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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 11:42
(Congo-Brazzaville) Un gouvernement Mouamba avec du sang contaminé bien plus qu’avec du sang neuf !

Calixte Nganongo -

Par Rigobert OSSEBI -

Tout le monde attendait le Gouvernement de Clément Mouamba. Avec inquiétude et même une certaine impatience. Après l’investiture d’un Denis Sassou Nguesso éternellement menteur et prometteur, les Congolais crédules, ou pas, s’étaient mis à espérer…. Espérer en une équipe efficace qui, comme l’avait affirmé l’Usurpateur dans son dernier discours, allait s’atteler à la lutte contre la corruption, la concussion, le népotisme et autres balivernes présidentielles. Hélas, cela faisait plus de trente ans que le pays était oublié du Père Noël et, en cette fin d’Avril, il n’allait décidément pas passer pour ce gouvernement et encore moins pour la population !

Les moins optimistes, notamment sur ce site, affirmaient « Quelles que soient les personnalités qu’il décidera de nommer aux Finances, au Pétrole, aux Forêts, à la Défense et à l’Intérieur, le véritable ministre en restera Denis Sassou-Nguesso. »

La réalité imprévisible, pauvres de nous, est pire ! Bien pire ! Ce gouvernement qui aurait dû être celui « d’une certaine transition » est en fait celui de « la succession ». Pour ceux qui s’attendait à une injection de sang neuf, ils en ont été pour leur compte ; de la pire des qualités, en réalité du sang contaminé ! L’héritier, Denis Christel, a finalement fait valoir ses prérogatives. Les entrants et les sortants, dans ce gouvernement Mouamba, en sont l’indiscutable reflet à quelques exceptions insignifiantes près.

La vénalité hors-norme de Kiki et son ambition ont été assouvies au-delà du raisonnable. Après avoir été le propriétaire incontestable et incontesté du pétrole congolais, le voilà aujourd’hui qui s’accapare, via un tiers, le portefeuille des Finances du Congo. Son comparse de la SNPC, Calixte Nganongo, le directeur administratif et financier de la société étatique, a pris la place du très corrompu Gilbert Ondongo. Clément Mouamba ne pouvait certainement pas s’opposer à cette nomination calamiteuse. Malgré cette horrible perspective, personne ne regrettera Gilbert Ondongo à qui le Fonds Monétaire International (FMI), l’ingrat jadis à sa botte corruptrice, à Washington lui a tout récemment claqué la porte au nez alors qu’il demandait de l’aide. Mais avec ce nouvel homme à la tête des finances publiques, les hors-la-loi se sont réjouis ; rien ne s’arrangera et ils espèrent voler plus encore. Le prix du pétrole pourrait même dépasser à nouveau les 100 dollars le baril que les Congolais n’en verront pas la couleur.

Comme les Nguesso, les Nganongo volent en famille. Ce petit clan, qui comptait déjà une Conseillère à la Présidence de la République après avoir failli dans le négoce en gros de volailles, s’est toujours plu à plumer le Trésor Public ou les sociétés nationales. Calixte Nganongo était secondé à la SNPC par son cousin Paul Ominga. A Paris, la compagnie pétrolière congolaise avait d’élégants bureaux, avenue de Friedland, à un jet de pierre de l’Arc de Triomphe. Ce cousin s’y faisait traiter de « villageois » par des collègues de travail aux tenues tirées à quatre épingles, tant les siennes, maillot de supporter du PSG et tongs, tranchaient avec les leurs. Mais il ne faut surtout pas confondre mauvais goût vestimentaire avec de la modestie ou pire avec de la probité. Ce directeur administratif-adjoint a été à l’origine des ascensions fulgurantes des Willy Etoka et des Lucien Ebata ; il en a été le découvreur, le bygmalion plutôt que le pygmalion. Ils pourront encore compter sur lui. L’hégémonie des Nganongo, comme celle des Mapapa, sur la SNPC perdurera puisque Raoul Ominga succèdera sans aucun doute à son cousin Calixte ministre, à son poste de DAF. Sa solide réputation de jouisseur ne pourra que s’en renforcer. Dans son approche de la gente féminine, il est reconnu être généreux à défaut d’être délicat. On dit de lui que pour amadouer sa proie, son premier cadeau, et le plus petit qu’il puisse être (littéralement « son plus petit billet »), c’est 30 millions de FCFA…

Au pétrole, rien ne change pour Kiki avec le très transparent Tchikaya, fils de… Comme lot de consolation pour le fiston du dictateur, Jérôme Koko a été viré de la tête de la SNPC ; Kiki en assurera la présidence en attendant que son président de père lui laisse la sienne… Les vieux compagnons de route de ce dernier, les caciques remerciés pourront soigner tranquillement rhumatismes et séquelles d’AVC ou d’excès commis durant ces presque vingt années d’un pouvoir totalitaire. Les Adada, Yoka, Tsiba et autres n’avaient d’ailleurs aucune envie de suivre l’apprenti-clerc de Notaire dans ses folles dérives. C’est bien Denis Christel qui a été à la manœuvre ces dernières semaines, distribuant des paquets d’argent à « ses petits », ses sbires, chargés des fraudes, des agitations, des intimidations encagoulées et des mitraillages dans tous les sens et dans toutes les directions. Ces derniers, fanfarons, ne manquent pas de se vanter de leurs exploits et des sommes pharamineuses que le fils du « perdant » a dû leur débourser pour inverser les scores.

Le semblant de démocratie et d’Etat républicain a définitivement été capté par la voyoucratie des Nguesso, avec ce Proconsul qui est allé au secours de son père. Ce butin des « Finances » est un prix dont la république ne se relèvera jamais. D’ailleurs, ces mêmes valets sanguinaires, enrichis, s’inquiétaient durant la campagne de l’affaiblissement physique d’un président-candidat déjà usé. Ils craignaient une issue fatale tant l’homme perdait ses forces et parfois même sa lucidité. Ce genre d’accident reste dans le domaine du possible, ce qui, dans les conditions actuelles, serait le signal de départ d’une lutte acharnée pour une prise de pouvoir par le plus fort. Ndenguet ne manquera de dégainer les armes de la Police pour son compte personnel – lui que Chirac et de Villepin avaient extrait de sa prison de la Santé à l’aube d’un premier samedi d’Avril 2004. – Ce récidiviste de crimes contre l’humanité pourra s’adonner complètement à son goût pour les crimes de masse en s’opposant au Clan des Nguesso et à l’Armée congolaise, tous armés jusqu’aux dents, dans une guerre triangulaire. Les populations civiles ne seront pas épargnées, ni les biens impayés construits à crédit par les Chinois.

Les « petits » proches de Kiki, pas si inconscients, prédisent que « ce qui se passera alors au Congo sera pire que le Rwanda… »

Voilà où tant d’irresponsabilités accumulées, de corruptions et de complicités silencieuses pourraient nous mener bientôt. La sirène d’alarme en est tirée…

Il y a presque deux décennies un compagnon de « l’avant-première heure de Denis Sassou Nguesso » révélait les secrets du pouvoir de ce dernier. Pour mieux être compris, il s’aidait de sa main. Chaque doigt en était un qu’il expliquait tour à tour de chaque côté ; d’abord le pouce, puis l’auriculaire. Il termina donc par le majeur. En le désignant, il déclara : « Ce doigt est le plus grand et le plus fort, c’est Florent Tsiba ! Il détient une grande force mystique et était dans la chambre du Mistral lors de l’assassinat de Marien N’Gouabi. Il a été de tous les gouvernements de Denis. Il sera de tous les prochains. S’il ne devait plus en être, alors pour Denis cela signifiera sa fin, irrémédiablement ! »

Le tyran n’a pu que consciemment prendre la décision d’écarter Florent Tsiba de ce dernier gouvernement. En a-t-il voulu accélérer sa propre chute ? Les dés en sont jetés pour lui-même et pour le triste sort qui attend désormais le peuple congolais !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 17:19
(Congo-Brazza) Appel à l'éveil de la conscience nationale du peuple congolais

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs, l’heure est grave !

Oui très grave ! Elle est non seulement grave pour le Congo-Brazzaville, mais aussi pour son Peuple, car elle appelle à une véritable prise de conscience au niveau national.

En effet, combien de temps va-t-on encore attendre ou accepter que Monsieur Denis Sassou-Nguesso, non pourvu de l’onction du Peuple Congolais pour la présidentielle du 20 mars 2016, en dépit des moyens de l’Etat utilisés par ce dernier, puisse impunément demeurer au pouvoir ?

Comme vous le savez, le Premier Secrétaire du PCT, Monsieur Pierre Ngolo, en cherchant à défendre l’indéfendable, est venu confirmer que l’ancien président de la République, Monsieur Denis Sassou-Nguesso, n’a pas obtenu plus de 60% des suffrages exprimés au premier tour, car il a été battu dans le département du Pool, à Pointe-Noire, dans les trois départements du grand Niari ainsi qu’à Brazzaville.

Quand on sait que tous ces départements représentent, à eux seuls, plus de 70% de la population congolaise, on peut alors se poser la question suivante : par quel calcul algébrique, son mentor a pu obtenir plus de 60% dès le premier tour de la Présidentielle. En principe, au vu des résultats énoncés par le Secrétaire Général du PCT, on peut conclure que, ses calculs défient toutes les lois de la mathématique.

Faut-il rappeler que le peuple congolais, aiguillonné par son opposition, après avoir refusé le pseudo referendum constitutionnel de Monsieur Denis Sassou Nguesso, a réussi à mettre en échec le plan machiavélique de ce dernier, tendant à pérenniser son pouvoir à la tête de l’Etat congolais.

Monsieur Denis Sassou Nguesso, qui n’a jamais gagné une élection, cherche à faire taire, de quelle que manière que ce soit, toutes les velléités de contestation, en intimidant, en confisquant tous les médias de l’Etat, en optant pour le bombardement des populations civiles sans défense, dans les pays de Mpangalas (Kindamba, Vindza, Mayama, Mpangala), ainsi qu’à Soumouna (où se trouve monsieur Fréderic Bitsangou alias le pasteur Ntoumi), au séminaire de Mbamou d’où sont sortis de nombreux cadres , prêtres, évêques et archevêques comme le cardinal Emile BIAYENDA, Monseigneur Barthélémy BATANTOU, Monseigneur Ernest NKOMBO, Monseigneur Hervé ITOUA, Monseigneur Anatole MILANDOU, Monseigneur Louis PORTELLA MBUYU, le Père Didace MALANDA, l’Abbé Dominique KIMBEMBO, pour ne citer que quelques uns.

Même Goma Tsé-tsé, village mythique et chargé d’histoire où vivait Monseigneur Auguste NKOUNKOU, n’a pas été épargné par les bombardements des hélicoptères de combat des Forces Armées Congolaises.

Malgré les nombreux enfants de moins de douze ans, de femmes et d’hommes qui sont victimes des atrocités qu’on peut qualifier de génocide, force est de constater la totale indifférence de la communauté internationale.

Il n’est plus permis de rêver d’une quelconque ingérence humanitaire dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville, à la suite des bombardements perpétrés dans cette région par le pouvoir sanguinaire et arbitraire de Monsieur Denis Sassou Nguesso sèchement battu et éliminé dès le premier tour du scrutin présidentiel du 20 mars 2016.

A dire vrai, l’heure n’est plus de pleurnicher ni de compter sur qui que ce soit encore, moins encore sur la prétendue communauté internationale, qui n’intervient ou n’existe que lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des grandes nations qui la constituent.

Ce n’est pas parce que le Congo-Brazzaville est une ex-colonie de la République Française que les Congolaises et les Congolais doivent toujours faire recours à cette dernière lorsque leur pays est confronté à de graves crises politiques.

Mes chers Compatriotes, ne soyons pas naïfs. En effet, chaque fois que la France est intervenue au Congo-Brazzaville, cela a toujours été dans le but de préserver ses intérêts et non dans le but de défendre les Congolais encore moins pour assurer la paix dans notre pays.

Vous vous souviendrez que bien qu’Elu au suffrage universel direct et ce, à la suite d’une véritable élection libre et transparente organisée au mois de juillet 1992, le président Pascal LISSOUBA a été contraint et forcé de quitter le pays en octobre 1997, à la suite d’un coup d’état de Monsieur Denis Sassou Nguesso soutenu par les forces angolaises ayant notamment bénéficié de fait de l’approbation ou du soutien du président français de l’époque, Monsieur Jacques Chirac.

Lors de ce coup d’état ayant conduit à la destitution du président Pascal Lissouba, un président jouissant de la légitimité populaire, de par son élection libre et transparente reconnue comme telle par toute la classe politique congolaise, la soi-disant communauté internationale n’avait pas été visible.

Comme dirait l’un des pères fondateurs de la république du Congo, le premier président du Congo-Brazzaville, le président-abbé Fulbert YOULOU, « il nous revient de tenir compte plus que jamais de la situation politique de l’heure. Et cette situation doit être minutieusement analysée. C’est votre rôle. C’est urgent. C’est d’autant plus urgent qu’il est urgent d’empêcher ce qui doit être empêché. Cette analyse doit se faire sans passion et sans parti pris. Cette analyse doit être objective. »

Combien de temps peut-on encore fermer les yeux devant cette bestialité primitive orchestrée par un général qui extermine son peuple en toute impunité ?

Combien de vies devons-nous encore perdre pour que la communauté internationale, la France viennent assister le Peuple du Congo abusé, martyrisé, piétiné, avili, déshonoré et qui est complètement noyé dans un océan de larmes ?

Est-il légitimement et humainement permis de reconnaître un pouvoir qui viole toutes les conventions internationales qu’il a ratifiées, qui a entaché sciemment l’élection présidentielle du 20 mars 2016 afin de falsifier les résultats ?

Pourquoi le peuple Congolais doit-il être condamné au mépris ou à une sorte de damnation perpétuelle tout simplement pour cause de richesses que recouvre son sous-sol ? Toutes ces interrogations nous invitent à construire une véritable résistance pour aboutir à un véritable changement systémique au Congo-Brazzaville.

Les bombardements des populations de la région du Pool sont inacceptables, le génocide programmé et planifié dont cette région est victime doit être dénoncé et sévèrement condamné d’autant plus qu’il avait été clairement préparé puisque l’ancien président de la République monsieur Denis Sassou-Nguesso s’était illustré à Kinkala aux populations de cette localité sous forme de menaces à peine voilées déclarant :

« quand on ne s’est jamais blessé à la langue, on ne connait pas le goût du sang ».

En s’exprimant en ces termes, Monsieur Denis Sassou Nguesso faisait implicitement allusion aux massacres de plus de 353 disparus du Beach de Brazzaville, à la guerre dans la région du pool en 1998 et dans un passé lointain à l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda, des condamnés injustement exécutés du tribunal d’exception à l’occasion de l’assassinat de Marien Ngouabi, et que sont : « l’ancien Président de la république Alphonse Massamba-Debat, le capitaine Kikadidi , Ndoudi-Nganga, Samba-Dia Nkoumbi, Mizélé, Nkandza » , la liste est loin d’être exhaustive sur le fleuve de sang qui l’a fait couler au Pool et dans toutes les régions du Congo.

Depuis longtemps, le peuple Congolais le sait que Monsieur Denis Sassou Nguesso est viscéralement un tribaliste envers les populations sud du Congo-Brazzaville. Son combat politique a toujours consisté à éliminer l’homme politique qui paraîtrait à ses yeux un sérieux concurrent.

Monsieur Denis Sassou Nguesso est le type même de l’homme politique africain non patriote, manipulable, choisi, protégé par les anciennes puissances coloniales à l’effet de mieux diviser, opposer les Africains, de mieux les affaiblir et par voie de conséquence de mieux, sur fond de crises internes meurtrières et fratricides les détourner des intérêts supérieurs de leurs nations.

L’homme est choisi et protégé parce qu’il est plus malin qu’intelligent et son intelligence maligne ne lui sert qu’à tuer, éliminer ses adversaires notamment ceux qui sont mieux placés pour lui succéder, violer, bafouer les intérêts de ceux qui sont censés être ses compatriotes et qui, malheureusement ne le sont pas et ne le deviendront jamais par manque d’intelligence et de vision de l’homme méchant qu’il est.

D’où, entre autres, la malédiction de sa progéniture comme cela est de même pour tous les dictateurs sans intelligence et sans vision.

Si les droits humains ou les droits de l’Homme et du citoyen sont scrupuleusement garantis entre les grandes composantes de ce qu’on appelle soi-disant la communauté internationale, à l’occasion des conflits qui peuvent naître ici et là, à l’échelle planétaire, ceux-ci deviennent chimères et cauchemars lorsqu’il s’agit des crises qui surgissent dans des pays d’Afrique noire en raison des ressources naturelles comme le pétrole que recouvrent leurs sous-sols.

C’est dire que, la libération et surtout l’indépendance des nations africaines et en particulier celles du Congo-Brazzaville, l’instauration d’un ordre juridico-institutionnel reconnu par tous les fils et filles de la Nation Africaine viendraient de nous-mêmes et non de la tenue des réunions ou conférences dites internationales organisées ici et là à l’échelle mondiale.

Au Congo-Brazzaville, s’est instaurée depuis plusieurs décennies une dictature qui ne dit pas son nom et qui est savamment maintenue, entretenue par des puissances étrangères qui, de nos jours et contrairement aux années 1950 agissent malignement derrière des firmes internationales.

Les crises, les conflits qui opposent les Africains et plus particulièrement les Congolais doivent être résolus par eux-mêmes.

Par le passé, nos anciens, à l’instar de Mabiala Mâ Nganga, Bueta Mbongo, Simon Kimbangu, André Grenard Matsoua, Mâ Ngunga ont su s’organiser pour dénoncer et lutter contre les injustices instituées par le colonisateur français et belge sur le sol congolais. Les moyens qui étaient les leurs n’étaient pas plus sophistiqués que ceux des nôtres aujourd’hui.

Certes aujourd’hui, la tâche paraît beaucoup plus complexe puisque l’ennemi de la nation n’est plus directement le colonisateur. L’ennemi de la nation est aussi malheureusement fils de la nation et qui, en raison d’une vision trop courte qui le caractérise et essentiellement tournée vers des maudits intérêts matériels teintés, entre autres, d’une certaine avidité quant aux honneurs de représentations nationales, n’hésite guère à jouer le jeu de l’ancien colonisateur.

La situation actuelle est d’autant plus complexe que, le fils de la nation qui s’est notoirement illustré en traître et valet local des puissances étrangères, est aussi lourdement armé par celles-ci jouissant ainsi grandement du pouvoir de donner la mort sans qu’il soit inquiété, de quelle que manière que ce soit.

Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs et Chers combattants de la liberté, nous avons, plus que tout, le devoir de sauver notre pays, le Congo-Brazzaville, de le soustraire des forces occultes d’exploitation de l’homme par l’homme. Pour cela, nous devons créer toutes les conditions nécessaires qui devront aboutir à la libération du Congo-Brazzaville. Etant entendu qu’aucun mouvement de libération nationale ne pourra effectivement parvenir à ses fins, si nous nous abstenons à observer avec sagesse et intelligence, ce que nous avons été par le passé.

Il nous sera difficile d’aller de l’avant, si nous ne nous accordons pas le temps de la réflexion. Celui d’une analyse sérieuse et responsable de nos faiblesses et surtout de nos atouts qui sont notamment susceptibles de nous faire rassembler, au-delà de nos différences ethniques, philosophiques et politiques pour créer une dynamique de développement et de conscience à l’échelle nationale.

Sur ce point, s’y atteler, c’est donc donner la place à l’histoire plus précisément à notre histoire, celle des femmes et des hommes qui, pour l’amour du Congo-Brazzaville n’ont pas hésité, en leur temps à se lancer dans le combat du respect et de la défense des libertés fondamentales.

Soyons donc imaginatifs, courageux et prêts à aller au combat de la liberté et de la délivrance de notre pays des mains des traîtres qui, malheureusement font aussi partie des nôtres.

Comme le disait le Père de la Nation Congolaise, le président-abbé Fulbert YOULOU, « le courage doit caractériser une jeunesse [Tout comme un peuple qui aspire à la liberté] désintéressée et consciente, respectueuse des valeurs fondamentales du pays. A tout moment, elle doit être le moteur déterminant de toutes les décisions capitales et de toutes les démarches, comme aussi elle doit en être le ferment. »

Aussi, nous devons initier des actions, créer des ateliers, des espaces de réflexion, comme du temps de nos ancêtres, à l’instar des Mbongi, lesquels, en raison de la situation politique qui prévaut à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville devront être, quel que soit l’objet du rassemblement, des espaces de conscientisation de la jeunesse et du peuple Congolais.

Au final, comme le déclarait, le président-abbé Fulbert YOULOU :

« Peuple congolais, soldats, gendarmes, agents de police, jeunesse, conjuguons tous nos efforts, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver notre pays qui est en train de se perdre, s’il ne l’est déjà. »

« Une nécessité s’impose donc à nous. Rechercher, dès à présent, dans nos propres ressources, les moyens qui sont nécessaires à notre existence. Cela doit être l’œuvre de tout le peuple.

C’est le concours de la Nation tout entière qui est encore requis. Chacun, dans son domaine, doit concourir à cette tâche immense.

Le fardeau est moins lourd quand on est plusieurs à le porter et quand les charges sont bien réparties. La Nation donc acceptera les sacrifices qui lui seront demandés. »

En somme, ce qui se passe à l’heure actuelle au Congo-Brazzaville et ce, il y a bien des décennies doit être pour nous une occasion de prise de conscience de toutes ces réalités qui s’imposent à nous qui ne sont ni agréables ni faciles à combattre.

Toutefois, elles exigent de nous une prise de conscience nationale qui doit nous inviter au sens du devoir, à la prise des charges ou de responsabilités partout où nous sommes dans le seul but de concourir à la libération et au développement de notre Nation.

Soyons Chers Compatriotes, Chers Frères et Sœurs réceptifs au message des pères fondateurs de la république du Congo-Brazzaville notamment de celui de notre premier président qui, dans son discours tenu le 14 août 1962, exhortait le peuple Congolais à l’amour de la Patrie, au sens du devoir et du civisme. Ou de celui du père national Jacques OPANGAULT aux termes desquels :

« En dehors des luttes idéologiques, en dehors de notre opposition démocratique et constructive pour un mieux-être du pays, pour une amélioration toujours poursuivie et toujours plus grande nous avons tous, nous congolais, des objectifs supérieurs, des devoirs communs impérieux. En face des grandes tâches nationales nous n’avons qu’un seul drapeau, qu’une seule devise, qu’un seul but. Ce Congo, nous le formerons, nous le modèlerons selon nos efforts et selon nos mérites »

Et quant à l’abbé Fulbert YOULOU, il ajoutait avec espoir et convictions qu’il pouvait compter sur son peuple et que grâce à son labeur, à son dévouement et à son amour passionné pour notre Congo, le jour est maintenant proche où sous les plis frémissants de notre drapeau tout un peuple triomphant marchera en chantant sur les routes de la prospérité, du progrès et du bonheur.

Que vive la liberté !

Que vive le Congo-Brazzaville !

COLLECTIF DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA

MBONGI NATIONAL DE LA RESISTANCE CONGOLAISE

Les initiateurs : Maurille LOUZALA Enseignant chercheur, homme politique

Maître Rudy MBEMBA Avocat, Kôngoloque

Maître Philippe YOULOU Avocat

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Rudy Mbemba, Philippe Youlou, Maurille Louzala - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:08
François Hollande, soutien complice des dictateurs africains

Par Olivier MOUEBARA -

François Hollande est ainsi fait. Que ce soit dans sa vie privée ou politique, « monsieur petites blagues » a toujours eu du mal à trancher. Cette fois-ci, sa blague de soutenir les dictateurs africains ne passe pas.

Elu par défaut grâce au rejet suscité par Sarkozy, François Hollande a fait voler en éclats tous les espoirs portés par son élection.

A un an de la fin de son mandat, le capitaine de pédalo a trahi les 60 engagements de sa campagne.

Conditionnant sa candidature à l’inversion de la courbe du chômage, monsieur Fraise des bois s’est tiré une balle dans le pied. Il nous tarde de le voir quitter le pouvoir, chasser de l’Elysée tel un félon qui n’aura récolté que ce qu’il aura semé.

Avec François Hollande, la parole publique a perdu toute crédibilité. L’engagement 58 de son programme n’était qu’une diversion pour se moquer des sans dents africains.

En s’engageant de « rompre avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l’égalité, la confiance et la solidarité », il a fait l’inverse tout au long de son quinquennat.

Depuis son arrivée à l’Elysée, son ami dictateur Alpha Condé de Guinée dort paisiblement.

Mahamadou Issoufou du Niger peut jeter en prison son adversaire, le torturer, trafiquer les élections, il reçoit une chaleureuse lettre de félicitations du président français.

Idriss Déby Itno peut bafouer le suffrage des tchadiens, il trouve grâce auprès du compagnon de Julie Gayet, au nom d’un hypothétique soutien de ce dictateur contre Daech.

Sassou-Nguesso qui ne respecte aucun serment est encouragé par François Hollande de modifier une Constitution que ce dictateur avait juré de respecter. Largement rejeté par le peuple après avoir inversé le vote des congolais, les bombardements qui se déroulent dans le Pool ne suscitent aucune réaction de l’ancien premier secrétaire du Parti Socialiste.

Le soutien complice de François Hollande et de son gouvernement aux dictateurs africains montre les limites de leur réflexion sur notre continent. Les slogans et les incantations ne suffisent plus. La France a tout à gagner à encourager l’arrivée d’une nouvelle génération sur la scène politique africaine. Prétendre que seuls ces tyrans peuvent garantir leurs intérêts ou ce qu’il en reste en Afrique, est une aberration.

Alors que la soif des africains pour la liberté, l’autodétermination, la démocratie, l’initiative est palpable, maintenir les africains dans des schémas caducs et désuets de l’asservissement, des dictatures et du néocolonialisme, conduit à des frustrations susceptibles d’être incontrôlables.

Il n’est pas trop tard pour François Hollande et son gouvernement de changer de braquet. Tous les peuples ont le droit de choisir librement leurs dirigeants. Les principes démocratiques ne doivent pas être à la carte encore moins à géométrie variable.

Pourquoi condamner avec véhémence Bachar El Assad et épargner le dictateur Sassou-Nguesso? Quelle différence y a t-il entre bombarder Alep et la région du Pool?

Léa Salamé qui conduit sans permis et sans assurance automobile aurait dû poser cette question à François Hollande lors de l’émission Dialogues citoyens du 14 avril dernier sur France 2. En l’escamotant volontairement, cette séquence nous a fait penser à L’ORTF. Alors que nous avons écrit en masse pour ne pas que cette chaîne fasse l’impasse sur le Congo, la Syrie a été privilégiée à notre pays. La censure a encore de beaux jours devant elle.

La France est un frein au développement de l’Afrique. Capitale de l’Afrique noire francophone, elle tire les ficelles, encourage la mafia, soutien les dictateurs, maintien le franc CFA, alors qu’elle a abandonné le franc français pour l’Euro.

Las de vivre dans un pays qui ne nous reconnaît pas à notre juste valeur, diplômés et formés, nous voulons mettre nos compétences au profit de nos pays respectifs. Quoi qu’il en soit, notre soif de liberté et de libération reste intacte. Se débarrasser des dictateurs africains et de la tutelle française est notre combat. Le cul entre deux chaises, nous en avons assez de vivre un exil contraint et forcé.

A moins d’un miracle, François Hollande est plus près de la sortie que de la réélection. Même en descendant dans les bas-fonds des sondages, il n’est pas certain de trouver le pétrole congolais. Le dictateur Sassou-nguesso a tout volé pour arroser les mafieux qui l’ont poussé à changer d’avis, piétinant ainsi son discours de Dakar de novembre 2014.

« Si les africains ne sont pas assez rentrés dans l’histoire », l’histoire retiendra le soutien de François Hollande aux dictateurs africains. Lui président est leur caution morale et politique. Une tâche de sang de son quinquennat.

L’Observateur Paalaga qui a le sens de la formule assassine n’a pas hésité à tirer à vue sur François Hollande: « Il y a des soutiens et des revirements qui donnent le tournis et vous donnent l’envie de vomir tripes et boyaux ».

Conscients de votre inconséquence et de votre soutien actif aux dictateurs africains, le vote de toutes les diasporas pèsera pour vous faire perdre en 2017.

Ne baissons pas les bras. Unis, nous vaincrons. Divisés renforcera le maintien des dictateurs au pouvoir en Afrique. Notre aspiration à la liberté et à la démocratie ne doit pas être étouffée par les velléités de François Hollande, des tyrans, des tricheurs, des dictateurs, des voleurs éhontés et de quelques mafieux de la France à fric. Tous seront balayés par notre volonté d’émancipation et de liberté.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 06:02
(Congo-Brazzaville) La traque de Ntumi dans le Pool : Un prétexte pour justifier l’intervention de la G.R

par Ghys Fortuné DOMBE BEMBA -

Après la milice « Bébés Noirs » et celle d’Hydevert Mouagni, des pseudos Ninjas sèment la terreur à Brazzaville et dans le département du Pool, pendant que les adeptes de Ntumi se défendent contre la Garde Républicaine (G.R) et autres mercenaires étrangers. Mais qui sont ces Ninjas déguisés, qui les arme et qui les gère ?
Pour répondre à ces questions, il suffit de rappeler les actes de provocations des 4 et 13 avril 201
6.

En effet, la veille de la Pâque, célébrée le dimanche 27 mars 2016, une délégation des éléments de la force publique est partie de Brazzaville pour se rendre chez Ntumi, au village Soumouna, situé entre Brazzaville et Kinkala, sur la Route nationale n°1, dans le département du Pool. Le but était d’avoir un entretien avec le « Maître de Soumouna ». Malheureusement, cette délégation n’avait pas été reçue. Rentrée à Brazzaville, cette délégation est venue dire du mensonge à sa hiérarchie. Au lieu de dire tout simplement la vérité, qu’elle n’avait pas été reçue par Ntumi, elle a plutôt rapporté que Ntumi avait fait dresser des barricades sur la route Brazzaville-Kinkala.

Or, le jour où nous nous sommes déportés sur Soumouna pour vérifier les faits, nous n’avons remarqué aucun barrage. Plutôt, nous avons trouvé sur place des milliers et des milliers des fidèles du Pasteur Ntumi qui fêtaient leur Pâques dans le calme.

Mais, quelque temps après, plus précisément le lundi 4 avril 2016, le jour de la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle, « le pouvoir de Brazzaville a simulé des attaques armées dans plusieurs commissariats de police des quartiers-sud de Brazzaville », selon le président du Comité de Coordination de la plate-forme de l’opposition IDC-FROCAD, le professeur Charles Zacharie Bowao.

Ces attaques ont causé la mort de plusieurs personnes et donné lieu à des interpellations. Parmi les personnes interpellées, six (6) sont décédées dans les geôles de l’Escadron de la Gendarmerie, situé en face de l’entrée du quartier La Glacière et couramment appelée « Camp Milice », (à Bacongo) deuxième arrondissement de Brazzaville). L’un des décédés porte le nom de Matsika Gabin, domicilié au 28 de la rue Badianseké, à Kinsoundi, dans le premier arrondissement de Brazzaville. Il a été inhumé mercredi 20 avril dernier à Brazzaville.

Sous prétexte de traquer les ex-Combattants Ninjas accusés d’être responsables des attaques des commissariats au sud de Brazzaville, la G.R. et plusieurs unités spécialisées de la Force publique ont quitté Brazzaville pour aller bombarder plusieurs localités du Pool, à l’aide des hélicoptères de combat, à défaut de tirer à balles réelles et à bout portant par les unités au sol ou fantassins sur leurs cibles supposées. Ces affrontements ont naturellement poussé les populations civiles à se réfugier dans les forêts pour les unes, ou à gagner Brazzaville à pied, pour les autres.

Comme si cela ne suffisait pas, le mercredi 13 avril 2016, des éléments de la G.R. ont tenté d’aller piller des vélomoteurs de marque Djakarta et bien d’autres matériels appartenant aux adeptes du Pasteur Ntumi à Soumouna. Ils ont été les premiers à tirer sur le site supposé abandonné du Pasteur Ntumi, pour voir s’il y avait encore des habitants. Mais, le célèbre ex-Combattant Ramsès et d’autres fidèles du Pasteur Ntumi ont riposté avec leur dernière énergie pour ne pas se laisser dépouiller par leurs agresseurs. Bilan des affrontements : plusieurs morts du côté des militaires « loyalistes » de la G.R.

Les assaillants ainsi réduits à leur plus simple expression ont dû demander un renfort d’effectifs à Brazzaville. Ce sont ces militaires-là qui sont allés piller puis incendier ce site du Pasteur Ntumi à Soumouna, à côté duquel se trouvent des maisons des civils et une école primaire publique qu’ils ont détôlées sauvagement. Le ministre de l’enseignement primaire Anatole Collinet Makossso devrait en rougir.

Mais, avec quelles armes Ramsès et compagnie ont-ils réagi ? Des questions sans réponses

Parmi les questions que le commun des mortels se pose, figure celles relatives à la provenance des armes dont se sont servis les ex-Combattants du Pasteur Ntumi, à l’identité de celui qui les leur a fournies, puisque ces ex-Combattants Ninjas sont censés avoir été démobilisés et désarmés depuis 2007. Qui ne sait pas que depuis 2008, le Pasteur Ntumi avait dissout la milice Ninja ?

Par contre, qui ne sait pas que le directeur général de la police, le général Jean-François Ndengué, entretient un groupe d’ex-Ninjas et de bandits qui pratiquent les arts martiaux et autres, aujourd’hui cooptés par la milice « Les Douze apôtres » ? Tous ces bandits ont la particularité de rouler à bord des véhicules de la police, et de porter des tenues aux poches bien garnies d’argent soit extorqué ou reçu de leur commanditaire.

Qui ne sait pas que l’ancien secrétaire général du Conseil National des Républicains (CNR), le parti du Pasteur Ntumi, Chrys Antoine Walembaud, aujourd’hui leader de la Convention des Démocrates Africains (CODEMA) gère aussi un groupe d’ex-Ninjas ? Qui ne sait pas que l’ancien Ninja « Mâ-Ntchéché » est en connivence avec la Force publique ? Qui ne sait pas que Hydevert a aussi une milice ?

Voilà pourquoi, plusieurs analystes pensent que, au lieu d’incriminer le Pasteur Ntumi d’être le commanditaire des attaques des commissariats de police du 4 avril 2016 ou de l’incendie de 9 véhicules perpétré le 12 avril dernier sur la route Brazzaville-Pointe-Noire, ne pourrait-on pas penser aussi que ces attaques aient été l’œuvre des activistes armés par Ndengué, Walembaud, Hydevert et Jean Dominique Okemba (J.D.O). A propos de ce dernier, l’on est en droit de s’étonner du fait qu’il n’ait pas été au courant de tout ce qui se tramait à Brazzaville ou dans le Pool avant la date du 4 avril 2016, lui qui a les moyens de surveiller la moindre herbe qui bouge sur l’ensemble du territoire national et même à l’extérieur.

Espérons que l’enquête de police ouverte depuis le 4 avril dernier répondra assurément à ces nombreuses interrogations. Pourvu que cette enquête soit impartiale.

En attendant, l’histoire semble se répéter : qui provoque qui ?

Devoir de mémoire oblige ! L’on se souviendra que c’était à la veille de la Pâque 2002, plus précisément le 30 mars, que le pouvoir de Brazzaville alla provoquer le Pasteur Ntumi, qui préparait alors cette fête dans une localité proche du village Intsini, (district de Vindza), au nord-ouest du Pool.

Le pouvoir de Brazzaville fit stationner 500 militaires près d’Intsini. Cette présence militaire inattendue poussa le Pasteur Ntumi à dépêcher des émissaires auprès de ces éléments de la Force publique, pour savoir les raisons de leur attroupement. Malheureusement, les émissaires du Pasteur furent accueillis à balles réelles, sans avoir eu le temps d’échanger la moindre parole avec leurs interlocuteurs.

Lorsqu’ils retournèrent auprès du Pasteur Ntumi pour lui montrer les blessures provoquées par les balles qu’ils avaient essuyées, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance (CNR) décida de s’attaquer, en guise de représailles, à un symbole de l’Etat, notamment, un train-voyageurs qui traversait le Pool, en provenance de Pointe-Noire et en partance pour Brazzaville.

C’était le 02 avril 2002. De là, partit à nouveau, une autre série d’attaques et contre-attaques entre le pouvoir (qui utilisait notamment des hélicoptères de combat) et la Résistance du Pasteur Ntumi au Pool.

L’on se souviendra, par exemple, de la tentative d’attaque contre des hélicoptères menée par les Ninjas, le 14 juillet 2002, à la base aérienne Marien N’Gouabi de Brazzaville. En représailles, le domicile de Willy Mansanga à Kinsoundi, censé être le refuge des assaillants Ninjas après leur forfait sur le train et sur les hélicoptères, fut incendié par la Force publique.

Bref, les mêmes causes provoquant les mêmes effets, les Congolais craignent aujourd’hui que la traque de Ntumi, déclenchée le 04 avril 2016, après la fête de Pâques, ne leur fasse revivre les mêmes perturbations de 2002 après la fête de Pâques, près d’Intsini, dans le Pool. A noter que ces troubles ne prirent définitivement fin que sept (7) ans plus tard, le 28 décembre 2009, lorsque le Pasteur Ntumi sortit des forêts pour prendre ses fonctions de délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre à Brazzaville.

Cet heureux dénouement de la guerre du Pool est à mettre à l’actif d’une médiation des Evêques du Congo et des acteurs de la société civile, conduite par l’actuel Evêque de Kinkala, Monseigneur Louis Portella Mbuyu. Ce dernier ne pourrait-il pas à nouveau être sollicité aujourd’hui, pour proposer la sortie de l’actuelle crise du Pool, qui a commencé le 04 avril 2016 ?

Comment Sassou-N’Guesso, qui vient d’être réélu à plus de 60% peut-il commencer son mandat sur fond de bain de sang, de larmes et de déplacements des populations ? Pourquoi le nouvel élu veut-il ressembler à son homologue burundais Pierre Nkurunziza ? Pourquoi les acteurs politiques congolais ne peuvent-ils pas tourner la page et dialoguer ?

Tout compte fait, la confusion, la complicité et les intrigues qui s’observent du côté de la Mouvance présidentielle et de l’Opposition sont si grandes qu’il serait souhaitable, pour les Chrétiens censés ne rien comprendre des arcanes de la Politique politicienne, de prier profondément pour une paix durable au Congo (Psaumes 37 : 7-9).

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA

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Ghys Fortuné DOMBE BEMBA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 05:45
Congo-Brazza : Le diable a-t-il endurci le cœur de Collinet, comme celui de Ndengué ?

par Ghys Fortuné DOMBE BEMBA



S’il y a un ministre au sein du pouvoir diabolique de Brazzaville, qui mérite notre admiration, c’est Anatole Collinet Makosso, au regard de ses vertus d’humilité et de ses qualités de rassembleur, de pacificateur, ainsi que de son engagement à lutter contre le tribalisme au Congo.

Nous l’avons vu à l’œuvre depuis un bon bout de temps. Par exemple, lorsqu’il s’est battu corps et âme en 2015 pour faire passer le projet macabre du référendum constitutionnel voulu par le pouvoir, mais contesté par le peuple, pendant que personne ne voulait s’y prononcer ou était hésitant.

Cependant, nous ne comprenons pas comment le Docteur en droit Collinet Makosso, ministre de l’enseignement primaire, secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse et de l’éducation civique, abandonne-t-il les enfants de Brazzaville-sud et du département du Pool ? Puisqu’il n’arrive pas à repousser les dates des examens d’Etat, malgré toutes les secousses sociopolitiques et tous les traumatismes que ces écoliers et lycéens de l’enseignement général ont connus pendant deux trimestres de l’année scolaire 2015-2016.

Notamment : le premier trimestre (octobre-novembre et décembre 2015, où a été organisé le référendum constitutionnel) et le second trimestre (janvier-février et mars 2016, où s’est tenue l’élection présidentielle). Les cours ont été perturbés maintes fois, et les quelques reprises de classes ont été épisodiques et timides.

Ce n’est pas au ministre Collinet Makosso, qui est, de surcroît, l’auteur de plusieurs publications, que nous apprendrons qu’un enfant qui n’a pas bien suivi ou bien assimilé les leçons inscrites au programme officiel, n’aura pas « une tête bien faite et une tête bien pleine », comme l’a dit un contemporain, spécialiste des questions d’éducation.

Malheureusement, le chef du département de l’enseignement primaire, secondaire, de l’alphabétisation, de la jeunesse, et de l’éducation civique est resté de marbre, sourd aux nombreux cris de détresse poussés par les parents d’élèves. La preuve : la date des épreuves du CEPE-blanc a été maintenue au vendredi 22 avril 2016 pour tous les écoliers du Congo, sans tenir compte des départements où les cours ont été perturbés.

Il est regrettable d’observer qu’Anatole Collinet Makosso, reconnu comme un fervent chrétien par le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes du Congo (COECC), veuille agir comme un païen au cœur de pierre ou un va-t-en guerre !

Mieux vaut tard que jamais

Nous osons croire que ce membre du gouvernement et conseiller technique de Monsieur et Madame Sassou-N’Guesso, qui jusque-là a mis plus d’accent à concilier les points de vue divergents des opposants politiques congolais et des hommes du pouvoir, pendant la crise post-présidentielle actuelle.

Maintenant, « mieux vaut tard que jamais », les parents d’élèves que nous avons interrogés çà et là espèrent que le décideur de l’enseignement primaire et secondaire général repoussera les dates des examens d’Etat pour donner la chance à tous les apprenants du Congo de réussir et non d’échouer. Il ne fera pas comme le directeur général de la police congolaise, le général Jean-François Ndengué, qui refuse obstinément de se débarrasser des bandits armés, habillés en tenues de la Force publique, qui sèment la terreur dans de nombreux quartiers des villes et villages du Congo. Il n’imitera pas non plus le commandant de la Garde républicaine (G.R), le général Nianga Ngatsé Mbouala et compagnie qui ont envoyé leurs éléments terroriser les paisibles populations du Pool.

De Brazzaville,

Ghys Fortuné DOMBE
BEMBA

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Ghys Fortuné DOMBE BEMBA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 05:31
Congo-Brazza : La mission d’information de la police ne peut pas remplacer une commission d'enquête internationale

http://www.ocdh.org

La mission d’information de la police ne peut pas remplacer une commission d’enquête internationale

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 04:50
La situation du Congo-Brazza exige une ingérence des peuples d’Afrique et du Monde


Le peuple congolais a urgemment besoin de l’assistance de la communauté internationale pour se libérer de l’oppression et de la domination de monsieur Denis Sassou Nguesso et de son clan. Ce besoin se fonde sur l’article 20 de la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples qui stipule que : «

• Tout peuple a droit à l'existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l'autodétermination. ll détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu'il a librement choisie

• Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale

• Tous les peuples ont droit à l'assistance des Etats parties à la présente Charte, dans leur lutte de libération contre la domination étrangère, qu'elle soit d'ordre politique, économique ou culturel. »

L’ingérence dans le cas d’espèce est motivée par l’alinéa 3 de l’article susmentionné. En effet le peuple congolais, sur base de l’article précité, a droit à l’assistance des Etats parties à la Charte pour se libérer du carcans en fer auquel, il est mortellement attaché.

Il faut sauver le Congo au nom de la solidarité africaine, des droits de l’homme, des principes démocratiques et des exigences de l’état de droit…

L’Union Afrique, l’Union Européenne et les peuples épris de liberté et de démocratie doivent porter assistance au peuple congolais, pris en otage par monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan. En effet cette assistance est un droit pour le peuple congolais et un devoir pour les Etats parties à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples. L’obligation de porter assistance au peuple congolais n’incombe pas seulement aux Etats parties à la Charte mais aussi au monde libre et démocratique.

Un pays démocratique est plus sûr qu’une dictature. En effet une dictature est pour celles ou ceux qui la soutiennent un couteau à double tranchant c’est à dire elle peut nuire à celles et ceux qui la soutiennent.

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Maître Céleste Ngantsui - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso Pool Sud-Congo
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 17:10
(Congo-Brazzaville) La France demande "la lumière" sur la situation au Congo

La France s'inquiète des violences de ces dernières semaines dans la région du Pool.

Depuis l'annonce des résultats, plusieurs sources d'opposition font état de "bombardements" aériens sur des populations civiles dans le Pool, fief d'un ancien chef rebelle.

La France a demandé mardi que des institutions internationales fassent "la lumière" sur la situation au Congo, où l'armée est accusée par l'opposition de s'en prendre à des civils dans la région du Pool (sud).

"La France suit a

"La France souhaite que la lumière soit faite sur ces développements, en toute transparence, notamment par le biais des organisations appropriées (Nations unies, CICR) et que l'accès humanitaire soit garanti", a-t-il ajouté, en appelant au respect des populations civiles.

Le président Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans de pouvoir au Congo, a été réélu le 20 mars lors d'une élection présidentielle qualifiée de "forfaiture" par cinq de ses opposants.

Paris avait dénoncé le "contexte préoccupant" dans lequel s'est déroulée cette élection, les autorités ayant coupé tous les moyens de communication, mais ne s'est pas exprimé sur la validité du scrutin dans son ancienne colonie.

Depuis l'annonce des résultats le 4 avril, plusieurs sources d'opposition font état de "bombardements" aériens récurrents sur des populations civiles dans le Pool, fief d'un ancien chef rebelle, le pasteur Ntumi (Frédéric Bintsamou de son vrai nom).

Confirmant l'utilisation d'hélicoptères dans le Pool, un porte-parole des forces de l'ordre a assuré à l'AFP la semaine dernière qu'il n'y avait pas de bombardements, mais des combats de temps en temps avec les "terroristes" que "nous sommes en train de poursuivre (...) jusque dans leurs derniers retranchements".

Le colonel Jules Monkala Tchoumou a ajouté que cette opération n'avait fait "aucune victime humaine" dans le Poo

A Genève, le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Raad Al-Hussein, a dit disposer d'éléments d'informations "difficiles à vérifier" mais "très alarmants (...) sur une opération de sécurité" dans le Pool.

M. Al-Hussein a notamment parlé "d'arrestations massives et de cas de torture en détention, ainsi que du meurtre et du déplacement de personnes originaires du Pool".

LIRE LA SUITE : http://www.voaafrique.com/a/la-france-demande-la-lumiere-sur-la-situation-au-congo-brazzaville/3291940.html

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CONGO - SITUATION DANS LE POOL (19 avril 2016)

La France suit avec préoccupation la situation au Congo, notamment dans la région du Pool, où certaines informations font état d’activités militaires qui toucheraient les populations civiles.

La France souhaite que la lumière soit faite sur ces développements, en toute transparence, notamment par le biais des organisations appropriées (Nations unies, CICR) et que l’accès humanitaire soit garanti. En tout état de cause, il est fondamental que les droits de la personne, notamment des populations civiles, soient respectés.

Lire la suite : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/congo/la-france-et-le-congo/evenements/article/congo-situation-dans-le-pool-19-04-16

NDLR : Les photos ont été ajoutées par notre rédaction

(Congo-Brazzaville) La France demande "la lumière" sur la situation au Congo
(Congo-Brazzaville) La France demande "la lumière" sur la situation au Congo
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 17:55
Congo-Brazzaville/Pool : Mgr Louis Portella "demande que cessent ces bombardements"

Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala dans le département du Pool, au Congo-Brazzaville.

Que se passe-t-il dans la région du Pool, au sud-ouest de Brazzaville ? Depuis dix jours, de nombreux témoins affirment que des hélicoptères des forces congolaises frappent les positions supposées de la milice Ninja du pasteur Ntumi. Monseigneur Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, chef-lieu du Pool, est l’invité Afrique de RFI, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Monseigneur Portella, quelle est la situation dans le Pool ?

Monseigneur Portella : La situation depuis un certain temps, le Pool a connu une situation de détresse du fait des bombardements qu’il y a eu dans certaines localités. Lesquels bombardements ont provoqué l’alarme et les déplacements forcés et précipités des populations. Et ce mercredi encore, il y a eu quelques bombardements non loin de Kinkala, dans le village qu’on appelle Soumouna, un des sites de celui que nous appelons le Pasteur Ntumi. On a entendu le retentissement de plusieurs obus. Et en identifiant un peu le lieu, c’est justement à Soumouna que ces obus ont été largués.

Mais largués par quoi ?

Il semble que c’est un hélicoptère qui est passé.

Est-ce qu’il y a eu d’autres bombardements dans les jours qui ont précédé ?

Oui, à Mayama il y a eu aussi des bombardements et toujours visant le site du Pasteur Ntumi. D’autre part, à Vinza, il y a eu aussi des bombardements. Là, on dit qu’il y a eu erreur de la part des acteurs, puisque c’est le site du Pasteur Ntumi qui avait été visé. Et là, en fin de compte, les obus qui ont été largués ont été largués sur une école, une école primaire. Dieu merci, il était encore très tôt, aux environs de 7 heures et quelques, et donc les enfants n’étaient pas encore là. Il y a juste le directeur qui a échappé de justesse et qui a pu donc se retirer assez rapidement. Et donc il n’y a pas eu de pertes humaines, semble-t-il.

Et ça, c’était où et quand ?

Ça c’était à Vinza. Ça a eu lieu le mercredi.

De la semaine dernière ?

Voilà.

Le porte-parole de la police congolaise, le colonel Jules Monkala Tchoumou, confirme l’utilisation d’hélicoptères par les forces de l’ordre, mais affirme qu’il n’y a pas de bombardements ?

Ce que je sais, c’est que sur le site de Vinza, il y a eu des bombardements, puisque les gens ont entendu jusqu’à vingt à trente coups.

Vingt à trente coups qui ont retenti ?

Qui ont retenti. Voilà.

Vinza, vous pouvez nous en dire un peu plus, Monseigneur ?

C’est un district, un chef-lieu de district, Vinza.

Qui est un district assez éloigné de Brazzaville ?

Oui, assez éloigné de Brazzaville, oui, bien sûr. Et ça a été aussi un des lieux où a résidé le Pasteur Ntumi dans les années 2000-2002, et cetera…

Donc en fait, ce que vous nous dites c’est qu’il y a des bombardements dans le Pool depuis une dizaine de jours, c’est ça ?

Depuis une dizaine de jours, mais on ne peut pas dire que c’est tous les jours.

Est-ce qu’il y a des victimes ?

Pour le moment nous ne pouvons pas le dire. C’est difficile de le dire. Ce que nous voyons, c’est plutôt le déplacement des populations. Par exemple à Mayama, des populations se sont déplacées jusqu’à Kindamba, sans compter ceux qui se sont enfuis dans les forêts. Et à cette occasion justement, nous avons une mission de Caritas qui vient de démarrer pour aller justement au secours de ces populations déplacées, celles qui sont à Kindamba et celles qui sont à Nkoué.

A l’origine de tout cela, il y a ces combats meurtriers qui ont éclaté le 4 avril dernier dans les quartiers sud de Brazzaville. Le pouvoir accuse les Ninjas du pasteur Ntumi d’être à l’origine de ces violences, mais plusieurs opposants répliquent qu’il s’agit d’un montage de la part du pouvoir. Quel est votre avis ?

Mon avis c’est que je reste perplexe parce que d’une part la ville est assez bien cernée par les forces de l’ordre. Et d’autre part, les Ninjas, en principe, sont censés avoir été désarmés. Depuis 2007, le Pasteur Ntumi a été intégré dans la structure du pouvoir, puisqu’il était conseiller spécial du président et donc on peut dire que toute la jeunesse qui était autour de lui était censée être réinsérée. Et maintenant, tout d’un coup, on voit ces jeunes qui interviennent. Avec quelles armes ? Point d’interrogation. Moi-même je suis dans la confusion. Je me pose mille et une questions là-dessus. Je n’y comprends absolument rien du tout. D’où viennent les armes qu’ils ont maintenant en leur possession ? Point d’interrogation.

Et dans les interventions qui ont lieu maintenant, les bombardements, jusqu’à maintenant il y en a qui sont arrêtés et on a l’impression que les chefs sont tranquilles. Si vous voulez, le drame actuellement c’est les populations elles-mêmes. Vous savez, pour des populations du Pool qui ont connu les affres de la guerre civile 1997-98 jusqu’en 2007 pratiquement, c’est un véritable traumatisme de plus. Et ce que nous avons dit dans notre message, c’est que les forces de l’ordre ont pour mission de protéger les populations. Et tout ce qui se passe actuellement ça met les populations dans une situation de détresse. Ce n’est pas là la mission de l’armée !

Et concrètement, Monseigneur, qu’est-ce que vous demandez aujourd’hui pour cette région du Pool dont vous êtes l’évêque ?

Je demande que cessent d’abord ces bombardements, s’il y a des personnes qu’il faut poursuivre, qu’on les poursuive ! Tout en protégeant la population ! Et je crois que ce que nous pouvons demander est au nom des populations du Pool qui vraiment souffrent aujourd’hui ! Que ces bombardements-là cessent ! Parce que d’abord ça n’a aucune efficacité. Maintenant, quant à mettre la main sur les véritables responsables, je ne crois pas qu’on est arrivé à un résultat probant.

Quelques jours avant ces violences, il y a eu la présidentielle du 20 mars et le président Sassou Nguesso a dit alors : « La démocratie est en marche, c’est une élection qui rehausse le niveau de la démocratie congolaise. » Qu’est-ce que vous en pensez ?

Je suis interrogateur sur cette avancée de la démocratie.

Vous n’êtes pas convaincu ?

Pas du tout !

Et pourquoi ?

Parce que je pense que tout ce qui s’est passé dans les élections s’est passé dans ce qu’on pourrait appeler un manque de transparence.

Par Christophe Boisbouvier

Source : http://www.rfi.fr/emission/20160415-congo-brazzaville-mgr-louis-portella-eveque-kinkala-pool

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Cliquer sur le lien suivant pour lire l’intégralité du texte « OSER LA FOI !

Par Erutan Kimbembe

(Extrait de congo-liberty)

Congo-Brazzaville/Pool : Mgr Louis Portella "demande que cessent ces bombardements"
Congo-Brazzaville/Pool : Mgr Louis Portella "demande que cessent ces bombardements"
Congo-Brazzaville/Pool : Mgr Louis Portella "demande que cessent ces bombardements"
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Mgr Louis Portella-Mbuyu - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Pool Sud-Congo
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 17:13
PETITION : Urgence Congo-Brazzaville - le gouvernement français doit sortir du slience

Bonjour,

Je viens de signer la pétition, « François Hollande : Urgence Congo-Brazzaville - le gouvernement français doit sortir du silence ».

Je pense que c'est important. Je souhaiterais vivement que vous signiez à votre tour !

Voici le lien:

https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-urgence-congo-le-gouvernement-doit-sortir-du-silence

Merci,

Jean-Claude

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Adressée à Président de la République Francois Hollande et 2 autres

Urgence Congo: le gouvernement doit sortir du silence

JEAN-PAUL DELORE & CATHERINE LAVAL France

Attaques criminelles contre les populations civiles en République du Congo. Les Français doivent savoir. Le gouvernement doit sortir du silence.

Monsieur le Président de la République,

Le 4 avril 2016, falsifiant comme d’habitude le résultat des urnes, la Cour constitutionnelle de la République du Congo, aux ordres du pouvoir en place, valide la réélection à la Présidence de la République du candidat Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 32 ans. Préparé à ce coup d’État électoral, cette fois, le peuple congolais est prêt à amplifier sa résistance pacifique et à poursuivre sa désobéissance civile. La réponse du système militaro-politique congolais est également prête depuis des mois. Elle consiste à désigner le sud de la ville et du pays comme foyers d’invisibles et insaisissables ennemis intérieurs.

Dans la nuit du 4 avril 2016, les tirs à l’arme lourde ciblant les populations civiles ont déjà commencé sur les quartiers sud de Brazzaville. Quelques heures plus tard, les habitants sont chassés de leur maison et déplacés au nord de la ville. Le lendemain débutent les bombardements des villages du Pool (sud du Congo). Les premières images de cadavres commencent à circuler sur les réseaux sociaux.

Auparavant, le Président Denis Sassou Nguesso est rentré d’une tournée à l’étranger où, sans doute, il est allé vérifier si ses vieilles alliances en Europe et en Afrique vont une nouvelle fois le « couvrir » en échange, pour les uns, d’une solidarité entre tyrans et, pour les autres, d’un accès facilité aux immenses richesses locales (pétrole, uranium, etc.) dont bien peu de Congolais profitent. Sans doute est-il allé vérifier une nouvelle fois, à l’extérieur, sur qui compter pour accompagner sa survie politique à l’intérieur, et conserver le pouvoir par tous les moyens. En arrêtant les opposants, en torturant, en exécutant ; en opposant les régions congolaises entre elles; en agitant le spectre du retour des guerres civiles de 1993/97/98, qu’il avait lui-même planifiées, et pour la responsabilité desquelles il a pour l’instant échappé aux condamnations de crimes contre l’humanité ; en encourageant le dysfonctionnement et la corruption de l’État ; en manipulant l’information ou en achetant le silence au Congo et sur la scène internationale ; en armant ses propres milices, soi-disant aux ordres de nébuleux ennemis de la « Patrie » pour terroriser les corps, les esprits, le pays entier, mettre ainsi en scène son retour providentiel et apparaître, encore une fois, comme l’homme du recours, le père de la Nation.

Pourtant quelque chose a changé à Brazzaville. Du nord au sud du pays, le peuple congolais n’est plus manipulable. La jeunesse congolaise est descendue dans la rue à l’automne dernier. Massivement, au nord comme au sud, les Congolais ont boycotté le référendum d’octobre 2015 qui visait à modifier la constitution pour prolonger encore les 32 années de pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso et lui garantir l’impunité internationale au cas où les choses tourneraient mal pour lui.

Massivement, les électeurs ont ensuite voté pour l’opposition aux élections présidentielles le 20 mars 2016. Celles-ci se sont déroulées à huis clos, les autorités ayant coupé toutes les communications à l’intérieur du Congo et vers le reste du monde durant quatre jours ; d’où cette invraisemblable annonce des résultats au milieu de la nuit du 24 mars - le Président ne s’accordant cette fois ci « que » 60% des suffrages !

Massivement, pour contester cette mascarade, les Congolais ont alors répondu au mot d’ordre pacifique de désobéissance civile durant la journée ville morte le 29 mars.

La répétition aujourd’hui d’un scénario cauchemardesque ne doit rien à la fatalité, mais davantage au laisser-faire, au laisser-dire. Cela ne sert à rien de plaindre les Congolais. Nous devons suivre leur exemple de courage et de résistance. Dire et redire que c’est au peuple congolais, et à lui seul, de bâtir un État de droit. Pas aux affairistes de tous bords, pas aux militaires, pas aux gouvernements étrangers complices ou concurrents économiques et stratégiques dans la région. Il en va du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La France est le premier partenaire économique du Congo. Monsieur le Président, vous devez sortir de votre silence. Le pays doit cesser urgemment ses relations mafieuses et militaires avec la dictature en place.

Au nom de la solidarité entre les peuples, nous demandons l’arrêt immédiat des tirs sur les civils, la libération des opposants politiques, la non-reconnaissance par la France et la communauté internationale des résultats électoraux, le retour de la presse internationale sur le terrain et la tenue de nouvelles élections présidentielles en présence d’observateurs internationaux impartiaux.

Jean-Paul Delore (metteur en scène), Catherine Laval (costumière, syndicaliste), Dieudonné Niangouna (auteur), Laëtitia Ajanohun (auteure)

LIRE LA SUITE :

https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-urgence-congo-le-gouvernement-doit-sortir-du-silence?tk=R6vJzz6mfzrcQ4H8uVtq3JGI54oYirDfgCHcxKjaAE4&utm_medium=email&utm_source=signature_receipt&utm_campaign=new_signature

PETITION : Urgence Congo-Brazzaville - le gouvernement français doit sortir du slience
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Jean-Paul Delore et Catherine Laval - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo

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