Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 14:07
(Congo-Brazzaville) Dans la capitale congolaise, on cuisine au feu de bois

Merci à la France, au président Chirac et à leurs lobbies militaro-politico-industriels mafieux de nous avoir affecté et installé ces crétins depuis 48 ans, pour la prospérité, le bonheur de la France et des Français! Regardez cette file d'attente ! Ils sont là toute la nuit... pour attendre l'ouverture du dépôt de vente de gaz domestique. Voilà la dignité humaine !

-------------------------------------------------

Si la capitale congolaise est souvent en rupture d’approvisionnement en gaz butane, utilisé par les ménages, c’est le pays tout entier qui, depuis le début de l’année, semble être touché par cette pénurie.

01-brazzanews-file-d-attente-de-gaz-domestique

Les Congolais font la queue pour une bombonne de gaz – Crédit photo : BrazzaNews

Depuis cinq mois, les habitants de Brazzaville et de Pointe-Noire sont soumis à un véritable parcours du combattant pour se fournir en gaz domestique. Il n’est plus rare de croiser des files interminables de personnes, toutes chargées de bombonnes vides, attendant devant les dépôts de gaz quand une livraison est annoncée. « Depuis quelques mois, le gaz est devenu une denrée rare dont la livraison est sporadique, mais depuis le début de l’année, la pénurie a vraiment atteint son paroxysme et il est quasiment impossible de s’en procurer » nous rapporte un habitant de Pointe-Noire qui souhaite rester anonyme.

À Dolisie, à 200 kilomètres à l’ouest de Brazzaville, le 21 février, une queue de plusieurs centaines de mètres s’allongeait devant le principal dépôt de gaz butane dans une atmosphère délétère. Certains avaient même passé la nuit à la belle étoile pour être sûrs d’obtenir la précieuse bombonne. Initialement fixé à 5 700 francs CFA, son prix a atteint des sommets et il faut débourser jusqu’à 15 000 francs CFA soit environ 23 euros pour s’offrir la bouteille de gaz. Cette situation fait le bonheur des revendeurs sur le marché noir où les plus nantis déboursent 50 000 francs CFA soit 76 euros pour pouvoir cuisiner.

Au profit de quelques nantis

Cette pénurie de gaz est surprenante quand on sait que le Congo est le quatrième producteur d’hydrocarbures de l’Afrique subsaharienne et que le pays détient, après le Nigeria et l’Angola, les plus grandes réserves de gaz d’Afrique centrale.

La Société congolaise des gaz de pétrole liquéfiés (GPL), dirigée par Denis Gokana (Conseiller spécial du président Denis Sassou Nguesso pour les affaires pétrolières), est l’unique opérateur chargé de l’approvisionnement en gaz butane au Congo. Malgré les travaux de modernisation de son usine lancés en 2014 afin d’augmenter sa production, elle n’arrive pas à satisfaire la demande.

Interrogé par Opinion international, Andréa Ngombet, le Coordonnateur du collectif Sassoufit, accuse le pouvoir d’organiser cette pénurie de gaz dans le but d’en permettre la revente, au prix fort, au profit de généraux véreux et autres dignitaires du régime. Ces soupçons sont partagés par la population qui voit quotidiennement de gros véhicules chargés de bombonnes sillonner les rues de Brazzaville alors que les dépôts destinés à cet effet sont vides ou peu approvisionnés.

Au détriment de la santé et de l’environnement

Pour pallier ces crises récurrentes, la plupart des foyers congolais se débrouillent et recourent pour cuisiner aux réchauds à pétrole, voire au bois de chauffe ou au charbon, quand ce n’est pas aux copeaux ramassés ici et là. Aujourd’hui, en pleine saison des pluies, le prix du sac de charbon ou du fagot de bois augmente considérablement, rendant son acquisition encore plus difficile. On peut s’interroger sur les conséquences de l’exposition quotidienne à ces polluants sur la santé des Congolais, quand on sait que les habitats ne permettent pas le plus souvent une bonne évacuation des fumées liées à l’usage du charbon de bois. En 2006, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé la fumée de charbon agent cancérogène humain, tandis que le gaz butane, obtenu par distillation sous pression du GPL, est beaucoup moins nocif. Ce manque de gaz est donc une difficulté supplémentaire dans le quotidien des Congolais déjà confrontés aux coupures d’électricité et au rationnement de l’eau potable.

01-jcmiangouayila

(Extrait de : opinion-internationale)

Jean-Claude Miangouayila (Opinion Internationale)

Jean-Claude Miangouayila (Opinion Internationale)

Repost 0
Jean-Claude Miangouayila - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:26
(Congo-Brazzaville) Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville

INTRO : Un livre pour mieux comprendre la barbarie et la folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Les crimes/génocides de Sassou Nguesso dans la région du Pool. Ce livre a été publié en 2005, juste après la fin (officielle) de la guerre d'épuration ethnique. Un livre, méconnu du grand public, à lire impérativement... pour mieux cerner la face cachée criminelle de M. Sassou Nguesso...

------------------------------------------------

BARBARIE ET FOLIE MEURTRIÈRE AU CONGO-BRAZZAVILLE
UN CHÂTIMENT COLLECTIF POUR APPARTENANCE ETHNI
QUE

Depuis plus de six ans, la partie sud et nord-ouest du département du Pool est en proie à une violence armée…

C’est donc cette recrudescence de la violence armée et sa persistance, uniquement dans cette partie du pays, avec son cortège de malheurs, qui nous intéressent…

Une enquête réalisée sur les populations du Pool, après la guerre de 2002-2003, par Catholic Relief Services (CRS – la Caritas des Etas-Unis d’Amérique), Secours Catholique-France et Caritas-Congo, entre juin et juillet 2004, publiée en novembre de la même année, confirme cette méconnaissance de la réalité dans la région du Pool par l’opinion tant nationale qu’internationale. L’enquête intitulée « Le Département du Pool en République du Congo : une population abandonnée », affirme, dans son résumé :
« D’autres régions du pays, y compris la capitale Brazzaville – sans parler du reste du monde – ignorent la situation dans le Pool et les privations endurées par les populations qui y retournent. Seuls les rapports des affrontements entre les forces gouvernementales et les Ninjas ou les attaques le long du chemin de fer attirent l’attention sur cette région (…) Cette étude révèle, au regard des principaux indicateurs de l’importance et de la durée du déplacement des populations, de la destruction des maisons et des infrastructures sociales, que le conflit de 2002-2003 a eu plus d’impact que celui de 1998-1999 »

Pourquoi alors faire subir une guerre si atroce, faire payer un si lourd tribut aux populations… ? Cette attitude nous fait conclure que le gouvernement nous fait subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique. C’est dangereux pour une république.

Congolais, Krysis KILOKILA-KIAMPASSI est un simple observateur averti de la réalité congolaise dont il vit, au quotidien, les affres de la violence armée qu'il dénonce dans ce livre.

Editions L'Harmattan
ISBN : 2-7475-8410-0
EAN : 978
2747584104

Repost 0
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 23:42
(France:Congo-Brazzaville/Françafrique) Les dérives de la Lettre du Continent

A notre avis, ce journal crierait au scandale, à la dictature, à la tyrannie, à l’horreur, appellerait à la résistance comme De Gaulle, distribuerait des passages de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, invoquerait les pères de la Révolution Française, rappellerait le statut (autoproclamé ?) de la France berceau des Droits de l’Homme, pays de la démocratie, etc. etc.

Sassou le stratège

Et pourtant, La Lettre du Continent n’a pas trouvé de termes plus admiratifs pour apprécier la politique menée par le candidat à sa propre succession, Denis Sassou-Nguesso, au Congo-Brazzaville, après plus de trois décennies de règne. La Lettre a trouvé en lui un stratège qui va parvenir à ses fins le 20 mars prochain.

Comme si la messe était déjà dite, comme si la soif de liberté n’habitait pas d’autres peuples que les Français, comme si les Congolais étaient des veaux, ce canard écrit dans ses colonnes : « Sauf tsunami ou violentes secousses sismiques à Brazzaville, Denis Sassou Nguesso devrait aborder la campagne pour sa réélection en mars dans un fauteuil molletonné, non sans avoir méthodiquement manipulé le processus de bout en bout. » Lettre du Continent 724 du 24 février 2016.

Exit la soif de changement inscrite dans l’ADN de tous les peuples, quelle que soit leur aire culturelle.

On ne sait si c’est de l’ironie socratique, si c’est le syndrome Charlie Hebdo ou s’il s’agit d’une façon de s’aligner sur l’actuelle position de L’Elysée qui a porté son choix sur le dictateur congolais. En tout cas il y a de quoi trouver insoutenable cette légèreté de l’écriture ou de l’analyse.

Sans doute que pour la Lettre du Continent les démonstrations de force de l’IDC-Frocad des derniers mois de 2015 ne sont pas des séismes. Sûrement que les nombreuses marches de la diaspora congolaise qui se déroulent sous ses yeux, sur les grands boulevards parisiens, ne sont pour elle que des pique-niques de boy-scouts. Mais n’en déplaise à la rédaction de La Lettre, ces actions sociales ont permis de démontrer que Sassou, loin d’être un stratège, est assurément le plus féroce des dictateurs que le stalinisme tropical ait jamais produits car en guise de réponse il continue de brader la richesse nationale (cf. les articles de Rigobert Ossébi dans Congo-Liberty). De toute façon les mouvements sociaux du 20 octobre 2015 auraient pu être pires qu’un tsunami n’eut été le coup de pouce de François Hollande au terrifiant président congolais, Denis Sassou-Nguesso !

Le peuple était dans la rue. Selon le dicton, il existe dans la nature quatre forces : le vent, le feu, l’eau et le peuple. Le peuple est une force supérieure au tsunami et aux séismes réunis. Et, ce qui s’est passé dans les rues de Brazzaville et Pointe-Noire au mois d’octobre n’était qu’une petite vague qui augure d’un raz-de-marée aussi ravageur qu’un printemps arabe ou un coup de balai burkinabé si le fin stratège du bord de l’Alima ne lâche pas prise à compter du 20 mars.

La commune de Paris

La France, revenons-y. Napoléon III ne vit que du feu après avoir maté la commune. Il tomba comme un baobab et prit le chemin de l’exil. Napoléon III subit (sans succès) un coup d’état auquel contribua une grande éminence grise, Victor Hugo, cité par Jean-Marie Michel Mokoko dans le propos sur sa candidature. La commune de Paris fut un puissant tsunami qui emporta, après-coup, le monarque. Dommage que le général Jean-Marie Michel Mokoko (NDLR) n’ait pas mis à exécution son vieux projet hugolien de coup d’état contre Sassou. On n’en serait pas là. La « commune de Brazzaville » n’aura rien à envier à celle de Paris. Elle débordera le Napoléon de Mpila.

Le pouvoir de la presse

Ras le bol de cette presse qui se fait du blé sur l’Afrique. Dans son essai sur la Télévision, Pierre Bourdieu dénonce les abus de pouvoir des masses-médias. Il invite le public de jeter un regard critique sur ces médias qui invitent de consommer l’information sans faire une critique de leur propre mode de production de cette information.

Les Congolais ont, quelque part, suivi les consignes du sociologue Pierre Bourdieu lorsqu’ils ont émis des réserves face aux dernières éditions du journal Jeune Afrique, particulièrement celle où ce canard avait « balancé » Jean-Marie Mokoko dans une vidéo dont le but évident était de « carboniser » le candidat rival de Denis Sassou-Nguesso.

L’Afrique des dictateurs fait vendre la presse française, unr presse nationale dont la courbe des ventes, selon les études concordantes, suit une allure déclinante. Que serait le compte bancaire de Jeune Afrique sans ses « accointances » avec les dictatures tropicales d’Afrique Centrale ?

Ras les patates de cette presse grassement arrosée dont le but est de préparer l’opinion nationale et internationale aux réélections des tyrans les plus sombres jamais connus sur les continent noir.

La stratégie du général Mokoko

A en croire La Lettre du Continent le général Mokoko est tellement traumatisé par la violence de Sassou qu’il part désormais comme un toutou se faire cuisiner à la Direction générale de la surveillance du territoire. Quant à Guy Brice Parfait Kolélas un seul mot de Sassou a suffi pour qu’il ne batte plus campagne sous la bannière du MCDDI.

Eviter les pièges de Sassou

Ce que LLC ignore ou feint d’ignorer c’est que Mokoko voudrait attraper Sassou à son propre jeu : rendre possibles les élections anticipées du 20 mars 2016. Donc l’absence de riposte à l’agressivité de Sassou n’est pas une forme de lâcheté du général. C’est qu’il ne s’agit de ne pas donner prétexte au dictateur de décréter un état d’urgence en cédant à la provocation.

L’un des pièges tendus par Sassou a été la scène de la lapidation du général le 9 février à l’aéroport de Maya-Maya. Mokoko l’a soigneusement évité. Il aurait suffi qu’il ripostât pour qu’un tireur d’élite dissimulé dans la foule règle son compte au général ou pour que Sassou invalide la candidature de son dangereux rival sous prétexte qu’il aurait troublé l’ordre public. L’autre piège fut tendu (toujours) à Maya-Maya quand Sassou, contre toute attente, empêcha le général de se rendre à Pointe-Noire. Là aussi, le général évita de tomber dans le panneau. Il aurait suffi d’un passage en force de Mokoko pour que Sassou trouve une raison pour l’accuser de tous les maux. Ne parlons pas des convocations du général par un petit colonel à la DGST pour y être interrogé comme un vulgaire malfrat afin de le pousser à la faute dans un sursaut orgueil saint-cyrien de l’ancien chef d’état-major. Là encore, rien n’y fit.

Tel est pris...

Au début JMM voulut céder à la provocation en opposant un refus aux convocations. Puis ayant compris que Sassou voulait le pousser à la faute, le Saint-Cyrien déjoua le traquenard en s’y rendant de son plein gré.

« Tout ça pour une vidéo dont ceux qui s’indignent du contenu sont, précisément, ceux qui depuis trente ans emploient les techniques de coups d’état pour accéder au pouvoir » constatent, amers, ceux qui sont dotés encore de bon sens.

Malgré la paranoïa du procureur Mbochi Oko Ngakala, les mâchoires du piège de Sassou claquèrent dans le vide. L’interrogatoire à la DGST ne donna rien. Le dossier était vide. L’opinion se retourna contre Sassou coiffé du casque doré du pompier-pyromane. Tel est pris qui croyait prendre.

Que, dans un jeu d’échecs un joueur cède des pions pour donner, in fine, le coup fatal à l’adversaire, ça ne s’appelle pas couardise tant que la partie n’est pas finie. Ca s’appelle coup de maître. Sassou gagne les batailles de l’intimidation. Il n’a pas gagné la guerre. Pour quelqu’un qui veut calquer sa longévité sur celle de De Gaulle, sur ce coup-là il y a échec et mat.

L’Afrique pompe à fric

Il n’y a pas qu’une certaine presse française qui se bat pour que les dictatures triomphent en Afrique. Les hommes politiques ne sont pas en reste. A gauche comme à droite ils vont tous se faire corrompre en Afrique, notamment chez Sassou. Hollande, Sarkozy, Valls, Hidalgo rêvent d’une Afrique gouvernée de mains de fer par des ploutocrates. Exception confirmant la règle, Le Figaro (pourtant de droite) ne joue pas à ce jeu-là. Ses analyses sont pertinentes et comportent une grande dose d’indignation. C’est ce qu’on attend pourtant de la presse de gauche supposée lutter contre les injustices dans ce bas monde. Comble des paradoxes, ce sont des hommes politiques d’extrême-droite qui se battent aux côtés des Africains de la diaspora.

Mpila-gate

Au fait, de quel bord politique est la LLC ? De gauche, du centre ou de droite ? Je vous le demande. Malgré les intrigues de marabouts africains qu’elle véhicule à longueur d’éditions, elle n’a jamais fait tomber un pouvoir ; à l’inverse du Washington Post avec Nixon. A quand le Sassougate de cette presse française dont les lettres de noblesse furent écrites par des gens comme Victor Hugo, Jaurès, Zola ?

Au lieu de ça, les bruits de couloir que fait circuler la Lettre du Continent, font rigoler les dictateurs rouges dans leurs palais tropicaux. Jadis François-Xavier Verschave déplora le noir silence de la presse française sur le dictateur rouge du Congo-Brazzaville, désormais on assiste à une ruée journalistique vers l’or noir de Sassou. La route fut ouverte par Jean-Paul Pigasse ancien patron de Tribune d’Afrique, aujourd’hui à la tête des Dépêches de Brazzaville. On verra si dans un mois cette presse continuera de battre le tam-tam pour louer nos ténébreux tyrans.

Simon Mavoula

(Extrait de Congopage)

Repost 0
Simon Mavoula - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso
29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 23:00
(Congo-Brazzaville) SASSOU-NGUESSO, L’IMBÉCILE BRIGAND

Par Olivier MOUEBARA -

Après trente deux ans de dictature, Sassou-Nguesso passe son temps à poser des premières pierres sans lendemain, pour des pseudo-projets qui ne verront pas le jour, faute de financement.

Le Congo de Sassou-Nguesso est surendetté et en cessation de paiement. Le Congo est en faillite, et l’après 20 mars sera douloureux.

Quand on entend le déluge de banalités et d’imbécillités dont nous a abreuvés Sassou-Nguesso le 23 février sur les antennes de Rfi, il est clair que ce dictateur est un brigand. La provocation permanente et imbécile est sa marque de fabrique.

Sous la pression d’Obama, l’inconséquent Hollande semble « changer de pied ». Sassou-Nguesso n’est plus en odeur de sainteté à l’Elysée.

Après l’officialisation de sa candidature à sa mascarade d’élection présidentielle du 20 mars prochain, le dictateur Sassou-Nguesso a cru bon de faire un bras d’honneur à l’Elysée qui lui demande désormais de quitter le pouvoir. Alors, servir l’argument réchauffé de longévité au pouvoir du général de Gaulle, sied à son brigandage.

S’il n’est pas intelligent et cultivé, le dictateur Sassou-Nguesso ne doit pas non plus falsifier l’Histoire.

Le général de Gaulle, instigateur de la Vème République fondée en 1958, est devenu le 18ème président de la République française du 08/01/1959 au 28/04/1969.

Contrairement au bourreau du bord de l’Alima, la vision du pouvoir du général de Gaulle est celle d’un chef directement approuvé par la Nation. Or, Sassou-Nguesso, n’a jamais été élu.

Là où le dictateur Sassou-Nguesso a vu son référendum rejeté par tout le pays, le général de Gaulle a engagé son mandat en 1969 sur un référendum et a démissionné après la victoire du « non » sur la réforme du Sénat et la régionalisation.

Il est vrai qu’on ne peut pas parler de démocratie en dehors de la volonté du peuple. Aujourd’hui, le peuple congolais demande à Sassou-Nguesso de quitter le pouvoir après tant de mépris, de cynisme et de gâchis.

En Bolivie, le peuple bolivien a dit non à un 4ème mandat pour le président Evo Morales à la suite du dernier référendum.

Le peuple congolais ne dit pas autre chose depuis plusieurs années. Le ras-le-bol est tel, que les congolais n’en peuvent plus. Nous aspirons à la démocratie et au respect du principe de l’autodétermination des Congolais.

La démocratie progresse partout en Afrique. Pourtant, Sassou-Nguesso persiste avec ses vieilles habitudes d’intimidations, de crimes et de corruption à grande échelle.

Cet imbécile brigand dispose de puissants appuis en occident. Toute la richesse du pays (notamment le pétrole) se trouve dans ses poches. Cette obstination à vouloir mourir au pouvoir pour échapper aux fourches caudines de la CPI et/ou à la colère populaire, en voulant faire du Congo sa chose, incarne une sclérose qui n’augure rien de bon.

Dans l’intérêt du Congo, il devient impérieux de poser les fondamentaux d’une élection libre, transparente et démocratique.

L’opposition responsable a tout intérêt à obtenir le report de cette folklorique élection présidentielle mitonnée par le dictateur Sassou-Nguesso. Cette farce d’élection ne doit pas avoir lieu le 20 mars. Ce n’est pas à Sassou-Nguesso de nous imposer son calendrier.

Par définition, l’élection présidentielle est la rencontre entre un candidat et le peuple. En raison du délabrement de notre tissu social, de la déliquescence de notre système scolaire, de nombreux défis à relever, deux semaines de campagne paraissent indubitablement dérisoires.

Épuisé, le tyran de Mpila qui n’a rien à proposer au pays après tant d’échecs, cherche à écourter la durée de la campagne présidentielle pour se dérober.

A quoi sert-il d’accompagner un tricheur qui a eu l’outrecuidance de reconduire sa Conel avec les habits de la CENI pour mieux valider ses magouilles?

A quoi sert-il de donner une caution de 25 millions de FCFA(40 millions d’euros) alors que les conditions d’organisation et de transparence ne sont pas réunies?

A quoi sert-il de vouloir participer à une élection présidentielle avec un fichier électoral tronqué et concocté par le dictateur Sassou-Nguesso?

Au lieu de se perdre dans les méandres du gangstérisme du dictateur Sassou-Nguesso, l’opposition responsable doit demander la démission du criminel Sassou-Nguesso qui, fait unique au monde, se trouve être à la tête d’un pays avec deux constitutions!

L’opposition, pour être audible et crédible doit avoir un discours clair. Sa démarche doit être sincère, et son unité une gageure. Toutes les bisbilles ne feront que renforcer la dictature de Sassou-Nguesso. Et décrédibiliserait une fois pour toute, ce qui reste de la classe politique.

Objectivement, toutes les conditions sont réunies pour chasser du pays Sassou-Nguesso et sa kyrielle de resquilleurs. Incompétent, impopulaire, rejeté de tous et par tous, toutes ses gesticulations n’entament en rien notre détermination.

Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, ce brigand qui a réussi, grâce à un tour de passe-passe à s’imposer au pouvoir, doit se rendre à l’évidence que la donne a changé. Les Congolais en particulier, et les Africains en général, aspirent à la démocratie et à la Liberté.

Le brigand Sassou-Nguesso n’organisera pas l’élection présidentielle pour la perdre. Si nous commettons l’erreur de lui laisser les coudées franches, les dénonciations a posteriori ne serviront à rien. Nous devons stopper tous ses tripatouillages en amont.

Au Niger, Mahamadou Issoufou, qui avait pour slogan « un coup KO », a été mis KO par son principal challenger. Même incarcéré, il a réussi à déjouer tous les pronostics.

Le combat majeur que nous menons est celui de la libération du Congo.

Si Sassou-Nguesso a bousillé des milliers de vies humaines, nous avons le devoir de nous battre pour les générations à venir.

Le Congo ne peut pas être une juxtaposition d’égoïsmes, de caprices, de cynisme, de balivernes, d’idioties et d’imbécilités à la solde du dictateur Sassou-Nguesso.

Pour cette bataille de nous débarrasser de la vermine Sassou-Nguesso, sur le pont d’Arcole, il n’y aura à la fin qu’un vainqueur: le peuple congolais.

Olivier MOUEBARA

(Extrait de www.congo-liberty)

Repost 0
Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 23:19
(Congo-Brazzaville) Oko Ngakala : l'incompétence révoltante d'un procureur de la République fabriqué de toute pièce

L’incompétence révoltante d’un Procureur de la République fabriqué de toute pièce par monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan.

Le Procureur de la République n’est pas le garant de l’ordre public ; il est au contraire le garant d’une application impartiale et équitable de la loi

Le 19 février 2016, dans une déclaration, lue sur la télévision nationale congolaise, monsieur André Oko Ngakala, Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville déclarait ce qui suit : « Courant février 2016, des informations parvenues à mon parquet font état de la circulation sur la place de Brazzaville et même au niveau national de déclarations largement relayées par la rue et les réseaux sociaux de Monsieur Jean-Marie Michel MOKOKO relative à la vie de la Nation. Ces informations, si elles étaient avérées mettront gravement en danger les institutions de l’Etat et les fondements mêmes de la Nation ainsi que la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat. C’est ainsi qu’en application des dispositions des articles 12 nouveau et 29 du code de procédure pénale, j’ai prescrit en date du 17 février 2016 au directeur général de la surveillance du territoire les missions ci-après :

a – procéder immédiatement à l’interpellation de monsieur Jean-Marie Michel MOKOKO

b – procéder sans délai à son interrogatoire… »

L’analyse objective et juridique de cette déclaration permet de constater de façon certaine que monsieur André Oko Ngakala a brillamment violé les dispositions des articles 7, 12, 14, 29 , 40 et 157 du code de procédure pénale congolais et les articles11 de la déclaration universelle des droits de l’homme et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques

En effet, le code de procédure pénale ne donne pas au Procureur de la République en sa qualité d’autorité judiciaire le pouvoir de diligenter une arrestation forcée et musclée mettant en danger les droits de la défense. (Article 11 de la déclaration universelle des droits de l’homme et l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques)

Et pourtant l’article 29 alinéa 1 du code de procédure pénale est clair lorsqu’il stipule que : « Le Procureur de la République procède ou fait procéder à tous actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale. »

Quelle est la quintessence de cet article ?

Pour l’article 29 du code de procédure pénale, le Procureur de la République entreprend ou fait entreprendre les actions tendant :

– à la manifestation de la vérité sur l’infraction à la loi et
– à la poursuite de l’auteur ou des auteurs de l’infraction à la loi

Il y a ici la recherche de l’infraction à la loi et la poursuite de l’auteur ou des auteurs de l’infraction à la loi.

Pour procéder ou faire procéder à tous actes nécessaires à la recherche des infractions à la loi, il faut que l’infraction à la loi existe et qu’elle soit punissable. L’existence de l’infraction à la loi exige dans le cas d’espèce son authenticité et sa véracité. Si l’authenticité et la véracité de l’infraction à la loi est avérée, le Procureur de la République peut chercher et poursuivre l’auteur ou les auteurs.

Dans le cas des déclarations du général Jean-Marie Michel MOKOKO contenues dans la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux relative à la préparation d’un coup d’état au Congo – Brazzaville dans les années 2000 ( entre 2002 et 2003 ), la question de droit qui se pose est celle de savoir si cette vidéo est authentique c’est-à-dire qu’elle n’est pas un montage ?

Procéder ou faire procéder à tous actes nécessaires à la recherche et à la poursuite des infractions à la loi pénale ne signifie pas diligenter une arrestation musclée et forcée qui viole de façon éhontée les droits de la défense. Le Procureur de la République est garant des libertés individuelles et des droits des partis, il doit à cet effet veiller au respect des droits individuels, au rang desquels figurent les droits de la défense.

En effet, les droits de la défense font partie de ce que Henry ROUSSILLON appelle « Le noyau dur » des droits fondamentaux. Faire respecter les droits de la défense, c’est poser les bases d’un état de droit solide où les droits des justiciables sont respectés.

Le respect des droits de la défense constitue dans le chef du Conseil d’Etat et donc de l’Etat une obligation de résultat. Dans un jugement rendu le 15 octobre 2009, le Tribunal de Première Instance de Bruxelles précisait que le droit du justiciable à être jugé dans un délai raisonnable constitue, dans le chef de l’État, une obligation de résultat.

Le Tribunal rappelle qu’il suffit en effet au demandeur d’établir que la contestation relative à ses droits et obligations de caractère civil n’a pas fait l’objet d’une décision définitive dans un délai raisonnable pour que la responsabilité de l’État soit engagée sur la base des articles 1382 et 1383 du Code civil. Il n’est point besoin, au surplus, d’établir que cette violation aurait été causée par un comportement fautif de l’état » (Civ. Bruxelles, 15 octobre 2009, J.T., 2010/12, p. 195)

L’article 14 alinéa 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques stipule que « Toute personne accusée d’une infraction pénale est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie. »

Le Procureur de la République n’est pas un instrument au service du pouvoir politique ; il est le garant de l’intérêt général, du bon fonctionnement de la société et des libertés individuelles. Selon Robert GELLI, « le procureur de la République est garant d’une application impartiale et équitable de la loi »

Pour Jean-Louis Nadal, « … la spécificité du ministère public, à la fois organe de poursuite et gardien des libertés individuelles, remonte à ma connaissance à la grande ordonnance de Philippe le Bel du 23 mars 1303 énonçant la formule du serment des gens du roi et montrant que l’accusateur doit également avoir en charge la recherche de la vérité et la bonne application de la loi »

Le Procureur de la République est aussi chargé de suivre les enquêtes. Lorsqu’il y a commission de crimes ou de délits, il est immédiatement avisé. Il dirige, contrôle et supervise à cet effet l’action de la police judiciaire. L’article 12 du code de procédure pénale stipule que « La police judiciaire est exercée sous la direction du procureur de la République, par les officiers, fonctionnaires et agents désignés au présent titre. »

Dans le cas d’espèce, le Général Jean Marie Michel MOKOKO devrait être entendu par les officiers de police judiciaire et avant qu’il soit entendu, il devrait y avoir au préalable :

– ouverture d’une information judiciaire par le Parquet du Procureur de la République ou
– constatation de crime d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui permet à la police judiciaire de rassembler les preuves et d’en chercher d’autres.

Or le Procureur de la République, monsieur André Oko Ngakala a agi en violation du code de procédure pénale. Au lieu d’appliquer la loi, il a préféré obéir au pouvoir exécutif et politique. Et pourtant l’article 14 du code de procédure pénale stipule à juste titre que « Elle (la police judiciaire) est chargée, suivant les distinctions établies au présent titre de constater les infractions à la loi pénale, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les autres tant qu’une information n’est pas ouverte. Lorsqu’une information est ouverte, elle exécute les délégations des juridictions d’instruction et défère à leurs réquisitions. »

Concernant le manque d’indépendance du Procureur de la République à égard du pouvoir exécutif et politique, la Cour européenne des droits de l’homme exclut ce dernier de la catégorie des « autorités judiciaires », seules compétentes, au sens de la Convention européenne des droits de l’homme, pour décider et contrôler les privations de libertés.

Un Procureur de la République qui n’applique pas la loi de façon impartiale et équitable n’est pas une autorité judiciaire.

Dans un arrêt rendu le 10 juillet 2008, la Cour européenne des droits de l’homme a estimé que le Procureur de la République ne pouvait être considéré comme une autorité judiciaire au sens de l’article 5 § 3 de la convention en disant que : « le Procureur de la République n’est pas une autorité judiciaire au sens que la jurisprudence de la Cour donne à cette notion : comme le soulignent les requérants, il lui manque en particulier l’indépendance à l’égard du pouvoir exécutif pour pouvoir être ainsi qualifié » (Cour EDH, 5e Sect. 10 juillet 2008, Medvedyev et autres c. France, requête n° 3394/03)

Dans sa déclaration du 19 février 2016, monsieur André Oko Ngakala nous parle des informations qu’il a reçues faisant état des déclarations du Général Jean-Marie Michel relatives à la vie de la Nation. Ensuite, il pose une condition en disant si ces informations étaient avérées, elles mettront gravement en danger les institutions de la République et les fondements de la Nation.

Alors s’il n’avait pas de certitude sur la véracité et l’authenticité des informations qu’il a reçues, pourquoi a-t-il prescrit au directeur général de la surveillance du territoire de procéder immédiatement à l’interpellation du Général Jean-Marie Michel MOKOKO et à son interrogatoire sans délai ?

En effet, étant en possession des déclarations du Général Jean-Marie Michel MOKOKO relatives à la vie de la Nation, le procureur de République devait d’abord chercher à savoir si ces informations étaient avérées ou fausses avant de chercher à bafouer les droits de la défense.

En demandant au directeur général de la surveillance du territoire de procéder immédiatement à l’interpellation du Général Jean-Marie Michel MOKOKO et à son interrogatoire sans délai, monsieur André Oko Ngakala en sa qualité de Procureur de la République a violé les dispositions des articles 29 alinéa 1 et 40 du code de procédure pénale. Il y a par conséquent irrégularité de procédure.

En effet les actes de procédure irrégulière accompli par le Procureur de la République monsieur André Oko Ngakala sont tous frappés de nullité. L’article 157 du code de procédure pénale stipule à cet effet que : « Les dispositions prescrites aux articles 40, 41, 43-1, 80, 81, doivent être observées à peine de nullité.

2° En outre, s’il est établi que l’inobservation des formalités non prescrites à peine de nullité porte directement et manifestement atteinte aux droits de la défense ou à ceux de la partie qui en fait état, l’acte vicié est déclaré nul, ainsi que, s’il y a lieu, tout ou partie de la procédure ultérieure.

3° La partie envers laquelle ces prescriptions ont été méconnues peut renoncer à s’en prévaloir et régulariser ainsi la procédure. Cette renonciation doit être expresse »

Si les faits reprochés à tort ou à raison au Général Jean-Marie Michel MOKOKO dataient des années 2000 (entre 2002 et 2003), il y a donc prescription. La prescription est un principe général de droit qui désigne la durée au-delà de laquelle une action en justice, civile ou pénale, n’est plus recevable.

La prescription dans le cas d’espèce est prévue à l’article 7 du code de procédure pénale congolais. En effet cet article stipule que : « En matière de crime, l’action publique se prescrit par dix années révolues à compter du jour où le crime a été commis, si dans cet intervalle, il n’a été fait aucun acte d’instruction ou de poursuite. S’il en a été effectué, dans cet intervalle, elle ne se prescrit qu’après dix années révolues à compter du dernier acte. Il en est ainsi de même à l’égard des personnes qui ne seraient pas impliquées dans cet acte d’instruction ou de poursuit »

Monsieur André Oko Ngakala est un pseudo-procureur de la République, fabriqué de toute pièce par le clan Sassou afin mettre à exécution son plan morbide de conservation du pouvoir à tout prix. Lorsqu’il usurpe le pouvoir du ministre de l’intérieur en disant à la télévision publique qu’il est le garant de l’ordre public, cela confirme bien que ce procureur de la République est un magistrat fabriqué pour les besoins de conservation du pouvoir.

Les congolais en général et les brazzavillois en particulier ne peuvent rien n’attendre de ce pseudo-magistrat, car ce monsieur n’est autre qu’un figurant qui empêche le pouvoir judiciaire de bien remplir sa mission : celle de contrôler l’application de la loi, de l’interpréter en examinant la concordance entre une situation concrète et la loi en elle-même, de sanctionner son non-respect…

Le système judiciaire congolais nécessite un recyclage en profondeur et un arrimage à l’évolution de la pratique du droit car le Congo ne peut se déconnecter du reste du monde. L’arrêt Medvedyev et autres c. France rendu par la Cour européenne des droits de l’homme en date du 10 juillet 2008 a permis de comprendre qu’un Procureur de la République qui reste aux ordres du pouvoir exécutif ne peut être considéré comme une autorité judiciaire au sens de l’article 5 § 3 de la convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950. Pour être considéré comme une autorité judiciaire, le Procureur de la République doit garder son indépendance vis à vis du pouvoir exécutif et politique en restant garant des libertés individuelles et d’une application impartiale et équitable de la loi.

L’affaire de la vidéo du Général Jean-Marie Michel MOKOKO est une affaire montée de toute pièce. Elle montre bien l’instrumentalisé du pouvoir judiciaire à des fins politiques; ce qui nous permet de constater que celui-ci n’a pas d’existence réelle au Congo. Ce que l’on considère à tort comme pouvoir judiciaire n’est autre que le prolongement du pouvoir exécutif et politique.

Maître Céleste Ngantsui
membre de l’opposition et
Représentant M.C.R.O.C auprès de l’Union européenne et du Royaume de Belgiq
ue

(Source : Officiel Brazzanewson: février 26, 2016)

Repost 0
Maître Celeste Ngantsui - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Oko Ngakala Mokoko
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 23:22
(France/Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) Pétition pour la libération de M. Modeste BOUKADIA

Chers amis,

Je viens de créer ma propre pétition sur le Site de Pétitions Citoyennes d'Avaaz -- elle s'intitule "MONSIEUR SASSOU NGUESSO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CONGO-BRAZZAVILLE.: Nous vous demandons de libérer M. Modeste BOUKADIA et les autres prisonniers".

Cette cause me tient vraiment à cœur et je pense qu'ensemble, nous pouvons agir pour la défendre. Mon objectif est de recueillir 100 signatures et j'ai besoin de votre aide pour y parvenir.

Pour en savoir plus et signer la pétition, cliquez ici:
https://secure.avaaz.org/fr/petition/MONSIEUR_SASSOU_NGUESSO_PRESIDENT_DE_LA_REPUBLIQUE_DU_CONGOBRAZZAVILLE_Nous_vous_demandons_de_liberer_M_Modeste_BOUKDIA_//?launch

Veuillez prendre un instant pour m'aider: faites passer le mot -- de telles campagnes démarrent toujours timidement, mais prennent de l'ampleur lorsque des gens comme vous s'impliquent!

Merci mille fois,
Jean-Claude

(France/Congo-Brazzaville/Sassou Nguesso) Pétition pour la libération de M. Modeste BOUKADIA
Repost 0
25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 00:14
(Congo-Brazzaville) La politique d'apartheid ethno-tribale de Sassou Nguesso

DECLARATION

DE L’ASSOCIATION UNION-CONGO

CONGO-BRAZZAVILLE

LA POLITIQUE D’APARTHEID ETHNO-TRIBALE DE SASSOU NGUESSO AU CONGO-BRAZZAVILLE

L’Association UNION-CONGO n’est ni pour l'arrestation ni l'incarcération du Général Jean-Marie Michel MOKOKO (alias J3M comme aiment l'appeler ses sympathisants), encore moins pour la politique de la terre brûlée de M. Sassou Nguesso.

Cependant, l’Association UNION-CONGO suit avec une attention très particulière la situation et les tergiversations du régime de Brazzaville qui, aujourd'hui, souffle le chaud et le froid dans cette affaire.

Depuis la diffusion de la vidéo[i] qui met en exergue les agissements et les propos tenus par le général Mokoko dans laquelle il annonce faire un coup d'Etat contre M. Sassou Nguesso, le pouvoir de Mpila-Oyo, malgré les annonces de son procureur, M. André OKO-NGAKALA, traîne les pieds pour mettre à exécution ce qu'il a promis et décidé. Un autre que Mokoko, surtout s'il s'agit d'un "Sudiste" et très particulièrement d’un originaire de la région du Pool, serait déjà sous les verrous, derrière les barreaux, sans enquête préalable, sans audition ni interrogatoire, s'il n'est pas tué, sans autre forme de procès.

La chance de M. Mokoko, s'il est encore en liberté et surtout en vie aujourd'hui, c'est d'être issu de la même région et de la même ethnie que M. Sassou Nguesso. Lui-même le dit dans sa vidéo, les "Guerriers" ne pardonnent pas. Les Makoua sont un sous-groupe ethnique Mbochi. Car, d'autres que lui, sont déjà en prison pour 1000 fois moins que ce que l'on reproche au général Jean-Marie Michel Mokoko, lui qui est même allé jusqu'à dresser la liste des personnes à "neutraliser" (en termes militaires cela veut dire tuer) au cours de son coup d'Etat.

Des victimes expiatoires

Ceci dit, l’Association UNION-CONGO réaffirme que M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), n’avait programmé aucun coup d’Etat ni projeté d’assassiner ou faire assassiner qui que ce soit, contrairement aux propos bien audibles de M. Mokoko. Mais, M. BOUKADIA a été arrêté et incarcéré sous le prétexte fallacieux d’avoir attenté à la sureté de l’Etat et condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés par contumace, le contumax ne figurant nulle part dans le Droit congolais[ii]. En quoi donc les faits reprochés à M. BOUKADIA sont-ils plus graves que ceux de M. MOKOKO ?

M. Modeste BOUKADIA et les membres de son parti croupissent en prison parce qu'ils ont osé user de leurs droits : la liberté d'opinion, d'expression et de manifester garantie par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et même par toutes les Constitutions de M. Sassou Nguesso.

L’Association UNION-CONGO constate que même ceux des prisonniers politiques ayant purgé leur peine de 2 ans d'emprisonnement ferme, depuis l’année dernière, sont toujours gardés en prison. Le régime d'apartheid ethno-tribal de Brazzaville continue de leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu'ils sont des « Sudistes » originaires de la région du Pool.

Au moment où UNION-CONGO rédige ce document, elle apprend que les "SAGES MBOCHI" sont entrés dans la danse et seraient en train de négocier le cas MOKOKO avec le Pouvoir de Mpila-Oyo, conformément aux us et coutumes ethno-tribales mbochi.

L’Association UNION-CONGO exprime son étonnement et s’interroge sur le rôle de ces fameux "Sages" ethno-tribaux qui n’ont pas existé lors de l’arrestation de M. Modeste BOUKADIA et les membres de son parti.

A cet effet :

- UNION-CONGO constate qu'il y a deux poids et deux mesures dans le traitement des citoyens Congolais selon qu'ils sont originaires des régions Nord ou Sud du Congo.

- Au regard de ce qui précède, l’Association UNION-CONGO constate l’existence et l’instauration par M. Sassou Nguesso d’un régime d'APARTHEID ETHNO-TRIBAL EN REPUBLIQUE DU CONGO (Brazzaville).

Car, au Congo-Brazzaville, sous le régime d'apartheid ethno-tribal de Sassou Nguesso, un Congolais originaire du Nord ne va pas en prison quand il assassine un « Sudiste ». Au contraire, il monte en grade, il est encensé et on organise une fête en son honneur. Le cas du général Mokoko tombe sous le sens. Avec les "SUDISTES" Sassou ne tergiverse pas, il ne négocie pas. Aucune chance d'être en vie. Avec un "NORDISTE" de son ethnie, comme c'est le cas avec M. Mokoko, le voilà qui tergiverse et qui négocie... Les lois de la République ne sont plus en vigueur. Ce sont les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales mbochi qui sont privilégiées et mises en valeur. Et voilà les "Sages" !

Certes, le principe du pouvoir en Afrique francophone est simple : Celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les "Intérêts" de..., même mondialement reconnu criminel, celui-là est jugé apte à « gouverner » ses compatriotes"[iii].

En conclusion, eu égard à ce qui précède, l’Association UNION-CONGO :

- Proteste contre le traitement fait aux citoyens ressortissants des régions Sud du Congo ;

- Dénonce la ségrégation ethno-tribale et la discrimination dont sont victimes les Congolais originaires des régions sud du Congo ;

- Invite tous les observateurs de tous les Etats membres de l’ONU à se saisir de cette situation pour faire pression auprès des autorités du Congo-Brazzaville ;

- Demande à l’ONU, l’Union Européenne et l’Union Africaine d’intervenir auprès des autorités du Congo-Brazzaville pour faire libérer tous les prisonniers politiques jusqu’ici incarcérés, sans jugement, pour leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu’il sont originaires de la région du Pool (Sud-Congo) et, nier ou fermer les yeux sur cette réalité équivaudrait à assassiner un ÊTRE HUMAIN.

Strasbourg, le 23 février 2016

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

-------------------------------------------------------

N.B. : NOTEZ BIEN QUE LES VRAIS OPPOSANTS SONT EN PRISON.

-------------------------------------------------------

[i] Cf. : http://www.jeuneafrique.com/mag/302157/politique/congo-brazzaville-jean-marie-michel-mokoko-video-tue/

https://youtu.be/5vycvD21IOg

[ii] https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/060116/congo-brazzaville-la-condamnation-par-contumace-de-m-boukadia-est-une-honteuse-bavure-judiciaire

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/220116/congo-brazzaville-le-transferement-de-modeste-boukadia-la-maison-darret-de-pointe-noire-est-une-seconde

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/190216/congobrazzavilleonu-sassou-nguesso-vous-avez-dit-onu-connais-pas-l-onu-condamne-sassou-nguesso-et-l-eta

iii] (Cf. : Jean-François Probst, "Chirac, mon amis de trente ans", éd. Denoël, Paris)

01-declaration-de-union-congo-la-politique-d-apartheid-ethno-tribale-de-sassou-nguesso (pdf, 562.4 kB)

Repost 0
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 23:31
(Congo-Brazzaville) Chronique confidentielle : le tissu mité de l'unité et de l'indivisibilité des filles et fils du Congo-Brazzaville

"L'archer est un modèle pour le sage, lorsqu'il manque sa cible, il cherche en lui-même." (Confucius)

Il aurait été arrêté !

Il ne l'est pas encore !

Il ne peut l'être !

Il ne le sera jamais !

On négocie avec les sages pour trouver une issue !
Il l'est !

Il a été relâché...

"Seul un ignorant s'abreuve dans l'étang où est mort un chien... "

Voilà donc à quoi nous sommes suspendus, un incessant atermoiement de positions, les unes toutes aussi péremptoires que les autres, les unes toutes aussi fausses que vraies, dans une même et seule phrase, avec élan, sans sourciller, sans pudeur aucune, l'air de ceux qui toujours sont renseignés... Pitoyable théâtre d'ombres de marionnettes en chiffons rapiécés.

Là est la profondeur de l'âme de ton pays, fille et fils du Congo-Brazzaville ; Là aussi réside tes errements bâtards, cette confusion qui, à la couardise se mêle ta flagornerie.

La haine tue la lucidité. Qui donc pour s'en rendre compte ? Seuls ceux qui ont cessé de haïr savent ...

Recapitulons.

Hier encore, en date du 15 janvier 2016, dans l'indifférence coupable des congolais(es) était arrêté par la soldatesque en nombre sans précédent, le Président Modeste Boukadia. Il eut pour l'occasion des proclamés démocrates pour applaudir à cette justice aux ordres, sans éthiques. Les mêmes aujourd'hui qui, mus par des desseins que renierait l'ombre portée, poussent des cris d'orfraie parce que tel autre pourrait être inquiété.

Ce n'est pas que nous aurions, nous aussi, poussé des cris de joie que tous soient embastillés, mais qu'ils reconnaissent, au-delà de leurs préférences et peu importe leurs abétifiants critères, que la justice d'hier pour le Président Modeste Boukadia, est restée la même aujourd'hui, indéniablement et foncièrement injuste !

Alors quoi, me diront les esprits chagrins ?!!!

Alors ceci :

"Appel à tous les frères et soeurs mbochis et au-delà, à tous les frères et soeurs des autres régions. Le 5 juin 1997, le Congo-Brazzaville basculait dans une guerre sans précédent. A l'issue de celle-ci, un homme, un fossoyeur s'emparait du pouvoir avec l'aide honteuse des multinationales du pétrole... Il s'installait au pouvoir tel un véritable kani à la recherche d'une considération humaine. Depuis 1998, conséquence de cette absurdité meurtrière, le Pool, l'une des régions du Congo-Brazzaville est devenu le théâtre d'assassinats, de viols et pillages sans précédents". ( Fin de citation : Wilfrid Ognamy - 17 janvier 2004 – CongoPage).

Voilà donc une vérité sans ambages, sans polémiques sur sa date de diffusion, une vérité toute nue de son désir d'Union, d'Unité et de Fraternité. Combien ont-ils été pour oser la proclamer parmi ces hommes de paix, d'unité et d'invisibilité qui se bousculent aux portillons aujourd'hui ? Aucun ! Sinon lui, Wilfrid Liberty Ognamy, petit fils et Président de la Fondation Jacques Opangault.

M. Wilfrid Liberty Ognamy, vos âges parlent pour vous, vous faites grand honneur à votre aïeul dans la perpétuation des valeurs humanistes qui le caractérisait lui, comme tant d'autres de son époque, de notre époque aussi, heureusement. Par ce texte antérieur à votre engagement auprès du Président Modeste Boukadia, votre sincérité est un tablier qui nous donne à voir enfin naître un seul Pays et un même Peuple, au-delà des diversités caractérielles qui nous composent.

Il en eut plus comme lui, alors nous n'aurions pas eu ce lamentable spectacle de la réalité des deux républiques pourtant niées : la leur et celle des autres.

Il en eut comme lui, alors le Président Modeste Boukadia, M. Paulin Makaya et le Colonel N’Tsourou auraient eux aussi reçu trois convocations avant d'être déférés manu militari, sans autre forme de procès ;

Il en eut comme lui, alors il y aurait aussi pour eux, la possibilité de choisir celui des autorités qui voudraient bien recevoir leurs dépositions, la relax en attendant que leurs dossiers soient instruits.

Enfin si comme lui, il n'eut pas de pavloviens avérés, des loups sous le masque d'agneaux, les sages en tout lieu et en tout temps se seraient levés sans considération d'appartenances ethniques, claniques ou autres.

Qui pour nous dire ce qui serait advenu au Président Modeste Boukadia s'il avait été l'acteur-vedette de la criarde vidéo ? Qui donc ? Vous ne guérirez jamais le cancer en améliorant l'éclairage municipal... Nous avons nos différences, n'en faites pas des obstacles insurmontables, vos ruines, si vous n'y prenez garde, resteront éternelles.

Merci à vous M Wilfrid Ognamy, Président Modeste Boukadiaia de ne pas à avoir avec les fourbes, de nous donner à voir la République de 1958 !

Théophile Mbemba

Repost 0
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:43
(Congo-Brazzaville) Sassou Nguesso veut mettre le Congo-Brazzaville à feu et à sang

Entre Denis Sassou Nguesso et son ancien conseiller Jean-Marie Michel Mokoko les désaccords et les recadrages se multiplient et leur opposition est désormais actée. Le torchon brûle. Entre les deux généraux, la guerre est désormais ouverte et totale. Rien ne va plus. La pomme de discorde ? La présidentielle 2016. Jean-marie Michel Mokoko a déposé sa candidature officiellement le 18 février 2016 et dispose d’un récépissé de dépôt. Un pêché de lèse majesté. Le général Mokoko a refusé de déférer à une prémière convocation à la DST. Une seconde lui a été envoyée assortie de menaces de le faire embarquer manu militari. Une troisième, une quatrième convocation n’auront pas plus d’impact sur Mokoko.

André Oko-Ngakala, procureur, a vociféré à Télé-Congo ses intentions de mettre en arrestation Jean-Marie Michel Mokoko.
Jean-Marie Michel Mokoko dormira-t-il en prison ce soir ? Sera-t-il humilié comme le colonel Marcel Ntsourou ?

Aux dernières nouvelles JMM Mokoko a passé la nuit chez lui. Probablement aussi les autres nuits. Le procureur Oko-Ngakala a dû sortir ses canines et sa bobine enfarinée face aux caméras de « Télé Foufou » pour ne pas perdre la face dans un bras de fer différent de celui qu’il eut avec Paulin Makaya.

Benjamin BILOMBOT BITADYS

-----------------------------------------------------

NOTRE COMMENTAIRE :

Nous ne sommes ni pour l'arrestation ni l'incarcération du Général Jean-Marie Michel MOKOKO (alias J3M comme aiment l'appeler ses sympathisants), encore moins pour la politique de la terre brûlée de M. Sassou Nguesso. Cependant nous suivons avec une attention très particulière la situation et les tergiversations du régime qui, au jourd'hui, souffle le chaud et le froid dans cette affaire.

Depuis la diffusion de la vidéo qui met en exergue les agissements et les propos tenus par le général Mokoko dans laquelle il annonce faire un coup d'Etat contre M. Sassou Nguesso, le pouvoir de Mpila-Oyo, malgré les annonces de son procureur, M. André OKO-NGAKALA, traîne les pieds pour mettre à exécution ce qu'il a promi et décidé. Un autre que Mokoko, surtout s'il s'agit d'un "Sudiste", serait déjà sous les verrous, derrière les barreaux, s'il n'est tué sans autre forme de procès.

La chance de M. Mokoko, s'il est encore en liberté et surtout en vie aujourd'hui, c'est d'être issu de la même région et de la même ethnie que M. Sassou Nguesso. Lui-même le dit dans sa vidéo, les "Guerriers" ne pardonnent pas. Les Makoua sont un sous-grtoupe ethnique Mbochi. Car, d'autres que lui, sont déjà en prison pour 1000 fois moins que ce que l'on reproche au général Jean-Marie Michel Mokoko, lui qui est même allé jusqu'à dresser la liste des personnes à "neutraliser" (en termes militaires cela veut dire tuer) au cours de son coup d'Etat.

MM. Marcel Ntsourou, Paulin Makaya, Modeste Boukadia et leurs compagnons, pour ne citer qu'eux, croupissent en prison parce qu'ils ont osé utiliser leurs droits : la liberté d'opinion, d'expression et de manifester garantis par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et même par toutes les Constitutions du Congo. Le droit de manifester pacifiquement après avoir obtenu toutes les autorisations des autorités locales. Leur crime : le crime de lèse-majesté. Même ceux qui ont purgé, l'année dernière, leur peine de 2 ans d'emprisonnement ferme sont toujours gardés en prison. Le régime d'apartheid ethno-tribal de Brazzaville continue de leur faire subir le "châtiment collectif pour appartenance ethnique", parce qu'ils sont originaires du Sud-Congo : des "SUDISTES"... (dixit Général Mokoko).

Au moment où nous écrivons ces lignes, nous apprenons que les "SAGES MBOCHI" sont entrés dans la danse et seraient en train de négocier le cas MOKOKO avec le Pouvoir de Mpila-Oyo. Et nous précisons que l'information du bandeau qui défile sous l'écran de la chaîne de télévison FRANCE 24 qui annonce l'interpellation de M. Mokoko (source procureur) est fausse. M. Mokoko est toujours chez lui, il n'est pas interpellé.

Notre étonnement est tel que nous nous interrogeons sur le rôle de ces fameux "Sages" ethno-tribaux. Où étaient-ils, ces "Sages" lors de l'interpellation du colonel Ntsourou, de Paulin Makaya, de Modeste Boukadia et leurs compagnons ? Ainsi donc pouvons-nous dire qu'il y a deux poids et deux mesures dans le traitement des citoyens Congolais selon qu'on est originaire des régions Nord ou Sud du Congo.

C'est le régime d'APARTHEID ETHNO-TRIBAL. En Afrique du Sud, quand un Blanc assassinait un Noir, il n'était nullement inquiété, il n'allait pas en prison. Au Congo-Brazzaville, sous le régime d'apartheid ethno-tribal de Sassou Nguesso, un Congolais originaire du Nord ne va pas en prison quand il assassine un "Sudiste". Au contraire, il monte en grade, il est encensé et on organise une fête en son honneur. Le cas du général Mokoko tombe sous le sens. Avec les "SUDISTES" Sassou ne tergiverse pas, il ne négocie pas. Aucune chance d'être en vie. Avec un "NORDISTE" de son ethnie, comme c'est le cas avec M. Mokoko, le voilà qui tergiverse et qui négocie... Les lois de la République ne sont plus en vigueur. Ce sont les us et coutumes traditionnelles ethno-tribales mbochi qui sont privilégiées et mises en valeur. Et voilà les "Sages" !

Certes, le principe du pouvoir en Afrique francophone est simple : "celui qui remue la queue, rampe, lèche les bottes et garantit les "Intérêts" de..., même mondialement reconnu criminel, celui-là est jugé apte à "gouverner ses compatriotes".

C'est ici donc que nous attirons l'attention des "DISTRIBUTEURS DE POUVOIR" en Afrique et leur demandons de faire preuve d'intelligence. Les peuples africains en général et celui du Congo en particulier n'ont jamais choisi leurs chefs. Ils leur sont toujours imposés par des Etats tiers. Le cas de M. Sassou Nguesso et son retour au pouvoir en 1997 (Cf. : Jean-François Probst, "Chirac, mon amis de trente ans", éd. Denoël, Paris) et ses pratiques politiques devraient les interpeller. Parce qu'à force de fermer les yeux et boucher les oreilles, il arrivera qu'un jour ils ne verront ni entendront rien le jour où ça va exploser. Un peuple longtemps brimé, longtemps torturé, longtemps martyrisé, finit toujours par se révolter. Ce jour-là, plus rien ni personne ne pouvant le contrôler, il s'en prend d'abord à l'objet réel de ses malheurs avant de se retourner, si nécessaire, contre se propres leaders.

Repost 0
Benjamin Bilombot-Bitadys - dans Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT Mokoko
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 10:45
(Congo-Brazzaville) AFFAIRE MOKOKO : Quand Sassou se fait ridiculiser

Samedi, 20 Février 2016 19:17 AfriqueEducation

Denis Sassou Nguesso ne sait plus quoi faire. Après un séjour infructueux des généraux, Jean-Dominique Okemba, Philippe Obara, et quelques seconds couteaux, à Paris, le dictateur se voit obligé d'utiliser d'autres stratagèmes pour contourner la difficulté (insurmontable) qui s'offre à lui : l'impossibilité manifeste et prouvée de sa victoire dès le premier tour de la présidentielle. Avec en face, Claudine Munari (que personne n'attendait et qui monte, monte, monte), Guy Brice Parfait Kolelas à qui il interdit, maintenant d'utiliser l'appellation très contrôlée du MCDDI, et Tsaty Mabiala, dans le Sud, et André Okombi Salissa, et le général, Jean-Marie Michel Mokoko, qui viennent, tous deux, lui contester la suprématie dans (son) Nord, où en réalité, on ne l'aime pas vraiment, Sassou commence à voir des étoiles, comme un boxeur sonné par un uppercut sur un ring de boxe. Que faut-il faire ? Que doit-il faire, alors que les jours ne font que passer ? Et que la communauté internationale qu'il nargue depuis la tenue controversée de son référendum l'attend au tournant ?

Les militaires n'ayant peur que des militaires, Sassou a décidé de s'en prendre au dernier déclaré de ses adversaires à cette présidentielle : le général de division, Jean-Marie Michel Mokoko. En utilisant une histoire de vidéo que personne, à Paris, (même pas ses amis à Matignon), ne prend, réellement, au sérieux. Mais pour Sassou qui voit toutes ses marges de manœuvre s'amenuiser, il n'y a plus d'autres bouées de sauvetage.

Le dictateur (plus pour longtemps) a, donc, envoyé l'un des plus fous de son entourage, au feu : André Oko Ngakala. Objectif : interpeller sans délai et interroger le très récalcitrant général, Jean-Marie Michel Mokoko.

Sassou qui, contrairement à ce qu'on croit, est, tellement, froussard qu'il a peur de sa propre ombre, tremble à l'idée que ce bras de fer se termine mal pour lui. Car fort de son bon droit, Mokoko a opposé un refus martial avec deux arguments (de poids) qui circulent, déjà, à l'Union africaine, à l'Union européenne, et auprès des chancelleries locales, à commencer par celles des Etats-Unis et de l'Union européenne. Mokoko a répondu,ainsi, à son subalterne de l'armée Oko Ngakala : « 1) En notre qualité de contractuel de l'Union africaine, nous avons le statut de diplomate et sommes donc couverts par les traités et conventions y relatifs. 2) Ensuite, en notre qualité d'officier général des Forces armées congolaises, nous pensons que votre demande à notre encontre ne répond pas aux procédures du règlement de discipline générale dans les Forces armées congolaises et la gendarmerie nationale ». Mokoko a conclu : « Nous comptons sur votre respect de la légalité ».

Après mûre réflexion, après qu'il se soit présenté, tête haute poitrine bombée, au 20 heures de Télé Congo (Télé Foufou selon la diaspora congolaise), pour proférer des menaces, le procureur Oko Ngakala a fait lever le dispositif policier qui encerclait la résidence de Mokoko, en pleine nuit. Certains parlent de trois heures du matin. Depuis, on en est là.

La vérité, c'est que Sassou Nguesso est pris dans son propre piège. S'il fait arrêter un fonctionnaire international, il ne pourra plus dire que le Congo est un état de droit, surtout, si c'est pour l'empêcher de se présenter à l'élection.

Sassou est un homme fini. Il est même fini depuis longtemps. Mais alors qu'il est un fruit mûr, il n'a pas été cueilli par l'opposition qui attend, tout bêtement, qu'il tombe tout seul. C'est sa seule chance.

source: http://afriqueeducation.com/politique/affaire_mokoko_quand_sassou_se_fait_ridiculiser

Repost 0
Afrique Education - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko

Economie

Catégories