCT et du MCDDI, ses dirigeants ont vite donné l’impression de s’accommoder d’une rigidité fonctionnelle quasi-stalinienne confinant à l’arrogance.

Point fort : Forte capacité de mobilisation. Connaissance de l’adversaire. Grande réactivité fonctionnelle. Autonomie financière (souvent associée à la sortie tardive du gouvernement de ses membres)

Frocad-Idc

Point faible : Affrontement d’une culture de recherche (parfois désespérée et épuisante) du consensus horizontal d’une part et démarche dirigiste rigide confinant à l’arrogance de l’autre. Ce mélange s’est avéré paralysant au moment de la prise de grandes décisions urgentes.

Point fort : Cette alliance a permis de renforcer l’opposition qui du coup devenait plus audible et plus crédible. L’hétérogénéité des membres est une caution contre le clivage nord-sud. La mutualisation des forces a pour la première fois poussé le pouvoir dans ses derniers retranchements.

Mokoko

Point-faible : Il était attendu au moment du référendum pour soutenir le Frocad-Idc. Son entrée tardive (à un mois d’une échéance majeure) a donné l’impression d’un opportunisme et d’une précipitation gravissime. Poussé à se positionner comme indépendant, par un groupuscule parisien qui lui a fait miroiter monts et merveilles, il s’est très vite retrouvé otage des espoirs soulevés. Général à la retraite, on l’attendait comme challenger de son frère d’arme en cas d’épreuve de force, il a préféré s’investir sur le terrain politique, inversant les rôles et brouillant toutes les cartes. Plus grave, le peuple l’a plébiscité, du nord au sud dans l’espoir qu’il allait tenir tête à Sassou ; il est aujourd’hui réduit à demander l’assistance des media internationaux pour sa survie.

Point fort : Il a réellement incarné et incarne encore un espoir d’alternance. Son expérience internationale sur le terrain de la médiation dans les pays en guerre était un gage de réussite. Son passé de chef d’Etat-major de l’armée supposait qu’il avait la possibilité de faire pencher la balance du commandement militaire en faveur d’une solution pacifique en cas d’une éventuelle crise post-électorale. Son engagement pacifique était la preuve qu’il comptait plus sur le sursaut populaire que sur un quelconque coup d’Etat (démentant par-là les fallacieuses allégations de ses détracteurs).

Coordination Frocad-idc :

Elle a joué un rôle clé dans la bataille qui consistait à montrer par la participation à l’élection que le président sortant avait perdu sa légitimité. Là où un boycotte pur et simple aurait permis au pouvoir de valider les résultats préparer longtemps à l’avance, la perspicacité et la persévérance du Frocad-Idc a permis de montrer à la face du monde que le scrutin n’avait rien de transparent et qu’il devrait être repris à zéro sous la houlette d’une commission électorale réellement indépendante et en présence d’observateurs internationaux. On peut cependant lui reprocher de vouloir outrepasser sa mission en cherchant à imposer un deuxième tour basé sur des résultats très partiels et parcellaires.

La charte de la victoire :

Elle a joué un rôle capital en l’absence d’une candidature unique de l’opposition qui aurait permis d’augmenter les chances d’une alternance pacifique. Elle constitue le garant d’une revendication pacifique aboutissant à la prise en compte des résultats de la CTE. Pour cela, elle sera la cible privilégiée du pouvoir ayant pour objectif de justifier les résultats officiels très controversés à ce jour. Les manœuvres sont déjà en cours visant à déstabiliser les signataires (maillons faibles) de cette charte. Que ceux qui cèderont s’attendent à la vindicte du peuple.

La diaspora

Souvent décriée et déclinée comme diaspourrie ou diasp-aux-rats, elle a souvent brillé par ses ambitions démesurées et des querelles de clochers, loin de la réalité sur le terrain. Le rôle trouble et ambigu d’une partie de cette diaspora a déjà été invoqué plus haut dans le parachutage de Mokoko comme candidat indépendant à la dernière minute. En tant que membre de cette diaspora, je ne nierai pas ma part de responsabilité dans la bataille perdue. La lutte est encore longue et elle nous impose plus d’humilité, plus de méthode et plus de responsabilité dans le travail en vue d’une alternance pacifique. Notre rôle consistait à soutenir sur le plan international ceux qui se battent sur place avec des moyens dérisoires, nous avons brillé par des critiques stériles et de l’amateurisme coupable. Le peu d’écho (jusqu’à présent) dont est victime la cause congolaise sur le plan international est en partie notre échec. De timides avancées ont été obtenues, mais elles sont largement en-deçà des attentes du peuple.

Ailleurs, les diasporas se mobilisent intellectuellement et surtout financièrement pour venir en aide aux victimes. Que faisons-nous sur ce plan pour soulager la souffrance des victimes à Soumouna, Vindza etc ? Il est peut-être temps d’augmenter notre efficacité opérationnelle en taisant nos égoïsmes.

Le peuple :

Souverain primaire, c’est lui qui donne son onction à ses serviteurs politiques, c’est lui aussi qui les démet de leurs fonctions. L’intrépide peuple congolais qui a connu une révolution matinale en Afrique en 1963, trois ans à peine après l’indépendance du pays, est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Les tragédies à répétition qu’il a vécues ont eu raison de sa vaillance. La peur règne et réveille chaque fois les traumatismes encore récents. Le pouvoir exploite sans gêne cet état d’esprit. Il n’hésite pas à faire des « piqûres » de rappel pour maintenir la population dans la psychose permanente. Toutefois, c’est au peuple qu’appartient le dernier mot. Au comble du désespoir il peut se livrer à un sursaut dévastateur pour les désormais usurpateurs.

Le peuple a soif de paix et de justice. Il l’a prouvé par les meetings-monstres pendant lesquels il manifestait son ras-le-bol de la situation actuelle. Une question cependant demeure : Que fait le peuple pendant que la police et les milices harcèlent les dirigeants de l’opposition ? Que fait le peuple pendant que les activistes sont arrêtés l’un après l’autre ? Où sont les nombreux sudistes qui ont plébiscité Mokoko ? Pourquoi on ne nous voit pas en grande masse nous relayer pour protéger la résidence de Mokoko et des autres dirigeants de l’opposition ? Où sont les Makouains qui ont promis descendre sur Oyo au cas où un grain de sable tomberait dans l’œil de Mokoko ? Aujourd’hui, ce n’est pas un grain de sable qui menace de se retrouver dans l’œil du général, c’est sous une benne entière de sable qu’on veut l’ensevelir vivant. Où sont les milliers de Congolais qui criaient J3M, J4M, J5M, J1000M à Pointe-Noire, Brazza, Makoua. Mokoko serait-il devenu en si peu de temps JZéroM ?

Mon général, je vous ai critiqué durement pour vos paroles déplacées sur les sudistes. Mais j’avais promis vous soutenir à fond au cas où vous vous trouverez en face de Sassou pour assurer l’alternance au Congo. Je vous réaffirme ici, mon total soutien face à l’ignominie dont vous êtes victime. J’appelle solennellement tous ceux qui vous ont soutenu à vous protéger en ces durs moments que vous traversez.

Peuple congolais, il y a des moyens pacifiques d’arriver à l’alternance. Aucun régime ne peut venir à bout d’un peuple debout. Sony Labou-Tansi, dans son roman prémonitoire « La vie et demie » avait montré qu’un autocrate ne dort plus quand il voit l’œil de sa victime partout. Il te faut trouver un moyen d’allumer la lampe qui te ramènera ta victoire. Il te suffit d’arborer le jaune de la flamme, le jaune de la lumière qui fait disparaître la nuit du hold-up électoral.

Et maintenant ?

La révolte populaire : Un peuple soumis et humilié finit par se révolter.

La mutinerie : Ce n’est pas mon choix, mais à force de tirer sur le peuple, on finira par pousser une frange de la force publique à bout.

Le coup d’Etat (de palais ou militaire) : En tant qu’apprenti démocrate, j’y suis viscéralement opposé. Mais à force de crier au coup d’Etat, le pouvoir finira par donner des idées à certains citoyens.

Et pour finir ? Un mort est toujours un mort de trop. Si nous sommes déjà au bord du gouffre d’une guerre civile, nous n’y sommes pas encore entrés. Les Congolais auront-ils le bon sens d’arrêter la machine infernale avant qu’elle ne s’emballe ?

Dieu miséricordieux, aie pitié de ce pays meurtri

Pascal Malanda

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
Pascal Malanda - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 19:33
(Congo-Brazzaville) "Silence, on massacre au Congo-Brazzaville"

epuration-ethnique

Par Pierre Franklin Tavares

Silence, le tyran de Brazzaville massacre. Et comme une nouvelle fois l’entreprise criminelle ne vise qu’un groupe de populations, la qualification de génocide sera évoquée, si rien ne s’arrête sur le champ.

Yves Bénot, un vieil ami aujourd’hui disparu, a écrit un instructif ouvrage qui, en son temps, n’eut pas un grand retentissement : « Massacres coloniaux » . Et pour cause. Au moment de sa parution, des massacres étaient en cours au Rwanda.

Il y répertorie, en une courte séquence de violences, toutes les actions militaires françaises (entre 1944 et 1950) qui n’eurent d’autre objectif que l’extinction brutale des revendications anticoloniales : Sétif (1945), Haiphong (1946), Madagascar et Casablanca (1947), et Côte-d’Ivoire (1949-1950). Et sa publication porte un sous-titre suggestif : « la mise au pas des colonies ».

Mais que signifie donc « mettre au pas » ? L’expression composée signifie « contraindre à obéir » et, si nécessaire, par la force. Elle veut également dire « exercer son pouvoir sur une personne ou un groupe d’individus, pour l’obliger à se comporter comme on l’entend ».

