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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 00:24

"Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple. Et le peuple doit répondre..." (président François Hollande, Octobre 2015).

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Après le QUITUS, Sassou Nguesso a cru que le président Hollande, au nom de la France, lui avait donné le droit de tuer, de massacrer tout ou partie d'un peuple. Comme entre 1998 et 2005, pendant 7 ans, la région du Pool est à nouveau à feu et à sang. Un véritable châtiment collectif pour appartenance ethnique.

Quand les tueurs claniques des Sassou & Nguesso sont de bonne humeur, ils vous donnent ceci, en cadeau, parce qu'ils vous laissent la vie sauve :

 

01-torture-dgst-brazzaville

 

 

0000000-01-la-torture-02-de-sassou-et-ndengue-22-10-2015-copie

 

Malheureusement, si vous n'avez aucune chance, et quand ces tueurs Tontons macoutes décident autrement, alors il arrive ce qui suit ci-après :

 

01-genocide-4-du-pool

 

 

01-genocide-5-du-pool

 

Aujourd'hui, ceux qui savent se taisent et ceux qui peuvent s'abstiennent. Qu'on ne vienne pas nous dire, demain, qu'on ne savait pas !

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 21:16
bras-armés-sassou bras-armés-sassou

 

Le Directeur Général d’Edition et de Publication du Bihebdomadaire Talassa a été enlevé ce matin à 4 heures du matin par dix-sept hommes armés jusqu’aux dents. Il a été malmené quelques part, à la brigade de la gendarmerie de Bacongo puis à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST). Il est reproché au D.G de Talassa la publication dans sa livraison n°439 du lundi 09 janvier 2017 du message du Pasteur Ntumi aux Congolais ainsi que de l’article sur les officiers Ndengué, Monkala Tchoumou, Mvoula, Malela, Banongo et Kengué qui refusent d’aller à la retraite alors que leur âge a sonné.

Sur la diffusion à la page 6 du message du Pasteur Ntumi au Congolais, on colle à Ghys Fortuné Bemba Dombe qu’il serait en complicité avec Frédéric Bintsamou. Alors que ce message a été diffusé par les réseaux sociaux. C’est donc à travers ces médias en ligne que Talassa a reproduit ce message pour informer l’opinion nationale et internationale, qui étaient sûrement déjà informé de ce message puisque les Congolais sont aujourd’hui accrocs au net.

En ce qui concerne les métiers d’informer, l’équilibre de l’information dans un débat contradictoire est une exigence recommandée. Le président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC) Philippe Mvouo le sait très bien, même s’il est enseignant de profession, mais il est entouré des techniciens. Comment peut-on affirmer que Talassa serait en complicité avec Ntumi par le simple fait qu’il a rendu public ce message ? Ce qui prouve à suffisance que les Jean Dominique Okemba, Ndengué, Monkala Tchoumou, Serge Oboa, etc. roulent le chef de l’Etat dans la farine pour qu’il ne comprenne réellement ce qui ce passe sur la crise miraculeuse du Pool.

En acculant le D.G de Talassa, ils s’accusent comme étant les vrais complices de cette guerre qui ne finit pas.

Le deuxième article, c’est celui intitulé : « Nganongo, Ouosso et Bininga interpellés : Les officiers Ndengué, Monkala Tchoumou, Mvoula, Malela, Banongo et Kengué refusent d’aller à la retraite ».

Ceci n’est que la vérité, rien que la vérité. Que ces derniers prouvent et justifient qu’ils sont nés dans les années 1970 pour qu’ils continuent à exercer. Au moment où l’on parle de rupture, rigueur et surtout de la vérité, le Chef de l’Etat devrait faire appliquer ce triptyque à ses collaborateurs immédiats. Le pauvre fonctionnaire est automatiquement mis à la porte de la Fonction publique lorsqu’il totalise ses 60 ou 65 ans. Au nom de quelle loi ces officiers supérieurs et généraux s’accrochent-ils à leurs fonctions ? Si monsieur Denis Sassou Nguesso n’intervient pas lui-même dans cette affaire en demandant à ses officiers d’aller se reposer, son message du 31 décembre 2016 sur la rigueur et la vérité n’aura plus de sens. Car lui-même ne serait donc pas rigoureux et qu’il ne dit pas la vérité.

Pire, dans l’affaire ayant conduit à l’interpellation de Ghys Fortuné, il n’y a pas de plaignants. La loi sur la liberté de presse donne la latitude à une personne qui serait incriminé où diffamé par voie de presse, fasse recours soit devant les tribunaux soit par un droit de réponse. Ce qui n’est pas le cas.

En plus, au terme de la loi n°8 – 2001 sur la liberté de la presse au Congo, aucun journaliste ne peut plus être jeté en prison pour délits de presse.

D’où vient-il que Ndengué et consort puisse procéder à l’arrestation sans condition d’un journaliste qui fouille bien ses informations ?

Et que dit Philippe Mvouo du CSLC sur l’arrestation d’un journaliste dans son pays ? Bien que Philippe Mvouo soit manipulé et téléguidé et instruit par le « Tout Puissant J.F. Ndengué », il était déjà sur la bonne procédure en convocant Ghys Fortuné à une séance de travail ce jeudi 12 janvier 2017 à ses bureaux. Oui, manipulé, téléguidé et instruit et peut-être commandé parce que lundi 10, un jour avant sa convocation signé de son secrétaire administratif Miettet Likibi, il est convoqué d’urgence chez son cadet Ndengué. Oko Ngakala également a reçu des ordres de la part de Ndengé pour donner la forme judiciaire à l’anéantissement de Ghys Fortuné. Il vient même de publier même un communiqué pour concrétiser les ordres reçus du « Tout Puissant général retraité » qui refusent d’aller à la retraite.

