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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 11:39

Il y a 40 ans, la mort d’un président au marxisme «bien tempéré» à Brazzaville

 

Marien Ngouabi, le 23 mars 1970 à Brazzaville

Le « chef de la révolution congolaise » avait été si populaire en son temps que ses jeunes partisans avaient proposé, après son assassinat, de débaptiser Brazzaville pour la nommer Ngouabiville. Toujours inexpliquée après 40 ans, la mort du commandant Marien Ngouabi, le 18 mars 1977, à Brazzaville, reste empreinte de mystère. Les télégrammes diplomatiques français que RFI a pu consulter décrivent les lendemains de l’assassinat, alors que le pouvoir se réorganise, qu’une chasse aux sorcières est lancée et que la rivalité s’installe entre deux officiers : Joachim Yhombi-Opango et le jeune Denis Sassou-Nguesso. Jusqu’à la victoire de ce dernier.

Les colonels Sassou- Yhombi- NGoma du CMP (de gauche à droite en 1er plan)

19 mars 1977. L’annonce est faite sur la radio officielle congolaise. Un commando-suicide à la solde de « l’impérialisme aux abois » a tiré à bout portant sur le « camarade Ngouabi ». Moins de 12 heures après sa mort, un comité militaire du Parti congolais du travail, la formation marxiste-léniniste que Ngouabi a fondée en 1969, s’est octroyé les pleins pouvoirs. Composé de 11 personnes, ce comité porte à la tête de l’État le ministre de la Défense, le commandant Denis Sassou-Nguesso.

Le jeune officier devient chef de l’Etat – du moins pendant quelques jours. Ce qui, en pleine Guerre froide, inquiète le Quai d’Orsay. La garde personnelle de Denis Sassou-Nguesso est composée de militaires cubains. Il passe pour prosoviétique. Il est réputé être « radical ».

« Ce que nous savons de la personnalité du commandant Sassou-Nguesso laisse prévoir une nouvelle radicalisation d’un pouvoir qui se préparait à revenir à la modération, soutient une note du Quai d’Orsay du 25 mars 1977. La ligne générale politique du pays ne devrait cependant pas subir de modification fondamentale. On peut simplement craindre un accroissement de la présence soviétique et cubaine. »

Même si l’économie congolaise connaît des difficultés (dues à la chute de la production pétrolière et à la fin de l’exploitation des mines de potasse, notamment), beaucoup de Congolais pleurent un chef d’État qui jouit d’une véritable popularité. D’origine modeste, ce militaire préférait les treillis aux tenues d’apparat, les casquettes en toile aux képis. Il lui arrivait même de travailler aux champs.

Dans les cercles du pouvoir, toutefois, Ngouabi ne faisait pas l’unanimité. Il a dû déjouer une dizaine de tentatives de coup d’État et a même échappé à un accident d’hélicoptère.

Il n’était pas, non plus, en odeur de sainteté à Paris. Cet ancien chef de bataillon, bien que formé en France, ne cessait de dénoncer le «néocolonialisme ».

Chasse aux sorcières

Au lendemain de son assassinat, les nouvelles autorités mettent en cause un commando qui aurait eu des complices au sein de la garde présidentielle. Soupçonné d’être de mèche avec les assassins, l’ancien président Alphonse Massamba-Débat est vite arrêté. Le défenseur du « socialisme bantou » — à la différence du « socialisme scientifique » prôné par Ngouabi — reconnaît avoir trempé dans une cabale, toujours selon la thèse officielle. Ses « aveux », qui donnent la curieuse impression d’être lus, sont même diffusés à la radio.

« Il s’agit en fait d’un montage de déclarations […] qui ne peut convaincre aucun observateur de bonne foi et laisse une impression pénible », rapporte l’ambassadeur de France, Bertrand Dufourcq, le 24 mars 1977.

Massamba-Débat sera sommairement jugé par une cour martiale et fusillé. Son ancien Premier ministre, Pascal Lissouba, lui aussi arrêté, sera condamné à mort, une peine qui sera commuée en détention à perpétuité. Il sera libéré deux ans plus tard.

Quelques jours après la mort de Ngouabi, le cardinal Émile Biayenda est lui aussi assassiné. Des fidèles en colère assistent aux funérailles du jeune et populaire prélat. « Ce jour-là, j’ai vu, ce qui ne m’était jamais arrivé jusqu’alors, la détresse et la colère de tout un peuple », peut-on lire dans un message conservé aux archives du Quai d’Orsay et non signé, en date du 28 avril 1977. Le vicaire général, qui préside la cérémonie religieuse, calmera ses ouailles.

L’ascension de Denis Sassou-Nguesso

Après le bref intérim de Sassou, un colonel Yhombi Opango, succède à Ngouabi, mais le commandant Sassou-Nguesso veille au grain. Ce dernier redouterait « la réapparition de l’influence occidentale » à Brazzaville, selon une note pour le ministre des Affaires étrangères (Jean-François Poncet) datée du 26 décembre 1978 : « Le clan radical du comité militaire du Parti, animé par le colonel Sassou-Nguesso, et les organisations de masse (jeunesse et syndicats) inféodés aux Soviétiques, exercent une surveillance de tous les instants sur le chef de l’État. »

Ce commandant n’inspire guère confiance au Quai d’Orsay. Cet officier est « fortement soutenu par les Soviétiques et les Cubains », selon une note du 31 mars 1977. L’auteur du texte voit se dessiner une « âpre » lutte pour le pouvoir entre radicaux et modérés « car ce que nous savons de la personnalité du commandant Sassou-Nguesso laisse prévoir une nouvelle radicalisation d’un pouvoir qui se préparait à revenir à la modération ».

Le ministère des Affaires étrangères craint une nouvelle flambée de « passions » dans cette ancienne colonie du « Moyen-Congo ». Elles seraient monnaie courante depuis la chute de l’abbé Fulbert Youlou, en 1963 : « Règlements de comptes au sein du parti unique, purges dans les rangs de l’armée, remaniements ministériels en chaîne, ‘valse’ des premiers ministres […] tandis qu’à plusieurs reprises les détenteurs du pouvoir devaient faire face à des tentatives de putsch, voire à des mouvements de rébellion armée », explique une longue note datée du 30 mars 1977.

Au Quai d’Orsay, on attribue cette instabilité à « un phénomène de décomposition interne » : « Le président Ngouabi, dont tout le monde s’accorde à reconnaître le courage physique, avait, avant de tomber sous les balles de l’un de ses compagnons d’armes, déjà dû affronter plusieurs conspirations tramées pour la plupart, non pas par des civils, mais par ses pairs. »

Marxisme « bien tempéré »

Les diplomates français estiment d’ailleurs que la classe politique à Brazzaville était, depuis longtemps, plus révolutionnaire en paroles qu’en actes. Pierre Hunt, ambassadeur à Brazzaville et futur porte-parole de l’Élysée (sous Valéry Giscard d’Estaing), l’avait constaté dès le début des années 1970.

Le marxisme du président Ngouabi était « bien tempéré», écrivait-il le 4 avril 1973 : « Déçu par le manque d’efficacité des entreprises d’État, inquiet de la démagogie syndicale, le président congolais veille par une navigation un peu sinueuse à éviter les récifs. Ses adversaires du moment, appuyés sur un radicalisme juvénile, ne veulent point d’un ménagement et appellent par tous les moyens les grands bouleversements générateurs de la société prolétarienne. »

L’avènement d’une démocratie populaire ne fait pas rêver le colonel Yhombi-Opango, qui succédera au « camarade Ngouabi » le 6 avril 1977. « Le nouveau chef d’État […] est, de loin, le plus intelligent, le plus faisandé aussi, assure le document non signé du 28 avril 1977. Il semble, en particulier, qu’il ait magistralement doublé l’homme des Russes et des Cubains, Sassou-Nguesso. Il a la réputation d’être pro-occidental mais se garde bien de le dire. »

Pro-occidental? Il l’est sûrement puisque le nouveau président se rapprochera vite de Paris, où il rencontre, dès juin 1977, le président Valéry Giscard d’Estaing. Ce dernier donnera le feu vert à l’envoi à Brazzaville de deux commissions d’experts, l’une pour relancer l’exploitation de la potasse, l’autre pour apprécier la situation économique du pays.

Opango vs Sassou

Denis Sassou-Nguesso – un ministre qui « ne semble pas jouir d’une grande popularité ni dans le parti, ni surtout dans l’armée », soutient un document « confidentiel défense », daté du 7 juillet 1977 – éprouve, selon la diplomatie française de l’époque, une animosité notoire pour le président Yhombi.

Un autre document « confidentiel défense » daté du 11 août 1978 prédit la suite : « Les rivalités qui opposent le président Yhombi-Opango à son ministre des Armées, Sassou-Nguesso, soutenu par les Cubains, prennent un ton aigu et pourraient déboucher sur une épreuve de force. » Le président Yhombi sera effectivement remplacé, deux ans plus tard, par Denis Sassou-Nguesso.

Par Michel ARSENAULT 

LIRE LA SUITE : Rfi

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RFI in Congo-Liberty - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Marien Ngouabi
10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 10:33

Un fait judiciaire a failli passer inaperçu hier mardi 7 mars 2017 au Tribunal Correctionnel de Rouen à 13 h30. Un Congolais, David Bikouma, est passé en audience pour une affaire l’opposant à Mme Valls, épouse de l’ancien Premier ministre de François Hollande. Radio Normandie en a parlé dans son édition du soir. Verdict attendu le 25 avril 2017.

Le jeune Congolais s’est retrouvé au Tribunal pour avoir menacé au téléphone Anne Gravoin épouse de Manuel Valls.

Me Philippe Youlou, avocat au Barreau de Nice, sans être le conseil de David Bikouma, s’est intéressé à l’affaire par solidarité patriotique. « Je me suis entretenu avec ce compatriote dès que j’ai été informé de son cas. » s’est confié l’avocat à Congopage. Son avocat attitré Me Sylvie Glinel Morteuil du Barreau de Rouen a dû entendre les conseils que Me Youlou n’a pas manqué prodiguer au jeune congolais. « Dans la mesure où le numéro de téléphone de David Bikouma n’était pas masqué (ce qui est une bonne chose), le caractère délictueux du coup de fil n’est alors pas avéré  » a estimé Me Youlou. « La personne a appelé Mme Valls deux fois. La première fois, ce compatriote a eu un entretien de 15 secondes ; la deuxième fois le coup de fil a duré 16 secondes. Comment peut-on menacer quelqu’un de mort en 15 ou 16 secondes ? » s’est demandé l’avocat congolais. Le caractère de l’infraction de mort n’est pas fondé. Selon Me Youlou il n’y a pas délit. L’élément «  vouloir donner la mort » est totalement absent. Soyons clair, David Bikouma n’avait aucune intention de menacer Mme Valls de mort.
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Crise du Pool

Pour quelles raisons Mme Valls s’est-elle permis de porter plainte alors que David Bikouma voulait parler de la situation du Pool à une personne (en l’occurrence Mme Valls) qui dit « aimer les Africains  ». Pire ; ce compatriote a perdu ses deux parents dans la crise qui sévit dans cette région au sud de Brazzaville. Amie du Congo qui donne des concerts pour « diffuser un message de paix  » (sic) Mme Valls peut influer auprès de Sassou-Nguesso afin que notre tyran national retienne son bras armé au moment de frapper les pauvres populations du Pool.
Voilà l’objet des deux brefs appels de David Bikouma. Pas de quoi en faire un foin.

Séance de nuit

A force d’avoir attendu, en vain, Mme Valls et son avocat, la séance au tribunal s’est déroulée de nuit (jusqu’à 20 h). Pourquoi porter plainte sans se constituer partie civile, ne serait-ce que pour demander des dommages et intérêts, à titre symbolique 1 euro ! Peut-être que l’artiste ayant joué avec Johny Halliday était en tournée quelque part en Afrique avec son orchestre philarmonique dont elle est…premier violon.

Terrorisme

Une question a été posée au prévenu : « faisait-il partie d’une association terroriste visant à déstabiliser le pouvoir de Sassou ? » La perquisition au domicile du Congolais n’a pas donné grand-chose. Rien n’a été trouvé si ce n’est un article qu’était en train de rédiger le supposé terroriste. Comme nombre de Congolais anti-Sassou, David Bikouma est un intellectuel qui se livre à des réflexions littéraires, poétiques, parfois teintées de remarques politiques. Est-ce là un crime ?

Verdict

En définitive, le ministère public a requis 3 mois de Travail d’Intérêt Général. L’avocat de David Bikouma a demandé la relaxe. Autrement dit, le ministère public a minimisé la plainte en la ramenant à un travail d’intérêt général. Une manière de désavouer Mme Valls dont la partition qu’elle a voulu jouer est sillonnée de fausses notes. Cette musicienne ne doit pas avoir la conscience tranquille. Elle a pour mécène Denis Sassou-Nguesso qu’on ne pouvait pas pourtant soupçonner avoir du béguin pour la musique classique. Comme quoi on n’a pas fini de découvrir notre Khalife d’Oyo qu’on confinerait naturellement dans l’amour du ndombolo.

Soutiens

Les Indignés du 242 étaient présents ce mardi 7 mars à l’audience. David Bikouma a été également soutenu par l’association citoyenne de solidarité du Congo-Brazzaville (ACSCB). Il a été défendu par Me Sylvie Glinel-Morteuil du Barreau de Rouen et soutenu de loin par Me Philippe Youlou qui s’est dit prêt à le défendre sans honoraires. C’est cela aussi la contribution à la lutte de libération du Congo-Brazzaville.

Anne Gravoin

Qui est Anne Gravoin ? Voici ce qu’en disent Davis Le Bailly et Caroline Michel : « L’épouse du Premier ministre rêvait de jouer avec les plus grands musiciens. Un jour, un homme d’affaires providentiel lui a proposé de créer un orchestre classique dont elle aurait la direction artistique : l’Alma Chamber Orchestra. La violoniste n’a pas hésité et s’est retrouvée au cœur des réseaux de la Françafrique. » (Obs , publié le 30 mars 2016 )

Thierry Oko

SOURCE : http://www.congopage.com/Me-Philippe-Youlou-donne-son-sentiment-sur-le-proces-de-David-Bikouma

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 13:49
 
(CONGO-BRAZZAVILLE) DROIT DE REPONSE SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA, DETENU DEPUIS LE 15 JANVIER 2016, SANS JUGEMENT...
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DROIT DE REPONSE

SUITE A LA DECLARATION DE M. PIERRE MABIALA

RELATIVE A L’ETAT DE SANTE DE M. MODESTE BOUKADIA

1) - Dans sa déclaration à RFI, en date du 05/03/2017, concernant l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA, incarcéré illégalement et illégitimement à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre MABIALA, ministre de la justice et des droits humains du régime de M. Sassou Nguesso, a dit attendre une contre-expertise médicale avant de statuer et que le Congo a de bons hôpitaux (sic).

2) - S’agissant du passage à tabac et de la tentative d’assassinat dont M. Modeste BOUKADIA a été l’objet de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et ses agents, M. Pierre MABIALA déclare qu’ « on n’enquête pas sur du néant » et que ces allégations seraient donc des « mensonges » (sic).

Au regard de la désinvolture de M. MABIALA qui se moque des citoyens Congolais embastillés dans des conditions inhumaines dans des établissements qui relèvent de sa juridiction où ils sont quotidiennement battus, torturés et ensuite privés de soins au cours de leur séjour carcéral, l’Association UNION-CONGO fait remarquer :

-          M. MABIALA ne veut pas ouvrir une enquête sur les sévices subis par M. Modeste BOUKADIA, mais il veut une contre-expertise sur son état de santé parce que nous exigeons que M. BOUKADIA soit soigné hors du Congo. Pourquoi faire une contre-expertise sur du néant ? M. MABIALA se contredit.

-          Si vous voulez mourir plus tôt que prévu, il suffit simplement d’aller dans les hôpitaux du Congo. La grève du personnel de l’hôpital A. Cissé de Pointe-Noire est un exemple palpable.

-          Pourquoi l’oncle de M. Pierre MABIALA, Pierre Pongui, ci-devant directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, va-t-il suivre ses traitements en France, puisqu’il y a de bons hôpitaux au Congo ?

-           M. Pierre MABIALA peut-il expliquer pourquoi tous les jours y a-t-il des cohortes d’évacués sanitaires, membres du pouvoir, qui vont se faire soigner en Europe, notamment en France ou en Espagne ?

-          Pourquoi Mme Antoinette Sassou n’est-elle pas soignée dans un hôpital du Congo, voire dans celui d’OYO ?

-          L’Association Union-Congo, en accord avec d’autres Associations du Congo, s’adressera au Ministère français de la Santé pour lui demander de publier la liste des ressortissants Congolais évacués sanitaires soignés en France. Elle mènera la même démarche auprès de l’Union Européenne. Le peuple Congolais a le droit de savoir.

-          M. MABIALA considère que la détérioration de l’état de santé de M. BOUKADIA est un prétexte. Pourquoi ces centaines de morts dans les prisons, les Commissariats et postes de police (Cf. Rapport 2016-2017 de la FIDH, pp. 155-157 ; Rapport 2015 AMNESTY INTERNATIONAL ; Rapport 2017 du CIAN, p. 92 MOCI 12/2016, sur le climat des affaires ; Rapports 2016 de l’OCDH) ?

-          M. Pierre MABIALA déclare que le passage à tabac de M. Modeste BOUKADIA est un mensonge. Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, M. Pierre PONGUI, est l’oncle du ministre de la justice et des droits humain, M. Pierre MABIALA, lui-même. On comprend qu’il ne peut que protéger son oncle auquel il a donné les ordres de liquider physiquement l’opposant Modeste BOUKADIA, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2009. Comme pour les Disparus du Beach qui se seraient suicidés tous seuls, M. MABIALA voudrait-il dire que M. Modeste BOUKADIA se serait tabassé tout seul ?

Quant à l’évacuation sanitaire de M. BOUKADIA, aux dernières nouvelles, c’est M. MABIALA lui-même qui s’opposerait à l‘évacuation de Modeste BOUKADIA, en représailles à la plainte portée contre « X » sur cette nette et abominable agression physique subie par M. Modeste BOUKADIA.

Et ce qui est pathétique et indigne, malgré ce qui précède, c’est de voir des pays comme la France décorer des criminels de la Légion d’Honneur !

Enfin, l’Association UNION-CONGO, en accord avec d’autres association du Congo, s’adressera à l’OMS, au PNUD, l’UNICEF, l’U.E., l’U.A., l’UNESCO et l’ONU pour leur demander de nommer des Commissions d’enquête internationale sur les systèmes carcéral, éducatif et de santé en République du Congo, pour établir la vérité sur la gouvernance de M. Sassou et son clan depuis 1977, à laquelle contribue M. Pierre MABIALA.

Paris, le 08 mars 2017 

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:12

 

By Elsa Buchanan

Congo Brazzaville violence

Residents of the southern districts of Brazzaville flee clashes between Congolese security forces and unknown assailants on 4 April 2016, following an official announcement that President Denis Sassou NGuesso had been re-electedStringer/AFP/Getty

As all eyes are turned to the vast Democratic Republic of Congo which is today facing a pivotal moment, neighbouring resource-rich Congo-Brazzaville's ongoing deadly political crisis seems forgotten.

Formerly named the French Congo after 1882, modern-day Congo-Brazzaville (or Republic of the Congo) was rocked by a significant outbreak of violence on 4 April 2016 on the day the Constitutional Court published final election results showing President Denis Sassou-Nguesso had won a hotly contested March presidential poll after he amended the constitution to remove presidential term limits.

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"To normalise the situation, Sassou Nguesso started arresting the main opposition leaders, whom he deemed most dangerous, including Paulin Makaya, Gerenal Mokoko and his collaborators, but he realised this wouldn't be enough when he faced another form of resistance, this time para-military, organised by Pastor Ntumi in the Pool region," Andréa Ngombet, a young Congolese activist now living in Paris, exclusively told IBTimes UK. "So, he did what he knows how to do best: repression."

While the former French colony of four million rarely captures global attention, the Congolese opposition and several rights groups claim hundreds of civilians may have been killed and thousands more displaced in security operations carried out by Sassou Nguesso's government, including in Pool, the south-eastern region of Congo-Brazzaville.

The Pool, which the authorities describe as "terrorist command centres", is home to former rebel leader, Pastor Frederic Ntumi, whose suspected former rebels known as the 'Ninjas' are blamed for post-electoral fighting. The Ninjas signed agreements with the government to stop fighting in 2003, after wars and insurgencies dating back to the 1990s.

Map of Congo-BrazzavilleIBTimes UK

Now, the United Nation's Refugee Agency even talks of more than 13,000 displaced. With nowhere to go, they were forced into the forests. Now, with the rainy season they find themselves in an extremely precarious situation, with little water and food provisions running out.

The displaced told the UNHCR 50% of houses in some targeted villages were burned and they were scared to return. These war refugees now face famine and related conditions including acute malnutrition.

From August, the crisis took an international dimension, after an attack on the Congolese embassy in Paris, France, following which Sassou Nguesso allegedly looked for culprits.

André Okombi Salissa, another unsuccessful presidential candidate went into hiding, but members of his family and close associates have been arrested, including Augustin Kala Kala who was allegedly kidnapped on 29 September before he was found, almost tortured to death, in critical condition on 13 October on the doorstep of Brazzaville's morgue. Roland Gambou, Okombi Salissa's brother, died earlier this month following violent treatment in prison.

Makaya was sentenced to 24 months in prison and fined FCFA2.5m (£3,260, $4,005) in July this year for having organised and participated in a demonstration against the October constitutional referendum — a reform which allowed Sassou Nguesso to run again for presidency. Authorities accused Makaya, leader of Unis pour le Congo (UPC) party, of "incitement to public unrest" after the protest turned violent. Makaya appeared before a court of appeal to challenge his sentence less than 10 days ago, on 21 December. His bail application was denied. Makaya's appeal hearing will resume on 17 January 2017.

Accurate numbers are difficult to come about, but the Observatoire Congolais des Droits de l'Homme (OCDH), a local rights organisation, estimates there currently are some 100 political prisoners.

Last month, two rights organisations including OCDH received the testimony of Jugal Mayangui, a junior police staff officer, who was also severely tortured and left for dead some eight days later. According to his family, Mayangui was suspected of colluding with Pastor Ntumi. Trésor Chardon Nzila, OCDH's director, later reported military officials, who he alleged tortured Mayangui, told him: "You, Bakongo, we will exterminate you."

Congo Brazzaville

Police officers search residents of the southern districts of Brazzaville fleeing clashes between Congolese security forces and unknown assailants on 4 April 2016STRINGER/AFP/Getty Images

What do world leaders say?

"Despite these horrific crimes, the Congolese crisis is taking hold and is being forgotten for financial reasons, due to international corruption," Ngombet explained, highlighting several recent scandals.

These include the Rota do Atlantico (Route de l'Atlantique, or Atlantic road) case of alleged corruption between former Portuguese football manager José Veiga — nicknamed 'Monsieur Afrique ' — and Congolese officials.

Revealed in the Panama Papers expose, the so-called Chironi scandal established a link between Philippe Chironi, a French citizen living in Switzerland and Congo's ruling family. French courts suspect Chironi "of having participated in laundering operations of the misappropriation of public funds for the benefit of the Sassou-Nguesso family" — estimated at tens of thousands of euros, according to Le Monde. The Congolese president has denied any wrongdoing.

"Considering the sums revealed in the Panama Papers, we are talking about such wide international corruption that we understand that it is difficult, for many (political) actors to speak, because they may or may not be closely linked to some of these cases," Ngombet added.

With tensions running high, France, Congo's principal foreign ally, is struggling to take a defined stand because of a number of economic interests in the oil-rich region. Activists have urged President Francois Hollande to stop France's alleged support to Sassou-Nguesso.

Despite earlier reports of a meeting between US President-elect Donald Trump and the embattled Congolese leader, Trump's spokeswoman Hope Hicks on 27 December confirmed no meeting would take place. This decision, Ngombet said, may be attributed to activists' calls for the US not to associate itself with the Congolese head of state.

In addition to this, the country, on the verge of bankruptcy is facing floods and a deepening economic crisis, due to lower oil prices — the country's main source of revenue. "We are facing harsher days ahead, because the economic crisis is hurting us hard," Ngombet said. "We are just hoping that, as eyes turn to Kinshasa (DRC's capital) on the other side of the Congo river, they will sooner or later take a real interest in our situation".

This article was first published on December 30, 2016

Related topics : DRC

LIRE LA SUITE : http://www.ibtimes.co.uk/congo-brazzaville-corruption-epicentre-africas-forgotten-deadly-crisis-1598658?utm_source=social&utm_medium=facebook&utm_campaign=%2Fcongo-brazzaville-corruption-epicentre-africas-forgotten-deadly-crisis-1598658

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:54
PIERRE MABIALA ET PIERRE PONGUI, MEME BESOGNE :

TORTIONNAIRES ET BOURREAUX !

Pierre Mabiala

 

Dans un pays où on tue pour rien, où l’impunité est la règle absolue, nous ne pouvons que nous alarmer et manifester notre inquiétude quant à la situation qui prévaut dans le pays, sous le régime clanique de Sassou Nguesso. Le Rapport annuel de l’OCDH vient confirmer ce que nous savions et dénoncions déjà depuis longtemps : Sassou et son clan assassinent dans les prisons.

-      Le colonel Marcel Ntsourou est mort en prison ;

-     Modeste Boukadia, dont les factures sont à sa propre charge et non de l’Etat congolais, navigue entre la Clinique Guenin et la maison d’arrêt de Pointe-Noire, suite à sa tentative d’assassinat par M. Pierre Pongui, directeur de ladite maison d’arrêt et parent (oncle) de Pierre MABIALA, ministre de la Justice  et des droits humains de son état ;

-      L’état de santé de Paulin Makaya est inquiétant ;

-      L’état de santé du général Mokoko serait très critique ;

-      Et que dire de Jean Ngouabi !

Sans oublier ces dizaines voire centaines d’anonymes, celles et ceux qui croupissent dans les prisons (secrètes) non officielles, torturés de façon ininterrompue, matin, midi et soir, et dont on ne parle pas.

Ce qui est sûr et à craindre, c’est que tout ce qui se produira sous la primature de M. Clément Mouamba sera mis sur le dos de l’UPADS et du NIBOLEK. C’est comme ça qu’opère M. Sassou. Ainsi pourra-t-il dire, demain :

-       Ba komi ko bomana bango na bango (Ils s’entretuent (entre gens du Sud)). Allusion aux massacres du Pool. Il s’en dédouanera. Il dira : « toutes les décisions ont été prises par le Premier ministre, chef du Gouvernement. Je n’y suis pour rien ».

-       Le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, est membre de l’UPADS et originaire du NIBOLEK. On ne pourra pas dire que l’UPADS n’est pas au pouvoir.

-       Le ministre de la justice, Pierre Mabiala, est membre de l’UPADS ; il est originaire du NIBOLEK et parent de feu Pierre Kikounga-Ngot, tout comme Pierre Pongui, le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire (une affaire de famille)…

Qui pourra le contredire ?

D’où la vigilance sur la situation et l’état de santé de tous les détenus politiques d’opinion, notamment, Modeste Boukadia, Jean-Marie Michel Mokoko, Paulin Makaya, Anatole Limbongo-Ngoka, Jean Ngouabi, entre autres qui, au nom de rien, ont été emprisonnés pour avoir pensé et parlé différemment que les tenants du pouvoir clanique.

Ceci étant, il reste, somme toute, ce cas de Modeste Boukadia qui, pour la première fois dans l’histoire du Congo dit indépendant, a été condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés, pour avoir organisé des meetings pourtant autorisés à Pointe-Noire et à Brazzaville. Meetings au cours desquels il avait tenu des propos contraires au mono-encéphalisme clanique et dénoncé précocement la volonté de M. Sassou Nguesso de changer de constitution et demandé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

TRENTE (30) ANS AUX TRAVAUX FORCES, pour un DELIT D’OPINION qui n’en est même pas un au regard de la liberté d’expression et/ou d’opinion ! Une peine qui nous rappelle, dans les années 1940, celle de MATSOUA André Grenard, mais c’était-là du temps de la colonisation que tous ceux du pouvoir nous disent être sortis.

A défaut de le libérer purement et simplement, son dossier étant totalement vide, pourquoi MM. Sassou Nguesso, Clément Mouamba et Pierre Mabiala refusent-ils la libération conditionnelle de Modeste BOUKADIA, décidée par le Tribunal de Pointe-Noire en date du 20 juin 2016 ? Ne serait-ce que cela, puisque le système clanique des Sassou & Nguesso veut que tout opposant politique d’opinion ne doit pas être libre.

Au Congo-Brazzaville, sous les système et régime claniques de Sassou Nguesso, la barbarie a atteint son paroxysme (Cf. Rapport OCDH 2016), n’en déplaise à ses souteneurs qui l’ont installé là, en 1997, au prix du sang et des larmes des populations congolaises.

LE VIGILANT 2, à Pointe-Noire

pour L’Equipe du Réseau Congo-Mfoa

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 14:22
 
Le mois de Mars, le mois des vampires claniques du Congo-Brazzaville.

Par Rigobert OSSEBI

Cardinal Biayenda et le Président NGouabi , assassinés en mars 1977 à Brazzaville

Ce 4 mars, les milliers de victimes de la catastrophe de Mpila, ont été honorées une fois encore par l’ignorance et le total mépris des véritables responsables de ce drame qui avaient, criminellement et stupidement, stocké en pleine capitale, armes, munitions et explosifs divers.

Toujours ce même mois, nous commémorerons le début de la longue tragédie du peuple congolais : celle de ces quarante dernières années qui ont commencé dans l’effroi des assassinats, dans le sang et dans le mensonge permanent.

La semaine sanglante, du 18 au 25, qui tétanise encore la mémoire collective de tout un peuple, avait débuté par le lâche assassinat du Président Marien N’Gouabi, le sacrifice du Cardinal Emile Biayenda et l’exécution du Président Alphonse Massamba-Débat après qu’il eut été sauvagement torturé. « Les Amis du Peuple » qui étaient aux commandes lors de cette semaine tragique, le sont restés jusqu’à maintenant pour la plupart.

Quarante années se sont écoulées, durant lesquelles l’opposition démocratique sauf durant une courte parenthèse n’a pas eu grand-chose à dire, jusqu’à ce mois de Mars 2017, Ô combien symbolique ; le terme d’une échéance quadri-décennale et mystiquement biblique que nous devons honorer et célébrer. Quarante années durant lesquelles le peuple congolais a été mis à l’écart des autres peuples, tenu dans le sous-développement, la maltraitance et dans l’arbitraire pour satisfaire les appétits voraces des assassins de notre trilogie de martyrs ;  martyr militaire, Marien N’Gouabi ; martyr religieux, Cardinal Emile Biayenda et martyr civil avec le rigoureux (obstacle à la débauche que nous connaissons), Alphonse Massemba-Débat. Une symbolique forte, fondée sur la terreur et qui baignait déjà dans des rites sacrificiels obscurs…

Cette quarantaine, dans le désert de la misère et du despotisme, ne peut durer davantage. Il est temps de porter à la lumière de cette 40ème commémoration le sacrifice de chacun d’eux. Deux générations de Congolais en ont subi les conséquences pour ne pas s’être révoltés aux premières heures de ces assassinats. Il en a fallu du temps pour que les langues se délient et même la Conférence Nationale Souveraine n’était pas allée jusqu’au bout de son travail de mémoire et surtout de celui de vérité !

Ces héros sont morts et nous n’avons pas fini de méditer sur leur sacrifice.

D’autres héros, encore présents, sont menacés de les rejoindre. Ils ont été jetés dans les prisons du pouvoir de Denis Sassou Nguesso, à l’origine de notre cruelle quarantaine. La liste est longue de ces hommes qui ont contesté son pouvoir et qui n’en sortiront malheureusement pas vivants. Encore une fois, la responsabilité de leur sort en incombera au Peuple congolais. Si ce dernier faillit dans sa réaction en ne se montrant pas fort, il en prendra pour une vingtaine d’années supplémentaires ; du Kiki, très certainement, qui ressemble déjà beaucoup à son père : en pire !

A dire vrai, ce peuple l’aura alors bien mérité, car ces hommes emprisonnés sont à son image. Originaires  de toutes les régions, ils ne sont que les symboles de l’asservissement, par le tyran et ses sbires, de toute une population dont ces derniers sont devenus les « maîtres » absolus ; jusqu’à la  priver de liberté sans motif valable, dans l’arbitraire le plus total, uniquement pour conforter l’emprise tyrannique.

Certains prisonniers ne sortiront de leur cellule que les pieds devant, comme ce fut le cas pour Marcel Ntsourou. Test réussi, il n’y a eu aucune réaction dans la région d’origine ni dans l’armée. Un peu d’argent par ci, un peu d’argent par là,  et le tour fut joué. Pourtant, dès l’annonce de sa mort la panique a été totale dans le petit clan mafieux à la tête de l’Etat.

L’un de ces détenus pourrait sortir définitivement de sa cellule s’il le voulait. Sans attendre, il serait embarqué aussitôt dans un luxueux jet privé à destination de Paris où l’attendrait sur un compte bancaire, facilement, 20 à 30 milliards de FCFA. Cet homme actuellement détenu, qui pourrait être libre, riche et comblé demain s’il le voulait, c’est le Général Jean-Marie Michel Mokoko ! Epine dans le pied du tyran, il en est son plus gros problème. Jusqu’à maintenant, il a tenu bon et n’a pas voulu reconnaître sa défaite face à l’usurpateur, Monsieur 8%.

Certes, jamais aucun homme politique congolais n’avait eu autant de compatriotes qui s’étaient rassemblés uniquement pour lui. Des marées humaines étaient allées à sa rencontre du Sud au Nord du pays, simplement pour lui témoigner leur espoir de liberté.

Formé aux plus grandes écoles militaires, l’officier supérieur au début de son incarcération a été critiqué, par certains, pour ne pas avoir eu de « plan B » et de s’être fait piéger par Denis le diabolique. Au fil des jours et des semaines, Jean-Marie Michel Mokoko a forcé l’admiration des plus critiques. Le Général Mokoko, qui s’était jusque-là illustré sur des terrains de maintien de la paix, a montré seul du fond de sa cellule, toute sa force tranquille à la face du tyran et de son système, malgré les brimades et les mauvais traitements. Mandela était mieux traité et plus respecté par ses geôliers Sud-africains.

Jean Marie Michel Mokoko en refusant de se servir de la clef en or qui est accrochée à sa porte, veut rester solidaire des souffrances et des espérances de tous ceux, qui depuis le début de ces quarante années de ce règne maudit, en subissent le poids de l’injustice et les abus.

En même temps que seront commémorés les assassinats de 1977, le Général Mokoko cumulera 40 semaines d’emprisonnement. Quarante ans, quarante semaines, il est grand temps pour tous de sortir de ces ignobles quarantaines. Mise à part une infime minorité proche du clan diabolique de Denis Sassou Nguesso, il n’y a pas de Congolais qui n’ait pas subi douloureusement les conséquences de son pouvoir.

Ces quarante années dans le désert stérile du règne des Nguesso arrivent à leur terme. Les Congolais entreront dans leur terre promise. La leur. Ils pourront enfin goûter ses fruits et son bien-être trop longtemps refusés au seul profit de quelques-uns.

Nos héros défunts et nos héros emprisonnés ne seront pas les seuls à intervenir, à leur manière, durant ce mois et cette semaine héroïques ; chacun de nous devra y contribuer à sa façon afin d’être le Héros de son propre destin. A défaut de quoi il faudra se résoudre à vingt années de plus dans le désert, voire quarante années supplémentaires, et continuer à vivre dans le mépris et le déni d’humanité que nous ne connaissons que trop !

Par Rigobert OSSEBI

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 16:37

par Rigobert Ossebi

Okemba-Ndenguet (Les 2 jouisseurs-salopards)

Le 4 janvier dernier, le ministère congolais des Finances, entre les mains du prédateur Denis Christel Sassou Nguesso, annonçait la première émission réussie d’un emprunt obligataire lancé pour l’Etat congolais, par un appel à l’épargne publique.  « Un véritable succès sur le marché financier d’Afrique centrale » selon le communiqué. Cet emprunt obligataire, blanchiment d’argent pour certains, a permis au gouvernement congolais de mobiliser, sur le marché financier régional, la somme de 192 milliards 304 millions de FCFA (soit 309 609 440 dollars), contre 150 milliards de FCFA initialement sollicités par les autorités.

A peine trois semaines plus tard, mandaté par le Gouvernement congolais, Calixte Ganongo recevait, au Caire, 250 millions de dollars (138 milliards FCFA)  dans le cadre d’une convention de prêt portant sur un préfinancement de flux de trésorerie futurs.

En moins d’un mois, près de 560 millions de dollars (330 milliards FCFA) ont atterri dans les caisses du ministère des finances du gouvernement de Monsieur Clément Mouamba sans que cette manne ne vienne soulager les souffrances de la population congolaise, permettre la diminution des retards de paiement de salaires, de bourses ou de retraites et reprendre les règlements aux entrepreneurs locaux, totalement asphyxiés par le non-paiement de la dette intérieure.

Complètement indifférents à une économie congolaise totalement exsangue, les prédateurs ont préféré se bourrer les poches avec l’argent qu’ils avaient en partie, eux-mêmes, recyclé au travers de l’emprunt obligataire. Doublement bénéficiaires, ils resteront créanciers de l’Etat congolais, même post-Nguesso, après avoir généreusement financé une pseudo-opposition avec des miettes d’un milliard de FCFA pour préparer les prochaines élections législatives.

L’appétit des fauves congolais de la finance n’a pas d’égal dans ce bas monde. Ces 560 millions de dollars sont sûrement allés, en grande partie, rejoindre les paradis fiscaux obscurs des Virgin Islands, de Jersey ou de Macao ; afin de garantir une retraite confortable à notre tout petit clan de prédateurs qui sent venir la fin prochaine de son pouvoir indécent et criminel.

Pendant ce temps, pour mieux couvrir ces détournements, Oko Ngakala, Procureur général, créature grotesque du tyran Sassou Nguesso, hurle, menace, aboie, vocifère et incarcère au motif d’atteinte à la sûreté de l’Etat ou de trouble à l’ordre public. Avant-dernier rempart, juste devant un rassemblement hétéroclite de mercenaires venus de toutes parts, le Droit qui est brandi, et qu’il veut personnifier, n’est en fait qu’une ultime diversion pour permettre vols et prédation massive ; moteurs de ce pouvoir assassin qui continue de faire disparaître les Congolais dans les régions ou dans ses prisons. On bombarde, on tue, on emprisonne. Tout est bon pour que personne ne soit tenté de regarder les comptes ou le tiroir-caisse…

En une vingtaine d’années de cette dictature infâme,  400.000 Congolais sont déjà morts et chaque jour ce nombre ne fait qu’augmenter. Dans le même temps, une cinquantaine de milliards de dollars de la rente pétrolière s’est évanouie dans la poche de quelques-uns ; CQFD, permettant ainsi l’enrichissement indécent de quelques Congolais et la grasse et crasse corruption de barons de la Françafrique, de l’Italafrique, de l’UE-afrique, des élites politiques et des dirigeants d’institutions internationales à travers le monde.

Quant à Denis Christel, héritier présumé de Denis Sassou Nguesso, il est vomi dans sa propre famille et par un peuple tout entier tout autant qu’un Oko Ngakala qui ne le poursuit pas. Si ce duo inconscient ne veut point connaitre de limite dans ses abus de vol et de pouvoir, la hantise d’un soulèvement populaire l’habite bien jusqu’à la peur panique.

Avec un tout petit peu de persévérance dans leurs excès l’un et l’autre ne seront pas déçus… !

A suivre très prochainement ECAIR, ASPERBRAS devant la Justice internationale. 

Rigobert OSSEBI

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 22:52
Sassou à la Hitler Sassou à la Hitler

Dans la lettre ouverte ci-dessous adressée au président congolais, Denis Sassou N’guesso, l’auteur lui demande d’arrêter de harceler ses opposants dont certains dans le meilleur des cas, croupissent en prison. D’autres, au pire des cas, sont tout simplement envoyés ad patres. C’est pourquoi l’auteur lui demande d’assumer avec courage son passé. Car, comme on aime à le dire, Sassou peut échapper à la justice des hommes mais pas à la justice immanente. Lisez !

Excellence Monsieur le président, votre pays est sous les feux de la rampe, ces derniers temps, et cette situation n’est pas étrangère à votre gouvernance. On le sait,  vous totalisez plus de trois décennies de pouvoir  à la tête du Congo Brazza.  Arrivé au sommet de l’Etat en 1979 par la force des armes plutôt que par celle des arguments, vous vous êtes ensuite mordu le doigt d’avoir permis une ouverture démocratique qui aura entraîné votre défaite  dans les urnes et provoqué l’arrivée du brillant généticien de son état, Pascal Lissouba.

Vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie

Du fait de votre goût très prononcé du pouvoir,  vous avez vécu cela comme une humiliation. Par tous les moyens, il vous fallait reprendre votre « dû » et c’est ainsi que vous parviendrez à reconquérir le pouvoir par les canons en 1997, avec la complicité de la France  de  Jacques  Chirac. Depuis lors, vous ne  manifestez aucune intention de  faire valoir vos droits à la retraite, bien au contraire,  vous semblez vous être juré de ne plus jamais vous laisser avoir par le maudit jeu de la démocratie.  A présent, c’est  visiblement  la logique absolue du « J’y suis et j’y reste forever ». Vous régnez donc en maître absolu sur la nation congolaise qui se gargarise injustement d’être une République. Mais cela crève les yeux, sous votre magistère,  le Congo Brazza est aujourd’hui tout, sauf une République du fait de vos lubies et autres excès de potentat.   Trois décennies de pouvoir !  C’en est trop ! Dans votre for intérieur,  vous ne vous faites certainement pas d’illusions : vous êtes craint  plutôt qu’aimé des Congolais.   Et comble de malheur, ils semblent s’être résignés à la réalité qu’il n’y a plus rien à faire. Ils ont donc fini par abdiquer.   Sachant à quel type de satrape  ils ont affaire, ils ont fini par se faire une religion : Brazzaville n’est pas Ouagadougou et Sassou Nguesso n’est pas Blaise Compaoré. Car, si Blaise Compaoré a renoncé à tenter la solution du pire quand le pouvoir avait pratiquement  achevé de lui filer entre les doigts et que les carottes étaient quasiment cramées pour son pouvoir, les Congolais savent que vous, au contraire, êtes prêt à tout, y compris à enjamber leurs cadavres pour  rester le chef incontesté.   

Le colonel Marcel Ntsourou mort  récemment et de façon mystérieuse en détention

 A ceux   donc qui disent que vous ne supportez ni ne souffrez la contestation, il est difficile de ne pas leur donner raison. Du reste,  quel sort réservez-vous  à ceux qui osent s’affranchir de votre  tutelle et se dresser sur votre chemin ? Beaucoup l’ont payé de leur vie. A l’instar de votre ex-bras droit,  le colonel Marcel Ntsourou, mort  récemment et de façon mystérieuse en détention, certainement parce qu’il fallait à tout prix le faire taire à jamais ; lui qui en savait un peu trop sur vous.  Quid de l’un de ses avocats, aujourd’hui en prison, qui  devrait  avoir de sérieuses raisons de craindre pour sa vie ?  Comme lui, les plus chanceux croupissent en ce moment derrière les barreaux, à l’image du  général Jean-Marie Michel Mokoko dont les malheurs d’aujourd’hui ne sont pas étrangers à son rêve d’avoir voulu être calife à la place du calife. 

Vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur.

Et que dire de  Paulin Makaya, le leader de l’Union pour le Congo (UPC) qui, lui aussi,  a maille à partir avec la Justice du Congo ?  Tout se passe comme si, malgré les nombreuses critiques internationales, vous vous souciez comme de vos vieilles godasses, de votre image à l’extérieur. Bien entendu, vous et votre entourage ne manquerez jamais d’arguments pour accabler tous vos anciens collaborateurs, ceux qu’il faut tuer en les  accusant de rage.   Mais nul n’est dupe.   Tous ces anciens proches aujourd’hui en dissidence, doivent aujourd’hui leur calvaire à leur audace ou plutôt à ce que vous percevez aujourd’hui comme de l’ingratitude à votre égard !

Excellence Monsieur le président, quelle image renvoyez-vous au reste du monde ? Vous en souciez-vous seulement ? 

L’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance, à l’exception toutefois du Togo

On dit des dirigeants d’Afrique centrale  qui passent pour être les « Toto » de la démocratie sur le continent noir, qu’ils ne se rassasient jamais de pouvoir, et par conséquent, ils abhorrent l’alternance démocratique.  Et il faut craindre qu’il en soit ainsi, pour longtemps encore, alors que, pendant ce temps,  l’Afrique de l’Ouest continue à faire des progrès énormes en matière de démocratie et d’alternance à l’exception toutefois du Togo dont la Constitution  a servi sur un plateau d’or, le caviar de la non-limitation des mandats au bénéfice de  Faure Gnassingbé qui a toute la latitude de renouveler ad vitam aeternam son bail au palais de Lomé II.   

Excellence  Monsieur le président, quand consentirez-vous enfin à passer la main pour ne pas donner l’impression que ce qui est  bon, ne doit l’être que pour vous et votre clan ?  J’ai suivi un documentaire datant des années 80, dans lequel vous vous affichiez fièrement aux côtés du président Thomas Sankara en visite officielle chez vous à Pointe-Noire. Le jeune président  burkinabè brillait de mille feux au point qu’il paraissait avantageux, pour vous, de montrer  à votre peuple que vous étiez en totale phase avec lui. Les dividendes politiques étaient énormes. De ces années à ce jour, convenez qu’il y a toute une éternité ! Toute une génération n’aura connu que vous, comme président.  Bien sûr, vos partisans et autres Raspoutine ne manqueront pas de rétorquer que vous n’êtes pas le seul à avoir passé tant d’années au pouvoir. Car, après tout, vous ne détenez pas la palme  en matière de longévité au pouvoir en Afrique, à côté des présidents Paul Biya, Dos Santos, Mugabe,  Obiang Nguéma et autres.  

Vous êtes toujours prêt à resservir  l’argument spécieux, comme vous l’aviez dans le temps souligné, que même en Allemagne, il n’y a pas de limitation de mandats. Sauf que  ce pitoyable mémoire en défense cache bien mal une réalité sordide : le peuple congolais est sous votre férule, contrairement au peuple allemand totalement libre de choisir ses dirigeants. Et la chape  de plomb qui n’en finit pas d’étouffer le peuple congolais,  a quelque chose de  moralement abject. Votre comportement peut être expliqué par le fait que vous n’êtes pas un homme tranquille.    Car,  on peut imaginer qu’un éventuel après-pouvoir, pour vous, sonnerait le début de tous vos malheurs. En un mot comme en mille, à l’idée de penser à une vie en dehors du pouvoir,  vous en êtes malade ; une épouvante s’il en est ! Surtout que vos placards pourraient  crouler sous le poids de vos nombreux cadavres, compte tenu des nombreuses affaires d’Etat auxquelles vous pourriez être associé, dont « les disparus du  Beach », l’explosion du dépôt d’armes de Mpila et j’en passe. On peut donc imaginer que vous ne voulez pas prendre le risque de vous exposer ; de vous lever de la dalle sur laquelle vous êtes assis et sous laquelle vous cachez bien des dossiers  ténébreux de la République !

 Excellence Monsieur le président,  le peuple congolais doit-il, pour autant, payer pour vos fautes ?  N’y a-t-il pas lieu, pour vous, d’assumer avec courage votre passé ? Sans doute en désespoir de cause, ce peuple attend-il à présent que Dame nature fasse son oeuvre pour résoudre « le problème Sassou ».  Et l’on présume que c’est même votre souhait ;  la mort deviendrait  alors une bienheureuse transition entre votre pouvoir et le voyage sans retour, loin des tracas de la vie terrestre ; un scénario qui ne serait pas sans avantage pour vous : ne pas avoir à rendre des comptes et mieux, bénéficier de funérailles nationales et grandioses dignes de votre rang.  Mais à propos du Ciel, si vous y pensez encore – car certains de vos pairs en sont arrivés à penser qu’ils sont immortels - je me pose la question de savoir si vous êtes vraiment croyant. Et si oui, craignez-vous  Dieu ?  Je me permets d’en  douter. Car, au Congo, rien ne peut vous être refusé ; et dans cette posture de toute puissance,  bien des dirigeants en viennent à croire qu’ils sont Dieu incarné sur terre. Peut-être est-ce aussi votre cas.  En tout état de cause, à ceux qui vous font penser cela, opposez-leur l’évidente réalité que vous êtes bel et bien mortel. Et comme tel, aujourd’hui suffisamment avancé en âge, tout ce qui devrait paraître primordial à cet âge, devrait être de  rechercher le Ciel, après avoir tout eu sur  terre.  Cette lettre n’a nullement pour intention de monter votre peuple contre vous. Car,  après tout, c’est à lui de prendre ses responsabilités et nulle autre personne ne le fera à sa place.  Elle n’a pas non plus pour objectif de susciter des troubles à l’ordre public comme on l’entend couramment chez vous.  Elle vise seulement à souligner qu’il n’est peut-être pas tard pour vous ! Dieu a-t-il encore une place dans votre cœur ?  Si oui, il serait plus judicieux de faire comme l’enfant prodigue dans les Saintes Ecritures.

Par Cheick Beld’hor SIGUE

SOURCE : http://lepays.bf/lettre-ouverte-au-president-denis-sassou-nguesso-le-peuple-congolais-doit-il-payer-pour-vos-fautes/

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 17:44

Silence ! Sassou tue au Congo-Brazzaville

 

L’ambiance n’est pas à la fête au Congo-Brazzaville. L’atmosphère politique est suffocante. Le pays du khalife d’Oyo est devenu un baril de poudre prêt à consumer. Denis Sassou Nguesso est de sortie. Et, il a sorti les crocs. Sassou Nguesso donne des coups tous azimuts. Un jour, c’est Paulin Makaya. Un autre jour, c’est Jean Marie Michel Mokoko. Le lendemain, c’est Modeste Boukadia. Le surlendemain, c’est André Okombi Salissa. Et, le 17 février 2017 , c’est l’annonce de la mort du colonel Marcel Ntsourou en prison. Les têtes commencent à tomber de nouveau. En bon dictateur, le kalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso n’apprécie pas la concurrence politique.

 Purge

 Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayenda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit. Il n’est donc pas surprenant de le voir repartir épée à la main sur les traces de ses adversaires politiques en renouant avec le coup de l’empoisonnement et des privations des soins médicaux à l’endroit de ses adversaires politiques. Le dernier à en faire les frais est le colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire adjoint du conseil national de sécurité. Tout cela pour préparer la succession de son fils Christel Sassou.

 Traits distinctifs d’un dictateur

 Mettre en scène sa grandeur, refuser de se dédire, diviser pour mieux régner, sont des incontournables de tout homme fort qui se respecte. Denis Sassou Nguesso coche toutes les cases. Il y a bien longtemps que le Congo-Brazzaville a cessé d’être une démocratie en construction. La parenthèse démocratique ouverte en 1990 avec la tenus de la Conférence nationale souveraine, la période de transition et l’élection présidentielle de 1992 s’est refermée dans le sang le 5 juin 1997 avec l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en octobre 1997. Depuis, le Congo-Brazzaville porte bien son nom : une dictature.

 Comment appeler autrement un pays qui ne rend plus la justice équitablement, qui musèle ses journalistes et ses écrivains, et emprisonne ses avocats (Ludovic Désiré Essou en détention, Amedée Bernard Nganga réfugié en France, Hervé Ambroise Malonga un habitué des geôles de Sassou Nguesso) et des fonctionnaires par dizaines ? Comment appeler autrement un pays, le Congo-Brazzaville, où le Président s’arrogerait les pleins pouvoirs et où les militaires seraient à ce point sous pression que certains chercheraient à obtenir l’asile politique dans les pays occidentaux ? Denis Sassou Nguesso s’est emparé de tous les leviers du pouvoir qu’il utilise à sa guise. Le virage pris par l’homme d’Edou-Penda depuis octobre 1997 est si dangereux que la communauté internationale, notamment la France, devrait se poser la question de l’inscription du Congo Brazzaville dans la liste des dictatures tropicales au même titre que le Zimbabwé de Robert Mugabe. Jusqu’à quand les grands pays de la communauté internationale et notamment la France vont-ils faire semblant de ne rien voir et rien entendre ?

   Benjamin BILOMBOT BITADYS

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:50

Par Olivier Mouebara

Quoi qu’il ait fait, l’assassinat programmé de Marcel Ntsourou dans l’insalubre maison d’arrêt de Brazzaville porte la signature de l’adepte du goût du sang, le criminel Sassou-Nguesso.

Le communiqué de Pascal Ibata, pseudo médecin général, directeur central des services de santé des armées, écrit sous la dictée de l’organisation criminelle de Mpila est une insulte à l’intelligence des congolais.

Seul un médecin légiste peut établir la cause d’un décès. L’arrêt cardio respiratoire est la dernière étape de la vie. Plusieurs pathologies peuvent évoluer vers cette épisode, selon plusieurs médecins.

Concrètement, la question qui reste pendante est la suivante: qu’est-ce qui a occasionné la mort de Marcel Ntsourou? On ne le saura pas. Tout est opaque dans une dictature. L’ouverture d’une enquête par toto Ngakala n’est qu’une diversion.

Contrairement aux apparences, le dictateur Sassou-Nguesso est très affaibli. Il ne tient que grâce à la corruption et à nos propres lâchetés pour le braver.

Le 15 septembre 2015, le peuple congolais, réuni en masse au boulevard des armées, n’attendait que le mot d’ordre des « opposants » d’alors pour marcher et investir le palais du criminel Sassou-Nguesso à Mpila. Cet appétit avait été stoppé net par la naïveté avérée pour les uns et supposées pour les autres, de Tsaty Mabiala, Okombi-Salissa, Parfait Kolélas et tous les autres politichiens troubadours.

Ces félons avaient préféré ménager le criminel Sassou-Nguesso, au détriment de la libération du Congo. Ils se sont trompés lourdement, et s’ils n’y prennent garde, Ils subiront le même sort que celui de Marcel Ntsourou.

Pourtant les solutions existent. Nous devons y travailler sérieusement. Si nous étions organisés, modestes, et si chacun pouvait mettre son égo de côté, on se serait déjà débarrassé du criminel Sassou-Nguesso. Il ne sert à rien de lésiner.

Nous devons dès à présent lever les fonds pour structurer notre lutte de libération nationale.

Sassou-Nguesso ne respecte guère la vie humaine. Pourquoi respecter la sienne?  S’inspirer de la solution burundaise est une piste. S’il est pour le moment difficile d’atteindre la cible(Sassou-Nguesso), il faut s’en prendre à son entourage.

Sassou-Nguesso ne cèdera et ne partira du Congo que lorsqu’il sera atteint dans sa chair. Nous l’avons tous vu pleurer à chaudes larmes à Libreville, soutenues par deux femmes lors du décès de sa fille, Edith. Ne perdons plus le temps. Agissons!

C’est malheureusement pendant que les digues de la dictature de Sassou-Nguesso cèdent, que certains compatriotes lui donnent du grain à moudre.

Vouloir participer aux élections législatives organisées par un pouvoir criminel, illégitime et illégal est une hérésie. Corrompre et proposer un statut du chef de l’opposition relèvent de la marque de fabrique du criminel Sassou-Nguesso.

A la dictature de Sassou-Nguesso, nous devons répondre par la force. Chaque congolais, où qu’il se trouve doit apporter sa pierre à la libération du pays de la criminalité de Sassou-Nguesso et de ses complices.

Seule la force militaire le fera partir. Les beaux discours de « réconciliation » ou de « dialogue » ne sont que de la littérature.

Si nous sommes un tant soit peu conséquents, il ne peut pas y avoir de dialogue, encore moins d’élections législatives organisées par un dictateur qui a ostensiblement volé les élections.

Les congolais applaudiront le militaire qui abrègera leurs souffrances en visant juste. Qu’il n’est pas « peur » d’essayer.  

Par Olivier Mouebara

(Extrait de congo-liberty)

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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT