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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 22:31

 

« Spéciale dédicace à Monsieur Franck Paris, Conseiller Afrique du Président Macron »

Tous vos prédécesseurs ont activement ou passivement contribué au déclin de la présence française sur le Continent africain, particulièrement francophone, et à l’augmentation des vagues migratoires fuyant les dictatures qui y proliféraient. Le Congo Brazzaville en est l’exemple le plus marquant.

Depuis 40 ans, Denis Sassou Nguesso occupe le devant de la scène françafricaine. De simple marionnette, il en a gravi tous les échelons et cela fait longtemps, qu’à son tour, il s’est mis à tirer lui-même toutes les ficelles de la politique africaine et parfois même française. Certains n’hésitent pas à le nommer l’Empereur de la Françafrique.

Son retour au pouvoir par les armes en 1997 entraina la mort de 400.000 personnes. Dès son déclenchement, le 5 juin, ce bain de sang aurait facilement pu être neutralisé, mais cette date correspondait à la passation de service entre Alain Juppé et Lionel Jospin ; et ce dernier laissa faire, sans tenter d’interposer, à Brazzaville,  les troupes françaises qui y étaient stationnées. Le Premier Ministre socialiste en fut bien mal remercié. Sa défaite de 2002, il la doit à l’argent d’Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso, gendre et beau-père tous deux chiraquiens convaincus, qui alimenta diverses candidatures avec le résultat qui modifia, plus qu’il n’influa, le cours de l’histoire de France.

Le dernier quinquennat présidentiel français fut celui qui apporta le plus de déception à l’opposition congolaise majoritaire. Le feu vert pour le référendum anticonstitutionnel de François Hollande ne sera pas oublié de sitôt. La jeunesse congolaise, macronisée avant l’heure, avait soutenu massivement le Général Mokoko, aujourd’hui emprisonné, véritable vainqueur de l’élection présidentielle de Mars 2016. A qui le devons-nous ?

Denis Sassou Nguesso, nous pouvons le constater clairement aujourd’hui n’a jamais été l’ami de la France. Profitant largement de cette dernière (PPTE), il n’a été que le porte-avions de la Chine en Afrique Centrale et le sous-marin de différents groupements terroristes. Aboulaye Miskine, Chef Séléka, dont il avait monnayé la libération auprès de Paul Biya, est devenu avec ses mercenaires un des responsables de sa Garde présidentielle avec des troupes en réserve à Bétou, à la frontière avec la RCA. Quant à la situation dramatique qui sévit actuellement dans le Pool, peut-être grâce au récent rapport humanitaire du Département d’Etat américain, elle commence seulement à alerter les opinions et les médias internationaux. En réalité, pendant que ce conflit déchire le pays, nul ne pense à regarder le tiroir caisse et les trafics pétroliers, et c’est ce qui importe le plus pour le clan de prédateurs.

[...]

LIRE LA SUITE :

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/260517/sassou-nguesso-fait-un-cadeau-dun-milliard-de-dollars-par-aux-petroliers

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 00:44
 
Les rafles font rage au Congo-Brazzaville, dans toute la partie sud du Congo, de Brazzaville à la ville de Pointe-Noire. Le régime de M. Sassou, produit de la françafrique, fait la chasse des Congolais présumés parents des Ninjas-Nsiloulou. La fable de La Fontaine "Le loup et l'agneau" est la devise clanique des Sassou & Nguesso : "SI CE N'EST TOI, C'EST DONC TON FRERE !".

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Nous attirons l'attention de Monsieur le Président de la République Française, de Monsieur le Premier ministre et son Gouvernement, notamment et très particulièrement de Monsieur Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, actuel ministre des Affaires étrangères, de MM. Delevoye et Jean-Yves Ollivier, etc., amis et vieilles connaissances françafricaines de M. Sassou Nguesso, de faire très attention sur les agissements de leurs protégés. Les crimes de cet homme, Sassou Nguesso et son clan, risqueront de rejaillir sur la France. Les "INTERETS DE LA FRANCE" ne sauront reposer sur les crimes et les massacres humains, même si Georges Clémenceau avait dit : "Une goute de pétrole vaut bien une goute de sang" (sic). Les temps évoluent.

 

LISTE DES DETENUS POLITIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE ( récent) INCARCERES POUR AVOIR EU UN PARENT NINJA ( document reçu sous forme PDF)

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 BIBOUMBOU André, Kinkala
02 BIBOUMBOU Adelaïde,  Kinkala
03 MATONDO Aimé,  Kinkala

INCITATION AU TROUBLE A L'ORDRE PUBLIQUE

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 KONGO DIA DJOKOLO Lungela,  Bacongo le 15/01/2016

USURPATION DES INFORMATIONS ET TROUBLE A L'ORDRE PUBLIQUE

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 GANGA DONGUI Christ Belvie Sydney, Palais du Parlement

ATTEINTE A LA SURETE DE L'ETAT
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 KIALOUMBOU  Placide
02 NZINGOULA MIAKAMONA  Sylvain
03 MBANZA

ENFANT DE 15 ANS
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 CYIMANA Prince Tharcisse

N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 MALIEMI Dieudonné Roger
02 MOUNGO Antoine
03 MONGOTO Samson
04 MBOUTOU Gaël
05 NKUNDIMANA Joseph
06 RUZINDONA Silas

DETENTION ILLEGALE D’ARMES ET MINUTIONS DE GUERRE ET AUTRES
N°, NOMS, PRENOMS, LIEU D'ARRESTATION

01 BAKADISSA  Gabriel
02 BAKEKOLO  Blaise
03 BAKOUAT  Jonas
04 BALEHOLA  Noél
05 BALOSSA Dumerland
06 BALOU rolvi
07 BANZOUNGOULA  Belvi Samarange
08 BANZOUNZI Déo Gracias
09 BANZOUNZI Grace
10 BATANTOU MILANDOU  Guibert
11 BAZOLO  Belvany
12 BITSINDOU Tachimy
14 BOUESSO NKOUSOU David
15 BOUKAKA  Sylvain
16 BOUTSINDI BANZOUZI  Fredelia
17 BOUZIKA  Ernest
18 DIAKOUKA  Belmi
19 DIAMONIKA Ardia
20 DIATOUBAKA  Gilbert
21 FOUANI Flavy Symplice
22 KIBEMBE BOUESSO  Stallone
23 KINKODA  Roland Armel
24 KOUBINDAMA  Arnaud
25 LOUBAKI gernese Duval
26 LOUHEMBA BOUBOTE Habib Rodriguez
27 MADIETA  Gislain
28 MAKITA  Jean Pierre
29 MALANDA MIATSOUKINA  Félie
31 MALONGA Doryon
32 MALONGA  Ghislain
33 MALONGA  Borgia
34 MAMONA  Dani
35 MAMPOUYA HOMBISSA Daniel
36 MASSENGO  Brisse
37 MATAMA MBODOU
38 MBENZA  Huvert
39 MBIZI  Trésor
40 MBOKO NKOMBO  Blanchard
41 MBOUMBOU NGANGA  Marnez
42 MENGA  Aurel
43 MEZA Constant Armel
44 MISSAKILA  Franck
45 MOANDA  Hermano Illicth
46 MOUANDA  Herman
47 MPONGUI  Jean Chéri
48 NDALA  Silaho
49 NDILA NGUILA  Dan Paul
50 NGOMA  Christ
51 NSOUZA  Bienvenu
52 NZOUNGA  Bienvenu
53 NZOUZI  Raphael
54 NZOUZI  Richard
55 SAMBA BABEKOUABO Brel
56 TELO  Christian
57 TITIANI  Rado
58 WAKALOUDI MPASSI  Hervé
59 WAMONAHO Ngampara
60 ZATAKINDILA MBEMBA  André

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 19:48
 
Le texte ci-après est extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, "Barbarie et folie meutrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", Ed. L'Harmattan, Paris, 2005.

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Des voix se lèvent contre la violence armée dans le Pool (1998-2005)

A celles et ceux qui disent que personne ne parle, ne dit rien. Voici des extraits des réactions de Mgr Portella, Evêque de Kinkala et de feu Sage du Pool, M. Florent Mienantima. Cela fait 20 ans que M. Sassou Nguesso et son clan se livrent à l'extermination des Kongo dans la région du Pool. La guerre dans le Pool n'a vraiment jamais cessé. Les opérations "Colombe 1 et 2", "Hadès", "Hérode" et "Mouebara 1 et  2" suivent toujours leur cours. Mouebara est le nom de la mère de Sassou Nguesso. . A la France qui nous a "affecté" ce criminel en 1997 par le bout d'un canon sur fond de fleuve de sang et de larmes, et au président Hollande qui lui a donné le quitus, le permis de tuer en octobre 2015, au nom des INTERETS DE LA FRANCE, le peuple Congolais demande de retirer son criminel qu'il n'a pas choisi librement. Merci de partager ce document et de faire connaître ce livre-témoignage. Un livre à lire impérativement.

 

Châtiment collectif pour appartenance ethnique

 

La recrudescence de cette violence armée dans le Pool a de nouveau mobilisé toutes les forces vives de la nation pour tenter de trouver une solution définitive à cette crise. Au nombre des initiatives prises à cette fin, il y a eu les déclarations des Evêques du Congo et leurs prises de contacts avec les autorités politiques et civiles, les déclarations de certaines personnalités politiques et civiles, la Concertation pour la restauration de la paix au Pool, organisée du 14 au 18 novembre 2002, par les ressortissants du Pool et la marche citoyenne qui les a conduits à la résidence privée du Chef de l’Etat, le 18 novembre 2002. C’est donc au terme de toutes ces initiatives, notamment à l’issue de la marche citoyenne, que le Chef de l’Etat a annoncé sa volonté de mettre fin à la violence armée dans le Pool, en demandant aux jeunes qui ont pris les armes à rentrer de Brazzaville où il leur garantit la sécurité, l’amnistie et la réinsertion sociale. Cet appel a enclenché une réelle dynamique de résolution de cette crise armée, après avoir, au départ, semé la confusion et la panique dans les esprits des populations du Pool.

 

1. Appel à la responsabilité nationale et internationale de l’Evêque de Kinkala

  « C’est un cri que je lance à l’adresse de toute la nation congolaise et de tous ceux qui l’aiment. Ce qui se passe à présent dans la région du Pool est à peine supportable pour un cœur tant soit peu humain. Voilà déjà, en effet, plus de deux mois que cette région est l’objet d’une « sollicitude meurtrière » qui se manifeste dans un « pilonnage » assidu de plusieurs localités ; je cite, entre autres, Madzia (4 fois), Matoumbou, Yokama, les environs de Kololo, Ngandou, Malela…, sans oublier, bien sûr, « l’épicentre » même du drame : la région de Kindamba-Vindza.

Le motif déclaré de ces tristes opérations, c’est la présence incongrue et indésirable du chef de l’ancienne résistance et de ses jeunes adeptes qui, par leur marginalité parfois violente, il faut le reconnaître, dérangent la tranquillité des populations et ne contribuent pas du tout à la paix dans la région. Malheureusement, sans être familier de l’art militaire, on peut constater que ce ne sont pas ces cibles qu’on atteint, à cause de leur grande mobilité et de leur maîtrise incomparable du milieu. Ce sont plutôt les pauvres populations qui en subissent de graves conséquences : des vies humaines fauchées, des infirmités provoquées, des habitations détruites, des déplacements forcés, à pied, sur 50, 100 et même 200 km, avec des bagages de fortune, sans assistance médicale ni secours alimentaire (les ONG humanitaires n’y ont pas accès, semble-t-il, par manque de visa de sécurité), des décès en pleine route sans inhumation digne, un sol de plus en plus impropre à l’agriculture parce que saturé de bombardements. Il y a aussi la triste certitude de revoir, au retour, les maisons pillées, dépouillées du peu qui était resté, par ceux-là mêmes qui sont officiellement préposés à la protection des personnes et des biens.

Aujourd’hui encore, à cause des menaces de bombardement, au vu des engins lourds qui y sont acheminés, un véritable exode est en cours : des milliers de personnes se dirigent encore vers Brazzaville, désespérées, lassées de ce triste sort qui leur échoit. Ajouter à cela, l’angoisse de tous ces jeunes, obligés de vivre cachés dans les forêts, de peur d’être traités de « Ninjas infiltrés ou potentiels ». Quelques-uns ont été même portés disparus, par le fait de la force publique (question à instruire dans le droit et la justice).

Comment ne pourrait-on pas crier, avec le prophète : « Nous attendions la paix, et rien de bon ! le temps du remède, et voici l’épouvante ! » (Jérémie 14, 19).

Oui, voici l’épouvante ! C’est difficile à comprendre, surtout après les « professions de foi » de nos responsables sur la paix ! Annoncer et promettre la paix et en même temps décider des opérations, sources de tant de souffrances injustes pour des filles et des fils de la nation, relève d’une logique mystérieuse difficile à décrypter.

Car, pour beaucoup d’entre nous : pour les évêques du Congo, pour le Conseil œcuménique, pour les sages des différentes régions de notre pays, pour les institutions nationales comme le Comité de suivi de la Convention pour la paix et la reconstruction du Congo et le Haut-Commissariat à la Réinsertion des ex-combattants, pour des associations comme le Comité des femmes pour la paix, le Mbongui du Pool, le Mopax, les femmes du Kouilou (1), le seul chemin capable d’apporter et de garantir une paix profonde et durable est celui du dialogue. La guerre, surtout celle-ci où les populations innocentes sont les premières victimes, n’accouche que de la destruction physique et morale. Elle ne fait qu’attiser les haines, développer les rancoeurs, faire naître, dans la région, la conscience d’être des « mal-aimés » de la République. La  solution est ailleurs. Elle est dans la reprise  du dialogue, elle est dans la réactivation de la réinsertion socio-économique des ex-miliciens, elle est dans le désenclavement de la région par la réfection urgente des routes, elle est dans l’éducation morale, civique et disciplinaire de nos jeunes et particulièrement des ex-miliciens déjà enrôlés dans l’armée qui, par leurs forfaits perpétrés (pillages, vols, viols), font honte à notre Force publique, elle est dans le développement humain harmonieux de toutes les régions du pays, elle est dans la justice et l’égalité de chance pour tous. C’est pourquoi, j’appelle de tous mes vœux un engagement plus clair et plus ferme de la part de tous ceux qui se sentent concernés par cette tragédie qui est nationale : filles et fils de toutes les régions du pays, représentants des pays amis, chrétiens et croyants, pour obtenir l’arrêt des combats et la reprise du dialogue. Oui, la paix n’a pas de prix, même si sa recherche doit mettre notre patience à rude épreuve, car ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Et les souffrances des populations innocentes ne peuvent jamais être une bénédiction pour ceux qui les causent. Oui, au nom de Dieu entre les mains de qui le Congo a été placé, et dont « les pensées sont des pensées de paix et non pas de malheur » (Jérémie 29, 11), que cesse la guerre au Congo » (2).

Monseigneur Louis Portella Mbuyu

Evêque de Kinkala

 

2. Le président des sages du Pool sollicite du Gouvernement l’arrêt des violences

Devant le spectacle macabre qui se joue dans le Pool en général, et dans son propre village, en particulier, le président des Sages du Pool, Monsieur Mienantima Florent, réagit et demande au Ministre de l’Intérieur d’assurer la sécurité des populations du Pool. Il adresse également, au même ministre, un rapport d’assassinats perpétrés par la Force publique à Mpayaka, son village.

 

Première lettre :

« Mpayaka, le 20 juillet 2002.

A Monsieur le Ministre de l’Intérieur à Brazzaville.

Objet : Compte rendu d’assassinats perpétrés à Mpayaka par la Force Publique

 Nous avons l’honneur de vous rendre compte des événements survenus au village Mpayaka.

Dans la journée du samedi 6 juillet 2002, au matin, un contingent de militaires des Forces armées congolaises en service commandé a fait irruption au village Mpayaka, soi-disant à la recherche des Ninjas.

Cependant, à défaut des Ninjas, ils ont tué dix (10) personnes non armées :

1 - Nkodia Roméo, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

2 - Bibimbou Marcel père, 82 ans, tué et brûlé dans la maison ;

3 - Bibimbou fils, 18 ans, apprenti menuisier ;

4 - Nganga Emery, 25 ans, paysan, agriculteur ;

5 - Makoumbou Dieudonné, 18 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

6 - Safoula, 17 ans, élève au CEG de Kibouendé ;

7 - Bantsimba Jean, 50 ans, Président des parents d’élèves de Mpayaka ;

8 - Lemina Albert, 70 ans, Chef de village Ngamalie ;

9 - Samba Kihanzi, 80 ans, brûlé dans sa maison ;

10 - Nsamoukounou-Wamba, femme de 65 ans, tuée mutilée par arme blanche ;

11 - Bissila, blessé par balle, non en danger de mort, est en train d’être soigné ;

En plus, ils ont torturé, battu violemment et menacé de mort un grand nombre et même le Président du comité de village, Monsieur Mienantima Florent âgé de 75 ans.

Toutefois, on peut noter que parmi les assassinés, seul Nganga Emery avait été un ex-combattant ninja qui avait rejoint ses parents et faisait ses champs.

Ensuite, ils ont brûlé toutes les maisons en toiture de paille des six quartiers de Mpayaka soit environ cent trente- cinq (135). Mpayaka a été brûlé à près de 80%. Des arbres fruitiers ont été coupés, les jeunes plants arrachés.

Mpayaka a été pillé de fond en comble avec les animaux. Après cette mise à sac, toute la population, soit environ quatre cents (400) personnes ont été contraintes d’aller à Kibouendé dans le dénuement total.

Monsieur le Ministre, vous êtes notre tutelle. La situation de Mpayaka est le sort subi par la plupart des populations et villages du Pool : un châtiment collectif pour appartenance ethnique. Bien que tard, nous implorons votre intervention contre cette manière de faire.

Le présent compte rendu vous est adressé à titre d’information et à toutes fins utiles.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

Le Président du Comité de village Mpayaka

Mienantima Florent.

Ampliations :

Ministre de la Défense

Chef d’Etat Major Général FAC

Chef de District de Kinkala

Chef de Région Pool

Archives ».

 

Deuxième lettre :

« Mpayaka, le 17 août 2002.

 

A Monsieur le ministre de l’Intérieur,

Général Pierre Oba.

 

Monsieur le Ministre,

Au regard de la situation des populations du Pool qui, chaque jour devient plus dramatique que la veille, j’ai l’honneur de vous adresser la présente lettre parce que vous êtes notre Ministre de tutelle. Vous avez la responsabilité d’assurer notre sécurité.

Monsieur le Ministre, je suis Monsieur Mienantima Florent, Chef du village Mpayaka (Kinkala). J’ai 75 ans d’âge. J’ai été :

Chef de terre Mboleke (Kinkala) en 1963

Conseiller de district et de région de 1963 à 1978

Président du Tribunal de 1er degré de Kinkala de 1962 à 1977

Président du Comité de village Mpayaka de 1964 à nos jours

Député à l’Assemblée Nationale Populaire de 1973 à 1978.

A cause de ma petite expérience, j’avais été élu par mes pairs Président des sages du Pool.

 

 J’ai vécu les événements des 3 Francs en 1941, les abus de la J.M.N.R, en 1964, la recherche de Diawara dans les forêts de Goma-Tsétsé. Aucun de ces événements ne m’a inquiété personnellement. Seuls les mis en cause subissaient la répression de la loi.

En octobre 1998, les Ninjas m’ont brutalisé jusqu’à me ligoter en prétextant que j’avais conduit les Cobras qui avaient brûlé Kibouendé. Quand ils ont vérifié, ils se sont aperçus que je n’y étais pour rien. Pendant ce temps, ils avaient déjà anéanti mes biens et détruit mes trois (3) parcs avec cent vingt-sept (127) bœufs.

Cette fois-ci, les militaires des FAC [Forces armées congolaises] ont fait irruption dans mon village Mpayaka sous prétexte de rechercher les Ninjas. A défaut des Ninjas, ils ont assassiné dix (10) personnes gratuitement, blessé une par balles. Pendant ce raid, j’ai été violemment battu, sans considération de mon âge. J’ai eu quatre (4) côtes déformées. Ils ont pillé tous les biens du village. Ils ont volé mes vingt (20) cabris et mes moutons. Ils ont brûlé près de cent trente-cinq (135) maisons. Le village a été détruit à 80%.

Dans mon cas, traqué d’un côté par les Ninjas et de l’autre par les Cobras, sous la peau des FAC, je me demande de quel côté suis-je. Ceci est pour dire qu’il y a beaucoup d’innocents qui subissent dans le Pool.

Monsieur le Ministre, au cas où vous ne le sauriez pas, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance qu’en ce moment, les populations du Pool sont victimes des exactions les plus sévères de la part des militaires de toutes nationalités confondues. Massacres, viols, rackets, bombardements d’hélicoptères, sont les maux auxquels on est soumis à tout moment. La mort est distribuée gratuitement et pour rien, selon le bon vouloir de la Force Publique. Une rencontre des FAC avec un jeune homme soupçonné d’être ex-Ninja signifie assassinat de ce dernier. Un ex-Ninja est automatiquement tué. Ils ne font pas de prisonniers. Ce système de rechercher tous les ex-Ninjas un à un est très dangereux. Ainsi traqués, bien qu'ayant déposé les armes, les Ninjas ne sortent plus. Cela signifie que le Pool perdra de ses jeunes d’ici là. Monsieur le Ministre, votre responsabilité est engagée, il faut réagir. Au village, la conclusion est que les militaires agissent ainsi selon les ordres bien reçus du gouvernement parce qu’ils ne sont jamais rappelés à l’ordre et cela dure depuis toujours. Chez le soldat, quand on dit : va ! il va, viens, il vient ; fais, il fait sinon il est sanctionné.

 Monsieur le Ministre, je voudrais aussi porter à votre connaissance que beaucoup d’hameaux ont déjà été effacés de la carte du Pool et du Congo. Les militaires passent et repassent dans les villages désertés, pillent et repillent et finissent par incendier les maisons et enlèvent les tôles. Kibouendé regroupe en ce moment les déportés de plus de vingt (20) villages de Kinkala-Nord et de Mayama. Comment vivent-ils ? Dans le plus grand dénuement. Ils ont abandonné leurs champs parce qu’une rencontre avec les FAC signifie la mort. Si la guerre s’arrête aujourd’hui, beaucoup de rescapés ne retrouveront plus de village ni de maison où habiter. Le gouvernement qui, en ce moment éprouve des difficultés pour assurer régulièrement les pensions des retraités, les bourses des étudiants, les salaires des fonctionnaires, sera incapable d’aider les paysans du Pool à rebâtir leurs maisons. Il serait donc temps que le gouvernement arrête net cette situation.

Monsieur le Ministre, une question fondamentale est de savoir si la région du Pool est en rébellion contre les institutions de la République. A mon avis, il n’en est pas question. Pourquoi alors faire subir une guerre si atroce, faire payer un si lourd tribut aux populations pour une personne que beaucoup ne connaissent même pas physiquement. Cette attitude nous fait conclure que le gouvernement nous fait subir un châtiment collectif pour appartenance ethnique. C’est dangereux pour une République.

Monsieur le Ministre, en ma qualité de Sage, je voudrais vous suggérer d’abord la résolution du problème du Pool par un autre biais : celui de l’amour. Ne considérez pas uniquement votre pouvoir à asseoir à tout prix quel que soit le nombre de morts dans le Pool et sa destruction matérielle. Considérer d’abord la population. Si vous avez un peu d’amour pour les habitants du Pool, faites que le gouvernement arrête son expédition. Quel plaisir éprouvez-vous en apprenant toutes les nouvelles macabres en provenance du Pool depuis 1998 ? Il n’y a aucune gloire d’avoir saccagé une région et d’entrer dans sa mémoire comme son destructeur. L’hécatombe du Pool et même le chaos du pays tout entier exigent du gouvernement de la hauteur et surtout beaucoup de lucidité. Si le gouvernement considère les personnes avant toute chose, il devra revoir sa copie. C’est alors que le gouvernement doit chercher et réexaminer toutes les données des problèmes jusqu’au bout du raisonnement. Chez les villageois, pour arriver jusqu’au bout du raisonnement dans un problème politique à plusieurs têtes, il n’y a qu’une seule approche : le dialogue. Le dialogue est le fruit de l’amour. Tout le reste n’est que perte de temps, d’énergie, de personnes et de biens. Ce que je dis est simple, mais il n’y a que ceux qui ont l’amour pour leurs semblables qui y arrivent. Un adage de nos villages dit que si le chemin se perd, il faut repartir à la croisée des chemins. Les problèmes politiques n’ont pas qu’une seule solution. Quand un schéma ne marche pas, on en prend un autre. Si on examine les accords déjà passés, on s’apercevra que certaines clauses ont été foulées aux pieds de chaque côté. Dans certains pays, par amour, pour sauver leur population, les gouvernements décrètent des cessez-le-feu unilatéraux. Pourquoi pas chez vous ?

Monsieur le Ministre, je sais que des voix plus autorisées que la mienne ont déjà parlé dans le même sens. J’ai tout simplement voulu vous rappeler que les populations du Pool sont aussi vos citoyens et que vous avez la responsabilité de leur sécurité.

Encore une fois, Monsieur le Ministre, nous vous implorons de faire arrêter le châtiment collectif pour appartenance ethnique des populations du Pool. Soyez notre Avocat auprès du gouvernement et surtout auprès du Président de la République.

Entre-temps, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes remerciements anticipés.

Mienantima Florent ».(*) 

 (Extrait du livre de Krysis Kilokila-Kiampassi, Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, L’Harmattan, Paris, 2005)

-----------------------------------------

(*) M. Florent Mienantima, le Sage du Pool, est décédé l’année dernière (2016), à la suite d’une longue maladie.

(1) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2362 du 16 mai 2002.

(2) - Cf. : La Semaine Africaine, n° 2363 du 23 mai 2002

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 23:19
Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), M. Modeste BOUKADIA, a été condamné, le 03/05/2017, par la Cour criminelle de Pointe-Noire, à TRENTE (30) ANS DE TRAVAUX FORCES pour, dit-on : « Atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». Ce verdict repose sur le fait qu’en 2013, les militants du parti de M. Modeste BOUKADIA, président du CDRC, au cours de leurs meetings autorisés, avaient brandi des pancartes portant l’inscription « Gouvernement=Carton rouge », réclamé la « démission du gouvernement »et la « formation d’un Gouvernement d’union nationale ».

Les magistrats du Tribunal de Pointe-Noire, particulièrement le Procureur général, M. Norbert NKOUKOULI et le président de la cour (Jury), M. TOUTISSA, aux ordres, n’ont pas dit le droit, mais ont obéi à un ordre parti de quelque part.

Rien que pour cela, il est condamné à 30 ans de prison aux travaux forcés. Mais, curieusement, après avoir eu le « courage( ?) » de prononcer la sentence et condamner un homme dont le dossier est vide, M. TOUTISSA, le président du jury, n’a plus le « courage » de se rendre à ses bureaux pour signer la Grosse du verdict à travers lequel il a pour ainsi dire « condamné à mort » un innocent, M. Modeste BOUKADIA.

Pourquoi, M. TOUTISSA, le courageux magistrat, a-t-il peur maintenant, après avoir rendu un verdict ne reposant sur rien ? Maintenant, le Juge TOUTISSA a peur de signer, d’assumer son acte barbare ordonné par d’autres…

En effet, après André Grenard MATSOUA, en 1940 sous l’ère coloniale, après Nelson MANDELA sous le règne de l’apartheid en Afrique du Sud, nous voici en présence d’un autre cas qui relève de la barbarie pure agissant au nom de la « JUSTICE( ?) ».

Cependant, à notre entendement, telle que nous l’apprécions :

- “La justice est la substance de toutes les vertus. (...) La justice est la substance du devoir. Il est juste de remplir son devoir d’état, mais le premier devoir est de vous demander si votre état est justifié. Vous avez le devoir d’obéir à vos Chefs pourvu que leur autorité soit légitime, mais cela ne vous dispense pas du devoir de vous demander si l’ordre qu’ils vous donnent est juste. C’est devoir de se soumettre à la loi du pays, mais avant tout, de se demander si cette loi ou cet ordre est juste. Car elle peut bien avoir été imposée par des tyrans ou des conquérants, par un imposteur ou par des profiteurs, ou n’être due qu’à des superstitions ou à d’anciennes erreurs. Le premier devoir est peut-être alors de désobéir ouvertement, ou d’attaquer la loi ou l’ordre inique de quelque autre façon” (Lanza Del Vasto).

En clair et en d’autres termes, notre premier devoir à tous, en tant que citoyens, est d’observer la justice - la vraie -, et notre second devoir est de ne pas tolérer qu’on la viole.

En tout cas, le témoin d’une injustice qui détourne la tête sous prétexte que cette affaire ne le regarde pas ou y contribue, sous couleur de discrétion ou d’intérêts véreux, ou d’impassibilité, n’est qu’un lâche. Sa non-intervention, loin de le mettre hors de cause, le compromet au contraire avec l’injustice.

A chacun de nos compatriotes, de quelque bord qu’il soit, de méditer les enseignements ci-après : 

“Plus un ordre viole la nature, l’habitude et la norme, et plus l’usage de la violence lui est indispensable” (Lanza Del Vasto).

Par ailleurs, si le sang donne droit au pouvoir, celui qui détient le pouvoir n’a pas de pire rival que son plus proche par le sang; et ce droit de vie et de mort que les puissants s’arrogent finit par se retourner contre leur propre sang, avait écrit Lanza Del Vasto.

- “Tant que la confiance, l’affection, le respect ou la puissante habitude, lient les sujets à cet autre arbitre, l’Etat subsiste : il se défait sitôt que l’autorité du Souverain se perd sur une autre partie du peuple qui porte son allégeance ailleurs : il y a dès lors, à vrai dire, non plus un Etat mais deux; ou, du moins, deux Etats tendent à se former à partir d’un seul, et l’un d’eux sera étouffé par l’autre à l’aide de moyens violents. Il y a là un processus affreux dans son cours et dont l’achèvement laissera d’ineffaçables rancunes. Jamais plus les citoyens ne seront unanimes dans la célébration des anniversaires, les jours de gloire des uns étant jours de deuils pours les autres. Rien n’est donc plus important à la santé d’un Etat que de procurer un accord perpétuel des citoyens sur l’identité du Souverain, c’est-à-dire d’établir et de consacrer un principe de légitimité” (Bertrand De Jouvenel).

Rappel :

Par exemple, Saturne dévorait ses enfants jusqu’à ce que l’un d’eux qui lui avait échappé, Jupiter, le vainquît de sa foudre et l’enfermât dans les lieux infernaux.

Puisse cette page d’appel à la méditation faire réfléchir celles et ceux qui se croient détenir le droit de vie et de mort sur les autres censés être leurs compatriotes.

Paris, le 18 mai 2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Ancien Rapporteur de la Commission ad hoc « Assassinats » de la Conférence Nationale Souveraine (1991)

Ancien Représentant Permanent de l’Opposition Congolaise auprès de l’Union Européenne

Président de l’Association UNION-CONGO

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 11:58
 
Le dictateur-tyran Sassou Nguesso est en train d'opérer un véritable nettoyage ethnique dans la région du Pool. Il s'en prend aux enfants. Opération dite "HERODE". Après le Pool, ce sera où, dans quelle région ?

Congo-Brazzaville : la preuve par les images...

Nous ne faisons aucun commentaire. Nous faisons parler les images !

L'homme placé par la françafrique au Congo-Brazzaville en 1997 dans les conditions que l'on sait, sur fond de guerre, de fleuves de sang et de larmes, soutenu ensuite par le président Hollande en octobre 2015, continue ses massacres humains, sans que personne ne s'en émeuve... Après tout, ils valent combien ces N... !

Mais, nous en appelons aux personnes éprises de paix et de bonne volonté d'aider autant qu'elles le peuvent !

C'est un S.O.S., un appel au secours !

Il leur reste combien de temps à vivre à cette mère et son enfant ?

 

Cet enfant ne verra plus jamais la lumière du soleil. Ses yeux ont été crevés par les milices de Sassou Nguesso. Ceci se passe dans la région du Pool. Parce qu'il est de l'ethnie Kongo du Pool.

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En effet, Brazzaville est, déjà, en état de siège. Précisément, dans les quartiers Sud comme Bacongo et Makélékélé. Tout se passe comme si l'attaque de la capitale congolaise était imminente. Des murets de sacs de sables sur certains ronds points, montrent à la population apeurée que le pire est à venir et qu'il n'est plus exclu qu'elle revive le même calvaire que celui de la guerre de 1998-2005.

Bien que préoccupé par cette situation, Sassou-Nguesso a été obligé de se rendre à Oyo mardi pour assister à l'anniversaire de la mort de sa maman, Madame Mouébara, survenue, en 1982, à Paris. Mais, en vérité, le dictateur n'a pas le cœur en place. Pendant que son corps dort à Oyo, son esprit rôde dans les faubourgs de Brazzaville et dans le département du Pool où un génocide en vase clos est en train de se commettre.

Plusieurs charniers y ont été creusés pour dissimuler des dizaines et des centaines de corps que l'état-major ne pouvait remettre aux familles, de peur de provoquer la colère de ces dernières. On sait, d'autre part, que le fleuve Djoué a charrié plusieurs corps de personnes tuées dans le Pool, que le pouvoir voulait cacher.

Des dossiers sur ce génocide sont d'ailleurs en train d'être constitués, avec des photos très parlantes à l'appui sous la direction de l'intraitable Me Maurice Massengo-Tiassé. Une enquête de la CPI, sur les massacres des populations civiles au Congo-Brazzaville, n'est plus à exclure. Des albums photos montrent le degré d'horreur que vivent les populations civiles du Pool depuis un an. Dans un silence de cathédrale de la communauté internationale.

En septembre dernier, déjà, Me Tiassé, en sa qualité de deuxième vice-président de la Commission nationale des droits de l'homme du Congo, avait pu remettre un rapport d'une gravité extrêmement insolente, à la Commission des Nations-Unies pour les droits de l'homme, à Genève, sur les massacres du président, Sassou Nguesso, contre les populations civiles. Ce même rapport a, également, atterri à la CPI où il suit, toujours, son cours.

Après l'assassinat par balle, dans le Pool, la semaine dernière, d'une petite fille de trois ans (dont la photo a fait le tour du monde), à cause, semble-t-il, d'une « balle perdue » de la police, voici une autre photo d'un enfant du même âge à qui les soldats de Sassou ont crevé les deux yeux (voir photo ci-dessus). Pour punir son père suspecté d'être un milicien de Ntumi ? Il faut noter que le dictateur compte des dizaines et des dizaines de petits-enfants du même âge, qui, eux, ne manquent de rien, et dont le mot souffrance est inconnu de leur vocabulaire.

L'horreur a atteint son paroxysme dans le pays...

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 10:29

Vive la résistance congolaise !

Oui Sassou, au Congo-Brazzaville il existe des prisonniers politiques, une crise post électorale et une guerre civile dans le Pool qui n’est autre qu’un génocide. Le dire ne saurait être considéré comme une offense à votre triste personnage qui ridiculise notre pays à longueur de journée.

En écoutant la dernière interview du Pol Pot congolais sur France 24, j’ai eu les yeux emplis de larmes tant le mensonge et l’arrogance qui l’habitent en étaient le fil conducteur. Le Congo-Brazzaville est devenu un état voyou dirigé par un mafieux qui a perdu le sens de l’honneur et de la réalité. Cette entrevue laisse un arrière goût amer et ternie encore un peu plus l’image de notre beau pays devenu la risée du monde entier.

Certains d’entre-nous qui l’avons accompagné dans son ascension à la magistrature suprême devrions faire notre mea culpa. Les dégâts qu’il cause deviennent incommensurables.

L’heure n’est plus à la sémantique car nous savons tous que le Congo est une dictature dans laquelle toute opinion contraire à la pensée unique des Khmers rouges congolais est réprimée avec une violence inouïe. Notre combat actuel doit être celui de les faire partir du pouvoir par tous les moyens nécessaires.

Je le réaffirme encore une fois que le Pasteur Ntumi est un résistant pour bon nombre de congolais. Le dialogue inclusif tant espéré pour apaiser la situation n’ayant pas eu lieu, il est de notre devoir citoyen de résister.

Déterminés à ne pas se laisser égorger comme des moutons, les forces armées pour la libération du Congo continuent d’infliger dans le Pool un terrible camouflet avec des pertes mémorables aux mercenaires à la solde de notre petit dictateur qui se cramponne telle une sangsue au fauteuil présidentiel. N’est-ce pas que l’oppresseur qui détermine l’arme de l’opprimé ?

Le paradoxe de cette lugubre situation, c’est que ce sont les Congolais qui font la guerre aux Congolais. Au Congo-Brazzaville, l’on a décidé d’exterminer tous ceux qui ne pensent pas comme le pouvoir de fait en place. A ce rythme, le Congo de demain ne sera plus qu’un vaste charnier dans lequel chaque famille congolaise ira chercher l’un de ses membres. Je ne puis penser que c’est de cette société que nous voulons. Nous déplorons toutes les morts de ce conflit aberrant que l’on nous impose.

Tout ceci ne contribue qu’à creuser un énorme fossé entre un même et unique peuple. Il est temps que Sassou comprenne que nous ne nous laisserons plus faire. La sagesse lui recommande d’abandonner la violence qui est sa seule forme de règlement de conflit. L’on sait quand l’on commence une guerre mais l’on ne sait jamais quand celle-ci se termine. L’aile politique de la résistance congolaise est prête à discuter au travers d’un dialogue inclusif pour l’intérêt général des Congolais à condition que Sassou retire ses chiens errants du département du Pool, libère les prisonniers politiques, restaure nos libertés fondamentales de peuple civilisé et arrête de nous occire. Au-delà de toutes ces vicissitudes, seuls les Congolaises et Congolais trouveront une solution à ce drame congolais en s’asseyant autour d’une même table. N’ayons pas peur de serrer la main du diable dans l’optique d’une paix des braves car le peuple congolais souffre trop. Le sang et les larmes doivent cesser d’être le quotidien des Congolais. Ni la mer rouge de sang ni l’océan atlantique trop salée ne conviennent au Congolais. Un compromis sans compromission doit être trouvé.

L’horizon s’obscurcit sur la terre de nos ancêtres. Notre génération ne fera plus allégeance à n’importe quel dictateur. C’est le réveil républicain qui s’accompagne du renouveau congolais qui est en marche. Les temps changent et le Congo ne sera plus celui d’un seul Homme, d’une seule famille, d’une seule tribu, d’une seule région ou d’un seul clan mafieux. C’est là notre vraie rupture.

Nous exhortons la population congolaise éprise de paix, de liberté et de démocratie à ne pas baisser les bras car ce pouvoir agonisant vit ses dernières heures. L’espoir a changé de camp. Le Congo mérite mieux que cette bande d’individus qui se maintient illégitimement au pouvoir par la force des armes. Sassou n’est pas l’homme que notre pays mérite et en plus il est hors de son temps. C’est un homme du passé avec un lourd passif qui s’avance dans le néant, son habitat de prédilection.

Debout congolais, le train de la libération est en marche et plus rien ne fera obstacle à notre aspiration légitime de recouvrer la liberté. Notre travail porte ses fruits et je ne puis douter de notre victoire finale. Nous sommes lucides, altruistes, révoltés et incorruptibles, telles sont les caractéristiques imprimés dans nos gènes.

C’est Martin Luther King qui disait : “Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.”

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire Miakassissa - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pool Sud-Congo
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:58

"Personne dans le monde, aucune nation dans l’histoire n’a jamais obtenu sa liberté en faisant appel au sens moral de ceux qui les opprimaient." Assata Shakur.

 
Il y a ceux-ci, de la diaspora, sans autre ambition que celui de "faire du vieux avec du vieux", décrétant un "Tout sauf Boukadia." De messes basses entre soi, en désinformation auprès de l'Elysée et autres institutions internationales, tout y est passé ! Ne comprenant rien à la mutation en cours dans la société congolaise...

 

Impassibilité et constance pour celui, nous dit-on maintenant, que ses actuels geôliers surnomment "Le Grand Tigre."

Il y a ceux-là, du système, ayant cru remporter la palme à son retour sur Brazzaville en le faisant arrêter par une armada d'hommes en treillis, une victoire à la Pyrrhus en réalité, à s'en mordre les doigts.

Il y a le Peuple qui lui, ivre de son bon droit, attend avec patience que vienne l'Heure ou l'Aigle se posera enfin sur la plus Haute branche du Fromager. 

Il y a Modeste Boukadia qui, de Son Silence, fait Loi. Une seule question depuis : Mais qui est-Il donc ?!!

Il y a ceux-ci, nombreux congolais-es, jeunes et vieux, fracassés par les espoirs suscités par des marchands d'illusions, tous issus de la même matrice qui aujourd'hui, oppresse sans distinction du Nord au Sud, de l'Ouest à l'Est.

Et toujours la lancinante question : "Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!!"

Ils se l'ont posé aux Nations-Unis lorsqu'il a obtenu la condamnation du système actuel et la demande de remise en liberté de ses hommes, tous du C.D.R.C., pris en otage croyant ainsi pouvoir l'obliger. Peine perdue. 

Elle s'est aussi imposée à l'Union Européenne, et les congolais-es, tels des errants dans le désert auprès des oasis, boivent sans trop se poser de question sur la provenance de l'eau, s'émerveillent des sanctions de l'UE et des EU, ces défections d'entreprises en cascade, ces mises en porte à faux diplomatiques, ces exigences de liberté contre ce régime inique, sans en connaître les vrais artisans.

Ceux du système, ce sont aussi posés la question, l'oeil en coin sur leur chef : "Mais qui est donc ce Modeste Boukadia ?!" Le mutisme en guise de réponse, car comme on le dit couramment chez nous, "il n'y a plus de temps de choix d'aimer ou pas, se baigner, si c'est au crocodile que tu as affaire !"

Ils étaient prévenus, ils ont néanmoins osé. A leur dépend !

_ 3 février 2016, en urgence : Avis de réunion N° 000325 /MAEC-SG/DAM/DONU. Sur la convocation, cette litote toute congolaise : Allégations d’arrestations d’opposants congolais -  "Cas Boukadia"…

La réunion eut lieu. 

Conclusion :  relaxe pure et simple de M. Modeste Boukadia ainsi que des 14 cadres du C.D.R.C.

"Tu avances, tu meurs. Tu recules, tu meurs. Alors pourquoi tu recules ?"  Obosso ! Telle est la devise alors que s’amoncellent  plein Sud sur les pierres tombales, des noms effacés…

Emmanuel Yoka, étrange ministre des Affaires Etrangères, dans son agacement à ne pouvoir savoir "Qui est Modeste Boukadia", campera cette stupide loghorrée diplomatique : "Les Nations-Unis ? Je ne connais pas ! " Il y a de la mesure ...

Leur inhumanité caractérielle se manifestera le 10 avril 2016,  au décès de Mâ Lutaya, mère de Modeste Boukadia… Qui pour l’accompagner ? Qui pour honorer Celle qui a enfanté ? Au Fils, cela ne sera pas permis ! De faux fuyants en tergiversations, leur misérable morale croira ainsi triompher de l’Homme. Que nenni, on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre !

Cette mésintelligence primaire dira sa béance le 11 avril 2016 : lors de l’audience de remise en liberté de M. Modeste Boukadia, pour ne pas y souscrire et sans autre raison juridique valable, ce motif abscons : "maintenu en prison pour sa sécurité car ne voulant pas qu’il soit mêlé aux foyers de tensions en cours." Rien que ça et pas moins ! Le 4 avril avec ses tours de passe-passe était passé par-là.

"Travaillons seulement", comme dirait l'autre. Hé bien, du Zenith au Nadir, nous avons travaillé, et plutôt bien ! La diplomatie elle, ne dort pas ! Et "aussi dure que soit la pierre, l'eau finira par en venir à bout." 

Menaces de sanctions, sanctions. Et sans s'y attendre, la France qui enfin entend la voix de la raison et ce qu'elle n'avait su entendre dans le bras de fer sur les referendums, elle s'y met, les faits l'y contraignent. Le fusil a changé d'épaule.

Sur la nouvelle liste, plus exigeante que la première, le 1er d'entre ses Egaux, Modeste Boukadia suivi de ses hommes, puis de Marcel Ntsourou et ses hommes, ceux de Jean-Martin Mbemba, Paulin Makaya, ainsi que de ces autres, tous victimes ...  

Liberté pour ces femmes et ces hommes incarcérés par l'ignorance, pressions, sanctions, la "Loi 196 des Accords de Cotonou" est alors invoquée. Piteuse capitulation.

Mais qui est donc Modeste Boukadia ?!! Ils ont arrêté de se poser la question devant l'évidence des faits. Le 9 mai 2016, n'eut été ce détournement d'avion de la TAC, affrété par l'UE pour le transport des "détenus malgré eux et malgré l'élémentaire raison."

Les dirigeants de ce pays qu’est le Congo-Brazzaville, ne reculent devant rien. La honte ne les tue pas, cela doit leur être reconnu.

Nous attendons de lire ce qui sera écrit sur le prochain avis de convocation. Que mettront-ils cette fois-ci en lieu et place de l’usité "Allégations" ? 

La faute de l’opposition congolaise, tant soit peu que nous-nous entendons sur le mot opposition, est de n’avoir pas pris, mais on le dira jamais assez, la mesure du combat à mener pour que naisse de nouveau l'espoir d'Une Union, prélude à l'Unité. "Jamais ne faire confiance dans l’alliance avec l’homme puissant", nous dit Virgile, et eux, tous tels qu’ils sont, face au système qui les a enfanté et abreuvé, ne sont rien, sinon, une prime à cette dictature !

A l’Homme sage qui sait cacher la feuille convoitée dans la forêt, quoique "seul un criquet soit en mesure de juger du sommeil d’un autre criquet", au-delà ces jugements sans savoir, de ces postures sans lendemains, des jérémiades de ceux qui, à la tête des Hommes perdent la leur, il est plus que temps, à chacun d’entre nous, Peuple, de nous poser la question : Qui est donc Modeste Boukadia ? Probablement que nous n'aurons pas d'autres réponses que les perspectives de nos avenirs car, assurément, il est de ceux qui les dessinent...

"Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien." Voltaire.

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:27

CONGO/SITUATION CRITIQUE : TOT OU TARD, LES FALC ENTRERONT A BRAZZAVILLE

Depuis l'attaque des positions de la milice de l'ethnie-Etat par les forces du pasteur Ntumi, les Forces Armées pour la Libération du Congo, à Missafou, les supputations vont bon train. On parie sur l'entrée des Ninjas Nsiloulous à Brazzaville. Une chose est sûre, les forces du pasteur Ntumi ne se contentent plus de rester dans la défensive : elles sont passées à l'offensive - ce que nous avons appelé de nos voeux depuis très longtemps. En position de légitime défense, ils viennent, attaquent, tuent, détruisent des véhicules et emportent des armes et des équipements militaires. Denis Sassou Nguesso compte avant tout sur son aviation terroriste qui bombarde tous azimuts, sans distinction. L'ennemi n'est pas distinguable. Il n'y a pas plus ressemblant à un Mukongo qu'un autre Mukongo. L'ordre est de massacrer tous les Bakongo à défaut de distinguer le bon Mukongo du mauvais. Dans le doute, tuer. Même les vieillards, les femmes et les enfants car un Mukongo reste un Mukongo, c'est-à-dire, de la mauvaise graine qui engendre de la résistance. Ce qui se déroule dans le Pool, c'est un génocide programmé, un holocauste au nom de la mère car nous sommes à nouveau dans l'Opération Mouébara dont l'objectif final est de raser le Pool. TOTALEMENT. Denis Sassou Nguesso veut terminer son crime de massacre de masse au plus vite pour éviter que la communauté internationale ne finissent par tourner les regards vers le Congo. La France a un nouveau président de la république. Trump est aux manettes aux Etats-Unis. A un moment ou un autre, la communauté internationale finira par s'intéresser à ce qui se passe au Congo sur le plan des violations des droits de l'homme. Il faut donc se dépêcher. Ce coup-ci, le monstre de l'Alima ne veut plus que l'hydre Pool se relève et se reconstitue. Du coup, il rase et brûle tout !

Denis Sassou Nguesso doit savoir que la crise qu'il a créée et qu'il entretient volontairement pourrait très bien se retourner contre lui. Toutes les conditions sont réunies pour la grande explosion finale. Financièrement, le Congo est en faillite avec perte de la confiance même des fonds vautours - ce qui paralyse toute l'économie nationale qui tourne au ralenti depuis la baisse drastique du prix du baril de pétrole. Politiquement, le pouvoir est affaibli car tous savent que Denis Sassou Nguesso n'a pas gagné l'élection présidentielle du 20 mars 2016, c'est donc un dictateur diminué qui est aux commandes de l'ethnie-Etat. le PCT se prépare à aller aux législatives en désordre. Socialement, le pays souffre du manque de carburant, de la pénurie d'eau et d'électricité, de la vie chère, de la corruption, de la violence arbitraire. A l'intérieur de la "faiblesse" publique, ça murmure, même si ça ne gronde pas encore car la soldatesque ethnique bien que formée pour obéir aux ordres, pose désormais des questions et tire en l'air. Certains vont jusqu'à la désobéissance suprême : refuser de tuer et de mourir au nom du Nkani dieu Denis Sassou Nguesso, Otsombé !

Les Ninjas Nsiloulous sont passés à l'offensive comme nous l'avons suggéré dans un de nos articles pour éviter de subir les attaques du régime. La rumeur de leur entrée à Brazzaville enfle. Nous avons à une époque indiqué qu'il y avait déjà cinq mille membres des FALC qui sont à Brazzaville et qui attendent patiemment que les tensions militaires atteignent la capitale pour sortir de leurs cachettes. C'est une question de temps : si le régime n'implose pas, il explosera. La seule supériorité offensive qui maintient le régime la tête hors de l'eau, ce sont les hélicoptères de combat pilotés par des mercenaires ukrainiens mais, en milieu urbain, une attaque de nuit, notamment quand Brazzaville est dans le noir, peut faire toute la différence. 

Nous appelons au sabotage de l'équipement et de la logistique de l'armée par la soldatesque ethnique de Denis Sassou Nguesso. Les petits sabotages suffisent à causer de grands dégâts. Si vous ne voulez pas vous rendre dans le Pool, chers miliciens de Tsambitso, il vous suffit de saboter les véhicules militaires, les chars, les hélicoptères et tout le reste. C'est facile : du sucre, du sel, du sable,  de l'eau, etc.

Au sein de la milice ethnique de Tsambitso, les gens ont de plus en plus de mal à accepter d'aller se faire tuer dans le Pool pour rien. La révolte peut venir de l'intérieur de l'armée - même si nous savons que les vrais soldats de la république sont désarmés. C'est la milice ethnique qui pourrait bien craquer. Si les FALC entrent à Brazzaville, nombreux parmi les miliciens du régime prendront la fuite car ils ne savent même pas pourquoi ils se battent.

La situation injuste dans le Pool produit désormais des effets pervers qui viennent ajouter à la morosité ambiante. On ne se demande plus si oui ou non Ntumi poussera ses FALC à entrer dans Brazzaville mais quand cela surviendra.

S'en prendre à des pauvres paysans, bombarder aveuglement ne vous fait pas gagner une guerre. La preuve, ça dure depuis plus d'un an.

Denis Sassou Nguesso ne peut pas être vaincu politiquement, son régime étant une dictature militaire. Pour en finir, il faut une insurrection armée comme nous l'avons dit à l'assemblée nationale française bien longtemps avant la crise du Pool. Si la dichotomie nord-sud ne fragmentait pas le pays, de nombreux soldats et miliciens auraient déjà rejoint les FALC. Nous souhaitons que certains soldats loyalistes se préparent à prendre le parti de leur peuple.

Les FALC ont commencé à attaquer les positions de la milice ethnique maquillée en armée nationale et on se dit qu'elles ne vont pas s'arrêter en si bon chemin. Même si Denis Sassou Nguesso appelle les siens au sacrifice suprême, tous ne sont pas prêts à mourir pour le Nkani et pour son pouvoir. LIWA YA OFELE pour que ses enfants narguent les vôtres après votre suicide pour rien ? Té !  BO BOYA NA BINO ! 

Cette situation est explosive à plus d'un titre. Tôt ou tard, elle explosera à la figure de Denis Sassou Nguesso. Il suffira juste que le monstre de l'Alima ne parvienne plus à payer sa milice privée. Aussi, nous dénonçons l'aide que madame Christine Lagarde, patronne du FMI, veut apporter à Denis Sassou Nguesso. Il faut laisser le ndzokou se dépatouiller dans sa propre grosse merde. L'éléphant finira par s'écrouler après avoir glissé sur sa propre grosse merde. La mère des questions est juste : Quand ?

LION DE MAKANDA, MWAN' MINDZUMB', MBUTA MUNTU.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 22:32

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En plus d'être un désastre humain à cause de nombreuses vies innocentes décimées et la perte inutile d'officiers des FAC et de soldats, le conflit au Pool est un gouffre financier.

95 millions de FCFA par jour. Cela représente le coût de déploiement des hélicoptères dans le pool (carburant, munitions, primes des pilotes..).

Pendant ce temps les militaires au sol dont la prime quotidienne est de 1000 FCFA par jour ne la perçoivent pas tous les jours. Il leur arrive de passer une semaine sans toucher les fameux 1000 FCFA. Sans le sou, ils vivent alors de vol, racket et pillage...

- 1000 FCFA par jour pour nos soldats. C'est le prix de la mort. Voilà comment sont rémunérés les hommes de rang qui sont tombés récemment.

- 1000 FCFA pour tomber sous les balles des résistants ninjas pendant que le colonel Edgar Nguesso et les nombreux rejetons Nguesso se la coulent douce à Brazzaville ou dans les salons feutrés en Europe.

- 1000 FCFA pour ces pères de famille qui rentreront estropiés dans leur foyer. Que ce pauvre soldat aille expliquer à son fils qu'il a perdu une jambe, une main, un œil au combat, non pas pour protéger le pays mais pour servir le viol de la constitution et la fraude électorale de Sassou.

- 1000 FCFA. Les veuves et parents de militaires doivent savoir que leurs époux et enfants sont, disons-le et ne nous voilons pas la face, de pauvres types et des traîtres à la Nation qui les ont abandonnés pour le tarif d'une course de taxi.

Allez leur dire!

BrazzaNews

SOURCE :

http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/societe/3637-2017-04-30-22-35-10.html

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HEURES SUPPLÉMENTAIRES

DERNIÈRES MINUTES DANS LA GUEULE DU POOL....  DÉGÂTS SUR DÉGÂTS

Le Général Bombobwa confirme la mort de plusieurs militaires tués cet après midi à Mayama. Les veillées vont voir le jour dans Brazzaville.


On nous signale que Duck Mananga est mort à Mayama. Ce Duck Mananga devenu membre des 12 apôtres proches du Général Ndenguet était l'un de nos FALC

À suivre...

Anaïs Polo la Tutsi du Congo Brazzaville,

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N.B. : Sassou envoie des centaines de pères de famille se faire massacrer dans le Pool pour 1000 Frs CFA soit 1,53 Euros par jour. Mais personne ne parle des massacres humains dans les populations civiles sans défense. L'épuration ethnique continue... Ces images, c'est pour rendre Sassou Nguesso encore plus fou et l'inciter à la "SOLUTION FINALE" d'autant qu'en France et ailleurs les yeux sont rivés sur les élections présidentielles françaises.
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 06:31
 

 COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Le 15 janvier 2016, M. Modeste BOUKADIA, président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), était arrêté à sa descente d’avion, à l’aéroport de Brazzaville, où il voulait se rendre au chevet de sa mère malade qu’il ne verra même pas mourir et encore moins en assurer les obsèques.

Voici plus d’un an qu'il est incarcéré, M. Modeste BOUKADIA n’a jamais été présenté devant aucun Juge, conformément à la loi.

Mais il faut aussi rappeler l’Avis adopté par le Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire à sa soixante-onzième session,17 au 21 novembre 2014 No 22/2014 (République du Congo.

Cependant, contre toute attente, l'Association UNION-CONGO, est surprise d'apprendre que M. Norbert NKOUKOULI, Procureur Général du Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire, vient d’annoncer, au cours d’une interview, à la télévision locale de Pointe-Noire, que le procès de M. Modeste BOUKADIA avec les membres de son parti, le CDRC, aura lieu le 03 mai 2017, à la Cour d’appel de Pointe-Noire.

Ceci étant, il convient de faire remarquer que les membres du CDRC concernés avaient déjà été jugés et condamnés par le Tribunal de Grande Instance de Pointe-Noire lors des audiences du 8 avril 2014. Certains d’entre eux, condamnés par exemple à deux ans de prison, ayant déjà purgé leur peine, sont toujours gardés en prison à ce jour.

A cet effet, l'Association UNION-CONGO s'interroge sur la signification et le respect de la loi au Congo-Brazzaville.

C’est pourquoi, en dehors du président Modeste BOUKADIA, l’Association UNION-CONGO s’étonne que ces hommes et ces femmes puissent être jugés deux fois pour une même affaire.

Paris, le 01 mai 2017

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Président de l’Association UNION-CONGO 

LARGE DIFFUSION

Communiqué de presse sur le procès de Modeste Boukadia qualifié d'arbitraire par l'ONU (pdf, 705.2 kB)

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Association Union-Congo - dans Congo-Brazzaville Sud-Congo PCT Modeste Boukadia Pool ONU

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