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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:25
Congo-Brazzaville : Communiqué de presse relatif à l'interview de Sassou Nguesso à Washington

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 4 Août 2014.

Les propos peu amènes, peu courtois et peu diplomatiques de Monsieur Sassou Nguesso tenus à Washington à l’égard de son hôte démontrent le manque de convenances internationales et le mépris de fait qu’il porte à des personnalités aussi honorables que la Chancelière Madame Angela Merkel et le Président Jean-Claude Junker, en se comparant indûment à eux par son action passée, et auxquels Nous, porte-paroles de l’Etat du Sud Congo nouvellement constitué, présentons toutes nos excuses car personne ne peut être comparé à un génocidaire qu’un autre génocidaire.

Le SUD CONGO, par la voix de ses porte-paroles, tient à réexprimer expressément auprès du Président Barack OBAMA que les propos tenus, et les engagements qui pourraient être pris par Denis SASSOU NGUESSO lors du Forum Etats-Unis/Afrique des 4,5,6 août 2014 à Washington, n’engageaient que l’État Mbochi d’Oyo du Nord Congo, et nullement l’État du SUD CONGO lequel ne reconnaîtra aucun accord qui pourrait être signé par lui, comme Nous avons déjà eu l’occasion de le dire et de l’exprimer au Président Barack OBAMA, dans le sens de son opposition aux mutations hâtives des Constitutions tendant à perdurer les mandats.

- Modeste Boukadia

- Robert Poaty Pangou

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 11:19
(Congo-Brazzaville) A propos de l'interview de Sassou à RFI

A propos de l’interview de Sassou sur RFI :

« L’essentiel, quand on n’a rien à dire, c’est de le faire savoir ! »

Il est intéressant, qu’en ce qui concerne le Centre Afrique, Monsieur Sassou ait bien voulu « parler avec toutes les parties » en jouant les Messieurs bons offices vis-à-vis des parties qui ne sont pas les siennes. Il est toujours plus facile de voir la paille dans l’œil de l’autre : que n’en a-t-il pas fait autant à Brazzaville pour son propre pays ?

Et que vaut un accord signé « avec l’un des vice-présidents de l’organisation de la Seleka » seulement quand on sait la façon de Monsieur Sassou d’obtenir un accord, reconnaissant lui-même « qu’il y a quelques divergences au sein de la Seleka » et que nombre de « personnes ne croient pas aux efforts engagés à Brazzaville en vue de permettre la cessation des hostilités et qu’il faut que ces personnes-là aient une alternative » dont lui-même, pompier pyromane d’occasion allumant des contre-feux afin de diversion pour mieux conserver le pouvoir, en faisant fi de ses concitoyens ? Est-ce à lui qu’il songe en écrivant « que ces personnes-là aient une alternative » ?

Aussi voir le Président de la République Nord Congo, Monsieur Sassou, déclarer en conclusion de son interview à RFI le 1er août 2014 : « engager des dialogues (au RCA) en vue de la réconciliation nationale et la mise en place d’institutions définitives à travers des élections », que n’en a-t-il pas fait autant dans feu l’ancienne République du Congo faite de la réunion arbitraire et autoritaire du Sud Congo au Nord Congo ?

Se comparer à la Chancelière Angela Merkel et au Président Jean-Claude Junker ne manque pas d’air de sa part, lui qui a un bilan aussi négatif quant à la qualité de vie de ses concitoyens du Nord après avoir tant spolié ceux du Sud avec un génocide de trois quarts de million de Kongo et un autre en préparation pour conserver sa place, tout cela pour justifier son troisième mandat qu’il prépare en sous-main pour 2016.

Quel cynisme de sa part à évoquer le respect « de la volonté des peuples, sans y voir quelques volontés de puissances » de la part des puissants en place, sous condition de confiance et de transparence, alors que Monsieur Sassou refuse depuis toujours l’établissement d’un recensement général au Congo afin d’éviter de faire apparaître le génocide des Kongo du sud de la période 1997-2002 dite de transition ayant abouti à l’actuelle Constitution de 2002 établie par lui-même, et le limitant à deux mandats.

Effectivement quand Monsieur Sassou déclare sans ambages à RFI aux Etats-Unis, et non à Oyo chez lui : « La question qui est à l’ordre du jour, c’est celle de savoir si on change la Constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie, ou pas », faut-il encore qu’il dise aux Congolais du Nord en quoi ce changement ira « dans l’intérêt du pays » et qu’il souligne en quoi la Constitution de 2002 établie par lui-même l’a empêché de réaliser son « Chemin d’Avenir » dans l’intérêt du Pays ? Qui ne voit que le seul intérêt, pour Monsieur Sassou, est d’échapper en 2016 aux poursuites internationales pour crimes contre l’humanité et génocide envers le Sud.

On comprend Monsieur Sassou répondant avec empressement au journaliste de RFI, « Je n’engage pas une polémique sur cette question-là », lequel lui soulignait que « selon le président Barack Obama, quand un homme ou une femme reste troplongtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer, et non pour le bien du pays » et que « La Maison Blanche et le département d’Etat étaient contre l’idée de modifier la Constitution pour prétendre à un mandat supplémentaire », celui-ci lui répondant « quela Constitution actuelle (la sienne même) avait atteint certaines limites » sans dire lesquelles, mais qui ne sont jamais que la limitation actuelle avec deux mandats. Quelle outrecuidance, chez son hôte, que lui dire tout de go son désaccord sur une question de démocratie fondamentale, un piètre visiteur de commerce augurant mal.

Dire sur un ton patelin que cela dépend « de la volonté populaire » et « que ce débat (sur le changement de Constitution) se développe au niveau du peuple parce qu’elle a atteint certaines limites » et que, s’il y a changement, cela ne pourra se faire que « à travers un référendum populaire », et qu’il ne voit pas comment « quelle force de la démocratie pourrait être déçue de la volonté du peuple », c’est quelque part se moquer de tous, car la démocratie suppose des listes fiables pour exprimer la vox populi, listes supposant le recensement général auquel s’oppose Monsieur Sassou depuis toujours pour ne pas faire apparaître son génocide programmé des Kongos.

L’on voit tout son art de la manipulation dans sa réponse en se retranchant derrière le choix populaire sans opter sur la façon préalable de le cerner par le recensement, et qu’il compte sur une très faible participation pour faire passer un vote positif à la façon de sa dernière élection présidentielle, avec une participation entre 5 et 10%, alors que la Constitution de 1992 fut adoptée à 92% avec une participation de 95%.

Cette attitude quelque peu ubuesque, avec déplacement tribal occupant en famille et fanfare, pour des raisons de lobbying, les antichambres trois ou quatre jours avant l'ouverture du sommet Etats-Unis/Afrique des 4, 5, 6 août à Washington, est de toute évidence liée à l’échéance de son 2ème mandat en 2016, visé par la limite d’âge et le plafond des mandats, clauses inscrites dans sa propre Constitution de 2002, et en butte à la Maison-Blanche ayant clairement affiché son opposition à toute révision de Constitution en ce sens. Tout cela apparaît de fait comme le deal grossier « gagnant-gagnant » comme le suggère Monsieur Sassou lui-même : je te donne, tu me donnes !

Que n’a-t-il fait de partenariats sincères « gagnant-gagnant », d’URSS à la Chine via l’Europe. Pourquoi en ferait-il maintenant ? Et même sait-il vraiment si cela existe, lui qui n’a aucune notion de macroéconomie, si ce n’est la technique des enveloppes et du bâton qu’il manie si bien à l’égard de la majorité ayant moins d’un dollar par jour ?

Qu’on nous explique ce qui changerait dans la vie des Peuples Nord Congo si Monsieur Sassou était réélu avec un référendum de modification de Constitution et une nouvelle élection présidentielle en 2016 avec une participation à moins de 10%, cela indépendamment des clauses nouvelles ou modifiées par le souhait autocrate ?


Constater avec Monsieur Sassou que « l’Afrique est la cinquième roue du carrosse » et s’indigner telle la dame patronnesse « L’Afrique ne va pas continuer éternellement d’être la cinquième roue du carrosse » : mais à qui la faute, pas à nos clients, quels qu’ils soient, surtout s’ils vous règlent au cours international où les autres quidams s’en sortent bien, voyez les Pays Arabes du Golfe à faible population autochtone ? La question qui se pose à nous, c’est tout l’art de la réutilisation des devises étrangères non pas pour acheter les consciences et « faire vivre ses proches, ivres de tout les délices de l'univers » tellement ivres qu’ils en perdent le sens de la véritable réalité.

« Pourquoi donc tout à coup la Constitution devient une affaire de vie ou de mort » me demande-t-on ? Oui, elle l’est du point de vue de Monsieur Sassou, car il se sait coupable et qu’il n’a de choix que d’être réélu ou choisir le successeur voire mourir. Oui, « il lui faut trouver ou créer un problème là où il n'en existe pas » voire en « créer là où il est impossible d'en créer ». Que lui reste-t-il, « que le ciel nous tombe sur la tête » tout en se plaignant ne pas encore l’avoir vu chuter pour partir tous ensemble !

« La pertinence de la démarche des signataires de la création de l’Etat Sud Congo » résulte de son « outrecuidance à vouloir un référendum sur l'impensable ». En quoi la Constitution de 2002, rédigée par lui-même, l’aurait-t-elle empêché sur son « Chemin d’Avenir » car il était bien seul habilité à le mener à son terme ce projet ? L’essentiel, quand on n’a jamais rien eu à dire, c’est de le faire savoir pour montrer qu’on existe !

Modeste Boukadia

Paris le 3 août 2014

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Sud-Congo, Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 19:58
Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso : L'Honorable Robert Poaty Pangou nous avait prévenu...

Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso : L'Honorable Robert Poaty Pangou nous avait prévenu...

Voici la vidéo qui dévoile ce que Denis Sassou Nguesso avait comme plan sordide.

Cette vidéo date du Samedi 27 Mars 2010.

Visualisons la et suivons l'intervenant attentivement.

http://www.dailymotion.com/video/xcwavv_robert-poaty-pangou-au-grand-debat_news.

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Robert Poaty Pangou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 11:21
Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) A Washington, Sassou ose tous les mensonges en corrompant le National Press Club

Sassou Denis incapable de mettre son oreillette

Le 1er août dernier à Washington DC, Denis Sassou Nguesso a été l’invité « payant » au prix fort, sans aucun doute, du National Press Club (NPC). La soupe lui a été servie sans la moindre vague par le président du Club, Myron Belkind ; un André Ondélé plus petit, plus gros mais tout aussi caressant dans le sens du poil. Pour ceux qui pouvaient croire qu’au pays du Prix Pulitzer tous les journalistes étaient de grands professionnels, le NPC nous oblige à réfléchir au contraire.

L’autocrate de l’Alima a l’habitude de prendre la parole, et seulement, devant des salles qui lui sont complètement acquises. Il ne courait pas le moindre risque d’entendre le plus petit murmure de désapprobation ou de contradiction. Aucun micro ne circulait dans la salle. Les questions uniquement formulées à la tribune par le André Ondélé local avaient été pesées et soupesées afin que l’instit puisse ânonner une fois encore ses mêmes bobards sur la paix qu’il a apportée au Congo et surtout au Centrafrique. Notre dictateur use de méthodes qui ont fait leurs preuves. Hitler ne disait-il pas : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. » ? Ce ne sont pas les Disparus du Beach qui pourront venir le démentir… !

Totalement euphorique tant dans le préambule de présentation que dans « l’interview soviétique» bien plus qu’américaine, il s’est complètement lâché dans les affirmations mensongères : la paix, les infrastructures, l’éducation (100% des enfants congolais scolarisés à la charge de l’Etat jusqu’à 16 ans- Part de l’éducation dans le Budget : 25%), la paix encore la paix, au Congo et au Centrafrique (deux pays dans lesquels il a été intimement lié aux déclenchements des conflits).

Finalement, la question tant attendue (par nous) a été posée. Sassou n’exclut pas de rester en fonction lorsque son second mandat de 7 ans en tant que président prendra fin en 2016. «Le peuple devra décider » par référendum s’il faut changer la constitution de son pays pour permettre plus de deux mandats, a-t-dit. «Je vais laisser le débat se poursuivre et voir où cela nous mène. »

Il a dit aussi que les États-Unis et les autres pays avancés ont besoin d’être «plus réalistes» et «humbles» pour juger les pays africains, dont beaucoup ont été indépendants de la domination européenne depuis seulement 50 ans. Il a fait remarquer que son pays compte quelques 150 partis politiques, et qu’il faudra plus de temps pour les institutions politiques et gouvernementales pour arriver à maturité (on croirait entendre Jacques Chirac disant que les Africains n’étaient pas prêts pour la démocratie). Il a cité faussement modeste des « lueurs d’espoir » dans la lutte contre la pauvreté, l’injustice et l’instabilité dans la région, y compris, et encore une fois, les efforts de son pays pour régler les différends internes et régionaux.

Interrogé sur la récente épidémie du virus Ebola en Afrique, Sassou a déclaré que les pays concernés auront des «efforts draconiens» à fournir pour contenir la maladie, mais que « la communauté internationale doit prêter main-forte. » (Alpha Condé pour sa part et pour la Guinée avait annoncé que l’épidémie avait été maîtrisée chez lui. Il n’a pas le sens inné de Denis 1er pour faire payer les Blancs, lui qui préfère voler avec ses enfants l’argent du peuple plutôt que de construire des installations médicales décentes !)

Mais cerise sur le gâteau, après avoir défendu son gouvernement contre les critiques de son bilan en matière de droits, il a pour terminer fait l’éloge de la liberté de la presse (honteusement absente dans la salle du NPC à Washington) en insistant qu’elle était totale et en ajoutant qu’«il y a une abondance de liberté autant que je peux dire. » Les médias fermés récemment ne le contrediront pas tout comme le Colonel Ntsourou et Ruth Nguina… !

Les Congolais sont des ignares, malgré les 25% du budget consacré à l’Education, qui ignorent qu’ils vivent dans un pays, celui de Denis, béni des Dieux. Un vrai paradis pour eux et pour les futurs investisseurs américains !

Rigobert OSSEBI

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Rigobert Ossebi - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 15:22
(Congo-Brazzaville) «Sassou N’Guesso pense qu’il est celui que Dieu a choisi pour diriger le Congo éternellement»

Anatole Limbongo-Ngoka : «Sassou N’Guesso pense qu’il est celui que Dieu a choisi pour diriger le Congo éternellement» -

by Officiel Brazzanews -

Le débat en cours au Congo Brazzaville qui porte le changement de Constitution n’a pas laissé la société civile indifférente. Notre rédaction s’est rapprochée d’Anatole Limbongo Ngoka, acteur politique, co-fondateur de la Plateforme de la société civile pour le respect de la Constitution du 20 janvier 2002 et président de la Confédération africaine des travailleurs chrétiens (CATC), pour recueillir son point de vue. Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accordée, il explique les raison qui ont fait que leur Plateforme se lancé dans débat pour dénoncer les motivations de ceux qui sont actuellement au pouvoir, le Parti congolais du travail. Ce changement dont il est question aujourd’hui, n’est qu’une façon pour le président Denis Sassou N’Guesso de se maintenir au pouvoir.

BrazzaNews : Vous avez fait une déclaration sur la Constitution de 2002 placée sous le thème : La Constitution de 2002 et la bonne gouvernance. Pourquoi ce thème ?

Anatole Limbonga-Ngoka : Nous avons choisi ce thème à cause du débat actuel qu’il y a dans le pays sur le changement de Constitution. Actuellement, le parti au pouvoir, les hommes du président Sassou veulent faire croire à la population que la Constitution de 2002 pourrait être une source de sclérose du pays. C’est pour cette raison que nous avons choisi ce thème pour montrer que la Constitution ne peut en rien êtreun obstacle à la bonne gouvernance et encore moins à l’approfondissement de la démocratie comme veulent le faire croire les gens du pouvoir. Dans une première phase on a défini la place et le rôle d’une Constitution dans un pays et plus quelles sont, dans la terminologie actuelle,ce que l’on entend par bonne gouvernance et puis on a regardé en quoi cette Constitution n’empêche pas la bonne gouvernance mais intègre les éléments qui permettent aux dirigeants de bien gouverner. Il n’y a aucune disposition qui peut promouvoir la mauvaise gouvernance. Il n’y a rien du tout. Ce sont-là des arguments qui n’ont aucun fondement.

Vous dites aussi aller au changement de Constitution c’est donner une fois de plus la chance au président actuel de demeurer au pouvoir…

Évidemment si l’on change cette Constitution c’est justement pour qu’il puisse se maintenir au pouvoir et préparer certainement un successeur. Lui le souhaite et non pas tel que le Parti congolais du travail peut le vouloir… En fait le président Denis Sassou N’Guesso a une conception du pouvoir très égocentrique et oligarchique. Ça se sent d’ailleurs dans tout son parcours. Quand on regarde le Pct et sa façon de fonctionner ; on dirait même que ce parti est devenu un petit moziki. Parce qu’aujourd’hui le Pct n’a plus de programme. A l’époque de Marien Ngouabi, il y avait des programmes qui étaient esquissés au niveau du parti. Aujourd’hui, il suit la volonté d’un homme : Sassou. S’il dit on va à gauche, tout le monde va à gauche ; s’il dit à droite, tout le monde va à droite. Et personne ne peut proposer une autre trajectoire si ce n’est lui-même.

En quoi les articles 57 et 58 font-t-ils alors peur ?

S’ils font peur c’est simplement parce qu’ils limitent le nombre de mandats ; puisqu’on dit qu’un président n’est rééligible qu’une seule fois et que par ailleurs l’âge limite est de 70 ans. Comme on le sait tous, le président Sassou a dépassé 70 ans, donc il ne peut pas prétendre d’être candidat. Il est en train de terminer son deuxième mandant et sur ces deux dispositions, il ne peut plus être candidat. Et l’homme ça ne l’intéresse pas. Il pense qu’il est certainement celui que Dieu a choisi pour diriger le Congo sésé-séko (Ndlr : éternellement). Il n’y a pas d’homme sésé-séko malheureusement. Il y en a un qui avait le nom de sésé-séko qui a même fuit son village. Il n’avait pas peut-être bien évaluéles choses à temps. C’est vraiment inutile de faire ce genre de choses.

Puisque vous vous opposez au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Quels sont les points positifs qu’elle contient quand bien même elle aurait été taillée sur mesure?

Bien sûr qu’elle avait été taillée sur mesure. Puisque Sassou n’a toujours eu que des Constitutions qui lui convenaient. On va faire un petit rappel historique. Nous sommes en 1979, le Comité militaire du parti vient de terminer ; le 3ème congrès extraordinaire du Pct vient de se tenir et Sassou est président du Comité central du Pct. En juillet une Constitution est votée. Mais taillée sur mesure par Sassou, dans laquelle nous avons un régime inventé par lui-même ; il est président de la République mais il y a un premier ministre qui n’est pa du tout responsable devant le Parlement. Et il a géré les premiers ministres : Louis Sylvain Ngoma et Ange Edouard Mpoungui. Il les a gérés sans qu’ils n’aient eu la moindre responsabilité que devant lui-même.

Après arrive la Conférence nationale souveraine, c’est peut-être parce qu’il a été devant un rapport de force qui lui a été défavorable. On se souvient encore de tous ces gens du Pct qui sillonnaient encore le pays en disant à bas le multipartisme… Jusqu’à ce qu’il y ait la grève de la Confédération syndicale des travailleurs du Congo pour qu’il accepte pour que le multipartisme se passe tout de suite. Comme le rapport de force lui était défavorable, le Pct avait voté la Constitution du 15 mars 1992.Il l’avait fait par opportunisme. Il l’a démontré d’ailleurs lorsqu’il y a eu crise institutionnelle, ils ont bloquéLissouba. Et après la guerre de 1997, en tirant donc les leçons de tout ça que le président Sassou a choisi cette Constitution avec un régime présidentiel.

Un régime qui est très antimonarchique d’ailleurs. Tel qu’il a été conçu aux Etats Unis. Parce que la nouveauté de ce régime vient des Etats-Unis, en 1787. La séparation des pouvoirs est claire. Nous avons un pouvoir exécutif, un pouvoir législatif et un pouvoir judiciaire. A ce moment-là, c’est entre ces trois pouvoirs que les intérêts de la Nations doivent être trouvés. Il faut qu’il y ait un dialogue entre ces trois pouvoirs. Ça fait 226 ans que les Américains gèrent avec ça. Treize (13) petites colonie de 4 000 000 d’habitants, devenue une puissance économique et militaire avec près de 50 Etats et 30 000 000 d’habitants, vit avec la même Constitution. Il n’y a pas mieux que l’Amérique. Qu’on ne nous raconte pas des histoires. J’ai même entendu le ministre ThierryMoungalla dire que cette Constitution empêche l’approfondissement de la démocratie. Quel est le pays le plus démocrate que les Etats-Unis ? Mais si le régime présidentiel empêchait l’approfondissement de la démocratie, les Etats Unis ne seraient pas un Etat démocratique.

Au sein de Pct il y a ceux qui pensent qu’il est souhaitable que Sassou-N’Guesso parte en 2016 c’est-à-dire qu’ils sortent par la grande porte et d’autres qui pensent qu’il doit être reconduit pour achever son programme de société…

Certainement mais beaucoup ne veulent pas s’exprimer ouvertement. Au moins, il y a deux personnes qui se sont exprimées : l’une par les médias de façons ouverte, c’est André Okombi Salissa, qui a donné sa position en disant « non » au changement de la Constitution, et il y a Charles Zacharie Bowawo, qui a écrit un ouvrage intitulé l’imposture ethnocentrique. Lui aussi, il donne même un conseil au président Sassou : il y a deux chemins à prendre celui de Mndela qui a quitté humblement le pouvoir ou celui de Moungabé qui change les Constitutions, qui fait des coups d’état de Palais. Quant aux autres membres du Pct, ils attendent peut-être les débats au sein du parti… Ce qui est sûr, il y a deux éminents membres qui se sont exprimés en disant qu’il ne faut pas changer de Constitution.

Que peut être votre commentaire sur les propos de Pierre Ngolo quand il invite les militants et membres du parti à se préparer au débat sur la Constitution et d’attendre entre temps les orientations de la direction politique ?

Mais les membres éminents du parti se sont déjà exprimés. Justin Kumba, Pierre Mabiala, Thierry Moungalla, EtékaYémet… Ca ressemble à un secrétaire général Hypocrite. Puisque tout le Pct s’exprime au moins pour la tendance qui est pour le changement de Constitution. Tantôt on entend qu’il y a les jeunes et les femmes de Bacongo qui ont demandé le changement de la Constitution de 2002 ou alors c’est Makabana (département du Niari, au sud du Congo Brazzaville) pour nous faire croire que c’est le peuple qui s’est exprimé. Mais un peuple s’exprime à travers les débats. Comment voulez-vous qu’un peuple qui se lève un matin (dont la grande majorité n’a même pas lu les grandes lignes de cette Constitution) pour demander le changement de cette Constitution ? Vous voyez bien que ça ne repose sur rien ; c’est de la manipulation. Eux, ils sont habitués à la manipulation. Ils n’ont appris que ça dans les pays de l’est. Ils ont été formés pour faire de la propagande noire ou blanche.

C’est cette manipulation à laquelle le Pct s’est habitué depuis sa création. Si Pierre Ngolo les fait attendre c’est simplement parce que le président Sassou doit devoir évaluer par rapport à la communauté internationale : comment ces gens vont réagir s’il faisait un passage en force ? Et il veut se rassurer. Ngolo est obligé de faire attendre les gens comme quoi le président n’est pas encore prêt. C’est ce que ça veut dire. Ils n’ont aucune vision pour le pays. Lui-même Pierre Ngolo n’a aucune vision pour le Pct. Il n’y a qu’à voir la façon qu’il a été élu, lui qui est un conservateur. Il n’a rien et fait ce que Sassou lui demande de faire.

Propos recueillis par Patrice Oko

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Patrice OKO - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 12:11
(Congo-Brazzaville) Le vieux dictateur Sassou Nguesso se compare à Angela Merkel et confond sa dictature à la démocratie allemande

Le président du Congo-Brazzaville ne ferme pas la porte à un nouveau mandat. Denis Sassou Nguesso est arrivé à Washington bien avant l’ouverture du sommet Etats-Unis/Afrique des 4, 5, et 6 août. Son deuxième mandat arrive à échéance en 2016. En théorie, il ne peut pas se représenter : il est visé par la limite d’âge et le plafond des mandats, mais cet obstacle pourrait être levé par une révision de la Constitution, n’en déplaise à la Maison Blanche. Il s’en explique longuement sur RFI, interviewé par Nicolas Champeaux.

RFI : Vous êtes arrivé à Washington tôt avant le sommet, flanqué de trois ministres. Est-ce à dire que ce sommet Etats-Unis/Afrique suscite votre enthousiasme ? Quelles retombées attendez-vous ?

Denis Sassou Nguesso : Nous pensons que c’est une rencontre importante. Les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique ont un partenariat important dans tous les domaines à développer. Et il est heureux que le président Obama ait pris l’initiative d’organiser ces deux rencontres. L’Afrique ne va continuer éternellement d’être la cinquième roue du carrosse.

Beaucoup d’observateurs pensent qu’au cours de ce siècle, l’Afrique peut connaître une marche en avant. Il est important que la plus grande puissance économique, militaire, technologique du monde s’intéresse à un continent comme celui-là. Nous allons donc échanger avec le président Obama sur ce thème. Si cela débouche sur la définition d’un partenariat gagnant-gagnant, ce serait un bon message qu’on passerait au monde.

La Maison Blanche et le département d’Etat l’ont dit à plusieurs reprises : ils sont contre l’idée de modifier la Constitution pour pouvoir prétendre à un mandat supplémentaire. Envisagez-vous de modifier la Constitution en 2016 pour pouvoir de nouveau vous présenter ?

Nous n’avons pas ce débat au Congo. Le débat qui se développe au niveau du peuple, c’est le débat en vue d’un changement de la Constitution parce qu’on pense que la Constitution actuelle a atteint certaines limites. Il s’agit du débat pour changer la Constitution, pas pour qu’un président par une volonté de puissance veuille changer la Constitution pour lui, mais pour le pays, pour que les institutions du pays progressent.

La modification de la Constitution ne doit pas nécessairement toucher, selon vous, la limite d’âge pour se présenter au pouvoir ou le nombre maximum de mandats ?

Mais cela dépend de la volonté populaire. De toute façon, la Constitution, si elle doit être changée, elle ne peut l’être qu’à travers un référendum. Et s’il y a référendum populaire, je ne vois pas quelle est la force de la démocratie qui pourrait être déçue de la volonté du peuple exprimé par référendum.

Si on résume ce que vous nous dites, aujourd’hui vous ne fermez pas la porte à une nouvelle candidature en 2016 ?

Cette question n’est pas à l’ordre du jour. La question qui est à l’ordre du jour, c’est celle de savoir si on change la Constitution dans l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie, ou pas.

L’intérêt des pays africains, selon le président Barack Obama, c’est le renouvellement du sang neuf. Il a dit devant de jeunes cadres africains : « Quand un homme ou une femme reste trop longtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer et non pour le bien du pays. » Est-ce que vous partagez son analyse ?

Je n’engage pas une polémique sur cette question-là. En Allemagne, lorsque les Allemands ont voulu d’un troisième mandat pour Madame Merkel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait encore peut-être lui en donner un quatrième. Le Premier ministre du Luxembourg [Jean-Claude Juncker, ndlr] est resté très longtemps [à son poste], c’est maintenant seulement qu’il va à la Commission de l’Union européenne. C’est la volonté des peuples. Il faut toujours l’interpréter comme ça et non pas le voir à travers quelques volontés de puissances.

A Brazzaville, vous avez réuni les principaux belligérants sur la Centrafrique autour de la table. Ils ont accepté de signer un accord, ce qui n’était pas gagné d’avance. En revanche, les combats se poursuivent. On l’a vu notamment dans le nord du pays. Cet accord est contesté par certains membres de la Seleka. Comment faire en sorte qu’il soit vraiment appliqué ?

Nous avons à Brazzaville voulu parler avec toutes les parties. Les Seleka étaient représentées. L’accord a été signé par l’un des vice-présidents de l’organisation de la Seleka et par les responsables anti-balaka et autres responsables religieux, des ONG et des partis politiques.

Maintenant s’il y a quelques divergences au sein de la Seleka… On a déjà vu des cessez-le-feu violés par certaines parties. Mais les personnes qui ne croient pas aux efforts qui ont été engagés à Brazzaville en vue de permettre la cessation des hostilités, il faut que ces personnes-là aient une alternative. S’il n’y a pas d’alternative, nous pensons avoir posé ce premier pas très important, et il faut poursuivre ce travail à l’intérieur de la RCA. Nous ne pensons pas que la Seleka ait une autre alternative qui dépasse de fait d’abord de cesser les hostilités et d’engager des dialogues en vue de la réconciliation nationale et la mise en place d’institutions définitives à travers des élections.

Source: http://www.rfi.fr/emission/20140802-denis-sassou-guesso-afrique-peut-connaitre-une-marche-avant/

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 21:31
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso, à Washington, ne renoncera pas au luxe et à la volupté…  31 juillet 2014

Par RIGOBERT OSSEBI

La dolce-vita à Mpila « mikolo nionso féti na féti »

Très tôt le matin du 29 juillet, l’avion présidentiel s’est envolé pour Washington après une courte escale à Malabo, en Guinée équatoriale. Certes l’appareil était plein à craquer de conseillers, de courtisans, d’enfants, de neveux et de mallettes à distribuer, mais l’essentiel n’était pas à bord : la couronne de lauriers du « faiseur de paix au Centrafrique » n’était dans aucun bagage. Idem pour le diplôme de « Grand leader des chefs d’État d’Afrique » qui aurait pu lui être remis à l’issue du Forum Fourbes Africa. Hélas sur les neuf présidents qui étaient attendus, deux seulement avaient effectué le déplacement, avec un premier ministre, Monsieur Ona Ondo, pour représenter Ali Bongo et les visites intéressées d’un Nicolas Sarkozy et d’un Jacques Attali. Pas de quoi pavoiser et se présenter aux yeux du monde, surtout à Washington, comme un dirigeant reconnu et aimé de ses pairs, « indispensable à l’avenir et au développement du continent ». En vérité, ce serait plutôt le contraire de l’avis de tous ou presque… !

Sassou-Sarkozy le 25 juillet 2014 à Brazzaville

Ses habituels lobbyistes, abreuvés par Cendrine et Claudia Sassou N’Guesso déjà sur place, l’attendaient de pied ferme dans la capitale politique américaine pour tenter de sauver ce qui pourrait l’être encore. Le dictateur y est réputé pour être celui, de tout le continent africain, qui dépense le plus pour son image dans ce pays qu’il craint plus qu’il ne respecte. (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/08/25/AR2010082505238.html)
Barack Obama, pour n’avoir rien fait ces six dernières années en faveur du continent de son père, est bien décidé à marquer le coup et si possible « l’Histoire ». Il tentera de donner une vigoureuse impulsion à la démocratie en Afrique avec un interdit sur les modifications des constitutions. Le dictateur congolais, très sûrement avec quelques autres, devront en faire les frais.

Mais ce qui est absolument intéressant, à quelques jours de l’ouverture de ce Sommet, est qu’une égalité de traitement y a été déclarée entre la RDC et le Congo-Brazzaville. La situation politique de ces pays frères et voisins fera l’objet des mêmes débats, en même temps. Ce qu’avait dit John Kerry, il y a peu à Kinshasa, s’appliquera bien au tyran de l’autre rive.

L’administration américaine, empêtrée dans la crise ukrainienne, et son face à face avec Vladimir Poutine, ainsi qu’au Proche-Orient avec cette énième guerre à Gaza, sans oublier les flammes de la Libye, ne saurait terminer ce premier Sommet Afrique États-Unis, autrement que brillamment pour elle et pour son Président, après qu’un message fort y ait été délivré ! Barack Hussein Obama à la tête de la plus grande des nations ne saurait se satisfaire d’une déclaration de principe sans suite, comme ce fut le cas pour le pathétique Sommet sur la Centrafrique à Brazzaville. Il exigera un engagement aussi clair que celui que le Président béninois, Boni Yayi, vient de prendre très récemment. Faute de quoi, très sûrement, un arsenal de représailles potentielles sera dévoilé, comme des restrictions sur les déplacements du gratin congolais, enfants et oligarques, ainsi que des blocages de comptes comme ce fut le cas pour l’Ukraine.

Le trio, boys band « MAO » ( Moungalla, Akouala, Okiemy) les seconds couteaux habituels, infatigables propagandistes de la tyrannie actuelle, si vifs à faire jaillir leur langue et leur lame de leur fourreau, n’a plus grand espoir de renverser le courant. Même dans la très nombreuse famille le malaise est grandissant. Très rares sont, parmi les rejetons, ceux qui comprennent la stratégie de leur vieux père et grand-père. Au-delà du petit cercle d’éternels courtisans, ils perçoivent tous le rejet catégorique donc ils font l’objet. Pour avoir depuis trop longtemps baigné dans une belle et facile vie, « dolce Vita », aucun d’entre eux ne s’imagine un avenir d’enfant de Kadhafi ; l’exil en Algérie, ou au Qatar, la lutte armée auprès de groupes rebelles ou pire auprès de groupes terroristes. Leur désarroi est grand actuellement car ils ne peuvent plus compter sur la modération de leur vieille Antoinette acquise complètement au jusqu’au-boutisme de son mari. Conflit de générations ? Pas seulement ! Chacun des époux a été marqué par une grave maladie. Aucun d’eux après une si longue vie de luxe, de faste et de débauche ne se voit en changer. Leur credo serait plutôt : « quitte à mourir autant que cela soit au pouvoir ! »

Tout le problème est bien là… ! Nombreux sont ceux qui, dans le système à des postes les plus élevés, pressentent avec angoisse le danger du « mur qui fonce à toute vitesse vers eux ». Pour tenter de l’éviter, certains multiplient les gestes d’une discrétion extrême envers les opposants déclarés. D’autres, tout aussi discrètement, financent certains mouvements et leaders.

Leur problème à tous est qu’ils ne bénéficient pas de la vision d’ensemble qu’ils devraient avoir et de la comptabilité juste des forces en présence. L’apparat, le cérémonial, les gardes rapprochées projettent une fausse image de ce que la situation au Congo est réellement. Le 4 mars 2012, tous – enfants, barons du régime, garde présidentielle, policiers et soldats – avaient fui, avec armes et bagages, Brazzaville à la première détonation. Raymond Zéphyrin Mboulou le ministre de l’intérieur, qui n’est pas le dernier à jouer les matamores dans les manipulations administratives et dans la défense de ce pouvoir, en était !

Il n’y a plus de légitimité, plus grande estime intérieure et extérieure de ce régime à bout de souffle comme le vieux dictateur, sur un sentier de ses terres qu’il devra rejoindre définitivement. A 71ans, ses proches le voient tel qu’il est réellement usé, fatigué, malade. Pour l’apparat et la représentation, comme un comédien le fait, il se maquille et revêt ses costumes sur mesure, indispensables déguisements, qui dissimulent sa prise de poids et son grand âge.

Antoinette Sassou Nguesso a un goût immodéré pour les bijoux de grande valeur, les toilettes et les fiestas comme celle de Saint Tropez. Denis, son époux, quant à lui, mégalomane égocentrique invétéré, n’adore rien de plus que les honneurs qui lui sont rendus (nous venons de le voir encore avec sa récente débauche de sommets inutiles et ridicules) et sa horde de courtisans et de courtisanes qui se bousculent à ses pieds pour recevoir l’argent qu’il refuse à sa population.

Alors que Brazzaville, et tout le Congo, vivent dans les odeurs pestilentielles et l’insalubrité, le vieux dictateur s’est concocté des appartements d’une blancheur immaculée où tout est luxe et volupté.

C’est là qu’il aime à recevoir de jeunes invitées qu’il fait venir du monde entier….
En Roumanie, les époux Ceausescu avaient été chassés pour beaucoup moins que cela. Autre continent, autre époque …. !

Rigobert OSSEBI

[1] L’avion du Premier Ministre gabonais, au moment de la remise en route des moteurs pour le retour, a connu une explosion de l’un de ces derniers. « Honni soit qui mal y pense » ! Brazzaville est certes réputée pour les catastrophes aériennes dont l’aéroport de départ était Maya-Maya (liste longue….), mais il ne faudrait tout de même pas penser que ce serait « une conséquence » du courroux de l’autorité suprême congolaise en réponse au forfait de dernière minute d’Ali Bongo… !

(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso, à Washington, ne renoncera pas au luxe et à la volupté…  31 juillet 2014
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso, à Washington, ne renoncera pas au luxe et à la volupté…  31 juillet 2014
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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:17
(Congo-Brazzaville) Révision de la constitution au Congo : un non-sens

Le débat « vers une révision de la Constitution au Congo ? » organisé le 27/07 dernier par la RFI, Radio France Internationale, entre le PCT et les opposants ont montré la limite des arguments et la mise en scène d’une escroquerie politique.

“Que feraient le PCT et l’opposition si jamais Denis Sassou Nguesso s’abstient de toute modification ou de toute révision de la Constitution ? Ce qui veut dire garderait la main pour organiser les élections présidentielles en présentant à sa place son neveu ou son fils qui continuerait sa politique de discrimination et de destruction du Congo.
Nous, nous avons fait le choix responsable, humaniste de la création de l’État du SUD CONGO. Aux autres de prendre leurs responsabilité
s."

1. Parler par les temps qui courent avec la création de l’État du SUD CONGO s’est faire l’impasse volontaire de ne pas parler de la rupture de l’unité du pays dont le responsable est Monsieur Denis SASSOU NGUESSO.

2. Autrement dit. La création de l’État du SUD CONGO en réaction de l’existence de l’État du Nord Congo de fait instauré par Monsieur Sassou Nguesso par discrimination des autres composantes de la population congolaise a ipso facto modifié la constitution du 20 Janvier 2002 et en conséquence quand le PCT qui dit vouloir aller « vers la révision de la Constitution du Congo » doit d’abord et avant tout expliquer au peuple du Nord Congo “quelle Constitution” va-t-il réviser ?

3. Les opposants quant à eux tiennent mordicus que la révision de la Constitution du 20 Janvier 2002 n’est pas à l’ordre du jour. Soit.

4. Aucun intervenant, que ce soit du côté du PCT ou de l’opposition voire des journalistes n’a voulu poser la question de fond, à savoir : que feraient le PCT et l’opposition si jamais Denis Sassou Nguesso s’abstenait de toute modification voire toute révision de la Constitution du 20 Janvier 2002 ?
Ce qui veut dire qu’il ne se représenterait pas mais c’est le même Sassou Nguesso qui aurait la main pour organiser les élections présidentielles de 2016 avec toute vraisemblance qu’il se choisirait son homme de paille, un neveu ou son fils, qui continuerait sa politique de discrimination des Congolais et de destruction de l’ex-République du Congo.

C’est pourquoi la vraie solution responsable et humaniste, pour éviter encore des querelles voire des guerres, parce qu’il y en aura quoi que l’on fasse puisqu’il s’agit de conserver le pouvoir, est bien la création de l’État du SUD CONGO par PARTITION DE FAIT du Congo en deux États distincts du Nord et du Sud qui se respecteraient en ayant de bonnes relations de bon voisinage. C’est la solution pour se préserver. Pour préserver les vies humaines du Nord et du Sud. Pour préserver l’essentiel : le droit à la vie.

Modeste BOUKADIA
Président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo

Paris, le 29 juillet 2014.

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Modeste Boukadia - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 09:52
(Congo-Brazzaville) Lettre aux dirigeants qui nous gouvernent et aux membres de l'opposition à propos des milices

Grâce aux médias qui ont l’immense mérite de relater tout ce qui se passe dans le monde, j’ai suivi les déclarations qui ont été faites par les Ministres Matthias Dzon et Christophe Moukoueké à l’assemblée générale des militants de l’opposition qui s’est tenue le 12 juillet 2014 à Brazzaville. Ils y ont révélé notamment que de nouvelles milices se créeraient avec les « cendres » des milices Cocoyes, Ninjas, Mambas et autres Nsilulus. J’espère qu’il ne s’agit que de simples rumeurs sans fondements qui ne seront pas avérées. Comme vous le savez, la rumeur est dangereuse. Elle peut engendrer des réactions sociales violentes. Elle place tout individu dans l’incertitude. Les mensonges qui se colportent sont pour la destruction de tout un peuple. Il suffit de répéter trois fois un mensonge pour en faire une vérité.

Au cas où ces rumeurs seraient avérées, et faisant mien l’adage koongo : « il faut toujours éteindre le feu qui couve sous les brindilles sèches pour prévenir un incendie », je me permettrais d’inviter à travers cette lettre, tous nos dirigeants actuels et ceux de demain, à tout mettre en œuvre, pour nous éviter d’autres calvaires. Car il faut toujours prévenir et donc éviter de subir les événements ou d’être surpris par ces derniers.

Messieurs les dirigeants qui nous gouvernent et les membres de l’opposition,

J’ai hésité, un moment, à vous écrire. Si je le fais, c’est que le besoin d’être entendu et d’être lu, aura été plus fort que ces voix des sceptiques ou des prophètes de malheur qui me disaient : « Tu ne vois tout qu’à travers le prisme de l’étranger où tu vis. La réalité sur le terrain au Congo est autre. A quoi bon ? Tu ne prêches et ne prêcheras que dans le désert. »Sic.

Citoyen de mon pays, animé d’un esprit, de fraternité, de concorde et attaché à la paix, la véritable paix, j’ai l’impérieuse obligation de lutter contre toute forme de désintégration du peuple Congolais dont je suis un maillon. Devant Dieu et les hommes, je dois m’éviter d’être complice ni en pensées, ni en actes, de la violence et de la guerre dont notre peuple n’a pas besoin. Comme je me dois aussi de déshonorer la guerre partout où elle pavoise, de la débusquer partout où elle couve. Pourquoi se taire dans notre société congolaise qui est devenue, entre autre, une société où ne règnent que les intérêts égoïstes, l’injustice, l’exclusion et l’exploitation, la violence dans chacune de ses expressions. Nos dirigeants et nous le peuple, nous sommes tous concernés et nous avons tout à dire. En paraphrasant notre compatriote Dina Mahoungou, tout citoyen digne de ce nom peut affirmer : « il faut donner la voix parce que si nous les hommes politiques, les intellectuels, les cadres ou les écrivains, nous ne faisons pas notre devoir, personne ne le fera à notre place. Par l’écriture, nous avons avec d’autres compatriotes, l’impérieuse capacité à dire ce que l’histoire n’a pas eu le temps de réparer, ce que le mauvais génie de l’homme a escamoté. »

A moins d’avoir la mémoire courte ou d’être amnésiques, rappelons-nous qu’au Congo, notre cher et beau pays, les populations ont trop souffert de ces conflits où les miliciens ont utilisé des armes pour terroriser, violer et tuer les civils, imposer leur volonté et atteindre leurs fins personnelles. Qu’elles soient gouvernementales comme la Défense civile sous le Président Alphonse Massamba-Débat, les milices ouvrières, estudiantines et paysannes sous les Présidents Marien Ngouabi et Sassou 1 , ou privées sous le Président Pascal Lissouba : les Cocoyes du Président Pascal Lissouba lui-même, les Cobras du Président Denis Sassou-Nguesso, les Mambas du Président Joachim Yomby-Opango, les Ninjas du Premier Ministre Bernard kolelas, les Requins du Ministre Jean-Pierre Thystère Tchicaya , et sous Sassou II, le front 400 du Ministre André Okombi Salissa, les Nsiloulous du Pasteur Ntoumi, les milices n’ont été d’une part que des instruments du terrorisme et de barbarie tant pour la conquête que pour la conservation du pouvoir et d’autre part des atteintes répétées aux droits fondamentaux du peuple, au massacre d’innocents, au viol des femmes, au pillage et à la destruction de nombreuses habitations, transformant des milliers de Congolais en personnes déplacées et sinistrées sans domicile dans leur propre pays. La région du Pool dont je suis originaire, est l’une des régions à en avoir payé le plus lourd tribut. Les blessures y sont encore béantes au sein de la population traumatisée. Je ne souhaiterais, en aucun cas, que les autres régions du Congo et leurs populations connaissent les affres de la guerre et les exactions que les milices ont commises contre ma région, le Pool, et ses habitants. Chat échaudé craint l’eau froide.

D’autre part, à ce que sache, de Liranga à Boko, de Kakamoeka à Ouesso, aucun compatriote, hormis ceux pour qui le pouvoir est au bout du fusil, ne veut plus encore entendre parler des milices, facteurs de divisions et de destruction. Les congolais devenus sages par le malheur, comme l’aurait dit Démocrite, veulent vivre dans un Congo véritablement pacifié.

Afin de bâtir au Congo un univers de progrès social, de liberté, de justice et de paix véritable dans le respect scrupuleux des règles de la démocratie pluraliste il y a trois mesures urgentes à prendre et que je me permettrais de proposer humblement à nos dirigeants : le Président de la République, les Ministres et Honorables Députés et Sénateurs :

La première est celle d’organiser à tout prix un dialogue entre tous les congolais, comme le Président Denis Sassou-Nguesso a bien voulu l’organiser pour nos frères centrafricains. Car sans le passage obligé par le dialogue et la négociation, seules voies en mesure de refermer les blessures et ipso facto de réconcilier les Congolais, aucune paix véritable ne pourra être réinstaurée au Congo.

L’autre mesure aussi importante que la précédente est l’adoption d’une loi interdisant la création des milices. Pour cela, je requerrais qu’il plaise à nos Honorables Députés tant originaires qu’élus au Pool, région dont le peuple a subi les pires exactions des milices, de l’initier. Je pense, entre autres, à nos Honorables Députés Adélaïde Mougani, Aimé Emmanuel Yoka, Brice parfait Kolelas, Bernard Tchimbambelela, Jean Martin Mbemba, Claude Alphonse Silou, Willy Masanga, etc. Que ce serait beau de voir la région du Pool, hier locomotive du Congo, dixit le Président Pascal Lissouba, devenir aujourd’hui la locomotive du train congolais de la paix ! Je parie que les autres Honorables Députés de la République que le peuple a élus, qui, à en croire leurs discours, sont des artisans et des adeptes de la paix, des hommes de réflexion et de méditation, des sages, la voteraient à l’unanimité et à main levée. Le plus grand et le plus heureux député n’est-il pas celui qui fait plus pour la paix du peuple ?

La troisième mesure est celle de mettre tout en œuvre pour restaurer la confiance de l’Etat et des populations envers l’armée républicaine, les forces de police et de gendarmerie, et de rénover l’éducation des esprits en inculquant à ces derniers de nouveaux sentiments en faveur de la tolérance, de la paix, de la justice, de la solidarité et de la générosité entre tous les Congolais. Car le Congo, comme l’Afrique d’ailleurs, a plus que jamais besoin de leaders visionnaires, de politiciens ouverts, moins indifférents aux souffrances du peuple ; de dirigeants capables de placer l’intérêt national au-dessus de leurs ambitions personnelles. C’est d’autant plus urgent que la plupart des maux dont souffre le peuple congolais découle du peu de soucis qu’en ont ceux qui dirigent ou aspirent à le faire. Que de conflits inutiles, de drames insupportables, l’on aurait évités, si les politiciens congolais étaient moins véreux et avaient une réelle volonté de justice, de paix, un peu plus de tolérance, moins d’injustice, notamment dans la répartition des richesses nationales.

C’est pourquoi, il revient à ceux qui nous gouvernent, le Président de la République, les Ministres, les Députés et Sénateurs ainsi qu’aux congolais eux-mêmes de comprendre que la guerre n’est toujours qu’une défaite ; celle de la pensée, de la sagesse, du débat démocratique. Elle est malheureusement le triomphe de l’ignorance, de l’égoïsme, de l’exclusion et de la compréhension. Elle n’est pas l’apanage des barbares, elle est barbarie.

Il leur revient aussi de comprendre qu’eux seuls d’abord devront apporter la paix au Congo, de mettre fin à leur divergences, à leurs conflits stupides et de développer notre pays, comme l’a dit le Président Fulbert Youlou « dans l’harmonie et la concorde mutuelle, unissant le nord, le sud, l’est et l’ouest du Congo dans un même idéal de paix, de prospérité et de progrès. »

Il leur revient enfin de dénoncer avec Saint Jean-Paul II « cette triste réalité : aujourd’hui de plus en plus de jeunes gens et de jeunes filles et même d’enfants ont pris part à des conflits armés, contraints de s’enrôler dans les milices armées et de combattre pour des causes qu’ils n’ont pas toujours comprises ; ces jeunes entraînés dans une véritable culture de la violence, suivant laquelle la vie compte peut et tuer ne paraît pas immoral. »

A en croire les ministres Matthias Dzon et Christophe Moukoueke, les futures milices naîtraient des cendres des défuntes milices congolaises dont j’ai parlé plus haut. Ce qui suppose que les anciens miliciens censés être démobilisés, ne l’auraient jamais été complètement. Ils sont tombés à nouveau dans l’oisiveté voire dans le chômage qui ipso facto engendre la misère, menace permanente pour la stabilité sociale, pour le développement de notre peuple et pour la paix. En effet, la misère économique et le chômage sont des aliments puissants, une aubaine pour les politiciens on ne peut plus véreux qui abusent de ces jeunes, pour la plupart diplômés, au chômage ou non instruits et qu’ils droguent et arment sans vergogne. Ces jeunes constituent donc un terreau de la culture qui repose sur la vérité de la violence. Nos politiciens le savent et par malhonnêteté intellectuelle, ils leur inculquent l’idée selon laquelle le détenteur du pouvoir peut tout leur procurer. Ce qui amène les jeunes gens en qui ils développent d’une façon permanente une volonté de violence et de confrontation plutôt que de tolérance, à leur faire purement et simplement allégeance.

Renoncer à la violence, éviter d’enjamber d’autres cadavres congolais, s’engager sur la voie de la paix, assurer l’avenir des générations futures, rassurer les consciences, changer les mentalités, arrêter les massacres, réaliser un bloc de consensus anti-milice, sécuriser la population contre les tentatives de conquête du pouvoir par n’importe quel moyen, notamment par le biais de la lutte armée, opérée par l’armée ou les milices sous quelque prétexte que ce soit, établir de nouvelles règles d’accession au pouvoir, basées sur des principes démocratiques, rendre aux Congolais au moins la dignité et le bonheur d’être libres et unis, tels doivent être le discours et le modus vivendi de la classe politique congolaise. Le développement économique, la reconstruction, la réconciliation et la paix sociale sont à ce prix.

Sur ces questions, il faut avoir la volonté et le courage politiques ainsi que l’intelligence historique d’accorder la priorité au Congo et au peuple congolais, et d’amener ce dernier à prendre conscience de la complexité des problèmes qui assaillent notre pays. Cela suppose une éducation patiente menée par les personnes qui croient sincèrement à la paix. C’est plus qu’un défi, c’est un devoir pour tout digne fils du Congo.

Enfin, comme l’a dit Saint Jean-Paul II « ce n’est pas les armes à la main que l’on construit un monde plus humain ni même une réalité nationale digne de ce nom. » Comprenne qui pourra.

Jean – Marie DIKAMONA.

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Jean-Marie Dikamona - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:59
(Congo-Brazzaville/françafrique) SARKOZY À SASSOU : « Cher Denis, parler en public, ça donne des idées »

Nicolas Sarkozy et le député Alain Marsaud à Brazzaville le 25 juillet 2014 -

En commençant par « Cher Denis, parler en public, ça peut donner des idées », ce discours prononcé le 25 juillet 2014 à Brazzaville, à l’occasion d’un ridicule Forum Fourbes Africa, ne rejoindra sûrement pas dans l’histoire celui du 30 janvier 1944 prononcé dans la même ville par le Général de Gaulle ; le bienséant « Cher Denis », plus qu’une simple formule de courtoisie d’un ancien Président d’une grande nation à un dictateur kleptocrate et corrupteur, résonne comme un signe d’allégeance et de soumission. Pour un ex-Président, ou pour un futur candidat !

C’est un secret de polichinelle, largement répandu à Brazzaville, Jacob Zuma, le président de la République d’Afrique du Sud, est à la botte de Denis Sassou Nguesso. Fort heureusement, ce grand pays d’Afrique australe n’est pas devenu encore une république bananière et le compagnon de lutte de Nelson Mandela ne pouvait que succomber aux liasses de billets que son homologue congolais a toujours jeté à ses pieds. Il en est devenu le pantin qui s’était élevé contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire de la Libye et la marionnette qui avait infligé un camouflé à François Hollande en ne se rendant pas à Paris à la fin 2013 pour le sommet de l’Élysée.

la brouette congolaise

Toutefois Jacob Zuma n’est ni le premier, ni le seul, à faire allégeance au dictateur prodigue ; Jerry Rollins n’avait pas hésité à mettre son prestige et son nom au service de l’infâme chef de guerres civiles congolais, au prix fort, contre une immense exploitation forestière (au nom de son épouse) à Enyelé dans la Likouala.

Alors pourquoi s’étonner si d’autres chefs d’État africains pour la plupart, tout aussi corruptibles et corrompus, viennent, un à un ou tous ensemble, s’humilier à Brazzaville en se prêtant, à une cérémonie à la gloire du plus mauvais d’entre eux, pour un prétexte futile d’un forum bidon ?

Incontestablement, le dictateur a dû mettre beaucoup d’argent sur la table, et/ou versé directement sur les comptes des intéressés au Qatar, à Singapour, à Hong Kong ou Macao, hors de portée des inquisitions policières occidentales. Nombreux, alors, ont été ceux qui ont fait le déplacement pour cette édition 2014 du Forum Fourbes Afrique (qui n’a plus rien à voir avec l’institution américaine dont un obscur Lucien Ebata a acquis la licence) :

- John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana

- Macky Sall, Président de la République du Sénégal

- Mahamadou Issoufou,Président de la République du Niger

- Alpha Condé, Président de la République de Guinée

- Goodluck Jonathan, Président de la République du Nigéria

- Ali Bongo Ondimba, Président de la République du Gabon

- Jacob Zuma, Président de la République d’Afrique du Sud

- Blaise Campaoré, Président de la République du Burkina-Faso

L’absence d’un habitué de ces manifestations, Boni Yayi, Président de la République du Bénin, a été remarquée. Etait-ce parce qu’en ce dernier jour de Ramadan, son état d’ébriété quasi permanent aurait pu gêner ses homologues musulmans ou alors parce que ses moqueries répétées au sujet de son très généreux bienfaiteur ont fini par froisser l’intéressé ?

Quoi qu’il en soit, ces présidents peuvent très bien, même dans l’avion du retour, railler l’orgueil imbécile et la mégalomanie de celui qui les a couvert de millions de dollars ou d’euros, Denis Sassou Nguesso n’en a que faire en réalité ! L’important pour lui est qu’il s’affiche ainsi publiquement dans la posture du leader, en acteur incontournable de la scène africaine et mondiale ; surtout à la veille d’un sommet crucial à Washington où Barack Obama devrait s’opposer à toute modification de la Constitution congolaise.

MATTEO RENZI ET SASSOU NGUESSO LORS DE LA SIGNATURE D’ACCORDS SUR LES HYDROCARBURES

Aussi, dans cette quête de supports extérieurs, la liste est longue des valets et des serviteurs, qui viennent à Brazzaville, contre des petites fortunes non déclarées, se fendre d’un discours à la gloire du bourreau du peuple congolais. Personne n’en saura jamais rien. Les sommes ridicules annoncées çà et là n’ont rien à voir avec les montants de la corruption telle qu’elle est pratiquée en réalité. Sassou Nguesso dispose d’un puits sans fond d’argent pour l’alimenter. A 100.000 euros la passe, pour des alliés de marque, on est très loin du compte… Il serait bon de regarder les tarifs officiels pratiqués par les agences spécialisées pour ce genre de prestation (http://www.celebritytalent.net/index.php)

Matteo Renzi jeune chef du gouvernement italien à l’avenir prometteur n’a pas hésité il y a quelques jours, pour son premier voyage officiel à l’étranger, à se rendre à Brazzaville, dans cette capitale incontestée de la dépravation financière. Mais, à décharge pour l’ancien maire de Florence, des avantages chiffrés en centaines de millions de dollars, par an, venaient juste d’être accordés à ENI, la compagnie pétrolière italienne dirigée par Claudio Descalzi. Ce dernier, il y a peu, avait été installé à sa direction générale par le nouveau premier ministre italien et sur l’insistance du dictateur, employeur et ami congolais. L’Assemblée Nationale Congolaise a récemment ratifié ces conditions incroyablement avantageuses sur lesquelles flotte un fort parfum de corruption.

Depuis deux ou trois ans, pour prendre l’ascendant sur ses pairs africains, l’autocrate congolais joue aussi le rôle de banquier. C’est ainsi, contre des dizaines de millions et parfois des centaines de millions de dollars (200 millions de dollars à la Côte d’Ivoire présidée par Ouattara), que tous les dirigeants ou presque du continent africain se bousculent à Brazzaville pour obtenir des prêts qu’ils ne rembourseront jamais. Ces sommes prêtées seraient très utiles pour réduire la pauvreté de ses propres populations, mais Denis Sassou Nguesso s’en contrefiche. Les chefs d’Etat qui ont été servis, très généreusement, se demandent s’il jouit encore de toutes ses facultés mentales après 34 années de pouvoir absolu. Mais encore une fois, le dictateur congolais n’en a que faire . « L’argent ne compte pas pour lui, il en use comme d’un moyen politique » dixit Jean-Yves Ollivier, son complice de toujours.

Cette apparente et nouvelle puissance financière était considérée, il y a peu, comme un pays pauvre. Le FMI, la Banque Mondiale et la France avaient curieusement effacé les dettes de ce très riche Congo. Il en coûta alors près de 3 milliards d’euros au pays alors présidé par Nicolas Sarkozy….

Brazzaville est la ville de tous les paradoxes. Les ministres, l’administration et une grande partie des fonctionnaires sont payés en espèces. Le billet de banque y est roi, quelque soit sa couleur et sa devise. Il est même Dieu lorsqu’il jaillit, en liasses bien fournies, du sac de Claudia, la fille du dictateur, après qu’un membre du gouvernement se soit prosterné devant elle pour obtenir des frais de mission. Parfois les billets sont faux, et c’est aussi une spécialité de la famille. Production locale soignée. Le procès du « 4 mars 2012 » qui se déroule en ce moment dans la capitale congolaise peine à en dessiner les contours du trafic tant la Présidence, enfants et neveux, sont mouillés jusqu’au cou.

Il ne se passe pas de semaine qu’un vol important, portant sur des centaines de millions de FCFA (centaines de milliers d’euros) en espèces, ne fasse l’objet d’une révélation. Toujours dans la famille d’un proche du gouvernement, d’un haut gradé, ou d’un responsable des douanes.

Inutile de préciser que tout cet argent est sale, noir comme l’or liquide produit par TOTAL, par ENI et par MURPHY dont les quantités exactes sont impossible à cerner. Pétrodollars par milliards, gérés n’importe comment par des putschistes récidivistes, plus spécialisés dans l’élimination des hommes et des femmes qui s’étaient mis en travers de leur chemin que dans la gestion transparente et raisonnable de la richesse nationale.

Paradoxe alors que d’organiser, après l’échec du Forum Fourbes Afrique 2013, une nouvelle édition avec pour sujet « les défis de la bancarisation, construire le modèle africain ». Plaisanterie, provocation ou mépris pour le système ? Le Congo n’a pas de compte bancaire à l’extérieur, pas de propriété officielle. Toutes les énormes ressources que compte ce pays sont gérées dans l’opacité la plus totale. L’an passé, la création d’un fonds souverain a été décidée ; nul n’en connaît le nom, le capital, les gestionnaires et encore moins sa domiciliation. Le Congo est l’archétype de l’Etat voyou mêlant la brutalité de l’Etat barbare avec la sophistication des techniques les plus modernes de dissimulation et de blanchiment financiers. BNP Paribas qui avait depuis longtemps initié le petit gang (par le nombre) familial à son professionnalisme malsain, a finalement jeté l’éponge tant l’irresponsabilité de ses clients lui faisait craindre le pire. Plus aucune affaire n’est traitée avec la République du Congo par le groupe français.

L’Afrique connaîtra peut-être une révolution bancaire. Mais pour cela il faudra d’abord mettre fin aux pratiques qui ont cours à Brazzaville. La criminalité financière y atteint de tels sommets qu’il sera très difficile d’en venir à bout. La visite éclair, et peu claire, de Nicolas Sarkozy à Brazzaville aura le grand mérite d’attirer l’attention des médias et de l’opinion publique internationale. Ils tenteront peut-être de comprendre ce qu’il s’y passe réellement.

Croire que l’ex-Président de la République française, et sûrement candidat en 2016, ait fait ce déplacement indigne pour une si modeste rémunération, pour le moins, serait une insulte à l’orgueil démesuré, et à la puissance financière, du dictateur congolais et à son ambition d’influer les prochaines élections présidentielles en France ; comme feu Omar Bongo, son gendre, avait réussi magistralement à le faire en 1995.

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

(Congo-Brazzaville/françafrique) SARKOZY À SASSOU : « Cher Denis, parler en public, ça donne des idées »
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