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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 09:54
[France/Congo-Brazzaville] Sassou Nguesso et ASPERBRAS ridiculisent BYGMALION

Par RIGOBERT OSSEBI -

Les révélations d’une fausse facturation au sein de l’UMP pour un montant de 12 millions d’euros (environ 5 milliards de FCFA) ont ébranlé la direction de ce parti et le paysage politique français. Pourtant, il n’est pas sûr que cette irrégularité ait donné lieu à un enrichissement personnel. Voilà l’affaire Bygmalion qui pourrait bien empêcher Nicolas Sarkozy de se présenter en 2017 à l’élection présidentielle !

Vu de Brazzaville, cela ne peut prêter qu’à la franche rigolade. Ces hommes politiques français qui se croient tout puissant et qui se font pincer pour quelques petits-ridicules millions d’euros, ont de quoi donner le fou-rire à Denis Sassou Nguesso.

Au Congo, de 2012 à 2013, en une année à peine, ASPERBRAS, une société brésilienne, a reçu de gré à gré et sans le moindre appel d’offres international, de la part de la dictature congolaise, 1,1 milliards de dollars de contrats, soit 550 milliards de FCFA. Personne ne s’en soucie ou presque. Pourtant les montants dont il est question sont 100 fois plus importants que ceux dont il est question dans « l’affaire Bygmalion ». Aussi, il est évident que l’enrichissement personnel était au cœur de ces contrats et que l’article 69 « - de protéger et de respecter le bien public » de l’actuelle Constitution a été totalement bafoué, comme presque tous les autres d’ailleurs !

- 500 millions de dollars, en août 2012, pour la construction de la zone industrielle à Maloukou, près de Brazzaville. http://www.grandstravaux.org/Lancement-des-travaux-de-la-zone-industrielle-et-commerciale-de-Brazzaville_a237.html (Projet tant vanté par le ministre Alain Akoula.)

- 200 millions de dollars, en août 2012 également, pour la réalisation de la cartographie géologique du Congo (NB les cartes établies au-dessus du 1/50000 ne sont pas réellement exploitables pour la recherche géologique).

- 400 millions de dollars, en août 2013, pour 4000 forages hydrauliques. http://www.adiac-congo.com/content/eau-et-assainissement-pres-de-193-milliards-pour-la-construction-de-4-000-forges-en-zone

Pour tous ces marchés, il apparait clairement que les montants de la surfacturation se rapprochent aisément d’un facteur 10 de multiplication. Prix de revient environ 100 millions de dollars, facturé 1100 millions de dollars… ! Il se murmure d’ailleurs que des membres des clans Sassou Nguesso et Mapapa auraient des participations dans cette entreprise brésilienne. (Très voyante ASPERBRAS présente également dans l’usine d’Oyo de lait et de beurre présidentiel « Président » surnommé « Dictabeurre »)

Pour le dernier contrat de forages hydrauliques, ASPERBRAS facture chaque forage à 100.000 dollars l’unité (soit près de 50 millions de FCFA). A ce prix-là, d’un trou et de quelques accessoires, on peut aisément construire une maison totalement équipée. Le Congo est un pays gorgé d’eau et il n’est point besoin d’aller à de très grandes profondeurs pour en trouver par forage. Partout dans le monde le prix moyen de 10.000 dollars est largement accepté sauf situation géologique exceptionnelle.

Si Monsieur Bouya avait mis en place une procédure d’appel d’offres régulière, on n’aurait pas dû dépasser les 40 millions de dollars au maximum pour les 4000 forages.

Il en va de même pour la cartographie géologique. Le Cameroun vient de lancer un appel d’offres pour un contrat quasiment identique. Financée et encadrée par la Banque Mondiale, cette prestation aurait coûté au Cameroun dix fois moins cher pour une superficie égale. (http://www.afriquejet.com/news/682-campagne-de-levee-geophysique-aeroportee-au-cameroun.html)

D’aucuns pourraient nous souffler que Denis Sassou NGuesso et son neveu à la tête des Grands Travaux sont de bonne foi et qu’ils auraient été abusés par la partie brésilienne. Dans ce cas, et pour une incompétence de cette ordre, il vaudrait mieux que l’un et autre comprennent qu’ils ne sont pas à la hauteur de leurs prétentions et des missions qu’ils se sont octroyées.

L’autre hypothèse, plus consistante, celle de la concussion, ne fait pas l’ombre d’un doute ! Ainsi donc près d’un milliard de dollars aurait été partagé entre les différents intervenants et protagonistes de ces affaires.

A l’heure où le débat sur la Constitution bat son plein et que les ralliements pour sa modification dépendent de « la générosité du dictateur », il est bon de noter que les petits millions de FCFA qui sont distribués çà et là ne sont strictement rien en rapport des centaines de milliards détournés tous les mois par le petit clan au pouvoir. Des miettes, rien que des miettes !

Valent-elles la peine d’hypothéquer son avenir et celui de son pays ?

A bien regarder comment le Congo est géré, le débat n’est pas politique, le débat n’est pas idéologique, le débat n’est pas constitutionnel : le débat n’est que mafieux et rien de plus !

La République du Congo est une juteuse affaire, qui le sera encore plus après 2016. Le gang de prédateurs qui la dirige est prêt à y mettre encore le feu, comme cela a été le cas avec la Centrafrique ou avec la petite maison qu’occupait Bruno Ossebi.

Le sang pourrait bien couler à flots encore une fois à Brazzaville ; ce gang n’en a que faire. Nous l’avons vu avec la capture du Colonel Marcel Ntsourou. Ce n’était rien d’autre qu’une démonstration de force à destination des opposants de l’intérieur et surtout à l’attention des observateurs étrangers. « Nous ne lâcherons pas le magot congolais ! Il est à nous ! Il nous appartient ! » tel était le message qu’on a voulu faire passer !

Les vrais maîtres de la richesse du Congo et de l’extrême pauvreté des Congolais pensent qu’ils pourront commettre leurs abus impunément et indéfiniment. Ces seize dernières années, combien ont-ils signé de contrats similaires à ceux accordés à ASPERBRAS ? Combien de fois 500 milliards de FCFA se sont ils évaporés pour se retrouver dans les poches de Sassou NGuesso et de Jean Jacques Bouya ? Combien, nous le saurons un jour prochain !

Et Pourtant, même le Brésil d’ASPERBRAS ne saurait abriter nos brigands si jamais ils faisaient de Brazzaville ce qu’ils ont fait de Bangui. Pas même la Chine ! Il serait temps que les responsables de nos malheurs n’aillent plus loin dans la déraison ! Avec les montants des vols et des crimes financiers qu’ils ont commis, cela ne va pas être évident de leur faire entendre raison. Cependant, à bien regarder la situation telle qu’elle se présente, ce pouvoir n’a plus aucune réelle issue… !

Rigobert OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans France Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 17:41
CONGO-BRAZZAVILLE : l’agenda secret de Sassou pour 2016

by Officiel Brazzanews -

Selon le journal : la lettre du continent ,n°683 du 28 Mai 2016 , Denis Sassou Nguesso tente de persuader Barrack Obama .

Actif sur la scène africaine, Denis Sassou Nguesso n’en n’oublie pas pour autant les afaires intérieures.
Avec un objectif : faire passer la pilule d’un troisième mandat. Homme de réseaux et de renseignement, le président Denis Sassou Nguesso se tient informé de la situation natio- nale via le Conseil national de sécurité (CNS, services secrets), dirigé par son neveu Jean-Dominique Okemba « JDO ». La présidentielle de 2016 occupe de plus en plus les esprits.

Interpellé par l’opposition sur la modifcation ou non de la Constitution pour briguer un nouveau mandat en 2016, le chef de l’Etat congolais a décidé, dans un premier temps, de laisser ses partisans débattre de cette question. Cette séquence devrait, selon nos sources, s’achever début 2015 par un référendum sur une nouvelle mouture constitutionnelle.

Le président congolais devrait en particulier défendre cette stratégie durant le som- met des dirigeants des Etats-Unis et d’Afrique organisé les 5 et 6 août à Washington, lequel doit notamment se pencher sur la « gouvernance et l’Etat de droit en Afrique ». Pour mieux préparer sa venue outre-Atlantique, l’homme fort de Brazzaville a envoyé en éclaireur son fls, Denis Chris- tel Sassou Nguesso. Ce denier, patron du trading pétrolier congolais, est chargé de déminer le terrain.

Il a notamment approché plusieurs cabinets de lobbying américains censés promouvoir le régime. Très attentif à son image à l’étranger, le président congolais a, en revanche, demandé à ses services de suivre les « Assises nationales du Congo-Brazzaville pour l’alternance démocratique » organisées à Paris du 7 au 10 juin. Cette réunion regroupera la diaspora congolaise en Europe le 07 au 10 Juin 2016 à Paris .

SOURCE : Lettre du continent n°683 du 28 Mai 2016

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:15
(Congo-Brazzaville) Ne laissons pas Sassou Nguesso modifier ou changer de Constitution

Par OLIVIER MOUEBARA -

Il n’est nullement dans notre intention de tenter ici de convaincre le dictateur Sassou-Nguesso et ses partisans, le fossoyeur du Congo, le broyeur des vies humaines, le responsable des pogroms qui endeuillent le pays, de mettre entre parenthèses ses velléités malsaines de modifier ou de changer de constitution.

A Sassou-Nguesso et à ses partisans, nous disons qu’ils empruntent une voie sans issue de méconnaître les mérites de la démocratie, le plaisir de l’alternance, le sens de responsabilité de la transition démocratique. Ces ennemis de la démocratie et du Congo ne sont attirés que par un seul dessein: le bal des prédateurs.

Notre devoir est d’empêcher cette mascarade qui semble être validée par le dictateur Sassou-Nguesso, le « boucher du Congo » et ses partisans. Le pétrole coulant à flots, la planche à billets tourne à plein régime à Oyo depuis la délocalisation du Trésor Public. Les mendiants baissent le froc, dans la perspective d’être bénéficiaires de quelques expédients.

N’ayant ni orgueil, ni idéal, les félons trahissent le Congo pour quelques billets de FCFA. Notre démarche est, plus modestement de nous adresser à ceux qui, ayant jusqu’ici porté le Congo dans leur coeur, et qui s’apprêtent à le trahir en avalisant la modification ou le changement constitutionnel prôné par le dictateur Sassou-Nguesso, avec des arguments ad nauseam, qu’ils sont d’une légèreté consternante.

Par le biais de Pierre Mabiala, Thierry Moungalla, Bienvenu okiémy, Koumba et bien d’autres, Sassou-Nguesso fait dire à ses perroquets que le peuple congolais lui demande de modifier, voire de changer la Constitution.

Non, le peuple congolais lui demande depuis trente ans, de l’eau potable pour tous, la fin des délestages (de ce point de vue Imboulou est une escroquerie), les écoles dignes de ce nom, les routes, les hôpitaux pour se faire soigner… La liste des besoins du peuple congolais est connue. Nous demandons le minimum vital pour tous.

Le second argument fallacieux mis en avant par les valets du dictateur Sassou-Nguesso est le suivant: il serait le garant de la paix au Congo.

Faux, les Congolais sont des hommes de paix et non violents. Sassou-Nguesso est à l’origine de l’instabilité chronique du Congo, le cerveau penseur de tous les crimes et assassinats passés et à venir dans notre pays.

Aujourd’hui, L’ONU s’insurge officiellement quant aux expulsions musclées de nos frères et sœurs de la RDC. Le responsable de la MUNESCO a demandé la saisine de la Cour Pénale Internationale, pour que les responsables de ces expulsions indignes répondent de leurs actes. Sassou-Nguesso qui n’a jamais créé un emploi au Congo, oublie que beaucoup de nos frères et sœurs du Congo-Kinshasa, réalisent justement les tâches que personne d’autre n’accepte.

Se comporter ainsi prouve justement que le dictateur Sassou-Nguesso est un homme du passé. Nous vivons dans un monde ouvert, dans des grands ensembles. L’immigration de nos frères et sœurs du Congo-Kinshasa n’est pas un problème en soi, mais la paupérisation à grande échelle des Congolais, la corruption qui gangrène toute la machinerie administrative et au-delà, la privatisation du pays au profit de la seule famille du dictateur.

Les arguments du dictateur Sassou-Nguesso et de ses partisans sont farfelus. Tous.

Au lendemain de son coup d’Etat sanglant, Sassou-Nguesso avait prêté serment devant le peuple congolais en jurant de respecter sa Constitution. Taillée sur mesure, il s’apprête à désavouer son serment.

Placide Moudoudou, juriste respectable qui s’invite à la soupe du dictateur a affirmé doctement sur RFI lors de l’émission Le Débat Africain: »Les africains ont peur du sorcier et non de la loi ». Par voie de conséquence, le dictateur Sassou-Nguesso peut piétiner la loi, la tourner dans tous les sens, telle une omelette. La Faculté de Droit de Brazzaville, qui n’est qu’une coquille vide, peut, après les balivernes de son doyen, mettre la clef sous la porte.

Après Pierre Mabiala, qui avait quadruplé la première année de Droit, triplé la deuxième, qui regardait par dessus l’épaule de son voisin lors des partiels, avocat sans talent, félon et artisan du grand écart, les « juristes » congolais ont perdu tout crédit.

Quant à Bienvenu Okiémy, également juriste, formé à Reims, tous ceux qui l’ont fait « roi » tombent de leurs placards. A l’écouter, on le croit entendre dans les champs de raisins lors des vendanges.

La politisation des congolais comme moyen de reconnaissance sociale est préjudiciable pour le Congo. L’intégrité a quitté le paysage politique congolais depuis belle lurette. On peut dire objectivement ce qu’on pense, sans être ridicule. Cet axiome est loin d’être l’alpha et l’oméga de quelques flatteurs.

Les manœuvres dilatoires de Sassou-Nguesso, le Boucher du Congo n’ont qu’un objectif: s’accrocher au pouvoir pour échapper aux fourches caudines de la Justice Internationale. Pourquoi l’épargner, alors qu’il ne cesse de supprimer des vies humaines ?

Discrédité dans les salons diplomatiques, humilié par Dos Santos, ignoré par Kabila, snobé par Ali Bongo, le dictateur Sassou-Nguesso ne sait plus où il habite. Oyo, la résidence librevilloise qui jouxte le camp militaire français est laissée à l’abandon. Fébrile, le dictateur Sassou-Nguesso n’est plus qu’un tigre de papier.

Tous ceux qui, par cupidité font la courte échelle au dictateur Sassou-Nguesso pour l’aider à se maintenir au pouvoir, méditez à ces arguments avant qu’il ne soit trop tard. Acceptez d’être corrompus, car c’est l’argent du Congo. Mais, de grâce, épargnez au pays le ridicule de tourner le dos à toutes les valeurs qui font sa grandeur.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:02
(Congo-Brazzaville) La vérité sur la fameuse opération dite "Mbata ya Mokolo"

par B. Mabilemono -

Pour nous, il n'a jamais fait l'ombre d'un doute que Denis Sassou Ngguesso qui veut modifier coûte que coûte sa Constitution contre la volonté du peuple congolais a absolument besoin de trouver un moyen de mettre les Congolais d'accord avec lui et le meilleur moyen qui vaille aujourd'hui c'est de faire la chasse aux "zaïrois" (nos Frères Congolais de la RDC), qui n'ont malheureusement pas toujours eu une très bonne image auprès de leurs Frères du Congo-Brazzaville.

Connaissant les méthodes de ce vieux dictateur sanguinaire et corrompu, nous savions qu'il allait utiliser sa bonne vielle recette qui consiste à orchestrer lui-même des morts atroces pour susciter l'émotion auprès de la population et de mettre cela sur le dos des cibles, ici en l'occurrence, "les Zaïrois".

Et c'est exactement ce qu'il a fait en organisant lui-même par ses hommes l'agression et le meurtre sauvage d'un couple de Congolais (de Brazzaville) qui se rendait à la maternité pour un accouchement en partant du quartier Massengo au nord de Brazzaville (un choix qui n'est pas anodin puisqu'il lui absolument resserrer les rangs en jouant sur la fibre du nord, chacun l'aura bien compris).

L'homme et son épouse ont ainsi été sauvagement assassinés (l'homme a été décapité, la femme enceinte et a été violée puis éventrée et le bébé sorti du ventre sa mère avant d'être tué également).

Ainsi donc ce malheureux couple et leur bébé ont été ignominieusement sacrifiés par Denis Sassou Nguesso dans le seul but de provoquer une grande émotion chez les populations et susciter ainsi leur adhésion à cette funeste opération qualifiée de "MBATA YA MOKOLO" (la gifle du grand-frère).

L'effet recherché étant bien évidemment de faire croire aux populations qu'il s'en prend aux "Zaïrois" pour les protéger de leurs agissements (vols, viols et autres actes de violence imputés, à tord ou raison, aux "Zaïrois" et qui exacerbent les populations); ce qui, selon ses calculs machiavéliques, lui permettre de gagner l'estime des populations et justifier ainsi sa théorie qui consiste à faire à faire au monde entier que c'est le peuple qui le réclame et lui demande de modifier la Constitution.

Et comme il fallait s'y attendre, pour une fois depuis bien longtemps, une grande partie de Congolais (qui n'ont encore rien compris) sont d'accord avec lui et soutiennent cette funeste opération à cause de cette ignominie qui a été injustement attribuée aux "Zaïrois" et de toute la violence qui s'en est suivie.

En clair, l'élément déclencheur de cette opération "MBATA YA MOKOLO" est cet assassinat crapuleux orchestré par Denis Sassou Nguesso lui-même et ses hommes et qui a été mis sur le dos des "bandits Zaïrois" pour des raisons de calculs politiques en vue de la modification de la Constitution.

L'autre volet caché de cette opération anti-Zaïrois est bien évidement de marquer les esprits (fragiles) et prévenir ainsi les populations congolaises que s'il (sassou) est capable de frapper les "Zaïrois" qui les terrorisent et les tuent, alors ils n'en qu'à bien se tenir et le laisser modifier tranquillement sa Constitution.

Autrement dit, son deuxième message en direction des populations congolaises à travers cette opération "MBATA YA MOKOLO" est le suivant : En cas de manifestations dans les rues pour contester contre la modification de la Constitution, il n'hésitera pas frapper dur, voire à réprimer dans le sang.

Il s'agit donc bien d'une opération destinée à frapper les esprits (faibles) en jouant sur le psychique des Congolais.

Et visiblement, nombreux sont ceux qui sont tombés dans son panneau (comme d'habitude) et ont absolument rien compris de ce pittoresque stratagème.

Mais fort heureusement, Sassou ne pourra jamais tromper tout le monde.

Bienvenu MABILEMONO

S.G du Mouvement pour l'Unité et le développement du Congo - M.U.D.C

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 18:49
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso est vraiment bête

by Officiel Brazzanews -

Quand on se noie, on s’accroche à tout, même au serpent.
Avec Sassou-Nguesso, je suis né dans l’indigence, je grandis dans le dénuement total, je risque de terminer mes jours dans l’impécuniosité à cause sa médiocrité et ses médiocres. Il y a des choses très simples que même moi; enfant de 15 ans vivant au village comprends mieux que lui qui se dit être président de la république depuis la naissance de mon papa.

Ce n’est pas le jour de la chasse qu’il faut élever un chien Monsieur le président. Au lieu d’envoyer vos ministres drogués aux billets de banque et dressés comme des chiens de chasse dans les villages pour jeter les grains de maïs afin de persuader les infortunés de la nécessité à modifier la constitution, avec cet argent vous aurez du construire des écoles des dispensaires et des routes et octroyer une allocation financière de base à tous les congolais. Il n’ya pas mieux que cela pour convaincre un peuple et conquérir à jamais son cœur. Quand on a un marteau dans la tête, on voit tous les problèmes sous la forme d’un clou.

J’ai 15 ans Monsieur le président vous en avez combien? Cette stratégie aurait pu être plus persuasive que les pitoyables prestations de Placide Moudoudou juriste et professeur agrégé des universités en droit des fesses; de Joseph Mbossa, cadre de la mangeoire présidentielle sur RFI et de Mabiala Pierre le distributeur automatique des tee-shirts et 5000frs cfa dans le Niari, département que j’ai jamais quitté depuis ma naissance. Par curiosité j’ai entendu tout leur délire prophétique sans rien comprendre.

J’ai pris volontiers le tee-shirt mais sans avoir été convaincu; persuadé que ces élucubrations n’apporteront aucun changement substantiel à mon quotidien. Avant de mourir de la fièvre jaune, mon grand père ne cessait de me répéter cette phrase: » Celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement ». Mon grand père m’a laissé des arbres fruitiers qui me nourrissent, heureusement. Ils sont plus importants pour moi que vous Monsieur le Président.

Le seul souvenir que je garderai de vous c’est votre sorcellerie. le Kindoki. Dans ce domaine vous n’avez pas d’égal. Vous êtes un maton qui a réussi a empêcher la réussite et l’épanouissement de votre pays. Vous avez réussi à ôter la vie de plusieurs de vos concitoyens et celle de mon grand père car s’il y avait un hôpital décent dans mon village il ne serait pas mort prématurément de vomi noir. Plus qu’on avance dans l’âge plus on perd l’optimisme et le sens des projets pour l’avenir. Aussi haut qu’un oiseau volera, il finira par se poser. Il est temps que vous vous reposer Monsieur le président. C’est le seul arbre que vous aurez planté et on se souviendra de vous pour avoir libérer le Congo votre médiocrité et de votre sorcellerie.

Placide Pambou

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Placide Pambou - dans Sassou Nguesso PCT Congo-Brazzaville
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 18:19
(Congo-Brazzaville) Placide Moudoudou: professeur agrégé en « Nzobi » et de la malhonnêteté intellectuelle

by Officiel Brazzanews -

Placide Moudoudou Professeur agrégé et juriste? Une fausse valeur intellectuelle.


Si Marie Louise Abia a vomi en écoutant les escobarderies de Pierre Mabiala sur le supposé lien parental entre le grand manitou Sassou-Nguesso et Pascal Lissouba, moi j’ai été pris par un vertige étourdissant avant de tomber dans un songe où je me suis retrouvé nez à nez avec un ancien président de la République qui m’a rappelé. Tu vois mon petit fils, j’avais prédit qu’un jour le Congo sera dirigé par des fous. Placide Moundoudou , constitutionnaliste? Quelle horreur? Quel déshonneur? Comment peut-il oser combiner le droit et la perversion? Sa tête n’est plus un bagage intellectuel mais une marchandise au même titre qu’une femme qui échange le désir sexuel avec de l’argent.

Selon le professeur occultis Moudoudou; son Roi de la jungle Sassou-Nguesso ne peut se plier que face à une constitution chimérique, tel que le « Ndzobi » dont le mode de fonctionnement n’est connu que par les initiés de la science occulte. Ce qui laisse trahir l’obsession de Monsieur Sassou-Nguesso sur les puissances supra-humaines. Difficile de combiner le marxisme léninisme dont il fut le pionnier dans les années 70 et 80 et les pratiques de la magies. Sassou Nguesso se trompe t-il? nous trompe t-il? ou alors il est bipolaire?

Merci Monsieur le professeur Moudoudou pour votre pertinence et maitrise du droit constitutionnel. La république bananière est sur le droit chemin lors que, notre prof des arts de la malhonnêteté intellectuelle, le prof Moudoudou , pense que la décentralisation est une déviation intellectuelle des occidentaux délirant sur l’universalité du droit. Selon lui, la Constitution de 2002; quatorze ans après son adoption serait un attachement exagéré a la vision du droit des occidentaux. Un droit qui serait en déphasage avec les traditions et cultures africaines. Là aussi on peut se demander quel droit Monsieur Moudoudou a étudié et lequel enseigne t-il à ses étudiants. Si l’amour rend aveugle, l’argent rend fou et bête. Le syndrome du boukoutage est dévastateur. Le jour que Sassou ne sera plus président ne soyez pas surpris d’apprendre que Moudoudou s’est converti à l’islam pour mener la guerre sainte contre tous ceux qui n’ont pas adhéré à la doctrine du grand Manitou Sassou- Nguesso.

J’ai compris pourquoi ce débat sur RFI a beaucoup trébuché avant d’être mis en l’écoute du grand public. Le Congo que j’aime bien est devenu un Bazar. Ce mec a été Doyen de toute une faculté? Professeur des sciences juridiques? Qu’a t-il appris à ces étudiants et au corps professoral? Mais diantre! Le Congo de Sassou-Nguesso est dans la balourdise. Avoir d’ aussi prestigieux diplômes et fonctions et se laisser rouler dans la fange devant le micro de RFI (Radio France Internationale) comme une truie. Quelle honte Monsieur le professeur! En voulant trahir sa conscience on tombe dans l’ignominie. Vous êtes bons pour le garage.

Notre modèle d’Etat est d’essence universelle. L’Etat est un acteur des relations internationales avec des partenaires de même nature. Je comprends qu’il faut adapter certaines dispositions et structures des constitutions africaines aux réalités locales par exemple la reconnaissance du caractère multiethnique, cependant nier que notre constitution doit s’inscrire dans un mouvement international global sur les libertés individuelles et droits sociaux; droit à l’éducation, droit à la santé, droit au travail, droit à sécurité, droit à la protection sociale, droit au logement trahit une certaine sclérose du pouvoir.

Pourquoi avoir attendu quinze ans pour comprendre que le Congo risque de déboucher sur une bipolarisation conflictuelle si on ne changeait pas cette constitution? Pourquoi penser que toute évocation d’une alternance est une menace pour la paix civile? Monsieur Moudoudou, en acceptant de danser ouvertement au festival des corrompus par un instituteur d’école primaire Monsieur Sassou-Nguesso, vous avez insulté tous les intellectuels du Congo. Vous avez humilié le Congo. Disparaissez et ne vous justifiez pas. Ne dites plus rien. Vous êtes une fausse valeur pour la République.

JEFF KITOKO

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NOTRE COMMENTAIRE :

Au Congo, beaucoup de cadres de la synarchie au pouvoir sont devenus obsolètes. Et si c'était le cas de M. MOUDOUDOU ?

Plus cancre que lui tu meurs! Ah oui, il a certainement eu son "AGREGATION EN DROIT" à l'Ecole du Parti du PCT ou en URSS comme on y a formé aussi des Docteurs en Sciences de la désinformation au service du PCT. MADOUDOU en fait-il partie ?

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Jeff Kitoko - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:51
(Congo-Brazzaville) Déclaration de patrimoine : le dictateur Sassou Nguesso doit être déchu !

par Ngoma Ludovic -

L’extrême opacité érigée en méthode de gouvernement de la République par le pouvoir actuel.

Dans le but de prévenir et répliquer certaines politiques délictuelles et criminelles préjudiciables aux finances et aux budgets des pays, nombre de constitutions africaines prennent soin de les prévoir formellement. La Constitution du 20 janvier 2002 n’est pas en reste.

De même, c’est pour prévenir de telles pratiques mais aussi pour empêcher l’enrichissement illicite que l’alinéa premier de l’article 48 de la Constitution prévoit que : « tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonctions et à la cessation de celles-ci, conformément à la loi

L’inobservation de cette obligation entraîne la déchéance des fonctions dans les conditions fixées par la loi ».

Cet article se réfère à une kyrielle de personnes. D’une part, il y a des citoyens assurant des fonctions électives. Le premier d’entre eux est, bien sûr, le Président de la République. Il y a également les représentants de la nation que sont les députés et les sénateurs. Enfin, il y a les conseillers, tant départementaux que municipaux, élus au suffrage universel. Toutes ces personnes disposent d’un mandat électif dont la durée varie d’une catégorie à une autre.

D’autre part, il y a des citoyens qui sont nommés par le Président de la République. Les premiers sont les ministres ou membres du gouvernement conformément à l’article 74 alinéa 1er de la Constitution. Parmi les citoyens qui sont astreints à l’obligation de déclaration du patrimoine, il y a ceux qui sont nommés à une haute fonction publique, pour reprendre les termes même de l’alinéa premier de l’article 48 de la Constitution. Il s’agit, en réalité de ceux qu’on appelle les grands commis de l’Etat dont il serait évidemment fastidieux d’en faire une énumération exhaustive.

La nomination à des hautes fonctions publiques relève du Président de la République. Ces hautes fonctions sont aussi bien civiles que militaires. Le chef de l’exécutif nomme à ces différentes fonctions, en Conseil des ministres, en vertu des articles 77 alinéa 1er de la Constitution.

Il faut adjoindre à ces grands commis de l’Etat, les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères et des organisations internationales qui sont nommés conformément à l’article 77 alinéa 3 de la Constitution.

Mais les grands commis de l’Etat existent aussi dans les institutions constitutionnelles que sont la Cour constitutionnelle, le Conseil économique et social, le Conseil supérieur de la liberté de communication et la commission nationale des droits de l’homme. Les Présidents et les membres de ces institutions sont nommés par décret du Président de la République.

Certes l’article 48 qui vise à prévenir l’enrichissement illicite pourrait contribuer, s’il était rigoureusement appliqué, à la moralisation de la vie publique. Il reste que la formulation de cet article n’est pas explicite. Et pour cause.

• Le premier alinéa de cet article demeure vague en ce sens qu’il se contente de déclaration de patrimoine, sans en préciser la forme. Une déclaration peut être faite par écrit ou verbalement. Un texte écrit de l’importance de la Constitution, ne peut laisser les citoyens dans le flou. Il faut que ces dispositions soient suffisamment claires afin d’éviter que les politiques ne se livrent à des interprétations partisanes et fallacieuses susceptibles de causer du tort au pays.

• L’article 48 se présente comme un fourre-tout alors que la déchéance est une sanction qui n’est encourue que dans un cas précis.

En réalité, plusieurs cas peuvent se présenter dont les conséquences ne sont pas les mêmes.

• Un citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique peut faire une déclaration écrite de patrimoine lors de sa prise de fonction.

• Il peut faire une vraie déclaration de patrimoine lors de sa prise de fonctions et s’abstenir de la faire à la cessation de celles-ci.

• Il peut faire une vraie déclaration, lors de sa prise de fonctions, et en faire une fausse à la fin de ses fonctions, pour masquer la richesse qu’il a acquise illicitement.

• Il peut faire deux fausses déclarations de patrimoine lors de la prise de ses fonctions et à la fin de celles-ci.

• Il peut tout simplement refuser de faire cette déclaration au début et à la fin de ses fonctions.

La déclaration de patrimoine est une obligation que doit préalablement remplir tout citoyen élu ou nommé à une haute fonction publique. Le fait pour lui de prendre ses fonctions, sans l’accomplissement de cette formalité, entraîne ipso facto la déchéance des fonctions. La déchéance n’est encourue que dans ce cas précis.

Or, c’est déplorable, l’article 48 de la Constitution sanctionne même le défaut de déclaration de patrimoine, à la cessation des fonctions, par la déchéance. C’est une absurdité !

Comment, par exemple, un député qui est arrivé au terme de son mandat de cinq ans peut-il encore être déchu du mandat qu’il vient précisément d’exercer ?

Comment un trésorier payeur général ou un ministre peut-il être déchu de ses fonctions, faute de déclaration de patrimoine, à la fin de ses fonctions ?

Il est évident qu’il y a là un embrouillamini qui laisse perplexe et pantois lorsqu’on fait une lecture intelligente de l’article 48 de la Constitution. La déchéance est une sanction inappropriée à la cessation des fonctions sans déclaration de patrimoine.

La formulation de l’article 48 nous amène à nous poser la question de savoir où ces « juristes » à la solde du pouvoir ont la tête lorsqu’ils nous pondent ces textes indigestes et ambigus ?

A moins qu’ils ne l’aient fait sciemment ce dont on n’est pas sûr, la vérité est qu’ils rédigent hâtivement ces textes et ne se donnent pas le temps de mûrir leur réflexion.

Pour bien montrer l’absurdité de cet aspect de l’article 48 de notre Constitution, il convient de recourir utilement au droit constitutionnel comparé, en citant l’article 99 de la Constitution de la République Démocratique du Congo (RDC), à cause de sa clarté et de sa précision.

Cet article dispose :

« Avant leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, le Président de la République et les membres du Gouvernement sont tenus de déposer devant la Cour constitutionnelle la déclaration écrite de leur patrimoine familial, énumérant les biens meubles y compris actions, parts sociales, obligations, autres valeurs, comptes en banque, leurs biens immeubles, y compris terrains non bâtis, forêts , plantations et terres agricoles, mines et tous autres immeubles, avec indication des titres pertinents.

Le patrimoine familial inclut les biens du conjoint selon le régime matrimonial, des enfants mineurs et des enfants même majeurs, à charge du couple.

La Cour constitutionnelle communique cette déclaration à l’administration fiscale.

Faute de cette déclaration, endéans les trente jours, la personne concernée est réputée démissionnaire.

Dans les trente jours suivant la fin des fonctions, faute de cette déclaration, en cas de déclaration frauduleuse ou de soupçon d’enrichissement sans cause, la Cour constitutionnelle ou la Cour de cassation est saisie selon les cas ».

Compte tenu de sa clarté et de son exhaustivité, point n’était besoin de renvoyer l’application de cette disposition au vote d’une loi. C’est du reste le cas dans la Constitution de la RDC.

La Constitution du 20 janvier 2002, en son article 48, fait exactement le contraire, en renvoyant la mise en œuvre de cet article à la loi. En réalité le renvoi à la loi n’est rien d’autre qu’une manœuvre dilatoire voire d’obstruction dont la finalité est d’empêcher l’application de cette disposition constitutionnelle. Pour preuve, depuis 2002, il n’y a même pas encore un projet ou une proposition de loi en ce sens.

C’est d’ailleurs pour une raison fort simple. La quasi-totalité des tenants de ce pouvoir, qui ont fait de la politique une profession conduisant à l’enrichissement facile et illicite, répugnent à toute idée de transparence dans la gestion des affaires publiques, en dépit de leurs proclamations régulières de bonnes intentions en ce sens.

La perpétuation du refus de déclaration de patrimoine par les dirigeants qui en ont l’obligation est révélatrice du mépris de la loi et du maintien de l’opacité nécessaire à tous ceux qui continuent à s’enrichir de façon illicite et scandaleuse, au détriment de la population qui croupit dans une misère sans précédent.

Si l’article 48 de la Constitution du 20 janvier 2002 avait été rigoureusement appliqué, la République du Congo aurait tout simplement été ingouvernable, parce que :

• Le Président de la République aurait été déchu de ses fonctions pour avoir prêté serment sans avoir préalablement fait sa déclaration de patrimoine. Son serment n’a d’ailleurs pas de validité, parce que fait en violation de l’article 48 de la Constitution.

• Les ministres de tous les gouvernements formés jusqu’alors n’auraient pas pris leurs fonctions.

• Le Parlement n’aurait pas existé car les députés et les sénateurs de la onzième législature ainsi que ceux de la douzième auraient été déchus de leurs fonctions.

Les mêmes remarques sont valables pour les conseillers municipaux et départementaux, les personnes nommées à des hautes fonctions civiles et militaires etc.

Il convient de souligner avec force que toutes les autorités congolaises qu’elles soient élues ou nommées, exerçant leurs fonctions au pays ou à l’étranger ne méritent pas d’exercer ces fonctions pour violation flagrante de la Constitution, en son article 48.

Heureusement que, pour les autorités congolaises, l’adoption des différents textes, à commencer par la Constitution, n’a lieu que pour une consommation extérieure, afin d’induire la communauté internationale en erreur, par l’illusion de l’Etat de droit et de la démocratie.

D’ailleurs, un ministre d’Etat, encore en fonction, n’avait pas hésité à dire à l’un de ses interlocuteurs qu’ « au Congo nous essayons seulement d’appliquer la loi ». Il aurait plutôt dit qu’on ne fait rien pour l’appliquer et que c’est la principale cause de l’impunité généralisée et des diverses dérives que nous déplorons dans tous les domaines de la vie de notre pays.

NGOMA LUDOVIC

TÉLÉCHARGER LA CONSTITUTION 2002 JO

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Ngoma Ludovic - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 13:57
(Congo-Brazzaville) Le massacre du Beach de Brazzaville 1999, le crime contre l’humanité des milices Sassou : 15 ans déjà !

par E. Mabiala ma Mayinguidi -

« Lorsque les coups de feu ont brisé le silence de la nuit, j’étais encore naïvement persuadé qu’ils tiraient en l’air. Je n’avais pas vraiment entendu des cris d’agonie, car les tireurs ne laissaient pas de chance à leurs victimes. Ils ne tiraient pas par rafales, mais au coup par coup. Je me suis rendu compte de mon imminente exécution [que] quand mon proche voisin s’est écroulé sur moi atteint de deux ou trois balles.

Je n’avais pas encore fini de me rendre compte de la mort de mon voisin que je me trouvais moi-même plaqué à terre, touché à mon tour à la tête. J’ai dû certainement perdre connaissance car je n’ai pas senti l’impact de la balle qui m’avait transpercé le bras et dont je ne me rendrai compte que plus tard. Lorsque j’ai cru retrouver mes esprits, je me suis posé une question plutôt étrange dans pareille occasion : « Pourquoi ai-je donc changé de position ? Il y a quelques instants j’étais assis, pourquoi donc suis je dans cette position si ridicule : le nez dans la poussière ? ».

Il m’avait fallu quelques instants pour réaliser que l’on m’avait tiré dessus et que j’étais encore vivant».

Extrait de déposition d’un rescapé du Beach de Brazzaville (mai 1999), à l’instruction du TGI de Meaux, France.

Ces témoignages des rescapés, en s’attardant sur l’histoire d’une dévastation plus ou moins niée par ses auteurs du régime toujours en place, font plonger au cœur d’événements qui, quinze (15) ans plus tard, contribuent entre autres à justifier la création d’un état Sud Congo

Ramener les morts à la vie de par l’évocation du souvenir de leur passage sur terre, tel est le devoir des vivants pour les morts. A l’occasion de la 15ème année du souvenir, revenir sur le crime de génocide du Beach pour un devoir de mémoire, est d’autant plus nécessaire que l’histoire de ce massacre de masse rencontre l’actualité internationale de la 20 ème commémoration du génocide tutsi du Rwanda.

Avril 1999, cela fait dix huit (18) mois que les milices Sassou assistées de troupes armées et de mercenaires étrangers ont reconquit le pouvoir à Brazzaville à l’issue d’une guerre conduite jusque dans les régions sud du Congo pour contraindre ces populations par la terreur.

Durant quatre (4) mois, d’avril à Juillet 1999, les milices Sassou se livrent à un massacre de masse d’une cruauté inouïe de centaines d’exilés rapatriés, tombés dans un véritable guet-apens au Beach de Brazzaville. Les rafles feront au moins 353 victimes, toutes, sélectionnées pour leur appartenance ethnique Kongo : Un crime de génocide et contre l’humanité.

Le caractère imprescriptible de cette qualification (validée par le pôle criminel du TGI de Paris, ayant compétences concurrentes pour les crimes contre l’humanité) et la reconnaissance des faits par le conseil des droits de l’homme des Nations Unies, offrent l’espoir aux victimes que vérité et justice soient établies, en même temps que soient sortis de l’impunité “légale“ les auteurs, jusqu’ici arrogants, qui voient par là l’octroie d’un permis de toujours tuer et d’instaurer une société où la seule loi est leur arbitraire.

Le massacre du Beach est parvenu à l’opinion par bribes, comme une rumeur. Sa violence fut d’une telle puissance de destruction si massive qu’il y eut d’abord les saillies négationnistes de ses auteurs. S’ensuivit, devant l’évidence des disparitions constatées, les inepties révisionnistes groupusculaires des affidés du régime. Nul n’a jamais su précisément ce qui était mis en doute, nié ou discuté, entre le fait criminel, le nombre de victimes ou son exécution méthodique concertée et planifiée.

En tout état de cause, l’exécution du massacre pendant quatre (4) mois durant, l’effacement minutieux de toutes traces par la disparition de cadavres (incinérés ou jetés au fleuve Congo) et pour comble l’ordonnancement juridique de modiques réparations financières au profits des familles de victimes, ne laissent aucun doute sur le caractère prémédité du massacre et l’effectivité des disparitions forcées dont le nombre de 353 victimes, recensés par l’association des parents de victimes, peut raisonnablement paraître sous-estimé.

Au gré des flux migratoires d’exilés et à mesure que des témoignages et preuves de victimes dans leur chair se sont accumulés, la question du massacre du Beach a fini par émerger timidement, devenant un élément de compréhension des crispations et des haines qui séparent encore et fondamentalement le Nord et le Sud Congo.

En avril 2004, était libéré nuitamment dans des conditions rocambolesques par la justice française, l’un des auteurs présumés mis en examen et sous mandat de dépôt. Son retentissement médiatique en fit un “scoop“ politico-judiciaire dans la très démocratique France et le monde prit alors conscience de ce qui s’était joué au Beach de Brazzaville, de l’ampleur du traumatisme vécu par les Kongos, inversement symétrique à son refoulement par l’autocratie Sassou.

La mémoire, ses enjeux, ce qu’on en fait, est l’objet d’un débat permanent dans les pays qui ont connu de tragédie effroyable à un moment de leur histoire. Comme le Rwanda, le Congo ne peut s’en échapper.

Un massacre de masse dont l’origine et les causes autant que les conséquences demeurent occultées et pour partie inintelligible, le souvenir encore brûlant du génocide, sont autant de refoulés qui ressurgissent aujourd’hui et particulièrement à chaque commémoration.

Le devoir de mémoire est l’expression d’une volonté de justice et, eu égard au déni de justice au Congo, n’aurait pu voir le jour sans une forme de “mondialisation“ de la justice. L’institution de la cour pénale internationale (CPI), prévue par le traité de Rome de 1998, prolonge les moyens mis en œuvre pour désormais éviter l’impunité de fait des massacreurs.

Là aussi, l’engagement résolu pour l’exigence de la vérité et la justice est l’autre devoir des vivants pour les morts.

E. MABIALA ma MAYINGUIDI.

Congo-Brazzaville, le massacre du Beach. Un scandale qui est aussi français

N’oublions jamais l’affaire des « Disparus du Beach » de Brazzaville: Résumé des procédures nationales et internationales

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E. Mabiala ma Mayinguidi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso Disparus du Beach PCT
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 08:20
(Congo) Kinshasa/Brazzaville : Voici les tarifs du barême des visas

by Officiel Brazzanews -

Les menaces exprimées par les autorités du Congo-Brazzaville de conditionner la présence des Congolais de Kinshasa sur leur territoire par la présentation d’un visa en bonne et due forme se sont concrétisées finalement depuis 48 heures.

Sans prendre des détours, dans un document officiel, l’ambassade du Congo à Kinshasa a précisé le type de visa (ordinaire ou express), ainsi que le montant correspondant. A titre exemplatif, le visa court séjour, soit de 7 à 15 jours, est fixé à 80 USD pour une seule entrée, tandis que celui de 3 mois avec plusieurs entrées coûte 120 USD.

Quant au visa express, celui de court séjour coûte 170 USD (une seule entrée), alors que le séjour long avec multiples entrées est finalement fixé à 240 USD. Réponse du berger à la bergère, les autorités de Kinshasa ont, elles aussi, la présentation d’un visa pour tout Congolais de Brazzaville désireux de séjourner dans leur territoire.

Ainsi le visa long séjour avec plusieurs entrées coûte 260.000 CFA soit $455, tandis qu’il faut sacrifier 255.200 F CFA pour obtenir un visa long séjour.

Il convient de noter que le gouvernement de la RDC s’était dit surpris de la mesure prise par les autorités de la République du Congo qui exigent désormais un passeport muni d’un visa à tout Congolais de la RDC qui veut se rendre à Brazzaville. Le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej a tout de même préconisé mercredi 21 mai le dialogue entre les deux pays pour résoudre la « crise » née des expulsions des ressortissants de la RDC du Congo-Brazzaville.

SOURCE :HOT243

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 18:55

(Extrait de Mwindapress) -

L’opération " Sassou veut à tout prix mourir au pouvoir " faussement appelée « débat sur le changement ou la modification de Constitution » bat son plein au Congo. Chacun y va de ses lumières. Dernières en date un converti de la dernière heure au sassouisme triomphant a enseigné que la Constitution n’est pas la Bible, entendez qu’elle est susceptible d’être sinon violée, du moins modifiée ou changée.

Sauf que les rédacteurs de la Bible, dans leur infinie sagesse, n’ont jamais prévu, comme le constituant congolais, c’est-à-dire un certain Sassou, dans le texte taillé sur mesure qu’il a octroyé aux Congolais en 2002, que « La forme républicaine, le caractère laïc de l’État, le nombre de mandats du Président de la République ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision » (article 185 de la Constitution de 2002).

Ultime manoeuvre qui confirme que le Congo forme hélas ses juristes à seule fin de dire Amen aux desiderata du chef de l’Etat ou du pouvoir en place. Car c'est de cela qu'il s'agit : Comme Compaoré au Burkina Faso, Sassou est gêné aux entournures par des dispositions de la Constitution qui l’empêchent de briguer à nouveau la présidence. En d'autres termes il veut mourir au pouvoir. Alors les juristes-maison se contorsionnent, inventent des théories pour légitimer son désir et lui faire plaisir. Voilà en quoi consiste le débat politique au Congo depuis quelques mois.

Contribution au " débat " sur cette opération « Sassou veut coûte que coûte mourir au pouvoir », le point de vue de Mathias Dzon.

La modification ou le changement Constitution, un hold-up constitutionnel

Le pouvoir congolais s’apprête à perpétrer un hold up constitutionnel, en changeant ou en modifiant, de façon frauduleuse, les dispositions des articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 janvier 2002 qui interdisent strictement à l’actuel président de la République, lequel achève son deuxième et dernier mandat, le 14 août 2016, à 14h, de briguer un troisième mandat. Face à cette forfaiture, la Cour constitutionnelle, chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois de la République, observe un silence coupable.

Les juristes congolais, dont la vocation est de dire le droit, rasent les murs. Ceux d’entre eux qui prennent la parole, tels que Bienvenu Okiemy, ministre de la communication et Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières, ajoutent leurs voix au concert des partisans de la modification frauduleuse de la Constitution. La vérité constitutionnelle est travestie. Le Congo vit dans un état d’anomie, marqué par l’absence de respect des règles du jeu. La stratégie mise en place repose sur trois piliers: l’instrumentalisation des «comités des sages des départements», la tricherie électorale, la corruption des acteurs politiques et des leaders d’opinion.

L’instrumentalisation des «comités des sages des départements»

Aux fins de se donner le prétexte de violer les articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 janvier 2002, verrous qui frappent le président Denis Sassou Nguesso d’inéligibilité pour l’élection présidentielle de 2016, le pouvoir a entrepris d’instrumentaliser les «comités des sages» de chacun des douze départements du Congo, pour prétendre, en dernière analyse, que le peuple congolais réclamerait, voire exigerait un mandat supplémentaire pour le chef de l’Etat actuel. Dans cette optique, depuis près de deux mois, des hommes du président sillonnent les douze départements du Congo, en vue d’acheter, à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes, les consciences fragiles et de faire dire à Radio-Congo et à Télé-Congo, à quelques personnes nécessiteuses du troisième âge, malléables à merci, que «les populations de leurs départements d’attache demandent au président Denis Sassou Nguesso de modifier la Constitution et de briguer un troisième mandat».

Dans le cadre de cette stratégie, le président de la République lui-même a élaboré un calendrier de visites de travail dans chacun des douze départements, pour recevoir, soi-même, les déclarations d’amour de chaque département. Pour maquiller le caractère électoral de ces visites, le chef de l’Etat s’est inventé des prétextes: pose de première pierre par-ci, inauguration de tels travaux par-là.

Le scénario a déjà été appliqué dans les départements de la Likouala, du Niari et de la Bouenza où, tels des moutons de Panurge, une poignée d’individus alimentaires, dressés tour-à-tour par Messieurs Djombo-Bomondjo, préfet de la Likouala, Alain Moka, président du groupe parlementaire P.c.t à l’Assemblée nationale, Justin Koumba, président de l’Assemblée nationale, Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières et Rigobert Maboundou, ministre de l’agriculture, ont prétendu que les populations de leurs départements respectifs demandaient au président Denis Sassou Nguesso de rempiler. Fort heureusement, ces mensonges ont été dénoncés par les populations de ces départements. Après la Likouala, le Niari, la Bouenza et la Lékoumou, le président de la République se rendra dans la Cuvette-Ouest, la Cuvette, les Plateaux, le Pool et le Kouilou.

Au terme de ce périple de campagne électorale déguisée, financée sur fonds publics et fondée sur la corruption à ciel ouvert, le pouvoir prétendra que les populations des douze départements du Congo ont plébiscité le président Denis Sassou-Nguesso et exigent qu’il révise ou change la Constitution, pour briguer un troisième mandat. Ainsi, fort de ce supposé «soutien populaire», le président de la République convoquera un référendum constitutionnel sur la base du fichier électoral frauduleux issu du recensement administratif spécial réalisé en 2013 par le Ministère de l’intérieur et ses démembrements, et en s’appuyant sur la commission électorale nationale croupion, composée exclusivement des responsables et des membres des partis de la mouvance présidentielle et des partis alimentaires qui se réclament faussement de l’opposition et qui viennent de conclure un deal honteux avec le Parti congolais du travail, parti au pouvoir.

L’instrumentalisation des «comités des sages des départements» est une véritable escroquerie politique. En effet, les «comités des sages des départements» n’ont aucune légitimité populaire. La Constitution du 20 janvier 2002 ne contient ni ne prévoit aucune disposition qui accorde une quelconque légitimité aux «comités des sages des départements», qui sont, du reste, des associations partisanes mises en place par le pouvoir et qui ne regroupent que des partisans de la mouvance présidentielle. Ils ne sont pas habilités à parler au nom des populations des départements et ne sauraient, en aucune manière, les engager. Les positions que ces comités énoncent à la Radio ou à la Télévision n’engagent que leur propre personne.
Vouloir présenter leurs prises de position comme celles de toutes les populations de leurs départements d’appartenance et chercher à s’appuyer sur ces prises de position, pour se prévaloir d’une légitimité populaire est une escroquerie politique. Cette supercherie ne passera pas. C’est dire que les gesticulations de Pierre Mabiala et de Rigobert Maboundou avec les soi-disant sages du Niari ou de la Bouenza n’engagent que leurs auteurs et nullement les populations de ces deux départements qui sont profondément attachées au respect de l’ordre constitutionnel et qui refusent, catégoriquement, d’accorder un mandat supplémentaire au chef de l’Etat.

La tricherie électorale

Les Congolais se souviennent de cette maxime: «Je n’organise pas les élections pour les perdre». Tirant les leçons de cet enseignement, le pouvoir a mis en place un plan de tricherie électorale à grande échelle, dont le recensement administratif spécial, réalisé, de façon unilatérale, par le Ministère de l’intérieur, les partis de la mouvance présidentielle et les partis satellites, est une parfaite illustration.

En effet, ce recensement a été émaillé de fraudes massives que les représentants de l’opposition dite modérée au sein des commissions locales du recensement, ont mises à nu: enrôlement de personnes sans pièces d’identité, fabrication de faux actes de naissance, inscription des jeunes de moins de 18 ans, des personnes décédées et des étrangers, gonflement du nombre des électeurs dans tous les départements de la partie Nord du Congo et minorisation de celui des électeurs dans tous les départements de la partie Sud du pays, départements pourtant plus peuplés que ceux du Nord, validation des listes sans supports (registres), trafic de faux registres par les contrôleurs, falsification des données contenues sur les fiches de numérotation, apposition de fausses signatures en lieu et place des signatures des agents recenseurs de l’opposition dite modérée, manipulation des registres, transmission à la coordination nationale du recensement, des résultats non validés par les commissions locales, etc.

Par ailleurs, dans de nombreux districts de la partie septentrionale du pays, beaucoup de villages fictifs ont été créés, pour gonfler le nombre des électeurs en faveur de la mouvance présidentielle. De même, dans la périphérie de Brazzaville, des parcelles de terrain non habitées se sont vu attribuer des résidents et des électeurs. Toutes ces graves irrégularités ont produit partout des résultats manipulés et frauduleux, comme en témoigne le tableau ci-dessous.

Ces résultats, qui ne reflètent nullement la situation sur le terrain, ont soulevé de vives contestations de la part des partis de l’opposition dite modérée qui avaient participé au simulacre de dialogue de Dolisie et qui ont pris part à la réalisation du recensement administratif spécial.

Malgré les fortes pressions et les opérations de charme du pouvoir qui mise sur le corps électoral et les listes électorales manipulées pour espérer gagner les élections locales et le référendum constitutionnel qu’il se propose d’organiser, ces partis ont systématiquement refusé de valider les résultats frauduleux du recensement administratif spécial. Je demande, en conséquence, l’annulation pure et simple de toutes les opérations du recensement de 2013 et le report des élections locales et sénatoriales à 2015, pour permettre l’organisation apaisée et consensuelle, par la mouvance présidentielle, l’opposition (toutes tendances confondues) et la société civile, d’un nouveau recensement, aux fins de déterminer un corps électoral fiable et d’établir des listes électorales transparentes et acceptables par tous.

Je saisis cette occasion pour dénoncer, avec la plus grande fermeté, l’attitude négative et provocatrice du ministre de l’intérieur qui continue, envers et contre tout, de faire valider les faux résultats du recensement de 2013 et qui exerce des pressions sur le président de la République, afin qu’il recourt à la force brutale, pour imposer ces faux résultats. Le peuple congolais a trop souffert des guerres à répétition. Il ne faut plus lui imposer de nouvelles épreuves. Il aspire à vivre en paix.

La corruption des acteurs politiques et des leaders d’opinion

La corruption est l’un des moyens de pression les plus exploités par le pouvoir, pour tenter de faire accepter, par l’opinion nationale, sa stratégie de révision ou de changement de Constitution. Pour susciter des adhésions, le pouvoir achète à prix d’or tout soutien significatif à son projet. Dans ce cadre, un accent tout particulier a été mis sur les actions de séduction en direction des «comités des sages des départements» sur lesquels le président de la République entend s’appuyer, pour légitimer son hold-up constitutionnel. Ainsi, des mallettes d’argent (nguiris, en lingala) sont distribuées à tous ceux de ces comités qui se prononcent en faveur de la révision ou du changement de Constitution. Dans le dessein de gagner à la cause du pouvoir les «comités des sages des départements», il a été remis des sommes colossales (d’aucuns parlent de cent cinquante millions de francs Cfa) à certains ministres au titre des frais de campagne d’adhésion des «sages» de leur département d’appartenance. Selon une rumeur insistante, chaque parlementaire recevra bientôt soixante-dix millions de francs Cfa, pour corrompre les électeurs de sa circonscription électorale.

Dans la même optique, beaucoup de partis politiques sont copieusement arrosés. Les partis les plus choyés atteignent le milliard de francs Cfa. Parallèlement à la distribution des mallettes d’argent, certains acteurs politiques ont reçu des promesses de postes ministériels dans le gouvernement d’union nationale en préparation. Actuellement, le P.c.t s’emploie fiévreusement à retourner des partis de l’opposition. Certains de ces partis ont déjà mordu à l’appât et ont conclu un deal avec lui. Comme on peut en juger, le Congo est devenu une République des mallettes. La corruption est érigée en méthode de gouvernement. Comble de l’ironie, elle est pratiquée par ceux-là mêmes qui ont le devoir de la punir. Mais qu’ils se rassurent. Le peuple congolais n’est pas dupe. Malgré tout l’argent de la corruption déversé à travers les douze départements du Congo, le projet du pouvoir de modifier ou de changer de constitution se heurte au refus catégorique de l’écrasante majorité des populations et est donc voué à l’échec. Le mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel, en cours de création, contribuera à n’en pas douter à amplifier cette tendance.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je ne le soulignerai jamais assez: les articles 57, 58 et 185 de la Constitution du 20 janvier 2002 interdisent strictement au président Denis Sassou Nguesso de modifier les dispositions de cette Constitution relatives à la limitation d’âge et de mandat. Selon l’article 57: «Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il est rééligible une fois». Cette disposition frappe d’inéligibilité le président Denis Sassou Nguesso qui achève son deuxième et dernier mandat, le 14 août 2016, à 14h.

De même, selon l’article 58: «Nul ne peut être candidat à une élection présidentielle s’il n’est âgé de quarante (40) ans au moins et de soixante-dix (70) ans au plus, à la date du dépôt de sa candidature». Cette disposition frappe d’inéligibilité le président Denis Sassou Nguesso qui aura officiellement 73 ans en 2016. Dans le même ordre d’idées, l’article 185, alinéa 3 interdit rigoureusement de modifier les dispositions de la Constitution relatives au nombre de mandats du président de la République, fixé à deux. Or, le mandat actuel du chef de l’Etat est le deuxième et le dernier. A son terme, le 14 août 2016, le président Denis Sassou Nguesso n’a plus le droit de briguer un autre mandat. Du reste, en 2009, à un journaliste qui lui posait la question suivante: «Cela veut-il dire que si vous êtes réélu en juillet 2009, ce sera votre dernier mandat?», le président Denis Sassou Nguesso répondait en ces termes, dans son livre, «Parler vrai pour l’Afrique»: «En tout cas, la Constitution précise que le président ne peut effectuer plus de deux mandats».

Comme on le voit, le chef de l’Etat reconnaît, lui-même, que la Constitution actuelle lui interdit de briguer un troisième mandat. Il est condamné à respecter la vérité constitutionnelle. En tout état de cause, les articles 57, 58 et 185 sont non modifiables; leurs dispositions s’imposent à tous, y compris au président de la République qui, d’ailleurs, a pris l’engagement solennel de respecter et de défendre la Constitution (article 69). Par ailleurs, l’article 50 de la Constitution dispose: «Tout citoyen a le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et règlements de la République».

Ne pouvant contourner les verrous que constituent les articles 57, 58 et 185 de la Constitution actuelle, certains partisans du pouvoir conseillent, désormais, au président, de renoncer à modifier la Constitution de 2002 et lui suggèrent en lieu et place, de proposer, au pays, une nouvelle Constitution. Ainsi, dans un rapport daté du 30 avril 2014, la commission de la majorité présidentielle, composée de représentants du P.c.t, du Club 2002 P.u.r, de l’Accor, du P.u.l.p, du R.d.d, du M.a.r, du R.c et du R.d.p.s, chargée de réfléchir sur la Constitution, recommande l’élaboration d’une nouvelle Constitution et le changement de République. Les conclusions de ce rapport sont d’autant plus ridicules que la Constitution du 20 janvier 2002, si elle contient en ses articles 185, 186 et 187, des dispositions relatives à sa révision, ne prévoit rien en matière de changement de Constitution. Alors, sur quelle base juridique le pouvoir organiserait-il un référendum-plébiscite pour changer de Constitution? Comme l’écrivent Moussa Konate et Aristide Kone dans le numéro 390 du journal «Afrique Education»: «(…) Faire un référendum, dans le seul but de régler une difficulté personnelle propre au premier dirigeant actuel du pays, cela s’appelle plébiscite, c’est-à-dire, une véritable déviation du référendum. Et cela ne nous rajeunit pas; ça nous ramène bien des siècles en arrière, au temps des déviations bonapartistes, ou encore, s’agissant de l’Afrique, quelques années en arrière, avec la tentative de triste mémoire de Mamadou Tandja, ancien président du Niger qui a fini par être balayer dans les conditions que l’on sait (…)».
Aujourd’hui, il est établi que le seul mobile des partisans de la modification ou du changement de la Constitution est le maintien au pouvoir, au-delà de 2016, du président Denis Sassou Nguesso, considéré par eux comme le «guide providentiel» dont le départ éventuel du pouvoir serait, pour le Congo, un véritable tsunami. Je précise à l’intention de ces augures de catastrophes que dans un pays, on ne peut envisager de changer de Constitution que si et seulement si le pays est confronté à une crise grave et persistante qui perturbe durablement le bon fonctionnement des institutions.

Or à ce sujet, le pouvoir prétend, tous les jours, que le Congo se porte merveilleusement bien. Dans un tel contexte, qu’est ce qui justifierait alors un éventuel changement de Constitution, si ce n’est la seule volonté de permettre au président de la République actuel de s’accrocher éternellement au pouvoir, après 32 ans de règne sans partage?

Je rappelle qu’en démocratie, une Constitution est impersonnelle. Elle ne doit pas être taillée sur mesure pour un homme, quel qu’il soit. Elle doit transcender les individus, les régimes et le temps. Aujourd’hui, il est politiquement inopportun d’envisager un changement de Constitution, car on ne change pas les règles du jeu en plein match. Il faut laisser le mandat du président Denis Sassou Nguesso aller jusqu’à son terme. Il appartiendra aux nouvelles autorités issues de l’élection présidentielle de 2016, pour laquelle l’actuel président de la République est frappé d’inéligibilité, de juger de l’opportunité de modifier ou de changer la Constitution du 20 janvier 2002.

Qu’on m’entende bien: lorsque je dis qu’aujourd’hui la Constitution de 2002 ne doit être ni modifiée, ni changée, je ne veux pas pour autant dire que cette Constitution est une bonne Constitution. Loin de moi une telle pensée. J’ai toujours considéré que cette Constitution est mauvaise pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’étendrai pas dans le cadre de cette tribune. Dans le «Pacte présidentiel», projet de société que j’ai publié en 2009, la première mesure alternative que j’ai proposée est justement l’abrogation de cette Constitution taillée sur mesure par le président Denis Sassou Nguesso, pour lui-même.

Je milite, aujourd’hui, contre la modification de cette Constitution ou son éventuel changement, parce que la seule motivation de cette modification ou de ce changement est le maintien au pouvoir d’un président de la République dont le dernier mandat autorisé par la Constitution s’achève le 14 août 2016. Une modification ou un changement de la Constitution qui aurait pour unique mobile de permettre à un chef d’Etat en fin de mandat de se maintenir à vie au pouvoir, constitue un coup d’Etat constitutionnel. En tant que démocrate, je m’insurge contre cette façon de faire, car la violation des articles 57, 58 et 185, qui protègent la Constitution contre toute modification frauduleuse, est une source de conflits inutiles.
Pour exorciser ces conflits et préserver la paix civile et l’unité nationale, il n’y a qu’une issue: un vrai dialogue politique national entre le pouvoir et les représentants de la classe politique, toutes tendances confondues, les représentants de la société civile, les représentants des femmes, des jeunes, des travailleurs, des intellectuels et des Congolais de la diaspora.
Dans cette direction, je réitère mon appel au chef de l’Etat. Je l’invite à ne pas suivre les mauvais conseils des faucons de son régime, tel le ministre de l’intérieur qui lui suggère de recourir à la force pour imposer les faux résultats du recensement administratif spécial. Ces faucons qui ne pensent qu’à la préservation de leurs privilèges, veulent entraîner le Congo dans une nouvelle guerre fratricide, comme si les expériences douloureuses de 93, 94, 97, 98 et 99 n’étaient pas suffisamment édifiantes.

J’exhorte le président de la République à respecter la Constitution et à convoquer, dès maintenant, un vrai dialogue politique national, pour débattre sereinement et en toute responsabilité, avec toutes les forces vives de la nation, des différents défis que le pays doit relever et pour construire, ensemble, des solutions innovantes, aux fins de sortir le Congo de la crise globale qui le traverse de part en part.

La modification ou le changement de Constitution est une voie sans issue pour le peuple congolais, mais aussi pour le président lui-même. Elle est explosive à terme. Malgré toutes les opérations d’enfumage tentées par le pouvoir, les populations des douze départements du Congo rejettent, dans leur écrasante majorité, l’idée d’un mandat supplémentaire pour le président Denis Sassou Nguesso, après ses 32 ans de règne. Le chef de l’Etat doit écouter le désir ardent d’une alternance apaisée en 2016 du peuple congolais et s’attacher, désormais, à promouvoir les conditions permissives d’une sortie honorable pour lui-même et d’élections libres, transparentes et équitables.

Mathias DZON
Membre du collège des présidents du Collectif des Partis de l’Opposition,
Président de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD),
Premier secrétaire de l’Union Patriotique pour le Renouveau national (UPRN).

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Mathias Dzon - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT