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  • : Blog contre la corruption, la cupidité, l'avidité et la concussion (C.A.C.) au Congo-Brazzaville
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 21:15
 
Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.
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par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

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Sassou le récidiviste et sa clique continuent de nous faire honte à travers le monde et le pire se prépare.

 

Maintenant plus personne ne connait l’ampleur de la dette congolaise tant les mensonges d’état n’en finissent plus. Et si cette dette était au-delà des 120 % du PIB comme annoncée ? Comme diraient les parieurs, les jeux sont ouverts tant l’escobarderie est devenue l’alpha et l’oméga de la politique des intermittents du spectacle congolais.

Au regard du train de vie mené par ces apparatchiks, le pire tant redouté est arrivé. Ce n’est une surprise pour personne puisqu’on a pris les mêmes et recommencé.

Depuis le fameux mouvement insurrectionnel du 31 juillet 1968, un groupe de parasites s’est installé au pouvoir avec la mitraille pour jouir sans travailler des deniers publics. Depuis lors, ils se maintiennent au pouvoir en terrorisant le peuple avec la complicité des majors de l’industrie pétrolière et au-delà les pays qu’ils représentent. Le business doit continuer mais sans le peuple.

Dans le monde feutré de la finance tout se sait. La gabegie congolaise était connue de tous. Mais au nom de la fameuse souveraineté des états, ils ont laissé faire. Nous savons bien que dans cet univers tout n’est pas perdu pour tout le monde. Ainsi, la dette du Congo fait des heureux quelque part, des experts après coup qui viendront nous expliquer moyennant des cargaisons de pétrole (la monnaie nationale congolaise), comment apurer cette dette. Les anciens du FMI (Fonds monétaire international) qui avaient aidé le Congo à se débarrasser d’une partie de sa dette (avec des données erronées devenues leur marque de fabrique) en étant éligible à l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) se retrouvent aujourd’hui à la solde du tyran de Mpila pour toujours continuer à piller le pays. Nul besoin de s’en étonner car le FMI à travers son histoire n’a jamais été une institution morale, à cheval sur la déontologie.

Le mal est fait pour le peuple congolais, mais pas pour eux. La pilule sera dure à avaler avec cette potion amère qu’est le plan d’ajustement structurel qui nous pend au nez. Nous voilà revenus dans les années 80. A croire que nous n’avons pas appris de nos erreurs puisque les acteurs restent les mêmes ; C’est tragique.

Il n’y a pas de développement sans justice sociale. Il serait incompréhensible que le FMI dans cette chienlit prête aux mêmes pyromanes dont la vocation première n’est pas d’éteindre le feu. Il y a lieu d’exiger comme préalable la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt de la guerre dans le pool, la restauration de libertés fondamentales et un dialogue inclusif qui aboutira à la mise en place d’un gouvernement de transition composé d’experts afin de permettre au Congo de se relever. L’heure n’est plus aux egos mais à l’intérêt national. N’oublions jamais que le bonheur ne vaut que lorsqu’il est partagé.

Il est temps qu’ils comprennent que le Congo ne pourrait uniquement se résumer à la ville Oyo qui serait devenue sa vitrine dans un chaos généralisé. De Yamoussoukro à Gbadolite, les exemples sont légion de la folie clanique des présidents africains. L’histoire nous prouve que ces réalisations ne survivent pas à ces despotes.

Fidèles à leurs habitudes, ils vont mater le peuple au regard de la grogne sociale qui se profile, conséquence de leur incurie. L’exfiltration des mercenaires du Pool a pour but de freiner les revendications sociales et assurer la sécurité de son clan quand il quittera le pouvoir. Le gros des troupes restées à Ollombo et les pilotes d’hélicoptères biélorusses n’attendent que son ordre pour fondre sur Brazzaville et larguer les obus de la mort sur les populations civiles. Les mouvements de chars, les bruits de bottes de la soldatesque et le rapatriement des mercenaires du Pool vers Brazzaville, car le nombre n’y est pas pour contenir l’insurrection populaire, n’y changeront rien. Ils ont perdu la légitimité du peuple nonobstant les mascarades d’élections successives. Face à ce danger imminent, préparons-nous à des lendemains difficiles car il a décidé qu’après lui ce serait le désordre.

L’heure du choix a sonné. Ce sera soit l’anarchie ou la paix des braves. N’ayant jamais rompu le fil du dialogue, le moment est venu d’épargner aux populations congolaises démunies d’inutiles atroces souffrances.

 Comme disait John Fitzgerald Kennedy à son discours d’investiture le 20 janvier 1961 : "Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays". C’est le moment de montrer notre patriotisme car la maison Congo brûle et nul ne peut détourner son regard devant cette tragédie.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA - dans Congo-Brazzaville Sassou Nguesso PCT Françafrique Pool ONU dictature Oyo
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 17:46

 

L’Association UNION-CONGO porte à la connaissance de tous que le prisonnier politique, Modeste BOUKADIA, incarcéré le 15 janvier 2016 et condamné à 30 ans aux travaux forcés, a bénéficié d’une évacuation sanitaire. Il a quitté le Congo-Brazzaville le 10 août et est arrivé à Paris le 11 août 2017.

M. Modeste BOUKADIA dont l’état de santé est très préoccupant, va être pris en charge par les établissements habilités pour y subir tous les examens médicaux afin de déterminer le degré de gravité des séquelles dues aux agressions par lui subies.

L’Association UNION-CONGO remercie vivement, pour leur pugnacité et abnégation, Madame BOUKADIA, l’Ambassade et le Consulat de France au Congo-Brazzaville, ainsi que toutes les personnes qui, de près ou de loin, se sont mobilisés pour obtenir l’évacuation sanitaire de M. Modeste BOUKADIA.

L’Association UNION-CONGO voudrait encourager les autorités congolaises à agir de la même manière en faveur des autres prisonniers politiques se trouvant dans la même situation que M. Modeste BOUKADIA.

Enfin, contrairement à ce que font circuler certaines sources, l’Association UNION-CONGO rappelle que M. Modeste BOUKADIA n'a pas bénéficié d’une mesure de grâce présidentielle. Il n’est donc pas libéré. Il bénéficie d’une mesure humanitaire et est donc un évacué sanitaire.  Sa condamnation est toujours en vigueur.

Strasbourg, le 11 août 2017

P. L’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Communiqué : Libération de M. Modeste Boukadia (pdf, 614.7 kB)

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 12:11

Congo-Brazzaville: Les 100 milliards de Sassou à Ouattara provoquent la colère au Congo

Publié le Mercredi 13 Novembre 2013.

Par Correspondance particulière -
LES 100 MILLIARDS DE SASSOU A OUATTARA FONT DES VAGUES AU CONGO

 

"Au Congo-Brazzaville, il y a un profond malaise recouvert d’un immense embarras. Des révélations par le FMI d’un crédit du Congo-Brazzaville à la Côte d’Ivoire, il en ressort une angoissante impression d’indignation doublée d’incompréhension. Le manque de sens des priorités de l’administration Sassou est sidérant. Le Congo-Brazzaville a prêté 100 milliards de FCFA (environ 152 millions d'euros) à la Côte d'Ivoire.
L'accord négocié secrètement à Oyo lors de la visite officielle du président ivoirien Alassane Ouattara en juillet 2013 a reçu le feu vert du FMI.

Complice

Le blanc-seing et le manque de réserves du FMI, le gendarme financier international sont troublants. L’institution financière internationale qui a élu le Congo-Brazzaville au statut de pays pauvre très endetté (PPTE) a donné son quitus à l’opération financière. Une opération financière qui s’apparente au fait du prince. Début octobre 2013, Michel Lazare, le chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) et son collègue Louis Dicks-Mireaux, spécialiste de la dette, ont accepté que l'État congolais débourse le financement de 100 milliards de F CFA (152 millions d'euros) accordé à la Côte d'Ivoire. Le président Alassane Ouattara avait obtenu ce prêt durant sa visite officielle à Brazzavile, en juin 2013. Il doit servir à soulager les finances publiques et à rembourser les arriérés de paiement liés à la dette intérieure. Mais l'opération minutieusement suivie depuis Brazzaville par Gilbert Ondongo, le ministre de l'Économie du Congo-Brazzaville, et son homologue ivoirienne Kaba Nialé restait suspendue à l'accord du FMI, qui surveille la stratégie de réendettement d'Abidjan comme le lait sur le feu. Cet accord semble avoir été accordé durant la visite d'une mission du FMI, conduite par Michel Lazare, à Abidjan du 17 septembre au 1er octobre 2013 (Jeune Afrique, 6 Novembre 2013). Le Congo-Brazzaville, pays pauvre très endetté (PPTE), est-il devenu le créancier de pays africains en quête de cash ? Les marchés financiers vont-ils être le cœur du métier du Congo-Brazzaville ?

Economie d’endettement

L'économie d'endettement est un système financier où prédomine la finance indirecte, sous la forme d'un financement par le crédit.
Celui-ci suppose l'intervention d'un processus d'intermédiation financière et l'établissement de relations bilatérales individualisées entre les banques et leurs clients. Les banques prennent un risque de crédit après l'avoir évalué et financent les opérations dont elles anticipent favorablement le résultat. Le crédit constitue ainsi le principal mode de financement de l'activité productive. Même lorsque les entreprises ont par leur dimension un accès au marché des valeurs mobilières, la faiblesse du taux d'autofinancement implique le recours complémentaire au crédit.

L'économie d'endettement ne doit pas être confondue avec l'économie endettée. Il n'est pas incompatible qu'une économie de marchés financiers réalise son équilibre par l'endettement extérieur. La différence majeure entre une économie d'endettement et une économie de marché financier est que, dans la première, la Banque Centrale est un prêteur en dernier ressort contraint d'assurer le bouclage du financement de l'économie alors que, dans la seconde, l'intervention du prêteur en dernier ressort reste discrétionnaire.

En régime de finance directe, les offreurs et les demandeurs de fonds prêtables se rencontrent sur les marchés. Les banques interviennent en vendant et en achetant des titres sans assumer le risque lié aux crédits accordés à des clients identifiés. En revanche, elles assument le risque d’effondrement des marchés, ce qui les oblige à détenir de grandes quantités de titres "sûrs" (valeurs du Trésor). Ce système s’accompagne d’un fort taux d’autofinancement des entreprises. Le taux d’intérêt arbitre entre l’offre et la demande.

Expérimentations hasardeuses

Même si le crédit de Sassou Nguesso à Alassane Ouattara a reçu l’aval du FMI, il n’obéit néanmoins à aucune loi. Les crédits distribués par le Congo-Brazzaville, au bon vouloir de Sassou Nguesso, n’intègrent ni les règles, les techniques et les mécanismes de l’économie d’endettement ni ceux des marchés financiers. Le montage et le bouclage de ces opérations financières échappent aux directeurs de la Banque centrale, du Trésor public et aux commissions des finances du parlement. Ce sont des opérations financières non identifiées (ofni). Et, pourtant, curieusement, ces opérations financières non identifiées (ofni) décrétées au gré des humeurs de Sassou Nguesso reçoivent le feu vert du FMI. Si, le réendetement de la Côte d’Ivoire est assorti de conditionnalités, en revanche, la stratégie de crédit tous azimuts du Congo-Brazzaville ne bénéficie d’aucun encadrement de la part des institutions financières internationales censées le contrôler, le conseiller et l’orienter.

Le Congo-Brazzaville n’est pas, avec la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, à sa première expérience en matière d’octroi de crédits. Il a déjà prêté 50 milliards de francs CFA à la BDEAC, 50 milliards de francs CFA au Niger, 50 milliards de francs CFA à la Guinée et plus récemment 25 milliards de francs CFA à la République centrafricaine. Dans toutes les chancelleries africaines le sujet est au centre des conversations et tout le monde se met à rêver d’obtenir un prêt de la République de Sassou Nguesso. « Qui cherche des milliards, se rend à Oyo ». C’est la blague du moment dans les capitales africaines. Le Congo-Brazzaville a-t-il tellement de liquidités qu’il ne sait quoi en faire ? Remarquons que ce petit pays pétrolier qui dispose de plus de 3000 milliards de réserves à la BEAC compte parmi les moins lotis en infrastructures routières, universitaires, hospitalières, scolaires, hydroélectrique, portuaires, hydrauliques, aéroportuaires…

Un étudiant, Norbert Mboungou, a perdu une main pour avoir revendiqué le paiement de la bourse. Pendant que Sassou Nguesso joue à « la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf», les enseignants attendent la modification de la valeur indiciaire, les ménages l’augmentation du pouvoir d’achat et les populations du Congo-Brazzaville le financement des programmes sociaux.
Les populations du Congo-Brazzaville ont le droit d’être traitées pour ce qu’elles sont : des adultes moins ignorants de la complexité des mécanismes et des rouages monétaires et financiers que ne semblent trop souvent le croire Sassou Nguesso, Gilbert Ondongo, Isidore Mvouba, Rigobert Maboundou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ».

Depuis 1997, les populations du Congo-Brazzaville attendent de Sassou Nguesso un discours de vérité et une vision d’avenir. Evidemment, bien sûr, l’un et l’autre font cruellement défaut à Sassou Nguesso, au PCT et aux épigones du « chemin d’avenir » animés par la kleptomanie, le clientélisme, la corruption et l’enrichissement personnel."

Un article de Benjamin BILOMBOT BITADYS (Brazzaville): "SASSOU S’AMUSE A L’ECONOMIE D’ENDETTEMENT". Article publié le 10/11/2013

SOURCE : http://www.ivoirebusiness.net/articles/congo-brazzaville-les-100-milliards-de-sassou-%C3%A0-ouattara-provoquent-la-col%C3%A8re-au-congo

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 01:13
 
Frappé à son tour par l'ingratitude de ses parents tribaux, le journaliste Asie Dominique de Marseille, la Voix de son Maître, le Griot-clairon de service, est amère. il découvre enfin, à son tour, ce que le système fait aux autres... Est-il à plaindre ?
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« La Voix de son Maître », Griot inlassable du Clan est amère.

« En vérité je vous le dis… !

 

asie-dominique-de-marseille-2

 

Durant toute mon éducation familiale et scolaire, il m'a été inculqué la notion de l'élévation par l'effort. C'est ainsi que je me suis attelé à cultiver cette notion et voilà pourquoi j'ai toujours été de tous les combats avec détermination.

Je n'ai jamais été victime de ce qui s'est passé à EWO pendant les élections législatives. Je n'ai jamais vu une victoire transformée en échec et un échec transformé en victoire. Non, ça donne du vertige et ce n'est que dans notre pays que ce genre d'acrobatie est possible.

Sur un total de 36 bureaux de vote et sur 4 candidats en compétition, je termine loin devant les trois autres en réalisant 51,98%. Le candidat de PCT 37% , celui de l'UPADS 1% et le dernier (indépendant) 9%. (Je me garde de vous donner les parties décimales des différents scores de mes adversaires).

Par qu'elle alchimie électorale le candidat du PCT bien battu dès le premier tour passe de la défaite à la victoire sans gêne ?

C'est un cauchemar que de réaliser que sur 36 bureaux de vote, le candidat du PCT n'est premier que sur 6 bureaux. Le deuxième indépendant sur deux bureaux, celui de l'UPADS sur aucun bureau, et moi sur 28 bureaux de vote.

Comment ce député va-t-il présider aux destinées des populations qui ne l'ont pas élu ?

Comment la CNEI et les hautes autorités de l'Etat sont-elles arrivées à monter pareille ignominie à l'égard d'un autre membre de la majorité ? J'ai noyé le peu d'économie que j'avais étant certain de ma victoire. Aujourd'hui je me retrouve sans argent et sans ma victoire pourtant  méritée.

Est-ce que ces différentes autorités ont essayé de capitaliser mon humble apport au soutien du pouvoir actuel ? Je suppose que j'ai toujours crié mon appartenance à la Majorité présidentielle, donc n'étant pas opposant, le PCT et les hautes autorités de la République ne devraient pas s'inquiéter à me voir député.

Quels sacrifices je n'ai pas enduré pour défendre notrepouvoir ? Deux empoisonnements sous le règne de Lissouba, révocation de la Fonction publique toujours sous Lissouba, tout ceci au motif que je suis un défenseur du président SASSOU. En prison, le ministre de la justice de l'époque disait: On verra comment SASSOU viendra te sortir...

J'ai mis ma tête à couper pour prendre position sur tous les dossiers chauds qui ont déstabilisé notrepouvoir: Les disparus du beach; les Biens mal acquis; le changement de la Constitution... et je n'en finis pas. Débats sur les plateaux de télévision dans le monde,  conférences-débat partout je croyais jouer ma partition en faveur du président SASSOU.

Mais... que me reproche t-on ?

Quelle erreur j'ai commise pour que « mon » propre pouvoir me lâche en faveur de mon adversaire qui est encore un inconnu pour ce pouvoir par rapport aux combats que j'ai menés  en faveur du  même pouvoir ?

Muliplier par RIEN tous les efforts que j'ai fournis, peut être pris comme un acte d'ingratitude au plus haut niveau.

Enfin, ce qui me fait très très mal, ce sont les dires des autres qui se moquent éperdument de moi et mes parents qui me disaient toujours:Tu prends trop de risques espérant que tu en sortes bénéficiaire.

Pour terminer, je vous dis que même si je ne suis pas député, mon souhait est que la vérité soit rétablie un jour pour que je puisse me sentir en paix avec moi-même. Je persiste, je certifie et je signe que ma victoire a été volée avec l'accord des plus hautes autorités de la République.

Merci à vous tous qui m'envoyer des messages de soutien et de consolation.

ASIE Dominique de Marseille

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 00:00
 
Ils croyaient avoir non seulement contourné les mécanismes de la zone Franc, en plaçant les 14 000 Milliards de CFA d'excédents budgétaires accumulés entre 2003-2014 dans les comptes personnels et d'État en Chine. Mais aussi pris le pays en otage en prenant possession de toute sa richesse.
 
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sassou méprisant
 
Ils croyaient avoir non seulement contourné les mécanismes de la zone Franc, en plaçant les 14 000 Milliards de CFA  d'excédents budgétaires accumulés entre 2003-2014 dans les comptes personnels et d'État en Chine. Mais aussi pris le pays en otage en prenant possession de toute sa richesse.

C'était sans mesurer la ruse et la force du monstre asiatique qu'est la Chine.

La Chine a ponctionné jusqu'à épuisement les réserves de l'état congolais dans ses banques au titre du remboursement en capital et en intérêt de la colossale dette consentie au Congo.

C'est ainsi qu'il n y a plus rien des Fonds  placés en Chine pour le compte de l'état congolais. Plus rien, pas un sous.

Mais s'agissant des Fonds en leurs noms propres,  là encore le géant asiatique a montré toute sa ruse. Ils ne peuvent pas, en tant que non résident,  faire des transferts entre la place financière chinoise et d'autres places financières en tant que particuliers des montants supérieurs à 1 Million de dollars US.

Ils sont donc contraints de reverser dans les comptes de l'Etat congolais l'argent de leurs comptes privés pour permettre le transfert de plus d'argent.

Mais problème, c'est que dès qu'ils mettent les sous dans les comptes de l'Etat congolais, les banques chinoises raclent  automatiquement en raison du paiement de la dette.

La dernière tentative ou mission conjointe pour tenter de convaincre les autorités chinoises d'intervenir auprès de leurs banques pour que l'argent reversé dans les comptes de l'état congolais ne soit pas englouti dans la dette a échoué. L'ami chinois s'avère impitoyable.

 

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LES CONGOLAIS TRAVAILLENT GRATUITEMENT POUR PAYER LA DETTE

La dette de la France est de 2000 milliards d'Euros pour une population de 65 millions d'habitants. Chaque famille qui met au monde un enfant sur le territoire français est redevable fiscalement de 20 000 euros/enfant. Les indices INSEE font que le PIB de la France est de 44 milliards d'euros/mois et que sa dette évaluée à 11,7% à la Banque Mondiale et au FMI lui permet encore d'avoir de la trésorerie.

Le Congo Brazzaville est principalement producteur de pétrole et de bois, et les revenus de ces matières constituent 85% de ses exportations, soit 250 000 barils par jour et une manne à gagner d'environ 800 milliards de dollars par mois, pour une population recensée dernièrement à presque 3,2 millions d'habitants suite aux différentes guerres civiles.

Dernièrement le scandale de la dette extérieure* congolaise aurait été évaluée à 120% de son PIB soit 37 000 milliards de dollars, cela donnerait une redevance fiscale de 31 300 euros par enfant naissant sur le territoire congolais pour permettre au pays de survivre, donc chaque famille doit 31 300 euros par enfant, pauvre pays.

Les études INSEE aurai annoncé une fuite de capitaux dans les paradis fiscaux "Panama Paper" pour 126 comptes off-shore dissimulés sous le nom de KIKI et autres alias Denis Chrystel Sassou Nguesso pour le total d'une somme de 53 000 milliards de dollars.

Le vice-président du Congo Jean Dominique Okemba, chef du renseignement et du trésor du clan a été sérieusement pointé du doigt par  le Président en fonction Denis Sassou Nguesso pour sa mauvaise gestion du portefeuille gouvernemental, il y aurai eu surenchère sur les prestations de sociétés chinoises immobilières et des virement secret envoyés à son nom, par une filiale congolaise pétrolière CORAF sous-traitante des marchés, avec une autre société Philia SA établis à Genève qui verserait un grande partie à la banque congolaise BGFI.

Jean Dominique Okemba seul vrai challenger du fils Denis Chrystel Sassou Nguesso à la présidence refuse la doctrine de l'héritage présidentiel et se voit déjà dans le fauteuil de son Oncle Sassou Nguesso, une conférence de presse se prépare, pour mettre la lumière sur sa non-participation à la faillite du pays, appuyé par les comptes de Denis Chrystel Sassou Nguesso en parallèlle.

Aux dernières nouvelles du palais présidentiel, Jean Dominique Okemba persona non grata a eu un échange brutal avec Nianga Mbouala ancien Commandant de la Garde Républicaine, pour une histoire de non-paiement des salaires des militaires de son contingent, et la mort d'un de ses neveux de Mbomo identifié par le commissariat de Fort Rousset à Owando. Il y a eu dispute et combat, Jean Dominique Okemba a été conduit d'urgence à l'hôpital central Edith Lucie Bongo. Il a promis à ses proches de faire disparaitre Nianga Mbouala avant les festivités de la fête d'indépendance. Il y a eu assez de morts, il est temps d'empêcher cette exécution programmée...

Propos rapporté par E. Richard

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Mes chers amis, je n'ai jamais vu plus cons et plus crétins que la bande clanique des Sassou & Nguesso, au regard des révélations ci-dessus !
Ainsi le Congo est mort.
Madame, Monsieur, cher compatriote, cher(e) ami(e), Guettons, Jaugeons, Agissons !

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 11:54
 
Beaucoup d’africains se sont exprimés et s’expriment encore sur les déclarations du jeune président français Emmanuel Macron. Le durcissement du verbe contre ce jeune président se fait à juste titre car ses déclarations mettent en exergue non seulement la continuité de la tyrannie de la chosification qui caractérise souvent les discours de certains sur notre continent...
 
 

Par Renner Onana, fonctionnaire international et ancien diplomate camerounais. Head of Office MINUSCA Kaga Bandoro.

Beaucoup d’africains se sont exprimés et s’expriment encore sur les déclarations du jeune président français Emmanuel Macron.

 
Le durcissement du verbe contre ce jeune président se fait à juste titre car ses déclarations mettent en exergue non seulement la continuité de la tyrannie, de la chosification qui caractérise souvent les discours de certains sur notre continent mais elles traduisent la peur de cette jeune génération d’Européens en général sur le monde qui vient.

Peu d’Africains savent qu’au XVe siècle, ce qu’il est convenu d’appeler l’Afrique avait un avantage démographique sur toutes les régions du monde. Sa population était estimée comme le dit Felwine Sarr à 100 millions d’individus soit 20% de la population mondiale de cette époque. A la fin du XIXe siècle, elle ne représentait que 9% de ce total. Les traites transatlantiques et arabes étaient passées par là et pendant deux siècles cette croissance démographique a été interrompue, s’est ralentie, a stagné pour beaucoup d’autres raisons.

Aujourd’hui et en un siècle, l’Afrique a retrouvé sa vitalité démographique. Cela maximise évidemment ses capacités de survie pour les prochains siècles. De plus, il y a 100 ans, 95% des Africains vivaient au village comme on dit en Afrique et aujourd’hui 45% du milliard d’Africains sont des citadins. Quand Macron aura 89 ans, notre continent comptera 2.25 milliards d’individus qui composeront la plus grande part de la population active et valide au monde. 60% de ces personnes vivront dans des villes tentaculaires qui seront totalement reconfigurées. Vous vous imaginez quel bouleversement civilisationnel cela induit en termes d’urbanisation, d’hybridité, de projections, de déploiement des vies individuelles ?

La violence symbolique du propos de Macron est significative de l’âpreté de la bataille qui arrive

Tenez, quand Macron aura 52 ans, la seule ville de Lagos aura 25 millions d’habitants, à quelque 11 millions d’habitants de la moitié de toute la population actuelle de sa France natale, Kinshasa en aura 16 millions, soit 5 millions de plus que la population actuelle de Paris, le Caire en sera à 14 millions…. Bref en 2030, dans seulement 13 ans, quatre villes africaines – Lagos, le Caire, Kinshasa et Dakar – surpasseront la population actuelle de la France. Comment voulez-vous que le président français ne se pose pas de questions face à une telle vague ?

Cependant, au-delà de son discours et des réactions parfois épidermiques, certaines étant plus calibrées, cette déclaration structure les prochaines batailles qui seront livrées au continent africain par la partie occidentale du monde en état de crise et de souffrance. La première bataille est celui des représentations, « des images de la pensée ». C’est ce que Foucher appelle « la bataille des cartes » qu’il définit comme l’idéologie qui soutient la redistribution des rapports de force entre les États.

De ce point de vue, la violence symbolique du propos de Macron est significative de l’âpreté de la bataille qui arrive. Africains préparez-vous à affronter ce type de pensée commune destructrice, pour reprendre Paul Krugman, et d’attaques verbales qui avaient déjà commencé avec Sarkozy. Plus vous commencez « votre existence poétique », « votre montée en humanité », plus vous entrez en conversation avec « le tout monde », formule d’Edouard Glissant, plus le verbe immanquablement contre vous se durcira.

Deuxièmement, vous imaginez aussi le chambardement civilisationnel de l’arrivée de plus d’un milliard d’Africains sur cette planète dans 13 à 33 ans. Pensez-vous que les vieux présidents postcoloniaux seront encore là pour voir cela ou négocier des contrats léonins contre la protection de leur pouvoir ? Seront-ils encore là pour protéger les blocs historiques postcoloniaux comme la Francafrique en état de déliquescence avancé ? Que nenni ! Il est évident que le surgissement démographique en cours actuellement entraînera fatalement des changements politiques et économiques, des choix délicats et décisifs d’exploitation des ressources et des richesses naturelles. Les vieux présidents imposés à l’ataraxie tranquille ne pourront pas gérer ce bouleversement et ces changements. C’est d’une évidence !

De ce point de vue, rien ne sera plus comme avant dans ce continent au milliard d’individus et les futurs dirigeants africains seront mécaniquement tournés vers la satisfaction des besoins de la cocotte-minute de ces populations en effervescence au risque d’être balayés par autant de révoltes sociales que possible. De plus, les diasporas africaines au sens large seront de plus en plus actives en influençant non seulement les orientations politiques de leur pays d’accueil mais aussi les évolutions politico-sociales de leurs pays d’origine à l’instar des diasporas cubaine et chinoise aux États Unis.

Reste qu’à l’orée des années 90, les pays occidentaux se sont renfermés dans leurs certitudes. Avec Maastricht et Schengen, ils se sont enfermés dans leurs frontières en refusant l’accès à leurs pays, à leurs universités à des jeunes Africains. Macron a été structuré manifestement par cette période de fermeture. Hélas, il arrive au pouvoir au moment où sa classe d’âge africaine était très peu représentée dans l’hexagone, s’était disséminée partout en Europe et dans le monde, vers d’autres cieux plus ouverts. Lui et ses amis de la REM et d’autres encore auront désormais affaire pour discuter politique ou faire affaires à des jeunes Africains formés en Chine, aux États Unis, en Turquie, en Inde, à Singapour, au Brésil. Cela ne sera pas une mince affaire comme le montre l’exemple rwandais ou Botswanais. Alors Macron et au-delà, du calme… La préparation du match retour a commencé. Les Africains seront à la hauteur probablement avec leurs femmes et enfants.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 00:08

 

L’Association UNION-CONGO vient d’être informée que M. Modeste BOUKADIA, hospitalisé à la Clinique Guenin de Pointe-Noire, a fait un malaise dans la nuit du 2 au 3 juillet 2017, à cause des émanations de la peinture appliquée sur les murs du couloir de l’établissement

L’Association UNION-CONGO s’interroge sur cette situation et se demande si la Clinique ne sait pas que les émanations de toutes les peintures sont toxiques.

Au regard de ce qui précède, et connaissant la nocivité des solvants des peintures, on peut se poser des questions sur la qualité de la peinture appliquée aux murs des couloirs de la clinique Guenin de Pointe-Noire.

L’Association UNION-CONGO s’inquiète de l’état de santé de M. Modeste BOUKADIA. Après la tentative d’assassinat à la maison d’arrêt de Pointe-Noire par le directeur de l’établissement, M. Pierre PONGUI, la détérioration de l’état de santé de Modeste BOUKADIA nécessite impérativement, aujourd’hui, son hospitalisation dans un Etablissement spécialisé et mieux outillé.

L’Association UNION-CONGO lance un Appel aux Institutions et Organisations internationales habilitées, ainsi qu’au Consulat de France au Congo, d’agir pour sauver cet homme que les autorités de Brazzaville veulent voir mourir en prison comme feu Colonel Marcel Ntsourou.

Paris, le 04 août 2017

P. L’Association UNION-CONGO

Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA

Communiqué : Inquiétude sur l'état de santé de Modeste Boukadia (pdf, 629.6 kB)

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ENGLISH VERSION

The political prisoner Modeste BOUKADIA fainted during the night of July 2 to 3, 2017 at the Guenin Hospital in Pointe-Noire, Congo-Brazzaville.  The incident was due to fumes of freshly applied paints applied on the walls of the corridor.

The charity UNION-CONGO, which regularly blows the whistle on human rights violation in Congo Brazzaville,  is concerned about the health of Mr. Modeste BOUKADIA.  M. Boukadia was the victim of an assassination attempt at Pointe-Noire prison by the prison director, Pierre PONGUI, who is politically protected by his nephew, the Justice Minister in Congo Brazzaville Pierre Mabiala.

That crime has left Mr. Boukadia greatly diminished. He has been held in a clinic since December 2016 suffering from extreme back pain, from unstable blood pressure that can cause a heart attack at any time, and from difficulties to breathe that require the use of medical ventilators at night.

The health of Modeste BOUKADIA is deteriorating.  Doctors have established that his condition cannot be cured in Congo and imperatively requires his urgent hospitalisation in a specialised hospital with the necessary pieces of equipment to deal with heart surgeries and ailments.

The charity UNION-CONGO is launching an appeal to the institutions and international organizations authorized, as well as to the Consulate of France in Congo, to act fast to save this man as the authorities in Congo Brazzaville want to see him die in prison like the late Colonel Marcel Ntsourou.

Source: http://freeboukadia.org/urgent-health-alert-for-political-prisoner-modeste-boukadia/

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:32
sassou-votant

 

Le 30 juillet 2017, les congolais étaient appelés à voter pour le second tour des législatives. C’était l’occasion, pour le Parti congolais du travail (PCT), de conforter son emprise sur la future Assemblée nationale. Et comme il fallait s’y attendre dans ce pays qui constitue l’un des temples de la dictature en Afrique, en lieu et place d’un scrutin démocratique, libre et transparent, c’est une véritable mascarade électorale qu’il a été donné de voir. En effet, non seulement dans leur majorité les Congolais ont snobé l’appel aux urnes, mais aussi l’élection a été entachée de nombreuses irrégularités dont des fraudes et des scènes de violences impliquant des militaires. Il a été, en effet, rapporté, entre autres, que dans certains quartiers de la capitale comme à Ouenzé et Poto-Poto, des militaires ont pris d’assaut des bureaux de vote pour y voter sans pièce d’identité et que des électeurs ont été tabassés. Des coups de feu ont même été entendus.

Les élections constituent une véritable croix pour bien des chefs d’Etat africains

Et voilà qui vient rappeler les images des démocraties gondwanaises telles qu’on l’a vu il y a de cela quelques années au Togo, une autre place forte de la dictature sur le continent, où la soldatesque s’était invitée avec fracas  dans les bureaux de vote et avait poussé loin le ridicule en transportant des urnes  dans son repli. Mais, « faut-il s’étonner de cette confiture à la  congolaise », pourrait-on se demander ? Sans ambages, la réponse est non. On pourrait même dire que c’est le contraire qui aurait étonné. Et pour cause. D’abord les élections opaques au Congo Brazzaville de Denis Sassou Nguesso, sont une tradition et comme le dit l’adage, « le chien ne change jamais sa manière de s’asseoir ». Le dictateur a beaucoup appris du passé. Si fait que depuis sa défaite en 1992 face à Pascal Lissouba, l’homme a pris conscience du mépris que lui portent les Congolais. Et depuis son retour au pouvoir, il s’est mis à l’abri de toute surprise en piégeant son peuple dans un immense rets dont la trame est faite de fraudes et de violences électorales. La dernière illustration de ce scénario a été l’élection présidentielle passée. Ensuite, cette  mascarade électorale était aussi des plus prévisibles, parce que le peuple congolais  semble s’être résigné, laissant le champ libre au dictateur. Peut-être les Congolais ont-ils compris qu’il est inutilement suicidaire de défier un tyran qui n’avait pas hésité à mettre à feu et à sang le pays au cours de la guerre civile  ou à déployer un arsenal de guerre contre son opposition dans le département du Pool. Cela dit, le premier enseignement que l’on peut tirer de cette journée électorale est que ce scrutin vient renforcer le sentiment que les élections constituent une véritable croix pour bien des chefs d’Etat africains qui se seraient bien passés de ces formalités. Sans doute auraient-ils préféré nommer directement les parlementaires pour ne pas courir le risque de voir leur pouvoir remis en cause. Et cela confirme bien l’opinion selon laquelle la démocratie n’est véritablement pas une aspiration réelle de nos présidents qui ont été contraints de s’y engager dans la décennie 90 après le discours de la Baule.

Les oppositions africaines doivent mieux s’organiser

Dans le cas d’espèce, issu de la meute de loups qui, par le miracle du discours de François Mitterrand, se sont mués en agneaux, Denis Sassou Nguesso n’a jamais mis sous le boisseau son rêve de s’éterniser au pouvoir.  Les Congolais qui ont payé le prix fort de cette fausse mue, doivent se le tenir pour dit : « Le chat a beau faire le pèlerinage de la Mecque, sa mosquée ne saurait être le lieu de la prière de la souris ».  L’autre leçon et pas la moindre à tirer de ce deuxième tour des législatives au Congo Brazzaville, est l’impérieuse nécessité pour l’opposition congolaise et, au-delà, des oppositions africaines en lutte contre des dictatures, d’être plus imaginatives.  La rengaine du manque de moyens souvent serinée pour expliquer les défaites aux élections ne saurait éternellement prospérer, puisqu’il existe des cas d’école comme le Sénégal ou la Gambie où Macky Sall et Adama Barrow ont respectivement réussi la prouesse de terrasser les tenants du pouvoir. Les oppositions africaines doivent donc réussir le pari de mieux s’organiser avant de partir à l’assaut des citadelles des princes régnants.  Pour clore ce chapitre des législatives au Congo Brazzaville, il faut aussi et surtout dénoncer le silence coupable de la communauté internationale. Aussi faut-il regretter l’aphonie en particulier de l’Union africaine (UA) qui s’est dotée d’une charte de la bonne gouvernance. Même s’il est de notoriété publique que l’organisation continentale est le syndicat des chefs d’Etat, il est difficilement compréhensible que par respect des règles et principes qu’elle s’est librement fixée, elle ne puisse même pas lever le petit doigt.

« Le Pays »

LIRE LA SUITE : http://lepays.bf/mascarade-electorale-congo-brazzaville-cest-contraire-aurait-etonne/

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 18:24

Par Patrick Mampouya

C’est le site du Times qui explique le contexte dans lequel Total a obtenu le renouvellement de ses concessions au Congo-Brazzaville.

Total a signé avec le gouvernement du Congo-Brazzaville un accord de renouvellement de trois concessions pétrolières offshore, représentant une production de plusieurs centaines de millions de barils de pétrole brut.

Pour obtenir ce renouvellement, l’entreprise pétrolière française a dû céder une partie de ses parts à des entreprises « locales ». Mais celles-ci sont totalement opaques et paraissent étroitement liées aux cercles du pouvoir congolais.

Dans une note du 8 juillet 2015, une directive émanent de la présidence de la République signée par Mr Bernard OKIORINA impose au groupe de négociation des accords relatifs aux permis d’exploitation du secteur Sud de PNGF de travailler sans appel d’offre avec la Société Africa Oil and Gas Corporation (AOGC) de Denis Gokana, PETROCONGO (PETCO) et KONTINENT Congo SA de Yaya Moussa dans les permis d’exploitation TCHENDO II, TCHIBOUELA II, TCHIBELI-LITANZI II avec des pourcentages affolants de participation de 10%, 5%, et 10%.

On sait peu de choses des trois entreprises privées qui détiennent ensemble une participation de 25% dans les trois champs pétroliers offshore de Total, dont la production s’élève à 20 000 barils par jour. L’une d’elles est l’Africa Oil and Gas Company (AOGC), fondée par Denis Gokana, président de la compagnie pétrolière nationale congolaise et proche de M. Sassou Nguesso. AOGC a été dénoncée comme une entreprise « fictive » contrôlée par M. Gokana dans un jugement de la Haute Cour de Londres en 2005.

Une autre des trois entreprises locales à avoir acquis des participations dans les gisements de pétrole est Kontinent Congo. C’est une filiale locale de Kontinent LLC, une entreprise enregistrée aux États-Unis par Yaya Moussa, un ancien dirigeant camerounais du Fonds monétaire international, qui a forgé des relations délictueuses avec le gouvernement de Monsieur Sassou Nguesso durant l’une de ses affectations à Brazzaville. Un porte-parole de la société Total a refusé de nommer les propriétaires ultimes de ses nouveaux partenaires, qui, selon elle, ont été choisis par le gouvernement congolais.

Les prochains renouvellements de licence  devront se faire dans les mêmes conditions, ainsi que les prochaines licences. La société Total a dit qu’elle refuserait une fois de plus quitte à fermer la filiale du Congo Brazzaville car la société Total est quottée à la bourse américaine, donc il y a des choses qui ne peuvent pas passer, des malversations qu’ils ne peuvent pas cautionner. Kontinental, AOGC et Petrocongo ont des pourcentages que rien ne justifient, ces sociétés sont dirigées par le clan de Sassou Nguesso et ce sont les mêmes personnes qui sont à la tête de la SNPC.

Éclairage

Tous les champs de Total et ENI ont des licences d’exploitation qui courent sur une durée donnée.

A la fin de cette durée, le champ et les installations reviennent à l’État qui fait un appel d’offre pour les redonner à une autre société ou à l’exploiter lui même si la licence n’est pas renouveler par la première société : ENI ou Total.

Maintenant Monsieur Sassou Nguesso (l’État c’est moi) exige que dans tous les cas, renouvellement ou pas, l’entrée de ses sociétés fictives. En clair,  AOGC, PETROCONGO et KONTINENTAL qui ne sont pas des sociétés nationales doivent entrer impérativement dans le partage de production.

La société Total accepte d’abord l’accord, puis la justice américaine intervient. Total est obligé de faire marche arrière, finalement la société Total décide de céder la licence d’exploitation du champ PNGF Sud dont la licence arrivait à expiration.

Plutôt que de permettre à Total, de renouveler la licence Sassou Nguesso fait intervenir une société appelée PERENCO ayant les capacités d’opérer les champs matures car la SNPC n’a pas la technicité nécessaire pour le faire.

PERENCO reprend donc le champ avec les conditions que Total avait refusé, c’est à dire l’entrée des sociétés fictives qui appartiennent au clan de Sassou Nguesso (AOGC, PETROCONGO, KONTINENTAL).

Le prochain champ dont la licence arrive à expiration s’appelle KLL. Le même problème va se poser et la société Total risque de le perdre.

Nous sommes allé sur Wikipédia pour savoir qui est PERENCO ce mercenaire du Business qui dame le pion à la société Total au Congo Brazzaville.

PERENCO est une compagnie pétrolière indépendante franco-britannique. Elle est active en mer du Nord (Royaume-Uni), en Afrique centrale (Cameroun, Gabon, Congo-Brazzaville, Congo Kinshasa), en Amérique latine (Guatemala, Colombie, Pérou et Venezuela) sur le pourtour méditerranéen (Tunisie, Égypte et Turquie) et au Vietnam. Elle détient des permis d’exploration au Brésil, au Gabon au Belize. Le siège de la société est à Londres qui est le paradis fiscal le mieux protégé en Europe.

Son fondateur, Hubert Perrodo (1944-2006), a commencé ses activités à Singapour en 1975, en créant une compagnie de services maritimes pour l’industrie du pétrole. Il se spécialisa ensuite dans les appareils de forage, fondant Techfor en 1978. En 1982, l’acquisition de Cosifor lui permit de renforcer sa flotte. À la revente de celle-ci en 1992, l’achat d’actifs en production, commencé dès 1986, faisait accéder son entreprise du statut de compagnie de forage à celui de compagnie d’exploration et de production.

Le modèle initial de PERENCO est l’acquisition de champs pétroliers dits « matures », dont l’exploitation n’est plus jugé rentable. Reprenant l’activité, PERENCO parvient à ralentir ou stopper le déclin de leur production, l’augmentant même dans certains cas. Des campagnes d’exploration et de délinéation ont permis de consolider la position de l’entreprise. François Perrodo, fils aîné de Hubert Perrodo, est désormais à la tête de cette entreprise familiale.

Ce qu’il faut bien comprendre est que ces sociétés fictives entre dans le partage de production pour tout nouveau contrat (licence d’exploitation) et lorsqu’une ancienne licence expire et qu’il faut la renouveler ou la céder à un autre opérateur.

Ces sociétés entre impérativement dans le partage de production alors qu’elles n’ont rien investit en amont. En terme technique on dit qu’elles se font porter. C’est comme si on décidait de faire une affaire et chaque partenaire met de l’argent à disposition pour les dépenses en amont.

Normalement le pourcentage de chacun lors du partage dépend du capital d’investissement de chacun, sauf pour la société étatique qui lui a des prérogatives. Actuellement même les sociétés nationales investissent en amont dans les autres pays pour augmenter leur pourcentage lors du partage de la production.

Or, les sociétés de monsieur Sassou Nguesso qui en outre ne sont pas des sociétés nationales, n’investissent rien et il les impose cependant dans le partage de la production avec des pourcentages hallucinants.

Patrick Eric Mampouya

SOURCE : congo-liberty.com

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 12:09

Par Rigobert OSSEBI

 

Voyage à la racine du mal. L’interview de Madame Emilie Makosso, que Congo-Liberty a mise en ligne, témoigne de la grève des étudiants de 1974 et de la répression policière qui s’était déchainée à cette occasion.

C’était le 10 janvier 1974, le récit de la jeune fille, qu’elle était,  embarquée par la police politique en civil de l’époque et la longue randonnée inquiétante, du Commissariat Central vers l’Etat Major, où elle rejoignit les autres étudiants entassés dans une seule pièce. A 22heures, elle en fut extraite pour être amenée devant un officier pour un interrogatoire. L’homme n’était autre que Denis Sassou Nguesso. Il  était assisté de Marcel Yves  Ibala qui dactylographiait le procès-verbal. Pour mémoire, Ibala dirigea la Garde présidentielle de Pascal Lissouba une vingtaine d’années plus tard.

Le récit de Madame Makosso, si court qu’il soit, est édifiant. Ce qu’elle nous révèle et nous apprend, de ce début des années 70, est que nous sommes dans un même schéma autoritaire et liberticide, diaboliquement imposé par un même homme ivre de pouvoir, de capitaine à président, pour tout contrôler de notre pays : les hommes, les femmes et ses ressources ; à son seul profit. Plus flic que militaire, Denis Sassou Nguesso, voulait et a toujours voulu tout savoir de ce qui se trame dans « son » pays.

« Il faut reconnaître à Sassou une conscience forte des enjeux stratégiques » affirme l’opposant Andréa Ngombet !

Andrea NGombet

Déjà à cette époque, « LE PETROLE » était au cœur de sa préoccupation. Déjà, la jeunesse estudiantine, l’élite congolaise en devenir, était son ennemie ! Et nous nous en apercevons chaque jour maintenant depuis 43 ans, rien n’a changé dans le royaume maudit que le tyran de l’Alima s’est bâti !

Denis Sassou Nguesso face à la jeune Emilie Mackosso affirmait que la nombreuse représentation des étudiants originaires du Sud sur le campus universitaire : « c’est à cause du pétrole ! » La paranoïa était déjà bien profondément enracinée, ces étudiants « avaient été approchés par leurs Grands ». Il savait alors qu’il fallait faire obstacle à la formation, à la connaissance, aux sciences et aux valeurs humaines ; contrairement à un Marien N’Gouabi qui en  1977 voulut abdiquer pour retourner à ses études à l’université. Denis Sassou Nguesso avait déjà fait son choix d’opprimer l’intelligence et les élites congolaises ; tout au long de ses années à la tête de l’Etat, il ne privilégiera que les incapables et les médiocres. Souvent de vrais imbéciles !

Quarante années et plus à la manœuvre, la médiocratie congolaise s’est institutionnalisée. Les conditions de vie et de travail des étudiants congolais n’ont pas changé depuis cette époque. Au contraire, elles ont empiré. L’espoir de la nation est plus maltraité que jamais !

Deux générations ont été perdues, par un manque de qualité et des mauvaises conditions dans lesquelles les cours ont été délivrés. Ceux qui avaient réussi à décrocher un diplôme au Congo, ou ailleurs, sont restés pour la très grande majorité sans emploi. Deux générations sacrifiées,  tout est prêt pour qu’il en soit de même pour une troisième ! En 2017, le Congo ne compte aucune structure viable de production qui ne soit pas liée au pétrole ! Oubliez l’agriculture et l’élevage ! Tout est importé ! Il n’était pas question de favoriser une industrie quelconque. Un groupe puissant, privé et indépendant, qui aurait pu se construire au Congo serait devenu un rival potentiel, un concurrent évident, du système obscur, familial et étatique que le dictateur projetait de contrôler !

Tous les pouvoirs et toutes les richesses ont été concentrés dans les mains de quelques-uns, principalement de la famille du tyran !

TOUT A DISPARU… !

Le pétrole a été hypothéqué pour des années… !

Les caisses sont vides… !

Les prisons sont pleines… ! (L’époux d’Emilie Mackosso, Monsieur Limbongo-NGoka est lui-même emprisonné…)

Le Congo est endetté bien au-delà de ce qu’il avait été avant l’effacement de sa dette en 2010 par le FMI de Dominique Strauss Kahn et le Club de Paris de Madame Christine Lagarde. Le chèque en blanc qui avait été donné, les yeux volontairement fermés, à Sassou Nguesso a plongé inévitablement le pays dans le précipice dans lequel nous nous trouvons.

Face à ce désastre, tous se taisent ! Et ce n’est pas le dernier article courageux de Maria Malagardis dans Libération (« Congo-Brazzaville : la France aux abonnés absents face aux curieux résultats des élections législatives ») qui réveillera les consciences plus achetées qu’absentes ou endormies… !

Nul n’a envie que l’on n’ouvre la boîte de Pandore ! Mieux vaut mille fois encore qu’un feu purificateur consume toutes les traces de quarante années de complicités criminelles.

Congolais, ils n’auront que faire de vos larmes !

Rigobert Ossebi

 

Emilie MAKOSSO témoigne de son interrogatoire à la police politique par Sassou NGuesso en 1974 © CONGOLIBERTY-TV
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