Nous suivons, minutes après minutes et heures après heures cette affaire !                                                                

Yombo Lefort

LIRE LA SUITE : http://zenga-mambu.com/2017/01/12/les-deux-principaux-articles-pour-lesquels-ghys-fortune-bemba-dombe-du-journal-talassa-paie-le-lourd-tribut/

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 13:34

Carte du Pool indiquant  la zone où se déroulent les affres  et exactions (surlignée en rouge) 

 

Carte du Pool indiquant les affres et les exactions

Introduction

Depuis avril 2016, il se déroule dans le Département du Pool un conflit armé opposant l’armée aux ex-combattants du Pasteur Ntoumi. La situation humanitaire, déjà alarmante depuis juin 2016, a empiré suite à l’intensification de cette crise. Les populations civiles fuyant les combats abandonnent tous leurs biens et se réfugient  dans les localités où leur survie peut être garantie.

Le présent rapport présente les résultats de l’évaluation de la situation humanitaire réalisée en novembre 2016 par  Caritas Congo dans ce Département.

1 – Méthodologie et outils de travail

Pour cette évaluation, Caritas Congo a effectué des missions de terrain  et a consulté les relais du réseau Caritas Congo se trouvant dans les zones de crise pour une collecte directe des données auprès des déplacés, des responsables religieux, des chefs de quartier, des chefs de village, du Directeur Départementale de l’Action Humanitaire du Pool et des autorités locales  (Représentants de la Préfecture et des Sous-Préfectures touchées par la crise : Kinkala, Goma Tsé-tsé, Mayama, Mindouli, Mbandza-Ndounga ).

Certaines données sur les personnes déplacées nous ont été communiquées par les Comités locaux de crise.

Les sources secondaires ont été mises à profit pour la collecte, l’analyse des données et pour consolider la collecte et le traitement de ces données. L’approche MIRA  « Multi Cluster Initial Rapid Assessment » ou « Evaluation rapide initiale en situation de crise » , les outils de Diro et de Caritas Internationalis ont été aussi utilisée.

2 - Rappel des événements déterminants et sous-jacents de la crise

- Contestation des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 par M. Frédéric BITSANGOU (Pasteur NTOUMI), ancien Délégué Général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre (avec rang de Ministre) et ancien chef rebelle de la milice « Ninja nsiloulou » ;

- Actes de vandalisme et de destruction,  attribués aux ex-combattants de M. BITSANGOU,  des domiciles privés et des structures publiques (Postes de Polices et Commune de Makélékélé) dans les quartiers Sud de Brazzaville, les 03 et 04 avril 2016 ;

 - Pilonnages, le 05  et le 15 avril 2016,  par les hélicoptères militaires des localités de Soumouna, Mayama et Vindza, villages abritant les résidences de M. BITSANGOU ;

-  Déclanchement d’un conflit armé entre les forces publiques et les ex-combattants ;

- Déploiement d’un grand effectif de militaires dans tous les principaux villages du Pool.

3 – Localisation et accessibilité

3.1-Principales zones touchées par la crise

Le conflit armé se déroule dans cinq (5) districts : Mayama, Kinkala, Goma Tsé-tsé, Mindouli et Mbandza-Ndounga. 

[ ... ]

LIRE LA SUITE EN CLIQUANT SUR LE LIEN PDF CI-DESSOUS :

RAPPORT DE L'EVALUATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE DANS LE POOL (30/11/2016) (pdf, 881.3 kB)

CARITAS-POOL : EVALUATION RAPIDE CARITAS - 19/04/2016 (pdf, 6.9 MB)

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 18:34
La région du Pool - Terrain de chasse de Sassou et son clan La région du Pool - Terrain de chasse de Sassou et son clan

 

A peine souhaités les meilleurs vœux pour cette année 2017 que la dictature du Congo-Brazzaville nous ramène à la dure réalité de la vie congolaise faite de chaos, de complots, de meurtres, de massacres et de guerre civile. Le répit aura été de courte durée tant le dictateur se rappelle brutalement à nous.

 

Ce début d’année 2017 commence mal. Dans une parodie dont il a le secret, l’État congolais dirigé par une bande d’incapables vient d’inculper Paulin Makaya et ses codétenus d’atteinte à la sécurité de l’état, d’assassinats, de complicité d’évasion, complicité de détention illégale de munitions et d’armes de guerre, alors que ces derniers étaient déjà en détention à la maison d’arrêt de Brazzaville sous la garde des miliciens du pouvoir. Faut-il rappeler que dans un État de droit, la sécurité des biens et des personnes incombe à l’État. Pas besoin d’être un grand juriste pour voir que tout ceci est cousu de fil blanc et constitue une énième mascarade après l’épopée manquée de New York.

L’humiliation infligée à Paulin Makaya menottes aux poignets, acteur politique congolais, exhibé comme un trophée de guerre devant les médias locaux, nous consterne tous en tant que démocrates épris de justice. Je suis meurtri dans ma chair en voyant ces images qui nous déshonorent tous. Cet homme fidèle à ses convictions a su garder le sourire car la cause qu’il défend est juste. Il entend ainsi rappeler à ses tortionnaires qu’ils peuvent emprisonner un homme mais pas ses idées de paix, justice, travail et tolérance que nous continuerons à faire vivre.

Le ton est donné. En cette année 2017, ce pouvoir aux abois hausse le ton afin de nous mettre au pas dans des mises en scène savamment orchestrées par l’aboyeur du pouvoir qui sert subsidiairement de Procureur de la république. Décidément après la diplomatie, un autre corps de l’administration congolaise vient d’être à nouveau ridiculisé aux yeux du monde. Personne d’entre-nous ne sera épargnée car pour les maîtres du Congo le festin n’est pas encore terminé malgré leurs nombreuses déconvenues.

Allons-nous laisser faire ? La trêve des confiseurs n’a pas eu lieu car le Prince tel un métronome nous déroule son rouleau compresseur en se moquant éperdument de nos récriminations. Les entend-il ? Ce régime fait des siennes.

Le temps est arrivé pour trouver les voies et moyens afin de mettre un terme à ce qui est un naufrage collectif. Nous ne pouvons démarrer une nouvelle année sans avoir fait le bilan de nos actions antérieures. Le fait que ce pouvoir soit toujours en place est un échec pour nous. Toutes nos tentatives sont restées vaines. Nos propositions de dialogue inclusif n’ont même pas été relayées par nos hommes d’église qui ont préféré les honneurs de cette dictature à la misère du peuple. N’ont-ils pas reçu en cadeau de ce régime, le baiser de Judas, une somptueuse demeure construite avec l’argent de la corruption qui contribue à appauvrir encore un peu plus les citoyens congolais. C’est le prix de la trahison de nos hommes de Dieu qui se murent depuis lors dans un silence si assourdissant que l’on entendrait une mouche voler. Sous d’autres cieux, ils seraient qualifiés de lâches et de planqués. Même les fidèles ont déserté leurs églises.

En face de nous, en RDC, les évêques qui ont fait le vœu de pauvreté et d’assistance aux plus démunis, ont pris leur responsabilité en tant que citoyens. Ils ont initié un accord entre les hommes politiques. Quant à nos évêques rouges, ils se complaisent dans des célébrations des baptêmes, des mariages et des messes de requiem, seules activités génératrices de ressources nécessaires à leur survie. La foi les a quitté et ils se comportent comme une chorale chantant les louanges et les vertus de l’enfant d’Edou.

Quant à nous autres progressistes engagés dans ce combat citoyen, il nous revient d’avoir une éthique de conviction et de responsabilité. Ceux qui se préparent déjà à se lancer dans les futures batailles législatives pour partager le gâteau avec ceux que nous avons toujours combattus, auront encore une fois de plus trahi le peuple congolais en manque de repère. Gageons que cela ne devienne pas une marque de fabrique de l’opposition congolaise. La situation devient intenable et ne peut plus durer. Le leadership est contextuel et la nature a horreur du vide. En l’absence de certains de nos leaders soit emprisonnés, soit traqués, il nous revient de choisir le meilleur d’entre-nous afin qu’il croise le fer avec cette tyrannie. “ Parfois ce sont les personnes que l’on imagine capables de rien qui font les choses que personne n’aurait imaginé ”.

Congolais brisés, Congolais outragés, Congolais humiliés, Congolais bafoués, Congolais tyrannisés, Congolais martyrisés, mais le Congo sera libéré de ce calvaire. Il ne tient qu’à nous de prendre en main notre destin en changeant notre fusil d’épaule. Le combat a toujours été dur et le restera jusqu’à la victoire finale en sachant que notre dictateur ne nous facilitera pas la tâche. La réconciliation nationale passera obligatoirement par le dialogue inclusif, lieu d’expression de toutes les vérités qui fâchent, afin de construire un pays, le Congo, qui nous appartient tous. Notre rôle est de rassembler les Congolais pour recréer le lien social seul gage de pérennité pour la paix et le développement dans un contexte de justice sociale.

C’est Vauvenargues qui écrivait : “ Le courage est la lumière de l'adversité.” Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Rien ne nous sera donné, ainsi nous devrions aller la chercher cette libération avec nos dents. Le peuple congolais désespère et se désole d’une situation catastrophique devenue endémique. Soyons au rendez-vous que nous impose l’histoire de notre pays. Ne faisons pas partie de ces hommes qui poussés par les événements, ne se hissent pas à leur portée.

Ghandi dans sa lutte contre l’occupant anglais disait : “ Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’hommes d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir. ” N’oublions pas que la désobéissance civile est une voie pacifique de résistance à un ordre injuste qui nous prive de nos droits civiques et sociaux.   

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 13:37

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 15:39

La preuve est faite. Le boucher d’Oyo, Denis Sassou Nguesso reste égal à lui-même : un être dépourvu de toute humanité. Au Congo-Brazzaville, les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool croupissent sous les bombes lâchées par les hélicoptères pilotés par les mercenaires ukrainiens, dans le message à la nation du 31 décembre 2016, Denis Sassou Nguesso n’en a soufflé mot. Du vrai cynisme. A l’égard des populations du Pool qui errent à travers les forêts et qui sont entassées dans les camps de réfugiés, Denis Sassou Nguesso n’a pipé aucune parole de compassion. Alors qu’une partie du territoire est en guerre, Denis Sassou Nguesso choisit délibérément de ne pas évoquer le sujet.

Dans son allocution, le khalife d’Oyo a rendu un hommage appuyé à l’endroit de sa force armée tribale et ses supplétifs étrangers qui bombardent quotidiennement le département du Pool depuis le 4 avril 2016 à la recherche de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi, en déclarant : « Il s’agit des vaillants officiers et des braves soldats de nos forces de défense et de sécurité dont je salue l’esprit de mission, d’abnégation et de sacrifice qu’ils consentent au quotidien pour assurer notre sécurité et notre quiétude collectives. Mes meilleurs sentiments vont à eux » . Comprenez : continuez de massacrer et merci pour les bons et loyaux services. Les miliciens massacreurs des populations du Pool ont été gratifiés de mots de consolation.

Sassou dans le déni

En revanche, Denis Sassou Nguesso n’a eu aucun mot pour les paisibles et innocentes populations du Pool actuellement sous les bombes d’un président autocrate qui est corrupteur, oligarchique, irrespectueuse des plus fondamentaux droits de l’homme, tels le droit à la vie, le droit à l’éducation, le droit au soins de santé, la liberté d’expression et de manifestation. Dans l’imaginaire embrumé de Denis Sassou Nguesso les populations de la région du Pool n’existent pas. D’ailleurs, les deux têtes de l’exécutif avaient déjà annoncé les couleurs en affirmant « qu’il n’y avait pas de crise dans la région du Pool  » pour Denis Sassou Nguesso et « qu’il n’y avait pas de bombardements dans le Pool » pour Clément Mouamba, le premier ministre. Les deux têtes de l’exécutif dirigent le Congo-Brazzaville en faisant abstraction du drame de la région du Pool. Denis Sassou Nguesso ne porte pas le Pool dans son cœur, les populations du Pool le lui rendent bien. La dernières élection présidentielle de mars 2016 en est la parfaite illustration. L’homme d’Edou/Penda a été massivement rejeté par les populations du Pool qui n’ont pas la mémoire courte. Dans cette région du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso a mordu la poussière. Ce qui a d’ailleurs provoqué le courroux de Sassou Nguesso. Le locataire de Mpila ne s’en est jamais caché.

Denis Sassou Nguesso dans son gargarisme lexical du 31 décembre 2016 termine par sa surenchère verbale, expression d’une escroquerie habituelle et pathologique d’une « République une et indivisible, laïque, solidaire et fraternelle. La République, lieu du rassemblement de tous les fils et de toutes les filles de la nation ; havre où sont accueillis, dans la paix, la sécurité, la cohésion, l’unité et la solidarité de tous les citoyens du Congo : les nantis, les pauvres, les vulnérables, les intellectuels, les cadres, les ouvriers, les paysans, les croyants, les athées, les fourvoyés et les égarés  ». Du pur vent. Au train où vont les choses au Congo-Brazzaville, le discours sur la « République une et indivisible, laïque, solidaire et fraternelle » apparaît pour ce qu’il est depuis l’avènement de Denis Sassou Nguesso au pouvoir : des formules pompeuses et creuses. Ces belles paroles de Denis Sassou Nguesso sont contredites par les faits. Pour preuve. Pour parer aux désagréments causés par la situation qui prévaut dans la région du Pool, un pont aérien a été établi entre Brazzaville et Pointe-Noire et un contournement de l’axe Brazzaville-Kinkala a été mis en place, en lieu et place de l’instauration d’un véritable dialogue, seule issue de sortie de la crise. Les enfants de la région du Pool privés de scolarité n’ont eu droit à aucun mot de solidarité dans les vœux de Denis Sassou Nguesso du 31 décembre 2016. Au Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, tout se passe comme si rien ne se passe dans la région du Pool.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 15:27

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Débit de boisson sans clients 1er janvier 2017

Lettre ouverte aux généraux chargés de la Sécurité

Messieurs,

Jean Dominique OKEMBA S.G du Conseil National de Sécurité

Jean Baptiste Gnakalo Commandant de zone militaire de Brazzaville

Victor MOIGNY Commandant de la Gendarmerie

Jean François NDENGUET Directeur Général de la Police Nationale

Vous avez la responsabilité de l’ordre et de la sécurité des congolais et tout particulièrement à Brazzaville. Votre première mission est celle d’assurer la liberté de tous.
Seulement vous avez privé les habitants de Bacongo des fêtes de Noël et du Nouvel An, les seules fêtes que les congolais célèbrent, au prix de nombreux sacrifices pour offrir à la famille un moment de réjouissances. Vous avez changé ce temps de fête en moment de peur et de violence, interdisant les gens à ne pas occuper l’espace public.et orchestrant un cortège incessant de BJ remplis d’hommes armés jusqu’aux dents ?

Est-ce assurer la sécurité en terrorisant les populations ? Les confiner dans les limites de leurs parcelles ? D’où viendraient les ninjas si vous avez occupé tout le Pool et les entrées de Brazzaville ? S’il en fallait c’est donc la preuve que vous les considérer tous comme des ninjas : il en est bien ainsi : les jeunes gens sont raflés, enfermés et libérés sous caution de 30000 à 120000Frs.

Ces malheureux, qui manquent de travail, d’eau et d’électricité, ne demandent qu’à vivre. Vous les avez privés de tout, vous prenez le peu de liberté qui leur reste. La traque de Ntoumi, n’est donc qu’un prétexte pour exterminer les Kongo ?

Bacongo, une prison à ciel ouvert pendant que les quartiers nord fêtent paisiblement.
Vous porterez la responsabilité, de ces drames qui se déroulent sous votre commandement.

Aujourd’hui je dis seulement MERCI mon Général pour le travail que vous faites.

Seven Goma

sevenngoma71@gmail.com

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 21:23
Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte ! Photo truquée par les Nguesso avant rencontre où le président Trump a 6 doigts sans le pouce. Le drapeau turc en toile de fond. La honte !

 

D’ici, j’entendis les youyous qui montaient de la Sassousphère, célébrant la soi-disant rencontre entre le New-yorkais et le natif d’Edou. Le jour de gloire arriva pour celui qui continue à asservir et à massacrer son peuple au mépris des règles élémentaires des droits de l’Homme. Mais, c’était mal connaître les usages qui régissent la démocratie américaine.

 

Annoncée à grand renfort de publicité sur la télévision nationale comme en Corée du Nord par un journaliste récitant de façon monocorde son texte, la rencontre du siècle a fait pschitt. Au Congo-Brazzaville, le mensonge d’état s’est fait chair. Bien que Donald Trump soit habitué aux frasques, recevoir en tant que premier président africain, un dictateur non élu, aurait été mal perçu, de gout douteux et un mauvais signal envoyé à ceux qui se battent pour la restauration de la démocratie dans leurs contrées notamment au Congo. L’honneur est sauf pour les USA vis-à-vis de l’Afrique. Ce pays où tout est possible n’a pas voulu cautionner le hold-up électoral dont a été victime le peuple congolais.

Devenu un président renégat à la suite de ses turpitudes du 20 mars 2016, il en perd le sommeil au point de faire des cauchemars et vivre dans l’illusion. Il aurait tant voulu qu’internet et les réseaux sociaux n’existèrent point pour continuer à mentir le peuple congolais. Mais, il est rattrapé par la réalité. Depuis toujours, le mensonge a été la doctrine de cet État. Quelle crédibilité auront maintenant ceux de la Sassousphère qui ont fanfaronné sur les réseaux sociaux, ridiculisant ainsi au passage un gouvernement déjà mal en point ? Ces derniers se cacheront pour toujours, mais nous savons aussi qu’au Congo le ridicule ne tue pas. Après les élections à huis clos, ils innovent avec des rencontres imaginaires.

Les vrais raisons de ce voyage sont à chercher ailleurs. Tel un boulanger qui veut rouler tout le monde dans la farine, il a été vite rattrapé par ses mesquineries. Espérons seulement qu’il aura le courage de venir nous dire les vrais raisons de ce fiasco à retentissement mondial. Après monsieur 8%, voici ce dernier devenu bonimenteur. Toute chose a une fin et celui qui a perdu son aura d’antan court après une hypothétique renaissance sur le plan international. Tel est pris qui croyait prendre. Ils viennent de nous créer le canular de décembre qui consiste à s’inviter sans rendez-vous chez autrui.

C’est la farce politique de cette fin d’année qui vient de nous être servie et nous en sommes les dindons. Cette fin tragique n'est pas sans nous rappeler celle du Maréchal Mobutu, ballotter à travers le monde à la recherche d’une légitimité à jamais perdue.

En cette fin d’année 2016 très riche en événements, le peuple congolais est toujours à la recherche d’une solution pérenne en vue d’ancrer la démocratie dans une pratique quotidienne. Le hold-up perpétré par monsieur 8%, la guerre civile dans le Pool, l’emprisonnement de nos leaders politiques, la violation systématique de nos libertés fondamentales montrent que ce chemin ne sera pas un long fleuve tranquille.

L’on aurait pu attendre un geste d’apaisement de la part de notre timonier national tant le pays est à l’agonie. Mais ce dernier s’est illustré par une escapade américaine qui restera dans les annales de la diplomatie mondiale. C’est le remake en live du "Prince d’Edou à New-York", mais ici nous ne sommes plus dans une fiction. Nul point besoin de revenir sur un épisode pathétique qui a humilié tous les Congolais à travers le monde. L’on pourrait se poser la question de savoir s’il y a un capitaine dans le navire CONGO ? Ce personnage est devenu pittoresque par ses expérimentations hasardeuses.

L’heure est grave car le capitaine du Titanic congolais navigue à hue et à dia, ne voyant poindre à l’horizon l’iceberg qui se profile devant lui. Le Congo vient de perdre ses dernières lettres de noblesse en devenant la risée du monde. Les bonnes manières en diplomatie font place à l’amateurisme des pieds nickelés d’Oyo, de Tchikapika, d’Edou et de Sibiti. Notre steward national qui a toujours préféré la douceur et la quiétude des avions au climat sale et poisseux du Congo a été vite rattrapé par ses démons. C’était la ballade des gens heureux d’Oyo au pays de l’oncle Sam, eux qui se soucient peu du peuple congolais. Tintin à New-York alla aux USA chercher une légitimité perdue dans les urnes au Congo-Brazzaville. C’est vite oublier que dans une démocratie, c’est le peuple, le souverain primaire, qui a le pouvoir d’élire ses dirigeants. Cela est valable pour tous les pays du monde, sauf au Congo.

C’est le peuple américain qui a élu Donald Trump comme dans toute démocratie. Mais, il serait inapproprié de s’imaginer ou de croire que Donald Trump va imposer au peuple congolais le tyran de l’Alima. Celui-là même qui après plus de 32 ans de pouvoir n’a pu apporter ne fut-ce que les besoins physiologiques les plus basiques à ses concitoyens. Son exercice du pouvoir n’a consisté qu’à se vautrer dans la luxure au point de transformer le Congo en un lupanar dans lequel tous les vices sont permis.

Le peuple congolais n’est pas dupe. Ces voyages négociés à coup de nos milliards de francs CFA afin de rendre visite à nos grands électeurs qui élisent les dictateurs africains, ne nous émeuvent plus. Nous savons d’ores et déjà que notre destin est entre nos mains. Il nous revient de faire entendre notre voix au-delà de ces prisons à ciel ouvert, dépourvues de tout, qui nous servent de pays.

Nos dirigeants africains se ridiculisent en allant dans les capitales occidentales se faire adouber avec notre argent par ceux-là même qui nous critiquent à juste raison pour notre malgouvernance. Cet archétype a du mal à se débarrasser du fameux syndrome de Stockholm. Ce monsieur, le dernier des barbares, est le type de dirigeants africains qui nous font honte et que nous ne voulons plus sur ce continent. Toujours est-il que nous n’attendions rien de ce voyage. Il a déjà rencontré le Pape François I, mais ce n’est pas pour autant que ce dernier a touché son cœur endurci par tant de haine vis-à-vis d’un peuple qui lui a tourné le dos.

Fréquenter les démocrates occidentaux qui savent que l’argent n’a pas d’odeur ne fait pas de vous un démocrate. Être Président du comité de haut-niveau de l’Union africaine sur la Libye, ce cartel des dictateurs africains, et ne pas pouvoir régler la crise qui sévit au Congo et plus particulièrement dans le département du Pool, est la plus grande gageure politique de cette fin d’année 2016 qui décidément n’a pas fini de nous offrir des surprises. Quand sa propre maison brûle, il convient de rechercher les voies et moyens de sortie de crise au lieu de crier au loup. Ne désespérons pas car dans son discours de fin d’année, notre joyeux luron pourra nous offrir sa démission tant son échec est patent et qu’il a du mal à se relever ne sachant plus à quel saint se vouer. Ce serait sa dernière frasque et la bonne. Il faut qu’il parte avant d’abîmer encore un peu plus l’image du Congo que nous aurons du mal à redorer. Le Congo mérite mieux.

Une pensée émue pour ceux et celles qui nous ont quittés en cette année 2016. A mes compatriotes, tous mes vœux les meilleurs pour l'année 2017 que j'espère sera sereine et empreinte de responsabilité vis-à-vis du peuple congolais qui ne mériterait pas qu’on l’abandonne. Mon admiration va à ceux et celles qui affrontent au quotidien les foudres de la tyrannie au Congo-Brazzaville. Votre travail ne sera pas vain. Mention spéciale à nos compatriotes des USA qui ont fait échouer cette rencontre par leur ténacité et vigilance citoyenne.

Margaret Mead écrivait : "Ne doutez jamais qu’un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c’est toujours ainsi que le monde a changé." A tout le peuple congolais, je dis que même la nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 11:39

Le collectif #Sassoufit n’est pas arrivé au bout de sa course selon son animateur Andréa Ngombet, ici à Paris le 14 décembre 2016

Enfant de Mpila, fief du président du Congo-Brazzaville, l’activiste Andréa Ngombet mène le collectif Sassoufit qui appelle à mettre fin au régime de Denis Sassou-Nguesso

Vous n’avez pas l’impression de crier dans le vide ?
Non au contraire, Denis Sassou-Nguesso est K.O. debout. Il a perdu dans les urnes, au niveau de la Communication et il vient de se faire ridiculiser aux Etats-Unis, il ne lui reste plus que les armes

 

Face aux armes, à quoi sert un collectif comme le vôtre ?
A inspirer, planifier et déclencher la résistance citoyenne. Nous avons vu les effets dès le 27 septembre 2015, quand la population est sortie en masse pour protester contre le projet de referendum. Le slogan « Sassoufit » a retenti dans les rues de Brazzaville et de Pointe Noire. La riposte du régime avec le concept « SassOui » a fait un flop.

Mais la situation sur le terrain n’a pas bougé depuis…
Non justement, un rapport de force s’est installé. Sassou pensait que le pire était derrière lui, mais le pire est à venir: faillite économique, sociale, crise politique avec les principaux opposants enfermés. Le pays est en état de siège.

Ceux qui en reviennent n’ont pas tous cette vision. Si on écoute Sassou-Nguesso, tout va bien au Congo, même dans le Pool, où il dit avoir fait la fête…
Il a fait la fête oui sûrement, il gouverne par la fête. Il donne du pain –rassis- et des jeux –truqués- au lieu d’apporter du travail et des infrastructures. Cela les gens le voient aujourd’hui.

Pourtant, il a débuté sa campagne avec l’inauguration de la route nationale qui relie Brazzaville à Pointe Noire, un projet concret d’infrastructure
Trente-trois ans pour 515 kilomètres d’asphalte, c’est un bilan assez médiocre, surtout quand on pense aux ressources dont il a disposées.

Son principal opposant Jean-Marie Michel Mokoko est aujourd’hui incarcéré, où en est-il ?
Six mois d’emprisonnement sans jugement au mépris même de la loi congolaise selon laquelle la détention de sureté ne peut dépasser six mois. Il doit être libéré.

Mokoko est accusé d’avoir fomenté un coup d’Etat, une société suisse aurait même projeté de l’aider. Si ce général avait repris le pouvoir par la force, qu’aurait dit le collectif « Sassoufit » : vive le coup d’Etat ?
Tout Congolais sérieux a déjà pensé, planifié un coup d’Etat contre Denis Sassou-Nguesso et son système. C’est malheureusement la seule manière de s’imposer face à un président qui ne reconnaît pas le résultat des urnes et qui a mis en place un système mafieux. En témoigne les différents scandales financiers, de corruptions auxquels il est mêlé à travers le monde: les biens mal acquis en France, la route de l’Atlantique au Portugal, l’affaire Chironi-Nguesso en Italie, l’affaire Unibeco-Nguesso en Espagne, l’affaire Sundance-Nguesso en Australie, l’affaire Philia-Nguesso en Suisse et les « Panama papers » qui mentionnent les détournements de fonds au profit de la famille Nguesso.

N’est-il pas contradictoire pour un collectif citoyen de vouloir une révolution pacifique et de cautionner une prise de pouvoir par la force avec un coup d’Etat ?
On ne parle pas de militarisation, mais de droits à l’insurrection face à une tyrannie, à un régime bloqué. Nous parlons de seconde indépendance, car nous subissons la colonisation d’un clan qui exploite le territoire sans jamais investir. S’il y avait eu un coup d’état militaire, on aurait salué la chute. Ensuite, nous aurions été tout aussi vigilant parce que notre objectif est l’instauration d’un état de droit.

Qu’est-ce qui a fait fuir les populations dans le Pool: le retour des Ninjas du Pasteur Ntumi ou la répression du pouvoir en place ?
Ce qui fait fuir, c’est la violence et l’absence d’état de droit. C’est d’être à la merci du plus fort. A cela s’ajoute une discrimination ethnique proférée par le régime et ses supplétifs.

Les hommes du pasteur Ntumi n’ont-ils pas eux aussi leur part de responsabilité ? N’ont-ils pas déclenché les violences dans le Sud de Brazzaville le 4 avril dernier ?
Cela je ne sais pas. Si c’est le cas, nous en sommes très mécontents. Le 4 avril est le jour où la Cour constitutionnelle a validée l’élection illégale perdue par Sassou-Nguesso. Les actions armées ont provoqué une psychose et l’exil d’une partie de la population. Elles ont empêché le soulèvement populaire, pacifique que nous voulions. En cela, ces violences ont servi les intérêts de Sassou-Nguesso. Mais il faut rappeler que c’est le régime, bien avant cela, qui a relancé le cycle de violences interrompu depuis les accords de 2002. Il a réprimé dans le sang les premières manifestations contre le projet de référendum sur la modification de la constitution en octobre 2015.

Nous avons reçu courant 2016 plusieurs témoignages du Sud de Brazzaville et de Pointe Noire concernant des opérations de liquidation visant des jeunes de manière aléatoire. S’agit-il selon vous d’actions isolées ou au contraire maitrisées et voulues par le régime ?
L’homme qui a tué à Pointe Noire, un milicien que l’on appelle « Zulu Bad » aurait été promu. Il a été récompensé parce qu’il a mâté. C’est ce qu’on leur demande.

En RDC, le président n’a pas osé modifier la constitution et il subit des pressions intenses. Pourquoi ce qui est possible en RDC, ne l’est-il pas au Congo-Brazza ?
A Kinshasa, la société civile est plus avancée qu’à Brazzaville, il y a une relative liberté de la presse. Plus qu’à Brazza, où toutes les chaines de télévisées sont liées à des Nguesso. Le débat public est plus libre et les relais de financements chez les industriels plus vastes.

Oui, mais sur Internet, tout le monde s’exprime, vous-même ici…
L’Internet pénètre plus en RDC qu’au Congo. Une des sociétés distributrice Airtel est liée au pouvoir, elle a même envoyé un Sms du président de la République. L’autre société Mtn obéit aux consignes, même quand elles sont illégales. Celle de couper internet par exemple le 20 octobre 2015 et le 18 mars 2016. Ils ont coupé internet, les Sms et le signal de Radio France Internationale. La RDC c’est la puissance du complexe industriel et minier, il y a Moïse Katumbi qui préside une équipe de foot championne d’Afrique, il y a aussi la structure de l’Etat par gouvernorat qui donne de l’indépendance aux provinces et une église qui n’a pas été spoliée par les révolutions socialistes comme cela a été le cas au Congo-Brazzaville dans les années 60.

La chute de l’Abbé Yulu a-t-elle entrainé celle de l’Eglise au Congo ?
Oui. Depuis l’assassinat du cardinal Emile Biayenda, dont on attend toujours la sanctification, l’Eglise est sous la menace permanente des officines du pouvoir. Il n’y a donc pas de contre-pouvoir organisé dans la société congolaise. Ils sont en train d’émerger peu à peu sur la contestation, dans la société civile comme au Burkina-Faso, mais c’est nouveau.

Interview François de Labarre

Paris Match|

SOURCE : PARIS MATCH

ASSEMBLEE GENERALE DE « L’ASSOCIATION CITOYENNE DE SOLIDARITÉ DU CONGO-BRAZZAVILLE » : DIMANCHE 15 JANVIER 2017 DE 14H00-18H00 A PARIS

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 13:21

Le chiffre est renversant. 13 000 personnes déplacées, victimes des bombardements de la soldatesque de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool. Sans compter les morts et les blessés dont personne ne parle. A l’échelle d’une région, c’est énorme au regard de la population totale du Congo-Brazzaville dont les 2/3 sont concentrés à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce que l’on appelle abusivement communauté internationale contemple désormais dans l’indifférence le martyr et le massacre des populations du Pool. Pourquoi le droit d’ingérence cher à Bernard Kouchner et Mario Bettati ne s’exerce-t-il pas aux populations de la région du Pool ?

Emotion sélective

Sur les bombes de Denis Sassou Nguesso, le khalife d’Oyo, crachées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, les hommes, les femmes et les enfants du Pool crèvent, la communauté internationale observe, détourne le regard et ne lève pas le petit doigt, en signe de protestation ou d’indignation. La communauté internationale a les yeux rivés sur la Syrie. Les caméras et les micros des grands médias internationaux sont braqués sur Alep en Syrie. Les grandes ONG humanitaires (Amnesty International, Human Rights Watch ,MSF, Croix Rouge international, Médecins du monde…) ne s’intéressent guère à la situation catastrophique des populations de la région du Pool. Pourquoi ? Les populations du Pool sont devenues les « Bala ba nsana » (orphelins). Curieusement, concernant les hommes, les femmes et les enfants de la région du Pool qui subissent quotidiennement les atrocités de Denis Sassou Nguesso et ses mercenaires, l’émotion est à géométrie variable.

Quitus

Au sujet du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, dans ce recul planétaire de la sensibilité humaine, dans cette indifférence où chacun fait front bas face aux actes les plus contraires à la légalité internationale, dans ce retour tragique de la logique des empires du genre « françafrique » et « francophonie  », François Hollande porte une responsabilité. Dans son discours de Dakar prononcé le 29 novembre 2014 à l’ouverture du sommet de la francophonie, François Hollande avait tracé une ligne rouge qui proscrivait, en tout état de cause, l’utilisation des institutions pour la pérennisation au pouvoir (changement de Constitution). Le Président français a appelé « au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples ». Hollande insista : « Là où les règles constitutionnelles sont malmenées (…) là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ».

Mais quand Denis Sassou Nguesso l’a franchie allègrement, il a reculé, laissant les populations du Congo-Brazzaville, en soif d’alternance, seules face à ce crime contre les textes constitutionnels, dépitées et privées de moyens d’action. Plus grave. François Hollande a affirmé le 21 octobre 2015 : « Le président Sassou peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit, et le peuple doit répondre  ». Cette déclaration de François Hollande a littéralement laissé KO les populations du Congo-Brazzaville. Il a donné implicitement au régime dictatorial de Brazzaville un blanc-seing pour repousser les limites de la barbarie avec les assassinats, les viols et les tortures (Augustin Kala Kala, Jugal Mayangui, Franck Euloge Mpassi, Gustave Ntondo…). Pire :  Roland Gambou est mort victime des sévices.

Brèche

Constatant cette éclatante abstention de la communauté internationale et plus particulièrement de la France, Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, François Ossélé, Guy Blanchard Okoï, adjudant Ata, Serge Oboa, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par François Hollande et sont revenus en force sur le théâtre du Pool pour assouvir leurs instincts bestiaux.

« Le bombardement aveugle par le régime viole le droit international et, dans beaucoup de cas, [représente] des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, et doit cesser », s’est indigné le samedi 10 décembre 2016 le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à propos de la Syrie. Quid des massacres des populations de la région du Pool ? Motus et bouche cousue !

Crimes

Les « crimes de guerre » sont définis par l’article 8 du statut de Rome de la Cour pénale internationale (1988) qui fait état de nombreuses « infractions graves » , infligées aux civils comme aux soldats : homicide intentionnel, torture, prise d’otages, déportation, etc. L’article 8 cite aussi « le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile en tant que telle ou contre des civils qui ne participent pas directement aux hostilités  » ou «  le fait d’attaquer ou de bombarder [...] des villes, villages, habitations ou bâtiments qui ne sont pas défendus et qui ne sont pas des objectifs militaires  » . Un crime de guerre peut relever du « crime contre l’humanité » s’il y a « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d’un individu ou d’un groupe d’individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Comme les crimes de guerre, ils sont imprescriptibles.

Depuis l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, du Cardinal Emile Biayenda, le 22 mars 1977 et depuis le 5 février 1979, date de son accession au pouvoir, le parcours militaire et la vie politique de Denis Sassou Nguesso sont sertis de perles de sang du peuple du Pool et de tous les autres martyrs. Les crimes de Denis Sassou Nguesso dans la région du Pool au Congo-Brazzaville tombent sous le coup de la justice internationale. Et, donc, passibles d’être instruits par la Cour pénale internationale (CPI). Se mettra-t-elle en branle pour juger les actes de barbarie commis par le boucher de Mpila et ses hommes sur les populations de la région du Pool ?

L’ampleur des destructions et des drames humanitaires dans la région du Pool liés à la prétendue traque de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi est encore accentuée par l’indifférence et l’impuissance complices de la « communauté internationale » . On sait que cette entité n’existe pas et que l’ONU n’est que le champ clos des affrontements entre les Grands qui disposent d’un droit de véto. La France déposera-t-elle, à propos du drame de la région du Pool au Congo-Brazzaville, une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU comme elle l’a fait récemment au sujet de la situation de la Syrie ? Rien n’est moins sûr ! Sur proposition de la France, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire avait été déféré à la Cour pénale internationale pour moins que les crimes de Sassou Nguesso dans la région du Pool qui vit l’enfer au quotidien.

Pourquoi Fatou Bensouda le procureur de la CPI demeure-t-elle muette sur les crimes perpétrés par Denis Sassou Nguesso ? A quand la saisine de la CPI ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

NOTRE COMMENTAIRE : La situation de la région du Pool en République du Congo repose sur les épaules de la France qui, au nom de l'Union Européenne, avait accordé le quitus (permis de tuer) et autorisé M. Sassou Nguesso à consulter son peuple pour changer de Constitution en vue de se représenter, alors que la Constitution qu'il entendait abroger ne le lui permettait plus du fait de la limitation d'âge et du nombre des mandats.

 

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