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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 16:04
(Congo-Brazzaville) De Brazzaville à Sassouville : histoire d'un chantage

En conflit avec des descendants du colonisateur de Brazza, Sassou menacerait de débaptiser Brazzaville. Songe-t-il à faire don de son nom à la capitale ?

En tout cas, pour faire plier les descendants de Savorgnan de Brazza et la justice française qui l'avait sommé de restituer les restes mortuaires du colonisateur qu'il était allé chercher en grandes pompes à Alger (lire notre article), Sassou pratique le chantage. Il menacerait de changer le nom de Brazzaville et de débaptiser tous les lieux publics portant ce nom, à commencer par le grand lycée de la capitale si les descendants de De Brazza ne revenaient pas à de meilleurs sentiments. Rappelons que la Cour d'Appel de Paris avait, dans son arrêt du 11 septembre 2013, confirmé le jugement ordonnant la restitution des restes mortuaires de De Brazza et de sa famille dans un délai de trois mois, sous astreinte de 8 000 euros par mois en cas d'inexécution. (1)

Ainsi, le seul homme au monde qui a construit (une honte que traînent tous les Congolais) à coup de milliards un mausolée à la gloire d'un colonisateur n’entreprendrait d'écrire l’histoire de son propre pays que parce qu’il estimerait avoir été mal payé en retour ! Pion de la Françafrique, c’est un dur métier…

Compte-t-il appeler désormais Brazzaville " Nguélé ", le nom de Brazzaville en mbochi ou mieux, Sassouville ? Nul doute que les " Sages du Niari ", aiguillonnés par un certain Pierre Mabiala ou un Justin Koumba ont déjà un avis sur la question. Quoiqu'il en soit, voilà un bon sujet pour faire diversion, histoire de faire passer " sous la fumée ", la modification de la Constitution et la décision prise par Sassou à Oyo de mourir au pouvoir.

(1) En clair, les Congolais paient 8 000 euros par mois (plus de 5,2 millions de FCFA, une paille pour Sassou) depuis janvier 2014 parce que Sassou refuse de rendre les restes mortuaires d'autrui...

(Extrait de mwinda.org)

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Notre commentaire

Le refus acharné de Sassou de rendre les restes d'un cadavre qui n'est même pas congolais cache apparemment quelque chose de bien plus grave. Et si les ossements de Pierre Savorgan de Brazza n'y étaient plus ? Et si Sassou n'en était servi pour des besoins ésotériques et/ou cabalistiques comme il en raffole? Sinon, comment expliquer son refus ?

Pendant ce temps, les Congolais trinquent, ils n'ont pas d'eau, pas d'électricité, pas d'hôpitaux dignes de nom, pas d'écoles dignes de nom, mais, pendant ce temps, ils payent une facture mensuelle très lourde pour un colonisateur qu'un crétin refuse de rendre les ossements à sa famille.

(Congo-Brazzaville) De Brazzaville à Sassouville : histoire d'un chantage
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Mwindapress - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 07:33
(Congo-Brazzaville) Révision de la Constitution et Procès politique du CDRC à Pointe-Noire

Révision de la Constitution et Procès Politique du CDRC à Pointe Noire !

http://www.nerrati.net/infopage-congo/index.php?option=com_content&view=article&id=1350:congo-brazzaville-la-majorite-presidentielle-ne-faiblit-pas-dans-sa-volonte-de-changer-la-constitution&catid=1:politique&Itemid=35

Il est pour le moins intéressant de noter,

selon le lien d’INFOPAGE CONGO, que « Le parti au pouvoir au Congo Brazzaville a mis en place une commission chargée de réfléchir sur l’éventuelle révision de la Constitution du 20 janvier 2002, dans le souci de consolider la démocratie au Congo et qu’à l’issue de l’assemblée généraledu collège des présidents despartis et associations membres de la majorité présidentielle, tenue le 14 avril 2014 dernier àBrazzaville, Pierre Ngolo, le président par intérim de la majorité présidentielle, a déclaré que « ‘Nous devons nous mettre à la disposition de ce noyau afin de lui donner les outils luipermettant de nous apporter, dans les tous prochains jours, une réflexion bien élaborée. Après validation par la majorité, nous partagerons cette réflexion avec les populations. Ainsi,nous mènerons le Congo sur la voie de la démocratie qui doit se consolider en créant de façon permanente les conditions d’une vie paisible des citoyens’». Comme c’est bien dit !

Et comme faire-valoir de démocratie apparaît une photographie, celle ci-dessus reprise du meeting tenu à Pointe-Noire à la place de la Gare de Tié-Tié, le 29 juin 2013, par le Président du C.D.R.C., BOUKADIA MODESTE, condamné par contumace le 9 avril 2014 à 30 ans de travaux forcés par la Cour Criminelle de Pointe-Noire alors que Messieurs MIAKAMONA NZINGOULA Sylvain, MABIALA MPANDZOU Paul Marie et TSIAKAKA Valentin sont condamnés à SEPT (7) ANS de détention ferme, Messieurs MBANZA Judicaël, KIMANGOU Joseph, BIBILA Gilbert, MABOYI Antoine, SILAHO René, MATSIMOUNA MOUYEKET Eloge, KIALOUNGOU Pierre Placide, TANDOU Jean Claude, BANAGOUNA Mesmin sont condamnés à CINQ (5) ANS de détention ferme, et Messieurs LONDE MOUSSA Landry et NGOMA Sylvain Privat sont condamnés à DEUX (2) ANS de détention ferme. Qu’en pensez-vous Monsieur Ngolo ? Voilà une question intéressant le Pays quant à gérer la démocratie par la dictature, sans que vous puissiez ignorer ce procès stalinien qui fera date dans les annales ?

Nous avons noté que pour certains présidents de partis et d’associations, ce projet de modification de la Constitution, pour permettre à Monsieur Sassou Nguesso de se représenter une 3ème fois à la magistrature suprême, était une bonne occasion de renâcler un peu, moyennant quelques rétributions qui permettent de mieux réfléchir.

On le voit avec la prise de position alambiquée de Monsieur Ngabelet Auguste, porte-parole de la « Convention pour l’action, la démocratie et le développent (CADD) » qui soutient que la Majorité (mais quelle majorité avec des participations de 5% du corps électoral ?) n’a encore rien décidé et en intimant l’ordre aux partis et associations de garder le silence absolu, leur point de vue ne devant être soumis qu’à la commission.

Quelle leçon de démocratie et de transparence à partir du moment où les élites ont peur de dialoguer en public, c’est que la démocratie est morte depuis longtemps ! Ce qui est le plus étonnant, c’est que cela soit dit en public comme si c’était normal, et que l’Intelligentsia du Pays ne dise rien faisant le dos rond parce qu’elle est apeurée.

La déclaration de Monsieur Ngabelet est une anthologie de démocratie populaire : « Nous avons mis en place une équipe afin de dégager la quintessence du débat et de nous faire une proposition qui sera une proposition commune. Que vous soyez pour, contre ou neutre, il faut adopter cette décision de la majorité, qui sera l’instrument nous permettant d’expliquer à la base » : Oui quant à la majorité démocratique, Non quant au dictat du petit comité où les membres se verront gratifier suffisamment pour donner leur voix.

Quant à minimiser que « la modification constitutionnelle est une mode en Afrique », ce n’est vrai que des Pays où le Pouvoir en place sait qu’il ne peut être réélu sans cette modification et qu’il s’agit de réélire le Président, non pas pour lui-même, mais pour son entourage, et tous ceux qui sont aux commandes et qui doutent de l’avenir. C’est le moment pour Tous de réfléchir autrement pour que le Pays ne sombre pas.

La méthode de Monsieur Mathias Dzon semble celle de « gros minet qui a peur des souris » : « Délimiter le champ (par qui ?) ; définir la compétence (par qui ?) ; définir l’objectif général (par qui ?) ; définir les objectifs spécifiques (par qui ?) ; proposer (à qui ?) nombre et statut des hommes (choisis par qui ?) ; proposer (à qui ?) présidium, secrétariat, police, protocole ; élaborer avant-projet (par qui ?) ; proposer (à qui ?) cadre institutionnel de mise en œuvre et contrôle ; cadre institutionnel de transition », des propositions sans suite car Monsieur Sassou Nguesso ira monter son cheval à Oyo.

A noter l’aveu de Monsieur Mathias Dzon d’un truquage électoral au Congo, le Nôtre bien sûr, ce qui semble relever de « l’atteinte à la sureté de l’Etat » : « Les élections mal organisées et truquées sont devenues la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique en général, le Congo en particulier » ; dont acte, à ceci près que les conflits internes sont dus pour bon nombre de Pays Africains, dont l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Nôtre, et la liste est longue, au fait que les élites au pouvoir conservent pour elles seules les devises de l’export sans souci du chez soi, la question étant simplement ce qu’il faut faire des devises pour que le Pays tourne, et pour le Congo plus particulièrement, que le clan Nguesso de l’ethnie Mbochi des Pays outre-Alima a confisqué les devises et le pouvoir au détriment du reste du Congo ?

Le vœu de Monsieur Mathias Dzon : « créer les conditions d’organisation d’élections libres, transparentes et justes » restera légitime, mais pieu, car il s’agit, comme en Algérie, qu’une élite conserve la mainmise et sa dépense en devises pour elle-même. Soyons sûr que le « durcissement de ton de Monsieur Dzon » va très impressionner ! Il est illusoire d’implorer voire supplier que le Président devenu l’empereur des Neuf daigne «s’assoir avec toutes les forces vives de la Nation en vue de rechercher un compromis national acceptable par tous » car, de République, y en-a-t-il eue jamais ?

Et puis suggérer la réunion « d’un comité préparatoire composé de façon paritaire de représentants de la mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile », c’est comme si vous aviez demandé au roi de France avant la Révolution de réunir un Comité de Salut Public ; et pourtant s’il avait su le prévoir, il aurait conservé sa tête !

Quant à « Former un gouvernement à large consensus dirigé par un Premier Ministre proposé par l’Opposition » selon la proposition de Monsieur Dzon pour appliquer les « Actes du Dialogue National » sans relever de la Souveraineté du Peuple puisque celui-ci va en être exclu par la sélection préalable des Constituants présélectionnés, cela va conduire à une impasse où le Premier Ministre sera le bouc émissaire, car il n’aura pas la liberté d’action nécessaire à sa réussite, étant assujetti au Président avec la Constitution 2002, à moins de revenir tout simplement à celle de mars 1992 ! C’est gagner du temps pour le Pouvoir, sans que rien ne se fasse pour le Peuple, et en gardant le statu quo quant aux privilèges que distribuent à bon escient le Pouvoir.

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 23/04/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:37

DÉCLARATION DES CADRES ORIGINAIRES DE LÉKANA, NGO, DJAMBALA, GAMBOMA,MPOUYA… CONTRE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

Source : congo-liberty

[Congo-Brazzaville] Les Cadres de la région des Plateaux réagissent contre les manoeuvres dilatoires pour modifier la Constitution de 2002
[Congo-Brazzaville] Les Cadres de la région des Plateaux réagissent contre les manoeuvres dilatoires pour modifier la Constitution de 2002
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Congo-liberty - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 17:47
(Congo-Brazzaville) Denis Sassou ouvre la voie de deux Etats au Congo

#Congo #Brazzaville Denis Sassou ouvre la voie de deux Etats au Congo

17 avril 2014

Le débat sur la modification de la Constitution n’a pas lieu d’être. La préoccupation actuelle du Peuple du Congo est son quotidien : électricité, santé, écoles, emploi des jeunes, création des entreprises, routes, eau potable, etc. C’est cela l’urgence des Congolais.

Mettre l’accent sur la modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 qui ne concerne que Denis Sassou avec son Etat du Nord dont la capitale est Oyo est une fuite en avant. Convaincu que Denis Sassou modifiera SA Constitution, autant aller directement à l’essentiel : la déclaration de l’Etat du Sud Congo pour mettre en place un Etat fédéré.

Lors de la conférence de presse donnée le 3 février 2013 à Brazzaville, dans les locaux de la Semaine Africaine, salle Louis Badila, à l’occasion du déjeuner de presse, je précisais clairement :

« Il n’est pas nécessaire de changer la Constitution parce que la Constitution a été conçue expressément par Monsieur Sassou Nguesso, ça veut dire qu’il avait les conseillers qui lui avaient « jusqu’en 2016, il pouvait être là ! ». Mais on ne change pas en cours de route.

Le costume de Monsieur Sassou lui va bien mais on ne peut pas détricoter ce costume-là. Si on le détricote, je vous assure, je vous donne ma parole, il y aura deux Congo. Ça vous avez ma parole d’honneur. Monsieur Sassou sait quand je dis quelque-chose, ça arrive. On ne touche pas à la Constitution et le Congo sera UN et INDIVISIBLE. On touche à la Constitution, il y aura deux Congo. On va souffrir mais il y aura deux Congo si on touche à la Constitution. » (Conférence presse du 03.02.13)

En engageant le débat sur la modification de la Constitution du 20 Janvier 2002 pour se maintenir au pouvoir, Denis Sassou entraîne le Congo sur la voie de deux États, un Etat du Nord Congo qui existe déjà ayant pour capitale Oyo où il reçoit maintenant les Présidents et chef d’États étrangers en visite officielle au Congo, par la nature de son gouvernement clanique et la composition du Haut Commandement Militaire constitué par les officiers du clan Mbochi d’Oyo et, un État du Sud Congo à déclarer conformément à la Jurisprudence Internationale et à la Charte des Nations Unies pour éviter l’effusion de sang.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC).

Paris le, 17 avril 2014 12:07

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:56
(Congo-Brazzaville) Les états généraux sous Sassou Nguesso : ne serait-ce pas un piège à cons ?

Par Marie-Louise ABIA -

Quand j’étais enfant, le Congo n’était pas aussi riche qu’il ne l’est aujourd’hui, pourtant :

  • A la maison, j’avais de l’eau courante et de l’électricité en permanence

  • Je mangeais au moins trois fois par jour

Dans le quartier, j’étais en amitié avec tous mes amis, je ne savais pas de quelle région ils venaient, ce n’était d’ailleurs pas du tout important, nous vivions en harmonie, et nous étions tous en sécurité car nous veillions les uns sur les autres.

Pour me soigner, quand j’étais malade, les services de santé excellaient presque dans la concurrence du genre « à qui mieux-mieux » pour me traiter ; j’avais un grand choix et je pouvais aller au centre d’hygiène scolaire, au centre médico-social de CFCO, au dispensaire de la cite (à Dolisie), à l’hôpital, etc. Il y avait un système de santé qui œuvrait et veillait sur moi ; les équipes des professionnels médicaux se déplaçaient même pour aller me traiter – à titre préventif – à l’école ou dans mon quartier.

Pour m’instruire, il y avait l’école, une vraie école avec de vrais pédagogues.

  • Aucun enseignant ne me présentait des deals comme « notes-contre-sexe » ou « notes-contre-cash »

  • Je m’asseyais sur un banc et j’écrivais sur une table

  • Il n’y avait, certes, pas de toilettes, d’eau courante, ni d’électricité dans les écoles d’alors, mais cela se justifiait du fait de la « pauvreté » et de l’ignorance d’alors.

J’étais une enfant de la République et la République me chérissait tendrement comme une héritière.

Mais aujourd’hui, en 2014, avec, aux commandes absolues du Congo depuis 1977 (avec une petite trêve de 5 ans), monsieur Denis Sassou Nguesso, « le bâtisseur infatigable, l’homme des masses, l’homme des actions concrètes », l’homme qui prétend aimer le Congo et les Congolais plus que n’importe qui d’autre au monde, l’unique congolais ayant les capacités divines pour pouvoir bâtir le Congo,

  • un budget annuel de plus de quatre mille milliards (4000 000 000 000) de la pétro-monnaie,

  • une population de moins de quatre millions d’habitants (4000000) disséminés sur une étendue de 342000 km2

  • un pays arrosé par l’un des fleuves les plus puissants et doté d’un des climats les plus magnifiques au monde,

Comment justifie-t-on qu’il n’y ait ni banc, ni table, ni tableau dans des écoles publiques congolaises ? Pour ne demander que cela !

Avons-nous besoin des états généraux pour nous rendre compte que nous manquons d’eau potable, et que nos enfants s’asseyent pas terre à l’école ? Sacrilège des sacrilèges !

Avons-nous besoin de nous assoir avec notre fossoyeur pour nous rendre compte qu’au Congo d’aujourd’hui, le seul secteur qui fonctionne sans faille, c’est les pompes funèbres qui se glorifient avec des achats massifs des corbillards et des inaugurations des morgues en grande pompe ?

Preuve de la très bonne santé des congolais !

Dans quel pays sur cette planète, ou il règne « la paix » comme aime à le claironner le bourreau Sassou Nguesso, sort-on quatre-vingt-dix-neuf (99) corps par jour, de la morgue d’une seule ville ?

Réponse : en République du Congo, plus précisément dans la ville de Brazzaville.

TOUT IRAIT TELLEMENT BIEN AU CONGO QUE LES CONGOLAIS EN MEURENT EN MASSE ! Quel paradoxe !

Youlou a été accusé d’avoir volé l’argent du peuple, il était chassé du pouvoir sans pitié!

Yombi qui « a tout volé », était, lui aussi, chassé du pouvoir par un peuple conscient et déterminé.

Qu’en est-il de Sassou Nguesso aujourd’hui ? N’a-t-il pas suffisamment volé ? N’a-t-il pas suffisamment tué ? Ses prédécesseurs auraient-ils fait pire que lui ? Si non, que dit le peuple face à l’empoisonnante vie et la torture infernale que lui impose le très venimeux serpent « cobra » ?

Aujourd’hui, la constitution de ce « saint-homme » venu d’Oyo l’oblige à prendre sa retraite et il n’a pas d’autre choix que de respecter sa propre loi pour éviter d’insulter sa propre « sagesse. »

Je n’ai rien contre ce grand monsieur ; au contraire, j’ai beaucoup d’admiration pour la manière dont il s’est débrouillé à rester debout quand les Marien Ngouabi, Massamba Débat, Emile Biayenda, Pierre Anga, etc. ne l’ont pas pu.

Face au mur « 2016 », il se murmure que MONSIEUR Denis Sassou Nguesso a prévu quatre (4) plans :

  • Plan A : Modifier la constitution avec la complicité des malheureux sorciers mendiants qui se disent « sages », pour rester président du Congo jusqu’à sa mort

  • Plan B : Organiser des états généraux – façon Ewo et Dolisie – avec l’aide des alliens étourdis surnommés « sages », pour rester président du Congo jusqu’à sa mort

  • Plan C : Imposer une autre guerre meurtrière aux Congolais – sachant qu’il est actuellement plus puissamment armé que la France, la Russie, la Chine et les Etats Unis réunis – pour rester président du Congo jusqu’à sa mort

  • Plan D : Se suicider pour rester président du Congo jusqu’à sa mort

La totalité de la population congolaise lucide devrait également avoir quatre (4) plans

- Plan A : TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION !!!

- Plan B : ETATS GENERAUX APRES 2016

- Plan C : LA PAIX, LA PAIX, LA PAIX, et encore LA PAIX, tout en faisant bien comprendre à Denis Sassou Nguesso que ce n’est pas l’arme qui a fait l’homme, mais que c’est l’homme qui a fait l’arme, et que l’arme n’obéit pas qu’à son propriétaire

- Plan D : SASSOU NGUESSO PREND SA RETRAITE ET DEVIENT SAGE A OYO

Si lui et ses complices dits « SAGES » ne sont pas d’accord, alors ils sont entièrement libres de porter leur homme-providence Sassou Nguesso, l’emmener à Oyo, l’introniser sage des sages et roi des rois de sa région, et en faire leur président, empereur ou roi à vie.

Mais en ce qui concerne les Congolais qui ont assez souffert, 2016, C’EST LE TERMINUS DE MONSIEUR DENIS SASSOU NGUESSO.

S’il veut autre chose,

NOUS SOMMES DEBOUT ET NOUS SOMMES PRETS, ET IL EN PORTERA L’ENTIERE RESPONSABILITE.

Par Marie-Louise ABIA

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Marie-Louise Abia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 18:35
[Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso condamne Modeste Boukadia, Président du CDRC, à trente ans de travaux forcés

10 avril 2014 -

Verdict rendu le 9 Avril 2014 à 22:00 (en pleine nuit) par la Chambre Criminelle de Sassou Nguesso (Congo Brazzaville)

Le Président du CDRC, Modeste BOUKADIA, est condamné à 30 ANS TRAVAUX FORCES pour l’écarter de l’élection présidentielle de 2016.

Monsieur le président,

Le verdict est tombé :

- Vous écopez de 30 ans de travaux forcés pour vous écarter de la présidentielle de 2016 ;

- 7 ans de prison ferme pour les trois membres meneurs : le vice-président, Sylvain MIAKAMONA NZINGOULA, le chef du protocole, Paul Marie MABIALA MPANDZOU et Valentin TSIAKAKA ;

- 5 ans de prison ferme pour les autres membres du parti qui, pourtant, n’ont rien fait d’après la démonstration des avocats. Il n’y a jamais eu de marche mais seulement une intention d’organiser les marches.

Un des magistrats qui a été abordé par l’un des nôtres a confirmé qu’ils n’étaient pas libres d’exercer les fonctions, ils recevaient les instructions du Ministre Aimé Emmanuel YOKA lui-même, l’oncle du Président de la République.

Voilà, en bref, le contenu du verdict avant le rapport officiel du président BILALA qui a assisté aux audiences.

Le Conseiller en communication

Le 9 avril 2014 – 22:00

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Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 18:12
(Congo-Brazzaville) A propos du dernier recensement administratif spécial 2014

Le dernier recensement administratif spécial 2014 tourne au vinaigre. D'aucuns commencent à dénoncer la tricherie. A bien y regarder, les chiffres de ce recensement reflètent la réalité. Cela fait des décennies, depuis 1965 à aujourd'hui 2014, que Sassou Nguesso, ses amis, ses souteneurs et son clan, mettent en place et activent, sans arrêt, des opérations "D'EXTERMINATION ET D'EPURATION ETHNIQUES".

Ce sont des centaines de milliers de nos compatriotes du Sud qui ont été suppliciés, massacrés, jetés dans des tombes et fosses communes anonymes, c’est-à-dire des charniers, quand ils ne sont pas brûlés et/ou jetés vivants dans le Djoué ou le fleuve Congo.

Combien de Congolais du Sud ont été ainsi massacrés au cours des opérations dites "Colombes I et II", "Hadès", "Hérode", "Mouebara", etc., au cours desquelles un homme, un mercenaire françafricain, a très activement participé ? Cet homme s'appelle JEAN-PAUL PIGASSE. Cet homme-là avait déclaré sur le plateau de la chaîne de télévision LCI, en 2005 : "On aurait pu s'en tirer avec au moins 2000 morts" (sic), comme si à ses yeux, 2000 morts, c'est rien du tout, c'est du pipi de chat. Or, un seul être humain, mort assassiné, est une hécatombe sur le plan de l'humanité.

Depuis des décennies, de 1965 à aujourd'hui en 2014, nous ne cessons de dénoncer que Sassou Nguesso et ses amis sont des génocidaires et des criminels contre l'humanité. Il massacre tellement de Congolais pour ses "intérêts égoïstes personnels avec son clan" et ceux de ses "amis" qui l'y ont installé, que la démographie du Sud-Congo soit en baisse. Aux massacres à grande échelle des populations du Sud-Congo, la démographie de la partie nord du pays connaît un bond. Pour que la partie Nord-Congo soit démographiquement supérieure à celle du Sud-Congo, une enquête internationale (ONU et autres Institutions des Droits de l'Homme) s’impose pour déterminer le chiffre réel des suppliciés, des charniers, afin de savoir combien de Congolais du Sud Sassou Nguesso, son clan et ses "amis" ont massacré depuis 50 ans.

Voici ce que démontrent les chiffres et qui prouvent que malgré l’arrêt officiel de la guerre en 2005, M. Sassou Nguesso a continué à tuer, à massacrer entre 2007 et 2014.

- Si en 2007, la région du Kouilou comptait 45 977 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 30 217 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 y ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 15 760 congolais ;

- Si en 2007, la région du Niari comptait 115 635 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 96 231 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 y ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 19 404 Congolais ;

- Si en 2007, la région du Pool comptait 118 297 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 92 824 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 y ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 25 473 Congolais ;

- Si en 2007, la région de la Bouenza comptait 154 536 électeurs et qu’en 2014, elle ne compte plus que 112 894 électeurs, c’est que M. Sassou Nguesso, le PCT et ceux qui les y ont placés en 1997 ont tué, massacré, en l’espace de sept ans, 41 642 Congolais.

Il nous manque les chiffres des régions de la Lékoumou, de Pointe-Noire et de Brazzaville pour compléter ce tableau. Mais, au TOTAL, en l’espace de sept ans, entre 2007 et 2014, le Clan Sassou et ses amis ont massacré (hors Lékoumou, Pointe-Noire et Brazzaville) 102 279 Congolais dans les régions Sud du Congo.

Dans le même temps, pendant que s’opéraient les massacres et les épurations ethniques dans le Sud-Congo, le taux de fécondité des femmes du Nord s’est largement accru, augmentant ainsi la démographie des régions Nord du Congo en l’espace de sept ans.

C’est ainsi que :

- Si en 2014, la région de la Likouala compte 121 881 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 77 057 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 44 824 Congolais ;

- Si en 2014, la région de la Cuvette compte 121 213 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 78 022 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 43 191 Congolais ;

- Si en 2014, la région de la Sangha compte 60 622 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 42 869 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 17 753 Congolais ;

- Si en 2014, la région de la Cuvette-Ouest compte 44 412 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 36 499 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 7 913 Congolais ;

- Si en 2014, la région des Plateaux compte 116 913 électeurs, alors qu’en 2007 elle ne comptait que 87 295 électeurs, il est clair qu’en l’espace de sept ans, sa population a augmenté de 29 618 Congolais ;

Il nous manque les chiffres des régions de la Lékoumou, de Pointe-Noire et de Brazzaville pour compléter ce tableau. Mais, au TOTAL, en l’espace de sept ans, entre 2007 et 2014, les femmes du Clan Sassou des Nguesso et ses amis ont mis au monde 143 299 Congolais dans les régions Nord du Congo, avec un bonus supplémentaire de 41 020 Congolais de plus que le Sud.

Au regard de ces chiffres, il est établi que le Nord-Congo est à présent démographiquement majoritaire par rapport au Sud-Congo grâce au jeu des massacres et des opérations d’épurations ethniques.

En dehors de cette projection, il n’y a pas d’autres explications.

L’on comprend donc aussi, aisément, pourquoi rien ne marche au Congo-Brazzaville, si les gouvernants actuels, obsédés par le taux démographique élevé des régions sud du Congo, passent leur temps à rattraper ce retard…

©RESEAU CONGO-MFOA

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P.S. : Nous ne remercierons jamais assez les compatriotes qui nous feront parvenir les données démographiques manquantes des régions de Brazzaville, de la Lékoumou et de Pointe-Noire pour nous aider à compléter ces Tableaux.

(Congo-Brazzaville) A propos du dernier recensement administratif spécial 2014
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Reseau Congo-Mfoa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 19:34
[Congo-Brazzaville] Libérons Ruth Nguina / Free Ruth Nguina

by Officiel Brazzanews

« Mobilisons Nous Autour de RUTH NGUINA et envoyer cet article par mail à l’adresse suivante :
« clement.boursin@acatfrance.fr » , acatfrance (organisme) est capable de faire quelque chose pour RUTH NGUINA » . Cher(e) congolais (e) la situation de RUTH NGUINA vous concerne tous , oui imaginons si c’était ta petite ou ta grande sœur , quelle serait votre réaction face à la souffrance et au sabotage de son avenir ? Tous les 242 de partout dans le monde, mobilisons nous .

Libérons RUTH NGUINA 16 ans prisonnière politique de Sassou NGuesso torturée et violée depuis 16/12/13 . Cette dernière est incarcérée à la maison d’arrêt de Brazzaville(CONGO). Le motif de son incarcération : elle a eu la mal chance d’appartenir à la famille Ntsourou, elle vivait chez le colonel Marcel Ntsourou , présent au domicile de Marcel Ntsourou le16 /12/13 . L’avenir de RUTH NGUINA est entrain d’être broyé, elle ne va plus a l’école, elle ne vit plus comme les autres enfants.

Rétrospective sur les événements qui ont conduit Mr sassou Nguesso a emprisonné une enfant(RUTH NGUINA ) : Colonel Ntsourou Marcel , le mari de sa tante charlotte Ntsourou , ancien secrétaire général adjoint du CNS (Conseil national de sécurité), lundi 16 décembre 2013 alors que RUTH NGUINA s’apprêtait a se rendre à l’école , une opération de police musclée a broyée l’avenir de RUTH NGUINA , une opération de police a leur domicile avec usage d’armes de guerre, le domicile de fonction que le colonel marcel Ntsourou occupait encore , au centre-ville de Brazzaville. Le lundi dans la matinée, la résidence officielle encore occupée par le colonel Ntsourou, vers la maison d’arrêt, au centre-ville de Brazzaville est encerclé ,un hélicoptère de la police survolait la zone, des rafales de coups de feu ont commencé à retentir.

Interviewé(Colonel Marcel Ntsourou) au téléphone par Boniface Vugnon de RFI, le colonel Ntsourou a donné sa version des faits: «Toute l’armée consacrée est en train d’attaquer mon domicile. Depuis hier soir, ils ont concentré des troupes autour de mon domicile,( il sied de rappeler que RUTH NGUINA se trouvait à l’intérieur de la maison , cette dernière vivait chez sa tante , qui est madame Ntsourou). La police est en train d’arrêter, dans la rue, mon personnel, hier, on a sauvé un de justesse. A partir de ce moment-là, ils ont décidé d’attaquer ma maison. Nous sommes en train de subir les tirs des armes lourds. Il s’agit des ordres du président Sassou. Vous savez que depuis un certain moment, il a décidé de me tuer , c’est le bouquet, il attaque ma maison. Nous avons des blessés et des morts. Il faut dire qu’au moment où il parlait, les armes crépitaient autour de lui……
LA suite, le colonel Marcel Ntsourou a été capturé , RUTH NGUINA , âgé de 16 ans qui se trouvait à l’intérieur de la maison fut arrêtée

Si la situation de RUTH NGUINA vous interpelle alors envoyé ce récit par mail à cet organisme acafrance « clement.boursin@acatfrance.fr »
« FREE RUTH NGUINA » « LIBERONS RUTH NGUINA »

Pièces jointes : certificat de scolarité de RUTH NGUINA et permis de communiquer avec son avocat.

[Congo-Brazzaville] Libérons Ruth Nguina / Free Ruth Nguina
[Congo-Brazzaville] Libérons Ruth Nguina / Free Ruth Nguina
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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:03
Congo-Brazzaville : Communiqué de l'Opposition congolaise

Meeting du collectif des partis de l’opposition congolaise, ce 23 mars 2014, by Officiel Brazzanews

COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE, SIGNATAIRES DE LA DECLARATION DU 17 AOÜT SUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2012.

PROPOS LIMINAIRE DE LA RENCONTRE CITOYENNE DU 23 MARS 2014

Mesdames et messieurs ; Militantes, militants et sympathisants, Le Congo vit une crise profonde, multiforme, multidimensionnelle depuis le retour aux affaires du vainqueur de la guerre du 5 juin 1997. En effet, fidèle au dirigisme de l’ère monolithique, faisant fi de la réouverture du Congo à la démocratie, ce grand héritage que le peuple congolais tient de l’historique Conférence Nationale Souveraine de 1991 et, devant l’incapacité à se convertir à la démocratie, Denis Sassou Nguesso a déployé, depuis sa défaite électorale à l’élection présidentiellle de 1992, une stratégie politique en quatre phases, à savoir : 1. La reconquête du pouvoir par la force ; 2. La transformation de la victoire militaire en victoire politique ; 3. La conservation et la consolidation du pouvoir, à tous prix et par tous les moyens ; 4. La monarchisation du pouvoir dans notre pays.

Ce plan machiavélique, comme un rouleau compresseur, a mis à mal notre démocratie, broyant tout sur son passage, notamment le peuple congolais, ses droits et libertés fondamentales, fondement d’une existence décente et paisible. La reconquête du pouvoir par la force a été orchestrée par la guerre du 5 juin 1997 avec son cortège de drames subis par le peuple congolais. La transformation de la victoire militaire en victoire politique s’est opérée par l’adoption, en 2002, d’une Constitution taillée sur mesure et l’organisation, plus tard, d’élections aux résultats tronqués, préconçus et préétablis pour servir le clan et le projet de monarchisation du pouvoir.

La conservation et la consolidation du pouvoir auxquelles nous assistons depuis 2002, s’opèrent par la mise en place d’une stratégie alliant puissance armée et malice politique, stratégie qui se démontre par les faits suivants :  L’achat massif d’armes de guerre et des munitions ;  Le recrutement massif des militaires et paramilitaires congolais et étrangers ;  La fidélisation des soldats de fortune issus des guerres et des rébellions sous régionales à l’instar des milices de Jean Pierre Bemba, des ex FAZ de Mobutu, des compagnons de Munene, des Hutus in interhamwé, des Enyelés, des tchadiens, des angolais, des mercenaires de toutes nationalités, notamment : des ukrainiens, des serbes, des kosovars, des membres des milices hezbollahs libanais, des syriens, des marocains et des iraniens aujourd’hui ;  L’appropriation par le clan au pouvoir des ressources nationales d’origine pétrolière, forestière, minière ainsi que celles des régies financières, appropriation à l’origine des épouvantables scandales économiques, dont le scandale de la tristement célèbre affaire des biens mal acquis ;  L’appauvrissement massif et le chômage de la majorité de la population, pour la dissuader de la contestation politique ;  L’extorsion et l’expropriation des biens privés au mépris des lois et de la protection de libertés publiques ainsi que les droits de propriété ;  La mise en place d’un système de peur, d’intimidation et de chantaage au moyen des services de sécurité, de la propagande, pour annihiler tout risque de contestation ou de manifestations ;  La liquidation extrajudiciaire, les assassinats et les arrestations des éléments les plus engagés.

La monarchisation du pouvoir et les manœuvres organisées en vue de la transmission héréditaire dudit pouvoir sont la preuve même du mépris pour l’alternance politique dans notre pays. En effet, étant donné les milliers de morts occasionnés par l’intolérance politique, les destructions, les spoliations ; étant donné la gravité et la qualification des crimes commis, le pouvoir en place n’a de recours que dans sa transmutation en pouvoir héréditaire. Ce processus prendra, dans un premier temps, l’apparence démocratique pour se muer in fine dans le totalitarisme. Pour ce faire, plusieurs mécanismes sont mis en œuvre dont le plus important est la mise en place d’un système électoral injuste, faux, déséquilibré au moyen d’une commission électorale partisane, d’une loi électorale scélérate, d’un découpage électoral injuste et inégalitaire favorisant les zones prétendument d’influence du pouvoir, d’un avilissement sans façon de la démocratie.

Mesdames et messieurs ; Militantes, militants et sympathisants, La rencontre citoyenne de ce jour porte sur les points suivants :  le Recensement Administratif Spécial ;  la révision constitutionnelle ou le changement de constitution ;  le lobbying politique ;  le refus du dialogue ;  le passage en force. I. DU RECENSEMENT ADMINISTRATIF SPECIAL Au sortir de la rencontre de Dolisie, entre le pouvoir et son opposition choisie, le gouvernement avait crié victoire et demandé aux populations de participer massivement au soi-disant Recensement Administratif Spécial. Le Collectif, à l’époque, avait appelé au boycott de ce simulacre de recensement. Aujourd’hui, c’est le moment de remercier le peuple congolais d’avoir répondu massivement à l’appel de l’Opposition au boycott dudit recensement. Les résultats ont fini par nous donner raison, tel que cela ressort des données suivantes :

 Jusqu’à ce jour, les résultats du Recensement Administratif Spécial dans les départements autonomes de Brazzaville et de Pointe-Noire ne sont pas connus parce qu’en réalité, le recensement n’est pas fait ;  Pour ce qui est des autres départements, les résultats officiels sont contestés par les commissions locales qui ont participé à cette opération, du fait de la manipulation des chiffres par les services du ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

A titre illustratif, en 2007, les départements de la partie sud du pays, à savoir : le Kouilou, le Niari, la Lékoumou, la Bouenza et le Pool comptaient 965 287 habitants selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) et avaient un corps électoral de 508 455 électeurs. Aujourd’hui, selon le Recensement Administratif Spécial, ces départements se retrouvent avec un corps électoral de 375 506 électeurs, chiffre largement inférieur à celui des départementss de la partie nord du pays, à savoir : les Plateaux, la Cuvette, la Cuvette-ouest, la Sangha et la Likouala), arrêté à 465 041 électeurs alors qu’en 2007, ces départements n’avaient qu’un corps électoral de 328 622 électeurs pour une population définie par le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) à 643 487 habitants.

Par quelle magie, les départements de la partie sud du pays observent-ils un phénomène de baisse préoccupante du corps électoral, passant de 508 455 électeurs en 2007 à 375 506 électeurs en 2013 ? Au regard de ce qui précède, nous pouvons constater que tous les départements de la partie nord du Congo ont vu leurs électeurs majorés tandis que ceux de la partie sud ont vu leurs électeurs minorés. Le gouvernement, dans son ensemble, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation en particulier, peuvent-ils expliquer scientifiquement ce changement abrupt et subit des chiffres, et de la population totale et du corps électoral ? Le point particulier du département de la Likouala est des plus ahurissants. En effet, en 2002, ce département avait un corps électoral le moins élevé avec 39 570 électeurs. En 2013, le gouvernement lui attribue le corps électoral le plus élevé des départements de notre pays, hormis Brazzaville et Pointe-Noire, c’est-à-dire 121 881 électeurs.

Quelle crédibilité peut-on accorder au Recensement Administratif Spécial de 2013 lorsqu’on sait que la Bouenza, qui était le département le plus peuplé du Congo avec 309 000 habitants en 2007, se retrouve en 2013 avec un corps électoral de 112 894 électeurs, nettement inférieur à celui de la Likouala qui affiche 121 881 électeurs pour une population de 154 115 habitants ? Dans le même ordre d’idées, comment peut-on justifier le fait que le seul département de la Cuvette, avec 121 213 électeurs pour une population de 154 115 habitants, ait approximativement le même corps électoral que le corps électoral du Niari (96 231) et du Kouilou (30 217) réunis, soit 126 448 électeurs ? Certains partis politiques, tant de la majorité que ceux qui se proclament de l’opposition modérée, qui avaient cru en la bonne foi du gouvernement, ont fini par être rattrapés par leurs propres illusions et, par conséquent, ils donnent raison aux populations qui ont cru bon de boycotter, une fois de plus, cette opération préélectorale aux résultats préconçus et préétablis. Il est avéré que le manque de volonté du gouvernement d’organiser le recensement est manifeste et il est établi que le ministre MBOULOU est incapable de réaliser une opération transparente de recensement. Le Collectif des Partis de l’Opposition avait déjà, à une certaine époque, exigé la démission dudit ministre pour incompétence. L’exigence demeure.

Le corps électoral issu de ce faux Recensement Administratif Spécial qui va servir de base pour l’organisation des élections locales et sénatoriales que le pouvoir envisage en 2014, est destiné à constituer la base du corps électoral pour l’élection présidentielle de 2016. Il s’agit en réalité d’un gros complot ourdi contre la démocratie et la République. Tenant compte de la jurisprudence qui avait conduit le gouvernement à invalider, en 1997, les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1996, le Collectif exige du président de la République l’invalidation pure et simple des résultats du Recensement Administratif Spécial de 2013. Il dénonce ce système de tricherie à ciel ouvert organisé par le pouvoir à travers son Recensement Administratif Spécial. Il appelle le peuple congolais à poursuivre le boycott de ce recensement, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire où il se poursuit et, à se tenir prêt pour le boycott des élections locales et sénatoriales de cette année.

II. DE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE OU DU CHANGEMENT DE CONSTITUTION En 2002, le pouvoir s’est donné une constitution à lui, dans le seul but de pénaliser les autres forces politiques, notamment leurs potentiels candidats aux futures élections présidentielles. Il s’agit :  De l’article 56 qui fixe la limite d’âge à la candidature à l’élection présidentielle à 40 ans minimum et 70 ans maximum ;  De l’article 57 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux seulement ;  Et l’article 185 qui verrouille les possibilités de révision de la Constitution sur le nombre de mandats, le caractère laïc et la forme républicaine de l’Etat. Aujourd’hui, pour le rendez-vous de 2016, le pouvoir se prépare à nous servir un scénario de révision ou de changement de constitution.

Pour le justifier, l’organe de presse « Le Patriote » dont le propriétaire est un dignitaire du pouvoir, écrit dans sa livraison du 03 mars 2013 ce qui suit : « une constitution n’est pas immuable ». De même, Théophile Obenga, conseiller du président de la République, chargé du projet de la construction de l’université Denis Sassou-Ngesso à Kintélé, renchérit en déclarant dans un extrait repris par le journal L’œil neuf n° 10 du 03 mars 2014, nous citons : « La Constitution n’est pas un texte biblique ou sacré, mais selon la nécessité de l’histoire, elle peut être changée» – fin de citation.

Non content d’avoir permanemment violé la Constitution de 2002 pendant tous les deux mandats présidentiels, le pouvoir prépare l’opinion à une énième et gravissime violation de la Constitution, notamment sa révision ou son changement, démontrant par-là le mépris pour le serment prêté solennellement deux fois de suite, le 13 août 2002 et le 14 août 2009, par le chef de l’Etat, le général d’armée Denis Sassou-Nguesso, et illustrant de manière patente le non-respect des engagements pris, phénomène qui a caractérisé et caractérise encore la gouvernance congolaise actuelle.

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise rappelle que la limitation des mandats est un acquis de la Conférence Nationale Souveraine et, il réaffirme que l’article 185 verrouille toutes les possibilités de révision de la Constitution de 2002 sur les aspects qui préoccupent le pouvoir, à savoir qu’on ne peut plus se présenter comme candidat après avoir accompli ses deux mandats successifs aux fonctions de président de la République. Le pouvoir en place et son potentiel et inconstitutionnel candidat à l’élection présidentielle de 2016 devraient le savoir une fois pour toutes. Comme nous venons de le dire plus haut, le pouvoir s’obstine à préparer l’opinion nationale et internationale à la nécessité de réviser ou de changer de constitution. Il y procède par le travail de lobbying politique.

III. DU LOBBYING POLITIQUE Ce travail de lobbying politique est organisé de la manière suivante :

a. Sur le plan national La tâche est répartie entre le président de la République, lui-même, et les autres structures du pouvoir.  Le président de la République s’est investi dans les descentes dans les départements pour se créer un applaudimètre dans sa marche pour un troisième mandat en 2016. Le 08 mars 2014 été réservé aux soi-disants sages du département de la Likouala de l’accueillir en marge des activités organisées par la CEEAC. Du 10 au 14 mars derniers, il s’est installé dans la Cuvette. Au moment où nous tenons notre rencontre citoyenne, il séjourne dans la partie sud du pays, notamment au Niari et dans le Kouilou. Il séjournera prochainement dans la Cuvette-ouest, fort d’avoir créé de nouvelles organisations du genre : Conseil National des sages, Conseil national de la jeunessee, Force montante, Organisation des femmes du Congo.

Tout ce périple aura été effectué pour susciter de la part de ces nouvelles organisations un soutien « populaire » l’appelant à se représenter de nouveau à la future élection présidentielle, soi-disant au nom de la paix dont il est pourtant le principal perturbateur, soit parce qu’il serait la seule planche de salut pour le Congo, soit parcee qu’en dehors de lui, le Congo n’aurait plus d’autres intelligences pour assumer les fonctions présidentielles.  Du côté des autres structures, le PCT et ses démembrements, certains ministres sont aussi à l’œuvre pour la même cause. Devant toute cette agitation, on peut se poser la question de savoir que valent ces nouvelles organisations à côté de la Constitution du 20 janvier 2002 pour l’avènement de laquelle le tissu social congolais a été laborieusement déchiré entre juin et octobre 1997 ?

b. Sur le plan international Le chef de l’Etat met à profit certaines retrouvailles familiales pour inviter ses pairs chefs d’Etat des pays amis, à qui il soumet ses préoccupations de rempiler en 2016. Toutes les manifestations organisées par le pouvoir sont devenues des lieux de corruption. Il en est de même de tous les forums et autres rencontres à caractère international où des dirigeants de plusieurs pays de par le monde viennent émarger au comptoir congolais de la corruption. Les trente mille Euros versés à certaines personnalités étrangères, lors de leur séjour au Congo dans le cadre du Forum Forbes Afrique, tenu à Brazzaville le 23 juillet 2013, en est la parfaite illustration. Voilà, entre autres, les œuvres pour lesquelles le chef de l’Etat congolais reproche à l’Opposition congolaise sa cécité.

Le Collectif des Partis de l’Opposition lance un vibrant appel aux compatriotes qui se prévalent d’être sages dans notre pays, de ne pas tomber dans ce piège largement ouvert, entendu qu’en leur qualité de sage, ils devraient ne pas oublier que la situation nationale n’est favorable ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants qui ne manqueront pas de leur demander des comptes sur le manque d’emploi, le chômage endémique et la pauvreté de la majorité des populations congolaises, etc. Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise lance le même appel à la jeunesse congolaise de veiller à ne plus se laisser divertir par le grand battage médiatique du gouvernement qui visiblement a démontré sa fuite en avant, à travers les slogans du genre « Emergence d’ici à l’an 2025 », « Epargne pour les générations futures » ou « Force montante », etc…, alors que la jeunesse congolaise d’aujourd’hui est flouée dans sa quotidienneté. L’expérience de l’UJSC, après plus de 40 ans d’embrigadement, se solde aujourd’hui par un abrutissement total de plus de deux générations de jeunes Congolais.

IV. DU REFUS DU DIALOGUE Le pouvoir n’a cessé de démontrer son incapacité ou sa mauvaise foi dans le règlement des crises politiques et sociales. Il a pris pour option d’organiser des concertations politiques avec des partenaires choisis et des dialogues sociaux permanents avec des directions syndicales également choisies, aux fins de faire croire à l’opinion nationale et internationale que les conflits politiques et sociaux trouvent véritablement solution au Congo, dans l’apaisement le plus total. Or, dans la réalité, la crise multidimensionnelle ne fait que s’approfondir. Les échecs des concertations politiques de 2009 à Brazzaville, de 2011 à Ewo et de 2013 à Dolisie sont, dans la présente espèce, l’illustration de la malice du pouvoir et son refus d’apporter les vraies solutions aux vrais problèmes qui se posent au pays, justifiant ainsi la thèse selon laquelle « au mauvais diagnostic correspond une mauvaise thérapie ».

Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise est convaincu qu’aujourd’hui, le pouvoir est obligé de se détourner des faux-fuyants tels la tricherie électorale, l’importation d’armes et munitions de destruction massive, le recours au mercenariat, l’entretien des milices et la corruption qui a atteint certains milieux diplomatiques dont le pouvoir tient absolument à émousser la crédibilité et la combativité. Il en est d’autant convaincu que la crise, dans ses toutes ses dimensions, ne fait que s’aggraver et ne peut trouver de solutions que par l’organisation des Etats Généraux de la Nation, ce vrai dialogue sensé réunir autour de la même table toutes les forces vives du pays. Plutôt que d’entendre la voix de la raison et de la sagesse en convoquant les Etats Généraux de la Nation, le pouvoir a opté pour le passage en force qui, en réalité, est une voie suicidaire pour lui, parce qu’il ne s’en sortira pas, et pour le pays qui en sera la principale victime.

Le Collectif dénonce avec force les mesures liberticides et autres atteintes aux droits humains et libertés fondamentales, notamment : les manœuvres d’intimidation ; les manœuvres d’embrigadement des jeunes, des sages, des femmes et des organisations syndicales ; les assignations à résidence ; les atteintes à la libre circulation des biens et des personnes, notamment le refus opposé à messieurs Massengo Tiassé, Jean Martin Bemba, Guy-Romain Kinfoussia, Mathias Dzon, etc., dont les noms figurent sur une liste gérée avec parcimonie et discrétion aux frontières nationales ; les emprisonnements arbitraires ; les mandats de dépôt sous prétexte de participation à des complots ou coups d’Etat imaginaires ; etc. Enfin, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise invite les démocrates, les patriotes, les intellectuels et le peuple congolais dans son ensemble à dire :

 Non à la tricherie électorale, aux élections locales et sénatoriales de 2014 ;  Non à la corruption ;  Non à la répression ;  Non à la révision ou au changement de constitution ;  Non au troisième mandat pour Denis Sassou-Nguesso en 2016. Le Collectif les invite à se mobiliser massivement et avec courage à nous rejoindre, pour barrer, à travers un large FRONT DE REFUS, la route au passage en force que le pouvoir veut imposer au peuple congolais, conformément aux dispositions du préambule de la Constitution du 20 janvier 2002.

Oui à l’alternance démocratique en 2016 ; Oui au dialogue inclusif ; En avant pour les Etats Généraux de la Nation ! Vive la Démocratie ! Vive le Congo !

Fait à Brazzaville, le 23 mars 2014

Le Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise

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Collectif Opposition congolaise - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 18:41
(Congo-Brazzaville) La nomination mafieuse au Congo : un directeur général dissimulé à la population congolaise

by Officiel Brazzanews

La politique d'apartheid tribalo-clanique suit son cours...

TRIBALISATION DES POSTES DE DIRECTION AU CONGO-BRAZZAVILLE

Une nouvelle direction générale vient rallonger la liste des portefeuilles réservés au clan BOUYA. Après Jean-Jacques Bouya ministre à la présidence des grands travaux , Serge Bernard Bouya au poste de directeur général adjoint du Port Autonome de Pointe-Noire, c’est au tour de leur frère, Eugene Ruffin Bouya, il vient d’être nommé directeur général du guichet unique maritime, par le ministre Adada Rodolphe sans que le conseil des ministres ne donne son avis . Celui qui se fait appeler en milieu restreint le futur président du Congo.
Ces nominations donnent lieu de croire qu’il est héréditaire chez les BOUYA d’avoir des aptitudes à gérer les portefeuilles juteux et facile à dépouiller de l’Etat congolais.

L’observateur averti de la vie politique congolaise et de ses réseaux mafieux, n’est pas dupe et comprendra aisément que cette troisième nomination d’un BOUYA à un poste clé des recettes publiques s’inscrit dans la stratégie du clan au pouvoir à Brazzaville de s’approprier les revenues du Congo à titre privé.

Cette nomination précipitée à huit clos par décret du ministre Rodolphe Adada, officieusement chargé de l’organisation du racket des recettes de l’Etat, hors conseil de ministre contrairement à la procédure en vigueur, montre bien le climat de méfiance qui prévaut entre les différents clans dans la cours royale de Mpila. Après les forces armées pour s’assurer la victoire par la force, MBOCHILISER toutes les entrées de recettes pour s’assurer la loyauté des courtisans pour le hold-up constitutionnel de 2016, soit par la corruption, soit par le sevrage brutal des courtisans au cas où leurs soutien ne serait pas absolu. Tous les ingrédients semblent être réunis pour qu’un SASSOU-NGUESSO succède à un SASSOU-NGUESSO en 2016.

JEFF KITOKO

Lire un autre article : La famille Bouya, au coeur du pouvoir avec une gestion clanique des secteurs stratégiques du Congo

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Jeff Kitiko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

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