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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 11:14
Au Congo-Brazzaville, plus rien n'est et ne sera comme avant. L'ère des "cigales" à plongé le pays dans une situation inextricable. Une situation inédite et qui consiste à embastiller celles et ceux qui osent lever leur petit doigt, qui dénoncent la dérive des psychopathes de service à la tête de l'Etat congolais...
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 Malade expulsé du CHU fermé de Brazzaville sur décision gouvernementale et transporté à motocyclette

 

Regardez ! Le patient est sous perfusion. Comment faire entre la moto-transporteur et la personne qui maintient la perfusion ?

Au Congo-Brazzaville, plus rien n'est et ne sera comme avant. L'ère des "cigales" à plongé le pays dans une situation inextricable. Une situation inédite et qui consiste à embastiller celles et ceux qui osent lever leur petit doigt, dénoncent la dérive des psychopathes de service à la tête de l'Etat congolais...

Les parachutés du président Chirac et feu Jacques Foccart, sur fond de fleuves de sang et de larmes, massacrent les populations de la région du Pool à la grande indifférence du pays qui les y a catapultés par le bout d'un canon ; la société ELF, devenue Total depuis, ayant assuré la logistique d'installation et le service après-vente. Conséquences : un génocide qui ne dit pas son nom et une banqueroute totale. Du jamais vu !

Et maintenant :

La politique d'apartheid tribalo-clanique suit son cours.

Ce spectacle pitoyable (l'homme sur la moto) est la conséquence de la fermeture du CHU de Brazzaville.

M. Sassou Nguesso vient de créer et d'acter les deux Etats du Congo.

Celui d'Oyo qui a toutes les infrastructures :

- Aéroport, port fluvial,

- hôpital général flambant neuf, et les ressortissants du Nord vivant dans le Sud-Congo iront-ils se faire soigner à Oyo ?

- village d'Oyo transformé en ville nouvelle en moins de 20 ans, etc.

La ville d'Oyo étant devenu la capitale de l'Etat d'Oyo.

Cependant, Sassou Nguesso emprisonne ceux qui dénencent cet état de fait;

Ensuite celui du Sud-Congo où :

- il brade tout,

- il ferme les hôpitaux,

- il ferme les entreprises,

- il ferme les aéroports faute d'activités rentables,

- il ferme les écoles, collèges et lycées,

- il vend les terres de nos ancêtres et où les propriétaires vont être expulsés à coup de canons des milices privées militarisées et des mercenaires rwandais, etc.

La partition du Congo par M. SASSOU NGUESSO est avérée.

Peuple Congolais, il faut que tu prennes conscience du danger !

Merci de partager ce message !

LA CONSCIENCE PATRIOTIQUE

 

 Appel - Stop au terrorisme d'Etat au Congo-Brazzaville
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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 00:17
 
"Silence on tue" est le titre de ce mauvais film qui se joue sous nos yeux dans le département du Pool, et ce avec la complicité de la communauté internationale notamment de la France, parrain et allié objectif de notre tristement célèbre dictateur. Les droits économiques ont supplanté les droits de l’Homme dans notre monde contemporain.
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"Silence on tue" est le titre de ce mauvais film qui se joue sous nos yeux dans le département du Pool, et ce avec la complicité de la communauté internationale, notamment de la France, parrain et allié objectif de notre tristement célèbre dictateur. Les droits économiques ont supplanté les droits de l’Homme dans notre monde contemporain.

 

Tant il est vrai que le seul génocide qui suscite la compassion de nos "amis occidentaux" est celui des Rohingyas en Birmanie, pour la double raison qu’ils ne sont ni Noirs ni Africains, et ils vivent dans le pays du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi. Les nombreux prix littéraires internationaux de nos brillants hommes de lettres tels qu’Alain Mabanckou, Henri Lopes, Emmanuel Dongala, etc., n’ont pas permis ou suffi à attirer la lumière sur le Congo-Brazzaville qui se meurt. Ce qui me pousse à dire que nous avons encore beaucoup de boulot avant que même la providence ou un Dieu malin en glissant l’imprévu vienne au secours des Congolais qui sont dans un état d’insalubrité avancée, mentale, physique, sociale, économique et politique.

Notre histoire en tant que Noirs et accessoirement Africains est cruelle depuis la nuit des temps. Quel que soit l’endroit du globe où l’on se trouve, nous n’aurons jamais les mêmes droits que les autres êtres humains. Marqués au fer rouge, nous portons notre croix quotidiennement.

Mais, le Congo-Brazzaville n’est pas un pays dépeuplé nonobstant la mortalité qui galope depuis que cet État démissionnaire a laissé à l’abandon tout le peuple congolais pour ne se consacrer qu’aux futilités d’une communication bancale tant nationale qu’internationale. En paraphrasant Arthur Erickson, je dirais que : "Pour certains l’illusion est nécessaire pour camoufler le vide intérieur qui les habite". Mais ici le drame c’est que c’est un vide sidéral dans un silence sidéral.

Le Congo-Brazzaville n’est même plus un État embryonnaire en devenir mais un État mort-né depuis la guerre du 5 juin 1997. Il nous reviendra d’en créer un autre en ayant fait le point sur tout ce qui n’a pas marché. Nous n’allons pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Tout le département du Pool est bouclé par des truands en armes et personne ne peut y accéder. Nos villages sont brûlés, les hommes tués, les femmes violées et nos frères et sœurs réfugiés dans la forêt. Les plus valides sont poussés à l’exil car le fait de revendiquer ses droits est devenu un crime de lèse majesté. Nous sommes l’objet de toutes les haines de la part de nos persécuteurs. Tout recommence ce fameux 4 avril 2016 avec la pseudo agression des quartiers Sud de Brazzaville. Combien de Kongos sont depuis morts à ce jour ? Après l’enfer des tribunaux populaires révolutionnaires voilà que ces massacres des Kongos passent à l’échelle industrielle. Combien de charniers allons-nous découvrir à la fin de cette épuration ethnique ?

A croire qu’il n’y a plus de place pour nous dans cette société congolaise. Les discriminations sont quotidiennes et ils veulent que nous devenions des esclaves. A défaut de nous apporter de l’eau potable, ils nous créent des rivières de larmes de sang rouge tel leur drapeau de la honte. C’est la tragédie du peuple le plus persécuté du Congo-Brazzaville. Quoi qu’il arrive nous réaffirmons haut et fort que notre peuple doit vivre en paix dans un Congo libre de toute intolérance. Pour notre devoir de mémoire ce crime contre l’humanité ne restera pas impuni car derrière toute tragédie il y a un commanditaire.

Le génocide qui se déroule à huis clos dans le Pool est une plaie qui mettra des générations à cicatriser eu égard au pardon, sans pour autant oublier, que nous accorderons à nos bourreaux. Le plus important pour nous c’est de mettre fin à cette guerre civile et d’aller de l’avant car l’intérêt national prime avant nos états d’âmes. Notre grandeur nous oblige à nous surpasser dans de telles circonstances.

Il nous reviendra d’analyser les mécanismes qui depuis plus de 40 ans poussent certains d’entre-nous à systématiquement s’en prendre aux populations du Pool quand leur soi-disant pouvoir est menacé. Les massacres perpétrés par le triste CMP (Comité militaire du parti) à la suite de la tragique mort de Marien Ngouabi dont ils étaient les principaux responsables, n’ont jusqu’alors trouvé aucune justification plausible sinon que semer la graine de la discorde. La violence appelant la violence, ils l’ont érigé en mode de gouvernance. Depuis lors, ils s’en prennent systématiquement à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Personne n’est épargné. Même les amis d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui qu’il convient de broyer car au Congo-Brazzaville aucune tête ne doit dépasser hormis celle du tyran. Si au moins il était une lumière pour nous éclairer. Force est de constater que point de lumière pour nous et notre pays s’enfonce au jour le jour dans les profondeurs des ténèbres.

La résistance s’organise. Tout le pays vit au rythme du service minimum suite aux différentes grèves déclenchées ça et là par les acteurs de la société civile. La grève n’est pas qu’un droit constitutionnel, mais aussi le signe d’un mécontentement généralisé après plus de 40 ans de servitude et de gabegie en tout genre.

Il y eut des leaders syndicaux dans notre pays qui firent plier le despote en 1991 avant que ce dernier ne revienne par la force des armes seul moyen d’expression à sa disposition. Ceux-ci sont aujourd’hui aux abonnés absents et ont vite fait de rejoindre la horde des charognards qui festoient sur les cadavres des Congolais. La relève est là, celle qui tel un ouragan emportera ce monde politique désuet. Tous les éléments constitutifs d’une crise sont présents et il ne nous reste plus que l’élément déclencheur. A nous d’allumer la mèche de cette dynamite de la liberté.

Peuple du Pool et à travers vous tout le peuple congolais, n’ayez pas peur. Tous les jours nous portons le fardeau de vos souffrances. Il ne se passe pas un moment sans que nous ne puissions phosphorer pour trouver les voies et moyens de cette sortie de crise. Les résistants du Pasteur Ntumi qui sont avec vous pour vous protéger des exactions de ces terroristes ne doivent pas être considérés comme des ennemis. S’ils n’étaient pas là, notre Pol Pot avec ses Khmers rouges auraient déjà rasé notre contrée pour en faire des terres agricoles à distribuer aux étrangers sans compter toutes nos richesses minières.

Les Kongos sont devenus les damnés du Congo-Brazzaville. J’invite ces damnés de la terre, ces forçats de la paix à se tenir prêts car l’heure de la libération arrive. Il ne peut en être autrement n’ayant pas choisi en Homme libre de vivre sous la dictature.

"Tout Homme doit mourir un jour mais toutes les morts n’ont pas la même signification" chantait dans "Les Immortels" l’un de nos illustres aujourd’hui disparu Franklin Boukaka. Allons-nous accepter de mourir simplement parce que nous sommes du Pool, des Kongos pour notre tyran, et des Noirs pour la France ? Tel est le débat qui se pose à nous ressortissants du Pool, à nous les Congolais artisans de cette paix qui transcende tous les clivages artificiels créés par ceux qui veulent nous diviser. Tel un phénix nous renaîtrons de nos cendres. Ce temps n’est plus que jamais proche avec notre opposition unie dans et au-delà de nos frontières. Nous devrions être à la hauteur des aspirations légitimes que le peuple congolais place en nous. Ce peuple aspire à vivre en paix dans un pays démocratique dans lequel seule la loi sera le vecteur de la cohésion nationale pour un développement dans une justice sociale.

J’en appelle à la prise de conscience de chacun d’entre-nous afin de trouver comme en 1991 les ressorts qui nous permettent de recouvrer notre liberté, notre souveraineté face à cette horde de barbares qui nous servent de guignols devant la communauté internationale.

Que l’on soit Vilis, Mbochis, Kongos, Tékés, Bembés, etc., "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui" dixit le révérend Pasteur Martin Luther King. La vertu est une question de choix et le vice n’est jamais loin de la vertu.

Congolais nous sommes tous, Congolais nous resterons à jamais.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 00:52
Cette chanson de Charles AZNAVOUR, Nous, Peuple de la région d du Pool, la reprenons à notre compte et en faisons nôtre. Si eux, ils étaient tombés puisqu’ils étaient fautifs d’être enfants d’Arménie, Nous, on nous massacre et tombons puisque nous sommes fautifs d’être enfants de la région du Pool.
 
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Ils sont tombés - by Charles Aznavour

Cette chanson de Charles AZNAVOUR, Nous, Peuple de la région du Pool, la reprenons à notre compte et en faisons nôtre. Si eux, ils étaient tombés puisqu’ils étaient fautifs d’être enfants d’Arménie, Nous, Peuple de la région du Pool, on nous massacre et tombons puisque nous sommes fautifs d’être enfants de la région du Pool.  

Tout Peuple du monde, voué à l'extermination, devrait faire de cette chanson son HYMNE !

 

Ils sont tombés © Charles Aznavour

 

 

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 00:08
 
Une Commission (Affaires étrangères ?) de l'Assemblée nationale française traite du cas du Congo-Brazzaville. Mais la France et ses lobbies industriels politico-mafieux continuent de soutenir et protéger des criminels. Tant que ce ne sont pas des Blancs à fortiori des Français qui sont massacrés, il n'y a pas à s'inquiéter.
 
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Une Commission de l'Assemblée nationale française discute du cas du Congo-Brazzaville. Est-ce des Affaires étrangères ? Ecoutons :

 

2017 10 17 VIDEO 00000694 Le Congo traite a l'Assemblée nationale francaise © Congo Mfoa

 

Mais la France et ses lobbies industriels politico-mafieux continuent de soutenir et protéger des criminels. Tant que ce ne sont pas des Blancs à fortiori des Français qui sont massacrés, il n'y a pas à s'inquiéter.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 00:41
 
On ne gagne pas à tous les coups. Et tous les coups ne donnent pas la victoire. Dans la région du Pool, au Congo-Brazzaville, le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, est en train de l’apprendre à ses dépens. Le dictateur aurait-il trouvé son maître ? La traque suivie de l’arrestation de Frédéric Bintsamou qui devait être une promenade de santé a tourné au cauchemar. Moutouari Côme Kosmos du Trio CEPAKOS Le Peuple avait chanté : « Mitou liboua ya nkoyi oyo olia » (la tête de lion n’est pas comestible).

 

Plastron

A la suite d’un plastron du député-cobra Hyldevert Mouhani, en lançant le 4 avril 2017 l’expédition meurtrière et punitive dans la région du Pool, Denis Sassou Nguesso croyait, croix de bois croix de fer, que les miliciens Cobras allaient rentrer à Brazzaville quelques jours plus tard avec comme trophée la tête du Pasteur Ntoumi. Il a oublié que dans la région du Pool, poisson dans l’eau, Frédéric Binstsamou est dans son élément. Cette dixième tête de lion que Sassou a voulu se mettre sous la dent était la tête de trop. Dans le jargon militaire on appelle « plastron » le soldat qui, à l’entrainement, joue le rôle de l’ennemi.

Dommage que cette semaine du 10 octobre 2017 le milicien Hyldevert Mouhani venu débaucher des combattants à Paris, n’ait trouvé personne pour lui jeter à la face le rôle qu’il joua dans le déclenchement de la guerre du Pool. Djo Ballard, Ben Moukacha n’ont pas eu ce courage.

L’arlésienne

Ntoumi serait-il le Ho Chi Min local comme on le lit sur les sites, les blogs et les tweets ? Il y a quelque chose de surréaliste dans la traque du Pasteur Ntoumi par Sassou. Les mystiques prédisent la débâcle du général de l’Alima : il est plus facile pour ce dernier de retrouver une aiguille dans une botte de foin que de mettre la main sur le Pasteur de Soumouna. Mais soyons prosaïques, car, en vérité « paille dans une botte de foin », Ntoumi dans le Pool est partout et nulle part, comme l’Arlésienne. Il connaît la région comme sa poche. Son message à destination de Monsieur 8 % est à la fois dramatique et comique : « Viens voir si j’y suis. »

Les prétendus sages

En lieu et place d’un véritable dialogue appelé de leurs vœux par toute la classe politique à l’exception notable du PCT et les partis apparentés, le fils de Mama Mouébara a bricolé une vraie fausse rencontre avec un ramassis de sans-dents qui n’ont de sage que le nom. Le 3 octobre 2017, Denis Sassou Nguesso, à l’occasion de la réunion avec quelques « chapeaux à plume » de la région du Pool triés sur le volet, a accepté l’ouverture des couloirs sécurisés pour tous les jeunes qui voudront sortir, mais à une seule condition : sortir avec leurs armes. « Quitter la forêt pour rejoindre des camps de cantonnement » a suggéré sur Africa n°1 (10/10/1) le Dr Marcel Guitoukoulou, virulent opposant, devenu porte-parole de Denis Sassou-Nguesso.

De quoi parle-t-on ? Un couloir humanitaire ou corridor humanitaire est un espace établi dans une zone dévastée par une guerre ou une catastrophe pour permettre le passage d’une aide humanitaire, des enfants, des femmes, des malades et des personnes âgées. L’article 23 de la IVème Convention pose le principe du « libre passage de tout envoi de médicaments et de matériel sanitaire » ainsi que « des vivres indispensables, de vêtements et fortifiants » vers les populations civiles. Or, sur instruction de Denis Sassou Nguesso, les zones de conflit de la région du Pool sont jusque-là interdites aux organisations humanitaires.

Comme un parfum des Disparus du Beach

S’il faut sortir, se pose la question de la réinsertion. L’ancien opposant, Marcel GuiToukoulou, a tout faux. L’encasernement des ex-combattants n’est pas la panacée. Qu’est-ce que les jeunes se livrant aux travaux champêtres qui ont toujours vécu dans les villages iraient foutre à Brazzaville ? Grossir les rangs des jeunes citadins brazzavillois au chômage ? Denis Sassou Nguesso n’avait-il pas interdit l’installation dans la capitale Brazzaville des camps de réfugiés devant accueillir les ressortissant du Pool ? « Ces jeunes doivent sortir avec leurs armes. Ça ne peut pas être autrement. On pourra même les leur racheter. On ouvrira les couloirs sécurisés. Ils ne risqueront rien. C’est la parole du président ». Foi de Denis Sassou Nguesso. Que vaut la parole de l’homme d’ Edou-Penda ? Les populations du Congo-Brazzaville, en particulier les habitants de la région du Pool, ont encore en mémoire l’affaire des disparus du Beach.

Quid du Pasteur Ntoumi ? Peut-on inviter les jeunes Nsiloulous à emprunter les couloirs humanitaires sans négocier un cessez le feu avec le Pasteur Ntoumi ? La classe politique qui appelle au dialogue, à l’arrêt des bombardements du Pool et à la libération sans condition des prisonniers politiques n’a pas été associée à la grand’messe des « sages » du Pool et de Sassou Nguesso. Pourquoi ? L’opération de séduction des jeunes Nsiloulous vise à isoler le Pasteur Ntoumi et montrer que ce dernier constitue un obstacle au retour de la paix dans cette partie du Congo-Brazzaville, condition indispensable à la reprise du trafic ferroviaire exigé par le FMI. Et, in fine, l’abattre comme un chien.

Fidèle à sa volonté de conservation du pouvoir, Denis Sassou Nguesso met à exécution la stratégie de contournement de la classe politique, de l’isolement de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi et de l’évitement du dialogue politique, synonyme, pour lui, de perte du pouvoir, cela avec l’aide médiatique du franc-maçon Marcel Guitoukoulou, fraternité oblige.

Solutions

La solution de la crise du Pool passe par le retrait des forces armées de Denis Sassou Nguesso. Conséquences : retour des populations déplacées, maintien des jeunes dans les villages, reprise des activités agricoles, arrêt de l’exode rural, reprise du trafic du CFCO, disparition des poches de résistance, reprise des approvisionnements en produits vivriers, reprise du trafic routier
Le Pool souffre, le Congo-Brazzaville souffre des exactions de la Force publique déployées par Denis Sassou Nguesso se donnant le prétexte de la traque d’un rebelle, pour rançonner et piller les pauvres hères qui n’aspirent qu’à vivre en paix.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

 

 
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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 19:29

TRIBUNE LIBRE OPINION

Humeur : Le “bondélage” honteux de Sassou Nguesso à Ntumi

Par Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain

Le «bondélage », vous connaissez ? Je pense que nombreux d’entre vous diront non !  Je vois déjà  tous ces jeunes de la nouvelle génération qui n’ont pas poussé des jouets faits avec des matériaux de récupération (fils de fer, cartons de sucre ou boites de sardine), couru dans la rue et poussé  un cerceau avec un petit bâton, fait le «Kukulu élombe » (jeu de cache-cache » ou jouer aux billes ou encore crié dans la rue «Qui veut di bon ? Qui veut di bon ! » pour inviter tous les amis à venir jouer aux billes. Ils  ne sauront donc pas définir ce mot qui, pourtant, est conçu à partir du mot lingala  « bondéla » qui, en français,  veut tout simplement dire tendre la main à son ennemi.

En effet, après une dispute ou une bagarre qui abimait nos journées, nous, de la vieille génération, avions la sale et mauvaise habitude de devenir des ennemis.  On ne devait plus se parler. On ne devait plus jouer ensemble ou se partager un bout de pain pendant une certaine période.

Et, la personne qui était la première à tendre la main à son ennemi était couverte de toute sorte d’injures et de moqueries. C’est donc cette main tendue à son ennemi que nous appelions «bondélage ».

 Nous la prenions pour un lâche parce que nous pensions qu’il fallait rester  ennemis pendant une longue période.  Nous étions trop jeunes et ne connaissions pas le pardon et l’humilité.  Je baisse ma tête, pose ma main droite sur ma poitrine et ferme mes yeux.  Je confesse !

Mais,  ce « bondélage » que nous avions critiqué et pris pour une faiblesse hier, peut-il  encore être pris aujourd’hui  pour une lâcheté?

Main tendue de Sassou à Ntumi : acte de courage ou de lâcheté ?

Je sais que les avis seront partagés sur le cas précis de Denis Sassou Nguesso qui  aujourd’hui,  tend la main à Ntumi et ses miliciens, et veut négocier avec eux, alors que hier, hier seulement,  ils les a tous traités de terroristes.

Peut-on donc tendre la main ou négocier avec un ou des terroristes qui détruisent les ponts construits sur une route lourde?

Cette  question, je  voudrais  la poser  au premier ministre, Clément Mouamba, au ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungala,  et à tous les jusqu’aux-boutistes  de la Mouvance présidentielle qui ne voulaient pas entendre parler du dialogue national. Pourtant, je voudrais épargner mon très cher collègue du lycée, Asie Dominique de Marseille, qui doit encore être sous le choc des élections législatives.

Pourtant, depuis que Sassou Nguesso a demandé au président de son assemblée d’amorcer le dialogue avec Ntumi et mis en route le roi des Batéké et Mgr Louis Portella,  aucune  démission n’a été enregistrée ni au gouvernement ni au Parti congolais du travail, le parti de Denis Sassou Nguesso. Encore moins dans les rangs de la majorité présidentielle on attendait qu’Elvis Okombi  Ntsalissa donne le ton, lui  qui était le premier à s’opposer au dialogue avec Ntumi après la rencontre de Sassou Nguesso avec  les sages du Pool.

Cependant, si certains diront que le «bondélage » est un acte courageux ; d’autres comme Elvis Okombi Ntsalissa  s’il ne change pas de point de vue aujourd’hui, diront que c’est une lâcheté.  C’est un acte qui affaiblit  l’Etat.

Pourtant, beaucoup d’autres personnes sont encore dans le questionnement et le doute. Elles rêvent encore et  ne croient pas à cette main tendue. Parce que le bondélage de Sassou Nguesso à Ntumi leur  donne le tournis  et  casse leurs méninges. Même si la vie n’est qu’une succession de choix !   

Néanmoins, elles  trouvent ici l’occasion de demander  à tous ceux qui sont au pouvoir au Congo Brazzaville d’aller, chacun,  consulter un  psychiatre.    

Parce que comment comprendre qu’ en l’espace de quelques mois seulement, alors qu’ils avaient, au cours d’une rencontre avec  les  sages et les rois des Loango ainsi que ceux  des Batékés,  brillé par l’arrogance et la fanfaronnade, traitant ainsi  Ntumi et ses miliciens de terroristes, et que brusquement comme par miracle ou par enchantement  à  l’issue d’une autre rencontre : celle-ci avec des soi-disant  sages du Pool, le département en guerre, qu’ils  parlent de négociations avec eux, après tant de morts et de dégâts matériels?

Alors que depuis le début de cette crise, les partis politiques de l’opposition, la société civile et les personnalités religieuses  n’ont  fait que demander ce dialogue, mais en vain.    

Quelles seraient les raisons de ce brusque revirement ?

D’emblée, il faut signaler que si Sassou Nguesso tend la main à Ntumi et  à ses partisans, ce n’est pas parce qu’il veut faire la paix, dialoguer  et réconcilier les Congolais entre eux ; mais c’est parce qu’il a le dos contre le mur et craint, par ailleurs d’être emporté par la grogne  qui va grandissante dans tout le pays. Il n’arrive plus, en réalité, à cacher sa panique face à l’ampleur de la crise politique, économique, financière et sociale que connait le Congo.  Il ne compte que sur la violence et la corruption comme l’indique cette information publiée dans les réseaux sociaux : « Sur les deux milliards de francs CFA qui se trouvaient dans la caisse du trésor public – soit un peu plus de 3,7millions de dollars US. La répartition prioritaire et au compte goute est la suivante: 268 millions de CFA ont été remis à madame Sassou dans le cadre de Congo assistance (priorité au lobbying et à l’achat de conscience), 450 millions de CFA au Burundi (priorité aux mercenaires burundais), 320 millions CFA à la DGSP ( priorité à la police politique et à la sureté du régime), 310 millions de CFA au domaine présidentiel (priorité à l’apparence présidentielle) et 300 millions à la garde prétorienne (priorité à la sécurité du tyran). »

Aussi, Sassou Nguesso n’est pas sûr d’obtenir la totalité du fonds d’aide demandé au Fonds monétaire international qui pourra le permettre de tenir bon  jusqu'à la remontée du prix du baril du pétrole.

Le Fmi va-t-il exiger un gouvernement d’union nationale ?

Bien que le Conseil d’administration du Fmi ne se prononcera  sur la demande du Congo qu’en février de l’année prochaine (2018), une grosse rumeur sort déjà des couloirs de cette institution financière internationale.

Elle fait état du dialogue avec  la vraie opposition et la formation d’un gouvernement d’union nationale pour gérer le fonds d’aide, vu la mauvaise gouvernance de Sassou Nguesso.

C’est ainsi que devant le déclin inattendu de son pouvoir et le tableau triste qui se dessine dans le ciel congolais, mais aussi les deux principales conditions que poserait le Fmi avant de débloquer le fonds, Denis Sassou Nguesso  panique et s’agite. Il veut courir plus vite que tous les Congolais comme dans le débat sur le changement de la constitution qui a eu lieu en 2015. Il veut anticiper les choses  pour  dire  au Fmi  et à toute la communauté internationale que la paix est revenue dans tout le pays, notamment dans le département du Pool,  et le dialogue avec l’opposition a eu lieu.

Devant cette énième ruse de Sassou Nguesso à laquelle les Congolais sont bien habitués,  le destin du Congo est dès  lors  mis entre  les mains de Ntumi qui a deux options.  La première est celle d’aller seul au dialogue avec Sassou Nguesso. Ce qui va avoir comme conséquence majeur le statut quo. Sassou veut dépoussiérer la stratégie de 2000 lorsqu’il avait signé un accord de paix avec Ntumi.

Cette stratégie avait réussi puisqu’ elle  lui avait permis  à écarter de la scène politique Bernard Kolelas  qui était reconnu comme vrai et grand  opposant.

Sassou Nguesso réhabilite Ntumi pour être reconnu comme un homme de paix

Sassou Nguesso réhabilite donc Ntumi pour  faire croire à toute la communauté internationale qu’il est vraiment un homme de paix et est toujours capable de pardonner ses ennemis.

 A l’issue de ce scenario, Ntumi aura  donc quelques ministres dans le prochain gouvernement et réussira à ramener la paix dans le Pool ;  mais aussi  à faire sortir de la maison d’arrêt et de toutes les prisons ses partisans qui y croupissent.

Pourtant, dans cette option et pour prendre Ntumi aux sentiments, Sassou Nguesso pourra lui signifier la plainte sur la guerre du 5 juin 1997, portée contre lui par les avocats français d’origine congolaise, et lui donner beaucoup de moyens financiers pour réparer tous les dégâts enregistrés dans ses affaires, notamment la reconstruction de ses églises.

Aussi, pourra-t-il lui dire pour le convaincre que  « tu as été dans la brousse, personne d’entre les opposants n’est venue  te soutenir. C’est avec toi. Toi seul que j’ai fait la guerre.  Et, la paix, c’est avec toi, toi seul que je vais la faire. Le dialogue national, c’est  donc une affaire  entre toi et moi.»

Cependant, pour  protéger Ntumi  contre la plainte des avocats français, Sassou Nguesso pourra  promettre à Ntumi son  parapluie qui est  la constitution  de 2015 qui protège le président et les dignitaires de son pouvoir contre toutes les poursuites judiciaires pour les crimes et les délits commis dans leurs fonctions.

Deuxième option : Ntumi, s’il veut sauver le Congo et les Congolais, pourra exiger la libération de tous les prisonniers politiques et la tenue d’un dialogue national sous l’égide de la Communauté internationale.

Avec cette dernière option, Sassou Nguesso perdra le pouvoir parce que trois alternatives  seulement sont possibles : le respect de la Constitution de 2002 et l’organisation des élections générales anticipées ; la reconnaissance de Sassou Nguesso comme président de fait et la nomination d’un premier ministre issu de l’opposition pour diriger une transition, ainsi que  mettre le Congo sous tutelle des Nations unies pendant une certaine période jusqu'à l’organisation des élections générales.

Mais,  Ntumi résistera-t-il à la corruption et à toutes les promesses politiques que lui fera Sassou Nguesso ? Sans le savoir, Sassou Nguesso a donné à Ntumi  la clé non seulement de la sortie de la crise ; mais aussi celle de la porte qui  pourra le mettre dehors. 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 19:28
 

Voici les preuves qui établissent la politique de discrimination et de ségrégation ethno-tribalo-claniques au Congo-Brazzaville depuis 40 ans de pouvoir Sassou. C'est l'apartheid ethno-tribalo-clanique de M. Sassou Nguesso et son Clan depuis 40 ans de pouvoir par procuration...

La première vidéo est celle de l'Ecole d'Oyo, le village devenu ville de Sassou Nguesso :

ÉCOLE PRIMAIRE D'OYO (Village de Sassou Nguesso et son clan) AU CONGO BRAZZAVILLE.

 

ÉCOLE PRIMAIRE D'OYO AU CONGO BRAZZAVILLE. © Nerrati Congo

 

La deuxième vidéo est celle de l'Ecole primaire de Kibina dans la banlieue de Brazzaville (Sud-Congo) :

ECOLE PRIMAIRE DE KIBINA AU CONGO-BRAZZAVILLE

Banlieue de Brazzaville - Surcharge à l' école primaire de Kibina © Abdou AHMED

Plus de doute. A chacun d'en juger !

Merci de partager !

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 20:52
 

Encore un prêt de 914 millions de dollars dissimulé au FMI par la SNPC

Christine Lagarde et le tyran Sassou à Washington en sept 2017

Les Congolais vont bientôt mourir de faim. Les ignames et maniocs à 100 FCFA ne trouvent pas preneurs au marché. La population se terre chez elle plutôt que d’aller demander des comptes au Palais. A ce tarif-là, Sassou Nguesso se fera un plaisir de jouer indéfiniment les Mugabe, voire même des prolongations comme l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, jusqu’en 2050.

Alors, on ne comprend pas très bien ce que peut bien faire le FMI au Congo Brazzaville à assurer le spectacle dans des négociations indignes avec un pouvoir mafieux. La porte aurait dû être claquée depuis longtemps afin que l’institution internationale s’épargne un face à face honteux. Calixte Ganongo, l’actuel ministre des finances, n’est pas moins que le signataire, alors qu’il était le Directeur administratif et financiers de la SNPC,  des contrats de financements dissimulés au FMI depuis le début de ses interventions. Ne parlons pas de Gilbert Ondongo, mouillé jusqu’au cou dans l’affaire Asperbras.

Que de temps perdu ! Que de mensonges ! Comment peut-on poursuivre des négociations avec autant de malfaiteurs et surtout pour des aussi montants élevés : 10 ou 15 milliards de dollars dettes auxquels il faut ajouter une bonne vingtaine ou une bonne trentaine de ces mêmes milliards de dollars de recettes pétrolières qui ont été détournées. Cela viendra-t-il jamais à l’esprit des experts de Madame Lagarde de réclamer avant tout concours, un audit de la SNPC et un retour dans le patrimoine national des gisements pétroliers de Likouala SA et des autres sociétés scélérates : Kontinent (ex-Représentant résident FMI), AOGC et Petro Congo ?

La lettre N°802 d’Africa Energy Intelligence, publiée le 10 de ce mois, en remet tout de même une couche sur ces dettes cachées du Congo Brazzavole de Denis Sassou Nguesso et de sa clique de gangsters. Selon cette lettre confidentielle « la délégation de l’institution de Washington qui a séjourné à Brazzaville ces deux dernières semaines s’est tout particulièrement intéressée à un prêt de 914 millions $ souscrit par la SNPC. »

Des discussions tendues autour de ce financement, encore une fois dissimulé aux yeux de l’institution financière. Ce prêt a été accordé le 31 octobre 2014 à la SNPC par un consortium de banques autour d’Ecobank, dont la gabonaise BGFI et la marocaine Attijariwafa Bank. Egalement au tour de table, la Qatar National Bank, l’United bank for Africa, la Development Bank of Southern Africa et la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale. Le prêt devait permettre à la SNPC de remplir ses obligations relatives à sa quote-part de dépenses d’investissement sur le bloc de Moho Bilondo Nord opéré par Total. Le Qatar, qui a participé au prêt à la SNPC, est actionnaire de Total E.P. Congo à hauteur de 15% depuis 2013, avait intérêt à ce que la SNPC soit en mesure d’apporter sa contribution financière.
Bien que l’utilisation du prêt ait été encadrée, les fonctionnaires du FMI ont jugé que la mise en pratique de ce mécanisme avait été hasardeuse. « Si la SNPC a bien justifié chaque déblocage du prêt par des besoins d’investissement en travaux pétroliers, le FMI n’a pas retrouvé, dans la comptabilité de la société, les dépenses correspondantes. » Effectivement, certaines dépenses d’investissement, supposément financées par le prêt Ecobank n’ont tout simplement pas été honorées.

Du fait de retards accumulés par la SNPC pour rembourser ce méga-prêt, les banques ont collectivement refusé, dernièrement, de débloquer une nouvelle tranche du prêt.

Outre le prêt d’Ecobank, la délégation du FMI s’est intéressée au préfinancement de 500 millions $ monté par la banque française Natixis au profit de Glencore, ainsi qu’aux multiples opérations montées par Trafigura au bénéfice de la SNPC.

Finalement ces dettes cachées, dont on parle maintenant beaucoup, présentent l’énorme avantage pour Denis Sassou Nguesso d’occulter complètement les détournements massifs qu’il opère avec son clan depuis une vingtaine d’années et qui se chiffrent, rappelons-le, largement autour des 20 milliards de dollars… !

 

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

NDLR : CETTE IMAGE EST AJOUTEE PAR NOUS

 
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 23:52

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Après cinq-cent-soixante-dix-sept (577) jours de détention, M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), était arrivé en France en date du 11/08/2017, pour y suivre des soins médicaux appropriés.

A l’issue de deux mois de traitement intensif, M. Modeste BOUKADIA a entrepris une série de consultations en France et dans le reste de l’Europe.

A cet effet, au nom de la Diaspora Congolaise, l’Association Union-Congo et le Cercle des Amis de Modeste Boukadia informent l’opinion publique que M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, s’est envolé pour les Etats-Unis d’Amérique, le 09/10/2017, sur invitation du Président du Congrès et des Elus Américains où il leur rend une visite de courtoisie et aussi pour les remercier de tout le soutien qu’ils lui ont apporté tout au long de sa détention jusqu’à son évacuation sanitaire.

Au nom de la Diaspora congolaise, l’Association Union-Congo et le Cercle des Amis de Modeste Boukadia présentent leurs compliments à M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, qui fait toujours sienne la pensée du Président Nelson Mandela qui avait initié la réconciliation de la Nation Sud-Africaine, et saisissent cette occasion pour formuler à son endroit tous leurs vœux de réussite et de pleins succès dans son invitation et ses entretiens tout au long de son séjour aux Etats-Unis d’Amérique.

Paris, le 11 octobre 2017

Pour l’Association Union-Congo,

et le Cercle des Amis de Modeste BOUKADIA

Par Délégation

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

COMMUNIQUE DE PRESSE : INVITATION DE MODESTE BOUKADIA AUX ETATS-UNIS D'AMERIQUE (pdf, 561.6 kB)

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 17:26

Le Congo Brazzaville est plongé dans une crise humanitaire, économique et financière sans précédent.

Notre pays n’en a pas encore touché le fond.

La Société Générale, au début de cette année devait procéder à une émission obligataire de 8 milliards de dollars en faveur du Congo. Cette option basée sur un endettement volontairement minoré, par Brazzaville, a été vite sabordée par l’action conjuguée du mastodonte Commisimpex, aux Etats-Unis, et d’autres créanciers contentieux qui « indisposèrent » la vieille institution bancaire du 29 bd Haussmann à Paris.

Plus récemment, malgré l’entregent d’un Miche Sapin sur le départ et l’engagement de DSK, le FMI sous pression, confronté à la réalité des crimes de mal gouvernance et à l’irresponsabilité de l’Etat vOYOu, a pris la sage décision de claquer la porte aux demandeurs congolais. Sassou Nguesso et ses pillards ne seront pas sauvés par l’institution de Washington.

Quand bien même Madame Lagarde aurait pu concéder quelques moyens, l’incompétence et la criminalité conjuguées des hommes et des femmes, qui ont pris en otage la République du Congo, interdisent tout espoir de jours meilleurs et encore moins de renverser la situation. Outre le diagnostic de l’endettement abyssal, les experts du FMI ont enfin pris conscience de la médiocrité crasse des responsables avec lesquels ils étaient tenus de négocier.

Le mensonge se glissait derrière chaque ligne et derrière chaque chiffre. Impossible pour les équipes de connaître le montant réel de la dette congolaise, la vraie, la fausse et la dissimulée ; dette odieuse de surcroit ! Elle se situerait autour de 9500 milliards de FCFA soit le double des 110% telle que déclarée par Monsieur Abdoul Aziz Wane, Chef de la Mission du FMI, pour permettre à Denis Sassou Nguesso de sauver le peu de face qui lui reste. On tournerait en réalité autour de 220%, ce qui est un montant absolument criminel.

Avant même la fin de la mission du FMI à Brazzaville, flairant l’impasse, le kleptocrate Denis Sassou Nguesso s’était empressé de dépêcher à Pékin une équipe de négociateurs pour céder à la Chine une base navale à Pointe Noire.

Sassou Nguesso a besoin de cash, d’argent frais et cela ne peut se chiffrer qu’en milliards de dollars, plutôt qu’en milliards de FCFA. Ses partenaires chinois ont conscience que cette opération les amènera dans une autre dimension politique aux risques très élevés.

  • D’abord sur le plan intérieur, le régime vacillant et finissant de l’indécrottable autocrate et qui ne pourra sûrement pas pérenniser l’investissement financier qui aura été conclu. L’opposition congolaise finira bien par avoir le dessus sur le tyran et son clan. Elle aura beau jeu de dénoncer l’accord, comme tous les autres contrats léonins qui ont été signés par les mêmes… La Chine, après le refus du FMI, ne pourra pas plaider sa bonne foi !
  • Sur le plan international, les autres partenaires de l’Afrique, les Etats-Unis, l’Europe, la France verront d’un très mauvais œil cette prise en tenaille du Continent, entre Djibouti et Pointe Noire. Washington pourrait se réveiller, comme Bruxelles ou Paris et faire sauter le plomb gênant. Rien de plus facile pour eux… !

Qui se plaindrait ? Pas le Peuple congolais qui lézarde le ventre vide en attendant qu’un sauveur vienne à leur rescousse… Même l’Eglise très active sur tout le Continent, en s’opposant aux dictatures, reste terrée dans son insupportable silence et surtout dans sa passivité complice ; la même depuis l’assassinat du Cardinal Biayenda, dont le dossier de béatification est redescendu au-dessous de la pile.

La profondeur de la crise, que nous connaissons maintenant, exige une réaction rapide et efficace. Déjà, il y a près de deux ans, nous alertions l’opinion nationale, (http://congo-liberty.com/sassou-nguesso-naura-rien-dautre-a-offrir-en-2016-que-du-sang-et-des-larmes-par-rigobert-ossebi/ ) sur le danger, sans précédent en Afrique Centrale, de voir mis en péril les plus faibles sur toute l’étendue du territoire.

 Nous parlons bien de centaines de milliers de victimes (pas de salaire, par d’argent, pas de soins, pas de nourriture et pas d’approvisionnement) du fait de cette situation catastrophique. La criminalité financière au Congo se situera, au moins par ses conséquences, au niveau du crime contre l’humanité. Une éventuelle cession de base navale à Pékin ne changera rien à la crise car tout montant qui sera payé à ce clan mafieux repartira immédiatement dans ses poches, ou au travers des mêmes complices. D’ailleurs, les mêmes intermédiaires véreux, dont celle qui est surnommée  « l’épouse », multiplient les voyages en Chine…

Aussi, de hauts cadres de la SNPC, convaincus de l’extrême gravité de la situation et de la chute imminente du régime, ont pris contact avec certains responsables de l’opposition afin de coopérer en échange d’une immunité.

La crise ne fera qu’empirer de jour en jour, tant que le pays restera entre les mains des mêmes criminels et incompétents.

Le Congo devra compter, au moins dans un premier temps, sur ses seules ressources, sur ses seules forces humaines. Pour espérer inverser la tendance, il faudra mettre en place, dès la libération de tous les prisonniers politiques, un consensus national et un gouvernement d’union nationale.

Faute de quoi la descente aux enfers se poursuivra… ! Dans la cession à la Chine d’une base navale militaire à Pointe Noire, tant Sassou Nguesso les méprise, il ne serait pas étonnant que l’exploitation des quatre millions de Congolais fasse partie du contrat, en complément des forêts et des mines déjà sous la tutelle des mêmes… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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