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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 15:27
(Congo-Brazzaville) Déclaration des ressortissants du Pool en République du Congo contre le changement de la Constitution

by Officiel Brazzanews -

Nous, Congolaises et Congolais originaires du département du Pool, Nous, enfants du Peuple de l’Histoire et de la Liberté, Nous enfants de la Résistance, issus d’un Peuple martyr Nous enfants d’un Peuple qui a donné tant de personnalités illustres au pays, tels Mabiala Ma Nganga, Bueta Mbongo, les frères Mbiémo et Milongo, Ma Ngunga (comme Mafouta et Kimpa Vita dans l’ancien royaume du Kongo), André Grenard Matsoua, Abbé Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Debat, Bernard Bakana Kolélas, André MILONGO etc.,

Lançons un appel solennel à tous nos frères et sœurs du département :

Considérant que le régime du Président SASSOU qui nous a toujours persécuté veut changer la Constitution du 20 janvier 2002 qu’il a pourtant lui même imposé au pays tout simplement pour continuer l’œuvre diabolique de destruction du Congo qu’il a entrepris depuis des lustres.

Considérant qu’au nombre de ces persécutions figurent l’enlèvement et la disparition de près de 400 jeunes gens tous issus de notre département, la destruction de centaines de villages des départements du pool, de la Bouenza, du Niari et de la Lékoumou accompagnée de milliers d’exécutions et de viols entre fin 1997 et 2000, la mort des milliers de personnes lors des explosions des armes de guerre en Mars 2012 à Mpila dans des circonstances non encore élucidées, le récent assassinat sous couvert d’opération de police des jeunes coupables d’être originaires du département des plateaux en décembre 2013 en plein cœur de Brazzaville, le détournement massif des deniers de l’Etat Congolais au profit de quelques familles et associés qui entraîne la paupérisation extrême des Congolais ( pas d’écoles publiques dignes de ce nom, pas de structures de santé, pas d’emplois pour les jeunes, une économie aux mains d’expatriés mafieux, etc…) et bien d’autres méfaits

Considérant que les forces vives des divers départements du pays sont résolument opposées à cette manœuvre. Que certaines se sont d’ores et déjà exprimées en disant clairement NON ! Notre place est à leurs cotés.

Disons avec force « Non », « Non » et « Non » à la volonté du Président SASSOU de s’accrocher au pouvoir au delà de 2016 en tentant de s’appuyer sur des faux sages « recrutés » dans ses propres rangs, parmi ses vils serviteurs, pour tenter de faire croire que de nombreux départements partagent ce dessein.

Rejetant par avance toute déclaration que pourrait faire des pseudo cadres et sages de notre département en faveur de la modification des dispositions de la constitution de 2002 limitant les mandats à deux et déclarons que notre département n’a pas donné mandat aux Ministres, députés, sénateurs, cadres civils et militaires, et autres « sages autoproclamés » issus du pool pour parler en notre Nom.

Appelons par la même occasion à l’organisation d’une table ronde des forces vives du pays en vue de débattre de l’ensemble des problèmes politiques, économiques et sociaux qui entravent l’avenir de notre pays.

Proclamons à la face du Monde que les informations présentant le Congo Brazzaville comme un pays de paix, d’unité et de progrès sont des actes de pure propagande cachant la cruelle réalité que vivent les Congolais au quotidien à savoir : confiscation du pouvoir par un clan, corruption, apologie de l’incompétence et de la médiocrité, pauvreté, insécurité, absence de liberté, analphabétisme des jeunes, mortalité infantile, pollution massive, insalubrité des villes, etc.…

Vive le Congo,

Vive la République

Les membres de la Diaspora Congolaise originaire du département du Pool. http://youtu.be/6IgxGoseGSE

Département du POOL

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Diaspora du Pool - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 21:44
REPONSE A BIENVENU OKIEMY, MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS.

Au mois de juillet 2012, le Porte-parole du gouvernement congolais a téléphoné à la radio Africa N°1 à Paris, pour exiger que la chaîne interdise désormais le droit d’expression à tout membre de l’opposition congolaise en France. La chaîne n’avait bien entendu pas souscrit à cette demande.

En réaction à cette injonction maladroite, construite sur une ignorance ou une mauvaise compréhension du fonctionnement du système médiatique, j’avais publié une lettre dans le magazine « Afrique Education » N° 355-356 du 1er octobre 2012.

Dans cette lettre, j’avais indiqué au ministre de la communication du Congo ceci :

« La liberté d’opinion et d’expression est l’une des premières libertés politiques et généralement, l’une des premières libertés fondamentales »

« La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d’expression »

« Le journaliste est un professionnel de l’information, un observateur, un interprète et un narrateur qui tente de rendre exacte une réalité »

« Le journaliste, surtout en Afrique, doit être lié à l’essor et à la promotion de la démocratie et de ce fait, il doit revendiquer l’objectivité comme un droit démocratique nécessaire à l’accomplissement de sa mission civique, face à la société. Les journalistes exercent un métier difficile et leurs opinions influencent les citoyens. C’est pourquoi, leurs informations, commentaires et analyses doivent se dégager de toute influence ».

A notre entendement, pour un ministre de la communication, porte parole du gouvernement, l’ignorance de ces principes fondamentaux, semblait être le comble de l’ironie. Nous pouvons aussi observer, à quel point la presse et les médias sont persécutés au Congo, ou à la solde du pouvoir politique.

Le 18 avril 2014, le Porte-parole du gouvernement congolais fait une nouvelle sortie, en « démocrate » sur RFI, pour donner des leçons sur la réforme des institutions :

« Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l’évolution de la société congolaise. Il n’est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle…le pouvoir est à l’écoute du peuple congolais. Dès lors que le peuple voudrait modifier la constitution, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte et éventuellement proposer le référendum »

Il nous paraît important de relever ici que : depuis la fin de la guerre civile en 1997, la démocratie n’a toujours pas réconcilié le peuple congolais et les dirigeants politiques. Etre à l’écoute du peuple, suppose de donner au peuple des conditions de vie dignes et un minimum vital. Le peuple congolais ne réclame pas la modification de la constitution, sauf dans les rêves des dirigeants politiques congolais.

Il est à retenir, qu’au fil du temps, le pouvoir politique s’est refermé sur lui-même et devenu une affaire de famille, en s’acharnant sur les citoyens. Quand on sait que depuis au moins deux décennies, l’eau potable, source de vie n’existe pas pour la majorité du peuple congolais, ainsi que l’électricité nécessaire au développement économique et social, peut-on affirmer que le pouvoir soit à l’écoute du peuple ? Quand l’école publique est détruite et les hôpitaux transformés en mouroir, peut-on affirmer que le pouvoir soit attentif à l’avenir et au bien être social des citoyens ? Dans les grandes villes et surtout dans les campagnes, les scènes de vie quotidienne sont indignes des droits de l’homme. Ces scènes de pauvreté et de misère sociale sont douloureuses à supporter. De ce fait, le peuple congolais, dans son écrasante majorité, a pris des distances avec les dirigeants au pouvoir. Un gouffre les sépare.

L’hypothèse quasiment assurée de la modification de la constitution du 20 janvier 2002, relève de la restauration des coutumes du parti unique. Le président de la République est l’homme fort, le chef du parti, le guide suprême et éclairé, le timonier infatigable, le génie, disons-le « le président à vie »…

Tous les dirigeants politiques actuels, sont quasiment des transfuges du parti unique et adeptes de cette vision stalinienne du chef. Ils ont rarement été démocrates dans leur carrière politique. Ils considèrent le pouvoir, dans un système démocratique, comme un CDI et non comme un CDD. Au fond de chacun d’eux, sommeille un potentiel dictateur.

Les partisans de la modification de la constitution avancent que, le changement en 2016 risque de provoquer une incertitude, une instabilité, des troubles voire un vide, or, la longue durée au pouvoir a affranchi les gouvernants de leurs obligations. Elle a rigidifié le pouvoir au fil des années, en renforçant les clans et en élargissant le cercle des courtisans. Le Congo se trouve sclérosé dans le népotisme et la corruption. Des fortunes colossales se sont constituées et ont été transférées à l’étranger. Pour s’éterniser au pouvoir, les dirigeants ont fait de l’alternance politique un tabou.

Depuis 2002, le pouvoir politique, au moyen d’élections « démocratiques » contestées, se succède à lui-même. Les opposants sont souvent persécutés et n’ont pas droit à la parole dans les médias d’Etat. La presse indépendante et privée est censurée. Depuis l’assassinat du président Marien Ngouabi le 18 mars 1977, c’est l’uniforme kaki et la matraque qui gouvernent le Congo, avec une pause entre 1992 et 1996.

Alors que depuis 1992, le greffon démocratique n’a pas encore pris au Congo et que l’encrage démocratique peine à trouver ses attaches, le pouvoir politique veut ajouter à cette confusion la révision ou la modification de la constitution, dans un pays où en 2016, cela fera 53 ans, qu’une constitution n’a jamais été appliquée, sauf en 1992. Or, en démocratie, c’est le respect, l’application des lois et la stabilité des institutions qui prévaut. Comment peut-on assurer le développement et la grandeur du Congo, sans la justice, le respect et l’application des lois ? L’ivresse du pouvoir et les pétrodollars, ont rendu sourds et aveugles les dirigeants politiques aux cris et à la misère du peuple.

Que dit la Constitution du 20 janvier 2002 ?

-Article 56 : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions publiques »

-Article 57 : « Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois ».

-Article 185 : « Aucune procédure de révision de la Constitution ne peut être engagé sur le nombre de mandats du Président de la République ».

Si en 2016, la loi n’est pas appliquée dans le transfert du pouvoir, comme le prévoit la constitution, le Congo risque de ne jamais connaitre l’alternance politique, nécessaire à la vitalité d’une démocratie et au développement économique et social. On ne change pas les règles de jeu, au moment où le jeu touche à sa fin.

Nous invitons vivement, les parlementaires qui se sont exprimés, ainsi que le Porte-parole du gouvernement et quelques flatteurs environnants, à favoriser la retraite paisible du président Sassou-Nguesso qui a déjà beaucoup travaillé et à permettre à la démocratie congolaise d’être un exemple en Afrique.

Autrement dit, ce qui risque de se produire en 2016, sera un dénie de démocratie, qui va contaminer la sous-région, miner le développement de l’Afrique et troubler les pays d’Europe, avec le phénomène d’immigration massive des peuples africains, fuyant la pauvreté, la misère et les conflits?

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste-Ecrivain

Diplômé de l’INA de Paris

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Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 18:11
(Congo-Brazzaville) Réponse à Thierry Lézin Moungalla : "Le Congo que j'aime ne vous ressemble pas"

par Jean-Claude Beri -

SASSOU-MOUNGALA : association de malfaiteurs

En ces jours de lutte pour les libertés fondamentales au Congo, qui suscite beaucoup de tensions, les propos du Ministre TLM bafouant la liberté d’expression numérique peut paraître anecdotique. Qui plus est il est Ministre des Postes et télécommunications. Ce qui aurait logiquement fait de lui le « défenseur » de la presse numérique. Au regard des multiples tergiversations, ratés et la lenteur dû principalement à son incohérence politique à l’implantation de la fibre optique dans notre pays, il est facilement compréhensible qu’il soit répulsif à l’importance de l’internet pour le développement. Doit-on rappeler à TLM que les conditions d’accès à internet sont catastrophiques et les coûts des communications restent élevés, pourtant plusieurs milliards y sont déjà engloutis et pour quel résultat ?Resteque la guerre sur internet est déjà déclarée envers tous ceux qui refusent d’accepter la pensée unique menée tambours battant par le clan sassou une sorte de propagande politique mensongère dont TLM s’illustre à travers ce pamphlet résonnant comme un exutoire.

Lorsqu’un ministre du NTIC de la république déclare :

«…. Je voudrais, en deuxième lieu, relever que les sages ne sont pas moins légitimes que les personnes qui animent ce débat sur internet.Devant sa machine, toute seule, une personne forme un pseudo collectif des Congolais contre le changement de la constitution. En quoi une personne pareille est-elle plus légitime que les sages ou les notables d’un département ? J’aimerai que l’on m’explique la notion de légitimité dans ce cadre. J’ai toujours dit que la constitution n’est pas une bible. Mon pasteur, lorsqu’on lui demande la nature de son ministère, répond simplement que nous appliquons la Bible sans rien ajouter sans rien retirer. Il est le livre de la révélation qui doit être conservé intact. La constitution, par contre, a été conçue par des hommes dans un contexte politique, social et économique précis. Ce qui a été fait par les hommes à cette époque, commandé par une circonstance politique majeure, peut être changé par les mêmes hommes….. » TLM (1)

Ces propos sont d’une mauvaise foi hallucinante et déconcertante.

Serait-ce pas ce même personnage qui a usé de ce même moyen de communication pour s’exprimer il ya pas si longtemps que çà ? N’a-t-il pas usé du même procédé pour vendre ses services douteux au clan sassou ? Si certains ont déjà oublié sa fourberie et sa trahison du journal Mwinda en tout cas pas nous Seulement, à ce moment là internet est un bon outil de communication. Faut-il croire que la fonction du ministre lui aurait fait basculer dans une amnésie intellectuelle grave. Quelle hérésie de la part d’un homme de son rang (pourtant pas con comme beaucoup de ses pairs) que de verser dans un discours comparatif insidieuse, perverse et intellectuellement disgraciant.

Serait-il opportun de rapporter à Mr MOUNGALLA que la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002 ; Titre II : Des droits et des libertés fondamentaux en son article 19 stipule : « Tout citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autremoyen de communication. La liberté de l’information et de la communication est garantie. La censure est prohibée. L’accès aux sources d’information est libre. Tout citoyen à droit à l’information et à la communication.Les activités relatives à ces domaines s’exercent dans le respect de la loi » Ne serait pas là une légitimité ? Par contre peut-il nous indiquer quel article constitutionnel autorise les sages ou notable d’interférer dans le débat constitutionnel ? Leur pouvoir n’étant que consultatif au niveau local (famille, village, district…) et non national leur donnent-t-ils le droit d’être plus légitime que le peuple qui a voté la constitution. Ou encore les sages et les notables se substitueraient-ils au peuple ?

Ce Ministre ignore t-il

  • « qu’internet contribue à une meilleure information des citoyens et à une plus grande transparence de l’action publique, par exemple par la diffusion d’informations administratives par le Net, de données publiques, des programmes politiques des partis…

  • favorise une interaction plus grande entre les gouvernants et les gouvernés. Les courriers électroniques permettent de faire connaître aux élus les attentes et les réactions de leurs administrés. On peut imaginer qu’Internet pourrait être un outil pour participer au processus législatif par les forums ouverts…

  • favorise par certains aspects les actions collectives permettant à des individus isolés, mais partageant les mêmes idées, d’entrer en contact et de se mobiliser.

  • Internet pourrait compléter la démocratie représentative en corrigeant ses insuffisances par une dimension plus participative, sans en altérer les fondements. On pourrait envisager des votes électroniques déjà testés dans certains pays. » (2)

C’est à se demander si c’est ce ministre qui assume réellement les fonctions du Ministre des NTIC ?

Cette manipulation en cours consistant à vouloir sanctifier quelques vieux sages savamment choisis parmi tant d’autres et décrédibiliser les internautes Congolais qui participent au débat politique, surtout lorsqu’on est Ministre des NTIC, c’est faire preuve « aveuglement conceptuel archaïque ». Doit-on rappeler au Ministre que 70% de la population congolaise est composée de jeunes de 20 à 40. Et ce sont ces jeunes qui s’expriment à travers ces réseaux sociaux. Ne pas percevoir l’apport percutant de la jeunesse congolaise dans le développement de la communication à travers les nouveaux outils en vogue relève d’une ignorance indigne d’un ministre des NTIC. Ce n’est pas seulement une insulte envers ces jeunes mais cela va également au delà des partis et associations politiques modernes qui animent leurs débats en utilisant internet.

Votre attitude démontre que vous êtes intellectuellement malhonnête (ou du moins vous jouez bien votre jeu) .Cette intolérance et surtout cette falsification ou caricature des faits et propos auxquels vous prétendez lutter sont la révélation d’un intégrisme intellectuel primaire sous couvert d’un débat constitutionnel.

Que valent MOUNGALLA, MABIALA, MUNARI, KOUMBA…et autres ministres du sud sans SASSOU ? Dans vos contrées vous n’êtes que des pantins qu’on acclame en votre présence mais dès lors que vous avez le dos tournez, les couteaux s’aiguisent ….Je vous laisse imaginer la suite. L’approche de la fin du mandat présidentiel de Sassou fait des sueurs froides à ces Lieutenants fanfarons qui ont vendu leur âme au diable. Ils ont un nouveau rôle à assumer, le camouflage de l’échec politique de Sassou Nguesso et la domination ethnique du clan au pouvoir.

Vous n’êtesqu’une partie intégrante du troupeau de moutons qu’on engraisse qui voudrait nous faire sombrer dans le ravin du politiquement correct. Adeptes du pillage et corruption, de la pensée unique valorisant les idées hégémoniques d’un clan, ces nouveaux aboyeurs érigés en justiciers s’arrêtent sur un mot, une phrase ou un article qu’ils voudraient faire censurer au nom de leur liberté qui consiste à ne pas tout dire… surtout pas la vérité! Ils sont le prolongement et les avaliseurs d’une Justice injuste et d’un Gouvernement qui ne gouverne plus depuis belle lurette. Ces nouveaux dénonciateurs maladifs et répugnants ne sont que des « profiteurs du système » qui n’amènent rien de constructif ou de positif au débat des hommes libres. Ils se complaisent à faire appliquer des lois scélérates votées par des Assemblées aux ordres de leur messie SASSOU qui croit diriger le Congo de mains de maître. Ils veulent nous empêcher d’écrire ou de s’exprimer, nous bâillonner dans notre liberté d’expression et la bafouer en laissant aboyer la meute de chiens de chasse.

Mais nous le savons tous que le pouvoir est source de jalousie, d’inégalités et de grincements de dents. Le pouvoir confère à celui qui le possède un ascendant sur les autres, quelque soit son statut social. Celui qui le possède en perd son esprit critique, sa lucidité et est toujours tenté d’en user et d’en abuser. Ce n’est pas étonnant que les chiens de chasse de sassou divaguent et bavent des inepties incohérentes.

Le pouvoir possède une gigantesque capacité de corruption/perturbation du bon sens et de la clairvoyance commune, surtout après un passage régulier dans les joutes fétichistes de sassou. Il se faufile de manière contagieuse des propos abracadabrantesque pour faire de nous des experts de la manipulation, des agitateurs tribaux, des spécialistes de tourner en rond….

….

Mais ce qu’ils ignorent c’est que leur pouvoir ne pourra jamais sanctionner ou cloisonner notre liberté de penser. A force d’opprimer le peuple, il est sur le point d’exploser devant toutes leurs injustices qui donnent des droits à certains chiens de chasse en quête d’os à broyer en occultant ceux des autres. Après tout, on le dira jamais assez, le vrai pouvoir n’appartient qu’au peuple qui est assez confiant pour mettre ses propres bourreaux en place le moment venu et cela par les voies démocratiques.

En faisant fi d’ignorer que « la démocratie se moque des fausses hiérarchies politiciennes et se soucie de faire accéder à ses valeurs politiques l’ensemble des citoyens.Par son principe d’égalité politique, elle suppose et impose l’indépendance et la liberté de jugement de chaque citoyen. La démocratie invite chaque citoyen à revendiquer et à débattre en politique, c’est-à-dire sur tout ce qui concerne les affaires publiques du peuple des citoyens ou de la Nation.André TOLMERE

Ces délateurs, aboyeurs formatés de la pensée unique, ne l’oublions pas, participent à la destruction de notre Société. Ils voudraient nous voir rejoindre le troupeau destinés au saignement final programmé, tout en ignorant que les moutons, même bien nourries et choyés finissent souvent égorgés ou tombent du haut d’une falaise pour aller s’écraser comme des excréments, quelques mètres plus bas. Notre monde politique regorge des hommes qui se sont fait piéger par les sirènes d’un pouvoir dictatorial.

Certains se font passer pour de gentils moutons bien malléable, obéissant mais ils ne sont que des hordes de rats immondes qui croient briller dans l’ombre des égouts en se nourrissant des résidus des autres et en s’enfermant dans une conception illusionniste de la démocratie , par simple peur de la liberté de vivre au grand jour.

Ne dit-on pas que « quelque soit la quantité de cendre que se couvre le cafard, il sera toujours le festin du coq » sagesse africaine.

Encenser Sassou comme vous voulez, le messie, le seul rempart, le génie, élevé au rang de véritable dieu sur terre , véritable petit juif tous les qualificatifs que vous voulez y passent mais vos cris d’orfraies céderont très vite la place au rutilant bal des vampires auquel s’adonnent tous les aboyeurs constitués en un harem sans foi ni âme, lancés aux trousses des dignes fils du Congo.

Jean-Claude BERI

  1. http://adiac-congo.com/content/thierry-lezin-moungalla-la-constitution-nest-pas-une-bible-13061

  2. http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/internet-bienfait-ou-danger-pour-democratie.html

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Jean-Claude Beri - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 16:37
(Congo-Brazzaville) Réponse à M. le ministre Thierry Lézin-Moungalla

by admin brazzanews -

Parmi les innombrables réponses faites à ce ministre des postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies de l’information (sic!) nous avons choisi celle à lui faite par notre compatriote Claude Ludovic Mbany pour sa pertinence et sa clairvoyance.

Claude Ludovic Mbany via CURe

A SON EXCELLENCE M. LE MINISTRE THIERRY MOUNGALLA

Votre Excellence Monsieur le ministre Thierry Moungalla, je prends honneur, pour la première fois, de commenter directement sur votre page, des suites de votre interview qui, après lecture assidue, interpelle mon intellect et mon sens du devoir.
Permettez-moi d’abord de vous remercier de nous donner cette tribune d’échange sympathique pour nous accomplir sur des sujets poignants comme l’éventuel changement constitutionnel, et d’avance merci de subir de façon tout à fait démocratique les sanctions de nos critiques expressives constructives, je l’espère !

Monsieur le ministre, d’emblée m’en vais-je vous dire que je serais le plus explicite possible et irais droit au but !

Mais avant, il est important que vous sachiez, M. le ministre, que j’interviens ici comme simple citoyen, que politiquement je ne me considère pas comme opposant — les conditions d’une opposition saine n’étant pas réunies au Congo pour ainsi dire et ainsi s’afficher — mais comme progressiste.
A ce titre, je vous dis tout simplement ce qu’est ma vision sur la question.

Je souligne dans vos réponses relatives au changement constitutionnel des disparités très alarmantes sur certains points, hélas, que je ne pensais pas que vous aborderiez aussi maladroitement, dans votre position. En effet :

1) Internet :
Vous avez déclaré, je cite « Devant sa machine, toute seule, une personne forme un pseudo-collectif des Congolais contre le changement de la constitution » fin de citation.

M. le ministre, vous êtes paradoxalement le ministre des postes et télécommunications en l’exercice actuellement. Je soulignais plus haut que je saluais la tribune que vous nous avez donnée, et cette tribune n’est autre que INTERNET pour vous donner différents points de vue, et c’est par ce même moyen que vous nous informez aussi généreusement de votre récente entrevue.

- Dans un sens, mon analyse est telle que, l’internaute qui donne son opinion « contre le changement de la constitution » ne caresse pas le gouvernement dans le sens du poil, avec lui et selon sa conviction et ses raisons, conscientise certaines personnes qui, à leur tour, s’objectent au changement constitutionnel.
Pour vous, selon ma compréhension, cet internaute n’est pas le bienvenu.

- Dans l’autre sens, celui qui draine aussi à sa façon des foules dans le bon sens du changement constitutionnel, celui-là et ses troupes, sont plus que bienvenus.

Dans ces deux cas, ou dans tous les cas de figure, mais privilégions ici les cas de conscience fondée, celui qui est assis en avant de son ordinateur, comme c’est le cas présentement pour moi, certes, n’est pas plus sage que les sages de Sibiti, selon vos mots et j’en conviens, mais est aussi légitime que tout ce qui se fait et/ou se dit localement, ce qui est tout à fait vrai.
Les raisons de ses publications sur le Net sont aussi fondées que la peur de sévices règne au Congo. Peut-être même que cet internaute publie ses articles localement…
Enfin, moralité de ce point de vue, M. le ministre, et pour votre grand savoir, UN INTERNAUTE N’EST JAMAIS SEUL quand il est assis devant son ordinateur. C’est à cet instant précis qu’il est le plus PUBLIC possible et plus PUISSANT que Président, tout dépend de ce qu’il a à véhiculer.

2) Les sages que vous privilégiez :
Alors, que j’essaie de comprendre, …, sont-ils si heureux de recevoir la mission « municipalisation accélérée », des retombées économiques éphémères qu’ils ont perdu tout sens du devoir, ou ont-ils fini par accepter, à l’usure, que l’appartenance du Congo à un seul homme et sa famille est tout à fait normale ?
Ces fameux sages, je me questionne, en quoi sont-ils sages s’ils ne se souviennent de leur propre enseignement, je cite « Mwana moke abeta mbonda, bakolo mpe babinaka » fin de citation ?

3) C’est ce qui m’emmène à mon POINT DE VUE sur l’éventuel changement constitutionnel :

- En 2009, bien que je n’ai pu être au Congo, ma voix s’élevait à qui voulait l’entendre donnant crédit à notre président de la République lors des présidentielles pour la simple raison que nos fameux opposants remerciés et aigris du pouvoir, ceux-là mêmes qui, jadis, ont soutenu ce pouvoir en place, qui s’y sont enrichis, n’avaient aucune crédibilité à mes yeux.
Mais les conséquences de mon choix ont fini par me rattraper avec la consolidation népotique, despotique et tribale du pouvoir aux antipodes de la logique des valeurs fondamentales d’un vrai État de droit, les enjeux ne sont plus les mêmes. Peut-être avoir agit à juste titre pour le pouvoir, cette consolidation, mais la seule et grande victime, c’est le peuple, toujours le peuple, à commencer par « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple », un mensonge à faire vomir, que la classe moyenne disparaît à vue d’œil au Congo, au profit du système érigé.
Et tous les slogans, programmes biennaux, triennaux, quinquennaux et tous les plans d’ajustement structurel (renforcé) que nous avions tant affectionnés, je cite quelques uns :

- Vivre durement aujourd’hui pour vire mieux demain,
- Autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000, …, Que nous attendons toujours à ce jour, …, la pomme de terre, un luxe pour les familles pauvres, …,
… Que du vent M. le ministre, que du vent !

- Je suis d’avis avec vous, heureusement d’ailleurs, que la Constitution n’est pas une Bible, donc oui, est appelée à être modifiée, selon les contextes, comme vous le mentionnez si bien dans votre interview.
Mais, la question est : Quels sont donc ces contextes qui nécessitent ce changement ?

a) si vous me dites que le mandat présidentiel est ramené à 5 ans, ou mieux encore à 4 ans comme nous le soutenons dans nos textes, oui, on discuterait volontiers là dessus,

b) Si vous parliez de changement constitutionnel en faveur du peuple et de la justice, notamment la séparation des 3 pouvoirs et leur impartialité, le sujet est bienvenu,
…,

- Cependant, il saute aux yeux que le changement constitutionnel que vous envisagez ne vise que la modification des 3 articles contrevenant et interdisant un nouveau mandat au président sortant, pour le reconduire au pouvoir, ce qui est irrespectueux de votre propre vertu car, cette même constitution étant vôtre(2002), et NON du peuple(1992), modifiée par les propres soins du président de la République, serait une très grande offense à la nation. Nous l’avoir IMPOSÉE et nous dire, selon vos mots M. le ministre, « qu’elle ne serait plus contextuelle », c’est INSULTER l’intelligence et le sacrifice des Congolaises et des Congolais qui ont déjà payé de leur vie, M. le ministre, puis-je me permettre car, OUI et en effet, aujourd’hui nous avons gagné notre droit, celui de PARLER.

Oui, changement constitutionnel pourrait-t-il avoir, mais certainement pas souhaitable tel que vous l’espérez !

Pourquoi je tiens cette réflexion ?

Comme vous l’ai-je dit plus haut, je ne suis pas opposant, je ne vous parle pas ici en politique, mais en citoyen, et qu’à un moment électoral donné, j’ai accordé un certain crédit à qui de droit.
Mais de nos jours, le président de République DOIT ADMETTRE que le monde a bien changé, et que les enfants d’hier ne le sont plus aujourd’hui !

Les alliés d’hier non plus ne sont plus les mêmes. Les médias ont changé. La mentalité des Congolaises et des Congolais a évolué à l’ère technologique nouvelle, sont au courant de tout, à l’affût de la moindre information, même si nombreux sont encore sédentaires.

J’ai écouté dernièrement le président sur les ondes d’Euronews sur la question de changement constitutionnel, « je n’ai pas encore pris ma décision » a-t-il dit, fin de citation.

A mon sens, selon mes dispositions, le président de République devait tout simplement préparer sa sortie politique dans le calme pour gagner le RESPECT de son peuple, et encourager la jeunesse montante à se préparer pour la relève.

Je m’explique :

- Quel est réellement le bilan du président de la République depuis qu’il est à la tête de l’État ?
En honnête citoyen, je dirais que le président fait des efforts, de son mieux, pour conduire le Congo vers son émergence, je le reconnais.
Mais plus objectivement parlant, si dois-je comparer ses efforts au nombre de temps passé à gérer la chose publique, son bilan est médiocre.
Alors, dites-moi conséquemment, que feriez-vous en 7 ans de plus ?

Oui, je comprends que si changement se faisait, le peuple, à plate couture ne voterait sûrement pas pour vous, mais que vous gagnerez tout de même, connaissant votre expertise dans le domaine.
A peine 342.000 Km2, des riches à bâtir deux fois Dubaï, vous n’y êtes pas arrivés en plus de 30 ans.
Pourquoi diable devrions-nous vous accorder un autre mandat, même si la constitution venait à être changée en votre faveur ?

Tous mes Respects pour le Président de la République car, il est d’abord notre père. Mais nous savons tous ce qui attend notre président et son entourage politique s’il ne parvenait pas à sécuriser son pouvoir, que l’on ne se cache pas de le dire, mais il devait affronter ses propres démons comme tout le monde pour les avoir semés. Ce faisant, en paix sera-t-il avec lui-même, et peut-être le peuple et le nouveau gouvernement consentiraient à protéger leur président, à régler tous les problèmes à l’interne.
Autrement, vaut-il mieux de DÉFIER le peuple à vouloir A TOUT PRIX modifier cette constitution pour ses propres fins ?
Ne voyez-vous donc pas ce qui se prépare à l’horizon ?
Et vous, M. le ministre et tous les autres, quel est l’état de votre conscience, que vous dit-elle ?
Etes-vous VRAIMENT prêts à assumer cette responsabilité le cas échéant d’un débordement populaire irrécupérable ?
Etes-vous prêts à vous salir à ce point les mains, s’il y a lieu, le moment venu ?

Et là, une autre question me brûle les lèvres :

Et si le peuple s’objectait farouchement au changement constitutionnel à l’instar de « Touche pas à ma Constitution », ou comme le mouvement « Y en a marre » du Sénégal contre le président Wade, que fera notre président ?

Éliminera-t-il son peuple ?

Liquidera-t-il les intellectuels du pays simplement parce qu’ils veulent d’un meilleur Congo ?

NON, « Cela n’arrivera pas », a-t-il déclaré dernièrement, et je l’en remercie !

Je comprendrais qu’il s’en prenne à ses anciens ministres ayant travaillé avec lui et devenus opposants aigris pour ne pas avoir été reconduits ministres, mais PAS à la nouvelle génération de l’âge de ses propres enfants. C’est pour cela que j’insiste et persiste à souligner que NOUS NE SOMMES PLUS LES ENFANTS D’HIER, c’est un fait !

M. le ministre, mon cher ami, je pense que le chef de l’État est fatigué. Il a eu tout le temps nécessaire pour faire ses fautes à lui, et Dieu sait qu’il n’en finit pas d’en faire. Il est temps pour lui de donner la chance à la nouvelle génération de commettre aussi ses fautes, et lui, en grand expérimenté, montre le chemin en acceptant d’être consulté.

Voila M. le ministre Moungalla, mon vieil ami de quartier, ma contribution à ce qui touche la nation, engageant intrinsèquement mon sens patriotique du devoir.

Très cordialement,

Ludovic Mbany

(Congo-Brazzaville) Réponse à M. le ministre Thierry Lézin-Moungalla
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Claude Ludovic Mbany - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:53
(Congo-Brazzaville) Comment aider Sassou à vaincre sa schizophrénie du pouvoir ?

Par DJESS DIA MOUNGOUANSI -

« Peuples du monde, unissez-vous, pour abattre les agresseurs et leurs laquais ! Que les peuples n’écoutent que leur courage, qu’ils osent livrer combat, qu’ils bravent les difficultés, qu’ils avancent par vagues successives, et le monde entier leur appartiendra. Les monstres seront anéantis. » Mao Tse-Toung

Suite à la mise en charpie du système M.P.R( Mouvement Populaire de la Révolution) en 1989 par la conjonction d’un bouillonnement social généralisé et d’une extrême pauvreté ; prémices d’une chute imminente de l’édifice, le sulfureux Ministre de la communication de l’ex-Zaïre Dominique Sakombi Inongo ; le Joseph Goebbels de Mobutu, s’amusait à projeter en exclusivité, à l’attention de son chef les images du procès des Ceausescu ( « l’Odieux » et la « Terrible »). Naturellement, le point d’orgue de cet évènement qui fut leur exécution sur un trottoir le 25 décembre 1989, ne pouvait aucunement laisser stoïque, ce cher Président-Fondateur.

Ne privilégiant que leur ventre et leur bas-ventre, les gourous du « Chemin d’Avenir » ont tout bonnement occulté ce qui devrait être leur mission principale. A la faveur d’une croissance exceptionnelle, exclusivement tirée par la valorisation de la rente pétrolière ; ils devraient aider à mettre tous les leviers économiques et institutionnels à la disposition des décideurs afin d’éradiquer la pauvreté et promouvoir la vertu politique, entérinée par une véritable alternance démocratique.

Au moment où l’Oyocratie est en ébullition sur la mise en œuvre des stratégies visant à modifier la constitution de Janvier 2002, elle devrait plutôt s’inspirer de la citation de Kant «détenir le pouvoir corrompt inévitablement le libre jugement de la raison ». Dans la gestion de la cité, il conviendrait de ne jamais utiliser la force comme levier de la gouvernance. Se rappeler chaque fois que seul le peuple avait le pouvoir et que celui-ci était à la fois volage et volatil. Mobutu, Ben Ali, Moubarak et même Kadhafi croyaient bien faire : mais le pouvoir les a rendus aveugles.

Les agents de l’immoralité

A l’approche de l’échéance fatidique de 2016, une nouvelle race de prostitués politiques est née. Ils ont désormais pignon sur rue. Avec des cerveaux totalement lobotomisés, ils se gavent de pétrocfa, et perdent la raison. Poussant très loin les limites de l’ignominie, le piètre Ministre Pierre Mabiala s’est fendu d’une saillie qui donne la nausée : Sassou Nguesso qui sema mort et désolation dans le Niari, dans la Bouenza et dans la Lékoumou, serait de la famille de Lissouba. Pathétique !

Ces agents de m’immoralité, écument toutes les régions du Congo et sur fond d’une géante campagne d’achat de conscience, des hères transformés en pseudo-sages, rivalisent d’imagination dans un exercice avilissant de danse du ventre, pour donner l’impression d’un Sassou aimé, tellement unique au Congo (dixit Théophile Obenga), que les Congolais ne s’imagineraient jamais vivre sans lui (sic). Le Congo serait en péril !!

Nous avons tous en mémoire, le zèle de cette pseudo-élite de cour ( Mabiala et Obenga qui ont servi Lissouba), adepte de la transhumance politique, mais surtout prompte à exceller dans la gymnastique intellectuelle, comme moyen sûr pour se tirer d’affaire quand la météo politique change de camp.

Que devraient-ils dire au satrape d’Oyo ?

Les agents du « Chemin d’avenir », à quelques niveaux qu’ils soient, ont l’obligation de dire la vérité à Sassou. Etes-vous Potemkine, premier Ministre de Catherine II de Russie au 18e siècle, qui fit construire des fausses façades dans les rues des villes que l’impératrice devait traverser pour cacher l’effroyable misère du peuple ? Dans le cas d’espèce, en 32 ans de règne sans partage, Sassou est au fait de l’état du Congo : pas d’eau, pas d’électricité, l’école a été délibérément anéantie, pas d’hôpitaux dignes de ce nom. Le seul hôpital de référence avec 600 lits, a été construit à Oyo ( le Gbadolité du Congo).

Ils ont l’obligation de lui rappeler qu’il était périlleux d’abolir toute bonne tradition instituée par les anciens de cette Nation en construction, et ayant été l’objet d’un consensus pour le bien des administrés( Cf Constitution de 1991). De n’introduire aucune innovation qui puisse porter préjudice aux traditions déjà établies… de ne jamais attribuer l’œuvre de quelqu’un à celui qui n’en est pas l’auteur et ne pas en diminuer les mérites. De ne jamais avoir l’impudence de menacer son peuple, comme il l’a fait récemment à Sibiti ; car tout compte fait, c’est bien lui qui s’apprête à perpétrer une grande violence juridique en voulant coûte que coûte modifier la constitution. De ne jamais écouter ceux qui le conseillent d’avilir les régulateurs sociaux. Bref, de ne pas prêter une oreille attentive à ceux qui, pour pérenniser leurs intérêts bassement matériels, montent au créneau pour la modification de la constitution de 2002.

La Constitution qu’il s’était fait tailler sur mesure, et qui lui a permis de concentrer tous les pouvoirs d’Etat entre ses mains pendant 12 ans, n’est pas aussi obsolète que cela. Ces grands corps que sont les sociétés, disait Descartes, ne sont pas aisés à manœuvrer ou à réformer : toute réforme brutale ou inadaptée pourrait produire le pire.

Il doit éviter, comme lors de l’affaire Ntsourou, de prendre hâtivement une initiative visant à infliger une sanction inutile aux compatriotes, si la possibilité d’agir autrement s’offre à lui. Il ne doit jamais se dire : « Je suis investi, j’ordonne et on m’obéit »; car cela pourrit le cœur, affaiblit la foi et précipite les troubles. Les institutions pérennes étant la base d’un Etat moderne, il doit comprendre qu’il n’est ni le meilleur des congolais, ni l’enfant prodige, ni le messie. Notre pays ne serait pas dans cet état pitoyable s’il était l’homme providentiel du Congo.

Un Président qui n’a pu réaliser ses ambitions pour le pays en trente ans de pouvoir sans partage ne saurait les réaliser en sept ans, voire plus. Ce faisant, la sagesse et le bon sens recommanderaient que l’on laisse sa place à une nouvelle équipe plus inspirée et mieux aguerrie. Le leitmotiv à lui rappeler en toutes circonstances doit être : « 32 ans de pouvoir autocratique c’est trop ! »( Youss BAND). Le grand Mandela Madiba, icône internationale, qui avait toutes les latitudes pour mourir au pouvoir, n’avait fait qu’un seul mandat. Il est mort aimé par tous…

Tout en se débarrassant de toute procrastination, il faut alors oser la remise en cause des idées préconçues, il faut oser faire bouger les lignes, oser réfléchir autrement, oser le développement en donnant du bonheur au peuple congolais qui n’a pas démérité, oser les changements, oser affronter les difficultés, oser le dialogue inclusif, oser proposer, oser dire la vérité, oser dire non aux lobbies, oser relever les défis et enfin oser accepter que le pays appartienne à tous les congolais, et non aux seuls Sassou &Nguesso et autres Mapapa.

Pendant tout son long règne, Sassou n’a poursuivi que ses intérêts personnels, de son clan, de son ethnie. Rien ou presque n’a été entrepris pour redonner à la politique ses lettres de noblesse qui devaient en faire, le lieu d’expression des attentes différentes quant à l’avenir de la cité. Malheureusement, il a tout mis en œuvre pour considérer l’Etat comme un réseau de relations et non pas comme un ensemble de fonctions devant être remplies de manière neutre et objective.

On ne s’offusque même plus du contraste entre les rémunérations et le coût de la vie, entre les salaires effectifs et certaines marques de standing. Comment expliquer en effet, l’étalage des signes les plus ostentatoires de la richesse, villas grandioses au style post-moderne, construites derrière de hauts murs surmontés de barbelés, multiplication de véhicules tout-terrain ?. Ces manifestations d’opulence, jouxtent la misère la plus criante ( développement de la mendicité, ruine des bâtiments publics etc…). L’inflation galopante et le manque de perspective pour les jeunes, expliquent le marasme ambiant, et devraient inciter celui qui a privatisé le Congo à quitter les commandes du navire sans faire de vagues.

Ce qui permettrait de stopper l’effritement du tissu social qui est à la base de la perte des valeurs qui conduisent les congolais, inexorablement vers un matérialisme frénétique dans la recherche du bien-être. C’est un truisme de le dire ; tous les agents du « Chemin d’avenir » s’enivrent impunément des abondantes recettes pétrolières, en plongeant le peuple congolais dans l’indigence, seule l’opulence reste leur seul programme de société.

Le 18 Avril 1980, s’adressant à l’inamovible dictateur Robert Mugabé, le Président de Tanzanie, Julius Nyerere avait déclaré : « Vous héritez d’un bijou, prenez-en bien soin ». Faisant fi de toute objurgation, le peuple congolais( si tant est qu’il en existe un) doit dire à l’unisson à Sassou : « Vous avez suffisamment abîmé ce bijou, remettez-le aux vrais patriotes. Une fois de plus, par son indulgence légendaire, il se pourrait qu’il vous pardonne de l’avoir spolié, abêti, terrorisé, humilié en l’appauvrissant… ». La maturité politique du peuple congolais sera jugée à l’aune de sa capacité à relever ce défi, véritable obstacle à l’instauration d’une véritable démocratie au Congo.

Djess dia Moungouansi : « La plume du Congo-libre ».

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Djess Dia Moungouansi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:39
(Congo-Brazzaville) Un nouveau sacre pour l'inquisiteur "Au grand patriote congolais: Jacques Opangault" In Memoriam

par Dina Mahoungou

La mafia congolaise au sommet de son art. Dans un pays hallucinant, plein de passions, de peurs, de superstitions et, l’expiation par la souffrance. Il y a cette sauvagerie tragique, la plupart des nationaux sont culpabilisés et frustrés devant un parrain maquereau devenu une tradition, prêt à tout pour se succéder à lui-même.

Dans un Congo sans emballage, en désordre, pêle-mêle, nous observons avec un scepticisme croissant les événements qui se nouent autour du concept de l’éventuelle révision de la « Constitution », un lobby dénué d’honnêteté à un point surprenant.

Les défis des conquistadors, l’arrogance des imposteurs sont des jalons trompeurs qui brouillent les perspectives. Le bruit court, l’anecdote fait partie du tableau :

« Ils ont des armes, ils ont des milices privées, l’armée régulière est sous leurs bottes, laissons-les faire … pour éviter la prochaine guerre civile »

Et voilà comment des millions de citoyens renoncent à leur propre liberté. Resterons-nous éternellement dans cette quiétude rehaussée de désirs vagues ?

Quatre généraux fabricateurs dirigent la mafia dans ce pauvre Congo qui ne demande pas d’arrimage. Ce pays est dirigé par des personnes à la moralité criminelle :

Le Général chef de l’Etat

Le Général Ministre Délégué à la Défense

Le Général Directeur général de la Police

Le Général (retraité), néanmoins Préfet et Gouverneur de la ville autonome de Brazzaville.

Leur caractère propre est de briser la souveraineté nationale, de diriger le citoyen dans un cadre où il est enfermé.

Les tyrans ne sont pas obligés de réfléchir, ils aiment les dénouements rapides. Ils s’efforcent de nier qu’un autre chemin puisse exister. Dans un Congo livré à ses propres fureurs, le peuple veut faire surgir un homme nouveau, même si comme on s’en doute le prix de ce choix peut être lourd de conséquences. Tout le petit peuple ne saurait s’incliner trop bas devant une telle abnégation. Leur politique assurément condamnable s’est révélée atroce. La têtutesse déforme l’homme, dans la mesure même où elle l’explique.

Je ne bourdonnerai pas davantage autour de ce que nous subissons depuis déjà trop longtemps. Nous l’allons montrer tout de suite : aux mêmes, les proscriptions, les dégradations, les écrasements, les abandons, les oppressions, les sacrifices, la prison, les pénitences, la torture, les condamnations, le feu, le sang, les massacres, les ruines, les déplacements, les piétés, les confiscations. Un pouvoir séculier avec tant de pertinence et de subtilité vous offre au quotidien les lamentations, les persécutions.

Mais peut-on juger absurde ce qu’on a vécu comme martyre ? Ces turpitudes, ces représailles sous les oripeaux de la vengeance ! Le Congo est à nous, jetons-nous-y ! Telle est leur devise dans le clan et autour de leur chefferie, c’est un acte de conscience primitif, indivisible.

Depuis longtemps, rien ne va plus, un pouvoir politique réduit qui n’existe qu’à titre de forme vide. Ces généraux ont élevé le mal comme une structure empirique et intelligible sous forme de totalité organisée. La cause réside dans la nature même du système et ne peut en être détachée. L’extension des haines permutables c’est-à-dire susceptibles d’entretenir des rapports successifs avec d’autres congénères au sein de la tribu.

C’est un égoïsme planifié, ils veulent jouir sans partager, méconnaissant allègrement le principe de réciprocité. Dans la cour des généraux nommés ci-dessus, l’émancipation de la parentèle, des constructions culturelles arbitraires donc artificielles. Les héritiers du système sont un enjeu social fondamental. Ce sont des produits de transmission, de parenté et de peuplement. Ils s’associent en raison de leur articulation par la commune appartenance. Entre eux doivent impérativement circuler un flux réciproque de biens, de services, d’attentions, d’émotions. Et l’identité de tous est posée comme semblable, puisque les familles et les générations sont fusionnées, c’est une sorte de hiérarchie nobiliaire : un siège, une place à tenir, un rang, des privilèges. Les magouilles se reproduisent sur la base des principes qui les édictent, les génèrent et les structurent. Ᾱ ce jeu de miroirs, ils rusent avec la loi de l’échange par l’alliance et les progénitures.

Ces généraux horribles incarnent et mobilisent le ressentiment. Le fait de l’impunité immunise contre la tentation de confondre le réel et le rationnel. Ces grotesques et leurs suppôts mufles que peuplent les salons du palais sont dans une illusion des perspectives. L’histoire réserve aussi autre chose ?

Ces généraux se libèrent de toutes les règles et les conventions internationales. Le Congo est consubstantiellement démuni de probité et de pureté.

Les généraux savourent la vie avec une promptitude et une astuce joyeuses, terrifient le peuple, comme s’ils n’étaient pas assujettis à des lois. Ils se saoulent d’acquiescements, ces truqueurs de sympathie qui feignent les bons sentiments. Le peuple a toujours en dégoût tout ce qui est gluant, ne s’abaissera jamais devant les généraux qui ont mené une vie intense de méchancetés. Ils ont trouvé dans l’ignominie leur plein accomplissement. Les généraux ont bafoué, combattu, moqué, méprisé l’intelligence tout le long de leur règne. Leur règne est un ex-voto dédié au mensonge, une bourgeoisie préfabriquée qui se paie ses propres privilèges avec les deniers du peuple.

Mais le peuple a toujours en lui les vertus de la controverse et du doute, ainsi que l’art de contredire sans occire.

Une fois de plus le peuple congolais trouve en face de lui des imposteurs qu’il s’est indigné au nom de la culpabilité objective.

Ceux qui ont trahi leurs serments doivent payer le prix fort. Combien de fois ne faudra-t-il répéter que nous sommes le plus grand nombre, la majorité silencieuse ? Tous les rapports que les hommes nouent entre eux dans les révolutions sont triomphants. Notre combat se doit être une volonté commune, l’histoire nous donnera raison.

L’on remarque sur tout le territoire une spirale de violence de racisme, d’autoritarisme et de xénophobie. La fracture sociale est manifeste. Le projet de réussite pour tout individu est aléatoire. Les généraux font fi à la priorité, à l’égalité et à la démocratie, ne songent même pas à repriser le mode de production à la tolérance, c’est la confusion totale. Vivre digne devient hautement problématique dans toutes nos familles névrotiques chargées de charité excessive.

La dynamique d’ensemble démontre un régime d’inégalités, l’objectivité est nulle, la méritocratie est menacée, accéder au moindre emploi le plus banal confère un statut social. En dehors des notables, les classes inférieures sont lâchées par l’Etat, plus de 90 % de la population est en classe défavorisée, le citoyen est discriminé, déconstruit, s’il ne fournit pas les éléments de justification rationnelle à l’ethnie, au parti ou au coptage.

Les bannissements sont dilués dans un phénomène global et transversal. Ᾱ des fins diagnostiques et, ou correctives, les meilleurs cadres supérieurs et officiers supérieurs sont issus de la même région. Outranciers, dédaigneux, les autres tribus subissent une vie de marge dans un processus de solitude durable, le territoire de l’urgence. La tribu est un mythe émergeant, on peut penser que les liens de tyrannie sont durables, voire irréversibles.

En fait, depuis une quarantaine d’années, les mêmes sont au pouvoir en disqualifiant les autres, dans de pires situations. Ᾱ la cité, les délateurs et les badauds tout épouvantés tirent leur légitimité à une subordination au chef, ce sont les mandataires désignés et évalués par la mafia des généraux et compagnie. Les accordements raisonnables sont faits en direction de ceux qui ne parlent et revendiquent rien, leurs tous-dévoués qui sont chauffeurs de taxi, garçons et filles de maîtres (maisons), petits marchands ambulants. Les mouchards patentés contrôlent les différents environnements dans les quartiers afin de contraindre de façon invisible le citoyen lambda à opérer des choix très proches des généraux corrupteurs. Leurs comportements ne sont pas passables d’une réponse judiciaire, que vive le général Président, le balourd du bled, le bedeau du village « Oyo la cité éternelle ». Que vivent les godillots du Président !

Vue la sauvagerie tragique du moment où la plupart des Congolais sont frustrés, on a le dérangeant sentiment que les inégalités sur les classes populaires s’accroissent – séparatisme, sécession, individualisme dissolvant. Un Congo en poussière avec des citoyens désassociés, l’ascension des rentiers d’Etat.

Ultra tribalisme fondé sur un culte obsessionnel du régionalisme et de l’ethnicité, effets délétères d’un fascisme triomphant. Crise multiforme, la déstructuration de l’Ẻtat-providence. La domination des faussaires et des spéculateurs, un luxe tapageur qui fait insulte au vivre ensemble, l’éducation, la santé et l’habitat sont vertigineusement discriminants. Tout le peuple est passé au laminoir puisque soumis aux rudes épreuves dans la salissure d’une calomnie. Les lécheurs, ces vils flatteurs, veillent au grain, peut-être des rastaquouères, des petits parvenus étrangers qui étalent une richesse suspecte à la manière des faucons laniers.

Voltaire publie la lettre à d’Alembert, on y trouve une boutade, une malice implacable :

« Tout ira mieux demain, voilà mon espérance. Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion ».

Pauvre Congo ! Ne jetez pas les perles aux pourceaux. Nous ne pouvons. Voilà ce qui peut arriver et ce que l’on ne souhaite pas.

Dina Mahoungou

Ecrivain et journaliste médias

Auteur du roman : « Agonies en Françafrique » aux éditions l’Harmattan

Auteur du recueil de nouvelles : « Les parodies du bonheur » aux éditions Bénévent

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Dina Mahoungou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:22
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso et le PCT préparent une nouvelle guerre

par Denis Lekoubet -

Elève congolais tué à Brazzaville le 5 juin 1997

Un grand homme d’Etat disait, je cite : « Il faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent ».

Si Denis SASSOU-NGUESSO était un homme sage qui pensait à l’intérêt du Congo, il devrait s’inspirer de cet adage. Malheureusement son goût démesuré du pouvoir et la pression de ses griots l’empêchent d’entendre la voix de la raison. Ce qui est très étonnant, tout particulièrement pour un Grand Maître franc-maçon, dont le sens aigu de l’alternance devrait être l’une des principales qualités. Ses frères jugeront !

En écoutant Denis SASSOU-NGUESSO, il est le seul à posséder toutes les vertus :

Il a le monopole : de la paix, de la bonne gouvernance, de la bonne gestion, des bonnes idées, de la vision du pays etc… Enfin de tout.

Comment peut-il se prévaloir de tout cela ? Comment expliquer ce gros sentiment d’autosatisfaction ?

« Un homme peut-il marcher et se regarder marcher ? »

Il faut être Denis SASSOU-NGUESSO pour répondre à cette question.

Cette attitude démontre que c’est un homme orgueilleux qui ne pense qu’à lui, posture bizarre et surprenante pour un Grand Maître franc-maçon. Comme on ne peut juger un homme qu’à travers ses actes, les agissements de Denis SASSOU-NGUESSO décrédibilisent la franc-maçonnerie congolaise, qui souffre déjà d’une mauvaise image au sein de la population congolaise.

Si SASSOU est vraiment l’homme providentiel que le peuple veut à tout prix garder à la tête du pays ainsi :

Pourquoi a-t-il peur de la transparence ?

Pourquoi est-il obligé de payer, de tricher, de menacer ?

Pourquoi a-t-il peur du libre choix et de la libre expression de la volonté populaire ?

S’il n y a plus de crépitement d’armes, les congolais meurent aujourd’hui plus de maladie et de faim. Le Congo 50 ans après l’indépendance, importe aujourd’hui plus de médecins et de plus en plus de produits alimentaires, alors qu’avec la manne pétrolière de telles pratiques devaient diminuer.

S’il y a moins de médecins, moins de production agricole, moins d’accès à l’eau potable et à l’électricité au Congo-Brazzaville ce n’est pas un problème d’argent, mais une question de manque de volonté politique de vision prospective et de mauvaise gestion. Ce n’est pas non plus du fait de la constitution actuelle.

La paix ce n’est pas seulement par le silence des armes, c’est aussi une question de qualité de la vie sociale et économique du peuple.

- Est ce que les besoins fondamentaux des congolais ne sont pas satisfaits du fait de la constitution actuelle ? Réponse : Non

- Est ce que le niveau de vie des congolais ne s’améliore pas du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Que faisait UDJANI le chef rebelle Enyelé à Owando depuis 2010 ?

La présence depuis de nombreux mois, de cet élément recherché par les autorités de la République Démocratique du Congo, constitue une véritable menace pour la paix en Afrique Centrale, et de déstabilisation des relations entre les deux pays.

Pourquoi Denis SASSOU-NGUESSO ne permet-il pas les débats contradictoires paritaires, projet contre projet, et idées contre idées sur les médias entre l’opposition et la majorité présidentielle ?

Ce qui permettrait à chaque citoyen de se faire son opinion et avoir un choix éclairé.

Les dispositions de la constitution actuelle l’empêchent-ils ? Réponse : NON

La télévision publique est plus un outil de propagande que d’information comme sous le mono, puisque l’opposition n y a presque pas un libre accès. Quand l’opposition y est invitée c’est pour quelques minutes, même la couverture de ses manifestations n’est jamais assurée. Pourquoi la télévision publique ne permet pas l’exercice de l’expression pluraliste, donc de la démocratie congolaise ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

L’opposition est obligée d’utiliser les réseaux sociaux pour communiquer, alors que l’on sait que le gros de la population n’a pas accès à internet au Congo-Brazzaville.

Pourquoi au Congo l’opposition n’a-t-elle pas le droit : de manifester, d’organiser des débats libres avec la population. Pendant que le PCT et ses acolytes peuvent librement tout faire, et ont accès à tout, les manifestations de l’opposition sont régulièrement interdites sans motifs et souvent au dernier moment.

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi le pouvoir de Denis SASSOU-NGUESSO prive-t-il la diaspora congolaise d’un droit élémentaire dévolue à tout citoyen ? Le droit de vote.

Est-ce du fait de la constitution actuelle que les congolais de la diaspora n’ont pas le droit de vote ? Réponse : NON

Pourquoi le pouvoir contrôle-t-il la liberté d’expression ? Par le choix de ses contradicteurs. Est-ce du fait de la constitution de 2002 ? Réponse : NON

Le fait de créer des tensions par des privations, des menaces, des blocages est une menace pour la paix ? Est-ce du fait de l’actuelle constitution ? Réponse : NON

Pourquoi l’essentiel des médias appartiennent-ils aux proches du pouvoir ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi n’y a-t-il pas eu une commission d’enquête sur les évènements du 04 mars 2012 ? Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi après la condamnation de l’état dans le procès des 350 disparus du Beach, aucune enquête administrative n’a été faite pour établir les responsabilités individuelles au niveau de la chaine de commandement ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Au nom de l’unité et de la concorde nationale, ce serait la moindre des choses.

A ce jour les corps de nombreuses victimes sont encore ensevelis sous les décombres des habitations détruites le 04 mars 2012, et n’ont toujours pas été retrouvés faute de moyens d’investigation suffisants et pointus. Ainsi de nombreuses familles n’ont toujours pas fait le deuil de leurs disparus, ni obtenues les réparations. Aucune enquête et investigation sérieuse n’ayant été menées.

Le gouvernement au lieu d’importer des chiens pour ce genre d’exercice ou d’utilité, préfère importer, former du personnel et des chiens d’attaque pour s’en prendre au congolais qui manifesteront contre ses projets, alors que manifester est un droit constitutionnel. Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

L’importation des armes et du matériel militaires anti-émeutes est devenue la priorité absolue du gouvernement, alors qu’il y a des milliers de congolais qui croupissent sous la misère, de nombreux sinistrés du 04 mars vivent encore dans le dénuement le plus complet, pendant qu’une infime minorité vit sous l’opulence et des facilités déconcertantes.

De grandes messes de promotion et de soutien à Denis SASSOU-NGUESSO, sont organisées çà et là à coup de centaines de millions et de milliards de francs CFA des caisses de l’état. Pendant que les étudiants sont dans des difficultés permanentes, la formation de l’élite devait être une priorité, pour un pays qui aspire à l’émergence. Un détail oublié, l’émergence se fera avec des mercenaires étrangers, voilà pourquoi ils sont de plus en plus nombreux surtout dans la sphère économique.

Autre question pourquoi les grandes réalisations se font-elles sur prêt chinois ?

Alors que chaque année l’exécution du budget de l’état ne dépasse guère les 70%, où va le reste d’argent ?

Qui contrôle réellement les fonds publics ?

Quelle est le rôle de la cour des comptes, qui n’a jamais publié un seul rapport sur la gestion de l’état ? Pourquoi ne l’a-t-elle jamais fait ?

Toutes ces négligences, est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Le bâillonnement de l’opposition, le verrouillage de la presse, la gestion clanique et patrimoniale de l’état, l’inégale répartition et redistribution de la richesse nationale

qui constituent des causes réelles de déstabilisation du pays, donc des menaces réelles pour la paix. Sont-ils le fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

On ne peut pas laisser indéfiniment le pays aux mains d’un petit clan de spoliateurs.

Denis SASSOU-NGUESSO son clan et ses lobbyistes ne l’ignorent pas, voilà pourquoi le boucher de l’Alima et dictateur de Brazzaville :

- Veut faire modifier ou changer la constitution juste pour le goût du pouvoir, pour protéger ses intérêts et ceux de son clan et non pour construire le Congo comme il le prétend. Un homme modeste ne peut prétendre être le seul capable d’édifier un pays. C’est une injure pour les autres congolais, on ne peut susciter l’adhésion par l’injure, le mépris et l’esprit de suffisance comme le fait SASSOU-NGUESSO.

- Accuse l’opposition de menacer la paix, c’est de la diversion, l’histoire du pompier pyromane. Peuple congolais, opinion et institutions internationales Le problème du Congo ce n’est pas la modification ou le changement de constitution Le problème du Congo c’est Denis SASSOU-NGUESSO et son clan. La menace de la paix au Congo c’est Denis SASSOUS-NGUESSO, son clan, et le PCT.

Congolais! Peuples et Francs-maçons à travers la planète !

Mobilisez-vous pour sauver la nation Congolaise, comme vous l’avez fait hier pour Nelson MANDELA et pour d’autres.

Sauver le Congo :

C’est amener la stabilité en Afrique Centrale, avec une démocratie pérenne,

C’est régler la question de l’immigration clandestine en fixant la jeunesse congolaise dans son pays.

C’est développer un marché pour demain, dans le cadre de la mondialisation.

Denis LEKOUBET

(Source : congo-liberty)

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Denis Lekoubet - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:52
(Congo-Brazzaville) La traque des Biens Mal Acquis (BMA)

par Véronique Poujol -

La famille Sassou N’Guesso, à la tête du Congo Brazzaville, avait notamment pris le contrôle d’une banque et d’une entreprise de béton. Des documents saisis par la justice montrent comment les actifs en vadrouille au Luxembourg ont été rapatriés. D’autres sont encore bloqués. Entre le Congo et la France, les entités luxembourgeoises apparaissaient un peu partout dans les volumineux dossiers.

(Photo: AfricaNews)

L e 22 novembre 2011, à 9h05, une perquisition est menée au 41, avenue du X Septembre, siège de l’étude d’avocats Lorang & Wingerter, en présence du bâtonnier, du juge d’instruction Christian Scheer et de trois officiers de police judiciaire assistés d’un agent du service des Nouvelles technologies de la PJ. Les enquêteurs emportent avec eux une quantité impressionnante de documents ainsi qu’un disque dur. Ils étaient venus sur commission rogatoire du juge français Roger Le Loire du Tribunal de Grande instance de Paris, enquêtant depuis 2008 sur les «biens mal acquis» des dirigeants du Congo Brazzaville, accusés d’avoir utilisé la place financière de Luxembourg pour dissimuler une partie de leurs richesses. Officiellement, la société luxembourgeoise visée est la SCI St Philibert, domiciliée à l’étude.

Selon l’ordonnance de perquisition et de saisie, il s’agissait «de rechercher et de saisir tous documents et objets sous quelque forme que ce soit en relation avec l’exécution utile de la commission rogatoire internationale (…) et notamment tous les documents commerciaux, comptables, financiers et bancaires faisant un lien avec la famille Sassou N’Guesso». Les pièces saisies concerneront aussi d’autres sociétés que St Philibert, car les enquêteurs identifient «différentes sociétés liées à la famille N’Guesso». Le voile va alors se lever sur une partie de l’empire financier offshore de l’entourage proche du dirigeant congolais, construit à partir de la place financière de Luxembourg.

Les enquêteurs exhumeront, outre des certificats vierges de bénéficiaires économiques, des instructions de paiement à un avocat canadien, un certain Stéphane Saintonge, concernant la Southern Cross Finance (SCF), société que l’on retrouve majoritairement dans le capital de La Congolaise de Banque (ex-Caisse pour l’agriculture, l’industrie et le commerce – Caic), privatisée en 2004. SCF est la seule entité qui présente des liens juridiques directs avec cette banque. Mais, d’après des documents saisis par la justice, d’autres structures luxembourgeoises entrent en jeu: Eurafrique, ancien nom du Groupement financier de développement (GFD), qui avait financé l’achat de la participation de l’établissement de crédit. GFD fut mis en liquidation judiciaire le 8 mars 2010 à la demande du procureur d’État, faute d’adresse connue, mais la faillite fut rabattue quelques mois plus tard après une bataille épique pour payer les impôts en retard et remettre en ordre la comptabilité.

Une troisième société luxembourgeoise, Eurorating (devenue Edmundston Valley), apparaît dans le dossier de La Congolaise de Banque, que la famille N’Guesso contrôlait à 64%, derrière des hommes de paille et une série de montages fiduciaires (apparaissant dans les documents saisis par la justice luxembourgeoise et partiellement transmis à Paris).

On observe qu’un tri sélectif semble avoir été opéré par le juge d’instruction luxembourgeois avant de transmettre les documents en France. Par exemple, des pièces renseignant sur la participation majoritaire dans La Congolaise de Banque et des montages ayant permis au clan d’en prendre le contrôle ne figureraient pas au dossier français sur les biens du Congo Brazzaville, un État qui tire sa richesse de ses réserves pétrolières (4 milliards d’euros par an, selon le président Denis Sassou N’Guesso lui-même).

Amazones de l’Économie et zones d’ombre luxembourgeoises

Les documents trouvés au Luxembourg laissent en tout cas peu de doute sur la proximité de Denis Sassou N’Guesso avec au moins deux sociétés: Edmundston Valley et Edenor, cette dernière étant placée en liquidation judiciaire mais disposant de biens immobiliers en région parisienne, ce que sa liquidatrice, Marthe Feyereisen, a confirmé dans un entretien à paperJam. Différents «contrats de fiducie» datés du 6 juin 2009 fournissent la démonstration noir sur blanc que le président se déclarait lui-même comme le «bénéficiaire économique» de ces deux sociétés et qu’il a donné des procurations à deux de ses filles, Arlette Ninèle Ngouelondélé et Julienne Johnson Sassou N’Guesso Issongo. Toutes les deux font partie de ce que les Congolais de l’opposition ont appelé les «Amazones de l’Économie».

Des perquisitions dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis étaient intervenues à leur domicile parisien en février 2013, selon des informations de médias français.

Les organisations de lutte contre la corruption et les opposants politiques au clan N’Guesso avaient déjà identifié en partie les structures au Grand-Duché, ce qui avait d’ailleurs motivé, après leur plainte à Paris (toujours en cours d’ailleurs), la demande d’entraide du juge Le Loire aux autorités grand-ducales. La perquisition a permis de reconstituer le puzzle, de retrouver en partie l’origine des avoirs, depuis le début des années 2000, lorsqu’un certain Alain Garros, patron de la fiduciaire GT Turner, a mis en place des structures destinées à cacher l’identité de ses bénéficiaires économiques.

Garros (dont le nom est également apparu dans le dossier contre Jean-Pierre Maas, fondateur de PIP, le fabricant de prothèses mammaires à base d’un gel frelaté) s’est suicidé en janvier 2007, laissant derrière lui de nombreux clients «politiquement exposés» ou «sensibles», auxquels il avait servi de prête-nom dans des sociétés qu’il administrait. Une partie du fonds de commerce fut repris par l’un de ses anciens employés, mais beaucoup de structures restèrent «en friche», sans domicile ni comptabilité en ordre de marche. Cela conduira le Parquet luxembourgeois, dans le cadre de son nettoyage des sociétés boîtes aux lettres, à en placer certaines (dont Edenor et Finanzgesellschaft der Sieben Ozeane, celle-ci ayant des participations dans la Compagnie des ciments congolais) en liquidation judiciaire.

Ce fut d’ailleurs le point de départ, avec la nomination d’une liquidatrice, Me Marthe Feyereisen, de l’intérêt que la justice luxembourgeoise marqua pour les montages juridiques réalisés par Alain Garros et pour ses fréquentations dans les cercles de la «Françafrique». Dans une lettre du 2 août 2009 adressée à la liquidatrice, le dirigeant d’IBS Compta, qui avait hérité de certains dossiers chauds à la mort de Garros avec lequel il avait longtemps travaillé, raconte que son ancien patron l’avait «informé dans le temps que le bénéficiaire économique de Finanzgesellschaft lui (avait) été présenté par la Banque générale du Luxembourg en 2001». Il explique aussi avoir servi des postes d’administrateur ad interim, le temps d’une restructuration des sociétés.

Deux morts suspectes

Le Parquet économique et financier s’intéressa lui aussi, en septembre 2009, à la société luxembourgeoise Edenor (en faillite) et à l’une de ses participations, la SCI Le Vesinet-Berteaux, propriétaire d’un manoir en région parisienne, acheté d’abord par le frère du président congolais et repris par le clan à son décès, dans des circonstances qui interpellèrent la justice luxembourgeoise. Une information judiciaire pour faux a été ouverte, des avocats et des anciens comptables ont été inquiétés, mais l’affaire déboucha sur un non-lieu.

Toutefois, la famille N’Guesso n’est pas parvenue à convaincre le Parquet général de revenir sur sa décision de mettre Edenor en liquidation (comme elle le fit pour une autre société). Au tribunal, elle invoqua «le manque de collaboration des actionnaires/bénéficiaires économiques» et le manque d’organisation interne de la société.

Les enquêteurs de la Police judiciaire s’interrogèrent aussi, mais longtemps après les faits, sur les circonstances de la mort de Garros: l’homme, que l’on disait fragilisé psychologiquement après quelques mois de prison en France, s’était défenestré en janvier 2007 de son appartement… au Limpertsberg. Son compagnon, qui avait pris le relais de la fiduciaire, fut retrouvé lui aussi mort dans le même appartement luxembourgeois, six mois plus tard et dans d’énigmatiques circonstances. L’autopsie, ordonnée par le juge d’instruction, conclut à une overdose, mais des doutes ont toujours taraudé les enquêteurs, des années après ce décès. D’autant que, lorsque le cadavre fut découvert, des agents du Service de renseignement de l’État avaient été repérés dans l’appartement, selon des sources proches du dossier. L’enquête fut toutefois refermée, faute d’indications précises sur ces deux morts suspectes à quelques mois d’intervalle.

La signature de Garros, qui était administrateur d’une myriade de sociétés liées au clan N’Guesso, se retrouvait partout: sur les chèques pour racheter, via sociétés-écrans et hommes de paille, la participation dans La Congolaise de Banque lors de sa privatisation; sur l’acquittement de factures de grands couturiers et joailliers parisiens ou encore de décorateurs de luxueuses propriétés en France, où, faut-il le rappeler, Denis Sassou N’Guesso trouva refuge après un passage à vide politique.

Chasse aux actifs

Deux jours après la perquisition du 22 novembre 2011, l’associée de l’étude Lorang & Wingerter, Marie-Béatrice Wingerter de Santeul, adresse un mail à une certaine Nathalie Rondeau. Cette dernière fut, selon de nombreux autres échanges de mails exhumés par la justice, l’intermédiaire entre les avocats au Luxembourg et l’un des fils du président Sassou N’Guesso, Wilfrid, dont le nom et celui de son épouse apparaissent d’ailleurs comme administrateurs de nombreuses entités luxembourgeoises. On retrouve également Nathalie Rondeau, née Huss, comme représentante à Paris de la société de transports congolaise Socotram, laquelle société fut longtemps locataire d’un des appartements de la famille N’Guesso en région parisienne. Dans le courriel, l’avocate l’informe avoir fait l’objet d’une perquisition et lui suggère la domiciliation de St Philibert «dans un espace privatif» loué pour 450 euros par mois. Une lettre annexée au courriel, adressée à Wilfrid N’Guesso et signée Alain Lorang, préconise «de louer un petit local dans un centre d’affaires(…), ce qui protégera les intervenants luxembourgeois de tout risque de perquisition».

Il y a des perles dans les milliers de pages de documents qui n’ont pas pu échapper à la perquisition (c’est à se demander pourquoi la justice luxembourgeoise ne les a pas exploitées), notamment sur la façon dont les «intervenants» avaient permis à GFD de sortir de la liquidation judiciaire et de sauver ainsi son principal actif, La Congolaise de Banque, des griffes d’une liquidatrice ignorant apparemment l’existence de ce bijou dans le portefeuille de la société et ainsi de mettre la main sur un compte en banque bien garni (deux millions d’euros) dans un établissement au Maroc. Ce fut une course-poursuite pour mettre à l’abri GFD et transférer la société au Canada, avec l’aide de l’avocat Saintonge. Il y aurait sans doute matière, pour la justice française ou luxembourgeoise, à s’intéresser à la manière dont les actifs de cette société ont été «extournés», avec l’accord des représentants de ses actionnaires. Des échanges de mails font état de cette volonté de ne pas mentionner la participation bancaire ni le compte en banque au Maroc dans les comptes, lorsqu’il a fallu mettre la comptabilité «dans les clous» et payer les dettes fiscales (105.000 euros) afin de convaincre les autorités d’annuler la faillite. Cette liquidation avait été initiée dans le but de «protéger la place financière» de sociétés qui ne se conformaient pas à la réglementation sur le droit des sociétés.

Comment expliquer l’énergie qui fut déployée par les «intervenants» pour annuler la mise en faillite et transférer des actifs au Canada? Comment justifier, par ailleurs, qu’un cabinet d’avocats à Paris, Livory & Wilner, ait sollicité en mai 2010 un avocat luxembourgeois pour avoir son avis «sur la conformité avec le droit luxembourgeois de la structure de la société La Congolaise de Banque» (l’État congolais avait conservé une participation de 11%), en lui faisant parvenir des documents sur trois sociétés anonymes luxembourgeoises, Southern Cross Finance, GFD et Edmundston Valley? Dans une lettre du 15 juin 2010, l’avocat luxembourgeois conclura sur la base des documents qui lui avaient été transmis – et qui furent saisis par la justice luxembourgeoise – que trois actionnaires prétendument privés de la banque, Hubert Pendino, Bernard Beltrando et Raymond Ibata, «détiennent les actions de la société La Congolaise de Banque à titre fiduciaire, la société Southern Cross Finance a le contrôle sur plus de la majorité des parts sociales de la banque». Le juriste souligne aussi «qu’il serait opportun de procéder à une révision à la fois des contrats fiduciaires de portage et le pacte d’actionnaires afin qu’ils soient plus précis est protègent mieux les intérêts de votre client». «Enfin, s’interroge-t-il, une question primordiale reste sans réponse: qui est le bénéficiaire économique de la société Southern Cross Finance?»

Dans un échange de mails avec Rémy Wilner en avril 2009, sur un dossier relatif à une SCI, l’avocat luxembourgeois réclamait «un dossier transparent et clair» pour accepter des domiciliations: «Il me faut un (…) document montrant que le père a fait donation aux filles. Sans ce document, il faut considérer le père comme bénéficiaire économique et pas les filles.» L’avocat remettra son mandat le 9 janvier 2012.

Groupement financier de développement, La Congolaise de Banque

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SOURCE : http://www.paperjam.lu/article/fr/la-traque-des-biens-mal-acquis?page=1

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Véronique Poujol - dans Congo-Brazzaville BMA Sassou Nguesso PCT
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:25
(Congo-Brazzaville) Sassou aime ses opposants une fois morts

par Moussa Konaté et Aristide Koné (avec correspondance particulière depuis Brazzaville) -

Sassou fait du copier-coller à l’ex-président centrafricain François Bozizé. Ce dernier avait refusé d’envoyer Ange-Félix Patassé se faire soigner, en Occident, alors que ce dernier livrait une bataille certaine contre la mort. Dans un sursaut de « générosité », lorsque la maladie a bien rongé Ange-Félix Patassé, François Bozizé décide de faire partir son adversaire pour des soins au Cameroun, là où, même, Paul Biya ne daigne se faire consulter, par manque du minimum. Ainsi, par le cynisme de François Bozizé, Ange-Félix Patassé succombe, et toujours, par cynisme, il a droit à des funérailles nationales, de la part de son assassin !

Ce phénomène se reproduit, sous les tropiques, au vu et au su de tous, très près, de la Centrafrique, au Congo-Brazzaville, sans que personne ne s’en émeuve. Depuis deux ans, le jeune Guy Mafimba, proche de l’ancien président de la République, Joachim Yhombi Opango, ne peut rejoindre, sa famille, en France. Par simple décision de Sassou. L’homme qui fait la pluie et le beau temps.

Ensuite, depuis un an, le très célèbre avocat, Me Jean-Martin Mbemba, ancien garde des Sceaux et actuel président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), ne peut pas honorer ses rendez-vous médicaux en France, et, au-delà, de sa personne, aller représenter son pays et son institution, à l’étranger, aux grands rendez-vous institutionnels.

Il y a, aussi, Mathias Dzon, ancien ministre des Finances et chef de file de l’opposition extra-parlementaire, qui ne peut rendre visite aux siens dans l’hexagone, depuis près d’un semestre. Il fut, subitement, interdit d’embarquer à l’aéroport Maya Maya de Brazzaville, fin décembre 2013, sans motif aucun.

Me Maurice Massengo Tiasse, avocat et deuxième personnalité de la CNDH - et c’est connu de tous qu’il est bien souffrant en ce moment – se trouve, lui aussi, dans le même enfer, assigné, à résidence de fait.

Massengo Tiasse, qui est en soins, en France, depuis des mois, était allé, au Congo, en novembre dernier, spécialement, pour enterrer sa mère. Au terme de ce bref séjour, il lui a été signifié, à l’aéroport, au moment du retour, qu’il ne pouvait quitter le territoire congolais pour ... « raisons d’État » !.

De nombreux citoyens et citoyennes sont dans la même situation. Qui sait qu’il lui suffira, peut- être, de se rendre, à l’aéroport, pour se voir signifier l’interdiction de sortie du territoire ? Le premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, Mathurin Bayi, et le procureur général, Corneille Mounkala-Moukoko, en ont fait les frais, aussitôt, après le procès de Ntsourou, pour n’avoir pas obéi aux injonctions du pouvoir, tendant à prononcer une lourde condamnation au « pestiféré » colonel Ntsourou, désormais, « deuxième classe ».

Que vise Sassou, s’agissant de ces citoyens ?

Soumettre des citoyens, de son pays, à une telle torture morale et psychologique, dans l’espoir de les voir, un jour, mourir d’AVC ? Aucun être éclairé ne peut répondre, avec précision, à cette question angoissante.

On voit, partout, l’ombre étouffée d’un coup d’état qui serait, en vue, contre Sassou, selon l’entourage de ce dernier. On dit que certains se seraient livrés à un trafic d’armes, dans le but de « déstabiliser les institutions de la République », bien qu’aucune preuve de saisie, même d’une seule arme, ne soit apportée et ce, malgré, l’interpellation musclée et les perquisitions aux domiciles de certaines personnes, aujourd’hui, en détention à la Maison d’arrêt, de Brazzaville ou, hier encore, déportées dans le septentrion congolais, ou encore, décédées, à la suite des tortures policières, le tout, sans faire l’objet d’une procédure judiciaire, tant soit peu légale.

Dans d’autres cas, on insinue que tel dirigeant politique est, « nécessairement », impliqué dans tel autre « complot », en l’occurrence, celui attribué au colonel Ntsourou. Les accusés au procès sur l’affaire des explosions, du 4 mars 2012, ont fait état des tortures atroces, par eux, subies dans le seul but d’impliquer, tel ou tel dirigeant politique de l’opposition ou de l’ethnie téké ou lari, ou même, de la Likouala. On a, spécialement, visé Clément Mierassa, André Okombi Salissa, Mathias Dzon, pasteur Ntoumi, etc.

Rappelez-vous comment Sassou a tenté d’instrumentaliser, la justice, aux fins d’inculper le professeur, Charles Emile Bowao, alors ministre délégué à la Défense, dans l’Affaire du 4 mars. A travers lui, Sassou voulait atteindre les « Katangais ». Mal lui en a pris : Bowao n’est pas né de la dernière pluie. Pendant ce temps, les deux vrais chefs de l’armée, Sassou et son chef d’état major général, Mondjo Richard, n’étaient pas inquiétés.

L’inquiétude, sur la mort, programmée de certains des hommes suscités, ou qui sont, encore, dans l’ombre, est grandissante lorsque, de diverses sources, circulent des propos cyniques attribués au chef de l’État , lequel aurait dit à ceux qui tentent un rapprochement entre lui et eux : « Ne vous inquiétez pas, certains n’en ont plus pour un an, je vous donne six mois pour qu’on n’ en parle plus ; car ils ne tiendront pas, longtemps, sans possibilité, pour eux, d’aller aux soins, à l’étranger » ! D’où les assignations, à résidence, de fait, c’est-à-dire, sans aucun acte administratif ou judiciaire.

Comment peut-on développer, la nécrophilie, à ce point ? Etre jouissif devant le supposé faible état de santé de ceux qui furent vos administrés, même, vos collaborateurs ou alliés, relève d’un état mental inqualifiable. Pourtant, si on peut douter des propos sinistres attribués à Sassou, force est de voir la réalité, en face, et de reconnaître que l’homme peut se le permettre, car un léger retour sur des faits certains enlèvent le doute.

Lorsque la santé de l’ancien président Lissouba s’affaiblit, lourdement, c’est à ce moment et ce moment, seulement, que Sassou s’empresse d’amnistier son adversaire politique, ou, plus précisément, « son ennemi personnel ».

L’ancien maire de la ville de Brazzaville, et ancien premier ministre, Bernard Kolelas, ne retrouve, grâce, aux yeux de l’homme d’Oyo, que lorsque celui-là est atteint de maladie et prêt à mourir - d’ailleurs qui ne se rappelle de la satisfaction de Sassou Nguesso, à prendre, en charge, les frais funéraires de Kolelas ?

Suivant de loin les attitudes calculatrices et nécrophiles de l’actuel chef de l’Etat, Moungounga Nkombo Nguila, ancien membre du Comité central du PCT (Parti congolais du travail) et ancien ministre de Lissouba, et ennemi juré de Sassou, prévient, par voie testamentaire, que son corps n’ira pas, au Congo, tant que Denis Sassou Nguesso est à la tête de ce pays.

Déception alors de celui qui, déjà, faisait des pieds et des mains, auprès de la famille de l’ancien ministre des Finances de Lissouba, afin de lui organiser des funérailles nationales, dans la dynamique de sa « générosité » somme toute nécrophile... Mais le testament de Moungounga enlève, à Sassou, le bonheur et l’occasion d’enterrer l’homme qui l’a, longtemps, fait trembler.

Combien même hué et caillassé, à Pointe-Noire, par les populations, et, particulièrement, par les jeunes, lors des funérailles de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien numéro deux du PCT, alors que, lui, Sassou, en était le numéro un, le goût, la quête du populisme funéraire ne quittent pas Sassou.

Pendant les funérailles de Charles David Ganao, ancien premier ministre, c’était autour de la nature - eh oui ! dame nature s’en est mêlée - de refuser au tyran, la possibilité de prendre par t aux cérémonies funéraires. Ainsi, un gros nuage ne permit pas l’atterrissage de son avion, dans le fief ancestral de Ganao, à Djambala, en pays téké.

Le tyran est, au fond des âmes bien nées, de plus en plus, indésirable à ces cérémonies funéraires tant recherchées par lui, alors même que le cercle de ses généraux de la première heure, se rétrécit par la mort. Occasionnée ?

Lors des funérailles suivies de près, par Sassou, du général Emmanuel Avoukou, du général Yves Motando, du général Blaise Adoua, et aussi, de l’ancien premier ministre, premier secrétaire du PCT, Ambroise Noumazalayi, que l’on dit, tous empoisonnés par le tyran, on a pu, lorsqu’on a été un peu vigilant, voir une lueur de bonheur dans les yeux de celui qui, par ailleurs, est à tout point de vue, l’assassin du président, Ngouabi, et aussi, du président, Alphonse Massamba Debat, et du cardinal Emile Biayenda, comme cela a été prouvé, à maintes reprises.

Et que dire de la mort inexpliquée, il y a belle lurette, du colonel-ministre, Xavier Katali, lequel, quelque temps, auparavant, s’était, publiquement, opposé à l’envie effrénée de Sassou de, toujours, vouloir danser, uniquement, avec son épouse, lors de cette retrouvaille, de fin d’année, des membres du Bureau Politique du PCT ? Sa dépouille mortelle n’a jamais été remise, à sa famille. C’est, d’ailleurs, à cette occasion, que Sassou a inauguré, à Brazzaville, dans une enceinte militaire, le cimetière des éléphants du PCT !

Flirter avec la mort des proches, semble être un hobby pour ce (mauvais) père de 32 enfants qui n’en a élevé, semble-t-il, qu’un quarteron, pour ne pas, dit-on, développer de l’empathie vis-à-vis des siens, et encore moins, vis-à-vis, des autres. Paradoxalement, lorsque l’aînée de ses enfants est fauchée par la mort, Sassou a semblé souffrir... Ayant, pour tant, goutté à la douleur occasionnée par la perte d’un être proche et cher, il continue, néanmoins, à entretenir son goût à voir les autres souffrir de torture et de maladie, avant de les voir mourir et d’espérer être adulé par les proches des futurs défunts.

Prendre des vies entières en otage, par la seule décision régalienne, est un jeu pour le tyran, il aime ce jeu. Pour exemple : le colonel Jean-Claude Mbango, en détention préventive illégale , est déporté, sans procès, à Impfondo, durant, près de 5 mois ; le commandant Kipindza, lourd diabétique, pourtant, acquitté, lors du procès du 4 mars, a été repris, peu après, en pleine circulation, sous le prétexte de « détention illégale d’armes », et, puis, présenté un matin, à 4 heures, par des hommes armés, à sa famille et à son domicile, tout nu, comme un ver, pour des besoins de « perquisition », avant d’être, à son tour, torturé et déporté, à Ouesso ! Il s’y trouve encore !

Ils sont, comme le très malade, Kakom Blod Bed, lui, « déclaré incendiaire » des explosions du dépôt de munitions d’armes, de Mpila, dans l’Affaire dite du 4 mars, tous envoyés, au mouroir, loin des leurs, loin, de tous témoins, loin, des avocats, loin des grands centres hospitaliers, mais, surtout, hors décision de justice. Et puis, aujourd’hui, leur temps de détention dépasse, de loin, tous délais légaux, puisqu’ils sont programmés, pour la mort.

Pendant ce temps, le colonel Ikonga Akindou, qui a reconnu, avoir bien mis, dans sa poche, les 500 millions de F.CFA (762.000 euros) affectés au déménagement des munitions explosives, vient de sortir de prison, après un an, par décision d’une Cour suprême aux ordres. Le champagne a coulé, à flots, à cette occasion, alors que de milliers de sinistrés, de centaines de citoyens devenus handicapés à vie, sont abandonnés, à eux-mêmes, dans les quartiers. Déjà, l’Union européenne qui a, très majoritairement, financé toutes les opérations de déblaiement et de dépollution des quartiers affectés par l’explosion du dépôt de munitions de Mpila, avait, dans son Rapport final, « déploré la faible participation de l’Etat congolais, au financement direct de ces activités de déblaiement et de dépollution ». Tout se tient.

Tout, récemment, il y a eu le cas du, désormais, soldat deuxième classe, l’ex-colonel Ntsourou, détenu, sans soins, alors qu’il présente une balle, à l’un de ses genoux, logée on ne sait, comment ni quand : car tout le monde a vu le colonel sortir, bien sur pied, de son domicile, lors de sa capture spectaculaire, le 16 décembre 2013. Le soldat Ntsourou mourra, lentement, mais, sûrement. C’est, ainsi, que le veut le tyran.

Que va-t-il faire de l’épouse Ntsourou et de Ruth, leur nièce mineure de 16 ans déscolarisée, qui ont accompagné en prison, malgré elles, le mari et l’oncle ? Du jamais vu, aucun proche de prisonnier n’avait, jusqu’alors, subi une telle aberration.

Enfermée à la Maison d’arrêt, Ruth, selon ses avocats, a dit : « je n’ai rien à faire ici, je veux reprendre mes cours, sortez-moi d’ici ». L’adolescente perd son temps, et ses mots s’adressent, au roi Sassou, qui tente de voir, certainement, cette famille souffrir et mourir pour « l’affront » qui lui aurait été infligé par Marcel Ntsourou. Excusez du peu !

On dit que Sassou veut se maintenir au pouvoir coûte que coûte, malgré les verrous constitutionnels. Certains de ses proches, lui demandent, alors, à cette fin, de changer la constitution, par voie de référendum. Mais par quel procédé ? Car la constitution congolaise, en vigueur, dans son article 86, ne prévoit pas de referendum-plébiscite.

En effet, dans le domaine de la nature du référendum, se pose une question simple, dépourvue d’ambiguïté : le peuple, est-il appelé à voter pour un texte ou en réalité pour un homme ? Dans le cas du Congo-Brazzaville, la réponse, limpide, à cette question, se trouve dans le bimensuel congolais proche du pouvoir, « Le Troubadour ». Dans sa livraison du 7 avril 2014, et dans l’article consacré au « Débat sur le changement de la Constitution de 2002 », cet organe partisan écrit, sous la plume d’Anicet Samba : « Enfin, le débat est porté sur la place publique. Même si le « département » (sic) de la Likouala a été le premier à demander au président de la République de changer la Constitution de 2002 afin de briguer un troisième mandat, il n’en demeure pas moins vrai que le « Niari » (sic) vient de lui voler la vedette ».

Faire un référendum, dans le seul but de régler une difficulté personnelle propre au premier dirigeant actuel du pays, cela s’appelle plébiscite, c’est- à-dire, une véritable déviation du référendum. Et cela ne nous rajeunit pas ; ça nous ramène, bien de siècles, en arrière, au temps des déviations bonapartistes, ou encore, s’agissant de l’Afrique, quelques années, en arrière, avec la tentative de triste mémoire de Mamadou Tandja, ancien président du Niger, qui a fini par être balayé dans les conditions que l’on sait.

Pour son référendum, Sassou a, déjà, fait réaliser un recensement administratif spécial unilatéral, dans lequel, si l’on en croit un dirigeant de l’opposition parlementaire, Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale), « dans le Nord du pays, des départements ont vu leur population doublée en 6 ans, tandis qu’au Sud du pays, le corps électoral a été minoré » !

Tout cela ne se doit pas, mais si, Sassou y tient pour échapper à la CPI (Cour pénale internationale), à cause du dossier brûlant des disparus du Beach, et de celui, encore, plus chaud, en France, des BMA, (Biens Mal Acquis), cela ne se peut-il sans qu’il ait sous les yeux des mourants programmés par lui ? Il lui faut voir qu’il terrorise le peuple qu’il est censé protéger, pour aboutir à quoi ? Un état d’urgence ? Une guerre civile ? Est-ce à cette fin que le tyran amasse, dans ses deux principales bases de milices privées - Tsambitso et Lifoula - des armes sophistiquées et en très grand nombre ? Est-ce à cette fin que Sassou nous prépare l’arrivée de la secte islamique Boko Haram - celle qui massacre, à Abuja, et au Nord-Cameroun - avec la construction, sous la direction du Qatar, de la « Grande Mosquée d’Afrique Centrale » ?

Un fort besoin de trafic de « générosité » réside en l’homme dont la tenue des funérailles des uns et des autres semble être le secret qui lui permet d’avancer dans sa vie jonchée de cadavres ; car, sinon, comment comprendre que cet homme ait, toujours, dans son viseur, quelqu’un à priver de soins, dans le fol espoir de le voir mourir, au contraire, d’une enfant qui se satisfait du nombre de bonbons collectionnés ?

Le nécrophile-président attend, avec impatience, la mort de l’ancien président, Yhomby, qu’il a, déjà, rendu, totalement, en inactivité, après avoir créé la zizanie, au sein de son parti, le RDD (Rassemblement pour la démocratie et le développement), aujourd’hui, en miettes et après avoir chassé son représentant, du gouvernement, et écrasé, ses candidats, aux législatives, dans ses fiefs électoraux, Owando et Makoua.

Lekoundzou Itihi-Ossetoumba, compagnon, de tous les temps, se meurt, depuis qu’il a osé affronter Sassou, dans sa tentative Anti-Ngouabi, de refondation du PCT. Lekoundzou est, depuis, réduit en état d’inactif. On le dit empoisonné, par le tyran. Mais depuis trois ans, son ex-compagnon de président a reconstruit, « personnellement », sa maison. A quelles fins ? Pour préparer l’emplacement des veillées mortuaires ? Et avec quel argent, même s’il est connu que le tyran gagne, officiellement, 75 millions de F. CFA mensuels (115.000 euros) ?

N’y a-t-il pas, décidément, de témoins aux tentatives de mise à mort, par défaut, de soins, de cadres congolais ? On serait bien tenté de répondre, mais par quelle réponse, lorsque l’on constate que pour des personnalités qui ont eu pour certains, rang de ministre, personne dans l’entourage local et interafricain de Sassou ne tente de mettre fin à ces emprisonnements illégaux, à ces assignations à résidence de fait, à ces empoisonnements, alors qu’un tapage médiatique accompagne chaque action diabolique. Que dire, aussi, des cas d’AVC qui jalonnent les différents chemins des collaborateurs du dictateur ?

L’homme d’Oyo, qui de plus en plus, gère le Congo, à partir de son village, use de son trafic de « générosité » qui s’étend, désormais, au-delà des frontières du Congo.

Quelques 50 à 100 milliards de F CFA aux présidents, Ibrahim Boubacar Keïta, du Mali, Alassane Dramane Ouattara, de Côte d’Ivoire, Mahamadou Issoufou, du Niger, Alpha Condé, de Guinée, aux frais du contribuable congolais. Aux mêmes fins, on a vu certains d’entre eux, se précipiter, en catimini, à Oyo, au 5e anniversaire de la mort de la fille aînée du tyran, alors qu’ils ne l’ont pas connue de son vivant, elle qui est décédée, naturellement, et qui n’a joué aucun rôle au Congo, à la différence de Marien N’Gouabi, assassiné, en plein service et qui est, aujourd’hui, balancé dans les oubliettes ! Pour Sassou, le 14 mars, ce n’est pas le 18 mars !

Dans son rapport final sur l’opération d’ « Evaluation de l’action de déblaiement et de dépollution des quartiers affectés par l’explosion du dépôt de minutions de Mpila, à Brazzaville », la délégation de l’Union européenne rappelle, en page 13, les principaux classements internationaux du Congo-Brazzaville, en ces termes :

« Plus généralement, le rapport 2011 du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) sur le développement humain classe le pays Congo-Brazzaville à la 137ème place sur 187 (occupée par la République démocratique du Congo (RDC). Le pays se classe 144e sur 174 dans l’index de perception de la corruption de Transparency International (la RDC est classée 160 e ). Enfin, le climat des affaires est classé parmi les plus difficiles (la République du Congo est 181 e sur 183 pays dans le classement Doing Business 2011 de la Banque mondiale)

Tout cela a fait écrire au secrétariat national du Parti socialiste français que le Congo de Sassou est « un pays non-démocratique ».

Est-ce pour cacher cette nullité absolue que Sassou s’est lancé dans l’organisation, aux frais de la société, de forums et réunions internationaux ou de médiations internationales ? Il suffit de prendre le miroir de la situation catastrophique, en République centrafricaine (RCA), pour conclure que les forums et les médiations-Sassou, c’est de la poudre aux yeux. Aucun résultat concret.

Après que le gratin de la presse privée libre, indépendante et critique - Radio Forum, la Voix du peuple, le Nouveau Regard, le Glaive, le Trottoir, L’Observateur, la Griffe, la Vérité, Sel et Piment, Talassa, etc. - a été frappé, en l’espace d’un an et demi (mi-2012-2014), d’interdiction d’émettre ou de publier durant des mois, et même, définitivement, pour cause d’ « insolence », il ne reste plus à Sassou qu’à se jeter, corps perdu, dans les bras de ses autres sorciers blancs, diffuseurs de contre-vérités, et qui sucent, à satiété, le lait de ses mamelons - ces propagandistes que sont, aujourd’hui, « Les Dépêches de Brazzaville », « TerrAfrica », ou, qui sera demain, « Africanews ».

Devant ce chaos généralisé, les tenants du « Chemin d’Avenir » nous parlent d’un « Congo émergent »... en 2025 ! Pour en faire la démonstration et dans un pays de forêts, le budget 2014 a, par exemple, prévu une commande, en Europe, de 6000 tables-bancs pour des scolaires congolais qui sont, aujourd’hui, assis à même le sol, et ce, à raison de 100 euros par table-banc ! Ainsi le Congo, « en voie d’émergence », n’a pas, encore, la moindre petite usine pour faire, sur place, la plus élémentaire des transformations de son bois ! La maison Congo se gère comme la case du premier chasseur. Tant que le village compte sur le seul gibier de ce dernier, il sera adulé, sans discernement. Mais les courtisans devraient se ressaisir en se posant la question de savoir, qui sera le prochain sur la liste ?

Des fonctionnaires qui deviennent, de plus en plus, peu consciencieux de leur rôle et qui se contentent de leur rente mensuelle ou hebdomadaire, des collaborateurs du tyran qui contribuent, à coup sûr, au délabrement de leur pays. Chacun ne voit que le remplissage de son « Nguiri » - gros sac d’argent - sans penser que la même machine qui broie les uns, aujourd’hui, peut se retourner, contre eux, demain.

Souvenez-vous que Bernard Kololas faisait partie des proches de Sassou, dans le jeu d’alliance URD-PCT et Apparentés, que Thystère-Tchicaya était son chargé d’idéologie et son numéro deux au PCT, alors que Lekoundzou en était son secrétaire à l’organisation. Sassou, lors de la Conférence nationale, avait le soutien de Lissouba ou vice-versa, ils avaient même arrêté un « programme commun pour gouverner ensemble ». Un peu, auparavant, Yhombi et Sassou étaient les deux têtes de file du Comité militaire du parti, (CMP)... Il viendra le tour d’un autre proche, car les victimes du dictateur ne sont jamais loin de son giron.

Il n’en veut pas qu’aux vivants et futures victimes de son mouroir, Denis Sassou Nguesso est, aussi, l’homme jaloux et envieux de ses illustres défunts prédécesseurs. Il a voulu le Boulevard circulaire Denis Sassou Nguesso qui traverse une bonne partie de la ville, contre une petite avenue qui porte le nom de son mentor, Marien Ngouabi ; le Stade Denis Sassou Nguesso contre le Stade Massamba-Debat - dont il est l’assassin et gardien de ses dépouilles ; la future Université Denis Sassou Nguesso contre l’Université Marien Ngouabi ... Comme il ne peut débaptiser les structures portant les noms de ses prédécesseurs, il ne supporte pas de vivre dans l’ombre des patrimoines qui portent de façon méritée leurs noms... Alors ?

Aucun patrimoine congolais de leur vivant n’a jamais porté les noms de Youlou Fulbert, premier président de la République, de Massamba-Debat, de Marien Ngouabi, de Yhombi-Opango, ni de André Milongo – premier ministre de la transition avec pleins pouvoirs - et encore, moins, de Pascal Lissouba avant dernier président de la République. Les premiers de ces hommes qui ont dirigé, ce pays, n’ont, jamais, non plus, prétendu avoir leur effigie sur les billets de banque, à une époque où Ahidjo du Cameroun et Bongo du Gabon... avaient leurs images sur les leurs. Les époques n’ont pas coïncidé, sinon Sassou ne s’en serait pas privé, tant son ego est surdimensionné. Le baromètre Congo est piètre. On y trouve des gens qui ont fait le choix de la médiocrité au point d’accepter d’être co-auteurs d’assassinats et de meurtres programmés.

Chers mourants, creusez vos tombes, Sassou sera à vos enterrements. Il écoutera, attentivement, l’oraison funèbre. Il déposera son immense couronne de fleurs au bas du cercueil. Il comptera, sur vos proches et amis, pour lui dire toute leur reconnaissance, pour sa présence, à vos obsèques. Il comptera que ces derniers le remercient d’avoir déversé tant d’argent public qu’il mettra à son compte, car ce spécialiste de trafic de générosité, a besoin de vous voir mort, pour s’ériger en homme fort et puissant, devant ceux qui n’ont rien compris à son jeu.

Un dernier conseil, néanmoins, au tyran. Au lieu d’orchestrer l’agitation, dans la presse internationale, notamment, par l’intermédiaire de la barbouze à la réputation internationale bien marquée comme Jean-Yves Ollivier, que Sassou écoute ce conseil d’un de ses rares proches, qui, lui, au moins, est désintéressé, le professeur de médecine, Claude Maylin. Conseiller spécial de Sassou, le professeur a déclaré, le 3 janvier 2014, au cours d’une émission TV à grande écoute : « Personnellement je suggère au président de quitter le pouvoir en 2016 ; c’est la solution idéale, s’il souhaite sor tir par la grande porte.

Qu’il laisse le prochain président revoir la constitution si des modifications s’imposent ».

Alors, mais alors, seulement, les Congolais cesseront de... creuser leurs tombes pour le seul bonheur intense d’un nécrophile-président.

Source : Afrique Education

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N.B. : La photo n'est pas du Magazine Afrique Education. Elle a été ajoutée par nous.

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Afrique Education 390 - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:04
(Congo-Brazzaville) Fusillade d'Owando : Le Congo pris la main dans le sac ?

par Langangui -

Le Congo, en bon apprenti sorcier jouerait-t-il, et dans quel but, un double jeu en offrant refuge aux criminels de la RDC ? C'est la question que l'on est en droit de se poser après les révélations des autorités de la RDC suite aux affrontements sanglants de ce week-end à Owando.

L'entourloupe de Sassou mise à nu ?

En effet, depuis hier soir, ces évènements semblent prendre une autre tournure.

On s'en était tenu jusque-là à la version des autorités congolaises : à l'aube de ce samedi 10 mai, la police congolaise menait dans cette ville située à près de 500 Km de la capitale une opération destinée à démanteler un gang suspecté d’avoir auparavant commis des viols, des braquages et des vols.

Cependant, l’opération aurait mal tourné et les présumés bandits se seraient défendus, tuant à l’arme blanche deux officiers et un (ou deux) sous-officier de la police congolaise et blessant de nombreux autre policiers.

Le gang, qui déplorerait quatre ou cinq morts aurait pris la fuite vers Obouya situé à 60 km d'Owando emportant avec lui quelques armes, après avoir braqué en route un véhicule à bord duquel circulaient des Chinois. Un bilan de 11 morts et 10 blessés au total. (lire notre article par ailleurs)

Or, qu’apprend-on du porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende ?

Que parmi les assaillants se trouvait Udjani Mangbama, un criminel recherché par la RDC censé être en prison au Congo...

Udjani Mangbama, surnommé en 2009 Idi Ami Dada est un chef rebelle Enyele qui a semé la terreur dans la province de l’Equateur dans le nord-est de la RDC fin 2009.

Udjani Mangbama avait pris la tête de la communauté Enyele qui se battait pour des étangs piscicoles. Quand l’armée congolaise avait voulu s’interposer les Enyele ont résisté et les combats se sont soldés par une centaine de morts. Acculé par l’armée, Udjani Mangbama s’était réfugié en 2010 au Congo Brazzaville. Jusqu’à ce samedi 10 mai 2014…

D’où les questions de Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la RDC, lequel retourne le couteau dans la plaie des autorités de Brazzaville :

«Les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison».

«Force est de considérer que même à Owando il aurait pu être en prison. Mais les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison. Puisque c’était une villa tout à fait normale que les policiers ont assiégé», a regretté le porte-parole du gouvernement avant de continuer :

«S’il était en prison, je ne vois pas de policiers du Congo-Brazzaville assiéger un établissement de détention de leur pays. Donc c’est quelqu’un qui vivait en liberté».

Pour Mende, «c’est tout à fait regrettable qu’en dépit de tout ce qu’on nous disait, ce monsieur n’était pas en détention».

«Et on se rend compte qu’il était un homme dangereux après qu’il ait tué quatre policiers du Congo Brazzaville, le pays qui lui avait donné asile contre notre avis. Je pense qu’à l’avenir on peut épargner à l’Afrique de telles fins», a-t-il poursuivi.

On attend que Brazzaville démente : par exemple en disant qu’il ne s’agissait pas de Udjani Mangbama mais de son jumeau. Ou bien que ce rebelle s’était évadé de prison…

Quoiqu'il en soit, des policiers congolais (dont un officier qui, semble-t-il, venait de prendre son poste dans la localité il y a quelques jours à peine) seront morts à cause de la turpitude des autorités politiques. Mais ça, ce n'est pas grave, le Congo est riche aux as, le palais indemnisera les ayant droits et on passera à autre chose, le peuple a été habitué à considérer que les peines du coeur font moins mal que les peines du portefeuille, la théorie a été assimilée sur la rive droite du fleuve Congo. Ebonga ebonga té, toujours meilleur ! (Que cela marche ou pas, c'est toujours meilleur !)

Source : mwindapress

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