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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 18:52
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Kinshasa et Brazza font la paix : Plus question de Passeport et visa, retour au Laissez-passer…

Kinshasa et Brazza font la paix : Plus question de Passeport et visa, retour au Laissez-passer…Mbata ya bozoba!!!by admin -

Kinshasa et Brazza -


RDC – le 04 juin 2014 – Les délégations de République démocratique du Congo (RDC) et le Congo réuni lundi et mardi à Kinshasa ont annoncé des enquêtes sur les violations des droits de l’Homme présumées commises lors des expulsions massives et d’un nouvel accord sur la circulation des personnes entre les deux rives.

Les délégations des deux Congo conduites par le ministre de l’Intérieur de leur pays:, Richard Muyej, pour la RDC et pour le Congo, Raymond Mboulou ont fait deux annonces pour tenter de résoudre la crise née de l’expulsion massive de ressortissants de la RDC vivant au Congo.

La première est la création d’une commission mixte chargée de mener des enquêtes sur les présumées violations des droits humanitaires survenues au cours des expulsions de plus de 130.000 Congolais de RDC du Congo.

La seconde, un nouvel accord sur la circulation des personnes entre les deux rives du fleuve Congo. Les riverains du fleuve Congo pourront à nouveau traverser munis d’un laissez-passer et d’une carte d’identité, cependant il faudra un passeport aux habitants du reste du pays et à ceux qui désirent s’installer à Brazzaville.

Ces décisions interviennent suite à la crise diplomatique entre les deux pays qui avaient durci les conditions d’entrée des ressortissants de leur voisin traversant le fleuve Congo, frontière naturelle entre les deux villes suite à l’opération massive lancé le 4 avril par le Congo qui s’était soldé par le retour de gré ou de force de près de 130.000 ressortissants de RDC.

Les travaux de la commission mixte défense et sécurité entre la RDC et le Congo-Brazzaville se sont achevés mardi 3 juin à Kinshasa. Principale retombée de ces assises : la signature d’une convention sur la circulation et l’établissement des personnes et des biens entre les deux pays.

Les experts ont déclaré à l’occasion que les huit textes règlementaires existants sur la circulation et l’établissement des personnes entre les deux rives du fleuve Congo sont caducs car ils n’avaient jamais été ratifiés. La convention signée mardi à Kinshasa devra être ratifié « urgemment » par les parlements des deux États.
Les deux pays ont aussi convenu de mettre sur pied une équipe mixte RDC-République du Congo. Elle examinera au cas par cas les allégations relatives aux violations des droits humains commises lors des expulsions des Congolais de la RDC de Brazzaville dans le cadre de l’opération « Mbata ya Bakolo », [gifle des aînés, NDLR].
Autre avancée obtenue : les représentations diplomatiques et consulaires concernées devraient désormais être informées avant toute opération d’expulsion massive, ont préconisé les deux parties en discussion.
Les deux parties sont tombées d’accord sur les chiffres des personnes concernées par ces opérations d’expulsions lancées en avril dernier, soit cent trente six milles personnes dont cinquante-sept mille enfants.
Selon RFI, l’un des principaux points de cet accord, toutes les personnes vivant le long de la frontière de plus de 1 300 Km qui sépare les deux pays vont pouvoir, de nouveau, traverser cette frontière pour un séjour court – trois jours maximum – avec simplement un laissez-passer et une carte d’identité. En dehors de cette zone frontalière, les personnes qui voudront traverser devront se munir d’un passeport et d’un visa.
En outre, tous ceux qui veulent s’installer au Congo Brazzaville ou au Congo Kinshasa et y vivre, auront besoin d’un passeport et d’un contrat de travail.
Les représentants de deux pays ont cependant reconnu le droit de chacun d’appliquer sa réglementation nationale en matière d’entrée et de séjour des étrangers.

Question: A QUOI A SERVIE L’OPERATION « MBATA YA MOKOLO »? ETEYA BINO NA BILANDA LANDA

Source : Koaci.com et Radio Okapi

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 18:24
(Congo-Brazzaville/Centrafrqie/UA) L'UA enquête sur l'implication des soldats de Nguesso dans les violations des Droits de l'homme en RCA...

L' UA ENQUETE SUR L' IMPLICATION DES SOLDATS DE NGUESSO DANS LES VIOLATIONS DES DROITS L' HOMME EN RCA -

L’Union africaine enquête sur les informations faisant état de l’implication de soldats de la MISCA dans des violations des droits de l’homme

ADDIS ABEBA, Ethiopie, 4 juin 2014/African Press Organization (APO)/ La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, a appris avec préoccupation les informations diffusées par Human Rights Watch selon lesquelles des soldats de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) auraient été impliqués dans la disparition forcée de onze personnes dans la localité de Boali, à environ 80 km au nord de Bangui.

La Présidente de la Commission souligne qu’une enquête a été conjointement diligentée par la composante Droits de l’Homme et des Officiers de Police judiciaire de la MISCA, pour faire la lumière sur les faits allégués. Sur la base des résultats de cette enquête, l’UA prendra les mesures qu’appellera la situation, conformément aux règles qui régissent le fonctionnement de la MISCA...LE RETAIT DU CONTIGENT DU MEDIATEUR ???

La Présidente de la Commission rappelle que depuis son déploiement, le 19 décembre 2013, la MISCA s’est acquittée de son mandat avec dévouement et volontarisme. La Mission a grandement contribué à l’amélioration de la situation sur le terrain, protégeant aussi bien la population civile que les institutions de la transition et les infrastructures clés du pays, et ce dans des conditions particulièrement difficiles. Elle rappelle, en outre, la politique de tolérance zéro de l’UA envers toute exaction contre la population civile et autres violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Toute transgression des principes qui guident le fonctionnement de la MISCA sera traitée avec la plus grande rigueur.

La Présidente de la Commission réitère son appréciation à la direction et aux personnels civils et en uniforme de la MISCA pour le travail accompli, et les encourage à persévérer dans la mise en œuvre effective du mandat de la Mission, en vue de faciliter la promotion durable de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la réconciliation en RCA.

SOURCE : African Union Commission (AUC)

http://appablog.wordpress.com/2014/06/04/lunion-africaine-enquete-sur-les-informations-faisant-etat-de-limplication-de-soldats-de-la-misca-dans-des-violations-des-droits-de-lhomme/

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 18:16
(Congo-Brazzaville) CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION : DOUCHE FROIDE POUR LE DICTATEUR SASSOU N'GUESSO

Réuni à Brazzaville , les parlementaires francophones disent non au Tripatouillage des Constitutions en Afrique « l’instrumentation des Constitutions est à proscrire ».


Logo de la francophonie -

Le thème sur les constitutions post-transitions et la gouvernance démocratique en Afrique, développé par Abdoulaye Dieye, enseignant chercheur à la Faculté de droit de l’« Université Cheikh Anta Diop » de Dakar, et d’autres personnalités a fait l’objet d’un débat. Dans son exposé, l’orateur a laissé entendre que le pouvoir de révision constitutionnelle a un peu partout fait l’objet d’une instrumentalisation à des fins de conservation du pouvoir.

« Le pouvoir de révision n’a été utilisé que pour asseoir des stratégies de pérennisation du pouvoir », a-t-il expliqué. Selon lui, la vocation normale d’une révision est d’adapter la Constitution aux circonstances changeantes, dans le sens de l’approfondissement de la démocratie et de l’État de droit. « L’on a, malheureusement, noté, en Afrique, des modifications constitutionnelles nullement justifiées par l’intérêt général, dans un dessein exclusif de conservation du pouvoir », a dit Abdoulaye Dieye, qui pense que les mécanismes préélectoraux, constitutifs de tripatouillage des règles du jeu, sont nombreux et variés.

Le premier, selon lui, consiste à modifier la Constitution, quelques mois avant le scrutin, pour permettre, par exemple, à des dirigeants atteints par la limite d’âge fixée par la Constitution, de pouvoir briguer un autre mandat. Dans d’autres cas, « les modifications tendent à supprimer la limitation du nombre de mandats ou la durée du mandat ».

Pour l’exposant, il y a, aujourd’hui, des velléités dans beaucoup d’autres pays. « Il s’est agi de supprimer le deuxième tour de l’élection présidentielle, compte tenu de la configuration de l’opposition divisée ou de créer des conditions très douces de passage au premier tour; de mettre en place des règles qui, en réalité, visent à disqualifier ou éliminer de la course un ou plusieurs candidats gênants; manipuler le calendrier républicain, en scrutant le meilleur moment pour organiser des élections », a fait savoir Abdoulaye Dieye, qui a estimé que pour éviter tout abus, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.

Malheureusement, « il se trouve que dans le cadre de la révision constitutionnelle, le véritable gardien de la Constitution qui devrait pouvoir arrêter l’exécutif et le législatif, refuse, au nom de la souveraineté du pouvoir constituant, de contrôler la constitutionnalité de la loi de révision. La plupart des juges constitutionnels africains refusent d’adhérer à la doctrine de la supra-constitutionnalité qui reconnaît au juge constitutionnel, le pouvoir d’annuler les lois de révision constitutionnelle portant atteinte à certains principes fondamentaux de la démocratie et de l’État de droit ».

Les échanges qui s’en sont suivis ont donné lieu à un débat franc et direct. Pour les délégués, la question de la révision constitutionnelle procède, plutôt, du politique et du juridique. Seule l’opportunité et la nécessité, ont-ils dit, peuvent justifier une révision de la constitution.

À ce titre, ils ont indiqué que l’instrumentation des Constitutions est à proscrire. D’où la nécessité, pour eux, de « sécuriser ceux qui quittent le pouvoir, pour qu’ils ne soient pas tentés d’y rester à vie, de tenir un état civil fiable ». Conscients du fait qu’il n’y a pas de Constitutions immuables, les délégués à cette conférence ont, plutôt, pensé que l’important est de faire des « révisions qui respectent la procédure légale et non pas à des fins de conservation de pouvoir, mais pour améliorer la gouvernance du pays ».


