Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 11:57
 
drole-de-noel

 

 

Drôle de Noël !!. Que le Congo-Brazzaville est en passe de célébrer. Un noël qui ressemble le mieux à un navire en dérive qui tente de s'accrocher vaille que vaille à l'embarcation et retenir de sa main libre les corps repêchés des noyés pour qu'ils ne soient pas engloutis par la mer. C’est une navire marquée par plusieurs plaies mortifères . C’est une navire ou la subsistance ne tient qu’a un fil tant la pauvreté côtoie l’arrogance et l’intolérance.…Une pensée particulière à tous les congolais et surtout aux ressortissants de la région du Pool, embarqué dans ce navire en dérive mortifère à huis clos.

Drôle de Noël !!. Pour ces centaines d’enfants et adultes congolais qui ont perdu soit la vie ou soit leur liberté pour vouloir défendre simplement ce que nous avions de plus cher le Droit d’exister.  la Terreur des miliciens du régime en place a transformé leur quotidien en mouroir. L’enfant congolais du département du POOL abandonné et marqué par les scènes de violence, des tirs nourris d’une armée déshumanisée ne connaîtra certainement pas le bonheur et la joie d’une fête de NOËL en famille.

Drôle de Noël !!. Cet amère constat que le pool est presque aujourd’hui synonyme de département des sans-abris, sans nourriture et sans attention, car le gouvernement ayant décidé de punir toute une population pour des raisons de politique politicienne égoïstes.

Drôle de Noël !!. Pour ses enfants du POOL, la fête des guirlandes, des vitrines bourrées de victuailles, des jouets plus merveilleux les uns que les autres sera certainement un rêve insaisissable. Ces enfants regarderaient tout ça, lorsqu’ils le pourront, d’un air émerveillés sans plus. Partout, il y aura des choses qui leur donneraient envie et pourtant ne leur seront pas accessibles par le seul choix complètement archaïque et diviseur de Mr HUIT POUR SANG  d'affamer ces pauvres gosses.

Ce sentiment d’amertume est bien visible non seulement dans les yeux des enfants du POOL remplis de larmes dans un silence effroyable, mais également dans ceux de leurs parents persécutés et obligés de se terrer avec leurs enfants.

Drôle de Noël !!. Que de vivre ce sentiment inhumain et pénible de devoir imaginer que nos enfants du POOL vont passer les fêtes , tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un encerclement absurde et complètement disproportionné, un boycott ferme et ferraillé, raison de plus de penser que la volonté du pouvoir en place serait l’extermination du POOL.

Drôle de Noël !!. De voir ces horreurs d’une guerre imposés par les hommes sans foi ni loi. Aux gémissements des mourants, Mr HUIT POUR SANG est sourd. Anesthésié par son élan de vengeance et sa volonté de soumettre. Mr HUIT POUR SANG se noie dans le massacre de ses propres frères. En intensifiant les bombardements contre les populations du POOL, en les acculant chaque jour un peu plus dans la forêt ou vers un exil risqué en ces temps de fêtes de fin d’années, signerait là son bannissement.

Drôle de Noël !!. Que les festivités grandioses sont célébrées avec fastes dans les étables dorés ou le vin et la nourriture rivalisent en quantité l’étalage d’une opulence presque obscène des nouveaux rois du Congo, chez la majorité des Congolais, c’est l’envie de s’abriter contre la misère étouffante , les arrestations et les tortures banalisées.

Noël est une fête de l’amour et de l’espoir, c’est pourquoi mes frères et sœurs prions pour nos enfants du POOL ne serait-ce que ces quelques instants pour que ces derniers puissent trouver ne fusse qu’une bouffée d’air frais et agréable afin qu’ils connaissent un Noël sans bombes.

Que la magie de Noël s’opère et que nos pleurs et souffrances s’estompent. . Notre souhait ne saurait être exaucé qu'avec l'avènement d'une nation véritablement démocratique ou le Droit primera sur la force bestiale des hommes sans foi.

Gardons la foi en un avenir meilleur au Congo-Brazzaville pour 2017.

 

jcberi

 

 

 

 

 

Jean-Claude BERI

LIRE LA SUITE : http://berijc.over-blog.com/2016/12/congo-brazzaville-drole-de-noel-2016.html

Repost 0
19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:49

 

Nul besoin de revenir sur le terrible drame du Pool que nous impose le Prince d’Edou, et que nous portons au fond de nos entrailles depuis maintenant 09 mois.

Cette douleur nous marquera à jamais au fer rouge. Seul le temps fera son devoir d’oubli, mais sans les réparations morale, juridique et matérielle des victimes. Nous autres, fils et filles du Pool, avions perdu notre âme faute de ne pas avoir secouru les nôtres. C’est une croix que nous porterons fort longtemps. Mais qu’aurions-nous pu faire face à la barbarie d’un pouvoir sans pitié qui tient malgré l’évidence à se maintenir coûte que coûte aux affaires nonobstant le désaveu populaire.

Tout homme est complexe. Ainsi, en l‘Homme peut coexister des sentiments de bonté et de méchanceté. A la veille de Noël et des fêtes de fin d’année, il est temps que Sassou retrouve un peu d’humanité en acceptant la trêve des confiseurs. Cette période pendant laquelle les armes doivent se taire pour permettre aux plus démunis et aux enfants de retrouver le sourire, la joie de vivre, et de croire au père Noël. Les séquelles psychiques de ce conflit sont énormes, incommensurables, et nous allons en payer le prix.

Ce n’est pas seulement le moral des troupes de ce qui reste de l’armée congolaise et des mercenaires qui est au plus bas. C’est toute une nation qui assiste médusée, tétanisée à une guerre sans raison après le saccage de son économie. La haine du tyran contre une partie de son peuple est si viscérale qu’elle lui éjecte les yeux de ses globes oculaires. Triste visage.

Sassou doit entendre raison car une armée aussi puissante soit-elle n’a jamais pu contenir un peuple en furie. Qu’il médite le sort de Mobutu, Idi Amin Dada, Pinochet, Compaoré, Samuel Doe, et il comprendra que les dictateurs finissent toujours mal. Échappera-t-il à la règle, rien n’est moins sûr. A-t-il pensé à son patronyme dur à porter qu’il léguera à ses rejetons tant il est devenu tristement célèbre et voué aux gémonies.

Il est temps de se recentrer sur les vrais problèmes de la nation au lieu de nous divertir avec la traque et l’emprisonnement des opposants congolais. Tout individu sur cette terre a droit à une vie décente. Il est de notre devoir nous qui sommes en charge de la communauté d’y veiller. En ces périodes de fêtes, la sagesse commande l’arrêt des hostilités car nul doute que personne n’a la tête à faire la fête tant nos problèmes ne sont pas réglés et nous tournons en rond. L’année 2016 a été une Annus horribilis.

Malgré son sacrifice humanitaire des populations du Pool, l’économie congolaise n’est guère reluisante. Il est temps de retrouver la raison et comprendre que la société congolaise hétérogène dans son ensemble aspire à vivre dans la sérénité, la quiétude. L’homme des masses populaires a vécu et il est temps qu’il s’en aille. Adieu les tam-tams, le folklore, le carnaval, la mascarade, pour laisser place à ceux qui ont le sens de l’état et de l’intérêt général.

Nul ne doute qu’à Mpila et Oyo, le champagne teinté du sang de nos victimes coulera à flot en cette fin d’année. Mais, vivons-nous tous sur la même planète ?

Cet homme ne laissera aucune trace dans l’histoire du Congo, sinon son goût immodéré pour le pouvoir quand bien même que la baraka l’a quittée et le peuple l’a désavoué. Tel un rat pris dans un piège, il ne peut plus s’échapper, alors que son sort ne fait plus aucun doute. Tout système a une fin et il serait dérisoire de vouloir jouer les prolongations. En ces temps des fêtes, qu’il nous surprenne un instant à la « Yahya Jammeh » en arrêtant sa foutue guerre civile. Après, il pourra retomber dans ses travers lui qui n’a jamais dans sa vie respecté aucun engagement ni serment.

C’est Jonathan Swift qui écrivait : “Je ne m’étonne jamais de voir des hommes mauvais, mais je m’étonne souvent de ne les point voir honteux.” S’amendera-t-il ?

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Repost 0
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:12

Madame,

Monsieur,

Chers amis, bonjour,

Merci de nous accorder un peu de votre temps. Des Sites Internet et Blogs qui traitent et dénoncent la tragédie de la région du Pool, au Congo-Brazzaville, où s'opère une épuration ethnique sans précédent, ont été bloqués pour que nos publications ne soient plus référencées dans les Alertes des moteurs de recherches comme celui de Google, Rubrique Congo-Brazzaville et/ou Sassou Nguesso, etc. Ainsi, jouent-ils le jeu de Sassou Nguesso et son clan.

Les moteurs de recherches comme ceux de Google ne reprennent plus en référence les articles que nous publions sur l'Internet. Exemple, le titre de cet article ne sera plus repris dans les moteurs de recherches ou cité dans les Alertes de Google dans les Rubriques CONGO-BRAZZAVILLE ou SASSOU NGUESSO.

Nous avons constaté ce fait depuis la dernière tournée des popotes des médias et des maisons de presse européennes de M. Jean-Paul Pigasse, le gourou de Sassou Nguesso. Vérifiez si les publications de votre Site ou Blog sont reprises ou citées dans les Alertes des moteurs de recherches comme ceux de Google par exemple.

Excusez-nous aussi d'abuser d'une expression que nous ne méritons peut-être pas, celle de "GENOCIDE". Mais que dire d'autre lorsqu'un homme, Sassou Nguesso, s'est donné pour seule mission, celle d'exterminer tout un peuple dans le Pool à travers des opérations militaires dénommées "Colombe I", "Colombe II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara I", "Mouebara II", etc, depuis 1998. Ce que nous avons appelé dans un livre écrit par un des nôtres, Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", L'Harmattan, Paris, 2005.

Votre silence, aujourd'hui, sera coupable, demain.

Merci de votre attention !

-------------------------------------------------------------

Sassou et la dictature du génocide

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

De ce massacre des Kongos-Tékés qui se déroule depuis neuf mois, dans le Pool et la Bouénza, le Congo saigne. Un génocide y est bel et bien en cours, à huis clos. L’intentionnalité de ce crime contre l’humanité ne fait plus de doute. En effet, l’extermination de cette population avait été codifiée au nom d’une macabre opération dite «  Mouébara » dénoncée par la presse internationale.

Il y eut d’abord un grand coup de tonnerre dans le ciel congolais avec le triple assassinat de Marien Ngouabi, Massamba-Débat et Emile Biayenda, deux anciens présidents et un prélat de renom, Cardinal de son Ministère. S’ensuivirent des exécutions sommaires des cadres et ressortissants du Pool. Ainsi démarra l’ère Sassou. L’accession de ce dernier au pouvoir qui apparaissait comme un banal accident de l’histoire, se révèle être une tragédie, faisant du Congo le cœur des ténèbres.

Quand le monde se réveillera demain, les Bakongos et les Tékés qui peuplent la région du Pool, territoire comparable à celui de la Suisse ou de la Belgique ou encore du Rwanda, auront été exterminés. Que personne ne vienne alors, la bouche enfarinée, verser les larmes de crocodile sous prétexte qu’il ne le savait pas !

Outre la folie d’un homme, ce génocide est dicté par des enjeux capitalistes mondiaux d’accaparement des terres africaines favorisé ici par la cupidité et le manque de patriotisme et de clairvoyance des dirigeants congolais.

La réduction des réserves d’eau douce sur le plus mondial, la nécessité de nourrir plus de sept milliards des humains et l’envie de disposer à volonté des richesses que renferment nos sous-sols annonçaient déjà, dès le milieu du 20ème siècle, les futures guerres. Nous y voilà, avec l’avancée sino-américaine en filigrane.

Le capitalisme chinois exerce une énorme pression sur nos dirigeants. Ceux-ci, peu soucieux des aspirations des populations et englués dans des pratiques mystico-fétichistes, imposent au peuple  le « goût du sang » qu’il exècre.

Dès lors que des gangsters se sont emparés des Institutions, des décennies durant, et ont achevé d’installer leur mafia dans les moindres recoins de la République, parvenant même à s’autoamnistier constitutionnellement de leurs crimes encore non commis, il fallait s’attendre à un éventuel massacre de masse. Force est de constater que celui-ci est en cours dans le Pool.

Redoutant malgré tout le retour du bâton, le pouvoir de Brazzaville efface les traces de ses forfaits. Ainsi, les victimes sont ensachées et brûlés. Des habitants sont parfois rassemblés dans des maisons puis brûlés avec. On a connu, dans le monde, des villages brûlés par les chasseurs de scalps. Mais ici des villages entiers sont transformés en crématoriums géants par la puissance publique en proie avec sa propre paranoïa. Plus d’une centaine de villages du Pool, y compris leurs habitants n’existent plus. Stupéfiant !

Les récentes photos de Modeste Boukadia-Loutaya démontrent le caractère diabolique du régime Sassou. De Jean Ngouabi, à Modeste Boukadia en passant par Augustin Kala-Kala et Jean-Marie Michel Mokoko et tant d’autres, le Congo saigne.

Y a-t-il un Dieu là-haut ? Si oui, alors Père, fais ce que tu sais faire afin de sauver tes brebis.

On pleure en silence à Brazza, à Dolisie, à Pointe-Noire … Et partout dans le pays, c’est le silence qui prévaut car la dictature est dans sa phase azimutée la plus horrible. Paradoxalement, ce silence favorise aussi les exactions.Bébé victime de la barbarie de Sassou et son clan

En effet, si la dictature tue, le silence aussi. Les bombardements tuent, le silence aussi. Les bébés noirs tuent, le silence aussi. Les mercenaires tuent, le silence aussi. La torture tue, le silence aussi. L’insalubrité tue, le silence aussi.

Après plusieurs décennies de règne sans partage, le bilan de Sassou se résume tristement en une kyrielle de hautes trahisons et holdup innommables auxquels s’ajoute un gangstérisme d’Etat qui déverse, sans discontinuer, un torrent de larmes et de sang dans le pays. Une économie de gribouille totalement exsangue côtoie, sur le plan social,  la sacralisation des antivaleurs. Cette distorsion des mœurs n’en finit point de désarticuler les bases de notre société axées autrefois sur les valeurs humaines et le  travail.

C’est justement par ce biais du travail et des valeurs humaines  que les Ntinu ou Ntotila ou Mani au travers les Nzinga, les Ngola, …  les Lukéni, dès le XVème siècle œuvraient et espéraient élever le pays Kongo au rang de société ouverte, organisée et prospère. Mais en un demi-siècle de pouvoir, jamais Sassou ne s’est inscrit, ni inspiré, ni même référé à cet héritage historique en ancrant son action dans les racines du pays afin de se projeter vers l’avenir. Pire, il se révèle être le bourreau de ce même peuple qu’il décime au travers des guerres à répétitions et bombardements incessants avec l’aide des mercenaires.

Exterminer une population ne peut tenir lieu d’un quelconque projet de « modernisation des institutions » et encore moins de projet de société. Il s’agit là d’un crime contre l’humanité. Sassou avait-il un projet réel pour ce pays ?

Abraham Avellan WASSIAMA

Repost 0
17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 11:31
 
 

A l’heure où les autres continents de la planète assurent leur développement dans ce III ème millénaire en ayant tous les atouts nécessaires pour affronter les défis actuels, l’Afrique en général inquiète. En particulier le Congo-Brazzaville qui ne cesse de développer le particularisme anti-développement ou la logique de la corruption règne en maître. La logique de cette vision favorise sans aucun doute son autodestruction économique, ça c’est le Congo qui fait peur. Le Congo que nous impose le système SASSOU, un système dépourvu de vision nationaliste à long terme et orienté vers la politique du tout enrichissement personnel illimité. Que doit alors faire le peuple congolais face une opposition trop disparate.

 

Une opposition congolaise disparate en mal d’égo

Les rencontres politiques de l’opposition congolaise se suivent et se ressemblent. Après le grand rassemblement de septembre 2015au BOULEVARD des Armés  et l’imbroglio de fin de campagne 2016, cette opposition s’est lancée dans une course dont l’efficacité politique reste entravée par des positionnements contraire à la volonté populaire. Neuf mois plus tard, il suffit d’observer les actes posés par les uns et les autres pour en déduire que les tripatouillages de celle-ci sonnent comme un constat d'échec.

Aujourd’hui, au sein de l’opposition congolaise, personne ne prend des initiatives louables et constructives. Ainsi, le soutien du peuple  faiblit. Les buts poursuivis ne sont toujours pas clairement définis. Il manque toujours un leader charismatique capable de fédérer les masses contre la gabegie, la mauvaise gestion du pays.

On ne peut d’ailleurs qu’être frappé par la récurrence des critiques ainsi adressées par les différents courants de l’opposition aujourd’hui : enchevêtrement des intérêts, saupoudrage inefficace et inéquitable des moyens, l’indispensable simplification et la nécessité de renforcer l’arsenal d’objectifs et d’indicateurs permettant de quantifier le rassemblement autour d’un idéal commun et la gestion de leadership.

Après le hold-up électoral de Monsieur « 8/sang », l’opposition congolaise n’a pas réussi à proposer de programme commun d’action commune tant soit peu crédible, ni de se trouver un vrai leader. Les gens qui composent cette opposition sont bien trop différents. Leurs objectifs sont à ce point, disparates qu’ils se contredisent souvent et finissent par se neutraliser entre eux en oubliant d’unir leur force à un régime sanguinaire, familial et autoritaire.

Faute de s’interroger sur la nature même du problème politique, l’opposition congolaise revient toujours aux mêmes solutions teintées de bon sens néo-managérial politique, qu’on retrouvera très probablement à l’identique dans les pseudo-rapports qui vont nous être servi en guide de plat de noël.

Entre les défenseurs d’un pseudo ligne dure et les partisans d’une opposition modérée, un embouteillage ressuscitant l'ethno-régionaliste se forme au sein de l’opposition congolaise dispersée mais surtout divisée. Rassembler au-delà de sa région et de son électorat disaient-ils tous sans exception. Aujourd’hui, force est de constater que le rassemblement pour l’opposition congolaise n’est possible qu’autour de soi et des siens.

Les lignes semblent plus brouillées que cette opposition peut multiplier des conventions, des meetings et des alliances parfois contre nature qu’au final rien n’est garanti qu’elle réussira à fédérer l’ensemble des courants pour un but commun. Dans ce contexte distinguer un leader dans ce fourmillement de politique tous prétentieux n’est pas aisé. Et le combat ne peut-être que biaisé d’avance.

Les leaders des partis de l’opposition n’ont pas su dynamiser une plateforme commune. Le FROCAD-IDC-CJ3M ayant été vidé de son contenu et du dynamisme qui faisait sa force.

Les leaders de l’opposition n’ont pas compris que la première chose à faire, c’était de surmonter leurs propres divergences. Je n’ai constaté aucune tentative d’analyse de la situation réelle du Congo-Brazzaville de la part de ces chefs. Actuellement, chacun présente son opinion personnelle sans essayer de trouver un terrain d’entente avec les autres. On voit se reproduire les mêmes erreurs comme dans le passé, réconfortant ainsi un pouvoir aux abois.

Les gens ont en outre été déçus du fait que le FROCAD-IDC-CJ3M, organe ayant pour vocation de réunir les opposants et de proposer, enfin, un programme d’action n’a pas su réadapter sa vision globale et redéfinir les orientations à suivre. Les congolais sont lassés de voir que le comportement de l’opposition est exactement le même que celui du pouvoir de M. « 8/sang » qu’elle critique.

En écoutant les leaders de l’opposition, aucun d’entre-deux n’a jusqu’ici proposé une initiative sérieuse. Quelles méthodes seront utilisées ? Quel programme sera proposé ? Ces questions restent toujours sans réponse.

La convention du FROCAD-IDC-CJ3M qui s'est tenu du 12 au  15 Décembre 2016  n’est qu’une supercherie en plus. Car elle porte en elle les germes de sa propre destruction. Comme on le sait et ce n’est pas un secret, la présidence du FROCAD est noyautée par les anciens faucons du PCT qui ne voudront jamais qu’une solution pérenne soit trouvée tant que ce ne sont pas eux qui la pilotent. Cette mascarade est indigeste et immorale pour le peuple qui souffre.

L’autre convention « aile CODEHA » ne proposait pas mieux. A part le fait de ramener dans les rangs de l’opposition des girouettes dont la culture politique ressemble à s’y méprendre à un exercice vestimentaire. En effet, ils changent de vêtements comme ils changent de positions politiques. Et dans tout ça, les deux oppositions veulent nous parler de la mise en place d’une nouvelle opposition.

Commencer par dire la vérité au peuple et non en jouant aux surenchères avec le pouvoir que vous vous affirmerez réellement de l’opposition. Une convention est interdite d’exercer son droit de liberté et de réunion, une autre est autorisée. Pourquoi le pouvoir banni par le peuple se donne-t-il ce droit ? Ce qui se passe sous la table est souvent cachée des yeux des profanes politiques.

 

Peut-il y avoir une nouvelle opposition sans vraie rupture ?

Sous un calme apparent où l’on voit le peuple congolais navigué à ses occupations de survie et de lutte contre la misère, on perçoit, en fait dans leur for intérieur, un même ferment social de femmes et d’hommes exigeant la justice avec une colère qui balaye toutes les prévisions. On peut lire sur leur visage, plein d’amertume, la phrase suivante : « Nous sommes le peuple et nous réclamons plus d’équité et de justice. »

Ce sont des hommes et des femmes en un mot des humains dont l’exigence s’élève à l’essentiel que le gouvernement actuel a usurpé de manière injuste et unilatéral : le droit de manger, d’avoir un toit, un emploi décent, se soigner, la liberté, l’éducation, bref le respect à la vie. Pourtant une opposition qui parle en son nom négocie des solutions rocambolesques sur son dos.

Le Congo-Brazzaville couve une vague possible de soulèvement social et économique encouragé par le système actuel qui accroît les inégalités, favorise l’exclusion des talents au profit d’un clientélisme absurde et totalement incompétent. Il faut craindre que le réveil du peuple engendre des nouveaux monstres. C’est la responsabilité de nous tous congolais : intellectuels et sages, ouvriers et ménagères, étudiants et chômeurs de s’atteler à y répondre de façon patriotique et surtout indéniablement unitaire. Personne ne le fera à notre place. Il suffit de regarder le spectacle triste de notre quotidien politique proposé par ces politiques de l’opposition.

Peut-on réellement croire que des femmes et des hommes qui ont passés toutes leur carrière politique en utilisant un logiciel formaté avec un antivirus désuète opté  pour une vraie rupture sans remise en cause ? Mais il faut aller beaucoup plus loin que cette explication. Voir le besoin de renouvellement d'un système interminablement otage d'une caste politique et enfermé dans la cooptation et très éloigné des préoccupations réelles de la population. Ce ne serait pas une nouveauté de dire ici  que tous les politiciens congolais iront droit dans le mur s’ils n’inscrivent pas leur action dans l’unité, la cohésion, le militantisme et le bien-être social du peuple qui sont à la base l’alpha et l’oméga de tout succès politique. On ne peut pas très bien gouverner si on ne saisit pas les challenges du peuple à la base.

La vraie politique, c’est d’abord un échange qui s’opère entre un leader et sa base par la confrontation d’idées. On a abreuvé les congolais d’idées saugrenues sur le lieu, la forme, les petites phrases, les ambitions, on est même allé à comparer certains leaders de DIEU DE LA TERRE ( drôle de politique) oubliant que ces mêmes leaders sont co-auteurs des maux dont souffrent le peuple aujourd’hui. On a vu très peu de leaders s’exprimer en termes d’idées nouvelles. En quoi consistera votre rupture dans ces conditions ?

Ce fait consommé d’un système « opposition et pouvoir » ayant montré ses limites, en particulier au Congo-Brazzaville, et ne pouvant garantir autre chose qu’une désintégration progressive de l’économie, de la société, de la culture, caractérise la nature même urgente de la mobilisation sociale. Cette mobilisation doit être aujourd’hui le fer de lance de notre combat pour un ordre nouveau au Congo. Ce combat s’organise par une autre vision de la politique, un autre regard sur la propriété collective. Car ce n’est pas tel ou telle autre injustice qui est forcément au centre du problème, mais toute une logique d’un ordre de domination par la peur, la privation de la liberté, financière qui détruit sans cesse le tissu social congolais dont pour beaucoup c’est devenu une sorte de tremplin politique. On se sert du peuple pour arriver au pouvoir mais lorsqu’on y est on se sert seul sinon avec son clan.

Effectivement nous avons un choix à faire pour notre pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions inutiles et rétrogrades, les conflits et l’égoïsme ou opter pour le combat pour l’unité, le développement et l’égalité. Or, on est loin des jérémiades actuelles des conventions de l’opposition.

Ces gens-là se battent pour autre-chose mais certainement pas pour le peuple.

L’histoire nous enseigne qu’avec le recul, la méditation et la conviction, on finit toujours par remporter les combats même quand certains ne vous accordent aucune chance de réussir. La difficulté ne réside pas dans le fait de livrer une bataille, mais plutôt d’y croire lorsque la vérité est avec vous. C’est un exercice qui demande beaucoup de sacrifice et d’abnégation. Malheureusement, peu d’hommes et de femmes en sont conscients. Ainsi, beaucoup d’entre nous cèdent facilement à la tentation de la corruption. L’âme noire, l’abominable figure, la honte du peuple, le traitre qui vend ses frères comme judas a vendu son DIEU. Le nombre de ceux qui entraînent notre combat dans un exécrable complot, en achetant les consciences, pour obtenir la réhabilitation du Coupable ne se compte plus. Et c’est à prix d’or que se marchande le déshonneur de la justice, le règne du mensonge, l’avilissement d’un peuple par la plus impudente des campagnes.

« Le mensonge même habillé d’un habit blanc ne peut éternellement résister à la force de la vérité. »

Mes frères, pour reconstruire l’unité bafouée, la paix égorgée, la démocratie muselée, il nous faut accepter de marcher tous dans la même direction ; souffrir ensemble aujourd’hui, pour rebâtir un Congo uni et indivisible demain.

 

Jean-Claude BERI

Repost 0
16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 13:24
15/12/2016
Modeste Boukadia Modeste Boukadia
Le 15 novembre 2016, jour pour jour, le président Modeste Boukadia fut sauvagement agressé par M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, sous le prétexte que M. Boukadia l’aurait menacé, alors qu’en réalité, c’est lui, Modeste Boukadia, que M. Pierre Pongui avait entraîné dans un guet-apens dans le but de lui injecter de l’air dans les veines en vue de provoquer la mort subite par AVC. A ce sujet, M. Pierre Pongui n’a d’ailleurs jamais arrêté de dire qu’il avait agi sur ordre de son ministre de tutelle (Cf. Journal Emmanuel, n° 239 du 22/11/2016)

 

Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette tentative d’assassinat à l’actif de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, qui a dit avoir agi sur ordre de son ministre de tutelle.

A l’initiative du Consulat de France à Pointe-Noire, puisque M. Boukadia jouit de la double nationalité (Française et Congolaise), il avait été conduit à la Clinique Guenin pour y recevoir des soins médicaux, suite à son agression et aux sévices subis.

Cependant, il convient de rappeler et préciser que le Consulat de France avait fait hospitaliser M. Modeste Boukadia le 5 décembre 2016. Le même jour, M. Pongui, Directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et parent de feu président Kikhounga-Ngot, avait envoyé à la clinique 3 véhicules Toyota BJ remplis de policiers pour y extraire de force, avec la brutalité qu’on leur connaît, le malade et le ramener à la prison, arrachant au passage la perfusion qui lui était administrée, foulant aux pieds les règles sanitaires et médicales appliquées à tous patients. Ainsi n’y sera-t-il finalement et définitivement admis que le lendemain, le 06/12/2016, sur injonction expresse du Consulat de France à Pointe-Noire.

De source digne de foi, nous apprenons que M. Modeste Boukadia, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) est sorti de la clinique Guenin et a donc réintégré sa cellule hier, 14 décembre 2016, à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, bien que n'étant pas encore complètement guéri.

Selon la source, le président Modeste Boukadia doit être dans un environnement calme et non bruyant, et ne doit subir aucune violence physique ni psychologique.

Ceci dit, notre interrogation est simple : Est-ce le cas dans une maison d'arrêt ? Surtout celle de Pointe-Noire avec ce Pierre PONGUI qui est à l'origine des problèmes actuels de santé de M. Modeste Boukadia, et qui a juré d’avoir sa peau, la peau du président Modeste Boukadia ?

L’incident qui a entrainé cette hospitalisation a été provoqué par un Agent de l’administration pénitentiaire. L'hospitalisation et les examens dans une clinique étant payants, qui va prendre en charge l'ensemble des frais de cette hospitalisation et les autres frais annexes et subséquents à suivre ? Seront-ils à la charge du patient ou de Pierre PONGUI, responsable de la tentative d’assassinat, ou du ministre Pierre Mabiala qui l'a nommé là à ce poste de haute responsabilité, sachant que la personne se droguait, ou le ministère de la justice voire la maison d'arrêt de Pointe-Noire ?

Pourquoi le président Boukadia, qui n’est pas un délinquant ou un prisonnier de droit commun, n’est-il pas placé dans une résidence surveillée ?

Est-ce parce que M. Modeste Boukadia est originaire du sud ?

L’EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

M. BOUKADIA est sorti de l'hôpital, le 14/12/2016 (pdf, 613.7 kB)

Repost 0
14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:04

Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Le président de l’association pour les droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC) n’est pas tendre avec les autorités congolaises. Loamba Moke, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a dressé récemment à Brazzaville, un tableau sombre pour le Congo. En toile de fond, de nombreux cas de violations des droits humains.

Neuf mois après la crise électorale du 4 Avril dernier, les ONG parlent. Loamba Moke a regretté que la torture et les enlèvements soient au top 5 dans le pays. Il est le responsable de l’ONG ADHUC. «Ce ne sont même plus des arrestations », prévient-il. Selon lui, «des enlèvements qui s’opèrent tard dans la nuit, et de façon permanent ». « Cela est contraire à notre législation nationale», a-t-il indiqué.

Il a également affirmé qu’il détiendrait des images liées aux violences post-électorales au Congo. «Nous les avons protégées, afin de montrer comment les populations subissent la torture», a-t-il poursuivi.

Mais les autorités congolaises ont estimé que ces paroles ne sont que des ‘’allégations’’. Mieux, elles disent que c’est de la ‘’critique stérile’’. Elle est savamment entretenue par les « pamphlétaires en matière des droits de l’Homme ». C’est la réplique de Pierre Mabiala, ministre de la justice et des droits de l’homme.

«Le temps des critiques stériles des pamphlétaires en matière de Droit de l’Homme est révolu au Congo », a-t-il mentionné. Pour lui, le pays travaille et avance».

Venant à se prononcer à son tour, Trésor Nzila Kendet a balayé d’un revers de la main les arguments du ministre Mabiala. Il est le Directeur exécutif de l’Observatoire Congolaise des Droits de l’Homme (OCDH).

«Il a raison en tant que membre du gouvernement de tout nier, mais il a tord d’ignorer la réalité. Des arrestations arbitraires et des tortures sont en hausse dans le pays depuis la fin des élections». Soutient-il. Pour lui, des citoyens sont interpellés même pour des faits politiques.

Dix mois après l’élection présidentielle au Congo Brazzaville, certains citadins se disent toujours inquiets pour leur sécurité. Et le pire est que d’autres sont quasiment injoignables depuis lors.

LIRE LA SUITE : http://www.africtelegraph.com/congo-brazzaville-haro-violations-droits-de-lhomme/

Repost 0
13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 17:03

 

Repost 0
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:06

C’était attendu. Et, ça n’a pas raté. Le coup de menton du khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, pointant un doigt accusateur sur les leaders politiques de la région du Pool, a été entendu cinq sur cinq par les courtisans en attente d’un point de chute. L’œil griset un ton menaçant, Denis Sassou Nguesso a sommé les hommes politiques originaires du Pool à sortir du double jeu et à soutenir le gouvernement pour traquer Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi sous peine d’être impliqué pour intelligence et complicité.

L’argument a fait mouche et a provoqué le branle-le bras de combat dans les rangs des membres de la majorité présidentielle originaire de la région martyr du Pool. Les premiers à flairer le danger de la marginalisation et à prendre la mesure de la menace proférées par le boucher de Mpila Denis Sassou Nguesso sont Isidore Mvouba « molinga a komi civil  » et Claude Alphonse Nsilou.

Isidore Mvouba Médor

Isidore Mvouba Isidore Mvouba

Pendant que Denis Sassou Nguesso évoque les actes de banditisme perpétrés par le pasteur Mtoumi, en déclarant qu’il n’y avait pas de crise dans le Pool alors que la région du Pool croule sous les bombes larguées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, Isidore Mvouba « matoyi ma ngongi », lui, accélère et surenchérit la rhétorique en parlant de « coup d’Etat  », « putsch » et « renversement des institutions » par Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi le 4 mars 2016. I. Mvouba, l’enfant de Ouenzé, dévoile ses premières propositions à l’adresse des populations du Pool. Isidore Mvouba, locuteur de la langue Mbochi et au teint jaune papaye, a déclaré : « Frédéric Bintsamou a été pris la main dans le sac d’une tentative de coup d’Etat, d’un putsch contre le pays et il s’est réfugié dans les forêts du Pool où il pille, vole, viole et tue » (Les Dépêches de Brazzaville, 21 novembre 2016.) Le député de Kindamba, Isidore Mvouba, « sassouiste assumé  » rejette le terme de brocardeur des populations de la région du Pool.

Rebondir coûte que coûte, tel est le défi à relever par les recalés du dernier remaniement ministériel. Parmi les hommes du Pool qui se sont livrés à la danse du ventre des recalés figure en bonne place alors l’inusable Isidore Mvouba, redoutable homme d’affaires à l’instar des dignitaires du pouvoir, natif de Kindamba dans la région du Pool. Ce kongo d’Oyo se bat comme un diable dans un bénitier en vue de conserver son beefsteak pécétiste. Tribun hors pair formaté à l’école du marxisme et piètre politique, la justification d’Isidore Mvouba sur les bombardements des populations du Pool entre 1998 et 2002 frisait la schizophrénie. C’était, plaida-t-il, «  les gens du Pool qui avaient imploré que Sassou leur largue des bombes sur la tête, pour déloger Ntoumi ». Ce délire verbal lui colle à la peau comme la tunique de Nessus.

Alphonse Silou filou

De son côté, le ministre d’Etat, Claude Alphonse Silou, a invité ses compatriotes de la région de mettre tout leur savoir-faire en pratique afin de « ramener la paix dans le Pool », là où Jean Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, Serge Oboa, Charles Richard Mondjo et Guy Blanchard Okoï appuyés par des mercenaires angolais, centrafricains, tchadiens, zaïrois, sud-africains et des instructeurs israéliens ont échoué jusqu’ici. Comprenez qu’il encourage la délation et la dénonciation  comme la police de Vichy sous l’Occupation.

Isidore Mvouba et Claude Alphonse Nsilou, les deux enfants terribles du Pool, ont enfourché et embouché le discours de la stigmatisation des populations du Pool. Pour ces deux hommes, l’équation est simple : «  livrer le pasteur Ntoumi à Sassou pour ne plus recevoir les bombes sur la tête ». Denis Sassou Nguesso a poussé le ridicule en implorant les sages et le roi téké et vili de lui « ramener  » le afin d’initier le dialogue que le pouvoir de Brazzaville freine des quatre fers.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 00:21
 
Le prisonnier politique d'opinion, Modeste Boukadia, président du CDRC, ici sur son lit d'hôpital, après avoir échappé à la tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre Pongui...
 
 

Prisonnier politique, le décès de Modeste Boukadia en prison sera considéré comme un assassinat

PRISONNIER POLITIQUE : LE DECES DE MODESTE BOUKADIA EN PRISON SERA CONSIDERE COMME UN ASSASSINAT

Il est une chose d'être un dictateur et une autre d'avoir le goût du sang des autres au point de vouloir leur mort, cher monsieur OUI POUR SANG. Lorsqu'on emprisonne quelqu'un a fortiori quand il s'agit d'un prisonnier politique, l'Etat se doit de tout faire pour qu'il reste en vie - afin d'exécuter sa peine - surtout quand il s'agit d'une peine imaginaire comme celle qui frappe le prisonnier politique Modeste Boukadia. Combien savent que même les Blancs racistes à l'époque de l'Apartheid en Afrique du Sud envoyèrent secrètement Nelson Mandela à Londres pour le soigner parce qu'il aurait contracté la tuberculose en prison ? La mort d'un prisonnier politique en prison est une catastrophe pour l'image de n'importe quel Etat, pas simplement une dictature.

Nous apprenons avec tristesse la détérioration de l'état de Santé de monsieur Modeste Boukadia, président du CDRC, arbitrairement embastillé au Congo depuis le mois le vendredi 15 janvier 2016. L'opposant politique à la barbarie des crocodiles du PCT a été hospitalisé le 5 décembre 2016 à l'hôpital Guénin de Pointe-Noire. Et nous pouvons à juste titre affirmer que les assassins du PCT y sont pour quelque chose, ceux-là mêmes qui se sont précipités à l'hôpital pour ôter ses perfusions afin de hâter sa mort.

Nous avons appris qu'il avait fait l'objet de tentative d'assassinat bien avant cela. C'est donc normal que nous déduisons que la détérioration de sa santé a été pensée, conçue, voulue, exécutée, provoquée. Même si sa nourriture et son eau proviennent de l'extérieur, elles passent forcément entre des mains expertes en empoisonnement avant de lui parvenir. Quand on s'empresse d'arrêter le traitement d'un malade dans un hôpital, c'est que l'on souhaite sa mort et seul Denis Sassou Nguesso peut ordonner une chose pareille. Modeste Boukadia est en fait condamné à mort - sans que le gangster d'Etat Denis Sassou Nguesso bardé d'impunité absolue ne le dise clairement. 

Que le régime dictatorial de la Bête de l'Alima sache que la mort de monsieur Modeste Boukadia en prison sera considérée comme un assassinat politique. Nous ne le souhaitons pas, mais si pareille tragédie survenait, cette affaire entacherait pour de bon l'image de Denis Sassou Nguesso, car elle retentirait dans le monde entier comme un cas de non assistance de personne en danger. Et il est bon de notifier que les tribunaux internationaux seront saisis à cet effet. En prison, la responsabilité du maintien en vie d'une personne incombe à l'Etat. Si l'Etat se montre négligent au point de ne remplir ses obligations, il peut être poursuivi à plus d'un titre.

Modeste Boukadia est un citoyen français. La citoyenneté possède un caractère universel. Il n'y a pas un citoyen moins citoyen qu'un autre - même en cas de double nationalité. Qui dit double nationalité dit deux nationalités à 100%, deux nationalités qui s'exercent en même temps et en tout lieu, ensemble, simultanément. On n'est pas Congolais au Congo et Français en France seulement. On est Franco-congolais en tout lieu et tout le temps. L'espace n'est pas un vecteur discriminant de la citoyenneté. 

Il n'y a pas de demi-citoyenneté. La citoyenneté est pleine, jamais à moitié et elle s'exerce bien au-delà du territoire. C'est en cela qu'on peut invoquer à son propos le principe d'universalité. ON EST CITOYEN D'UN PAYS OU ON NE L'EST PAS. IL N'Y A PAS DE DEMI-MESURE. A ce titre, la France lui doit des égards comme la Grande Bretagne doit des égards au prisonnier politique Paulin Makaya. Ce n'est pas une simple question de peau, de lieu ou de résidence.

L'honneur de ces deux puissances est en jeu : si elles ne peuvent oser intervenir en faveur de leurs citoyens, les familles Makaya et Boukadia doivent se retourner contre elles en estant en justice en France et en Grande Bretagne : il y a bien dans ces deux cas non assistance à citoyens français et britannique en danger. Que le CDRC et la famille Boukadia prennent leurs responsabilités. Il en est de même du côté de monsieur Paulin Makaya.

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/12/prisonnier-politique-le-deces-de-modeste-boukadia-en-prison-sera-considere-comme-un-assassinat.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

Repost 0
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:21

kongo_bakongo-481x413

 «  La culture d’une nation est le miroir où se reflètent ses connaissances, ses croyances et ses traditions originales. C’est, en bref, une clé à l’aide de laquelle on peut ouvrir la porte de la connaissance de son peuple et de ses institutions. Un jugement clair reposant sur des informations exactes est, à son tour, le vrai chemin vers l’amitié et la sympathie parmi les nations du monde. »

Le Prince F. KONOYE

  1. APERCU SUR LA CREATION DU ROYAUME DE KOONGO

Il existe une documentation abondante sur l’Histoire de l’ancien royaume de Koongo. Une liste des sources et travaux concernant l’histoire de l’ancien royaume a été publiée en 1953 par Mgr J. CUVELIER. Du XVIe au XVIIIe, les récits de voyage et les relations des missionnaires ont composé des tableaux plus ou moins détaillés de la société et de la civilisation Koongo.

A dire vrai, c’est à la fin du XIXe siècle que les historiens attachés à la connaissance de l’ancien royaume de Koongo, vont pondre des travaux d’une importance capitale. A titre d’exemple, PAIVA MANSO a effectué, en 1877, une publication de sources portugaises qui fut complétée par A. DE ALBUQUERQUE FELNER en 1933. Puis le mouvement de recherche s’est accéléré ; le révérend père ANTONIO BRASIO fait paraître, coup sur coup, les quatre premiers volumes des Monumenta Missionaria Africana (1953-1954) où figurent des textes originaux du XVIe siècle se rapportant à Koongo et à l’Angola ; Mgr J. CUVELIER édite diverses relations, puis, avec la collaboration de l’abbé J. JADIN, commence à publier en 1954 une vaste documentation intitulée : L’ancien Congo d’après les archives romaines (1518-1640)

D’après l’auteur inconnu de l’Historia do reino do Congo, rapporté par le sociologue et Kongologue Français Georges BALANDIER, le royaume de Koongo aurait été crée en 1275, mais pour la plupart des auteurs ou anciens chroniqueurs, ayant séjourné à Mbanza Koongo ou San Salvador, la capitale du royaume de Koongo, celui-ci aurait été crée à la fin du XIVe siècle.[ BALANDIER G. « La vie quotidienne au royaume de Kongo du XVIe au XVIII siècle » Hachette 1965 P.22. ]  [VANSINA « Les anciens royaumes de la savane » Presses universitaires du Zaïre 2e édition Kinshasa 1976 P.31.

Le héros fondateur du royaume de Koongo est NIMI LUKENI qui, au moment de son accession au trône adopte l’appellation de NTINU WENE, c’est-à-dire du grand chef ou roi. Les traditions locales recueillies par les anciens chroniqueurs affirment que ce dernier était originaire d’un petit royaume dénommé VUNGU (situé sur la rive septentrionale du royaume de Koongo).

Après avoir réussi ses premières conquêtes que constituent la province de SUNDI, une des six provinces du royaume, NIMI ou NTINU WENE sera confronté par un haut dignitaire et grand propriétaire des terres sur lesquelles, il entendait exercer son autorité royale dénommé NSAKU. Pendant plusieurs mois NSAKU ne voudra guère du jeune NIMI LUKENI qu’il considérera comme un usurpateur. Ce n’est qu’à la suite d’une médiation menée par des notables des contrées environnantes que NSAKU mettra fin aux hostilités en acceptant le jeune NIMI et surtout en lui confiant l’administration des affaires politiques du royaume. NSAKU lui-même étant chargé du pouvoir spirituel et, entre autres, de l’intronisation du roi et de ses successeurs.

  1. LES COMPOSANTES ETHNIQUES DE L’ANCIEN ROYAUME DE KOONGO

L’illustre kongologue congolais Raphaël BATSIKAMA, rapporte que la création du royaume de Koongo aurait connu trois grandes étapes évolutives qui sont : [L’Ancien Royaume du Congo et les BaKongo, L’Harmattan 1999 P.180.]

  1. L’ETABLISSEMENT DU PREMIER FOYER DANS LA FONDATION DU ROYAUME DE KOONGO : LE KOONGO-DYA-MPANGALA

L’aïeule de tous les Congolais ou Koongo est NZINGA, fille de NKUWU, elle fut mariée à NIMI et eurent trois enfants (deux garçons et une fille) : VITA NIMI, MPANZU’A NIMI et LUKENI LWA NIMI.

  • VITA NIMI : Fils aîné du couple NZINGA-NIMI, il est aussi appelé NE VUNDA ou NSAKU, le diplomate, le négociateur, celui qui prépare les voies et aplanit toutes les difficultés.
  • MPANZU’A NIMI: réputé pour être un audacieux, un courageux. Il fut un excellent agriculteur et un habile cuisinier. C’est ainsi qu’il fut appelé NDAMB’A NGOLO.
  • LUKENI LWA NIMI : Unique fille d’une fratrie de trois enfants, elle fut aussi appelée VUZI du fait de son caractère difficile.

En somme, la famille (lignage) NZINGA, la responsable pour la création et l’administration de ce premier foyer congolais, fut, à cause de toutes ces caractéristiques du pays, dénommée KYANGALA.

  1. L’ETABLISSEMENT DU SECOND FOYER OU DE KOONGO-DYA-MULAZA

Après que les Bâtisseurs de Koongo aient réussi à instaurer un ordre socio-politique à Mbanza Koongo ayant de surcroît une forte influence dans les contrées environnantes, le lignage de NSAKU fut principalement chargé d’envoyer quelques membres en missions de reconnaissance et d’exploration. Ceux-ci, s’orientèrent vers l’Est en réussissant par mettre à l’actif de leurs conquêtes des terres ou des régions que sont :

Mpângala, Matâmba, Nsôngo, Nsuku, Nsûndi, Mbâmba, Nsânga, Mpindi, Mpûmbu, Mbûnda, Ngôyo, Bêmbe, Mbînda, Mpêmba, Nsônso, Mbwêla, Lemba, Ndîngi, Kimbôngo, Kindûndu, Zânga, Kôngo, Kikôngo, Kingôyi, Kinsaku, Kinsâsa, Zâmba, Boko, Kimbânda, Kimbîmbi, Ngômbe, Pâza, Ngûngu, Ngându, Lukuni, Mpese, Luwânda, Kinzûndu, Kimpângu, Musânda, Kûmbi.

Ces régions ou territoires, selon qu’ils aient appartenu aux NZINGA, aux NSAKU, ou aux MPANZU portaient des dénominations suivantes

  • NZINGA : Mbâmba, Ngôyo, Mazînga, Kinânga, Mbinda, (Kabînda), Mpângala (Sud)
  • NSAKU : Mpêmba, Kakôngo, Mbata, Nsânga, Zômbo, Lêmba, Kiyaka, etc (Centre)
  • MPANZU : Mpângu, Nsûndi, Vûngu, Lwângu, Nsôngo, Nsuku, Mpûmbu, Ndôngo, Dôndo, Yombe, Kimbangu, etc (Nord)
  1. L’ETABLISSEMENT DU TROISIEME FOYER OU KOONGO DYA MPANZU

D’après Raphaël BATSIKAMA dont les sources bibliographiques sont très abondantes sur l’histoire de l’ancien royaume de Koongo, le Koongo-dya-Mpânzu semble être la partie territoriale où les ethnologues européens ont le mieux réussi à fabriquer des races et des tribus. [ BATSIKAMA R. Opcit. P.211.]

Les lignages, les mêmes que partout ailleurs dans le Royaume du Congo, comme on a pu le remarquer, deviennent, observe-t-il, au Kôngo-dya-Mpânzu autant des peuples, des races et des tribus. Parfois même, les descendants d’un même lignage, bien que parlant une même langue, constituent, conclut-il, plusieurs tribus, plusieurs races, plusieurs peuples.

Ainsi l’on y compte, pour le lignage (la famille) de :

  1. MPÂNZU: des Bêmbe, des Dôndo, des Lâmba, des Lûmbu, des Lwângu, des Pûnu, des Sûndi, des Wûmbu, des Yômbe, etc.
  1. NSAKU: des Kâmba, des Kota, des Tsângi, des Vili, des Yaka, etc.
  1. NZÎNGA : des Bwênde, des Ghângala, des Kabinda, des Kunyi, des Mbâma, des Minkenge, des Nyânga, des Woyo, des Yînda, des Lâdi ou habitants d’une partie du Nsûndi établis notamment sur la rivière Lulâdi (Lunzadi), des Batséké, des Yâ-Ntatu,

Il ressort ainsi de cette étude monographique que les originaires des régions sud du Congo-Brazzaville sont les descendants directs de NIMI LUKENI ou NTINU WENE autrement dit sont des Koongo du moins pour la plupart à savoir :

SÛNDI, BÊMBE, LÂDI, DÔNDO, KÂMBA, VILI, GHÂNGALA, KUNYI, KOTA, LÛMBU, MINKENGE, WÛMBU, WOYO, PUNU ETC.

Dans son ouvrage sur « Les Kongo Nord-Occidentaux » publié aux éditions Presses Universitaires de France en 1959, Marcel SORET dresse une liste des composantes ethniques Koongo avec leurs variantes au niveau des appellations que sont :

  1. LAADI : Ladi, Lali, Lari, Ballali, Balari, Bwende…
  2. FUMBU : Bafoumbou, Bamfumu…
  3. KOONGO : Koongo tséké, Koongo yâ Ntâ-ntu…
  4. SUNDI : Nsundi, Bassoundi, Bazundi…
  5. GANGALA : Bahangala, Bagangala, Bagaangala…
  6. NYANGA : Minyanga, Manianga, Bamanyanga, Mayangasi…
  7. BEMBE : Babembe, Babeembe…
  8. KENGE : Kenge, Mikenge, Mikengue…
  9. DONDO : Badondo ; et peut être Ba Inda…
  10. KAMBA : Bakamba, Bakemba, Bakaamba, Nsuku…
  11. KUNYI : Bacougni, Bacoungni, Bakougni, Bakouni, Bakuni…
  12. YOMBE : Bayombe, Bayumbi, Mayombe, Mayumbe…
  13. WOYO : Bahoyo, Bawoyo, Bayoyo, Bawooyo…
  14. VILI : Bavili, Vili, Kabinda…[ SORET M. « Les Kongo nord-occidentaux » P.U.F. 1959 P.2.]

Par RUDY MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU (TAATA N’DWENGA)

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0