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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:40
(Congo-Brazzaville) Fusillade d'Owando : Le Congo pris la main dans le sac ?

par Langangui -

Le Congo, en bon apprenti sorcier jouerait-t-il, et dans quel but, un double jeu en offrant refuge aux criminels de la RDC ? C'est la question que l'on est en droit de se poser après les révélations des autorités de la RDC suite aux affrontements sanglants de ce week-end à Owando.

L'entourloupe de Sassou mise à nu ?

En effet, depuis hier soir, ces évènements semblent prendre une autre tournure.

On s'en était tenu jusque-là à la version des autorités congolaises : à l'aube de ce samedi 10 mai, la police congolaise menait dans cette ville située à près de 500 Km de la capitale une opération destinée à démanteler un gang suspecté d’avoir auparavant commis des viols, des braquages et des vols.

Cependant, l’opération aurait mal tourné et les présumés bandits se seraient défendus, tuant à l’arme blanche deux officiers et un (ou deux) sous-officier de la police congolaise et blessant de nombreux autre policiers.

Le gang, qui déplorerait quatre ou cinq morts aurait pris la fuite vers Obouya situé à 60 km d'Owando emportant avec lui quelques armes, après avoir braqué en route un véhicule à bord duquel circulaient des Chinois. Un bilan de 11 morts et 10 blessés au total. (lire notre article par ailleurs)

Or, qu’apprend-on du porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende ?

Que parmi les assaillants se trouvait Udjani Mangbama, un criminel recherché par la RDC censé être en prison au Congo...

Udjani Mangbama, surnommé en 2009 Idi Ami Dada est un chef rebelle Enyele qui a semé la terreur dans la province de l’Equateur dans le nord-est de la RDC fin 2009.

Udjani Mangbama avait pris la tête de la communauté Enyele qui se battait pour des étangs piscicoles. Quand l’armée congolaise avait voulu s’interposer les Enyele ont résisté et les combats se sont soldés par une centaine de morts. Acculé par l’armée, Udjani Mangbama s’était réfugié en 2010 au Congo Brazzaville. Jusqu’à ce samedi 10 mai 2014…

D’où les questions de Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la RDC, lequel retourne le couteau dans la plaie des autorités de Brazzaville :

«Les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison».

«Force est de considérer que même à Owando il aurait pu être en prison. Mais les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison. Puisque c’était une villa tout à fait normale que les policiers ont assiégé», a regretté le porte-parole du gouvernement avant de continuer :

«S’il était en prison, je ne vois pas de policiers du Congo-Brazzaville assiéger un établissement de détention de leur pays. Donc c’est quelqu’un qui vivait en liberté».

Pour Mende, «c’est tout à fait regrettable qu’en dépit de tout ce qu’on nous disait, ce monsieur n’était pas en détention».

«Et on se rend compte qu’il était un homme dangereux après qu’il ait tué quatre policiers du Congo Brazzaville, le pays qui lui avait donné asile contre notre avis. Je pense qu’à l’avenir on peut épargner à l’Afrique de telles fins», a-t-il poursuivi.

On attend que Brazzaville démente : par exemple en disant qu’il ne s’agissait pas de Udjani Mangbama mais de son jumeau. Ou bien que ce rebelle s’était évadé de prison…

Quoiqu'il en soit, des policiers congolais (dont un officier qui, semble-t-il, venait de prendre son poste dans la localité il y a quelques jours à peine) seront morts à cause de la turpitude des autorités politiques. Mais ça, ce n'est pas grave, le Congo est riche aux as, le palais indemnisera les ayant droits et on passera à autre chose, le peuple a été habitué à considérer que les peines du coeur font moins mal que les peines du portefeuille, la théorie a été assimilée sur la rive droite du fleuve Congo. Ebonga ebonga té, toujours meilleur ! (Que cela marche ou pas, c'est toujours meilleur !)

NOTRE COMMENTAIRE :

Drôle de coïncidence ! Cela avait commencé le 10 mai 1997 à Owando avant qie la guerre n'envahisse Brazzaville et tout le sud Congo par la suite, particulièrement la région du Pool. Il y eut des morts... comme cette fois-ci. Est-ce le signe avant-coureur?

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:36
(Congo-Brazzaville) La diaspora congolaise pour le changement de Constitution !

par Moléki nzéla -

L’opération « Sassou doit mourir au pouvoir », maquillée sous l’appellation « débat sur le changement de Constitution », poursuit son petit bonhomme de chemin.

Après un départ sur les chapeaux de roue dans le département du Niari avec l’inénarrable Pierre Mabiala, un homme dont les réels talents de griot et d’acteur comique étaient jusque-là méconnus, la caravane a fait escale dans la Sangha, la Likouala, la Bouenza et dans la Lekoumou.

Partout, le spectacle proposé s’est déroulé, à une exception près, sans fausse note. Il faut dire qu’il a été écrit et exécuté par des professionnels de la propagande politique. Le numéro le plus applaudi se décline en un discours conçu dans les officines de Talangaï et d’Oyo, que doit réciter mezza voce, sous la dictée, un porte-parole des « sages » sélectionné par le pouvoir dans les différents départements.

Voici les termes de ce discours : « La constitution actuelle n’est plus à même de favoriser l’éclosion de la Démocratie et de l’Etat de Droit en République du Congo. La loi fondamentale actuelle a fait son temps et a subi l’usure du temps. D’où il faut la changer après consultation du peuple congolais, en tant que souverain primaire ».

Le pouvoir a, bien entendu, pris soin de demander auxdits « sages » de répéter sur tous les tons qu’ils « expriment la volonté des populations » de leur département.

Pourtant, malgré un scénario bien huilé le cirque Sassou a tout de même déploré un couac, révélé par notre confrère « La Semaine africaine » lequel, visiblement pas dans la confidence, avait vendu la mèche : dans le Niari, explique le journal catholique, les doléances exprimées par les populations au chef de l’Etat ne concernaient en rien le changement de Constitution (lire ici) ; ce sont les amis de Sassou eux-mêmes qui avaient, comme des grands, inscrit ce sujet à l'ordre du jour, en faisant croire que telle était la volonté des populations locales. En d'autres termes, la belle histoire des " sages " vociférant au changement de Constitution ne releverait que de leur invention et ne serait que pure manipulation.

Le (mauvais) pli étant pris, il reste que les départements du Pool, du Kouilou, des Plateaux, bref tous les départements du Congo, sous peine d’apparaître comme des ennemis de la paix se croient à présent obligés, malgré eux, de prendre part à ce cirque ambulant financé et piloté depuis la présidence de la République via le PCT. Une pantomime censée donner toute légitimité à l’autre « débat » prévu au niveau des partis inféodés au régime dont il est prévu qu’il doit succéder à la sortie des pseudo sages des départements du Congo.

Et, puisqu’il s’agit moins de se prononcer sur la nécessité de changement du texte constitutionnel que de participer à une opération décidée de longue date depuis les rives de l’Alima, et au terme de laquelle Sassou doit mourir au pouvoir, les sages de la diaspora congolaise en France, par notre voix embouchent la trompette et décident eux aussi que le changement de Constitution s’avère impératif. Paix oblige et... histoire pour nous aussi de prendre place autour de la mangeoire nationale, sans compter qu'il s'agit, comme tout le monde, de gagner au passage de l’argent sans nous fatiguer.

En conséquence, nous disons nous aussi : « La constitution actuelle n’est plus à même de favoriser l’éclosion de la Démocratie et de l’Etat de Droit en République du Congo. La loi fondamentale actuelle a fait son temps et a subi l’usure du temps. D’où il faut la changer après consultation du peuple congolais, en tant que souverain primaire ».

Bien entendu, il va sans dire que nous nous exprimons au nom des Congolais de France. Mieux même : au nom des Congolais du reste de l'univers...

Après ça, il ne nous restera plus, les uns et les autres, qu’à surveiller nos comptes en banque pour voir quand et à quel niveau gonfleront-ils. Ebonga ebonga té, toujours meilleur !

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Vox populi : Nguesso santo subito

(Extrait de mwindapress)

(Congo-Brazzaville) La diaspora congolaise pour le changement de Constitution !
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Moleki Nzela - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:31
Congo-Brazzaville : Despotisme et chantage : Denis Sassou Nguesso plus « couillon » que ses cons ?

L’obsession du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso de modifier la constitution du 20 janvier 2002, le conduit depuis plusieurs mois à faire du chantage à ses valets qui, pour être chacun rassuré d’un poste ou des miettes de mie de pain qu’il leur distribue après avoir donné le gros lot à ceux de son clan, devraient se mettre au galop de spectacles du con le plus idiot et le plus comique.

Dans ce spectacle des « cons » de Denis Sassou Nguesso dont la longue liste ne nous permet pas d’énumérer toutes les actions déjà réalisées sur le terrain, nous pouvons citer :

1- La demande il y a quelques mois du président de son parlement godillot, Justin Koumba qui, dans un discours au nom des sages du Niari suppliait son chef de modifier la constitution.

2- L’organisation d’un meeting par un de ses ministres que certaines indiscrétions soupçonnent être un de ses multiples plaisirs masculins, Pierre Mabiala qui, au nom de chef de miliciens cocoyes, priait son chef et partenaire de modifier la constitution

3- La rédaction le 05 mai dernier à Sibiti d’un discours par un de ses ministres que certaines sources disent bénéficier de la confiance du dictateur par le simple fait d’une imagination de vertus fétichistes que procureraient des albinos. Ce discours lu par un certain chef des notables de la Lékoumou, était écrit sur du papier portant clairement des logos et initiales du ministère des télécommunications à la charge de Thierry Moungala.

Dans ce jeu compétitif des cons pour le plus idiot et comique que les autres, le dictateur Denis Sassou Nguesso finit par être le plus « couillon » que ses cons couillonnent avec plaisir.

Entre la demande d’un président de parlement au chef de l’exécutif qu’il est censé contrôler de modifier la constitution, la demande d’un ministre de gouvernement à son chef, au nom d’une milice armée de modifier la constitution, et la demande par un imaginaire chef notable de modification de la constitution à travers un discours écrit sur du papier portant des initiales d’un ministère, l’on se pose vraiment la question de savoir si l’obsession du dictateur Denis Sassou Nguesso de mourir au pouvoir, ne met pas de plus en plus en évidence, des soupçons pour soucis de manque de réflexes intellectuels ou d’analyses dans ses pensées.

A qui le général d’armées Denis Sassou Nguesso pourrait-il faire comprendre que le Congo est un pays démocratique et en paix ?

Est-il vraiment conscient d’être couillonné par ses valets dont il croit faire usage comme de petits « cons » ?

De vieux observateurs et connaisseurs de la vie politique congolaise et du parcours politique du dictateur despote se rappelleront certainement que ce n’est pas pour la première que le général d’armées faussement reconverti en homme politique, fait l’objet d’abus de la part de ses valets.

Lors de la campagne présidentielle de 1992, qui avait démocratiquement porté le professeur Pascal Lissouba au pouvoir, monsieur Kissoussou Mboumba, un des valets du candidat du PCT, n’hésitait pas en pleins meetings de demander aux spectateurs de voter pour le PCT, alors qu’il leur présentait ses trois doigts symbolisant les trois palmiers, logo du parti adverse.

Les mêmes spectacles se produisant 22 années après pour un même réalisateur avec des acteurs différents et plus jeunes, pourrait-on considérer que des valets que Denis Sassou Nguesso utilise comme des cons, le considèrent en retour comme un vrai « couillon » qu’ils peuvent couillonner à volonté ?

De toute évidence, le seul acte par lequel Denis Sassou Nguesso montrerait sa grandeur et son intelligence, est le départ sans condition du pouvoir, comme le vaillant peuple congolais le lui conseille gratuitement.

Tant pis pour lui, s’il préfère se rapetisser et faire le choix suicidaire d’affronter la colère de notre peuple meurtri. Il le regretterait tout le reste de ses jours sur cette terre et laisserait son clan dans une situation plus que chaotique.

http://mccdcongo.com/despotisme-et-chantage-denis-sassou-nguesso-plus-couillon-que-ses-cons

MCCD : La Voix du Peuple Libre

www.mccdcongo.com

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 18:17
Congo/Centrafrique : le coup de massue d’Abdoulaye Wade à la diplomatie hasardeuse de Denis Sassou Nguesso

by Officiel Brazzanews -

Dans une interview accordée le 26 avril 2014 au journal « Jeune Afrique », l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, a décidé de passer à la vitesse supérieure en donnant un dernier coup de massue à la diplomatie hasardeuse du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso.

En effet, comme le savaient déjà de nombreuses sources diplomatiques, l’ancien président sénégalais, dans la quête d’une reconnaissance et d’une action diplomatique continentale, a longtemps souhaité jouer le rôle de médiateur dans le conflit centrafricain, déclassant directement l’autoproclamé médiateur et à la fois pyromane dans ce conflit.

Voilà ce que l’infatigable politique « Gorgui » (« le vieux » en Wolof) déclarait au micro du journaliste de jeune Afrique, Remi Carayol, « Si on me demande de réconcilier le peuple centrafricain dans ses différentes composantes ethniques et religieuses, je suis prêt à y aller. Mais il me faut le soutien de la France ».

Aurait-on vraiment besoin d’une agrégation en analyse politique et diplomatie internationale pour comprendre ce que veut exactement dire Gorgui ?

Ceux des partisans du dictateur et même certains journalistes griots et légers en analyses politiques qui racontaient que Sassou avait remporté sa compétition contre Idris Deby Itno, en ayant imposé madame Catherine Panza Samba à la tête de la Centrafrique avaient faussement tiré trop vite des conclusions.

Il est clair que le dictateur congolais n’a jamais imposé personne. Sauf qu’il joue au jeu d’équilibriste lui valant justement le nom de pyromane et pompier.

Un médiateur qui n’a jamais organisé une seule réunion chez lui et entouré des représentants des parties en conflit. C’est seulement dans la diplomatie du dictateur congolais que l’on peut assister à ce genre de médiation.

Sassou a brillamment échoué en Centrafrique. Des millions d’euros distribués inutilement aux différents acteurs centrafricains, alors que le peuple congolais souffre. Quelle méchanceté !

Selon nos sources diplomatiques, l’action du vieux wolof serait soutenue par de nombreux chefs d’Etat africains, dont l’Angolais Dos Santos, le Tchadien Idris Deby Itno qui s’étaient vus à Luanda il y a quelques semaines sans Sassou Nguesso bien qu’il ait été annoncé avant.

Le dictateur congolais serait même boudé par son envoyé en Centrafrique, le général jean Marie Michel Mokoko, dont il a perdu tout contrôle. C’est ce qui justifierait le fait que Michel Mokoko refuse de rentrer à Brazzaville rendre compte à son chef.

Saluant et soutenant l’action du Gorgui Abdoulaye Wade, le Noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, souhaite que cette médiation apporte enfin la paix et la sécurité dans ce pays frère, longtemps victime de ses voisins irresponsables et inhumains tel Denis Sassou Nguesso.

MCCD

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:07
(Congo-Brazzaville) La OYOCRATIE s'accapare de tout

by officiel Brazzanews -

Le ministre Mabiala Pierre et le conseiller départemental du kouilou ,Abel Massengo , se dechirent -

Dans l’édition 3063 du 1er février 2011, en page 7, La Semaine Africaine révélait une affaire foncière dont est victime, depuis novembre 2009, à Pointe-Noire, l’ancien député, aujourd’hui conseiller départemental et municipal de Brazzaville, Abel Massengo. Propriétaire, depuis plus de 28 ans, d’un terrain de 1.802,08m2, à la section 1, au centre-ville de Pointe-Noire, sur lequel sont bâtis des entrepôts et des habitations, Abel Massengo se retrouve en contentieux, depuis mai 2011, avec le ministre des affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, qui a fait occuper sa propriété.

Ses multiples démarches pour récupérer sa propriété étant vaines, il entend, maintenant, saisir la justice.

Selon Abel Massengo, à partir de 2009, c’était la direction départementale de la D.c.l.ba (Direction centrale des logements et bâtiments de l’Etat) à Pointe-Noire qui revendiquait sa propriété, sans pouvoir en justifier l’appartenance juridique. Après une longue période où l’ancien député a défendu sa propriété contre la D.c.e.l.ba, le ministre Pierre Mabiala est monté au créneau pour récupérer le dossier. Depuis, il a fait occuper cette propriété par un des hauts cadres de son département ministériel.

Le seul document juridique sur lequel le ministre des affaires foncières s’appuie pour en revendiquer la propriété, c’est un arrêté conjoint daté du 31 mai 2011 qui porte sa signature seule. Le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, à l’époque, ne l’avait pas co-signé. Et pour cause, ses services avaient découvert que ladite propriété n’appartient pas à l’Etat. «Cependant, consécutivement à l’acte de vente du directeur du cadastre de Pointe-Noire en date du 12 septembre 2003, le titre foncier n°8141 a été délivré à Monsieur Massengo Abel sur le même terrain, objet du projet d’arrêté de transfert de propriété», avait, honnêtement, reconnu le ministre Gilbert Ondongo, qui fait ainsi preuve d’homme d’Etat respectueux des droits de ses concitoyens. De même, dans sa missive au ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, en date du 4 juillet 2013, Bernard Tchibambelela, ministre de la pêche et de l’aquaculture, écrit: «En 1992, après la faillite de la Sonacem, le syndic liquidateur ayant constaté que Monsieur Massengo Abel avait des créances dans la société du fait des travaux effectués pour le compte de ladite société, le compensa en affectant le hangar et le bâtiment annexe appartenant à ladite société à ce dernier. C’est à l’issue de cela que Monsieur Massengo Abel devint propriétaire».

Dans une fiche technique au ministre de la pêche, M. Aman Mboussa, agent à la direction départementale de la pêche et de l’aquaculture du Kouilou, conclut, pour le compte d’une enquête syndicale: «Avant de vendre ces immeubles à l’Etat congolais, le syndic liquidateur de la Sicape a procédé à la vente aux enchères publiques du hangar. L’achat a été effectué par Monsieur Kazi qui, par la suite, l’a revendu à la société Sonagem, en 1992. Monsieur Massengo Abel, opérateur économique ayant effectué des travaux pour le compte de la Sonagem, devenait créancier de cette société. Acceptant la compensation entre cette créance et le coût du hangar acheté à Monsieur Kazi, c’est à ce moment que Monsieur Massengo devient propriétaire de ce hangar et de la construction de l’annexe».

Bref, deux ministres du même gouvernement et un syndicat reconnaissent la propriété d’Abel Massengo. S’il y a une cohésion gouvernementale, pourquoi le ministre Pierre Mabiala persiste-t-il dans sa logique incompréhensible de vouloir ravir à l’ancien député, sa propriété immobilière?
Depuis le 12 décembre 2011, l’un des deux locataires en contrat avec le propriétaire a été contraint de quitter les lieux. Le deuxième a été obligé, par les services du Ministère des affaires foncières et du domaine public, de verser le loyer au trésor public et non plus à M. Massengo. La commission nationale de lutte anti-corruption a investigué sur cette affaire. Abel Massengo a été entendu sur procès-verbal. Les investigations de la commission anti-corruption ont abouti à la conclusion que le domaine n’appartient pas à l’Etat, mais bien à M. Abel Massengo. Selon son enquête sur le loyer, ce dernier découvre qu’il y a seulement 4 mois de loyer qui ont été versés au trésor, sur les 17 mois depuis la prise de cette décision. Il a saisi la commission anti-corruption qui, à son tour, a demandé au secrétaire général de la présidence de la République, pour que cette affaire de loyer soit tirée au clair.

Une mission conduite par le directeur de la D.c.l.ba Brazzaville a été envoyée à Pointe-Noire, pour, entre autres, regarder le litige entre le Ministère des affaires foncières et Abel Massengo. Pendant ce temps, ce dernier, pour rentrer dans ses droits, a saisi le tribunal de commerce de Pointe-Noire, pour une ordonnance qui sera rendue, en attendant l’enquête administrative du secrétariat général de la présidence de la République. Par ailleurs, il se réserve la possibilité de saisir la justice quant au fond, sur cette affaire qui lui prive, depuis cinq ans, de jouir de son bien immobilier.

AVEC LA SEMAINEAFRICAINE

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La semaine Africaine - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:25
(Congo-Brazzaville) 0 ans après, Sassou, Bouya et Oba, nous auraient-ils rejoué l’arnaque des avions renifleurs avec ASPERBAS ?

par Rigobert Ossebi -

ASPERBAS est une société brésilienne qui était d’abord spécialisée dans la fabrication de tuyaux pour l’irrigation. Puis elle a évolué dans la construction de bâtiments industriels en s’internationalisant principalement en Afrique ; d’abord en Angola, puis au Congo Brazzaville. Dans notre pays, elle s’est vue confier dans la périphérie nord de Brazzaville, à 40km de la nationale N°2, la réalisation de la zone industrielle et commerciale de Maloukou. Cette zone de 16 usines devrait être construite pour un très modique montant de 500 millions de dollars et terminée en 2014 (5 usines seulement ont été livrées en février 2014).

Le sponsor d’ASPERBAS au Congo, dans le sens saoudien du terme, est Maxime Gandzion. On sait également que ce dernier apparait dans l’affaire des cargaisons de pétrole accordées à GUNVOR par son beau-neveu Kiki, (chef du clan des Mapapa), véritable patron de la SNPC et propriétaire de droit divin du pétrole congolais. Or il se trouvait que ce contrat obligeait le Trader russe à un préfinancement de 500 millions de dollars (c’est-à-dire que Gunvor avait versé à SNPC-Kiki 500 millions de dollars en acompte).

Ce qui est absolument curieux, c’est que la Banque BNP Paribas de Genève qui domiciliait cette opération de près de 2 milliards de dollars, avait affirmé aux enquêteurs et journalistes que ce préfinancement était destiné au partenaire brésilien en charge de la construction d’une zone industrielle au Congo : ASPERBAS. Ainsi donc, ce bien heureux fournisseur lusophone du Congo aurait reçu en 2010 la couverture totale des travaux qu’il allait réaliser au Congo ( et qui ne sont pas encore terminés !). La Justice suisse a 10 ans pour statuer sur cette affaire. Il est bien connu que les Suisses prennent leur temps et réalisent les meilleures montres. Encore un peu de patience et nous saurons tout de ce montage des « Mapapa » !

La plupart de nos lecteurs n’étaient pas nés, lorsque l’affaire des avions renifleurs avaient éclaté en France. Révélée par le Canard Enchainé en 1983, c’est une escroquerie politico-financière qui s’était déroulée entre 1975 et 1979 au détriment de la société ELF. Deux personnages Aldo Bonassoli, un agriculteur italien autodidacte et Alain De Villegas, un aristocrate belge, sont à l’origine d’une pseudo-invention et d’un appareil censé restituer sur un écran la composition du sous-sol. Embarqué dans un avion, ce système, devait déterminer l’emplacement de gisements de pétrole. Au total, 100 milliards de FCFA, furent engagés à l’époque (700 à 800 millions d’euros d’aujourd’hui). (Pour en savoir plus http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_avions_renifleurs ).

Curieusement la société brésilienne spécialisée dans les tuyaux d’irrigation et de bâtiments industriels s’est vue confier, par notre tout puissant et imposant Bouya national, un projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique pour un montant de 200 millions de dollars (100 milliards de FCFA).

« La cérémonie de lancement du projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique s’était déroulée le 1er août 2012 à Brazzaville, sous le patronage du ministre des mines et de la géologie, Pierre OBA, en présence de ses collègues Raphaël LOEMBA, des hydrocarbures, Raymond Zéphirin MBOULOU, de l’intérieur et de la décentralisation, Bruno Jean Richard ITOUA, de la recherche scientifique, du ministre délégué, délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA et des responsables de la société brésilienne ASPERBRAS en charge de la mise en œuvre du projet.

ll s’inscrit dans la perspective de la réforme du secteur minier et du développement durable, afin de concilier les opportunités économiques de l’exploitation minière à celles de la création d’emplois.

Le projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique qui va être réalisé par la Société ASPERBRAS, comprend huit volets, à savoir : la géophysique aéroportée avec 4 aéronefs dont 3 sont déjà opérationnels ; la cartographie géologique avec une production des cartes couleur aux échelles de 1/ 200 000 à 1/100 000 ainsi que des cartes de synthèse régionales à 1/ 500 000 ; l’inventaire minier et prospection des ressources minérales et des matériaux ; la mise en place d’un système d’information géologique et minière qui constitue le support organisationnel de l’ensemble des données compilées et acquises dans le cadre de ce projet ; la reconstitution du fonds documentaire du Ministère des mines et de la géologie ; l’achèvement des travaux de construction du laboratoire de Litholamélage et d’une chaîne de broyage des échantillons de roches au sein du CRGM (centre de recherche en géologie minérale) à Djiri ; la formation et le transfert des compétences ; l’acquisition des équipements technologique du CRGM et du BEEC »

Pour nous rassurer sur tout ce bla-bla destiné à étoffer une proposition curieuse (comme « la reconstitution du fonds documentaire du Ministère…. ; l’achèvement des travaux de construction du laboratoire de Litholamélage…… »), sur le site des Grands Travaux, on peut lire : « Le projet sera réalisé à hauteur de deux cents millions (200.000.000) de dollars, pour un délai d’exécution estimé à douze (12) mois. Il sera suivi et contrôlé par un ingénieur Conseil. » (sic)

Sans mettre cette affaire au même niveau que l’escroquerie « des avions renifleurs », nous étions quelques-uns à être effarés par la légèreté des sieurs Bouya, Oba et Sassou pour avoir confié, pour un montant pharamineux et pour une prétendue technique de géophysique aéroportée, pareille étude à une société (ASPERBAS) qui n’est pas du tout réputée en la matière…. !

Il y a quelques jours, on apprenait que le Tchad avait attribué la réalisation d’un inventaire minier au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique national français. Le projet, d’un montant total de 20,6 millions d’euros, porte sur les régions du Wadi Fira et de l’Enedi dans l’est du pays. Il devrait durer trois ans et demi. (BRGM en matière de recherche minière c’est du sérieux, force est de le reconnaître… !)

Dans son communiqué, le BRGM souligne que ce projet répond au désir du gouvernement tchadien de « disposer de données géologiques fiables et de relancer les activités géologiques et minières dans le pays« . En effet, « le sous-sol du Tchad, dont la géologie et le patrimoine minéral sont encore en grande partie méconnus, constitue un potentiel important », poursuit l’établissement public, placé sous la tutelle des ministères français de l’Économie et de l’Énergie. La nouvelle mission du BRGM permettra au pays « d’acquérir une bonne connaissance du sous-sol du territoire national et de pouvoir, dans un proche avenir, proposer des cibles aux investisseurs privés ou institutionnels« , à qui il reviendra par la suite de faire l’évaluation et d’assurer le développement de ces ressources.

Le Tchad qui figure pourtant parmi les pays les plus corrompus au monde, sur ce dossier d’études géologiques, semble nous faire passer pour des irresponsables, tout au moins les signataires de ce curieux et couteux contrat !

ASPERBAS a normalement terminé son travail qui devait durer un an et qui a coûté 100 milliards de FCFA. Celui du BRGM au Tchad va coûter 26 milliards de FCFA pour durer trois ans et demi. Mais comparons ce qui est comparable. Pour cela, il serait intéressant que les sieurs Bouya, Oba et Sassou nous montrent un peu à quoi ont réellement servis les 100 milliards donnés aux Brésiliens et qu’ils nous rassurent bien que ce n’est pas la farce des avions renifleurs qui nous a été jouée trente années après… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) 0 ans après, Sassou, Bouya et Oba, nous auraient-ils rejoué l’arnaque des avions renifleurs avec ASPERBAS ?
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:16
(Congo-Brazzaville) Volte-face du Pasteur et Chef-Cobra Willy Nguesso

Par RIGOBERT OSSEBI -

Sassou-et-l'épouse-pasteur-de-son-neveu-le-pilleur-de-Socotram

Willy César Nguesso, au début de cette année, était on ne plus franc lorsqu’il avait affirmé vouloir mettre la clef sous la porte du « Club 2002 » et ainsi être le premier à quitter le navire de la dictature familiale. Fallait-il croire également à sa « révélation divine » qui lui fit entendre l’appel de Dieu et embrasser sa nouvelle mission de Pasteur ? Mieux vaut tout de même rester prudent… !

Toujours est-il que son jet d’éponge avait été très mal ressenti dans le « clan des Siciliens d’Oyo ». Willy César avait, pour ce dernier, tout l’air d’un Brutus prêt à poignarder son père adoptif. La famille avait fait bloc face à la « tentation de Venise » d’un de ses maillons forts. Son envie de changer de vie, de passer à autre chose, alors qu’il était repu d’une bonne vingtaine d’années de prédation, ne pouvait en aucun cas être acceptée par l’ensemble d’un gang familial encore affamé.

« Si tu avances on te suit, si tu t’arrêtes on te pointe et si tu recules on t’abat ». Ce vieux serment révolutionnaire marxiste est toujours d’actualité dans les réunions et conseils familiaux. Willy en était maintenant devenu la cible, la bête noire. Restait à savoir qui appuierait sur la gâchette… ! Il est des pactes que l’on ne peut rompre : les liens criminels et mafieux unissent leurs membres à jamais. Contraint et forcé, le nouveau Pasteur et toujours patron de la Socotram, à plus de 50 millions de FCFA de salaire net mensuel, fit machine arrière toute pour se remettre dans le rang serré des Nguesso en faveur d’une modification de la Constitution. C’était à l’occasion d’un Congrès extraordinaire du Club 2002 qui s’est tenu en sa présence, le 16 mai 2014, à Pointe Noire.

En réalité, Willy NGuesso n’avait plus beaucoup de choix. Comme bon nombre des membres de cette famille de boukouteurs de notre richesse nationale, il est cerné par les enquêtes de polices internationales, de services de douanes et des Cours de Justice de plusieurs pays. Tous ces derniers sont bien décidés à « se payer » une arrogante famille d’un dictateur africain et aucun cadeau ne sera fait, le moment venu, à aucun d’entre eux… ! Et Willy César Brutus ne sera pas le dernier à tomber dans leurs filets !

Pour preuve, « Paperjam.Lu », un organe de presse luxembourgeois, a consacré un article intitulé « La traque des biens mal acquis », incroyablement bien documenté sur des enquêtes en cours relatives aux malversations de la première famille congolaise.( http://www.paperjam.lu/article/fr/la-traque-des-biens-mal-acquis?fb_action_ids=10203247341564864&fb_action_types=og.likes)

Les faits se déroulent dans le Grand Duché du Luxembourg, un paradis fiscal que tous croyaient très fermé aux investigations fiscales et policières, mais qui n’a pas résisté aux demandes des magistrats parisiens. Maintenant, les enquêtes s’internationalisent et les Etats européens, américains ou canadiens coopèrent dans les échanges d’informations et font tout pour qu’elles aboutissent.

Willy Nguesso est au cœur de ces enquêtes ainsi que les structures qu’il a utilisées (comme nous l’avions écrit http://congo-liberty.com/?p=8304) pour faire disparaître les fruits de ses larcins du Liechtenstein au Canada via le Luxembourg. Il a été le grand initiateur de ces montages sophistiqués dans des paradis fiscaux. Les intermédiaires et avocats les plus retors ont été recrutés comme une ultime assurance de ne jamais être rattrapé … ! Par exemple l’Avocat canadien Stéphane Saintonge condamné par la justice de son pays, cité par Véronique Poujol dans PaperJam.Lu. Elle nous éclaire également sur les véritables propriétaires (au moins jusqu’à 2012) de la Congolaise de Banque qui se dissimulent derrière une cascade de sociétés luxembourgeoises.

On y retrouve des porteurs de parts « à titre fiduciaire » bien connus comme le très voyant Hubert Pendino, patron de la Socofran ou plus discret comme Bernard Beltrando (fournisseur attitré de bijoux de très grande valeur de Madame Antoinette Sassou NGuesso) ou plus discret encore Raymond Ibata, ancien patron de l’ARC et grand maitre franc-maçon.

Porteur de part à titre fiduciaire est un euphémisme juridique pour « homme de paille ». Au-delà des interrogations sur les bénéficiaires économiques de ces montages, il apparait clairement que Monsieur et Madame Sassou Nguesso en sont les deux principaux bénéficiaires.

Le pétrole, les banques (La Congolaise de Banque + la BGFI), les compagnies aériennes (ECAIR + les compagnies de location de jets privés de Cendrine Sassou NGuesso-Ottonelo), la sous-traitance pétrolière, les hôtels etc., etc.. La liste des intérêts du clan des Siciliens d’Oyo est très longue à recenser mais rien ne saurait échapper à la vigilance des enquêteurs tant au Congo qu’à l’étranger.

Willy Nguesso Pasteur et Président d’honneur du Club 2002 rattrapé, au sein de sa propre famille, par les tenants d’une politique dure de conservation du pouvoir sera-t-il, peut-être prochainement, obligé de revêtir en plus sa vieille tenue de combattant Cobra (bottes et chapeau de cow-boy) qu’il arborait encore en 1998-99 ?

Ce clan qui est arrivé au pouvoir en nous chantant « Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! » n’est pas à une contradiction près. Est-il seulement conscient que, cette fois, le chaos vers lequel il nous dirige ne manquera pas de tous les emporter ? La volte-face du Pasteur-PDG-Chef-Cobra Willy Nguesso n’augure rien de bon… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigombert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:43
(Brazzaville-Congo) La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso

La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso -


« Sassou Nguesso et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo à la date de la réception de la requête par l’ONU au risque d’annulation des contrats par les futures autorités du Sud Congo. De plus la justice internationale et Interpol peuvent maintenant le poursuivre. Ceux qui ont déposé la requête à l’ONU savent qu’ils faisaient. C’est la loi. » (dixit un avocat consulté à Brazzaville qui garde l’anonymat).

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à la partition du Congo

POURQUOI

Comme dit la chanson « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… » mais pour les plus anciens : « Rappelez-vous… ». Avant la Conférence Nationale Souveraine en 1991, n’est-ce-pas Sassou Nguesso qui énonçait, qui susurrait à l’oreille de ses compatriotes du Nord dans sa langue Mbochi : « Je fais ça pour vous, il faut la réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand Nord. » Qui payait les mercenaires pour assassiner les cadres du sud ?

Un quart de siècle plus tard, le Sud l’a entendu, l’a compris en enterrant ses morts. Le Sud a relevé la tête. De cette servitude par la peur imposée par les bombardements de gaz moutarde sur toutes les régions du sud du Congo dont les conséquences sont visibles avec les maux des yeux, les maladies des dents, les maladies des jambes qui enflent, la malnutrition apparue ; par les viols des filles et des femmes du sud du Congo pour les punir d’être nées du Sud du Congo ; par l’abattage des arbres fruitiers, la destruction des troupeaux dans les régions Sud du Congo.

Qui a demandé le changement de la Constitution du 15 Mars 1992 par la Constitution du 20 Janvier 2002 ? Et qui veut modifier ou changer la Constitution du 20 Janvier 2002 pour continuer l’œuvre d’épuration ethnique ? Si un article peut être changé alors tous peuvent l’être.

COMMENT

En relisant les données démographiques diffusées par le gouvernement de Sassou Nguesso, lors des différents recensements, il en ressort que :

- près de « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » toutes issues du Sud du Congo ;
- plus de 353 jeunes gens issus aussi du Sud du Congo qui représentaient l’avenir de ces régions ont été assassinés froidement dans des conditions atroces ;
- sans oublier les charniers entre autres de Mbandza-Ndounga.

Ce sont des faits avérés et connus de tous. Les preuves que sont les résultats de ses recensements sont formelles.

Doit-on vivre comme des esclaves sous le joug de la corruption ou mourir parce qu’un nom, une famille, un clan dérange ? Une manière de dire que l’on est condamné par délit d’appartenance ethnique ou de faciès.

Ma réponse suite à cet exposé est farouchement NON. Si pour retrouver la fierté et la dignité, pour sauvegarder le génome du Sud Congo, il faut instaurer une frontière, alors faisons comme les bergers qui protègent leurs troupeaux en érigeant des barrières.

Vivre, c’est savoir se protéger.

Le Sud du Congo a trouvé le courage de dire STOP au génocide programmé. Le Sud du Congo a laissé le temps au temps pour éviter de confondre Acte manqué et Volonté de protéger.

Cette protection est administrative. Elle est maintenant reconnue internationalement. Monsieur Sassou Nguesso ne peut plus user de ses armes acquises ici et là pour se maintenir au pouvoir en faisant la guerre aux régions du Sud du Congo pour sa politique de « réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand-Nord ».

QUE DEVIENT LA REPUBLIQUE DU CONGO ?

En premier, il faudra élire les présidents : celui du Nord et celui du Sud. Monsieur Sassou Nguesso, avant la remise de la requête à l’ONU, l’UA et aux Etats partenaires, était le président de la République du Congo, pas de l’Etat du Nord Congo. Par son souhait de ne jamais être rattraper par la justice internationale, il espère finir ses jours comme Président. Pourrait-il manœuvrer au Nord comme il l’a fait militairement au Sud ? Quelles sont les possibilités qui s’offrent à lui maintenant ?

1. Sans bain de sang, Sassou Nguesso accepte cette scission – vaut mieux un petit chez soi que pas de chez soi du tout – parce que le temps ne joue pas en sa faveur car après 6 mois – après la réception de la requête par l’ONU – la fin de son mandat de Président doit se prononcer. La justice internationale peut diligenter Interpol à ses trousses dès qu’il sortira du Congo et même s’il est à Brazzaville puisque cette ville est située dans le nouvel Etat du Sud Congo.

2. Comme le Sud Soudan et l’Etat d’Israël, ces Etats ont été reconnus par la simple volonté de leurs peuples ; c’est ce qu’a fait le Peuple du Sud Congo en invoquant cette jurisprudence ; ce que Sassou Nguesso ne peut pas contester. Sinon, il risque d’être victime d’un blocus économique international et que ce faisant, lui et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo puisque de facto, lui n’est plus le Président du Congo et que son gouvernement n’est plus celui du Congo. Si d’aventure, ils engagent la signature du Congo en signant des engagements ou des contrats à partir de la date de la réception de la requête par l’ONU, à savoir le 29 AVRIL 2014, cachet de la Poste faisant foi, ces contrats et ses engagements peuvent ne pas être reconnus par les nouvelles autorités qui seront mises en place par référendum par le Peuple du Sud Congo. D’où les investisseurs potentiels doivent regarder cette situation de très près pour ne pas voir leurs investissements non honorés. Les futures autorités du Sud Congo n’auront obligation d’honorer la signature du Congo intervenue après la date du 29 AVRIL 2014. La question qui se pose à Sassou Nguesso est : « souhaite-t-il l’étouffement financier des siens ? »

3. Mieux vaut deux moitiés de pays qui deviennent stables, sans effusion de sang, pour attirer les investisseurs qu’un pays en proie à des violences présentant uns instabilité politique peu rassurante. A l’heure actuelle, il n’y a que quelques Etats qui rentabilisent leur mise de fonds avec une croissance proche de 10%. On peut dire que c’est une excellente devise… pour eux car le Peuple Congolais à plus de 55% est au seuil de pauvreté ; seuil défini par l’ONU et rappelé par l’émission Le dessous des cartes, diffusée le 10/05/2014. Oui, le Congo dirigé naguère par Sassou Nguesso est riche mais pour qui ? Autant grossir le PIB avec une population impliquée dans cet avancement : Travail – Ecole – Santé. Ce triptyque simple (TES) est le soubassement d’un pays équilibré, même si cet équilibre rencontre une découpe !

LIBERTE AMPUTEE

Voici ce que j’ai entendu hier 21/05 au marché de Poto-Poto au cours d’une discussion de jeunes étudiants :

« On nous a amputé de notre liberté et de nos ressources. Dès qu’un fils ou fille du Sud du Congo veut s’exprimer, comme le Président Modeste Boukadia, on le condamné à 30 ans de travaux forcés et les membres de son parti à 7 ans, 5 ans et 2 ans de prison ferme à Pointe-Noire. Nous pouvons dire que nous sommes colonisés par le Nord. Il est temps de dire que nous ne voulons plus être sous le joug du Nord. Nos parents avaient combattu pour ne pas être sous le joug de la France. Mais Sassou et les siens viennent nous soumettre leur joug. Non, ce n’est pas maintenant que nous allons accepter d’être sous le joug de Sassou Nguesso. Est-ce que depuis 1969, le Sud n’a-t-il pas suffisamment donné ? Il est temps que le PCT rende le Congo aux Congolais, le Nord et y compris le Sud. La sécession de fait depuis que l’ONU a pris acte de la requête est une bonne chose. Elle va permettre à la société congolaise d’être consciente que nous sommes passés à côté de l’essentiel, nous avons voulu gérer en égoïste alors que le Congo est un Bien qui appartient à tous et Sassou Nguesso et les Mbochi d’Oyo en ont fait leur propriété. Mais qu’il y a deux Etats parce que c’est la loi, les Congolais vont devoir se respecter mutuellement. Ce sont des gaillards, les Messieurs qui ont signé la requête. Respect Messieurs ! »

Il n’y a rien à ajouter. Sassou Nguesso a manqué sa sortie honorable.

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 22/05/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

SOURCE : http://femmesdelafrique.wordpress.com/2014/05/22/brazzaville-congo-la-secession-de-fait-du-congo-est-de-la-seule-responsabilite-de-sassou-nguesso/

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PM Leho-Ouamba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:23
(Congo-Brazzaville) L’Etat Congolais est une continuité : son existence ne peut se réduire à celle d’un homme!

Richard Bouya -

Sassou Nguesso, l'inculte génocidaire au Congo-Brazzaville

En découvrant cette image montrant Denis Sassou Nguesso le sourire jusqu’aux oreilles, lisant un « projet de la constitution… » notamment les articles parlant du nombre de mandats et de l’age des candidats, force est de croire que l’homme s’achemine tout droit vers un changement pure et simple de la constitution et non plus vers une modification de celle-ci car s’il s’hasarde à modifier, simplement, il se disqualifie de fait lui-même, l’article 185 interdisant toute modification du nombre de mandats et l’age limite des candidats d’où la seule issue qui lui reste est celle du changement de la constitution.

Alors question: pourquoi vouloir changer de constitution si ce n’est pour se représenter pour un « troisième mandat » ( ne comptons pas, de grâce, ses 13 ans de 1979 à 1991 plus ses cinq ans de 1997 à 2002 ce qui aurait pour effet de l’amener à son sixième mandat!)?

La réponse est toute évidente: il veut se représenter.

Question: pourquoi doit-il se représenter comme si au Congo il n’y avait que des incapables notamment dans la majorité présidentielle?

Réponse des soutiens (incapables et incompétents) Il est le seul et personne d’autre ne peut réaliser son « projet de chemin d’avenir »

« En écoutant Denis SASSOU-NGUESSO, il est le seul à posséder toutes les vertus :
Il a le monopole : de la paix, de la bonne gouvernance, de la bonne gestion, des bonnes idées, de la vision du pays etc… enfin de tout. » dixit Y. Youlou

Question: S’il a le monopole de la bonne gouvernance pourquoi César Willy Nguesso dit » La nouvelle loi fondamentale devra prendre en compte les exigences de la bonne gouvernance politique et économique… »? remarquez, l’homme n’est pas à son premier mensonge!

Réponse: le pays est mal gouverné, tous ces ministres sont des voleurs.

Question: Si les ministres ne satisfont pas à la bonne gouvernance qui en est responsable?

Réponse: le Président de la république qui est le chef de l’exécutif car les ministres sont responsables devant lui et non devant le parlement.

Question: Pourquoi garde t-il des ministres voleurs et incompétents?

Réponse: Parce que lui même est aussi voleur (référence aux biens mal acquis et autres dossiers brûlants sur les détournements de fonds public)

Question: doit-on réélire Denis Sassou Nguesso pour un troisième mandat? (en 2016 il aura totalisé 32 ans de pouvoir en tant que président)

Réponse: Non on ne doit pas le réélire car:

1 – depuis 1960 jusqu’à 2016 le Congo aura eu 6 présidents et en 56 ans d’indépendance, Sassou aura gouverné pendant 32 ans soit plus que la durée total des cinq autres présidents;

2 – Il a eu le plus de moyens qu’aucun autre chef d’état du Congo n’a eu.
Un Pays Pauvre Très Endetté, PPTE, qui partage de l’argent à tout va à d’autres pays 100 milliards à la Côte d’ivoire, 50 milliards à la Guinée, Plus de 130 milliards à la Centrafrique, pour payer ses fonctionnaires, des milliards pour soutenir tel ou tel autre candidats dans certains pays si ce n’est pour renflouer les comptes de l’UMP, tandis qu’au Congo, les retraites ne sont pas payées, les bourses des étudiants ne sont pas payées tout comme bon nombre d’autres salaries.

3 – La situation du Congo ne s’est pas améliorée, elle s’est empirée; que peut-il faire en 7 ans de plus qu’il n’aura pu faire en 32 ans de pouvoir sans partage?

4 – La paix de Sassou tue plus que la guerre qu’il brandit s’il n’est pas élu ( combien de morts fautes de soins adéquats, combien de morts faute d’électricité, combien de morts faute de salaires convenables, combien de morts à cause de la misère, combien de morts … )

5- Si jamais il crée une guerre, il suffît de le tuer pour arrêter la guerre car dans une meute, il faut éliminer le meneur en premier pour écarter la menace.

IL n’ y aura pas de guerre si Sassou ne fait pas le forcing pour se représenter coûte que coûte, il n’ y aura pas de guerre si les élections sont réellement démocratiques; les élections seront à l’image de celle de 1992.

Richard Bouya

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Richard bouya - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:05
(Congo-Brazzaville) Reporters Sans Frontières s'inquiète de l'attitude partiale des autorités congolaises

La presse Congolaise: Reporters sans frontières s’inquiète de l’attitude partiale des autorités congolaises

by Officiel Brazzanews -

Les deux poids deux mesures du gouvernement congolais sur la concentration des médias : Reporters sans frontières s’inquiète de l’attitude partiale des autorités congolaises envers certains groupes de presse critiques à l’encontre du gouvernement. Le 5 mai, le président du groupe Talassa, qui regroupe un journal économique, un bihebdomadaire, un mensuel, un site internet et une imprimerie (outre une agence de communication), s’est vu notifié l’annulation de son « certificat de déclaration », délivré par le Conseil Supérieur pour la Liberté de la Communication (CSLC) le 30 novembre 2011.

Cette décision, fondée notamment sur l’article 5 de la loi de 2001 sur la liberté de l’information et de la communication qui interdit « toute forme de concentration d’entreprise d’information et de communication », pourrait avoir pour conséquence la fermeture du groupe.

« Reporters sans frontières s’étonne que cette incrimination ne semble cibler que les groupes dont les publications ont tenu des propos critiques envers le gouvernement », déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières. « Des groupes semblables mais dirigés par des proches du pouvoir congolais, ne sont pas sanctionnés. S’agirait-il de réduire au silence les voix critiques à la veille du référendum constitutionnel visant à amender la Constitution de 2002 afin de permettre au président Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997, de briguer un nouveau mandat ? ».

A titre d’exemple, le groupe Bassin du Congo-SA, sous l’autorité de Jean-Pierre Pigasse, un proche du président, possède, l’agence d’information Adiac, financée en majorité par le gouvernement congolais, un quotidien, un site internet et une imprimerie. Le groupe DRTV, qui appartient à un dignitaire du pouvoir, le général Norbert Dabira, possède une radio, deux chaînes de télévision, une société de production musicale et exerce aussi en tant que provider internet. Asie Dominique de Marseille, très proche du pouvoir de Brazzaville est responsable du groupe Just Info.

Il possède un hebdomadaire le Choc, un magazine mensuel Le Choc, un site internet, le journal le Congolais révolté, un autre journal Scoop et fait de la production musicale. Monsieur Maurice Nguesso, le frère ainé du président Sassou Nguesso est responsable du groupe MNCOM. Il possède MNTV (une chaine de télévision à Brazzaville, une autre à Oyo), MNRADIO (une station radio à Brazzaville, une autre à Oyo), le journal le Fanion et une société de gestion de bouquets de télévision par satellite (Agence Mosaïque).

Le démantèlement du groupe de presse Talassa fait suite à la publication en mars 2014 de plusieurs articles mettant en lumière des faits étranges, notamment l’augmentation en flèche du nombre de votants dans les régions favorables au président de la République, ou l’absence d’enquêtes judiciaires dans les circonstances de la mort d’une vingtaine de personnes à Brazzaville lors de l’arrestation par l’armée du colonel Ntsourou en décembre 2013.

L’an dernier, le bihebdomadaire d’information Talassa a été interdit de publication à deux reprises : en juin 2013 en même temps que trois autres journaux connus pour leurs distances d’avec le régime pour » publication d’articles séditieux, propagation de fausses nouvelles, manipulation de l’opinion, incitation à la violence et à la division, diffamation » et le 25 février 2014, pour une durée de quatre mois pour « récidive dans le manque de considération du Conseil ». Le 5 décembre 2013, trois journaux, La Griffe, Le Nouveau Regard et La Vérité , avaient également été « interdits de parution » pour une durée indéfinie, notamment au motif d’avoir porté « atteinte à la sureté nationale » et récidivé dans la déformation et l’altération des faits pour surprendre la bonne foi de quiconque ».

La République du Congo occupe la 82e place, sur 180 pays, dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières .

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