SOURCE : « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

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Reseau Nerrati - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 18:07
(Congo-Brazzaville) Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, les nourrissons ne mourraient pas de malnutrition

by Officiel Brazzanews -

Papa je t’aime moi non plus ma fille. Etreinte amoureuse ou affective? Je pleure sur la situation désastreuse de mon pays qui n’aurait dû pas arriver si Sassou-Nguesso n’avait pas pris le pouvoir. Un chauffard qui a pris une voie sans issue. Le véhicule qui est le Congo s’est embourbé. Il ne peut ni avancer ni reculer. On égorge, on empoisonne ou on abat tout passager qui ose broncher.

Il s’en ira un jour mais laissera un pays exsangue, un pays aux abois. Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, le Congo ne serait pas classé parmi les pays les plus misérables au monde. Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, les espaces publics de Brazzaville et Pointe-Noire ne seraient plus un dépotoirs à ciel ouvert. Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, il aurait su engager le Congo sur les rails du développement.

Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, il n’aurait pas du laisser le pays tomber dans le mensonge, la fainéantise, l’hypocrisie, la corruption, la concussion et les prédations financières. Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, les nourrissons ne mourraient pas de malnutrition et le manque de soins primaires.

Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, il n’y aurait jamais eu de guerre dans ce pays. Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, le Congo ne serait pas divisé entre les bons qui ont le pouvoir; sont au pouvoir et les mauvais qui n’ont pas le pouvoir parce qu’ils ne sont pas du pouvoir.

Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, la fracture entre le Nord et le sud ne serait pas aussi perceptible et destructrice. Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles, le pays aurait du avoir des autoroutes partout et le chemin de fer reconstruit. Tout le pays serait électrifié. Si Sassou-Nguesso a aimé le Congo comme il aime ses filles le Congo n’aurait pas vécu le statu quo de mauvais augure. L’inconscience, l’irresponsabilité la haine et la division prospèrent et sont érigées en projet de société. Arrêtez votre œuvre destructive de la société congolaise.

JEFF KITOKO

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Jeff Kitoko - Brazzanews - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 17:54
(Congo-Brazzaville) Changement de la Constitution: le PCT , les partis au pouvoir sont aux abonnés absents

by admin-Brazzanews -

« A beau mentir qui vient de loin »

Comme dans un film de fiction, les caciques du PCT invitent le Peuple congolais, notamment les sages et des jeunes villageois à un débat politique et juridique très complexe, alors qu’eux-mêmes, au niveau de la Direction du PCT, sont incapables de s’accorder ne fût-ce que sur un début de position commune, et ainsi, fixer l’opinion sur les réelles motivations de ce projet de changement de la constitution.

Dans l’euphorie de SIBITI, le SG du PCT, avait promis réunir dans les tous prochains jours, le Bureau politique du PCT pour fixer la ligne directrice du Parti. Malheureusement, et toute honte bue, ce dernier a invité la presse, le 30/05/2014 pour lui notifier, d’une part, que la position du PCT serait connue en temps opportun, sans en préciser l’horizon et, d’autre part, que la réunion du Bureau politique programmée pour fixer la ligne directrice du Parti, a été renvoyée sine die, ce qui laisse transparaître des grosses divergences résolument antithétiques, au sein de la Direction du Parti.
Questions:

Excellences Messieurs les camâaa membres, pourquoi vouloir inviter les paisibles populations, déjà très préoccupées par un quotidien « d’enfer », où même l’eau devient une denrée rare, à un débat aussi technique et complexe, alors que vous-mêmes, êtes incapables de l’engager dans les instances de votre parti? Sur une question éminemment politique, vous devriez déjà nous faire connaître la positon officielle du PCT et de la majorité présidentielle, avant de se susciter des débats passionnés au sein des paisibles populations?

Pourquoi former une commision chargée de réfléchir sur la modification ou le changement de la constitution si l’on ne sait pas si on le fait ou pas?

Pourquoi toutes ces tergiversations des Mabiala, Mvouba, Nkoumba et autres qui appellent au changement alors que la position du parti n’est toujours pas arrêtée? excluez simplement ces derniers sinon nous demandons aux membres du PCT qui ne souhaitent pas cette manipulation du peuple de ne pas avoir peur, d’assumer leurs opinions, de le déclarer haut et fort à l’image de certaines personnalités certes pas membre du PCT mais non moins membre de la majorité présidentielle.

Vous voulez diviser les sages et les régions entre pro et anti changement de la constitution, alors que vous-mêmes, n’avez pas le courage d’engager ce débat en votre sein, pour tenter de maintenir un semblant d’unité, basée sur des considérations douteuses. On n’appelle cela de la lâcheté.
Un peu d’éthique en politique ne ferait de mal à personne!
Honorables ayez de l’honneur!

BORIS BRELL

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Boris Brell - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 15:49
[Congo-Brazzaville] Croissance et réserves en baisse

par Benjamin BILOMBOT BITADYS -

Au Congo-Brazzaville, le vieillissement des puits pétroliers et la chute de la production pétrolière ont parachevé les espoirs de Sassou, Gilbert Ondongo, Isidore Mvouba, Rodolph Adada, Rigobert Maboundou, le PCT et les épigones du « Chemin d’Avenir » de brandir comme un trophée le taux de croissance du PIB à deux chiffres. Et, de présenter les réserves stockées à la Banque des Etats de l’Afrique centrale comme la marque d’une bonne gestion des finances publiques. Il n’en est rien. En matière économique, l’administration Sassou affiche un comportement aussi fantasmatique que népotiste.

PIB pique du nez

L’époque où Sassou et Gilbert Ondongo exhibaient le taux de croissance de 10 % (2012) est révolue. Le contexte et la conjoncture économique internationale ne s’y prêtent plus. La communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) connaît un ralentissement de sa croissance par rapport à l’année 2012. Les prévisions macroéconomiques ont établi le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la zone CEMAC au 1er trimestre de 2013, à 5,1%, contre 5,7% en 2012. La zone est confrontée à la quasi inexistence des flux commerciaux inter-états entre ses six pays membres (Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, RCA, Tchad). Les principaux partenaires économiques et financiers du Congo-Brazzaville sont touchés de plein-fouet par la crise. La crise est devenue le lot de tous les pays organisés autour de la mondialisation de l’économie du fait de l’effondrement général de la confiance, de la
valeur des biens et de l’activité.

FMI dans la fourmilière

La chef de mission du fonds monétaire international (FMI) au Congo-Brazzaville, au pays du « chemin d’avenir », Dalia Hakura n’y est pas allée par quatre chemins. Elle y est allée franco. Dalia Hakura a annoncé sans complaisance à la fin de sa mission d’évaluation du développement de l’économie du Congo-Brazzaville que le pays devrait connaître une croissance de 6% entre 2014 et 2019, après avoir stagné à 3,5 % ces trois dernières années.

Rente

Le Congo-Brazzaville est une économie de rente qui tire l’essentiel de ses recettes budgétaires de l’exploitation pétrolière. L’équation est connue : la hausse des recettes budgétaires correspond à la hausse de la production du pétrole qui entraîne de facto l’augmentation de la croissance du PIB. Dalia Hakura, la chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) au Congo-Brazzaville a insisté sur la nécessité de maîtriser la croissance des dépenses publiques et de placer l’économie sur la voie d’un rééquilibrage budgétaire visant une diminution graduelle du déficit primaire hors pétrole tout en préservant des dépenses sociales ciblées et les dépenses d’investissement propices à la croissance. Le Congo-Brazzaville doit réformer son système productif en procédant à la diversification. Le système de rente a contribué à l’étouffement de l’activité productive. Il y a beau temps que Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir « ne pensent et ne réfléchissent plus. Ils chantent l’air du temps, celui du slogan pécétiste : « ébonga té, toujours jazz ». S’il en fallait confirmation, c’est chose faite avec la récente mission du FMI au Congo-Brazzaville. Les éléments positifs de l’économie congolaise sont cependant dilués par des réserves qui ont trait à des défis structurels ou conjoncturels. Le FMI note ainsi, que le budget de l’État dépend fortement des recettes pétrolières et par conséquent la volatilité des cours et le caractère épuisable des réserves pourraient présenter des risques pour la stabilité macroéconomique et pour la réalisation des objectifs de croissance élevée, soutenue et inclusive à moyen terme dans le secteur non pétrolier (congosite.com, 28 mai 2014).

Effritement

Présentées comme un sésame, les réserves budgétaires placées à la Banque des Etats de l’Afrique centrale connaissent une chute. C’est la révélation faite par la chef de la mission du FMI Dalia Hakura. L’information avait été gardée secrète par les autorités du Congo-Brazzaville habituées au vol de haut vol. C’est d’ailleurs par ça qu’on reconnaît les épigones du « chemin d’avenir ». La chef de délégation du FMI a levé un coin du voile. Ainsi, Dalia Hakura a indiqué que les réserves officielles à la Banque centrale des États de l’Afrique centrale (BEAC) dont la république du Congo est membre, ont diminué de 265 milliards de Francs CFA pour se situer à 2509 milliards FCFA à la fin 2013, soit l’équivalent d’environ 7 mois d’importations de biens et de services. Une situation de nature à préoccuper, même si la note de crédit favorable accordée à la dette souveraine congolaise par les agences de notation internationales en 2013 a été récemment confirmée.

Questions

Où sont donc passés les 265 milliards de francs CFA ? A quoi ont-ils servi ? Pourquoi les autorités du Congo-Brazzaville observent-elles un mutisme sur l’usage de ces fonds ? Correspondent-ils aux crédits en milliards de francs CFA accordés à la Côte d’Ivoire, la Guinée, la RCA et à la BDEAC ? Sassou, Gilbert Ondongo et les épigones du « chemin d’avenir » ont tenté un exercice difficile : passer entre l’arbre et l’écorce sans que cela ne se voit. C’était sans compter avec l’expertise du Fmi. Les épigones du « chemin d’avenir » ont laissé, sans broncher et sans démentir, Dalia Hakura divulguer l’information. Les autorités du Congo-Brazzaville étaient dans leurs petits souliers tel un enfant pris la main dans le pot de confiture. En attendant, la ligne ferrée Mont Bélo§/Mbinda cherche désespérément 200 milliards de francs CFA pour son réalignement. Investissements productifs, vous avez dit investissements productifs ?

Finie l’ère où les épigones du « chemin d’avenir » bombaient le torse avec des taux à deux chiffres afin d’entretenir l’illusion de la croissance alors que les indices de performance classent ce petit émirat pétrolier en queue de peloton.

Quand il aura mis fin à une économie de rente, le Congo-Brazzaville devra faire face à la réalité pure et dure, celle de la diversification. C’est ce à quoi l’y invite impérativement Dalia Hakura, la chef de la mission du FMI restée insensible aux back chiche auxquels nos épigones avaient habitués les experts missionnaires.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 16:49
(Congo-Brazzaville) Le RDD, Parti du Président Joachim Yhombi Opango,PARTI DE LA MAJORITE HAUSSE LE TON ET DIT NON

by admin Brazzanews -

Le RDD, Parti du Président Joachim Yhombi Opango,PARTI DE LA MAJORITE HAUSSE LE TON ET DIT NON AU CHANGEMENT/REVISION DE LA CONSTITUTION, NON A UN TROISIEME MANDAT DE SASSOU

»Le pouvoir de SASSOU N’GUESSO rame à contre courant » selon le Professeur Anaclet TSOMAMBET du RDD (morceaux choisis)

A lire dans L’Observateur N°533 du 29 mai 2014

l’histoire nous enseigne que le développement d’un pays n’est pas un processus linéaire. Il ne peut être non plus une accumulation illimitée des richesses.

L’objectif du développement est de procuré le bien-être spirituel et matériel de l’homme. -ci est donc au centre du développement. Depuis un certain temps, on a lancé le débat sur la révision de la constitution et puis comme on s’est rendu compte que la révision conduit à des situations juridiques inextricables, on a changé le fusil d’épaule et depuis on parle de changement pur et simple de la constitution. A quel fin ? L’objectif visé c’est de faire sauter la limitation des mandats du Président de la République, c’est-à-dire remettre en cause les acquis de la Conférence Nationale Souveraine. Ainsi donc le Congo serait ramené 20 ans en arrière. [...] .

Aujourd’hui quand on regarde un peu la configuration des forces en présence, on se rend malheureusement compte que les partisans du monopartisme d’hier veulent prendre leur revanche pour asséner un coup mortel à la démocratie. C’est donc un complot ourdi habillement contre la Démocratie. Ou sont dont les ténors de la Conférence Nationale Souveraine ? Ou se trouvent les héritiers de Bernard KOLELAS, Thystère TCHICAYA, André MILONGO, David Charles GANAO, Pascal LISSOUBA et bien d’autres qui se sont investis pour la restauration de la démocratie dans notre pays. Comment comprendre qu’une question aussi délicate et sensible soit instrumentalisée, galvaudée et confiée aux seuls <<sages>> des Départements qui détiendraient le pouvoir absolu et incontestable de trancher, alors que personne ne se reconnait dans ces sages. Eux-mêmes, s’ils étaient des vrais sages, auraient dû avouer leur incompétence. Je n’ignore pas leur sagesse. Mais pour le cas d’espèce la Sagesse ne suffit pas, il faut aussi le Savoir qui est un élément primordial. [...]
Ce qu’il faut savoir c’est que la limitation des mandats n’est pas une spécificité congolaise. C’est une volonté politique fortement exprimée à la Conférence Nationale Souveraine. Ce principe apparait aujourd’hui comme un indicateur des démocraties modernes.[...]

- Non au Changement de Constitution ;
- Non à la révision Constitutionnelle ;
- Non au 3eme mandat en 2016 pour le Président actuel.
Crions haut et fort et où que nous nous trouvons:
Toboyi ! Yậ mệ lunga ! ça suffit ! Trop c »est trop ! Yi wiri
Toboyi ! Yậ mệ lunga ! ça suffit ! Trop c »est trop ! Yi wiri
Toboyi ! Yậ mệ lunga ! ça suffit ! Trop c »est trop ! Yi wiri
Mobilisons-nous, Mettons nous debout, Arrêtons net ce coup d’Etat Constitutionnel en cours!
Le Président actuel exerce son deuxième, ultime et dernier mandat.

(Congo-Brazzaville) Le RDD, Parti du Président Joachim Yhombi Opango,PARTI DE LA MAJORITE HAUSSE LE TON ET DIT NON
(Congo-Brazzaville) Le RDD, Parti du Président Joachim Yhombi Opango,PARTI DE LA MAJORITE HAUSSE LE TON ET DIT NON
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 16:36
(Congo-Brazzaville) Pour changer la Constitution, Sassou-Nguesso fait du Zoo Humain

by Officiel Brazzanews -

» Quand les sages sont au bout de leur sagesse, il convient d’écouter les enfants » .
Le vrai sage africain n’est pas celui qui prend ostensiblement parti mais celui qui est souvent consulté par des avis parfois divergents et contradictoires pour trouver une solution sociale consensuelle. Un dénouement adapté. C’est une personne qui sait ce qu’il faut faire devant les problèmes posés par les humains. Bref un guérisseur de la société. Mandela a guéri l’Afrique du sud de la haine et de la vengeance raciales.

Voici un bel exemple de la sagesse. Sassou-Nguesso tranquille comme Baptiste, fait du zoo humain en utilisant sciemment le terme de sage pour lancer le débat sur la modification de sa constitution afin d’agiter les bas instincts de tout bord pour qu’à la fin de cette course à l’échalote, lui se hisse en messie. Il exhibe devant les caméras de télévision des pauvres paysans majoritairement analphabètes et rongés par le dénuement pour parler d’une constitution dont-ils n’ont jamais entendu parler et dont-ils ne connaissent ni enjeux ni signification. Ne vous étonnez pas nous sommes au Congo-Brazzaville.

Voici que des bataillons des sages naissent comme des champignons qui poussent après la pluie dans tous les départements du Congo. Pas surprenant; les congolais arrivés à l’extrême de la pauvreté succombent facilement au charme des billets de banque et tombent dans la folie et le balbutiement inconscient. Les exemples ne manquent pas pour prouver qu’ils sont manipulés et exhibés comme des animaux de zoo par des vulgaires voyous qui souhaitent le recyclage de la médiocrité et des crimes d’états.

Cette sordide exhibition renforce l’humiliation des congolais par un pouvoir autoritaire qui ne souhaite pas le bien de son peuple. A mon avis, le vrai sage sur le débat concernant le maintien ou le changement de la constitution c’est la Constitution elle même. La respecter n’est pas un risque, c’est un devoir pour tous les congolais.Si tout le monde la respecte et l’applique, les congolais auront été sages et le Congo en sortira grandi.

JEFF KITOKO

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Jeff Kitoko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 16:28
(Congo-Brazzaville) MAIN BASSE SUR LE CONGO PAR SASSOU N’GUESSO

by admin Brazzanews -

Selon nos »Amis » le Directeur Général Capitaine de Vaisseau Jean Jacques BANUANINA DIA-NGOMA serait limogé au profit de la fille du Dictateur madame Sandrine SASSOU N’GUESSO( fille que Denis Sassou a eu avec la soeur de la mère d’Edith) comme Directrice Générale du Conseil Congolais des Chargeurs ( C.C.C ).

Le Conseil Congolais des Chargeurs (CCC) est un établissement public congolais doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. Créé par Ordonnance n°8-2000 de 23 février 2000, son siège est à Pointe-Noire. Le Conseil Congolais des Chargeurs (CCC) est un organisme de promotion du commerce extérieur et d’assistance des chargeurs (Importateurs et Exportateurs). Une pompe à finance (©Créé par BIM SA – 9b, Boulevard du Prince Henri – L-1724 Luxembourg – Luxembourg, Tél. +32 70 222 103, Fax. +32 70 234 002) qui brasse des milliards au profit aujourd’hui de SASSOU N’GUESSO et son clan.

Selon nos sources, Jean Jacques BOUYA après avoir imposé son cancre de frère Serge BOUYA comme numéro 1 du port de Pointe-Noire, vient de faire autant pour sa cousine Sandrine SASSOU N’GUESSO, déjà propriétaire du Twinga, l’hôtel de Dolisie, le Terminalia, conseillière de son père de Président, Servair Congo restauration et catering aéroportuaire (air France et Ecair), petite sœur et gestionnaire des quelques héritages de feue Edith Lucie Bongo, etc.

La liste des antennes de la CCC dans le monde :http://www.ccc.cg/Docs/CCC%20LISTE%20DES%20AGENTS%202012.pdf

Un aperçu du patrimoine du Conseil Congolais des Chargeurs :
Le Maillon Maritime: Le port autonome de Pointe-Noire est la porte d’entrée et de sortie de l’Afrique Centrale. Ce positionnement naturel fait de la République du Congo un pays de transit. Les principaux atouts du Port autonome de Pointe-Noire sont: un port aux accès faciles et sûrs, une position géographique priviligée et un port moderne en infrastructure. 70% du commerce extérieur congolais emprunte la voie maritime.
Le Maillon Ferroviaire: Le trafic ferroviaire constitue l’épine dorsale de l’économie congolaise. Actuellement il est loin d’être à la hauteur de ses ambitions. Les exploitants forestiers du bassin du fleuve Congo ont opté pour l’évacuation de leurs produits par les voies concurrentes et aussi l’axe COMILOG n’est plus opérationnel.
Le Maillon Routier: Le trafic routier est très important autour de Pointe-Noire, de Brazzaville et de Pokola dans le transport du bois et autres produits. Néanmoins, le réseau routier congolais est très peu développé et compte actuellement: 1.230km de routes principales et 18.770 km de routes sécondaires. Le mauvais état où la fermeture de certaines routes a renforcé l’économie d’autosubsistance, le cloisonnement des micro-marchés et rendu difficile la circulation des biens et des personnes.
Le Maillon Fluviale: Les transports fluviaux au Congo sont d’une importance vitale pour l’efficacité de la chaîne de transit Pointe-Noire – Bangui et aussi pour le développement économique de Brazzaville et des localités de la partie septentrionale du pays. L’essentiel de ce trafic s’organise à partir du Port autonome de Brazzaville avec l’apport non négligeable des ports secondaires qui sont: Mossaka, Etoumbi, Owando, Oyo, Lekiti, Mpouya, Bas-Kouilou et Ngabé.

(Congo-Brazzaville) MAIN BASSE SUR LE CONGO PAR SASSOU N’GUESSO
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 11:11
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso n'a jamais déclaré son patrimoine : faute lourde au terme de l'art. 48 de sa Constitution

by brazzanews -

La déclaration de patrimoine est une obligation que doit préalablement remplir tout citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique. Le fait pour lui de prendre ses fonctions, sans l’accomplissement de cette formalité, entraîne ipso facto la déchéance des fonctions. La déchéance n’est encourue que dans ce cas précis.

L’extrême opacité érigée en méthode de gouvernement de la République par le pouvoir actuel.

Dans le but de prévenir et répliquer certaines politiques délictuelles et criminelles préjudiciables aux finances et aux budgets des pays, nombre de constitutions africaines prennent soin de les prévoir formellement. La Constitution du 20 janvier 2002 n’est pas en reste.

De même, c’est pour prévenir de telles pratiques mais aussi pour empêcher l’enrichissement illicite que l’alinéa premier de l’article 48 de la Constitution prévoit que : « tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonctions et à la cessation de celles-ci, conformément à la loi

L’inobservation de cette obligation entraîne la déchéance des fonctions dans les conditions fixées par la loi ».

Cet article se réfère à une kyrielle de personnes. D’une part, il y a des citoyens assurant des fonctions électives. Le premier d’entre eux est, bien sûr, le Président de la République. Il y a également les représentants de la nation que sont les députés et les sénateurs. Enfin, il y a les conseillers, tant départementaux que municipaux, élus au suffrage universel. Toutes ces personnes disposent d’un mandat électif dont la durée varie d’une catégorie à une autre.

D’autre part, il y a des citoyens qui sont nommés par le Président de la République. Les premiers sont les ministres ou membres du gouvernement conformément à l’article 74 alinéa 1er de la Constitution. Parmi les citoyens qui sont astreints à l’obligation de déclaration du patrimoine, il y a ceux qui sont nommés à une haute fonction publique, pour reprendre les termes même de l’alinéa premier de l’article 48 de la Constitution. Il s’agit, en réalité de ceux qu’on appelle les grands commis de l’Etat dont il serait évidemment fastidieux d’en faire une énumération exhaustive.

La nomination à des hautes fonctions publiques relève du Président de la République. Ces hautes fonctions sont aussi bien civiles que militaires. Le chef de l’exécutif nomme à ces différentes fonctions, en Conseil des ministres, en vertu des articles 77 alinéa 1er de la Constitution.

Il faut adjoindre à ces grands commis de l’Etat, les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères et des organisations internationales qui sont nommés conformément à l’article 77 alinéa 3 de la Constitution.

Mais les grands commis de l’Etat existent aussi dans les institutions constitutionnelles que sont la Cour constitutionnelle, le Conseil économique et social, le Conseil supérieur de la liberté de communication et la commission nationale des droits de l’homme. Les Présidents et les membres de ces institutions sont nommés par décret du Président de la République.

Certes l’article 48 qui vise à prévenir l’enrichissement illicite pourrait contribuer, s’il était rigoureusement appliqué, à la moralisation de la vie publique. Il reste que la formulation de cet article n’est pas explicite. Et pour cause.

• Le premier alinéa de cet article demeure vague en ce sens qu’il se contente de déclaration de patrimoine, sans en préciser la forme. Une déclaration peut être faite par écrit ou verbalement. Un texte écrit de l’importance de la Constitution, ne peut laisser les citoyens dans le flou. Il faut que ces dispositions soient suffisamment claires afin d’éviter que les politiques ne se livrent à des interprétations partisanes et fallacieuses susceptibles de causer du tort au pays.

• L’article 48 se présente comme un fourre-tout alors que la déchéance est une sanction qui n’est encourue que dans un cas précis.

En réalité, plusieurs cas peuvent se présenter dont les conséquences ne sont pas les mêmes.

• Un citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique peut faire une déclaration écrite de patrimoine lors de sa prise de fonction.

• Il peut faire une vraie déclaration de patrimoine lors de sa prise de fonctions et s’abstenir de la faire à la cessation de celles-ci.

• Il peut faire une vraie déclaration, lors de sa prise de fonctions, et en faire une fausse à la fin de ses fonctions, pour masquer la richesse qu’il a acquise illicitement.

• Il peut faire deux fausses déclarations de patrimoine lors de la prise de ses fonctions et à la fin de celles-ci.

• Il peut tout simplement refuser de faire cette déclaration au début et à la fin de ses fonctions.

La déclaration de patrimoine est une obligation que doit préalablement remplir tout citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique. Le fait pour lui de prendre ses fonctions, sans l’accomplissement de cette formalité, entraîne ipso facto la déchéance des fonctions. La déchéance n’est encourue que dans ce cas précis.

Or, c’est déplorable, l’article 48 de la Constitution sanctionne même le défaut de déclaration de patrimoine, à la cessation des fonctions, par la déchéance. C’est une absurdité !

Comment, par exemple, un député qui est arrivé au terme de son mandat de cinq ans peut-il encore être déchu du mandat qu’il vient précisément d’exercer ?

Comment un trésorier payeur général ou un ministre peut-il être déchu de ses fonctions, faute de déclaration de patrimoine, à la fin de ses fonctions ?

Il est évident qu’il y a là un embrouillamini qui laisse perplexe et pantois lorsqu’on fait une lecture intelligente de l’article 48 de la Constitution. La déchéance est une sanction inappropriée à la cessation des fonctions sans déclaration de patrimoine.

La formulation de l’article 48 nous amène à nous poser la question de savoir où ces « juristes » à la solde du pouvoir ont la tête lorsqu’ils nous pondent ces textes indigestes et ambigus ?

A moins qu’ils ne l’aient fait sciemment ce dont on n’est pas sûr, la vérité est qu’ils rédigent hâtivement ces textes et ne se donnent pas le temps de mûrir leur réflexion.

Pour bien montrer l’absurdité de cet aspect de l’article 48 de notre Constitution, il convient de recourir utilement au droit constitutionnel comparé, en citant l’article 99 de la Constitution de la République Démocratique du Congo (RDC), à cause de sa clarté et de sa précision.

Cet article dispose :

« Avant leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, le Président de la République et les membres du Gouvernement sont tenus de déposer devant la Cour constitutionnelle la déclaration écrite de leur patrimoine familial, énumérant les biens meubles y compris actions, parts sociales, obligations, autres valeurs, comptes en banque, leurs biens immeubles, y compris terrains non bâtis, forêts , plantations et terres agricoles, mines et tous autres immeubles, avec indication des titres pertinents.

Le patrimoine familial inclut les biens du conjoint selon le régime matrimonial, des enfants mineurs et des enfants même majeurs, à charge du couple.

La Cour constitutionnelle communique cette déclaration à l’administration fiscale.

Faute de cette déclaration, endéans les trente jours, la personne concernée est réputée démissionnaire.

Dans les trente jours suivant la fin des fonctions, faute de cette déclaration, en cas de déclaration frauduleuse ou de soupçon d’enrichissement sans cause, la Cour constitutionnelle ou la Cour de cassation est saisie selon les cas ».

Compte tenu de sa clarté et de son exhaustivité, point n’était besoin de renvoyer l’application de cette disposition au vote d’une loi. C’est du reste le cas dans la Constitution de la RDC.

La Constitution du 20 janvier 2002, en son article 48, fait exactement le contraire, en renvoyant la mise en œuvre de cet article à la loi. En réalité le renvoi à la loi n’est rien d’autre qu’une manœuvre dilatoire voire d’obstruction dont la finalité est d’empêcher l’application de cette disposition constitutionnelle. Pour preuve, depuis 2002, il n’y a même pas encore un projet ou une proposition de loi en ce sens.

C’est d’ailleurs pour une raison fort simple. La quasi-totalité des tenants de ce pouvoir, qui ont fait de la politique une profession conduisant à l’enrichissement facile et illicite, répugnent à toute idée de transparence dans la gestion des affaires publiques, en dépit de leurs proclamations régulières de bonnes intentions en ce sens.

La perpétuation du refus de déclaration de patrimoine par les dirigeants qui en ont l’obligation est révélatrice du mépris de la loi et du maintien de l’opacité nécessaire à tous ceux qui continuent à s’enrichir de façon illicite et scandaleuse, au détriment de la population qui croupit dans une misère sans précédent.

Si l’article 48 de la Constitution du 20 janvier 2002 avait été rigoureusement appliqué, la République du Congo aurait tout simplement été ingouvernable, parce que :

• Le Président de la République aurait été déchu de ses fonctions pour avoir prêté serment sans avoir préalablement fait sa déclaration de patrimoine. Son serment n’a d’ailleurs pas de validité, parce que fait en violation de l’article 48 de la Constitution.

• Les ministres de tous les gouvernements formés jusqu’alors n’auraient pas pris leurs fonctions.

• Le Parlement n’aurait pas existé car les députés et les sénateurs de la onzième législature ainsi que ceux de la douzième auraient été déchus de leurs fonctions.

Les mêmes remarques sont valables pour les conseillers municipaux et départementaux, les personnes nommées à des hautes fonctions civiles et militaires etc.

Il convient de souligner avec force que toutes les autorités congolaises qu’elles soient élues ou nommées, exerçant leurs fonctions au pays ou à l’étranger ne méritent pas d’exercer ces fonctions pour violation flagrante de la Constitution, en son article 48.

Heureusement que, pour les autorités congolaises, l’adoption des différents textes, à commencer par la Constitution, n’a lieu que pour une consommation extérieure, afin d’induire la communauté internationale en erreur, par l’illusion de l’Etat de droit et de la démocratie.

D’ailleurs, un ministre d’Etat, encore en fonction, n’avait pas hésité à dire à l’un de ses interlocuteurs qu’ « au Congo nous essayons seulement d’appliquer la loi ». Il aurait plutôt dit qu’on ne fait rien pour l’appliquer et que c’est la principale cause de l’impunité généralisée et des diverses dérives que nous déplorons dans tous les domaines de la vie de notre pays.

NGOMA LUDOVIC

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Ngoma Ludovic - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT