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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:25
[Congo-Brazzaville] Liste des génocidaires du Congo

CONGO: une liste sur laquelle les génocidaires eux mêmes se reconnaîtront, by Officiel Brazzanews

Une liste sur laquelle les génocidaires eux mêmes se reconnaîtront

Denis Sassou-Nguesso
Jean-Marie Tassoua alias Général Giap
Général Yves Montando-Mongo (décédé)
Général Léonard Essongo
Général Pierre Ngombe
Général Jacques Morlende
Général Philippe Longonda
Général Blaise Adoua (décédé)
Général Pierre Oba
Général Hilaire Moko
Général Florent Ntsiba
Général Norbert Dabira
Général Gilbert Mokoki
Général Casimir Bouissa Matoko (décédé)
Général Prosper Konta
Général Jean François Ndengue
Général Dominique Okemba
Général Fulgor Ongombo
Général Charles Mondjo
Général Mongo
Général Ndongo-Mokana
Colonel Olessongo
Général Nianga-Mbouala
Colonel Bonaventure Engobo
Colonel François Okinga
Colonel Marcel Tsourou (en prison)
Général Guy Blanchar Okoî
Colonel Michel Ombeli
Colonel Ngakala
Colonel Patrice Ondele
Colonel Emanuel Avoukou (décédé)
Colonel Serge Oboa
Colonel Mathieu Ngo
Colonel Georges Ngassaki
Colonel Cyril Eyini
Colonel Ngasaki- Lepira
Colonel Dimi
Colonel Adolphe okouere
Colonel M Edgar Nguesso
Colonel Basile Zobi
Colonel Moigny
Colonel Roland Ngouabi
Commandant Bakoua
Ambroise Noumazalaye (décédé)
Itihi Ossetoumba Lekoundzou
Rodolphe Adada
François Ibovi
André Okombi Salissa
Camarra Decamo
Gérard Bitsindou (décédé)
Isidor Mvouba
Mathias Ndzon
Mme Kouakoua Celestine
Gongara Nkoua
Willy Matsanga
Bertin Ossendza
Martin Mbemba
Martin Mbéri
Freddy Menga
Tchibota alias Moubenda

Liste non exhaustive

JEFF KITOKO

SOURCE : http://brazza-news.com/congo-liste-sur-laquelle-les-genocidaires-eux-memes-se-reconnaitrons/

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Jeff Kitoko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 18:52
[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio

18 MARS 1977 – 18 MARS 2014 = 37 ANS LE CONGO A T-IL ENCORE DES VRAIS KOUYOUS ET DES VRAIS MBOSHIS POUR HONORER LA MÉMOIRE DE MARIEN NGOUABI?

Plusieurs cultures développent dans notre pays un rapport sacré à leurs défunts, comme ne cesse de le démontrer avec arrogance Denis Sassou Nguesso : une ou 2 fois par an en mémoire des membres de sa famille. Ce geste, il l’a fait pour l’immortel Marien Ngouabi jusqu’en 1992 pour distraire le peuple Congolais qui lui reproche de l’avoir assassiné. Mais à l’instauration de la Démocratie conformément aux acquis de la Conférence Nationale souveraine, seuls les membres de la famille du Commandant entourés de quelques militants du PCT s’étaient rendu au mausolée. Malheureusement depuis son retour au pouvoir par les armes, Sassou Nguesso a préféré laisser le mausolée à l’abandon avec le tombeau de l’illustre disparu vidé de ses restes.

Selon une certaine tradition, les Kouyou faisaient partie de ces congolais qu’on ne pouvait humilier en public. Mais depuis 37 ans, papa Ossombo qui faisait la fierté de cette communauté redoutable est en train de se retourner dans sa tombe et pour preuve : il n’y a plus de danse dominicale à la grande école officielle de Poto-poto ni d’Ékongo dans la rue Mbochi, près du pont de Madoukou Tsiékélé qui sépare la mini-Nation de l’arrondissement n°5 Ouénzé.

Me Jacques Okoko le fameux parent de Marien Ngouabi encadré par la veuve et les enfants

En effet depuis le 18 mars 1977 date de l’assassinat du Commandant Marien Ngouabi par celui que la plupart de nos compatriotes du Nord considérait d’inoffensif, tous les Kouyou sont aujourd’hui à nos yeux : de pauvres types depuis que Yhombi Opango et Jacques Okoko ont fait allégeance au commanditaire qui était considéré par ces derniers de sous homme parce que issu des Batéké Alima devenus Mboshi depuis qu’il s’est autoproclamé khani.

Me Massengo Tiassé constatant la disparition des restes de Marien Ngouabi

Ah Marien! Comment comprendre la lâcheté des membres de ta tribu qui n’osent même pas revendiquer tes ossements aujourd’hui où ta petite-fille clame haut et fort que ton assassin n’a pas fini de t’assassiner? Ne peux-tu pas aujourd’hui demander à ton Dieu d’intercéder pour que cette communauté de ta tribu se libère de ton assassin leur oppresseur qui ne cesse de détruire aussi notre cher et beau pays! Gloire et honneur à toi Marien Ngouabi et honte aux membres de ta tribu complices de ton assassinat et à tous les collabos qui sont là à défendre ton assassin qui va très bientôt rendre compte de tous ses crimes.

http://youtu.be/rvzydhytEls

[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio
[Congo-Brazzaville] 18 mars 1977, assassinat de Marien Ngouabi, par Mbiki de Nanitelamio
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Mbiki de Nanitelamio - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Marien Ngouabi
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 16:01
Congo-Brazzaville : Yoka (et la Cour Suprême) condamnent Ntsourou à la prison ferme

RFI -

Explosions de Mpila : prison ferme pour le colonel Ntsourou

Suites judiciaires des explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012 à Brazzaville : la Cour suprême vient de rendre son arrêt après avoir examiné le pourvoi en cassation émis par le procureur général et a finalement décidé de requalifier la peine de l'ex-numéro 2 des services de renseignements. Elle condamne à la prison ferme le colonel Marcel Ntsourou. La Cour suprême casse ainsi le jugement rendu en septembre dernier, et qui condamnait l'ancien officier à 5 ans de travaux forcés avec sursis.

D’aucuns croyaient l’affaire des explosions du 4 mars 2012 terminée. Mais la Cour suprême vient de casser le jugement rendu en septembre dernier : le colonel Marcel Ntsourou, condamné à 5 ans de travaux forcés avec sursis, écope désormais de 5 ans de prison ferme.

Double peine

Une double peine pour l'ex-numéro 2 des services de renseignement puisqu'il est déjà derrière les barreaux depuis mi-décembre suite aux affrontements qui se sont déroulés autour de sa résidence. Une affaire pour laquelle il n’a d'ailleurs pas encore été jugé.

Mais la procédure et les batailles judiciaires sont loin d’être terminées. Pour Maître Yvon Eric Ibouanga, avocat du colonel Marcel Ntsourou, l'ancien officier va introduire une opposition contre cet arrêt de la Cour suprême car le pourvoi en cassation a été émis en violation de l'article 507 du code de procédure pénale.

« Pas de sursis en matière criminelle »

Joint par RFI, le ministre congolais de la Justice se réfère également à la loi. Aimé-Emmanuel Yoka affirme que « si la Cour a révoqué le sursis, elle n'a fait qu'appliquer la loi. Dans notre système de répression au Congo, il n'y a pas de sursis en matière criminelle… Or, les travaux forcés sont une peine criminelle. »

© RFI

Notre commentaire

La magie de la Cour suprême a opéré, à la grande satisfaction du pouvoir qui n'avait jamais digéré le fait de voir Ntsourou rentrer chez lui après le procès des explosions du 4 mars.

Emmanuel Yoka, ci-devant oncle, jurisconsulte personnel de Sassou et accessoirement ministre de la Justice du Congo, a obtenu la peau de Ntsourou, au nom du clan.

Le voilà inventant la théorie selon laquelle « Dans notre système de répression au Congo il n'y a pas de sursis en matière criminelle ».

D'abord, il convient de préciser qu'une condamnation pour crime ou délit peut être assortie du sursis simple. Tout au moins en droit français, celui dont s'inspire largement le droit congolais. Nous disons bien le droit congolais. Pas le droit fabriqué de toutes pièces à Oyo.

Même dans l'hypothèse (farfelue, selon nous) dans laquelle se situe le sieur Yoka, par quel mystère, selon quel texte la Cour Suprême transforme-t-elle (requalifie) une peine assortie du sursis, en peine ferme plutôt que de relaxer Ntsourou ? L’incompétence supposée des magistrats du fond qui ignoreraient qu'il n'y a pas de sursis en matière criminelle au Congo, ne devait-elle pas profiter à l’accusé ? La Cour suprême, plutôt que de " requalifier ", n'aurait-elle pas dû simplement casser la décision et renvoyer l'affaire devant une autre juridiction ou la même autrement composée ?

D'autre part, si la Cour suprême a " révoqué le sursis " comme le soutient Yoka, cela voudrait-il dire que cette juridiction, qui n'en a du reste pas la compétence, aurait évoqué et jugé les faits qui ont conduit récemment à l'arrestation musclée de Ntsourou et que, sur cette base, elle a révoqué le sursis prononcé par les juges de fond ?

Quoiqu'il en soit, les Congolais le savent : il s’agit d’un véritable acharnement vis à vis d'un homme, d’un règlement de comptes entre d’un côté Ntsourou et de l’autre côté le clan Sassou, fort des Okemba, Ndengué et Yoka. On peut les comprendre : Ntsourou avait menacé de faire des révélations sur l’affaire des " Disparus du Beach ". C’est pour cela qu’il vient de prendre de la prison ferme… sur tapis vert. Et il n'a pas fini de payer... Son avocat peut toujours se faire des illusions en comptant sur un appel qui rendrait la décision de la Cour suprême non exécutoire. La prison ferme de Ntsourou avait déjà été actée en famille, au sein du clan, sur les bords de l'Alima et rien ne changera.

Rien ni personne n'entravera la marche vers la modification de la Constitution. Et surtout pas un (pauvre) Téké. " Le pouvoir est pris dans nos filets ! ", avait dit Sassou en langue mbochi aux " sages " de sa contrée, assurant qu'il ne voyait personne le menacer à " Nguélé " (Brazzaville).

Au suivant !

(Mwindapress)

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RFI via Mwindapress - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:46
(Congo-Brazzaville) Pour la mémoire du Cardinal Emile Biayenda

Le Cardinal Émile Biayenda

Cette messe d’action de grâce organisée par l’association Cardinal Emile Biayenda, à laquelle vous êtes tous cordialement conviés, a lieu chaque année. Nous prierons aussi pour toutes les victimes des guerres contre les civils au Congo-Brazzaville.

Lieu – Eglise Saint-Denys de la Chapelle
16-18 rue de la Chapelle, Paris 18e

Association Cardinal Emile Biayenda
3 Cité de l’Amitié – 93000 Bobigny
acebfrance@yahoo.fr
Envoyer un courriel

Qui était le cardinal Emile Biayenda ?

Le cardinal Emile Biayenda est né en 1927, dans le district de Kindamba. Après des études primaires dans les écoles catholiques de ce district et à Boudji (nord du Congo), il entre au petit séminaire Saint-Paul de Mbamou, puis entreprend, de 1950 à 1958, des études de philosophie et de théologie au grand séminaire Libermann de Brazzaville. Ordonné prêtre en 1958, il exerce son ministère dans différentes paroisses de Brazzaville, d’abord comme vicaire, puis comme curé d’août 1959 à juillet 1965.

Responsable diocésain de la Légion de Marie, cette forme d’apostolat lui vaudra l’inimitié de certains hommes politiques. Il est arrêté et torturé, en même temps que le père Robyr de la congrégation du Saint-Esprit. Pour la première fois, il subit dans sa chair le contrecoup des luttes politiques auxquelles il est totalement étranger.

De 1965 à 1969, Emile Biayenda poursuit ses études dans les facultés catholiques de Lyon (France) où il obtient une licence de théologie et un doctorat en sociologie.

Rentré à Brazzaville en mai 1969, il devient rapidement vicaire épiscopal. Le 7 mars 1970, il est nommé archevêque coadjuteur. Il succède à Monseigneur Théophile Mbemba, décédé le 14 juin 1971 à Brazzaville. Le 2 février 1973, il est créé cardinal par le pape Paul VI. En mai de la même année, de retour de Rome, la chrétienté congolaise lui réserve un accueil triomphal.

Mais la situation politique du pays est toujours sous l’emprise marxiste-léniniste. Le gouvernement congolais de l’époque, fortement marqué par cette idéologie, connaît une instabilité certaine du fait des rivalités internes dans le parti unique. Cela aboutit, le 18 mars 1977, à l’assassinat du Président de la République, Marien Ngouabi. En représailles, le 22 mars, le Cardinal est enlevé et froidement assassiné quelques heures plus tard.

Cardinal Biayenda et le Président Marien Ngouabi assassinés en mars 1977

Il nous laisse un message adressé à ses compatriotes peu avant sa mort, message de paix, en quelque sorte son testament et la conclusion de sa mission évangélique parmi nous : « A tous nos frères croyants du Nord, du Centre et du Sud, nous demandons beaucoup de calme, de fraternité et de confiance en Dieu, Père de toutes races et de toutes tribus ; afin qu’aucun geste déraisonnable ne puisse compromettre un climat de paix que nous souhaitons tous. »

Lors de sa venue à Brazzaville, le 5 juin 1980, le pape Jean-Paul II s’est incliné sur la tombe du cardinal Emile Biayenda, son ami, disait-il. Depuis septembre 1996, sa cause en canonisation à été introduite à Rome.

ACEB-France (Association Cardinal Emile Biayenda-France)

Déclarée en la préfecture de la Seine-Saint Denis en décembre 1993, cette association loi 1901 a été créée pour promouvoir la mémoire du cardinal Emile Biayenda à travers des publications et des œuvres humanitaires (santé, éducation, bien-être des populations). Elle a effectué de nombreuses missions humanitaires au Congo-Brazzaville, en collaboration avec les évêques du Congo, et à La Havane (Cuba) près de l’Eglise catholique de Cuba.

In memoriam
Ainsi, chaque année, notre association tient à perpétuer cette mémoire de l’illustre disparu par une messe d’action de grâce.

Gabriel Sounga- Boukono, Président

Le 22 mars 1977, le Congo-Brazzaville devenait le premier pays d’Afrique où un cardinal de l’Eglise catholique, Emile Biayenda, archevêque de Brazzaville, était assassiné. Cet événement intervenait dans un contexte de coup d’Etat, qui coûta la vie au président marxiste-léniniste congolais, Marien Ngouabi, et à l’ancien président « socialiste bantou », Alphonse Massamba-Débat… A lire – Le cardinal Biayenda et le Congo-Brazzaville, de Rémy Bazenguissa-Ganga, Gabriel Sounga-Boukono, René Tabard. Ed. Karthala, 2012 – 26 euros. « Exceptionnellement, ce livre sera vendu au prix de 20 euros ce samedi 22 mars 2014″

(Congo-Brazzaville) Pour la mémoire du Cardinal Emile Biayenda
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Sounga Boukono - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:02
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Le Nord ne doit pas perdre le pouvoir !"

par Rigobert OSSEBI

Vendredi 13 mars 2014, à 10 heures, le Colonel Germain Ickonga-Akindou franchissait la porte de sortie de la maison d’arrêt de Brazzaville après presque deux années passées derrière les barreaux. Il y laissait son double camarade d’infortune, dans la parodie de justice et dans l’incarcération, le Colonel Marcel Ntsourou. Alors que ce dernier croupit depuis trois mois en QD ( cellule disciplinaire), sans lumière ni ouverture, l’ancien directeur général de l’équipement de l’armée congolaise quittait sa prison dorée, libre définitivement de toute poursuite.

Que l’on ne s’y trompe pas, cette décision d’affranchir l’inculpé de détournements de deniers publics liés à l’affaire du 4-Mars n’a rien de judiciaire ou d’humanitaire. Rien à voir avec un éventuel recours instruit par une quelconque haute juridiction ; rien à voir avec une intervention divine en ce jour du « 14 mars décrété sacré »(1) par l’autocrate sanguinaire et rien à voir également avec un lobbying intensif des Ickonga envers leur enfant et frère ainé et leur mécontentement à l’encontre du dictateur.

Dès son incarcération, les parents makouas du colonel Germain Ickonga-Akindou avaient dépêché les Sages de la région auprès de Denis Sassou NGuesso afin d’obtenir la grâce présidentielle pour leur enfant. Firmin Ayessa, faussement à l’écoute des dignitaires de sa famille makoua, n’intervint nullement pour la libération du coupable de détournements, certes, mais vrai bouc-émissaire dans les explosions. Trop soucieux de protéger les vrais responsables, l’homme de l’Alima et son neveu Bouya, le ministre d’Etat, directeur du cabinet présidentiel, contribua à l’humiliation des Sages de Makoua alors que le pouvoir dictatorial s’amusait de leurs suppliques.

Depuis, le chef de guerres civiles n’a cessé de voir le camp de ses partisans se réduire comme une peau de chagrin à force d’empoisonnements, d’emprisonnements et de disparitions en tous genres, accidentelles ou faussement naturelles et surtout de purges ; les Ntourous, Bemba, Okombi Salissa, pour ne citer qu’eux dans les Plateaux, comptaient pourtant parmi ses plus robustes soutiens.

Aussi, tout juste après son voyage d’affaires en Israël, dédié à l’armement, aux munitions et aux technologies et techniques de combats urbains, l’autocrate-massacreur de populations civiles s’est empressé d’aller dans le Nord du pays pour battre le rappel de ses troupes. Le message était clair « Le Nord ne doit pas perdre le pouvoir ! » Dès le 4 mars à Impfondo, l’achat des consciences battait son plein. On s’y serait adressé à lui ainsi : « Monsieur le Président, nous vous prions humblement de modifier la constitution afin que vous continuiez de diriger ce pays dans la paix jusqu’en 2025 ».

A Owendo, chez les parents de Marien NGouabi, les pétrodollars ont produit le même miracle de « ralliements spontanés » et d’encouragements à modifier la constitution ! Des foules amnésiques des assassinats, dont leurs parents et Marien N’Gouabi ont été victimes, auraient ovationné le kleptocrate qui leur abandonnait quelques miettes infâmes de ses larcins.

Et puis, il a bien fallu envisager la réconciliation avec les parents de Makoua. Il parvenait bien au voisin de l’Alima des expressions d’un ras-le-bol, de ressentiments et d’envies de changement voire de renversement du pouvoir actuel ; il préféra ne pas en tenir compte ! Il se montra fort servile à l’opposé des dernières rencontres à Brazzaville. Des bassines remplies de liasses de billets de banque, comme le veut maintenant l’usage dans ces régions septentrionales (2), avaient été déposées en libre-service pour les dignitaires. Pour ces derniers, l’occasion était trop belle de se venger. Avant même que quiconque daigna soustraire une liasse d’une des bassines, le dictateur concéda non seulement la libération du Colonel makoua, mais il s’engagea à le promouvoir prochainement au grade de Général. En dédommagement des deux années de prison, deux millions d’euros, un par année, seront payés à l’indélicat ex-directeur général de l’équipement.

Le dictateur, passé-maître dans l’art des promesses non-tenues, aurait même ajouté : « ce n’est rien deux années dans la vie d’un homme ! Germain retrouvera mieux que son grade et que son poste. Le pays a besoin de lui ! » Denis Sassou NGuesso demanda seulement, et l’obtint, que la libération s’effectue le 14 mars 2014 pour donner de la solennité à cet accord !

Certes, plus que jamais après avoir fait l’inventaire des forces qui lui seraient acquises dans le nouveau bras de fer, sûrement sanglant, qu’il prépare contre la nation congolaise, Denis Sassou NGuesso manquera cruellement de renforts. Mais si toutefois il venait encore une fois à s’imposer, il ne tiendra aucune des promesses qu’il aura faites à Impfondo, à Owendo ou à Makoua ; à Germain Ickonga-Akindou pas plus qu’aux autres !

Le dictateur à une mémoire volontairement des plus volatiles pour ses engagements mais sa rancune est, on ne peut plus, tenace ! Que Marcel Ntsourou, André Okombi Salissa et autres Germain Ickonga-Akindou ne l’oublient, eux, surtout pas ! Ils ne le paieront que plus chèrement !

Rigobert OSSEBI

(congo-liberty)

(1)Date anniversaire du décès de Madame Edith Bongo-Ondimba

(2) Des sacs de farine font parfois l’affaire

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso : "Le Nord ne doit pas perdre le pouvoir !"
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Rogobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 18:33
(Congo-Brazzaville) Quand pour survivre il faut le péril

MAVOUNGOU PAMBOU

Au beau milieu de l’aprè-midi, alors que les rayons de soleil dardaient moyennement, une tempête se leva soudain dans un ciel serein. En conséquence, les vagues commencèrent à grossir de manière fulgurante. Au village, un vent d’une violence inouïe sécoua les arbres. Une nuée de feuilles mortes accompagnée de poussière s’éleva dans l’air. Les cocotiers et palmiers centenaires, soumis à rude épreuve, oscillaient dangereusement au dessus des cases au rythme du vent, mais celui-ci était loin d’avoir raison d’eux, en dépit de sa violence. Ces arbres étaient d’une résistance remarquable, sinon légendaire. De l’Est, du côté du Mayombe, vint un nuage qui assombrit subitement Bwali. Un éclair fulgurant lézarda le ciel, illuminant ainsi la cité d’une lumière éblouissante. La seconde d’après, un grondement de tonnerre proche et assourdissant tonna. L’onde de choc fit tout vibrer au passage. Des poules effrayées, ayant trouvé refuge sous l’auvent des cases et pressentant le danger, caquetèrent instinctivement sur le coup.

Dans la forêt, les animaux pris de peur panique, couraient ça et là à la recherche d’un fourré où se blottir. Le pépiement des oiseaux s’était interrompu net, les singes s’étaient tus. On entendait plus que le hululement de la bourrasque dans son sillage à travers le feuillage. En maints endroits, des arbres cédaient du fait de la violence subie. Ce déchaînement intempestif des éléments était d’autant périlleux que les femmes dans les champs interrompirent les travaux et se hâtèrent de rallier le village.

A quelques encablures de là, en mer, la situation était intenable, car la tempête avait déclenché une houle. L’effet du vent impétueux avait fait perdre à la mer sa sérénité relative. Celle-ci prenait davantage du volume en se hérissant d’une multitude de mamelons mouvants, accentuant ainsi le roulis et le tangage. Pour les deux hommes, la partie de pêche démarée le matin leur avait rapporté quatres grosses prises : un tarpon, un barracuda, un merou et une carpe rouge. Quand le temps dégénèra, ils étaient aux prises avec un requin blanc de grand calibre que Bianiefa venait de harponner. D’ordinaire, la capture de ce poisson au comportement délicat et imprévisible se fait souvent la nuit, mais l’étoile de ces hommes fut telle qu’ils en ferrèrent un en plein jour. Le squale, des profondeurs abyssales, se débattait au bout du harpon à la corde duquel s’étaient fermement agrippés les deux hommes, après avoir donné du mou par moment, du fait des à-coups de l’animal. Ainsi, par intermittence ils effectuaient une traction suivie d’une pause. Il arrivait aussi que la traction inverse exercée par le requin traîne la barque sur une certaine distance. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils avaient affaire à un poisson manifestement combatif, doté d’une défense peu commune, s’avouant difficilement vaincu et qui du reste procura une forte impression aux hommes. La lutte fut âpre entre ce poisson à l’identité particulière et les pêcheurs. Cette pêche au requin fut particulièrement éprouvante. Aussi, non seulement les mains s’en ressentirent tant la douleur était lancinante, mais ils en furent presque éreintés.

Mais leur tâche fut rendue plus pénible à cause du vent turbulent et des lames de fond qui grossissaient de plus en plus au fil des minutes, faisant tanguer dangereusement et sans cesse le frèle esquif. Ce qui malgré tout n’entama guère la hardiesse des hommes. Lors d’une ultime traction ils se rendirent compte que le requin n’opposait presque plus de résistance. Il devait avoir perdu beaucoup de sang et fut cependant gagné par la fatigue. Le poisson réapparu à la surface dans un tourbillon, à quelques dizaines de mètres. Quand il fut près de la barque, le redoutable squale paru ménaçant: de ses puissantes mâchoires il déploya machinalement des dents acérées à tout vent. Sa queue, frétillant nerveusement, battait l’eau, éclaboussant ainsi les deux hommes. Bivuda lui assena un coup de massue sur la tête, alors que Bianiefa tenait fermement la lance dont la pointe comportait une double entailles dont l’autre partie formait un crochet ; laquelle lance avait transpercé le flanc de l’animal au niveau des branchies. Il s’immobilisa net. Les hommes le hissèrent non sans difficulté dans la barque, car il était de loin le plus gros poisson de leur partie de pêche et surtout d’un poids considérable. Ils regroupèrent tous les poissons au milieu de la pirogue, rangèrent les cordes et les lances, et entreprirent de regagner la terre.

Le déchaînement des éléments était tel que les deux hommes devaient redoubler de vigilance et se montrer attentifs aux mouvements à effectuer, car la moindre négligence pouvait s’avérer fatale pour eux. Mais, en dépit de toutes ces précautions, ils subissaient de plein fouet la furie des vagues. Aussi la barque, considérablement alourdie par le poids des poissons, se mouvait péniblement. De manière permanente, elle chevauchait une crête à l’autre tout en piquant du nez, surfant vers des creux abrupts tel un bolide. La récurrence de ces vagues, qui avaient démesurément grossi, induisait un rythme quasiment infernal. La barque était sécouée dans tous les sens. Ces incessants assauts des vagues étaient une véritable terreur digne à flanquer l’effroi, du moins à délencher le mal de mer à plus d’un. Mais les deux hommes, habitués qu’ils étaient à ces démentielles trépidations, démeurèrent étonnamment froids devant le danger. Il n’en demeure cependant pas moins vrai que flirter avec le péril ne manque pas de générer de la peur, mais il fallait la réprimer, afin de donner libre cours à l’entrain et surtout au courage.

Un rouleau d’amplitude singulière se profila soudain derrière eux. La pirogue fut soulevée à une hauteur telle qu’en amorçant la dénivellation elle se retrouva presque en biais par rapport à sa trajectoire. Bianiefa alors qu’il tentait de la redresser d’un vif coup de pagaie, l’eau déferlant de la crête buta voilemment contre le flanc de la barque qui donna dangereusement du gîte. Et une bonne quantité d’eau s’y engoufra. Le choc déséquilibra l’embarcation. La brutale sécousse fit arracher presque simultanément un juron à chacun des hommes.

-a a a bàkúlúé ! “Mes ancêtres !” Lança Bianiefa.

-tátà ándì ! “Mon père !” Hurla Bivuda en écho.

En fait, ceci n’était qu’une façon, en ce moment critique où ils côtoyaient la mort, de solliciter les ancêtres afin qu’ils interviennent pour conjurer le mauvais sort qui planait sur eux. Face à cette terrible situation, les hommes demeuraient inébranlables quant à leur foi en la capacité protectrice et salavatrice des divinités et mânes. Ils avaient également intériorisé le fait qu’on ne transige pas avec les forces de la nature instilant le mal. Aussi étaient-ils résolus à faire preuve de dépassement de soi, allant jusqu’à braver farouchement les éléments.

Bivuda, précipité, manqua in extremis de passer par dessus bord. Il s’affala sur le ventre vers la proue en s’aggripant instinctivement à l’un des flancs de la pirogue d’une main ; la pagaie qu’il eut le reflexe de ne pas lâcher se trouvant dans l’autre. Bianiefa chut sur son séant dans la barque même, mais sans le moins du monde avoir perdu le contrôle de celle-ci. Bivuda, après s’être redressé, s’accroupit et écopa l’eau avant de se remettre à ramer. Partout, les vagues ourlées d’écume déployaient leur incessant et sinistre ballet.

Lorsqu’ils furent à quelques kilomètres de la côte, il se mit à pleuvoir. La pluie tomba drue, tout en rafraîchissant considérablement le temps. Ce qui eût pour effet d’exacerber une situation déjà extrêmement tragique. Comme pour dire qu’un malheur n’arrive jamais seul. Par conséquent, Bivuda devait presque en permanence, écoper l’eau de la pirogue entre quelques coups de rame. Ce surcroît de peine lui fit arracher une exclamation :

nzííngù cíkúúmbù yínnwáánà ábù tí n’káámbà sélééngù.

“Je me bats avec un léopard, c’est alors qu’apparaît une meute de magnans!”

Comme pour dire jamais un sans deux. Ceci était le cri de l’homme face à ce qu’il considérait comme une injustice des plus incompréhensibles et intolérables. Devant cette mésaventure infernale, générée par une perturbation tous azimuts des éléments, ne pouvaient-ils pas croire que la nature s’acharnait contre eux? Il fallait à la fois lutter contre un vent impétueux, une pluie torrentielle, des vagues à vous flanquer le vertige et un froid à vous laisser transi en vous sapant en même temps le moral. Et ceci se comprend bien quand on sait que les hommes n’avaient rien comme vêtement au dessus du nombril. De manière générale, au Loango la tenue vestimentaire des hommes n’était constituée que d’un kilt quand ce n’était qu’un simple pagne en raphia ceind autour de la taille et couvrant essentiellement la partie inférieure du corps.

En fait, la situation telle qu’elle se présentait, il était bien évidemment question de vie ou de mort. Les hommes en avaient la pleine mesure. Pour eux l’épreuve était d’envergure. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils firent preuve d’un sang froid sinon étonnant, du moins déroutant. Leur intrépidité ne fut, par conséquent, ébranlée en rien. La farouche volonté de vaincre et l’esprit de survie dont ils arborèrent leur permirent de braver les éléments et d’être à la hauteur de l’adversité, mieux ils se surpassèrent dans cette épreuve. Une telle attitude illustre à souhait la devise :

líbà lí nsítù líyúkà yí mbáásù.

“Le palmier de brousse est habitué au feu.”

On comprendra que cet arbre, contre toute attente, survit à la redoutable et périlleuse épreuve du feu de brousse qui dévaste tout sur son passage. Mais ce qui est frappant dans l’histoire, c’est qu’après s’être tiré à bon compte d’une situation, qui autrement se serait avérée fatale pour lui, le palmier, arbre providentiel quant à la civilisation considérée, continue à pourvoir aux besoins vitaux des hommes. Cette expression est manifestement une mise en exergue d’une philosophie existentialiste selon laquelle: la souffrance constitue sinon un tremplin, du moins un terreau sans lequel le devenir, l’avenir ne saurait s’élaborer. En somme, la vie est souffrance. L’acceptation de celle-ci constitue une condition sine qua non de l’aboutissement des projets que l’homme s’assigne dans la vie et de son ascenssion ou de sa promotion sociale. Vue sous cet angle, l’adversité ne saurait être perçue comme une fatalité encore moins comme une mauvaise chose en soi.

L’accostage était une ultime épreuve. Il fut rendu d’autant plus redoutable et dangereuse qu’il y avait une marée haute ponctuée d’une houle. Des rouleaux écumants particulièrement rapprochées les unes des autres se succédaient et allaient se fracasser à proximité de la plage dans un grondement assourdissant. Ici, en tous temps les pêcheurs doivent savoir jouer sur le registre de la patience et surtout être davantage sur le qui-vive, car la moindre inattention peut entraîner des conséquences graves. Ce qui renvoie à l’image d’une calebasse pleine d’un liquide précieux qui se brise en arrivant sur le seuil de la case. Malgré tout, les deux hommes, ayant mis leur ingéniosité et leur expertise à contribution, parvinrent à gérer la situation à bon escient et finirent par accoster. La vague déferlante sur laquelle ils firent surfer la barque jusqu’au rivage ne manqua tout de même pas de l’innonder d’eau. En somme, de cette partie de pêche pour le moins périlleuse, on retiendra une chose essentielle: des hommes à l’âme batailleuse survécurent à la furie des éléments. Des miraculés, on aurait dit, sans nulle doute.

Quelques voisins, qui s’inquiétèrent de leur sort, vinrent à leur rencontre, en dépit du temps qu’il faisait, leur prétèrent main forte à vider l’eau de la barque, qu’ils allèrent par la suite placer plus loin sur la plage à l’abri des flots. Le gros requin blanc, poisson de choix à la chair savoureuse, fut mis en quartiers sur place afin de faciliter son transport. Le groupe d’hommes, chacun avec un fardeau de poissons emballés dans des palmes de rônier, prit le chemin de retour pour Bwali sous une pluie battante.

Extait de : Kamangu, le roi thaumaturge (à paraître 2014).

René Mavoungou Pambou

N’tu mbali syalulu wutama Lwangu

“Le libre penseur qui déclame Loango”

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René Mavoungou-Pangou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 19:07
Henri Lopès n'aura pas l'OIF convoitée

Nous savons que le futur successeur d'Abdou DIOUF au poste de Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) s'appelle Bertrand DELANOE, le désormais futur ex-Maire de Paris; ce qui veut dire, en termes beaucoup plus clairs, que Monsieur Henri Marie Joseph LOPES a beau s'agiter, il ne sera jamais Secrétaire général de l'OIF (Organisation internationale de la francophonie).

Bien entendu, nous ne pouvons que nous en réjouir car enfin, ce poste échappera définitivement à Monsieur Henri Marie Joseph LOPES et donc au contrôle du vieux dictateur sanguinaire et corrompu congolais Denis Sassou Nguesso.

En effet, il aurait été vraiment dommage de porter à la tête d'une organisation aussi prestigieuse un homme si lâche et sans aucune envergure comme Henri Marie Joseph LOPES, qui voue une fidélité sans limite à un vieux dictateur sanguinaire et corrompu et à ceux-là mêmes qui ont assassiné son neveu Bruno OSSEBI, journaliste franco-congolais, brûlé vif dans sa maison avec sa femme et leurs trois enfants. Son épouse et leurs trois enfants sont morts dans l'incendie et lui sera finalement achevé dans son lit d'hôpital (à l'hôpital militaire de Brazzaville) la veille de son évacuation sanitaire en France.

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Bienvenu Mabilemono - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 11:36
(Congo-Brazzaville) Théophile Obenga, le griot du Roi Denis 1er d'Oyo

À celles et ceux qui ont, peut-être oublié, qui est Théophile Obenga, veuillez trouver ci-dessous sa lettre d’allégeance au Roi Denis 1er d’Oyo parue dans la Semaine Africaine n° 2890, du mardi 5 mai 2009. Qu’est-ce qu’il y avait en 2009 ? Qu’est-ce qu’il y aura en 2016 ? Vous avez tout compris. Le griot sort et chante toujours quand il sait que son hôte est prêt à délier la bourse.

Par Nassimina Mêrii

***

Le président Denis Sassou Nguesso : un nouvelle épithalame pour le Congo.
par le Professeur Théophile Obenga.


Peut-être avec un havenet incomplet, je m’expose à un risque de propos délibéré, en tentant une esquisse de portrait du président Denis Sassou Nguesso. Tout haut responsable aux grandes charges publiques peut avoir son portrait décrit à larges traits par des concitoyens historiens, biographes ou hagiographes. Or à l’origine, l’hagiographie elle-même fut une branche de l’histoire religieuse. A bien voir, le problème à réflexion est l’habitude du train-train qui, parfois, obscurcit l’entendement. Même le portrait le plus éloquent n’est jamais qu’n simple fragment éluvial d’une roche.

Le Président Denis Sassou Nguesso, admet-on de façon générale, est « twèrè », mot de l’idiome mbochi qui signifie tout à la fois : sage, pondéré, attentif, méticuleux, serein et endurant.

Sa personnalité est aussi faite de méthode rigoureuse, de persévérance, de détermination, sinon de volontarisme. Il apparaît froid, sévère, imperturbable et même imperméable. Cependant, l’homme est profondément sensible, plein de compassion, généreux, affable, tendre et affectueux. Il a un réel culte de la famille, de la parenté, de l’amitié, de la camaraderie. Un puissant sens d’écoute est naturel chez lui. Il hait, au plus haut point, la fourberie, l’hypocrisie, la duplicité. Il a un sentiment philosophique du beau (musique, littérature, architecture, habillement). Il est très éloignés des partisans de Bacchus.

Sassou Nguesso a fait de la rigueur sa norme familière. Il est strict, régulier et ponctuel, même lorsqu’il lance un trait d’humour. Les danses traditionnelles congolaises le comblent de joie, surtout la virile danse èkongo.

Il soigne, assiste avec son aimable épouse à des veillées mortuaires. Il console veuves et orphelins avec raison et sagesse. Il soulage les malades. Il sait pardonner, récompenser ou sanctionner avec clairvoyance et justice. IL relativise le mal qu’on lui fait, car il s’estime responsable numéro un du pays et qu’il ne doit que faire prévaloir l’intérêt général.

Quand le Congo, à maintes reprises, s’est emporté, sans frein, comme une mer tempétueuse, le président Denis Sassou Nguesso, officier général des Forces armées congolaises, est intervenu et a mis fin, avec fermeté est intelligence, à l’explosion subite et violente de la passion politique de ses compatriotes.

De cette façon aussi, il assuma la haine et le ressac de la Conférence nationale et souveraine en 1991. On ne brandissait alors qu’un manuscrit unifolié contre celui qui fut « l’homme des actions concrètes».

Comprenons. Quand la dite « bêtise humaine » manifeste crocs et becs, avec une aveugle intransigeance, Sassou Nguesso, lui, montre au contraire, au grand jour, « l’intelligence humaine ». Heureuse antithèse pour la marche en avant du Congo ! Mais la position du twèrè est historiquement la meilleure et la seule avantageuse pour le Congo.

Tout considéré, le président Denis Sassou Nguesso a fait de la paix sociale un ensemble de principes sur lesquels il fonde et construit sa politique :
- la paix, en lançant divers grands travaux pour la modernisation et le décollage socio-économique et scientifique du pays ;
- la paix, en édifiant un Etat où la règle démocratique prévaut : gestion, administration, justice sociale, solidarité nationale, santé, formation, urbanisation, alimentation, communication, sécurité et défense ;
- la paix en faveur de l’unité et de la solidarité à l’échelle continentale panafricaine, en vue de la construction de l’Etat fédéral africain devant les grandes masses géopolitiques et géostratégiques américaines, européennes, asiatiques, islamiques, etc ;
- la paix, dans le monde où apparaissent de nombreux nouveaux défis à dimension planétaire : défis financiers, défis nucléaires, défis alimentaires, défis climatiques, défis écologiques, défis énergétiques, défis culturels et spirituels, philosophiques et théologiques.

Diriger le Congo, c’est aussi, en même temps, diriger l’Afrique et le monde. Il n’y a pas de « petit pays » ni de « petits chefs d’Etat » pour cela, car ce sont les concepts, les idées, les imaginations, les analyses et les actions pratiques concrètes qui gouvernent l’humanité contemporaine.

Cette paix, si indispensable, est basée elle-même sur une philosophie de l’espoir. L’espoir est synonyme de pensée ouverte sur l’avenir. S’il pense, réfléchit, demande avis et conseil, gouverne, oriente, guide, instruit, décide et agit avec confiance, c’est qu’il a espoir que le peuple congolais vaincra ses majeures difficultés. Tel est Denis Sassou Nguesso, militaire, politique, stratège et philosophe de l’espoir.

Les êtres humains vivent leur vie. La paix, la confiance en soi – ce que les philosophes appellent « la certitude soi » – et l’espoir sont des valeurs qui ne passent pas. Elles amènent le changement, mais elles ne s’altèrent point.

Pour juillet 2009, tous les candidats, à ce qu’il me semble, sont expérimentés, valables, dévoués, compétents et patriotes. Mais, il y a ersatz et ersatz. Ainsi, toute élection, surtout une élection présidentielle, requiert pondération, jugement et choix motivé. La ré-élection du président Denis Sassou Nguesso, en ces temps durs dans le monde entier, serait encore le meilleur choix : un magnifique épithalame pour le Congo.

Prof. Théophile OBENGA.

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Nassimina Merii - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 19:01
[Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso : "Une semaine à Eilat pour acheter des armes"

par RIGOBERT OSSEBI

SASSOU NGUESSO : Une semaine à Eilat pour acheter des armes !

Il s’est bien déroulé un salon secret et « fantôme » de l’armement et de la sécurité du 26 février au 3 mars à Eilat en Israël. Exclusivement réservé au dictateur congolais, Denis Sassou NGuesso, et à un ministre algérien, leur présence en territoire hébreu était officiellement justifiée par une invitation au mariage de la petite fille de leur ami commun, Prosper Amouyal (« homme d’affaires franco-algérien, comme il aime à se faire appeler »). Le président israélien et Prix Nobel de la Paix 1994, Shimon Peres, était aussi de la partie. Pour bien montrer que sa présence à cette cérémonie était uniquement privée, il avait pris soin de prendre un vol commercial à classe unique économique de la compagnie Israir, au départ de Tel Aviv, accompagné seulement de cinq personnes pour rejoindre la cité balnéaire (voir article Jerusalem Post « Une leçon de démocratie et de respect du bien public pour Sassou NGuesso »).

Ce serait faire la pire insulte à ce vieux routier de la politique israélienne que d’affirmer qu’il n’était pas au courant que ces étrangers « illustres » étaient invités à ce mariage. Leur présence et leur rencontre à Eilat ne devaient rien au hasard et avaient été minutieusement préparées (et auscultées par le Mossad). L’industriel de la porcelaine et du cristal, Prosper Amouyal également proche d’Abdelaziz Bouteflika, a-t-il seulement servi de prétexte à cette surprenante assistance, ou bien a-t-il envisagé un développement de ses activités dans les domaines de la sécurité et de l’armement ?

A vrai dire pour cette dernière hypothèse le tyran de l’Alima, Denis Sassou NGuesso, n’avait nul besoin du marchand de vaisselle. Comploteur né, il disposait de l’imposant carnet d’adresses de sa complice et ministre Claudine Munari. Cette dernière, ainsi que Mireille Lissouba, entretenaient les meilleures relations avec les responsables des entreprises israéliennes qui s’étaient déployées sur le territoire congolais et particulièrement à Aubeville. Depuis 1998, après avoir réglé intégralement les vendeurs d’armes israéliens de Pascal Lissouba, Sassou NGuesso a veillé à entretenir avec eux de bons contacts. Pourtant sa sympathie naturelle et ses orientations politiques l’ont toujours porté à l’opposé de ces gens-là, vers les authentiques ennemis de l’enclave sioniste, vers ses associés du Hezbollah (à qui il a fourni des passeports diplomatiques congolais), vers l’Iran de Mahmoud Ahmadinejad, vers feu son frère Mouammar Kadhafi et Yasser Arafat ainsi que les terroristes de tous poils comme on a pu le voir dans « l’accident » du DC10 d’UTA parti de Brazzaville comme chacun le sait (1).

La bonne étoile de la mauvaise graine d’Edou a pourtant fait que, parmi les fournisseurs de notre « Professeur Tournesol » qu’il avait réglés, l’un d’eux en quittant l’Afrique est devenu le leader mondial de la sécurité d’infrastructures sensibles. Enorme business ! La réussite de cet officier supérieur de Tsahal (l’armée israélienne) ne manque pas de susciter des vocations chez ses anciens collègues qu’il encourage généreusement. Alors aux mêmes maux, les mêmes remèdes ; le dictateur congolais et le ministre algérien ont sans aucun doute trouvé à Eilat, les services et les matériels qu’ils étaient venus chercher… ! Ils auront ainsi de quoi faire face à toutes dégradations de la situation intérieure de leur pays dès que seront lancées les manœuvres et manipulations pour la conservation des régimes en place.

Abdelaziz Bouteflika, président de la République algérienne, envisage à 77 ans de « concourir » pour un nouveau mandat. Tant en Algérie qu’au Congo, les maintiens au pouvoir de Bouteflika et de Sassou NGuesso ne se feront pas sans heurt. C’est ainsi que l’idée a germé chez ces derniers que leur salut pourrait venir d’Israël ; la force de son renseignement intérieur et extérieur, la sécurité et la maîtrise de technologies nouvelles sont unanimement reconnues à l’Etat hébreu ! Restait à s’y rendre pour y faire son marché ! Quelques relations, des pétrodollars et le tour a été joué !

Outre l’hébergement dans le 5 étoiles Palace Herods d’Eilat, deux yachts de 60 mètres ont été mis à la disposition des invités de marque étrangers, pour leur permettre de négocier en toute discrétion et tranquillité. Le ministre algérien n’était escorté que de gardes du corps français. L’autocrate de l’Alima était accompagné d’une soixantaine de personnes débarquées de son avion, sans compter les émissaires qui l’avaient précédé, parmi lesquels figuraient Pierre Oba et des spécialistes de l’armement et du renseignement congolais. Rien à voir avec le mariage, aussi princier fut-il, qui s’était déroulé le 27 février dans le désert du Sinaï et avait nécessité près d’un mois de préparatifs. Pour la petite histoire Eran Schartzbard était le traiteur de l’évènement et Shimon Peres avait même officié au mariage religieux en prononçant la bénédiction de la Houpa (sous le dais nuptial). Caméras, appareils photos, smartphones ont été formellement proscrits.

A bientôt 91 ans, Shimon Peres est actuellement le chef d'État le plus âgé au monde. De quoi susciter la jalousie et la curiosité de Sassou NGuesso et du représentant de Bouteflika. On imagine aisément notre tireur à l’arme lourde du 16 décembre dernier à Brazzaville demander à son homologue israélien le nom du féticheur (même rabbin) qui lui a permis d’en arriver là.

Notre DAB (Distributeur Automatique de Billets) national s’est sûrement fait remarquer par un cadeau royal aux jeunes mariés ; sans aucun doute une grande enveloppe bourrée à craquer de billets de 500 euros. Mais peut-être aurait-il mieux fait de rapporter en Israël, à ses parents, la tête de l’instructeur israélien qui avait été découpée par les Cobras après le 5 juin 1997, mise dans le formol en trophée, puis des années après finalement enterrée dans la forêt de la Patte d’Oie à Brazzaville… !

Epilogue :

Denis Sassou NGuesso a quitté Israël le 3 mars. Dès le 4 mars, il a entamé une tournée, jusqu’au 13 mars, dans le Nord du pays. A Impfondo, il a retrouvé, outre Henri Djombo, Mamadou Dékamo et quelques autres. Il a rappelé à ses vieux amis qu’ils avaient « gagné la guerre » ensemble et qu’ils devaient à nouveau se serrer les coudes face aux gens du Sud qui veulent leur prendre le pouvoir. Après la Likouala, il ira à Owando chanter le même refrain.

Combien se laisseront prendre, une fois encore, à ce piège grossier ? Sassou NGuesso ne s’est pas trop étendu sur le « boom pétrolier » que le pays devrait connaître à partir de 2016. Il s’y produira alors de 700 à 800.000 barils/jours grâce aux gisements de Moho-Bilondo Nord de Total et de Nene du permis Marine XII d’ENI. Le Congo devrait alors ravir à la Guinée Equatoriale sa 3ème place des pays producteurs de pétrole de l’Afrique subsaharienne ? Combien voudront-encore tuer et se faire tuer pour Kiki et Coco ou se faire humilier par Juju ? Pas Marcel Ntsourou cette fois-ci, ni Okombi Salissa et de nombreux autres ! Même avec des armes et du matériel flambant neuf livrés par des Russes, des Chinois, des Nord-Coréens ou des Israéliens !

Rigobert OSSEBI

(1) Sassou NGuesso n’a jamais prononcé que le mot « accident » pour « l’attentat » du DC 10 d’UTA

L'un des avantages d'être un journaliste est d'apprendre à côtoyer et parfois serrer la main de dignitaires et de célébrités. Cela peut expliquer le fait que les journalistes sont moins excités que les autres membres du public quand des vedettes de l'actualité apparaissent soudainement dans leur orbite.

C'est ce qui s'est passé la semaine dernière lorsque la Reporter Santé et science du Jerusalem Post, Judy Siegel, s’était retrouvée parmi les passagers du jet Airbus de la compagnie Israir de l'aéroport Ben Gourion à Eilat. Siegel, qui se rendait à la station balnéaire du sud pour couvrir la conférence de la Société médicale de l'Association médicale d'Israël pour la prévention et la cessation du tabagisme, soupçonnait qu'il pourrait y avoir un passager VIP quand elle a vu les drapeaux nationaux à l'entrée de l'escalier menant à l'avion. Elle a également remarqué quand elle a embarqué, avec les membres de sa famille, que les deux premières rangées étaient vides.

Soudain, après que tout le monde ait embarqué, le passager VIP s'est présenté avec un petit cortège qui comprenait ses gardes du corps. Il n'était nul autre que le président Shimon Peres , qui allait à un événement privé à Eilat. Le président fit un signe aux autres passagers, qui l’ont applaudi. Certains ont même essayé de l'approcher, lui serrer la main et de lui parler, mais un des éléments de sécurité les gardaient à distance. Un garçon de sept ans a même utilisé l'excuse qu'il avait besoin d'utiliser les toilettes dans la partie avant de l'avion, mais les gardes du corps l'ont renvoyé à l’arrière.

Siegel - qui a rencontré Peres avant , ainsi que plusieurs de ses prédécesseurs et d'autres personnes de haut rang – l’a pris naturellement , mais la plupart des autres passagers étaient en extase. Beaucoup ont essayé de le photographier quand il est monté à bord, comme l'a fait Siegel, dans le cas d’un évènement qui arriverait en sa présence.

À la fin du vol de 38 minutes, on a demandé aux passagers de rester assis, mais comme c'est souvent le cas, tous dans l'avion se sont mis debout et ont dirigé leur smartphone ou appareil photo dans la direction du président, comme il s'apprêtait à débarquer et qu’il a souhaité à tous les passagers de bien s'amuser à Eilat. Siegel a été impressionné par le fait qu’avec ceux assis à l'avant, Peres avait ni demandé ni reçu de privilèges spéciaux, en effet, il s'agissait d'un avion d'une classe unique. Tout le monde a applaudi alors qu’ il a été emmené hors de l’appareil.

[Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso : "Une semaine à Eilat pour acheter des armes"
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 17:19
Tronçonnage des listes électorales au Congo de Sassou Nguesso

par Benjamin BILOMBOT BITADYS

Tribune libre

Les gesticulations et les tergiversations à coups de milliards de francs CFA auxquelles les populations du Congo-Brazzaville assistent depuis quelques années dans l’organisation des élections ne sont, à bien des égards, pas du tout drôles. Au contraire, elles sont dramatiques. Surtout, lorsqu’elles reçoivent le feu vert des formations politiques dont les leaders prônent, en théorie, l’alternance mais espèrent, en pratique, le statu quo. Dans l’esprit des Brice Parfait Kolélas, Hellot Mampouya, le changement ce n’est « ni maintenant ni demain. »

L’échappée solitaire de Sassou, du PCT et des épigones du « chemin d’avenir » à l’occasion des opérations post-électorales illustre le mot du général Mac Mahon prononcé à Malakoff lors de la guerre de Crimée en 1855 : « J’y suis. J’y reste ». La suite se décline généralement comme ceci : « J’y reste et j’y laisse ma peau ».

Aussi pour éviter des déconvenues, nos apprentis sorciers se livrent à des tripatouillages des listes électorales et au braconnage du découpage électoral. De ce point de vue, il y a bien longtemps que Sassou Nguesso, le PCT et les partis de la majorité présidentielle, avaient déjà perdu l’estime des populations du Congo-Brazzaville qui procèdent, à chaque scrutin, par la grève des urnes. Elles votent avec leurs pieds (le pied, un membre qui a aussi pour cible le cul des autocrates). Une belle façon de leur rendre la monnaie de la pièce de la démocratie.

Le nouveau corps électoral congolais

On savait que la démographie n’était pas une science exacte. On le sait encore plus quand cette science laisse peu de chance au contrôle méthodologique. Voici ce que la fabrique du corps électoral au Congo donne quand la science se fait sans conscience par ceux que Jean-Paul Sartre aurait appelé des « chiens » si l’auteur de « La Nausée », des « Mouches » et des « Mains sales » les avaient croisés :

- Département du Kouilou : 30.217 électeurs en 2014 contre 45.977, en 2007,
- Département du Niari : 96.231 électeurs en 2014 contre 115.635 en 2007,
- Département du Pool : 92.824 électeurs en 2014 contre 118.297 en 2007,
- Département de la Bouenza : 112.894 électeurs en 2014 contre 154.536 en 2007,
- Département de la Likouala : 121.881 électeurs en 2014 contre 77.057 en 2007,
- Département de la Cuvette : 121.213 électeurs en 2014 contre 78.022 en 2007,
- Département de la Sangha : 60.622 électeurs en 2014 contre 42.869 en 2007,
- Département de la Cuvette-Ouest : 44.412 électeurs en 2014 contre 36.499 en 2007,
- Département des Plateaux : 116.913 électeurs en 2014 contre 87.295 en 2007. (Source : Meraf Ossebi in zenga-mambu .com)

Ça se passe de commentaires

Bref : le Nord est plus peuplé que le Sud. C’est la nouvelle géographie que le Chemin d’Avenir nous impose. En l’espace de sept ans la population du secteur de L’Alima a proliféré comme des mouches.
En vérité cette distribution méthodologiquement orientée "septentrion" est conçue en fonction d’un syllogisme : comme le Nord vote comme un seul homme pour le candidat Sassou, comme Sassou est le seul candidat déclaré du Nord, donc Sassou succédera à lui-même en 2016.

Ça donne la nausée

Même si la guerre a fait des ravages dans le Pool, la Cuvette (vaste étendue forestière) ne peut pas battre à plate couture la région qui abrite la capitale Brazzaville, ni celle qui porte la capitale économique (Le Kouilou) ou encore le Niari et la Bouenza qui logent Dolisie. C’est un truisme de dire que ce tableau sent la manipulation à cent kilomètres à la ronde. D’où vient-il que la Cuvette ait gagné plus de 50.000 habitants en sept ans ? La Likouala avec ses 121.881 en 2014 contre 77.057 en 2007 a-t-elle bénéficié de l’octroi de la nationalité congolaise aux réfugiés rwandais ? Or le syndrome « yaka noki noki » ayant fonctionné dès l’aube de l’ère Ngouabi, le moins qu’on puisse dire c’est que le Nord illustre logiquement un vide démographique abyssal. En somme, dans ce tableau, l’exode rural dont sont coutumières les sociétés désindustrialisées du Nord est un indicateur qui joue en faveur de la densité démographique. Inouï non ? Chronique d’une escroquerie électorale annoncée, cette nouvelle distribution est également l’avant-propos d’une augmentation des tensions politiques sur fond de révision constitutionnelle en 2016.

Sassou pense à son avenir

Denis Sassou Nguesso souffre de voir son mandat à la tête du Congo-Brazzaville s’achever en 2016. Lorsque l’on pose la question à Sassou Nguesso : « Allez-vous vous représenter en 2016 ? », le silence est d’or. A deux ans des échéances présidentielles, aucun candidat du PCT n’a été désigné pour succéder à Sassou. La question est dans tous les esprits des adhérents de cette chapelle politique. D’où les velléités de modification de la Constitution de 2002 prêtées au locataire de Mpila. Si, Sassou Nguesso et les épigones du « chemin d’avenir » ratent leur passage en force, le Congo-Brazzaville sera un modèle pour les autres pays d’Afrique. Sassou Nguesso qui a les mains sales en a conscience. La modification de la Constitution qu’il souhaite proposer au Parlement est une réponse à l’angoisse qu’il a de terminer son deuxième et dernier septennat à la tête du Congo-Brazzaville et de répondre devant la justice internationale des chefs d’accusation sur les disparus du Beach et les biens mal acquis (BMA). Faute de sursaut populaire, à l’exemple de l’Ukraine, le Congo-Brazzaville sera devenu un contre-modèle des pays africains épris de justice, de liberté, d’alternance et de démocratie.

Benjamin BILOMBOT BITADYS.

Notre commentaire

Même l'opposition à Sassou, autoproclamée " républicaine " (sic), s'étonne des tripatouillages du recensement administratif par ce dernier. Ainsi M. Tsaty Mabiala de l'UPADS fait observer ce qui suit :

« Plutôt que de faire mieux que ce qui a été réalisé en 1997 et qui n’a donné lieu à aucune contestation technique, le Recensement administratif spécial de 2013 ne permet pas d’atteindre l’objectif principal de cette opération, à savoir : l’établissement des listes électorales fiables, crédibles et incontestables qui garantissent la maîtrise du corps électoral.

Au contraire, le Recensement administratif spécial 2013 risque d’être une source de conflit, car comment expliquer que le district d’Enyelé, par exemple, ait 28.012 électeurs, pour une population, en 2007, de 21.193 habitants ? En réalité, pour atteindre ce corps électoral, en 2013, Enyélé doit avoir entre 52.000 et 58.000 habitants.

Le district de Liranga présente un corps électoral de 17.139 électeurs, pour une population, en 2007, de 11.287 habitants. Alors que ce corps électoral correspondrait à une population de 34.278 habitants. Enyélé et Liranga, pour ne citer que ces districts, auraient alors, en six ans, plus que doublé leur population. Et c’est curieusement le cas de bien d’autres districts et départements qui sont listés sur notre grille de lecture.

Comment comprendre que les départements de la Cuvette et de la Likouala, avec une population totale, en 2007, de 156.044 habitants, pour le premier et 154.115 habitants, pour le second, aient, en 2013, un corps électoral de 121.213 dans le département de la Cuvette correspondant à une population d’environ 242.000 habitants et 121.881 électeurs, pour le département de la Likouala correspondant à une population d’environ 243.000 habitants, six ans après le recensement général de la population et de l’habitat de 2007».

(Extrait Mwinda)

Tronçonnage des listes électorales au Congo de Sassou Nguesso
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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT