Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 19:35

LE DECRET QUI ENFONCE DENIS SASSOU NGUESSO -

Par l’Honorable Robert POATY PANGOU -

Le SANG des AUTRES a coulé. Désormais toutes les élections peuvent être organisées. De toutes les façons, les AUTRES ont été massacrés et sont morts.

« MPASI ZO NTAMA ZA TUKA » (Le martyre ne dure que trop longtemps)

En signant ce décretN° 2014-445; Denis SASSOU NGUESSO a tenu à confirmer que le SANG des AUTRES a vraiment beaucoup coulé.

En signant ce décret, Denis SASSOU NGUESSO a tenu à confirmer que les LARMES des AUTRES ont vraiment beaucoup coulé.

En signant ce décret, Denis SASSOU NGUESSO a avoué le m

« MPASI ZO NTAMA ZA TUKA » (Le martyre ne dure que trop longtemps)

En signant ce décret Denis SASSOU NGUESSO prouve que le recensement a été correctement fait autrement dit, il ne l’aurait pas publié.

Bref : En signant ce décret Denis SASSOU NGUESSO dit :Pourquoi reprendre un recensement dès lors que la population manquante n’existe plus.

Oui, le décret N° 2014-445 a vraimentdévoilé Denis SASSOU NGUESSOau sujet du plan de destruction du SUD par le NORD

« MPASI ZO NTAMA ZA TUKA » (Le martyre ne dure que trop longtemps)

Voici deux exemples très édifiants sur la répartition de l’électorat durant la période coloniale jusqu’au mois d’Août 1992.

Exemple N°1 :

Le 2janvier1956, Election du Député du Moyen Congo

Résultat :

Jean-Félix TCHICAYA 45 976 voix (SUD)

Jacques OPANGAULT 43 193 voix (NORD)

Fulbert YOULOU 41 084 voix (SUD)

Total SUD : 45 976 voix + 41 084 voix = 87 060 voix (66.84 %)

Total NORD : 43 193 voix (33.16 %)

Exemple N° 2

Le 2 août : premier tour de l'élection présidentielle :

Résultat :

Pascal LISSOUBA (SUD) 35,89 % des voix

Bernard BAKANA KOLELAS (SUD) 20,32 %

Denis SASSOU NGUESSO (NORD) 16,87 %

André MILONGO (SUD) 10,19 %.

Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA (SUD) 5%

Total SUD (4/5) : 71.4 %

Total NORD (1/5) : 16,87 %

« MPASI ZO NTAMA ZA TUKA » (Le martyre ne dure que trop longtemps)

Oui, hier le SUD était TROP peuplé et TROP sévère, TROP regardant.

Dès lors ; Ecraser le SUD, Humilier le SUD, Détruire le SUD : étaient des objectifs à atteindre.

Le NORD a été chargé pour réaliser cet objectif macabre.

Oui, aujourd’hui c’est chose faite. Le résultat du recensement publié le 06 Mars 2014 en est la preuve irréfutable.

Edouard Ambroise NOUMAZALAYE s’interroge.

Denis SASSOU NGUESSO donne la réponse.

En effet pendant que Fulbert YOULOU se prépare à recevoir l’Indépendance en 1960, la même année Denis SASSOU NGUESSO entre dans l’Armée.

Oui le décret N° 2014-445 a levé le voile entre le NORD et le SUD.

Au fond Denis SASSOU NGUESSO n’est qu’un symbole d’un NORD chargé d’une mission macabre : celle de détruire, écraser et humilier l’homme du SUD.

Oui c’est bien à travers ce décret portant le N° 2014-445 signé le 25 Août 2014 que Denis SASSOU NGUESSO vient apporter la confirmation sur le massacre des populations des 5 régions du SUD à savoir : le POOL, la BOUENZA, la LEKOUMOU, le NIARI et me KOUILOU.

« MPASI ZO NTAMA ZA TUKA » (Le martyre ne dure que trop longtemps)

La création de l’Etat du SUD CONGO est la réaction de toutes les 5 régions du SUD

Les moments clés de la tragédie du SUD

- 1960, Fulbert YOULOU se prépare à recevoir une « Indépendance Accordée ».

- 1960, Denis SASSOU NGUESSO entre dans l’Armée.

- 1963, Denis SASSOU NGUESSO est parmi les 5 militaires qui vont faire signer la Démission à Fulbert YOULOU.

- 1965, POUABOU, MATSOKOTA et MASSOUEME sont assassinés dans le NORD de Brazzaville. Le Sang est retrouvé dans le véhicule de fonction(parti)du défunt Edouard Ambroise NOUMAZALAYE.

- 1975, la Déclaration du 12-12 sur « l’épuration dans l’Armée ».

- 1977, Le Cardinal Emile BIAYENDA est enterré vivant, Alphonse MASSAMBA DEBAT est tué mais le corps a disparu jusqu’à ce jour ce suite à l’assassinat de Marien NGOUABI mort carotide coupée à l’Hôtel le Mistral.

- 1977, Denis SASSOU NGUESSO crée et dirige le Comité Militaire du Parti (CMP) du 18 mars au 3 avril 1977. Période durant laquelle il instaure « la semaine rouge » en massacrant à tour de bras tous les témoins gênant comme le sergent OTSOU, le lieutenant MBORO, entre autres, pour ne citer que ceux-là…

- 1979, Denis SASSOU NGUESSO prend le Pouvoir des mains de son frère Jacques Joachim YHOMBI-OPANGO au pouvoir par un tour de passe-passe depuis le 03 Avril 1977.

- 1986, la cour révolutionnaire ouvre un procès contre Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA, Blaise NZALAKANDA, Claude Ernest NDALLA.

- 1989, l’avion parti de Brazzaville explose au déçu du désert de Ténéré au Tchad.

- 1991, ouverture de la Conférence Nationale, le 25 Février.

- 1992, Pascal LISSOUBA est élu Président de la République

- 1997, Coup d’Etat de Denis SASSOU NGUESSO suivi du massacre de la population du SUD.

-1999 et 2012, Denis SASSOU NGUESSOO s’adresse à ses frères du NORD à Talangai et Oyo.

- 2001, Théophile OBENGA publie un livre très édifiant sur la SCISSION NORD/SUD

Voilà pourquoi ; J’invite toute la population de l’Etat du SUD CONGO à patienter un peu car le travail est entrain d’être finalisé.

Un Recensement sur toute l’étendue de notre Etat va être fait et un Référendum pour la ratification sera tenu. Tout ceci suivi par le processus électoral visant la mise en place de toutes les Institutions de notre Etat.

L’Unité n’était pas possible entre le NORD et le SUD. Il faut désormais l’accepter. IL ne faut jamais forcer la nature.

Le comportement de l’Escargot aurait pu nous instruire.

L’Humiliation a ses limites.

Nos Ancêtres n’avaient pas acceptés l’humiliation du Colon et ils se sont battus pour leur liberté. Ils ont payé un lourd tribut. Mais ils se sont libérés.

Aujourd’hui le Peuple des 5 régions du SUD dit NON comme l’avaient fait nos Ancêtres.

Dès lors ; l’UPADS, le MCDDI, l’UDR-Mwinda, le RDPS partis du SUD arrivés parmi les 5 premiers partis en 1992 doivent tous se mobiliser pour la finalisation de la mise en place de notre Etat.

En effet avec sa Superficie (106 762 km2), son Drapeau, sa Devise (Liberté-Solidarité-Progrès) et ses Armoiries qui existent déjà, il nous reste à faire le Recensement général de toute la population afin de préparer tout le processus référendaire et électoral de l’Etat du SUD CONGO

Oui, il faut laisser Denis SASSOU NGUESSO présider la partie NORD de ce que fût le CONGO-Brazzaville.

C’est le PRIX qu’il fallait payer pour notre Liberté. Nous voulons vivre libre et être tranquille.

Oui, « MPASI ZO NTAMA ZA TUKA » (Le martyre ne dure que trop longtemps)

Fait à Paris le 12 Septembre 2014

Honorable Robert POATY PANGOU

(Congo-Brazzaville) Le martyre des Kongo ne dure que trop longtemps
(Congo-Brazzaville) Le martyre des Kongo ne dure que trop longtemps
Repost 0
Robert Poaty-Pangou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 18:01
(Congo-Brazzaville) Etat du Sud-Congo : drapeau, devise, armoiries et limites géographiques

Etat du Sud Congo : drapeau, devise, armoiries et limites géographiques -

AU PEUPLE DU SUD CONGO, Nous tous originaires du KOUILOU, du NIARI, de la BOUENZA, de la LEKOUMOU et du POOL qui sommes “LES AUTRES” :

De qui Denis SASSOU, lors de son Message sur l’état de la nation le 12/08/2014, dit avec mépris et dédain :

« Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! »

De qui Théophile OBENGA somme avec arrogance et suffisance de se soumettre :

« … Il était question de guerres civiles [...]. Après c’est normalement tout le monde qui gagne avec le parti gagnant, pour bâtir ensemble avec toutes les ethnies, toutes les régions, toute la nation retrouvée [...]. A la fin des hostilités criminelles ce n’est pas l’une des 3 nations belligérantes qui a gagné mais bien le Congo à travers les vainqueurs [...]. Si les choses ne sont pas vues de cette manière, on aboutit à la scission, à la partition» (Pour le Congo – Brazzaville, Réflexions et Proposition, Ed. L’Harmattan, 2001).

ACCEPTONS AVEC FIERTE D’ÊTRE LES “AUTRES” c’est-à-dire des Congolais sur les Terres de nos Ancêtres mais REFUSONS DE NOUS SOUMETTRE. C’est cela être digne. C’est cela être un Peuple qui est DEBOUT qui affronte son destin.

Avant la prochaine conférence de presse qui se tiendra à Paris, Ville-Lumière de la France, Patrie des Droits de l’Homme, qui aura pour thème :

- PRESENTATION OFFICIELLE DES SYMBOLES DE L’ETAT DU SUD CONGO TELS QU’ILS ONT ETE COMMUNIQUES A L’ORGANISATION DES NATIONS-UNIES
- PERSPECTIVES DE MISE EN PLACE DE L’ETAT DU SUD CONGO A L’IMAGE DE LA TCHECOSLOVAQUIE

Nous vous présentons ici en avant-première :

- SON DRAPEAU

- SA DEVISELiberté – Solidarité – Progrès

- SES ARMOIRIES (Le LAMBI (KODIA) coiffé de 5 Etoiles…)

- SES LIMITES GEOGRAPHIQUES

VIVE L’ETAT DU SUD CONGO

Les membres signataires de la Requête de Déclaration de l’Etat du Sud Congo
reçue par le Secrétaire Général des Nations-Unies, Monsieur BAN Ki-moon

Paris, le 13 septembre 2014

P.S. : Vidéos annexes sur la déclaration de fait de l’Etat du Sud Congo :
Les symboles de l’Etat du Sud Congo
L’Etat du Sud Congo
De quel Congo êtes-vous Monsieur le président, Sassou Nguesso ?

(Congo-Brazzaville) Etat du Sud-Congo : drapeau, devise, armoiries et limites géographiques
(Congo-Brazzaville) Etat du Sud-Congo : drapeau, devise, armoiries et limites géographiques
(Congo-Brazzaville) Etat du Sud-Congo : drapeau, devise, armoiries et limites géographiques
(Congo-Brazzaville) Etat du Sud-Congo : drapeau, devise, armoiries et limites géographiques
Repost 0
Modeste Boukadia - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 15:45
(Congo-Brazzaville) Marcel Ntsourou écope la perpétuité, Sassou arbore un large sourire

Au Congo-Brazzaville, en matière judiciaire, c’est devenu une habitude, presque une coquetterie nationale : l’organisation des vrais faux procès. Les optimistes jureront que ce pays va à vau-l’eau car, « lorsque la justice échappe des mains de ceux qui la contrôlent, elle devient une véritable machine à tuer » dixit Soni Labou Tansi. Les épigones du « chemin d’avenir » soutiendront que le procès se serait déroulé normalement. C’est de bonne guerre. Les démocrates et les réalistes du Congo-Brazzaville à l’instar de Jean Luc Malékat, coordonateur des Assises pour l’Alternance tireront la sonnette d’alarme sur la dérive de l’institution judiciaire politisée et fortement tribalisée. Et, c’est à juste raison.


Châtiment

La cour criminelle a prononcé le jeudi 11 septembre 2014 à Brazzaville, la condamnation de l’ancien secrétaire général du conseil national de sécurité (CNS) le colonel téké Marcel Tsourou à des travaux forcés à perpétuité dans le cadre du verdict de l’affaire du 16 décembre 2013. Le verdict du 11 septembre 2014 prononcé par Christian Oba conformément aux réquisitoires du Procureur général Théophile Mbitsi obéit à l’esprit et à la lettre de la stratégie concoctée dans les officines de Talangaï. Le frère de Pierre Oba, le juge Christian Oba avait prévenu. Il allait frappé très fort. La voix de Christian Oba, frère de Pierre Oba, ancien ministre de l’intérieur et actuel ministre des mines, n’a pas tremblé pour envoyer le colonel téké au frais à vie. Le champagne a coulé à flot en Espagne où Sassou et son clan sont en villégiature. Une sentence qui a comblé d’aise Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka qui avaient très mal vécu la condamnation à cinq ans avec sursis du colonel téké Marcel Ntsourou. Un crime de lèse majesté chèrement payé par Mathurin Bayi et Corneille Moukala Moukoko (Mwinda.org, 6 mai 2014, L’ire de Sassou s’abat sur M. Bayi et C.Moukala Moukoko).


La justice du septentrion

Désormais l’ethnocentrisme des hommes de L’Alima marche à visage découvert. Jugez-en : Christian Oba, cadet de Pierre Oba, Théophile Mbitsi, chaussent les chaussures du président de la Cour d’appel de Brazzaville Bayi et Corneille Mounkala Moukoko, procureur général près la cour d’appel de Brazzaville. Oba et Mbitsi : deux hommes liges qui prendraient des instructions directement au palais de Mpila à l’instar du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville le magistrat colonel André Oko Ngakala. Comme naguère Charles Assémékang et Jacques Okoko qui condamnèrent à la peine capitale onze innocents (Ndoudi Nganga, Mizélé, Kanza, Samba dia Nkoumbi,…) lors du procès de l’assassinat du commandant Marien Ngouabi en 1978 à l’époque du comité militaire du parti (CMP) dont le premier vice-président était le commandant Denis Sassou Nguesso. C’est d’ailleurs au cours de ce procès que
Jacques Okoko lança la phrase qui lui colle comme la tunique de Nessus : »Même les tékés veulent diriger ce pays ? ». Y a-t-il une corrélation entre les ennuis judiciaires de Marcel Ntsourou et la sortie de Jacques Okoko ? Déjà Madzou : « La Cour appréciera ! » Parmi les juges aux ordres des faux procès qui ont émaillé la triste histoire judiciaire du Congo-Brazzaville, figurent en haut du palmarès Charles Madzou et Paul Ngatsé Obala. A cette liste sombre, il faut dorénavant ajouter Christian Oba et Théophile Mbitsi.


Aux ordres

Au Congo-Brazzaville, Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka exigent des magistrats qu’ils soient perpétuellement longanimes. Ce qui est le cas de Christian Oba et Théophile Mbitsi. Les consignes de la condamnation à la prison ferme du colonel téké Marcel Ntsourou ont clairement et scrupuleusement été respectées au doigt et à l’œil par les deux magistrats : Christian Oba et Théophile Mbitsi. Les avocats de la défense ont considéré que « C’est une décision illégale, inadmissible, rédigée ailleurs ».

C’est un euphémisme que de le déclarer. En condamnant l’officier téké aux travaux forcés à perpétuité, Sassou Nguesso et Aimé Emmanuel Yoka démontrent, par l’intermédiaire de Christian Oba et Théophile Mbitsi, qu’ils tiennent fermement et solidement la barre du pouvoir judiciaire. Et, du pouvoir tout court. A l’échelle des condamnation, au Congo-Brazzaville, il est moins risqué de faire sauter tout un quartier de la capitale que d’entrer en rébellion contre les forces publiques. Reste au colonel téké Marcel Ntsourou, pour espérer revoir la lumière du jour et respirer l’air frais, de supplier la grâce de Sassou en vue de l’absoudre du péché d’avoir osé revendiquer le galon de général et de menacer faire devant les tribunaux français des révélations sur les disparus du Beach de Brazzaville.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

Repost 0
Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 17:52
L'opposition politique au Congo-Brazzaville est-elle crédible ?

Lorsque l’on exige que les membres du Parti Congolais du Travail demandent à leur patron de respecter et d’appliquer la constitution en 2016, ils rétorquent sans hésiter : « Qui est capable de remplacer le président Denis Sassou-Nguesso ? » Cette réponse est un défi lancé à l’opposition congolaise, de présenter un homme pouvant rivaliser avec leur « champion ». Sans être un érudit de la vie politique congolaise, force est de constater, qu’à deux ans de l’échéance cruciale de 2016, l’opposition congolaise reste l’ombre d’elle-même et dans l’incapacité d’inquiéter le pouvoir en place ni même d’influencer l’agenda politique. Or, les sujets et les motifs de mobilisation sont nombreux.

Cette situation de sécheresse de l’opposition, est inévitablement le résultat d’une stratégie de déstabilisation finement menée par le président Denis Sassou-Nguesso. A mesure que s’approche l’échéance de 2016, l’opposition congolaise demeure divisée et incapable de produire un leader valable, encore moins un programme alternatif crédible.

Jacques Ancelot a dit : « Mieux que la raison, l’estomac dirige les hommes » et Georges Washington d’ajouter : « Peu d’hommes si vertueux soient-ils ne peuvent résister au plus offrant ». Comme nous pouvons l’observer, le relief du paysage politique congolais, déjà très accidenté est façonné par les besoins de l’estomac. Quand on sait que, depuis le boom pétrolier, les hommes politiques congolais ont les estomacs les plus gros d’Afrique, on peut aisément conclure que le combat politique n’est pas engagé dans le pays pour le bien être social du peuple congolais. Dans cet art subtil de remplir ou de vider les estomacs, le génie reste au président Denis Sassou-Nguesso.

Qui est véritablement opposant au Congo-Brazzaville ?

La majorité de ceux qui prétendent être des opposants, ont d’abord été des « lieutenants » ou des « évêques » au sein du pouvoir. Une fois éjectés du pouvoir, ils deviennent des opposants. Il s’agit souvent d’une opposition virulente destinée à accroître les capacités de nuisances afin d’être à nouveau récupéré par le pouvoir. Au Congo, il n y a pas d’avenir politique dans l’opposition. C’est une opposition gouvernée par les besoins et le volume de l’estomac. Très peu d’opposants ont été fabriqués hors du pouvoir.

En cas d’alternance politique, il y a sérieusement un doute sur la capacité de l’opposition à gouverner le pays. A propos du choix des hommes, du programme et des moyens, c’est encore le flou artistique. Avant de répondre aux intentions affichées par le pouvoir de changer la constitution du 20 janvier 2002, pour permettre au président Denis Sassou-Nguesso d’être candidat à sa propre succession, l’opposition n’a produit aucune réflexion de fond. En affirmant un refus instinctif et radical au changement de la constitution du 20 janvier 2002, elle cautionne la perpétuité de la dictature dans le pays, car la constitution du 20 janvier 2002, conforte l’autocratie politique au Congo. Comment expliquer, que ceux qui étaient farouchement opposés à l’instauration de cette constitution en 2002, en deviennent ses partisans et ses avocats ? Dansl’hypothèse d’une alternance politique, l’opposition maintiendrait-elle cette constitution ? Le président Denis Sassou Nguesso peut-il redouter une opposition constituée en partie de cerveaux cassés, ou la réflexion et l’analyse ne précède pas la réaction ou l’action ?

La campagne : « Touche pas à ma constitution » on pourrait dire : « Touche pas à ma dictature » est l’une des plus grosses aberrations politiques au Congo ces dernières années.

La souscription au changement de la constitution du 20 janvier 2002, n’est aucunement l’acceptation du maintien au pouvoir du président Sassou-Nguesso au-delà de 2016. Comment une opposition responsable, peut-elle accréditer le règne d’une constitution qui perpétue un régime de concentration des pouvoirs ? Ne sommes-nous pas revenu, avec cette nouvelle réforme des institutions, à l’équation politique de 1991, où le peuple congolais devait choisir, entre une véritable démocratie et l’abandon de la dictature ?

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste, écrivain

Repost 0
Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 17:57
(Congo-Brazzaville) Soyons courageux pour éjecter le dictateur Sassou-Nguesso en 2016

Soyons courageux pour éjecter le dictateur Sassou-Nguesso en 2016. -

Tout le monde sait que dans un pays comme le nôtre, où règne une dictature féroce, la Télévision nationale demeure l’instrument de propagande le plus sûr et sur lequel on peut bâtir, en toute confiance, les programmes de communication les moins évidents.

Sauf qu’à bien regarder ce qui se passe dans le monde, le Congo, pris en otage par le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso, ne peut plus se permettre d’asphyxier la population, en tournant le dos au respect de la Constitution.

Toutes les Constitutions prévoient les modalités selon lesquelles elles peuvent être modifiées: on parle de procédure de révision. Il peut s’agir des imperfections ou de modifier des règles de fonctionnement du régime. La Constitution congolaise de 2002 n’en prévoit aucune. Fermez le ban !

Ce pseudo débat est dénué de tout fondement juridique. Il tourne essentiellement autour de la tronche liftée du dictateur Sassou-Nguesso pour se maintenir à vie au pouvoir. En attendant de passer la main à son fils Denis Christel. Et de faire du Congo une monarchie. Tel est le plan machiavélique du dictateur Sassou-Nguesso.

Au lieu d’aller à la gamelle de Mpila, l’opposition, la société civile et toutes les forces vives doivent avoir le courage de stopper les manoeuvres scabreuses du dictateur Sassou-Nguesso.

Le courage pour l’opposition congolaise est de s’unir pour pousser vers la sortie le dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso. L’opposition congolaise doit chercher la solution ensemble, comprendre et écouter.

Il est consternant de voir l’opposition congolaise tomber dans le piège grotesque tendu par le dictateur-sanguinaire de l’Alima s’agissant de la modification ou du changement de la Constitution.

La politique cultive parfois l’art de la contradiction. Mais le plus important demeure sans aucun doute dans l’honnêteté intellectuelle et le sens des responsabilités.

Alors qu’au Burkina Faso Blaise Compaoré a perdu tous ses soutiens et qu’il est plus proche de la sortie que de l’augmentation, l’opposition congolaise dort sur ses lauriers, incapable de prendre des initiatives susceptibles de soulever les masses populaires.

En RDC, le courage politique se traduit par la mobilisation de l’opposition, même si Joseph Kabila active ses réseaux.

Dans l’intérêt du pays, le courage politique est la première qualité humaine car elle garantit toutes les autres.

Le courage politique doit se concrétiser au Congo par la résistance à l’instrumentalisation du dictateur-sanguinaire Sassou-Nguesso. Nous devons, par notre courage, affronter, résister, lutter, travailler, oser, afin de chasser Sassou-Nguesso, Ndenguet, les génocidaires, et tous les parasites.

Le courage donne la force d’agir. Il est hors de question pour les congolais aimant ce pays et voulant léguer de vraies valeurs aux futures générations, de laisser le dictateur installer sa boîte à bricolage.

Le courage est celui de tous les congolais en action, en prise avec les différentes forces qui sont susceptibles de nous aider à atteindre notre but: étouffer le projet infondé de révision ou de changement constitutionnel.

Congédié par les urnes, le dictateur Sassou-Nguesso est revenu au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat sanglant. La force faisant partie de son ADN, le dictateur veut rester au pouvoir au-delà de son mandat qui s’achève en 2016, par la force également.

Même surarmé, seul le courage politique le fera plier. Ni négociation, ni dialogue, ni transition sans tête ni queue avec le tyran comme l’a proposé maladroitement Mathias Dzon à Paris. Seul le respect de la Constitution compte.

Le courage politique est aussi celui de ne pas apporter de l’eau au moulin aux manœuvres dilatoires du dictateur Sassou-Nguesso. Il est impérieux de boycotter les élections locales qui auront lieu le 28 septembre, ainsi que la mascarade du référendum programmé. Malheureusement, Tsaty Mabiala de l’UPADS ne l’entend pas de cette oreille et participera bien au scrutin des municipales en cautionnant un fichier électoral qui ne respecte aucune norme internationale.

Le courage politique est aussi celui de demander à Parfait Kolélas de quitter le gouvernement au lieu de souffler le chaud et le froid. Rester dans un goulag après ses propos tenus dernièrement, est un non-sens politique, et révèle l’épaisseur de l’enveloppe qu’il a perçue du tyran Sassou-Nguesso. Son départ du gouvernement fantôme susciterait un rapport de forces non négligeable.

Sans courage et sans rapport de forces, le dictateur s’accrochera au pouvoir telle une sangsue.

Véritable gangster, le dictateur Sassou-Nguesso a ruiné le pays, vidé les caisses, brisé des couples, décimé des familles entières, condamné à perpétuité les enfants, sabordé l’avenir de la jeunesse, accentué la pauvreté et la misère, pérennisé la désolation. Nombriliste, le dictateur se fout et se contre fout des souffrances quotidiennes de la population. Après lui, le chaos, plastronne-t-il.

Le Fonds Monétaire International vient de contredire sèchement la propagande du boucher d’Oyo. Il écrit dans son dernier rapport: « la pauvreté et le chômage restent élevés au Congo, malgré les grandes dépenses publiques financées des revenus du pétrole. Les niveaux élevés des dépenses publiques et l’épuisement des réserves de pétrole appellent à un ajustement budgétaire en République du Congo à moyen et à long termes, a averti le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier examen des performances économiques du pays de cette année ».

L’heure est grave et n’est plus à l’éparpillement, à la diversion, et à des faux débats. Le dictateur Sassou-Nguesso doit à la fois respecter la Constitution et son serment.

« Nul ne connaît l’histoire de la prochaine aurore » aime répéter le dictateur à ses proches, oubliant que même le plus grand homme était autrefois un débutant. La prochaine aurore est son éviction du pouvoir le 14 août 2016 à 14 heures.

Les congolais n’ont pas peur de passer cette première étape. Il n’est point de courage sans liberté, ni de liberté sans courage.

Olivier Mouebara.

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
Olivier Mouebara - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 09:54
(Congo-Brazzaville) Opération "Mouebara" : la programmation du pogrom de la purification ethnique dans le sud Congo par Sassou Nguesso

Opération Mouebara (*)

Présidence de la République République du Congo

Unité - Travail - Progrès

Comité Mixte d'Actions Spéciales N° 023/99/PR/CMAS

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

PLAN D'ACTIVITES DU TRIMESTRE IV

DE L'OPERATION « MOUEBARA »

(01/10 – 31/12/99)

Zones cibles du trimestre :

Pool-Nord,

Bouénza-Nord,

Lékoumou – Niari-Forestier (cf. cartes tactiques jointes au plan)

SECRET DEFENSE

Vu et approuvé par le président de la république, chef de l'Etat, chef suprême des armées.

N° D'ORDRE : 01 POOL-NORD

ACTIONS :

  • Pilonnage de Kibouéndé; -Bombardement de Mayama;
  • Empoisonnement des sources d eau de la zone du PoolNord.

OBJECTIFS :

  • Dépeupler les pays de Mpangala;
  • Donner la mort aux personnes se trouvant dans les secteurs des tirs;
  • Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur du pilonnage et les pousser à la mort lente par la famine et les maladies; - Pousser à l'exil forcé au Gabon et en RDC; - Terroriser les résistants de l'étranger.

NORMES D APPRECIATION DES OBJECTIFS :

  • Passable (25000 tués, 15000 déplacés); - Bien (30000 tués, 20000 déplacés); - Excellent (45000 tués, 70000 déplacés).

NOTA BENE :

Brûler tout jeune en âge de combattre en provenance des zones à forte résistance.

DELAI ou PERIODE :

Mi-octobre début novembre selon conditions météorologiques (absence pluie et brouillard).

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

112 bombes,

81 missiles,

37 lance-flammes,

12 canons 122,

20 véhicules 4x4,

280 rockets,

1000 menus,

20 blindés,

5000 grenades.

1 million 7,62.

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

468 hommes (344 expatriés, 124 nationaux).

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (108 millions), internement (160 millions),

Prestations (646 millions),

Imprévus (98 millions) : total = 1016 millions.

RESPONSABLE : Général de brigade Blaise ADOUA.

OBSERVATIONS :

  • Pilonner et bombarder les lieux à forte concentration humaine (marchés, églises, écoles, terrains de sport, etc).
  • Utiliser les signaux externes des ONG humanitaires pour attirer les foules et faire des tirs groupés.

N° D'ORDRE 02 BOUENZA-NORD

ACTIONS :

  • Bombarder la zone de Mouyondzi ; - Bombarder la zone de Mabombo.

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

-Dépeupler les plateaux Babémbés ;

-Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de bombardement ;

-Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu ; -Pousser à l'exil forcé vers le Gabon; -Terroriser les résistants de l'étranger.

  • Mêmes normes que le n°1.

DELAI OU PERIODE : mois de novembre - décembre.

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

22 blindés,

21 véhicules 4x4,

120 bombes,

109 missiles, 300 rockets,

23 lance-flammes.

1 million 7,62.

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

524 hommes (446 expatriés, 78 nationaux).

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (150 millions), hébergement (168 millions),

Prestations (699 millions),

Imprévus (106 millions) : total = 1123 millions.

RESPONSABLE : Général de brigade Longonda Philippe.

OBSERVATIONS :

  • Bombarder le marché de Mouyondzi-centre, l'hôpital de Moukala, les champs et le village Louboto proche du barrage Moukoukoulou ;
  • Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE) (1).

N° D'ORDRE 03

LEKOUMOU-NIARI FORESTIER

ACTIONS :

  • Bombarder la zone de Sibiti et Zanaga; - Bombarder la zone de Mossendjo et Mayoko.

OBJECTIFS A ATTEINDRE :

  • Dépeupler le Niari forestier et la Lékoumou;
  • Donner la mort aux personnes se trouvant dans la zone de

(1) - L'on peut noter ici à quel point Jean-Paul Pigasse est impliqué dans le génocide des populations du Sud-Congo.

bombardement;

  • Maintenir les fugitifs dans les forêts par la terreur des bombardements et leur causer la mort à petit feu; - Pousser à l'exil forcé vers le Gabon; - Incendier le village natal de Lissouba.
  • Mêmes normes que le n°1.

DELAI OU PERIODE : mois de octobre - novembre - décembre.

MOYENS D'EXECUTION - MATERIEL :

2 Mig-21,

4 hélico,

  1. blindés,
  2. véhicules 4x4,

115 bombes,

98 missiles,

271 rockets, 14 lance-flammes.

1 million 7,62.

MOYENS D'EXECUTION - PERSONNEL :

415 hommes (346 expatriés, 69 nationaux).

MOYENS D'EXECUTION - FINANCES (CFA) :

carburant (140 millions), hébergement (138 millions),

Prestations (662 millions),

Imprévus (95 millions) : total = 1035 millions.

RESPONSABLE : Général de brigade ESSONGO B.

OBSERVATIONS :

  • Bombarder le marché de Mossendjo-centre, l'hôpital de Makabana, les champs et alentours de MBinda;
  • Préparer une action médiatique avant, pendant et après les raids (Voir avec Jean-Paul PIGASSE).

BILAN PREVISIONNEL POUR LE IVeme trimestre : Nombre de tués (125.000 hommes),

nombre de fugitifs (275.000 hommes), nombre de départs en exil forcé (40.000 hommes).

Soit un dépeuplement total de 430.000 hommes.

COUT TOTAL DES OPERATIONS

POUR LE IVème trimestre :

1016.000.000 + 1123.000.000 + 1035.000.000 =

3.174.000.000 F CFA.

MODALITES DE DOTATION :

529 millions (1/6 du montant) par quinzaine.

Fait à Brazzaville, le 27 Septembre 1999.

Pour le Comité d'Actions Spéciales,

Le Général de brigade ESSONGO

(*) Nous avons extrait et publié ce document avec l’autorisation de M. Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, auteur du livre « Assassinats politiques au Congo-Brazzaville. Rapport de la Commission Ad’hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (25 février – 10 juin 1991) », Ed. ICES, Corbeil-Essonnes, 2004 (ouvrage épuisé).

Repost 0
6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 09:48
(Congo-Brazzaville) Opération "Colombe II" : la programmation des épurations ethniques dans le Sud Congo par Sassou Nguesso

Voici un document du régime putschiste de Brazzaville qui porte la signature du chef d'Etat-Major des Forces Armées Congolaises (FAC), le colonel Yves Motandeau-Monghot et le visa du chef des opérations, le colonel Konta, en date du 26 mars 1998, sous le n° 137/MDN/FAC/CMG.

Comme quoi les violations massives et flagrantes des droits de l'homme que commet monsieur Sassou Nguesso, et ne cessent de dénoncer en permanence les démocrates congolais et du monde entier, ne sont pas du tout une machination ou une vue de l'esprit.

MINISTERE DE LA DEFENSE REPUBLIQUE DU CONGO

NATIONALE Unité - Travail - Progrès

FORCES ARMEES CONGOLAISES

ETAT MAJOR GENERAL

N° 0137/MDN/FAC/CMG

Secret confidentiel

OPERATION COLOMBE II (*)

Références

- Instructions verbales du Président de la République, Ministre de la Défense au ministre de l'Intérieur et au Chef d'Etat Major Général des Fac.

Réunion du Commandement de la dernière en date.

I. Situation générale

Depuis la prise de pouvoir par les FDU, les problèmes de sécurité dans le pays restent et demeurent la priorité des priorités. L'insécurité causée par nos propres troupes et celle dont les milices de l'ancien régime sont à l'origine constituent aujourd'hui un réel danger pour le pouvoir, car elles provoquent une instabilité sur le plan politique, économique et social.

L'indiscipline, les pillages, les viols, les braquages, les exactions diverses et l'incapacité au combat actuel sont une série de maux qui minent nos troupes. La présence des milices armées du pouvoir déchu disséminées dans tout le pays reste un danger permanent à enrayer coûte que coûte. Référence ordre d'opération «Colombe».

II. Situation particulière

Malgré les difficultés rencontrées dans son exécution, l'ordre d'opération « Colombe » dans toutes les régions du pays doit se poursuivre. Le Nibolek et le Pool en général et le District de Mouyondzi en particulier dans la région de la Bouenza (voir Carte) sont devenus un bastion du pouvoir déchu à cause de la forte concentration en matériel de guerre et en réserves humaines (Cocoyes, Mambas, Militaires des FAC génocidaires) qui opposent une résistance farouche au nouveau pouvoir.

III. Les forces en présence

a) Nos forces

Pour la conquête de Mouyondzi et l'accomplissement des autres missions y relatives, un G.O. est créé et est constitué des troupes F,A,M,T (1) et autres partisans et amis (voir légende). Il est sous le commandement direct sur le terrain du chef des Opérations des FAC qui a pour différents adjoints les différents chefs de ces différentes troupes.

b) Les troupes ennemies et leurs intentions

(1) - F,A,M,T. : Troupes Françaises, Angolaises, Marocaines et Tchadiennes. Les autres désignés sous le vocable de "partisans et amis" sont les mercenaires, les éléments de l'ancienne DSP de Mobutu et les Hutu rwandais.

L'ennemie disséminé dans tout le pays (au Pool, les milices de Kolélas, au Nord les partisans de Yhombi et dans le Kouilou et le Nibolek, les milices de Lissouba) et en grand nombre aujourd'hui concentré plus précisément dans le district de Mouyondzi s'est constitué en petit groupe une guérilla généralisée à partir de Mouyondzi dont le but final est la reconquête du pouvoir.

IV. Missions de nos troupes

  • Repérer et écraser les différents groupes et plus spécialement ceux de Mouyondzi qui représentent le fer de lance du pouvoir déchu;
  • Occuper tout le district de Mouyondzi afin d'étouffer dans l'œuf tous les espoirs du pouvoir déchu, évitant ainsi à l'adversaire la possibilité de contrôler les positions dans le Nibolek;
  • Elargir à partir de l'occupation de Mouyondzi la présence et l'influence de nos troupes dans le Nibolek afin d'empêcher entre autres une jonction entre les milices de Lissouba et celles de Kolélas dans le Pool en créant des bouchons dans le secteur de Kimbédi, Loutété, Bouansa, Madingou;
  • Procéder au désarmement systématique des milices de Lissouba dans le Nibolek et préparer la prochaine étape à savoir l'invasion totale du Pool par nos troupes occupant Mouyondzi et celles qui partiraient de Brazzaville.

V. Articulation et manœuvre

Le chef des opérations des FAC est le chef de l'opération «Colombe II». Il dispose des troupes F,A,M,T, et autres partisans et amis (voir légende)(1) pour organiser le combat contre Mouyondzi et dans l'accomplissement de ses missions conformément aux ordres verbaux du président de la République, ministre de la Défense, du ministre de l'Intérieur et du chef d'Etat major général des FAC. Il prendra l'initiative sur le terrain et rendra compte personnellement au chef d'Etat major général des FAC qui à son tour rendra compte à l'échelon supérieur.

Un P.C. opérationnel sera installé dans la région de la Bouenza

  1. - La légende mentionnée dans ce document n'est pas reprise ici.

Le Commandant de l'Armée de Terre,

Le Commandant de l'Armée de l'Air,

Le Commandant de la Logistique,

Le Commandant des Transmissions des FAC

Sont chargés, chacun en ce qui le concerne de l'exécution de cet ordre d'opérations.

Fait à Brazzaville, 26 mars 1998

Le Colonel Yves Motandeau-Monghot

Chef d'Etat Major Général des Forces Armées Congolaises

(*) Nous avons extrait et publié ce document avec l’autorisation de M. Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA, auteur du livre « Assassinats politiques au Congo-Brazzaville. Rapport de la Commission Ad’hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (25 février – 10 juin 1991) », Ed. ICES, Corbeil-Essonnes, 2004 (ouvrage épuisé).

Repost 0
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:45
En 2016, une solution existe pour le Congo-Brazzaville

En août 2016, le président Denis Sassou-Nguesso aura épuisé le nombre de mandats et dépassé l’âge légal fixé par la constitution. Il ne peut donc plus être candidat à sa propre succession et devrait quitter le pouvoir, comme l’exige la loi. Or, cela fera 53 ans en 2016 que « le pouvoir est au bout du fusil » au Congo. Voilà pourquoi dans ce pays, aucun président n’a jamais quitté le pouvoir conformément à a loi. En matière d’accès et de sortie du pouvoir, la prédation prime. La démocratie n’a rien changé depuis 1992.

Ce qui est pertinent dans la situation du président Sassou-Nguesso, c’est qu’il dispose d’une constitution qu’il a taillé sur mesure et promulguée. Ce n’est pas une constitution qui lui a été imposée. Le débat actuel sur la réforme des institutions aurait-il lieu si cette constitution n’avait pas limité le nombre de mandats et fixé l’âge limite pour se présenter à l’élection présidentielle ? C’est au nom de cette constitution que le président Denis Sassou-Nguesso a gouverné et engagé le Congo sur le plan international. S’il ne respecte ni n’applique ses propres lois, où va le Congo ? Or, quitter le pouvoir, comme le prévoit la constitution, pour la première fois dans l’histoire du Congo, ne peut qu’être un honneur, une distinction pour le président Sassou-Nguesso, le Congo et l’Afrique…

De soit disant, éminents juristes congolais viennent d’inventer une grotesque théorie affirmant « la fin d’un cycle constitutionnel » au Congo, or, il s’agit plutôt du crépuscule de dirigeants politiques, hostiles au changement, au progrès et au prestige du Congo.

Au Congo-Brazzaville, depuis deux décennies, on est en présence d’une tragique réalité :

-La répartition des richesses nationales n’a jamais été aussi injuste, inégale et aux mains d’un clan, d’une famille et des cercles initiés.

-La pauvreté, l’injustice, la corruption, l’impunité et la violence n’ont jamais été aussi répandues.

Afin d’éviter une possible implosion du pays, il faut penser au peuple congolais et aux plus démunis. C’est le peuple qui a raison, car il subit en permanence la crise. L’histoire de l’humanité nous enseigne, qu’un tel régime politique n’a aucun avenir.

C’est pourquoi en 2016, une solution existe pour le Congo-Brazzaville.

Cette solution exige le changement de la Constitution du 20 janvier 2002, qui octroie au pouvoir exécutif des prérogatives dignes d’une dictature et n’accorde au parlement aucuns pouvoirs. Le rétablissement de la constitution du 15 mars 1992, qui corrige les abus de la constitution du 20 janvier 2002. Cela aurait pour effet d’éviter un référendum constitutionnel inutile et couteux. La priorité devrait être, sans délais accordée au bien être social du peuple congolais. La constitution du 15 mars 1992 a le mérite d’avoir rassemblé le peuple congolais dans son écrasante majorité et le consensus de la classe politique, autour de la renaissance et du renouveau politique du Congo. Enfin, le président Denis Sassou-Nguesso ne devrait plus se représenter en 2016.

L’espoir en 2016, réside dans l’organisation de nouvelles élections présidentielles puis législatives, après une révision générale du recensement administratif et des listes électorales. Ces élections devraient être contrôlées par les organisations internationales, afin d’en garantir la transparence. Cette solution pourrait éviter au Congo-Brazzaville une crise politique dont il ne pourrait se relever.

Appolinaire NGOLONGOLO

Journaliste, écrivain

Repost 0
Appolinaire Ngolongolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:36
(Congo-Brazzaville) Inflation-Emploi : Sassou s'obstine dans la dénégation de la réalité

Au Congo-Brazzaville, Sassou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » ont adopté la facheuse manie de travestir la réalité économique et sociale. Ils n’acceptent ni le verdict des chiffres sortis des instituts de conjoncture ni celui des urnes proclamés par une institution véritablement indépendante. Dans un exercice de gargarisme lexical, le 12 Août 2014, devant un parterre de parlementaires toute ouïe, Sassou, après le fiasco de Washington, a déroulé un message à la nation truffé de contre-vérités. Parmi celles-ci figurent en bonne place l’inflation et l’emploi. Un discours enjôleur pour les épigones du « chemin d’avenir » et affligeant pour le gros des troupes de la population.


Gourou

Depuis la nuit des temps, les tyrans aiment être flattés et les dictateurs caressés dans le sens du poil. Au Congo-Brazzaville, Sassou, le tsar d’Oyo ne déroge pas à la règle. L’effervescence du palais des Congrès était largement supérieure aux mensonges assenés par le locataire de Mpila. Dans la salle du palais des Congrès, le 12 Août 2014, plus Sassou proférait des mensonges sur le plan économique, plus les parlementaires s’extasiaient. Et, lorsqu’il s’est agi du « sang et des larmes des autres », la salle du Palais des Congrès est entrée en ébullition. Curieux ! On dirait des fidèles entrant en transe devant le prêche d’un gourou des Eglises de réveil. Sur ce registre, Sassou n’avait rien à envier au Pasteur Ntoumi. On aurait cru au « papa pasteur » Sassou délvrant la « bonne nouvelle » à ses ouailles. Mais, les populations du Congo-Brazzaville confrontées aux mauvaises statistiques des indicateurs de l’inflation et de l’emploi ne s’y laissent pas tromper. Le bureau des Assises pour l’Alternance dirigé par Jean-Luc Malékat, Philippe Youlou, Alexis Miayoukou, Benjamin Toungamani et Bienvenu Mabilémono ainsi que tous ceux, Clément Miérassa, Paul Marie Mpouélé, Guy Romain Kinfoussia, Blanche Resemonde Moutsara, Marion Madzimba Ewango, Hervé Ambroise Malonga, Mathias Dzon, qui oeuvrent sur place au Congo-Brazzaville pour le départ de Sassou en août 2016, ont du pain sur la planche pour rétablir la réalité des chiffres tant le régime de Sassou a fait de la désinformation et de la manipulation une seconde nature érigée en mode de gouvernement. Vaste programme dans un pays où même les parlementaires, bien sûr triés sur le volet, ont perdu toute lucidité. Les nguiris de pétro-CFA, ces espèces sonnantes et trébuchantes, leur ont bandé les yeux et clouer le bec.


Inflation

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’inflation est une perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une hausse généralisée et durable du niveau des prix.
Généralement, pour évaluer le taux d’inflation, on utilise l’indice des prix à la consommation. L’indice des prix à la consommation du Congo-Brazzaville est supérieur à la moyenne de la sous-région de l’Afrique centrale qui est de 4,5 % et de 4,4 % pour la zone UEMOA. Les experts du Comité monétaire et financiers du Congo avaient fait savoir, dans un communiqué publié le 13 mai 2014, que le taux d’inflation du pays pourrait atteindre 11% au cours de l’année 2014. Ces experts s’étaient réunis le 13 mai 2014 à Brazzaville sous la présidence du ministre en charge des finances et du budget, Gilbert Ondongo (congosite.com, 13 mai 2014). Pourquoi Sassou ne se réfère-t-il pas aux statistiques rendues publiques par les experts ? Au titre de l’année 2014 donc, le Congo a globalement affiché de bons indicateurs financiers, excepté pour le taux d’inflation de 11 % qui s’est situé au-dessus des normes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Le satisfecit de Sassou en matière d’inflation est exagéré.

Au Congo-Brazzaville, pouvoir faire un ou deux repas quotidiens de sakasaka, de « maboké » ou de koko-manioc est, jour après jour un casse-tête. Pouvoir acquérir un terrain et bâtir une maison en matériaux durables pour les travailleurs qui émargent à la fonction publique, dans les PME/PMI et ceux du système informel, la démarche rend morose étant donné que cet exercice délicat relève parfois de la science-fiction pour la grande majorité à cause de la cherté des produits alimentaires et des matériaux de construction. Sauf, bien sûr, pour les nouveaux riches du « chemin d’avenir » qui tirent leur épingle du jeu et affiche un mode de vie flamboyant. La majorité de la population, quant à elle, tire le diable par la queue et se répand quotidiennement en lamentations larmoyantes.
Les raisons de la hausse des prix des biens agricoles, des matériaux de construction et des biens d’équipement sont connues : insuffisance de l’offre intérieure et augmentation des importations en vue de répondre à la demande nationale. La spéculation foncière et la spéculation immobilière ont anéanti tout espoir des jeunes ménages d’accession à la propriété. Les principales agglomérations urbaines et rurales du Congo-Brazzaville subissent les « coûts élevés » de leurs importations qui prennent une place importante dans leur économie. En effet, la plupart des produits de consommation courante prisés des congolais doivent être importés, ce qui rend leur accès difficile et donc plus cher.


Emploi

« La croissance soutenue a pour effet entre autres, l’amélioration de la situation de l’emploi » dixit Sassou au cours de son allocution. De quel emploi parlent Sassou, ses conseillers et les rédacteurs de son discours ? Des emplois à durée indéterminée (CDI), des emplois à durée déterminée (CDD) ou temporaires ? Combien de sociétés créatrices d’emplois se sont installées au Congo-Brazzaville ces cinq dernières années ? Dans quels secteurs économiques ces supposés emplois ont été créés ? La fonction publique ? La forêt ? Les mines ? Le bâtiment ? L’agro-industrie ? La pêche ? Le pétrole ? Une économie de rente n’est pas créatrice d’emploi. Au Congo-Brazzaville, 89 % du PIB vient du pétrole et seulement 11 % des autres secteurs économiques. Aussi, comment peut-on parler d’amélioration du chômage dans un pays où l’État en tant que principal employeur ne recrute plus sinon les enfants des membres de la nomenklatura.


Grands travaux, grand chômage

La politique des grands travaux engagée par Sassou Nguesso, Jean-Jacques Bouya et les agents du chemin d’avenir dans le cadre de la « municipalisation accélérée », dont les entreprises chinoises du BTP se taillent d’ailleurs la part du lion avec une main-d’œuvre « made in china » et les entreprises de BTP créées de toute pièce par les proches du clan présidentiel, abandonnant des chantiers entiers inachevés sans risques de poursuites judiciaires, ne crée pas assez d’emplois pour endiguer le flot de chômeurs qui courent les rues de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Kinkala, Mbanza Nganga, Mbomo, Sibiti, Djambala, Ouesso, Impfondo et Owando.
Le taux de chômage, parlons-en. Sassou n’est pas à son premier bluff, il est coutumier du fait. C’est un récidiviste du mensonge. En effet, déjà en 2013, les chiffres du chômage de Sassou Nguesso de 6 % ne correspondaient ni à ceux de l’Office national de l’emploi et de la main-d’œuvre (ONEMO) qui tournaient autour de 34,2 % en 2011 pour la tranche d’âge de 25-35 ans, ni à ceux du centre national de la statistique et des études économiques (CNSEE). Et, encore moins à ceux du RDPH fixés à 54 %. En tout état de cause, la vérité du chômage au Congo-Brazzaville oscille entre les deux statistiques (Mwinda.org, « Mur de scepticisme sur le chômage et la pauvreté », 18 septembre 2013) .

Sur un sujet aussi sérieux et aussi préoccupant pour les populations du Congo-Brazzaville, s’adressant devant la représentation nationale, Sassou n’hésite nullement à faire usage des approximations. C’est la preuve du très peu d’intérêt du phénomène de l’emploi dans le cœur de Sassou. Sassou parle d’une progression de l’emploi de 6,5% à 10,3%, mais omet à dessein d’apporter exactement la précision : combien d’emplois avaient été créées et combien ont été détruits. Et puis quelles sont les sources d’information de Sassou, ses conseillers et ses rédacteurs ? Sassou déclame une réduction du taux de chômage ; mais oublie d’indiquer dans quelle proportion. On est parti de quel pourcentage pour arriver au taux de 10% ? Et quelle crédit accorder aux sources de Sassou dans un pays où des statistiques sont fantaisistes au point que la Banque Mondiale a proposé ses services au Congo-Brazzaville dans le domaine de la statistique ? Contrairement aux chiffres de Sassou, le vrai taux de chômage au Congo-Brazzaville oscille entre 42% et 53% selon les données de la BAD et de l’OCDE (Congo-liberty.com, 14 août 2014). Où en est la promesse de Sassou de création de 40 000 emplois par an ?


Retour au village

Toutefois, ce serment de Sassou devant les parlementaires ne devrait pas faire oublier la réalité de l’inflation et de l’emploi du Congo-Brazzaville tenu par une caste de galonnés qui a réussi de faire de ce petit émirat d’Afrique centrale un pays où les populations végètent dans la misère alors que les ressources naturelles de son sous-sol lui réservaient un tout autre destin. Sur le front de l’inflation comme sur celui de l’emploi, plus pessimistes qu’hier, plus sombres qu’avant-hier et plus qu’inquiétantes demain, les politiques économiques conduites par l’administration Sassou renforcent le constat que Sassou, le PCT et les épigones de la « nouvelle espérance » hier et du « chemin d’avenir » aujourd’hui ont clairement et lamentablement échoué. Plutôt que de détourner le regard, de se voiler la face, de falsifier les données économiques, Sassou devrait sortir de sa tour d’ivoire d’affronter la réalité et déployer toutes les énergies pour améliorer les statistiques de l’inflation et de l’emploi. Aussi, plus pragmatiquement, Sassou devrait prendre exemple sur Cincinnatus, ce général romain qui préféra quitter le pouvoir pour retourner à ses champs et à ses charrues. Les vaches, les oies, les autruches et les chevaux d’Oyo l’attendent.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

(Congo-Brazzaville) Inflation-Emploi : Sassou s'obstine dans la dénégation de la réalité
Repost 0
Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 16:10
(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville

Message de l’Union diocésaine des religieuses de Pointe-Noire, à l’occasion de la messe pour l’eau -

Mgr Angel Miguel OLAVERRI, Évêque de Pointe-Noire

Prenant conscience de notre rôle dans l’Eglise et dans la société, rôle de communicatrice et de gardienne de la vie, nous, religieuses du diocèse de Pointe-Noire, regroupées dans l’Union Diocésaine des Religieuses (U.d.r), sommes choquées de constater que le quotidien du Ponténégrin est fait, depuis quelques années, de manque d’eau et de bidons jaunes à transporter tous les jours, pour aller à la quête de l’eau qui représente, à nos yeux, la vie. Vivant et voyant cette injustice, nous ne saurions fermer les yeux. C’est pourquoi, faisant référence à la parole de Dieu inscrite dans Jean 4, 7-15, nous voulons rappeler, à tous et particulièrement à nos autorités publiques, que l’eau est source de vie; sans elle, il n’ y a pas de vie possible; sa distribution fait traditionnellement partie des responsabilités d’organismes publics. D’ailleurs, l’eau n’est-elle pas ce qui, au début de la création, existait déjà? (cf. Genèse 1).

L’eau est un droit, car elle est un bien commun et n’est la propriété de personne. Le droit à l’eau, comme tous les droits de l’homme se base sur la dignité humaine et non pas sur des évaluations de type purement quantitatif, qui ne considèrent l’eau que comme un bien économique. Sans eau, la vie est menacée. Le droit à l’eau est un droit universel et inaliénable (cf.Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise n° 485).

Le conseil économique et social des Nations unies, dans son Observation générale n°15 nous rappelle que «le droit à l’eau consiste en un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques de chacun».

En 2005, l’enquête menée par l’Union diocésaine des religieuses a montré que l’eau est, réellement, devenue un problème crucial dans la ville de Pointe-Noire: En témoigne, aujourd’hui, la valse des bidons jaunes devenue un phénomène courant dans la ville. Un autre témoignage de l’acuité de la problématique de l’eau est la présence, à Brazzaville et Pointe-Noire, d’une épidémie de choléra qui nous incite à nous engager davantage et à revendiquer notre droit à l’eau.

Comment comprendre que la municipalisation accélérée de 2004 à Pointe-Noire, avec un budget de 44 milliards de francs Cfa n’ait pu résoudre ce problème de l’eau à Pointe-Noire? Comment pouvons-nous admettre qu’avec des revenus pétroliers d’environ 2000 milliards de francs Cfa, en 2006, l’eau continue à demeurer un luxe pour les populations congolaises?

En conséquence, l’U.d.r lance un pressant appel aux pouvoirs publics pour tout mettre en œuvre, afin d’apporter les solutions attendues et résoudre, durablement, les difficultés rencontrées par les populations en matière d’approvisionnement en eau; de même, elle demande aux institutions financières internationales présentes au Congo d’inscrire cette priorité dans les discussions avec le gouvernement.

Merci à Dieu et aussi à ceux qui nous suivent, aujourd’hui, et qui accepteront de s’engager pour que l’eau puisse couler dans les robinets, car tous, nous y avons droit.

Que Dieu, Père de toute création, nous bénisse et nous soutienne.

Union Diocésaine des Religieuses de Pointe-Noire

(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville
(Congo-Brazzaville) Prière pourl'eau au Congo-Brazzaville
Repost 0
Mgr Angel Miguel OLAVERRI - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT