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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 22:55
 
Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.
 

Le Congo-Brazzaville et la Syrie : le bal des faux culs

Le deux poids et deux mesures de la communauté internationale tant décrié vient encore de s’illustrer de manière évidente au sujet du génocide qui se déroule dans le silence dans le Pool au Congo. Le Conseil de sécurité de l’ONU veut avoir une résolution sur la Syrie en feignant d'ignorer les massacres du Pool tout aussi ignobles.

Deux dirigeants de ce monde, Hollande et Poutine, s’acharnent à protéger à leur manière deux dictateurs : Sassou Nguesso pour le premier et Bachar el-Assad pour le second. C’est à chacun son dictateur et le monde se portera bien en affaires.

Jadis pays des droits de l’Homme, la France sous un gouvernement socialiste a failli à protéger les paisibles populations du Pool de la terreur de son filleul. Les miasmes de la Françafrique ont fini par être humés par ceux là même qui les redoutaient. L’odeur du pétrole congolais a fini par les rendre respirables. N’est-ce pas que certains parcs animaliers en Afrique sont mieux sécurisés par les Occidentaux de peur de voir disparaître ces espèces qu’ils chérissent tant au détriment des populations locales depuis longtemps reléguées au rang de sous hommes. L’esclavage et la colonisation sont passés par là et les habitudes ont la vie dure.

L’on assiste à l’empathie des Occidentaux pour les Syriens parce qu’ils se ressemblent. L’on dira tout simplement parce qu’ils sont BLANCS, certains chrétiens et cela compte au final. Quant aux populations du Pool dont personne n’a jamais entendu parler, ces NOIRS d’Afrique et plus précisément du Congo, elles n’intéressent personne. Le Congo n’existe sur le plan international qu’à cause de son pétrole, de sa forêt, qu’il est de bon temps de piller avant que ceux qui ont le souci de cette nation n’en prennent les règnes.

Ceux de nos aînés qui portaient haut la fierté de notre continent sont partis, en ayant parfois payé de leur vie, à l’instar de Kwame Nkrumah, Lumumba, Mandela, Sankara, etc. La relève tarde à venir, car ceux qui veulent s’approprier nos richesses ont vite compris qu’il fallait corrompre les élites africaines pour continuer à prospérer. Le crime a changé de visage.

Notre éveil est lent, mais j’ose espérer qu’il portera ses fruits. Il est paradoxal de voir que l’Homme noir, l’Homme africain a perdu de sa prestance après être rentré de plein pied dans la civilisation occidentale. Il a perdu toutes ses aspérités au point de devenir lisse, invisible, incolore et inodore. Ce dernier a perdu ses repères devenant le premier persécuteur de ses semblables pour plaire aux maîtres. Quel gâchis !

Le Congo se meurt, le Congo sombre dans l’indicible, le Congo est devenu une dictature sans qu’aucune voix ne s’élève en Afrique pour condamner les massacres, les enlèvements, les arrestations arbitraires, la torture et les violations quotidiennes des droits de l’Homme. Le panafricanisme est comme certains dirigeants congolais, une girouette qui indique la direction du vent afin de mieux se positionner. Ceci est d'autant plus important qu'il montre la trahison des élites africaines corrompues par l'argent facile au détriment de l'immense majorité de la population qui croupit dans la misère.

Il est important de souligner par ailleurs qu’en Guadeloupe, qu’à Mayotte, et en Guyane, il n’y a pas d’eau potable ni d’électricité pour tous comme au Congo. Le lien entre tous ces peuples n’est pas difficile à faire.

Notre vision du monde actuel nous montre qu’il n’y a de justice que pour les plus forts. C’est au peuple congolais d’écrire son histoire, une histoire qui sera faite de sang et de larmes et il ne pourra en être autrement. Que ceux des nôtres qui se sentent de la trempe de nos illustres aînés pour porter le projet du changement, de l’alternance, d’une nouvelle Afrique, s’en saisissent car l’heure est grave au risque de disparaître et de ne plus servir que de porteurs d’eau. Nous ne devons plus être éternellement de la race de ceux que l’on méprise et opprime. Il nous appartient dorénavant de prendre notre destin en main.

C’est Romain Rolland qui écrivait : “Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.”

Persévérons !

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Afrique François Hollande ONU
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:23
 
Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.
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par Andréa Ngombet

Le 4 Avril 2016 commence par des tirs à l’arme lourde entre 4h et 5 h du matin dans Brazzaville. C’est aussi le jour où la Cour Constitutionnelle se réunissait pour entériner les résultats de l’élection présidentielle anticipée du 20 Mars 2016.

Une épuration ethnique à huis clos avec la bénédiction de Paris et des Nations Unies

La crise du Pool nous ne cesserons jamais de le dire revêt un caractère « d’épuration ethnique ». Les villages sont bombardés, vidés des populations et les hommes supposés Bakongo sont systématiquement brutalisés ou éliminés. Comment comprendre qu’une « opération de police » pour se saisir de Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi se fasse à l’arme lourde et avec le renfort de l’armée ?

Les témoignages d’enlèvements s’accumulent, Le sergent Jugal Mayangui torturé parce que Bakongo et présumé par ce simple fait proche de Ntumi a révélé cette phrase atroce de ses tortionnaires : « Vous les bakongos, on va vous exterminer ». Jugal Mayangui est aujourd’hui au secret dans une prison de la Direction Centrale du Renseignement Militaire au mépris de ses droits élémentaires et de ses besoins de santé. Nous ignorons à ce jour s’il est toujours vivant.

Chaque jour nous rapporte son lot d’atrocités : des meurtres, des viols systématiques, des pillages, et un Blocus gouvernemental. Le Pool est inaccessible sauf sur un circuit clairement déterminé par le régime et sous escorte militaire.

Paris s’indigne mollement, l’ambassadeur et le Consul de France au Congo proposent une aide policière au régime, circulez il n’y a rien à voir.

Le HCR et le système des Nations-unies parlent pourtant de près de 13.000 déplacés environ, les conditions sanitaires sont précaires, la saison des pluies nous fait craindre la prolifération des maladies infectieuses (choléra, malaria etc.). Les champs ne sont plus cultivés, la famine s’installe dans le Pool comme à Brazzaville.

Ntumi introuvable ou pas recherché ?

La déliquescence du Congo est telle que les militaires ont trouvé dans la chasse à l’homme contre le Pasteur Ntumi un gagne-pain régulier, un business rentable. Plusieurs secteurs de la fonction publique et des entreprises d’Etat subissent actuellement des arriérés de salaire de 2 à 8 mois voire plus. Il est donc aisé de « chercher Ntumi » dans le Pool pour pouvoir faire sortir l’argent du Trésor public. Sassou obsédé par cette traque y alloue autant d’argent que nécessaire avec la complicité de leaders politiques du Pool proche du Pouvoir. Prime à celui qui connait où se cache l’insaisissable pasteur.

On tue des paysans et on les présente comme des Ninja-Nsilulu, on exhibe un arsenal rouillé à la télévision nationale pour démontrer la réalité de la menace. Enfin, on arrête des pseudo-complices comme le journaliste Ghys Fortuné Bemba Dombe ou l’activiste de la société civile Noel Mienanzambi.

Ntumi est introuvable parce que personne ne recherche Ntumi. La guerre contre les civils est l’objectif réel de cette sale opération. Il fallait pour le régime installer un climat de terreur pour empêcher toute forme de contestation au moment du résultat et dans la suite du Hold-Up électoral du vieux tyran.

Un an de massacre #Sassoufit

La vidéo du massacre du Kassaï en RDC avait justement choqué. Sans exagération, il se passe la même chose dans le Pool. Le caractère brutal et totalitaire du régime de Sassou Nguesso n’est plus à démontrer. Le Congo est dirigé par une organisation criminelle comme a su le dire le jugement de la cour fédérale du Canada. Un an après la réélection frauduleuse de Sassou, la colère des Congolais l’empêche toujours de régner sereinement. En dépit de la visite de personnalités comme Lionel Messi ou Anne Hidalgo dans ce Laogaï des tropiques, Sassou Nguesso est un homme faible et isolé. Le vernis démocratique de son régime a volé en éclats. Des sanctions contre cet Etat Voyou ont été demandées partout où la société civile congolaise et sa diaspora ont pu être reçues.

Les Congolais aspirent et travaillent à l’insurrection populaire pour libérer leur pays. C’est pourquoi le Collectif  Sassoufit réitère son appel à une force d’intervention militaire internationale comme celle qui a eu raison de Yahya Jammeh en Gambie.

Le Congo sera libre et sa liberté ne souffrira d’aucune entrave.

Andréa Ngombet

Coordinateur du Collectif Sassoufit

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NOTRE COMMENTAIRE :

Ce n’est pas qu’un an d’épuration ethnique dans le Pool. C’est bientôt 20 ans. Cela a commencé en avril 1998. « Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville – Un châtiment collectif pour appartenance ethnique », publié chez L’Harmattan, retrace la tragédie du Pool. C’est un génocide, un crime contre l’humanité. Prenons-en conscience !

 
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 19:46
 
INTRO : A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geun–hye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres...
 
 

Par Rigobert OSSEBI

A Moscou et partout en Russie, on a manifesté contre la corruption. Medvedev, actuellement Premier ministre, aurait accumulé une fortune évaluée à 1 milliard de dollars. Le pauvre ! Deux ou trois fois moins que Jean Jacques Bouya, sans parler de Denis Christel et son modèle de père. En Corée du Sud, la présidente, Park Geunhye, a été destituée et jetée en prison pour des montants bien moindres. Au Brésil, après la destitution de Dilma Rousseff, c’est l’ex-président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha, qui a été condamné à 15 ans de prison pour corruption. En France, l’ex-Premier ministre François Fillon a été mis en examen, avec son épouse, pour quelques dizaines de milliers d’euros de salaires obtenus au travers d’emplois fictifs ; et il est empêtré dans les pires difficultés pour deux ou trois costumes, à 10.000 euros, offerts par la Françafrique ou au moins par l’un des ses représentants.

Au Congo, les montants qui ont été détournés sont sans commune mesure. En une quarantaine d’années d’un pouvoir mafieux, il semblerait qu’une bonne trentaine de milliards de dollars ait disparu dans les poches de Denis Sassou Nguesso et de ses proches ; au détriment de quatre millions de Congolais dont la plus grande partie vit maintenant sous le seuil de pauvreté sans mot dire.

Depuis deux générations, ils ont été privés de tout par un petit gang mafieux. Ils ne sont plus payés, rares sont ceux qui ont des revenus, et malgré tout ils continuent à vivre plus mal que bien. Chapeau aux chers parents ! Ils ne laissent rien apparaître de leur colère ni de leurs souffrances et ils encaissent tous les coups ! Il est vrai que leurs représentants sont soit emprisonnés soit muets et qu’aucun d’eux ne les poussent à la révolte ! Demain ne sera pas meilleur et en cela, peut-être, résiderait l’espoir d’un changement. Un beau matin, il se pourrait qu’ils en aient vraiment assez, des uns et des autres, et alors il en sera fini de toutes ces injustices et mauvais traitements. En effet, tous savent fort bien que leurs misères ne sont pas une fatalité mais la conséquence des vols sans limite et d’une prédation permanente depuis 40 années. Oui, Sassou Nguesso a tout volé ! – Pas toujours tout seul !- Et plus encore, il a incroyablement endetté le pays auprès d’autres Etats, institutions publiques et partenaires privés ; tous pour la plupart complices !

Jean-Dominique Okemba et Ndengué François

Sérieux espoir : les médias du monde entier commencent à s’intéresser au cas du « Congo-Brazzavole ». Le nom de Nguesso, de plus en plus difficile à porter, est devenu synonyme de « corruption, de vol et de dictature ». La France n’est plus tout à fait muette et même Le Monde (29/03) commence à faire ses choux-gras de la prédation d’un Willy Nguesso ; on comprend, alors, fort bien que l’histoire tire à sa fin, même si l’on n’apprend pas grand-chose sauf précisions sur le parc automobile familial et sa démesure outrancière : « …pas suffisant pour subvenir à son train de vie sybarite. « Willy » a un faible pour les belles voitures : Porsche Panamera Turbo ou Cayenne Turbo, Aston Martin DB9 à la James Bond, Jaguar XJ, Land Rover Sport V8 pour ses propres déplacements. De même que sa mère, Catherine Ignanga, qui a le choix entre une Rolls Royce Phantom, une Bentley GT Speed, une Porsche Panamera Turbo, une Mercedes Maybach et une Land Rover de luxe. Le tout payé par la Socotram, par ses véhicules financiers offshore dissimulés derrière des sociétés écrans ou par une société chinoise de construction. »

madame Soudan-Nonault Arlette se prenant pour Marie Antoinette

Toutefois la conclusion de Joan Tilouine, co-auteur de l’article, réjouira les connaisseurs… : « En France, il est le premier membre de la famille présidentielle à être mis en examen dans ce dossier des « biens mal acquis ». D’autres proches du chef d’Etat, comme son fils Denis Christel à qui l’on prête une ambition présidentielle, et ses amis pétroliers corrompus pourraient bien être les suivants. Les réseaux de la Françafrique qui couvraient le « clan Sassou » sont déchiquetés. Seuls face à la justice, les maîtres du Congo-Brazzaville, où plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour, pourraient être amenés à se justifier des accusations de crimes économiques qui pèsent sur eux. » 

Denis Christel pourrait bien être laminé par un Jean-Jacques Bouya,  qui sait très bien le rôle qu’il a joué dans le déclenchement des audits d’ECAir, ou par un Edgar Nguesso, revanchard comme son dictateur d’oncle, qui est informé qu’il propose aux médias parisiens, contre paiement consistant, de publier de vieilles casseroles ; comme celles que nous avions diffusées il y a bien longtemps sur sa suite louée à l’année (1 million d’euros) dans un Palace de la Place du Trocadéro, à Paris.

Quant à « ses amis pétroliers corrompus » (de Denis Christel ou pas), alea jacta est, les dés sont jetés… ! Partout dans le monde, les Nguesso « avec leurs amis pétroliers » sont en tête des listes des corrompus et des corrupteurs à surveiller de près. En Suisse, au Portugal, des coups très sérieux leur ont été assénés. Deux ou trois verrous qui les protégeaient dans les affaires pétrolières sont en train de tomber. Notamment, l’Italie qui n’a pas digéré l’arrestation des deux journalistes qui s’étaient rendus à Pointe Noire pour une interview de Fabio Ottonello, l’ex-gendre du kleptocrate en chef, Denis Sassou Nguesso. Après le Nigéria, et les poursuites judiciaires pour corruption contre ENI, les affaires pétrolières congolaises font maintenant la une, ou presque, en Italie. Business Insider un site italien d’informations économiques et financières vient de mettre son nez dans le permis Marine XII dont l’opérateur est ENI, anticipant sûrement de peu le Parquet de Milan… (https://it.businessinsider.com/tangenti-in-congo-del-fondo-och-ziff-le-autorita-usa-chiedono-informazioni-alleni/ )

(Déjà, il y a presque deux ans, Congo-Liberty s’était penché sur cette affaire en reprenant les éléments de l’enquête des journalistes de Bloomberg dont l’article avait été traduit http://congo-liberty.com/?p=11823  L’Intermédiaire qui a aidé un fond spéculatif américain à obtenir le contrat du siècle dans le pétrole au Congo.)

En 2007, le Congo via la SNPC avait attribué à ENI 90% du permis Marine XII sans paiement « officiel » d’un bonus ou de toute autre contrepartie. La SNPC avait gardé seulement 10% à la condition qu’ENI accepte, en cédant 25% des parts, le partenaire qui lui sera désigné ultérieurement. Ce qui fut fait en 2009 avec la présentation de New Age qui appartenait à un groupe d’actionnaires privés incluant le Fond d’investissement Och Ziff, le trader pétrolier Vitol ainsi qu’un groupe de fonds souverains non-déclarés. New Age devint alors l’associé d’ENI ; sans appel d’offres international ni bonus apparents. Ces derniers points seraient au cœur de l’enquête de la très puissante U.S. Securities and Exchange Commission (SEC), avec d’autant plus d’attention que Marine XII détiendrait près de 6 milliards de barils en réserve (même à 50$ le baril cela est impressionnant).

Selon Business Insider Italie « La vente de 25% à un tiers – a expliqué la direction de la société pétrolière…faisait partie intégrante de l’accord signé par Eni. Le gouvernement congolais nous a informé du nom de ce nouvel actionnaire, New Age, et de respecter les engagements…… Eni n’avait donc aucun droit de choisir ou d’approuver New Age…..

Selon les conclusions de la SEC (qui, dans le document final sur les enquêtes, omet toutefois certains noms, facilement accessibles), Och Ziff aurait conclu la transaction dans Marine XXII malgré « un risque significatif de corruption » et malgré l’opinion contraire de son conseil. Le document de l’autorité américaine parle même d’une conférence téléphonique dans laquelle l’un des avocats d’Och Ziff a fait une dernière tentative désespérée et « il a appelé de ses vacances en Italie pour arrêter » l’opération, mais sans succès. En outre, le super Hedge fund américain n’a même pas pu expliquer le rôle des intermédiaires Walter Hennig et Jean-Yves Olivier, qui ont reçu 18 millions de dollars de la transaction. Eni prétend ne pas avoir été au courant des pratiques de corruption. » (Rires à la Rédaction de Congo-Liberty.)

 « En 2009…. suivant les directives du gouvernement congolais, Eni a effectué la due diligence (analyse financière approfondie) sur New Age, avec le soutien d’une entreprise spécialisée externe, qui n’a pas révélé de problèmes particuliers dans le domaine de la lutte contre la corruption. « 

Entre-temps, l’enquête de la SEC a trouvé le contraire…

Il y aura vraisemblablement d’importantes pénalités qui seront ordonnées par la SEC de New York à l’encontre des actionnaires de New Age et aussi d’ENI dont les actions se négocient à Wall Street. Il se pourrait bien, également, que le Parquet de Milan intervienne dans le dossier à l’encontre des protagonistes italiens. Que les uns et les autres se rassurent. La nouvelle constitution de Monsieur Sassou Nguesso ne prévoit pas de poursuivre, au Congo, ceux qui se sont rendus coupables de crimes économiques, ou autres. Par contre, leurs dénonciateurs le seront. Combien de temps cela durera-t-il encore ? Selon des proches du régime actuellement à l’agonie financièrement : longtemps !

Denis Sassou Nguesso serait très optimiste sur l’accord du FMI pour un plan de sauvetage du Congo corrompu et corrupteur ! Le dictateur dit à qui veut l’entendre : « Christine Lagarde ne peut rien me refuser ! »

Rigobert OSSEBI

(Extrait de congo-liberty.com)

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:19
COMMUNIQUE DE PRESSE

CONGO-BRAZZAVILLE 

Détournement de fonds au ministère de la Justice

et des Droits humains

 

L’Association Union-Congo vient d’être informée d’un éventuel détournement de fonds publics devant servir à organiser les procès des détenus politiques d’opinion, notamment celui de M. Modeste BOUKADIA, entre autres.

Il s’avère, constate l’Association UNION-CONGO, que ce n’est pas la première fois que le ministère de Pierre MABIALA est victime d’un tel détournement de fonds, selon ses déclarations à Télé-Congo.

L’Association UNION-CONGO est surprise de voir un ministre déclarer publiquement que, dans les deux cas de détournements de fonds, sa signature aurait été volée, imitée.

Le tonitruant ministre de la justice, Pierre MABIALA, reste les bras croisés, ne fait rien et ne lance aucune enquête pour rechercher :

-          Le ou les imitateurs de sa signature ;

-          Le ou les détourneurs, c’est-à-dire les voleurs des fonds publics.-           

« On n’enquête pas sur du néant », avait rétorqué le ministre Pierre MABIALA, s’agissant de la dénonciation du passage à tabac subi par M. Modeste BOUKADIA de la part de M. Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire et oncle du ministre Pierre MABIALA.  

Aujourd’hui, il s’agit d’un acte gravissime qui relève du grand banditisme. Le ministre MABIALA est confronté à une situation qui ne repose pas sur du « néant » (sic). Sa mission première aurait été d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire pour mettre la main sur le ou les imitateurs, les usurpateurs de sa signature et le ou les détourneurs des fonds alloués.

Par ailleurs, l’Association UNION-CONGO constate avec un très grand étonnement le silence coupable du non moins tonitruant Procureur-colonel André OKO-NGAKALA qui s’acharne sur les détenus politiques qui n’ont volé aucun centime du budget du Congo et, par conséquent, ne s'alarme pas et n’ouvre aucune enquête sur ces cas flagrants d’abord d’usurpation de signature d’un ministre de la République et, ensuite, de détournements des milliards de Francs CFA dont dépendent la vie des centaines de citoyens Congolais incarcérés illégalement, et jouissant jusqu’ici de la présomption d’innocence, même si dans la justice de M. Sassou, la présomption d’innocence est une expression qui n’existe pas.

A cet effet, au regard de ce qui précède, l’Association UNION-CONGO fait remarquer que si jusqu’ici rien n’est fait pour retrouver le ou les malfrats, le détournement prétendu de plusieurs milliards au Ministère de la justice, avec la signature du ministre évoquée sur Télé-Congo, n’est donc qu’une mise en scène destinée à laisser croupir des centaines de nos compatriotes en prison, parce que le système et le clan des Sassou & Nguesso n'ont pas envie de les voir en liberté; et tout est donc fait pour les y garder par tous les moyens.

C’est donc un simulacre de détournement de fonds qui n’implique personne d’autre que le ministre lui-même, surtout qu’il ne fait absolument rien pour mettre aux arrêts le ou les malfrats et que son Procureur-tout-terrain est resté muet et curieusement silencieux.

Chose également curieuse, c’est encore devant les journalistes que Pierre Mabiala, ministre de la justice, a dit qu’on avait volé sa signature. Et le journaliste de relever que ce n’est pas la première fois, mais la deuxième fois que ces vols, ces détournements de fonds sont constatés.

 C’est donc aussi la deuxième fois que la signature de Pierre MABIALA est usurpée, imitée, volée.  Et le ministre reste toujours silencieux, inactif. Et la justice ne fait rien. C’est-à-dire que Pierre MABIALA ne fait rien. Pour lui, ce sont donc des faits anodins.

Mais, en dépit de ce qui précède, dans sa couardise, Pierre MABIALA, ministre de la justice, des droits humains, a tout de même le culot d’annoncer publiquement que puisque l’argent a été détourné, il n’y aura plus de procès de session criminelle.

Donc, en clair, ceux qu’ils ont embastillés peuvent encore rester en prison aussi longtemps qu’il le voudra, jusqu’à ce que d’autres fonds soient alloués et qui, comme d’habitude, seront encore, certainement, volés en imitant encore une fois la signature du ministre. Et le ministre MABIALA déclarera à nouveau : « l’argent a été volé, il n’y aura pas de procès », et ainsi de suite.

Il n’y aura pas non plus, jamais, d’enquête. Parce que le Congo est le pays de l’impunité absolue, d’autant que le ministre MABIALA connaît le ou les VOLEURS, si ce n’est lui-même.

Au Congo de M. Sassou Nguesso, on n’arrête donc pas un malfrat, un voleur membre du gouvernement et/ou du clan au pouvoir !

Paris, le 29 mars 2017

Pour l’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville PCT Modeste Boukadia
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 18:39

Congo-Brazzaville : Disparitions forcées de jeunes adultes enlevés par l’adjudant-chef Romuald Morgan MANOUNOU .

Il y a deux semaines le Ministre de la Justice nous a reçu pour préciser qu’au Congo, il n’y avait pas de cas de violations des droits de l’homme, suite à cette rencontre, pour les besoins de transparence et de vérité, les organisations de la société civile Congolaise œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme et de la démocratie ont décidé de présenter régulièrement les familles apeurées, afin de témoigner de l’exactitude des faits.

Ces organisations ont été saisies par un collectif des Parents, le 03 Mars 2017 au sujet de la Disparation inquiétante de (leurs) enfants.

Il s’agit de :

NIMI – NGOMA – GUEDJ : âge de 20ans

AKONGA – HOSNY – Normand : âge de 23ans

AWAMBI – ELMICH : âge de 23ans

Arrêtés  Courant mois de Février 2017 et détenus dans les geôles du Poste de Police Avancé de CONTRE – RAILS de Poto – Poto 2, relevant du Commissariat de la Coupole, cette opération serait effectuée par les éléments de la Police Nationale. Le Poste de Police Avancé de Contres – Rails est dirigé par l’Adjudant – chef MANOUNOU – ROMUALD – MORGAN.

Ces enfants jusqu’à ce jour, malgré la recherche effrénée des Parents dans tous les lieux de détention appropriés et officiels, aucune trace de leur existence, présence et vie.

Témoignage des parents par leur représentant :

En date du 07/02/2017, quinze (15) jeunes garçons auraient été interpellés par la police et placés en garde à vue au poste de police avancé de contre-rails Poto-poto II, pour délit de droit commun, ce poste dépend du Commissariat de Police de la Coupole et placé sous le commandement de L’Adjudant-Chef MANOUNOU Romuald Morgan.

A on croire, quatre (04) des quinze (15) jeunes garçons, élargis par la police successivement en dates du 20, 22 et 24 Février 2017, huit (08) de leurs amis, avaient été retirés des geôles le20 Février 2017, aux environs de 22 heures, embarqués dans le véhicule de type BJ dudit poste de Police et conduit vers un lieu inconnu sous les ordres de l’Adjudant-chef MANOUNOU Romuald Morgan, actuellement admis au franchissement de l’Ecole Supérieure de Police.

Les recherches effectuées par les parents des huit (08) jeunes disparus, sont restées infructueuses après notre passage dans les différents Commissariats, postes de police, brigades de gendarmerie à la morgue municipale du CHU et à la maison d’arrêt Centrale de Brazzaville.

Arrestations – Tortures – Emprisonnements – Disparitions forcées – Décès ?

Un adage qui dit : « Ils refusent  les yeux ouverts ce que d’autres acceptent les yeux fermés »

Les droits de l’Homme sont le fondement d’une société garantissant l’égalité, la liberté et la dignité de chaque être humain.

Les Organisations de la société civile  œuvrant dans le domaine de la promotion et la protection des droits de l’homme et de la démocratie sont très préoccupées de la situation des droits en République du Congo. Dans les postes de police et dans des prisons, dans les grandes villes comme dans les villages isolés, les tortionnaires continuent d’infliger à leurs victimes, à l’abri de tout le monde, des souffrances physiques et mentales insoutenables pour punir ou les extorquer des aveux. La torture commence depuis l’interpellation par la force publique à la détention sans que les auteurs de ces actes ne soient inquiétés. On constate qu’au Congo la présomption d’innocence n’existe plus.

Recommandations :

Les organisations de la société civile œuvrant dans le domaine de la promotion, la protection et la défense des Droits de l’homme et de la démocratie au Congo demande :

A  Direction Générale de la Police de :

Mettre ces délinquants à la disposition du Parquet de Brazzaville  conformément à la disposition de la  législation nationale.

Au Procureur de la République de :

Incarcérer ces délinquants à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville, en attendant leur jugement, afin qu’ils bénéficient des visites de leurs parents, leur donner la possibilité de prendre un conseil pour un procès équitable et transparent.

Fait à Brazzaville, le 25 Mars 2017

Source : # Collectif Sassoufit ; OCDH

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NOTRE COMMENTAIRE :

 

En voici l’explication :

Lu sur Facebook : « Chez nous les problèmes se règlent par le sang ». Cette règle est mbochi.

« NOTRE PAYS NE CONNAÎTRA JAMAIS LE BONHEUR TANT QU’UN PETIT GROUPE D’INDIVIDUS S’OCTROIE LE MONOPOLE DE L’INTELLIGENCE, DE LA PROBITE, DE LA FORCE ET SURTOUT DE LA VICTIMISATION. VOUS AVEZ VOULU LA GUERRE, VOUS AVEZ ETE BATTUS ET VOUS AVEZ PERDU… » (Dixit Patrick Gnoka). Par « VOUS », entendez les KONGO/LARI de la région du Pool.

Le petit Groupe dont parle Patrick Gnoka, ce sont les Kongo/Lari du Pool qu’on doit absolument exterminer, éradiquer à tout prix. C’est dans cette phrase de Patrick Gnoka (Sur Facebook) que se trouve l’explication des massacres et l’acharnement de Sassou Nguesso sur la Région du Pool. Vingt ans (1997_2017) de massacres humains dans le Pool. D’où la barbarie et la folie meurtrière de Sassou dans le Pool. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Quelle est cette dette de sang que les Kongo/Lari n’ont pas encore payée au clan des Sassou & Nguesso ?

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Collectif sassoufit - OCDH - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT
28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:09
Congo-Brazzaville : Le directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire crache le morceau

Discours de Pierre Pongui à l’endroit du personnel de la maison d’arrêt.

 

Voici vingt ans depuis que le président Pascal Lissouba est tombé. Mais, durant les cinq ans qu’il est resté au pouvoir, personne ne savait ce qu’il s’y passait, à part la guerre de 1993-1994 qui lui avait été mise sur le dos par son protagoniste Sassou Nguesso. Une guerre qui, cette fois-là, s’était arrêtée à Brazzaville, quoi que des bébés aient été pilés dans des mortiers dans le district de Mouyondzi, à cette époque.

 

En dehors de ce fait, en tout cas, personne ne sait ce que ce régime, qui n’a duré que cinq ans, a fait, jusqu’au jour où un natif de la zone Mouyondzi, devenu directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, déclare et revendique ses pratiques et ses méthodes de « fonctionnement » qu’il avoue avoir déjà utilisées sous le régime du président Lissouba, à savoir : torturer et assassiner des prisonniers politiques, etc.

Aujourd’hui, sous la lumière et les lambris du pouvoir Sassou que se partagent le PCT et l’UPADS, comme ils auraient pu le faire depuis 1992, le sieur Pierre PONGUI, l’oncle tortionnaire du ministre Pierre MABIALA, se souvenant de toutes ces périodes, s’en vante et s’égosille, heureux du petit strapontin qui lui a été offert car, pour lui, c’est déjà le paradis atteint :

« La maison d’arrêt et le ministère de la Justice sont pour les gens de MAKABANA. C’est nous qui sommes au pouvoir. Ce n’est pas le pouvoir des Mbochi d’Oyo mais ceux de MAKABANA. Je ne veux voir aucun Mbochi ici parce que c’est notre pouvoir ».

Sur ce, il a viré trois (3) agents de la surveillance de la maison d’arrêt, tous Mbochi dont OBA (Boundji) et très proche de l’ancien directeur Yvon OFOU (Oyo).

Est-ce la raison pour laquelle « le ministère de la justice et la maison d’arrêt » sont gérés comme « on faisait au temps de Lissouba », dixit Pierre Pongui ?

Il faut se rappeler que le ministère de Makabana de la justice, des droits humains et des peuples autochtones n’est pas le GARDE DES SCEAUX. Drôle de ministre de la justice sans être Garde des Sceaux ! C’est pour cela qu’il est de ceux de Makabana. Que l’UPADS ne dise plus qu’elle est de l’opposition, tout comme ceux de Makabana qui sont avec Mokoko… Que tous ces gens ne viennent plus tromper et divertir les Congolais. On ne peut être dedans et dehors.

En tout cas, le subconscient finit toujours par révéler la vérité enfouie. Merci Pierre Pongui. Maintenant, c’est acté que le PCT et l’UPADS gèrent ensemble. On comprend pourquoi Pierre Mabiala, ministre de Makabana de la justice, est contre la Justice et qu’il viole les lois parce que ce n’est pas le pouvoir des Mbochi, mais celui de ceux de Makabana qui agissent à leur guise, exactement comme au temps de Lissouba où il n’y avait pas de prisonniers politiques. Et pour cause ! Ils les faisaient disparaître, de la même manière qu’ils pilaient des bébés dans les mortiers.

Comme ils ont commencé avec le colonel Ntsourou à la maison d’arrêt de Brazzaville, ils ont voulu le faire avec Modeste Boukadia à la maison d’arrêt de Pointe-Noire.

Tout devient clair comme l’eau de roche sur le pourquoi du refus du ministre de Makabana de la justice de l’évacuation sanitaire de Modeste Boukadia.

Peut-il expliquer le comment et le pourquoi d’une telle haine ? Excès de zèle, uniquement ?

Pointe-Noire, le 25 mars 2017

Toko Zaba (pour le compte du Réseau Congo-Mfoa)

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Toko Zaba - dans Congo-Brazzaville PCT
27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:35
 

Hervé Mahicka

11 h ·

FONCTION PUBLIQUE CONGOLAISE : L’ARBRE QUI CACHE LA FORET

 

herve-mahicka
Le programme phare de Denis Sassou Nguesso pour assainir les finances publiques congolaises, en situation de faillite, est la maitrise des effectifs de la fonction publique. Il vient de publier les résultats de son recensement des fonctionnaires dont le chiffre définitif a été arrêté à près de 66.000 agents civils de l’Etat.

 

Nonobstant le manque de communication sur les économies réalisées par ce nouvel encadrement, le plus grand étonnement vient du silence sur l’état des effectifs de la force publique.

Un rapport du FMI nous apprenait qu’en 2015 le total de tous les agents de l’Etat congolais, civils et militaires s’élevait à 150.000 unités. En soustrayant les agents civils, la force publique représente donc avec 84.000 membres, plus de la moitié des bénéficiaires de la solde publique. Sans doute à cause de leur très grande productivité pour la nation, ils ont aussi les salaires les plus élevés avec des écarts comparés allant de 30% de différence en moyenne pour les débutants des deux secteurs (sergents/secrétaires), un écart qui grimpe à 60% pour les cadres supérieurs (colonels/administrateurs en chef) et s'envole à plus de 500% pour les cadres de commandement (généraux/administrateurs hors catégories au statut d’ailleurs encore flou).

Cette étude datée de 2015 et ne prend pas en compte les recrutements massifs opérés dans la force publique autour de la période électorale de 2016. Quelques indiscrétions avancent des chiffres allant de 10.000 à 20.000 nouvelles intégrations faites dans ce secteur qui échappe à tout contrôle parlementaire et administratif et où l’enrôlement s’effectue à l’ombre des résidences des caciques du clan qui vérifient les recommandations des conscrits comme unique critère.
Les camps de parcage et d’entrainement se multiplient dans le nord de la ville de Brazzaville notamment à Kintélé et Ignié, au sein de la Présidence de la République et dans le département de la Cuvette où se situe la célèbre écurie de Tsambitso, tous fantomatiques pour le budget de l’Etat.

Pendant que le Président de sa République excelle dans des formules creuses comme « rupture » quand paradoxalement il ne veut pas rompre avec le pouvoir depuis 33 ans (quel sarcasme !) et « vérité » alors qu’on gouverne par camouflage, c’est sans gêne qu’on augmente le nombre des députés, le rôle des sénateurs reste sujet à caution, comme celui du conseil économique et social, des milliers de chefs de quartiers et villages nommés pour leur allégeance au régime sont désormais salariés, de ténébreux conseils consultatifs se multiplient comme une priorité économique absolue, le nombre de ministres dépasse l’entendement avec notamment 4 portefeuilles en charge de la jeunesse, une cinquantaine de personnalités hors du gouvernement visible se gargarise de « rangs et salaires de ministre et de ministre d’Etat », expressions qui n’a aucune existence légale ou réglementaire pas plus que celui de « poste politique » mais dont l’impact sur le budget est lui très considérable. Les ministres officiels et les « rangs de » sont rémunérés au noir, à la main, sans qu’il n’existe aucune fiche de paie et d’imposition officielle, par des enveloppes directement sorties des caisses du Président de la rupture et de la vérité et à une hauteur allant de 11 à 16 millions de francs CFA (16500 à 24.000 euros), bien plus que le chef de l’Etat français, la cinquième puissance économique au monde !

A côté de ceux là, des centaines de personnes occupent des fonctions sans aucune note de prise en charge au budget de l’Etat, payés de salaires mirobolant sur la base de simples notes de service.

D’autres encore, officiellement admis à faire valoir leurs droits à la retraite, continuent pourtant à exercer pleinement leurs fonctions, signent des textes et prennent des décisions qui impactent l’administration, le budget, les agents réguliers ainsi que la population en toute illégalité et jouissent de salaires, indemnités, voitures, logements et autres avantages extraits des caisses noires hors de contrôle. Ils dirigent la police, l’armée, les finances, la justice. Le revenu moyen d’un seul de ces pachas qui se comptent en centaines représente 20 salaires moyens de la fonction publique et 50 bas salaires, sans compter les commissions qu’ils ponctionnent à leurs postes qui peuvent représenter plusieurs fois leurs salaires formels. En toute illégalité.
Le recensement des fonctionnaires n’est il pas un cache-sexe qui prétend protéger de la pluie ?

Tout le Congo est devenu une entreprise dont la production tourne à plein régime pour la seule fin de gaver et de prolonger le pouvoir personnel d’un tyran qui a privatisé l’Etat et réduit les agents publics en domestique. Ce sont ces domestiques qu’il harcèle en toute lâcheté et qu’il accuse de consommer le budget alors que les salaires congolais sont devenus parmi les plus bas de la zone franc. En comparaison, les 300.000 agents publics camerounais perçoivent 1200 milliards de FCFA quand les 150.000 agents congolais doivent se partager 374 milliards au lieu de 600 milliards pour être au moins à parité avec ce pays qui ne vit que de l’agriculture. Ainsi la masse salariale congolaise ne dépasse pas 15% du budget quand la règle admise par le FMI autorise de l'élever à 30% tout en restant dans les règles de la bonne gouvernance. Et il parle de partage des richesses alors qu’il n’a rien fait les années fastes, si non que d’organiser cet appauvrissement systématique des fonctionnaires qui manquent de logements, d’assurance santé, de toilettes dans leurs services, d’eau, de cantines alimentaires, de connexion internet, d’électricité en rupture permanente sans aucun budget pour les groupes électrogènes et doivent payer eux mêmes leurs communications téléphoniques professionnelles ainsi que leur transport entre les administrations pour les raisons de service.

Ce sont ces malheureux qui tiennent la craie dans les salles de classe ou la piqûre dans les dispensaires à qui il demande de serrer la ceinture jusqu’à la rupture de la taille, et qu’une mission du FMI veut aider à affamer alors que derrière pousse une forêt dense tout confort.
Quel est le budget du domaine présidentiel et qu’est ce qui le justifie ?
En économisant par là bas, on devrait plutôt augmenter les moyens alloués à la fonction publique en augmentant les salaires, en améliorant les conditions de travail et en investissant dans la formation. Les congolais l’ignorent mais la plupart des ministères techniques (transport, eaux et forêts, hydrocarbures, énergie, mines, construction…) n’ont plus de personnel qualifié dans les domaines d’activité de leur département. On préfère gérer un flotte aérienne présidentielle (alors que le Pape voyage en lignes régulières) ou construire et entretenir des palais présidentiels dans tous les départements et qui restent vides toute l’année alors qu'ils pourraient servir d'hôtels et développer le tourisme. On estime ces investissements intouchable parce qu’un membre de la famille présidentielle en vit, et on s’en prend aux fonctionnaires.

Le mépris du peuple propriétaire de ce pays par ses dirigeants qui s’imposent a eu une nouvelle expression par la voix de la directrice générale de la compagnie aérienne nationale ECAir en faillite après avoir englouti plus de 300 milliards de Francs CFA (500 millions d’euros) en 5 ans dans ce qui est sans doute la plus grosse mafia de l’histoire du Congo après la main basse sur le pétrole et le bois (sorti des radars pour ce dernier). Elle nargue le peuple congolais en déclarant que ces sommes ne sont rien, que 8 mois sans salaire pour ses agents c’est de la bonne gestion, et, cerise sur le gâteau, qu’elle attend encore plus de centaines de milliards pour relever la compagnie et la gérer de nouveau aussi bien.
Aucune enquête n’est ouverte sur sa gestion, alors que Paulin Makaya est condamné pour une marche pacifique, le général Mokoko croupit en geôle pour avoir été choisi par le peuple, André Okombi Salissa pour avoir refusé de reconnaitre un régime illégitime, Anatole Limbongo Ngoka, Jean Ngouabi, Modeste Boukadia, Jacques Bananganzala sans oublier Marcel Ntsourou mort en détention, qui ont eu le malheur d'avoir dit non à ce système criminel.

Assainir les finances publiques nécessite un audit sans complaisance qui examinera les instruments politiques, administratifs et financiers pour une gestion démocratique et saine, par du personnel recruté sur la base des critères transparents de compétence et d’égalitaires. Il faut également lutter contre la corruption. Non pas seulement en prenant des mesures pour l’avenir mais en rapatriant les fonds égarés et en châtiant sans complaisance tous les contrevenants.

Je lance un appel au peuple congolais, de l’intérieur comme dans la diaspora, à la société civile, aux confessions religieuses et à tous les hommes politiques qui sont avec le peuple et pour la justice sociale, pour déclarer la rupture avec cette politique de la duperie et de dire la vérité sur ces mesures de diversion qui s’attaquent à la partie la moins importante des dépenses et ignore sciemment les véritables plaies qui saignent le Congo parce que c’est par là que se trouve le socle de ce régime.

Fait en exil, le 26 mars 2017

Hervé MAHICKA
Ancien responsable du recrutement et de la gestion des carrières au ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Etat
Ancien directeur de campagne de Jean Marie Michel MOKOKO

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NOTRE COMMENTAIRE :

C'est ce qu'on appelle la politique de "BOUSSA BOUSSA", c'est-à-dire la politique de gribouille, la politique du vaille que vaille, résultat du "yaka noki noki". Il faut contenter tout ce beau monde, privatiser et tribaliser l'armée, la police et les milices privées pour s'assurer la pérennité du pouvoir et être à l'abri d'un éventuel coup d'Etat. Mais, que Sassou n'oublie pas que le Roi MWAMBUTSA IV, du Burundi, avait été renversé par son propre fils qui se fit appeler NTARE V, lui-même renversé par le colonel MICOMBERO, au lieu d'aller chercher les ennemis et les victimes expiatoires dans la région du Pool, saccagée, massacrée, détruite par une haine tribale... que lui voue un homme(?) : SASSOU NGUESSO.

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 23:52

Sans cette phrase assassine : "Le président Sassou Nguesso a le droit de consulter son peuple. Et le peuple doit répondre...", le Congo-Brazzaville, et notamment la région du Pool massacrée, n'en seraient certainement pas là et ne connaîtraient pas la situation qu'on connaît aujourd'hui.

Certes, Sassou en aurait fait à sa tête. Mais ce soutien macabre du président Hollande a donné le coup de pouce au plan macabre et nauséabond de l'ogre soutenu par la France et ses lobbies militaro-politico-mafieux.

La Constitution de 2002, conçue et taillée sur mesure, ne permettait pas à Sassou Nguesso de changer de constitution, ni de briguer un autre mandat. Mais voici que le président Hollande s'en mêle. Son QUITUS a valu permis de tuer, d'assassiner...

Aujourd'hui, les disparitions forcées ne se comptent plus, les arrestations arbitraires sont devenues quotidiennes, les assassinats dans les prisons et les commissariats et postes de police sont devenus des pratiques courantes. Tous ces faits sont impunis parce que ceux qui les commettent appartiennent soit au Clan au pouvoir, soit sont membres de la tribu au pouvoir.

Le régime de Brazzaville, par la voix de son ministre de la justice et qui se dit être aussi ministres des droits humains, Pierre MABIALA, soutient qu'il n'y a pas de prisonniers politiques au Congo. Pour lui, tous ces hommes, toutes ces femmes et tous ces enfants enlevés et embastillés, car il y a aussi des enfants en prison, sont des prisonniers de droit commun.

Alors, une question :

Qui ont-ils assassinés, qu'ont-ils volé ou détourné ou avec qui se sont-ils bagarrés pour justifier leur état de prisonnier de droit commun ?

M. Pierre MABIALA n'a pas encore ouvert le dossier des "Panama papers". Qu'attend-il pour le faire ?

Le dossier des "Biens Mal Acquis" (BMA) est toujours là. Willy Nguesso vient d'en être mis en examen (inculpé) en France. Qu'attend le gouvernement auquel il appartient pour s'y intéresser ?

Non, il préfère intimider, voire tenter de soudoyer (corrompre) les Responsables des ONG défenseurs des droits de l'homme.

LIRE LA SUITE :

http://www.liberation.fr/planete/2017/03/19/un-an-apres-sa-reelection-contestee-sassou-nguesso-toujours-maitre-du-congo_1556875?xtor=rss-450&utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 21:44

 

LA CIGALE SASSOU ET LAGARDE (rigolons un peu !)

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19/03/2017 19:23:22: Dr Moka: Un jour si je croise l'abbé Fulbert Youlou, je lui dirai qu'il avait raison en disant : un jour vous applaudirez les fous, vous allez vendre le manioc en morceaux..." car aujourd'hui même deux ndzénga ne suffisent plus à un enfant de 4 ans

Un jour si je croise Alphonse Massamba Débat, je lui dirai que les infrastructures, les bâtiments publiques, les écoles...qu'ils avaient laissés n'existent plus que de nom, faute d'entretien.

Un jour si je croise Marien Ngouabi, je lui dirai que son slogan de : "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple" n'est plus qu'un lointain souvenir car actuellement rien n'est pour le peuple à part la souffrance.

Un jour si je croise Joachim Yombi Opango, je lui rappèlerai ses paroles: "vivre durement aujourd'hui pour mieux vivre demain" ou encore " il ne faut pas rater le début"...mais les congolais vivent déjà durement et attendent toujours que demain arrive pourtant on n'a pas raté totalement le début.

Un jour si je croise Augustin Poignet, Alfred Raoul, Jean-Pierre Tchistère Tchikaya, André Milongo, je leur dirai au moins ils ont goûté au pouvoir, en dirigeant le pays pendant très peu de temps, car aujourd'hui tout le monde ou presque veut être président.

Un jour si je croise Sassou Ngesso, je lui dirai que les congolais attendent toujours l'autosuffisance alimentaire d'ici l'an 2000 qu'il avait promise car les aliments ne font qu'augmenter. Je lui demanderai aussi si après avoir dit" J'assume" à la fin de la conférence nationale, il s'était lavé les mains avec l'eau du robinet ou avec du champagne? Car les robinets sont toujours secs, l'eau à boire est presque un luxe, heureusement qu'il y a l'eau des pluies

Un jour si je croise Pascal Lissouba, je lui dirai que les congolais attendent toujours que le pays devienne "une petite Suisse", on attend toujours que le caca de moutons soit transformé en goudron, ils attendent aussi d'avoir comme il avait dit " à Nkossa chacun aura sa part " car aujourd'hui, les Congolais attendent toujours..., à part les prédateurs du clan et leurs "amis".

La Cigale Sassou, ayant dansé
Pendant quarante années,
Se trouva fort dépourvue
Quand la crise fut venue.
Pas un seul petit tonneau
De pétrole ou de milliard d’euros.
Elle alla crier famine
Chez Lagarde sa voisine,
La priant de lui dresser
Quelque plan de sauvetage pour résister
Jusqu’aux élections nouvelles.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août (2), foi d’animal,
Intérêt et principal.
Lagarde bonne prêteuse ;
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous quand le baril était haut ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je dépensais, ne vous déplaise.
Vous dépensiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! effaçons vos dettes maintenant.

Parodie de la fable de La Fontaine ( La cigale et la fourmi)

Par Rigobert Ossebi 

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SASSOU ZOBA !

Un médecin sénégalais a déclaré: «Au Sénégal, la médecine est si avancée que nous avons coupé le foie d’un homme et l’avons mis sur un autre homme, et en six semaines, il cherche du travail.

Le médecin Camerounais  dit: «Ce n’est rien, Au Cameroun , nous prenons une partie d’un cerveau, le mettons dans un autre homme, et en 4 semaines, il cherche du travail.

Le médecin Égyptien dit: «Messieurs, nous prenons un demi-cœur d’un homme, le mettons dans la poitrine d’un autre, et en 2 semaines, il cherche du travail.

Le docteur Congolais rit et dit: «Vous êtes tous derrière nous … Il y a plus de 25 ans au Congo, nous avons pris un homme sans cerveau, sans cœur, sans foi, et fait de lui le président.

Maintenant, tout le pays cherche du travail !

Diffusé le 19 mars 2017, par www.congo-liberty.com

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:30

Par Rigobert OSSEBI

Fonds bleu Duc de Kent – Jean Yves Ollivier Faure Eyadema

Ceux qui s’intéressent à notre pays, ou s’inquiètent pour leur famille, savent bien qu’une crise profonde sévit au Congo. Même si, systématiquement, tout ce qui l’agite réellement n’est pas révélé par les grands médias internationaux ou dénoncé par de grandes institutions ; les crimes de toutes sortes s’y confondent dans l’impunité la plus totale. Rien ou si peu n’échappe à la noirceur du tableau !

Des scandales financiers, se chiffrant en centaines de millions d’Euros, sont révélés quasiment tous les jours et il faudrait un temps infini pour aller au fond de chaque dossier. Signe des temps ou succès à mettre au crédit de nos lanceurs d’alertes : Willy Nguesso, persona non grata au Canada, vient d’être mis en examen par le Parquet de Paris pour « blanchiment de détournements de fonds publics ». Depuis 1998, au travers de sa société SOCOTRAM, il rackette, très officiellement, tout transport aérien ou maritime par une taxation des marchandises, à l’export ou à l’import, dont le pétrole. C’est un merveilleux signal qui vient d’être adressé à tout un clan de prédateurs qui se croyait intouchable ! Et ce n’est que justice que Willy soit le premier ciblé, car il fut également le tout premier grand bénéficiaire de la débauche financière du Congo. En presque 20 années, c’est aisément un total de plus de 500 millions de dollars (+/- 300 milliards de FCFA) qui a été soutiré au travers de son système de taxation incontournable.

En attendant qu’un grand ménage puisse se faire, dans un pays qui a été amené à la cessation de paiement du fait de la prédation des Nguesso, on ne peut qu’observer un Premier ministre, Clément Mouamba, très serein et confiant dans l’obtention d’un plan de sauvetage par le Fonds Monétaire International.

Pourrait-il contredire ce qui précède ? Il n’en a que faire ! Les habituels réseaux internationaux corrompus œuvrent, en coulisses, au secours scélérat. Afin que la pilule passe sans encombre, parce que seulement aider l’Etat voyou du Congo finirait par faire jaser, il a été décidé par les bons samaritains de la finance d’établir un plan de sauvetage régional : celui de la CEMAC et ainsi d’y noyer le requin, plutôt que le poisson, Denis Sassou Nguesso ! Tout ce beau monde marche de concert… Le dictateur congolais, corrupteur notoire, leur a déjà enseigné une belle partition à suivre afin de recevoir leur récompense. Hommes, femmes, politiques du monde entier se sont toujours pressés à sa Cour pour recevoir des bribes, des 30 milliards de dollars qu’il a détournés ces 20 dernières années, en échange de leur silence ; ou pour certains de leur complicité active… !

Dans des affaires comme l’effacement de la dette congolaise, la corruption a été massive. C’est une notoriété brazzavilloise du premier cercle des gens un peu avertis, que l’accès et l’obtention du programme PPTE ont été monnayés au prix fort. Certains ont appelé « rétro-charité » cet échange de bons procédés.

Un petit exemple de rétro-charité, fut lorsque le Représentant Résident du FMI au Sénégal, Alex Ségura, s’était fait pincer à l’aéroport CDG de Paris avec une mallette pleine de billets (au total l’équivalent de 133.000 euros), le 25 septembre 2009. Il avait été blanchi par le Conseil d’administration du FMI, en décembre de la même année, alors que Dominique Strauss Kahn s’apprêtait à faire un cadeau de 5 milliards de dollars à Sassou Nguesso ; avec pour conséquence une débauche économique et financière que cette mauvaise décision déclencha dans notre pays. La reconnaissance du kleptocrate-dictateur, et la rétro-charité sonnante et trébuchante, furent proportionnelle à sa très grande satisfaction. Son Neveu Edgar, Directeur du domaine présidentiel, affirmait même en 2009 à qui voulait l’entendre : « Vous ne pouvez pas imaginer à quel(s) niveau(x) cela se passe ! (Ndlr : la combine de l’effacement) ». Sûr qu’aujourd’hui, il brûle d’envie d’en dire de même !

Pour bien prouver que ce plan de sauvetage n’a pas lieu d’être et que Sassou Nguesso et sa clique ne manquent pas d’argent, Oyo, la nouvelle capitale congolaise, ces derniers jours a été au centre de trois manifestations majeures, totalement surréalistes, complètement déconnectées de la crise profonde à laquelle la population est confrontée :

  • la présentation du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo guidée par le même sulfureux mécène de l’orchestre de Madame Valls,
  • l’inauguration de l’hôpital général d’Oyo (alors que dans le reste du pays les structures hospitalières sont exsangues financièrement et que la plupart des personnels y sont en grève)
  • le Musée de N’Gol’Odoua dédié au KIebe-Kiebe avec une réelle destination comme toujours obscure…parrainée par Jean Paul Pigasse. Une exhibition indécente « au cœur de la végétation pour faire entrer les sculptures Kiebe-Kiebe dans l’histoire de l’humanité» alors que la jeunesse congolaise s’entasse par plus de cent élèves dans des classes sans banc. Humanité très sélective des cautions morales du régime de Brazzavole…

Pour s’y presser, des invités du monde entier sont venus en avions privés, payés pour la plupart par la kleptocratie présidentielle. Il y en avait une multitude sur le tarmac de l’aéroport international et quasiment privé de Denis Sassou Nguesso à Ollombo. Pour couvrir ces évènements  la presse étrangère (Africa24, Les Echos, Paris Match, Jeune Afrique, Forbes Afrique, Télé Congo, Vox Africa, Africa Numéro 1, Canal 2) a été conviée. Elle a été traitée  aux petits oignons pour sa plongée dans les profondeurs de l’Afrique : vols aller-retour en jet-privé et séjour au Palace 5 étoiles de l’Alima, dans cette partie du Congo aseptisée pour l’occasion ; loin des tueries du Pool et des bombardements des populations civiles. Du bon temps assurément, Oyo ne souffre d’aucune pénurie et ne manque ni de caviar, ni de champagne millésimé ; même le Whisky, qui y est servi, est garanti hors d’âge… !

Quant à la Cour habituelle et personnelle du tyran de la Cuvette, elle était presque au complet. Christine Ockrent pour une fois absente, mais Madame et Monsieur Richard Attias, Yamina Benguigui (comme toujours) avaient répondu « présent ». Faure Eyadema n’aurait raté pour rien au monde ce déplacement. Michel Roussin représentait le Groupe Bolloré pour accompagner le dictateur dans sa distraction favorite, le gaspillage de la richesse nationale. En hôte de marque exceptionnel, et au centre de toutes les attentions, se distinguait  le Duc de Kent, cousin de la Reine Elisabeth II, qui est aujourd’hui (et depuis 45 ans, la plus longue période de l’histoire), le Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Sur le plan international, il est, on peut le dire,  le pape de la Franc-maçonnerie. Curieusement, il a effectué cette visite au pandémonium d’Oyo au moment même où le Pape François renonçait à se rendre à Kinshasa et à Brazzaville.

fonds bleu Attias Richard Cecilia

La Fondation Brazzaville parrainait l’évènement du Fonds Bleu toujours dans sa logique, par tous moyens, de soutien inconditionnel à la dictature congolaise ; Denis Sassou Nguesso qui n’a pas su gérer le pétrole congolais, ni la santé de ses citoyens, ni l’avenir de sa jeunesse, veut apparaître comme le sauveur de l’Afrique Centrale et de son environnement. C’est un peu vite oublier que, depuis le retour sanglant du dictateur, la production forestière, presque entièrement dans les seules mains de sa famille, est passée de 500.000m3 par an à plus de 2,5 millions m3, sans compter les coupes clandestines.

Ce Fonds Bleu, comme tous les autres fonds ou structures gérés par Sassou Nguesso, est condamné à la faillite. Ce ne sera certes pas un handicap pour accéder à un plan de sauvetage par le FMI, qui au prétexte de vouloir aider la CEMAC, sauvera la tyrannie congolaise sans avoir exigé la moindre contrepartie de transparence de gestion ou d’avancée démocratique. Les prisonniers politiques et le véritable vainqueur de la dernière élection présidentielle peuvent bien rester en prison. Les boucheries humaines et abus contre les Droits de l’Homme, récemment dénoncés par le Département d’Etat à Washington, pourront se poursuivre… Grâce à la très trop généreuse bénédiction financière du FMI et de Madame Lagarde.

Un véritable Etat de Droit, demain à la tête du Congo, ne se privera pas d’imposer ses arguments juridiques ou autres au FMI et à son actuelle General Manager, avec toutes ses conséquences pour les uns et pour les autres… !

Rigobert OSSEBI

(Extrait de liberty.com)

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NOTRE COMMENTAIRE :

Le pays est au bord du gouffre pour cause de banqueroute, voilà que les cigales du Congo qui ne tirent aucune leçon de leur goinfrerie, n'arrêtent pas d'organiser des "bamboula" avec tous les truands et escrocs bien connus... Dans le même temps, le FMI prépare des potions amères pour les populations congolaises, comme dans les années 1980...

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