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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 14:26

Jamais de mon existence, je n’aurais pu imaginer voir mon pays le Congo sombrer dans une dictature aussi féroce. C’est de mal en pis et nous ne voulons plus aller dans cette direction.

 

Papy après son rendez-vous manqué à New York a décidé de nous rendre gorge. Des boucs émissaires tout trouvés pour apaiser une colère froide. Les compagnons d’hier sont devenus les ennemis d’aujourd’hui pour avoir défendu la constitution, clé de voûte de la vie d’une nation. Telle dans une jungle, la chasse aux opposants est déclarée cause nationale. C’est ahurissant.

Dans les jours qui viennent ce gouvernement fera l’annonce d’une création de nouvelles prisons car celles qui existent ne pourront jamais contenir les 92% des congolais qui ont dit NON à ce système mafieux qui gangrène le pays. Ils ne se rendent même plus compte qu’à faire pareil zèle, ils sont devenus la risée du monde. La découverte d'armes de guerre dans les domiciles des opposants est devenue le jeu favori d’une dictature aux abois. A croire que nous sommes dans un jeu vidéo.

Le Congo va mal et ce par le fait d’un seul homme nommé Sassou qui a décidé de braver tout un peuple. Il joue son va-tout tant il est vrai que son avenir est de plus en plus sombre et sans issue. Après le Sud, notamment le Pool, il a décidé de s’en prendre frontalement à ceux qui jadis l’ont aidé dans la conquête du pouvoir. C’est le début des règlements de comptes. Tout ceci démontre à suffisance que la contestation est bien nationale et non tribale ou régionale. Aucun congolais n’en veut à ce monsieur parce qu’il est du Nord, mais parce qu’il a tout simplement violé les principes élémentaires d’une vie en société. Notre combat contribue également à refaire son éducation. Mais parvient-on à redresser un arbre aussi tordu sinon que le couper pour éviter qu’il nous cause davantage de drames. Les rats commencent à quitter le navire tant le bateau ivre fonce droit dans l’iceberg.

Pour l’intérêt du Congo, Sassou doit partir. Il est temps que nous prenions nos responsabilités car trop c’est trop. Les mots sur les mauvais maux ne suffisent plus. Il est temps de passer à l’action pour libérer le peuple congolais qui n’a que trop souffert. La bête a repris confiance et sa défiance à notre encontre est une insulte nationale. Les humiliations qu'il nous inflige au jour le jour ne doivent plus être tolérées.

C’est Goethe qui écrivait dans un extrait formidable : "A partir du moment où l'on s'est engagé définitivement, la providence entre alors en scène. Toutes sortes de choses se produisent qui, autrement, ne se seraient jamais produites. De la décision jaillit un flot d'événements qui déterminent en votre faveur quantité d'incidents, de rencontres et d'appuis matériels imprévus qu'aucun homme n'aurait pu imaginer. Ce que vous pouvez faire ou rêver de faire, commencez à le faire. L'audace est porteuse de génie, de puissance ou de magie. Commencez dès maintenant."

Ne ratons pas les débuts comme disait l’autre.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 14:05
 
[...] HUMAN RIGHT WATCH vient de publier son Rapport 2017, et à aucun titre la République du Congo n’y figure. Ni les élections truquées, ni les morts durant les manifestations, ni les emprisonnements des opposants, ni l’utilisation de mercenaires étrangers pour l’intimidation et la répression de la population, ni les déplacements de celle-ci, ni la guerre totale que l’usurpateur lui livre...
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Par Rigobert OSSEBI

Au Congo Brazzavole et vil, Denis Sassou Nguesso fait arrêter à tour de bras tout ce qui bouge.

« ToutBouge » le Député André Okombi-Salissa, à qui l’Assemblée Nationale avait refusé de retirer son immunité parlementaire, après des mois de cavale a été arrêté, menotté et déféré devant de pseudo-juges. Le journaliste Ghys Fortuné Demba a été jeté en prison ces dernières quarante-huit heures comme quelques autres. L’avocat Guy Elenga, longtemps défenseur du pouvoir de la famille Nguesso, mis en garde à vue n’a dû son salut qu’à son ex-épouse devenue ministre dans le gouvernement de Clément Mouamba. Bien entendu, les opérations militaires se poursuivent dans le Pool, où l’on ne sait exactement qui tue qui et comment ? Mercenaires étrangers, troupes infâmes dans lesquelles se retrouvent côte-à-côte des ex-Séléka (troupes d’Abdoulaye Misquine), des Rwandais, des Angolais et dit-on même des touristes assassins de Boko H   aram… Tous armés par le Sud africain Ichikowitz, le mélomane philanthrope, et tous guidés dans la poursuite du Pasteur Ntoumi par des Israéliens chèrement achetés par un Denis Sassou Nguesso garant de la mémoire et de l’œuvre de Mouammar Kadhafi.

Qui pourrait comprendre ce qui s’y passe réellement, sauf à accepter de reconnaître que le pouvoir de Denis Sassou Nguesso s’est lancé de nouveau dans une irresponsable stratégie d’élimination de masse ? La même qui avait causé en 1997-1998 près de 400.000 morts au Congo reconnus récemment par un éminent spécialiste français du renseignement, Eric Denécé !

Comme pour ce précédent drame, en nombre de victimes proportionnellement égal au Génocide rwandais, celui qui est en cours n’agite ni les médias internationaux ni les ONG. Les plus connues et les plus grandes tournent délibérément le dos à tout ce qui se passe au Congo ; curieusement elles sont financées par la fondation de Georges Soros, OPEN SOCIETY…

Pour preuve, HUMAN RIGHT WATCH vient de publier son Rapport 2017, et à aucun titre la République du Congo n’y figure. Ni les élections truquées, ni les morts durant les manifestations, ni les emprisonnements des opposants, ni l’utilisation de mercenaires étrangers pour l’intimidation et la répression de la population, ni les déplacements de celle-ci, ni la guerre totale que l’usurpateur lui livre dans le Pool !

Denis Sassou Nguesso, durant ces vingt dernières années au pouvoir a eu à détourner, comme bon lui semblait, 30 à 40 milliards de dollars. Une bonne partie a dû être confiée, en toute discrétion, à la grande finance internationale. Georges Soros est très investi personnellement avec Tony Blair en Guinée Conakry. Son président, Alpha Condé, depuis le début des années 80 (ses années de misère) a toujours été à la botte de Denis Sassou Nguesso qui avait mis tous ses importants moyens financiers pour qu’il soit « élu » dans son pays en 2010 ; reconnaissant d’ailleurs, ou plutôt obligé, il est toujours présent à toutes les manifestations qu’organise le dictateur de « Brazzavile et vole ».

Est-ce par la gestion de l’importante fortune que Sassou Nguesso s’est constituée à l’extérieur, que certains disent, gérée par les sociétés de Georges Soros ou bien par les intérêts miniers que ce dernier convoite en Guinée ? Toujours est-il qu’OPEN SOCIETY, bras armé philanthropique de Soros, ignore royalement les méfaits de Sassou Nguesso alors qu’aucun tyran ou dictateur de la planète ne lui échappe normalement… !

Ce dernier rapport d’Human Right Watch, dont le Congo de Sassou Nguesso est exclu, est une honte et un scandale absolu pour cette ONG. Mais il faut également rappeler que d’autres ONG comme Global Witness et Transparency International depuis des années « ne s’intéressent plus » à ce qui se passe au Congo « Brazzavole-vil et viole ». Hasard ou coïncidence, OPEN SOCIETY est en tête de leurs donateurs !

Abjecte infamie qu’une ONG, prétendument au service des droits humains, serait en réalité au service des intérêts troubles d’un financier, au moins en ce qui concerne le Congo du tyran Sassou Nguesso !

Cependant, les Congolais s’ils ne disent « merci » ni à Soros, ni à Human Right Watch, peuvent s’en réjouir !

Donald Trump ne se connaît pas de pire ennemi que George Soros ! Ces preuves des faveurs que ce dernier dispense au dictateur congolais se retourneront contre lui, Sassou. L’administration Trump ne pourra en aucun cas être favorable au tyran de Brazzavole dès lors qu’elle aura compris qu’il est soutenu par les fondations et ONG contrôlées par Georges Soros !

Sans oublier le contentieux d’EXXON spolié, en 1990, par Denis Sassou Nguesso de la juteuse découverte de Moho Nord  !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 15:39

La preuve est faite. Le boucher d’Oyo, Denis Sassou Nguesso reste égal à lui-même : un être dépourvu de toute humanité. Au Congo-Brazzaville, les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool croupissent sous les bombes lâchées par les hélicoptères pilotés par les mercenaires ukrainiens, dans le message à la nation du 31 décembre 2016, Denis Sassou Nguesso n’en a soufflé mot. Du vrai cynisme. A l’égard des populations du Pool qui errent à travers les forêts et qui sont entassées dans les camps de réfugiés, Denis Sassou Nguesso n’a pipé aucune parole de compassion. Alors qu’une partie du territoire est en guerre, Denis Sassou Nguesso choisit délibérément de ne pas évoquer le sujet.

Dans son allocution, le khalife d’Oyo a rendu un hommage appuyé à l’endroit de sa force armée tribale et ses supplétifs étrangers qui bombardent quotidiennement le département du Pool depuis le 4 avril 2016 à la recherche de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi, en déclarant : « Il s’agit des vaillants officiers et des braves soldats de nos forces de défense et de sécurité dont je salue l’esprit de mission, d’abnégation et de sacrifice qu’ils consentent au quotidien pour assurer notre sécurité et notre quiétude collectives. Mes meilleurs sentiments vont à eux » . Comprenez : continuez de massacrer et merci pour les bons et loyaux services. Les miliciens massacreurs des populations du Pool ont été gratifiés de mots de consolation.

Sassou dans le déni

En revanche, Denis Sassou Nguesso n’a eu aucun mot pour les paisibles et innocentes populations du Pool actuellement sous les bombes d’un président autocrate qui est corrupteur, oligarchique, irrespectueuse des plus fondamentaux droits de l’homme, tels le droit à la vie, le droit à l’éducation, le droit au soins de santé, la liberté d’expression et de manifestation. Dans l’imaginaire embrumé de Denis Sassou Nguesso les populations de la région du Pool n’existent pas. D’ailleurs, les deux têtes de l’exécutif avaient déjà annoncé les couleurs en affirmant « qu’il n’y avait pas de crise dans la région du Pool  » pour Denis Sassou Nguesso et « qu’il n’y avait pas de bombardements dans le Pool » pour Clément Mouamba, le premier ministre. Les deux têtes de l’exécutif dirigent le Congo-Brazzaville en faisant abstraction du drame de la région du Pool. Denis Sassou Nguesso ne porte pas le Pool dans son cœur, les populations du Pool le lui rendent bien. La dernières élection présidentielle de mars 2016 en est la parfaite illustration. L’homme d’Edou/Penda a été massivement rejeté par les populations du Pool qui n’ont pas la mémoire courte. Dans cette région du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso a mordu la poussière. Ce qui a d’ailleurs provoqué le courroux de Sassou Nguesso. Le locataire de Mpila ne s’en est jamais caché.

Denis Sassou Nguesso dans son gargarisme lexical du 31 décembre 2016 termine par sa surenchère verbale, expression d’une escroquerie habituelle et pathologique d’une « République une et indivisible, laïque, solidaire et fraternelle. La République, lieu du rassemblement de tous les fils et de toutes les filles de la nation ; havre où sont accueillis, dans la paix, la sécurité, la cohésion, l’unité et la solidarité de tous les citoyens du Congo : les nantis, les pauvres, les vulnérables, les intellectuels, les cadres, les ouvriers, les paysans, les croyants, les athées, les fourvoyés et les égarés  ». Du pur vent. Au train où vont les choses au Congo-Brazzaville, le discours sur la « République une et indivisible, laïque, solidaire et fraternelle » apparaît pour ce qu’il est depuis l’avènement de Denis Sassou Nguesso au pouvoir : des formules pompeuses et creuses. Ces belles paroles de Denis Sassou Nguesso sont contredites par les faits. Pour preuve. Pour parer aux désagréments causés par la situation qui prévaut dans la région du Pool, un pont aérien a été établi entre Brazzaville et Pointe-Noire et un contournement de l’axe Brazzaville-Kinkala a été mis en place, en lieu et place de l’instauration d’un véritable dialogue, seule issue de sortie de la crise. Les enfants de la région du Pool privés de scolarité n’ont eu droit à aucun mot de solidarité dans les vœux de Denis Sassou Nguesso du 31 décembre 2016. Au Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, tout se passe comme si rien ne se passe dans la région du Pool.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 13:01

1977-2017 # 40ansSassoufit !

Cardianel Emile BIayenda et le Président NGouabi assassinés en mars 1977

Pour le réveillon de la Saint Sylvestre, Denis Sassou Nguesso a dansé jusqu’au petit matin devant un petit cercle d’intimes médusés. Inconscience, irresponsabilité ?

De retour, sans tambour ni Trumpette, d’un voyage catastrophique aux Etats-Unis, l’usurpateur avait présidé un long conseil des ministres le même 31 décembre. Aucune sanction n’avait été retenue à l’encontre du ministre Moungalla (surnommé Zizi par certains), ni à celle du ministre Ayessa (Beau-Papa). Après cela, alors que nombreux quartiers de Brazzaville ne parvenaient pas à se relever des cruelles inondations qu’ils avaient subies, place était donnée à sa fête du Nouvel An. Nul n’avait pu déceler, dans son comportement, la moindre trace de l’affront qu’il avait essuyé aux Etats-Unis et dont toute l’Afrique s’amusait !

Entré dans la nouvelle année, comme toujours dans le champagne millésimé, Sassou Nguesso ne saurait faire toutefois abstraction de l’importance symbolique de 2017.

Cet an neuf est celui des 40èmes et des 20èmes  commémorations, douloureuses et sanglantes pour la plupart. Elles correspondantes aux périodes les plus sombres de la jeune histoire congolaise : celle des assassinats qui installèrent le CMP (Comité Militaire du Parti) la même année et celles des guerres civiles qui débutèrent le 5 juin 1997 pour se poursuivre en nettoyage ethnique jusqu’en 1998 et qui firent 400.000 victimes.

Déjà, le 1er janvier 2017 correspondait au 40ème anniversaire de la reconnaissance de l’Etat du Vatican par la République Populaire du Congo. Le Cardinal Emile Biayenda, petit soldat du Vatican sacrifié dans la lutte contre le communisme, l’avait obtenue de Marien N’Gouabi qui montrait-là un important signe d’inflexion dans l’orientation marxiste du pays qu’il présidait encore.

Ce signal fort, qui devait renvoyer à leurs chères études les pseudo-marxistes purs et durs, déclenchera une vague d’assassinats, plus cruels les uns que les autres, savamment cachés jusqu’à maintenant par les historiens de l’Afrique et les grands médias internationaux.

40ème commémoration de l’assassinat de Marien N’Gouabi dont il faut appeler au souvenir le 18 mars prochain. 40ème commémoration de l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda le 23 mars ; suivi le 25 mars de l’exécution d’Alphonse Massamba-Débat après sa condamnation par la Cour martiale instituée par le CMP,  aux commandes de l’Etat dès le 19 mars 1977. Des dizaines d’arrestations furent lancées et 10 condamnations à mort furent prononcées sans appel, le 6 février 1978 et exécutées le lendemain.

Massamba Débat

Quatre décennies de justice expéditive et aux ordres d’un même homme, sauf durant une courte parenthèse. Quarante années après, les méthodes n’ont pas changé. La prison de Brazzaville est remplie d’hommes incarcérés sans jugement, au bon vouloir du despote ou de son neveu Jean Dominique Okemba.

Un devoir de mémoire s’impose à tous. Ce retour en arrière est incontournable pour la bonne compréhension des évènements que nous avons connus et que nous subissons encore. Il convient d’en appeler aux témoignages des acteurs survivants de cette époque. Il faut également communiquer sur les documents, anciens ou récents, auxquels il est possible d’avoir accès pour ces commémorations des évènements de 1977 et de 1997.

Sassou Nguesso pourrait être tenté de reproduire ces drames humains silencieux, tus par les grandes puissances et par le Vatican. Il convient à chacun de nous de participer à cet effort de communication, de vérité et de prévention en révélant au monde entier la véritable face de ce pouvoir diabolique et assassin.

2017 ne doit pas être la répétition des boucheries précédentes de 1977 et de 1997, avec les mêmes vingt années d’écart. Ce pouvoir est fini et aucune chance de sursis ne saurait lui être accordée !

2017 Sassou Nguesso ne doit plus commettre de crimes.

2017 Sassou Nguesso doit partir !

2017 #40ansSassoufit !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 20:14

Par Rigobert OSSEBI

Sassou et Raul Castro le 2 Decembre, 2014

Sassou et Raul Castro le 2 Decembre, 2014

Hier, 1er décembre, Denis Sassou Nguesso s’est envolé à 10 heures du matin pour un séjour de deux semaines à Cuba.

La question est : « reviendra-t-il ? »

Déjà, c’était un 1er décembre, qu’en 1990, Hissène Habré avait choisi de fuir le Tchad et d’abandonner le pouvoir au rebelle Idriss Déby.

Si tel était le cas, Denis Sassou Nguesso aurait quitté un pays complètement ruiné financièrement : en guerre dans le Pool ; en flammes au large de Pointe Noire avec la plateforme de production de Founkanda d’ENI qui a explosé causant la mort de 7 travailleurs et de très nombreux blessés, sans compter les dégâts environnementaux ; en grève un peu partout et notamment dans les hôpitaux de la capitale économique, ceux de Loandjili et d’A. Cissé.

la plateforme de production de Founkanda d’ENI en flamme

la plateforme de production de Founkanda d’ENI en flamme

Il avait, certes, pris la précaution de faire distribuer quelques salaires. Les fonctionnaires ont reçu un savant mélange de vrais et de faux-billets de banque ; ce pouvoir criminel ne s’encombre plus de ce genre de détails… D’autant plus que désormais, le Congo et celui qui prétend en avoir été le président, seront sous le feu des projecteurs de l’actualité de la criminalité financière !

En effet le 23 novembre dernier, l’homme d’affaires brésilien José Roberto Colnaghi, actionnaire principal du groupe Asperbras, est entré au siège du Département central des investigations et action pénale, à Lisbonne au Portugal. A la fin de la journée, après un témoignage exhaustif, le procureur portugais Susana Figueiredo et le juge Carlos Alexandre,  l’ont inculpé de corruption et de blanchiment d’argent au Brésil, au Congo-Brazzaville, en Angola et en Suisse.

Pour rester libre,  Colnaghi a accepté de payer une caution de 3 millions €..

Au Brésil, Colnaghi et Asperbras ont été des  personnages récurrents de scandales politiques. Ils ont réalisé d’énormes profits dans la dernière décennie dans des affaires louches avec les kleptocraties africaines. A Quinta da Marinha à Cascais, au Portugal, la magnifique propriété a bien été achetée par Asperbras comme un cadeau à Gilbert Ondongo, ministre de la kleptocratie de Sassou Nguesso – comme Colnaghi l’a avoué la semaine dernière et l’information a été reprise dans O’Globo le grand quotidien brésilien.

Ondongo, le corrompu-corrupteur, avait mené des négociations avec Palocci, son homologue des finances, durant le gouvernement Lula dans le but d’annuler une dette de 352,6 millions $ que le Congo avait avec le Brésil depuis les années 70. En mai 2013, Dilma Rousseff a pardonné 79% de cette dette, 280 millions $. Le Sénat avait approuvé sans débat.

Les preuves suggèrent que Colnaghi et Asperbras serait devenus des auxiliaires de blanchiment de la kleptocratie des Sassou Nguesso sur « la Route de l’Atlantique », la « Portuguese Connection ». Mais surtout le déploiement de l’enquête policière portugaise vers le Brésil suggère que l’effacement de la dette congolaise sera bientôt dans son collimateur.

Le FMI de Madame Lagarde est aussi aveugle dans la préparation de son Plan de Sauvetage du Congo Brazzaville que le FMI de Monsieur Strauss Kahn avait été corrompu, au moins par la maestria d’un Yaya Moussa, pour l’effacement de 5 milliards de dollars de la dette congolaise. A Washington, les pseudo-experts devront se mettre très vite à la langue portugaise s’ils ne veulent pas se retrouver dans les sales draps congolais et dans une combinaison orange gracieusement fournie par Donald Trump.

Quant à l’opposition congolaise, elle a pris ses marques au Portugal. Un de ses représentants a déjà fait la démarche depuis deux mois, par un cabinet d’avocats franco-portugais, pour son admission dans la procédure au titre de partie civile.

Pour ce qui est de l’empereur du vol et du détournement, Denis Sassou Nguesso 1er, l’exil à Cuba serait bien moins triste que celui de Saint-Hélène. Il pourrait suivre, dans le survêtement Adidas qu’il aura hérité de son ami Fidel, la foire d’empoigne de sa succession à la tête du pays qu’il a ruiné. Il semble bien avoir  été conseillé par ses marabouts dans ce qui pourrait être une fuite. Il aurait été bien mieux avisé s’il avait embarqué avec lui toute sa marmaille de prédateurs dans le refuge accordé (à quel prix) par l’ami Raoul… Denis Christel Sassou Nguesso est encore à Paris pour tenter de convaincre les autorités françaises et européennes de le soutenir dans la succession de son géniteur. Au Portugal, il aurait été flanqué immédiatement en prison sans possibilité d’en sortir ; à Paris, l’héritier de tous les mauvais gènes de son père a encore droit au tapis rouge.

Le Congo est en guerre, le Congo est en feu, le Congo est en grève, le Congo est ruiné ! Et Denis Sassou Nguesso est parti à Cuba !

Pour combien de temps réellement ?

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:06

Le PGCC Génocidaire

 

 

Des centaines de jeunes de la majorité présidentielle, ont  manifesté dans les rues de Brazzaville  ce jeudi 03 novembre 2016, plaidant pour le retrait du Congo de la Cour pénale internationale (CPI). A voir les nombreuses demandes de poursuites déposées contre le président Sassou Nguesso, l’on s’achemine vers le retrait du Congo de la CPI.

 

[…]

Mais là où la marche des jeunes pro-Sassou inquiète, c’est à cause des nombreuses plaintes pour violations des droits de l’homme déposées contre le régime congolais depuis 1997. La dernière situation au sujet de laquelle la Cour de La Haye devra prochainement ouvrir des enquêtes préliminaires est le massacre des populations de la région du Pool. Prétextant d’une attaque d’un poste de police à Brazzaville il y a quelques mois, le président Sassou Nguesso s’est engagé dans des expéditions punitives  à l’encontre des populations de la région. Le Pool, est justement le fief du pasteur Ntumi, dont les miliciens Ninja sont soupçonnés par le pouvoir d’être à la base de l’attaque. Au vu de ces éléments, il est de plus en plus indéniable que le président Sassou a fait un pas de plus vers la sortie de son pays de la CPI. La prochaine étape sera certainement un vote favorable au parlement, entièrement acquis à la cause du président congolais. Cette phase sera juste suivie de la promulgation de la loi, au nom de la volonté du peuple, encore que la nouvelle constitution, interdit le jugement d’un Congolais par une juridiction étrangère.

Christophe SESSOU

SOURCE :

http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/4043-congo-denis-sassou-fait-un-pas-vers-la-sortie-de-son-pays-de-la-cpi

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NOTRE COMMENTAIRE :

L’article 10 de la nouvelle constitution de Sassou interdit que tout Congolais soit jugé par une juridiction étrangère. Mais, en fait de « Tout Congolais », il s’agit plutôt de Sassou et son clan qui ne veulent pas être extradés, livrés à une puissance ou organisation étrangère pour quelque motif que ce soit. Même pour les crimes de guerre, contre l’humanité et les génocides. Ils refusent d’être jugés par une juridiction étrangère.

Et, pour enfoncer le clou, M. Sassou et son clan, les bons élèves de la françafrique, ordonnent :

Article 96 : « Aucune poursuite pour des faits qualifiés crime ou délit ou pour manquement grave à ses devoirs commis à l’occasion de l’exercice de sa fonction ne peut plus être exercée contre le Président de la République après la cessation de ses fonctions.

La violation des dispositions ci-dessus constitue le crime de forfaiture ou de haute trahison conformément à la loi. »

Qui dit et garantit à M. Sassou et son clan que cette constitution ne sera pas abrogée et que ces dispositions ne seront jamais appliquées ?

Comble de ridicule, ce n’est pas le citoyen lambda qui a prêté serment. Ce n’est pas le citoyen lambda qui détient le pouvoir politique, gouverne, pille, vole et commet des crimes de sang. En quoi peut-il donc être accusé de forfaiture ou de haute trahison ? Parce qu’il aura dénoncé les pillages, les vols, les crimes de sang et les génocides commis par le président de la République ? Cela devient-il un crime de forfaiture ou de haute trahison ? Or, ne commet un acte de forfaiture et donc de parjure et de haute trahison que celui qui a prêté serment. Le seul à le faire n’est que le Président de la République.

N’est-ce pas assez clair ? Donc, qu’il le veuille ou non, M. Sassou Nguesso, son clan et leurs amis seront bien poursuivis et jugés pour parjure, forfaiture, haute trahison, crimes de sang et génocides, le moment venu.

Ils seront donc jugés soit à l’intérieur, soit à l’extérieur du pays.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 17:20
 
Le groupe sud-africain, avec un Marauder deux fois plus imposant que le Tiger GAZ, a ainsi supplanté la Russie dans la fourniture de véhicules blindés. Le choix du dictateur congolais s’est porté sur le matériel le plus puissant et le plus performant dans sa capacité meurtrière.
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Par Rigobert OSSEBI

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La police congolaise de Jean-François Ndenguet est équipée d’armes de guerre, ou pour le moins d’équipements qui s’y apparentent. Aujourd’hui, son principal fournisseur en est la société sud-africaine Paramount Group. Elle appartient à Ivor Ichikowitz, qui la préside. Dans son droit de réponse, du 15 avril 2016, après la publication par le NouvelObs d’un article soulignant la participation financière de sa fondation familiale à une tournée de l’Alma Chamber Orchestra en Afrique du Sud, il a rejeté le terme péjoratif de « marchand d’armes » en mettant en avant « la fabrication de matériel de défense » de son groupe.

Outre ses activités philanthropiques dans le domaine musical que tout le monde connaît maintenant, Ivor Ichikowitz revendique d’avoir été un collecteur de fonds, à l’âge de 22 ans, pour l’ANC et qu’il avait ainsi contribué à la fin de l’apartheid et à la libération de Nelson Mandela. Ce volontaire de la paix et de la fraternité en Afrique tolère curieusement que ses « véhicules de défense », comme le Marauder, soient achetés et utilisés par la Police congolaise.

Le groupe sud-africain, avec un Marauder deux fois plus imposant que le Tiger GAZ, a ainsi supplanté la Russie dans la fourniture de  véhicules blindés. Le choix du dictateur congolais s’est porté sur le matériel le plus puissant et le plus performant dans sa capacité meurtrière.

Le Marauder est un monstre d’acier blindé, pesant jusqu’à 17 tonnes équipé pour le combat. Avec sur son toit une mitrailleuse lourde de 14,5 mm en tourelle, ce véhicule est une machine à tuer, sans risque, des combattants peu armés ou pour le moins à semer la terreur auprès de paisibles populations civiles. On ne saurait ignorer sa destination criminelle en acceptant  de livrer ces engins et véhicules, ainsi équipés, aux couleurs de la police congolaise. Cette dernière doit être la seule au monde, avec celle de la Corée du Nord, à bénéficier de véhicules blindés avec mitrailleuses lourdes. Le peuple congolais en sera reconnaissant ! Merci Denis Sassou Nguesso !

Mère Antou et les marchands d'armes

Ivor Ichikowitz- Antou Sassou et Jean Yves Ollivier

Le Group Paramount est également fournisseur d’hélicoptères, dont le Mi Super 17, qui serait utilisé dans différentes missions dans le Pool. Ses capacités sont multiples, autant que ses équipements de combat, du lancement de missiles, de mitraillage lourd ou de bombardement.

L’acquisition de ces « matériels de défense » atteste de la préméditation des évènements que l’on connait actuellement dans le Pool. Ces « matériels » n’attendaient que le moment propice de leur utilisation. Le plan du hold-up électoral était depuis longtemps établi. La moindre contestation devait être sauvagement réprimée au moyen d’équipements sophistiqués. Quant à tout mouvement de révolte, il serait qualifié de « terroriste » par l’usurpateur qui avait reçu du président François Hollande, la permission de consulter son peuple, pour un référendum truqué ! Malgré tout, le tyran a toujours la trouille au ventre. Dès la tombée de la nuit, les carrefours importants de Brazzaville sont bouclés par des barrages tenus par des éléments armés étrangers (Rwandais, Angolais, Centrafricains) qui comprennent mal le français… Il est risqué de se promener après 21h30 et l’état de guerre s’est invité dans la capitale.

Denis Sassou Nguesso s’est imposé, sur le continent africain, comme un modèle dans le contournement des aspirations démocratiques et pour la maltraitance des populations. Les principes à suivre en sont l’accaparement des ressources nationales, l’orientation de l’Armée et de la Police en une force d’occupation du pays, et l’usage sans limite d’une communication positive pour masquer tous les travers de son pouvoir. Ainsi, on pouvait remarquer, le 17 août 2014 dans la tribune officielle du défilé militaire de la fête de l’Indépendance du Gabon, les symboles de cette trilogie qui s’impose désormais dans toute l’Afrique Centrale. En brochette, curieusement côte à côte :

  • Claudio Descalzi, le patron d’ENI,
  • Ivor Ichikowitz, Paramount Group,
  • Richard Attias, le communiquant.

    libreville-17-aout-2016-descalzi-ichikowitz-attias

    Descalzi-Ichikowitz-Attias, le, le 17-août-2016 à Libreville (Gabon)

Tour à tour, chacun joue sa partition aux ordres du Chef d’Orchestre, Denis Sassou Nguesso, pour participer au pillage, pour aider aux massacres ou pour entonner les hymnes à sa gloire !

 Les plans du tyran se déroulent comme prévus ; les revenus ont été complètement pillés ; les protestataires sont emprisonnés, éliminés ou terrorisés ; les grandes voix se taisent concernant le Congo-Nguesso après avoir été nourries grassement dans des forums bidons, oscillants entre lobbying et corruption.

Les nouvelles qui nous parviennent du Pool, de plus en plus alarmantes, doivent conforter le tyran tout en indisposant de plus en plus ses soutiens. L’étonnante coalition de libérateurs de Nelson Mandela, autour de l’autocrate sans pitié, ne lui permettra pas de s’extirper du piège dans lequel il s’est lui-même fourré. Pour tous nos parents sous les bombes et pour tous ceux qui ont été emprisonnés, il est grand temps que cette tragédie se termine.

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 15:57

Par Rigobert OSSEBI

Sassou NGuesso , sa fille Claudia, Joseph Kabila et Dominque Okemba à Oyo (Congo)

Sassou NGuesso , sa fille Claudia, Joseph Kabila et Dominque Okemba à Oyo (Congo)

@ColetteBraeckman @lesoir

Concernant la République du Congo, les grands médias et les grands journalistes demandent à leurs lecteurs de regarder leur doigt plutôt que la cible qu’il désigne ou pas… !

Plus que jamais, l’exercice se révèle difficile.  En effet, comment intervenir sur la RDC, le Burundi, la RCA ou le Gabon, au sujet de dérives politiques, sécuritaires ou financières sans pour autant en épingler l’initiateur, le promoteur ou le responsable : Denis Sassou Nguesso, himself !

Jean Ping est venu cracher son venin familial à Paris, écouté par le gratin de la presse française, sans qu’il soit questionné sur l’inspirateur de la démarche d’Ali Bongo qui est, sans aucun doute possible, le tyran congolais. Curieuse omerta de part et d’autre ! Le fait d’acheter son journal ou de payer sa redevance ne vous permet que d’être abusé doublement ou triplement ; pas d’être informé réellement, au moins s’agissant de la République du Congo-Nguesso.

La Belgique du neveu Charles Michel et son grand quotidien Le Soir,  par la plume et par la voix de la légendaire Colette Braeckman, ne dérogent pas à la règle intangible. Ne s’intéressant qu’à son ancienne colonie, la journaliste révèle des dérives financières compromettantes, portant sur quelques dizaines de millions de dollars pour la famille de Joseph Kabila. « Jean-Jacques Lumumba, un cadre dirigeant de la BGFI (première banque d’Afrique centrale), a claqué la porte de cette banque de Kinshasa, banque proche de la famille du président congolais, après avoir refusé de se rendre complice d’opérations douteuses. Il est allé ensuite livrer de nombreux et très compromettants dossiers au quotidien belge.» reprenait RFI après avoir courageusement qualifié les révélations de « fracassantes ».

Tour de force pour l’une comme pour l’autre ! Aucun d’eux n’a voulu cibler l’établissement bancaire, la BGFI, pour avoir effectivement permis les opérations de corruption. Pourtant, cette banque érigée sur les cendres de la Banque FIBA, a perpétué sur tout le continent africain les mauvaises pratiques de cette dernière.  Nos lecteurs ne l’ignorent pas, et ceux de Madame Braeckamn et de RFI méritaient d’en savoir un peu plus que les quatre initiales d’une banque inconnue. Dans un article publié le 18 avril 2015, nous évoquions le rôle de la banque d’ELF (FIBA) dans les achats d’armes en 1997 :

« « Un rôle d’intermédiaire dans le conflit congolais. Quand le président Lissouba avait besoin d’armes contre les rebelles de Sassou N’Guesso, il s’adressait à la Fiba. »

Pour ceux qui ne le sauraient pas, la Fiba (Banque Française Intercontinentale) était la banque d’Elf. Son président en était Jack Sigolet, alter ego d’André Tarallo pour les affaires congolaises. Pierre Houdray en était le directeur ; tout petit bureau, avenue George V à Paris, mais immenses pouvoirs dans la gestion du sulfureux établissement bancaire.

A l’arrivée de Philippe Jaffret qui remplaçait Le Floch Prigent à la tête d’ELF, la priorité était de mettre la clé de la banque sous la porte.

Pierre Houdray s’occupait déjà de la relever de ses cendres, au Congo et au Gabon, sous le nom de la BGFI pour le compte de Sassou Nguesso et d’Omar Bongo.

Jean-Dominique Okemba, le neveu du dictateur, en est officiellement le Président du Conseil d’administration de la branche congolaise ; en réalité, cet ancien élève d’une petite école de marine de Toulon, qui avait lamentablement échoué à tous ses examens, n’était que la face apparente (ou la marionnette ?) de l’ancien directeur français de la Fiba.

Ainsi donc, en résumé et en conclusion de cet article de Libération, le très stratégique établissement bancaire congolais, BGFI, aurait eu pour principal cadre, dissimulé ou pas, celui qui permettait les achats d’armes, en tous genres, durant la guerre du 5 juin 1997 au travers de la FIBA ; contre les Cobras de Sassou Nguesso ! Houdray n’est pas le seul paradoxe dans les alliances, retournements et complicités dans le domaine des achats d’armes, et de leurs utilisations afin que quelques-uns dominent et écrasent le peuple congolais.

La BGFI profitera-t-elle de l’expérience acquise, sur l’argent et sur le sang des Congolais, par Monsieur Pierre Houdray, pour financer ou acquérir les armes qui nous tueront lors du prochain conflit que le tyran Denis Sassou Nguesso nous prépare ? Cela pourrait bien être possible, à moins que, comme nous le verrons, cela ne passe par le canal d’un échange pétrolier au travers de la SNPC et plus exactement avec Kiki, dit Denis-Christel 1er ! »   

Il serait ingrat et injuste de réduire le rôle de la BGFI à celui d’une banque spécialisée dans l’achat d’armements. Elle a une proximité notoire avec le blanchiment d’argent et la corruption non seulement au Congo, mais dans l’ensemble du continent comme nous venons de le voir avec la RDC. Elle a financé des mouvements de déstabilisation de pays africains comme le Tchad par l’emploi de hauts cadres chèrement payés et déplacés. La BGFI est également partie prenante dans la déconfiture de la compagnie ECair[i], une mésaventure guignolesque pour elle et pour l’Etat congolais d’un milliard de dollars.

Mais de tout cela Madame Braeckman n’en parle pas. Il faut reconnaître que dans une Europe, dont les élites ont été corrompues par Denis Sassou Nguesso ou ses lobbyistes pétroliers, il devient de plus en plus difficile d’exprimer des vérités. Dommage, qu’à la fin d’une brillante carrière, l’on se sente obligée de traverser dans les clous… !

Informer ses lecteurs à moitié, c’est leur mentir !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

[i] Une partie de la flotte, de la compagnie aérienne en faillite, reste stationnée en Belgique

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 20:33
(Congo-Brazzaville/Portugal) Sassou Nguesso bientôt carbonisé : le directeur financier d’Asperbras a été extradé au Portugal

José Mauricio Caldeira, directeur financier d’Asperbras -

Par Rigobert OSSEBI -

José Mauricio Caldeira, directeur financier d’Asperbras

Les Portugais ne sont pas seulement champions d’Europe de Football ; concernant les affaires congolaises, ils sont champions du monde de la commission rogatoire et du mandat d’arrêt international. Un cauchemar pour Denis Sassou Nguesso et sa clique !

José Mauricio Caldeira, directeur financier d’Asperbras, le partenaire de José Veiga au Brésil, est maintenant détenu au Portugal.

Il est arrivé dans ce pays le 21 juillet dernier, deux mois après son arrestation à Buenos Aires (Argentine) où il s’était mis au vert. Les forces de sécurité argentines étaient intervenues selon un mandat d’arrêt international délivré par l’Unité nationale de lutte contre la corruption (UNCC) du Portugal. José Mauricio Caldeira a été aussitôt présenté à la Cour d’appel de Lisbonne. Il est soupçonné de crimes divers, dont la corruption de fonctionnaires étrangers, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale, dans le cadre de l’opération «Route de l’Atlantique », qui avait vu l’emprisonnement de l’homme d’affaires José Veiga[i] pour ses affaires sulfureuses avec la République du Congo et surtout avec ses représentants légaux : Denis Sassou Nguesso, Denis Christel Sassou Nguesso, Gilbert Ondongo et quelques autres. Pour les mêmes motifs, corruption, blanchiment d’argent et fraude fiscale… !

José Mauricio Caldeira doit regretter de n’être pas allé se réfugier à Paris ou à Washington, siège de la société Kontinent de Yaya Moussa par ailleurs partenaire de José Veiga dans la création de la BAIC à Cotonou. Y aurait-il été interpellé dans le cadre de ce mandat ?

José Mauricio Caldeira, c’est le « comptable d’Al Capone ». Il est l’homme clef, le témoin essentiel qui permettra de dénouer les liens financiers complexes entre la société brésilienne Asperbras, José Veiga son représentant au Congo, l’Etat congolais et les autorités congolaises nécessairement corrompues dans des marchés surfacturés. Difficile d’en nier le principe, les villas de luxe offertes à Gilbert Ondongo, au Portugal, avec des coffres forts remplis de millions d’euros en billets de banque en sont les preuves incontournables ! Le chiffre d’affaires réalisé par Asperbras au Congo se situe aux alentours de 1,5 milliards de dollars. Cette entreprise s’est octroyé de nombreux marchés qui ont été notoirement surfacturés ; notamment celui des 4000 forages hydrauliques à 100.000 dollars l’unité (10 fois le prix normal dans la région).

Il est vrai que grâce à la Guinée Conakry, Denis Sassou Nguesso apparaît avoir de sérieux intérêts dans cette société brésilienne puisqu’il avait obtenu d’Alpha Condé qu’un marché de centrale électrique de 100 MW pour 140 millions de dollars lui soit attribué.

Outre les conditions de rémunération de José Veiga dans ces marchés surfacturés, le directeur financier d’Asperbras devra donc éclairer la justice portugaise sur les intéressements de Denis Sassou Nguesso et de tout son clan au capital de l’entreprise. Au Portugal la justice apparait très éloignée des impératifs de la Francafrique ; on n’y flirte pas et l’on n’y couche pas ! Nous saurons très bientôt tout ou presque sur ce dossier scandaleux.

Gilbert Ondongo, qui était « ministre d’Etat de l’économie, des finances, du budget et du portefeuille public » (portefeuille qu’il a vidé à son profit), sera sûrement de tous les débats entre le juge d’instruction portugais et José Mauricio Caldeira ; comme pour Denis Sassou Nguesso, à ses heures représentant de commerce de la société brésilienne en Guinée ….

Il est clair que tout ce que le Congo compte comme gros voleurs, protégés par une couverture diplomatique et de puissants pétroliers européens, ne risquent pas grand-chose pour le moment. Cependant, la justice du Portugal apparaît très efficace et il ne faut pas douter qu’un jour très prochain d’autres mandats d’arrêts internationaux seront lancés par cette dernière. Les noms des Nguesso, Ondongo, Bouya et autres seront encore plus difficiles à porter pour des voyages internationaux. Le copinage avec les responsables d’Interpol prendra fin et il ne restera plus que les fausses identités (comme le font couramment Pierre Oba et Jean-François Ndenguet) pour espérer voyager.

En Suisse, la nouvelle de l’arrestation du Directeur Financier d’Asperbras aura aussi des conséquences. Il faut rappeler que l’enquête au Portugal a été déclenchée par une commission rogatoire internationale émise par un procureur de Berne (Suisse) dans le cadre d’une enquête initiale ouverte fin 2011 pour « blanchiment » et dans un autre volet pour « corruption ». La société brésilienne avait été présentée par Denis Christel Sassou Nguesso à BNP PARIBAS SUISSE au 2 place de Hollande à Genève, lors du contrat GUNVOR avec la SNPC. 750 millions de dollars de préfinancements sur ce contrat étaient destinés à Asperbras (pour des marchés qui, semble-t-il, n’étaient pas encore signés à l’époque). Les amis de Kiki, récents transfuges de cette banque chez Mercuria (le trader pétrolier genevois) peuvent se faire légitimement du mauvais sang… Ce ne sera que justice ! Ils ont été à l’origine de toutes les dérives pétrolières des Nguesso ! De Likouala SA à l’affaire GUNVOR…. BNP PARIBAS avait cessé toutes relations d’affaires avec le Congo à la suite d’une seconde visite des enquêteurs de la Police fédérale suisse motivée par le préfinancement Asperbras…

En Guinée, les démocrates pourront se rapprocher de l’enquête portugaise pour savoir qui a été corrompu par « Asperbras-Sassou Nguesso » : Alpha Condé ou son fils Mohamed, ou les deux à la fois ?

Voilà de bien jolis scandales qui vont s’ajouter à la cessation de paiement de la République bananière du Congo, au bradage de son pétrole en Chine pour sauver le régime (de « bananes »), et qui vont donner un sens humoristique mal-placé au discours du Chargé d’affaires de l’Ambassade de France à la Case de Gaulle lors du dernier 14 Juillet.

L’opprobre jeté par cette affaire disqualifiera définitivement les acteurs congolais corrompus de jouer tout rôle, même modeste sur la scène nationale. Ces grands corrompus reconnus internationalement pourront-ils rester responsable d’une compagnie publique, ministre d’Etat ou président de la république ou prétendre jouer un rôle de médiateur dans des crises en Afrique ?

Il est grand temps pour l’opposition congolaise et pour l’opposition guinéenne de se constituer partie civile dans l’enquête en cours à Lisbonne et d’y déposer des plaintes contre les suspects de leur nationalité. La démocratie ne pourra qu’avancer plus vite dans ces pays et sur le Continent…

Rigobert OSSEBI

http://www.cmjornal.xl.pt/nacional/portugal/detalhe/socio_de_jose_veiga_no_brasil_ja_esta_detido_em_portugal.html

[i] Depuis deux mois astreint à résidence à Lisbonne.

VIDEO A SUIVRE : https://youtu.be/gOr5mVRD3wk

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 11:55
Congo-Brazzaville : Barbouzeries et emprisonnements : Sassou aussi vaincu dans la désinformation !

La pirogue prend l’eau de toutes parts.

Par Rigobert OSSEBI -

Après un si long voyage, dans cette quarantième année de pouvoir, l’embarcation risque fort de chavirer ! Un pays totalement ruiné, le mécontentement à l’extrême et plus rien qui n’aille ou qui vaille… Pourtant Monsieur Huitpourcent n’a qu’une seule idée en tête : jeter à la face du monde les « preuves » que le Général Jean Marie Michel Mokoko a nourri le complot de le renverser.

Le trois fois putschiste institutueur-dictatueur-président-à-vie, étonnement, ne se souvient pas de cette fin d’année 1992 et du début 1993 quand chaque matin il appelait lui-même, avec ses lieutenants de l’époque, le Chef d’Etat Major Général Jean Marie Michel Mokoko pour qu’il fasse un coup d’Etat contre le Président Pascal Lissouba, régulièrement élu. La réponse du Saint-Cyrien était toujours négativement la même. Mais que chacun se rassure, le tyran ne souffre pas d’Alzheimer : sa mémoire est excellente, sauf qu’elle est sélective… Volontairement, il ne retient que ce qui entretient sa haine d’autrui et sa rancune légendaire.

Formé en Allemagne de l’Est pour la barbouzerie, il a toujours été plus « flic » que président. De Giscard à Hollande, tous ceux, ou presque, qui ont été à la tête des « services » en France ont eu à l’approcher ; très souvent bienveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Denis Sassou Nguesso, reconnaissant, les accompagnait dans leur reconversion ou leur retraite. Et tout naturellement, c’est vers ces ex-grands serviteurs de l’Etat français que le tyran se tournait pour tout connaître de l’opposition congolaise dans la diaspora ; ou pour la contre-information et l’intox comme il le fait actuellement dans la campagne de dénigrement du Saint-Cyrien embastillé.

Toutes ces générations de responsables de « services », petites et grandes barbouzes, à proximité du tyran congolais se télescopaient. Il était évident que tous allaient vers le conflit d’intérêts. De ce fait Sassou Nguesso, qui avait perdu selon l’expert Soudan la bataille de l’information, allait perdre celle de la contre-information.

Toujours aux avant-postes de l’info biaisée, vous trouverez les mêmes compères. L’un d’eux, « l’Editorialiste » des Dépêches de Brazzaville, ne ratant aucune occasion de lâcher menaces et venins, n’a pas encore saisi la portée de tous les revers que leur cause avait subis. Le 25 juillet, dans « Questions », un billet empoisonné toujours parfait dans l’exercice de la fourberie, il affirmait :

« Le doute, hélas, n’est plus permis : oui le Congo, notre Congo, a bien été la cible d’un complot visant à perturber, sinon même à empêcher la tenue de l’élection présidentielle. Des informations que nous avons recueillies ces dernières semaines, il ressort que des mercenaires venus d’un pays frère se sont infiltrés dans le département du Kouilou les armes à la main pour semer le désordre à Pointe-Noire le jour du scrutin. Repérés fort heureusement avant qu’ils puissent mener à bien leur sinistre dessein, ils ont été mis hors d’état de nuire, ce qui a permis aux opérations électorales de s’effectuer normalement.

Les faits avérés étant indiscutables, se posent maintenant de nombreuses questions auxquelles il va bien falloir répondre. Et notamment, parmi celles-ci, les trois suivantes :

– Qui a monté cette opération, qui l’a financée, qui a recruté les mercenaires chargés de la mener à bien, qui les a soutenus directement ou indirectement dans la phase de préparation de la manoeuvre ?

– Les services de renseignement du pays dont ces mercenaires étaient citoyens savaient-ils ce qui se préparait dans l’ombre et, si c’est le cas, pourquoi n’ont-ils pas tiré la sonnette d’alarme auprès de leurs propres autorités ?

– Qui, chez nous, a appuyé, voire même commandité, l’action criminelle dont le but était d’empêcher le bon déroulement de l’élection présidentielle et pourquoi ces personnages ont-ils voulu empêcher les Congolais de se prononcer ? »

Tout le monde a compris que l’auteur du baratin perfide vit dans l’angoisse de tout perdre avec le départ de sa marionnette et que tout dans son propos désigne le Général Mokoko. Mis en appétit par la reconnaissance, le 14 Juillet dernier à la Case de Gaulle, du pouvoir illégitime de Monsieur Huitpourcent, le voilà qui demande des comptes et qui exigerait presque qu’une opération à « la Turque » soit lancée en France pour arrêter les prétendus mercenaires et ceux qui ont soutenus le Saint-Cyrien, directement ou indirectement. Décidément ce monsieur a trop longtemps vécu dans une république bananière et, fort heureusement, la France en est encore loin ; même si certaines et certains, visiteurs de Sassou Nguesso, font tout pour que l’on s’y méprenne.

Il y a déjà deux bons mois, les rédactions parisiennes avaient reçu des informations de sources habituellement fiables proches des « services », qu’une opération, en faveur du Général Mokoko, était organisée au départ du Gabon par « Z », un ancien journaliste. Grâce à la fortune personnelle de ce dernier, disaient-elles, une logistique importante avait été rassemblée, véhicules, hélicos, armes, bla, bla, bla etc.. Le véritable nom du sponsor français était mis en avant et ces informations ont été reprises par quelques torchons numériques sans portée réelle. Les autres médias ont fait leur job. Les journalistes se sont rapprochés de leurs informateurs habituels sur le Congo Brazza ; opposants mais objectifs. Résultat des courses, aucun média sérieux ou satyrique n’a repris les fadaises. Tout cela a couté cher, très cher, pour un nouvel échec !

Par contre, il y a bien eu règlement de comptes, par médias et justice interposés. L’ancien patron de la toute-puissante Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, en aurait-t-il été la victime ? Le NouvelObs a révélé qu’il travaillait pour Sassou Nguesso. Auparavant, « Z » avait déclaré publiquement vouloir se venger et grâce au Ciel, si c’était bien lui le responsable, il n’aura fait couler que de l’encre…

Autres dégâts collatéraux et non des moindres, dans les coulisses de ces rivalités entre individus et officines au service de Sassou Nguesso, il faut souligner la révélation du fameux orchestre entretenu par un des marchands d’armes du tyran congolais avec à son côté l’omniprésent Jean-Yves Ollivier.

Revers encore non-négligeable pour l’Ayatollah de l’imposture, notre Editorialiste, un Congolais proche du pouvoir aurait été interpellé pour l’attaque, par une voiture bélier, de l’Ambassade du Congo à Paris. C’était évident que dans cet épisode tout semblait être télécommandé de Brazzaville. Cependant, cela ne suffit toujours pas pour que l’obsession cesse et des émissaires troubles ont été envoyés, à Paris, auprès des avocats du Général Mokoko pour qu’ils plaident coupable… Encore une fois la corruption, et l’intimidation, sont mobilisées. Mais les soutiens résistent comme le Général dans sa prison.

Toute cette agitation est pathétique et laisse penser que l’effondrement du régime est imminent. Ceux qui ont été à la solde du tyran dans le renseignement, et dans la contre-information, peuvent néanmoins rester optimistes ; ils n’auront qu’à changer de camp. Les nouveaux dirigeants du Congo seront très heureux de payer royalement toute information relative aux magots cachés du dictatueur-institutueur-pilleur et de son clan.

Des retraites dorées se préparent pour tous ces ex-chefs des « services français » qui pourront jouer enfin un rôle utile au Congo et à sa population…

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso

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