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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 23:06
Crise financière au Congo-Brazzaville


BRAZZAVILLE NORD QUI PLEURE PENDANT QUE BRAZZAVILLE SUD QUI RIT.

Les bonnes vibrations de Brazzaville, malgré la crise financière artificiellement créée par Sassou et sa famille, restent les quartiers sud de la capitale congolaise. Ici les gens ne connaissent pas la crise. Et pourquoi la connaîtront-elle aujourd'hui, alors que pendant la période où Sassou et les siens brassaient les milliards de Fcfa, les populations des quartiers sud se contentaient de leurs morceaux de makayabu, de foufou ou nzenga (manioc), de nzenzè, d'oseille, et de ntobabori...? Ici, on se deplace dans des taxis abradacabrants sans assurances, conduits par des debrouillards ayant appris à conduire pendant les guerres que Sassou leur a imposées. Ces taxis s' appellent 100-100. Dans ces quartiers sud, on connait bien le mot que leur a imposé le pouvoir dictatorial de Sassou : PAS, c'est-à-dire Pas d'Argent pour le Sud ( PAS, programme d'ajustement structurel, selon le jargon du FMI). Un petit tour à Bacongo, Makélékélé, Bifouiti, Kisoundi... montre que les meilleures vibrations de Brazzaville by night sont dans les quartiers sud. Normal. Les meilleurs techniciens de surface, cuisiniers, coordonniers, chauffeurs, mécaniciens, charpentiers, artistes peintres, musiciens, filles de snack bar... c'est dans ces quartiers. L'argent issu du secteur informel circule bien, surtout en ces temps où les ressortissants du Pool, la plus dynamique de la diaspora congolaise, venus de Paris et autres pays de l'Europe, sont à Brazzaville.

QUARTIERS NORD, LE PÉTROLE NE COULE PLUS!

Une ambiance qui contraste avec les quartiers nord qui vivent généralement au rythme des pétro dollars de FCFA des Kiki Sassou N'GUESSO, Jean-Jacques Bouya, Ndengué, Jean-Dominique OKEMBA, Lucien Ebatha, Willy Etoka, Claudia Sassou N'GUESSO, Gilbert Ondongo, Firmin Ayessa, Paul Obambi, Evariste Ondongo, Albert Ngondo, Hugues Ngouolonde, Wamba Sassou N'GUESSO, Belinda Ayessa, Innocent Dimi, Serge Bouya, Serge Ikiemi, Wilfried N'GUESSO, Edgar N'GUESSO, Okongo(Som), Norbert Dabira, Nianga Mbouala, Serge Oboa, Jean Claude Gakosso, Jean Baptiste Ondaye, Innocent Peya ( le plus grand écrivain congolais), Henri Djombo, Oko Ngakala, Henri Bouka, Zéphirin Mboulou, Alfred Onanga, Bruno Jean Richard Itoua, Ngakosso, Gilbert Mokoki...

Les snacks bars et autres lieu d'ambiance ferment désormais à 21 h, faute d'argent.
Les deuxièmes et troisièmes maîtresses accumulent, pour certaines, des arriérés de mois de loyer, des voitures que certaines utilisaient sont en vente. Ce n'est que le début, avant le grand tsunami social qui guette Sassou et les siens.

Brazzaville sud résiste donc plus que Brazzaville nord à la crise financière causée artificiellement par Sassou.

YIWIRI éééh!

Elie SMITH

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 20:04
(Congo) Les habitants du village de Sassou-NGuesso ont droit à la santé, mais pas les autres Congolais

Ce mercredi 29 juin dernier, Jacqueline Lydia Mikolo, chargée de la santé et de la population dans le gouvernement illégal de Sassou, était présente à l’aéroport international d’Ollombo pour accueillir les 63 médecins cubains, passagers du vol charter spécial de la compagnie ECair en quasi-faillite, entre La Havane (Cuba) et Ollombo (aéroport international personnel de Sassou Nguesso).

Dernière provocation d’un président non-élu qui se défend d’être tribaliste mais qui réserve le meilleur de la République à son ancien village de pêcheurs, Oyo ; petit trou perdu de la Cuvette dont l’avenir, tout tracé, sera de ressembler à Gbadolite, village natal du Maréchal Mobutu.

Les personnels des Hôpitaux de Brazzaville et de Pointe Noire cumulent 4 mois de retard de salaires. Avec les patients de tout un Congo maltraité par les Nguesso, ils sont humiliés par ce favoritisme mal placé. Les Congolais, des autres régions que la Cuvette, comptent-ils si peu pour que le tyran leur inflige pareil mépris ?

En vérité, les Nguesso sont vomis tout autant à Oyo qu’ils le sont dans le reste du pays. Un fonctionnement acceptable de l’Hôpital d’Oyo sera une ultime tentative de combler le fossé qui s’est creusé entre leur petit clan et la population environnante plutôt favorable aux Ibovi, brimés, authentiques Mbochis d’Oyo.

Alors que le pays est cruellement enfoncé dans une crise multiforme, cette improvisation de dernière minute est absolument mal placée et causera bien plus de plaies qu’elle ne pourra jamais en soigner. Sassou et ses mioches n’aurait jamais dû gérer, et encore, autre chose qu’une épicerie familiale.

Nous avons toujours pensé que ce préfet a été placé à la tête du Congo, il y a une quarantaine d’année par la France. Il est grand temps que cette dernière le rappelle tant ses provocations ne sont plus supportables…

La Rédaction

Diffusé le 02 juin 2016, par www.congo-liberty.com

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Congo : ECAir transporte 63 médecins cubains de la Havane à Ollombo

(ECAir) – ECAir, Equatorial Congo Airlines, (www.flyecair.com), la compagnie aérienne nationale de la République du Congo, a assuré un vol charter entre la Havane (Cuba) et Ollombo (République du Congo).

Mercredi 29 juin, 63 médecins cubains sont arrivés en République du Congo, à bord du Mont Nabemba, le Boeing 767 de la compagnie aérienne nationale du Congo. Il s’agit du premier vol charter entre Cuba et la République du Congo, opéré par un avion d’ECAir, mais la compagnie a déjà organisé des vols charters commerciaux. Lire la suite de l’article…

Source : Ecofin

(Extrait de congo-liberty)

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congo-liberty - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 21:41
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam

"Le tam-tam se joue sur la place publique à la portée des oreilles de tous, mais cependant et pour ceux qui savent, c'est dans la profondeur du secret de la forêt, à l'abri du premier venu, qu'on le confectionne..." (Proverbe Kongo)

La politique congolaise est un lieu de divertissement pour notre classe politique actuelle. On y bombe son torse ; on y lance des slogans, des mots d'ordre kafkaïens qui profilent la mort des Peuples ; on y fait naître des cultes de la personnalité ; on y invective celui qui n'est pas du système ; on y insulte celui qui n'en sera jamais ; on y discrédite l'homme sincère et honnête ; on y fait naître et galoper les fausses rumeurs dont on se délecte par la confusion entraînée au sein de la population.

Étrange, bien étrange ...

La seule chose qu'on n'y fait pas, c'est d'accepter la nouvelle pensée pour fabriquer l'action salvatrice qui sortira le Peuple meurtri de cette désespérance devenue chronique et coutumière.

On ne le dira jamais assez, nos Peuples sont fracassés en un point que nous préférons occulter pour chanter les louanges d'un tel ou tel autre, chantre autoproclamé des introuvables unité nationale et indivisibilité du pays !

Ce que trouve de mieux cette classe politique, notre classe politique, est de se servir de ce Peuple pour entamer une guerre de succession dans laquelle chacun d'entre eux, attentiste, tient à se revendiquer comme celui qui aurait abattu l'éléphant déjà malade.

N'eut-il s'agit que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso ? Nombreux s'y seraient déjà osés et immanquablement, auraient réussi. Mais Il n'a jamais s'agit que d'écarter M. Denis Sassou Nguesso. Non. Le problème ce n'est plus lui, mais nous !

Nos hommes politiques aiment trop le pouvoir, le conserver ou s'en ré-approprier, et ne peuvent de ce fait, accepter de mourir pour la liberté du Peuple, l'Unification de la Nation... Et ça, M. Denis Sassou Nguesso, homme politique congolais depuis les années 60 à nos jours, le sait et en use aux dépends de tous, de l'Union des Peuples, de l'Unité de la Nation. Il rit de ses opposants fantoches dont il sait pertinemment qu'ils l'envient plus qu'ils n'aiment la Nation, l'Unité, les Peuples et leurs idéaux d'Union.

Qui est donc Modeste Boukadia ? Qui donc a peur de le voir Libre ?

Peuple congolais, ici, point besoin n'est d'élever un culte délirant à sa personnalité. Les faits seuls justifieront que ce questionnement vous soit continuel, sinon à finir par souscrire à ce cri exaspéré de Jacques Juilliard : "Il faudra encore beaucoup de crimes et de souffrances pour que l'on admette que le "vivre ensemble", cette expression inepte, indécente, derrière laquelle on camoufle l'apartheid des cultures, n'est qu'une blague, une blague sanglante." C'est un fait : bien de nos chemins, au Congo-Brazzaville et dans la sous-région, passent aujourd'hui par Modeste Boukadia.

Après que de nombreux émissaires, et non des moindres, présidents, ministres et autres l'y aient contraint et l'y contraignent encore, M. Denis Sassou Nguesso a cessé de se la poser, Il n'en est plus là...

Les deux documents ci-contre en sont l'illustration : le premier dit le droit alors que le second dit l'embarras politique.

Ce Pourvoi en cassation introduit par M. Pierre Mabiala est à la mesure de leur désarroi, car on ne peut ainsi continuellement triturer le Droit sans en devenir risible, même aux yeux du profane que je suis !

Le Président Modeste Boukadia n'ayant jamais été jugé, sinon par contumace, comment justifie-t-il, du haut de son ministère, ce Pourvoi en cassation ?! En Droit ? Que nenni ! Et pourquoi donc, que maintenant qu'ils l'ont "sous la main", le Parquet n'ouvre-t-il pas un procès en bonne et due forme contre M. Modeste Boukadia ? A la vérité préféreraient-ils ces fuites en avant ? Dans quel but ?

Sur ce même document, en objet il est écrit : AFFAIRE : M. P C/ MALONGA Alexandre et autres".

Doit-on rappeler à M. Pierre Mabiala, ministre de son état, que M. MALONGA Alexandre avait déjà été acquitté le 9 Avril 2014 ? Et d'ailleurs, qui sont ces "autres" qui ne sont pas, là, cités ?

Ce Pourvoi en cassation le nom du Président Modeste BOUKADIA n'est pas notifié, alors que c'est de lui que Pierre Mabiala, ministre, a fait appel après avoir copieusement insulté et traité de fou incompétent, le Procureur Général qui n'avait fait que dire le Droit, rien que le Droit !

La violence n'est que la manifestation d'une "force-faible" Janckelevitch.

M. Modeste Boukadia, Président, dans ce chaos qui nous environne jusqu'à habiter chez certains, la Sérénité vous sied comme un Gant !

Nous,
Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Théophile MBEMBA

(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
(Congo-Brazzaville) De l'art de confectionner un tam-tam
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 19:52
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso

Le paysage politique du Congo-Brazzaville est sorti de la brume. L’exécutif est désormais bicéphale au Congo-Brazzaville. Le choix porté par Denis Sassou Nguesso sur Clément Mouamba comme premier ministre est considéré par certains comme le mariage de la carpe et du lapin. Pour d’autres, au contraire, il correspond à un subtil plan stratégique imaginé par le khalife d’Oyo.

Le bon et le méchant

En vérité, les deux visions se recoupent. Denis Sassou Nguesso, président volcanique, fougueux et téméraire face à Clément Mouamba, premier ministre débonnaire, précautionneux et accommodant. Denis Sassou Nguesso joue la figure du méchant (ce qu’il est fondamentalement) en jetant de l’huile sur le feu, en bombardant les localités de la région du Pool sous prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi et en procédant à l’arrestation des opposants. Le parcours de Denis Sassou Nguesso est jalonné d’actions violentes : assassinats de Marien Ngouabi, du Cardinal Emile Biayenda et du l’ancien président Alphonse Massamba Débat (Cf Sassou Nguesso : L’irrésistible ascension d’un pion de la françafrique, Ed L’Harmattan, 2009).

Franc-maçon, Clément Mouamba apparait comme l’homme du dialogue engageant des pourparlers tous azimuts avec la plate-forme IDC-FROCAD par l’intermédiaire d’Elvis Digne Tsalissan Okombi, lequel exigea ; en son temps, l’éjection du gouvernement de Guy Brice Parfait Kolelas et Claudine Munari Mabondzo. Denis Sassou Nguesso exauça les vœux du patron de l’association « Pona ékolo ». Et, ce fut la délivrance pour les deux mousquetaires.

Petits meurtres

Clément Mouamba souhaite-t-il défendre une improbable voie médiane censée réconcilier deux camps qui se livrent une guerre à mort depuis l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ? Permettez-nous d’en douter ! Clément Mouamba avale couleuvre sur couleuvre sans broncher. Or, qui ne dit mot consent. L’ultime humiliation fut la désignation de son directeur de cabinet par les proches de Denis Sassou Nguesso. Le Premier Ministre n’osa pas quitter le navire. Le poste s’avérant tellement alléchant. De manière insidieuse, Clément Mouamba, bon gré mal gré, tente de rendre les coups. Dans la déclaration de politique générale faite devant les parlementaires, Clément Mouamba a prononcé un réquisitoire implacable contre la gestion sassouiste du pouvoir. Il s’en est suivi une attaque en règle des ministres en poste contre les sortants, une sorte de « petits meurtres » entre ministres. Guerre de tranchée de Pierre Mabiala contre Aimé Emmanuel Yoka, Henri Djombo contre Rigobert Maboundou, Aimé Parfait Nkoussou Mavoungou contre Pierre Mabiala etc… Ancienne élève du CEG de la Paix et du lycée de la Révolution, Rosalie Matondo n’a pas eu l’outrecuidance de descendre en flèche le travail gouvernemental de son prédécesseur Henri Djombo. C’est l’exception qui confirme la règle. Est-ce pour excès de pudeur, de prudence ou pour toute autre considération ? En tout cas Rosalie Matondo n’a pas daigné participer au jeu de massacres entre ministres.

Jeu de rôles

Dès que Clément Mouamba amorce des actions de dialogue en vue de décrisper le climat politique au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso initie aussitôt des actions de sape. Il savonne la planche. Pendant que Clément Mouamba consulte les leaders de l’alliance IDC-FROCAD et les membres de la société civile, Denis Sassou Nguesso ordonne le bombardement de la région du Pool, l’encerclement des opposants et l’arrestation d’un ancien candidat à la présidentielle. L’un manie le bâton, l’autre la carotte. Pendant que Denis Sassou Nguesso excelle dans la cruauté, Clément Mouamba, lui, joue la carte de la câlinothérapie. Les deux hommes sont dans un jeu de rôle. Errare humanum est, perseverare diabolucum. Le dernier exemple en date de ce jeu est l’incarcération du général Jean-Marie Michel Mokoko, baptisé « Moïse » par ses partisans, après une assignation à domicile de plus de soixante-dix jours sans que Clément Mouamba ne s’insurge contre le traitement infligé au saint-cyrien et ancien chef d’Etat major. Clément Mouamba continue d’encaisser les coups. Le premier ministre Clément Mouamba est-il devenu le souffre-douleur de Denis Sassou Nguesso ? Clément Mouamba découvre-t-il seulement aujourd’hui que la volonté affrichée de dialogue de Denis Sassou Nguesso flétrie au vœu de l’homme d’Edou-Penda est de mourir au pouvoir ?

Si Denis Sassou Nguesso heurte ainsi son Premier Ministre, c’est en connaissance de cause. Le khalife d’Oyo veut amener Clément Mouamba, de gré ou de force, à entrer dans une culture de violence sans laquelle Denis Sassou Nguesso n’a aucune chance de parvenir au pouvoir. La dernière élection présidentielle en témoigne. Le duo infernal Sassou-Mouamba a perdu tout lien avec le Congo-Brazzaville profond. Denis Sassou Nguesso qui brandit l’étendard de la fermeté a perdu la bataille de l’opinion et de la communication. S’il compte sur l’opération de charme engagée par Clément Mouamba pour se refaire la cerise, c’est raté.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso / Clément Mouamba, le duo maso
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 00:20
(Congo-Brazzaville) Bruits de couloir au Palais de justice de Pointe-Noire

Dans tous les Palais de justice du monde, là où un homme est incarcéré, jugé ou pas, c’est selon, les indiscrétions et les bruits de couloir sont légion.

Ainsi, au Congo-Brazzaville, le Palais de Justice de Pointe-Noire ne fera pas l’exception concernant le cas du président du CDRC, monsieur Modeste Boukadia, à qui MM. Sassou Nguesso, Emmanuel Yoka, Clément Mouamba et Pierre Mabiala, refusent la libération.

Nous savons, aujourd’hui, grâce aux bruits de couloir, qu’à l’audience du 20 juin 2016, le Tribunal a décidé la libération conditionnelle de M. Modeste Boukadia.

Mais, à peine le verdict prononcé, la décision prise, le ministre Mabiala a pris son téléphone pour abreuver d’injures et autres insanités, le Procureur général de la République et les autres magistrats, les traitant de tous les noms d’oiseau, leur intimant l’ordre de vite saisir la Cour de cassation pour faire annuler la décision qu’ils venaient eux-mêmes de prendre et signer. Tout cela pour empêcher Modeste Boukadia de recouvrer la liberté. Et quelle liberté lorsqu’on est soumis à un régime de libération conditionnelle ? Une prison à ciel ouvert. En tout cas, M. Pierre Mabiala, le ministre de la Justice, ne s’est pas privé de les traiter tous de fous, etc.

Depuis ce coup de sang du ministre clanique de l’injustice de M. Sassou, nous avons été informés que les insultes de Mabiala à l'endroit du Procureur général et les menaces proférés à l'endroit des juges qui ont pris la décision de dire le Droit créent un mécontentement général au parquet, même au niveau de certains juges.

Le plus grave, comble de l’imbécilité, de l’idiotie ou de l’incompétence ( ?), vous voyez un ministre de la justice qui traite le Procureur Général de la Cour d'Appel de Pointe-Noire de "fou" !

Question : pourquoi le même Procureur Général a-t-il appelé le ministre pour l'informer de la décision de justice qu'il venait de signer ?

En tout cas, quand tout ceci se saura publiquement, le sinistre Pierre Mabiala ne va quand même pas nier avoir insulté le Procureur général de la République et l’avoir traité de "fou" et nier également avoir menacé les juges ; le Procureur Général ayant pris soin de mettre le téléphone en main libre... Tout le monde s'est délecté du vocabulaire grossier du ministre va-t-en guerre, Pierre Mabiala.

Après Ntumi, Mokoko et le voilà avec le Président BOUKADIA...

Ce qui est désolant, c’est que Pierre Mabiala ne semble pas comprendre le rôle qu’on est en train de lui faire jouer. Quand il l’aura compris, il sera trop tard.

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

Bruits de couloir au palais de justice de Pointre-Noire (pdf, 210.1 kB)

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D'autres bruissements entendus dans les couloirs du Palais de la Cour d'Appel de Pointe-Noire, le 20 juin 2016, à l'issue de l'audience qui a ordonné la libération conditionnelle du Président Modeste BOUKADIA. Le Président de la Chambre d'Accusation, après les insultes et les menaces de Pierre Mabiala, a rétorqué : "J'ai reçu d'autres instructions dans ma langue. J'ai appliqué le droit. J'ai fait mon travail. Et je n'ai pas d'ordre à recevoir des politiques. Le Président Modeste Boukadia doit être libéré comme l'indique la loi et les instructions reçues dans ma langue !"

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 19:28
Et pourquoi pas une Conférence nationale souveraine au Congo Brazzaville ?

par Calixte Baniafouna -

Sur le plan institutionnel, il a piétiné la Constitution pourtant taillée sur mesure par lui-même foulant ainsi aux pieds le serment de fidélité à la République par lequel il a mis en application ladite Constitution pendant deux décennies. Du coup, il a organisé un mono référendum illégal, un changement de Constitution à sa convenance et une élection mascarade. Avec 8% de suffrage exprimé en sa faveur, il s’est autoproclamé gagnant dès le premier tour. Pas d’annonce

publique de l’Élysée, cette fois-ci, pour condamner ou féliciter la manœuvre frauduleuse et le crachat sur la démocratie. Mais le silence vaut soutien, du moins si la maxime latine du Pape Boniface VIII (1235-1303) n’a pas menti : « qui ne dit mot consent ».

Sur le plan politique, il se confronte à trois types d’opposition. Une opposition symbolisant le prolongement de la démocratie défunte des années 1990, qui l’avait chassé du pouvoir. La deuxième opposition a été montée de toutes pièces par lui-même, dès la reprise du pouvoir par la guerre. Une troisième opposition, enfin, est composée d’anciens ministres, frondeurs du pouvoir en place. Les deux deniers types d’opposition sont qualifiés d’« opposition alimentaire » à cause de la méfiance qu’ils suscitent dans l’esprit de la majorité des Congolais, qui les accuse d’affidés du pouvoir en place. Tout membre de l’un des trois types d’opposition qui essaie d’échapper à la stratégie pour tenter de prendre l’Épouvantail Voldemort dans son propre jeu en proposant, par exemple, une stratégie commune qui consisterait à l’évincer, est jeté en prison sans ménagement.

Sur le plan économique, qu’il s’agisse de la hausse du baril de pétrole (dont les Congolais ne voient ni la couleur ni l’usage qu’on en fait) ou de sa baisse dont ils pâtissent sévèrement, leur quotidien couronné de chômage, de manque du bien-être vital (nourriture, eau, électricité), de souffrances, de pauvreté… ne change pas.

Ayant considéré son plan machiavélique réalisé, il s’est souvenu que son maître de l’Élysée, le jour où il lui ordonna d’organiser librement son référendum, sans s’inquiéter de rien ni de personne, lui avait en même temps demandé de dialoguer après coup, et de rassembler par la suite. C’est le sens donné au dialogue auquel il invite aujourd’hui ses affranchis à contribuer.

Et, du coup, la machine de la Françafrique peut se remettre en marche. Un courant d’intellectuels opportunistes saute sur l’appât pour réclamer la tenue du dialogue.

Disciplinés, en ordre non dispersé et en rang serré, opposants alimentaires, intellectuels opportunistes et badauds venus de nulle part et de rien, ex-collaborateurs de l’Épouvantail Voldemort pour la plupart, se sont constitués en diplomates parallèles, certains ayant même obtenu le visa d’aller voir directement le maître à l’Élysée pour lui rassurer qu’ils sont prêts à répondre à l’appel vers un dialogue conduit par la communauté internationale. D’autres vont jusqu’à demander que ce dialogue se fasse en France, comme celui de Marcoussis pour la Côte d’Ivoire, avec l’impartialité française que l’on sait et les résultats sur le terrain connus de tous.

Chacun s’étant fait une idée de ses intérêts égoïstes et individuels, catalogués soigneusement dans une toute petite boîte virtuelle de son crâne, parle au nom du Congo qu’il aimerait tellement plus qu’il ne s’aime soi-même, pour les opposants alimentaires et les intellectuels opportunistes congolais ; des principes et des valeurs de la démocratie qu’il défendrait pour rien au monde, pour le maître de l’Élysée.

Car pour les opposants alimentaires et les intellectuels opportunistes, l’Épouvantail Voldemort est tantôt un repoussoir, tantôt un perchoir. En fait, il effraie le peuple congolais, mais opposants alimentaires et intellectuels opportunistes ne mettent que quelque temps pour s’allier, du moins pour les espèces les plus intelligentes.

Seuls souffrent le Congo et le peuple congolais dans ce jeu d’effrayement par le mannequin dressé au Congo et d’empêchement des oiseaux de dévorer les graines et les fruits pour lesquels il monte la garde.

La mémoire des Congolais est-elle si courte pour oublier que le seul dialogue qui a marché dans ce pays est celui où ni la France ni la communauté internationale ne s’étaient mêlées, je cite la Conférence nationale souveraine de 1991, et que ni l’Épouvantail Voldemort ni son mentor l’Élysée n’aimeraient plus jamais voir revivre au Congo Brazzaville ? Une preuve que le dialogue auquel opposition alimentaire et intellectuels opportunistes nous invitent aujourd’hui, aux ordres de l’Élysée, ne le serait que pour légitimer le règne éternel de l’Épouvantail Voldemort sur le Congo et les Congolais, au profit de son seul clan, de son maître de l’Élysée et, bien évidemment, de l’opposition alimentaire et des intellectuels opportunistes voués à se contenter des miettes.

La passion et la haine des uns, la soif du pouvoir, la corruption et la traîtrise des autres affaiblissent considérablement toute prise d’initiative des patriotes qui oeuvrent dans le sens du développement du pays, de la quiétude du vivre-ensemble, de la redistribution équitable du revenu national et de la construction d’une nation.

Il me semble, en conséquence, et cet avis n’engage que moi, que toute solution initiée depuis le palais de l’Élysée ou celui de Mpila ne le serait que pour légitimer l’éternité de l’Épouvantail Voldemort au pouvoir et d’intégrer dans les rangs les tourterelles au costume de pseudo intellectuels qui s’impatientent d’aller à la mangeoire.

Une solution, l’unique possible et crédible est celle qui consiste à revisiter ce qui n’a pas fonctionné après la Conférence nationale souveraine de 1991, et qui se résumerait à répondre à la question suivante :

- quels politiciens,

- quels intellectuels,

- quelle armée,

- quels patriotes,

- quelle gestion,

- quels partenaires, pour mettre définitivement le Congo Brazzaville sur les rails de la prise de conscience de nouveaux dirigeants et du peuple congolais en vue de l’unité, de la concorde et du développement du pays ?

Toute autre proposition – dialogue, rassemblement, gouvernement d’union nationale ou unité nationale – formulée depuis l’Élysée n’est que la suite logique de flatteries commencées par le référendum télécommandé, et qui se sont poursuivies par le changement éhonté de la Constitution, l’élection présidentielle mascarade, et, bientôt, la mise en place d’un gouvernement d’opportunistes pompeusement appelé gouvernement d’union nationale pour lequel la fameuse opposition alimentaire et les fameux intellectuels opportunistes ont un clin d’œil plus qu’intéressé et pressant… le tout pour accompagner l’éternité au pouvoir de l’Épouvantail Voldemort.

Le peuple congolais et le Congo profond ne sont absolument pour rien dans cette lutte folklorique pour les ambitions personnelles, les honneurs et les petits esprits qui espèrent qu’il suffit de profiter du démasquage de l’Épouvantail ou de l’affaiblissement de Voldemort pour sortir le costume de politiciens ou d’intellectuels en capacité de construire une nation.

De ces opportunistes, le PCT nous en a tellement fournis depuis 1969, venus de tous les coins du Congo, que nous tournons en rond, sommes fatigués et aspirons de façon foncièrement déterminée au changement véritable de notre société.

Chers compatriotes, inspirons-nous de l’expérience des pays, victimes de la dépendance ceux-là, à qui l’on a imposé des solutions qu’ils croyaient être salutaires pour leur vivre-ensemble mais qui aujourd’hui les ont rendus irréconciliables, je cite la Côte d’Ivoire, avec le dialogue de Marcoussis ou l’intervention de la fameuse communauté internationale (c’est-à-dire la volonté de l’Élysée dans le placement de ses pions en Afrique)… pour ne pas tomber dans les mêmes travers. Contrairement à la Côte d’Ivoire qui s’est vu dotée d’un président de la communauté internationale installé au palais par des tanks militaires français, il ne s’agit pas de chasser mais de confirmer un homme de confiance qui a fait ses preuves de fidélité au maître depuis 33 ans au Congo Brazzaville, les résultats étant les mêmes partout.

Chers compatriotes, inspirons-nous de l’expérience des pays, démocratiques ceux-là, mais qui se sont senti enchaînés par les contraintes de l’Union européenne, je cite la Grande Bretagne. Ce peuple a fini par dire « NON » et « ÇA SUFFIT », ne déplaise le maître de l’Élysée qui, comme à son habitude et comme il l’a fait pour le Congo Brazzaville, a toujours attendu le dernier moment pour tenter de poignarder dans le dos le peuple en ayant déclaré que si ce peuple britannique votait Brexit, il en mourrait le jour même. Le peuple britannique a voté Brexit et n’en est pas mort. Une nuance et non des moindres : le maître de l’Élysée s’était adressé directement à son larbin congolais pour un référendum qu’il savait gagné d’office sans l’avis du peuple congolais. Il s’est adressé en revanche au peuple britannique pour avoir tenu compte du sérieux des résultats qui sortiraient des urnes transparentes dans tout pays où le peuple est respecté. Eh ben ! il en est lui-même sorti totalement déboussolé aujourd’hui, et ne peut plus que se positionner sur le strapontin européen en train de contempler, prisonnier et impuissant, jusqu’où ira l’Union européenne après la sortie de ce dinosaure qu’est le Royaume Uni.

Une preuve qu’il soit riche ou pauvre, sous l’effet de la démocratie ou de la dictature, aucun peuple privé de souveraineté de décider de son destin ne peut vivre libre comme vient de le prouver le peuple britannique.

Chers compatriotes, résistons, luttons plus que jamais et avec tous les moyens pacifiques à notre portée autres que les armes de guerre et la violence sous toutes ses formes. Le Congo n’est ni un pays cadeau au service d’un pantin, ni un pays à piston des opportunistes sans boussole ni repère. Tenons bon, jusqu’à la défaite totale du larbin corrompu, des traîtres aux aguets, et à la victoire du peuple congolais, seul et unique souverain, et toujours… vainqueur. La victoire de la liberté.

Le temps est venu pour le peuple congolais d’entonner le chant de la victoire. Du « Brexit au Congoexit » de la dictature, il est désormais temps d’importer la démocratie dans notre pays pour, comme l’a dit le peuple britannique, « commencer à rêver » d’un Congo « indépendant ». Il faut, pour cela, la retrouvaille et le rassemblement de vrais patriotes pour mettre en place une stratégie commune.

Debout peuple congolais, arrache ta liberté car personne d’autre que toi-même ne le fera à ta place !

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Calixte Baniafouna - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT CNS
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:40
Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur. Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! -

M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C. a été incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif lui ait été clairement signifié.

Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Comment peut-on assigner à résidence en le privant de sa liberté de mouvement et de sortie de territoire, voire de déplacements à l’intérieur même du Congo, un homme qui a été arrêté le 15 janvier 2016 à son retour à Brazzaville, venant de France en lui opposant sa condamnation par contumace du 9 avril 2014 aux mêmes motifs que la condamnation du même jour de ses 14 compagnons, motifs reconnus irrecevables au regard du Droit International par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le 14 novembre 2014 et signifiés au Président Sassou et à toute la Communauté Internationale, le 23 décembre 2014 ?

Ineptie totale des "Carambouilleurs" de Brazza et de ses soutiens "Hexagonaux" qui vont perdre définitivement la face au regard de la Communauté Internationale dont les USA et l'UE, si ne n'est déjà fait depuis fort longtemps !

Il faut bien comprendre que le problème fondamental n'est pas de "poursuivre la magouille" mais de "faire cesser la magouille" pour que cesse enfin la pression du maitre-chanteur sur ceux qui savent qu'ils lui sont redevables.

La question n'est pas de faire expier le passé, mais de faire cesser définitivement que le passé prenne en otage le futur en faisant perdurer le chantage pour le malheur de ceux qui sont déjà dans le malheur par les exactions passées.

La seule chance pour Tous, c'est qu'il existe un Homme de probité, le Président Modeste Boukadia, un Homme qui sourit avec grandeur et conscience de ces inepties "d'hors-la-loi sans parole" dont on n'entend jamais la langue ni rien quant aux écrits, pas seulement en interne vu d'outre-équateur, mais en hexagonal où l'on fait tout pour que ça change sans rien changer bien sûr pour soi-même !

Comment peut-on libérer une personne séquestrée pour aucun motif autre que ceux reconnus illégitimes par la Communauté internationale, si ce n'est de fait libérer un otage sans le libérer en le privant de sa liberté de mouvement ?

Comment peut-on expliquer un tel silence médiatique sur l'échiquier central franco-hexagonal de la condamnation ubuesque à trente ans de travaux forcés du Président Modeste Boukadia, cela contre l'avis de la Communauté Internationale via l’ONU ?

A Bon Entendeur, Salut !

Paris, Terre des Droits de L’Homme, le 24 juin 2016

Georges Maltret

Conseiller accrédité près le Président Modeste Boukadia

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 22:48
(Congo-Brazzaville) De l’aberration du tribalisme, régionalisme et autres ismes

Par Marcelline Fila-Ndziendolo -

Le roman présente l’histoire de Louzolo, une veuve qui se laisse séduire par un certain Mfum. Elle a une fille avec ce dernier. Malheureusement cet homme qui est un polygame ne la prendra jamais comme une énième épouse. Dans cette société du royaume de Fukissa qui rappelle le pays de l’auteure, est dévoilé le destin de la fille de Louzolo qui a grandi sans l’amour paternel... -

Le roman présente l’histoire de Louzolo, une veuve qui se laisse séduire par un certain Mfum. Elle a une fille avec ce dernier. Malheureusement cet homme qui est un polygame ne la prendra jamais comme une énième épouse. Dans cette société du royaume de Fukissa qui rappelle le pays de l’auteure, est dévoilé le destin de la fille de Louzolo qui a grandi sans l’amour paternel et qui s’est installée au Canada car mariée à un autre Africain et mère de deux petits bambins. Aussi, reviennent chez Louzolo les atroces souvenirs des guerres qu’a connues son pays et qui l’ont forcée à l’exil. Louzolo relate sa vie au pays à sa fille avant qu’elle rejoigne au Canada aux côtés de ses deux petits-enfants. Une vie au pays marquée par les antivaleurs tels le tribalisme, le régionalisme, le népotisme… Et l’héroïne de rêver d’un pays où on pourrait vivre agréablement en balayant ces antivaleurs qui freinent son développement et celui du continent. Ce récit se présente, à certains moments, comme un texte d’essai. L’auteure quitte l’espace de la narration pour prendre celui de la réflexion quand son argumentation est appuyée par d’autres auteurs.

Un autre regard sur la guerre de Brazzaville

Un sujet développé abondamment dans le littérature congolaise. Et Marcelline Fila-Ndziendolo, qui n’est autre que Fila-Matsocota, n’a pas été indifférente à ce morceau triste de l’histoire de son pays. A travers cette tragédie de Brazzaville, l’auteure dénonce un mal qui ronge le continent, le tribalisme. Et c’est ce fléau qui sera l’une des causes du malheur qui va s’abattre sur son pays : « (…) Dans la zone septentrionale (…) on parlait d’un conflit entre deux tribus rivales qui avait commencé dans leurs villages respectifs » (p.23). Et les populations de la ville sont surprises par ce conflit avec une proliférations de milices armées au services des politiciens.. C’est avec amertume et désolation que le pillage de la ville avec mort d’hommes est raconté par Louzolo qui est obligée de fuir la ville pour éviter l’irréparable. Les villages et les forêts seront les abris de ces déplacés. A travers les tribulations que vit l’héroïne Louzolo, l’auteure nous décrit un pays meurtri sur fond de la critique des hommes politiques, responsables des souffrances des populations. Des acteurs politiques qui marginalisent les populations pour des intérêts égoïstes : « (…) pendant que le peuple innocent payait de la sorte son tribut à la guerre, les responsables politiques (…) s’engraissaient et envoyaient leurs familles à l’étranger où ils avaient gardé leur fortune au chaud » (p.27). Pédagogique et didactique est le texte où l’auteure s’en prend au tribalisme et ses conséquences malheureuses vécues pendant la guerre. Elle ne s’empêche pas de « moraliser » ses compatriotes en demandant l’amour qui devrait être plus fort que les identités comme on le remarque en Europe et en Amérique où le nationalisme prime l’individualisme.

Le rêve de Louzolo

Louzolo vit dans une société marquée par « le tribalisme, le régionalisme et autres ismes » et la mauvaise gouvernance de ses acteurs politiques. Et Louzolo rêve pour un changement de mentalité dans son pays. Pourquoi être égoïste comme cet homme politique qui ne s’intéresse qu’à sa propre région alors qu’il devrait penser nation comme le stipule l’auteur : « On ne doit pas suivre l’exemple de ce ministre (…) qui fit des pieds et des mains pour développer les infrastructures routières et ferroviaires de sa région d’origine, sans les continuer jusqu’aux régions voisines » (p.72). Et si l’on mettait fin aux guerres tribales et fratricides dans le pays pour s’occuper de son développement ! Et si l’on pouvait pensait « Nation » à la place de « Région », se dit l’auteure. Cette dernière rêve que les produits agricoles de son pays rivalisent avec ceux des pays comme la Côte d’Ivoire et le Maroc dans les supermarchés de Mputu. Ayant voyagé et découvert le progrès des pays développés dans presque tous les domaines, Louzolo souhaite que les hommes au pouvoir comprennent l’enjeu de ce développement qu’elle voit multiforme. L’or vert pourrait par exemple être bien géré : « Au lieu de vendre aux étrangers nos riches forêts à des prix dérisoires, les habitants du royaume devraient s’unir pour créer sur place des sociétés de transformation de bois » (p.74). Revaloriser la médecine traditionnelle qui revient à la mode, se servir des nouvelles technologies par les panneaux solaires pour avoir une source d’énergie à bon marché, développer l’élevage dans les régions propices, tels sont les quelques éléments qui définissent le rêve patriotique de Louzolo. Aussi au sujet de l’élevage dans son pays, elle ne peut s’empêcher de s’insurger contre les antivaleurs du pays : « Où sont passés les bœufs de la région du Niari à Mpassa qui jadis fournissait de la viande non seulement à cette localité, mais aussi à toutes les autres villes du royaume (…). Le tribalisme et le régionalisme à outrance les ont-ils tués ? » (PP.75-76). Et le rêve de Louzolo emmène l’auteure à la réflexion qui épouse une approche didactique et même pédagogique.

L’essai au service du roman

De l’aberration du tribalisme, régionalisme et autres ismes apparait tellement didactique et pédagogique qu’il n’échappe pas à l’argumentation. Dans son trajet, le texte se libère, à un certain moment du mode récit, pour épouser le discours qui se justifie du passage des temps du récit (imparfait, passé simple…) aux temps du discours (présent, futur, conditionnel…). Aussi, l’auteure utilise-t-elle la technique du « livre dans le livre » pour argumenter scientifiquement son raisonnement. Pour s’indigner des richesses de son pays qui sont à la merci des étrangers, elle cite un autre auteur essayiste : « Afrique Pillage à huis clos. En Afrique, pétrole n’a jamais rimé avec prospérité, mais plutôt avec pauvreté, corruption, instabilité politique et guerre civile » (p.86). On remarque que les dernières pages de l’ouvrage se présentent comme un monologue intérieur de l’héroïne. Après avoir épilogué sur les antivaleurs de son pays, et particulièrement le tribalisme, Louzolo rêve de voir « les enfants de toutes les tribus du royaume [qui] se donneraient la main (…). Kabu et Kani [ses petits-fils] verront peut-être les rêves de leur Mamy se réaliser » (p.88).

Simple à lire, ce roman pose des problèmes actuels du pays de l’auteure, en particulier et du continent en général. C’est une œuvre didactique que l’on pourrait largement divulguer au niveau de la jeunesse pour son éducation civique dans une Afrique qui commence à être gangrenée par beaucoup d’antivaleurs. Et sa préfacière Marie-Léontine Tsibinda de nous inviter à « [plonger] dans la rivière de [ce roman] afin de nous purifier de toutes nos impuretés et chanter en chieur le soleil neufs du royaume fukissien riche en espérance et en amour ».

Noël Kodia-Ramata

  • Marcelline Fila-Ndziendolo, De l’aberration du tribalisme, régionalisme et autres ismes, éd. Publibook, Paris, 2015.
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Marcelline Fila-Ndziendolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:07
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia

Le 20 juin 2016, en audience de la Cour d'appel, le Droit a été dit. Mais, le Procureur de la République a appliqué les injonctions de MM. Sassou et Mabiala, respectivement président de la République et ministre de la Justice... qui lui ont intimé l'ordre de ne pas libérer le président Modeste BOUKADIA. -

Voici le Compte-Rendu de l'Avocat, Maître Senga, qui retrace les conclusions de l'audience du 20 juin 2016 à la Cour d'Appel de Pointe-Noire, à l'issue de laquelle il a jugé la libération du Président Modeste BOUKADIA.

Le Procureur Général a signé de sa main cette libération. Les frais d'extraction de 5000 Fcfa ont été acquittés. Il avait été remis 10 000 Fcfa au greffier pour saisir l'ordonnance de l'audience en présence du Président de la Chambre d'Accusation de Pointe-Noire qui dira au greffier "Saisissez-le rapidement afin qu'on aille extraire le Président BOUKADIA et qu'on l'emmène dans mon bureau pour lui lire l'ordonnance et ce qu'il doit faire. S'il n'y a pas d'électricité, allez dans un cyber-café pour le saisir et me l'apporter même en pleine nuit afin que demain 21 juin au matin le Président BOUKADIA puisse être dehors."

Sur ce, l'Avocat, en présence du Représentant du président du CDRC, était allé rendre visite au Président Modeste BOUKADIA, pour lui rendre compte et lui demander de s'apprêter et de ranger sa cellule, car il était libre ou du moins assigné à résidence à Pointe-Noire.

Constat : Depuis le jour de l'audience, le 20 juin 2016, il n'y a pas encore d'électricité (sic !) puisque jusqu'à hier 22 juin, l'ordonnance n'était pas toujours saisie et le renvoi à la Cour de Cassation de M. Mabiala (ministre de la justice(?)) n'est toujours pas disponible. Ce qui veut dire que le Président BOUKADIA devrait être extrait de la Maison d'arrêt libre mais que nenni ; on le maintient en détention bien que le tribunal l'a assigné à résidence.

Rappel: le Président BOUKADIA n'a jamais été jugé. En conséquence le pourvoi en cassation est ubuesque. De plus, le Président BOUKADIA n'a jamais été présenté devant ce Procureur général qui a toujours refusé de voir le Président Modeste BOUKADIA. Et pour cause ! Il n'y aucune charge à lui signifier.

Ci-après la lettre de Maître Senga au Président BOUKADIA :

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(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:32
(Congo-Brazzaville) Entre un passé qui ne passe pas et une résilience rédhibitoire, le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins

Conflit du côté obscur de nos impensées : Le président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire ayant constaté qu’aucun motif valable ne pouvait justifier le maintien de M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif ait été clairement signifié, avait fait injonction au Procureur Général pour procéder à sa libération effective en ce 21 juin 2016.

En date du 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice insultait copieusement le Procureur Général qui lui en transmettait demande... Et dans la foulée, faisant fi de toute considération juridique, ce ministre s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 janvier 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Une incompréhensible péripétie de plus.

Ce fait illustre à souhait cette absence d’Etat qui toujours caractérise le Congo en dépit des revirements constitutionnels, faisant croire aux seuls naïfs que le changement d’un texte suffirait à effacer l’indécrottable et notoire incompétence…

De quoi sommes-nous héritiers ? "Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent" Friedrich Nietzsche.

Il y a ce que nous voyons, il y a ce que nous rapporte l’incessant brouhaha de "nos sans scrupules", mais il y a aussi ce qui, au plus profond, dessine notre devenir. Ceci est et demeure imperceptible à bon nombre dans cette foule qui n’est pas encore Un Peuple.

Un Peuple, tout comme Un Pays se construit par la volonté des femmes et des hommes qui, quoique se sachant différents, par la raison, les sentiments ou la nécessité, réalisent l’Union, prélude à l’Unité. Ainsi se fonde l’Union dans les mariages, ainsi se symbolise l’Unité lorsque de cette Union nait Un Enfant qui en devient l’illustration vivante. C’est comme çà et pas autrement.

Au Congo, deux familles de pensées agissent. Les uns pensant que le Congo doit se reconstruire sans catharsis, "suffirait que M. Denis Sassou Nguesso laisse son fauteuil pour que tous les problèmes s’évanouissent". Les autres, à l’aune de cette Histoire qu’est la nôtre, toute émaillée du sang et de l’exclusion de ces autres, indésirables, pensent que le mal n’est pas aussi bénin qu’on le dit ; que M. Denis Sassou Nguesso est le produit d’une culture, et qu’après lui, comme les faits nous l’ont déjà démontré, les mêmes exclusions, les mêmes exactions pourront se remettre à l’ordre. Ceux-ci prônent l’Union puis l’Unité en conscience.

Autant le dire tout de suite, M. Modeste Boukadia de qui je m'inspire est de ces derniers. Il l’a crié si haut, si fort que cela l’a amené à être incarcéré par des ignorants.

C'est qu'il y a une singularité évidente au cas de M. Modeste Boukadia dans cette tragédie ubuesque, mais non moins meurtrière, menée de main de maitre par M. Denis Sassou Nguesso. Une particularité perçue mais non appréhendée par "les auto-proclamés" politiques. Car quel crime, quel attentat, quelle insoumission pour que M. Denis Sassou Nguesso le traite ainsi ? Leur mutisme et leur incompréhension parlent pour eux !

Nombreux sont aussi ceux des concitoyens qui s'intriguent encore du "pourquoi" : "Pourquoi M. Modeste Boukadia est-il rentré alors qu’il savait pertinemment qu’il serait arrêté ?" Mais se poser cette question c’est dire à quel point manque dans ce Pays, Notre Pays, des Femmes et des Hommes Politiques ayant des convictions chevillées au corps.

Il me suffit ici, de ne citer que 3 raisons évidentes pour y répondre :

1-) La 1ère est celle des hommes ayant milité avec lui pour l’avènement du Nouveau Congo, 14 au total, tous membres du C.D.R.C., embastillés pour avoir porté des pancartes demandant la liberté pour les congolais, la bonne gouvernance du pays et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour réconcilier ce qui est, jusqu'ici, demeuré épars. Et ceci, dans l’indifférence totale de toute la classe politique congolaise, qui ignore même jusqu’à leurs noms.

2-) La 2ème dépassera certains dans sa trivialité confondante : il est que : "lorsqu’on a faim, casser un œuf pour en faire une omelette suffit à satisfaire ce besoin primaire de manger et de se rassasier dans l'immédiat. Mais lorsqu’on ne veut plus mourir de faim, il faut avoir la volonté de faire naitre un poussin. Et ce n’est plus de l’extérieur que se casserait l’œuf…"

3-) La 3ème raison nous dit l’Homme dans son entièreté, celui qui ne se dérobe pas devant l’Histoire, Son Histoire. Réaliser cette promesse faite de venir à bout du mal endémique qui chaque jour plonge les congolais et le Congo dans des abimes jusqu’ici insondées.

Ô congolais, voulez-vous vraiment tuer une ombre, fut-ce la vôtre ? Alors éclairez-là !

On ne peut pas faire la paix au détriment de la vérité. Au Pool sont morts, meurent encore aujourd’hui des populations auxquelles on dénie la qualité de victimes, alors qu’ils sont réduits à l'état de punching-ball dans l’indifférence de tous, dans cette République qui se revendique Une et Indivisible. "Un battement d’ailes indésirable au Nord" ? Et c’est au Pool que se font les représailles. Allez-y savoir pourquoi.

Certainement que M. Denis Sassou Nguesso est l’amplificateur d’une réalité qui nous oppresse aujourd’hui, mais nous ne saurions croire qu’il en soit l'unique concepteur, lui aussi n’est pas un produit ex-nihilo, lui aussi n'est que le substrat dans lequel se vautrent les congolais depuis bien trop longtemps, l’air de rien, dissimulateur et en se donnant de grands airs avec renforts de slogans creux : Unité, Indivisibilité ! Passez, camarades !

Oui le Congo est un pays dont la structuration géographique est propice à la scission. Oui les différences culturelles sont grandes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Non, ces raisons ne sont pas suffisantes pour que nous baissions les bras à enfin faire naître Un Peuple, à enfin faire éclore Une Nation.

J'entends souvent les congolais en appeler à la révolution, sublimée, oubliant que nous en avons déjà connu plusieurs, oubliant que chacune d'elles a toujours fini par nous ramener au point de départ, au bord du précipice, à dénoncer les hommes alors que nous et eux sommes les produits avariés du même système inique. Frocad-Idc, PCT, MCDDI, UPADS, UPRN, etc. Quelles évolutions pour le Peuple ?

Nous-nous évertuons à critiquer les Mottom, Doukaga et autres, comme si nous avions une moralité supérieure à la leur. Et d’ailleurs, que leur reproche-t-on ? Leurs choix politiques ? Il y a beaucoup de jalousie, d’envie, d’hypocrisie et de faux semblants, dans ces détestations-là.

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition que vous plébiscitez aujourd’hui ? D’où parlent-ils ? Valets d’un système qui les a fait princes, quels sont les faits politiques majeurs qui justifieraient qu’on les monte au pinacle ?

Vous critiquez M. Denis Sassou Nguesso et encensez M. Okombi Salissa, dans un même discours ; vous opposez M. Parfait Kolélas à M. Jean Marie Michel Mokoko. Vous vomissez M. Denis Sassou Nguesso comme mbochi, mais hier encore, tous, au-delà de La Léfini, vous étiez mbochis, avec fierté et sans distinction… Votre hypocrisie n'a pas de limites, nous ne vous suivrons plus !

Et lorsque nous applaudissons vos tours de passe-passe, vous criez au tribalisme. "Il est vrai que les moustiques n’aiment pas les applaudissements humains !"

Et ce sont nos lâchetés qui ont conduit Le Pays là où il est ! Car où situer la longévité de M. Denis Sassou Nguesso au pouvoir sinon dans nos innombrables espoirs secrets de devoir être obéis un jour comme nous lui obéissons, avec servilité ?

Alors de quel droit, nous demandons-nous, "pourquoi M. Denis Sassou Nguesso voudrait-il faire de son fils son héritier à la magistrature suprême ?" Eh bien, tenez-vous le pour dit : du même droit que M. Parfait Kolélas a reçu en héritage charges et fonctions de son père … et attend d'être l'héritier putatif de son père adoptif, en recevant de lui, de droit, Le Pays en legs.

Pour sortir de ces ambiguïtés, les congolais ont à répondre à certaines questions. Qui soutiennent-ils en M. Jean Marie Mokoko ? Est-ce le militaire ? Est-ce le militaire du Nord ? Est-ce l'homme politique ou l’homme politique du Nord ? Nous serons plus avancés.

Il y a bien quelques monstres parmi les congolais, mais non, le danger ne nous vient pas d’eux, le danger nous vient de tous ceux, ordinaires qui s’empressent de se contenter de faux semblants.

Les Hommes, l'information, le pétrole, le sel, l’or, le Congo a perdu et est en train de perdre toutes ces batailles, les congolais continuent à en être les victimes désignées par l'incurie des dirigeants qui ne se sont donnés pour seule fonction que celle de se pavaner sous la lumière pour être vus.

"Nous, responsables politiques, avons aussi une responsabilité dans la parole que nous tenons. Cette parole peut avoir des conséquences dramatiques", Anne Hidalgo, maire de Paris, 13 avril 2016, commémoration de la saint Barthélemy.

Les mots ont un sens avant d’en avoir plusieurs. Ainsi en-est-il aussi du mot "partition" qui, quoique rimant, n’est pas synonyme d’exclusion.

Théophile Mbemba

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