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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 13:57
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom
Hélicoptère en action dans la région du Pool, pour le pogrom

par Abraham Avellan WASSIAMA -

Baluchons sur la tête, les populations du Pool ont repris, non pas le chemin de l’exode, mais celui les dédales marécageux de nos forêts. Poursuivis et bombardés la soldatesque du clan d’Oyo renforcée par des mercenaires étrangers, les habitants du Pool sont abandonnés à eux-mêmes.

L’on ne comprendra jamais les raisons de cet acharnement du pouvoir sur les paisibles populations de cette région, jadis locomotive du pays. Ici l’enfer dépasse les déplorables antagonismes ethniques : ni les querelles électorales, ni les intérêts mafieux des charognards de tout bord, ni même les contorsions du clan scotché au pouvoir depuis un demi-siècle, ne peuvent à eux seuls suffire à expliquer ce drame.

Folie, c’est le seul mot. Combien de morts et disparus faudra-t-il à ce pouvoir afin d’assouvir sa soif de sang ? Ce torrent de sang ininterrompu qu’on se complait à faire couler depuis des décennies témoigne d’un régime ivre. Ivre de sang.

Le pouvoir de Brazzaville qui s’empresse à vouloir jouer les bons offices chez les voisins règle les problèmes chez lui à coup de baïonnettes.

Dans cette contrée Sassou a ses complices. D’anciens ministres issus de cette région emmurée dans un assourdissant silence d’où ils sortent de temps en temps pour condamner le seul Bintsamou dit Ntumi. Il est vrai que condamner la folie de leur mentor les priverait de leurs prébendes. Et les hommes d’église où sont-ils ? Aux abonnés absents. Et nos compatriotes du Nord ? Ils ne se sentent pas concernés tant que le vent de la violence ne les atteint pas

Sous le silence des agneaux la répression s’abat tous azimuts. Les geôles prisons du Congo débordent de prisonniers politiques : J3M, Modeste Boukadia, Paulin Makaya sont les plus connus…

Ceux-là ont de la chance ! Ils n’ont pas encore été empoisonnés ou éliminés physiquement d’une manière ou d’une autre.

Après avoir fait main basse sur les richesses du pays, perverti les institutions de la république et bridé les libertés fondamentales des populations, le pouvoir de Brazzaville, aux allures faussement démocratiques, se veut à présent omnipotent et omniscient.

Il est le seul au monde à s’être octroyé une impunité sur des crimes qu’il pourrait commettre. Et il en commet. En somme, un permis de tuer.

Dès lors, l’impopularité abyssale du régime Sassou et sa haine assumée sur les malheureux habitants méridionaux du pays laissent présager un génocide. Notre liberté se paiera, hélas, au prix de beaucoup de sang et le développement à celui de la sueur. Mais l’avenir, lui, s’écrira par l’éducation.

Le combat des africains, et singulièrement celui des congolais, est une lutte de libération du joug dictatorial dépassant les seuls enjeux électoraux. Le pays, lui, est malade de ses hommes. L’homme providentiel n’étant qu’une légende, une réaction populaire s’impose afin de tourner définitivement cette page.

Abraham Avellan WASSIAMA

Sassou et le Pool, vers un lent génocide? (pdf, 381.2 kB)

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

Victime du pogrom de Sassou. "Un chef qui commence à tuer devient très vite un gardien de cimetière" (Amadou Hampaté Ba).

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 01:59

INTRODUCTION :

"Le secret du changement, c'est de concentrer toute votre énergie non pas à lutter contre le passé, mais à construire l'avenir." (Socrate).
Ci-dessous, l'éloquent communiqué de Union-congo Asso. Il dit les tribulations des Peuples à la merci des mystificateurs de la chose publique.
Dans ce carnage des populations du Pool, le mutisme complet de ceux qui, hier encore ne juraient que par l'Unité et l'indivisibilité du Congo, donne à réfléchir au tout-venant.
"Ne pas perdre de vue que nous n'avons jamais essayé l'Union Nationale, prélude à l'Unité nationale. Ceux qui prétendent passer outre, précipitent les Peuples les uns contre les autres. L'état des lieux s'impose, car ceux-là sont ceux-là qui ont engagé leurs responsabilités dans les massacres qui nous endeuillent. Leur responsabilité est engagée." (Modeste Boukadia).
Qui en sont les donneurs d'ordres ? Qui en sont les exécutants ? Quelle part pour chacun des ministres de ces gouvernements ?

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COMMUNIQUE DE PRESSE

JEAN-FRANCOIS N'DENGUET DOIT CESSER DE PRENDRE

LE POOL POUR SON ASSURANCE-VIE.

Quand Sassou Nguesso prend la décision de relever Jean-François N'DENGUET de ses fonctions de Directeur Général de la Police Nationale, on assiste à une recrudescence de braquages et de déstabilisation des régions du Sud-Congo par le Pool avec la complicité des 12 Apôtres, les ex-combattants de Willy MATSANGA, que le Directeur de la Police fait loger dans sa propriété de Ouenzé (Brazzaville -Nord).

Il y a quelques jours, Sassou Nguesso et ses enfants avaient pris la décision de virer le Directeur Général de la Police et Jean-Dominique OKEMBA, patron des services de sécurité, qui avait sacrifié son numéro 2, le colonel Marcel NTSOUROU, à la suite des explosions du 4 mars.

Dès que la décision de leur départ connue, la région du Pool brûle. Comment comprendre que ni la Gendarmerie ni les Forces Armées Congolaises ne communiquent sur ce qui se passe dans le Pool, alors que ce sont les jeunes recrues militaires qui sont tuées, mais c'est la Police de N'DENGUET, via son ministre de pacotille, qui communique par des mensonges relayés par le représentant de RFI ?

Aussi, l'Association Union-Congo :

- Demande à JEAN-FRANCOIS N'DENGUET de cesser de prendre le Pool et les Cinq Terres du Sud-Congo pour son assurance-vie pour rester en poste ;

- Met en garde les 12 Apôtres, ressortissants du Pool, qui agissent sous les ordres de N'DENGUET pour faire porter la responsabilité aux vrais Ninja ;

- Rappelle que le retour au calme est conditionné par la libération de tous les prisonniers politiques comme l'exige les Nations Unies, l'Union Européenne et les Etats-Unis d'Amérique, conformément à l'Avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire.

Fait à Paris, le 1er octobre 2016.

Secrétariat Général

Association UNION-CONGO

Communiqué de presse : Jean-François Ndenguet doit cesser de prendre le Pool pour son assurance-vie (pdf, 604.4 kB)

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Pasteur Ntumi
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 01:08
(Congo-Brazzaville) Coup de sang : la folie meurtrière de Sassou dans le Pool

Pasteur Ntumi (dos) et Sassou Nguesso

Au moment où l’on parle de « dialogue » » et du « vivre ensemble » au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso s’amuse à son exercice favori : casser du « Moukongo ».

Ayant rompu avec ce Dieu que Freud appelle le logos ou la raison, le khalife d’Oyo continue le bombardement des localités du Pool sous le regard indifférent de la communauté internationale qui a les yeux tournés à Alep en Syrie, à Beni, à Kinshasa en RDC, à Libreville au Gabon. Un véritable vent de folie souffle à Mpila après la tricherie électorale. Sassou embastille tout azimut, tue à tour de bras, flambe l’argent du Congo comme un forcené. Face à la folie meurtrière de Nguesso en pays Kongo/lari, Claude Alphonse Nsilou, Isidore Mvouba, Adelaïde Mouhani, Hellot Mampouya, Euloge Landry Kolelas, Théodorine Kolelas, Jean-Pierre Manoukou Kouba, Aimé Emmanuel Yoka, député de Vinza, Prosper Nkonta Mokono, Kakou Aron, Rosalie Matondo, etc., ne sont pas capables d’occuper la presse pour dénoncer. Aucun sentiment d’indignation comme le recommande Stéphane Hessel. De condamnation de principe, point. Aucun geste d’accusation comme Zola, même pour la forme. Ils sont aphones.

Silence du Nord
A Brazzaville, on continue de vaquer tranquillement à ses occupations. Les généraux Nianga-Mbouala, Ndenguet, le lieutenant Ata circulent librement. Leurs avoirs à l’étranger ne sont pas gelés comme ceux des généraux Célestin Kanyama, Amisi Kumba et John Numbi de la RDC. Pourquoi n’observe-t-on pas une solidarité à l’endroit des populations du Pool bombardées régulièrement par les escadrilles de la mort de Sassou Nguesso ? (Ezali ba kongo ya pamba pamba se dit-on mezzo voce dans les quartiers nord). Tous les yeux sont braqués sur celui qui, semble-t-il, est arrivé en tête des élections du 20 mars 2016. Guy Brice Parfait Kolelas devrait-il être le seul à monter au créneau ? Où sont passés les dignitaires de cette région ? Aux abonnés/absents ? Pour l’honorable Aimé Emmanuel Yoka, on peut comprendre, car c’est un démago. Il reste qu’aucune voix de la partie septentrionale n’a condamné les tueries de Sassou Nguesso dans la région du Pool. Pourquoi ? Parce que « La locomotive » compte pour quantité négligeable ?

Deux poids, deux mesures

Depuis la discrimination autour de la béatification du Cardinal Emile Biayenda (Cf. Congo Liberty « l’apartheid sévirait-il toujours au Vatican ?) » L’Eglise catholique du Congo-Brazzaville a avalé sa langue sur les déboires du peuple Kongo contrairement à celle de la RD Congo qui a donné de la voix suite aux événement survenus le 19 et 20 septembre 2016 à Kinshasa. Le pape François s’est fendu d’un communiqué pour condamner les exactions commises par les hommes de Joseph Kabila Kabangé. Il y a deux poids, deux mesures car on ne comprend pas pourquoi les expéditions meurtrières de Denis Sassou Nguesso ne suscitent aucune indignation de la communauté internationale ! Pourquoi redoute-t-on la perspective de voir la locomotive du Congo (métaphore du développement ) se remettre sur les rails depuis l’accident politique de 1969 provoqué par le marxisme de Marien Ngauabi ? Car il faut bien que ce pays émerge réellement un jour.

Des prisonniers à n’en plus finir
Devrait-on se rendre à l’évidence que les populations du Pool sont les « Bala ba nsana » (orphelins) ? Ici, on peut parler de corruption et d’anathème. En effet, l’Episcopat du Congo-Brazzaville qui a reçu un don immobilier de la part de Sassou Nguesso n’a jamais prêché la théologie de la libération chère aux églises de l’Amérique latine. Depuis sa victoire au forceps Denis Sassou Nguesso (8%) a les coudées libres. Il bombarde et tue au vu et au su de tout le monde. Foin des Droits de l’Homme. Il jette sans ménagement en prison des leaders de l’opposition. « Des prisonniers à la pelle », déplore-ton sur les réseaux sociaux. Les derniers en date sont : Augustin Kala-Kala et Igance Romain Ngambou alias Nzété. La communauté internationale observe sans broncher. « Circuler, il n’y a rien à voir », semblait avoir dit, en définitive, François Hollande à l’écrivain Alain Mabanckou.

Résistance Ninja
Face à un arsenal militaire, aussi coûteux que sophistiqué, manipulé par des experts israéliens à la solde de Sassou, c’est un véritable miracle quand les Ninja de Ntoumi arrivent à faire des morts dans les rangs de l’ennemi composés de mercenaires tchadiens, rwandais et centrafricains. Les Viet infligeaient les mêmes pertes dans les rangs yankee pendant la guerre du Vietnam. En raison de la trahison de ses propres leaders, la région du Pool est touchée au cœur de plein-fouet comme La France sous Pétain. Personne ne vient à sa rescousse. Ntoumi serait-il le Ho Chi Min local comme on le lit sur les sites, les blogs et les tweets ? Il y a quelque chose de surréaliste dans la traque de Ntoumi par Sassou. Les mystiques prédisent la débacle du général de l’Alima : il est plus facile pour ce dernier de retrouver une aiguille dans une botte de foin que de mettre la main sur le Pasteur de Soumouna. Mais soyons prosaïques, car, en vérité « paille dans une botte de foin », Ntoumi dans le Pool est partout et nulle part, comme l’Arlésienne. Il connaît la région comme sa poche. Son message à destination de Monsieur 60 % est à la fois dramatique et comique : « Viens me cherchez si j’y suis. »

Faux prophètes
Pour l’heure on assiste à des fausses doctrines religieuses clamées par des marchands du temple. Les églises de réveil qui pullulent au Congo-Brazzaville observent un mutisme coupable alors que La Bible regorgent de versets d’insoumission et de rédemption qui n’attendent que d’être prêchés dans leurs sermons quotidiens. Mais, disions-nous, le culte du veau d’or prévaut, ici, sur les commandements divins.

Qui détruit la terre gagne la guerre
Quand les Cobras arrivent dans les localités de la région, ils abattent arbres fruitiers, saccagent les potagers, tuent les animaux domestiques. « Qui a terre a guerre » écrivait Honoré de Balzac. Sous le prétexte de traquer Frédéric Binsamou alias Pasteur Ntoumi, l’homme d’Edou/Penda déstabilise l’écosystème de la région du Pool qui commençait à peine de se remettre d’une longue période de guerre déclenchée par le même Sassou Nguesso contre le Pasteur Ntoumi, devenu entre-temps, dans l’entre-guerre, conseiller à la présidence de la République chargé de la réparation des séquelles de guerre.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Ayessa et Pasteur Ntumi

Ayessa et Pasteur Ntumi

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Pasteur Ntumi Sassou Nguesso PCT Pool
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 12:21
(Congo-Brazza) Veut-on encore incendier le Congo en passant par le Pool ?

Dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juin 2016, plusieurs éléments armés du contingent de nouvelles recrues de la Présidence de la République ont été à la fois déployés dans les quartiers situés au Sud de Brazzaville, puis dans le Département du Pool.

En effet, à Mpassa-Mines, par exemple, dans le district de Mindouli, près de 200 éléments nouvellement recrutés à la Présidence de la République se sont ajoutés à cinquante éléments des unités spécialisées déjà stationnées dans cette localité.Tandis qu’à Mindouli, une centaine d’entre eux ont pris position… Bref, un peu partout ailleurs, ces nouvelles recrues et plusieurs éléments de l’escadron de la mort de la Présidence de la République ont été mis sur le pied de guerre… Mais, guerre avec qui ?

Selon certaines indiscrétions, ce nouveau redéploiement de ces éléments a pour but d’attaquer le Pasteur Ntumi, qui, de l’avis du pouvoir de Brazzaville, se trouverait caché dans l’une des grottes du Département du Pool. Le Pasteur Ntumi, Guy Brice Parfait Kolélas, André Okombi Salissa et Jean Marie Michel Mokoko sont accusés par le même pouvoir de Brazzaville d’être au centre des incendies de certains Commissariats dans les quartiers sud de Brazzaville. Ces derniers ont toujours rejeté en bloc toutes ces accusations et réclamé une enquête impartiale. Mais la logique de la force est-elle bonne ?

L’on se souviendra que pendant près de deux mois, plus précisément en avril et mai 2016, les sbires de Jean François Ndengué et d’autres escadrons de la mort ont traqué le Pasteur Ntumi jusqu’au moyen des hélicoptères de combat. Cependant, cette méthode s’est avérée inefficace. Au contraire, elle a eu des conséquences néfastes sur la vie quotidienne des paisibles populations, ainsi que sur celle des élèves et écoliers qui ont dû se déplacer dans les forêts ou s’éloigner en direction des localités plus calmes.

En persistant avec l’usage de la force, il y a un risque d’assister à une escalade de la violence généralisée, aux conséquences imprévisibles, sur toute l’étendue du territoire national. Les Congolais, quels qu’ils soient, en ont mare des politiciens assoiffés du pouvoir et adeptes de la logique de la guerre et du sang à cause de leurs intérêts purement égoïstes.

Il faut tout même noter que les vrais militaires, les républicains ne sont pas concernés par ces opérations. Seuls les nouveaux engagés et les milices gérées par Ndenguet sont concernés par ces opérations.

La guerre et les injustices n’arrangent rien. Les exemples sont légion
En 1993 et 1994, il y a eu la guerre civile au Congo. Du 5 juin au 15 octobre 1997, la guerre a resurgi. Du 18 décembre 1998 au 28 décembre 2009, soit pendant dix ans, le pouvoir de Brazzaville s’était battu avec le Conseil national de la résistance (CNR) du Pasteur Ntumi. Toutes ces guerres civiles inutiles ne s’étaient pas arrêtées par les armes, mais plutôt par des accords de paix, donc autour d’une table de négociation.

Pourquoi donc vouloir passer le temps à s’entre-tuer quand on sait que, in fine, le problème sera résolu par le dialogue ? Le peuple congolais interpelle M. Sassou d’user de toute sa grandeur pour désamorcer une probable guerre civile qui se profile à l’horizon. Le peuple ne veut non plus entendre que derrière ces voyages qui n’apportent rien au Congo qu’il y a eu des troubles ou on a traqué Kolélas et autres, comme ce fut le cas de Mokoko et Cie. Il est bien de tricher avec le statut de l’opposition, tout en refusant de rembourser les dépenses de campagne, mais sachons le que les injustices et les humiliations sont le terreau des soulèvements des peuples.

Le président de la République gagnerait plus en cherchant à régler la crise économique qui secoue le pays avec pour conséquence entre autres le non paiement de l’argent dû aux opérateurs économiques et la question du limogeage de plusieurs Congolais à l’issue des faillites de plusieurs sociétés, au lieu de favoriser la guerre.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA

LIRE LA SUITE : http://zenga-mambu.com/2016/07/03/veut-on-encore-incendier-le-congo-en-passant-par-le-pool/

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Ghys Fortune Dombe-Bemba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Révérend Ntumi
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:48
Congo-Brazza : Analyse contextuelle du Président M. Boukadia

Le Président Modeste Boukadia à l’Assemblée Nationale,

le 14.01.2016, la veille de sa séquestration

Le Président Modeste Boukadia est séquestré depuis le 15 janvier 2016 par le Président Sassou sans que jamais l’opposition institutionnelle n’en fasse état :

D’abord, chasser « un dictateur sanguinaire comme en Libye » pose de façon éthique et morale la question de la succession qui aura beau jurer : si c’est pour perdurer ce qui est déjà, cela peut attendre ; aucun dictateur n’étant immortel ! Aussi, où est l’éthique et la morale si c’est pour instaurer « l’instabilité libyenne » ? Merci de reconnaître que le président Sarkozy« chassa un dictateur sanguinaire », la question étant « qu’un train peut en cacher un autre » ; et quand on parle alors de dictature, il s’agit toujours de l’emprise d’un clan voire d’une ethnie sur les autres !

Voilà aussi ce qui semble surtout expliquer la prudence du Président Hollande dans la situation actuelle qui prévaut au Congo-Brazza où l’on veut changer pour ne rien changer en gardant le pouvoir pour « Les Siens » au détriment de « Ces Autres».

Dire à son épigone sapeur qu’il sera reçu à l’Elysée « si pour une fois le Président tient sa promesse » a quelque chose d’enfantin, ce qui permet de sourire au bambin quidam en lui pardonnant. Disons, sans polémiquer en un sens ou l’autre que, quel qu’en soient les raisons, la décision du Président Sarkozy eut pour effet de mettre un terme à la présidence libyenne et tout en mettant en exergue qu’une libération non préparée des égos internes conduit à la chienlit, dixit le Président De Gaulle quand il déclarait en substance qu’après lui il fallait surtout craindre le trop plein, non le vide, le vide de présidentiables bien entendu, ce qui suppose Démocratie et République.

Dans le présent, il faut faire avec la situation libyenne héritée telle qu’elle est, et faire procès d’intention au Président Hollande en voulant l’opposer au Président Sarkozy n’a pas de fondement objectif ; la raison du chaos actuel est dans les égos internes à la Libye en constatant le manque endogène d’esprit Démocratique et Républicain, ce qui n’est pas l’apanage spécifique à la Libye, mais à nombre de pays dans le monde.

Tenter d’opposer le Président Hollande au Président Obama est une vue de l’esprit partisan car tous sont partisans d’Institutions démocratiques et républicaines fortes, ce qui sous-entend des consensus électoraux transparents reconnus par tous, pas seulement en interne, mais à l’international pour nouer des relations de confiance.

Où se fait soigner en confiance l’intelligentsia du Congo ? Certainement pas chez elle ! Et l’on peut toujours dire au dictateur : Qui t’a fait roi ? Certainement pas toi ! La question de l’opposition institutionnelle des barons du régime dictatorial est, vu en externe : Comment se partager le fromage pour que tout change sans rien changer ? Et ce n’est pas avec l’Opposition Institutionnelle qui survit avec les subsides agréés par le pouvoir dictatorial que les Peuples, du Nord au Sud, sont assurés d’un véritable changement de la qualité de vie au quotidien.

D’ailleurs, il est symptomatique que cette Opposition Institutionnelle conteste seulement le résultat de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 alors qu’elle ne conteste aucunement l’élection en elle-même résultant de ce référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, référendum qu’elle ne conteste plus en lui permettant de ne plus jamais parler du Président Boukadia, pratiquement le seul à n’avoir jamais rien reçu du Pouvoir. Comme s’il fallait toujours une personne nguirisée afin de poursuivre l’état de fait ! Justement, c’est une personne de probité internationale reconnue fiable par tous les partenaires qu’il faut pour tous tant pour les Autorités Américaines qu’Européennes.

Personne ne peut s’accorder son propre pardon, désolé, mais c’est ainsi, ni pour un collaborateur (en France la connotation est très sensible avec l’Occupation), ce qui suppose des actions très douteuses dans la participation au génocide perpétré au Sud. Ou bien l’on nie ce génocide, ce qui est confortable ; ou bien on le prend en compte à partir des éléments concrets dont on dispose ; et c’est là où le bât blesse car comment échapper à la désastreuse vérité pour la Communauté Internationale ? Les Présidents Obama et Hollande en ont parfaitement conscience ; ce sont bien les tribulations inavouables du passé qui freinent l’évolution actuelle, non pas par calcul savamment mercantile, mais par simple raison éthique et morale pour éviter le sang.

Telle est la sincère et véritable pensée du Président Boukadia incarcéré et séquestré par le Président Sassou à la satisfaction explicite de l’Opposition Institutionnelle qui n’en parle jamais, trop heureuse de le voir mis sur le banc, voulant simplement rejouer sans lui la finale après avoir accepté le référendum, disant de fait sans le dire « merci Président Sassou d’écarter le Président Boukadia. » Sachant que le seul homme de son pays que le Président Sassou respecte pour son intelligence, sa probité, son courage et son abnégation est le Président Boukadia. C’est cornélien et shakespearien d’être abusé par soi-même, s’il est sincère car, quelle meilleure proposition, pour lui-même, que la réduction de voilure lui permettant de garder la stature et d’attendre de retisser le lien Nord-Sud.

Ne pas donner le véritable taux de participation qui n’atteint pas les 10%, tout en ne stigmatisant pas le principe même d’une élection présidentielle qui se fonde sur le référendum inconstitutionnel du 25 octobre 2015, c’est implicitement l’indice d’une connivence de fait entre le Pouvoir et une Opposition qui n’a pu, voire su, se refuser, tout en sachant que l’ordre du tiercé gagnant résulte d’une savante gesticulation ! Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

C’est d’ailleurs la solution la plus sage dans nombre de pays dont le Centre-Afrique et le Congo-Brazza où les réductions de voilure sont impératives pour éviter le sang en attendant de se réconcilier et de se recevoir en amitié pour construire des entités plus fortes dont les Etats-Unis d’Afrique Centrale à partir d’entités à voilure réduite. Telle est encore la vision historique du Président Boukadia pour qui des Etats-Unis suppose au préalable des Etats-à-Unir dans une large vision panafricaine.

L’instabilité qui se profile à l’horizon, c’est quand tous les barons du système ne voudront plus qu’en faire à leur tête, chacun pour soi et dieu pour tous, chacun chassant pour soi avec une diaspora en raid sur le pays d’origine, revenant dans ses pays d’asile laissant le pays d’origine dans les mêmes conditions. Les loups chassent en meute et dévorent leur Chef dès que celui-ci n’assume plus. Demandez les raisons pour lesquelles les Diasporas ne retournent pas au pays ? La dictature a semble-t-il bon dos même si c’est vrai. Et les conditions de vie de là-bas, aucun ne veut les supporter pour sa famille et leurs enfants maintenant binationaux ?Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Alors de grâce, attention aux paroles prononcées, parfois bien à la légère, car c’est bien avec une technologie exogène que l’huile du diable est extraite, une huile sans valeur à l’origine qui n’en a qu’une fois écoulée sur un marché qui l’utilise encore. La rétrocession de la rente ne résultant que d’un partage de la valeur ajoutée où le rôle du pays se réduit au droit de péage pour l’extraction d’un produit sans valeur locale, pays où l’intelligentsia, y compris l’opposition institutionnelle, a vécu du partage de la rente en la dépensant en consommation externe sans construire le pays lui-même. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Qui a dépensé la rente pétrolière en externe sans jamais construire quoi ce soit pour soi-même et par soi-même ? Ce ne sont pas les ex-mentors coloniaux. Les parangons locaux se contentant pour eux-mêmes de la rente et du droit de péage ; c’est ce qui semble d’ailleurs caractériser ce que l’on nomme le système postcolonial où tous les Peuples sont exclus du partage de la valeur ajoutée comme s’ils étaient de trop ! Est-ce là-dessus que le « Sapeur de Barbès » va dialectiser avec le Président Hollande ? Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

D’où l’idée que l’on ne peut faire confiance que de façon relative à ceux qui veulent la direction suprême des Pays, la question étant : que faire des rentrées en devises ? Si c’est pour une dépense en consommation directe en externe, l’endogène est perdu. Changer de Président pour conserver le paradigme ne changera rien pour le Pays ! Ce qui est sûr, c’est que la réduction de voilure est une nécessité absolue pour éviter le sang du Sud sans arme par les milices Nord suréquipées, toujours sur le qui-vive ; la transition ne pourra se faire qu’avec l’appui de la Communauté Internationale pour rééquilibrer la fonction Publique le temps qu’il faudra pour que cesse la ségrégation. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité.

Aucune personnalité de l’Opposition Institutionnelle ne peut donner de gages sûrs et vraiment sérieux parce qu’elle continuera implicitement la domination du Nord sur le Sud instaurée par le Président Sassou. Si elle est du Sud, celle-ci aura été quelque part contribuable à la politique de la Collaboration qui aura été si néfaste pour le Sud. D’où résulte de la réflexion que seule la réduction de voilure transitoire permettra la restauration de l’équilibre républicain repensé par un Homme de vraie probité pour restaurer la confiance du Nord au Sud. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Depuis longtemps les Autorités Américaines concèdent en aparté que c’est la seule solution sans effusion de sang, la question vue de France apparaissant trouble par les liens passés. Cependant, le choix est clair : poursuivre avec la République Congo-Brazza sans changement profond de paradigme, c’est perdurer la ségrégation instaurée par le Président Sassou de 1997 à 2016 par la guerre, les assassinats et les intimidations, sans changement pour le Pays.Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Pour quelle raison fustiger l’affairisme de France plutôt que tel ou tel affairisme de quelque pays qu’il soit, en lui faisant porter la responsabilité du marasme interne ? L’affairisme en général n’en est pas responsable dans la mesure où il rétrocède la rente prélevée sur la valeur ajoutée concrétisée en diffusion externe pour l’essentiel, rente qui assure la sustentation sans investissement du Pouvoir et de l’Opposition ! C’est aisé de désigner la France comme le bouc émissaire et la cause de la misère endémique instaurée petit à petit par la descente vers les Enfers depuis l’éviction du Président Fulbert Youlou voulant instaurer une retraite prélevée sur les Actifs, et non comptée pour l’essentiel comme élément de prix de revient à la source par le Colon. Telle est encore l’analyse du Président Boukadia au plus près de la vérité !

La France, Terre des Droits de l’Homme, ce n’est pas un vain mot. C’est une réalité même si parfois nombre d’aventuriers ont donné d’Elle l’image affairiste du gain à courte vue et de l’abomination coloniale cheptellisant les Peuples, certes dépassée par une royauté voisine âpre au gain ayant servi à l’embellissement de sa capitale. Vu de la France ‘profonde’, ce n’était pas l’intention de la République de France qui n’a pas encore su bien remercier tous ces Hommes d’Afrique venus à son secours ; Brazzaville, capitale de la France Libre, c’est un fait éternel pour l’Afrique Centrale ! C’est dans cet esprit d’altruisme réciproque que le Président Boukadia opère, sans revanche, pour édifier la future qualité de vie des Etats-à-Unir d’Afrique Centrale, ce qui en soi n’est pas contradictoire avec la pensée du Président De Gaulle constatant que pour s’Unir faut-il déjà des Etats-à-Unir, ce qu’il objecta à Barthélémy Boganda. Telle est encore l’analyse profonde du Président Boukadia au plus près de la vérité !

Paris, le 31 mai 2016, Terre de Droits de l’Homme

Par Georges Maltret, Conseiller accrédité auprès

Du Président Modeste Boukadia

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 15:19
(Congo-Brazzaville) POUR LE POOL, L’ESPERANCE D’UNE REPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE, C’EST DESORMAIS TROP TARD !

par Daniel NKOUTA -

On avait jusqu’ici pu croire que le Nord était uni autour de SASSOU ; voilà que la candidature inattendue de Jean Marie Michel MOKOKO est venue porter un cinglant démenti. Si les Mboshis venaient à trouver un autre fils du Nord, peu importe, c’est désormais avéré, ils renieront SASSOU. Ne dit-on pas que c’est lorsque les vagues se retirent que l’on découvre ceux qui se baignaient nus ? Toutefois, c’est au Pool de payer la facture de ce qui est vécu au septentrion comme un acte de trahison.

En effet, le lundi 4 avril au petit matin, les Congolais ont été réveillés par une fracassante et ubuesque déclaration de Thierry Lézin MOUNGALA, le cornemuseur du Pouvoir, annonçant une infiltration dans Brazzaville sud des prétendus ex-ninjas nsiloulou qui auraient attaqué la position militaire de MAYANGA.

Le lendemain, fort curieusement, NTUMI déclare sur les antennes de RFI, que s’il ne soutenait ni ne condamnait cette infiltration, il comprenait toutefois que la jeunesse empêchée de manifester librement, prenne les armes, car 32 ans de pouvoir c’est trop ! Etc.

Le prétexte attendu par le Pouvoir est désormais là pour justifier l’abattage programmé du troupeau dans la région rebelle. C’est ici que le montage tissé de fil blanc pourtant, dont l’intelligibilité échappe aux Congolais, apparaît avec netteté. Ces Congolais faisant preuve de cécité politique ont alors supposé NTUMI innocent pour accabler le Pouvoir coupable d’avoir organisé un montage. Alors, soi cette bande armée est effectivement composée des jeunes ulcérés par le Pouvoir ainsi que l’affirme NTUMI, l’accusation portée contre le Pouvoir d’avoir organisé un montage s’avère dès lors insensée ; soi, il s’agit bien d’un montage du Pouvoir usant de pseudo-ninjas nsiloulou ; alors pourquoi NTUMI a-t-il parlé d’une jeunesse ulcérée ?

En tout cas, toute cette conception événementielle sous la forme dans laquelle les uns et les autres nous l’ont transmise, suppose un postulat, à savoir : que les deux versions, celle NTUMI et celle d’un montage par le Pouvoir sont concomitamment vraies. Or, la critique intelligente étayée notamment par les faits, n’autorise pas de l’admettre. Les deux versions ne pouvant se justifier concomitamment, une des deux est nécessairement inexacte ; une des deux versions se trouve donc, à cet égard, entièrement controuvée et, quelque désagréable que puisse paraître pour les fanatiques d’un bord comme de l’autre une opération aussi radicale, il ne reste qu’à la supprimer d’un trait de plume.

En effet, la situation du moment permet de penser que cette bande armée est le fait des jeunes qui exprimaient là leur exaspération contre le Pouvoir en place. Mais cette possibilité théorique, outre un certain nombre de difficultés de nature variée, se heurte à un argument décisif : on le sait, ces fameux ninjas infiltrés dans Brazzaville, sont bien des ninjas qui constituaient jusque là, la garde rapprochée de NTUMI, qui ne peut pas les avoir pris pour un groupe de jeunes exprimant leur ras-le-bol. D’autre part, les Brazzavillois ont pu, la veille du meeting de Parfait Brice KOLELAS, voir NTUMI rentrer dans la capitale avec une cohorte prétorienne dans une file de véhicule 4X4, entrée fracassante qui a été suivie de tirs nourris dans le quartier de Moukounzi Ngouaka.

Voici le récit de la vérité nue comme un ver de terre :

Toute honte bue jusqu’à la lie, après une vaste entreprise de tripotage des résultats, il fallait pour le Pouvoir créer une atmosphère d’insécurité au moment de rendre public nuitamment comme dans une République des hiboux, par la Cour constitutionnelle ou ce qui en tient lieu, cette horreur consommée des résultats falsifiés de ce pantomime ridicule, puis enfin la cérémonie de prestation de serment. Comme il est évident que la seule réaction redoutée pour perturber ces deux évènements ne viendrait que des quartiers Sud de Brazzaville ; nonobstant l’impressionnant dispositif militaire déployé dans cette zone de rébellion chronique ; il fallait compléter ce dispositif par l’intervention d’un groupe des ex Ninjas .et cobras rassemblés pour la circonstance. Pour ce faire, après avoir lâché sur le terrain ces éléments minutieusement et préalablement rassemblés par le Pouvoir lui-même, par la voix de Thierry MOUNGALA, le scribe saltimbanque, il fallait mettre la forme en proclamant dans un premier temps, que le Gouvernement de la République n’avait pas encore la preuve que des candidats pour leur soutien soient impliqués dans cette affaire, annonçant par là-même l’ouverture d’une enquête. On peut ab initio lire en filigrane dans cette déclaration, la volonté du Pouvoir d’impliquer coûte que coûte l’opposition ; l’enquête annoncée, en réalité, ne sera que la méthode pour trouver le bouc émissaire. C’est ici que NTUMI, sur ordre du Pouvoir, doit entrer en scène. La déclaration arrangée de NTUMI, sera le timbre qui permettra l’affranchissement de l’opération dite de police. Ce ne fut qu’un montage, car en réalité, produit du Pouvoir en place créé en décembre 1998, depuis sa sortie arrangée de la forêt où il fut en mission de déstabilisation du Pool, NTUMI a infiltré l’opposition au profit du Pouvoir. Personne n’est dupe dans mon terroir en tout cas, la bestialité avec laquelle est menée cette campagne militaire contre un peuple désarmé, déborde amplement le cadre d’une simple opération de police, dans un pays par ailleurs où Police et Armée frisent désormais la confusion qui met en surface l’évidence d’une volonté délibérée de destruction humaine en vue de la conservation d’un pouvoir vomi par la population.

Comment donc espérer l’érection d’une nation congolaise dans cet univers géré par un Pouvoir foncièrement tribalisé, qui s’est employé à acquérir un impressionnant arsenal militaire dans le seul but de placer un groupe ethnique sous pression jusqu’à inanition ? Où se trouvait donc cet arsenal militaire lorsque les troupes angolaises ont franchi nos frontières à Kimongo avec une intention manifestement belliqueuse ? Et oui ; la toile d’araignée est faite pour les mouches ! C’est le lieu d’en appeler une fois pour toutes, avec force, les filles et fils du Pool-koongo, sur cette question récurrente de la construction d’une Nation congolaise. Pour nous autres Koongo, c’est désormais définitivement trop tard ! Il nous faut nous organiser pour sortir de ce bordel ; ce lacis de paramètres culturels qui ne favorisera plus jamais la naissance d’une réelle nation du Nord au Sud. Depuis plusieurs années, j’ai proclamé avec force et vigueur, au point de m’attirer l’antipathie des tribalistes du Nord, que l’histoire a définitivement montré que l’espérance d’une nation congolaise avec les Mboshis, était vaine. J’ai depuis proclamé qu’il nous fallait coûte que coûte revendiquer l’autonomie de notre Région, voire nous battre pour la sécession. Cette approche récemment récupérée par Modeste BOUKADIA qui l’a hélas travestie, et plus récemment par Parfait KOLELAS comme unique programme politique pour sa candidature, a souvent été déclarée dangereuse a-t-on dit pour l’unité nationale. Cela m’a toujours fait sourire, évidemment, tant que ce reproche est venu de ceux-là même qui ne doivent leurs carrières qu’au tribalisme.

Dans mon ouvrage qui vient de paraître chez L’Harmattan : ‘’AUTOUR DE L’ETAT-NATION EN AFRIQUE, LE CAS DU CONGO’’, que je recommande à tous ceux qui hésitent encore ; je dis sans détours, que l’aventure de la construction d’une Nation congolaise composite du Nord au Sud dans sa forme imposée par l’Administration coloniale a duré un demi-siècle. Nous considérons que depuis, les tampons de l’espérance ont heurté le butoir, la situation est extrêmement grave, il y a péril en la demeure, et des mesures urgentes d’une prophylaxie efficace de la pneumocystose sociale s’imposent urgemment pour prévenir l’extension des bactéries pathogènes cancérigènes d’une cohabitation vectrice à la fois de la médiocrité et des pulsions antidémocratiques dont nos camarades Mboshis sont porteurs. Le mental de ces gens se satisfait d'illusions : argent, honneurs, gloire, vanité, auxquelles ils s'agrippent comme un naufragé à sa bouée. Ces hommes sont en fait prisonniers de leurs cautères sur une jambe de bois ; ils ont l'impression que s'ils les lâchent, ils se noieront ; ces bandages illusoires qui s’expriment par la jalousie morbide, la libido imperandi, les instincts guerriers, l’appétit sexuel effréné, et ce sens de l'honneur dont on se drape pour excuser la bestialité et l'agressivité : ma femme, ma maison, mon argent, mon peuple m'appartiennent, j'ai besoin d'eux pour vivre ; je préfère les supprimer plutôt que de les lâcher. Voilà ce qu’ils ruminent au quotidien ! Dans un tel univers, j’affirme avec la force de ma conviction, parce que telle est la réalité, que la Nation ne dépend pas du fait de vivre ensemble, mais elle dépend du sang. C’est en vain que l’on espérerait forger la Nation congolaise par liposuccion du sang pour injecter ensuite un même sang à tous les membres actuels du pays. Non pas seulement que cela est techniquement irréalisable, mais surtout cela conduirait seulement à un mélange de sang qui aurait pour seul mérite d’abaisser irréfutablement le niveau de chaque communauté en présence. Le résultat final d'un tel décapage criminel serait inéluctablement pour les communautés, l’extinction des qualités, autrement dit les énergies civilisatrices qui ont autrefois fait notre fierté et notre histoire, ce qui par ailleurs a déjà été énormément amorcé.

Cinq décennies de tentative de construction d’une Nation congolaise, cinquante six ans de vaine espérance nationale, il nous faut tirer la leçon. S’inspirant d’une pensée du Président malgache TSIRANANA, Fulbert YOULOU avait affirmé de façon prémonitoire : «Rien ne sert d’être indépendant si on n’a pas la capacité de former une nation ». De là s’infère que rien ne sert de poursuivre une tentative de création d’une Nation, dès lors que nos particularismes s’y opposent résolument. L’érection de la démocratie est un vœu pieux ; certaines peuplades de notre pays il faut le dire, n’ont pas la culture juridique, le texte de la Constitution n’a pas à leurs yeux la moindre valeur, sinon un simple vernis exhibitionniste destiné à épater l’opinion internationale, pour se donner l’allure d’Etat.

Pour paraphraser cet illustre personnage Martin Luther KING, je dirais : quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la première Constitution et de l’Hymne national : LA CONGOLAISE, ils espéraient avoir ainsi signé un billet à l'ordre de chaque Congolais.C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Après quatre décennies du power mboshi, il paraît aujourd'hui évident que le Congo notre pays a irrévocablement manqué à cet engagement. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, le pouvoir mboshi a passé aux ressortissants de la partie méridionale un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunité de notre pays. Alors notre devoir est d’exiger le paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.

Ce que je m’apprête à dire, j’en ai pleinement conscience, a les allures d’un tabou brisé, d’un secret de famille pieusement dissimulé que je dévoile. Et pourtant ; ci-gît la réalité : La Nation congolaise dans sa formule actuelle postcoloniale est un réel mythe. La formule de la fusion dans un modèle national coercitif, que favorisa la décolonisation par le jeu des circonstances et des découpages autoritaires au pantographe des intérêts exclusifs de la puissance coloniale, en regroupant mécaniquement sous le même toit national artificiel qui nie les particularismes des communautés ethniques qui par le passé s’étaient peu fréquentées et pour certaines beaucoup combattues dans l’histoire, est l’exclusive cause de nombreuses tensions qui expliquent le délitement du sentiment de cohabitation au sein de cet enclos de 342.000 Km2 que prolonge l’espace de 12 milles marins sur l’Océan, véritable étouffoir de nos valeurs.

Depuis la proclamation de la République du Congo, il y a déjà un demi-siècle, l’on a pu observer que la question de notre existence en tant que Nation est revenue périodiquement avec l’assaut qui accompagne toujours les étapes de toute évolution sociale. Depuis cette date, la réalité congolaise présente un décalage entre une superstructure sociale désagrégée prête à s’effondrer, et une infrastructure bouillonnante qui peine à s’exprimer et s’imposer. La collectivisation forcée des mesures sociales et cette tentative maladroite d’une uniformisation des mœurs, ont standardisé des modes de vie qui ont généré un mode de pensée frelaté, pour affranchir des contraintes traditionnelles conventionnelles gardiennes de la morale. Il en est résulté une expression transfigurée de l’affectivité et de l’intellectualité qui a modifié profondément les pulsions internes du comportement de l’individu, le mauvais ayant littéralement empoisonné le bon. Tout ceci autorise de dire avec fermeté qu’il est donc intellectuellement décent et sociologiquement correct, qu’en prenant pour point de départ le sens originel de la tradition, l’on évitera assurément le risque de se cloîtrer dans une problématique d’inspiration complètement allogène à notre mode de pensée. L’idée nationale congolaise ne se bâtira qu’avec les matériaux disponibles sur le terrain et non par ce verbiage de la scolastique décadente, qui nous suggère depuis 1958, une Nation scoliotique. La problématique spécifique liée au concept de la Nation propre à l’aire culturelle négro-africaine existe ; il faut simplement la dégager sans hypocrisie réciproque et en termes précis, afin de la proposer comme thème pour une réflexion sur l’organisation sociale de notre pays. Espérer une Nation par cette combinaison allergénique d’ethnies différentes, c’est véritablement procéder autrement et courir le risque de proposer un débat autour d’un faux problème se situant très en deçà de l’étiage de l’espérance logique de notre collectivité sociale ; c’est mentir proprement.

Il est une certitude historique que plus une société est constituée de façon illogique et plus obscure,artificielle et incompréhensible est la définition qui sert à la décrire. Pour espérer emberlificoter les faibles d’esprits qui sont encore légion dans le pays, on a jusqu’ici recouru à des chenus Professeurs constitutionnalistes, moins tenus de l’obligation de vérité que forcés de justifier une des plus monstrueuses théories falsificatrices qui, s’abstenant de considérer les faits, s’abritent derrière un fatras de principes moralisants en apparence, par le biais desquels on a généré le monstre le plus informe des temps modernes que l’on nomme par abus de langage ici aussi et depuis quelques années : Nation congolaise, un cheptel humain de communautés ethniques dont les membres disposent des neurones qui ont reçu une orientation culturelle et cultuelle disparates et antagoniques. Sous le fondement de cette théorie absconse que les faits peinent à corroborer pourtant, les propagandistes sans honneur se rendent aux objurgations de ceux qui, sous le visa de la réalité, s’insurgent contre cette prétendue Nation. Ces ahuris qui ont fait un usage frivole du concept de Nation, adorateurs du principe de légitimité, affirment sans honte que ceux qui sont appelés à constituer cette fameuse Nation n’ont pas voix au chapitre. Pour eux,le fait qu'une Nation volontairement confondue avec l’Etat existe sur le papier, suffit à la rendre inviolable et sacrée.Pour sécuriser cette théorie manifestement démentielle, on prône l'adoration servile de ce qu'on appelle l'autorité de l'Etat. Dans la cervelle de ces gens-là, le moyen de vient en un tournemain le but définitif. L'Etat n'est plus fait pour servir ses membres, mais ces derniers ont le devoir impératif d’adorer cette autorité de l'Etat.

Au Congo, cette conception absurde et pernicieuse est violemment défendue par nombre d’intellectuels étourdis qui répandent avec un certain succès auprès des faibles d’esprit, sans y croire eux-mêmes, que la communauté de vie suffit à transformer nos différentes ethnies en Nation congolaise. En réalité, c’est une inconcevable faute de raisonnement que d’espérer faire surgir une Nation de cet infect matériau composite.

Pour ma part, il est vrai, je ne dispose désormais plus d’aucune raison pour croire encore à la possibilité de l’érection d’une Nation congolaise sous la forme héritée du colonialisme. Je me demande combien de crimes faut-il encore, combien de sacrifices humains faut-il encore pour que ceux qui hésitent jusqu’ici de prendre position comprennent qu’il est suicidaire de poursuivre cette aventure de cohabitation ?

Dialogue oui ! Mais uniquement pour examiner ensemble dans la sérénité, sans le bruit des kalachnikovs, comment mettre en place un cadre fédéral. Si cela échoue, alors, allons à la sécession !

A ceux qui ont transformé l’espace dit national en une prison à ciel ouvert interdisant désormais la liberté d’expression ; il faut rappeler que le pouvoir politique, s’il emprunte l’intelligence et la volonté de l’homme, est l’incarnation du milieu social qu’il s’emploie à dominer et dont il résume, en principe, les aspirations. Le pouvoir politique n’existe qu’à travers la reconnaissance dont il jouit de la collectivité sociale et sans laquelle il n’aurait pas d’assise ; il doit donc être consenti. Le défaut d’une atmosphère de confiance dans les rapports de commandement et d’obéissance entre le gouverné et le gouvernant généré par la moindre éclipse autoritaire du gouvernant, entraîne la désagrégation de l’édifice social dont la confiance était l’unique ciment ; le sort des empires qui n’ont pas survécu aux revers des despotes est le témoignage le plus éloquent quant à la certitude qu’il n’y a pas d’ordre politique solide qui défierait l’impérative présence de l’union dans une commune énergie la volonté du gouvernant et la confiance du gouverné. La confiance populaire est l’expression du pactum subjectionis, cette convention tacite de laquelle les sujets reconnaissent l’autorité du prince, à la condition que celui-ci n’en use que dans l’intérêt du bien commun. Il s’infère de ce principe que sans consentement populaire, il n’y a plus que règne de la force, c’est la dictature. Pour user de la sémantique moderne, en élisant le Président de la République, le souverain primaire n’a pas entendu une fois pour toutes faire abandon de ses droits à celui-ci. Il n’a reçu qu’une délégation restreinte dans l’intérêt des commettants que sont les citoyens ; tout abus de sa part dans l’exercice de cette délégation, rompt ipso facto le pactum subjectionis et délie les citoyens du devoir d’obéissance.

Cette cohabitation héritée du colonialisme, avec des cultures qui exhalent des miasmes pestilentiels, saccage d’actes parfaitement conscients le labeur incessant de toute notre civilisation originelle. La décote de nos valeurs culturelles du fait de cette cohabitation allergogène peut occasionner des chocs mortels. Nous n’allons pas continuer à nous abîmer dans cet univers qui a donné depuis longtemps la preuve de sa dangerosité. L’espérance d’une nation congolaise du Nord au Sud est comme le nombre complexe en mathématiques, sa partie réelle est nulle ; cette cohabitation au forceps a rendu impossible la formation d’un vrai égrégore par défaut d’émission de vibrations fortes et surtout identiques car, on le sait, plus grand sera le nombre de personnes qui communieront dans cette pensée commune, plus forte sera l'efficacité de cette entité psychique. Or, dans le cas du Congo, depuis un demi-siècle, notre tentative de formation d’égrégore national se repait de pensées si contradictoires et antagoniques qu’il finit par vampiriser notre santé mentale.

La répugnance ressentie réciproquement entre nos différentes communautés ethniques, comme l'imaginaire, est réelle, chacun de nous en est parfaitement conscient ; on ne le nie jamais efficacement avec de belles paroles ou des déclarations d'intention; les mots n'arrêtent pas un fleuve en cru. Il faut connaître son dégoût, l'admettre et l'analyser pour en trouver la thérapeutique adéquate. Je dis, parce que le moment me semble venu, il y a un moment pour observer, puis un moment pour agir. Aristote disait que le bonheur est le produit de la raison contemplant la vérité. Je crois que c'est beaucoup plus simple que cela ; le bonheur est le produit de l'être débarrassé des scories de la pensée, plongé ici et maintenant dans l'Océan du Réel ; le reste le décorum, n’est qu’un apparat protocolaire. Nos rancœurs désormais trop profondes, après un demi-siècle de tentative de cohabitation entre le Nord et le Sud nous interpellent. Tout ce qui concourt à la destruction les physiciens appellent cela l'entropie, elle est plus rapide et plus intense que ce qui concourt à l'édification de systèmes complexes que les physiciens appellent néguentropie ; et la vie, le bonheur, l'amour sont des systèmes complexes à édifier sur cette terre. Accoucher d'un égrégore malfaisant ne demande nulle connaissance spéciale, et pas beaucoup d'effort, il suffit de haïr fortement, c'est tout, et la haine réciproque entre nos différentes ethnies, hélas, est un des sentiments les plus courants dans notre univers social. La mesure de l’entropie sociale dans notre pays est devenue après cinquante six ans d’expérimentation particulièrement inquiétante ; la cohabitation forcée dans cet univers congolais gangrené par cette colonie d’ectoplasmes qui entourent le dictateur, nous fait sombrer inéluctablement dans l'idolâtrie et la superstition.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 18:03
(Congo-Brazzaville/ONU) Affairisme dans l’armée : L’ONU paye la note et le général Dabira s'en met plein les poches...

Affairisme dans l’armée de Sassou Nguesso : L’ONU paye la note et le général Dabira s’en met plein les poches. On ne jette pas les Mbochis en prison. C'est pour les autres. Sassou Nguesso ne l'arrêtera pas et ne le mettra pas en prison. Nous aimerions être démentis... -

Dans le cadre du déploiement des contingents congolais en Centrafrique et leur intégration au sein de la Minusca, les pressentis au déploiement suivent une formation dispensée par des instructeurs français et américains au centre d’instruction de Bilolo.

Pendant 6 mois, au cours de cette formation, outre le droit humanitaire, les principes et règles d’engagements des troupes des Nations unies sur les théâtres des opérations, les militaires sont également formés à la guérilla urbaine , la contre insurrection, en combat de ville et techniques d’occupation de terrain.

La dernière vague d’hommes issue de cette formation ne sera pas expédiée en Centrafrique mais plutôt dans la région du Pool. Il se pose ainsi la question de la neutralité des Nations Unies dont les troupes seraient finalement utilisées pour mater les populations innocentes du sud du Congo. Les Nations Unies ainsi abusées par l’Etat congolais seraient bien avisées de mettre un terme à ces sessions de formation.

Au titre de l’appui en équipement, outre les équipements individuels tel les casques de combat, les gilets pare-balles et autres les FAC ont été dotés en véhicules blindés VAB (de fabrication française). Matériel jusqu’ici inexistant dans le catalogue des Forces Armées Congolaises.

Une compensation pour l’envoi par les Nations Unies de militaires congolais en mission à l’étranger se fait par le biais d’un forfait appelé Troop Cost. Il s’agit d’un forfait par homme et par mois de 1101$ versés à posteriori aux pays contributeurs (et non pas aux militaires eux-mêmes). Cette compensation a été relevée, à l’issue de négociations et des recommandations du Senior Advisory Group on rates of reimbursement to troop contributing countries and other related issues ( en octobre 2012) de 6,75%.

En revanche, pour l’indemnisation de certaines capacités telles que les policiers et les observateurs militaires, l’ONU verse directement et mensuellement aux hommes et femmes qu’elle emploie une MSA (Mission Subsistence Allowance) dont le montant varie en fonction des pays où ces capacités sont envoyées.

De plus, l’ONU, qui a fait le choix de ne plus posséder d’équipements militaires en propre, loue du matériel militaire, aux États. En fait, elle rembourse les matériels mis à disposition par les pays contributeurs selon un catalogue précis : le Contingent Owned Equipment (COE). Plus le matériel est lourd, rare et cher (chars, balayeuses de piste d’aviation, génie, radars sophistiqués), plus l’ONU le rembourse à un taux élevé. Ceci permet à certains États qui déploient ce genre de capacités de le faire à moindre frais.

A titre d’information, le coût direct d’un militaire sous la bannière onusienne (casque bleu) est d’environ 20 000$ par an (indemnités, nourriture, logement). Il est sensiblement le même pour les observateurs militaires et les policiers. Si l’on tient compte du coût global de la mission, le «coût global de possession » d’un militaire varie du simple au double selon les missions des Nations Unies. Par exemple, le déploiement d’un soldat de la MINUS revient à 113 000$, celui de l’ONUCI et de la MINUSTAH est estimé à 72 000 $ et celui de la MONUC à 80 000 $. Avec un contingent congolais en Centrafrique évalué à 850 hommes, on peut clairement reconnaitre qu’il s’agit d’un business très lucratif.

L’Etat congolais a un hélicoptère MI 17 déployé sur la base de M’Poko à Bangui, une série de blindé ZBF105, des blindés ACMAT et des VAB en déploiement. Chacun de nous peut donc imaginer la manne qui revient mensuellement au pays. Le Congo sort largement bénéficière l’aventure à Bangui. L’hélicoptère nous a été remboursé 3 fois son prix d’achat. Ce qui nous a permis d’acquérir pour la police un MI 8 pour remplacer les 2 MI-2 Hoplite qui s’étaient écrasés vers Gamboma en 2013.

Les généraux n’étant pas en reste des business générés par les conflits armés au Congo (voir affaire Ollesongo http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-au-haut-commandement-militaire-ollessongo-desormais-businesman/ ) et dans la sous région, les cargos de l’armée sont exploités à titre privé par le Général Dabira. Pour son compte personnel. A cet effet ces cargos ne sont pas peints aux couleurs de l’armée, hormis le Casa c-235. Ce général affairiste qui s’est illustré dans les affaires avec sa chaine de télévision DRTV, détient un certain monopole dans le pays à telle enseigne qu’aucune autre compagnie ne dispose d’autorisation pour exploiter un cargo au cargo au Congo Brazzaville. Les autres compagnies aériennes TAC, Ecair, Aerofret Business, Canadian… ne peuvent s lancer dans cette entreprise à moins de la céder en leasing au général Dabira. La compagnie TAC dispose d’un Boeing 737-500 cloué sur le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire parce qu’elle refuse de céder son appareil à Dabira and co.

Il est à noter qu’en plus des transports militaires, ces cargos servent aux officiers généraux pour transporter leurs marchandises privées,celles de leurs nombreuses maitresses et les « courses » de leurs enfants faites en Asie plus particulièrement.

Sassou Nguesso, chef des armées qui se présente désormais comme l’apôtre de la rupture, n’ignore rien de l’environnement mafieux qui prospère au sein de ses troupes. Serait-ce le moyen de rémunérer ses fidèles associés (officiers de l’armée) dans l’œuvre criminelle engagée pour se maintenir au pouvoir. Serait-ce une compensation au regard de la baisse des ressources du pays ? Serait-ce un moyen pour le dictateur infatigable de se rémunérer lui-même via cette bande d’officiers voyous infiltrés dans l’armée ? Allons seulement…

Edo GANGA

LIRE LA SUITE : http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-dans-larmee-lonu-paye-la-note-et-dabira-sen-met-plein-les-poches/

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 14:43
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso et ses tueurs à gage

par Edo GANGA, brazzanews.fr -

Ils sont connus des congolais pour avoir servi le dictateur Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ».⎪© Photo brazzanews

Voici la liste des tueurs à gage et escadrons de la mort entretenus et financés par le dictateur Sassou Nguesso et son clan.

Le référendum illégal organisé par le gouvernement congolais pour un changement de constitution permettant à Sassou de se présenter à nouveau aux élections présidentielles après 32 ans cumulés de pouvoir a déclenché une vive opposition de la population qui dénonce un déni de démocratie et un refus de l’alternance.

Le passage en force de Denis Sassou Nguesso qui n’a totalisé que 8% des suffrages exprimés aux élections de mars dernier, arrivant ainsi en 4eposition après les candidats Guy Brice Parfait Kolelas, Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, est vécu par les congolais comme une trahison. Ces derniers ont massivement manifesté leur désapprobation de ces pratiques soviétiques et des méthodes staliniennes employées par le pouvoir de Brazzaville pour frauder aux élections et réprimer violemment la population.

En plus d’avoir eu droit à l’interruption des communications téléphoniques, SMS et Internet lors du référendum pour le changement de la constitution et le scrutin présidentiel, les personnes qui ont manifesté leur désaccord à ce régime ou qui ont participé activement à la campagne présidentielle des candidats de l’opposition cités ci-dessus se sont vus exposées au système répressif du pouvoir mis en place par Sassou Nguesso et les sécurocrates du régime, à savoir l’amiral Jean Dominique Okemba (dit JDO), conseiller spécial du président et numéro 1 du Conseil National de Sécurité (CNS) ; le général Jean François Ndenguet (directeur général de la Police Nationale) ; le général Philippe Obara de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et tous les membres du CNS. Ces derniers, se servant des moyens de l’Etat, ont mis en place des escadrons de la mort, des unités d’hommes en armes, des milices s’appuyant sur des éléments de la force publique et des civils pour mater toute velléité contestataire et traquer les opposants. Ces unités sont pilotées par des chefs de gang sanguinaire dont Brazza News se propose de dresser le portrait :

1-Romuald Tchikambou alias Romuald MOUBENDA

Romuald MOUNBENDA, ce criminel qui sème la terreur et la désolation dans la ville de Pointe-Noire, est notoirement connu des congolais pour avoir servi Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ». Il est aujourd’hui le chef d’une milice financée directement par Denis Christel Nguesso. MOUBENDA a 300 miliciens sous ses ordres et reçoit directement ses instructions de Jean Dominique OKEMBA, Denis Christel Sassou Nguesso (fils du président) et Edgard Nguesso (directeur du domaine présidentiel et neveu du président).

Les miliciens de Moubenda sont arrivés à Pointe-Noire début mars 2016. Depuis nous enregistrons une centaine de morts et disparus. Il faudrait plus d’un article pour dresser la liste des crimes commis par Moubenda et son « équipe » et qui nous ont été rapportés de mars à ce jour. Le plus récent date du vendredi 22 Avril 2016 où, suite à une affaire somme toute banale, la bande de ce criminel a enlevé et tué à coups de fouet le vigile du bar le « Selfie » à Pointe-Noire. D’après des témoins de la scène un des miliciens de Moubenda qui avait bu un verre au Selfie quelques minutes avant avait oublié son portefeuille contenant 120 000 Frs et deux passeports comprenant des visas ukrainiens. Le milicien est revenu avec sa bande de loubards pour réclamer leur portefeuille et ont kidnappé le vigile pour le conduire en zone militaire où ce dernier a été fouetté jusqu’au sang en dépit des supplications du propriétaire du bar qui leur proposait le double de la somme perdue en échange de la libération de son employé. Le vigile du bar que les habitants du quartier appelaient affectueusement « Jarule 1 mètre 60 » a succombé à ses blessures le jour même.

2-Hydevert Mouagny

Actuel député du PCT à Moungali et milicien Cobra lors des guerres civils de 1997 et 1998, comme son prédécesseur, à la solde de Sassou Nguesso, Mouagny est un assassin connu et reconnu. Cet homme n’a d’ailleurs pas surpris les congolais lorsque le vendredi 25 Mars 2016 il a présenté sa propre milice au journal de 20 heures sur la chaîne nationale Congolaise. Sa milice est financée par Edgard Nguesso.

Hydevert Mouagny n’est plus à présenter. S’abritant sous son parapluie de député et l’immunité qui va avec il a, en Mars 2015, joué un rôle dans le viol de la fille de 14 ans de Paul Marie Mpouelet, l’ancien coordonnateur de la coalition de l’opposition FROCAD, le viol s’étant déroulé dans les locaux de sa permanence au quartier Moungali.

Des sources proches des services de sécurité prétendent que les fausses attaques de Ninjas le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville sont du fait de ses hommes appelés les « caméléons ».

3-Armand Mpan

Un homme très apprécié par les hommes de main de Sassou Nguesso pour son expertise dans l’infiltration des opposants. Il a été vu avec une fausse carte de presse au nom de France 24 et se fait passer pour un journaliste lorsqu’il est en mission à l’extérieur du pays. Sa spécialité étant l’infiltration des milieux opposés à Sassou Nguesso, il a pour mission de récupérer photos et identités pour les transmettre à qui de droit : Jean Dominique OKEMBA et Francois Ndenguet.

Armand Mpan n’est pas seulement spécialiste dans l’infiltration. Il est aussi utilisé comme tueur à gage du régime. Il le dit haut et fort et n’hésite pas à s’en vanter : << J’ai tué le capitaine Justin Mouaka, il a été soupçonné par JDO de préparer un coup >> . Tuer sur la base de suspicions et infiltrer opposants et journalistes, voilà ce à quoi se résume la vie de ce triste personnage dont la maîtresse est une journaliste de la chaîne MNTV. Cette dernière a pour mission de lui fournir des informations circulant dans le milieu journalistique.

4-Jean Paul Obissi

Officiellement en poste à la Direction Générale de la Police Nationale à Brazzaville, Jean Paul Obissi sert dans les rangs officieux de Gordon Sécurity, une milice maquillée en société de sécurité appartenant au général Jean François Ndenguet. Cette milice est composée d’éléments d’ethnie mbochi et de ressortissants d’Afrique de l’ouest, de la RDC et de la République centrafricaine. Les hommes de Gordon Sécurity sont en pointe dans l’intervention armée au Pool où la mort est gratuitement distribuée aux populations de cette région.

5-Sabin Assima

Ce commissaire du poste de police de Moukondo à Brazzaville doit sa nomination aux services macabres rendus au tristement célèbre Jean François Ndenguet. Sabin Assima et Ndenguet, c’est un couple qui marche à la perfection quand il s’agit d’enlever et mater les jeunes militants de l’opposition. Sabin Assima a à son actif l’agression de l’opposant Paulin Makaya, président de l’UPC, le 17 novembre 2014.

Le 10 octobre 2015 il n’hésitait pas à menacer de façon très explicite sur l’esplanade de la CNRTV avant d’asperger les militants du CADD (parti du candidat André Okombi Salissa) de gaz lacrymogène : « j’ai reçu des ordres du général Ndenguet d’abattre les opposants André OKOMBI SALISSA, Oba Blanchard, Guy Brice Parfait Kolelas. Nous avons éliminé Kolelas Père, fait fuir Lissouba. Pour notre pouvoir que vous voulez prendre nous allons vous tuer ».

6-Morgan

Morgan est un autre exécuteur macabre de Ndenguet nommé commissaire au poste de police de Poto Poto Ntinguindi. Il a notamment agressé un journaliste du journal français Le Monde (Christophe Châtelot) ainsi que deux envoyés spéciaux de l’Agence France Presse le mercredi 23 mars au sortir de la conférence de presse donnée par le candidat Jean Marie Michel Mokoko.

7-Amboulou Ondele alias Zulu Bad (Zouloubad)

Ce énième gros bras de Ndenguet est un ancien milicien cobra (décidemment) recruté à la Police et affecté à Pointe-Noire au sein de la Brigade Spéciale d’Intervention Rapide (BSIR). Il est notoirement connu pour avoir ouvert le feu sur des manifestants pacifiques en marge du meeting de l’opposition (IDC-FROCAD) du 27 septembre à Pointe-Noire. Zouloubad est également connu pour avoir usé de méthodes plus que musclées dans l’exécution de l’opération « Mbata Ya Ba Kolo » où l’expulsion de ressortissants de la RDC a été accompagné de mauvais traitements et d’atteintes flagrantes à la dignité humaine.

Cette brochette d’assassins est loin d’être exhaustive. Ndenguet s’est constitué un vivier de miliciens à qui sont attribuées diverses missions pour intimider et affaiblir l’opposition et éliminer ses représentants les plus zélés.

Edo GANGA, brazzanews.fr

SOURCE :

http://www.africa-info.org/afrique/politique/9236-congo-brazzaville-le-dictateur-sassou-nguesso-et-ses-tueurs-a-gage.html

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:53

Gabegie, tribalisme et terreur d'Etat! II n'y a de rupture que systémique... le peuple ne s'y était pas trompé: c'est bel et bien allons plus loin dans le " lé dza, lé nwa, lé yiba mbongo ya l'Etat..."

D'Après le griot du Régime François Soudan sur la rupture: "en définitive c'est à une alternance avec lui même qu'est convié Denis Sassou Nguesso. Où aura-t-il la force et la volonté? " La réponse à ce tardif et honteux aveux est claire, cinglante et navrante pour l’auteur de ces lignes et les naïfs qui s’illusionnaient encore. Sauf a comprendre que pour monsieur Soudan la rupture et l'alternance consiste à placer sa femme Arlette Nonault, une quinqua qualifiée de jeune, officiellement au cœur de l’appareil d’Etat, même lui ne peut que constater l'évidence: Monsieur Sassou est congénitalement incapable de changement. Le système Sassou ne peut être autre chose que ce que les congolais subissent depuis quatre décennies. Une indigeste et insupportable dictature clanique, clientéliste et mafieuse.

En catimini et à la hussarde le pouvoir s'est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mars 2016, par le désormais fameux et mondialement connu, african-dictators friendly plébiscite, un coup KO.
Le président sortant a par un prodigieux miracle mathématique et comptable converti ses 8% de voix recueillies en 60 % des suffrages exprimé, par les congolais, en sa faveur.
Un tel score dans n'importe quel contrée de la planète vous assure une tranquillité d'esprit et surtout une incontestable légitimité car reflétant une massive adhésion populaire.

Un coup KO! Pourtant l'on est réduit à quémander et monnayer la reconnaissance d'un fait aussi évident.

Un coup KO! Et pourtant l'on embastille et menace l'arme à la main les soi-disant candidats malheureux battu afin qu'ils reconnaissent ce qui est censé être acté et légitimé. La victoire à 60%, le quinquennat de la rupture et de l'économie?

C’est que malgré tous les roulements de mécaniques et les démonstrations de force brutales, le pouvoir usurpateur réalise qu'il a négligé l'essentiel dans sa volonté de passer en force.
Lorsqu'une nation est en marche vers la démocratie, il n y'a qu'un préalable majeur qui donne le fondement légal : la légitimité populaire sortie des urnes. Et dans le cas de notre pays, en dépit de la volonté de lui imposer un stalinisme à la sauce tropicale, le peuple congolais réclame le respect de sa vo
lonté.

On a beau vociférer, montrer ses muscles, molester, terroriser, torturer, assassiner ça coince.

Ni les congolais, ni la communauté internationale qui hausse le ton, ne sont dupent : le « président sortant » n’est pas le « président élu » mais le « président investi » par la force.
Ce gangstérisme électoral, ne cache pas le fait que nous somme bel et bien dans une crise poste électorale. Et celle ci ne peut se résoudre par une fuite en avant et la reconduction du système laminé par les urnes, mais bien par le dialogue.

Il faut un dialogue qui nous amènerait à l’arrêt des violences dans le Pool et à trouver des solutions pour une gestion démocratique du pays.

La légitimité précède la légalité. Le peuple souverain est le seule qui légitimise et par voie de conséquence permet la légalisation d'un pouvoir par les instruments et les instances dont il s'est librement doté.
Vouloir passer outre comme le pouvoir de Sassou le fait depuis quatre décennies, c'est abolir le peuple et installer la tyrannie. Les faits sont têtus, et toutes les gesticulations guerrières et vociférations sont en la matière, vaines. Denis Sassou Nguesso n’est donc ni le Président de la République du Congo, ni le chef de l’État, mais un simple chef de guerre à la tête d’une milice armée, à l’image de Charles Taylor (Liberia) ou de Foday Sankoh (Sierra Leone) hier. Et à ce type de leadership le peuple a clairement dit Sassouffit le 20 mars 2016, quel que soit le bout par lequel le pouvoir prend les résultats des urnes.

Une république bananière et clanique nous ridiculise aux yeux du monde en s'enfermant dans un vain jusqu’au-boutisme. On ressort de la naphtaline un apparatchik faillitocrate, Clément Mouamba, pour encadrer le casting des écuries de la marmaille présidentielle : Coco(Claudia) Kiki(Christel denis) et Gaya(Edgard) Nguesso. Laissez, les enfants s’amusent c'est la rupture!

"Gouvernement ya ndzala" (Justin Lekoundzou)

On est tellement dans la rupture qu'on reconduit plus de 75 % d’une équipe dont les logiques et le bilan ont été laminés par le vote des congolais. Petits bricolages familiaux, on déplace le désormais trop sulfureux Ondongo pour ses casseroles portugaises et latino américaines des finances pour le remplacer par un membre de l’écurie mafieuse de la SNPC, dirigé par kiki le pétrolier, dont la réputation de bon gestionnaire et de transparence n'est plus à démontrer (Panama Papers…). Et après l'ambassadeur exhibitionniste, voici l’entrée fracassante au gouvernement d’un autre pornocrate dont les seules compétences sembles être ses exploits étalés sur la toile et sa capacité à organiser de joyeuses bamboula. Bravo!
Encore heureux qu’on ne nous ai pas vendu le changement ou la révolution , on aurait eu droit à encore pire parce qu’a part la rupture d’avec le bon sens, l’honneur et ne parlons pas de la morale…Nous sommes bien en OYOCRATIE décadente.

Combien de temps durera cette drôlerie quand le pays paralysé ne compte plus les nuits blanches d'angoisse et les jours stressants? Quand nos partenaires et toute notre économie suffoque sous le poids de l'incertitude, de l’attentisme, du racket organisé, pris à la gorge d'une conjoncture fatale.

Donc, allons plus loin avec l'endettement à outrance de la Chineafrique. Allons plus loin avec le clientélisme opaque et mafieux de la Françafrique de Jean-Louis Borloo, Yamina Benguigui, Cecilia Attias(ex-Sarkozy) et consorts...venus jouer les cautions morales de Mister 8% en échange du financement de leur marottes personnelles : Le forum des femmes francophones que Benguigui peine à faire vivre, le forum Build Africa que Monsieur Attias a réussi à refourguer au père Sassou en mal de communication ( il cherche désespérément des événements pouvant redorer sa désastreuse image) et l'appui du dictateur pour son agence d'électrification de l'Afrique pour l'ami Jean-Louis. De l’humanisme à peu de frais sur le dos des congolais...
L'argent n'a pas d'odeur, surtout pas celui du pétrole congolais...le tout pendant que des enfants, des vieillards et des femmes sont bombardés dans le pool, que le sang des congolais coule à flot...après tout quelques nègres de moins et vous savez ces gens là…

On a inoculé le germe de la peur, pour que tout le monde se taise, alors qu’au moins 92% de gens ne sont pas content de la manière dont le pays est géré.

On pourchasse, rafle, emprisonne, torture et bombarde à l'arme lourde et hélicoptères de combat une partie du peuple censé vous avoir plébiscité. Donc on se dit dés lors problème réglé. Et bien non, il n'y a pas de paix, le pays s'est crispé. Le tempo de terreur qu’imposent le pouvoir et le fait du prince bloque tout.

Mais nous le redisons haut et fort, il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde. La puissance du peuple dépasse la puissance des armes et il y'a une réelle possibilité de paix des cœurs et des esprits si nous avons le leadership qui convient.
Un leadership en prise avec le peuple. Non pas l'homme providentiel que l'on nous vend, mais l'homme que les autres admirent, regardent comme un modèle et qui est capable de conduire une collectivité nationale...Il ne s'agit pas du pouvoir personnel de quelqu'un qui gère le pays comme il veut, s'accapare des ressources du pays avec son clan comme il veut...mais un leader qui a le soucis du vivre ensemble, du peuple, de tout le peuple congolais.

Déterminé à faire valoir les droits et la voix du peuple confisqués, personne ne nous amènera à reconnaître une élection que l’on conteste même si on cherche à nous affamer par un siège digne du Moyen-âge. Ce ne sont clairement pas ce genre de manœuvre qui vont résoudre les problèmes de fond du Congo. Nous contestons les résultats de l’élection présidentielle car ils ne sont pas conformes à la réalité des urnes. Non partisans de la violence nous déplorons la chape de peur qui s’est abattue sur le Congo. Mais ce n’est pas parce qu’on contrôle l’armée et la police qu’on peut diriger sereinement un pays.

" Il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde… Je suis serein. Comme l’ont montré mes actions passées, j’ai toujours été opposé à la violence et je suis sûr qu’on peut construire l’avenir du Congo sans le recours aux armes."

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:51
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Mgr Louis Portella Mbuyu - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo

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