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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 15:19
(Congo-Brazzaville) POUR LE POOL, L’ESPERANCE D’UNE REPUBLIQUE UNE ET INDIVISIBLE, C’EST DESORMAIS TROP TARD !

par Daniel NKOUTA -

On avait jusqu’ici pu croire que le Nord était uni autour de SASSOU ; voilà que la candidature inattendue de Jean Marie Michel MOKOKO est venue porter un cinglant démenti. Si les Mboshis venaient à trouver un autre fils du Nord, peu importe, c’est désormais avéré, ils renieront SASSOU. Ne dit-on pas que c’est lorsque les vagues se retirent que l’on découvre ceux qui se baignaient nus ? Toutefois, c’est au Pool de payer la facture de ce qui est vécu au septentrion comme un acte de trahison.

En effet, le lundi 4 avril au petit matin, les Congolais ont été réveillés par une fracassante et ubuesque déclaration de Thierry Lézin MOUNGALA, le cornemuseur du Pouvoir, annonçant une infiltration dans Brazzaville sud des prétendus ex-ninjas nsiloulou qui auraient attaqué la position militaire de MAYANGA.

Le lendemain, fort curieusement, NTUMI déclare sur les antennes de RFI, que s’il ne soutenait ni ne condamnait cette infiltration, il comprenait toutefois que la jeunesse empêchée de manifester librement, prenne les armes, car 32 ans de pouvoir c’est trop ! Etc.

Le prétexte attendu par le Pouvoir est désormais là pour justifier l’abattage programmé du troupeau dans la région rebelle. C’est ici que le montage tissé de fil blanc pourtant, dont l’intelligibilité échappe aux Congolais, apparaît avec netteté. Ces Congolais faisant preuve de cécité politique ont alors supposé NTUMI innocent pour accabler le Pouvoir coupable d’avoir organisé un montage. Alors, soi cette bande armée est effectivement composée des jeunes ulcérés par le Pouvoir ainsi que l’affirme NTUMI, l’accusation portée contre le Pouvoir d’avoir organisé un montage s’avère dès lors insensée ; soi, il s’agit bien d’un montage du Pouvoir usant de pseudo-ninjas nsiloulou ; alors pourquoi NTUMI a-t-il parlé d’une jeunesse ulcérée ?

En tout cas, toute cette conception événementielle sous la forme dans laquelle les uns et les autres nous l’ont transmise, suppose un postulat, à savoir : que les deux versions, celle NTUMI et celle d’un montage par le Pouvoir sont concomitamment vraies. Or, la critique intelligente étayée notamment par les faits, n’autorise pas de l’admettre. Les deux versions ne pouvant se justifier concomitamment, une des deux est nécessairement inexacte ; une des deux versions se trouve donc, à cet égard, entièrement controuvée et, quelque désagréable que puisse paraître pour les fanatiques d’un bord comme de l’autre une opération aussi radicale, il ne reste qu’à la supprimer d’un trait de plume.

En effet, la situation du moment permet de penser que cette bande armée est le fait des jeunes qui exprimaient là leur exaspération contre le Pouvoir en place. Mais cette possibilité théorique, outre un certain nombre de difficultés de nature variée, se heurte à un argument décisif : on le sait, ces fameux ninjas infiltrés dans Brazzaville, sont bien des ninjas qui constituaient jusque là, la garde rapprochée de NTUMI, qui ne peut pas les avoir pris pour un groupe de jeunes exprimant leur ras-le-bol. D’autre part, les Brazzavillois ont pu, la veille du meeting de Parfait Brice KOLELAS, voir NTUMI rentrer dans la capitale avec une cohorte prétorienne dans une file de véhicule 4X4, entrée fracassante qui a été suivie de tirs nourris dans le quartier de Moukounzi Ngouaka.

Voici le récit de la vérité nue comme un ver de terre :

Toute honte bue jusqu’à la lie, après une vaste entreprise de tripotage des résultats, il fallait pour le Pouvoir créer une atmosphère d’insécurité au moment de rendre public nuitamment comme dans une République des hiboux, par la Cour constitutionnelle ou ce qui en tient lieu, cette horreur consommée des résultats falsifiés de ce pantomime ridicule, puis enfin la cérémonie de prestation de serment. Comme il est évident que la seule réaction redoutée pour perturber ces deux évènements ne viendrait que des quartiers Sud de Brazzaville ; nonobstant l’impressionnant dispositif militaire déployé dans cette zone de rébellion chronique ; il fallait compléter ce dispositif par l’intervention d’un groupe des ex Ninjas .et cobras rassemblés pour la circonstance. Pour ce faire, après avoir lâché sur le terrain ces éléments minutieusement et préalablement rassemblés par le Pouvoir lui-même, par la voix de Thierry MOUNGALA, le scribe saltimbanque, il fallait mettre la forme en proclamant dans un premier temps, que le Gouvernement de la République n’avait pas encore la preuve que des candidats pour leur soutien soient impliqués dans cette affaire, annonçant par là-même l’ouverture d’une enquête. On peut ab initio lire en filigrane dans cette déclaration, la volonté du Pouvoir d’impliquer coûte que coûte l’opposition ; l’enquête annoncée, en réalité, ne sera que la méthode pour trouver le bouc émissaire. C’est ici que NTUMI, sur ordre du Pouvoir, doit entrer en scène. La déclaration arrangée de NTUMI, sera le timbre qui permettra l’affranchissement de l’opération dite de police. Ce ne fut qu’un montage, car en réalité, produit du Pouvoir en place créé en décembre 1998, depuis sa sortie arrangée de la forêt où il fut en mission de déstabilisation du Pool, NTUMI a infiltré l’opposition au profit du Pouvoir. Personne n’est dupe dans mon terroir en tout cas, la bestialité avec laquelle est menée cette campagne militaire contre un peuple désarmé, déborde amplement le cadre d’une simple opération de police, dans un pays par ailleurs où Police et Armée frisent désormais la confusion qui met en surface l’évidence d’une volonté délibérée de destruction humaine en vue de la conservation d’un pouvoir vomi par la population.

Comment donc espérer l’érection d’une nation congolaise dans cet univers géré par un Pouvoir foncièrement tribalisé, qui s’est employé à acquérir un impressionnant arsenal militaire dans le seul but de placer un groupe ethnique sous pression jusqu’à inanition ? Où se trouvait donc cet arsenal militaire lorsque les troupes angolaises ont franchi nos frontières à Kimongo avec une intention manifestement belliqueuse ? Et oui ; la toile d’araignée est faite pour les mouches ! C’est le lieu d’en appeler une fois pour toutes, avec force, les filles et fils du Pool-koongo, sur cette question récurrente de la construction d’une Nation congolaise. Pour nous autres Koongo, c’est désormais définitivement trop tard ! Il nous faut nous organiser pour sortir de ce bordel ; ce lacis de paramètres culturels qui ne favorisera plus jamais la naissance d’une réelle nation du Nord au Sud. Depuis plusieurs années, j’ai proclamé avec force et vigueur, au point de m’attirer l’antipathie des tribalistes du Nord, que l’histoire a définitivement montré que l’espérance d’une nation congolaise avec les Mboshis, était vaine. J’ai depuis proclamé qu’il nous fallait coûte que coûte revendiquer l’autonomie de notre Région, voire nous battre pour la sécession. Cette approche récemment récupérée par Modeste BOUKADIA qui l’a hélas travestie, et plus récemment par Parfait KOLELAS comme unique programme politique pour sa candidature, a souvent été déclarée dangereuse a-t-on dit pour l’unité nationale. Cela m’a toujours fait sourire, évidemment, tant que ce reproche est venu de ceux-là même qui ne doivent leurs carrières qu’au tribalisme.

Dans mon ouvrage qui vient de paraître chez L’Harmattan : ‘’AUTOUR DE L’ETAT-NATION EN AFRIQUE, LE CAS DU CONGO’’, que je recommande à tous ceux qui hésitent encore ; je dis sans détours, que l’aventure de la construction d’une Nation congolaise composite du Nord au Sud dans sa forme imposée par l’Administration coloniale a duré un demi-siècle. Nous considérons que depuis, les tampons de l’espérance ont heurté le butoir, la situation est extrêmement grave, il y a péril en la demeure, et des mesures urgentes d’une prophylaxie efficace de la pneumocystose sociale s’imposent urgemment pour prévenir l’extension des bactéries pathogènes cancérigènes d’une cohabitation vectrice à la fois de la médiocrité et des pulsions antidémocratiques dont nos camarades Mboshis sont porteurs. Le mental de ces gens se satisfait d'illusions : argent, honneurs, gloire, vanité, auxquelles ils s'agrippent comme un naufragé à sa bouée. Ces hommes sont en fait prisonniers de leurs cautères sur une jambe de bois ; ils ont l'impression que s'ils les lâchent, ils se noieront ; ces bandages illusoires qui s’expriment par la jalousie morbide, la libido imperandi, les instincts guerriers, l’appétit sexuel effréné, et ce sens de l'honneur dont on se drape pour excuser la bestialité et l'agressivité : ma femme, ma maison, mon argent, mon peuple m'appartiennent, j'ai besoin d'eux pour vivre ; je préfère les supprimer plutôt que de les lâcher. Voilà ce qu’ils ruminent au quotidien ! Dans un tel univers, j’affirme avec la force de ma conviction, parce que telle est la réalité, que la Nation ne dépend pas du fait de vivre ensemble, mais elle dépend du sang. C’est en vain que l’on espérerait forger la Nation congolaise par liposuccion du sang pour injecter ensuite un même sang à tous les membres actuels du pays. Non pas seulement que cela est techniquement irréalisable, mais surtout cela conduirait seulement à un mélange de sang qui aurait pour seul mérite d’abaisser irréfutablement le niveau de chaque communauté en présence. Le résultat final d'un tel décapage criminel serait inéluctablement pour les communautés, l’extinction des qualités, autrement dit les énergies civilisatrices qui ont autrefois fait notre fierté et notre histoire, ce qui par ailleurs a déjà été énormément amorcé.

Cinq décennies de tentative de construction d’une Nation congolaise, cinquante six ans de vaine espérance nationale, il nous faut tirer la leçon. S’inspirant d’une pensée du Président malgache TSIRANANA, Fulbert YOULOU avait affirmé de façon prémonitoire : «Rien ne sert d’être indépendant si on n’a pas la capacité de former une nation ». De là s’infère que rien ne sert de poursuivre une tentative de création d’une Nation, dès lors que nos particularismes s’y opposent résolument. L’érection de la démocratie est un vœu pieux ; certaines peuplades de notre pays il faut le dire, n’ont pas la culture juridique, le texte de la Constitution n’a pas à leurs yeux la moindre valeur, sinon un simple vernis exhibitionniste destiné à épater l’opinion internationale, pour se donner l’allure d’Etat.

Pour paraphraser cet illustre personnage Martin Luther KING, je dirais : quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la première Constitution et de l’Hymne national : LA CONGOLAISE, ils espéraient avoir ainsi signé un billet à l'ordre de chaque Congolais.C'était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Après quatre décennies du power mboshi, il paraît aujourd'hui évident que le Congo notre pays a irrévocablement manqué à cet engagement. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, le pouvoir mboshi a passé aux ressortissants de la partie méridionale un chèque qui revient marqué "sans provisions". Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu'il n'y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d'opportunité de notre pays. Alors notre devoir est d’exiger le paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.

Ce que je m’apprête à dire, j’en ai pleinement conscience, a les allures d’un tabou brisé, d’un secret de famille pieusement dissimulé que je dévoile. Et pourtant ; ci-gît la réalité : La Nation congolaise dans sa formule actuelle postcoloniale est un réel mythe. La formule de la fusion dans un modèle national coercitif, que favorisa la décolonisation par le jeu des circonstances et des découpages autoritaires au pantographe des intérêts exclusifs de la puissance coloniale, en regroupant mécaniquement sous le même toit national artificiel qui nie les particularismes des communautés ethniques qui par le passé s’étaient peu fréquentées et pour certaines beaucoup combattues dans l’histoire, est l’exclusive cause de nombreuses tensions qui expliquent le délitement du sentiment de cohabitation au sein de cet enclos de 342.000 Km2 que prolonge l’espace de 12 milles marins sur l’Océan, véritable étouffoir de nos valeurs.

Depuis la proclamation de la République du Congo, il y a déjà un demi-siècle, l’on a pu observer que la question de notre existence en tant que Nation est revenue périodiquement avec l’assaut qui accompagne toujours les étapes de toute évolution sociale. Depuis cette date, la réalité congolaise présente un décalage entre une superstructure sociale désagrégée prête à s’effondrer, et une infrastructure bouillonnante qui peine à s’exprimer et s’imposer. La collectivisation forcée des mesures sociales et cette tentative maladroite d’une uniformisation des mœurs, ont standardisé des modes de vie qui ont généré un mode de pensée frelaté, pour affranchir des contraintes traditionnelles conventionnelles gardiennes de la morale. Il en est résulté une expression transfigurée de l’affectivité et de l’intellectualité qui a modifié profondément les pulsions internes du comportement de l’individu, le mauvais ayant littéralement empoisonné le bon. Tout ceci autorise de dire avec fermeté qu’il est donc intellectuellement décent et sociologiquement correct, qu’en prenant pour point de départ le sens originel de la tradition, l’on évitera assurément le risque de se cloîtrer dans une problématique d’inspiration complètement allogène à notre mode de pensée. L’idée nationale congolaise ne se bâtira qu’avec les matériaux disponibles sur le terrain et non par ce verbiage de la scolastique décadente, qui nous suggère depuis 1958, une Nation scoliotique. La problématique spécifique liée au concept de la Nation propre à l’aire culturelle négro-africaine existe ; il faut simplement la dégager sans hypocrisie réciproque et en termes précis, afin de la proposer comme thème pour une réflexion sur l’organisation sociale de notre pays. Espérer une Nation par cette combinaison allergénique d’ethnies différentes, c’est véritablement procéder autrement et courir le risque de proposer un débat autour d’un faux problème se situant très en deçà de l’étiage de l’espérance logique de notre collectivité sociale ; c’est mentir proprement.

Il est une certitude historique que plus une société est constituée de façon illogique et plus obscure,artificielle et incompréhensible est la définition qui sert à la décrire. Pour espérer emberlificoter les faibles d’esprits qui sont encore légion dans le pays, on a jusqu’ici recouru à des chenus Professeurs constitutionnalistes, moins tenus de l’obligation de vérité que forcés de justifier une des plus monstrueuses théories falsificatrices qui, s’abstenant de considérer les faits, s’abritent derrière un fatras de principes moralisants en apparence, par le biais desquels on a généré le monstre le plus informe des temps modernes que l’on nomme par abus de langage ici aussi et depuis quelques années : Nation congolaise, un cheptel humain de communautés ethniques dont les membres disposent des neurones qui ont reçu une orientation culturelle et cultuelle disparates et antagoniques. Sous le fondement de cette théorie absconse que les faits peinent à corroborer pourtant, les propagandistes sans honneur se rendent aux objurgations de ceux qui, sous le visa de la réalité, s’insurgent contre cette prétendue Nation. Ces ahuris qui ont fait un usage frivole du concept de Nation, adorateurs du principe de légitimité, affirment sans honte que ceux qui sont appelés à constituer cette fameuse Nation n’ont pas voix au chapitre. Pour eux,le fait qu'une Nation volontairement confondue avec l’Etat existe sur le papier, suffit à la rendre inviolable et sacrée.Pour sécuriser cette théorie manifestement démentielle, on prône l'adoration servile de ce qu'on appelle l'autorité de l'Etat. Dans la cervelle de ces gens-là, le moyen de vient en un tournemain le but définitif. L'Etat n'est plus fait pour servir ses membres, mais ces derniers ont le devoir impératif d’adorer cette autorité de l'Etat.

Au Congo, cette conception absurde et pernicieuse est violemment défendue par nombre d’intellectuels étourdis qui répandent avec un certain succès auprès des faibles d’esprit, sans y croire eux-mêmes, que la communauté de vie suffit à transformer nos différentes ethnies en Nation congolaise. En réalité, c’est une inconcevable faute de raisonnement que d’espérer faire surgir une Nation de cet infect matériau composite.

Pour ma part, il est vrai, je ne dispose désormais plus d’aucune raison pour croire encore à la possibilité de l’érection d’une Nation congolaise sous la forme héritée du colonialisme. Je me demande combien de crimes faut-il encore, combien de sacrifices humains faut-il encore pour que ceux qui hésitent jusqu’ici de prendre position comprennent qu’il est suicidaire de poursuivre cette aventure de cohabitation ?

Dialogue oui ! Mais uniquement pour examiner ensemble dans la sérénité, sans le bruit des kalachnikovs, comment mettre en place un cadre fédéral. Si cela échoue, alors, allons à la sécession !

A ceux qui ont transformé l’espace dit national en une prison à ciel ouvert interdisant désormais la liberté d’expression ; il faut rappeler que le pouvoir politique, s’il emprunte l’intelligence et la volonté de l’homme, est l’incarnation du milieu social qu’il s’emploie à dominer et dont il résume, en principe, les aspirations. Le pouvoir politique n’existe qu’à travers la reconnaissance dont il jouit de la collectivité sociale et sans laquelle il n’aurait pas d’assise ; il doit donc être consenti. Le défaut d’une atmosphère de confiance dans les rapports de commandement et d’obéissance entre le gouverné et le gouvernant généré par la moindre éclipse autoritaire du gouvernant, entraîne la désagrégation de l’édifice social dont la confiance était l’unique ciment ; le sort des empires qui n’ont pas survécu aux revers des despotes est le témoignage le plus éloquent quant à la certitude qu’il n’y a pas d’ordre politique solide qui défierait l’impérative présence de l’union dans une commune énergie la volonté du gouvernant et la confiance du gouverné. La confiance populaire est l’expression du pactum subjectionis, cette convention tacite de laquelle les sujets reconnaissent l’autorité du prince, à la condition que celui-ci n’en use que dans l’intérêt du bien commun. Il s’infère de ce principe que sans consentement populaire, il n’y a plus que règne de la force, c’est la dictature. Pour user de la sémantique moderne, en élisant le Président de la République, le souverain primaire n’a pas entendu une fois pour toutes faire abandon de ses droits à celui-ci. Il n’a reçu qu’une délégation restreinte dans l’intérêt des commettants que sont les citoyens ; tout abus de sa part dans l’exercice de cette délégation, rompt ipso facto le pactum subjectionis et délie les citoyens du devoir d’obéissance.

Cette cohabitation héritée du colonialisme, avec des cultures qui exhalent des miasmes pestilentiels, saccage d’actes parfaitement conscients le labeur incessant de toute notre civilisation originelle. La décote de nos valeurs culturelles du fait de cette cohabitation allergogène peut occasionner des chocs mortels. Nous n’allons pas continuer à nous abîmer dans cet univers qui a donné depuis longtemps la preuve de sa dangerosité. L’espérance d’une nation congolaise du Nord au Sud est comme le nombre complexe en mathématiques, sa partie réelle est nulle ; cette cohabitation au forceps a rendu impossible la formation d’un vrai égrégore par défaut d’émission de vibrations fortes et surtout identiques car, on le sait, plus grand sera le nombre de personnes qui communieront dans cette pensée commune, plus forte sera l'efficacité de cette entité psychique. Or, dans le cas du Congo, depuis un demi-siècle, notre tentative de formation d’égrégore national se repait de pensées si contradictoires et antagoniques qu’il finit par vampiriser notre santé mentale.

La répugnance ressentie réciproquement entre nos différentes communautés ethniques, comme l'imaginaire, est réelle, chacun de nous en est parfaitement conscient ; on ne le nie jamais efficacement avec de belles paroles ou des déclarations d'intention; les mots n'arrêtent pas un fleuve en cru. Il faut connaître son dégoût, l'admettre et l'analyser pour en trouver la thérapeutique adéquate. Je dis, parce que le moment me semble venu, il y a un moment pour observer, puis un moment pour agir. Aristote disait que le bonheur est le produit de la raison contemplant la vérité. Je crois que c'est beaucoup plus simple que cela ; le bonheur est le produit de l'être débarrassé des scories de la pensée, plongé ici et maintenant dans l'Océan du Réel ; le reste le décorum, n’est qu’un apparat protocolaire. Nos rancœurs désormais trop profondes, après un demi-siècle de tentative de cohabitation entre le Nord et le Sud nous interpellent. Tout ce qui concourt à la destruction les physiciens appellent cela l'entropie, elle est plus rapide et plus intense que ce qui concourt à l'édification de systèmes complexes que les physiciens appellent néguentropie ; et la vie, le bonheur, l'amour sont des systèmes complexes à édifier sur cette terre. Accoucher d'un égrégore malfaisant ne demande nulle connaissance spéciale, et pas beaucoup d'effort, il suffit de haïr fortement, c'est tout, et la haine réciproque entre nos différentes ethnies, hélas, est un des sentiments les plus courants dans notre univers social. La mesure de l’entropie sociale dans notre pays est devenue après cinquante six ans d’expérimentation particulièrement inquiétante ; la cohabitation forcée dans cet univers congolais gangrené par cette colonie d’ectoplasmes qui entourent le dictateur, nous fait sombrer inéluctablement dans l'idolâtrie et la superstition.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 18:03
(Congo-Brazzaville/ONU) Affairisme dans l’armée : L’ONU paye la note et le général Dabira s'en met plein les poches...

Affairisme dans l’armée de Sassou Nguesso : L’ONU paye la note et le général Dabira s’en met plein les poches. On ne jette pas les Mbochis en prison. C'est pour les autres. Sassou Nguesso ne l'arrêtera pas et ne le mettra pas en prison. Nous aimerions être démentis... -

Dans le cadre du déploiement des contingents congolais en Centrafrique et leur intégration au sein de la Minusca, les pressentis au déploiement suivent une formation dispensée par des instructeurs français et américains au centre d’instruction de Bilolo.

Pendant 6 mois, au cours de cette formation, outre le droit humanitaire, les principes et règles d’engagements des troupes des Nations unies sur les théâtres des opérations, les militaires sont également formés à la guérilla urbaine , la contre insurrection, en combat de ville et techniques d’occupation de terrain.

La dernière vague d’hommes issue de cette formation ne sera pas expédiée en Centrafrique mais plutôt dans la région du Pool. Il se pose ainsi la question de la neutralité des Nations Unies dont les troupes seraient finalement utilisées pour mater les populations innocentes du sud du Congo. Les Nations Unies ainsi abusées par l’Etat congolais seraient bien avisées de mettre un terme à ces sessions de formation.

Au titre de l’appui en équipement, outre les équipements individuels tel les casques de combat, les gilets pare-balles et autres les FAC ont été dotés en véhicules blindés VAB (de fabrication française). Matériel jusqu’ici inexistant dans le catalogue des Forces Armées Congolaises.

Une compensation pour l’envoi par les Nations Unies de militaires congolais en mission à l’étranger se fait par le biais d’un forfait appelé Troop Cost. Il s’agit d’un forfait par homme et par mois de 1101$ versés à posteriori aux pays contributeurs (et non pas aux militaires eux-mêmes). Cette compensation a été relevée, à l’issue de négociations et des recommandations du Senior Advisory Group on rates of reimbursement to troop contributing countries and other related issues ( en octobre 2012) de 6,75%.

En revanche, pour l’indemnisation de certaines capacités telles que les policiers et les observateurs militaires, l’ONU verse directement et mensuellement aux hommes et femmes qu’elle emploie une MSA (Mission Subsistence Allowance) dont le montant varie en fonction des pays où ces capacités sont envoyées.

De plus, l’ONU, qui a fait le choix de ne plus posséder d’équipements militaires en propre, loue du matériel militaire, aux États. En fait, elle rembourse les matériels mis à disposition par les pays contributeurs selon un catalogue précis : le Contingent Owned Equipment (COE). Plus le matériel est lourd, rare et cher (chars, balayeuses de piste d’aviation, génie, radars sophistiqués), plus l’ONU le rembourse à un taux élevé. Ceci permet à certains États qui déploient ce genre de capacités de le faire à moindre frais.

A titre d’information, le coût direct d’un militaire sous la bannière onusienne (casque bleu) est d’environ 20 000$ par an (indemnités, nourriture, logement). Il est sensiblement le même pour les observateurs militaires et les policiers. Si l’on tient compte du coût global de la mission, le «coût global de possession » d’un militaire varie du simple au double selon les missions des Nations Unies. Par exemple, le déploiement d’un soldat de la MINUS revient à 113 000$, celui de l’ONUCI et de la MINUSTAH est estimé à 72 000 $ et celui de la MONUC à 80 000 $. Avec un contingent congolais en Centrafrique évalué à 850 hommes, on peut clairement reconnaitre qu’il s’agit d’un business très lucratif.

L’Etat congolais a un hélicoptère MI 17 déployé sur la base de M’Poko à Bangui, une série de blindé ZBF105, des blindés ACMAT et des VAB en déploiement. Chacun de nous peut donc imaginer la manne qui revient mensuellement au pays. Le Congo sort largement bénéficière l’aventure à Bangui. L’hélicoptère nous a été remboursé 3 fois son prix d’achat. Ce qui nous a permis d’acquérir pour la police un MI 8 pour remplacer les 2 MI-2 Hoplite qui s’étaient écrasés vers Gamboma en 2013.

Les généraux n’étant pas en reste des business générés par les conflits armés au Congo (voir affaire Ollesongo http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-au-haut-commandement-militaire-ollessongo-desormais-businesman/ ) et dans la sous région, les cargos de l’armée sont exploités à titre privé par le Général Dabira. Pour son compte personnel. A cet effet ces cargos ne sont pas peints aux couleurs de l’armée, hormis le Casa c-235. Ce général affairiste qui s’est illustré dans les affaires avec sa chaine de télévision DRTV, détient un certain monopole dans le pays à telle enseigne qu’aucune autre compagnie ne dispose d’autorisation pour exploiter un cargo au cargo au Congo Brazzaville. Les autres compagnies aériennes TAC, Ecair, Aerofret Business, Canadian… ne peuvent s lancer dans cette entreprise à moins de la céder en leasing au général Dabira. La compagnie TAC dispose d’un Boeing 737-500 cloué sur le tarmac de l’aéroport de Pointe-Noire parce qu’elle refuse de céder son appareil à Dabira and co.

Il est à noter qu’en plus des transports militaires, ces cargos servent aux officiers généraux pour transporter leurs marchandises privées,celles de leurs nombreuses maitresses et les « courses » de leurs enfants faites en Asie plus particulièrement.

Sassou Nguesso, chef des armées qui se présente désormais comme l’apôtre de la rupture, n’ignore rien de l’environnement mafieux qui prospère au sein de ses troupes. Serait-ce le moyen de rémunérer ses fidèles associés (officiers de l’armée) dans l’œuvre criminelle engagée pour se maintenir au pouvoir. Serait-ce une compensation au regard de la baisse des ressources du pays ? Serait-ce un moyen pour le dictateur infatigable de se rémunérer lui-même via cette bande d’officiers voyous infiltrés dans l’armée ? Allons seulement…

Edo GANGA

LIRE LA SUITE : http://brazzanews.fr/2016/05/affairisme-dans-larmee-lonu-paye-la-note-et-dabira-sen-met-plein-les-poches/

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 14:43
Congo-Brazzaville : Le dictateur Sassou Nguesso et ses tueurs à gage

par Edo GANGA, brazzanews.fr -

Ils sont connus des congolais pour avoir servi le dictateur Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ».⎪© Photo brazzanews

Voici la liste des tueurs à gage et escadrons de la mort entretenus et financés par le dictateur Sassou Nguesso et son clan.

Le référendum illégal organisé par le gouvernement congolais pour un changement de constitution permettant à Sassou de se présenter à nouveau aux élections présidentielles après 32 ans cumulés de pouvoir a déclenché une vive opposition de la population qui dénonce un déni de démocratie et un refus de l’alternance.

Le passage en force de Denis Sassou Nguesso qui n’a totalisé que 8% des suffrages exprimés aux élections de mars dernier, arrivant ainsi en 4eposition après les candidats Guy Brice Parfait Kolelas, Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, est vécu par les congolais comme une trahison. Ces derniers ont massivement manifesté leur désapprobation de ces pratiques soviétiques et des méthodes staliniennes employées par le pouvoir de Brazzaville pour frauder aux élections et réprimer violemment la population.

En plus d’avoir eu droit à l’interruption des communications téléphoniques, SMS et Internet lors du référendum pour le changement de la constitution et le scrutin présidentiel, les personnes qui ont manifesté leur désaccord à ce régime ou qui ont participé activement à la campagne présidentielle des candidats de l’opposition cités ci-dessus se sont vus exposées au système répressif du pouvoir mis en place par Sassou Nguesso et les sécurocrates du régime, à savoir l’amiral Jean Dominique Okemba (dit JDO), conseiller spécial du président et numéro 1 du Conseil National de Sécurité (CNS) ; le général Jean François Ndenguet (directeur général de la Police Nationale) ; le général Philippe Obara de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST) et tous les membres du CNS. Ces derniers, se servant des moyens de l’Etat, ont mis en place des escadrons de la mort, des unités d’hommes en armes, des milices s’appuyant sur des éléments de la force publique et des civils pour mater toute velléité contestataire et traquer les opposants. Ces unités sont pilotées par des chefs de gang sanguinaire dont Brazza News se propose de dresser le portrait :

1-Romuald Tchikambou alias Romuald MOUBENDA

Romuald MOUNBENDA, ce criminel qui sème la terreur et la désolation dans la ville de Pointe-Noire, est notoirement connu des congolais pour avoir servi Sassou Nguesso en tant que chef milicien « guerrier » lors des conflits meurtriers de 1997 et 1998 où il se faisait appeler « le serpent des rails ». Il est aujourd’hui le chef d’une milice financée directement par Denis Christel Nguesso. MOUBENDA a 300 miliciens sous ses ordres et reçoit directement ses instructions de Jean Dominique OKEMBA, Denis Christel Sassou Nguesso (fils du président) et Edgard Nguesso (directeur du domaine présidentiel et neveu du président).

Les miliciens de Moubenda sont arrivés à Pointe-Noire début mars 2016. Depuis nous enregistrons une centaine de morts et disparus. Il faudrait plus d’un article pour dresser la liste des crimes commis par Moubenda et son « équipe » et qui nous ont été rapportés de mars à ce jour. Le plus récent date du vendredi 22 Avril 2016 où, suite à une affaire somme toute banale, la bande de ce criminel a enlevé et tué à coups de fouet le vigile du bar le « Selfie » à Pointe-Noire. D’après des témoins de la scène un des miliciens de Moubenda qui avait bu un verre au Selfie quelques minutes avant avait oublié son portefeuille contenant 120 000 Frs et deux passeports comprenant des visas ukrainiens. Le milicien est revenu avec sa bande de loubards pour réclamer leur portefeuille et ont kidnappé le vigile pour le conduire en zone militaire où ce dernier a été fouetté jusqu’au sang en dépit des supplications du propriétaire du bar qui leur proposait le double de la somme perdue en échange de la libération de son employé. Le vigile du bar que les habitants du quartier appelaient affectueusement « Jarule 1 mètre 60 » a succombé à ses blessures le jour même.

2-Hydevert Mouagny

Actuel député du PCT à Moungali et milicien Cobra lors des guerres civils de 1997 et 1998, comme son prédécesseur, à la solde de Sassou Nguesso, Mouagny est un assassin connu et reconnu. Cet homme n’a d’ailleurs pas surpris les congolais lorsque le vendredi 25 Mars 2016 il a présenté sa propre milice au journal de 20 heures sur la chaîne nationale Congolaise. Sa milice est financée par Edgard Nguesso.

Hydevert Mouagny n’est plus à présenter. S’abritant sous son parapluie de député et l’immunité qui va avec il a, en Mars 2015, joué un rôle dans le viol de la fille de 14 ans de Paul Marie Mpouelet, l’ancien coordonnateur de la coalition de l’opposition FROCAD, le viol s’étant déroulé dans les locaux de sa permanence au quartier Moungali.

Des sources proches des services de sécurité prétendent que les fausses attaques de Ninjas le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville sont du fait de ses hommes appelés les « caméléons ».

3-Armand Mpan

Un homme très apprécié par les hommes de main de Sassou Nguesso pour son expertise dans l’infiltration des opposants. Il a été vu avec une fausse carte de presse au nom de France 24 et se fait passer pour un journaliste lorsqu’il est en mission à l’extérieur du pays. Sa spécialité étant l’infiltration des milieux opposés à Sassou Nguesso, il a pour mission de récupérer photos et identités pour les transmettre à qui de droit : Jean Dominique OKEMBA et Francois Ndenguet.

Armand Mpan n’est pas seulement spécialiste dans l’infiltration. Il est aussi utilisé comme tueur à gage du régime. Il le dit haut et fort et n’hésite pas à s’en vanter : << J’ai tué le capitaine Justin Mouaka, il a été soupçonné par JDO de préparer un coup >> . Tuer sur la base de suspicions et infiltrer opposants et journalistes, voilà ce à quoi se résume la vie de ce triste personnage dont la maîtresse est une journaliste de la chaîne MNTV. Cette dernière a pour mission de lui fournir des informations circulant dans le milieu journalistique.

4-Jean Paul Obissi

Officiellement en poste à la Direction Générale de la Police Nationale à Brazzaville, Jean Paul Obissi sert dans les rangs officieux de Gordon Sécurity, une milice maquillée en société de sécurité appartenant au général Jean François Ndenguet. Cette milice est composée d’éléments d’ethnie mbochi et de ressortissants d’Afrique de l’ouest, de la RDC et de la République centrafricaine. Les hommes de Gordon Sécurity sont en pointe dans l’intervention armée au Pool où la mort est gratuitement distribuée aux populations de cette région.

5-Sabin Assima

Ce commissaire du poste de police de Moukondo à Brazzaville doit sa nomination aux services macabres rendus au tristement célèbre Jean François Ndenguet. Sabin Assima et Ndenguet, c’est un couple qui marche à la perfection quand il s’agit d’enlever et mater les jeunes militants de l’opposition. Sabin Assima a à son actif l’agression de l’opposant Paulin Makaya, président de l’UPC, le 17 novembre 2014.

Le 10 octobre 2015 il n’hésitait pas à menacer de façon très explicite sur l’esplanade de la CNRTV avant d’asperger les militants du CADD (parti du candidat André Okombi Salissa) de gaz lacrymogène : « j’ai reçu des ordres du général Ndenguet d’abattre les opposants André OKOMBI SALISSA, Oba Blanchard, Guy Brice Parfait Kolelas. Nous avons éliminé Kolelas Père, fait fuir Lissouba. Pour notre pouvoir que vous voulez prendre nous allons vous tuer ».

6-Morgan

Morgan est un autre exécuteur macabre de Ndenguet nommé commissaire au poste de police de Poto Poto Ntinguindi. Il a notamment agressé un journaliste du journal français Le Monde (Christophe Châtelot) ainsi que deux envoyés spéciaux de l’Agence France Presse le mercredi 23 mars au sortir de la conférence de presse donnée par le candidat Jean Marie Michel Mokoko.

7-Amboulou Ondele alias Zulu Bad (Zouloubad)

Ce énième gros bras de Ndenguet est un ancien milicien cobra (décidemment) recruté à la Police et affecté à Pointe-Noire au sein de la Brigade Spéciale d’Intervention Rapide (BSIR). Il est notoirement connu pour avoir ouvert le feu sur des manifestants pacifiques en marge du meeting de l’opposition (IDC-FROCAD) du 27 septembre à Pointe-Noire. Zouloubad est également connu pour avoir usé de méthodes plus que musclées dans l’exécution de l’opération « Mbata Ya Ba Kolo » où l’expulsion de ressortissants de la RDC a été accompagné de mauvais traitements et d’atteintes flagrantes à la dignité humaine.

Cette brochette d’assassins est loin d’être exhaustive. Ndenguet s’est constitué un vivier de miliciens à qui sont attribuées diverses missions pour intimider et affaiblir l’opposition et éliminer ses représentants les plus zélés.

Edo GANGA, brazzanews.fr

SOURCE :

http://www.africa-info.org/afrique/politique/9236-congo-brazzaville-le-dictateur-sassou-nguesso-et-ses-tueurs-a-gage.html

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:53

Gabegie, tribalisme et terreur d'Etat! II n'y a de rupture que systémique... le peuple ne s'y était pas trompé: c'est bel et bien allons plus loin dans le " lé dza, lé nwa, lé yiba mbongo ya l'Etat..."

D'Après le griot du Régime François Soudan sur la rupture: "en définitive c'est à une alternance avec lui même qu'est convié Denis Sassou Nguesso. Où aura-t-il la force et la volonté? " La réponse à ce tardif et honteux aveux est claire, cinglante et navrante pour l’auteur de ces lignes et les naïfs qui s’illusionnaient encore. Sauf a comprendre que pour monsieur Soudan la rupture et l'alternance consiste à placer sa femme Arlette Nonault, une quinqua qualifiée de jeune, officiellement au cœur de l’appareil d’Etat, même lui ne peut que constater l'évidence: Monsieur Sassou est congénitalement incapable de changement. Le système Sassou ne peut être autre chose que ce que les congolais subissent depuis quatre décennies. Une indigeste et insupportable dictature clanique, clientéliste et mafieuse.

En catimini et à la hussarde le pouvoir s'est déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mars 2016, par le désormais fameux et mondialement connu, african-dictators friendly plébiscite, un coup KO.
Le président sortant a par un prodigieux miracle mathématique et comptable converti ses 8% de voix recueillies en 60 % des suffrages exprimé, par les congolais, en sa faveur.
Un tel score dans n'importe quel contrée de la planète vous assure une tranquillité d'esprit et surtout une incontestable légitimité car reflétant une massive adhésion populaire.

Un coup KO! Pourtant l'on est réduit à quémander et monnayer la reconnaissance d'un fait aussi évident.

Un coup KO! Et pourtant l'on embastille et menace l'arme à la main les soi-disant candidats malheureux battu afin qu'ils reconnaissent ce qui est censé être acté et légitimé. La victoire à 60%, le quinquennat de la rupture et de l'économie?

C’est que malgré tous les roulements de mécaniques et les démonstrations de force brutales, le pouvoir usurpateur réalise qu'il a négligé l'essentiel dans sa volonté de passer en force.
Lorsqu'une nation est en marche vers la démocratie, il n y'a qu'un préalable majeur qui donne le fondement légal : la légitimité populaire sortie des urnes. Et dans le cas de notre pays, en dépit de la volonté de lui imposer un stalinisme à la sauce tropicale, le peuple congolais réclame le respect de sa vo
lonté.

On a beau vociférer, montrer ses muscles, molester, terroriser, torturer, assassiner ça coince.

Ni les congolais, ni la communauté internationale qui hausse le ton, ne sont dupent : le « président sortant » n’est pas le « président élu » mais le « président investi » par la force.
Ce gangstérisme électoral, ne cache pas le fait que nous somme bel et bien dans une crise poste électorale. Et celle ci ne peut se résoudre par une fuite en avant et la reconduction du système laminé par les urnes, mais bien par le dialogue.

Il faut un dialogue qui nous amènerait à l’arrêt des violences dans le Pool et à trouver des solutions pour une gestion démocratique du pays.

La légitimité précède la légalité. Le peuple souverain est le seule qui légitimise et par voie de conséquence permet la légalisation d'un pouvoir par les instruments et les instances dont il s'est librement doté.
Vouloir passer outre comme le pouvoir de Sassou le fait depuis quatre décennies, c'est abolir le peuple et installer la tyrannie. Les faits sont têtus, et toutes les gesticulations guerrières et vociférations sont en la matière, vaines. Denis Sassou Nguesso n’est donc ni le Président de la République du Congo, ni le chef de l’État, mais un simple chef de guerre à la tête d’une milice armée, à l’image de Charles Taylor (Liberia) ou de Foday Sankoh (Sierra Leone) hier. Et à ce type de leadership le peuple a clairement dit Sassouffit le 20 mars 2016, quel que soit le bout par lequel le pouvoir prend les résultats des urnes.

Une république bananière et clanique nous ridiculise aux yeux du monde en s'enfermant dans un vain jusqu’au-boutisme. On ressort de la naphtaline un apparatchik faillitocrate, Clément Mouamba, pour encadrer le casting des écuries de la marmaille présidentielle : Coco(Claudia) Kiki(Christel denis) et Gaya(Edgard) Nguesso. Laissez, les enfants s’amusent c'est la rupture!

"Gouvernement ya ndzala" (Justin Lekoundzou)

On est tellement dans la rupture qu'on reconduit plus de 75 % d’une équipe dont les logiques et le bilan ont été laminés par le vote des congolais. Petits bricolages familiaux, on déplace le désormais trop sulfureux Ondongo pour ses casseroles portugaises et latino américaines des finances pour le remplacer par un membre de l’écurie mafieuse de la SNPC, dirigé par kiki le pétrolier, dont la réputation de bon gestionnaire et de transparence n'est plus à démontrer (Panama Papers…). Et après l'ambassadeur exhibitionniste, voici l’entrée fracassante au gouvernement d’un autre pornocrate dont les seules compétences sembles être ses exploits étalés sur la toile et sa capacité à organiser de joyeuses bamboula. Bravo!
Encore heureux qu’on ne nous ai pas vendu le changement ou la révolution , on aurait eu droit à encore pire parce qu’a part la rupture d’avec le bon sens, l’honneur et ne parlons pas de la morale…Nous sommes bien en OYOCRATIE décadente.

Combien de temps durera cette drôlerie quand le pays paralysé ne compte plus les nuits blanches d'angoisse et les jours stressants? Quand nos partenaires et toute notre économie suffoque sous le poids de l'incertitude, de l’attentisme, du racket organisé, pris à la gorge d'une conjoncture fatale.

Donc, allons plus loin avec l'endettement à outrance de la Chineafrique. Allons plus loin avec le clientélisme opaque et mafieux de la Françafrique de Jean-Louis Borloo, Yamina Benguigui, Cecilia Attias(ex-Sarkozy) et consorts...venus jouer les cautions morales de Mister 8% en échange du financement de leur marottes personnelles : Le forum des femmes francophones que Benguigui peine à faire vivre, le forum Build Africa que Monsieur Attias a réussi à refourguer au père Sassou en mal de communication ( il cherche désespérément des événements pouvant redorer sa désastreuse image) et l'appui du dictateur pour son agence d'électrification de l'Afrique pour l'ami Jean-Louis. De l’humanisme à peu de frais sur le dos des congolais...
L'argent n'a pas d'odeur, surtout pas celui du pétrole congolais...le tout pendant que des enfants, des vieillards et des femmes sont bombardés dans le pool, que le sang des congolais coule à flot...après tout quelques nègres de moins et vous savez ces gens là…

On a inoculé le germe de la peur, pour que tout le monde se taise, alors qu’au moins 92% de gens ne sont pas content de la manière dont le pays est géré.

On pourchasse, rafle, emprisonne, torture et bombarde à l'arme lourde et hélicoptères de combat une partie du peuple censé vous avoir plébiscité. Donc on se dit dés lors problème réglé. Et bien non, il n'y a pas de paix, le pays s'est crispé. Le tempo de terreur qu’imposent le pouvoir et le fait du prince bloque tout.

Mais nous le redisons haut et fort, il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde. La puissance du peuple dépasse la puissance des armes et il y'a une réelle possibilité de paix des cœurs et des esprits si nous avons le leadership qui convient.
Un leadership en prise avec le peuple. Non pas l'homme providentiel que l'on nous vend, mais l'homme que les autres admirent, regardent comme un modèle et qui est capable de conduire une collectivité nationale...Il ne s'agit pas du pouvoir personnel de quelqu'un qui gère le pays comme il veut, s'accapare des ressources du pays avec son clan comme il veut...mais un leader qui a le soucis du vivre ensemble, du peuple, de tout le peuple congolais.

Déterminé à faire valoir les droits et la voix du peuple confisqués, personne ne nous amènera à reconnaître une élection que l’on conteste même si on cherche à nous affamer par un siège digne du Moyen-âge. Ce ne sont clairement pas ce genre de manœuvre qui vont résoudre les problèmes de fond du Congo. Nous contestons les résultats de l’élection présidentielle car ils ne sont pas conformes à la réalité des urnes. Non partisans de la violence nous déplorons la chape de peur qui s’est abattue sur le Congo. Mais ce n’est pas parce qu’on contrôle l’armée et la police qu’on peut diriger sereinement un pays.

" Il faut arrêter d'avoir peur. On ne va pas tuer tous le monde… Je suis serein. Comme l’ont montré mes actions passées, j’ai toujours été opposé à la violence et je suis sûr qu’on peut construire l’avenir du Congo sans le recours aux armes."

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 15:51
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Mgr Louis Portella Mbuyu - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 11:42
(Congo-Brazzaville) Un gouvernement Mouamba avec du sang contaminé bien plus qu’avec du sang neuf !

Calixte Nganongo -

Par Rigobert OSSEBI -

Tout le monde attendait le Gouvernement de Clément Mouamba. Avec inquiétude et même une certaine impatience. Après l’investiture d’un Denis Sassou Nguesso éternellement menteur et prometteur, les Congolais crédules, ou pas, s’étaient mis à espérer…. Espérer en une équipe efficace qui, comme l’avait affirmé l’Usurpateur dans son dernier discours, allait s’atteler à la lutte contre la corruption, la concussion, le népotisme et autres balivernes présidentielles. Hélas, cela faisait plus de trente ans que le pays était oublié du Père Noël et, en cette fin d’Avril, il n’allait décidément pas passer pour ce gouvernement et encore moins pour la population !

Les moins optimistes, notamment sur ce site, affirmaient « Quelles que soient les personnalités qu’il décidera de nommer aux Finances, au Pétrole, aux Forêts, à la Défense et à l’Intérieur, le véritable ministre en restera Denis Sassou-Nguesso. »

La réalité imprévisible, pauvres de nous, est pire ! Bien pire ! Ce gouvernement qui aurait dû être celui « d’une certaine transition » est en fait celui de « la succession ». Pour ceux qui s’attendait à une injection de sang neuf, ils en ont été pour leur compte ; de la pire des qualités, en réalité du sang contaminé ! L’héritier, Denis Christel, a finalement fait valoir ses prérogatives. Les entrants et les sortants, dans ce gouvernement Mouamba, en sont l’indiscutable reflet à quelques exceptions insignifiantes près.

La vénalité hors-norme de Kiki et son ambition ont été assouvies au-delà du raisonnable. Après avoir été le propriétaire incontestable et incontesté du pétrole congolais, le voilà aujourd’hui qui s’accapare, via un tiers, le portefeuille des Finances du Congo. Son comparse de la SNPC, Calixte Nganongo, le directeur administratif et financier de la société étatique, a pris la place du très corrompu Gilbert Ondongo. Clément Mouamba ne pouvait certainement pas s’opposer à cette nomination calamiteuse. Malgré cette horrible perspective, personne ne regrettera Gilbert Ondongo à qui le Fonds Monétaire International (FMI), l’ingrat jadis à sa botte corruptrice, à Washington lui a tout récemment claqué la porte au nez alors qu’il demandait de l’aide. Mais avec ce nouvel homme à la tête des finances publiques, les hors-la-loi se sont réjouis ; rien ne s’arrangera et ils espèrent voler plus encore. Le prix du pétrole pourrait même dépasser à nouveau les 100 dollars le baril que les Congolais n’en verront pas la couleur.

Comme les Nguesso, les Nganongo volent en famille. Ce petit clan, qui comptait déjà une Conseillère à la Présidence de la République après avoir failli dans le négoce en gros de volailles, s’est toujours plu à plumer le Trésor Public ou les sociétés nationales. Calixte Nganongo était secondé à la SNPC par son cousin Paul Ominga. A Paris, la compagnie pétrolière congolaise avait d’élégants bureaux, avenue de Friedland, à un jet de pierre de l’Arc de Triomphe. Ce cousin s’y faisait traiter de « villageois » par des collègues de travail aux tenues tirées à quatre épingles, tant les siennes, maillot de supporter du PSG et tongs, tranchaient avec les leurs. Mais il ne faut surtout pas confondre mauvais goût vestimentaire avec de la modestie ou pire avec de la probité. Ce directeur administratif-adjoint a été à l’origine des ascensions fulgurantes des Willy Etoka et des Lucien Ebata ; il en a été le découvreur, le bygmalion plutôt que le pygmalion. Ils pourront encore compter sur lui. L’hégémonie des Nganongo, comme celle des Mapapa, sur la SNPC perdurera puisque Raoul Ominga succèdera sans aucun doute à son cousin Calixte ministre, à son poste de DAF. Sa solide réputation de jouisseur ne pourra que s’en renforcer. Dans son approche de la gente féminine, il est reconnu être généreux à défaut d’être délicat. On dit de lui que pour amadouer sa proie, son premier cadeau, et le plus petit qu’il puisse être (littéralement « son plus petit billet »), c’est 30 millions de FCFA…

Au pétrole, rien ne change pour Kiki avec le très transparent Tchikaya, fils de… Comme lot de consolation pour le fiston du dictateur, Jérôme Koko a été viré de la tête de la SNPC ; Kiki en assurera la présidence en attendant que son président de père lui laisse la sienne… Les vieux compagnons de route de ce dernier, les caciques remerciés pourront soigner tranquillement rhumatismes et séquelles d’AVC ou d’excès commis durant ces presque vingt années d’un pouvoir totalitaire. Les Adada, Yoka, Tsiba et autres n’avaient d’ailleurs aucune envie de suivre l’apprenti-clerc de Notaire dans ses folles dérives. C’est bien Denis Christel qui a été à la manœuvre ces dernières semaines, distribuant des paquets d’argent à « ses petits », ses sbires, chargés des fraudes, des agitations, des intimidations encagoulées et des mitraillages dans tous les sens et dans toutes les directions. Ces derniers, fanfarons, ne manquent pas de se vanter de leurs exploits et des sommes pharamineuses que le fils du « perdant » a dû leur débourser pour inverser les scores.

Le semblant de démocratie et d’Etat républicain a définitivement été capté par la voyoucratie des Nguesso, avec ce Proconsul qui est allé au secours de son père. Ce butin des « Finances » est un prix dont la république ne se relèvera jamais. D’ailleurs, ces mêmes valets sanguinaires, enrichis, s’inquiétaient durant la campagne de l’affaiblissement physique d’un président-candidat déjà usé. Ils craignaient une issue fatale tant l’homme perdait ses forces et parfois même sa lucidité. Ce genre d’accident reste dans le domaine du possible, ce qui, dans les conditions actuelles, serait le signal de départ d’une lutte acharnée pour une prise de pouvoir par le plus fort. Ndenguet ne manquera de dégainer les armes de la Police pour son compte personnel – lui que Chirac et de Villepin avaient extrait de sa prison de la Santé à l’aube d’un premier samedi d’Avril 2004. – Ce récidiviste de crimes contre l’humanité pourra s’adonner complètement à son goût pour les crimes de masse en s’opposant au Clan des Nguesso et à l’Armée congolaise, tous armés jusqu’aux dents, dans une guerre triangulaire. Les populations civiles ne seront pas épargnées, ni les biens impayés construits à crédit par les Chinois.

Les « petits » proches de Kiki, pas si inconscients, prédisent que « ce qui se passera alors au Congo sera pire que le Rwanda… »

Voilà où tant d’irresponsabilités accumulées, de corruptions et de complicités silencieuses pourraient nous mener bientôt. La sirène d’alarme en est tirée…

Il y a presque deux décennies un compagnon de « l’avant-première heure de Denis Sassou Nguesso » révélait les secrets du pouvoir de ce dernier. Pour mieux être compris, il s’aidait de sa main. Chaque doigt en était un qu’il expliquait tour à tour de chaque côté ; d’abord le pouce, puis l’auriculaire. Il termina donc par le majeur. En le désignant, il déclara : « Ce doigt est le plus grand et le plus fort, c’est Florent Tsiba ! Il détient une grande force mystique et était dans la chambre du Mistral lors de l’assassinat de Marien N’Gouabi. Il a été de tous les gouvernements de Denis. Il sera de tous les prochains. S’il ne devait plus en être, alors pour Denis cela signifiera sa fin, irrémédiablement ! »

Le tyran n’a pu que consciemment prendre la décision d’écarter Florent Tsiba de ce dernier gouvernement. En a-t-il voulu accélérer sa propre chute ? Les dés en sont jetés pour lui-même et pour le triste sort qui attend désormais le peuple congolais !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 17:19
(Congo-Brazza) Appel à l'éveil de la conscience nationale du peuple congolais

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs, l’heure est grave !

Oui très grave ! Elle est non seulement grave pour le Congo-Brazzaville, mais aussi pour son Peuple, car elle appelle à une véritable prise de conscience au niveau national.

En effet, combien de temps va-t-on encore attendre ou accepter que Monsieur Denis Sassou-Nguesso, non pourvu de l’onction du Peuple Congolais pour la présidentielle du 20 mars 2016, en dépit des moyens de l’Etat utilisés par ce dernier, puisse impunément demeurer au pouvoir ?

Comme vous le savez, le Premier Secrétaire du PCT, Monsieur Pierre Ngolo, en cherchant à défendre l’indéfendable, est venu confirmer que l’ancien président de la République, Monsieur Denis Sassou-Nguesso, n’a pas obtenu plus de 60% des suffrages exprimés au premier tour, car il a été battu dans le département du Pool, à Pointe-Noire, dans les trois départements du grand Niari ainsi qu’à Brazzaville.

Quand on sait que tous ces départements représentent, à eux seuls, plus de 70% de la population congolaise, on peut alors se poser la question suivante : par quel calcul algébrique, son mentor a pu obtenir plus de 60% dès le premier tour de la Présidentielle. En principe, au vu des résultats énoncés par le Secrétaire Général du PCT, on peut conclure que, ses calculs défient toutes les lois de la mathématique.

Faut-il rappeler que le peuple congolais, aiguillonné par son opposition, après avoir refusé le pseudo referendum constitutionnel de Monsieur Denis Sassou Nguesso, a réussi à mettre en échec le plan machiavélique de ce dernier, tendant à pérenniser son pouvoir à la tête de l’Etat congolais.

Monsieur Denis Sassou Nguesso, qui n’a jamais gagné une élection, cherche à faire taire, de quelle que manière que ce soit, toutes les velléités de contestation, en intimidant, en confisquant tous les médias de l’Etat, en optant pour le bombardement des populations civiles sans défense, dans les pays de Mpangalas (Kindamba, Vindza, Mayama, Mpangala), ainsi qu’à Soumouna (où se trouve monsieur Fréderic Bitsangou alias le pasteur Ntoumi), au séminaire de Mbamou d’où sont sortis de nombreux cadres , prêtres, évêques et archevêques comme le cardinal Emile BIAYENDA, Monseigneur Barthélémy BATANTOU, Monseigneur Ernest NKOMBO, Monseigneur Hervé ITOUA, Monseigneur Anatole MILANDOU, Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, le Père Didace MALANDA, l’Abbé Dominique KIMBEMBO, pour ne citer que quelques uns.

Même Goma Tsé-tsé, village mythique et chargé d’histoire où vivait Monseigneur Auguste NKOUNKOU, n’a pas été épargné par les bombardements des hélicoptères de combat des Forces Armées Congolaises.

Malgré les nombreux enfants de moins de douze ans, de femmes et d’hommes qui sont victimes des atrocités qu’on peut qualifier de génocide, force est de constater la totale indifférence de la communauté internationale.

Il n’est plus permis de rêver d’une quelconque ingérence humanitaire dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville, à la suite des bombardements perpétrés dans cette région par le pouvoir sanguinaire et arbitraire de Monsieur Denis Sassou Nguesso sèchement battu et éliminé dès le premier tour du scrutin présidentiel du 20 mars 2016.

A dire vrai, l’heure n’est plus de pleurnicher ni de compter sur qui que ce soit encore, moins encore sur la prétendue communauté internationale, qui n’intervient ou n’existe que lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des grandes nations qui la constituent.

Ce n’est pas parce que le Congo-Brazzaville est une ex-colonie de la République Française que les Congolaises et les Congolais doivent toujours faire recours à cette dernière lorsque leur pays est confronté à de graves crises politiques.

Mes chers Compatriotes, ne soyons pas naïfs. En effet, chaque fois que la France est intervenue au Congo-Brazzaville, cela a toujours été dans le but de préserver ses intérêts et non dans le but de défendre les Congolais encore moins pour assurer la paix dans notre pays.

Vous vous souviendrez que bien qu’Elu au suffrage universel direct et ce, à la suite d’une véritable élection libre et transparente organisée au mois de juillet 1992, le président Pascal LISSOUBA a été contraint et forcé de quitter le pays en octobre 1997, à la suite d’un coup d’état de Monsieur Denis Sassou Nguesso soutenu par les forces angolaises ayant notamment bénéficié de fait de l’approbation ou du soutien du président français de l’époque, Monsieur Jacques Chirac.

Lors de ce coup d’état ayant conduit à la destitution du président Pascal Lissouba, un président jouissant de la légitimité populaire, de par son élection libre et transparente reconnue comme telle par toute la classe politique congolaise, la soi-disant communauté internationale n’avait pas été visible.

Comme dirait l’un des pères fondateurs de la république du Congo, le premier président du Congo-Brazzaville, le président-abbé Fulbert YOULOU, « il nous revient de tenir compte plus que jamais de la situation politique de l’heure. Et cette situation doit être minutieusement analysée. C’est votre rôle. C’est urgent. C’est d’autant plus urgent qu’il est urgent d’empêcher ce qui doit être empêché. Cette analyse doit se faire sans passion et sans parti pris. Cette analyse doit être objective. »

Combien de temps peut-on encore fermer les yeux devant cette bestialité primitive orchestrée par un général qui extermine son peuple en toute impunité ?

Combien de vies devons-nous encore perdre pour que la communauté internationale, la France viennent assister le Peuple du Congo abusé, martyrisé, piétiné, avili, déshonoré et qui est complètement noyé dans un océan de larmes ?

Est-il légitimement et humainement permis de reconnaître un pouvoir qui viole toutes les conventions internationales qu’il a ratifiées, qui a entaché sciemment l’élection présidentielle du 20 mars 2016 afin de falsifier les résultats ?

Pourquoi le peuple Congolais doit-il être condamné au mépris ou à une sorte de damnation perpétuelle tout simplement pour cause de richesses que recouvre son sous-sol ? Toutes ces interrogations nous invitent à construire une véritable résistance pour aboutir à un véritable changement systémique au Congo-Brazzaville.

Les bombardements des populations de la région du Pool sont inacceptables, le génocide programmé et planifié dont cette région est victime doit être dénoncé et sévèrement condamné d’autant plus qu’il avait été clairement préparé puisque l’ancien président de la République monsieur Denis Sassou-Nguesso s’était illustré à Kinkala aux populations de cette localité sous forme de menaces à peine voilées déclarant :

« quand on ne s’est jamais blessé à la langue, on ne connait pas le goût du sang ».

En s’exprimant en ces termes, Monsieur Denis Sassou Nguesso faisait implicitement allusion aux massacres de plus de 353 disparus du Beach de Brazzaville, à la guerre dans la région du pool en 1998 et dans un passé lointain à l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda, des condamnés injustement exécutés du tribunal d’exception à l’occasion de l’assassinat de Marien Ngouabi, et que sont : « l’ancien Président de la république Alphonse Massamba-Debat, le capitaine Kikadidi , Ndoudi-Nganga, Samba-Dia Nkoumbi, Mizélé, Nkandza » , la liste est loin d’être exhaustive sur le fleuve de sang qui l’a fait couler au Pool et dans toutes les régions du Congo.

Depuis longtemps, le peuple Congolais le sait que Monsieur Denis Sassou Nguesso est viscéralement un tribaliste envers les populations sud du Congo-Brazzaville. Son combat politique a toujours consisté à éliminer l’homme politique qui paraîtrait à ses yeux un sérieux concurrent.

Monsieur Denis Sassou Nguesso est le type même de l’homme politique africain non patriote, manipulable, choisi, protégé par les anciennes puissances coloniales à l’effet de mieux diviser, opposer les Africains, de mieux les affaiblir et par voie de conséquence de mieux, sur fond de crises internes meurtrières et fratricides les détourner des intérêts supérieurs de leurs nations.

L’homme est choisi et protégé parce qu’il est plus malin qu’intelligent et son intelligence maligne ne lui sert qu’à tuer, éliminer ses adversaires notamment ceux qui sont mieux placés pour lui succéder, violer, bafouer les intérêts de ceux qui sont censés être ses compatriotes et qui, malheureusement ne le sont pas et ne le deviendront jamais par manque d’intelligence et de vision de l’homme méchant qu’il est.

D’où, entre autres, la malédiction de sa progéniture comme cela est de même pour tous les dictateurs sans intelligence et sans vision.

Si les droits humains ou les droits de l’Homme et du citoyen sont scrupuleusement garantis entre les grandes composantes de ce qu’on appelle soi-disant la communauté internationale, à l’occasion des conflits qui peuvent naître ici et là, à l’échelle planétaire, ceux-ci deviennent chimères et cauchemars lorsqu’il s’agit des crises qui surgissent dans des pays d’Afrique noire en raison des ressources naturelles comme le pétrole que recouvrent leurs sous-sols.

C’est dire que, la libération et surtout l’indépendance des nations africaines et en particulier celles du Congo-Brazzaville, l’instauration d’un ordre juridico-institutionnel reconnu par tous les fils et filles de la Nation Africaine viendraient de nous-mêmes et non de la tenue des réunions ou conférences dites internationales organisées ici et là à l’échelle mondiale.

Au Congo-Brazzaville, s’est instaurée depuis plusieurs décennies une dictature qui ne dit pas son nom et qui est savamment maintenue, entretenue par des puissances étrangères qui, de nos jours et contrairement aux années 1950 agissent malignement derrière des firmes internationales.

Les crises, les conflits qui opposent les Africains et plus particulièrement les Congolais doivent être résolus par eux-mêmes.

Par le passé, nos anciens, à l’instar de Mabiala Mâ Nganga, Bueta Mbongo, Simon Kimbangu, André Grenard Matsoua, Mâ Ngunga ont su s’organiser pour dénoncer et lutter contre les injustices instituées par le colonisateur français et belge sur le sol congolais. Les moyens qui étaient les leurs n’étaient pas plus sophistiqués que ceux des nôtres aujourd’hui.

Certes aujourd’hui, la tâche paraît beaucoup plus complexe puisque l’ennemi de la nation n’est plus directement le colonisateur. L’ennemi de la nation est aussi malheureusement fils de la nation et qui, en raison d’une vision trop courte qui le caractérise et essentiellement tournée vers des maudits intérêts matériels teintés, entre autres, d’une certaine avidité quant aux honneurs de représentations nationales, n’hésite guère à jouer le jeu de l’ancien colonisateur.

La situation actuelle est d’autant plus complexe que, le fils de la nation qui s’est notoirement illustré en traître et valet local des puissances étrangères, est aussi lourdement armé par celles-ci jouissant ainsi grandement du pouvoir de donner la mort sans qu’il soit inquiété, de quelle que manière que ce soit.

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs et Chers combattants de la liberté, nous avons, plus que tout, le devoir de sauver notre pays, le Congo-Brazzaville, de le soustraire des forces occultes d’exploitation de l’homme par l’homme. Pour cela, nous devons créer toutes les conditions nécessaires qui devront aboutir à la libération du Congo-Brazzaville. Etant entendu qu’aucun mouvement de libération nationale ne pourra effectivement parvenir à ses fins, si nous nous abstenons à observer avec sagesse et intelligence, ce que nous avons été par le passé.

Il nous sera difficile d’aller de l’avant, si nous ne nous accordons pas le temps de la réflexion. Celui d’une analyse sérieuse et responsable de nos faiblesses et surtout de nos atouts qui sont notamment susceptibles de nous faire rassembler, au-delà de nos différences ethniques, philosophiques et politiques pour créer une dynamique de développement et de conscience à l’échelle nationale.

Sur ce point, s’y atteler, c’est donc donner la place à l’histoire plus précisément à notre histoire, celle des femmes et des hommes qui, pour l’amour du Congo-Brazzaville n’ont pas hésité, en leur temps à se lancer dans le combat du respect et de la défense des libertés fondamentales.

Soyons donc imaginatifs, courageux et prêts à aller au combat de la liberté et de la délivrance de notre pays des mains des traîtres qui, malheureusement font aussi partie des nôtres.

Comme le disait le Père de la Nation Congolaise, le président-abbé Fulbert YOULOU, « le courage doit caractériser une jeunesse [Tout comme un peuple qui aspire à la liberté] désintéressée et consciente, respectueuse des valeurs fondamentales du pays. A tout moment, elle doit être le moteur déterminant de toutes les décisions capitales et de toutes les démarches, comme aussi elle doit en être le ferment. »

Aussi, nous devons initier des actions, créer des ateliers, des espaces de réflexion, comme du temps de nos ancêtres, à l’instar des Mbongi, lesquels, en raison de la situation politique qui prévaut à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville devront être, quel que soit l’objet du rassemblement, des espaces de conscientisation de la jeunesse et du peuple Congolais.

Au final, comme le déclarait, le président-abbé Fulbert YOULOU :

« Peuple congolais, soldats, gendarmes, agents de police, jeunesse, conjuguons tous nos efforts, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver notre pays qui est en train de se perdre, s’il ne l’est déjà. »

« Une nécessité s’impose donc à nous. Rechercher, dès à présent, dans nos propres ressources, les moyens qui sont nécessaires à notre existence. Cela doit être l’œuvre de tout le peuple.

C’est le concours de la Nation tout entière qui est encore requis. Chacun, dans son domaine, doit concourir à cette tâche immense.

Le fardeau est moins lourd quand on est plusieurs à le porter et quand les charges sont bien réparties. La Nation donc acceptera les sacrifices qui lui seront demandés. »

En somme, ce qui se passe à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville et ce, il y a bien des décennies doit être pour nous une occasion de prise de conscience de toutes ces réalités qui s’imposent à nous qui ne sont ni agréables ni faciles à combattre.

Toutefois, elles exigent de nous une prise de conscience nationale qui doit nous inviter au sens du devoir, à la prise des charges ou de responsabilités partout où nous sommes dans le seul but de concourir à la libération et au développement de notre Nation.

Soyons Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs réceptifs au message des pères fondateurs de la république du Congo-Brazzaville notamment de celui de notre premier président qui, dans son discours tenu le 14 août 1962, exhortait le peuple Congolais à l’amour de la Patrie, au sens du devoir et du civisme. Ou de celui du père national Jacques OPANGAULT aux termes desquels :

« En dehors des luttes idéologiques, en dehors de notre opposition démocratique et constructive pour un mieux-être du pays, pour une amélioration toujours poursuivie et toujours plus grande nous avons tous, nous congolais, des objectifs supérieurs, des devoirs communs impérieux. En face des grandes tâches nationales nous n’avons qu’un seul drapeau, qu’une seule devise, qu’un seul but. Ce Congo, nous le formerons, nous le modèlerons selon nos efforts et selon nos mérites »

Et quant à l’abbé Fulbert YOULOU, il ajoutait avec espoir et convictions qu’il pouvait compter sur son peuple et que grâce à son labeur, à son dévouement et à son amour passionné pour notre Congo, le jour est maintenant proche où sous les plis frémissants de notre drapeau tout un peuple triomphant marchera en chantant sur les routes de la prospérité, du progrès et du bonheur.

Que vive la liberté !

Que vive le Congo-Brazzaville !

COLLECTIF DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA

MBONGI NATIONAL DE LA RESISTANCE CONGOLAISE

Les initiateurs : Maurille LOUZALA Enseignant chercheur, homme politique

Maître Rudy MBEMBA Avocat, Kôngoloque

Maître Philippe YOULOU Avocat

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Rudy Mbemba, Philippe Youlou, Maurille Louzala - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:08
François Hollande, soutien complice des dictateurs africains

Par Olivier MOUEBARA -

François Hollande est ainsi fait. Que ce soit dans sa vie privée ou politique, « monsieur petites blagues » a toujours eu du mal à trancher. Cette fois-ci, sa blague de soutenir les dictateurs africains ne passe pas.

Elu par défaut grâce au rejet suscité par Sarkozy, François Hollande a fait voler en éclats tous les espoirs portés par son élection.

A un an de la fin de son mandat, le capitaine de pédalo a trahi les 60 engagements de sa campagne.

Conditionnant sa candidature à l’inversion de la courbe du chômage, monsieur Fraise des bois s’est tiré une balle dans le pied. Il nous tarde de le voir quitter le pouvoir, chasser de l’Elysée tel un félon qui n’aura récolté que ce qu’il aura semé.

Avec François Hollande, la parole publique a perdu toute crédibilité. L’engagement 58 de son programme n’était qu’une diversion pour se moquer des sans dents africains.

En s’engageant de « rompre avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité », il a fait l’inverse tout au long de son quinquennat.

Depuis son arrivée à l’Elysée, son ami dictateur Alpha Condé de Guinée dort paisiblement.

Mahamadou Issoufou du Niger peut jeter en prison son adversaire, le torturer, trafiquer les élections, il reçoit une chaleureuse lettre de félicitations du président français.

Idriss Déby Itno peut bafouer le suffrage des tchadiens, il trouve grâce auprès du compagnon de Julie Gayet, au nom d’un hypothétique soutien de ce dictateur contre Daech.

Sassou-Nguesso qui ne respecte aucun serment est encouragé par François Hollande de modifier une Constitution que ce dictateur avait juré de respecter. Largement rejeté par le peuple après avoir inversé le vote des congolais, les bombardements qui se déroulent dans le Pool ne suscitent aucune réaction de l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste.

Le soutien complice de François Hollande et de son gouvernement aux dictateurs africains montre les limites de leur réflexion sur notre continent. Les slogans et les incantations ne suffisent plus. La France a tout à gagner à encourager l’arrivée d’une nouvelle génération sur la scène politique africaine. Prétendre que seuls ces tyrans peuvent garantir leurs intérêts ou ce qu’il en reste en Afrique, est une aberration.

Alors que la soif des africains pour la liberté, l’autodétermination, la démocratie, l’initiative est palpable, maintenir les africains dans des schémas caducs et désuets de l’asservissement, des dictatures et du néocolonialisme, conduit à des frustrations susceptibles d’être incontrôlables.

Il n’est pas trop tard pour François Hollande et son gouvernement de changer de braquet. Tous les peuples ont le droit de choisir librement leurs dirigeants. Les principes démocratiques ne doivent pas être à la carte encore moins à géométrie variable.

Pourquoi condamner avec véhémence Bachar El Assad et épargner le dictateur Sassou-Nguesso? Quelle différence y a t-il entre bombarder Alep et la région du Pool?

Léa Salamé qui conduit sans permis et sans assurance automobile aurait dû poser cette question à François Hollande lors de l’émission Dialogues citoyens du 14 avril dernier sur France 2. En l’escamotant volontairement, cette séquence nous a fait penser à L’ORTF. Alors que nous avons écrit en masse pour ne pas que cette chaîne fasse l’impasse sur le Congo, la Syrie a été privilégiée à notre pays. La censure a encore de beaux jours devant elle.

La France est un frein au développement de l’Afrique. Capitale de l’Afrique noire francophone, elle tire les ficelles, encourage la mafia, soutien les dictateurs, maintien le franc CFA, alors qu’elle a abandonné le franc français pour l’Euro.

Las de vivre dans un pays qui ne nous reconnaît pas à notre juste valeur, diplômés et formés, nous voulons mettre nos compétences au profit de nos pays respectifs. Quoi qu’il en soit, notre soif de liberté et de libération reste intacte. Se débarrasser des dictateurs africains et de la tutelle française est notre combat. Le cul entre deux chaises, nous en avons assez de vivre un exil contraint et forcé.

A moins d’un miracle, François Hollande est plus près de la sortie que de la réélection. Même en descendant dans les bas-fonds des sondages, il n’est pas certain de trouver le pétrole congolais. Le dictateur Sassou-nguesso a tout volé pour arroser les mafieux qui l’ont poussé à changer d’avis, piétinant ainsi son discours de Dakar de novembre 2014.

« Si les africains ne sont pas assez rentrés dans l’histoire », l’histoire retiendra le soutien de François Hollande aux dictateurs africains. Lui président est leur caution morale et politique. Une tâche de sang de son quinquennat.

L’Observateur Paalaga qui a le sens de la formule assassine n’a pas hésité à tirer à vue sur François Hollande: « Il y a des soutiens et des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux ».

Conscients de votre inconséquence et de votre soutien actif aux dictateurs africains, le vote de toutes les diasporas pèsera pour vous faire perdre en 2017.

Ne baissons pas les bras. Unis, nous vaincrons. Divisés renforcera le maintien des dictateurs au pouvoir en Afrique. Notre aspiration à la liberté et à la démocratie ne doit pas être étouffée par les velléités de François Hollande, des tyrans, des tricheurs, des dictateurs, des voleurs éhontés et de quelques mafieux de la France à fric. Tous seront balayés par notre volonté d’émancipation et de liberté.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 06:02
(Congo-Brazzaville) La traque de Ntumi dans le Pool : Un prétexte pour justifier l’intervention de la G.R

par Ghys Fortuné DOMBE BEMBA -

Après la milice « Bébés Noirs » et celle d’Hydevert Mouagni, des pseudos Ninjas sèment la terreur à Brazzaville et dans le département du Pool, pendant que les adeptes de Ntumi se défendent contre la Garde Républicaine (G.R) et autres mercenaires étrangers. Mais qui sont ces Ninjas déguisés, qui les arme et qui les gère ?
Pour répondre à ces questions, il suffit de rappeler les actes de provocations des 4 et 13 avril 201
6.

En effet, la veille de la Pâque, célébrée le dimanche 27 mars 2016, une délégation des éléments de la force publique est partie de Brazzaville pour se rendre chez Ntumi, au village Soumouna, situé entre Brazzaville et Kinkala, sur la Route nationale n°1, dans le département du Pool. Le but était d’avoir un entretien avec le « Maître de Soumouna ». Malheureusement, cette délégation n’avait pas été reçue. Rentrée à Brazzaville, cette délégation est venue dire du mensonge à sa hiérarchie. Au lieu de dire tout simplement la vérité, qu’elle n’avait pas été reçue par Ntumi, elle a plutôt rapporté que Ntumi avait fait dresser des barricades sur la route Brazzaville-Kinkala.

Or, le jour où nous nous sommes déportés sur Soumouna pour vérifier les faits, nous n’avons remarqué aucun barrage. Plutôt, nous avons trouvé sur place des milliers et des milliers des fidèles du Pasteur Ntumi qui fêtaient leur Pâques dans le calme.

Mais, quelque temps après, plus précisément le lundi 4 avril 2016, le jour de la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle, « le pouvoir de Brazzaville a simulé des attaques armées dans plusieurs commissariats de police des quartiers-sud de Brazzaville », selon le président du Comité de Coordination de la plate-forme de l’opposition IDC-FROCAD, le professeur Charles Zacharie Bowao.

Ces attaques ont causé la mort de plusieurs personnes et donné lieu à des interpellations. Parmi les personnes interpellées, six (6) sont décédées dans les geôles de l’Escadron de la Gendarmerie, situé en face de l’entrée du quartier La Glacière et couramment appelée « Camp Milice », (à Bacongo) deuxième arrondissement de Brazzaville). L’un des décédés porte le nom de Matsika Gabin, domicilié au 28 de la rue Badianseké, à Kinsoundi, dans le premier arrondissement de Brazzaville. Il a été inhumé mercredi 20 avril dernier à Brazzaville.

Sous prétexte de traquer les ex-Combattants Ninjas accusés d’être responsables des attaques des commissariats au sud de Brazzaville, la G.R. et plusieurs unités spécialisées de la Force publique ont quitté Brazzaville pour aller bombarder plusieurs localités du Pool, à l’aide des hélicoptères de combat, à défaut de tirer à balles réelles et à bout portant par les unités au sol ou fantassins sur leurs cibles supposées. Ces affrontements ont naturellement poussé les populations civiles à se réfugier dans les forêts pour les unes, ou à gagner Brazzaville à pied, pour les autres.

Comme si cela ne suffisait pas, le mercredi 13 avril 2016, des éléments de la G.R. ont tenté d’aller piller des vélomoteurs de marque Djakarta et bien d’autres matériels appartenant aux adeptes du Pasteur Ntumi à Soumouna. Ils ont été les premiers à tirer sur le site supposé abandonné du Pasteur Ntumi, pour voir s’il y avait encore des habitants. Mais, le célèbre ex-Combattant Ramsès et d’autres fidèles du Pasteur Ntumi ont riposté avec leur dernière énergie pour ne pas se laisser dépouiller par leurs agresseurs. Bilan des affrontements : plusieurs morts du côté des militaires « loyalistes » de la G.R.

Les assaillants ainsi réduits à leur plus simple expression ont dû demander un renfort d’effectifs à Brazzaville. Ce sont ces militaires-là qui sont allés piller puis incendier ce site du Pasteur Ntumi à Soumouna, à côté duquel se trouvent des maisons des civils et une école primaire publique qu’ils ont détôlées sauvagement. Le ministre de l’enseignement primaire Anatole Collinet Makossso devrait en rougir.

Mais, avec quelles armes Ramsès et compagnie ont-ils réagi ? Des questions sans réponses

Parmi les questions que le commun des mortels se pose, figure celles relatives à la provenance des armes dont se sont servis les ex-Combattants du Pasteur Ntumi, à l’identité de celui qui les leur a fournies, puisque ces ex-Combattants Ninjas sont censés avoir été démobilisés et désarmés depuis 2007. Qui ne sait pas que depuis 2008, le Pasteur Ntumi avait dissout la milice Ninja ?

Par contre, qui ne sait pas que le directeur général de la police, le général Jean-François Ndengué, entretient un groupe d’ex-Ninjas et de bandits qui pratiquent les arts martiaux et autres, aujourd’hui cooptés par la milice « Les Douze apôtres » ? Tous ces bandits ont la particularité de rouler à bord des véhicules de la police, et de porter des tenues aux poches bien garnies d’argent soit extorqué ou reçu de leur commanditaire.

Qui ne sait pas que l’ancien secrétaire général du Conseil National des Républicains (CNR), le parti du Pasteur Ntumi, Chrys Antoine Walembaud, aujourd’hui leader de la Convention des Démocrates Africains (CODEMA) gère aussi un groupe d’ex-Ninjas ? Qui ne sait pas que l’ancien Ninja « Mâ-Ntchéché » est en connivence avec la Force publique ? Qui ne sait pas que Hydevert a aussi une milice ?

Voilà pourquoi, plusieurs analystes pensent que, au lieu d’incriminer le Pasteur Ntumi d’être le commanditaire des attaques des commissariats de police du 4 avril 2016 ou de l’incendie de 9 véhicules perpétré le 12 avril dernier sur la route Brazzaville-Pointe-Noire, ne pourrait-on pas penser aussi que ces attaques aient été l’œuvre des activistes armés par Ndengué, Walembaud, Hydevert et Jean Dominique Okemba (J.D.O). A propos de ce dernier, l’on est en droit de s’étonner du fait qu’il n’ait pas été au courant de tout ce qui se tramait à Brazzaville ou dans le Pool avant la date du 4 avril 2016, lui qui a les moyens de surveiller la moindre herbe qui bouge sur l’ensemble du territoire national et même à l’extérieur.

Espérons que l’enquête de police ouverte depuis le 4 avril dernier répondra assurément à ces nombreuses interrogations. Pourvu que cette enquête soit impartiale.

En attendant, l’histoire semble se répéter : qui provoque qui ?

Devoir de mémoire oblige ! L’on se souviendra que c’était à la veille de la Pâque 2002, plus précisément le 30 mars, que le pouvoir de Brazzaville alla provoquer le Pasteur Ntumi, qui préparait alors cette fête dans une localité proche du village Intsini, (district de Vindza), au nord-ouest du Pool.

Le pouvoir de Brazzaville fit stationner 500 militaires près d’Intsini. Cette présence militaire inattendue poussa le Pasteur Ntumi à dépêcher des émissaires auprès de ces éléments de la Force publique, pour savoir les raisons de leur attroupement. Malheureusement, les émissaires du Pasteur furent accueillis à balles réelles, sans avoir eu le temps d’échanger la moindre parole avec leurs interlocuteurs.

Lorsqu’ils retournèrent auprès du Pasteur Ntumi pour lui montrer les blessures provoquées par les balles qu’ils avaient essuyées, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance (CNR) décida de s’attaquer, en guise de représailles, à un symbole de l’Etat, notamment, un train-voyageurs qui traversait le Pool, en provenance de Pointe-Noire et en partance pour Brazzaville.

C’était le 02 avril 2002. De là, partit à nouveau, une autre série d’attaques et contre-attaques entre le pouvoir (qui utilisait notamment des hélicoptères de combat) et la Résistance du Pasteur Ntumi au Pool.

L’on se souviendra, par exemple, de la tentative d’attaque contre des hélicoptères menée par les Ninjas, le 14 juillet 2002, à la base aérienne Marien N’Gouabi de Brazzaville. En représailles, le domicile de Willy Mansanga à Kinsoundi, censé être le refuge des assaillants Ninjas après leur forfait sur le train et sur les hélicoptères, fut incendié par la Force publique.

Bref, les mêmes causes provoquant les mêmes effets, les Congolais craignent aujourd’hui que la traque de Ntumi, déclenchée le 04 avril 2016, après la fête de Pâques, ne leur fasse revivre les mêmes perturbations de 2002 après la fête de Pâques, près d’Intsini, dans le Pool. A noter que ces troubles ne prirent définitivement fin que sept (7) ans plus tard, le 28 décembre 2009, lorsque le Pasteur Ntumi sortit des forêts pour prendre ses fonctions de délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre à Brazzaville.

Cet heureux dénouement de la guerre du Pool est à mettre à l’actif d’une médiation des Evêques du Congo et des acteurs de la société civile, conduite par l’actuel Evêque de Kinkala, Monseigneur Louis Portella Mbuyu. Ce dernier ne pourrait-il pas à nouveau être sollicité aujourd’hui, pour proposer la sortie de l’actuelle crise du Pool, qui a commencé le 04 avril 2016 ?

Comment Sassou-N’Guesso, qui vient d’être réélu à plus de 60% peut-il commencer son mandat sur fond de bain de sang, de larmes et de déplacements des populations ? Pourquoi le nouvel élu veut-il ressembler à son homologue burundais Pierre Nkurunziza ? Pourquoi les acteurs politiques congolais ne peuvent-ils pas tourner la page et dialoguer ?

Tout compte fait, la confusion, la complicité et les intrigues qui s’observent du côté de la Mouvance présidentielle et de l’Opposition sont si grandes qu’il serait souhaitable, pour les Chrétiens censés ne rien comprendre des arcanes de la Politique politicienne, de prier profondément pour une paix durable au Congo (Psaumes 37 : 7-9).

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA

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Ghys Fortuné DOMBE BEMBA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 05:45
Congo-Brazza : Le diable a-t-il endurci le cœur de Collinet, comme celui de Ndengué ?

par Ghys Fortuné DOMBE BEMBA



S’il y a un ministre au sein du pouvoir diabolique de Brazzaville, qui mérite notre admiration, c’est Anatole Collinet Makosso, au regard de ses vertus d’humilité et de ses qualités de rassembleur, de pacificateur, ainsi que de son engagement à lutter contre le tribalisme au Congo.

Nous l’avons vu à l’œuvre depuis un bon bout de temps. Par exemple, lorsqu’il s’est battu corps et âme en 2015 pour faire passer le projet macabre du référendum constitutionnel voulu par le pouvoir, mais contesté par le peuple, pendant que personne ne voulait s’y prononcer ou était hésitant.

Cependant, nous ne comprenons pas comment le Docteur en droit Collinet Makosso, ministre de l’enseignement primaire, secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse et de l’éducation civique, abandonne-t-il les enfants de Brazzaville-sud et du département du Pool ? Puisqu’il n’arrive pas à repousser les dates des examens d’Etat, malgré toutes les secousses sociopolitiques et tous les traumatismes que ces écoliers et lycéens de l’enseignement général ont connus pendant deux trimestres de l’année scolaire 2015-2016.

Notamment : le premier trimestre (octobre-novembre et décembre 2015, où a été organisé le référendum constitutionnel) et le second trimestre (janvier-février et mars 2016, où s’est tenue l’élection présidentielle). Les cours ont été perturbés maintes fois, et les quelques reprises de classes ont été épisodiques et timides.

Ce n’est pas au ministre Collinet Makosso, qui est, de surcroît, l’auteur de plusieurs publications, que nous apprendrons qu’un enfant qui n’a pas bien suivi ou bien assimilé les leçons inscrites au programme officiel, n’aura pas « une tête bien faite et une tête bien pleine », comme l’a dit un contemporain, spécialiste des questions d’éducation.

Malheureusement, le chef du département de l’enseignement primaire, secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse, et de l’éducation civique est resté de marbre, sourd aux nombreux cris de détresse poussés par les parents d’élèves. La preuve : la date des épreuves du CEPE-blanc a été maintenue au vendredi 22 avril 2016 pour tous les écoliers du Congo, sans tenir compte des départements où les cours ont été perturbés.

Il est regrettable d’observer qu’Anatole Collinet Makosso, reconnu comme un fervent chrétien par le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes du Congo (COECC), veuille agir comme un païen au cœur de pierre ou un va-t-en guerre !

Mieux vaut tard que jamais

Nous osons croire que ce membre du gouvernement et conseiller technique de Monsieur et Madame Sassou-N’Guesso, qui jusque-là a mis plus d’accent à concilier les points de vue divergents des opposants politiques congolais et des hommes du pouvoir, pendant la crise post-présidentielle actuelle.

Maintenant, « mieux vaut tard que jamais », les parents d’élèves que nous avons interrogés çà et là espèrent que le décideur de l’enseignement primaire et secondaire général repoussera les dates des examens d’Etat pour donner la chance à tous les apprenants du Congo de réussir et non d’échouer. Il ne fera pas comme le directeur général de la police congolaise, le général Jean-François Ndengué, qui refuse obstinément de se débarrasser des bandits armés, habillés en tenues de la Force publique, qui sèment la terreur dans de nombreux quartiers des villes et villages du Congo. Il n’imitera pas non plus le commandant de la Garde républicaine (G.R), le général Nianga Ngatsé Mbouala et compagnie qui ont envoyé leurs éléments terroriser les paisibles populations du Pool.

De Brazzaville,

Ghys Fortuné DOMBE
BEMBA

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Ghys Fortuné DOMBE BEMBA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo