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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:43

La trahison continue dans le Pool.


Après ce clan arrivé à la politique pour des raisons alimentaires, un certain nombre des ressortissants du Pool attirés par la lumière et l’argent du pouvoir du Timonier congolais ont déserté le camp de la résistance pour aller faire allégeance au dictateur. La malédiction continue.


Tout ceci ne nous étonne pas, tant ce pouvoir cherche à embrigader tous les esprits faibles du Pool sans bagage idéologique. Ainsi, celle qui se faisait passer pour la "maman diaspora", après avoir enfumé tout le monde sur la toile, est devenue une caution de la dictature en allant participer à d’obscures élections législatives à Makélékélé, alors que les corps encore fumants de nos morts du Pool sous les bombes ne sont pas dignement enterrés. La nomination par ce système corrompu en tant que député est le fruit de cette trahison.


Pendant que Claude Ernest Ndalla "Graille" qui pris par le remords, car vaut mieux tard que jamais, nous livre les confessions de ce pouvoir macabre à glacer le sang des plus sensibles d’entre-nous, les jeunes du Pool se livrent au vagabondage politique. Ces prises politiques sont insignifiantes car nous connaissons le pedigree de ces individus. Mais la symbolique est forte et en cela nous devons arrêter l’hémorragie par un travail de mémoire et de conscientisation.


Il est aussi vrai que dans le monde démocratique congolais que nous appelons tous de nos vœux, chacun est libre de ses choix. Mais devant l’horreur, l’effroi, le chaos ambiant, nous devons nous interroger sur notre contribution à faire émerger une société congolaise digne, responsable, dans laquelle la justice prime sur l’injustice, la morale sur l’immoralité, l’honneur sur la prostitution et le travail sur le vol des deniers publics.


Aveuglés par l’argent des Congolais que le Prince d’Edou utilise à sa guise, certains ressortissants du Pool se livrent à une prostitution politique qui n’a d’égale qu’un mauvais film pornographique interdit aux enfants de moins de 18 ans. Il est temps de se ressaisir pour construire un Congo nouveau que nous léguerons en héritage à nos enfants et petits-enfants. La mascarade de Sassou tire à sa fin. Il serait alors irresponsable de monter à bord du Titanic congolais qui tangue et va finir par couler. Ce n’est plus qu’une question de temps.


La honte que suscite mes compatriotes du Pool affiliés au régime dictatorial rejaillit sur moi et en cela m’empêche d’être crédible vis-à-vis des autres congolais. Après avoir trahi les Présidents Fulbert Youlou et Alphonse Massamba-Débat pour de pathétiques raisons idéologiques, après avoir assisté impuissant aux massacres de nos parents lors des procès machiavéliques organisés par la junte militaire, et au moment où la guerre dans le Pool est prégnante, l’Homme du Pool se distingue par une attitude amnésique attiré par les lambris dorés de la république du Néron d’Oyo au détriment de ceux qu’il est censé défendre les droits. Là où un simple coup d‘œil aurait suffi pour faire le bilan désastreux de ce pouvoir, tels des aveugles, ils avancent pour recevoir le baiser de la mort en feignant d’oublier que cet homme est dangereux et rancunier.


Le Président Fulbert Youlou avait dit à un piètre politique congolais aujourd’hui disparu, qu’il n’allait jamais diriger le Congo. Ce dernier qui n’a pu être Président du Congo est devenu par la force des choses l’incarnation du Pool, par la suite ses enfants et peut être ses petits-fils ou fœtus si nous n’y prenons garde. Cette malédiction s’adressait-elle à toutes les filles et fils du Pool ?


Nous sommes cette génération qui doit relever le défi pour ne plus être des éternels porteurs d’eau. L’Homme du Pool doit se ressaisir pour que la terre de ses ancêtres rougie par le sang de ses martyrs puisse retrouver de la sérénité et de la prospérité. En cela, il a aussi besoin de tous les autres congolais d’autres régions et départements afin de construire la nation congolaise. Nous devons faire l’union pour extirper du Congo ce mal qui nous ronge.


Le Congo se meurt. Les clichés nostalgiques avec les grands de ce monde ne suffisent plus pour faire avancer notre cause. La résignation semble nous gagner et tel un troupeau de moutons nous nous dirigeons tranquillement vers l’abattoir. Par ailleurs, nous savons aussi qu’il y a des Congolais qui résistent avec les moyens qui sont les leurs. En cela, le Pasteur Ntumi est un résistant congolais qui à lui tout seul maintient actuellement allumé le flambeau de la résistance congolaise. Il mérite notre respect à tous. Nous n’oublions pas non plus tous nos morts et ceux qui sont privés de liberté dans les geôles de cette dictature qui plus que jamais nous donnent une leçon de patriotisme à méditer constamment. La patrie sera reconnaissante.


Avons-nous forcément envie de nous libérer de cette terrible répression ou voudrions-nous demeurer des éternels commentateurs de notre propre malheur ? La réponse à cette question conditionnera la suite de notre lutte.


Pendant que d’autres s’égarent, ceux qui sont encore lucides doivent continuer le combat. C’est Dolores Ibárruri Gómez, une femme politique basque-espagnole, connue sous le nom de "La Pasionaria" qui disait : "Mieux vaut mourir debout, que de vivre à genoux" avec le célèbre slogan "¡No pasarán!" ("Ils ne passeront pas").

 

Il est temps de leur barrer la route !

 

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA
 
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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 22:02

FIDH : CONGO : La répression à huit clos se poursuit au Pool et dans le reste du pays LIRE LA SUITE :

12/04/2017

Rapport

République du Congo

(Brazzaville, Paris - 12 avril 2017) Un an après les premiers bombardements dans la zone du Pool au sud de la capitale Brazzaville, le département considéré comme rebelle demeure fermé à tout observateur extérieur et les autorités congolaises ainsi que des groupes armés non identifiés s’y livreraient à des violations massives des droits humains : bombardement de civils, éviction forcée des populations, arrestations arbitraires et actes de torture et traitements inhumains. La FIDH et l’OCDH, qui publient ce jour une note sur la grave détérioration de la situation des droits humains au Congo-Brazzaville, sont également préoccupées par la vague d’arrestations et de détentions arbitraires qui a précédé et suivi l’élection présidentielle de mars 2016 et qui se solde par un nombre record de détenus politiques.

Depuis un an, près de 30 000 personnes au moins auraient été déplacées de force dans le département du Pool et plusieurs dizaines d’individus seraient morts ou portés disparus à la suite de l’intervention des forces armées et de sécurité congolaises ainsi que des éléments armés non identifiés dans la zone. Des centaines de personnes se sont réfugiées dans les familles d’accueil et d’autres dans la brousse et vivent dans une précarité extrême, sans l’assistance des organisations humanitaires empêchées de se rendre sur place. Du côté des détenus politique, près de 130 opposants seraient détenus dans les geôles du régime, parmi lesquels une trentaine de dirigeants de l’opposition. Les prisonniers d’opinion sont détenus dans des conditions parfois inhumaines, avec un accès intermittent à leurs avocats et leurs familles. Le décès en détention le 17 février 2017 dans des circonstances troubles de Marcel Ntsourou, ancien pilier du régime passé dans l’opposition, en est une illustration parfaite. Beaucoup d’autres opposants restent en attente de procès, et plusieurs d’entre eux ont subi des traitements cruels, inhumains ou dégradants ou des actes de torture...

LIRE LA SUITE : https://www.fidh.org/fr/regions/afrique/republique-du-congo/la-repression-a-huit-clos-se-poursuit-au-pool-et-dans-le-reste-du

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 23:37
 
Le Premier ministre de pacotille congolais, sorti de sa retraite il y a maintenant une année pour accompagner le pays dans sa descente aux enfers, est plus actif que jamais… On ne sait plus très bien dans quel sens ?
 
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Par Rigobert OSSEBI

Le Premier ministre de pacotille congolais, sorti de sa retraite il y a maintenant une année pour accompagner le pays dans sa descente aux enfers, est plus actif que jamais… On ne sait plus très bien dans quel sens ?

Arrivé très tôt à Paris le mardi 11 avril, il s’est envolé dès le lendemain pour Cuba. De sources proches de l’ancien patron de la Banque Commerciale Congolaise (BCC), il n’aurait pas eu de rendez-vous important à Bercy ou au siège parisien du FMI. Tout cela étonne les observateurs habituels des tours de passe-passe financiers de notre très chère Françafrique, version gauche totalement décomplexée ; certains affirmant même que le Plan de sauvetage sera annoncé entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque les Français connaîtront les noms des finalistes et qu’ils auront d’autres chats à fouetter.

L’histoire congolaise de la Françafrique nous a déjà habitués à ce genre de planification très favorable aux coups tordus en préparation. Le coup d’Etat du 18 mars 1977 avait été programmé entre les deux tours des élections municipales en France, du 13 et 20 mars, marquées par la prise de la Mairie de Paris par Jacques Chirac : point de départ des assassinats et du pillage TOTAL de notre pays. Il y eut le second coup de Sassou Nguesso qui devait se dérouler le 5 juin 1997, coïncidant également avec une période durant laquelle la France était « aux abonnés absents » : c’était le jour de la passation de service entre Alain Juppé et Lionel Jospin après la dissolution malencontreuse du Parlement par Chirac. Le coup d’Etat se transforma en guerre civile à rallonges avec un bilan humain de 400.000 morts.

Déjà, un signal que l’on voudrait fort a été lancé en direction de l’institution washingtonienne et de sa Directrice générale, Madame Christine Lagarde, qu’il ne faudrait pas accuser encore une fois de négligence. Les voyous en col blanc de Brazzaville sont toujours à la manœuvre, accompagnés d’un bienveillant Représentant Résident du FMI, Oscar Edgardo Melhado Orellan, bien plus discret que ne l’a été Yaya Moussa, devenu l’employé du Al Capone congolais, Denis Christel Sassou Nguesso ; le spécialiste du détournement de cargaisons pétrolières et des préfinancements dont le Trésor congolais ne voit jamais la couleur verte de leurs dollars…

Bis repetita, voilà qu’avec la décision de suspendre la taxation des cargaisons de pétrole par la SOCOTRAM du neveu Willy Nguesso – tous le reste continuant à être taxé -, notre bon Premier ministre Mouamba nous rejoue le coup de la COTRADE ASIA LTD et de la COTRADE SA, sûrement à la supplique timide du FMI de Madame Lagarde après celui de Dominique Strauss Kahn, dont il se gonflait le torse d’en avoir obtenu la fermeture, en échange d’un coup d’éponge de 5 milliards de dollars du programme PPTE. La COTRADE ASIA LTD (Hong Kong), rappelons-le, était une société appartenant à Denis Christel Sassou Nguesso et calquée sur la COTRADE SA (République du Congo) filiale de la SNPC. Rien ne ressemblant plus à une Cotrade qu’une autre Cotrade, l’héritier du tyran congolais pouvait s’adonner à son jeu favori, celui du bonneteau pétrolier : la carte gagnante se retrouvant toujours couverte par la carte Cotrade dont il était le maître ; le gain n’étant pas un billet de 20 ou de 100 euros mais une cargaison pétrolière qui dépassait les 100 millions de dollars. COTRADE SA a été l’os à ronger que le FMI avait jeté sur l’autel de la transparence.

 

compagnies-cotrade

 

Voilà que le faux-dur Clément Mouamba nous ferait le même coup, avec la SOCOTRAM, et avec Christine Lagarde, pour justifier l’accord d’un Plan de Sauvetage…Avis aux naïfs !

Ainsi le massacre dans le Pool pourra se perpétuer, la famine s’imposera au Congo et particulièrement dans le district de Kibossi, comme les pénuries d’eau potable, d’électricité, de carburant et de gaz en bouteilles s’établiront de manière permanente. Les grèves des uns et des autres ni changeront rien. Devant chaque commissariat de Brazzaville et de Pointe Noire, les engins militaires sud-africains peints à la couleur bleue marine de la Police, avec en tourelle une mitrailleuse lourde ou un jet d’eau anti-émeute, sont toujours prêts à se mettre en action…

C’est dans cet étrange climat de crise absolue que notre Mouamba national s’est rendu ce 12 avril 2017 à Cuba au prétexte d’une visite aux étudiants congolais, nombreux, qui y sont en formation et pour se recueillir sur la tombe de Fidel Castro (?!?).

On veut bien faire semblant de croire à ces motifs énoncés par Télé Congo et se rendre à l’évidence, depuis longtemps acquise, que notre pays et ses dirigeants sont devenus complètement dérangés. Cependant, il est impossible de faire l’injure à ce vieux cadre de la République, Clément Mouamba, d’accepter l’idée qu’il se soit fourvoyé dans pareil voyage et stupide objet de mission sans suspecter une très secrète raison cachée.

Cuba est incontestablement l’endroit où Denis Sassou Nguesso pourrait terminer, en toute sécurité et tranquillité, ses jours. Notre tyran a toujours eu, depuis sa prise de pouvoir, une relation privilégiée avec Cuba et les Cubains, même s’il ne fume pas leurs cigares. L’environnement, la culture, le folklore lui sont très chers et de plus l’ile est très proche du nouveau lieu de résidence favori de ses rejetons : « Miami, Oyoland the place to be ! »

Fermons les yeux et rêvons un peu au scénario d’un Fonds Monétaire International incorruptible qui tiendrait la dragée haute à ce dictateur à bout de souffle et incapable d’extirper son pays du chaos dans lequel il l’a plongé. Le FMI tient l’avenir du Congo entre ses mains. Toute position conciliante ou trop favorable à la tyrannie entacheront durablement ces dernières, encore une fois, du sang des Congolais !

Rigobert OSSEBI 

(Extrait de congo-liberty)       

La répression à huit clos se poursuit au Pool et dans le reste du pays        

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 22:40
 
Vision de la Justice et du Pouvoir par Pierre Pongui, directeur de la prison de Pointe-Noire, et de son neveu Pierre Mabiala, ministre de la justice(?) et des droits humains(?) de son état...
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prison3
Voici vingt ans que le président Pascal Lissouba a été chassé par un coup d'état. Mais, durant ces cinq années, personne ne savait ce qu’il s’y passait, à part la guerre de 1993-1994 qui lui avait été mise sur son dos par son protagoniste Sassou Nguesso. Une guerre qui s’était arrêtée à Brazzaville.

Personne ne savait ce que ce régime avait fait jusqu’au jour où un natif de la zone Mouyondzi, devenu directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire déclare et revendique ses pratiques et ses méthodes de « fonctionnement » qu’il avoue avoir déjà utilisées sous le régime du président Lissouba, à savoir : torturer et assassiner des prisonniers politiques, etc. 

C'est donc reconnaître qu'il y a bel et bien des détenus /prisonniers politiques.  Pourquoi renier les faits et gestes. Marcel Tsourou en est une preuve.

Aujourd’hui, sous la lumière et les lambris du pouvoir de Denis Sassou que se partagent le PCT et l’UPADS, comme ils auraient pu le faire depuis 1992, le sieur Pierre PONGUI, l’oncle tortionnaire du ministre Pierre MABIALA, se souvenant de toutes ces périodes, s’en vante et s’égosille, heureux du petit strapontin qui lui a été offert car, pour lui, c’est déjà le paradis atteint :

« La maison d’arrêt et le ministère de la Justice sont pour les gens de MAKABANA. C’est nous qui sommes au pouvoir. Ce n’est pas le pouvoir des Mbochi d’Oyo mais ceux de MAKABANA. Je ne veux voir aucun Mbochi ici parce que c’est notre pouvoir ».

Sur ce, il a viré trois (3) agents de la surveillance de la maison d’arrêt, tous Mbochi dont OBA (Boundji) et très proche de l’ancien directeur Yvon OFOU (Oyo).

Est-ce la raison pour laquelle « le ministère de la justice et la maison d’arrêt » sont gérés comme « on faisait au temps de Lissouba » (dixit Pierre Pongui) ?

Il faut se rappeler que le ministère de Makabana de la justice, des droits humains et des peuples autochtones n’est pas le GARDE DES SCEAUX ! Drôle de ministre de la justice sans être garde des sceaux ! C’est pour cela qu’il est de ceux de Makabana.

Que l’UPADS ne dise plus qu’elle est de l’opposition, tout comme ceux de Makabana qui sont avec Mokoko… Que tous ces gens ne viennent plus tromper et divertir les Congolais. On ne peut être dedans et dehors. 

En tout cas, le subconscient finit toujours par révéler la vérité enfouie. Merci Pierre Pongui. Maintenant, c’est acté que le PCT et l’UPADS gèrent ensemble. On comprend pourquoi Pierre Mabiala, ministre de Makabana de la justice est contre la Justice et qu’il viole les lois parce que ce n’est pas le pouvoir des Mbochi, mais celui de ceux de Makabana qui agissent à leur guise, exactement comme au temps de Lissouba où il n’y avait pas de prisonniers politiques. Et pour cause ! Ils les faisaient disparaître.

Comme ils ont commencé avec le colonel Ntsourou à la maison d’arrêt de Brazzaville, ils ont voulu le faire avec Modeste Boukadia à la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Tout devient clair comme l’eau de roche sur le pourquoi du refus du ministre de Makabana de la justice de l’évacuation sanitaire de Modeste Boukadia.

Comment Pierre Mabiala peut-il nier le détournement des fonds destinés à la cour criminelle prétextant que sa signature a été imitée? Cette information a été diffusée sur "télé-Congo" le 27 mars 2017 à 11h.

Il fallait déjà savoir le jour de ce transfert. Pourquoi se cacher derrière ses exécutants pour à la fois s'enrichir et éviter des procès dont un dossier est vide de preuves. Celui-là même à qui il bloque l'évacuation sanitaire. Trop peureux d'entendre le détenu argumenter sa défense et présenter la vérité.

Pourtant, le jour de son discours d'intronisation à la fonction de ministre de la justice, n'avait-il pas préparé la population à ses actions par le principe "miroir ", à savoir que tout ce qu'il devait redresser des exactions faites, étaient en réalité tout ce qu'il allait mettre en pratique.

Peuvent-ils expliquer le comment et le pourquoi d’une telle haine ? Excès de zèle, lorsque Denis Sassou joue les VRP à l'étranger ? Ou un appétit pantagruélique craignant de voir le terme arriver?

Il faut rappeler que Jean de La Fontaine avait dépeint ces personnages dans la fable "la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf".

Pointe-Noire, le 25 mars 2017

TOKO ZABA (pour le Réseau Congo-Mfoa)

 
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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:47

Denis-Christel et son dictateur de père

S’il est vrai que présidentielle de 2021 au CONGO-Brazzaville n’a toujours pas livré tous ses secrets, le désir de succession de Dénis Christel Sasssou Nguesso à son père apparaît désormais comme inéluctable. Dans ce dossier que nous avons réalisé grâce à nos sources crédibles de Kinshasa à Paris en passant par Brazzaville, Cotonou, Abu Dhabi, Miami, nous vous révélons en exclusivité les manœuvres de celui qu’on surnommé « Kiki le pétrolier ». Une enquête inédite d’un escroc en col blanc.

Un réseau tissé et entretenu depuis la République Démocratique du CONGO

Les différents réseaux de l’autre côté du fleuve CONGO,  d’hommes d’affaires, de proxénètes et de groupuscules mafieux au service de Dénis Christel Sassou Nguesso sont désormais connus. Ces différents réseaux ont initié depuis plusieurs semaines un plan machiavélique destiné à faire voler en éclats d’abord sa propre famille et ensuite toute personne ayant des ambitions autour du père, Dénis Sassou Nguesso.

Nous apprenons ainsi de nos sources crédibles proches de Kiki lui-même, que ce dernier détient désormais d’importantes parts dans plusieurs Médias à Brazzaville comme VOX TV ( dont il est le propriétaire et qu’il a confié à Vérone Mankou), mais aussi en RDC et également des médias européens et panafricains à Paris et Bruxelles. Ces Médias non seulement financés avec l’argent du contribuable congolais, ont clairement reçu pour injonction de déclencher de façon hebdomadaire, tous les dossiers pouvant éliminer ou écarter de potentiels futurs candidats à la succession de son père au sein de sa propre famille. Au niveau de Brazzaville, l’homme aux manettes et qui s’occupe des sales besognes de Kiki s’appelle Aimé Hydevert Mouagni, chef de milices.Ce délinquant notoire, repris de justice, connu par les services de police français qui se proclame féticheur est beaucoup plus connu pour ses talents d’escroquerie, de braquage et de violences inouïes contre les femmes.

Affaiblir, diviser pour régner, anéantir…..plus rien n’arrête Dénis Christel

Des congolais de la RDC parcourent ainsi depuis deux semaines les capitales européennes avec des dossiers explosifs parfois imaginaires contre ses propres frères et plusieurs membres de sa famille. En témoigne les dossiers contre les frères Willy et Edgard Nguesso exposés dans les médias européens depuis quelques semaines. D’abord Radio France Internationale, ensuite les Médias de la RDC, puis la Lettre du Continent dans ses parutions du 29 Mars et du Dimanche 2 Avril dernier ; La Tribune Afrique et VOA.  Le conflit entre la Société congolaise de transports maritimes (Socotram) de Guy Wilfrid Nguesso avec Total Congo d’une part et la récente publication de plusieurs sites panafricains qui remettaient à jour un ancien document datant de plus de 8 ans de Transparency International sur les activités de Edgard Nguesso à la Réserve de Paris dans le 8è arrondissement d’autre part en sont l’illustration. Mais l’obsession de Kiki le pétrolier pour le fauteuil présidentiel en 2021 n’a pas d’égal. Dans l’entourage du président Sassou Nguesso c’est une purge que le jeune Kiki a lancé. Il veut faire main basse sur La GLC, la Grande loge du Congo, lançant ainsi une guerre sans pitié à l’encontre de Jean Dominique Okemba alias JDO comme révélé dans le N°746 DU 01/02/2017 de la Lettre du Continent. Dans ce combat au sein de cette loge, Dénis Christel fait croire à qui veut l’entendre qu’il aurait reçu l’onction de son père pour écarter Jean Dominique Okemba. Ce qui évidemment relève d’une pure illusion.

Mais ce n’est pas tout, Dénis Christel a considérablement affaibli d’autres poids lourds de la scène politique congolaise qui, selon ses propres dires, devenaient de plus en plus encombrants. Il s’agit d’abord de Gilbert Odongo débarqué du ministère des Finances ( actuel ministre du développement industriel et promotion du secteur privé ) sur insistance de Dénis Christel au profit de son homme de main Calixte Ganongo qui fut nommé en 2010 directeur général adjoint chargé des Finances et de la Comptabilité à la SNPC. Sa nomination a été imposée au président par Dénis Christel.

De son côté Jean Jacques Bouya toujours au gouvernement est aussi dépouillé de tout pouvoir de décision. J-J. Bouya peine à convaincre le Ministre des Finances Calixte Ganongo qui met son veto sur plusieurs dossiers chauds.  Dans ce système de chasse aux sorcières, de bâillonnement,  Rodrigue et Teddy Nguesso sont également en difficulté. C’est Dénis Christel qui, par le biais de son réseau entretenu à Miami par le Gabonais Dominique Sibi, a balancé l’affaire de l’appartement acheté par Rodrigue Nguesso à Miami  pour 2 millions dollars comme révélé dans le N°742 DU 30/11/2016 de la Lettre du Continent. Enfin, Teddy Nguesso vit une situation ubuesque à La SNPC. L’homme est devenu transparent et inexistant au sein de la Société. Il n’a plus aucun pouvoir de décision, son autorité serait désormais fortement contestée au sein de son département, enfonçant encore plus la cohésion familiale.

Mais malheureusement pour Dénis Christel Sassou, son acharnement sur les uns et les autres à coups d’argent crée désormais une guerre au sein de ses nombreux chargés de mission à Paris particulièrement.

On apprend ainsi de source digne de foi que ses émissaires de la RDC qui sillonnent les capitales occidentales pour payer les Médias, les activités et blogueurs seraient en conflit pour le partage du gâteau; les sommes destinées à chaque mission de dénigrement ont toutes été détournées et divisées par 2 ou 3, ce qui a fini par déclencher une guerre entre ses chargés de mission qui menacent depuis quelques jours de tout balancer sur ce mystérieux donneur d’ordre basé à Brazzaville qui leur fait parvenir des enveloppes remplies d’euros.

D. Christel adepte du vaudou » béninois et à la tête d’un système de blanchiment d’argent avec le Bénin et la Guinée Bissau

Pour parvenir à ses fins, Dénis Christel Sassou ne lésine ni sur les moyens financiers ni logistiques. Exemple édifiant, dans la soirée du 26 Mars 2017, Dénis Christel reçoit successivement à l’un de ses domiciles de Brazzaville plusieurs délégations. Mais deux ont particulièrement retenu notre attention. une délégation du Bénin, composée de chefs traditionnels et de prête-noms. Cette rencontre, témoigne une source présente, nous informe que ce genre de réunion serait récurrente et qu’elle prend souvent des heures puisque les rituels s’enchaînent les uns après les autres entre Kiki le Pétrolier et les marabouts béninois.

Notre témoin va plus loin et nous apprend que des bœufs blancs sont régulièrement immolés et enterrés en guise de sacrifice tous les vendredis. Ces marabouts béninois à qui Kiki paie des billets d’avion sur la compagnie Trans Air Benin et TAC, viendraient de la région de l’ancien président du Bénin Boni Yayi, c’est à dire le Nord du Bénin. C’est ce dernier qui par le biais de ses enfants Rachelle et Chabi Yayi, veillerait sur le petit Kiki à travers ce réseau de marabouts.

Pour en revenir à Rachelle Yayi installée aux USA, c’est non seulement la petite amie de Kiki mais aussi et surtout sa communicante attitrée. Rachelle Yayi-Paraïso, fille et ex-secrétaire particulière de l’ancien chef de l’Etat béninois Thomas Boni Yayi (2006-2016), soigne officiellement l’image de Denis Christel Sassou Nguesso mais pas que. Plusieurs sociétés écrans et comptes en banques opaques ont été découverts au Bénin à l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon sous le nom de Rachelle Yayi-Paraïso. Le président Talon qui au départ avait menacé vigoureusement de tout révéler s’est finalement ravisé après sa réconciliation avec Boni Yayi, qui est connu pour avoir battu le record de voyages Cotonou – OYO- Brazzaville pour rendre visite au président Dénis Sassou Nguesso. Ces nombreuses visites de Boni Yayi cachait aussi un vaste réseau de blanchiment orchestré par Kiki le Pétrolier et les enfants de l’ancien président béninois. Cependant, il apparaît logique de se poser certaines questions:  Contre qui Dénis Christel veut-il se protéger à travers ses sacrifices de bœufs  ? À qui veut-il nuire ? Le vaudou l’aidera t-il à accéder à la magistrature suprême ? Les questions restent posées et chaque jour qui passe nous rapprochera de la vérité.

La seconde délégation reçue par D. Christel ce fameux 26 Mars est celle de la Guinée Bissau. Avec ce pays Dénis Christel entretien un réseau de blanchiment d’argent spectaculaire. Le petit Kiki prend une bonne partie de la rente du pétrole, les fait transférer  dans les paradis fiscaux, ensuite par le biais de structures opaques d’investissements prêtent ces fonds à la Guinée Bissau avec des taux d’intérêt quasiment nuls, et quelques mois plus tard, l’argent est « remboursé »  tout « propre » aux réseaux mafieux entretenus par le même Christel. Le président congolais Dénis Sassou Nguesso est-il informé de l’existence d’un tel réseau de blanchiment orchestré, entretenu et financé par son fils ? La question mérite qu’on s’y attarde.

Dénis Christel Sasssou, un homme qui manque de sagesse à tous  les étages

Dans sa position actuelle à la SNPC et avec le statut de « Fils de », Dénis Christel fait preuve d’un manque de sagesse aux répercutions parfois inimaginables.

Un éminent professeur agrégé de philosophie au Bond University d’Australie nous analyse à froid l’attitude de Dénis Christel:  » de nos jours, avoir l’âme d’un hériter est une faiblesse, un manque de couille et une incapacité évidente à gérer le pouvoir d’état.  Celui qui se trouve au sommet pense toujours que rien ne pourra entraver son action. Cette faculté de Dénis Christel à vouloir tout contrôler, tout avoir et tout détruire lorsqu’on n’est pas avec lui, est totalement suicidaire. Dénis Christel doit retenir une chose, diviser pour régner est le moyen le plus sûr que tous les hommes de pouvoir ou aspirants au pouvoir ont utilisé pour se  retrouver seuls et haïs. »

Dénis Christel Sassou, un entourage de plus en plus  fissuré

Dénis Christel Sassou qui convoite désormais le fauteuil de Député de Dolisie est certainement assis sur une mine qui ne devrait pas mettre du temps à lui exploser en pleine figure. Dans l’entourage du « petit prince » l’argent apparaît comme la seule motivation prioritaire. Un de ses plus proches collaborateurs qui requiert l’anonymat nous a confié :  » nous sommes bien payés avec le « Petit », nous mettons nos familles à l’abri mais au moment opportun, on ne prendra certainement pas quelqu’un comme lui, un bébé gâté. Il ne sait même pas ce que c’est que la gestion d’un pays. Nous ne sommes ni au Gabon, ni au Togo, encore moins au Maroc. »

Une chose est certaine, à ce jour, nous sommes en droit de confirmer à nos lecteurs qu’ils seront désormais informés des faits et gestes de Dénis Christel Sassou Nguesso, le ressortissant congolais le plus corrompu aux yeux de la Justice Internationale. Que cela soit à son domicile à Brazzaville ou à sa Fondation et à la SNPC, en passant par ses réseaux à Kinshasa, Cotonou, Paris, Miami, Dubai, New York et Bruxelles, nous avons infiltré tout le système et nous allons publier dans notre prochaine parution la liste des membres dudit réseau, photos à l’appui, qui s’occupent des sales besognes de Dénis Christel Sassou.

À bon entendeur !

Presnel Tshibanda

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 22:55
 
Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.
 

Le Congo-Brazzaville et la Syrie : le bal des faux culs

Le deux poids et deux mesures de la communauté internationale tant décrié vient encore de s’illustrer de manière évidente au sujet du génocide qui se déroule dans le silence dans le Pool au Congo. Le Conseil de sécurité de l’ONU veut avoir une résolution sur la Syrie en feignant d'ignorer les massacres du Pool tout aussi ignobles.

Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.

Jadis pays des droits de l’Homme, la France sous un gouvernement socialiste a failli à protéger les paisibles populations du Pool de la terreur de son filleul. Les miasmes de la Françafrique ont fini par être humés par ceux là même qui les redoutaient. L’odeur du pétrole congolais a fini par les rendre respirables. N’est-ce pas que certains parcs animaliers en Afrique sont mieux sécurisés par les Occidentaux de peur de voir disparaître ces espèces qu’ils chérissent tant au détriment des populations locales depuis longtemps reléguées au rang de sous hommes. L’esclavage et la colonisation sont passés par là et les habitudes ont la vie dure.

L’on assiste à l’empathie des Occidentaux pour les Syriens parce qu’ils se ressemblent. L’on dira tout simplement parce qu’ils sont BLANCS, certains chrétiens et cela compte au final. Quant aux populations du Pool dont personne n’a jamais entendu parler, ces NOIRS d’Afrique et plus précisément du Congo, elles n’intéressent personne. Le Congo n’existe sur le plan international qu’à cause de son pétrole, de sa forêt, qu’il est de bon temps de piller avant que ceux qui ont le souci de cette nation n’en prennent les règnes.

Ceux de nos aînés qui portaient haut la fierté de notre continent sont partis, en ayant parfois payé de leur vie, à l’instar de Kwame Nkrumah, Lumumba, Mandela, Sankara, etc. La relève tarde à venir, car ceux qui veulent s’approprier nos richesses ont vite compris qu’il fallait corrompre les élites africaines pour continuer à prospérer. Le crime a changé de visage.

Notre éveil est lent, mais j’ose espérer qu’il portera ses fruits. Il est paradoxal de voir que l’Homme noir, l’Homme africain a perdu de sa prestance après être rentré de plein pied dans la civilisation occidentale. Il a perdu toutes ses aspérités au point de devenir lisse, invisible, incolore et inodore. Ce dernier a perdu ses repères devenant le premier persécuteur de ses semblables pour plaire aux maîtres. Quel gâchis !

Le Congo se meurt, le Congo sombre dans l’indicible, le Congo est devenu une dictature sans qu’aucune voix ne s’élève en Afrique pour condamner les massacres, les enlèvements, les arrestations arbitraires, la torture et les violations quotidiennes des droits de l’Homme. Le panafricanisme est comme certains dirigeants congolais, une girouette qui indique la direction du vent afin de mieux se positionner. Ceci est d'autant plus important qu'il montre la trahison des élites africaines corrompues par l'argent facile au détriment de l'immense majorité de la population qui croupit dans la misère.

Il est important de souligner par ailleurs qu’en Guadeloupe, qu’à Mayotte, et en Guyane, il n’y a pas d’eau potable ni d’électricité pour tous comme au Congo. Le lien entre tous ces peuples n’est pas difficile à faire.

Notre vision du monde actuel nous montre qu’il n’y a de justice que pour les plus forts. C’est au peuple congolais d’écrire son histoire, une histoire qui sera faite de sang et de larmes et il ne pourra en être autrement. Que ceux des nôtres qui se sentent de la trempe de nos illustres aînés pour porter le projet du changement, de l’alternance, d’une nouvelle Afrique, s’en saisissent car l’heure est grave au risque de disparaître et de ne plus servir que de porteurs d’eau. Nous ne devons plus être éternellement de la race de ceux que l’on méprise et opprime. Il nous appartient dorénavant de prendre notre destin en main.

C’est Romain Rolland qui écrivait : “Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.”

Persévérons !

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Afrique François Hollande ONU
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
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par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

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NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:46
 
INTRO : A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geun–hye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres...
 
 

Par Rigobert OSSEBI

A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geunhye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres. Au Brésil, après la destitution de Dilma Rousseff, c’est l’ex-président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, qui a été condamné à 15 ans de prison pour corruption. En France, l’ex-Premier ministre François Fillon a été mis en examen, avec son épouse, pour quelques dizaines de milliers d’euros de salaires obtenus au travers d’emplois fictifs ; et il est empêtré dans les pires difficultés pour deux ou trois costumes, à 10.000 euros, offerts par la Françafrique ou au moins par l’un des ses représentants.

Au Congo, les montants qui ont été détournés sont sans commune mesure. En une quarantaine d’années d’un pouvoir mafieux, il semblerait qu’une bonne trentaine de milliards de dollars ait disparu dans les poches de Denis Sassou Nguesso et de ses proches ; au détriment de quatre millions de Congolais dont la plus grande partie vit maintenant sous le seuil de pauvreté sans mot dire.

Depuis deux générations, ils ont été privés de tout par un petit gang mafieux. Ils ne sont plus payés, rares sont ceux qui ont des revenus, et malgré tout ils continuent à vivre plus mal que bien. Chapeau aux chers parents ! Ils ne laissent rien apparaître de leur colère ni de leurs souffrances et ils encaissent tous les coups ! Il est vrai que leurs représentants sont soit emprisonnés soit muets et qu’aucun d’eux ne les poussent à la révolte ! Demain ne sera pas meilleur et en cela, peut-être, résiderait l’espoir d’un changement. Un beau matin, il se pourrait qu’ils en aient vraiment assez, des uns et des autres, et alors il en sera fini de toutes ces injustices et mauvais traitements. En effet, tous savent fort bien que leurs misères ne sont pas une fatalité mais la conséquence des vols sans limite et d’une prédation permanente depuis 40 années. Oui, Sassou Nguesso a tout volé ! – Pas toujours tout seul !- Et plus encore, il a incroyablement endetté le pays auprès d’autres Etats, institutions publiques et partenaires privés ; tous pour la plupart complices !

Jean-Dominique Okemba et Ndengué François

Sérieux espoir : les médias du monde entier commencent à s’intéresser au cas du « Congo-Brazzavole ». Le nom de Nguesso, de plus en plus difficile à porter, est devenu synonyme de « corruption, de vol et de dictature ». La France n’est plus tout à fait muette et même Le Monde (29/03) commence à faire ses choux-gras de la prédation d’un Willy Nguesso ; on comprend, alors, fort bien que l’histoire tire à sa fin, même si l’on n’apprend pas grand-chose sauf précisions sur le parc automobile familial et sa démesure outrancière : « …pas suffisant pour subvenir à son train de vie sybarite. « Willy » a un faible pour les belles voitures : Porsche Panamera Turbo ou Cayenne Turbo, Aston Martin DB9 à la James Bond, Jaguar XJ, Land Rover Sport V8 pour ses propres déplacements. De même que sa mère, Catherine Ignanga, qui a le choix entre une Rolls Royce Phantom, une Bentley GT Speed, une Porsche Panamera Turbo, une Mercedes Maybach et une Land Rover de luxe. Le tout payé par la Socotram, par ses véhicules financiers offshore dissimulés derrière des sociétés écrans ou par une société chinoise de construction. »

madame Soudan-Nonault Arlette se prenant pour Marie Antoinette

Toutefois la conclusion de Joan Tilouine, co-auteur de l’article, réjouira les connaisseurs… : « En France, il est le premier membre de la famille présidentielle à être mis en examen dans ce dossier des « biens mal acquis ». D’autres proches du chef d’Etat, comme son fils Denis Christel à qui l’on prête une ambition présidentielle, et ses amis pétroliers corrompus pourraient bien être les suivants. Les réseaux de la Françafrique qui couvraient le « clan Sassou » sont déchiquetés. Seuls face à la justice, les maîtres du Congo-Brazzaville, où plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, pourraient être amenés à se justifier des accusations de crimes économiques qui pèsent sur eux. » 

Denis Christel pourrait bien être laminé par un Jean-Jacques Bouya,  qui sait très bien le rôle qu’il a joué dans le déclenchement des audits d’ECAir, ou par un Edgar Nguesso, revanchard comme son dictateur d’oncle, qui est informé qu’il propose aux médias parisiens, contre paiement consistant, de publier de vieilles casseroles ; comme celles que nous avions diffusées il y a bien longtemps sur sa suite louée à l’année (1 million d’euros) dans un Palace de la Place du Trocadéro, à Paris.

Quant à « ses amis pétroliers corrompus » (de Denis Christel ou pas), alea jacta est, les dés sont jetés… ! Partout dans le monde, les Nguesso « avec leurs amis pétroliers » sont en tête des listes des corrompus et des corrupteurs à surveiller de près. En Suisse, au Portugal, des coups très sérieux leur ont été assénés. Deux ou trois verrous qui les protégeaient dans les affaires pétrolières sont en train de tomber. Notamment, l’Italie qui n’a pas digéré l’arrestation des deux journalistes qui s’étaient rendus à Pointe Noire pour une interview de Fabio Ottonello, l’ex-gendre du kleptocrate en chef, Denis Sassou Nguesso. Après le Nigéria, et les poursuites judiciaires pour corruption contre ENI, les affaires pétrolières congolaises font maintenant la une, ou presque, en Italie. Business Insider un site italien d’informations économiques et financières vient de mettre son nez dans le permis Marine XII dont l’opérateur est ENI, anticipant sûrement de peu le Parquet de Milan… (https://it.businessinsider.com/tangenti-in-congo-del-fondo-och-ziff-le-autorita-usa-chiedono-informazioni-alleni/ )

(Déjà, il y a presque deux ans, Congo-Liberty s’était penché sur cette affaire en reprenant les éléments de l’enquête des journalistes de Bloomberg dont l’article avait été traduit http://congo-liberty.com/?p=11823  L’Intermédiaire qui a aidé un fond spéculatif américain à obtenir le contrat du siècle dans le pétrole au Congo.)

En 2007, le Congo via la SNPC avait attribué à ENI 90% du permis Marine XII sans paiement « officiel » d’un bonus ou de toute autre contrepartie. La SNPC avait gardé seulement 10% à la condition qu’ENI accepte, en cédant 25% des parts, le partenaire qui lui sera désigné ultérieurement. Ce qui fut fait en 2009 avec la présentation de New Age qui appartenait à un groupe d’actionnaires privés incluant le Fond d’investissement Och Ziff, le trader pétrolier Vitol ainsi qu’un groupe de fonds souverains non-déclarés. New Age devint alors l’associé d’ENI ; sans appel d’offres international ni bonus apparents. Ces derniers points seraient au cœur de l’enquête de la très puissante U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), avec d’autant plus d’attention que Marine XII détiendrait près de 6 milliards de barils en réserve (même à 50$ le baril cela est impressionnant).

Selon Business Insider Italie « La vente de 25% à un tiers – a expliqué la direction de la société pétrolière…faisait partie intégrante de l’accord signé par Eni. Le gouvernement congolais nous a informé du nom de ce nouvel actionnaire, New Age, et de respecter les engagements…… Eni n’avait donc aucun droit de choisir ou d’approuver New Age…..

Selon les conclusions de la SEC (qui, dans le document final sur les enquêtes, omet toutefois certains noms, facilement accessibles), Och Ziff aurait conclu la transaction dans Marine XXII malgré « un risque significatif de corruption » et malgré l’opinion contraire de son conseil. Le document de l’autorité américaine parle même d’une conférence téléphonique dans laquelle l’un des avocats d’Och Ziff a fait une dernière tentative désespérée et « il a appelé de ses vacances en Italie pour arrêter » l’opération, mais sans succès. En outre, le super Hedge fund américain n’a même pas pu expliquer le rôle des intermédiaires Walter Hennig et Jean-Yves Olivier, qui ont reçu 18 millions de dollars de la transaction. Eni prétend ne pas avoir été au courant des pratiques de corruption. » (Rires à la Rédaction de Congo-Liberty.)

 « En 2009…. suivant les directives du gouvernement congolais, Eni a effectué la due diligence (analyse financière approfondie) sur New Age, avec le soutien d’une entreprise spécialisée externe, qui n’a pas révélé de problèmes particuliers dans le domaine de la lutte contre la corruption. « 

Entre-temps, l’enquête de la SEC a trouvé le contraire…

Il y aura vraisemblablement d’importantes pénalités qui seront ordonnées par la SEC de New York à l’encontre des actionnaires de New Age et aussi d’ENI dont les actions se négocient à Wall Street. Il se pourrait bien, également, que le Parquet de Milan intervienne dans le dossier à l’encontre des protagonistes italiens. Que les uns et les autres se rassurent. La nouvelle constitution de Monsieur Sassou Nguesso ne prévoit pas de poursuivre, au Congo, ceux qui se sont rendus coupables de crimes économiques, ou autres. Par contre, leurs dénonciateurs le seront. Combien de temps cela durera-t-il encore ? Selon des proches du régime actuellement à l’agonie financièrement : longtemps !

Denis Sassou Nguesso serait très optimiste sur l’accord du FMI pour un plan de sauvetage du Congo corrompu et corrupteur ! Le dictateur dit à qui veut l’entendre : « Christine Lagarde ne peut rien me refuser ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 18:39

Congo-Brazzaville : Disparitions forcées de jeunes adultes enlevés par l’adjudant-chef Romuald Morgan MANOUNOU .

Il y a deux semaines le Ministre de la Justice nous a reçu pour préciser qu’au Congo, il n’y avait pas de cas de violations des droits de l’homme, suite à cette rencontre, pour les besoins de transparence et de vérité, les organisations de la société civile Congolaise œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme et de la démocratie ont décidé de présenter régulièrement les familles apeurées, afin de témoigner de l’exactitude des faits.

Ces organisations ont été saisies par un collectif des Parents, le 03 Mars 2017 au sujet de la Disparation inquiétante de (leurs) enfants.

Il s’agit de :

NIMI – NGOMA – GUEDJ : âge de 20ans

AKONGA – HOSNY – Normand : âge de 23ans

AWAMBI – ELMICH : âge de 23ans

Arrêtés  Courant mois de Février 2017 et détenus dans les geôles du Poste de Police Avancé de CONTRE – RAILS de Poto – Poto 2, relevant du Commissariat de la Coupole, cette opération serait effectuée par les éléments de la Police Nationale. Le Poste de Police Avancé de Contres – Rails est dirigé par l’Adjudant – chef MANOUNOU – ROMUALD – MORGAN.

Ces enfants jusqu’à ce jour, malgré la recherche effrénée des Parents dans tous les lieux de détention appropriés et officiels, aucune trace de leur existence, présence et vie.

Témoignage des parents par leur représentant :

En date du 07/02/2017, quinze (15) jeunes garçons auraient été interpellés par la police et placés en garde à vue au poste de police avancé de contre-rails Poto-poto II, pour délit de droit commun, ce poste dépend du Commissariat de Police de la Coupole et placé sous le commandement de L’Adjudant-Chef MANOUNOU Romuald Morgan.

A on croire, quatre (04) des quinze (15) jeunes garçons, élargis par la police successivement en dates du 20, 22 et 24 Février 2017, huit (08) de leurs amis, avaient été retirés des geôles le20 Février 2017, aux environs de 22 heures, embarqués dans le véhicule de type BJ dudit poste de Police et conduit vers un lieu inconnu sous les ordres de l’Adjudant-chef MANOUNOU Romuald Morgan, actuellement admis au franchissement de l’Ecole Supérieure de Police.

Les recherches effectuées par les parents des huit (08) jeunes disparus, sont restées infructueuses après notre passage dans les différents Commissariats, postes de police, brigades de gendarmerie à la morgue municipale du CHU et à la maison d’arrêt Centrale de Brazzaville.

Arrestations – Tortures – Emprisonnements – Disparitions forcées – Décès ?

Un adage qui dit : « Ils refusent  les yeux ouverts ce que d’autres acceptent les yeux fermés »

Les droits de l’Homme sont le fondement d’une société garantissant l’égalité, la liberté et la dignité de chaque être humain.

Les Organisations de la société civile  œuvrant dans le domaine de la promotion et la protection des droits de l’homme et de la démocratie sont très préoccupées de la situation des droits en République du Congo. Dans les postes de police et dans des prisons, dans les grandes villes comme dans les villages isolés, les tortionnaires continuent d’infliger à leurs victimes, à l’abri de tout le monde, des souffrances physiques et mentales insoutenables pour punir ou les extorquer des aveux. La torture commence depuis l’interpellation par la force publique à la détention sans que les auteurs de ces actes ne soient inquiétés. On constate qu’au Congo la présomption d’innocence n’existe plus.

Recommandations :

Les organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des Droits de l’homme et de la démocratie au Congo demande :

A  Direction Générale de la Police de :

Mettre ces délinquants à la disposition du Parquet de Brazzaville  conformément à la disposition de la  législation nationale.

Au Procureur de la République de :

Incarcérer ces délinquants à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville, en attendant leur jugement, afin qu’ils bénéficient des visites de leurs parents, leur donner la possibilité de prendre un conseil pour un procès équitable et transparent.

Fait à Brazzaville, le 25 Mars 2017

Source : # Collectif Sassoufit ; OCDH

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NOTRE COMMENTAIRE :

 

En voici l’explication :

Lu sur Facebook : « Chez nous les problèmes se règlent par le sang ». Cette règle est mbochi.

« NOTRE PAYS NE CONNAÎTRA JAMAIS LE BONHEUR TANT QU’UN PETIT GROUPE D’INDIVIDUS S’OCTROIE LE MONOPOLE DE L’INTELLIGENCE, DE LA PROBITE, DE LA FORCE ET SURTOUT DE LA VICTIMISATION. VOUS AVEZ VOULU LA GUERRE, VOUS AVEZ ETE BATTUS ET VOUS AVEZ PERDU… » (Dixit Patrick Gnoka). Par « VOUS », entendez les KONGO/LARI de la région du Pool.

Le petit Groupe dont parle Patrick Gnoka, ce sont les Kongo/Lari du Pool qu’on doit absolument exterminer, éradiquer à tout prix. C’est dans cette phrase de Patrick Gnoka (Sur Facebook) que se trouve l’explication des massacres et l’acharnement de Sassou Nguesso sur la Région du Pool. Vingt ans (1997_2017) de massacres humains dans le Pool. D’où la barbarie et la folie meurtrière de Sassou dans le Pool. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Quelle est cette dette de sang que les Kongo/Lari n’ont pas encore payée au clan des Sassou & Nguesso ?

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Collectif sassoufit - OCDH - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:35
 

Hervé Mahicka

11 h ·

FONCTION PUBLIQUE CONGOLAISE : L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

 

herve-mahicka
Le programme phare de Denis Sassou Nguesso pour assainir les finances publiques congolaises, en situation de faillite, est la maitrise des effectifs de la fonction publique. Il vient de publier les résultats de son recensement des fonctionnaires dont le chiffre définitif a été arrêté à près de 66.000 agents civils de l’Etat.

 

Nonobstant le manque de communication sur les économies réalisées par ce nouvel encadrement, le plus grand étonnement vient du silence sur l’état des effectifs de la force publique.

Un rapport du FMI nous apprenait qu’en 2015 le total de tous les agents de l’Etat congolais, civils et militaires s’élevait à 150.000 unités. En soustrayant les agents civils, la force publique représente donc avec 84.000 membres, plus de la moitié des bénéficiaires de la solde publique. Sans doute à cause de leur très grande productivité pour la nation, ils ont aussi les salaires les plus élevés avec des écarts comparés allant de 30% de différence en moyenne pour les débutants des deux secteurs (sergents/secrétaires), un écart qui grimpe à 60% pour les cadres supérieurs (colonels/administrateurs en chef) et s'envole à plus de 500% pour les cadres de commandement (généraux/administrateurs hors catégories au statut d’ailleurs encore flou).

Cette étude datée de 2015 et ne prend pas en compte les recrutements massifs opérés dans la force publique autour de la période électorale de 2016. Quelques indiscrétions avancent des chiffres allant de 10.000 à 20.000 nouvelles intégrations faites dans ce secteur qui échappe à tout contrôle parlementaire et administratif et où l’enrôlement s’effectue à l’ombre des résidences des caciques du clan qui vérifient les recommandations des conscrits comme unique critère.
Les camps de parcage et d’entrainement se multiplient dans le nord de la ville de Brazzaville notamment à Kintélé et Ignié, au sein de la Présidence de la République et dans le département de la Cuvette où se situe la célèbre écurie de Tsambitso, tous fantomatiques pour le budget de l’Etat.

Pendant que le Président de sa République excelle dans des formules creuses comme « rupture » quand paradoxalement il ne veut pas rompre avec le pouvoir depuis 33 ans (quel sarcasme !) et « vérité » alors qu’on gouverne par camouflage, c’est sans gêne qu’on augmente le nombre des députés, le rôle des sénateurs reste sujet à caution, comme celui du conseil économique et social, des milliers de chefs de quartiers et villages nommés pour leur allégeance au régime sont désormais salariés, de ténébreux conseils consultatifs se multiplient comme une priorité économique absolue, le nombre de ministres dépasse l’entendement avec notamment 4 portefeuilles en charge de la jeunesse, une cinquantaine de personnalités hors du gouvernement visible se gargarise de « rangs et salaires de ministre et de ministre d’Etat », expressions qui n’a aucune existence légale ou réglementaire pas plus que celui de « poste politique » mais dont l’impact sur le budget est lui très considérable. Les ministres officiels et les « rangs de » sont rémunérés au noir, à la main, sans qu’il n’existe aucune fiche de paie et d’imposition officielle, par des enveloppes directement sorties des caisses du Président de la rupture et de la vérité et à une hauteur allant de 11 à 16 millions de francs CFA (16500 à 24.000 euros), bien plus que le chef de l’Etat français, la cinquième puissance économique au monde !

A côté de ceux là, des centaines de personnes occupent des fonctions sans aucune note de prise en charge au budget de l’Etat, payés de salaires mirobolant sur la base de simples notes de service.

D’autres encore, officiellement admis à faire valoir leurs droits à la retraite, continuent pourtant à exercer pleinement leurs fonctions, signent des textes et prennent des décisions qui impactent l’administration, le budget, les agents réguliers ainsi que la population en toute illégalité et jouissent de salaires, indemnités, voitures, logements et autres avantages extraits des caisses noires hors de contrôle. Ils dirigent la police, l’armée, les finances, la justice. Le revenu moyen d’un seul de ces pachas qui se comptent en centaines représente 20 salaires moyens de la fonction publique et 50 bas salaires, sans compter les commissions qu’ils ponctionnent à leurs postes qui peuvent représenter plusieurs fois leurs salaires formels. En toute illégalité.
Le recensement des fonctionnaires n’est il pas un cache-sexe qui prétend protéger de la pluie ?

Tout le Congo est devenu une entreprise dont la production tourne à plein régime pour la seule fin de gaver et de prolonger le pouvoir personnel d’un tyran qui a privatisé l’Etat et réduit les agents publics en domestique. Ce sont ces domestiques qu’il harcèle en toute lâcheté et qu’il accuse de consommer le budget alors que les salaires congolais sont devenus parmi les plus bas de la zone franc. En comparaison, les 300.000 agents publics camerounais perçoivent 1200 milliards de FCFA quand les 150.000 agents congolais doivent se partager 374 milliards au lieu de 600 milliards pour être au moins à parité avec ce pays qui ne vit que de l’agriculture. Ainsi la masse salariale congolaise ne dépasse pas 15% du budget quand la règle admise par le FMI autorise de l'élever à 30% tout en restant dans les règles de la bonne gouvernance. Et il parle de partage des richesses alors qu’il n’a rien fait les années fastes, si non que d’organiser cet appauvrissement systématique des fonctionnaires qui manquent de logements, d’assurance santé, de toilettes dans leurs services, d’eau, de cantines alimentaires, de connexion internet, d’électricité en rupture permanente sans aucun budget pour les groupes électrogènes et doivent payer eux mêmes leurs communications téléphoniques professionnelles ainsi que leur transport entre les administrations pour les raisons de service.

Ce sont ces malheureux qui tiennent la craie dans les salles de classe ou la piqûre dans les dispensaires à qui il demande de serrer la ceinture jusqu’à la rupture de la taille, et qu’une mission du FMI veut aider à affamer alors que derrière pousse une forêt dense tout confort.
Quel est le budget du domaine présidentiel et qu’est ce qui le justifie ?
En économisant par là bas, on devrait plutôt augmenter les moyens alloués à la fonction publique en augmentant les salaires, en améliorant les conditions de travail et en investissant dans la formation. Les congolais l’ignorent mais la plupart des ministères techniques (transport, eaux et forêts, hydrocarbures, énergie, mines, construction…) n’ont plus de personnel qualifié dans les domaines d’activité de leur département. On préfère gérer un flotte aérienne présidentielle (alors que le Pape voyage en lignes régulières) ou construire et entretenir des palais présidentiels dans tous les départements et qui restent vides toute l’année alors qu'ils pourraient servir d'hôtels et développer le tourisme. On estime ces investissements intouchable parce qu’un membre de la famille présidentielle en vit, et on s’en prend aux fonctionnaires.

Le mépris du peuple propriétaire de ce pays par ses dirigeants qui s’imposent a eu une nouvelle expression par la voix de la directrice générale de la compagnie aérienne nationale ECAir en faillite après avoir englouti plus de 300 milliards de Francs CFA (500 millions d’euros) en 5 ans dans ce qui est sans doute la plus grosse mafia de l’histoire du Congo après la main basse sur le pétrole et le bois (sorti des radars pour ce dernier). Elle nargue le peuple congolais en déclarant que ces sommes ne sont rien, que 8 mois sans salaire pour ses agents c’est de la bonne gestion, et, cerise sur le gâteau, qu’elle attend encore plus de centaines de milliards pour relever la compagnie et la gérer de nouveau aussi bien.
Aucune enquête n’est ouverte sur sa gestion, alors que Paulin Makaya est condamné pour une marche pacifique, le général Mokoko croupit en geôle pour avoir été choisi par le peuple, André Okombi Salissa pour avoir refusé de reconnaitre un régime illégitime, Anatole Limbongo Ngoka, Jean Ngouabi, Modeste Boukadia, Jacques Bananganzala sans oublier Marcel Ntsourou mort en détention, qui ont eu le malheur d'avoir dit non à ce système criminel.

Assainir les finances publiques nécessite un audit sans complaisance qui examinera les instruments politiques, administratifs et financiers pour une gestion démocratique et saine, par du personnel recruté sur la base des critères transparents de compétence et d’égalitaires. Il faut également lutter contre la corruption. Non pas seulement en prenant des mesures pour l’avenir mais en rapatriant les fonds égarés et en châtiant sans complaisance tous les contrevenants.

Je lance un appel au peuple congolais, de l’intérieur comme dans la diaspora, à la société civile, aux confessions religieuses et à tous les hommes politiques qui sont avec le peuple et pour la justice sociale, pour déclarer la rupture avec cette politique de la duperie et de dire la vérité sur ces mesures de diversion qui s’attaquent à la partie la moins importante des dépenses et ignore sciemment les véritables plaies qui saignent le Congo parce que c’est par là que se trouve le socle de ce régime.

Fait en exil, le 26 mars 2017

Hervé MAHICKA
Ancien responsable du recrutement et de la gestion des carrières au ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat
Ancien directeur de campagne de Jean Marie Michel MOKOKO

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NOTRE COMMENTAIRE :

C'est ce qu'on appelle la politique de "BOUSSA BOUSSA", c'est-à-dire la politique de gribouille, la politique du vaille que vaille, résultat du "yaka noki noki". Il faut contenter tout ce beau monde, privatiser et tribaliser l'armée, la police et les milices privées pour s'assurer la pérennité du pouvoir et être à l'abri d'un éventuel coup d'Etat. Mais, que Sassou n'oublie pas que le Roi MWAMBUTSA IV, du Burundi, avait été renversé par son propre fils qui se fit appeler NTARE V, lui-même renversé par le colonel MICOMBERO, au lieu d'aller chercher les ennemis et les victimes expiatoires dans la région du Pool, saccagée, massacrée, détruite par une haine tribale... que lui voue un homme(?) : SASSOU NGUESSO.

 

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