Au fond, la « mise au pas » est une technique et un mode de gouvernance, qui ne s’appuie que sur la force et la brutalité. Elle n’entre pas dans la catégorie de la « bonne gouvernance ».

Mais, sans doute faut-il le préciser ici, en Afrique, et en Afrique noire plus particulièrement, la « mise au pas » des populations par certains appareils d’État postcoloniaux (armées, police, gendarmerie et milices) est un triple héritage de l’esclavage, de la traite négrière et de la colonisation.

Ainsi, un nombre non négligeable d’États ont assimilé ces méthodes d’un autre âge, par exemple, celui du Congo Brazzaville. Les massacres dans le Pool (Congo Brazzaville) en sont une éclairante illustration.

En effet, il y a, en ce moment même, des massacres de type colonial en cours dans le département du Pool, situé dans le sud du Congo Brazzaville, dont la capitale est Kinkala, et qui compte 240.000 habitants répartis sur une superficie de 33 955 km².

Silence, le tyran de Brazzaville massacre. Et comme une nouvelle fois l’entreprise criminelle ne vise qu’un groupe de populations, la qualification de génocide sera évoquée, si rien ne s’arrête sur le champ.

En vérité, ces massacres ne sont que la suite immédiate des grotesques consultations du 20 mars 2016, qui n’eurent même pas la décence de revêtir l’apparence d’élections « acceptables ». L’Union Européenne a eu une bonne intuition, en refusant d’y apporter son concours. Le tyran fraude, il fait établir, de façon ouverte, un huis clos électoral, il demande et obtient la falsification des résultats, il « met au pas » la Cour constitutionnelle, brusque son calendrier de l’examen des réclamations et, point d’orgue, il somme cette institution de valider la menterie de la CNEI. Et qui n’est pas content, au mieux se fait bastonner et emprisonner ou, pire, s’il proteste se fait massacrer.

Toute la panoplie de la répression de type colonial est déployée : bombardements par des moyens aériens (hélicoptères et ULM), terreur par l’emploi de l’artillerie et de troupes au sol (véhicules blindés, canons, RPG, kalachnikovs, etc.). Et, comment s’en étonner, tout cela est mené « au pas de charge ».

Pauvre région du Pool. Une nouvelle fois victime et meurtrie. Bien étrangement, il y a trois semaines, invité à déjeuner avec quelques cadres Congolais, l’un d’entre eux rapporta devant tous les hôtes combien et comment Denis Sassou Nguesso lui dit un jour ceci « jamais je ne pardonnerais aux populations du Pool leur prise de position dans la guerre civile de 1997 ». Ce qui s’y déroule a-t-il été prémédité ?

Silence, on massacre. Et, par un bizarre phénomène, le vacarme des armes qui fauchent des populations désarmées n’éclatent pas suffisamment fort aux oreilles des journalistes de la presse française. Seuls Libération et Le Monde Afrique ont envisagé le pire. Quant au Quai d’Orsay, il ne semble pas avoir pris l’exacte mesure du drame qui est en cours dans le Pool. Et pour lors, le Palais de l’Élysée est muet. Quand donc se fendra-t-il d’un communiqué appelant au moins à l’arrêt des massacres ?

Le Parti socialiste français (PS) proteste. Le Front National (FN) a condamné la nature même du régime de Brazzaville et déclaré que l’élection présidentielle n’était pas une élection. Faut-il s’étonner que ce parti engrange de plus en plus de voix dans les milieux noirs africains de France ? Les Républicains (LR) sont aux abonnés absents. Pourtant, leur légendaire proximité avec le tyran de Brazzaville aurait pu et dû les amener à calmer ses ardeurs répressives. Rien. Les Républicains n’entendent rien des clameurs et des lamentations qui montent.

Mais ne pas vouloir entendre, s’obstiner à refuser de voir, n’est-ce pas cela qui s’appelle cautionner ? En matière de politique étrangère française, tous les tyrans n’ont pas droit au même traitement. Le tyran de Brazzaville a hérité de cette triple tradition (esclavagiste, commerciale et coloniale) de massacres des populations noires aspirant à plus de libertés et de dignité.

Dans un propos d’une brulante actualité et prononcé lors du deuxième Symposium international Amilcar Cabral (2004), brossant la situation de l’Afrique confrontée à la globalisation, Mario Soares , en vint à dresser le portrait d’un type de dirigeants africains qui, manifestement, n’aiment pas leurs populations :

« Le continent africain a été particulièrement atteint par la globalisation, dit-il. Au-delà des conflits ethniques, de l’expansion des fondamentalismes religieux – spécialement l’islamique mais aussi le christianisme évangélique – des pandémies, comme le sida, et de la corruption des dirigeants qui ont perdu le sentiment du service public et la sensibilité [fibre] sociale, en relation à la misère des autres, la globalisation a contribué à l’augmentation de l’exploitation de l’Afrique – de ses richesses – par les grandes multinationales… ».

Ainsi, tout un pays est « mis au pas », sous les yeux de tous.

LIRE LA SUITE : http://www.pftavares.fr/silence-on-massacre-au-congo-brazzaville

Repost 0
Pierre Franklin Tavares - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 14:37
Congo-Brazzaville : Jouons le jeu et chassons Sassou Nguesso, le pompier pyromane du pouvoir

C’est par cette phrase du Gouverneur Général Félix EBOUE, que je commencerai mon mail. « Jouez le jeu ». C’est-à-dire utiliser la plume pour faire connaître le sort des populations des quartiers Sud de Brazzaville, des populations du Pool qui sont victimes de bombardement, ainsi que le sort de notre jeunesse livrée à elle-même , transformée en éternelle assistée et les nôtres qui vivent dans le dénuement total, au moment où Kiki, Coco sont devenus des pères Noël, distribuant l’argent à leurs sbires et aux chanteurs pour faire l’éloge de leur père de Président SASSOU-NGUESSO, médiateur en Centrafrique, bourreau et pompier pyromane au Congo-Brazzaville, sacrifiant le peuple pour rester au pays.

Hier à la télé publique Congolaise, le journaliste Congolais disait que le despote a décrété de destituer le Pasteur Ntoumi, la même presse publique nous annonce le décès du Pasteur Ntoumi. Toujours dans la contradiction, ils s’embrouillent dans leurs propos. C’est une drôle de manière d’aimer le peuple. On demande à la population de quitter leur lieu d’habitation et le griot de M. SASSOU-NGUESSO, Thierry MOUNGALLA nous dit le contraire. Nous ne sommes plus dans les années 80, nous sommes au XXIe siècle au cas, si M. MOUNGALLA l’a oublié.

Si le Pasteur Ntoumi avait organisé des actes inciviques, pourquoi ne sont-ils pas allés l’arrêter au lieu de bombarder les villages du Pool ? Nous savons tous et toutes que nous vivons au Congo-Brazzaville dans un Etat policier. Des civils innocents sacrifiés pour asseoir le pouvoir de M. SASSOU-NGUESSO. S’il a gagné pourquoi refuse-t-il de recompter les voix ? Un Président qui se réfugie à Oyo, boit le champagne au moment où son peuple est devenu immigré et otage dans son propre pays.

Lorsqu’on a une dignité, lorsque le peuple vous rejette, il faut partir avec les honneurs au lieu de partir par la petite porte.

Je rappelle aux sbires, aux partisans du Président SASSOU et à ceux et celles qui dirigent, que les Congolais ne se tairont plus, nous utiliserons la non-violence pour libérer notre pays du despote. Nous prions pour le despote et sa clique, Dieu seul sauvera notre pays , n’attendons pas le miracle de l’extérieur. Tournons-nous vers Dieu, lui qui entend tous les jours nos cris.

Que sont devenus KHADAFI, COMPAORE, BEN ALI, MOUBARAK, Sadam HUSSEIN , MOUBUTU?

J’invite alors les sbires et les partisans à réfléchir et à lire attentivement ce qui s’est passé lors des insurrections et à la Révolution Française.

Nous ne voulons plus d’un Président de la République qui sort l’artillerie lourde pour tirer sur des innocents et qui distille la haine et la division au sein du peuple qu’il est censé protéger.

Congolaises, Congolais du Nord, du Sud, du Centre… , notre pays est Un et Indivisible. Nous avons tous un héritage commun que nos ancêtres nous ont légué, c’est le Congo-Brazzaville que le despote et sa clique sont en train de brader, affamant ainsi les nôtres.

Ce pouvoir qui bafoue nos traditions et qui perpétuent les antivaleurs. Nous n’en voulons plus.

On va même jusqu’à transformer les propos du candidat Brice KOLELAS et on en a fait un buzz à la télé publique dans l’objectif de semer la confusion entre membres de l’opposition et auprès des électeurs de M. KOLELAS. Un pouvoir avide d’idée est aux abois.

Voyant ce que M. SASSOU-NGUESSO fait subir au peuple, nous devons jouer avec lui par la plume. N’utilisons pas les armes. Utilisons la plume et faisons découvrir à l’opinion internationale ce que vit le peuple Congolais. N’oublions pas que notre combat a pour unique objectif de libérer notre pays, Ne nous battons pour des postes ministériels mais pour libérer notre pays. Une fois libérer, ceux et celles qui souhaiterons aller participer à la reconstruction du pays iront le faire.

Pensons d’abord au Congo-Brazzaville, les sbires et les partisans du despote s’accrochent au pouvoir pour des intérêts personnels, ils ont peur de le perdre.

Libérons notre peuple de l’emprise des forces occultes qui ont pris notre peuple et notre pays en otage.

Agissons chacun à sa manière pour la libération de notre beau pays du joug du dictateur, utilisons la non-violence, n’utilisons aucune arme qui puisse porter atteinte à la vie des Congolais et même ses sbires et des partisans de M. SASSOU-NGUESSO. Ils doivent vivre et découvrir la vraie démocratie.

Ne croisons plus les bras et agissons pour que le dictateur aille ailleurs. N’utilisons pas les mêmes méthodes que lui agissons pour un Congo- Brazzaville uni, prospère et paisible.

Aucune vengeance, une seule chose, libérons notre pays.

Delphine BAYA

(Extrait de www.congo-liberty)

Repost 0
Delphine Baya - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 18:52
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso finira par massacrer le peuple du Sud avec la complicité de la « France à fric »

Peuple du Sud, qu’avez vous fait à Sassou-Nguesso ? Telle est la question que l’on peut se poser, lorsqu’on voit l’acharnement avec lequel , il s’ingénue pour lui faire souffrir le martyr et l’exterminer !

Le lundi 4 avril à l’aube, des miliciens du pouvoir de Sassou-Nguesso soutenus par des forces armées tribales ont pris d’assaut les quartiers sud en tirant à l’arme lourde, provoquant la panique des populations qui se sont d’abord terrées chez elles, pour ensuite, tôt le matin se précipiter dans les églises avoisinantes pour certaines pendant que d’autres prenaient la route des villages du département du Pool.

Sans que cela ne fasse un doute parmi les Congolais, la ficelle étant trop grosse, ce stratagème est une manœuvre de Sassou-Nguesso pour non seulement traumatiser les habitants de ces bastions de l’opposition qui n’ont pas voté pour lui, mais surtout pour décréter l’état d’urgence et renforcer la présence de son armée tribale et ses mercenaires, pour anticiper toutes les contestations futures qui s’annoncent contre le boucher d’Oyo. On déplore déjà une trentaine de morts et des disparus

Entre autre objectif de cette manœuvre satanique, ce que le dictateur Sassou-Nguesso affectionne au delà de tout, transformer la crise post électorale en conflit Nord-Sud, afin de casser la dynamique transnationale et populaire du Général du peuple, Jean-Marie Michel MOKOKO (originaire du nord comme Sassou-Nguesso), dont la candidature à la présidentielle a rencontré l’adhésion d’une partie importante dans le sud du pays.

Radio France Internationale est elle-complice de Denis Sassou-Nguesso ?

On est en droit de se poser la question car comment comprendre que cette Radio qui est la voix de la France à l’international puisse passer en boucle le témoignage d’un soit disant habitant des quartiers sud, affirmant que les assaillants auraient déclaré vouloir prendre la radio nationale située dans le nord de Brazzaville (Kintélé) et se rendre au palais présidentielle ? Très subtile, ceci a le mérite d’accréditer la thèse d’un coup d’état contre Sassou-Nguesso, ce qui est faux !

Ntoumi a t-il repris du service pour le compte de Sassou-Nguesso ?

Bien que l’ancien rebelle Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi , affirme sur la Voix de l’Amérique être étranger à cette attaque et déclare que ces attaques sont le fait du pouvoir. Ce dernier sait de quoi il parle, car ayant lui-même été manipulé par Sassou-Nguesso , qui s’est servi de lui pour réaliser son génocide dans le Pool à la fin des années 2000. A ce sujet, Parfait Kolelas doit se méfier du pasteur Ntumi qui a été présenté comme son conseiller politique lors de son meeting du 17 mars, au stade Marchand pendant la campagne électorale

Ces heures tragiques que vivent les Congolais nous rappellent son histoire la plus sombre à savoir les massacres qui se perpétuent au Congo-Brazzaville dans l’impunité la plus totale avec la complicité de la France à fric qui est un soutien indéfectible du dictateur Sassou-Nguesso. Mais le Peuple congolais finira par vaincre l’ogre de la françafrique !

Congolais débout !

La Rédaction

LIRE LA SUITE : http://www.congo_liberty.com

Sassou-Nguesso envoie ses miliciens tirer à l’arme lourde dans les quartiers sud de Brazzaville « SOS GÉNOCIDE »

Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)
Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)
Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)

Les populations des quartiers sud dormant à la belle étoile (5 avril 2016)

Repost 0
4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 18:11
Sassou-Nguesso envoie ses miliciens tirer à l’arme lourde dans les quartiers sud de Brazzaville « SOS GÉNOCIDE »

Par Pascal Malanda

(Extrait de congo-liberty)

Plusieurs témoignages concordants d’habitants des quartiers sud confirment avoir reconnus à l’aube certains miliciens du député PCT, Aimé Hydevert MOUAGNI, qui avaient paradés le 26 mars 2016 sur TV Congo. De plus, ces miliciens communiquaient entre eux en langue Lingala parlée à Brazzaville. Ceux qui restent, peu nombreux, des miliciens du Pasteur NTUMI ne parlent qu’en Lari, généralisée dans la région du Pool, et ils ne disposent d’aucune armes lourdes. Ce contrairement aux miliciens du PCT qui ont bénéficié la semaine dernière des armes lourdes qui ont été retirées au Groupement Para Commando (GPC) basé près de l’aéroport de Brazzaville.

Le GPC est dirigé par le Colonel Fermeté Blanchard NGUINOU qui semble être soupçonné par le Chef d’état major des armées, le Général Guy Blanchard OKOÏ, de ne pas vouloir couvrir les actions de la nouvelle milice du PCT contre les populations réputées proches de l’opposition. Or, le député PCT, Aimé Hydevert MOUAGNI est un proche du Ministre de la Communication et Porte-Parole du Gouvernement, Thierry MOUNGALLA, qui avec le Général Jean-François NDENGUET, DG de la Police, souhaite une solution policière, milicienne et militaire à l’actuelle crise post – électorale congolaise. Les miliciens du député PCT, Aimé Hydevert MOUAGNI, lourdement armés, qui depuis 3 heures ce matin tiraient dans les quartiers sud de Brazzaville réputés proches de l‘opposition pour une alternative démocratique et non violente au Congo, viennent de se retirer et aussi d’abandonner la route du Nord au PK 45.

Cela va donner un prétexte à la dictature SASSOU pour sortir ses blindés et tenter de retarder les prochaines actions de désobéissance civile pour le respect de la vérité des urnes. Les dernières provocations de basse police et milices du régime SASSOU démontrent combien grandi son isolement au sein de la communauté internationale. SASSOU tente de faire passer les miliciens PCT pour des miliciens du Pasteur NTUMI qui, pourtant ne disposent pas d’armes lourdes et sont basés très loin de Brazzaville où ils n’auraient pas pu arriver sans avoir été repérés depuis longtemps. Il est urgent de voir intervenir un Chef d’Etat comme Médiateur-Facilitateur mandaté par l’Union Africaine et la communauté internationale pour organiser une transition congolaise apaisée avec libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion congolais…

Diffusé le 4 avril 2016, par congo-liberty

Dernière minute ( Quai d’Orsay)

Après l’incursion cette nuit d’éléments armés au sud de Brazzaville, des opérations sont en cours dans la capitale. A Pointe Noire, des heurts ont actuellement lieu en périphérie de la ville avec la Police.

A Brazzaville, il est demandé à tous les ressortissants français de demeurer confinés à leur domicile, en particulier dans les quartiers Sud. Le lycée Saint Exupéry et l’Institut français sont fermés.

A Pointe Noire, il est fortement recommandé d’éviter les quartiers périphériques ainsi que les déplacements non indispensables. Il convient de se tenir éloigné des lieux de rassemblement et de garder la plus grande vigilance

Source : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/congo/

« Nous avons eu peur » : des Français témoignent des violences à Brazzaville

Selon plusieurs témoins, joints sur place, les tirs auraient débuté dans les quartiers sud de la capitale congolaise. D’après RFI, l’armée aurait riposté à cette attaque menée par des assaillants non identifiés. Le commissariat principal de Makélékélé aurait été incendié. Si un calme précaire était revenu à l’aube, des tirs auraient de nouveau été entendus dans le quartier de Diata, d’après un témoin joint parmetronews en fin de matinée. Des hélicoptères survolaient également plusieurs quartiers de Brazzaville. « Nous avons eu très peur cette nuit et nous avons encore peu d’informations sur ce qui s’est passé. Aucune instruction d’évacuation n’a été donnée. On nous dit seulement de rester chez nous », poursuit une autre Française.

Source : Metronews

Repost 0
Pascal Malanda - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 17:57
(Congo-Brazzaville) Panama Papers : enquête mondiale, Bruno Itoua, le pétrole et ses comptes offshore ; Kiki Sassou pris la main dans le sac...

Durant les prochains jours, les médias du monde entier ou presque ne parleront que de cela ou presque : Panama Papers !

C’est la plus grosse fuite de documents financiers jamais traités par la presse : huit fois plus vaste que l’OffshoreLeaks (2013), 1.500 fois plus vaste que le Cablegate de WikiLeaks en 2010. Des millions de documents ont fui, et ont été traités par plus de 370 journalistes du monde entier pour connaitre leur signification et leur impact sur les plus de 200 pays et territoires auxquels ces documents se rapportaient. Plusieurs jours seront nécessaires pour publier quelques révélations sur ces nouveaux patrimoines cachés de Chefs d’Etat, d’hommes politiques et de personnalités en vue.

Ce soir, le choc est planétaire. Les révélations frappent le Premier ministre d’Islande, qui a caché durant le traitement de la crise financière qu’il possédait – via une offshore – des obligations bancaires émises par les trois grandes banques qui ont mis l’Islande en difficulté en 2008. Il était donc personnellement intéressé au règlement de la crise des banques.

Le footballeur Lionel Messi est également épinglé, pour une offshore panaméenne créée en 2012. Le ministre angolais du pétrole José Maria Botelho de Vasconcelos est également cité. Rien d’étonnant alors que celui d’un Congolais du pétrole le soit également. Bruno Itoua y apparait en bonne place. Il crée en 2004, alors qu’il était à la tête de la SNPC deux sociétés offshore domiciliées au Panama : Denvest Capital Stratégies Inc et Grafin Associated Sa. Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons établir de liens directs avec des opérations menées pour le compte de la SNPC ; cela ne saurait tarder.

Il est fort possible également que Bruno Itoua, alors très proche du kleptocrate en chef, ait agi pour le compte de ce dernier.

Après le récent scandale José Veiga avec le réseau de blanchiment en cours de construction via le Bénin, le Cap-Vert et le Portugal, les révélations sur la corruption du ministre Gilbert Ondongo, voilà une nouvelle affaire qui n’arrangera pas l’image du Congo et du gang mafieux qui est à sa tête.

« Contacté par l’ICIJ et par Le Monde, Monsieur Itoua n’a pas souhaité s’exprimer… »

Le gang de Sassou et de ses prédateurs ont tout volé !

« Sassou a tout volé ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

------------------------------------------------------------------------

Le fils de Sassou, « Kiki le pétrolier », mis en cause dans l’enquête sur les paradis fiscaux

Le fils du président congolais Denis Sassou Nguesso et plusieurs autres fils de personnalités africaines apparaissent dans les « Panama papers », les documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca révélant les avoirs de personnalités dans des paradis fiscaux, a rapporté lundi Le Monde.

Homme politique et homme d’affaires, Denis Christel Sassou Nguesso, surnommé « Kiki le pétrolier » à Brazzaville, est notamment député d’Oyo, dans le nord du pays, directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles du Congo, rappelle le quotidien français.

Son nom apparait dans les fichiers de Mossack Fonseca dès les années 90. Il a sollicité le cabinet pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd, selon les documents consultés par le quotidien.

Le fils du président congolais, contacté par le journal, a nié connaître le cabinet panaméen ou la société Phoenix.

Les noms du fils de Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU, de John Kufuor, l’ex président ghanéen (2011-2009), apparaissent également dans les « Panama papers », selon Le Monde.

D’autres personnalités, comme le ministre de l’Industrie algérien Abdeslam Bouchouareb, un général rwandais ou la soeur jumelle du président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, sont également citées.

M. Bouchouareb aurait détenu une société établie au Panama, Royal Arrival Corp., selon Le Monde. Jaynet Désirée Kabila Kyungu apparaît comme une cliente de Mossack Fonseca.

Une centaine de médias, dont Le Monde, ont enquêté sur l’utilisation par 140 personnalités de sociétés écrans dans des paradis fiscaux, sur la base documents provenant d’un cabinet d’avocats panaméen. Les résultats de ce travail ont commencé à être publiés dimanche, sous le nom de « Panama Papers », provoquant une onde de choc mondiale.

Avec AFP

LIRE LA SUITE : http://www.voaafrique.com/a/fils-sassou-kiki-le-petrolier-mis-en-cause-dans-enquete-paradis-fiscaux/3268117.html

Repost 0
2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:42
(Congo-Brazzaville) Mokoko : Que diable est-il allé faire dans cette galère ?

general-jean-marie-michel-mokoko

Le moment est grave. Chiens perdus sans collier, les populations du Congo-Brazzaville qui ont répondu massivement à l’opération « ville morte » du 29 mars 2016 ne savent pas quelle suite donner à ce mouvement et quel mot d’ordre suivre. Les cinq candidats de la plate-forme IDC-FROCAD sont traqués. Ils se cachent et ne sont pas libres de leur mouvement. Ils sont entrés dans la clandestinité. Un proverbe kongo dit : « le chef du village ne crie pas au diable ». Est-ce le signe de l’essoufflement de la contestation de la victoire de Sassou Nguesso ? Les militants et les sympathisants de l’alliance IDC-FROCAD qui ont voté pour l’un des cinq candidats ne savent plus à quel saint se vouer. Le diable semble avoir eu le dernier mot.

Solution militaire

Il ne faut plus se cacher derrière son petit doigt. La solution à la crise politique post-électorale née de la victoire controversée de Denis Sassou Nguesso est militaire. En face de Denis Sassou Nguesso, il fallait dresser un homme qui lui ressemble pour produire un effet miroir : un militaire, un officier général et un natif de la partie septentrionale du groupe ethnique Mbochi. C’est le portrait craché de Jean-Marie Michel Mokoko. C’est l’explication de l’engouement autour de la candidature à la présidentielle anticipée du 20 mars 2016 de l’ancien chef d’Etat major pour apporter dans les urnes et sur le plan militaire l’estocade à Denis Sassou Nguesso, l’omnipotent homme fort du Congo-Brazzaville. Le général Mokoko était perçu comme l’homme qui apportait la caution militaire extérieure, le chaînon manquant à la plate-forme IDC-FROCAD. Mais, que d’espoirs déçus !

Coups

Depuis l’assassinat le 18 mars 1977 du commandant Marien Ngouabi et depuis le 5 février 1979, date de l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso après avoir destitué Joachim Yhombi Opango, les coups de force se suivent, la liste des contorsions constitutionnelles s’allonge, avec son cortège de morts et de blessés. Avec son cortège de blessures et d’humiliations. La main du diable travaille inlassablement.

Rejet

Après trente-deux ans de règne sans partage avec un intermède de cinq ans (Pascal Lissouba), Denis Sassou Nguesso a fait l’objet d’un rejet total des populations du Congo-Brazzaville. En vérité au lieu des 60% des suffrages brandis nuitamment par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou et Henri Bouka de la CENI, le khalife d’Oyo n’aurait recueilli qu’un maigre 8 %. Les dégâts sont pires qu’en 1992 à la suite de la Conférence Nationale présidée par Monseigneur Ernest Kombo et la transition dirigée par André Milongo lorsqu’il obtint 17 %. L’échec électoral de 1992 avec en prime une modeste troisième place est resté en travers de la gorge du « bâtisseur infatigable ». Et, depuis le renversement de Pascal Lissouba par les armes, Denis Sassou Nguesso prend sa revanche. Mokoko, électron libre, a des atomes crochus avec près de 90 % des électeurs du Congo-Brazzaville, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest . Un électorat gagné par la déception, le dépit et par le découragement à la lumière des derniers développements.

Diagnostic

La majorité des hauts-gradés des forces armées congolaises (FAC) est issue du groupe ethnique Mbochi. La succession à la tête du Congo-Brazzaville de Marien Ngouabi, Joachim Yhombi Opango et Denis Sassou Nguesso, tous natifs du groupe ethnique Mbochi , a porté un coup fatal à l’unité des forces armées congolaises. Un phénomène dénoncé en son temps par Ange Diawara et ses compagnons du M 22 sous le vocable de « oligarchie bureaucratique militaire et tribale » (OBUMITRI). Les deux officiers généraux, Denis Sassou Nguesso et Jean-Marie Michel Mokoko, sont arrivés à la même conclusion. La solution de la crise politique du Congo-Brazzaville est militaire. Pas pour les mêmes raisons.

Pour Sassou Nguesso pour qui le pouvoir est une partie de chasse, « le gibier est dans le filet » , il faut se servir de l’armée pour la conservation du « gibier » donc du pouvoir. Pour Jean-Marie Michel Mokoko, l’armée doit aider au rétablissement de la légalité républicaine. Deux conceptions de l’armée diamétralement antagoniques. Le ramassage des armes dans les différents régiments ordonné par Denis Sassou Nguesso, la concentration de blindés à la garde présidentielle, le déploiement des forces armées dans les artères de grandes villes, l’entretien des milices dans les agglomérations environnantes d’Oyo participent de cette logique.

Appel

D’où l’appel du saint-cyrien Jean-Marie Michel Mokoko à ses frères d’armes réputés redoutables « guerriers » (Cf la vidéo de Jean-Marie Michel Mokoko trafiquée par le trublion Tony Moudilou) : « A mes frères d’armes de la force publique, souvenez-vous de nos engagements de la Conférence Nationale Souveraine. Nous sommes une force publique et républicaine au service du peuple, envers lequel nous avons des devoirs et des obligations ». Malheureusement, l’appel du général Mokoko n’a pas eu d’écho. Il a fait flope. Il n’a pas été suivi d’effets. Trop d’adversaires d’arme au sein des FAC à cause des dérives tribaliques du commandement militaire ( dirait Henri Lopes). La parole de Jean-Marie Michel Mokoko s’est démonétisée. Il aura fallu le renfort de Parfait Kolelas, Okombi Salissa, Claudine Munari et Pascal Tsaty Mabiala pour la réussite de l’opération « ville morte » du 29 mars 2016 . Il y a eu un glissement dans la sémantique. Du soulèvement populaire et à l’insurrection contenus dans l’appel du général Mokoko, on est passé à la désobéissance civile. Le principe de cavalier seul du général Mokoko avec l’appel à ses frères d’armes a tourné au ridicule. Le général Mokoko a péché par naïveté en croyant que ses frères d’armes qui doivent leur carrière militaire à Sassou Nguesso partageaient les mêmes valeurs républicaines. C’était sans compter avec le repli tribalique des cobras déguisés en militaire que comptent les FAC.

Erreur de jugement en effet. Ces vrais-faux militaires sont plutôt animés par l’instinct grégaire de la conservation du pouvoir par le groupe ethnique Mbochi. A commencer par Guy Blanchard Okoï, le chef d’Etat major général des FAC, décoré de la légion d’honneur par la France en 2014, ensuite le général Gilbert Bokemba, chef d’Etat major de l’armée de terre, le général Ngatsé Nianga Mbouala, commandant de la garde présidentielle et le général Oléssongo, commandant de la zone militaire de Pointe-Noire. Ne parlons même pas des officiers des forces de police : Jean-François Ndengué et Philippe Obara, véritables chiens de garde du pouvoir. La solution militaire pour renverser Sassou Nguesso ne peut être qu’extérieure, émanant soit d’un pays occidental, soit dirigée à partir d’un pays frontalier servant de base arrière. Dans l’un ou l’autre cas de figure, Jean-Marie Michel Mokoko et ses alliés de l’IDC-FROCAD n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Pourquoi le général Jean-Marie Michel Mokoko s’est-il engagé dans cette lutte contre Sassou Nguesso sans soutien militaire extérieur ? That is the question. Comment cet homme de grand talent, obligé de se cacher dans un lieu tenu secret ou dans une ambassade, s’est-il lancé dans cette galère sans assurer ses arrières ? Etonnant.

L’ardeur réformatrice affichée au cours de la campagne présidentielle par Jean-Marie Michel Mokoko, Guy Brice Parfait Kolelas, André Okombi Salissa, Claudine Munari et Pascal Tsaty Mabiala est mise à mal par la vague d’arrestations perpétrée par les hommes de main de Denis Sassou Nguesso. Vont-ils s’arrêter en si bon chemin…d’avenir ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko
2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 11:12
République du Congo. Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations...

Il faut mettre fin à la vague croissante d’arrestations d’opposants suite aux élections présidentielles. Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires...

Les autorités de la République du Congo doivent libérer sans condition les opposants politiques détenus pour avoir pacifiquement critiqué le déroulement des récentes élections présidentielles, mettre fin aux arrestations et détentions arbitraires et prévenir toute répression des manifestations pacifiques, ont déclaré aujourd’hui, Amnesty International, Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), Association pour les Droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC), et Rencontre pour la Paix et les Droits de l’Homme (RPDH).

Depuis le rejet par l’opposition des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars, les autorités ont commencé une série d’arrestations de personnalités dont des cadres des directoires de campagne des candidats Jean-Marie Michel Mokoko et Okombi Salissa, accusés « d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

“L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée”, a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

L’arrestation et la détention des personnes impliquées dans des manifestations pacifiques constitue une grave violation du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Toute personne détenue sur cette base doit être immédiatement libérée.

Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale chez Amnesty International.

Les arrestations ont eu lieu avant l’opération ‘ville morte’ du mardi 29 mars 2016, organisée par les partis de l’opposition qui appelaient les citoyens à rester à la maison et ne pas se rendre au travail. Il y a eu une forte présence des forces de sécurité dans les principales villes du pays.

Parmi les arrestations on note celles de Jean Ngouabi, Anatole Limbongo Ngoka. Christine Moyen et Dieudonné Dhird de l’équipe de campagne de Jean-Marie Michel Mokoko; Raymond Ebonga et Serge Blanchard Oba de l’équipe de campagne de Okombi Salissa. Toutes les personnes arrêtées sont actuellement détenues à la ‘Direction générale de la surveillance du territoire’ (DGST) de Brazzaville et aucun des détenus n’a eu accès à sa famille ou son avocat.

D’autres arrestations ont été signalées, comme ce fut le cas pour des militants interpellés lors d’une conférence de presse avortée à Brazzaville le 25 mars. Par ailleurs, au moins dix jeunes militants et sympathisants des partis politiques de l’opposition ont également été arrêtés à Pointe-Noire depuis le 20 mars.

Les organisations des droits humains appellent les autorités à respecter le droit à la manifestation pacifique. Les autorités doivent en particulier s’assurer qu’il n’y a pas une répétition de l’usage excessif de la force contre les manifestants, comme ce fut le cas en octobre 2015 lorsqu’au moins 18 personnes protestant contre le changement de la Constitution permettant au chef de l’Etat de briguer un nouveau mandat, avaient été tuées par les forces de sécurité qui avaient utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

“Il n’y aura pas de solution durable à la crise politique du Congo si les droits à la liberté d’expression et de réunion sont réprimés. Les autorités doivent maitriser les forces de sécurité afin que l’usage arbitraire, abusif et mortel de la force qui a caractérisé la répression des manifestations d’octobre ne se répète pas. Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations », a déclaré Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH.

Au lieu d’écraser la dissidence non violente, elles doivent remplir leur devoir qui consiste à respecter et faciliter les manifestations.

Trésor Nzila, directeur exécutif de l’OCDH

Les élections du 20 mars ont eu lieu dans un contexte de coupure totale des communications téléphoniques et d’internet. Un certain nombre de personnalités politiques dont Paulin Makaya, chef de l’UPC (Unis pour le Congo), et Serge Matsouele, secrétaire fédéral de la ‘Convention d’action pour la démocratie et le développement’ (CADD), ont également été arrêtés avant les élections et sont toujours en détention.

« Les autorités doivent respecter les droits à l’information et à la communication en garantissant aux populations l’accès libre aux télécommunications, en particulier dans les périodes critiques de la vie publique. Il est en outre du devoir du gouvernement de garantir un climat qui favorise la paix et la sérénité dans le pays. En cas de différences d’opinions politiques ou de contentieux politiques, les acteurs doivent opter pour le dialogue plutôt que l’utilisation de la force et des armes », a déclaré Christian Mounzeo, président de la RPDH.

Amnesty International a tenté de se rendre en République du Congo avant les élections présidentielles pour surveiller la situation des droits humains, mais l’entrée à la frontière a été refusée à l’organisation, en dépit des visas et des invitations officiels obtenus. L’organisation a été informée que sa présence dans le pays était indésirable dans le contexte des élections.

SOURCE : AMNESTY INTERNATIONAL

Repost 0
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 17:59
(Congo-Brazzaville) Lettre ouverte au Général Jean-Marie Michel Mokoko

Lettre ouverte au Général

Jean-Marie Michel Mokoko

ou

Du corpus de la nécessaire neutralisation de Sassou Nguesso

Congo-Brazzaville Objectif 2017

Brazzaville, 4 mars 2016 A la mémoire des morts

A.Taty, K.Lenzo, N.Oba, T.Mabiala, V.Nganguia

<Think Tank Vox Populi Vox Dei/>

De la gouvernance toxique

Aux bonnes volontés du Kouilou

Depuis la longue et douloureuse naissance de l’Etat-Nation de la République du Congo, après les luttes des anciens de l’Amicale avec André Grenard Matsoua, Balou Constant, … la qualité de sa gouvernance n’a cessé de décliner.

La structure organique de sa régression, suite au projet de parti unique du gouvernement de Youlou, a passé l’adolescence avec les premiers assassinats politiques sous Massamba Debat ( JMNR et les minables Mabouaka, Castro, etc).

La vitesse de croisière de cette régression a atteint une maturité en se répandant dans tous les domaines de la vie de l’Etat-Nation avec Ngouabi et le PCT (éducation nationale, services de santé, gestion des fonds publics, etc).

Les régimes politiques de Sassou Nguesso, Lissouba et à nouveau celui actuel de Sassou Nguesso, n’ont fait qu’aggraver la nature toxique de la gouvernance de l’Etat-Nation. Le point atteint aujourd’hui par la toxicité en question, est tel, qu’il devient hasardeux de trouver des hommes et des femmes honnêtes et responsables dans les sphères de la vie publique.

La très grande majorité, des congolais, évolue depuis près d’une trentaine d’années dans une sphère paupérisée, produit d’une irresponsabilité et d’un cynisme extraordinaires. Ceux et celles qui ont l’air de tirer matériellement une épingle du jeu ont, en général, vendu leur âme, au nom d’un pragmatisme tout aussi irresponsable que débile et dans le prolongement d’une sublime corruption psychique.

Seul un esprit atteint par la malhonnêteté peut être corrompu !

Les productions les plus dévastatrices de cette gouvernance toxique sont la corruption généralisée, l’impunité et par malheur l’émulation des attributs criminogènes des tenants de cette dynamique «involutionnaire ».

Le triangle de force Sassou Nguesso, Ndegue, Moungalla doit être neutralisé par tous les moyens à commencer par la force brutale.

On ne gifle pas un serpent dangereux !

Les moyens à mettre en œuvre pour atteindre cet objectif relève de votre capacité à vous appuyer sur les ressorts d’un peuple en état de légitime défense préventive et le réseau de vos « frères d’armes » s’il en existe au moins un.

Il est bien évident que la neutralisation du triangle de force précité va avec le long travail d’assainissement, de dépollution de l’Etat-Nation par une décontamination active des institutions. La farce de l’élection du 20 mars 2016 devra être stoppée et une transition d’une année observée dans l’esprit de Jeremiah John Rawlings au Ghana. Cela revient à dire que l’élection présidentielle devra se tenir en 2017 de préférence à la même date que l’élection présidentielle en France. Tous les stratèges auront compris pourquoi.

Raison d’état et nécessité

Aux bonnes volontés du Niari

Le Sassou Nguesso d’hier et celui d’aujourd’hui ne sont pas différents, seul un crétin pourrait le penser, les invariants de sa praxis dans la gestion de la cité le prouvent.

Vous avez largement travaillé avec Sassou Nguesso ce qui présuppose que vous avez partagé avec lui une certaine vision de la gestion de la cité. Nous ne sommes pas aussi imbéciles que vous pourriez l’imaginer.

Mais ce dont il est question ici, relève d’une raison d’Etat, de cette raison qui fait qu’un homme ou une femme livre une lutte acharnée pour tirer un peuple d’un pas malheureux de l’histoire, au prix de sa vie. Il s’agit d’un peuple dont la clameur est montée jusqu’à se confondre avec les flux de l’égrégore kemite de l’Institution Spirituelle en charge de la sous-région.

Vox populi, Vox Dei!

La Voix du Peuple est La Voix de Dieu!

Oh, bien que certains membres de l’aristocratie spirituelle de la sous-région nous donnent l’assurance de la fin de Sasou Nguesso, nous savons fort bien que ce qui est exigée par la Voix du Peuple est difficile à réaliser. Il se pourrait fort bien que cela s’accompagne de bain de sang. Peut-on faire une omelette sans casser des œufs?

Mais quoique vous en pensiez, il s’agit bel et bien d’une nécessité et vous avez le droit d’être responsif aux aspirations du peuple dont vous êtes issu.

Ikambi ikièré!

Il n’y a pas pire mal que nécessité!

L’Etat-Nation, dans la tourmente actuelle, se confond avec la seule volonté du peuple. La nécessité est alors la conjugaison de l’ensemble des procédés et processeurs que vous pouvez mettre en œuvre pour obtenir le résultat escompté. De toute façon ce que vous, et vos compétiteurs de l’opposition, laisserez faire par le régime corrompu, vous retombera dessus sous forme d’humiliations, d’arrestations arbitraires et de tueries. Et cela vous le savez !

Peut-on être une opposition crédible, dans un contexte d’usage de force brutale et de pratiques illégales avérées, en pratiquant la recherche de compromis à tout prix ? Oui c’est possible.

Mais dans le cas qui nous occupe ce serait faire preuve de naïveté persistante ce qui est synonyme de laisser faire et donc de laxisme coupable.

L’opposition au régime toxique de Sassou Nguesso, Ndengue et Moungalla consiste avant tout à les neutraliser à tout prix et de manière préventive. Débarrassez-vous de tout compromis !

Dieu ne facilite pas la victoire de celui qui se bat juste assez pour ne pas être blessé!

Tous les candidats actuels de l’opposition, se battent juste assez pour ne pas se blesser. Ils ont été incapables de se donner les moyens de stopper Sassou Nguesso à l’occasion de mega meeting de 2015, et pourtant cela a quand même occasionné plusieurs dizaines de morts. Pour quel résultat ?

Fondements d’une gouvernance évolutionnaire

Aux bonnes volontés de Lekoumou

Sassou Nguesso, Ndegue et Moungalla doivent être neutralisés à tout prix ! A tout prix, pour éviter toute incompréhension, signifie surtout par la force !

Si les artisans de l’opposition à ce régime toxique n’ont pas dans leur stratégie un plan B, incluant la force, de conquête des institutions au nom du peuple alors on est mal, on est très mal ! Le « processus démocratique » ou si vous préférez la « démocratie » est une grande dame dans les jupes de laquelle on ne se cache pas ! Elle commande que l’on se batte pour la conquérir !

Une armée de moutons commandée par un lion peut vaincre une armée de lions commandée par un mouton !

Quelle que soit l’opinion des uns et des autres sur le processus démocratique au Congo-Brazzaville, sachez au plus profond de vous-même que le sang coulera à nouveau !

En cela, Moungalla alias Joseph Goebels, a tout fait raison de qualifier sur les réseaux sociaux, les prétendus défenseurs du processus démocratique exempté de violence, de « bandes de rêveurs ».

Bu wa kir’ na minu bukut’ mbanga !

Pendant que tu as encore des dents mange des amandes de noix de palme !

Vous, mon Général, en tant que personne formée dans la sphère d’influence de l’ordre militaire n’êtes pas le mieux indiqué pour gérer la cité à long terme. Vous pouvez prétendre à la gestion d’une période de transition, période pendant laquelle les institutions pourront être décontaminées de toute pollution porteuse d’une corruption des esprits et des processus du vivre ensemble. Nous l’avons déjà dit, l’élection présidentielle en 2016 ne saurait être validée ! La farce actuelle devra être annulée quel qu’en soit le résultat. Une période de un an devra être observée et il vous reviendrait de piloter cette période de transition si vous faites preuve de Volonté, de Sagesse et d’Intelligence active. Pour vous contenter de la seule période de transition en termes d’ambition politique il vous suffit de voir plus loin !

Ba dia va mbata mongo ka di kondua ka kula ko !

Le palmier du sommet de la montagne ne refuse pas de grandir !

Mais, encore une fois, il n’est point question qu’un militaire se charge à long terme des affaires de gestion de la cité ! L’ordre militaire qui a façonné l’adulte est incompatible avec le cycle actuel de l’humanité ordinaire. Nous ne sommes pas encore parvenus dans le règne de la magie de l’ordre cérémoniel. L'ordre militaire au sein d'une gouvernance est un couteau aux mains d'un jeune enfant.

Lorsqu’un jeune enfant joue avec un couteau aiguisé, on prend le couteau et on lui donne en lieu et place un morceau de bois!

Nous ne doutons pas un seul instant qu’il puisse se trouver des hommes ou des femmes militaires capables d’une qualité suffisante pour la gestion de la cité. Mais, simple compilation, les pays qui ont des officiers de haut rang dans leurs institutions de gouvernance de la cité, sont généralement d’une gouvernance minable et constituent une insulte à la conscience humaine actuelle.

Les militaires sont appelés à faire honneur à leur rang, si modeste soit-il, en invitant leurs frères d’armes aux services de la vie des civils de l’Etat-Nation depuis la rigueur des casernes.

Après Sassou : chasse aux sorciers et aux sorcières

Aux bonnes volontés de Bouenza

Pendant la période de transition, précitée, la priorité sera donnée à la destruction des mécanismes de corruption, à la collecte des preuves de fraudes, malversations que les différentes administrations et les enquêtes y relatives pourront produire. Les assassinats feront l’objet d’enquêtes spéciales pour aboutir des procès en règles et dues formes et permettre les indemnisations justes. Les poursuites judiciaires nécessaires à la lutte contre l’impunité seront ensuite menées par le régime du président élu en 2017. Ceux et celles qui ont des casseroles seront bien avisés de ne pas se présenter en 2017. Dans un souci d’apaisement un décret devra proposer un règlement à l’amiable si les personnes qui se savent impliquées dans des fraudes, se mettent de leur propre gré à la disposition de l’institution en charge du recouvrement des fonds publics spoliés. Tous ceux et celles que les régimes corrompus ont arrosé devront comparaître. Il n’y aura ni prescriptions ni amnisties !

Dormit aliquando jus moritur nunquam !

Le droit dort parfois mais il ne meurt jamais !

Le message à faire passer est du niveau d’une fécondation de la conscience collective de l’EtatNation. Il s’agit d’inscrire dans cette conscience que ceux et celles qui ont fait du bien public une chose privée doivent rendre des comptes et payer à la hauteur des dommages qu’ils ont occasionnés. C’est à ce prix que les différentes sphères d’influence, sphères de pouvoir, pourront célébrer des postures évolutionnaires synonymes d’assainissements de la vie publique.

Pour mener à bien cette œuvre salvatrice l’institution qui sera en première ligne devra comporter en son sein des juristes, des spécialistes de placements financiers, des hackers et de superflics. L’équipe, plus précisément le commando, bénéficiera d’un statut diplomatique et pourra intervenir à l’étranger au service de l’Etat-Nation. Il n’est évidemment pas question de constituer une armée mexicaine. Pour ramener les milliards, planqués à l’étranger, on appliquera plutôt la sagesse Kongo-Teke.

Trop de chiens rendent la chasse difficile !

Ces milliards, dans le contexte de l’activité économique mondiale, avec la baisse du coût du baril de pétrole assortie de l’inflexion du taux de croissance en Chine, seront fort utiles pour faire face à l’endettement de l’Etat-Nation et initier une politique de grands travaux créateurs d’emplois. Le stratégique chantier de formations des jeunes aux métiers des nouvelles économies telles que le numérique sont notablement budgétivores notamment pour s’interfacer avec le marché, de 100 millions d’individus de la sous –région, constitué de RC, RDC et Angola !

Et, comme par hasard, les membres les plus éminents de l’aristocratie spirituelle de la sous-région y prédisent l’avènement d’un nouvel âge dont la pierre angulaire est en RC.

Même le plus grand des voyages commence toujours par un premier pas !

N’en déplaise à Moungalla, nous avons le droit de rêver très fort et visualiser le développement même fractal de la nouvelle gouvernance. Vous, mon Général, devez composer avec la dynamique de Jeremiah John Rawlings au Ghana. Ne comptez pas sur ces instruments de contrôle, ces tremplins de dictateurs que sont les réseaux maçonniques, notoirement incapables de porter la lumière !

Le dormeur doit se réveiller et invoquer, lui-même, les Régents Spirituels de la sous-region !

De l’impunité en question

Aux bonnes volontés du Pool

L’impunité, en tant qu’elle incarne une injustice notoire, plonge la conscience collective dans un désamour des instances dirigeantes notamment de la politique mais en fait de toute autorité tant la démonstration de l’incohérence est forte.

L’impunité sape la volonté de faire. Et lorsqu’il s’agit de l’Etat-Nation ce sont des générations entières qui vivent l’expérience d’une putréfaction psychique. Les ambitions sont tirées vers le bas et la gestion de l’impuissance devient une chose banale.

La situation ainsi créée s’érige en un écosystème dont le son, la couleur et la lumière brisent les intériorités plus efficacement qu’un lavage de cerveau.

Taku zenga tuvi kena na mbele ko !

L’anus qui arrive à couper le ”bronze” ne dispose pas d’un couteau !

En plus de la volonté, l’impunité crée des bombes à retardement dans la conception de la fraternité. Ce qui aurait dû être un facteur de cohésion devient une difficile expérience pour se regarder en face, les autres symbolisent l’impuissance. Le sentiment d’impuissance collective rend certains insensibles à la notion de faute. Pour peu que cela s’accompagne d’un répit dans les difficultés matérielles, du plus grand au plus petit tout le monde trouve une bonne raison d’agir comme il le fait, personne n’est à court d’arguments pragmatiques.

On ne va de l’autre côté d’une rivière qu’avec une raison valable !

L’impunité, par la gestion de l’impuissance collective qu’elle occasionne, arrive à handicaper jusqu’à l’intelligence active dans le sens du plus grand bien du plus grand nombre. Combien d’acteurs politiques sont devenus actuellement incapables de concevoir le plus grand bien du plus grand nombre ? Avec l’impunité, les formes les plus actives de l’intelligence en action relèvent de postures de malins ! Mais un bonobo en est aussi capable.

Mokanda e silisaka bosenzi te!

La formation intellectuelle ne met pas fin à la bêtise !

Pendant que le peuple piétiné se débat dans les affres d’une vie handicapée, la cohésion des fratries explose. Les membres d’une même famille, entre eux, en arrivent à multiplier les coups et franchir des lignes inimaginables, sans parler de pratiques de l’ombre. La situation des populations est plus qu’intenable mais cela vous le savez. On pourrait aussi dire ce qui suit.

Kikongi wa lembo mu saya ngandu mu taleti !

Le héron n'arrive plus à nager et il est observé par le crocodile !

Nous n’avons aucun avenir dans la recherche d’un compromis avec une gouvernance de l’impunité. Ceux et celles qui ont trempé dans cette gouvernance devront rendre des comptes peu importe leurs positions actuelles. Le nettoyage aura lieu et on commencera en haut de l’escalier !

Quod donare mora nequit annua dat brevis hora !

Il arrive en une heure ce qui n’arrive pas en une année !

De la lutte contre la corruption

Aux bonnes volontés des Plateaux

La lutte contre la corruption est un préalable à la refondation de la nouvelle gouvernance. C’est pourquoi elle devra être menée avant l’élection présidentielle de 2017 par ceux et celles qui piloteront la période de transition d’un an.

Nous rappelons que, dans notre vision du devenir à court terme de la gouvernance, l’élection du 20 mars 2016 est une farce qu’il faudra annuler quel qu’en soit le résultat.

Nous rappelons aussi que la stratégie actuelle de l’opposition ne vaut que si les compétiteurs disposent d’un plan B pour chasser par la force Sassou Nguesso et ses valets, sinon « ils se battent juste assez pour ne pas être blessés ».

Le dos de l'âne trop docile finit par peler !

L’entité qui mènera concrètement la lutte contre la corruption aura pour mission première le recouvrement des milliards détournés des fonds publics. C’est une œuvre délicate qui exigera une aura diplomatique influente. C’est pourquoi il est question d’un commando dont le seul critère de recrutement sera la volonté de vaincre et la compétence au service de l’Etat-Nation pour le plus grand bien du plus grand nombre. Ce commando sera composé de juristes, de spécialistes de placements financiers, de hackers high tech et de superflics. Ils auront un statut diplomatique.

Il sera bien entendu question de saisir tous les biens des corrompus, sans état d’âme, raison d’état oblige.

Quand tu lies les mains d'un coupable, il commet une faute avec ses pieds !

On s’attachera donc à ne recruter dans le commando que des hommes et des femmes dont la réputation d’honnêteté fait consensus.

A ceux et celles qui croient qu’ils vont pouvoir faire comme avant nous disons que si vous avez opérer dans l’ombre du démon hier, demain les choses évolueront à l’ombre de Dieu.

Lux ambra Dei !

La lumière est l’ombre de Dieu !

Il sera raisonnable de prévoir une disposition qui permettra à ceux et celles impliqués dans les détournements de coopérer et donc faciliter le recouvrement des fonds.

La corruption, cela va sans dire, coûte très chère à l’Etat-Nation. Des moyens conséquents seront donc investis pour optimiser l’efficacité du commando.

Ahoura a mbôsi ba dza mia mia !

Il faut battre le fer quand il est chaud !

Les déclarations de lutte contre la corruption ne valent rien du tout si aucune efficacité ne peut être démontrée. Une transparence sera donc de mise et tous les mois les sommes recouvrées devront être publiées sur un site accessible par les congolais. La transparence de la gestion des finances publiques sera, du reste, un point important de la nouvelle gouvernance (déclaration de patrimoine des hauts fonctionnaires, publications tous les ans, …). Cette disposition de transparence devra s’appliquer aussi aux institutions décentralisées (régions, etc).

Militaires et gestion de la cité

Aux bonnes volontés de Cuvette - Cuvette Ouest

Dans l’état actuel de la réalité politique congolaise un militaire en effet, comme vous l’avez laissé entendre, a tout à fait le droit de briguer un mandat présidentiel. C’est votre droit.

Qui jure suo utitur neminem laedit !

Qui exerce son droit ne fait tort à personne !

Mais il ne s’agit pas ici de faire tort à quelqu’un ! L’enjeu réside dans une rupture radicale qui permettra la libération et la diffusion de vertus évolutionnaires chez tous vos frères et sœurs d’armes. Le Congo, comme du reste, les autres Etats-Nations kemites, ne sont pas à un stade d’intégration suffisamment avancé pour se plier une gestion de la cité empreinte d’ordre militaire !

Même l’Allemagne dont l’âme est sur le rayon de l’ordre cérémoniel n’est pas gouvernée par des militaires. On a vu ce que cela a donné dans un passé récent.

Votre rôle, mon Général est de ramener l’Etat-Nation, avec l’aide souveraine du peuple, dans une dynamique de refondation de la gouvernance en pilotant une période de transition de un an maximum, le temps d’engager la désinfection de la gouvernance et l’organisation d’une élection présidentielle transparente en 2017. Nous avons actuellement le gouvernement le plus stupide de la sous-région. Il nous faut reconquérir notre dignité !

Croyez-nous cela ne se fera qu’avec violence et votre science militaire sera d’une utilité sans précédent. Il nous faut fournir les efforts les plus exigeants, pour retrouver la maison commune de la mère patrie, même s’il s’agit pour l’instant d’un Etat-Nation.

Ndaiyi ya ngô, atampi o tsèi ko !

On ne compte pas ses pas vers la maison maternelle !

Mon Général, il est des situations qui exigent que l’homme puise au plus profond de lui-même pour être à la hauteur de l’enjeu. Nous y sommes ! Le dormeur doit se réveiller !

Nous nous doutons que vous avez dans votre réseau, des relations de différente nature et probablement des « donneurs d’ordre » synonymes de pesanteurs extérieures ou si vous préférez d’intelligence étrangère. Cela ne va pas dans le sens de la souveraineté qui doit marquer le nouvel âge de la sous-région, nouvel âge pour lequel la hiérarchie spirituelle en charge de la sous-région rappelle l’adage ci-après à l’encontre de Sassou Nguesso et sa bande de valets.

Nkala wa fuila mu kolo dia yandi kibeni !

Il est de mort de crabe occasionnée par sa propre pince !

Peu importe, la souveraineté attendra. La raison d’état doit primer et la « rawlingsation » du processus de la chute du régime au Congo est une nécessité dont le peuple est visiblement porteur. Une force de nature militaire doit être structurée et une transition assumée selon une dynamique de légitime défense préventive du peuple. Certes une certaine obscurité entoure cette nécessité, vous le savez et nous le savons.

Oyiri wâ la otsembe, lekululu obana ko !

Une femme amoureuse ne craint pas l'obscurité !

Libre développement des sphères de pouvoir

Aux bonnes volontés de Sangha

Nous avons dit que pendant la période de transition, la priorité sera donnée à la destruction des mécanismes de corruption, à la collecte des preuves de fraudes et de malversations, que les différentes administrations et les enquêtes y relatives pourront produire, etc.

L’enjeu est de libérer les énergies des intériorités subjectives des populations pour féconder le plasma qui porte le germe du nouvel âge de la sous-région.

Démocratie n’est pas naïveté militante !

On n’envoie pas le poussin, même s’il est doté d’une baguette magique, en consultation chez l’épervier !

La démocratie est l’ensemble des processus et processeurs qui participent de la libération des énergies du peuple pour la conquête du pouvoir dans les différentes sphères de l’entreprise humaine pour le plus grand bien du plus grand nombre.

Quelle que soit la sphère considérée (politique, économie, sciences, spiritualité, arts, etc) les congolais doivent bénéficier d’une émulation impulsée par le politique afin que les uns et les autres puissent développer, exprimer leurs talents selon leurs lignes de moindre résistance. C’est ensuite naturellement que les différentes sphères d’influence vont célébrer ceux qui auront montré le chemin de la réussite.

Le kemite Bertin Nahum (né à Dakar en 1969 de parents béninois, fondateur de Medtech), qui a mis au point, en France, un robot chirurgical d’aide à la chirurgie du cerveau est aujourd’hui considéré, d’après Discovery Series, comme le quatrième entrepreneur high tech le plus révolutionnaire du monde après Steeve Jobs (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook), James Cameron (Cinéaste, Avatar).

Pensez-vous que cela aurait pu être possible dans l’état dans lequel se trouvent notre éducation nationale et le degré de corruption, qui ne laissent place qu’à la médiocrité ? Combien de talents sont aujourd’hui étouffés dans l’œuf ? Il y a pourtant, dans la sous-région, des milliers de Bertrand Nahum.

Mu Kôngo mbo mu duka bima bia ngitukulu bi tuadisa Nza !

Du Congo il sortira des réalisations qui influenceront l’évolution du Monde !

Beaucoup de congolais frétillent à l’idée d’avoir une connexion en politique et les plans dans les plans se multiplient jusqu’à en perdre leur propre dignité. Ils vont même jusqu’à intégrer des cercles aux pratiques inqualifiables et c’est peu de le dire ainsi.

Les conditions d’une diversité des sphères de pouvoir et la formation des compétences doivent accompagner la démocratisation des lignes de vie et de conscience en RC.

Les différentes sphères d’influence de l’activité humaine doivent expérimenter la lumière d’une orientation évolutionnaire.

Vox Populi Vox Dei ! Lux Ambra Dei !

La voix du peuple est la Voix de Dieu ! La lumière est l’Ombre de Dieu !

Conscience kemite et souveraineté

Aux bonnes volontés de Likouala

La vocation de cette lettre n’est pas de traiter cet épineux problème de souveraineté eu égard à la condition mondiale des kemites dans le début de cycle actuel de l’ère du verseau.

Nos états-nations ne bénéficient, à ce jour, d’aucune souveraineté. La situation est encore plus désespérée pour les pays francophones.

L’antikemetisme est une réalité largement répandue dans le monde encore aujourd’hui. Le caractère débile du propos de Georg Wilhelm Friedrich Hegelsur la conscience kemite doit être établie. Les théories fumeuses de Joseph Arthur de Gobineau sur l’inégalité, des psychismes et des capacités intellectuelles, qui serait liée aux morphotypes (couleur de peau, texture des cheveux, …) même si elles ont aujourd’hui un statut de papier toilette usagé, doivent être disséquées sur l’autel de la lutte contre l’antikemitisme.

Personne ne peut indéfiniment dominer un esprit sans que cela induise le germe de la destruction de cette domination. Dans la programmation objet on appelle cela un «destructeur» de classe, classe qui comporte également un «constructeur ».

Le processus de destruction, de cette domination, a pris de l’ampleur depuis quelques décennies, notamment depuis les productions de Cheik Anta Diop. Le plasma y relatif a été fécondé et la chute de Sassou Nguesso est l’un des destructeurs instanciés dans la sous-région.

Mais une prophétie, quelle qu’en soit la clarté ne produit pas l’événement, elle en confirme seulement la tendance. Ce sont des hommes et des femmes engagés dans l’action qui se constituent en des processeurs de cette prophétie pour précipiter les événements, pour courber le temps !

Mbiki ka yi buka ka ko !

Une prophétie ne guérit pas d’un mal !

Il n’est pas question d’apprécier nos limites d’action à la faveur de l’implication de telle ou telle autre intelligence étrangère. Mais le principe de réalité veut que l’on prenne en compte les contraintes inhérentes à l'équation karmique qui est la nôtre et que l’on oppose à cela une tactique. Nous vous demandons de donner des gages de stabilité dans la prise en compte des intérêts des partenaires économiques. C’est faire preuve de maturité politique que d’intégrer cela dans le processus de neutralisation de Sassou Nguesso. Faites leur une proposition qu'ils ne peuvent refuser. Le feu qui sort de l’eau est difficile à éteindre !

L’ère du verseau a comme attribut majeur de faciliter le vivre ensemble. C’est cette caractéristique qui a impulsé les technologies liées à internet (orientées partage), c’est encore cette caractéristique qui pousse à la globalisation de la vie planétaire et qui mécaniquement crée des dépendances objectives. Il nous faut procéder intelligemment, mais avec autorité, avec les partenaires sans jamais compromettre notre droit absolu de disposer de nous-mêmes afin que l’universalité à laquelle nous sommes spirituellement tenus soit teintée de notre identité et notre élan, kemites et authentiques.

Ils nous ont enterrés mais ils ont oublié que nous étions des graines !

Repost 0
30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 11:10
Congo-Brazzaville : Douche froide à l'UA pour le ministre des Affaires étrangères de Sassou Nguesso

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Jean Claude Gakosso|DR

Congo: Jean Claude Ngakosso prend une douche froide a Addis Abéba au siège de l’Union Africaine

Une semaine après la tenue du scrutin présidentielle controversée du Congo Brazzaville, le ministre Congolais des affaires étrangères Jean Claude Ngakosso a été dépêché à Addis Abéba pour rencontrer la présidente de la commission de l’Union Africaine, la Sud Africaine Nkossassana D. Zuma. Une rencontre qui s’est déroulée dans une atmosphère glaciale car le chef de la diplomatie Congolaise selon nos sources s’est fait remonter les bretelles. Décryptage.

La situation poste électorale dans laquelle se trouve le Congo,fait l’objet d’une attention particulière et traitée avec doigtée par les principales institutions internationales et interafricaine .C’est sans nul doute dans cette optique que le Président Sassou qui est contesté par son opposition a dépêché instruit son ministre des affaires étrangères d’entamer une tournée diplomatique .

Addis Abéba centre de décision de la politique Africaine; car c’est à travers la position adoptée par l’Union Africaine que l’ensemble des autres institutions internationales s’alignent (UE,ONU). La première étape de cette tournée diplomatique du ministre Congolais des affaires étrangères a été un véritable camouflet. Nous avons eu échos de la rencontre entre la présidente de l’institution Panafricaine Mme Zuma et Jean Claude Ngakosso le ministre Congolais des Affaires étrangères.

Selon nos sources bien introduites auprès de la commission de l’Union Africaine et dans la sphère diplomatique d’Addis Abéba,la recontre entre Mme Zuma et le ministre des Affaires Etrangères du Congo s’est déroulée dans un climat très glacial .

En effet après un bref échange entre le ministre Jean Claude Ngakoso et le commissaire paix et sécurité de l’Union Africaine; Jean Claude Ngakosso a eu une rencontre avec le staff de la présidente de l’institution Panafricaine dans les bureaux de Mme Zuma.

D’entrée de jeu, le ministre Congolais a d’emblée indiqué à son hôte qu’il était à Addis pour transmettre un message du President Denis Sassou Nguesso et profiter par la même occasion briefer la Présidente de la commission sur le déroulement des élections présidentielles du 20 mars dernier. Contre toute attente, la Présidente de la commission de l’Union Africaine Mme Zuma a aussitôt arrêté son interlocuteur par une exclamation interrogative? Pourquoi un haut fonctionnaire de votre rang peut se déplacer juste pour venir rendre compte d’une élection dont nous n’avons aucune idée des conditions dans lesquelles le dit scrutin s’est déroulé? La présidente de la commission qui plus est a fait remarquer à l’émissaire du président Sassou que les équipes de la commission envoyées pour observer les élections au Congo n’ont pas été en mesure de travailler dans les conditions idoines conformément au respects des standards de l’observation électorale internationale. Par conséquent elle rejetait tout ce qu’il avait à dire a ce sujet parce qu’elle a ce jour elle n’a pas pu avoir un rapport de ses équipes qui n’ont pas pu communiquer entre elles d’une part et avec la base (le siège de l’Union Africaine) d’autre part.

La présidente de la commission de l’UA s’est indignée du fait que certains membres de la mission d’observation de l’UA se sont retrouvés à l’intérieur du pays sans un seul minimum de sécurité et coupés du reste du monde. Ce qui a fortiori constitue pour la commission de l’UA un véritable recul de la démocratie et des valeurs partagées contenues dans la charte Africaine sur la démocratie et les élections adoptée à l’époque où le Congo présiderait l’Union Africaine en 2007. Madame Zuma a signifié au ministre Ngakosso que s’était une première en Afrique qu’un Etat interrompait les communications pendant une élection et que cet état de fait était totalement inacceptable dans le cadre du respect des droits fondamentaux dont l’UA à pour mission de faire la promotion auprès des Etats membres .

Dans son réquisitoire, Mme Zouma selon notre source assomme le ministre Ngakosso sur la validité et la crédibilité des résultats présentés par le gouvernement Congolais, le visiteur de Mme Zuma (le ministre des affaires étrangères du Congo) visiblement très embarrassé ne sachant plus quoi dire, aurait reconnu devant la présidente de la commission que le Président candidat Sassou avait perdu à Pointe-Noire et est sorti 2eme à Brazzaville après parfait Kolela et devant Mokoko. Mais que c’est grâce à sa victoire dans toute la partie nord du pays qu’il a été élu au 1ère tour.

Pendant cet échange nous indique notre source, la Présidente Mme Zuma, dans un état d’indignation, a stoppé net son visiteur et assené que tout cela n’avait aucune importance et qu’il devrait mettre un terme à leur rencontre.

La délégation du Ministre et l’ambassadeur du Congo auprès de l’Union Africaine qui assistaient à la rencontre n’ont eu que le temps de boire un verre et laisser le ministre se retirer à son hôtel sans dire un mot.

La douche froide de cette rencontre a eu lieu au moment où le ministre Ngakosso a voulu solliciter un tête à tête avec la Présidente de la commission. Cette dernière a opposé une fin de non recevoir en lui répondant diplomatiquement : « la réunion est terminée, nous n’avons plus rien n’a nous dire« . C’est dans cette atmosphère glaciale que le ministre des affaires étrangères du Congo a quitté le siège de l’Union Africaine sans dire mot jusqu’à ce qu’il monte dans sa chambre d’hôtel.

Jean Claude Ngakosso très assommé a juste relever au passage à un de ses collaborateurs qu’il n’a jamais connu auparavant une situation aussi complexe comme celle dans laquelle le pays vient de se mettre au lendemain des élections du 20 mars.

Apres l’Union Africaine, l’émissaire du Président Sassou, selon les informations en notre possession devrait poursuivre un périple à New-York, Paris et Bruxelles; mais vu le climat glacial de la rencontre d’Addis, Jean Claude Ngakosso devrait mettre le cape sur Bangui ou il doit croiser le Président Idris Debby, Président en exercice de l’Union Africaine en marge de la cérémonie d’investiture de Faustin Touadera.

LIRE LA SUITE : http://oeildafrique.com/jean-claude-ngakosso-prend-douche-froide-a-addis-abeba-siege-de-lunion-africaine/

Repost 0