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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:04

Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Le président de l’association pour les droits de l’Homme et l’Univers Carcéral (ADHUC) n’est pas tendre avec les autorités congolaises. Loamba Moke, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a dressé récemment à Brazzaville, un tableau sombre pour le Congo. En toile de fond, de nombreux cas de violations des droits humains.

Neuf mois après la crise électorale du 4 Avril dernier, les ONG parlent. Loamba Moke a regretté que la torture et les enlèvements soient au top 5 dans le pays. Il est le responsable de l’ONG ADHUC. «Ce ne sont même plus des arrestations », prévient-il. Selon lui, «des enlèvements qui s’opèrent tard dans la nuit, et de façon permanent ». « Cela est contraire à notre législation nationale», a-t-il indiqué.

Il a également affirmé qu’il détiendrait des images liées aux violences post-électorales au Congo. «Nous les avons protégées, afin de montrer comment les populations subissent la torture», a-t-il poursuivi.

Mais les autorités congolaises ont estimé que ces paroles ne sont que des ‘’allégations’’. Mieux, elles disent que c’est de la ‘’critique stérile’’. Elle est savamment entretenue par les « pamphlétaires en matière des droits de l’Homme ». C’est la réplique de Pierre Mabiala, ministre de la justice et des droits de l’homme.

«Le temps des critiques stériles des pamphlétaires en matière de Droit de l’Homme est révolu au Congo », a-t-il mentionné. Pour lui, le pays travaille et avance».

Venant à se prononcer à son tour, Trésor Nzila Kendet a balayé d’un revers de la main les arguments du ministre Mabiala. Il est le Directeur exécutif de l’Observatoire Congolaise des Droits de l’Homme (OCDH).

«Il a raison en tant que membre du gouvernement de tout nier, mais il a tord d’ignorer la réalité. Des arrestations arbitraires et des tortures sont en hausse dans le pays depuis la fin des élections». Soutient-il. Pour lui, des citoyens sont interpellés même pour des faits politiques.

Dix mois après l’élection présidentielle au Congo Brazzaville, certains citadins se disent toujours inquiets pour leur sécurité. Et le pire est que d’autres sont quasiment injoignables depuis lors.

LIRE LA SUITE : http://www.africtelegraph.com/congo-brazzaville-haro-violations-droits-de-lhomme/

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 17:03

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 12:21
 
Rex Tillerson, futur Secrétaire d'Etat américain, le pire ennemi de Sassou-Nguesso. En embarquant le lendemain pour Oyo, il prenait connaissance d’une information en provenance d’un « ami » de Moscou, sûrement du FSB (ex KGB), qui lui était présentée comme une excellente nouvelle. En fait, c’était la pire que Denis Sassou Nguesso pouvait recevoir…
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rex-tillerson

EXXON / Denis Sassou Nguesso. Episode 2 : la Revanche

De retour de Cuba, beaucoup plus tôt que prévu le jeudi 8 décembre dernier avec son joujou Falcon-Dassault 7X à 50 millions de dollars, Denis Sassou Nguesso ruminait encore la fin de non-recevoir de Raoul Castro sur sa demande d’asile dans son île. « Tu es devenu un Bastista pour les Congolais, il me sera impossible de t’accueillir à Cuba ! » Ingratitude castriste, le Congo avait servi, et particulièrement Pointe Noire, pendant près de vingt années de tête de pont pour les dizaines de milliers de soldats cubains qui devaient opérer en Namibie et en Angola.

En embarquant le lendemain pour Oyo, il prenait connaissance d’une information en provenance d’un « ami » de Moscou, sûrement du FSB (ex KGB), qui lui était présentée comme une excellente nouvelle. En fait, c’était la pire que Denis Sassou Nguesso pouvait recevoir…

Rex Tillerson, Président du Conseil d’Administration et Directeur Général exécutif d’EXXON, était désormais favori pour devenir le premier Secrétaire d’Etat de Donald Trump, dès son investiture le 20 janvier prochain. Il était, certes, un ami de Vladimir Vladimirovitch Putin, mais le tyran d’Oyo ne pouvait attendre rien de bon de sa part. En fait, un contentieux très sérieux et secret existe entre la première compagnie pétrolière au monde, EXXON, et le dictateur congolais.

Nous étions en 1990. Dans la foulée des négociations et des accords de Brazzaville, le 13 décembre 1988, préliminairement au Tripartite Accord sur la Namibie signé le 22 décembre 1988 au siège de l’ONU à New York, la diplomatie américaine alors conduite en Afrique par Chester Crocker voyait au Congo Brazzaville des signes d’ouverture et de business, surtout pétrolier. L’Américain CHEVRON était  devenu l’associé d’ELF dans certains gisements et AMOCO était opérateur du permis Yombo. Une hirondelle ne fait pas le printemps et l’abandon progressif de la tenue militaire pour un costard croisé bleu pétrole ne fait pas forcément, de celui qui le porte, un démocrate. Un peu trop confiante dans la parole et les assurances données par un président qui depuis s’est fait une sérieuse réputation de ne jamais les tenir, la major américaine s’était installée dans un très modeste bureau à Pointe Noire ; juste un manager, des ingénieurs et une secrétaire congolaise Madame Elisabeth C..

Au large, par contre, dans l’offshore très profond EXXON s’était beaucoup investie, des dizaines de millions de dollars. La compagnie américaine avait un très grand avantage technologique sur toutes ses concurrentes. Elle était la seule capable, avec la Brésilienne Pétrobras, d’analyser correctement les données sismiques dans des horizons anté-salifères grâce à des traitements informatiques spécifiques. Au large de Pointe Noire, dans l’offshore très profond la géologie est identique à celle de l’offshore brésilien, commune à celle du Congo avant la dérive des continents. Sous les couches salifères (de sel) les Américains d’EXXON avaient découvert d’immenses gisements dans le permis Moho.

Très confiants dans la légendaire loyauté des dirigeants congolais, les ingénieurs s’étaient rendus dans l’immeuble du Ministère du pétrole, au Rond-point du Centre Culturel Français. Sous le regard ébahi du ministre Emmanuel Yoka, ils révélèrent l’énorme gisement découvert à Moho. Tonton Emmanuel Yoka qui était à l’origine, grâce à ses amis corses, du choix qui s’était porté sur le neveu Denis Sassou Nguesso pour renverser Marien N’Gouabi, s’empressa de communiquer les détails de la découverte à tous ces derniers.

L’occasion était trop belle, pour nos dirigeants et leurs complices, de rouler dans la farine leurs partenaires yankees. EXXON n’avait qu’un permis de prospection qui ne leur avait couté à l’époque que le prix d’un ou deux casiers de bière Primus ; la demande d’un permis d’exploration demandait à l’époque, chez EXXON, presque la réunion du Conseil d’Administration. Forts du climat politique qui prévalait, (chute du mur de Berlin, arrivée du sous-Secrétaire d’Etat Herman Jay Cohen, Ambassadeur Philips à Brazzaville), les dirigeants de la première compagnie pétrolière au monde ne pensaient rien à voir à craindre du petit Etat voyou qu’était déjà le Congo de Sassou Nguesso.

Tous les Etats dignes de ce nom, en droit minier, respectent la priorité du détenteur d’un permis de prospection pour l’attribution d’un permis d’exploitation ; tous les Etats sauf un : le Congo de Sassou Nguesso !

Les mêmes comploteurs qui s’étaient retrouvés pour le renversement de Marien N’gouabi, s’étaient mis d’accord pour attribuer « sans exploration préliminaire » le permis d’exploitation à ELF. Selon les rumeurs, un bonus de 50 millions de dollars aurait été payé par le pétrolier français qui très officiellement n’était au courant de rien. Il n’était d’autant plus au courant de rien qu’il ne disposait pas alors de la technologie pour explorer pareil gisement. Si ce bonus a été réellement payé, il n’avait alors effectivement laissé aucune trace dans la comptabilité publique officielle du Congo.

Politiquement, Sassou Nguesso usait fréquemment du coup de poignard dans le dos. Financièrement, il a toujours été passé maître dans l’art de ruiner autrui ; à commencer par le peuple congolais et le Congo tout en entier. Il s’était pas mal exercé dans l’art de gruger les investisseurs, du petit éleveur de poulets à l’industriel forestier. Récemment, avec les Chinois, il s’était cassé les dents ; le gros magot qu’il avait planqué en Chine a été confisqué par l’Oncle Mao. Mais, il faut reconnaître, qu’en cette année 1990, le général-instituteur avait réalisé un coup diabolique en b…… littéralement EXXON. D’ailleurs, profondément humiliée, la plus grande compagnie pétrolière au monde, ferma sans dire un mot ses petits bureaux de Pointe Noire et quitta le Congo, sur la pointe des pieds, sans y remettre le moindre orteil depuis plus de vingt-six ans.

ELF rangea tranquillement son permis d’exploitation dans un coffre-fort. Assurément, elle n’avait jamais rien su du trésor qui était caché au fond de l’eau et sous le sel de Moho. Les dirigeants qui avaient tripatouillé cette affaire n’étaient pas trop tranquilles et savaient pertinemment que dès qu’ils ouvraient la bouche, au téléphone, les – alors – magnétophones de la NSA se mettaient en route… TOTAL, sûrement pas informée de la magnifique arnaque au permis, réalisée par Sassou Nguesso et ses pygmalions, mit plus de quinze années avant de se lancer, officiellement, dans l’exploration de ce permis poussiéreux auquel personne n’avait touché. Prescription oblige ? En Mars 2010, un responsable Afrique de Total claironna que l’on y avait découvert 550 millions de barils, alors qu’en 1990 les petits ingénieurs crédules d’EXXON parlaient déjà de milliards de barils…

FIN de l’histoire ?

La confirmation de Monsieur Rex Tillerson au poste de Secrétaire d’Etat à Washington, dans quelques jours,  permettrait d’entrevoir un bien plaisant épilogue.

Denis Sassou Nguesso contrôle le Congo depuis bientôt une quarantaine d’années. Durant ces huit dernières années, nous avions espéré vainement que Barack Obama allait nous permettre d’en venir à bout.  Il en avait été de même avec François Hollande, président socialiste, qui alla dans un sens complètement opposé à celui que l’on espérait ; avec l’essentiel de son équipe, complètement à la botte du tyran congolais. Et « at last not the least », notre cher Vatican, dont nous attendions tant, qui a toujours encouragé, par son silence complice, ce pouvoir tueur de Cardinal, d’Evêques et de prêtres sans oublier les populations congolaises.

Alors, il serait absolument drôle et plaisant que cela soit à l’élection aux Etats-Unis d’un président, que l’on dit raciste et xénophobe, et à la nomination d’un Secrétaire d’Etat venu de l’industrie pétrolière que nous devrions peut-être notre libération du joug criminel et kleptocrate de Denis Sassou Nguesso.

Que l’on ne vienne pas nous chanter alors que nous serions dans un conflit d’intérêt manifeste dans l’Etat pétrolier du Congo. Trêve de prescription, vingt-six années après EXX0N pourrait peut-être revendiquer des droits sur le permis prospecté et nous pourrions oublier alors les actions judiciaires de Commisimpex, d’Odzali et autres créanciers. Les premiers barils de Moho Nord sortiront en Mars prochain, après dit-on 10 milliards de dollars d’investissements, mais qui sait où iront-ils ? Surtout si Denis Sassou Nguesso n’était plus à la tête du Congo… !

Egalement à Washington, le Conseil d’Administration du FMI devrait réfléchir à deux fois avant d’accorder un plan de sauvetage au Congo corrompu de Gilbert Ondongo, chef de délégation de la République du Congo et recherché au Portugal dans l’affaire Asperbras ( https://goo.gl/zKL3hc ), et à Calixte Ganongo, Ministre des Finances qui s’était illustré à la Direction Administrative et Financière de la SNPC qu’il a pillée complètement avec Denis Christel Sassou Nguesso. Dès sa nomination, pour laquelle tout Congolais devrait prier, Monsieur Rex Tillerson sera submergé d’informations sur ce Congo qui, sans aucun doute, lui tient déjà sûrement très à cœur… Madame Lagarde, qui a eu aussi tellement de soucis avec l’affaire Tapie à Paris, devrait veiller à ne pas en avoir également à Washington DC à cause de Sassou Nguesso le corrupteur qui a déjà bénéficié, indûment, d’un effacement de ses dettes par le même FMI. Il est vrai qu’il était dirigé à l’époque par l’irréprochable Dominique Strauss Kahn et représenté par Monsieur Yaya Moussa devenu l’homme de paille de Denis Christel Sassou Nguesso !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 00:00

Moi, Michel Terrot, député français et complice d'épuration ethnique

 

Touche pas à l'Article 57·jeudi 8 décembre 2016

 

Député Michel Terrot Député Michel Terrot

Une délégation des députés français conduite par Michel Terrot, président du groupe d’amitié France-Congo, a été reçue par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso. Que cherche donc Monsieur Terrot, soutien de François Fillon, à Brazzaville dans l'une des dictatures les plus corrompues de la planète ? Les voies du Nguiri sont insondables.

Michel Terrot n'est plus un inconnu pour les activistes de la cause du Congo libre. En 2013 lors d'un voyage avec M. Gerard Charasse, Avi Assouly et Boinali Saïd, il avait marqué son appétence pour la censure des réseaux sociaux et son intérêt pour les bonnes relations entre le dictateur et l'exécutif français.

"Il importe que les relations se maintiennent entre nos deux pays et que le Président N’Guesso soit reçu au plus haut niveau." - Rapport parlementaire 2013

Cette curieuse visite qui se passe juste un an jour pour jour après les explosions du 4 mars 2012 à Brazzaville, ne fait aucune mention de la précarité dans laquelle vivent les victimes de l'explosion. Ce curieux voyage a été prolongé le samedi 9 mars pour Monsieur Terrot et Boinali, la visite s'arrêtant pour Monsieur Charasse visiblement gênant sous l'oeil de monsieur Assouly dès le vendredi 8 mars. Il est clair pour nous aujourd'hui que Michel Terrot a été un des artisans de la réception de Sassou Nguesso à l'élysée et un soutien fervent à son 3eme mandat.

Michel Terrot est peut être aussi un raciste notoire. Dans un interview que nous avions dénoncer il dit :

"La démocratie que nous connaissons en Occident ne peut s'appliquer stricto sensus en Afrique ou ailleurs, car il faut tenir compte des aspects culturels." - Entretien Les Afriques

La récidive dans le soutien au troisième mandat de son ami et potentiel financier Sassou est totale. Cet entretien scandaleux est publié le 27 mai 2016 alors que les bombardements, enlèvements et emprisonnement battent le plein à Brazzaville.

Nous ne sommes pas en face de quelqu'un qui, ignorant la réalité locale se serait trompé. Nous sommes en face d'un relais endurci de la dictature Brazzavilloise pour qui, une vie à Oullins a plus de valeur que celle d’un nègre à Bacongo ou Kinkala.

Il faut se douter que comme le révèle l'affaire de la Route de l'Atlantique actuellement en jugement au Portugal, l'argent sale congolais influence déjà l'élection présidentielle française comme il a à travers le financement illicite du parti des Travailleurs de Lula et Rousseff influencé la politique brésilienne.

Michel Terrot est donc bien pour suivre le jugement de la cour canadienne sur Wilfrid Nguesso Membre d'un clan Mafieux et complice d'épuration ethnique, fraude, fraude fiscale et recyclage des produits de la criminalité. Sa visite pour louer la contribution du Congo à la MINUSCA est une injure supplémentaire aux victimes des exactions des troupes congolaise en RCA.

"Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014."- RCA : Des meurtres commis par des soldats de maintien de la paix

Tant d'aveuglement, tant de mauvaise foi :

"En vertu de quel principe la France peut s’opposer au choix qui relève de la souveraineté pleinement entière du peuple congolais », s’est-il [ Michel Terrot ] interrogé. - Les dépêches de brazzaville Michel Terrot salue l’engagement du Congo dans la stabilisation de l’Afrique centrale

En vertu des conventions et des traités internationaux sur la protection des droits humains, en vertu de l'humanisme dont visiblement Monsieur Terrot semble dépourvu. Ni le corps meurtri d'Augustin Kala-Kala et de Jugal Mayangui, ni le témoignage de la volonté d'extermination des Bakongos n'infléchissent la ligne de l'amoureux du nguiri.

Monsieur Terrot doit savoir que sa guerre contre le peuple congolais aura des conséquences désastreuses pour lui. Il n'y a pas d'avenir pour la Françafrique au Congo. Nous prenons l'engagement solennelle de le faire juger au Tribunal Pénal international de Brazzaville qui sera chargé de juger ce régime et ses complices. Si par malheur sa mort interviendrait avant la libération du Congo, ses ossements seront profanés et juger comme ont pu l'être les grands criminels du 20e siècle pour que demeure à jamais le souvenir de sa félonie et de son inhumanité.

Vive le Congo Libre !

#Appeler à la permanence de monsieur Michel TERROT. Une plainte sera déposée contre lui pour corruption avérée et complicité de crimes contre l'humanité au Congo.

8 rue Victor Hugo 69600 Oullins tel 04 78 50 50 50 fax 04 78 86 00 44 mail : terrotmichel@gmail.com

LIRE LA SUITE : https://www.facebook.com/notes/touche-pas-%C3%A0-larticle-57/moi-michel-terrot-d%C3%A9put%C3%A9-fran%C3%A7ais-et-complice-d%C3%A9puration-ethnique/915507708551233

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NOTRE REACTION : Nous recommandons à M. Le Député Terrot et ses collègues de visionner et écouter cette vidéo :

DEMOCRATIE, GOUVERNANCE, CONFLIT ET PAIX EN AFRIQUE CENTRALE AVEC LESLIE VARENNE : https://youtu.be/7lTAFneZCvg

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:06

C’était attendu. Et, ça n’a pas raté. Le coup de menton du khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, pointant un doigt accusateur sur les leaders politiques de la région du Pool, a été entendu cinq sur cinq par les courtisans en attente d’un point de chute. L’œil griset un ton menaçant, Denis Sassou Nguesso a sommé les hommes politiques originaires du Pool à sortir du double jeu et à soutenir le gouvernement pour traquer Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi sous peine d’être impliqué pour intelligence et complicité.

L’argument a fait mouche et a provoqué le branle-le bras de combat dans les rangs des membres de la majorité présidentielle originaire de la région martyr du Pool. Les premiers à flairer le danger de la marginalisation et à prendre la mesure de la menace proférées par le boucher de Mpila Denis Sassou Nguesso sont Isidore Mvouba « molinga a komi civil  » et Claude Alphonse Nsilou.

Isidore Mvouba Médor

Isidore Mvouba Isidore Mvouba

Pendant que Denis Sassou Nguesso évoque les actes de banditisme perpétrés par le pasteur Mtoumi, en déclarant qu’il n’y avait pas de crise dans le Pool alors que la région du Pool croule sous les bombes larguées par les hélicoptères de combat pilotés par les mercenaires ukrainiens, Isidore Mvouba « matoyi ma ngongi », lui, accélère et surenchérit la rhétorique en parlant de « coup d’Etat  », « putsch » et « renversement des institutions » par Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntoumi le 4 mars 2016. I. Mvouba, l’enfant de Ouenzé, dévoile ses premières propositions à l’adresse des populations du Pool. Isidore Mvouba, locuteur de la langue Mbochi et au teint jaune papaye, a déclaré : « Frédéric Bintsamou a été pris la main dans le sac d’une tentative de coup d’Etat, d’un putsch contre le pays et il s’est réfugié dans les forêts du Pool où il pille, vole, viole et tue » (Les Dépêches de Brazzaville, 21 novembre 2016.) Le député de Kindamba, Isidore Mvouba, « sassouiste assumé  » rejette le terme de brocardeur des populations de la région du Pool.

Rebondir coûte que coûte, tel est le défi à relever par les recalés du dernier remaniement ministériel. Parmi les hommes du Pool qui se sont livrés à la danse du ventre des recalés figure en bonne place alors l’inusable Isidore Mvouba, redoutable homme d’affaires à l’instar des dignitaires du pouvoir, natif de Kindamba dans la région du Pool. Ce kongo d’Oyo se bat comme un diable dans un bénitier en vue de conserver son beefsteak pécétiste. Tribun hors pair formaté à l’école du marxisme et piètre politique, la justification d’Isidore Mvouba sur les bombardements des populations du Pool entre 1998 et 2002 frisait la schizophrénie. C’était, plaida-t-il, «  les gens du Pool qui avaient imploré que Sassou leur largue des bombes sur la tête, pour déloger Ntoumi ». Ce délire verbal lui colle à la peau comme la tunique de Nessus.

Alphonse Silou filou

De son côté, le ministre d’Etat, Claude Alphonse Silou, a invité ses compatriotes de la région de mettre tout leur savoir-faire en pratique afin de « ramener la paix dans le Pool », là où Jean Dominique Okemba, Jean-François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala, Serge Oboa, Charles Richard Mondjo et Guy Blanchard Okoï appuyés par des mercenaires angolais, centrafricains, tchadiens, zaïrois, sud-africains et des instructeurs israéliens ont échoué jusqu’ici. Comprenez qu’il encourage la délation et la dénonciation  comme la police de Vichy sous l’Occupation.

Isidore Mvouba et Claude Alphonse Nsilou, les deux enfants terribles du Pool, ont enfourché et embouché le discours de la stigmatisation des populations du Pool. Pour ces deux hommes, l’équation est simple : «  livrer le pasteur Ntoumi à Sassou pour ne plus recevoir les bombes sur la tête ». Denis Sassou Nguesso a poussé le ridicule en implorant les sages et le roi téké et vili de lui « ramener  » le afin d’initier le dialogue que le pouvoir de Brazzaville freine des quatre fers.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 00:21
 
Le prisonnier politique d'opinion, Modeste Boukadia, président du CDRC, ici sur son lit d'hôpital, après avoir échappé à la tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre Pongui...
 
 

Prisonnier politique, le décès de Modeste Boukadia en prison sera considéré comme un assassinat

PRISONNIER POLITIQUE : LE DECES DE MODESTE BOUKADIA EN PRISON SERA CONSIDERE COMME UN ASSASSINAT

Il est une chose d'être un dictateur et une autre d'avoir le goût du sang des autres au point de vouloir leur mort, cher monsieur OUI POUR SANG. Lorsqu'on emprisonne quelqu'un a fortiori quand il s'agit d'un prisonnier politique, l'Etat se doit de tout faire pour qu'il reste en vie - afin d'exécuter sa peine - surtout quand il s'agit d'une peine imaginaire comme celle qui frappe le prisonnier politique Modeste Boukadia. Combien savent que même les Blancs racistes à l'époque de l'Apartheid en Afrique du Sud envoyèrent secrètement Nelson Mandela à Londres pour le soigner parce qu'il aurait contracté la tuberculose en prison ? La mort d'un prisonnier politique en prison est une catastrophe pour l'image de n'importe quel Etat, pas simplement une dictature.

Nous apprenons avec tristesse la détérioration de l'état de Santé de monsieur Modeste Boukadia, président du CDRC, arbitrairement embastillé au Congo depuis le mois le vendredi 15 janvier 2016. L'opposant politique à la barbarie des crocodiles du PCT a été hospitalisé le 5 décembre 2016 à l'hôpital Guénin de Pointe-Noire. Et nous pouvons à juste titre affirmer que les assassins du PCT y sont pour quelque chose, ceux-là mêmes qui se sont précipités à l'hôpital pour ôter ses perfusions afin de hâter sa mort.

Nous avons appris qu'il avait fait l'objet de tentative d'assassinat bien avant cela. C'est donc normal que nous déduisons que la détérioration de sa santé a été pensée, conçue, voulue, exécutée, provoquée. Même si sa nourriture et son eau proviennent de l'extérieur, elles passent forcément entre des mains expertes en empoisonnement avant de lui parvenir. Quand on s'empresse d'arrêter le traitement d'un malade dans un hôpital, c'est que l'on souhaite sa mort et seul Denis Sassou Nguesso peut ordonner une chose pareille. Modeste Boukadia est en fait condamné à mort - sans que le gangster d'Etat Denis Sassou Nguesso bardé d'impunité absolue ne le dise clairement. 

Que le régime dictatorial de la Bête de l'Alima sache que la mort de monsieur Modeste Boukadia en prison sera considérée comme un assassinat politique. Nous ne le souhaitons pas, mais si pareille tragédie survenait, cette affaire entacherait pour de bon l'image de Denis Sassou Nguesso, car elle retentirait dans le monde entier comme un cas de non assistance de personne en danger. Et il est bon de notifier que les tribunaux internationaux seront saisis à cet effet. En prison, la responsabilité du maintien en vie d'une personne incombe à l'Etat. Si l'Etat se montre négligent au point de ne remplir ses obligations, il peut être poursuivi à plus d'un titre.

Modeste Boukadia est un citoyen français. La citoyenneté possède un caractère universel. Il n'y a pas un citoyen moins citoyen qu'un autre - même en cas de double nationalité. Qui dit double nationalité dit deux nationalités à 100%, deux nationalités qui s'exercent en même temps et en tout lieu, ensemble, simultanément. On n'est pas Congolais au Congo et Français en France seulement. On est Franco-congolais en tout lieu et tout le temps. L'espace n'est pas un vecteur discriminant de la citoyenneté. 

Il n'y a pas de demi-citoyenneté. La citoyenneté est pleine, jamais à moitié et elle s'exerce bien au-delà du territoire. C'est en cela qu'on peut invoquer à son propos le principe d'universalité. ON EST CITOYEN D'UN PAYS OU ON NE L'EST PAS. IL N'Y A PAS DE DEMI-MESURE. A ce titre, la France lui doit des égards comme la Grande Bretagne doit des égards au prisonnier politique Paulin Makaya. Ce n'est pas une simple question de peau, de lieu ou de résidence.

L'honneur de ces deux puissances est en jeu : si elles ne peuvent oser intervenir en faveur de leurs citoyens, les familles Makaya et Boukadia doivent se retourner contre elles en estant en justice en France et en Grande Bretagne : il y a bien dans ces deux cas non assistance à citoyens français et britannique en danger. Que le CDRC et la famille Boukadia prennent leurs responsabilités. Il en est de même du côté de monsieur Paulin Makaya.

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU

LIRE LA SUITE : http://www.demainlenouveaucongobrazzaville.org/2016/12/prisonnier-politique-le-deces-de-modeste-boukadia-en-prison-sera-considere-comme-un-assassinat.html?utm_source=_ob_share&utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_sharebar

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 22:21

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 «  La culture d’une nation est le miroir où se reflètent ses connaissances, ses croyances et ses traditions originales. C’est, en bref, une clé à l’aide de laquelle on peut ouvrir la porte de la connaissance de son peuple et de ses institutions. Un jugement clair reposant sur des informations exactes est, à son tour, le vrai chemin vers l’amitié et la sympathie parmi les nations du monde. »

Le Prince F. KONOYE

  1. APERCU SUR LA CREATION DU ROYAUME DE KOONGO

Il existe une documentation abondante sur l’Histoire de l’ancien royaume de Koongo. Une liste des sources et travaux concernant l’histoire de l’ancien royaume a été publiée en 1953 par Mgr J. CUVELIER. Du XVIe au XVIIIe, les récits de voyage et les relations des missionnaires ont composé des tableaux plus ou moins détaillés de la société et de la civilisation Koongo.

A dire vrai, c’est à la fin du XIXe siècle que les historiens attachés à la connaissance de l’ancien royaume de Koongo, vont pondre des travaux d’une importance capitale. A titre d’exemple, PAIVA MANSO a effectué, en 1877, une publication de sources portugaises qui fut complétée par A. DE ALBUQUERQUE FELNER en 1933. Puis le mouvement de recherche s’est accéléré ; le révérend père ANTONIO BRASIO fait paraître, coup sur coup, les quatre premiers volumes des Monumenta Missionaria Africana (1953-1954) où figurent des textes originaux du XVIe siècle se rapportant à Koongo et à l’Angola ; Mgr J. CUVELIER édite diverses relations, puis, avec la collaboration de l’abbé J. JADIN, commence à publier en 1954 une vaste documentation intitulée : L’ancien Congo d’après les archives romaines (1518-1640)

D’après l’auteur inconnu de l’Historia do reino do Congo, rapporté par le sociologue et Kongologue Français Georges BALANDIER, le royaume de Koongo aurait été crée en 1275, mais pour la plupart des auteurs ou anciens chroniqueurs, ayant séjourné à Mbanza Koongo ou San Salvador, la capitale du royaume de Koongo, celui-ci aurait été crée à la fin du XIVe siècle.[ BALANDIER G. « La vie quotidienne au royaume de Kongo du XVIe au XVIII siècle » Hachette 1965 P.22. ]  [VANSINA « Les anciens royaumes de la savane » Presses universitaires du Zaïre 2e édition Kinshasa 1976 P.31.

Le héros fondateur du royaume de Koongo est NIMI LUKENI qui, au moment de son accession au trône adopte l’appellation de NTINU WENE, c’est-à-dire du grand chef ou roi. Les traditions locales recueillies par les anciens chroniqueurs affirment que ce dernier était originaire d’un petit royaume dénommé VUNGU (situé sur la rive septentrionale du royaume de Koongo).

Après avoir réussi ses premières conquêtes que constituent la province de SUNDI, une des six provinces du royaume, NIMI ou NTINU WENE sera confronté par un haut dignitaire et grand propriétaire des terres sur lesquelles, il entendait exercer son autorité royale dénommé NSAKU. Pendant plusieurs mois NSAKU ne voudra guère du jeune NIMI LUKENI qu’il considérera comme un usurpateur. Ce n’est qu’à la suite d’une médiation menée par des notables des contrées environnantes que NSAKU mettra fin aux hostilités en acceptant le jeune NIMI et surtout en lui confiant l’administration des affaires politiques du royaume. NSAKU lui-même étant chargé du pouvoir spirituel et, entre autres, de l’intronisation du roi et de ses successeurs.

  1. LES COMPOSANTES ETHNIQUES DE L’ANCIEN ROYAUME DE KOONGO

L’illustre kongologue congolais Raphaël BATSIKAMA, rapporte que la création du royaume de Koongo aurait connu trois grandes étapes évolutives qui sont : [L’Ancien Royaume du Congo et les BaKongo, L’Harmattan 1999 P.180.]

  1. L’ETABLISSEMENT DU PREMIER FOYER DANS LA FONDATION DU ROYAUME DE KOONGO : LE KOONGO-DYA-MPANGALA

L’aïeule de tous les Congolais ou Koongo est NZINGA, fille de NKUWU, elle fut mariée à NIMI et eurent trois enfants (deux garçons et une fille) : VITA NIMI, MPANZU’A NIMI et LUKENI LWA NIMI.

  • VITA NIMI : Fils aîné du couple NZINGA-NIMI, il est aussi appelé NE VUNDA ou NSAKU, le diplomate, le négociateur, celui qui prépare les voies et aplanit toutes les difficultés.
  • MPANZU’A NIMI: réputé pour être un audacieux, un courageux. Il fut un excellent agriculteur et un habile cuisinier. C’est ainsi qu’il fut appelé NDAMB’A NGOLO.
  • LUKENI LWA NIMI : Unique fille d’une fratrie de trois enfants, elle fut aussi appelée VUZI du fait de son caractère difficile.

En somme, la famille (lignage) NZINGA, la responsable pour la création et l’administration de ce premier foyer congolais, fut, à cause de toutes ces caractéristiques du pays, dénommée KYANGALA.

  1. L’ETABLISSEMENT DU SECOND FOYER OU DE KOONGO-DYA-MULAZA

Après que les Bâtisseurs de Koongo aient réussi à instaurer un ordre socio-politique à Mbanza Koongo ayant de surcroît une forte influence dans les contrées environnantes, le lignage de NSAKU fut principalement chargé d’envoyer quelques membres en missions de reconnaissance et d’exploration. Ceux-ci, s’orientèrent vers l’Est en réussissant par mettre à l’actif de leurs conquêtes des terres ou des régions que sont :

Mpângala, Matâmba, Nsôngo, Nsuku, Nsûndi, Mbâmba, Nsânga, Mpindi, Mpûmbu, Mbûnda, Ngôyo, Bêmbe, Mbînda, Mpêmba, Nsônso, Mbwêla, Lemba, Ndîngi, Kimbôngo, Kindûndu, Zânga, Kôngo, Kikôngo, Kingôyi, Kinsaku, Kinsâsa, Zâmba, Boko, Kimbânda, Kimbîmbi, Ngômbe, Pâza, Ngûngu, Ngându, Lukuni, Mpese, Luwânda, Kinzûndu, Kimpângu, Musânda, Kûmbi.

Ces régions ou territoires, selon qu’ils aient appartenu aux NZINGA, aux NSAKU, ou aux MPANZU portaient des dénominations suivantes

  • NZINGA : Mbâmba, Ngôyo, Mazînga, Kinânga, Mbinda, (Kabînda), Mpângala (Sud)
  • NSAKU : Mpêmba, Kakôngo, Mbata, Nsânga, Zômbo, Lêmba, Kiyaka, etc (Centre)
  • MPANZU : Mpângu, Nsûndi, Vûngu, Lwângu, Nsôngo, Nsuku, Mpûmbu, Ndôngo, Dôndo, Yombe, Kimbangu, etc (Nord)
  1. L’ETABLISSEMENT DU TROISIEME FOYER OU KOONGO DYA MPANZU

D’après Raphaël BATSIKAMA dont les sources bibliographiques sont très abondantes sur l’histoire de l’ancien royaume de Koongo, le Koongo-dya-Mpânzu semble être la partie territoriale où les ethnologues européens ont le mieux réussi à fabriquer des races et des tribus. [ BATSIKAMA R. Opcit. P.211.]

Les lignages, les mêmes que partout ailleurs dans le Royaume du Congo, comme on a pu le remarquer, deviennent, observe-t-il, au Kôngo-dya-Mpânzu autant des peuples, des races et des tribus. Parfois même, les descendants d’un même lignage, bien que parlant une même langue, constituent, conclut-il, plusieurs tribus, plusieurs races, plusieurs peuples.

Ainsi l’on y compte, pour le lignage (la famille) de :

  1. MPÂNZU: des Bêmbe, des Dôndo, des Lâmba, des Lûmbu, des Lwângu, des Pûnu, des Sûndi, des Wûmbu, des Yômbe, etc.
  1. NSAKU: des Kâmba, des Kota, des Tsângi, des Vili, des Yaka, etc.
  1. NZÎNGA : des Bwênde, des Ghângala, des Kabinda, des Kunyi, des Mbâma, des Minkenge, des Nyânga, des Woyo, des Yînda, des Lâdi ou habitants d’une partie du Nsûndi établis notamment sur la rivière Lulâdi (Lunzadi), des Batséké, des Yâ-Ntatu,

Il ressort ainsi de cette étude monographique que les originaires des régions sud du Congo-Brazzaville sont les descendants directs de NIMI LUKENI ou NTINU WENE autrement dit sont des Koongo du moins pour la plupart à savoir :

SÛNDI, BÊMBE, LÂDI, DÔNDO, KÂMBA, VILI, GHÂNGALA, KUNYI, KOTA, LÛMBU, MINKENGE, WÛMBU, WOYO, PUNU ETC.

Dans son ouvrage sur « Les Kongo Nord-Occidentaux » publié aux éditions Presses Universitaires de France en 1959, Marcel SORET dresse une liste des composantes ethniques Koongo avec leurs variantes au niveau des appellations que sont :

  1. LAADI : Ladi, Lali, Lari, Ballali, Balari, Bwende…
  2. FUMBU : Bafoumbou, Bamfumu…
  3. KOONGO : Koongo tséké, Koongo yâ Ntâ-ntu…
  4. SUNDI : Nsundi, Bassoundi, Bazundi…
  5. GANGALA : Bahangala, Bagangala, Bagaangala…
  6. NYANGA : Minyanga, Manianga, Bamanyanga, Mayangasi…
  7. BEMBE : Babembe, Babeembe…
  8. KENGE : Kenge, Mikenge, Mikengue…
  9. DONDO : Badondo ; et peut être Ba Inda…
  10. KAMBA : Bakamba, Bakemba, Bakaamba, Nsuku…
  11. KUNYI : Bacougni, Bacoungni, Bakougni, Bakouni, Bakuni…
  12. YOMBE : Bayombe, Bayumbi, Mayombe, Mayumbe…
  13. WOYO : Bahoyo, Bawoyo, Bayoyo, Bawooyo…
  14. VILI : Bavili, Vili, Kabinda…[ SORET M. « Les Kongo nord-occidentaux » P.U.F. 1959 P.2.]

Par RUDY MBEMBA-DYA-BÔ-BENAZO-MBANZULU (TAATA N’DWENGA)

(Extrait de congo-liberty)

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:30

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand corrupteur du monde

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?  (Nouvelles des ONG, INDH, organisations régionales et onusiennes)

La Secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean, ancienne gouverneur général du Canada est-elle capable de briser les solitudes des peuples opprimés d'Afrique?

La croisière en folie de la francophonie viole ses propres textes en soutenant un dictateur nommé Sassou Nguesso le grand maître corrupteur du monde

C’est une honte pour la francophonie d’encourager les dictateurs africains et de ternir la réputation de l'ancienne gouverneur général du Canada, Madame Michaëlle Jean, piégée à la XVIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage à Antananarivo (Madagascar), les 26 et 27 novembre 2016.

Comment la France, Nation qui se dit berceau des droits de l’homme peut-elle faire adopter une résolution qui encourage les violations des droits de l’homme et des fondements de la francophonie, au Congo Brazzaville ?
Au nom de la francophonie, la résolution des Chefs d’Etat et de gouvernement chante les louanges du dictateur Sassou Nguesso avec un vocabulaire digne des complices des crimes contre l’humanité.
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Encourageons les autorités de la République du Congo et l’ensemble des acteurs congolais à multiplier les efforts de dialogue afin de promouvoir la restauration de la confiance et la consolidation de la paix dans ce pays ;
« Rappelons la nécessité de respecter les droits de l’homme entoutes circonstances, notamment dans le cadre des procédures engagées contre certains responsables politiques à la suite du contentieux né de l’élection présidentielle du 20 mars 2016.
« Réitérons l’engagement de la Francophonie à apporter aux autorités congolaises le soutien nécessaire à la mise en œuvre des réformes prévues dans le cadre de la nouvelle constitution issue du référendum du 25 octobre 2015.
Comment peut-on ignorer ce qui se passe au Congo où Sassou Nguesso en véritable tyran s’est imposé par la force en changeant la constitution et en se proclamant président de la République à l’issue d’une élection où il est arrivé en 5ème position, en emprisonnant le vainqueur et surtout est en bombardant la population d’une région qui n'a pas voté pour lui.
Aujourd’hui ce qui se passe au Pool est un génocide qui est couvert par une certaine communauté internationale corrompue par l’argent des malheureux et pauvres congolais croupissant dans la misère la plus totale ?
C’est de notoriété publique, Sassou Nguesso est un véritable tyran qui n’a jamais respecté les principes d’un Etat de droit.
Dans son univers clanique il n’y a pas : - la séparation des pouvoirs; - le libre exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; - l’égalité devant la loi des citoyens, une bonne administration de la justice.
Et pourquoi la Francophonie des corrompus a-t-elle foulée au pied ses propres règles, notamment la Charte de la francophonie ainsi qu’à tous les instruments qui régissent l’action de l’Organisation en matière de développement démocratique en particulier la déclaration de Bamako adoptée en 2000 et la Déclaration de Saint Boniface adoptée en 2006.
La déclaration de Bamako qui a été violée par le dictateur du Congo mentionne bien les principes fondamentaux sur la démocratie. En effet, elle réaffirme bien que la francophonie et la démocratie sont indissociables en se donnant les moyens de réagir vigoureusement à toute interruption du processus démocratique et aux violations graves des droits de l’homme dans l’espace francophone.
Elle mentionne également que la démocratie est incompatible avec toute modification substantielle du régime électoral introduite de façon arbitraire ou subreptice, un délai raisonnable devant toujours séparer l’adoption de la modification de son entrée en vigueur. Sassou Nguesso a fait adopter par la force une constitution préparée par un petit comité sans qu’elle soit soumise au parlement et le président Français a donné curieusement son aval, d’où les crimes actuels de Sassou sur une population hostile au changement de la Constitution et à sa réelection.
Les intérêts personnels et égoïstes de quelques dirigeants de la francophonie ont fait qu’encourager l’homme qui est réputé violateur des lois et principes des droits de l’homme.
Sassou Nguesso a toujours ignoré que la démocratie exige en particulier, la tenue , à intervalles réguliers, d’élections libres, fiables et transparentes, fondées sur le respect et l’exercice, sans aucun empêchement ni aucune discrimination, du droit à la liberté et à l’intégrité physique de tout électeur et de tout candidat, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, notamment par voie de presse et autre moyen de communication, de la liberté de réunion et de manifestation, et de la liberté d’association.
La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui s’est déroulée à Antananarivo (Madagascar) a adopté une résolution qui confirme la complicité de la France avec certains dictateurs, c’est le cas du Congo Brazzaville dont la situation des droits de l’homme n’a pas préoccupé l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Les dirigeants français, MackySall et la Secrétaire générale de la Francophonie ont prouvé aux yeux de la communauté internationale leur complicité quant au génocide en cours au Congo Brazzaville dans la région du Pool et les arrestations arbitraires des opposants au régime dictatorial de Sassou Nguesso.
La police est devenue un instrument de répression, un refuge d’antivaleurs et de dérives, recrutés pour torturer et tuer, ignorant les normes nationales et internationales pour les agents de l’application des lois.
De nombreuses personnes n’ont pas eu malheureusement la chance d’échapper aux rafles de la police politique. Ils sont des disparus aujourd’hui. Leurs proches traumatisés n’osent pas parfois se plaindre à cause des représailles des escadrons de la mort qui leur imposent le silence.
Sassou a ordonné les bombardements et les tirs à la mitraillette par hélicoptère, pendant plus de huit mois dans une région plus grande que le Rwanda, à la recherche du Pasteur Ntumi, président du Conseil National des Républicains qui n'a fait que soutenir les opposants au changement de la constitution.
En violation des textes internationaux le régime autoritaire de Sassou a recruté des mercenaires étrangers pour commettre des exactions.
De nombreux témoignages font état, dans le pool, de la traque des jeunes gens de 18 à 40 ans qui fuient dans les forêts pour échapper à leurs meurtriers comme cela s’est passé en 1998-1999. C’est ce fameux goût de sang dont parle le Président Sassou.

En ignorant les crimes contre l'humanité actuellement en cours au Congo, la XVè conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays ayant le français en partage est bien devenue une croisière en folie qui ne tient ni compte de la déclaration de Bamako du 3 novembre 2000 ni de la déclaration de Saint Boniface du 13 – 14 mai 2006.
C'est pourquoi nous précisons à titre de rappel d'une part, les principes de la Déclaration de Saint Boniface adoptés par les Chefs d’Etat et de Gouvernement et d'autre part la Déclaration de Bamako

A. les principes de la Déclaration de Saint Boniface.

Soulignons la responsabilité qui incombe à chaque État de protéger les civils sur son territoire ou sur un territoire qu’il contrôle ; Réaffirmons que cette responsabilité exige la protection des populations contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique, et les crimes contre l’humanité, ainsi que la poursuite en justice des auteurs de tels actes ; Confirmons la coopération pleine et entière de la Francophonie à l'égard de ses membres qui le souhaitent, pour qu’ils s’acquittent de cette responsabilité ;
Soulignons la responsabilité de la communauté internationale de réagir d'une façon opportune et décisive, et en conformité avec la légalité internationale, les principes de la Charte des Nations Unies et les prérogatives dévolues au Conseil de sécurité pour protéger les civils contre le génocide, les crimes de guerre, l’épuration ethnique et les crimes contre l’humanité, au cas où les moyens pacifiques s’avéreraient insuffisants et où il serait manifeste que les autorités nationales ne protègent pas leurs populations contre de tels actes ; 4. Réaffirmons notre volonté de conforter l’action préventive de l’Organisation internationale de la Francophonie, telle que prévue par la Déclaration de Bamako et dans le Programme d’action annexé à celle-ci, par une utilisation optimale de ses capacités, afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle spécifique dans l’observation, l’alerte précoce, la diplomatie préventive, la gestion des crises, l’accompagnement des transitions et la consolidation de la paix, et ce, dans le cadre d’une coopération systématique et rationalisée avec les Organisations internationales et régionales ;
Confirmons notre volonté politique d’agir et d’exercer pleinement notre responsabilité de prévenir l’éclatement des crises et des conflits dans l’espace francophone, limiter leur propagation, faciliter leur règlement pacifique et hâter le retour à une situation de paix durable par la mise en œuvre des dispositions librement consenties au titre de la Déclaration de Bamako et des instruments internationaux auxquels nos Etats sont parties ;
Réaffirmons également la responsabilité de nos États de protéger et d'assister les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et de faciliter les efforts des Organisations et Agences internationales, régionales et humanitaires à cet égard, notamment afin de faciliter l’accès aux personnes déplacées ;
Soulignons que les Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays, approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies, constituent un cadre international important pour la protection des personnes déplacées, et Sommes résolus à prendre des mesures concrètes pour renforcer cette protection ;
Soulignons l’importance de promouvoir le respect de tous les droits de l’Homme et du droit international humanitaire, de prévenir et de sanctionner les violations graves ou massives de ces droits, et de traduire en justice les auteurs de telles violations ; Nous engageons à promouvoir l'action des Défenseurs des droits de l’Homme et à garantir leur protection ; dans ce contexte, Appelons solennellement à la ratification de tous les instruments internationaux et régionaux de lutte contre l’impunité, tels ceux relatifs à la Cour pénale internationale ou à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, et Invitons l'Organisation internationale de la Francophonie à renforcer, en tant que de besoin, son assistance aux Etats pour leur permettre d'assumer les engagements prévus par le Statut de Rome;

B - les principes de la Déclaration de Bamako du 3 novembre 2000

PROCLAMONS :

1. que Francophonie et démocratie sont indissociables: il ne saurait y avoir d’approfondissement du projet francophone sans une progression constante vers la démocratie et son incarnation dans les faits; c’est pourquoi la Francophonie fait de l’engagement démocratique une priorité qui doit se traduire par des propositions et des réalisations concrètes;
1 Réserve du Vietnam et du Laos sur l’article 2 (5) – Motif: la démocratie et le multipartisme sont deux notions différentes et ne peuvent s’identifier. La démocratie est une finalité alors que le multipartisme n’est qu’un chemin. Le chemin pour y parvenir décidé par chaque pays doit être défini par son peuple en fonction de ses spécificités culturelles, historiques, économiques et sociales.
2. que, pour la Francophonie, il n’y a pas de mode d’organisation unique de la démocratie et que, dans le respect des principes universels, les formes d’expression de la démocratie doivent s’inscrire dans les réalités et spécificités historiques, culturelles et sociales de chaque peuple;
3. que la démocratie, cadre politique de l’État de droit et de la protection des droits de l’Homme, est le régime qui favorise le mieux la stabilité à long terme et la sécurité juridique; par le climat de liberté qu’elle suscite, la démocratie crée aussi les conditions d’une mobilisation librement acceptée par la population pour le développement; la démocratie et le développement sont indissociables: ce sont là les facteurs d’une paix durable;
4. que la démocratie, pour les citoyens - y compris, parmi eux, les plus pauvres et les plus défavorisés - se juge, avant tout, à l’aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanismes de garanties. Il s’agit là de conditions essentielles à leur adhésion aux institutions et à leur motivation à devenir des acteurs à part entière de la vie politique et sociale;
5. que, pour préserver la démocratie, la Francophonie condamne les coups d’État et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal;
6 que, pour consolider la démocratie, l’action de la Francophonie doit reposer sur une coopération internationale qui s’inspire des pratiques et des expériences positives de chaque État et gouvernement membre;
7. que les principes démocratiques, dans toutes leurs dimensions, politique, économique, sociale, culturelle et juridique, doivent également imprégner, les relations internationales.

PRENONS LES ENGAGEMENTS SUIVANTS :

A. POUR LA CONSOLIDATION DE L’ÉTAT DE DROIT

1. Renforcer les capacités des institutions de l’État de droit, classiques ou nouvelles, et œuvrer en vue de les faire bénéficier de toute l’indépendance nécessaire à l’exercice impartial de leur mission;
2. Encourager le renouveau de l’institution parlementaire, en facilitant matériellement le travail des élus, en veillant au respect de leurs immunités et en favorisant leur formation;
3. Assurer l’indépendance de la magistrature, la liberté du Barreau et la promotion d’une justice efficace et accessible, garante de l’État de droit, conformément à la Déclaration et au Plan d’action quinquennal du Caire adoptés par la IIIe Conférence des Ministres francophones de la justice;
4. Mettre en œuvre le principe de transparence comme règle de fonctionnement des institutions;
5. Généraliser et accroître la portée du contrôle, par des instances impartiales, sur tous les organes et institutions, ainsi que sur tous les établissements, publics ou privés, maniant des fonds publics;
6. Soutenir l’action des institutions mises en place dans le cadre de l’intégration et de la coopération régionales, de manière à faire émerger, à ce niveau, une conscience citoyenne tournée vers le développement, le progrès et la solidarité.

B. POUR LA TENUE D’ÉLECTIONS LIBRES, FIABLES ET TRANSPARENTES

7. S’attacher au renforcement des capacités nationales de l’ensemble des acteurs et des structures impliqués dans le processus électoral, en mettant l’accent sur l’établissement d’un état civil et de listes électorales fiables;
8. S’assurer que l’organisation des élections, depuis les opérations préparatoires et la campagne électorale jusqu’au dépouillement des votes et à la proclamation des résultats, y inclus, le cas échéant, le contentieux, s’effectue dans une transparence totale et relève de la compétence d’organes crédibles dont l’indépendance est reconnue par tous;
9. Garantir la pleine participation des citoyens au scrutin, ainsi que le traitement égal des candidats tout au long des opérations électorales;
10. Impliquer l’ensemble des partis politiques légalement constitués, tant de la majorité que de l’opposition, à toutes les étapes du processus électoral, dans le respect des principes démocratiques consacrés par les textes fondamentaux et les institutions, et leur permettre de bénéficier de financements du budget de l’État;
11. Prendre les mesures nécessaires pour s’orienter vers un financement national, sur fonds public, des élections;
12. Se soumettre aux résultats d’élections libres, fiables et transparentes.

C. POUR UNE VIE POLITIQUE APAISÉE

13. Faire en sorte que les textes fondamentaux régissant la vie démocratique résultent d’un large consensus national, tout en étant conformes aux normes internationales, et soient l’objet d’une adaptation et d’une évaluation régulières;
14. Faire participer tous les partis politiques, tant de l’opposition que de la majorité, à la vie politique nationale, régionale et locale, conformément à la légalité, de manière à régler pacifiquement les conflits d’intérêts;
15. Favoriser la participation des citoyens à la vie publique en progressant dans la mise en place d’une démocratie locale, condition essentielle de l’approfondissement de la démocratie;
16. Prévenir, et le cas échéant régler de manière pacifique, les contentieux et les tensions entre groupes politiques et sociaux, en recherchant tout mécanisme et dispositif appropriés, comme l’aménagement d’un statut pour les anciens hauts dirigeants, sans préjudice de leur responsabilité pénale selon les normes nationales et internationales; 17. Reconnaître la place et faciliter l’implication constante de la société civile, y compris les ONG, les médias, les autorités morales traditionnelles, pour leur permettre d’exercer, dans l’intérêt collectif, leur rôle d’acteurs d’une vie politique équilibrée;
18. Veiller au respect effectif de la liberté de la presse et assurer l’accès équitable des différentes forces politiques aux médias publics et privés, écrits et audiovisuels, selon un mode de régulation conforme aux principes démocratiques;

D.POUR LA PROMOTION D’UNE CULTURE DÉMOCRATIQUE INTÉRIORISÉE ET LE PLEIN RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

19. Développer l’esprit de tolérance et promouvoir la culture démocratique dans toutes ses dimensions, afin de sensibiliser, par l’éducation et la formation, les responsables publics, l’ensemble des acteurs de la vie politique et tous les citoyens aux exigences éthiques de la démocratie et des droits de l’Homme; 20. Favoriser, à cet effet, l’émergence de nouveaux partenariats entre initiatives publiques et privées, mobilisant tous les acteurs engagés pour la démocratie et les droits de l’Homme;
21. Ratifier les principaux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’Homme, honorer et parfaire les engagements ainsi contractés, s’assurer de leur pleine mise en œuvre et former tous ceux qui sont chargés de leur application effective;
22. Adopter en particulier, afin de lutter contre l’impunité, toutes les mesures permettant de poursuivre et sanctionner les auteurs de violations graves des droits de l’Homme, telles que prévues par plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux, dont le Statut de Rome portant création d’une Cour Pénale Internationale; appeler à sa ratification rapide par le plus grand nombre;
23. Créer, généraliser et renforcer les institutions nationales, consultatives ou non, de promotion des droits de l’Homme et soutenir la création dans les administrations nationales de structures consacrées aux droits de l’Homme, ainsi que l’action des défenseurs des droits de l’Homme;
24. Prendre les mesures appropriées afin d’accorder le bénéfice aux membres des groupes minoritaires, qu’ils soient ethniques, philosophiques, religieux ou linguistiques, de la liberté de pratiquer ou non une religion, du droit de parler leur langue et d’avoir une vie culturelle propre;
25. Veiller au respect de la dignité des personnes immigrées et à l’application des dispositions pertinentes contenues dans les instruments internationaux les concernant;
A ces fins, et dans un souci de partenariat rénové, nous entendons:
• Intensifier la coopération entre l’OIF et les organisations internationales et régionales, développer la concertation en vue de la démocratisation des relations internationales, et soutenir, dans ce cadre, les initiatives qui visent à promouvoir la démocratie;
• Renforcer le mécanisme de concertation et de dialogue permanents avec les OING reconnues par la Francophonie, particulièrement avec celles qui poursuivent les mêmes objectifs dans les domaines de la démocratie et des droits de l’Homme;

5. DÉCIDONS DE RECOMMANDER LA MISE EN ŒUVRE DES PROCÉDURES CI-APRÈS POUR LE SUIVI DES PRATIQUES DE LA DÉMOCRATIE, DES DROITS ET DES LIBERTÉS DANS L’ESPACE FRANCOPHONE:

1. Le Secrétaire général se tient informé en permanence de la situation de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, en s’appuyant notamment sur la Délégation aux droits de l’Homme et à la démocratie, chargée de l’observation du respect de la démocratie et des droits de l’Homme dans les pays membres de la Francophonie;
Une évaluation permanente des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone sera conduite, à des fins de prévention, dans le cadre de l’Organisation internationale de la Francophonie, sur la base des principes constitutifs énoncés précédemment. Cette évaluation doit permettre:
• de définir les mesures les plus appropriées en matière d’appui à l’enracinement de la démocratie, des droits et des libertés;
• d’apporter aux États et gouvernements qui le souhaitent l’assistance nécessaire en ces domaines;
• de contribuer à la mise en place d’un système d’alerte précoce;
2. Face à une crise de la démocratie ou en cas de violations graves des droits de l’Homme, les instances de la Francophonie se saisissent, conformément aux dispositions de la Charte, de la question afin de prendre toute initiative destinée à prévenir leur aggravation et à contribuer à un règlement. À cet effet, le Secrétaire général propose des mesures spécifiques:
• il peut procéder à l’envoi d’un facilitateur susceptible de contribuer à la recherche de solutions consensuelles. L’acceptation préalable du processus de facilitation par les autorités du pays concerné constitue une condition du succès de toute action. Le facilitateur est choisi par le Secrétaire général après consultation du Président de la Conférence ministérielle, en accord avec l’ensemble des protagonistes. La facilitation s’effectue en liaison étroite avec le CPF;
• il peut décider, dans le cas de procès suscitant la préoccupation de la communauté francophone, de l’envoi, en accord avec le CPF, d’observateurs judiciaires dans un pays en accord avec celui-ci;
3. En cas de rupture de la démocratie ou de violations massives des droits de l’Homme2, les actions suivantes sont mises en œuvre:
• le Secrétaire général saisit immédiatement le Président de la Conférence ministérielle de la Francophonie à des fins de consultation;
• la question fait l’objet d’une inscription immédiate et automatique à l’ordre du jour du CPF, qui peut être convoqué d’urgence en session extraordinaire, et, le cas échéant: – confirme la rupture de la démocratie ou l’existence de violations massives des droits de l’Homme, – les condamne publiquement, – exige le rétablissement de l’ordre constitutionnel ou l’arrêt immédiat de ces violations;
Le CPF signifie sa décision aux parties concernées;
Le Secrétaire général se met en rapport avec les autorités de fait. Il peut envoyer sur place une mission d’information et de contacts. Le rapport établi dans les plus brefs délais par cette mission est communiqué aux autorités nationales pour commentaires. Le rapport de la mission, ainsi que les commentaires des autorités nationales, sont soumis au CPF, pour toute suite jugée pertinente;
2 Interprétation de la Tunisie: par «rupture de la démocratie», entendre «coup d’État» par «violations massives des droits de l’Homme», entendre «génocide».
Le CPF peut prendre certaines des mesures suivantes:
• refus de soutenir les candidatures présentées par le pays concerné, à des postes électifs au sein d’organisations internationales,
• refus de la tenue de manifestations ou conférences de la Francophonie dans le pays concerné,
• recommandations en matière d’octroi de visas aux autorités de fait du pays concerné et réduction des contacts intergouvernementaux,
• suspension de la participation des représentants du pays concerné aux réunions des instances,
• suspension de la coopération multilatérale francophone, à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au rétablissement de la démocratie,
• proposition de suspension du pays concerné de la Francophonie. En cas de coup d’État militaire contre un régime issu d’élections démocratiques, la suspension est décidée;
Lorsque des dispositions sont prises en vue de restaurer l’ordre constitutionnel ou de faire cesser les violations massives des droits de l’Homme, le CPF se prononce sur le processus de retour au fonctionnement régulier des institutions, assorti de garanties pour le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Il détermine les mesures d’accompagnement de ce processus par la Francophonie en partenariat avec d’autres organisations internationales et régionales;
Si besoin est, le CPF saisit la Conférence ministérielle de la Francophonie par le canal de son Président;
La question de la rupture de la démocratie ou des violations massives des droits de l’Homme dans un pays et des mesures prises, reste inscrite à l’ordre du jour du CPF aussi longtemps que subsistent cette rupture ou ces violations3.
Nous, Ministres et chefs de délégation des États et gouvernements des pays ayant le français en partage,
Adoptons la présente Déclaration;
Demandons au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie d’en assurer la mise en œuvre;
Transmettons, à l’intention des chefs d’État et de gouvernement, en vue de leur IXe Sommet à Beyrouth, le projet de Programme d’action ci-joint en annexe.

Bamako, le 3 novembre 2000

Me Maurice Massengo-Tiassé Vice Président de la CNDH –Congo - Président du CIRAC (Comité International Pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples)

LIRE LA SUITE : http://www.frtdh.org/fr/article/la-croisiere-en-folie-de-la-francophonie-viole-ses-propres-textes-en-soutenant-un-dictateur-nomme-sassou-ngues-92.html

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 00:54

ALERTE ! ALERTE ! ALERTE !

CONGO-BRAZZAVILLE : Modeste BOUKADIA, président du CDRC, emprisonné à la maison d’arrêt de Pointe-Noire pour délit d'opinion, a été enlevé à la clinique Guenin où il a été hospitalisé, suite à l'agression et tentative d'assassinat par le directeur de la maison d'arrêt de Pointe-Noire.

Modeste BOUKADIA hospitalisé à la clinique Guenin de Pointe Noire, a été enlevé ce soir 5 décembre 2016 par des policiers à bord de 3 BJ alors qu'il était sous perfusion, laquelle perfusion a été arrêtée vers 19h00 par les kidnapeurs pour le ramener de force à la maison d’arrêt, malgré les protestations du corps médical. Les policiers ont déclaré : « ils  ont reçu des ordres de le ramener en prison, dans sa cellule. Il n'a qu'à mourir en prison sans soins ce Moukongo qui prône la division du pays ».

Actuellement, aux dernières nouvelles, M. Modeste BOUKADIA est de nouveau admis à la clinique Guenin suite à la pression des médecins.

Avis à celles et ceux qui soutiennent et protègent ce régime criminel aux méthodes et pratiques inhumaines.

L'EQUIPE DU RESEAU CONGO-MFOA

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 22:03
 
Après bientôt 33 ans de pouvoir absolu, et ayant été en possession des ressources les plus gigantesques que le pays n'ait jamais eues, Camarade SASSOU-NGUESSO. De quel domaine de la vie en société, vous sentez-vous fier d'avoir construit ou restructuré, modernisé ou rendu fonctionnel: L'école ? L'économie nationale ? La santé publique et l'hygiène urbaine ? La culture ? Le sentiment de nation... ?
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05/12/2016 20:15:24: L'AET NGAMA MOUANZA n'y est pas allé de main morte ....

Lettre au Camarade SASSOU-NGUESSO
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Lekufe Moyibi - Le criminel voleur

 

Un pays de nouveau en ruine,
Un nom, NGUESSO, synonyme de vol et de médiocrité,
Une tribu, une ethnie menacées de rejet. Tout ce pouvoir pour ça ?
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Si vous le permettez !

Après bientôt 33 ans de pouvoir absolu, et ayant été en possession des ressources les plus gigantesques que le pays n'ait jamais eues, Camarade SASSOU-NGUESSO.

De quel domaine de la vie en société, vous sentez-vous fier d'avoir construit ou restructuré, modernisé ou rendu fonctionnel: L'école ? L'économie nationale ? La santé publique et l'hygiène urbaine ? La culture ? Le sentiment de nation ? Ou la fameuse démocratie ? A moins que ce ne fut la paix ?

Savez-vous qu'en seulement 33 ans de vie, il y eut un homme qui marqua à jamais le cours de l'humanité ? Ah si si si, et tout le monde le reconnait, y compris les Maçons.

Mais voyez-vous, Camarade Président du Présidium des Sages du pays, le côté comique de l'histoire que vous laissez à la postérité, ce sont Tous Ceux & Celles que, en bon boulanger, vous avez roulés dans votre farine. Une farine que vous leur promettiez à tous, mais que finalement, sur les 20 récentes années de votre d'exercice du pouvoir, vous n'avez servie qu'à votre Famille, à Quelques-uns bien triés de votre Tribu, à un petit groupe de votre Clan des 1% de la population du pays!

Et pendant ce temps-là, les Masses populaires, qui, sans doute de bonne foi, croyaient en la sincère disposition de l'esprit qui vous animait en 1997, ne sont apparues que comme les dindons de la farce gigantesque que vous leur prépariez en cette année-là. La farce macabre du 05 Juin 1997, ou farce d'une haine tribale sanglante.

Quand l'on repense que ces Masses suppliaient que vous repreniez "votre Pouvoir", que récemment encore, il en est qui juraient toujours par ces slogans incroyables:

-"Lissouba ne voulait pas aller aux élections" ;
- "Nous avons combattu Lissouba pour défendre la démocratie" ;
- "Sous Lissouba, le pays était tribalisé".

Oui, repenser à l'hypocrisie des raisons de la guerre civile du 05 juin 1997, c'est convenir que, d'une certaine façon, Un Peuple donné mérite bel et bien ses Dirigeants. Ou, dans le cas spécifique du Congo, sans doute, apparaissez-vous, sur un plan métaphysique, comme la malédiction infligée aux Congolais pour l'injustice des alliances ethniques de 1992/1997, pour ce choix  insensé, oui a priori insensé, qui conduisit la majorité des enfants de ce pays à rejeter et à humilier le Travailleur de mérite qui fut légitimement choisi en 1992, au profit d'un Homme qui avait déjà  démontré n'être que l'anti-thèse du mérite, la paresse au travail, la négation de l'idée de nation, le paléolithique de la vie en société.

Car, à l'identique de la fin de votre premier cycle politique, 1991/1992, voici qu'aujourd'hui, l'histoire se répète, encore plus honteuse: la ruine et la désolation se répandent dans tous les pans de la société. Et cela c'est votre triste bilan. Un bilan foncièrement familial ou tribal. Pauvre tribu!

Avoir donc détruit la seule vraie démocratie, débutante, et avec elle cette promesse de bâtir la nation et le pays sur des bases équitables et saines, pour finir plus cruel tyran, plus médiocre Gestionnaire de l'Etat qu'en 1991/1992 ? 20 ans de pouvoir familial absolu pour couler dans le marbre, la vérité qui, y compris dans des pays très lointains, veut désormais que votre patronyme, NGUESSO soit synonyme de Vol, de Médiocrité et de Risque pour la vie en société ?
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Camarade Président du Présidium des Sages du Congo.
Je me plais à vous appeler ainsi, en raison du fait que, les salaires des Agents de l'Etat étant désormais payés au compte-goutte, vous avez trouvé néanmoins la liberté morale, oui morale, de consacrer quelques centaines de millions pour réunir les prétendus Sages des ethnies du pays! Une scène burlesque, vous, entouré de ces personnages sortis d'on ne sait où.

Si donc, vous le permettez toujours,
J'ai lu cet article de la presse canadienne. Et j'ai eu de la peine pour le Serviteur du Nazaréen de 33 ans, que se veut être votre fils né de nouveau. Un fils, décrit, à peu près dans les termes suivants:

"Nous, Gouvernement du Canada, refusons pour la seconde fois, le droit à la Résidence Permanente à ce Monsieur -bien qu'il possède une maison de Maître et des millions d'argent dans les banques de notre pays. Nous le disons clairement et sans détour, nous ne désirons en aucune façon l'avoir pour Concitoyen un jour, ni aujpurd'hui pour hôte de libre séjour. Car, convaincus sommes-nous que, cet individu, qui se dit Serviteur du Dieu des Faibles et des Justes, fait partie d'un -«petit clan familial mafieux » qui exerce une « dictature » et détourne les fonds de son pays pour son bénéfice personnel."

Cela m'a vraiment attristé pour ce Pasteur de Dieu, sans doute un peu sincère dans sa foi!

Oui, par ces considérants détonnants, la Justice canadienne a rejeté la requête de César Wilfrid NGUESSO. Et cette Justice, n'est décidément pas la française, puisque, elle s'étonne du silence du peupe congolais et semble d'ailleurs l'inciter à réagir:

"Le Congo-Brazzaville a délégué à l’entreprise [Socotram, dont ce fils est le Pdg, ndlr] la charge de percevoir des droits de trafic maritime de plusieurs millions par année sur les chargements de pétrole qui quittent le pays. En retour, l’entreprise devait bâtir une flotte maritime nationale, ce qui n’a jamais été accompli. En fait, selon l’enquête, il existe des motifs raisonnables de croire que Socotram « n’existe que pour fournir [à ce fils Nguesso] une source très importante de revenus, au détriment de l’État ».

Donc Willy NGUESSO a empoché des milliards, mais n'a pas pu doter le Congo d'une flotte maritime, pas le moindre bateau de valeur ?

Et cette institution canadienne semble se montrer soucieuse du niveau de connaissances que les Congolais ont des ressources qu'on leur vole, car corrige-t-elle: Non, Willy NGUESSO, ne gagne pas les 50 millions de Franc CFA mensuels que vous pensiez, il en touche plus du triple, soit environ 177 millions par mois! A lui tout seul. Et uniquement officiellement!

Oui, il y a dans l'âme des peuples Nord-Américains, un brin d'humanisme que leur histoire volcanique n'a pas totalement corrompu: ils savent parler vrai, direct et juste. Et je suis resté bouche bée, à voir les Canadiens décrire avec tant de perspicacité votre famille, le nom, NGUESSO.

Mais peut-être, est-ce cela que vous rêviez de laisser à vos enfants, à votre famille, à votre tribu : un nom, NGUESSO, synonyme de rejet, de honte, un nom avec lequel plus personne ne voudra être bientôt associé de près ou de loin ?

En tous les cas, le pays est de nouveau en ruine... Et vous le savez, oui vous savez que, pour cette seconde et ultime fois, le Peuple ne lavera pas les mains du "petit clan famiilal mafieux", que des comptes, individuels ou de groupes, devront être rendus, fut-il au risque de ...

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Ah l'Ami(e)!

Si seulement, on avait laissé Le mythique Professeur accomplir ne fussent-ce que cinq années de travail paisible ! Non, tous étaient, comme qui dirait, enragés...Tous étaient intenables, comme possédés par des Démons ayant un sens de l'ironie hors du commun. D'ailleurs, jusqu'aux Erudits piaffaient d'impatience, ils s'étouffaient de cette haine tribale à voir un homme consciencieux aux manettes de l'Etat.

Finalement, Sassou-Nguesso, n'a peut-être été que le juste salaire du pacte que noua le Peuple congolais avec le Diable en 1992-1997.

Oui, à l'avenir, laissons donc les Ouvriers de mérite oeuvrer. Même en se trompant, ils oeuvreront toujours pour le progrès de l'ensemble de la collectivité.

Merci.
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Le Papou, L'Iconoclaste

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