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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 19:28
Et pourquoi pas une Conférence nationale souveraine au Congo Brazzaville ?

par Calixte Baniafouna -

Sur le plan institutionnel, il a piétiné la Constitution pourtant taillée sur mesure par lui-même foulant ainsi aux pieds le serment de fidélité à la République par lequel il a mis en application ladite Constitution pendant deux décennies. Du coup, il a organisé un mono référendum illégal, un changement de Constitution à sa convenance et une élection mascarade. Avec 8% de suffrage exprimé en sa faveur, il s’est autoproclamé gagnant dès le premier tour. Pas d’annonce

publique de l’Élysée, cette fois-ci, pour condamner ou féliciter la manœuvre frauduleuse et le crachat sur la démocratie. Mais le silence vaut soutien, du moins si la maxime latine du Pape Boniface VIII (1235-1303) n’a pas menti : « qui ne dit mot consent ».

Sur le plan politique, il se confronte à trois types d’opposition. Une opposition symbolisant le prolongement de la démocratie défunte des années 1990, qui l’avait chassé du pouvoir. La deuxième opposition a été montée de toutes pièces par lui-même, dès la reprise du pouvoir par la guerre. Une troisième opposition, enfin, est composée d’anciens ministres, frondeurs du pouvoir en place. Les deux deniers types d’opposition sont qualifiés d’« opposition alimentaire » à cause de la méfiance qu’ils suscitent dans l’esprit de la majorité des Congolais, qui les accuse d’affidés du pouvoir en place. Tout membre de l’un des trois types d’opposition qui essaie d’échapper à la stratégie pour tenter de prendre l’Épouvantail Voldemort dans son propre jeu en proposant, par exemple, une stratégie commune qui consisterait à l’évincer, est jeté en prison sans ménagement.

Sur le plan économique, qu’il s’agisse de la hausse du baril de pétrole (dont les Congolais ne voient ni la couleur ni l’usage qu’on en fait) ou de sa baisse dont ils pâtissent sévèrement, leur quotidien couronné de chômage, de manque du bien-être vital (nourriture, eau, électricité), de souffrances, de pauvreté… ne change pas.

Ayant considéré son plan machiavélique réalisé, il s’est souvenu que son maître de l’Élysée, le jour où il lui ordonna d’organiser librement son référendum, sans s’inquiéter de rien ni de personne, lui avait en même temps demandé de dialoguer après coup, et de rassembler par la suite. C’est le sens donné au dialogue auquel il invite aujourd’hui ses affranchis à contribuer.

Et, du coup, la machine de la Françafrique peut se remettre en marche. Un courant d’intellectuels opportunistes saute sur l’appât pour réclamer la tenue du dialogue.

Disciplinés, en ordre non dispersé et en rang serré, opposants alimentaires, intellectuels opportunistes et badauds venus de nulle part et de rien, ex-collaborateurs de l’Épouvantail Voldemort pour la plupart, se sont constitués en diplomates parallèles, certains ayant même obtenu le visa d’aller voir directement le maître à l’Élysée pour lui rassurer qu’ils sont prêts à répondre à l’appel vers un dialogue conduit par la communauté internationale. D’autres vont jusqu’à demander que ce dialogue se fasse en France, comme celui de Marcoussis pour la Côte d’Ivoire, avec l’impartialité française que l’on sait et les résultats sur le terrain connus de tous.

Chacun s’étant fait une idée de ses intérêts égoïstes et individuels, catalogués soigneusement dans une toute petite boîte virtuelle de son crâne, parle au nom du Congo qu’il aimerait tellement plus qu’il ne s’aime soi-même, pour les opposants alimentaires et les intellectuels opportunistes congolais ; des principes et des valeurs de la démocratie qu’il défendrait pour rien au monde, pour le maître de l’Élysée.

Car pour les opposants alimentaires et les intellectuels opportunistes, l’Épouvantail Voldemort est tantôt un repoussoir, tantôt un perchoir. En fait, il effraie le peuple congolais, mais opposants alimentaires et intellectuels opportunistes ne mettent que quelque temps pour s’allier, du moins pour les espèces les plus intelligentes.

Seuls souffrent le Congo et le peuple congolais dans ce jeu d’effrayement par le mannequin dressé au Congo et d’empêchement des oiseaux de dévorer les graines et les fruits pour lesquels il monte la garde.

La mémoire des Congolais est-elle si courte pour oublier que le seul dialogue qui a marché dans ce pays est celui où ni la France ni la communauté internationale ne s’étaient mêlées, je cite la Conférence nationale souveraine de 1991, et que ni l’Épouvantail Voldemort ni son mentor l’Élysée n’aimeraient plus jamais voir revivre au Congo Brazzaville ? Une preuve que le dialogue auquel opposition alimentaire et intellectuels opportunistes nous invitent aujourd’hui, aux ordres de l’Élysée, ne le serait que pour légitimer le règne éternel de l’Épouvantail Voldemort sur le Congo et les Congolais, au profit de son seul clan, de son maître de l’Élysée et, bien évidemment, de l’opposition alimentaire et des intellectuels opportunistes voués à se contenter des miettes.

La passion et la haine des uns, la soif du pouvoir, la corruption et la traîtrise des autres affaiblissent considérablement toute prise d’initiative des patriotes qui oeuvrent dans le sens du développement du pays, de la quiétude du vivre-ensemble, de la redistribution équitable du revenu national et de la construction d’une nation.

Il me semble, en conséquence, et cet avis n’engage que moi, que toute solution initiée depuis le palais de l’Élysée ou celui de Mpila ne le serait que pour légitimer l’éternité de l’Épouvantail Voldemort au pouvoir et d’intégrer dans les rangs les tourterelles au costume de pseudo intellectuels qui s’impatientent d’aller à la mangeoire.

Une solution, l’unique possible et crédible est celle qui consiste à revisiter ce qui n’a pas fonctionné après la Conférence nationale souveraine de 1991, et qui se résumerait à répondre à la question suivante :

- quels politiciens,

- quels intellectuels,

- quelle armée,

- quels patriotes,

- quelle gestion,

- quels partenaires, pour mettre définitivement le Congo Brazzaville sur les rails de la prise de conscience de nouveaux dirigeants et du peuple congolais en vue de l’unité, de la concorde et du développement du pays ?

Toute autre proposition – dialogue, rassemblement, gouvernement d’union nationale ou unité nationale – formulée depuis l’Élysée n’est que la suite logique de flatteries commencées par le référendum télécommandé, et qui se sont poursuivies par le changement éhonté de la Constitution, l’élection présidentielle mascarade, et, bientôt, la mise en place d’un gouvernement d’opportunistes pompeusement appelé gouvernement d’union nationale pour lequel la fameuse opposition alimentaire et les fameux intellectuels opportunistes ont un clin d’œil plus qu’intéressé et pressant… le tout pour accompagner l’éternité au pouvoir de l’Épouvantail Voldemort.

Le peuple congolais et le Congo profond ne sont absolument pour rien dans cette lutte folklorique pour les ambitions personnelles, les honneurs et les petits esprits qui espèrent qu’il suffit de profiter du démasquage de l’Épouvantail ou de l’affaiblissement de Voldemort pour sortir le costume de politiciens ou d’intellectuels en capacité de construire une nation.

De ces opportunistes, le PCT nous en a tellement fournis depuis 1969, venus de tous les coins du Congo, que nous tournons en rond, sommes fatigués et aspirons de façon foncièrement déterminée au changement véritable de notre société.

Chers compatriotes, inspirons-nous de l’expérience des pays, victimes de la dépendance ceux-là, à qui l’on a imposé des solutions qu’ils croyaient être salutaires pour leur vivre-ensemble mais qui aujourd’hui les ont rendus irréconciliables, je cite la Côte d’Ivoire, avec le dialogue de Marcoussis ou l’intervention de la fameuse communauté internationale (c’est-à-dire la volonté de l’Élysée dans le placement de ses pions en Afrique)… pour ne pas tomber dans les mêmes travers. Contrairement à la Côte d’Ivoire qui s’est vu dotée d’un président de la communauté internationale installé au palais par des tanks militaires français, il ne s’agit pas de chasser mais de confirmer un homme de confiance qui a fait ses preuves de fidélité au maître depuis 33 ans au Congo Brazzaville, les résultats étant les mêmes partout.

Chers compatriotes, inspirons-nous de l’expérience des pays, démocratiques ceux-là, mais qui se sont senti enchaînés par les contraintes de l’Union européenne, je cite la Grande Bretagne. Ce peuple a fini par dire « NON » et « ÇA SUFFIT », ne déplaise le maître de l’Élysée qui, comme à son habitude et comme il l’a fait pour le Congo Brazzaville, a toujours attendu le dernier moment pour tenter de poignarder dans le dos le peuple en ayant déclaré que si ce peuple britannique votait Brexit, il en mourrait le jour même. Le peuple britannique a voté Brexit et n’en est pas mort. Une nuance et non des moindres : le maître de l’Élysée s’était adressé directement à son larbin congolais pour un référendum qu’il savait gagné d’office sans l’avis du peuple congolais. Il s’est adressé en revanche au peuple britannique pour avoir tenu compte du sérieux des résultats qui sortiraient des urnes transparentes dans tout pays où le peuple est respecté. Eh ben ! il en est lui-même sorti totalement déboussolé aujourd’hui, et ne peut plus que se positionner sur le strapontin européen en train de contempler, prisonnier et impuissant, jusqu’où ira l’Union européenne après la sortie de ce dinosaure qu’est le Royaume Uni.

Une preuve qu’il soit riche ou pauvre, sous l’effet de la démocratie ou de la dictature, aucun peuple privé de souveraineté de décider de son destin ne peut vivre libre comme vient de le prouver le peuple britannique.

Chers compatriotes, résistons, luttons plus que jamais et avec tous les moyens pacifiques à notre portée autres que les armes de guerre et la violence sous toutes ses formes. Le Congo n’est ni un pays cadeau au service d’un pantin, ni un pays à piston des opportunistes sans boussole ni repère. Tenons bon, jusqu’à la défaite totale du larbin corrompu, des traîtres aux aguets, et à la victoire du peuple congolais, seul et unique souverain, et toujours… vainqueur. La victoire de la liberté.

Le temps est venu pour le peuple congolais d’entonner le chant de la victoire. Du « Brexit au Congoexit » de la dictature, il est désormais temps d’importer la démocratie dans notre pays pour, comme l’a dit le peuple britannique, « commencer à rêver » d’un Congo « indépendant ». Il faut, pour cela, la retrouvaille et le rassemblement de vrais patriotes pour mettre en place une stratégie commune.

Debout peuple congolais, arrache ta liberté car personne d’autre que toi-même ne le fera à ta place !

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Calixte Baniafouna - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT CNS
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 08:40
Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur

COMMUNIQUE DE PRESSE

Libération inconditionnelle immédiate du Président Boukadia et de ses 14 Compagnons d’Honneur. Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès ! -

M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C. a été incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif lui ait été clairement signifié.

Le 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice, faisant fi de toute considération juridique, s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 juin 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Comment peut-on assigner à résidence en le privant de sa liberté de mouvement et de sortie de territoire, voire de déplacements à l’intérieur même du Congo, un homme qui a été arrêté le 15 janvier 2016 à son retour à Brazzaville, venant de France en lui opposant sa condamnation par contumace du 9 avril 2014 aux mêmes motifs que la condamnation du même jour de ses 14 compagnons, motifs reconnus irrecevables au regard du Droit International par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, le 14 novembre 2014 et signifiés au Président Sassou et à toute la Communauté Internationale, le 23 décembre 2014 ?

Ineptie totale des "Carambouilleurs" de Brazza et de ses soutiens "Hexagonaux" qui vont perdre définitivement la face au regard de la Communauté Internationale dont les USA et l'UE, si ne n'est déjà fait depuis fort longtemps !

Il faut bien comprendre que le problème fondamental n'est pas de "poursuivre la magouille" mais de "faire cesser la magouille" pour que cesse enfin la pression du maitre-chanteur sur ceux qui savent qu'ils lui sont redevables.

La question n'est pas de faire expier le passé, mais de faire cesser définitivement que le passé prenne en otage le futur en faisant perdurer le chantage pour le malheur de ceux qui sont déjà dans le malheur par les exactions passées.

La seule chance pour Tous, c'est qu'il existe un Homme de probité, le Président Modeste Boukadia, un Homme qui sourit avec grandeur et conscience de ces inepties "d'hors-la-loi sans parole" dont on n'entend jamais la langue ni rien quant aux écrits, pas seulement en interne vu d'outre-équateur, mais en hexagonal où l'on fait tout pour que ça change sans rien changer bien sûr pour soi-même !

Comment peut-on libérer une personne séquestrée pour aucun motif autre que ceux reconnus illégitimes par la Communauté internationale, si ce n'est de fait libérer un otage sans le libérer en le privant de sa liberté de mouvement ?

Comment peut-on expliquer un tel silence médiatique sur l'échiquier central franco-hexagonal de la condamnation ubuesque à trente ans de travaux forcés du Président Modeste Boukadia, cela contre l'avis de la Communauté Internationale via l’ONU ?

A Bon Entendeur, Salut !

Paris, Terre des Droits de L’Homme, le 24 juin 2016

Georges Maltret

Conseiller accrédité près le Président Modeste Boukadia

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 22:48
(Congo-Brazzaville) De l’aberration du tribalisme, régionalisme et autres ismes

Par Marcelline Fila-Ndziendolo -

Le roman présente l’histoire de Louzolo, une veuve qui se laisse séduire par un certain Mfum. Elle a une fille avec ce dernier. Malheureusement cet homme qui est un polygame ne la prendra jamais comme une énième épouse. Dans cette société du royaume de Fukissa qui rappelle le pays de l’auteure, est dévoilé le destin de la fille de Louzolo qui a grandi sans l’amour paternel... -

Le roman présente l’histoire de Louzolo, une veuve qui se laisse séduire par un certain Mfum. Elle a une fille avec ce dernier. Malheureusement cet homme qui est un polygame ne la prendra jamais comme une énième épouse. Dans cette société du royaume de Fukissa qui rappelle le pays de l’auteure, est dévoilé le destin de la fille de Louzolo qui a grandi sans l’amour paternel et qui s’est installée au Canada car mariée à un autre Africain et mère de deux petits bambins. Aussi, reviennent chez Louzolo les atroces souvenirs des guerres qu’a connues son pays et qui l’ont forcée à l’exil. Louzolo relate sa vie au pays à sa fille avant qu’elle rejoigne au Canada aux côtés de ses deux petits-enfants. Une vie au pays marquée par les antivaleurs tels le tribalisme, le régionalisme, le népotisme… Et l’héroïne de rêver d’un pays où on pourrait vivre agréablement en balayant ces antivaleurs qui freinent son développement et celui du continent. Ce récit se présente, à certains moments, comme un texte d’essai. L’auteure quitte l’espace de la narration pour prendre celui de la réflexion quand son argumentation est appuyée par d’autres auteurs.

Un autre regard sur la guerre de Brazzaville

Un sujet développé abondamment dans le littérature congolaise. Et Marcelline Fila-Ndziendolo, qui n’est autre que Fila-Matsocota, n’a pas été indifférente à ce morceau triste de l’histoire de son pays. A travers cette tragédie de Brazzaville, l’auteure dénonce un mal qui ronge le continent, le tribalisme. Et c’est ce fléau qui sera l’une des causes du malheur qui va s’abattre sur son pays : « (…) Dans la zone septentrionale (…) on parlait d’un conflit entre deux tribus rivales qui avait commencé dans leurs villages respectifs » (p.23). Et les populations de la ville sont surprises par ce conflit avec une proliférations de milices armées au services des politiciens.. C’est avec amertume et désolation que le pillage de la ville avec mort d’hommes est raconté par Louzolo qui est obligée de fuir la ville pour éviter l’irréparable. Les villages et les forêts seront les abris de ces déplacés. A travers les tribulations que vit l’héroïne Louzolo, l’auteure nous décrit un pays meurtri sur fond de la critique des hommes politiques, responsables des souffrances des populations. Des acteurs politiques qui marginalisent les populations pour des intérêts égoïstes : « (…) pendant que le peuple innocent payait de la sorte son tribut à la guerre, les responsables politiques (…) s’engraissaient et envoyaient leurs familles à l’étranger où ils avaient gardé leur fortune au chaud » (p.27). Pédagogique et didactique est le texte où l’auteure s’en prend au tribalisme et ses conséquences malheureuses vécues pendant la guerre. Elle ne s’empêche pas de « moraliser » ses compatriotes en demandant l’amour qui devrait être plus fort que les identités comme on le remarque en Europe et en Amérique où le nationalisme prime l’individualisme.

Le rêve de Louzolo

Louzolo vit dans une société marquée par « le tribalisme, le régionalisme et autres ismes » et la mauvaise gouvernance de ses acteurs politiques. Et Louzolo rêve pour un changement de mentalité dans son pays. Pourquoi être égoïste comme cet homme politique qui ne s’intéresse qu’à sa propre région alors qu’il devrait penser nation comme le stipule l’auteur : « On ne doit pas suivre l’exemple de ce ministre (…) qui fit des pieds et des mains pour développer les infrastructures routières et ferroviaires de sa région d’origine, sans les continuer jusqu’aux régions voisines » (p.72). Et si l’on mettait fin aux guerres tribales et fratricides dans le pays pour s’occuper de son développement ! Et si l’on pouvait pensait « Nation » à la place de « Région », se dit l’auteure. Cette dernière rêve que les produits agricoles de son pays rivalisent avec ceux des pays comme la Côte d’Ivoire et le Maroc dans les supermarchés de Mputu. Ayant voyagé et découvert le progrès des pays développés dans presque tous les domaines, Louzolo souhaite que les hommes au pouvoir comprennent l’enjeu de ce développement qu’elle voit multiforme. L’or vert pourrait par exemple être bien géré : « Au lieu de vendre aux étrangers nos riches forêts à des prix dérisoires, les habitants du royaume devraient s’unir pour créer sur place des sociétés de transformation de bois » (p.74). Revaloriser la médecine traditionnelle qui revient à la mode, se servir des nouvelles technologies par les panneaux solaires pour avoir une source d’énergie à bon marché, développer l’élevage dans les régions propices, tels sont les quelques éléments qui définissent le rêve patriotique de Louzolo. Aussi au sujet de l’élevage dans son pays, elle ne peut s’empêcher de s’insurger contre les antivaleurs du pays : « Où sont passés les bœufs de la région du Niari à Mpassa qui jadis fournissait de la viande non seulement à cette localité, mais aussi à toutes les autres villes du royaume (…). Le tribalisme et le régionalisme à outrance les ont-ils tués ? » (PP.75-76). Et le rêve de Louzolo emmène l’auteure à la réflexion qui épouse une approche didactique et même pédagogique.

L’essai au service du roman

De l’aberration du tribalisme, régionalisme et autres ismes apparait tellement didactique et pédagogique qu’il n’échappe pas à l’argumentation. Dans son trajet, le texte se libère, à un certain moment du mode récit, pour épouser le discours qui se justifie du passage des temps du récit (imparfait, passé simple…) aux temps du discours (présent, futur, conditionnel…). Aussi, l’auteure utilise-t-elle la technique du « livre dans le livre » pour argumenter scientifiquement son raisonnement. Pour s’indigner des richesses de son pays qui sont à la merci des étrangers, elle cite un autre auteur essayiste : « Afrique Pillage à huis clos. En Afrique, pétrole n’a jamais rimé avec prospérité, mais plutôt avec pauvreté, corruption, instabilité politique et guerre civile » (p.86). On remarque que les dernières pages de l’ouvrage se présentent comme un monologue intérieur de l’héroïne. Après avoir épilogué sur les antivaleurs de son pays, et particulièrement le tribalisme, Louzolo rêve de voir « les enfants de toutes les tribus du royaume [qui] se donneraient la main (…). Kabu et Kani [ses petits-fils] verront peut-être les rêves de leur Mamy se réaliser » (p.88).

Simple à lire, ce roman pose des problèmes actuels du pays de l’auteure, en particulier et du continent en général. C’est une œuvre didactique que l’on pourrait largement divulguer au niveau de la jeunesse pour son éducation civique dans une Afrique qui commence à être gangrenée par beaucoup d’antivaleurs. Et sa préfacière Marie-Léontine Tsibinda de nous inviter à « [plonger] dans la rivière de [ce roman] afin de nous purifier de toutes nos impuretés et chanter en chieur le soleil neufs du royaume fukissien riche en espérance et en amour ».

Noël Kodia-Ramata

  • Marcelline Fila-Ndziendolo, De l’aberration du tribalisme, régionalisme et autres ismes, éd. Publibook, Paris, 2015.
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Marcelline Fila-Ndziendolo - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 17:07
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia

Le 20 juin 2016, en audience de la Cour d'appel, le Droit a été dit. Mais, le Procureur de la République a appliqué les injonctions de MM. Sassou et Mabiala, respectivement président de la République et ministre de la Justice... qui lui ont intimé l'ordre de ne pas libérer le président Modeste BOUKADIA. -

Voici le Compte-Rendu de l'Avocat, Maître Senga, qui retrace les conclusions de l'audience du 20 juin 2016 à la Cour d'Appel de Pointe-Noire, à l'issue de laquelle il a jugé la libération du Président Modeste BOUKADIA.

Le Procureur Général a signé de sa main cette libération. Les frais d'extraction de 5000 Fcfa ont été acquittés. Il avait été remis 10 000 Fcfa au greffier pour saisir l'ordonnance de l'audience en présence du Président de la Chambre d'Accusation de Pointe-Noire qui dira au greffier "Saisissez-le rapidement afin qu'on aille extraire le Président BOUKADIA et qu'on l'emmène dans mon bureau pour lui lire l'ordonnance et ce qu'il doit faire. S'il n'y a pas d'électricité, allez dans un cyber-café pour le saisir et me l'apporter même en pleine nuit afin que demain 21 juin au matin le Président BOUKADIA puisse être dehors."

Sur ce, l'Avocat, en présence du Représentant du président du CDRC, était allé rendre visite au Président Modeste BOUKADIA, pour lui rendre compte et lui demander de s'apprêter et de ranger sa cellule, car il était libre ou du moins assigné à résidence à Pointe-Noire.

Constat : Depuis le jour de l'audience, le 20 juin 2016, il n'y a pas encore d'électricité (sic !) puisque jusqu'à hier 22 juin, l'ordonnance n'était pas toujours saisie et le renvoi à la Cour de Cassation de M. Mabiala (ministre de la justice(?)) n'est toujours pas disponible. Ce qui veut dire que le Président BOUKADIA devrait être extrait de la Maison d'arrêt libre mais que nenni ; on le maintient en détention bien que le tribunal l'a assigné à résidence.

Rappel: le Président BOUKADIA n'a jamais été jugé. En conséquence le pourvoi en cassation est ubuesque. De plus, le Président BOUKADIA n'a jamais été présenté devant ce Procureur général qui a toujours refusé de voir le Président Modeste BOUKADIA. Et pour cause ! Il n'y aucune charge à lui signifier.

Ci-après la lettre de Maître Senga au Président BOUKADIA :

(pdf, 316.0 kB)

(pdf, 306.4 kB)

(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
(Congo-Brazzaville) Sassou et Mabiala refusent de libérer Modeste Boukadia
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:32
(Congo-Brazzaville) Entre un passé qui ne passe pas et une résilience rédhibitoire, le Congo-Brazzaville à la croisée des chemins

Conflit du côté obscur de nos impensées : Le président de la Chambre d’Accusation de Pointe-Noire ayant constaté qu’aucun motif valable ne pouvait justifier le maintien de M. Modeste Boukadia, Président du C.D.R.C., incarcéré depuis le 15 janvier 2016 à la Maison d'arrêt de Pointe-Noire sans que le motif ait été clairement signifié, avait fait injonction au Procureur Général pour procéder à sa libération effective en ce 21 juin 2016.

En date du 20 juin 2016, M. Mabiala, ministre de la Justice insultait copieusement le Procureur Général qui lui en transmettait demande... Et dans la foulée, faisant fi de toute considération juridique, ce ministre s’est permis d’annuler la décision prise par la Cour d’Appel de Pointe-Noire dans son audience du 20 janvier 2016, décision qui ordonnait la libération de M. Modeste Boukadia sans autre forme de procès !

Une incompréhensible péripétie de plus.

Ce fait illustre à souhait cette absence d’Etat qui toujours caractérise le Congo en dépit des revirements constitutionnels, faisant croire aux seuls naïfs que le changement d’un texte suffirait à effacer l’indécrottable et notoire incompétence…

De quoi sommes-nous héritiers ? "Féconder le passé en engendrant l’avenir, tel est le sens du présent" Friedrich Nietzsche.

Il y a ce que nous voyons, il y a ce que nous rapporte l’incessant brouhaha de "nos sans scrupules", mais il y a aussi ce qui, au plus profond, dessine notre devenir. Ceci est et demeure imperceptible à bon nombre dans cette foule qui n’est pas encore Un Peuple.

Un Peuple, tout comme Un Pays se construit par la volonté des femmes et des hommes qui, quoique se sachant différents, par la raison, les sentiments ou la nécessité, réalisent l’Union, prélude à l’Unité. Ainsi se fonde l’Union dans les mariages, ainsi se symbolise l’Unité lorsque de cette Union nait Un Enfant qui en devient l’illustration vivante. C’est comme çà et pas autrement.

Au Congo, deux familles de pensées agissent. Les uns pensant que le Congo doit se reconstruire sans catharsis, "suffirait que M. Denis Sassou Nguesso laisse son fauteuil pour que tous les problèmes s’évanouissent". Les autres, à l’aune de cette Histoire qu’est la nôtre, toute émaillée du sang et de l’exclusion de ces autres, indésirables, pensent que le mal n’est pas aussi bénin qu’on le dit ; que M. Denis Sassou Nguesso est le produit d’une culture, et qu’après lui, comme les faits nous l’ont déjà démontré, les mêmes exclusions, les mêmes exactions pourront se remettre à l’ordre. Ceux-ci prônent l’Union puis l’Unité en conscience.

Autant le dire tout de suite, M. Modeste Boukadia de qui je m'inspire est de ces derniers. Il l’a crié si haut, si fort que cela l’a amené à être incarcéré par des ignorants.

C'est qu'il y a une singularité évidente au cas de M. Modeste Boukadia dans cette tragédie ubuesque, mais non moins meurtrière, menée de main de maitre par M. Denis Sassou Nguesso. Une particularité perçue mais non appréhendée par "les auto-proclamés" politiques. Car quel crime, quel attentat, quelle insoumission pour que M. Denis Sassou Nguesso le traite ainsi ? Leur mutisme et leur incompréhension parlent pour eux !

Nombreux sont aussi ceux des concitoyens qui s'intriguent encore du "pourquoi" : "Pourquoi M. Modeste Boukadia est-il rentré alors qu’il savait pertinemment qu’il serait arrêté ?" Mais se poser cette question c’est dire à quel point manque dans ce Pays, Notre Pays, des Femmes et des Hommes Politiques ayant des convictions chevillées au corps.

Il me suffit ici, de ne citer que 3 raisons évidentes pour y répondre :

1-) La 1ère est celle des hommes ayant milité avec lui pour l’avènement du Nouveau Congo, 14 au total, tous membres du C.D.R.C., embastillés pour avoir porté des pancartes demandant la liberté pour les congolais, la bonne gouvernance du pays et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour réconcilier ce qui est, jusqu'ici, demeuré épars. Et ceci, dans l’indifférence totale de toute la classe politique congolaise, qui ignore même jusqu’à leurs noms.

2-) La 2ème dépassera certains dans sa trivialité confondante : il est que : "lorsqu’on a faim, casser un œuf pour en faire une omelette suffit à satisfaire ce besoin primaire de manger et de se rassasier dans l'immédiat. Mais lorsqu’on ne veut plus mourir de faim, il faut avoir la volonté de faire naitre un poussin. Et ce n’est plus de l’extérieur que se casserait l’œuf…"

3-) La 3ème raison nous dit l’Homme dans son entièreté, celui qui ne se dérobe pas devant l’Histoire, Son Histoire. Réaliser cette promesse faite de venir à bout du mal endémique qui chaque jour plonge les congolais et le Congo dans des abimes jusqu’ici insondées.

Ô congolais, voulez-vous vraiment tuer une ombre, fut-ce la vôtre ? Alors éclairez-là !

On ne peut pas faire la paix au détriment de la vérité. Au Pool sont morts, meurent encore aujourd’hui des populations auxquelles on dénie la qualité de victimes, alors qu’ils sont réduits à l'état de punching-ball dans l’indifférence de tous, dans cette République qui se revendique Une et Indivisible. "Un battement d’ailes indésirable au Nord" ? Et c’est au Pool que se font les représailles. Allez-y savoir pourquoi.

Certainement que M. Denis Sassou Nguesso est l’amplificateur d’une réalité qui nous oppresse aujourd’hui, mais nous ne saurions croire qu’il en soit l'unique concepteur, lui aussi n’est pas un produit ex-nihilo, lui aussi n'est que le substrat dans lequel se vautrent les congolais depuis bien trop longtemps, l’air de rien, dissimulateur et en se donnant de grands airs avec renforts de slogans creux : Unité, Indivisibilité ! Passez, camarades !

Oui le Congo est un pays dont la structuration géographique est propice à la scission. Oui les différences culturelles sont grandes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Non, ces raisons ne sont pas suffisantes pour que nous baissions les bras à enfin faire naître Un Peuple, à enfin faire éclore Une Nation.

J'entends souvent les congolais en appeler à la révolution, sublimée, oubliant que nous en avons déjà connu plusieurs, oubliant que chacune d'elles a toujours fini par nous ramener au point de départ, au bord du précipice, à dénoncer les hommes alors que nous et eux sommes les produits avariés du même système inique. Frocad-Idc, PCT, MCDDI, UPADS, UPRN, etc. Quelles évolutions pour le Peuple ?

Nous-nous évertuons à critiquer les Mottom, Doukaga et autres, comme si nous avions une moralité supérieure à la leur. Et d’ailleurs, que leur reproche-t-on ? Leurs choix politiques ? Il y a beaucoup de jalousie, d’envie, d’hypocrisie et de faux semblants, dans ces détestations-là.

D’où donc pensez-vous que viennent les dirigeants de l’opposition que vous plébiscitez aujourd’hui ? D’où parlent-ils ? Valets d’un système qui les a fait princes, quels sont les faits politiques majeurs qui justifieraient qu’on les monte au pinacle ?

Vous critiquez M. Denis Sassou Nguesso et encensez M. Okombi Salissa, dans un même discours ; vous opposez M. Parfait Kolélas à M. Jean Marie Michel Mokoko. Vous vomissez M. Denis Sassou Nguesso comme mbochi, mais hier encore, tous, au-delà de La Léfini, vous étiez mbochis, avec fierté et sans distinction… Votre hypocrisie n'a pas de limites, nous ne vous suivrons plus !

Et lorsque nous applaudissons vos tours de passe-passe, vous criez au tribalisme. "Il est vrai que les moustiques n’aiment pas les applaudissements humains !"

Et ce sont nos lâchetés qui ont conduit Le Pays là où il est ! Car où situer la longévité de M. Denis Sassou Nguesso au pouvoir sinon dans nos innombrables espoirs secrets de devoir être obéis un jour comme nous lui obéissons, avec servilité ?

Alors de quel droit, nous demandons-nous, "pourquoi M. Denis Sassou Nguesso voudrait-il faire de son fils son héritier à la magistrature suprême ?" Eh bien, tenez-vous le pour dit : du même droit que M. Parfait Kolélas a reçu en héritage charges et fonctions de son père … et attend d'être l'héritier putatif de son père adoptif, en recevant de lui, de droit, Le Pays en legs.

Pour sortir de ces ambiguïtés, les congolais ont à répondre à certaines questions. Qui soutiennent-ils en M. Jean Marie Mokoko ? Est-ce le militaire ? Est-ce le militaire du Nord ? Est-ce l'homme politique ou l’homme politique du Nord ? Nous serons plus avancés.

Il y a bien quelques monstres parmi les congolais, mais non, le danger ne nous vient pas d’eux, le danger nous vient de tous ceux, ordinaires qui s’empressent de se contenter de faux semblants.

Les Hommes, l'information, le pétrole, le sel, l’or, le Congo a perdu et est en train de perdre toutes ces batailles, les congolais continuent à en être les victimes désignées par l'incurie des dirigeants qui ne se sont donnés pour seule fonction que celle de se pavaner sous la lumière pour être vus.

"Nous, responsables politiques, avons aussi une responsabilité dans la parole que nous tenons. Cette parole peut avoir des conséquences dramatiques", Anne Hidalgo, maire de Paris, 13 avril 2016, commémoration de la saint Barthélemy.

Les mots ont un sens avant d’en avoir plusieurs. Ainsi en-est-il aussi du mot "partition" qui, quoique rimant, n’est pas synonyme d’exclusion.

Théophile Mbemba

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 14:20
L’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat dans la nuit du 20 juin 2016

La nuit dernière l’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat à la voiture bélier qui a défoncé le portail d’entrée. Il semblerait d’après les photos que le Consulat qui se situe à l’intérieur de la cour ait été incendié au cocktail Molotov.

Fort heureusement, aucune victime n’est à déplorer

(Extrait de congo-liberty)

L’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat dans la nuit du 20 juin 2016
L’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat dans la nuit du 20 juin 2016
L’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat dans la nuit du 20 juin 2016
L’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat dans la nuit du 20 juin 2016
L’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat dans la nuit du 20 juin 2016
L’ambassade du Congo au 37 avenue Paul Valèry à Paris a fait l’objet d’un attentat dans la nuit du 20 juin 2016
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congo-liberty - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 17:37
Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso, un tyran sous hautes protections...

Sassou-hollande-7 juillet-2015 -

Par Rigobert OSSEBI -

Selon un sondage TNS Sofres-OnePoint pour RTL, LCI et Le Figaro (*), publié vendredi 17 juin 2016, seuls 7% des Français souhaitent que François Hollande se présente une seconde fois….

Mais que le futur candidat éventuel souhaité, pour le moment, à 7% se rassure, dans l’entourage du non-président congolais 8%, Denis Sassou Nguesso, il fait un carton plein : 100% ! Les proches de ce dernier ne tarissent pas d’éloges à son égard : « Il est bien François Hollande, il aime bien Denis ! Il est bien ce président, il ne dit rien contre Sassou Nguesso… ! Etc., etc., ! »

Fort de cette protection, de ce parapluie, la dictature congolaise se renforce et se durcit.

Trêve de pourcentage, l’encensement n’est pas très flatteur pour la Rue de Solférino ou pour l’Elysée qui avaient annoncé, en 2012, la fin prochaine de la Françafrique. Ce dernier bon résultat (100%) doit ravir de plaisir et d’orgueil ceux qui y ont œuvré. Dans un récent article de Libération, Maria Malagardis avait révélé : «….. Jean-Yves Ollivier, un homme d’affaires français proche de Sassou et faisant parfois office de diplomate de l’ombre. Puis celle de l’ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon. Ces émissaires venaient-ils lui apporter le soutien de la France, ou du moins tenter une médiation ? Si ce fut le cas, elle semble très orientée.«Jean-Yves Ollivier s’est présenté chez moi en affirmant qu’il était chargé d’une mission par les autorités françaises», dit Mokoko, ce que démentent l’Elysée et l’intéressé. «Il m’a expliqué que la France allait reprendre sa collaboration avec Sassou et qu’elle ne soutiendrait plus l’opposition», ajoute le général reclus, précisant que «c’est Ollivier qui [lui] a annoncé la visite de l’ambassadeur, dont le discours est allé dans le même sens… »

L’Elysée et « l’intéressé » ont démenti… Heureusement et « honni soit qui mal y pense » car Jean-Yves Ollivier, médaillé de la Légion d’Honneur grâce à Manuel Valls, s’était acquis une certaine notoriété en affirmant, concernant Denis Sassou Nguesso : « L’argent ne compte pas pour lui, il en use comme d’un moyen politique ». [Pouvait-on affirmer plus clairement que « Sassou Nguesso corrompt » ?]

Autres remarquables pourcentages, les avions vers le Congo sont vides ou presque ; et pleins à 100% à leur retour. Les hôtels à Brazzaville et Pointe Noire ont des taux de remplissage extrêmement bas, rarement au-delà de 20%, mais les prisons débordent au taux record de 300%, surtout celles des deux capitales, économique et politique.

Lors de la première transition, celle d’André Milongo, Maurice Nguesso et Justin Leckoundzou furent emprisonnés. L’entourage de Sassou 1er, inquiet, regrettait alors de ne pas avoir modernisé les prisons qui dataient de l’époque coloniale, à défaut d’en avoir construit de nouvelles. De retour au pouvoir par les armes, le bâtisseur infatigable faillit une nouvelle fois à cette sage précaution, préférant investir avec ses garnements dans des palaces, de l’Alima ou pas ; pariant peut-être qu’il pourrait être condamné à séjourner « à vie » dans une des suites qu’il aura construites… ?

Tout cela n’empêche pas les incarcérations d’aller bon train. La liste des prisonniers politiques ne cesse de s’allonger depuis l’embastillement du Colonel Marcel Ntsourou, sans réaction de l’opposition. Paulin Makaya, Modeste Boukadia et tous les autres ont été rejoints depuis par le Général Mokoko. Ceux de ses rivaux, qui n’ont pas été éliminés comme les Ange Diawara, Marien N’Gouabi, Pierre Anga et Yves Motandeau, ne peuvent que se résigner à ce triste sort.

Si petites et remplies que soient les prisons congolaises, Monsieur 8% ne ralentit pas le flux des incarcérations sans jugement, sans restreindre leur accès à la seule catégorie de ses opposants présumés.

Dans cette dérive pénitentiaire, les Nguesso apparemment seuls contre tout le Congo, envoient des éléments cagoulés, peut-être Rwandais ou Burundais, s’emparer de nos concitoyens et régler leurs propres comptes ou ceux de leur premier cercle. Après la confiscation des milliards de dollars du pétrole congolais, c’est à la liberté individuelle ou collective qu’ils s’en prennent.

Le 14 juin dernier, peu avant l’incarcération du Général Mokoko, le ministre de l’injustice, des droits inhumains et de l’élimination des peuples autochtones, Pierre Mabiala, avait ordonné l’ouverture d’une information judiciaire au pénal contre Vincent Pena Pitra, le dernier président du syndic liquidateur de l’ex-Air Afrique.

Cet Avocat-Expert comptable, d’origine cabindaise, est une personnalité bien connue de la société civile congolaise. Avec son frère, Avocat et ex-bâtonnier de Pointe Noire, Gilles Pena Pitra, ils n’ont pas le profil des habituels opposants ou suspectés de l’être. Si ce dernier, Gilles, apparaissait être un sympathisant du régime, Vincent a toujours montré une proximité avec le Cabinda et les luttes qu’il soulève. Toutes pacifiques qu’elles soient, au sein du Front Consensuel Cabindais (FCC) qu’il préside, ses préoccupations dérangent Luanda ; tout comme ses interventions en faveur de la libération de militants cabindais incarcérés en Angola. Plus encore, le dialogue, qu’il prône, ses voyages à Washington et ses interviews sur la Voix de l’Amérique irritent…

La volonté de liberté d’expression et les aspirations démocratiques sont très mal perçues au Congo comme en Angola ; anciennes républiques marxistes-léninistes qui n’avaient de populaires que les noms.

Hasard et coïncidence, Monsieur 8% se trouvait à Luanda, ce même 14 juin, où il participait au 6e Sommet annuel des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL). Il a pu ainsi offrir, sur un plateau d’argent, en temps réel au président Dos Santos, l’arrestation menottée du contestataire cabindais Vincent Pena Pitra, Président du FCC, au prétexte qu’il avait détourné les droits des travailleurs de l’ex-Air Afrique.

Quel meilleur gage de défenseur des droits de l’Angola sur le Cabinda, Monsieur 8%, l’homme de Kimongo, pouvait donner à Eduardo Dos Santos ? Chassé par le peuple congolais et réinstallé sur son trône par les forces angolaises, le tyran prétend toujours être le seul à réellement protéger l’Angola de l’autonomie cabindaise.

Denis Sassou Nguesso, Monsieur 8%, meilleur ami de la France, et meilleur ami de l’Angola oublie toujours qu’il aurait dû être d’abord le meilleur ami du peuple congolais. Cette stratégie de cour d’école, la protection par un plus grand que soi, ne vaudra plus rien lorsque le peuple tout entier se soulèvera. Tôt ou tard !

Si l’incarcération du Général Jean Marie Michel Mokoko a renforcé les convictions populaires dans le combat à mener contre l’usurpateur, celle de Vincent Pena Pitra ébranle les membres de la société civile congolaise qui s’accommodait de ce pouvoir dictatorial. Deux erreurs de plus commises. Deux erreurs de trop. Monsieur 8% ne tardera à en payer bien vite l’addition autrement qu’avec l’argent dont il a vidé toutes les caisses du pays.

Rigobert OSSEBI

sassou-valls

Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso, un tyran sous hautes protections...
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 14:04
(Afrique/Françafrique/Congo-Brazzaville) La mangouste et le cobra

Le combat entre Rikki-Béné la mangouste et Nag-Ssou le cobra

Par Pierre Franklin Tavares

Le conte qui suit relate une farouche dispute qui vaut pour tous les tyrans d’Afrique. Qu’aucun d’eux ne se sente donc visé, même si, au vrai, les faits rapportés et les descriptions indiquent de frappantes ressemblances avec l’un d’entre eux. Au reste, que tous les Calliclès qui, jour après jour, exhortent les tyrans à une politique de force et les réconfortent dans l’opinion fausse selon laquelle le droit de l’État (et non l’État de droit) est la puissance du droit du tyran et que celle-ci est octroyée par Dieu ou par la nature, que tous ces flatteurs-là, s’ils le peuvent, méditent les lignes du combat entre le cobra et la mangouste.

Il était une fois…

Il était une fois, dans un pays lointain, latitude 4°15’58’’ Sud et longitude 15°16’59’’ Est, un État : la République de Prisonville.

Un vieux tyran y régnait, sans partage, sur une masse de sujets, après avoir réussi à « suspendre » le peuple, pour le seul profit de son clan. La misère y était grande. Cependant, il ne la voyait pas ou, plus exactement, il croyait le contraire de ce que ses yeux lui donnaient à voir. Comme tous les tyrans, il était aveugle volontaire.

Il dirigeait tout en maître, depuis un demi-siècle, n’organisant que des élections nocturnes, récusant les résultats lorsqu’elles lui étaient défavorables et tuant, assignant à résidence ou emprisonnant tous ceux qui remettaient en cause son pouvoir, ses plaisirs et sa beauté. Il apportait un soin méticuleux à son apparence, au point d’accorder une importance démesurée à ses tenues vestimentaires. Lui seul représentait son pays sur la scène internationale. L’État, c’était lui, rien, que lui. Sa personne se confondait avec les institutions publiques.

Il se disait et se faisait dire descendre d’une lignée redoutable : le Cobra royal, dont il avait emprunté les attitudes et les réflexes. Son nom : Nag-Ssou, cousin du célèbre cobra Nag. Il défendait la tyrannie comme mode de gouvernance et avait cédé à la chrématistique, terme d’Aristote (Les Politiques) qui désigne l’accumulation compulsive de l’argent pour l’argent et vue de son propre plaisir, un travers que Pamelo Mounka a si bien mis en chanson .

Parmi ses sujets, il y en avait un de modeste lignée, celle des Herpestidé : la mangouste Rikki-Béné, neveu de Rikki-Tikki-Tavi. Il était rebelle dans l’âme et opposé à toute tyrannie, prônant même un farouche humanisme. C’était un idéaliste, qui voulait enchanter la démocratie et instaurer une République. Un patriote.

Nos deux personnages s’étaient échappés du Livre de la jungle de Rudyard Kipling, pour s’affronter dans le monde réel. Ils représentaient des figures diamétralement opposées dont l’affrontement était inévitable.

Le cobra et la mangouste

Un matin apporta le jour de l’affrontement politique, inéluctable : qui du cobra et de la mangouste l’emporterait pour diriger la Cité ?

Pour la circonstance, tous les animaux de basse-cour et de la faune tropicale étaient réunis, en cercle comme autant de spectateurs excités. Soudain, plus de lumière. Plus de tam-tam pour répandre les nouvelles. Les frontières du pays fermées. Quel étrange décor. Le combat devait se dérouler à huis clos, et chacun sait bien pourquoi.

L’un, le singe, plus malin, tenait les paris, pleins les poches. Les parieurs étaient agités et parmi eux quelques-uns avaient déjà passés un accord secret avec le cobra, parce qu’ils certains de sa victoire.

L’autre, compère lapin, pérorait sur la rapidité du reptile et l’agilité de l’herpestidé. Qui l’emporterait ? Il ne se risquait guère à un pronostic. Un autre encore, le lion, général de son État, plus disert et sûr de ses muscles, jurait de l’impartialité de l’arbitrage mené par le frelon, président de la Cour constitutionnelle.
Rikki-Béné la mangouste et Nag-Ssou le cobra se faisaient face. Entame immédiate. Le premier, long de 95 cm, la queue touffue relevée et les petites oreilles dressées, tourna autour du cobra, en feignant quelques vives esquisses d’attaques en guise de test. Ce semblait être un jeu ou une provocation.

Nag-Ssou, sur la défensive, dresse le tiers de son corps au-dessus du sol et, pour impressionner le public et son adversaire, déploie son capuchon pour élargir sa tête, qu’il balance de droite à gauche, puis en avant et en arrière, prêt à mordre. Alors les paris montent.

La mangouste passe de nouveau à l’attaque. Le cobra siffle, montre son venimeux crochet, vise et, s’élançant tel un ressort, tente de le mordre pour lui inoculer son venin. Rikki-Béné, alerte et véloce, évite la première morsure, et par un saut vif, tel un voltigeur, se retourne sur lui-même avec grâce pour retomber sur ses pattes. Quel athlète ! La gueule entrouverte, l’air moqueur, il donne même l’impression de sourire et de ne point prendre au sérieux son adversaire. La même scène se répète, deux, trois, quatre fois et plus. La mêlée est furieuse et se prolonge, sans que l’on puisse déterminer qui sera le vainqueur. D’autant que les morsures de Nag-Ssou n’ont pas d’effet. Il ignore que la mangouste est immunisée. La mêlée est de nouveau énergique, vive, chacun mordant l’autre. Puis ils s’enroulent, se séparent, s’attrapent encore. Nag-Ssou ne parvient pas à prendre le dessus et recule tout en étant vigilant. C’est alors que Rikki-Béné réussi à lui saisir la mâchoire inférieure et Nag-Ssou se tortille de douleur dans tous les sens comme un ruban agité et tente de se dégager. Rien n’y fait. Et à force d’attaques et de petites morsures, le corps couvert de blessures, Nag-Ssou commence à donner des premiers signes d’épuisement. Rikki-Béné lâche prise, pour aussitôt saisir la nuque du cobra, dont c’est le principal point faible, son talon d’achille. Le reptile n’en peut plus. Son corps se tortille. La mangouste est maîtresse du combat. Elle sait désormais son adversaire vaincu, la mâchoire broyée et le corps blessé. Elle le laisse agonisant. Nag-Ssou met à profit ce répit pour prendre la fuite au travers des broussailles. Rikki-Béné n’exerce pas son droit de poursuite et lui laisse la vie sauve.

Toute la basse-cour et la faune tropicale exultent, y compris ceux qui ont perdu leurs paris. La tyrannie est abolie. La République est rétablie.

Le lecteur aura compris la trame et la signification de cette histoire : les démocrates l’emportent toujours sur les tyrans, comme tous les David sur les Goliath.

LIRE LA SUITE : http://www.pftavares.fr/la-mangouste-et-le-cobra

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Pierre Franklin Tavares - dans Afrique Françafrique Sassou Nguesso Congo-Brazzaville PCT
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 13:05
LA VICTIMISATION DU GENERAL JEAN MICHEL MARIE MOKOKO. POURQUOI LE GENERAL MOKOKO EST VICTIME DU KANI ?

par Maître Tony Gilbert MOUDILOU

NOTE DE DAC PRESSE: Le général MOKOKO aurait-il commis un acte de lèse-Majesté? En tout cas, c'est ce que semble insinuer Me MOUDILOU. Faire la politique au Congo est loin d'être un long fleuve tranquille surtout sous le règne de " sa majesté roi Sassou". Il existerait une règle tactile imposée par SASSOU qui voudrait que là ou il est passé l'herbe ne peut plus pousser ( comprendre qui pourra) . De mémoire , la mère d’Édith ne s'est jamais remariée, pourquoi? . Ceux qui ont tenté de l'approcher sont aujourd'hui sous terre. Qui les a fait disparaitre? Il circule à Brazzaville que BOKILO et feu MOUKILA SAYAL ont payé de leur vie en voulant, semble -t-il, tenter de s'interposer entre les élans sexuels voraces du "ROI SASSOU" envers leurs biens-aimées. Comme beaucoup d'hommes politiques (peu dignes) congolais aujourd'hui qui se baladent dans Brazzaville la queue entre les jambes pour avoir livré sans rechigner leurs épouses à l’appétit insatiable de Mr 8%. Ce dernier pousse même le ridicule plus loin en imposant une relation suivie avec la fille de l'actuel secrétaire à la présidence. Aujourd'hui c'est le général MOKOKO, après avoir perdu sa 1ère femme dans des circonstances douteuses où ce même MR 8% est cité parmi les suspects, se retrouve, semble-t-il, d'après Me MOUDILOU, dans une querelle de "petite culotte ". Je vous laisse en tirer les conclusions.

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TRIBUNE LIBRE DE Me MOUDILOU

LA VICTIMISATION DU GÉNÉRAL JEAN MICHEL MARIE MOKOKO. POURQUOI LE GÉNÉRAL MOKOKO EST VICTIME DU KANA ?

Tout ce que l’on raconte sur le Général Jean Marie Michel MOKOKO : qu’il a voulu faire un coup d’Etat contre Sassou Nguesso en 2007, qu’on a retrouvé des charniers dans la zone militaire où était cantonné le contingent congolais en Centrafrique ; qu’il se retrouve devant un conflit électoral. Tout cela, c’est du bla-bla. C’est de la forfaiture, de l’affabulation, de l’imposture, c’est du comique, c’est le dramatique du désespoir.

« Quand on cherche à noyer son chien, quand on veut l’abattre, on l’a toujours accusé de rage » dit un adage.

Le drame que vit le Général MOKOKO n’est pas né du coup d’Etat que nous avions bien voulu faire en août 2007. C’est très loin de là. Il faut rechercher le contentieux plus loin que là : dans les poubelles du sexe sous la culotte de sa femme. Oui comme l’avait chanté Cosmos des Bantous de la capitale : « il n’y a que deux choses qui tuent le monde : l’argent et le sexe ». Et le Général Jean Marie Michel MOKOKO n’échappe pas à cette évidence. Il avait mis la main là où il ne fallait pas la mettre. Ceci pouvait passer si encore le Général était resté cantonné à ses basses besognes de militaire. Mais le fait qu’il ait touché du piment, il ne lui restait plus à ne plus toucher les yeux, le sexe, enfin les parties les plus sensibles que la nature a désignées.

LA POLITIQUE.

La politique, beaucoup avant lui ont payé le prix fort. Prenons le cas de l’homme d’affaires Bernard Tapie en France. Tant qu’il était cantonné à ses affaires, louches ou pas, ne faisait aucun obstacle à personne et personne ne lui cherchait des poux sur sa tête rasée ou pas. Et dès lors qu’il a mis pied dans le lac rempli de crocodiles : la politique, tous les instincts de ceux qui ne voulaient pas le voir s’étaient réveillés. Ils se sont tous mis dans leur état, comme des fourmis magnans et tous, en rangs serrés, se sont mis à l’attaquer de toute part, cherchant à le dépecer.

QUE SE PASSE-T-IL DEPUIS QUE LE GÉNÉRAL MOKOKO S’EST MÊLÉ DE CE QUI NE LE REGARDAIT PAS ?
LE GÉNÉRAL MOKOKO VICTIME DE SON APPARTENANCE NORDIS
TE.

Je suis à Brazzaville quand les SERVICES LES PLUS APPROPRIES donc les voix bien autorisées m’expliquent, alors que nous sommes à table, que le malheur du Général MOKOKO ne vient pas de votre coup d’Etat manqué mais de deux éléments très importants.

1°- LA FEMME
2°- SA CANDIDATURE EN TANT QUE NORDIS
TE.

1er : La femme.

L’actuelle épouse du Général MOKOKO fut la copine bien aimée du Président Dénis Sassou Nguesso. Et pour rien au monde, chez eux dans le Nord, on ne mélange pas les torchons avec les serre-pierres. Ca fait un désordre inacceptable. C’est un conflit latent, un feu qui couvait dans le cœur de Molouma nia Dénis Sassou Nguesso et tant qu’il était encore sous sa botte, le petit Général ne présentait aucun danger pour lui. Tant qu’il pouvait le manipuler, le déplacer au gré de son humeur, ça ne présentait pas de danger. Mais depuis qu’il s’est déclaré candidat, ce n’était plus admissible. Il a déterré ce qu’il avait semblé enterrer juste le moment d’une guerre froide. Aujourd’hui, Sassou Nguesso est en difficultés, lesquelles difficultés sont causées par lui MOKOKO, de par sa candidature. Alors là, c’est la goutte d’eau de plus qui a fait déborder l’Alima.

C’est comme au vivant du Président Bongo Omar au Gabon. En tout cas de son vivant et pendant qu’il régnait en Maître incontesté et incontestable du Gabon, aucun mâle ne pouvait aller parader dans la basse-cour des MÉTISSES DU GABON. C’était la propriété exclusive et inclusive du Président de la République. Personne ne pouvait sortir avec une métisse au Gabon. Toutes les métisses étaient réservées, cantonnées au Président Bongo. C’était une exclusivité personnelle. Et qui y touchait, s’y frottait avec lui. Ou on te retrouvait mort dans un coin de rue de Libreville, ou tu étais porté disparu pour toujours. Mais maintenant, les métisses sont à la portée de toutes les bourses de tous les mâles puisque l’énigme de Bongo n’existe plus.

LA LOI KANI DU NORD.
Alors pour revenir au cas du Général MOKOKO, il a enfreint aux lois du KANI. Il s’est marié avec l’ex copine de son ainé et pour rien au monde, Sassou Nguesso ne peut accepter tout, sauf cela. Premier motif.

2 ème contentieux devenu un affront : SA CANDIDATURE EN TANT QUE NORDISTE

Sassou Nguesso crie à qui veut l’entendre dans la partie Nord de la République, qu’il est le seul représentant de cette partie. LE SEUL. Car dit-il à haute voix que dans les seules vraies élections qu’il y a eu au Congo (là au moins, il est honnête de le reconnaitre) en 1992, il est le seul du Nord qui était classé 3 ème. Donc il est le seul représentant du Nord et tous les autres doivent s’aligner derrière lui. C’est lui qui doit distribuer les cartes à partir du Nord et non personne d’autres. Personne ne devant déroger cette règle sacro-sainte. Au regret de subir la furia de l’homme qui peut devenir incontrôlable.

Pour Sassou Nguesso ces deux litiges font que MOKOKO peut aller sous terre, sous mer, tant qu’il ait enfreint, dérogé à cette sacrée kana, il restera sous les viseurs de l’homme qui n’écarte aucune solution pour le mettre hors d’état de le nuire.

Ces personnalités qui m’ont donné ces informations étaient d’une clairvoyance, ne souffrant d’aucun malentendu et elles ont ajouté que pour cela, Sassou Nguesso reste intraitable, impardonnable. Et connaissant l’homme, selon ces personnalités, Sassou Nguesso est prêt à embraser toute la République et qu’il est prêt à accepter qu’on prenne tout son argent sauf ces deux éléments : son ancienne copine et son fauteuil : surtout pas par un homme à qui il a tout donné.

Voilà, bien chers compatriotes ce qui se cache derrière le harcèlement devenu chronique au Général Jean Marie Michel MOKOKO.

Et prochainement pourquoi l’acharnement contre le Pasteur NTOUMI. Le dessous et l’évidence d’une guerre issue d’un contrat machiavélique. Même schéma : ou c’est Sassou Nguesso ou c’est le Pasteur Ntoumi.

A Paris le 15 juin 2016.

Le Premier ministre du Gouvernement congolais en exil.

Maître Tony Gilbert MOUDILOU

LA VICTIMISATION DU GENERAL JEAN MICHEL MARIE MOKOKO. POURQUOI LE GENERAL MOKOKO EST VICTIME DU KANI ?
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Tony Gilbert Moudilou - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 12:42
(Congo-Brazzaville) « Monsieur huit pour sang » doit respecter la volonté populaire

Par Olivier MOUEBARA

La garde à vue illégale, voire l’incarcération probable du général Mokoko par un régime illégitime et illégal n’ébranleront pas sa détermination.

Le général Mokoko, Saint-Cyrien et homme d’honneur, ne reconnaîtra pas la réélection frauduleuse du tyran de Mpila. Avec lui, tous les congolais sont unis et déterminés à chasser du pouvoir et du Congo le criminel Sassou-Nguesso, sa famille, son clan, et ses satrapes.

Largement rejeté par le Peuple, le soudard du bord de l’Alima s’impose par la force. Quoi qu’il fasse, le Peuple vaincra en raison de la légitimité de son combat.

L’encre du communiqué de l’Elysée n’avait pas encore séché, Alain Mabanckou n’avait pas encore fini de « gueuler » sur les médias à l’issue de son entretien avec Hollande , que le dictateur Sassou-Nguesso s’empressait de s’acharner sur le général Mokoko.

Sans lire dans la boule de cristal, François Hollande, qui est en partie responsable du maintien du gangstérisme d’Etat au Congo, est plus préoccupé par sa « réélection » en 2017, que par le sort des Congolais en général, et des bombardements dans le Pool en particulier.

Avertis, que pouvons-nous attendre du chantre de la synthèse ? C’est bien ce dernier, François Hollande, qui avait autorisé le criminel Sassou-Nguesso à « consulter son peuple ». Ce même peuple l’a désavoué. Logiquement, le locataire de l’Elysée doit en tirer toutes les conséquences en demandant à son récent et encombrant ami, Sassou-Nguesso, de respecter la volonté populaire.

Ayrault-Ngakosso, le 13 juin 2016 à Paris

Maintenant que le bourreau Sassou-Nguesso écrase par la force tous ceux qui lui résistent, quel est l’intérêt d’un dialogue, aussi inclusif soit-il? Avec quel contenu?

Les mots ont un sens. On ne peut pas dialoguer avec un dictateur. Le seul dialogue qui vaille, est celui de demander à cette bête immonde, Sassou-Nguesso, de quitter le pouvoir. Le reste n’est que littérature.

Après trente deux ans de pouvoir, de faste et d’errance, les Congolais vivent aujourd’hui avec 88 centimes d’euros par jour!

Les problèmes de la vie quotidienne restent inchangés: santé, insalubrité galopante, détournement des deniers publics, le manque d’eau potable et d’électricité, la corruption, le chômage massif, le tribalisme, les anti-valeurs…

En plus, les caisses sont vides. Pointe-Noire, le poumon économique du Congo ressent le contre-coup de la crise économique. Les entreprises déposent le bilan à tour de bras.

Ecair, la compagnie aérienne familiale des ressortissants d’Oyo, est déficitaire de 80 milliards de FCFA. Ne pouvant plus être subventionnée par l’Etat qui lui avait déjà donné près de 300 milliards, Bélinda Moussa s’apprête à licencier massivement, et d’ici là à déposer le bilan.

Dialoguer avec un tel régime inique et des personnages aussi insignifiants, ne sert strictement à rien.

Dialoguer, c’est donner du grain à moudre au dictateur Sassou-Nguesso. C’est lui accorder un sursis pour nous berner.

Dialoguer sous l’égide de la « communauté internationale », donc de la France, c’est permettre au dictateur Sassou-Nguesso de se maintenir au pouvoir, attendant tranquillement sa mort.

Les opportunistes, les truands et les calculateurs attendent que les Congolais mordent à l’hameçon du dialogue pour les retourner comme une omelette.

Dans l’état actuel de notre pays, le dialogue n’est pas primordial. Il est impérieux d’organiser un deuxième tour de l’élection présidentielle entre Kolélas et Mokoko. Ce qui permettra au dictateur Sassou-Nguesso de s’occuper de l’acte de naissance d’Ali Bongo.

Depuis la Conférence Nationale Souveraine de 1991, des forums, dialogues, colloques de tous genres ont été organisés. Pour quels résultats?

Ne nous perdons pas en conjectures. Les problèmes du Congo sont connus de tous.

Avec une dette publique colossale de 2700 milliards de FCFA, chaque congolais qui naît, doit 600.000 FCFA!

32ème sur 38 pays africains en matière de gouvernance derrière le Burundi, le Congo du dictateur Sassou-Nguesso est considéré comme le pays de la criminalité organisée.

Maintenant que « Monsieur huit pour sang » fait tomber tous ses masques, l’unité de tous est nécessaire pour la libération du pays. Ne laissons pas une minorité d’incompétents et de resquilleurs nous dicter leur pseudo volonté.

La volonté populaire ne peut se soumettre dans la durée à la volonté d’un seul homme, qui plus est, un dictateur, un criminel, un usurpateur, un faussaire et un voleur.

En voulant s’asseoir sur la volonté populaire qui aspire à la démocratie, en s’en prenant injustement à un homme de paix, le général Mokoko,qui a oeuvré pour cela en Afrique, l’adepte du sang et de son goût, le criminel Sassou-Nguesso, vient de signer sa fin de règne.

Partout où nous nous trouvons, nous devons agir pour empêcher ce régime illégal et illégitime de s’imposer.

Quelles que soient ses turpitudes, le dictateur du bord de l’Alima a atteint la limite de l’ignominie. Il doit partir. Chaque jour qui passe est un supplice pour les Congolais. Restons unis pour chasser du Congo cette vermine.

Olivier Mouebara

Ayrault-Ngakosso, le 13 juin 2016 à Paris

(Congo-Brazzaville) « Monsieur huit pour sang » doit respecter la volonté populaire
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Olivier Mouebara - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Mokoko

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