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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:25
(Congo-Brazzaville) 0 ans après, Sassou, Bouya et Oba, nous auraient-ils rejoué l’arnaque des avions renifleurs avec ASPERBAS ?

par Rigobert Ossebi -

ASPERBAS est une société brésilienne qui était d’abord spécialisée dans la fabrication de tuyaux pour l’irrigation. Puis elle a évolué dans la construction de bâtiments industriels en s’internationalisant principalement en Afrique ; d’abord en Angola, puis au Congo Brazzaville. Dans notre pays, elle s’est vue confier dans la périphérie nord de Brazzaville, à 40km de la nationale N°2, la réalisation de la zone industrielle et commerciale de Maloukou. Cette zone de 16 usines devrait être construite pour un très modique montant de 500 millions de dollars et terminée en 2014 (5 usines seulement ont été livrées en février 2014).

Le sponsor d’ASPERBAS au Congo, dans le sens saoudien du terme, est Maxime Gandzion. On sait également que ce dernier apparait dans l’affaire des cargaisons de pétrole accordées à GUNVOR par son beau-neveu Kiki, (chef du clan des Mapapa), véritable patron de la SNPC et propriétaire de droit divin du pétrole congolais. Or il se trouvait que ce contrat obligeait le Trader russe à un préfinancement de 500 millions de dollars (c’est-à-dire que Gunvor avait versé à SNPC-Kiki 500 millions de dollars en acompte).

Ce qui est absolument curieux, c’est que la Banque BNP Paribas de Genève qui domiciliait cette opération de près de 2 milliards de dollars, avait affirmé aux enquêteurs et journalistes que ce préfinancement était destiné au partenaire brésilien en charge de la construction d’une zone industrielle au Congo : ASPERBAS. Ainsi donc, ce bien heureux fournisseur lusophone du Congo aurait reçu en 2010 la couverture totale des travaux qu’il allait réaliser au Congo ( et qui ne sont pas encore terminés !). La Justice suisse a 10 ans pour statuer sur cette affaire. Il est bien connu que les Suisses prennent leur temps et réalisent les meilleures montres. Encore un peu de patience et nous saurons tout de ce montage des « Mapapa » !

La plupart de nos lecteurs n’étaient pas nés, lorsque l’affaire des avions renifleurs avaient éclaté en France. Révélée par le Canard Enchainé en 1983, c’est une escroquerie politico-financière qui s’était déroulée entre 1975 et 1979 au détriment de la société ELF. Deux personnages Aldo Bonassoli, un agriculteur italien autodidacte et Alain De Villegas, un aristocrate belge, sont à l’origine d’une pseudo-invention et d’un appareil censé restituer sur un écran la composition du sous-sol. Embarqué dans un avion, ce système, devait déterminer l’emplacement de gisements de pétrole. Au total, 100 milliards de FCFA, furent engagés à l’époque (700 à 800 millions d’euros d’aujourd’hui). (Pour en savoir plus http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_avions_renifleurs ).

Curieusement la société brésilienne spécialisée dans les tuyaux d’irrigation et de bâtiments industriels s’est vue confier, par notre tout puissant et imposant Bouya national, un projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique pour un montant de 200 millions de dollars (100 milliards de FCFA).

« La cérémonie de lancement du projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique s’était déroulée le 1er août 2012 à Brazzaville, sous le patronage du ministre des mines et de la géologie, Pierre OBA, en présence de ses collègues Raphaël LOEMBA, des hydrocarbures, Raymond Zéphirin MBOULOU, de l’intérieur et de la décentralisation, Bruno Jean Richard ITOUA, de la recherche scientifique, du ministre délégué, délégué général aux grands travaux, Jean Jacques BOUYA et des responsables de la société brésilienne ASPERBRAS en charge de la mise en œuvre du projet.

ll s’inscrit dans la perspective de la réforme du secteur minier et du développement durable, afin de concilier les opportunités économiques de l’exploitation minière à celles de la création d’emplois.

Le projet de cartographie géologique, prospection minière et géophysique qui va être réalisé par la Société ASPERBRAS, comprend huit volets, à savoir : la géophysique aéroportée avec 4 aéronefs dont 3 sont déjà opérationnels ; la cartographie géologique avec une production des cartes couleur aux échelles de 1/ 200 000 à 1/100 000 ainsi que des cartes de synthèse régionales à 1/ 500 000 ; l’inventaire minier et prospection des ressources minérales et des matériaux ; la mise en place d’un système d’information géologique et minière qui constitue le support organisationnel de l’ensemble des données compilées et acquises dans le cadre de ce projet ; la reconstitution du fonds documentaire du Ministère des mines et de la géologie ; l’achèvement des travaux de construction du laboratoire de Litholamélage et d’une chaîne de broyage des échantillons de roches au sein du CRGM (centre de recherche en géologie minérale) à Djiri ; la formation et le transfert des compétences ; l’acquisition des équipements technologique du CRGM et du BEEC »

Pour nous rassurer sur tout ce bla-bla destiné à étoffer une proposition curieuse (comme « la reconstitution du fonds documentaire du Ministère…. ; l’achèvement des travaux de construction du laboratoire de Litholamélage…… »), sur le site des Grands Travaux, on peut lire : « Le projet sera réalisé à hauteur de deux cents millions (200.000.000) de dollars, pour un délai d’exécution estimé à douze (12) mois. Il sera suivi et contrôlé par un ingénieur Conseil. » (sic)

Sans mettre cette affaire au même niveau que l’escroquerie « des avions renifleurs », nous étions quelques-uns à être effarés par la légèreté des sieurs Bouya, Oba et Sassou pour avoir confié, pour un montant pharamineux et pour une prétendue technique de géophysique aéroportée, pareille étude à une société (ASPERBAS) qui n’est pas du tout réputée en la matière…. !

Il y a quelques jours, on apprenait que le Tchad avait attribué la réalisation d’un inventaire minier au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le service géologique national français. Le projet, d’un montant total de 20,6 millions d’euros, porte sur les régions du Wadi Fira et de l’Enedi dans l’est du pays. Il devrait durer trois ans et demi. (BRGM en matière de recherche minière c’est du sérieux, force est de le reconnaître… !)

Dans son communiqué, le BRGM souligne que ce projet répond au désir du gouvernement tchadien de « disposer de données géologiques fiables et de relancer les activités géologiques et minières dans le pays« . En effet, « le sous-sol du Tchad, dont la géologie et le patrimoine minéral sont encore en grande partie méconnus, constitue un potentiel important », poursuit l’établissement public, placé sous la tutelle des ministères français de l’Économie et de l’Énergie. La nouvelle mission du BRGM permettra au pays « d’acquérir une bonne connaissance du sous-sol du territoire national et de pouvoir, dans un proche avenir, proposer des cibles aux investisseurs privés ou institutionnels« , à qui il reviendra par la suite de faire l’évaluation et d’assurer le développement de ces ressources.

Le Tchad qui figure pourtant parmi les pays les plus corrompus au monde, sur ce dossier d’études géologiques, semble nous faire passer pour des irresponsables, tout au moins les signataires de ce curieux et couteux contrat !

ASPERBAS a normalement terminé son travail qui devait durer un an et qui a coûté 100 milliards de FCFA. Celui du BRGM au Tchad va coûter 26 milliards de FCFA pour durer trois ans et demi. Mais comparons ce qui est comparable. Pour cela, il serait intéressant que les sieurs Bouya, Oba et Sassou nous montrent un peu à quoi ont réellement servis les 100 milliards donnés aux Brésiliens et qu’ils nous rassurent bien que ce n’est pas la farce des avions renifleurs qui nous a été jouée trente années après… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville) 0 ans après, Sassou, Bouya et Oba, nous auraient-ils rejoué l’arnaque des avions renifleurs avec ASPERBAS ?
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:16
(Congo-Brazzaville) Volte-face du Pasteur et Chef-Cobra Willy Nguesso

Par RIGOBERT OSSEBI -

Sassou-et-l'épouse-pasteur-de-son-neveu-le-pilleur-de-Socotram

Willy César Nguesso, au début de cette année, était on ne plus franc lorsqu’il avait affirmé vouloir mettre la clef sous la porte du « Club 2002 » et ainsi être le premier à quitter le navire de la dictature familiale. Fallait-il croire également à sa « révélation divine » qui lui fit entendre l’appel de Dieu et embrasser sa nouvelle mission de Pasteur ? Mieux vaut tout de même rester prudent… !

Toujours est-il que son jet d’éponge avait été très mal ressenti dans le « clan des Siciliens d’Oyo ». Willy César avait, pour ce dernier, tout l’air d’un Brutus prêt à poignarder son père adoptif. La famille avait fait bloc face à la « tentation de Venise » d’un de ses maillons forts. Son envie de changer de vie, de passer à autre chose, alors qu’il était repu d’une bonne vingtaine d’années de prédation, ne pouvait en aucun cas être acceptée par l’ensemble d’un gang familial encore affamé.

« Si tu avances on te suit, si tu t’arrêtes on te pointe et si tu recules on t’abat ». Ce vieux serment révolutionnaire marxiste est toujours d’actualité dans les réunions et conseils familiaux. Willy en était maintenant devenu la cible, la bête noire. Restait à savoir qui appuierait sur la gâchette… ! Il est des pactes que l’on ne peut rompre : les liens criminels et mafieux unissent leurs membres à jamais. Contraint et forcé, le nouveau Pasteur et toujours patron de la Socotram, à plus de 50 millions de FCFA de salaire net mensuel, fit machine arrière toute pour se remettre dans le rang serré des Nguesso en faveur d’une modification de la Constitution. C’était à l’occasion d’un Congrès extraordinaire du Club 2002 qui s’est tenu en sa présence, le 16 mai 2014, à Pointe Noire.

En réalité, Willy NGuesso n’avait plus beaucoup de choix. Comme bon nombre des membres de cette famille de boukouteurs de notre richesse nationale, il est cerné par les enquêtes de polices internationales, de services de douanes et des Cours de Justice de plusieurs pays. Tous ces derniers sont bien décidés à « se payer » une arrogante famille d’un dictateur africain et aucun cadeau ne sera fait, le moment venu, à aucun d’entre eux… ! Et Willy César Brutus ne sera pas le dernier à tomber dans leurs filets !

Pour preuve, « Paperjam.Lu », un organe de presse luxembourgeois, a consacré un article intitulé « La traque des biens mal acquis », incroyablement bien documenté sur des enquêtes en cours relatives aux malversations de la première famille congolaise.( http://www.paperjam.lu/article/fr/la-traque-des-biens-mal-acquis?fb_action_ids=10203247341564864&fb_action_types=og.likes)

Les faits se déroulent dans le Grand Duché du Luxembourg, un paradis fiscal que tous croyaient très fermé aux investigations fiscales et policières, mais qui n’a pas résisté aux demandes des magistrats parisiens. Maintenant, les enquêtes s’internationalisent et les Etats européens, américains ou canadiens coopèrent dans les échanges d’informations et font tout pour qu’elles aboutissent.

Willy Nguesso est au cœur de ces enquêtes ainsi que les structures qu’il a utilisées (comme nous l’avions écrit http://congo-liberty.com/?p=8304) pour faire disparaître les fruits de ses larcins du Liechtenstein au Canada via le Luxembourg. Il a été le grand initiateur de ces montages sophistiqués dans des paradis fiscaux. Les intermédiaires et avocats les plus retors ont été recrutés comme une ultime assurance de ne jamais être rattrapé … ! Par exemple l’Avocat canadien Stéphane Saintonge condamné par la justice de son pays, cité par Véronique Poujol dans PaperJam.Lu. Elle nous éclaire également sur les véritables propriétaires (au moins jusqu’à 2012) de la Congolaise de Banque qui se dissimulent derrière une cascade de sociétés luxembourgeoises.

On y retrouve des porteurs de parts « à titre fiduciaire » bien connus comme le très voyant Hubert Pendino, patron de la Socofran ou plus discret comme Bernard Beltrando (fournisseur attitré de bijoux de très grande valeur de Madame Antoinette Sassou NGuesso) ou plus discret encore Raymond Ibata, ancien patron de l’ARC et grand maitre franc-maçon.

Porteur de part à titre fiduciaire est un euphémisme juridique pour « homme de paille ». Au-delà des interrogations sur les bénéficiaires économiques de ces montages, il apparait clairement que Monsieur et Madame Sassou Nguesso en sont les deux principaux bénéficiaires.

Le pétrole, les banques (La Congolaise de Banque + la BGFI), les compagnies aériennes (ECAIR + les compagnies de location de jets privés de Cendrine Sassou NGuesso-Ottonelo), la sous-traitance pétrolière, les hôtels etc., etc.. La liste des intérêts du clan des Siciliens d’Oyo est très longue à recenser mais rien ne saurait échapper à la vigilance des enquêteurs tant au Congo qu’à l’étranger.

Willy Nguesso Pasteur et Président d’honneur du Club 2002 rattrapé, au sein de sa propre famille, par les tenants d’une politique dure de conservation du pouvoir sera-t-il, peut-être prochainement, obligé de revêtir en plus sa vieille tenue de combattant Cobra (bottes et chapeau de cow-boy) qu’il arborait encore en 1998-99 ?

Ce clan qui est arrivé au pouvoir en nous chantant « Tout pour le Peuple, rien que pour le Peuple ! » n’est pas à une contradiction près. Est-il seulement conscient que, cette fois, le chaos vers lequel il nous dirige ne manquera pas de tous les emporter ? La volte-face du Pasteur-PDG-Chef-Cobra Willy Nguesso n’augure rien de bon… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigombert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:43
(Brazzaville-Congo) La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso

La sécession de fait du Congo est de la seule responsabilité de Sassou Nguesso -


« Sassou Nguesso et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo à la date de la réception de la requête par l’ONU au risque d’annulation des contrats par les futures autorités du Sud Congo. De plus la justice internationale et Interpol peuvent maintenant le poursuivre. Ceux qui ont déposé la requête à l’ONU savent qu’ils faisaient. C’est la loi. » (dixit un avocat consulté à Brazzaville qui garde l’anonymat).

Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés à la partition du Congo

POURQUOI

Comme dit la chanson « les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… » mais pour les plus anciens : « Rappelez-vous… ». Avant la Conférence Nationale Souveraine en 1991, n’est-ce-pas Sassou Nguesso qui énonçait, qui susurrait à l’oreille de ses compatriotes du Nord dans sa langue Mbochi : « Je fais ça pour vous, il faut la réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand Nord. » Qui payait les mercenaires pour assassiner les cadres du sud ?

Un quart de siècle plus tard, le Sud l’a entendu, l’a compris en enterrant ses morts. Le Sud a relevé la tête. De cette servitude par la peur imposée par les bombardements de gaz moutarde sur toutes les régions du sud du Congo dont les conséquences sont visibles avec les maux des yeux, les maladies des dents, les maladies des jambes qui enflent, la malnutrition apparue ; par les viols des filles et des femmes du sud du Congo pour les punir d’être nées du Sud du Congo ; par l’abattage des arbres fruitiers, la destruction des troupeaux dans les régions Sud du Congo.

Qui a demandé le changement de la Constitution du 15 Mars 1992 par la Constitution du 20 Janvier 2002 ? Et qui veut modifier ou changer la Constitution du 20 Janvier 2002 pour continuer l’œuvre d’épuration ethnique ? Si un article peut être changé alors tous peuvent l’être.

COMMENT

En relisant les données démographiques diffusées par le gouvernement de Sassou Nguesso, lors des différents recensements, il en ressort que :

- près de « 750 000 personnes qui manquent à l’appel » toutes issues du Sud du Congo ;
- plus de 353 jeunes gens issus aussi du Sud du Congo qui représentaient l’avenir de ces régions ont été assassinés froidement dans des conditions atroces ;
- sans oublier les charniers entre autres de Mbandza-Ndounga.

Ce sont des faits avérés et connus de tous. Les preuves que sont les résultats de ses recensements sont formelles.

Doit-on vivre comme des esclaves sous le joug de la corruption ou mourir parce qu’un nom, une famille, un clan dérange ? Une manière de dire que l’on est condamné par délit d’appartenance ethnique ou de faciès.

Ma réponse suite à cet exposé est farouchement NON. Si pour retrouver la fierté et la dignité, pour sauvegarder le génome du Sud Congo, il faut instaurer une frontière, alors faisons comme les bergers qui protègent leurs troupeaux en érigeant des barrières.

Vivre, c’est savoir se protéger.

Le Sud du Congo a trouvé le courage de dire STOP au génocide programmé. Le Sud du Congo a laissé le temps au temps pour éviter de confondre Acte manqué et Volonté de protéger.

Cette protection est administrative. Elle est maintenant reconnue internationalement. Monsieur Sassou Nguesso ne peut plus user de ses armes acquises ici et là pour se maintenir au pouvoir en faisant la guerre aux régions du Sud du Congo pour sa politique de « réconciliation inter-nordiste pour fortifier le Grand-Nord ».

QUE DEVIENT LA REPUBLIQUE DU CONGO ?

En premier, il faudra élire les présidents : celui du Nord et celui du Sud. Monsieur Sassou Nguesso, avant la remise de la requête à l’ONU, l’UA et aux Etats partenaires, était le président de la République du Congo, pas de l’Etat du Nord Congo. Par son souhait de ne jamais être rattraper par la justice internationale, il espère finir ses jours comme Président. Pourrait-il manœuvrer au Nord comme il l’a fait militairement au Sud ? Quelles sont les possibilités qui s’offrent à lui maintenant ?

1. Sans bain de sang, Sassou Nguesso accepte cette scission – vaut mieux un petit chez soi que pas de chez soi du tout – parce que le temps ne joue pas en sa faveur car après 6 mois – après la réception de la requête par l’ONU – la fin de son mandat de Président doit se prononcer. La justice internationale peut diligenter Interpol à ses trousses dès qu’il sortira du Congo et même s’il est à Brazzaville puisque cette ville est située dans le nouvel Etat du Sud Congo.

2. Comme le Sud Soudan et l’Etat d’Israël, ces Etats ont été reconnus par la simple volonté de leurs peuples ; c’est ce qu’a fait le Peuple du Sud Congo en invoquant cette jurisprudence ; ce que Sassou Nguesso ne peut pas contester. Sinon, il risque d’être victime d’un blocus économique international et que ce faisant, lui et son gouvernement ne peuvent plus engager la signature du Congo puisque de facto, lui n’est plus le Président du Congo et que son gouvernement n’est plus celui du Congo. Si d’aventure, ils engagent la signature du Congo en signant des engagements ou des contrats à partir de la date de la réception de la requête par l’ONU, à savoir le 29 AVRIL 2014, cachet de la Poste faisant foi, ces contrats et ses engagements peuvent ne pas être reconnus par les nouvelles autorités qui seront mises en place par référendum par le Peuple du Sud Congo. D’où les investisseurs potentiels doivent regarder cette situation de très près pour ne pas voir leurs investissements non honorés. Les futures autorités du Sud Congo n’auront obligation d’honorer la signature du Congo intervenue après la date du 29 AVRIL 2014. La question qui se pose à Sassou Nguesso est : « souhaite-t-il l’étouffement financier des siens ? »

3. Mieux vaut deux moitiés de pays qui deviennent stables, sans effusion de sang, pour attirer les investisseurs qu’un pays en proie à des violences présentant uns instabilité politique peu rassurante. A l’heure actuelle, il n’y a que quelques Etats qui rentabilisent leur mise de fonds avec une croissance proche de 10%. On peut dire que c’est une excellente devise… pour eux car le Peuple Congolais à plus de 55% est au seuil de pauvreté ; seuil défini par l’ONU et rappelé par l’émission Le dessous des cartes, diffusée le 10/05/2014. Oui, le Congo dirigé naguère par Sassou Nguesso est riche mais pour qui ? Autant grossir le PIB avec une population impliquée dans cet avancement : Travail – Ecole – Santé. Ce triptyque simple (TES) est le soubassement d’un pays équilibré, même si cet équilibre rencontre une découpe !

LIBERTE AMPUTEE

Voici ce que j’ai entendu hier 21/05 au marché de Poto-Poto au cours d’une discussion de jeunes étudiants :

« On nous a amputé de notre liberté et de nos ressources. Dès qu’un fils ou fille du Sud du Congo veut s’exprimer, comme le Président Modeste Boukadia, on le condamné à 30 ans de travaux forcés et les membres de son parti à 7 ans, 5 ans et 2 ans de prison ferme à Pointe-Noire. Nous pouvons dire que nous sommes colonisés par le Nord. Il est temps de dire que nous ne voulons plus être sous le joug du Nord. Nos parents avaient combattu pour ne pas être sous le joug de la France. Mais Sassou et les siens viennent nous soumettre leur joug. Non, ce n’est pas maintenant que nous allons accepter d’être sous le joug de Sassou Nguesso. Est-ce que depuis 1969, le Sud n’a-t-il pas suffisamment donné ? Il est temps que le PCT rende le Congo aux Congolais, le Nord et y compris le Sud. La sécession de fait depuis que l’ONU a pris acte de la requête est une bonne chose. Elle va permettre à la société congolaise d’être consciente que nous sommes passés à côté de l’essentiel, nous avons voulu gérer en égoïste alors que le Congo est un Bien qui appartient à tous et Sassou Nguesso et les Mbochi d’Oyo en ont fait leur propriété. Mais qu’il y a deux Etats parce que c’est la loi, les Congolais vont devoir se respecter mutuellement. Ce sont des gaillards, les Messieurs qui ont signé la requête. Respect Messieurs ! »

Il n’y a rien à ajouter. Sassou Nguesso a manqué sa sortie honorable.

PM LEHO-OUAMBA, Femme, Amie et Maman (FAM).
Moungali, le 22/05/2014.

Contact :
Twitter : @PMLeho
Facebook : http://www.facebook.com/pauline.leho

SOURCE : http://femmesdelafrique.wordpress.com/2014/05/22/brazzaville-congo-la-secession-de-fait-du-congo-est-de-la-seule-responsabilite-de-sassou-nguesso/

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PM Leho-Ouamba - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:23
(Congo-Brazzaville) L’Etat Congolais est une continuité : son existence ne peut se réduire à celle d’un homme!

Richard Bouya -

Sassou Nguesso, l'inculte génocidaire au Congo-Brazzaville

En découvrant cette image montrant Denis Sassou Nguesso le sourire jusqu’aux oreilles, lisant un « projet de la constitution… » notamment les articles parlant du nombre de mandats et de l’age des candidats, force est de croire que l’homme s’achemine tout droit vers un changement pure et simple de la constitution et non plus vers une modification de celle-ci car s’il s’hasarde à modifier, simplement, il se disqualifie de fait lui-même, l’article 185 interdisant toute modification du nombre de mandats et l’age limite des candidats d’où la seule issue qui lui reste est celle du changement de la constitution.

Alors question: pourquoi vouloir changer de constitution si ce n’est pour se représenter pour un « troisième mandat » ( ne comptons pas, de grâce, ses 13 ans de 1979 à 1991 plus ses cinq ans de 1997 à 2002 ce qui aurait pour effet de l’amener à son sixième mandat!)?

La réponse est toute évidente: il veut se représenter.

Question: pourquoi doit-il se représenter comme si au Congo il n’y avait que des incapables notamment dans la majorité présidentielle?

Réponse des soutiens (incapables et incompétents) Il est le seul et personne d’autre ne peut réaliser son « projet de chemin d’avenir »

« En écoutant Denis SASSOU-NGUESSO, il est le seul à posséder toutes les vertus :
Il a le monopole : de la paix, de la bonne gouvernance, de la bonne gestion, des bonnes idées, de la vision du pays etc… enfin de tout. » dixit Y. Youlou

Question: S’il a le monopole de la bonne gouvernance pourquoi César Willy Nguesso dit » La nouvelle loi fondamentale devra prendre en compte les exigences de la bonne gouvernance politique et économique… »? remarquez, l’homme n’est pas à son premier mensonge!

Réponse: le pays est mal gouverné, tous ces ministres sont des voleurs.

Question: Si les ministres ne satisfont pas à la bonne gouvernance qui en est responsable?

Réponse: le Président de la république qui est le chef de l’exécutif car les ministres sont responsables devant lui et non devant le parlement.

Question: Pourquoi garde t-il des ministres voleurs et incompétents?

Réponse: Parce que lui même est aussi voleur (référence aux biens mal acquis et autres dossiers brûlants sur les détournements de fonds public)

Question: doit-on réélire Denis Sassou Nguesso pour un troisième mandat? (en 2016 il aura totalisé 32 ans de pouvoir en tant que président)

Réponse: Non on ne doit pas le réélire car:

1 – depuis 1960 jusqu’à 2016 le Congo aura eu 6 présidents et en 56 ans d’indépendance, Sassou aura gouverné pendant 32 ans soit plus que la durée total des cinq autres présidents;

2 – Il a eu le plus de moyens qu’aucun autre chef d’état du Congo n’a eu.
Un Pays Pauvre Très Endetté, PPTE, qui partage de l’argent à tout va à d’autres pays 100 milliards à la Côte d’ivoire, 50 milliards à la Guinée, Plus de 130 milliards à la Centrafrique, pour payer ses fonctionnaires, des milliards pour soutenir tel ou tel autre candidats dans certains pays si ce n’est pour renflouer les comptes de l’UMP, tandis qu’au Congo, les retraites ne sont pas payées, les bourses des étudiants ne sont pas payées tout comme bon nombre d’autres salaries.

3 – La situation du Congo ne s’est pas améliorée, elle s’est empirée; que peut-il faire en 7 ans de plus qu’il n’aura pu faire en 32 ans de pouvoir sans partage?

4 – La paix de Sassou tue plus que la guerre qu’il brandit s’il n’est pas élu ( combien de morts fautes de soins adéquats, combien de morts faute d’électricité, combien de morts faute de salaires convenables, combien de morts à cause de la misère, combien de morts … )

5- Si jamais il crée une guerre, il suffît de le tuer pour arrêter la guerre car dans une meute, il faut éliminer le meneur en premier pour écarter la menace.

IL n’ y aura pas de guerre si Sassou ne fait pas le forcing pour se représenter coûte que coûte, il n’ y aura pas de guerre si les élections sont réellement démocratiques; les élections seront à l’image de celle de 1992.

Richard Bouya

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Richard bouya - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:05
(Congo-Brazzaville) Reporters Sans Frontières s'inquiète de l'attitude partiale des autorités congolaises

La presse Congolaise: Reporters sans frontières s’inquiète de l’attitude partiale des autorités congolaises

by Officiel Brazzanews -

Les deux poids deux mesures du gouvernement congolais sur la concentration des médias : Reporters sans frontières s’inquiète de l’attitude partiale des autorités congolaises envers certains groupes de presse critiques à l’encontre du gouvernement. Le 5 mai, le président du groupe Talassa, qui regroupe un journal économique, un bihebdomadaire, un mensuel, un site internet et une imprimerie (outre une agence de communication), s’est vu notifié l’annulation de son « certificat de déclaration », délivré par le Conseil Supérieur pour la Liberté de la Communication (CSLC) le 30 novembre 2011.

Cette décision, fondée notamment sur l’article 5 de la loi de 2001 sur la liberté de l’information et de la communication qui interdit « toute forme de concentration d’entreprise d’information et de communication », pourrait avoir pour conséquence la fermeture du groupe.

« Reporters sans frontières s’étonne que cette incrimination ne semble cibler que les groupes dont les publications ont tenu des propos critiques envers le gouvernement », déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de Reporters sans frontières. « Des groupes semblables mais dirigés par des proches du pouvoir congolais, ne sont pas sanctionnés. S’agirait-il de réduire au silence les voix critiques à la veille du référendum constitutionnel visant à amender la Constitution de 2002 afin de permettre au président Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997, de briguer un nouveau mandat ? ».

A titre d’exemple, le groupe Bassin du Congo-SA, sous l’autorité de Jean-Pierre Pigasse, un proche du président, possède, l’agence d’information Adiac, financée en majorité par le gouvernement congolais, un quotidien, un site internet et une imprimerie. Le groupe DRTV, qui appartient à un dignitaire du pouvoir, le général Norbert Dabira, possède une radio, deux chaînes de télévision, une société de production musicale et exerce aussi en tant que provider internet. Asie Dominique de Marseille, très proche du pouvoir de Brazzaville est responsable du groupe Just Info.

Il possède un hebdomadaire le Choc, un magazine mensuel Le Choc, un site internet, le journal le Congolais révolté, un autre journal Scoop et fait de la production musicale. Monsieur Maurice Nguesso, le frère ainé du président Sassou Nguesso est responsable du groupe MNCOM. Il possède MNTV (une chaine de télévision à Brazzaville, une autre à Oyo), MNRADIO (une station radio à Brazzaville, une autre à Oyo), le journal le Fanion et une société de gestion de bouquets de télévision par satellite (Agence Mosaïque).

Le démantèlement du groupe de presse Talassa fait suite à la publication en mars 2014 de plusieurs articles mettant en lumière des faits étranges, notamment l’augmentation en flèche du nombre de votants dans les régions favorables au président de la République, ou l’absence d’enquêtes judiciaires dans les circonstances de la mort d’une vingtaine de personnes à Brazzaville lors de l’arrestation par l’armée du colonel Ntsourou en décembre 2013.

L’an dernier, le bihebdomadaire d’information Talassa a été interdit de publication à deux reprises : en juin 2013 en même temps que trois autres journaux connus pour leurs distances d’avec le régime pour » publication d’articles séditieux, propagation de fausses nouvelles, manipulation de l’opinion, incitation à la violence et à la division, diffamation » et le 25 février 2014, pour une durée de quatre mois pour « récidive dans le manque de considération du Conseil ». Le 5 décembre 2013, trois journaux, La Griffe, Le Nouveau Regard et La Vérité , avaient également été « interdits de parution » pour une durée indéfinie, notamment au motif d’avoir porté « atteinte à la sureté nationale » et récidivé dans la déformation et l’altération des faits pour surprendre la bonne foi de quiconque ».

La République du Congo occupe la 82e place, sur 180 pays, dans le classement mondial 2014 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières .

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 15:27
(Congo-Brazzaville) Déclaration des ressortissants du Pool en République du Congo contre le changement de la Constitution

by Officiel Brazzanews -

Nous, Congolaises et Congolais originaires du département du Pool, Nous, enfants du Peuple de l’Histoire et de la Liberté, Nous enfants de la Résistance, issus d’un Peuple martyr Nous enfants d’un Peuple qui a donné tant de personnalités illustres au pays, tels Mabiala Ma Nganga, Bueta Mbongo, les frères Mbiémo et Milongo, Ma Ngunga (comme Mafouta et Kimpa Vita dans l’ancien royaume du Kongo), André Grenard Matsoua, Abbé Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Debat, Bernard Bakana Kolélas, André MILONGO etc.,

Lançons un appel solennel à tous nos frères et sœurs du département :

Considérant que le régime du Président SASSOU qui nous a toujours persécuté veut changer la Constitution du 20 janvier 2002 qu’il a pourtant lui même imposé au pays tout simplement pour continuer l’œuvre diabolique de destruction du Congo qu’il a entrepris depuis des lustres.

Considérant qu’au nombre de ces persécutions figurent l’enlèvement et la disparition de près de 400 jeunes gens tous issus de notre département, la destruction de centaines de villages des départements du pool, de la Bouenza, du Niari et de la Lékoumou accompagnée de milliers d’exécutions et de viols entre fin 1997 et 2000, la mort des milliers de personnes lors des explosions des armes de guerre en Mars 2012 à Mpila dans des circonstances non encore élucidées, le récent assassinat sous couvert d’opération de police des jeunes coupables d’être originaires du département des plateaux en décembre 2013 en plein cœur de Brazzaville, le détournement massif des deniers de l’Etat Congolais au profit de quelques familles et associés qui entraîne la paupérisation extrême des Congolais ( pas d’écoles publiques dignes de ce nom, pas de structures de santé, pas d’emplois pour les jeunes, une économie aux mains d’expatriés mafieux, etc…) et bien d’autres méfaits

Considérant que les forces vives des divers départements du pays sont résolument opposées à cette manœuvre. Que certaines se sont d’ores et déjà exprimées en disant clairement NON ! Notre place est à leurs cotés.

Disons avec force « Non », « Non » et « Non » à la volonté du Président SASSOU de s’accrocher au pouvoir au delà de 2016 en tentant de s’appuyer sur des faux sages « recrutés » dans ses propres rangs, parmi ses vils serviteurs, pour tenter de faire croire que de nombreux départements partagent ce dessein.

Rejetant par avance toute déclaration que pourrait faire des pseudo cadres et sages de notre département en faveur de la modification des dispositions de la constitution de 2002 limitant les mandats à deux et déclarons que notre département n’a pas donné mandat aux Ministres, députés, sénateurs, cadres civils et militaires, et autres « sages autoproclamés » issus du pool pour parler en notre Nom.

Appelons par la même occasion à l’organisation d’une table ronde des forces vives du pays en vue de débattre de l’ensemble des problèmes politiques, économiques et sociaux qui entravent l’avenir de notre pays.

Proclamons à la face du Monde que les informations présentant le Congo Brazzaville comme un pays de paix, d’unité et de progrès sont des actes de pure propagande cachant la cruelle réalité que vivent les Congolais au quotidien à savoir : confiscation du pouvoir par un clan, corruption, apologie de l’incompétence et de la médiocrité, pauvreté, insécurité, absence de liberté, analphabétisme des jeunes, mortalité infantile, pollution massive, insalubrité des villes, etc.…

Vive le Congo,

Vive la République

Les membres de la Diaspora Congolaise originaire du département du Pool. http://youtu.be/6IgxGoseGSE

Département du POOL

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Diaspora du Pool - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 21:44
REPONSE A BIENVENU OKIEMY, MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS.

Au mois de juillet 2012, le Porte-parole du gouvernement congolais a téléphoné à la radio Africa N°1 à Paris, pour exiger que la chaîne interdise désormais le droit d’expression à tout membre de l’opposition congolaise en France. La chaîne n’avait bien entendu pas souscrit à cette demande.

En réaction à cette injonction maladroite, construite sur une ignorance ou une mauvaise compréhension du fonctionnement du système médiatique, j’avais publié une lettre dans le magazine « Afrique Education » N° 355-356 du 1er octobre 2012.

Dans cette lettre, j’avais indiqué au ministre de la communication du Congo ceci :

« La liberté d’opinion et d’expression est l’une des premières libertés politiques et généralement, l’une des premières libertés fondamentales »

« La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d’expression »

« Le journaliste est un professionnel de l’information, un observateur, un interprète et un narrateur qui tente de rendre exacte une réalité »

« Le journaliste, surtout en Afrique, doit être lié à l’essor et à la promotion de la démocratie et de ce fait, il doit revendiquer l’objectivité comme un droit démocratique nécessaire à l’accomplissement de sa mission civique, face à la société. Les journalistes exercent un métier difficile et leurs opinions influencent les citoyens. C’est pourquoi, leurs informations, commentaires et analyses doivent se dégager de toute influence ».

A notre entendement, pour un ministre de la communication, porte parole du gouvernement, l’ignorance de ces principes fondamentaux, semblait être le comble de l’ironie. Nous pouvons aussi observer, à quel point la presse et les médias sont persécutés au Congo, ou à la solde du pouvoir politique.

Le 18 avril 2014, le Porte-parole du gouvernement congolais fait une nouvelle sortie, en « démocrate » sur RFI, pour donner des leçons sur la réforme des institutions :

« Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l’évolution de la société congolaise. Il n’est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle…le pouvoir est à l’écoute du peuple congolais. Dès lors que le peuple voudrait modifier la constitution, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte et éventuellement proposer le référendum »

Il nous paraît important de relever ici que : depuis la fin de la guerre civile en 1997, la démocratie n’a toujours pas réconcilié le peuple congolais et les dirigeants politiques. Etre à l’écoute du peuple, suppose de donner au peuple des conditions de vie dignes et un minimum vital. Le peuple congolais ne réclame pas la modification de la constitution, sauf dans les rêves des dirigeants politiques congolais.

Il est à retenir, qu’au fil du temps, le pouvoir politique s’est refermé sur lui-même et devenu une affaire de famille, en s’acharnant sur les citoyens. Quand on sait que depuis au moins deux décennies, l’eau potable, source de vie n’existe pas pour la majorité du peuple congolais, ainsi que l’électricité nécessaire au développement économique et social, peut-on affirmer que le pouvoir soit à l’écoute du peuple ? Quand l’école publique est détruite et les hôpitaux transformés en mouroir, peut-on affirmer que le pouvoir soit attentif à l’avenir et au bien être social des citoyens ? Dans les grandes villes et surtout dans les campagnes, les scènes de vie quotidienne sont indignes des droits de l’homme. Ces scènes de pauvreté et de misère sociale sont douloureuses à supporter. De ce fait, le peuple congolais, dans son écrasante majorité, a pris des distances avec les dirigeants au pouvoir. Un gouffre les sépare.

L’hypothèse quasiment assurée de la modification de la constitution du 20 janvier 2002, relève de la restauration des coutumes du parti unique. Le président de la République est l’homme fort, le chef du parti, le guide suprême et éclairé, le timonier infatigable, le génie, disons-le « le président à vie »…

Tous les dirigeants politiques actuels, sont quasiment des transfuges du parti unique et adeptes de cette vision stalinienne du chef. Ils ont rarement été démocrates dans leur carrière politique. Ils considèrent le pouvoir, dans un système démocratique, comme un CDI et non comme un CDD. Au fond de chacun d’eux, sommeille un potentiel dictateur.

Les partisans de la modification de la constitution avancent que, le changement en 2016 risque de provoquer une incertitude, une instabilité, des troubles voire un vide, or, la longue durée au pouvoir a affranchi les gouvernants de leurs obligations. Elle a rigidifié le pouvoir au fil des années, en renforçant les clans et en élargissant le cercle des courtisans. Le Congo se trouve sclérosé dans le népotisme et la corruption. Des fortunes colossales se sont constituées et ont été transférées à l’étranger. Pour s’éterniser au pouvoir, les dirigeants ont fait de l’alternance politique un tabou.

Depuis 2002, le pouvoir politique, au moyen d’élections « démocratiques » contestées, se succède à lui-même. Les opposants sont souvent persécutés et n’ont pas droit à la parole dans les médias d’Etat. La presse indépendante et privée est censurée. Depuis l’assassinat du président Marien Ngouabi le 18 mars 1977, c’est l’uniforme kaki et la matraque qui gouvernent le Congo, avec une pause entre 1992 et 1996.

Alors que depuis 1992, le greffon démocratique n’a pas encore pris au Congo et que l’encrage démocratique peine à trouver ses attaches, le pouvoir politique veut ajouter à cette confusion la révision ou la modification de la constitution, dans un pays où en 2016, cela fera 53 ans, qu’une constitution n’a jamais été appliquée, sauf en 1992. Or, en démocratie, c’est le respect, l’application des lois et la stabilité des institutions qui prévaut. Comment peut-on assurer le développement et la grandeur du Congo, sans la justice, le respect et l’application des lois ? L’ivresse du pouvoir et les pétrodollars, ont rendu sourds et aveugles les dirigeants politiques aux cris et à la misère du peuple.

Que dit la Constitution du 20 janvier 2002 ?

-Article 56 : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions publiques »

-Article 57 : « Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois ».

-Article 185 : « Aucune procédure de révision de la Constitution ne peut être engagé sur le nombre de mandats du Président de la République ».

Si en 2016, la loi n’est pas appliquée dans le transfert du pouvoir, comme le prévoit la constitution, le Congo risque de ne jamais connaitre l’alternance politique, nécessaire à la vitalité d’une démocratie et au développement économique et social. On ne change pas les règles de jeu, au moment où le jeu touche à sa fin.

Nous invitons vivement, les parlementaires qui se sont exprimés, ainsi que le Porte-parole du gouvernement et quelques flatteurs environnants, à favoriser la retraite paisible du président Sassou-Nguesso qui a déjà beaucoup travaillé et à permettre à la démocratie congolaise d’être un exemple en Afrique.

Autrement dit, ce qui risque de se produire en 2016, sera un dénie de démocratie, qui va contaminer la sous-région, miner le développement de l’Afrique et troubler les pays d’Europe, avec le phénomène d’immigration massive des peuples africains, fuyant la pauvreté, la misère et les conflits?

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste-Ecrivain

Diplômé de l’INA de Paris

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Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 18:11
(Congo-Brazzaville) Réponse à Thierry Lézin Moungalla : "Le Congo que j'aime ne vous ressemble pas"

par Jean-Claude Beri -

SASSOU-MOUNGALA : association de malfaiteurs

En ces jours de lutte pour les libertés fondamentales au Congo, qui suscite beaucoup de tensions, les propos du Ministre TLM bafouant la liberté d’expression numérique peut paraître anecdotique. Qui plus est il est Ministre des Postes et télécommunications. Ce qui aurait logiquement fait de lui le « défenseur » de la presse numérique. Au regard des multiples tergiversations, ratés et la lenteur dû principalement à son incohérence politique à l’implantation de la fibre optique dans notre pays, il est facilement compréhensible qu’il soit répulsif à l’importance de l’internet pour le développement. Doit-on rappeler à TLM que les conditions d’accès à internet sont catastrophiques et les coûts des communications restent élevés, pourtant plusieurs milliards y sont déjà engloutis et pour quel résultat ?Resteque la guerre sur internet est déjà déclarée envers tous ceux qui refusent d’accepter la pensée unique menée tambours battant par le clan sassou une sorte de propagande politique mensongère dont TLM s’illustre à travers ce pamphlet résonnant comme un exutoire.

Lorsqu’un ministre du NTIC de la république déclare :

«…. Je voudrais, en deuxième lieu, relever que les sages ne sont pas moins légitimes que les personnes qui animent ce débat sur internet.Devant sa machine, toute seule, une personne forme un pseudo collectif des Congolais contre le changement de la constitution. En quoi une personne pareille est-elle plus légitime que les sages ou les notables d’un département ? J’aimerai que l’on m’explique la notion de légitimité dans ce cadre. J’ai toujours dit que la constitution n’est pas une bible. Mon pasteur, lorsqu’on lui demande la nature de son ministère, répond simplement que nous appliquons la Bible sans rien ajouter sans rien retirer. Il est le livre de la révélation qui doit être conservé intact. La constitution, par contre, a été conçue par des hommes dans un contexte politique, social et économique précis. Ce qui a été fait par les hommes à cette époque, commandé par une circonstance politique majeure, peut être changé par les mêmes hommes….. » TLM (1)

Ces propos sont d’une mauvaise foi hallucinante et déconcertante.

Serait-ce pas ce même personnage qui a usé de ce même moyen de communication pour s’exprimer il ya pas si longtemps que çà ? N’a-t-il pas usé du même procédé pour vendre ses services douteux au clan sassou ? Si certains ont déjà oublié sa fourberie et sa trahison du journal Mwinda en tout cas pas nous Seulement, à ce moment là internet est un bon outil de communication. Faut-il croire que la fonction du ministre lui aurait fait basculer dans une amnésie intellectuelle grave. Quelle hérésie de la part d’un homme de son rang (pourtant pas con comme beaucoup de ses pairs) que de verser dans un discours comparatif insidieuse, perverse et intellectuellement disgraciant.

Serait-il opportun de rapporter à Mr MOUNGALLA que la Constitution de la République du Congo du 20 janvier 2002 ; Titre II : Des droits et des libertés fondamentaux en son article 19 stipule : « Tout citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autremoyen de communication. La liberté de l’information et de la communication est garantie. La censure est prohibée. L’accès aux sources d’information est libre. Tout citoyen à droit à l’information et à la communication.Les activités relatives à ces domaines s’exercent dans le respect de la loi » Ne serait pas là une légitimité ? Par contre peut-il nous indiquer quel article constitutionnel autorise les sages ou notable d’interférer dans le débat constitutionnel ? Leur pouvoir n’étant que consultatif au niveau local (famille, village, district…) et non national leur donnent-t-ils le droit d’être plus légitime que le peuple qui a voté la constitution. Ou encore les sages et les notables se substitueraient-ils au peuple ?

Ce Ministre ignore t-il

  • « qu’internet contribue à une meilleure information des citoyens et à une plus grande transparence de l’action publique, par exemple par la diffusion d’informations administratives par le Net, de données publiques, des programmes politiques des partis…

  • favorise une interaction plus grande entre les gouvernants et les gouvernés. Les courriers électroniques permettent de faire connaître aux élus les attentes et les réactions de leurs administrés. On peut imaginer qu’Internet pourrait être un outil pour participer au processus législatif par les forums ouverts…

  • favorise par certains aspects les actions collectives permettant à des individus isolés, mais partageant les mêmes idées, d’entrer en contact et de se mobiliser.

  • Internet pourrait compléter la démocratie représentative en corrigeant ses insuffisances par une dimension plus participative, sans en altérer les fondements. On pourrait envisager des votes électroniques déjà testés dans certains pays. » (2)

C’est à se demander si c’est ce ministre qui assume réellement les fonctions du Ministre des NTIC ?

Cette manipulation en cours consistant à vouloir sanctifier quelques vieux sages savamment choisis parmi tant d’autres et décrédibiliser les internautes Congolais qui participent au débat politique, surtout lorsqu’on est Ministre des NTIC, c’est faire preuve « aveuglement conceptuel archaïque ». Doit-on rappeler au Ministre que 70% de la population congolaise est composée de jeunes de 20 à 40. Et ce sont ces jeunes qui s’expriment à travers ces réseaux sociaux. Ne pas percevoir l’apport percutant de la jeunesse congolaise dans le développement de la communication à travers les nouveaux outils en vogue relève d’une ignorance indigne d’un ministre des NTIC. Ce n’est pas seulement une insulte envers ces jeunes mais cela va également au delà des partis et associations politiques modernes qui animent leurs débats en utilisant internet.

Votre attitude démontre que vous êtes intellectuellement malhonnête (ou du moins vous jouez bien votre jeu) .Cette intolérance et surtout cette falsification ou caricature des faits et propos auxquels vous prétendez lutter sont la révélation d’un intégrisme intellectuel primaire sous couvert d’un débat constitutionnel.

Que valent MOUNGALLA, MABIALA, MUNARI, KOUMBA…et autres ministres du sud sans SASSOU ? Dans vos contrées vous n’êtes que des pantins qu’on acclame en votre présence mais dès lors que vous avez le dos tournez, les couteaux s’aiguisent ….Je vous laisse imaginer la suite. L’approche de la fin du mandat présidentiel de Sassou fait des sueurs froides à ces Lieutenants fanfarons qui ont vendu leur âme au diable. Ils ont un nouveau rôle à assumer, le camouflage de l’échec politique de Sassou Nguesso et la domination ethnique du clan au pouvoir.

Vous n’êtesqu’une partie intégrante du troupeau de moutons qu’on engraisse qui voudrait nous faire sombrer dans le ravin du politiquement correct. Adeptes du pillage et corruption, de la pensée unique valorisant les idées hégémoniques d’un clan, ces nouveaux aboyeurs érigés en justiciers s’arrêtent sur un mot, une phrase ou un article qu’ils voudraient faire censurer au nom de leur liberté qui consiste à ne pas tout dire… surtout pas la vérité! Ils sont le prolongement et les avaliseurs d’une Justice injuste et d’un Gouvernement qui ne gouverne plus depuis belle lurette. Ces nouveaux dénonciateurs maladifs et répugnants ne sont que des « profiteurs du système » qui n’amènent rien de constructif ou de positif au débat des hommes libres. Ils se complaisent à faire appliquer des lois scélérates votées par des Assemblées aux ordres de leur messie SASSOU qui croit diriger le Congo de mains de maître. Ils veulent nous empêcher d’écrire ou de s’exprimer, nous bâillonner dans notre liberté d’expression et la bafouer en laissant aboyer la meute de chiens de chasse.

Mais nous le savons tous que le pouvoir est source de jalousie, d’inégalités et de grincements de dents. Le pouvoir confère à celui qui le possède un ascendant sur les autres, quelque soit son statut social. Celui qui le possède en perd son esprit critique, sa lucidité et est toujours tenté d’en user et d’en abuser. Ce n’est pas étonnant que les chiens de chasse de sassou divaguent et bavent des inepties incohérentes.

Le pouvoir possède une gigantesque capacité de corruption/perturbation du bon sens et de la clairvoyance commune, surtout après un passage régulier dans les joutes fétichistes de sassou. Il se faufile de manière contagieuse des propos abracadabrantesque pour faire de nous des experts de la manipulation, des agitateurs tribaux, des spécialistes de tourner en rond….

….

Mais ce qu’ils ignorent c’est que leur pouvoir ne pourra jamais sanctionner ou cloisonner notre liberté de penser. A force d’opprimer le peuple, il est sur le point d’exploser devant toutes leurs injustices qui donnent des droits à certains chiens de chasse en quête d’os à broyer en occultant ceux des autres. Après tout, on le dira jamais assez, le vrai pouvoir n’appartient qu’au peuple qui est assez confiant pour mettre ses propres bourreaux en place le moment venu et cela par les voies démocratiques.

En faisant fi d’ignorer que « la démocratie se moque des fausses hiérarchies politiciennes et se soucie de faire accéder à ses valeurs politiques l’ensemble des citoyens.Par son principe d’égalité politique, elle suppose et impose l’indépendance et la liberté de jugement de chaque citoyen. La démocratie invite chaque citoyen à revendiquer et à débattre en politique, c’est-à-dire sur tout ce qui concerne les affaires publiques du peuple des citoyens ou de la Nation.André TOLMERE

Ces délateurs, aboyeurs formatés de la pensée unique, ne l’oublions pas, participent à la destruction de notre Société. Ils voudraient nous voir rejoindre le troupeau destinés au saignement final programmé, tout en ignorant que les moutons, même bien nourries et choyés finissent souvent égorgés ou tombent du haut d’une falaise pour aller s’écraser comme des excréments, quelques mètres plus bas. Notre monde politique regorge des hommes qui se sont fait piéger par les sirènes d’un pouvoir dictatorial.

Certains se font passer pour de gentils moutons bien malléable, obéissant mais ils ne sont que des hordes de rats immondes qui croient briller dans l’ombre des égouts en se nourrissant des résidus des autres et en s’enfermant dans une conception illusionniste de la démocratie , par simple peur de la liberté de vivre au grand jour.

Ne dit-on pas que « quelque soit la quantité de cendre que se couvre le cafard, il sera toujours le festin du coq » sagesse africaine.

Encenser Sassou comme vous voulez, le messie, le seul rempart, le génie, élevé au rang de véritable dieu sur terre , véritable petit juif tous les qualificatifs que vous voulez y passent mais vos cris d’orfraies céderont très vite la place au rutilant bal des vampires auquel s’adonnent tous les aboyeurs constitués en un harem sans foi ni âme, lancés aux trousses des dignes fils du Congo.

Jean-Claude BERI

  1. http://adiac-congo.com/content/thierry-lezin-moungalla-la-constitution-nest-pas-une-bible-13061

  2. http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/internet-bienfait-ou-danger-pour-democratie.html

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Jean-Claude Beri - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 16:37
(Congo-Brazzaville) Réponse à M. le ministre Thierry Lézin-Moungalla

by admin brazzanews -

Parmi les innombrables réponses faites à ce ministre des postes et télécommunications chargé des nouvelles technologies de l’information (sic!) nous avons choisi celle à lui faite par notre compatriote Claude Ludovic Mbany pour sa pertinence et sa clairvoyance.

Claude Ludovic Mbany via CURe

A SON EXCELLENCE M. LE MINISTRE THIERRY MOUNGALLA

Votre Excellence Monsieur le ministre Thierry Moungalla, je prends honneur, pour la première fois, de commenter directement sur votre page, des suites de votre interview qui, après lecture assidue, interpelle mon intellect et mon sens du devoir.
Permettez-moi d’abord de vous remercier de nous donner cette tribune d’échange sympathique pour nous accomplir sur des sujets poignants comme l’éventuel changement constitutionnel, et d’avance merci de subir de façon tout à fait démocratique les sanctions de nos critiques expressives constructives, je l’espère !

Monsieur le ministre, d’emblée m’en vais-je vous dire que je serais le plus explicite possible et irais droit au but !

Mais avant, il est important que vous sachiez, M. le ministre, que j’interviens ici comme simple citoyen, que politiquement je ne me considère pas comme opposant — les conditions d’une opposition saine n’étant pas réunies au Congo pour ainsi dire et ainsi s’afficher — mais comme progressiste.
A ce titre, je vous dis tout simplement ce qu’est ma vision sur la question.

Je souligne dans vos réponses relatives au changement constitutionnel des disparités très alarmantes sur certains points, hélas, que je ne pensais pas que vous aborderiez aussi maladroitement, dans votre position. En effet :

1) Internet :
Vous avez déclaré, je cite « Devant sa machine, toute seule, une personne forme un pseudo-collectif des Congolais contre le changement de la constitution » fin de citation.

M. le ministre, vous êtes paradoxalement le ministre des postes et télécommunications en l’exercice actuellement. Je soulignais plus haut que je saluais la tribune que vous nous avez donnée, et cette tribune n’est autre que INTERNET pour vous donner différents points de vue, et c’est par ce même moyen que vous nous informez aussi généreusement de votre récente entrevue.

- Dans un sens, mon analyse est telle que, l’internaute qui donne son opinion « contre le changement de la constitution » ne caresse pas le gouvernement dans le sens du poil, avec lui et selon sa conviction et ses raisons, conscientise certaines personnes qui, à leur tour, s’objectent au changement constitutionnel.
Pour vous, selon ma compréhension, cet internaute n’est pas le bienvenu.

- Dans l’autre sens, celui qui draine aussi à sa façon des foules dans le bon sens du changement constitutionnel, celui-là et ses troupes, sont plus que bienvenus.

Dans ces deux cas, ou dans tous les cas de figure, mais privilégions ici les cas de conscience fondée, celui qui est assis en avant de son ordinateur, comme c’est le cas présentement pour moi, certes, n’est pas plus sage que les sages de Sibiti, selon vos mots et j’en conviens, mais est aussi légitime que tout ce qui se fait et/ou se dit localement, ce qui est tout à fait vrai.
Les raisons de ses publications sur le Net sont aussi fondées que la peur de sévices règne au Congo. Peut-être même que cet internaute publie ses articles localement…
Enfin, moralité de ce point de vue, M. le ministre, et pour votre grand savoir, UN INTERNAUTE N’EST JAMAIS SEUL quand il est assis devant son ordinateur. C’est à cet instant précis qu’il est le plus PUBLIC possible et plus PUISSANT que Président, tout dépend de ce qu’il a à véhiculer.

2) Les sages que vous privilégiez :
Alors, que j’essaie de comprendre, …, sont-ils si heureux de recevoir la mission « municipalisation accélérée », des retombées économiques éphémères qu’ils ont perdu tout sens du devoir, ou ont-ils fini par accepter, à l’usure, que l’appartenance du Congo à un seul homme et sa famille est tout à fait normale ?
Ces fameux sages, je me questionne, en quoi sont-ils sages s’ils ne se souviennent de leur propre enseignement, je cite « Mwana moke abeta mbonda, bakolo mpe babinaka » fin de citation ?

3) C’est ce qui m’emmène à mon POINT DE VUE sur l’éventuel changement constitutionnel :

- En 2009, bien que je n’ai pu être au Congo, ma voix s’élevait à qui voulait l’entendre donnant crédit à notre président de la République lors des présidentielles pour la simple raison que nos fameux opposants remerciés et aigris du pouvoir, ceux-là mêmes qui, jadis, ont soutenu ce pouvoir en place, qui s’y sont enrichis, n’avaient aucune crédibilité à mes yeux.
Mais les conséquences de mon choix ont fini par me rattraper avec la consolidation népotique, despotique et tribale du pouvoir aux antipodes de la logique des valeurs fondamentales d’un vrai État de droit, les enjeux ne sont plus les mêmes. Peut-être avoir agit à juste titre pour le pouvoir, cette consolidation, mais la seule et grande victime, c’est le peuple, toujours le peuple, à commencer par « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple », un mensonge à faire vomir, que la classe moyenne disparaît à vue d’œil au Congo, au profit du système érigé.
Et tous les slogans, programmes biennaux, triennaux, quinquennaux et tous les plans d’ajustement structurel (renforcé) que nous avions tant affectionnés, je cite quelques uns :

- Vivre durement aujourd’hui pour vire mieux demain,
- Autosuffisance alimentaire d’ici à l’an 2000, …, Que nous attendons toujours à ce jour, …, la pomme de terre, un luxe pour les familles pauvres, …,
… Que du vent M. le ministre, que du vent !

- Je suis d’avis avec vous, heureusement d’ailleurs, que la Constitution n’est pas une Bible, donc oui, est appelée à être modifiée, selon les contextes, comme vous le mentionnez si bien dans votre interview.
Mais, la question est : Quels sont donc ces contextes qui nécessitent ce changement ?

a) si vous me dites que le mandat présidentiel est ramené à 5 ans, ou mieux encore à 4 ans comme nous le soutenons dans nos textes, oui, on discuterait volontiers là dessus,

b) Si vous parliez de changement constitutionnel en faveur du peuple et de la justice, notamment la séparation des 3 pouvoirs et leur impartialité, le sujet est bienvenu,
…,

- Cependant, il saute aux yeux que le changement constitutionnel que vous envisagez ne vise que la modification des 3 articles contrevenant et interdisant un nouveau mandat au président sortant, pour le reconduire au pouvoir, ce qui est irrespectueux de votre propre vertu car, cette même constitution étant vôtre(2002), et NON du peuple(1992), modifiée par les propres soins du président de la République, serait une très grande offense à la nation. Nous l’avoir IMPOSÉE et nous dire, selon vos mots M. le ministre, « qu’elle ne serait plus contextuelle », c’est INSULTER l’intelligence et le sacrifice des Congolaises et des Congolais qui ont déjà payé de leur vie, M. le ministre, puis-je me permettre car, OUI et en effet, aujourd’hui nous avons gagné notre droit, celui de PARLER.

Oui, changement constitutionnel pourrait-t-il avoir, mais certainement pas souhaitable tel que vous l’espérez !

Pourquoi je tiens cette réflexion ?

Comme vous l’ai-je dit plus haut, je ne suis pas opposant, je ne vous parle pas ici en politique, mais en citoyen, et qu’à un moment électoral donné, j’ai accordé un certain crédit à qui de droit.
Mais de nos jours, le président de République DOIT ADMETTRE que le monde a bien changé, et que les enfants d’hier ne le sont plus aujourd’hui !

Les alliés d’hier non plus ne sont plus les mêmes. Les médias ont changé. La mentalité des Congolaises et des Congolais a évolué à l’ère technologique nouvelle, sont au courant de tout, à l’affût de la moindre information, même si nombreux sont encore sédentaires.

J’ai écouté dernièrement le président sur les ondes d’Euronews sur la question de changement constitutionnel, « je n’ai pas encore pris ma décision » a-t-il dit, fin de citation.

A mon sens, selon mes dispositions, le président de République devait tout simplement préparer sa sortie politique dans le calme pour gagner le RESPECT de son peuple, et encourager la jeunesse montante à se préparer pour la relève.

Je m’explique :

- Quel est réellement le bilan du président de la République depuis qu’il est à la tête de l’État ?
En honnête citoyen, je dirais que le président fait des efforts, de son mieux, pour conduire le Congo vers son émergence, je le reconnais.
Mais plus objectivement parlant, si dois-je comparer ses efforts au nombre de temps passé à gérer la chose publique, son bilan est médiocre.
Alors, dites-moi conséquemment, que feriez-vous en 7 ans de plus ?

Oui, je comprends que si changement se faisait, le peuple, à plate couture ne voterait sûrement pas pour vous, mais que vous gagnerez tout de même, connaissant votre expertise dans le domaine.
A peine 342.000 Km2, des riches à bâtir deux fois Dubaï, vous n’y êtes pas arrivés en plus de 30 ans.
Pourquoi diable devrions-nous vous accorder un autre mandat, même si la constitution venait à être changée en votre faveur ?

Tous mes Respects pour le Président de la République car, il est d’abord notre père. Mais nous savons tous ce qui attend notre président et son entourage politique s’il ne parvenait pas à sécuriser son pouvoir, que l’on ne se cache pas de le dire, mais il devait affronter ses propres démons comme tout le monde pour les avoir semés. Ce faisant, en paix sera-t-il avec lui-même, et peut-être le peuple et le nouveau gouvernement consentiraient à protéger leur président, à régler tous les problèmes à l’interne.
Autrement, vaut-il mieux de DÉFIER le peuple à vouloir A TOUT PRIX modifier cette constitution pour ses propres fins ?
Ne voyez-vous donc pas ce qui se prépare à l’horizon ?
Et vous, M. le ministre et tous les autres, quel est l’état de votre conscience, que vous dit-elle ?
Etes-vous VRAIMENT prêts à assumer cette responsabilité le cas échéant d’un débordement populaire irrécupérable ?
Etes-vous prêts à vous salir à ce point les mains, s’il y a lieu, le moment venu ?

Et là, une autre question me brûle les lèvres :

Et si le peuple s’objectait farouchement au changement constitutionnel à l’instar de « Touche pas à ma Constitution », ou comme le mouvement « Y en a marre » du Sénégal contre le président Wade, que fera notre président ?

Éliminera-t-il son peuple ?

Liquidera-t-il les intellectuels du pays simplement parce qu’ils veulent d’un meilleur Congo ?

NON, « Cela n’arrivera pas », a-t-il déclaré dernièrement, et je l’en remercie !

Je comprendrais qu’il s’en prenne à ses anciens ministres ayant travaillé avec lui et devenus opposants aigris pour ne pas avoir été reconduits ministres, mais PAS à la nouvelle génération de l’âge de ses propres enfants. C’est pour cela que j’insiste et persiste à souligner que NOUS NE SOMMES PLUS LES ENFANTS D’HIER, c’est un fait !

M. le ministre, mon cher ami, je pense que le chef de l’État est fatigué. Il a eu tout le temps nécessaire pour faire ses fautes à lui, et Dieu sait qu’il n’en finit pas d’en faire. Il est temps pour lui de donner la chance à la nouvelle génération de commettre aussi ses fautes, et lui, en grand expérimenté, montre le chemin en acceptant d’être consulté.

Voila M. le ministre Moungalla, mon vieil ami de quartier, ma contribution à ce qui touche la nation, engageant intrinsèquement mon sens patriotique du devoir.

Très cordialement,

Ludovic Mbany

(Congo-Brazzaville) Réponse à M. le ministre Thierry Lézin-Moungalla
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Claude Ludovic Mbany - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:53
(Congo-Brazzaville) Comment aider Sassou à vaincre sa schizophrénie du pouvoir ?

Par DJESS DIA MOUNGOUANSI -

« Peuples du monde, unissez-vous, pour abattre les agresseurs et leurs laquais ! Que les peuples n’écoutent que leur courage, qu’ils osent livrer combat, qu’ils bravent les difficultés, qu’ils avancent par vagues successives, et le monde entier leur appartiendra. Les monstres seront anéantis. » Mao Tse-Toung

Suite à la mise en charpie du système M.P.R( Mouvement Populaire de la Révolution) en 1989 par la conjonction d’un bouillonnement social généralisé et d’une extrême pauvreté ; prémices d’une chute imminente de l’édifice, le sulfureux Ministre de la communication de l’ex-Zaïre Dominique Sakombi Inongo ; le Joseph Goebbels de Mobutu, s’amusait à projeter en exclusivité, à l’attention de son chef les images du procès des Ceausescu ( « l’Odieux » et la « Terrible »). Naturellement, le point d’orgue de cet évènement qui fut leur exécution sur un trottoir le 25 décembre 1989, ne pouvait aucunement laisser stoïque, ce cher Président-Fondateur.

Ne privilégiant que leur ventre et leur bas-ventre, les gourous du « Chemin d’Avenir » ont tout bonnement occulté ce qui devrait être leur mission principale. A la faveur d’une croissance exceptionnelle, exclusivement tirée par la valorisation de la rente pétrolière ; ils devraient aider à mettre tous les leviers économiques et institutionnels à la disposition des décideurs afin d’éradiquer la pauvreté et promouvoir la vertu politique, entérinée par une véritable alternance démocratique.

Au moment où l’Oyocratie est en ébullition sur la mise en œuvre des stratégies visant à modifier la constitution de Janvier 2002, elle devrait plutôt s’inspirer de la citation de Kant «détenir le pouvoir corrompt inévitablement le libre jugement de la raison ». Dans la gestion de la cité, il conviendrait de ne jamais utiliser la force comme levier de la gouvernance. Se rappeler chaque fois que seul le peuple avait le pouvoir et que celui-ci était à la fois volage et volatil. Mobutu, Ben Ali, Moubarak et même Kadhafi croyaient bien faire : mais le pouvoir les a rendus aveugles.

Les agents de l’immoralité

A l’approche de l’échéance fatidique de 2016, une nouvelle race de prostitués politiques est née. Ils ont désormais pignon sur rue. Avec des cerveaux totalement lobotomisés, ils se gavent de pétrocfa, et perdent la raison. Poussant très loin les limites de l’ignominie, le piètre Ministre Pierre Mabiala s’est fendu d’une saillie qui donne la nausée : Sassou Nguesso qui sema mort et désolation dans le Niari, dans la Bouenza et dans la Lékoumou, serait de la famille de Lissouba. Pathétique !

Ces agents de m’immoralité, écument toutes les régions du Congo et sur fond d’une géante campagne d’achat de conscience, des hères transformés en pseudo-sages, rivalisent d’imagination dans un exercice avilissant de danse du ventre, pour donner l’impression d’un Sassou aimé, tellement unique au Congo (dixit Théophile Obenga), que les Congolais ne s’imagineraient jamais vivre sans lui (sic). Le Congo serait en péril !!

Nous avons tous en mémoire, le zèle de cette pseudo-élite de cour ( Mabiala et Obenga qui ont servi Lissouba), adepte de la transhumance politique, mais surtout prompte à exceller dans la gymnastique intellectuelle, comme moyen sûr pour se tirer d’affaire quand la météo politique change de camp.

Que devraient-ils dire au satrape d’Oyo ?

Les agents du « Chemin d’avenir », à quelques niveaux qu’ils soient, ont l’obligation de dire la vérité à Sassou. Etes-vous Potemkine, premier Ministre de Catherine II de Russie au 18e siècle, qui fit construire des fausses façades dans les rues des villes que l’impératrice devait traverser pour cacher l’effroyable misère du peuple ? Dans le cas d’espèce, en 32 ans de règne sans partage, Sassou est au fait de l’état du Congo : pas d’eau, pas d’électricité, l’école a été délibérément anéantie, pas d’hôpitaux dignes de ce nom. Le seul hôpital de référence avec 600 lits, a été construit à Oyo ( le Gbadolité du Congo).

Ils ont l’obligation de lui rappeler qu’il était périlleux d’abolir toute bonne tradition instituée par les anciens de cette Nation en construction, et ayant été l’objet d’un consensus pour le bien des administrés( Cf Constitution de 1991). De n’introduire aucune innovation qui puisse porter préjudice aux traditions déjà établies… de ne jamais attribuer l’œuvre de quelqu’un à celui qui n’en est pas l’auteur et ne pas en diminuer les mérites. De ne jamais avoir l’impudence de menacer son peuple, comme il l’a fait récemment à Sibiti ; car tout compte fait, c’est bien lui qui s’apprête à perpétrer une grande violence juridique en voulant coûte que coûte modifier la constitution. De ne jamais écouter ceux qui le conseillent d’avilir les régulateurs sociaux. Bref, de ne pas prêter une oreille attentive à ceux qui, pour pérenniser leurs intérêts bassement matériels, montent au créneau pour la modification de la constitution de 2002.

La Constitution qu’il s’était fait tailler sur mesure, et qui lui a permis de concentrer tous les pouvoirs d’Etat entre ses mains pendant 12 ans, n’est pas aussi obsolète que cela. Ces grands corps que sont les sociétés, disait Descartes, ne sont pas aisés à manœuvrer ou à réformer : toute réforme brutale ou inadaptée pourrait produire le pire.

Il doit éviter, comme lors de l’affaire Ntsourou, de prendre hâtivement une initiative visant à infliger une sanction inutile aux compatriotes, si la possibilité d’agir autrement s’offre à lui. Il ne doit jamais se dire : « Je suis investi, j’ordonne et on m’obéit »; car cela pourrit le cœur, affaiblit la foi et précipite les troubles. Les institutions pérennes étant la base d’un Etat moderne, il doit comprendre qu’il n’est ni le meilleur des congolais, ni l’enfant prodige, ni le messie. Notre pays ne serait pas dans cet état pitoyable s’il était l’homme providentiel du Congo.

Un Président qui n’a pu réaliser ses ambitions pour le pays en trente ans de pouvoir sans partage ne saurait les réaliser en sept ans, voire plus. Ce faisant, la sagesse et le bon sens recommanderaient que l’on laisse sa place à une nouvelle équipe plus inspirée et mieux aguerrie. Le leitmotiv à lui rappeler en toutes circonstances doit être : « 32 ans de pouvoir autocratique c’est trop ! »( Youss BAND). Le grand Mandela Madiba, icône internationale, qui avait toutes les latitudes pour mourir au pouvoir, n’avait fait qu’un seul mandat. Il est mort aimé par tous…

Tout en se débarrassant de toute procrastination, il faut alors oser la remise en cause des idées préconçues, il faut oser faire bouger les lignes, oser réfléchir autrement, oser le développement en donnant du bonheur au peuple congolais qui n’a pas démérité, oser les changements, oser affronter les difficultés, oser le dialogue inclusif, oser proposer, oser dire la vérité, oser dire non aux lobbies, oser relever les défis et enfin oser accepter que le pays appartienne à tous les congolais, et non aux seuls Sassou &Nguesso et autres Mapapa.

Pendant tout son long règne, Sassou n’a poursuivi que ses intérêts personnels, de son clan, de son ethnie. Rien ou presque n’a été entrepris pour redonner à la politique ses lettres de noblesse qui devaient en faire, le lieu d’expression des attentes différentes quant à l’avenir de la cité. Malheureusement, il a tout mis en œuvre pour considérer l’Etat comme un réseau de relations et non pas comme un ensemble de fonctions devant être remplies de manière neutre et objective.

On ne s’offusque même plus du contraste entre les rémunérations et le coût de la vie, entre les salaires effectifs et certaines marques de standing. Comment expliquer en effet, l’étalage des signes les plus ostentatoires de la richesse, villas grandioses au style post-moderne, construites derrière de hauts murs surmontés de barbelés, multiplication de véhicules tout-terrain ?. Ces manifestations d’opulence, jouxtent la misère la plus criante ( développement de la mendicité, ruine des bâtiments publics etc…). L’inflation galopante et le manque de perspective pour les jeunes, expliquent le marasme ambiant, et devraient inciter celui qui a privatisé le Congo à quitter les commandes du navire sans faire de vagues.

Ce qui permettrait de stopper l’effritement du tissu social qui est à la base de la perte des valeurs qui conduisent les congolais, inexorablement vers un matérialisme frénétique dans la recherche du bien-être. C’est un truisme de le dire ; tous les agents du « Chemin d’avenir » s’enivrent impunément des abondantes recettes pétrolières, en plongeant le peuple congolais dans l’indigence, seule l’opulence reste leur seul programme de société.

Le 18 Avril 1980, s’adressant à l’inamovible dictateur Robert Mugabé, le Président de Tanzanie, Julius Nyerere avait déclaré : « Vous héritez d’un bijou, prenez-en bien soin ». Faisant fi de toute objurgation, le peuple congolais( si tant est qu’il en existe un) doit dire à l’unisson à Sassou : « Vous avez suffisamment abîmé ce bijou, remettez-le aux vrais patriotes. Une fois de plus, par son indulgence légendaire, il se pourrait qu’il vous pardonne de l’avoir spolié, abêti, terrorisé, humilié en l’appauvrissant… ». La maturité politique du peuple congolais sera jugée à l’aune de sa capacité à relever ce défi, véritable obstacle à l’instauration d’une véritable démocratie au Congo.

Djess dia Moungouansi : « La plume du Congo-libre ».

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Djess Dia Moungouansi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT