Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • LA LETTRE DU CONGO-MFOA
  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
  • Contact

Divers

Recherche

15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 13:24
Chasse au Bakongo du Pool Chasse au Bakongo du Pool

 

Après avoir mis en scène des funérailles nationales pour des soldats tombés au « front » dans le Pool, suite à la manipulation des tueurs qu’il y a lui-même introduits, histoire de désigner cette région à la vindicte populaire, Sassou a décrété la solution finale contre les paisibles populations de ce département. Un remake de 1977 quand il fit tuer Ngouabi et prononça son oraison funèbre, avant de fabriquer un procès où les suppliciés étaient des gens du Pool.

Monsieur 8 % utilise encore le même scénario.

Les mercenaires qui sillonnent désormais le Pool et la Bouenza ont tous reçu pour ordre d’éliminer tous les jeunes de ces départements désormais qualifiés de terroristes…

La solution finale: "Le Pool doit être rayé de la carte du Congo. Une photo de propagande du pouvoir mettant en scène un "ninja"

Nynja torturé Nynja torturé

 

Lire ci-dessous l'article de Paris Match (13/10)

Congo-Brazzaville: la partie de chasse de Sassou Nguesso 

Après avoir bombardé le Pool pendant six mois, le président Sassou Nguesso intensifie la traque du pasteur Ntumi accusé d'être à la tête d'un "groupe terroriste" 

"Samedi 8 octobre, une trentaine de véhicules blindés et une vingtaine de pick-up ont quitté Brazzaville vers Kinkala, dans la région du Pool. Il y a des centaines de mercenaires."

L’information est livrée par l’un des nombreux opposants au régime qui depuis la forêt communique sur les réseaux sociaux. Les lignes sont parfois coupées. Il lui arrive alors de parcourir plus de 20 kilomètres pour envoyer des messages.

N’en déplaise à celui qui s’est fait réélire en ordonnant un black-out total sur son pays, l’information circule sur le réseau WhatsApp, qui serait plus difficile à surveiller que les portables. Depuis plusieurs mois, nous recevons ainsi des photos et témoignages des vagues de répressions conduisant à l’exode des populations du Pool. De la même façon, nous recevions des photos de victimes des forces de l'ordre tuées dans les rues de Brazzaville. Sujet sur lequel le procureur de la République André Oko Ngakala ne s'est, semble-t-il, pas exprimé.

Surnommé "Monsieur 8%" en référence au score qu’il aurait obtenu selon le décompte mis en place par l’opposition, Denis Sassou-Nguesso n’est pas arrivé à éteindre la contestation provoquée par la crise électorale. 

Lire l'intégalité de l'article 

Tout jeune dans le Pool est désormais qualifié de terroriste et doit être éliminé... 

 

Jeune Lari du Pool Jeune Lari du Pool
 

SOURCE : mwinda.org

Repost 0
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:31

Par Rigobert OSSEBI

claudia-ikia-sassou-nguesso-lettre

Alors que Denis le père, autoproclamé à la présidence usurpée de la République du Congo, massacre dans le Pool, et que le frère Kiki siphonne pétrole et minerais, Coco rackette les entreprises.

Le 5 septembre dernier, toutes les entreprises établies au Congo ont reçu une lettre de la Présidence de la République, du Département de la Communication et des Relations publiques, leur annonçant leur obligation de figurer dans l’Agenda Présidentiel de la « Nouvelle République 2017 ».

coco-et-son-pere1-jpg

Bien entendu, rien de gratuit !

En même temps que la correspondance, une facture de 5 millions de francs CFA était jointe, ainsi qu’un Rib, pour être payée par virement ; le terme utilisé pour annoncer la facture étant « assujetti » qui signifie : « rendre sujet, soumettre à sa domination ; maintenir sous sa domination ; astreindre, obliger à faire… »  Quant à son paiement, le verbe échoir a été utilisé, signifiant : « qui advient par l’effet d’une loi ou d’une règle non écrite ! »

S’agissant d’une insertion publicitaire, la correspondance ne mentionne rien des éléments techniques nécessaires à son impression ; seule compte, semble-t-il, le virement bancaire !

On imagine aisément l’accueil, d’une pareille imposition d’office, auprès d’entreprises, pour la plupart exsangues, sur le point de mettre la clé sous la porte. Deux cents entreprises, qui s’y soumettraient, cotiseraient alors un bon milliard de francs CFA pour la fille préférée du tyran.

Cette tyrannie familiale, sans pudeur, n’a pour seule force que la faiblesse de l’opposition. Mais à force de tirer sur la corde, elle finira bien un jour par casser !

Rigobert OSSEBI 

(Extrait de congo-liberty)

Repost 0
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 23:00

 

Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit

Ces personnes ont été arrêtés le 11 octobre dans le nord de la capitale congolaise, alors qu’ils prenaient part à l’organisation d’une activité pacifique prévue pour le 14 octobre.

Selon Andréa Papus Ngombet, coordinateur du Collectif Sassoufit, les cinq activistes, dont une femme et un bébé, sont venus de Bacongo (au Sud de Brazzaville) pour prêter main forte à une équipe qui préparait une réunion pour le 14 Octobre [dans un quartier au nord de la capitale]. Ils étaient censés à mettre des affiches et dans des besoins petits logistiques.

« Il leur est reproché d’être des ninjas. Dans l’imaginaire de ce régime [de Brazzaville], dès qu’on est ressortissant du sud de Brazzaville et spécifiquement lari, on est ninja », déplore-t-il explique à VOA Afrique.

La manifestation programmée s’inscrit dans le cadre de la lutte pour la démocratie et la vérité des urnes car « nous estimons que l’élection a été volée en mars dernier », affirme à VOA Afrique le coordinateur du Collectif Sassoufit.

Pour Andréa Ngombet, ce genre d’arrestations ne semble être qu’une facette d’une certaine politique dont le département du Pool serait victime.

« En regardant les rapports [sur les droits humains] et les témoignages du terrain, depuis toujours, les personnes visées sont en majorité [celles qui vivent] dans les zones de peuplement de l’ethnie larie. Donc par déduction absolument logique, nous insistons que, comme en 1998, il s’agit d’une épuration ciblant le peuple Bakongo », accuse encore Andréa Ngombet Malewa.

Il dénonce aussi les menaces dont seraient victimes les proches des activistes. Son père, Emmanuel Ngombet, a été interpellé le 7 octobre 2016. Il aurait été somme de faire pression sur son fils pour qu’il cesse son activisme contre le pouvoir en place.

Le coordinateur du Collectif Sassoufit estime que le drame du Pool, est le drame du Congo tout entier.

Source : http://www.voaafrique.com/a/congo-arrestation-de-cinq-activistes-a-brazzaville/3547901.html

Repost 0
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 22:08
(Congo-Brazzaville) Sassou-NGuesso lance un mandat d’arrêt international contre Maître Maurice Massengo Tiassé

Sassou Nguesso – Massengo Tiasse

Le ministre de l’injustice et dernier de sa promotion à l’université Marien NGouabi, Pierre Mabiala, sous l’ordre du tyran Sassou-Nguesso, a ordonné le 12 octobre à Oko-NGakala, pseudo procureur général près la Cour d’appel de Brazzaville aux fins des poursuites judiciaires contre Maurice Massengo Tiassé.

Pierre Mabiala, après fabrication de preuves contre Me Maurice Massengo Tiassé, premier vice-président de la Commission nationale des droits de l’Homme, un mandat d’arrêt international, pour détention illégale d’armes et de munitions de guerre, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’association de malfaiteurs, les mêmes chefs d’inculpation que le général Jean-Marie Michel Mokoko.

Toujours d’après de le ministre de de l’injustice, Massengo-Tiasse serait parmi les complices de Fréderic Bintsamou alias pasteur Ntoumi, chef des miliciens ninjas auteurs d’actes crapuleux, barbares et terroristes dans le département du Pool, à l’origine de plusieurs personnes et de la destruction de biens publics et privés.

Pierre Mabiala a terminé son propos en demandant à la France de livrer Massengo-Tiassé aux autorités congolaises, en rappelant que la République du Congo ayant ratifié les Conventions internationales en matière de droits de l’Homme et signé des accords de coopération judiciaire, nul ne peut, après commission d’une infraction pénale, prétendre échapper à la rigueur de la loi.

Repost 0
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 21:22
(Congo-Brazzaville) Sassou-NGuesso : le bourreau qui s’incline devant les cercueils de ses victimes du Pool

Lorsque l’on connait l’homme des MASSacres, Denis Sassou_NGuesso, ministre de la Défense, lisant l’oraison funèbre et s’inclinant devant le cercueil du Président Marien NGouabi qu’il venait d’assassiner avec ses camarades du Comité Militaire du parti (CMP) le 18 mars 1977, on ne s’étonne guère qu’il ait présidé, ce mercredi 12 octobre 2016, une cérémonie en hommage à nos 21compatriotes tués dans le Pool. Mais, cet hommage sélectif ne prend pas en compte les centaines d’anonymes victimes massacrées dans la région d’origine d’André Matsoua, de Mama NGunga et de Massamba-Débat.

Quel cynisme lorsque l’on sait que Sassou-NGuesso pour proclamer sa victoire volée de l’élection présidentielle, du 20 mars 2016, a créé de toute pièce une pseudo guérilla dans la région martyre du Pool, dès le 4 avril 2016 ! Cela afin de détourner l’opinion nationale et internationale de son holdup électoral, et continuer son épuration ethnique du peuple Koongo-Lari, auquel il voue une haine viscérale !

Notre rédaction présente ses condoléances les plus sincères aux familles éprouvées, et nous espérons vivement que les véritables responsables de ces massacres dans le Pool, c’est-à-dire les décideurs actuels civils et militaires, répondront de leurs actes devant un tribunal compétent, tôt ou tard.

CONGO-LIBERTY

----------------------------------------------------------

NB : La photo du cobra-chef est de nous.

Le Cobra-chef assasin de Marien Ngouabi.

Le Cobra-chef assasin de Marien Ngouabi.

Ngouabi à gauche, son assassin à droite

Ngouabi à gauche, son assassin à droite

Repost 0
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 22:00
(Congo-Brazzaville) Tragédie du Pool : l'affaire du coltan entre spéculations médiatiques et darfourisation de fait

On est dans une situation où intox et réalité des faits nous obligent à rester sur nos gardes, et rendent tout texte de réflexion assez délicat face à ce flux d’informations. Ce qui ne change bien entendu pas le sort des populations massacrées.

Autant j’ai dans le passé acquis la certitude (sur la base de faits accumulés au moment où j’enquêtais pour un livre, en 2002-2003), que Ntoumi avait bel et bien été instrumentalisé, et bien sciemment, volontairement, par Sassou durant la guerre du Pool des années 90-2000 (voir mon livre Barbares et Citoyens… publié en 2005), autant je ne lui attribuerais en rien, sans plus ni moins, la responsabilité primaire de la nouvelle tragédie du Pool. Ce serait trop beau pour Sassou! Et le temps n’est pas aux cadeaux, même involontaires, et moins encore à notre bourreau commun.
Ce qui se dit dans le texte de Mediapart et dans certains blogs congolais sur la complicité présumée de Ntoumi dans l’affaire du 4 avril 2016, à Bakongo, des voix me l’avaient susurré à Paris, au lendemain du 4 avril. Et parmi elles, des voix issues des milieux diplomatiques internationaux et de correspondants de presse étrangers accrédités à Brazzaville. J’ai moi-même été diplomate dans le passé, et pense en avoir suffisamment appris sur le fonctionnement des canaux de circulations des informations dans ces milieux, entre intox dûment orchestrée par l’entité tutélaire de la juridiction de représentation, et les faits dûment collectés par les services diplomatiques de la chancellerie du pays représenté. Les rapports périodiques que la chancellerie adresse au pays représenté se nourrissent de ce genre de cocktails. Il s’agira alors, pour chef de mission et ses services, de savoir, en théorie, faire la part des choses pour informer l’entité de tutelle autant que possible avec véracité… Ou très proche d’elle. Pas simple dans la pratique. En cela, s’informer ne suffit pas : il faut faire passer le tout au crible de la grille analytique si l’on tient à rédiger des rapports qui aient de la substance…
J’en parle parce que les informations sur la collusion supposée, actuelle, de Ntoumi avec le boucher du Pool et geôlier du peuple congolais sont par trop explosives et délicates en termes d’analyse, pour qu’on y plonge sans discernement et sans fouiller plus en profondeur.
L’enjeu ici est, en effet, de ne pas diluer la responsabilité criminelle de Sassou sous une vague accusation contre Ntoumi, pour plus que celle-ci semble très documentée…
La classe politique congolaise a le « génie », lors des grandes tragédies nationales dont elle est toujours l’auteur moral et matériel, de diluer sa responsabilité primaire en invitant dans le discours sociopolitique national des formules suffisamment vagues et généralistes, du genre « la bêtise humaine », qui avait été utilisée pour justifier les crimes commis pendant le long coup d’État de 1997… Du coup, on est passé à autre chose sans avoir guéri les blessures provoquées par cette tragédie, et moins encore sans avoir convoqué, demandé et établi, devant une juridiction criminelle, la responsabilité des uns et des autres des acteurs politiques de l’époque, individuels et/ou collectifs. Le procès concernant l’affaire des disparus du Beach avait été une belle comédie, faite sous pression internationale; mais il avait montré que ce pouvoir ne lésinerait sur aucun moyen pour se faire une virginité criminelle… Au contraire, Sassou et Ntoumi ont par la suite trouvé une base d’entente politique, qui permettait au premier de caser et de maîtriser le second sans efforts, en lui octroyant un portefeuille gouvernemental vide, mais accommodant. On aime les honneurs chez nous. Être appelé « Excellence » ou « Honorable » vaut bien dix têtes de parents sacrifiés à Kinkala, Boko, Madingou ou ailleurs, sur l’autel du pouvoir de celui qui garantit ces honneurs et tout ce qui va avec. Telle est la valeur cardinale qui semble guider l’homme politique congolais. Et ici, comme ailleurs, les rares exceptions ne font que confirmer la règle…. On connait la suite, que le ralliement du vieux Békol (quelles qu’en aient été les raisons, compréhensibles ou pas, mais au bout du compte impardonnables pour un homme politique avec son parcours), n’a pas arrangée, puisque Sassou s’est, une fois de plus, trouvé dans le beau rôle du « bon et compréhensif » père de la « grande famille congolaise ». Un rôle payant apparemment, au regard de la complexe situation de la famille Kolelas aujourd’hui face à un pouvoir qui bombarde et massacre une partie substantielle de la base électorale et identitaire de leur famille prise ici dans sa double identité: en tant qu’entité sociale, doublée d’une histoire politique liée tant au parcours du patriarche Bernard Kolelas, qu’à la relève politique représentée aujourd’hui par ses enfants. Au demeurant, la situation du Pool n’est que l’extrême et sanglante épitomisation de la tragédie congolaise globale: celle d’un pays pris en otage, avec une classe politique peu fiable, voire pour la majeure partie complètement discréditée, rendue à la logique du ventre, et qui nous offre sans relâche un spectacle minable, dans lequel les exceptions, trop rares, sont noyées dans la forêt de professionnels de la mangeoire politicienne.
Qui dit la vérité dans tout ce fouillis de données et d’affirmations explosives publiées par un blog Médiapart sur le faramineux projet minier d’exploitation du coltan dont regorgerait le sous-sol de la région martyrisée du Pool? « Vérité vraie », ou écran de fumée, pendant que l’on tue et l’on meurt dans ce pays devenu merdique, et dans ce Pool devenu souffre-douleur d’un clan? Un clan du reste élargi, au sens mafioso, camorriste, s’entend: des gens non pas liés uniquement par la biologie mais par les affaires. Je veux dire par la grosse affaire appelée le pillage et la mise en coupe réglée du Congo par quelques gros bras. Car dans ce clan élargi, on y trouve aussi des enfants du Pool martyrisé, et pas des moindres; lesquels enfants trouvent moyen de faire du zèle de loyauté en se réunissant dans un Hôtel de Brazzaville, pour répéter comme des perroquets bien apprivoisés, et sous l’œil vigilant de l’oncle du Roi (Aimé Emmanuel, Yoka que l’on peut voir sur Youtube, attentif à la lecture de la fameuse déclaration issue de ce conclave de la honte), que c’est la faute de Ntoumi si l’on déverse des bombes et si l’on tue sans pitié les populations de leur région d’origine…
Et, fiction ou pas, intox ou réalité potentielle et prospective, cette affaire du coltan vient apporter une substance à la raison d’être réelle de la nouvelle croisade guerrière de Sassou dans le Pool, et impose un parallèle avec la tragédie du Darfour, au Soudan.
Du Coltan et de la darfourisation du Pool
Il s’agit en effet d’un fait nouveau, qui montrerait, si besoin était, que l’on est en réalité dans un remake de la tragédie du Darfour… On sait que les enjeux pétroliers et de vastes réserves en nappes phréatiques dans cette région du Soudan avaient dicté le sort du peuple du Darfour face aux appétits de l’élite de Khartoum, en alliance avec des intérêts miniers de puissances étrangères… Il a fallu la criminalisation internationale du président soudanais, et la mobilisation de stars de Hollywood (avec des intentions secondaires cachées en ce qui concerne ces derniers, certes, on le sait maintenant, mais c’est là une toute autre histoire…), pour que le monde extérieur (et j’évite expressément d’utiliser le terme « communauté internationale », qui a la faculté de provoquer de plus en plus de crises d’urticaire sur mon corps chaque fois que j’ai la mauvaise idée de le prononcer) se rende compte que l’on était là bel et bien dans une entreprise d’extirpation forcée de populations de leurs lieux ancestraux de résidence, dictée par ce que cachait le sous-sol de leur région.
On s’acheminerait donc vers une darfourisation du Pool, par « la faute » de son sous-sol, et non point par celle de Ntoumi… Cela aurait au moins l’avantage de la clarification par les faits, et non point par la propagande vomie par le mégaphones officiels, par la voix de Pierre Mabiala, de Thierry Moungala et d’autres chantres de la « nouvelle république ». Une première explication, plus logique, sur les tueries du Pool, semble de ce fait se dessiner si de tels faits s’avéraient réels.
Entre criminaliser Ntoumi et « criminaliser » les intérêts miniers : la part des choses
Au point où l’on en est, loin de toute spéculation médiatique, Ntoumi reste et restera LE prétexte absolu. Sauf si, comme l’affirment certains, il y est lui-même impliqué comme partie prenante d’un vaste projet minier… Auquel cas, oui, il y aurait matière à revisiter l’extension de la chaîne de responsabilités dans ce massacre qui dure depuis tant de mois. Pour le moment, et en tout état de cause, le seul responsable primaire et absolu devant l’Éternel en est celui qui se dit chef de l’État, et a pourtant juré sur ses deux Constitutions de protéger le peuple qu’il gouverne, et d’assurer son bien-être… Il est vrai les Constitutions chez nous restent des chiffons de papier, sans valeur effective réelle d’aucune sorte. Surtout sous Sassou…
En tout état de cause, la tuerie dans le Pool n’en subira pas un changement, ni de fond, ni de forme, même à supposer, que, complice présumé, Ntoumi se cache quelque part, sous la protection de ses présumés acolytes en affaires qui dirigent le pays, comme le suggèrent certains bloggeurs congolais… Un doute toutefois sur une telle suggestion: Sassou n’est pas du genre à laisser en vie les témoins de ses assassinats et tueries, comme le montre l’exemple de la tragédie du 18 mars 1977. C’est un professionnel, pas un amateur et moins encore un sentimental. Auquel cas il faudrait peut-être bien admettre la suggestion avancée selon laquelle la soi-disant traque de Ntoumi vise en effet à le faire taire, tout en procédant au délogement programmé des habitants du Pool des terres visées par ledit projet d’exploitation du précieux minerais. Faire d’une pierre deux coups, en somme… Il n’y a là rien d’irréel, il faut l’admettre, surtout venant de la part d’un homme sans scrupules, calculateur froid, implacablement rancunier et vindicatif, et de son clan élargi : le clan biologique, plus des « enfants adoptifs » de celui-ci, qui viennent de toute la République, dont de hauts dignitaires issus de ce même peuple martyrisé du Pool. Signe que plus qu’un homme, c’est un système qui est en cause. On n’a eu de cesse de le dire depuis les premiers éditoriaux publiés dans le blog des Assises du Congo-USA.
L’argent n’a, semble-t-il, pas d’odeur. Le coltan, ce minerai qui fait déjà l’objet des malheurs de l’autre Congo, doit en avoir, même symbolique. Et s’il n’en a pas lui-même, cette odeur viendra de la putréfaction des corps des fils du Pool – du Congo – sur lesquels se fera son éventuelle exploitation, si tel projet venait à prendre corps dans la conjoncture actuelle, sous ce régime anthropophage. Ou tout simplement du fait des sommes qu’empocheraient touts ceux qui y seraient impliqués. Á plus forte raison, elle pourrira les consciences de chacun des enfants du Pool qui, d’une manière ou d’une autre, auront trahi leur propre peuple, qu’ils s’appellent Kolelas, Mampouya ou autres Moungani, et j’en passe… Et Ntoumi, bien entendu, si les informations de Mediapart s’avéraient fondées.
J. M. Tali
(Extrait de congo-liberty)
Repost 0
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 00:11
(Congo-Brazzaville) Témoignage : Contribution à la compréhension du drame du Pool

Pasteur Ntumi

---------------------------------------------------------

par Jean-Joseph William Otta

CONTRIBUTION A LA COMPREHENSION DU DRAME QUE CONNAIT LA REGION DU POOL

L'histoire qui s'écrit sous nos yeux concernant les tueries en masse perpétrées par le pouvoir sanguinaire de Denis Sassou Nguesso, me contraint en tant que humaniste de donner quelques indications en ma possession.

Quand la guerre de 1997 qui opposait Sassou à Lissouba commence, me trouvant à Bacongo, fuyant l'offensive des cobras dans la région, j'ai quelque peu assisté au commencement de cette guerre du pool. Mettant moi-même replié à «17 km » pour éviter cette offensive, j'ai vu les premiers déraillements. J'ai vu les cobras se ruer sur des jeunes qui étaient là sans armes. Tout avait l'apparence de règlements de comptes entre des gens qui se connaissaient bien. J'ai vu les premières réactions des populations qui y vivaient et qui disaient en « lari » qu'ils ne comprenaient pas cette sorte d'assaut contre les innocents. Elles disaient en substance que « lorsque le père meure, le nouveau mari de maman, on l'appelle papa ». Pour ces populations, Kolelas les ayant abandonné, celles ci acceptaient l'arrivée de Sassou qui pour elles, même s'il avait la réputation de courir derrière l'argent et les femmes, il les a toujours laissé tranquilles sous Sassou 1.

Fort de ce message, j'ai écrit en tant que humaniste mais aussi, en tant que fils du nord, pourquoi pas, à Sassou qui est du nord comme moi pour lui dire que cette guerre qui apparaissait à tout point de vue comme une pacification à travers la région du Pool, ne se justifiait pas, étant donné qu'il avait gagné et que les populations avaient accepté sa victoire.

Dans cette lettre, je lui présentais les conséquences prévisibles d'une telle manière de faire. La lettre existe. Elle est manuscrite et Sassou l'avait bien reçu...

Mais le phénomène Ntumi, pasteur de son état, a été créé du fait de cette violence contre laquelle les originaires du Pool ont dû s'organiser pour résister.

Donc, c'est au départ une résistance à l'arbitraire et à la violence des vainqueurs. On oublie souvent que c''est cette violence organisée qui a produit cette désolation illustrée par les nombreux disparus du Beach.

Qui, logiquement, accepterait qu'on vienne violenter, assassiner, piller, déstabiliser son espace vital, celui de ses aïeux. En tout cas, pas Sassou qui, pour moins que ça, il le sait, a dû se révolter du pouvoir des Kouyous parce que ceux-ci ne tenaient pas compte de lui, compagnon de Ngouabi pour la prise du pouvoir en 1968, et de son environnement qui était une lisière impraticable. D'où ce qui apparaît aujourd'hui comme une revanche en faisant d'Oyo la nouvelle capitale du Congo qui ne dit pas son nom.

Ntumi a été celui-là qui a arrêté l'offensive militaire des cobras, angolais, tchadiens et autres mercenaires mobilisés pour la prise du pouvoir. Sassou en bon tacticien a dû passer un accord de paix, « la paix des braves ». Il l'a même nommé au gouvernement et lui a donné des moyens de subsistance.

Face à une telle victoire d'une simple résistance, Ntumi a pris conscience de sa force et s'est organisé en conséquence avec des moyens adéquats. Cette force s'est enracinée grâce aussi à la compréhension, l'acceptation et l'action de quelques fils du Pool et des proches politiques et militaires de Sassou jusqu'à ce que certaines complémentarités s'expriment en élection de l'oncle de Sassou, Emmanuel Yoka, comme député de Vindza. Ils ne peuvent pas nous dire le contraire aujourd'hui.

Une force parallèle, paramilitaire, ne peut pas s'implanter dans une région sans conséquences pour les vies humaines. En tant qu'humaniste et fils de ce pays, je ne pouvais pas accepter cette superposition de forces armées dans une région de mon pays. J'ai appelé Ntumi pour lui demander le sens de cet accord qui me paraissait nettement ambiguë. La réponse indirecte était qu'on ne pouvait « laisser le terrain libre à Sassou qui tout simplement jouait à cache cache ».

Cet accord avec Sassou a causé beaucoup de malheurs, beaucoup de douleurs du côté du peuple qui finalement l'a assimilé à Sassou et ne fait pas de différence entre Ntumi et Sassou. Beaucoup pensent que Ntumi agit en complicité avec Sassou pour maltraiter les habitants de sa région.

Comme si ce n'était pas suffisant, les cadres de la région, dévoués à Sassou, sollicitent d'une manière tout à fait perfide, l'implication du peuple dans la recherche de Ntumi, afin que Sassou en termine avec lui. A chaque fois, c'est le pauvre peuple de la région qui paye. L'histoire demain, ne retiendra pas cette version. La version qui va traverser les siècles c'est celle de Monsieur Sassou, originaire du nord du Congo, qui se serait organisé avec ses frères du nord pour aller causer des malheurs au Pool aux fins de conserver un pouvoir du nord qui dure bientôt 50 ans.

C'est par rapport à l'histoire que je me permet aujourd'hui de donner mon point de vue :

La première question qu'il faut se poser aujourd'hui, c'est celle de savoir pourquoi deux alliés hier en sont aujourd'hui à une division militarisée aux conséquences multiples pour les pauvres populations . Ntumi que je n'approuve pas forcément dans toutes ses actions dit clairement que « c'est parce qu' il a refusé de soutenir Sassou aux dernières élections que celui veut se venger, l'arrêter, le juger sinon le tuer ». Comme il a l'habitude de faire, il a divisé Ntumi et son cadet qu'il a armé pour s'opposer à Ntumi. Les Mokoko, Tsourou, Boukadia, Paulin Makaya etc.. payent aujourd'hui ce refus de collaboration avec Sassou. Celui-ci n'accepte pas et n'acceptera jamais que le peuple l'ait désavoué et disqualifié au premier tour des élections qu'il a lui même organisées au profit des deux candidats de l'opposition venus en tête, le général Mokoko et Parfait Kolelas. C'est pour cela aussi qu'il le fait payer à tout le peuple du Congo, au nord, à l'ouest, au sud et à l'est par les menaces et les exactions de toutes sortes ;

La seconde question que l'on peut soulever est celle de savoir pourquoi les cadres, les intellectuels, considérés comme la lumière dans tous les pays, ceux qui éclairent le pays, montrent le chemin, se comportent aujourd'hui comme des aveugles. Toute cette compréhension que l'on fait à l'égard de Sassou par les intellectuels de tout bord ne s'explique pas et ne se justifie pas.

A mon humble avis, Sassou Nguesso s'est disqualifié lui même en violant tous les textes qui soutenaient son pouvoir et surtout, il a été rejeté par le suffrage universel. Monsieur Sassou n'est plus le président du Congo. Toutes les violences perpétrées contre le peuple sont des agissements d'un dictateur, d'un tyran qui a été vomis par son peuple.

Ntumi ne peut pas être seulement perçu comme celui qui fait du mal au peuple. C'est aussi un résistant et il a toujours été un résistant.

Ceux qui pensent que ce sont les gens du nord qui se sont organisés pour massacrer les gens du Pool et pourquoi pas tout le sud du pays, s'ils le font par ignorance qu'ils sachent qu'il n'y a pas un nord politique organisé pour donner la mort aux gens du sud ; s'ils le font par mauvaise foi, l'histoire aussi reconnaîtra qu'au Congo, il n' y a pas des raisons d'une division ethnique, spirituelle ou simplement géographique des congolais. Le peuple congolais réuni toutes les conditions pour être un peuple uni. Le diviseur commun du Congo s'appelle Sassou, son clan et ses amis politiques qui n'ont aucun respect pour l'être humain.

Merci pour votre compréhension.

Repost 0
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 23:52
(Congo-Brazzaville) Témoignage : A propos de Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi

Pasteur Ntumi

----------------------------------------------------------------

Par Yves Lekanda Lekandza Abongui

Le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste ni un rebelle ; c’est un républicain et un légaliste.

En 1998 - 2003, en prenant les armes, il a fait ce que le préambule de la constitution du 15 mars 1992 prévoyait « le droit et l’obligation de tout citoyen de résister par la désobéissance civile, à défaut d’autre recours, à quiconque entreprendrait de renverser le régime constitutionnel, de prendre le pouvoir par un coup d’Etat ou de l’exercer de manière tyrannique.

En 2015, en sa qualité de Délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, il s’oppose au changement de la constitution du 20 janvier 2002 pour ne pas permettre à Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

En 2016, en se fondant sur les dispositions de l’article 10 de la constitution du 20 janvier 2002 qui stipule que « Tout citoyen, tout agent de l'Etat est délié du devoir d'obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte manifeste au respect des droits humains et des libertés publiques. L'ordre d'un supérieur ou d'une quelconque autorité ne saurait, en aucun cas, être invoqué pour justifier ces pratiques », il a repris les armes pour résister à l’oppresseur et se défendre contre le plan machiavéliquement conçu par monsieur Sassou et son clan visant à terroriser les populations du Pool et à le tuer pour faire diversion et s’autoproclamer président de la république.

Les événements survenus le 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville étaient conçus de toute pièce et orchestrés par Denis Sassou Nguesso et son clan pour non seulement faire diversion et détourner l’attention les populations afin que la cour constitutionnelle proclame sa victoire volée mais aussi pour avoir un prétexte d’attaquer le révérend Pasteur Ntumi et de maintenir un climat de tension ou de guerre dans le pays afin de faire avaler son hold up électoral au peuple congolais et de se maintenir au pouvoir.

En organisant sciemment les événements du 4 avril 2016 dans les quartiers sud de Brazzaville notamment à Bacongo et Makelékelé dans le but de :

Détourner l’attention des populations et créer la psychose afin de proclamer une victoire volée et non méritée et
Attaquer le révérend Pasteur Ntumi afin de maintenir dans le pays un climat de guerre, pour se maintenir illégalement au pouvoir, monsieur Denis Sassou Nguesso et son clan sont donc des terroristes.

Alors qu’est-ce qu’un terroriste ?

Un terroriste est un partisan, agent du système de la terreur autrement dit un terroriste est celui qui réalise les actes de terrorisme.

Du latin terror, terreur. Le mot terrorisme a été utilisé pour la première fois en novembre 1794 pour désigner la "doctrine des partisans de la Terreur" pendant la Révolution Française.

Le terrorisme désigne l'usage de la violence par certaines organisations politiques pour atteindre leurs objectifs : faire pression sur l'Etat, contraindre une population à l'obéissance, médiatiser une cause, promouvoir une idéologie….

Le terrorisme peut prendre la forme d'attentats, d'assassinats, d'enlèvements, de sabotages, d'actes d'intimidation, etc. Au-delà des victimes directes, qui sont souvent des civils, le terrorisme cherche à frapper l'opinion publique, à l'intimider, en instaurant un climat de terreur et de peur.

Le terrorisme d'Etat est l'utilisation par un gouvernement de mesures d'exception et d'actes violents à l'encontre d'une partie de ses administrés, sous couvert de raison d'Etat.

Le terme terrorisme désigne aussi une attitude d’intimidation, d’intolérance ou des pratiques abusives dans le domaine de la politique, de l’économie, de la justice, de la culture…

On distingue le terrorisme de la résistance (ou guerre des partisans) qui met en avant un objectif légitime en revendiquant le droit à l'autodétermination des peuples et la lutte contre l'oppression ou contre un envahisseur. Exemple : La Résistance en France pendant l'Occupation allemande, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La guérilla, quant à elle, a des cibles purement militaires et cherche à recueillir le soutien de la population.

Au regard de cette définition, force est de constater que le révérend Pasteur Ntumi n’est pas un terroriste comme veut le faire croire monsieur Sassou à la communauté internationale. Ce qu’il fait c’est de la résistance car son objectif est de lutter contre l’oppression du pouvoir illégal et illégitime de monsieur Denis Sassou Nguesso.

Frédéric Bintsamou alias le révérend Pasteur Ntumi a toujours été faussement accusé par Denis Sassou Nguesso et son clan. En effet, en 1998, pour le diaboliser et le discréditer, le Denis Sassou Nguesso et sa police politique ont menti le peuple congolais et la communauté internationale à propos de son stock d’armes en disant « qu’il était acquis dans le cadre d’un trafic de drogue ». Or la police politique de Denis Sassou Nguesso n’a jamais prouvé ses allégations de trafic de drogue imputé de façon sadique et éhonté

Repost 0
Yves Lekanda Lekandza Abongui - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Sud-Congo Pool Pasteur Ntumi
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 22:19
(Congo/FMI) Le FMI financera-t-il la guerre de Sassou Nguesso dans le Pool ?

--------------------------------------------

Par Rigobert OSSEBI

Le corrompu Gilbert Ondongo (en haut à gauche) a soutenu Mme Lagarde le 22 mai 2011 avant l’annonce de sa candidature à la direction du FMI

Le Congo est dans une situation économique proprement dramatique, tant la crise qu’elle traverse est grave et profonde ; cela est connu de tous. En réalité, cet immense gâchis a été permis par de très hauts cadres du FMI, outre une certaine connivence politicienne internationale, durant toute la période qui a précédé l’effacement de la dette congolaise. C’était un chèque en blanc, sans conditions, qui a été fait au kleptocrate-corrupteur qui était déjà en place et qu’il a perçu comme un encouragement à saigner davantage encore les finances de son pays. Ce qu’il n’a pas manqué de faire avec ses enfants et son petit clan.

Cela a été dit et redit et c’est une vérité : le Congo n’aurait jamais dû bénéficier du programme PPTE (Pays Pauvre Très Endetté).

Au début de l’année 2014, Madame Le Gal, qui était à la tête de la « Cellule Afrique » de l’Elysée avouait à l’Avocat d’un créancier de ce pays que « la dette du Congo n’aurait jamais dû être effacée ! »

L’épouse d’un Conseiller, du précédent président français, reconnaissait que « beaucoup avaient profité de cette annulation de dette… » (Version édulcorée !)

Le FMI, avec Strauss Kahn pour Directeur général, avait accordé « le Point d’achèvement », son feu vert, en Janvier 2010 contre toute attente alors que des preuves de faux-rapports décisifs circulaient tant à Washington qu’à Paris. Deux mois plus tard, le Club de Paris, dirigé par Monsieur Ramon Fernandez sous la tutelle de la Ministre des finances Madame Christine Lagarde, concrétisait un effacement de 5 milliards de dollars dont 2,6 milliards d’euros à la charge de la France. Ce Club, structure informelle logée à Bercy, était au courant des faux-rapports. Ces derniers avaient été rédigés, entre autres, par Monsieur Reza Moghadam, alors Directeur de Cabinet de Strauss-Kahn à Washington.

La liste est longue de ceux et celles qui ont contribué à cette funeste fumisterie. La responsable du Département Afrique au FMI en était alors Madame Antoinette Sayeh. Elle se félicitait que « les pré-conditions, y compris dans le cadre de la gouvernance, avaient été remplies afin de permettre au Congo d’atteindre le Point d’achèvement du PPTE ». Son arrogante assurance sur le sujet se basait sur un travail de falsifications, durant cinq années, de Yaya Moussa Représentant résident du FMI à Brazzaville.

Contrairement à José Veiga, partenaire de Denis Sassou Nguesso père et fils, qui est poursuivi par la justice portugaise pour blanchiment et corruption, le Camerounais Yaya Moussa évolue le plus tranquillement du monde à la tête de structures opaques tant à Cotonou (BAIC) qu’à Washington (Kontinent) ; sans être inquiété semble-t-il, par le Département de Justice américain pour cette dernière structure, alors qu’il est l’homme de paille notoire de Kiki-Denis Christel Nguesso, au moins pour les participations dans les champs pétroliers congolais de Total et d’ENI.

Débarrassé de ses dettes anciennes principalement françaises, le Congo de Sassou Nguesso a pu s’endetter à tour de bras auprès de la Chine. Celle-ci faisait les grands travaux à crédit, pendant que la famille présidentielle détournait toutes les liquidités. Une partie de l’argent libéré, par la grâce du FMI et du Club de Paris, avait servi à acheter des armes jusqu’en Corée du Nord. Une bonne partie stockée à Mpila, dans le fief brazzavillois du dictateur, avait alors explosé le 4 mars 2012, causant d’immenses dégâts et pertes humaines. Des milliers de victimes, en réalité, pour trois cents morts reconnus. Pour les survivants, blessés ou pas, ni pansements, ni soins, ni dédommagements. Même pour ces habitants de quartiers Nord, Sassou Nguesso ne s’est pas départi de son habituel mépris pour ses semblables congolais.

En 2016, ce qui n’a pas été anéanti par la duplicité du FMI l’a été par la chute des prix du pétrole. C’est ainsi que l’ex-Directeur général-adjoint de la SNPC, Calixte Ganongo, devenu ministre des finances du Congo alla frapper une première fois à la porte du FMI en juillet dernier ; éconduit, il y retourna à la fin septembre. Il se chuchote que Jean-Louis Borloo, plus proche que jamais de Sassou Nguesso aurait grandement contribué à déverrouiller l’accès de l’Institution aux mains de Christine Lagarde.

Petit monde de la politique et des affaires françaises : Borloo, alors avocat, fut à l’origine de l’ascension de Bernard Tapie ; ce dernier est la cause des ennuis judiciaires français de Christine Lagarde ; et pour terminer Borloo est un homme politique très courtisé pour l’échéance de 2017… Mais rassurez-vous, tout ce joli monde pourrait très bien s’entendre, à nouveau, sur le dos du Congo : Sassou Nguesso a un cruel besoin de financements pour sa guerre dans le Pool et serait prêt à toutes les concessions… !

Cependant, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne. Le FMI a beau eu avoir deux de ses précédents directeurs généraux (Rodrigo Rato[i] et Strauss-Kahn) salement traînés devant les tribunaux et l’actuelle sérieusement inquiétée, il n’en est pas pour autant une « épicerie familiale » dans le sens congolais de l’expression… !

Lors des sauvetages des banques américaines en 2009, par l’Administration Obama, les grandes banques comme Goldman Sachs avaient sauvé leur tête. Simon Johnson, un ancien Chef-économiste du FMI qu’il avait quitté en 2008, s’en était offusqué dans un film qui avait été consacré à cette affaire : « J’ai été assez surpris par la façon d’agir de l’administration OBAMA. Moi, en tant qu’ancien économiste en chef du Fonds Monétaire International, j’ai travaillé sur les crises financières, pendant 20 ans, partout dans le monde et la seule chose que vous ne faites pas c’est de maintenir tous les responsables en place..! Le FMI ne propose jamais de plan de sauvetage sans sanction ! Ce ne serait pas acceptable ! Mais c’est ce qu’ont fait les Etats-Unis ! »

Le FMI de Madame Lagarde a déjà commis une exception à cette règle en recevant Calixte Ganongo, complice de Denis Christel Sassou Nguesso dans la ruine de la SNPC et nommé par ce dernier dans le Gouvernement fantoche de Monsieur Clément Mouamba, paisible retraité appelé à 74 ans pour servir d’homme de paille gouvernemental. Ce dernier n’est pas sans trainer une ou deux casseroles de faillite bancaire au Congo, au moins celle de la BCC, pour couvrir une fois encore le tyran congolais.

De plus, l’Assemblée Nationale et le Sénat du Congo auraient dû être dissous après l’élection truquée du dictateur Sassou Nguesso en Mars 2016. Ce ne fut pas le cas, et il ne manquera pas de se poser le problème de la légitimité des engagements que pourra souscrire un ministre congolais des finances, même autre que Calixte Ganongo. Il faut rappeler que Gilbert Ondongo[ii], éventuel ministre d’Etat de remplacement, responsable de la gestion calamiteuse et criminelle des finances, fait l’objet d’une enquête au Portugal dans l’affaire José Veiga.

Le FMI pour retrouver un semblant de crédibilité au Congo doit refuser de discuter avec cette administration coupable de la catastrophe financière actuelle. « Un second chèque en blanc » pourrait rendre l’institution complice des massacres de populations dans le Pool. Et plus largement dans tout le Congo, comme il est fort à craindre !

L’immunité accordée aux fonctionnaires du FMI pourrait bien tomber du fait des abus qui ont été commis au Congo ou qui le seront. L’effacement de la dette congolaise est un boulet que le FMI traîne déjà, il lui sera difficile d’en ajouter un autre…

Rigobert OSSEBI

(Extrait du congo-liberty)

[i] http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/26/rodrigo-rato-lex-president-du-fmi-sur-le-banc-des-accuses-en-e/ Le site Huffingtonpost, appartenant à Matthieu Pigasse (et dirigé par Anne Sinclair), tellement discret sur les péripéties judiciaires de DSK, s’en donne à cœur-joie sur le prédécesseur. Est-ce parce qu’il n’avait pas été très coopératif sur le « dossier congolais » ?

[ii] La Délégation de l’Union Européenne à Brazzaville n’indique pas de nouvel « Ordonnateur national » qui représente le Congo dans toutes les activités financées sur les ressources du Fonds Européen de Développement (FED). C’est donc un corrompu notoire qui gère les fonds alloués par les contribuables européens… !

Repost 0
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 19:38
(Congo-Brazzaville) Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville...

"Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville. Un châtiment collectif pour appartenance ethnique", est un livre écrit en 2005 sur la guerre dans la région du Pool dont l'auteur a vécu les faits dans sa chair. Le texte ci-après en est la préface de Jean-Claude Mayima-Mbemba.

--------------------------------------------

LIVRE :

"BARBARIE ET FOLIE MEUTRIERE AU CONGO-BRAZZAVILLE - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique"

Auteur : Krysis Kilokila-Kiampassi

Edition L’Harmattan (2005)

« Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville : Un châtiment collectif pour appartenance ethnique » est un témoignage poignant sur les atrocités qui s'opèrent, en silence, dans une région : le Pool. Région à laquelle est donc dédié ce livre.

Cette région, comme toutes les autres d'ailleurs, appelée, pudiquement aujourd'hui, "Département", sans aucun doute pour mieux camoufler le caractère et les pratiques systémiques d'apartheid basés sur la discrimination et la ségrégation ethniques et tribales du pouvoir de Brazzaville, un régime venu d'ailleurs et mis en place par le biais du coup d'Etat du 5 juin 1997, a toujours été et depuis bien longtemps, le théâtre et victime de bien de tribulations. C'est dans ces tribulations que s'inscrit le martyre des figures historiques comme Tchimpavita, Mabiala-Ma-Nganga et compagnons, Boueta-Mbongo, Mbiemo et son frère Milongo, Matsoua, Ngounga, Malanda, etc., pour avoir résisté contre l'occupation française.

La région du Pool, dont Brazzaville fut la Capitale de la France Libre et qui se trouve au cœur de son territoire, pour rappeler quelques faits historiques, a été la première, dans tout l'Empire français en Afrique, à répondre "présent", sous l'impulsion du Gouverneur-Général Félix Eboué, à l'Appel du Général de Gaulle. Les premiers éléments du Bataillon qui se transformera plus tard en "Deuxième Division Blindée" du Général Leclerc étaient bien partis de cette région du Pool, aujourd'hui martyrisée, avec l'aval de ceux qui se prétendent être les successeurs du Général de Gaulle.

C'est dire que le destin de cette région est écrit avec le sang. Mais le calvaire de la région du Pool a pris une tournure beaucoup plus dramatique à partir de 1968, année d'accession au pouvoir au Congo-Brazzaville du Conseil national de la révolution (CNR), précurseur du Parti congolais du travail (PCT), dont les principaux dirigeants sont les actuels gouvernants du Congo.

Aussitôt parvenus au pouvoir, les complots imaginaires et les massacres humains ne se comptent plus. Avec eux, la privation des droits humains. La prédation de vies humaines dans cette région par le pouvoir PCT deviendra plus virulente et répétitive, et s'accélérera à partir de 1970 ; chaque fois à l'issue de coups d'Etat plus ou moins vrais, supposés ou imaginaires, mais toujours attribués aux cadres civils et militaires ressortissants de la région du Pool. En tout cas, au Congo post-indépendance, il n'y a pas une région qui voit "partir" ses enfants de façon aussi tragique et dramatique que celle du Pool. Ils sont purement et simplement suppliciés !

De nombreux ouvrages ont déjà été consacrés à la tragédie de cette région du Pool. D'autres ont décrit et dénoncé l'acharnement criminel qui s'abat sur cette région martyre, terre de prédilection par excellence de tous les prédateurs de vies humaines.

Les guerres successives, savamment préméditées, bien calculées et très méthodiquement mûries, d'une intensité jamais connue avant 1993, à l'actif des pouvoirs par procuration établis dans le pays, ravagent cette région. Aussi, en raison de l'omerta du système PCT, ailleurs et vues de loin, ces guerres sont regardées et assimilées à des guerres civiles ou inter-ethniques. Ce qui n'en est nullement le cas, car une guerre civile ou inter-ethnique suppose l'affrontement de deux voire plusieurs ethnies ou tribus. Or dans le cas d'espèce du Congo-Brazzaville, quant à la région du Pool, c'est le pouvoir établi qui chasse sur les terres de celle-ci pour y prélever ses "gibiers". Ainsi les populations civiles, abandonnées par tous, y compris la communauté internationale, et livrées à elles-mêmes, y sont systématiquement devenues les victimes expiatoires d'un système politicien inhumain de type stalinien - avec des pratiques héritées de Ceaucescu - , mis en place dans le pays avec l'aide de l'étranger.

Avec force détails, Krysis Kilokila-Kiampassi montre comment l'ogre dévore ses enfants, tandis que les vautours, les charognards et les vampires s'en donnent à cœur joie.

Volonté délibérée d'exterminer, d'anéantir, faisant partie d'un plan concerté et mûri de longues dates ou méthode préméditée pour asseoir "son autorité" (politique ?) aux fins de l'écrasement de l'autre ? La question reste posée. Cependant, l'auteur montre qu'il s'agit là d'une hégémonie basée sur un critère purement tribal ayant pour conséquence l'extermination totale d'un peuple et donc aussi l'annihilation de la culture kôngo. Tel est le pan de l'histoire dont les experts auront plus tard à démêler les écheveaux.

Dans Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, Krysis Kilokila-Kiampassi dissèque le quotidien des populations oubliées et abandonnées à leur sort.

Malgré la propension au crime tous azimuts et l'engouement du système PCT à verser le sang humain sans sourciller, assuré de l'impunité la plus absolue relayée par certaines capitales européennes, l'auteur ne se résigne pas. Il témoigne pour que la réalité qu'il dénonce ne passe en pertes et profits, et ne rentre pas dans le registre des "oubliés" de l'Histoire.

A travers ce livre, il met à la portée de l'opinion nationale et internationale, ce que l'on s'évertue à cacher, que l'on passe sous silence et que leurs auteurs ne voudraient nullement voir étalé à la place publique. Aujourd'hui, c'est chose faite.

Dans cette trame tragique et dramatique, l'auteur ne manque pas de relever qu'il y a d'un côté, une résistance qui n'a pas eu assez d'autorité pour contrôler ses éléments devenus indisciplinés et donc en proie à l'anarchie. De l'autre, un régime issu d'un coup d'Etat, né du sang, qui n'arrive pas à se surpasser, incapable de canaliser les excès de ses "hommes", de se "civiliser", d'asseoir l'Etat de Droit, de réconcilier véritablement le peuple congolais avec lui-même. Mais au contraire, c'est dans un flot de sang qu'il conduit les Congolais vers une destinée inconnue. Ce régime y trouve donc une réelle délectation, sinon il aurait tout fait pour stopper net ces "dérapages" (sic).

En conséquence, au regard des éléments présentés dans ce livre réquisitoire, il convient donc de relever et d'affirmer ici que, de part son manque d'un plan pour une concorde nationale, le système de Brazzaville ne doit sa vie et sa survie qu'à travers une politique de répression aveugle sans laquelle il n'aurait plus aucune existence. Le régime PCT reste et demeure un système stalinien et fasciste au sens propre des termes.

En tout cas, ce "châtiment collectif pour appartenance ethnique" infligé à la population du Pool est la preuve, sans appel, que le régime de Brazzaville masque ses limites, ses insuffisances, et donc son incapacité à gouverner le pays et, partant, à insuffler une dynamique pour sortir le pays du chaos dans lequel il l'a plongé.

[...]

Par ailleurs, il convient de souligner, de relever cette autre bizarrerie que sont les discours d'un chef d'Etat, bourreau, qui culpabilise ses victimes. Un type de discours qui rappelle une certaine période douloureuse assez récente de l'humanité, mais non encore estompée au niveau de la conscience universelle.

Subséquemment, en scrutant et décortiquant le verbe du soi-disant "'homme fort de Brazzaville", il apparaît nettement que le sort réservé aux populations de la région du Pool est bel et bien un véritable "châtiment collectif pour appartenance ethnique". Le développement du livre nous en convainc à maintes reprises.

D'où cette question qui tombe dans le sens : "Qu'est-ce donc un génocide", si ce qui se passe dans la région du Pool n'en est pas un ?

Certes, sans doute par pudeur, l'auteur du livre n'a pas osé utiliser l'expression. Il laisse donc au lecteur la latitude de se forger une opinion et d'en faire une déduction au fur et à mesure qu'il avancera dans sa lecture.

Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville - Un châtiment collectif pour appartenance ethnique, ouvrage qui passe au peigne fin, de fond en comble, la tragédie de cette région martyrisée, traumatisée et à travers lequel l'auteur expose et détaille les faits très minutieusement, est sans doute le livre qui a manqué jusqu'ici. Il vient à point nommé.

Au-delà de son exposé et tout au long de son développement, c'est un cri du cœur, un véritable SOS que lance Krysis Kilokila-Kiampassi en direction de l'opinion et la communauté internationales. Ce témoignage en fait foi.

Ainsi, en direction des autorités de Brazzaville, ce message : "Que retiendra l'histoire de votre œuvre macabre ? La bestialité gratuite dont vous l'émaillez ! Que dira la postérité quand on lui apprendra votre œuvre ? Sans doute versera-t-elle des larmes de honte, lorsqu'on lui dira… !"

Et en direction des Congolais, sympathisants ou pas de l'un ou l'autre camp, vecteurs de la "barbarie et de la folie meurtrière au Congo-Brazzaville", particulièrement dans la région du Pool, je dis qu'il est du devoir de tout être humain en général, et de tout Congolais en particulier, de prendre conscience de cette tragédie et du calvaire qu'on fait subir aux populations de cette région, avec leurs lots de misères et de centaines de milliers de victimes générées par les deux camps, d'autant qu'aucun d'entre eux ne peut se dire ou prétendre être innocent.

Avec ce livre, l'opinion et la communauté internationales ne pourront plus prétendre qu'elles n'étaient pas au courant du danger de mort des populations de la région du Pool. Ce serait non-assistance à peuple en danger de mort. Et l'histoire le retiendra.

Nous avons espoir que cette communauté internationale finira par prêter attention à ce cri d'alarme, à cet appel de détresse... Alors, c'est ici qu'elle se devrait de réagir pour faire intervenir le fameux concept du "droit d'ingérence" pour aider ces populations persécutées, mais aussi et tout simplement, pour que le droit à la vie et la dignité humaine soient respectés dans leur plus simple expression, en toute indépendance et en toute objectivité, sans entraves aucunes.

Car, l'on ne peut indéfiniment continuer à fermer les yeux, fouler les lois aux pieds sur les massacres humains d'une telle ampleur au nom d'on ne sait quelle autre "loi" méconnue, non écrite et non promulguée.

Après l'ère de la bestialité, de la violence et de la cruauté, après l'ère de la haine, de la désunion et de la division, il faut que l'ère de la rencontre des âmes fasse son entrée.

Quand donc le Nord et le Sud, l'Est et l'Ouest du Congo-Brazzaville se coudront-ils pour former un tissu indémaillable, si le pouvoir est toujours au bout du canon ?

Quand les Congolais, même ceux qui sont au pouvoir ou qui en vivent, ainsi que les "amis" prétendus du Congo, seront-ils écoeurés par tant de sang humain versé ?

La Paix, la Liberté, la Démocratie, le Droit à la Vie et la Dignité humaine ne sauraient être, comme une chasse gardée, un monopole et un luxe réservés spécialement à une certaine sphère.

(Ce texte en est la préface de Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA)

Jean-Claude Mayima-Mbemba

Président de l'association Union-Congo

(Congo-Brazzaville) Barbarie et folie meurtrière au Congo-Brazzaville...
Repost 0
Krysis Kilokila-Kiampassi - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Pasteur Ntumi Pool

Economie

Catégories