Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:39
(Congo-Brazzaville) Un nouveau sacre pour l'inquisiteur "Au grand patriote congolais: Jacques Opangault" In Memoriam

par Dina Mahoungou

La mafia congolaise au sommet de son art. Dans un pays hallucinant, plein de passions, de peurs, de superstitions et, l’expiation par la souffrance. Il y a cette sauvagerie tragique, la plupart des nationaux sont culpabilisés et frustrés devant un parrain maquereau devenu une tradition, prêt à tout pour se succéder à lui-même.

Dans un Congo sans emballage, en désordre, pêle-mêle, nous observons avec un scepticisme croissant les événements qui se nouent autour du concept de l’éventuelle révision de la « Constitution », un lobby dénué d’honnêteté à un point surprenant.

Les défis des conquistadors, l’arrogance des imposteurs sont des jalons trompeurs qui brouillent les perspectives. Le bruit court, l’anecdote fait partie du tableau :

« Ils ont des armes, ils ont des milices privées, l’armée régulière est sous leurs bottes, laissons-les faire … pour éviter la prochaine guerre civile »

Et voilà comment des millions de citoyens renoncent à leur propre liberté. Resterons-nous éternellement dans cette quiétude rehaussée de désirs vagues ?

Quatre généraux fabricateurs dirigent la mafia dans ce pauvre Congo qui ne demande pas d’arrimage. Ce pays est dirigé par des personnes à la moralité criminelle :

Le Général chef de l’Etat

Le Général Ministre Délégué à la Défense

Le Général Directeur général de la Police

Le Général (retraité), néanmoins Préfet et Gouverneur de la ville autonome de Brazzaville.

Leur caractère propre est de briser la souveraineté nationale, de diriger le citoyen dans un cadre où il est enfermé.

Les tyrans ne sont pas obligés de réfléchir, ils aiment les dénouements rapides. Ils s’efforcent de nier qu’un autre chemin puisse exister. Dans un Congo livré à ses propres fureurs, le peuple veut faire surgir un homme nouveau, même si comme on s’en doute le prix de ce choix peut être lourd de conséquences. Tout le petit peuple ne saurait s’incliner trop bas devant une telle abnégation. Leur politique assurément condamnable s’est révélée atroce. La têtutesse déforme l’homme, dans la mesure même où elle l’explique.

Je ne bourdonnerai pas davantage autour de ce que nous subissons depuis déjà trop longtemps. Nous l’allons montrer tout de suite : aux mêmes, les proscriptions, les dégradations, les écrasements, les abandons, les oppressions, les sacrifices, la prison, les pénitences, la torture, les condamnations, le feu, le sang, les massacres, les ruines, les déplacements, les piétés, les confiscations. Un pouvoir séculier avec tant de pertinence et de subtilité vous offre au quotidien les lamentations, les persécutions.

Mais peut-on juger absurde ce qu’on a vécu comme martyre ? Ces turpitudes, ces représailles sous les oripeaux de la vengeance ! Le Congo est à nous, jetons-nous-y ! Telle est leur devise dans le clan et autour de leur chefferie, c’est un acte de conscience primitif, indivisible.

Depuis longtemps, rien ne va plus, un pouvoir politique réduit qui n’existe qu’à titre de forme vide. Ces généraux ont élevé le mal comme une structure empirique et intelligible sous forme de totalité organisée. La cause réside dans la nature même du système et ne peut en être détachée. L’extension des haines permutables c’est-à-dire susceptibles d’entretenir des rapports successifs avec d’autres congénères au sein de la tribu.

C’est un égoïsme planifié, ils veulent jouir sans partager, méconnaissant allègrement le principe de réciprocité. Dans la cour des généraux nommés ci-dessus, l’émancipation de la parentèle, des constructions culturelles arbitraires donc artificielles. Les héritiers du système sont un enjeu social fondamental. Ce sont des produits de transmission, de parenté et de peuplement. Ils s’associent en raison de leur articulation par la commune appartenance. Entre eux doivent impérativement circuler un flux réciproque de biens, de services, d’attentions, d’émotions. Et l’identité de tous est posée comme semblable, puisque les familles et les générations sont fusionnées, c’est une sorte de hiérarchie nobiliaire : un siège, une place à tenir, un rang, des privilèges. Les magouilles se reproduisent sur la base des principes qui les édictent, les génèrent et les structurent. Ᾱ ce jeu de miroirs, ils rusent avec la loi de l’échange par l’alliance et les progénitures.

Ces généraux horribles incarnent et mobilisent le ressentiment. Le fait de l’impunité immunise contre la tentation de confondre le réel et le rationnel. Ces grotesques et leurs suppôts mufles que peuplent les salons du palais sont dans une illusion des perspectives. L’histoire réserve aussi autre chose ?

Ces généraux se libèrent de toutes les règles et les conventions internationales. Le Congo est consubstantiellement démuni de probité et de pureté.

Les généraux savourent la vie avec une promptitude et une astuce joyeuses, terrifient le peuple, comme s’ils n’étaient pas assujettis à des lois. Ils se saoulent d’acquiescements, ces truqueurs de sympathie qui feignent les bons sentiments. Le peuple a toujours en dégoût tout ce qui est gluant, ne s’abaissera jamais devant les généraux qui ont mené une vie intense de méchancetés. Ils ont trouvé dans l’ignominie leur plein accomplissement. Les généraux ont bafoué, combattu, moqué, méprisé l’intelligence tout le long de leur règne. Leur règne est un ex-voto dédié au mensonge, une bourgeoisie préfabriquée qui se paie ses propres privilèges avec les deniers du peuple.

Mais le peuple a toujours en lui les vertus de la controverse et du doute, ainsi que l’art de contredire sans occire.

Une fois de plus le peuple congolais trouve en face de lui des imposteurs qu’il s’est indigné au nom de la culpabilité objective.

Ceux qui ont trahi leurs serments doivent payer le prix fort. Combien de fois ne faudra-t-il répéter que nous sommes le plus grand nombre, la majorité silencieuse ? Tous les rapports que les hommes nouent entre eux dans les révolutions sont triomphants. Notre combat se doit être une volonté commune, l’histoire nous donnera raison.

L’on remarque sur tout le territoire une spirale de violence de racisme, d’autoritarisme et de xénophobie. La fracture sociale est manifeste. Le projet de réussite pour tout individu est aléatoire. Les généraux font fi à la priorité, à l’égalité et à la démocratie, ne songent même pas à repriser le mode de production à la tolérance, c’est la confusion totale. Vivre digne devient hautement problématique dans toutes nos familles névrotiques chargées de charité excessive.

La dynamique d’ensemble démontre un régime d’inégalités, l’objectivité est nulle, la méritocratie est menacée, accéder au moindre emploi le plus banal confère un statut social. En dehors des notables, les classes inférieures sont lâchées par l’Etat, plus de 90 % de la population est en classe défavorisée, le citoyen est discriminé, déconstruit, s’il ne fournit pas les éléments de justification rationnelle à l’ethnie, au parti ou au coptage.

Les bannissements sont dilués dans un phénomène global et transversal. Ᾱ des fins diagnostiques et, ou correctives, les meilleurs cadres supérieurs et officiers supérieurs sont issus de la même région. Outranciers, dédaigneux, les autres tribus subissent une vie de marge dans un processus de solitude durable, le territoire de l’urgence. La tribu est un mythe émergeant, on peut penser que les liens de tyrannie sont durables, voire irréversibles.

En fait, depuis une quarantaine d’années, les mêmes sont au pouvoir en disqualifiant les autres, dans de pires situations. Ᾱ la cité, les délateurs et les badauds tout épouvantés tirent leur légitimité à une subordination au chef, ce sont les mandataires désignés et évalués par la mafia des généraux et compagnie. Les accordements raisonnables sont faits en direction de ceux qui ne parlent et revendiquent rien, leurs tous-dévoués qui sont chauffeurs de taxi, garçons et filles de maîtres (maisons), petits marchands ambulants. Les mouchards patentés contrôlent les différents environnements dans les quartiers afin de contraindre de façon invisible le citoyen lambda à opérer des choix très proches des généraux corrupteurs. Leurs comportements ne sont pas passables d’une réponse judiciaire, que vive le général Président, le balourd du bled, le bedeau du village « Oyo la cité éternelle ». Que vivent les godillots du Président !

Vue la sauvagerie tragique du moment où la plupart des Congolais sont frustrés, on a le dérangeant sentiment que les inégalités sur les classes populaires s’accroissent – séparatisme, sécession, individualisme dissolvant. Un Congo en poussière avec des citoyens désassociés, l’ascension des rentiers d’Etat.

Ultra tribalisme fondé sur un culte obsessionnel du régionalisme et de l’ethnicité, effets délétères d’un fascisme triomphant. Crise multiforme, la déstructuration de l’Ẻtat-providence. La domination des faussaires et des spéculateurs, un luxe tapageur qui fait insulte au vivre ensemble, l’éducation, la santé et l’habitat sont vertigineusement discriminants. Tout le peuple est passé au laminoir puisque soumis aux rudes épreuves dans la salissure d’une calomnie. Les lécheurs, ces vils flatteurs, veillent au grain, peut-être des rastaquouères, des petits parvenus étrangers qui étalent une richesse suspecte à la manière des faucons laniers.

Voltaire publie la lettre à d’Alembert, on y trouve une boutade, une malice implacable :

« Tout ira mieux demain, voilà mon espérance. Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion ».

Pauvre Congo ! Ne jetez pas les perles aux pourceaux. Nous ne pouvons. Voilà ce qui peut arriver et ce que l’on ne souhaite pas.

Dina Mahoungou

Ecrivain et journaliste médias

Auteur du roman : « Agonies en Françafrique » aux éditions l’Harmattan

Auteur du recueil de nouvelles : « Les parodies du bonheur » aux éditions Bénévent

Repost 0
Dina Mahoungou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 06:22
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso et le PCT préparent une nouvelle guerre

par Denis Lekoubet -

Elève congolais tué à Brazzaville le 5 juin 1997

Un grand homme d’Etat disait, je cite : « Il faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent ».

Si Denis SASSOU-NGUESSO était un homme sage qui pensait à l’intérêt du Congo, il devrait s’inspirer de cet adage. Malheureusement son goût démesuré du pouvoir et la pression de ses griots l’empêchent d’entendre la voix de la raison. Ce qui est très étonnant, tout particulièrement pour un Grand Maître franc-maçon, dont le sens aigu de l’alternance devrait être l’une des principales qualités. Ses frères jugeront !

En écoutant Denis SASSOU-NGUESSO, il est le seul à posséder toutes les vertus :

Il a le monopole : de la paix, de la bonne gouvernance, de la bonne gestion, des bonnes idées, de la vision du pays etc… Enfin de tout.

Comment peut-il se prévaloir de tout cela ? Comment expliquer ce gros sentiment d’autosatisfaction ?

« Un homme peut-il marcher et se regarder marcher ? »

Il faut être Denis SASSOU-NGUESSO pour répondre à cette question.

Cette attitude démontre que c’est un homme orgueilleux qui ne pense qu’à lui, posture bizarre et surprenante pour un Grand Maître franc-maçon. Comme on ne peut juger un homme qu’à travers ses actes, les agissements de Denis SASSOU-NGUESSO décrédibilisent la franc-maçonnerie congolaise, qui souffre déjà d’une mauvaise image au sein de la population congolaise.

Si SASSOU est vraiment l’homme providentiel que le peuple veut à tout prix garder à la tête du pays ainsi :

Pourquoi a-t-il peur de la transparence ?

Pourquoi est-il obligé de payer, de tricher, de menacer ?

Pourquoi a-t-il peur du libre choix et de la libre expression de la volonté populaire ?

S’il n y a plus de crépitement d’armes, les congolais meurent aujourd’hui plus de maladie et de faim. Le Congo 50 ans après l’indépendance, importe aujourd’hui plus de médecins et de plus en plus de produits alimentaires, alors qu’avec la manne pétrolière de telles pratiques devaient diminuer.

S’il y a moins de médecins, moins de production agricole, moins d’accès à l’eau potable et à l’électricité au Congo-Brazzaville ce n’est pas un problème d’argent, mais une question de manque de volonté politique de vision prospective et de mauvaise gestion. Ce n’est pas non plus du fait de la constitution actuelle.

La paix ce n’est pas seulement par le silence des armes, c’est aussi une question de qualité de la vie sociale et économique du peuple.

- Est ce que les besoins fondamentaux des congolais ne sont pas satisfaits du fait de la constitution actuelle ? Réponse : Non

- Est ce que le niveau de vie des congolais ne s’améliore pas du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Que faisait UDJANI le chef rebelle Enyelé à Owando depuis 2010 ?

La présence depuis de nombreux mois, de cet élément recherché par les autorités de la République Démocratique du Congo, constitue une véritable menace pour la paix en Afrique Centrale, et de déstabilisation des relations entre les deux pays.

Pourquoi Denis SASSOU-NGUESSO ne permet-il pas les débats contradictoires paritaires, projet contre projet, et idées contre idées sur les médias entre l’opposition et la majorité présidentielle ?

Ce qui permettrait à chaque citoyen de se faire son opinion et avoir un choix éclairé.

Les dispositions de la constitution actuelle l’empêchent-ils ? Réponse : NON

La télévision publique est plus un outil de propagande que d’information comme sous le mono, puisque l’opposition n y a presque pas un libre accès. Quand l’opposition y est invitée c’est pour quelques minutes, même la couverture de ses manifestations n’est jamais assurée. Pourquoi la télévision publique ne permet pas l’exercice de l’expression pluraliste, donc de la démocratie congolaise ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

L’opposition est obligée d’utiliser les réseaux sociaux pour communiquer, alors que l’on sait que le gros de la population n’a pas accès à internet au Congo-Brazzaville.

Pourquoi au Congo l’opposition n’a-t-elle pas le droit : de manifester, d’organiser des débats libres avec la population. Pendant que le PCT et ses acolytes peuvent librement tout faire, et ont accès à tout, les manifestations de l’opposition sont régulièrement interdites sans motifs et souvent au dernier moment.

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi le pouvoir de Denis SASSOU-NGUESSO prive-t-il la diaspora congolaise d’un droit élémentaire dévolue à tout citoyen ? Le droit de vote.

Est-ce du fait de la constitution actuelle que les congolais de la diaspora n’ont pas le droit de vote ? Réponse : NON

Pourquoi le pouvoir contrôle-t-il la liberté d’expression ? Par le choix de ses contradicteurs. Est-ce du fait de la constitution de 2002 ? Réponse : NON

Le fait de créer des tensions par des privations, des menaces, des blocages est une menace pour la paix ? Est-ce du fait de l’actuelle constitution ? Réponse : NON

Pourquoi l’essentiel des médias appartiennent-ils aux proches du pouvoir ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi n’y a-t-il pas eu une commission d’enquête sur les évènements du 04 mars 2012 ? Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Pourquoi après la condamnation de l’état dans le procès des 350 disparus du Beach, aucune enquête administrative n’a été faite pour établir les responsabilités individuelles au niveau de la chaine de commandement ?

Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Au nom de l’unité et de la concorde nationale, ce serait la moindre des choses.

A ce jour les corps de nombreuses victimes sont encore ensevelis sous les décombres des habitations détruites le 04 mars 2012, et n’ont toujours pas été retrouvés faute de moyens d’investigation suffisants et pointus. Ainsi de nombreuses familles n’ont toujours pas fait le deuil de leurs disparus, ni obtenues les réparations. Aucune enquête et investigation sérieuse n’ayant été menées.

Le gouvernement au lieu d’importer des chiens pour ce genre d’exercice ou d’utilité, préfère importer, former du personnel et des chiens d’attaque pour s’en prendre au congolais qui manifesteront contre ses projets, alors que manifester est un droit constitutionnel. Est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

L’importation des armes et du matériel militaires anti-émeutes est devenue la priorité absolue du gouvernement, alors qu’il y a des milliers de congolais qui croupissent sous la misère, de nombreux sinistrés du 04 mars vivent encore dans le dénuement le plus complet, pendant qu’une infime minorité vit sous l’opulence et des facilités déconcertantes.

De grandes messes de promotion et de soutien à Denis SASSOU-NGUESSO, sont organisées çà et là à coup de centaines de millions et de milliards de francs CFA des caisses de l’état. Pendant que les étudiants sont dans des difficultés permanentes, la formation de l’élite devait être une priorité, pour un pays qui aspire à l’émergence. Un détail oublié, l’émergence se fera avec des mercenaires étrangers, voilà pourquoi ils sont de plus en plus nombreux surtout dans la sphère économique.

Autre question pourquoi les grandes réalisations se font-elles sur prêt chinois ?

Alors que chaque année l’exécution du budget de l’état ne dépasse guère les 70%, où va le reste d’argent ?

Qui contrôle réellement les fonds publics ?

Quelle est le rôle de la cour des comptes, qui n’a jamais publié un seul rapport sur la gestion de l’état ? Pourquoi ne l’a-t-elle jamais fait ?

Toutes ces négligences, est-ce du fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

Le bâillonnement de l’opposition, le verrouillage de la presse, la gestion clanique et patrimoniale de l’état, l’inégale répartition et redistribution de la richesse nationale

qui constituent des causes réelles de déstabilisation du pays, donc des menaces réelles pour la paix. Sont-ils le fait de la constitution actuelle ? Réponse : NON

On ne peut pas laisser indéfiniment le pays aux mains d’un petit clan de spoliateurs.

Denis SASSOU-NGUESSO son clan et ses lobbyistes ne l’ignorent pas, voilà pourquoi le boucher de l’Alima et dictateur de Brazzaville :

- Veut faire modifier ou changer la constitution juste pour le goût du pouvoir, pour protéger ses intérêts et ceux de son clan et non pour construire le Congo comme il le prétend. Un homme modeste ne peut prétendre être le seul capable d’édifier un pays. C’est une injure pour les autres congolais, on ne peut susciter l’adhésion par l’injure, le mépris et l’esprit de suffisance comme le fait SASSOU-NGUESSO.

- Accuse l’opposition de menacer la paix, c’est de la diversion, l’histoire du pompier pyromane. Peuple congolais, opinion et institutions internationales Le problème du Congo ce n’est pas la modification ou le changement de constitution Le problème du Congo c’est Denis SASSOU-NGUESSO et son clan. La menace de la paix au Congo c’est Denis SASSOUS-NGUESSO, son clan, et le PCT.

Congolais! Peuples et Francs-maçons à travers la planète !

Mobilisez-vous pour sauver la nation Congolaise, comme vous l’avez fait hier pour Nelson MANDELA et pour d’autres.

Sauver le Congo :

C’est amener la stabilité en Afrique Centrale, avec une démocratie pérenne,

C’est régler la question de l’immigration clandestine en fixant la jeunesse congolaise dans son pays.

C’est développer un marché pour demain, dans le cadre de la mondialisation.

Denis LEKOUBET

(Source : congo-liberty)

Repost 0
Denis Lekoubet - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:52
(Congo-Brazzaville) La traque des Biens Mal Acquis (BMA)

par Véronique Poujol -

La famille Sassou N’Guesso, à la tête du Congo Brazzaville, avait notamment pris le contrôle d’une banque et d’une entreprise de béton. Des documents saisis par la justice montrent comment les actifs en vadrouille au Luxembourg ont été rapatriés. D’autres sont encore bloqués. Entre le Congo et la France, les entités luxembourgeoises apparaissaient un peu partout dans les volumineux dossiers.

(Photo: AfricaNews)

L e 22 novembre 2011, à 9h05, une perquisition est menée au 41, avenue du X Septembre, siège de l’étude d’avocats Lorang & Wingerter, en présence du bâtonnier, du juge d’instruction Christian Scheer et de trois officiers de police judiciaire assistés d’un agent du service des Nouvelles technologies de la PJ. Les enquêteurs emportent avec eux une quantité impressionnante de documents ainsi qu’un disque dur. Ils étaient venus sur commission rogatoire du juge français Roger Le Loire du Tribunal de Grande instance de Paris, enquêtant depuis 2008 sur les «biens mal acquis» des dirigeants du Congo Brazzaville, accusés d’avoir utilisé la place financière de Luxembourg pour dissimuler une partie de leurs richesses. Officiellement, la société luxembourgeoise visée est la SCI St Philibert, domiciliée à l’étude.

Selon l’ordonnance de perquisition et de saisie, il s’agissait «de rechercher et de saisir tous documents et objets sous quelque forme que ce soit en relation avec l’exécution utile de la commission rogatoire internationale (…) et notamment tous les documents commerciaux, comptables, financiers et bancaires faisant un lien avec la famille Sassou N’Guesso». Les pièces saisies concerneront aussi d’autres sociétés que St Philibert, car les enquêteurs identifient «différentes sociétés liées à la famille N’Guesso». Le voile va alors se lever sur une partie de l’empire financier offshore de l’entourage proche du dirigeant congolais, construit à partir de la place financière de Luxembourg.

Les enquêteurs exhumeront, outre des certificats vierges de bénéficiaires économiques, des instructions de paiement à un avocat canadien, un certain Stéphane Saintonge, concernant la Southern Cross Finance (SCF), société que l’on retrouve majoritairement dans le capital de La Congolaise de Banque (ex-Caisse pour l’agriculture, l’industrie et le commerce – Caic), privatisée en 2004. SCF est la seule entité qui présente des liens juridiques directs avec cette banque. Mais, d’après des documents saisis par la justice, d’autres structures luxembourgeoises entrent en jeu: Eurafrique, ancien nom du Groupement financier de développement (GFD), qui avait financé l’achat de la participation de l’établissement de crédit. GFD fut mis en liquidation judiciaire le 8 mars 2010 à la demande du procureur d’État, faute d’adresse connue, mais la faillite fut rabattue quelques mois plus tard après une bataille épique pour payer les impôts en retard et remettre en ordre la comptabilité.

Une troisième société luxembourgeoise, Eurorating (devenue Edmundston Valley), apparaît dans le dossier de La Congolaise de Banque, que la famille N’Guesso contrôlait à 64%, derrière des hommes de paille et une série de montages fiduciaires (apparaissant dans les documents saisis par la justice luxembourgeoise et partiellement transmis à Paris).

On observe qu’un tri sélectif semble avoir été opéré par le juge d’instruction luxembourgeois avant de transmettre les documents en France. Par exemple, des pièces renseignant sur la participation majoritaire dans La Congolaise de Banque et des montages ayant permis au clan d’en prendre le contrôle ne figureraient pas au dossier français sur les biens du Congo Brazzaville, un État qui tire sa richesse de ses réserves pétrolières (4 milliards d’euros par an, selon le président Denis Sassou N’Guesso lui-même).

Amazones de l’Économie et zones d’ombre luxembourgeoises

Les documents trouvés au Luxembourg laissent en tout cas peu de doute sur la proximité de Denis Sassou N’Guesso avec au moins deux sociétés: Edmundston Valley et Edenor, cette dernière étant placée en liquidation judiciaire mais disposant de biens immobiliers en région parisienne, ce que sa liquidatrice, Marthe Feyereisen, a confirmé dans un entretien à paperJam. Différents «contrats de fiducie» datés du 6 juin 2009 fournissent la démonstration noir sur blanc que le président se déclarait lui-même comme le «bénéficiaire économique» de ces deux sociétés et qu’il a donné des procurations à deux de ses filles, Arlette Ninèle Ngouelondélé et Julienne Johnson Sassou N’Guesso Issongo. Toutes les deux font partie de ce que les Congolais de l’opposition ont appelé les «Amazones de l’Économie».

Des perquisitions dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis étaient intervenues à leur domicile parisien en février 2013, selon des informations de médias français.

Les organisations de lutte contre la corruption et les opposants politiques au clan N’Guesso avaient déjà identifié en partie les structures au Grand-Duché, ce qui avait d’ailleurs motivé, après leur plainte à Paris (toujours en cours d’ailleurs), la demande d’entraide du juge Le Loire aux autorités grand-ducales. La perquisition a permis de reconstituer le puzzle, de retrouver en partie l’origine des avoirs, depuis le début des années 2000, lorsqu’un certain Alain Garros, patron de la fiduciaire GT Turner, a mis en place des structures destinées à cacher l’identité de ses bénéficiaires économiques.

Garros (dont le nom est également apparu dans le dossier contre Jean-Pierre Maas, fondateur de PIP, le fabricant de prothèses mammaires à base d’un gel frelaté) s’est suicidé en janvier 2007, laissant derrière lui de nombreux clients «politiquement exposés» ou «sensibles», auxquels il avait servi de prête-nom dans des sociétés qu’il administrait. Une partie du fonds de commerce fut repris par l’un de ses anciens employés, mais beaucoup de structures restèrent «en friche», sans domicile ni comptabilité en ordre de marche. Cela conduira le Parquet luxembourgeois, dans le cadre de son nettoyage des sociétés boîtes aux lettres, à en placer certaines (dont Edenor et Finanzgesellschaft der Sieben Ozeane, celle-ci ayant des participations dans la Compagnie des ciments congolais) en liquidation judiciaire.

Ce fut d’ailleurs le point de départ, avec la nomination d’une liquidatrice, Me Marthe Feyereisen, de l’intérêt que la justice luxembourgeoise marqua pour les montages juridiques réalisés par Alain Garros et pour ses fréquentations dans les cercles de la «Françafrique». Dans une lettre du 2 août 2009 adressée à la liquidatrice, le dirigeant d’IBS Compta, qui avait hérité de certains dossiers chauds à la mort de Garros avec lequel il avait longtemps travaillé, raconte que son ancien patron l’avait «informé dans le temps que le bénéficiaire économique de Finanzgesellschaft lui (avait) été présenté par la Banque générale du Luxembourg en 2001». Il explique aussi avoir servi des postes d’administrateur ad interim, le temps d’une restructuration des sociétés.

Deux morts suspectes

Le Parquet économique et financier s’intéressa lui aussi, en septembre 2009, à la société luxembourgeoise Edenor (en faillite) et à l’une de ses participations, la SCI Le Vesinet-Berteaux, propriétaire d’un manoir en région parisienne, acheté d’abord par le frère du président congolais et repris par le clan à son décès, dans des circonstances qui interpellèrent la justice luxembourgeoise. Une information judiciaire pour faux a été ouverte, des avocats et des anciens comptables ont été inquiétés, mais l’affaire déboucha sur un non-lieu.

Toutefois, la famille N’Guesso n’est pas parvenue à convaincre le Parquet général de revenir sur sa décision de mettre Edenor en liquidation (comme elle le fit pour une autre société). Au tribunal, elle invoqua «le manque de collaboration des actionnaires/bénéficiaires économiques» et le manque d’organisation interne de la société.

Les enquêteurs de la Police judiciaire s’interrogèrent aussi, mais longtemps après les faits, sur les circonstances de la mort de Garros: l’homme, que l’on disait fragilisé psychologiquement après quelques mois de prison en France, s’était défenestré en janvier 2007 de son appartement… au Limpertsberg. Son compagnon, qui avait pris le relais de la fiduciaire, fut retrouvé lui aussi mort dans le même appartement luxembourgeois, six mois plus tard et dans d’énigmatiques circonstances. L’autopsie, ordonnée par le juge d’instruction, conclut à une overdose, mais des doutes ont toujours taraudé les enquêteurs, des années après ce décès. D’autant que, lorsque le cadavre fut découvert, des agents du Service de renseignement de l’État avaient été repérés dans l’appartement, selon des sources proches du dossier. L’enquête fut toutefois refermée, faute d’indications précises sur ces deux morts suspectes à quelques mois d’intervalle.

La signature de Garros, qui était administrateur d’une myriade de sociétés liées au clan N’Guesso, se retrouvait partout: sur les chèques pour racheter, via sociétés-écrans et hommes de paille, la participation dans La Congolaise de Banque lors de sa privatisation; sur l’acquittement de factures de grands couturiers et joailliers parisiens ou encore de décorateurs de luxueuses propriétés en France, où, faut-il le rappeler, Denis Sassou N’Guesso trouva refuge après un passage à vide politique.

Chasse aux actifs

Deux jours après la perquisition du 22 novembre 2011, l’associée de l’étude Lorang & Wingerter, Marie-Béatrice Wingerter de Santeul, adresse un mail à une certaine Nathalie Rondeau. Cette dernière fut, selon de nombreux autres échanges de mails exhumés par la justice, l’intermédiaire entre les avocats au Luxembourg et l’un des fils du président Sassou N’Guesso, Wilfrid, dont le nom et celui de son épouse apparaissent d’ailleurs comme administrateurs de nombreuses entités luxembourgeoises. On retrouve également Nathalie Rondeau, née Huss, comme représentante à Paris de la société de transports congolaise Socotram, laquelle société fut longtemps locataire d’un des appartements de la famille N’Guesso en région parisienne. Dans le courriel, l’avocate l’informe avoir fait l’objet d’une perquisition et lui suggère la domiciliation de St Philibert «dans un espace privatif» loué pour 450 euros par mois. Une lettre annexée au courriel, adressée à Wilfrid N’Guesso et signée Alain Lorang, préconise «de louer un petit local dans un centre d’affaires(…), ce qui protégera les intervenants luxembourgeois de tout risque de perquisition».

Il y a des perles dans les milliers de pages de documents qui n’ont pas pu échapper à la perquisition (c’est à se demander pourquoi la justice luxembourgeoise ne les a pas exploitées), notamment sur la façon dont les «intervenants» avaient permis à GFD de sortir de la liquidation judiciaire et de sauver ainsi son principal actif, La Congolaise de Banque, des griffes d’une liquidatrice ignorant apparemment l’existence de ce bijou dans le portefeuille de la société et ainsi de mettre la main sur un compte en banque bien garni (deux millions d’euros) dans un établissement au Maroc. Ce fut une course-poursuite pour mettre à l’abri GFD et transférer la société au Canada, avec l’aide de l’avocat Saintonge. Il y aurait sans doute matière, pour la justice française ou luxembourgeoise, à s’intéresser à la manière dont les actifs de cette société ont été «extournés», avec l’accord des représentants de ses actionnaires. Des échanges de mails font état de cette volonté de ne pas mentionner la participation bancaire ni le compte en banque au Maroc dans les comptes, lorsqu’il a fallu mettre la comptabilité «dans les clous» et payer les dettes fiscales (105.000 euros) afin de convaincre les autorités d’annuler la faillite. Cette liquidation avait été initiée dans le but de «protéger la place financière» de sociétés qui ne se conformaient pas à la réglementation sur le droit des sociétés.

Comment expliquer l’énergie qui fut déployée par les «intervenants» pour annuler la mise en faillite et transférer des actifs au Canada? Comment justifier, par ailleurs, qu’un cabinet d’avocats à Paris, Livory & Wilner, ait sollicité en mai 2010 un avocat luxembourgeois pour avoir son avis «sur la conformité avec le droit luxembourgeois de la structure de la société La Congolaise de Banque» (l’État congolais avait conservé une participation de 11%), en lui faisant parvenir des documents sur trois sociétés anonymes luxembourgeoises, Southern Cross Finance, GFD et Edmundston Valley? Dans une lettre du 15 juin 2010, l’avocat luxembourgeois conclura sur la base des documents qui lui avaient été transmis – et qui furent saisis par la justice luxembourgeoise – que trois actionnaires prétendument privés de la banque, Hubert Pendino, Bernard Beltrando et Raymond Ibata, «détiennent les actions de la société La Congolaise de Banque à titre fiduciaire, la société Southern Cross Finance a le contrôle sur plus de la majorité des parts sociales de la banque». Le juriste souligne aussi «qu’il serait opportun de procéder à une révision à la fois des contrats fiduciaires de portage et le pacte d’actionnaires afin qu’ils soient plus précis est protègent mieux les intérêts de votre client». «Enfin, s’interroge-t-il, une question primordiale reste sans réponse: qui est le bénéficiaire économique de la société Southern Cross Finance?»

Dans un échange de mails avec Rémy Wilner en avril 2009, sur un dossier relatif à une SCI, l’avocat luxembourgeois réclamait «un dossier transparent et clair» pour accepter des domiciliations: «Il me faut un (…) document montrant que le père a fait donation aux filles. Sans ce document, il faut considérer le père comme bénéficiaire économique et pas les filles.» L’avocat remettra son mandat le 9 janvier 2012.

Groupement financier de développement, La Congolaise de Banque

----------------------------------------------------

SOURCE : http://www.paperjam.lu/article/fr/la-traque-des-biens-mal-acquis?page=1

Repost 0
Véronique Poujol - dans Congo-Brazzaville BMA Sassou Nguesso PCT
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:25
(Congo-Brazzaville) Sassou aime ses opposants une fois morts

par Moussa Konaté et Aristide Koné (avec correspondance particulière depuis Brazzaville) -

Sassou fait du copier-coller à l’ex-président centrafricain François Bozizé. Ce dernier avait refusé d’envoyer Ange-Félix Patassé se faire soigner, en Occident, alors que ce dernier livrait une bataille certaine contre la mort. Dans un sursaut de « générosité », lorsque la maladie a bien rongé Ange-Félix Patassé, François Bozizé décide de faire partir son adversaire pour des soins au Cameroun, là où, même, Paul Biya ne daigne se faire consulter, par manque du minimum. Ainsi, par le cynisme de François Bozizé, Ange-Félix Patassé succombe, et toujours, par cynisme, il a droit à des funérailles nationales, de la part de son assassin !

Ce phénomène se reproduit, sous les tropiques, au vu et au su de tous, très près, de la Centrafrique, au Congo-Brazzaville, sans que personne ne s’en émeuve. Depuis deux ans, le jeune Guy Mafimba, proche de l’ancien président de la République, Joachim Yhombi Opango, ne peut rejoindre, sa famille, en France. Par simple décision de Sassou. L’homme qui fait la pluie et le beau temps.

Ensuite, depuis un an, le très célèbre avocat, Me Jean-Martin Mbemba, ancien garde des Sceaux et actuel président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), ne peut pas honorer ses rendez-vous médicaux en France, et, au-delà, de sa personne, aller représenter son pays et son institution, à l’étranger, aux grands rendez-vous institutionnels.

Il y a, aussi, Mathias Dzon, ancien ministre des Finances et chef de file de l’opposition extra-parlementaire, qui ne peut rendre visite aux siens dans l’hexagone, depuis près d’un semestre. Il fut, subitement, interdit d’embarquer à l’aéroport Maya Maya de Brazzaville, fin décembre 2013, sans motif aucun.

Me Maurice Massengo Tiasse, avocat et deuxième personnalité de la CNDH - et c’est connu de tous qu’il est bien souffrant en ce moment – se trouve, lui aussi, dans le même enfer, assigné, à résidence de fait.

Massengo Tiasse, qui est en soins, en France, depuis des mois, était allé, au Congo, en novembre dernier, spécialement, pour enterrer sa mère. Au terme de ce bref séjour, il lui a été signifié, à l’aéroport, au moment du retour, qu’il ne pouvait quitter le territoire congolais pour ... « raisons d’État » !.

De nombreux citoyens et citoyennes sont dans la même situation. Qui sait qu’il lui suffira, peut- être, de se rendre, à l’aéroport, pour se voir signifier l’interdiction de sortie du territoire ? Le premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, Mathurin Bayi, et le procureur général, Corneille Mounkala-Moukoko, en ont fait les frais, aussitôt, après le procès de Ntsourou, pour n’avoir pas obéi aux injonctions du pouvoir, tendant à prononcer une lourde condamnation au « pestiféré » colonel Ntsourou, désormais, « deuxième classe ».

Que vise Sassou, s’agissant de ces citoyens ?

Soumettre des citoyens, de son pays, à une telle torture morale et psychologique, dans l’espoir de les voir, un jour, mourir d’AVC ? Aucun être éclairé ne peut répondre, avec précision, à cette question angoissante.

On voit, partout, l’ombre étouffée d’un coup d’état qui serait, en vue, contre Sassou, selon l’entourage de ce dernier. On dit que certains se seraient livrés à un trafic d’armes, dans le but de « déstabiliser les institutions de la République », bien qu’aucune preuve de saisie, même d’une seule arme, ne soit apportée et ce, malgré, l’interpellation musclée et les perquisitions aux domiciles de certaines personnes, aujourd’hui, en détention à la Maison d’arrêt, de Brazzaville ou, hier encore, déportées dans le septentrion congolais, ou encore, décédées, à la suite des tortures policières, le tout, sans faire l’objet d’une procédure judiciaire, tant soit peu légale.

Dans d’autres cas, on insinue que tel dirigeant politique est, « nécessairement », impliqué dans tel autre « complot », en l’occurrence, celui attribué au colonel Ntsourou. Les accusés au procès sur l’affaire des explosions, du 4 mars 2012, ont fait état des tortures atroces, par eux, subies dans le seul but d’impliquer, tel ou tel dirigeant politique de l’opposition ou de l’ethnie téké ou lari, ou même, de la Likouala. On a, spécialement, visé Clément Mierassa, André Okombi Salissa, Mathias Dzon, pasteur Ntoumi, etc.

Rappelez-vous comment Sassou a tenté d’instrumentaliser, la justice, aux fins d’inculper le professeur, Charles Emile Bowao, alors ministre délégué à la Défense, dans l’Affaire du 4 mars. A travers lui, Sassou voulait atteindre les « Katangais ». Mal lui en a pris : Bowao n’est pas né de la dernière pluie. Pendant ce temps, les deux vrais chefs de l’armée, Sassou et son chef d’état major général, Mondjo Richard, n’étaient pas inquiétés.

L’inquiétude, sur la mort, programmée de certains des hommes suscités, ou qui sont, encore, dans l’ombre, est grandissante lorsque, de diverses sources, circulent des propos cyniques attribués au chef de l’État , lequel aurait dit à ceux qui tentent un rapprochement entre lui et eux : « Ne vous inquiétez pas, certains n’en ont plus pour un an, je vous donne six mois pour qu’on n’ en parle plus ; car ils ne tiendront pas, longtemps, sans possibilité, pour eux, d’aller aux soins, à l’étranger » ! D’où les assignations, à résidence, de fait, c’est-à-dire, sans aucun acte administratif ou judiciaire.

Comment peut-on développer, la nécrophilie, à ce point ? Etre jouissif devant le supposé faible état de santé de ceux qui furent vos administrés, même, vos collaborateurs ou alliés, relève d’un état mental inqualifiable. Pourtant, si on peut douter des propos sinistres attribués à Sassou, force est de voir la réalité, en face, et de reconnaître que l’homme peut se le permettre, car un léger retour sur des faits certains enlèvent le doute.

Lorsque la santé de l’ancien président Lissouba s’affaiblit, lourdement, c’est à ce moment et ce moment, seulement, que Sassou s’empresse d’amnistier son adversaire politique, ou, plus précisément, « son ennemi personnel ».

L’ancien maire de la ville de Brazzaville, et ancien premier ministre, Bernard Kolelas, ne retrouve, grâce, aux yeux de l’homme d’Oyo, que lorsque celui-là est atteint de maladie et prêt à mourir - d’ailleurs qui ne se rappelle de la satisfaction de Sassou Nguesso, à prendre, en charge, les frais funéraires de Kolelas ?

Suivant de loin les attitudes calculatrices et nécrophiles de l’actuel chef de l’Etat, Moungounga Nkombo Nguila, ancien membre du Comité central du PCT (Parti congolais du travail) et ancien ministre de Lissouba, et ennemi juré de Sassou, prévient, par voie testamentaire, que son corps n’ira pas, au Congo, tant que Denis Sassou Nguesso est à la tête de ce pays.

Déception alors de celui qui, déjà, faisait des pieds et des mains, auprès de la famille de l’ancien ministre des Finances de Lissouba, afin de lui organiser des funérailles nationales, dans la dynamique de sa « générosité » somme toute nécrophile... Mais le testament de Moungounga enlève, à Sassou, le bonheur et l’occasion d’enterrer l’homme qui l’a, longtemps, fait trembler.

Combien même hué et caillassé, à Pointe-Noire, par les populations, et, particulièrement, par les jeunes, lors des funérailles de Jean-Pierre Thystère-Tchicaya, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien numéro deux du PCT, alors que, lui, Sassou, en était le numéro un, le goût, la quête du populisme funéraire ne quittent pas Sassou.

Pendant les funérailles de Charles David Ganao, ancien premier ministre, c’était autour de la nature - eh oui ! dame nature s’en est mêlée - de refuser au tyran, la possibilité de prendre par t aux cérémonies funéraires. Ainsi, un gros nuage ne permit pas l’atterrissage de son avion, dans le fief ancestral de Ganao, à Djambala, en pays téké.

Le tyran est, au fond des âmes bien nées, de plus en plus, indésirable à ces cérémonies funéraires tant recherchées par lui, alors même que le cercle de ses généraux de la première heure, se rétrécit par la mort. Occasionnée ?

Lors des funérailles suivies de près, par Sassou, du général Emmanuel Avoukou, du général Yves Motando, du général Blaise Adoua, et aussi, de l’ancien premier ministre, premier secrétaire du PCT, Ambroise Noumazalayi, que l’on dit, tous empoisonnés par le tyran, on a pu, lorsqu’on a été un peu vigilant, voir une lueur de bonheur dans les yeux de celui qui, par ailleurs, est à tout point de vue, l’assassin du président, Ngouabi, et aussi, du président, Alphonse Massamba Debat, et du cardinal Emile Biayenda, comme cela a été prouvé, à maintes reprises.

Et que dire de la mort inexpliquée, il y a belle lurette, du colonel-ministre, Xavier Katali, lequel, quelque temps, auparavant, s’était, publiquement, opposé à l’envie effrénée de Sassou de, toujours, vouloir danser, uniquement, avec son épouse, lors de cette retrouvaille, de fin d’année, des membres du Bureau Politique du PCT ? Sa dépouille mortelle n’a jamais été remise, à sa famille. C’est, d’ailleurs, à cette occasion, que Sassou a inauguré, à Brazzaville, dans une enceinte militaire, le cimetière des éléphants du PCT !

Flirter avec la mort des proches, semble être un hobby pour ce (mauvais) père de 32 enfants qui n’en a élevé, semble-t-il, qu’un quarteron, pour ne pas, dit-on, développer de l’empathie vis-à-vis des siens, et encore moins, vis-à-vis, des autres. Paradoxalement, lorsque l’aînée de ses enfants est fauchée par la mort, Sassou a semblé souffrir... Ayant, pour tant, goutté à la douleur occasionnée par la perte d’un être proche et cher, il continue, néanmoins, à entretenir son goût à voir les autres souffrir de torture et de maladie, avant de les voir mourir et d’espérer être adulé par les proches des futurs défunts.

Prendre des vies entières en otage, par la seule décision régalienne, est un jeu pour le tyran, il aime ce jeu. Pour exemple : le colonel Jean-Claude Mbango, en détention préventive illégale , est déporté, sans procès, à Impfondo, durant, près de 5 mois ; le commandant Kipindza, lourd diabétique, pourtant, acquitté, lors du procès du 4 mars, a été repris, peu après, en pleine circulation, sous le prétexte de « détention illégale d’armes », et, puis, présenté un matin, à 4 heures, par des hommes armés, à sa famille et à son domicile, tout nu, comme un ver, pour des besoins de « perquisition », avant d’être, à son tour, torturé et déporté, à Ouesso ! Il s’y trouve encore !

Ils sont, comme le très malade, Kakom Blod Bed, lui, « déclaré incendiaire » des explosions du dépôt de munitions d’armes, de Mpila, dans l’Affaire dite du 4 mars, tous envoyés, au mouroir, loin des leurs, loin, de tous témoins, loin, des avocats, loin des grands centres hospitaliers, mais, surtout, hors décision de justice. Et puis, aujourd’hui, leur temps de détention dépasse, de loin, tous délais légaux, puisqu’ils sont programmés, pour la mort.

Pendant ce temps, le colonel Ikonga Akindou, qui a reconnu, avoir bien mis, dans sa poche, les 500 millions de F.CFA (762.000 euros) affectés au déménagement des munitions explosives, vient de sortir de prison, après un an, par décision d’une Cour suprême aux ordres. Le champagne a coulé, à flots, à cette occasion, alors que de milliers de sinistrés, de centaines de citoyens devenus handicapés à vie, sont abandonnés, à eux-mêmes, dans les quartiers. Déjà, l’Union européenne qui a, très majoritairement, financé toutes les opérations de déblaiement et de dépollution des quartiers affectés par l’explosion du dépôt de munitions de Mpila, avait, dans son Rapport final, « déploré la faible participation de l’Etat congolais, au financement direct de ces activités de déblaiement et de dépollution ». Tout se tient.

Tout, récemment, il y a eu le cas du, désormais, soldat deuxième classe, l’ex-colonel Ntsourou, détenu, sans soins, alors qu’il présente une balle, à l’un de ses genoux, logée on ne sait, comment ni quand : car tout le monde a vu le colonel sortir, bien sur pied, de son domicile, lors de sa capture spectaculaire, le 16 décembre 2013. Le soldat Ntsourou mourra, lentement, mais, sûrement. C’est, ainsi, que le veut le tyran.

Que va-t-il faire de l’épouse Ntsourou et de Ruth, leur nièce mineure de 16 ans déscolarisée, qui ont accompagné en prison, malgré elles, le mari et l’oncle ? Du jamais vu, aucun proche de prisonnier n’avait, jusqu’alors, subi une telle aberration.

Enfermée à la Maison d’arrêt, Ruth, selon ses avocats, a dit : « je n’ai rien à faire ici, je veux reprendre mes cours, sortez-moi d’ici ». L’adolescente perd son temps, et ses mots s’adressent, au roi Sassou, qui tente de voir, certainement, cette famille souffrir et mourir pour « l’affront » qui lui aurait été infligé par Marcel Ntsourou. Excusez du peu !

On dit que Sassou veut se maintenir au pouvoir coûte que coûte, malgré les verrous constitutionnels. Certains de ses proches, lui demandent, alors, à cette fin, de changer la constitution, par voie de référendum. Mais par quel procédé ? Car la constitution congolaise, en vigueur, dans son article 86, ne prévoit pas de referendum-plébiscite.

En effet, dans le domaine de la nature du référendum, se pose une question simple, dépourvue d’ambiguïté : le peuple, est-il appelé à voter pour un texte ou en réalité pour un homme ? Dans le cas du Congo-Brazzaville, la réponse, limpide, à cette question, se trouve dans le bimensuel congolais proche du pouvoir, « Le Troubadour ». Dans sa livraison du 7 avril 2014, et dans l’article consacré au « Débat sur le changement de la Constitution de 2002 », cet organe partisan écrit, sous la plume d’Anicet Samba : « Enfin, le débat est porté sur la place publique. Même si le « département » (sic) de la Likouala a été le premier à demander au président de la République de changer la Constitution de 2002 afin de briguer un troisième mandat, il n’en demeure pas moins vrai que le « Niari » (sic) vient de lui voler la vedette ».

Faire un référendum, dans le seul but de régler une difficulté personnelle propre au premier dirigeant actuel du pays, cela s’appelle plébiscite, c’est- à-dire, une véritable déviation du référendum. Et cela ne nous rajeunit pas ; ça nous ramène, bien de siècles, en arrière, au temps des déviations bonapartistes, ou encore, s’agissant de l’Afrique, quelques années, en arrière, avec la tentative de triste mémoire de Mamadou Tandja, ancien président du Niger, qui a fini par être balayé dans les conditions que l’on sait.

Pour son référendum, Sassou a, déjà, fait réaliser un recensement administratif spécial unilatéral, dans lequel, si l’on en croit un dirigeant de l’opposition parlementaire, Pascal Tsaty Mabiala, secrétaire général de l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale), « dans le Nord du pays, des départements ont vu leur population doublée en 6 ans, tandis qu’au Sud du pays, le corps électoral a été minoré » !

Tout cela ne se doit pas, mais si, Sassou y tient pour échapper à la CPI (Cour pénale internationale), à cause du dossier brûlant des disparus du Beach, et de celui, encore, plus chaud, en France, des BMA, (Biens Mal Acquis), cela ne se peut-il sans qu’il ait sous les yeux des mourants programmés par lui ? Il lui faut voir qu’il terrorise le peuple qu’il est censé protéger, pour aboutir à quoi ? Un état d’urgence ? Une guerre civile ? Est-ce à cette fin que le tyran amasse, dans ses deux principales bases de milices privées - Tsambitso et Lifoula - des armes sophistiquées et en très grand nombre ? Est-ce à cette fin que Sassou nous prépare l’arrivée de la secte islamique Boko Haram - celle qui massacre, à Abuja, et au Nord-Cameroun - avec la construction, sous la direction du Qatar, de la « Grande Mosquée d’Afrique Centrale » ?

Un fort besoin de trafic de « générosité » réside en l’homme dont la tenue des funérailles des uns et des autres semble être le secret qui lui permet d’avancer dans sa vie jonchée de cadavres ; car, sinon, comment comprendre que cet homme ait, toujours, dans son viseur, quelqu’un à priver de soins, dans le fol espoir de le voir mourir, au contraire, d’une enfant qui se satisfait du nombre de bonbons collectionnés ?

Le nécrophile-président attend, avec impatience, la mort de l’ancien président, Yhomby, qu’il a, déjà, rendu, totalement, en inactivité, après avoir créé la zizanie, au sein de son parti, le RDD (Rassemblement pour la démocratie et le développement), aujourd’hui, en miettes et après avoir chassé son représentant, du gouvernement, et écrasé, ses candidats, aux législatives, dans ses fiefs électoraux, Owando et Makoua.

Lekoundzou Itihi-Ossetoumba, compagnon, de tous les temps, se meurt, depuis qu’il a osé affronter Sassou, dans sa tentative Anti-Ngouabi, de refondation du PCT. Lekoundzou est, depuis, réduit en état d’inactif. On le dit empoisonné, par le tyran. Mais depuis trois ans, son ex-compagnon de président a reconstruit, « personnellement », sa maison. A quelles fins ? Pour préparer l’emplacement des veillées mortuaires ? Et avec quel argent, même s’il est connu que le tyran gagne, officiellement, 75 millions de F. CFA mensuels (115.000 euros) ?

N’y a-t-il pas, décidément, de témoins aux tentatives de mise à mort, par défaut, de soins, de cadres congolais ? On serait bien tenté de répondre, mais par quelle réponse, lorsque l’on constate que pour des personnalités qui ont eu pour certains, rang de ministre, personne dans l’entourage local et interafricain de Sassou ne tente de mettre fin à ces emprisonnements illégaux, à ces assignations à résidence de fait, à ces empoisonnements, alors qu’un tapage médiatique accompagne chaque action diabolique. Que dire, aussi, des cas d’AVC qui jalonnent les différents chemins des collaborateurs du dictateur ?

L’homme d’Oyo, qui de plus en plus, gère le Congo, à partir de son village, use de son trafic de « générosité » qui s’étend, désormais, au-delà des frontières du Congo.

Quelques 50 à 100 milliards de F CFA aux présidents, Ibrahim Boubacar Keïta, du Mali, Alassane Dramane Ouattara, de Côte d’Ivoire, Mahamadou Issoufou, du Niger, Alpha Condé, de Guinée, aux frais du contribuable congolais. Aux mêmes fins, on a vu certains d’entre eux, se précipiter, en catimini, à Oyo, au 5e anniversaire de la mort de la fille aînée du tyran, alors qu’ils ne l’ont pas connue de son vivant, elle qui est décédée, naturellement, et qui n’a joué aucun rôle au Congo, à la différence de Marien N’Gouabi, assassiné, en plein service et qui est, aujourd’hui, balancé dans les oubliettes ! Pour Sassou, le 14 mars, ce n’est pas le 18 mars !

Dans son rapport final sur l’opération d’ « Evaluation de l’action de déblaiement et de dépollution des quartiers affectés par l’explosion du dépôt de minutions de Mpila, à Brazzaville », la délégation de l’Union européenne rappelle, en page 13, les principaux classements internationaux du Congo-Brazzaville, en ces termes :

« Plus généralement, le rapport 2011 du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) sur le développement humain classe le pays Congo-Brazzaville à la 137ème place sur 187 (occupée par la République démocratique du Congo (RDC). Le pays se classe 144e sur 174 dans l’index de perception de la corruption de Transparency International (la RDC est classée 160 e ). Enfin, le climat des affaires est classé parmi les plus difficiles (la République du Congo est 181 e sur 183 pays dans le classement Doing Business 2011 de la Banque mondiale)

Tout cela a fait écrire au secrétariat national du Parti socialiste français que le Congo de Sassou est « un pays non-démocratique ».

Est-ce pour cacher cette nullité absolue que Sassou s’est lancé dans l’organisation, aux frais de la société, de forums et réunions internationaux ou de médiations internationales ? Il suffit de prendre le miroir de la situation catastrophique, en République centrafricaine (RCA), pour conclure que les forums et les médiations-Sassou, c’est de la poudre aux yeux. Aucun résultat concret.

Après que le gratin de la presse privée libre, indépendante et critique - Radio Forum, la Voix du peuple, le Nouveau Regard, le Glaive, le Trottoir, L’Observateur, la Griffe, la Vérité, Sel et Piment, Talassa, etc. - a été frappé, en l’espace d’un an et demi (mi-2012-2014), d’interdiction d’émettre ou de publier durant des mois, et même, définitivement, pour cause d’ « insolence », il ne reste plus à Sassou qu’à se jeter, corps perdu, dans les bras de ses autres sorciers blancs, diffuseurs de contre-vérités, et qui sucent, à satiété, le lait de ses mamelons - ces propagandistes que sont, aujourd’hui, « Les Dépêches de Brazzaville », « TerrAfrica », ou, qui sera demain, « Africanews ».

Devant ce chaos généralisé, les tenants du « Chemin d’Avenir » nous parlent d’un « Congo émergent »... en 2025 ! Pour en faire la démonstration et dans un pays de forêts, le budget 2014 a, par exemple, prévu une commande, en Europe, de 6000 tables-bancs pour des scolaires congolais qui sont, aujourd’hui, assis à même le sol, et ce, à raison de 100 euros par table-banc ! Ainsi le Congo, « en voie d’émergence », n’a pas, encore, la moindre petite usine pour faire, sur place, la plus élémentaire des transformations de son bois ! La maison Congo se gère comme la case du premier chasseur. Tant que le village compte sur le seul gibier de ce dernier, il sera adulé, sans discernement. Mais les courtisans devraient se ressaisir en se posant la question de savoir, qui sera le prochain sur la liste ?

Des fonctionnaires qui deviennent, de plus en plus, peu consciencieux de leur rôle et qui se contentent de leur rente mensuelle ou hebdomadaire, des collaborateurs du tyran qui contribuent, à coup sûr, au délabrement de leur pays. Chacun ne voit que le remplissage de son « Nguiri » - gros sac d’argent - sans penser que la même machine qui broie les uns, aujourd’hui, peut se retourner, contre eux, demain.

Souvenez-vous que Bernard Kololas faisait partie des proches de Sassou, dans le jeu d’alliance URD-PCT et Apparentés, que Thystère-Tchicaya était son chargé d’idéologie et son numéro deux au PCT, alors que Lekoundzou en était son secrétaire à l’organisation. Sassou, lors de la Conférence nationale, avait le soutien de Lissouba ou vice-versa, ils avaient même arrêté un « programme commun pour gouverner ensemble ». Un peu, auparavant, Yhombi et Sassou étaient les deux têtes de file du Comité militaire du parti, (CMP)... Il viendra le tour d’un autre proche, car les victimes du dictateur ne sont jamais loin de son giron.

Il n’en veut pas qu’aux vivants et futures victimes de son mouroir, Denis Sassou Nguesso est, aussi, l’homme jaloux et envieux de ses illustres défunts prédécesseurs. Il a voulu le Boulevard circulaire Denis Sassou Nguesso qui traverse une bonne partie de la ville, contre une petite avenue qui porte le nom de son mentor, Marien Ngouabi ; le Stade Denis Sassou Nguesso contre le Stade Massamba-Debat - dont il est l’assassin et gardien de ses dépouilles ; la future Université Denis Sassou Nguesso contre l’Université Marien Ngouabi ... Comme il ne peut débaptiser les structures portant les noms de ses prédécesseurs, il ne supporte pas de vivre dans l’ombre des patrimoines qui portent de façon méritée leurs noms... Alors ?

Aucun patrimoine congolais de leur vivant n’a jamais porté les noms de Youlou Fulbert, premier président de la République, de Massamba-Debat, de Marien Ngouabi, de Yhombi-Opango, ni de André Milongo – premier ministre de la transition avec pleins pouvoirs - et encore, moins, de Pascal Lissouba avant dernier président de la République. Les premiers de ces hommes qui ont dirigé, ce pays, n’ont, jamais, non plus, prétendu avoir leur effigie sur les billets de banque, à une époque où Ahidjo du Cameroun et Bongo du Gabon... avaient leurs images sur les leurs. Les époques n’ont pas coïncidé, sinon Sassou ne s’en serait pas privé, tant son ego est surdimensionné. Le baromètre Congo est piètre. On y trouve des gens qui ont fait le choix de la médiocrité au point d’accepter d’être co-auteurs d’assassinats et de meurtres programmés.

Chers mourants, creusez vos tombes, Sassou sera à vos enterrements. Il écoutera, attentivement, l’oraison funèbre. Il déposera son immense couronne de fleurs au bas du cercueil. Il comptera, sur vos proches et amis, pour lui dire toute leur reconnaissance, pour sa présence, à vos obsèques. Il comptera que ces derniers le remercient d’avoir déversé tant d’argent public qu’il mettra à son compte, car ce spécialiste de trafic de générosité, a besoin de vous voir mort, pour s’ériger en homme fort et puissant, devant ceux qui n’ont rien compris à son jeu.

Un dernier conseil, néanmoins, au tyran. Au lieu d’orchestrer l’agitation, dans la presse internationale, notamment, par l’intermédiaire de la barbouze à la réputation internationale bien marquée comme Jean-Yves Ollivier, que Sassou écoute ce conseil d’un de ses rares proches, qui, lui, au moins, est désintéressé, le professeur de médecine, Claude Maylin. Conseiller spécial de Sassou, le professeur a déclaré, le 3 janvier 2014, au cours d’une émission TV à grande écoute : « Personnellement je suggère au président de quitter le pouvoir en 2016 ; c’est la solution idéale, s’il souhaite sor tir par la grande porte.

Qu’il laisse le prochain président revoir la constitution si des modifications s’imposent ».

Alors, mais alors, seulement, les Congolais cesseront de... creuser leurs tombes pour le seul bonheur intense d’un nécrophile-président.

Source : Afrique Education

-------------------------------------------

N.B. : La photo n'est pas du Magazine Afrique Education. Elle a été ajoutée par nous.

Repost 0
Afrique Education 390 - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:04
(Congo-Brazzaville) Fusillade d'Owando : Le Congo pris la main dans le sac ?

par Langangui -

Le Congo, en bon apprenti sorcier jouerait-t-il, et dans quel but, un double jeu en offrant refuge aux criminels de la RDC ? C'est la question que l'on est en droit de se poser après les révélations des autorités de la RDC suite aux affrontements sanglants de ce week-end à Owando.

L'entourloupe de Sassou mise à nu ?

En effet, depuis hier soir, ces évènements semblent prendre une autre tournure.

On s'en était tenu jusque-là à la version des autorités congolaises : à l'aube de ce samedi 10 mai, la police congolaise menait dans cette ville située à près de 500 Km de la capitale une opération destinée à démanteler un gang suspecté d’avoir auparavant commis des viols, des braquages et des vols.

Cependant, l’opération aurait mal tourné et les présumés bandits se seraient défendus, tuant à l’arme blanche deux officiers et un (ou deux) sous-officier de la police congolaise et blessant de nombreux autre policiers.

Le gang, qui déplorerait quatre ou cinq morts aurait pris la fuite vers Obouya situé à 60 km d'Owando emportant avec lui quelques armes, après avoir braqué en route un véhicule à bord duquel circulaient des Chinois. Un bilan de 11 morts et 10 blessés au total. (lire notre article par ailleurs)

Or, qu’apprend-on du porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende ?

Que parmi les assaillants se trouvait Udjani Mangbama, un criminel recherché par la RDC censé être en prison au Congo...

Udjani Mangbama, surnommé en 2009 Idi Ami Dada est un chef rebelle Enyele qui a semé la terreur dans la province de l’Equateur dans le nord-est de la RDC fin 2009.

Udjani Mangbama avait pris la tête de la communauté Enyele qui se battait pour des étangs piscicoles. Quand l’armée congolaise avait voulu s’interposer les Enyele ont résisté et les combats se sont soldés par une centaine de morts. Acculé par l’armée, Udjani Mangbama s’était réfugié en 2010 au Congo Brazzaville. Jusqu’à ce samedi 10 mai 2014…

D’où les questions de Lambert Mende, porte-parole du gouvernement de la RDC, lequel retourne le couteau dans la plaie des autorités de Brazzaville :

«Les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison».

«Force est de considérer que même à Owando il aurait pu être en prison. Mais les circonstances de sa mort indiquent qu’il n’était pas en prison. Puisque c’était une villa tout à fait normale que les policiers ont assiégé», a regretté le porte-parole du gouvernement avant de continuer :

«S’il était en prison, je ne vois pas de policiers du Congo-Brazzaville assiéger un établissement de détention de leur pays. Donc c’est quelqu’un qui vivait en liberté».

Pour Mende, «c’est tout à fait regrettable qu’en dépit de tout ce qu’on nous disait, ce monsieur n’était pas en détention».

«Et on se rend compte qu’il était un homme dangereux après qu’il ait tué quatre policiers du Congo Brazzaville, le pays qui lui avait donné asile contre notre avis. Je pense qu’à l’avenir on peut épargner à l’Afrique de telles fins», a-t-il poursuivi.

On attend que Brazzaville démente : par exemple en disant qu’il ne s’agissait pas de Udjani Mangbama mais de son jumeau. Ou bien que ce rebelle s’était évadé de prison…

Quoiqu'il en soit, des policiers congolais (dont un officier qui, semble-t-il, venait de prendre son poste dans la localité il y a quelques jours à peine) seront morts à cause de la turpitude des autorités politiques. Mais ça, ce n'est pas grave, le Congo est riche aux as, le palais indemnisera les ayant droits et on passera à autre chose, le peuple a été habitué à considérer que les peines du coeur font moins mal que les peines du portefeuille, la théorie a été assimilée sur la rive droite du fleuve Congo. Ebonga ebonga té, toujours meilleur ! (Que cela marche ou pas, c'est toujours meilleur !)

Source : mwindapress

Repost 0
9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:17
(Congo-Brazzaville) Moundele Ngolo-Le Pen: les propos racistes et xénophobes du préfet de Brazzaville

par minguabiango -

Les propos haineux et xénophobes (video ci-dessous) tenus lors de la présentation de son livre à Paris, contre les ressortissants de la RDC, par le général à la retraite et préfet de Brazzaville Moundélé Ngolo, sont inacceptables et n’honorent pas la République du Congo-Brazzaville.

Ancien ministre des travaux publics pendant le plan quinquennal (1982-1986) dont des infrastructures bâclées et couteuses ont fait du Congo-Brazzaville, le pays le plus endetté par habitant, n’ont rien à envier à Marine le Pen.

Dans une récente video, Moundele Ngolo justifie les dérapages meurtriers des forces de l’ordre dans l’opération d’expulsion des citoyens de la RDC à Brazzaville, sous prétexte qu’elles n’auraient pas de formation adéquate. Mais avec ce discours plein de haine et qui transpire la mort, comment imaginer que la police ne dérape pas, mieux qu’elle ne soit encouragée à la transgression de la loi, bref, au passage à l’acte !

Ces propos ayant été tenus en France, une plainte pour incitation à la haine raciale va être instruite par des associations de la RDC, le MRAP et SOS racisme près le tribunal de Paris.

Ce ne sont pas seulement les ex cobra (milice de Sassou Nguesso) qui constituent actuellement la force publique qui doivent être formés, mais aussi les généraux d’opérette du dictateur de Brazzaville.

Monsieur le Préfet, vos propos auraient pu être attribués au Préfet de police parisien Maurice Papon qui jeta des Algériens dans la seine le 17 octobre 1961, et croyez-nous, ils n’honorent, ni le Général et ni l’écrivain que vous êtes !

Diffusé le 28 avril 2014, par www.congo-liberty.com

REGARDER LA VIDEO CI-DESSOUS Dans une récente video, Moundele Ngolo justifie les dérapages meurtriers

LA VÉRITÉ SUR LES EXPULSIONS MEURTRIERES DES KINOIS DE BRAZZAVILLE. Par Mingwa Biango

Repost 0
Mingua Biango - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 17:40
(Congo-Brazzaville) Denis Sassou Nguesso méprise Nos Morts

Par RIGOBERT OSSEBI -

SASSOU À KIGALI POUR COMMÉMORER LE GÉNOCIDE RWANDAIS

Le 7 avril dernier, il y a un mois, se déroulaient à Kigali les cérémonies du souvenir du génocide rwandais, 20ème anniversaire. Denis Sassou NGuesso, accompagné par son épouse Antoinette, figuraient parmi les invités d’honneur. Ils étaient au côté de l’homologue du Rwanda, Paul Kagamé, et de sa femme pour le dépôt de gerbe. Des personnalités étaient venues du monde entier pour participer à une cérémonie simple et émouvante d’un Rwanda qui s’affiche maintenant ouvertement dans la modernité.

Huit cents mille à un million de morts…. Tous les disparus, Tutsis, Hutus ont été célébrés sans distinction aucune.

Une photo quasi officielle de l’évènement nous est parvenue. Son atmosphère nous glace le sang et chaque lecteur devrait s’y attarder avant d’aller plus loin. Chaque lecteur pourrait s’y recueillir aussi. Le devoir de mémoire est un acte important qu’il convient de respecter pour toutes les guerres passées et pour tous les génocides. ; en connaître toutes les horreurs nous préviendra du danger de les voir se répéter.

Derrière le couple congolais s’affiche, partiellement caché par un officier de sa suite, le mot « remember » !. (« Souviens-toi » !) En contre jour, masqué par ses lunettes noires, le dictateur congolais ne laisse rien transparaître de son émotion, si jamais il peut en avoir pour des morts autres que ceux de sa propre famille. A son côté, un rayon de soleil vient éclairer le visage d’Antoinette Sassou NGuesso ; ses sourcils froncés, la moue boudeuse, ses mains jointes devant elle et un pouce presque interrogateur : « Pourquoi ? » semble penser la conjointe du dictateur comme écrasée par la solennité et la gravité de la circonstance .

« Pourquoi aller à des milliers de kilomètres de chez nous pour honorer des morts, alors que nous ignorons les Nôtres ? » pourrait-elle aussi se demander….

Pourquoi n’avons-nous pas, au Congo, une cérémonie qui nous oblige, tous, à ce devoir de mémoire ?

Certes, l’autocrate de l’Alima s’est accaparé la Toussaint, fête catholique, pour honorer ses morts ; rien que les siens ! Le carré familial au cimetière de Kona-Kona est érigé en lieu le plus saint de la République du Congo, auprès duquel il convient de venir se recueillir en signe d’allégeance suprême. Nombreux sont les Congolais et les hôtes étrangers qui s’y soumettent.

Pour lui, les autres morts, tous les autres morts n’ont pas d’importance ! Ils ne comptent pas !

En n’instaurant pas ce devoir de mémoire, le dictateur sanguinaire s’autorise aussi à ne pas clore la déjà trop longue liste de nos morts et d’en ajouter encore ! Ces morts de son passé, qui lui avaient permis d’accéder au pouvoir et d’y être encore aujourd’hui. Les prochains seront ceux qui lui permettront de s’y maintenir jusqu’à la fin de ses jours. Peut-être croit-il qu’il sera alors honoré comme l’a été Mandela ? Il peut toujours rêver… !

Le 15 octobre 1997, certains parmi les vainqueurs de la guerre civile qui venait de se terminer, avaient dit avoir juré « Plus jamais ça ! ». D’autres morts sont venus depuis s’ajouter à cette liste. Les derniers en date, les hommes du Colonel Marcel Ntsourou ont rejoint tous nos autres morts dans l’oubli et l’indifférence que veut nous imposer notre dictateur mal-aimé.

Aux noms de tous les Nôtres, sauvagement, lâchement assassinés il faut imposer un devoir de mémoire, comme au Rwanda, afin de mieux respecter les vivants et les enfants des prochaines générations.

Aux noms de tous les Nôtres de Marien NGouabi, du Cardinal Emile Biayenda, Alphonse Massamba-Debat précédés par Ange Diawara.

Aux noms de tous les Nôtres, passagers du DC-10 d’UTA, Congolais ou pas,

Aux noms de tous les Nôtres, victimes de toutes les guerres intérieures que notre général-instituteur a menées contre ses propres populations,

Aux noms de tous les Nôtres, victimes des explosions du 4 mars 2012,

Aux noms de tous les Nôtres, les hommes du Colonel Ntsourou, victimes de son despotisme le 16 décembre 2013

Aux noms de tous les Nôtres, frères et sœurs de la RDC, victimes de la barbarie ambiante,

Aux noms de tous les Nôtres nous devons veiller à ce qu’ils soient les derniers sur cette trop longue liste des victimes d’un pouvoir despotique qui dure depuis plus de trente ans. Depuis bien trop longtemps.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 10:56
(Congo-Brazzaville) Soins des élites françafricaines : le ridicule ne tue pas !

Par Obambe GAKOSSO -

Le ridicule, qui dit-on, ne tue pas, n’est pas près de tuer au Congo-Mfoa.

En tout cas pas dans les hautes sphères de décision.

Durant les 5 années au cours desquelles Pascal Lissouba (1931-) a présidé aux destinées de ce pays, il eut entre 1996 et 1997 comme Premier ministre David Charles Ganao. Ce dernier provoqua la stupeur du journaliste Jean-Claude Kakou, une des vedettes du petit écran de chez nous dans les années 80.

La raison de cette stupeur ? Le Premier ministre venait de déclarer en direct à la télévision qu’il venait de faire un check-up au CHU (Centre hospitalier et universitaire) de la capitale politique, Mfoa.

La raison de la stupeur ? Eh ! ben ma foi, les choses sont d’une simplicité enfantine. Dans l’imaginaire congolais et dans la réalité des faits (qui sont têtus, rappelons-le), il n’est pas concevable qu’un responsable politique et administratif de ce rang se fasse soigner, même pour un banal rhume ou pour un panaris, dans les structures sanitaires locales. Ces dernières sont réservées depuis des décennies aux gueux que nous sommes. Cela va de nos présidents aux DG (Directeurs généraux) de nos administrations et autres entités publiques. Ils sont tous quasiment à mettre dans le même panier, peu importe que le président soit Lissouba ou Denis Sassou Nguesso.

Récemment, nous avons tous et toutes eu un exemple de ce que peut représenter cette haine de soi que les aliénés que nous sommes pouvons ressentir envers notre terre et envers les nôtres. En effet, le DG du CHU (ce même et unique CHU, pour un enclos colonial de 4 millions d’habitants) a été, selon les témoins, victime d’un banal accident de circulation à Mfoa. Et comme il fallait s’y attendre, au pays Du Chemin d’avenir (qui semble bien tortueux pour la majorité), cet homme a eu l’immense bonheur de bénéficier d’une évacuation sanitaire sur la région parisienne. Inutile de vous dire que pour un individu comme lui, le visa se délivre avec une facilité déconcertante, les doigts dans les narines.

Et un jeune homme, sur un réseau social, qui lui a rendu visite, d’expliquer comment cet homme, dans sa belle chambre d’hôpital, était en train de vanter les exploits et autres mérites du président. Exploits et mérites dont il est, bien entendu, le seul à être témoin !

J’ai parlé récemment d’Alassane Dramane Ouatarra qui se faisait soigner à Paris. J’ai déjà évoqué la mort d’Omar Bongo Ondimba à Barcelonne. A-t-on oublié que l’avion de Gnassingbé Eyadema était dans les airs, en direction de l’Italie, pour ses soins oculaires, quand l’homme rendit (ou s’apprêtait ?) l’âme ?

Ces mêmes hommes qui disent être nos présidents et nos ministres crient chaque jour à la violation de nos souverainetés, à l’ingérence française dans nos affaires dès que les juges français agitent le chiffon rouge des dossiers des biens mal acquis ou considérés comme tels. Finalement, l’homme qui avait vu loin et qui est demeuré cohérent jusqu’au bout est Léon Mba, officiellement président du Gabon de 1960 à 1967. Ce dernier en effet souhaitait que le Gabon soit une province française. Ce qui ne pouvait se faire, aux goûts de Charles de Gaulle, officiellement, se fera officieusement. C’est à l’ambassade du Gabon à Paris que Léon Mba et Albert-Bernard Bongo* prêteront serment comme président et vice-Président du Gabon. C’est à Paris que, quelques jours plus tard, Léon Mba rendra l’âme chez lui, en fait. Mais comme nous sommes vraiment méchants, sa dépouille sera conduite au Gabon pour y être inhumé.

Dommage qu’il n’ait pas été enterré en France car je ne vois pas l’intérêt pour les Africains de voir sa dépouille enterrer chez nous. Et je le pense aussi pour tous les autres qui se nourrissent et son engraissés nuit et jour par nos deniers, qui se font soigner en Occident où, croient-ils, on ne peut mourir, mais y meurent et sont enterrés chez nous, à Kama.

Il y a de l’ordre à mettre et à remettre. Et le plus tôt serait le mieux!

Obambe GAKOSSO, May 2014©

Source : http://obambengakosso.unblog.fr/2014/05/04/soins-des-elites-africaines-le-ridicule-ne-tue-pas/comment-page-1/#comment-1133

Repost 0
Obambe Gakosso - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 17:59
(Congo-Brazzaville) L'ire de Sassou s'abat sur Mathurin Bayi et Corneille Moukala Moukoko

par Benjamin Bilombot Bitadys -

Verdict

On savait que les magistrats qui avaient « donné du sursis » à Marcel Ntsourou n’étaient plus en odeur de sainteté à Mpila. On savait qu’ils étaient en sursis. On savait aussi que ces magistrats allaient être remplacés. On ne savait pas quand ; on savait qu’ils allaient être sanctionnés.
Désormais c’est chose faite. Ainsi, Denis Sassou N’Guesso a présidé le mardi 29 avril 2014 à Brazzaville, une session du conseil supérieur de la magistrature au cours de laquelle deux magistrats Mathurin Bayi et Corneille Moukala Moukoko ont été révoqués et deux autres, Christian Oba, ci-devant frère de l’ancien ministre de l’intérieur et actuel ministre des mines Pierre Oba et Théophile Mbitsi, nommés aux postes de président et de procureur général près la Cour d’appel de Brazzaville.

Décès professionnels

C’est un secret de polichinelle. Le jugement du procès du 4 mars 2012 sur l’explosion de la poudrière de Mpila avait fortement irrité Sassou et Aimé Emmanuel Yoka, le juriste conseil. Le sursis du colonel téké Marcel Ntsourou, cheville ouvrière des massacres dans la région du Pool, qui s’était répandu dans les medias avait été vécu comme un geste de soutien des magistrats à l’égard de l’officier téké et comme une manifestation de défiance à l’endroit de Sassou et Yoka. Mathurin Bayi et Corneille Moukala Moukoko voulaient signifier, à l’occasion de ce procès, la marque de l’indépendance de la magistrature vis à vis du pouvoir qui trancherait contre l’allégeance et la soumission aveugle ambiante de la justice du Congo-Brazzaville. Ils ne s’imaginaient pas qu’il paraphait leur acte de décès professionnel.

Juges indépendants

Les réquisitoires du procureur Corneille Moukala Moukoko demandant la relaxe de Marcel Ntsourou et le verdict du président Mathurin Bayi le condamnant à 5 ans avec sursis, conformément aux règle de l’art, avaient déplu et fait bondir les épigones du « chemin d’avenir ». Les consignes de la condamnation à la prison ferme du colonel téké Marcel Ntsourou n’avaient clairement pas été respectées. L’esprit et la lettre n’y étaient pas. Les recommandations concoctées dans les officines de Talangaï avaient été foulées aux pieds par les deux haut-magistrats récalcitrants. Un véritable crime de lèse-majesté. D’où le recours du jugement auprès de la cour suprême. Dès lors, le sort de Mathurin Bayi et Corneille Mounkala Moukoko était scellé. Débarquement sans ménagement de l’avion à l’aéroport de Pointe-Noire pour Mathurin Bayi au lendemain du prononcé du verdict et interdiction de sortie du territoire pour Corneille Moukala Moukoko. L’affrontement par institution interposée, entre Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka d’une part et Mathurin Bayi et Corneille Moukala Moukoko d’autre part aura eu le mérite de clarifier les rôles et les rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire au Congo-Brazzaville.

Dent

Denis Sassou Nguesso a la rancœur à fleur de peau, le ressentiment chevillé au corps et la rancune tenace. Au Congo-Brazzaville, la justice est l’une des institutions les plus corrompues. Les scandales dans le corps de la magistrature sont légion. Le conseil supérieur de la magistrature ne s’est jamais préoccupé de cet état de fait, suivant le slogan pécétiste : « ébonga ébonga té toujours jazz ». A-t-on déjà sanctionné les juges dans ce pays ? Les magistrats véreux qui piétinent ostensiblement la déontologie ont-ils été inquiétés par le conseil de discipline ? Le conseil supérieur de la magistrature qui ne s’était plus réuni depuis mai 2013 est curieusement sorti du bois et a repris du service sous la présidence de Sassou pour mieux sanctionner les deux haut-magistrats indélicats. Œil pour œil, dent pour dent.

Collusion

Désormais l’ethnocentrisme des hommes de L’Alima marche à visage découvert. Jugez-en : Christian Oba, cadet de Pierre Oba, Théophile Mbitsi, chaussent les chaussures du président de la Cour d’appel de Brazzaville Bayi et Corneille Mounkala Moukoko, procureur général près la cour d’appel de Brazzaville. Oba et Mbitsi : deux hommes liges qui prendraient des instructions directement au palais de Mpila à l’instar du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville le magistrat colonel André Oko Ngakala. Comme naguère Charles Assémékang et Jacques Okoko qui condamnèrent à la peine capitale onze innocents (Ndoudi Nganga, Mizélé, Kanza, Samba dia Nkoumbi,…) lors du procès de l’assassinat du commandant Marien Ngouabi en 1978 à l’époque du comité militaire du parti (CMP) dont le premier vice-président était le commandant Denis Sassou Nguesso.

Déjà Madzou

Parmi les juges aux ordres des faux procès qui ont émaillé la triste histoire judiciaire du Congo-Brazzaville, figurent en haut du palmarès Charles Madzou et Paul Ngatsé Obala. Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka sont infiniment plus tatillon avec les lois lorsqu’elles garantissent leur propre protection et celle du clan (affaire des disparus du Beach, affaire des Biens mal acquis). Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka exigent des magistrats qu’ils soient perpétuellement longanimes. Ce qui n’a pas été le cas de Mathurin Bayi et Corneille Moukala Moukoko. Et, c’est ce qui explique le courroux de Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka. En coupant la tête des deux « vilains petits canards » de la magistrature, Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka démontrent qu’ils tiennent fermement et solidement la barre du pouvoir judiciaire.

Péril en la demeure

Au Congo-Brazzaville, à l’approche des échéances électorales de 2016 qui s’annoncent périlleuses pour le clan au pouvoir depuis 1997, le climat politique est plus électrique que jamais. Le signal avait été donné le 16 novembre 2013 avec l’arrestation rocambolesque et le renvoi en prison après quelques mois de répit du colonel téké Marcel Ntsourou. Tous ceux qui contreviendraient à la volonté de Denis Sassou Nguesso de modifier la Constitution du 20 janvier 2002 et de mourir au pouvoir seraient châtiés d’une manière ou d’une autre. Le message était clair : « Ou tu es avec Sassou et donc tu dois lui obéir au doigt et à l’œil, ou tu es contre Sassou et par conséquent s’attendre à attirer la foudre ».
Cardinal Emile Biayenda, l’abbé Fulbert Youlou, Alphonse Massamba Débat, Marien Ngouabi, réveillez-vous, Denis Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka sont devenus fous !


Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 10:39
(Congo-Brazzaville) La corruption à grande échelle des Congolais de Rennes par le tyran Sassou Nguesso

Par OLIVIER MOUEBARA -

Quelques congolais égarés qui se déclarent de l’association des congolais de Rennes (ACOR), sans orgueil et corrompus, manipulés par un certain Faustin Lessouba, apportent de l’eau au moulin à la pérennisation de la dictature au Congo.

Fidèle à ses recettes réchauffées qui lui réussissent tant, le dictateur Sassou-Nguesso vient de financer une conférence-débat qui aura lieu le samedi 3 mai 2014 à la maison internationale de Rennes(MIR).

Sous le thème « la République du Congo face aux mutations du XXIè siècle: quelles perspectives de développement? », ces nervis corrompus pensent détourner l’attention des congolais avec une conférence-débat sans intérêt.

Souvenons-nous. Avant son pogrom de 1997, le dictateur Sassou-Nguesso avait organisé ce genre de débats à Paris. La suite, nous la connaissons tous. Un coup d’Etat sanglant et des milliers de morts que ce tyran infâme porte sur sa « conscience » s’il en a une.

Aujourd’hui, cette manipulation, relayée par des compatriotes à la remorque du dictateur Sassou-Nguesso n’a qu’un dessein: lui permettre de faire modifier les articles constitutionnels qui lui permettront de se maintenir au pouvoir.

Il n’y a pas de perspectives de développement possible dans une dictature. Aucun investissement n’est possible dans un pays qui foule aux pieds les règles élémentaires de sécurité juridique. Homme du passé, le dictateur Sassou-Nguesso n’est guère intéressé par le développement du Congo.

Sassou-Nguesso freine sciemment toutes perspectives de développement du Congo sur tous les plans: constitutionnel, politique, économique et social.

Au Congo, seule la famille du dictateur a voie aux chapitres. Obtus, le dictateur Sassou-Nguesso n’écoute que ses féticheurs et ses courtisans. Or quand on gouverne, il faut écouter.

Au Congo, le pouvoir sanguinaire de Sassou-Nguesso est fermé à toute discussion, critique et à tout dialogue avec les forces vives. Le bâillonnement idéel empêche systématiquement tout sens de discernement, tout esprit de contradiction d’où peut sortir la vérité pour la réalisation du développement économique et social.

Comment peut-on parler de perspectives de développement, lorsqu’on a affaire à l’administration congolaise, aux bureaux comme à tout secteur public, la première chose qui frappe l’usager, est l’absentéisme et la démotivation des agents. Dans un pays où les horaires officiels de service vont de huit heures à douze heures le matin, lorsqu’on se présente dans une administration publique, les bureaux sont fermés; et si jamais ils sont ouverts, ils sont désespérément vides. A 8h30, il n’y a encore personne, à 9h30, les agents ne sont toujours pas arrivés; à 10h30, ils sont déjà partis. Quand ils y sont avant cette heure, c’est pour dormir ou mal recevoir les usagers. Ils donnent tout le sentiment d’avoir des montres spéciales adaptées à leur tempérament, retardant l’ouverture des services et avançant la fermeture.

Si on peut voir de temps en temps dans un service un agent ou une personne qui travaille(ou fait semblant), on trouve à côté ou autour de lui une troupe de gens, parents ou amis de la même ethnie, qui cause, gênant ainsi la bonne marche du service. Le bureau est transformé en un véritable marché.

Ce phénomène de l’inconscience professionnelle et du laxisme est si généralisé qu’on est à se demander comment peut-on faire si mal constamment son travail sans en avoir un seul jour à s’autocensurer. A quelle espèce d’êtres appartiennent ces hommes et ces femmes qui ne se posent jamais la question de leur utilité dans la société, qui ne font guère le point de leur apport, et qui par voie de conséquence, gênent continuellement toutes perspectives de développement en jouant le rôle de parasite dans le moteur de la machine administrative et sociale.

Partout et à tous les niveaux règne la loi du moindre effort, celle de la facilité et de l’inconscience érigée en système de vie.

Au Congo, toute perspective de développement est confisquée par le dictateur Sassou-Nguesso et son clan, qui prennent tous les appareils de production du pays pour leur vache à lait, productrice d’intérêts mirobolants pour groupes privés. Aussi est-il pratiquement impossible aujourd’hui de se faire établir le moindre dossier dans aucun service de l’administration sans corrompre un membre de la famille du dictateur Sassou-Nguesso.

Cette campagne de divertissement qu’orchestrent certains compatriotes pour complaire au tyran de Mpila est grotesque. Le Congo manque de tout, et le dictateur congolais n’est guère préoccupé par cette perspective de pseudo-développement.

Tous ceux qui acceptent l’argent sale du dictateur Sassou-Nguesso pour divertir les congolais qui souffrent dans leur chair, nous trouverons sur leur chemin. Eux, y compris le dictateur Sassou-Nguesso, sa famille, son clan et ses courtisans, finiront tous, sans exception comme Job.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT

Economie

Catégories