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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 18:27
CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur

CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur Par sadioK -


600 lits dans le futur centre hospitalier d’Oyo, petite bourgade d’un millier d’habitants qui devient de fait le centre dans un sens ou l’autre du Congo.

600 lits là-bas parce que le chef de l’état, natif de ce lieu, le veut ainsi tandis que la demande la plus forte se trouve naturellement à Brazzaville ou à Pointe Noire.

Le conseiller spécial sur les questions de santé du Président Denis SassouNguesso, le Professeur Claude Maylin qui a été l’invité de l’émission « La Grande Interview » du 3 janvier 2014 d’Elie Smith déclare avoir été incapable de convaincre le Président de façon que ce grand hôpital de 600 lits soit construit non à Oyo mais à Brazzaville.

Ce dernier dit n’avoir jamais compris les raisons de ce choix : « Honnêtement, cet hôpital devait être construit à Brazzaville » a t-il dit et a poursuivi : « Vu les manquements cruels qu’il y a au CHU, construire un hôpital de cet envergure à Oyo n’était pas une urgence ».

En temps normal cette question devrait faire l’objet d’un débat en conseil des ministres mais le natif d’Oyo régente tout, tout seul tel un homme-orchestre, comme si les ministres en charge de tel ou tel domaine ne comptent que pour du beurre.

Ainsi chaque année et plusieurs fois par an pour certains, des cadres supérieurs, des fonctionnaires, des ministres lesquelles bénéficient d’une couverture légale de soins, mais sans budget spécial y afférent, comme aussi des parents et amis, sont évacués à cout de plusieurs millions de francs CFA pour des soins de santé ou visites médicales en France. C’est le Trésor Public qui paye, donc le peuple qui en pâtit.

Le Président lui-même se rend régulièrement en Espagne, à Marbella aux mêmes fins.

Où est donc passée la dynamique de 1989 lorsque Mr Sassou disait dans le discours d’inauguration du CHU rénové et entièrement équipé : « plus aucun congolais n’ira se faire soigner à l’étranger ».

Le budget national de l’an 89 ne valait pas les plus de 4000 milliards actuels !

Qu’est ce qui a changé en 25 ans pour entraîner un tel recul ? La guerre de 1997 et autres crises sociopolitiques ? Oui ! Ici on ne manque pas de justifier tout ce qui ne fonctionne pas par cela….

On s’accroche à cette sombre partie de notre histoire comme une ombre indispensable à justifier les tares préfabriquées….

Des dizaines de millions de FCFA par personne et par trimestre quittent le pays pour l’autre pays, la France, qui a pourtant un système de prise en charge qui met ses habitants, riches ou pauvres, à l’abri des déboires de cette question que connaissent et subissent nos concitoyens.

Le Congo aurait pu pourtant égaler l’hexagone en matière de prise en charge de la santé grâce au petro-CFA qui coule à flot.

Pourquoi ne structure-t-on pas le CHU de Brazzaville comme on a pu le faire avec moins en 1989 ?

A ce propos, le Professeur Maylin a également reconnu que le nombre de médecins formés par an estimé à 20 est insuffisant.

Ce nombre devrait être revu à la hausse pour avoisiner les 100 ou 150 médecins ; il a maintes fois soulevé le problème sans suite, tout en faisant constater que « ce n’est pas une affaire d’argent, mais de volonté politique (…).D’ailleurs, c’est sans doute l’une des premières décisions que j’aurais pu prendre si on me nommait Ministre de la santé ».

L’un des derniers évacués sanitaires congolais en date est Me Jean-Martin MBEMBA, ancien ministre et actuel Président de la Commission des Droits de l’Homme, assigné à résidence de fait depuis plus d’1 an jusqu’à fin juin 2014 pour une supposée affaire de « trafic d’armes aux fins de déstabiliser les institutions de la République».

Jusque là aucune preuve de cette affaire n’a été apportée ; aucune arme du lot de « 300 à 400 armes » prétendument « saisies » chez lui, n’a été brandie par la police de Mr NDENGUET.

Le prétendu financier de l’opération a été mis définitivement en liberté il y a belle lurette, faute de preuves.

Pour la première fois, on est présence d’un « coup d’état » sans armes, ni finances et avec simplement 6 citoyens atrocement torturés et toujours détenus, dont l’un, Eric SOUAMI, y a trouvé la mort.

Convoqué, Jean-Martin MBEMBA a refusé de se présenter aux services de la DST, étant donné les violations flagrantes des règles cardinales du code de procédure pénale en pareilles matière.

La police s’est autosaisie sans un seul acte de procédure émanant ni du parquet, ni d’un juge d’instruction.

Depuis mai 2013, Jean-Martin MBEMBA est donc assigné à résidence de fait, sans aucun acte de poursuite encore moins d’un jugement, comme beaucoup d’autres, tels Guy MAFIMBA ou Mathias DZON.

Entre temps, Jean-Martin MBEMBA n’a pu accomplir aucun déplacement, ni professionnel, ni comme Président de la CNDH.

Malgré une hospitalisation de 10 jours programmée à l’hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce à PARIS, Jean-Martin MBEMBA n’a même pas été autorisé de s’y rendre.

On a soutenu que c’est l’implication majeure de Me MBEMBA lors de l’introduction dans la Constitution de 2002 des dispositions intangibles dont l’interdiction d’un 3ème mandat présidentiel qui serait le fondement du courroux à son encontre de ceux qui nous gouvernent.

D’autres avancent le fait que Jean-Martin MBEMBA a été celui qui a préparé, étant Ministre de la Justice en mi- mai 1999, le dossier des disparus du Beach.

En effet, saisi par un autre membre du gouvernement de la situation de désarroi dans laquelle se trouvaient les parents des disparus, Jean-Martin MBEMBA avait alors chargé sa directrice des droits de l’homme de recevoir et entendre tous les jours ouvrables et pendant plus de 2 mois tous les parents concernés, en grande majorité des mères et des sœurs des disparus.

358 dossiers de disparus furent constitués et remis personnellement au Procureur de la République et au Doyen des juges d’instruction aux fins d’ouvrir une information, car il y avait disparitions.

Ce sont sur ces bases que fut organisé en mai le procès de 2005, retransmis en direct à la radio et à la télé ; certains de ceux qui ont comparu des semaines durant dans ces circonstances, bien que malheureusement acquittés, n’ont peut-être pas oublié ce qu’ils ont qualifié d’affront personnel.

Sans le dossier constitué au Ministère de la Justice, il y a à penser que l’affaire des disparus du Beach aurait été étouffée comme bien d’autres.

Conséquence directe - aux dires des praticiens- de l’immobilisation forcée pendant plus d’un an de Jean-Martin MBEMBA, sans contrôle médical – d’autant que ce qui lui est reproché a éloigné bien de praticiens-Me MBEMBA a fait une crise aigüe cette mi-juin : principalement une fièvre élevée, mais surtout qui ne baissait pas.

Jean-Martin MBEMBA a été alors conduit par sa famille au centre le plus proche de sa résidence, au centre médico-social de l’Ambassade de France où il est traité en urgence.

Il fut hospitalisé par la suite dans une clinique de Moungali, puis ré-hospitalisé dans la même semaine sous le contrôle d’un médecin franco-béninois qui ne voyait d’autre issue au maintien à la vie de l’avocat que d’être évacué à l’étranger.

En effet, avant que le médecin franco-béninois de Brazzaville ne fasse réadmette Me MBEMBA dans cette clinique, ce dernier était presque inscrit à l’article de la mort.

Un communiqué a attiré l’attention des autorités, mais elles n’ont pas bougé, jugeant que c’est monsieur Jean-Martin MBEMBA qui est malade et non le Président de la CNDH.

Les proches de l’avocat obtiennent difficilement de lui son accord afin que les autorités soient saisies de façon officielle par le bureau de la CNDH, principalement pour qu’on le laisse sortir comme l’exigent les médecins.

Dit-on qu’après quelques « réunions familiales » et au bout de 2 jours, les autorités « autorisent » enfin l’évacuation du « pestiféré » et sa prise en charge légale, puisqu’il en a droit comme Président de la CNDH.

Pour s’enquérir de la situation, le Ministre d’Etat et directeur de cabinet du chef de l’Etat Firmin AYESSA rend visite à Jean-Martin MBEMBA, Président de la CNDH, dans la clinique mentionnée ci-dessus située dans un quartier populaire de la ville.

C’était un lundi et le vendredi qui suit, l’avocat s’envole avec son médecin traitant, un accompagnateur et son épouse pour être hospitalisé à Paris où il sera admis en réanimation.Trois jours où il pouvait enfin respirer sans assistance médicale.

Coût total de l’évacuation : soins en urgence dans le centre médico-social français, hospitalisation et ré-hospitalisation dans la clinique de Brazzaville,4 billets d’avion, oxygène dans l’avion, frais de mission du malade, du médecin ainsi que de l’accompagnateur, ambulance au départ et à l’arrivée, hospitalisation à Paris pendant plus d’une quinzaine de jours,examens et contrôles externes qui vont suivre pendant une durée plus ou moins égale :63 millions de francs CFA soit un peu moins de 100 mille euros.

Son évacuation en juin 2014 a suscité beaucoup de bruit dans le paysage politique congolais, d’abord parce que l’orgueil de l’homme ne lui permettait pas de faire une deuxième demande de sortie de territoire pour raison de santé à ceux la même qui le lui ont refusé l’année dernière.

Par rapport à d’autres évacuations sanitaires, celle du Président de la Cour Suprême par exemple qui est de nouveau reparti en France, ou d’autres citoyens encore qui ne bénéficient pas d’un statut officiel comme Me MBEMBA ou le Président de la Cour Suprême, le coût de l’évacuation de Me MBEMBA ne semble pas être le plus élevé.

On peut citer l’exemple du Président de l’OCDH (Organisation de la Commission des Droits de l’Homme), Roger BOUKA, ou du Président d’un parti comme le MSD, Blanchard OBA, tous deux évacués par avion médicalisé, alors qu’ils n’ont pas de statut spécial. Il est vrai qu’ils ont eux aussi le droit d’être soignés à n’importe quel prix, parce qu’il s’agit de citoyens congolais.

Les autorités ont une épine de moins dans les pieds, car avec la tension de la question du changement ou non de la constitution qui règne, pour eux, il valait mieux ne pas avoir affaire au cadavre et funérailles de Jean-Martin MBEMBA à l’instar d’autres prédécédés de la République qui n’ont pas manqué d’attirer l’attention de notre confrère dans le magazine « Afrique Education », au point qu’il a tiré dans cette parution : http/www.afriqueeducation.com/index.php?option=com content&view=article&id=325, « sassou aime ses opposants mais une fois morts ».

Maître MBEMBA et d’autres élites et fonctionnaires, par centaines, peuvent avoir des avantages-pièges d’aller se faire soigner dans un contexte où la très grande majorité des congolais ne peut pas rêver de soins tellement la défaillance de structures et de prise en charge de santé à Brazzaville est criante.

En ce moment même, Aurélie 13 ans, vient de rendre l’âme au CHU de Brazzaville après 2 ans d’agonie pour un cancer facial. Ses parents frappent aux portes pour tenter d’avoir de l’aide et pouvoir enterrer la pauvre fille. C’est dire si Aurélie est issue d’une famille totalement démunie….

La fondation EBINA dit avoir fait de son mieux, en vain, par manque de gros moyens, Aurélie s’en est allée sans qu’aucune autorité n’ait eu connaissance ou feint de n’avoir eu connaissance de sa maladie malgré les appels à l’aide lancé par ladite fondation.

Aurélie méritait elle aussi d’être évacuée, au besoin par avion médicalisé : congolaise elle a les mêmes droits et les mêmes égards que monsieur Blanchard OBA ou les parents de hauts fonctionnaires bénéficiant des mêmes avantages.

Mais est-ce la solution de fond ?

Dans tous les cas, Me MBEMBA, les fonctionnaires et autres élites qui bénéficient d’un statut de prise en charge des soins et Aurélie ou ses semblables ne sont-ils pas toutes des victimes de la machine du système ou plus précisément du clan familial qui n’a pas encore décidé de structurer la chose sanitaire pour le bien être de tous les congolais ?

Alors, les ministres de ces différents gouvernements ne sont ils pas responsables dans les différents manquements, dans les différentes structures de l’Etat ?

Se posent éternellement comme questions des congolais médusés…. Pourquoi ces ministres ne démissionnent-ils pas pour souligner qu’ils ne cautionnent pas les actes de leur leader ? QUESTION PERTINENTE ET IMPERTINENTE A LAQUELLE UNE TENTATIVE de réponse pourrait entraîner une autre question : « que changera la démission de quelques ministres si rien ne change ? Car une démission de ministre doit bien servir à quelque chose !

Ici, ceux qui ont démissionné se comptent sur les bouts de deux doigts, des anciens sont soit en exil, soit clochardisés en raison de robinets coupés…. Alors, l’objectif d’une démission si elle doit servir à améliorer ce pourquoi elle a eu lieu n’a jamais été ici atteint.

Non, une démission sous les cieux congolais n’est en rien palliative d’une situation.

Que faut il pour que les congolais d’en haut et d’en bas puissent au même titre être logés à la même enseigne pour les soins dans leur pays et dans leurs hôpitaux ?

Pauvres congolais, élites et pauvres…. Vous êtes à plaindre. C’est en substance les proposdu conseiller à la santé du Président SASSOU qui dit encore : « Il est encore plus difficile de gérer un centre hospitalier au Congo, que de le gérer en France. Et l’une des raisons de cette difficulté réside dans le fait qu’au Congo, des agents sont recrutés sur des bases régionales plutôt que pour leurs compétences », http :// blogs.mediapart.fr/blog/jecmaus/190114/ congo-brazzaville-professeur-claude-maylin-ce-conseiller-de-sassou-qui-pu-dire-un-mot-propos-du-debat-s

SADIO KANTE-MOREL



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CONGO SANTE : Elites et pauvres, toutes victimes des carences du système de santé en vigueur
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Sadio-Kante Morel - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 17:51
Congo-Brazzaville : Gilbert Ondongo serait le nouveau propriétaire de l’immeuble l’arc-en-ciel

Scandale Congo Brazzaville: L’opposition exige la démission du Ministre Gilbert Ondongo pour confiscation de biens, abus de pouvoir, et corruption – See more at: http://ivoirebusiness.net/?q=articles/urgent-%E2%80%93-scandale-congo-brazzaville-l%E2%80%99opposition-exige-la-d%C3%A9mission-du-ministre-gilbert#sthash.Jf4ciOQI.3NR4z3E1.dpuf

Véritable pompe à fric du Congo Brazzaville, le Ministre Gilbert Ondongo, ministre d’Etat à la tête de six ministères, est dans le collimateur des opposants au régime du Président Denis Sassou N’guesso et des médias français.
L’opposition congolaise exige ni plus ni moins son départ du gouvernement et l’ouverture d’une enquête sur le rachat de l’immeuble Arc-en-ciel de Brazzaville, propriété de l’ARC (Assurances et Réassurances du Congo). En réalité, les opposants congolais sont excédés par ses scandales de corruption et d’abus de pouvoir à répétition.

Monsieur Gilbert Ondongo est l’actuel ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances, du Plan, du Portefeuille Public, et de l’Intégration du Président Denis Sassou N’guesso. Il est aujourd’hui au cœur d’un énième scandale d’abus de pouvoir, de corruption, et de confiscation de l’immeuble Arc-en-ciel à Brazzaville, pour son propre compte, mais en faisant croire qu’il agit pour le compte de l’Etat. Une entourloupe rondement menée car l’Etat n’a jamais demandé à être propriétaire de cet immeuble appartenant à la société para-étatique ARC (Assurances et réassurances du Congo), sis au rond-point de la Coupole à Brazzaville.

L’opposition congolaise crie au détournement de biens publics et y voit la preuve des abus de pouvoir en tout genre du régime Sassou N’guesso.

L’opposant Jean Luc Maleka, ancien ministre et Coordonnateur des assises de l’alternance démocratique au Congo, exige ni plus ni moins la démission du ministre Ondongo, dans une déclaration transmise par sa chargée de mission Marienta Osseré.
A défaut d’avoir la tête du Roi Sassou N’guesso, l’opposition exige celle du ministre Gilbert Ondongo, Duc et tout puissant Ministre « du Ciel et de la Terre ».

Ces opposants irréductibles à Sassou ont flairé bon le filon. En effet, à la suite d’IvoireBusiness, la presse française s’apprête à faire des gorges chaudes sur cette affaire, et profiter de l’occasion pour rajouter une couche sur l’affaire des biens mal acquis par le Président Sassou.
Les médias français mettront un point d’honneur à vérifier ses théories d’acquisition mafieuses à deux balles, et mettre le nez dans sa gestion décadente des deniers publics, pour se faire une opinion définitive de ce ministre qui commence à devenir gênant pour le Président Denis Sassou N’guesso.

Au moment où celui-ci réfléchit à modifier ou non la Constitution pour rempiler pour un énième mandat à la tête de l’Etat, cette affaire tombe au plus mal.

Ce dernier commençait pourtant à respirer. Ses lieutenants du parti congolais du travail (PCT) viennent pourtant de parader à Paris pour lancer le parti dans l’hexagone, et donner une image rafraîchie du régime. Et voilà la vilaine histoire qui s’invite à table et qui risque d’enrayer la machine.

En cas de grand déballage dans la presse française, le Président Sassou N’guesso, selon des observateurs avertis de la scène politique française, n’aura d’autre choix que de se séparer de son encombrant ministre, fut-il son cousin et fut-il en charge des affaires terrestres et célestes.

Source: ivoirebusiness.net

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ivoirebusiness.net - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 11:00
(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?

Sassou Nguesso, président congolais et l’ambassadeur de France au Congo, Jean-Pierre Vidon

Le Congo Brazzaville serait-il devenu une gigantesque prison à ciel ouvert et le Consulat de France en serait-il le gardien, au moins pour les opposants au régime dictatorial, par une politique très restrictive d’attribution de visa ?

Nous sommes bien en 2014 et l’idée que cela soit une initiative du Président François Hollande ne saurait venir à l’esprit de quiconque. L’Ambassadeur Jean-Pierre Vidon a fini par remplacer l’incontournable Jean-François Valette et l’on ne pourrait soupçonner le Quai d’Orsay d’avoir établi ce resserrement inopportun très restrictif particulièrement envers toute personne qui ne serait pas en odeur de sainteté avec le dictateur de Brazzaville.

Lors du déroulement des Assises nationales du Congo-Brazzaville pour l’Alternance Démocratique du 7 au 10 Juin 2014 à Paris, il n’avait pas échappé à bon nombre d’entre nous que l’absence de Paul Marie Mpouele, Secrétaire de la plate-forme citoyenne « Sauvons le Congo », était dû au veto des responsables consulaires de l’ambassade de France à Brazzaville ; ces derniers agissant sous l’autorité de l’Ambassadeur et du Quai d’Orsay.

Maître Hervé Malonga avait peu avant subi la même mesure incompréhensible. Elle n’avait pu être prise que parce qu’elle avait été dictée par le pouvoir de Sassou Nguesso.

L’écho qui avait été apporté alors, à ces refus de visa injustes et injustifiés, laissait penser que les autorités suprêmes françaises qui en prescrivent les conditions d’attribution et qui veillent à leur stricte application, allaient faire en sorte qu’ils ne se renouvellent pas.

Or, force est de constater que bon nombre de personnalités congolaises, qui affichent un profil d’opposant déclaré ou pas, ainsi que des membres de leur famille, se sont vus privés encore très récemment du précieux sésame pour un séjour touristique, familial ou pour toute autre raison en France. Aucun de ces Congolais n’avait pourtant le profil d’un futur résident clandestin. Tous avaient de quoi subvenir très largement à leurs frais de séjour voire de traitement médical et bien plus si nécessaire. Leur seul tort, et point qu’ils avaient tous en commun, est qu’ils ne soutiennent pas ou ne soutiennent plus le régime pervers et corrompu qui perdurent coûte que coûte à Brazzaville.

artistes congolais célébrant la coopération entre la France et le Congo

Les plus fidèles soutiens de cette dictature infâme se situeraient-ils dans l’enceinte consulaire française de Brazzaville, prompte à limiter leur mouvement et complice d’un piège qui pourrait, peut-être, se refermer un jour sur certain d’entre eux ? Ce comportement est d’autant plus incompréhensible qu’aucun opposant n’a jamais exprimé un propos contraire aux bonnes relations que le Congo-Brazzaville, sans Sassou Nguesso, devra entretenir avec la France. Il faut rappeler que ce dernier, perfide allié, s’est bien joué de Monsieur Hollande dans le bourbier centrafricain qu’il avait lui-même conçu. Sassou Nguesso a toujours été le premier à réclamer des aides et des effacements de dettes à la France, et à l’Europe, pour mieux confier de juteux marchés à la Chine.

Pour quelle raison un ou des fonctionnaires français au Congo-Brazzaville se mettraient-ils au « service » de ce dictateur en bout de course ? Une réponse pourrait venir à l’esprit : la corruption ! Une autre réponse diplomatique, afin de corriger le tir rapidement et sauver la face, serait aussi : « un dysfonctionnement regrettable ! »

En aucun cas, alors que le dictateur congolais est devenu plus infréquentable que jamais, on ne voudrait et on ne saurait penser, qu’une complicité s’est établie avec ce dernier pour « contrôler » l’opposition congolaise sur ordre du Quai d’Orsay ou de la Rue du Faubourg Saint Honoré !

La France, disait-on, n’a pas d’amis mais que des intérêts. Ce sont bien ces derniers qui devraient conduire sa diplomatie, au moins consulaire, à se faire à l’idée que la page d’une trentaine d’années de dictature n’est plus très loin de se tourner… Son Excellence M. Jean-Pierre VIDON serait bien inspiré d’entreprendre sans délai le ménage en profondeur qui s’impose.

Par RIGOBERT OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Le Consulat de France à Brazzaville roule-t-il pour le dictateur Sassou Nguesso ?
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:04
(Congo-Brazzaville) Hommage à Jacques Opangault

Par wilfried Sathoud -

Monument érigé en mémoire du Vice-président Jacques OPANGAULT au carrefour de la poste (Brazzaville)

Vice-président de la première République du Congo, leader de l’opposition pionnier de l’indépendance et de l’unité nationale

Au lendemain de la 2e guerre mondiale, le Territoire du Moyen-Congo présentait à l’origine un microcosme politique bipolarisée telle que, dans les régions côtières et méridionales du Sud, le Parti Progressiste Congolais (PPC) du député Jean Felix-Tchicaya tenait la dragée haute avant l’ascension fulgurante de l’Union Démocratique pour la Défense de Intérêt Africain (UDDIA) de l’Abbé Fulbert Youlou, pendant que Jacques Opangault et son Mouvement Socialiste Africain (MSA) affilié à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) régnait en maitre dans la partie septentrionale au nord du pays, à double titre. Car contrôlant d’une part cette vaste région occupée en grande partie par la forêt équatoriale très souvent inondée et d’autre part, il assumait les fonctions de greffier au Palais de Justice de Brazzaville.

Ainsi que nous avons eu à le faire pour son principal challenger originel, dans le cadre du colloque sur les relations entre la France et l’Afrique à travers la mémoire du député Jean Félix-Tchicaya, premier parlementaire du Moyen-Congo et du Gabon à l’Assemblée Nationale Française, il serait de bon aloi d’évoquer également la mémoire et la personnalité de Maitre Jacques Opangault qui rentrera dans l’histoire des empereurs de la nation congolaise par la grande porte après sa réconciliation avec l’Abbé Fulbert Youlou, consécutive aux troubles socio-politiques de 1959.

Né en 1907 à Ikagna (District de Boundji) dans la région de l’Alima-Léfinie (actuelle Cuvette), Jacques Opangault trouvera la mort le 20 Aout 1978 à l’hôpital général de Brazzaville des suites d’une longue maladie.

Après avoir débuté ses études primaire dans sa localité natale de Boundji, il accédera par la suite au Séminaire de Brazzaville et de Loango.

Engagé dans l’administration en 1923, il amorcera sa carrière professionnelle au Parquet de Brazzaville comme fonctionnaire de justice commis auxiliaire jusqu’à devenir greffier en chef du tribunal d’instance de Brazzaville , avant de se lancer dans l’arène politique en militant au sein de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) qu’il représentait dans le Territoire du Moyen-Congo, en qualité de Président du Mouvement Socialiste Africain (MSA) à l’instar du député Sénégalais Lamine Gueye à qui il s’apparentera.

Constamment élu conseiller territorial du Moyen-Congo (titre dévolu aux parlementaires de l’époque), il sera investi Vice-président du premier Conseil de Gouvernement de l’histoire du Moyen-Congo, constitué en 1957 sous le régime de l’autonomie interne issu de la loi cadre Gaston Defferre.

Entre temps, le parcours politique élogieux de Jacques Opangault, avait néanmoins connu plusieurs orages qui l’emmèneront à subir une déportation en Oubangui-Chari à l’instar de Léon Mba, le premier Président de la République Gabonaise, pour semble-t-il y être rééduqué selon l’expression coloniale consacrée de l’époque, à cause de ses prises de position contre les abus d’autorité, dont été victime les populations africaines, sous le régime colonial.

Au lendemain de la proclamation de la République du Congo, Jacques Opangault sera encore incarcérer puis assigné à résidence à Kinkala dans le région du Pool, officiellement pour incitation à la violence et trouble à l’ordre publique, suite aux émeutes de 1959 qui opposèrent à la fois les militants du MSA à ceux de l’UDDIA-RDA, à l’allure d’un affrontement ethnique et tribal entre les groupe Mbochi du nord et Bakongo du Sud qui éclabousseront de sang les premières page de l’histoire politique tumultueuse du Congo.

L’un des plus grands mérites de ce grand homme d’Etat ardent défenseur de l’unité nationale qui finira par devenir leader charismatique de l’opposition congolaise et doyen d’âge de l’Assemblée nationale sous la première République reste caractérisé par son combat inlassable pour la réconciliation sincère et l’unité de tous les congolais du nord au sud et de l’est à l’ouest qu’il avait laborieusement enclencher sous la houlette de l’Abbé Fulbert Youlou alors Président de la République qui l’adjoindra comme Vice-président de la République en même temps que Stéphane TCHITCHELLE.

La première génération des leaders politiques de l’histoire du Congo-Indépendant : Jacques Opangault (MSA), l’Abbé Fulbert Youlou et Stéphane Tchitchelle (UDDIA-RDA) fumant le calumet de la paix, l’unité et la réconciliation nationale, en compagnie de Victor Justin Sathoud, au stade Félix Eboue de Brazzaville, après les hostilités de 1959.

Cet œuvre de longue haleine au sujet de laquelle il déclarait en substance ce qui suit dans la perspective de la proclamation de l’indépendance de notre pays, sera brusquement interrompu par la fameuse révolution des 13-14 et 15 Aout 1963 :

ALLOCUTION

Prononcée par M. OPANGAULT, doyen d’âge à l’occasion de la première session de l’Assemblée Nationale

Voici quinze ans que nous participons à la vie politique du Congo. Pour ma part, j’ai toujours fait opposition à des candidats plus ou moins officiels ; vous savez d’ailleurs avec quelle ardeur et quelle persévérance. Peut-être certains parmi vous se sont-ils posé la question de savoir où je puisais cette force que ni l’incompréhension de ceux que je voulais défendre, ni les échecs n’ont pu abattre jusqu’à ce jour. C’est que j’ai toujours fait la part des choses.

J’ai toujours fait la distinction nécessaire entre un adversaire politique et un ennemi, entre les politiciens et les masses, entre les secteurs privés et les secteurs officiels, entre ce qui est du domaine religieux et ce qui ne l’est pas. Je vous assure, j’en suis convaincu, que mon seul but a toujours été l’intérêt des populations congolaises. Aussi, je ne crains pas de défier n’importe qui dans la salle ici présent de prouver que politiquement, j’ai été coupable de quoi que ce soit.

Puisque j’occupe cette tribune par la grâce de l’âge, et que le plus grand défaut des vieillards, dit-on, est de parler du passé à tout propos, je vous invite à jeter ensemble un coup d’œil rapide sur le chemin que nous avons parcouru jusqu’ici afin de mieux voir où nous en sommes.

Nos premières assemblées élues, les assemblées représentatives qui n’avaient qu’un role consultatif, ont fait un travail tel, qu’on peut affirmer que notre pays a changé de physionomie.

De 1957 à 1958, par l’application de la loi-cadre, nous avons connu notre premier Gouvernement africain. Mais malheureusement, malgré notre enthousiasme, il a suffi de peu de temps pour que nous nous apercevions que du Gouvernement bicéphale dont j’assumais la vice-présidence rien de ce que nous escomptions ne pouvait se réaliser. Le bicéphalisme, même en France, ne réussit pas.

En effet, les gouverneurs de territoire, se succédant de père en fils comme Président du Conseil ou Premier ministre, n’avaient qu’un seul objectif : la reconduction de leurs vielles méthodes. Ils paralysaient le régime d’autant plus facilement que certains africains, hommes politiques ou simples politiciens, par esprit de clocher ou par ambition, se mirent de la partie. Ces derniers firent tant et sin bien qu’ils parvinrent à acheter les consciences de certains élus bouleversant ainsi des majorités réelles dans le seul but de s’emparer du pouvoir.

Après le référendum de septembre 1958, bien des gouvernants avaient volontairement négligé de procéder aux nouvelles consultations électorales. Je ne sais pas si cela était bien démocratique mais, de toute façon, on dût s’incliner devant la volonté du peuple. Mais quand on ne peut triompher régulièrement, on a parfois recours à la ruse. C’est ainsi que, pour garder le pouvoir, on imagina un curieux découpage qui a fait des majorités plus ou moins artificielles. Et, fait sans précédent, nous pouvons nous demander si certains élus représentent bien la circonscription dont ils se disent les mandataires.

Qu’a-t-on fait, le pouvoir ainsi conquis ?

Muter et mettre en retraite forcée même renvoyer des fonctionnaires parce qu’ils n’étaient pas du parti gouvernemental. Quant à l’africanisation des cadres, ne devaient en bénéficier arbitrairement que les fonctionnaires du parti au pouvoir. Je pense, pour ma part que cet africanisation doit être revue et corrigée en tenant compte des justes intérêts de toutes les ethnies congolaise.

Je sais bien que, pendant 90 ans, nos anciens colonisateurs n’ont formé aucun homme techniquement valable. Ceci est si vrai que certains Africains se demandent quelle mission s’étaient assignés nos colonisateurs. Que peut-on dire là-dessus sinon que la plupart de ces derniers ont trompé la bonne foi et de leur propre pays et du Congo.

Et, cependant, on ne cesse, ces derniers temps, de nous parler d’indépendance. De France, le General de Gaul nous l’offre. Du Congo le Président Youlou la réclame. Quant à l’homme du peuple, il se demande où on le conduit. Quelle position adopter devant cette situation ?

Dans tous les cas, méme si les Président des deux Républiques française et congolaises sont d’accord pour que le Congo accède à sa souveraineté nationale, il ne s’agit là que de l’opinion de deux hommes qui ne sont ni la France, ni le Congo, aucun referendum n’ayant été organisé à ce sujet.

Pour ma part, je considère l’indépendance comme chose tout à fait normale et même souhaitable. Mais il y a indépendance et indépendance. Peut-on parler de véritable démocratie dans un pays où la majeure partie des citoyens ne sait pas toujours penser par elle-même les problèmes qui se posent à la Nation ? Devons-nous sacrifier le bien matériel de nos populations notre passion du pouvoir ? A quoi nous servira cette souveraineté après laquelle nous soupirons si elle doit se transformer en une pauvreté génératrice d’émeutes et de dictature ?

Nous prétendons être mûrs politiquement. Mais notre administration actuelle, le comportement de nos différents ministres donnent-ils la preuve de cette maturité ? D’accord, mais à condition que nous soyons assurés que notre économie s’organisera rapidement, que la répartition des revenus nationaux s’effectuera d’une façon équitable, qu’à tout point de vue, quelles que soient leurs opinions politiques ou religieuses, tous les citoyens feront l’objet d’une égalité absolue.

DECLARATION

Prononcée par Jacques OPANGAULT leader de l’opposition dans la perspective

de la proclamation de l’indépendance de la République du Congo

(28/07/1960)

Mes chers compatriotes, nous venons de voter par acclamation l’indépendance de notre pays. Que cette constatation ne vous étonne pas venant du Chef de l’opposition. Ne vous méprenez pas sur mes intentions, l’indépendance est un bien : on n’a pas le droit de refuser sa liberté et rien de grand ne se fait sans liberté. Mais il fallait que cette indépendance soit obtenue dans l’amitié, sans rien renier de nos attachements, en conservant l’aide et l’estime de ceux qui nous ont toujours aidés jusqu’à maintenant et auxquels nous demandons qu’ils continuent.

Voilà pourquoi mes amis politiques et moi-même avons soutenu l’action du Gouvernement lors de la poursuite des négociations de Paris qui ont abouti aux accords d’indépendance. Cette indépendance, la liberté d’action qui en découle pour nous, je vous demande donc de la consacrer à l’union et à l’amitié.

En dehors des luttes idéologiques, en dehors de notre opposition démocratique et constructive pour un mieux-être du pays, pour une amélioration toujours poursuivie et toujours plus grande, nous avons tous, nous congolais, des objectifs supérieurs, des devoirs communs impérieux. En face des grandes taches nationales nous n’avons qu’un seul drapeau, qu’une seule devise qu’un seul but : le Congo.

Ce Congo nous le formerons, nous le modèlerons selon nos efforts et selon nos mérites. Nous avons déjà beaucoup progressé, il faut progresser encore, et pour cela travailler, oublier ce qui peut nous diviser, nous accorder pour porter nos pensées et appliquer notre travail sans relâche à ce qui nous unira pour le plus grand profit de notre nation, c’est-à-dire de nous-mêmes.

Nous allons, le Chef du Gouvernement et moi-même, faire incessamment ensemble une tournée commune dans les préfectures du Nord, nous y affirmerons notre union sur les grands problèmes d’ensemble. Nous y verrons de grands travaux où Européens et Africains sont étroitement associés pour apporter une richesse nouvelle à notre pays. Voilà l’exemple que nous devons continuer à mettre en pratique en demandant aux uns comme aux autres , Européens et Africains, Blancs et Noirs d’apporter tous leurs efforts pour perfectionner leur compréhension réciproque, se hausser les uns vers les autres, et œuvrer pour un mieux-être dont c’est l’intérêt de tous qu’il aille en s’améliorant chaque jour un peu plus.

Dans ce beau jour, promettons-nous donc mes amis, que cette indépendance acquise dans la paix et l’amitié nous en cueillerons les fruits, toujours dans la paix et l’amitié.

Par Wilfrid SATHOUD

(Congo-Brazzaville) Hommage à Jacques Opangault
(Congo-Brazzaville) Hommage à Jacques Opangault
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Wilfried Sathoud - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:56
France-Congo : la diplomatie économique peut-elle permettre à elle seule le redressement économique ?

by info@mccdcongo.com -


Après la débâcle électorale du PS aux élections municipales ayant conduit commutativement à la démission du gouvernement Ayrault et à la nomination du gouvernement Vals, l’actuel ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait exigé au président François Hollande de donner un contenu économique fort à la nouvelle diplomatie française.

Ce que l’on a plus retenu de cette exigence c’est le premier couac de ce nouveau gouvernement, bien qu’étouffé par soucis de collégialité, entre Laurent Fabius et Arnaud Montebourg, actuel ministre français de l’économie.

Par cette stratégie rythmée de regroupement au sein du Quai d’Orsay du secrétariat au Commerce extérieur historiquement logé à Bercy, Laurent Fabius voulait créer une dynamique diplomatique qui permettrait de soutenir la conquête des marchés étrangers par les sociétés françaises.

En difficulté sur sa promesse phare d’inverser la courbe de chômage et soucieux de la place de la France dans le monde, le tout couronné d’une pression médiatique dont la base est son impopularité actée par la multiplicité des résultats de sondages, l’actuel locataire de l’Élysée avait fini par se faire convaincre, cédant ainsi à la pression du chef de sa diplomatie.

Sauf que, quatre mois plus tard, d’après les derniers chiffres publiés ce jeudi 09 juillet 2014, la balance commerciale de la France reste désespérément dans le rouge. Après avoir accusé un déficit de 4,1 milliards d’euros en avril, la balance commerciale affiche un trou de 4,9 milliards d’euros en mai. Sur l’ensemble de l’année, le déficit s’élève à 23,1 milliards d’euros, les exportations ayant reculé de 0,2% entre mai 2013 et mai 2014. Source: Finance.yahoo.com.

Après le rapport Védrine-Zinsou « la guerre économique a commencé » paru en décembre 2013 dans la foulée des préparatifs du sommet de l’Elysée, dont les 15 propositions n’ont qu’un contenu intellectualiste et théorique; rapport qui aurait servi de base argumentaire à la stratégie Fabius, le Noyau politique du MCCD se pose la question de savoir si les gouvernements successifs français réalisent-ils vraiment la nécessité de se servir d’exemples de réussite d’autres nations autour d’eux afin d’adapter leur système économique aux enjeux sociaux, humains, géopolitiques du 21ème siècle.

En faisant le choix d’une stratégie économique qui prenne base la politique au service des dictateurs africains dont la caractéristique de gouvernance est l’opacité et la corruption, les gouvernements successifs français se trompent totalement et pourraient réussir le redressement économique de la France.

L’Allemagne, première économie de l’Union européenne, tout comme les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Norvège…, tous ayant une croissance économique, sont des pays qui ont construit leur système économique et financier sur des investissements dans des pays sûrs et des partenaires fiables.

Prenons le cas du Congo Brazzaville. L’une des premières sociétés françaises, « Total » qui avait longtemps le monopole d’exploration, de concessions et d’exploitation du pétrole congolais, s’est lancé dans une stratégie de vente de ses droits à des sociétés soit nationales soit non françaises, dont le seul but est la non exposition à la politique des rétro-commissions dénoncée par de nombreuses organisations. Or, ces sociétés non françaises ne peuvent pas payer des impôts en France. Cela représente donc un gros manque à gagner à l’Etat français qui ne pouvait pas voter son budget en 1997 parce que le Congo Brazzaville était en guerre.

Les exemples simples qui montrent bien le manque à gagner de l’Etat français à travers ses sociétés sont si nombreux que nous ne pourrions les énumérer tous dans cette publication.

Les partenaires économiques et financiers de la Voix du Peuple Libre ont d’ailleurs, sur demande du Noyau politique, mené des travaux là-dessus pour bien comprendre, à qui profitait cette politique. Cette politique profite non pas à l’économie française, mais plutôt à des individus et groupuscules lobbyistes.

Il est clair que les gouvernants successifs français sont en totale erreur en croyant que la France gagne plus en ayant des partenaires peu fiables.

La France ne pourra certainement gagner la guerre économique, telle qu’énoncée dans le rapport Védrine-Zinsou, qu’en rendant sain, son système économique et en ayant des partenaires fiables.

Les gouvernants français doivent comprendre que si les pouvoirs dictatoriaux étaient une garantie pour eux, la place de la France en Afrique n’aurait pas connu une si grande reculade. Les gouvernants français doivent réaliser quelle est la place de la France en Afrique aujourd’hui par rapport à la Chine. Pour ne citer que cet exemple.

Si les gouvernants français ne le réalisent pas, il sera trop tard et l’histoire nous le dira un jour.

L’Allemagne n’a pas besoin d’une Allemagnafrique pour être la première économie de l’Europe.

La diplomatie économique n’a de sens et ne pourrait porter de fruits que si l’on a des partenaires fiables et l’on investit dans des marchés à économies dynamiques.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:20
(Congo-Brazzaville) Bienvenu Okiemy, le râtelier récidiviste

Par OLIVIER MOUEBARA -

Le perroquet du dictateur Sassou-Nguesso a encore fait des tonnes dans une interview accordée ce 9 juillet sur les antennes de RFI.

Décidément, Bienvenu Okiémy est indécrottable. Il ne tire aucune leçon de la colère populaire qui est palpable au Congo. La cocotte-minute est prête à exploser d’ici peu de temps.

Alors que son serveur dictateur refuse ostensiblement de discuter avec ce qui reste de l’opposition, voire des forces vives congolaises, Bienvenu Okiémy annonce sans vergogne l’organisation d’une conférence sur la Centrafrique au Congo.

La Séléka et les anti balakas devraient se retrouver autour de la table pour essayer de trouver une solution à la tragédie qui traverse leur pays.

Si tout dialogue est toujours à encourager pour calmer les ardeurs et les velléités des uns et des autres, le dictateur Sassou-Nguesso préfère privilégier le dialogue inter-centrafricain, alors que son pays brûle.

Avec l’aplomb qui le caractérise, Bienvenu Okiémy a narré sur les antennes de RFI « que le peuple congolais demande la révision ou le changement de la constitution ».

Ce râtelier, qui conserve encore son poste grâce à l’intervention pressante de sa loge maçonnique vit sur une autre planète.

Aujourd’hui, les congolais demandent au dictateur Sassou-Nguesso de quitter le pouvoir en 2016. Un point, c’est tout.

Ce qu’expriment directement les masses populaires, c’est tout simplement le respect des institutions et le départ du dictateur Sassou-Nguesso en 2016.

Le message des congolais, jamais reçu, éludé par Okiémy et le dictateur Sassou-Nguesso, est clair: « Ecoutez« !

Essayez de comprendre à quel point la jeunesse est sans avenir, les retraités brimés, les libertés étouffées, le minimum vital inexistant! Ne sous-estimez pas ce cri d’alarme !

Sassou-Nguesso et son clan traitent les congolais comme des chenapans, avec mépris, les considérant comme des exécutants sans voix au chapitre et incapables d’avoir une vision d’ensemble de ses tâches.

L’écoute permet la communication, la compréhension et la réflexion. L’écoute n’a rien à voir avec un quelconque soutien au système dictatorial de Sassou-Nguesso.

Devenu millionnaire grâce à ses talents de râtelier, Bienvenu Okiémy pense autrement depuis qu’il côtoie les palais d’Oyo et de Mplila, oubliant tous ceux qui triment dans les chaumières.

La manipulation de l’opinion ne fonctionne plus. Les congolais sont ouverts sur le monde. Les pannes récurrentes d’électricité au Congo n’empêchent pas aux congolais d’aller chercher l’information par le biais des réseaux sociaux.

Bienvenu Okiémy tisse du mauvais coton. Après avoir trahi tous ceux qui l’ont aidé à servir le régime inique et honni du dictateur Sassou-Nguesso, ce râtelier récidive en se moquant de la souffrance des congolais.

L’Histoire est là pour nous rappeler que « nul n’est invulnérable ». L’heure n’est plus aux incantations sans lendemain. Nous devons tous nous organiser pour aller croiser le fer au dictateur Sassou-Nguesso. Même dépourvus d’argent, nous libérerons le Congo avec nos mains nues.

Bienvenu Okiémy feint de ne pas voir et de ne pas comprendre que le dictateur Sassou-Nguesso a fait voler en éclats tous les repères moraux, intellectuels, sociaux au Congo. Après son départ en 2016, le dictateur Sassou-Nguesso laissera une page pleine de sang et de désarroi. Que de dégâts multidimensionnels causés par ce tyran !

Le Congo connaît une crise morale, économique et intellectuelle profonde. Il est proprement inconcevable que Sassou-Nguesso privatise le Congo au profit de sa famille sans appel d’offres.

La tragédie de notre pays depuis la dictature de Sassou-Nguesso, c’est que personne n’ose le braver. A force de mettre le sparadrap à la bouche, le dictateur Sassou-Nguesso se croit omnipotent.

Le Congo, pays jadis apprécié et respecté est devenu une camelote. Bienvenu Okiémy peut pavoiser.

Une vision monolithique est toujours inadéquate, tend à l’absurde et à la folie, écrivait Michel CROZIER, illustre sociologue, aujourd’hui décédé.

Nous devons nous débrouiller comme notre corps humain avec deux voies, deux côtés que nous devons coordonner entre eux: nos mains, nos pieds, nos yeux, notre cerveau droit et notre cerveau gauche…

C’est cette leçon simple et primordiale qu’il faut faire comprendre à Bienvenu Okiémy et au dictateur Sassou-Nguesso. Si nous leur demandons de partir en 2016, c’est parce qu’ils n’ont pas accompli leur devoir de servir l’Intérêt général. L’Etat est au service de la société, alors que le système Sassou-Nguesso privilégie son clan, ses courtisans et sa famille proche. Leur incrustation dans l’appareil d’Etat n’a aucune légitimité.

Nous devons nous libérer des chaînes de la dictature de Sassou-Nguesso. « La liberté commence où l’ignorance finit »(Victor Hugo).

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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oliovier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 10:44
(Congo-Brazzaville) AI-Congo : Une jeunesse aux abois

billet d'AI-Congo -

Ai-Congo — "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs" ROBESPIERRE.

SOURCE : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/160-congo-brazzaville-faut-il-un-reveil-tunisien-de-la-jeunesse-congolaise-.html

Souvent critiquée à tort pour sa passivité et son attitude proche de la soumission absolue, la jeunesse congolaise est pourtant parmi les plus instruites de la zone CEMAC. Son potentiel n'est plus à démontrer tant sa capacité à survivre dans les conditions les plus inimaginables surprennent plus d'un expert en la matière. Ce n'est pourtant pas son point fort, c'est une jeunesse diplômée, ouverte sur le monde et connectée à internet, mais ne trouve pas satisfaction à ses premières aspirations, malgré sa compétence : L'Emploi. Elle se laisse abuser, manipuler par des promesses fallacieuses qui leur promettent tout mais sans rien voir venir depuis 27ans. Doit-on encourager notre jeunesse à une révolte à la tunisienne ? D'aucuns diront que c'est la seule solution pour bousculer une frange des élus claniques et toute la famille présidentielle qui s'enrichissent illicitement au détriment de cette jeunesse à l'avenir incertain et surtout abandonné. De même, il existe d'autres pistes à explorer qui peuvent rassembler tous les congolais autour des réalisations unitaires pour tous et surtout pour le vrai changement.

Il n'est plus à démontrer que la violence ne résolve pas forcément le problème. Elle est source de tension et génère des sacrifices humains, cause des dégâts infrastructurels nécessitant des ressources supplémentaires pour rebâtir ce qui a été détruit ou rendu inopérant par l'action d'une quelconque révolte. Vous me répondrez qu'on ne fait pas une omelette sans casser les œufs. Certes l'hypothèse a déjà fait ses preuves. C'est pourquoi cette démarche, ne devrait être que l'ultime recours lorsque toutes les possibilités ont été examinées et conclues à un mutisme insupportable. Il n'est pas non plus une solution à écarter d'un revers de main dans la recherche d'une solution satisfaisante pour le peuple. Quoi qu'il en soit, le peuple congolais aspire actuellement à plus de travail et de démocratie en dépit d'une gestion tentaculaire et clanique du pouvoir actuel.

L'intellectuel congolais ne doit pas s'ériger en instigateur de violence pour tenter de résoudre un problème social, politique ou même humanitaire. Il doit poser les faits et proposer par des réflexions pragmatiques les solutions réalisables pour aboutir à un changement positif. Bien que la jeunesse congolaise souffre, son taux de chômage a atteint les 67% (sources PNUD), hausse des prix, confiscation du pouvoir, pauvreté, règne sans partage depuis 27 ans, manque d'eau, d'électricité et l'insalubrité dans toutes les villes et villages du pays. La jeunesse congolaise s'adonne aujourd'hui à des activités de survie parfois peu glorieuses. Je conçois que cela soit une situation inadmissible et intolérable qui pousse certains à imaginer un réveil de la jeunesse congolaise à la tunisienne dès lors que les ingrédients de la révolution tunisienne sont présentement présents au Congo : gestion et concentration de toutes les richesses du pays par un clan. Qu'on ne s'y trompe pas de cible.

Cessons avant toute chose de comparer les situations, bien que présentant des similitudes qui sont parfois loin d'une réalité ancestrale congolaise. La crise tunisienne vient de déboucher sur un changement positif et probablement salutaire pour ce vaillant peuple ce vendredi 14 Janvier 2010 avec la fuite de l'ancien dictateur qui régna sans partage sur la Tunisie depuis 23 ans. Les officines de l'opposition congolaise se mettent en branle pour chercher à exciter la jeunesse congolaise à un sursaut d'orgueil pour « préparer » une révolte à la tunisienne. C'est une aberration. Car cette opposition n'est que la main invisible du pouvoir en place. Une opposition qui a toujours servi le clan SASSOU dont il partage les dividendes dans les affaires juteuses et les responsabilités de la misère du peuple.

Les gouvernants actuels doivent cesser avec la politique du « J'y suis, j'y reste ».

Comment peut-on suggérer le réveil d'une jeunesse que vous ne cessez vous-même de martyriser ? Combien de nouveaux militants de moins de 30 à 40 ans avez-vous dans les directoires de vos partis ? Vous considérez que l'âge est un critère pour se présenter à une élection ? Pourtant, cela ne doit pas être un frein. Il n'est pas non plus synonyme de bon sens, de réalisme ou de civisme. On peut être très engagé et avoir le souci de l'intérêt de son pays à 18 ans et ne pas l'avoir acquis à 60. Comme c'est le cas avec beaucoup d'entre vous. L'âge ne doit pas être une référence. Dans notre société où le sens du civisme et de la solidarité se dégrade, il faut prendre en compte toutes les bonnes volontés. Mais il se trouve que 80% des hommes politiques congolais refusent non seulement de prendre leur retraite, ayant largement démontré leurs défaillances, mais s'organisent pour réduire les chances d'accessibilité à l'emploi à des milliers de jeunes sortis des universités et d'autres écoles. Ces faits se matérialisent par leur maintien à des postes où ils s'y sont que peu régulièrement présents. Certains sont ministres, directeurs, préfets, conseillers... à vie, D'autres cumulent les postes de professeurs d'université et de conseillers à des ministères. On se cache devant des hypothèses d'un temps révolu comme quoi les jeunes malgré leurs diplômes manquent d'expérience. Quels sont les preuves de votre sagesse et expérience ? Au Congo, nos élus sont plus vieux que dans le reste de la CEMAC comment l'expliquez-vous ? Certains découvrent des noms comme Hilaire MOUNTHAULT , BOKAMBA YANGOUMA, Richard EYENI, et pleins d'autres qui sont des cumulards de l'administration publique. Ces hommes pensent-ils vraiment à une politique de régulation d'emploi ou simplement à leur retraite ? S'il faut envisager un réveil de la jeunesse dites-vous qu'il vous concernera également pas seulement le pouvoir en place. Car le jeune qui a son BAC plus 5 et se retrouve vendeur de fripes au marché Total aimerait bien qu'on lui explique pourquoi vous occupez cinq emplois et lui doit ronger son frein au chômage et à la pauvreté ?

Pourquoi la révolte peut-elle être encouragée ?

A tous les niveaux de la structure étatique, la corruption est érigée en pratique acceptable et je dirais même « conventionnelle ». Elle n'est condamnée que du bout des lèvres mais jamais sanctionnée comme elle devrait l'être dans un pays régi par le droit et la justice. La corruption se développe également dans la vie quotidienne des « petits congolais » qui se battent corps et âmes pour ne pas sombrer dans la misère la plus humiliante qui soit. Etre taximan à Brazzaville ou à Pointe-Noire relève d'une prouesse exceptionnelle digne de « l'homme invisible » pour échapper à l'organisation maffieuse instaurée par les policiers censés assurer la circulation. Ces derniers rackettent les pauvres citoyens moyennant 3000 à 5000 F.CFA par jour en guise de laisser passer journalier. Plusieurs plaintes ont été déposées mais jusque-là il n'y a aucune suite remarquable. L'Etat laisse de tels actes perdurer et s'accroître de jours en jours condamnant chaque jour un peu plus ces pauvres citoyens à demeurer dans la précarité. Devant la colère et la frustration le soulèvement n'est pas loin.

Comment peut-on admettre que tous les leviers de l'économie du pays soient contrôlés par une frange de courtisans et membres de la famille présidentielle. A titre d'exemple :

« la Société Nouvelle Air Congo est la propriété d'un membre de la famille de SASSOU NGUESSO. La TAC appartient à l'ancien premier ministre Isidore MVOUBA. La compagnie Equajet est entre les mains d'Edgard NGUESSO et de Jean Jacques BOUYA. Air Congo Express est la propriété de Maurice NGUESSO, frère aîné de Denis SASSOU NGUESSO. » Lettre du Continent N°663. De même, le pétrole est géré et commercialisé par la famille de Sassou-Nguesso. Les hôtels et les boutiques de luxe appartiennent à la famille de Sassou-Nguesso.

De même qu'on peut citer la prolifération des entreprises d'état et le domaine foncier de l'état spoliés par ces hommes qui appartiennent tous au clan. « Désormais, ceux qui respectent la loi sont parfois moins bien traités que ceux qui la bafouent quotidiennement. L'émergence d'un sentiment de « Racisme social » voit le jour mettant en concurrence les Congolais non pas pour faire éclater l'excellence au travail, mais bien pour encourager la frustration et la médiocrité » (1).

Un clan qui met la main sur toutes les filières économiques du pays. Cela ne peut-être acceptable. Cette situation intolérable traduit un verrouillage et une fermeture. Un clan qui fonctionne en vase clos s'érige le privilège de distiller des postes à ceux qui auront approuvé leurs méthodes dictatoriales. Ces pratiques annihilent la vision étendue de voir le Congo comme un bien commun qu'il faut gérer avec solidarité et volonté de développement vers un changement positif pour tous.

« Le salaire minimum congolais est de 49 996 F Cfa par mois et le chômage touche 39% de la population active. Se loger, se nourrir, se vêtir et se soigner sont devenus des rêves cauchemardesques pour toute cette frange de la population. Et la situation ne va pas en s'améliorant. Selon la banque mondiale 39% des 800.000 chômeurs environ vivent aujourd'hui dans un foyer dont un seul membre travaille et touche le SMIC. Beaucoup de ses défavorisés retournent chez leurs parents pour combler le déficit et espérer joindre les deux bouts du mois »(2).

Devant ces situations difficiles et inhumaines imposées par un régime clanique corrompu, la jeunesse congolaise doit avant tout devoir compter sur elle-même. Surtout pas à cette Françafrique qui s'indigne devant le cas ivoirien mais applaudit les privations de liberté, des emprisonnements, les multiples malversations teintées de pillage organisés du Clan au pouvoir au Congo-Brazzaville.

Le Congo, aujourd'hui est riche et capable de relever les défis de l'emploi et du développement par une bonne répartition des richesses, de l'investissement soutenu dans les secteurs porteurs comme, l'environnement, la santé, l'éducation... . Il faut instaurer une politique d'exemplarité au sommet de l'Etat par une politique de redistribution des richesses au peuple congolais. Si tel n'est pas le cas, ni votre appartenance au grand loge maçonnique, ni votre soumission à la françafrique, ni encore moins vos milliards cachés a travers le monde ne vous sera d'un grand secours. Le monde démocratique vous fermera ses portes et ses aéroports car vous n'aurez été que des pantins à leur service. Aidez votre peuple tant qu'il est temps, lui seul s'en souviendra. A ceux qui pensent que 27 ans de règne sans partage, ce n'est pas assez voire trop ; ceux qui veulent modifier la constitution tout en méprisant la volonté du peuple congolais doivent méditer.

SOURCE : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/160-congo-brazzaville-faut-il-un-reveil-tunisien-de-la-jeunesse-congolaise-.html

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 09:56
(Congo-Brazzaville) Remobilisation des miliciens : contre qui Sassou prépare-t-il la guerre?

Remobilisation des miliciens : contre qui le général d’armées Denis Sassou Nguesso prépare-t-il la guerre -

by info@mccdcongo.com -

S’il y a une qualité que de nombreux analystes de la vie politique congolaise reconnaissent en Denis Sassou Nguesso, c’est sa capacité de se passer pour un « faiseur de paix par la négociation » à l’extérieur du Congo, alors qu’à l’intérieur, il doit toujours se passer pour un « faiseur de silence par la terreur », pour se rassurer un pouvoir à vie afin de se soustraire à la justice internationale.

Qualité qui lui aura valu des observations admiratives de la part du journaliste camerounais, Louis Keumayou, lors d’une émission sur la chaine TeleSud, suite à l’arrestation à l’arme lourde en décembre 2013 du colonel Marcel Ntsourou : « Denis Sassou Nguesso veut faire passer un message clair à ses compatriotes qu’autant il prône le dialogue chez les voisins, autant il reste ferme et ne pourrait tolérer aucune agitation chez lui au Congo ». En clair, Denis Sassou Nguesso est fier d’endosser ce costume à deux coutures : médiateur autoproclamé dans les conflits sous régionaux et chef militaire agressif et brutal contre ses compatriotes.

Des informations reçues ces derniers jours de nos sources, montrent bien que Denis Sassou Nguesso est plus que jamais déterminé à jouer ce double rôle pour d’un côté, mettre une partie de la communauté internationale sous ses pieds, et de l’autre, préparer une réaction violente et morbide contre un soulèvement populaire pour la non modification de la constitution du 20 janvier 2002.

En effet, d’après nos sources, l’autoproclamé médiateur qui vient enfin d’obtenir après plusieurs tractations de lobbying, la prochaine rencontre à Brazzaville entre des milices islamistes de la Séléka et chrétiennes des Anti-Balakas du 21 juillet au 23 juillet 2014, aurait fait organiser dans le quartier de Talangai à Brazzaville, au domicile d’un de ses lieutenants, le colonel Serge Oboa, une réunion d’un des groupes miliciens l’ayant porté au pouvoir le 15 octobre 1997.

Cette réunion des miliciens dont la majorité était des membres du front 400 lors de la guerre de 1997 et regroupés au sein du SASPN « Service d’Actions Spéciales de la Police Nationale », autrefois sous les ordres du défunt général Blaise Adoua, avait pour but « la remobilisation et la préparation des troupes pour le combat ».

Bien qu’observant avec amertume que le parvenu riche grâce au pillage des richesses congolaises ait sous ses pieds et à coups de pétrodollars une grande partie du monde faible au matériel, le Noyau politique du MCCD se pose la question de savoir : « contre qui le général d’armées Denis Sassou Nguesso prépare-t-il la guerre ? »

Comme l’ont été des dictateurs Pinochet, Mobutu, Samuel Do, Idi Amin Dada, Mouammar Kadhafi, le dictateur Denis Sassou Nguesso sera vaincu par notre peuple et ce, de façon pacifique. Donc son agitation sur les armes ne lui servira vraiment pas. Ces armes se retourneront contre lui et elles seront certainement magnées par ses propres sbires; car le combat de notre peuple est clairement pacifique.

MCCD : La Voix du Peuple Libre

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 08:12
(Congo-Brazzaville) Sassou instaure une monarchie et nomme sa fille Cendrine...

Sassou Nguesso instaure une monarchie et nomme sa fille Cendrine à la Présidence du Comité de Direction de l’Agence pour la Promotion des Investissements.

cendrine sassou nguesso

L’instituteur s’était promu Général sans toutefois oser franchir le pas décisif du grade ostentatoire de Maréchal. Le triste sort connu par ses prédécesseurs africains, Mobutu et Bokassa, l’a gardé de cette tentation et éloigné à jamais du plus haut rang encore jamais atteint dans l’Armée Congolaise.

Tout bon dictateur au faîte de son pouvoir ne peut qu’être fasciné et attiré par l’installation d’un Empire. L’envie est forte pour le natif d’Edou de mimer le faste de Napoléon avec une couronne de lauriers (en or sertie de diamants) qui viendrait ceindre son front. Mais hélas et heureusement pour notre Tyran, Jean Bedel Bokassa l’avait aussi ridiculement précédé dans cette voie !

Alors la réflexion s’installe très sérieusement à l’occasion d’une modification de la Constitution pour faire entrer la République du Congo dans le fait accompli et pour officialiser l’appropriation d’un pays tout entier par une seule famille. Cette dernière, du statut de simple locataire, renouvelé péniblement à chaque élection présidentielle, passerait au statut de propriétaire définitif dont les droits seraient transmis automatiquement, à la très nombreuse progéniture, au fil des générations. Posséder des quartiers entiers de Brazzaville et de Pointe Noire avec les palaces et les immeubles qui vont avec ne suffit plus ; le pays tout entier doit devenir leur propriété privée ! Le Roi Denis 1er pourrait alors finir tranquillement ses jours, sur son trône ou sur un fauteuil roulant comme Bouteflika, à l’abri à vie des contingences d’âge-limite et de mandat.

Que les Congolais se rassurent, cela ne changera en rien leur quotidien : le pétrole restera dans les mains du petit voleur zaïrois Kiki, les ministres continueront à s’humilier devant la princesse Coco pour obtenir leurs frais de missions, l’omnipotent ventripotent Bouya s’adonnera toujours à ses délires d’inutiles projets pharaoniques surfacturés, le Contre-Amiral JDO restera aux fétiches et aux venins, Antoinette à ses fêtes et les étudiants congolais des mendiants dans tous les pays où ils voudront tenter de poursuivre leurs études. Les Congolaises et les Congolais resteront des sous-femmes et des sous-hommes, citoyens de seconde zone dans le royaume des nantis ; celui des voleurs qui se sont imposés à leur tête… !

Dernier fait du Prince, pardon votre Altesse, dernière décision royale : dans le Journal Officiel du 8 mai 2014, la nomination par décret n° 2014-179 du 29 avril 2014, de Mme SASSOU NGUESSO (Judith Cendrine) à la Présidence du Comité de Direction de l’Agence pour la Promotion des Investissements.

Les enfants de l’autocrate de l’Alima (en référence à son lieu de naissance et de villégiature préféré et non à son ethnie pour éviter des commentaires orientés) sont tellement nombreux qu’il est maintenant bon de préciser la branche dont ils sont issus. Judith Cendrine, à ne pas confondre avec Julienne (dite Juju) Sassou-Nguesso, épouse Johnson, (une autre piranhas), aurait pour mère une des sœurs de Claire Dirat, la mère biologique de la défunte Edith, de Ninelle et de Julienne Sassou-Nguesso.

Elle est l’ex-épouse de Fabio Ottonello, ressortissant italien. Le couple vivait à Gênes avec leurs deux enfants, Fabio y était longtemps Consul du Congo. Spécialisés dans la fraude à de très hauts niveaux, avec la bénédiction présidentielle, le couple avait obtenu la résidence monégasque pour des raisons fiscales évidentes. Juste avant le divorce, il s’est constitué un empire dans l’immobilier à Pointe Noire, hôtels de luxe, restaurants, locations de bateaux, d’avions privés, de voitures, services à la production pétrolière. La liste est trop longue pour tout citer. Tout cela résultant bien entendu d’une corruption active au service de grandes compagnies pétrolières… Les fraudes permises se chiffrent en centaines de milliards de FCFA.

Sa nomination à la tête du Comité de Direction de l’Agence pour la Promotion des Investissements, place Judith Cendrine Sassou Nguesso à un passage clef pour tout nouvel investissement au Congo. Elle aura la capacité de favoriser ou pas tout projet intéressant. Elle sera à un poste incontournable pour exercer sa prédation. Aucune entreprise étrangère ne pourrait s’installer sans faire de concession obligatoire à la fille du Président, pardon, du Roi Denis 1er… ! (Ce dernier s’est bien moqué de nous avec son drapeau rouge et son fameux « tout pour le Peuple ! » )

Ces innombrables enfants Nguesso, quasiment tous illégitimes, sont insatiables. Pour assurer leur avenir, l’instauration d’une monarchie s’impose à tous. Ils pourront ainsi, du droit diabolique et non divin imposé par leur père, s’émanciper de toute limite dans leurs débauches financières.

Des pseudos-sages ou de vrais clowns, en pantalons de golf en tweed écossais, pourront facilement en faire la promotion contre espèces sonnantes et trébuchantes. Le « Oui » au référendum pour la Monarchie l’emporterait alors sans le moindre doute et toujours avec les tripatouillages habituels… !

Quel nom pourrait-on donner à ce Royaume ? Royaume Kongo pourrait être contesté par nos chers voisins qui dénieraient ce droit à cette famille d’usurpateurs.

Par autodérision, nous avons tendance à nous traiter, nous-mêmes de Con-golais voire même de Cons-golaids…. Dans le même registre, afin de rendre hommage à notre capacité imbécile à supporter depuis des décennies ces pillards qui nous gouvernent, ce nouveau royaume pourrait s’appeler le « Royaume de l’idiotie », les habitants « les Idiots » (ou les « idio-laids ») et « Denis 1er » serait donc le Roi des Idiots (ou des Idio-laids). Beaucoup de Chefs d’Etat africains qui ont bénéficié des crédits amicaux dispensés par notre Tyran Président ou Roi, Denis 1er, seraient les premiers à reconnaître ce Royaume tant ils se moquent, entre eux, de lui et de nous (une fois l’argent empoché bien entendu) !

A être pris pour des « cons » tout court, depuis tant de temps, pourquoi ne pas l’afficher clairement ! Allons tous jusqu’au bout de la farce, puisque le ridicule ne tue pas au Congo … ! Et si nous devions mourir un jour à cause de ces maudites gens autant que cela soit par le rire… ! Ou pour le moins avec humour …. !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) Sassou instaure une monarchie et nomme sa fille Cendrine...
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 18:14
[Congo-Brazzaville] Parfait Kolelas et Okombi Salissa défient Sassou à domicile

par : Benjamin BILOMBOT BITADYS -



Au Congo-Brazzaville, l’échéance présidentielle de 2016 et les velléités de changement de la Constitution du 20 janvier 2002 accélèrent le tempo de la politique aussi bien de l’opposition que de la majorité. Sur le mode "fichez le camp à mes ennemis, mes amis je m’en occupe" Kolélas/fils et André Okombi Salissa, amis de dix ou vingt ans, veulent en découdre avec Sassou. Ecrasés par le chantage, la terreur et l’intimidation que fait régner Sassou à l’intérieur de sa majorité, les leaders politique de la trempe de Guy Parfait Kolelas et André Okombi Salissa qui ont soutenu Sassou aux dernières présidentielles de 2009 et ont pendant longtemps rongé les freins se lâchent. L’échéance présidentielle leur offrant une formidable fenêtre de tir.

Même pas peur

La perspective d’une nouvelle candidature de Denis Sassou Nguesso en 2016 bouleverse les stratégies des partis politiques de la majorité qui avaient parié sur la retraite de l’hôte de Mpila. C’est mal connaître Sassou qui caresse le vœu de mourir au pouvoir. Sassou Nguesso, Guy Parfait Kolelas et André Okombi Salissa descendent dans l’arène politique et affûtent leurs armes. Sur le terrain politique, les trois hommes sont à la fois alliés mais aussi concurrents. Sassou Nguesso accélère avec les pseudo-comités de sages en faveur du changement de la Constitution du 20 janvier 2002, Guy Parfait Kolelas se dévoile avec sa sortie tonitruante dénonçant l’accord de gouvernement MCDDI/PCT et André Okombi Salissa s’affirme avec son retour fracassant au bercail faisant un pied de nez au général Jean François Ndéngué qui avait promis lui mettre le grappin dessus. Chacun ajuste son positionnement en fonction de ses adversaires internes dans l’optique de cette élection qui constitue la première manche de la bataille en vue de la présidentielle de 2016. Il est clair pour Guy Parfait Kolelas comme pour André Okombi Salissa, l’adversaire à un nom : Denis Sassou Nguesso.

Rébellion de palais

En politique, il ne faut jamais négliger le poids des symboles. Il est des postures qui ressemblent moins à une révolution de palais qu’à une rébellion de palais. On voyait monter la pression des militants réfractaires depuis la signature des accords MCDDI/PCT du 24 avril 2007 paraphés par Bernard Kolelas et Edouard Noumazalayi et la dissolution du CAD MJ ainsi que l’exclusion du bureau politique du PCT d’André Okombi Salissa. On pouvait espérer l’émancipation politique du MCDDI accusé de compromission avec le PCT depuis plusieurs années déjà pour Guy Parfait Kolelas et le ralliement aux valeurs démocratiques depuis plusieurs mois pour André Okombi Salissa qui a accompagné activement Sassou lors du coup d’Etat du 5 juin 1997. Et, c'est maintenant fait. Les jalons ont été posés. Jusqu’où ira cette rébellion de palais ? Guy Parfait Kolelas et André Okombi Salissa auront-ils le courage politique de renverser la table et d’attaquer le taureau à domicile ? La guerre des trois aura-t-elle lieu ? Face au rouleau « oppresseur » Sassou, Guy Parfait Kolelas et André Okombi Salissa ont-ils les coudées assez « solides » pour aller au bout de leur logique ? Guy Parfait Kolelas et André Okombi Salissa envisagent-ils de régler son compte au président sortant Sassou ? Oseront-ils manier le poignard pour y parvenir ? Pratiqueront-ils le parricide ? Sassou, lui même, n’avait-il pas manié le poignard par l’entremise de Pierre Anga pour succéder au commandant Marien Ngouabi ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT