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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 16:44
(Congo-Brazzaville/Cuba) Billet reçu : Six étudiants congolais portés disparus à Cuba

Après le départ du président, les 100.000 dollars laissés qui devraient servir à organiser les fêtes de fin d’année à Cuba, ont finalement été remis à l’ambassadeur pour payer les billets d’avion et rapatrier les quelques étudiants de médecine. Voyons comment, chaque fois qu’à Cuba on réclame la bourse, c’est un bras de fer.
Le 19 décembre, pendant que les congolais se préparent à célébrer les fêtes de fin d’année en paix et dans la joie, sur instruction de l'ambassadeur du Congo à Cuba, les cubains ont enlevés six étudiants de médecine pour une destination inconnue jusque là.
Il s'agit de:

Bongho Indomba Elnard
Niombo Junior,
Topoli Makoma Luis Bonaparte
Dzenguele Smaichel,
Oba Ossete
Carlos.

Même s’il s’agit d’un renvoi pour l’affaire du 29 octobre à l’ambassade, pourquoi avoir attendu l’arrivée du président à Cuba, son départ, et pourquoi la police cubaine a procédé par un enlèvement ? Six de nos enfants sont porté disparus à Cuba depuis deux jours : la terreur saisit tous les étudiants qui pour certains, ne vont pas à l’école et préfèrent rester dans leurs chambres. Voilà le chemin d’avenir, voilà le changement de la constitution.

Lundi 22 décembre, les parents d’enfants informés par les autres étudiants, ont constitué une délégation qui arrivera à Cuba pour tirer au clair la situation de leurs enfants.
Cuba abuse du peuple congolais depuis quelques temps! Pourquoi les cubains mettent leurs services militaires et policiers pour semer la terreur dans le milieu estudiantin congolais ? C’est la première génération congolaise à Cuba maltraitée ; et l’on s’interroge tous sur la nature des relations entre le Congo et Cuba et notamment entre l’ambassadeur pascal Onguieby et le ministre des relations extérieures de cuba.

Pour certains, l’ambassadeur qui veut s’emparer des 100.000 dollars laissés par le président, a décidé de réduire au silence un comité de défense des droits d’étudiants ( un syndicat) pour effrayer le reste ; car les étudiants ont décidé cette fois de faire ce qu’on a jamais fait s’il ne leur donne pas leur argent. 100.000 dollars, qui vaut 50.000.000 f CFA est de trop pour une population de moins de 1.200 personnes. Déjà il n’ya pas à Cuba une salle pouvant contenir tout ce nombre, alors comment compte t-il s’y prendre ?

Les étudiants prêts à s’unir à la délégation des parents qui arrivent ce lundi 22 décembre, prennent des mesures et se disent tous : Autant repartir étudier dans notre propre pays, plutôt que vivre cette misère de Cuba.

Envoyé par edgarde (aadgarddubois@yahoo.fr)

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 18:11
(Congo-Brazzaville) François Hollande décerne la légion d’honneur au chef d’état major congolais, le général Guy Blanchard Okoï

par congo-liberty.com

le-général-Guy-Blanchard-Okoï et Jean-Pierre Vidon -

Au nom du Président français François Hollande, l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville, Jean Pierre Vidon, a procédé le 9 décembre à Brazzaville, à la remise des insignes d’officier de la Légion d’honneur au chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FAC), le général de division Guy Blanchard Okoï.

Le Congo-Brazzaville va vraisemblablement entrer dans une période de vives tensions politiques à l’approche de 2016, année de la fin du mandat présidentiel du tyran congolais Sassou Nguesso. Malgré que sa propre constitution le lui interdise, les velléités du vieux dictateur pour changer la loi fondamentale, et se pérenniser au pouvoir à vie, ne font plus aucun doute.

Pour plusieurs observateurs, de nombreux mercenaires, mais surtout d’importantes armes de guerre accumulées par le clan au pouvoir circulent au Congo-Brazzaville. Aucune solution pérenne disent-ils ne sera trouvé sans y associer l’armée, bien que celle-ci aujourd’hui soit exclusivement au service de Sassou Nguesso. Mais, en n’était-il autrement pour l’armée de Blaise Compaoré au Burkina Faso ?

Pour une partie de l’opposition congolaise, la légion d’honneur que vient de décerner François Hollande au chef d’état-major congolais, est un signal fort envoyé aux officiers supérieurs de Brazzaville, afin qu’ils se ressaisissent et soient d’abord au service de la Nation et non au service d’un tyran. Alors, la sortie de crise à Brazzaville est-elle militaire, un coup d’état contre Sassou Nguesso serait-il salutaire pour restaurer la démocratie et éviter les massacres des populations planifiées par les ayatollahs qui entourent Sassou Nguesso ?

Selon l’article R.128 en son 1er alinéa du code de la légion d’honneur, c’est Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères de la France, avec un dossier justifiant « les services rendus à la France ou les causes qu’elle soutient »propose à la légion d’honneur des étrangers résidants hors de France. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que la légion d’honneur attribuée aux étrangers résidant hors de France, n’est pas publiée au journal officiel de la France, donc, c’est une légion d’honneur de seconde zone !

La rédaction

(Extrait de congo-liberty)

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 20:11
(Congo-Brazzaville) Les nuits tourmentées de Sassou et les quartiers sud de Brazzaville

LES NUITS TOURMENTEES DE SASSOU ET LES QUARTIERS SUD DE BRAZZAVILLE -

Les mises en garde de Barak Obama et François Hollande sur lés velléités de changement de Constitution ont laissé de marbre Sassou Nguesso. Telle la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, Sassou Nguesso les a balayées d’un revers de la main, en les considérant comme une marque d’ingérence étrangère.

Cas de la Centrafrique et du Mali
Le principe de non-ingérence invoqué par Sassou Nguesso serait-il le permis de changer la Constitution de son pays à sa guise ? Sassou Nguesso a passé sous silence le principe de non-ingérence, ne trouvant rien à y redire lorsqu’il s’est s’agi pour lui d’endosser et d’enfiler le costume de médiateur dans la crise centrafricaine. Sassou Nguesso n’a d’ailleurs pas tari d’éloges à l’endroit de François Hollande pour l’intervention militaire de la mère patrie au Mali. C’est, en effet, la France, ancienne puissance colonisatrice, qui a extirpé in extremis le Mali des griffes de la bande d’Ansar Dine qui marchait allègrement vers Bamako. Le Congo-Brazzaville a même financé la logistique des troupes tchadiennes engagées dans la guerre du Mali aux côtés des militaires français. Dans ces deux cas, le principe de non-ingérence aurai-il perdu toute pertinence ? Quid de l’intervention de l’armée angolaise de José Edouardo Dos Santos en 1997 au Congo-Brazzaville ? Quid de l’aide de la France de Jacques Chirac à Sassou Nguesso contre Pascal Lissouba en 1997 ? Deux poids, deux mesures ? C’est un doux euphémisme d’affirmer que Denis Sassou Nguesso n’a pas la suite dans les idées.

Du tic au tac
De retour de Cuba, le tsar d’Oyo à répondu aux grands de ce monde, à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville le 6 décembre 2014, en réitérant sa volonté de soumettre la question de changement de la Constitution du 20 janvier 2002 au referendum. Une réponse du berger à la bergère qui claque comme une déclaration de guerre. Sassou Nguesso a-t-il les reins assez solides pour s’engager dans cette voie ? Dispose-t-il des moyens de son ambition de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016 ? Le projet de referendum n’est-il qu’une fausse piste pour brouiller les cartes ? Ne serait-ce qu’un écran de fumée pour mieux positionner son fiston Christel Sassou Nguesso en 2016 avec le même fichier, le même découpage et la même commission électorale validés par les élections locales du 28 septembre 2014 ?

Sassou Nguesso n’est pas assez fou pour oser braver l’autorité de Barak Obama et François Hollande. A moins que Sassou Nguesso se prenne pour Robert Mugabé, un combattant de l’indépendance. Toutefois, n’est pas le dictateur Robert Mugabé qui veut.

Contestations
Sassou Nguesso, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir » sont sur le qui-vive. Ils guettent le moindre faits et gestes servant de mèche qui embraserait l’édifice du pouvoir de Sassou. Et, les regards des faucons du pouvoir se tournent naturellement vers les quartiers Sud de Brazzaville d’où pourraient partir la contestation du régime de Sassou Nguesso, pensent-ils. Comme si le Nord de la capitale, Pointe-Noire, Dolisie, Gamboma, Owando, Ouesso, Impfondo échappaient à la mauvaise gestion du clan Sassou et du système PCT. Et si les troubles qui emporteraient Sassou émanaient concomitamment de Pointe-Noire, Dolisie, Owando et Ngamakosso ? Sassou Nguesso a-t-il oublié les péripéties qui ont émaillé les obsèques de Jean Pierre Thysstère Tchicaya ?

Fixation et banderole rebelle
Les habitants de Bacongo, Makélékélé, OMS et Sangolo hantent les nuits de Sassou. Pourquoi une fixation du pouvoir sur les quartiers Sud de Brazzaville ?

Il y a quelques mois, A Brazzaville, à l’entrée du quartier sud de la capitale du Congo-Brazzaville, au rond point de l’Institut culturel français, une banderole a été déroulé : « Bacongo dit non au changement de la Constitution ».
Il ne s’agissait pas de n’importe quel message, il s’agissait d’un Non radical à Sassou. Il ne s’agissait pas de n’importe quel quartier ; il s’agissait de la « commune » de Bacongo et des quartiers Sud de Brazzaville, bastion de la contestation et de la résistance aux dérives de tout genre. Surveiller les quartiers Sud de Brazzaville, le nid des « contre-révolutionnaires », comme le lait sur le feu, telle est la mission dévolue à Jean-Dominique Okemba, Jean François Ndengué, Ngatsé Nianga Mbouala et Philippe Obara. Les habitants de Bacongo, Makélékélé, OMS, Sangolo sont depuis soumis à des fouilles et au contrôle d’identité. Les entrées et les sorties des quartiers Sud de Brazzaville sont filtrés. Dieu merci, la corniche surélevée au bord du fleuve Congo n’est encore qu’une maquette car elle pourrait servir de point de tirs sur les « Brazzavilles Sud » en cas de révolte en 2016.

L’arsenal militaire déployé dans les quartiers Sud de Brazzaville suffira-t-il à Sassou Nguesso de faire passer son projet de changement de la Constitution du 20 janvier 2002 comme une lettre à la poste ? Rien n’est moins sûr.


Benjamin BILOMBOT BITADYS

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Benjamin Bilomboty Bitadys - dans Sassou Nguesso PCT Congo-Brazzaville Sud-Congo
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 19:18
(Congo-Brazzaville) De l'inconfortable imposture de l'opposition congolaise : on ne sort de l'ambigüité qu'à ses dépends !

De l’inconfortable imposture de l’opposition congolaise : on ne sort de l’ambigüité qu’à ses dépens !

Par Jean-François NKOUKA -

Il se joue actuellement au Congo-Brazzaville un jeu de billard à trois bandes, un jeu faussé par une opposition atone, peu crédible et qui, malgré l’impopularité constatée des gouvernants actuels, ne convainc pas le peuple quant aux intentions qui les animent une fois le pouvoir reçu.

A quoi donc tient la crédibilité de ceux qui, autoproclamés opposants, prennent la posture de dire au peuple congolais, la gabegie et la décadence du pays, ce n’est pas nous, c’est eux, le PCT ?

C’est à ceux-là, nombreux, que s’adresse l’article de Jeune Afrique de ce 10/12/2014 : "Congo : Brazza n’est pas Ouaga". On y nargue, n’en déplaise à ceux qui ont l’habitude de se bomber la poitrine pour tout et pour rien, non pas le Peuple, mais LES OPPOSANTS que M. Sassou a fabriqués durant son long règne. Cet article les appelle à avoir le courage de se reconnaitre inconséquents, veules et sans autres projets que celui d’être Calife à la place du Calife, sans que le bien être du peuple pour lequel tant de dissimulations sont entretenues, ne soit la finalité de leurs actions.

Que dit donc cet article de si interpellant ? Je le cite : « Pour l’instant, Sassou Nguesso fait ce qu’il a toujours fait : il attend, immobile, en guettant les têtes qui finiront bien par surgir des hautes herbes de la savane, avant de bondir. » fin de citation.

Alors quoi ? Les opposants qui nous moussent pour des voyages interrompus, pour des meetings non tenus, pour des suspicions de meurtres à leur encontre, pour des hauts rassemblements tenus ça et là sur ce que la France connait de salles exigües, etc., ne le feraient-ils que pour du beurre ? Il faut croire que OUI !

Sassou Nguesso ne les considère donc pas comme ses opposants… Un fameux dicton dit si bien : « Seul le propriétaire du sac en connait le contenu ! » Assurément, ils sont sortis du sac de M. Sassou. Assurément, c’est Sassou qui les en a sortis. Assurément, il les connait assez, sinon trop bien pour les croire ses opposants. « Si vous voulez éprouver le caractère d’un homme, donnez-lui le pouvoir », disait Abraham Lincoln. De Sassou, ils avaient, tous, reçu et pouvoir et argent et considérations, ils n’ont pas, plus de secret pour lui. Ils lui doivent ce qu’ils sont, ils sont de sa poche !

C’est la leçon qui vient d’être administrée à ces trop nombreux hommes politiques congolais qui ne se découvrent opposants qu’une fois éjectés des affaires !

Rien n’a surgi. Ou plutôt, rien n’a surgi depuis ! Il semblerait que Sassou Nguesso, lucide, avait pris les devants, pressentant où se nichait la capacité à faire, à être, à tenir la dragée haute à ce régime et tout ce qu’il représente. Condamné à 30 ans de travaux forcés pour RIEN, ou plutôt, pour avoir demandé un gouvernement au service du peuple ! A lui Sassou n’a pas de redevance à réclamer en retour, ni postes de donnés, ni richesses indûment acquises, ni quelconque positionnement social dû de son fait, RIEN !

C’est ce qui fait qu’aucun parti politique n’a eu à condamner l’oppression dont ce leader politique a été l’objet ainsi que nombreux de ces militants. M. Modeste Boukadia n’est pas de la poche de M. Sassou ! Cela a suffit pour que la meute se ligue elle aussi, contre lui.

Un combat de titans qui dépasse les opposants autoproclamés.

L’adepte de la manière forte versus le féru de la diplomatie des actes. Entre les deux, les herbes qui poussent dans le pré de l’homme du 5 février 1979. Ainsi le dit Jeune Afrique« Sassou attend qu’une herbe pousse pour décapiter ».C’est reconnaitre explicitement que Mathias Dzon n’est pas de la mauvaise herbe pour Sassou Nguesso ; elle se trouve dans sa propre savane.

Qui d’autre au Congo-Brazzaville a subi un tel jugement inique ? M. Modeste Boukadia ne parlait pas de faire un putsch, il parlait de réconciliation, de pardon, d’unité, etc., et pour cela, il a pris 30 ans de travaux forcés ! La vérité était ailleurs… La vérité était dans les échéances à venir, celles de 2016, écarté le seul rival capable de lui faire de l’ombre, l’exiler du pays pour maîtriser son espace !

Manque de pot, l’adepte de la diplomatie souterraine a montré ce dont il est capable en posant l’acte salvateur politique qui n’a jamais été posé depuis 1958, la seule proposition en l’état, pouvant sortir le Congo de la longue crise d’agonie qui le tue ainsi que son peuple depuis la proclamation de la République soi-disant Une et Indivisible, la seule proposition en mesure de faire naître et de pérenniser l’état de paix et de stabilité du Congo : la partition du Congo en deux États souverains, le Sud Congo et le Nord-Léfini comme il le nomme. Une position qu’il a défendue auprès des Autorités françaises, allemandes, américaines en informant l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations-Unies et qui en ont pris acte.

Acculé, Sassou Nguesso ne peut se prévaloir de la modification de sa Constitution pour convenances personnelles tout en déniant au Peuple du Sud Congo son référendum d’Auto-détermination.

Dans ce jeu de billard à trois bandes, le PCT et les opposants autoproclamés s’entrainent à viser M. Modeste Boukadia. Qu’ils le sachent, ce n’est pas aussi facile que cela peut leur paraitre. Il a le Peuple et l’Histoire avec lui !

Jean-François NKOUKA

(Congo-Brazzaville) De l'inconfortable imposture de l'opposition congolaise : on ne sort de l'ambigüité qu'à ses dépends !
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Jean-François Nkouka - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 08:08
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso engage un bras de fer avec Obama et Hollande...

SASSOU NGUESSO ENGAGE UN BRAS DE FER AVEC OBAMA ET HOLLANDE SUR LE CHANGEMENT DE CONSTITUTION : en sortira-t-il vainqueur ou partira –t-il comme Blaise compaoré ?

A son retour de Cuba, le Président de la République, en répondant aux questions des journalistes avait réaffirmé son intention de procéder au référendum en vue du changement de la Constitution actuelle. Comme à son habitude, il avait justifié son projet inconstitutionnel en prenant des exemples qui n’ont rien à avoir avec le contexte politique congolais. Il s’était appuyé sur la réforme constitutionnelle ayant abouti à l’institution de la Ve République en France et la réforme constitutionnelle ayant instauré l’élection du Président de la République française au suffrage universel direct. Après s’être trompé au sujet du nombre de mandats présidentiels en Allemagne, Mr Sassou vient encore de commettre une grave confusion qui prouve, une de fois plus, qu’il n’a pas des conseillers compétents autour de lui mais de vulgaires courtisans.

Comparaison n’est pas raison. Comment Mr Sassou peut-il sortir la réforme ayant abouti à la cinquième République française de son contexte historique et politique pour l’appliquer au contexte congolais dans le but de justifier son coup d’Etat constitutionnel en préparation ?

Puisqu’il semble devenu amnésique au point d’oublier ce contexte français, il va falloir qu’on lui rafraichisse la mémoire.

La Ive République était un régime parlementaire où le pouvoir exécutif était faible. En raison de l’application du scrutin proportionnel aux élections législatives, des alliances étaient nécessaires entre plusieurs partis pour obtenir la majorité et gouverner. La vie politique de la Ive République était donc faite d’alliances et de ruptures d’alliances entrainant une grande instabilité ministérielle. Ainsi, de 1947 à 1959, 24 gouvernements se succèdent, soit en moyenne un gouvernement tous les six mois. Cette faiblesse du pouvoir exécutif est la raison principale de l’incapacité de la classe dirigeante à résoudre les crises liées à la décolonisation. Le début de la guerre d’Algérie pour l’indépendance aboutit à une crise de régime en France. Une autorité morale capable de restaurer le pouvoir de l’Etat étant attendue, De Gaulle se pose en recours.

Alors que De Gaulle s’était retiré de la vie politique sous la Ive République en raison de son hostilité vis-à-vis d’un régime où le pouvoir exécutif est faible, il revient douze ans après et accepte de reprendre le pouvoir à condition de pouvoir gouverner par ordonnance , c’est-à-dire sans vote du Parlement pendant six mois. Durant cette période, il est chargé de rédiger une nouvelle Constitution. Le Parlement accepte ses conditions. Le 1er juin 1958 De Gaulle devient Président du Conseil et entame avec ses conseillers le travail de rédaction de la Constitution de la Ve République française.

Pour résumer, la cinquième République est née de la nécessité de restaurer l’autorité de l’Etat, à travers un pouvoir exécutif fort, une stabilité politique et gouvernementale, par le biais du scrutin majoritaire aux élections législatives notamment.

Que se passe-t-il au Congo-Brazzaville ?

Il existe une Constitution qui attribue tous les pouvoirs au Président de la République qui est la personnalité centrale, la stabilité gouvernementale est garantie à travers l’impossibilité pour le Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale et cette dernière de démettre le Président de la République. Dans ce régime, le pouvoir exécutif est trop fort et supplante le reste des institutions. Le Président de la République est à moins de deux ans de son second et dernier septennat constitutionnel. Il doit, en 2016, quitter le pouvoir sans autres formes de procès ou pseudo débats. Mais ayant une soif et une addiction inextinguible au pouvoir, il voudrait absolument s’y accrocher, en violant la Constitution du 20 janvier 2002 qu’il a pourtant juré de respecter et de défendre.

Depuis 2002 jusqu’à ce jour, grâce à la science de la fraude dont il a le secret, le PCT a toujours eu une « majorité » écrasante lors des différentes élections politiques. Un gouvernement composé des militants du PCT et non pas des cadres intègres.

Le contexte politique congolais d’aujourd’hui n’a donc rien à voir avec celui qui a présidé, en France, à l’adoption de la Constitution de la Ve République française .C’est une manœuvre de diversion de plus et des exemples hors sujet de la part de Mr Sassou Nguesso.

L’humiliation subie par lui lors du dernier sommet de la francophonie est encore dans toutes les mémoires des congolais. Le Président François Hollande l’avait clairement mis en garde contre les tripatouillages de Constitution pour convenance personnelle pour demeurer au pouvoir. La position de Barack Obama est la même sur ce sujet.

En disant que c’est au peuple congolais qu’il appartient de trancher le problème du changement de Constitution, Mr Sassou envoie un message à Hollande et Obama pour leur faire part de sa détermination à passer outre leurs mises en garde et changer la Constitution de notre pays pour demeurer au pouvoir. Autrement dit, c’est un bras de fer qu’il a engagé avec eux. Mais c’est risqué pour lui, même si les courtisans et extrémistes, qu’ils préfèrent écouter, lui font croire le contraire. Avant lui, Blaise Compaoré avait adopté la même attitude et rappelé à Obama et Hollande la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats. Nous savons tous comment cela s’est terminé pour Blaise Compaoré. Sassou serait bien inspiré de se garder d’engager un bras de fer à plus forts que lui, car il est déjà perdant puisqu’ il n’a pas la force de tenir tête, longtemps, aux Présidents américains et français. C’est ridicule pour lui de vouloir montrer des muscles, qu’il n’a pas, à deux personnes qui pourraient décider de son départ du pouvoir, même avant 2016, en quelques minutes.

Qu’il ne soit pas stupide comme Blaise Compaoré, en attendant que le sang des congolais coule abondamment avant qu’il ne puisse reculer et renoncer à son projet de coup d’Etat constitutionnel qui menace la paix dans notre pays. S’il n’écoutait pas la voix de la sagesse, c’est la Cour pénale internationale et la justice française qui s’occuperont de lui. Les dossiers des disparus du Beach et des biens mal acquis sont toujours instruits en France et aboutiront à des procès.

Mr Sassou, s’il vous reste encore un brin de clairvoyance, renoncez pendant qu’il est encore temps à votre projet de changer la Constitution du 20 janvier 2002 et partez du pouvoir sans difficultés en 2016.

Si vous pensez qu’en affrontant Hollande et Obama, vous resterez au pouvoir, c’est la plus grave des humiliations qui vous attend avec la justice pénale internationale mais aussi française et la nôtre en plus.

Une personne avertie en vaut deux.

Ngoma Ludovic

(Extrait de congo-liberty)

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Ngoma Ludovic - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 17:10
ALERTE GENERALE !  L'Ordre Clanique Nazi Sassou & Nguesso est en action !

ALERTE GENERALE !

L'Ordre Clanique Nazi Sassou & Nguesso est en action !

Peuple Congolais,

Aujourd'hui, 07 décembre 2014, en ce moment même, sous la houlette du Général Jean-François Ndengué, chef clanique de la police dite « Nationale », des anciens Ninjas nommés Mama Wa Ndombi et Ma Ntsiétsié se réunissent au Centre Culturel Sony Labu Tansi, pour préparer le prochain carnage, le prochain génocide, le prochain crime contre l'humanité que, nul doute, on remettra sur le dos de la Région du Pool, comme à l'époque où Sassou Nguesso lança la rumeur selon la quelle « Ba Kongo ba bomi Marien ». Leur rôle, « sonner la révolte du Pool » par leurs actions armées, comme toujours.

Comme en 1970, quand un certain Martin Mberi voulu faire croire à Marien Ngouabi que la Région du Pool est réactionnaire avec son largage de tracts dans le Pool, notamment à Kinkala...

Comme en 1997, lorsque les mêmes ont convaincu le Révérend Ntumi, alias Frédéric Bintsangou, de « se révolter » contre les agressions armées de M. Sassou, en le poussant de récupérer les Ninjas de Bernard Kolelas et prendre les armes, les mêmes à savoir Sassou Nguesso, Ndengué, Dominique Okemba, etc., qui n'ont jamais étanché leur soif de sang humain des Congolais du Sud en particulier de ceux du Pool, se remettent à l'oeuvre.

Confronté à l'opinion nationale et internationale qui n'accepte pas que la Constitution de 2002 soit tripatouillée pour se permettre un énième mandat présidentiel, malgré les dispositions édictées par la même Constitution qu'il s'est taillée sur mesure, l'Ordre Clanique Nazi de Sassou & Nguesso, dans sa volonté de passer outre, se rabat encore sur la région martyre, le POOL, sa terre de prédilection, dans le but d'y prélever des « agneaux » à immoler une fois de plus sur l 'autel du tribalisme mbochi, pour provoquer un autre pogrom avec la raison simple : « La région du Pool « belliqueuse » (?) s'est remise en guerre » pour justifier leur barbarie et leur bestialité génétiques séculaires.

Aujourd'hui, au Centre Culturel Sony Labu Tansi, va se mettre en place la stratégie qui permettra au clan Sassou & Nguesso de se maintenir au pouvoir à vie. Pour ce faire, il lui faut des boucs émissaires, des crétins, des naïfs et des cupides. Ces crétins, ces naïfs et ces cupides, ce sont les individus nommés (pseudonyme de guerrier) Mama Wa Ndombi et Ma Ntsiétsié à qui le Général Jean-François Ndengué va remettre des sacs « Nguiri » remplis de millions de frs CFA pour déclencher une autre guerre. Ainsi, en raison du climat d'insécurité créé dans le pays, plus personne ne parlera de révision ou de changement de constitution et d'élections présidentielles. Et le tour est joué et la boucle est bouclée.

Voilà le scénario mis en place par le PCT et l'Ordre clanique Nazi Sassou & Nguesso pour rester au pouvoir sur fond de fleuves de « sang et des larmes des autres » (sic)

Meso ma Nkombo...

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Meso ma Nkombo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 22:09
(Congo-Brazzaville) Dernières intrigues et machinations de Sassou Nguesso dans la Likouala

Une vue de l’autel pendant la messe. -

La Likouala et les Likoualiens ont toujours occupé une place particulière dans les stratégies du tyran d’Oyo ; de Xavier Katali à Ambroise Noumazalaye, en passant par Yves Motandeau et Jean Marie Tassoua. Il s’est toujours agi d’un savant, pardon !, d’un diabolique mélange d’alliances et d’éliminations au gré des impératifs qu’a imposé la survie du régime et du système en place depuis une trentaine d’années.

Ces alliés dérangeants, trop puissants selon les circonstances, de la région la plus septentrionale du Congo ne montrent plus d’empressement à défendre un pouvoir familial accaparateur de libertés et de biens publics. Alors l’autocrate est infiniment vigilant et actif dans tout ce qui pourrait amener des divisions en leur sein, comme on l’a vu lors du récent attentat au domicile de Jean Marie Tassoua à Impfondo, ou au contraire, au sujet de tout élément qui pourrait les renforcer, les rassembler ou les mettre en avant.

Ainsi ces derniers jours, la Likouala, surveillée comme le lait sur le feu, a été au cœur d’intrigues plus que d’interventions minutieusement orchestrées par un dictateur zélé auprès d’une Eglise congolaise, otage et interposée.

Depuis quelques mois sa bête noire, parmi la véritable opposition qui tente de s’organiser, est Jean-Luc Malekat, ancien Ministre des finances de la Transition, ancien Directeur Général des Impôts, actuel Coordonateur des Assises Nationales du Congo pour l’Alternance Démocratique ; et likoualien… ! Un extra-terrestre dans la planète politique congolaise : ses supporters ne se limitent ni à une région, ni à un département et encore moins à une ethnie. Mais le pire pour le tyran, contrairement à beaucoup, c’est qu’il ne traine pas de casserole : Jean-Luc Malekat, exception parmi les trop rares exceptions, ne s’est jamais servi dans la caisse de la DGI ni du Trésor Public ! Il n’a jamais racketté les pétroliers amis, ni trempé ses lèvres dans les immenses pots de vin et de miel qui lui ont été proposés !

L’intégrité à un niveau pareil est pire que bien des crimes, une véritable provocation dans l’univers impitoyable des Nguesso-Ewing ! (La série télévisée « Dallas » a longtemps été pour les Nguesso le modèle de référence.)

Alors l’autocrate de l’Alima ne pouvait qu’exploser de colère lorsqu’il a appris que l’Eglise congolaise préparait une grande manifestation du 18 au 22 novembre 2014 pour célébrer le Jubilé du 50ème anniversaire de la fondation des Fraternités catholique du Congo avec un hommage appuyé à celle qui en avait été à l’origine, feue Firmine Malekat Lezo, maman d’un certain Jean-Luc Malekat… !

Quatre journées de célébrations prévues avec tout l’Episcopat congolais, avec des invités venus de toute l’Afrique et d’ailleurs, et avec pour moment culminant une messe d’action de grâces célébrée, le samedi 22 novembre, en la Basilique Sainte Anne du Congo, à Brazzaville.

Les femmes de cette association, avec à leur tête feue Firmine Malekat Lezo, s’étaient illustrées dans des processus de prévention et de règlement des conflits en vue de la paix. Dans une série de médiations pour renforcer la cohésion nationale, elles s’étaient distinguées au début de leurs actions en 1964 dans la protection des hommes d’église persécutés par le pouvoir marxiste ; en 1968, dans une démarche unitaire et multiethnique, pour la protection du Capitaine Marien Ngouabi, alors incarcéré, et dans sa libération ; lors de la première guerre civile de 1993-1994, elles menèrent les initiatives pour la cessation des hostilités et organisèrent l’historique marche du 16 décembre 1993. Il faut noter qu’Antoinette Sassou Nguesso, alors démocrate convaincue, se trouvaient souvent aux premières loges de ces dernières actions.

La même, épouse de l’autocrate, n’est sûrement plus tentée par le souvenir de ce genre d’initiative pour le respect de la paix civile et de la démocratie ; elle s’est complaisamment pliée à la manœuvre imaginée afin de briser l’impact de la célébration du Jubilé des Fraternités catholiques.

Pour le pouvoir, il était important de ne rien faire qui puisse paraître hostile à la Likouala et aux Likoualiens, mais il ne fallait surtout pas que tout l’Episcopat congolais se retrouve réuni à la Cathédrale Sainte Anne pour la célébration de ce Jubilé !

Aussi les sbires, en soutanes ou pas, du dictateur finirent par trouver un pseudo-évènement à fêter qui pouvait diviser la troupe des Evêques congolais et casser la portée médiatique du 50ème anniversaire des Fraternités. Les stratèges de l’autocratie décidèrent donc de célébrer le 125ème anniversaire de la fondation de la Mission catholique Saint Louis et du village chrétien de Liranga du 20 au 24 novembre, en présence de l’épouse du tyran, Antoinette Sassou NGuesso, marraine de l’évènement.

Ce dernier évènement, dans la Likouala, a été célébré à grands frais, cependant , pied de nez de taille de l’Eglise congolaise, avec des Evêques de seconde classe… Elle n’était absolument pas dupe de la légitimité de la date ! En réalité la mission avait été fondée le 2 ou 3 avril 1889 avec pour saint patron Louis. La célébration aurait dû se tenir un 2 ou 3 avril ; ou encore le 25 août, fête de Saint Louis.. !

Antoinette Sassou Nguesso, dont on connait les dépenses tropéziennes, avait fait des dons de pacotilles religieuses, de quelques produits pharmaceutiques et de cahiers et de crayons pour les enfants. Après avoir constaté avec une amertume feinte l’état de dégradation dans lequel se trouvait l’école catholique, elle a alors promis de la reconstruire ; en même temps que le ministère de la Culture s’engageait (en partenariat avec l’ambassade de France ) pour la restauration de l’église paroissiale.

Un buste du fondateur de la mission, Monseigneur Augouard, a été inauguré ainsi qu’une avenue à son nom et une autre à celui de l’épouse du tyran. Pour l’occasion de ces cérémonies qui se sont déroulées avec faste, comme toujours avec les Nguesso, la première dame avec emprunté le nouvel avion Falcon de chez Dassault récemment livré. Elle avait laissé Brazzaville, ce 24 novembre 2014, dans la désolation des très fortes pluies et des inondations.. !

On ne peut que regretter que cette célébration d’un évènement de l’époque coloniale se soit faite au détriment d’une autre célébration relative à l’engagement de nos mères ou de nos grands-mères et qui a servi d’exemple ailleurs en Afrique. Comme à son habitude le média mercenaire « les Dépêches de Brazzaville » a fait, avec Télé Congo, la promotion du premier ; heureusement « la Semaine Africaine » a bien couvert le second.

La falsification, le mensonge, la fraude figurent dans les marques de fabrique de ce régime. Le mépris de toute valeur en est le pendant caractéristique affiché par les soudards incultes – mises à part quelques très rares exceptions – qui sont au pouvoir depuis une trentaine d’années. Denis Sassou Nguesso est définitivement et malheureusement un président antivaleurs et intriguant ; un véritable naufrageur de la nation congolaise !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

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Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 09:48
(Congo-Brazzaville) Corruption, Ebola : Fléaux africains !

Par Rigobert Ossebi -

Les pires maux dont souffre l’Afrique ne sont ni Ebola, ni le Paludisme, mais bien la corruption et l’opacité dans l’exploitation de ses ressources principalement minières et pétrolières.

Si l’épidémie d’Ebola a toutes les chances d’être circonscrite, la corruption en Afrique n’est pas prête d’être éradiquée… ! Les détournements sont incalculables et responsables de l’extrême pauvreté dans des pays au sous-sol particulièrement riche. Les Etats-Unis, suivis de l’Europe, finalement furent les premiers à réagir. En juillet 2010, l’Article 1504 de la loi Dodd Frank Act a été signé et ajouté aux lois des États-Unis. Cette loi représente une étape clé pour la transparence. Elle exige que les entreprises pétrolières et minières cotées sur les marchés boursiers américains, divulguent publiquement les montants versés aux gouvernements étrangers pour l’exploitation de leurs ressources.

Cette information devrait permettre de faire la lumière sur les véritables revenus des pays riches en ressources naturelles, ainsi que d’aider les gouvernements à récolter ce qui leur est dû, et aux citoyens de prendre conscience du plein bénéfice que leur apportent leurs richesses naturelles.

Puis, ce fut le tour de l’Union européenne d’imposer aux multinationales européennes de l’industrie extractive (pétrole, gaz, minerais, mais aussi bois) une transparence accrue. En vertu d’une nouvelle législation adoptée le 9 avril 2013, ces entreprises devront détailler chaque année, pays par pays, projet par projet, la nature de leurs activités et les impôts, taxes et redevances payés aux différents Etats. Initiative saluée par plusieurs ONG, le texte devrait les aider dans leur lutte contre la corruption dans les pays visés.

Le 18 septembre dernier, l’Assemblée nationale française a transposé cette première directive européenne renforçant la transparence des industries extractives. La France avait jusqu’à juillet 2015 pour le faire, la mission vient d’être remplie ; avec pour même objectif, la lutte contre la corruption dans ces secteurs d’activités. Alors il est bienvenu que le Gouvernement britannique, à son tour, fixe des règles aux compagnies d’exploitation ou de négoce qui, en très grand nombre, se sont installées à Londres alors que leurs activités se situent en Afrique. Un projet de loi au Royaume-Uni pour « la transparence des revenus du pétrole et l’exploitation minière » est examiné par le Comité mixte de la Chambre des Communes. Il est en bonne voie pour devenir effectivement une loi en Décembre prochain.

La Suisse a également adopté une règlementation assez stricte. Genève abrite les plus grandes sociétés de négoce pétrolier. C’est ainsi que l’une d’entre-elles, le géant russe Gunvor, s’était fait épinglée depuis 2012, par le Ministère public de la Confédération Helvétique de Berne, dans une affaire présumée de blanchiment et de corruption. Des responsables de la société russe et des proches de Denis-Christel Sassou Nguesso, le fils du président congolais, seraient impliqués dans une opération douteuse de négoce pétrolier de près de 2 milliards de dollars. Depuis, Gunvor a clos ses activités au Congo Brazzaville, où son Directeur Gunvor-Congo, à Pointe Noire, n’était autre qu’un homme de paille « officiel » d’Edgar Nguesso, le neveu du président en charge du Domaine présidentiel.

Encore et toujours l’Afrique ! Selon Médiapart, cette même société, cofondée par un proche de Vladimir Poutine, doit aujourd’hui affronter un scandale de corruption lié à l’achat de pétrole brut en Côte d’Ivoire. Sa direction tremblerait à l’idée de le voir exploser au grand jour. L’affaire remonterait à mars 2014 et ne se trouverait pas encore entre les mains de la justice.

Selon plusieurs sources, elle aurait été entachée de graves irrégularités, aboutissant même à la démission mi-septembre d’un membre du Conseil d’administration de Gunvor. La société Gunvor, si elle se trouve sous les feux de certains projecteurs, n’est malheureusement pas la seule à qui l’on pourrait reprocher certaines pratiques « maintenant répréhensibles ». Dans les industries extractives et dans les négoces, qui en découlent, la corruption n’est que trop souvent la règle ! Les exceptions sont rares tant la convoitise est grande chez les opérateurs de ces secteurs, mais surtout la cupidité et la gourmandise ne connaissent point de limite parmi les Chefs d’Etat africains qui déterminent celui qui obtiendra quid de la concession minière, du bloc d’exploration pétrolière ou de l’allocation d’un tanker de brut à commercialiser… !

Aussi ces bonnes initiatives, pour la plupart occidentales, ne pourront qu’apparaître tardives et d’un effet limité : le principal partenaire de l’Afrique est aujourd’hui la Chine et il est peu probable qu’elle suive le chemin qui vient d’être tracé concernant le renforcement de la transparence et de la lutte contre la corruption….. Les paradis fiscaux de Hong Kong et Macao ont de quoi largement, et pour longtemps, satisfaire notre « élite » africaine corrompue !

Rigobert Ossebi

(Extrait de congo-liberty)

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:47
(Congo-Brazzaville) Sassou-Nguesso, le dictateur en voie d’extinction

Par OLIVIER MOUEBARA

Sassou Nguesso le CON-MAÇON

Comme au théâtre, les congolais s’apprêtent à tirer le rideau sur des décennies de dicatature du boucher du bord de l’Alima.

En contact téléphonique permament avec le dictateur déchu Blaise Compaoré, le dictateur Sassou-Nguesso feint de minimiser l’avertissement du peuple burkinabè.

Comme au théâtre, ce dictateur en voie d’extinction oublie qu’il faut quitter la scène quand on ne peut plus jouer la comédie. Sa comédie a en effet trop duré. 38 ans!

Fin manoeuvrier, le bourreau de Mpila ne savoue (pas encore) vaincu. Il vient de convaincre Bokamba Yangouma de l’aider à tirer les ficelles en coulisses afin de persuader l’opposition radicale d’accepter le dialogue national qu’il avait balayé d’un revers de la main il y a peu de temps.

Voulant rouler les congolais dans la farine comme il le fit lors de la conférence nationale souveraine, il est hors de question d’organiser un quelconque dialogue, qui sera téléguidé par le dictateur Sassou-Nguesso. Avertissement est donc lancé au CAP de Jean ITADI, à l’UPADS pro-Sassou de Tsaty Mabiala de ne pas y participer car vous ne pourrez trouver refuge dans vos contrées du Niboland, où nous pleurons encore nos parents que vous n’aviez pu protéger lorsque vous étiez aux affaires sous le Pascal Lissouba. Nous n’hésiterons pas à vous traquer ! Aux enfants Kolelas, barrez-vous avec l’argent que vous avez volé avec votre père adoptif Sassou Nguesso. Faute de quoi, le Peuple du Pool ne vous fera aucun cadeau !

En acceptant de se faire corrompre par le dictateur Sassou-Nguesso, Bokamba Yangouma vient de vendre au diable l’âme de sa fille Mireille, décédée dans l’explosion du vol UTA au dessus du désert de Ténéré.

jean_michel_bokamba_yangouma

Oublié également le chagrin de cet homme qui apparut en marcel, à la télévision, pleurant sa fille.

Copieusement insulté dans son torchon, « Le manguier, le fleuve et la souris », Bokamba Yangouma fut qualifié par le dictateur Sassou-Nguesso, de souris qui lui rongeait sous les pieds.

N’ayant pu résister devant les sacs de nguiris « argent de la corruption », Bokamba Yangouma vient de trahir l’âme de sa fille. Là où elle est, sa fille Mireille doit être toute retournée. Quelle honte!!! Quelle inconséquence! Quel père félon et indigne!

Comme pour faire un bras d’honneur aux congolais qui vivent dans le dénuement, le dictateur Sassou-Nguesso vient d’acquérir deux avions. Le premier, un Falcon 8X lui a permis de se rendre en Guinée, chez Alpha Condé pour commencer à préparer sa fuite imminente. Le second avion qui sera livré dans quelques semaines, sera réservé pour ses valets.

Craignant de se faire exfiltrer par la France comme le fit son ami Compaoré, Le dictateur Sassou-Nguesso ménage sa monture. Les deux avions seront stationnés à Ollombo, prêts à décoller, en cas de menaces sérieuses.

Nous devons rester vigilants et continuer à nous battre. Rien n’est encore acquis. Cette course de fond usera le dictateur.

Dans sa bulle de dictateur, Sassou-Nguesso oublie que le monde a changé. A l’heure des autoroutes de l’information, les congolais sont informés en temps réel. Faire interdire à la Pravda (Télé Congo) de diffuser les images de la fuite de son ami dictateur Compaoré, relève d’un anachronisme consternant.

Lâché par ses frères Francs-maçons, le dictateur Sassou-Nguesso tente de braver Obama et Hollande. Jusqu’auboutiste, son cercle le plus restreint le dissuade d’emprunter cette voie sans issue qui lui serait suicidaire.

Arrivé au pouvoir par la force et le sang avec la complicité de la France de Jacques Chirac, il est hors de question pour nous de tomber dans le piège de la violence que nous tend le dictateur Sassou-Nguesso. Traumatisés par des guerres successives, les congolais ne souhaitent plus vivrent ce remake.

Lui qui disait à ses charlatans avoir la main-mise sur nguèlè, craint pour sa vie.

Lui qui a ôté les vies des milliers des congolais, cherche à préserver la sienne.

Lui qui a brisé des familles entières, cherche à mettre à l’abri ses familles éparses et muliti-recomposées.

Lui qui a pillé les caisses du Congo craint de se retrouver sans sous.

Lui qui a prêté serment devant le peuple congolais en affirmant respecter sa Constitution, cherche à la fouler aux pieds.

Lui qui rêvait de mourir au pouvoir, et avoir des obsèques grandeur nature, doit finir sa vie ne prison, et avec lui, tous ses complices qui l’aida dans sa guerre civile qui endeuilla des milliers de familles congolaises… Dans l’anonymat. Son caveau familial d’Oyo, bâti en marbre, tombera en ruines. Sans sa dépouille.

Son sort est scellé. Il le sait. Pris au piège par sa propre Constitution de fait, le dictateur est en voie d’extinction.

François Hollande ne peut être plus clair. Le temps des modifications constitutionnelles de convenance est révolu. Il ne reste alors au dictateur finissant (72 ans) qu’une alternative: quitter le pouvoir en 2016. De là, naîtra un Congo nouveau, qui fera de l’alternance démocratique son leitmotiv.

Unissons-nous pour ne pas manquer la marche de l’Histoire. Les corrompus et les félons ne sont jamais loin pour donner un coup d’arrêt à l’élan populaire. Adeptes de la facilité, ils sont prêts à tout pour trahir le peuple.

Ne laissons pas aux calculateurs et aux opportunistes voler notre victoire. La liberté, on ne la reçoit pas, on la gagne.

Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

Youss Band: ça n’arrive pas qu’aux autres !

(Congo-Brazzaville) Sassou-Nguesso, le dictateur en voie d’extinction
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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:19
(Afrique/Burkina Faso) En solidarité avec le peuple Burkinabé

par congo-liberty.com -

thomas-sankara -

Nous, mouvements sociaux, organisations et partis politiques progressistes, personnalités et citoyen-ne-s saluons avec respect et admiration le peuple burkinabè.

Nous nous réjouissons avec le peuple du Burkina de la chute de Blaise Compaoré.

Retrouvant sa dignité, s’inspirant des périodes les plus glorieuses de son histoire, mais aussi des idéaux de Thomas Sankara, nous affirmons qu’il montre l’exemple pour l’ensemble des pays africains et pour l’ensemble des peuples du monde qui luttent pour leur souveraineté et leurs droits fondamentaux.

En solidarité avec le peuple burkinabè :

  • Nous condamnons fermement les actes de la France qui a exfiltré le dictateur Blaise Compaoré,
  • Nous exigeons la fin de l’impunité et par conséquent, nous exigeons que Blaise Compaoré soit rendu à la justice du Burkina Faso,
  • Nous exigeons également que les dignitaires du régime de Blaise Compaoré ne soient protégés dans aucun pays et qu’ils soient également remis à la justice du Burkina.
  • Nous exigeons que Blaise Compaoré soit jugé pour sa participation dans les différentes guerres de la région, Libéria, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, qui ont fait des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de victimes.
  • Nous dénonçons et condamnons les politiques françafricaines.
  • Nous exigeons l’annulation immédiate et sans condition de la dette extérieure publique du Burkina Faso. Cette dette, en vertu du droit international, est largement odieuse et illégitime puisqu’elle a été contractée par un régime dictatorial, à son profit et en toute connaissance des créanciers.
  • Nous rappelons qu’une demande d’enquête parlementaire est déposée devant le parlement français sur l’assassinat de Thomas Sankara, et demandons qu’elle soit mise à l’ordre du jour le plus vite possible et que toutes les archives de l’époque soient accessibles sans restriction.

Nous restons mobilisés avec le peuple burkinabè dans sa conquête de liberté, de justice sociale et de souveraineté.

Discours de Thomas Sankara lors de la visite de François Mitterrand à Ouagadougou, le 17 novembre 1986

Signataires :

CADTM international,

Réseau international Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique,

Survie,

AFASPA (Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique),

Afric Avenir International,

Afrique en lutte,

Arbeitskreis Panafrikanismus München,

Association Per à Pace,

ATTAC/CADTM Burkina Faso,

ATTAC/CADTM Maroc,

Balai citoyen Paris,

CADTM Lubumbashi,

Centre Europe – Tiers Monde (CETIM, Genève, Suisse)

Comitato italiano Sankara XX,

Comité Thomas Sankara Montpellier (CTSM),

Édition Page deux (Suisse, Lausanne)

Ensemble! (membre du Front de Gauche),

Femmes en Résistance,

Fondation Frantz Fanon,

Forum civique Bamako Mali,

le Partit Occitan,

Marche mondiale des Femmes (MMF)

Mouvement pour le Socialisme/Bewegung für Sozialismus (MPS/BFS), Suisse

NAD-UNIKIN (RDC),

No Vox Burkina,

No Vox,

NPA,

Parti communiste français (PCF) P

IR (Parti des indigènes de la république)

REPPADD (Réseau Panafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement),

Réseau Sortir du colonialisme,

RNDD Niger,

Union des Populations du Cameroun (UPC),

United Action for Democracy (UAD)

Jean Ziegler (sociologue, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU),

Mariam Sankara,

Samir Amin (président du forum mondial des alternatives, directeur du forum du tiers monde),

Odile Tobner (fondatrice, avec Mongo Beti, de la revue Peuples Noirs-Peuples Africains, ancienne présidente de Survie),

Aminata D. Traoré (membre du FORAM, Forum pour l’Autre Mali),

Bruno Jaffre,

Balufu Bakupa Kanyinda (cinéaste),

Dominique Vidal (journaliste),

Éric Toussaint (porte parole CADTM international),

Mireille Fanon-Mendès-France,

Michel Husson (économiste),

Annie Pourre (No vox),

Clémentine Autain,

Noël Mamère,

Demba Moussa Dembélé (Économiste Sénégal),

Albert Bourgi, professeur des université,

Alhassane Dicko, Association malienne des expulsées

Ameth Lo, Christian Bousquet (journaliste retraité)

André Chassaigne (président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Député du Puy-de-Dôme),

Andy Wynne (Britain),

Angèle Bassolé (poète éditrice),

Anne Grossmann (membre de l’association S.A.R.A),

Antonio Lozano (écrivain),

Bernard Souyris (Ethnologue),

Christian Darceaux,

Clariste Soh Moube (membres du FORAM, Forum pour l’Autre Mali),

Dominique Josse, Responsable Secteur Afrique, Parti Communiste Français (PCF)

Erica Deuber Ziegler (historienne de l’art),

Gabin Dabiré (musicien en Italie),

Ibni Oumar Mahamat Saleh Brahim, Mouvement du 03 Février (M3F),

Ibrahima Kebe, Faso-Kanu, Mali

Idrissa Touré, Joko ni Naaya

Issa N’DIAYE (professeur),

Jacques Casamarta,

Jacques Jouet (auteur de la pièce Sankara et Mitterrand),

Jean Didier Verdenot, Acteur Citoyen du Nande

Jean-Paul Lecoq (PCF, ancien député français, membre de la commission Affaires étrangères),

Juan Montero Gómez (philosophe),

Ladji Traoré, Parti Alliance Populaire Progressiste (APP), Secrétaire Général, Maire adjoint de Sélibaby, Ancien responsable PAI.

Mahamadou Torunsie, ORTM

Mamadou Diallo, Reseau Joko ni Naaya

Mamadou Goïta (directeur exécutif IRPAD/Afrique Bamako),

Michel Galy (politologue, auteur),

Mary Coulibaly, Collectif des Orpailleurs

Mouhieddine Cherbib (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’ Homme en Tunisie),

Nicolai Röschert (AfricAvenir International),

Nicolas Pinoit (Professeur de philosophie),

Nils Andersson (ancien éditeur),

Nouhoum Keita (journaliste Radio Kayira)

Pascale Larenaudie,

Raphaël Granvaud (militant de Survie et auteur du livre Que fait l’armée française en Afrique ?),

Robin Shuffield (cinéaste),

Samy Johsua (militant à Ensemble!),

Sana Seni (coordinateur national de No Vox Burkina),

Sushovan Dhar (political activist and trade unionist, India),

Thuy Tien HO (cinéaste),

Udry Charles-André (économiste, site alencontre.org)

Vincent Ouattara (écrivain professeur),

Yaffa Sekouba (Collectif des orpailleurs de Fokokoch de Kobada – COFK)

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