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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 23:31
 
Ange et Pierre, parents de deux garçons en bas âge, sont très amoureux l’un de l’autre jusqu’au jour où celle-ci découvre que son mari est impliqué dans un crime. A qui faire confiance ? Tout le système judiciaire et les rouages de l’Etat sont gangrénés par le système D, synonyme de l’article 15 (...). Survivra-t-elle aux assassins lancés à ses trousses ?
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Livre :  "L’ARTICLE 15".

« L’Article 15 » est un roman.

 
Il est le récit d’un article constitutionnel fictif qui s’apparente ici ou ailleurs à ce qu’on appelle « Système D ». Mais, dans le pays où l’Auteure puise son inspiration, cela s’appelle « Article 15 ».

 

Francine Bongonda a décidé d’écrire sur cet article  imaginaire de la constitution de son pays d’origine, car les dégâts qu’il cause sont bien réels. Cette expression, dit-elle, est apparue bien avant 1960, dans la région du Sud Kasaï ou elle s‘est popularisée et s’est finalement répandue dans tout le pays.

Le peuple de la République Démocratique du Congo (RDC), dans sa course à la survie, applique cet article au quotidien. Décider d’abroger la débrouillardise érigée en loi et mode de vie, c’est un changement de mentalité qui ne peut déboucher que sur la ferme volonté de sortir son pays de la médiocrité.

Puisse la RDCongo, dont l’auteure est liée par le sang et par l’histoire, retrouver sa dignité et son sourire d’antan, que sa capitale, Kinshasa, attire de nouveau les regards de ceux qui l’avaient surnommée « Kin la belle ».

Alors, bon voyage en RDCongo à travers ce roman palpitent.

***

 

 
CHAPÔ : Ange et Pierre, parents de deux garçons en bas âge, sont très amoureux l’un de l’autre jusqu’au jour où celle-ci découvre que son marie est impliqué dans un crime.

 

A qui  faite confiance ? Tout le système judiciaire et les rouages de l’Etat sont atteints par la gangrène qu’est le système D, synonyme de l’article 15.

Dans sa quête de justice, Ange finira par mettre sa vie en danger. Survivra-t-elle aux assassins lancés à ses trousses ?

Née à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo où elle a eu un parcours littéraire, Francine Bongonda est arrivée en France en l’an 2000. Elle est présentement installée à Strasbourg, en Alsace, où elle a ses deux passions : ses enfants et l’écriture.

 

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Francine Bongonda - dans RDCongo Kinshasa, Francine Bongonda
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:21

kongo_bakongo-481x413

 «  La culture d’une nation est le miroir où se reflètent ses connaissances, ses croyances et ses traditions originales. C’est, en bref, une clé à l’aide de laquelle on peut ouvrir la porte de la connaissance de son peuple et de ses institutions. Un jugement clair reposant sur des informations exactes est, à son tour, le vrai chemin vers l’amitié et la sympathie parmi les nations du monde. »

Le Prince F. KONOYE

  1. APERCU SUR LA CREATION DU ROYAUME DE KOONGO

Il existe une documentation abondante sur l’Histoire de l’ancien royaume de Koongo. Une liste des sources et travaux concernant l’histoire de l’ancien royaume a été publiée en 1953 par Mgr J. CUVELIER. Du XVIe au XVIIIe, les récits de voyage et les relations des missionnaires ont composé des tableaux plus ou moins détaillés de la société et de la civilisation Koongo.

A dire vrai, c’est à la fin du XIXe siècle que les historiens attachés à la connaissance de l’ancien royaume de Koongo, vont pondre des travaux d’une importance capitale. A titre d’exemple, PAIVA MANSO a effectué, en 1877, une publication de sources portugaises qui fut complétée par A. DE ALBUQUERQUE FELNER en 1933. Puis le mouvement de recherche s’est accéléré ; le révérend père ANTONIO BRASIO fait paraître, coup sur coup, les quatre premiers volumes des Monumenta Missionaria Africana (1953-1954) où figurent des textes originaux du XVIe siècle se rapportant à Koongo et à l’Angola ; Mgr J. CUVELIER édite diverses relations, puis, avec la collaboration de l’abbé J. JADIN, commence à publier en 1954 une vaste documentation intitulée : L’ancien Congo d’après les archives romaines (1518-1640)

D’après l’auteur inconnu de l’Historia do reino do Congo, rapporté par le sociologue et Kongologue Français Georges BALANDIER, le royaume de Koongo aurait été crée en 1275, mais pour la plupart des auteurs ou anciens chroniqueurs, ayant séjourné à Mbanza Koongo ou San Salvador, la capitale du royaume de Koongo, celui-ci aurait été crée à la fin du XIVe siècle.[ BALANDIER G. « La vie quotidienne au royaume de Kongo du XVIe au XVIII siècle » Hachette 1965 P.22. ]  [VANSINA « Les anciens royaumes de la savane » Presses universitaires du Zaïre 2e édition Kinshasa 1976 P.31.

Le héros fondateur du royaume de Koongo est NIMI LUKENI qui, au moment de son accession au trône adopte l’appellation de NTINU WENE, c’est-à-dire du grand chef ou roi. Les traditions locales recueillies par les anciens chroniqueurs affirment que ce dernier était originaire d’un petit royaume dénommé VUNGU (situé sur la rive septentrionale du royaume de Koongo).

Après avoir réussi ses premières conquêtes que constituent la province de SUNDI, une des six provinces du royaume, NIMI ou NTINU WENE sera confronté par un haut dignitaire et grand propriétaire des terres sur lesquelles, il entendait exercer son autorité royale dénommé NSAKU. Pendant plusieurs mois NSAKU ne voudra guère du jeune NIMI LUKENI qu’il considérera comme un usurpateur. Ce n’est qu’à la suite d’une médiation menée par des notables des contrées environnantes que NSAKU mettra fin aux hostilités en acceptant le jeune NIMI et surtout en lui confiant l’administration des affaires politiques du royaume. NSAKU lui-même étant chargé du pouvoir spirituel et, entre autres, de l’intronisation du roi et de ses successeurs.

  1. LES COMPOSANTES ETHNIQUES DE L’ANCIEN ROYAUME DE KOONGO

L’illustre kongologue congolais Raphaël BATSIKAMA, rapporte que la création du royaume de Koongo aurait connu trois grandes étapes évolutives qui sont : [L’Ancien Royaume du Congo et les BaKongo, L’Harmattan 1999 P.180.]

  1. L’ETABLISSEMENT DU PREMIER FOYER DANS LA FONDATION DU ROYAUME DE KOONGO : LE KOONGO-DYA-MPANGALA

L’aïeule de tous les Congolais ou Koongo est NZINGA, fille de NKUWU, elle fut mariée à NIMI et eurent trois enfants (deux garçons et une fille) : VITA NIMI, MPANZU’A NIMI et LUKENI LWA NIMI.

  • VITA NIMI : Fils aîné du couple NZINGA-NIMI, il est aussi appelé NE VUNDA ou NSAKU, le diplomate, le négociateur, celui qui prépare les voies et aplanit toutes les difficultés.
  • MPANZU’A NIMI: réputé pour être un audacieux, un courageux. Il fut un excellent agriculteur et un habile cuisinier. C’est ainsi qu’il fut appelé NDAMB’A NGOLO.
  • LUKENI LWA NIMI : Unique fille d’une fratrie de trois enfants, elle fut aussi appelée VUZI du fait de son caractère difficile.

En somme, la famille (lignage) NZINGA, la responsable pour la création et l’administration de ce premier foyer congolais, fut, à cause de toutes ces caractéristiques du pays, dénommée KYANGALA.

  1. L’ETABLISSEMENT DU SECOND FOYER OU DE KOONGO-DYA-MULAZA

Après que les Bâtisseurs de Koongo aient réussi à instaurer un ordre socio-politique à Mbanza Koongo ayant de surcroît une forte influence dans les contrées environnantes, le lignage de NSAKU fut principalement chargé d’envoyer quelques membres en missions de reconnaissance et d’exploration. Ceux-ci, s’orientèrent vers l’Est en réussissant par mettre à l’actif de leurs conquêtes des terres ou des régions que sont :

Mpângala, Matâmba, Nsôngo, Nsuku, Nsûndi, Mbâmba, Nsânga, Mpindi, Mpûmbu, Mbûnda, Ngôyo, Bêmbe, Mbînda, Mpêmba, Nsônso, Mbwêla, Lemba, Ndîngi, Kimbôngo, Kindûndu, Zânga, Kôngo, Kikôngo, Kingôyi, Kinsaku, Kinsâsa, Zâmba, Boko, Kimbânda, Kimbîmbi, Ngômbe, Pâza, Ngûngu, Ngându, Lukuni, Mpese, Luwânda, Kinzûndu, Kimpângu, Musânda, Kûmbi.

Ces régions ou territoires, selon qu’ils aient appartenu aux NZINGA, aux NSAKU, ou aux MPANZU portaient des dénominations suivantes

  • NZINGA : Mbâmba, Ngôyo, Mazînga, Kinânga, Mbinda, (Kabînda), Mpângala (Sud)
  • NSAKU : Mpêmba, Kakôngo, Mbata, Nsânga, Zômbo, Lêmba, Kiyaka, etc (Centre)
  • MPANZU : Mpângu, Nsûndi, Vûngu, Lwângu, Nsôngo, Nsuku, Mpûmbu, Ndôngo, Dôndo, Yombe, Kimbangu, etc (Nord)
  1. L’ETABLISSEMENT DU TROISIEME FOYER OU KOONGO DYA MPANZU

D’après Raphaël BATSIKAMA dont les sources bibliographiques sont très abondantes sur l’histoire de l’ancien royaume de Koongo, le Koongo-dya-Mpânzu semble être la partie territoriale où les ethnologues européens ont le mieux réussi à fabriquer des races et des tribus. [ BATSIKAMA R. Opcit. P.211.]

Les lignages, les mêmes que partout ailleurs dans le Royaume du Congo, comme on a pu le remarquer, deviennent, observe-t-il, au Kôngo-dya-Mpânzu autant des peuples, des races et des tribus. Parfois même, les descendants d’un même lignage, bien que parlant une même langue, constituent, conclut-il, plusieurs tribus, plusieurs races, plusieurs peuples.

Ainsi l’on y compte, pour le lignage (la famille) de :

  1. MPÂNZU: des Bêmbe, des Dôndo, des Lâmba, des Lûmbu, des Lwângu, des Pûnu, des Sûndi, des Wûmbu, des Yômbe, etc.
  1. NSAKU: des Kâmba, des Kota, des Tsângi, des Vili, des Yaka, etc.
  1. NZÎNGA : des Bwênde, des Ghângala, des Kabinda, des Kunyi, des Mbâma, des Minkenge, des Nyânga, des Woyo, des Yînda, des Lâdi ou habitants d’une partie du Nsûndi établis notamment sur la rivière Lulâdi (Lunzadi), des Batséké, des Yâ-Ntatu,

Il ressort ainsi de cette étude monographique que les originaires des régions sud du Congo-Brazzaville sont les descendants directs de NIMI LUKENI ou NTINU WENE autrement dit sont des Koongo du moins pour la plupart à savoir :

SÛNDI, BÊMBE, LÂDI, DÔNDO, KÂMBA, VILI, GHÂNGALA, KUNYI, KOTA, LÛMBU, MINKENGE, WÛMBU, WOYO, PUNU ETC.

Dans son ouvrage sur « Les Kongo Nord-Occidentaux » publié aux éditions Presses Universitaires de France en 1959, Marcel SORET dresse une liste des composantes ethniques Koongo avec leurs variantes au niveau des appellations que sont :

  1. LAADI : Ladi, Lali, Lari, Ballali, Balari, Bwende…
  2. FUMBU : Bafoumbou, Bamfumu…
  3. KOONGO : Koongo tséké, Koongo yâ Ntâ-ntu…
  4. SUNDI : Nsundi, Bassoundi, Bazundi…
  5. GANGALA : Bahangala, Bagangala, Bagaangala…
  6. NYANGA : Minyanga, Manianga, Bamanyanga, Mayangasi…
  7. BEMBE : Babembe, Babeembe…
  8. KENGE : Kenge, Mikenge, Mikengue…
  9. DONDO : Badondo ; et peut être Ba Inda…
  10. KAMBA : Bakamba, Bakemba, Bakaamba, Nsuku…
  11. KUNYI : Bacougni, Bacoungni, Bakougni, Bakouni, Bakuni…
  12. YOMBE : Bayombe, Bayumbi, Mayombe, Mayumbe…
  13. WOYO : Bahoyo, Bawoyo, Bayoyo, Bawooyo…
  14. VILI : Bavili, Vili, Kabinda…[ SORET M. « Les Kongo nord-occidentaux » P.U.F. 1959 P.2.]

Par RUDY MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU (TAATA N’DWENGA)

(Extrait de congo-liberty)

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:44
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Kabila répond à Sassou Nguesso : "Le Congo-Brazzaville aurait pu être une province de la RDC"

août 12, 2014NegronewsACTUALITÉ0 commentaires

Interpellé sur la proposition de Sassou Nguessou de rebaptiser la RDC ( République Démocratique du Congo) en Zaïre,
« Que la république Démocratique du Congo revienne à son ancienne appellation qui était la République du Zaïre, afin d’éviter la confusion sur le Plan international ».

Le président Joseph kabila a répondu avec ironie que « le Congo Brazzaville aurait pu être une petite province de la RDC avec à sa tete le gouverneur Denis Sassou Nguesso »

Il faut dire que les relations entre les deux pays sont au plus mal ces jours ci.
Notamment depuis le rapatriement forcé de plus de 2000 congolais RDC de Brazzaville vers Kinshasa, et dont les images ont fait le tour du monde.

Une humiliation qui n’a pas du tout plu aux congolais RDC, à l’instar de leur président Joseph Kabila.

Les congolais RDC sont accusés par leurs voisins brazzavilois de salir le nom de leur pays dans le monde. comme le stipule le témoignage de cette dame
« Lorsqu’on parle de la prostitution congolaise en Europe et en Belgique en particulier, je sens visée par mes collègues, alors que je ne suis pas zaïroise »

Un sentiment partagé jusqu’au sommet de l’état, qui aurait selon certaines sources, poussé le président Sassou Nguessou à suggérer que le Congo RDC reprenne son nom Zaïre.

NegroNews

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Negronews Actualites - dans Congo-Brazzaville RDCongo Sassou Nguesso PCT
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 20:17
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Infiltration des rwandais en RDC : Les expulsions de Brazzaville livrent leurs secrets

Expulsés de Brazzaville.

Kinshasa et Brazzaville se sont invités les 2 et 3 juin 2014 autour d’une « commission spéciale défense et sécurité » pour régler le différend né des expulsions des Congolais de la RDC vivant de l’autre côté du fleuve Congo. Après une période de fortes turbulences, les expulsions de Brazzaville livrent leurs secrets. Si Brazzaville s’est débarrassé d’un trop plein d’indésirables, se dit-on dans les milieux spécialisés, à Kinshasa, l’on craint que ces événements n’aient dressé le lit à une vaste opération d’infiltration. Un travail de fond s’impose pour parer à toute éventualité.

L’effet de surprise passé, les expulsions massives et brutales des ressortissants de la RDC du Congo-Brazzaville livrent petit à petit leur secret. Avec le temps, des analystes sont parvenus à décrypter les vraies motivations de cette opération de Brazzaville.

En effet, après la grande vague d’expulsions des Congolais de Kinshasa vivant à Brazzaville, l’on a eu du mal à s’expliquer ce brusque revirement de Brazzaville, alors que des accords garantissant la libre circulation des personnes et des biens liaient les deux pays. Curieusement, Brazzaville a fait fi de tous les instruments juridiques conclus avec Kinshasa, en décrétant manu militari une vaste opération de reconduite à la frontière des ressortissants de la RDC.

Tous - même ceux en séjour régulier - ont été victimes de ces expulsions. Et parfois, ces opérations tournaient à l’hécatombe, certains expulsés ayant subi des tortures et sévices de tous genres au moment de leur reconduite à la frontière.

Ce qui n’était qu’apparent à ses débuts a pris les allures d’une crise lorsque Brazzaville a décidé d’imposer à tout ressortissant du Congo-Kinshasa un passeport à la traversée du fleuve Congo. Réponse du berger à la bergère, Kinshasa a enjoint à ses voisins l’obtention d’un visa pour fouler son sol. Ce jeu de passe-passe a refroidi les relations entre les deux pays frères.

Il était donc temps que les deux capitales les plus rapprochées du monde mettent de l’eau dans leur vin, en tempérant les ardeurs. D’où, la convocation à Kinshasa, les 2 et 3 juin 2014, d’une Commission spéciale défense et sécurité. Pour la circonstance, Brazzaville a dépêché à Kinshasa son ministre de l’Intérieur.

De cette réunion, l’on retiendra essentiellement que les deux parties se sont mis d’accord autour d’un projet de convention sur la circulation et l’établissement des personnes et des biens entre le gouvernement de la RDC et celui de Congo/Brazzaville. La convention ne devait cependant entrer en vigueur qu’après la procédure de ratification par les Parlements de deux pays.

Par ailleurs, les deux parties ont convenu de régler le différend qui les a opposés par la mise sur pied d’une équipe mixte de la Commission spéciale défense et sécurité qui va permettre, selon Richard Muyej, ministre de l’Intérieur de la RDC, « d’avoir une compréhension commune de cette délicate situation et d’envisager la réparation des préjudices subis par mes compatriotes ».

Les dessous des cartes

Si les deux capitales s’engagent désormais dans une dynamique d’apaisement, l’on ne peut cependant pas s’empêcher de comprendre la logique qui a amené Brazzaville à décréter, de la manière la plus arbitraire, les expulsions des ressortissants de la RDC.

C’est vrai que Brazzaville a motivé ces expulsions par la mise en œuvre d’une vaste opération de police, dite « Mbata ya bakolo » ; opération dont la plus importante motivation aura été de traquer les criminels, communément appelés « kuluna », qui écumaient les rues de Brazzaville et ses environs. Il n’est pas pour autant exclu que d’autres motivations aient entouré ces expulsions.

En fait, Brazzaville s’est débarrassé d’une patate chaude, sans avoir assuré le service après-vente de ceux-là même qui avaient fait la décision entre Pascal Lissouba et Denis Sassou. Dans le lot des expulsés se mêlent aussi des colis encombrants constitués des « Oies sauvages » rwandais indésirables partout. La partie immergée de l’iceberg de ces expulsions est bien là.

A ce jour, la comptabilité des expulsions s’élève à plus de 130 000 Congolais de Kinshasa reconduits à la frontière. Usant ainsi de sa souveraineté, Brazzaville nettoie son territoire de tous les éléments qui mettent en mal la quiétude de sa population. Jusque-là, rien d’anormal pour un Etat souverain et ayant des comptes à rendre à sa population lors de prochains scrutins.

Les autorités de Brazzaville ont donc identifié le mal et elles sont déterminées à l’extirper. A première vue, l’on serait tenté de soutenir la thèse d’une sécurisation tous azimuts du territoire congolais. Mais, le discours qui a accompagné l’opération « Mbata ya bakolo » contre principalement les ressortissants de la RDC lui confère une autre symbolique. Selon des sources crédibles et des analyses des géostratèges indépendants, l’opération va au-delà de sa version apparente.

Pressés comme du citron

Le caractère massif et brutal de l’opération principalement contre les RD Congolais n’est pas le fait du hasard. L’effet de surprise recherchée constitue, à lui seul, un indice qui ne trompe pas sur des objectifs stratégiques cachés de cette opération. La bataille engagée entre Lissouba et Denis Sassou qui s’était soldée par la victoire du second avait connu la participation active et déterminante des éléments des ex-Forces armées zaïroises (FAZ), des Hutu qui avaient fui l’avancée de l’AFDL en 1996, les ex-militaires du MLC… C’est un cocktail, particulièrement encombrant dont Brazzaville a voulu juste se débarrasser, sous couvert de l’opération « Mbata ya bakolo ».

En effet, se disent nombre d’experts, Brazzaville craint de ne plus avoir le contrôle de tous ces fugitifs qui ont pourtant été d’un apport estimable lors de la bataille de Brazzaville entre les troupes de Lissouba et celles de Sassou Nguesso. Des témoignages concordants renseignaient d’ailleurs que les ex-militaires des FAZ et bien d’autres, dont les ex-militaires MLC, avaient combattu du côté de Sassou lors de la prise de Brazzaville.

Aujourd’hui, ce sont tous ces gens qui paraissent particulièrement nuisibles pour le pouvoir en place à Brazzaville. N’ayant pas pu les gratifier à leur juste valeur, Brazzaville a trouvé mieux de passer par un stratagème, l’opération « Mbata ya Bakolo », en les renvoyant hors de ses frontières.

Pressés comme du citron, ces « Oies sauvages » ont été abandonnées à leur triste sort, obligées de vivoter. Le service-après vente n’étant pas assuré, couplé avec l’approche des échéances électorales à problèmes, Brazzaville redoute donc que cette main-d’œuvre disponible et bon marché puisse reprendre du service, mais au profit d’un autre maître. D’où cette stratégie qui consiste à déverser ce trop plein dans la poubelle du Congo Kinshasa, considérée comme un dépotoir pouvant recevoir n’importe quel détritus.

S’il est difficile de renvoyer à Kinshasa des réfugiés congolais, il n’est pas interdit de faire traverser les Hutu rwandais en RDC. Une sorte de relève est ainsi assurée aux FDLR qui se rendent en vue de leur démobilisation. Selon des observateurs, l’opération en cours à comme motivation ce transvasement en douceur des criminels, mais un vrai martyr pour d’innocentes populations.

Le tri systématique

Il y a véritablement des risques évidents d’infiltration de la ville de Kinshasa. Déjà, le nombre de Congolais impressionnent. Le dernier bilan rend compte d’un chiffre proche de 130 000 refoulés. Dire que la plupart de ces expulsés ont regagné Kinshasa sans aucune identité. Kinshasa n’a pas eu une marge de manouvre assez large pour mieux les identifier. Les refoulés de Brazzaville ont donc été accueillis dans un désordre indescriptible, si bien que tous y sont passés.

Les services d’intelligence congolais ont pris la mesure du danger dès le début. La Direction générale de migration (DGM) s’est ainsi attelé à opérer une identification systématique des expulsés. Les données recueillies doivent passer au crible les renseignements récoltés par la DGM. L’objectif est d’extraire parmi les Congolais expulsés tous les criminels disposés à semer la désolation pour leur survie.

Ce travail de fourmi ne peut pas se faire sans le concours de la population. La population congolaise en général, et kinoise, en particulier, doit se mettre à l’œuvre pour aider les services de défense et de sécurité en vue de prévenir le danger. Le plus urgent est de minimiser le risque réel de déstabilisation de la ville de Kinshasa.

Déjà, les premiers indices sont visibles, avec notamment une flambée de cambriolages et d’attaques à main armée. C’est dire le danger est réel. Et la population civile qui devait en payer le plus lourd tribut doit apporter sa contribution aux services de l’Etat pour mettre hors d’état de nuire ceux qui ont regagné Kinshasa avec l’intention de mettre la ville à feu et à sang.

En renvoyant de manière désordonnée des ressortissants Congolais vivant de l’autre côté du fleuve, Brazzaville a mis Kinshasa dans une situation délicate.

[lePotentiel]

SOURCE : http://afrique.kongotimes.info/rdc/politique/7617-infiltration-rwandais-rdc-expulsions-brazzaville-livrent-leurs-secrets-patate-chaude-autre-face.html

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NOTRE COMMENTAIRE :

Sassou Nguesso, s'est débarrassé de ceux qui lui ont prêté mains fortes en 1997 et de 1998 à 2005 dans son programme de nettoyage (épuration) ethnique dans le Sud-Congo, les HUTUS RWANDAIS, de sinistre mémoire.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:31
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Expulsions : Les mensonges du régime de Brazzaville

03/06/2014 16:42:00 KongoTimes! -

Le gouvernement congolais dit qu’il n’y aura pas d’enquête car il n’y a eu aucune violation des droits de l’homme dans le refoulement des Rd-Congolais. Mardi dernier, l’Onu par le biais de l’Allemand Martin Köbler, chef de la Monusco a tapé du poing sur la table exprimant son ire pour des graves violations des droits de l’homme dont ont été victimes presque tous les expulsés rd-congolais du Congo-Brazzaville. Dans un communiqué cosigné Köbler et Zaïnab Hawa Bangura, Représentante spéciale du secrétaire général chargée des questions de violences sexuelles commises en période de conflit armés, les deux personnalités ont condamné ces exactions, exigé à Brazzaville de cesser leur commission et surtout d’ouvrir des enquêtes pour identifier les auteurs, en vue d’établir les responsabilités.

Réponse du berger à la bergère. Hier avec la réponse au vitriol du gouvernement Sassou Nguesso. Celui-ci par le biais de son porte-parole a réagi par le truchement de Rfi, dans ses émissions captées à Kinshasa à 6h30. Sans mettre les gants, il annonce brutalement que son gouvernement n’a aucune enquête à mener.

Car, il n’y a eu aucune violation du moindre droit humain à l’égard des expulsés congolais. Aucune violation. Ensuite il se répand dans une kyrielle des gros mensonges les enchainant à foison, les uns aussi grossiers et ridicules que les autres. Il prétend par exemple que les expulsés ont été traités humainement. Humainement ! Vraiment ! Est-on bien sur la planète terre ou une autre ?

Les expulsions ont été exécutées conformément aux standards internationaux en la matière. Et pour les quelques rares cas de débordements, 17 policiers ont été sanctionnés. Quant aux nombreuses femmes rd-congolaises systématiquement violées par les forces de l’ordre lors de ces opérations d’expulsions sauvages, le porte-parole du gouvernement congolais les qualifie de menteuses car personne n’a été violenté sexuellement.

Tous les témoignages à ce sujet sont cousus de fil blanc pour discréditer Brazzaville. Sur le chiffre astronomique de 130.000 expulsés, l’écrasante majorité est constituée des volontaires qui ont eux-mêmes demandé à retourner à Kinshasa lorsque Brazzaville a commencé la traque des bandits de grand chemin et autres criminels ressortissants de la Rdc. D’où les enquêtes que réclame l’Onu sont sans objet car les expulsions ont été exécutées par la Police de Brazzaville avec professionnalisme.

On peut en rire un en pleurer en s’interroger si de telles contre-vérités viennent d’un gouvernement d’un Etat moderne, au 21ème siècle, à l’époque de la sophistication des moyens de communication par satellite qui permettent la circulation de l’information en temps réels, c’est-à-dire distribuée à la seconde près aux quatre coins de la planète.

C’est grâce à cet impressionnant outil de « nouvelle technologie de l’information » que le monde a minutieusement suivi ces expulsions. On ne peut donc pas endormir le monde entier qui connait bien ce qui s’est passé à Brazzaville lors des expulsions des Rd-Congolais avec la commission de pires exactions. Qui peut encore, sur la place internationale, se risquer à accorder le moindre crédit aux propos d’un gouvernement comme celui de Denis Sassou qui nie même les évidences. Difficile donc de vendre à l’opinion des montages.

A ce sujet, on a encore ne mémoire sa demande de pardon adressé au peuple congolais de Brazzaville lors de la Conférence nationale de 1991 lorsque les membres de la Commission « Assassinats » avaient éventré le boa. Le cas le plus révoltant est celui du capitaine Pierre Anga que la propagande mensongère des Services de Denis Sassou annonçait en rébellion retranchés en fôret avec une poignée d’hommes, alors qu’il avait été arrêté bien avant et sommairement exécuté, 1988.

DES DISPARUS DU BEACH DE BRAZZAVILLE

En 1999 éclate l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville. Ce jour là, 700 Congolais de Brazzaville réfugiés à Kinshasa lors de la guerre Pascal Lisouba-Denis Sassou traversent le pool répondant à l’appel à la réconciliation lancé par le nouveau Président, Denis Sassou Nguesso. A l’arrivée, 375 disparaissent mystérieusement et n’ont jamais été retrouvés jusqu’à ce jour.

Denis Sassou organise un simulacre de procès qui se termine en eau de boudin. Malheureusement pour lui, un juge français saisi par les parties civiles des disparus déclenche des poursuites sur cette affaire. C’est sur cette base que le général Dabira, considéré comme le bras droit de Sassou Ngueso sera mis aux arrêts et entendu en France avant d’être renvoyé sur Brazzaville suite aux pressions politiques.

Ce qu’il faut avec le gouvernement congolais ce sont des poursuites judiciaires, les faits démontrant les exactions contre les Congolais expulsés sont encore frais. C’est à ce moment-ci qu’il ne faudra pas perdre le temps et saisir les juridictions internationales pour que Brazzaville paye le prix fort des violations graves des droits de l’homme dont les Congolais sont victimes.

C’est le lieu de saluer l’initiative de la plate-forme des femmes congolaises encadrées par Elysée Minembwe, Questeure de l’Assemblée nationale et Geneviève Inagossi, ministre du Genre qui ont été reçues par le Procureur général de la République (Pgr) Floribert Kabange hier et lui ont demandé de se saisir d’office pour déclencher des poursuites pénales contre les auteurs de ces faits infractionnels qui sont bien connus. Les femmes ont aussi proposé au Pgr de mettre en place une Commission rogatoire pour aller enquêter à Brazzaville, lieu de commission de ces actes criminels.

KANDOLO M.

SOURCE : KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.

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Kandolo M. _ KongoTimes - dans Congo-Brazzaville RDCongo PCT Sassou Nguesso
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 18:52
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Kinshasa et Brazza font la paix : Plus question de Passeport et visa, retour au Laissez-passer…

Kinshasa et Brazza font la paix : Plus question de Passeport et visa, retour au Laissez-passer…Mbata ya bozoba!!!by admin -

Kinshasa et Brazza -


RDC – le 04 juin 2014 – Les délégations de République démocratique du Congo (RDC) et le Congo réuni lundi et mardi à Kinshasa ont annoncé des enquêtes sur les violations des droits de l’Homme présumées commises lors des expulsions massives et d’un nouvel accord sur la circulation des personnes entre les deux rives.

Les délégations des deux Congo conduites par le ministre de l’Intérieur de leur pays:, Richard Muyej, pour la RDC et pour le Congo, Raymond Mboulou ont fait deux annonces pour tenter de résoudre la crise née de l’expulsion massive de ressortissants de la RDC vivant au Congo.

La première est la création d’une commission mixte chargée de mener des enquêtes sur les présumées violations des droits humanitaires survenues au cours des expulsions de plus de 130.000 Congolais de RDC du Congo.

La seconde, un nouvel accord sur la circulation des personnes entre les deux rives du fleuve Congo. Les riverains du fleuve Congo pourront à nouveau traverser munis d’un laissez-passer et d’une carte d’identité, cependant il faudra un passeport aux habitants du reste du pays et à ceux qui désirent s’installer à Brazzaville.

Ces décisions interviennent suite à la crise diplomatique entre les deux pays qui avaient durci les conditions d’entrée des ressortissants de leur voisin traversant le fleuve Congo, frontière naturelle entre les deux villes suite à l’opération massive lancé le 4 avril par le Congo qui s’était soldé par le retour de gré ou de force de près de 130.000 ressortissants de RDC.

Les travaux de la commission mixte défense et sécurité entre la RDC et le Congo-Brazzaville se sont achevés mardi 3 juin à Kinshasa. Principale retombée de ces assises : la signature d’une convention sur la circulation et l’établissement des personnes et des biens entre les deux pays.

Les experts ont déclaré à l’occasion que les huit textes règlementaires existants sur la circulation et l’établissement des personnes entre les deux rives du fleuve Congo sont caducs car ils n’avaient jamais été ratifiés. La convention signée mardi à Kinshasa devra être ratifié « urgemment » par les parlements des deux États.
Les deux pays ont aussi convenu de mettre sur pied une équipe mixte RDC-République du Congo. Elle examinera au cas par cas les allégations relatives aux violations des droits humains commises lors des expulsions des Congolais de la RDC de Brazzaville dans le cadre de l’opération « Mbata ya Bakolo », [gifle des aînés, NDLR].
Autre avancée obtenue : les représentations diplomatiques et consulaires concernées devraient désormais être informées avant toute opération d’expulsion massive, ont préconisé les deux parties en discussion.
Les deux parties sont tombées d’accord sur les chiffres des personnes concernées par ces opérations d’expulsions lancées en avril dernier, soit cent trente six milles personnes dont cinquante-sept mille enfants.
Selon RFI, l’un des principaux points de cet accord, toutes les personnes vivant le long de la frontière de plus de 1 300 Km qui sépare les deux pays vont pouvoir, de nouveau, traverser cette frontière pour un séjour court – trois jours maximum – avec simplement un laissez-passer et une carte d’identité. En dehors de cette zone frontalière, les personnes qui voudront traverser devront se munir d’un passeport et d’un visa.
En outre, tous ceux qui veulent s’installer au Congo Brazzaville ou au Congo Kinshasa et y vivre, auront besoin d’un passeport et d’un contrat de travail.
Les représentants de deux pays ont cependant reconnu le droit de chacun d’appliquer sa réglementation nationale en matière d’entrée et de séjour des étrangers.

Question: A QUOI A SERVIE L’OPERATION « MBATA YA MOKOLO »? ETEYA BINO NA BILANDA LANDA

Source : Koaci.com et Radio Okapi

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:02
(Congo-Brazzaville) La vérité sur la fameuse opération dite "Mbata ya Mokolo"

par B. Mabilemono -

Pour nous, il n'a jamais fait l'ombre d'un doute que Denis Sassou Ngguesso qui veut modifier coûte que coûte sa Constitution contre la volonté du peuple congolais a absolument besoin de trouver un moyen de mettre les Congolais d'accord avec lui et le meilleur moyen qui vaille aujourd'hui c'est de faire la chasse aux "zaïrois" (nos Frères Congolais de la RDC), qui n'ont malheureusement pas toujours eu une très bonne image auprès de leurs Frères du Congo-Brazzaville.

Connaissant les méthodes de ce vieux dictateur sanguinaire et corrompu, nous savions qu'il allait utiliser sa bonne vielle recette qui consiste à orchestrer lui-même des morts atroces pour susciter l'émotion auprès de la population et de mettre cela sur le dos des cibles, ici en l'occurrence, "les Zaïrois".

Et c'est exactement ce qu'il a fait en organisant lui-même par ses hommes l'agression et le meurtre sauvage d'un couple de Congolais (de Brazzaville) qui se rendait à la maternité pour un accouchement en partant du quartier Massengo au nord de Brazzaville (un choix qui n'est pas anodin puisqu'il lui absolument resserrer les rangs en jouant sur la fibre du nord, chacun l'aura bien compris).

L'homme et son épouse ont ainsi été sauvagement assassinés (l'homme a été décapité, la femme enceinte et a été violée puis éventrée et le bébé sorti du ventre sa mère avant d'être tué également).

Ainsi donc ce malheureux couple et leur bébé ont été ignominieusement sacrifiés par Denis Sassou Nguesso dans le seul but de provoquer une grande émotion chez les populations et susciter ainsi leur adhésion à cette funeste opération qualifiée de "MBATA YA MOKOLO" (la gifle du grand-frère).

L'effet recherché étant bien évidemment de faire croire aux populations qu'il s'en prend aux "Zaïrois" pour les protéger de leurs agissements (vols, viols et autres actes de violence imputés, à tord ou raison, aux "Zaïrois" et qui exacerbent les populations); ce qui, selon ses calculs machiavéliques, lui permettre de gagner l'estime des populations et justifier ainsi sa théorie qui consiste à faire à faire au monde entier que c'est le peuple qui le réclame et lui demande de modifier la Constitution.

Et comme il fallait s'y attendre, pour une fois depuis bien longtemps, une grande partie de Congolais (qui n'ont encore rien compris) sont d'accord avec lui et soutiennent cette funeste opération à cause de cette ignominie qui a été injustement attribuée aux "Zaïrois" et de toute la violence qui s'en est suivie.

En clair, l'élément déclencheur de cette opération "MBATA YA MOKOLO" est cet assassinat crapuleux orchestré par Denis Sassou Nguesso lui-même et ses hommes et qui a été mis sur le dos des "bandits Zaïrois" pour des raisons de calculs politiques en vue de la modification de la Constitution.

L'autre volet caché de cette opération anti-Zaïrois est bien évidement de marquer les esprits (fragiles) et prévenir ainsi les populations congolaises que s'il (sassou) est capable de frapper les "Zaïrois" qui les terrorisent et les tuent, alors ils n'en qu'à bien se tenir et le laisser modifier tranquillement sa Constitution.

Autrement dit, son deuxième message en direction des populations congolaises à travers cette opération "MBATA YA MOKOLO" est le suivant : En cas de manifestations dans les rues pour contester contre la modification de la Constitution, il n'hésitera pas frapper dur, voire à réprimer dans le sang.

Il s'agit donc bien d'une opération destinée à frapper les esprits (faibles) en jouant sur le psychique des Congolais.

Et visiblement, nombreux sont ceux qui sont tombés dans son panneau (comme d'habitude) et ont absolument rien compris de ce pittoresque stratagème.

Mais fort heureusement, Sassou ne pourra jamais tromper tout le monde.

Bienvenu MABILEMONO

S.G du Mouvement pour l'Unité et le développement du Congo - M.U.D.C

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 07:32
(Congo-Brazzaville) Les autorités mariées aux Congolaises de la RDC en colère contre Ndenguet et Sassou

by Officiel Brazzanews -

OPÉRATION « MBATA YA BAKOLO »: LES KINOISERIES DE BRAZZAVILLE LES AUTORITÉS MARIÉES AUX CONGOLAISES DE LA RDC

Selon les ragots de la capitale congolaise, il se dit que, certaines autorités congolaises qui ont pris pour épouses et auraient pour makangous des femmes de la RDC, n’auraient pas le cœur à l’ouvrage depuis que Jean François Ndengue a lancé son opération. Ils ont pour noms : Gilbert Mokoki, Jean Dominique Okemba, Serge Bouya, Jean Jacques Bouya, Florent Ntsiba, Maurice N’guesso, Justin Koumba…

Certains d’entre eux n’auraient plus de sympathie pour Jean François Ndengue. Avec l’arrêt officieux des transactions commerciales entre Kinshasa et Brazzaville, le général Mokoki serait privé de sa bière préférée ¨Doppel¨. Un de ses collègues ministres qui s’est attaché les services d’un conseiller spécial chargé de lui trouver des minettes kinoises (lui-même ressortissant de la RDC), se caresse à présent les pouces au cabinet de ce ministre situé aux abords de l’institut français du Congo. Quant au vieux ¨Momo¨, notre grand frère national, il contemplerait la beauté de « sa » Amida à travers les photos et n’entendrait plus sa voix que par téléphone. Impossible qu’il se rende à Kinshasa et qu’Amida vienne à Brazzaville, au risque de subir le « Mbata Ya Ba Bokilo » ou le « Mbata Ya Mbanda ».

NIGHTS CLUBS ET NGANDA TOURNENT A PERTE

Depuis le début de l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨, les tenanciers des nights clubs et nganda ne sont pas à la fête. Et pour cause, le départ précipité des barmen et barwomen d’origine congolaise de la RDC a laissé un vide que ces derniers n’arrivent pas à combler tout de suite. Certains sont obligés de jouer à la fois le rôle de caissiers et de barman. Or, pour le congolais, un night club sans belles serveuses n’attire point. Conséquence : les recettes de certains nights clubs et nganda de Brazzaville ont sensiblement baissé. Comparativement aux quartiers Sud où la main d’œuvre est abondante et parfois à meilleurs prix, nights clubs, nganda et hôtels situés à Brazzaville Nord, sont à la peine.

REGLEMENTS DE COMPTES ENTRE MBANDA

Une congolaise de Brazzaville qui avait totalement perdu la confiance, l’affection et l’amour de son époux au profit d’une dulcinée kinoise avec laquelle son époux a fait deux enfants, s’est vu ragaillardie par l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨. Profitant de cette opération, elle a, discrètement, monté des policiers pour aller débusquer la cache de sa mbanda (rivale). Pire, elle en a profité pour que cette dernière soit molestée et dessaisie de ses biens avant d’être expulsée manu militari, en compagnie de ses deux enfants, à Kinshasa. Combien de cas de règlements de comptes de ce genre s’invitent-ils sur la table de l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨ ?

UN CONGOLAIS DE BRAZZAVILLE RAPATRIE A KINSHASA PAR ERREUR !

Un jeune congolais de Brazzaville, habitant Bacongo, a été arrêté pendant l’opération, alors qu’il allait acheter du pain dans une boutique du quartier. Pris en sandwiches par des policiers zélés qui l’ont identifié comme un sujet kongo de la RDC, parce qu’il ne parlait que lari, a été expulsé par erreur à Kinshasa. A son arrivée, les autorités de la RDC l’ont, à leur tour, identifié comme un congolais de Brazzaville. Ne connaissant personne dans la capitale de la RDC, une personne de bonne volonté l’a conduit à l’ambassade du Congo-Brazzaville à

Kinshasa où il a été pris en charge, avant d’être renvoyé à Brazzaville par leurs soins. Combien de congolais de Brazzaville sont-ils victimes de ce genre de bavures ?

LES CONGOLAISES DE BRAZZAVILLE REVIENNENT EN FORCE

S’il est des gens qui applaudissent l’opération ¨Mbata Ya Bakolo¨, c’est surtout les femmes du Congo-Brazzaville : « enfin nos maris sont à la maison à l’heure », s’exclament-elles en guise d’autosatisfaction. Selon certaines langues revêches, nos sœurs avaient perdu le terrain face à la concurrence rude que leur avait imposée les kinoises, plus douces, sensuelles, prieuses, travailleuses, compréhensives, moins boudeuses et expérimentées en matière de « massage ». Avec les expulsions volontaires ou forcées de leurs « mbanda » de la RDC, les brazzavilloises jubilent. Les noctambules racontent que le prix d’une passe est passé du simple au double dans les milieux de plaisance. « Vivement que la situation se normalise, sinon, ce sont les congolais de Brazzaville qui iront vivre comme « mario » à Kinshasa », disent certains fêtards de la capitale congolaise.

Manuel OBARA

(Extrait de Brazza-news)

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:04
(Congo-Brazzaville) Fusillade d'Owando : Le Congo pris la main dans le sac ?

par Langangui -

Le Congo, en bon apprenti sorcier jouerait-t-il, et dans quel but, un double jeu en offrant refuge aux criminels de la RDC ? C'est la question que l'on est en droit de se poser après les révélations des autorités de la RDC suite aux affrontements sanglants de ce week-end à Owando.

L'entourloupe de Sassou mise à nu ?

En effet, depuis hier soir, ces évènements semblent prendre une autre tournure.

On s'en était tenu jusque-là à la version des autorités congolaises : à l'aube de ce samedi 10 mai, la police congolaise menait dans cette ville située à près de 500 Km de la capitale une opération destinée à démanteler un gang suspecté d’avoir auparavant commis des viols, des braquages et des vols.

Cependant, l’opération aurait mal tourné et les présumés bandits se seraient défendus, tuant à l’arme blanche deux officiers et un (ou deux) sous-officier de la police congolaise et blessant de nombreux autre policiers.

Le gang, qui déplorerait quatre ou cinq morts aurait pris la fuite vers Obouya situé à 60 km d'Owando emportant avec lui quelques armes, après avoir braqué en route un véhicule à bord duquel circulaient des Chinois. Un bilan de 11 morts et 10 blessés au total. (lire notre article par ailleurs)

Or, qu’apprend-on du porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende ?

Que parmi les assaillants se trouvait Udjani Mangbama, un criminel recherché par la RDC censé être en prison au Congo...

Udjani Mangbama, surnommé en 2009 Idi Ami Dada est un chef rebelle Enyele qui a semé la terreur dans la province de l’Equateur dans le nord-est de la RDC fin 2009.

Udjani Mangbama avait pris la tête de la communauté Enyele qui se battait pour des étangs piscicoles. Quand l’armée congolaise avait voulu s’interposer les Enyele ont résisté et les combats se sont soldés par une centaine de morts. Acculé par l’armée, Udjani Mangbama s’était réfugié en 2010 au Congo Brazzaville. Jusqu’à ce samedi 10 mai 2014…

D’où les questions de Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la RDC, lequel retourne le couteau dans la plaie des autorités de Brazzaville :

«Les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison».

«Force est de considérer que même à Owando il aurait pu être en prison. Mais les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison. Puisque c’était une villa tout à fait normale que les policiers ont assiégé», a regretté le porte-parole du gouvernement avant de continuer :

«S’il était en prison, je ne vois pas de policiers du Congo-Brazzaville assiéger un établissement de détention de leur pays. Donc c’est quelqu’un qui vivait en liberté».

Pour Mende, «c’est tout à fait regrettable qu’en dépit de tout ce qu’on nous disait, ce monsieur n’était pas en détention».

«Et on se rend compte qu’il était un homme dangereux après qu’il ait tué quatre policiers du Congo Brazzaville, le pays qui lui avait donné asile contre notre avis. Je pense qu’à l’avenir on peut épargner à l’Afrique de telles fins», a-t-il poursuivi.

On attend que Brazzaville démente : par exemple en disant qu’il ne s’agissait pas de Udjani Mangbama mais de son jumeau. Ou bien que ce rebelle s’était évadé de prison…

Quoiqu'il en soit, des policiers congolais (dont un officier qui, semble-t-il, venait de prendre son poste dans la localité il y a quelques jours à peine) seront morts à cause de la turpitude des autorités politiques. Mais ça, ce n'est pas grave, le Congo est riche aux as, le palais indemnisera les ayant droits et on passera à autre chose, le peuple a été habitué à considérer que les peines du coeur font moins mal que les peines du portefeuille, la théorie a été assimilée sur la rive droite du fleuve Congo. Ebonga ebonga té, toujours meilleur ! (Que cela marche ou pas, c'est toujours meilleur !)

Source : mwindapress

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 14:44
(Congo-Brazzaville) Boma Sassou-Nguesso tika nyoka

by Officiel Brazzanews -

Brazza-Kin à la vitesse supérieure. Il y a une semaine je me promenais dans une rue d’un quartier populeux de Brazzaville.
En passant, je vois un groupe de fillettes jouer au Nzango; jeu féminin où les joueuses, chantent, tapent dans les mains et sautent en balançant simultanément les jambes. Ce qui attire le plus mon attention c’est la rengaine reprise en cœur par les joueuses.

»Boma Sassou-Ngueso tika Nyoka ». Je suis stupéfait et abasourdi de l’entendre à Brazzaville. Comment ces enfants osent-ils défier le bulldozer de la politique congolaise pendant que leurs papa et grand père tremblent comme des feuilles mortes le simple fait d’entendent sonner ce nom négativement? Est-ce par inconscience ou le début du ras le bol des gens abusés et appauvris qui gagne du terrain? Deux jours après je me trouve à Kinshasa pour prendre mon vol à destination de Stuttgart en Allemagne.

Sous le couvert de mon passeport européen j’ai joint les deux rives sous les regards suspicieux des polices Brazzavilloise et kinoise au moment où l’opération Mbata ya bakolo fait ses ravages des deux cotés. Assis dans un taxi en direction de l’Aéroport, au loin j’entends le même son de cloche « Boma Sassou-Nguesso tika Nyoka ». Mais que se passe t-il? Ha oui je me souviens. Le pouvoir public brazzavillois des années 80 dirigé par Denis Sassou Nguesso, l’homme des masses, l’homme des actions concrètes, incapable de répondre aux besoins les plus élémentaires de la population, avait distillé une phrase xénophobe de ce genre pour détourner son attention.

La phrase stigmatisait les zaïrois qui venaient faire des boulots que les congolais trouvaient dégradants: »Boma zaïrois tika nyoka ». Voilà que le général de la Gestapo de Brazzaville ne s’était pas gêné à la reprendre publiquement et devant la presse: » Ba zaïrois wuana to ko boma ba ngo niosso » en prélude à son opération d’épuration en cours.

Depuis lors, les hommes des deux rives ont parfois eu des relations tumultueuses. Les kinois viennent nous piquer certains jobs pensent les brazzavillois. Les brazzavillois nous volent nos meufs rétorquent les kinois. C’est vrais. Cependant; rien d’anormal. Beaucoup de brazzavillois éduqués à la culture de la cravate et du bureau, trouvent certains boulots dégradants. Les kinois occupent alors le terrain libre et se tapent du fric que nombreux se sont retrouvés en Europe pour une vie meilleure. Brazzaville devient CFA dans le langage courant des Kinois et ses habitants les Lya. Paradoxalement, les brazzavillois qui ont tendance à repousser les hommes kinois succombent facilement aux charmes des kinoises.

Combien de couples brazzavillois ont été brisés par les kinoises surdouées dans l’art de la séduction amoureuse et du bonheur charnel? Même le Roi du Congo n’a pas pu résister à la séduction de mère Antou. Brazzaville et Kinshasa; un grand village séparé par le fleuve Congo. Quand tu es à Kin c’est comme si tu es à Brazza. Surtout de nuit impossible de se localiser quand on est étranger. Les nuits sont rythmées à la rumba Congolaise aux vibrations de la musique de Papa wemba, Koffi olomide, Extra musisca, Fally Ipupa, zaiko langa-lanaga et j’en passe.

Une rumba qui »n’aura jamais de rides » a en croire Papa Wemba roi autoproclamé de ce genre musical très prisé partout en Afrique et même en occident. La joie de vivre est bien là malgré la misère qui fait le lot du quotidien des peuples des deux rives du fleuve Congo. S’ils sont unis par la musique, ils le sont par la misère et la pauvreté. Pourtant à Brazza il y a du pétrole à gogo et Kinshasa est très riches en minerais. Si les deux peuples sont unis par l’impécuniosité imposée par leurs gouvernants, ils peuvent l’être aussi dans une démarche libératrice commune. On les a vu main dans la main à l’ambassade du Congo Paris en France.

On pourrait les voir à Kinshasa comme à Brazza pour refuser la modification de leur constitution respective et le maintien en force de leur président respectif pour un troisième mandat. Pauvres Congos! Jadis sa musique avait pour fondement de faire bouger le corps et bercer l’esprit, aujourd’hui elle a tendance à prendre des tournures militantistes et d’engagement politique camouflé. Combien de fois les noms de Ya Dengues, de mère Antou, de Hugues Ngolodele, des généraux Ndenguet et Dabira, de Claudia et Kiki Sassou sont cités dans les chansons congolaises. Ces noms; véritables machines à sous gratuits devenus une drogue spirituelle? On consomme et on s’enivre pitoyablement sans s’en rendre compte.

Si à Brazzaville Denis Sassou Nguesso est perçu comme un faiseur de tombes et de misère, à Kinshasa, il était vénéré comme un petit Dieu. L’opération mal maitrisée de Mbata ya Mokolo, sera t- telle une opportunité pour remettre la conscience musicale sur les rails? C’est aux musiciens des deux rives de répondre à cette interrogation. Les peuples continueront-ils à consommer un produit où le nom de leurs bourreaux constituent la matière première? C’est au consommateur de répondre à ce questionnement. Ce qui est frappant c’est qu’avec les slogans du genre »Boma Sassou-Nguesso tika nyoka » repris à Brazza et à Kin une nouvelle page pourrait être écrite dans l’Histoire des deux Congos.

JEFF KITOKO

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