Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 11:59
(Afrique/Congo-Brazzaville) Hier, aujourd’hui. Et demain, encore cette mendicité?

Enfants de la rue - Jeunes mendiants -

par Obambé Mboundze GAKOSSO -

Je ne crois pas avoir connu pareille chose au Congo rive droite.

Il y a plusieurs années, au Maroc, un grand-frère, arrivé là-bas en formation (il était déjà fonctionnaire depuis des années) nous narra comment il fut choqué, jeune fonctionnaire, d’apprendre qu’en RCA, les fonctionnaires passaient des mois sans paie. Lui et certains de ses amis s’en moquaient même. Et de conclure : « Quand Milongo est arrivé en 1991 et que nous avons commencé à avoir des retards de salaires, j’ai regretté d’avoir ri des Centrafricains. »

De mon côté, j’avais pensé à cet adage : « Que celui qui n’a pas encore traversé le cours d’eau ne se moque point de celui qui noie. »

Un autre frère, via son boulot, allait régulièrement à Niamey. J’étais alors en France. Il m’expliqua qu’un jour, alors qu’il venait de terminer son plat de poulet, il fit un tour aux toilettes. Il avait quand même remarqué qu’il y avait des enfants qui mendiaient dans le restaurant. Ce qui le choqua. Quelle ne fut pas sa surprise de voir que les os demeurés dans son assiette avaient disparu. Pour quelle direction ? Dans la bouche et la gamelle d’un des enfants qui mendiaient dans le restaurant.

Il en sortit traumatisé. Moi aussi, j’en fus très choqué : comment au vingt-et-unième siècle ce genre de choses pouvait se faire, sur un continent qui a plus qu’à manger pour ses enfants ?

Au niveau du Congo, j’ai remarqué que le phénomène de la mendicité se déroulait essentiellement aux abords des mosquées. Des personnes âgées s’y livrent depuis des années à cette « activité ». Jamais je n’avais encore vu des jeunes le faire.

Au début des années 90, on a vu des enfants au teint très clair apparaître surtout au niveau de l’avenue de la Paix, entre les rond-point de Moungali et de Poto-Poto, deux des ronds-points les plus importants de cette ville, au milieu desquels il y a une très importante activité économique. A cette époque, on avait tout entendu concernant ces enfants : ils viennent d’Ethiopie ; non, ce sont des Touaregs. Ces enfants étaient envoyés pour faire la chasse à l’argent par des personnes bien plus âgées qu’eux au point qu’on se demandait si c’étaient leurs parents ou leurs grands-parents.

Décembre 2016…

Je suis à Bangui.

Un jour, je tombe à un jet de pierre du stade de Bangui sur un homme qui pourrait être mon père. Un homme respectable. Par son port altier notamment.

Il me salue en sango et je lui réponds en souriant. Malgré mon plaisir de lui parler, il fait peine à voir. Sa veste est trop grande pour lui et ses jambes (ses gambettes plutôt) flottent terriblement dans un pantalon qui a dû lui aller jadis mais là, il est trop malingre à tel point que je me dis que s’il est supportable de le voir dans cette chemise, la cravate est vraiment de trop. D’un seul coup, il me dit : « Fa mapa si… » Je ne parle pas le sango mais je sais que « mapa » du lingala est le même que celui du sango : le pain, du pain. De plus, cette phrase m’avait déjà été apprise et elle veut simplement dire : « Donne-moi du pain. » Pas besoin de décodeur assermenté pour comprendre que ça veut dire qu’on a faim et qu’on voudrait manger ; qu’on voudrait des sous pour manger etc.

Un homme de cet âge qui est obligé de vous demander à manger, en pleine rue, ça la fout mal.

Très mal même.

Aujourd’hui, il y a encore des enfants (filles surtout) qui jouent les mendiantes tandis que les vieux et les vieilles attendent tranquillement le résultat de ce « travail », à Mfaa. Où sont passés les enfants d’hier ?

Devant les moquées de Mfaa, la mendicité bat de plus en plus son plein. Des personnes âgées, des éclopées, des aveugles mendient : sans doute parce qu’ils ne peuvent pas (plus ?) tenir boutique.

Dur.

Dur.

Dur !

Ce matin, j’ai marché de chez moi jusqu’au niveau du quartier appelé couramment Thomas Sankara car il y a là-bas un lycée portant son nom. A mon retour, un gamin d’environ 12 ans, extrêmement crasseux me demande des sous pour acheter du pain. Je papote un peu avec lui et j’apprends qu’il habite chez sa grande-sœur mais il n’y a rien à manger ce jour, comme hier il n’a rien pu mettre sous la dent. Moins de 100 mètres plus loin, c’est un autre môme, du même âge environ, qui me demande la même chose.

Ce pays ne cesse de s’enfoncer, comme les autres cités plus haut, dans une direction quasiment inconnue et je crains que nous n’y arrivions pire qu’en lambeaux.

Au fait, pitre qu’en lambeaux, ça peut être quoi ?

LIRE LA SUITE : http://obambengakosso.unblog.fr/2016/08/10/hier-aujourdhui-et-demain-encore-cette-mendicite/

NOTRE COMMENTAIRE :

Les temps ont changé. C’est l’ère de l’application des us et coutumes et des moeurs ethno-tribales mêmes les plus rétrogrades. On pille, on vole, on vandalise. Celui qui ose dénoncer ces dépravations des moeurs, il est voué à la prison s’il n’est pas purement et simplement liquidé physiquement.

Repost 0
Obambe Mboundze Gakosso - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 16:32
(Congo-Brazzaville) A propos des fraudes au sommet de l'Etat : Affaire Christel...

Oko Ngakala, le tonitruant Procureur est devenu muet dans l'affaire Christel Sassou -

08/08/2016 15:38:28: Il s'écrit dans les Réseau Sociaux : -

Affaire : Christel Sassou

Le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguelé a déploré le fait que le parquet n’engage pas des poursuites contre Christel Sassou pour des actes d’extorsion de fonds. "Lorsque les faits sont avérés, nous transmettons le ou les dossiers au procureur de la République qui engage des poursuites. La commission n’a pas compétence de les engager pour poursuites contre Christel Sassou pour le dossier de Panama Papers. Malheureusement, force est de constater qu’aucun de nos dossiers n’a fait l’objet d’une poursuite judiciaire. Il y a à craindre que tout le travail que fait la commission soit annihilé par le silence du parquet. La commission n’a aucun moyen de droit pour contraindre le parquet ou le procureur à poursuivre coûte que coûte les prétendus fraudeurs".

NDLR : Notre rédaction ne fait aucun commentaire.

Repost 0
5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 20:33
(Congo-Brazzaville/Portugal) Sassou Nguesso bientôt carbonisé : le directeur financier d’Asperbras a été extradé au Portugal

José Mauricio Caldeira, directeur financier d’Asperbras -

Par Rigobert OSSEBI -

José Mauricio Caldeira, directeur financier d’Asperbras

Les Portugais ne sont pas seulement champions d’Europe de Football ; concernant les affaires congolaises, ils sont champions du monde de la commission rogatoire et du mandat d’arrêt international. Un cauchemar pour Denis Sassou Nguesso et sa clique !

José Mauricio Caldeira, directeur financier d’Asperbras, le partenaire de José Veiga au Brésil, est maintenant détenu au Portugal.

Il est arrivé dans ce pays le 21 juillet dernier, deux mois après son arrestation à Buenos Aires (Argentine) où il s’était mis au vert. Les forces de sécurité argentines étaient intervenues selon un mandat d’arrêt international délivré par l’Unité nationale de lutte contre la corruption (UNCC) du Portugal. José Mauricio Caldeira a été aussitôt présenté à la Cour d’appel de Lisbonne. Il est soupçonné de crimes divers, dont la corruption de fonctionnaires étrangers, le blanchiment d’argent et la fraude fiscale, dans le cadre de l’opération «Route de l’Atlantique », qui avait vu l’emprisonnement de l’homme d’affaires José Veiga[i] pour ses affaires sulfureuses avec la République du Congo et surtout avec ses représentants légaux : Denis Sassou Nguesso, Denis Christel Sassou Nguesso, Gilbert Ondongo et quelques autres. Pour les mêmes motifs, corruption, blanchiment d’argent et fraude fiscale… !

José Mauricio Caldeira doit regretter de n’être pas allé se réfugier à Paris ou à Washington, siège de la société Kontinent de Yaya Moussa par ailleurs partenaire de José Veiga dans la création de la BAIC à Cotonou. Y aurait-il été interpellé dans le cadre de ce mandat ?

José Mauricio Caldeira, c’est le « comptable d’Al Capone ». Il est l’homme clef, le témoin essentiel qui permettra de dénouer les liens financiers complexes entre la société brésilienne Asperbras, José Veiga son représentant au Congo, l’Etat congolais et les autorités congolaises nécessairement corrompues dans des marchés surfacturés. Difficile d’en nier le principe, les villas de luxe offertes à Gilbert Ondongo, au Portugal, avec des coffres forts remplis de millions d’euros en billets de banque en sont les preuves incontournables ! Le chiffre d’affaires réalisé par Asperbras au Congo se situe aux alentours de 1,5 milliards de dollars. Cette entreprise s’est octroyé de nombreux marchés qui ont été notoirement surfacturés ; notamment celui des 4000 forages hydrauliques à 100.000 dollars l’unité (10 fois le prix normal dans la région).

Il est vrai que grâce à la Guinée Conakry, Denis Sassou Nguesso apparaît avoir de sérieux intérêts dans cette société brésilienne puisqu’il avait obtenu d’Alpha Condé qu’un marché de centrale électrique de 100 MW pour 140 millions de dollars lui soit attribué.

Outre les conditions de rémunération de José Veiga dans ces marchés surfacturés, le directeur financier d’Asperbras devra donc éclairer la justice portugaise sur les intéressements de Denis Sassou Nguesso et de tout son clan au capital de l’entreprise. Au Portugal la justice apparait très éloignée des impératifs de la Francafrique ; on n’y flirte pas et l’on n’y couche pas ! Nous saurons très bientôt tout ou presque sur ce dossier scandaleux.

Gilbert Ondongo, qui était « ministre d’Etat de l’économie, des finances, du budget et du portefeuille public » (portefeuille qu’il a vidé à son profit), sera sûrement de tous les débats entre le juge d’instruction portugais et José Mauricio Caldeira ; comme pour Denis Sassou Nguesso, à ses heures représentant de commerce de la société brésilienne en Guinée ….

Il est clair que tout ce que le Congo compte comme gros voleurs, protégés par une couverture diplomatique et de puissants pétroliers européens, ne risquent pas grand-chose pour le moment. Cependant, la justice du Portugal apparaît très efficace et il ne faut pas douter qu’un jour très prochain d’autres mandats d’arrêts internationaux seront lancés par cette dernière. Les noms des Nguesso, Ondongo, Bouya et autres seront encore plus difficiles à porter pour des voyages internationaux. Le copinage avec les responsables d’Interpol prendra fin et il ne restera plus que les fausses identités (comme le font couramment Pierre Oba et Jean-François Ndenguet) pour espérer voyager.

En Suisse, la nouvelle de l’arrestation du Directeur Financier d’Asperbras aura aussi des conséquences. Il faut rappeler que l’enquête au Portugal a été déclenchée par une commission rogatoire internationale émise par un procureur de Berne (Suisse) dans le cadre d’une enquête initiale ouverte fin 2011 pour « blanchiment » et dans un autre volet pour « corruption ». La société brésilienne avait été présentée par Denis Christel Sassou Nguesso à BNP PARIBAS SUISSE au 2 place de Hollande à Genève, lors du contrat GUNVOR avec la SNPC. 750 millions de dollars de préfinancements sur ce contrat étaient destinés à Asperbras (pour des marchés qui, semble-t-il, n’étaient pas encore signés à l’époque). Les amis de Kiki, récents transfuges de cette banque chez Mercuria (le trader pétrolier genevois) peuvent se faire légitimement du mauvais sang… Ce ne sera que justice ! Ils ont été à l’origine de toutes les dérives pétrolières des Nguesso ! De Likouala SA à l’affaire GUNVOR…. BNP PARIBAS avait cessé toutes relations d’affaires avec le Congo à la suite d’une seconde visite des enquêteurs de la Police fédérale suisse motivée par le préfinancement Asperbras…

En Guinée, les démocrates pourront se rapprocher de l’enquête portugaise pour savoir qui a été corrompu par « Asperbras-Sassou Nguesso » : Alpha Condé ou son fils Mohamed, ou les deux à la fois ?

Voilà de bien jolis scandales qui vont s’ajouter à la cessation de paiement de la République bananière du Congo, au bradage de son pétrole en Chine pour sauver le régime (de « bananes »), et qui vont donner un sens humoristique mal-placé au discours du Chargé d’affaires de l’Ambassade de France à la Case de Gaulle lors du dernier 14 Juillet.

L’opprobre jeté par cette affaire disqualifiera définitivement les acteurs congolais corrompus de jouer tout rôle, même modeste sur la scène nationale. Ces grands corrompus reconnus internationalement pourront-ils rester responsable d’une compagnie publique, ministre d’Etat ou président de la république ou prétendre jouer un rôle de médiateur dans des crises en Afrique ?

Il est grand temps pour l’opposition congolaise et pour l’opposition guinéenne de se constituer partie civile dans l’enquête en cours à Lisbonne et d’y déposer des plaintes contre les suspects de leur nationalité. La démocratie ne pourra qu’avancer plus vite dans ces pays et sur le Continent…

Rigobert OSSEBI

http://www.cmjornal.xl.pt/nacional/portugal/detalhe/socio_de_jose_veiga_no_brasil_ja_esta_detido_em_portugal.html

[i] Depuis deux mois astreint à résidence à Lisbonne.

VIDEO A SUIVRE : https://youtu.be/gOr5mVRD3wk

Repost 0
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 11:55
Congo-Brazzaville : Barbouzeries et emprisonnements : Sassou aussi vaincu dans la désinformation !

La pirogue prend l’eau de toutes parts.

Par Rigobert OSSEBI -

Après un si long voyage, dans cette quarantième année de pouvoir, l’embarcation risque fort de chavirer ! Un pays totalement ruiné, le mécontentement à l’extrême et plus rien qui n’aille ou qui vaille… Pourtant Monsieur Huitpourcent n’a qu’une seule idée en tête : jeter à la face du monde les « preuves » que le Général Jean Marie Michel Mokoko a nourri le complot de le renverser.

Le trois fois putschiste institutueur-dictatueur-président-à-vie, étonnement, ne se souvient pas de cette fin d’année 1992 et du début 1993 quand chaque matin il appelait lui-même, avec ses lieutenants de l’époque, le Chef d’Etat Major Général Jean Marie Michel Mokoko pour qu’il fasse un coup d’Etat contre le Président Pascal Lissouba, régulièrement élu. La réponse du Saint-Cyrien était toujours négativement la même. Mais que chacun se rassure, le tyran ne souffre pas d’Alzheimer : sa mémoire est excellente, sauf qu’elle est sélective… Volontairement, il ne retient que ce qui entretient sa haine d’autrui et sa rancune légendaire.

Formé en Allemagne de l’Est pour la barbouzerie, il a toujours été plus « flic » que président. De Giscard à Hollande, tous ceux, ou presque, qui ont été à la tête des « services » en France ont eu à l’approcher ; très souvent bienveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Denis Sassou Nguesso, reconnaissant, les accompagnait dans leur reconversion ou leur retraite. Et tout naturellement, c’est vers ces ex-grands serviteurs de l’Etat français que le tyran se tournait pour tout connaître de l’opposition congolaise dans la diaspora ; ou pour la contre-information et l’intox comme il le fait actuellement dans la campagne de dénigrement du Saint-Cyrien embastillé.

Toutes ces générations de responsables de « services », petites et grandes barbouzes, à proximité du tyran congolais se télescopaient. Il était évident que tous allaient vers le conflit d’intérêts. De ce fait Sassou Nguesso, qui avait perdu selon l’expert Soudan la bataille de l’information, allait perdre celle de la contre-information.

Toujours aux avant-postes de l’info biaisée, vous trouverez les mêmes compères. L’un d’eux, « l’Editorialiste » des Dépêches de Brazzaville, ne ratant aucune occasion de lâcher menaces et venins, n’a pas encore saisi la portée de tous les revers que leur cause avait subis. Le 25 juillet, dans « Questions », un billet empoisonné toujours parfait dans l’exercice de la fourberie, il affirmait :

« Le doute, hélas, n’est plus permis : oui le Congo, notre Congo, a bien été la cible d’un complot visant à perturber, sinon même à empêcher la tenue de l’élection présidentielle. Des informations que nous avons recueillies ces dernières semaines, il ressort que des mercenaires venus d’un pays frère se sont infiltrés dans le département du Kouilou les armes à la main pour semer le désordre à Pointe-Noire le jour du scrutin. Repérés fort heureusement avant qu’ils puissent mener à bien leur sinistre dessein, ils ont été mis hors d’état de nuire, ce qui a permis aux opérations électorales de s’effectuer normalement.

Les faits avérés étant indiscutables, se posent maintenant de nombreuses questions auxquelles il va bien falloir répondre. Et notamment, parmi celles-ci, les trois suivantes :

– Qui a monté cette opération, qui l’a financée, qui a recruté les mercenaires chargés de la mener à bien, qui les a soutenus directement ou indirectement dans la phase de préparation de la manoeuvre ?

– Les services de renseignement du pays dont ces mercenaires étaient citoyens savaient-ils ce qui se préparait dans l’ombre et, si c’est le cas, pourquoi n’ont-ils pas tiré la sonnette d’alarme auprès de leurs propres autorités ?

– Qui, chez nous, a appuyé, voire même commandité, l’action criminelle dont le but était d’empêcher le bon déroulement de l’élection présidentielle et pourquoi ces personnages ont-ils voulu empêcher les Congolais de se prononcer ? »

Tout le monde a compris que l’auteur du baratin perfide vit dans l’angoisse de tout perdre avec le départ de sa marionnette et que tout dans son propos désigne le Général Mokoko. Mis en appétit par la reconnaissance, le 14 Juillet dernier à la Case de Gaulle, du pouvoir illégitime de Monsieur Huitpourcent, le voilà qui demande des comptes et qui exigerait presque qu’une opération à « la Turque » soit lancée en France pour arrêter les prétendus mercenaires et ceux qui ont soutenus le Saint-Cyrien, directement ou indirectement. Décidément ce monsieur a trop longtemps vécu dans une république bananière et, fort heureusement, la France en est encore loin ; même si certaines et certains, visiteurs de Sassou Nguesso, font tout pour que l’on s’y méprenne.

Il y a déjà deux bons mois, les rédactions parisiennes avaient reçu des informations de sources habituellement fiables proches des « services », qu’une opération, en faveur du Général Mokoko, était organisée au départ du Gabon par « Z », un ancien journaliste. Grâce à la fortune personnelle de ce dernier, disaient-elles, une logistique importante avait été rassemblée, véhicules, hélicos, armes, bla, bla, bla etc.. Le véritable nom du sponsor français était mis en avant et ces informations ont été reprises par quelques torchons numériques sans portée réelle. Les autres médias ont fait leur job. Les journalistes se sont rapprochés de leurs informateurs habituels sur le Congo Brazza ; opposants mais objectifs. Résultat des courses, aucun média sérieux ou satyrique n’a repris les fadaises. Tout cela a couté cher, très cher, pour un nouvel échec !

Par contre, il y a bien eu règlement de comptes, par médias et justice interposés. L’ancien patron de la toute-puissante Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, en aurait-t-il été la victime ? Le NouvelObs a révélé qu’il travaillait pour Sassou Nguesso. Auparavant, « Z » avait déclaré publiquement vouloir se venger et grâce au Ciel, si c’était bien lui le responsable, il n’aura fait couler que de l’encre…

Autres dégâts collatéraux et non des moindres, dans les coulisses de ces rivalités entre individus et officines au service de Sassou Nguesso, il faut souligner la révélation du fameux orchestre entretenu par un des marchands d’armes du tyran congolais avec à son côté l’omniprésent Jean-Yves Ollivier.

Revers encore non-négligeable pour l’Ayatollah de l’imposture, notre Editorialiste, un Congolais proche du pouvoir aurait été interpellé pour l’attaque, par une voiture bélier, de l’Ambassade du Congo à Paris. C’était évident que dans cet épisode tout semblait être télécommandé de Brazzaville. Cependant, cela ne suffit toujours pas pour que l’obsession cesse et des émissaires troubles ont été envoyés, à Paris, auprès des avocats du Général Mokoko pour qu’ils plaident coupable… Encore une fois la corruption, et l’intimidation, sont mobilisées. Mais les soutiens résistent comme le Général dans sa prison.

Toute cette agitation est pathétique et laisse penser que l’effondrement du régime est imminent. Ceux qui ont été à la solde du tyran dans le renseignement, et dans la contre-information, peuvent néanmoins rester optimistes ; ils n’auront qu’à changer de camp. Les nouveaux dirigeants du Congo seront très heureux de payer royalement toute information relative aux magots cachés du dictatueur-institutueur-pilleur et de son clan.

Des retraites dorées se préparent pour tous ces ex-chefs des « services français » qui pourront jouer enfin un rôle utile au Congo et à sa population…

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement français travaille pour le dictateur Sassou-Nguesso

Repost 0
3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 19:38
Congo-Brazzaville: Sublîme paradoxe pour une libération. Quand l'arbitraire fait Loi

La Constitution de novembre 2015, à peine promulguée, est violée en ses articles 168 et 169 qui disposent :

- Article 168 : Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif.

Le pouvoir judiciaire statue sur les litiges nés entre les citoyens ou entre les citoyens et l’Etat.

Les juges ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi.

- Article 169 : Le pouvoir judiciaire ne peut empiéter ni sur les attributions du pouvoir exécutif, ni sur celles du pouvoir législatif.

Le pouvoir exécutif ne peut ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice ou s’opposer à l’exécution d’une décision de justice.

Le pouvoir législatif ne peut ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice ou s’opposer à l’exécution d’une décision de justice.

Toute loi dont le but est de fournir la solution à un procès en cours est nulle et de nul effet.

A la lecture de ce qui précède, le régime du tandem Sassou/Mabiala, et bien avant celui-ci, a violé sa propre constitution, notamment au regard des articles ci-dessus référencés.

Le comportement et les décisions du ministre de la justice du Congo sont en totale contradiction avec les articles 168 et 169 ci-dessus rappelés en référence en ce qui concerne le cas de M. Modeste Boukadia, président du CDRC, et de bien d’autres Opposants politiques détenus arbitrairement, très souvent sans jugement.

Drôle de ministre de la justice et des Droits humains, avocat de son état !

Ceci dit, on oublie bien vite que c'est Modeste Boukadia qui avait sollicité par courrier postal aux Nations Unies la mise en place d'une MÉDIATION INTERNATIONALE...

Congo-Brazzaville: Sublîme paradoxe pour une libération. Quand l'arbitraire fait Loi
Congo-Brazzaville: Sublîme paradoxe pour une libération. Quand l'arbitraire fait Loi
Congo-Brazzaville: Sublîme paradoxe pour une libération. Quand l'arbitraire fait Loi
Congo-Brazzaville: Sublîme paradoxe pour une libération. Quand l'arbitraire fait Loi
Congo-Brazzaville: Sublîme paradoxe pour une libération. Quand l'arbitraire fait Loi
Congo-Brazzaville: Sublîme paradoxe pour une libération. Quand l'arbitraire fait Loi
Repost 0
3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 00:42
(Congo-Brazzaville) Le ridicule ne tue pas. "Allons seulement !"

Modeste Boukadia, otage de Sassou Nguesso -

"Si je disposais de six heures pour abattre un arbre, je consacrerais les quatre premières heures à aiguiser ma hache." (Abraham Lincoln).

La misère de l'imprévoyance de la classe politique congolaise est endémique. Que l'on regarde du côté du système ou de ceux qui, une fois en avoir été sortis se prétendent de l'opposition farouche, radicale, mi-figue ou mi-raisin, ou que sais-je, les conséquences sont les mêmes et inévitablement, conduisent les peuples fracassés vers des abîmes sans fond.

Le ridicule ne tue pas. "Allons seulement !"

Je les entends tonitruants, s'accaparant, s'extasiant de stratégies dont ils ne connaissent même pas le moindre début de commencement, dont ils ne maîtrisent pas l'aboutissement et toute honte bue, tenant coûte que coûte à paraître comme des faiseurs d'Histoire aux yeux du Peuple en attente d'actions fortes.

Ils revendiquent, excluent et se disent les seuls à pouvoir ceci, ou cela, mais nous, nous le savons, nous l'avons mesurer à maintes reprises à l'aune des morts parsemés à chacun de leurs mots d'ordre foireux : ils sont et demeurent à la merci du calendrier de M. Denis Sassou Nguesso !

"Liboké ya moninga ba sombélaka yango kuanga té !!!

On les voit conjecturer sur le dialogue à venir sans qu'ils ne l'aient prévu ! Opportunistes et sans scrupules, sans merci à ceux qui oeuvrent en donnant de la consistance à ce qui ne se fait qu'avec le temps, ils ergotent.

Ignorant tout du silence, on dit que certains d'entre eux le confondent avec le mutisme.

Savez-vous, vraiment, pourquoi untel ou tel autre de tel pays ou telle institution internationale vient au Congo-Brazzaville ?

Il n'est pas étonnant que devant tant de flagornerie, d'imprévoyances, d'imprécisions et d'immaturité politique, M. Denis Sassou Nguesso ne les mène tels des moutons de Panurge, vers l'abattoir politique.

Et n'eut été leurs multiples aveuglements, le Peuple n'en serait pas réduit à s'en remettre à l'espoir, cette vertu propre aux esclaves...

Peuple congolais, je vous en conjure, ne laissez pas l'ignorant-inconstant nommer les choses pour vous, vous finirez par porter des noms qui ne sont pas les vôtres, par laisser en héritage votre Terre aux vagabonds...

"Qui est donc Modeste Boukadia ?"

Saluez le Maitre d'œuvre, la modestie n'est pas une tare dans la République des méritants.

"Si nous sommes forts, notre force parlera d'elle-même, et si nous sommes faibles, les mots, hélas, ne serviront à rien !"

Nous guettons
Nous jaugeons
Nous agissons

Th. MBEMBA

(Congo-Brazzaville) Le ridicule ne tue pas. "Allons seulement !"
Repost 0
2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 23:51
(Congo-Brazzaville) André Oko Ngakala se réveille d'un long silence

Oko Ngakala, Procureur tout puissant

Les agitations politiques et les gesticulations médiatiques ainsi que les coups de menton du magistrat colonel Oko Ngakala ne trompent personne. Au Congo-Brazzaville, il y a beau temps que l’institution judiciaire ne fonctionne plus correctement. Elle chante l’air du temps qui a cours dans les allées du pouvoir PCT : « Ebonga, ébonga té, toujours meilleur ». Sous l’égide du colonel procureur André Oko Ngakala, le parquet de Brazzaville va donc changer de politique à l’égard des pilleurs des deniers de l’Etat. Tant mieux. Les populations du Congo-Brazzaville qui assistent au dépouillement de l’Etat dans divers domaines sont dubitatives.

« A yiba, a tala té »

Le détournement des fonds publics au Congo-Brazzaville est une coquetterie, presque une banalité instituée en sport national. Il suffit de se baisser pour ramasser. Le colonel magistrat André Oko Ngakala feint d’ignorer le phénomène de détournement des fonds publics qui réduit l’efficacité des services publics. Le procureur André Oko Ngakala découvre la lune. Le petit procureur de Brazzaville aurait du se passer de cette comédie humaine. A plus forte raison quand on sait que les malversations financières, au Congo-Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, sont frappées du sceau de l’impunité. On vole au vu et su de tout le monde. Le slogan est : « Volez, ne touchez pas au pouvoir ». Le message est passé 5 sur 5. La voracité des épigones du PCT n’a pas de limite. Les proches de Denis Sassou Nguesso et les chantres du pouvoir volent à ciel ouvert. Les bâtiments à plusieurs niveaux ont poussé comme des champignons dans les quartiers Nord de Brazzaville, fief du pouvoir. Les véhicules 4X4 encombrent les rues truffées de nids de poule de Brazzaville et Pointe-Noire sans que cette situation ubuesque n’interpelle les autorités. L’opulence des uns côtoie l’indigence du plus grand nombre sans que cela ne heurte les responsables sur l’origine de l’enrichissement. Les institutions de la République chargées de l’inspection et du contrôle de l’Etat détournent le regard quant aux ressources des nouveaux riches.

Corruption tous azimuts

Voici la vérité : corruption, détournement des fonds publics, concussion, kleptomanie et fraude constituent le sel même du système de Sassou Nguesso sans lequel les plats de la « nouvelle espérance », du Chemin d’avenir et aujourd’hui de « la marche vers le développement » seraient sans saveur. Donc indigeste. Toutes les sphères de l’Etat au Congo-Brazzaville sont gangrénées par le phénomène. A commencer par la délégation générale des grands travaux de Jean-Jacques Bouya avec l’opération de la municipalisation accélérée et le CHU de Brazzaville naguère dirigé par le colonel Ignace Ngakala, cousin du colonel procureur de Brazzaville André Oko Ngakala.
Gisèle Ambiéro, nouvelle directrice du CHU de Brazzaville, ne cesse de décrier les mauvaises méthodes de gestion des équipes précédentes. Qu’attend le procureur colonel André Oko Ngakala pour s’emparer du dossier des malversations financières du CHU de Brazzaville ? L’institution judiciaire dont relève André Oko Ngakala ne fait pas exception. Aimé Emmanuel Yoka, ancien ministre de la justice et garde des sceaux est impliqué dans une affaire de transactions immobilières. Pierre Mabiala, nouveau ministre de la justice et garde des sceaux, a été pris la main dans le pot de confiture avec des opérateurs téléphoniques. Aussitôt arrivé à la chancellerie, aussitôt trempé dans le bain de la corruption. Histoire de ne pas passer à côté du fromage de la République à l’instar du pétrole.

Pavé

Une étude menée au Congo-Brazzaville en 2003 par Transparency International avec l’appui du PNU, a révélé les secteurs vulnérables à la corruption parmi lesquels les douanes, les impôts, le trésor, la justice, l’éducation et l’économie forestière. (congositeportail.com, 5 octobre 2010).
Les détournements des fonds publics ont atteint des proportions telles qu’ils inquiètent désormais les initiateurs. Le pavé dans la marre de Lamire Nguélé n’est pas anodin. Le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguélé, accuse publiquement le Parquet de Brazzaville dirigé par André Oko Ngakala de ne jamais engager les poursuites judiciaires contre les tierces, pour lesquelles les faits de détournement des fonds publics sont avérés, et dont les rapports d’enquêtes auraient été transmis et déposés en bonne et due forme au parquet de Brazzaville.
Lamire Nguélé a succedé à Alphonse Nzoungou. Pourquoi aujourd’hui ce doigt accusateur contre André Oko Ngakala ? Lamire Nguélé est-il en service commandé ? Agit-il pour le compte de Denis Sassou Nguesso, le véritable parrain de cette mafia ? Piqué au vif, ce dernier balaye d’un revers de la main les insinuations de Lamire Nguélé et contre-attaque. Bon comédien, André Oko Ngakala vitupère. « Adressez-moi tous les dossiers, malheur à celui qui se fera prendre. Je ne rentre pas dans cette polémique, je n’ai pas reçu de dossiers. S’il y a des pilleurs des deniers publics, qu’on saisisse les services de police et de gendarmerie afin qu’ils me les transfèrent. Je ne badine pas, je les traiterais comme tel, parce que ce sont des criminels économiques. La loi est impersonnelle et doit s’appliquer à tous de manière effective » a souligné le tonitruant André Oko Ngakala.
Le procureur de la République a pris le ferme engagement d’agir dans le cadre de la politique de rupture prônée par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. « La loi de la rupture s’appliquera dans toute sa rigueur et de manière impartiale à tous les citoyens. Tant pis pour ceux qui seront pris dans le filet, parce qu’ils seront disqualifiés », a renchéri André Oko Ngakala (Les dépêches de Brazzaville, 30 juillet 2016).

La longue liste des malfrats

Les populations du Congo-Brazzaville attendent avec impatience l’ouverture d’information judiciaire et la mise en examen de Jean-Jacques Bouya, Gilbert Ondongo, Christel Sassou Nguesso, Willy Etoka, Ignace Ngakala, Isidore Mvouba, Florent Ntsiba, Rodolphe Adada, Pierre Moussa, Germain Ickonga Akindou, Oscar Etoka, Michel Innocent Péa,Rigobert Maboundou, Henri DjomboRoland Bouiti Viodo, Hugues Ngouolondélé etc.
Le déroulement du procès du 4 mars 2012 nous a pourtant appris que : « la construction de la soute à munitions de Bilolo par des entreprises non qualifiées a été un véritable échec . Après avoir retiré des époux Kouyaté près de 490 millions de francs CFA décaissé auprès du Trésor public destinés à la construction de la soute à munitions de Bilolo, le colonel Germain Icckonga Akindou n’a pas pu livrer aux Forces Armées Congolaises la soute à munitions de Bilolo qui s’est effondrée parce qu’elle a été mal construite ». Pourquoi des poursuites judiciaires n’ont-elles jamais été engagées par le procureur André Oko Ngakala contre le colonel Germain Ickonga Akindou, Monsieur Kouyaté et Madame Kouyaté née Mbochi pour détournement des fonds publics ?

Du pain sur la planche

Qu’en est-il des rapports de la Cour des comptes dirigée par le magistrat Apesse , ci-devant président du procès des disparus du Beach ? Ces deux institutions aboutissent-elles aux mêmes conclusions ? La situation financière catastrophique du Congo-Brazzaville préside-t-elle à cette soudaine prise de conscience professionnelle ?
Concernant les dossiers des détournements des deniers publics, les populations du Congo-Brazzaville souhaiteraient que la justice sévisse avec la même fermeté que celle affrichée à l’occasion du traitement des affaires politique. La politique du « deux poids, deux mesures » fait le lit de la corruption et des détournements des fonds publics. Si le colonel André Oko Ngakala s’attaque véritablement au problème de la corruption et des malversations financières, il ne va pas chômer. Il a du pain sur la planche.

Allez, au boulot mon colonel !

Benjamin Bilombot Bitadys

Repost 0
Benjamin Bilombot Bitadys - dans Congo-Brazzaville PCT Sassou Nguesso André Oko Ngakala
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 20:30
(Congo-Brazzaville) CLUB DE LONDRES : une très grande escroquerie de Sassou Nguesso et complices en col blanc…

Par Rigobert OSSEBI -

Le 28 juillet dernier, l’agence de notation Fitch Ratings a dégradé en risque « exceptionnellement élevé » la note du Congo Brazzaville entre les mains du gang mafieux des Nguesso. Celle-ci est passée de ‘B’ à ‘C’. La précédente notation lui avait permis de lever 478 millions de dollars sur les marchés financiers en 2007. Le 30 juin 2016, le Congo a fait défaut sur une échéance de son remboursement, principal et intérêts.

En 2007, Fitch Ratings appartenait au groupe français FIMALAC de Marc Ladreit de Lacharrière. Depuis l’agence est passée sous le contrôle du groupe américain HEARST. La note ‘B’ était d’une complaisance extrême ou alors basée sur de fausses informations qui lui avait été communiquées par la Banque Mondiale et le FMI, dont le Représentant Résident à Brazzaville n’était autre que Monsieur Yaya Moussa, devenu homme de paille de Denis Christel Sassou Nguesso.

Cet emprunt, d’une maturité de 22 ans, avait été émis dans le cadre de la restructuration de sa dette commerciale envers le Club de Londres. Ce dernier, groupe informel, rassemblait des créanciers banquiers privés de la République du Congo ; par opposition au Club de Paris qui centralisait les créanciers publics. La totalité des encours au 30 juin 2006, qui y étaient logés, s’élevait à 1190 milliards de FCFA (environ 2milliards de USD) ; et son président n’était autre que Monsieur Thierry Desjardins, par ailleurs « Responsable Restructuration Dette » à BNP PARIBAS (alors banque de référence de la Société Nationale des Pétroles du Congo « SNPC ») au siège du 16 bd des Italiens à Paris.

Les Avocats du Congo, à l’époque Cleary Gottlieb Steen & Hamilton à Paris, avaient fait un forcing effréné auprès d’autres créanciers privés du Congo pour qu’ils acceptent ce « règlement » par le Club de Londres. En février 2006, le gouvernement congolais et le Club de Londres (chez BNP PARIBAS comme le Club de Paris à Bercy) concluaient un accord de restructuration de la dette commerciale intégrant une décote de 77% du fait de son éligibilité à l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) à 268 milliards de FCFA.

Un premier acompte (amortissement) de 5% était prévu pour le 5 décembre 2007. Le solde devait être remboursé sur 22 ans avec une période de grâce de cinq ans. Cet accord avait été agréé par le FMI et la Banque Mondiale et concrétisait, selon les institutions internationales, « les efforts de redressement économique et financier déployés par le gouvernement congolais depuis son éligibilité à l’initiative PPTE ». Il est à noter que la Côte d’Ivoire dans un même temps ne se voyait accorder qu’une décote de 20%, par le Club de Londres, pour sa dette commerciale.

Le « génie financier » au service des autorités congolaises, dénoncées régulièrement pour leurs fraudes, leurs vols et leurs détournements auprès du FMI et de la Banque Mondiale, malentendants, avait alors permis l’emprunt de 478 millions de dollars d’une même maturité, 22 années, sur les marchés obligataires. Ce montant couvrait la totalité des remboursements à effectuer aux créanciers logés au Club de Londres. Ces 478 millions de dollars, comme tous les autres revenus du Congo, ont disparu dans les poches de quelques-uns et ne permettront pas d’honorer les engagements pris en faveur des créanciers en contrepartie de l’acceptation d’une décote de 77%.

Outre le danger pour le Congo d’être dégradé en catégorie ‘D’, celle des pays en défaut de paiement, le non-respect de cette échéance devrait entrainer l’exigibilité de la totalité de l’emprunt ; sûrement un reliquat de plus de 400 millions de dollars. De plus, la situation financière du Congo ne permet sûrement pas d’honorer les remboursements dus aux créanciers du Club de Londres. Il est clair qu’ils seront en droit de revenir sur leur accord pour la décote de 77%.

Quand bien même l’accord signé ne le permettrait pas, il est évident que ces créanciers ont été victimes d’une escroquerie montée par des financiers véreux, avec la complicité de fonctionnaires d’institutions internationales qui ont travesti la réalité financière et économique d’un pays livré totalement à la corruption d’un petit clan : celle de Sassou Nguesso et de ses sbires. Ils auront alors, judiciairement et collectivement, l’opportunité d’obtenir le retour à 100% de la valeur de leur créance.

Il en coûtera aux finances congolaises 2 milliards de dollars (la créance originale du Club de Londres) plus 500 millions de dollars de l’emprunt à rembourser (avec intérêts et frais). C’est-à-dire près de 2,5 milliards de dollars !

De plus, l’affaire est criminelle, nous l’avons dit. Le Congo n’aurait jamais dû accéder au marché obligataire du fait d’une notation ‘B’ erronée (basée sur de faux rapports FMI et Banque Mondiale) ou volontairement favorable. Des intérêts privés ont été gravement lésés et les autorités de contrôle des marchés, européens ou américains interviendront vraisemblablement.

En novembre 2007 à la signature des derniers accords, M. Desjardins avait indiqué qu’ils devaient « rendre la dette soutenable pour permettre au Congo d’accéder au point d’achèvement de l’initiative PPTE et permettre au pays de dégager des ressources supplémentaires pour la réduction de la pauvreté et les secteurs de la santé, de l’éducation, du logement, de l’eau, de l’électricité et l’assainissement urbain. »

Tout cela était mensonger, comme certains l’avaient dénoncé et comme nous nous en rendons effectivement compte maintenant. La pauvreté est bien plus grande aujourd’hui après les effacements de dettes du Club de Londres et de Paris et les 30.000 milliards de FCFA de recettes pétrolières….

Denis Sassou Nguesso et ses complices financiers devraient être poursuivis. Comme le disait, M. Desjardins, l’accord du Club de Londres a permis l’accord du Club de Paris. Ces deux accords, loin de soulager véritablement les finances du pays, ont permis au dictateur congolais plus de dérives financières, plus d’appropriation du bien public, plus de détournements et bien entendu plus de dérives autocratiques pour rester au pouvoir.

Cette affaire du Club de Londres, logé à Paris Bd des Italiens, ne devrait pas tarder à se retrouver dans les mains de la justice française, en son pôle financier de la rue du même nom, dans le même arrondissement de Paris, fort occupé déjà avec l’affaire des BMA.

Denis Sassou Nguesso peut truquer les élections. Denis Sassou Nguesso peut truquer les rapports des institutions internationales, mais il ne peut en aucun cas truquer l’économie congolaise et ses finances publiques qu’il a complètement mises à plat. Nous sommes maintenant à l’heure des comptes et tout Congolais responsable qui se tait sur ces domaines devrait être reconnu « COMPLICE » !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 13:31
Parfait Kolélas ou quand une conférence de presse tourne au désastre communicationnel

Denis Sassou- Parfait Kolelas

« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! » (Proverbe arabe)

« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi ! » (Proverbe arabe)

Parfait Kolélas, signataire du pacte pour la victoire avec 4 autres candidats représentant la soif d’alternance démocratique qui anime notre peuple vient de sortir d’un long silence. Ce silence faisait suite à une déclaration des plus ambigües, où il reconnaissait à demi-mots la victoire de Sassou à l’élection présidentielle de mars 2016. Après donc une longue méditation voici ce que nous ressort l’héritier biologique et politique de Bernard Kolélas : « Après le hold-up électoral du 4 avril dernier, nous avons choisi le silence comme posture politique ; ce silence n’a jamais été un aveu de faiblesse ou de résignation ; il fallait observer où allait le vent. Par notre attitude, nous avons évité à notre peuple une effusion de sang inutile. Car notre souci constant a toujours été de préserver la paix et l’unité nationale ». On s’attendait à un autre calibre !

En politique, il y a de petites phrases assassines, dites au détour d’un entretien qui hanteront leur auteur toute la vie. On prête à Moungounga-Guila la phrase suivante : « Nous avons attendu 27 ans pour arriver au pouvoir, les autres n’ont qu’à attendre leur tour ». On dit aussi que Lissouba aurait repris une phrase d’un autre politicien, phrase qui lui collera à la peau toute sa vie : « On n’organise pas des élections pour les perdre ». Dans le même registre, on prête à Bernard Kolélas, paternel de Parfait la phrase suivante : « Politique yi kubiri ». Quant à Sassou, il est connu pour avoir dit : « Je dormais pour moi quand les chars sont venus encercler ma résidence… ». Les phrases de ce genre sont nombreuses dans le marigot politique congolais.

Parfait Kolélas vient de signer la sienne : « Il fallait observer où allait le vent ». Ah bon ! Cher Parfait, la politique serait-elle réduite à observer la direction du vent ? On nous a appris à l’école primaire que c’est la girouette qui accomplit cette fonction. Auriez-vous décidé de devenir une girouette politique ? Si c’est le cas, pensez un peu aux immenses foules que vous risquez de désorienter, car le peuple congolais attend de sa classe politique un cap. Vous aviez signé un Pacte pour la Victoire et cette victoire a été volée. Vous avez cautionné les résultats d’une certaine façon. Au fait, où en êtes-vous avec les procédures de contestation juridique des élections tant au niveau national qu’au niveau africain ? Que vous souffle le vent à propos du Pool qui subit l’invasion de notre armée nationale ?

On vous soupçonne d’avoir voulu marchander votre silence contre un poste de pouvoir ou chef de la future opposition parlementaire. Je n’entrerai pas dans ces spéculations. Dire aujourd’hui qu’ « il fallait observer où allait le vent » reviendrait à accréditer la thèse selon laquelle, n’ayant pas eu gain de cause dans une direction et sentant que le pouvoir est en difficulté, vous changez de posture en fonction de l’évolution de la situation. Si c’est le cas, cela s’appelle opportunisme. En patois, cela se dit « mabaluka-ntangou ». Marien Ngouabi avait toute une série d’expressions pour désigner l’opportunisme politique de ses camarades du PCT. Il s’agit de « caméléon », qui prend la couleur de son milieu, de « tortue à double carapace » qui se protège de tous les vents, de chauffard « qui clignote à gauche tout en virant à droite » etc.

Plus grave encore, vous affirmez cette monstruosité : « Ce temps de silence nous a permis de. connaître le sens du vent et d’orienter notre combat politique. » Un politicien parle de stratégie et de tactique pour atteindre un but bien précis et dans le cas d’espèce, c’est obtenir l’alternance démocratique et pacifique. Ce n’est pas en observant le sens du vent qu’on définit un cap, bien au contraire, on maintient le cap contres vents et marrées. Sauf si vous avez senti le vent de l’histoire qui risque de balayer un système qui s’entête dans le déni de la réalité. Avez-vous décidé de changer de camp avant un tsunami ?

« La parole est d’argent, le silence est d’or » dit un autre proverbe. Cher Parfait, vous avez raté l’occasion de vous taire. J’espère aussi que vous écouterez un peu plus vos conseillers en communication (si vous en avez). Apprenez enfin à déléguer certaines déclarations à vos lieutenants, cela vous évitera des complications inutiles. A trop vouloir s’afficher, on se fiche et on se plante.

Le vin du vent étant tiré, il vous faudra désormais le boire jusqu’à la lie. Une chose est sûre, vous avez détruit une grande part de l’estime que j’avais en vous. Et je crois ne pas être seul dans cette situation. Sauriez-vous reconquérir l’estime des nombreux compatriotes que nous sommes et qui avons cru en vous ?

Bon vent !

Pascal Malanda

Repost 0
29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 13:51
Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires mais compte toujours sur ses bonimenteurs…

Franz Coïdan, Jean Dominique Okemba à Brazzaville le 14 juillet 2016

Par Rigobert OSSEBI -

Au début de ce mois de juillet 2016, Denis Sassou Nguesso était parti en fanfare pour une énième visite d’Etat à la Chine, sa terre promise : celle des contrats faramineux, des barrages hydroélectriques inadaptés, des routes accidentogènes à deux voies, des palaces perdus dans des villages de pêcheurs et des aéroports condamnés à rester vides comme celui d’Ollombo ; ou fermés comme celui de Pointe Noire qu’il vient d’inaugurer. Ce bon client crédule et peu regardant méritait son tapis rouge. Il fut très épais comme le matelas de réserves financières, à son nom propre ou à celui du Congo bananier, qui venait de lui être confisqué ; pour non-remboursement des énormes crédits qui lui avaient été consentis. Des milliards de dollars dépensés à sa guise… !

Le kleptocrate en chef n’avait pu faire mieux que ses précédents émissaires (Kiki, Ondongo, Bouya) et n’était rentré de ce voyage qu’avec des broutilles destinées à amuser la galerie… Pour preuve le pays est encore totalement à sec ! Les entreprises locales qui espéraient encore des règlements hypothétiques ferment les unes après les autres. Les licenciements s’accélèrent dans le secteur privé et les salaires des fonctionnaires ne seront pas encore payés cette fin de mois de Juillet. Certains cumuleraient des arriérés de 4 ou 5 mois… Les seuls commerces qui prospèrent sont ceux des armes et des jets privés à l’usage du petit clan familial ; et toujours pas d’un Bokamba Yangouma de service 1990, version 2016, pour lancer un mot d’ordre de grève générale pour des travailleurs qui pointent encore au boulot sans contrepartie financière ; esclavage modernisé au Congo des Nguesso …

Jamais deux sans trois. Le tyran avait conduit le Congo une première fois à la quasi-faillite, à la fin des années 1980. Ce qui amena au début 1991 la Conférence Nationale. La ruine et la destruction apparurent avec sa guerre civile déclenchée le 5 juin 1997 au matin, au prétexte que des chars l’avaient dérangé dans son sommeil. Aujourd’hui, nous y sommes pour une troisième fois ! Trente mille milliards de FCFA (30.000 milliards de FCFA), convertibles ou pas en Yuan, ont disparu dans les poches des rejetons, neveux et gendres. Ce pays riche de pétrole, de forêts et de minerais a été poussé à la ruine complète et à la cessation de paiements pour avoir enrichi un petit clan de très grands voleurs qui n’ont laissé que des dettes !

Dans le tintamarre des accords conclus à Pékin, les Dépêches de Brazzaville, très provocantes comme à leur habitude, avaient fait leurs choux gras de la convertibilité du Yuan en FCFA. Elles titraient : « Denis Sassou N’Guesso met le yuan chinois au centre des transactions dans la zone Franc ». Réponse du berger-putschiste à la France-bergère qui tardait à reconnaître sa réélection… ? Ou bien, l’instituteur Sassou Nguesso n’avait pas bien retenu les leçons particulières d’économie délivrées à domicile par le professeur Dominique Strauss Kahn ?

«… Prenant de court Paris et la réunion de la zone Franc qui concourent à la prise de décisions entre la France et ses ex-colonies entérine(sic). Nous sommes aux prémices d’une nouvelle culture monétaire en Afrique centrale. L’éclaireur Denis Sassou N’Guesso devrait convaincre ses homologues… »

Bien entendu le tyran, qui n’avait jamais éclairé quiconque, n’a convaincu personne ; et Pigasse-Pravda, devenu censeur fort à propos, a effacé toute trace de cet article-pamphlet de son « journal officiel ». L’initiative visait tout autant à dynamiter la zone franc Afrique qu’à contourner les contrôles du Trésor Public français, du FMI et la Banque Mondiale.

Dans le même temps lors de la réception du 14 Juillet à la Case de Gaulle, par on ne sait quel tour de magie, ou de passe-passe, et passant outre ce dernier coup tordu, la France bonne fille, fine diplomate ou totalement niaise, cédait sur le long chapitre de non modification de la Constitution, sur le Référendum, sur les élections truquées et sur l’emprisonnement d’une bonne centaine d’opposants, dont le Général Mokoko et le Franco-Congolais Modeste Boukadia. Par la voix du Chargé d’affaires par intérim à l’Ambassade de France, Franz Coïdan (ex-1er Conseiller de l’Ambassadeur de France Jean-Marc Simon), devant un Jean Dominique Okemba, Chevalier de la Légion d’Honneur comme Jean Yves Ollivier, déclarait :

« Nouvelle République, nouvelle Constitution, nouvelles institutions, nouveau gouvernement avec, à sa tête, un premier ministre ; nouveaux défis, nouveau départ politique avec des accents vers plus de rigueur, vers la diversification de l’économie, vers l’emploi, vers la jeunesse. Voici le paysage qui s’offre à nous et dans lequel notre coopération est appelée à s’inscrire ».

Bigre ! Quel déluge de complaisances pour un pouvoir malfaisant complètement à la dérive ! Pas un mot qui fâche ! Rien sur le Saint-Cyrien emprisonné, ni sur un éventuel dialogue à favoriser comme le Quai d’Orsay allait le faire, quelques jours plus tard, à Paris pour Etienne Tshisekedi et Moïse Katumbi.

Pour ne pas rester à la remorque dans l’éloge du tyran, le vendredi 22 juillet le représentant spécial-adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC chargé des questions humanitaires, le Dr. Mamadou Pethe Diallo, déclarait : « La MONUSCO encourage toute initiative visant à amener les Congolais autour d’un dialogue pour les élections apaisées en RDC ». Il a ainsi démenti les informations qui circulaient sur les medias congolais accusant l’ONU d’avoir dit «non au pré-dialogue initié par le président Denis Sassou Nguesso…….. dans la mesure où le respect dont il jouit, son aura, son expérience et son dévouement ne sont plus à démontrer, pour trouver la solution africaine aux crises africaines. »

« Son implication dans la recherche de la paix dans la région de l’Afrique Centrale et plus loin dans toute la région africaine sont les choses qui sont connues et appréciées au-delà des frontières de la République du Congo Brazzaville», avait poursuivi M. Diallo.

« Respect… aura… dévouement… connues et appréciées au-delà des frontières du Congo Brazzaville ! » Nul n’est prophète dans son pays et ce bon Dr. Mamadou Diallo, pour nous l’apprendre, avait été nommé à l’ONU par un Alpha Condé officiellement débiteur de notre République ; pour un montant de 50 millions de dollars qu’il a déclaré ne pas vouloir rembourser… !

A ce prix, il n’y a plus de limites dans le panégyrique. Bill Clinton, n’eût été son épouse Hillary, serait venu à Brazzaville contractuellement déclarer son compliment, au tyran, pour 650.000 USD en 2012.

Denis Sassou Nguesso avec son trésor de guerre peut bien payer qui bon lui semble pour pousser la chansonnette de louanges. Comme nous n’avons cessé de l’écrire, l’extrême richesse volée finira un jour prochain par se retrouver face à face avec l’extrême pauvreté que cette dernière a générée. Les bonimenteurs de toutes couleurs et de tous horizons ne serviront plus à rien. Les petits et grands voleurs seront seuls devant la plus grande armée du Congo : celle des parias ! Les pauvres, les affamés, et les maltraités !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty)

Sassou Nguesso n’a plus d’argent pour les salaires mais compte toujours sur ses bonimenteurs…
Repost 0
Rigobert Ossebi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT