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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 22:02

Face à la crise et au FMI, les prévisions de Nostradamus pour le Congo-Brazzaville

 

 

 

 Les prévisions de Nostradamus...

Le FMI accompagnera le Congo au-delà du rêve de Sassou .

Car 200 milliards de Frs CFA, c'est l'aide qui pourrait être accordée à ce pays compte tenu de ses possibilités de DTS..., au lieu des 1500 milliards sollicités; ...pour cause, les difficultés de garanties sur la bonne gouvernance et  la lutte contre la corruption (Sassou ne peut prendre le risque de se débarrasser des principaux CO-prédateurs !).

Les intérêts sur la dette extérieure congolaise (5.329 milliards) avoisinent les 250 milliards par an, donc bien plus que l'aide qui sera accordée !...

QUE VA-T-IL ARRIVER ?

Les recettes pétrolières, conjuguées avec la chute des prix ainsi que les productions gagées auprès des chinois, auront du mal à dépasser les 1500 milliards par an !

Il ne sera donc pas évident de pouvoir payer les salaires de la fonction publique tout en assurant le fonctionnent des services publics, sauf l'armée et la police qui pourraient être payées sur  des fonds d'origines douteuses et non traçables (comme c'est le cas des salaires de ce mois de septembre).

S'en suivra une dégradation des services régaliens de l'État, rendant le Congo quasi ingouvernable, même face à une opposition sous anesthésie de diverses sortes...

LA FIN DE LA GOUVERNANCE

D'ici 2019, le pouvoir de Brazzaville ne sera plus capable d'assurer  les traitements de l'armée et de la police sur les  fonds propres aux proches de Sassou. Des dissensions apparaîtront entre ceux qui donnent le plus et ceux qui donnent le moins... Puis, systématiquement la grogne, la déstabilisation et la fragilisation de l'instrument sécuritaire de la dictature.
Et à partir de là... trois  hypothèses possibles :

- Soit une entrée à la Kabila Laurent désiré (peut-être financée par ses propres parents et actuels bénéficiaires pour se préserver de l' avenir)...
- soit un coup d'État de l'entourage du tyran (l'assassinat afin de se défausser de toutes les charges qui pèseront sur eux, négociant ainsi une transition qui les protégerait)
- soit une refondation de la gouvernance imposée par la communauté internationale (avec beaucoup d'incertitudes sur l'objectif à poursuivre). Et ici le peuple libéré de la peur pourrait créer la surprise.

L'ampleur des dégâts financiers, sociaux, humains et économiques, ne permettront JAMAIS au Pouvoir de Brazzaville, d'atteindre 2021...!

A bon entendeur ...,

Nostradamus vous aura prévenu.
Il est temps de quitter le navire...

SOURCE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/081017/face-la-crise-et-au-fmi-les-previsions-de-nostradamus-pour-le-congo-brazzaville

 
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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 17:03

 

 

 
La mission de Zorro au Congo-Brazzaville conduite du 26 septembre au 4 octobre 2017 a été ponctuée par un communiqué aux allures diplomatiques. Les mots ont été minutieusement et soigneusement choisis, histoire de ne guère froisser l’ego surdimensionné des autorités du Congo-Brazzaville. Les experts du FMI sont doublés d’agent corruptibles à souhait, nourris au lait et au miel par les pays hôtes, auteurs de rapports complaisants comme ceux qui ont élu le Congo-Brazzaville au statut des pays pauvres très endettés (PPTE). Comble de jouissances, l’un des anciens directeurs de cette organisation, Dominique Strauss-Kahn, aujourd’hui conseiller de Denis Sassou Nguesso, est fiché à la brigade des mœurs dans l’affaire Naffy Satou Diallo. Vous voyez, d’ici, le bordel ! (congopage.com, 28 septembre 2017).

 

  Table

 Le niveau et la nature de dette du Congo-Brazzaville constituaient l’un des enjeux des négociations avec le FMI, l’institution de Bretton Woods chargée d’aider les pays à résoudre les problèmes de déséquilibres macro-économiques. C’est à la demande des pays confrontés aux difficultés financières à l’instar du Congo-Brazzaville que le FMI débarque dans le pays avec dans sa gibecière comme remède des politiques d’austérité d’inspiration libérale. Après avoir caché une partie de la dette estimée à 77 % du PIB, Sassou Nguesso, Clément Mouamba, Gilbert Ondongo et Calixte Ganongo sont enfin passés à table en fournissant les documents concernant les créances aux experts du FMI. « La mission tient à remercier les autorités pour leur excellente coopération, y compris les efforts soutenus du Comité technique qui ont permis aux services du FMI d’accéder à l’essentiel des informations demandées », a indiqué le communiqué du FMI. Mais, pas tout à fait. Les experts du FMI ont eu accès à l’essentiel mais pas à la totalité des documents. Tout est dans la sémantique. Car, une partie de la dette n’est toujours pas intégrée dans le calcul. Le montant de la dette intérieure n’est pas clairement établi. 14 milliards de francs CFA, 1000 milliards de francs CFA, bien malin qui pourrait indiquer le niveau réel de la dette intérieure. L’écart donne du tournis. Le placard de la dette du Congo-Brazzaville a encore des cadavres. Pacifique Issoïbeka, ancien ministre des Finances, avait indiqué que 70 % des marchés de l’Etat étaient bidons. Les populations du Congo-Brazzaville ne sont pas à l’abri de surprises. Dans l’affaire qui a mis aux prises le Congo-Brazzaville aux fonds vautours, des proches de Denis Sassou Nguesso se sont faits du blé. Aussi est-il indispensable, selon Arnaud Zacharie du Centre National de Coopération au Développement (CNCD), de conscientiser également les débiteurs. « On a atteint la caricature des caricatures au Congo-Brazzaville, quand on s’est rendu compte que des personnes issues du gouvernement avaient créé un fonds vautour pour racheter des créances, attaquer l’Etat congolais et faire une plus-value !  »(La Libre Belgique, 06 Mars 2008).

Sur la foi donc des pièces livrées, la dette du Congo-Brazzaville est évaluée en fin juillet 2017 par les fins limiers de la finance internationale à 5329 milliards de francs CFA soit 110 % du PIB (la dette la plus lourde de la CEMAC). C’est énorme. Le chiffre annoncé par le FMI n’inclut pas les dettes litigieuses ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014. La créance de Commisimpex vis-à-vis du Congo n’est pas prise en compte dans le calcul de la dette du pays. Cette seule créance s’élève à 1,05 milliard d’euros, ce qui représente pas moins de 16% du PIB. Plus l’encours de la dette est élevé, plus les taux d’intérêt sont élevés. Et, plus le service de la dette du pays est lourd.   

Baril    

 La baisse du prix du baril du pétrole a bon dos. Le marasme économique et financier du Congo-Brazzaville ne saurait être imputable à la seule chute du prix du baril qui tourne aujourd’hui autour de 50 dollars. Les difficultés de trésorerie sont en grande partie dues à la mauvaise gouvernance, à la corruption, à la mauvaise allocations des ressources, au vol, aux choix hasardeux de politique économique, à la kleptomanie, au clientélisme, au recours systématique à l’endettement pour financer les infrastructures de la municipalisation accélérée... Les expérimentations hasardeuses n’existent pas qu’en politique. Aussi, ont-elles cours en économie. Habitués à manier la langue de bois, les experts du FMI, en termes diplomatiques, dans leur communiqué, soulignent la nécessité de revoir la gouvernance de certaines entreprises publiques et l’urgence de s’attaquer à la corruption. Mauvaise gouvernance et corruption minent l’économie du Congo-Brazzaville.
    
 Alors que la Banque Mondiale a revu à la hausse les prévisions de croissance de l’économie mondiale, la mission du FMI au Congo-Brazzaville note une contraction de l’activité économique et une diminution des dépôts du gouvernement, marquées par une accumulation des arriérés extérieurs et intérieurs. Cherchez l’erreur. Les crédits du FMI ne seront libérés qu’à l’issue du Conseil d’administration de l’institution financière après examen des rapports des différentes missions au Congo-Brazzaville. C’est une longue procédure avec plusieurs étapes. Le Congo-Brazzaville n’en est qu’à la première étape de présentation du document-cadre. Si Denis Sassou Nguesso, Clément Mouamba, Gilbert Ondongo et Calixte Ganongo tablaient sur les DTS, droits de tirages spéciaux, du FMI pour payer les salaires, les pensions et les bourses, c’est perdu. Ils doivent prendre leur mal en patience. Et, c’est le moment pour les populations du Congo-Brazzaville d’accentuer la grogne sociale et d’appeler au soulèvement.
  
Benjamin BILOMBOT BITADYS

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 23:23

 

Pour faire la paix, il faut être deux à la vouloir. Mais au Congo-Brazzaville c’est la terreur qui précède la paix des cimetières comme toujours. Le double langage a ses limites et nous ne sommes pas surpris connaissant l’homme.

Le tyran règne en maître au point de réprimer les libertés fondamentales comme celle de manifester pacifiquement. Le mensonge du discours prononcé devant la 77ème session ordinaire de l’Assemblée des Nations-Unies s’est fait jour. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que la nature criminelle de l’homme d’Oyo reprenne ses droits. Le loup qui parlait de paix à ceux qui ne le connaissent pas au quotidien a vite retrouvé sa véritable personnalité de prédateur du peuple congolais.

C’est une douleur déchirante de constater ce que notre pays est devenu sans que nous ne réagissions : une dictature. Malgré notre volonté qui reste immuable de dialogue politique inclusif, le pouvoir de la terreur en place feint de nous ignorer. Notre démarche n’est en aucun cas un signe de faiblesse, mais une volonté d’épargner des souffrances inutiles à notre peuple qui a tant subi matériellement, physiquement et moralement. Les plaies sont encore béantes et ont du mal à cicatriser. A cette allure si nous ne prenons gare, le Congo-Brazzaville deviendra la Libye de l’Afrique centrale.

La marche pacifique de la société civile de ce jour a été interdite par la milice privée du régime et nos leaders de l’opposition ont été séquestrés. La répression s’acharne sur madame Munari, messieurs Bowao et Miérassa. C’est le coté comique de la tragédie politique que vit notre pays. Faudra-t-il changer de braquet dans notre lutte ? C’est une question légitime qu’il convient de se poser car à défaut de ne pas avoir de vision pour notre pays, ces dignitaires ont perdu la vue et l’ouïe. Ils sont devenus sourds et muets avec comme unique expression la force des armes.

Notre patience a atteint ses limites et le moment venu les armes feront face aux armes car nous basculerons dans une lutte de libération de notre pays face à des malfrats qui terrorisent notre peuple.

Peuple congolais n’ayez pas peur. Toutes ces gesticulations montrent la peur bleue que le pouvoir sanguinaire à de nous. La voie des armes, que nous ne nous interdisons pas, sera notre ultime solution. Il faudra s’y préparer et s’y faire. Car à force d’humiliations, de brimades, de violations des droits de l’homme, nous nous acheminons légitimement et inéluctablement vers cette voie. Le peuple congolais n’a pas l’arsenal militaire de la dictature en place. Mais le soulèvement populaire et la guérilla urbaine renverseront le rapport de force en notre faveur.

Le FMI (Fonds monétaire international) actuellement à Brazzaville pour des négociations sur la dette publique cachée qui ne sera pas facile à évaluer tant les circuits opaques sont légions, se doit de comprendre qu’il sera ardu pour eux de négocier avec un pouvoir illégitime qui réprime son peuple. Le Congo-Brazzaville n’est pas la famille régnante tout aussi répugnante, mais 4 millions de Congolais qui tirent tellement le diable par la queue que ce dernier veut devenir un ange afin d’alléger les souffrances de ce peuple. Le programme d’ajustement structurel qui en découlera ne saura être celui qui viendra renflouer ceux qui ont déjà fait le hold-up du siècle en braquant au moins quatorze milles milliards (14 000 000 000 000) de francs CFA au détriment du peuple congolais.

Peuple congolais, nous sommes livrés à nous-mêmes car les dirigeants de la communauté internationale corrompus par notre propre argent nous ignorent au profit de leur malveillant et généreux donateur. Il est de temps de faire l’histoire en inversant cette lutte que nous impose la dictature du Congo-Brazzaville. Notre peuple jadis vaillant ne peut accepter de vivre dans la servitude, la mendicité et l’esclavage. Le moment n’est plus à la mise en place des comités Théodule mais à la désignation d’un seul et unique Chef de l’opposition congolaise qui défendra les intérêts de notre peuple en croisant le fer avec la dictature. C’est de la grandeur de cet Homme que dépendra la suite de notre combat. Un peuple a besoin d’un chef, et un chef a besoin d’un peuple.

Notre offre de dialogue politique inclusif reste valable. La rencontre de ce jour 03 octobre 2017 à huis clos entre la dictature et les soi-disant notables et sages du Pool qui veulent livrer le Pasteur Ntumi est désolante. De terroriste, ce dernier est devenu "un fils égaré". Nous n’y prêtons guère attention car pour certains la traîtrise et l'égarement sont une seconde nature. Pour notre part la résistance continue.

A nos frères et sœurs des Forces armées congolaises (FAC), les républicains et démocrates, l’heure de votre devoir a sonné, celui de défendre le peuple congolais conformément à votre serment devant la nation. Ni les biens matériels ni les honneurs donnés par le despote ne feront de vous de valeureux hommes de rang ou des officiers dignes. Il est de votre devoir de ne plus obéir aux lois iniques ni aux ordres absurdes qui bafouent votre dignité d’hommes en arme. Ne soyez ni ne devenez des narcotrafiquants ou cette armée de soudards.

Les Congolais se retrouvent apatrides dans leur propre pays car incapables d’exercer leur droits civiques. Tout ceci est la négation même de notre existence en tant que NATION et de notre raison d’être. Personne ne pourra nous prendre ce que nous avons en commun c'est-à-dire la PATRIE qui nous survivra à tous.

Prenons tous conscience que notre pays est en train de disparaitre. Il n’est pas trop tard pour que chacun de nous fasse son possible afin que cela n’arrive pas, s’interroge sur l’avenir de notre patrie et le type de société dans lequel nos voulons tous vivre paisiblement.

En paraphrasant le Président John Fitzgerald Kennedy, je dirais : "Vous qui, comme moi, êtes Congolais, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que le Congo peut faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde". 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 16:25
 

Pendant que les USA se battent contre le racisme, même dans ses Ecoles de formation d’officiers des Armées (Cf. : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170930.OBS5368/foutez-le-camp-le-discours-anti-raciste-d-un-general-americain-a-ses-eleves.html#xtor=EPR-1-[ObsActu8h]-20170930 ), le Congo-Brazzaville, lui, se bat contre l’ethno-tribalisme clanique triomphant au pouvoir, installé par la France du Président Jacques Chirac et Jacques Foccart, que la France de François Hollande, homme dit de Gauche, n’a pas voulu désavouer, et qu’Emmanuel Macron, étiqueté plus à droite qu’à gauche ou au centre, semble ne pas dénoncer ouvertement, préférant critiquer les femmes africaines qui font sept à huit enfant, alors que le mal de l’Afrique ne vient pas de là, mais des incursions françaises dans l’installation des dictateurs criminels pour servir les intérêts de la France.

Aujourd’hui, le « préposé » du président Jacques Chirac au Congo-Brazzaville, est en train de massacrer les populations civiles de la région du Pool, des innocents sans défense. Aucun officiel français de la France du président Macron n’a encore élevé sa voix pour dénoncer ces crimes contre l’humanité, pour ne pas dénoncer ce génocide qui dure depuis plus de vingt ans, par le même homme : Denis Sassou Nguesso.

Ce qui nous fait dire que la France est complice. Alors, dans ce cas, pour trouver la solution à la tragédie du Pool au Congo-Brazzaville, il faut donc, d’abord, régler le problème de la France avec la France. Pour ce faire, il faut que la France commence par opérer sa propre décolonisation mentale. Sinon, le Congo ou une autre colonie française d’Afrique continuera de connaître les mêmes travers.

Et aux Africains d’en prendre conscience !

 

 

 

 

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 07:20
 
M. Elvis-Digne Okombi-Tsalissan, député nommé du Clan au pouvoir, prône la destruction et l'anéantissement total de la Région du Pool...
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 18:27
 
Les images contenues dans cette publication sont l'expression de cette campagne contre la barbarie et la bestialité dont fait preuve le régime clanique des Sassou & Nguesso dans la région du Pool. C'est ici que les populations civiles martyrisées font appel à toutes les personnes de bonne volonté de les aider à faire entendre leur message partout où cela est nécessaire.
 
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Bonjour,

J'ai reçu cette image de la part d'un ami qui m'a demandé de faire la même chose. Si vous lisez ce message qui, en fait, est un APPEL AU SECOURS, un SOS, c'est que nous pouvons compter sur vous.

A mon tour, je vous la transmets en espérant que vous aussi, vous ferez la même chose. Ces images parlent d'elles mêmes et ne nécessitent pas d'autre discours.

Votre action sauvera à n'en pas douter la vie d'un enfant en danger de mort sous le régime barbare de Sassou Nguesso et son clan.

Merci de ne pas briser la chaîne, SVP !

 

 

 

 

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 06:36
 
On ne saura jamais le nombre de tués parmi les populations civiles qui se terrent dans les forêts depuis plus d'un an...
 
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NOUS NE CHANGEONS RIEN AU MESSAGE CI-DESSOUS QUE NOUS AVONS RECU DE BRAZZAVILLE

25/09/2017 17:13:27 : [25/9 13:19] MUKANDA BANGO: En date du 22 septembre vers 19h, heure du Congo, on me signalait qu'un hélicoptère venait de décoller, direction Pool. Voici donc le résultat. Très triste et dommage

[25/9 13:19] MUKANDA BANGO: REPRISE DES BOMBARDEMENTS ET AFFRONTEMENTS  DANS LE POOL.
Plus de 70 militaires et officiers ont trouvé la mort hier dans le pool plus précisément dans la forêt de bangou. Depuis jeudi les miliciens et mercenaires de sassou accompagner des MIG et des helicopteres de combat ; avaient lancer l'opération ardoise vers les villages ,tonato kimanika, seyi bb et louwolo . Les hélicoptères et MIG ont bombardé cette localité depuis jeudi et hier les miliciens et mercenaires de sassou ont par une attaque générale pour prendre les ninjas en étau sous prétexte qu'ils avaient localisé le révérend pasteur ntumi à bangou. Malheureusement ses milciens ont croisé la force de la résistance NSILULU qui ont pris le dessus sur eux et les ont massacré comme des bêtes. PLUS des 70 militaires et officiers ont trouvé la mort sans compter des blessés graves.

 

25/09/2017 17:34:33: : Quand on est un parent à Thomas Bakala et on l'a côtoyé pour soutirer de l'argent à Papa 8% et à son système on est près à tout même à vendre so Il faudrait que tu saches que Mpouele est un sorcier. Il a voulu piéger la Forêt. Il semblerait qu'on lui aurait mis une puce de géo-localisation de façon à ce qu'il localisé la Forêt. Et une fois localisée, que les troupes de 8% bombardent la zone. Il était, semble-t-il parti avec un capitaine ex-ninjas qui devait le conduire vers la Forêt. Comme les Mvouba avaient dit qu'il faut un dialogue, Mpouele s'est proposé de renouer le contact avec la Forêt. Il a vendu ce projet au pouvoir. Et le pouvoir en a profité pour le piéger avec un équipement qui lui permettrait de localiser la zone où se trouvait la Forêt. Partant de là, ils allaient mener leur offensive. C'est ce qu'ils firent appuyés par les terroristes et mercenaires de Miskine. Croyant surprendre les gens de la Forêt, ils ont été au contraire surpris par la puissance de feu des gars de la Forêt. Il y a eu plusieurs tombés et de nombreux blessés dont certains ont été rapatriés à Oyo en catimini pour être soignés. Il y aura ainsi un ballet de va et vient d'ambulance au CHU pour venir récupérer des poches de sang pour aller perfuser les blessés qui avaient été rapatriés dans les hôpitaux d'Oyo. Quand aux morts, certains seront enterrés sur place pour éviter d'éveiller des soupçons. Voilà une des versions que notre frère m'a donnée. Ce sont les techniciens israéliens qui pilotent ces informations et qui ont réussi à brouiller les réseaux de communication dans le pool en espérant mettre la main sur Ntumi. D'où la question. Que cache le projet de dialogue lance par le pouvoir avec Ntumi? C'est un leurre! L'objectif est clair. Assassiner Ntumi et déclarer la fin des hostilités pour se remettre en selle. Un vrai piège à confirmer que 8% veut tendre aux gens et qui pensent que beaucoup tomberont dans le panneau. Voilà les news. 8% ne voudra jamais que cette histoire s'arrête parce qu'ils sont allés trop loin dans l'extermination des ressortissants du Pool. Des villages rayés de la carte et des maisons détruites voire detollées, etc. Comment le justifier et l'expliquer? Un dialogue viendrait mettre à nue ces massacres, sonnant la fin du régime. 8% peut-il l'accepter? Non. L'appel au dialogue est de la poudre aux yeux. Une simple mascarade de plus. Le seul objectif qu'ils poursuivent c'est celui d'exhiber leur trophée comme ils avaient fait pour Kolelas au stade Eboué et Ange Diawara. Ils veulent aussi exhiber leur trophee pour Ntumi!

Fin de citation

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 01:01
 

 

Le Congo vit depuis son indépendance des heures sombres surtout sur le plan politique où la violence est devenue le moyen le plus prisé pour accéder au pouvoir.

 

Après une expérience ratée de démocratisation du pays, le malheur nous poursuit. Ainsi à ce jour nous sommes incapables de gérer la chose publique pour le bien du peuple. Les intérêts personnels égoïstes surtout tribalistes ont primé sur la gouvernance. Les effets de cette mal gouvernance qui consiste à exclure nombreux d’entre-nous de la gestion publique a atteint ses limites. Nous avons doublement échoué. Ceux qui ont mal géré le pays car aux affaires, et ceux qui sont partis du pays pourchassés par la dictature et enfin d’autres à un moment de leur vie pour un avenir meilleur à l’étranger. Nous sommes tous d’accord pour dire maintenant que notre pays ne peut plus continuer dans cette direction. Nous devons penser la république comme un héritage de gloire et de regrets. Ce sera notre devoir de mémoire. L’erreur est humaine, mais persister dans l’erreur c’est diabolique.

Les incivilités politiques qui ont consisté au changement de la constitution, au hold-up électoral ont fini par mettre par terre ce que nous avons jusque là tenté paisiblement de construire pour notre pacte républicain. Le déficit abyssal de la dette publique a fini par nous achever. Nous sommes à la croisée des chemins de notre histoire pour voir quelle voie nous allons suivre pour sortir notre pays de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve. Le choix que nous allons faire sera déterminant pour le type de société que nous voulons bâtir. La guerre qui réveille la sauvagerie de l’homme n’a jamais été une solution pour résoudre les problèmes d’une nation. La violence engendre la violence, les représailles engendrent les représailles.

Il y a actuellement un débat dans notre société congolaise, ce qui est sain, sur les différentes stratégies de sortie de crise à adopter. Ceux qui veulent un départ sans condition de notre tyran par une révolution populaire en faisant descendre le peuple dans la rue. Le pouvoir est dans la rue dans une démocratie mais pas dans une dictature qui usera toujours d’une force disproportionnée pour arriver à ses fins. Force est de constater que le peuple congolais est traumatisé, échaudé par les différentes guerres civiles qui se sont succédées dans ce pays et le non respect des engagements des Hommes politiques. Il ne veut plus servir de chair à canon face à cette dictature qui a décidé d’acheter des armes, de mettre en place une milice privée, au lieu de s’occuper du peuple. Le Congo est devenu un état policier dans lequel toutes les libertés fondamentales sont systématiquement bafouées sans que la communauté internationale ne s’en émeuve. La guerre civile du Pool, avec tous ses morts et ses déplacés, se déroule dans l’indifférence générale. Au lieu d’apporter une solution à tous ces maux, le prince d’Edou préfère voler au secours de la Libye en préconisant des solutions qu’il est incapable d’appliquer pour notre pays. C’est ça notre drame dans lequel la hiérarchie des normes est bouleversée.

Je suis de ceux qui pensent qu’il faille aller de l’avant en assumant notre passé tout en espérant un avenir meilleur que ce nous avons vécu jusqu’à ce jour. Dans notre monde civilisé les vertus du dialogue ne doivent pas être sous estimées. Même en diplomatie, la guerre n’est que la dernière option à envisager quand le dialogue a échoué. Notre rêve républicain est de réconcilier tous les Congolais afin que les promesses d’une vie meilleure soient tenues. Etre Congolais ne se définit pas par rapport à notre lieu de naissance, mais parce que nous partageons en commun plus de choses que ce qui nous divise. L’identité tribaliste nous éloigne des questions sociales, culturelles, économiques auxquelles nous n’avons apporté aucune solution à ce jour. Les démagogues se servent de cette théorie pour pouvoir ethniciser le débat et nous diviser. Il faut rassembler le pays car il sombre dans le chaos. Nous ne pouvons continuer à vivre dans le cadre d’un avenir menaçant mais prometteur.

C’est ainsi qu’avec certains d‘entre-nous et non des moindres, nous avons pris le pari d’un dialogue politique inclusif afin de solder cette page sombre qui n’honore personne. Loin s’en faut, ce ne sera pas un dialogue sans condition. Nous devrions nous réapproprier notre pays pour ne pas être exclu de facto de la gestion publique. Nous ne prétendons pas avoir raison contre tout le monde, mais le contexte nous oblige à surmonter nos rancœurs et nos peurs.

Nous avons nos voix à faire valoir, des solutions pérennes de sortie de crise et un nouveau cadre juridique pour la bonne gouvernance à proposer. Cela ne pourra se faire qu’autour d’une concertation entre tous les Congolais. Nous avons tous le même objectif mais les moyens d’y arriver divergent. Nos positions ne peuvent être figées comme dans du marbre. Le statu quo c’est la mort, le changement c’est la vie. Une troisième voie est possible dans notre convergence des luttes. C’est de la discussion que jaillira la lumière dont à urgemment besoin notre peuple lassé de nos querelles inutiles. Le débat est lancé. Le dialogue véritable suppose la reconnaissance de l’autre à la fois dans son identité et dans son altérité.

Nous sommes le camp de la paix qui suppose faire des concessions mais pas des compromissions car il n’y aura pas la victoire d’un camp sur un autre. La politique c’est l’art du compromis, c’est l’art du dialogue qui privilégie le pragmatisme à l’idéologie. Il nous revient en ces temps cruciaux que traverse notre pays de se déterminer individuellement afin de faire le choix que nous estimons juste pour notre nation. J’entends cette colère qui monte, qui a un sens politique, mais qui ne saurait être la haine de l’autre.

C’est Jacques Lacan qui écrivait : "Le dialogue parait en lui-même constituer une renonciation à l’agressivité". Des victimes d’hier ne devenons pas les bourreaux d’aujourd’hui. 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 15:23

NOTRE COMMENTAIRE : Des millions de la Banque mondiale (Communauté internationale) dans des tonneaux de danaïde. Un cadeau à des prédateurs qui ne savent que piller, détourner, tuer et n'ont aucune notion de la gestion de la chose et des biens publics. Un cadeau à des corrompus, des gangsters. De l'argent qui servira à acheter des armes et des munitions pour le nettoyage ethnique dans la région du Pool...

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Par Rigobert OSSEBI

 

Le sinistre des Finances, Calixte Ganongo (C), et le directeur des opérations de la Banque mondiale pour les deux Congo, Ahmadou Moustapha Ndiaye (G) sous le regard du charognard Jean-Jacques Bouya (D)

Ce 21 septembre, la Banque mondiale a convenu de débloquer une enveloppe de 100 millions de dollars (environ 60 milliards de FCFA) pour la mise en œuvre du projet d’appui à l’agriculture commerciale au Congo, a-t-on appris par l’agence APA. Très belle affaire pour l’institution internationale qui n’a demandé aucune contrepartie du gouvernement congolais ; elle est assurée de ne plus revoir son argent ! Denis Sassou Nguesso ne remboursera jamais ce prêt qui va augmenter la dette congolaise qui se situerait plus près des 200% du PIB que des 120% que le FMI avait fini par concéder.

Tout accord financier avec l’équipe de malfaiteurs au pouvoir est sujet à suspicion. La première question, que l’on se pose, est de savoir si de solides garanties ont été prises par Monsieur Ahmadou Moustapha Ndiaye afin que ces fonds n’aillent pas soutenir l’effort de guerre ethnique, du tyran congolais, contre les populations du Pool ? Peut-il s’imaginer que dès lors que la première tranche sera débloquée, tout parent d’une quelconque victime des massacres du Pool pourra déposer une plainte contre sa banque et lui-même, personnellement, pour financement de crimes contre l’humanité ?  Monsieur Jim Yong Kim, le président de la Banque Mondiale, a-t-il été informé de ce risque potentiel d’être lui-même poursuivi ? Et il ne sera alors pas question d’une quelconque immunité… !

En tous cas, l’argent prêté finira en grande partie dans les poches des malfaiteurs habituels. Il n’y a aucune raison que la voyoucratie cesse ses pillages, sans limite aucune. L’institution washingtonienne serait bien inspirée de vérifier si toutes les procédures ont été conformes et respectées. Au Congo dès qu’il s’agit de sommes importantes, il est peu probable que les affaires soient exemptes de corruption. N’oublions pas que l’effacement de la dette congolaise en 2010, dans le cadre du programme PPTE, s’était effectué avec l’assentiment de la peu regardante Banque Mondiale pourtant avertie des faux rapports du FMI de Monsieur Strauss Kahn et de Yaya Moussa. Assisterions-nous à une sorte de récidive ? Le nouveau consultant économique et financier de Sassou Nguesso serait-il intervenu dans cette opération ?

La Banque Mondiale serait bien inspirée de suivre l’exemple du FMI de Madame Lagarde, qui, dès le début de l’année 2017, semblait disposé à mettre en place un plan de sauvetage pour le Congo, quasiment sans condition et, sous les pressions conjuguées de l’opposition et de la société civile congolaises, aurait semble-t-il fait machine arrière ; finalement le Fonds serait apparemment  revenu à une position beaucoup plus conservatrice et respectueuse des règlements et des strictes conditionnalités imposées à tout Etat membre. N’en déplaise à Denis Sassou Nguesso qui pensait « pouvoir tout obtenir » de l’ancienne ministre des finances de Nicolas Sarkozy.

Ce financement, quoi que promettent les autorités congolaises, ne contribuera pas à améliorer la productivité agricole, la création des emplois dans ce secteur et à lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Quarante années que ces derniers de la classe sont à leur pouvoir sans partage, ils ont été dans l’incapacité la plus totale de satisfaire aux besoins de leurs populations en produits de première nécessité, en soins de santé, en eau potable et en électricité…

Cette dictature veut se maintenir au pouvoir à tout prix ! Ces 100 millions de dollars seront utilisés principalement à cet effet en achetant les soutiens étrangers dont ils ont besoin ; si toutefois ils n’étaient pas détournés pour toujours enrichir le clan des Nguesso ou servir aux achats d’armes et de munitions afin de continuer les massacres dans le Pool…

C’est à se demander qui cause le plus de tort au peuple congolais : les mercenaires étrangers employés par Sassou ou les experts et les représentants d’institutions internationales, comme le fut Yaya Moussa, dans les soutiens inconditionnels et sûrement très intéressés qu’ils apportent à leurs tortionnaires ?

Rigobert OSSEBI

SOURCE : congo-liberty.com

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:58

Par Pierre Jacquemot

 

JACQUEMOT-Pierre

Une nouvelle volée de bois vert vient s’abattre sur le franc CFA, cet épouvantail, objet de toutes les interprétations plus ou moins fantasmatiques sur les relations entre 15 pays d’Afrique et la France. La controverse redouble de vitalité et de créativité sur les réseaux sociaux où s’exacerbent les passions chez les « abolitionnistes » de la Zone Franc prêts à tenter une expérience monétaire enfin « décolonisée ».

Derrière la controverse se cachent divers enjeux qui ne sont pas tous du registre de la monnaie mais qui relèvent d’un mal-être né de frustrations, notamment d’une jeunesse qui, de Bamako à Yaoundé, ne comprend pas pourquoi « l’émergence économique » tant annoncée par les élites au pouvoir ne leur profite pas davantage. Il ne faut donc pas s’attendre à une accalmie.

De quoi s’agit-il ? Héritage colonial, espace singulier de coopération, la coopération monétaire entre les Etats africains de la Zone qui compte 160 millions d’habitants et la France tourne autour de principes mis en place en 1946 (création du franc des colonies françaises d’Afrique–CFA). La liberté des transferts est assurée, qu’il s’agisse de transactions courantes ou de mouvements de capitaux. La convertibilité du franc CFA est illimitée. Cela signifie qu’en cas de choc financier dans un pays membre, le Trésor français s’engage à lui apporter les devises nécessaires sur la base d’une parité fixe avec l’euro. Enfin, les réserves de change des pays membres sont centralisées à hauteur de 50 % des avoirs des banques centrales dans un « compte d’opérations » ouvert auprès du Trésor français. Dans le cadre de leurs opérations, les banques centrales doivent observer certaines règles conçues pour contrôler l’offre de monnaie : leurs engagements à vue doivent avoir une couverture de devises d’au moins 20 % ; les prêts qu’elles accordent à chaque gouvernement membre sont limités à 20 % du montant des recettes en devises obtenues l’année précédente.

La Zone franc a-t-elle réussie ?

La réalité s’impose rudement. Elle n’a pas permis de modifier substantiellement le régime des spécialisations primaires de ses membres. Les produits de base pèsent encore de manière considérable dans les exportations et surdéterminent l’axe Sud-Nord de leurs échanges. Ils participent à un certain nombre de chaînes de valeur mais, le plus souvent, elle n’y est présente qu’en amont, en qualité de producteur de minerais, d’hydrocarbures, de coton, de cacao et d’autres matières premières agricoles.

L’intégration régionale n’a pas davantage progressé. Les échanges à l’intérieur de la zone CFA sont limités et représentent environ 15 % seulement en moyenne du volume total du commerce de ses membres. On notera que la situation n’est guère différente dans les pays ayant une « monnaie endogène » : naira nigérian, metical mozambicain, kwanza angolais, cédi ghanéen ou shilling kenyan. Les raisons sont communes en-dedans et hors la Zone. Les structures demeurent fragmentées, avec des économies sahéliennes à très bas revenu et fortement dépendantes des risques climatiques, avec des économies côtières dont la dynamique est tirée par l’import-export et d’autres encore à forte dominante des activités de service mais sans base manufacturière suffisamment robuste (Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal).

En tendance, la croissance du PIB de l’ensemble constitué par les pays de la Zone franc aurait-elle été moindre que celle des autres pays africains ? En 2016, l’UEMOA a enregistré un taux de croissance du PIB réel de 6,8 % en moyenne supérieur, une tendance depuis 2012, au taux de croissance moyen de l’Afrique subsaharienne (1,4 %). En revanche, sous les effets combinés de la crise pétrolière et d’errances politiques, la croissance des pays de la CEMAC s’est effondrée tandis que les déficits interne et externe se sont creusés, rejoignant le Nigeria entré en récession en 2016 pour la première fois depuis 1991. Seul succès incontestable : le risque d’inflation a été partout jugulé sur la longue période. Du coup, la réduction du taux de pauvreté a plutôt été supérieure en Zone franc qu’ailleurs en Afrique. Quoi qu’on en dise, cela est probablement dû à la moindre inflation en Zone franc.

Au-delà de ces résultats nuancés, on peut s’interroger : le rôle accordé par certains économistes à la monnaie n’est-il pas abusif dans l’explication des trajectoires de chaque pays, alors qu’il faudrait insister sur le caractère surdéterminant des « chocs d’offre » (aléas climatiques, prix des importations), par rapport à la politique monétaire interne, et également sur le faible taux de bancarisation de la Zone (moins de 13%).

A qui finalement profite la Zone franc ?

La première réponse est : d’abord aux élites rentières locales, surtout celles dont le mode de vie est effrontément extraverti et qui tirent parti des facilités de transferts pour organiser la fuite, licite ou illicite, de leurs actifs, bien ou mal acquis, avec une monnaie « aussi bonne » que l’euro et pour financer des importations somptuaires. La seconde réponse de ses détracteurs est sans ambages : elle profite aux multinationales françaises qui inscrivent leurs relations dans la verticalité Nord-Sud et qui peuvent rapatrier sans risques leurs profits. Une incitation à ne pas investir localement dans les activités productives. L’argument est ancien, mais il est percutant pour toute l’Afrique : le lien est étroit pour chaque 100 dollars de dette extérieure supplémentaires enregistrés en Afrique, bon an mal an, 50 s’enfuient à l’étranger. Les évasions de capitaux sont nettement moins observées dans la Zone franc que dans des pays comme le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Angola. Cette attaque n’est pas la plus convaincante.

Qu’en est-il en effet des bénéfices tirés par la France ? En réalité, la Zone franc joue un rôle économique bien modeste pour l’ancienne puissance coloniale (4 % de ses échanges et de ses investissements étrangers). L’atout est mince : la Zone franc n’a guère empêché le déclassement relatif de la France dans les échanges avec l’Afrique. Depuis quinze ans, les échanges marchands du continent avec l’Asie (Chine, Inde, République de Corée, Indonésie, Malaisie, Singapour) et aussi avec le Brésil, le Maroc et la Turquie croissent beaucoup plus vite que ses échanges avec la France.

La critique peut quitter le terrain économique pour rejoindre celui du politique et devenir plus acerbe. En tant que survivance coloniale, le CFA serait l’outil du maintien d’une relation de soumission acceptée qui conforte les tenants d’un ordre social fermé et qui légitime leurs pratiques déviantes (rentes sur les importations, fuite de capitaux), entravant toute perspective d’accumulation endogène. A la lecture des derniers arguments exposés dans les médias, on quitte insensiblement le terrain politique (qui est le bon) pour celui de l’idéologie (qui est nettement moins probant), surtout chez ceux qui adoptent un peu facilement la posture sentencieuse dénonçant la « servilité anachronique» envers l’ancienne puissance coloniale qui continue « de tirer les ficelles », alors que l’on aurait plutôt une « servitude volontaire » au sens de La Boétie.

Comment sortir par le haut ?

Le débat sur la réforme doit être désormais ouvert. Les symboles ont leur force. On peut se demander pourquoi avoir gardé le nom de « franc » après la dévaluation de 1994, alors que l’ancienne métropole s’apprêtait cinq ans après à entrer dans l’euro. Certes le cas n’est pas unique. Le Kenya n’a-t-il pas gardé le shilling ? Et l’Afrique du Sud n’a-t-elle pas préservé le rand de l’apartheid créé en 1961 ? On peut aussi brocarder le fait que le billet CFA, avec ses symboles exotiques, est encore fabriqué à Chamalières, dans le Puy-de-Dôme. Il faut certainement toucher aux symboles. Changer de nom n’est pas le plus difficile (le « cauri » ?). Et battre monnaie en Afrique plutôt qu’en France pas davantage. Plus grave probablement, le dépôt des réserves de change dans le « Trésor » de la France fait grincer les dents pour sa dimension allégorique : une « confiscation » de ressources de l’Afrique qui devraient lui servir à financer ses propres besoins. Trouver une autre domiciliation que le Trésor français aux ressources en devises de la Zone pour garantir la convertibilité de la monnaie n’est pas non plus trop ardu. Pourquoi pas la Banque des règlements internationaux… diverses pistes peuvent être ouvertes. Il demeure des sujets plus délicats.

Périodiquement, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la parité franc CFA/euro. La question est légitime puisqu’elle ne reflète pas les fondamentaux économiques des pays membres. On l’admettra aisément, la surévaluation du franc CFA, si elle est démontrée, est une sévère taxe sur les exportations et une prime accordée aux importations. Le diktat de l’austérité extrême, imposé au nom du franc CFA « fort » à des économies déjà accablées, peut être rudement dénoncé. Pour autant, faut-il préconiser le recours à la dévaluation afin de produire un choc, avec comme principal objectif de bouleverser la distribution des cartes de l’ordre socio-politique interne pour en attendre un changement susceptible d’être favorable à la « grande transformation structurelle » tant espérée ? L’ampleur de la dévaluation ne devrait pas être la même dans la zone UEMOA et CEMAC, cette dernière étant en pire posture sur ses comptes. Quels seront les coûts d’un tel choc ? On sait d’expérience que l’inflation consécutive à des changements de parité se reporte toujours, sournoisement, sur les plus pauvres. La fugacité des rééquilibrages pourrait menacer l’édifice financier si fragile. Une crise de dettes souveraines conduirait à une spirale de fuites des capitaux, de dévaluations à répétition, de hausse des taux d’intérêt et de chômage.

Seule option pertinente, le décrochage en douceur, limité en amplitude, avec une flexibilité encadrée par exemple dans un corridor ou un « serpent » avec une fluctuation autour d’une parité centrale comme ce fut le cas en Europe entre 1972 et 1978. Par la même occasion, devrait être organisé un rattachement de la monnaie rebaptisée non au seul euro mais à un panier représentatif des vrais échanges des pays de la Zone, avec le dollar, le yuan, la livre sterling et le yen.  L’idée n’est pas nouvelle. Rien ne permet de penser aujourd’hui qu’elle ne pourrait pas recueillir un large consensus.

Il reste à évoquer une autre évolution possible. Serpent de mer depuis 1983, le projet de monnaie unique à l’échelle de la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a été renvoyé à l’horizon 2020. L’objectif est d’impulser les échanges intrarégionaux encore trop modestes et de créer une solidarité au sein de la zone. Certes les marchés financiers sur le continent sont étroits mais les possibilités de mettre à profit les effets bénéfiques de la régionalisation sont probablement plus grandes en Afrique que partout ailleurs dans le monde. Un tel élargissement ne pourra se faire que par étapes, au fur et à mesure de la maturation des économies concernées, et aussi des conquêtes démocratiques pour construire un ordre social plus ouvert.

La politique économique appelle une palette large d’instruments. La question centrale est celle du processus d’« endogénéisation financière ». Rien ne saura remplacer l’effort d’accumulation sur la base de l’épargne et des rentes intérieures, avant toute chose. L’Afrique ne pourra pas répondre à ses besoins de financement en d’infrastructures et en services sociaux exclusivement par l’intermédiaire de l’aide extérieure et par le financement sur les marchés internationaux. La mobilisation des ressources pourra notamment s’opérer par l’impôt. C’est le moyen le plus efficace et pérenne d’élargir l’espace budgétaire. La répartition de la charge se concentre encore sur les exportations et sur les importations, sur les chiffres d’affaires et les revenus d’un petit nombre d’opérateurs. C’est dire la marge de progression possible.

Le franc CFA n’est ni ange ni démon. Des propositions de réforme peuvent conduire à un changement vertueux du système en place. Une responsabilité que doivent assumer les dirigeants africains. Mais que la France peut faciliter par un discours plus cohérent, conforme à son nouveau discours sur « l’Afrique, le continent d’avenir ».

 Par Pierre Jacquemot (  jacquemot@iris-france.org )

Pierre Jacquemot est président du GRET-Professionnels du développement solidaire (France). Actuellement maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et chercheur associé à l’IRIS, il est membre du Conseil national du développement et de la solidarité internationale et du Comité de rédaction de la revue Afrique contemporaine.

Ancien Ambassadeur de France (Kenya, Ghana, RD Congo), ancien directeur du développement au Ministère français des affaires étrangères, ancien chef de mission de coopération (Burkina Fao, Cameroun) et conseiller du président Abdou Diouf (Sénégal), après avoir été maître de conférences à l’Université de Paris-Dauphine.

Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, docteur d’Etat en Sciences Economiques et en Economie Appliquée, ancien stagiaire de l’ENA.

Il est l’auteur de trois livres récents :  Chroniques africaines (L’Harmattan, 2015), L’Afrique des possibles, les défis de l’émergence (Karthala, 2016) et Dictionnaire encyclopédique du développement durable (éd. Sciences humaines, 2018).

SOURCE : IRIS

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