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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 01:59

INTRODUCTION :

"Le secret du changement, c'est de concentrer toute votre énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l'avenir." (Socrate).
Ci-dessous, l'éloquent communiqué de Union-congo Asso. Il dit les tribulations des Peuples à la merci des mystificateurs de la chose publique.
Dans ce carnage des populations du Pool, le mutisme complet de ceux qui, hier encore ne juraient que par l'Unité et l'indivisibilité du Congo, donne à réfléchir au tout-venant.
"Ne pas perdre de vue que nous n'avons jamais essayé l'Union Nationale, prélude à l'Unité nationale. Ceux qui prétendent passer outre, précipitent les Peuples les uns contre les autres. L'état des lieux s'impose, car ceux-là sont ceux-là qui ont engagé leurs responsabilités dans les massacres qui nous endeuillent. Leur responsabilité est engagée." (Modeste Boukadia).
Qui en sont les donneurs d'ordres ? Qui en sont les exécutants ? Quelle part pour chacun des ministres de ces gouvernements ?

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COMMUNIQUE DE PRESSE

JEAN-FRANCOIS N'DENGUET DOIT CESSER DE PRENDRE

LE POOL POUR SON ASSURANCE-VIE.

Quand Sassou Nguesso prend la décision de relever Jean-François N'DENGUET de ses fonctions de Directeur Général de la Police Nationale, on assiste à une recrudescence de braquages et de déstabilisation des régions du Sud-Congo par le Pool avec la complicité des 12 Apôtres, les ex-combattants de Willy MATSANGA, que le Directeur de la Police fait loger dans sa propriété de Ouenzé (Brazzaville -Nord).

Il y a quelques jours, Sassou Nguesso et ses enfants avaient pris la décision de virer le Directeur Général de la Police et Jean-Dominique OKEMBA, patron des services de sécurité, qui avait sacrifié son numéro 2, le colonel Marcel NTSOUROU, à la suite des explosions du 4 mars.

Dès que la décision de leur départ connue, la région du Pool brûle. Comment comprendre que ni la Gendarmerie ni les Forces Armées Congolaises ne communiquent sur ce qui se passe dans le Pool, alors que ce sont les jeunes recrues militaires qui sont tuées, mais c'est la Police de N'DENGUET, via son ministre de pacotille, qui communique par des mensonges relayés par le représentant de RFI ?

Aussi, l'Association Union-Congo :

- Demande à JEAN-FRANCOIS N'DENGUET de cesser de prendre le Pool et les Cinq Terres du Sud-Congo pour son assurance-vie pour rester en poste ;

- Met en garde les 12 Apôtres, ressortissants du Pool, qui agissent sous les ordres de N'DENGUET pour faire porter la responsabilité aux vrais Ninja ;

- Rappelle que le retour au calme est conditionné par la libération de tous les prisonniers politiques comme l'exige les Nations Unies, l'Union Européenne et les Etats-Unis d'Amérique, conformément à l'Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire.

Fait à Paris, le 1er octobre 2016.

Secrétariat Général

Association UNION-CONGO

Communiqué de presse : Jean-François Ndenguet doit cesser de prendre le Pool pour son assurance-vie (pdf, 604.4 kB)

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Pasteur Ntumi
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 01:08
(Congo-Brazzaville) Coup de sang : la folie meurtrière de Sassou dans le Pool

Pasteur Ntumi (dos) et Sassou Nguesso

Au moment où l’on parle de « dialogue » » et du « vivre ensemble » au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso s’amuse à son exercice favori : casser du « Moukongo ».

Ayant rompu avec ce Dieu que Freud appelle le logos ou la raison, le khalife d’Oyo continue le bombardement des localités du Pool sous le regard indifférent de la communauté internationale qui a les yeux tournés à Alep en Syrie, à Beni, à Kinshasa en RDC, à Libreville au Gabon. Un véritable vent de folie souffle à Mpila après la tricherie électorale. Sassou embastille tout azimut, tue à tour de bras, flambe l’argent du Congo comme un forcené. Face à la folie meurtrière de Nguesso en pays Kongo/lari, Claude Alphonse Nsilou, Isidore Mvouba, Adelaïde Mouhani, Hellot Mampouya, Euloge Landry Kolelas, Théodorine Kolelas, Jean-Pierre Manoukou Kouba, Aimé Emmanuel Yoka, député de Vinza, Prosper Nkonta Mokono, Kakou Aron, Rosalie Matondo, etc., ne sont pas capables d’occuper la presse pour dénoncer. Aucun sentiment d’indignation comme le recommande Stéphane Hessel. De condamnation de principe, point. Aucun geste d’accusation comme Zola, même pour la forme. Ils sont aphones.

Silence du Nord
A Brazzaville, on continue de vaquer tranquillement à ses occupations. Les généraux Nianga-Mbouala, Ndenguet, le lieutenant Ata circulent librement. Leurs avoirs à l’étranger ne sont pas gelés comme ceux des généraux Célestin Kanyama, Amisi Kumba et John Numbi de la RDC. Pourquoi n’observe-t-on pas une solidarité à l’endroit des populations du Pool bombardées régulièrement par les escadrilles de la mort de Sassou Nguesso ? (Ezali ba kongo ya pamba pamba se dit-on mezzo voce dans les quartiers nord). Tous les yeux sont braqués sur celui qui, semble-t-il, est arrivé en tête des élections du 20 mars 2016. Guy Brice Parfait Kolelas devrait-il être le seul à monter au créneau ? Où sont passés les dignitaires de cette région ? Aux abonnés/absents ? Pour l’honorable Aimé Emmanuel Yoka, on peut comprendre, car c’est un démago. Il reste qu’aucune voix de la partie septentrionale n’a condamné les tueries de Sassou Nguesso dans la région du Pool. Pourquoi ? Parce que « La locomotive » compte pour quantité négligeable ?

Deux poids, deux mesures

Depuis la discrimination autour de la béatification du Cardinal Emile Biayenda (Cf. Congo Liberty « l’apartheid sévirait-il toujours au Vatican ?) » L’Eglise catholique du Congo-Brazzaville a avalé sa langue sur les déboires du peuple Kongo contrairement à celle de la RD Congo qui a donné de la voix suite aux événement survenus le 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa. Le pape François s’est fendu d’un communiqué pour condamner les exactions commises par les hommes de Joseph Kabila Kabangé. Il y a deux poids, deux mesures car on ne comprend pas pourquoi les expéditions meurtrières de Denis Sassou Nguesso ne suscitent aucune indignation de la communauté internationale ! Pourquoi redoute-t-on la perspective de voir la locomotive du Congo (métaphore du développement ) se remettre sur les rails depuis l’accident politique de 1969 provoqué par le marxisme de Marien Ngauabi ? Car il faut bien que ce pays émerge réellement un jour.

Des prisonniers à n’en plus finir
Devrait-on se rendre à l’évidence que les populations du Pool sont les « Bala ba nsana » (orphelins) ? Ici, on peut parler de corruption et d’anathème. En effet, l’Episcopat du Congo-Brazzaville qui a reçu un don immobilier de la part de Sassou Nguesso n’a jamais prêché la théologie de la libération chère aux églises de l’Amérique latine. Depuis sa victoire au forceps Denis Sassou Nguesso (8%) a les coudées libres. Il bombarde et tue au vu et au su de tout le monde. Foin des Droits de l’Homme. Il jette sans ménagement en prison des leaders de l’opposition. « Des prisonniers à la pelle », déplore-ton sur les réseaux sociaux. Les derniers en date sont : Augustin Kala-Kala et Igance Romain Ngambou alias Nzété. La communauté internationale observe sans broncher. « Circuler, il n’y a rien à voir », semblait avoir dit, en définitive, François Hollande à l’écrivain Alain Mabanckou.

Résistance Ninja
Face à un arsenal militaire, aussi coûteux que sophistiqué, manipulé par des experts israéliens à la solde de Sassou, c’est un véritable miracle quand les Ninja de Ntoumi arrivent à faire des morts dans les rangs de l’ennemi composés de mercenaires tchadiens, rwandais et centrafricains. Les Viet infligeaient les mêmes pertes dans les rangs yankee pendant la guerre du Vietnam. En raison de la trahison de ses propres leaders, la région du Pool est touchée au cœur de plein-fouet comme La France sous Pétain. Personne ne vient à sa rescousse. Ntoumi serait-il le Ho Chi Min local comme on le lit sur les sites, les blogs et les tweets ? Il y a quelque chose de surréaliste dans la traque de Ntoumi par Sassou. Les mystiques prédisent la débacle du général de l’Alima : il est plus facile pour ce dernier de retrouver une aiguille dans une botte de foin que de mettre la main sur le Pasteur de Soumouna. Mais soyons prosaïques, car, en vérité « paille dans une botte de foin », Ntoumi dans le Pool est partout et nulle part, comme l’Arlésienne. Il connaît la région comme sa poche. Son message à destination de Monsieur 60 % est à la fois dramatique et comique : « Viens me cherchez si j’y suis. »

Faux prophètes
Pour l’heure on assiste à des fausses doctrines religieuses clamées par des marchands du temple. Les églises de réveil qui pullulent au Congo-Brazzaville observent un mutisme coupable alors que La Bible regorgent de versets d’insoumission et de rédemption qui n’attendent que d’être prêchés dans leurs sermons quotidiens. Mais, disions-nous, le culte du veau d’or prévaut, ici, sur les commandements divins.

Qui détruit la terre gagne la guerre
Quand les Cobras arrivent dans les localités de la région, ils abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre » écrivait Honoré de Balzac. Sous le prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi, l’homme d’Edou/Penda déstabilise l’écosystème de la région du Pool qui commençait à peine de se remettre d’une longue période de guerre déclenchée par le même Sassou Nguesso contre le Pasteur Ntoumi, devenu entre-temps, dans l’entre-guerre, conseiller à la présidence de la République chargé de la réparation des séquelles de guerre.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Ayessa et Pasteur Ntumi

Ayessa et Pasteur Ntumi

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Pasteur Ntumi Sassou Nguesso PCT Pool
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 00:01
(Congo-Brazzaville) Le silence coupable des Congolais sur les massacres dans le Pool

Ntumi-Sassou -

Par Patrice MIAKASSISSA

Après le massacre d’Ikonongo avec l’assassinat de Pierre Anga, Sassou s’ingénie à décimer encore le peuple du Pool et ainsi vouloir se faire la peau du Pasteur Ntumi. Tout ceci se déroule dans un silence assourdissant qui frise le mépris tant au niveau national qu’international.

Il y a des causes nobles qui unissent les citoyens d’un pays et celle-là en est une. Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas. Malmenés comme les Juifs le furent à un moment de l’histoire, les populations du Pool, depuis longtemps, ont toujours payé un lourd tribut à ce qui semble être des errements successifs des différents gouvernements congolais. Nous avons été victimes des exécutions sommaires au petit matin, des emprisonnements arbitraires et des bombardements des quartiers et villes. Le calvaire continue pour nous autres qualifiés de « valets locaux de l’impérialisme imaginaire » par des communistes convertis opportunément à la démocratie et non par conviction. Le summum de la cruauté est atteint quand l’un de nos dignes fils, l’ancien Président de la République Alphonse Massamba-Débat se retrouve sans sépulture car volatilisé dans la nature comme s’il n’avait jamais existé. Nos plaies ne seront jamais refermées tant que la lumière ne sera pas faite sur ce dossier. Nous avons le droit de rendre un dernier hommage digne à l’un des nôtres et de faire notre deuil devant ce qui restera encore de sa dépouille. Nous sommes de la race de ceux que l’on opprime, mais encore pour combien de temps ?

Quand le droit est bafoué, c’est l’honneur de la république qui est sali. Et rien que pour cela tous les démocrates congolais devraient dire NON, réaffirmer leur désapprobation vis-à-vis du génocide qui se passe dans le Pool. Devrions-nous être rayés de la carte du Congo, afin que Sassou réalise avec la complicité tacite des autres son dessein d’une royauté au Congo ? Ne vous méprenez pas car le Pool est encore le dernier verrou qui nous maintient dans la république.

Oui, je suis meurtri à double titre. En tant que ressortissant de ce département qui a forgé ma vision d’homme pour y avoir passé une partie de ma scolarité, et en tant que Congolais qui ne peut rester silencieux devant ce qu’il y a lieu d’appeler maintenant l’innommable. « Se taire est pire encore ; toutes les vérités tues deviennent vénéneuses ». Jusqu’à preuve du contraire au nom de l’unité nationale et du principe intangible du respect de nos frontières, le Pool fait toujours partie du Congo. Loin de nous malgré nos souffrances, l’idée de faire cavalier seul. D’aucuns nous regardent régler seul un différend créé et voulu par le Prince d’Édou qui nous voue une haine viscérale.

C’est le gouvernement de fait qui communique sans vergogne sur sa propre barbarie dans le Pool, pendant que d’autres s’affairent dans une convention de l’opposition faite de bric et de broc telle une auberge espagnole. Devant le silence de ceux des nôtres qui profitent des largesses de ce pouvoir, il y a lieu qu’ensemble avec tous les autres nous disons NON à cette barbarie. Je ne puis continuer à avoir honte d’être un ressortissant du Pool, à avoir les yeux remplis de larmes, la gorge nouée, l’estomac serré, à marcher la tête baissée, le dos courbé, car maintenant Il faut prendre le taureau par les cornes bien que l’issue puisse parfois être fatale. N’est-ce pas notre grandeur que de risquer nos vies pour nos idéaux ?

Celui qui se défend contre l’envahisseur ne peut être considéré comme un bandit. En cela le Pasteur Ntumi est un résistant qui mérite toute notre sympathie et considération. Ce dernier agit là où d’autres couchent et se couchent. Certains diront que ces pratiques sont inacceptables dans un État de droit. Mais dans une république sans foi ni loi comme le Congo-Brazzaville de Sassou, nous disons que c’est l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé. A tous ceux qui disent travailler en silence, je réponds que je préfère « la folie des passions à la sagesse de l’indifférence ».

J’ai un rêve. Celui où tous les Congolais, enfants, jeunes, adultes et vieux se révolteront du sort actuel qui est le leur. Ne restons pas dociles, car « un peuple de moutons engendre un gouvernement de loups ». Après le Pool ce sera le tour de quel autre département ? Un climat d’insécurité semble déjà gagner les populations paisibles de la ville de Pointe-Noire avec des braquages à répétition. C’est la guerre civile qui pointe à l’horizon.

Il faut qu’on se le dise. Tant qu’il n’y aura pas la paix dans le Pool, c’est le Congo tout entier qui ne sera jamais en paix. Le Pool ne pourra continuer éternellement à pleurer ses morts et vivre dans des conditions indignes. Le Pool vaut bien une « trêve des confiseurs » afin de mieux vivre en paix. Nous ne fermons pas la porte au dialogue inclusif qui tôt ou tard s’impose. Plutôt tôt que tard car la situation devient intenable. Comme disait Norbert Zongo « nul n’aura d’avenir dans un pays qui n’en a pas ».

En politique comme en entreprise et dans la vie, on a tout un tas de problèmes. Les priorités du moment en termes de feuille de route sont :

  • l’arrêt immédiat des bombardements dans le Pool, afin de nous épargner davantage des pertes inutiles en vies humaines,
  • la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, d’ailleurs il y’en a 4 millions au Congo,
  • le retour de tous les exilés politiques,
  • la tenue du dialogue inclusif entre tous les Congolais afin de discuter sans ambages du respect de l’ordre constitutionnel et de l’avenir de notre nation.

Le temps des joutes électorales viendra par la suite et le peuple souverain départagera les différents protagonistes.

« Aucune paix n’est possible tant qu’il y a en vous des luttes, des tensions, de la peur. Comment peut-il y avoir la paix sur terre si c’est la guerre en vous ? ». Sai Maa.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Firmin Ayessa et Pasteur Ntumi

Firmin Ayessa et Pasteur Ntumi

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Patrice Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pasteur Ntumi
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 23:09
Congo-Brazzaville : Des partenaires de Sassou Nguesso condamnés pour corruption de fonctionnaires par la S.E.C. à New-York

Les temps sont durs pour Denis Sassou Nguesso. L’insécurité qui prédomine au Congo l’a déjà privé de sa balade annuelle à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU où il aurait voulu exhiber son statut usurpé de président. Toujours dans la crainte d’être renversé par un coup d’Etat familial ou de palais, il n’a pas pu faire, non plus, le voyage de Jérusalem pour les funérailles de son ami Shimon Pères, au milieu des « grands » de ce monde. « Ami » est un bien grand mot ! Sassou Nguesso l’avait engagé, comme des dizaines d’autres Prix Nobel, ex-présidents ou ex-premiers ministres, à venir chanter sa gloire lors de forums à Brazzaville, tous plus bidons les uns que les autres. Et ce fut donc le ministre dévalué, Alain Akouala, des Zones Economiques Spéciales qui n’intéressent que la justice portugaise, qu’il a choisi pour le représenter « dignement ».

Chaque jour apportant son lot de mauvaises nouvelles, en sus des combats dans le Pool qui ne cessent pas et qui commencent à éveiller l’intérêt de médias internationaux, voilà qu’un de ses partenaires pétroliers, le fonds d’investissements Och-Ziff Capital Management Group, coté à la Bourse de New-York, aurait accepté de payer un total de 412 millions $ à la très puissante SEC pour des faits de corruption de fonctionnaires dans plusieurs pays africains.

En plus de cet accord de règlement avec la SEC, Och-Ziff a reconnu qu’il devrait conclure un accord de poursuite différée avec le Ministère de la Justice dans une procédure pénale parallèle, ainsi que sa filiale Afrique OZ Management GP LLC. L’affaire n’est pas terminée, loin de là !

Le montant de cette amende est provisoire, il sera augmenté sans aucun doute. Les faits de violations du Foreign Corrupt Pratices Act (FCPA) qui auraient pu leur être reprochés au Congo ne sont pas cités dans cette communication de la SEC. La participation de Och-Ziff Capital Management Group LLC dans le permis pétrolier Marine XII, piloté par Eni SpA, avait été facilitée par Jean-Yves Ollivier. Selon McDaniel & Associates Consultants Ltd le coût de son entrée dans l’association était d’environ le tiers de sa valeur réelle d’alors Comme toujours la SEC refuse de commenter ses enquêtes et rien n’a encore été dit sur les éventuelles sanctions qui pèseraient sur les différents associés (hors « l’intouchable SNPC ») du permis Marine XII.

http://fortune.com/2016/09/30/och-ziff-fine-bribe/

Mais que nos fonctionnaires et étudiants qui ne perçoivent ni salaire, ni bourse, ne se réjouissent pas trop vite, la SEC gardera pour elle tous les fruits de ses amendes…. Och-Ziff et consorts corrupteurs pourront poursuivre leurs affaires au Congo (et ailleurs), une fois la SEC payée ; tant que les Nguesso seront derrière le tiroir caisse et le dos tourné à la pompe à pétrole …!

Cela devrait normalement changer un jour ou l’autre ! Et ce qui est intéressant c’est de (re)découvrir, ci-dessous, la seule leçon de probité que ce pouvoir de corrompus et de corrupteurs n’ait jamais donnée au monde sans pitié des affaires pétrolières.

Elle a été publiée sur www.mampouya.com le 18 février 2009 (2 semaines après le décès de Bruno Ossebi le 2 février). Cela devrait faire réfléchir les associés au monde glauque du pétrole congolais. Le problème dans ce milieu des Nguesso, des permis miniers, pétroliers et forestiers, n’est pas de trouver des corrompus mais plutôt des individus qui ne le soient pas !

Bruno Ossebi mort assassiné pour s’être élevé contre la corruption

« Les Avocats de Monsieur Sassou nous montrent la voie

Cela nous avait peut-être échappé et toutes nos requêtes sur les moteurs de recherche ont été infructueuses. Nous n’avons trouvé aucune déclaration de cette victoire du Congo sur Gulf Resources Corporation devant la Chambre de Commerce Internationale de Paris le 11 janvier 2006. Pourtant à cette époque nous étions en pleine période « créanciers vautours », payés depuis, qui assaillaient la République du Congo du Général Denis SASSOU NGUESSO et il ne se passait pas de semaine sans que des décisions ou saisies contraignantes soient prises à son encontre.

Gulf Resources Corporation de M. SALAM était un des intermédiaires du fameux contrat OXY. Le contrat OXY c’étaient 150 millions de dollars avancés en 1993 à la République du Congo exsangue de Pascal LISSOUBA.

OXY avait été remboursé (plus de 200 millions de dollars par les pétroliers ELF et ENI) mais l’intermédiaire réclamait son dû, qui du fait de l’augmentation des cours du pétrole, s’élevait à 178 millions de dollars, soit plus que le prêt original dont le Congo avait bénéficié alors. En payant tous les créanciers vautours, « l’hommes des masses » dont la réputation de pingre n’est plus à faire, a donné son accord pour une transaction avec Gulf Resources aux alentours de 30 millions de dollars pour clore définitivement ce dossier.

Alors le pourquoi de cette discrétion nous pouvons le trouver dans la motivation de la décision, que nous avons dénichée sur le site internet de Cleary Gottlieb Stein & Hamilton, dont voici la traduction :
Cleary Gottlieb Gagne un Arbitrage pour la République du Congo la Libérant d’une Réclamation de 178 millions de dollars. Cleary Gottlieb représentait la République du Congo remportant un arbitrage de la Chambre Internationale de Commerce démarrée en 2003 par Gulf Resources Corporation, une compagnie panaméenne.

L’arbitrage est survenu sur un prétendu accord pour la vente de 5 millions de barils de brut par le Congo à Gulf. Conformément à cet accord, Gulf réclamait la livraison de 3,6 millions de barils, lesquels restaient à être livrés ou, au choix, la valeur du marché de ces 3,6 millions de barils au cours en vigueur (178 millions de dollars). La République du Congo affirmait que le prétendu accord était frauduleux du fait qu’il faisait partie d’un pacte de corruption impliquant un ancien Ministre du Pétrole du Congo.

Dans une décision rendue par la CCI le 11 janvier 2006, le Tribunal Arbitral, composé de Laurent LEVY, Fred FIELDING et Serge LAZAREFF a soutenu la défense du Congo qui affirmait que l’accord était nul et non avenu découlant d’une corruption, et débouta Gulf dans toutes ses demandes.

Le ministre du Pétrole de l’époque aurait été corrompu. Nous ne saurions affirmer que Cleary Gottlieb ait pu présenter des éléments probants de cette corruption. Ce qui nous intéresse ce n’est pas que tel ou tel ministre de LISSOUBA (ou de SASSOU) ait été corrompu ou pas. Ce dont nous devons absolument prendre conscience, c’est qu’un contrat qui a fait l’objet d’un acte de corruption devient, d’un point de vue juridique international, automatiquement nul !
Voilà la raison de l’étonnante discrétion de « l’homme des actions concrètes » qui, pour une fois qu’il en avait une à son crédit, a préféré la passer sous sile
nce.

L’empire du clan familial, empreint totalement d’une incontournable corruption, de la concussion et de la prévarication, y voyait dans cette décision ni plus, ni moins que son talon d’Achille.
Cet empire, à l’image de l’aéroport d’Ollombo, ne serait construit que sur des sables mouvants, de la vase et de la boue. Tous ses biens, toutes ses possessions ne sauraient résister à la présomption d’avoir été obtenus de manière crimine
lle.

Le Congo, devenu demain un véritable Etat de droit démocratique dépècera les possessions du clan, ses participations où qu’elles se trouvent. Sans oublier des centaines de contrats pétroliers, forestiers, commerciaux bons à jeter à la poubelle !

Les professions de Juriste, d’Avocat, devraient connaître d’excellents débouchés au Congo ces prochaines années. Des milliards de dollars sont à récupérer, en Chine, au Brésil, au Maroc, en Suisse, au Liechtenstein, à Bahreïn. Partout où les prédateurs pourraient avoir dissimulé les biens d’un peuple saigné à blanc.

Nous avions oublié l’Espagne, où le « conducator » se serait offert un palais à Marbella et où il aime à se rendre pour passer des vacances pour y côtoyer une jet-set fortunée. Ce qui le change des gueux et des Congolais pouilleux qu’il se doit de fréquenter le reste de l’année.

Bonnes vacances, M. le Président ! Profitez bien de votre palais et de vos vacances, nous ferons tout pour qu’elles soient les dernières ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville : Des partenaires de Sassou Nguesso condamnés pour corruption de fonctionnaires par la S.E.C. à New-York
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 21:48
(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise

L'ethno-tribalisation clanique de la République du Congo-Brazzaville suit son cours. C'est pourquoi Sassou Nguesso continue la purification ethnique dans la région du Pool. Ce poprom est un véritable génocide ; c'est une vraie épuration, une vraie purification ethnique.

(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise
(Congo-Brazzaville) Ministère des Finances : les Mbochis rafflent la mise
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 21:02
(Congo/Cuba) SOS DES MÉDECINS-STAGIAIRES CONGOLAIS A CUBA

Des médecins stagiaires congolais en souffrance à Cuba... Sans commentaires... !

(Congo/Cuba) SOS DES MÉDECINS-STAGIAIRES CONGOLAIS A CUBA
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Cuba
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 22:02
Congo-Brazzaville/ Portugal : Personne, à Lisbonne, ne réclame la maison bourrée d’argent « du petit ministre » congolais !

Par Rigobert OSSEBI -

Congo-Brazzaville/ Portugal : Personne, à Lisbonne, ne réclame la maison bourrée d’argent « du petit ministre » congolais !

Début octobre 2011, Gilbert Ondongo, au sommet de sa puissance et de son pouvoir de ministre des finances du très riche Congo, menaçait de la 17ème Chambre correctionnelle du TGI de Paris, le média confidentiel qui avait affirmé que son épouse, Madame Patricia Ondongo, née Saboga, avait été interpellée avec une malle pleine de billets, à son arrivée à Roissy CDG en provenance du Congo.

Depuis, le toujours ministre d’Etat, mais seulement de l’Economie, qu’il a grandement contribuée à naufrager, est devenu au Portugal l’emblème africain de la corruption sans qu’il ne menace quiconque d’une procédure en diffamation.

Pire, ce baron d’un pouvoir prédateur, corrompu et assassin ne semble même pas être représenté auprès des enquêteurs qui lui ont, tout de même, saisi quelques biens importants. Gilbert Ondongo, couard comme ses complices qui n’agissent qu’en position de force, ne risque pas de se pointer à Lisbonne pour s’expliquer devant les juges… La presse portugaise et José Veiga ne s’y sont pas trompés, ils l’ont surnommé « ministrinho » : « le petit ministre »… !

Pourtant dans la liste des propriétés et des biens que la presse avait annoncés qu’il possédait, il en est un que les enquêteurs ne parviennent pas à lui en attribuer clairement la propriété : la désormais célèbre villa du Lot 22 à Quinta da Marinha à Cascais ; de même que le contenu des deux coffres qui s’y trouvaient, soit l’équivalent de 6,9 millions d’euros. Mais voilà, on ne prête qu’aux riches ! Le ministre de l’Economie d’un Etat totalement pillé et qui, devenu pauvre, ne parvient même plus à assurer son fonctionnement ni à payer ses fonctionnaires, Gilbert Ondongo, ne fera plus de procès pour cela.

Depuis José Veiga a quitté la prison, sous caution et conditions, mais l’enquête de « l’Opération Route de l’Atlantique » est encore loin d’être terminée. Le dernier épisode connu était l’arrivée à Lisbonne de José Mauricio Caldeira, à l’aéroport Portela (comme notre bon et courageux Evêque), en provenance d’Argentine par un vol Lufthansa, le lundi 18 juillet dernier. Le directeur financier de la société brésilienne Asperbras, avait été extradé dans le cadre d’une procédure engagée par la police judiciaire portugaise.

Dès son arrivée sur le territoire du Portugal, le dirigeant brésilien avait été présenté au juge d’instruction. Des informations qui étaient parvenues à la presse, il en est ressorti que bon nombre des questions tournaient autour :

  • 1) de la villa du Lot 22 Quinta da Marinha à Cascais, une maison habituellement utilisée par Gilbert Ondongo,
  • 2) des deux coffres-forts qui s’y trouvaient avec des milliers de billets de banque, en deux monnaies: 3 millions en billets en euros et 4 350 000 $ (soit l’équivalent de 3,9 millions euros)

Déjà, concernant la propriété à l’Av. Da Liberdade à Lisbonne, des preuves existent qu’elle a été achetée par Gilbert Ondongo. Il est également certain qu’une partie de l’argent nécessaire à la transaction, 347.000 euros, provenait de Dunite, une société de José Veiga au Congo.

Quant à la luxueuse villa Lot 22 Quinta da Marinha à Cascais, selon les preuves recueillies par l’enquête, elle a été acquise par la société Westside Worldwide SA ,pour un montant d’environ 4,5 millions d’euros (à ce prix au Portugal, cette maison est un palais). Cette société est gérée par l’avocate Maria Barbosa – troisième accusée dans cette affaire avec José Veiga et Santana Lopes. Pour les enquêteurs, il est vite apparu qu’elle n’était que le faux-nez de José Veiga qui était le véritable propriétaire de Westside Worldwide SA. Néanmoins, José Veiga affirmait devant les juges qu’Asperbras était le véritable propriétaire de la villa Lot 22 Quinta da Marinha, filmée par les télévisions portugaises.

L’entreprise brésilienne en permettait à Gilbert Ondongo, alors ministre d’État des Finances et de l’Economie de la République du Congo, une utilisation complète. Ce dont le ministre corrompu a profité à plusieurs reprises, après avoir voyagé dans un jet privé de pays africains (peut-être la RDC) jusqu’à Lisbonne. A l’occasion d’un de ces voyages, en Août 2015, il avait utilisé la propriété avec sa famille.

L’autre question était toujours sans réponse. Impossible, en l’absence de Gilbert Ondongo, de savoir à qui appartenait réellement l’argent trouvé dans cette même villa que José Veiga appelle «la maison du petit ministre » ? Depuis le premier interrogatoire en Février 2016 personne n’a revendiqué la propriété de l’argent, pas même José Veiga qui a toujours nié qu’il pouvait lui appartenir !

Pourtant, ce joli trésor, qui ferait rêver plus d’un joueur de Loto, représente un total de 6,9 millions d’euros ; des billets neufs, dollars ou euros, chaque liasse correctement ceinturée de sa bague d’origine, toutes regroupées dans des boîtiers en plastique. Il avait apparu immédiatement qu’une grande partie des Euros (liasses de billets de 500 euros) avaient des numéros de série italiens ; autrement dit, qu’ils ont été émis par la Banque centrale d’Italie.

Encore un détail: l’argent a été transporté du Congo Brazzaville à Lisbonne par un jet d’Asperbras. Des photos réalisées par la Police judiciaire portugaise lors de l’atterrissage de ces vols sur l’aérodrome privé de Tires, près de Lisbonne, permettent de l’affirmer.

Alors peu importe, qui avouera, ou pas, la propriété de ces précieux bouts de papier, l’enquête méticuleuse de la justice portugaise, ira frapper, si ce n’était déjà fait, à la porte de la Banque centrale italienne. Cette dernière conserve les banques destinataires de ses précieux billets de 500 et sait, sans le moindre doute, le client qui en aura reçu pour plusieurs millions d’euros.

Quelle entreprise italienne, installée au Congo, pourrait y faire parvenir autant d’espèces ? Dans les mains ou dans les coffres de Gilbert Ondongo, ces billets signeraient la corruption ! Dans celles, ou dans les mêmes coffres, de José Veiga, gérant du ranch présidentiel à Oyo, le soupçon de corruption s’orienterait alors vers Denis Sassou Nguesso. Quoi qu’il en soit, ce sera à la justice italienne de faire cette enquête. Le Parquet de Milan, pour mémoire a été très efficace dans ce genre d’affaire ; Monsieur Paolo Scaroni, qui avait été à la tête d’ENI, avait dû démissionner pour un cas de corruption lié à la SONATRACH. Mais aujourd’hui, rien ne permettrait d’affirmer que ces billets de 500€ ont été retirés à Milan par une société pétrolière…

Les enquêteurs et les médias portugais ne perdent pas de vue qu’Asperbras, au travers de José Veiga, avait obtenu un contrat de construction d’un complexe commercial et industriel à la périphérie de Brazzaville, en 2012, la Zone Economique Spéciale de Maloukou, dans le cadre d’un préfinancement de 750 millions de dollars par BNP-PARIBAS (Suisse) lié à l’accord d’enlèvements de pétrole signé entre GUNVOR et la SNPC début 2010 à Genève. Ce préfinancement avait déjà pour justification le contrat Asperbras qui n’avait été signé que deux années plus tard.

Pour la construction de ces équipements publics qui sont sans aucune utilité réelle aujourd’hui, Aspebras a reçu environ 491 millions d’euros. Quelques bâtiments et quelques machines sans véritable activité… Une incroyable escroquerie parmi d’autres conclues entre la société brésilienne et l’autocrate congolais Sassou Nguesso. Pendant ce temps, des Congolais croupissent en prison au Congo sous des prétextes futiles alors que les criminels, fossoyeurs de l’économie et des finances du pays, jouissent de leur pleine liberté !

Il est clair maintenant que la « maison du petit ministre » n’a pas livré tous ses secrets, mais elle ne tardera plus à le faire bientôt…. !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 22:37
(Congo-Brazza) CARDINAL BIAYENDA: l’apartheid sévirait-il toujours au Vatican ?

Par Rigobert OSSEBI

La RDC est un très grand pays catholique en Afrique. Le Congo Brazzaville ne l’était pas moins, toute proportion gardée quant à sa dimension et à sa population.

Tant par son média officiel, Radio Vatican, que dans les homélies papales ou encore dans les déclarations du Nonce apostolique en RDC, Monseigneur Louis Mariano Montemayor, ou encore du Président de la Conférence épiscopale, Monseigneur Marcel Utembi, l’Eglise n’a jamais manqué une occasion d’intervenir dans les développements de la crise liée à l’élection présidentielle en RDC.

Un parcours quasiment sans faute… !

Le 15 août dernier, juste après la mort d’une cinquantaine de personnes à Beni, dans le Nord Kivu, le Pape François avait dénoncé « le silence honteux » dans lequel ces massacres se perpétuent « sans même attirer notre attention. Ces populations font partie de celles qui n’ont pas les moyens d’attirer l’opinion publique mondiale », a-t-il encore regretté.

Avec tout l’immense respect que l’on doit à sa Sainteté le Pape François : En quoi les populations du Pool, de l’autre côté du fleuve Congo, attireraient-elles davantage l’opinion publique internationale ? Et toujours très respectueusement, pourquoi n’a-t-on pas entendu sa voix concernant les bombardements qu’elles subissaient et qu’elles subissent encore ?

Hier, 20 septembre, Mgr Marcel Utembi, suite aux violences meurtrières qui s’étaient déroulées à Kinshasa, annonçait que l’Eglise suspendait sa participation au dialogue national, qu’elle avait jusque-là défendu fermement. Mgr Utembi réclamait aussi une commission d’enquête indépendante sur les derniers incidents.

Ce même 20 septembre, se tenait à Assise, en Ombrie (Italie), les Rencontres interreligieuses pour la paix et le Pape François y a encore exhorté « les représentants des différentes confessions à tous se sentir responsables de cette paix ».

Pourquoi l’Eglise du Congo-Brazzaville, bien entendu aux ordres du Vatican, ne s’est-elle pas engagée, comme en RDC, pour la préservation de cette même paix ? Pourquoi s’est-elle tenue scrupuleusement à l’écart de l’actualité politique locale en veillant bien à ne pas interférer dans les manipulations électorales tyranniques de Denis Sassou Nguesso ?

Vu du Vatican, en quoi un Catholique de Brazzaville différerait-il d’un autre Catholique de Kinshasa ?

Est-ce parce que l’un produit du pétrole et l’autre pas ? Alors pourquoi, ces deux Congo frères, de part et d’autre d’un fleuve qui les unit davantage qu’il ne les sépare, n’ont-ils pas droit à une égalité de traitement de la part d’une Eglise qu’ils vénèrent tous deux ?

Autre sujet brûlant : Qui n’a pas été touché par l’assassinat odieux du Père Jacques Hamel le 26 juillet dernier et n’est pas encore sous le choc de l’émotion ressentie alors ?

Après que le Pape François, le 14 septembre 2016 au Vatican, ait déclaré « le Père Jacques est un martyr », dans une homélie particulièrement forte, Mgr Lebrun, Archevêque de Rouen, une semaine plus tard à Assise a enchéri : «Je reçois des lettres qui demandent la béatification du Père Hamel, (…) certaines m’incitent à demander la dispense des 5 ans requis».

Le Père Jacques Hamel, qui avait été égorgé alors qu’il célébrait l’office dans son Eglise, mérite d’être déclaré martyr, comme le Cardinal Emile Biayenda, dans cette quarantième année de son sacrifice, enterré vivant la nuit du 22 mars 1977 au cimetière d’Itatolo, près de Brazzaville ; deux assassinats aux mêmes relents sataniques…

Une demande de dispense des 5 ans ne choquerait assurément personne, si le cas du Cardinal Emile Biayenda n’était pas en suspens depuis quatre décennies. A quoi cela peut-il bien tenir ? Aux décès de ses deux Avocats, près du Vatican, dans la procédure en béatification ? Mais selon certains, après la nomination d’un troisième défenseur, la canonisation serait en bonne voie… On ne peut qu’en douter, quand on a vu comment celle de Monseigneur Romero avait été menée tambour battant sous l’autorité du Pape François. De plus, chacun de nous a pu observer la mine embarrassée du Saint Père lorsqu’il avait découvert une délégation congolaise, Place Saint Pierre, avec des banderoles à l’effigie du Cardinal Biayenda.

L’Italie et la France totalisent une centaine de millions de Catholiques. L’Afrique en affiche 2,5 fois plus, soit près de 250 millions de fidèles. Pourtant les deux premiers comptent 30 cardinaux électeurs contre 13 pour toute l’Afrique. Le rapport de force est alors inversé dans une proportion de 2,3 fois.

Depuis la mort du Cardinal Biayenda, comme nous l’avions déjà vu dans « Le Cardinal Emile Biayenda est mort étouffé deux fois » les pétroliers français et italiens, associés à l’exploitation des hydrocarbures au Congo, avaient tout intérêt à cacher aux yeux du monde l’ignoble assassinat parce qu’ils soutenaient déjà Sassou Nguesso. Faut-il croire à un lobby intensif à Rome pour que le Cardinal Emile Biayenda ne soit pas canonisé tant qu’il y aura toujours un baril de pétrole à pomper dans ce pays ? Dans ce cas, le nombre de Catholiques congolais diminuera au même rythme que les barils d’or du diable… !

Ou bien, simplement, et loin de toute considération bassement mercantile, est-ce parce que l’apartheid, éradiqué aux USA et en Afrique du Sud, sévirait toujours au Vatican ou, pour le moins, au Paradis ?

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 12:38
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait

Modeste Boukadia, l'otage de Sassou

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Jugement scélérat du gouvernement de la république de Sassou

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ARRET D’AVRIL 2014 CONDAMNANT LES MEMBRES DU CDRC

ET SON PRESIDENT MODESTE BOUKADIA

Voici, ci-dessous, l’Arrêt n° 133 du 07 avril 2014 condamnant les membres du Centre des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), dont le président Modeste BOUKADIA à trente (30) ans aux travaux forcés, pour avoir organisé un meeting autorisé et manifesté publiquement pour exprimer leur opinion.

Pendant plus de deux ans, le gouvernement du Congo-Brazzaville, en l’occurrence le ministère de la justice(?) l’a caché, n’a pas voulu le rendre public. Et pour cause !

- Quel est le délit commis ou reproché à un citoyen qui réclame la démission du gouvernement de son pays ?

- Quel est le crime commis ou reproché à un citoyen qui s’oppose au changement de la constitution de son pays ?

Trente ans de travaux forcés contre Modeste BOUKADIA, président du CDRC. Une peine qui n’existe plus dans le Droit congolais sauf au niveau ethno-tribalo-clanique. Une peine qui n’a existé que sous l’ère coloniale. Au Congo-Brazzaville, le premier et le dernier à avoir subi cette peine, avant Modeste BOUKADIA, fut André-Grenard MATSOUA, dans les années 1940.

La question qui nous taraude est celle de savoir si on peut aller directement en Cour d’appel sans que l’affaire ait déjà été jugée par une autre instance comme le Tribunal correctionnel, par exemple ?

On a l’impression qu’au Congo de M. Sassou tout se confond et que les magistrats fabriqués de toutes pièces, à la va-vite et provenant tous d’une même région si ce n’est d’une même ethnie ou tribu passent outre le VRAI DROIT.

Au regard de ce document dit ARRET DE JUSTICE DE LA COUR CRIMINELLE DE POINTE-NOIRE, il y a lieu de croire qu’au Congo-Brazzaville, sous l’ère clanique de M. Sassou Nguesso, le Droit c’est l’application des us et coutumes traditionnelles ethno-tribales claniques des Nguesso.

Au jour d’aujourd’hui, certains détenus arbitraires, condamnés à 2 ans de prison depuis avril 2014, et ils étaient déjà en prison depuis presque un an, sont toujours maintenus arbitrairement en détention malgré le fait d’avoir purgé leur peine d’emprisonnement ferme à eux infligée, arbitrairement.

Nous ne voulons pas faire de commentaires excessifs.

Nous faisons appel au lecteur avisé, et aussi au juriste, de bien vouloir nous éclairer en la matière.

Cependant, nous tenons à dire que ce document a été envoyé à la Commission Nationale des Droit de l’Homme (CNDH) du Congo et au Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.

Association UNION-CONGO

Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
Congo-Brazzaville : Un Etat de Non-Droit de fait
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Association Union-Congo - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT Modeste Boukadia CDRC
20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:33
Afrique/Françafrique) François Hollande doit arrêter d’infantiliser l’Afrique

Par Olivier MOUEBARA -

Ami des dictateurs Sassou-Nguesso, Idriss Déby, Paul Biya, Mahamadou Issoufou, Alpha Condé et bien d’autres, François Hollande ne tire visiblement aucune leçon sur sa duplicité.

Aujourd’hui, en fin d’un mandat sans résultats, François Hollande s’est permis, ce 20 septembre 2016, dans un discours au siège de l’O.N.U, de parler de l’Afrique, en se moquant, une fois de plus, des africains.

Discrédité, rejeté, vomi et honni des africains, François Hollande doit comprendre qu’il n’a pas reçu mandat pour parler au nom des africains. Il est loin d’être notre porte-parole. Nous sommes assez adultes, instruits et formés pour parler de nos problèmes et d’y apporter des solutions.

L’infantilisation de l’Afrique par un homme qui n’a pas de parole, qui a donné un blanc-seing au dictateur Sassou-Nguesso de s’imposer par la force avec ses 8% de suffrages exprimés, d’emprisonner les opposants, de confisquer toutes les libertés publiques, de bombarder la région du Pool, est insupportable.

Croire à un plan de développement pour l’Afrique d’ici 2020 comme le propose François Hollande, c’est comme croire à l’électrification de l’Afrique par Jean-Louis Boorlo!

Tout ceci n’est que foutaises et balivernes.

Sans tarder, les africains doivent prendre leur destin en mains. Pour cela, la pédagogie est incontournable. L’avènement d’une génération consciente, soucieuse de libérer l’Afrique de l’infantilisation de la France par François Hollande, devient un devoir de salubrité continentale.

Henry Kissinger et sa fondation ont eu tort d’être complaisants envers François Hollande. En l’élisant avec autant de légèreté « homme politique de l’année 2016 » pour ses « efforts pour la démocratie », les africains se souviennent plutôt d’un fossoyeur de la démocratie qui a sur sa conscience de nombreuses victimes innocentes.

François Hollande a raté une occasion de se taire. Inaudible et peu crédible à l’intérieur de son pays, il l’est également en Afrique.

Alors que la France de François Hollande a présidé il y a quelques mois le Conseil de Sécurité de L’O.N.U, elle a été incapable d’inscrire à l’ordre du jour le hold-up électoral de son ami Sassou-Nguesso.

Le même François Hollande qui plaide pour l’augmentation du budget de l’Afrique à l’O.N.U, milite pour sa diminution une fois en France.

Mettre sans cesse en avant la « libération du Mali » face à l’avancée des islamistes, ne suffit pas pour caresser les africains dans le sens du poil.

La politique africaine de la France menée par François Hollande manque de cohésion, de cohérence, et de visibilité. Elle marche sur une béquille.

François Hollande ne peut pas prôner la démocratie et la sécurité en Afrique, tout en soutenant ses amis dictateurs.

Aujourd’hui, les africains se souviennent de François Hollande comme celui qui permet à son ami dictateur Alpha Condé de bien dormir, à son ami Issoufou de faire exfiltrer son principal opposant pour une fallacieuse raison médicale en France, à son ami Sassou-Nguesso de faire accréditer en France, mezza voce, son nouvel ambassadeur, Rodolphe Adada.

Quoi qu’il en soit, François Hollande, monsieur petites blagues, n’infantilisera plus les africains dans quelques mois.

Après sa tentative manquée de déchéance de nationalité concoctée autour d’une table à l’Elysée avec ses enfants(dixit le Canard Enchaîné de la semaine dernière), nous sommes décidé, si, daventure il se (re)présente à l’élection présidentielle.

Sans sourciller, les africains qui luttent pour l’avènement de la démocratie et l’alternance en Afrique, sont déterminés pour le faire battre. Il doit couler comme le Titanic, entraînant avec lui le PS.

François Hollande a réussi l’exploit de décevoir même ceux et celles qui n’ont pas voté pour lui.

Alors, il ne sert à rien pour François Hollande, de parler de honte s’agissant de la Syrie.

François Hollande doit plutôt avoir honte de soutenir ses amis dictateurs africains. Il doit avoir honte de divertir les africains, alors qu’il ne croit pas à ce qu’il dit. Il doit avoir honte d’infantiliser les africains qui ont compris ses roulements de tambours et de mécaniques, ainsi que ses revirements et ses reniements.

S’agissant de l’Afrique, le quinquennat de François Hollande est une parenthèse malheureuse, une caricature de ce que l’action publique ne doit plus être.

Le moment est venu pour nous battre réellement pour notre indépendance. L’infantilisation de l’Afrique et des africains par François Hollande, n’est que le corollaire de notre inconséquence et de nos lâchetés.

Nos ancêtres ne sont pas des Gaulois. La France qui a toujours été contre l’Afrique doit quitter nos contrées.

L’Afrique est le continent de l’avenir. François Hollande a tort de nous infantiliser. Son infantilisation aiguise nos appétits de nous débarrasser des chaînes coloniales. Sans l’Afrique et le pillage de nos ressources, que vaut la France de François Hollande?

Nous devons arracher notre indépendance. Notre attentisme ne fait que renforcer l’illusion de supériorité de la France de François Hollande vis-à-vis des africains.

Nous sommes ingénieux et capables de relever de nombreux défis en Afrique. « Rêver c’est le bonheur. Attendre c’est la vie ». N’attendons plus. Agissons!!!

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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NOTRE COMMENTAIRE :

En Afrique francophone, le principe du pouvoir est simple : Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les intérêts de la France, même mondialement reconnu criminel impénitent, celui-là est jugé par la France apte à "gouverner ses compatriotes". Sinon, des individus comme Sassou Nguesso ne seraient pas là.
Pour trouver la solution au cas du Congo-Brazzaville, il faut d’abord régler le problème de la France avec la France. Pour ce faire, il faut que la France commence d’abord par opérer sa propre décolonisation mentale…

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De la République de Félix Eboué à la Françafrique de Charles de Gaulle. « critique de Mingwa Biango »

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