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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 07:55
Guerre civile au Congo : 5 juin 1997 – 5 juin 2014 ; 17 ans déjà

by admin-brazzanews -

5 Juin 1997- 5 Juin 2014, cela fait 17 ans jour pour jour que les Congolais(es) ont connu la guerre civile: Coup d’état? Opération de Police? désarmement des milices? tentative d’assassinat? guerre du pétrole ? Qui croire entre Sassou Nguesso et Pascal Lissouba les deux protagonistes de cette guerre, Pascal Lissouba président en exercice criant à un coup d’état et Sassou Nguesso criant sur les ondes de la radio une tentative d’assassinat ajoutant » On ne fait pas un coup d’état sur le lit » (alors que Monsieur était déjà à Kinshassa) ; qui croire ? L’histoire retiendra que le président Pascal Lissouba fut un malheur, une calamite pour le Congo, comment vous expliquer que ce monsieur qui à vécu plus de 30 ans en France, professeur de son état, qui gagne les premières élections libres et transparentes que le Congo n’a jamais connues, sombre dans le tribalisme, incapable de mettre sur pied le processus démocratique, passant son temps avec ses collabotaeurs: Moungounga, Tamba-Tamba, Tsatsy Mabiala, Christophe Mokoueke, Martin Mberi , Claudine Mounari ect … à élaborer des stratégies médiocres pour le pays .

Quant à Sassou Nguesso, l’histoire retiendra que ce monsieur, contrairement à ce qu’il affirme, jusqu’aujourd’hui Sassou Nguesso savait qu’il se passerait quelque chose d’ici à août 1997, il se préparait pour la guerre (camp de formation des cobras à Tsambitss). N’avait-il pas promis au président Lissouba qu’il gouvernera debout en 1992 ?

Depuis la cellule magenta (Paris -France) où officiait les Mathias Dzon et autres, il recrutait et armait ce que le Congo avait de brigands pour créer l’insécurité, il avait l’assurance de Elf, des Français et ses émissaires Claudine Mounari et Martin Mberi qui prenaient des informations chez le président Lissouba et les transmettaient à Sassou Nguesso, pour les récompenser, il les a nommés ministres.

L’histoire retiendra de Sassou Nguesso, qu’il est criminel, haineux, revanchard, jaloux, malin, manipulateur.
Sassou Nguesso rentrera dans l’histoire en tant que le plus grand criminel que le Congo ait jamais connu depuis les indépendances .

Hommage à toutes les victimes de la guerre du 05 juin, victimes de la folie meurtrière d’un homme qui voulait à tout prix revenir au pouvoir par tous les moyens
.

par JEFF KITOKO

Guerre civile au Congo : 5 juin 1997 – 5 juin 2014 ; 17 ans déjà
Guerre civile au Congo : 5 juin 1997 – 5 juin 2014 ; 17 ans déjà
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Jeff Kitoko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 07:32
(Congo-Brazzaville) Débat sur la Constitution : Pourquoi veut-on changer une Constitution qui n'est ni resperctée, ni appliquée ?

by admin-brazzanews -

Parmi tous ceux qui demandent le changement de la Constitution, personne n’évoque le fait que celle-ci est violée depuis son entrée en vigueur, dans l’impunité totale et devant le curieux silence de toutes les Institutions de la République. Ceci est très préoccupant pour le Président de l’Assemblée Nationale, les Ministres et plusieurs hauts cadres de notre pays. En effet:

-Le Président de la République viole le serment qu’il a prêté en jurant solennellement de respecter et de défendre la Constitution devant le Peuple Congolais et la Communauté Internationale(article 69).

-Il ne respecte pas l’article 50 qui demande à tout citoyen de respecter les lois et règlements de la République.

-Il est Président du Comité Central du Parti Congolais du Travail en violation flagrante avec l’article 72 de la Constitution qui énonce que la fonction de Président de la République est incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique.

-Il viole l’article 48 de la Constitution qui dispose que tout citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique doit déclarer son patrimoine à l’entrée et à la cessation de celle-ci.

L’inobservation de cette disposition entraîne la déchéance de ses fonctions conformément à la loi.
Cet aspect est important parce qu’il illustre clairement l’engagement pris pour agir de façon transparente et exprime la volonté et la détermination de lutter contre l’enrichissement illicite, la corruption, les vols, les détournements des deniers publics, la concussion, la fraude et autres.

Le non respect des dispositions de cet article est un véritable problème et explique en grande partie l’Affaire dite des biens mal acquis.

-les autres cas de violations sont extrêmement nombreux. Ce qui amène à une question simple à savoir: Si on ne respecte pas la Constitution actuelle dans l’impunité totale, qui peut garantir que l’on respectera une autre loi fondamentale.
Ma conviction est que le non respect des textes est ancré dans l’esprit de nos dirigeants actuels. Ce n’est pas le texte qui pose problème mais eux qui sont un problème pour tout le pays.

Clément MIERASSA

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Clément Mierassa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 07:01
[Congo-Brazzaville] Pourquoi la plus grande mosquée d’Afrique en terre chrétienne et animiste?

by admin-Brazzanews -

REFLEXIONS ACTUELLES

Par Dominique Ngoïe Ngalla et Philippe Cunctator qui nous livrent leurs réflexions sur le monde d’aujourd’hui : de l’Afrique clopinant sur le chemin de la modernité au reste du monde, de la complexité des enjeux politiques aux péripéties du fait religieux, nous découvrons sous la plume de Dominique l’âme du poète qui rêve d’un autre monde, mais n’oublie ni les brûlures de l’histoire ni la dure réalité du temps présent…

Pourquoi la plus grande mosquée d’Afrique en terre chrétienne et animiste?Le Congo s’enorgueillit, déjà en cours de réalisation, parait-il, du projet de construction, à Brazzaville, de la plus grande mosquée d’Afrique. Que le Sénégal et Dakar, le Maroc et Rabat, l’Algérie et Alger, la Tunisie et Tunis, le Mali et Bamoko, l’Egypte et le Caire, le Soudan et Khartoum, la Mauritanie et Nouakchott, à la limite, le Tchad et Ndjamena se parent d’un tel bijou, on pourrait le comprendre, puisque tous ces pays sont de confession musulmane, à près de 99%, pour certains d’entre eux.

Mais que, de tradition chrétienne, depuis plus d’un siècle, et par-dessous le christianisme, un animisme vivace, le Congo, soudain, consente que, sur son sol, soit élevé à l’Islam auquel le plus gros de sa population s’est jusqu’ici gardé d’adhérer, un habitacle de telles dimensions, est, pour nous, une belle énigme et un sujet d’étonnement.

Par fanfaronnade, comme il y a quelques décennies, au virage de 1970, il se piqua d’orgueil d’être le premier parti marxiste en Afrique? Ou par calcul commercial et marchand: faire de Brazzaville, la Mecque de l’Afrique où afflueraient en pèlerinage, les musulmans de toute l’Afrique noire, avec, en perspective, des retombées économiques mirifiques pour le Congo qui roule déjà sous le poids des milliers de milliards du pétrole? L’argent, c’est bien connu, appelle l’argent!

Or, à la place d’une chose qui ne serait pas sans intérêt pour Al Qaïda et tous les fous de Dieu, le petit peuple famélique des bidonvilles crasseux et malodorants des «Brazzavilles noires» aurait voulu des hôpitaux modernes et des structures d’éducation modernes aussi, les tremplins d’où, toujours, s’élance un peuple pour sonner aux portes du futur, conformément aux exigences du corps et de l’esprit. Mais qui ignore, à moins d’être bien distrait, bien imprudent et médiocrement patriote qu’une telle mosquée serait juste le lieu où des centaines d’imams peu soucieux de l’avenir de notre pays, inculqueraient à des milliers d’adolescents congolais, les préceptes d’un islam de vulgate qui n’a jamais élevé la conscience citoyenne de personne? Qui fait se jeter les uns sur les autres des peuples entiers, au nom de la foi, comme en Occident, au Moyen-Age, quand l’Eglise faisait brûler sur des buchers hérétiques et sorciers, traquait les païens? Qu’on nous montre les cohortes des savants nègres sortant de Tombouctou pour éclairer l’Afrique de leurs immenses connaissances scientifiques.

Existe-il un seul «ancien» de Tombouctou, et nègre noir, de la stature intellectuelle d’un Ibn-Battuta ou d’un lbn-Khaldun, son homonyme, blancs et arabes, tous deux du Maroc et de la Tunisie, dans le Maghreb voisin? Or, à Tombouctou, les nègres qui y étaient admis, étaient juste islamisés à fin que, esclaves, ils fussent d’une totale soumission à leurs maîtres arabes et blancs. Lorsqu’on est nègre bon teint, on frémit d’horreur et de honte à la pensée qu’aujourd’hui encore, des Mauritaniens blancs règnent sur des troupeaux d’esclaves nègres.

Dominique NGOIE-NGALLA

[Congo-Brazzaville] Pourquoi la plus grande mosquée d’Afrique en terre chrétienne et animiste?
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Dominique Ngoie-Ngala - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 16:36
(Congo-Brazzaville) KULUNAS EN COL BLANC: Et avec ça vous voulez quand meme modifier la constitution, de qui se moque-t-on au Congo ?

KULUNAS EN COL BLANC: Et avec ça vous voulez quand même modifier la constitution, de qui se moque-t-on au Congo? -

by admin Brazzanews -

L’antenne SNPC de paris n’est enregistrée nulle part et les douzaines des salariés qui y travaillent ne sont pas déclarées, ni à l’Urssaf,ni au pole emploi, quelles bandes des mafieux et avec ça ils veulent changer la constitution pour pérenniser ces pratiques mafieuses!
Et avec ça vous voulez quand meme modifier la constitution, de qui se moque t’on au Congo?

Chaque membre de la famille aurait un puit personnel de pétrole, chacun en vendrais clandestinement au marché noir, les transactions se feraient souvent soit à Luanda, au Soudan du Sud ou aux émirats. des véritables KULUNAS en col blanc.

Avec ça on s’étonnes , qu’il y en a qui en ont ras le cul de ces gens et veulent, une partition de ce bled ! Le CONGO est un et indivisible! OUI mais alors ne concentrer pas toutes les richesses du pays entre les mains d’un village dont les habitants seraient selon toute vraisemblance des ABEYS de Cote d’Ivoire ou d’ailleurs, entre les mains d’un parti qui en s’y encartant, vous signez la cession de toute votre famille. Ils veulent le changement de la constitution pour mieux voir les congolais souffrir de plus en plus en les volant à qui mieux mieux.

  • « au lieu et place de vous gausser le dossier est très bien ficelé et est déjà sr la table de BAN KI MOON a consulter sr zenga _mambu. com!il ce dossier enumere ttes les humiliations , meutres subies par le meridien a commencer par le BEACH non vs avez tort de vs gausser! l’onu est sensible a ce genre de faits ! de sevices , ctre un peuple a nguesso de prouver le ctraire ! et puis on appelera au référendum sous l’égide de l’onu ou seul la partie sud répondra a la qestion sr la scission !oui ou non pour la separation! et quelle reponse croyez vs qu’ils donneraient du kouilou au pool ou jusque le pont de de la lefini? YES WE WANT mdrr et oui la chose est sérieuse et très j’ y serais ce 10 !

    ce n’est pas une blague ! n riez pas ! si l’autre change la cstitution , ce serait un point de plus ds la gibeciere des secesionistes ! il n faut avoir peur de le dire ils st majoritaire au sud a moins d’avoir des oeilleres du canasson de enghien champ de courses ( 95 ile de france) ou de la merde ds les yeux pour pas l voir? 99,99999 % des sudistes st pour la separation , nguesso n’a rien fait pour un congo uni et indivisible!le beach , l’envhismt du sud par une armée etrangere !et cette idiotie la plus vil d’un tribalisme primitif les bourses pour cuba! 500 dont 50 a se partager pour les etudiants du sud ! nguesso zoba! » écrivait Nkila Ntari Nkila et croyez le que si Sassou reste il risque de ne plus y avoir de Congo uni.

Pourquoi aucune procédure d’enrichissement illicite n’a jamais été initiée à l’encontre de ces ministres qui non content d’etre mieux payés que les ministres de certains pays européens, détournent des sommes à vous donner le tournis, tous ces directeurs incompétents et cleptomanes jouissent tous de l’impunité au su et vu de tous et on veut nous faire croire qu’il suiffit de changer la constitution pour que ceci s’arrete NON NON ET NON

Si vous accepter de changer la constitution, vous acceptez donc qu’ils restent tous avec votre bénédiction et continuent à vous tuer de misère, de manque de soins, par manque d’école, par manque de tout, NE LEUR DONNEZ PAS UN BLANC-SEING

Vous voulez que ceci s’arrete? alors dites non au changement de la constitution.

Les parlementaires Congolais s’ils sont dans l’impossibilité de révoquer un ministre(article 74 de la constitution) peuvent démettre le président selon l’article 87 de la meme constitution de 2002,donc la raison selon laquelle il faut changer de constitution parce que les ministres n’ont aucun compte a rendre aux parlementaires est caduque,ils ont donc le droit de démettre le chef du gouvernement qui n’est autre que Denis Sassou Nguesso,au lieu de changer la constitution pour cette raison ignoble,les parlementaires peuvent appliquer l’article 87 pour destituer le président de la république pour haute trahison,pour avoir garder des criminelles financiers dans son gouvernement moribond….Voilà le vrai débat politique au Congo!

Denis Sassou Nguesso,pour avoir pérenniser des escrocs,des pilleurs au sein de son gouvernement n’a pas respecté l’article 74 de sa propre constitution taillée sur mesure dictatoriale, de ce fait nous allons appliquer l’article 87 de sa propre constitution qui demande sa DESTITUTION pour HAUTE trahison!

(Congo-Brazzaville) KULUNAS EN COL BLANC: Et avec ça vous voulez quand meme modifier la constitution, de qui se moque-t-on au Congo ?
(Congo-Brazzaville) KULUNAS EN COL BLANC: Et avec ça vous voulez quand meme modifier la constitution, de qui se moque-t-on au Congo ?
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:31
(Congo-Brazzaville/RDCongo) Expulsions : Les mensonges du régime de Brazzaville

03/06/2014 16:42:00 KongoTimes! -

Le gouvernement congolais dit qu’il n’y aura pas d’enquête car il n’y a eu aucune violation des droits de l’homme dans le refoulement des Rd-Congolais. Mardi dernier, l’Onu par le biais de l’Allemand Martin Köbler, chef de la Monusco a tapé du poing sur la table exprimant son ire pour des graves violations des droits de l’homme dont ont été victimes presque tous les expulsés rd-congolais du Congo-Brazzaville. Dans un communiqué cosigné Köbler et Zaïnab Hawa Bangura, Représentante spéciale du secrétaire général chargée des questions de violences sexuelles commises en période de conflit armés, les deux personnalités ont condamné ces exactions, exigé à Brazzaville de cesser leur commission et surtout d’ouvrir des enquêtes pour identifier les auteurs, en vue d’établir les responsabilités.

Réponse du berger à la bergère. Hier avec la réponse au vitriol du gouvernement Sassou Nguesso. Celui-ci par le biais de son porte-parole a réagi par le truchement de Rfi, dans ses émissions captées à Kinshasa à 6h30. Sans mettre les gants, il annonce brutalement que son gouvernement n’a aucune enquête à mener.

Car, il n’y a eu aucune violation du moindre droit humain à l’égard des expulsés congolais. Aucune violation. Ensuite il se répand dans une kyrielle des gros mensonges les enchainant à foison, les uns aussi grossiers et ridicules que les autres. Il prétend par exemple que les expulsés ont été traités humainement. Humainement ! Vraiment ! Est-on bien sur la planète terre ou une autre ?

Les expulsions ont été exécutées conformément aux standards internationaux en la matière. Et pour les quelques rares cas de débordements, 17 policiers ont été sanctionnés. Quant aux nombreuses femmes rd-congolaises systématiquement violées par les forces de l’ordre lors de ces opérations d’expulsions sauvages, le porte-parole du gouvernement congolais les qualifie de menteuses car personne n’a été violenté sexuellement.

Tous les témoignages à ce sujet sont cousus de fil blanc pour discréditer Brazzaville. Sur le chiffre astronomique de 130.000 expulsés, l’écrasante majorité est constituée des volontaires qui ont eux-mêmes demandé à retourner à Kinshasa lorsque Brazzaville a commencé la traque des bandits de grand chemin et autres criminels ressortissants de la Rdc. D’où les enquêtes que réclame l’Onu sont sans objet car les expulsions ont été exécutées par la Police de Brazzaville avec professionnalisme.

On peut en rire un en pleurer en s’interroger si de telles contre-vérités viennent d’un gouvernement d’un Etat moderne, au 21ème siècle, à l’époque de la sophistication des moyens de communication par satellite qui permettent la circulation de l’information en temps réels, c’est-à-dire distribuée à la seconde près aux quatre coins de la planète.

C’est grâce à cet impressionnant outil de « nouvelle technologie de l’information » que le monde a minutieusement suivi ces expulsions. On ne peut donc pas endormir le monde entier qui connait bien ce qui s’est passé à Brazzaville lors des expulsions des Rd-Congolais avec la commission de pires exactions. Qui peut encore, sur la place internationale, se risquer à accorder le moindre crédit aux propos d’un gouvernement comme celui de Denis Sassou qui nie même les évidences. Difficile donc de vendre à l’opinion des montages.

A ce sujet, on a encore ne mémoire sa demande de pardon adressé au peuple congolais de Brazzaville lors de la Conférence nationale de 1991 lorsque les membres de la Commission « Assassinats » avaient éventré le boa. Le cas le plus révoltant est celui du capitaine Pierre Anga que la propagande mensongère des Services de Denis Sassou annonçait en rébellion retranchés en fôret avec une poignée d’hommes, alors qu’il avait été arrêté bien avant et sommairement exécuté, 1988.

DES DISPARUS DU BEACH DE BRAZZAVILLE

En 1999 éclate l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville. Ce jour là, 700 Congolais de Brazzaville réfugiés à Kinshasa lors de la guerre Pascal Lisouba-Denis Sassou traversent le pool répondant à l’appel à la réconciliation lancé par le nouveau Président, Denis Sassou Nguesso. A l’arrivée, 375 disparaissent mystérieusement et n’ont jamais été retrouvés jusqu’à ce jour.

Denis Sassou organise un simulacre de procès qui se termine en eau de boudin. Malheureusement pour lui, un juge français saisi par les parties civiles des disparus déclenche des poursuites sur cette affaire. C’est sur cette base que le général Dabira, considéré comme le bras droit de Sassou Ngueso sera mis aux arrêts et entendu en France avant d’être renvoyé sur Brazzaville suite aux pressions politiques.

Ce qu’il faut avec le gouvernement congolais ce sont des poursuites judiciaires, les faits démontrant les exactions contre les Congolais expulsés sont encore frais. C’est à ce moment-ci qu’il ne faudra pas perdre le temps et saisir les juridictions internationales pour que Brazzaville paye le prix fort des violations graves des droits de l’homme dont les Congolais sont victimes.

C’est le lieu de saluer l’initiative de la plate-forme des femmes congolaises encadrées par Elysée Minembwe, Questeure de l’Assemblée nationale et Geneviève Inagossi, ministre du Genre qui ont été reçues par le Procureur général de la République (Pgr) Floribert Kabange hier et lui ont demandé de se saisir d’office pour déclencher des poursuites pénales contre les auteurs de ces faits infractionnels qui sont bien connus. Les femmes ont aussi proposé au Pgr de mettre en place une Commission rogatoire pour aller enquêter à Brazzaville, lieu de commission de ces actes criminels.

KANDOLO M.

SOURCE : KongoTimes.info - © KongoTimes! - All Rights Reserved.

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Kandolo M. _ KongoTimes - dans Congo-Brazzaville RDCongo PCT Sassou Nguesso
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:20
(Congo-Brazzaville) Congo: qui fait croire au président Sassou qu’un moyen juridique existe pour changer la constitution?

by Officiel Brazzanews -

Barack Obama a finalement eu raison dans son diagnostic lorsqu’il déclare : "l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais des institutions fortes...". Au Congo-Brazzaville, un homme fort, Monsieur Denis Sassou-N’guesso, semble être sur le point de remettre en cause la Constitution de son pays et mettre ainsi en péril la démocratie.

De ce fait, plus d’un observateur aguerri du landernau politique congolais se pose la question de savoir : avec quel moyen Denis parviendra-t-il à ses fins ? Dans son agenda, deux options. La première : celle qu’il envisage et dont-il parle le plus, un référendum constitutionnel. A cet effet, il compte non seulement sur « son » appareil d’organisation des élections tenu par Antoine Evoundou mais aussi sur sa confiscation et distribution des fonds publics, particulièrement sur les dividendes du pétrole géré dans l’opacité par son fils Christel Sassou-N’guesso, pour faire adhérer à sa manœuvre constitutionnelle plusieurs citoyens. La deuxième constitue comme qui dirait la page secrète de cet agenda.

Il s’agit d’une possibilité dont-il ne parle pas mais qui au fait il envisage depuis fort longtemps au cas où il se heurterait à la vindicte populaire, au soulèvement bantou. Vous avez sans nul doute deviné de quoi s’agit-il : la guerre. C’est sa deuxième option. Voilà toute indiquée la raison de l’achat de tant d’armes de guerre, du matériel de police et la gestion d’une milice privée à Tsambitso ? Vous conviendrez avec nous que s’armer ne peut-être la démarche d’un Chef d’Etat qui prépare sa sortie ? Du référendum populaire S’agissant du référendum populaire sur lequel compte le Président congolais pour sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve actuellement, l’on commence à se poser de sérieuses questions sur la compétence des juristes qui l’entourent, notamment, celles des Messieurs Laurent Tengo, conseiller juridique, administratif et de la réforme de l’Etat du Président Denis Sassou-N’guesso et Auguste Illoki, président de la Cour Constitutionnelle.

Et pour cause, même le Parlement réuni en congrès ne peut se prononcer pour convoquer un référendum dont le but sera le changement de la Constitution, sauf s’il ne s’agit que de sa révision. Par quel article tiré de la Constitution en vigueur, le Président Sassou justifiera-t-il la convocation d’un référendum pour le changement de ladite Constitution, c’est-à-dire son remplacement par une autre ? Nous ne cesserons jamais à le dire assez, l’article 185 auquel se réfère un grand nombre de juristes congolais pour trouver une porte de sortie à Denis Sassou-N’guesso est muet à ce sujet, autrement, il ne prévoit pas le changement dans sa totalité de la loi fondamentale. Or, Il s’avère que l’impossibilité de réviser le nombre de mandats à laquelle se heurte le Président Sassou ne peut être contournée que par un changement et non une révision. S’il envisage de suspendre l’actuelle Constitution par un acte fondamental, il plongera ainsi le Congo dans un chaos juridique qui fera perdre la légitimité aux institutions actuelles y compris au Parlement et à l’institution présidence de la république.

Et à ce moment, quels seront les parlementaires qui convoqueront le référendum constitutionnel étant entendu que le parlement aura cessé d’exister ? Quel président de la république le fera attendu que le président Sassou ne sera plus président de fait ? Dans le même élan, serait-il fastidieux de se demander, pourquoi organiser des locales en 2014 quand on est conscient que même la collectivité locale qui sera issue de ces élections perdra sa légitimité, une fois l’actuelle constitution suspendue et les institutions mises à plat.

N’est-ce pas une perte inutile de fonds publics que d’organiser les locales en 2014 si l’on est réellement décidé de changer la constitution via une transition ? Réexaminons l’article 185 « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux membres du parlement. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du Président de la République, ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision », stipule l’article 185 de la Constitution du 20 janvier 2002.

Notons de prime abord qu’aucune initiative de la révision de la Constitution ne peut être engagée ni poursuivie lorsqu’il s’agit du nombre de mandats du Président. Sur ce, toutes les démarches actuelles des membres du gouvernement et autres sages, tendant à exiger le changement de la Constitution pour ainsi obtenir la levée du verrou du nombre de mandats, tombent dans l’illégalité, et devraient, en principe, être réprimandées.

Ensuite, vous conviendrez à nouveau avec nous qu’en aucun endroit de cet article ou même du Titre XVIII de cette Constitution, la loi n’évoque la possibilité de la changer, encore moins ne définit les conditions dans lesquelles celle-ci doit ou peut être remplacée par une autre Constitution. En clair, le législateur ne se prononce que pour une révision et non pour un changement dans son entièreté. Le contraire nous aurait étonnés.

En effet, une Constitution qui prévoit son changement porte déjà en elle les germes de l’instabilité des institutions et aucun Etat sérieux au monde ne peut l’envisager. En conséquence, il y a un vide juridique notoire dans la Constitution du 20 janvier 2002 qui place le Président Sassou dans l’impossibilité de changer dans sa totalité le texte Constitutionnel, le référendum ne pouvant être convoqué que pour la révision d’autres articles et non celles du nombre de mandats, ni pour le changement du texte. Tout ceci porte à penser que les concepteurs de l’actuelle Constitution avaient longtemps au préalable signé l’acte du décès politique de Denis Sassou-N’guesso.

La mouture de la nouvelle Constitution soi-disant moins « présidentialiste » à beau être prête, les moyens juridiques de la faire adopter n’existent pas sauf à recourir à un coup d’Etat. Un consensus de la mouvance et l’opposition pour changer la Constitution s’apparentera à un coup d’Etat constitutionnel concerté Concernant le projet de certains opposants de changer la Constitution uniquement lors des Etats Généraux de la nation et d’une transition convoqués de commun accord avec la mouvance, il convient de signifier qu’une telle initiative est anticonstitutionnelle et ne pourrait en rien sauver le Président Sassou.

Même réunis (pouvoir/opposition), les acteurs politiques ne peuvent que réviser la constitution du 20 janvier 2002 et non la changer, encore moins toucher à l’article ayant trait au nombre de mandats du président de la république. Car, ceci est strictement interdit par la loi. Et si par un miracle, ils leur étaient donné de le faire, le Président Sassou qui a déjà bénéficié de deux mandats de 7 ans, après s’être taillé la part du lion avec près de 30 ans d’exercice du pouvoir d’Etat, ne pourra plus postuler à la présidence.

La loi n’étant pas rétroactive, toutes les décisions constitutionnelles à venir fixant les nouvelles règles du jeu politique ne concerneront guère le Président Sassou, lequel est sanctionné par l’ancienne législature. Maintenant, si d’autorité le pouvoir et l’opposition décidaient ensemble de suspendre les institutions et de remplacer la Constitution du 20 janvier 2002 par une quelconque autre, fut-elle celle de 1992, cette initiative sera considérée et vécue par le peuple comme un coup d’Etat constitutionnel concerté et organisé par ces deux pôles politiques, autrement dit, par la vieille classe politique dont certains têtes d’affiches ne sont pas différentes de monsieur Sassou.

Toutes les réformes possibles ne devraient, en principe, qu’être entreprises à l’intérieur du texte en vigueur, la Constitution du 20 janvier 2002. Même celles concernant le passage d’un régime présidentiel à semi-présidentiel, d’un mandat de 7 ans à celui de 5 ans, peuvent être initiées à partir de ladite Constitution. Soutenir que pour ce faire, il faille coûte que coûte changer de constitution est un leurre. Et agir ainsi, c’est devenir des anarchistes dangereux et laisser le champ libre à toutes les générations politiques à venir (pouvoir/opposition) d’apporter chacun sa Constitution au pouvoir et reléguer ainsi à l’arrière plan la stabilité politique et le développement. Des hommes politiques réfléchis ne devraient poser de tels actes pour leur autosatisfaction.

Nous savons bien que la constitution du 15 mars 1992 a été adoptée de façon consensuelle, mais nous n’allons non plus tronqués l’histoire, elle a bien été remplacé, peu importe la manière. Cessons de nous accrocher à un passé, fut-il glorieux, comme si nous ne pouvons plus, aujourd’hui, créer les événements, les conditions et l’engouement politique populaire qui ont précédé et suivi la Conférence Nationale de 1992 dont certains acteurs sont encore en vie. Il faut apprendre à assumer le passé, le présent et regarder de l’avant ! A moins qu’on est quelques règlements de comptes en vue, la logique voudrait qu’on fasse respecter l’actuelle constitution au président Sassou, réorganiser l’appareil électoral et tenir à tout prix la présidentielle de 2016. Il reviendra au nouveau Chef d’Etat d’initier les réformes constitutionnelles souhaitées dans la Constitution en vigueur.

Guy Milex M’BONDZI

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Guy Milex M'Bondzi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:03
(Congo-Brazzaville) Pillage : au Congo, forer un puits d’eau coûte plus cher qu’au Sahel !.

Pillage : au Congo, forer un puits d’eau coûte plus cher qu’au Sahel !... Denis Christel Sassou-Nguesso, le fils du Président et patron de la société nationale commercialisant le pétrole, est familier des devis faramineux.

Pillage : au Congo, forer un puits d’eau coûte plus cher qu’au Sahel !

Lu dans " Le Canard Enchaîné " (4/6)

L'aide française au développement du pillage

Etablissement public sous la tutelle de l'Education nationale et de Bercy, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) fait de drôles d’affaires au Congo. Ce Bureau, au savoir-faire très reconnu en matière d’exploitation du sous-sol, conseille le gouvernement de Brazzaville. C’est-à-dire un groupe de privilégiés qui se partagent la rente pétrolière sans en faire profiter les populations. Le BRGM est aussi partenaire du groupe brésilien Asperbras, très en cour à Brazza et très gourmand...

En août 2012, Asperbras a été chargé par le ministre des Grands Travaux (Jean-Jacques Bouya, cousin du président Sas-sou-Nguesso) de réaliser un inventaire géologique du pays, avec repérages aériens, prospection minière, cartographie, etc. Une tâche plutôt éloignée des talents d’un groupe spécialisé dans les... tuyaux d’irrigation. Heureusement, les experts français ont utilement épaulé le marchand de tubes. Sans se préoccuper, ont-ils indiqué au « Canard », de la facture exigée par Asperbras : pour un an de travaux et 342 000 km2 de superficie, elle s’élève à 150 millions d’euros. Une somme qui représente environ 3 % du budget de l’Etat congolais. Et un montant extravagant pour ce type de mission. Surtout lorsqu’on le compare à deux autres contrats que vient de remporter le BRGM en Afrique.

Au Tchad, la présidence a confié aux Français la réalisation d’un inventaire minier dans deux régions couvrant environ 200 000 km2. Durée : trois ans et demi. Coût : 20,6 millions d’euros. Soit un prix de revient quatre fois plus faible qu’au Congo pour un chantier beaucoup plus long. Au Cameroun, le même BRGM a décroché, en janvier, un autre marché cartographique portant sur une surface de 160 000 km2. Le projet, soutenu par la Banque mondiale, durera un an et coûtera dix fois moins cher que dans le contrat congolais !

Pétrole familial

Embarrassé, un responsable du BRGM explique que les missions ne sont pas tout à fait équivalentes et que le terrain désertique du Tchad est, par exemple, plus facile à explorer que les contrées forestières du Congo. Il ajoute qu’il ne connaît pas tous les détails du contrat d’Asperbras. C’est heureux. Car le brésilien, dont les dirigeants sont très proches de Denis Christel Sassou-Nguesso (fils du Président et patron de la société nationale commercialisant le pétrole), est familier des devis faramineux.

Le « partenaire » minier du BRGM a, entre autres, remporté un marché pour le forage de 4 000 puits d’irrigation, moyennant 300 millions. Soit le forage à 75 000 euros, dans ce pays gorgé d’eau. De cinq à sept fois plus cher, selon plusieurs ONG de développement, que la réalisation d’un puits dans le Sahel...

Ces mesquines affaires de sous et de sous-sol ne préoccupent guère Paris, traditionnel soutien du Congo dans la région, ni les institutions internationales, qui, officiellement, ont placé sous surveillance les finances de ce pays. En 2007, Sarkozy avait, contre l’avis de ses ministres, accordé une aide de 180 millions à son ami Sassou. Et, deux ans plus tard, à l’issue d’un intense lobbying franco- congolais, le FMI, dirigé par DSK, avait classé cet Etat pétrolier dans les « pays pauvres très endettés », entraînant ainsi dette.

Ce qui a sûrement ravi la population, car, aujourd’hui comme hier, deux personnes sur trois vivent avec moins de 1 dollar par jour...

J.-F. J.

© Le Canard Enchaîné.

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Caanard Enchaîné - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 16:55
(Congo-Brazzaville) Disparus du beach : les pétrodollars suffiront-ils au dictateur congolais et ses sbires de se soustraire à la justice internationale ?...

Disparus du beach : les pétrodollars suffiront-ils au dictateur congolais et ses sbires de se soustraire à la justice internationale ?

by Officiel Brazzanews -

Les avocats de l’état du dictateur congolais Denis Sassou Nguesso auraient, selon plusieurs sources, déposé une requête en annulation de la procédure des « disparus du Beach » dont, plus de 353 jeunes congolais réfugiés en RDC avaient été froidement abattus par les sbires et les chiens du général Denis Sassou Nguesso.

La raison évoquée par les avocats du dictateur congolais serait le fait que cette affaire aurait déjà été jugée à Brazzaville en 2005 par une justice aux ordres.

Cet argument farfelu du principe de l’autorité de la chose jugée avancé par les avocats de l’état dictatorial est d’ailleurs rejeté et dénoncé par les familles meurtries des victimes qui disent clairement que le procès de Brazzaville n’était qu’une mascarade.

En cours depuis 2001, mais gelée sous les présidences de Jacques Chirac, soutien du général d’armées congolais lors de la guerre de 1997, et de Nicolas Sarkozy, cette procédure avait connu une grande réactivation en 2013, avec la mise en examen pour « crime contre l’humanité » du général Norbert Dabira, ancien inspecteur général des forces militaires de Denis Sassou Nguesso. Mais aussi, des auditions de certains dignitaires de ce pouvoir morbide et sanguinaire tel, Justin Lekoundzou, ancien secrétaire général du PCT, parti du dictateur congolais. Il y aurait même eu des perquisitions dans des appartements de certains sbires du dictateur.

La réactivation de cette procédure avait d’ailleurs conduit les valets et certains affamés fanatiques du dictateur de lancer l’opération de soutien et de défense de leur chef sous le thème « touche pas à mon président ».

La demande en annulation pure et simple de toute cette procédure par les avocats du dictateur congolais aux abois, serait-il une preuve que l’actuel président français, qui s’était engagé à laisser la justice française travailler librement, et de plus en plus en difficulté regardant l’horizon 2017 approcher, s’assombrissant, aurait-il finalement décidé de faire jurisprudence dans cette affaire aussi brulante pour le dictateur congolais que celle des « Biens mal acquis » ?

Ce qui est vrai, le peuple congolais et les familles meurtries des 353 jeunes froidement abattus par les hommes du général d’armées congolais, espèrent et sont convaincus que les « pétrodollars du dictateur ne suffiront pas pour permettre à l’homme des masses mortifères et ses sbires de se soustraire à la justice internationale ».

Denis Sassou Nguesso et ses chiens de mort répondront tôt ou tard de leurs actes et justice sera rendue à ces 353 âmes innocentes à qui ils ont inutilement ôté la vie, et faire disparaitre des corps.

SOURCE : MCCD

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:51
(Congo-Brazzaville) Denis Sassou Nguesso : l'oppresseur pourfendu

par Dina Mahoungou -

Dina Mahoungou -

Narcisse s’octroie le Congo dans un attachement exclusif et stérilisant. Son appétit de dévorer toujours en gestation.

S’il perd son patrimoine, cette cause prendra la forme d’une persécution. Sassou demeure un potentat de haut-vol, hors d’accès. Demeurer au pouvoir pour le tyran est un accomplissement, une preuve d’immortalité personnelle.

Pour éterniser tout ce théâtre, il en faut beaucoup : des rites occultes. Monsieur le chef de l’Ẻtat avec ses associés, tous en habits noirs, en état second.

Au palais de la Nation, d’éternelles fêtes désenchantées, on imagine d’atroces présences, des phénomènes ensorcelés. Les succubes et fantômes déambulent, les mandragores flottant dans les salons d’appartements. Tout est presque irréel, tout scintille, le pouvoir fécondant du reflet.

Le pays envoûté est un Congo dans toutes ses maladies magnétiques. Le somnambulisme, la léthargie, la catalepsie, l’hystérie ont atteint les citoyens au plus profond d’eux-mêmes. Tout est abstrait, c’est un pouvoir, un état d’esprit qui ont l’inconvénient de répugner à l’esprit démocratique.

Quelle crainte profonde se cache derrière la fin prochaine du règne de Sassou en 2016 ?

Ᾱ l’angoisse dans laquelle plongent les Congolais confrontés à l’inconnu, quelles solutions apportons-nous ?

D’ailleurs, transgresser l’incompétence de Sassou est devenu un tabou. Et pourtant, ses échecs successifs se fondent sur un euphémisme ; quarante ans d’anarchie institutionnelle. L’idée de « laisser-pourrir » est fondamentalement attachée au chaos.

Des individus diminués, spoliés, assignés, avilis, déshumanisés dans un pays prospère comme le paradis de Crésus.

Que de violences réitérées et non conjurées ………………………. pour toujours.

Un présent en champs de ruines, un avenir dérisoire déjà mis à mort. Mais pourquoi ce sacrifice ?

La dépense de nos vies pour rien. Que deviendrons-nous ? Des bénis oui-oui miaulant, abjects, dégoûtants, répulsifs, hideux qui jouiront des privilèges de la bassesse.

Nous deviendrons des incapables pestilents, de malheureux débris, des encombrants, effrités, coupables, angoissés à mort … une peau de chagrin. Un peuple brisé pour toujours, ce sera notre seule fonction d’attestation.

Cette violence fantomale, nos tourments, nos paroles, nos sensations, nos meurtrissures dans le même masque d’ébahissement. Un peuple déchéant, condamné à l’insignifiance absolue, dans une société factice, façonnée, travaillée, les citoyens pauvres benêts accomplis se métamorphosent sans cesse en aide-bourreaux.

La taciturnité, la perfidie de Sassou. Un attentat contre tout ce qui est respectable. Les gangs criminels, le caractère véreux de leurs politiques publiques. Les épithètes d’immoralité, de veulerie et de goujaterie attachées à la clique du dictateur, certainement nous convolons vers un chaos sécuritaire.

Dans cette fabrique de dominés, la triste logique de l’enclos. Nos pitoyables emplacements que nous occupons, expropriés potentiels défaillants et désespérés. Ils nous mettent dans la précarité, un autre dispositif d’asservissement. La régulation des mouvements dans ce parc humain, un groupement d’asservis, Congolais corvéables, à la disposition et à la volonté du tyran.

La frayeur des plantons, la plèbe en dessiccation, ceux qui ne pètent pas dans la soie, les impuissants, les réduits, les impotents, les résignés, demeurant soumis. Des Congolais de peine casés dans les arrières faubourgs insalubres, dans leurs lieux d’incubation. Dans cette dictature prédatrice, nous sommes des incarcérés en masse à des fins d’exclusions. Des lumpem-indigènes dépaysés, prostrés dans la soumission, abrutis fondamentaux dans une société dans laquelle nous n’avons aucune prise, nous ne pouvons y réaliser notre humanité.

Nous mourrons à petit feu grâce à Sassou le tyran, un symbole de l’arbitraire, le plus autoritaire des despotes. Une ressaisie spirituelle du pouvoir et cette hantise d’en être dépossédé, il se repose sur des virtualités multiples. Il ne croit pas à l’idéologie, c’est un bidouilleur, emprunt de la volonté des volontés, le réflexe constant de domination, voila tout ce qu’il a retenu : la métaphysique de la subjectivité. Il est maître possesseur du Congo qu’il prend pour son objet, il se perd dans le mouvement de lui-même. Contemporain intemporel qui a la vénalité de ses charges, tribaliste fielleux et rebuté.

Dans un pays d’illusions, loin de la liesse de la canaille, de la profusion d’un défoulement collectif, il observe, guette et se rassure ………. de tous ces étonnements, il sait en jouir ?

Le Congo que nous empruntons à la providence, à nos enfants est déjà hypothéqué par les majors, les actionnaires, les trusts industriels. La logique mafieuse poussée à l’extrême. Un monde qui n’est pas soumis aux valeurs de justice, de promotion sociale et d’équité. La gabegie est montée d’un degré, elle parasite l’argent, le pouvoir et le simple bon plaisir. Une politique publique qui ne se réfère à aucune éthique. Les déchets toxiques, industriels, urbains, domestiques ne sont vraiment pas traités, ni recyclés.

Le modèle productiviste et commercial dominant se fout du petit peuple, une déforestation intensive, une pollution grave. Si nous ne nous opposons pas à ce système de gouvernance, à cette servitude connectée, nous périrons tous avec l’élimination de la notion de dignité. Et pourtant, le bon sens réclame l’écoute de l’autre. S’opposer aux despotes, c’est en cette façon que nous exercerons notre rôle politique.

Voilà quarante ans, toujours dans l’insanité où il séjourne, ce bougre de Sassou est irrécupérable. Un pessimiste radical qui bousille tout sur son passage. Il n’y a plus rien à attendre de lui, il refuse tout bonheur. Avec ses haines tragiques, c’est un personnage de l’abjection, laconique, grotesque et trivial, vénéneux, à lui tout seul c’est une institution de la banqueroute nationale.

Le Congo ne vit plus dans la chaleur humaine et Monsieur le tyran veut rebondir en 2016 dans la présence. Soyons unis braves gens contre les faquins, les contempteurs. Notre lutte n’est pas un vain combat quichottesque contre le pouvoir dominant. Nous sommes à la hauteur de nos défis. La parole et le serment des systèmes moraux transcendants ne bénéficient plus de la même légitimité, l’ordre établi se trouve mis en doute dans un monde profus et mouvant qui nous entoure. L’impérieuse volonté d’unité ne suffit pas, il faut de la pédagogie afin d’abolir les déviances, les hérésies, la raison et le courage y sont indissociables.

Dans un Congo en tourbillon, en désordre, dans les dissensions, dans la folie, les terreurs et les turbulences immuables …….. nous vaincrons.

Nous allons reconstruire la paix civile, nos déboires sont comme autant de défis. La coexistence au sein d’un collectif national constitue un moment de refondation décisive, dans ce monde de bluffeurs cyniques, un monde rempli d’exclusivistes assoiffés de domination. Nous sommes contre les manœuvres des pouvoirs populistes et démagogiques.

Dans son manichéisme pernicieux, Sassou et ses acolytes répresseurs participent à la paralysie de la Nation. Nous sommes auteurs de nos propres obligations, des êtres qui choisissent, qui savent.

Notre projet, se donner pour but de penser les conditions d’émergence du nouveau ….. une autre façon de voir et de faire.

Dans ce nouveau paysage ….. les escadrons de la mort, les nervis de la dictature doivent payer.

Encore deux ans, et oui effectivement Sassou est encore là, jusqu’en 2016, avant de vider les lieux avec pertes et fracas.

Dina Mahoungou le 3 juin 2014

Ecrivain et journaliste médias

Auteur du roman : « Agonies en Françafrique » aux éditions L’Harmattan

Auteur du recueil de nouvelles : « Les parodies du bonheur » aux éditions Bénévent

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Dina Mahoungou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:34
(Congo-Brazzaville) Bilan du processus de démocratisation en République du Congo

par NGOMA LUDOVIC -

Lors de son accession à la souveraineté nationale, le 15 août 1960, la République du Congo avait expérimenté une des composantes de la démocratie qu’est le multipartisme. Mais, très vite, cette expérience tourna court, suite à l’option prise par les politiques de l’époque pour le socialisme. Le corollaire de cette orientation politique fut l’instauration d’un parti unique au Congo.

Les travers et abus du monopartisme dans notre pays sont suffisamment connus pour être rappelés ici. Tout au plus, peut-on relever, de manière indicative, les assassinats et les prisonniers politiques, sans oublier les nombreux exilés, la violation des droits et libertés fondamentaux des citoyens, les détournements massifs et récurrents des deniers publics .Le monopartisme était donc étroitement lié à l’intolérance politique. Aucun développement viable ne pouvait donc être attendu de cette pratique du parti unique dont le rôle dirigeant était consacré par les différentes constitutions de l’époque.

Avec le vent de la démocratie venu des pays de l’Est, et surtout du Discours de la Baule de François Mitterrand, le Congo va s’engager dans la voie de la démocratisation, par la suppression du rôle dirigeant du parti unique et de l’instauration du pluripartisme.

L’option pour la démocratie fut clairement prise par le peuple congolais lors de la Conférence nationale souveraine en 1991. Au sortir de cette conférence, le Congo était censé devenir une démocratie. Mais, vingt et un an après, il importe de faire un bilan ou une rétrospective du chemin parcouru.

On distinguera trois étapes :

1. De la tenue de la Conférence nationale souveraine à la fin de la transition en 1992.

Cette période fut caractérisée par la véritable liberté d’expression et de presse ainsi que par le respect des libertés fondamentales des citoyens. Au cours de cette période, on a également noté une véritable liberté de parole au sein du parlement de transition. Les conseillers nationaux de transition apportaient au gouvernement de transition un soutien, non pas aveugle, mais critique. On se souvient encore de la menace de l’adoption d’une motion de censure contre le Gouvernement d’André Milongo si ce dernier ne réduisait pas drastiquement l’effectif de sa dernière équipe gouvernementale. Ce qu’il fit, in extremis, heureusement et sauva son gouvernement.

Mais ce qui demeure le trait le plus caractéristique de cette période est l’organisation, par le gouvernement d’André Milongo -avec des moyens financiers pourtant très modestes- du référendum constitutionnel du 15 mars 1992, des élections législatives, locales et sénatoriales et la présidentielle de la même année. Faut-il encore préciser que ce sont les seules élections libres, régulières et transparentes connues par le Congo jusqu’à ce jour. C’est un fait historique avéré. Les tentatives récurrentes de falsification de l’histoire de notre pays, par le pouvoir actuel, ne changeront rien.

André Milongo, candidat à l’élection présidentielle de 1992, réussi à tordre le coup à l’absurdité selon laquelle on n’organise pas les élections pour les perdre. Eliminé dès le premier tour, il s’inclina, en vrai homme d’Etat, devant le verdict des urnes.

Cette première étape de la démocratisation du Congo, sans être parfaite, fut néanmoins satisfaisante au regard des attentes nées de la Conférences nationale souveraine en matière de démocratie.

2. De l’accession au pouvoir de Pascal Lissouba en 1992 à la fin de la guerre du 5 juin 1997.

Cette seconde période conserve certains acquis de la première transition notamment en ce qui concerne la liberté d’expression et de presse même si des tentatives de contrôler étroitement les médias d’Etat étaient perceptibles. L’opposition politique s’exprimait -parfois avec virulence contre le pouvoir- librement. Ce qui n’était pas rien.

Mais la griserie du pouvoir et la tentation de le confisquer ont entraîné des dérives et abus de toutes sortes ayant conduit au désenchantement du peuple congolais et préparer les conditions de la guerre du 5 juin 1997 qui est venue mettre un coup d’arrêt à la poursuite de l’expérience démocratique au Congo. Mais cela ne signifie pas que j’approuve le retour de l’actuel Tsar du Congo par les armes. Pas du tout. Je l’ai toujours condamné car un vrai démocrate n’arrive ou ne revient au pouvoir par les armes. Aucune raison ne peut le justifier.

3. De la fin de la guerre du 5 juin 1997 jusqu’à ce jour.

C’est la période qui constitue un véritable bon en arrière et une pire régression. Certes la Constitution du 20 janvier 2002 existe et toutes les institutions qu’elle a prévues sont bien mises en place. Mais tout cela ne doit pas faire illusion.

Il s’agit, en réalité, d’une démocratie de façade, celle des simples discours et slogans incantatoires. La Constitution est régulièrement foulée aux pieds par les tenants du pouvoir actuels. Les droits et libertés fondamentaux des individus sont allègrement foulés aux pieds. Les violations récurrentes de la loi fondamentale de l’Etat, qu’on ne compte plus, sont érigées en méthode de gouvernement.

Les opposants politiques sont régulièrement persécutés et jetés en prison, les médias d’Etat sont contrôlés par le pouvoir, le culte de la personnalité porté au paroxysme, le manque de légitimité des députés et sénateurs puisqu’ils ne sont pas, dans leur majorité, l’émanation du souverain primaire. Durant ces deux législatures, on assiste à une dépossession démocratique au détriment du peuple dont l’expression dans les urnes est tout simplement ignorée. Le manque de légitimité des représentants du peuple, au sortir des élections, continue à compromettre l’avènement d’une vraie démocratie dans notre pays.

Pendant cette période, toutes les élections organisées par le pouvoir ne sont que des simulacres destinés à permettre au PCT de conserver une majorité godillot dans les deux chambres du Parlement. Les élections législatives de 2012, 2007 et 2012 en sont la preuve éclatante du refus du pouvoir de respecter le vote des citoyens congolais.

Toutes les institutions d’appui à la démocratie sont inféodées au pouvoir en place. La Cour constitutionnelle par exemple, en réalité celle des irrecevabilités, n’a pour rôle que de déclarer juridiquement non fondées toutes les requêtes émanant des candidats n’appartenant pas au pouvoir et d’écarter injustement certains candidats de la compétition électorale.

Le Conseil supérieur de la liberté de communication, en mission commandée du pouvoir, ne conçoit la régulation des médias que par le tout répressif, à travers la suspension de parution des journaux critiquant de façon acerbe le pouvoir.

L’intolérance politique et le non respect du droit à la différence sont revenus en force.

Le droit à la grève, pourtant constitutionnellement garanti aux travailleurs congolais, continue d’être bafoué par le pouvoir, sous le fallacieux prétexte d’une trêve sociale illimitée. Cette prétendue trêve n’est rien d’autre qu’une atteinte intolérable au droit reconnu aux travailleurs de cesser, collectivement et de manière concertée leur travail, en vue de la défense des revendications d’ordre professionnel. Il en est de même de la liberté de manifester pacifiquement que le pouvoir empêche constamment l’exercice, en faisant intervenir sa soldatesque, sous couleur de préserver la paix sociale et l’ordre public.

Il serait d’ailleurs fastidieux d’énumérer tous les abus et violations des droits des citoyens dont le pouvoir actuel est responsable. Pour résumer cette troisième étape, on dirait simplement qu’elle se caractérise par un multipartisme formel doublé d’un parti unique tout puissant de fait.

Le grave déficit démocratique constaté au Congo devrait préoccuper tous les vrais démocrates et les conduire à mener le combat pour l’instauration d’une véritable démocratie pluraliste et d’un Etat de droit au Congo, car cette intolérante dépossession démocratique du peuple congolais ne saurait s’éterniser.

L’avènement de la démocratie avait fait naître beaucoup d’espoir auprès des congolais. Ces derniers, en effet, attendaient raisonnablement de la démocratisation qu’elle contribue à mettre fin à tous les travers et abus du monopartisme, pour que le Congo puisse enfin s’engager résolument dans la voie de la véritable démocratie, de la bonne gouvernance et du développement au sens le plus large.

Mais, plus de deux décennies après, eu égard à la manière dont le pouvoir est géré par les gouvernements successifs, les congolais ont dû déchanter.

En effet, à la véritable démocratie pluraliste qui était attendue, il a été très vite substitué une démocratie en trompe-l’œil ou de façade. Tous les travers et abus du monopartisme sont perpétués par le pouvoir actuel. Ces abus prennent une ampleur d’autant plus inquiétante qu’elle menace de compromettre sérieusement la stabilité et la paix et, ce, en dépit du discours officiel prétendant constamment le contraire.

Parmi les travers qui ont compromis la démocratie au Congo, il y a le manichéisme, le sectarisme et l’ostracisme qui font encore s’observer les acteurs politiques en chiens de faïence, comme s’ils étaient des ennemis alors qu’ils ne partagent pas simplement la même vision politique. Ce qui est normal en démocratie.

Le bilan du processus de démocratisation au Congo -sans être pessimiste- est largement négatif. Il ne serait d’ailleurs pas excessif de dire que le Congo accuse un grave déficit démocratique, par la faute du pouvoir actuel qui ne veut pas se départir de tous les travers et abus du monopartisme.

Aujourd’hui nous avons la preuve que les tenants de ce pouvoir ne se sont jamais convertis à la démocratie. On en veut pour preuve que leur volonté clairement affichée de changer, sans motifs juridiques, politiques, sociales ou autres valables, de Constitution afin de permettre à Mr Sassou d’exercer le pouvoir ad vitam aeternam. Le Congo est une République et non pas une monarchie. C’est précisément pour conforter l’ancrage de notre pays dans la République que la Constitution du 20 janvier 2002 interdit toute révision constitutionnelle qui aurait pour finalité de remettre la nécessaire et démocratique limitation des mandats présidentiels consécutifs à deux. Je ne reviendrai pas ici sur ce thème car je l’avais déjà bien développé dans mon article sur la limitation des mandats présidentiels. Mais le pouvoir préfère faire la sourde oreille à cette exigence. Tout ce qu’il essaie d’avancer pour justifier son funeste projet n’est rien de moins que fallacieux, dénués du moindre fondement et on ne peut plus politicien.

L’instauration progressive d’une véritable démocratie pluraliste est donc l’affaire de tous les congolais qui sont attachés au progrès. Il est donc nécessaire voire urgent qu’ils s’organisent, réfléchissent et fassent des propositions susceptibles de remettre le processus de démocratisation sur les rails dans l’intérêt supérieur de la République.

Les Assises pour l’alternance démocratiques au Congo sont déjà un premier pas dans la bonne direction.

NGOMA LUDOVIC

(Extrait de congo-liberty)

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Ngoma Ludovic - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT