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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 20:30
(Congo-Brazzaville) CLUB DE LONDRES : une très grande escroquerie de Sassou Nguesso et complices en col blanc…

Par Rigobert OSSEBI -

Le 28 juillet dernier, l’agence de notation Fitch Ratings a dégradé en risque « exceptionnellement élevé » la note du Congo Brazzaville entre les mains du gang mafieux des Nguesso. Celle-ci est passée de ‘B’ à ‘C’. La précédente notation lui avait permis de lever 478 millions de dollars sur les marchés financiers en 2007. Le 30 juin 2016, le Congo a fait défaut sur une échéance de son remboursement, principal et intérêts.

En 2007, Fitch Ratings appartenait au groupe français FIMALAC de Marc Ladreit de Lacharrière. Depuis l’agence est passée sous le contrôle du groupe américain HEARST. La note ‘B’ était d’une complaisance extrême ou alors basée sur de fausses informations qui lui avait été communiquées par la Banque Mondiale et le FMI, dont le Représentant Résident à Brazzaville n’était autre que Monsieur Yaya Moussa, devenu homme de paille de Denis Christel Sassou Nguesso.

Cet emprunt, d’une maturité de 22 ans, avait été émis dans le cadre de la restructuration de sa dette commerciale envers le Club de Londres. Ce dernier, groupe informel, rassemblait des créanciers banquiers privés de la République du Congo ; par opposition au Club de Paris qui centralisait les créanciers publics. La totalité des encours au 30 juin 2006, qui y étaient logés, s’élevait à 1190 milliards de FCFA (environ 2milliards de USD) ; et son président n’était autre que Monsieur Thierry Desjardins, par ailleurs « Responsable Restructuration Dette » à BNP PARIBAS (alors banque de référence de la Société Nationale des Pétroles du Congo « SNPC ») au siège du 16 bd des Italiens à Paris.

Les Avocats du Congo, à l’époque Cleary Gottlieb Steen & Hamilton à Paris, avaient fait un forcing effréné auprès d’autres créanciers privés du Congo pour qu’ils acceptent ce « règlement » par le Club de Londres. En février 2006, le gouvernement congolais et le Club de Londres (chez BNP PARIBAS comme le Club de Paris à Bercy) concluaient un accord de restructuration de la dette commerciale intégrant une décote de 77% du fait de son éligibilité à l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) à 268 milliards de FCFA.

Un premier acompte (amortissement) de 5% était prévu pour le 5 décembre 2007. Le solde devait être remboursé sur 22 ans avec une période de grâce de cinq ans. Cet accord avait été agréé par le FMI et la Banque Mondiale et concrétisait, selon les institutions internationales, « les efforts de redressement économique et financier déployés par le gouvernement congolais depuis son éligibilité à l’initiative PPTE ». Il est à noter que la Côte d’Ivoire dans un même temps ne se voyait accorder qu’une décote de 20%, par le Club de Londres, pour sa dette commerciale.

Le « génie financier » au service des autorités congolaises, dénoncées régulièrement pour leurs fraudes, leurs vols et leurs détournements auprès du FMI et de la Banque Mondiale, malentendants, avait alors permis l’emprunt de 478 millions de dollars d’une même maturité, 22 années, sur les marchés obligataires. Ce montant couvrait la totalité des remboursements à effectuer aux créanciers logés au Club de Londres. Ces 478 millions de dollars, comme tous les autres revenus du Congo, ont disparu dans les poches de quelques-uns et ne permettront pas d’honorer les engagements pris en faveur des créanciers en contrepartie de l’acceptation d’une décote de 77%.

Outre le danger pour le Congo d’être dégradé en catégorie ‘D’, celle des pays en défaut de paiement, le non-respect de cette échéance devrait entrainer l’exigibilité de la totalité de l’emprunt ; sûrement un reliquat de plus de 400 millions de dollars. De plus, la situation financière du Congo ne permet sûrement pas d’honorer les remboursements dus aux créanciers du Club de Londres. Il est clair qu’ils seront en droit de revenir sur leur accord pour la décote de 77%.

Quand bien même l’accord signé ne le permettrait pas, il est évident que ces créanciers ont été victimes d’une escroquerie montée par des financiers véreux, avec la complicité de fonctionnaires d’institutions internationales qui ont travesti la réalité financière et économique d’un pays livré totalement à la corruption d’un petit clan : celle de Sassou Nguesso et de ses sbires. Ils auront alors, judiciairement et collectivement, l’opportunité d’obtenir le retour à 100% de la valeur de leur créance.

Il en coûtera aux finances congolaises 2 milliards de dollars (la créance originale du Club de Londres) plus 500 millions de dollars de l’emprunt à rembourser (avec intérêts et frais). C’est-à-dire près de 2,5 milliards de dollars !

De plus, l’affaire est criminelle, nous l’avons dit. Le Congo n’aurait jamais dû accéder au marché obligataire du fait d’une notation ‘B’ erronée (basée sur de faux rapports FMI et Banque Mondiale) ou volontairement favorable. Des intérêts privés ont été gravement lésés et les autorités de contrôle des marchés, européens ou américains interviendront vraisemblablement.

En novembre 2007 à la signature des derniers accords, M. Desjardins avait indiqué qu’ils devaient « rendre la dette soutenable pour permettre au Congo d’accéder au point d’achèvement de l’initiative PPTE et permettre au pays de dégager des ressources supplémentaires pour la réduction de la pauvreté et les secteurs de la santé, de l’éducation, du logement, de l’eau, de l’électricité et l’assainissement urbain. »

Tout cela était mensonger, comme certains l’avaient dénoncé et comme nous nous en rendons effectivement compte maintenant. La pauvreté est bien plus grande aujourd’hui après les effacements de dettes du Club de Londres et de Paris et les 30.000 milliards de FCFA de recettes pétrolières….

Denis Sassou Nguesso et ses complices financiers devraient être poursuivis. Comme le disait, M. Desjardins, l’accord du Club de Londres a permis l’accord du Club de Paris. Ces deux accords, loin de soulager véritablement les finances du pays, ont permis au dictateur congolais plus de dérives financières, plus d’appropriation du bien public, plus de détournements et bien entendu plus de dérives autocratiques pour rester au pouvoir.

Cette affaire du Club de Londres, logé à Paris Bd des Italiens, ne devrait pas tarder à se retrouver dans les mains de la justice française, en son pôle financier de la rue du même nom, dans le même arrondissement de Paris, fort occupé déjà avec l’affaire des BMA.

Denis Sassou Nguesso peut truquer les élections. Denis Sassou Nguesso peut truquer les rapports des institutions internationales, mais il ne peut en aucun cas truquer l’économie congolaise et ses finances publiques qu’il a complètement mises à plat. Nous sommes maintenant à l’heure des comptes et tout Congolais responsable qui se tait sur ces domaines devrait être reconnu « COMPLICE » !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:31
Parfait Kolélas ou quand une conférence de presse tourne au désastre communicationnel

Denis Sassou- Parfait Kolelas

« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! » (Proverbe arabe)

« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! » (Proverbe arabe)

Parfait Kolélas, signataire du pacte pour la victoire avec 4 autres candidats représentant la soif d’alternance démocratique qui anime notre peuple vient de sortir d’un long silence. Ce silence faisait suite à une déclaration des plus ambigües, où il reconnaissait à demi-mots la victoire de Sassou à l’élection présidentielle de mars 2016. Après donc une longue méditation voici ce que nous ressort l’héritier biologique et politique de Bernard Kolélas : « Après le hold-up électoral du 4 avril dernier, nous avons choisi le silence comme posture politique ; ce silence n’a jamais été un aveu de faiblesse ou de résignation ; il fallait observer où allait le vent. Par notre attitude, nous avons évité à notre peuple une effusion de sang inutile. Car notre souci constant a toujours été de préserver la paix et l’unité nationale ». On s’attendait à un autre calibre !

En politique, il y a de petites phrases assassines, dites au détour d’un entretien qui hanteront leur auteur toute la vie. On prête à Moungounga-Guila la phrase suivante : « Nous avons attendu 27 ans pour arriver au pouvoir, les autres n’ont qu’à attendre leur tour ». On dit aussi que Lissouba aurait repris une phrase d’un autre politicien, phrase qui lui collera à la peau toute sa vie : « On n’organise pas des élections pour les perdre ». Dans le même registre, on prête à Bernard Kolélas, paternel de Parfait la phrase suivante : « Politique yi kubiri ». Quant à Sassou, il est connu pour avoir dit : « Je dormais pour moi quand les chars sont venus encercler ma résidence… ». Les phrases de ce genre sont nombreuses dans le marigot politique congolais.

Parfait Kolélas vient de signer la sienne : « Il fallait observer où allait le vent ». Ah bon ! Cher Parfait, la politique serait-elle réduite à observer la direction du vent ? On nous a appris à l’école primaire que c’est la girouette qui accomplit cette fonction. Auriez-vous décidé de devenir une girouette politique ? Si c’est le cas, pensez un peu aux immenses foules que vous risquez de désorienter, car le peuple congolais attend de sa classe politique un cap. Vous aviez signé un Pacte pour la Victoire et cette victoire a été volée. Vous avez cautionné les résultats d’une certaine façon. Au fait, où en êtes-vous avec les procédures de contestation juridique des élections tant au niveau national qu’au niveau africain ? Que vous souffle le vent à propos du Pool qui subit l’invasion de notre armée nationale ?

On vous soupçonne d’avoir voulu marchander votre silence contre un poste de pouvoir ou chef de la future opposition parlementaire. Je n’entrerai pas dans ces spéculations. Dire aujourd’hui qu’ « il fallait observer où allait le vent » reviendrait à accréditer la thèse selon laquelle, n’ayant pas eu gain de cause dans une direction et sentant que le pouvoir est en difficulté, vous changez de posture en fonction de l’évolution de la situation. Si c’est le cas, cela s’appelle opportunisme. En patois, cela se dit « mabaluka-ntangou ». Marien Ngouabi avait toute une série d’expressions pour désigner l’opportunisme politique de ses camarades du PCT. Il s’agit de « caméléon », qui prend la couleur de son milieu, de « tortue à double carapace » qui se protège de tous les vents, de chauffard « qui clignote à gauche tout en virant à droite » etc.

Plus grave encore, vous affirmez cette monstruosité : « Ce temps de silence nous a permis de. connaître le sens du vent et d’orienter notre combat politique. » Un politicien parle de stratégie et de tactique pour atteindre un but bien précis et dans le cas d’espèce, c’est obtenir l’alternance démocratique et pacifique. Ce n’est pas en observant le sens du vent qu’on définit un cap, bien au contraire, on maintient le cap contres vents et marrées. Sauf si vous avez senti le vent de l’histoire qui risque de balayer un système qui s’entête dans le déni de la réalité. Avez-vous décidé de changer de camp avant un tsunami ?

« La parole est d’argent, le silence est d’or » dit un autre proverbe. Cher Parfait, vous avez raté l’occasion de vous taire. J’espère aussi que vous écouterez un peu plus vos conseillers en communication (si vous en avez). Apprenez enfin à déléguer certaines déclarations à vos lieutenants, cela vous évitera des complications inutiles. A trop vouloir s’afficher, on se fiche et on se plante.

Le vin du vent étant tiré, il vous faudra désormais le boire jusqu’à la lie. Une chose est sûre, vous avez détruit une grande part de l’estime que j’avais en vous. Et je crois ne pas être seul dans cette situation. Sauriez-vous reconquérir l’estime des nombreux compatriotes que nous sommes et qui avons cru en vous ?

Bon vent !

Pascal Malanda

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:51
Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires mais compte toujours sur ses bonimenteurs…

Franz Coïdan, Jean Dominique Okemba à Brazzaville le 14 juillet 2016

Par Rigobert OSSEBI -

Au début de ce mois de juillet 2016, Denis Sassou Nguesso était parti en fanfare pour une énième visite d’Etat à la Chine, sa terre promise : celle des contrats faramineux, des barrages hydroélectriques inadaptés, des routes accidentogènes à deux voies, des palaces perdus dans des villages de pêcheurs et des aéroports condamnés à rester vides comme celui d’Ollombo ; ou fermés comme celui de Pointe Noire qu’il vient d’inaugurer. Ce bon client crédule et peu regardant méritait son tapis rouge. Il fut très épais comme le matelas de réserves financières, à son nom propre ou à celui du Congo bananier, qui venait de lui être confisqué ; pour non-remboursement des énormes crédits qui lui avaient été consentis. Des milliards de dollars dépensés à sa guise… !

Le kleptocrate en chef n’avait pu faire mieux que ses précédents émissaires (Kiki, Ondongo, Bouya) et n’était rentré de ce voyage qu’avec des broutilles destinées à amuser la galerie… Pour preuve le pays est encore totalement à sec ! Les entreprises locales qui espéraient encore des règlements hypothétiques ferment les unes après les autres. Les licenciements s’accélèrent dans le secteur privé et les salaires des fonctionnaires ne seront pas encore payés cette fin de mois de Juillet. Certains cumuleraient des arriérés de 4 ou 5 mois… Les seuls commerces qui prospèrent sont ceux des armes et des jets privés à l’usage du petit clan familial ; et toujours pas d’un Bokamba Yangouma de service 1990, version 2016, pour lancer un mot d’ordre de grève générale pour des travailleurs qui pointent encore au boulot sans contrepartie financière ; esclavage modernisé au Congo des Nguesso …

Jamais deux sans trois. Le tyran avait conduit le Congo une première fois à la quasi-faillite, à la fin des années 1980. Ce qui amena au début 1991 la Conférence Nationale. La ruine et la destruction apparurent avec sa guerre civile déclenchée le 5 juin 1997 au matin, au prétexte que des chars l’avaient dérangé dans son sommeil. Aujourd’hui, nous y sommes pour une troisième fois ! Trente mille milliards de FCFA (30.000 milliards de FCFA), convertibles ou pas en Yuan, ont disparu dans les poches des rejetons, neveux et gendres. Ce pays riche de pétrole, de forêts et de minerais a été poussé à la ruine complète et à la cessation de paiements pour avoir enrichi un petit clan de très grands voleurs qui n’ont laissé que des dettes !

Dans le tintamarre des accords conclus à Pékin, les Dépêches de Brazzaville, très provocantes comme à leur habitude, avaient fait leurs choux gras de la convertibilité du Yuan en FCFA. Elles titraient : « Denis Sassou N’Guesso met le yuan chinois au centre des transactions dans la zone Franc ». Réponse du berger-putschiste à la France-bergère qui tardait à reconnaître sa réélection… ? Ou bien, l’instituteur Sassou Nguesso n’avait pas bien retenu les leçons particulières d’économie délivrées à domicile par le professeur Dominique Strauss Kahn ?

«… Prenant de court Paris et la réunion de la zone Franc qui concourent à la prise de décisions entre la France et ses ex-colonies entérine(sic). Nous sommes aux prémices d’une nouvelle culture monétaire en Afrique centrale. L’éclaireur Denis Sassou N’Guesso devrait convaincre ses homologues… »

Bien entendu le tyran, qui n’avait jamais éclairé quiconque, n’a convaincu personne ; et Pigasse-Pravda, devenu censeur fort à propos, a effacé toute trace de cet article-pamphlet de son « journal officiel ». L’initiative visait tout autant à dynamiter la zone franc Afrique qu’à contourner les contrôles du Trésor Public français, du FMI et la Banque Mondiale.

Dans le même temps lors de la réception du 14 Juillet à la Case de Gaulle, par on ne sait quel tour de magie, ou de passe-passe, et passant outre ce dernier coup tordu, la France bonne fille, fine diplomate ou totalement niaise, cédait sur le long chapitre de non modification de la Constitution, sur le Référendum, sur les élections truquées et sur l’emprisonnement d’une bonne centaine d’opposants, dont le Général Mokoko et le Franco-Congolais Modeste Boukadia. Par la voix du Chargé d’affaires par intérim à l’Ambassade de France, Franz Coïdan (ex-1er Conseiller de l’Ambassadeur de France Jean-Marc Simon), devant un Jean Dominique Okemba, Chevalier de la Légion d’Honneur comme Jean Yves Ollivier, déclarait :

« Nouvelle République, nouvelle Constitution, nouvelles institutions, nouveau gouvernement avec, à sa tête, un premier ministre ; nouveaux défis, nouveau départ politique avec des accents vers plus de rigueur, vers la diversification de l’économie, vers l’emploi, vers la jeunesse. Voici le paysage qui s’offre à nous et dans lequel notre coopération est appelée à s’inscrire ».

Bigre ! Quel déluge de complaisances pour un pouvoir malfaisant complètement à la dérive ! Pas un mot qui fâche ! Rien sur le Saint-Cyrien emprisonné, ni sur un éventuel dialogue à favoriser comme le Quai d’Orsay allait le faire, quelques jours plus tard, à Paris pour Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi.

Pour ne pas rester à la remorque dans l’éloge du tyran, le vendredi 22 juillet le représentant spécial-adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC chargé des questions humanitaires, le Dr. Mamadou Pethe Diallo, déclarait : « La MONUSCO encourage toute initiative visant à amener les Congolais autour d’un dialogue pour les élections apaisées en RDC ». Il a ainsi démenti les informations qui circulaient sur les medias congolais accusant l’ONU d’avoir dit «non au pré-dialogue initié par le président Denis Sassou Nguesso…….. dans la mesure où le respect dont il jouit, son aura, son expérience et son dévouement ne sont plus à démontrer, pour trouver la solution africaine aux crises africaines. »

« Son implication dans la recherche de la paix dans la région de l’Afrique Centrale et plus loin dans toute la région africaine sont les choses qui sont connues et appréciées au-delà des frontières de la République du Congo Brazzaville», avait poursuivi M. Diallo.

« Respect… aura… dévouement… connues et appréciées au-delà des frontières du Congo Brazzaville ! » Nul n’est prophète dans son pays et ce bon Dr. Mamadou Diallo, pour nous l’apprendre, avait été nommé à l’ONU par un Alpha Condé officiellement débiteur de notre République ; pour un montant de 50 millions de dollars qu’il a déclaré ne pas vouloir rembourser… !

A ce prix, il n’y a plus de limites dans le panégyrique. Bill Clinton, n’eût été son épouse Hillary, serait venu à Brazzaville contractuellement déclarer son compliment, au tyran, pour 650.000 USD en 2012.

Denis Sassou Nguesso avec son trésor de guerre peut bien payer qui bon lui semble pour pousser la chansonnette de louanges. Comme nous n’avons cessé de l’écrire, l’extrême richesse volée finira un jour prochain par se retrouver face à face avec l’extrême pauvreté que cette dernière a générée. Les bonimenteurs de toutes couleurs et de tous horizons ne serviront plus à rien. Les petits et grands voleurs seront seuls devant la plus grande armée du Congo : celle des parias ! Les pauvres, les affamés, et les maltraités !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires mais compte toujours sur ses bonimenteurs…
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 12:21
Congo : Paulin Makaya condamné par le tribunal de Brazzaville

Paulin Makaya

Congo : Paulin Makaya condamné par le tribunal de Brazzaville

Le président de l’Unis pour le Congo (UPC), opposant au régime de Denis Sassou Nguesso, a été arrêté lundi. Il est poursuivi pour trouble à l’ordre public. Le tribunal a requis deux (2) ans d’emprisonnement ferme à son encontre.

Proche de feu Bernard Kolelas, éphémère premier ministre pendant la guerre civile de 1997, Paulin Makaya est tombé dans le filet de pouvoir de Brazzaville. Il lui est reproché d’avoir organisé et participé à une manifestation non autorisée en octobre 2015. Celle-ci visait un soulèvement populaire contre le référendum constitutionnel qui autorisait Sassou Nguesso à briguer un nouveau mandat présidentiel.

Le tribunal, par la voix du président de la chambre correctionnelle Valerien Endenga, l’a condamné à deux ans d’emprisonnement ferme. Il devra également payer 2,5 millions de FCFA d’amande.

Au mois de juin dernier, le ministère public avait requis cinq ans de prison ferme, et cinq millions d’amande contre l’opposant. Mais, ses avocats ont interjeté appel, en qualifiant ce verdict d’injuste et illégal.

Rentré au Congo en fin d’année 2014 après 17 ans d’exile, Mr Makaya demeure un farouche opposant au régime de Brazzaville. Sa condamnation est diversement commentée par les Congolais.

Un militant de l’UPC, Eloi Destin Sikoula a déclaré à la presse que « le pouvoir voulait faire plaisir ».

Pour sa part, Me Yvon Eric Ibouanga, avocat de Paulin Makaya a laissé entendre que la juridiction d’appel sera sollicitée.

Lire aussi : Congo – Brazzaville : L’opposant Makaya sera jugé pour troubles à l’ordre public

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 02:09
(Congo-Brazzaville) APPEL A TOUS LES CONGOLAIS !

APPEL A TOUS LES CONGOLAIS

APPEAL TO ALL THE CONGOLESE PEOPLE

(Deux versions)

Ce texte fut diffusé en 2009

Chers amis, je mets à votre disposition un document écrit par un homme que certains d’entre nous connaissent très bien. Mais, peu importe qui il est pour certains autres qui ne le connaissent pas.

Que vous l’aimiez ou pas ; que vous soyez d’accord avec lui ou pas, et quels que soient les actes politiques ou professionnels posés par l’auteur de ce document, je vous supplie simplement de lire ce document et d’en faire vôtre. Prenez-le, utilisez-le et partagez-le. Donnez-le à vos proches et connaissances. Il y a quelque chose de bon, de très bon qui vous sera, qui nous sera utile, très utile. Pour faire évoluer notre pensée, notre vision des choses, afin d’avancer…, dans l’intérêt du Congo, notre pays. Merci de votre aimable attention !

Je vous livre deux versions en Français et en Anglais.

(Jean-Claude Mayima-Mbemba)

VERSION FRANCAISE

Général Emmanuel NGOUELONDELE-MONGO

APPEL A TOUS LES CONGOLAIS

« Un pour tous, tous pour un »

« Nous resterons unis quand nous confronterons le régime

pour regagner notre souveraineté et notre dignité.

Nous devons à nous-mêmes, aux générations futures

et à la prospérité de rester fermes »

« Tout citoyen, tout agent de l’Etat est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L’ordre d’un supérieur ou d’une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques. Tout individu, tout agent de l’Etat, toute autorité publique qui se rendrait coupable d’acte de torture ou de traitement cruel et inhumain, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, est puni conformément à la loi »

Article 10 de la Constitution

de la République du Congo

du 20 janvier 2002

Mes chers Compatriotes

1 – Hier, j’ai servi loyalement et fidèlement notre pays, alors Moyen-Congo, devenu, le 28 novembre 1958, République du Congo, dans la gendarmerie française, où j’ai appris les vertus de la discipline et de l’ordre qui faisaient la force principale des armées.

En mars 1961, j’ai cessé d’exercer mon contrat dans la gendarmerie française pour la gendarmerie nationale congolaise naissante où j’ai effectué et rendu de bons et loyaux services jusqu’au 31 décembre 1997, date depuis laquelle j’ai fait prévaloir mes droits à la retraite.

La retraite d’un Général, comme beaucoup d’entre vous le savent, permet au bénéficiaire de vivre décemment et de subvenir aux besoins de première nécessité.

J’aurais pu donc me contenter de ma pension, de ma situation familiale et passer le reste de mon temps à m’occuper de moi, à voyager aux quatre coins du monde, et afficher une indifférence totale au sort du reste des Congolais.

Mais cela aurait été contraire à ma formation d’officier de gendarmerie et à mon sens du devoir. On n’est pas officier général pour soi et pour sa famille. On est officier général de la République et pour la République.

Je n’ai jamais, durant toute ma carrière de gendarme, cherché à faire de la politique, ni pensé et encore moins rêvé de me livrer à la politique, devenue, en République du Congo, un vrai business qui apporte gloire et richesse, et qui, pour cela, a conduit bon nombre de cadres parmi l’élite intellectuelle à se prostituer au pouvoir, non pas pour servir la République, ni pour aider le peuple à sortir de la misère, mais bien pour leurs propres intérêts.

C’est ainsi qu’au sortir des guerres civiles successives inutiles que nous avons connues de 1993 à 1999, j’avais espéré que les choses iraient peut-être mieux, tout en pensant que les élections de 2002 allaient permettre au chef de l’Etat de travailler à une véritable réconciliation, à une véritable paix, au rétablissement de l’ordre public, au vrai pardon et à la reconstruction nationale.

Malheureusement, comme tout le monde le sait, bien que le chef de l’Etat se soit taillé une Constitution sur mesure en 2002, il n’a fait que la violer de tout temps et dès le commencement de son mandat.

En effet :

· L’article 68 de la Constitution fait obligation au président de la République élu, de prêter serment au plus tard dans les vingt jours qui suivent son élection, après la proclamation des résultats de l’élection par la Cour constitutionnelle. Malheureusement, outrepassant cette obligation, le président de la République élu en 2002 ne s’est pas soumis à cette règle. Il a prêté serment 144 jours – soit exactement 4 mois et 22 jours – après la proclamation des résultats ayant eu lieu le 23 mars 2002, et la prestation de serment n’intervenant que le 14 août 2002.De multiples autres violations de la Constitution ont été clairement relevées et détaillées dans une lettre interpellatrice que des partis et associations politiques, ainsi que des organisations de la société civile ont adressée, il y a quelques mois, à messieurs les présidents de nos principales institutions, garants de notre Constitution, et particulièrement le président de la Cour constitutionnelle.

2 – Vous vous souvenez, sans doute, de ma lettre fraternelle et amicale du mois d’août 2003, adressée à monsieur le président de la République. Un vrai cri du cœur, par laquelle j’attirais son attention sur la situation chaotique de notre pays.

J’avais espoir, là encore, que les choses iraient mieux et que le président de la République écouterait, enfin, la voix d’un ami.

Hélas, en dehors de la spéculation politicienne orchestrée, malgré moi, autour de cette lettre, rien n’est jusqu’alors venu de lui. J’en attends toujours les retombées positives et les changements réels que j’avais espérés pour le pays et pour notre peuple.

Aujourd’hui, vu l’incapacité du pouvoir de Brazzaville à conduire le destin de notre peuple, notamment à faire face :

- au désordre social et financier devenu endémique ;

- à la mort et l’enterrement de notre Etat qui a perdu tout son patrimoine ;

- aux conditions de vie précaires de notre peuple, jamais vécues voici 49 années d’indépendance ;

Et face aux gémissements, aux hurlements, à la misère et au désarroi du peuple que j’ai constatés et vécus avec tristesse lors de mes récentes tournées dans tous les départements du pays, et auxquels le pouvoir continue de faire la sourde oreille, j’ai pris une décision.

LA DECISION

J’ai décidé, à travers cet APPEL, de me tourner vers toi, PEUPLE CONGOLAIS, dans l’espoir d’être compris, mais sans prétention aucune, de vouloir à tout prix avoir raison, car c’est à toi seul que revient la raison.

Peuple Congolais,

Je me tiens devant toi, toi le Souverain Primaire.

Je te prends à témoin, parce que c’est toi-même qui a délégué tes pouvoirs à l’actuel président de la République, géniteur de la Constitution du 20 janvier 2002 que, comme je l’ai indiqué ci-dessus, il n’a fait que violer durant tout son mandat et cela depuis sept ans.

Je m’adresse donc à vous, chers compatriotes, et vous interpelle, les yeux dans les yeux.

Je vous interpelle, vous, cadres, intellectuels, femmes et hommes politiques.

Je vous interpelle, vous qui, pour vous agripper et défendre vos intérêts mal acquis, pour la plupart, continuez à me faire passer pour « un oiseau de mauvais augure ». Et je vous dis :

· Avez-vous déjà oublié l’état des lieux et les recommandations que vous aviez dressés lors des assises de la Conférence Nationale Souveraine, en 1991 ?

· Ne pensez-vous pas, en votre âme et conscience, que cet état des lieux s’est dramatiquement aggravé aujourd’hui, dix-huit ans après ?

· Pensez-vous, en votre âme et conscience, au devenir de vos enfants, sœurs, frères, neveux, nièces, petits-enfants et autres descendants que vous n’aurez certainement pas l’occasion de voir évoluer ?

· Avez-vous, en votre âme et conscience, ce droit de léguer à vos descendants, un Etat totalement délabré et asséché ?

Je vous interpelle, vous, mes frères d’armes de tous corps.

Je vous interpelle, vous, Officiers généraux et Officiers supérieurs, Officiers subalternes, Sous-officiers et Soldats, qui n’avez certainement pas encore perdu le sens noble du devoir et de l’honneur :

· Est-il normal que notre pays soit dirigé comme si nous n’étions plus en République, mais en monarchie ?

· Ne pouvons-nous pas remettre en cause ce système et décider, dans un sursaut patriotique, de changer nos attitudes complices et de compromission permanente actuelles, afin de secourir ce peuple, aujourd’hui martyrisé, pour lequel nous nous sommes engagés à nous sacrifier ?

· Est-il normal que les Congolais continuent, impuissants, à subir, dans leur chair et dans leur vie quotidienne, la flambée extraordinaire des prix des denrées alimentaires, les effets de l’impunité, les conséquences du gaspillage des fonds publics, etc., sans aucune réaction du Gouvernement de la République ?

· Avons-nous oublié que c’est grâce à l’ultime volonté de notre armée, qui s’était rangée du côté du peuple souverain en 1991, que la démocratie est née dans notre pays ?

· Allons-nous, pour nos intérêts personnels, laisser sacrifier cette démocratie chèrement acquise par notre peuple souverain aux côtés duquel nous nous sommes engagés à défendre à tout prix ?

· Préférons-nous avoir de gros salaires et des allocations diverses pendant que la majorité du peuple trime, végète, gémit, hurle et nous regarde ?

· Comment continuer à faire semblant d’oublier qu’il y a de nombreux Congolais retraités de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) qui perçoivent encore des pensions dérisoires variant entre 8 000 et 40 000 Francs CFA pour nourrir des familles nombreuses quand on connaît la hausse vertigineuse des prix pratiquée dans nos marchés urbains et ruraux ?

· Pourquoi devons-nous continuer à faire semblant d’ignorer nos parents qui meurent toutes les heures dans nos différents centres hospitaliers, faute de soins médicaux, de médicaments de base, et surtout victimes de la mauvaise gestion, du manque d’empressement dans la prise en charge des malades ?

· Pourquoi devons-nous continuer à faire semblant de ne pas voir des Congolais qui n’arrivent plus à faire des provisions, parce la fourniture d’électricité est incertaine ?

· L’eau est déjà rare. Pourquoi devons-nous continuer à faire semblant de ne pas voir des Congolais qui boivent de l’eau dont les conditions de traitement sont douteuses ?

· Préférons-nous, en nous réveillant le matin, voir à nos portes, des membres de la famille, du village, de la tribu, du quartier, du cercle de nos connaissances et des familles de nos connaissances, venir nous exposer leurs difficultés et autres problèmes, comme des mendiants ?

· Préférons-nous nous contenter d’avoir de belles maisons et de belles voitures alors que, juste à nos portails, ce sont des tas d’immondices, des rues et des ruelles insalubres, boueuses et à peine praticables ?

· Préférons-nous faire semblant de ne pas voir dans quelles conditions certains de nos concitoyens voyagent par la voie ferrée, en plein 21ème siècle, dans des trains qui ressemblent à ceux destinés au transport du bétail ?

· Voulons-nous que les générations futures utilisent nos noms comme des symboles de la honte ?

· Bref, allons-nous sacrifier l’existence de notre nation au seul prestige et à la seule gloire d’un clan qui tient à museler et à diviser le peuple par les méthodes bien connues en se servant du clan, de la tribu et de la région en brandissant sans cesse le spectre de la guerre sous le couvert de la paix ?

Je vous interpelle, vous, nos chers enfants, élèves et étudiants.

Je vous interpelle, vous, qui êtes conscients que votre avenir n’a plus de visibilité dans la mesure où :

· malgré l’importance de nos ressources nationales, vos conditions de travail à l’école, au lycée ou à l’université, restent précaires ou ne sont plus du tout assurées ;

· l’assistance que devrait vous assurer l’Etat à travers l’attribution transparente et équitable des bourses d’études est, depuis, devenue hypothétique ;

· la certitude de trouver un emploi à la fin de votre formation n’est plus évidente ;

· le chemin de l’école vous a été fermé depuis quelques années à cause des guerres civiles successives, fruit d’ambitions personnelles d’hommes politiques irresponsables ;

· bref, aucun programme réel visant l’épanouissement des jeunes, majoritaires aujourd’hui dans notre pays, et aucune politique viable d’éducation n’existent en faveur de cette force vive de la nation, malgré la multiplicité des ministères consacrés à l’éducation nationale.

Je vous interpelle, vous, travailleurs du secteur public et privé.

Je vous interpelle, vous :

· qui n’attendez plus rien de vos responsables syndicaux actuels, pour la plupart retraités, généralement nommés par le pouvoir et lesquels, comme vous le savez, ne se préoccupent plus de la défense sacrée de vos multiples intérêts, mais de leur propre confort ;

· qui êtes conscients des méfaits de la mauvaise gouvernance, de la démobilisation généralisée et de la baisse de productivité de nos administrations ;

· qui avez perdu votre emploi, parce que votre entreprise a fermé ou a fait faillite et qui attendez depuis des années la reconnaissance de vos droits et une indemnisation méritée !

Je vous interpelle, vous, mes parents retraités.

Je vous interpelle, vous :

· qui, sous le soleil ou la pluie, dans la bousculade et parfois les injures, faites des queues interminables devant la CNSS ou la CREF, dans l’attente d’une pension dérisoire ;

· qui, affaiblis par l’âge et la maladie, êtes obligés de grimper péniblement les étages de la CCA ou du Trésor Public pour implorer, devant l’indifférence des agents, le petit pécule que l’Etat vous doit !

Je vous interpelle, vous, chers parents paysans.

Je vous interpelle, vous :

· qui continuez encore à travailler avec des moyens rudimentaires, en plein 21ème siècle ;

· qui écoulez souvent difficilement vos produits qui vous procurent les rares revenus obtenus à la sueur de vos fronts ;

· qui êtes désespérés du pouvoir parce que vous n’y avez aucun enfant ou parent et qui êtes ainsi désabusés de la politique !

Je vous interpelle, vous jeunes gens au chômage et sans emploi.

Je vous interpelle, vous :

· qui êtes diplômés sans emploi et qui vivez au crochet de vos parents retraités, parce que l’Etat est incapable de créer les conditions qui favorisent la création d’emplois ou l’épanouissement d’initiatives génératrices de revenus ;

· qui vivez d’expédient parce que l’Etat n’a pas su vous donner accès à la formation professionnelle que vous méritiez, ni à d’autres services que vos capacités sont en droit d’attendre du Gouvernement.

A VOUS TOUS, MES COMPATRIOTES

Je sais et je vous dis que vous n’êtes pas dupes et n’acceptez pas ce qui se passe dans notre pays.

La République, vous le savez, va mal, très mal. Le Congo est gouverné par une kleptocratie corrom-pue, incompétente, criminelle et brutale, qui veut garder le pouvoir par des élections frauduleuses.

La pire crainte du régime de Brazzaville est la non violence, pour la simple raison qu’il ne sait pas y répondre.

La démocratie qui est une valeur avec des principes clairs – respect des différences, dialogue, compromis permanents – qui devrait nous guider, a été transformée en un simple slogan qui dénature, hélas, notre Assemblée nationale et notre Cour constitutionnelle.

Demandons-lui donc qu’il garantisse le respect de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous les Congolais.

Notre Justice fonctionne à deux niveaux : une justice pour les nantis, une autre pour les pauvres, et notre Gouvernement, qui a pourtant pour principe constitutionnel, selon l’article 2 : « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », n’a absolument rien de démocratique dans son fonctionnement.

On me dit souvent : « Non, vous exagérez, le peuple n’est pas dans le désarroi… ». Mais, quelqu’un peut-il me dire en toute honnêteté et arguments à l’appui :

- Non, le peuple n’est pas confronté aux problèmes de carburant, d’eau, d’électricité, de santé, d’éducation, etc. !

- Non, il n’y a pas mauvaise gestion de notre Etat !

- Non, la corruption ne ravage pas le pays !

- Non, il n’y a pas d’impunité dans notre pays !

- Non, il n’y a pas de désordre dans la force publique !

Hier, alors dans l’opposition, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a dit dans son livre intitulé, Le manguier, le fleuve et la souris (p. 17) :

« Quel homme admettrait de voir son pays plongé dans le désordre et la ruine ? Quel homme tolérerait de voir les siens souffrir de conditions de vie de plus en plus précaires, privés des droits démocratiques les plus élémentaires ? (…) Aucun homme digne de ce nom. »

Que chacun de nous, notamment nous, cadres politiques et officiers des forces armées, se pose donc aujourd’hui, en raison de la détresse que vit notre peuple, la question de savoir s’il est un homme digne de ce nom au regard de l’engagement pris par lui-même.

Pour ma part, je continuerai de parler pour dénoncer l’injustice, le désordre, l’absence de contrôle, la corruption ; bref, tous les maux qui minent la République et qui mettent le peuple en péril comme maintenant.

Il n’y a pas de grandeur dans l’hypocrisie, et je suis étonné que les Congolais aient oublié, de sitôt, les critiques de la Conférence Nationale Souveraine, comme si l’histoire pouvait s’arrêter.

Je me bats et continuerai à me battre parce que, pour moi, le Congo passe avant tout, avant nos intérêts égoïstes, avant nos humeurs et parce que personne n’a le droit de jouer avec le destin d’un peuple.

Personne n’a le droit d’user des ressources et des richesses naturelles d’un pays comme une propriété privée dont on dispose à son gré.

A chacune de mes apparitions publiques, je reprends toujours un temps d’observation, je prends du recul. Mais, au bout de ma patience, je fais chaque fois l’amer constat que le pouvoir ne change pas d’attitude ; que rien ne s’arrange ; qu’au fond rien ne change, malgré les cris d’alarmes, les déclarations, les propositions venant du peuple et des forces organisées, tels que les partis politiques de l’opposition, les associations diverses, les confessions religieuses, et même de certaines voix qui se réclament de la majorité présidentielle.

Devant la logique du « chien aboie, la caravane passe », qui suit inexorablement son cours, je te prends à témoin, toi, Peuple Congolais, sur cette façon tragique de diriger un pays, de prétendre veiller au destin des Congolais.

Général de mon état, je demeure attaché, par-dessus tout, à la paix, la vraie paix :

- pas à cette « paix » qui permet à certains de jouir d’innombrables privilèges refusés à d’autres ;

- pas à cette « paix » qui remplace les victimes de la guerre par des victimes de la pauvreté, du manque de médicaments, etc. ;

- pas à cette « paix » sans accès aux médias d’Etat pour celles et ceux qui pensent différemment ;

- pas à cette « paix » qui laisse sans solution des Congolais affamés ;

- pas à cette « paix » qui ignore le panier de la ménagère ;

- pas à cette « paix » avec des écoles sans enseignants à l’intérieur du pays ;

- pas à cette « paix » avec des routes aux conditions de délabrement désolantes ;

- pas à cette « paix » où règnent l’impunité, le désordre et les passe-droits.

Je pense que vous méritez une paix véritable, consolidée par le dialogue permanent.

Sommes-nous descendus si bas pour faire d’un débat à la radio ou à la télévision un privilège ?

N’est-ce pas une honte d’aller aux élections sans l’instauration, au préalable, d’un débat éclairé, contradictoire, à travers une concertation consensuelle ?

Evitons de ramener le pays si bas ; bien au contraire, essayons de relever le niveau de notre démocratie dans la paix véritable et la dignité retrouvée, l’unité nationale, le dialogue, la concorde et la solidarité entre tous les enfants de notre pays.

Ma faiblesse est que je ne supporte pas de voir mon pays dans cet état. Je ne supporte pas de savoir qu’après nous, les générations à venir utiliseront nos noms comme des symboles de la honte.

Je ne lance pas cet APPEL pour vous reparler des conflits non réglés qui ruinent encore les bases de notre unité nationale, ni des différentes composantes ethniques de notre pays qui se regardent encore aujourd’hui comme des chiens de faïence.

Je n’oublie pas que les survivants des guerres qu’à connues notre pays sont traumatisés, et les plaies ne sont pas encore cicatrisées.

Je n’oublie pas que certains Congolais pleurent encore leurs morts ; qu’ils n’ont pas encore fait le deuil de ceux-ci.

A ces malheurs se sont sévèrement ajoutées des crises qui ont rendu infernale la situation des Congolais. Par exemple :

- des licenciements sans droits de plusieurs agents d’entreprises liquidées, comme la SOTELCO, pour ne citer que ce cas, où des mères et des pères de famille ont été abandonnés à eux-mêmes voici des années ;

- des écoles et des dispensaires que même les colons n’osaient pas offrir aux colonisés de l’époque ;

- des hôpitaux qui servent plus à assister les malades à mourir qu’à les guérir ;

- des pensions de retraite précaires et péniblement versées par la CNSS et la CREF ;

- des locataires à qui les logeurs exigent le versement de dix mois de caution ;

- des pères retraités qui continuent d’héberger, de loger et de nourrir leurs fils sans emplois, avec femmes et enfants ;

- des fonctionnaires aux salaires dix à trente fois plus bas que ceux des membres des institutions politiques en réalité improductives.

C’est quoi donc ta solution ?

Je n’oublie pas tout cela. Cependant, je demande à chacune et à chacun de vous : c’est quoi ta solution ? Est-ce :

- Prendre un tee-shirt, un pagne, une bière et un billet de cinq mille, voire mille francs CFA, tous les cinq ou six ans, juste le temps d’une campagne électorale ?

- Préfères-tu choisir une option qui n’arrêtera pas le nombre de victimes des hôpitaux et dispensaires sans médicaments, des sociétés d’eau et d’électricité qui n’ont aucun compte à te rendre, ou d’une administration corrompue et pourrie ?

- Te plaindre et accuser les autres de lâches pendant que toi-même tu ne fais rien pour sortir de ta situation, préférant attendre les nouvelles à la télé ou à la radio ?

- Attendre que Dieu descende sur terre, malgré tous les atouts qu’il t’a donnés et continue de te donner ?

Avons-nous le droit de subir, d’accepter tout ?

Congolaise, Congolais, qu’est-ce qui t’arrive pour accepter cela ?

Tu dois savoir que le Congo-Brazzaville, notre pays, est un espace terrestre béni de Dieu, une maison « CONGO », que le Seigneur a créée et mise à notre disposition pour y vivre comme de simples locataires, Lui-même étant le vrai et unique propriétaire foncier.

De même qu’un sage l’a dit, « Ce pays, ce n’est pas quelque chose que nous héritons de nos ancêtres ; ce pays, c’est quelque chose que nous empruntons à nos enfants ».

C’est pourquoi, je crois que personne d’entre nous ne peut prétendre avoir l’idée de faire du Congo sa propriété privée. Le seigneur Dieu en est l’unique propriétaire pouvant, à la seconde, à la minute, en tout cas à tout moment, sans préavis, sans justice aucune, se permettre de déloger un locataire, même ayant réglé son loyer mensuel, qu’il soit Roi ou Empereur !

Alors :

- Au nom de quoi et de qui acceptes-tu de vivre comme un locataire dans ton propre pays ?

- Au nom de quoi et de qui renonces-tu au souvenir de la grandeur de ta patrie, le Congo, tombée aux mains de prédateurs, de dirigeants véreux et de moralité peu recommandable, qui ont pratiquement réduit le Congo au plus bas niveau des autres pays africains ?

- Au nom de quoi et de qui renonces-tu au souvenir de la dignité historique de ton pays ? Au temps de la colonisation, les Français qui nous ont colonisés avaient une haute idée de l’homme Congolais. Ils disaient toujours que l’homme Congolais était le plus fier de sa dignité et, de ce fait, le plus récalcitrant. Car il savait dire : « NON ! ».

- Au nom de quoi et de qui acceptes-tu de cautionner, par ton attitude, le retour déguisé à la pensée unique et au monopartisme ? Est-ce au nom de la peur ?

Il, elle, a sauvé ta vie. Et toi ?

Notre démocratie est sacrée, car chacun de nous a perdu un parent dans les luttes politiques guerrières qu’a connues le Congo.

Le Peuple congolais, sous la protection de la loi, devrait avoir la liberté d’exprimer ses opinions politiques sans subir de harcèlement, d’intimidation ou de violence.

- Penses-tu que ton sang, ta vie, sont plus précieux que ceux de tous ceux qui sont morts pour revendiquer des libertés démocratiques dans notre pays ?

Par leur sang versé, sacrifié sur l’autel de l’intolérance parce que, parfois, victimes expiatoires, ils ont sauvé ta vie. Ils se sont donnés afin que toi tu vives. Il faut t’en souvenir !

- Penses-tu aux compatriotes qui sont en train de payer de leur vie la déliquescence de l’Etat aujourd’hui mort et enterré ?

- Penses-tu à ces populations congolaises humiliées, jetées dans l’errance sans espoir de lendemain ?

- Penses-tu à ces Congolaises violées et torturées pour rien, à ces enfants malnutris, aux scolarités bouleversées et hypothéquées ?

- Penses-tu à ces étudiants qui jettent l’éponge tellement les conditions sont difficiles, insurmontables ?

- Penses-tu à l’anarchie, à l’apologie du mensonge et à l’esprit guerrier qui ont pris la place des valeurs centrales de l’humain.

- Penses-tu à la haine, à l’esprit de vengeance, à l’esprit de destruction, à l’exclusion réciproque et aux déchirements qui menacent, au jour le jour, notre unité nationale, alors qu’étaient présentes, hier, les vertus de la discipline, du respect de l’autre, de la fraternité, de la solidarité et de l’entraide ?

ENFIN, C’EST A TOI QUE JE CONFIE…

Au cœur de la vie figure la question de la gouvernance et de la légitimité. Nous ne voulons pas dans notre pays d’une élection présidentielle dans le cadre constitutionnel et électoral actuel.

Nous exigeons une nouvelle constitution démocratique et des réformes de la loi électorale qui permettent la tenue des élections libres, justes et transparentes.

Le CONGO, notre beau pays, a perdu tout ce qui faisait sa gloire et l’honneur de son peuple. Mais le Congo n’est pas perdu.

L’heure est aujourd’hui grave, très grave.

A quelques pas de l’élection présidentielle cruciale, le pouvoir panique et ne trouve rien d’autre, pour apaiser les cœurs, que de multiplier des manœuvres dilatoires pour, enfin, ruiner les espoirs d’une concertation citoyenne apaisée, d’un dialogue voulu et sollicité par des partis et associations politiques de l’opposition, ainsi que par des organisations de la société civile. Le monologue qui s’est tenu récemment à Brazzaville, du 14 au 17 avril dernier, en est l’illustration.

Une élection, surtout présidentielle, sans commission nationale électorale indépendante, sans révision paritaire des listes électorales, ni consensus autour du cadre juridique, ne saurait être que donner un « laissez-passer », « un blanc-seing » à ce pouvoir inique, afin de poursuivre son hégémonie sur le pays, son œuvre de destruction massive du Congo : pillages, bradage de nos richesses, corruption, débauche, dépravation des mœurs, impunité, perpétuant ainsi le chaos et la dégradation avancée du pays, donc la misère et les souffrances du Peuple Congolais. Ce que, j’en suis sûr et certain, aucun d’entre nous ne voudrait plus voir dans notre pays.

Comment allons-nous réaliser nos objectifs ?

Il s’agit donc, aujourd’hui, ici et maintenant, de sanctionner ce pouvoir arrogant, sans scrupule et sans âme.

Il s’agit de faire table rase et, dans un sursaut héroïque, de repartir sur de nouvelles bases.

Il ne faut pas avoir peur du changement.

Au cas contraire, ce ne sera pas, comme certains le penseront, l’échec de l’opposition, mais notre échec à nous tous. Ce sera ton échec.

Comme l’opposition n’est là que pour défendre ton intérêt et celui de la Nation, ce sera donc l’échec de tous les Congolais qui n’auront pas eu la chance de vivre une véritable démocratie ; des Congolais qui auront raté l’occasion de vivre enfin dans la prospérité et la sécurité, alors qu’ils ont tout, que la nature leur a tout donné.

Alors, je vous dis : N’ayons pas peur !

Levons-nous, pour qu’ensemble :

1. Nous exhumions et ressuscitions le Congo, en lui redonnant ses lettres de noblesse ;

2. Nous mettions de l’ordre dans notre maison « CONGO » et restaurions l’Etat et son administration ;

3. Nous rétablissions la justice, la discipline et l’équité ;

4. Nous mettions un terme à la corruption, au pillage de nos ressources et à la gabegie ;

5. Nous créions les conditions qui permettent aux enseignants d’exercer leur métier – un véritable sacerdoce –, aux étudiants d’étudier dignement, aux travailleurs de vaquer à leurs occupations dans la dignité, aux malades de se faire soigner correctement, et au Peuple Congolais de vivre décemment dans la paix, la dignité, la concorde et l’unité nationale ;

6. Nous puissions, enfin, changer ce pays où il devrait faire bon vivre, grâce à la contribution de chacun de vous tous, de nous tous, c’est-à-dire de TOUS LES CONGOLAIS, à l’œuvre commune.

C’est donc à toi, Peuple Souverain, que je confie le destin de ta patrie, le CONGO !

Vive la République !

Vive le Congo !

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ENGLISH VERSION

General

Emmanuel NGOUELONDELE-MONGO

APPEAL TO ALL THE CONGOLESE PEOPLE

« One for all, and all for one”

“We will remain united when we will face

the regime to regain our sovereignty and our dignity.

We, the future generations and the prosperity should remain firm »

« Any citizen, any State worker is untied from the obedience duty when the instruction received constitutes the infringement of human rights and of public liberties. The instruction of a superior or of any State worker, any public authority who will be responsible of torture or cruel and inhuman treatment either by his own initiative or by instruction, should be punished in accordance with the law »

Article 10 of the Constitution

of the Republic of Congo

of January 20th, 2002

My dear Compatriots,

1 – Yesterday, I served faithfully our country, at that time it was called “Moyen-Congo”, which became Republic of Congo on November 28th, 1958, in the French police force, where I learned the virtue of discipline and or order that constituted the main strength of the armies.

In March 1961, I stop working for the French police force and I decided to work for the Congolese police force that was just been established and I have work faithfully until December 1997, when I decided to retire.

The retirement of a General, as many of you know, allow to the beneficiary to live decently and to meet the vital needs.

Il could therefore make do with my retirement, of my family situation and to spend the rest of my time to look after myself, by traveling all over the world and not care about the rest of the Congolese people.

But that could have been the opposite of my formation as an officer of the police force and to my sense of duty. One is the general of the Republic and for the Republic.

I have never, during my career as a police officer, tried to do politics, or to think or dream to give myself over to politics, which has become in the Republic of Congo, a good business that brings glory and wealth, and that has led many executives among the intellectual elite to prostitute themselves to power, not for the purpose of serving the Republic, or helping people to come out of misery, but for their own interests.

That is why when the unnecessary civil wars from 1993 to 1999 were over, I hoped things were going to be alright thinking that the elections in 2002 would allow the Head of State to work on a true reconciliation, on a true peace restoration and on restoration of public order, on a true forgiveness and on the national reconstruction.

Unfortunately, as everybody knows, although the Head or the State has put in place a Constitution in 2002 but he has been infringing it since the beginning of his term of office.

Actually:

· The article 68 of the Constitution requires the elected President of the Republic to take the oath in twenty days after he has been elected, after the results have been published by the Constitutional Court. Unfortunately, overstep-ping this obligation, the elected President of the Republic in 2002 didn’t submit himself to this regulation. He took the oath 144 days – exactly 4 months and 22 days after the results have been published on March 23, 2002 and the oath took place on August 14, 2002.

· Other many violations of the Constitution have been revealed and detailed in a questioner letter that political parties and associations, as well as the civil society have written to the presidents of our main institution, the guarantors of our Constitution, and particularly the President of the Constitutional Court.

2 - You probably remember my fraternal and friendly letter of August 2003, written to Mr. the President of the Republic. A true cry from the heart, through which, I brought to his attention the chaotic situation of our country.

I had hope again that things could be better and that the President of the Republic could finally listen the voice of a friend.

Sadly, apart from the orchestrated political speculation, about that letter, nothing has come from him until today. I am still expecting from that letter some positive affects and the real changes that I have hoped for the country and for our people.

Today, considering the inability of Brazzaville to lead the destiny of our people, more particularly to face:

- The social and financial chaos that have become endemic;

- The death and the shelving of our State that has lost its patrimony;

- The precarious conditions of life of our people, that they have never lived for now 49 years of independence;

And due to the moans, to the yells, to the misery and to the distress of the people that I have noticed and experienced with sadness during my tour in all the departments of the country, and to which the power doesn’t want to attend to, I have taken a decision.

THE DECISION

I have decided, through this APPEAL, to turn to you, CONGOLESE PEOPLE, hoping to be understood, but without any pretentiousness, to want at all cost to be right, because it is only you who are right.

Congolese People,

I stand before you, you the First Sovereign.

I take you as witness, because it is you who delegated your power to the present President of the Republic, parent of the Constitution of January 20th, 2002 that he has been infringing during the whole term of office and this since seven years as I mentioned earlier.

I am talking to you, dear Compatriots, and I appeal to you publicly.

I appeal to you, you, executives, intellectuals, political women and men.

I appeal to you, you who, for you to get back and defend your interests taken from you illegally, for most of them, made me to be “a bad omen”. I ask you:

  • Have you already forgotten the appraisal and the recommendations you drew up during the meeting of the Sovereign National Conference in 1991?
  • Don’t you think consciously that this appraisal has become serious today, eighteen years after?
  • Do you think consciously about the future of your children, sisters, brothers, nephews, nieces, grand-children and other descendants that you might certainly not have a chance to see them progress?
  • Have you consciously the right to inherit to you descendants, a State totally ruined and drained?

I appeal to you, you, my brothers of all the army corps.

I appeal to you, you, the general Officers and high-ranking Officers, low-ranking Officers, noncommissioned Officers and Soldiers, who have certainly not lost the noble sense of duty and of honor:

· Is it normal that our country is run as if we were not any more in Republic, but in a monarchy?

· Can’t we challenge this system and decide, with a patriotic effort, to change our present collusive attitudes and of permanent compromise of principle, in order to Rescue the people, who are tormented today, for whom we have committed to sacrifice ourselves?

· Is it normal that the Congolese people are still, in there daily lives, victims of the extraordinary raise of price of the food stuff, of the impunity, of the consequences of the waste of the public funds, etc., without any reaction from the Government of the Republic?

· Have you forgotten that it is thanks to the ultimate will of our army, that went along with the sovereign people in 1991 that democracy started in our country?

· Will we, because of our personal interests, let that democracy dearly acquired by our sovereign people along whom we committed to defend at all cost?

· Do we prefer to have huge salaries and different allowances while the majority of people suffer, vegetate, moan, yell and look at us?

· How can we still pretend to forget that there are many retired Congolese people of the Pensions Organization National Fund (CNSS) who still receive trivial benefits between 8 000 and 40 000 CFA Francs to feed their huge families whilst we the staggering raise of the price in our urban and rural markets?

· Why should we still pretend to ignore our parents who are dying every hour in different hospital centers, because of lack medical cares, of primary medication, and above all they are victims of the bad management, the lack of hurrying to take charge of the patients?

· Why should we still pretend not to see the Congolese who cannot stock food anymore because the power supply is not guaranteed?

· Water is scarce. Why should we still pretend not to see the Congolese people who drink water of which the treatment conditions are dubious (questionable)?

· Do we prefer that when we wake up in the morning, to see at our doors, the members of the family, of the village, of the tribe, of the area, who are familiar and the families of people who are familiar to us, who come and tell us their difficulties and other problems like beggars?

· Do we prefer to have beautiful houses and beautiful cars while it is filthy in front of our gates, the streets and back streets are prejudicial to health, muddy and impassable?

· Do we prefer to pretend not see in which conditions some of our fellow-countrymen travel by railway track, in the 21st century, in the trains that look like those that should be carrying livestock?

· Do we want that the future generations use our names as symbols of shame?

· In short, will we sacrifice the existence of our nation to the only prestige and to the only glory of a clan that likes to muzzle and to divide people by well known methods by using the clan, the tribe and the region by throwing out with cease the war specter under the cover of peace?

I appeal to you, you, our dear children, pupils and students.

I appeal to you, you, who are conscious that the future doesn’t have any visibility insofar as:

· Despite the importance of our national resources, your work conditions at school, at the college or at the university, remain precarious or are not at all assured;

· The assistance the State was supposed to assure you through the open and fair of study bursaries has, since, become hypothetic;

· It won’t be easy to find a job after you have completed your studies;

· You wouldn’t be able to go to school some years ago because of the successive civil wars, fruit of personal ambitions of irresponsible politicians;

· In short, no real program aiming at the development of the youth, in majority in our country today and no feasible education policy have been put in place in favor of this youth that constitutes the strength of the nation, despite the multiplicity of the ministries consecrated to national education.

I appeal to you, you, workers in the public and private sectors.

I appeal to you:

· Who don’t expect anything from your present responsible of your different unions, most of retired, generally appointed by the power, whom you all know, are not preoccupied by your multiple interests, but by their own comfort;

· Who are conscious of the damaging effects of bad governance, of the generalized demobilization and of the drop of productivity of our administrations;

· Who have lost your job, because your company has closed down or has gone bankrupt and you have been waiting for years for your rights to be to recognized and to get a deserved compensation!

I appeal to you, you, my retired parents.

I appeal to you:

· Who, under the sun, or the rain, in the rush and sometimes victims of insults, and in the endless queues in from the CNSS or at the CREF, waiting for trivial pension;

· Who, weaken by age and by sickness, obliged to climb with difficulty the floors of the CCA or of the government department in change of the public finances to beg, in front of the indifference of the staff, the little money that the state owes you!

I appeal to you, you, dear peasant parents.

I appeal to you:

· Who still work with the rudimentary means, in the 21st century;

· Who often sell your products with difficulty that give you rarely the income obtained from the sweat of your brow;

· Who are hopeless of the power because you don’t have any child or parent in it and who are cynical of politics!

I appeal to you, you, unemployed young men and without a job.

I appeal to you:

· Who are graduated without a job and who depend on your retired parents, because the State is unable to put in place the conditions to create jobs or the initiatives to generate income;

· Who live by your own wits because the State didn’t manage to allow you neither access to professional training that you deserve, nor to other services that your abilities are entitled to expect from the Government.

TO ALL OF YOU, MY COMPATRIOTS

I know and I can tell you that you are not fools and you don’t agree with what is happening in our country.

You know that the Republic is doing bad, very bad. Congo is governed by a corrupted, incompetent, criminal and brutal kleptocracy that wants to keep the power by fraudulent elections.

The worse fear of the Brazzaville regime is the non violence, for the simple reason that it cannot answer.

Democracy which is a value with clear principles – respect of differences, dialog permanent compromises – that should guide us, has been transformed in a simple slogan that, sadly, distorts our national Assembly and our Constitutional Court.

Let’s ask him to guarantee the respect of the law, of the human rights and of fundamental freedom for all the Congolese people.

Our justice works at two levels: a justice for the well-of, another one for the poor, and yet our Government, that has as constitutional principle, according to article 2: « The Government of the people, by the people and the people », doesn’t have anything democratic in its functioning.

Then often tell me: « No you are exaggerating; people are not in distress… ». But, can someone tell me honestly and by providing proofs:

- That people are not facing fuel, water, electricity, health, education problems, etc. !

- That there is no mismanagement of our State!

- That corruption doesn’t tear apart the country!

- That there is no impunity in our country!

- That there is no mess in the public force!

When he was in the opposition some years ago, the President of the republic, Denis Sassou Nguesso, said in book entitled, the mango tree, the river and the mouse (Page 17):

« Which man who would agree to see his country thrown in a mess and ruin? Which man would tolerate to his own people suffer from the life conditions more and more precarious, deprived of the most elementary democratic rights? (…) No man worthy of the name. »

Let each of us, in particular us, political executives and officers of the army forces, ask therefore today, owing to the distress our people are living in, the question to know if he is man worthy of the name with regard to the commitment taken by him.

As for as I am concerned, I will carry on talking to denounce injustice, mess, absence of control, corruption ; in short, all the wrong doings that are undermining the Republic and that put people lives in danger.

There no greatness being hypocrites, and I am surprised have forgotten so quick the critics of the Sovereign National Conference, as if the histoire is coming to an end.

I am fighting and will always fight because, for me, Congo comes first, before our selfish interests, before our moods and because nobody has the right to play with the destiny of people.

Nobody has the right to use the natural resources and the wealth of a country as a private property the way they like.

At each of my public appearance, I always have time for observation, I step back. But although I have been patient, I notice every time that the power has changed its attitude; nothing gets better; at the end nothing changes, despite the cries or alarm, the declarations, the proposals from people and from organized forces such the opposition political parties, from various associations, from religious organizations, and even from some voices that claim to be part of the presidential majority.

Before the logic « sticks and stones may break my bones (but words will never hurt me) », that carries on inexorably its course, I take you as a witness, Congolese people, on this tragic way of running a country, to pretend looking after the destiny of the Congolese people.

General as I am, I remain attached, above all, to peace, to true peace:

- Not to that « peace » that allows some to enjoy countless privileges refused to others ;

- Not that « peace » that replaces the victims of war by the victims of poverty, of the lack of medicine, etc.;

- Not that « peace » without access to the State medias for those who are thinking differently;

- Not that « peace » that doesn’t get a solution to the Congolese people who are starving;

- Not that « peace » that ignores the housewife’s shopping basket;

- Not that « peace » with schools without teachers in the country;

- Not that « peace » with roads in depressing dilapidation conditions;

- Not that « peace » where the impunity, the mess and the preferential treatments prevail.

I believe that you deserve a true peace, consolidated by the permanent dialog.

Have we becosxme so cheap to make a debate on the radio or on the television a privilege?

Isn’t it a shame to go to the elections without the institution, beforehand, of an enlightened and open debate, through a consultation based on consensus?

Let’s avoid bringing the country so down; on the contrary, let’s try to raise the level of our democracy in the true peace and regained dignity, in the national unity, in the dialog, in harmony and solidarity among all the children of our country.

My weakness is that I can’t stand seeing my country in this state. I can’t stand knowing that after us, the future generations will use our names as symbols of shame.

I don’t this CALL to remind you neither the conflicts not yet sorted out that are ruining the basis of our national unity, nor the different ethnical components of our country that look daggers at each other.

I don’t forget that the survivors from the known wars in our country are traumatized, and the wounds are not yet healed.

I don’t forget that some Congolese people are still mourning their beloved ones; that they haven’t yet organized a proper mourning for them.

To these misfortunes were severally added the crisis that have made worse the situation of Congolese people. For example:

- The redundancy, without any right, of many liquidated companies workers, such SOTELCO, to mention just this, whereby the mothers and fathers of the family have just been abandoned for years;

- The schools and health centers that even the colonists didn’t dare to other to the colonized of the time;

- The hospitals that don’t help mare the patients to dies than to be healed;

- The precarious retirement pensions and paid with difficulty by CNSS and CREF;

- The tenants whom the landlords ask to pay a deposit of 10 months;

- The retired fathers who carry on to accommodate and feed their jobless sons, with wives and children;

- The civil servants with salaries ten or thirty times less than the ones of the members of political institutions that in reality, are unproductive.

What is therefore your solution?

I don’t forget all this. However, I would like to ask to each of you: what’s your solution? Is it:

- To take a T-shirt, a wrapper, a beer and five thousand even one thousand CFA francs note, every five or six years, just around the time of an electoral campaign?

- Do you prefer to choose an option that will never end the number of victims of hospitals and health centers without medicine, the water and electricity companies that cannot help you, or the corrupted and rotten administration?

- To complain and accuse others of being cowards while yourself do nothing to come out of your situation, preferring to wait the news on Television or on the radio?

- To wait for God to come down on earth, despite all the advantages (aces) he has given you?

Do we have the right to be subjected to, to accept everything?

Congolese people, what’s happening to you to accept everything?

You should know that Congo-Brazzaville, our country, is a blessed of God, a “CONGO” house which the Lord has created and given to us to live in as tenants, himself being the true and sole landowner.

So said an Wiseman, “This country, is not something we have inherited from our ancestors; this country, is something that we barrow from our children”.

That’s why I think that no one among us can pretend having the idea to make Congo his private property. The Lord God is the only sole owner and can, in a second, any minute, any time, without notice, without any justice, allow himself to evict a tenant, even if he has been paying his monthly rent, he might King or Emperor!

Therefore:

- On behalf of what will you agree to live as a tenant in your own country?

- On behalf of what or of whom do you renounce to the memory of the greatness of your country, Congo, failed in the hands of hunter-gatherers, of crooked leaders and of disreputable morality, who have reduced Congo to a lower level comparing to other African countries?

- On behalf of what and of whom do you renounce to the memory of the historical dignity of your country? During the colonization era, French people who colonized us had a higher idea of a Congolese man. They were always saying that the Congolese man was the most proud of his dignity and, for that, the most recalcitrant. Because he knew how to say “NO!”

- On behalf of what and of whom do you agree to give the approval, by your attitude, the veiled coming back of one man thought and to one-party system? Is on behalf of fear?

He, she, saved your life. And you?

Our democracy is sacred, because each of us has lost a parent in the political struggles that took place in Congo.

The Congolese people, under the protection of the law, should have the freedom to express their political opinions without being subjected to harassment, to intimidation or to violence.

- Do you think that blood your life are more precious than of the ones who died to demand democratic freedom in our country? By their shed blood, sacrificed on the intolerance altar because, sometimes, expiatory victims, they have saved your life. They sacrificed themselves so that you may live. You should remember!

- Do you think about the compatriots who are paying of their life the decline of the State today dead and buried?

- Do you think about all the Congolese populations humiliated, thrown in the restless wandering without any hope for the next day?

- Do you think about all the Congolese ladies raped and tortured for nothing, to these children without food, to the schooling disrupted and hypothetical?

- Do you think about these students who quit schooling because of the difficult and insurmountable conditions?

- Do you think about anarchy, about the praise of lie and to the war spirit that have taken the place of the human central values?

- Do you think about the hatred, about the spirit of revenge, about the spirit of destruction, about the mutual exclusion and about the rifts that threaten, each day, our national unity, while some years back, we had the virtues of discipline, of respect of the other, of fraternity, of solidarity and of mutual aid?

FINALY, I ENTRUST TO YOU…

In the heart of life there is question of the governance and of legitimacy. We don’t want in our country a presidential election in the present constitutional and electoral framework.

We demand a new democratic constitution and the electoral law reforms so that we can have free and fair elections.

CONGO, our beautiful country, has lost all that was doing its glory and honor of its people. But Congo is not lost.

The time today is serious, very serious.

Some few times before the crucial presidential election, the power is panicking and doesn’t find anything to calm down the hearts, than to try and gain time, finally, to ruin a citizen peaceful consultation, of a dialog wanted and called upon by the opposition political party and associations, as well as by the civil society organizations. The monologue that took place recently in Brazzaville, from the 14th to the 17th April, is an illustration of it.

An election, especially the presidential one, without either any independent electoral national commission, without any joint revision of electoral lists, or any consensus around the judicial framework, will only give a “pass”, “a free-hand” to that iniquitous power, in order to carry on with its hegemony on the country, its work of massive destruction of Congo.

Looting, selling off of our wealth, corruption, debauchery, morals depravity, and impunity, and thus perpetuating the chaos and the advanced deterioration of the country, therefore the misery and sufferings of the Congolese people. What is am sure that no one would like to see this to happen again in our country.

How are we going to achieve our objectives?

It’s about therefore, today, here and now, to punish this arrogant power, without any scruple and pity.

It is about joining together, in a heroic sudden burst, to start all over again.

Don’t be afraid of changes.

In the contrary, it won’t be as others would think the failure of the opposition, but our failure for all of us. It will be your failure.

Since the opposition is only there to defend your interest and that of the Nation, it will be therefore the failure of all the Congolese people who wouldn’t have a chance to live a true democracy; the Congolese people that will have missed the opportunity to live finally in prosperity and in security; while they have everything, that the nature has given them.

Therefore, I tell you: Let us not fear!

Let’s stand, so that together:

1. We exhume and help Congo come back to life, by give it again its letters patent of nobility;

2. We put order in our house “CONGO” and restore the State and the administration;

3. We restore justice, discipline and fairness;

4. We put an end to corruption, to looting of resources and to waste;

5. We put in place the conditions that allow the teachers to do their job, a true vocation, to students to study with dignity, to workers to attend to their to business with dignity, to the patients to be treated correctly, and to the Congolese People to live decently in peace, in dignity, in harmony and in national unity;

6. We, finally, change this country where it will wonderful to live in, thanks to the contribution of each of you, it means of ALL THE CONGOLESE PEOPLE, towards a common goal.

IT IS THEREFORE UP TO YOU, SOVEREIGN PEOPLE, THAT IS ENTRUST THE DESTINY OF THE NATION, CONGO !

Long live the Republic!

Long live Congo!

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Général Emmanuel Ngouelondele - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 13:30
(Congo-Brazza) La résistance congolaise : le mur de la honte doit tomber

Comme un "berger" bâton à la main, et ses moutons, derrière, le suivant benoîtement.

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A la veille des prétendues consultations ou dialogue national inclusif, celui qui veut changer le statu quo doit d’abord le reconnaître. La situation politique s’enlise au Congo et il nous revient la charge d’en changer la donne. Sassou n’a pas accepté de céder le pouvoir lorsque le verdict des urnes l’a imposé le 20 mars 2016 conformément à la volonté populaire. Ce qui commence par le mal ne prospère que par le mal et le résultat est incertain.

Comme le mur de Berlin naguère, Sassou a construit le mur de la honte au Congo qui dorénavant sépare le peuple congolais entre les collabos, ceux acquis à sa cause au prix de vils avantages matériels, et le peuple, cette majorité silencieuse réduite à l’état d’esclaves. L’inversion de la chaîne des valeurs devient la marque de fabrique d’un pouvoir aux abois qui récompense ceux qui collaborent et punit ceux qui résistent.

Cette partition s’est jouée contre le peuple congolais à Paris, en France. En effet contre toute attente, François Hollande déclarait à propos de Sassou : « Sur le Congo, le président Sassou peut consulter son people; cela fait partie de son droit, et le peuple doit répondre. Une fois que le peuple aura été consulté, et cela vaut pour tous les chefs d’états de la planète, il faut veiller à rassembler, à respecter et à apaiser ». La suite a été un désastre fait de massacres, de larmes et de sang. Nous en payerons pour longtemps encore le prix tant les souffrances sont imprimées dans nos gènes. Ce même Hollande a rejoint la logique colonialiste et paternaliste de ses prédécesseurs. Avant de succomber aux délices du pouvoir, à la françafrique qu’il répugnait dans l’opposition, il était celui qui méprisait Joseph Kabila pour les droits de l’homme, et disait à qui voulait l’entendre en novembre 2014, lors du sommet de la francophonie à Dakar : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées, là où la liberté est bafouée, là où l’alternance est empêchée, j’affirme ici que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver dans l’espace francophone le soutien nécessaire pour faire prévaloir la justice, le droit et la démocratie ». Comme quoi « les promesses n’engagent que ceux qui y croient », et que « les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts » dixit Charles de Gaulle. La France est devenue le repaire des dictateurs, « en Afrique, la France est toujours du côté des dictateurs » dixit Nicolas Sarkozy.

Il est temps de prendre des positions claires pour notre avenir en vue de réunir notre peuple, notre pays. La paix est essentielle dans un pays car sans la paix point de développement. Si nous n’évitons pas la guerre nous pouvons mettre une croix sur la démocratie et la justice car une fois de plus rien ne peut se faire sans la paix. Notre fil conducteur c’est de garantir cette paix, la préserver pour que tout ce qui sous-tend la terreur s’arrête. Notre paix sera celle des braves et jamais celle du silence des cimetières. Entre Congolais nous pouvons être des adversaires du fait de la divergence de nos orientations politiques, mais jamais des ennemis. Car, tôt ou tard nous finirons par nous retrouver pour discuter de ce qu’il y a de mieux à faire pour notre pays. Ainsi, chacun de nous à droit au chapitre et peut exprimer ses idées. La république « res publica : chose publique » est un bien commun que nul ne peut revendiquer comme un gibier pris dans son filet. Le temps des barbares et des dictateurs est révolu.

Dans les situations politiques difficiles, il faut changer la donne pour forcer la partie adverse à réagir. Notre rôle est d’accentuer l’isolement diplomatique du Congo vis-à-vis de la communauté internationale en relayant tant bien que mal les méfaits de ce pouvoir tyrannique. L’une de nos tâches est aussi d’informer pour faire comprendre le bien fondé de notre lutte de libération, de distribuer des tracts et journaux pour remonter le moral de la population. Nous allons gagner cette guerre pour que la liberté et la justice puissent triompher dans un Congo démocratique. Les coupables de ces crimes seront punis et n’oublions pas que nous avons des alliés. L’armée de l’intérieur, l’armée de la résistance (ces millions de congolais désabusés) doit être la seule institution de la résistance, car c’est d’elle que viendra notre libération. Notre devoir est de faire en sorte que les prolétaires de ce pays deviennent des citoyens à part entière demain.

Nous avons le droit et l’exigence morale de nous adresser personnellement et individuellement à chacun des congolais afin de construire les ponts de l’amitié là où d’autres construisent des murs de plus en plus hauts de la haine et de l’exclusion. Platon disait à ce sujet « ce ne sont pas les murailles mais les hommes qui font les remparts protecteurs de la cité ». La dimension humaine constitue toujours la clé du succès. Les limites géographiques du Congo sont intangibles, immuables, inviolables et ce qui nous rassemble et plus fort que ce qui nous divise. La gestion du Congo ne doit plus se faire en termes de Nord-Sud ou Sud-Nord, mais entre Congolais.

Il nous reviendra de demander « réparation » pour toutes les atrocités commises depuis l’indépendance du Congo par nos différents dirigeants, même si nous n’avons rien à voir avec ces crimes. La réconciliation passera aussi par là. Un changement radical s’impose et l’on ne doit plus se contenter des programmes d’ajustement structurel. Le Congo est l’un des seuls pays au monde qui depuis son accession à l’indépendance n’a jamais connu d’alternance démocratique pacifique. Le temps venu, nous serons heureux de vivre ce moment de la libération du Congo, car enfin nous pourrions dire comme Willy Brandt : « maintenant c’est réuni enfin, ce qui n’était qu’un seul ensemble ».

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 14:33
(Congo-Brazzaville) La preuve de l'arbitraire : Le témoignage d'un Avocat

Modeste Boukadia -

Victime de l'arbitraire

Quand la Loi n'existe plus, il n'y a plus que l'anarchie et l'arbitraire

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On aura tout dit et d'aucuns taxeront ceux qui dénoncent les dérives sectaires et claniques inacceptables d'extrémistes, d'irréductibles. Pourtant, dans le même temps, ceux qui séquestrent, détiennent des citoyens, leurs compatriotes en otages, se la coulent douce et, bien souvent, trouvent des soutiens et des complices, comme en Occident et notamment en Europe et aussi en France. En voici la preuve de l'arbitraire.

Il s'agit de M. Sassou Nguesso, le dictateur qui fut installé au pouvoir par le bout d'un cacnon par la France, sous le président Chirac, avec l'aide très active de M. Jacques Foccart, sur fond de fleuves de sang et de larmes des "AUTRES" (sic). Lisez le livre de (feu) M. Jean-François Probst : "Chirac, mon ami de trente ans" aux Editions Denoël, pour que ce que nous avançons à ce sujet ne souffre d'aucune contestation.

(Congo-Brazzaville) La preuve de l'arbitraire : Le témoignage d'un Avocat
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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 08:40
(Congo-Brazza/Guinée) Affaire de grands truands et mafieux

sassou-conde

En Guinée, l’ancien ministre d’Etat de l’Energie accuse Denis Sassou Nguesso. Brazza n’est pas Ouaga ; et les Guinéens ne sont pas les Congolais ! En Guinée, les pénuries de courant et les coupures à répétition ont toujours provoqué de violentes manifestations, pillages et incendies de biens publics et privés, dont le siège de la société d’électricité de Guinée (EDG) notamment en 2013.

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par Rigobert OSSEBI--

Brazza n’est pas Ouaga ; et les Guinéens ne sont pas les Congolais !

En Guinée, les pénuries de courant et les coupures à répétition ont toujours provoqué de violentes manifestations, pillages et incendies de biens publics et privés, dont le siège de la société d’électricité de Guinée (EDG) notamment en 2013.

Ce dernier mois de juin 2016, les jeunes d’un quartier de Conakry sont encore sortis massivement pour exprimer leur ras-le-bol. Cela a créé des embrouillages monstres sur les voies principales entrainant l’intervention des forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les jeunes en colère.

Après la manifestation des jeunes, EDG a rétabli automatiquement le courant dans cette zone ; comme pour dire, si vous n’avez pas de courant, descendez dans la rue d’abord après vous serez servis…

Sur la cause de la persistance de ce problème, non-résolu au moins depuis 2011, l’ancien Ministre d’Etat en charge de l’Energie, Papa Koly Kourouma, qui a récemment basculé dans l’opposition, vient de faire des révélations. Actuellement ministre d’Etat Conseiller à la Présidence, il accuse, pas moins, Denis Sassou Nguesso l’autocrate congolais, d’ingérence dans ce dossier pour avoir introduit la société brésilienne Asperbras.

« Asperbras est venue en Guinée par l’intermédiaire du président Sassou NGuesso du Congo qui est l’ami intime du président Alpha Condé. Elle (la société Apserbras, ndlr) était venue en Guinée pour faire de la Géophysique dans le cadre des mines. C’est une fois en Guinée qu’elle s’est transformée en société d’énergie.

….. Donc cette société qui était là pour faire de la Géophysique a été sommée de faire de l’énergie. La première proposition faite a été refusée par nous, la seconde proposition a fait l’objet de discussion jusqu’à 21 heures. Le lendemain, j’ai été appelé à 09 heures à la présidence pour me dire qu’il faut que ce papier soit signé, il faut qu’on sorte de là, parce qu’on ne sait pas si l’on est dans le même esprit (…), puisque nous, on veut avancer et vous nous retarder.

Donc le marché a été passé dans des conditions obscures parce qu’on n’avait même pas encore résilié le marché qui avait été passé aux turcs. C’est cette précision que je voulais apporter puisque ce marché était l’émanation du président et non de son fils … » a donc révélé ce mercredi 20 juillet 2016, l’ancien ministre de l’Energie d’Alpha Condé.

Il rectifiait ainsi les récentes révélations du principal opposant guinéen, Cellou Dalein Diallo, et aussi leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), au sujet des scandales financiers dans le secteur de l’électricité dont la cible était Mohamed, le fils d’Alpha Condé.

« Sans appel d’offres, ni cahier des charges, celle-ci (Asperbras) rafle un marché de 144 millions de dollars contre l’engagement de donner 100 MW en 180 jours. Ce contrat en main, il ne s’est pas préoccupé de savoir si cette société avait la capacité technique et la surface financière de réaliser ce projet. Or, 144 millions dollars pour 100 MW, c’est trop cher. Mais comme c’est le fils (Mohamed Alpha Condé), tout le monde s’est attelé à la signature du contrat. »

Six mois après Asperbras n’avait pas honoré ses engagements contractuels de fournir les 100MW. Malgré de nombreuses prolongations, à chaque fois de six mois, la fourniture d’électricité n’était pas assurée. Les groupes avaient été finalement fabriqués mais Asperbras ne parvenait toujours pas à les installer. Entre temps le gouvernement guinéen a dû faire appel à des locations coûteuses de matériel pour assurer un minimum d’électricité à sa population.

Alors, en mars 2014, soit trois années après la signature à la hussarde du contrat, de retour de Brazzaville où le président guinéen Alpha Condé « avait croisé le patron de la société brésilienne Asperbras », Alpha Condé n’avait qu’une seule idée en tête: résilier le contrat des 100 mégawatts pour engagement non tenu.

Ce qui fut fait. Ledit contrat a été curieusement résilié à l’amiable alors que le travail pour lequel l’argent public avait été dépensé n’était toujours pas honoré. Une société sud-coréenne a alors aussitôt pris le relais. Deux années plus tard et quelques dizaines de millions de dollars supplémentaires n’ont toujours pas permis l’installation et la mise en route du matériel livré par Asperbras.

On ne peut que comprendre le ressentiment des Guinéens à l’égard de la société brésilienne et de son parrain congolais, le kleptocrate Sassou Nguesso. Au Portugal, José Veiga a été mis en liberté surveillée, il y a quelques semaines, avec interdiction de quitter le territoire. C’était lui qui, sûrement, avait négocié ce contrat hors de prix avec Alpha Congé sous la pression de leur bienfaiteur commun, Sassou Nguesso.

Au Congo, José Veiga et ses comparses brésiliens étaient habitués à encaisser d’avance des centaines de millions d’euros pour des marchés surfacturés et dont la livraison était incertaine ou incomplète. Denis Sassou Nguesso était sans aucun doute le premier à prendre sa part, les Denis Christel, Jean-Jacques Bouya n’étaient pas en reste comme Gilbert Ondongo, alors ministre des finances, corrompu à outrance, par José Veiga et sa clique brésilienne, comme nous le savons tous maintenant.

Les Guinéens ne sont pas les Congolais. Cette affaire de 144 millions de dollars accordée, sous la pression d’un kleptocrate notoire, secoue toute la classe politique guinéenne pour déterminer qui du fils, Mohamed, ou du père, Alpha Condé, est responsable. Au Congo, ce genre de broutille s’est produite au moins une bonne centaine de fois sans que quiconque ne s’en émeuve… Sans que personne ne cherche à savoir qui a profité du crime économique : Denis le père ou Denis Christel le fils ?

Le Congo est devenu la risée de toute l’Afrique par sa classe corrompue dirigeante qui ne cesse de la narguer avec ses richesses mal-acquises. Comme nous le voyons actuellement en Guinée, le ressentiment s’exprime publiquement envers ce petit clan familial qui corrompait à outrance dirigeants et présidents qui se pressaient à Oyo la capitale de la perversion, de la fraude et du détournement.

Gageons que d’autres vérités sur les comportements criminels de notre kleptocrate, et de son clan, ne tarderont pas à nous parvenir. Elles ne manqueront pas d’inspirer, espérons-le, une opposition trop discrète et trop timide sur des pratiques économiques et financières que plus aucune population africaine n’est disposée à tolérer…

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

papa-koly Kourouma

(Congo-Brazza/Guinée) Affaire de grands truands et mafieux
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 18:45
(Congo-Brazzaville) Denis Sassou Nguesso peut truquer les élections mais ne peut pas truquer l’économie !

Depuis quelques temps, le tyran-kleptocrate d’Oyo est surnommé « Mugabe » par sa famille et par ses proches. Vœu pieux de voir le dictatueur congolais, Denis Sassou Nguesso, rester au pouvoir comme son homologue et sosie zimbabwéen jusqu’à 92 ans et plus…

Par Rigobert OSSEBI

Depuis quelques temps, le tyran-kleptocrate d’Oyo est surnommé « Mugabe » par sa famille et par ses proches. Vœu pieux de voir le dictatueur congolais, Denis Sassou Nguesso, rester au pouvoir comme son homologue et sosie zimbabwéen jusqu’à 92 ans et plus…

A bien y regarder, l’élève congolais Sassou Nguesso s’est bien inspiré des méthodes du despote du Zimbabwe :

  • interdiction des opposants de faire campagne pour les élections et limitation de leur champ d’action,
  • système élaboré de clientélisme,
  • climat permanent d’intimidation des populations mécontentes,
  • répression des opposants,
  • manipulation effrontée des résultats,
  • maintien au pouvoir grâce au soutien sans faille de la police et de l’armée.

Mais ce qui les rapproche surtout, c’est le naufrage de leur économie respective. L’ancien grenier à maïs de l’Afrique australe a été ruiné par une réforme agraire imposée par l’autocrate (rejetée dans une précédente consultation électorale). Le Zimbabwe a connu une hyperinflation annuelle proche de 165 000 % ; quatre adultes sur cinq au chômage, des magasins vides, des pénuries alimentaires et énergétiques à répétition alors que l’espérance de vie a dégringolé à 36 ans.

Alors l’opposition à Mugabe multiplie ses actions en mettant l’accent sur ses échecs sans appel. Le slogan maintenant répété est le suivant : « MUGABE, TU PEUX TRUQUER LES ELECTIONS MAIS TU NE PEUX PAS TRUQUER L’ECONOMIE »

Au Congo, la contestation des différentes plateformes est restée cantonnée au débat constitutionnel, à l’illégitimité du référendum et à l’élection présidentielle ; à chaque fois le calendrier et l’initiative relevaient du dictateur et jamais, à l’exception du Général Jean Marie Michel Mokoko, les dérives financières et la situation économique n’étaient abordées.

Pourtant, la population du Nord au Sud ne s’y était pas trompée. Les pancartes attaquant le pouvoir des Nguesso fleurissaient dans les rassemblements sans qu’aucun « leader » ne lâche aux manifestants, parfois des centaines de milliers, la formule magique « Sassou a tout volé ! »

L’exemple des Zimbabwéens est à suivre. Contrairement au pays frère d’Afrique australe, l’énorme masse de revenus pétroliers avait servi à affoler les statistiques comme pour le taux de croissance du PIB et à appâter les fournisseurs, principalement chinois, pour réaliser des infrastructures à crédit pendant que les liquidités avaient été pillées. Denis Sassou Nguesso, le roi de la pose de la première pierre, en plus de truquer les élections a longtemps tenté de truquer la réalité économique du Congo.

Mais aujourd’hui, au plus profond de la crise, les leurres sont devenus inefficients. L’économie est totalement sinistrée. Dans un dernier baroud de nourrir d’espoir un peuple congolais affamé, Denis le truqueur est revenu de Chine avec la promesse de diversifier l’économie congolaise. Piètre visionnaire ! Il eut fallu commencer à le faire lors de sa prise de pouvoir par les armes dès 1998. Une vingtaine d’années de travail acharné est nécessaire pour une diversification réussie et non quelques jours, comme pour un coup d’Etat !

Denis Sassou Nguesso, par ses mauvais choix stratégiques et humains a été le fossoyeur de l’économie, des finances et de deux générations de congolais. Il a été capable de truquer les élections, de truquer « l’opposition », de truquer les comptes publics, de truquer sa santé financière (en prêtant de l’argent à des Etats africains), de truquer sa capacité à bâtir un Etat congolais moderne, mais il n’a pas été capable de truquer la réalité de l’économie congolaise !

Un bilan catastrophique apparaît au grand jour : une économie congolaise de rentes pétrolières, forestières et minières qui se sont quasiment toutes effondrées avec les cours des matières premières. Le chômage explose, l’insolvabilité de l’Etat et des entreprises est à son comble, les services publics sont exsangues ; et pour Denis Sassou Nguesso, et pour ses leaders de l’opposition docile, impossible de les truquer !

Inexorablement les conséquences se font et se feront sentir. Les bailleurs de fonds institutionnels ont claqué la porte aux ministres notoirement corrompus, comme Gilbert Ondongo dont la place devrait être en prison et non à la tête de délégations. La Chine a confisqué les réserves importantes qu’un Denis Sassou Nguesso, prévoyant et visionnaire, y avait mises à l’abri… ! Le tyran congolais, qui a toujours jubilé à l’idée d’écraser plus petit que lui, s’est trouvé laminé par le géant chinois.

Aujourd’hui, il n’y a plus rien à truquer. La réalité s’en impose à tous : à Denis Sassou Nguesso et au peuple congolais. Certes l’opposition, qu’il est parvenu à maintenir éclatée, est incapable de lancer de véritables mots d’ordre, comme l’appel à la désobéissance civile. Mais de ce grand vide surgira, tôt ou tard, un bouleversement salvateur qui emportera avec lui le clan des Nguesso et ses faux opposants.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 18:56
(Congo-Brazzaville) L'épineux "cas Modeste Boukadia" : les magistrats tancent

A sa dernière visite à Pointe-Noire, le 14 juillet 2016, M. Pierre Mabiala, Ministre de la Justice, en réunion de travail, aura été renvoyé à revoir sa copie, car "le fait d'être ministre n'enlève rien de ce que l'on a appris à la faculté de Droit !" (Dixit le doyen de la faculté de Droit de Dolisie).

Conversations épiques !

Le Doyen : J'étais votre doyen de faculté de Droit à Dolisie et votre professeur. Alors, pourquoi nous faire passer pour des idiots sur "le cas M. Modeste Boukadia ?" En Droit, il n'y a rien contre lui. Il doit sortir. Ton Pourvoi ne repose sur aucune base juridique. Il fallait nous instruire que le dossier juridiquement étant épuisé, c'est le politique qui prend la relève au lieu de nous exposer auprès de ce Monsieur qui croit maintenant que c'est la justice qui le maintient en prison et surtout que les frais d'extraction avaient été payés. De plus, il était libéré en conditionnelle pour qu'il soit en résidence surveillée puisque vous voulez limiter ses déplacements. Et vous ordonnez un pourvoi sans raison de Droit.

Le Ministre (se défaussant) : Pourquoi le Procureur Général avait-il mis la fonction main libre lorsque nous étions en conversation téléphonique ?

Le Doyen : Pour que tout le monde sache ! Et c'est ce qui est arrivé. Du point de vue du Droit . Sortez M. Modeste BOUKADIA et trouvez-vous une autre raison pour le maintenir en détention, mais pas avec nous.
...
Invariablement, l'orgueil précède la chute !

Th. MBEMBA

(Congo-Brazzaville) L'épineux "cas Modeste Boukadia" : les magistrats tancent
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